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	    <title>Vodkaster - Actualité cinéma</title>
	    <description>Toutes les news cinéma sur Vodkaster</description>
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	    	<title>Vodkaster - Actualité cinéma</title>
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			<item>
		        <title>Le cinéma a-t-il un problème avec la représentation du sexe gay et lesbien ?</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i><i>Le dernier Festival de Cannes a été marqué par deux films montrant longuement et explicitement des rapports sexuels entre personnes de même sexe : <a href="/Films/L-Inconnu-du-lac" target="_self">L’Inconnu du Lac</a> et <a href="/Films/La-Vie-d-Adele" target="_self">La Vie d’Adèle</a>. Il s'agit pourtant de cas extrêmement rares dans le paysage cinématographique. Le cinéma a-t-il un problème avec la représentation du sexe gay et lesbien ?</i></i>
</p>

<div class="image">
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Pierre Deladonchamps et Christophe Paou dans L'inconnu du lac (2013)
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	</div>

<h2>L'acte sexuel, encore censuré ?</h2>
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Alors que le film ne sortira en France qu'en octobre, <i>La Vie d’Adèle</i> a déjà largement fait parler de lui : pour sa Palme d’Or, pour la polémique autour des conditions de tournage... et pour le cul. Deux longues scènes de sexe lesbien montrées de manière aussi frontale qu'inhabituelle. Si le cinéma va régulièrement assez loin dans la représentation du sexe entre un homme et une femme, les scènes homosexuelles explicites sont en revanche plus rares. Pour autant, de nombreuses histoires mettent certes en scène des relations passionnelles entre deux personnages du même sexe. On peut penser à quelques exemples récents comme l'Américain <a href="/Films/Keep-the-Lights-On" target="_self">Keep the Lights on</a>, au Britannique <a href="/Films/Week-end2" target="_self">Week-end</a>, au Français <a href="/Films/Bye-Bye-Blondie" target="_self">Bye Bye Blondie</a> ou encore à l'Israélien <a href="/Films/Tu-n-aimeras-point" target="_self">Tu n'aimeras point</a> qui va jusqu'à mettre en relation une passion homosexuelle avec les interdits d'une pratique religieuse rigide. Même Clint Eastwood recentre dans <a href="/Films/J-Edgar" target="_self">J. Edgar</a> son évocation du directeur du FBI Hoover sur une relation homosexuelle difficilement réfrénée. L'époque du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_Hays" target="_blank">Code Hays</a> est bien loin et il n'y a a priori plus de censure quelconque à contourner pour évoquer les sentiments entre personnes de même sexe.
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Néanmoins, si la représentation de couple homosexuels semble être devenue relativement courante, elle reste encore largement pudique quand il s'agit de montrer l'acte sexuel. Le cas de <a href="/Films/Ma-Vie-avec-Liberace" target="_self">Ma Vie avec Liberace</a>, également présenté à Cannes cette année, le confirme. Même si Liberace (<a href="/Artistes/Michael-Douglas" target="_self">Michael Douglas</a>) et Scott (<a href="/Artistes/Matt-Damon" target="_self">Matt Damon</a>) sont régulièrement filmés dans leur lit, les scènes de sexe ne laissent rien montrer. Et quand les deux personnages regardent un film pornographique, aucune image explicite n’apparaît sur leur petit écran de télévision. Force est de constater que <a href="/Films/Le-Secret-de-Brokeback-Mountain" target="_self">Brokeback Mountain</a>, un des films sur l'homosexualité à avoir rencontré le plus de succès, n'est guère plus farouche. La scène de sexe entre les personnages de <a href="/Artistes/Heath-Ledger" target="_self">Heath Ledger</a> et <a href="/Artistes/Jake-Gyllenhaal" target="_self">Jake Gyllenhaal</a> reste très <i>soft</i>. La sodomie se déroule ici entre deux personnages presque entièrement vêtus et de surcroît recouverts d'une couette. Il faut bien chercher pour entre-apercevoir une petite parcelle de chair. Non pas qu'on veuille se rincer l'oeil, mais la comparaison avec les films mettant en avant la nudité de personnages hétérosexuels est sans appel. Pourquoi les corps des homosexuels seraient-ils &quot;bannis&quot; de la représentation de leur sexualité au cinéma ?
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 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/683117" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Le-Secret-de-Brokeback-Mountain/27335">Sous la tente</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Le-Secret-de-Brokeback-Mountain">Le Secret de Brokeback Mountain</a><p>
La mise en scène d'actes sexuels entre un homme et une femme est traditionnellement très «graphique» dans le cinéma d'auteur. Dans <a href="/Films/Shame" target="_self">Shame</a>, <a href="/Artistes/Steve-McQueen-II" target="_self">Steve McQueen</a> n'a pas lésiné sur les scènes les plus crues pour illustrer l'addiction de son personnage au sexe. On pense en particulier à ce moment où <a href="/Artistes/Michael-Fassbender" target="_self">Michael Fassbender</a> écrase une prostituée contre la fenêtre d’un hôtel new-yorkais, à la vue du tout Manhattan. Plus tard, le moment où le personnage se rend dans un club gay se révélera si glauque que l'homosexualité (associée au cuir et à la moustache, forcément) ne peut y être perçue que comme une déviance ultime. La scène prend place dans un corridor sombre qui contraste avec la clarté de la chambre d’hôtel vue plus tôt, et là où Brandon s'envoyait en l'air à la vue de tous, le rapport homosexuel sera limité à une braguette qu'on défait et un fondu au noir. L’obscurité peut tout au fait être perçue comme un moyen de souligner la honte du personnage face à son appétit sexuel grandissant, mais une fois de plus, le choix d'éluder les rapports homos plutôt qu'hétérosexuels frappe.
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 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/1016075" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Shame/52096">Sexe en plein jour contre la vitre</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Shame">Shame</a><p>
La volonté est-elle de ne pas choquer le spectateur ? Plus les relations entre personnes de même sexe sont courantes au cinéma et plus il apparait clair que, l’acte sexuel reste tabou. A propos d'<a href="/Films/Harvey-Milk" target="_self">Harvey Milk</a>, la critique de cinéma B. Ruby Rich avait fait remarquer que le contexte dans lequel le film prend place était différent de la réalité : « <i>La vie de Harvey Milk était radicalement différente de celle du film. Dans les années 70 à San Francisco, il y avait des hommes qui couchaient ensemble à chaque coin de rue !</i> ». Même si le film aborde brièvement la vie amoureuse de Milk (<a href="/Artistes/Sean-Penn" target="_self">Sean Penn</a>), notamment sa rencontre avec Scott Smith (<a href="/Artistes/James-Franco" target="_self">James Franco</a>), aucune scène explicite n’est montrée. La représentation d'histoires amoureuses et sexuelles qui marquent pourtant longuement le personnage sont ici réduites à quelques câlins, au point que les personnages ont l'air étrangement asexués.
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Les scènes de sexe sont pourtant aujourd’hui monnaie courante. Certes, nous n’en sommes pas encore au niveau annoncé par <a href="/Artistes/Lars-von-Trier" target="_self">Lars von Trier</a> pour son <a href="/Films/Nymphomaniac" target="_self">Nymphomaniac</a>, mais voir des acteurs se déshabiller devant la caméra n’a plus rien de surprenant. C’est donc quand ils ne se déshabillent pas qu'il y a lieu de s'étonner. On a beau déclarer haut et fort que les scènes de ce type n’ont pas toutes leur intérêt, les conversations vont néanmoins bon train lorsque des rumeurs circulent sur une éventuelle scène &quot;olé-olé&quot; – d’autant plus si les acteurs sont connus. La rareté des scènes homosexuelles explicites (en particulier quand il s'agit de deux hommes) pose donc question.
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<h2>La figure de l'homme</h2>
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Pour le dire tout net : le sexe entre hommes est quasi absent du cinéma mainstream. <i>Brokeback Mountain</i> est l’une des exceptions qui confirme la règle. Plus récemment, on peut citer <a href="/Films/Cloud-Atlas" target="_self">Cloud Atlas</a> dans lequel la relation entre <a href="/Artistes/James-d-Arcy" target="_self">James D'Arcy</a> et <a href="/Artistes/Ben-Whishaw" target="_self">Ben Wishaw</a> constituait un important segment. Pour autant, si on peut les trouver au lit tous les deux au début du film, la relation physique est simplement suggérée.
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 <a href="http://imgur.com/QeJQRCr" target="_blank"><img width="480px" src="http://i.imgur.com/QeJQRCr.gif" title="Cloud Atlas"/></a><p>
Il faut donc avoir l’âme d’un explorateur pour dénicher les perles rares, souvent difficiles à trouver dans les rayons DVD des grandes chaînes ou reléguées dans le genre cinéma queer. Car la moindre scène de sexe mettant en scène des homosexuels se retrouve immédiatement <a href="/actu-cine/homosexualite-cinema-2913" target="_self">ghettoïsée</a>, comme si ces scènes ne pouvaient être vues que par la communauté homosexuelle.
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Max Mutchnick, créateur de la série <i>Will &amp; Grace</i>, raconte qu’on lui avait donné pour conseil de ne pas trop montrer de <i>butt-fucking</i>. «<i>Du moment que l’audience ne pense pas à ton personnage [homosexuel] en train de sodomiser quelqu’un d’autre, tout ira bien</i>.» Est-ce simplement là un manque de courage de la part des producteurs, ou le public est-il réellement réticent à l’idée de voir deux hommes ensemble ? Beaucoup de théories ont ainsi été élaborées pour justifier le peu d’attrait que peuvent susciter les scènes sexuelles entre deux hommes : il paraîtrait ainsi que la &quot;figure de l’homme&quot; en prenne un coup. <a href="/Artistes/Rainer-Werner-Fassbinder" target="_self">Fassbinder</a> n’avait pourtant en rien émasculé ses personnages dans <a href="/Films/Querelle" target="_self">Querelle</a>, les magnifiant au contraire dans leur virilité. Le personnage de Querelle a beau être homosexuel, il est certain que bon nombre de filles ne peuvent s’empêcher de s’extasier devant sa superbe plastique.
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<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/querelle-fassbinder/28600249-1-fre-FR/Querelle-Fassbinder_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Querelle (1982)
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Dans ce contexte,<i> L'Inconnu du Lac</i> est un bel exemple d'audace. Si les premières minutes du film peuvent surprendre à la vue de corps masculins nus par dizaines, le spectateur s'habitue progressivement à leur présence. Les pénis et les fellations s'enchaînent à l'écran, et quand, plus tard dans le film, les corps se rhabillent, ils avaient de toute façon cessé de nous choquer. <a href="http://www.vodkaster.com/Artistes/Alain-Guiraudie" target="_self">Guiraudie</a> part ainsi de la représentation de l'être humain dans son plus simple appareil pour en dévoiler la complexité. Le film est par ailleurs une belle analogie de la représentation de l'homosexualité au cinéma. L'histoire est un huit-clos à ciel ouvert, situé uniquement sur les bords d'un lac. Dès la première scène, on suit le personnage de Frank traversant la forêt pour s'y rendre, comme en quête d'un oasis de plaisir. C'est ici, loin de tous, que la communauté homosexuelle peut s'épanouir et se montrer sans gêne. Dans son film, Guiraudie laisse ces hommes s'épanouir dans leur sexualité. Si les cadrages très frontaux peuvent donner l'impression de verser dans le cinéma pornographique, jamais Guiraudie ne bascule dans la représentation du sexe pour lui-même. Car ces moments sont toujours de vrais points de bascule de l'histoire, des instants décisifs dans l'itinéraire affectif (et criminel) des personnages. Le réalisateur affirmait d'ailleurs dans <a href="http://next.liberation.fr/cinema/2013/06/11/ils-mysterieux_910083" target="_blank">une interview pour Libération</a> que «<i>c'est un enjeu essentiel du film et de sa sensualité de décochoniser le sexe ainsi, de poétiser la trivialité</i>».
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<h2>Le fantasme saphique</h2>
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Au contraire des relations entre hommes, les réalisateurs sont en revanche nombreux à filmer des actes sexuels entre femmes. D’ailleurs, soit ces femmes sont hétérosexuelles, soit leur sexualité n’est pas précisée. Dans <a href="/Films/Black-Swan" target="_self">Black Swan</a>, <a href="/Artistes/Natalie-Portman" target="_self">Natalie Portman</a> ne semble pas insensible aux charmes de <a href="/Artistes/Vincent-Cassel" target="_self">Vincent Cassel</a>, mais cela ne l’empêche pas d'embrasser <a href="/Artistes/Mila-Kunis" target="_self">Mila Kunis</a> et de la laisser lui faire un cunnilingus.
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Certes, la plupart de ses scènes ne montrent pas vraiment d’acte sexuel et s’arrêtent le plus souvent au simple baiser, mais combien de scènes du même genre peut-on citer entre deux hommes ? La majorité des réalisateurs étant des hommes, les questionnements les plus audacieux et polémiques sont permis. Quoi de mieux, dans <a href="/Films/Vicky-Cristina-Barcelona" target="_self">Vicky Cristina Barcelona</a>, que de mettre en scène deux <i>sex symbols</i> féminins, <a href="/Artistes/Penelope-Cruz" target="_self">Penelope Cruz</a> et <a href="/Artistes/Scarlett-Johansson" target="_self">Scarlett Johansson</a>, dans des ébats sensuels ?
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Il n’y a donc rien d’étonnant aux propos de Julie Maroh, auteur de la BD <i>Le Bleu est une Couleur chaude</i>, adaptée au cinéma par Kechiche dans <i>La Vie d’Adèle</i>. Dans un <a href="http://www.juliemaroh.com/" target="_blank">article publié sur son blog</a> quelques jours après l'annonce de la Palme d'Or, elle avait noté le manque de réalisme et la froideur des scènes de sexe entre <a href="/Artistes/Adele-Exarchopoulos" target="_self">Adèle Exarchopoulos</a> et <a href="/Artistes/Lea-Seydoux" target="_self">Léa Seydoux</a>. Selon elle, le réalisateur filme plus un fantasme qu'une réalité. Un point sur lequel on peut néanmoins tiquer : <i>La Vie d’Adèle</i> est malgré tout une ode à l’amour. Loin d’être sortie de nulle part, la scène est la résultante de l’amour passionnel entre ces deux femmes. Elle s’inscrit dans la narration du film pour en accentuer l’intensité. Certes, on pourra toujours reprocher à Kechiche de ne pas avoir rendu la scène assez réelle, de ne pas s'être assez entouré de femmes lesbiennes à même de le renseigner sur leurs pratiques, mais toute représentation ne saurait être que subjective. Mettre en scène une relation lesbienne étalée dans le temps, et non un simple fantasme passager comme c'est souvent le cas, semble déjà constituer une belle avancée.
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<h2>L'être humain, un objet sexuel</h2>
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La question de la représentation de cette sexualité n'a donc pas fini d'être posée. Pour Guiraudie : «<i>dans une époque comme la nôtre, où n’importe quel môme de 12-13 ans a aisément accès à du porno hardcore, on ne m’enlèvera pas de l’idée que cela pourrait être intéressant de mettre les ados face à du sexe qui raconte autre chose, une histoire d’amour au milieu des bois, par exemple. En tout cas, cela m’intéresse de ne pas abandonner le sexe à la pornographie»</i>. S'il faut donc dépasser la peur de choquer, la satisfaction des désirs du spectateur ne doit pas l'emporter sur le récit et la construction des personnages. L'histoire peut d'ailleurs se passer de l'excitation du spectateur. Pas besoin en effet d'être excité à la vue de deux hommes ensemble pour ressentir l'amour qui les unit. Guiraudie aborde justement cette recherche effrénée du plaisir et ses limites à propos de <i>L'Inconnu du Lac</i> : «<i>Où est-ce que cela nous conduit collectivement, cette recherche effrénée du plaisir ? Je crois qu’on touche à une forme d’aboutissement d’un capitalisme fascisant, où chacun ne pense plus qu’à son plaisir, dans la négation de l’autre dès lors que l’on n’en jouit plus</i>.».
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<i>Images : © Films du Losange, Gaumont</i>
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]]></description>
		        <pubDate>Wed, 19 Jun 2013 15:08:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/homosexualite-cinema-sexe-censure-3384</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Quand Orson Welles disait aimer la télévision et détester Woody Allen</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i>Alors que la sortie d'un <a href="http://www.amazon.fr/My-Lunches-With-Orson-Conversations/dp/0805097252/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1371568184&amp;sr=8-1&amp;keywords=my+lunches+with+orson+welles" target="_blank">livre</a> inédit regroupant des conversations entre <a href="/Artistes/Orson-Welles" target="_self">Orson Welles</a> et <a href="/Artistes/Henry-Jaglom" target="_self">Henry Jaglom</a> est prévue pour juillet, des extraits de ces discussions ont déjà commencé à filtrer sur Internet. Si les entretiens permettent d'en apprendre davantage sur sa personnalité parfois capricieuse, c'est aussi l'occasion de découvrir par exemple ce qu'il pense de la télévision et de Woody Allen...</i>
</p>

