<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0' gd:etag='W/&quot;CEUHRnc5fyp7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859</id><updated>2012-04-24T15:43:57.927Z</updated><category term='REACTION'/><category term='Ecriture et mémoire'/><category term='musique'/><title>ⴰⵣⴰⵍⴰⵢ               AZALAY</title><subtitle type='html'>ⵜⵓⵎⴰⵙⵜ ⴰⴽⴰⵍ Vivre libre et heureux !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default?redirect=false&amp;v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;v=2'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>490</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry gd:etag='W/&quot;CEcFSHY_fSp7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-3914783310682200555</id><published>2012-04-24T15:39:00.001Z</published><updated>2012-04-24T15:40:19.845Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-24T15:40:19.845Z</app:edited><title>Richard Zink : « Il faut rétablir la paix, négocier avec les groupes rebelles qui sont prêts à discuter » - maliweb.net</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.maliweb.net/news/interview/2012/04/24/article,62555.html"&gt;Richard Zink : «&amp;nbsp;Il faut rétablir la paix, négocier avec les groupes rebelles qui sont prêts à discuter&amp;nbsp;» - maliweb.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="postDate"&gt;24 avril 2012&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="postFacebook"&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;
&lt;/script&gt; &lt;span style="color: #999999;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="wp-caption alignleft" id="attachment_62556" style="width: 360px;"&gt;
&lt;span style="clear: left; color: #999999; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="" class="size-full wp-image-62556" height="200" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Richard_Zink.jpg?5fc7fe" width="350" /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="wp-caption-text"&gt;
Richard Zink, ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali. © DR&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Richard Zink, explique la position des bailleurs de fonds sur la crise que traverse le pays. Le dialogue avec les rebelles touaregs qui dirigent le Nord du pays peine à s’ouvrir réellement. Un Premier ministre a été nommé, mais les Maliens attendent encore la formation de son gouvernement. La junte militaire qui a fait chuter l’ancien président, Amadou Toumani Touré (ATT), tarde à &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;rendre véritablement le pouvoir. Dans ce contexte, les partenaires extérieurs du Mali essaient de soutenir le pays et, surtout, de contenir l’influence grandissante d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Interview.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jeune Afrique : L’Union européenne a accueilli favorablement&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;l’accord-cadre signé entre la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao)&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;et les anciens putschistes&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;maliens. Comment allez-vous accompagner cet accord ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Richard Zink :&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Dans les prochains jours, ECHO, notre branche humanitaire va envoyer une mission à Bamako pour évaluer les besoins du Mali. L’UE a décidé de mobiliser 9 millions d’euros supplémentaires au titre de l’aide humanitaire pour le pays. En ce qui concerne les futures élections, beaucoup de dirigeants souhaitent la révision des fichiers électoraux. Nous sommes prêts à soutenir ce processus avec d’autres partenaires, afin que les élections soient crédibles, transparentes et surtout que les Maliens y participent massivement.&lt;br /&gt;
Selon vous, l’armée malienne a-t-elle besoin des troupes de la Cedeao pour récupérer les villes du Nord ?&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Pour réussir une forme d’autonomie, il faut d’abord accepter de faire partie d’un seul et même pays.&lt;/strong&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
L’armée malienne a certainement besoin d’aide, mais il faut garder à l’esprit qu’il y a bien deux aspects dans cette crise: un volet militaire et un autre politique. Il faudra prendre en compte les deux pour parvenir à une solution. Actuellement, il n’y pas d’armée (malienne) qui puisse se rendre au Nord et vaincre seule les rebelles. On ne peut pas attendre qu’elle soit prête. Il faut des solutions plus rapides. Pour cela, il y a l’offre de la Cedeao et des autres paretenaires.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;a dit qu’il était favorable à une autonomie – même minime – accordée aux Touaregs. Est-ce que l’Union Européenne partage ce point de vue ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La division du pays a été un grand choc pour les Maliens.&amp;nbsp; J’ai l’impression que la plupart d’entre eux veulent rester unis à tout prix. Une autonomie ou une décentralisation n’est jamais réalisable s’il y a de trop fortes volontés séparatistes. Pour réussir une forme d’autonomie, il faut d’abord accepter de faire partie d’un seul et même pays et ne pas prendre une éventuelle autonomie comme une étape vers l’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pensez-vous que les partenaires occidentaux du Mali portent une part de responsabilité dans la crise actuelle ? Est-ce que le côté exemplaire de la démocratie malienne que les bailleurs de fond mettaient souvent en avant ne les a pas aveuglés sur l’état réel du pays ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Il y a des pays de la région qui n’ont pas accepté que des armes circulent librement sur leur territoire. Ils ont mis en œuvre très rapidement des programmes pour intégrer les combattants revenus de Libye. Le Mali n’a pas voulu lancer ce processus. Il faut se demander comment cette rébellion a pu se préparer au vu et au su des autorités. La responsabilité ne se situe certainement pas au niveau européen. Aujourd’hui, il faut rétablir la paix, négocier avec les groupes rebelles qui sont prêts à discuter dans le but de maintenir l’intégrité du pays et revoir le processus de décentralisation qui pourrait être complété par des éléments d’autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une véritable culture de la corruption s’est installée dans le pays ces dernières années. Qu’en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il faut réformer l’armée et réinstaurer la discipline.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/blockquote&gt;
L’index Doing business de la Banque mondiale, qui traite du climat des affaires, laisse effectivement penser que la corruption est un facteur préoccupant. Le secteur privé&amp;nbsp; se plaint de la fiscalité et de tout ce qui en dépend : les droits de douane et les taxes à acquitter le sont souvent de manière arbitraire et peu transparente. Les entrepreneurs et les citoyens ont par ailleurs peu confiance dans la justice malienne.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Comment le Mali peut-il faire face à la corruption dans son armée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Il faut prendre les mesures qui s’imposent. Il faut réformer l’armée et réinstaurer la discipline. Ce sont de jeunes officiers qui ont pris le pouvoir, cela veut dire beaucoup de choses…&lt;br /&gt;
___&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Propos recueillis à Bamako&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;par&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Baba Ahmed&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;jeuneafrique.com&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-3914783310682200555?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.maliweb.net/news/interview/2012/04/24/article,62555.html' title='Richard Zink : « Il faut rétablir la paix, négocier avec les groupes rebelles qui sont prêts à discuter » - maliweb.net'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/3914783310682200555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=3914783310682200555' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3914783310682200555?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3914783310682200555?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/richard-zink-il-faut-retablir-la-paix.html' title='Richard Zink : « Il faut rétablir la paix, négocier avec les groupes rebelles qui sont prêts à discuter » - maliweb.net'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CEcMQXs_eip7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-3809175285640140089</id><published>2012-04-24T15:18:00.001Z</published><updated>2012-04-24T15:41:20.542Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-24T15:41:20.542Z</app:edited><title>« Le Mali est un domino décisif » | Le nouvel Economiste</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lenouveleconomiste.fr/le-mali-est-un-domino-decisif-14575/"&gt;«&amp;nbsp;Le Mali est un domino décisif&amp;nbsp;» | Le nouvel Economiste&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une exploration en profondeur d’une crise en plein désert à multiples facettes&lt;span id="more-14575"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
﻿ &lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lenouveleconomiste.fr/le-mali-est-un-domino-decisif-14575/" style="clear: left; cssfloat: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="Mathieu Guidère, islamologue" class="alignleft size-full wp-image-14576" height="216" src="http://www.lenouveleconomiste.fr/wp-content/uploads/2012/04/avh-guidere-2.jpg" title="Mathieu Guidère, islamologue" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Mathieu Guidère, islamologue&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
﻿ &lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
A quand un émirat islamiste au nord du Mali ? Il n’y a qu’à se rappeler les conséquences de l’installation des talibans à Kaboul en 1996 pour saisir la gravité des interrogations suscitées par la crise actuelle qui frappe au cœur de l’Afrique sahélienne. Pour Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe et musulman, la nouveauté tient dans l’apparition d’une faction islamiste chez les Touaregs, ce peuple du désert à qui feu Khadafi avait promis un Etat pan-africain à cheval sur l’Algérie, la Mauritanie, le Niger, le Burkina et le Mali. &lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce combat islamiste pourrait bien cacher un autre dessein plus prosaïque, la lutte pour le contrôle de&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ce qu’il faut bien appeler “l’industrie des otages”. Une activité florissante que Mathieu Guidère, fin connaisseur des réseaux, cerne au plus près et qui pourrait rendre la région, menacée de “somalisation”, infréquentable aux Occidentaux. Au point peut-être de remettre en cause un jour prochain l’accès au si précieux uranium du Niger voisin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="display: block; float: left; font-family: serif; font-size: 50px; font-weight: bold; height: 31px; margin: 15px 0px 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; width: 45px;"&gt;“&lt;/span&gt;La crise actuelle du Mali, pays multiethnique à la frontière du monde arabe et du monde africain, est le résultat de deux phénomènes concomitants et néanmoins différents : la chute du régime de Kadhafi en Libye et la montée en puissance des islamistes au Maghreb. D’un côté, le gouvernement de Bamako a dû faire face au retour massif des Touaregs en provenance de Libye, notamment les militaires touaregs autrefois embrigadés par Kadhafi dans sa “légion verte” ; et d’un autre côté, le président Amadou Toumani Touré s’est retrouvé, du jour au lendemain, affaibli par un retournement d’alliances d’une partie des Maures, des Arabes et des Touaregs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au putsch du 22 mars 2012, certains ont préféré rejoindre les rangs d’une rébellion hétéroclite plutôt que de subir la junte au pouvoir à Bamako. Même s’il s’agit d’une alliance de circonstance, elle a été efficace sur le terrain militaire et a réduit à néant le pouvoir du gouvernement central sur le nord du pays. Après plusieurs semaines de confusion et d’incertitude, la nomination de Dioncounda Traoré comme président par intérim signe le retour au cours habituel de la vie politique à Bamako, mais ne règle aucun des problèmes de fond pour lesquels il y a eu un coup d’Etat au sud et une rébellion au nord du pays. Bref, le Mali est passé tout près de l’implosion et il n’a pas fini de digérer le contrecoup de l’instabilité libyenne et maghrébine à ses frontières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La toile de fond de la réislamisation &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On oublie souvent que l’islam est la principale religion du Mali, puisque plus de 90 % de la population est musulmane. L’islam est archi-majoritaire, y compris parmi les “hommes bleus”, les Touaregs, et la religion est omniprésente au nord comme au sud du Mali. Mais il s’agissait jusqu’à ces dernières années d’un islam à dominante soufie, plutôt personnel et imprégné de traditions locales et notamment animistes. Or, avec le “printemps arabe” et la montée en puissance des mouvements islamistes en Afrique du Nord, l’islamisme politique est apparu comme une alternative idéologique et les idées islamistes ont connu une progression fulgurante au sein des populations maliennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sud, cela s’est fait sous l’influence des fondations religieuses et des missionnaires salafistes ; au nord du pays, la présence d’AQMI a joué un rôle de catalyseur. Aujourd’hui, le phénomène est patent et l’application de la charia ne paraît pas être une revendication marginale. Lors de la prise de Tombouctou par les islamistes touaregs, cette revendication est naturellement réapparue et la charia a été mise en œuvre par les nouveaux maîtres de la ville. L’avenir dira si le mouvement de réislamisation, qui a été initié dans les pays du Maghreb, constitue une lame de fond qui s’étendra aux pays du Sahel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une nouvelle donne locale &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La crise malienne a révélé de nouvelles forces et de nouvelles alliances au sud comme au nord du pays. Tout d’abord au sud, le président déchu, Toumani Touré, a été dépassé par les événements et par une armée qu’il connaissait pourtant bien puisqu’il en est issu. Le putsch, même s’il n’a pas débouché finalement sur un pouvoir militaire, a montré la fragilité de la démocratie malienne, longtemps citée en exemple pour les autres pays de la région. Désormais, on sait que n’importe quel capitaine de l’armée peut mettre fin à la démocratie au Mali. Sans la médiation ivoirienne et la menace de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), appuyées par la communauté internationale, c’en était même fini du Mali tel qu’on le connaissait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au nord du pays, la situation n’est pas plus rassurante. Du jour au lendemain, nous avons assisté à une alliance contre-nature entre des forces disparates et antagonistes, qui remet en question les grilles d’analyse habituelles. Il y a bien sûr le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui milite pour une large autonomie, voire pour une indépendance, du nord du Mali. C’est un mouvement ancien, fondé par Ibrahim Ag Bahanga, plutôt laïque et bien apprécié en Occident justement pour son caractère séculier. Mais on a vu aussi s’affirmer d’autres mouvements et groupes rebelles qui se sont retrouvés, aux côtés du MNLA, contre le même ennemi, à savoir l’armée malienne et le gouvernement central de Bamako. Il y a d’abord un mouvement islamiste touareg, Ansar Al-Din (Défenseurs de la religion), apparu en décembre 2011 sous la houlette d’un vétéran de la rébellion touareg, Iyad Ag Ghaly, qui passe pour être “l’homme des Algériens” dans la région. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En raison de son salafisme affirmé, il est soupçonné de liens avec AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Mais on a vu également apparaître un “Front de libération nationale de l’Azawad” (FLNA), constitué essentiellement d’anciens militaires arabes de l’armée malienne, ou encore un “Front de libération de l’Aïr et de l’Azawad”, formé par des Maliens du Sud à la suite à la décision de la Cédéao de chasser le MNLA du nord du pays. Mais ce sont bien sûr les groupes islamistes et, en particulier, ceux alliés avec AQMI, qui inquiètent le plus les pays voisins et les démocraties occidentales en raison des menaces qu’ils font peser sur le Sahel en général et sur le Mali en particulier. Certains craignent l’instauration d’un Etat islamique sur tout le pays, d’autres la création d’un sanctuaire terroriste au nord du Mali.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La portée réelle de la menace d’AQMI &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La menace d’AQMI doit être contextualisée et relativisée parce que l’organisation terroriste a, certes, bénéficié de la prolifération des armes libyennes dans la région, mais elle a également subi de plein fouet les suites politiques du “printemps arabe”. Le renversement des régimes en Libye et en Tunisie, puis la victoire des islamistes en Tunisie et au Maroc, a non seulement généré un questionnement existentiel au sein d’AQMI sur le mode “à quoi bon le jihad ?”, mais il a aussi vidé les rangs de l’organisation des membres tunisiens, marocains et libyens, qui ont préféré rejoindre leur pays d’origine, convaincus que la nouvelle donne politique nationale et régionale était plus favorable à l’activisme islamiste à l’intérieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, on peut parler d’une véritable hémorragie, l’organisation ne compterait plus que quelque 300 hommes. L’exemple des salafistes-jihadistes tunisiens est édifiant à cet égard puisqu’ils sont tous rentrés au pays avec armes et bagages après la victoire d’Ennahda aux élections d’octobre 2011. Ainsi, il ne reste quasiment plus que des Algériens et des Mauritaniens au sein d’AQMI, appuyés par des groupes peu nombreux issus des autres pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina, Tchad) et par quelques éléments transfuges du Nigeria (Boko Haram) et de Somalie (Shebab). L’essentiel des combattants est enrôlé dans trois brigades (katiba), d’une centaine d’hommes chacune, agissant essentiellement au nord du Mali et dirigées depuis des années par des Algériens : Yahya Abou Al-Hammam, Abdelhamid Abou Zeid, Moktar Belmoktar, dit “Laouer” (le borgne) ou “M. Marlboro” pour sa longue expérience dans le trafic de cigarettes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bras droit de ce dernier personnage (Belmoktar) est un Touareg malien, Imad Ag Hama, qui a connu une ascension fulgurante au sein d’AQMI au cours des dernières années parce qu’il a facilité son implantation au nord du Mali et fait rentrer un grand nombre de Touaregs dans l’organisation. Il se trouve que ce personnage (Ag Hama) n’est autre que le neveu du leader historique de la rébellion touareg, Iyad Ag Ghaly, aujourd’hui à la tête du principal mouvement islamiste touareg, Ansar Al-Din. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc une alliance de fait et une convergence d’intérêts entre AQMI et les islamistes touaregs, qui fait craindre un risque de somalisation si tous ces groupes devaient se disputer le contrôle du territoire malien pour imposer leurs vues idéologiques et politiques. D’autant plus qu’ils se retrouveraient alors concurrents sur un certain nombre de trafics lucratifs et d’activités criminelles très juteuses telles que les prises d’otages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’industrie florissante de la prise d’otages &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Depuis 2008, AQMI s’est fait une spécialité des prises d’otages occidentaux. En quatre ans, l’organisation a kidnappé plus de 60 personnes, toutes nationalités confondues, et engrangé plus de 50 millions d’euros. Les pays d’origine des otages qui refusent de payer, comme la Grande-Bretagne, ont vu leurs ressortissants tués à chaque fois, soit par le groupe ravisseur à l’expiration du délai fixé, soit lors de tentatives de libération par les forces spéciales. C’est dire qu’il s’agit désormais d’un véritable business très bien organisé et très lucratif qui attise les convoitises et les rivalités, étendant le domaine du danger et rendant la zone infréquentable. Ainsi, le dernier groupe jihadiste né d’une scission d’AQMI, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), s’est immédiatement positionné sur ce “marché” en enlevant trois humanitaires à Tindouf en Algérie, puis six diplomates algériens à Gao et une ressortissante suisse à Tombouctou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pis, sans l’intervention et l’aide du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), AQMI et le Mujao auraient kidnappé plusieurs otages européens, dont des Français, lors de la prise des principales villes du nord du Mali (Kidal, Gao, Tombouctou). Depuis début avril, une quinzaine d’étrangers ont été exfiltrés vers les pays voisins, notamment vers l’Algérie et la Mauritanie, pour éviter qu’ils ne soient enlevés et négociés pour le compte d’AQMI. Car il existe désormais une véritable industrie des otages au nord du Mali, avec ses “informateurs”, ses “rabatteurs”, ses “hébergeurs”, ses “intermédiaires” et ses “négociateurs”. Chacun est rémunéré en fonction de ses efforts et des bénéfices escomptés de l’enlèvement. Face à la multiplication des intervenants, les prix se sont envolés au cours des deux dernières années. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, AQMI, qui détient encore une dizaine d’otages européens, réclame 90 millions d’euros pour les seuls quatre otages français enlevés à Arlit (Niger) le 16 septembre 2010. L’organisation aurait touché 3 millions d’euros pour la libération de deux Autrichiens, 9 millions d’euros pour la libération de trois Espagnols, 5 millions d’euros pour la libération de deux Canadiens… Certains “médiateurs” ont touché jusqu’à 200 000 euros par otage libéré. Bref, AQMI s’est enrichie au cours des dernières années et cet argent lui a permis de s’assurer le silence, voire la complicité, de militaires, de fonctionnaires, de commerçants, au nord du Mali, ce qui a renforcé son implantation et son influence sur le terrain. Etant donné la faiblesse de l’Etat central, ce trésor de guerre a également permis à AQMI d’investir d’autres activités criminelles telles que le trafic d’armes et le narcotrafic. