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	<title>AKIO MATSUMURA</title>
	
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		<title>Qu’attend donc le gouvernement américain pour agir ?</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 11:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[11 juin 2012 Nous continuons à mettre en ligne les points de vue de nombreux scientifiques internationaux sur la catastrophe mondiale que pourrait déclencher le réacteur 4 de Fukushima Daiichi s’il s’écroulait. Aujourd’hui le message est simple et clair : le gouvernement japonais n’agira pas. Ce sont donc les États-Unis qui doivent monter au créneau. &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/05/quattend-donc-le-gouvernement-americain-pour-agir.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Fquattend-donc-le-gouvernement-americain-pour-agir.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p>11 juin 2012</p>
<p>Nous continuons à mettre en ligne les points de vue de nombreux scientifiques internationaux sur la catastrophe mondiale que pourrait déclencher le réacteur 4 de Fukushima Daiichi s’il s’écroulait. Aujourd’hui le message est simple et clair : le gouvernement japonais n’agira pas. Ce sont donc les États-Unis qui doivent monter au créneau. Mais aucune mesure n’a encore été prise.<br />
J’ai été éberlué quand j’ai appris qu’un million de Japonais avaient lu notre article sur l’appel courageux lancé par l’Ambassadeur Mitsuhei Murata au cours de la session publique de la Chambre des conseillers du Japon et la célèbre estimation de Robert Alvarez indiquant des rejets de césium 85 fois plus élevés à Fukushima qu’après l’accident de Tchernobyl. Des lecteurs de 176 nations ont visité notre blog et l’Ambassadeur Murata ainsi que Robert Alvarez ont été cités en ligne et dans la presse écrite à maintes reprises.</p>
<p>Malgré cet intérêt mondial,  le gouvernement japonais semble s’éloigner toujours plus d’un engagement à faire face aux dangers croissants de Fukushima Daiichi. En avril, je suis allé au Japon pour rencontrer le gouvernement et les dirigeants des partis de l’opposition afin de les convaincre de l’ampleur du danger. L’Ambassadeur Murata et moi-même avons rencontré M. Fujimura, le secrétaire général du Cabinet, qui nous a assurés qu’il transmettrait notre message au Premier ministre Noda, avant le départ de celui-ci pour Washington où il devait rencontrer le Président Obama le 30 avril. À notre grande déception, l’idée de mettre en place une équipe d’évaluation indépendante et un soutien technique international pour répondre à la catastrophe n’a pas fait l’objet d’une mention publique. J’ai également été très étonné  de voir que de nombreux dirigeants politiques japonais n’étaient pas conscients de la possibilité d’une catastrophe mondiale parce que TEPCO ne leur en avait rien dit. J’ai du mal à comprendre leur manière de fonctionner. Comment les dirigeants japonais peuvent-ils penser qu’il est raisonnable de dépendre d’une seule source (dont le conflit d’intérêt est manifestement inhérent) pour juger des problèmes provoqués par l’accident de Fukushima et décider qui est le plus à même de gérer la catastrophe ? Dans leur aveuglement, les hommes politiques japonais n’ont pas d’idée précise de la situation et ne savent pas trop où ils mènent le pays et la population.</p>
<p>Je voudrais clarifier brièvement les raisons qui font que Fukushima Daiichi reste un énorme danger pour lequel aucun scientifique n’est actuellement en mesure de recommander de solution.<br />
N’importe lequel des accident suivants pourrait provoquer de sérieux dégâts dans toute la zone environnant Fukushima Daiichi.</p>
<p>1.      Le cœur des réacteurs 1, 2 et 3, a subi une fusion complète. Les autorités japonaises ont admis que le combustible avait peut-être en fondant transpercé le fonds de l’enceinte de confinement. On peut craindre que cela ne puisse provoquer une criticité involontaire (reprise de la réaction en chaîne) ou une violente explosion de vapeur ; dans les deux cas, on pourrait assister à de nouveaux rejets de radioactivité considérables dans l’environnement.<br />
2.      Les réacteurs 1 et 3 sont le siège d’une radioactivité pénétrante particulièrement intense, ce qui les rend inapprochables. Les réparations nécessaires au renforcement n’ont donc pas encore pu être réalisées depuis l’accident de Fukushima. La capacité des structures à résister à  une forte réplique sismique est très incertaine.<br />
3.      Les tuyaux de refroidissement temporaires installés dans chacun des réacteurs dévastés courent à travers les décombres et autres débris.<br />
Ils ne sont pas protégés et sont donc très vulnérables. Ceci pourrait causer une panne des systèmes de refroidissement, provoquant la surchauffe du combustible, d’autres dégâts touchant le combustible et accompagnés de rejets radioactifs, de nouvelles explosions d’hydrogène, peut-être même un incendie du zirconium et la fusion des assemblages contenus dans les piscines de combustible usagé.<br />
4.     Le bâtiment du réacteur 4 et sa structure sont sévèrement endommagés. La piscine de combustible usagé, qui pèse 1 670 tonnes, est suspendue à une trentaine de mètres du sol près d’un mur déformé qui penche vers l’extérieur.</p>
<p>Si cette piscine venait à s’écrouler ou à se vider, l’explosion qui résulterait de la radioactivité pénétrante condamnerait toute la zone environnante. À la centrale de Fukushima Daiichi, les piscines de combustible irradié à elles seules contiennent 85 fois plus de césium 137 que la quantité relâchée par l’accident de Tchernobyl.</p>
<p>Même pris individuellement, tous ces accidents potentiels pourraient avoir des conséquences majeures dans toute la région de Fukushima Daiichi.</p>
<p>Sous la pression du public et des médias, le gouvernement du Japon a envoyé le 26 mai M. Goshi Hosono, ministre de l’Environnement et de la Politique nucléaire, voir le réacteur 4. Le ministre a passé une demi-heure sur le site sur un escalier provisoire. De façon surprenante, il a déclaré que la structure soutenant la piscine était apparemment sûre ; c’était une façon de répondre &#8211; en l’espace de trente minutes, juste comme ça – à nos demandes répétées de mise en place d’une équipe d’évaluation indépendante. Merci au Japon). M. Hosono a également affirmé durant la conférence de presse que le réacteur 4 était en mesure de résister à un séisme de force 6. Je ne comprends pas pourquoi il a dit cela. Rappelons que selon des géologues japonais, il existe une probabilité de 90 % qu’un séisme de force 7 ne frappe le Japon dans les trois ans à venir.<br />
Est-ce une façon de préparer son excuse, à savoir qu’un séisme de force 7 ne rentrait pas dans ses prévisions ?  </p>
<p>Le gouvernement japonais pense t-il vraiment que la population est assez stupide pour se laisser impressionner par ce genre de performance ? Si l’attitude du gouvernement est si impudente, c’est probablement qu’il sait que les médias japonais ne couvriront que ce qu’il leur aura demandé. Si c’était juste une question économique (les affaires sont les affaires), je pourrais passer outre, en me disant que ce ne sont que des manœuvres politiques. Mais ce dont nous parlons ici, c’est d’une catastrophe mondiale d’une ampleur que l’humanité n’a encore jamais connue. Et chaque jour qui passe illustre encore un peu plus le sens des mots « frustration » et  « déception ».</p>
<p>J’ai décidé de me rendre à Washington, D.C., pour rencontrer un ancien général de l’armée de terre , un vieil ami que j’ai connu aux Nations Unies, afin de lui expliquer pourquoi Fukushima devrait être considéré comme une priorité des plus urgentes pour la sécurité internationale et comment cette question nécessitait une action immédiate de la part des États- Unis.</p>
<p>Il était d’accord. Il a très bien vu pourquoi il fallait agir immédiatement à propos de Fukushima et il se demandait pourquoi tous les acteurs potentiels avaient été si lents à réagir. Une année et deux mois se sont déjà écoulés et on se demande vraiment ce que le gouvernement américain peut bien attendre. Faire une enquête sur l’état du réacteur 4 devrait être une priorité nationale. Nous pensons que nous avons eu de la chance pendant ces 14 mois, mais c’était aussi un test décisif pour voir si les leaders d’opinion de toutes origines allaient monter au créneau pour répondre au défi. Ils ne l’ont pas fait jusqu’à présent. Et je ne crois pas qu’on puisse compter sur la chance pendant encore 14 mois.</p>
<p>J’ai aussi rencontré Bob Alvarez à Washington et nous avons parlé des heures durant. Je l’ai remercié pour ses calculs relatifs  à la contamination du site de Fukushima Daiichi par le césium ; ce chiffre simple a aidé à attirer l’attention du public. M. Alvarez a indiqué que le chiffre de dix fois plus de césium 137 pour le réacteur 4 qu’à Tchernobyl était bas, mais utile pour éviter les discussions scientifiques ; mais le chiffre pourrait être un facteur 50, ce qui signifie que le chiffre de 85 fois la radioactivité de Tchernobyl est peut-être lui-aussi sous-estimé.</p>
<p>Cependant, selon M. Alvarez, l’important n’est pas de savoir si la contamination du réacteur 4 est 10 ou 20 fois plus élevée. Le césium 137 [résultant d’un accident] du réacteur 4 ferait du Japon tout entier une zone d’évacuation ; la forte radioactivité contaminerait l’Asie de l’Est et l’Amérique du Nord, et les retombées radioactives y demeureraient pendant des centaines d’années. M. Alvarez m’a demandé si les dirigeants japonais en étaient conscients. Ma réponse est que oui, ils comprennent la situation en théorie, mais pas dans un sens pratique. Le Premier ministre Noda, qui est le sixième premier ministre en cinq ans, n’a pas suffisamment de poids politique pour prendre la décision de réclamer une équipe d’évaluation indépendante et des équipes de soutien technique extérieurs à TEPCO.</p>
<p>J’ai expliqué à M. Alvarez que j’étais venu à Washington pour expliquer le Japon ne ferait pas le premier pas. Ses dirigeants n’ont pas le pouvoir d’agir d’abord et d’assurer leur survie politique ; et ils n’ont pas le courage de faire le premier pas, sans savoir ce qui les attend après.<br />
Notre invité au Forum mondial de Moscou en 1990, Robert Socolow, professeur d’ingénierie mécanique et aérospatiale à l’Université de Princeton, a écrit un essai publié dans le Bulletin of the Atomic Scientists du 21 mars 2011 :</p>
<p>« …Il nous faut expliquer, et ré-expliquer sans cesse, le concept de “chaleur résiduelle”, cet incendie qu’on ne peut pas éteindre, cette chaleur générée à partir des fragments de fission, aujourd’hui, et dans plusieurs semaines, et dans plusieurs mois ; c’est une chaleur qu’il faut évacuer. Les journalistes ont beaucoup de mal à faire comprendre ce concept, parce que c’est un concept qui n’est absolument pas familier, ni pour eux ni pour la plupart de leurs lecteurs. Pour un non-spécialiste, un incendie, ça peut toujours s’éteindre… »</p>
<p>Il est extrêmement difficile, comme le souligne M. Solocow, de convaincre des dirigeants politiques de réagir à une catastrophe inconnue – et en l’occurrence sans précédent – qu’ils ne peuvent concevoir, tout habitués qu’ils sont à envisager leurs actions en termes de mandat électoral.<br />
De la même façon, je n’arrête pas d’expliquer aux dirigeants étrangers que le Premier ministre japonais est un bâtisseur de consensus, pas un preneur de risques. Il ne relèvera pas le défi.<br />
Le gouvernement des États-Unis est le seul autre intervenant envisageable et je peine à comprendre pourquoi il garde le silence.</p>
<p>Si cette catastrophe mondiale se produit, que diront tous les livres d’Histoire ?</p>
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		<title>Tomemos acción en Fukushima: carta abierta para el Secretario General Ban Ki-moon.</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 20:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Estimado Secretario General Ban Ki-moon: Sin duda usted observó el desastre en Fukushima ocurrido el 11 de marzo de 2011, con terror y preocupación: ¿Qué implicaciones tendría otro desastre nuclear en las relaciones interestatales, especialmente en su región de origen en el Este de Asia? Afortunadamente, al parecer, los efectos se mantuvieron en gran medida &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/05/tomemos-accion-en-fukushima-carta-abierta-para-el-secretario-general-ban-ki-moon.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
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<p>Sin duda usted observó el desastre en Fukushima ocurrido el 11 de marzo de 2011, con terror y preocupación: ¿Qué implicaciones tendría otro desastre nuclear en las relaciones interestatales, especialmente en su región de origen en el Este de Asia? Afortunadamente, al parecer, los efectos se mantuvieron en gran medida a las islas de Japón y fueron menos de lo que muchos expertos esperaban. En cuestión de semanas las historias se disiparon, si bien no desaparecieron de los principales medios de comunicación, sólo fueron resucitadas historias de interés personal sobre un héroe o un caso especialmente trágico sobre la pérdida de un ser querido.</p>
