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	<title>CMHA Montreal</title>
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	<description>Association canadienne pour la santé mentale  - La santé mentale pour tous</description>
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	<title>CMHA Montreal</title>
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	<item>
		<title>L’activité physique chez les jeunes : encore des pas à faire.  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 16:37:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mini-série : Réflexion d’une étudiante universitaire  Tout a commencé il y a quelques mois lorsque j’ai écouté un épisode balado de la série Le Sideline intitulé « Le modèle québécois ». Ce balado présentait une discussion entre la Dr. Marie-Lyne Nault...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><em>Mini-série : Réflexion d’une étudiante universitaire</em> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1080" height="1350" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Design-sans-titre3.png" alt="" class="wp-image-27077" style="width:636px;height:auto" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Design-sans-titre3.png 1080w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Design-sans-titre3-240x300.png 240w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Design-sans-titre3-819x1024.png 819w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Design-sans-titre3-768x960.png 768w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></figure>
</div>


<div style="height:46px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-left">Tout a commencé il y a quelques mois lorsque j’ai écouté un épisode balado de la série <em>Le Sideline</em> intitulé « Le modèle québécois ». Ce balado présentait une discussion entre la Dr. Marie-Lyne Nault (chirurgienne orthopédiste) et Pierre Lavoie (conférencier, athlète et grand vecteur de changement dans la prévention des maladies chroniques par l’activité physique). Dans cet échange, monsieur Lavoie déclarait que l’environnement compétitif et la surspécialisation chez les jeunes enfants teintaient grandement l’estime personnelle et le risque de décrochage sportif, allant même jusqu’à dire que les jeunes les plus à risque d’arrêter complètement le sport étaient ceux inscrits dans un programme sport-étude au secondaire.<sup data-fn="745ea8be-6851-4cbf-80de-926f21e6ca58" class="fn"><a id="745ea8be-6851-4cbf-80de-926f21e6ca58-link" href="#745ea8be-6851-4cbf-80de-926f21e6ca58">1</a></sup> Cela m’a frappée! On se dit rarement que les jeunes qui pratiquent du sport tous les jours sont dans les populations les plus à risque de se retrouver sédentaires. Voilà, ma curiosité était piquée, une petite enquête était de mise ! </p>



<p>J’ai d’abord fouillé le site de statistique Canada pour établir un petit portrait de notre pratique d’activité physique. Les recommandations officielles pour les jeunes sont de faire au moins 1h d’activité physique par jour incluant au moins 3 fois par semaine une activité à intensité élevée et au moins 3 fois par semaine des activités de renforcement musculaire et osseux.<sup data-fn="010c94e1-be29-4e27-958d-b33b69196df4" class="fn"><a id="010c94e1-be29-4e27-958d-b33b69196df4-link" href="#010c94e1-be29-4e27-958d-b33b69196df4">2</a></sup> J’ai été heureuse d’apprendre que 91% des enfants de 3-4 ans atteignent ces recommandations d’activités physiques. En revanche, cette bonne nouvelle ne s’étend pas aux autres groupes d’âges. En effet, seulement 56% des jeunes de 5 à 11 ans atteignent les normes et on chute même à 21% pour les jeunes de 12 à 17 ans. La population adulte remonte un peu les statistiques atteignant le 46%,<sup data-fn="4eec8e84-3c2d-449c-a23c-95818d946873" class="fn"><a id="4eec8e84-3c2d-449c-a23c-95818d946873-link" href="#4eec8e84-3c2d-449c-a23c-95818d946873">3</a></sup> mais encore là rien qui ne suffisse quand on sait que l’activité physique est un facteur de protection très important pour la santé physique et mentale.  </p>



<p>Et pourquoi devrait-on tout essayer pour faire bouger les jeunes ? Et bien là c’était le déluge d’articles ! Améliorer la santé cardiovasculaire, meilleure santé des os, impact sur la santé mentale, estime de soi grandissante, meilleure concentration, amélioration des performances scolaires, développement d’un cercle social, les raisons défilent à l’infini !<sup data-fn="36edac4c-af84-4c65-a5a5-2cf240dcfbb1" class="fn"><a id="36edac4c-af84-4c65-a5a5-2cf240dcfbb1-link" href="#36edac4c-af84-4c65-a5a5-2cf240dcfbb1">4</a></sup> Or celle qui m’a le plus marquée est que développer des habitudes sportives pendant l’enfance et l’adolescence augmente grandement les chances d’avoir de bonnes habitudes de vies à l’âge adulte. Mais maintenant la vraie question est comment?  </p>



<p>Comment motiver&nbsp;les&nbsp;jeunes&nbsp;à bien intégrer de manière positive la pratique d’activité physique à&nbsp;leur&nbsp;quotidien ? Après quelques recherches voici les recommandations que j’ai débroussaillées:&nbsp;</p>



<p><em>Les classiques (peut-être pas si classiques)</em><sup data-fn="357c2f3f-ec14-4a15-9ee0-99bb81cfeb6d" class="fn"><a id="357c2f3f-ec14-4a15-9ee0-99bb81cfeb6d-link" href="#357c2f3f-ec14-4a15-9ee0-99bb81cfeb6d">5</a></sup> </p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Mettre l’accent sur le jeu, la santé et la coopération (choisir des activités que les jeunes aiment) </li>
</ol>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li>Féliciter les jeunes (Pas seulement pour les victoires mais aussi la persévérance, les apprentissages, l’entraide avec des coéquipiers) </li>
</ol>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li>Essayer plusieurs sports dans différents contextes (c’est correct si on n’aime pas le vélo, mais il faut d’abord l’essayer !)  </li>
</ol>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li>Avoir une attention particulière sur les récompenses, mettre l’accent sur pourquoi on pratique un sport et le sentiment de bien-être après l’activité </li>
</ol>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li>Rendre l’activité physique accessible à tout le monde (ex : donner l’accès à des infrastructures gratuites) </li>
</ol>



<p><em>Les moins classiques (mes préférés)</em><sup data-fn="998ee620-ffac-47e8-ac39-4680a13c7d7d" class="fn"><a id="998ee620-ffac-47e8-ac39-4680a13c7d7d-link" href="#998ee620-ffac-47e8-ac39-4680a13c7d7d">6</a></sup> </p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Faire de la place à l’ennui (stimule la créativité et permet un repos mental) </li>
</ol>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li>Trouver un modèle et/ou de l’inspiration (une ou un athlète dans un domaine que votre enfant aime ou un membre de la famille très sportif) </li>
</ol>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li>Éviter la surspécialisation (développer des compétences dans plusieurs sports autant d’été que d’hiver pour pouvoir bouger toute l’année) </li>
</ol>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li>Garder des moments où le sport n’est pas le centre de la discussion (trop c’est comme pas assez) </li>
</ol>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li>Poser des questions ouvertes après un match ou une pratique (« comment ça s’est passé » au lieu de « as-tu gagné? ») </li>
</ol>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li>Normaliser le fait que la motivation peut fluctuer et qu’il faut trouver des moyens pour construire une constance. </li>
</ol>



<p>Même si cette liste me semble très inspirante, il reste que ce qui m’a le plus marquée&nbsp;est la discussion du&nbsp;<em>Sideline&nbsp;</em>sur les enjeux du modèle québécois qui est de plus en plus axé sur la surspécialisation à un jeune âge et la compétition. Lorsqu’un jeune développe des compétences dans un seul sport par exemple la gymnastique, il sera beaucoup plus à risque d’arrêter le sport à l’âge adulte car il n’aura développé aucune compétence dans d’autres sports plus accessibles comme la course&nbsp;à pied&nbsp;ou le ski de fond. En plus, ayant l’habitude de hautement performer, ce jeune est à risque de développer une peur de l’échec lors de la pratique sportive et une atteinte à son estime de soi. Il serait donc intéressant de réfléchir sur comment notre société pourrait encourager les jeunes à se développer dans plusieurs&nbsp;sphères de l’activité physique&nbsp;pour en faire des habitudes de vie plutôt que des talents. Loin de moi l’idée d’enlever toute compétition, seulement la proportion de gens qui deviendront des athlètes professionnels est&nbsp;relativement&nbsp;faible&nbsp;comparé à la proportion d’adultes&nbsp;qui deviendront inactifs.&nbsp;</p>



