<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel xml:lang="fr">
	<title>Armées.com</title>
	<link>http://www.armees.com/</link>
	<description>Armees.Com est le premier site non institutionnel d'échanges et de communication des sympathisants de la Défense nationale et des valeurs qu'elle véhicule. C'est sympa, ouvert à tous et convivial.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Armées.com</title>
		<url>http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L73xH73/siteon0-38e4a.jpg</url>
		<link>http://www.armees.com/</link>
		<height>73</height>
		<width>73</width>
	</image>



<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Armescom" /><feedburner:info uri="armescom" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:browserFriendly></feedburner:browserFriendly><item xml:lang="fr">
		<title>Toulouse : le drame bouleverse la stratégie de la campagne présidentielle</title>
		<link>http://www.armees.com/Toulouse-le-drame-bouleverse-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Toulouse-le-drame-bouleverse-la.html</guid>
		<dc:date>2012-03-24T20:49:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>De son vivant, on avait baptisé le forcené de Toulouse le "tireur au scooter", le "tueur de Toulouse" et le "Breivik français". Et après sa mort on parlera probablement de son impact sur le choix politique des Français. Bien qu'il n'y ait certainement pas pensé à cette éventualité, il s'est produit ce qui devait se produire : les actes de Mohammed Merah âgé de 23 ans, Français d'origine algérienne, qui en espace de quelques jours a tué d'abord trois militaires (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De son vivant, on avait baptisé le forcené de Toulouse le "tireur au scooter", le "tueur de Toulouse" et le "Breivik français". Et après sa mort on parlera probablement de son impact sur le choix politique des Français. Bien qu'il n'y ait certainement pas pensé à cette éventualité, il s'est produit ce qui devait se produire : les actes de Mohammed Merah âgé de 23 ans, Français d'origine algérienne, qui en espace de quelques jours a tué d'abord trois militaires puis un enseignant et trois enfants devant une école juive de Toulouse, font désormais partie intégrante de la campagne présidentielle française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier meurtre d'un parachutiste, commis le 11 mars à Toulouse n'a pas provoqué de campagne médiatique d'envergure. Cependant, après un second cas similaire à Montauban le 15 mars (en pleine journée un inconnu sur un scooter noir a tué encore deux militaires et a grièvement blessé un troisième), la classe politique s'est réveillée et s'est mise à l'unisson à appeler à "retrouver et à punir" le criminel, sans manquer l'occasion de s'échanger des reproches mutuels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après la troisième action du tueur à scooter, la fusillade du 19 mars à Toulouse devant une école juive, le lien entre la série de meurtres et la politique est devenu évident pour tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, deux candidats à la présidentielle, le président sortant Nicolas Sarkozy et son principal rival du PS François Hollande, ont interrompu leur campagne pendant trois jours. De cette façon ils ont en quelque sorte laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention d'exploiter cette tragédie dans leur campagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après une rencontre avec Sarkozy, les représentants des communautés juive et musulmane de France ont également appelé à s'abstenir d'utiliser le drame toulousain dans leur campagne électorale. "Il faut arrêter de faire le lien entre les deux événements", a déclaré Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;"Bien que l'on soit dans une campagne électorale où certains peuvent être tentés d'instrumentaliser, je pense que ça serait honteux pour ceux qui empruntent ce chemin d'agir de la sorte", a renchéri le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. "Je ne pense à personne. Simplement, je le dis pour prévenir des comportements qui ne sont pas dignes", a-t-il ajouté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, les actes des leaders de la course présidentielle et les appels des représentants des communautés religieuses ont été ignorés par d'autres participants à la campagne. Seule Marine Le Pen du Front national, qui est en troisième position, a demandé à la télévision de reporter les débats prévus avec sa participation à plus tard. Les autres candidats ont décidé de ne pas interrompre leur campagne et certains ont même déclaré que la poursuite de la course présidentielle était la seul réponse juste aux actes du tueur de Toulouse, dont on ne connaissait pas encore le nom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils avaient leurs raisons. Après tout, quoi qu'il en soit, toutes les actions et les discours des candidats étaient forcément perçus par la société comme la poursuite de la lutte présidentielle. D'ailleurs, la presse française citait les noms des candidats qui avaient participé à la minute du silence dans les établissements scolaires français pour commémorer les victimes du massacre toulousain, ou qui s'étaient rendus à la cérémonie d'adieu à la mémoire des militaires tués par le tireur au scooter. Et, évidemment, les médias suivaient minutieusement le discours des candidats, parce que dans cette situation chaque mot pouvait jouer un rôle décisif pour susciter la sympathie ou l'antipathie des électeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas la première fois que des événements sanglants influent sur le déroulement d'une campagne électorale en France. Les experts rappellent l'année 1988, lorsque littéralement à quelques jours du second tour de l'élection présidentielle, les parachutistes français ont mené une opération en Nouvelle-Calédonie pour libérer des otages détenus par des combattants pour l'indépendance de ce territoire d'Outre-mer français (prise d'otages d'Ouvéa). Les otages ont été libérés, mais pendant l'opération 19 combattants et 2 militaires ont été tués. Le président François Mitterrand, en course pour un second mandat, qui avait sanctionné l'opération en tant que chef des armées, a qualifié le résultat de regrettable. En revanche, son rival, le premier ministre Jacques Chirac, a au contraire félicité les soldats. Selon les experts, cette maladresse était l'une des causes de la défaite de Chirac à l'élection.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus récemment, les événements survenus pendant la campagne de 2002 : le 27 mars, Richard Durn, originaire de Slovénie, a ouvert le feu avec une arme automatique dans la salle où se tenait une séance du conseil municipal à l'Hôtel de ville de Nanterre. Huit députés ont été tués, et plus de 20 personnes ont été blessées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Richard Durn a été maîtrisé et conduit à la Direction générale de la PJ au Quai d'Orfèvres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après l'interrogatoire qui a duré plusieurs heures, Durn a mis fin à ses jours en réussissant à se jeter par la fenêtre du cinquième étage. Le lendemain, Chirac, qui défendait son mandat pendant un rassemblement de campagne, a critiqué le gouvernement socialiste, sous l'égide de Lionel Jospin, pour la hausse de la criminalité et de la violence. Le premier ministre n'a pas réussi à parer les propos de Chirac et a connu une défaite sensationnelle, en laissant passer au second tour Jean-Marie Le Pen du Front national, qui avait justement centré sa campagne sur la sécurité des citoyens et la lutte contre le crime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a cinq ans, en course pour son premier mandat, Sarkozy avait précisément mis le thème de la sécurité au centre de sa campagne. A l'époque cela lui avait permis de s'imposer, et pourrait aujourd'hui jouer un rôle décisif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sûr, après le drame toulousain les forces de l'ordre ont réussi à retrouver rapidement la piste du tireur au scooter et à l'identifier. Cependant, les aveux publics du ministre français de l'Intérieur Claude Guéant disant que les services spéciaux surveillaient depuis longtemps Mohammed Merah en raison de son lien avec le milieu islamiste, n'ajouteront pas au respect envers la police. D'ailleurs, les circonstances de l'opération spéciale de capture du terroriste, suivie en direct pendant plus de 24 heures à la télévision non seulement par les téléspectateurs français, mais également à l'étranger, suscitent certaines questions. En fin de compte, le Raid (corps d'élite Recherche Assistance Intervention Dissuasion de la Police nationale) n'a pas accompli la mission fixée par le président : capturer le tueur de Toulouse vivant afin de le traduire en justice. Lorsqu'après un long siège les forces spéciales se sont finalement introduites dans l'appartement où s'était retranché Merah, le terroriste a opposé une forte résistance en blessant deux policiers et a été abattu lorsqu'il s'est jeté par la fenêtre tout en continuant de tirer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, cela n'a pas empêché Nicolas Sarkozy de féliciter les forces de l'ordre pour le succès de l'opération et de menacer d'une sanction pénale ceux qui visitent des sites web incitant à la haine ethnique et encourageant le terrorisme. Tous les autres candidats n'ont pas non plus tardé à s'exprimer sur les événements : ils ont félicité la police, et se sont dits soulagés et heureux que la "loi ait triomphé", mais se sont immédiatement mis à s'accuser les uns les autres d'avoir parlé ou agi "incorrectement". Mais la "note" principale sera attribuée par les électeurs dans exactement un mois, lors du premier tour du 22 avril. Evidemment, ils ne se référeront pas seulement à l'attitude face à l'affaire de Mohammed Merah. Mais cette affaire pourrait devenir la dernière goutte qui ferait pencher la balance d'un côté ou de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'opinion de l'auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le "tueur de Toulouse" était interdit de vol aux Etats-Unis (médias)</title>
		<link>http://www.armees.com/Le-tueur-de-Toulouse-etait.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Le-tueur-de-Toulouse-etait.html</guid>
		<dc:date>2012-03-23T08:09:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>Le nom du "tueur de Toulouse", Mohamed Merah, liquidé lors d'une opération spéciale en France, figurait dans la liste de personnes interdites d'entrée sur le territoire américain, annoncent vendredi les médias occidentaux se référant aux sources officielles à Washington. La date à laquelle le "tueur de Toulouse" a été inscrit dans la "liste noire" des Etats-Unis, n'a pas été précisée. Jeudi 22 mars, Mohamed Merah, auteur présumé des récentes tueries à Toulouse et (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;
Le nom du "tueur de Toulouse", Mohamed Merah, liquidé lors d'une opération spéciale en France, figurait dans la liste de personnes interdites d'entrée sur le territoire américain, annoncent vendredi les médias occidentaux se référant aux sources officielles à Washington.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La date à laquelle le "tueur de Toulouse" a été inscrit dans la "liste noire" des Etats-Unis, n'a pas été précisée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeudi 22 mars, Mohamed Merah, auteur présumé des récentes tueries à Toulouse et Montauban qui ont fait sept morts, a été tué lors de l'assaut de la police. Selon la police, Merah revendiquait appartenir à Al-Qaïda. Il aurait effectué des séjours au Pakistan et en Afghanistan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les leçons de l'engrenage salafiste</title>
		<link>http://www.armees.com/Les-lecons-de-l-engrenage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Les-lecons-de-l-engrenage.html</guid>
		<dc:date>2012-03-23T08:04:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>OpEd</dc:subject>
		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>« Le Juif français est le punchingball de proximité des antisionistes » (Raphaël Delpard ) Mohamed Merah est donc mort. Il a fini comme Khaled Kelkal, autre terroriste islamiste franco-algérien, abattu par les forces de l'ordre le 29 septembre 1995 à Vaugneray dans un échange de coups de feu meurtrier. Le parallèle entre les deux hommes est saisissant. La même origine, le même age, le même parcours délinquant précoce et chaotique, le même entrainement dans des maquis islamistes à (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-oped-+.html" rel="tag"&gt;OpEd&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Le Juif français est le punchingball de proximité des antisionistes » &lt;/i&gt; (Raphaël Delpard )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mohamed Merah est donc mort. Il a fini comme Khaled Kelkal, autre terroriste islamiste franco-algérien, abattu par les forces de l'ordre le 29 septembre 1995 à Vaugneray dans un échange de coups de feu meurtrier. Le parallèle entre les deux hommes est saisissant. La même origine, le même age, le même parcours délinquant précoce et chaotique, le même entrainement dans des maquis islamistes à l'étranger et le même mode opératoire, au début, en commençant par des assassinats ciblés. Une question se pose à laquelle nous avons la réponse mais dont on ne semble pas tirer toutes les conclusions : Sont-ils nés « islamistes » ? La réponse est non, bien évidemment, mais il convient d'ajouter immédiatement que, comme tous les combattants djihadistes, ils sont nés dans la culture islamique. Ils ont été élevés dans les « valeurs » de l'Islam. Et très curieusement, rares, sont ceux qui poussent le raisonnement plus loin. Oui l'Islam a des « valeurs ». Le grand penseur israélien Yeshayahou Leibowitz disait fort justement d'une façon quelque peu iconoclaste : « Hitler avait d'excellentes valeurs mais je ne les partage pas ... ». Il n'existe pas, même si on peut s'en offusquer, de valeurs universelles. Les valeurs sont relatives, ni « bonnes », ni « mauvaises ». Elles correspondent à la cohérence d'un système de pensée auquel chacun de nous participe, compte tenu de son histoire personnelle et collective. Toute l'Histoire de l'humanité est le récit dramatique de la confrontation de celles-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fait d'être « musulman » n'entraîne pas obligatoirement le basculement dans la délinquance, le fanatisme religieux et le crime barbare. Nous avons enterré deux paras musulmans fidèles serviteurs de leur patrie et devons-nous le redire encore et encore : si admirable et tragique fut l'engagement de milliers de musulmans pour l'Algérie française &#x2026;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ces éléments patriotes en France ou dans tout autre pays et que nous devons aimer et honorer sont l'illustration parfaite en mathématiques de la la « courbe de gauss ». Quand nous calculons une moyenne, c'est que nous avons constitué un échantillon et que nous cherchons à avoir une grandeur unique représentative de tout notre échantillon : par exemple le rapport à la violence d'une classe d'age dans une communauté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si notre échantillon suit la "loi normale" 68% environ des jeunes musulmans ont une attitude neutre c'est à dire qu'ils se trouvent « dans le haut » de la courbe de Gauss. Mais aux deux extrémités nous aurons, d'une part, une minorité de patriotes engagés et, d'autre part, une minorité de Djihadistes. Minorité mais minorité incompressible. Or là où tout se complique, c'est lorsque la violence dépasse un certain seuil. A ce moment la majorité « neutre » peut « pencher » d'un côté ou de l'autre et les exemples historiques nous prouvent alors que le réflexe communautaire et identitaire jouant à fond , c'est du côté des djihadistes que le majorité bascule ( Algérie, Tchétchénie, Afghanistan, Bosnie, Kosovo etc... ).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout le travail des fondamentalistes consiste donc à faire monter le taux de violence et de tension pour provoquer ce fameux phénomène d'identification ( on annonce à cette heure des rassemblements spontanés « hostiles » dans la cité de Mohamed Merah).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Djihadistes connaissent parfaitement ces phénomènes. Comme tout salafiste Merah jouait sur plusieurs tableaux. Il pouvait, en attendant, « faire la fête », se montrer voisin serviable, boire de l'alcool et même manger du cochon ( c'est d'ailleurs le conseil donné dans les camps de formation ). Puis comme il l'expliqua à la directrice de France 24 « pouvoir frapper au moment où le réseau est constitué, où les armes sont à disposition et où la situation politique est favorable ». On peut alors, de même qu'en Espagne, le 11 mars 2004, au moment d'élections, ressortir les sujets clivant sources de douleurs et de tensions comme le voile islamique, l'engagement armé dans des pays musulmans et le problème palestinien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce moment on réactive les connexions avec le banditisme tout en se conditionnant pour agir avec la pire des cruauté. On peut ainsi rappeler ici que Yacef Saadi et « Ali la Pointe », chefs des réseaux bombes pendant la Bataille d'Alger étaient de jeunes proxénètes travaillant avec leurs lots de prostitués ou de jeunes femmes « sous contrôle ». Le processus est identique : agents dormants ayant carte blanche pour frapper quand ils veulent, où ils peuvent et au moment qu'ils jugent opportun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur but est moins de tuer que de provoquer le basculement de la population désignée comme devant être soumise à leur vision idéologique. C'était le raisonnement qui provoqua les massacres volontairement abominables et barbares de civils du Constantinois des 20 et 21 août 1955. Depuis, cette action a été théorisée par les Djihadistes. Elle est présentée comme exemplaire politiquement, idéologiquement et militairement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur morale et la nôtre &#x2026;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi la présence massive de masses musulmanes pose un problème de sécurité important. Soyons clair, une fois encore, les individus ne demandent qu'à vivre tranquillement mais tolérer sur nos sols des provocateurs qui ne songent qu'à nier le musulman comme être autonome, qu'à le sortir de sa sphère privée pour l'obliger à entrer dans une fourmilière et à abandonner son libre-arbitre est une faute impardonnable pour les dirigeants de nos pays. Il faut frapper de manière « chirurgicale » mais impitoyablement quelques coupables pour sauver la majorité des innocents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une problématique où le temps est un facteur décisif. Le passage du sacré dans le domaine du profane et de la laïcité est en train d'opérer en Islam comme partout. C'est précisément pourquoi la violence islamique est de plus en plus féroce. Nous vivons des moments historiques intenses, le chaudron boue, la folie ne demande qu'à prendre tous les pouvoirs. Alors partout, je dis bien partout, il nous faut soutenir les musulmans laïques qui sont les premiers massacrés. Une fois de plus, les manipulations américaines pour mendier de l'énergie et en priver la Chine dans une guerre qui ne dit pas son nom ne nous concerne en rien. Ouvrons les yeux ! Arabie Saoudite, Qatar, Pakistan et autres émirats peuvent bien périr. Défendons nos enfants ! Leurs vies valent mieux qu'un baril de pétrole non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Marc DESANTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EUROCOPTER, carrefour de vocations, ouvre ses portes aux jeunes élèves pendant la semaine nationale de l'Industrie</title>
