<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:blogger='http://schemas.google.com/blogger/2008' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314</id><updated>2024-09-29T00:16:44.954+02:00</updated><category term="french"/><category term="ecrit"/><category term="fantasy"/><category term="realiste"/><category term="epiphany"/><category term="policier"/><title type='text'>Au 43 de ma rue</title><subtitle type='html'>Blog d&#39;écriture au gré de mes pensées, de mes envies et de mes idées.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://au43demarue.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default?redirect=false'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>33</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-8610152969654096575</id><published>2016-04-11T13:57:00.000+02:00</published><updated>2016-04-11T14:00:44.608+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="epiphany"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Exercice 2</title><content type='html'>&lt;h2&gt;Exercice 2&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt; &lt;a data-flickr-embed=&quot;true&quot; href=&quot;https://www.flickr.com/photos/maurizio-sorvillo/15718520957/in/photolist-pWZwE2-dowqfW-o3Aqtg-nptgj4-pbecgp-7o1Yow-pgMpLx-qZZm69-yAR3b-rqYZ4W-rkGHu3-nqCAJ7-6UE7zg-qiB9mv-gbxWk4-4vHSoq-pkneza-aRhbsH-9mws6d-6UJcuE-nR5bbW-6UJe4A-nYqpys-8yBrLF-gjNkjX-pkx1e7-6UE8ze-aD4YYb-6UJbWL-efPVZU-rrTTyw-9Kb6ms-6UE9vv-nmJNBZ-6UJbqb-6UE8G4-6UJcPC-wi7c9e-6UJbbo-aD17yt-7mZ6oh-6UJdrE-6UEahD-9mtrpX-6UE9Xp-aD4ZB1-6UEa1T-8P5KbK-6UE8Mt-6UEaBz&quot; title=&quot;Asylum&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Asylum&quot; height=&quot;537&quot; src=&quot;https://farm9.staticflickr.com/8628/15718520957_c1911e5049_c.jpg&quot; width=&quot;800&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;script async=&quot;&quot; charset=&quot;utf-8&quot; src=&quot;//embedr.flickr.com/assets/client-code.js&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ouvre les yeux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tu regardes le plafond et tu ne comprends pas. Concentre toi et rappelle toi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une fois que tu as compris ce que tu voulais faire, lèves toi et regarde l&amp;#39;homme qui t&amp;#39;observe dans le miroir. C&amp;#39;est toi. Passe le pantalon et le pull posés sur la chaise et sors dans le couloir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arrivé au fond du couloir, demande à l&amp;#39;infirmière si elle sait quand le docteur va passer. Elle te reconnaît et paraît surprise alors tu la rassures en lui disant que tout va bien.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Écoute les bruits alentour alors qu&amp;#39;elle passe un coup de fil à la secrétaire du docteur. Tu entends le bruit des autres infirmières dans leur bocal derrière la réception. Tu vois qu&amp;#39;il est 15:30 sur l&amp;#39;horloge accrochée au mur. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La demoiselle raccroche et te dis que le docteur ne viendra pas aujourd&amp;#39;hui. Ca t&amp;#39;énerve et tu commences à crier parce que c&amp;#39;est inadmissible qu&amp;#39;il ne soit pas là maintenant. L&amp;#39;infirmière essaye de te calmer mais ça ne fait que t&amp;#39;énerver encore plus.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D&amp;#39;un coup de bras rageur, tu fait tomber tout ce qui est posé sur le comptoir. Une plante, des stylos, du papier. L&amp;#39;hôtesse appelle ses camarades et pendant un instant, tu as envie d&amp;#39;aller la taper tellement tu vois rouge.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tu regardes les dégâts pendant que les autres infirmières arrivent de la salle de pause. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au milieu des papiers renversés, de la terre mélangée avec la jolie orchidée jonche le sol. Tu aperçois les fleurs, tordues par le choc, arrachées et donc les patates gisent, cocons clairs et déformés. Cette image t&amp;#39;interpelle et tu es sûr d&amp;#39;avoir déjà vécu cette scène une autre fois dans ta vie. Et pourtant, tu n&amp;#39;arrives pas à savoir quand est où étais-ce...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant ce temps les infirmières se sont regroupées et celle qui semble être à leur tête te propose de te faire une piqûre de tranquillisant, pour que les choses aillent mieux. Et ça aussi, tu sais ce qui se passe ensuite, un faux mouvement et un accident évité de justesse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et comme tu t&amp;#39;en rappelles, cela arrive. La femme trébuche et manque de peu le coin du comptoir tout en laissant échapper la seringue par terre. Tu voies le liquide de celle-ci se répandre par terre, a côté des feuilles et de la terre. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le prochain flash est terrible et tu sais que tu dois partir. Les agents de sécurité, leur matraque, un lit où tu es ligoté.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Impossible !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tu tournes les talons et tu repars vers ta chambre. A l&amp;#39;autre bout du couloir, tu vois deux gardiens arriver rapidement. Tu as juste le temps de refermer la porte de ta chambre. Enferme toi maintenant et bloqué la porte avec ma petit chaise rangée auprès du bureau. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ouvre la fenêtre et regarde dehors. C&amp;#39;est une chambre au premier étage et ta seule solution et de sauter dans ce gros sapin qui passe juste à côté. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tu ne réfléchis pas et tu sautes. L&amp;#39;atterrissage est impossible et tu chutes au bas de l&amp;#39;arbre la tête la première, en frottant et heurtant l&amp;#39;arbre gluant de résine. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au même instant, tu entends des coups dans ta portes et des cris qui viennent du couloir. Tu sens la mort arriver. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le monde redevient noir. Ouvre les yeux. &lt;/p&gt;


</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8610152969654096575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8610152969654096575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2016/04/exercice-2.html' title='Exercice 2'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-5473052624008762402</id><published>2016-04-11T13:50:00.001+02:00</published><updated>2016-04-11T13:50:40.177+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="epiphany"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Exercice 1</title><content type='html'>&lt;a data-flickr-embed=&quot;true&quot;  href=&quot;https://www.flickr.com/photos/chillmimi/15080293142/in/photolist-oYArLb-kTn7-8yjvLx-4zh2vY-jpQd-fc3Ph1-jpPt-6rSfMo-jpPq-3udbg-jpQi-fKkZng-jYU4L-jpPp-743Pmw-jpPo-61hgvQ-jpPn-jpQh-3ude2-wmBcL-9t912V-7u7md-9tc3Wy-hxT8-9tc1pJ-hxSf-3udc2-3udcs-9tbZ4E-5y6cBr-2KfEP-9t95NK-9tc4co-9t935i-9tbXJL-9t94m4-9t8ZJe-9tc1C9-9tc2Uo-9tc2md-9tc4rQ-9tc28L-9tc37S-wmBcH-9t946V-442Xx9-9t92wk-3udcQ-3udbx&quot; title=&quot;Tsunami&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://farm4.staticflickr.com/3894/15080293142_13b7792525_c.jpg&quot; width=&quot;800&quot; height=&quot;324&quot; alt=&quot;Tsunami&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;script async src=&quot;//embedr.flickr.com/assets/client-code.js&quot; charset=&quot;utf-8&quot;&gt;&lt;/script&gt;

Je passais la tête par la porte pour jeter un œil dans le couloir. Pas un bruit, et à mieux y regarder, personne non plus. Les bureaux étaient abandonnés, ordinateurs déverrouillés, tasses de café refroidissants, impressions abandonnées dans le bac de l&#39;imprimante. Dans les salles de réunions, des portables allumés rangés en rang d&#39;oignons projetaient des présentations sur des écrans que plus personne ne regardait. Jusqu&#39;à l&#39;accueil où Jeanine n&#39;était plus là, preuve que quelque chose était fondamentalement anormal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la rue, les voitures étaient également vides, abandonnées, immobiles, moteur tournant. Des vélos échoués sur les pistes cyclables, et par ci, par la, un chien qui se promenait en traînant sa laisse. Au bout de la rue un vacarme retentit. Accourant hors d&#39;haleine, une femme arrivait sur les lieux de l&#39;accident. Ici un petit fenwick, vide aussi, avait fini par faire tomber sa cargaison à force de vouloir continuer à monter sa palette. Une machine à laver dans son carton était incrustée sur le capot d&#39;une berline garée juste derrière le petit véhicule. La jeune femme s&#39;approchait de moi. Elle portait un tailleur gris sombre, avait de longs cheveux sombre et de petits yeux rétrécis par le soleil qui baignait la rue. Ses joues rougies par la course lui donnait un peu un air de vieille folle :&lt;br /&gt;
«—Mais enfin tu as vu ce qui s&#39;est passé ?!&lt;br /&gt;
Tout le monde a disparu, sauf moi. Et sauf toi. Est-ce que tu te rends compte de ce que cela veut dire ? Comment allons nous faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mine perplexe faisait peine à voir et bientôt, interloquée par mon silence, elle cessa de parler et s&#39;assit tranquillement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ne vous inquiétez-pas, lui-dis-je, tout ira bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l&#39;horizon, on apercevait les limites de la ville et le pont suspendu qui la quittait. Sur le pont, des centaines de voitures étaient encastrées dans un gigantesque accident. Personne là non plus. Un mouvement attirant l&#39;attention se produisit à l&#39;horizon. Une vague gigantesque. Lame argentée s&#39;élevant au dessus de l&#39;eau, elle brillait de milles feux et soulevait une brume extraordinaire. Bien qu&#39;étant encore à une grande distance, il fallait sûrement se mettre à l&#39;abri pour éviter de se faire emporter. Sur cette presqu&#39;île au niveau de la mer, la seule solution serait de monter dans les étages des bâtiments, et encore si ceux-ci résistaient à la vague. L&#39;autre solution était de partir se mettre à l&#39;abri de l&#39;autre côté du pont mais il fallait à ce moment là vite traverser celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeune femme avait déjà fait son choix et courait en direction du pont. La vague avait encore progressé et désormais un grondement sourd peuplait l&#39;air comme si la terre entière était en train de se réveiller. Au loin, on voyait les embarcations marines se faire happer par cette déferlante, se fait déchirer par le vent au voisinage du monstre. Il n&#39;y avait plus le temps de traverser. Un de ces immeubles en béton était grand ouvert et ses ascenseurs fonctionnait encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un refuge au cœur de l&#39;ouragan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la vague lécha la terre ferme, le vent qu&#39;elle apportait rugissait déjà dans les rues, emportant presque les véhicules et abattant tout ce qu&#39;il transportait. Le grondement était devenu assourdissant. Au loin, le pont déformé par le vent était en train de céder de toute part et emporta la frêle silhouette de ma compagne d&#39;infortune. Sans répis, les eaux se déversèrent dans les rues de la ville, noyant pars, routes, voitures et magasins. La boue charriée par l&#39;eau arrachait tout ce qui n&#39;était pas assez solide, de la poubelle à la maisonnette en passant par les kiosques à journaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière les baies vitrées, le calme régnait.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5473052624008762402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5473052624008762402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2016/04/exercice-1.html' title='Exercice 1'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2322947047656826463</id><published>2012-03-12T16:30:00.003+01:00</published><updated>2012-03-12T16:31:39.474+01:00</updated><title type='text'>Pétarade nocturne</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/18702768@N04/2731026483/&quot; title=&quot;Craftsman House by roarofthefour, on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Craftsman House&quot; height=&quot;180&quot; src=&quot;http://farm4.staticflickr.com/3138/2731026483_2114f81d0d_m.jpg&quot; style=&quot;border: 2px solid black; float: left; margin: 10px;&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

Le feu passa au vert. Tournant la poignée de son scooter bien à fond, Thomas sentit le petit engin se cabrer légèrement et partir en pétaradant dans la fraîcheur nocturne. Le baladeur mp3 collé aux oreilles, la clope à la main, il se dirigeait vers un quartier résidentiel bourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Virant à la corde d&#39;un virage et manquant de se faire renverser par une petite voiture, il finit par s&#39;arrêter devant une maison ceinte d&#39;une de ces petites barrières blanches en plastiques. Il coupa le contact et le son de son baladeur, mis la béquille et descendit tranquillement. Il sort les pizzas de son petit coffre, et s&#39;avance vers la masure. Poussant le portillon, il monta les marches menant à la porte de la maison et sonna deux fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte entrouverte s&#39;ouvrit lentement sur un décor de désolation. Vu de l&#39;entrée, le salon était sans dessus-dessous, des flocons de ouate volant lentement dans l&#39;air, le canapé éventré, une table basse brisée en mille morceaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;- Y-a quelqu&#39;un ? Demanda timidement Thomas. S&#39;avançant doucement, il entrevit le carnage dans la cuisine, tout les placards ouverts et vidés à terre, leur contenu répandu, les portes arrachées ou défoncées. Sous ses pieds crissa du verre cassé. Dans le fond de la maison un grondement sourd résonna. Comme un frottement lourd sur le plancher.&lt;br /&gt;
Il ressortit en hâte de la maison et sortit son téléphone portable.&lt;br /&gt;
- Hé Mounir, si tu veux te gébou rapide, chuis sur un super plan là. Y la baraque des bourgeois qu&#39;est à moitié foncedé, tout est r&#39;tourné à l&#39;intérieur. Y a sûrement moy&#39; de se faire plais&#39;...&quot;&lt;br /&gt;
Quelques instants plus tard; il raccroche rapidement et retourne vers l&#39;entrée toujours ouverte. Alors qu&#39;il franchit le seuil, la lourde porte claque derrière lui. Le noir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mounir est sur son BMX, il pédale comme un dératé. Son meilleur ami vient de l&#39;appeler pour lui signifier qu&#39;il y avait moyen de se remplir les poches. Arrivant à l&#39;endroit où on lui avait donné rendez vous, il aperçoit le scooter pourrave de son pote. Sautant de son vélo qui va s&#39;écraser par terre dans un ferraillement bruyant, il marche d&#39;un pas lourd vers la porte de la maison. Celle-ci, fermée, le laisse indécis. Il s&#39;approche et appelle plusieurs fois son ami, sans réponse. Il sort son téléphone, envoie rapidement un SMS et patiente quelques dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agacé, il retourne vers le scooter abandonné et le reconnaissant, repart plus agité vers le perron. Là, il porte son téléphone à l&#39;oreille, après avoir composé un numéro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière la porte, on entend la sonnerie du téléphone de Thomas sonner, cacophonie hiphop distordue. Sans réponse, Mounir est maintenant persuadé que Thomas est bien rentré dans la maison. Il frappe à la porte d&#39;abord doucement puis plus fort sans réponse. Il décide d&#39;essayer d&#39;ouvrir la porte mais celle-ci est fermée &amp;nbsp;à clef. Les volets blancs empêchent de voir l&#39;intérieur de la maison, il décide de faire le tour de la maison, mais aucune entrée n&#39;est utilisable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devant son impuissance, Mounir jure et décroche son téléphone. Il a besoin de renfort et sait exactement qui appeler... Son grand frère, Bachir.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2322947047656826463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2322947047656826463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2012/03/petarade-nocturne.html' title='Pétarade nocturne'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-5918694497503753031</id><published>2012-03-11T11:56:00.002+01:00</published><updated>2012-03-11T11:56:14.975+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fantasy"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Suicide Alley</title><content type='html'>&lt;i&gt;Un petit hommage à Moebius qui nous a quitté...&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/7amanito/3016714190/&quot; title=&quot;77/365: Indusrty kills the feelings of a man.. by Socceraholic, on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;77/365: Indusrty kills the feelings of a man..&quot; height=&quot;160&quot; src=&quot;http://farm4.staticflickr.com/3071/3016714190_d669edb86e_m.jpg&quot; style=&quot;border: 2px solid black; float: left; margin: 10px;&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