<p>Étant moi-même enseignante de danse à temps partiel, cette petite recherche m’a grandement fait réfléchir.&nbsp;J’enseigne&nbsp;deux cours, un récréatif et un compétitif.&nbsp;Je me suis donc&nbsp;arrêtée&nbsp;pour prendre un moment et réfléchir sur ma perception de ces deux groupes et j’ai réalisé que j’accordais probablement un peu&nbsp;plus&nbsp;de valorisation à mes élèves de la troupe compétitive.&nbsp;&nbsp;Je mettais plus de temps à préparer le cours compétitif,&nbsp;que&nbsp;si le studio devait annuler un cours ce serait probablement le récréatif qui sauterait, etc.&nbsp;J’avais donc moi-même intégré le biais que les enfants qui pratiquent un sport compétitif&nbsp;doivent&nbsp;être&nbsp;priorisés. Alors qu’en vérité,&nbsp;on devrait prioriser&nbsp;l’activité physique,&nbsp;tout&nbsp;court.&nbsp;</p>



<div style="height:42px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Article écrit par Madeleine D&rsquo;Amours-Gravel étudiante en médecine à l&rsquo;Université de Montréal.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="745ea8be-6851-4cbf-80de-926f21e6ca58">Landry, B. W., &amp; Driscoll, S. W. (2012). Physical Activity in Children and Adolescents. <em>PM&amp;R</em>, <em>4</em>(11), 826832. <a href="https://doi.org/10.1016/j.pmrj.2012.09.585" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1016/j.pmrj.2012.09.585</a>  <a href="#745ea8be-6851-4cbf-80de-926f21e6ca58-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="010c94e1-be29-4e27-958d-b33b69196df4">Veillette, M. (2025, 13 juin). <em>Pierre Lavoie en mission pour prévenir le décrochage sportif chez les jeunes</em>. Le Courrier Sud. <a href="https://www.lecourriersud.com/sports/pierre-lavoie-en-mission-pour-prevenir-le-decrochage-sportif-chez-les-jeunes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.lecourriersud.com/sports/pierre-lavoie-en-mission-pour-prevenir-le-decrochage-sportif-chez-les-jeunes/</a> <a href="#010c94e1-be29-4e27-958d-b33b69196df4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4eec8e84-3c2d-449c-a23c-95818d946873">Government of Canada, Statistics Canada. (2025, 17 octobre). <em>Le Quotidien — Activité physique et temps passé en position assise mesurés directement au Canada : nouveaux résultats de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2022 à 2024</em>. https : //www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251017/dq251017b-fra.htm  <a href="#4eec8e84-3c2d-449c-a23c-95818d946873-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="36edac4c-af84-4c65-a5a5-2cf240dcfbb1"><em>Conseil sur l’activité physique pour les jeunes</em>. (2019, 7 novembre). Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/conseils-activite-physique-jeunes-12-17-ans.html  <a href="#36edac4c-af84-4c65-a5a5-2cf240dcfbb1-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="357c2f3f-ec14-4a15-9ee0-99bb81cfeb6d">Familiprix. (2023, 5 juillet). <em>Trucs et conseils pour motiver les ados à bouger</em>. Familiprix. https://www.familiprix.com/fr/articles/ados-sport?srsltid=AfmBOoqdY9iN9RNBEJweoEM411sahLRDjtgbSgmYaD6D6r7qABk3LvFO  <a href="#357c2f3f-ec14-4a15-9ee0-99bb81cfeb6d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="998ee620-ffac-47e8-ac39-4680a13c7d7d"><em>Soutenir la santé mentale et l’équilibre des jeunes sportif·ive·s &#8211; Fondation Jeunes en Tête</em>. (2025, août 25). Fondation Jeunes En Tête. https://fondationjeunesentete.org/ressource/comment-soutenir-la-sante-mentale-et-lequilibre-des-jeunes-sportifs-et-sportives  <a href="#998ee620-ffac-47e8-ac39-4680a13c7d7d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://acsmmontreal.qc.ca/lactivite-physique-chez-les-jeunes-encore-des-pas-a-faire/">L’activité physique chez les jeunes : encore des pas à faire.  </a> appeared first on <a href="https://acsmmontreal.qc.ca">CMHA Montreal</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’art comme ancrage pour surmonter le deuil :  Transformer la douleur en une œuvre extraordinaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Doris Jean-Baptiste Le 12 janvier 2010, un&#160;puissant&#160;séisme&#160;frape&#160;Haïti faisant&#160;de&#160;nombreuses victimes.&#160;Les traumatismes&#160;de ce tremblement de terre&#160;se feront sentir pendant longtemps dans la communauté haïtienne de Montréal. Plusieurs devront vivre le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center">Entrevue avec Doris Jean-Baptiste</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5.png" alt="" class="wp-image-26829" style="width:636px;height:auto" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/diament_handdrawn_naive_illustration_of_a_coneflower_piercing_t_7b491c99-a5a2-4e76-838f-74be4326b2a5-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023 avec Midjourney</em></figcaption></figure>
</div>


<div style="height:46px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-center">Le 12 janvier 2010, un&nbsp;puissant&nbsp;séisme&nbsp;frape&nbsp;Haïti faisant&nbsp;de&nbsp;nombreuses victimes.&nbsp;Les traumatismes&nbsp;de ce tremblement de terre&nbsp;se feront sentir pendant longtemps dans la communauté haïtienne de Montréal. Plusieurs devront vivre le deuil à distance, sans jamais pouvoir dire au revoir à leurs&nbsp;personnes&nbsp;proches disparues.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center">C’est le cas de Doris Jean-Baptiste, qui a&nbsp;eu la générosité de&nbsp;partager son histoire&nbsp;et son message&nbsp;avec nous, sous forme de témoignage dans le cadre d’une entrevue téléphonique.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:42px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Fanny : Pouvez-vous vous présenter et nous parler un peu plus de vous, d’où vous venez, ce qui vous passionne.&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Je suis Doris Jean-Baptiste. Je suis d’origine Haïtienne et j’ai immigré au Québec en 2002. J’ai eu mes deux enfants ici. Je suis fonctionnaire et, en parallèle, je suis artiste. Je suis devenue artiste&nbsp;à la suite du décès de ma mère, lors du&nbsp;tremblement de terre qui a eu lieu le 12 janvier 2010&nbsp;en Haïti.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’étais suivie par un psychologue et j’ai commencé à peindre sur des t-shirts pour enfants. Depuis,&nbsp;je n’ai jamais pu m’arrêter.&nbsp;J’ai exploré&nbsp;plusieurs techniques comme&nbsp;la peinture sur verre&nbsp;et&nbsp;la peinture sur bois.&nbsp;Je me&nbsp;suis&nbsp;également&nbsp;lancée&nbsp;dans la fabrication de boucles d’oreille&nbsp;et&nbsp;de bracelets. Je m’attache beaucoup à l’art et l’artisanat. C’est&nbsp;apaisant&nbsp;pour moi.&nbsp;Quand je m’adonne à l’art, c’est un moment de méditation.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Vous avez vécu des moments difficiles à la suite du séisme. Voulez-vous nous raconter ce qui est arrivé ?&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Tout a commencé&nbsp;après&nbsp;une&nbsp;journée de travail. J’étais à la maison avec ma belle-sœur&nbsp;lorsqu’elle m’a appris&nbsp;qu’il y avait&nbsp;eu un tremblement de terre en Haïti.&nbsp;Sur le coup,&nbsp;je n’ai pas vraiment pris ça au sérieux. Je me suis dit&nbsp;: «&nbsp;peut-être que c’est une petite secousse.&nbsp;En allant&nbsp;sur les réseaux sociaux,&nbsp;je me suis rendu compte que Port-au-Prince avait été touché. J’ai alors réalisé que c’était du sérieux.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>C’était difficile de rentrer en contact avec mes parents&nbsp;à cause des&nbsp;problèmes de télécommunication.&nbsp;Ma&nbsp;belle-sœur&nbsp;a éventuellement&nbsp;reçu&nbsp;un message texte de son frère et c’est là que j’ai appris que ma mère avait été touchée et qu’elle&nbsp;en&nbsp;était décédée.&nbsp;Lorsque j’ai lu le message,&nbsp;je me suis dit&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Mais non,&nbsp;ce n’est pas possible!&nbsp;»&nbsp;Je ne croyais pas que ma mère pouvait nous quitter comme cela. J’étais dans le déni.&nbsp;À chaque anniversaire de naissance,&nbsp;j’attendais son appel. Elle ne m’appelait pas. Je me suis dit&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Bon&nbsp;okay.&nbsp;»&nbsp;Un an après son décès, pas d’appel. Deuxième année, pas d’appel. C’est à partir de la troisième année que je me suis dit&nbsp;«&nbsp;elle est décédée&nbsp;»&nbsp;parce que ma mère n&rsquo;aurait pas abandonné ses enfants comme ça.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Entre&nbsp;temps,&nbsp;j’avais déjà commencé la peinture et j’étais suivie par un psychologue. À ce moment-là,&nbsp;je travaillais&nbsp;à la fonction publique&nbsp;et on était très bien soutenus. On nous a fortement conseillé de faire un suivi&nbsp;psychologique,&nbsp;le plus tôt possible.&nbsp;Je suivais&nbsp;le Programme d’aide aux employés (PAE). J’avais l’aide d’une collègue aussi. Et puis il y avait la famille, les amis. On a&nbsp;organisé une messe commémorative pour ma mère avec sa photo. Mais comme je t’ai dit, pendant trois ans,&nbsp;je suis restée&nbsp;dans le déni. J’avais espoir qu’elle m’appelle le jour de mon anniversaire.&nbsp;</p>