<div class="image">
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Orson Welles aka Citizen Kane (1941)
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<i>My Lunches With Orson Welles</i>, dont la sortie est prévue pour le 16 juillet, est un livre regroupant des conversations entre <a href="/Artistes/Orson-Welles" target="_self">Orson Welles</a> et un certain <a href="/Artistes/Henry-Jaglom" target="_self">Henry Jaglom</a>. Ce dernier a régulièrement déjeuné avec le cinéaste à partir de 1978 au célèbre restaurant Ma Maison à Los Angeles, dont ils étaient tous les deux habitués. Mais ce n'est qu'en 1983 qu'il se décide à enregistrer leurs bavardages. Les deux comparses s'entendant plutôt bien, on découvre un Orson Welles très à l'aise qui n'hésite pas à dire ce qu'il pense.
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<p>
Un des passages les plus intéressants porte notamment sur son point de vue sur la télévision. Si ce sujet fait <a href="/actu-cine/serie-TV-cinema-2736" target="_self">débat de nos jours</a>, il faisait déjà polémique à cette époque. Pourtant, il semblerait qu'Orson Welles avait une façon bien à lui de voir les choses. A la manière d'<a href="/Artistes/Alfred-Hitchcock" target="_self">Hitchcock</a>, le cinéaste avait également fait des allers-retours entre les deux médiums, réalisant ainsi quelques téléfilms. Mais lorsque Henry Jaglom lui préciser qu'aller voir un film au cinéma consiste à se soumettre à une oeuvre, l'opposant de ce fait à la télévision, il réfute cette théorie. Il compare ainsi l'action d'aller frénétiquement au cinéma avec celle du zapping. « <i>Aller au cinéma ne coûtait rien. Si on n'aimait pas un film, on se disait 'allons en voir un autre'. </i><i>Sortir d'une salle de cinéma était habituel et c'était comme zapper un programme télévisuel. »</i>. Et quand Jaglom poursuit en lui demandant si les films étaient meilleurs avant, il répond par l'affirmative. Quand on sait que Welles a consacré plus particulièrement ses dernières années à des projets télévisuels, on est en droit de se demander si son coeur ne penchait déjà pas pour la télévision. Pensait-il, lui aussi, que l'avenir du septième art était à la télévision ? Cette déclaration est d'autant plus intéressante que la télévision (et plus particulièrement les séries TV) ne figure désormais plus comme le vilain petit canard du cinéma, attirant aujourd'hui de nombreux réalisateurs.
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<p>
Le recueil comporte également des scènes plus anecdotiques illustrant la personnalité capricieuse du réalisateur de Citizen Kane. Lors d'un repas, il affirme ne pas pouvoir manger de porc, mais décide d'en commander un plat rien que pour le plaisir de le sentir. Un simple caprice de star ? Lorsque le serveur lui demande poliment comment se passe le repas, il répond sèchement qu'il est en train de parler. Henry Jaglom ne manque pas de lui faire remarquer qu'il se comporte comme un <i>asshole</i> (et en lui donnant un coup de pied sous la table) lorsque celui-ci envoie paître un producteur qui souhaitait lui présenter <a href="/Artistes/Elizabeth-Taylor" target="_self">Elizabeth Taylor</a> ! 
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<p>
Welles ne mâche pas non plus ses mots à propos de ses confrères. Le pauvre <a href="/Artistes/Woody-Allen" target="_self">Woody Allen</a> en prend ainsi pour son grade : <i>«Je le déteste physiquement. Je n'aime pas ce genre de types.» </i>dit Welles à propos du cinéaste New-Yorkais avant de préciser : <i>« Il a la maladie de <a href="/Artistes/Charles-Chaplin-Jr" target="_self">Chaplin</a>. Ce mélange si spécial de timidité et d'arrogance.»</i>. On ne sait pas comment Woody Allen a pris la nouvelle, ce dernier étant un grand fan de <a href="/Films/Citizen-Kane" target="_self">Citizen Kane</a> qu'il considère comme <a href="/Listes-de-films/Woody-Allen-ses-10-plus-grands-films-de-tous-les-temps" target="_self">un des plus grands films de tous les temps</a>. 
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Au delà de sa personnalité forte, Orson Welles restera avant tout un des plus grands réalisateurs du septième art. Après toutes ces années, <i>Citizen Kane</i> figure toujours dans le <a href="/actu-cine/top-10-meilleurs-films-cineastes-2854" target="_self">top des meilleurs films de tous les temps</a> d'après les grands cinéastes.
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Et pour le plaisir des yeux, voici un extrait du film :
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 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/900502" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Citizen-Kane/43446">La chanson de Charlie</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Citizen-Kane">Citizen Kane</a><p>
<i>Source : <a href="http://www.vulture.com/2013/06/orson-welles-lunch-with-henry-jaglom.html" target="_blank">Vulture</a> | Image © RKO Pictures</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 19 Jun 2013 14:36:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Orson-Welles-deteste-Woody-Allen-conversations-repas-3403</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Cabourg 2013 : Palmarès et compte-rendu</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i>Dans la myriade de festivals de cinéma qui se déroulent en France tout au long de l'année, celui de Cabourg est le seul dédié exclusivement aux films d'amour ce qui en fait un passage obligé pour tous les romantiques le temps de 5 jours en juin et ce depuis 27 ans.</i>
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/festival-de-cabourg-2013/28600291-1-fre-FR/Festival-de-Cabourg-2013_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
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Au programme cette année : plus de 25 longs-métrages répartis dans les diverses sélections, notamment la sélection officielle composée de 6 films et celle plus diverse du Panorama dans laquelle ce sont les spectateurs qui récompensent leur film préféré. Un seul mot d'ordre : l'amour encore et l'amour toujours. La particularité des films sélectionnés à Cabourg est qu'ils viennent des 4 coins du monde, mais rarement des Etats-Unis. Cette année donc, aucun film US n'était sélectionné. L'an dernier, un seul. Un manque peut-être, une occasion surtout de découvrir d'autres formats, d'autres façons de faire pour mieux prendre le pouls du genre romantique à travers les continents.
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<p>
La moisson fut plutôt bonne cette année avec quelques gros chocs comme l'attendu <a href="/Films/Alabama-Monroe" target="_self">Alabama Monroe</a> qui a fait chavirer les coeurs et couler les larmes du public en musique et les petites surprises de <a href="/Films/My-Sweet-Pepper-Land" target="_self">My sweet pepper land</a>, western kurde de <a href="/Artistes/Hiner-Saleem" target="_self">Hiner Saleem</a> et de &quot;Soongava - Dance of the Orchids&quot; de Subarna Thapa, premier film népalais sur l'homosexualité féminine. Ce sont d'ailleurs les trois films de la sélection dont l'influence de la culture américaine sur leurs héros est la plus visible, un comble dans ce festival. Le festival de Cabourg est également l'occasion de découvrir des films dont on se demandait bien ce qu'ils étaient devenus, comme le sympathique mais très inégal &quot;Baïkonur&quot; dans lequel joue <a href="/Artistes/Marie-De-Villepin" target="_self">Marie de Villepin</a> (oui, la fille de...) et porté disparu depuis 2011.
</p>
<p>
Et les films français dans tous ça ? Ils étaient présents en force avec quelques-uns au romantisme parfois très light (<a href="/Films/12-ans-d-age" target="_self">12 ans d'âge</a> ou <a href="/Films/Les-Reines-du-ring" target="_self">Les Reines du ring</a> qui a pourtant remporté le prix du public). Entre les grosses écuries comme le réussi <a href="/Films/Les-Beaux-Jours2" target="_self">Les beaux jours</a>, le moyen <a href="/Films/Pour-une-femme" target="_self">Pour une femme</a> et le beaucoup moins réussi <a href="/Films/Josephine" target="_self">Joséphine</a>, ce fut l'occasion de découvrir des films plus confidentiels comme &quot;Macadam Baby&quot; qui m'a fait la même impression que <a href="/Films/J-aime-regarder-les-filles" target="_self">J'aime regarder les filles</a> sélectionné à Cabourg en 2011. Pour rappel, le film avait lancé la carrière de <a href="/Artistes/Pierre-Niney" target="_self">Pierre Niney</a>. Plus à un signe près, <a href="/Artistes/Francois-Civil" target="_self">François Civil</a>, premier rôle dans &quot;Macadam Baby&quot;, a même reçu le prix du Premier Rendez-vous. On mise une petite pièce sur lui à l'avenir tant il semble déjà à l'aise dans ce film, aux côtés de Camille Claris, autre espoir à surveiller. C'est d'ailleurs une des composantes du festival de Cabourg, à savoir qu'il est le terreau des jeunes pousses du cinéma français qui s'y renouvellent chaque année. Le prix du Jury est finalement revenu à <a href="/Films/Grand-central" target="_self">Grand Central</a> avec <a href="/Artistes/Lea-Seydoux" target="_self">Léa Seydoux</a> tout juste auréolée au <a href="http://www.vodkaster.com/actu-cine/Cannes-2013-palmares-palme-d-or-3357" target="_self">festival de Cannes</a> pour <a href="/Films/La-Vie-d-Adele" target="_self">La Vie d'Adèle</a>.
</p>
<p>
Enfin, il y a aussi les déceptions des films dont on pouvait espérer beaucoup plus, au premier rang desquels figure en bonne place <a href="/Films/Belle-du-seigneur" target="_self">Belle du Seigneur</a>, adaptation navrante d'un livre supposé inadaptable. Force est de constater qu'en effet, c'est inadapté. L'autre déception du festival vient de <a href="/Films/Juliette2" target="_self">Juliette</a> de <a href="/Artistes/Pierre-Godeau" target="_self">Pierre Godeau</a> avec <a href="/Artistes/Astrid-Berges-Frisbey" target="_self">Astrid Bergès-Frisbey</a>, variation franco-Sofia-Coppolesque de l'éloge du vide dans la vie d'une jeune femme qui se fout de tout et dont on se fiche également en retour. Une femme qui n'en fait qu'à sa tête au risque de blesser les gens qui l'entourent, voilà un point commun que partagent Juliette, Les Beaux Jours et Joséphine, trois films français très différents dans leur genre et qui débouleront sur les écrans français dans les semaines qui viennent.
</p>
<p>
Comme chaque année, il est cependant difficile de définir une tendance du film romantique en se limitant au Festival de Cabourg qui ne se cantonne d'ailleurs pas à un seul genre, mais tente d'embrasser la représentation de l'amour au cinéma sous toutes ses formes. Heureux, malheureux, transcendants, pathétiques, ces amours-là sont aussi divers et variés que le sentiment amoureux lui-même et c'est ce qui fait tout le sel des journées romantiques.
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<h2>Le palmarès complet</h2>

<ul>

<li>GRAND PRIX : <a href="/Films/Grand-central" target="_self">Grand Central</a> de <a href="/Artistes/Rebecca-Zlotowski" target="_self">Rebecca Zlotowski</a></li>

<li>PRIX DE LA JEUNESSE : <a href="/Films/My-Sweet-Pepper-Land" target="_self">My sweet pepper land</a> de <a href="/Artistes/Hiner-Saleem" target="_self">Hiner Saleem</a></li>

<li>PRIX DU PUBLIC : <a href="/Films/Les-Reines-du-ring" target="_self">Les Reines du ring</a> de <a href="/Artistes/Jean-Marc-Rudnicki" target="_self">Jean-Marc Rudnicki</a></li>

<li>REVELATION FEMININE : <a href="/Artistes/Lola-Creton" target="_self">Lola Créton</a> dans <a href="/Films/Apres-Mai" target="_self">Après Mai</a> d'<a href="/Artistes/Olivier-Assayas" target="_self">Olivier Assayas</a></li>

<li>REVELATION MASCULINE : <a href="/Artistes/Felix-Moati" target="_self">Félix Moati</a> dans <a href="/Films/Tele-Gaucho" target="_self">Télé Gaucho</a> de <a href="/Artistes/Michel-Leclerc" target="_self">Michel Leclerc</a></li>

<li>MEILLEURE ACTRICE : <a href="/Artistes/Emmanuelle-Devos" target="_self">Emmanuelle Devos</a> dans <a href="/Films/Le-Temps-de-l-aventure" target="_self">Le Temps de l'aventure</a> de <a href="/Artistes/Jerome-Bonnell" target="_self">Jérôme Bonnell</a></li>

<li>MEILLEUR ACTEUR : <a href="/Artistes/Pierre-Niney" target="_self">Pierre Niney</a> dans <a href="/Films/20-ans-d-ecart" target="_self">20 ans d'écart</a> de <a href="/Artistes/David-Moreau2" target="_self">David Moreau</a></li>

<li>MEILLEUR FILM : <a href="/Films/Le-Temps-de-l-aventure" target="_self">Le temps de l'aventure</a> de <a href="/Artistes/Jerome-Bonnell" target="_self">Jérôme Bonnell</a></li>

<li>COUP DE COEUR : <a href="/Artistes/Catherine-Deneuve" target="_self">Catherine Deneuve</a> dans Elle s'en va de <a href="/Artistes/Emmanuelle-Bercot" target="_self">Emmanuelle Bercot</a></li>

<li>PREMIER RENDEZ-VOUS FEMININ : Victoire Belezy dans Fanny de <a href="/Artistes/Daniel-Auteuil" target="_self">Daniel Auteuil</a></li>

<li>PREMIER RENDEZ-VOUS MASCULIN : <a href="/Artistes/Francois-Civil" target="_self">François Civil</a> dans Macadam Baby de Patrick Bossard</li>

<li>MEILLEUR COURT METRAGE : On the Beach de Marie-Elsa Sgualdo</li>

<li>MEILLEURE ACTRICE DANS UN COURT METRAGE : Joanne Nussbaum dans On the beach de Marie-Elsa Sgualdo</li>

<li>MEILLEUR ACTEUR DANS UN COURT METRAGE : Olivier Duval dans l'Amour Bègue de Jan Czarlewski</li>