L&#39;homme se hâtait dans la noirceur tombante de la ville. Ses pas résonnaient sur le béton sale de la haute coursive où il s&#39;était engagé. Personne aux alentours ne semblait avoir fait attention à lui. Ici, un mendiant sali par la vie assis dans son carton en train de manger un pack de nouilles bouillies. Là, une nounou, avec sa poussette pour jumeaux et deux bébé gazouillants, se promenait lentement. Ce couloir se situait au niveau 4, niveau habituellement vide après la sortie des bureaux et seuls les gens en quête de calme, ou d&#39;un endroit tranquille pour trafiquer y allaient. Les niveaux inférieurs représentaient beaucoup plus d’intérêt pour la plèbe moyenne qui pouvaient se nourrir, jouer, rencontrer et dépenser son argent de mille et une façons différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu&#39;il en soit, il marchait d&#39;un pas rapide, se retournant régulièrement comme pour vérifier s&#39;il n&#39;était pas suivi. Traversant un de ces ponts qui reliaient les blocs entre eux, il s&#39;arrêta quelques instants pour jeter un oeil à la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des tours gigantesques hérissées d&#39;antennes à leurs sommets lointains, des véhicules circulants dans les &amp;nbsp;hauteurs, au dessus du niveau 6.&amp;nbsp;A partir du niveau 6 et jusqu&#39;au niveau -15, des néons partout, proclamant le bonheur que les citoyens devaient avoir à vivre dans cette ville. Petits ponts, couloirs, tunnels, renflements, ajouts et autres modifications faisaient de la ville un énorme labyrinthe baroque. Des milliers de petits balcons ouvrant les arcades sous lesquels magasins et badauds commerçaient entre eux. Régulièrement, ces ponts de bétons enjambant le vide au bas duquel le lac d&#39;acide rongeait lentement mais sûrement les fondations de la cité. Jaune comme les yeux d&#39;un serpent et seul reliquat visible de la nature qui avait existé sur cette planète il y a bien longtemps. Quelques véhicules de police circulaient sur les niveaux inférieurs, afin de faire respecter la loi et l&#39;ordre. Autant les niveaux supérieurs étaient vides, autant ceux-du-bas étaient perpétuellement bondés, dans une bonne humeur variable; les camelots vendant leurs holodisques copiés et de qualité médiocre, des prédicateurs annonçant la fin du monde et la nécessité de les sauver, eux, de la pauvreté en faisant des dons, les agents politiques distribuant autocollants, dermocollants et affiches tridi pour propager leur propagandes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenant à droite, il s&#39;engagea dans un couloirs à peine plus haut que lui et éclairé a intervalles réguliers par des néons blanchâtres poussiéreux. Au bout de ce couloir d&#39;une dizaine de mètres, une autre coursive dont le revêtement au sol était marqué d&#39;un trait rouge de peinture qu&#39;il franchit sans autre forme de procès. Il s&#39;approchait de Suicide Alley, une partie de la ville tristement réputée pour ses régulières vagues de suicides spontanées. Un homme se jetait d&#39;un niveau supérieur et quelques autres personnes prises de folie le suivait en se jetant des niveaux inférieurs, tous en direction du lac d&#39;acide où aucune rémission n&#39;était possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors qu&#39;il se dirigeait vers l&#39;extrémité sud de l&#39;Alley, un bruit sourd gronda au dessus de lui. Il pressa le pas. Une petite navette-canoë surgit et avant qu&#39;il n&#39;ait pu réagir, elle lui descendait dessus et un homme masqué et armé le saisissait à bras le corps pendant que la navette redécollait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John était dans le pétrin...</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5918694497503753031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5918694497503753031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2012/03/suicide-alley.html' title='Suicide Alley'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-3034727096337876419</id><published>2011-11-24T00:04:00.000+01:00</published><updated>2013-11-07T11:36:31.911+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="realiste"/><title type='text'>BTZ</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/emmanueldyan/6227802970/in/photolist-auk7Rh-gqxHtP-gqxMyT-gqx75V-gqx4aM-gqxLE8-gqxnpy-gqxbxc-gqxqPj-gqwJrd-gqxcoF-gqxJfZ-gqxrBw-a5wMSa-dVBKGf-emtn6K-7Y7VAo-9kxomE-7Y4GP2-augWcP-augHXP-aukCWY-aujBoo-aukBBd-auk95A-augGDe-aukFVq-aujv7W-augKMX-aDmRtB-eksUnv-eksU9x-eksUTt-ekyESQ-ekyDUQ-9avFxN-9aswBB-aukEW7-aukvwS-auhtA8-aukKzf-aui194-aukyNL-augWSH-augEAt-aujkru-augVRK-aui1wX-auhSzZ-aujm11-aui3T2/&quot; title=&quot;Plage de Biarritz by emmanueldyan on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Plage de Biarritz by emmanueldyan on Flickr&quot; src=&quot;http://farm7.staticflickr.com/6055/6227802970_ff92c1b9f5_z.jpg&quot; style=&quot;border: 2px solid black; float: left; margin: 10px;&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

Le soleil tombait lentement sur la jetée. Les lumières oranges et jaunes découpaient les contours des récifs sur le promenoir désert. J&#39;avançais d&#39;un pas lent et mesuré, du promeneur indolent qui, sans but, jouit du paysage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M&#39;asseyant sur un vieux banc décoloré, je m&#39;abandonnais dans la contemplation de l&#39;océan. Les vagues qui s&#39;échouent paresseusement sur la berge dans ce délicieux bruissement calme et constant. L&#39;écume qui s&#39;avance, tels des doigts creusant le sable en ces empreintes subtiles, et qui se retire, se déchirant dans cette lenteur inexorable du ressac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ma main un petit galet gris strié se réchauffait au contact de ma paume desséchée par le sel et mes doigts jouaient machinalement avec, le faisant lentement rouler au rythme de ma rêverie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chaleur des rayons du soleil me plongeait dans une douce somnolence béate, d&#39;ou nulle pensée cohérente ne semblait émerger. Pendant quelques instants, je me sentais redevenir un animal à sang froid, accumulant l&#39;énergie avant de se réveiller à nouveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cri d&#39;une mouette éveilla mon ouïe, qui pris conscience du paysage sonore : le grondement des flots, le crissement du sable, les lointains bruits de la ville, quelques cris d&#39;enfants invisibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ma peau, la brise du couchant atténuait la morsure légère du soleil, cette odeur d&#39;iode et de vent frais, cette sensation d&#39;être plus que vivant, au centre de la création, mi-être et mi-objet, me faisait prendre conscience de ma naturalité, impression d&#39;être pour un instant, cette plage, cette eau en mouvement, cette herbe et ce vent. Impression de rien, de tout, d&#39;inversion de mes perceptions, comme si les yeux clos, je m&#39;enfonçais dans le sol, me détachant de mon enveloppe corporelle pour quelques instants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une inspiration profonde et j&#39;ouvrais les yeux. Déchirement de lumière, mes yeux s&#39;habituent, les couleurs reviennent, le relief surgit, le mouvement se précise. Je me sens vivant, mon coeur battant dans ma poitrine me le confirme. Une nouvelle inspiration et je me lève, rayonnant de mon énergie. D&#39;une démarche revigorée, je reprends ma promenade, vers l&#39;ouest, vers le soleil qui annonce l&#39;arrivée de la nuit. Au fur et à mesure que je progresse sur la promenade, elle se peuple lentement, des enfants, des couples qui contemplent la mer, des badauds comme moi qui partent dos au soleil, la vie reprend son droit; la nature s&#39;efface doucement, se retire le long de l&#39;étendue de sable, laissant la place au bitume silencieux et rassurant, stable, sans vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit s&#39;installe doucement, écrasant la vie sous son linceul léger. La cité vibre d&#39;activité alors que la noirceur la recouvre. Quelques mètres plus loin, la nature est endormie. Le vent continue à souffler, dérisoire tentative d&#39;arrêter le temps. La mer s&#39;écoule toujours, usant encore et encore son sable. Tous leurs êtres sont réfugiés dans la douceur de leur songe, en attendant l&#39;aube prochaine, synonyme d&#39;un retour à la vie, du droit à la parole. La mer ne se tait jamais; elle murmure toujours la vie.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/3034727096337876419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/3034727096337876419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2011/11/btz.html' title='BTZ'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2978719483277594174</id><published>2011-08-10T00:20:00.001+02:00</published><updated>2013-11-07T14:08:45.385+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Parfum de terre.</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/essjay/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Colline Embrumee by EssJayNZ on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Colline Embrumee by EssJayNZ on Flickr&quot; src=&quot;http://farm1.staticflickr.com/63/172494273_3cc4e837bb_z.jpg?zz=1&quot; style=&quot;border: 2px solid black; float: left; margin: 10px;&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

La garde avait sonné la retraite. Partout, les cavaliers faisaient demi tour et tentaient de s&#39;échapper de la nasse dans laquelle ils s&#39;étaient empêtrés. Le vacarme des sabots, des cris des blessés et des valies, le tintement du métal, la poussière soulevée par les hommes rendaient l&#39;atmosphère étouffante et mortelle. De temps en temps, le sifflement d&#39;une flèche se faisait entendre avant d&#39;être arretée par le sol boueux, l&#39;armure d&#39;un soldat, ou plus souvent encore un corps encore vivant d&#39;homme ou d&#39;animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sommet d&#39;une éminence voisine protégée par sa garde rapprochée, le Général écumait de rage. Son adversaire avait réussi à le mener au coeur d&#39;un dispositif en tenaille qui était en train de décimer son armée. Il invectiva ses commandants, fit faire demi tour à sa monture, et s&#39;éloigna au trot du lieu de l&#39;affrontement, sa garde l&#39;encadrant étroitement. Ainsi, le flambeau de son empire ne daignait même pas rester sur les lieux ou périssaient une grande partie de son armée, encerclée par une armée de mercenaires de l&#39;Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au coeur de la mêlée, Frognon tentait de s&#39;enfuir le plus rapidement possible du champ de bataille. Malheureusement, il était actuellement au prise avec un de ces géants des Steppes du Froid et celui-ci ne semblait absolument pas disposé à le laisser partir sans lui avoir auparavant planté sa massue entre les deux yeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Profitant du passage d&#39;un cheval de son armée un peu trop près de leur périmètre de lutte, Frognon bondit hors d&#39;atteinte de la massue de son adversaire et partit sans attendre son reste. Il sentit l&#39;arme primitive venir heurter la terre juste derrière ses pas, mais il était déjà loin quand il s&#39;arreta enfin pour reprendre son souffle. Au milieu d&#39;une dizaine d&#39;autres combattants de son camp et de quelques cavaliers dont les montures surexcitées par l&#39;odeur du sang et de la poussière piaffaient sans vouloir se calmer, il eu le plaisir de retrouver le capitaine responsable de son unité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui-ci était en train de se faire bander l&#39;épaule après qu&#39;une flèche ennemie l&#39;ai quasiment embroché. Saoulé à l&#39;eau de vie pour ne pas sentir la douleur, il était le seul du groupe à ne pas faire la tête.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2978719483277594174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2978719483277594174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2011/08/parfum-de-terre.html' title='Parfum de terre.'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-8063840298039441164</id><published>2010-12-26T00:44:00.000+01:00</published><updated>2013-11-07T23:37:06.218+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Message de Bienvenue</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/ruiaperta/&quot; title=&quot;ISS by Rui Aperta, on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ISS&quot; src=&quot;http://farm8.staticflickr.com/7288/8713910487_8f9a10ff3a_z.jpg&quot; style=&quot;border: 2px solid black; float: left; margin: 10px;&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