<div style="height:37px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Et c’est à ce même moment que vous avez commencé à pratiquer votre art ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Exactement, oui. En parallèle de la thérapie.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Comment l’art vous a aidé à surmonter le deuil ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : La thérapie m’a aidée,&nbsp;car je voulais parler.&nbsp;En m’écoutant,&nbsp;parfois&nbsp;le&nbsp;psychologue&nbsp;me posait des questions,&nbsp;donc j’étais obligée de faire une introspection. L’art, lui,&nbsp;m’a plutôt permis d’exprimer certaines émotions que je ne pouvais pas exprimer en parlant au psychologue. Par exemple, j’étais très accrochée à la couleur rouge et à la couleur dorée parce que je sentais que je mourrais à l’intérieur de moi. En peignant,&nbsp;j’utilisais toujours des couleurs très vives.&nbsp;Quand je&nbsp;regardais mes œuvres, avec leurs couleurs rouges, oranges, dorées,&nbsp;ça me faisait sentir vivante.&nbsp;La douleur était telle que je ne savais pas si j’étais vivante ou si j’étais en train de rêver.&nbsp;L’art m’a permis de&nbsp;rester ancrée&nbsp;à un moment où&nbsp;je ressentais&nbsp;une certaine déconnexion.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:37px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" data-id="26833" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-26833" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242-768x1024.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242-225x300.jpg 225w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242-300x400.jpg 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242-1152x1536.jpg 1152w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415242.jpg 1440w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" data-id="26831" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-26831" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243-768x1024.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243-225x300.jpg 225w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243-300x400.jpg 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243-1152x1536.jpg 1152w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000415243.jpg 1440w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</figure>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Vous m’avez parlé aussi de l’artisanat. Est-ce que c’est le contact avec la matière, le fait de faire quelque chose avec ses mains, d’être connectée à un objet physiquement qui vous ancre aussi ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Oui effectivement parce qu’avec l’artisanat, ça change aussi le focus. Pour moi;&nbsp;c’est la peinture sur des t-shirts. Pouvoir porter quelque chose que j’avais peint, ça me rendait vivante aussi. À la fin,&nbsp;j’avais tellement peint sur des t-shirts que j’avais organisé une petite exposition chez moi. Les gens&nbsp;en&nbsp;ont acheté. C’est comme si ma créativité était sans limite depuis cette épreuve.&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Et maintenant comment vous allez ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Je suis toujours aussi créative.&nbsp;J’ai&nbsp;commencé à travailler avec de la résine. Je fais des boucles d’oreille. Ça m’aide beaucoup. Je suis en train de travailler sur d’autres objets décoratifs en résine. Ça m’absorbe beaucoup.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi une autre partie. Comme j’ai toujours eu une soif de guérison, par la suite, je suivais sur YouTube tout ce qui était en lien avec la guérison, le pardon et l’algorithme de YouTube m’a proposé des documentaires sur le Rwanda. À partir de là, ma vie a pris une autre tournure. J’ai eu envie de partager ma passion avec des femmes&nbsp;survivantes&nbsp;du génocide du Rwanda parce qu&rsquo;elles aussi elles ont perdu des gens qu’elles n’ont pas pu enterrer.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’ai fait&nbsp;mon premier voyage au Rwanda en 2024 pour animer trois ateliers de peinture avec des femmes rwandaises.&nbsp;J’y&nbsp;suis retournée en 2025&nbsp;où&nbsp;j’ai animé cinq ateliers. Cette fois avec des femmes et des enfants aussi. Je me suis faite plein d’amies. C’est comme si maintenant le Rwanda est devenu ma deuxième demeure. Les gens ne&nbsp;comprennent pas&nbsp;pourquoi le Rwanda,&nbsp;mais c’est cette douleur qui est venue me chercher. C’est le désir de vouloir soutenir par la peinture, par la passion, la créativité, parce que je sais que la guérison peut passer par des activités créatives&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : C’est un beau témoignage de votre résilience, de comment vous vous êtes sortie de votre deuil et vous avez aidé aussi plein de personnes à guérir.&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Ce qui est encore plus beau, c’est qu&rsquo;en décembre 2025 sur les réseaux sociaux il y a une fille rwandaise qui m’a tagguée sur une de ses créations. Quand je suis allée la féliciter en privé, elle m’a dit que c’était grâce à mes techniques que j’avais&nbsp;enseignées&nbsp;qu’elle a réussi à peindre sur des sacs. Elle m’a dit qu’en 2025 elle a&nbsp;réussi&nbsp;à faire un petit revenu de&nbsp;ses activités créatives.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Je me&nbsp;suis&nbsp;alors&nbsp;rendu compte que ma mission est vraiment là-bas.&nbsp;Je lui ai demandé de me faire une vidéo de son atelier. Je lui ai dit:&nbsp;« Écoute, tu vas réorganiser ton atelier.&nbsp;»&nbsp;Maintenant,&nbsp;elle a mis des étagères&nbsp;et&nbsp;elle peint sur tissu comme moi. Elle fait des sacs à main. Elle a d’autres femmes qui travaillent avec elle. Il y a des couturières. Elle a deux femmes qui font la couture,&nbsp;et elle et une autre femme font la peinture. Je me suis dit: «&nbsp;Oh mon dieu, regardez-moi le résultat d’une aventure. Regardez où ça a mené.&nbsp;»&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’aurais voulu avoir un organisme pour les aider encore plus, mais c’est compliqué. J’ai dit&nbsp;:&nbsp;« Écoute à distance.&nbsp;Je vais te guider&nbsp;»,&nbsp;et puis&nbsp;maintenant,&nbsp;c’est la transformation de tout ce qui est douloureux en une œuvre extraordinaire.&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Fanny : Quel conseil donneriez-vous à une personne qui traverse une épreuve similaire ?</strong>&nbsp;</p>