		<link>http://www.armees.com/EUROCOPTER-carrefour-de-vocations.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/EUROCOPTER-carrefour-de-vocations.html</guid>
		<dc:date>2012-03-19T16:25:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>OpEd</dc:subject>

		<description>Sous le haut patronage de l'UIMM, Eurocopter, N°1 mondial sur le marché civil et parapublic, participe activement à la semaine nationale de l'Industrie, en partenariat avec la CCIMP et le rectorat de l'Académie d'Aix-Marseille. Partage d'expériences et rencontres avec les jeunes sont au programme d'une semaine très active. Avec 80 hectares de superficie et environ 8.000 employés sur le site de Marignane, Eurocopter constitue le 1er établissement (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-oped-+.html" rel="tag"&gt;OpEd&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton68787-8ece8.jpg" width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;
Sous le haut patronage de l'UIMM, Eurocopter, N°1 mondial sur le marché civil et parapublic, participe activement à la semaine nationale de l'Industrie, en partenariat avec la CCIMP et le rectorat de l'Académie d'Aix-Marseille. Partage d'expériences et rencontres avec les jeunes sont au programme d'une semaine très active.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec 80 hectares de superficie et environ 8.000 employés sur le site de Marignane, Eurocopter constitue le 1er établissement industriel et le 1er employeur privé de la région PACA. Au-delà de ses propres activités, Eurocopter collabore avec plus de 800 entreprises régionales, fournisseurs et sous-traitants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était donc naturel pour le Groupe de s'engager dans cette démarche nationale et d'ouvrir ses portes aux futurs professionnels. L'ensemble des actions informera sur les réalités d'un monde industriel dynamique et innovant faisant ainsi tomber tous les mauvais clichés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Nous sommes heureux d'ouvrir nos portes aux jeunes générations dans le cadre de cette semaine de l'industrie, et de pouvoir partager avec eux notre passion pour l'aéronautique. Cette initiative nationale qui permet de rapprocher l'éducation, les jeunes et l'Entreprise est vécue par Eurocopter comme une occasion unique de développer de nouvelles vocations chez les collégiens et lycéens, permettant d'assurer la pérennité de l'entreprise dans les années à venir », a déclaré Gérard Goninet, Directeur des sites France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant toute la semaine, les principales activités à Marignane ainsi que les programmes proposés ne manqueront pas d'intéresser les jeunes invités sur le site.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lundi 19 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cadre de leur projet d'établissement portant sur la féminisation des voies scientifiques et technologiques, les enseignants et une vingtaine de lycéennes du Lycée Paul Langevin de Martigues se rendront sur le site d'Eurocopter pour découvrir les métiers de l'aéronautique. Cette journée à visée pédagogique devrait être l'occasion d'éveiller chez les lycéennes de nouvelles vocations pour cette filière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi 20 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les établissements formant au Brevet d'Initiation Aéronautique seront invités à visiter le site de l'hélicoptériste. Les élèves du lycée Vauvenargues (Aix-en-Provence) et du lycée Fourcade (Gardanne) auront l'occasion de voir la production des hélicoptères et de découvrir toutes les missions que peuvent accomplir ces aéronefs très polyvalents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mercredi 21 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'initiative de l'Espace Orientation AIREMPLOI, centre d'information et d'orientation spécialisé sur les métiers de l'aéronautique, Eurocopter accueillera les enseignants, professeurs principaux des lycées généraux et technologiques des académies d'Aix-Marseille et de Montpellier.. A&lt;/p&gt; &lt;p&gt;l'occasion de cette journée les participants se réuniront autour d'un atelier de découverte des métiers de l'entreprise, suivi d'une conférence sur les métiers de l'industrie aéronautique et du transport aérien, « comment parler aux élèves des métiers de l'aérien ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeudi 22 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Rallye de l'Industrie de Marseille Provence sera le point fort de cette semaine très remplie. Plus de 1000 collégiens et lycéens partiront en visite dans 40 sites industriels des Bouches du Rhône dans le cadre de cette manifestation commune. Eurocopter accueillera sur son site à Marignane Le lycée Pierre Mendes France de Vitrolles,. Les élèves verront des chaînes d'assemblage où les experts d'Eurocopter leur expliqueront le fonctionnement d'un rotor ou d'un fenestron, les avantages d'une structure en matériaux composites ou l'équipement des appareils pour leurs différentes missions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 23 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cadre de l'opération « promotion des Sciences et des Technologies pour les filles » avec l'association Lunes et l'autre, Eurocopter ouvrira ses portes à une vingtaine de filles du lycée Saint-Charles de Marseille pour partager l'expérience de femmes travaillant dans les métiers de l'aéronautique. Ce sera l'occasion pour les lycéennes de découvrir le parcours et la vie des femmes de l'entreprise, mais aussi les différentes opportunités de carrières qui leur sont offertes dans le milieu aéronautique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La 2ème édition de la Semaine de l'Industrie a lieu du 19 au 25 mars 2012, dans toute la France. Vous trouverez le programme et plus d'informations sur internet &lt;a href="http://www.semaine.industrie.gouv.fr/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.semaine.industrie.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A propos d'Eurocopter&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Créé en 1992, le groupe franco-germano-espagnol Eurocopter est une division d'EADS, leader mondial dans les domaines de l'aéronautique, de l'espace, de la défense et des services associés. Le groupe Eurocopter emploie environ 20000 personnes. En 2011, Eurocopter confirme sa position d'hélicoptériste numéro 1 mondial sur les marchés civils et parapublics, avec un chiffre d'affaires de 5,4 milliards d'euros, 457 hélicoptères neufs commandés et 43 % du marché civil et parapublic. Les produits du Groupe représentent 33 % de l'ensemble de la flotte mondiale d'hélicoptères civils et parapublics. Eurocopter est fortement présent à l'international grâce à ses filiales et participations implantées dans 21 pays. Le réseau Eurocopter de centres de maintenance, de centres de formation, de distributeurs et d'agents agréés servent quelques 2900 clients à travers le monde. 11 300 hélicoptères Eurocopter sont actuellement en service dans 149 pays. Eurocopter, dont la priorité est d'assurer le plus haut niveau de sécurité, offre la gamme d'hélicoptères civils et militaires la plus large au monde.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Website : &lt;a href="http://www.eurocopter.com/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.eurocopter.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Profanation à Grigny dans l'Essonne, dans la nuit du 16 au 17 mars, d'une stèle commémorative du 19 mars 1962.</title>
		<link>http://www.armees.com/Profanation-a-Grigny-dans-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Profanation-a-Grigny-dans-l.html</guid>
		<dc:date>2012-03-18T21:28:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>Marc Laffineur, secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a appris avec consternation la profanation à Grigny dans l'Essonne, dans la nuit du 16 au 17 mars, d'une stèle commémorative du 19 mars 1962. Cet acte imbécile et lâche témoigne d'un profond mépris à l'égard de ceux pour qui le 19 mars marque la fin des combats en Algérie et signifie le retour dans leurs foyers. Il insulte la mémoire de tous les soldats qui (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt; Marc Laffineur, secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a appris avec consternation la profanation à Grigny dans l'Essonne, dans la nuit du 16 au 17 mars, d'une stèle commémorative du 19 mars 1962. &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet acte imbécile et lâche témoigne d'un profond mépris à l'égard de ceux pour qui le 19 mars marque la fin des combats en Algérie et signifie le retour dans leurs foyers. Il insulte la mémoire de tous les soldats qui tombèrent avant la signature des accords d'Evian. Le gouvernement condamne totalement cet acte répréhensible et souhaite que son ou ses auteur(s) soi(en)t poursuivi(s) et condamné(s).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que l'année 2012 est celle du 50e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, cette profanation démontre la nécessité d'&#x153;uvrer plus que jamais à l'apaisement des mémoires encore meurtries de ce conflit. Marc Laffineur appelle chacun à la pondération ainsi qu'au respect des souffrances de toutes les victimes de cette page tragique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les USA en Afghanistan, le facteur humain contre la stratégie</title>
		<link>http://www.armees.com/Les-USA-en-Afghanistan-le-facteur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Les-USA-en-Afghanistan-le-facteur.html</guid>
		<dc:date>2012-03-17T18:05:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>RIA Novosti</dc:subject>
		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>Les autorités américaines prennent l'affaire du meurtre de 16 civils en Afghanistan "aussi sérieusement que s'il s'agissait de leurs propres ressortissants et enfants", a déclaré le président Barack Obama. Cependant, il a affirmé que sa politique ne changerait pas. Cette politique implique que les Etats-Unis poursuivront le retrait progressif des troupes du pays. Ce processus a commencé l'été dernier et devrait se terminer en 2014. A l'issue de cette période, (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-RIA-NOVOSTI-+.html" rel="tag"&gt;RIA Novosti&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;
&lt;p&gt;Les autorités américaines prennent l'affaire du meurtre de 16 civils en Afghanistan "aussi sérieusement que s'il s'agissait de leurs propres ressortissants et enfants", a déclaré le président Barack Obama. Cependant, il a affirmé que sa politique ne changerait pas. Cette politique implique que les Etats-Unis poursuivront le retrait progressif des troupes du pays. Ce processus a commencé l'été dernier et devrait se terminer en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'issue de cette période, l'armée et les services de sécurité afghans devraient être capables d'assurer la stabilité du pays par leurs propres moyens. Selon la déclaration d'Obama, le retrait des troupes ne sera pas accéléré, et tout doit suivre le planning établi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les derniers événements, et avant le meurtre de civils afghans par un soldat américain, l'autodafé d'exemplaires du Coran sur la base militaire de Bagram avait déjà soulevé une vague d'indignation, risquent de faire capoter toute la stratégie de conduite difficilement élaborée des Etats-Unis en Afghanistan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Initialement, depuis la campagne électorale, Obama faisait la différence entre les deux conflits, dont il avait hérité. L'Irak, auquel le futur président s'opposait déjà lorsqu'il était sénateur, était considéré comme une aventure de George W. Bush, une guerre inutile (ou "guerre de choix", une formulation à la mode), et l'Afghanistan, au contraire, une "guerre de nécessité." Tacitement, cela signifiait que la fin du séjour en Irak serait le succès du premier mandat de Barack Obama, et la fin de la campagne afghane symboliserait son second mandat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Objectif numéro 1 a été atteint. Fin 2011 les troupes américaines ont quitté l'Irak. Le second objectif est prévu pour 2014, selon la tactique irakienne. Pour commencer, le contingent a été élargi - en 2009 il a été décidé d'envoyer 30.000 soldats supplémentaires. Puis il est réduit progressivement depuis 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette approche, qui a commencé à être mise en &#x153;uvre en Irak à l'époque de Bush en 2007, a fonctionné : la violence a pu être maîtrisée, le processus politique dans ces conditions est devenu plus efficace, et en 2010, lorsque les principales unités américaines ont quitté l'Irak, une structure stable qui ne s'effondrera pas immédiatement a été mise en place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne l'Afghanistan, l'application de cette tactique dans ce pays a été remise en question depuis le début. Avant tout, parce qu'en dépit des différends intérieurs importants et du chaos qui ont régné en Irak pendant longtemps après l'effondrement du régime de Saddam Hussein, ce pays était une société bien mieux organisée et structurée que l'Afghanistan. Et il était possible de s'appuyer sur quelqu'un, au moins de manière conjoncturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La situation sociopolitique afghane rappelle plutôt un marais &#x2013; le sol se dérobe sous les pieds à chaque tentative de prendre appui. Si en Irak il était possible de compter au moins sur la loyauté temporaire et la tenue des engagements, ce n'est pas le cas en Afghanistan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Néanmoins, une certaine amélioration de la situation opérationnelle grâce à l'augmentation du contingent a été constatée, du moins à en juger par les rapports des militaires. Mais la situation est bien pire en ce qui concerne la composante politique &#x2013; le gouvernement afghan n'est pas considéré comme légitime et n'a pas le sentiment de l'être.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et on ne voit aucune coalition solide avec laquelle il serait possible de négocier sur la future structure politique. Même les talibans sont une force qui est loin d'être monolithique, avec laquelle on pourrait un jour trouver un terrain d'entente et compter sur le respect des engagements pris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, l'expérience irakienne est également controversée. La stabilité ne s'est pas effondrée, mais la redistribution intérieure du pouvoir au profit des chiites et, par conséquent, la hausse de l'influence iranienne sont évidentes. D'ailleurs, Bagdad est pratiquement l'une des seules capitales arabes à adopter une position réticente sur la question syrienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'ensemble, la stratégie américaine est confrontée à de sérieuses difficultés, mais le mal est venu d'ailleurs, ce qui, en principe, est assez logique. Même le meilleur plan peut échouer à cause du facteur humain, et c'est bien ce qui semble se produire en Afghanistan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'autodafé d'exemplaires du Coran est une preuve purement technologique et non pas symbolique de l'incompréhension totale de la spécificité de la situation, à la différence du cas du pasteur fou de Floride. Et l'assassinat de civils est le résultat d'une dépression nerveuse, dont la répétition est inévitable plus les troupes restent sur le territoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Etats-Unis mènent une guerre d'apparence coloniale très loin de leurs frontières sans pour autant être un empire. On comprend de moins en moins la raison de leur présence en Afghanistan, car la mission de cette guerre, visant à détruire l'infrastructure d'Al-Qaïda, a été remplie fin 2001. On ignore si l'édification d'un Etat-nation est possible en Afghanistan, et même si elle est possible, alors durant la majeure partie de la décennie on a employé des méthodes inefficaces pour y parvenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'idée du début du siècle selon laquelle les Etats-Unis sont capables de façonner des régimes démocratiques stables là où le contrôle est nécessaire est obsolète depuis longtemps et reconnue comme erronée. Cependant, l'administration américaine ne voit pas comment surmonter son héritage sans aggraver la position des Etats-Unis dans le Grand Moyen-Orient déjà déstabilisé par les événements de l'année dernière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'opinion de l'auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> « Se battre en Algérie » Un demi-siècle s'est écoulé et les passions sont toujours vives...</title>