</ul>
<p>
Retrouvez toute l'actualité des films romantiques sur <a href="http://www.filmsdelover.com/" target="_blank">www.filmsdelover.com</a>.
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Tue, 18 Jun 2013 12:00:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Festival-Cabourg-2013-palmares-bilan-3401</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Festival-Cabourg-2013-palmares-bilan-3401</guid>
		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>Bac Philo 2013 : corrigés cinéphiles</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Les <b>sujets du bac de philo 2013</b> sont tombés ce matin et nous nous sommes creusé la tête pour vous. Découvrez un florilège de références cinéphiles pour illustrer les meilleures dissertations...
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/noce-blanche/28599003-1-fre-FR/Noce-blanche_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Les cours de philo n'ont jamais été aussi... stimulants que dans Noce blanche
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	</div>
<p>
Autant qu'une passion, le cinéma peut être un véritable allié lorsqu'arrivent les épreuves les plus littéraires du Baccalauréat. Il aura déjà été un précieux outil pédagogique tout au long de la scolarité de la plupart des élèves français, comme le rappelait <a href="/Listes-de-films/Les-favoris-de-l-Education-Nationale" target="_self">notre sélection de films vus en classe</a> par les membres les plus actifs de Vodkaster. Souvent apprécié des enseignants en philosophie, le cinéma est parfois le bienvenu dans une copie.
</p>
<p>
Pour aborder avec bon sens une épreuve qui demande du raisonnement, nous vous avons confectionné, chers lycéens en larmes, des réponses cinématographiques à vos préoccupations intellectuelles. A chaque sujet, et quelque soit votre parcours, voilà ce qu'aurait pu vous souffler le cinéma.
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<h2>Le Bac L</h2>
<p>
<b>Le langage n'est-il qu'un outil ?</b>
</p>
<p>
Tout élève avisé saura reconnaître dans la formulation en <i>«ne que»</i> une invitation à fournir un plan dialectique. Autrement dit : à concéder dans un premier temps que oui, le langage peut être avant tout perçu comme un outil de communication, comme une manière d'articuler une pensée, mais qu'il s'agira dans un deuxième temps d'aller plus loin. On sait que toute démarche intellectuelle ayant un objet précis s'appuie sur les mots, même non dits et seulement pensés en silence. Nous pensons toujours dans une langue, avec sa grammaire et son lexique.
</p>
<p>
Mais le langage, plus que comme un outil, peut être appréhendé comme un système en soi, à même d'affecter celui à qui il s'adresse avant de l'informer ou de l'instruire. La psychanalyse, par excellence, s'est intéressée au langage et à ses codages, ses ambiguïtés, ses hiatus comme révélateurs d'un inconscient que – par définition – le patient ne parvient pas à articuler en pensée claire.
</p>
<p>
Dans <a href="/Films/Freud-passions-secretes" target="_self">Freud, Passions secrètes</a>, <a href="/Artistes/John-Huston" target="_self">John Huston</a> a la bonne idée de ne laisser place dans les représentations des rêves qu'à la parole de celle qui les raconte tandis qu'elle est hypnotisée. Les personnages du rêve sont privées de langage, et le langage de celle qui tente de se souvenir devient une porte d'entrée débouchant directement sur son inconscient :
</p>
<iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/1002364" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Freud-passions-secretes/51166">Cecily Koertner</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Freud-passions-secretes">Freud, passions secrètes</a> <p>
<b>La science se limite-t-elle à constater les faits ?</b>
</p>
<p>
Aussi étonnant que cela puisse paraître, les élèves de la section Littéraire ont dû s'interroger sur la science. Peut-être certains auront-ils eu l'idée de donner à la «science» un sens suffisamment large pour se permettre des parallèles avec l'art et tirer le sujet vers un terrain mieux connu. Si l'on prend le terme «faits» comme un ensemble de données simples (la réaction imparable et identifiable d'un élément chimique avec un autre, etc.), alors il apparaît clairement que la science peut dépasser la simple constatation d'événements, de caractéristiques, etc. Dans le fond, la science prise dans son ensemble ne vise-t-elle pas à livrer une vision du monde, à percevoir une organisation secrète des choses, à rendre intelligible des dynamiques qui nous dépassent ? Mais au fond constater les faits pour toucher du doigt ce qui nous dépasse, c'est aussi la démarche scientifique d'Ellie (<a href="/Artistes/Jodie-Foster" target="_self">Jodie Foster</a>) dans <a href="/Films/Contact" target="_self">Contact</a> :
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/74859" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Contact/3085">Audition finale</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Contact">Contact</a>
<h2>Le Bac ES</h2>
<p>
<b>Que devons-nous à l'Etat ?</b>
</p>
<p>
Cela a assez souvent été répété en classe de philo : pas de droits sans devoirs. Le fondement d'un Etat de droit suppose des devoirs civiques (vote, élection, impôt, défense...) au-delà du seul devoir d'obéissance auquel se limitent les Etats tyranniques. C'est ce service de l'Etat par ses citoyens qui permet à ceux-ci &quot;d'être l'Etat&quot;, d'assurer un &quot;contrat social&quot;.
</p>
<p>
Pour autant, les critiques habituellement du Contrat Social peuvent être avancées : pour que l'Etat puisse assurer la protection et la garantie des biens de ses citoyens, il doit disposer du «monopole de la violence légitime» (Weber, vous vous souvenez ?) et ainsi que les citoyens renoncent en quelque sorte à toute liberté naturelle à son profit.
</p>
<p>
L'incertitude paraît donc inséparable de l'idée de soumission à un ordre, et au cinéma, c'est souvent la science-fiction qui a représenté les dérives possibles de formes étatiques modernes. Dans <a href="/Films/THX-1138-Director-s-Cut" target="_self">THX 1138</a>, <a href="/Artistes/George-Lucas" target="_self">George Lucas</a> imagine un pouvoir qui contrôlerait les individus non seulement physiquement, mais aussi mentalement. L'anéantissement de la pensée libre : le cauchemar des philosophes qu'il semble donc judicieux de convoquer dans sa copie.
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/222170" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/THX-1138-Director-s-Cut/11601">Opening scene</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/THX-1138-Director-s-Cut">THX 1138 Director's Cut</a><p>
<b>Interprète-t-on à défaut de connaître ?</b>
</p>
<p>
Interprétation/connaissance, sciences explicatives/sciences compréhensives : vous nous suivez ? Le sujet convoque deux termes dont il s'agit de questionner l'opposition et <i>in fine</i> de lier de manière moins évidente. Certaines disciplines, par leur objet même (en gros, les sciences humaines), peuvent difficilement prétendre à une connaissance unique et précise, et doivent souvent recourir à une démarche interprétative. Difficile, dès lors, de distinguer la plus riche, la plus pertinente, cohérente et &quot;vraie&quot; des interprétations.
</p>
<p>
Le sujet suggère ainsi une réflexion sur l'inaccessibilité de certaines connaissances et donc la nécessité de l'interprétation. Attention pour les cinéphiles qui se laisseraient dépasser par leur enthousiasme face au sujet : l'interprétation n'est pas ici à confondre avec celle de l'acteur, on est bien d'accord ! Mais le cinéma reste par excellence l'art pouvant donner matière à réflexion sans fournir de solution clé en main. Il suffit de citer <a href="/Films/Mulholland-Drive" target="_self">Mulholland Drive</a> de <a href="/Artistes/David-Lynch" target="_self">David Lynch</a> pour mettre en avant la noblesse que peut acquérir le mystère d'une oeuvre quand c'est du processus même d'interprétation que vient le plaisir du film.
</p>
 <iframe width="480" height="350" src="http://www.vodkaster.com/embed/426496" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
<h2>Le Bac S</h2>
<p>
<b>Peut-on agir moralement sans s'intéresser à la politique ?</b>
</p>
<p>
L'acte moral est profondément lié l'intention subjective : ma conscience sait que j'agis selon mon devoir, et peu importe le résultat. Pour autant, l'acte personnel est à mettre en perspective avec des principes plus généraux, qui définissent une société. Par exemple, je ne dois pas mentir, mais cela peut avoir des effets catastrophiques en politique de toujours dire la vérité. Car la politique est rapport de force et lutte pour le pouvoir. Elle peut donc être amenée, pour assurer la continuité de l'Etat, à s'opposer aux devoirs moraux - elle le fait souvent de fait, voir les affaires récentes. S'intéresser à la politique, c'est accepter que tous les moyens sont bons, c'est accepter cynisme et immoralité. Il semblerait alors qu'on ne puisse agir moralement que si on se désintéresse de la politique, car les moyens et les fins s'opposent. S'intéresser à la politique serait la ruine de la conscience morale ; ce serait accepter d'avoir &quot;les mains sales &quot; (Sartre). Le récent <a href="/Films/L-Exercice-de-l-Etat" target="_self">Exercice de l'Etat</a> questionne tout du long ces rapports entre principes transcendants et politique comme pratique quotidienne du discours, quitte à maquiller la vérité.
</p>
<iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/672149" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/L-Exercice-de-l-Etat/26486">Obtenir un démenti de Matignon</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/L-Exercice-de-l-Etat">L'Exercice de l'Etat</a> <p>
<b>Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?</b>
</p>
<p>
L'acte de travail, qui constitue fondamentalement la modification de son environnement par l'individu, peut permettre une affirmation de sa propre force physique et donc une prise de conscience de son impact sur le monde alentour. Pour autant, dès lors que l'on s'intéresse à un niveau plus sociopolitique, le travail peut dessiner des fractures au sein de la société, distinguer et hiérarchiser des groupes. Dès lors que l'individu a conscience d'appartenir à l'un de ces groupes, on peut parler de &quot;conscience de classe&quot;, mais une forme d’aliénation au travail (filmée par excellence par <a href="/Artistes/Charles-Chaplin-Jr" target="_self">Chaplin</a> dans <a href="/Films/Les-Temps-modernes" target="_self">Les Temps modernes</a>) rend la question compliquée. Le travail étant au yeux de celui qui l'effectue une nécessité vitale, l'aliénation en lien avec les marchandises et le fétichisme social peut isoler le travailleur des dynamiques sociales plus larges et entraver sa conscience donc son engagement politique (&quot;lutte des classes&quot;). Dans l'un des fleurons du cinéma politique engagé (enragé?) de nos voisins italiens, <a href="/Films/La-Classe-ouvriere-va-au-paradis" target="_self">La Classe ouvrière va au Paradis</a> (Palme d'Or 1971), <a href="/Artistes/Elio-Petri" target="_self">Elio Petri</a> pousse assez loin cette réfexion. Gian Maria Volonte incarne un travailleur à la chaîne d'abord typiquement aliéné par sa tâche et qui, suite à un accident du travail, glisse vers une forme extrémiste et dangereuse d'engagement politique, possible nouvelle aliénation.
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/790062" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/La-Classe-ouvriere-va-au-paradis/34999">Aujourd'hui pour vous le soleil ne brillera pas</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/La-Classe-ouvriere-va-au-paradis">La Classe ouvrière va au paradis</a>]]></description>
		        <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 15:13:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Bac-Philo-2013-corriges-cinema-films-references-cinephiles-3400</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Une bande annonce pour le Loup de Wall Street</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Le prochain film de <a href="/Artistes/Martin-Scorsese" target="_self">Martin Scorsese</a>, <a href="/Films/Le-Loup-de-Wall-Street" target="_self">Le loup de Wall Street</a>, se dévoile en images.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/dicaprio-scorsese/28598179-1-fre-FR/DiCaprio-Scorsese_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
Un nouveau film de <a href="/Artistes/Martin-Scorsese" target="_self">Martin Scorsese</a> est toujours un événement, le réalisateur de <a href="/Films/Casino" target="_self">Casino</a> ou encore de <a href="/Films/Taxi-Driver" target="_self">Taxi Driver</a> bénéficiant d'une telle carrière, surtout quand son nouveau projet réunit : <a href="/Artistes/Leonardo-DiCaprio" target="_self">Leonardo DiCaprio</a>, <a href="/Artistes/Jonah-Hill" target="_self">Jonah Hill</a>, <a href="/Artistes/Matthew-McConaughey" target="_self">Matthew McConaughey</a>, <a href="/Artistes/Jon-Favreau" target="_self">Jon Favreau</a>, <a href="/Artistes/Kyle-Chandler" target="_self">Kyle Chandler</a>, <a href="/Artistes/Rob-Reiner" target="_self">Rob Reiner</a> et notamment <a href="/Artistes/Jean-Dujardin" target="_self">Jean Dujardin</a> ! D'ailleurs l'acteur français n'apparaît pas dans ce premier trailer ! Signe d'un petit rôle pour l'interprète de <a href="/Films/Lucky-Luke2" target="_self">Lucky Luke</a> ? En tout cas la nature de sa participation au <a href="/Films/Le-Loup-de-Wall-Street" target="_self">Loup de Wall Street</a> reste pour le moment secrète.
</p>
<p>
Le film est une adaptation des mémoires de Jordan Belfort, un courtier en bourse qui passa vingt mois en prison pour avoir refusé de participer à une gigantesque arnaque, dévoilant la corruption et l'implication de la pègre qui sévit à Wall Street et au-delà des Etats-Unis.
</p>
<p>
Le Loup de Wall Street marque la cinquième collaboration entre Martin Scorsese et son dernier acteur fétiche en date Leonardo DiCaprio, qui interprétera donc l'histoire vraie de ce requin de la finance, accroc à la drogue, aux femmes et bien sûr à... l'argent ! Après <a href="/Films/Gatsby-le-Magnifique2" target="_self">Gatsby le Magnifique</a>, Leo remet le couvert :
</p>
 <iframe width="480" height="350" src="http://www.vodkaster.com/embed/1015060" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>]]></description>
		        <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 11:06:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Une-bande-annonce-pour-le-Loup-de-Wall-Street-3399</link>
				<enclosure url="http://www.vodkaster.com/var/vodkaster/storage/images/media/images/dicaprio-scorsese/28598179-1-fre-FR/DiCaprio-Scorsese_reference.jpg" length="39104" type="image/jpeg"></enclosure>
		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Une-bande-annonce-pour-le-Loup-de-Wall-Street-3399</guid>
		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>Sofia Coppola : « le bling bling, ce n'est pas trop mon truc... »</title>
		        <description><![CDATA[<p>
La rumeur est vraie, <a href="/Artistes/Sofia-Coppola" target="_self">Sofia Coppola</a> est extrêmement timide en interview. Entre réponses lapidaires et silences gênés, Sofia n'est pas le genre de star américaine surentrainée capable de se laisser aller à une logorrhée de 20 minutes sur son film.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/sofia-coppola-a-cannes-2013/28552654-1-fre-FR/Sofia-Coppola-a-Cannes-2013_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
Habituée mais pas particulièrement blasée, Sofia Coppola nous raconte qu'elle présente là son troisième film à Cannes et se souvient être venue une première fois il y a longtemps <i>« avec mon père, quand j’étais enfant, donc je suis contente d’être de retour. Je pense que ma carrière a commencé à Cannes, je suis toujours heureuse d'y venir. »</i>. Pas certaine d'avoir le temps de voir des films elle se dit très impatiente de voir celui de <a href="/Artistes/Jim-Jarmusch" target="_self">Jim Jarmusch</a>. Manque de bol, <a href="/Films/Only-Lovers-Left-Alive" target="_self">Only Lovers Left Alive</a> ayant été présenté à la fin du festival, elle ne le verra pas...
</p>
<p>
La cinéaste étant particulièrement laconique, le fait de la rencontrer « à plusieurs » en mai dernier sur le toit du Palais des festivals a plutôt été un atout. L'occasion de lui poser en un quart d'heure pas loin d'une cinquantaine de questions pour en savoir plus sur <a href="/Films/The-Bling-Ring" target="_self">The Bling Ring</a> et obtenir le résultat retranscrit ci-dessous : un entretien un peu fuyant et décousu mais finalement assez riche.
</p>
<p>
<b>Comment est venue à l’idée de faire The Bling Ring ?</b>
</p>
<p>
Quand j’ai lu <a href="http://www.vanityfair.com/culture/features/2010/03/billionaire-girls-201003" target="_blank">l’article dans Vanity Fair</a>, je me suis souvenue avoir entendu parler de l'histoire à l'époque, mais je n’y ai vraiment prêté attention qu'en lisant l’article. Je trouvais que l’histoire était folle et intéressante, et plus je me documentais sur cette histoire, plus je trouvais que cela pouvait faire un bon film.
</p>
<p>
<b>Plusieurs séquences ont vraiment été tournées dans la maison de Paris Hilton. Quelle était votre relation avec elle ?</b>
</p>
<p>
C’est la seule vraie maison du film. Moi et une amie, on la connaissait, donc on lui a demandé si elle voulait bien nous aider. Et elle a été très enthousiaste. Elle nous a laissé entrer dans sa maison et fait un caméo. Je lui en suis très reconnaissante car le film paraît authentique. Ça ajoute quelque chose d'intéressant au film.
</p>
<p>
<b>Sa maison est extraordinaire !</b>
</p>
<p>
Oui, ça aurait été dur de recréer ça.
</p>
<p>
<b>Rien n'a été ajouté, c'est vraiment comme ça ?</b>
</p>
<p>
Oui, c’était assez impressionnant à voir... C’était sa maison. Elle nous a montré les vidéos de surveillance des cambrioleurs. C’était excitant d’être vraiment là où l’histoire qui a inspiré le film s’est déroulée.
</p>
<p>
<b>Vous êtes connue pour aimer la mode et il en est beaucoup question dans The Bling Ring. Vous vous reconnaissez dans ce rapport à la mode ?</b>
</p>
<p>
Non, ce n’est pas un aspect de la mode auquel je me sens liée. J’adore la mode, mais là c'est très différent, le style bling bling, ce n'est pas trop mon truc. Mais c’est quelque chose que je peux comprendre. Ça ne m’attire pas, mais je peux comprendre qu’on puisse être attiré. J’ai essayé de donner à tous ces objets des airs de bonbons.
</p>
<p>
<b>C’est votre premier film en numérique. Est ce que vous trouvez que ça change la façon de filmer, et quelle est votre pensée sur le numérique?</b>
</p>
<p>
J’étais impressionnée par la façon dont Harry Savides (ndlr : directeur photo) a rendu le film. Et c’était le bon médium pour filmer car le film tourne autour de l'instant et de l’information. C'était très particulier de suivre le film en train de se faire sur un grand moniteur, je n'avais pas été habituée à ça sur mes autres films. Du coup, ça a tendance à rendre un peu passif, comme si vous regardiez la télé, donc je devais vraiment me forcer à être présente et active sur le plateau, à m'engager avec les acteurs.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/tournage-de-the-bling-ring/28553004-1-fre-FR/Tournage-de-The-Bling-Ring_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
<b>Ce film est différent de vos précédents. Vous partez habituellement d’un point de vue très intime pour ensuite élargir vers quelque chose de plus universel. Mais avec The Bling Ring, c'est le contraire : on part d'une vision du monde, d'une generation, puis le film devient de plus en plus intime et finit sur les personnages. Est ce que c’était quelque chose de spécifique au thème du film ou est ce que c’est une direction que prend votre cinéma ?</b>
</p>
<p>
Non, je pense que dans ce cas c'était vraiment le plus approprié pour le sujet. Je ne pensais pas vraiment à ça, mais je voulais avoir le point de vue des personnages pour montrer en quoi ce qu'ils font est séduisant...
</p>
<p>
<b>A votre avis, est ce que le film a un personnage principal ?</b>
</p>
<p>
C’est vraiment un groupe, mais si je devais en choisir un, celui que j'apprécie le plus est Marc, le personnage d’Israel [Broussard], parce que je trouve que c’est le personnage le plus sympathique, et j’en avais besoin d’un vraiment sympathique pour que le spectateur puisse se sentir lié à l’histoire. Mais c’est un groupe. Le personnage d’Emma [Watson] et de Katie [Chang], Rebecca, sont les leaders du Ring. C’est un groupe, mais si je dois en choisir un, ça serait le garçon, Marc.
</p>
<p>
<b>Pourquoi avez-vous choisi Emma Watson ?</b>
</p>
<p>
C’était la meilleure. Elle avait une idée assez juste du rôle, et en même temps elle est différente de son personnage. Elle est intelligente, et on ne s'attend pas à la voir en bad girl.
</p>
<p>
<b>Le fait d’avoir casté Emma Watson peut faire penser à <a href="/Films/Spring-Breakers" target="_self">Spring Breakers</a> d’Harmony Korine, parce qu’il a aussi casté des jeunes filles célèbres chez les ados dans des rôles de bad girls... </b>
</p>
<p>
Je n’ai pas vu le film. Mais son approche fait plus penser à celle d'un film d'exploitation, alors que dans mon cas, je cherchais simplement à voir Emma dans son personnage sans me dire <i>«Oh ! Voilà Emma Watson en bikini !»</i>.
</p>
<p>
<b>Les réseaux sociaux sont au coeur du film, puisqu’ils partagent leurs aventures avec le groupe. Quel est votre relation avec les réseaux sociaux ?</b>
</p>
<p>
Je n’ai pas vraiment de relation avec les réseaux sociaux. Je ne m’en sers pas. Je devais demander aux jeunes parce que je ne suis pas sur Facebook. C’est une partie de l’histoire que je voulais comprendre. En fait, ça m’est assez étranger, je suis complètement en dehors de tout ça.
</p>
<p>
<b>Quel est votre opinion sur le fait que des stars soient proches de leurs fans ?</b>
</p>
<p>
Il n’y a en effet plus beaucoup de vie privée, et si ces jeunes allaient dans les maisons de ces gens c'est aussi parce qu’ils connaissaient tellement de choses sur eux, qu'ils avaient l’impression de les connaître. Certains tweetent ce qu’ils mangent au petit déjeuner, donc il n’y a plus de limite comme avant. C’est assez troublant pour ces jeunes.
</p>
<p>
<b>Est ce que votre film est un mise en garde sur la société ?</b>
</p>
<p>
Non, je n’essaye pas de mettre en garde, j’essaye juste de montrer une histoire, c'est ensuite au public de décider ce qu’il doit en penser. 
</p>
<p>
<b>Vous avez utilisé différents régimes d'image dans le film (caméra de sécurité, vidéos du web, émissions de TV...). C’est assez nouveau dans votre cinématographie. Est-ce qu’il y avait une raison particulière à cela ?</b>
</p>
<p>
Je trouvais que ça servait bien l’histoire. Quand je faisais des recherches, j’ai regardé les vidéos de surveillance et les vidéos que les jeunes postaient sur Facebook. Et tous ces éléments sont vraiment utiles pour raconter cette histoire.
</p>
<p>
<b>Dans le film, les cambrioleurs se mettent en danger à cause d’Internet. Ils trouvent les adresses des stars facilement sur Google. Leur «folie» vient de là, de la facilité à accéder à l'information ?</b>
</p>
<p>
C’est aussi en partie à cause de la télé-réalité. Quand j’avais leur âge, on n’avait pas tout ça, donc ça doit les affecter. Mais bien évidemment, il y a cette notion de surcharge d'informations. Je suis curieuse de voir ce qui va se passer... si ça va exploser un jour. Je ne sais pas. 
</p>
<p>
<b>Avez-vous rencontré les cambrioleurs ?</b>
</p>
<p>
J’ai rencontré deux d’entre eux. C’était intéressant de les rencontrer. J’ai pu avoir des détails. Un garçon m’a expliqué qu’une des filles voulait vraiment voler le chien de Paris Hilton. Et les détails qu’ils m’ont donné étaient intéressants. 
</p>
<p>
<b>Le film est une fiction, mais une fiction basée sur des faits réels. Quelle partie du film relève vraiment de la fiction ?</b>
</p>
<p>
Une grande partie du film est tirée de faits réels, et pas mal de dialogues sont des choses que les personnages ont vraiment dit. J’en ai fait un film, donc j’ai pris des libertés... mais beaucoup vient de la réalité. 
</p>
<p>
<b><a href="/Artistes/Leslie-Mann" target="_self">Leslie Mann</a> est un personnage intéressant dans le film. Elle apporte au film un côté comique intéressant. Est-ce que vous pensez faire un jour une vraie comédie ?</b>
</p>
<p>
Une vraie comédie ? Ce serait sympa à faire, oui... mais ce n’est pas dans mes plans. J’aime beaucoup les comédies et les acteurs comiques, donc ça serait amusant de travailler avec eux. 
</p>
<p>
<b>Pourquoi avoir pensé à elle ?</b>
</p>
<p>
Elle a beaucoup de talent. J’ai adoré son personnage dans <a href="/Films/En-cloque-mode-d-emploi" target="_self">En cloque, mode d'emploi</a>. Donc je savais qu’elle pouvait jouer le personnage et apporter quelque chose de sincère. Mais je ne voulais pas que ça ait trop l'air d'une blague, même s’il y avait beaucoup d’humour. J’ai regardé la télé-réalité avec la vraie famille, c’est comme ça que j’ai eu l’idée. Je trouvais que la mère était un modèle exemplaire, et mignonne, donc il y avait de l’humour à en tirer, d'une manière sincère. 
</p>
<p>
<b>Dans votre filmographie, il y a scission entre votre troisième film et celui-ci, parce que tout est en mouvement, c’est très punchy, peut-être à cause de la bande son. Est ce que vous comptez aller dans cette direction pour votre prochain film ? Ou retourner vers un genre qui ressemble plus à votre style ?</b>
</p>
<p>
Pour moi, c’était un film différent notamment parce qu'on a affaire à des criminels, donc j’ai essayé de le faire dans mon propre style. Mais mes précédents films étaient lents et minimalistes donc j’avais envie de faire quelque chose de plus rapide, avec beaucoup plus d’énergie. J’ai l’impression qu’à chaque fois que je réalise un film, c’est en réaction au film précédent. Mais je sais pas encore comment sera le prochain. 
</p>
<p>
Je pense que c’est bien de changer après avoir passé quelques années à faire le même style. Je suis toujours dans l’envie de changer. Je me fatigue.
</p>
<p>
<b>Quand on compare le film à l'article qui l'a inspiré, on remarque que vous avez mixé certains personnages. Pourquoi ?</b>
</p>
<p>
Quand vous avez plusieurs personnages, vous devez combiner certains d’entre eux pour en faire vos propres personnages. Le personnage de Chloe, la fille blonde, était inspiré d’une seule personne, mais elle est en même temps une combinaison d’autres.
</p>
<p>
<b>Si vous étiez cambriolés par ces adolescents et que vous pouviez leur parler, que leur diriez-vous?</b>
</p>
<p>
En fait on m'a déjà cambriolé !
</p>
<p>
<b>Vraiment ? Aux Etats-Unis ou en France ?</b>
</p>
<p>
A Paris. Mais je n’ai pas rencontré mes cambrioleurs. Mais je ne sais pas ce que je leur dirais, je vais devoir y réfléchir. 
</p>
<p>
<b>Vous n'avez pas peur que votre film suscite des vocations ?</b>
</p>
<p>
Je pense que la fin est plutôt dissuasive. Au début, ces jeunes gens s'amusent beaucoup et avec une certaine arrogance. Mais c'est voulu, le spectateur aussi doit sentir ce plaisir là. Mais à la fin on s'aperçoit que ce qu'ils font n'est pas une si bonne idée.
</p>
<p>
<b>D'une certaine manière, le film est à l'image de Lindsay Lohan. Le côté dramatique du film se rapproche beaucoup de sa vie personnelle. Est ce que vous avez lu des articles sur elle, est ce que vous la connaissez ?</b>
</p>
<p>
Je ne la connais pas. Mais on a tous cette image d’elle allant au tribunal en robe blanche. Et je me rappelle avoir vu des photos d’elle en travaillant sur le film, et cela semblait se lier assez bien à l’histoire du film. Mais je ne la connais pas vraiment. 
</p>
<p>
<b>Est ce qu’il y a d’autres personnalités d’Hollywood que vous aviez en tête en faisant ce film ? Paris Hilton apparemment...</b>
</p>
<p>
Non, je pensais plus aux jeunes et la relation qu’ils avaient avec ces personnes qu’ils admiraient. Mais bien sûr, il y a ce parallèle avec Lindsay Lohan qui a été arrêtée en même temps qu’eux.
</p>
<p>
<b>Comment avez-vous préparé les acteurs à leurs personnages ?</b>
</p>
<p>
Le plus important était qu’ils se sentent comme dans un groupe d’amis, donc ils ont passé du temps ensemble avant de commencer le tournage, et je les ai fait venir à des répétitions. Israel devait porter des chaussures de filles, ce genre de choses. Mais c’était plutôt pour qu'ils passent du temps ensemble et essayer de les amener au même état d’esprit que leurs personnages. Parce qu’ils sont bien évidemment différents d’eux. Je leur ai aussi montré des films qui montrent le cambriolage comme quelque chose de glamour. 
</p>
<p>
<b>Il y a un phénomène qui touche cette génération, on appelle ça le YOLO... </b>
</p>
<p>
Quoi ? YOLO ? Comme You Only Live Once <i>(NDLR : On ne vit qu’une fois)</i> ?
</p>
<p>
<b>C’est une sorte de Carpe Diem 2.0... </b>
</p>
<p>
Oui oui oui ! Je vois très bien. Je pensais que c’était seulement un truc de LA. 
</p>
<p>
<b>Ça c’est répandu via Internet. Pensez-vous qu’il y ait quelque chose de spécifique à propos cette génération dans son rapport à la vie et à la réalité ? </b>
</p>
<p>
Je pense qu’Internet a un impact, c'est certain. Mais je ne sais pas trop... 
</p>
<p>
<b>Peut-être que ce n’est pas seulement Internet, mais aussi une façon de vivre sa jeunesse, le film le montre assez bien. </b>
</p>
<p>
Oui, il y a clairement un certain courage... une confiance en soi un peu désespérée qui semble liée à cette génération.
</p>
<p>
<b>Est-ce que vous avez une idée pour votre prochain projet ?</b>
</p>
<p>
Non, je viens juste de finir celui-ci, donc je vais faire une pause.
</p>
<p>
<i>Photo : © David Honnorat</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 19:17:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Sofia-Coppola-Interview-3398</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Sofia-Coppola-Interview-3398</guid>
		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Le nouveau trailer de The Hobbit : tout ce que vous n'aviez pas forcément remarqué</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Hier en fin de journée, le trailer du deuxième volet de la saga <i>The Hobbit </i>(<a href="/Films/Le-Hobbit-la-Desolation-de-Smaug" target="_self">Le Hobbit : la Désolation de Smaug</a>) a été dévoilé. Au programme, des elfes, des elfes et encore des elfes, et accessoirement un dragon.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/original2/28549471-1-fre-FR/original_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
Le trailer de deux minutes est assez généreux, on y voit <a href="/Artistes/Orlando-Bloom" target="_self">Orlando Bloom</a> en Legolas, <a href="/Artistes/Evangeline-Lilly" target="_self">Evangeline Lily</a> en Tauriel, <a href="/Artistes/Luke-Evans" target="_self">Luke Evans</a> en Bard (l'Archer), et bien sûr (au grand dam de certains), le dragon Smaug lors des toutes dernières secondes. Le gros méchant de l’histoire est interprété par <a href="/Artistes/Benedict-Cumberbatch" target="_self">Benedict Cumberbatch</a> grâce à la motion capture, il en est la voix et le visage. Malheureusement, si on voit bien la tête de la créature s’approcher dangereusement de Bilbo (<a href="/Artistes/Martin-Freeman" target="_self">Martin Freeman</a>), il reste plus muet qu’une carpe. On attend donc avec impatience le moment où la voix de l'acteur résonnera dans Erebor en hurlant «<i>REVENGE ! RENVENGE !»</i>.
</p>
<p>
Les internautes n'ont pas attendu longtemps pour divaguer sur ce fabuleux trailer, voici quelques unes des meilleures (fausses) informations que nous avons pu recueillir :
</p>

<ul>

<li>Les sourcils de <a href="/Artistes/Lee-Pace" target="_self">Lee Pace</a> (l’elfe Thranduil) auront une <a href="http://www.reddit.com/r/movies/comments/1g4q62/the_hobbit_the_desolation_of_smaug_trailer/cagtk4c" target="_blank">mention séparée</a> au générique,</li>

<li>Smaug n’est pas fait d’images de synthèse, <a href="/Artistes/Benedict-Cumberbatch" target="_self">Benedict Cumberbatch</a> a simplement <a href="http://www.reddit.com/r/movies/comments/1g4q62/the_hobbit_the_desolation_of_smaug_trailer/cagt8l2" target="_blank">ce talent là</a> (les dragons existent, quoi que l’on en dise),</li>

<li>Les yeux de Legolas vont plutôt bien, pas d'inquiétude, il est simplement possédé par Will Turner qui pensait revenir sur le tournage de <i>Pirates des Caraïbes 5</i>,</li>

<li>Le lancer de nains est un véritable sport (plus ou moins interdit), en Terre du Milieu on sublime cet art en les mettant dans des tonneaux,</li>

<li>La montagne qui apparaît au début du trailer est celle de Paramount Pictures,</li>

<li>Le budget poils (barbes et moustaches) de la trilogie de <i>The Hobbit</i> est le plus élevé de l’histoire du cinéma depuis le premier film de <a href="/Films/La-Planete-des-singes2" target="_self">La Planète des Singes</a> en 1968,</li>

<li>Au-delà de 48 images par seconde, Sir <a href="/Artistes/Ian-McKellen" target="_self">Ian McKellen</a> joue tous les personnages, puisqu’il est Dieu <i>(&quot;One Gandalf to rule them all </i>&quot;).</li>