<p>Doris : Premièrement, il faut bien s’entourer. L’entourage compte beaucoup&nbsp;parce que je sais que ce n’est pas tout le monde qui a la capacité d’avoir recours à un psychologue.&nbsp;Aussi,&nbsp;la spiritualité. Peu importe ce que cela veut dire,&nbsp;parce cela aide à se recentrer, faire de l’introspection, se comprendre aussi. Il faut comprendre ce qu’on vit pour pouvoir s’en sortir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Deuxièmement, s’instruire.&nbsp;J’ai&nbsp;beaucoup&nbsp;lu sur le deuil, j’ai suivi des podcasts, des documentaires et lorsqu’on lit des témoignages de d’autres personnes qui s’en sont sorties,&nbsp;ça aide aussi. Ça donne de l’espoir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, troisièmement, si on a une passion;&nbsp;s’adonner à sa passion. Pour moi c’était l’art. Vous seriez surpris de voir quelle passion vous avez à l’intérieur de vous qui est enfouie. C&rsquo;est l’enfant en moi qui parlait. On a toutes et tous&nbsp;quelque chose qu’on aimait faire quand on était jeune et qu’on a enfoui à cause des obligations&nbsp;de la vie adulte,&nbsp;mais il ne faut vraiment pas négliger ça. Ce sont des moments qui aident à rester ancrés parce que c’est difficile de garder l’esprit focalisé sur le positif. Moi entre temps,&nbsp;j’avais fait des attaques de panique, des palpitations, j’avais des peurs, des phobies. Parce qu&rsquo;en parallèle, il y a tout cela qu’on vit, les séquelles, mais l’antidote aussi. Pour moi c’était l’art.&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="582" height="1024" data-id="26836" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000412734-582x1024.jpg" alt="" class="wp-image-26836" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000412734-582x1024.jpg 582w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000412734-170x300.jpg 170w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000412734-768x1352.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000412734.jpg 769w" sizes="(max-width: 582px) 100vw, 582px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="506" height="507" data-id="26835" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000467278.jpg" alt="" class="wp-image-26835" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000467278.jpg 506w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000467278-300x300.jpg 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000467278-150x150.jpg 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2026/02/1000467278-500x500.jpg 500w" sizes="(max-width: 506px) 100vw, 506px" /></figure>
</figure>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Doris Jean Baptiste est une artiste multidisciplinaire qui aime explorer de nouvelles techniques. Créatrice charismatique, elle voyage entre les médiums tels que l&rsquo;acrylique et l&rsquo;huile. Quand on admire les œuvres de Doris Jean Baptiste, on se laisse emporter par les couleurs de ses toiles, la spontanéité de ses lignes, qui nous invitent à explorer les profondeurs de l’œuvre.&nbsp;</p>



<p>En plus de s’adonner à son art, elle le partage à travers des ateliers créatifs en groupe. Ses nombreux voyages l&rsquo;ont amenée à s&rsquo;impliquer dans diverses initiatives artistiques à travers le monde.&nbsp;</p>



<p><strong>Liens</strong>&nbsp;</p>



<p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/d.creations_art/">D.creations_art</a></p>



<p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100055727635839">D Créations</a></p>



<p><a href="http://www.info.dcreations.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.info.dcreations.ca</a>&nbsp;</p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Article écrit par Fanny Gravel-Patry, PhD. conseillère en promotion de la santé mentale</em></p>



<p></p>
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			</item>
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		<title>Le suicide : une réalité qui a marqué mon parcours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 14:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avertissement de contenu&#160; Cet article aborde des sujets sensibles tels que le suicide, l’automutilation et la mort. Le lecteur peut susciter des émotions difficiles, nous invitions chaque personne à en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Avertissement de contenu</strong>&nbsp;</p>



<p><em><strong>Cet article aborde des sujets sensibles tels que le suicide, l’automutilation et la mort. Le lecteur peut susciter des émotions difficiles, nous invitions chaque personne à en tenir compte avant de poursuivre la lecture de cet article&nbsp;</strong>&nbsp;</em></p>



<p>J’avais seulement 13 ans quand ma meilleure amie a commencé à avoir des idées suicidaires, à la suite d’événements traumatisants dans sa vie. Je savais qu’elle n’allait pas bien mais je ne réalisais pas l’ampleur de sa peine.&nbsp;</p>



<p>Je n’ai réellement compris son mal-être que le jour où elle a commis un geste d’une grande violence à son égard, à l’école. Ce moment a été un choc. C’est là que j’ai pris conscience de l’importance de savoir repérer les signaux de détresse psychologiques chez les autres.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1.png" alt="" class="wp-image-26602" style="width:636px;height:auto" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/diament_But_though_the_journey_is_often_rough_There_is_still_ho_40fba5e4-1137-424e-862b-72a7f46442d7-1-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023 avec Midjourney</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Je me suis posée tellement de questions :&nbsp;</p>



<p><em>Comment aurais-je pu mieux l’aider?</em>&nbsp;</p>



<p><em>Était-ce un geste isolé ou allais-je perdre celle qui était devenue comme une sœur pour moi?</em>&nbsp;</p>



<p>Cet événement a marqué un véritable tournant dans ma trajectoire de vie et ce que je voulais faire comme travail :&nbsp; aider les personnes qui vivent des enjeux de santé mentale.&nbsp;</p>



<p>Si je pouvais parler à la Caroline de 13 ans, je lui dirais : <em>« Tu as fait de ton mieux avec ce que tu savais à ce moment-là, et c’était déjà beaucoup. Tu n’avais pas à avoir toutes les réponses. »</em>&nbsp;</p>



<p>Le suicide n’affecte pas seulement la personne qui passe à l’acte ou qui tente de le faire. Il touche également profondément les proches.&nbsp;</p>



<p>J’en ai reparlé récemment avec des amis de mon école. Nous avons réalisé que, même si chaque personne l’avait vécu différemment sur le coup, cet événement demeurait bien présent dans nos mémoires.&nbsp;</p>



<p>Pour ma part, j’ai appris que la présence et l’écoute peuvent faire une grande différence. Mais j’ai aussi compris que <strong>référer rapidement vers les ressources adaptées peut sauver une vie</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Si une personne autour de toi montre des signes de détresse :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Écoute sans jugement&nbsp;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Cherche du soutien pour toi-même, entoure-toi de personnes et ressources bienveillantes&nbsp;</li>
</ul>



<p>Si toi ou ton proche a des idées suicidaires, sache qu’il existe :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La ligne d’aide et de prévention du suicide est accessible 24/7 au <strong>1 866 APPELLE (277-3553)</strong>, gratuite et confidentielle.&nbsp;</li>



<li>Tu peux aussi te tourner vers un centre de crise (<a href="https://cpsmontreal.ca/ressources/">https://cpsmontreal.ca/ressources/</a>) qui offre du soutien immédiat et spécialisé.&nbsp;</li>
</ul>



<p>À l’ACSM Filiale de Montréal, nous offrons également la formation <a href="https://acsmmontreal.qc.ca/premiers-soins-en-sante-mentale-pssm/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Premiers soins en santé mentale (PSSM)</strong></a> de la Commission de la santé mentale du Canada. Elle permet d’apprendre à accompagner une personne en détresse. Il n’est jamais trop tard pour développer ces réflexes et s’outiller afin de mieux soutenir une personne de notre entourage en difficulté.&nbsp;</p>



<p>Si j’avais une dernière chose à dire à la Caroline de 13 ans, ce serait : <em>Tu as fait de ton mieux, et tu continueras d’apprendre à aider les autres avec résilience.</em></p>



<p><em>Article par Caroline Mfuta</em>,<em> responsable des formations </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>6 conseils pour gérer le stress de la rentrée.</title>
		<link>https://acsmmontreal.qc.ca/6-conseils-pour-gerer-le-stress-de-la-rentree/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=6-conseils-pour-gerer-le-stress-de-la-rentree</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 17:40:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rentrée est un moment particulièrement stressant pour plusieurs puisqu’elle marque le début d’une période souvent remplie de changements. Bien que le stress ne puisse être complètement éliminé, il est...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La rentrée est un moment particulièrement stressant pour plusieurs puisqu’elle marque le début d’une période souvent remplie de changements. Bien que le stress ne puisse être complètement éliminé, il est possible d’être mieux équipé pour y faire face. Voici six conseils pour gérer son stress de manière plus efficace durant ce moment clé de la vie scolaire.&nbsp;</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-791x1024.jpg" alt="" class="wp-image-26588" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-791x1024.jpg 791w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-232x300.jpg 232w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-768x994.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-1187x1536.jpg 1187w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-1582x2048.jpg 1582w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3-1920x2485.jpg 1920w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/09/6.1-scaled-3.jpg 1978w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><a href="https://visuallys.uqam.ca/images/4795">Visuallys / Malte Martin</a></em></figcaption></figure>
</div>