		<link>http://www.armees.com/Livre-Se-battre-en-Algerie-Un-demi-siecle-s-est-ecoule-et-les-passions-sont,29256.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Livre-Se-battre-en-Algerie-Un-demi-siecle-s-est-ecoule-et-les-passions-sont,29256.html</guid>
		<dc:date>2012-03-17T12:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>chroniques</dc:subject>
		<dc:subject>Facebook</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre d'Algérie</dc:subject>

		<description>« Se battre en Algérie » démontre que cette guerre ne se résumait pas à des opérations de ratissage ou de contrôles dans le bled, ni même à de rares scènes de torture et d'exécutions sommaires. Elle ne fut pas non plus une guerre où tous les Appelés désoeuvrés dans un poste perdu dans le djebel, se livraient à des actes répréhensibles sur les populations civiles. Réduire la Guerre d'Algérie à ces clichés est intellectuellement malhonnête. Un livre écrit à partir de nombreux (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-chroniques,182-+.html" rel="tag"&gt;chroniques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-Facebook-+.html" rel="tag"&gt;Facebook&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-guerre-d-algerie-+.html" rel="tag"&gt;Guerre d'Algérie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="local/cache-vignettes/L100xH80/arton29256-d5f7f.jpg" width='100' height='80' onmouseover="this.src='local/cache-vignettes/L150xH49/artoff29256-abd8d.jpg'" onmouseout="this.src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L100xH80/arton29256-d5f7f.jpg'" style='height:80px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt; « Se battre en Algérie » démontre que cette guerre ne se résumait pas à des opérations de ratissage ou de contrôles dans le bled, ni même à de rares scènes de torture et d'exécutions sommaires. Elle ne fut pas non plus une guerre où tous les Appelés désoeuvrés dans un poste perdu dans le djebel, se livraient à des actes répréhensibles sur les populations civiles. Réduire la Guerre d'Algérie à ces clichés est intellectuellement malhonnête.&lt;/h3&gt;
&lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4128 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH694/jpg_livre-algerie-4992c.jpg' width='500' height='694' alt="" style='height:694px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;
Un livre écrit à partir de nombreux témoignages recueillis par l'auteur durant près de 25 ans, recoupés et complétés à l'aide des archives officielles.
Prix : 28,00 &#x20ac; + frais de port et d'emballage (4,50 &#x20ac; pour un exemplaire)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://monsite.orange.fr/se.battre.en.algerie/page3.html" class='spip_out' rel='external'&gt;Commander le livre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;p&gt;Elle fut émaillée de combats, parfois farouches, livrés par des combattants français et algériens courageux, dans des paysages apocalyptiques, dans le froid, la pluie, la neige et le vent, ou sous une chaleur excessive. Elle fut aussi et surtout faite par de jeunes français respectueux de l'adversaire, dont l'immense majorité ne s'est pas livrée aux actes barbares dont font état certains.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;
De 1954 à 1962, l'élite de l'Armée Française s'est battue en Algérie, en première ligne : légionnaires, parachutistes, commandos, équipages d'hélicoptères, pilotes de chasse et d'observation, marins, tirailleurs, sahariens, artilleurs, cavaliers, etc. A travers des récits poignants et véridiques, ce livre vous fait revivre des combats âpres dans lesquels ces hommes ont été engagés.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4130 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH355/jpg_algerie1-df221.jpg' width='500' height='355' alt="" style='height:355px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il vous emmène dans les djebels arides et déchiquetés, dans les sables et oasis du Sahara, dans les forêts tapissées de ronces ou de chênes-lièges, dans les airs à bord d'avions de chasse et d'hélicoptères qui survolaient des paysages magnifiques que la furie guerrière pouvait rapidement métamorphoser en enfer. Au fil des pages, vous côtoyez aussi ces rudes moudjahidin, parfois vétérans des Campagnes d'Italie et d'Indochine, qui se battaient pour leur indépendance avec détermination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4131 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH337/jpg_algerie2-fa1ee.jpg' width='500' height='337' alt="" style='height:337px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les grands épisodes de la Guerre d'Algérie sont relatés : les opérations de Timimoun, la bataille de Souk Ahras, les combats livrés dans l'Atlas Saharien, dans les Aurès et à proximité des frontières tunisiennes et marocaines, la traque et la fin de « moudjahidin » éminents comme les colonels Amirouche, Si M'hamed, Lotfi, tous les trois chefs de Wilaya, jusqu'à la Bataille de Bizerte en Tunisie au cours de laquelle les parachutistes, venus d'Algérie, ont dégagé la base et la ville menacées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://monsite.orange.fr/se.battre.en.algerie/page3.html" class='spip_out' rel='external'&gt;Commander le livre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;h3 class="spip"&gt;50 ans après...&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class="spip"&gt;Un demi-siècle s'est écoulé et les passions sont toujours vives au point que certains parlent de « repentance ». Si durant toutes ces années l'on a surtout évoqué à juste titre les souffrances des Pieds-Noirs et des Algériens, l'on a passé sous silence celles qu'ont endurées les familles des militaires français, souvent appelés du contingent, tués lors des opérations de maintien de l'ordre. Les autres, ceux qui sont revenus, sont dans leur majorité blessés à jamais dans leur corps et dans leur âme.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mon oncle, Claude Lepage, était un Appelé du Contingent qui a été incorporé dans un régiment de parachutistes. Il a été tué au combat sur la frontière algéro-tunisienne en février 1958. A ses obsèques, mes grands-parents étaient effondrés. Ma grand-mère se tenait assise sur une chaise que deux de ses fils portaient, avec un médecin à ses côtés pour lui administrer des piqûres. Jamais ils ne se sont remis de la disparition de leur « gamin » tout juste âgé de vingt-deux ans. Il y a quelques années, j'ai rencontré le frère d'un parachutiste du même régiment, mort au cours d'une embuscade. A l'époque, il était enfant. Dans les mois qui ont suivi la disparition de son grand frère, sa mère puis son père ont dépéri jusqu'à mourir de chagrin. Il n'avait que douze ans lorsqu'il fut placé à l'Assistance Publique&#x2026;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4133 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH330/jpg_algerie4-d8007.jpg' width='500' height='330' alt="" style='height:330px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;
Ces jeunes garçons sont « Morts pour la France ». Leurs noms ont été gravés sur les Monuments aux Morts, au même titre que ceux qui sont tombés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, si leurs aînés ont défendu une cause « noble », l'opinion publique considère que les « soldats du djebel » se sont battus contre un peuple désireux de recouvrer son indépendance, ce qui suffit à les déconsidérer. C'est sans doute pour cette raison qu'aujourd'hui certains baissent encore la tête et refusent d'évoquer cette période douloureuse de leur vie, d'autant qu'ils ont été la cible de certains médias et d'une intelligentsia moraliste qui se refuse à prendre en compte tous les paramètres. Il est toujours facile de juger lorsque l'Histoire a rendu son verdict. Mais dans la plupart des familles affectées, la cicatrice ne s'est encore pas refermée.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dernièrement, un ancien parachutiste du régiment de « Bigeard », retourné en Algérie en 2006, m'écrivait :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis retourné à Alger et plus particulièrement à El Biar ou j'ai retrouvé les anciens de mon âge. Parmi eux des commerçants et deux anciens prisonniers. Je peux assurer que tous m'ont réservé le meilleur accueil possible ; certains m'ont invité à partager leur repas deux anciens commerçants aujourd'hui à la retraite avaient même gardé ma photo en para. Les jeunes qui nous entouraient me disaient : « tu as habité ici tu es chez toi, tu es le bienvenu ». Il est vraisemblable que si j'avais été le tortionnaire para tel qu'on se plait à le caricaturer encore aujourd'hui, l'accueil eut été différent. Nous étions des soldats professionnels. A aucun moment nous n'avons cherché à humilier un adversaire que nous respections&#x2026;Dans le régiment, toutes les races et toutes les religions étaient représentées&#x2026; A cette époque nous avions tous une petite amie européenne, arabe, berbère ou juive, nous n'étions pas racistes. Je pense qu'il est temps d'effacer nos ranc&#x153;urs et tenter de rapprocher les adversaires d'hier&#x2026;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une bonne fois pour toute, il faudra admettre que les jeunes gens qui se sont battus en Algérie n'étaient pas des « barbares ». Ils ont eu à remplir une mission difficile et ingrate.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En janvier 1990, le général Jacques Massu m'écrivait dans une lettre : &#x2026; Nous voyons bien aujourd'hui qu'en nous battant pour l'Algérie Française nous étions en pleine utopie&#x2026; Il faudrait se décider à voir les choses en face, raisonnablement, et reconnaître que la passion nous a aveuglés, en l'absence d'avertissements sérieux&#x2026;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;Arrêtons de faire payer plus d'un siècle de colonisation à une seule génération. Décoloniser par la guerre, est sans doute la pire des solutions. Ceux qui ont eu à remplir une telle mission méritent un minimum de considération et qu'on leur rende leur Honneur.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Patrick-Charles RENAUD&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://monsite.orange.fr/se.battre.en.algerie/page3.html" class='spip_out' rel='external'&gt;Commander le livre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4129 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L220xH307/jpg_al-88ec3.jpg' width='220' height='307' alt="" style='height:307px;width:220px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Table des Matières&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2026; La parole qui, trop souvent, n'est qu'un mot pour l'homme de haute politique, devient un fait terrible pour l'homme d'armes ; ce que l'un dit légèrement et avec perfidie, l'autre l'écrit sur la poussière avec son sang&#x2026;
« Servitude et grandeur militaires », Alfred de Vigny&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant propos&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 1 : Trahison à la ferme Degoul&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 2 : Combats en Oranie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 3 : Les sentinelles du Djebel-Amour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 4 : La Légion se paie un général&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 5 : Etats d'âmes dans les airs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 6 : Boule de feu sur le Mimouna&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 7 : La Montagne Bleue&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 8 : Avec les guerriers chaamba&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 9 : Du Zaccar à l'Ouarsenis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 10 : L'oued Tifrane&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 11 : Réunion avortée au djebel Mekrisane&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 12 : Aviateurs, artilleurs et paras&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 13 : Parachutistes dans les dunes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 14 : La fin des méharistes félons&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 15 : Corps à corps sur le Ras-Guedelane&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 16 : Le mont de l'enfer&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 17 : La bataille de Souk-Ahras&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 18 : Dans les ronces du djebel Ourès&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 19 : L'affaire du djebel Kouif&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 20 : Toubib au 8ème Paras&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 21 : Blessure en vol&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 22 : EVASAN nocturnes en hélicos&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 23 : Paras en embuscade&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 24 : Dans l'Est Constantinois&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 25 : Le 6ème Paras piège Amirouche&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 26 : L'honneur du vieux fellah&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 27 : Coup dur pour la wilaya 4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 28 : Le piège de Ksar-El-Hirane&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 29 : Sur les crêtes de l'Harraba&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 30 : Guérilla aux portes de Bône&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 31 : Sur les traces de la IIIème Augusta&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 32 : Les pisteurs de Colomb-Béchar&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 33 : Tempête sur le Béni-Smir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 34 : le combat des trois frontières&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 35 : Des hommes meurent encore&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 36 : La bande du Chaabet-El-Kebir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chapitre 37 : Les paras dégagent Bizerte&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Annexes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bibliographie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Glossaire des termes arabes employés&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lexique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remerciements&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4132 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH340/jpg_algerie3-fafd8.jpg' width='500' height='340' alt="" style='height:340px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Du même auteur&lt;/strong&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Nous avons aimé...&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;span class='spip_document_4135 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L400xH633/jpg_combats-saahriens-0083c.jpg' width='400' height='633' alt="" style='height:633px;width:400px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle défense pour la France ?</title>
		<link>http://www.armees.com/Quelle-defense-pour-la-France,60873.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Quelle-defense-pour-la-France,60873.html</guid>
		<dc:date>2012-03-17T06:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>OpEd</dc:subject>

		<description>Peut-il exister de cohésion nationale qui ne soit fondée sur une ambition nationale et l'État- Providence pourrait-il atteindre ses fins s'il était privé de son indispensable corollaire, l'esprit de défense ? C'est à partir de cette question, cruciale en cette période de débat préélectoral, qu'André YCHÉ entreprend l'analyse et dresse le bilan de la politique de défense de la France. Il détaille ainsi les ressorts de « l'esprit de défense à la (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-oped-+.html" rel="tag"&gt;OpEd&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="local/cache-vignettes/L150xH150/arton60873-cead1.jpg" width='150' height='150' onmouseover="this.src='local/cache-vignettes/L150xH51/artoff60873-b93d8.jpg'" onmouseout="this.src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton60873-cead1.jpg'" style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;
Peut-il exister de cohésion nationale qui ne soit fondée sur une ambition nationale et l'État-
Providence pourrait-il atteindre ses fins s'il était privé de son indispensable corollaire, l'esprit de
défense ? C'est à partir de cette question, cruciale en cette période de débat
préélectoral, qu'André YCHÉ entreprend l'analyse et dresse le bilan de la politique
de défense de la France.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il détaille ainsi les ressorts de « l'esprit de défense à la française » et démontre, &lt;span class='spip_document_43233 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-mistral-4-1fcd1.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; références historiques à l'appui, que la priorité en la matière a toujours été la
défense du territoire national, à la différence de la Grande-Bretagne par exemple.