L&#39;alarme résonnait dans les couloirs blancs de la centrale. L&#39;équipe de sécurité venait de sortir de son local et convergeait rapidement vers la salle 112. La salle 112 contenait le morceau d&#39;astéroïde qui s&#39;était était écrasé sur la Terre une semaine avant en pleine Ukraine. Seuls quelques dirigeants mondiaux étaient au courant, mais ce rocher était la preuve d&#39;une existence extra terrestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfermé au coeur de cette centrale nucléaire désaffectée et reconverti en centre de haute sécurité, ce bout de cailloux n&#39;était pas supposé attirer si vite les convoitises étrangères. Et pourtant, 10 minutes plus tôt l&#39;ensemble des alarmes volumétriques du secteur 11 s&#39;étaient déclenchées. Sur les caméras de surveillance, il n&#39;y avait rien de particulier, mais la Sécurité devait aller voir d&#39;ou venait le problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En arrivant à l&#39;entrée de la zone 11, le chef de section ordonna la halte de son escadron et leur signifia de se tenir prêt à un éventuel assaut. Il activa la caméra de surveillance qui donnait sur le couloir derrière la porte blindée scellant le secteur et voyant qu&#39;il n&#39;y avait rien de particulier dans cette vue de couloir blanc, se plongea sur le moniteur qu&#39;il portait au poignet qui indiquait pourtant une présence dans ce couloir. Le moniteur était formel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il composa le code de déverrouillage du sas après avoir réorganisé l&#39;escouade en deux lignes longeant le couloir. La lourde porte en acier s&#39;effaça lentement en glissant dans la paroi, révélant la vue que la caméra avait du couloir. Le sol en dallage était immaculé, les murs blancs et une porte moins blindée mais plus sécurisée était visible à une dizaine de mètres. Et pourtant, aucune présence n&#39;était visible. L&#39;alarme volumétrique continuait de prétendre que quelque chose était présent dans le couloir devant eux, mais ils ne voyaient rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chef de section avança d&#39;un pas et activa la vision infrarouge de ses lunettes de combats. Il ordonna aussitôt à la section de s&#39;arrêter. Au lieu d&#39;être complètement verte (signe qu&#39;aucune radiation infrarouge, donc de chaleur n&#39;était visible), l&#39;affichage de ses lunettes affichait une lueur rosâtre indiquant que quelque chose produisant une température d&#39;environ 27 degrés semblait remplir l&#39;ensemble du couloir devant lequel ils étaient. Il saisit un poignard qu&#39;il avait à la ceinture et le jeta dans la section de couloir. Celui-ci tomba en tintant sur le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rien ne se passa pendant quelques instants puis à leur grande surprise, ils virent le couteau se décomposer sous leur yeux comme s&#39;il s&#39;évaporait rapidement jusqu’à ce qu&#39;il ne reste que le manche en plastique de l&#39;arme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix minutes plus tard la deuxième équipe de sécurité ne retrouva que des habits et le plastique qui composaient la tenue des soldats. Aucune trace de l&#39;équipe qui les avait précédé dans ce secteur.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8063840298039441164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8063840298039441164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2010/12/message-de-bienvenue.html' title='Message de Bienvenue'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-4092947596281535883</id><published>2010-12-21T00:14:00.003+01:00</published><updated>2010-12-21T00:19:58.582+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Pigeon Voyageur</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/r80o/2592185668/&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot; title=&quot;Chicago night high by Mark Strozier, on Flickr&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Chicago night high&quot; height=&quot;240&quot; src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3112/2592185668_c240f2f9bc_m.jpg&quot; width=&quot;160&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(thème proposé par Emily)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Plus tard&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fête battait son plein dans la petite bicoque du quartier Italien. En haut de quelques marches en pierre tâchées par les ans, un vestibule illuminé par une vieille lampe en cuivre découpait l&#39;ombre de l&#39;encadrement de la porte sur le perron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des gens rentraient et sortaient en permanence de la petite maison au toit incliné, une bouteille à la main, un gâteau dans les bras, un plat parsemé de petits rôtis.&lt;br /&gt;
A l&#39;intérieur, une cinquantaine de personnes fêtaient un évènement religieux important, partageant alcool et nourriture en toute simplicité. On se serait cru revenu en Sicile, l&#39;accent délicieux de cet idiome parfumait l&#39;atmosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques banderoles avaient été accrochées à la hâte dans le living room et le sol en vieux parquet sombre était jonché de confettis et autres serpentins colorés. Alors que l&#39;on découpait un immense gâteau à la crème dans la cuisine, les Mamas rivalisaient d&#39;ingéniosité et de conseils pour mieux servir le dessert .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pièce a côté, les hommes buvaient liqueurs et fumaient cigarettes de contrebande tout en se plaignant du climat politique actuel, réprimandant les enfants quand ceux-ci s&#39;apprêtaient à faire des bêtises, ou à en faire une plus grosse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au premier étage, dans un bureau chichement éclairé par une vieille lampe à huile, quatre hommes discutaient. Le plus âgé était assis dans le fauteuil club en cuir qui jouxtait le bureau, un autre était appuyé à l&#39;ouverture de la fenêtre, laissant négligemment la cendre de son cigare se répandre par la fenêtre, le troisième avait une discussion animée avec le plus ancien, tandis que le quatrième, appuyé contre la porte fermée de la pièce semblait surveiller autant l&#39;intérieur de que l&#39;extérieur du bureau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques instants de discussions âpres, les hommes arrivèrent à un arrangement et se serrèrent la main, pendant que l&#39;homme qui était appuyé à la fenêtre ouvrait un tiroir du meuble en bois derrière le bureau pour en sortir deux verres et une bouteille d&#39;eau de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce moment là, une froissement d&#39;ailes les interrompit et un petit pigeon se posa sur le rebord de la fenêtre. Pigeon qui allaient les engager dans une quête dont tous sortiraient changés...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Plus tôt&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contrebas, on entendait la sirène d&#39;une voiture de police qui s&#39;éloignait dans la nuit lumineuse. A cette altitude, le vent soufflait plus qu&#39;au sol et Alexandre était en équilibre précaire sur le bord de la corniche du building. Accroupi, il tenait dans ses mains un petit pigeon auquel il venait de glisser un petit message dans un dispositif que portait l&#39;oiseau à la patte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se releva, le pigeon dans les mains, lui caressa la tête doucement puis d&#39;un mouvement large le propulsa vers le néant. L&#39;oiseau déploya ses ailes et s&#39;en fut à tire d&#39;aile dans la nuit urbaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques instants s&#39;écoulèrent, hors du temps, le mugissement du vent murmurant sa plaint aiguë...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexandre se retourna au moment ou la porte de l&#39;escalier qui donnait sur la terrasse du building s&#39;ouvrit, il eut le temps de sourire avant que son agresseur ne l&#39;abatte à bout portant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dépouille fut retrouvée 53 étages plus bas, ensanglanté, ce curieux sourire aux lèvres.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4092947596281535883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4092947596281535883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2010/12/pigeon-voyageur.html' title='Pigeon Voyageur'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm4.static.flickr.com/3112/2592185668_c240f2f9bc_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2679011485441476491</id><published>2010-12-18T20:30:00.002+01:00</published><updated>2012-03-11T11:57:17.754+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>En courses</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/dysturbnet/2489702647/&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot; title=&quot;Kanyon Mall Istanbul 14 by dysturb, on Flickr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Kanyon Mall Istanbul 14&quot; height=&quot;240&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2369/2489702647_a0d552415c_m.jpg&quot; width=&quot;160&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Les ballons étaient de sortie, les gens parcouraient le centre commercial pour faire leurs dernières emplettes, cherchant la perle rare ou chargeant à ras bord leurs caddies de nourritures et alcools. Sur trois étages gigantesques, le centre commercial s&#39;étirait à la périphérie de la ville, verrue clinquante de pacotille. Il n&#39;était pas encore midi et pourtant les couloirs du centre étaient déjà envahis de foule. Julien avait perdu ses parent et ne savait pas trop où allait. Il avait joué avec un ballon de baudruche accroché à un présentoir et quand il s&#39;était retourné, sa maman avait disparu.&lt;br /&gt;
Cela faisait bien cinq minutes qu&#39;il errait dans les allées bondées, personne ne faisait attention à ce petit bout de chou de 4 ans qui semblait savoir ce qu&#39;il voulait. Vêtu d&#39;un anorak rose et bleu et d&#39;un bonnet vert, ses gants pendant de ses manches, il se dirigeait vers l&#39;endroit ou il pensait que le fast food où sa maman avait parlé de manger se situait. Elle le cherchait depuis quelques instants, pensant qu&#39;il s&#39;était égaré dans un des rayons du grand magasin de prêt à porter dans lequel elle venait de pénétrer.Il s&#39;était volatilisé. Elle n&#39;était pas inquiète car elle savait son Julien très autonome. Mais quand même avec toute cette foule et ce mouvement, il ne faudra pas qu&#39;il s&#39;égare en cherchant sa maman. Elle parcourait d&#39;un pas rapide les rayons en appelant Julien régulièrement, mais personne ne lui répondait. Ayant interpelé une vendeuse qui avoua son ignorance, elles allèrent se manifester auprès d&#39;un des vigiles du magasin, mais celui-ci n&#39;avait pas vu de petit bout de chou se ballader dans les rayons sans ses parents.&lt;br /&gt;
Elle commençait à être inquiète car cela faisait presque 5 minutes qu&#39;elle cherchait Julien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lui, il avait retrouvé le fast food et s&#39;était arrêté devant pour scruter l&#39;intérieur de celui-ci lorsqu&#39;un monsieur grand, mal habillé et plutôt mal rasé l&#39;aborda en lui demandant s&#39;il était perdu. Quelque instants plus tard, il emboîtait le pas de l&#39;homme, l&#39;air vaguement inquiet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vigile du grand magasin s&#39;était mis en contact avec la régie centrale de surveillance et ceux ci étaient en train de reconstruire l&#39;itinéraire qu&#39;ils avaient suivi. Aidés de multiples caméras de surveillance, ils retrouvèrent rapidement les bandes correspondants à son entrée dans le grand magasin mais aucune trace du petit julien.Elle commençait à se faire du mauvais sang et le vigile la conduisit à la régie centrale, cela faisait maintenant 15 minutes que Julien avait disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En quelques instants et grâce à un matériel sophistiqué, ils remontèrent le temps à la recherche du petit jusqu&#39;au moment où l&#39;on vit que celui-ci s&#39;était attardé sur un ballon de baudruche qui trainaît pendant que sa mère poursuivait d&#39;un pas décidé vers le grand magasin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle marchait d&#39;un pas rapide vers le fast food, plus pressée qu&#39;inquiète, ses talons résonnant sur le sol vitrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait pu remercier les gens du centre qui lui avait permis de remettre la main sur son petit diable. Elle arriva devant le fast food et s&#39;y planta, imita inconsciemment la posture de Julien quand il y était arrivé quelques minutes auparavant. Elle l&#39;aperçut et se dirigea vers la table ou il était assis:&lt;br /&gt;
&quot;- J&#39;ai retrouvé papa devant le Mac do alors on a décidé de t&#39;attendre ensemble&quot;.&lt;br /&gt;
L&#39;homme tout sourire, se leva pour embrasser sa compagne et lui céder son siège.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2679011485441476491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2679011485441476491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2010/12/en-courses.html' title='En courses'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm3.static.flickr.com/2369/2489702647_a0d552415c_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-8815888344677770777</id><published>2010-12-18T02:18:00.002+01:00</published><updated>2010-12-18T02:32:41.974+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="realiste"/><title type='text'>Electeur Dissident</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2268/2194145023_12d5e405ec_m_d.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; height=&quot;161&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2268/2194145023_12d5e405ec_m_d.jpg&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Sous l&#39;impact des balles, le mur s&#39;effritait en éparpillant du plâtre partout autour. Caché derrière, Moussa essayait de ne pas prendre de balle perdue. Il serrait sa kalachnikov entre ses mains. C&#39;était un des rebelles qui combattait pour le Président; celui qui avait été élu démocratiquement par les urnes. L&#39;autre président qui n&#39;avait comme légitimité que celle d&#39;avoir pris, plus tôt, le pouvoir refusait de céder son siège et, grâce à la mainmise qu&#39;il exerçait sur les médias continuait à gouverner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#39;armée était aussi a son service et c&#39;était la mitrailleuse d&#39;un petit blindé qui tenait Moussa en respect. Il risqua un oeil au dessus du mur déchiqueté et s&#39;aperçut que le blindé était en train de faire lourdement demi-tour. Il se ressaisit, se redressa en prenant une des grenades qui pendait à sa ceinture, repéra une planque une dizaine de mètres plus loin, dégoupilla le projectile et le jeta tout en courant ventre à terre vers l&#39;amas de gravats qui ferait office d&#39;abri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La déflagration souleva un nuage de poussière saumâtre et pendant quelques instants, seuls les bruits d&#39;armes automatiques peuplèrent ce paysage assourdissant. En observant furtivement le blindé, Moussa eut la satisfaction de voir que si son projectile n&#39;avait eu aucun effet sur le blindage, la grenade en explosant avait broyé une partie des gravats sur lequel circulait le blindé. Ses chenilles semblait être incapable de sortir sa carcasse du trou ou il s&#39;était enterré, broyant inexorablement les gravats et enferrant paradoxalement de plus en plus le petit véhicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le calme régnait dans les quelques mètres de la zone de combat. Moussa était seul et le blindé patinait piteusement dans son entrelacs de béton, poutre et autres restes de murs. Moussa s&#39;approcha discrètement du véhicule, par l&#39;arrière. Une fois arrivé à proximité, il tendît l&#39;oreille et malgré les acouphènes des multiples explosions qu&#39;il avait subit, il entendit distinctement la grosse voix d&#39;un homme qui était manifestement en colère parce que ses subordonnés n&#39;arrivaient pas à dégager le blindé. Il eut bientôt la certitude que celui-ci allait sortir du blindé pour évaluer la situation. Moussa su qu&#39;il avait alors sa chance. Il commença à escalader le métal poussiéreux du blindé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment ou il se remettait péniblement sur ses pieds, il vit que l&#39;écoutille s&#39;ouvrait lentement; d&#39;abord le gros verrou de sécurité, puis l&#39;opercule de l&#39;écoutille se soulevant lentement. Par chance, Moussa était placé derrière l&#39;ouverture naturelle de l&#39;écoutille tant et si bien qu&#39;il aperçu le gradé surgir de l&#39;ouverture tout en continuant d&#39;apostropher ses subordonnés quant à leur incapacité à mouvoir l&#39;engin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps que l&#39;homme, imposant, et vêtu des uniformes de l&#39;armée régulière, songe à regarder dans son dos, Moussa était sur lui et avait sorti son couteau de son étui. Il saisit l&#39;homme autour du cou et d&#39;un geste fluide, lui ouvrit la gorge alors que celui-ci tentait de protester dans un borborygme inarticulé. Il lâcha l&#39;homme suffocant, saisit une autre grenade à sa taille, la dégoupilla, la lâcha dans l&#39;ouverture, suivant le gradé dans sa chute et détala vers son abri improvisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&#39;avait pas atteint celui-ci que la grenade explosait dans le blindé, tuant les suivants et dévastant la cabine.