</ul>
<div class="separator">&nbsp;</div> <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/1010482" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p>
Le deuxième film suivra les aventures de la joyeuse compagnie dans leur quête pour reconquérir Erebor et récupérer l'or gardé par le dragon Smaug. <a href="/Films/Le-Hobbit-la-Desolation-de-Smaug" target="_self">Le Hobbit : la Désolation de Smaug</a> sortira le 13 décembre 2013.
</p>
<p>
<i>Sources : <a href="http://www.hollywoodreporter.com/heat-vision/hobbit-desolation-smaug-first-trailer-566207" target="_blank">The Hollywood Reporter</a></i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 14:46:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/trailer-The-Hobbit-Desolation-de-Smaug-3396</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/trailer-The-Hobbit-Desolation-de-Smaug-3396</guid>
		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>BO : The Bling Ring, toute la musique du film</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i>Les films de <a href="/Artistes/Sofia-Coppola" target="_self">Sofia Coppola</a> sont des jukebox à eux tous seuls, et <a href="/Films/The-Bling-Ring" target="_self">The Bling Ring</a> n'est pas là pour déroger à la règle. A l'occasion de la sortie du film cette semaine en salles, Vodkaster vous permet de découvrir sa BO entraînante.</i>
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/the-bling-ring3/28548966-1-fre-FR/the-bling-ring_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Taissa Farmiga, Israel Broussard, Emma Watson, Katie Chang, Claire Julien
</p>
	</div>
<p>
La BO d'un film de Sofia Coppola est toujours aussi attendue que le film lui-même. La musique est si importante pour la réalisatrice qu'elle affirme avoir déjà des idées de chansons lorsqu'elle écrit le scénario du film. Cependant, si la réalisatrice nous avait habitué à des musiques plus bucoliques et pop-rock dans ses précédents films, la BO de <i>The Bling Ring</i> se tourne cette fois-ci vers des sonorités hip-hop et électro pour mieux coller à ses personnages. Bien ancrés dans le style bling bling, ces derniers ne sont en effet pas du genre à s'alanguir sur la musique de Air, mais plutôt à secouer la tête sur Kanye West, M.I.A et Lil'Wayne. On retrouve quand même, sans trop de surprise, Phoenix, dont le chanteur Thomas Mars est marié à la réalisatrice.
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/961250" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/The-Bling-Ring/48803">Séance de Pole Dance</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/The-Bling-Ring">The Bling Ring</a><p>
Sofia Coppola a été assistée de Brian Reitzell pour l'aider à élaborer la musique de ce film. Ce dernier avait par ailleurs déjà travaillé avec la réalisatrice sur <a href="/Films/Virgin-suicides" target="_self">Virgin Suicides</a>, <a href="/Films/Lost-in-Translation" target="_self">Lost in Translation</a> et <a href="/Films/Marie-Antoinette" target="_self">Marie Antoinette</a>. La musique contraste par ailleurs avec ces précédents films, empreints d'une certaine lenteur. Cette fois-ci, elle nous entraîne dans la folie douce de ces jeunes cambrioleurs. Tiré d'une histoire vraie, le film suit les aventures de cinq ados qui décident de dévaliser les maisons de leurs célébrités préférées. <a href="/Artistes/Paris-Hilton" target="_self">Paris Hilton</a>, <a href="/Artistes/Lindsay-Lohan" target="_self">Lindsay Lohan</a>, <a href="/Artistes/Orlando-Bloom" target="_self">Orlando Bloom</a>, <a href="/Artistes/Rachel-Bilson" target="_self">Rachel Bilson</a>... Nombre de stars souffriront des frasques de ces jeunes qui se rêvaient à vivre le même style de vie.
</p>
<p>
Ainsi, Crown On The Ground de Sleigh Bells colle à merveille avec le générique de début et le découpage d'une séquence en voiture dans les rues de Los Angeles donne un nouvel éclairage à All Of The Lights de Kanye West... 
</p>
<p>
Le film a été présenté en Ouverture d'<a href="/Listes-de-films/Cannes-2013-Un-Certain-Regard" target="_self">Un certain regard</a> lors du festival de Cannes et sort aujourd'hui (12 juin) sur nos écrans, mais vous pouvez d'ores et déjà découvrir la BO quasi-complète que nous avons pu reconstituer sur Spotify : 
</p>
 <iframe src="https://embed.spotify.com/?uri=spotify:user:vodkaster:playlist:0kHuC60hVfRGawTdLOBcsD" width="480" height="80" frameborder="0" allowtransparency="true"></iframe>
<ol>

<li>Sleigh Bells – Crown On The Ground</li>

<li>Rye Rye – Sunshine</li>

<li>Azealia Banks – 212</li>

<li>Oneohtrix Point Never – Ouroboros</li>

<li>2 Chainz – Money Machine</li>

<li>M.I.A. – Bad Girls</li>

<li>Kanye West – All Of The Lights</li>

<li>Reema Major – Gucci Bag</li>

<li>Can – Halleluwah</li>

<li>Kanye West – POWER</li>

<li>Phoenix – Bankrupt!</li>

<li>Frank Ocean – Super Rich Kids</li>

<li>Big K.R.I.T. – Live From The Underground</li>

<li>Sammy Adams – Big Lights</li>

<li>Insane Clown Posse – Cotton Candy</li>

<li>DJ Storm and Lil Wayne – Drop It Low feat Ester Dean</li>

</ol>
<p>
<img src="http://www.vdkimg.com/vodkaster/images/buttons/browse_right_on.png"/>&nbsp;&nbsp; <a href="http://open.spotify.com/user/vodkaster/playlist/0kHuC60hVfRGawTdLOBcsD" target="_blank">La musique de The Bling Ring BO sur Spotify</a>
</p>
<p>
<i>Image © Pathé</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 13:17:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/BO-The-Bling-Ring-3394</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/BO-The-Bling-Ring-3394</guid>
		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Michael Bay développe une adaptation du jeu Ghost Recon</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Tandis que l'on attend en France son <a href="/Films/No-Pain-No-Gain" target="_self">No Pain no Gain</a> (sortie le 28 août), <a href="/Artistes/Michael-Bay" target="_self">Michael Bay</a> a accepté de développer l'adaptation de Ghost Recon, la série de jeux vidéo d'Ubisoft pour en faire une nouvelle franchise Warner et éventuellement réaliser le premier film lui-même.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/michael-bay-mark-wahlberg/28549089-1-fre-FR/Michael-Bay-Mark-Wahlberg_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Michael Bay sur le tournage de No Pain no Gain, avec Mark Wahlberg qui jouera également dans Transformers 4
</p>
	</div>
<p>
Le jeu &quot;<i>Ghost Recon</i>&quot; suit une unité fictive des Forces Spéciales de l'armée américaine qui opère essentiellement dans la garde privée du Président, mettant à profit les dernières technologies pour s'infiltrer et abattre des menaces de par le monde sans laisser de traces.
</p>
<p>
La direction d'Ubisoft Motion Pictures, la branche cinématographique du géant du jeu vidéo, a déclaré vouloir travailler avec Bay « <i>car il est le maître du film d'action »</i>. Avec <a href="/Films/Transformers-4" target="_self">Transformers 4</a> en cours de tournage pour une sortie à l'été 2014, Bay ne semble donc pas prêt d'amoindrir la dimension explosive de son cinéma.
</p>
<p>
De plus, les franchises semblent lui réussir. Des rumeurs continuent également de circuler au sujet d'un <i>Bad Boys 3</i>, <a href="/Artistes/Will-Smith" target="_self">Will Smith</a> et <a href="/Artistes/Martin-Lawrence" target="_self">Martin Lawrence</a> s'étant déclarés prêts à rempiler. Reste à savoir au service de quoi Bay décidera de placer son savoir-faire pyrotechnique...
</p>
<p>
<i>Source : <a href="http://variety.com/2013/film/games/michael-bay-to-develop-ubisofts-ghost-recon-film-at-warner-bros-exclusive-1200491557/" target="_blank">Variety</a> | Image : Paramount Pictures France</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 11:55:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Michael-Bay-Ghost-Recon-3395</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Michael-Bay-Ghost-Recon-3395</guid>
		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Leonardo DiCaprio en Raspoutine</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<a href="/Artistes/Jason-Dean-Hall" target="_self">Jason Hall</a>, nouveau scénariste en vogue à Hollywood, s'apprête à écrire une nouvelle adaptation de l'histoire du célèbre conseiller des Romanov avec <a href="/Artistes/Leonardo-DiCaprio" target="_self">Leonardo DiCaprio</a> en tête d'affiche.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/dicaprio-mechant/28530401-1-fre-FR/DiCaprio-mechant_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
DiCaprio tenait déjà un rôle de bad guy dans Django unchained
</p>
	</div>
<p>
Après son adaptation d'<a href="/Films/American-Sniper" target="_self">American Sniper</a> qui a attiré <a href="/Artistes/Bradley-Cooper" target="_self">Bradley Cooper</a> comme star et producteur et <a href="/Artistes/David-O-Russell" target="_self">David O. Russell</a> puis finalement <a href="/Artistes/Steven-Spielberg" target="_self">Steven Spielberg</a> comme réalisateur, Jason Hall poursuit son ascension de scénariste avec ce nouveau pitch qui fait déjà beaucoup parler de lui à Hollywood.
</p>
<p>
Il sera donc question d'une partie de la vie de Grigori Rasputine, conseiller de la famille impériale russe des Romanov au début du XXe siècle. D'abord appelé comme médecin au chevet du fils unique du Tsar Nicolas II, Alexis, celui que d'aucuns considéraient comme un &quot;charlatan religieux débauché&quot; gagna en influence sur la famille impériale. Lui-même victime de nombreux complots jusqu'à son assassinat en 1918, sa représentation hollywoodienne la plus connue à ce jour est en grand méchant du dessin-animé <a href="/Films/Anastasia" target="_self">Anastasia</a>.
</p>
<p>
Mais le script se pencherait apparemment sur des aspects moins polémiques de la vie de Rasputin : son voyage long de douze ans à travers l'Europe et l'importance dans sa vie de la perte prématurée d'un frère jumeau. De quoi fournir un nouveau rôle imposant à DiCaprio, devenu un acteur suprême du dérèglement sur lequel <a href="/actu-cine/portrait-Leonardo-DiCaprio-Gatsby-Inception-Shutter-Island-3350" target="_self">on revenait longuement</a>.
</p>
<p>
Le projet, que la star produira, n'en est qu'à l'état d'ébauche et ne devrait pas aboutir à un tournage dans l'immédiat. L'acteur a en effet annoncé qu'il prendrait une année ou deux de pause après avoir enchaîné les tournages de <a href="/Films/Gatsby-le-Magnifique2" target="_self">Gatsby le Magnifique</a>, <a href="/Films/Django-Unchained" target="_self">Django unchained</a> et <i>The Wolf of Wall Street</i> de Martin Scorsese, qui sortira au Etats-Unis à la fin de l'année, en marche vers les Oscars 2014.
</p>
<p>
<i>Source : <a href="http://collider.com/leonardo-dicaprio-rasputin/" target="_blank">Collider</a></i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 17:26:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Leonardo-DiCaprio-Raspoutine-Jason-Hall-3392</link>
				<enclosure url="http://www.vodkaster.com/var/vodkaster/storage/images/media/images/dicaprio-mechant/28530401-1-fre-FR/DiCaprio-mechant_reference.jpg" length="62461" type="image/jpeg"></enclosure>
		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Leonardo-DiCaprio-Raspoutine-Jason-Hall-3392</guid>
		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>L'affiche de L'Inconnu du Lac retirée par la mairie de Saint-Cloud</title>
		        <description><![CDATA[<p>
L'affiche du film <a href="/Films/L-Inconnu-du-lac" target="_self">L'Inconnu du Lac</a> d'<a href="/Artistes/Alain-Guiraudie" target="_self">Alain Guiraudie</a> aurait été retirée par la mairie de Saint-Cloud. La sortie du film est prévue pour ce mercredi 12 juin.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/linconnu-du-lac-affiche/28530213-1-fre-FR/Linconnu-du-lac-affiche_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
A première vue, cette belle affiche au Crayola ne semble pourtant pas très choquante. Pour tenter d'en savoir plus, nous avons contacté la mairie de Saint-Cloud qui n'a pour le moment pas souhaité nous répondre. <b>Mise à jour du 10 juin à 17h34 :</b> <a href="http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/06/10/baiser-gay-choque-versailles-saint-cloud-laffiche-film-retiree-243171" target="_blank">Nos confrères de Rue89</a> ont finalement obtenu des précisions. D'après Decaux, les affiches on été retirées <i>«à la demande des municipalités de Saint-Cloud et Versailles»</i>. Les municipalités en question restent quant à elles évasives. A Versailles, la direction de la communication dément d'ailleurs avoir demandé le retrait des affiches, mais dit : <i>«comprendre que l’affiche puisse choquer un public qui se retrouve désarmé face à des affiches qui abordent la sexualité dans la rue»</i>.
</p>
<p>
Tentons donc d'imaginer ce qui aurait pu poser problème à une mairie UMP certainement échaudée par les récents débats autour du mariage pour tous. Une quinzaine d'habitants de la ville se seraient plaints du caractère trop suggestif de l'affiche. Notons qu'on voit effectivement au premier plan deux hommes s'embrasser (un jeune blond et un moustachu), mais on doute que ce prétexte puisse sérieusement suffire au retrait de l'affiche ; il s'agirait dans ce cas d'un acte d'homophobie caractérisée.
</p>
<p>
Il faut donc faire travailler notre sens de l'observation, comme notre imagination, pour découvrir dans cette création colorée le détail qui pourrait chatouiller de bons moralistes soucieux pour leurs enfants. Si l'on s'attarde légèrement sur ce qui se passe en arrière plan, on peut voir quelques badauds, plus ou moins vêtus (mais cela reste terriblement obscur par l'habile coup du crayon), un baigneur, un paysage, bon. Reste alors la scène, recadrée ci-dessous qui, avec un peu de bonne volonté, peut effectivement évoquer un acte sexuel.
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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/zoom-detail-l-inconnu-du-lac-pipe/28530496-1-fre-FR/Zoom-detail-L-Inconnu-du-Lac-pipe_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Ceci n'est pas une pipe.
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	</div>
<p>
Et, comme quoi tout est lié, voilà qui nous renvoie à la censure célèbre d'une autre pipe. Censure qui, à l'époque, <a href="http://www.lefigaro.fr/culture/2009/04/16/03004-20090416ARTWWW00570-jacques-tati-prive-de-sa-pipe.php" target="_blank">avait choqué jusqu'au Figaro</a>.
</p>
<p>
Le distributeur du film, Les Films du Losange, a interpellé ses followers d'un tweet aujourd'hui :
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 <blockquote class="twitter-tweet"><p>Ce matin, la mairie de St Cloud a fait retirer les affiches de L'Inconnu du lac ! Ce serait pas un tout petit peu de la censure abusive, ça?</p>&mdash; films_dulosange (@films_dulosange) <a href="https://twitter.com/films_dulosange/status/344053098999861248">June 10, 2013</a></blockquote>
<script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><p>
Pour autant, Les Films du Losange (contactés par téléphone) disent ne pas en savoir beaucoup plus sur l'affaire pour le moment.
</p>
<p>
<b>Mise à jour du 11 juin à 17h04 :</b> Dans un communiqué <a href="http://www.culturecommunication.gouv.fr/Espace-Presse/Communiques/Reaction-d-Aurelie-Filippetti-ministre-de-la-Culture-et-de-la-Communication-suite-au-retrait-des-affiches-du-film-L-inconnu-du-lac-a-Versailles-et-Saint-Cloud" target="_blank">publié ce jour</a>, la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a vivement réagit sur le retrait des affiches du film, dénonçant <i>« </i><i>un acte de censure qui porte atteinte à la liberté de communication et d’expression »</i>. Selon elle, l'affiche <i>« </i><i>ne présente pas les risques pour l’ordre public qui pourraient justifier des mesures de restrictions par les autorités compétentes. »</i>.
</p>
<p>
<b>Mise à jour du 12 juin à 14h18</b> : Eric Berdoati, maire de Saint-Cloud et élu UMP, justifie son choix dans un communiqué publié aujourd'hui. Mr le maire explique : <i>«</i> <i>Il ne s'agit pas de censurer une oeuvre cinématographique, ni d'homophobie, mais bien de chercher à calmer les uns et les autres après tant de mois d'affrontements et de heurts </i><i>» </i>faisant référence au vote concernant le mariage pour tous.
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 16:45:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/L-Inconnu-du-Lac-censure-Saint-Cloud-3390</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Tom Hardy chez Takashi Miike ?</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<a href="/Artistes/Tom-Hardy" target="_self">Tom Hardy</a> va tenir le rôle titre dans <a href="/Films/The-Outsider2" target="_self">The Outsider</a>, qui devrait être réalisé par <a href="/Artistes/Takashi-Miike" target="_self">Takashi Miike</a>.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/tom-hardy3/28527728-1-fre-FR/Tom-Hardy_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
Nous avions eu écho en novembre dernier de la possibilité de voir <a href="/Artistes/Tom-Hardy" target="_self">Tom Hardy</a> interpréter le premier rôle du film <a href="/Films/The-Outsider2" target="_self">The Outsider</a>, c'est maintenant chose certaine. La nouveauté vient du fait que <a href="/Artistes/Takashi-Miike" target="_self">Takashi Miike</a> pourrait réaliser le projet, qui constituerait son premier métrage en langue anglaise.
</p>
<p>
Basé sur une histoire de John Linson et un scénario d'<a href="/Artistes/Andrew-Baldwin" target="_self">Andrew Baldwin</a>, The Outsider sera produit par le puissant <a href="/Artistes/Joel-Silver" target="_self">Joel Silver</a> et sa société <i>Silver Pictures</i>. Le film, initialement financé par <i>Warner Bros.</i>, sera finalement un film indépendant. Il prendra place dans un Japon post-Seconde Guerre mondiale, et sera centré sur la vie d'un ancien G.I américain rejoignant les Yakuzas. Un rôle moins étonnant pour Tom Hardy que <a href="/actu-cine/Tom-Hardy-Elton-John-biopic-3364" target="_self">les rumeurs qui l'associent au biopic d'Elton John</a>. Selon nos confrères de <i>Deadline</i>, The Outsider sera tourné au Japon dés le début de l'année prochaine.
</p>
<p>
Pour rappel, Miike était cette année en <a href="/Listes-de-films/Cannes-2013-Competition-officielle" target="_self">compétition officielle du festival de Cannes</a> avec <a href="/Films/Wara-No-Tate" target="_self">Shield of Straw</a> (Wara No Tate) qui n'a pas, pour l'heure, de distributeur français :
</p>
 <iframe width="480" height="350" src="http://www.vodkaster.com/embed/984995" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> <p>
<i>Source : <a href="http://collider.com/tom-hardy-the-outsider/" target="_blank">Collider</a></i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 13:20:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Tom-Hardy-Takashi-Miike-The-Outsider-3387</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Google peut prédire le box-office à 94%</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Toute votre vie virtuelle passe par Google. À chaque recherche, à chaque clic, tout est répertorié, classé, collecté. Il n’y a pas si longtemps, le groupe était <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/google-facebook-accuses-d-espionner-pour-obama_1255495.html" target="_blank">accusé d’espionnage pour le Président des États-Unis d’Amérique</a>. Google est donc votre meilleur ami, une ami qui selon certains fleure bon la pensée totalitaire. Ce dernier vous connaît si bien. Outre <a href="http://static.fjcdn.com/pictures/Proof_43ee11_2504340.jpg" target="_blank">la théorie du complot</a>, la fin du monde et l'invasion extraterrestre, il semblerait que le géant de l’Internet soit aussi capable de prédire le box-office.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/google/28528212-1-fre-FR/google_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
Google vient de publier une étude dans laquelle il est révélé que par l’analyse des recherches Google pour des bandes-annonces, il est possible de prédire un box-office potentiel pour n’importe quel film, et cela avec une précision s'élevant à 94%. Mais <a href="http://www.google.com/think/research-studies/quantifying-movie-magic.html" target="_blank">la publication de onze pages</a> intitulée &quot;Quantifying Movie Magic with Google Search&quot; dévoile bien plus, elle explique comment la société rentabilise vos données pour Hollywood (pour dominer le monde).
</p>
<p>
Selon <a href="http://www.hollywoodreporter.com/news/google-unveils-model-predict-box-563660" target="_blank">The Hollywood Reporter</a>, <i>«Google n’a pas encore dit ce qu’il comptait faire avec ces nouvelles techniques de prédiction, des initiés disent que cela peut servir aux studios pour améliorer le marketing des films. Google n’a pour l’instant aucune intention de vendre ses données, simplement de les partager avec les clients.»</i>. 
</p>
<p>
Les informations qui suivent proviennent toutes du blog Google <a href="http://adwords.blogspot.fr/2013/06/quantifying-movie-magic-with-google.html" target="_blank">AdWords,</a> leur blog dédié aux informations au sujet de sa régie publicitaire :
</p>

<ul>

<li>Prendre la décision de voir un film dépend énormément du processus de recherche. En moyenne, les cinéphiles consultent treize sources différentes avant de prendre une décision. La recherche est de plus en plus poussée et conséquente. On note une augmentation de 56% concernant la recherche Google spécifique aux films entre 2011 et 2012. </li>

</ul>

<ul>

<li>Les recherches relatives aux bandes-annonces se font majoritairement sur les quatre semaines précédant la sortie du film et permettent une prédiction très fiable de ce que pourra être le futur box-office. Plus la sortie approche, plus la quantité de recherches augmente. Finalement, sur ces quatre semaines, si l’on réunit les recherches Google avec l’état de la franchise et la saison de sortie, on parvient à prédire le box-office d’ouverture avec une précision allant jusqu’à 94%.</li>

</ul>

<ul>

<li>Les prédictions concernant la semaine de sortie montrent qu’il y a corrélation entre quantité de recherches effectuées/nombre de « paid clics » (les pubs) et le revenu du box-office. Dans les sept jours précédant la sortie du film, si ce dernier reçoit 250 000 requêtes de plus qu’un film similaire, il a de grandes chances d’atteindre 4,3 millions de dollars de plus lors de son week-end de sortie. Si l’on additionne aux requêtes la quantité de « paid clics » en admettant que le film ait 20 000 clics de plus qu’un film similaire, alors on attend quelque chose de l’ordre de 7,5 millions de dollars de plus lors de son week-end de sortie.</li>