<p>Pero la crisis no se ha terminado. Hoy, Martin Fackler reportó en el New York Times que agua contaminada radioactivamente se está escapando de las plantas y que el sitio se encuentra en un nuevo estado de emergencia. Mitsuhei Murata, el ex embajador de Japón en Suiza, escribió una carta el año pasado, que atrajo la atención internacional hacia las miles de barras de combustible radiactivo gastadas en el lugar y el peligro que su vulnerabilidad presenta; él ha dado testimonio de esto varias veces antes de que el parlamento de Japón. Expertos internacionales, independientes y de la Agencia Internacional de la Energía Atómica, han comentado que los planes de la Tokyo Electric Power Company para la eliminación de las barras del lugar y su almacenamiento en un lugar más seguro, aunque todavía provisional, la ubicación es optimista y poco realista.</p>
<p>Los medios de comunicación han hecho un trabajo muy magro de informar sobre los diversos temas que las barras de combustible presentan. El combustible radiactivo debe ser enfriado continuamente con el fin de mantener la seguridad; el sistema eléctrico improvisado que mantiene la refrigeración ha fallado varias veces, por lo menos una vez por cada 24 horas, tanto por cuenta propia como por consecuencia de las ratas hambrientas. El mecanismo que se interpone entre la seguridad y un incendio en la planta de Fukushima Daiichi es, por decir lo menos, precario. (Y, como ha quedado claro para muchos desde el principio, TEPCO busca esperanzadamente eludir su responsabilidad: en primer lugar, en la seguridad y mantenimiento del sitio, en segundo lugar, en el pago de su costo a Japón)</p>
<p>Solamente se puede especular el alcance de las consecuencias que un incendio de este combustible gastado pueda causar, pero, indiscutiblemente, una vez que iniciara el fuego (por falta de agua de enfriamiento o por el derrame provocado por un terremoto), incluso en el mejor de los casos sería una catástrofe mundial sin precedentes. Las posibles consecuencias son la evacuación de 35 millones de habitantes de Tokio, el desuso permanente de la tierra de Japón, y el envenenamiento de los cultivos de alimentos en los Estados Unidos. Estas no son proyecciones fantásticas, son razonablemente expectativas conservadoras.</p>
<p>Aunque increíblemente pero con demasiada familiaridad, la situación sigue siendo relegada a las últimas páginas de los periódicos, y por lo tanto a la parte posterior de las mentes de nuestros líderes. Esto me recuerda a nuestro enfoque internacional para resolver el cambio climático, en el cual he participado durante décadas, primero en las Naciones Unidas y después como Secretario General de la Cumbre parlamentaria de la Tierra efectuada en Río de Janeiro: tenemos un problema latente pero muy grave que probablemente podemos arreglar, pero carecen de la determinación y la voluntad política para hacerlo. Como usted bien sabe, un exitoso acuerdo sobre el cambio climático nos ha eludido.</p>
<p>En comparación con el cambio climático, sin embargo, la cuestión de las barras de combustible radiactivo de Fukushima es a la vez más fácil de resolver y más urgente. Cualquier japonés puede afirmar que otro terremoto grave golpeará Japón dentro de la próxima década. Es decir, esta situación debe ser resuelta rápidamente.</p>
<p>Sin embargo, incluso si es posible de resolver, la cuestión requiere una atención constante y de actores competentes y bien financiados. Entonces, ¿quién podría hacerse cargo? La Agencia Internacional de Energía Atómica dijo la semana pasada que a TEPCO le llevará por lo menos 40 años para asegurar las barras de combustible radiactivo en contenedores de almacenamiento más adecuados. TEPCO ya se niega a pagar a Japón miles de millones de yenes en costos de limpieza, y no tiene la tecnología o medios para realizar la tarea de manera competente y convenientemente. Y a pesar de ello, hasta ahora el gobierno japonés sólo ha recurrido a TEPCO.</p>
<p>La siguiente opción obvia fuera de Japón es Estados Unidos, por su superioridad tecnológica, el financiamiento, y el liderazgo. Inmediatamente después del accidente, el Departamento de Defensa de EE.UU., ofreció asistencia a Japón, pero los japoneses reusaron su ayuda. Queda por ver si la puerta se ha cerrado de forma permanente. Esto no se trata una acción benevolente: los EE.UU. se encuentran en peligro en el caso de un incendio de este combustible, los residentes de California, Oregón y Washington ya han recibido mucha radiación. La acción dirigida por parte de EE.UU., excepto tal vez por el senador Ron Wyden de Oregón, es poco probable: senadores de EE.UU. y representantes continúa demostrando su impotencia tanto en su país como en el extranjero.</p>
<p>Durante mucho tiempo he estado abogando por un equipo internacional de expertos independientes para investigar la situación. Las Naciones Unidas son un organismo adecuado para ensamblar y entregar dicho equipo. La AIEA, sin embargo, no debe asumir la responsabilidad.<br />
La misión del AIEA es promover el uso pacífico de la energía nuclear. Las preocupaciones de proliferación no son aplicables para ella, y el desastre en sí ha puesto en duda (otra vez) si la promoción del uso pacífico de la energía nuclear debe ser promovido. Mientras que la agencia ha instado recientemente a las mejoras de seguridad en Fukushima, la línea oficial de pensamiento es todavía, de forma incorrecta e imposible, utilizar TEPCO para llevar a cabo el proceso.</p>
<p>No sólo estamos a la espera de un desastre mayor. Uno de ellos ya se está desarrollando ante nosotros. Las consecuencias para la salud de la radiación liberada son graves: a pesar de lo que los principales medios de comunicación están informando, vamos a ver un salto significativo en la tiroides y otros tipos de cáncer en Japón en cuatro o cinco años. Malformaciones congénitas probablemente comenzarán a aparecer. El reporte prematuro de algunas agencias de la ONU y la prensa en general ha sido irresponsable: ¿tenemos idea de lo que significa &#8220;precaución&#8221;? Estos efectos latentes paralizarán a gran parte de la población joven de Japón en esta década.</p>
<p>Nuestra miopía, en Japón y a nivel internacional, es trágico. Un punto positivo fue dado por el Relator Especial de la ONU Anand Grover quien estuvo en una misión de investigación en Japón el año pasado, espero hacer una copia de sus resultados y difundirlo ampliamente.</p>
<p>Ya hemos esperado demasiado tiempo, como lo hicimos para el cambio climático, para tomar medidas internacionales respecto de Fukushima. Pero ahora es claro que no podemos permitir que Japón se haga cargo de un problema que podría afectarnos a todos nosotros.</p>
<p>Secretario General Ban Ki-moon, le insto a que utilice su posición única como jefe de las Naciones Unidas para impulsar la voluntad política y la organización de un equipo de evaluación independiente de científicos e ingenieros internacionales para resolver el problema de barras de combustible radiactivo gastado en Fukushima antes de que nos veamos obligados a tener en cuenta las consecuencias de otro desastre sean mayores. Japón y el mundo no deberían tener que sufrir más porque decidimos esperar.</p>
<p>Atentamente,</p>
<p>Akio Matsumura<br />
-Ex asesor especial del Programa de Naciones Unidas para el Desarrollo<br />
-Fundador y Secretario General del Foro Global de Líderes Espirituales y Parlamentarios para la Supervivencia Humana<br />
-Secretario General de la Conferencia Parlamentaria de la Cumbre de la Tierra de 1992 en Río de Janeiro</p>
<div class="shr-publisher-1237"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Ftomemos-accion-en-fukushima-carta-abierta-para-el-secretario-general-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/SVVasucyBiE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>福島で行動を起こす：潘基文国連事務総長あて公開書簡</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 15:27:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[潘基文事務総長殿、 あなたは2011年3月11日の福島の災害をきっと恐怖と不安に駆られながらご覧になられたことと存じます。特にあなたの出身地域である東アジアでの別の核災害は、国家関係にとって何を意味するでしょうか。幸いにも、このたびの影響は概して日本列島にとどめられ、多くの専門家の予想ほどではなかったようです。このニュース記事は数週間で主要報道機関からは消滅したとはいわないまでも消散し、そのあとは英雄の記事あるいは最愛の人を失った特に悲劇的なケースの個人的興味を引く記事として復活しただけでした。 しかし危機は終わったわけではありません。本日、マーティン・ファクラー氏は放射能汚染水がプラントから漏れ出しており、現場は緊急事態の新たな段階にあるとニューヨーク・タイムズで報道しました。日本の元駐スイス大使の村田光平氏が昨年書いた書簡は、現場にある数千本の放射性使用済み核燃料棒とその脆弱性がもたらす危険に対して国際的な関心を呼び起こしました。彼は日本の国会で数回にわたってこれを立証しています。 独立した国際専門家および国際原子力機関（IAEA）に所属する国際的専門家は、燃料棒を現場から撤去して、一時的とはいえ、より安全な場所に保管するという東京電力の計画は非現実的とはいわないまでも楽観的だとコメントしています。 燃料棒が提起する多くの問題を報道することにおいて、ニュースメディアは物足りないながらも相当の仕事をしました。放射性燃料が安全であるためには継続して冷却する必要があります。この冷却を維持する急ごしらえの電気システムが何度か故障しました。一度は24時間以上も続き、いずれもシステム自体と空腹のネズミに起因する故障でした。福島第一プラントの安全と火災の間に介在する装置は控え目にいっても当てになるものではありません。（そして、当初から多くの人々に明らかなように、東電は第一に現場の安全と維持管理の責任、第二に日本国に対する費用の支払いという二つの責任を回避したいのです。） 使用済み燃料の火災の重大さの程度については推測するしかありませんが、（冷却水不足あるいは地震による流出のために）ひとたび火災が発生すれば、ベストのシナリオでも未曾有の地球規模の災害となることは議論の余地がありません。起こり得る結果は東京圏の35百万人の避難、日本国土の永久的な使用停止、米国の食用作物の汚染です。これらは空想的な予測ではなく、保守的と言わないまでも合理的な予想なのです。 ところが、考えられないが皆が知っていることは、この状況がいまだに新聞報道において格下げされているため指導者の意識も低いのです。このことから思い出されるのが、私が最初は国連において、その後リオデジャネイロでの地球環境サミットの事務局長として数十年間にわたって参加してきた気候変動の解決に向けた我々の国際的取り組みです。我々にはおそらく解決可能であるが、解決しようとする決断と政治的意思に欠ける潜在的だが極めて深刻な問題があります。ご存じの通り、気候変動に関する合意は日の目を見ませんでした。気候変動と比べれば、福島の放射性燃料棒の問題は解決しやすくまた緊急を要します。深刻な地震が再度発生すれば、次の10年間を優に越えて日本に打撃を与えると日本人なら誰もが言うでしょう。つまり、この状況を早く解決しなければならないということです。 解決が可能だとしても、この問題は常に注意を払うことと有能で資金力のある当事者が必要になります。誰がそれを引き受けるのでしょうか。IAEAは先週、東京電力が放射性燃料棒をより適切な貯蔵容器に確保するには40年かかると言いました。東京電力は数十億円の除染費用の日本への支払いをすでに拒否していますし、その作業を的確かつ適切に行うための技術も必要な資金も持っていません。けれども、日本政府はこれまで東電を頼みするだけでした。 日本以外で次に明白な選択肢は技術的優位性、資金力、リーダーシップという点で米国です。事故後の早い時期に米国防省は日本に支援を申し出ましたが、日本はそれを断りました。そのドアは永久に閉ざされたものかはまだ分かりません。これは善意ある行動ではありません。燃料プールの火災が発生したら米国は危険な状況に立たされます。カリフォルニア、オレゴン、ワシントンの住人はすでに多量の放射線を浴びています。おそらくオレゴンの上院議員ロン・ワイデンによる以外の米国主導の行動は考えられません。米国の上下両院議員は引き続き国の内外で彼らの無気力を示しているのです。 私は独立専門家からなる国際チームによる実態調査を長い間主張してきました。国際連合はそのようなチームを編成し派遣するひとつの適切な機関です。しかしIAEAはその責任を引き受けるべきではありません。 IAEAの使命は核エネルギーの平和利用を推進することです。拡散の懸念はここでは当てはまりません。災害それ自体がまさに核エネルギーの平和利用が何を意味するのか、そしてそれは推進されるべきかという疑問を（再度）を投げ掛けているのです。最近、IAEAは福島の安全性を向上するように強く要請しましたが、公式見解ではいまだに東電を使ってその作業を実行するという考えですが、それは不正確でありまた不可能です。 私たちはより大きな災害を待っているだけではないのです。ひとつはすでに私たちの前で展開しているのです。放出された放射線による健康上の影響は甚大です。主要報道機関が何を報道していようと、日本では甲状腺などのがんがこの4~5年で大幅に急増するでしょう。先天性奇形が発症する可能性もあります。一部の国連機関と報道機関全体の時期尚早の報道は無責任です。わたしたちは予防措置の意味を何も考えないのでしょうか。こうした潜伏効果が10年以内に日本の多くの年少人口に障害をもたらすでしょう。 我々の近視眼的な姿勢は、日本においても国際的にも悲惨です。一つの明るい点は国連特別報告者アナンド・グローバー氏による昨年の日本への事実調査ミッションでした。私はあなたが彼の調査結果を支援し、それを広く伝えることを希望します。 気候変動と同じように、福島の件で国際的な行動を取るまでに時間がかかりすぎました。しかし今や、我々全体に影響をおよぼす可能性のある問題を日本が処理することを容認できないことは明らかです。 潘基文事務総長殿、わたしは、あなたが国際連合のトップという特有な立場を生かして政治的意思を駆り立て、我々が「待つ」選択をしなければ日本と世界がさらに苦しまないですむ、別の災害の予期しない影響を考慮に入れざるを得なくなる前に、福島の放射性使用済み燃料棒の問題の解決のために、国際的な科学者および技術者からなる独立評価チームを組織されることを強くお勧めいたします。 松村昭雄 ‐元国連開発計画特別顧問 ‐人類の生存に関する精神指導者および議会指導者の世界フォーラムの創設者。 ‐1992年リオデジャネイロ地球サミット議員会議事務局長 　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　 （日本語訳は私の大学時代の友人山本徳光氏によるものです。）]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2F%25e7%25a6%258f%25e5%25b3%25b6%25e3%2581%25a7%25e8%25a1%258c%25e5%258b%2595%25e3%2582%2592%25e8%25b5%25b7%25e3%2581%2593%25e3%2581%2599%25ef%25bc%259a%25e6%25bd%2598%25e5%259f%25ba%25e6%2596%2587%25e5%259b%25bd%25e9%2580%25a3%25e4%25ba%258b%25e5%258b%2599%25e7%25b7%258f%25e9%2595%25b7%25e3%2581%2582%25e3%2581%25a6%25e5%2585%25ac.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p>潘基文事務総長殿、</p>
<p>あなたは2011年3月11日の福島の災害をきっと恐怖と不安に駆られながらご覧になられたことと存じます。特にあなたの出身地域である東アジアでの別の核災害は、国家関係にとって何を意味するでしょうか。幸いにも、このたびの影響は概して日本列島にとどめられ、多くの専門家の予想ほどではなかったようです。このニュース記事は数週間で主要報道機関からは消滅したとはいわないまでも消散し、そのあとは英雄の記事あるいは最愛の人を失った特に悲劇的なケースの個人的興味を引く記事として復活しただけでした。<br />
しかし危機は終わったわけではありません。本日、マーティン・ファクラー氏は放射能汚染水がプラントから漏れ出しており、現場は緊急事態の新たな段階にあるとニューヨーク・タイムズで報道しました。日本の元駐スイス大使の村田光平氏が昨年書いた書簡は、現場にある数千本の放射性使用済み核燃料棒とその脆弱性がもたらす危険に対して国際的な関心を呼び起こしました。彼は日本の国会で数回にわたってこれを立証しています。</p>
<p>独立した国際専門家および国際原子力機関（IAEA）に所属する国際的専門家は、燃料棒を現場から撤去して、一時的とはいえ、より安全な場所に保管するという東京電力の計画は非現実的とはいわないまでも楽観的だとコメントしています。<br />
燃料棒が提起する多くの問題を報道することにおいて、ニュースメディアは物足りないながらも相当の仕事をしました。放射性燃料が安全であるためには継続して冷却する必要があります。この冷却を維持する急ごしらえの電気システムが何度か故障しました。一度は24時間以上も続き、いずれもシステム自体と空腹のネズミに起因する故障でした。福島第一プラントの安全と火災の間に介在する装置は控え目にいっても当てになるものではありません。（そして、当初から多くの人々に明らかなように、東電は第一に現場の安全と維持管理の責任、第二に日本国に対する費用の支払いという二つの責任を回避したいのです。）</p>
<p>使用済み燃料の火災の重大さの程度については推測するしかありませんが、（冷却水不足あるいは地震による流出のために）ひとたび火災が発生すれば、ベストのシナリオでも未曾有の地球規模の災害となることは議論の余地がありません。起こり得る結果は東京圏の35百万人の避難、日本国土の永久的な使用停止、米国の食用作物の汚染です。これらは空想的な予測ではなく、保守的と言わないまでも合理的な予想なのです。<br />
ところが、考えられないが皆が知っていることは、この状況がいまだに新聞報道において格下げされているため指導者の意識も低いのです。このことから思い出されるのが、私が最初は国連において、その後リオデジャネイロでの地球環境サミットの事務局長として数十年間にわたって参加してきた気候変動の解決に向けた我々の国際的取り組みです。我々にはおそらく解決可能であるが、解決しようとする決断と政治的意思に欠ける潜在的だが極めて深刻な問題があります。ご存じの通り、気候変動に関する合意は日の目を見ませんでした。気候変動と比べれば、福島の放射性燃料棒の問題は解決しやすくまた緊急を要します。深刻な地震が再度発生すれば、次の10年間を優に越えて日本に打撃を与えると日本人なら誰もが言うでしょう。つまり、この状況を早く解決しなければならないということです。<br />
解決が可能だとしても、この問題は常に注意を払うことと有能で資金力のある当事者が必要になります。誰がそれを引き受けるのでしょうか。IAEAは先週、東京電力が放射性燃料棒をより適切な貯蔵容器に確保するには40年かかると言いました。東京電力は数十億円の除染費用の日本への支払いをすでに拒否していますし、その作業を的確かつ適切に行うための技術も必要な資金も持っていません。けれども、日本政府はこれまで東電を頼みするだけでした。<br />
日本以外で次に明白な選択肢は技術的優位性、資金力、リーダーシップという点で米国です。事故後の早い時期に米国防省は日本に支援を申し出ましたが、日本はそれを断りました。そのドアは永久に閉ざされたものかはまだ分かりません。これは善意ある行動ではありません。燃料プールの火災が発生したら米国は危険な状況に立たされます。カリフォルニア、オレゴン、ワシントンの住人はすでに多量の放射線を浴びています。おそらくオレゴンの上院議員ロン・ワイデンによる以外の米国主導の行動は考えられません。米国の上下両院議員は引き続き国の内外で彼らの無気力を示しているのです。<br />
私は独立専門家からなる国際チームによる実態調査を長い間主張してきました。国際連合はそのようなチームを編成し派遣するひとつの適切な機関です。しかしIAEAはその責任を引き受けるべきではありません。<br />