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8815888344677770777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8815888344677770777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2010/12/electeur-dissident.html' title='Electeur Dissident'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-4486855650697800597</id><published>2009-04-09T23:40:00.001+02:00</published><updated>2010-07-11T23:34:26.219+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Copie conforme</title><content type='html'>&lt;h2&gt;Lundi zéro heure trente quatre&lt;/h2&gt;  &lt;p&gt;La supraïne faisait luire les bâtonnets de sa rétine, lui donnant cet étrange air de loup garou du 23è siècle. Comme toujours, cela commençait par une accélération du rythme cardiaque, conjuguée à un élargissement léger de la vision périphérique. Progressivement, l’ensemble des sens gagnait entre 5 et 50% de précision pour une durée moyenne de 2 à 5 heures. Les inconvénients de cette drogue était multiples: sensation d’étouffement, paranoïa accentuée, insensibilité à la déshydratation. Il était interdit d’en posséder même pour se consommation personnelle et la plupart des dealers qui en fournissaient étaient soit des balances, soit des vrais bon gros criminels, du genre à vous accueillir avec un AK-47 chargé dans la main en guise de poignée de main.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais Richard en avait besoin; ça faisait partie de son job et même si les à-côtés pouvaient être gênant, cela lui permettait d’être toujours un peu en avance sur la Police lors de ses enquêtes. Cette fois-ci, il recherchait un receleur qui possédait vraisemblablement assez d’armement pour faire sauter toute la ville. Voir même le continent, selon certains.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Celui qui employait Richard devait être bien au courant, car il avait remis à celui-ci, la liste complète de ce qu’il cherchait chez ce receleur. Cela contenait quand même au moins une tête de missile, avec quelques autres babioles que personne ne pouvait obtenir légalement, sauf à le faire venir de loin.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il lui avait aussi donné une adresse où le receleur devait passer ainsi qu’une foloto du mec. Le style classique du receleur: petit, le visage de fouine, le regard fuyant, mal habillé, mal rasé. Mauvaise vie. Et en plus, le voilà qui arrivait. Dommage.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’homme passa devant Richard, sans même le voir. Il faisait noir, et dans ce secteur de la ville, la Mairie avait coupé depuis longtemps pour faire des économies. Dopé par la came, Richard voyait l’homme pratiquement comme en plein jour. Il se mit à suivre l’homme, d’un pas alerte. L’homme tourna au coin d’un bloc.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Richard attendit quelque secondes avant de prendre le virage.&lt;/p&gt;  &lt;h2&gt;Lundi onze heures&lt;/h2&gt;  &lt;p&gt;L’homme qu’ils avaient retrouvé dans le quartier du port n’étais plus reconnaissable. Il portait bien un imper beige immaculé, mais son corps avait été entièrement carbonisé. Bizarrement, l’imper était intact. Aucun papier d’identité.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’était la troisième fois en un mois, et à chaque fois, personne ne s’était plaint de la disparition de ces gens là. Le patron de la police commençait à en avoir des sueurs froides et comme à chaque fois, ces cadavres étaient retrouvés dans un nouveau quartier de la ville, il n’était pas facile d’établir de périmètre de sécurité.&lt;/p&gt;  &lt;h2&gt;Lundi dix huit heures&lt;/h2&gt;  &lt;p&gt;Yon-II était en colère. Oncle allait l’être encore plus quand il apprendrait ce contretemps fâcheux. La livraison avait été retardée pour une raison idiote et quand il avait appris que la Police était impliquée, il avait laissé sa colère prendre le pas. Les domestiques s’étaient éclipsé mais il lui avait fallu ravager le salon avant de reprendre son calme.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Oncle arriva une heure plus tard, en taxi. Il était comme toujours vêtu d’une manière que Yon-II trouvait grotesque et déplacée: une épaisse hermine sur les épaules, un complet anthracite. Il prétendait honorer ainsi son héritage de pâtre tout en faisant honneur aux convenances moderne. Il approchait la soixantaine mais conservait un parfaite allure de vieux beau. Le teint hâlé, le regard bleu perçant, une carrure de boxeur. Son visage large pouvait laisser passer un sourire radieux mais exprimait aussi le sérieux, en mettant en avant ses racines italiennes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il tenait un quotidien dans la main et son regard luisait d’une forte émotion. Pendant les instants qui suivirent sa descente du véhicule et ses quelques pas lents sur le gravier de l’allée qui menait au manoir, Yon-II eut peur, vraiment peur. Oncle était quelqu’un de toujours très raisonnable, mais il avait le tempérament fougueux de son neveu avec des colères autrement plus violentes&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quand le vieil homme avait serré son neveu dans ses bras, le jeune homme eut peur pour sa vie, mais sa voix chaude avait dissipé ses craintes et laissé la place à l’incompréhension. Oncle semblait heureux et d’une humeur taquine que Yon-II n’avait pas vu depuis longtemps chez lui.&lt;/p&gt;  </content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4486855650697800597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4486855650697800597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/04/copie-conforme.html' title='Copie conforme'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-8602296330287367425</id><published>2009-02-20T23:35:00.000+01:00</published><updated>2009-02-20T23:23:07.953+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fantasy"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Terreur sur la plage</title><content type='html'>Un léger crachin humidifiait le paysage, comme si Quelqu&#39;un, là haut, pleurait la perte d&#39;un Ami. Le matin était gris et morne et pourtant les gens se pressaient sur le promenoir de cette petite ville du Sud Ouest de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une baleine s&#39;était échouée une semaine plus tôt sur la plage et c&#39;était bien la première fois que cela arrivait. Depuis une semaine, l&#39;animal avait été preservé et les mouettes faisaient le pied de grue, sentant l&#39;odeur de la chair légèrement rance. Les militants de l&#39;antenne locale de Green Peace campaient sur place depuis que la nouvelle leur était parvenue, transformant la plage en petit camp de Hippies écologistes. Guitares sèches, youkoulélés et joints d&#39;herbe étaient revenus à la mode, replongeant les promeneurs dans une suave ambiance des années 60. La police se faisait d&#39;ailleurs une joie de venir régulièrement contrôler l&#39;identité de tout ce petit monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette histoire de baleine, le seul petit problème était que pour venir s&#39;échouer ici, elle aurait dû franchir les lignes flottantes haute-tension anti-méduses qui ceignaient cette partie du littoral or celles-ci étaient encore en parfait état. Elles avaient été mise en place suite au réchauffement notable des températures sur la planète provocant la reproduction massive des méduses en haut salé en rendant ainsi la plupart des plages réchauffées par le Gulf stream complètement impropre à la baignade. Leur efficacité était parfaite, même si cela avait nui à certaines espèces de poissons un peu trop sensibles aux courants et qui s&#39;étaient tout simplement éteintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la bande video de surveillance de la plage, on avait isolé une altération de 22 minutes de long entre 3h14 et 3h36 du matin. À la place des images interressantes qui devaient montrer comment l&#39;animal s&#39;était échoué ici, on n&#39;avait rien. Pas vraiment le bruit typique des bandes effacées, mais un noir sombre et pur. Evidemment, en dehors de cette modification, personne n&#39;avait rien vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La police était bien embêtée également, parce que le seul témoin qu&#39;on avait pu voir sur les bandes vidéo n&#39;avait pas été retrouvé malgré les appels à témoin répétés au cours de la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l&#39;arrivée au pouvoir du dirigeant neo-populaire, la réalité semblait avoir sombré dans un univers fantastique digne d&#39;un roman de H.G. Wells. Pas une semaine ne se passait sans qu&#39;un fait divers inédit ne se produise en France.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8602296330287367425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/8602296330287367425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/02/terreur-sur-la-plage.html' title='Terreur sur la plage'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-5888491695163598451</id><published>2009-02-15T23:34:00.000+01:00</published><updated>2009-02-15T23:38:01.953+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fantasy"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Jupiter Weste</title><content type='html'>Robert Paluron pestait encore contre ses Cheveaux. L&#39;un d&#39;eux avait trop mangé de grain hier soir et dormait encore alors que l&#39;aube allait se lever dans quelques instants. Les autres étaient bien sorti paître dans le premier enclos sous l&#39;impulsion de leur collier de dressage, mais le plus gros d&#39;entre eux ronflait toujours, la bave coulant de son museau bovin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Cheveaux étaient une race génétiquement modifié d&#39;animaux dont la vente et l&#39;utilisation étaient interdites sur Terre, un croisement entre des chevaux et des vaches. Le résultat était à la hauteur de la difficulté du croisement: un animal gigantesque, pouvant mesurer jusqu&#39;à 3m de long, une tête de veau et un corps musclé comme celui d&#39;un cheval. Ils étaient beaucoup plus fort que des veaux normaux terrien et surtout ils n&#39;avaient aucun problème à s&#39;acclimater à l&#39;atmosphère de Jupiter où la gravité était sensiblement plus forte et l&#39;air toujours un peu empli de cette odeur d&#39;algue dont aucune planète n&#39;arrivait vraiment a se défaire lorsqu&#39;elle avait été terraformé. Il étaient capable de synthétiser un cristal énergétique à partir du fourrage qu&#39;ils ingéraient. Une révolution dans l&#39;agriculture qui, à l&#39;approche de 2110 avait rendu les confédérations paysannes plus forte encore que les lobbies pétroliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Renonçant à réveiller l&#39;énorme animal, il sorti dans le premier enclos, ou les autres cheveaux attendaient impatiemment, grattant du sabot en tournant en rond, pressé d&#39;en découdre avec les étendus de pâturage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvre la porte du second enclos et les animaux commencent à progresser lentement. Leurs lourds pas ébranlent le sol, et ils se massent pour brouter les herbes hautes qui peuplent le champ. Ces herbes poussaient très rapidement et pour des animaux d&#39;élevage, elles permettaient de maximiser la croissance des animaux puisque tout les matins, ceux-ci avaient un champ entier à brouter à nouveau. De couleur fauve, les grands épis ondulaient lentement sous le vent léger qui soufflait à cette heure matinale, vestige des tempêtes nocturnes. Jusqu&#39;a perte de vue ces champs colorés de couleurs chaudes se succédaient en doux vallons, et pour chacun de ces champs, un éleveur faisait paître des animaux. Des fermettes en bois comme celle dans laquelle vivait Robert avaient poussé régulièrement dans le paysage : petits bâtiments de plain pied, sans étage, avec un espace réservé aux animaux. Des grandes routes bétonnées de douze voies de larges délimitaient les frontières des champs. Trois ou quatre prismes inversés semblaient plantés à l&#39;intersection de quelques routes. Objet métalliques visiblement utilisés pour produire quelque chose. Leur orifices divers crachant une fumée blanche et drue. Un faisceau lumineux assez large partait des sommets plats des prismes pour se diriger vers l&#39;espace. En orbite proche, des stations récupéraient l&#39;énergie reconvertie en micro-onde pour la stocker dans des containers qui étaient ensuite acheminés vers la Terre. Cette partie de la planète servait de pile électrique au 30 milliards d&#39;habitants de la Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert rejoignit l&#39;étable où le cheveau récalcitrant se terrait encore. Celui-ci, couché en travers semblait respirer difficilement. C&#39;était une catastrophe. Depuis son installation sur la planète il y a 10 ans, il avait perdu plus de la moitié de ses bêtes d&#39;une maladie inexplicable. Bientôt, il n&#39;aurait plus que 7 de ces immenses animaux de trait et cela ne serait plus assez suffisant pour faire tourner l&#39;exploitation. Et dire qu&#39;il était toujours en train de rembourser l&#39;emprunt qui lui avait permis d&#39;obtenir ses animaux et sa terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait cru les offices d&#39;émigration de la Terre qui promettaient des vastes étendues nues et vierges de steppes pratiquement vides de toute civilisation. Il n&#39;avais pas été déçu les premiers mois. Cette partie de la planète était une gigantesque plaine dans laquelle seules les exploitations de cheveaux étaient autorisées. Seul le vent qui soufflait encore depuis l&#39;époque post-terraformation éveillait la nature. Sur les autoroutes délimitant les champs, on voyait parfois passer un véhicule en mode de déplacement sub-sonique, mais cela ne durait que quelques instants avant de le voir s&#39;éteindre à nouveau à l&#39;horizon. Il était devenu paysan pour échapper à la vie Terrienne, désormais reservée à l&#39;élite et aux plus démunis des démunis. Après 3 mois sur Jupiter, il avait commencé à regretter l&#39;accès à la culture gratuit et simple, la discussion avec d&#39;autres être humains. Ici, la seule personne qu&#39;il croisait régulièrement, c&#39;était son chef de région, un bureaucrate pointilleux qui quittait toujours avec regret sa Hover-Cadillac climatisée pour affronter l&#39;air toujours doux mais trop aéré à son goût de l&#39;athmosphère.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5888491695163598451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5888491695163598451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/02/jupiter-weste.html' title='Jupiter Weste'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2730687502261471297</id><published>2009-02-04T23:36:00.002+01:00</published><updated>2010-07-11T23:34:26.224+02:00</updated><title type='text'>Par ci par là</title><content type='html'>L’homme tourna au coin de la rue. C’était un quartier résidentiel rempli de maisons au style victorien, aux avant-façades hexagonale, petits chapiteaux pointus, couleurs crème et pêche.&lt;br /&gt;Le trottoir inégalement pavé faisait résonner les bruits de bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme était vêtu d’un grand manteau noir qui montait jusqu’au cou. Un grand chapeau rond était posé sur sa tête. Il marchait d’un pas calme, ses souliers résonnant sur la chaussée du trottoirs. Des grosse berlines de l’époque étaient stationnées le long de la petite route. Au loin, des peupliers se balançaient lentement au rythme d’une brise qu’on ne sentait pas à la hauteur du sol. On entendait un chien aboyer dans un jardin distant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu d’une de ces rues, l’homme s’arrêta presque brutalement à hauteur d’une grille en fer forgé noir et pressa rapidement une petite sonnette ronde. Avec ce petit bouton en ivoire blanc.