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se souvient du fameux avion d’“Air Cocaïne” pour lequel plusieurs personnes ont été inculpées en 2011 pour “trafic international de cocaïne” dans le cadre de l’enquête sur l’atterrissage d’un Boeing 727 dans le nord du Mali en 2009. L’avion était en provenance du Venezuela et avait été retrouvé incendié dans la région de Gao au nord du Mali, celle-là même qui se trouve aujourd’hui aux mains d’AQMI et des islamistes touaregs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les risques d’une extension de la rébellion touareg &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Si le Mali est un pays clé du Sahel, c’est parce qu’il est la première pièce d’un domino qui risque de déclencher un enchaînement sécessionniste incontrôlable dans toute la région. Si un Etat touareg de l’Azawad venait à exister, effectivement, il ne fait aucun doute que les pays voisins, en particulier le Niger, la Mauritanie et l’Algérie, ne tarderont pas à voir éclater d’autres rébellions du même type et pour les mêmes motifs, c’est-à-dire l’autonomie ou l’indépendance des Touaregs. Car dans chacun de ces pays, le poids des Touaregs varie de 10 à 30 % de la population et la revendication autonomiste est ancienne. La rébellion a souvent produit un effet de contagion : ainsi, les Touaregs du Niger se sont rebellés à la suite de ceux du Mali en 1992-1995, puis en 2007-2009. Or, ces rébellions affectent les intérêts vitaux de plusieurs pays, dont la France qui importe près de 20 % de son uranium du Niger voisin, où Areva exploite la région touareg de l’Aïr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans parler des compagnies qui exploitent l’or et le fer maliens. Le président malien Amadou Toumani Touré n’a jamais été véritablement au clair sur ses intentions concernant AQMI et a maintenu une position ambiguë à l’égard de ce que les Occidentaux considéraient comme la principale menace en Afrique subsaharienne. Il lui est arrivé de déclarer que le terrorisme était un problème des Occidentaux et non pas du Mali. Il est même allé jusqu’à accuser son puissant et susceptible voisin, l’Algérie, d’exporter ses terroristes vers le Mali. Il a souvent refusé aux Français, aux Mauritaniens et aux Algériens sa coopération pour l’éradication d’AQMI. Tout cela fait que lorsqu’il a été renversé par le putsch du 22 mars 2012, il n’y avait pas grand monde pour venir à son secours ni pour défendre sa cause. C’est plutôt sur les principes (démocratie, intégrité territoriale) que les pays voisins et les Occidentaux ont vivement réagi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La marge de manœuvre limitée de l’Occident&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Depuis le début, la clé de la crise ne se trouvait pas à l’intérieur mais à l’extérieur du Mali. La rébellion touareg a éclaté comme conséquence collatérale à la situation libyenne. Le putsch du 22 mars 2012 n’aura été qu’une réponse inappropriée, car interne, à un véritable problème qui était, lui, de cause externe : le retour de Libye de colonnes entières de Touaregs surarmés sous le commandement d’un ancien colonel de Kadhafi, Mohamed Ag Najim, aujourd’hui chef d’état-major du MNLA. Si le nouveau président par intérim, Dioncounda Traoré, parvient à ramener les chefs touaregs à la table des négociations et s’il s’attaque sérieusement à la présence d’AQMI au nord du pays, il gagnera le soutien des Occidentaux (Etats-Unis, France) et celui des pays voisins (Mauritanie, Algérie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il aura surtout à convaincre l’Algérie, qui apparaît plus que jamais comme le pays incontournable pour la résolution de ce conflit. Cela est d’autant plus vrai qu’elle a démontré, dans le passé, sa capacité à amener les différentes parties à signer la paix ou la réconciliation, le dernier en date étant l’accord du 4 juillet 2006 signé à Alger. Le nouveau président malien bénéficie d’un contexte favorable puisque les puissances occidentales, dont l’Algérie craint l’ingérence dans la région, sont décidées à ne pas intervenir directement pour éviter toute réaction de rejet de la part de la population qui profiterait aux islamistes et aux terroristes. En toute logique, l’Algérie devrait donc jouer un rôle de premier plan dans le règlement de cette crise, mais il faudra aller vite car l’Algérie connaît à son tour, en mai 2012, des élections très attendues pour connaître l’état réel des forces politiques et notamment islamistes dans le pays, vingt ans après l’interruption du processus électoral qui devait conduire ces derniers au pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Crise humanitaire et contagion identitaire &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L’un des aspects les moins médiatisés et pourtant les plus importants de la crise malienne est celui des déplacés et des réfugiés. On évalue à 200 000 le nombre des personnes qui ont fui les combats au nord du pays et qui se sont réfugiés dans les pays voisins, c’est-à-dire en Algérie, en Mauritanie, au Niger et au Burkina. Il existe une urgence humanitaire au Sahel, mais ceux qui sont censés traiter cette urgence, les humanitaires, sont menacés par les groupes combattants, en particulier par AQMI qui voit là surtout une source de revenu substantielle. Or, le départ des organisations humanitaires, outre le fait qu’il aggrave la situation des réfugiés et des déplacés, laisse le champ libre à l’action de propagande et de recrutement dans les camps de tous ces groupes, qu’ils soient indépendantistes comme le MNLA, ou islamistes comme Ansar Al-Din, ou encore terroristes comme AQMI et le Mujao. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pis, au-delà de l’urgence humanitaire, c’est toute la paix sociale qui est aujourd’hui en danger. La coexistence des différentes ethnies et communautés du Mali (Arabes, Maures, Songhais, Kountas, Peuls…) est gravement menacée par la revendication indépendantiste des Touaregs, qui s’est exprimée militairement au cours des derniers mois. Or, il n’y a pas que des Touaregs au nord du Mali. D’autres ethnies vivent depuis très longtemps sur ces territoires désertiques et ont appris à coexister dans le Grand Sahara. De fait, la rébellion touareg a chassé l’essentiel des autres ethnies et il devient très difficile de vivre dans certaines villes du nord du Mali sans être touareg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que la contagion identitaire et indépendantiste ne gagne pas les autres ethnies et communautés, sinon c’en est fini du Mali et au-delà, de la paix dans l’ensemble du Sahel.&lt;span style="display: block; float: right; font-family: serif; font-size: 50px; font-weight: bold; margin: 15px 0px 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-3809175285640140089?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lenouveleconomiste.fr/le-mali-est-un-domino-decisif-14575/' title='« Le Mali est un domino décisif » | Le nouvel Economiste'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/3809175285640140089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=3809175285640140089' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3809175285640140089?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3809175285640140089?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/le-mali-est-un-domino-decisif-le-nouvel.html' title='« Le Mali est un domino décisif » | Le nouvel Economiste'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CEYGRXoyfCp7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-6052086513014521644</id><published>2012-04-24T08:21:00.001Z</published><updated>2012-04-24T15:42:04.494Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-24T15:42:04.494Z</app:edited><title>Au Mali, «la situation frise le chaos» - Libération</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/01012400490-au-mali-la-situation-frise-le-chaos"&gt;Au Mali, «la situation frise le&amp;nbsp;chaos» - Libération&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h1&gt;
Au Mali, «la situation frise le&amp;nbsp;chaos»&lt;/h1&gt;
&lt;div class="object-picture"&gt;
&lt;img alt="Photo de combattants touaregs diffusée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad. Le lieu, au Mali, n'est pas précisé." class="visual big" src="http://md0.libe.com/photo/405280/?modified_at=1333618094&amp;amp;ratio_x=03&amp;amp;ratio_y=02&amp;amp;width=476" /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
Photo de combattants touaregs diffusée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad. Le lieu, au Mali, n'est pas précisé. (Photo AFP)&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="object-content text text-item"&gt;
&lt;h2&gt;
&lt;span class="slug"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Interview&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size: small;"&gt;Les rebelles touaregs et la mouvance islamiste ont pris le contrôle de tout le nord du pays, région «ouverte à la délinquance généralisée», décrit l'anthropologue André Bourgeot, chercheur émérite au CNRS.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div class="author"&gt;
Par &lt;strong&gt;CORDÉLIA BONAL&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
L'offensive a été foudroyante. En quelques jours, trois des&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;principales villes du nord du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou, sont passées aux mains de la rébellion touareg, mouvance composite divisée entre autonomistes et islamistes. La situation est suffisamment critique pour que le chef de la junte, Amadou Sanogo, &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/01012400544-un-coup-d-etat-improvise-et-une-confusion-generalisee" target="_blank"&gt;qui a pris le pouvoir il y a deux semaines&lt;/a&gt;, en appelle à l'aide internationale. Et pour que le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, pointe le &lt;em&gt;«péril islamiste»&lt;/em&gt;. Qui sont ces rebelles, quels sont leurs objectifs&amp;nbsp;? Les explications de l'anthropologue André Bourgeot, chercheur émérite au CNRS, directeur du projet des «Nouveaux enjeux dans l’espace saharo-sahélien» de la Maison des sciences de l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;img border="0" class="i_orig" src="http://q.liberation.fr/photo/id/405508" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Qui sont les acteurs de la rébellion touareg au Mali&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La rébellion qui a repris depuis début janvier s’inscrit dans un cycle long&amp;nbsp;: les rébellions de 1916-1917, 1963-1964, 2006-007 et, aujourd’hui, 2011-2012. Cette dernière a cependant un caractère inédit très fort, par les tendances qui la composent. D’une part, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), de tendance laïque et indépendantiste, dont le comité exécutif est exclusivement composé de Touaregs, et qui revendique l’indépendance de l’Azawad. Ce territoire recouvrant le Nord-Mali est une construction politique, sans fondement géographique ni historique.&lt;br /&gt;
D’autre part, les Touaregs d’Ansar ed-Dine (que l’on peut traduire par «Partisans de la foi»), implantés depuis le début des années&amp;nbsp;80 au Mali. Ce sont des salafistes jihadistes, dont l’objectif&amp;nbsp; est de créer un Etat islamique au niveau du Mali en instaurant la charia par la lutte armée. Ce sont eux qui ont imposé leur loi à Tombouctou depuis mardi. Mais ils n’ont pas le «label» Al-Qaeda, à la différence des combattants d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), dont ils partagent les finalités. Enfin, un troisième mouvement est apparu il y a quelques semaines, le Mouvement unité pour le Jihad en Afrique de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quelles sont leurs revendications&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ces différentes mouvances ont des objectifs parfois divergents mais sont perméables&amp;nbsp;: des gens d’Aqmi peuvent combattre aux côtés de ceux d’Ansar ed-Dine, par exemple. Le MNLA n’a lui rien à voir mais a noué une alliance conjoncturelle avec la mouvance islamiste pour affronter l’ennemi commun&amp;nbsp;: le Mali, accusé d’être colonialiste par le MNLA, et de ne pas être suffisamment musulman par les jihadistes.&lt;br /&gt;
Au-delà de la rébellion touareg, il faut souligner l’influence croissante de l’islam au Mali ces dernières années. Cela s’est vu par exemple au moment de l’instauration du code de la famille. Sous la pression du Haut Conseil islamique du Mali, le texte, au départ plutôt progressiste, a été remanié dans un sens régressif, et c’est cette version qui a finalement été adoptée en décembre dernier par l’Assemblée nationale malienne et par le chef de l'Etat.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le retour de combattants touaregs venus de Libye après la chute de Kadhafi a-t-il joué un rôle déclencheur dans la nouvelle offensive de la rébellion&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Déclencheur peut-être pas, mais accélérateur très certainement. Il ’agit de combattants aguerris, lourdement armés (missiles sol-sol, sol-air…), et que personne n’a d’ailleurs désarmés, ce qui peut poser question. La rébellion peut aussi compter sur le ralliement d’anciens rebelles touaregs intégrés dans&amp;nbsp;l’armée malienne, comme le colonel major El Hadj Gamou, issu de la communauté touareg des Imrad, qui a été loyaliste jusqu'au bout, pour finalement rallier le MNLA après la prise de Kidal (l’une des principales villes du Nord) par le MNLA et Andar ed-Dine, et a changé de camp avec à sa suite de 200 à 400&amp;nbsp;soldats.&lt;br /&gt;
Mais l'armée malienne était déjà à la dérive face à la rébellion, sans moyens matériels pour riposter. D'où des mutineries, des départs... L'armée a baissé les bras. Et le putsch, facteur de désorganisation, a favorisé la déferlante à laquelle on vient d'assister en 48&amp;nbsp;heures.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le scénario d'une partition du Mali est-il réaliste&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Une partition politique est peu probable, mais, si l'on parle d'une partition militaire, elle existe de facto. L'Etat n'est plus du tout représenté dans le Nord-Mali, zone en proie à un enchevêtrement d'activités criminelles dont les acteurs viennent d'un peu partout. Déjà zone de non-droit, la région est devenue zone de tous les droits, ouverte à la délinquance généralisée. Celle-ci a connu un essor depuis&amp;nbsp;2005-2006 et l'implantation d'Aqmi dans le septentrion malien. Le trafic de cannabis, de cocaïne, de cigarettes, d'armes a fortement augmenté. Favorisant un aspect non négligeable&amp;nbsp;: le conflit interethnique pour le contrôle de l'acheminement de la cocaïne, venue d'Amérique latine. On était déjà dans une poudrière, la situation frise maintenant le chaos.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Peut-on, dans ce tableau, s'attendre à un affrontement entre les différentes factions rebelles&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La compétition peut jouer à trois niveaux&amp;nbsp;: pour le leadership régional, pour le leadership tribal, et au niveau de la succession à la chefferie.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La rébellion peut-elle atteindre Bamako&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Si le MNLA avance jusque-là, il ira au-delà du territoire qu'il revendique, l'Azawad. L'extension du conflit, si elle a lieu, devrait donc plutôt être le fruit de la lutte armée d'Ansar ed-Dine.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La junte peut-elle encore négocier quoi que ce soit avec les rebelles&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On voit mal comment, dans la mesure ou pour le MNLA l’indépendance de l’Azawad est le préalable à toute négociation. Quant à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), elle intervient pour le moment sur le putsch, pas sur la rébellion.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-6052086513014521644?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.liberation.fr/monde/01012400490-au-mali-la-situation-frise-le-chaos' title='Au Mali, «la situation frise le chaos» - Libération'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/6052086513014521644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=6052086513014521644' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6052086513014521644?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6052086513014521644?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/au-mali-la-situation-frise-lechaos.html' title='Au Mali, «la situation frise le chaos» - Libération'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CEYMRX8zcSp7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-621329282429778633</id><published>2012-04-24T08:03:00.001Z</published><updated>2012-04-24T15:43:04.189Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-24T15:43:04.189Z</app:edited><title>Réfugiés maliens au Burkina</title><content type='html'>&lt;a href="http://sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article4672"&gt;Réfugiés maliens au Burkina&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div id="rightContainerNews"&gt;
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&lt;div class="mytitle"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;img alt="" class="spip_logos" src="http://www.blogger.com/IMG/arton4672.gif" /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;h2 class="entry-title"&gt;
Quand les éléphants se battent...&lt;/h2&gt;
&lt;small class="dateAuteur"&gt;23 avril 2012&lt;/abbr&gt;, par &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.blogger.com/spip.php?auteur6"&gt;Webmaster&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/small&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="introduc2"&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="texte"&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Assis sur une natte recouverte d’un tapis multicolore à l’ombre d’un arbuste épineux au milieu de ses «&amp;nbsp;frères&amp;nbsp;», le petit Souleymane Ag Rhissa, 16 ans, s’interroge. Il ne comprend plus rien. Lui qui, par la force des choses, a été obligé d’abandonner ses cahiers et son pays pour se réfugier au Burkina Faso. Au lieu d’avoir les mêmes loisirs et les mêmes angoisses des&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;adolescents de sa génération, il passe le plus clair de son temps à se tourner les pouces sur le site des réfugiés de Damba, un village de la province du Soum, dans le Sahel burkinabè, à une quarantaine de kilomètres de la frontière malienne. Fatigué des multiples déplacements de sa communauté à chaque rébellion touarègue, le jeune Souleymane confie, en ce 1er avril 2012, qu’il ne voit plus son avenir au Mali. «&amp;nbsp;Même si les choses redevenaient normales, je ne souhaite plus repartir au Mali. Je ne veux plus être obligé de m’enfuir et de perdre les parents. Je compte rester au Burkina, aller au Niger ou dans un autre pays où je pourrai me construire un avenir. Mon rêve, c’était de devenir gouverneur&amp;nbsp;», confie-t-il avec un brin de tristesse. Comme Souleymane, ils sont nombreux ces enfants déplacés suite à la guerre au Mali, qui voient leur rêve s’écrouler comme un château de carte. Entre deux tentes ou sous les arbres, ils sont nombreux ces bambins à courir, sur la terre ferme et chaude, soit pour taper sur un ballon (fabriqué à base de sachets plastiques ou de chiffons trouvés sur place), soit à se pourchasser ou à se disputer l’ombre des arbres épineux avec les bœufs, chèvres et moutons. Les torses nus, maigrelets, ils essaient d’oublier la cause de leur arrivée au Burkina. &lt;br /&gt;
Après Damba, cap sur le site de Mentao Nord, situé à 15 km, à l’entrée sud de la ville de Djibo. Autre lieu, même décor, même réalité. Les nouveaux habitants, avec un chèche enroulé autour de la tête, ont dressé chacun, selon ses moyens, des tentes pour se loger. Contrairement aux enfants du site de Damba, ceux de Mentao Nord ont plus de chance. Ils ont parmi eux, des étudiants. Ces derniers ont décidé de se cotiser pour ériger une salle de classe à l’aide de branches sèches recouvertes de paille et de sachets plastiques noirs. A l’intérieur, près de 30 enfants de tous les niveaux sont assis à même le sol ou debout pour recevoir le savoir. «&amp;nbsp;Parmi nous, il y a des gens qui font l’arabe, l’anglais ou le français. Comme la connaissance est le seul bien qui peut être partagé sans se diminuer, nous avons pris l’initiative d’encadrer nos petits frères. Nous allons d’abord les évaluer pour connaître le niveau de chacun. Ensuite, nous allons les répartir par groupe. Nous n’avons pas de matériel, mais nous faisons ce que nous pouvons pour les aider. C’est ce que nous avons appris au Mali que nous dispensons aux enfants, donc on ne peut pas dire que c’est le programme malien&amp;nbsp;», a déclaré un des encadreurs, Oumar Moussa Gohiba, précédemment étudiant en première année d’anglais à l’Université de Bamako. Selon Gohiba, ils ont besoin de soutien moral, matériel, financier pour tenir le coup. &lt;br /&gt;
Les réfugiés ont parcouru des centaines de kilomètres, les uns en voiture, les autres à charrette ou à pieds, en compagnie de leur bétail pour rejoindre le Burkina Faso. Ils sont issus de toutes les couches sociales&amp;nbsp;: des fonctionnaires, des paysans, des éleveurs, des militaires…&lt;/div&gt;
&lt;strong&gt;Aly, né réfugié&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Sur les différents lieux d’accueil, la précarité dans laquelle les femmes sont, frappe à vue d’œil le passant. Abiba Walété Aly de Mentao Nord, 20 ans, ne dira pas le contraire. Elle a fui de Mopti à Mentao avec une grossesse de huit mois. Laissant derrière elle son époux militaire. Arrivée le 2 février 2012, elle a réussi à mettre au monde son premier fils, le 9 mars à la maternité du Centre hospitalier de Djibo. «&amp;nbsp;Lorsque je suis tombée enceinte, je n’avais jamais imaginé que mon enfant viendra au monde en tant que réfugié. Je lui ai donné le prénom Aly en mémoire de mon père. L’avenir de mon enfant dépendra des conditions dans lesquelles je vivrai. Son père est resté au Mali. Il a été informé de la naissance de son enfant. Mais cela fait 4 jours que je n’ai plus de ses nouvelles (NDLR&amp;nbsp;: l’interview a eu lieu le 2 avril). Mon vœu est de voir mon fils grandir auprès de son père dans un Mali en paix&amp;nbsp;», souhaite la primipare. Les différents tours effectués sur les sites ont permis de voir certaines femmes assises ou déambuler avec leurs grossesses, presqu’à terme. Mais difficile de faire parler une femme touarègue sans son homme à ses côtés. Coutume exige. Aussi, la barrière linguistique constitue un obstacle. Elles s’expriment pour la plupart en tamasheq (langue des Touaregs). Si la nouvelle maman peut se réjouir de tenir son bébé, même étant en exil, d’autres par contre n’ont pas eu sa chance. Selon le témoignage de Moussa Ag Mohamed, enseignant dans un village de Gao au Mali, sur le site de Damba, il y a des femmes qui ont vu «&amp;nbsp;leurs grossesses couler suite aux exactions&amp;nbsp;», avant de prendre la clef des champs. «&amp;nbsp;Il y a des femmes ici qui ont fait des fausses couches parce qu’elles n’ont pas pu supporter le choc, en voyant des armes pointées sur le front de leurs époux&amp;nbsp;», témoigne l’enseignant&lt;br /&gt;
Comme si le sort s’acharnait sur la nouvelle mère et ses semblables, il leur est difficile de faire convenablement leurs toilettes, de s’alimenter, de s’habiller et de prendre soin des enfants. Selon la présidente des femmes du site de Mentao Nord, Tazanelè Walete Aly, certaines de ses compatriotes sont arrivées sans emporter des tenues de rechange. «&amp;nbsp;Nous avons une caisse dans laquelle nous mettons chaque semaine 100 FCFA afin de venir en aide à celles qui sont vraiment dans des situations déplorables. Nous retenons cette somme sur l’argent de condiments reçu souvent de nos maris&amp;nbsp;», affirme-t-elle. «&amp;nbsp;Nos femmes et les enfants piquent des crises à cause de la chaleur suffocante sous les tentes&amp;nbsp;», renchérit Mohamed Aly AG Maha. Autre difficulté à laquelle est confrontée la «&amp;nbsp;deuxième moitié du ciel&amp;nbsp;», la déscolarisation de leur progéniture. Les enfants sont souvent victimes de maladies telles que le paludisme et la bilharziose. Installées à Damba, à Mentao ou dans la ville de Djibo, bon nombre de femmes réfugiées exerçaient au moins une activité rémunératrice au Mali. Tazanelè Walété Aly vendait des habits pour femmes et enfants et des chaussures à Mopti. Sur un investissement de 150 000 FCFA, nous apprend-elle, son bénéfice se situait entre 50 000 FCFA et 70 000 FCFA. Cette somme lui permettait de subvenir à ses besoins de femme et de soutenir son mari. Désormais, elle vit grâce à l’aide apportée par l’action sociale, les organismes humanitaires et les populations riveraines. &lt;br /&gt;
Les tentes installées sur la plupart des sites en ce début du mois d’avril étaient construites à l’aide de matériaux locaux. Quelques branches fixées au sol et reliées entre elles par des fils ou des tendons et recouvertes partiellement ou totalement de bâches ou des morceaux de tissus et le tour est joué. A l’intérieur, les sacs, les assiettes, les vivres, cohabitent sans gêne. Ces abris de fortune qui poussent du sol à longueur de journée abritent pour la plupart deux, trois voire quatre familles.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;strong&gt;Déchirure familiale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