</ul>

<ul>

<li>Les spectateurs de cinéma recherchent différemment lorsqu’il s’agit de grosses sorties. Durant les semaines creuses de box-office, cela concerne des recherches plus généralistes (comme &quot;nouveau film&quot; ou &quot;billets de cinéma&quot;) alors que durant la semaine de sortie d’un blockbuster, on trouve beaucoup de recherches sur des titres de films (comme &quot;<a href="/Films/Hunger-Games" target="_self">Hunger Games</a>&quot; et &quot;<a href="/Films/Avengers" target="_self">Avengers</a>&quot;). Pour les sorties de blockbusters, les chargés de marketing on la possibilité de créer plus d’intérêt en faisant de la pub sur des recherches liées aux titres, alors que pour d'autres sorties, il est important de faire la promo dans des termes plus génériques.</li>

</ul>

<ul>

<li>48% des spectateurs décident du film qu’ils vont voir le jour où ils achètent leur billet, il est donc très important d’avoir une recherche continue durant la semaine d’ouverture et au-delà de celle-ci.</li>

</ul>
<p>
Malgré toutes ces précisions, on se demande tout de même si l’exactitude de 94% n’est pas un peu élevée. Si cette dernière est réelle, il serait intéressant de poster les résultats pour prouver cette déclaration (ce qui ne semble pas faire partie des projets de Google pour l'instant). Mais on comprend aisément que plus un trailer sera recherché par les internautes, plus, potentiellement le film fera d’entrées. C'est une logique simple et basique.
</p>
<p>
En attendant, <i><a href="/Films/Les-Stagiaires" target="_self">Google, le film</a></i> sort bientôt en France :
</p>
 <iframe width="480" height="350" src="http://www.vodkaster.com/embed/934411" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p>
<i>Source : <a href="http://www.slashfilm.com/google-is-able-to-predict-box-office-with-94-accuracy/" target="_blank">Slash Film</a></i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 13:04:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Google-prediction-box-office-94-3389</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Google-prediction-box-office-94-3389</guid>
		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>5 portraits robots de tueurs à gages</title>
		        <description><![CDATA[<p>
La récente sortie de <a href="/Films/The-Iceman" target="_self">The Iceman</a> nous donne l'occasion de s'intéresser à cette bonne vieille figure du tueur à gages. Réputé sans pitié ni remords, le personnage de <a href="/Artistes/Michael-Shannon" target="_self">Michael Shannon</a> est le descendant d'une longue lignée de &quot;<i>hitmen</i>&quot; où s'invitent également quelques femmes. Ces assassin(e)s sur commande effectuent des contrats pour des commanditaires en tous genres avec des méthodes parfois surprenantes. Un personnage de tueur à gages semble être la porte ouverte à tous les décalages et tous les excès. Petit florilège en 5 signalements.
</p>

<h2><a href="/Films/Leon" target="_self">Léon</a> (<a href="/Artistes/Jean-Reno" target="_self">Jean Reno</a> dans le film de <a href="/Artistes/Luc-Besson" target="_self">Luc Besson</a>)</h2>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/leon-jean-reno/28528372-1-fre-FR/Leon-Jean-Reno_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>

<b>Sexe</b> : Masculin<br />
<b>Âge</b> : certain<br />
<b>Zone d'action</b> : New York City<br />
<b>Principes</b> : «<i>Pas de femme, pas de gosses, c'est la règle.»</i><br />
<b>Tempérament</b> : froid et méthodique<br />
<b>Antécédents</b> : A abattu à 19 ans en Italie le père de la fille qu'il aimait, après que le dit paternel a abattu la donzelle en question. Vit depuis seul dans une pension miteuse à Little Italy.<br />
<b>Armes</b> : <i>«Le fusil à lunette, c'est la première arme qu'on doit apprendre à maîtriser. Parce que c'est la seule qui te permet de rester suffisamment loin du client. Plus tu auras l'expérience du boulot, plus tu te rapprocheras du client. Le couteau par exemple, c'est ce qu'on apprend toujours en dernier.»</i><br /><b>Signes distinctifs</b> : Boit beaucoup de lait, aime les cochons, prendre soin de sa plante d'intérieur qu'il décrit comme &quot;sa meilleure amie&quot; et regarder des comédies musicales de <a href="/Artistes/Gene-Kelly" target="_self">Gene Kelly</a>.
</p>
<p>
Dans l'un des films les plus célèbres de Luc Besson, le tueur à gages joué par Jean Reno se coltine sa voisine, une fillette de douze ans devenue orpheline suite à l'assassinat des membres de sa famille pour une histoire de drogue. De décalage assez jubilatoire où les rituels froids et méthodiques du &quot;<i>hitman</i>&quot; sont dérangés par l'exubérance de l'enfance, le film glisse vers une histoire d'amour des plus atypiques. Mathilda, impressionnante <a href="/Artistes/Natalie-Portman" target="_self">Natalie Portman</a>, propose à son mentor de lui apprendre le métier de nettoyeur de bas-fond en échange d'une assistance au quotidien. Et si, en faisant d'un personnage à priori impassible une figure tutélaire et prise d'affection, Besson injectait du romantisme dans le profil du tueur à gages ?
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/884418" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Leon/41410">Sniper Lessons</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Leon">Léon</a><div class="separator">&nbsp;</div>
<h2><a href="/Films/Ghost-Dog-La-Voie-Du-Samourai" target="_self">Ghost Dog</a> (<a href="/Artistes/Forest-Whitaker" target="_self">Forest Whitaker</a> dans le film de <a href="/Artistes/Jim-Jarmusch" target="_self">Jim Jarmusch</a>)</h2>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/ghost-dog-whitaker/28527979-1-fre-FR/Ghost-Dog-Whitaker_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>

<b>Sexe</b> : Masculin<br />
<b>Âge</b> : quarantaine bedonnante<br />
<b>Zone d'action</b> : New Jersey<br />
<b>Principes</b> : préceptes du Hagakure, le code d'honneur des samouraïs du Japon médiéval<br />
<b>Tempérament</b> : solitaire mais à l'écoute (des tirades inutiles de son ami vendeur de glaces)<br />
<b>Antécédents</b> : Prétendument sauvé par un mafieux italien à la suite d'un incident, depuis au service de la pègre locale.<br />
<b>Armes</b> : Sabre pour l'entraînement folklo, mais pour les contrats, des gants blancs pour manier un silencieux avec viseur laser (en clair, si vous avez un petit point rouge sur vous, vous êtes mal barré!)<br /><b>Signes distinctifs</b> : Communique avec ses commanditaires grâce aux pigeons voyageurs qu'il nourrit des pigeons sur du rap de RZA. Est capable de bouger à la fois comme un samouraï et un rapeur US (la preuve dans l'extrait ci-dessous)
</p>
<p>
Dans un film qui ne ressemble à pas grand-chose de connu, Jim Jarmusch mélange les influences et les courants culturels pour se ré-approprier la figure du tueur à gages. Face à une mafia italienne ringardisée, le personnage-titre mêle des préceptes nippons ancestraux à un look de &quot;gangsta&quot; contemporain. S'entraîner au maniement du sabre sur fond de rap devient possible. S'il multiplie les clins d'oeil au <a href="/Films/Le-Samourai" target="_self">Samouraï</a> de <a href="/Artistes/Jean-Pierre-Melville" target="_self">Jean-Pierre Melville</a>, Jarmusch dégage un style propre de ces nombreuses influences réunies : une approche flottante et étrangement poétique d'une affaire de règlements de comptes typiquement lié aux personnages de &quot;<i>hitmen</i>&quot;.
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/74545" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Ghost-Dog-La-Voie-Du-Samourai/2956">L'entrainement d'un samouraï</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Ghost-Dog-La-Voie-Du-Samourai">Ghost Dog, La Voie Du Samourai</a><div class="separator">&nbsp;</div>
<h2><b>Elle Driver (<a href="/Artistes/Daryl-Hannah" target="_self">Daryl Hannah</a> dans <a href="/Films/Kill-Bill-Volume-1" target="_self">Kill Bill</a> de <a href="/Artistes/Quentin-Tarantino" target="_self">Quentin Tarantino</a>)</b></h2>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/elle-driver-daryl-hannah/28528055-1-fre-FR/Elle-Driver-Daryl-Hannah_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>

<b>Sexe</b> : Féminin<br />
<b>Âge</b> : proportionnel à la quantité de botox qu'elle contient<br />
<b>Zone d'action</b> : Planète Terre<br />
<b>Principes</b> : néant<br />
<b>Tempérament</b> : reptilien<br />
<b>Antécédents</b> : Formée à la dure par le maître de kung-fu Pai Mei, elle fait l'erreur de l'insulter un jour et en perd son oeil droit. Pour se venger, elle l'empoisonne. Déteste Black Mamba (<a href="/Artistes/Uma-Thurman" target="_self">Uma Thurman</a>) depuis un temps antérieur aux événements relatés par le film.<br />
<b>Armes</b> : Prédilection récente pour la sournoiserie des poisons, mais habilité de longue date à manier le sabre<br /><b>Signes distinctifs</b> : Reconnaissable à son bandeau à l'oeil droit. Goût certain pour les tirades sadiques à rallonge.
</p>
<p>
Le choix de Daryl Hannah pour incarner l'une des figures les plus sadiques du Détachement Internatioanl des Vipères Assassines, le groupe de tueurs mené par Bill (<a href="/Artistes/David-Carradine" target="_self">David Carradine</a>), est sûrement l'une des meilleures idées de casting qu'aie eue Tarantino dans sa carrière. Le cinéaste a l'art de ressusciter des figures mythiques de l'histoire plus ou moins récente du cinéma pour leur offrir des rôles marquants et à contre-emploi. La belle sirène de <a href="/Films/Splash" target="_self">Splash</a> devient ici une tortionnaire sans pitié. Avec la Mariée, Elle Driver se livre à une lutte sanglante dans l'un des sommets du diptyque. Autant que de la mise en scène grisante de ce combat de blondes déjà mythique, l'impact du personnage d'Elle Driver vient de l'ironie très noire avec laquelle elle débite ses tirades assassines :
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/979901" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Kill-Bill-Volume-2/49914">Black Mamba</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Kill-Bill-Volume-2">Kill Bill : Volume 2</a><div class="separator">&nbsp;</div>
<h2><b>Anton Chigurh (<a href="/Artistes/Javier-Bardem" target="_self">Javier Bardem</a> dans <a href="/Films/No-Country-for-Old-Men-Non-ce-pays-n-est-pas-pour-le-vieil-homme" target="_self">No Country for Old Men</a> de <a href="/Artistes/Joel-Coen" target="_self">Joel</a> et <a href="/Artistes/Ethan-Coen" target="_self">Ethan Coen</a>)</b></h2>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/chigurh-no-country-for-old-men/28528121-1-fre-FR/Chigurh-No-Country-for-old-Men_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>

<b>Sexe</b> : Masculin<br />
<b>Âge</b> : la trentaine (d'après le roman de Cormac McCarthy)<br />
<b>Zone d'action</b> : Texas<br />
<b>Principes</b> : Hasard<br />
<b>Tempérament</b> : joueur et généreux dans son travail, n'hésitant pas à faire des &quot;extras&quot;<br />
<b>Antécédents</b> : Doit certainement être responsable de trois bons quarts des assassinats non élucidés de la région<br />
<b>Armes</b> : Pour abattre ses cibles et défoncer n'importe quelle serrure, un pistolet à air comprimé, habituellement utilisé pour assommer le bétail avant égorgement, et sonorisé chez les Coen avec le bruit d'un pistolet à clous. Recours occasionnel à un fusil de chasse Remington 11-87 silencieux.<br /><b>Signes distinctifs</b> : Passe, à plus de 10m, pour Mireille Mathieu qui aurait mangé de la soupe. Si un petit &quot;cling cling&quot; accompagne le bruit de ses bas, mieux vaut détaler.
</p>
<p>
Anecdote croustillante, quand les frères Coen ont montré à Javier Bardem un modèle de la coupe de cheveux qui l'attendait pour le rôle, l'acteur se serait exclamé : «<i>Oh non, je ne vais pas réussir à baiser pendant les deux prochains mois !»</i> Les frères ont alors compris que le personnage de Chigurh aurait l'air aussi fou qu'ils l'avaient espéré. Engagé pour retrouver la mallette pleine d'argent que le protagoniste joué par Josh Brolin a trouvée sur les lieux d'un règlement de compte entre mafieux, le tueur à la coupe au bol traîne son allure improbable à travers le Texas. Véritable psychopathe, il ne lésine pas sur les &quot;extras&quot; : quiconque croise sa route est une victime potentielle. Son truc à lui, c'est de laisser aux victimes collatérales une dernière chance en les forçant à jouer à pile ou face avec lui. Et si la pièce de monnaie, matérialisation du Hasard, devenait l'unique commanditaire de cette figure du Mal ?
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/67444" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/No-Country-for-Old-Men-Non-ce-pays-n-est-pas-pour-le-vieil-homme/1188">Mais pourquoi est-il si méchant ?</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/No-Country-for-Old-Men-Non-ce-pays-n-est-pas-pour-le-vieil-homme">No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme</a><div class="separator">&nbsp;</div>
<h2><b><a href="/Films/Killer-Joe" target="_self">Killer Joe</a> (<a href="/Artistes/Matthew-McConaughey" target="_self">Matthew McConaughey</a> dans le film de <a href="/Artistes/William-Friedkin" target="_self">William Friedkin</a>)</b></h2>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/killer-joe-mcconaughey2/28528199-1-fre-FR/Killer-Joe-McConaughey_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>