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2730687502261471297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2730687502261471297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/02/par-ci-par-la.html' title='Par ci par là'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-4194559151314029358</id><published>2009-02-04T23:35:00.007+01:00</published><updated>2010-07-11T23:34:25.768+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="policier"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="realiste"/><title type='text'>Les Étoiles</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;La suite sans être vraiment la suite de &lt;/span&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://au43demarue.blogspot.com/2008/06/dancing-star.html&quot;&gt;Dancing Star&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt; qui était un hommage à ma prof. et à un lieu mythique où j&#39;ai pu poser mes chaussures...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, le 15 janvier 2003. Quelque part, non loin de la place d’Italie, derrière la façade d’un petit immeuble quelconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone sonne. Sa sonnerie stridente remplit l&#39;espace de l&#39;appartement, dans lequel règne un désordre indescriptible. À l&#39;autre bout du long couloir, une femme blonde émerge en titubant d&#39;une chambre sombre, seulement vêtue d&#39;un drap gris. À force de zigzag, elle finit par atteindre le petit salon baigné dans la faible clarté d’un jour d’hiver, filtrée par des stores qui découpent la lumière en fines bandelettes. On décroche. À l&#39;autre extrémité du fil, une voix rocailleuse dit quelques mots dans une langue du sud :&lt;br /&gt;« - je n&#39;ai pas le temps aujourd&#39;hui, j&#39;ai un cours à donner à 20h, répond la voix cristalline à qui appartient la silhouette mi-vêtue.&lt;br /&gt;- Vous auriez pu me prévenir avant de décider ce genre d&#39;événement comme cela, rétorque-t-elle à l&#39;homme qui semble presque hurler au bout du fil.»&lt;br /&gt;Quelques secondes se passent avant qu&#39;elle ne finisse par raccrocher brutalement le combiné, excédée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle reprend aussitôt l&#39;appareil pour composer un numéro de téléphone sans marquer d&#39;hésitation. Une sonnerie avant que la ligne ne soit établie :&lt;br /&gt;« - Bonsoir sergent, c&#39;est Lola. Je vous appelle pour vous dire qu&#39;ils ont décidé de passer à l&#39;action ce soir. Le rendez-vous a été fixé à 22h30 en bas de l&#39;Institut du Monde Arabe. Il devrait être là. Je donne un cours juste avant et j’en viendrai directement pour ne pas trop éveiller leurs soupçons.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle raccroche, beaucoup moins assuré qu&#39;auparavant. Sans le savoir, elle a parlé pour la dernière fois à ces deux personnes et a précipité leurs chutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle arriva enfin devant ce dancing, Les Étoiles, un ancien cinéma des années 20 qui avait été reconverti en Dancing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;entrée de ce lieu céleste le faisait ressembler à un lieu de perdition, une de ces boîtes de nuit au contenu plus que louche, avec son long couloir bien éclairé dans lequel on avait posé un antique projecteur de cinéma. Dans l&#39;embrasure de la large ouverture, un homme en costume, d&#39;une carrure de difforme, reluquait hommes et femmes pour tenter de savoir si l&#39;on venait bien pour danser ou pas... Au fond, la caissière, la cigarette roulée collée aux lèvres, faisait tant bien que mal son mieux pour sembler aussi abjecte que possible. Elle y arrivait partiellement tel le cerbére, l’oeil vif mais empli de dédain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune garçon responsable du vestiaire, l&#39;oreillette de portable dans une oreille, semblait être un schizophrène, ayant une moitié d&#39;encéphale pour chaque activité. Celle du vestiaire ayant héritée de la plus petite partie des deux. Le passage au vestiaire obligatoire et peu ragoutant ( un peu comme la douche et le pédiluve à la piscine ) était donc le moment où on avait le temps de discuter avec le visiteur d&#39;avant, et le visiteur d&#39;après. On prenait le temps de se dévêtir, d&#39;enfourner sa veste, son manteau dans un sac à dos riquiqui qu&#39;on confiait avec le sourire au demeuré du vestiaire qui le prenait sans mot dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une porte battante séparait l&#39;arrivant de ce monde de chaleur et de son. Parfois, enfin, juste avant de confier ses bagages au monsieur du vestiaire, l&#39;arrivant d&#39;avant pénétrait dans la salle et des notes chaudes et suaves s&#39;échappaient des battants en mouvement. On entrevoyait fugitivement des couples se déplaçant tout précautionneusement, obéissant aux consignes données par une voix féminine, c&#39;était rapide et flou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marbre vieilli n&#39;avait pas perdu son lustre du début du siècle. Dessus, comme à la meilleure époque, dansaient des dizaines de couples, aux rythmes des musiques latines qui emplissaient l&#39;air de sons des îles. Les femmes, vêtues légèrement vu la température hivernale qui s&#39;était abattue sur les rues de paris, transpiraient légèrement, leurs tempes brillantes de sueur, leurs yeux agrandis par la passion, leur sourire vibrants de plaisir. Leurs pas étaient légers et pourtant semblaient parfaitement organisés, se mêlant avec harmonie à ceux de leurs cavaliers les plus talentueux. Les autres étant contraintes de faire bonne figure et d&#39;éviter les souliers brillants de ces messieurs sur leurs orteils pales et ouvragés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les couples se formaient, se défaisaient pour, dans l&#39;instant suivant, se reformer différemment au gré des envies, des trajectoires, des sourires et des regards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le cours de Son, une danse traditionnelle cubaine, s&#39;achevait, la professeur de danse s&#39;esquiva pendant quelques instants dans les coulisses de la scène qui surplombait la piste de danse. Elle était rayonnante mais hors d&#39;haleine; les derniers exercices de la session de danse ayant été particulièrement difficiles. C&#39;était une andalouse qui vivait en France depuis quelques années. Elle maîtrisait la langue française aussi bien de les danses latines en général. Ce soir là, elle semblait légèrement plus crispée qu&#39;a l&#39;habitude, sans qu&#39;on puisse imaginer pourquoi au premier abord. Elle est en retard et, pour une fois, dédaigne les offres qu’on lui fait d’aller boire un verre dans un bar voisin, pour discuter après le cours. Elle enfile un grand manteau noir, sort dans la rue bruyante et toujours animée, marche quelques mètres avant de s’engouffrer dans le métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fine silhouette s&#39;approche du parvis lumineux de l&#39;Institut. Il sera dix heures trente du soir dans quelques instants. Elle marche d&#39;un pas décidé, presque trop rapide pour cette frêle silhouette. Installée sur le parvis éclairé par des dizaines des petites loupiotes incrustées dans le marbre, elle s&#39;allume rapidement une cigarette de laquelle elle tire une grande bouffée. Il fait nuit noire depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roberto, El Cubano comme on l’appelait dans le milieu, était habituellement en retard. Il avait été prévenu par son escorte qu&#39;un policier planquait à l&#39;endroit de son rendez vous, équipé d&#39;un appareil photo. Il avait demandé à ce qu&#39;on se débarrasse de lui, rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son affaire du soir était de la plus haute importance : Il lui fallait se mettre en contact avec la jeune femme parce qu’elle détenait des renseignements importants sur l&#39;arrivée d&#39;immigrés d’un genre un peu particuliers du Venezuela dans les prochains jours. Son cousin avait bien souligné l’importance du rendez-vous et le fait que celui-ci devait être confidentiel. Il attendait dans son véhicule quand un éclat lumineux en haut du bâtiment de l&#39;Institut attira son regard une fraction de seconde trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vêtu de noir, Ange attendait depuis presque deux heures dissimulé entre les antennes pour transmetteurs téléphoniques et les paraboles satellites. Son arme était entièrement montée et posée sur son trépied. Le bruit du système de stabilisation faisait un ronronnement grave qui lui permettait de se concentrer un peu plus facilement. Il avait bien vu l&#39;altercation entre la grosse BMW et le petite Fiat bleue garée en contrebas. Il savait que les gros bras de Roberto faisaient souvent ce genre de ménage et il plaignait le pauvre petit qui était en train de se faire dérouiller. En fait, il savait beaucoup d’autres choses sur Roberto mais plus aucune ne lui serait malheureusement utile. Il était déjà l&#39;heure de passer à l&#39;action. On lui avait dit 22h30 et la ponctualité faisait partie de ce pourquoi on le payait. Il épaula l’arme de précision, chercha sa cible quelques instants, retint sa respiration et tira 3 fois sans hésiter. Trois douilles s’ejectérent du fusil, retombant en tintant sur le sol. L’arme était équipée d’un silencieux et elle n’avait fait aucun bruit. Après avoir éteint le viseur à amplification de lumière, Ange démonta son arme sans précipitation, se dirigea vers l’arrière du toit et descendit rapidement la petite échelle métallique qui le menait sur une des terrasses intermédiaires de l’Institut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bas du bâtiment qu’il longea sur une dizaine de mètres, une moto de marque japonaise l’attendait. Il l’enfourcha, démarra et parti rapidement vers le long de la Seine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin, Roberto baignait mort dans son sang dans une antique Mercedes marron-beige. Visiblement abattu de loin, son pare-brise s&#39;était étoilé sous l&#39;impact de la balle qui l&#39;avait tuée. Lola fut retrouvée gisant au pied du véhicule, sans connaissance mais indemne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sergent Dumoulin, en civil, dans un véhicule civil, fût également retrouvé abattu dans son véhicule, cible, semble-t-il d’individus armés circulant à bord d&#39;une puissante berline. Ils avaient ouvert le feu avec des armes automatiques sur son véhicule, ne lui laissant aucune chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:78%;&quot;&gt;-- explication trop claire&lt;br /&gt;Au commissariat, c&#39;était l&#39;alerte rouge : En moins de 24h, on avait obtenu une information capitale sur la capture d&#39;un des patrons du Cartel de Notre Dame, on avait monté une embuscade et finalement, quelqu&#39;un avait eu vent de l&#39;affaire on ne sait comment et avait abattu l&#39;intermédiaire qui devait venir contacter Lola Bridou. Le sergent du labo photo qui planquait avait lui aussi été abattu. Il semblait au premier abord que deux équipes avaient été présentes sur place. Une équipe officielle qui protégeait le représentant du Cartel et au moins un autre tireur, celui qui avait tué Roberto.&lt;/span&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4194559151314029358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/4194559151314029358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/02/les-etoiles.html' title='Les Étoiles'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-6922300419629390092</id><published>2009-02-04T23:33:00.003+01:00</published><updated>2009-02-04T23:58:42.525+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fantasy"/><title type='text'>Altercation</title><content type='html'>&quot;Votre contact sur place s&#39;appelle Tibo, l&#39;aide du cuisinier de la Taverne du Cor Doré. C&#39;est un jeune cuistot, un peu tête en l&#39;air. C&#39;est un agent également. Il vient d&#39;un système galactique un peu différent du votre où les habitants sont naturellement schizophrènes. Sa deuxième identité est disponible dès que la nuit tombe et cohabite pacifiquement avec son identité de jeune adolescent cuisinier. Il connaît très bien le coin et devrait pouvoir vous renseigner sur les tenants et aboutissants politiques de la région. Vous avez une totale liberté quant aux moyens que vous pouvez employer, mais à une seule condition: nous ramener ce caillou dans les 24 heures.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, le briefing du patron finissait par cette tragique note de réalisme. Depuis que notre organisation était cotée en bourse, il fallait être efficace et donc rentable. Quel métier ingrat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quittais son bureau et me rendais immédiatement en salle d&#39;accoutumance. Sur place, on me delivra les nécessaires oripeaux dont il faudrait me vêtir. Des vêtements d&#39;apparence usés et modestes mais contenant en général quelques petits gadgets non disponibles sur le monde ou j&#39;allais intervenir, tout cela pour me sortir d&#39;embarras, si besoin était. Je récupérais également une puce de traduction pour cette zone de la galaxie, ainsi que deux bracelet de force, contenant entres autre un module Teslarmor, la panoplie anti-mort habituelle, un levitateur personnel, un analyseur psycho-radio et un détonateur anti-contamination qui détruirait tout mon attirail si celui-ci s&#39;éloignait de moi trop longtemps ou trop loin. Avec ce genre de matériel, je pouvais facilement me faire passer pour un dieu en me rendant sur un monde qui ignorait l&#39;existence de l&#39;Agence. D&#39;ailleurs, certaines blagues des agents issus de la Terre racontent que Jésus est un agent... Mon apparence physique était déjà assez proche de celle des habitants de cette planète, même si j&#39;allais paraître un peu chétif, et je ne pris qu&#39;une pilule pilolfactive pour voir ma pilosité et mon odeur corporelle temporairement augmentées; le genre de truc qui fait toujours sourire les agents qui ne travaillent que dans des mondes supra-civilisés ou l&#39;apparence est réduite à un moule unique et, dans le meilleur des cas, à la possibilité de choisir un surnom à la naissance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle de Transfert, je bippais mon Identifiant Universel Importé sur le sas d&#39;entrée qui se déverrouilla en silence. Le sas procéda aux habituels nettoyages, mise en température, vapeurs de désinfectants et finit par la projection d&#39;un nano-polymère protecteur. Enfin, la porte de sortie s&#39;ouvrit et je m&#39;avançais vers le Téléport, une dalle en granite traitée. Ici, l&#39;enseignement qu&#39;on recevait lors de notre formation d&#39;Agent était mis en oeuvre : Je visualisais la matrice de transfert, sélectionnais le quadrant de destination de mon transfert et laissait le polymère du sas faire son œuvre. La lumière envahit mon champs de vision et j&#39;eus l&#39;impression de me retrouver dans une machine à laver le linge, en plein essorage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Téléport avait bien fonctionné mais il était visiblement inutilisé depuis trop longtemps et c&#39;est dans une mare de boue de j&#39;apparaissais. Le tetraèdre de transfert était presque entièrement immergé et je luttais en titubant pour ne pas m&#39;étaler de tout mon long dans l&#39;eau croupie et puante. Je remontais des marches taillées dans la roche, franchissais un virage serré avant d&#39;apercevoir quelques rais de lumière à travers un buisson touffu qui barrait la sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le franchissais tant bien que mal protégé par ma Teslarmor réglée au niveau minimum. Dehors, la nuit était déjà tombée et j&#39;étais donc presque en retard pour mon rendez vous avec l&#39;aide du cuisinier. Le malaise consécutif au transfert commençait dèjà à s&#39;estomper. Les petites étoiles qui clignotaient dans mon champ de vision se diluaient dans la nuit noire. Au loin, un petit village d&#39;une cinquantaine de constructions occupait une vallée dans laquelle un cours d&#39;eau sinuait. Seule la grand&#39; place du village semblait animée d&#39;une lueur fantomatique, celle de la taverne ou m&#39;attendait mon rendez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;entrais dans la taverne, unique bâtiment du village bruyant a cette heure de la soirée. Les membres de l&#39;assemblée ne me jetèrent qu&#39;un regard vaguement désintéressé, signe que les petits gars du bureau de l&#39;accoutumance avaient bien fait leur boulot. En m&#39;approchant du comptoir, je pus me faire une idée du phénotype des gens de la région. Plutôt du même genre de faciés que le mien, mais la plupart plus grand et plus musclés que moi. Les plus grands semblaient même faire plus que 2m30 de haut et peser peut être deux ou trois fois mon poids. J&#39;avais un peu l&#39;air d&#39;un nain, heureusement que j&#39;étais plutôt grand sur mon monde d&#39;origine... Je prenais quelques optoshots numériques, histoire de compléter un peu les archives de l&#39;Agence. En m&#39;approchant du comptoir, je m&#39;aperçus que le tenancier avait une discussion animée avec quelque chose qui ressemblait à un troll mercenaire. 