L’adaptation à cette nouvelle vie n’est pas aisée pour plusieurs d’entre elles. Ehya Ag Igatan de Damba a 28 ans. Après des études commerciales et en gestion administrative, il avait réussi à se décrocher un contrat dans une entreprise de biodiversité dans le département de Tombouctou au Mali. Aujourd’hui, il est attristé. «&amp;nbsp;Je vivais dans une maison bien construite avec des briques en ciment. Regardez aujourd’hui comment je suis. Faute d’avoir assez de place pour tout le monde sous les tentes, je dors sous les arbres avec certains hommes à l’air libre avec tous les dangers que cela comporte. Notre préoccupation, c’est de protéger les femmes et les enfants. En aucun moment de ma vie, je n’avais pensé être dans de pareilles conditions. Avec le peu de moyens financiers que nous avions, nous étions contraints de louer un véhicule à 500 000 FCFA pour nous conduire à la frontière. Que Dieu préserve chacun d’une telle situation&amp;nbsp;», dit-il avec soupir. Dans le sauve-qui-peut occasionné par la rébellion au Mali, des familles se sont disloquées. Pendant que certains ont trouvé refuge au Burkina Faso, d’autres ont pris la direction du Niger, de la Mauritanie ou de l’Algérie. «&amp;nbsp;Dans cet amalgame, ma famille s’est dispersée. Certains se sont réfugiés dans d’autres pays. Trois de mes cousins sont portés disparus. Nous n’avons aucune nouvelle d’eux. J’ignore s’ils sont vivants ou morts. On a tenté de m’étrangler avec mon turban. Mes agresseurs m’ont laissé pour mort et par la suite, je suis revenu à moi&amp;nbsp;», confie Moussa Ag Mohamed. Quant à Mohamed Aly Ag Maha, c’est la crainte de revivre le drame qui a frappé son oncle et sa femme lors du conflit de 1992 qui l’a conduit à anticiper cette fois-ci, afin de sauver les vies de sa femme et de ses deux enfants. «&amp;nbsp;Lors de la dernière rébellion, pendant que les gens fuyaient, le petit frère de mon père a refusé de partir. Il a été, par la suite, égorgé avec sa femme. C’est ce que je veux épargner à ma famille&amp;nbsp;», indique-t-il avec amertume.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;strong&gt;Difficile cohabitation entre réfugiés&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Fuyant la furie des armes, des centaines de familles de Touaregs, d’Arabes peuplent la région du Soum. Venu pour la plupart avec le strict minimum comme bagages, chacun s’est installé comme il pouvait. Sur le site de Damba, les différentes habitations sont trop distantes. Après quelques échanges, l’observateur se rendra compte que la cohabitation entre les différentes familles n’est pas aisée. Les clivages du passé, le manque de confiance et la crainte de l’autre se font sentir. Ainsi, les réfugiés se sont installés par communautés. Mohamed Ould Sidi Amar, 66 ans, comme une grande partie des réfugiés arabes, a préféré abandonner les sites pour rejoindre la cité de Djibo. Il a, avec les membres de sa famille, loué un appartement de 300 000FCFA/ mois. 13 familles y sont logées. En même temps porte-parole de sa communauté, ce sexagénaire précise qu’ils sont plus de 800 réfugiés à s’être installés en ville. Il explique leur choix par le fait que leur «&amp;nbsp;caractère et celui des Touaregs n’est pas identique&amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
Aussi, «&amp;nbsp;pour assurer la sécurité de notre communauté, dit-il, nous avons préféré nous mettre à l’écart. Nous ne voulons pas que l’on nous confonde aux autres en cas de problème. Aussi, pensez-vous que quelqu’un qui est habitué à vivre dans une belle maison avec des meilleurs salons, puisse rester à l’ombre d’un arbre&amp;nbsp;? Le vent souffle sur lui, le soleil le tape, les insectes le piquent et je vous assure que c’est insupportable pour nous. Nous préférons la ville à la brousse&amp;nbsp;». Même son de cloche chez d’autres. Le besoin d’habiter avec sa communauté est visible. &lt;br /&gt;
Manatolahi, Touareg et secrétaire à l’information du bureau provisoire des réfugiés de Damba trouve que les choses sont meilleures ainsi. Il n’est pas question, à l’entendre, de «&amp;nbsp;se mélanger aux autres&amp;nbsp;». Les réfugiés urbains vivent pour l’instant, selon leurs moyens. Ils mangent, se vêtissent à leurs frais. A la date du 2 avril, ils n’étaient pas pris en compte dans l’aide octroyée par les structures humanitaires. Pour le vieux Ould Sidi Amar, c’est injuste de la part des différentes structures d’aide de ne pas les prendre en compte même s’ils ont décidé de vivre en ville. Les difficultés sur le terrain sont multiples. Elles vont du manque de vivres pour les hommes et les animaux au problème d’eau potable et de sécurisation des sites en passant par l’insuffisance des soins médicaux et vétérinaires. Selon le secrétaire général du haut-commissariat de la province du Soum, Boukary Sawadogo, certes, il y a des problèmes, mais le manque de cohésion entre les réfugiés, eux-mêmes, ne facilite pas l’intervention de l’administration. «&amp;nbsp;Le problème majeur qui existe aujourd’hui, c’est qu’il y a des clans entre les réfugiés. Les Ould, les AG et les Arabes ne veulent pas cohabiter. Entre les Touaregs eux-mêmes, il n’y a pas d’entente. &lt;br /&gt;
Ce matin, j’ai reçu des Arabes et ils m’ont fait savoir que même au Mali ils ne cohabitent pas&amp;nbsp;», regrette le secrétaire général. Il est difficile, à l’en croire, pour les services compétents, de repérer les domiciles dans lesquels les réfugiés citadins sont installés, car Djibo n’est pas retenue comme site. «&amp;nbsp;Nous les traitons tous de la même façon quel que soit le rang social que chacun avait au Mali. Certains étaient des chefs de fraction. Ils veulent toujours bénéficier des mêmes avantages dont ils jouissaient&amp;nbsp;», insiste Boukary Sawadogo. Si les réfugiés s’acceptent difficilement, les rapports avec les populations d’accueil sont au vert. Les réfugiés rencontrés sont unanimes sur la question. Ils se sentent comme chez-eux. Les riverains les aident dans leurs travaux quotidiens (tâches ménagères, recherche d’eau potable, partage des zones de pâturage, soutien alimentaire…). Les propos du maire de Nassoumbou (département auquel appartient le site de Damba), Abdoul Salam Dicko, corroborent avec les témoignages. «&amp;nbsp;Même s’il y a une petite méfiance, ils ont néanmoins les mêmes cultures. Cela fait que la cohabitation se fait sans problème&amp;nbsp;», confie l’édile. &lt;br /&gt;
La collaboration est d’autant plus réelle que les populations autochtones participent aux évènements malheureux ayant frappé certaines familles de déplacés, reconnaît le préfet de Nassoumbou, Désiré Kiemdé. «&amp;nbsp;Il y a eu deux décès d’anciens malades chez les réfugiés, mais les populations sont sorties les aider à enterrer les corps. Le premier est arrivé le 7 février dernier alors qu’il était sous perfusion. N’ayant pas pu supporter les secousses dues au voyage, il a succombé 6 jours plus tard (le 13 février). Aussi, une vieille femme d’environ 80 ans est décédée en début mars. Ces personnes ont été inhumées avec l’appui des riverains&amp;nbsp;», témoigne le préfet. Hantés par le traumatisme vécu dans leur passé récent au Mali, les réfugiés sont déçus de leur présent. Ils se demandent alors de quoi sera fait leur futur dans ce désert burkinabè. &lt;br /&gt;
Qu’à cela ne tienne, ils remettent leur sort à la communauté internationale et surtout à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour une issue définitive à leur problème. Car, pour eux, aucune population au monde ne veut se séparer de sa mère-patrie à cause de «&amp;nbsp;l’insouciance de quelques individus&amp;nbsp;».&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: right;"&gt;
&lt;strong&gt;Ozias KIEMTORE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
kizozias@yahoo.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Dès les premiers coups de canon dans le Nord du Mali, des milliers de personnes ont fuit le territoire pour gagner le Burkina Faso. Dans la province du Soum, partie sahélienne du "pays des Hommes intègres", ils sont près de 5 mille à y trouver refuge. Comment se sentent-ils&amp;nbsp;? 48 heures pour comprendre le quotidien de ces populations dont les rêves se sont brisés.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-621329282429778633?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article4672' title='Réfugiés maliens au Burkina'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/621329282429778633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=621329282429778633' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/621329282429778633?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/621329282429778633?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/refugies-maliens-au-burkina.html' title='Réfugiés maliens au Burkina'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CEUHRnc-cSp7ImA9WhVWEkU.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-7093427873101366690</id><published>2012-04-23T16:16:00.001Z</published><updated>2012-04-24T15:43:57.959Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-24T15:43:57.959Z</app:edited><title>Le Mali, une terre riche, un état endetté - maliweb.net</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.maliweb.net/news/economie/2012/04/23/article,62214.html"&gt;Le Mali, une terre riche, un état endetté - maliweb.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div id="catimage" style="float: left;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span class="postDate"&gt;23 avril 2012 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;span style="clear: right; color: #999999; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img alt="" class="alignleft size-full wp-image-62216" height="275" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Crte_Mali.jpg?5fc7fe" width="310" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Mali possède de nombreuses ressources naturelles allant des mines d’or jusqu’aux innombrables rizières. Paradoxalement le peuple malien mange un riz industriel venant de l’Orient… Investig’Action s’est entretenu avec Eric Pauporté, spécialiste du Mali. Il nous a éclairé sur la question et nous a demandé de veiller au grain…&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;L’attitude du pouvoir politique malien et le contrôle de la région par la France s’expliquent-ils par le problème du contrôle des richesses et de l’indépendance économique&amp;nbsp;du Mali&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Effectivement, il y a un contrôle autant politique qu’économique. C’est toute la politique enjointe par la France et le FMI avec son réajustement structurel qui a barré la route aux développements possibles.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Qu’est-ce que le FMI a dit au Mali et dans quelles circonstances&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Le marché mondial a provoqué un appauvrissement du&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;pays par étranglement. Un des mécanismes d’étranglement était la spéculation sur le coton.&amp;nbsp;Dans les années nonante, le FMI a engagé le Mali dans une production à grande échelle de coton pour l’exportation. Le marché mondial a réduit fortement le prix du coton malien. Cette spéculation a endetté le Mali. Ils se sont tournés vers&amp;nbsp;le FMI qui leur prêtait de l’argent sous les conditions de sacrifier tous les investissements publics et de s’ouvrir à l’investissement étranger.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Résultat, toutes les richesses et ressources naturelles ont été bradées. Le chemin de fer a été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA, autant dire rien du tout. C’est un pillage&amp;nbsp;! Pour ce qui est des mines, les multinationales ont acheté les terres aux paysans à 54€ pour 7 hectares. Les paysans se retrouvent sans rien après.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Et qui achetait ces terres&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Morila SA, c’est la société d’extraction qui appartient à Anglogold issue du consortium Anglo American et à Randgold qui appartient à Oppenheimer-Debeers (monopoliste sud-africain).&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Avec quels intérêts&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
L’intérêt est le contrôle total sur le pays. Le Mali est disséqué. Regardez la carte minière du Mali. C’est un territoire qui a été privatisé et repartagé comme un gâteau entre les multinationales.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Que pouvez-vous nous dire sur l’Office du Niger&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
L’Office du Niger est la régie des terres de rizières dans le delta intérieur du Niger non loin de la ville Ségou. Cet Office appartient à l’Etat. Il&amp;nbsp;y a une énorme plaine très bien irriguée par le Niger se trouvant en aval du barrage de Markala. La plaine a un potentiel de production de riz de plus d’un million d’hectares. Elle a la capacité de nourrir toute l’Afrique de l’Ouest&amp;nbsp;! L’Office du Niger a la responsabilité d’entretenir toute cette plaine.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Les paysans ont-ils le droit d’exploiter cette plaine&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Oui, ils peuvent exploiter à condition de louer ces terres. Concrètement, ils payent une redevance sur l’entretien du réseau d’irrigation. Ces taxes sont coûteuses et ne servent qu’à remplir les poches des personnes qui sont au pouvoir. En plus de toute l’infrastructure qui accompagne l’Office&amp;nbsp;: il y a des usines d’engrais, des usines d’huiles qu’ils extraient à partir des noyaux de coton.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Toute les infrastructures du domaine public ont été liquidées. Aminatou Toumani Touré, le président déchu, les a vendues les unes après les autres pour pas un sou aux multinationales et aux fonctionnaires corrompus. Dans toutes ces terres vendues, le pouvoir a chassé les paysans par milliers.&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;Comment les paysans ont-ils vécu cela&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Cela a éveillé un mécontentement énorme. Il y a eu des luttes armées. Un des élus locaux, du parti SADI (opposition de gauche) a été assassiné juste après l’élection. Après cela, une loi a été érigée sur la réforme agraire. Elle consiste à donner un titre de propriété d’une terre à qui la revendique. Traditionnellement, les terres appartiennent à la collectivité. Mais comme les paysans sont endettés, ils ne peuvent que les vendre, c’est un cercle vicieux&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
&lt;strong&gt;par Mouâd Salhi et Fatma Kassoul et Michel Collon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="justify"&gt;
Mondialisation.ca, Le 23 avril 2012&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-7093427873101366690?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.maliweb.net/news/economie/2012/04/23/article,62214.html' title='Le Mali, une terre riche, un état endetté - maliweb.net'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/7093427873101366690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=7093427873101366690' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7093427873101366690?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7093427873101366690?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/le-mali-une-terre-riche-un-etat-endette.html' title='Le Mali, une terre riche, un état endetté - maliweb.net'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;A0MHSXo4fip7ImA9WhVWEE8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-7381913896287929920</id><published>2012-04-21T17:15:00.001Z</published><updated>2012-04-21T17:30:38.436Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-21T17:30:38.436Z</app:edited><title>Tinariwen, la rébellion touarègue en chantant</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.kabyle-fm.com/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=1337:tinariwen-la-rebellion-touaregue-en-chantant&amp;amp;catid=37:news"&gt;Tinariwen, la rébellion touarègue en chantant&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: black;"&gt;Icônes de la culture touarègue, les bluesmen du groupe Tinariwen utilisent leurs guitares pour soutenir les rebelles dans le nord du Mali.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;En plus de vingt ans de carrière internationale, le groupe musical&amp;nbsp;&lt;span style="color: black;"&gt;Tinariwen&amp;nbsp;a des dizaines de tournées à son actif. Du Shepherd's Bush Empire de Londres, au Stade de France, en passant par le Hollywood Bowl de&amp;nbsp;Los Angeles, jusqu’au&amp;nbsp;Fuji&amp;nbsp;Rock&amp;nbsp;Festival&amp;nbsp;au Japon, les ambas&lt;/span&gt;sadeurs de la culture touarègue enchaînent les scènes prestigieuses. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Mais, en ce début de mois d’avril, leur concert à Paris a une saveur toute &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;particulière. Sur leurs terres d’origines au&amp;nbsp;Mali, le&amp;nbsp;Mouvement national de libération de l'Azawad&amp;nbsp;(MNLA), dont les membres de Tinariwen revendiquent l’appartenance, et des groupes islamistes viennent de chasser les troupes gouvernementales des régions de Kidal, Gao et&amp;nbsp;Tombouctou.&lt;/div&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Dans le public, des sympathisants de la cause touarègue ne cachent pas leur fierté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;Vive l’Azawad! Les touaregs au pouvoir! L’Azawad libre!&lt;/em&gt;», hurlent quelques spectateurs entre les morceaux.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;T&lt;span style="color: black;"&gt;rois hommes grimpent même sur la scène de la salle parisienne de la Cigale pour brandir le drapeau de l’Azawadque l’un des musiciens avait attaché à son micro. Malgré cette manifestation de joie, les membres du groupe ne font pas mention de l’avancée de la&amp;nbsp;rébellion touarègue. A la fin de leur prestation, ils rappellent juste à la salle qu’ils récoltent des dons pour les réfugiés dans le nord du Mali.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h3 style="color: #5f002a; font-family: arial, sans-serif; font-size: 1.4em; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Ne pas faire d’amalgame&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Mais en dehors du concert, le discours est tout autre. Quelques heures avant l’ouverture des portes, dans leur loge, «&lt;em&gt;Les déserts&lt;/em&gt;» (signification de Tinariwen en tamasheq) ne lâchent pas leur téléphone. Minute par minute, ils suivent la&amp;nbsp;&lt;span style="color: black;"&gt;situation&amp;nbsp;à des milliers de kilomètres de la France.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;«&lt;em&gt;Il y a une heure, j’ai eu quelqu’un à Tombouctou, les gens se promènent tranquillement dans la ville, il y a effectivement des combattants du MNLA dans tous les coins de rue, mais ils ne touchent pas à la population, au contraire ils sécurisent&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»,&lt;/em&gt;raconte le bassiste et chanteur&amp;nbsp;Iyadou Ag Leche, par l’intermédiaire&lt;/span&gt; de son interprète.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Le jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, se veut rassurant, mais il a bien du mal à cacher son inquiétude:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;On a plus la tête à la situation de notre peuple qu’a la musique en ce moment, mais la musique, c’est aussi une autre forme de lutte&lt;/em&gt;.»&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Casquette kaki sur la tête, en jeans et basket, le musicien grille cigarette sur cigarette. Les interviews avec les journalistes s’enchaînent au pas de course. Leur dernier album&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tassili,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;sorti en 2011, passe au second plan, les questions ne portent que sur les événements au Mali.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;On préfère parler de notre situation, bien sûr, surtout qu’il y a beaucoup de mensonges dans les médias. Même si notre priorité, c’est de parler de la musique, on ne peut pas se taire dans un moment pareil&lt;/em&gt;», explique Iyadou.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Le musicien est particulièrement remonté contre la presse française:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;Les journalistes occidentaux ne vont pas sur le terrain. Ils appellent&amp;nbsp;Serge Daniel, le correspondant de l'AFP, qui est là-bas sur place. C’est lui qui a écrit les mensonges, la dépêche de l’AFP comme quoi&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em style="color: #e38a26; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Ançar&lt;/span&gt; &lt;span style="color: black;"&gt;Dine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;a pris Kidal. Tout le monde passe par cette personne qui, depuis 2005, essaye de nous associer à&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt; Aqmi. Il est en train de gagner sa vie avec ça, il a écrit des livres sur ça, il n’ose pas aller là où nous sommes, il n’a pas les numéros des différents responsables politiques touaregs.»&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Les membres de Tinariwen refusent qu’on associe les rebelles touaregs aux islamistes d'Ançar Dine, dirigés par le chef touareg&lt;span style="color: black;"&gt;&amp;nbsp;Iyad Ag Ghaly&amp;nbsp;ou aux éléments d’al-Qaida au Maghreb islamique(Aqmi).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;N&lt;/em&gt;&lt;em&gt;otre rôle aujourd’hui est de corriger ces amalgames, nous n’avons jamais été&lt;span style="color: black;"&gt;&amp;nbsp;islamistes&lt;/span&gt;, nous sommes un peuple libre qui accepte toutes les cultures&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;insiste le bassiste du groupe qui rappelle aussi que le MNLA est un mouvement laïc.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Tous les pays autour du Mali ne veulent pas que les touaregs aient la liberté, parce que ils ont leur propre touaregs sur leur territoire. Ce sont des gens qui posent leurs pions pour éviter que notre pays se libère, ils nous accusent d’être Aqmi et ils vont nous accuser d’autres choses&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»,&lt;/em&gt;précise le musicien. Il critique aussi le rôle des pays occidentaux:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;Il y a beaucoup de pays près de nous et ailleurs qui s’intéressent aux richesses du sous-sol comme l’uranium et le pétrole. Il y a beaucoup de gens qui essayent de mettre le feu par là et qui ne sont pas des gens de chez nous&lt;/em&gt;.»&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;h3 style="color: #5f002a; font-family: arial, sans-serif; font-size: 1.4em; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Anciens combattants&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Des habitants de la région ont pourtant rapporté des actes de vandalisme et de viol de la part des rebelles lors de la chute de plusieurs villes dans le nord du Mali. Les yeux tristes et fatigués, mais le regard déterminé, Iyadou défend une nouvelle fois les combattants touaregs. Il nie tout saccage:&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;&lt;em&gt;A chaque fois que le MNLA a pris une ville, il a essayé d’éviter les exactions. Ils ont parlé avec la population. S’il y a des pillages, ce sont des voleurs de la ville, il y a des gens qui profitent comme cela s’est passé à Bamako lors du&amp;nbsp;&lt;span style="color: black;"&gt;coup d’Etat&lt;/span&gt;. Il y a eu beaucoup moins de pillages à Kidal, à Gao ou à Tombouctou qu’à Bamako, car le MNLA a eu des réunions avec les chefs traditionnels pour contrôler la situation&lt;/em&gt;&lt;em&gt;.»&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Mais, les membres du Mouvement national de libération de l'Azawad sont loin d’être des enfants de chœur. Formé en octobre 2011 de la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA), et du Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM), le MNLA s’inscrit dans une suite d’insurrections armées menées&amp;nbsp;depuis l'indépendance du Mali dans les années 60. La rébellion revendique l’autodétermination de l’Azawad, une région considérée comme le berceau naturel des touaregs et peuplée de 1,5 million de personnes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Dans les années 80 et 90, plusieurs membres de Tinariwen ont participé à la lutte comme combattants. Ils ont appris le maniement des armes dans les camps d'entraînement de&lt;span style="color: black;"&gt;&amp;nbsp;Mouammar Kadhafi&amp;nbsp;en Libye, lieu de refuge pour les rebelles touaregs. Avec la signature du&amp;nbsp;Pacte nationalen 1992 avec le&lt;/span&gt; gouvernement malien, les musiciens décident finalement de déposer leurs fusils. Aujourd’hui encore, les bluesmen du désert se sentent plus utiles avec leurs guitares qu’avec des armes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;Nous on ne s’arrêtera jamais de chanter. Notre lutte est musicale, notre choix est clair, si notre peuple parle des fleurs, nous parlerons des fleurs, s’il parle de la guerre, nous parlerons de la guerre, s’il parle de la paix, nous parlerons de la paix&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»,&lt;/em&gt;affirme Iyadou.