De notre stratégie diplomatique (« la préservation du pré carré ») à la configuration
de notre outil militaire (« priorité au Centre-Europe ») en passant par notre doctrine
d'emploi des forces (« une armée continentale »), cette « motivation constante » a en
effet été à l'origine de l'ensemble des « fondements territoriaux de notre défense ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, ce modèle est aujourd'hui dépassé. Comme le rappelle l'instruction de Barack
OBAMA de ce début d'année consacrée à la nouvelle stratégie du Pentagone, les
problématiques en matière de défense ont changé. La politique de défense de la
France du XXIe siècle doit désormais composer avec la succession de ruptures
(technologiques, militaires ou diplomatiques) qui ont marqué les dernières
décennies du siècle passé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi André YCHÉ nous invite à renouveler complètement notre
réflexion en la matière et à inventer une « voie nouvelle » qui s'appuie à la fois sur
une connaissance intime du passé, avec la « nécessaire réaffirmation de la &#x2018;&#x2018;voie
classique'' », et sur une parfaite maîtrise des enjeux actuels.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;Il propose notamment la constitution d'un véritable « Soft Power à la française »,
tirant profit de la réalité multiethnique et multiculturelle de la société française
contemporaine en développant une grande filière orientaliste, ainsi que le choix
stratégique de la « projection de puissance », le rôle dévolu à notre armée ou encore
le renforcement de l'union franco-britannique dans le cadre européen.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En avançant nombre de solutions audacieuses, André YCHÉ s'adresse aussi bien
aux spécialistes et aux candidats à la présidentielle qu'aux simples citoyens car la
politique de défense s'affirme au coeur même de la pensée politique et qu'elle n'est pas
seulement le vecteur de la sécurité extérieure du pays, mais qu'elle est aussi un ressort essentiel
de la cohésion nationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'ils en pensent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri BENTEGEAT : Le livre d'André Yché, bref et intense, a l'immense mérite de soulever le voile
du &#x2018;&#x2018;consensus obligé'' [&#x2026;]. Il fallait de l'audace, et même du culot, pour oser la synthèse historique et les
analyses décapantes qui forment la trame de ce petit brûlot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alexandre ADLER : André Yché, dans cet essai plus que novateur sur la pensée stratégique
indispensable à la France en ce début de XXIe siècle, a voulu [&#x2026;] nous exhorter néanmoins à un
bouleversement total de nos paradigmes stratégiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur
Contrôleur général des armées et ancien élève de l'École de l'Air et de l'US Air Force
Academy, André YCHÉ a été délégué aux restructurations du ministère de la Défense
avant de devenir Directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Richard. Il est aujourd'hui Président du directoire de la Société nationale immobilière
(SNI), au sein du groupe Caisse des Dépôts et membre du comité de direction du groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;André YCHÉ a précédemment publié Logement, habitat et cohésion sociale aux éditions Mollat,
en 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle défense pour la France ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Préface d'Henri BENTEGEAT ancien chef d'État major des Armées
Avant-propos d'Alexandre ADLER&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Collection Stratégies &amp; Doctrine
dirigée par Vincent Desportes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Domaine : Essai
Mise en vente :
24 janvier 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prix : 19 euros&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x5bmxj"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x5bmxj_dissuasion-3sur3-nucleaire-francais_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;INTRODUCTION : ENJEUX STRATÉGIQUES, POLITIQUE DE DÉFENSE ET COHÉSION
NATIONALE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Peut-il exister de cohésion nationale qui ne soit fondée sur une ambition nationale et l'État-&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Providence pourrait-il atteindre ses fins s'il était privé de son indispensable corollaire, l'esprit de
défense ? » (page 8).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Depuis une dizaine d'années, la suspension de la conscription a mis un terme à la
représentation républicaine du peuple en armes, suscitant maints débats au sein même des
grands partis politiques. C'est que dès l'origine, deux notions distinctes ont été confondues :
l'esprit de défense, manifesté par le port des armes une année durant ; l'épreuve initiatique à la
citoyenneté, étape d'intégration indispensable et apprentissage de valeurs collectives. » (page
8).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la longue histoire de notre vieux pays enseigne l'attachement constant des Français de
toutes époques au territoire inscrit dans nos frontières naturelles ; ni la promotion de valeurs
universelles, ni la protection d'intérêts ultramarins n'ont pesé en regard de la conquête, de la
défense, de la reconquête du territoire national. Bien plus, nos traditions &lt;span class='spip_document_43232 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-euro-defense-0d49c.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; diplomatiques, notre
organisation militaire ont convergé vers cette fin, faisant de la France, pays continental ouvert
sur l'océan, une puissance principalement terrestre, car essentiellement terrienne. » (page 9).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'Histoire a basculé au cours de la seconde moitié du XXe siècle, vidant progressivement le
territoire national de sa portée réelle et symbolique, sous l'effet de ruptures stratégiques,
d'impératifs technologiques, de mutations socio-économiques, de telle sorte que nous avons
désormais un &#x2018;&#x2018;territoire'' à réinventer, un &#x2018;&#x2018;modèle'' de puissance à reconstruire. » (page 9).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'invention d'un &#x2018;&#x2018;nouveau territoire'' suppose une redécouverte de l'Histoire et la
réintroduction des réalités du monde moderne dans le cours des traditions politiques et
diplomatiques qui sont au coeur de notre identité. » (page 10.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'enjeu de cette entreprise est vital car de la même manière que la préservation de la
cohésion sociale constitue un facteur de puissance de premier plan, l'affirmation d'une politique
de défense s'avère un déterminant essentiel de la cohésion nationale. » (page 10)&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;CHAPITRE 1 : LES RESSORTS DE L'ESPRIT DE DÉFENSE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un engouement épisodique : la promotion des valeurs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La diffusion des valeurs chrétiennes au temps des croisades, celles de la République et de la
civilisation pendant la colonisation trouvent-elles aujourd'hui un écho ? Celui des Droits de
l'Homme et du &#x2018;&#x2018;devoir d'ingérence'', dont il est permis de douter qu'ils mobilisent &lt;span class='spip_document_43225 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-mili-s25-3-ff1b3.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; durablement
l'opinion (&#x2026;). Par rapport au prosélytisme à la fois cynique et naïf, volontiers agressif, professé
par nos alliés américains, il est même probable que leur passé colonial a développé, chez les
Français et les Britanniques, un profond relativisme quant aux &#x2018;&#x2018;valeurs de civilisation''. Les
interventions les plus récentes en Bosnie, au Kosovo, en Lybie traduisent-elles une réelle
adhésion à une vision universaliste des droits de l'Homme ? Le public, en s'émouvant devant les
images de la barbarie, peut se mobiliser passagèrement en faveur d'une cause humanitaire ;
mais deux limites essentielles tempèrent aussitôt la portée d'un éventuel engagement : sa
durée, dont il est admis qu'elle ne doit pas excéder quelques mois ; l'absence de troupes au sol.
A contrario, l'adhésion décroissante aux opérations en matière d'OPEX (opération extérieure). »
(page 25).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Ce qu'elles perçoivent confusément, c'est qu'on n'impose pas la démocratie par les armes et
que si le rôle des armées est de détruire le potentiel militaire adverse au cours d'engagements
aéroterrestres ou aéromaritimes de haute intensité et de courte durée, elles s'épuisentinutilement à poursuivre, des années durant, en subissant des pertes disproportionnées vis-àvis
des résultats obtenus, des objectifs politiques que seul, le &#x2018;&#x2018;Soft Power'', c'est-à-dire la
capacité d'influence et de séduction, permettait d'atteindre. » (page 25).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un enjeu négociable : la protection des intérêts&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « De ce rapide survol de l'Histoire de France se dégagent quelques enseignements. En premier
lieu, si les Français se sont constamment mobilisés pour la défense du territoire national, s'ils se
sont véritablement approprié la notion de &#x2018;&#x2018;frontières naturelles'' comme constitutives du &#x2018;&#x2018;précarré'',
leur engagement dans la promotion des valeurs universelles, qu'elles soient spirituelles
ou laïques, n'a jamais été durable, ni même profond. Il en va de même de la protection de leurs
intérêts ultra-marins vis-à-vis desquels ils ont toujours manifesté un grand détachement pour ne
pas dire une grande incompréhension. Sans doute faut-il voir dans cette attitude la marque
d'une nation d'agriculteurs, d'un réflexe terrien et casanier qui caractérise un pays
d'immigration, et non d'émigration comme l'Angleterre, l'Irlande ou l'Italie. » (pages 32 et 33).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x9oyhn"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x9oyhn_forces-sous-marines-force-de-dissua_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;CHAPITRE 2 : LES FONDEMENTS TERRITORIAUX DE LA DÉFENSE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Stratégies diplomatiques et politiques d'alliance : la préservation du pré-carré&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'inventaire des stratégies diplomatiques poursuivies par la France depuis le XVIe siècle
conduit à distinguer deux grandes familles : les unes, inspirées de logiques &lt;span class='spip_document_43227 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:300px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L300xH300/06432798-2-d5f9d.jpg' width='300' height='300' alt="" style='height:300px;width:300px;' /&gt; &lt;/span&gt; territoriales,
consistent dans la création de &#x2018;&#x2018;glacis'' protecteurs et dans la conclusion d' &#x2018;&#x2018;alliances de
revers'' ; les autres, essentiellement politiques, tendent à la constitution ou à l'insertion dans des
&#x2018;&#x2018;blocs'' selon une logique pouvant conduire à la tentation impériale. » (pages 35 et 36).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « C'est, in fine, la culture d'alliances et de revers qui apparaît, dans la tradition diplomatique
française, comme la marque la plus caractéristique d'une stratégie continentale. » (page 37).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la constitution ou l'adhésion à des &#x2018;&#x2018;blocs'' a toujours abouti à sacrifier tous nos intérêts
ultramarins pour la défense prioritaire de nos positions sur le continent. » (page 40).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « C'est bien, en définitive, l'incapacité de la France à choisir le &#x2018;&#x2018;Grand large'' qui a provoqué la
coalition de l'Europe contre la démesure de ses visées continentales. » (page 40)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'histoire comparée de la France et de l'Angleterre enseigne qu'il est plus facile d'acquérir,
par la domination des mers, l'empire du monde, que de préserver la prééminence d'une nation
sur un seul continent. » (page 42).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
La doctrine d'emploi des forces : une armée continentale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Ainsi la pertinence d'une stratégie diplomatique ne peut-elle s'apprécier qu'en regard de la
configuration de l'outil militaire et de la doctrine d'emploi des forces. Celle-ci peut être rangée,
pour l'essentiel, sous trois rubriques : la relation au territoire, l'action extérieure et la conduite
des opérations. » (page 43).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Ce tour d'horizon succinct met en évidence la centralité du territoire dans la définition de la
doctrine d'emploi des forces, qu'il s'agisse d'en faire l'enjeu principal, voire unique d'un possible
affrontement, d'y trouver une ressource nourricière ou tactique ou d'y voir un risque spatial.