<b>Sexe</b> : Masculin<br />
<b>Âge</b> : incertain, en tout cas nettement plus que l'adolescente vers laquelle il lorgne<br />
<b>Zone d'action</b> : La Nouvelle Orléans<br />
<b>Principes</b> : «<i>25.000 dollars cash, en avance, pas d'exception.»</i> Entorse toutefois possible en cas de marchandage humain affriolant.<br />
<b>Tempérament</b> : propre, méticuleux, beau parleur et séducteur<br />
<b>Antécédents</b> : mystérieux<br />
<b>Armes</b> : Contrat à l'arme à feu, tortures psychologiques à base de KFC<br /><b>Signes distinctifs</b> : Vêtu entièrement de noir, avec stetson et gants en cuir assortis
</p>
<p>
Officiellement au service de son pays, officieusement au service de lui-même, cet inspecteur de police ripou trouve un interprète idéal en la personne de Matthew McConaughey. A la fois charmeur et capable de jouer le dérèglement le plus violent, l'acteur en impose tout le long du film par son charisme terrifiant. On pense à <i>Léon</i> dans cette approche du tueur à gages comme un être propre, méticuleux et fascinant qu'un élément inhabituel peut venir désarçonner. Ici, l'entorse que fait Joe à ses règles pour les beaux yeux d'une petite blonde signe le début de la fin. Dans des scènes au décalage à la fois drôle et dérangeant, Killer Joe tente d'appliquer sa méticulosité de tueur au cadre familial. Il faut le voir proposer de prononcer le bénédicité avant un repas. On pense alors presque au pasteur fou joué par <a href="/Artistes/Robert-Mitchum" target="_self">Robert Mitchum</a> dans <a href="/Films/La-Nuit-du-chasseur" target="_self">La Nuit du Chasseur</a> !
</p>
 <iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/700627" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Killer-Joe/28035">Négociation</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Killer-Joe">Killer Joe</a><p>
<img src="http://www.vdkimg.com/vodkaster/images/buttons/browse_right_on.png"/>&nbsp;&nbsp; Pour en savoir plus : <a href="/Listes-de-films/Les-Tueurs-a-gages-au-cinema" target="_self">Les films de tueurs à gage</a>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 12:48:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/personnage-tueur-a-gage-cinema-films-3388</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Blue Jasmine, la bande-annonce du prochain Woody Allen</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i>Après avoir passé ces dernières années à vagabonder en Europe, <a href="/Artistes/Woody-Allen" target="_self">Woody Allen</a> est de retour aux Etats-Unis. Découvrons la bande-annonce de <a href="/Films/Blue-Jasmine" target="_self">Blue Jasmine</a>...</i>
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/blue-jasmine2/28527771-1-fre-FR/blue-jasmine_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Blue Jasmine (2013)
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	</div>
<p>
Finies les balades en Europe, Woody Allen fait son grand retour aux Etats-Unis avec son prochain film, <i>Blue Jasmine</i>. Après avoir tourné ses trois derniers films dans des capitales européennes (<a href="/Films/Vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu" target="_self">Londres</a>, <a href="/Films/Minuit-a-Paris" target="_self">Paris</a> et <a href="/Films/To-Rome-with-Love" target="_self">Rome</a>), le réalisateur met le cap sur San Francisco.
</p>
<p>
Le film met en scène <a href="/Artistes/Cate-Blanchett" target="_self">Cate Blanchett</a> dans le rôle de Jasmine, une femme au foyer new-yorkaise qui, fauchée, décide de s'installer à San Francisco pour se rapprocher de sa soeur. Le film est également l'occasion de retrouver <a href="/Artistes/Alec-Baldwin" target="_self">Alec Baldwin</a>, déjà présent dans <a href="/Films/To-Rome-with-Love" target="_self">To Rome With Love</a>, et qui joue ici le rôle du mari riche mais un peu volage. Figurent également au casting : <a href="/Artistes/Bobby-Cannavale" target="_self">Bobby Cannavale</a>, <a href="/Artistes/Andrew-Dice-Clay2" target="_self">Andrew Dice Clay</a>, <a href="/Artistes/Peter-Sarsgaard" target="_self">Peter Sarsgaard</a>, <a href="/Artistes/Michael-Stuhlbarg" target="_self">Michael Stuhlbarg</a>, et <i>last but not least</i>, <a href="/Artistes/Louis-CK" target="_self">Louis C.K</a> (qui n'a le droit qu'à une micro-apparition sans parole dans la bande-annonce).
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<p>
La bande-annonce n'en surprendra pas un. Le style Woody Allen est toujours bel et bien présent : du drame teinté d'une petite touche d'humour. Si Woody Allen donnait un aperçu assez touristique des villes européennes où il a tourné, à la limite de la carte postale, il nous tarde de découvrir ce qu'il fera de San Francisco. Les mauvaises langues ont cependant déjà noté que l'accent des acteurs, assez éloigné de celui de San Francisco, évoquait plutôt la banlieue newyorkaise. Le film sort fin juillet aux Etats-Unis, mais il faudra cependant attendre le 25 septembre pour le découvrir sur nos écrans. 
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On vous laisse en attendant savourer cette bande-annonce :
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 <iframe width="480" height="300" src="http://www.vodkaster.com/embed/1008539" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><p>
<i>Source : <a href="http://www.deadline.com/2013/06/hot-trailer-woody-allens-blue-jasmine/" target="_blank">Deadline</a> | Image : © Sony Pictures</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 11:59:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Blue-Jasmine-bande-annonce-Woody-Allen-3386</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Le programme du Festival Paris Cinéma 2013</title>
		        <description><![CDATA[<p>
La 11e édition de cet incontournable rendez-vous estival des cinéphiles parisiens s'annonce à la fois <i>« fédératrice et exigeante »</i> selon le souhait de sa déléguée générale Aude Hesbert. Rendez-vous dans une dizaine de salles du 28 juin au 9 juillet.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/paris-cinema-2013-conference/28499607-1-fre-FR/Paris-Cinema-2013-conference_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Bertrand Delanoë a décoré l'Iranien Asghar Farhadi lors de la conférence de lancement du festival, le 6 juin
</p>
	</div>
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De multiples séances et événements sont au programme de cette édition :
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<p>
<b>La Belgique à l'honneur</b> : Après la Turquie, le Mexique, le Japon ou encore Hong-Kong, ce sont nos voisins belges qui se verront consacrer une belle rétrospective, des premiers temps du muet à nos jours, axées sur l'humour, l'avant-garde et la fantaisie. Après une ouverture avec le film culte <a href="/Films/C-est-arrive-pres-de-chez-vous" target="_self">C'est arrivé près de chez vous</a> dans un Louxor tout beau tout neuf, de nombreux invités seront présents pour accompagner plusieurs dizaines de projections : les francophones <a href="/Artistes/Joachim-Lafosse" target="_self">Joachim Lafosse</a>, <a href="/Artistes/Jeremie-Renier" target="_self">Jérémie Renier</a>, <a href="/Artistes/Deborah-Francois" target="_self">Déborah François</a>, <a href="/Artistes/Jaco-Van-Dormael" target="_self">Jaco van Dormael</a>, <a href="/Artistes/Lucas-Belvaux" target="_self">Lucas Belvaux</a> ou encore <a href="/Artistes/Pauline-Etienne" target="_self">Pauline Etienne</a>, ainsi que le Flamand <a href="/Artistes/Felix-Van-Groeningen" target="_self">Felix van Groeningen</a>, remarqué avec <a href="/Films/La-Merditude-des-Choses" target="_self">La Merditude des Choses</a> et attendu cette année avec <a href="/Films/Alabama-Monroe" target="_self">Alabama Monroe</a> qui clôturera le festival. L'actrice <a href="/Artistes/Natacha-Regnier" target="_self">Natacha Régnier</a>, Prix d'interprétation à Cannes en 1998 pour <a href="/Films/La-Vie-revee-des-anges" target="_self">La Vie rêvée des Anges</a>, recevra un hommage en une vingtaine de films et animera une master class.
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<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/a-propos-d-elly/28499715-1-fre-FR/A-propos-d-Elly_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
A propos d'Elly, le film qui a révélé Asghar Farhadi en France, est à (re)découvrir au Louxor
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	</div>
<p>
<b>Des rencontres et des hommages</b> : Outre Natacha Régnier, <a href="/Artistes/Asghar-Farhadi" target="_self">Asghar Farhadi</a> aura droit à une rétrospective intégrale de ses films. Le cinéaste iranien, multi-récompensé en festivals a tourné à Paris <a href="/Films/Le-Passe" target="_self">Le Passé</a> et a déclaré lors de la conférence de lancement du festival se sentir remarquablement bien accueilli par le public français. En effet, la France est après l'Iran le pays au monde où ses oeuvres ont rencontré le plus de succès (plus d'un million d'entrées pour <a href="/Films/Une-Separation" target="_self">Une Séparation</a> en 2011). Le Sud-Africain William Kentridge sera également invité à montrer sur grand écran ses courts métrages réalisés à partir de dessins au fusain et bénéficiera d'une carte blanche (<a href="/Films/Le-Cameraman" target="_self">Le Caméraman</a> avec <a href="/Artistes/Buster-Keaton" target="_self">Buster Keaton</a>, <a href="/Films/L-Homme-a-la-camera" target="_self">L'Homme à la Caméra</a> de <a href="/Artistes/Dziga-Vertov" target="_self">Dziga Vertov</a>, <a href="/Films/La-Nuit-americaine" target="_self">La Nuit américaine</a> de <a href="/Artistes/Francois-Truffaut" target="_self">Truffaut</a>, l'hilarante <a href="/Films/La-Soupe-au-canard" target="_self">Soupe au Canard</a> de <a href="/Artistes/Leo-McCarey" target="_self">Leo McCarey</a> avec les Marx Brothers, etc.). Considéré comme le Pape du Nouveau Roman et l'un des plus brillants esprits littéraires du XXe siècle, <a href="/Artistes/Alain-Robbe-Grillet" target="_self">Alain Robbe-Grillet</a> s'est reconverti en cinéaste hors-norme. Le festival proposera un aperçu de sa contribution au cinéma en 7 films, parmi lesquels <a href="/Films/L-Annee-derniere-a-Marienbad" target="_self">L'Année dernière à Marienbad</a> de <a href="/Artistes/Alain-Resnais" target="_self">Resnais</a>, dont il a écrit le scénario. Enfin, l'exposition Keith Haring qui se tient au Centquatre et au Musée d'Art moderne offrira l'occasion au festival de prolonger le travail de l'artiste par des ateliers pour enfants et un cycle de films dédiés au Street Art (<a href="/Films/Faites-le-mur" target="_self">Faites le Mur</a> de Banksy, <a href="/Films/Chats-perches" target="_self">Chats perchés</a> de <a href="/Artistes/Chris-Marker" target="_self">Chris Marker</a>, le récent <a href="/Films/Gimme-the-Loot" target="_self">Gimme the Loot</a>, etc.).
</p>
<p>
<b>Des avant-premières</b> : Comme chaque année, de nombreux films passés par les festival de Venise et Toronto l'an dernier ou de Berlin et Cannes cette année seront projetés en avant-première nationale au public parisien. Seront notamment attendus par les cinéphiles <a href="/Films/Le-Congres" target="_self">Le Congrès</a> d'<a href="/Artistes/Ari-Folman" target="_self">Ari Folman</a> (en sa présence), <a href="/Films/Grand-central" target="_self">Grand Central</a> de <a href="/Artistes/Rebecca-Zlotowski" target="_self">Rebecca Zlotowski</a> avec <a href="/Artistes/Lea-Seydoux" target="_self">Léa Seydoux</a> et <a href="/Artistes/Tahar-Rahim" target="_self">Tahar Rahim</a>, <a href="/Films/Suzanne" target="_self">Suzanne</a> de <a href="/Artistes/Katell-Quillevere" target="_self">Katell Quillévéré</a> (en sa présence) avec <a href="/Artistes/Sara-Forestier" target="_self">Sara Forestier</a>, <a href="/Films/Jeune-et-jolie" target="_self">Jeune et Jolie</a> de <a href="/Artistes/Francois-Ozon" target="_self">François Ozon</a>, <a href="/Films/Grigris" target="_self">Grigris</a> de <a href="/Artistes/Mahamat-Saleh-Haroun" target="_self">Mahamat Saleh-Haroun</a> (en sa présence), <a href="/Films/Elle-s-en-va" target="_self">Elle s'en va</a> d'<a href="/Artistes/Emmanuelle-Bercot" target="_self">Emmanuelle Bercot</a> avec <a href="/Artistes/Catherine-Deneuve" target="_self">Catherine Deneuve</a> ou encore <a href="/Films/Michael-Kohlhaas" target="_self">Michael Kohlhaas</a> d'<a href="/Artistes/Arnaud-des-Pallieres" target="_self">Arnaud des Pallières</a> (en sa présence) avec <a href="/Artistes/Mads-Mikkelsen" target="_self">Mads Mikkelsen</a>. Mais les deux événements devraient être avant tout l'ouverture le jeudi 27 juin avec <a href="/Films/La-Venus-a-la-fourrure" target="_self">La Vénus à la Fourrure</a> en présence de <a href="/Artistes/Roman-Polanski" target="_self">Roman Polanski</a>, <a href="/Artistes/Emmanuelle-Seigner" target="_self">Emmanuelle Seigner</a> et <a href="/Artistes/Mathieu-Amalric" target="_self">Mathieu Amalric</a> et la projection de la Palme d'Or <a href="/Films/La-Vie-d-Adele" target="_self">La Vie d'Adèle</a> le dimanche 7 juillet en présence de l'équipe. Le programme de Paris Ciné Mômes est lui aussi alléchant, avec notamment les avant-premières du nouveau Pixar, <a href="/Films/Monstres-Academy" target="_self">Monstres Academy</a>, et du dessin-animé japonais prometteur <a href="/Films/Lettre-a-Momo" target="_self">Lettre à Momo</a>.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/la-bataille-de-solferino/28500007-1-fre-FR/La-Bataille-de-Solferino_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
La Bataille de Solférino suivra les déboires d'une journaliste télé le jour du second tour de la présidentielle 2012
</p>
	</div>
<p>
<b>La Compétition Officielle</b> : Neuf longs-métrages, accompagnés par leurs équipes, seront en lice pour quatre prix. Parmi eux : le Prix du public doté par Ciné +, le Prix des blogueurs et le Prix des étudiants. Face à l'Américain <a href="/Artistes/David-Gordon-Green3" target="_self">David Gordon Green</a> confirmé depuis longtemps et à son <a href="/Films/La-Bataille-de-Solferino/Prince-Avalanche" target="_self">Prince Avalanche</a>, avec <a href="/Artistes/Paul-Rudd" target="_self">Paul Rudd</a> et <a href="/Artistes/Emile-Hirsch" target="_self">Emile Hirsch</a>, des cinéastes moins expérimentés mais prometteurs concourront. Certains ont déjà fait parler d'eux à Berlin, comme l'Israélien <a href="/Artistes/Tom-Shoval" target="_self">Tom Shoval</a> avec son premier long <a href="/Films/Youth" target="_self">Youth</a>, la Géorgienne <a href="/Artistes/Nana-Ekvtimishvili" target="_self">Nana Ekvtimishvili</a> et l'Allemand <a href="/Artistes/Simon-Gross" target="_self">Simon Gross</a> avec <a href="/Films/Eka-et-Natia-Chronique-d-une-Jeunesse-georgienne" target="_self">Eka et Natia, Chronique d'une Jeunesse géorgienne</a>, le Turc <a href="/Artistes/Asli-Oezge" target="_self">Asli Özge</a> avec <a href="/Films/Lifelong" target="_self">Lifelong</a> et le Québécois <a href="/Artistes/Denis-Cote" target="_self">Denis Côté</a>, déjà remarqué avec <a href="/Films/Curling" target="_self">Curling</a> et <a href="http://www.vodkaster.com/actu-cine/Berlinale-2013-palmares-Ours-d-or-3198" target="_self">récompensé</a> avec <a href="/Films/Vic-Flo-ont-vu-un-ours" target="_self">Vic + Flo ont vu un Ours</a>. D'autres reviennent de Cannes : <a href="/Artistes/Justine-Triet" target="_self">Justine Triet</a> avec <a href="/Films/La-Bataille-de-Solferino" target="_self">La Bataille de Solférino</a> et le Singapourien <a href="/Artistes/Anthony-Chen" target="_self">Anthony Chen</a>, vainqueur de la prestigieuse Caméra d'Or pour <a href="/Films/Ilo-Ilo" target="_self">Ilo Ilo</a>. Le Brésilien <a href="/Films/Celui-que-nous-laisserons" target="_self">Celui que nous laisserons</a> de <a href="/Artistes/Caetano-Gotardo" target="_self">Caetano Gotardo</a> sera ainsi le seul des neuf films à fêter à Paris sa première européenne.
</p>
<p>
<b><i>Les films en compétition à Paris Cinéma 2013 :</i></b>
</p>

<ul>

<li><i>La Bataille de Solférino</i> de Justine Triet (France)</li>

<li><i>Celui que nous laisserons</i> de Caetano Gotardo (Brésil)</li>

<li><i>Eka et Natia, Chronique d'une Jeunesse géorgienne</i> de Nana Ekvtimishvili Simon Groß (Géorgie/Allemagne/France)</li>

<li><i>Ilo Ilo</i> d'Anthony Chen (Singapour)</li>

<li><i>Kid</i> de Fien Troch (Belgique)</li>

<li><i>Lifelong</i> d'Asli Özge (Turquie/Allemagne/Pays-Bas)</li>

<li><i>Prince Avalanche</i> de David Gordon Green (USA)</li>

<li><i>Vic + Flo ont vu un Ours</i> de Denis Côté (Canada)</li>

<li><i>Youth</i> de Tom Shoval (Israël/Allemagne)</li>

</ul>
<p>
<b>Les événements festifs</b> : Le festival prolonge des rendez-vous qui ont charmé le public durant les précédentes éditions. Le ciné-karaoké géant s'annonce d'autant plus impressionnant (3 000 spectateurs ont chanté en choeur en 2012) qu'il se tiendra, le mardi 9 juillet, sur les Berges de Seine. La Nuit du Cinéma, du 6 au 7 juillet, se déclinera en trois programmes au Forum des Images : l'un consacré à la Japanimation, l'autre à la &quot;Belgitude&quot; (avec en ouverture le déjà culte <a href="/Films/Dikkenek" target="_self">Dikkenek</a>) et la troisième à <a href="/Artistes/Jean-Claude-Van-Damme" target="_self">Jean-Claude Van Damme</a>, balayant trente ans de carrière, de <i>Bloodport</i> (1978) à <a href="/Films/JCVD" target="_self">JCVD</a> (2008), en passant par <a href="/Films/Replicant" target="_self">Replicant</a> (2000) et <a href="/Films/Piege-a-Hong-Kong" target="_self">Piège à Hong Kong</a> de <a href="/Artistes/Tsui-Hark" target="_self">Tsui Hark</a> (1998). Enfin, les chineurs pourront dégoter vieilles affiches, anciennes revues et autres objets de cinéma dans l'incontournable Brocante installée sur le parvis du MK2 Bibliothèque et de la BnF, ou admirer l'exposition de photos de Jérôme Bonnet consacrée aux invités du festival au même endroit ou un peu plus au nord, Place de la Bastille.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/cine-karaoke-2012/28500035-1-fre-FR/Cine-karaoke-2012_scaledown_450.jpg" />
		
			
<p>
Le ciné-karaoké 2012 a rassemblé plus de 3 000 personnes (photo : Javier Bernal)
</p>
	</div>
<p>
A noter que la Fête du Cinéma, du 30 juin au mercredi 3 juillet, fera profiter aux festivaliers d'un tarif à 3,50€ sur ces quatre jours et que les cartes d'abonnement et de fidélité acceptées habituellement par les salles participantes restent valables sur les séances du festival. Le tarif plein est par ailleurs de 5€ (+2€ pour les séances 3D, 4€ pour les moins de 12 ans).
</p>
<p>
<img src="http://www.vdkimg.com/vodkaster/images/buttons/browse_right_on.png"/>&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.pariscinema.org/" target="_blank">Toutes les infos sur le site officiel</a>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Fri, 07 Jun 2013 17:46:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/programme-Festival-Paris-Cinema-2013-3385</link>
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		    	<guid>http://www.vodkaster.com/actu-cine/programme-Festival-Paris-Cinema-2013-3385</guid>
		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Joss Whedon déplore le manque de super-héroïnes au cinéma</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<a href="/,eznode://17001058" target="_self">Joss Whedon</a>, pour beaucoup de jeunes gens biberonnés à la Trilogie du Samedi, est une légende vivante. A lui tout seul, il a créé tout un pan de la pop culture, et a réussi à s’inscrire profondément dans les différentes strates de celle-ci. De là à dire que tout ce qui sort de la bouche de <a href="http://admin.vodkaster.com/content/edit/1005396/,eznode://17001058" target="_self">Whedon</a> est parole d’évangile, il n'y a qu'un pas. Ecoutons aujourd'hui son cri d'alarme contre le déficit de bonnes super-héroïnes au cinéma...
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/buffy-the-vampire-slayer/28489371-1-fre-FR/Buffy-the-Vampire-Slayer_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
L’amour de <a href="http://admin.vodkaster.com/content/edit/1005396/,eznode://17001058" target="_self">Whedon</a> pour les personnages féminins badass n’est pas un élan caché, c’est une passion affichée, qui touche l'ensemble de son travail. Buffy (<a href="http://www.alternet.org/story/150541/%27buffy%27_and_%27dollhouse%27%3A_visions_of_female_empowerment_and_disempowerment" target="_blank">féministe</a>, <a href="http://feministatsea.wordpress.com/2009/02/25/why-buffy-the-vampire-slayer-is-not-a-feminist-show/" target="_blank">anti-féministe</a> ?), Echo, Zoë, ou encore Black Widow. Elles ont toutes fait l’objet d’études détaillées et sérieuses. Car sachez-le mesdames et messieurs, <a href="http://admin.vodkaster.com/content/edit/1005396/,eznode://17001058" target="_self">Joss Whedon</a> tiraille les féministes depuis bien longtemps, et comme les extrêmes ne sont jamais loin, on l’a même accusé de <a href="http://wondercow.blogspot.fr/2005/05/joss-whedon-is-misogynist-homophobe.html" target="_blank">misogynie</a>. Pourtant, ses personnages féminins, dans l'univers MARVEL par exemple (Maria Hill dans <i>S.H.I.E.L.D</i> ou Black Widow dans <a href="/Films/Avengers" target="_self">Avengers</a>) tendent à prouver son amour pour les figures féminines fortes.
</p>
<p>
Alors que les super-héros dominent le cinéma commercial contemporain, <a href="http://admin.vodkaster.com/content/edit/1005396/,eznode://17001058" target="_self">Joss Whedon</a> déplore le manque d’homologues féminins. 
</p>
<p>
<i>« Les fabricants de jouets vous diront qu’ils ne vendront pas assez, et les gens du cinéma pointeront du doigt deux films ratés avec des super-héroïnes et vous diront : « Vous voyez, ça ne peut pas marcher. » C’est stupide et j’espère que Hunger Games conduira à un changement du modèle établi. C’est frustrant pour moi de voir que personne ne développe de tels films. Pour être honnête, ça me fait chier. Ma fille regardait Avengers et disait : « Mes personnages préférés c’étaient Black Widow et Maria Hill. », et je me disais : évidemment ! »</i> déclare-t-il lors d'un entretien avec <a href="http://www.thedailybeast.com/newsweek/2013/06/05/joss-whedon-on-shakespeare-female-superheroes-and-feminism.html" target="_blank">The Daily Beast</a>.
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Les studios sont frileux, les millions de dollars en jeu empêchent le développement de projets originaux et risqués (qui ne devraient pas l’être, puisque une femme super-héros, qui ne se limite pas au rôle d’objet sexuel, ne devrait pas rimer avec banqueroute). On vous parlait des <a href="http://www.vodkaster.com/actu-cine/die-hard-action-hero-annees-80-90-3206 " target="_self">action heroes des 80’s-90’s</a> dans un dossier il y a quelques mois, et des figures féminines fortes à la fin de celui-ci. Tous ces débats s'apparentent à des écrans de fumée, puisqu'au fond, il n'y a pas de réels arguments défendant une présence supérieure des protagonistes masculins dans les salles obscures.
</p>
<p>
Voici un discours de <a href="http://admin.vodkaster.com/content/edit/1005396/,eznode://17001058" target="_self">Whedon</a> pour l'association Equality Now :
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 <iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/cYaczoJMRhs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
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<i>« – Alors, pourquoi écrivez-vous des personnages féminins si forts ?</i><br /><i>– Parce que vous me posez encore la question. »</i>
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<i>Source : <a href="http://www.slashfilm.com/joss-whedon-pissed-off-about-lack-of-female-superheroes-in-film/" target="_blank">Slash Film</a></i>
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]]></description>
		        <pubDate>Thu, 06 Jun 2013 14:58:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/Joss-Whedon-feministe-super-heroines-3382</link>
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		    </item>
		    								
																														
			<item>
		        <title>Un remake américain d'Un Prophète par le producteur des Fast & Furious</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Nul n'est prophète en son pays ? <a href="/Artistes/Jacques-Audiard" target="_self">Jacques Audiard</a> et <a href="/Artistes/Tahar-Rahim" target="_self">Tahar Rahim</a> avaient ridiculisé le dicton en 2009 avec le succès français d'<a href="/Films/Un-prophete" target="_self">Un Prophète</a>. Ce thriller carcéral va bientôt avoir droit à une seconde vie avec un remake américain.
</p>

<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/tahar-rahim-dans-un-prophete/28488934-1-fre-FR/Tahar-Rahim-dans-Un-Prophete_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
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Outre-Atlantique, le film avait déjà été l'un des plus médiatisés durant l'Award Season 2009-2010. Déjà reparti du Festival de Cannes avec un Grand Prix et vainqueur de 9 César en France, <i>Un Prophète</i> fut nominé aux Etats-Unis aux Independent Spirit Awards, aux Golden Globes et à l'Oscar du meilleur film étranger.
</p>
<p>
Mais voilà : un film distribué en langue étrangère ne peut en général prétendre outre-Atlantique qu'à une distribution limitée (<i>limited release</i>). Des millions d'Américains attendent encore de découvrir cette histoire d'une petite frappe à l'ascension fulgurante. Hollywood ne comptait naturellement pas s'en tenir là, et c'est Sony Pictures qui a obtenu les droits pour un remake en collaboration avec une compagnie ironiquement appelée Original Film.
</p>
<p>
Le producteur Neal H. Moritz (à qui l'on doit notamment la série des <a href="/Films/Fast-furious" target="_self">Fast &amp; Furious</a>) semble décidé à capter l'esprit du film original et aurait reçu la bénédiction de Jacques Audiard. Reste à trouver un scénariste pour transposer aux Etats-Unis une histoire dont l'un des points forts résidait dans son ancrage dans la société française d'aujourd'hui.
</p>
<p>
Question cruciale : qui les Américains choisiront-ils pour le rôle tenu en France par <a href="/Artistes/Niels-Arestrup" target="_self">Niels Arestrup</a> ?
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<iframe width="480" height="280" src="http://www.vodkaster.com/embed/180262" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br/><b><a href="http://www.vodkaster.com/Films/Un-prophete/7895">Si tu bouffes, c'est à cause de moi...</a></b>, extrait de <a href="http://www.vodkaster.com/Films/Un-prophete">Un prophète</a> <p>
<i>Source : <a href="http://www.cinemablend.com/new/Oscar-Nominated-Crime-Drama-Prophet-Get-Remake-Treatment-37906.html" target="_blank">Cinemablend</a></i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Thu, 06 Jun 2013 14:04:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/remake-Un-Prophete-3381</link>
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		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>Enquête : L'impact du Festival de Cannes sur les dates de sortie des films</title>
		        <description><![CDATA[<p>
Chaque année en mai quelques uns des meilleurs films de l'année sont présentés à Cannes à une poignée d'heureux festivaliers. Pour le public, en dehors des rapides reprises parisiennes et de quelques sorties simultanées, il faut en général être patient. Quels sont les effets du Festival sur la distribution des films ? Pourquoi certains films sortent-ils à l'automne, d'autres un an après et certains jamais...
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<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/kechiche-avec-la-palme-d-or/28482413-1-fre-FR/Kechiche-avec-la-Palme-d-or_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
L'enjeu principal pour les distributeurs est évidemment le choix de la date de sortie la plus appropriée pour leurs films. « <i>C'est l'un des exercices les plus périlleux</i> », nous confie Philippe Kaempf, Directeur de la distribution chez Europacorp. La question du timing est épineuse, chaque saison comportant ses avantages et ses inconvénients. Afin de mieux comprendre la stratégie des distributeurs, nous avons enquêté auprès des principaux intéressés.
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<h2>La sortie pendant le Festival : opportunités et risques</h2>

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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/tree-of-life52/26032190-1-fre-FR/Tree-of-Life52_scaledown_450.jpg" />
		