2m70 de chair, une armure de cuir qui enlaçait des muscles qui faisait tous au moins la taille de ma cuisse pour, et un air pas franchement affable à première vue. Là visiblement, il était d&#39;humeur même si le tavernier avait l&#39;air pas follement rassuré de devoir parler avec ce géant dont le visage dépourvu de nez indiquait ses origines troll.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m&#39;approchais d&#39;eux et réussissais à monter sur un des tabourets géants, me retrouvant ainsi la tête au dessus du comptoir, comme si tout était normal. Je commandais l&#39;équivalent local d&#39;une bière, activait la fonction d&#39;inhibition alcoolique de mon bracelet et descendais prestement le gros verre de que le barman m&#39;avait servi d&#39;un air un peu soupçonneux. Voyant que je sifflais le verre rapidement, son expression se radoucit, et il repartit vaquer à essuyer ses verres. Le géant sans nez semblait occupé a manger une portée de rats vivant qu&#39;on mangeait ici trempés dans une sauce au vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me penchais en me haussant sur mon tabouret, et m&#39;adressait au tenancier :&lt;br /&gt;«- Excusez-moi, mais je cherche le petit Tibo, je lui ai demandé de faire une course pour moi et il devrait avoir quelque chose à me donner, demandai-je en inventant une demi-histoire au moment où je la racontais.&lt;br /&gt;- Ha ouais ? Figurez-vous que je n&#39;ai aucune idée d&#39;òu il peut être. Cela dit, ajouta-il d&#39;un air mauvais, c&#39;est intéressant que vous m&#39;en parliez parce que justement mon ami Proggueur me disait que si quelqu&#39;un le cherchait, ben j&#39;avais qu&#39;a lui dire...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retournais et me trouvais face au troll que j&#39;avais aperçu lorsque j&#39;étais rentré dans la taverne. Visiblement, j&#39;avais posé la mauvais question à la mauvaise personne. Et il allait falloir montrer à ce gros tas qui était le patron, ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;énorme monstre banda ses muscles, faisant craquer le cuir bouilli de son armure. Pendant quelques dixièmes de seconde, rien ne se passa et soudain, il poussa un cri rauque et puant. Je vacillais. Il faisait presque un mètre de plus que moi, mais mon sourire s&#39;élargit. Je croisais les mains et augmentait le champ de force de mon bracelet. La Teslarmor qui courait sur mon épiderme monta à sa puissance maximum donnant l&#39;impression à mon auditoire que ma silhouette luisait faiblement dans la clarté obscure de la taverne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il déploya son énorme bras et assena un coup formidable en direction de mon estomac. La Teslarmor anticipa le choc en augmentant la gravité au point d&#39;impact anticipé, quelques millièmes de seconde avant celui-ci. Cette augmentation de la gravité permettait au transfert d&#39;énergie de ne pas avoir lieu, ou plutôt d&#39;avoir lieu mais dans l&#39;autre sens. Un peu comme si un vélo heurtait un éléphant en croyant pouvoir l&#39;écraser. Ici, ma protection équivalait à être aussi grand et lourd qu&#39;un chêne centenaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poing heurta mon épiderme au niveau de mon estomac, et toute la carcasse géante qui suintait de haine recula d&#39;un bon mètre, ses énormes pieds s&#39;enfonçant dans la terre détrempée. Le moniteur de mon armure s&#39;alluma en jaune dans mon écran-oeil-haut indiquant un coup modéré à l&#39;estomac. Le genre de choc qui aurait du me tuer en temps normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hurla de douleur, redoubla de haine pour l&#39;ignoble lutin que j&#39;étais et tenta de me décrocher la tête avec son autre poing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est une scène toujours intéressante à vivre, car tant que ça ne vous est pas arrivé en vrai, vous avez du mal à y croire, mais la chose qui venant de poser sa grosse patte sur ma joue était en train de s&#39;envoler vers la droite, tout son corps se déplaçant autour de son poing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s&#39;écroula de tout son long, le bras quasiment cassé sous le choc. L&#39;armure avait viré au cramoisi là où les coups avaient porté, pour simuler des hématomes et pour signaler également à son porteur l&#39;état d&#39;usure du champ tesla. Le moniteur interne indiquait que j&#39;avais épuisé 4% de la capacité de l&#39;armure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;ambiance dans la taverne avait changé du tout au tout. Les conversations enflammées avaient laissé la place à un silence de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dégainais une de mes micro-dagues. Elles avaient été modifiées de façon à ressembler à des armes normales. Tout doucement, alors que l&#39;auditoire retenait encore sa respiration, je passais la dague à travers le comptoir qui était en bois massif, le tranchant comme si c&#39;était une vulgaire feuille de papier. Le bout du comptoir tomba en faisant un bruit sourd monstrueux, rebondissant au passage sur mon tibia.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6922300419629390092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6922300419629390092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2009/02/altercation.html' title='Altercation'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2094090292911557386</id><published>2008-08-19T22:11:00.002+02:00</published><updated>2008-08-19T22:15:42.506+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Vol à la tire</title><content type='html'>Le vaisseau dérivait depuis 24h. À l’intérieur, tout était silencieux à part une petite sonnerie stridente provenant d’un grand container en Plexiglas qui laissait transparaître une silhouette massive. Accolée au container, une lumière rouge scintillait lentement, respiration silencieuse d’une machine endormie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les coursives flottaient des cadavres décomposés la plupart vêtus des mêmes uniformes bleus ciel frappés de l’étoile blanche des Cosmocops. Vu de l’extérieur, le vaisseau semblait parfaitement normal, même sa trajectoire aurait pu passer pour prévue tant il semblait être en pleine maraude de surveillance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur Otok-9000, Stéphane Paluron et Laurent De Trintillac étaient nerveux car ils venaient de recevoir une transmission automatique d’un Copfighter qui leur demandait de décliner leurs identités et plan de vol ainsi que la description de leur cargaison. Le problème est que leur cargaison était volée et qu’aucun d’entre eux n’avait pu mettre au point une histoire satisfaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se connaissaient depuis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures plus tôt, ils avaient intercepté un convoi de transport de fond en plein Manhattan-Douze. Le véhicule de convoyage était de la toute dernière génération et n’avait pas été patché contre la faille que Stéphane avait découvert quelques jours auparavant en surfant dans les bas-fonds de la Matrice. Ils avaient lancé le ver sans trop présumer du résultat et à leur grande surprise, le convoyeur s’était éteint et ouvert sans autre avertissement. Ils n’en avaient pas cru leur yeux et s’étaient précipités pour charger les blocs de platine dans leur autovobile. En rentrant chez eux, ils avaient eu la chance d’intercepter une communication radio de la police qui mettait à l’instant leur tête à prix. Ni une ni deux, ils avaient filé au spatioport pour s’envoler vers Jupiter-weste, la colonie miniére de la géante gazeuse. C’est ainsi qu’en chemin, ils avaient rencontré le Copfighter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dirigé par un système automatique de contrôle, le Copfighter avait été programmé pour faciliter les procédures de vérification d’identité. C’est ainsi que Stéphane et Laurent étaient persuadés que l’automate avait enclenché la procédure d’arrestation parce que le platine n’était pas camouflé dans le cargo de l’Otok. En réalité, l’automate avait effectivement détecté une cargaison recherchée mais attendait l’aval d’un intervenant humain pour procéder à l’arraisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 minutes passérent, puis 20, puis 30 et le Copfighter ne bougeait toujours pas. Au bout de ce temps, les deux comparses etaient persuades que quelque chose n’aillait pas bien et ils tentèrent de filer sans demander leur reste. Malheureusement, l’IA du Copfighter avait été configurée pour empêcher ceci et le missile a diffusion de champs eu raison du générateur de l’Otok. Il se mis a dériver pendant que le Copfighter les arraisonnaient sans ménagement avec son champs de force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils furent sommés de se rendre dans le sas du vaisseau policier. Une fois dedans, l’automate les laissa tranquille et émis un signal sonore dans la cabine des permanents du vaisseau. Encore une fois, plusieurs dizaines de minutes passèrent avant que Stéphane exaspéré par le silence de l’équipage, et un peu en désespoir de cause, ne décide de tenter de déverrouiller le sas via un de ses programmes virus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y arriva, et c’est dans une section de couloir non éclairée, non pressurisé et sans gravité qu’ils pénétrèrent. Tout semblait inanimé. Au détour d’un couloir, ils eurent la frayeur de leur vie : Un corps flottait a mi hauteur. Vêtu de lambeaux de ce qui avait dû être un uniforme de Cosmocop. Complètement décomposé, il n’en restait que le squelette, qui miroitait presque dans la clarté faiblarde qui perçait a travers les panneaux en Plexivitre.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2094090292911557386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2094090292911557386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2008/08/vol-la-tire.html' title='Vol à la tire'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-5923079192267577748</id><published>2008-08-19T00:25:00.004+02:00</published><updated>2008-08-19T00:59:55.349+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Dégradé</title><content type='html'>La nuit était tombée depuis quelques heures sur le quartier résidentiel. Plus un bruit, sauf le lointain vrombissement de l&#39;autoroute qui ne cessait jamais. La gouttière en zinc semblait animée d&#39;un tremblement vague et rapide, comme si un vent soufflait le long de la façade en briques bistres de l&#39;immeuble. A son extrémité pendue dans le vide, le noir profond et sans vie attirait l&#39;œil comme un aimant, malgré les tressautements du tuyau ouvert. Dans ce noir profond, la vie est. Petite et tenue, quelques grammes de l&#39;étincelle divine sont actifs et cherchent leur pitance, escaladant la paroi verticale et souillée du déversoir. La pluie était tombée quelques heures auparavant laissant la route en bitume humide et parsemée de flaques d&#39;eau et remplissant la gouttière d&#39;une provision invraisemblable de denrées pour notre étincelle qui se repait dans la pénombre de cette manne tombée du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques centimètres de ce festin, dans l&#39;encadrement blanchâtre qui découpe une fenêtre, un mur éclairé d&#39;une lumière blafarde verdâtre, couvert d&#39;une tapisserie sans âge dont les multiples déchirures entre les lés laisse entrevoir un mur de béton rongé par les champignons et zébré d&#39;humidité. Un poste de télévision d&#39;un autre âge éclaire la pièce par intermittence et le crachotement du haut-parleur retranscrit tant mal que bien les dialogues et sons d&#39;un film policier trop mal fait. Dans un gros fauteuil en tissu écossais, un homme est assis. Il porte un béret marron et tiens une canne recourbée dans sa main gauche. Ses pieds sont chaussés de pantoufle en tissu écossais bleu sombre avec un petit liseré vermillon. Seul son imposant nez semble déborder de sous son béret et son immobilité contraste avec le tremblement télévisuel et divin qui l&#39;entoure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;homme s&#39;ennuie, mais comme il est seul, il ne le montre pas.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5923079192267577748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5923079192267577748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2008/08/dgrad.html' title='Dégradé'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-9090325900538112806</id><published>2008-06-30T13:56:00.000+02:00</published><updated>2008-06-30T13:59:07.575+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Lumières du temps</title><content type='html'>&lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Inachevé. Vous avez compris ou je voulais en venir ? Je manque d&#39;idée pour en faire un récit cohérent.