Il souligne en contre-point la faiblesse de la pensée géostratégique dans la culture de défense
française, qui explique bon nombre de nos revers. En effet, la vision géopolitique constitue le
cadre indispensable de toute stratégie indirecte. S'en priver revient à s'inscrire nécessairement
dans une stratégie directe, toujours coûteuse, souvent infructueuse. [&#x2026;]
Enfin se trouve mise en exergue la grande difficulté à concilier la coordination des armes,
indispensables dans la conduite tactique d'un affrontement aéroterrestre, et l'autonomie
stratégique des moyens aéromaritimes et aérospatiaux, nécessaire à l'atteinte d'objectifs militaires déterminants, dans la profondeur du dispositif adverse, mais aussi à l'obtention
d'effets économiques, politiques, psychologiques décisifs, dans le cadre de stratégies indirectes
concourant à la gestion globale de la guerre. » (page 55).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La configuration de l'outil militaire : priorité au Centre-Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Que retenir de cette présentation succincte de l'organisation de l'outil de défense et de ses
logiques d'évolution ? Tout d'abord, l'armée française a toujours été conçue, prioritairement,
comme une armée continentale et l'histoire &#x2018;&#x2018;à éclipse'' de la marine découle, plus que de
l'insuffisance de moyens, de la faible adhésion de l'esprit public et, souvent, des dirigeants, aux
projets dont elle pouvait constituer le principal vecteur. Ensuite l'insuffisante culture géopolitique
de l'ensemble des élites du pays explique, pour partie, une absence de vision mondiale qui a
profondément influencé la doctrine et les programmes militaires : de ces deux traits résulte
l'inclination constante de la France en faveur de stratégies directes, auxquelles elle n'a su
renoncer que sous la contrainte de faiblesses passagères. Enfin, le lien au territoire, très fort en
termes d'organisation tout comme au niveau de la doctrine tout comme au niveau de la doctrine
d'emploi, tend désormais à se distendre, sur le territoire métropolitain, tout comme outre-mer.
En même temps émergent de nouveaux champs d'actions stratégiques, hors nucléaire, mais
leur mobilisation exige des systèmes d'armes sophistiqués et onéreux dont l'efficacité suppose
une parfaite cohérence : avec l'opportunité d'une redécouverte des stratégies indirectes, ils
apportent le risque, pour une nation moyenne, de se trouver exclue de leur exploitation. » (pages
63 et 64).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="276" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xcyh2z"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xcyh2z_nucleaire-les-hommes-de-la-dissuasi_tech" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;CHAPITRE 3 : L'ÈRE DES RUPTURES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Le choix constant en faveur des priorités continentales, l'omniprésence de la dimension
territoriale dans la culture de défense, la relative faiblesse de la vision géographique des intérêts
français, l'intégration au bloc &#x2018;&#x2018;atlantique'', le legs structurant de la force de dissuasion
caractérisent, aujourd'hui, l'état des lieux de notre posture de défense. » (page 65).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] s'inscrivant dans la continuité de traditions solidement établies, elle &lt;span class='spip_document_43231 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200drone-sirpa-1253e.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; [cette description]
n'intègre pas un ensemble de ruptures stratégiques, technologiques et socio-économiques qui
se sont conjuguées depuis deux décennies. » (page 65).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Les ruptures stratégiques : redéfinition des enjeux et recomposition des espaces&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Trois axes d'observation majeurs sont à privilégier :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; l'unification du champ stratégique européen ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; l'émergence de zones de tensions exacerbées dans un contexte de bipolarisation du
monde ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; le développement de stratégies indirectes, sur fond de mondialisation des flux
d'échange. » (page 65).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] pacifier un territoire revient toujours à déporter la guerre au-delà de ses frontières. »
(page 68).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Le dernier aspect des ruptures stratégiques qui doivent être prises en considération porte sur
l'émergence de stratégies indirectes, sur fond de mondialisation des flux d'échange. » (page 69).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'ensemble des ruptures intervenues survenues depuis une vingtaine d'années, au premier
rang desquelles vient l'unification stratégique de l'espace européen, démontrent l'obsolescence
du modèle d'armées continentales, au profit de la puissance aérospatiale et aéromaritime, ainsi
que des &#x2018;&#x2018;forces spéciales'', entrainées au combat dans les conflits non conventionnels. Les
effets de ces ruptures stratégiques sont amplifiés par les mutations technologiques et socioéconomiques
qui les accompagnent. » (page 70).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'irruption massive des technologies de l'information dans les systèmes de défense est à
l'origine du concept de &#x2018;&#x2018;Révolution dans les affaires militaires'' ou RMA, à partir de trois
principes fondamentaux :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; &lt;strong&gt;la maîtrise de l'information ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; l'intégration aérospatiale, aéroterrestre, aéromaritime ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; la projection de puissance, c'est-à-dire le combat sans contact, à distance. » &lt;/strong&gt; (page
73).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mutations socio-économiques : flux d'échange, équilibres démographiques, diffusion
des idées et des technologies&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Il est donc singulier, à travers un renversement de perspective saisissant, de voir les États-
Unis, détenteurs d'un &#x2018;&#x2018;Soft Power &#x2018;' inédit dans l'Histoire, prétendre instaurer la démocratie en
Irak, en Afghanistan, par la force militaire, négligeant et dévalorisant ainsi, à grand frais de
surcroît, le principal atout en leur possession : leur capacité d'influence et de séduction. » (page
82).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Une intervention armée massive et brève, destinée à détruire le potentiel adverse et à
installer des capacités de projection utiles pour l'avenir aurait été pertinente et justifiée.
Prétendre conquérir les esprits et les coeurs par plusieurs années de présence militaire, fût-ce à
travers une doctrine et des méthodes de contre-insurrection conçues par l'armée française et
largement éprouvées, traduit une méconnaissance délibérée des précédents historiques dont la
France, au même titre que les États-Unis, a déjà fait, en maintes occasions, l'amère
expérience. » (pages 82 et 83).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Un enseignement de grande portée peut être tiré de tous ces précédents : l'entretien et
l'emploi du &#x2018;&#x2018;Soft Power'' ne sont guère compatibles avec la projection de forces dans le cadre
d'opérations extérieures de longue durée. En fait, le seul concept militaire complémentaire du
&#x2018;&#x2018;Soft Power'', c'est la projection de puissance, c'est-à-dire un engagement bref dans une
action de haute intensité, incluant des frappes exercées &#x2018;&#x2018;à distance'' ainsi que l'interdiction
d'accès aux espaces aéroterrestre et aéromaritime. » (page 83).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xhgynx"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xhgynx_quel-avenir-pour-la-defense-europeenne_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;CHAPITRE 4 : L'INVENTION D'UN NOUVEAU TERRITOIRE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Corrélativement, les lacunes de notre culture géopolitique, et l'insuffisante prise en compte
des enjeux géostratégiques se sont combinées pour aboutir à une relative faiblesse de nos
capacités de projection dont l'histoire &#x2018;&#x2018;à éclipses'' de notre marine fournit le meilleur exemple. »
(page 86).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] l'ensemble cohérent constitué par &#x2018;&#x2018;l'esprit de défense'' à la française et &lt;span class='spip_document_43224 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-200-b9e5d.gif' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; des politiques
publiques globalement en phase avec les priorités de &#x2018;&#x2018;l'esprit public'' se trouve
fondamentalement ébranlé par un ensemble de ruptures. » (page 86).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Ruptures stratégiques, tout d'abord, liées à l'éloignement de la menace territoriale directe et
à la globalisation des enjeux, à travers l'émergence d'une multitude de crises et de foyers de
tensions, sur fond d'affrontement bipolaire entre les Etats-Unis à construire un espace
informationnel intégré mondial, en dehors duquel tout système de défense se trouve réduit à
une dimension de sociologie politique en organisant une parfaite adéquation entre système de
défense et organisation sociale.
Viennent ensuite les mutations socio-économiques, qui donnent toute sa portée à la RMA en
concentrant les enjeux stratégiques sur un nombre restreint de territoires [&#x2026;]. » (page 87).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Dans cet état des lieux de notre défense découle le chantier à venir : reconstruire une vision
de la place de la France dans le monde qui soit de nature à inspirer l'esprit public, favorisant ainsi la cohésion nationale, et à orienter les politiques publiques afférentes pour garantir la
sécurité et les intérêts du pays. » (page 87).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la nécessaire réaffirmation de la &#x2018;&#x2018;voie classique'', [&#x2026;] la possible invention d'une &#x2018;&#x2018;voie
nouvelle'', [&#x2026;] ébaucher un modèle d'armées pour le XXIe siècle. » (page 87).
Réaffirmer « la voie classique » : alliances de « revers » et politique de puissance&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] l'action extérieure de la France doit-elle, en premier lieu, s'inscrire dans la continuité de
la &#x2018;&#x2018;voie classique'' inaugurée, à la Renaissance, par François Ier, tracée par Richelieu [&#x2026;]. Elle se
résume, pour l'essentiel, à deux idées-forces : assurer la sanctuarisation du territoire ; garantir
l'indépendance nationale en conduisant une politique de puissance. » (page 88).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La sanctuarisation du territoire national constitue le fil conducteur de la politique extérieure
de la France depuis quinze siècles [&#x2026;]. Elle est aujourd'hui gravée dans tous les esprits à travers
le paradigme de la dissuasion nucléaire, non sans quelques ambigüités. » (page 88).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La sécurité nationale n'est donc pas totalement assurée [&#x2026;]. Deux considérations
immédiates confirment ce constat théorique : le risque d'agression du &#x2018;&#x2018;faible au fort'' et la
menace terroriste qui ne sont que deux expressions complémentaires de la même faille
stratégique. » (page 88).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La double réponse à cette menace, de moins en moins virtuelle, réside dans nos capacités
préstratégiques (c'est le seul véritable atout opérationnel apporté par le groupe aéronaval) et, de
façon urgente, par une défense aérienne élargie, reposant sur des capacités de détection
locales et sur un missile Sol-Air dans la gamme du &#x2018;&#x2018;Patriot'' américain. Malheureusement, le
retard pris dans le développement pris dans le développement du SAMP (Sol-Air Moyenne
Portée) depuis une quinzaine d'années n'a guère contribué à affermir cette hypothèse. Ne reste
plus que celle, en fait, d'une participation à la &#x2018;&#x2018;Theatre Missile Defense'' en Europe, proposée
par les Etats-Unis, dont il convient néanmoins de ne pas s'illusionner sur le coût budgétaire et
politique : la TMD, c'est l'abandon partiel de l'autonomie stratégique, telle que symbolisée par la
FNS (Force Nationale Stratégique). De surcroît, les implications diplomatiques d'une telle option,
qui risque fort de s'avérer inévitable à moyen terme, supposent des démarches préalables,
sérieuses et ouvertes envers la Russie : la sanctuarisation du territoire ne peut plus être
considérée comme une stratégie relevant exclusivement de la souveraineté nationale. » (page
89)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La question qui se pose à la France est celle de sa participation à &#x2018;&#x2018;la communauté du
renseignement'' qui n'est pas seulement occidentale, mais qui inclut l'ensemble des États
désireux de stabilité. La règle d'or de cette participation, c'est l'existence de contreparties. »
(page 89)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Il s'agit aussi de définir la posture de la France vis-à-vis des États ou des territoires
constitutifs de &#x2018;&#x2018;sanctuaires'' pour les terroristes : s'interdire toute intervention revient à se lier
les mains ; se réserver la possibilité d'agir revient à assurer une &#x2018;&#x2018;politique de puissance'' qui
excède largement les limites d'une conception purement &#x2018;&#x2018;domestique'' de la sanctuarisation du
territoire. Désormais, le &#x2018;&#x2018;pré-carré'' doit être défendu outre-mer. Ainsi donc et à l'inverse des
apparences trompeuses engendrées par la pureté mathématique des stratégies de dissuasion
de la &#x2018;&#x2018;Guerre froide'', la &#x2018;&#x2018;sanctuarisation du territoire national'' ne saurait constituer une
doctrine de défense en soi ; en quittant le statut procuré par la rassurante symétrie de
l'affrontement des deux &#x2018;&#x2018;blocs'', le nucléaire lui-même devient un vecteur potentiel de
&#x2018;&#x2018;contournement par le bas'' de la dissuasion qui ne joue plus avec la même sûreté &#x2018;&#x2018;du fort au
faible'' [&#x2026;]. » (page 89).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Horizon indépassable de &#x2018;&#x2018;l'esprit de défense'' à la française, la sanctuarisation du territoire
dans le contexte du XXIe siècle est redevenue indissociable d'une &#x2018;&#x2018;politique de puissance''. »
(page 90)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] conduire une politique de puissance, c'est-à-dire mobiliser l'ensemble des leviers
disponibles pour préserver une certaine autonomie stratégique tout en gardant en perspective
des buts non pas militaires, mais politiques, c'est bien la seule voie encore offerte à la France et
c'est donc, pour elle, une &#x2018;&#x2018;ardente nécessité'' qui passe, d'abord, par une manipulation de la
volonté [&#x2026;]. » (page 92).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Transposés dans le contexte de notre époque, les principes de cette politique de puissance
se traduisent par un positionnement nécessairement différent, bien que de même nature. Il
s'agit, sans amoindrir notre participation à la construction européenne et à l'OTAN, mais a
contrario, dans le but de la rendre plus efficace, de comprendre que notre contribution sera
d'autant plus utile et d'autant mieux appréciée que nous assumerons nos responsabilités
nationales et que nous affirmerons nos intérêts nationaux. » (page 92).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] nous devons réaffirmer la continuité de la &#x2018;&#x2018;voie classique'' de la politique extérieure de
la France, en l'adaptant aux circonstances de notre époque : alliances &#x2018;&#x2018;de revers'', constitution
de « glacis protecteur »&#x2026; qui demeurent les seuls moyens d'atténuer les inconvénients de
l'intégration dans des &#x2018;&#x2018;blocs'', dans le &#x2018;&#x2018;bloc Atlantique'' en l'occurrence. » (page 92).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la position de la France en Europe et dans le monde dépend étroitement du rapport des
forces entre la France et l'Allemagne dans le &#x2018;&#x2018;coeur européen'' de l'ancien empire carolingien et
de sa capacité à contrebalancer les puissances européennes concurrentes dans les espaces
« périphériques » de l'Europe, par le biais d' &#x2018;&#x2018;alliances de revers''.