<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Identifier les sources de stress</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>Pour faire face au stress, il faut d’abord comprendre ce qui le provoque. Cela peut se faire simplement en dressant une liste des facteurs qui semblent causer plus de stress. Ensuite, vérifier si certains éléments de la liste peuvent être éliminés ou réduits. En minimisant les stresseurs évitables, vous pourrez consacrer votre énergie à ceux qui sont inévitables, comme les exigences scolaires.&nbsp;</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Utiliser l’humour pour contrer les effets du stress</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>L’humour est un moyen très efficace pour diminuer l’impact des situations stressante. Le rire agit comme combattant naturel contre le stress en réduisant la production d’hormones de stress. Pendant la rentrée, prenez le temps d’écouter une émission drôle, de voir un spectacle d’humour ou de visiter une personne de votre entourage qui vous fait rire.&nbsp;</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>Bien s’entourer</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>Qu’il s’agisse de socialiser avec des collègues de classe ou de se réunir avec des personnes proches de longue date, il est essentiel d’avoir un réseau social solide. L’isolement peut aggraver le stress en limitant nos occasions de partage et de soutien. Être bien entouré permet de discuter avec des proches qui peuvent offrir une nouvelle perspective sur certains enjeux et donc alléger le poids du stress ressenti.&nbsp;</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>Prendre le temps de se reposer et de bien dormir</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>Une surcharge de travail peut facilement augmenter le niveau de stress. Pour l’éviter, il faut diminuer les heures de travail prolongé et augmenter le nombre de pauses entre les périodes de travail. Le sommeil, tout aussi primordial, permet de récupérer et maintenir un bon équilibre émotionnel après avoir vécu beaucoup de stress. Veillez donc à dormir suffisamment chaque nuit.&nbsp;</p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>S’affirmer et se confier davantage</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>Il est facile de se sentir dépassé en voulant répondre aux attentes de tout le monde. Apprendre à dire non et à s’affirmer selon ses besoins personnels contribue grandement à réduire son stress quotidien. Dans la même lignée, parler de ses émotions et de ses préoccupations aura les mêmes effets bénéfiques sur le stress.&nbsp;&nbsp;</p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li><strong>Maintenir des habitudes de vie saines</strong>&nbsp;</li>
</ol>



<p>Adopter une alimentation diversifiée et équilibrée et consacrer des moments à l’activité physique sont des habitudes bénéfiques physiquement et psychologiquement. En effet, elles sont connues pour diminuer le stress en plus d’améliorer la qualité du sommeil. S’inscrire à un sport d’équipe, par exemple, contribue à améliorer la gestion du stress.&nbsp;</p>



<p><strong>Maintenant que vous êtes mieux outillés pour réagir face au stress de la rentrée, il ne reste plus qu’à vous souhaiter une excellente rentrée !&nbsp;</strong></p>



<p><em>Article par Joline Trudel, bénévole</em></p>
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		<item>
		<title>La journée internationale de la jeunesse : Entre défis et engagement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 13:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, le 12 août donne l’occasion au monde de célébrer la journée internationale de la jeunesse qui vise à mettre en lumière le potentiel des jeunes. Depuis sa création...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chaque année, le 12 août donne l’occasion au monde de célébrer la journée internationale de la jeunesse qui vise à mettre en lumière le potentiel des jeunes. Depuis sa création par l’Organisation des Nations Unies en 1999, cette journée montre à quel point la jeunesse joue un rôle essentiel pour faire bouger les choses dans la société. Elle représente aussi un moment important pour réfléchir aux défis que les jeunes rencontrent au quotidien et permet également d’encourager leur participation à la construction d’un avenir meilleur.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Une détresse psychologique qui ne cesse d’augmenter</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>La santé mentale des jeunes traverse une crise préoccupante. Le rapport de Statistique Canada publié en 2023 révèle une hausse inquiétante des troubles psychologiques chez les jeunes de 15 à 24 ans au Canada<sup>1</sup>. Près d’une personne jeune sur quatre présentes des symptômes qui s’apparentent à l’anxiété ou la dépression, et cette tendance ne cesse de s’aggraver depuis la pandémie. Cette réalité est particulièrement marquée chez les jeunes femmes, dont les taux de troubles anxieux sont encore plus élevés. Cela touche également plus les jeunes de la diversité sexuelle ou de minorités visibles, ce qui démontre l’importance d’aborder la santé mentale en tenant compte des déterminants sociaux et des différentes formes d’inégalités sociales.&nbsp;</p>



<p>Les données recueillies démontrent que cette détresse est due à des causes essentiellement sociales et qu’elle ne peut être réduite à des facteurs individuels ou biologiques. En effet, le stress scolaire combiné à la pression sociale de réussir, crée un climat d’anxiété constant chez les jeunes. L’isolement social, qui a été accentué pendant la pandémie, exacerbe ces symptômes. À cela s’ajoute la précarité économique, qui rend compliqué l’accès au logement et aux études. L’adolescence et le début de l’âge adulte marquent une période particulièrement exigeante sur les plans émotionnel, identitaire et social du aux nombreux changements rencontrés. Les jeunes, alors en développement identitaire, sont particulièrement vulnérables aux violences, comme le racisme ou encore la discrimination envers les personnes LGBTQ+. Ainsi, les politiques publiques doivent adopter une approche globale, en tenant compte des conditions de vie et des inégalités vécues au quotidien.&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Des inégalités sociales structurelles</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Tous les jeunes n’ont pas les mêmes chances de réussite ou de bien-être<sup>2</sup>. La littérature le démontre : plusieurs facteurs sociaux influencent chacun à leur manière la trajectoire des jeunes. Grandir dans une famille stable et un avoir un bon niveau d’éducation ouvrent souvent plus d’opportunités, tandis qu’évoluer dans un quartier défavorisé ou avoir un accès limité aux services constituent des obstacles importants au parcours de vie. De plus, les jeunes venant de l’immigration font parfois face à des défis particuliers liés à leur parcours, ce qui peut accentuer la vulnérabilité face aux facteurs de risques.&nbsp;</p>



<p>Les personnes racisées, notamment, sont souvent surreprésentées dans les écoles défavorisées et rencontrent encore aujourd’hui des obstacles à l’emploi malgré leur diplôme déjà obtenu. Cette situation d’exclusion contribue à alimenter un sentiment d’injustice et fait en sorte que ces jeunes issue de minorités se replient davantage sur eux même.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1978" height="2560" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1.jpg" alt="" class="wp-image-26534" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1.jpg 1978w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-232x300.jpg 232w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-791x1024.jpg 791w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-768x994.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-1187x1536.jpg 1187w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-1582x2048.jpg 1582w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/08/5.8-scaled-1-1920x2485.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1978px) 100vw, 1978px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Image : Visuallys / Laura-Camila Murcia-Paez</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong><strong><strong><strong>Le poids du racisme systémique</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</strong></p>



<p>Les jeunes font face à des défis variés qui peuvent nuire à leur santé mentale. C’est le cas des personnes racisées, particulièrement celles d’origine africaine et autochtone<sup>3</sup>. À l’école, ces jeunes doivent souvent composer avec des idées préconçues qui influencent le regard des autres et réduisent les attentes à leur égard, ce qui peut limiter leur accès à certaines opportunités et cela peut être très décourageant. Dans le monde du travail, iels rencontrent des obstacles persistants, notamment lors du processus d’embauche et une fois en poste, ils peuvent également subir des conditions de travail inéquitables. Même dans leurs interactions avec les services publics, ces personnes ressentent une surveillance persistante et un regard suspicieux. Ce climat constant d’invalidation les oblige à devoir prouver que tout comme les autres, iels ont leur place. À cela s’ajoute le fait de devoir affronter les représentations négatives déjà faites à leur sujet.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le racisme, ce n’est pas juste une question de morale, beaucoup de jeunes voient leur vie bouleversée dans plusieurs aspects comme l’école, la santé mentale ou les chances de réussir. En effet, cette problématique creuse les inégalités entre les jeunes et rend plus difficile la construction de lien social. Pour faire face à cette réalité, il faut d’abord reconnaître que le racisme systémique a des effets bien concrets dans la vie des jeunes. Il est aussi important que les personnes professionnelles soient mieux formées pour comprendre ces réalités et y répondre avec sensibilité. Enfin, il faut soutenir les groupes jeunesse issus des communautés concernées, car ils jouent un rôle essentiel sur le terrain.&nbsp;</p>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Une jeunesse qui s’engage</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Face à ces obstacles, on pourrait croire que notre génération a baissé les bras. C’est tout le contraire. Les jeunes d’aujourd’hui sont engagés dans de nombreux sujets fondamentaux à notre société. Iels sont au cœur de mouvements sociaux importants, qui défendent des causes essentielles. Ces personnes luttent contre les discriminations, protègent l’environnement, travaillent à promouvoir l’égalité et réclament une société plus juste. Leur engagement montre une volonté profonde de changer les choses, et que iels veulent faire entendre leur voix. Ensemble, les jeunes se mobilisent dans la rue, dans les écoles et sur les réseaux sociaux avec l’espoir de faire changer les choses.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces jeunes demandent des politiques qui les intègrent vraiment, pas seulement comme bénéficiaires, mais comme partenaires. Iels critiquent les modèles économiques qui causent des dégâts, proposent des alternatives écologiques et cherchent à rapprocher les communautés. Leur voix est forte, mais elle est encore trop souvent ignorée là où se prennent les décisions.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Comment agir dans nos communautés ?</strong>&nbsp;</p>