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement était la noirceur. Sombre et Profonde. Sans début et sans fin. Personne ne savait qui l&#39;avait mis là, même si certains avaient leur opinion à ce sujet. Un moment plus tard, ou était-ce une éternité après, il y eut une explosion de joie et de lumière. Instantanée, si violente que ceux qui regardaient furent surpris, s&#39;il y en avait. Ainsi naquit la première. Et de sa chair, la seconde. Et ainsi de suite. Chacune donnant naissance à quelques autres suivantes, plus ou moins jeunes, plus ou moins sages, plus ou moins sombres, plus ou moins fréquentables. Et le cycle se perpétua pendant longtemps. Ou était-ce un instant ? Leur terrain de jeu paraissait sans limite et elles s&#39;y promenaient librement, en prenant garde de rester à proximité des plus éclairées, pour mieux apprendre et rayonner ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était née par un beau matin de printemps, d&#39;été, d&#39;hiver et d&#39;automne. Depuis sa naissance, elle avait été préservée soigneusement. Toujours prête à suivre son compagnon si éclairée, elle s&#39;était, sans le savoir, assurée un futur radieux. Elle serait l&#39;hôtesse de la vie. Sa peau était diaphane, presque transparente tellement elle était blanche. Les doux battements de son coeur faisait régulièrement palpiter sa gorge immaculée et si fine. Seule au début dans le noir, elle avait un peu erré, ombre grise aux reflets rougeoyants et s&#39;était mise à pleurer parce qu&#39;elle n&#39;y voyait rien. Au bout de quelques instants, un de ses semblables lui avait apporté la lumière, l&#39;avait rassurée et lui avait redonné des couleurs, plus vive que le gris et moins que ce rouge rubis qui palpitait dans ses entrailles. Elle avait la couleur de l&#39;espoir et du ciel. Elle l&#39;avait suivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s&#39;était alors promené tranquillement, en compagnie de quelques unes de ses amis. Elle avait aussi arrêté de pleurer et répandu des effluves de menthe et d&#39;abricot dans l&#39;air. La lumière se diffusait douce sphères orangées qui se dilataient rapidement. Presque transparentes, elles réchauffaient sa peau, la colorant d&#39;un doux reflet orangé-brun. Toute de bleu et de vert vêtue, elle était presque la plus jeune et la plus énergique des membres de la bandes. Cela faisait quelques minutes qu&#39;elles avaient entamés leur parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette fin d&#39;après-midi, la lumière était toujours aussi belle et l&#39;atmosphère assez douce. Alors qu&#39;elle s&#39;apprêtait à poursuivre son bout de chemin, elle aperçu cet insecte s&#39;approchant d&#39;elle. Elle en avait entendu parler par d&#39;autres de ses amies, mais n&#39;en avait jamais vu en vrai. Alors que celui-ci semblait converger directement vers son ventre dévêtu, elle lui donna un petite tape pour le provoquer. Aussitôt, il déploya des couleurs chamarrées et continua à s&#39;approcher lentement décrivant alors de lentes circonvolutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il finit par se poser sur son ventre. Ou plutôt se retrouver collé dessus. Il redevint sombre. Elle expédia ce qui semblait être devenu un cadavre d&#39;un coup sec. Il tomba rapidement reprenant ses couleurs presque aussitôt avant de noircir à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là ou l&#39;intrus s&#39;était posé, elle sentit un léger fourmillement et cru apercevoir de sombres traînées qui ondulaient légèrement. Elle ne s&#39;en formalisa pas davantage et continua d&#39;un pas léger à se promener. Tournant lentement le dos à la lumière qui commençait à chauffer un peu trop son visage, elle poursuivit sa ronde. Bientôt, la chaleur qu&#39;elle ressentait sur son visage s&#39;estompa pour laisser place à une fraîcheur reposante. Elle ferma les yeux et s&#39;assoupit quelques instants. Les doux sons qui l&#39;entouraient l&#39;entraînèrent dans une féerie de rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aldo repris conscience dans un hurlement de sirènes et de voix synthétique. Le vaisseau annonçait l&#39;approche d&#39;un système terrestre correspondant aux critères qu&#39;on lui avait demandé de chercher et le pilote automatique avait commencé à faire émerger les Élus de leur cryogénie. Sauf que cela n&#39;aurait dû avoir lieu qu&#39;une fois le vaisseau posé à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aldo était un Élu. Un de ces heureux vainqueurs à la loterie mondiale organisée tout les ans. Elle permettait à 10 être humains, parmi les plus aptes de la race humaine, de partir dans un des vaisseaux d&#39;exploration, dans l&#39;espoir de trouver une planète habitable aux confins de la Voie Lactée. La Terre était surpeuplée.&lt;br /&gt;Depuis 2070, le gouvernement fédéral mondial avait mis en place ce programme pour tenter de calmer la marmite sur laquelle il était assis : 35 milliards d&#39;individus peuplaient la planète Terre. Depuis une trentaine d&#39;année, le réchauffement climatique avait fini par faire fondre la calotte glacière, élevant le niveau des eaux de plus de 10 mètres dans certains endroits du globe. La famine touchait environ 80% de la population et les 20% restant vivaient soit en Noram, soit en WEuro, des régions anciennement riches du monde. Ils avaient embarqué 12 ans auparavant et depuis 12 ans, s&#39;étaient réveillés une autre fois pour tomber sur une planète qui réunissait toutes les conditions nécessaires, sauf la plus importante : les embryons humains ne s&#39;y développaient pas normalement à cause du champ magnétique trop élevé. Ils avaient ainsi sacrifié une dizaines de leurs clones avant de s&#39;apercevoir de ce terrible inconvénient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aldo sentit lentement son corps se réchauffer, à mesure que le sang de substitution qu&#39;on lui avait injecté avant de l&#39;endormir était remplacé par son sang original. Petit à petit, les sensations revinrent et il commença bientôt à éprouver des picotements dans les extrémités de ses membres. Il savait que dans quelques minutes, c&#39;est tout son corps qui l&#39;élancerait pour de nombreuses minutes. Aussi avancée que fût la technologie, ce genre d&#39;effets secondaires était particulièrement désagréable, surtout quand en même temps l&#39;ordinateur de bord hurlait (oui, il hurlait bien) : &quot;Impact dans 24 secondes ! Alerte ! Système de navigation endommagé !&quot;. Aldo comprit qu&#39;il n&#39;aurait aucune chance de sortir du cocon cryogénique avant l&#39;impact. L&#39;ordinateur, dans un sursaut de lucidité dû aussi comprendre que cela ne serait pas possible et réinjecta massivement du somnifère dans les corps des Elus avant de verrouiller à nouveau leurs verrières. Aldo replongea dans les ténèbres à travers tunnel de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jungle était couleur or, et toute la végétation semblait être faite de sable. Les pins géants ondulaient lentement sous l&#39;effet d&#39;une brise vespérale. Le vaisseau s&#39;était écrasé au milieu de cette immensité jaunâtre. Le feu chimique s&#39;était propagé aux environs immédiat de l&#39;engin. Sur un cercle de quelques centaines de mètres, la fumée noire et acide s&#39;élevait en panaches lents et paresseux. L&#39;Ordinateur de bord avait vidé l&#39;ensemble de ses réserves de mousse extinctrice sur la carcasse noircie. Pas un son hormis celui de la végétation.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/9090325900538112806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/9090325900538112806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2008/04/lumires-du-temps.html' title='Lumières du temps'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-5293013475480381008</id><published>2008-06-30T13:55:00.001+02:00</published><updated>2008-08-19T01:01:29.787+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Rencontre souterraine</title><content type='html'>Après quelques minutes à galoper dans les tunnels sombres et obscurs, Arthur s&#39;arrête quelques instants pour souffler. Appuyé sur les parois luisantes d&#39;huile et noires de poussière, il laisse son cœur ralentir progressivement, la course qu&#39;il vient de faire a répandu dans son corps un peu trop d&#39;enzyme-Z pour le laisser complètement serein. L&#39;enzyme, même si elle avait l&#39;immense avantage d&#39;augmenter temporairement les perceptions de son hôte, pouvait conduire à la cécité complète en cas d&#39;augmentation trop longue du rythme cardiaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arthur voyait tout très clair, les traces de rouille des tuyaux qui longeaient le boyau, les débris qui stagnaient dans l&#39;eau croupie, les particules en suspension qui tourbillonnaient lentement, les rats curieux qui commençaient à ressortir de leur refuges. A chacune des pulsations de son cœur, sa vision montait en luminosité, l&#39;enzyme-Z colorant tout en jaune pâle. Il portait la main à sa ceinture et tournait le robinet d&#39;admission de son injecteur d&#39;un quart de tour. Aussitôt ou presque, le jaune refluait lentement et il sentait l&#39;obscurité se refermer sur lui. Il savait qu&#39;il était bien au point de rendez-vous et pourtant, il n&#39;avait senti aucune autre odeur que celle des égouts, vu rien d&#39;autre que le décor classique des ces souterrains immondes et entendu que le bruit de ses pas et des rats qui grattent leur moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;apparition est aussi soudaine qu&#39;imprévisible. Arthur croyait que l&#39;enzyme-Z lui aurait permis de prévoir cela, et pourtant, il n&#39;avait rien anticipé : lentement, comme si un mirage se dissipait, il voit apparaître à quelques centimètres de lui, une silhouette trapue couverte d&#39;un manteau qui semble prendre vie à travers le vide. Elle gonfle comme un spectre qui s&#39;opacifie. Puis plus rien de bouge. L&#39;apparition est suspendue à un tuyau, sans effort apparent. Ses lourdes bottes rentrent dans le bouillon saumâtre à leur pieds sans presque faire de vaguelettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette voix spectrale qui s&#39;éleva lorsque son interlocuteur prit la parole devrait être celle qui le poursuivrait en songe pour le reste de sa vie. Métallique, presque aigüe, au timbre néanmoins assez agréable et qui même lors d&#39;un murmure restait parfaitement audible. Elle prononça la phrase-passe qu&#39;il avait reçu quelques heures auparavant et il lui exhiba son badge-chronos qui se mit à luire d&#39;un rouge éclatant confirmant ainsi que son interlocuteur était bien un des envoyés d&#39;IChrone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, Arthur se hâtait de repartir chargé d&#39;un détonateur ultra-perfectionné de la taille d&#39;un petit briquet; la silhouette de son mystérieux correspondant s&#39;était évanouie aussi rapidement qu&#39;elle était apparue.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5293013475480381008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/5293013475480381008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2008/02/rencontre-souterraine.html' title='Rencontre souterraine'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-694014480096828974</id><published>2008-06-30T13:47:00.001+02:00</published><updated>2008-08-19T22:30:27.283+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Dancing Star</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;c&#39;est un texte que j&#39;ai pondu en souvenir des soirées Salsa organisées par &lt;a href=&quot;http://www.calleluna.com/&quot;&gt;Luna&lt;/a&gt;, professeur de danse et personne incroyable. Inachevé par manque d&#39;inspiration autre que celle de décrire...&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;float: left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/sebcaen/1486526944/&quot; title=&quot;photo sharing&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm2.static.flickr.com/1093/1486526944_31a229bc37_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0);&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;span style=&quot;margin-top: 0px; font-size: 10px;&quot;&gt; Photo de &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/sebcaen/&quot;&gt;Sebcaen Ulysses&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;C&#39;était dans une rue animée, non loin du métro Château Rouge. Ils allaient dîner dans ce petit bar restaurant, où les patates maison étaient à tomber par terre et à mourir d&#39;indigestion, car on pouvait en avoir à volonté. Le patron adorait les filles du groupe. On y mangeait une demi poulet ou bien une escalope de veau à la crème. Puis on filait en rigolant en rang d&#39;oignons vers ce lieu mythique... Sur la route, on croisait des coiffeurs africains dans lesquels les gens du quartier passaient des heures à se préparer pour la soirée. Lieux de rencontre, lieux de fête. Bien souvent, j&#39;arrivais un peu en avance et le patron m&#39;accueillait en me demandant : &quot;alors, où sont les femmes ?&quot;. Je m&#39;asseyais sur la banquette en sky rouge qui collait vite à travers nos légers pantalons. Elles arrivaient en général un peu plus tard, le sourire aux lèvres, les histoires (de fille) plein la tête. Encore plus tard, en général, le scooter que nous connaissions si bien arrivait enfin, monté de nos inséparables acolytes, l&#39;un avec sa chevelure blanche de l&#39;homme sage qu&#39;il n&#39;était pas encore et l&#39;autre avec ses robes de danseuses et ses mocassins à paillettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;entrée de ce lieu céleste le faisait ressembler à un lieu de perdition, une de ces boîtes de nuit au contenu plus que louche, avec son long couloir bien éclairé dans lequel on avait posé un antique projecteur de cinéma en souvenir de l&#39;ancien temps. Dans l&#39;embrasure de la large ouverture, un homme en costume, d&#39;une carrure de difforme, reluquait hommes et femmes pour tenter de savoir si l&#39;on venait bien pour danser ou pas... Au fond, la caissière, la cigarette roulée collée aux lèvres, faisait tant bien que mal son mieux pour sembler aussi abjecte que possible. Elle y arrivait partiellement, devenant ainsi le cerbère du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune garçon responsable du vestiaire, l&#39;oreillette de portable dans une oreille, semblait être un schizophrène, ayant une moitié d&#39;encéphale pour chaque activité. Celle du vestiaire ayant héritée de la plus petite partie des deux. Le passage au vestiaire obligatoire ( comme la douche et le pédiluve à la piscine ) était donc le moment où on avait le temps de discuter avec le visiteur d&#39;avant, et le visiteur d&#39;après. On prenait le temps de se dévêtir, d&#39;enfourner sa veste, son manteau dans un sac à dos riquiqui qu&#39;on confiait avec le sourire au demeuré du vestiaire qui le prenait sans mot dire. Le froid nous saisissait alors faisait naître des frissons qu&#39;on imaginait toujours dûs à la musique et à l&#39;excitation de rentrer dans ce lieu presque sacré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une porte battante séparait l&#39;arrivant de ce monde de chaleur et de son. Parfois, enfin, juste avant que l&#39;on confie ses bagages au monsieur du vestiaire, l&#39;arrivant d&#39;avant pénétrait dans la salle et des notes chaudes et suaves s&#39;échappaient des battants qui battaient. On entrevoyait fugitivement des couples se déplaçant tout précautionneusement, obéissant aux consignes données par une voix féminine, mais c&#39;était rapide et flou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marbre vieilli n&#39;avait pas perdu son lustre du début du siècle. Dessus, comme à la meilleure époque, dansaient des dizaines de couples, aux rythmes des musiques latines qui emplissaient l&#39;air de sons des îles. Les femmes, vêtues légèrement vu la température hivernale qui s&#39;était abattue sur les rues de paris, transpiraient légèrement, leurs tempes brillantes de sueur, leurs yeux agrandis par la passion, leurs sourires vibrants de plaisir. Leurs pas étaient légers et pourtant semblaient parfaitement organisés, se mêlant avec harmonie à ceux de leurs cavaliers les plus talentueux. Les autres étant contraintes de faire bonne figure et d&#39;éviter les souliers brillants de ces messieurs sur leurs orteils clairs et ouvragés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les couples se formaient, se défaisaient pour, dans l&#39;instant suivant, se reformer différemment au gré des envies, des trajectoires, des sourires et des regards. La voix calme et décidée de celle qu&#39;on appelle Luna guidait les couples, leur précisant les détails, les trucs et autres astuces à bien saisir afin de restituer au mieux les mouvements qu&#39;elle montrait soit avec un élève, soit avec son compagnon; les deux bougeant comme si constitués d&#39;un même squelette, gracieux et fluide, sans heurts, d&#39;un mouvement si coulé qu&#39;on le croirait intuitif et qu&#39;il faudrait pourtant des années aux apprentis pour commencer à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des tables rondes longeait un des murs de la salle, face au grand bar. Des nappes en papier, ornées d&#39;hideuses bougies en cire rouge toujours trop vieilles, étaient posées dessus. Et souvent, les quelques personnes qui étaient venues dîner ici se retrouvaient avec les yeux comme des soucoupes à observer les danseurs esquisser leurs premiers pas de son, tentant tant bien que mal de suivre le rythme du &quot;vite, vite, lent&quot;.