Dans cette perspective, nous devons comprendre et exploiter la géopolitique de la Russie et
celle de la Turquie, sur fond de géostratégie américaine. » (page 93).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] les relations entre la France, la Russie et la Turquie doivent être pensées dans l'ensemble
du mouvement stratégique américain qui, après un demi-siècle de &#x2018;&#x2018;containment'' de l'URSS,
tend désormais à isoler la Chine en retournant vers l'Est les poussées russes et turques : dans
cette perspective, l'Europe, vue de Washington, ne peut être conçue comme un ensemble
stable et autonome, mais comme la &#x2018;&#x2018;tête du pont'' du &#x2018;&#x2018;dispositif atlantique'' dédié à
l'encerclement de la Chine. » (page 95)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la France a tout intérêt à le rééquilibrer en développant ses relations diplomatiques à l'Est
et au Sud. Ainsi le véritable apport de notre intégration dans l'OTAN doit consister dans notre
capacité à entretenir un dialogue privilégié avec la Russie, qui dépasse le seul champ des
échanges commerciaux, largement préempté par l'Allemagne, pour atteindre le niveau
stratégique, concernant par exemple le développement du potentiel naval, le nucléaire civil, les
moteurs d'avions&#x2026; De même, notre position dans la construction européenne a tout à gagner
de l'établissement d'une relation privilégiée entre la France et la Turquie. L'Histoire nous y incite,
tout comme la géographie qui ne peut que nous conduire à rechercher le levier turc pour peser
sur l'Europe centrale. » (page 95).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Inventer une « voie nouvelle » : Soft Power et stratégies indirectes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la mobilisation du poids de la culture au service d'une politique d'influence, la référence à
l'Histoire et au contenu d'une civilisation pour imaginer de nouveaux territoires, de nouvelles
frontières. C'est aussi la découverte de la supériorité des &#x2018;&#x2018;stratégies indirectes'', un temps
masquée par les apparences trompeuses de la supériorité matérielle et par le syndrome
américain du &#x2018;&#x2018;tout-technologique'' (&#x2018;&#x2018;technology driven Policy''). » (page 96).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'atout de l'Europe dans le monde du XXIe siècle, c'est d'être devenue le Continent-Histoire,
face à la jeune Amérique dont nous détenons la mémoire, à l'Asie, qui a largement détruit les
marques architecturales et documentaires de la sienne, à l'Afrique handicapée par la
prédominance de la tradition orale. [&#x2026;] l'Histoire, et tout particulièrement l'Histoire militaire gagnerait-elle à être davantage mise en valeur sur les territoires mêmes où elle s'est déroulée. »
(page 96).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « C'est le lien étroit et fort entre l'Histoire et l'esprit de défense qu'il s'agit de valoriser, alors
que depuis plusieurs décennies, le désintérêt de la plupart des chercheurs français pour
l'histoire militaire a conduit à concéder aux Anglo-Saxons un quasi-monopole en la matière. »
(page 96).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Mobiliser l'Histoire au service du rayonnement actuel de la France, c'est procéder à un
&#x2018;&#x2018;retournement'' intellectuel auquel nous ne sommes guère spontanément enclins, car cette
ambition conduit à ne plus penser la France cantonnée dans ses frontières, mais à la
représenter ouverte sur le monde. C'est aussi, et peut-être surtout, activer un levier de cohésion
nationale indispensable, en instillant l'idée que la nation recouvre un champ beaucoup plus
vaste que celui occupé par les générations actuelles et que notre destin collectif trouve ses
racines très loin dans le passé et son aboutissement, très loin dans le futur : nous retrouvons ici
la « chambre de patience » chère à Jacques Attali, qui n'est que le concept de nation
transposée dans le champ de la représentation institutionnelle. C'est un vecteur d'intégration
comparable à celui de la nation américaine, celui-là fondé sur l'histoire, mais sur l'élection
providentielle. » (pages 97 et 98).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Élargir la connaissance de l'Histoire à sa compréhension, transformer le souvenir du passé
en enseignement pour l'avenir implique sa mise en relation avec la géographie : les peuples
vivent, le plus souvent, l'histoire déterminée par leur géographie ! La perception de ces
interactions, leur mise en perspective, c'est la géopolitique qui, appliquée aux rapports de force
collectifs, conduit à la géostratégie. » (page 98).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « C'est la faiblesse chronique des Français dans ces deux disciplines qui entraine une grande
difficulté à fonder leur esprit de défense sur autre chose que la défense du &#x2018;&#x2018;pré-carré''. Les
&#x2018;&#x2018;briques élémentaires'' d'une &#x2018;&#x2018;université de géopolitique et de géostratégie'' existent depuis
longtemps : qu'il s'agisse du cursus militaire du collège interarmées de Défense, de l'IHEDN,
des divers instituts privés (IRIS, IFRI, etc.) ou des enseignements spécialisés dans le tissu
universitaire, ce qui fait probablement défaut, c'est une vitrine sur le monde, un lieu de
rencontre, de synthèse, de rayonnement : l'École militaire pourrait devenir ce lieu, en relation
avec la direction des affaires stratégiques, la direction générale de l'armement, le pôle d'études
stratégiques du Quai d'Orsay, pour diffuser sous une marque unique, &#x2018;&#x2018;France Stratégie'' une
production coordonnée, sinon mutualisée, en relation avec un large spectre de partenaires
occasionnels, depuis l'Institut du Monde Arabe, jusqu'à L'INALCO (Langues O). » (page 98).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xg7bo2"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xg7bo2_defense-europeenne-les-ambitions-sans-les-moyens_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] un possible &#x2018;&#x2018;Soft Power'' à la française, fondé sur l'histoire et la géopolitique, adossé à
la langue, à la culture et à la civilisation [&#x2026;]. » (page 98).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Depuis de longues décennies, la carte stabilisée des provinces, puis de &lt;span class='spip_document_43230 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-ABM-protect-84c65.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; l'Hexagone a
engendré une profonde confusion entre la notion de limites (&#x2018;&#x2018;boundaries'') et celle de frontières
(&#x2018;&#x2018;frontiers''). Nous en sommes venus à considérer la frontière comme une ligne sur la carte,
alors qu'historiquement, elle est d'abord une zone d'ampleur variable qui tient lieu de &#x2018;&#x2018;territoire
tampon'' entre deux États [&#x2026;]. La frontière est une &#x2018;&#x2018;zone grise'' [&#x2026;] elle est associée à l'idée de
menace, d'agression et de guerre. Par opposition, la limite, résultat de la négociation, est
synonyme de paix. En d'autres termes, la frontière est un espace à conquérir et dans l'horizon
mythique de chaque société, de chaque civilisation, la &#x2018;&#x2018;frontière'' joue un rôle prépondérant
[&#x2026;]. » (page 98).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la notion de territoire, cadre dans lequel se réalise la nation en tant qu'universalité réelle
opposée à l'idéal axiologique de société universelle. Conforter le lien social dans l'espace
national suppose donc l'invention d'un nouveau territoire, c'est-à-dire d'une nouvelle frontière. »
(page 99).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] au-delà de l'espace européen, (&#x2026;) il reste à imaginer une &#x2018;&#x2018;nouvelle frontière'' qui prenne
en compte l'ensemble des ruptures survenues au cours des décennies précédentes. Quelle ambition pour le XXIe siècle, sinon l'ouverture de la France sur le monde ? Comment concevoir
une &#x2018;&#x2018;grande stratégie'' pour le XXIe siècle, sinon à travers le choix du &#x2018;&#x2018;grand large'', auquel la
France s'est toujours refusé ? Comment sortir d'une impasse stratégique, économique et
culturelle, autrement que par un basculement complet de représentation du monde, ainsi
devenu champ de conquêtes au lieu d'être encore perçu comme un espace de menaces ? »
(pages 99 et 100).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Dans cette perspective, il s'agit de savoir la mutation progressive de la société française,
quelles que puissent être par ailleurs les nécessaires mesures de contrôle des flux migratoires,
vers un modèle de métissage ethnique et culturel peut constituer, pour l'avenir, un atout
géopolitique. (page 100)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la France qui accueille la principale communauté musulmane d'Europe doit pouvoir
ériger cet état de fait en avantage comparatif, si elle développe simultanément, une compétence
particulière dans les disciplines orientalistes et si elle adosse cette université à'&#x2018;l'Islam de
France'' ou, du moins, à &#x2018;&#x2018;l'Islam en France''. Cet exemple illustre ce que pourrait être la
méthode de la &#x2018;&#x2018;nouvelle frontière de notre politique de sécurité et de défense : tirer profit d'une
société multiethnique et multiculturelle, issue de l'histoire coloniale, pour conforter le &#x2018;&#x2018;Soft
Power à la français''. » (page 103).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Fonder l'esprit de défense sur la revitalisation de la &#x2018;&#x2018;voie classique'' de notre diplomatie :
sanctuarisation du territoire et alliances de revers équilibrant notre participation au &#x2018;&#x2018;bloc
atlantique'' et notre contribution fondatrice à l'Union européenne ; conforter notre cohésion
nationale autour d'une &#x2018;&#x2018;voie nouvelle'' : construction d'un &#x2018;&#x2018;Soft Power'' à partir d'une
excellence universitaire qui valorise la nation française dans tout son parcours historique ; voilà
quelques préconisations essentielles qui orientent nos conclusions sur le système de défense et
le modèle d'armées à construire pour le XXIe siècle. » (page 103).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Un dernier aspect de la posture globale de défense doit être évoqué : c'est la nécessaire
redécouverte des stratégies indirectes, après plus d'un siècle de cantonnement dans le champ
des stratégies directes. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que les stratégies indirectes, seules,
observent le principe essentiel d'économie des moyens et sont donc les seules à s'avérer
durables. » (pages 103 et 104).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'évolution du rapport des forces, de l'état des opinions, de la nature des enjeux fait qu'à
l'avenir, la redécouverte des stratégies indirectes s'imposera. C'est la gamme des instruments
de la projection de puissance, destinés à garantir la maîtrise aérospatiale et aéromaritime ainsi
que la supériorité dans des engagements brefs, de haute intensité, qui est la mieux adaptée à la
conduite d'une politique de défense et de sécurité globale incluant un &#x2018;&#x2018;Soft Power à la
française''. » (page 105).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'outil militaire du XXIe siècle : projection de puissance et union franco-britannique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La définition d'un outil militaire pour la France du XXIe siècle doit être adaptée au projet
d'ensemble cultivé pour le pays : l'ouverture sur le monde, facilitée par la diversité ethnique et
culturelle. Elle doit être compatible avec une diplomatie inspirée par la &#x2018;&#x2018;voie classique'', usant
de « Soft Power » et pratiquant une stratégie indirecte. Elle doit enfin faciliter les alliances
européennes, dans le cadre atlantique. » (page 105).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Le désengagement progressif des peuples démocratiques du &#x2018;&#x2018;phénomène de guerre'',
amorcé par la fin des &#x2018;&#x2018;conflits de masse'', poursuivi par la suspension de la conscription,
atteindra demain les systèmes de projection de forces, relégués dans la catégorie des systèmes
de non-emploi. De ce fait, tout comme l'arme nucléaire, les modèles d'armées de projection de
forces relèveront d'une posture de dissuasion, à la limite d'un rôle de démonstration
symbolique, beaucoup plus que du &#x2018;&#x2018;Hard Power'' dont l'usage doit demeurer potentiellement
envisageable dans la conduite d'une stratégie globale. » (page 106).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Complémentairement à &#x2018;&#x2018;l'épée nucléaire'' dont il ne faut plus surestimer l'omnipotence, il
reste à construire un bouclier anti-missiles. Ce ne pourra être qu'un outil &#x2018;&#x2018;atlantique'',
probablement confié à l'OTAN. C'est donc dans un autre domaine que notre autonomie
stratégique sera à reconstruire. » &lt;/strong&gt; (page 106).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] le nucléaire, qu'il soit stratégique ou &#x2018;&#x2018;préstratégique'', ainsi que le bouclier anti-missiles
&#x2018;&#x2018;associé'', constituent un outil politique. Si la dissuasion nucléaire perdure, dans une vision de
moyen terme, comme l'instrument de sanctuarisation conçu comme tel dès l'origine, deux
réserves majeures conduisent désormais à relativiser sa portée réelle.