IAEAの使命は核エネルギーの平和利用を推進することです。拡散の懸念はここでは当てはまりません。災害それ自体がまさに核エネルギーの平和利用が何を意味するのか、そしてそれは推進されるべきかという疑問を（再度）を投げ掛けているのです。最近、IAEAは福島の安全性を向上するように強く要請しましたが、公式見解ではいまだに東電を使ってその作業を実行するという考えですが、それは不正確でありまた不可能です。</p>
<p>私たちはより大きな災害を待っているだけではないのです。ひとつはすでに私たちの前で展開しているのです。放出された放射線による健康上の影響は甚大です。主要報道機関が何を報道していようと、日本では甲状腺などのがんがこの4~5年で大幅に急増するでしょう。先天性奇形が発症する可能性もあります。一部の国連機関と報道機関全体の時期尚早の報道は無責任です。わたしたちは予防措置の意味を何も考えないのでしょうか。こうした潜伏効果が10年以内に日本の多くの年少人口に障害をもたらすでしょう。<br />
我々の近視眼的な姿勢は、日本においても国際的にも悲惨です。一つの明るい点は国連特別報告者アナンド・グローバー氏による昨年の日本への事実調査ミッションでした。私はあなたが彼の調査結果を支援し、それを広く伝えることを希望します。<br />
気候変動と同じように、福島の件で国際的な行動を取るまでに時間がかかりすぎました。しかし今や、我々全体に影響をおよぼす可能性のある問題を日本が処理することを容認できないことは明らかです。</p>
<p>潘基文事務総長殿、わたしは、あなたが国際連合のトップという特有な立場を生かして政治的意思を駆り立て、我々が「待つ」選択をしなければ日本と世界がさらに苦しまないですむ、別の災害の予期しない影響を考慮に入れざるを得なくなる前に、福島の放射性使用済み燃料棒の問題の解決のために、国際的な科学者および技術者からなる独立評価チームを組織されることを強くお勧めいたします。</p>
<p>松村昭雄<br />
‐元国連開発計画特別顧問<br />
‐人類の生存に関する精神指導者および議会指導者の世界フォーラムの創設者。<br />
‐1992年リオデジャネイロ地球サミット議員会議事務局長<br />
　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　　<br />
（日本語訳は私の大学時代の友人山本徳光氏によるものです。）</p>
<div class="shr-publisher-1229"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2F%25e7%25a6%258f%25e5%25b3%25b6%25e3%2581%25a7%25e8%25a1%258c%25e5%258b%2595%25e3%2582%2592%25e8%25b5%25b7%25e3%2581%2593%25e3%2581%2599%25ef%25bc%259a%25e6%25bd%2598%25e5%259f%25ba%25e6%2596%2587%25e5%259b%25bd%25e9%2580%25a3%25e4%25ba%258b%25e5%258b%2599%25e7%25b7%258f%25e9%2595%25b7%25e3%2581%2582%25e3%2581%25a6%25e5%2585%25ac.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/YJHVwyGG9K0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Prezado Secretário-Geral Ban Ki-moon:</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Prezado Secretário-Geral Ban Ki-moon: Sem dúvida alguma, você assistiu com terror e preocupação ao desastre de Fukushima no dia 11 de março de 2011: o que outro desastre nuclear significa para a relação entre Estados, em especial na sua região natal da Ásia oriental? Felizmente, ao que parece, grande parte dos efeitos se mantiveram nas &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/05/prezado-secretario-geral-ban-ki-moon.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Fprezado-secretario-geral-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p>Prezado Secretário-Geral Ban Ki-moon:</p>
<p>Sem dúvida alguma, você assistiu com terror e preocupação ao desastre de Fukushima no dia 11 de março de 2011: o que outro desastre nuclear significa para a relação entre Estados, em especial na sua região natal da Ásia oriental? Felizmente, ao que parece, grande parte dos efeitos se mantiveram nas ilhas japonesas, e foram menores que os previstos por especialistas. Em semanas, as histórias se dissiparam ou mesmo desapareceram dos principais meios de comunicação, e só foram resgatadas com histórias individuais de heróis ou aquelas especialmente trágicas da perda de um ente querido.</p>
<p>Mas crise não acabou. Hoje, Martin Fackler relatou no New York Times que água radioativamente poluída está vazando das usinas e que o local está num novo estado de emergência. Mitsuhei Murata, ex-embaixador do Japão na Suíça, escreveu uma carta no ano passado que trouxe a atenção internacional às milhares de barras de combustível radioativo que estão no local, e ao perigo que sua vulnerabilidade representa; ele testemunhou isso diversas vezes ao parlamento japonês. Especialistas internacionais, independentes e da Agência Internacional de Energia Atômica, comentaram que os planos da Companhia Elétrica de Tóquio para a remoção das barras do local e seu armazenamento em um local mais seguro, mesmo que temporariamente, são otimistas ou mesmo irrealistas.</p>
<p>A mídia tem feito um trabalho minimamente adequado em relatar os muitos problemas que tais barras de combustível representam. O combustível radioativo precisa ser constantemente resfriado para manter-se seguro; o sistema elétrico improvisado para fazer esta refrigeração já falhou algumas vezes, em uma ocasião por mais de 24 horas, tanto por conta própria como por conta de ratos famintos. O mecanismo que se mantém entre a segurança e um incêndio na usina de Fukushima Daiichi é, no mínimo, precário. (E, como já é evidente para muitos desde o início, a Companhia Elétrica de Tóquio espera reduzir suas responsabilidades: primeiramente, na segurança e manutenção; em segundo lugar, em pagar seus custos ao Japão.)</p>
<p>Só é possível fazer especulações sobre a dimensão das consequências de um incêndio desde combustível. Porém, é certo que, uma vez iniciando o incêndio (por falta de água para refrigeração ou por derramamento causado por um terremoto), mesmo o melhor dos cenários seria um desastre global sem precedentes. Algumas das possíveis consequências são: a evacuação dos 35 milhões de habitantes de Tóquio, o desuso permanente da terra no Japão, e a contaminação das lavouras alimentícias nos Estados Unidos. Estas não são projeções mirabolantes, porém expectativas razoáveis, se não conservadoras.</p>
<p>Ainda assim, inimaginável, porém familiar, esta situação ainda é renegada às últimas páginas dos nossos jornais, e, portanto, para o fundo da mente de nossos líderes. Isso me lembra a nossa abordagem internacional para lidar com as mudanças climáticas, da qual fiz parte por décadas, primeiro nas Nações Unidas e depois como Secretário Geral do Parlamento da Cúpula da Terra no Rio de Janeiro: nós temos um latente, porém sério problema que nós provavelmente podemos resolver, mas nos falta vontade política para fazê-lo. Como vocês todos sabem bem, um acordo bem sucedido para as mudanças climáticas tem nos iludido.</p>
<p>Em comparação com mudanças climáticas, porém, a questão das barras de combustível radioativo em Fukushima é tanto mais fácil de resolver como mais urgente. Qualquer japonês pode te dizer que outro terremoto sério irá incidir sobre o país na próxima década. Ou seja, a situação precisa ser resolvida rapidamente.</p>
<p>Apesar disso, mesmo que possível de resolver, a questão demanda atenção constante e competente, além de atores com muitos recursos. Então, quem se habilita? A Agência Internacional de Energia Atômica disse na semana passada que seriam necessários 40 anos para a Companhia Elétrica de Tóquio assegurar o armazenamento adequado das barras de combustível. A empresa já está recusando pagar bilhões de Yens em custos de limpeza, e não possui a tecnologia nem os recursos para realizar esta tarefa com competência. Enquanto isso, o governo japonês apenas observa.</p>
<p>Fora do Japão, a escolha óbvia são os Estados Unidos, por sua superioridade tecnológica, recursos, e liderança. Logo após o acidente, o Departamento de Defesa americano ofereceu apoio ao Japão, mas os japoneses negaram. Ainda não se sabe se esta via de ajuda ainda existe. Esta não seria uma ação benevolente: os EUA se encontram no caminho dos danos e estragos no caso de um incêndio envolvendo os combustíveis citados; habitantes da California, Oregon e Washington já receberam muita radiação. Uma ação liderada pelo EUA, com exceção apenas do Senador do Oregon Ron Wyden, é improvável: Senadores americanos continuam a demonstrar sua impotência dentro e fora do país.</p>
<p>Eu tenho insistido há tempos por um time internacional de especialistas independentes para investigar a situação. As Nações Unidas são um corpo apropriado para montar e enviar tal time. A Agência Internacional de Energia Atômica (AIEA), por outro lado, não deveria tomar a responsabilidade.</p>
<p>A missão da AIEA é promover o uso pacífico da energia nuclear. Preocupações com proliferação não são aplicáveis aqui, e o desastre certamente chamou a atenção (novamente) para o que significa o uso pacífico da energia nuclear e se ela deve ou não ser promovida. Enquanto a agência tem recentemente insistido em melhorias na segurança em Fukushima, a mentalidade oficial ainda é, incorretamente e impossivelmente, de usar a Companhia Elétrica de Tóquio para realizar o processo.</p>
<p>Não estamos esperando apenas por um grande desastre. Um já está se formando bem à nossa frente. As consequências à vida da radiação liberada são grandes: ao contrário do que tem sido divulgado pelos principais meios de comunicação, nós iremos ver um salto significativo em casos de câncer da tireoide e de outros tipos em quatro ou cinco anos. Más formações congênitas provavelmente irão começar a aparecer. Aquilo que as agências da ONU e a imprensa têm relatado prematuramente é irresponsável: será que não temos noção do que “prematuro” significa? Esses efeitos latentes irão danificar parte da população jovem japonesa ainda nesta década.</p>
<p>Nossa miopia, no Japão e internacionalmente, é trágica. Um ponto brilhante foi do Relator Especial da ONU Anand Grover, em sua missão em busca de informações no Japão, no ano passado; eu espero que vocês apoiem suas informações e as compartilhe amplamente.</p>
<p>Nós já esperamos por muito tempo, como fizemos para as mudanças climáticas, para que ações sejam tomadas em Fukushima. Mas agora está claro que não podemos deixar que o Japão tome conta de uma questão que pode afetar a todos nós.</p>
<p>Secretário-Geral Ban Ki-moon, eu insisto que você utilize sua exclusiva posição de líder das Nações Unidas para ampliar a vontade política e organizar um time independente de investigação com cientistas e engenheiros internacionais para resolver a questão das barras de combustível radioativo de Fukushima, antes que sejamos forçados a conviver com os efeitos radioativos de outro desastre. O Japão e o mundo não deve sofrer mais devido à nossa escolha por esperar.</p>
<p>Honestamente,</p>
<p>Akio Matsumura<br />
-Ex-Conselheiro Especial para o Programa de Desenvolvimento das Nações Unidas (UNDP)<br />
-Fundador e Secretário-Geral do Fórum Global de Líderes Espirituais e Parlamentares pela Sobrevivência Humana<br />
-Secretário-Geral da Conferência da Cúpula da Terra no Rio de Janeiro, em 1992</p>
<div class="shr-publisher-1225"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Fprezado-secretario-geral-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/rF6tV__OwvM" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Ergreifen Sie die Initiative in Fukushima – Offener Brief an Generalsekretär Ban Ki-moon</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 16:52:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[30. April 2013 Sehr geehrter Herr Generalsekretär Ban Ki-moon: Zweifellos haben Sie die Fukushima-Katastrophe vom 11. März 2011 mit Schrecken und Sorge aufgenommen: Was würde ein weiteres Desaster für die Beziehungen zwischen den Staaten, besonders in ihrer Heimatregion Ostasien, bedeuten? Glücklicherweise – so schien es – beschränkten sich die Auswirkungen hauptsächlich auf die japanische Insel &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/05/ergreifen-sie-die-initiative-in-fukushima-offener-brief-an-generalsekretar-ban-ki-moon.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Fergreifen-sie-die-initiative-in-fukushima-offener-brief-an-generalsekretar-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p>30. April 2013</p>
<p>Sehr geehrter Herr Generalsekretär Ban Ki-moon:</p>
<p>Zweifellos haben Sie die Fukushima-Katastrophe vom 11. März 2011 mit Schrecken und Sorge aufgenommen: Was würde ein weiteres Desaster für die Beziehungen zwischen den Staaten, besonders in ihrer Heimatregion Ostasien, bedeuten? Glücklicherweise – so schien es – beschränkten sich die Auswirkungen hauptsächlich auf die japanische Insel und schienen geringer, als viele Experten es vorausgesagt haben. Innerhalb weniger Wochen trat diese Geschichte in den großen Medien in den Hintergrund – wenn sie nicht sogar verschwand –, nur um als Irgendjemandes persönliche Heldengeschichte oder als besonders tragischer Verlust eines geliebten Menschen wieder aufzutauchen.</p>
<p>Aber diese Krise ist nicht vorbei. Heute berichtete Martin Fackler in der New York Times, dass radioaktiv verseuchtes Wasser aus den Reaktoren austritt und dass sich die Anlage neuerlich in einem kritischen Zustand befindet. Mitsuhei Murata, Japans früherer Botschafter in der Schweiz, hat im vergangenen Jahr einen Brief geschrieben, der die internationale Aufmerksamkeit auf die radioaktiven Brennelemente lenkte – von denen es tausende in der Anlage gibt – und auf die Gefahr, die von deren Schadensanfälligkeit ausgeht. Darauf hatte er zuvor im Parlament schon mehrfach hingewiesen. Internationale Experten, unabhängige und solche der Internationalen Atom Energie Organisation, haben die Pläne der Tokio Elektrik Energiegesellschaft zur Auslagerung der Brennelemente an einen vorläufig sichereren Ort als optimistisch, wenn nicht gar als unrealistisch eingeschätzt.</p>
<p>Die Nachrichtenmedien haben bei der Berichterstattung über die derzeitigen Probleme mit den Brennelementen eine adäquate, wenn auch dürftige Arbeit geleistet. Die radioaktiven Brennelemente müssen ununterbrochen gekühlt werden, damit sie sicher bleiben. Die improvisierte Stromversorgung, die diese Kühlung aufrecht erhält, hat etliche Male versagt, einmal sogar länger als 24 Stunden – entweder wegen Eigenfehlern oder wegen hungriger Ratten. Der Schritt von einer gesicherten Situation zum Brand in der Anlage von Fukushima Daiichi ist, gelinde gesagt, gefährlich klein. (Und wie schon vielen von Anfang an klar war, hofft TEPCO sich vor der Verantwortung drücken zu können: erstens bei der Sicherheit und Instandhaltung der Anlage, zweitens bei der Rückerstattung der Kosten an Japan.)</p>