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h3 style="color: #5f002a; font-family: arial, sans-serif; font-size: 1.4em; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Réfugiés touaregs&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Au-delà de la politique et des&amp;nbsp;affrontements armés,&lt;/span&gt; les pensées des membres du collectif sont surtout dirigées vers leurs proches:&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Notre inquiétude principale concerne&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;nos familles,&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;nos mamans, nos enfants, qui se sont réfugiés dans des pays voisins, qui sont eux-mêmes pauvres, qui sont touchés par la crise alimentaire, ce qui fait que cela aggrave la situation de ces réfugiés.&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Depuis le début de l’année et la&amp;nbsp;&lt;span style="color: black;"&gt;reprise des combats&lt;/span&gt;, plus de 200.000 personnes ont quitté le pays, selon l’ONU.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Malgré l’angoisse et l’éloignement, Iyadou affiche une grande satisfaction&amp;nbsp;pour la cause touarègue:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;«&lt;em&gt;Notre joie ce n’est pas l’effet de la guerre ou des violences, mais nous sommes joyeux car notre peuple commence à se libérer, notre peuple commence à atteindre le but d’une lutte de plus de 50 ans&lt;/em&gt;.»&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;Confiant, le bassiste imagine une nouvelle vie pour les futures générations touaregs:&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;&lt;em&gt;L’espoir pour mes enfants et mon peuple, c’est qu’ils soient libres, qu’ils déposent enfin leur sac de réfugiés, qu’ils aient la liberté que nous n’avons pas eue, que notre langue soit enseignée qu’on parle de notre culture et que la musique qui passe à la radio soit la nôtre. Même si on est ouvert à d’autres musiques, on ne veut plus que notre musique soit interdite.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px; text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Stéphanie Trouillard Source Slateafrique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-7381913896287929920?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.kabyle-fm.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1337:tinariwen-la-rebellion-touaregue-en-chantant&amp;catid=37:news' title='Tinariwen, la rébellion touarègue en chantant'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/7381913896287929920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=7381913896287929920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7381913896287929920?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7381913896287929920?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/tinariwen-la-rebellion-touaregue-en_21.html' title='Tinariwen, la rébellion touarègue en chantant'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CkQMRn8zeyp7ImA9WhVWEE4.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-3025775078472620946</id><published>2012-04-21T16:59:00.001Z</published><updated>2012-04-21T17:46:27.183Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-21T17:46:27.183Z</app:edited><title>Nord-Mali : plus de 268 000 réfugiés ou déplacés | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120419112315/hcr-rebellion-touaregue-independance-refugiesnord-mali-plus-de-268-000-refugies-ou-deplaces.html"&gt;Nord-Mali : plus de 268 000 réfugiés ou déplacés | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="background-color: white; border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; color: black; overflow: hidden; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;
&lt;div id="boiteoutil2" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;div class="infos"&gt;
﻿&lt;/div&gt;
&lt;div class="infos"&gt;
&lt;span class="date"&gt;19/04/2012 à 13h:19&lt;/span&gt;&lt;span class="source"&gt; Par Jeune Afrique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
﻿﻿﻿﻿﻿﻿﻿ &lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/photos/019042012114903000000malirefugi.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="Des déplaces fuyant les combats à Gao, arrivent à Bamako, le 6 avril." class="principale" height="182" src="http://www.jeuneafrique.com/photos/019042012114903000000malirefugi.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Des déplaces fuyant les combats à Gao, arrivent à Bamako, le 6 avril. &lt;span class="copyright"&gt;© AFP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
﻿ &lt;br /&gt;
&lt;div class="infos" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&amp;nbsp;La situation humanitaire découlant du conflit ouvert par la rébellion touarègue au Nord-Mali ne cesse de s’agraver. Selon l’ONU, la région compte désormais plus de 268 000 déplacés et réfugiés qui ont fui les combats et l’avancée des groupes armés.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="texteModifiable" id="texte"&gt;
Survenue le 17 janvier 2011 avec l’attaque des rebelles touaregs au Nord, la &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/coup-d-etat-au-mali" target="_blank"&gt;crise au Mali&lt;/a&gt; a fait plus de 268 561 réfugiés et déplacés, selon les derniers chiffres avancés mercredi 18 avril par le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).&lt;br /&gt;
Le document rendu public s’appuie sur des chiffres du Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Au 15 avril, plus de 160 000 réfugiés hors Mali étaient comptabilisés, se répartissant entre les pays suivants : Burkina Faso (46 000), Niger (29 000), Mauritanie (56 000) et Algérie (30 000, selon les chiffres du ministère algérien de&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;l’Intérieur).&lt;br /&gt;
Outre les quelque 160 000 réfugiés, on compte aussi plus de 107 000 déplacés à l’intérieur des frontières maliennes. Un chiffre en augmentation constante : ces derniers n’étaient que 93 000 avant l’offensive rebelle &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2673p010-013.xml0/ua-mali-president-boni-yayimali-heure-par-heure-le-recit-de-la-fuite-d-att.html" target="_blank"&gt;consécutive au coup d’État du 22 mars&lt;/a&gt;, qui a mené à la &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120406075905/" target="_blank"&gt;déclaration d’indépendance de l’Azawad, le 6 avril&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mauvaises conditions d’accueil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les pillages et les nombreuses violations des droits de l’Homme au Nord-Mali pourraient accélérer le phénomène. Selon Ochoa, le flux de réfugié fluctue au gré des mouvements des groupes rebelles. « La chute de la ville de Tombouctou a entraîné une nette reprise des arrivées dès les premiers jours d’avril avec 600 à 700 nouveaux réfugiés chaque jour, alors que le rythme avait fortement baissé après la mi-mars, à 200 ou 300 personnes par jour », indique l’organisation, qui pointe aussi du doigt les mauvaises conditions d’accueil des populations déplacées.&lt;br /&gt;
À l’extérieur du Mali « la poursuite des arrivées rend la situation difficile », notamment dans les domaines de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau. Des conditions similaires à celles vécues par leurs compatriotes restés au pays. Ocha assure ainsi que « la réponse humanitaire à l'intérieur du &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/mali/mali.asp" target="_blank"&gt;Mali&lt;/a&gt; a été rendue plus difficile après la conquête complète du Nord par la rébellion ». Laquelle refuse l’aide « occidentale », soit parce qu’elle n’est pas « musulmane », soit parce que l’indépendance de l’Azawad n’est pas reconnue par des organisations humanitaires qui entendent rester neutres dans le conflit.&lt;br /&gt;
(Avec AFP)&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-3025775078472620946?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120419112315/hcr-rebellion-touaregue-independance-refugiesnord-mali-plus-de-268-000-refugies-ou-deplaces.html' title='Nord-Mali : plus de 268 000 réfugiés ou déplacés | Jeuneafrique.com - le premier site d&apos;information et d&apos;actualité sur l&apos;Afrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/3025775078472620946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=3025775078472620946' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3025775078472620946?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3025775078472620946?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/nord-mali-plus-de-268-000-refugies-ou.html' title='Nord-Mali : plus de 268 000 réfugiés ou déplacés | Jeuneafrique.com - le premier site d&apos;information et d&apos;actualité sur l&apos;Afrique'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;D0cDR3o_eCp7ImA9WhVWEE8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-8052608161556478950</id><published>2012-04-21T16:17:00.001Z</published><updated>2012-04-21T16:17:56.440Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-21T16:17:56.440Z</app:edited><title>Mali - Sénégal : Amadou Toumani Touré trouve refuge à Dakar | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120420070309/senegal-mali-macky-sall-bamakomali-senegal-amadou-toumani-toure-trouve-refuge-a-dakar.html"&gt;Mali - Sénégal : Amadou Toumani Touré trouve refuge à Dakar | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-8052608161556478950?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120420070309/senegal-mali-macky-sall-bamakomali-senegal-amadou-toumani-toure-trouve-refuge-a-dakar.html' title='Mali - Sénégal : Amadou Toumani Touré trouve refuge à Dakar | Jeuneafrique.com - le premier site d&apos;information et d&apos;actualité sur l&apos;Afrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/8052608161556478950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=8052608161556478950' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/8052608161556478950?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/8052608161556478950?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/mali-senegal-amadou-toumani-toure.html' title='Mali - Sénégal : Amadou Toumani Touré trouve refuge à Dakar | Jeuneafrique.com - le premier site d&apos;information et d&apos;actualité sur l&apos;Afrique'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;CkMARH4yfSp7ImA9WhVWEE4.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-819978074098061337</id><published>2012-04-21T16:10:00.001Z</published><updated>2012-04-21T17:47:25.095Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-21T17:47:25.095Z</app:edited><title>Rêve sénégalais, cauchemar malien - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/07/878-reve-senegalais-cauchemar-malien"&gt;Rêve sénégalais, cauchemar malien - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="post-info"&gt;
samedi 7 avril 2012 &lt;/div&gt;
&lt;div class="post-info"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="post-content"&gt;
On a dit que le Printemps arabe, aujourd'hui dans sa deuxième année, ne franchirait pas le Sahara et ne ferait pas sentir ses effets dans les pays situés au sud de cette mer de sable.&lt;br /&gt;
J'ai pensé le contraire, senti, depuis le début de ce phénomène, qu'il était africain autant qu'arabe et pronostiqué qu'il ne tarderait pas à se propager au sud du Sahara.&lt;br /&gt;
Pour moi, il ne fait aucun doute que le Sénégal et le Mali ont été&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;atteints, au début de cette année 2012, par le vent du changement parti de Tunisie une année plus tôt.&lt;br /&gt;
Il soufflera peut-être demain sur d'autres pays. Mais, pour l'heure, en Afrique de l'Ouest, ce sont ces deux pays-là qui en accueillent ou subissent une forme « d'effet retard ».&lt;br /&gt;
Qui débouche, comme on va le voir, sur des résultats diamétralement opposés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;I- Le Sénégal&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Investi le 2 avril, le nouveau président de ce pays, Macky Sall, a choisi d'emblée de se comporter différemment et de gouverner autrement.&lt;br /&gt;
Il faut oublier - complètement ! - qu'il fut membre du parti de son prédécesseur, puis son Premier ministre et, pour finir, en 2007, le directeur de sa campagne électorale, avant d'être le président de l'Assemblée.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, il n'incarne ni la continuité ni même le changement, mais &lt;em&gt;la rupture.&lt;/em&gt; Et c'est exactement ce que les Sénégalais attendaient.&lt;br /&gt;
Son discours d'investiture, le choix de son Premier ministre et de ses ministres, son comportement général et chacune des décisions qu'il a prises depuis qu'il exerce la fonction ont été réfléchis d'abord, préparés et annoncés ensuite pour signifier au peuple sénégalais qu'il s'agit d'un&lt;em&gt; vrai commencement&lt;/em&gt; : ils entrent dans une phase de leur histoire différente de toutes celles qui l'ont précédée.&lt;br /&gt;
Le Sénégal n'est ni la Tunisie ni l'Égypte ; il n'a pas connu de soulèvement populaire, et l'ancien président, Abdoulaye Wade, n'a pas été renvoyé par la rue comme Ben Ali ou Moubarak, mais à l'issue d'un scrutin à deux tours où il a tout de même rassemblé le tiers des votes.&lt;br /&gt;
Quant à Macky Sall, il n'a pas accédé au pouvoir par une révolution mais à la faveur d'une alternance démocratique (et générationnelle).&lt;br /&gt;
Est-ce l'effet indirect du Printemps arabe ? À Dakar et dans l'ensemble du Sénégal, on a en tout cas le sentiment, comme en Tunisie, de vivre les lendemains d'une révolution et le début d'une ère nouvelle.&lt;br /&gt;
Les élections législatives du 1er juillet ? Les Sénégalais ont un peu l'impression qu'ils vont élire, eux aussi, une Assemblée constituante...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;II- La République du Mali&lt;/em&gt; Nous ne le savions pas, mais elle était minée de l'intérieur quand, à la fin de 2011, elle a subi les contrecoups négatifs du Printemps arabe et plus précisément de son avatar libyen.&lt;br /&gt;
Secouée par la chute de Ben Ali et de Moubarak - les autocrates de ses deux voisins -, attaquée de l'extérieur, la dictature tribale et familiale de Kaddafi a fini par se disloquer à la fin de 2011, essaimant ses survivants - hommes armés et argentés - chez ses voisins du Sud : Tchad, Niger et Mali.&lt;br /&gt;
Ce dernier pays s'est révélé vulnérable : les sécessionnistes de sa partie nord n'attendaient que ce renfort venu de Libye pour reprendre le sentier de la guerre ; une bonne partie des militaires maliens n'attendaient qu'une attaque pour se débander.&lt;br /&gt;
Avant que certains d'entre eux ne s'insurgent, les armes à la main, contre un pouvoir central méprisé et contre lequel ils se sont libérés de leurs frustrations.&lt;br /&gt;
Les Maliens, les Africains et le reste du monde ont alors découvert, non sans stupeur, que la République était entre les mains d'une autorité qui, à la veille de passer la main, était gangrenée, usée et sans défense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin de mars, les forces du Nord ont fait sécession, chassé les soldats de la République et occupé le territoire de ce qu'elles appellent l'Azawad. Dans le sud du pays, plus particulièrement la capitale et ses environs, des officiers et sous-officiers du rang « au savoir-faire expéditif et limité » se sont emparés du pouvoir par la force.&lt;br /&gt;
Ils ne se résolvent pas à le rendre, mais, visiblement, ne savent trop qu'en faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les perspectives sont, hélas, encore plus sombres.&lt;br /&gt;
Depuis le premier jour de l'entrée en crise de la République malienne, la Cedeao s'en occupe avec énergie, les pays voisins se concertent, l'ONU et l'Union africaine ne sont ni absentes ni indifférentes. Quant à la classe politique malienne, elle se mobilise dans sa grande majorité contre la partition et contre le putsch.&lt;br /&gt;
Mais, en face, de formidables forces de destruction sont, elles aussi, à l'oeuvre. Entre ceux qui s'emploient à restaurer l'État malien dans sa plénitude et ceux qui veulent sa partition et sa dislocation s'est instaurée une course de vitesse dont on ignore qui la remportera.&lt;br /&gt;
Le pays menace de suivre la voie empruntée, il y a plus de vingt ans, par la Somalie. Elle mène à ce qu'on a fini par appeler... &lt;em&gt;la somalisation&lt;/em&gt; : partition territoriale, dislocation de l'État central, anarchie et violence.&lt;br /&gt;
Le tout, sans fin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nord du Mali a clamé son indépendance sous le nom d'Azawad : il ne sera reconnu par aucun État, pas plus que ne l'a été le Somaliland, qui fonctionne, certes, mais mendie en vain, depuis vingt ans, sa reconnaissance par un pays ou une institution. Mais alors que le nord de la Somalie est en paix, l'Azawad verra le pouvoir touareg du MNLA contesté par divers intégrismes.&lt;br /&gt;
Son territoire servira de passage aux terroristes professionnels qui infestent la région et aux trafiquants de drogue dont l'argent pourrit tout et corrompt chacun.&lt;br /&gt;
Accourront, pour tenter de circonscrire le mal, des forces américaines et françaises, ou de l'Otan ; s'y créera un abcès de fixation.&lt;br /&gt;
Un grand pays limitrophe, doté de moyens financiers et militaires importants et qui a pour nom l'Algérie, pourra-t-il rester à l'écart ?&lt;br /&gt;
Que faire pour tenter d'éviter que ne se produise et ne se pérennise pareil désastre, national pour le Mali, régional pour l'Afrique de l'Ouest comme pour l'Afrique du Nord, africain et même mondial ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À mon avis il faut :&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt; Restaurer d'extrême urgence la République malienne, son État, sa Constitution et ses institutions.&lt;br /&gt;
En obtenant de gré ou de force la reddition des putschistes (et la mise à l'écart de la minorité d'égarés qui a approuvé leur mauvaise initiative).&lt;br /&gt;
Les propos dilatoires et même hypocrites de leur chef laissent craindre que ce sera malaisé.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2)&lt;/strong&gt; Mettre en place un pouvoir constitutionnel chargé de redonner au pays un gouvernement et une nouvelle armée, de le mener, dans un délai acceptable, à des élections dignes de ce nom.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3)&lt;/strong&gt; Engager avec les dirigeants touaregs les plus raisonnables des négociations en vue de l'édification d'un nouvel État malien qui pourrait, voire devrait, être fédéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour s'atteler à cette tâche, une coalition des partis maliens qui se sont déclarés antiputsch et pour la Constitution doit se rassembler sous l'autorité du président de l'Assemblée, intronisé chef d'État constitutionnel.&lt;br /&gt;
Elle demandera et obtiendra l'appui déterminé de la Cedeao, de l'Union africaine, de l'ONU et des très nombreux amis du Mali.&lt;br /&gt;
Du grand malheur actuel, de ce méfait du Printemps arabe (le volet libyen), peut renaître, en quelques années, un Mali fédéral et démocratique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-819978074098061337?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/07/878-reve-senegalais-cauchemar-malien' title='Rêve sénégalais, cauchemar malien - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/819978074098061337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=819978074098061337' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/819978074098061337?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/819978074098061337?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/reve-senegalais-cauchemar-malien-ce-que.html' title='Rêve sénégalais, cauchemar malien - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEcHSHg-eip7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-5384587602278790268</id><published>2012-04-21T16:08:00.001Z</published><updated>2012-04-22T17:33:59.652Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:33:59.652Z</app:edited><title>Bonne sortie, mauvaise fin de parcours... - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/01/880-bonne-sortie-mauvaise-fin-de-parcours"&gt;Bonne sortie, mauvaise fin de parcours... - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="post-info"&gt;
dimanche 1 avril 2012 &lt;/div&gt;
&lt;div class="post-info"&gt;
En politique, il y a des moments où « la boîte à surprises » tourne à plein régime.&lt;br /&gt;
L'Afrique de l'Ouest traverse l'un de ces moments. Et, dans cette partie du&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;continent, ce sont le Sénégal et le Mali qui se distinguent.&lt;br /&gt;
On l'a oublié, mais ces deux pays voisins ont commencé par s'unir ; avant même leur indépendance, ils ont scellé entre eux &lt;em&gt;la Fédération du Mali&lt;/em&gt;, qui fut déclarée indépendante le 20 juin 1960, avant de voler en éclats dès le mois d'août suivant.&lt;br /&gt;
Ils se sont ensuite constitués l'un et l'autre en États indépendants et ont connu, depuis lors, deux destins parallèles.&lt;br /&gt;
Il y a quelques semaines, nous avions très peur pour le &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/senegal.asp" hreflang="fr"&gt;Sénégal&lt;/a&gt;, où l'élection présidentielle menaçait de déraper, et pensions que le Mali, lui, allait changer paisiblement de président à la date prévue, le 29 avril, pour régler ensuite le problème posé par la sécession du nord du pays.&lt;br /&gt;
C'est le contraire qui s'est produit : &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2673p024-029.xml0/senegal-barack-obama-nicolas-sarkozy-karim-wadepresidentielle-senegalaise-dakar-la-lecon-de-democratie.html" hreflang="fr"&gt;la présidentielle sénégalaise a connu, le 25 mars, un second tour irréprochable&lt;/a&gt; ; largement battu, le président s'est incliné de bonne grâce devant le verdict des urnes. Il en avait donné l'assurance et ceux qui étaient dans la confidence savaient qu'il le ferait...&lt;br /&gt;
Au &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/mali/mali.asp" hreflang="fr"&gt;Mali&lt;/a&gt;, en revanche, intervenait le 21 mars &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/coup-d-etat-au-mali" hreflang="fr"&gt;un étrange coup d'État que personne n'avait vu venir&lt;/a&gt; : le président, qui était à un mois de la fin de son second et dernier mandat, n'est pas appréhendé mais son palais est attaqué ; il sauve sa peau de justesse, disparaît et observe un lourd silence.&lt;br /&gt;
Le pays n'a plus de gouvernement en place ni d'institutions debout ; les élections n'ont plus de date ; l'État et l'armée s'effondrent ; les généraux et les colonels sont aux « abonnés absents ».&lt;br /&gt;
En ce début avril 2012, le Sénégal assiste à la sortie réussie de son troisième président, Abdoulaye Wade. Chacun des deux précédents avait également réussi la sienne : Léopold Sédar Senghor en 1980 et Abdou Diouf en 2000.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le Sénégal est, décidément, le pays des sorties réussies.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Au Mali, à l'inverse, c'est une très mauvaise fin de parcours pour Amadou Toumani Touré (ATT). Il avait fait une entrée tonitruante en politique le 26 mars 1991 et a pris alors le bon départ ; il a su quitter le pouvoir en 1992... pour y revenir - par les urnes - dix années plus tard.&lt;br /&gt;
Même s'il est rétabli dans la fonction, pour le principe et comme l'exige la Cedeao, le 21 mars marque sa mauvaise fin de parcours.&lt;br /&gt;
C'est bien dommage pour lui et très dommage pour le Mali.&lt;br /&gt;
Je suis consterné par ce qui se passe depuis dix jours dans ce fleuron de l'Afrique de l'Ouest : à l'évidence le pays et sa démocratie ne se portent pas aussi bien que nous le pensions.&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2673p010-013.xml0/ua-mali-president-boni-yayimali-heure-par-heure-le-recit-de-la-fuite-d-att.html" hreflang="fr"&gt;Les dessous du coup d'État, ses auteurs et leurs motivations sont mal connus à ce jour&lt;/a&gt;. Tout aussi flous sont les agissements des autres protagonistes maliens en réaction au coup de force.?Mais ce que nous avons observé du comportement des uns et des autres nous permet de cerner la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt; Le coup d'État du capitaine Amadou Haya Sanogo nous a surpris pour deux raisons :&lt;br /&gt;
a) nous supposions, à tort, la démocratie solidement installée au Mali, et suffisamment populaire pour dissuader quiconque de l'attaquer ;&lt;br /&gt;