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/694014480096828974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/694014480096828974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2008/06/dancing-star.html' title='Dancing Star'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm2.static.flickr.com/1093/1486526944_31a229bc37_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-6308306877831953234</id><published>2007-06-29T22:58:00.000+02:00</published><updated>2007-06-29T23:35:48.681+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Indice Nocturne</title><content type='html'>La ruelle était plongée dans l&#39;ombre et seule la lune faiblarde éclairait le mur de briques par intermittence. Un fin crachin tombait depuis quelques heures, recouvrant la surface du bitume noirâtre d&#39;une pellicule humide, attaquant inlassablement tout ce qui était sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;float: left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/christopherpeterson/172673322/&quot; title=&quot;photo sharing&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/45/172673322_89c74656d6_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0);&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;margin-top: 0px;font-size: 10px;&quot; &gt; Photo de &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/christopherpeterson/&quot;&gt;Christopher Peterson&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Immobile à la sortie de la ruelle, une silhouette imposante se découpait dans la lumière jaune sale du lampadaire qui éclairait la façade du commissariat. Un trois quart sombre et un vieux galurin qui semblait tenir en équilibre sur les pans remontés du manteau constituaient les seuls éléments remarquables de cette ombre. De temps en temps, un main gantée de cuir noir sortait de la poche pour aller capturer un cigare dissimulé sous le chapeau, le secouait quelques instants et le portait à nouveau dans le recoin sombre ou se dissimulait le visage de l&#39;homme. Puis l&#39;extrémité du cigare se mettait à rougeoyer, comme douée de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La façade du commissariat croulait. Briques usées, lézardées par endroit, ornée d&#39;une vielle horloge dont le cadran était fendu depuis toujours, semble-t-il. Elle donnait encore l&#39;heure, mais la grande aiguille était pliée, comme pour indiquer qu&#39;on était toujours en retard, ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, un chien se mit à hurler quelques secondes. Terminant son cigare, la main gantée s&#39;en saisit et le lâcha par terre. La botte de cuir s&#39;écrasa dessus, brisant le cigare en petit copaux de tabac et éteignant aussitôt la mince étincelle. Continuant son geste, la silhouette s&#39;approcha du perron de l&#39;établissement d&#39;un pas décidé, presque nonchalant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé au pied des trois marches qui menaient à un porte en bois, la main gantée se glissa sous le manteau pour y saisir un petit paquet enveloppé d&#39;un papier kraft impeccable que la pluie se mit aussi à picorer de ses nombreuses dents humides. Elle déposa le paquet précautionneusement sur la marche la plus basse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis l&#39;apparition s&#39;éloigna d&#39;un pas tranquille. Derrière la porte du commissariat, la sonnerie entêtante d&#39;un téléphone n&#39;allait pas tarder à sonner.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6308306877831953234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6308306877831953234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2007/06/indice-nocturne.html' title='Indice Nocturne'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm1.static.flickr.com/45/172673322_89c74656d6_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-2750250162444254699</id><published>2007-03-21T23:20:00.001+01:00</published><updated>2008-08-19T01:08:41.878+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Sarabande macabre</title><content type='html'>La procession était joyeuse et bigarrée. En premier venaient les chars tirés par des tracteurs décorés eux aussi. Chaque char était le résultat de nombreux mois de travail, les effigies de Bineau, un des ministres de Napoléon III qui était devenu impopulaire en son temps, étaient représentées dans des bûchers, sur des table de torture, ou en train de cuire dans des chaudrons cuivrés fûmants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;float: left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/jsb/4745531/&quot; title=&quot;photo sharing&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0);&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/3/4745531_3a00d2722a_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;margin-top: 0px;font-size:10;&quot; &gt;Photo de &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/jsb/&quot;&gt;jsbouchard&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens étaient déguisés, qui en paysan, qui en monstre et accompagnaient les chars avec force acclamations et cris d&#39;étonnement devant les mécanismes et artifices camouflés dans ces chars. A la fin de la journée, les chars déverseraient leur contenu sur la place de l&#39;hôtel de ville, pour faire un gigantesque feu de joie et fêter ainsi la fin du carnaval.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, les employés de la mairie passeraient quelques heures à nettoyer les cendres, et à collecter les gravas noircis par le feu. Au milieu de ces déchets, Aimé trouverait un tibia qu&#39;il montrerait avec étonnement à Thomas qui irait voir, lors de la pause déjeuner, Sylvain, un de ses amis lieutenant de police. Et ainsi, on découvrirait que dans un des chars de carnaval une femme avait été cachée. Morte probablement avant le bûcher des chars, même si personne, et surtout pas le médecin légiste, n&#39;aurait pu tirer quelque conclusion que ce soit des os qu&#39;on avait retrouvé en passant au peigne fin les gravas du feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, le 2ème adjoint au maire vint annoncer à la police que sa fille aînée de 19 ans avait disparu du domicile parental depuis 4 jours, et soudain, ce petit tas d&#39;os blanchis pris un tout autre aspect. C&#39;était Marie Pelveau, 19 ans, étudiante en lettres moderne. L&#39;identification dentaire confirmerait le terrible pressentiment de la famille Pelveau, plongeant dans le deuil le petit village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commissaire Jachonneau était mandaté par la préfecture pour enquêter sur cette sordide découverte. Il n&#39;était pas tellement ravi de se coltiner encore un de ces meurtres insolubles, mais cela faisait un certain temps qu&#39;il se trouvait un peu trop engoncé dans la capitale, alors finalement, il était content de se retrouver dans cette banlieue un peu trop sombre, un peu trop froide pour un mois de mars, mais drôlement moins polluée que dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son arrivée dans la petite ville ne passa pas inaperçue. Sa promenade autour de la place de l&#39;hôtel de ville, un lundi matin. Lui, seul, emmitouflé dans son imperméable informe et qui semblait faire partie du personnage, tournant, lentement. Pas âme qui vive en vue. Mais exposé néanmoins aux regards des commères qui logeaient dans les immeubles qui ceignaient la petite place.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Un périmètre de sécurité avait été tracé tout autour du foyer. Le cordon en plastique ployait sous le vent du matin blême. Des chars, il ne restait presque rien. Un tas noirci d&#39;une trentaine de centimètre de haut avait été mis à l&#39;abri sous une tente blanche, afin d&#39;éviter les regards des passants ainsi que la dispersion des preuves. Sous celle-ci, le légiste et ses adjoints avaient reconstitué l&#39;intégralité du squelette de la petite Pelveau. Il ne manquait rien. Les premières analyses laissaient entendre que la petite avait été fermement ligotée au niveau des chevilles et des poignets.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Jachonneau en ayant assez du jargon du légiste s&#39;esquiva rapidement et se coula dans le petit bar qui jouxtait la place de l&#39;hôtel de ville, &quot;le balto&quot;. A l&#39;intérieur, trois consommateurs matinaux et le patron lui jetèrent le regarde peu amène de celui qui sait que la présence de la flicaille n&#39;a jamais rien de bon, surtout avant l&#39;heure de sortie des bureaux.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Il commanda un café serré, &quot;avec un zeste de calva&quot;. La présence de cet ingrédient dans son petit déjeuner fit vaciller l&#39;opinion que les occupants du bar avait du commissaire et le patron se permit même une remarque sur la météo, en guise d&#39;ouverture de conversation. Jachonneau était doué pour s&#39;attirer les faveurs des populations rurales. Il avait toujours le mot juste, et l&#39;honnêteté suffisante pour convaincre ses interlocuteurs qu&#39;il n&#39;était pas lui aussi un rouage de l&#39;immense bureaucratie répressive qu&#39;on voyait parfois dans la police...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Après quelques échanges de politesse, Jeanchonneau appris ainsi que la famille Pelveau n&#39;était quand même pas la plus aimée du village, parce que cet élu avait réussi le tour de force à faire fermer la moitié des commerces du village en 4 années de mandat. La poste, la petite épicerie et le coiffeur avaient plié bagages les uns après les autres. A chaque fois pour des raisons différentes, mais à chaque fois sous l&#39;impulsion du père Pelveau, dont, en tout cas pour les habitués du &quot;balto&quot;, on devinait mal les véritables motivations. En même temps, cette famille n&#39;était pas originaire de la région et était arrivée il y a moins d&#39;une dizaine d&#39;années. Ils ne pouvaient donc pas vraiment comprendre que ces commerces étaient la vie même de cette bourgade de l&#39;Est de la France.&lt;/p&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2750250162444254699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/2750250162444254699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2007/03/sarabande-macabre.html' title='Sarabande macabre'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm1.static.flickr.com/3/4745531_3a00d2722a_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-6772891102271528841</id><published>2007-02-25T22:11:00.000+01:00</published><updated>2007-03-22T00:05:50.669+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><title type='text'>Calme Indolent</title><content type='html'>La partie durait depuis bien trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;float: left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/kjrokos/63761384/&quot; title=&quot;photo sharing&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/27/63761384_904b418add_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0);&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;margin-top: 0px;font-size:10px;&quot; &gt; Photo de &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/kjrokos/&quot;&gt;We Are CS&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes, presque assoupis, luttaient pour la victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils attendaient patiemment; assis sur des bancs d&#39;un bois presque centenaire, au milieu d&#39;une pièce d&#39;eau minuscule bordée de joncs et de roseaux desséchés. Chacun leur tour, ils bougeaient leurs pions, espérant profiter de la chaleur presque étouffante de ce jeune matin d&#39;été pour tromper l&#39;adversaire. La tête couverte pour éviter l&#39;insolation, ils buvaient à petites gorgées un thé à la menthe rafraîchissant. Son odeur embaumait les deux vieillards, naphtaline délicieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu de go mobilisait toute leur attention. Ni le vent qui soufflait légèrement à sur le rivage de la pièce d&#39;eau, ni les quelques remous que certains poissons indélicats provoquaient régulièrement ne venait troubler leur concentration. Il semblait statufiés pour toujours, témoignages fossilisés d&#39;un autre temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois une libellule égarée venait planer au dessus du plateau de jeu, le temps d&#39;analyser de ses milles yeux la situation des blancs et des noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes avaient la peau burinée par les ans, rendue rugueuse par des années de travail dans les rizières. Ni l&#39;un ni l&#39;autre ne voyait plus très bien, mais leur esprit avait toujours vingt ans, éclatant et vif comme l&#39;argent. Tout était calme, et l&#39;un deux bougeant lentement, déplaça son pion posément, avec application, comme s&#39;il avait peur de troubler la tranquillité des lieux. Aucune réaction de son partenaire et adversaire, seule la libellule avait bougé, là bas, loin pour se poser sur une branche oscillante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps ne comptait pas vraiment, ici.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6772891102271528841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/6772891102271528841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2007/02/calme-indolent.html' title='Calme Indolent'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm1.static.flickr.com/27/63761384_904b418add_t.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10254314.post-3001940454186113802</id><published>2007-02-21T23:41:00.001+01:00</published><updated>2007-02-22T00:08:11.380+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ecrit"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="french"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="realiste"/><title type='text'>Nourricière</title><content type='html'>Elle est lisse, légèrement incurvée. Il y a sur sa surface un grain minuscule, plus fin que celui du cuir, mais plus gros que celui de la peau. Posée dans le noir, éclairée par une simple lumière éclatante, Elle projette son ombre d&#39;une manière crue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence entre l&#39;ombre et la lumière est énorme. D&#39;un côté, le noir, sombre, mais chaud. De l&#39;autre le blanc aveuglant et tranchant. La surface sur laquelle Elle est posée est lisse, sans défaut, parfaite, mate. Autour d&#39;Elle, la lumière perd très vite de sa force et non loin, l&#39;obcurité a déjà repris ses droits sur la lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dirait qu&#39;il n&#39;y a qu&#39;Elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n&#39;est pas blanche. Elle est sombre, avec des fines nervures accompagnent sa forme allongée, sombre clair et sombre foncé se côtoient. Un marron terre de sous-bois et un autre marron noisette. Des îlots de noisette entre deux lamelles de sous-bois. D&#39;un bout à l&#39;autre, ce mélange si naturel se renouvelle, dans un parfait équilibre. Elle est presque chaude au toucher. Sa douceur évoque nos racines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incurvée, Elle se finit en un évasement, un méplat au bords surélevés. Au fond de ce creuset si rond, la bataille des marrons semble éteinte et seule la noisette teint son fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est si parfaite, on la croirait sculptée par un Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;float: left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/rivard/64642965/&quot; title=&quot;photo sharing&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/33/64642965_c150a45f85_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0);&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;margin-top: 0px;font-size: 10px;&quot; &gt; Photo de &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/rivard/&quot;&gt;Rivard&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/3001940454186113802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10254314/posts/default/3001940454186113802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://au43demarue.blogspot.com/2007/02/lisse-et-douce_21.html' title='Nourricière'/><author><name>Oct</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10969884152933508554</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://farm1.static.flickr.com/33/64642965_c150a45f85_t.jpg" height="72" width="72"/></entry></feed>