<p>Über das Ausmaß der Folgen im Falle eines Brennelemente-Brands kann nur spekuliert werden, aber außer Streit steht, dass bei einem solchen Brand (verursacht durch das Fehlen von Kühlwasser oder einen Schaden in Folge eines Erdbebens) das beste anzunehmende Szenario eine beispiellose globale Katastrophe wäre. Die möglichen Folgen wären die Evakuierung von 35 Millionen Menschen aus Tokio, eine dauerhafte Nicht-Nutzbarkeit des Bodens in Japan und ein verseuchter Nahrungsmittelanbau in den Vereinigten Staaten. Das sind keine fantastischen Prognosen, sondern begründete Erwartungen, die man als vorsichtig-zurückhaltend bezeichnen kann.</p>
<p>Geradezu untragbar, aber leider allzu wahr ist, dass diese Situation auf die letzten Seiten unserer Zeitungen und damit auch aus den Köpfen unserer Regierungsverantwortlichen verbannt worden ist. Es erinnert mich an unseren weltweiten Versuch zu einer Lösung beim Klimawandel, an dem ich über Jahrzehnte teilgenommen habe, erst bei den Vereinten Nationen und dann als Generalsekretär des Parlamentarischen Weltgipfels in Rio de Janeiro: Wir haben ein latentes und sehr ernstes Problem, das wir eigentlich lösen könnten – es fehlt uns aber an Entschlossenheit und an politischem Willen. Wie wir wissen, ist nie ein wirksames Klimaschutz-Abkommen abgeschlossen worden.</p>
<p>Allerdings ist, im Vergleich zum Klimawandel, das Problem mit den radioaktiven Brennelementen in Fukushima leichter zu lösen, es ist aber auch drängender. Jeder Japaner wird ihnen erzählen, dass ein weiteres schweres Erdbeben in den nächsten Jahrzehnten Japan treffen wird. Das bedeutet, dass die Situation schnell gelöst werden muss.</p>
<p>Auch wenn das Problem lösbar ist, bedarf es ständiger Aufmerksamkeit und kompetenter und finanziell gut ausgestatteter Akteure. Wer könnte die Verantwortung übernehmen? Die Internationale Atomaufsichtsbehörde hat letzte Woche verlautbaren lassen, dass TEPCO 40 Jahre brauchen würde, um die radioaktiven Brennelemente in geeigneten Lagerbehältern zu sichern. TEPCO weigert sich bereits jetzt, Milliarden von Yen für die Kosten der Aufräumarbeiten an Japan zu zahlen und verfügt weder über die Technologie noch über die finanziellen Mittel, um der Aufgabe kompetent und zweckmäßig nachkommen zu können. Die japanische Regierung hat bis jetzt nur auf TEPCO gesetzt.</p>
<p>Ein naheliegender Partner außerhalb Japans wären die Vereinigten Staaten auf Grund ihrer technologischen Vormachtstellung, Finanzstärke und Führungsrolle. Kurz nach dem Unfall bot das US-Verteidigungsministerium Japan seine Unterstützung an, aber die Japaner lehnten die Hilfe ab. Es scheint, als sei diese Tür für immer zugeschlagen. Sie [die USA] tun sich damit aber keinen Gefallen: Bei einem Brand im Lagerbecken für Brennelemente sind die USA unmittelbar betroffen, schon jetzt haben die Bewohner von Kalifornien, Oregon und Washington viel Radioaktivität abbekommen. Eine von den USA angeführte Aktion, ausgenommen vielleicht unter Oregons Senator Ron Wyden, ist unwahrscheinlich, die US-Senatoren und Abgeordneten beweisen weiterhin  ihre Ohnmacht – zu Hause und im Ausland.</p>
<p>Ich spreche mich schon lange für ein internationales Expertenteam aus, das die Situation untersuchen sollte. Die Vereinten Nationen sind eine der geeigneten Körperschaften, um ein solches Team zusammenzustellen und auszusenden. Die IAEA aber sollte nicht in die Verantwortung eingebunden werden.</p>
<p>Die Aufgabe der IAEA ist es, die friedliche Nutzung der Atomenergie voranzutreiben. Die Gefahr einer nuklearen Weiterverbreitung [Proliferation] besteht in diesem Fall nicht und das Desaster selbst wirft (wieder) die Frage auf, was die friedliche Nutzung der Atomenergie eigentlich ist und ob sie weiter gefördert werden soll. Auch wenn die IAEA schon mal Sicherheitsprüfungen in Fukushima eingefordert hat: Ihre offizielle Linie zielt – was verkehrt und nicht zu erklären ist – darauf ab, dass TEPCO weiter am Ruder bleibt.</p>
<p>Wir wollen nicht einfach auf ein noch größeres Desaster warten. Es liegt offen am Tisch, dass die gesundheitlichen Folgen der freigesetzten Strahlung groß sind. Ungeachtet dessen, was in den großen Medien berichtet wird, haben wir in Japan in den nächsten vier bis fünf Jahren mit einem signifikanten Anstieg bei Schilddrüsenkrebs und anderen Krebsarten zu rechnen. Gleichzeitig wird es zu angeborenen Missbildungen kommen. Die voreilige Berichterstattung einiger UN-Abteilungen und der Presse sind im Großen und Ganzen unverantwortlich: Haben wir keine Ahnung, was „Vorsorge“ eigentlich bedeutet? Diese andauernde Verstrahlung wird einen Großteil der japanischen Jugend in den nächsten Jahrzehnten zu Krüppeln machen.</p>
<p>Unsere Kurzsichtigkeit – in Japan und international – ist tragisch. Eine Ausnahme war im vergangenen Jahr die Erkundungsmission des UN-Sonderbeauftragten Anand Grover. Ich hoffe, Sie unterstützen seine Untersuchungsergebnisse und machen diese weithin bekannt.</p>
<p>Wir haben bereits zu lange auf eine internationale Aktion in Fukushima gewartet – wie beim Klimawandel. Mittlerweile ist klar geworden, dass wir es nicht zulassen können, dass Japan diese Angelegenheit alleine in der Verantwortung hat, da sie uns alle treffen kann.</p>
<p>Herr Generalsekretär Ban Ki-moon, ich fordere Sie auf, Ihre einzigartige Stellung als Leiter der Vereinten Nationen dafür einzusetzen, dass der notwendige politische Wille wach gerüttelt wird und dass eine unabhängige internationale Untersuchungskommission aus Wissenschaftlern und Technikern eingerichtet wird, damit die Angelegenheit mit den abgebrannten Brennelementen in Fukushima angegangen werden kann, bevor wir gezwungen sind, mit dem Fallout des nächsten Desasters rechnen zu müssen. Japan und die Welt sollen nicht zu größerem Leiden verurteilt werden, nur weil wir uns auf das Warten verlegt haben.</p>
<p>Hochachtungsvoll</p>
<p>​Akio Matsumura</p>
<p>-Ehemaliger Sonderberater beim UN-Entwicklungsprogramm<br />
-Gründer und Sekretär des Globalen Forums Geistiger und Parlamentarischer Führungspersönlichkeiten für das Überleben der Menschheit<br />
-Generalsekretär des Parlamentarischen Weltgipfels in Rio de Janeiro, 1992</p>
<div class="shr-publisher-1224"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Fergreifen-sie-die-initiative-in-fukushima-offener-brief-an-generalsekretar-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/Xf7gbJDNN1Q" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Fukushima : il faut agir!                    Lettre ouverte au Secrétaire-Général Ban Ki-moon</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 09:45:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Read in English 30 avril 2013 Monsieur le Secrétaire-Général, Vous avez sans doute observé avec horreur et inquiétude la catastrophe qui a frappé Fukushima le 11 mars 2011. Quels effets cette nouvelle catastrophe nucléaire allait-elle avoir sur les relations interétatiques, surtout dans cette région d’Asie de l’Est dont vous êtes originaire ? Heureusement, semble t-il, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/05/fukushima-il-faut-agir-lettre-ouverte-au-secretaire-general-ban-ki-moon.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Ffukushima-il-faut-agir-lettre-ouverte-au-secretaire-general-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p><a href="http://akiomatsumura.com/2013/04/take-action-at-fukushima-an-open-letter-to-secretary-general-ban-ki-moon.html">Read in English</a></p>
<p>30 avril 2013</p>
<p>Monsieur le Secrétaire-Général,</p>
<p>Vous avez sans doute observé avec horreur et inquiétude la catastrophe qui a frappé Fukushima le 11 mars 2011. Quels effets cette nouvelle catastrophe nucléaire allait-elle avoir sur les relations interétatiques, surtout dans cette région d’Asie de l’Est dont vous êtes originaire ? Heureusement, semble t-il, les effets sont restés largement circonscrits aux îles du Japon et n’ont pas été aussi graves que ne s’y attendaient de nombreux experts. En quelques semaines, les articles se sont raréfiés, au point de quasiment disparaître des grands médias, ne laissant place qu’à des histoires personnelles présentant quelque héros ou quelque cas particulièrement tragique de la perte d’un être aimé.</p>
<p>Toutefois, la crise est loin d’être terminée. Aujourd’hui, dans le New York Times, Martin Fackler rapporte  que de l’eau contaminée par la radioactivité fuit de partout et que le site est à nouveau en état d’urgence. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, a écrit l’an dernier une lettre qui a attiré l’attention internationale sur les milliers de barres de combustible usagé entreposées sur le site et sur le danger soulevé par leur vulnérabilité. Il a témoigné à plusieurs reprises devant le parlement japonais. Des experts internationaux, indépendants aussi bien que membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont fait remarquer que les plans de la Compagnie d’électricité Tepco concernant l’enlèvement de ces barres et leur stockage dans un endroit plus sûr, mais provisoire, sont trop optimistes, pour ne pas dire irréalistes.</p>
<p>Les médias d’information ont fait un travail correct, quoiqu’un peu limité, pour présenter les nombreux problèmes posés par les barres de combustible. Le carburant radioactif doit être refroidi en permanence pour ne pas devenir dangereux ; le système électrique de fortune qui assure ce refroidissement est déjà plusieurs fois tombé en panne (une des pannes a duré plus de 24 heures), sans raison particulière ou parce qu’il avait été endommagé par des rats affamés. À la centrale de Fukushima Daiichi, le mécanisme qui fait la différence entre l’état de sûreté et l’incendie est, pour le moins, précaire. (De plus, comme beaucoup de gens l’ont compris depuis le début, TEPCO espère s’exonérer de ses responsabilités : premièrement pour ce qui est de la sûreté et de la maintenance du site ; deuxièmement pour éviter de payer ce qu’il doit au Japon.)</p>
<p>On ne peut que spéculer sur l’ampleur des conséquences que provoquerait un incendie du combustible usagé. Mais il est indéniable qu’une fois l’incendie déclenché (suite à un manque d’eau de refroidissement ou à une inondation due à un séisme), le scénario même le moins grave causerait une catastrophe mondiale sans précédent. Parmi les conséquences possibles, il faudrait envisager l’évacuation des 35 millions de Tokyoïtes et la contamination des cultures alimentaires américaines. De telles projections ne relèvent pas du domaine du fantastique, mais sont des prévisions tout à fait raisonnables, et même prudentes.</p>
<p>De façon inimaginable, mais hélas trop courante, la situation continue à être reléguée dans les dernières pages de nos journaux, ce qui permet à nos dirigeants de ne pas la voir comme une priorité. Cela me rappelle notre façon dont nous réfléchissons au niveau international aux solutions à apporter au changement climatique. Cela fait des dizaines d’années que je participe à ces discussions, d’abord au sein des Nations Unies, puis en tant que secrétaire-général du Sommet des parlementaires pour la planète Terre à Rio de Janeiro : nous sommes confrontés à un problème latent mais très grave que nous sommes probablement capables de résoudre, mais nous n’avons pas la résolution ni la volonté politique de le faire. Comme vous le savez, nous sommes passés à côté d’un accord efficace sur le changement climatique.</p>
<p>Par comparaison avec le changement climatique, la question des barres de combustible irradié à Fukushima est à la fois plus facile à résoudre et plus urgente. N’importe quel Japonais peut vous dire que le Japon subira un nouveau séisme important dans les dix années à venir. Autrement dit, la situation doit être résolue rapidement.</p>
<p>Cependant, même si elle peut être résolue, cette question requiert une attention constante et des acteurs compétents et bien financés. Mais alors, qui pourrait s’en charger ? L’Agence internationale de l’énergie atomique a reconnu la semaine dernière qu’il faudrait à TEPCO plus de 40 ans pour sécuriser les barres de combustible irradié dans des conteneurs de stockage plus appropriés. TEPCO refuse déjà de payer au Japon les milliards de yens dépensés pour la décontamination et ne dispose ni de la technologie ni des moyens nécessaires pour mener cette tâche de façon compétente et sans délai. Et pourtant, jusqu’à présent, le gouvernement japonais ne s’est adressé qu’à TEPCO.</p>
<p>Avec leur supériorité technologique, leur argent et leurs qualités de leaders, les États-Unis sont le choix le plus évident hors Japon [pour mener cette tâche à bien]. Peu de temps après la catastrophe, le ministère de la Défense américain a proposé son aide au Japon, mais les Japonais ont refusé. Reste à savoir si cette porte est définitivement fermée. Ce ne serait d’ailleurs pas une aide désintéressée, car les États-Unis ne sont pas à l’abri du danger si un incendie venait à se déclarer dans une des piscines. Les habitants des États de Californie, de l’Oregon et de Washington ont déjà reçu une bonne dose de radiation. Il est improbable que les États-Unis se lancent dans une action, sauf peut-être le sénateur de l’État de Washington, Ron Wyden. Les sénateurs et les députés américains continuent à faire la preuve de leur impuissance chez eux et à l’étranger.</p>