b) nous constations que, rejetés et combattus par l'Union africaine, les organisations régionales du continent, par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et la communauté internationale, les coups d'État se faisaient d'autant plus rares que leurs auteurs ne pouvaient en conserver durablement le bénéfice.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2)&lt;/strong&gt; Le capitaine Sanogo et ses camarades putschistes ont usé de violence excessive et traumatisante, ont détruit, incendié, tué et pillé.&lt;br /&gt;
Jour après jour, ils se sont ensuite enhardis : appel démagogique au nationalisme malien, qu'ils utilisent comme bouclier contre l'intervention étrangère, fût-elle africaine, fuite en avant...&lt;br /&gt;
Leur « coup » et ses excès ont suscité des condamnations fermes hors du Mali, la Cedeao et son président Alassane Ouattara en première ligne. Mais à l'intérieur du pays, il y a eu (trop) peu de réactions hostiles, et lorsqu'elles se sont manifestées, elles ont été molles et limitées.&lt;br /&gt;
À l'inverse, ceux qui ont approuvé le coup d'État ont été visibles et bruyants.&lt;br /&gt;
C'est là un signe qui ne trompe pas : &lt;em&gt;le pouvoir renversé n'était plus assez populaire et n'a donc pas été défendu&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Cependant, aux dernières nouvelles, le front antiputsch se renforce et s'élargit : les hésitants le rejoignent et les putschistes sont de plus en plus seuls.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3)&lt;/strong&gt; Ces derniers n'ont pas entraîné avec eux toute l'armée, tant s'en faut. Mais alors, où étaient les militaires, les gendarmes, les membres des services de sécurité qui n'ont pas participé au « coup » ? Pourquoi n'ont-ils pas défendu les institutions démocratiques ? Où en sont-ils dix jours après le « coup » ?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4)&lt;/strong&gt; Lorsqu'il a fini par s'exprimer, le 28 mars, le président Amadou Toumani Touré a donné l'impression d'être un homme traumatisé par ce qu'il a subi. N'a-t-il pas refusé d'affirmer qu'il était encore président ? Ne s'est-il pas abstenu de condamner le putsch ou ses auteurs ?&lt;br /&gt;
Il était, en tout cas, nettement en retrait de la position de la Cedeao, déterminée à le rétablir dans sa fonction, fût-ce très provisoirement, par principe et pour effacer les effets du coup d'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les connaisseurs de la situation intérieure malienne, certains suggèrent que la personnalité consensuelle et ductile du président ATT a caché une détérioration du pouvoir qui s'est aggravée au cours de son second mandat.&lt;br /&gt;
Le président et son gouvernement se sont coupés peu à peu des régimes des pays voisins et se sont isolés des forces vives maliennes.&lt;br /&gt;
La dissidence des Touaregs du nord du pays s'est-elle nourrie de l'affaiblissement du pouvoir central ? Aurait-elle éclaté si la chute du régime libyen ne lui avait pas fourni les hommes et les armes qui lui ont permis de s'affirmer ?&lt;br /&gt;
Le coup d'État du 21 mars en est-il l'une des résultantes ? Ou bien serait-il intervenu même sans les humiliations qu'elle a infligées à l'armée malienne ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas encore aujourd'hui de réponses assurées à ces questions, mais une certitude se fait jour : il y a interaction entre la sécession du Nord et le coup d'État du 21 mars ; leurs effets se croisent et se conjuguent pour plonger le Mali dans la crise la plus grave qu'il ait connue depuis la rupture en 1960 de sa fédération avec le Sénégal.&lt;br /&gt;
Il faut le savoir : les antiputschistes africains et maliens ont devant eux une tâche herculéenne&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-5384587602278790268?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/01/880-bonne-sortie-mauvaise-fin-de-parcours' title='Bonne sortie, mauvaise fin de parcours... - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/5384587602278790268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=5384587602278790268' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5384587602278790268?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5384587602278790268?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/bonne-sortie-mauvaise-fin-de-parcours.html' title='Bonne sortie, mauvaise fin de parcours... - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;Dk8MQno_eip7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-7722381189672771577</id><published>2012-04-21T16:07:00.001Z</published><updated>2012-04-22T17:14:43.442Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:14:43.442Z</app:edited><title>Mali : de mars 1991 à mars 2012 - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/01/876-mali-de-mars-1991-a-mars-2012"&gt;Mali : de mars 1991 à mars 2012 - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/" style="cursor: hand;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div id="main"&gt;
&lt;div id="content"&gt;
&lt;div class="post"&gt;
&lt;div class="post-info"&gt;
dimanche 1 avril 2012 &lt;/div&gt;
&lt;div class="post-content"&gt;
Je consacre cette livraison de « Ce que je crois » à un événement dramatique qui s'est imposé brutalement à notre attention :&lt;em&gt; le présent - chahuté - et l'avenir - incertain - de la République du &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/mali/mali.asp"&gt;Mali.&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Nous la pensions installée dans cette démocratie impeccable où elle était entrée un 26 mars, en 1991, il y a plus de deux décennies. S'y sont succédé depuis, à intervalles réguliers, les &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;alternances politiques et pacifiques.&lt;br /&gt;
Il y a encore quelques semaines, la classe politique malienne se préparait à l'élection présidentielle prévue de longue date pour donner, à partir du 29 avril prochain, un successeur à Amadou Toumani Touré (ATT), qui, ayant accompli deux mandats, ne pouvait plus se représenter et allait devoir passer la main. Comme l'avait fait avant lui, de fort bonne grâce, Alpha Oumar Konaré.&lt;br /&gt;
C'est alors que se sont fait sentir, dans le nord du pays, les effets indirects de la chute en Libye du régime Kaddafi : des centaines de soldats de nationalité libyenne, mais originaires du Mali, ont reflué vers cette partie de la République malienne munis d'armes en tous genres, de véhicules militaires et d'argent.&lt;br /&gt;
L'effort pour les accueillir et les intégrer n'ayant pas été adéquat - et ne pouvant l'être -, les signes précurseurs d'une effervescence politico-sociale n'ont pas tardé à apparaître : les incidents sont allés s'aggravant, et, par un mauvais jour de janvier 2012, le nord du Mali a franchi un pas de plus, irréparable peut-être : il s'est déclaré en état de sécession et a même réclamé son indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrêtons-nous ici un instant pour dire un mot de l'écrasante responsabilité des grandes puissances qui se lancent, souvent à la légère, dans l'aventure périlleuse des changements de régime par la force militaire : l'URSS l'a fait en Afghanistan dans les années 1970-1980, et les États-Unis lui ont emboîté le pas dans le même malheureux pays à partir de 2001, avant d'envahir l'Irak en 2003 pour abattre Saddam Hussein ; tout récemment, en 2011, la France et le Royaume-Uni ont, à leur tour, utilisé leur aviation et leur marine de guerre pour renverser Kaddafi et son régime, qui avaient cessé de leur plaire.&lt;br /&gt;
Certaines de ces interventions - pas toutes - étaient justifiées, d'autres étaient légitimes ou, à tout le moins, légales, car autorisées par l'ONU. Mais toutes ont eu cette détestable caractéristique : l'envahisseur ou les envahisseurs ont quitté le pays dès qu'ils ont estimé qu'il était de leur intérêt de le faire.&lt;br /&gt;
Et se sont allègrement désintéressés de la situation, en général désastreuse, dans laquelle ils le laissaient, ainsi que des conséquences de leur intrusion dans les pays voisins, qu'ils ont bien souvent déstabilisés.&lt;br /&gt;
Le cas le plus flagrant et peut-être le plus grave est celui de la Libye : les Anglo-Français (et l'Otan) ont abattu Kaddafi et libéré les Libyens de sa dictature. Mais dès que ce résultat a été obtenu, ils sont partis en laissant s'égailler les débris de son régime et se répandre dans la zone sahélienne les milliers de tonnes d'armes qu'eux-mêmes et les Russes lui avaient livrées.&lt;br /&gt;
Première grande victime de ce lourd héritage : le Mali, dont nous constatons qu'il est... déstabilisé.&lt;br /&gt;
La sécession programmée du nord du Mali ne concerne directement qu'une petite partie de la population. Mais elle a déjà provoqué d'importants déplacements de personnes et a conduit la classe politique à se poser la plus grave des questions : faut-il, peut-on tenir l'élection présidentielle à la date prévue ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est sur ces entrefaites, et avant que ne soit levée l'interrogation, qu'est survenu l'impensable : traumatisés par des revers humiliants, ne se sentant ni convenablement équipés ni bien commandés par une oligarchie militaire qu'ils jugent repue et corrompue, des officiers du rang se sont soulevés, les 21 et 22 mars, contre leur hiérarchie, contre le président - un ex-général commandant en chef de l'armée ! - et contre son gouvernement, qualifié d'« incompétent ».&lt;br /&gt;
Des militaires humiliés se sont comportés ici comme leurs homologues humiliés l'ont fait dans bien d'autres pays. Ce genre de réaction est le plus souvent malsain, aggrave le mal qu'il prétend guérir.&lt;br /&gt;
Même si leurs griefs ne sont pas tous sans fondement, même si la personnalisation du pouvoir et les hésitations de la classe politique étaient pesantes, les auteurs de ce coup d'État militaire - ils se raréfiaient en Afrique - ont cassé la mécanique de la démocratie malienne et chassé par un coup de force un président qui était sur le point de s'en aller, au terme de son dernier mandat.&lt;br /&gt;
Ce qu'ils ont proclamé et édicté est du plus grand classicisme : couvre-feu, arrestations, fermeture des frontières, etc. Des scènes de violence, d'anarchie et de pillage ont tôt fait de donner une image exécrable de cette révolte de « sans-grades »...&lt;br /&gt;
Ils ont beau proclamer qu'ils veulent&lt;em&gt; « redresser la démocratie » (sic), « restaurer l'État et le pouvoir pour le remettre à un président élu » (re-sic),&lt;/em&gt; même s'ils sont de bonne foi et si leurs positions rencontrent une certaine résonance, ils ont engagé leur pays dans une voie à l'issue incertaine.&lt;br /&gt;
Et méritent les nombreuses condamnations que leur mauvaise initiative a déjà suscitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que faire ?&lt;br /&gt;
Il faut sauver la démocratie malienne : c'est possible. Et empêcher l'installation d'un gouvernement issu du putsch : c'est nécessaire.&lt;br /&gt;
Il n'aurait aucune légitimité pour gouverner le pays ou négocier avec les rebelles du Nord ou, à l'inverse, leur faire la guerre.&lt;br /&gt;
Les putschistes devront transmettre le pouvoir de fait qu'ils détiennent depuis le 22 mars à une autorité provisoire, agréée par les principaux partis maliens, la Cedeao, l'Union africaine et l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), dont la mission principale sera d'organiser - vite, c'est-à-dire dans l'année - des élections présidentielle et législatives transparentes et contrôlées.&lt;br /&gt;
Que les rebelles du Nord seront requis de ne pas empêcher ni même perturber.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-7722381189672771577?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com/index.php/2012/04/01/876-mali-de-mars-1991-a-mars-2012' title='Mali : de mars 1991 à mars 2012 - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/7722381189672771577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=7722381189672771577' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7722381189672771577?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7722381189672771577?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/mali-de-mars-1991-mars-2012-ce-que-je.html' title='Mali : de mars 1991 à mars 2012 - Ce que je crois, par Béchir Ben Yahmed - Jeune Afrique'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEcNQX8zeSp7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-6274142494433667199</id><published>2012-04-21T16:01:00.001Z</published><updated>2012-04-22T17:34:50.181Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:34:50.181Z</app:edited><title>NIGER : Le défi touareg à la mode nigérienne</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.actuniger.com/societe/310-societe/4050-niger--le-defi-touareg-a-la-mode-nigerienne.html"&gt;NIGER : Le défi touareg à la mode nigérienne&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="article-tools clearfix"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;dl class="article-info clearfix"&gt;&lt;dd class="create"&gt;Mercredi, 18 Avril 2012 20:49 &lt;/dd&gt;&lt;dd class="hits"&gt;Vues: 2972 &lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;
&lt;ul class="actions"&gt;
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&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;div style="clear: both;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;a class="highslide" href="http://www.blogger.com/images/stories/articles/politique/chef-touaregs.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="img_caption left" style="float: left; width: 250px;"&gt;
&lt;img alt="chef-touaregs" class="caption" src="http://www.blogger.com/images/resized/images/stories/articles/politique/chef-touaregs_250_139.jpg" style="float: left; margin: 5px;" title="Des chefs touaregs nigériens " /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="img_caption"&gt;
Des chefs touaregs nigériens &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;strong style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt;Avec le retour des mercenaires du «Guide», la rébellion a repris dans le nord du Mali. Des effets que Niamey a réussi à éviter sur son territoire. Quelles sont ses recettes?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi la rébellion touarègue du Nord-Mali ne s'est-elle pas propagée au Nord -Niger? «Parce que l'armée nigérienne quadrille mieux son territoire que l'armée malienne», répondent les autorités de Niamey.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;Pas faux. «Au Mali, quand une rébellion éclate, le pouvoir cherche tout de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;suite à négocier. Au Niger, le pouvoir combat d'abord et négocie ensuite», explique un diplomate en poste à Niamey.&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;De fait, lors de la dernière guerre, entre 2007 et 2009, les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) d'Agaiy Aiambo n'ont jamais pris une ville et n'ont pas pu s'installer durablement dans le massif montagneux de l'Aïr. Est-ce un héritage du général Kountché? Tandja a joué la fermeté et a fini par obliger le MNJ à signer la paix. «Beaucoup de Touaregs gardent un mauvais souvenir de ce conflit, confie un de leurs frères d'Agadez. Ça s'est fini par une débandade, et seuls les chefs du MNJ ont profité de l'argent que Kaddafi a versé pour garantir la paix». Autant dire que ces anciens chefs rebelles sont discrédités aux yeux de beaucoup de leurs hommes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;Autre facteur de paix: l'intégration des «hommes bleus» dans la société nigérienne. À l'image de cet enfant d'Iferouane, Brigi Rafini, qui est devenu Premier ministre du Niger (lire encadré). C'est précisément à Iferouane qu'a éclaté la révolte de 2007! Trois autres figures de la communauté touarègue occupent aujourd'hui des postes à responsabilités. Mohamed Anako, ancien rebelle des années 1990, a été élu l'an dernier à la Présidence du Conseil régional d'Agadez. Rhissa Ag Boula, autre rebelle historique, siège au même conseil. Rhissa Feltou, neveu du mythique Mano Dayak, est quant à lui le nouveau maire d'Agadez (et conseiller du président). Organisées par la junte du général Sai ou Djibo, les élections locales de janvier 2011 ont été un moteur de fusion. Pour que les collectivités locales du Nord ne soient pas des coquilles vides, le président Mahamadou Issoufou a organisé en janvier dernier, près d'Arlit, un Forum Paix et Développement. À ses interlocuteurs touaregs, il a promis un plan pluriannuel doté de 1000 milliards de F CFA (1,5 milliard d'euros).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;JAMAIS SEUL. Mais le secret de la pax nigerana se trouve aussi à Tripoli et ... à Paris. «La chance du Niger, estime notre diplomate de Niamey, c'est que les Touaregs de ce pays ne sont pas, à la différence de leurs frères du Mali, des vétérans de l'armée libyenne. Au Nord- Niger, il n'y a donc pas l'équivalent d'un Mohamed Ag Najirn», cet ex-colonel de l'armée libyenne qui commande aujourd'hui, au Nord-Mali, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;Autre paramètre, l'uranium. Pour la France, l'exploitation de la mine d'Arlit est indispensable au fonctionnement de son parc nucléaire civil et militaire. Vu de Paris, le Nord-Niger est beaucoup plus stratégique que le Nord -Mali. Pour réduire une rébellion au Nord-Niger, Niamey n'est donc jamais seul. Reste que, si la terre tremble au Nord - Mali, le Niger n'est pas à l'abri d'une réplique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;b&gt;CHRISTOPHE BOISBOUVIER &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;b&gt;JEUNE AFRIQUE&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-6274142494433667199?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.actuniger.com/societe/310-societe/4050-niger--le-defi-touareg-a-la-mode-nigerienne.html' title='NIGER : Le défi touareg à la mode nigérienne'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/6274142494433667199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=6274142494433667199' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6274142494433667199?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6274142494433667199?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/niger-le-defi-touareg-la-mode.html' title='NIGER : Le défi touareg à la mode nigérienne'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEYHR38-eip7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-6649361221839084157</id><published>2012-04-21T15:59:00.000Z</published><updated>2012-04-22T17:35:36.152Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:35:36.152Z</app:edited><title>Situation au nord du Mali : une rébellion sur fond de «talibanisation» - International - El Watan</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.elwatan.com/international/situation-au-nord-du-mali-une-rebellion-sur-fond-de-talibanisation-21-04-2012-167629_112.php"&gt;Situation au nord du Mali : une rébellion sur fond de «talibanisation» - International - El Watan&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
e 21.04.12 | 10h00 &lt;a class="nb-reac" href="javascript:void(0);" jquery1335023790935="44"&gt;&lt;strong&gt;Réagissez&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;a class="img_zoom_article_presse" href="http://www.blogger.com/images/2012/04/20/inter_963251.jpg" jquery1335023790935="6"&gt;&lt;img alt=" 
 Des hommes armés se déclarant d’Aqmi. 
" src="http://www.blogger.com/images/2012/04/20/inter_963251_465x348.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
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&lt;a class="zoom" href="http://www.blogger.com/images/2012/04/20/inter_963251.jpg" jquery1335023790935="5" title=" 
 Des hommes armés se déclarant d’Aqmi. 
"&gt;zoom&lt;/a&gt; | © D. R. &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="foto-leg" id="foto-leg" jquery1335023790935="40"&gt;
Des hommes armés se déclarant d’Aqmi. &lt;/div&gt;
&lt;div id="foto-leg-cache" jquery1335023790935="41" style="display: none;"&gt;
Des hommes armés se déclarant d’Aqmi.&lt;/div&gt;
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affOutils("167629","Situation au nord du Mali : une rébellion sur fond de «talibanisation»","Situation+au+nord+du+Mali+%3A+une+r%C3%A9bellion+sur+fond+de+%C2%ABtalibanisation%C2%BB","http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Finternational%2Fsituation-au-nord-du-mali-une-rebellion-sur-fond-de-talibanisation-21-04-2012-167629_112.php","/international/");
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&lt;h2 id="chapo"&gt;
Les dirigeants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) se déclarent «optimistes» quant à la libération des sept otages algériens enlevés il y a plus d’une dizaine de jours du consulat d’Algérie à Gao.&lt;/h2&gt;
&lt;div class="texte" id="texte"&gt;
Les négociations pour la libération des sept otages algériens se poursuivent toujours. La décision de les libérer a été prise par Al Qaîda, mais il reste à déterminer à quel &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;groupe ils seront remis.&lt;br /&gt;
Les tractations ont lieu à Gao, alors que des informations font état du ralliement du colonel Ould Meidou à un groupe dissident d’Al Qaîda, avec de nombreux Arabes qu’il a lui-même armés pour combattre la rébellion touareg. Des alliances diaboliques sont en train de se faire et se défaire ces derniers jours entre les différents groupes djihadistes. Même si les dirigeants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) refusent officiellement de reconnaître les contacts avec Al Qaîda, il n’en demeure pas moins qu’en aparté, ils se déclarent «optimistes» quant à la libération des sept otages algériens enlevés il y a plus d’une dizaine de jours du consulat d’Algérie à Gao.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le MNLA refuse tout contact avec al quaîda&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Selon des sources sûres, la décision de libérer les captifs a été prise. «Le seul problème qui reste en suspens c’est le choix de la partie qui les récupérera, étant donné que le MNLA refuse tout contact officiel avec Al Qaîda», révèle notre interlocuteur, au fait de cette affaire. Selon lui, «le consul et ses six compagnons sont en bonne santé et les deux otages qui étaient malades sont rétablis, après avoir reçu des soins». Il se dit «confiant et optimiste car, a-t-il ajouté, la libération des sept otages n’est qu’une question de temps». En fait, le MNLA préfère rester loin des négociations, tout en suivant de près leur déroulement, étant donné que les négociateurs sont dans son entourage. Ils ont des relations directes avec les différents groupes terroristes affiliés ou non à Al Qaîda. «Nous savons que les otages ont été remis à ce nouveau groupe constitué d’Arabes de l’Afrique de l’Ouest, très actifs dans les régions de Tombouctou et de Gao. Ils ont des liens très étroits avec les tribus brébiches, mais également avec les deux groupes salafistes touareg armés. Ils se rendent service mutuellement pour mieux préserver leurs intérêts», note notre source. Selon elle, la situation est en train d’évoluer très rapidement.&lt;br /&gt;
«Sur les sept groupes de salafistes qui agissent au nord du Mali, trois dominent le peloton. Ils sont dirigés par des Algériens, dont Abou Zeïd et Belmokhtar et leur composante est majoritairement algérienne. Ils disent qu’ils ont pour chef un certain Nabil qui, lui-même, dépend de l’émir d’Al Qaîda pour le Maghreb islamique, qui se trouve en Algérie. Ils se revendiquent de Ayman Zawahiri et du mollah Omar. Il y a deux semaines, les chefs de ces groupes sont revenus du Niger avec 17 véhicules Toyota Station bourrés d’armes lourdes et légères. Ils ont même acheté des armes anti-aériennes qu’ils ont cachées dans la région de Tombouctou et de Gao», révèle notre interlocuteur, qui précise que cet arsenal leur a été vendu par les militaires qui faisaient partie de la protection des Guedadfa (famille de Gueddafi) et qui se sont réfugiés au Niger.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Anciens combattants de libye&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