La dissuasion nucléaire ne peut ni résumer, ni même orienter notre posture de défense qui ne
saurait refléter une quelconque tendance au renfermement du pays sur lui-même mais, tout au
contraire, son ouverture au monde. [&#x2026;] Il est raisonnable d'anticiper, à l'horizon d'un demisiècle,
l'obsolescence de la technologie nucléaire [&#x2026;].
Le nucléaire conserve donc une prééminence symbolique dans le présent, mais ne structure
plus l'avenir de notre posture de défense. » (pages 106 et 107).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'idée d'un glissement progressif du mode d'intervention des armées occidentales de la
projection de forces (première guerre du Golfe) vers la projection de puissance (Kosovo) a
cheminé dans les esprits jusqu'à inspirer le &#x2018;&#x2018;Plan Rumsfeld'' de réduction des effectifs de l'US
ARMY à l'origine de divergences de vues au sein du Pentagone entre les chefs d'états-majors et
le secrétaire à la défense. (&#x2026;) Il s'agissait, en fait, de prendre en compte l'aversion de l'opinion
publique pour l'engagement des troupes au sol, avec les pertes que cette phase implique en
toute hypothèse, pour lui substituer le &#x2018;&#x2018;combat sans contact'', à distance. » (page 108).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] renoncer à un modèle de &#x2018;&#x2018;projection de forces'' n'entraînerait ni risque actuel, ni
inconvénient potentiel majeur, de telle sorte que le passage à un modèle de projection de
puissance s'avère non seulement souhaitable mais possible. » (page 109).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « L'option inverse, en nous condamnant à accentuer le décrochage technologique vis-à-vis
des Etats-Unis, impliquerait notre cantonnement dans des missions supplétives, peu
compatibles avec l'idée de restauration de la cohésion nationale autour de l'affirmation de notre
rang dans la société des nations. Choisir de privilégier la projection de forces nous
condamnerait à cultiver le modèle d'armées le moins utilisable en pratique, tout en découplant
dangereusement nos moyens conventionnels de notre dissuasion nucléaire [&#x2026;]. » (pages 109 et
110).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnf63v"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xnf63v_voeux-aux-armees-le-president-est-venu-nous-soutenir-dans-nos-actions_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;++++&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] si la plupart des nations européennes sont capables de fournir des forces, plus ou moins
« interopérables » selon les normes de l'Otan, la France et le Royaume-Uni sont les seules
puissances susceptibles d'assurer le rôle de &#x2018;&#x2018;Nation &#x2013; cadre''. C'est donc bien le potentiel de
&#x2018;&#x2018;projection de puissance'' qui se trouve sur le &#x2018;&#x2018;chemin critique'' de l'Europe de la Défense.
(page 110).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Les guerres de demain, moins idéologique et postindustrielles, seront &lt;span class='spip_document_43228 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-pilote-jt-bd244.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; &#x2018;&#x2018;informationnelles''.
Elles privilégieront les frappes ciblées, sur des lieux précis et des individus identifiés. Comme
pour tous les champs de l'activité humaine [&#x2026;], elles s'inscriront dans un processus de
&#x2018;&#x2018;démassification'' promouvant le &#x2018;&#x2018;sur-mesure''. (page 111).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Dans le contexte géopolitique actuel, c'est donc un modèle d'armées dédiées à la
&#x2018;&#x2018;projection de puissance'' qui paraît répondre aux contraintes auxquelles nous sommes
exposés, eu égard aux moyens dont nous pouvons disposer. » (page 112).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] toute dimension territoriale de la défense (délégués militaires départementaux,
gouverneurs militaires, régions &#x2018;&#x2018;Terre'' devrait être définitivement abandonnée. [&#x2026;] Ce
recentrage de l'outil militaire implique la préservation d'une composante aéroterrestre capable,
par des actions coordonnées, de détruire les capacités militaires adverses au cours d'un
engagement bref, de haute intensité. Il ne signifie pas, au-delà de la sécurité extérieure, la
disparition de toute autre forme d'apport des armées à la nation. L'essentiel est de faire en sorte que l'expérience du commandement, la &#x2018;&#x2018;culture d'équipage'', la conception de l'autorité vécue,
non comme un service dû à la collectivité, bref l'ensemble des &#x2018;&#x2018;vertus militaires'' continuent à
irriguer la société civile par le biais des &#x2018;&#x2018;secondes carrières'' ». (page 113).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] l'entretien d'un réseau territorial permanent, d'effectifs de liaison dédiés et sous-utilisés
ne se justifie plus. En fait, c'est l'ensemble du &#x2018;&#x2018;socle territorial'' des armées qui n'est plus
soutenable. [&#x2026;] le &#x2018;&#x2018;noyau dur'', le &#x2018;&#x2018;coeur'' des armées se recentre sur les fonctions à &#x2018;&#x2018;haute
valeur ajoutée'', englobant la planification stratégique et opérationnelle, la maîtrise de l'espace
informationnel global (ou, du moins, l'accès audit espace), l'interdiction d'accès aux espaces
aéroterrestres et aéromaritimes, la frappe à distance, les opérations spéciales ainsi que les
interventions de durée limitée destinées à détruire le potentiel adverse dans un engagement
bref, de forte intensité. » (page 114)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Cette définition restrictive du champ d'action des armées fait qu'elles deviennent des
« maîtres d'oeuvre, ensembliers », mais qu'elles doivent rompre avec la logique d'autonomie
complète, voire d'autarcie développée au cours des XIXe et XXe siècles, pour intégrer de plus en
plus de sous-traitants dans un modèle « d'entreprise élargie''. » (page 114).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Construire un système de projection de puissance tout en demeurant au sein de l'OTAN,
mais en recherchant une autonomie politico-stratégique par les alliances inspirées de la « voie
classique » de la diplomatie française ; adosser la projection de puissance à un &#x2018;&#x2018;Soft Power à la
française'', au service de stratégies indirectes, voilà assurément une doctrine cohérente ; mais
avec quels partenaires pouvons-nous la mettre en oeuvre ? » (page 118).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Le Choix, de fait, est limité, puisque la posture de défense de l'Allemagne repose encore sur
une armée de conscription et que la sortie de ce modèle d'armées exclusivement &#x2018;&#x2018;continental''
entrainera une révision de format dont les effets sont encore difficiles à apprécier. Le seul
partenaire possible à court terme est donc celui que nous avons commencé à nouer et que nous
pouvons tenter de resserrer avec le Royaume-Uni. » (pages 118 et 119).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] confrontée au constat que le &#x2018;&#x2018;Grand large'' &#x2013; c'est-à-dire l'espace Atlantique &#x2013; est
désormais déserté par une Amérique-Monde qui ne se voit plus comme &#x2018;&#x2018;fille aînée de
l'Europe'', historiquement sceptique vis-à-vis du &#x2018;&#x2018;concert européen'' et budgétairement
contraint par une violente crise économique dont les effets sur l'endettement national seront
durables, le Royaume-Uni se trouve presque mécaniquement conduit à se rapprocher
militairement de la France. » (page 119).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] assurer en commun la &#x2018;&#x2018;police du ciel européen'', utilisant indifféremment les moyens de
détection, de guidage et d'interception des deux pays et élargissant ces dispositions aux pays
européens intéressés. [&#x2026;] un accord franco-britannique constitue le meilleur moyen de faire
progresser l'Europe de la Défense et la création formelle d'un dispositif de sûreté aérienne
européen, à partir d'une coordination technique déjà réalisée, s'avère une idée aisément
réalisable et politiquement très forte. » (page 120).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] la question du coeur de la dissuasion nucléaire constitué par les SNLE. Au-delà de la
coordination des patrouilles et du partage des moyens de simulation, toutes mesures déjà
approuvées, aller plus loin soulève deux problèmes technico-politiques :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; celui de la &#x2018;&#x2018;double &#x2013; clé'' anglo-américaine sur la dissuasion britannique qui, si
elle se trouvait confondue avec la dissuasion française, aurait pour effet de
réduire le caractère autonome de celle-ci ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; celui de la détention des &#x2018;&#x2018;codes d'engagement'' : la seule solution réaliste
consisterait à prévoir, non pas une double-clé franco-britannique qui aurait pour
effet de dégrader l'effet dissuasif de l'arme de &#x2018;&#x2018;non-emploi'', mais la mise en
place de « doubles codes » en parallèle autorisant chaque partenaire à engager
les moyens collectifs. Il est évident que l'impact politique d'une telle mesure
serait majeur et que nous nous rapprocherions, sur le plan stratégique, du scénario d' &#x2018;&#x2018;Union franco-britannique'' proposé par Churchill en 1940 [&#x2026;] ».
(page 121).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Sa véritable difficulté tient au fait qu'à travers la sanctuarisation de l'espace francobritannique,
la construction politique de l'Europe s'accélérerait selon une logique &#x2018;&#x2018;à deux
vitesses'',qui risquerait de conduire l'Allemagne à une accentuation de son tropisme naturel,
vers l'Est. Dès lors, la seule réponse politiquement satisfaisante serait d'élargir formellement la
garantie nucléaire franco-britannique à l'ensemble de l'espace européen, précisant ainsi (à
l'encontre de la doctrine traditionnelle de la France) la notion d' &#x2018;&#x2018;intérêts vitaux''. » (page 122)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Construire une dissuasion nucléaire franco-britannique et la mettre en service de la
sanctuarisation de l'espace européen revient, in fine, à optimiser l'usage de cet instrument de
&#x2018;&#x2018;Soft Power'' qu'est devenue l'arme nucléaire. Cette voie, porteuse d'une dynamique politique
majeure en termes de construction européenne, est également conforme aux intérêts nationaux
car elle favoriserait le rééquilibrage de la construction européenne en permettant de compenser,
dans le champ stratégique, la relative domination allemande dans l'économie. » (page 122)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La politique de défense s'affirme ainsi au coeur même de la pensée politique. Cette
observation met en lumière l'idée, qui sous-tend l'ensemble de cet ouvrage, que la politique de
défense n'est pas seulement le vecteur de la sécurité extérieure du pays, mais qu'elle est aussi
un ressort essentiel de la cohésion nationale. (page 123).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] nous ne pouvons concevoir notre posture dans un registre purement militaire, pas plus
notre ouverture au monde ne peut se réduire à une ambition purement économique : nous
devons penser &#x2018;&#x2018;Soft Power'', pour constituer un &#x2018;&#x2018;Smart Power''. Le concept de &#x2018;&#x2018;Smart Power''
et la conjugaison permanente d'actions diplomatiques, économiques, technologiques,
culturelles et militaires qu'il implique, renvoient au besoin indéniable d'un &#x2018;&#x2018;conseil national
sécurité''. Cette fonction est théoriquement assurée par le secrétariat général de la défense
nationale (SGDN) placé auprès du Premier ministre et dirigé par un haut fonctionnaire, préfet,
diplomate ou officier général. » (pages 127 et 128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Le &#x2018;&#x2018;Soft Power'' doit s'appuyer sur deux piliers essentiels : l'histoire et la géopolitique, dont
nous devons faire des disciplines d'excellence :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; en mettant en perspective la &#x2018;&#x2018;guerre mondiale'' 1914-1945, à travers nos &#x2018;&#x2018;lieux de
mémoire'' et nos archives ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#x2022; en facilitant l'émergence d'une marque &#x2018;&#x2018;France Stratégie'', complétée par une
&#x2018;&#x2018;université orientaliste'' qui facilite notre ancrage pacifique dans le &#x2018;&#x2018;champ'' de notre
espace de rayonnement historique : la Méditerranée et l'Afrique. » (page 128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] il doit aussi permettre de valoriser au mieux la force nucléaire stratégique constituée
grâce à plusieurs décennies d'investissement en l'utilisant dans le cadre d'une initiative en
faveur de la construction de l'Europe politique. » (page 128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « [&#x2026;] nous devons tirer toutes les conséquences des réticences croissantes des opinions
occidentales vis-à-vis de toute intervention terrestre durable, conformément au modèle de
&#x2018;&#x2018;guerre sans le peuple'' décrit par Pascal Vennesson et qui aura pour effet de ranger les
systèmes de projection de forces dans le registre du non-emploi, comme la dissuasion nucléaire
et les armées de conscription en Occident. » (page 128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Nous devons opter clairement pour un modèle de projection de puissance, et non plus de
projection de forces, et poursuivre notre réflexion jusqu'à ses conséquences logiques,
s'agissant notamment des évolutions de nos arsenaux et de l'encadrement des activités des
&#x2018;&#x2018;sociétés militaires privées''. » (page 128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Avec quels partenaires pourrions-nous construire une &#x2018;&#x2018;coopération renforcée'', constitutive
du noyau de l'Europe de la défense ou, plus concrètement, du &#x2018;&#x2018;pôle européen'' de l'OTAN ?