<p>Je plaide depuis longtemps pour la mise en place d’une équipe internationale d’experts indépendants qui examineraient la situation. Les Nations unies constituent une instance adéquate pour rassembler et élaborer cette équipe. L’AIEA, toutefois, ne devrait pas se charger de la tâche.</p>
<p>La mission de l’AIEA en effet est de promouvoir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire. Les inquiétudes relatives à la prolifération n’ont pas cours ici et la catastrophe a sans aucun doute remis en question (une fois de plus) la signification de l’usage pacifique de l’atome et le bien-fondé de la promotion même de l’énergie nucléaire. L’agence a récemment appelé à améliorer la sécurité à Fukushima, mais la ligne officielle, aussi inacceptable et impossible que cela puisse sembler, reste de confier la procédure à TEPCO.</p>
<p>Nous ne sommes pas seulement en train d’attendre une catastrophe encore plus sévère ; nous en avons déjà une qui se déroule sous nos yeux. Les conséquences sanitaires de la radioactivité déjà émise sont graves : malgré ce que nous racontent la plupart des médias, nous allons être confrontés à une forte hausse des cancers de la thyroïde et d’autres formes de cancers au Japon dans quatre à cinq ans. Des malformations congénitales vont très probablement se produire. Les rapports prématurés de certaines agences de l’ONU et la presse dans son ensemble ont été irresponsables. N’avons-nous aucune notion de ce que signifie le « principe de précaution » ? Ces conséquences latentes vont ravager les jeunes générations japonaises dans les dix années à venir.</p>
<p>Notre aveuglement, au Japon et dans le reste du monde, est absolument tragique. Une petite lueur d’espoir a été apportée par le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé, Anand Grover, suite à sa mission d’enquête au Japon l’an dernier. J’espère que vous soutiendrez ses conclusions et que vous leur assurerez une large circulation.</p>
<p>Nous n’avons déjà que trop attendu, comme avec le changement climatique, pour agir au niveau international afin d’aider Fukushima. Aujourd’hui il est clair que nous ne pouvons pas laisser le Japon s’occuper [seul] d’un problème qui peut tous nous affecter.</p>
<p>Monsieur Ban Ki-moon, je vous supplie d’utiliser la position unique qui est la vôtre à la tête des Nations unies pour galvaniser la volonté politique et organiser une équipe d’évaluation indépendante de scientifiques et d’ingénieurs pour à trouver une solution au problème des barres de combustible irradié de Fukushima, avant que nous ne soyons obligés de gérer les émissions radioactives d’une nouvelle catastrophe. Le Japon et le monde ne devraient pas avoir à souffrir encore davantage parce que nous avons choisi d’attendre.</p>
<p>Avec l’assurance de ma considération,</p>
<p>Akio Matsumura<br />
- Ancien conseiller spécial, Programme des Nations Unies pour le développement<br />
- Fondateur et secrétaire-général du Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders for Human Survival [Forum mondial des dirigeants spirituels et parlementaires pour la survie de l’humanité]<br />
- Secrétaire-général du Sommet des parlementaires pour la planète Terre à Rio de Janeiro en 1992</p>
<div class="shr-publisher-1216"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F05%2Ffukushima-il-faut-agir-lettre-ouverte-au-secretaire-general-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/Xe0xYg5XQ-M" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Take Action at Fukushima: An Open Letter to Secretary General Ban Ki-moon</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 21:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Japan]]></category>
		<category><![CDATA[Nuclear]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[United Nations]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Read in Japanese, French, Spanish , Portuguese, or German. Dear Secretary General Ban Ki-moon: You no doubt observed the Fukushima disaster on March 11, 2011, with terror and worry: what would another nuclear disaster mean for state relations, especially in your home region of East Asia? Fortunately, it seemed, the effects were largely kept to &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/04/take-action-at-fukushima-an-open-letter-to-secretary-general-ban-ki-moon.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Ftake-action-at-fukushima-an-open-letter-to-secretary-general-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p><a href="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/04/20130430-232128.jpg"><img class=" alignleft" alt="20130430-232128.jpg" src="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/04/20130430-232128.jpg" width="288" height="360" /></a></p>
<p><em>Read in <a href="http://akiomatsumura.com/2013/05/福島で行動を起こす：潘基文国連事務総長あて公.html">Japanese</a>, <a href="http://akiomatsumura.com/2013/05/fukushima-il-faut-agir-lettre-ouverte-au-secretaire-general-ban-ki-moon.html"> French</a>, <a href="http://akiomatsumura.com/2013/05/tomemos-accion-en-fukushima-carta-abierta-para-el-secretario-general-ban-ki-moon.html"> Spanish </a>, <a href="http://akiomatsumura.com/?p=1225">Portuguese</a>, or <a href="http://akiomatsumura.com/?p=1224">German</a>.</em></p>
<p>Dear Secretary General Ban Ki-moon:</p>
<p>You no doubt observed the Fukushima disaster on March 11, 2011, with terror and worry: what would another nuclear disaster mean for state relations, especially in your home region of East Asia? Fortunately, it seemed, the effects were largely kept to Japan&#8217;s islands and were less than many experts anticipated. Within weeks the stories dissipated if not disappeared from the major media outlets, only to be resurrected with personal interest stories of a hero or an especially tragic case of a lost loved one.</p>
<p>But the crisis is not over. Today, Martin Fackler <a href="http://www.nytimes.com/2013/04/30/world/asia/radioactive-water-imperils-fukushima-plant.html?hp&amp;_r=1&amp;">reported</a> in the New York Times that radioactively polluted water is leaking out of the plants and that the site is in a new state of emergency. Mitsuhei Murata, Japan&#8217;s former ambassador to Switzerland, wrote a letter last year that brought international attention to the thousands of radioactive spent fuel rods at the site and the danger their vulnerability presents; he has testified to this several times before Japan&#8217;s parliament. International experts, independent and of the International Atomic Energy Agency, have commented that the Tokyo Electric Power Company&#8217;s plans for the removal of the rods from the site and their storage in a safer, if still temporary, location are optimistic if not unrealistic.</p>
<p>The news media has done an adequate if meager job of reporting the many issues the fuel rods present. The radioactive fuel must be continuously cooled in order to stay safe; the improvised electric system that maintains this cooling has failed several times, once for more than 24 hours, both on its own and because of hungry rats. The mechanism that stands between safety and a fire at the Fukushima Daiichi plant is, to say the least, precarious. (And, as has been clear to many since the beginning, TEPCO hope to shirk its responsibility: first, in its safety and maintenance of the site; second, in paying its costs to Japan.)</p>
<p>One can only speculate to the extent of the consequences of a spent fuel fire, but, unarguably, once a fire ignites (from lack of cooling water or from an earthquake-caused spill), even the best case scenario would be an unprecedented global disaster. Possible consequences are the evacuation of Tokyo&#8217;s 35 million people, permanent disuse of Japan&#8217;s land, and poisoned food crops in the United States. These are not fantastic projections, but reasonable, if not conservative, expectations.</p>
<p>Yet, unimaginably but all too familiarly, the situation is still relegated to the back pages of our papers, and thus to the back of our leaders&#8217; minds. This reminds me of our international approach to solving climate change, which I have partaken in for decades, first in the United Nations and then as the Secretary General of the Parliamentary Earth Summit in Rio de Janeiro: we have a latent but very serious issue that we can likely fix but lack the resolve and political will to do so. As you well know, a successful climate change agreement has eluded us.</p>
<p>In comparison with climate change, however, the radioactive fuel rod issue at Fukushima is both easier to solve and more urgent. Any Japanese can tell you another serious earthquake will hit Japan well inside the next decade. That is to say, this situation must be resolved quickly.</p>
<p>Still, even if possible to solve, the issue needs constant attention and competent and well funded actors. So who might take charge? The International Atomic Energy Agency said last week that it will take TEPCO 40 years to secure the radioactive fuel rods in more appropriate storage containers. TEPCO is already refusing to pay Japan billions of Yen in cleanup costs, and does not have the technology or wherewithal to perform the task competently and expediently. Yet, so far the Japanese government has only looked to TEPCO.</p>
<p>The next obvious choice outside Japan is the United States, for their technological superiority, money, and leadership. Early after the accident, the U.S. Department of Defense offered assistance to Japan, but the Japanese denied their help. It remains to be seen whether that door has permanently closed. This would not be a benevolent action: the U.S. sits in harm&#8217;s way in the case of a fuel pool fire; residents of California, Oregon, and Washington have already received much radiation. U.S.-led action, except perhaps by Oregon Senator Ron Wyden, is unlikely: U.S. senators and representatives continues to demonstrate their impotence at home or abroad.</p>
<p>I have long been advocating for an international team of independent experts to investigate the situation. The United Nations is one appropriate body to assemble and deliver such a team. The IAEA, however, should not take on the responsibility.</p>
<p>The IAEA&#8217;s mission is to promote the peaceful use of nuclear energy. Concerns of proliferation are not applicable here, and the disaster itself has certainly called into question (again) what the peaceful use of nuclear energy means and whether it should be promoted. While the agency has recently urged safety improvements at Fukushima, the official line of thinking is still, incorrectly and impossibly, to use TEPCO to carry out the process.</p>
<p>We are not only waiting for a bigger disaster. One is already unfolding before us. The health consequences of the released radiation are large: despite what major news outlets are reporting, we will see a significant jump in thyroid and other cancers in Japan in four to five years. Congenital malformations will likely begin to appear. The premature reporting of some UN agencies and the press at large has been irresponsible: do we have no notion of what &#8220;precaution&#8221; means? These latent effects will cripple much of Japan&#8217;s young population within the decade.<br />
Our myopia, in Japan and internationally, is tragic. One bright spot was the UN Special Rapporteur Anand Grover&#8217;s fact-finding mission in Japan last year; I hope you back his findings and circulate them widely.</p>
<p>We have already waited too long, as we did for climate change, to take international action on Fukushima. But now it is clear that we cannot allow Japan to take care of an issue that could affect all of us.</p>
<p>Secretary General Ban Ki-moon, I urge you to use your unique position as the head of the United Nations to galvanize political will and organize an independent assessment team of international scientists and engineers to solve the Fukushima radioactive spent fuel rod issue before we are forced to reckon with the fallout of another disaster. Japan and the world should not have to suffer more because we choose to wait.</p>
<p>Yours truly,</p>
<p>Akio Matsumura</p>
<p>-Former Special Advisor to the United Nations Development Program<br />
-Founder and Secretary General of the Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders for Human Survival<br />
-Secretary General of the 1992 Parliamentary Earth Summit Conference in Rio de Janeiro</p>
<div class="shr-publisher-1213"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Ftake-action-at-fukushima-an-open-letter-to-secretary-general-ban-ki-moon.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/upOn8knpAO0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Former Chairman of Nuclear Regulatory Commission: Reactors Should Be Phased Out</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 19:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Japan]]></category>
		<category><![CDATA[Nuclear]]></category>