«La direction du MNLA est au courant de cette transaction. Elle a même interrogé Belmokhtar sur la destination de ces armes. Ce dernier, tout comme Abou Zeïd, lui ont répondu qu’elles ne seront pas dirigées contre l’Azawad, mais plutôt contre l’Algérie. Ils ont affirmé qu’elles prendront la direction de l’Algérie en temps opportun», note notre interlocuteur, qui occupe un poste assez important au sein du mouvement de l’Azawad, qui ajoute que ce convoi n’est pas le seul. «D’autres l’ont précédé. C’était au moment de la prise de Tripoli par les rebelles. Toute une phalange a participé aux combats et est retournée au nord du Mali avec l’armement lourd», souligne notre source qui avertit : «Dans cette guerre, c’est surtout l’Algérie qui est visée. Il n’est pas exclu que des opérations extrêmement graves et dangereuses puissent être menées par ces groupes de djihadistes, maintenant qu’ils détiennent de l’armement anti-aérien.»&amp;nbsp; «Le danger, dit-il, vient également de cette ‘‘alliance d’intérêts’’ entre les tribus brébiches du Nord et les salafistes, mais également entre ces derniers et quelques Touareg des Ifoghas, spécialisés dans la contrebande et les trafics en tous genres.»&lt;br /&gt;
Même amère, cette vérité est reconnue par de nombreux cadres du MNLA avec lesquels nous nous sommes entretenus. A ce titre, certaines sources proches du mouvement craignent que le redoutable colonel-major, Ould Meidou, un loyaliste du président déchu, Amadou Tounami Touré, (issu de la plus importante tribu arabe du nord-ouest), rejoigne les groupes d’Al Qaîda. Depuis la prise des principales villes du Nord, le colonel qui était à Bamako, a disparu de la circulation. Certains cadres du MNLA affirment qu’il a été arrêté, d’autres, plus nombreux, disent qu’il pourrait avoir rejoint l’AQMI qu’il connaît assez bien pour avoir profité de ses services pour escorter des convois de cocaïne.&lt;br /&gt;
A ce titre, il est important de rappeler que juste avant la rébellion, il avait réussi à faire libérer de prison son cousin et proche ami, le baron de la drogue, Mohamed Ould Aweynat. Ce dernier faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par Interpol dans le cadre de l’affaire de «Air Cocaïne», ces Boeing qui avaient atterri au nord du Mali pour décharger des quantités énormes de cette drogue latino-américaine. Des sources de Tombouctou sont formelles.&lt;br /&gt;
Le colonel Ould Meidou aurait rejoint un groupe dissident à celui qui détient les otages algériens. Il aurait même emmené avec lui de nombreux Arabes du nord-ouest du Mali qu’il avait armés pour combattre les Touareg.&lt;br /&gt;
Une telle alliance fera de cette organisation l’une des plus redoutables, capables, au cas où elle s’allierait aux groupes qui détiennent l’armement libyen, de transformer le nord du Mali en une véritable poudrière. Les informations qui parviennent de cette région augurent d’un avenir très sombre et rien ne permet de dire, pour le moment, qu’il y a une quelconque amélioration. Ançar Eddine, pour sa part, veut, avec l’aide des Touareg des Ifoghas, alliés de l’AQMI, contrôler sa région, loin de l’emprise du MNLA, pour y instaurer la charia et se rapprocher davantage des djihadistes, avec lesquels les affaires ont de tout temps été bonnes. Beaucoup craignent que le MNLA soit dépassé par une «talibanisation» inéluctable de la région.&lt;/div&gt;
&lt;h5 class="signature"&gt;
Salima Tlemçani&lt;/h5&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-6649361221839084157?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.elwatan.com/international/situation-au-nord-du-mali-une-rebellion-sur-fond-de-talibanisation-21-04-2012-167629_112.php' title='Situation au nord du Mali : une rébellion sur fond de «talibanisation» - International - El Watan'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/6649361221839084157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=6649361221839084157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6649361221839084157?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6649361221839084157?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/situation-au-nord-du-mali-une-rebellion.html' title='Situation au nord du Mali : une rébellion sur fond de «talibanisation» - International - El Watan'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;D0QBQ3gzcSp7ImA9WhVXGU8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-6337641237928109283</id><published>2012-04-20T12:35:00.001Z</published><updated>2012-04-20T12:35:52.689Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-20T12:35:52.689Z</app:edited><title>Les armes de Kadhafi, un legs mortel pour l'Afrique - L'EXPRESS</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-armes-de-kadhafi-un-legs-mortel-pour-l-afrique_1042885.html"&gt;Les armes de Kadhafi, un legs mortel pour l'Afrique - L'EXPRESS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="heure"&gt;
Par Vincent Hugeux et &lt;a href="http://communaute.lexpress.fr/journaliste/boris-thiolay" rel="author"&gt;&lt;span style="color: #1e1e1e;"&gt;Boris Thiolay&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, publié le 20/10/2011 à 15:11, mis à jour le 02/04/2012 à 17:09&lt;/div&gt;
&lt;div class="social_toolbar" id="barre-outil-fb-placeholder" style="float: left;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="ouverture"&gt;
&lt;img alt="Les armes de Kadhafi, un legs mortel pour l'Afrique" src="http://static.lexpress.fr/medias/1562/799756.jpg" /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
Les zones d'opérations privilégiées d'Aqmi au Sahel.&lt;/div&gt;
&lt;div class="credits"&gt;
Idé/L'EXPRESS&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="content-article"&gt;
&lt;div class="article_container "&gt;
&lt;div class="entete"&gt;
&lt;h2 class="p"&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'afflux, au Sahara et dans le Sahel, d'armes de tous calibres échappées des arsenaux libyens menace de plonger dans le chaos cette zone immense et fragile. D'autant que les bandes armées qui ont servi le Guide pourraient y renforcer la nébuleuse mafieuse et terroriste.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="contenu-article"&gt;
Le cauchemar que partagent l'Afrique et l'Occident pèse 14 kilos et mesure 1,40 mètre. Son nom: le missile sol-air. Maniable, rustique, cette arme d'une portée de 3 000 à 4 000 mètres peut abattre un avion de ligne lors des phases de décollage et d'atterrissage.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="encadre-200-right"&gt;
&lt;h3&gt;
Le CNT annonce la mort de Kadhafi&lt;/h3&gt;
&lt;div class="entete-diap"&gt;
Plusieurs médias et des membres du CNT l'affirment: Mouammar Kadhafi est mort ce jeudi. &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/libye-kadhafi-aurait-ete-arrete_1042849.html" target="_blank"&gt;Suivez les dernières informations en direct ici.&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Dérobés à la faveur des pillages des armureries du &lt;a href="http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/monde/afrique/kadhafi-42-ans-de-pouvoir_501222.html" target="_self"&gt;Guide libyen déchu&lt;/a&gt;, Mouammar Kadhafi, des milliers de "Manpads" - acronyme anglais pour "système portable de défense antiaérien" - se baladent dans l'espace saharo-sahélien. Là où sévissent les brigades d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (&lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/dix-questions-sur-al-qaida-au-maghreb-islamique_908771.html" target="_self"&gt;Aqmi&lt;/a&gt;), franchise régionale de la nébuleuse djihadiste. Certains de ces missiles de facture soviétique auraient même atterri à Gaza entre les mains des islamistes palestiniens du Hamas, via le Sinaï et les tunnels de contrebande de Rafah... &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="encadre-img-400-left"&gt;
&lt;img alt="Aux abords de RasLanouf, en mars, un transfuge de l'armée de Kadhafi explique le maniement du SA 7 à des rebelles. Plusieurs milliers de missiles sol-air ont disparu des armureries de l'ancien régime. " height="266" src="http://static.lexpress.fr/medias/1560/798818_libye-cnt-kadhafi-armes.jpg" width="400" /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
Aux abords de RasLanouf, en mars, un transfuge de l'armée de Kadhafi explique le maniement du SA 7 à des rebelles. Plusieurs milliers de missiles sol-air ont disparu des &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;armureries de l'ancien régime. &lt;/div&gt;
&lt;div class="credits"&gt;
AFP/ROBERTO SCHMIDT&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="citation-200-right"&gt;
&lt;div class="wraper"&gt;
Je crains plus l'après-Kadhafi que Kadhafi lui-même&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Mauritanie, Algérie, Mali, Niger, Burkina... Aride et fragile, faiblement peuplée, cette immense région de 8 millions de kilomètres carrés aux richesses largement inexploitées - pétrole, uranium, or, manganèse - n'avait pas besoin d'un tel afflux d'engins de mort, ultimes ingrédients d'un cocktail détonant où se mêlent porosité des frontières, faiblesse de l'Etat, pauvreté et tensions irrédentistes chroniques. "Je crains plus l'après-Kadhafi que Kadhafi lui-même", soupire un universitaire malien.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="encadre-200-right"&gt;
&lt;h3&gt;
Abou Zeid, le fanatique&lt;/h3&gt;
&lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/abou-zeid-l-emir-sanguinaire-du-sahel_921832.html" target="_self"&gt;&lt;span style="color: #2c2f36;"&gt;Le chef de la katiba (compagnie) Est d'Aqmi au Sahel est nimbé de mystère&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Son véritable nom est-il bien Abid Hammadou, né à Touggourt (Algérie), comme le pensent les experts occidentaux? Qu'il ait 46 ans ou 53 ans, selon les sources, Abdelhamid Abou Zeid est un djihadiste fanatique. Barbiche grisonnante, cet homme frêle et très petit - "il ne mesure guère plus de 1,50 mètre, mais c'est un terroriste à 200%", raconte un notable touareg qui l'a rencontré - s'est fait remarquer en 2003, lors de l'enlèvement de 32 touristes européens. Monté en grade, cheikh Abou Zeid sillonne les étendues désertiques aux confins du Mali, du Niger et de l'Algérie. Son groupe a fait de la prise d'otages une spécialité. Faute d'obtenir une rançon, il a exécuté le Britannique Edwin Dyer, en mai 2009. Abou Zeid a aussi revendiqué &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/comprendre-l-enlevement-des-francais-au-niger_920806.html" target="_self"&gt;&lt;span style="color: #2c2f36;"&gt;le rapt de sept otages (dont cinq Français), &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;le 15 septembre 2010 à Arlit, au Niger. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
B. T.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Combien de SA 7 ou de SA 24 - version plus récente et plus sophistiquée - garnissent ou garniront les étals du marché noir de la terreur ? Nul ne le sait vraiment. &lt;a href="http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/libye_missiles.htm" target="_blank"&gt;10 000, soit la moitié du stock acquis sous Kadhafi&lt;/a&gt;, confiait le 26 septembre un amiral italien de l'Alliance atlantique; 5 000, nuançait cinq jours plus tard le général libyen &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/01/01-4453271-libye-pres-de-5000-missiles-sol-air-sam-7-rapportes-manquants.php" target="_blank"&gt;Mohamed Adia&lt;/a&gt;, venu, devant les caméras, détruire au marteau, et au nom du Conseil national de transition (CNT), les optiques de guidage d'une poignée de Manpads dans un hangar de Benghazi. "Fourchette crédible, admet un haut gradé français. Du fait de notre très faible présence au sol, nous en sommes réduits aux conjectures. Qu'il s'agisse du nombre exact de missiles, de leur durée de vie, aléatoire, ou de leur état. Gare aux fantasmes."&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
De fait, privé de sa crosse de mise à feu ou de batteries chargées, le SA 7 demeure inopérant. Aucun des engins tirés par les pro-Kadhafi sur les avions ou les hélicoptères de l'armada franco-britannique n'a d'ailleurs atteint sa cible. "Cela nous rend plutôt optimistes, avance-t-on au ministère de la Défense. Même s'il suffit d'un appareil civil abattu pour plonger le monde dans l'effroi." Un autre facteur invite à relativiser l'ampleur de la menace: fort de 300 à 400 combattants aguerris, Aqmi, avatar du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, s'en tient à ce stade aux enlèvements d'étrangers, français de préférence, et aux raids ciblés. "Ses émirs, souligne le chercheur Jean-Pierre Filiu, expert des fantassins du djihad, n'ont pas fait allégeance à Ayman al-Zawahiri, successeur d'Oussama ben Laden. Les islamistes profitent, comme les trafiquants, d'un effet d'aubaine. Sans pour autant modifier leur stratégie."&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="encadre-img-400-left"&gt;
&lt;img alt="Près de Tripoli, un rebelle garde un stock d'obus kadhafistes." height="267" src="http://static.lexpress.fr/medias/1560/798808_libye-cnt-kadhafi-armes.jpg" width="400" /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
Près de Tripoli, un rebelle garde un stock d'obus kadhafistes.&lt;/div&gt;
&lt;div class="credits"&gt;
REUTERS/Zohra Bensemra&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="title"&gt;
"Une infinie variété de bombes improvisées"&lt;/div&gt;
A l'inverse, le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubeye Maïga, fondateur en 2008 d'un observatoire régional de géopolitique, redoute que sa "capacité de nuisance" accrue n'incite Aqmi à perpétrer des attentats en zone urbaine. Techniquement, la parade existe. Les compagnies aériennes peuvent équiper leurs appareils de leurres, qui détournent le projectile, guidé par la chaleur que dégagent les réacteurs, voire le détruisent en vol. Dispositif onéreux, mais efficace. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="encadre-200-right"&gt;
&lt;h3&gt;
Belmokhtar, le trafiquant&lt;/h3&gt;
Meurtrier, rançonneur, trafiquant multicarte, le commandant de la katiba Ouest d'Aqmi est un vétéran du djihad. &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-rapt-des-francais-attribue-a-un-emir-d-aqmi_951677.html" target="_self"&gt;&lt;span style="color: #2c2f36;"&gt;Mokhtar Belmokhtar, 39 ans,&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; natif de Ghardaïa (600 kilomètres au sud d'Alger), a été formé à partir de 1991 dans les camps d'Al-Qaeda en Afghanistan. Blessé à l'oeil gauche, il y gagne son surnom de Laouer: "le Borgne". Rentré deux ans plus tard en Algérie, il devient le chef de la région Sud du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), futur Aqmi. Au fil des ans, le djihadiste diversifie ses activités. Dans l'est de la Mauritanie, le nord-ouest malien et le sud algérien, Belmokhtar mène actions violentes et enlèvements. Il pratique aussi divers trafics: cigarettes, matériel high-tech, drogue... &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="legende"&gt;
B. T.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Missiles Milan, livrés hier par la France à "notre ami Mouammar", lance-roquettes, canons antiaériens : un péril peut en cacher un autre. Moins spectaculaire, la dissémination d'explosifs de qualité militaire échappés des bunkers libyens inquiète les stratèges de l'Otan. "Les précédents irakien et afghan l'ont démontré, prévient-on à Paris: il existe une infinie variété de bombes improvisées." Crainte qu'alimente la saisie en juin dernier, par les forces nigériennes, de plus de 600 kilos de Semtex, version tchécoslovaque du plastic, à bord d'un convoi d'Aqmi intercepté au nord d'Arlit.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Traquer un arsenal à la traçabilité incertaine revient à balayer le désert à l'aide d'un pinceau. Très actifs sur ce front, les Etats-Unis ont confié à plusieurs dizaines d'ex-militaires, dépêchés en Libye, le soin d'enrayer la dispersion des Manpads portés disparus. Reste que la Maison-Blanche hésite à déployer un contingent en treillis. "Surtout, que les Américains ne viennent pas nous emmerder ! tonne un proche du chef d'Etat malien Amadou Toumani Touré ("ATT"). Ils attirent les terroristes comme la fleur aimante l'abeille.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Hantés par la grande braderie des arsenaux de la Jamahiriya, le Mali, le Niger ou le Tchad le sont aussi par l'afflux de guerriers désoeuvrés. Il leur fallait déjà digérer le retour massif d'émigrés fuyant le chaos libyen ; et voilà que déboulent des cohortes de soldats lourdement armés enrôlés de longue date dans la Légion islamique kadhafiste, flanqués des mercenaires recrutés au printemps avec l'aide de caïds touareg que le Guide choyait tant. Le 16 octobre, un sergent malien a péri lors d'une embuscade tendue dans l'extrême nord du pays, théâtre d'accrochages sporadiques. La veille, un convoi de 80 véhicules, à bord desquels s'entassaient 400 "revenants", ex-combattants de l'armée libyenne, avait franchi la frontière. Soucieux de canaliser le flot, Bamako a installé au nord de Kidal un "centre d'accueil" et s'évertue à racheter kalachnikovs et lance-roquettes susceptibles de tomber en de mauvaises mains. A Niamey, on mise sur l'aura du Touareg Brigi Rafini, Premier ministre nommé par le nouveau président Mahamadou Issoufou, pour prévenir un énième épisode insurrectionnel chez les "hommes bleus". &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Certes, les partisans d'un chimérique émirat islamique surgi des sables tentent, avec un bonheur inégal, d'acheter la complicité des clans et tribus arabo-touareg. "Ils se fondent au sein de la population, note un élu du nord du Mali. Comment distinguer l'islamiste en boubou coiffé d'un chèche du chamelier ou du commerçant du coin ?" Il n'empêche. Selon Pierre Boilley, historien des peuples nomades sahéliens, Aqmi reste un corps étranger aux sociétés touareg et maures. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="title"&gt;
A quand l'union sacrée contre l'hydre terroriste?&lt;/div&gt;
Revendiqué par la secte islamiste nigériane Boko Haram, l'attentat suicide commis le 26 août à Abuja contre les bureaux de l'ONU (23 morts) a ravivé le spectre de l'émergence d'une internationale des fous d'Allah capable de frapper de Nouakchott à Mogadiscio, bastion des miliciens chebab somaliens. D'autant qu'Aqmi aurait "formé" 200 frères venus du nord du Nigeria dans l'un de ses sanctuaires maliens. "Vision simpliste, objecte Jean-Pierre Filiu. Des échanges, notamment commerciaux, peuvent rapprocher ces groupes très autonomes, sans qu'émerge pour autant une coordination globale." La réserve vaut pour la collusion entre les terroristes et les réseaux mafieux régentant les trafics de drogue, de cigarettes et de migrants clandestins : les convergences d'intérêts ponctuelles ne suffisent pas à forger une alliance digne de ce nom.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
De sommets en colloques, tous les acteurs saharo-sahéliens entonnent en choeur l'ode à l'union sacrée contre l'hydre terroriste. Mais voilà : arrière-pensées et divergences d'agendas ont jusqu'alors plombé les efforts de coopération de terrain. Même si la création, à Tamanrasset, dans le Sud algérien, d'un Comité d'état-major opérationnel conjoint (Cemoc) éclaircit quelque peu l'horizon. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Jalouse de sa souveraineté, l'Algérie, confrontée cet été à une recrudescence d'opérations kamikazes, dont le double attentat suicide commis lui aussi le 26 août devant le mess des officiers de l'Académie de Cherchell, a, selon un confident de "ATT", "saboté" les projets de réunion à l'échelon des chefs d'Etat. "Ses dirigeants, poursuit-il, estiment que leur suprématie militaro-financière et leur expérience de la lutte antiterroriste leur confèrent un leadership naturel." &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Accusé à demi-mot de mansuétude envers Aqmi, Bamako n'échappe pas aux suspicions. "Nous avons des doutes quant à la fermeté de l'engagement malien", glisse un diplomate nigérien. Grief entendu aussi à Paris, où l'on salue le "boulot remarquable" accompli "avec des moyens limités" par la Mauritanie et le Niger. Un tel procès suscite au Mali une intense amertume: "J'en ai le coeur gros", soupire en privé ATT. Dépit d'autant plus vif que ses mises en garde quant aux effets collatéraux de l'éruption libyenne, parasitées par son tenace tropisme pro-Kadhafi, n'ont guère eu d'écho. Vox clamens in deserto... &amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;input id="listeidvote" name="listeidvote" type="hidden" value="h1042885" /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-6337641237928109283?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-armes-de-kadhafi-un-legs-mortel-pour-l-afrique_1042885.html' title='Les armes de Kadhafi, un legs mortel pour l&apos;Afrique - L&apos;EXPRESS'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/6337641237928109283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=6337641237928109283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6337641237928109283?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6337641237928109283?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/les-armes-de-kadhafi-un-legs-mortel.html' title='Les armes de Kadhafi, un legs mortel pour l&apos;Afrique - L&apos;EXPRESS'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;Ak8DSXc4fCp7ImA9WhVWEE8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-368356852434271627</id><published>2012-04-20T10:46:00.001Z</published><updated>2012-04-21T17:21:18.934Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-21T17:21:18.934Z</app:edited><title>Crise au Mali : Plus de 268.000 réfugiés et déplacés recensés | France Soir</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.francesoir.fr/actualite/international/crise-au-mali-plus-de-268000-refugies-et-deplaces-recenses-212629.html"&gt;Crise au Mali : Plus de 268.000 réfugiés et déplacés recensés | France Soir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="t14"&gt;
Depuis le début de la crise politique que traverse actuellement le Mali, le Bureau des Nations-Unies pour la coordination des Affaires humanitaires a estimé à plus de 268.000 le nombre de personnes qui ont fui leurs domiciles. &lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 27px;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="container-gauche2"&gt;
&lt;div class="ctGris"&gt;
&lt;img alt="Plus de 268.000 réfugiés et déplacés ont été dénombrés au Mali à ce jour" class="captify" height="351" rel="caption1" src="http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/000_par6990039.jpg" title="" width="494" /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="captionGris"&gt;
&lt;strong&gt;Plus de 268.000 réfugiés et déplacés ont été dénombrés au Mali à ce jour&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;AFP/ISSOUF SANOGO / AFP&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="content-article"&gt;
Le 17 janvier, des rebelles touaregs et d'autres groupes lancaient &lt;a href="http://www.francesoir.fr/actualite/international/mali-embargo-total-contre-la-junte-au-pouvoir-205283.html"&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;une offensive armée contre le pouvoir établi au Mali&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Un coup d'Etat qui a profondément marqué et transformé le pays depuis. Et pas seulement politiquement. Démographiquement aussi. En effet, depuis cette date, ce pays de la corne ouest de l'Afrique recense plus de 268.000 personnes qui ont fui leurs domiciles. Une estimation dévoilée ce mercredi par le Bureau des Nations Unies pour&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;la coordination des Affaires humanitaires (Ocha). Pour certains, ils sont partis ailleurs dans le pays. Mais d'autres ont carrément préférer le quitter.&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;
Il y a eu « &lt;em&gt;plus de 268.000 déplacés suite à la crise au nord du Mali, dont plus de 161.000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie&lt;/em&gt; », affirme dans un bulletin d'information Ocha pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, basé à Dakar. Selon ce document, les « &lt;em&gt;mouvements de populations&lt;/em&gt; » enregistrés au 15 avril concernent précisément 268.561 personnes. Sur ce total, 107.000 sont des déplacés internes au Mali. Mais ce chiffre est certainement beaucoup plus élevé. En effet, les organisations internationales sur place ont de nombreuses difficultés à travailler sur le terrain depuis « l&lt;em&gt;a conquête du Nord &lt;/em&gt;» par différents mouvements armés.&lt;br /&gt;
&lt;h3 class="titre18"&gt;
Sécheresse au Sahel&lt;/h3&gt;