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<p>
Voilà plusieurs années que le film d'ouverture du Festival de Cannes (<a href="/Films/Robin-des-Bois4" target="_self">Robin des Bois</a> en 2010, <a href="/Films/Minuit-a-Paris" target="_self">Minuit à Paris</a> en 2011, <a href="/Films/Moonrise-Kingdom" target="_self">Moonrise Kingdom</a> en 2012 et <a href="/Films/Gatsby-le-Magnifique2" target="_self">Gatsby le Magnifique</a> cette année) sort le jour même de sa présentation. La chose s'explique bien : le choix de l'oeuvre retenue est dévoilé plusieurs mois à l'avance. Pour ce qui est de tous les autres films, organiser une sortie dans la foulée de la présentation sur la Croisette est une toute autre affaire. Cela suppose tout d'abord que le film ait été fini suffisamment en amont pour laisser le temps au distributeur d'organiser la sortie, de réunir le matériel de promotion (affiches, bande-annonce, etc.) et parfois de l'avoir montré à quelques critiques et exploitants triés sur le volet en amont du festival – ce qui n'est pas toujours du goût de la direction de celui-ci. Récemment, les échecs relatifs en salles de <a href="/Films/La-Conquete" target="_self">La Conquête</a> et <a href="/Films/Sur-la-route2" target="_self">Sur La Route</a> semblent être largement liés à un accueil cannois glacial. Ainsi, les distributeurs ne semblent prendre le risque de la sortie immédiate en salles que lorsqu'ils sont absolument confiants dans le potentiel des films en question. Selon Boris Pugnet du Pacte, seuls les films signés par des cinéastes réputés peuvent affronter une sortie pendant le festival. Philippe Kaempf explique, au sujet de <a href="/Films/The-Tree-of-Life" target="_self">The Tree of Life</a> : « <i>On a décidé de profiter de l'événement que constituait la venue de <a href="/Artistes/Terrence-Malick" target="_self">Terrence Malick</a> à Cannes, attendue depuis un an, et de la présence de <a href="/Artistes/Brad-Pitt" target="_self">Brad Pitt</a> et <a href="/Artistes/Sean-Penn" target="_self">Sean Penn</a> en tête d'affiche pour sortir le film tout de suite. On était engagé sur le projet depuis quatre ans et confiant, donc on y est allé.</i> »
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<div class="image">
			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/only-god-forgives3/28481635-1-fre-FR/Only-God-forgives_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Le très attendu Only God forgives est sorti en France le jour de sa présentation à Cannes
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Plus le cinéaste et/ou les acteurs principaux sont attendus au tournant, plus la sortie pendant le festival semble aller de soi. Emma Blunden de Diaphana dit avoir été plutôt sereine elle aussi lors de la sortie du <a href="/Films/Le-Gamin-au-velo" target="_self">Gamin au Vélo</a> la même année : « <i>Les <a href="/Artistes/Luc-Dardenne" target="_self">frères Dardenne</a> ne sont pas vraiment des premiers venus à Cannes, et <a href="/Artistes/Cecile-de-France" target="_self">Cécile de France</a> est une actrice appréciée du public. Dans un cas pareil, il est clairement à notre avantage de profiter du contexte du festival pour sortir le film en salles.</i> » De même, « <i>Lorsque l'on sort un film simultanément à sa présentation à Cannes, il doit être très attendu en amont, le festival doit être un pic de notoriété, pas une rampe de lancement.</i> » précise Michèle Halberstadt d'ARP Sélection. Pour des oeuvres plus difficiles, tels qu'<a href="/Films/Antichrist" target="_self">Antichrist</a> de <a href="/Artistes/Lars-von-Trier" target="_self">Lars Von Trier</a>, une sortie dans la foulée du festival peut pâtir de certains dommages collatéraux. Régine Vial des Films du Losange explique : « <i>Le problème de ce film, c'est que les gens en avaient peur. Je me demande si on aurait fait plus d'entrées si l'on avait attendu l'automne pour le sortir et laissé ainsi les échos de Cannes diminuer en intensité. Je me demande même si le passage a Cannes, tout en ayant donné de la notoriété au film avec le Prix d'interprétation remporté par <a href="/Artistes/Charlotte-Gainsbourg" target="_self">Charlotte Gainsbourg</a>, n'a pas nui à sa carrière en salles. A Cannes, tout est amplifié, y compris le fait qu'un film dérange...</i> »
</p>

<h2><b>L'embouteillage d'automne</b></h2>

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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/emmanuelle-riva-dans-amour/27110885-1-fre-FR/Emmanuelle-Riva-dans-Amour_scaledown_450.jpg" />
		
	</div>
<p>
On a souvent l'impression que les mois de septembre à décembre sont une période de rattrapage à grande échelle du dernier Festival de Cannes. Les sorties des films cannois y sont plus nombreuses qu'à aucune autre période. Régine Vial des Films du Losange nous explique que les vacances de la Toussaint font des mercredis d'octobre et de début novembre des jours de sortie très porteurs et sécurisants pour les distributeurs. Elle ajoute que certains films tels qu'<a href="/Films/Amour" target="_self">Amour</a> de <a href="/Artistes/Michael-Haneke" target="_self">Michael Haneke</a>, de par leur sujet difficile, ne lui paraissent pas se prêter à une sortie plus en amont. Quant aux derniers mois de l'année, on préfère les éviter aux Films du Losange : « <i>Mon pire ennemi, c'est le froid. Les gens sortent moins de chez eux pour venir en salles</i> », explique Mme Vial. Résultat : l'embouteillage des films est tel en octobre-novembre que la période peut être &quot;meurtrière&quot; selon Roxane Arnold de Pyramide Distribution. « <i>C'est une période très compétitive</i>, renchérit Philippe Kaempf d'Europacorp. <i>Il faut être premier, deuxième ou troisième choix du moment. Au-delà, c'est presque fichu.</i> » Aucun distributeur ne nie le fait que les très nombreuses sorties de ce moment de l'année tendent à réduire l'exposition de chaque film. Mais fixer une date de sortie à ce moment-là peut parfois être inévitable : un temps de préparation non-négligeable est nécessaire à la distribution des films qui ont été finis tout juste à temps pour être présentés à Cannes. Ce fut souvent le cas pour Anne-Cécile Rolland de Pretty Pictures, qui distribuait <a href="/Films/La-Chasse2" target="_self">La Chasse</a> en novembre 2012 et sort deux films d'Un Certain Regard cette année (<a href="/Films/Omar" target="_self">Omar</a> le 16 octobre et <a href="/Films/La-Jaula-De-Oro" target="_self">La Jaula de Oro</a> en novembre). Impossible, dès lors, de préparer dans les temps une distribution printanière ou estivale, tout en gardant à l'esprit le fait que l'attrait lié au passage à Cannes ne doit pas retomber.
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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/the-immigrant-cotillard-phoenix/28480087-1-fre-FR/The-Immigrant-Cotillard-Phoenix_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Marion Cotillard et Joaquin Phoenix, attendus dans The Immigrant de James Gray
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Buzz cannois, renommée des têtes d'affiche et/ou du réalisateur imposent certaines oeuvres comme les plus attendues de cette &quot;rentrée des auteurs&quot;. Cette année, c'est Wild Bunch qui a décroché le gros lot puisque la société de Vincent Maraval distribue la Palme d'Or <a href="/Films/La-Vie-d-Adele" target="_self">La Vie d'Adèle</a> d'<a href="/Artistes/Abdellatif-Kechiche" target="_self">Abdellatif Kechiche</a> le 9 octobre et <a href="/Films/The-Immigrant" target="_self">The Immigrant</a> de <a href="/Artistes/James-Gray" target="_self">James Gray</a>, avec les stars <a href="/Artistes/Marion-Cotillard" target="_self">Marion Cotillard</a> et <a href="/Artistes/Joaquin-Phoenix" target="_self">Joaquin Phoenix</a>, le 29 novembre. Qui peut résister à la Palme d'Or dans un pareil contexte de surcharge de l'agenda cinéma ? Les distributeurs en parlent d'eux-mêmes comme d'un bulldozer qui met en danger tout film dont la sortie serait un peu trop proche dans le temps de celle du film de Kechiche. Ad Vitam, qui programmait <a href="/Films/Un-Chateau-en-Italie" target="_self">Un Château en Italie</a> de <a href="/Artistes/Valeria-Bruni-Tedeschi" target="_self">Valeria Bruni-Tedeschi</a> le 2 octobre, en a ainsi repoussé la sortie de quelques semaines, bien conscient que le label cannois suprême fera sortir gagnant le film de Kechiche de l'affrontement entre films d'auteurs en octobre. Roxane Arnold de Pyramide Distribution le dit clairement : le choix d'une date de sortie dans cette période peut être &quot;horrible&quot;. A mesure que les distributeurs organisent leurs plans pour la saison suite au Festival de Cannes, l'agenda de l'automne se charge en sorties de films d'auteurs attendus, sans parler des superproductions hollywoodiennes dont c'est également une saison de prédilection. L'angoisse d'un étouffement des films par trop d'autres visant le même public est réelle. La notoriété acquise par les films à Cannes peut leur donner un plus, mais qu'en est-il lorsqu'ils sont nombreux à sortir à la même période avec le même &quot;label Cannes&quot; ? Tout le travail des distributeurs entre la présentation au festival et la sortie nationale vise précisément à décupler l'attente suscitée par leurs films.
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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/ma-vie-avec-liberace-damon-douglas/28480074-1-fre-FR/Ma-Vie-avec-Liberace-Damon-Douglas_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Ma Vie avec Liberace, l'un des événements américains de la &quot;rentrée des auteurs&quot;
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Si elle n'est pas du goût de tous les distributeurs et tend à &quot;diluer l'impact cannois&quot; selon certains, la présentation des films dans d'autres festivals avant leur sortie à l'automne peut permettre un bouche-à-oreille fructueux. On apprenait récemment que <a href="/Films/Ma-Vie-avec-Liberace" target="_self">Ma Vie avec Liberace</a> de <a href="/Artistes/Steven-Soderbergh" target="_self">Steven Soderbergh</a> ouvrirait le festival de Deauville le 30 août prochain, s'assurant ainsi un regain de médiatisation avant sa sortie française le 18 septembre, des mois après son passage à Cannes. Plus accessibles, les festivals de La Rochelle et Paris Cinéma offrent par exemple aux distributeurs de belles passerelles vers le public, comme un trait d'union entre un Cannes presque exclusivement réservé aux professionnels et la sortie nationale. Puis, à la rentrée, viennent les traditionnelles tournées d'avant-premières en Province. Pour <a href="/Films/La-Source-des-femmes" target="_self">La Source des Femmes</a>, sorti début novembre 2011, Philippe Kaempf raconte que ces rencontres avec le public avaient débuté dès la fin de l'été et s'étaient étalées sur rien moins qu'une quarantaine de dates, en présence du réalisateur et de l'actrice principale <a href="/Artistes/Leila-Bekhti" target="_self">Leïla Bekhti</a>. « <i>Les gens s'imprègnent des échos qu'ils reçoivent du film autour d'eux. Le film a eu beaucoup de succès à sa sortie, certainement grâce à ce bouche-à-oreille fructueux.</i> »
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<h2><b>L'alternative estivale</b></h2>

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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/le-congres/28480061-1-fre-FR/Le-Congres_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Sortir Le Congrès début juillet : un pari risqué ?
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Si l'été est moins propice aux tournées d'avant-premières, les festivals qui ponctuent la saison aux quatre coins de la France (Champs Elysées Film Festival mi-juin, Paris Cinéma et La Rochelle début juillet, Arles fin juillet, etc.) peuvent servir de rampes de lancement pour des sorties de films cannois en juillet ou en août. Comme l'explique Gregory Gajos d'Ad Vitam, ces manifestations permettent de maintenir l'attrait des films dans le prolongement du Festival de Cannes. La saison est traditionnellement plutôt désertée par les films d'auteurs au profit des blockbusters, mais la tendance est au changement. Certains distributeurs y voient en effet une belle opportunité. C'est le cas de Michèle Halberstadt, qui a décidé de ne pas attendre plus que de raison après l'exposition cannoise du <a href="/Films/Le-Congres" target="_self">Congrès</a> d'<a href="/Artistes/Ari-Folman" target="_self">Ari Folman</a> pour l'amener vers le public, le 3 juillet. « <i>C'est un film jeune, stimulant. En tant que spectatrice, c'est ce que j'aime voir l'été</i> », dit-elle. Les Films du Losange vont jusqu'à sortir leurs trois films cannois durant l'été : <a href="/Films/L-Inconnu-du-lac" target="_self">L'Inconnu du Lac</a> le 12 juin, <a href="/Films/Grigris" target="_self">Grigris</a> le 10 juillet et <a href="/Films/Michael-Kohlhaas" target="_self">Michael Kohlhaas</a> le 14 août. Régine Vial : « <i>Cela fait au moins cinq ans que nous avons pris l'habitude de sortir durant l'été nos films passés par le Festival de Cannes. Ils acquièrent une notoriété grâce au festival et, d'autant plus lorsqu'il ne s'agit pas de films ayant reçu des prix majeurs, il faut amener cette notoriété sur le marché le plus vite possible. Pour </i>Grigris<i>, par exemple, nous avons avancé la sortie de fin août à début juillet. Le matériel était prêt, les exploitants l'ont vu à Cannes, l'agenda des sorties laissait de la place à ce moment : il fallait y aller, tout simplement.</i> ». Pour autant, la saison ne se prête naturellement pas à une saturation semblable à celle d'octobre ou novembre. On préfère alors ne pas prendre le risque de surcharger certains créneaux déjà pris par d'autres. « <i>On regarde toujours ce qui sort avant et après...</i> », explique Grégory Gajos, qui a repoussé la sortie de <a href="/Films/Grand-central" target="_self">Grand Central</a> de fin juin à fin août. Mi-juin, où étaient déjà fixées les sorties de <a href="/Films/The-Bling-Ring" target="_self">The Bling Ring</a> et de <i>L'Inconnu du Lac</i>, puis début juillet, avec celles du <i>Congrès</i> et de <i>Grigris</i>, paraissaient prendre en étau un film sur lequel les distributeurs n'ont pas envie de se précipiter, préférant la fin août, juste avant la rentrée.
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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/melancholia-dunst-gainsbourg/28480100-1-fre-FR/Melancholia-Dunst-Gainsbourg_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Melancholia : un succès estival du cinéma d'auteur que plusieurs distributeurs citent comme référence récente
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Les sorties cet été de plusieurs films passés par Cannes (<a href="/Films/Les-Salauds" target="_self">Les Salauds</a> pour Wild Bunch, <a href="/Films/Les-Apaches" target="_self">Les Apaches</a> pour Pyramide ou <a href="/Films/Jeune-et-jolie" target="_self">Jeune et jolie</a> pour Mars Distribution, en plus de ceux déjà cités) s'explique peut-être par certains avantages de la période, peu évidents au premier abord et néanmoins réels. Selon Régine Vial, l'été peut tout d'abord amener une manière originale et forte de montrer les films : « <a href="/Films/Melancholia" target="_self">Melancholia</a><i>, par exemple, a été montré en plein air au festival d'Arles ou encore à celui de Lama, en Haute-Corse. Ce sont de superbes moments de cinéma qui marquent les esprits des spectateurs qui y assistent.</i> » Selon la responsable de la distribution aux Films du Losange, la belle saison ne nuit pas forcément à l'envie du public d'aller en salles, bien au contraire : « <i>Particulièrement lorsque les films peuvent viser un public assez jeune et cinéphile, un sortie en juin, juillet ou août peut être porteuse : il fait beau, les gens sont dehors et ont souvent envie de sortir le soir, entre autres au cinéma. On s'en est rendu compte avec </i>Melancholia<i>, où les séances les plus pleines étaient celles de 21h ou 22h.</i> » <i>L'Inconnu du Lac</i>, qui met en avant une certaine liberté sexuelle et dont l'action se situe elle-même l'été, appelait logiquement une sortie durant ces mois-ci selon sa distributrice. Il en va de même pour <i>Les Apaches</i>, chronique de la jeunesse corse, que Pyramide a voulu sortir mi-août pour correspondre à la période de l'année où se déroule l'intrigue.
</p>
<p>
La période estivale amène surtout son lot d'avantages financiers pour les distributeurs. Mme Vial souligne plusieurs conséquences du plus faible nombre de sorties cinématographiques durant cette période. Les films ont plus d'espace à tous les niveaux : l'affichage publicitaire en ville est moins cher, les bandes-annonces peuvent être davantage diffusées et surtout, les films eux-mêmes peuvent prétendre à un plus grand nombre de copies qu'à l'automne, où la concurrence est rude. En sortant le 14 août, <i>Michael Kohlhaas</i> d'<a href="/Artistes/Arnaud-des-Pallieres" target="_self">Arnaud Des Pallières</a> en bénéficiera de 120 environ. « <i>Ce qui me fait peur en général, c'est de ne pas pouvoir être les premiers en termes de couverture du cinéma d'auteur par la presse, de ne pas avoir suffisamment de salles et surtout de ne pas pouvoir durer, de ne pas rester suffisamment de temps à l'affiche pour permettre au film d'exister. Avec une sortie mi-août, je ne suis pas en situation de demande vis-à-vis des exploitants, je suis en situation où je refuse des copies ! </i>Michael Kohlhaas<i> aura au moins trois semaines de bonne visibilité avant la rentrée. Quand vous sortez un film début novembre, les exploitants vous disent que vous avez une semaine pour que le film fasse ses preuves en termes d'entrées, sans quoi ils peuvent le retirer immédiatement de l'affiche. C'est aller au casse-pipe.</i> »
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<h2><b>Prendre son temps</b></h2>

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Mud de Jeff Nichols, sorti en France près d'un an après son passage à Cannes
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L'autre alternative à l'embouteillage de l'automne, c'est la sortie des films cannois l'année qui suit le festival. Il arrive que ce plan de distribution n'en soit pas vraiment un, mais réponde simplement à des contraintes imposées par les distributeurs des films dans leur pays d'origine. « <i>Souvent, les Américains imposent d'être le premier territoire à sortir le film</i> », explique Boris Pugnet du Pacte. La chose pourrait être liée, selon Emma Blunden de Diaphana, à une peur des producteurs étasuniens de piratages intempestifs si leurs films sortent à l'étranger avant les Etats-Unis et leur &quot;échappent&quot; donc, d'une certaine manière. Les sorties françaises d'<a href="/Films/Only-Lovers-Left-Alive" target="_self">Only Lovers left alive</a> de <a href="/Artistes/Jim-Jarmusch" target="_self">Jim Jarmusch</a> (pour Le Pacte), <a href="/Films/Nebraska" target="_self">Nebraska</a> d'<a href="/Artistes/Alexander-Payne" target="_self">Alexander Payne</a> (pour Diaphana) et <a href="/Films/Fruitvale-Station" target="_self">Fruitvale Station</a> de <a href="/Artistes/Ryan-Coogler" target="_self">Ryan Coogler</a> (pour ARP Sélection) sont donc dépendantes de celles prévues aux Etats-Unis. Or, il se peut que celles-ci n'interviennent que tard dans l'automne afin de rapprocher les films de l'Awards Season (des nominations des Golden Globes à la cérémonie des Oscars) qui débute dès janvier chaque année. Pour Ad Vitam, le cas de <a href="/Films/Mud-Sur-les-rives-du-Mississippi" target="_self">Mud</a> fut extrême, puisqu'il n'est sorti en France que le 1er mai 2013, soit près d'un an après sa première mondiale à Cannes. L'enjeu pour les Américains semble avoir été d'offrir au film de <a href="/Artistes/Jeff-Nichols" target="_self">Jeff Nichols</a> une toute nouvelle carrière après Cannes en le présentant dans d'autres festivals début 2013 : Sundance en janvier puis South by Southwest en mars, pour une sortie américaine fin avril. Signe que des schémas de distribution se perpétuent des deux côtés de l'Atlantique, c'était déjà le cas pour <a href="/Films/Take-Shelter" target="_self">Take Shelter</a>, le film précédent du cinéaste, dévoilé à Sundance 2011, acclamé et récompensé à Cannes, puis à Deauville, projeté dans pas moins de quatre autres petits festivals français à la rentrée avant de sortir finalement en salles début 2012 chez nous. Lorsque la sortie dans les salles françaises d'un film se fait près d'un an après sa première projection en festival, on s'étonne d'autant plus que le buzz qui a porté l'oeuvre est très bon. Les distributeurs concernés ne semblent pas s'inquiéter pour autant d'un affaiblissement de l'écho cannois du film sur la durée. Emma Blunden de Diaphana : « <i>Le Prix d'interprétation remporté par <a href="/Artistes/Bruce-Dern" target="_self">Bruce Dern</a> à Cannes pour </i>Nebraska<i> sera toujours mentionné sur les affiches du film ou n'importe quel support de communication et sera repris par la presse, peu importe le moment de la sortie du film. Nous ne sommes pas si tributaires de Cannes que cela.</i> »
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Enfance clandestine : un exemple de distribution tardive mais payante ?
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Pour Gregory Gajos d'Ad Vitam, la recette est simple : plus l'attente est longue pour certains films, plus elle crée le délire. « <i>Les très bons films comme ceux de Jeff Nichols ou </i><a href="/Films/A-Touch-Of-Sin" target="_self">A Touch of Sin</a><i> de </i><a href="/Artistes/Jia-Zhang-Ke" target="_self"><i>Jia Zhang-ke</i></a><i> (Prix du scénario à Cannes et attendu pour le 1er janvier 2014) peuvent se permettre de sortir loin de Cannes. La curiosité du public ne retombe pas. Et puis, l'automne est tellement chargé que le film de Jia, qui dure 2h13, serait par exemple difficile à faire vivre. Une longue durée et un agenda des sorties chargé, ça entraîne une réduction du nombre de séances possibles dans une salle donnée, et ça veut donc dire que l'exposition du film est amoindrie.</i> » Même remarque chez Pyramide Distribution concernant deux sorties tardives de films cannois : « <i>En début d'année suivante, il y a généralement beaucoup plus de place dans l'agenda des sorties pour ces films d'auteurs. Si l'on avait sorti </i><a href="/Films/Elena2" target="_self">Elena</a><i> en novembre, on aurait sûrement fait un tiers des entrées qu'on a faites en mars.</i> » Roxane Arnold a même poussé à l'extrême la tournée des festivals et d'avant-premières déjà entreprise par les distributeurs qui sortent leur film à l'automne : « <i>Avec <a href="/Films/Enfance-clandestine" target="_self">Enfance clandestine</a>, un film argentin présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2012, on a pu faire tous les festivals de cinéma latino-américain qui existent en France avant la sortie nationale le 8 mai 2013. Le bouche-à-oreille à très bien marché et le film a réalisé un score plus qu'honorable au box-office, relativement à nos attentes.</i> » En effet, cette &quot;tournée des festivals&quot; sur le long terme a toute son importance aux yeux de Gregory Gajos : « <i>Hormis à Cannes, les films ne sont pas montrés qu'à des professionnels en festivals. Même à ce niveau, Cannes, ce n'est finalement qu'une poignée de projections, qui ne réunissent pas toujours le nombre d'exploitants à qui on voudrait montrer le film. Une circulation en Province sur plusieurs semaines est donc souvent nécessaire. Et puis, dans de plus petits festivals, il y a un vrai public de purs spectateurs à même ensuite de parler du film autour d'eux s'il leur a plu, de créer un bouche-à-oreille bénéfique autour du film. Tout cela est un travail de fond qui est très important pour nous.</i> » Pour autant, la multiplication des projections dans des festivals petits et grands peut donner l'impression au public qui n'y a pas accès de n'être plus du tout &quot;neutre&quot; face au film au moment de sa sortie. On a parfois l'impression qu'un film a déjà été tellement vu avant sa sortie qu'il n'y a plus rien à en dire...
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<p>
Encore faut-il que les films sortent. Il est en effet fréquent que des films présentés dans les sections parallèles ne trouvent pas le chemin des salles françaises. A titre d'exemple, seuls 13 des 21 films de la Quinzaine des Réalisateurs 2011 ont été distribués chez nous. Si une sélection en Compétition Officielle est généralement la garantie de trouver un distributeur français, les exceptions ne manquent pas. Présentés lors d'une édition 2010 jugée particulièrement faible, <i>Chonqing Blues</i> de Wang Xiaoshuai, <a href="/Films/Un-Garcon-fragile-Le-projet-Frankenstein" target="_self">Un garçon fragile</a> de Kornel Mundruczo et <a href="/Films/L-exode-Soleil-trompeur-2" target="_self">Soleil Trompeur 2</a> de Nikita Mikhalkov ne sont jamais sortis en France.
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<h2><b>Impact du palmarès</b></h2>