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		<description><![CDATA[Read this in German. Dr. Gordon Edwards, a well respected nuclear expert, explains the background of Chairman Jaczko&#8217;s decision: Gregory Jaczko, Chairman of the US Nuclear Regulatory Commission until last year, has arrived at a very basic realization: every potentially dangerous machine should have an emergency &#8220;off&#8221; switch that shuts everything down completely. And nuclear &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/04/former-chairman-of-nuclear-regulatory-commission-reactors-should-be-phased-out.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Fformer-chairman-of-nuclear-regulatory-commission-reactors-should-be-phased-out.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p>Read this in <a href="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/04/matsumura_jaczko_edwards.pdf" target="_blank">German</a>.</p>
<p><em>Dr. Gordon Edwards, a well respected nuclear expert, explains the background of Chairman Jaczko&#8217;s decision:</em></p>
<p>Gregory Jaczko, Chairman of the US Nuclear Regulatory Commission until last year, has arrived at a very basic realization: every potentially dangerous machine should have an emergency &#8220;off&#8221; switch that shuts everything down completely. And nuclear power reactors don&#8217;t have one. So, he concludes, all power reactors should be phased out.</p>
<p>How many action adventure movies show the hero disabling an explosive device or cutting the power to some monstrous killing machine just in the nick of time &#8212; mere seconds before total disaster erupts? In the blink of an eye the device or machine goes from malevolent to benign &#8212; from catastrophic to harmless &#8212; because someone pushed the &#8220;off&#8221; switch.</p>
<p>But a nuclear power reactor cannot be turned off completely, no matter what the emergency may be. Talk about a design flaw! Imagine a car that can&#8217;t be stopped, or a fire that cannot be put out.</p>
<p>Yes, there are &#8220;fast shutdown systems&#8221; in every nuclear reactor that can stop the nuclear chain reaction in less than two seconds, and they usually work quite well. The Three Mile Island reactor was &#8220;shut off&#8221; instantly, at the first sign of trouble; it only melted down later. The three operating Fukushima Dai-ichi reactors all &#8220;shut themselves off&#8221; automatically before the tsunami hit; but they all melted down anyway.</p>
<p>The problem is, shutting off the nuclear chain reaction does not stop the heat production. And it is that unstoppable process that keeps adding more heat to the core, driving the temperature spiraling upwards towards the melting point of the fuel &#8212; at a few thousand degrees on whatever scale you are using.</p>
<p>Why doesn&#8217;t the heat stop? It&#8217;s because we do not know how to shut off radioactivity.</p>
<p>There is an incredible inventory of fiercely radioactive byproducts created in the core of the reactor during normal operation. Even after the fission process is stopped, heat continues to be generated at an awesome rate simply through the radioactive decay (disintegration) of the unstable atoms that have accumulated in the core as a result of the fissioning of nuclear fuel.</p>
<p>This heat, called &#8220;decay heat&#8221;, is more than enough to melt the core of the reactor and everything else in the core area of the reactor. Immediately after &#8220;shutdown&#8221;, the decay heat is about 7 percent of full power heat.</p>
<p>For a reactor designed to produce 1000 megawatts of electricity, there is normally about 3000 megawatts of heat being generated. If such a reactor is suddenly shut down, about 7 percent of those 3000 megawatts of heat is still being produced by the relentless radioactive disintegration of the waste byproducts in the irradiated nuclear fuel.</p>
<p>That&#8217;s more than 200 megawatts of heat &#8212; and it cannot be stopped.</p>
<p>Emergency cooling systems can remove the heat, but if the reactor is knocked out, who&#8217;s to say the emergency cooling systems aren&#8217;t also knocked out?</p>
<p>A reactor that can&#8217;t be stopped is like hell on steroids. And they&#8217;re all like that.</p>
<p>Gordon Edwards.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Ex-Regulator Says Reactors Are Flawed</p>
<p>By Matthew L. Wald, New York Times, April 8, 2013</p>
<p>http://tinyurl.com/d9f4pnu</p>
<p>WASHINGTON — All 104 nuclear power reactors now in operation in the United States have a safety problem that cannot be fixed and they should be replaced with newer technology, the former chairman of the Nuclear Regulatory Commission said on Monday. Shutting them all down at once is not practical, he said, but he supports phasing them out rather than trying to extend their lives.</p>
<p>The position of the former chairman, Gregory B. Jaczko, is not unusual in that various anti-nuclear groups take the same stance. But it is highly unusual for a former head of the nuclear commission to so bluntly criticize an industry whose safety he was previously in charge of ensuring.</p>
<p>Asked why he did not make these points when he was chairman, Dr. Jaczko said in an interview after his remarks, “I didn’t really come to it until recently.”</p>
<p>“I was just thinking about the issues more, and watching as the industry and the regulators and the whole nuclear safety community continues to try to figure out how to address these very, very difficult problems,” which were made more evident by the 2011 Fukushima nuclear accident in Japan, he said. “Continuing to put Band-Aid on Band-Aid is not going to fix the problem.”</p>
<p>Dr. Jaczko made his remarks at the Carnegie International Nuclear Policy Conference in Washington in a session about the Fukushima accident. Dr. Jaczko said that many American reactors that had received permission from the nuclear commission to operate for 20 years beyond their initial 40-year licenses probably would not last that long. He also rejected as unfeasible changes proposed by the commission that would allow reactor owners to apply for a second 20-year extension, meaning that some reactors would run for a total of 80 years.</p>
<p>Dr. Jaczko cited a well-known characteristic of nuclear reactor fuel to continue to generate copious amounts of heat after a chain reaction is shut down. That “decay heat” is what led to the Fukushima meltdowns. The solution, he said, was probably smaller reactors in which the heat could not push the temperature to the fuel’s melting point.</p>
<p>The nuclear industry disagreed with Dr. Jaczko’s assessment. “U.S. nuclear energy facilities are operating safely,” said Marvin S. Fertel, the president and chief executive of the Nuclear Energy Institute, the industry’s trade association. “That was the case prior to Greg Jaczko’s tenure as Nuclear Regulatory Commission chairman. It was the case during his tenure as N.R.C. chairman, as acknowledged by the N.R.C.’s special Fukushima response task force and evidenced by a multitude of safety and performance indicators. It is still the case today.”</p>
<p>Dr. Jaczko resigned as chairman last summer after months of conflict with his four colleagues on the commission. He often voted in the minority on various safety questions, advocated more vigorous safety improvements, and was regarded with deep suspicion by the nuclear industry. A former aide to the Senate majority leader, Harry Reid of Nevada, he was appointed at Mr. Reid’s instigation and was instrumental in slowing progress on a proposed nuclear waste dump at Yucca Mountain, about 100 miles from Las Vegas.</p>
<p>A version of this article appeared in print on April 9, 2013, on page A16 of the New York edition with the headline: Ex-Regulator Says Reactors Are Flawed.</p>
<p><a href="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/04/20130409-211940.jpg"><img class="alignnone size-full" alt="20130409-211940.jpg" src="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/04/20130409-211940.jpg" /></a></p>
<div class="shr-publisher-1185"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Fformer-chairman-of-nuclear-regulatory-commission-reactors-should-be-phased-out.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/7EtVgbSB0gU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>QUELLES LEÇONS LE MONDE A-T-IL TIRÉ DE FUKUSHIMA ?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 06:47:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Akio Matsumura, fondateur du Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders [Forum mondial des dirigeants spirituels et parlementaires] a fait cette présentation à la conférence « Conséquences médicales et écologiques de l’accident nucléaire de Fukushima », parrainée par la Fondation Helen Caldicott et l’association Physicians for Social Responsibility [Médecins pour une responsabilité sociale] à l’Académie &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/04/quelles-lecons-le-monde-a-t-il-tire-de-fukushima.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Fquelles-lecons-le-monde-a-t-il-tire-de-fukushima.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p><em>Akio Matsumura, fondateur du Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders [Forum mondial des dirigeants spirituels et parlementaires] a fait cette présentation à la conférence « Conséquences médicales et écologiques de l’accident nucléaire de Fukushima », parrainée  par la Fondation Helen Caldicott et l’association Physicians for Social  Responsibility [Médecins pour une responsabilité sociale] à l’Académie de Médecine de New York, le 11 mars 2013.</em> </p>
<p>Je voudrais remercier Helen et l’Académie des Sciences de New York d’avoir organisé cet événement si opportun.</p>
<p>J’aimerais également profiter de l’occasion pour exprimer ma reconnaissance aux nombreux participants qui ont tant travaillé pour permettre au public de prendre conscience des risques de Fukushima. Au royaume du nucléaire, la science doit s’accompagner de l’action politique. Et c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui.</p>
<p>Je travaille aux Nations unies et dans d’autres organismes internationaux à Londres et à New York depuis 40 ans ; j’ai organisé et assisté à maintes conférences internationales, depuis la conférence des Nations unies sur la population qui eut lieu à Bucarest, en Roumanie en 1974. Au fil des années, nous avons discuté en public et en privé ce qu’on peut considérer comme les questions essentielles du 20è siècle : la démographie, l’environnement, les problèmes socioéconomiques, le désarmement, les femmes, les enfants et la démocratie.</p>
<p>Mais jamais nous n’avons discuté comment un seul accident dans une centrale nucléaire pourrait affecter notre vie pendant des centaines d’années, ni le fait que nous ne disposons toujours pas d’un site de dépôt permanent des déchets nucléaires, un site qui nous permettrait de stocker nos barres de combustible usagé pendant 100 000 ans. Toutes les discussions concernant les systèmes politiques et les droits humains semblent désormais relever d’une vision à court terme, quand on les compare à la catastrophe nucléaire potentielle qui pourrait frapper nos descendants pendant peut-être 20 000 ans. Vingt mille ans ! Il y a 20 000 ans, les hommes en étaient à l’Âge de pierre à fabriquer des outils. Difficile à imaginer, n’est-ce pas ?</p>
<p>La politique japonaise</p>
<p>L’augmentation des risques pour les enfants continuellement soumis aux radiations m’inquiète. Beaucoup de ces enfants souffriront de maladies infectieuses et beaucoup développeront des cancers de la thyroïde, du poumon ou du sein à un moment de leur vie. Selon Helen, plus d’un million de personnes sont mortes de ces maladies à la suite de l’accident de Tchernobyl. Certains des participants ont affirmé que Fukushima avait déjà émis davantage de radiations que Tchernobyl.</p>
<p>Au cours de mes deux visites au Japon l’an dernier, j’ai demandé aux dirigeants des partis que j’ai rencontrés ce qu’ils pensaient de l’instabilité des réacteurs et des risques de cancer de la thyroïde chez les enfants. Peu d’entre eux avaient la moindre idée de ce que sont les barres de combustible usagé, du niveau de radiation qu’elles représentent ou qu’elles se trouvent à une trentaine de mètres de hauteur dans une structure dévastée. Et ils étaient encore moins à s’inquiéter de la santé de la population.</p>
<p>Sans aucun doute, certains hommes politiques sont conscients du risque de catastrophe posé par le réacteur n° 4. Cependant, ils se sont montrés surpris quand je leur disais que le réacteur n°4 a relâché dix fois plus de césium 137 que Tchernobyl et 5 000 fois plus que la bombe d’Hiroshima il y a soixante-dix ans. Et leur bouleversement était palpable quand je leur ai dit que tous les assemblages de combustible usagé de Fukushima contenaient 85 fois plus de césium que Tchernobyl, et entre 50 et 100 000 fois plus que ce qui avait été lâché sur Hiroshima. Je remercie Bob Alvarez d’avoir fait ces importants calculs. Je savais que nous avions trouvé la bonne manière de faire passer le message quand nous avons partagé l’article sur notre blog et que celui-ci a été lu plus d’un million de fois en l’espace de quelques jours. Les dirigeants politiques dont je parlais plus haut se demandaient pourquoi TEPCO ne leur avait pas fait part de toutes ces informations.</p>