Dans le détail, le Niger accueille plus de 29.000 réfugiés, le Burkina Faso plus de 46.000, la Mauritanie plus de 56.000 et l'Algérie 30.000. Les premiers déplacements ont été provoqués par &lt;a href="http://www.francesoir.fr/actualite/international/mali-les-touaregs-declarent-l-independance-du-nord-206999.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;des attaques lancées mi-janvier par des rebelles touareg&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et d'autres groupes contre l'armée dans plusieurs localités du nord du Mali. Ces mouvements armés, dont des islamistes, ont profité d'un coup d'Etat militaire, le 22 mars, pour mener une offensive foudroyante et prendre en trois jours le contrôle des trois régions administratives composant le Nord : Kidal, Gao et Tombouctou, coupant de fait le Mali en deux.&lt;br /&gt;
Selon divers témoignages, la situation est alarmante pour les populations prises au piège dans ces zones, où ont eu lieu des pillages, saccages et des violations des droits de l'Homme dont des viols. « &lt;em&gt;La réponse humanitaire à l'intérieur du Mali a été rendue plus difficile après la conquête complète du Nord par la rébellion&lt;/em&gt; », indique l'organisme des Nations Unies. Une crise humanitaire d'autant plus importante qu'elle s'ajoute à celle liée à la &lt;a href="http://www.francesoir.fr/actualite/international/sahel-15-millions-de-personnes-menacees-par-la-secheresse-208641.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;grave sécheresse qui touche actuellement le Sahe&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;l. « &lt;em&gt;Avec l'avancement dans la saison sèche, la sécurité alimentaire continue de se dégrader dans les pays du Sahel&lt;/em&gt; », et « &lt;em&gt;les conséquences de la crise au Mali vont rendre encore plus difficile la réponse dans ce pays, mais aussi dans la région, du fait des mouvements de populations&lt;/em&gt; », note Ocha. Et tout cela dans l'indifférence quasi-générale. Les tensions en Syrie accaparant toutes les attentions.&lt;/div&gt;
&lt;div class="redac-article"&gt;
&lt;div&gt;
Par &lt;span class="txt-orange"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="a" data-link="{&amp;quot;url&amp;quot;: &amp;quot;aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2Vzb2lyLmZyL3VzZXJzL2FjdHUtZnJhbmNlLXNvaXItYXZlYy1hZnAtMA==&amp;quot;}" jquery1334918575909="5"&gt;&lt;span style="color: #ce7811;"&gt;Actu France Soir (avec AFP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-368356852434271627?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.francesoir.fr/actualite/international/crise-au-mali-plus-de-268000-refugies-et-deplaces-recenses-212629.html' title='Crise au Mali : Plus de 268.000 réfugiés et déplacés recensés | France Soir'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/368356852434271627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=368356852434271627' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/368356852434271627?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/368356852434271627?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/crise-au-mali-plus-de-268000-refugies.html' title='Crise au Mali : Plus de 268.000 réfugiés et déplacés recensés | France Soir'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;D0QNSXgzfSp7ImA9WhVXGU8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-7841312986099617568</id><published>2012-04-20T10:38:00.001Z</published><updated>2012-04-20T12:36:38.685Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-20T12:36:38.685Z</app:edited><title>« La crise malienne est une catastrophe » - Institut Thomas More</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.institut-thomas-more.org/actualite/-la-crise-malienne-est-une-catastrophe--2.html"&gt;« La crise malienne est une catastrophe » - Institut Thomas More&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="actus_titre"&gt;
&lt;div class="actus_infos"&gt;
&lt;span class="actus_date"&gt;Vendredi, 6 Avril, 2012&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="actus_contenu"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;strong style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif; font-size: 10px;"&gt;&lt;img alt="" src="http://www.blogger.com/upload/media/picture-tisseron-lesoir-06042012.jpg" style="float: left; height: 100px; margin: 5px 10px; width: 150px;" title="" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 10px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Entretien avec Antonin TISSERON, chercheur associé à l'Institut Thomas More, au sujet des conséquences sécuritaires de la rebellion touareg et des récents évènements survenus au Mali sur la zone Maghreb/Sahel &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif; font-size: 10px;"&gt;| &lt;a href="http://www.lesoir-echos.com/%E2%80%89la-crise-malienne-est-une-catastrophe%E2%80%89/monde/49206/" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #44430e;"&gt;Le Soir&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, 6 avril 2012&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Quelles sont les réelles ambitions des touaregs du MNLA face à l’incapacité militaire de la junte qui a pris le pouvoir à Bamako ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Les ambitions affichées par le MNLA (ndlr : Mouvement national de libération de l’Azawad) depuis le déclenchement de la rébellion sont l’indépendance de l’Azawad et une autodétermination pour les populations. Au début de la rébellion, les insurgés ont aussi affirmé leur volonté de s’en prendre au président malien Amadou Toumani Touré (ATT), mais avec la junte au pouvoir et même l’annonce d’une prise de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;distance avec le mouvement Ansar Dine, on peut se demander si cet objectif est encore d’actualité. Le jeu reste extrêmement ouvert et les positionnements extrêmement fluctuants, même au sein d’un MNLA qui n’est pas monolithique et doit se positionner face à des islamistes qui semblent les déborder.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;La communauté internationale redoute une islamisation du nord Mali qui se répercutera sur tout le pays. Qui sont les maîtres du nord Mali actuellement ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Certains observateurs ont parlé de « somalisation » du nord Mali, et l’expression me semble bien résumer la situation. Une partie des territoires est plus ou moins sous le contrôle du MNLA, tandis qu’une autre partie est tenue par des islamistes, dont Ansar Dine et les chefs d’AQMI. Localement, la situation peut d’ailleurs être complexe. À Gao par exemple, selon un député local, le MNLA, Ansar Dine, le Mujao et d’autres groupes contrôleraient chacun des quartiers différents. Concernant une islamisation du Nord Mali, la question principale est de savoir dans quelle mesure le MNLA « historique » a les moyens de continuer à peser face à un allié devenu trop encombrant ou si, au contraire, il risque d’être évincé par des mouvances islamistes qu’il annonçait vouloir combattre au début de la rébellion avant de décider de concentrer ses forces contre le président malien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Comment expliquez-vous cette avancée fulgurante des rebelles touaregs qui ont pris tout le nord en trois jours de combat ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Cette avancée n’est pas vraiment étonnante depuis l’issue des combats pour Tessalit. Il ne faut pas oublier que l’armée malienne est, mis à part quelques unités, de très faible niveau, et reste minée par la corruption qu’a dénoncée la junte. De même, le coup d’etat a très probablement accentué la démoralisation des unités, voire même de leurs chefs, dont certains avaient été nommés par ATT. Troisième raison, la guerre dans le désert se caractérise par des phases d’exploitation marquées par une grande mobilité, pour peu que la logistique permette aux véhicules d’exploiter les espaces ouverts. Enfin, il est aussi possible que des mercenaires aient été engagés par les groupes armés grâce aux revenus des trafics voire des rançons, faisant pencher la balance en faveur des rebelles et notamment d’Ansar Dine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Quelles sont les conséquences de cette situation sur les pays voisins tel que le Niger qui était aussi confronté il y a peu de temps à une rébellion touarègue ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Les conséquences sont catastrophiques. Après la fin de la rébellion du MNJ (ndlr: Mouvement nigérien pour la justice) en 2009, le retour de plus de 200 000 nigériens de Libye, qui se sont ajoutés aux 20 000 rentrés de Côte d’Ivoire, l’arrêt des transferts d’argent par ces personnes, la chute du tourisme dans les régions du nord, l’afflux de réfugiés maliens, la situation alimentaire, les autorités doivent maintenant faire face à l’effondrement de leur voisin… Or, la marge de manœuvre du président nigérien Mahamadou Issoufou est faible, et en cas de contagion de la rébellion, l’armée nigérienne risque de ne pas peser lourd dans la balance. Pour la Mauritanie, l’arrivée au premier plan d’Ansar Dine et les informations selon lesquelles des chefs d’AQMI seraient à Tombouctou signifie une dégradation considérable de la sécurité régionale et un échec des efforts menés jusque-là pour combattre les groupes terroristes. Finalement, « tout ça pour ça ? »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;La CEDEAO a mis 2000 hommes en alerte et a promis de repousser les rebelles pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale. Quelle est la marge de manœuvre de cette force dans ce conflit ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;La marge de manœuvre est faible. 2000, c’est d’abord à la fois beaucoup et peu au regard de l’étendue des territoires à contrôler. De plus, les interventions internationales sont toujours compliquées à mettre en place. Et le consensus entre les parties ne va pas toujours de soi, sans compter que là, la junte et la CEDEAO sont engagées dans un bras de fer. Et pourtant, étant donné l’état de l’armée malienne, la force de la CEDEAO apparaît comme l’un des seuls moyens, voire le seul, pour endiguer la potentielle progression de groupes armés vers le sud. Mais cela impose d’aller vite.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 11px;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Comment sortir le Mali de cette situation ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: tahoma, geneva, sans-serif;"&gt;Cela va être long et compliqué. La trajectoire de la Somalie depuis la mort du dictateur Siad Barré en 1991 et le départ des casques bleus d’ONUSOM en 1995 fait froid dans le dos sur l’avenir possible du Mali et de la région. La priorité est de débloquer la situation politique à Bamako pour permettre une action régionale et stabiliser la situation. Mais en tout état de cause, pour préserver l’intégrité territoriale du Mali, il faudra également repenser l’ensemble de l’organisation de l’État malien, ce qui s’annonce extrêmement difficile étant donné les luttes de pouvoir et les enjeux liés à la redistribution des ressources. Encore qu’il peut y avoir pour un pouvoir malien une carte à jouer si l’on assiste à une détérioration des relations entre le MNLA et les islamistes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-7841312986099617568?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.institut-thomas-more.org/actualite/-la-crise-malienne-est-une-catastrophe--2.html' title='« La crise malienne est une catastrophe » - Institut Thomas More'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/7841312986099617568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=7841312986099617568' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7841312986099617568?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7841312986099617568?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/la-crise-malienne-est-une-catastrophe.html' title='« La crise malienne est une catastrophe » - Institut Thomas More'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;D0MGSHw7cCp7ImA9WhVXGU8.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-5289076383613818082</id><published>2012-04-20T09:05:00.001Z</published><updated>2012-04-20T12:37:09.208Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-20T12:37:09.208Z</app:edited><title>Mali : les putschistes libèrent leurs otages, Touré part au Sénégal - Libération</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/2012/04/20/mali-les-putschistes-liberent-leurs-otages-toure-part-au-senegal_813054"&gt;Mali : les putschistes libèrent leurs otages, Touré part au Sénégal - Libération&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="col w29unit gutter"&gt;
&lt;div class="col w17unit gutter"&gt;
&lt;div class="block block-item"&gt;
&lt;div class="block-content"&gt;
&lt;div class="article"&gt;
&lt;div class="object-header"&gt;
&lt;div class="object-picture"&gt;
Les responsables civils et militaires interpellés en début de semaine et détenus par les militaires putschistes au Mali ont été libérés ce jeudi soir, ont annoncé le député et responsable politique Kassoum Tapo, qui figurait parmi eux, et l’entourage de l’ex-junte.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="object-content text text-item"&gt;
«&lt;em&gt; Nous avons tous été libérés, ceux qui étaient à Kati »&lt;/em&gt;, quartier général des putschistes près de Bamako, &lt;em&gt;« comme ceux qui étaient ailleurs »&lt;/em&gt;, a affirmé&amp;nbsp;Kassoum Tapo, sans plus de détails, alors que la veille, la gendarmerie avait fait état de 22 personnes interpellées au total (onze civils et onze militaires).&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« Tout le monde a été libéré &lt;/em&gt;», a confirmé une source dans&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;l’entourage de l’ancienne junte sous couvert d’anonymat, qui a précisé que deux des responsables demeuraient cependant&lt;em&gt; « sous surveillance médicale à cause de petits problèmes de santé ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Selon elle, il s’agit de l’ex-ministre Soumaïla Cissé et du général Waly Sissoko, un chef militaire proche du président Amadou Toumani Touré (ATT) renversé par le coup d’Etat du 22 mars. Elle n’a pas fourni de précision.&lt;br /&gt;
La famille de Soumaïla Cissé a indiqué qu’il était dans un hôpital de Bamako, avec &lt;em&gt;« des militaires devant sa chambre »&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;« Il est blessé, il n’est pas en état de marcher »&lt;/em&gt;, a-t-on dit de même source.&lt;br /&gt;
Ces personnalités civiles et militaires avaient été interpellées entre lundi et mercredi parce qu’elles étaient visées par des enquêtes, selon les putschistes et la gendarmerie malienne.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Armes de guerre&lt;/h3&gt;
Mercredi soir, le directeur général de la gendarmerie, le colonel Diamou Keïta, avait affirmé que les enquêtes avaient permis de découvrir des armes de guerre neuves aux domiciles de certains d’entre eux, sans citer de noms.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« Des investigations menées dans certains domiciles, il est apparu que des caisses d’armes neuves ont été découvertes »&lt;/em&gt;, et ces armes «&lt;em&gt; ne font pas partie de la dotation de l’armée régulière. (...) Nous faisons face à une nouvelle menace, cette infiltration aujourd’hui d’armes de guerre dans notre pays »&lt;/em&gt;, avait-il affirmé, tout en assurant qu’il ne s’agissait pas d’une &lt;em&gt;« chasse aux sorcières »&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
La plupart des personnes interpellées ont été ou sont considérées comme des proches d’ATT. Parmi elles, figuraient l’ex-Premier ministre d’ATT (de 2007 à 2011) Modibo Sidibé, ainsi que Tièman Coulibaly, chef de parti politique et responsable d’une organisation patronale.&lt;br /&gt;
Leur libération intervient quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une résolution dénonçant leur détention &lt;em&gt;« arbitraire »&lt;/em&gt;. Selon le texte adopté en séance plénière en présence de 121 des 147 élus du Parlement, deux députés, Kassoum Tapo et Ibrahim Dianessy, ont été arrêtés en violation de leur immunité parlementaire, M. Dianessy a été libéré avant&amp;nbsp;Kassoum Tapo.&lt;br /&gt;
Les députés fustigeaient une «&lt;em&gt; situation de voie de fait et le climat de terreur qui s’en suit »&lt;/em&gt; qui, pour eux, pourraient «&lt;em&gt; rompre la dynamique de dialogue et de paix enclenchée »&lt;/em&gt; depuis la signature, le 6 avril, d’un accord entre les putschistes et la médiation ouest-africaine conduite par le Burkina Faso.&lt;br /&gt;
Cet accord prévoit le retrait du pouvoir des militaires et la mise en place d’institutions de transition - dont un président et un Premier ministre civils, chargés de former un gouvernement d’union nationale - jusqu'à l’organisation d'élections à une date non précisée.&lt;br /&gt;
L’ex-président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, 70 ans, a été investi chef de l’Etat par intérim le 12 avril. Il a désigné mardi l’astrophysicien de renommée mondiale Cheick Modibo Diarra, 60 ans, comme Premier ministre.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Touré est à Dakar&lt;/h3&gt;
L’ex-président malien Amadou Toumani Touré, renversé par des militaires en mars et qui a ensuite formellement démissionné en avril, a de son côté quitté Bamako pour Dakar jeudi soir, a appris l’AFP de sources concordantes.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« L’avion qui transportait ATT (surnom de M. Touré) est déjà parti, il était avec toute sa famille&amp;nbsp;: ses enfants, ses petits-enfants, et il y avait avec eux des gardes du corps »&lt;/em&gt;, a déclaré une source militaire sous couvert d’anonymat, assurant que son départ du Mali &lt;em&gt;« s’est fait avec l’accord du capitaine Amadou Haya Sanogo »&lt;/em&gt;, chef des putschistes.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« Le capitaine a ordonné qu’on l’autorise à partir »&lt;/em&gt;, ce qu’avaient refusé des militaires postés à l’aéroport, a dit la même source.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« C’est le ministre sénégalais des Affaires étrangères qui est venu le chercher avec un vol spécial »&lt;/em&gt;, a expliqué une source diplomatique africaine.&lt;br /&gt;
Selon une source aéroportuaire, M. Touré &lt;em&gt;« a quitté jeudi Bamako pour Dakar (...) dans des conditions mouvementées »&lt;/em&gt;. Elle n’a pas fourni plus de détails.&lt;br /&gt;
D’après la source militaire, des soldats en poste à l’aéroport ont tenté de s’opposer au départ d’ATT et ont tiré en l’air, suscitant un mouvement de foule.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« Quand ATT est arrivé à l’aéroport, il y a un militaire qui a dit qu’il voulait lui dire ses quatre vérités avant qu’il parte »&lt;/em&gt; du Mali, &lt;em&gt;« il a tiré en l’air »&lt;/em&gt;, a expliqué la source diplomatique.&lt;br /&gt;
(AFP)&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-5289076383613818082?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.liberation.fr/monde/2012/04/20/mali-les-putschistes-liberent-leurs-otages-toure-part-au-senegal_813054' title='Mali : les putschistes libèrent leurs otages, Touré part au Sénégal - Libération'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/5289076383613818082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=5289076383613818082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5289076383613818082?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5289076383613818082?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/mali-les-putschistes-liberent-leurs.html' title='Mali : les putschistes libèrent leurs otages, Touré part au Sénégal - Libération'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEUAQHk_cCp7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-7325666351934246225</id><published>2012-04-19T18:45:00.001Z</published><updated>2012-04-22T17:37:21.748Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:37:21.748Z</app:edited><title>L'hommage paradoxal du président malien par intérim aux mutins du 22 mars | L’Afrique en face</title><content type='html'>&lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/2012/04/12/le-sabre-de-bois-du-regent-de-bamako/"&gt;L'hommage paradoxal du président malien par intérim aux mutins du 22 mars | L’Afrique en face&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="asset-meta"&gt;
&lt;div class="byline vcard"&gt;
le &lt;abbr class="published" title="  "&gt;12 avril 2012 16H15 &lt;/abbr&gt;&lt;span class="separator"&gt;|&lt;/span&gt; par Vincent Hugeux&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="asset-content entry-content"&gt;
&lt;div class="asset-body"&gt;
Touaregs ou djihadistes, les rebelles nordistes doivent en trembler d’effroi. Ce jeudi, à Bamako, à l’issue de sa prestation de serment, le président par intérim Dioncounda Traoré les a menacés d’une «&amp;nbsp;guerre totale et implacable&amp;nbsp;» s’ils refusent de &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;rentrer dans le rang.&lt;br /&gt;
Bien sûr, il est du devoir de l’ancien titulaire du perchoir d’inviter les «&amp;nbsp;frères et sœurs&amp;nbsp;» égarés à «&amp;nbsp;revenir sous l’arbre à palabres&amp;nbsp;». Bien sûr, il lui revient de dénoncer fermement les viols et les pillages commis à Gao ou Tombouctou, ces&amp;nbsp;cités qui n’ont été «&amp;nbsp;libérées&amp;nbsp;» -mais de quoi, diable&amp;nbsp;?- que pour&amp;nbsp;sombrer dans une terrible servitude. Bien sûr, celui qui fut ministre de la Défense puis des Affaires étrangères se doit de claironner qu’il ne «&amp;nbsp;négociera jamais la partition du Mali&amp;nbsp;», qu’il urge de restaurer l’intégrité territoriale de la patrie et de «&amp;nbsp;bouter hors de nos frontières tous ces envahisseurs porteurs de désolation et de misère que sont Aqmi, tous ces trafiquants de drogue qui opèrent depuis trop longtemps dans le nord, tous ces preneurs d’otages qui portent un préjudice incommensurable à notre développement». Bien sûr, on peut comprendre que celui qui fit preuve, quand le Mali vacillait et à la différence d’un Modibo Sidibé ou d’un Ibrahim Boubacar Keïta, d’une discrétion de chaisière, juge utile de hausser le ton pour asseoir son autorité.&lt;br /&gt;
Mais ce fameux combat, «&amp;nbsp;total et implacable&amp;nbsp;», avec qui et avec quoi l’homme de la transition compte-t-il le conduire&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Avec notre armée remise en condition et en confiance&amp;nbsp;», assène-t-il. Avec le concours hypothétique d’une force de la Cedeao qu’épauleraient la France et les Etats-Unis, s’abstient-il de préciser.&lt;br /&gt;