<p>La Journée internationale de la jeunesse ne doit pas rester juste un moment symbolique. Elle doit nous encourager à agir concrètement pour améliorer la vie des jeunes. Il est essentiel de financer des services de santé mentale qui soient faciles d’accès et adaptés aux réalités et aux cultures de ces derniers. Beaucoup rencontrent des difficultés, mais n’ont pas toujours accès à l’aide dont iels ont besoin. Il faut aussi lutter activement contre toutes les formes de discrimination, car elles empêchent trop souvent les jeunes de réussir dans de nombreux domaine que ce soit à l’école ou dans le monde du travail. Pour cela, il faut créer des environnements inclusifs où chacun se sent respecté et soutenu. Les jeunes doivent également avoir des espaces sécurisés où ils peuvent s’exprimer librement et être écoutés sans jugement. Enfin, il est important de soutenir les projets que les jeunes développent eux-mêmes, car ce sont ces actions qui leur donnent confiance et les aident à construire un avenir meilleur pour tous.&nbsp;</p>



<p>Ainsi en les valorisant, on leur donne confiance et leur permettent de croire en leur potentiel. De cette façon, les jeunes peuvent trouver leur place et faire entendre leur voix de façon à changer le monde pour le meilleur.&nbsp;</p>



<p><em>Article par : Farah Cherfaoui, stagiaire</em></p>
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		<title>L’autosoin en santé mentale, c’est quoi ?   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 13:03:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’idée de prendre soin de soi a gagné en visibilité dans les dernières années avec la popularisation du self-care et du contenu de croissance personnelle sur les réseaux sociaux. Mais...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’idée de prendre soin de soi a gagné en visibilité dans les dernières années avec la popularisation du self-care et du contenu de croissance personnelle sur les réseaux sociaux. </strong></p>



<p><strong>Mais qu’est-ce que l’autosoin en santé mentale ?  </strong></p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645.png" alt="" class="wp-image-26519" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_handdrawn_minimalist_illustration_of_a_person_flying_th_0e4bee3f-e415-4d95-af4f-1b95af2cd645-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Image : Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023</em></figcaption></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>L’autosoin est le principe de prendre soi-même en charge sa santé, de façon guidée ou non, afin de maintenir ou améliorer son bien-être physique et mental. Il peut aussi être pratiqué dans le but de gérer des symptômes ou une maladie. Face à des services en santé mentale de plus en plus débordés, l’autosoin apparaît comme une solution accessible et efficace afin de prévenir le développement de troubles mentaux, maintenir un équilibre et favoriser le pouvoir d’action des individus.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Petite histoire des autosoins&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Le concept d’autosoin est apparu dans l’hémisphère nord durant les années 1970 lors de la désinstitutionalisation de la santé mentale, un long processus durant lequel les personnes vivant avec des troubles mentaux ont progressivement été sorties des hôpitaux psychiatriques (souvent appelés asiles) pour être soignées dans la communauté. Ce mouvement a pris forme en réponse aux critiques sociales de la psychiatrie institutionnelle et aux avancements au niveau des droits humains et de la santé publique<sup>1</sup>. L’objectif était de favoriser l’autonomie des personnes vivant avec un trouble mental, les réintégrer dans la communauté, mais aussi réduire les coûts associés au maintien de ces grandes institutions.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>L’autosoin comme stratégie de survie&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Le concept d’autosoin est aussi apparu durant cette période de luttes sociales, notamment chez les féministes noires, comme stratégie de survie. Il apparaît alors comme une façon de préserver son équilibre tant face à la maladie qu’aux inégalités sociales qui peuvent la produire ou l’exacerber. La poète afro-américaine Audre Lorde écrivait, alors qu’elle combattait un cancer, que prendre soin de soi ce « n&rsquo;est pas de l&rsquo;auto-indulgence, c&rsquo;est de la préservation de soi, et c&rsquo;est un acte de guerre politique. » Souvent interprétée sous l’angle politique de la nécessité de prendre soin de soi lorsqu’on vit dans un système raciste et patriarcal, dont peut être complice le système de santé, la citation de Lorde fait aussi référence à toutes ces stratégies que les personnes malades mettent en place pour apprendre à vivre avec leur maladie. Ces stratégies peuvent varier : participer à des groupes de soutien, s’informer sur les traitements qu’on reçoit et ce qui s’offre à nous, faire des choses qui nous font du bien. Ainsi le self-care peut être un acte de survie tant face à un système oppressant, qu’une façon de soulager ses symptômes et trouver des moyens de vivre le plus confortablement possible avec la maladie.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0.png" alt="" class="wp-image-26521" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/07/diament_null_2c9a6676-740c-4aae-88bc-4913ba1420c0-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Image : Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023 avec Midjourney</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong><strong><strong>L’autosoin en santé mentale&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</strong></p>



<p>Dans le domaine de la santé mentale, l&rsquo;autosoin est compris comme une approche d’intervention centrée sur la personne, son entourage et sa communauté afin d’intégrer le soin dans l’environnement de la personne concernée de manière écologique et holistique<sup>2</sup>. Les autosoins peuvent être pratiqués par la personne concernée ou avec le soutien d’une personne proche, des personnes de sa communauté ou du corps professionnel de la santé. Cela peut être fait avec ou sans matériel d’appui<sup>3</sup>. L’autosoin est de plus en plus reconnu comme une méthode de soin efficace pour les personnes vivant avec un trouble mental et il existe plusieurs programmes d’autosoins guidés.&nbsp;</p>



<p>L’autosoin demeure une pratique récente qui comporte certains risques notamment au niveau de la pratique non guidée chez les personnes nécessitant plus d’accompagnement. Des critiques peuvent aussi être émises quant à la responsabilité individuelle que cela représente d’où l’importance de développer des cadres d’interventions guidées et des pratiques intégrées au système de soins.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Une pratique transformatrice&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>L’autosoin en santé mentale c’est bien plus que des bulles de bain ou un ensemble de yoga dernier cri. C’est une pratique qui peut changer la vie des personnes, qu’elles vivent ou non avec un trouble mental. Dans <a href="https://cmha.ca/fr/news/les-autosoins-ce-nest-pas-sorcier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un récent article</a>, l’ACSM National nous rappelle que “Prendre soin de soi est une approche proactive et réfléchie, essentielle à notre bien-être mental et physique. On devrait tous prendre soin de nous-mêmes, d’une manière ou d’une autre, au quotidien, que ce soit en veillant à bien dormir ou en demandant de l’aide au besoin.” Pour les personnes vivant avec un trouble de santé mentale, l’autosoin est une façon de retrouver son pouvoir d&rsquo;agir et de se sentir valorisé en tant qu’individu à part entière.&nbsp;&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Article par : Fanny Gravel-Patry, PhD, conseillère en promotion de la santé mentale pour l&rsquo;ACSM Filiale de Montréal</em></p>
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		<item>
		<title>République démocratique du Congo : Faire face au trouble de stress post-traumatique </title>
		<link>https://acsmmontreal.qc.ca/republique-democratique-du-congo-faire-face-au-trouble-de-stress-post-traumatique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=republique-democratique-du-congo-faire-face-au-trouble-de-stress-post-traumatique</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 13:53:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://acsmmontreal.qc.ca/?p=26485</guid>

					<description><![CDATA[<p>Je suis d’origine congolaise et une grande partie de ma famille y vit. Les récits de mon enfance sont marqués par la voix inquiète de ma mère, racontant la situation...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Je suis d’origine congolaise et une grande partie de ma famille y vit. Les récits de mon enfance sont marqués par la voix inquiète de ma mère, racontant la situation instable de l’est du pays. Ce lien personnel m’a poussée à m’intéresser de près à la réalité que vivent encore aujourd’hui des millions de Congolais. Aujourd’hui, je ressens le besoin de témoigner, pour faire entendre cette réalité encore trop ignorée. </strong></p>