<p>En avril dernier, Monsieur l’Ambassadeur Murata et moi-même avons rencontré Osamu Fujimura, qui occupait le poste important de secrétaire-général du Cabinet. Fujimura nous a promis de transmettre notre message au Premier ministre Noda avant la rencontre de celui-ci avec le Président Obama le 30 avril. Il est possible que les deux dirigeants aient discuté de Fukushima durant leur rencontre privée, mais l’idée d’une équipe d’évaluation et d’une aide internationale concernant la catastrophe n’a pas été mentionnée publiquement.</p>
<p>C’était une erreur. La première responsabilité du gouvernement est d’assurer la sécurité des citoyens. Mais au lieu de faire appel à des scientifiques indépendants, le gouvernement s’est contenté de consulter TEPCO et s’est efforcé de minimiser les retombées qui auraient pu affecter les relations publiques, au lieu d’essayer de réduire les retombées radioactives. Dans quelque pays que ce soit, le gouvernement et l’industrie ne dévoilent pas les informations trop sensibles après une catastrophe, mais au Japon, leur façon d’agir a frisé l’autocratie.</p>
<p>Des messages confus</p>
<p>Parce que le gouvernement met de la mauvaise volonté à diffuser des informations exactes, les citoyens japonais sont obligés d’examiner minutieusement la presse pour y trouver tout détail utile sur l’accident. Malheureusement comme avec les hommes politiques, j’ai trouvé que les journalistes japonais étaient suffisants et qu’ils ne comprenaient pas grand chose à la situation. Il existe au Japon un fossé étonnant entre la réalité de Fukushima et l’image de fiction qu’en a le public. La presse n’a pas fait son travail et n’a pas réussi à combler ce fossé. Les journalistes japonais, à quelques exceptions près, ont refusé d’enquêter ou de poser les questions qui fâchent à propos de Fukushima. Dans son excellent livre Credibility Lost : The Crisis in Japanese Newspaper Journalism after Fukushima, le responsable du bureau de Tokyo du New York Times, Martin Fackler, observe de façon approfondie ce sentiment d’appartenance à un club qu’on trouve chez les médias et leur aversion pour les efforts d’investigation.</p>
<p>Il faut admettre que le gouvernement ne leur a pas facilité la tâche. C’est TEPCO qui décide quand et quelle information doit être publiée. C’est TEPCO qui a déterminé par exemple quand le site serait ouvert au public et quand la longue vidéo de l’accident serait diffusée. L’exactitude des rapports médicaux du gouvernement laisse à désirer. Et sans interlocuteur à qui s’adresser, le public reste derrière un écran de fumée et n’a droit qu’à des semi-vérités.</p>
<p>Le public a perdu de vue les besoins les plus urgents concernant Fukushima. Ses efforts pour mettre fin au nucléaire sont louables, mais ils ne visent pas la bonne cible ; les manifestations sont un signe de peur, de frustration et d’incertitude. Le Premier ministre Abe va mener le Japon vers l’avenir en maintenant la dépendance vis-à-vis de l’énergie nucléaire. Il va continuer à rouvrir les centrales japonaises. De tous les hommes politiques auxquels j’ai parlé, il était le moins réceptif à mon message sur les risques courus par les enfants japonais ou le danger des barres de combustible usagé du réacteur n°4. Je ressens une grande tristesse à penser qu’il va falloir attendre que soit révélé le sacrifice de dizaines de milliers d’enfants pour que le public prenne conscience de la catastrophe qui nous frappe.</p>
<p>Je suis surpris qu’aucun groupe n’ait encore eu recours à l’action violente. Les racines spirituelles du Japon sont en effet fermement ancrées dans le respect de l’environnement. Les influences du Shinto et du bouddhisme sur la vie des Japonais ont conféré une importance sacrée à la beauté et aux ressources naturelles du pays. L’environnement du Japon n’a encore jamais connu de pire menace que celle des quatre réacteurs endommagés de Fukushima. Les chefs spirituels du pays devraient s’efforcer de recentrer les préoccupations du pays sur les risques toujours actuels.</p>
<p>Faisons-nous assez ?</p>
<p>Nous voyons bien que le Japon est mal équipé pour faire face aux problèmes incessants de Fukushima. Mais le problème dépasse le Japon : c’est un problème qui a et aura des conséquences qui nous concernent tous.</p>
<p>Faisons-nous assez ?</p>
<p>Depuis deux ans, je sonne l’alarme en soulignant le risque potentiel catastrophique posé par le réacteur n°4 et l’explosion de cancers qui attend nos enfants. Mais il y a également quatre autres sources d’inquiétudes susceptibles de provoquer une catastrophe encore plus sévère :</p>
<p>1. Les réacteurs 1, 2 et 3 ont subi une fusion complète du cœur. Les autorités japonaises ont admis la possibilité que le combustible ait pu passer à travers le socle de l’enceinte de confinement des réacteurs. Certains pensent que cela pourrait provoquer une criticité involontaire (reprise de la réaction en chaîne) ou une puissante explosion de vapeur ; ces événements pourraient provoquer de nouvelles émissions radioactives importantes dans l’environnement.</p>
<p>2. Les réacteurs 1 et 3 sont soumis à une irradiation particulièrement intense, ce qui fait qu’on ne peut les approcher. Les réparations nécessaires à leur renforcement n’ont donc pas encore pu être réalisées depuis l’accident de Fukushima. La capacité de ces structures à résister à une forte réplique sismique est douteuse.</p>
<p>3. Les tuyaux de refroidissement provisoires installés dans chacun des réacteurs endommagés circulent au milieu de gravats et de décombres. Ils ne sont pas protégés et sont extrêmement vulnérables. Cela pourrait causer l’arrêt de certains systèmes de refroidissement, ce qui risquerait de provoquer une surchauffe du combustible, de continuer à endommager le combustible et de provoquer des émissions de radioactivité, de nouvelles explosions d’hydrogène et peut-être même un incendie de zirconium et une fusion du combustible au sein des piscines de combustible usagé.</p>
<p>4. Le bâtiment du réacteur n°4 et sa structure ont subi de lourds dégâts. La piscine de combustible usagé de l’unité 4, qui pèse 1 670 tonnes, est suspendue à une trentaine de mètres au-dessus du sol. TEPCO prévoit d’en retirer les barres de combustible au cours des prochaines années, mais s’il devait se produire un autre séisme important dans les parages, le délai risque d’être trop long. Si cette piscine s’écroule ou se vide, le choc des radiations pénétrantes qui en résulterait rendra inaccessible toute la région.</p>
<p>Ces réacteurs représentent des risques sécuritaires sans précédent pour le monde entier. Je considère qu’ils posent un problème pour notre civilisation humaine.</p>
<p>Ai-je surestimé le potentiel de la catastrophe ? Vos calculs m’indiquent que le risque d’une autre catastrophe est nettement plus élevé qu’on ne pourrait le penser.  Mais alors, pourquoi nous permettons-nous de prendre le risque énorme de nous en remettre au hasard et de laisser notre avenir dépendre uniquement de la bonne volonté de TEPCO et du gouvernement japonais ?</p>
<p>Et si un autre séisme et d’autres fusions sont effectivement possibles à Fukushima, je me dois de poser la question que tant de dirigeants japonais m’ont posée : pourquoi les États-Unis ne bronchent-ils pas ?</p>
<p>C’est dans l’intérêt des États-Unis d’agir publiquement pour prévenir les catastrophes futures. De grandes quantités de radiations atteignant la Côte Ouest causeraient la ruine de nos cultures alimentaires. Les tensions géopolitiques qui résulteraient d’un tel désastre et de l’évacuation qui s’ensuivrait pèseraient lourdement sur des relations est-asiatiques déjà difficiles. Et finalement, nous sommes à la merci de menaces du même genre dans nos propres pays : une catastrophe similaire pourrait aussi bien se produire aux États-Unis ou dans tout autre pays du monde possédant une centrale nucléaire ou un centre de stockage provisoire de combustible usagé.</p>
<p>Actuellement plus de quatre cents réacteurs nucléaires sont en fonctionnement dans le monde, dont plus d’une centaine aux États-Unis. Plusieurs se trouvent à proximité de lignes de failles. D’autres sont anciens. À cela il faut ajouter les vingt-trois centres de stockage provisoires, qui contiennent des barres de combustible usagé, comme la piscine suspendue au-dessus du réacteur n°4. Beaucoup d’entre eux ne sont que des entrepôts. La construction d’une centrale nucléaire relève peut-être de la science de pointe, mais ce n’est plus la même chose quand il s’agit de maintenir le système de refroidissement en fonctionnement. Et pourtant ces systèmes sont tellement délicats et vulnérables. Nous l’avons vu ces derniers mois à Fukushima, une chose aussi simple que la corrosion des tuyaux peut déclencher une fusion. Il est grand temps de considérer les centrales nucléaires et les centres de stockage comme des risques pour la sécurité. La sécurité nucléaire est un domaine où le président doit montrer des qualités de leader.</p>
<p>Étapes pour une action internationale</p>
<p>Si un accident nucléaire se produit ici ou dans n’importe quel autre pays, on peut être certain que le gouvernement et l’industrie nucléaire réagiront exactement comme cela s’est passé au Japon : Ils contrôleront toute les informations et l’accès au site nucléaire, sous prétexte de sécurité nationale.</p>
<p>Le droit de priver le public de l’information après une catastrophe doit constituer un privilège pour les gouvernements, et non pas être pris pour argent comptant. Nous devons aujourd’hui établir quelle facilité d’accès doit être accordée aux scientifiques et aux journalistes et le degré de discrétion gouvernementale nécessaire pour garantir la sécurité nationale. Il nous faut un cadre pour cet accord.</p>
<p>Pour le moment, c’est le rôle des enquêteurs. Et nous ne sommes pas bien organisés. Même sans parler d’un scénario catastrophe, il n’y a pas de liens entre les scientifiques et les hommes politiques et c’est le cas également aux États-Unis !  J’ai été choqué au cours de deux dernières années d’apprendre combien il est difficile à nos meilleurs scientifiques de contacter les sénateurs et les députés du Congrès. Ce n’était pas, à mon avis, le cas il y a vingt ans. Pour faire face à une autre catastrophe nucléaire de façon efficace, il est essentiel d’établir une ligne de communication constante et ouverte entre les scientifiques indépendants, les ingénieurs, les journalistes et les responsables politiques.</p>
<p>J’aimerais vous demander à tous de persuader votre gouvernement de faire part au gouvernement japonais de vos inquiétudes concernant la catastrophe potentielle [qui nous attend] et ses implications sécuritaires et sanitaires au niveau international.</p>
<p>En conclusion, je voudrais faire trois propositions d’actions internationales :</p>
<p>1. L’envoi d’une mission d’investigation à Fukushima qui serait composée d’une sélection de législateurs américains, russes, ukrainiens, allemands, français et canadiens ;</p>
<p>2. La mise en place par l’UNICEF et l’OMS d’un programme spécial pour prendre des mesures supplémentaires destinées à sauver ces enfants qui vont être soumis aux radiations de façon continue dans les décennies à venir ;</p>
<p>3. La mise en œuvre d’un mécanisme permettant aux chercheurs nucléaires et aux médecins de collaborer et de développer de nouvelles technologies pour traiter les maladies associées à l’exposition à la radioactivité.</p>
<p>Dans son discours l’an dernier à la conférence Rio + 20, le Prince Charles a déclaré à propos du changement climatique : « C’est peut-être une caractéristique de la nature humaine que d’attendre pour agir que le pire se soit produit, mais ce n’est pas une caractéristique sur laquelle nous pouvons nous permettre de nous appuyer en l’occurrence. » Il aurait pu être en train de parler de Fukushima.</p>
<p>Je voudrais une fois de plus féliciter Helen et l’Académie de Médecine de New York d’avoir organisé cette rencontre.</p>
<p>Merci de votre attention.</p>
<div class="shr-publisher-1173"></div><p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F04%2Fquelles-lecons-le-monde-a-t-il-tire-de-fukushima.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/AkioMatsumura/~4/kmAKSl2NqYY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>What Did the World Learn from the Fukushima Nuclear Accident?</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 19:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Japan]]></category>
		<category><![CDATA[Nuclear]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Akio Matsumura gave this speech at the conference &#8220;The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident&#8221; sponsored by the Helen Caldicott Foundation and Physicians for Social Responsibility at the New York Academy of Medicine. You can read a translation in German and French. I would like to express my thanks to Helen and &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://akiomatsumura.com/2013/03/crisis-and-opportunity-politics-in-japan-and-the-united-nations-2.html">Continue reading &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class='fb-like'><iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fakiomatsumura.com%2F2013%2F03%2Fcrisis-and-opportunity-politics-in-japan-and-the-united-nations-2.html&amp;layout=standard&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=65&amp;font=lucida+grande' scrolling='no' frameborder='0' allowTransparency='true' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:65px'></iframe></p><p><em>Akio Matsumura gave this speech at the conference &#8220;The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident&#8221; sponsored by the Helen Caldicott Foundation and Physicians for Social Responsibility at the New York Academy of Medicine. <a href="http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2013/03/matsumura_lektionen_fukushima.pdf" target="_blank">You can read a translation in German</a> and <a href="http://akiomatsumura.com/2013/04/quelles-lecons-le-monde-a-t-il-tire-de-fukushima.html">French</a>.<br />