C'est le Royaume-Uni qui s'impose à cet égard, pour un ensemble de raisons historiques
(l'étroitesse de nos relations depuis un siècle), stratégiques (nous sommes désormais confrontés
aux mêmes défis) et techniques (nos systèmes de défense sont de plus en plus
homothétiques). » (page 129).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La première condition d'une véritable convergence, c'est que nous parvenions à définir le
contenu des enjeux fondamentaux : non pas les structures de commandement intégrées
européennes, redondantes aux yeux des Britanniques par rapport à celles &lt;span class='spip_document_43229 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-missmissile-b094a.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; fournies par l'OTAN,
mais les moyens de combat nécessaires à toute action autonome. » (page 129).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « Cette coopération, ouverte à d'autres États européens selon leurs capacités et leurs
agendas, pourrait aller jusqu'au champ nucléaire stratégique, l'élargissement à l'ensemble de
l'espace européen d'une dissuasion franco-britannique pouvant constituer une avancée
politique majeure de la construction européenne. » (page 129).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; « La conjugaison d'un axe militaire franco-britannique et d'un axe économique et monétaire
franco-allemand correspondrait à la politique d'équilibre caractéristique de la « voie
classique''. » (page 129).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmexd7"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmexd7_le-livre-blanc-de-la-defense-bilan-et-perspectives-le-debat_news" target="_blank"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hollande et la défense</title>
		<link>http://www.armees.com/Hollande-et-la-defense.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/Hollande-et-la-defense.html</guid>
		<dc:date>2012-03-14T14:50:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>Facebook</dc:subject>
		<dc:subject>actualité</dc:subject>

		<description>François Hollande a présenté son programme concernant la Défense. Le candidat socialiste a confirmé être favorable à un retrait accéléré des troupes françaises d'Afghanistan. Il s'est aussi dit pour une relance de l'Europe de la défense, sans remettre en cause les grandes orientations françaises dans ce domaine. Le candidat socialiste à la présidentielle, plaide pour « une constance dans les choix et les décisions ». LES ANNONCES Relance de l'Europe de la défense (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-Facebook-+.html" rel="tag"&gt;Facebook&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-actualite-+.html" rel="tag"&gt;actualité&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton68490-2f702.jpg" width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;François Hollande a présenté son programme concernant la Défense. Le candidat socialiste a confirmé être favorable à un retrait accéléré des troupes françaises d'Afghanistan. Il s'est aussi dit pour une relance de l'Europe de la défense, sans remettre en cause les grandes orientations françaises dans ce domaine.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le candidat socialiste à la présidentielle, plaide pour « une constance dans les choix et les décisions ».&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;LES ANNONCES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Relance de l'Europe de la défense&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle doit « prendre une nouvelle dimension » avec l'approfondissement de la coopération entre Paris et Londres, mais aussi de la coopération franco-allemande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retrait accéléré d'Afghanistan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les annonces, retenons la volonté du candidat socialiste d'accélérer le &lt;span class='spip_document_56552 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-mili-n2-5455a.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt; retrait des troupes françaises d'Afghanistan, d'ici fin 2012. Soit un an plus tôt que la date fixée par Nicolas Sarkozy, après la mort, le 20 janvier, de quatre soldats français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Maintien dans le commandement intégré de l'Otan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout en critiquant la décision, prise « dans la précipitation » en 2007 par le chef de l'Etat, de réintégrer le commandement intégré de l'Otan, M. Hollande n'entend pas revenir dessus, mais souhaite faire le bilan de ses conséquences pour « le maintien de notre indépendance ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renforcement des sanctions contre l'Iran&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evoquant la crise iranienne, le candidat PS s'est déclaré favorable à un renforcement, « si nécessaire », des sanctions pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique, tout en considérant que « toute initiative militaire unilatérale serait inopportune ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contrôle accru du parlement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a souhaité par ailleurs une évaluation générale des politiques et des actions en matière de défense, avec un contrôle accru du Parlement sur l'engagement des forces et le budget de la défense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Réévaluation des opérations extérieures des armées&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elles « devront garder dans la durée leur légitimité et leur efficacité ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Réexamen des relations avec l'Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'objectif est de parvenir à « une coopération débarrassée des formes anciennes héritées de la période coloniale » ainsi qu'à la mise en oeuvre d'« un partenariat global avec l'Union africaine ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : ouestfrance.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La défense antimissile balistique bouclier militaire ou défi stratégique ?</title>
		<link>http://www.armees.com/la-defense-antimissile-balistique-bouclier-militaire-ou-defi,45903.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.armees.com/la-defense-antimissile-balistique-bouclier-militaire-ou-defi,45903.html</guid>
		<dc:date>2012-03-14T07:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armees.Com</dc:creator>


		<dc:subject>OpEd</dc:subject>

		<description>Au sommet de Lisbonne (novembre 2010), l'OTAN a décidé d'étendre son programme de défense antimissile de théâtre à la protection des territoires et des populations, tranchant un débat engagé en son sein depuis 2002. La France est entrée dans ce processus à reculons. Elle ne conteste plus la compatibilité doctrinale entre défense antimissile et dissuasion nucléaire, mais n'a que peu de marges financières pour réaliser les investissements nécessaires. Elle a toujours du mal (...)

-
&lt;a href="http://www.armees.com/-actualites-.html" rel="directory"&gt;Actualités&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.armees.com/+-oped-+.html" rel="tag"&gt;OpEd&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="local/cache-vignettes/L150xH150/arton45903-b04c0.jpg" width='150' height='150' onmouseover="this.src='local/cache-vignettes/L150xH49/artoff45903-9a4d1.jpg'" onmouseout="this.src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton45903-b04c0.jpg'" style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;Au sommet de Lisbonne (novembre
2010), l'OTAN a décidé d'étendre son
programme de défense antimissile de
théâtre à la protection des territoires et
des populations, tranchant un débat
engagé en son sein depuis 2002.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La France est entrée dans ce processus
à reculons. Elle ne conteste plus la
compatibilité doctrinale entre défense
antimissile et dissuasion nucléaire, mais
n'a que peu de marges financières pour
réaliser les investissements nécessaires.
Elle a toujours du mal à élaborer une
stratégie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sénat &#x2013; 15, rue de Vaugirard - 75291 Paris Cedex 06 - &lt;a href="http://www.senat.fr/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.senat.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N O T E D E S Y N T H È S E&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rapport d'information n° 733 (2010-2011) de MM. Jacques Gautier,
Xavier Pintat et Daniel Reiner, Sénateurs
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut reconnaître que la défense
antimissile balistique (DAMB) est un
objet complexe qui ne se réduit pas à sa
fonction militaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une chaîne DAMB exige de nombreux
outils - satellites, radars, intercepteurs &#x2013;
dont la combinaison dépend de l'objectif
poursuivi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À la question « que faut-il faire ? », il n'y
a pas de réponse satisfaisante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_17483 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH393/missiles-senat-bc3e5.jpg' width='500' height='393' alt="" style='height:393px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La réponse dépend de ce que l'on veut
faire au travers de la DAMB : parer une
menace militaire ; rassurer son opinion
publique ; tenir sa place dans l'Alliance,
développer des technologies de pointe et
dégager des bénéfices commerciaux au
profit de ses entreprises ou préserver
son autonomie stratégique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or que veut-on faire exactement ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;I. La DAMB : un objectif ambitieux, des questions en suspens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Un objectif ambitieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'OTAN s'est fixée à Lisbonne, l'objectif
d'« &lt;i&gt; assurer la couverture totale et la
protection de l'ensemble des
populations, du territoire et des forces
des pays européens de l'OTAN »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En termes financiers, l'engagement
programmatique est pour l'instant limité
aux 200 millions d'euros nécessaires sur
10 ans pour doter de fonctionnalités
supplémentaires le système de
commandement et de contrôle (C2) dont
l'OTAN prévoit de se doter en matière de
défense de théâtre, et pour lequel elle
avait programmé un investissement de
800 millions d'euros. La contribution
française s'élève à 12% du financement
de ces programmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En termes capacitaires, la future DAMB
territoriale de l'OTAN reposera en quasitotalité
sur les systèmes de détection et
d'interception américains qui seront
progressivement déployés en Europe
d'ici 2020. Des contributions nationales
pourront s'y ajouter, sur une base
volontaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Des questions en suspens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La DAMB de l'OTAN sera-t-elle réalisée
avec ou sans la Russie ? En dépit de la
volonté de coopération affichée à
Lisbonne, les divergences demeurent
fortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son commandement sera-t-il « otanien »
ou américain ? S'exercera-t-il selon des
règles définies à 28 et adaptées à la
protection du territoire européen si les
moyens déployés sont exclusivement
américains ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Europe sera-t-elle exonérée des
charges liées à sa protection ? Quel réel
degré de protection peut-elle attendre si
elle s'en remet uniquement à des
moyens soumis aux impératifs financiers
et stratégiques des Etats-Unis ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;II. Des nations européennes peu impliquées, un dilemme pour la France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Des Nations européennes peu
impliquées&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas de vision européenne commune&lt;span class='spip_document_17485 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/minutman200-a8d1b.jpg' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt;
sur un projet pourtant destiné à protéger le
territoire européen. Seules quelques nations
européennes sont engagées dans des
programmes de défense antimissile, mais ils
ne concernent que la défense de théâtre.
Pour l'Europe, la menace est lointaine, les
coûts paraissent hors de portée dans un
contexte de réduction des budgets de
défense et il paraît naturel que les Etats-
Unis assument l'essentiel du fardeau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Un dilemme pour la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France pourrait être tentée par une
implication&lt;i&gt; a minima&lt;/i&gt;. Elle ne veut pas se
laisser entraîner dans une course à la
technologie et peut se considérer
protégée par sa dissuasion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agirait cependant d'une option par&lt;span class='spip_document_17486 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH200/200-radar-35a99.gif' width='200' height='200' alt="" style='height:200px;width:200px;' /&gt; &lt;/span&gt;
défaut, qui écornerait son autonomie et
sa posture stratégiques. Ignorer les
développements liés aux technologies
de l'interception serait prendre un
risque pour la crédibilité à long terme
de notre dissuasion nucléaire. Enfin,
l'industrie française dispose de toute la
gamme des compétences nécessaires
pour participer à la DAMB. Faute
d'investissements dans ce domaine,
son décrochage technologique serait
inévitable.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;
III. La nécessité de faire des choix, rapidement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Les cartes de la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France est le seul pays européen dont
les industriels maîtrisent les technologies
de l'ensemble de la chaîne DAMB.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Astrium et Thales en particulier maîtrisent
la compétence d'architecture. Ce sont les
seuls en Europe à être capables de lire les
plans de l'architecte américain, à condition
de leur en donner les moyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Astrium est présent sur l'alerte spatiale,
grâce au démonstrateur Spirale qui a
donné d'excellents résultats, et Thales sur
le radar à très longue portée (TLP).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur les effecteurs, MBDA a développé des
compétences d'excellences grâce aux
programmes SAMP/T et PAAMS et au
missile Aster block 1. Elle dispose des
compétences nécessaires pour
développer un intercepteur endoatmosphérique,
Aster block 2, à condition
là aussi de lui en donner les moyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, Astrium, qui construit les missiles de
la dissuasion nucléaire française, est la
seule entreprise européenne à pouvoir
développer un intercepteur exoatmosphérique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la France devait se doter d'une chaîne
complète de DAMB on peut estimer qu'il
lui en coûterait au minimum de l'ordre de
700 à 800 millions d'euros par an, comme
le montre le tableau ci-dessous.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;LES PROPOSITIONS DU RAPPORT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;en millions d'euros&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_17484 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L500xH472/tableau-senat-57dc0.jpg' width='500' height='472' alt="" style='height:472px;width:500px;' /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
2. Les recommandations de la
Commission des affaires étrangères et
de la défense du Sénat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il convient en premier lieu de préserver
notre autonomie stratégique et notre
dissuasion. Cela suppose, notamment, la
mise en place d'un centre national de la
défense antimissile, regroupant les
experts nationaux, le déploiement d'un
satellite d'alerte avancée, la mise en place
d'un C2 national et le lancement d'un PEA
sur l'interception exo-atmosphérique.
Il conviendrait ensuite de mieux associer
le Parlement aux travaux de révision du
Livre blanc et d'organiser un débat
parlementaire. Si la France doit s'engager
plus avant dans la DAMB, un consensus
politique est nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En troisième lieu, il convient de redonner
une chance à l'Europe de la défense en
organisant une conférence à l'AED. S'il est
bien un domaine où l'Europe devrait faire
une coopération structurée, c'est celui-là.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;4 LA DÉFENSE ANTIMISSILE BALISTIQUE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Industriellement, il convient d'aider et
d'encourager les entreprises les plus aux
prises à la compétition internationale, qui
affrontent des industriels eux-mêmes
fortement aidés par leur gouvernement.
Enfin, militairement, Il convient de
concentrer nos efforts pour parer la
menace la plus probable dans les dix
années à venir : celle des missiles à
courte et moyenne portée à tête
manoeuvrante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le présent document et le rapport complet n° 733 sont disponibles sur internet &lt;a href="http://www.senat.fr/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.senat.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapport peut également être commandé auprès de l'Espace Librairie du Sénat - Tél : 01.42.34.21.21&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Courriel : espace-librairie@senat.fr - Adresse : 20, rue de Vaugirard - 75291 Paris Cedex 06&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>