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La Vie d'Adèle : une distribution de Palme d'Or typique
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Et que se passe-t-il pour un distributeur quand son film est primé ? C'est beaucoup de joie, bien sûr, mais également une série de nouveaux paramètres à ajouter au casse-tête. Si, comme pour <a href="/Films/Le-Passe" target="_self">Le Passé</a> cette année (Prix d'interprétation féminine pour <a href="/Artistes/Berenice-Bejo" target="_self">Bérénice Bejo</a>), le film est déjà à l'affiche, l'obtention d'un prix peut supposer au moins une nouvelle campagne d'affichage pour s'assurer que l'information circule bien parmi les spectateurs. Relancer la communication autour du film primé n'est pas une nécessité pour autant, selon Emma Blunden de Diaphana : « <i>Lorsque </i>Le Gamin au Vélo<i> des Dardenne a remporté le Grand Prix en 2011, on aurait pu reprendre les affiches du film pour y ajouter la mention mais on ne l'a pas fait. Le film n'en avait pas vraiment besoin.</i> » Les cas récents de <a href="/Films/Post-Tenebras-Lux" target="_self">Post Tenebras Lux</a>, <a href="/actu-cine/cannes-2012-palmares-palme-d-or-2524" target="_self">Prix de la mise en scène 2012</a> sorti en mai 2013, ou de <i>A Touch of Sin</i>, <a href="/actu-cine/Cannes-2013-palmares-palme-d-or-3357" target="_self">Prix du Scénario 2013</a> qui sortira le 1er janvier 2014, montrent que l'obtention d'un prix cannois n'a qu'un impact limité sur le choix de la date de sortie du film. Il semble néanmoins en aller autrement pour la Palme d'Or. Selon Philippe Kaempf, qui de Ciby Distribution à Europacorp en passant par ARP Sélection a distribué plus de 5 Palmes d'Or, « <i>Il n'y a pas de saison privilégiée pour sortir une Palme</i> ». Pour autant, depuis 1990, toutes sont sorties en France entre septembre et novembre à seulement quatre exceptions près : <a href="/Films/La-Lecon-de-piano" target="_self">La Leçon de Piano</a>, <a href="/Films/La-Chambre-du-fils" target="_self">La Chambre du Fils</a> et <i>The Tree of Life</i> étaient déjà à l'affiche lorsqu'ils ont été primés et <a href="/Films/Fahrenheit-9-11" target="_self">Fahrenheit 9/11</a> est étonnamment sorti en juillet (avec un beau score de 2 millions d'entrées). L'automne et les mois d'octobre-novembre &quot;porteurs&quot; dont nous parlent les distributeurs se sont traditionnellement imposés comme le moment de montrer le film le plus hautement primé de l'année au public français.
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<i>Merci à Roxane Arnold de Pyramide Distribution, Emma Blunden de Diaphana, Michèle Halberstadt d'ARP Sélection, Anne-Cécile Rolland de Pretty Pictures, Régine Vial des Films du Losange, Gregory Gajos d'Ad Vitam, Philippe Kaempf d'Europacorp et Boris Pugnet du Pacte.</i>
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]]></description>
		        <pubDate>Thu, 06 Jun 2013 12:06:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/festival-de-Cannes-dates-de-sorties-films-3380</link>
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		    </item>
		    								
													
			<item>
		        <title>After Earth : N'enterrons pas trop vite M. Night Shyamalan</title>
		        <description><![CDATA[<p>
<i>La hate est-elle proportionnelle à la hype ? <a href="/Artistes/M.-Night-Shyamalan" target="_self">M. Night Shyamalan</a> est-il aujourd’hui détesté, surtout aux Etats-Unis, et surtout par la presse américaine, au prorata de l'enthousiasme qu’il provoqua en 2000 grâce à <a href="/Films/Sixieme-Sens" target="_self">Sixième sens</a> et <a href="/Films/Incassable" target="_self">Incassable</a> ? Depuis <a href="/Films/La-Jeune-fille-de-l-eau" target="_self">La Jeune fille de l’eau</a> (2006), le réalisateur semble payer pour avoir «trahi» nombre de ses adorateurs. Comme si, a posteriori, ils se sentaient coupables d’avoir tant aimé ses premiers films. L'accueil glacial réservé à <a href="/Films/After-Earth" target="_self">After Earth</a>, son nouveau film en salles ce 5 juin, descendu en flèche par la critique et déjà <a href="/actu-cine/After-Earth-box-office-US-Will-Smith-3376" target="_self">boudé par le public américain</a>, semble le confirmer : Shyamalan est devenu le bouc émissaire d’Hollywood.<b> </b>C'est l’occasion de revenir sur cet acharnement critique, accessoirement d’arguer que celui-ci est injuste et de voir dans quelle mesure Shyamalan a trouvé la meilleure personne pour se défendre : lui-même.</i>
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Jaden Smith à l'affiche de After Earth (2013)
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	</div>
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Il y a une dizaine d’années, <i>Newsweek</i> consacrait <a href="http://imgur.com/CIirBmW" target="_blank">sa couverture</a> à M. Night Shyamalan : on pouvait y lire «<i>Le prochain <a href="/Artistes/Steven-Spielberg" target="_self">Spielberg</a>»</i>, en toutes lettres, en gras, sans même un point d’interrogation. Depuis plusieurs années, et de nouveau avec la sortie d’<i>After Earth</i>, la presse américaine ne peut s’empêcher d’y faire référence. <a href="http://www.suntimes.com/entertainment/movies/20382118-421/after-earth-latest-sci-fi-thriller-from-m-night-shyamalan-crashes-and-burns.html" target="_blank">Pour Richard Roeper</a> du Chicago Sun-Times, par exemple, le film est «<i>un thriller de SF involontairement drôle, réalisé sans imagination par le réalisateur jadis considéré comme le nouveau Spielberg</i>». Il est amusant de remarquer que plus le rejet est fort, plus l’engouement pour ses premiers succès s’affiche avec excès. Cette petite mécanique sert de parade pour les critiques accusés de s’acharner aveuglément sur son cas. Avant de sortir les armes, ils rappellent leur affection pour ses premiers films et le tour est joué. C’est un peu facile. Une <a href="http://bit.ly/NNrC37" target="_blank">récente vidéo</a> de Screen Junkies (émission web responsable des «Honest Trailers») fonctionne sur ce principe. Les trois chroniqueurs s’amusent à élire à tour de rôle le «pire film de Shyamalan» : pour ce faire, ils les passent en revue chronologiquement et se montrent de plus en plus sévère. Du &quot;chef d’oeuvre&quot; <i>Sixième sens</i> jusqu’au &quot;nanar&quot; <a href="/Films/Le-Dernier-maitre-de-l-air" target="_self">Le Dernier maître de l’air</a> (2010).
</p>

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			<img src="http://var.vdkimg.com/vodkaster/storage/images/media/images/signes/28470154-1-fre-FR/Signes_scaledown_450.jpg" />
		
			
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Joaquin Phoenix dans Signes (2002)
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<h2><b>Sous-pire</b></h2>
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Cette vidéo de Screen Junkies met parfaitement en relief une autre constante du «Shyamalan bashing» : toujours préciser que le dernier-né est encore plus mauvais que le précédent. L’exemple le plus parlant jusqu’alors était la fameuse <a href="http://slate.me/11l5xm6" target="_blank">courbe de RottenTomatoes.com</a>, chute sans fin de l’appréciation de ses films, calculée à partir d’un système de notes binaire attribuée par un panel de critiques américains. Une dévaluation programmée qui pose un problème fondamental. Ses détracteurs les plus farouches vont commencer à s’en émouvoir avec la sortie d’<i>After Earth </i>: comment faire encore plus bas, quand on est déjà au plus bas ? Il fallait y penser avant. Si les journalistes américains avaient pour ambition de continuer à rabaisser Shyamalan le plus longtemps possible, ils auraient dû nuancer leurs propos plus longtemps. Seulement, dès <i>La jeune fille de l’eau</i> (2006), la presse est déjà d’une violence inouïe à son égard. Dans Time Out, Trevor Johnson se fait prophète : «<i>Le film n’est pas seulement crétin, il est alarmant pour la suite de sa carrière</i>» annonce-t-il. M. Night Shyamalan l’a bien cherché pourraient répondre Johnson et ses camarades : le réalisateur les ayant ouvertement taquiné quand il écrit le personnage de M. Farber (<a href="/Artistes/Bob-Balaban" target="_self">Bob Balaban</a>), un critique de cinéma sans coeur, finalement dévoré vivant par le monstre du film. La presse française, elle, est plus partagée. Si certains parlent de «<i>tout à l’égo</i>», d’autres le défendent plus que jamais. Pour les Cahiers du Cinéma, <i>La jeune fille de l’eau</i> est un grand film et se retrouve même dans leur Top 10 de l’année 2006. Une distinction qu’a connu <a href="/Films/Le-Village" target="_self">Le Village</a> deux ans plus tôt, lui aussi élu dans les dix meilleurs films de l’année par la revue, en deuxième position derrière <a href="/Films/Tropical-Malady" target="_self">Tropical Malady</a> d’<a href="/Artistes/Apichatpong-Weerasethakul" target="_self">Apichatpong Weerasethakul</a>. Une proximité a priori anecdotique, jusqu’en 2010 quand le réalisateur thaïlandais, tout juste lauréat de la Palme d’or pour <a href="/Films/Oncle-Boonmee-celui-qui-se-souvient-de-ses-vies-anterieures" target="_self">Oncle Boonmee</a>, déclare aux Inrockuptibles que Shyamalan est l’un de ses cinéastes contemporaines préférés. 
</p>
<p>
Pour autant, la défense de son cinéma par quelques uns de ses pairs et une poignée de critiques dispersés permet-elle d'espérer un retour en grâce ? Faut-il au contraire écouter les sceptiques et ne plus rien attendre de Shyamalan, voire suivre ceux qui le méprisent déraisonnablement et tout jeter rétrospectivement, y compris ses premieres films ? Comme les plus malveillants sont souvent les plus bruyants, mieux vaut tâcher de retrouver calme et raison. A l'image de la règle de survie inculquée par <a href="/Artistes/Will-Smith" target="_self">Will Smith</a> à son fils dans <i>After Earth</i> (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=QFDyyZYACOY" target="_blank">«Take a knee»</a>) faisons le vide et tâchons de pointer l'origine de la haine.
</p>

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	</div>

<h2><b>A qui mieux mieux</b></h2>
<p>
La cabale anti-Shyamalan prend parfois des allures de compétition. Récemment, dans le <a href="http://bit.ly/11aS1gD" target="_blank">Metro Times</a>, Jeff Meyers commence sa tribune en ces termes : «<i>A-t-on connu une implosion de carrière plus satisfaisante que celle de M. Night Shyamalan ?</i>». Avant de pondérer ses propos, non sans une certaine couardise : «<i>Loin de moi l’idée de souhaiter la déchéance à qui que ce soit, mais le cinéaste n’a fait qu’inciter mes confrères à le faire, quand il déblatérait sur son génie, quand il massacrait un critique arrogant dans La jeune fille de l’eau, quand il s’octroyait le rôle d’un auteur capable d’apporter la Paix dans le monde</i>». On y revient toujours : <i>La jeune fille de l’eau</i>, l’origine des maux. Les patrons de Disney, juste après avoir refusé de le produire en 2004, étaient les premiers à l’avoir alerté sur les <a href="http://www.ew.com/ew/article/0,,1210892_3,00.html" target="_blank">conséquences</a> qu’auraient un tel film : «<i>Tu laisses un critique se faire attaquer ? Ils vont t’assassiner pour avoir fait ça...</i>» Depuis, à chaque sortie, la lutte pour trouver le mot le plus dur à l’encontre de Shyamalan est devenu un sport journalistique national. Cette année, le match est serré entre quelques plumes empoisonnées : Jason Gorber de Twitch.com dit d’<i>After Earth</i> qu’il est «<i>apocalyptiquement mauvais</i>», Richard Roeper n’attend pas la fin de l’année pour en faire «<i>l’un des pires films de 2013</i>» et le Wall Street Journal se demande s’il ne s’agirait pas carrément du «<i>pire film de tous les temps</i>», (avant de répondre que «non» mais c’est sympa d’avoir posé la question). La Palme du WTF revenant au blogueur Mike McGranaghan pour avoir déclaré qu’<i>After Earth</i> était «<i>l’équivalent cinématographique du clip <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kfVsfOSbJY0" target="_blank">Friday</a> de Rebecca Black</i>». Alors, qui dit mieux ? Personne ?<i> </i>
</p>

<div class="image">
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Haley Joel Osment dans Sixième Sens (1999)
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<h2>Parler dans le vide</h2>
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Le plus extraordinaire parmi tout ce qui s’entend sur les films de Shyamalan – qu’il s’agisse là de critiques, de blogueurs ou de cinéphiles qui réagissent à des articles – c’est le fait que beaucoup s’expriment sans connaître son cinéma. En soi, ce n’est pas un problème : tous les critiques, ou apprentis, ne peuvent pas connaître par coeur l’oeuvre de chaque auteur. Le problème étant qu’ils le revendiquent avec fierté. La première personne a réagir à l’article de Roeper sur le site du journal le fait ainsi : «<i>Je dois bien admettre que ses films chutent de plus de plus bas depuis La jeune fille de l’eau, qui reste le dernier que j’ai vu</i>». Une déclaration qui n’a donc aucun sens, mais qui traduit néanmoins un sentiment général. Considérer sa filmographie comme périclitante depuis 2006 serait presque un fait acquis, une évidence, nul besoin de voir ses films pour en attester. D’ailleurs, Jason Gorber de Twitch débute <a href="http://bit.ly/1491uqF" target="_blank">son papier</a> par un aveu comparable : «<i>J’ai volontairement raté Signes, Le Village et La Jeune fille de l’eau, chacun ayant des notes moyennes de plus en plus faibles selon Imdb.com</i>». Qu’il les évite s’il le souhaite, mais pourquoi ne pas être plus discret. Quel intérêt ce critique trouve-t-il à se vanter d’avoir boudé les précédents films d’un réalisateur dont il chronique, dans la même colonne, le nouveau film ? C’est une confession embrassante. Alors forcément, en comparaison, le spectateur qui aime <i>After Earth</i>, qui n’a rien raté de l’auteur et qui, justement, estime d’autant plus naturel de défendre son dernier film au regard de ses précédents, se retrouve immanquablement en position de force.
</p>

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Dev Patel dans Le dernier maître de l'air (2010)
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	</div>

<h2>«<b>On n’est jamais mieux servi...»</b></h2>
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Car c'est seulement en convoquant l’ensemble de l’oeuvre de M. Night Shyamalan qu’<i>After Earth </i>prend toute son envergure. Loin de le penser, Scott Foundas dans <a href="http://bit.ly/113W2n4" target="_blank">Variety</a> décrit l’investissement du cinéaste sur le projet comme «<i>clairement celui d’un exécutant, au désintérêt palpable du premier au dernier plan</i>». Il y a de quoi s’arracher les cheveux avec les dents. Le réalisateur ne dépasse pas seulement ici le simple rôle de <i>yes man</i>, il inscrit son dernier film dans la continuité de son travail et, plus encore, il discoure sur la place que peut avoir ce film dans son oeuvre. Le futur tel que le décrit Shyamalan dans <i>After Earth</i> n’est pas notre futur, c’est celui des personnages de ses films précédents. Les habitants de Nova Prime, la planète où vivent Cypher et Kitai Raige (<a href="/Artistes/Will-Smith" target="_self">Will</a> et <a href="/Artistes/Jaden-Smith" target="_self">Jaden Smith</a>) au début du film, seraient les descendants des héros de <a href="/Films/Signes" target="_self">Signes</a> (2002), du <i>Village</i>, de <i>La Jeune fille de l’eau</i>, <i>etc</i>. Shyamalan égrène les détails, références et auto-citations, pour étayer cette suggestion. Le babyphone de <i>Signes</i>, moyen primitif de communication extraterrestre, s’est transformé en un objet standardisé, ici utilisé par Kitai Raige pour une communication extraterrestre. Quant au signal capté par l’objet dans le film, il est désormais audible, décuplé, un millénaire plus tard dans <i>After Earth</i>, aux confins de l’espace. Même le «grand Eatlon», aigle mythique et bienfaiteur de <i>La Jeune fille de l’eau</i>, fait son retour dans une séquence de son dernier film, de nouveau pour sauver un adolescent en mission. Et lorsque Kitai se débarrasse d’un ennemi en le faisant chuter dans une crevasse dissimulée, comme le faisait Ivy Walker dans <i>Le Village</i>, s’invite l'éventualité que le garçon ait été élevé et sensibilisé aux exploits de cette autre héroïne parcourant des kilomètres, à l'aveugle, pour sauver un être cher. Sur Terre, puis sur Nova Prime, les contes de Shyamalan semblent avoir été assimilés depuis mille ans. On repense aussi au personnage de prophète de <i>La Jeune fille de l’eau</i> : sans doute, Vick Ran a dû jouer un rôle dans l’évolution du monde au dernier millénaire. On songe à la nature, à sa révolte à l’encontre des humains dans <i>Phénomènes</i> (2008), ce premier avertissement que les terriens n’ont visiblement pas pris au sérieux. Au point d’avoir dû abandonner la planète bleue. 
</p>
<p>
Seul, abandonné, par tous ou presque, M. Night Shyamalan en est venu à se sauver tout seul. Plutôt que d’attendre que le temps ne lui donne raison, il a bondi de mille années dans le futur pour parler d’un monde où ses films seraient enfin appréciés à leur juste valeur, et même devenus paroles d’Evangile. Il faut se souvenir de cette phrase qu’aurait prononcé Beethoven, vers la fin de sa vie, face à la réception frileuse d’une de ses dernières compositions : «<i>Ca leur plaira bien un jour</i>». Détracteurs et fans du réalisateur peuvent au moins s’accorder sur ce point : voilà une déclaration qui siérait bien à M. Night Shyamalan.
</p>
<p>
<b>Mise à jour du 6 juin 2013 : </b>Preuve que le ressentiment «critique» n'est pas circonscrit aux territoire américain, cette vidéo de Canal Plus reproduit fidèlement le schéma de Screen Junkies cité plus haut en ajoutant un soupçon du racisme ordinaire évoqué dans les commentaires ci-dessous et une erreur factuelle qui donne une idée du soin avec laquelle la chronique a été préparée (le film n'a pas été produit par la Fox, mais par Sony/Columbia).
</p>
 <span><div><object width="450" height="320"><param name="movie" value="http://player.canalplus.fr/embed/flash/player.swf"><param name="flashvars" value="param=cplus&videoId=842551"><param name="allowScriptAccess" value="always"/><param name="allowFullScreen" value="true"/><embed width="450" height="320" src="http://player.canalplus.fr/embed/flash/player.swf" id="canal842551" name="canal842551" flashVars="param=cplus&videoId=842551" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" ><noembed>Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo</noembed></embed></object></div></span><p>
<i>Image © Columbia Pictures, Warner, Universal Pictures</i>
</p>
]]></description>
		        <pubDate>Wed, 05 Jun 2013 16:24:00 +0200</pubDate>
		        <link>http://www.vodkaster.com/actu-cine/After-Earth-critiques-analyse-Shyamalan-3378</link>
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