</em></p>
<p>I would like to express my thanks to Helen and the New York Academy of Medicine for organizing this timely event.</p>
<p>I’d also like to take this opportunity to express my appreciation to the many participants who have worked so hard to increase the public awareness of the risks of Fukushima. In the realm of nuclear power, science must be linked to political action. And so we are here today.</p>
<p>I have worked at the United Nations and other international organizations in London and New York for 40 years, and I have organized and attended many international conferences, starting with the UN Population Conference in Bucharest, Romania, in 1974. Over the years we’ve discussed in public and private what you might consider the defining issues of the 20th century: population, environment, social economic issues, disarmament, women, children, and democracy.</p>
<p>But we never discussed how one accident in a nuclear power plant could affect our lives for several hundred years, or how we lack a permanent nuclear waste repository, one that could store our spent fuel rods for one hundred thousand (100,000) years. Discussions of political systems and human rights now seem shortsighted when compared to a potential nuclear disaster that could affect our descendants for perhaps twenty thousand years. Twenty thousand years. Twenty thousand years ago humans were building tools in the Stone Age. Can you imagine?</p>
<p><strong>Politics in Japan</strong></p>
<p>I worry about the growing risk to children who are being continually exposed to radiation. Many of these children will suffer from infectious diseases, and many will develop thyroid, lung, or breast cancers sometime in their lives. According to Helen, over one million people have died of these diseases as a result of the Chernobyl accident. Others here have said that Fukushima so far has emitted more radiation than Chernobyl.</p>
<p>In my two visits to Japan last year, I asked the party leaders I met their thoughts on the unstable state of the reactors and the thyroid cancer risks in children. Few had any idea of the spent fuel rods, or of their high levels of radiation, or that they sat one hundred (100) feet up in a damaged structure. Fewer still were thinking about public health.</p>
<p>Undoubtedly, some politicians are aware of the potential catastrophe of Reactor 4. However, they showed their surprise when I told them that Reactor 4 has ten times more Cesium 137 than Chernobyl released, and 5000 times what the Hiroshima bomb released seven decades ago. They couldn’t hide their shock when I told them that all of the spent fuel assemblies at Fukushima Daiichi contain 85 times more Cesium than Chernobyl, and 50,000 to 100,000 times what was released on Hiroshima. I thank Bob Alvarez for making these important calculations. I knew we had found the right message when we shared the article on our blog and it was read more than 1 million times in just a few days. These same political leaders wondered why they had heard none of this from TEPCO.</p>
<p>Last April Ambassador Murata and I met with Osamu Fujimura, who held the powerful position of Chief Cabinet Secretary. He assured us he would convey our message to Prime Minister Noda before he met with President Obama on April 30. Both leaders might have discussed Fukushima at their private meeting, but the idea for an independent assessment team and international help for the disaster were not mentioned publicly.</p>
<p>This was a mistake. The government’s first responsibility is the security of its citizens. But instead of reaching out to independent scientists they only consulted TEPCO, focusing on minimizing the public relations fallout instead of the nuclear radiation fallout. In any country, governments and industry will keep sensitive information close after a disaster, but Japan’s actions have been near autocratic.</p>
<p><strong>Mixed Messages</strong></p>
<p>Because of the government’s unwillingness to share accurate information, Japanese citizens must rely on a scrutinizing press corps for any useful information about the accident. Unfortunately, as with the politicians, I found the journalists in Japan to be complacent and clueless. There is an amazing disconnect in Japan between the reality of Fukushima and the fictional image that the public has in mind. The press has failed in their job to close this gap. Japanese reporters, with several exceptions, have refused to investigate or ask the hard questions about Fukushima. The New York Times’ Tokyo Bureau Chief, Martin Fackler, provides a thorough look at the media’s club mentality and aversion to investigation in his excellent book Credibility Lost: The Crisis in Japanese Newspaper Journalism after Fukushima.</p>
<p>To be sure, the government has not made their job easy. TEPCO says when and what information will be released, like when the site would open to the press and when the long video of the accident would be released. The accuracy of government medical reports is in question. But without anyone to ask those questions, the public is left behind a smokescreen, operating on half-truths.</p>
<p>The public has lost sight of the most urgent needs with regard to Fukushima. Its efforts to end nuclear power in Japan are inspiring but miss the mark; the protests are the result of fear, frustration, and uncertainty. Prime Minister Abe will guide Japan forward with a continuing dependence on nuclear energy. He will continue to restart Japan’s nuclear reactors. Of all the politicians I spoke with, he was the least receptive to my message of the danger for the country’s children or of Reactor 4’s spent fuel rods. I feel sad that we must wait for the sacrifice of tens of thousands of children to come to light for the public to realize the disaster at hand.</p>
<p>I am surprised that one group has not taken forceful action. The spiritual roots of Japan sit firmly with respect for the natural environment. The Shinto and Buddhist influences in Japanese life have bestowed a sacred importance on the country’s natural beauty and resources. Japan’s environment has not known a bigger threat than that presented by the four damaged reactors at Fukushima. The country’s spiritual leaders should be active in refocusing the country’s concern toward the ongoing risks.</p>
<p><strong>Are We Doing Enough?</strong></p>
<p>We can see that Japan is ill-equipped to handle the ongoing problems of Fukushima. But this is more than a Japanese problem. It has and will affect all of us.</p>
<p>Are we doing enough?</p>
<p>For the past two years I have been warning of the potential catastrophe of Reactor 4 and the cancer crisis awaiting our children. There are four major areas of concern that could cause a bigger disaster:</p>
<ol>
<li>In reactors 1, 2 and 3, complete core meltdowns have occurred. Japanese authorities have admitted the possibility that the fuel may have melted through the bottom of the reactor core vessels. It is speculated that this might lead to unintended criticality (resumption of the chain reaction) or a powerful steam explosion – either event could lead to major new releases of radioactivity into the environment.</li>
<li>Reactors 1 and 3 are sites of particularly intense radiation, making those areas unapproachable. As a result, reinforcement repairs have not yet been done since the Fukushima accident. The ability of these structures to withstand a strong aftershock earthquake is uncertain.</li>
<li>The temporary cooling pipes installed in each of the crippled reactors pass through rubble and debris. They are unprotected and highly vulnerable to damage. This could lead to a failure of some cooling systems, causing overheating of the fuel, further fuel damage with radioactive releases, additional hydrogen gas explosions, possibly even a zirconium fire and fuel melting within the spent fuel pools.</li>
<li>Reactor No. 4 building and its frame are seriously damaged. The spent fuel pool in Unit 4, with a total weight of 1,670 tons, is suspended 100 feet (30 meters) above ground. TEPCO plans to remove the spent fuel rods in the coming years, but if there is another massive earthquake nearby, this may not be fast enough. If this pool collapses or drains, the resulting blast of penetrating radiation will shut down the entire area.</li>
</ol>
<p>These plants represent unprecedented international security risks. I view this as a problem for human civilization.</p>
<p>Have I been overestimating the potential catastrophe? Your calculations tell me there is a much higher probability of another disaster than one might think. So why are we allowing ourselves to take such a large risk – allowing our future to depend solely on chance and the goodwill of TEPCO and the Japanese government?</p>
<p>And if another earthquake and further meltdown are indeed possible at Fukushima, I must ask what so many Japanese leaders have asked me: why does the United States stand by silently?</p>
<p>It’s in the United States interest to take public action to prevent future disasters. High quantities of radiation reaching the West Coast would ruin our food crops. The geopolitical tension that would arise after such a disaster and ensuing evacuation would strain already difficult relationships in East Asia. And, finally, we are vulnerable to similar threats at home: a similar disaster could happen in the U.S. or elsewhere in the world with a nuclear reactor or temporary spent-fuel storage facility.</p>
<p>There are more than four hundred (400) nuclear power plants online today, more than one hundred of which are in the United States. Several sit near fault lines. Others are old. And then there are the twenty four temporary spent-fuel storage facilities, holding rods like those suspended above Reactor 4. Many are only warehouses. Building a nuclear power plant might be rocket science, but maintaining the function of cooling system is not. Yet these systems are so delicate and prone to failure. As we’ve seen in the last months at Fukushima, something as simple as the corrosion of pipelines can set off a meltdown. It’s time we regard nuclear power plants and storage facilities as security risks. Nuclear security is not an issue where the president should lead from behind.</p>
<p><strong>Steps for International Action</strong></p>
<p>In the case of a nuclear accident here or in any other country, you can be sure the government and nuclear power industry’s reactions will mirror Japan’s. They will control all information and access to the nuclear site, claiming national security concerns.</p>
<p>The right to keep information from the public after a disaster must be a privilege for the government, not an expectation. We need to establish now what level of access is necessary for scientists and reporters and what level of government discretion is necessary for national security. We need a framework for this agreement.</p>
<p>For now, this burden lies with the investigators. And we are not well organized. Even outside of a disaster scenario, there is no link between scientists and politicians – this is true here in the United States too! I was shocked to learn in the past two years how much trouble our top scientists have when contacting senators and congressmen. I didn’t find this to be the case twenty years ago.</p>
<p>A continuous and open line of communication between independent scientists, engineers, journalists, and politicians is essential to handling another nuclear disaster effectively.</p>
<p>I would like to ask all of you to persuade your government to share with the Japanese government your concern with the potential catastrophe and its international security and health issues.</p>
<p>I conclude with three proposals for international action:</p>
<ol>
<li>A fact finding mission to Fukushima made up of a select group of lawmakers from the United States, Russia, Ukraine, Germany, England, France and Canada;</li>
<li>A special program established by UNICEF and the WHO to take extra measures to save the children who are being continually exposed to radiation in coming decades;</li>
<li>A mechanism for nuclear scientists and medical doctors to collaborate and develop new technologies and medicines to treat the illnesses associated with radiation exposure.</li>
</ol>
<p>When Prince Charles of England spoke last year at the Rio +20 Conference he said with regard to climate change, “It is, perhaps, a trait of human nature to act only when the worst happens, but that is not a trait we can afford to rely on here.” He could have been speaking about Fukushima.</p>
<p>I again praise Helen and the New York Academy of Medicine for coordinating this event.</p>
<p>I thank you very much for your attention.</p>
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