<p>Tous les jours, des femmes, des hommes et des enfants subissent des violences sexuelles, sont massacrés, contraints à l’exil, et vivent des deuils successifs. Je me dis chaque jour que j’aurais pu être à leur place. Je veux donc mettre en lumière leur réalité, car c’est le seul moyen que j’ai de leur venir en aide.&nbsp;</p>



<p>Face à cette situation de guerre, de nombreux congolais développent des troubles de stress post-traumatique (TSPT). Un trouble de stress post-traumatique est une blessure psychologique profonde qui survient après une ou plusieurs expériences traumatisantes. Ce trouble peut également toucher les témoins, même s’ils n’ont pas été physiquement blessés.&nbsp;</p>



<p>En cette Journée de sensibilisation aux troubles post-traumatiques, je ne peux qu’avoir une pensée pour eux. D’après les statistiques du Centre neuro-psychopathologique (CNPP), environ 20 millions de personnes souffrent de troubles mentaux en RDC. Ce qui me rend triste, c’est que la plupart n’ont aucune idée qu’ils sont atteints par ce trouble, en raison d’une grande méconnaissance de la santé mentale là-bas. Ils ne savent pas mettre de mots sur ce qu’ils vivent, mais ils en montrent tous les symptômes :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Flashbacks</strong> : revivre l’événement traumatique comme s’il se produisait à nouveau, avec des images, des sensations ou des sons. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cauchemars</strong> : des rêves récurrents liés à l’événement. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pensées intrusives</strong> : des souvenirs ou pensées pénibles qui reviennent sans cesse. </li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1.png" alt="" class="wp-image-26489" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_a_plant_growing_in_arid_conditions_concrete_ea6761d7-fe1e-4424-ba46-b4fd62373024-1-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023 avec Midjourney</em></figcaption></figure>



<p>Ayant moi-même un petit garçon de 9 mois, savoir que des enfants grandissent dans ce climat de peur constant, sans connaître autre chose, me rend extrêmement triste. Les troubles de stress post-traumatique chez les enfants sont tout aussi graves, voire plus, car ils affectent leur développement, leur comportement, et leur capacité à faire confiance au monde.&nbsp;</p>



<p>Heureusement, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour aider les populations sur place. Cela me redonne espoir qu’un jour, ces Congolais qui ont vécu l’horreur pourront guérir et se reconstruire. Par exemple, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en place des <em>maisons d’écoute</em> pour adultes et enfants. Les consultations y sont gratuites et anonymes.&nbsp;</p>



<p>Le Centre hospitalier neuropsychiatrique de Goma (CHNP) offre aussi des soins gratuits aux personnes atteintes de troubles mentaux. De plus, des sessions de formation sont organisées pour des centaines de relais communautaires afin de leur apprendre à reconnaître les symptômes du TSPT et à orienter les personnes concernées vers des ressources adéquates.&nbsp;</p>



<p>Je suis très heureuse de faire partie d’une génération qui refuse de faire taire ce conflit. La diaspora en parle sur les réseaux sociaux. Des marches citoyennes ont eu lieu en 2024 et 2025 pour alerter sur la situation à l’est de la RDC. Des concerts caritatifs sont mis en place pour récolter de l’argent et faire voir ce conflit afin de soutenir les victimes. J&rsquo;ose à espérer que toutes initiatives aident ses congolais. Partout dans le monde, de Bruxelles à Montréal, les diasporas congolaises et leurs alliés marchent pour la paix, la justice, et la reconnaissance des traumatismes subis.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ici, au Québec, les troubles de stress post-traumatique sont de plus en plus reconnus comme une priorité de santé publique. Le <a href="https://trauma.criusmm.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Centre d’expertise sur le trauma</strong></a> offre des ressources, formations et pratiques innovantes pour mieux accompagner les personnes survivantes de traumas complexes. Ces initiatives québécoises me donnent espoir et je rêve que mon pays d’origine suive cette voie.&nbsp;</p>



<p>Et, qui sait, qu’un jour, mon fils puisse lire ces lignes et parler de cette guerre au passé, dans un monde où le rétablissement est possible, même après l’horreur.&nbsp;</p>



<p></p>



<p><strong><em>Caroline Mftua, responsable aux formations</em></strong></p>
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		<title>Les hommes aussi ont droit à une réponse en santé qui leur ressemble </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 13:10:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à l’annonce de l’abandon du Plan d’action gouvernemental en santé et bien-être des hommes, il est difficile de ne pas ressentir une profonde incompréhension.&#160;Et pourtant, les besoins ne disparaissent...</p>
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<p><strong>Suite à l’annonce de l’abandon du Plan d’action gouvernemental en santé et bien-être des hommes, il est difficile de ne pas ressentir une profonde incompréhension.</strong>&nbsp;<strong>Et pourtant, les besoins ne disparaissent pas avec les compressions. Ils demeurent urgents et complexes.</strong></p>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Comprendre la détresse des hommes</strong>&nbsp;</p>



<p>Avant de travailler en santé mentale, j’étais sur le terrain, aux côtés d’hommes au parcours exceptionnel.&nbsp;<br>Exceptionnel, oui : parce qu’ils avaient survécu à des abus sexuels dans leur enfance.&nbsp;</p>



<p>Ils vivaient les mêmes symptômes que les femmes : la honte, le silence, le doute de soi.&nbsp;<br>Et pourtant, pour en avoir été témoin, en 2011, la réponse qu’ils recevaient était différente.&nbsp;</p>



<p>On voyait en eux des <em>potentiels agresseurs</em>.&nbsp;<br>On ne voyait pas la souffrance. Pas la résilience. Pas ce silence qu’ils avaient parfois gardé pendant plus de 30 ans, jusqu’à enfin trouver le courage de nommer leurs maux.&nbsp;</p>



<p>Je me souviens de cette époque. Je venais d’arriver de France. Une jeune femme à la tête d’un organisme communautaire entièrement composé d’hommes.&nbsp;<br>Si je disais que c’était une position facile, je mentirais.&nbsp;<br>Mais je demeurais convaincue que les hommes avaient besoin d’aide.&nbsp;</p>



<p>Je ne nommerai pas ici les lieux où je dérangeais.&nbsp;<br>Pas censée les défendre.&nbsp;<br>Pas censée prendre leur parole au sérieux.&nbsp;</p>



<p>Mais je croyais profondément au rétablissement.&nbsp;<br>Et je croyais que les hommes aussi avaient droit à des interventions pensées pour eux, à une confiance renouvelée, à une voix.&nbsp;</p>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>La force du lien entre le milieu communautaire et le réseau</strong>&nbsp;</p>



<p>Cette fidélité aux vécus rencontrés, ce refus de détourner le regard, m’a naturellement menée au <strong>Regroupement des organismes pour hommes de l’île de Montréal (ROHIM)</strong>.&nbsp;<br>J’ai vu de près le travail exceptionnel de <strong>Raymond Villeneuve</strong>, directeur général du <strong>Regroupement pour la Valorisation de la Paternité</strong>. Son souhait : offrir une main tendue entre le communautaire et le réseau de la santé.&nbsp;</p>



<p>Ensemble, personnes du communautaire et quelques personnes alliées du réseau, nous avons introduit des approches novatrices, sensibilisé « derrière les murs », patiemment, humainement.&nbsp;</p>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611.png" alt="" class="wp-image-26461" style="width:659px;height:auto" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611.png 1024w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611-300x300.png 300w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611-150x150.png 150w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611-768x768.png 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/06/diament_acceuilir_sa_maladie_mental_comme_un_vieille_ami__a_la__b374205b-6156-4c65-bc10-e0e09637f611-500x500.png 500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Visuallys / Équipe Visuallys IA Hiver-Printemps 2023 avec Midjourney</figcaption></figure>
</div>


<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Une approche humaine, inclusive et collective</strong>&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, je travaille en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles. <br>À l’<a href="https://acsmmontreal.qc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACSM Filiale de Montréal</a>, nous nous efforçons de défendre une approche humaine, ancrée dans les réalités sociales et identitaires de chaque personne. </p>



<p>Cela signifie reconnaître que les hommes ont eux aussi des besoins particuliers. Des blessures parfois refoulées ou parfois confondues avec de la violence.&nbsp;</p>



<p>Travailler à leur bien-être ne signifie pas renforcer les privilèges masculins ou excuser des comportements violents.&nbsp;<br>Cela signifie accompagner les hommes dans leur transformation.&nbsp;<br>Cela signifie ouvrir des espaces pour apprendre la vulnérabilité, renforcer le lien social.&nbsp;</p>



<p>Et cela signifie mettre en place des stratégies concrètes dans les établissements de santé :&nbsp;<br>former le personnel à adapter leurs approches, créer des points d’entrée non stigmatisants, reconnaître les signes de détresse masculine même quand elle se cache derrière la colère ou l’isolement.&nbsp;</p>



<p>C’est une vision transformatrice de la masculinité : au service du bien-être collectif.&nbsp;</p>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Ce n’est pas le moment de reculer</strong>&nbsp;</p>



<p>Et alors que, ironiquement au Canada s’ouvre <strong>la <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-publique/nouvelles/2018/06/semaine-de-la-sante-des-hommes.html">Semaine de la santé des hommes (du 11 au 17 juin)</a></strong>, je me rends compte que je suis toujours cette personne engagée, solidaire et même indignée! </p>



<p>Parce qu’un plan d’action, ça prend des années à bâtir.&nbsp;<br>Et en un clin d’œil, il peut disparaître.&nbsp;</p>
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		<title>Pourquoi les personnes qui vivent avec un trouble de santé mentale portent des masques ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Eve St-Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine de la santé mentale 2025 a pour thème La santé mentale, sans masque. Du 5 au 11 mai, l’Association canadienne pour la santé mentale invite « la population canadienne...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La semaine de la santé mentale 2025 a pour thème <em>La santé mentale, sans masque</em>. Du 5 au 11 mai, l’Association canadienne pour la santé mentale invite « la population canadienne à regarder au-delà des apparences afin de voir chaque personne dans son ensemble. En osant l’honnêteté et la vulnérabilité, nous permettons à nos relations de s’approfondir et profitons des bienfaits pour la santé mentale qui en découlent.” Mais pourquoi les personnes vivant avec un trouble de santé mentale portent-elles des masques ?   </strong></p>



<p>Dans cet article, nous souhaitons démystifier le concept du masque et s’interroger sur le rôle du masque dans la vie des personnes vivant avec un trouble mental. &nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Le masque : tout le monde en porte un, même plusieurs</strong></strong></p>



<p>Dans <em>La mise en scène de la vie quotidienne </em>publié en 1959, Erving Gofmann introduit le concept du masque, une métaphore empruntée au théâtre pour expliquer comment les individus interagissent en société. Le « masque » représente le rôle social qu&rsquo;une personne adopte dans une situation donnée pour répondre aux attentes de son entourage.&nbsp;</p>



<p>Goffman voit chaque personne comme un acteur qui joue un rôle devant un public (les autres). Ce que l&rsquo;on montre aux autres est un « masque », c’est-à-dire une version de nous-mêmes façonnée pour correspondre au contexte social ou relationnel. Ce masque peut changer d&rsquo;une situation à l&rsquo;autre : au travail, en famille, entre proches, &#8230; On adapte notre comportement (et donc notre masque) selon le « décor » et les « personnes spectatrices ».&nbsp;</p>



<p>En fait, tout le monde porte un ou plusieurs masques, qui permettent de naviguer différentes situations sociales ou personnelles. Pour les personnes vivant avec de la détresse psychologique ou un trouble de santé mentale, le masque a une fonction supplémentaire : cacher la détresse et la différence. &nbsp;</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Camoufler la détresse</strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Les personnes qui vivent avec des difficultés psychosociales, avec ou sans diagnostic, vont souvent cacher leur souffrance psychique derrière une façade sociale acceptable. Dans ce contexte, le « masque » devient un mécanisme de protection et d’adaptation sociale.&nbsp;</p>



<p>Les personnes vivant avec des troubles mentaux tels que la dépression ou les troubles anxieux peuvent masquer leurs difficultés pour paraître « fonctionnelles », souriantes, productives — surtout dans des contextes professionnels, scolaires ou familiaux. Cela est dû, entre autres, à l’individualisation de la santé mentale et la pression qui repose sur les individus à prendre en charge leur bien-être. Dans un monde qui valorise la productivité et la réalisation de soi, montrer que nous sommes au-dessus de la souffrance et de nos émotions “négatives” est perçu comme une vertu. &nbsp;</p>



<p>Par exemple : une jeune mère en dépression post-partum continue de publier sur Instagram des photos où elle rit avec ses enfants, parce que le rôle de « bonne mère épanouie » est valorisé socialement. Ce masque “masque” (justement, il camoufle) sa détresse, la rendant alors invisible.&nbsp;</p>



<p>Maintenir constamment un masque peut être aussi très épuisant, car cela demande un effort continu pour réprimer ses émotions, jouer un rôle, et anticiper les attentes des autres.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1978" height="2560" src="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1.jpg" alt="" class="wp-image-26338" style="width:605px;height:auto" srcset="https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1.jpg 1978w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-232x300.jpg 232w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-791x1024.jpg 791w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-768x994.jpg 768w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-1187x1536.jpg 1187w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-1582x2048.jpg 1582w, https://acsmmontreal.qc.ca/wp-content/uploads/2025/05/5.19-scaled-1-1920x2485.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1978px) 100vw, 1978px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Image : Visuallys / Loïc Clément</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong><strong><strong>Le masquage diagnostic </strong>&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;</strong></p>



<p>Le trouble mental peut aussi lui-même agir à titre de masque, comme c’est le cas dans le contexte médical avec le masquage diagnostic ou ombrage diagnostic. &nbsp;</p>



<p>Le masquage diagnostic, aussi appelé ombrage diagnostic, désigne une forme de discrimination médicale qui survient lorsque des symptômes physiques rapportés par une personne ayant un trouble mental sont à tort attribués à ce trouble, sans investigation approfondie. Un enjeu ou trouble peut être alors mal diagnostiqué ou confondu avec un autre, car ses symptômes se chevauchent ou parce que les manifestations sont interprétées à travers un prisme biaisé. &nbsp;</p>



<p>Ce biais peut entraîner l&rsquo;absence d’un bon diagnostic ou de traitement adéquat, compromettant ainsi la santé physique, le bien-être et même l’espérance de vie des personnes concernées. &nbsp;</p>



<p>Par exemple : une douleur chronique ou une fatigue extrême peuvent être attribués à l’anxiété ou la dépression, sans recherche approfondie. &nbsp;</p>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><strong>Une stratégie de survie </strong>&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Il faut tout de même faire attention à ne pas généraliser l’expérience des personnes vivant avec un trouble mental car le masque n’est pas toujours négatif. Dans plusieurs situations, le masque est utilisé de façon stratégique et à des fins de survie. Il&nbsp;permet d’éviter la stigmatisation, les jugements ou l’incompréhension de l’entourage incluant le milieu professionnel. Montrer une version « contrôlée » de soi permet d’éviter le rejet ou la pitié, dans une société où la maladie mentale reste encore taboue, voir mal comprise.&nbsp;</p>



<p>Le fait de&nbsp;souhaiter&nbsp;comment les autres nous perçoivent peut aussi augmenter le sentiment de pouvoir d’agir dans un contexte social où les personnes vivant avec un trouble mental se font souvent assigner des représentations et où les ressources sont limitées. &nbsp;</p>



<p>Par exemple :&nbsp;cette même mère en dépression post-partum qui se montre heureuse sur les réseaux sociaux ; ce masque lui permet peut-être d’éviter les commentaires désobligeants ou encore à se rappeler des petits bonheurs quotidiens qui&nbsp;lui procure du bien-être le temps d’un instant – un sentiment au potentiel transformateur. &nbsp;</p>



<p>En résumé, les personnes vivant avec un trouble de santé mentale portent plusieurs masques, certains qui leur sont imposés, d’autres qui leur servent à mieux naviguer dans un monde qui leur est hostile. Bien que le masque puisse nuire à la demande d’aide ou exacerber les symptômes de stress et d’épuisement, il est essentiel de rappeler que les personnes vivant avec un trouble mental conservent un pouvoir d’action sur leur manière de se représenter, et que le dévoilement au grand jour demeure un choix bien personnel.&nbsp;</p>



<p>Pour en savoir plus sur <em>La santé mentale sans masque</em> en téléchargeant <strong><a href="https://cmha.ca/fr/semaine-sante-mentale/trousse-a-outils/">les infographies</a></strong> de l&rsquo;ACSM National.&nbsp;</p>
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