Le successeur accidentel et provisoire d’Amadou Toumani Touré avait-il besoin pour autant de rendre un hommage à ce point appuyé aux putschistes du 22 mars, de saluer l’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;engagement ô combien patriotique&amp;nbsp;» d’aventuriers mus à l’en croire par le seul amour du drapeau? Et ce sous le regard du capitaine Amadou Sanogo, chef des mutins, trônant en uniforme à ses côtés sur une estrade tendue de draperies vert-jaune-rouge&amp;nbsp;? On ignorait jusqu’à cet instant que le patriotisme consiste à déposer à cinq semaines d’un scrutin présidentiel le chef d’Etat élu -quels que soient ses travers- et à précipiter la fracture nord-sud que l’on prétend prévenir. Etait-il vraiment indispensable enfin d’affirmer que le peuple «&amp;nbsp;compte encore et toujours&amp;nbsp;» sur les apprentis-sorciers du camp Kati «&amp;nbsp;pour que le Mali continue d’être&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Il y a plus navrant encore. Si l’on en croit le médiateur burkinabé Djibril Bassolé, plusieurs membres de la junte pourraient hériter d’un portefeuille au sein du futur «&amp;nbsp;gouvernement d’union nationale&amp;nbsp;». Il est vrai qu’à l’heure des marchandages, Sanogo réclamait le maroquin kaki des Forces armées&amp;nbsp;; exigence qualifiée à l’époque de «&amp;nbsp;grotesque&amp;nbsp;» par un conseiller élyséen. Reste donc à espérer que Traoré, mathématicien formé à Moscou, Alger et Nice, ne commet pas là une coûteuse erreur de calcul.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-7325666351934246225?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/2012/04/12/le-sabre-de-bois-du-regent-de-bamako/' title='L&apos;hommage paradoxal du président malien par intérim aux mutins du 22 mars | L’Afrique en face'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/7325666351934246225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=7325666351934246225' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7325666351934246225?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/7325666351934246225?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/lhommage-paradoxal-du-president-malien.html' title='L&apos;hommage paradoxal du président malien par intérim aux mutins du 22 mars | L’Afrique en face'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;Ck4GQng6eyp7ImA9WhVXGEs.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-2086273423344855684</id><published>2012-04-19T18:42:00.001Z</published><updated>2012-04-19T18:42:03.613Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T18:42:03.613Z</app:edited><title>Mali : la CEDEAO roulée dans la farine ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.dakaractu.com/Mali-la-CEDEAO-roulee-dans-la-farine_a19139.html"&gt;Mali : la CEDEAO roulée dans la farine ?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debut du message &lt;span class="»fullpost" »=""&gt;Reste du message &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-2086273423344855684?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.dakaractu.com/Mali-la-CEDEAO-roulee-dans-la-farine_a19139.html' title='Mali : la CEDEAO roulée dans la farine ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/2086273423344855684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=2086273423344855684' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/2086273423344855684?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/2086273423344855684?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/mali-la-cedeao-roulee-dans-la-farine.html' title='Mali : la CEDEAO roulée dans la farine ?'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEUNQHY4fCp7ImA9WhVWEUw.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-6138224013943956667</id><published>2012-04-19T18:39:00.001Z</published><updated>2012-04-22T17:38:11.834Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-22T17:38:11.834Z</app:edited><title>Pour panser les plaies du pays, Cheick Modibo Diarra doit redescendre sur terre | L’Afrique en face</title><content type='html'>&lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/2012/04/19/honni-soit-qui-mali-pense/"&gt;Pour panser les plaies du pays, Cheick Modibo Diarra doit redescendre sur terre | L’Afrique en face&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="asset-meta"&gt;
&lt;div class="byline vcard"&gt;
le &lt;abbr class="published" title="  "&gt;19 avril 2012 10H57 &lt;/abbr&gt;&lt;span class="separator"&gt;|&lt;/span&gt; par Vincent Hugeux&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="asset-content entry-content"&gt;
&lt;div class="asset-body"&gt;
&lt;br /&gt;
C’était couru d’avance. L’accession, voilà deux jours, de Cheick Modibo Diarra au très inconfortable fauteuil de Premier ministre d’un Mali meurtri a déclenché dans les médias occidentaux un déluge de portraits flatteurs et d’hommages émerveillés. Pleins feux sur la fabuleuse &lt;em&gt;succes story&lt;/em&gt; transatlantique de l’enfant de Nioro du Sahel et de Ségou. Lui qui vendit des colliers africains à Manhattan -voilà pour l’indispensable touche folkloriste- avant de devenir cet astrophysicien de renommée planétaire, star de la Nasa, puis la figure de proue des campus virtuels et numériques du continent noir, et enfin le boss de Microsoft Afrique.&lt;br /&gt;
&lt;div class="wp-caption alignright" id="attachment_457" style="width: 310px;"&gt;
&lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/wp-content/blogs.dir/889/files/2012/04/diarra1.jpg"&gt;&lt;img alt="" class="size-medium wp-image-457  " height="217" src="http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/wp-content/blogs.dir/889/files/2012/04/diarra1-300x217.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div class="wp-caption-text"&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le président Dioncounda Traore. AFP/Habibou Kouyate&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
Désolé de casser un peu l’ambiance, mais rien ne prouve hélas que ce parcours, indéniablement exemplaire, aura préparé l’intéressé à traiter efficacement les maux du&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Mali. On m’objectera à bon droit que le jeune sexagénaire, gendre de Moussa Traoré, ce putschiste renversé en 1991 après avoir tyrannisé le pays pendant près d’un quart de siècle, n’est pas un perdreau de l’année&amp;nbsp;; qu’il a fréquenté les grands de ce monde&amp;nbsp;; qu’il a fondé son parti l’an dernier&amp;nbsp;; et qu’il figurait parmi les innombrables candidats au scrutin présidentiel initialement programmé à la fin de ce mois.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;La politique, soutient-il volontiers, ne doit pas être qu’une affaire de professionnels&amp;nbsp;». Soit. Reste que dans la conjonction astrale du moment, Bamako a besoin, non d’un oncle d’Amérique, mais d’un stratège&amp;nbsp; aguerri et pugnace, suffisamment roué pour réunifier la patrie et tenir à bout de gaffe une junte avide d’honneurs et de prébendes. Si Cheick Modibo Diarra se révèle l’un et l’autre à l’épreuve du feu, je serai le premier à l’abreuver de louanges. Une certitude&amp;nbsp;: les rafles opérées voilà peu par les mutins aux dépens de figures politiques et d’officiers de «&amp;nbsp;l’ancien régime&amp;nbsp;», dont Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé, attestent la volonté d’Amadou Sanogo et de sa clique de marchander chèrement leur hypothétique retrait de l’avant-scène.&lt;br /&gt;
L’engouement suscité par la propulsion de l’astrophysicien sur la planète primature enrichit la collection d’illusions lyriques dont s’enivre l’Occident dès lors qu’il s’agit de jauger et de juger les élites politiques africaines. A entendre maints analystes, il suffirait d’être passé par les temples de Bretton-Woods -le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale-, d’avoir brillé dans le privé ou de pouvoir se prévaloir d’un passé d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;opposant historique&amp;nbsp;» embastillé ou exilé pour mériter une qualification d’office pour la magistrature suprême. Las&amp;nbsp;!, ce pieux postulat résiste mal à l’examen. Car l’éloignement géographique et culturel distend le lien intime que tout élu virtuel se doit de cultiver avec son peuple. Quant à la longue attente du dissident banni, si désireux de «&amp;nbsp;rattraper le temps perdu&amp;nbsp;», elle tend à le rendre impatient et suspicieux.&lt;br /&gt;
Pour panser les plaies à vif de la Côte d’Ivoire, le titre d’ex-directeur général adjoint du FMI ne sera que d’un piètre secours à Alassane Ouattara. Non que l’on sous-estime ici l’utilité de son expertise économique et de son carnet d’adresses. Mais réconcilier les Ivoiriens -le chantier le plus ardu et le plus urgent- requiert avant tout des qualités d’ouverture, d’équité et d’impartialité.&lt;br /&gt;
En Guinée-Conakry, le revenant Alpha Condé, qui a hérité d’une nation exsangue, peut exercer à bon droit son «&amp;nbsp;droit d’inventaire&amp;nbsp;» et invoquer son pedigree de démocrate contraint à l’expatriation. Pour autant, il ne s’est nullement affranchi de ces deux pièges classiques&amp;nbsp;: le recours à la carte ethnique pour parvenir par les urnes&amp;nbsp; au pouvoir, et le tropisme autocratique pour consolider celui-ci. Au Sénégal, le prurit monarchique et narcissique d’Abdoulaye Wade, l’éternel challenger libéral de Senghor puis d’Abdou Diouf, lui aura coûté son trône. Et que dire de la dérive despotique et messianique de l’Ivoirien Laurent Gbabo, dont on aurait tort d’oublier qu’il fut l’adversaire intrépide de Félix Houphouët-Boigny et de son césarisme patriarcal.&lt;br /&gt;
Fâcheux présage&amp;nbsp;? Hier mercredi, Cheick Modibo Diarra a vainement tenté de rallier par la voies des airs Ouagadougou, où il devait rencontrer Blaise Compaoré, médiateur en chef de l’imbroglio bamakois. Pas en fusée, mais par avion. Secoué par une météo infernale, l’appareil&amp;nbsp; a dû cette fois rebrousser chemin. Pour le salut du Mali, on souhaitera au chef du «&amp;nbsp;gouvernement d’union nationale&amp;nbsp;» promis une mise en orbite moins orageuse.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-6138224013943956667?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/2012/04/19/honni-soit-qui-mali-pense/' title='Pour panser les plaies du pays, Cheick Modibo Diarra doit redescendre sur terre | L’Afrique en face'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/6138224013943956667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=6138224013943956667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6138224013943956667?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/6138224013943956667?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/pour-panser-les-plaies-du-pays-cheick.html' title='Pour panser les plaies du pays, Cheick Modibo Diarra doit redescendre sur terre | L’Afrique en face'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DUUCSHY5fCp7ImA9WhVXGEg.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-8430553698579441835</id><published>2012-04-19T17:37:00.001Z</published><updated>2012-04-19T17:41:09.824Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T17:41:09.824Z</app:edited><title>EDITORIAL : AN BE KA SABALI | MaliActu</title><content type='html'>&lt;a href="http://maliactu.net/2012/editorial-an-be-ka-sabali.html"&gt;EDITORIAL : AN BE KA SABALI | MaliActu&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La situation déjà gravissime de notre pays, occupé au Nord par les séparatistes ; et écartelé au sud entre «pro» et «anti» junte, vient de&amp;nbsp; franchir un palier supplémentaire d’inquiétude et de préoccupation avec l’arrestation avant-hier et hier de plusieurs personnalités politiques et militaires. Tentative de coup d’Etat ou de reprise de main ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pour les partisans des personnalités arrêtées, ce serait plutôt une tentative de la part de la junte de reprendre la main le processus de transition qui lui échappe après le retour à la normalité constitutionnelle.&lt;br /&gt;
« Cette arrestation traduit clairement la volonté de la junte de ne point céder le&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;pouvoir aux civils et remet fortement en cause l’accord signé (par la junte) avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)” le 6 avril, croit savoir dans un communiqué le cabinet de Soumaïla Cissé, dont on dit gravement blessé.&lt;br /&gt;
Le CNRDRE, auteurs de ces interpellations souvent musclées, dans un communiqué rendu public à la suite de ces interpellations, affirme que celles-ci ont été effectuées « sur la foi d’indications précises et d’informations graves et concordantes » et des enquêtes ont été ouvertes à l’encontre de des dites personnalités avant d’appeler&amp;nbsp; « à la vigilance citoyenne&amp;nbsp; et à la nécessité absolue de poursuivre et de consolider les efforts en cours en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel pour un état de droit et de démocratie ».&lt;br /&gt;
La Communauté internationale, singulièrement la CEDEAO, du processus de transition s’est inquiétée de la tournure des événements et dépêché à Bamako des émissaires en vue de demander la libération des personnalités arrêtées dont l’une, Me Kassoum TAPO, dans la chambre d’Hôtel même du Président, pi. Un Dioncounda TRAORE, niché à l’Hôtel Salam qui affirme n’avoir pas été mis au courant, dit avoir saisi le Capitaine Sanogo pour dénoncer ces arrestations qui ne sont pas de mise dans un Etat de droit et demander la libération des personnalités arrêtées.&lt;br /&gt;
En attendant les résultats des enquêtes ouvertes, la suite des protestations du président de la République pi ou les bons offices des émissaires dépêchés de la CEDEAO auprès du CNRDRE à Kati,&amp;nbsp; nous nous interdisons toute extrapolation, toute spéculation, toute prise de position hâtive, tout procès d’intention. Et pour cause, ex-bagnard que nous sommes, nous savons oh combien la liberté est précieuse, normale et de droit dans un Etat de droit. Mais sommes dans une Etat de droit ? Le Mali d’avant et d’après 22 mars est-il une République normale ? Notre démocratie atypique ne fumait-elle pas l’herbe d’exception ?&lt;br /&gt;
Wilson Churchill disait : «Chaque peuple a le gouvernement qu’il mérite ».&lt;br /&gt;
Nous avons donc l’Etat de droit, la République et la démocratie que nous avons, que nous méritons. Faut-il « jeter le bébé avec l’eau du bain » ? Jusqu’au 22 mars, à part les « éternels aigris » et les « nyèngo », pas grand monde ne s’est plaint. Parce que jusqu’au 22 mars tout marchait bien dans le meilleur des mondes attcratiques. Depuis, il faut en convenir, même si l’on a du mal à l’accepter et à l’accompagner, que les choses évoluent différemment, que les choses ont changé, que l’épicentre du pouvoir s’est déplacé de Koulouba à Kati. Faut-il s’en accommoder ou s’en encombrer ?&lt;br /&gt;
A Info-Matin, nous sommes loin d’avoir la science infuse pour avoir réponses à toutes les interrogations, à toutes les angoisses, à toutes les inquiétudes. Mais nous pensons que dans la recherche de solutions de sortie de l’impasse dans laquelle se trouve plongée notre démocratie, il y a des vérités à se dire, des évidences à partager, des sagesses à diffuser… Au nombre desquelles, nous estimons, que dans lequel actuel :&lt;br /&gt;
Il faut arrêter de nier l’évidence&lt;br /&gt;
Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, une junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo a destitué le président ATT (démocratiquement ou frauduleusement élu) et mis fin à son régime (incapable ou gentil). Voici les faits qui s’imposent et dont on peut nier que l’on soit pour ou contre ATT, pour ou contre le putsch du CNRDRE (Comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat).&lt;br /&gt;
La restauration d’un semblant de normalité n’occulte en rien la réalité et l’effectivité de ce qui s’est passé le 22 Mars 2012. Sinon pourquoi on aurait eu besoin de la CEDEAO ; d’un accord-cadre qui se lit comme un amendement constitutionnel qui consacre un Premier ministre de transition avec les pleins pouvoirs&amp;nbsp; et d’un président intérimaire ?&lt;br /&gt;
Pour avancer positivement, et vite parce que l’urgence des urgences n’est point cette querelle de jésuites mais la restauration de l’intégrité territoriale, nous pensons, à notre humble avis, qu’on ne peut faire la politique de l’autruche, on ne peut faire comme si le coup d’Etat du 22 mars 2012 n’a jamais lieu. Qu’on le veuille ou non, c’est une réalité qui s’impose (et au contexte et au bon sens) et une page de l’histoire qu’on peut déchirer par anti-militarisme primaire.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter vouloir refaire l’histoire&lt;br /&gt;
Les acteurs politiques, sociaux et militaires doivent intégrer qu’ils ne sont point des James Cameron qui planchent sur des scénarios (de sortie de crise). Parce que plus que tout autre, ils doivent savoir que nous ne sommes pas dans la fiction mais la réalité, une réalité bien désenchantant et que la sortie de crise dont il est question est loin&amp;nbsp; d’un voyage dans le passé pour changer la trajectoire des destins ;&amp;nbsp; que nous sommes en 2012, 20 ans après, qu’on ne refera pas le 26 mars. Ce serait bien cruel de lancer aujourd’hui à la hussarde : «Héros et acteurs vous êtes has been », mais de les inciter à voir les aiguilles de l’horloge tournée et le soleil après le zénith.&lt;br /&gt;
Le Mali du 22 Mars 2012 n’est pas celui du 26 mars 1991, le CNRDRE n’est le CRN, le capitaine Sanogo n’est pas ATT. La transition 2012 ne saurait donc être conduite comme celle de mars 1991.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter de penser qu’on est face d’un pouvoir démocratique&lt;br /&gt;
Malgré la restauration de la normalité constitutionnel, nous sommes de ceux qui pensent que le Mali d’avant, surtout d’après 22 mars 2012, est encore loin d’un Etat de droit au sens partagé du terme, d’une République à la normalité avérée et d’une démocratie totale. Le retour à la normale est encore sur les béquilles et l’Etat de droit n’est pas encore totalement revenu de vacance… surtout dans les régions nord du pays. A moins qu’on pense que le Mali ne se limite qu’à Bamako, et le droit des politiciens de la capitale vaut pour le peuple.&lt;br /&gt;
A notre avis, qu’on le veuille ou non, nous sommes dans une période d’exception démocratique ; la restauration de l’ordre constitutionnel aux goûts et appétits de toutes les chapelles politiques n’implique point une embellie démocratique où les jacasseries et les piailleries politiciennes, les mesquineries et les tracasseries, les mauvaises fois et les oppositions stériles, les chamailleries de situationnistes et les querelles de clochers&amp;nbsp; sont les plus permises, tolérées a fortiori les plus applaudies.&lt;br /&gt;
Le FDR n’est ni le COPPO de 1997, ni le FDR de 2007 et le Capitaine Sanogo n’est ni un Professeur démocratiquement élu ni un Général, pardon le plus grand soldat de la démocratie en Afrique. Il faut donner du temps au temps, comme le dirait ce bon vieux François, pour que la vraie normalité revienne.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter d’être dans des logiques individuelles&lt;br /&gt;
Il faut savoir raison garder, dira le Malinké. Parce que dans la situation qui est aujourd’hui celle de notre pays, ne penser qu’à soi est criminel, à la limite un déni de patriotisme et de nationalisme. La politique, c’est bien entendu les intérêts, mais des intérêts qui doivent converger vers le bien commun (POLITIKI YE NATA DE YE N’KA NATABAYA TE). Car il ne saurait y avoir d’intérêt personnel sans l’existence de l’entité commune, le Mali, la case paternelle qui a pris feu de toutes parts. Faudrait rappeler à nos dirigeants, leaders de tous bords et responsables de toutes chapelles, la pensée du Roi Guézo du Dahomey : « Si tous les fils du royaume venaient de leurs mains assemblées boucher les trous de la Jarre percée, le Pays serait sauvé»?&lt;br /&gt;
Vous voulez le pouvoir, c’est votre droit. Mais sachez que le pouvoir que vous convoitez tant, pour lequel vous piaffez tant d’impatience d’exercer et dont vous voulez jouir ne vous sera d’aucune utilité s’il n’a aucun support matériel : le pays qui est en danger de mort et le peuple en danger d’extinction. Alors, leaders politiques, de la société civile et de l’armée, pro et anti, Maliens du Nord et du Sud, AN KA SABILI (sachons raison gardez) et pensons, non en paroles, mais en actes, au Mali d’abord, sauvons d’abord le Mali avant de nous chamailler sur ses décombres.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter la manipulation et l’instrumentalisation :&lt;br /&gt;
La démocratie, c’est la diversité, la pluralité, la bataille des idées, projets, programmes, le choc des idées, des ambitions… Elle se définit comme « gouvernement par le peuple; la souveraineté y est investie dans le peuple et exercée directement par lui ou par ses représentants désignés au cours d’élections libres. »&lt;br /&gt;
Selon l’expression d’Abraham Lincoln, la démocratie est le gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».&lt;br /&gt;
Mais comme l’avait si bien fait remarquer Pierre Mendès France, « la démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections et le gouvernement de la majorité, c’est un type de mœurs, de vertu, de scrupules, de sens civique, de respect de l’adversaire, c’est un Code moral (…) Lorsque la force de la vertu cesse, la République est dépouillée, et sa force n’est plus que dans le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous…&lt;br /&gt;
Lorsque cette vertu cesse, ajoute-t-il, l’ambition entre dans les cœurs qui peuvent la recevoir, et l’avarice entre dans tous. Les désirs changent d’objets : ce qu’on aimait, on ne l’aime plus ; on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles ; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître ; ce qui était maxime, on l’appelle rigueur ; ce qui était règle, on l’appelle gêne ; ce qui était attention, on l’appelle crainte. C’est la frugalité qui y est l’avarice, et non pas le désir d’avoir. Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous »&lt;br /&gt;
Pour notre sottise confessée, nous pensons quant à nous que la démocratie n’est pas une confrontation systématique, elle n’est pas une guerre permanente de pour et contre (comme ce auquel nous l’avons assisté ces 10 dernières années), la convergence impossible sur l’intérêt supérieur de la Nation, surtout pas les complots et les coups bas permanents auxquels nous avons eu droit depuis qu’elle est introduite dans les mœurs politiques à partir du 26 mars 1991.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter l’agitation improductive:&lt;br /&gt;
La démocratie, ce n’est pas le déni de vérité, de bon sens et de clairvoyance. Chacun peut avoir intérêt à défendre son projet, son ambition, mais dans une certaine cohérence et logique suivant les normes et les règles acceptées. Nuances et divergences se doivent d’être jugées suivant la norme commune. Dans notre cas la Constitution, accord-cadre : « c’est Dioncounda qui exerce la plénitude des prérogatives constitutionnelles et assumera la présidence de la Transition » ; « Dioncounda n’est qu’un président honorifique. Il fait ses 40 jours, et il dégage ».&lt;br /&gt;
Les déclarations intempestives voire subversives, les marches interminables pour ou contre, chauffer l’atmosphère à blanc ; les déterminations et engagements circonstancielles, à notre humble avis, cachent mal la frilosité des convictions et les Maliens ne sont plus dupes des déclamations christiques parce qu’ils ont vu, oh combien, de retournements de vestes spectaculaires et combien de coup de Judas. Il faut, nous l’appelons de tous nos vœux face à la situation, décréter un moratoire sur les ambitions et surseoir ne serait-ce que pour un temps (temps de maturation de la transition, que les choses se calment) A L’ACTIVISME ET A L’AGITATION STERILES.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter d’être irresponsable :&lt;br /&gt;
Nul impertinence de notre part ne nous conduira à décrété «tous ripous, les politiciens ». certes, ils ne sont pas tous pourris, mais les Maliens savent depuis qui est qui ; et le CNRDRE sait désormais qui a fait quoi, qui vaut quoi.&lt;br /&gt;
En effet, de bonnes indiscrétions certifient que ATT a laissé dans son bureau un joli paquet cadeau de preuves dont le CNRDRE s’est emparé. Ce sont, dit-on, des tonnes de preuves. Faute d’être un argument de respectabilité, c’en est un de négociation. Que ceux qui s’agitent demande les conseils de Doncounda, il leur dira : «Arrêtez de les emmerder sinon vous irez tous en prison ». Parce que les dossiers transmis par AOK à ATT et ce que ATT lui-même a pu collectionner 10 ans durant, donc, ce sont les dossiers de 20 ans de magouilles que le CNRDRE a entre ses mains. Et vous pensez que ce sont des agitations de compromis et trempés jusqu’au cou qui vont les effrayer?&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI&lt;br /&gt;
Il faut arrêter d’oublier l’essentiel.&lt;br /&gt;
L’essentiel aujourd’hui, ce n’est plus ATT qui semble avoir trouvé un point de chute après sa fuite, ni le pouvoir à Bamako qui est aujourd’hui par terre, encore moins le CNRDRE.&lt;br /&gt;
Le capitaine Sanogo et sa troupe disent qu’ils ne veulent pas exercer le pouvoir, qu’ils veulent rentrer dans leurs casernes. Très franchement, est-ce encore nécessaire de fracturer une porte déjà ouverte ? Pourquoi vouloir donc les brusquer, les pousser en les accusant de tous les péchés d’Israël : ils ne veulent pas partir, ils ont pris goût au pouvoir, ils ont déjà fait ceci, ils ont déjà fait cela… Comme si le SAKAROBA était la condition normale et naturelle du soldat ; que les délices du pouvoir ne devraient être que de l’apanage des politiciens ? Si ce n’est par goût du pouvoir, pourquoi veut-on alors chasser et renvoyer les militaires dans les casernes ?&lt;br /&gt;
Malgré les preuves qu’ils ont, Ils veulent partir, si vous ne pouvez pas vous élever à la hauteur d’homme d’Etat que vous prétendez être, ayez la sagesse, pardon la décence des complices que vous êtes de la faillite de notre démocratie, de ne pas les mépriser, de ne pas les rabaisser, de ne pas chercher à les humilier en leur imposant de vous demander pardon pour avoir découvert en vérité la preuve de vos magouilles et de vos scandaleux vols.&lt;br /&gt;
Depuis l’investiture, ce n’est que POUVOIR dont on pense, ce n’est que TRANSITON dont on débat, comme si l’annexion du Nord était déjà un lointain souvenir. Nulle volonté de traiter qui que ce soit d’amnésique, de pouvoiriste ou de quelque trou de mémoire ou conscience que ce soit. Mais, NE L’OUBLIONS PAS : rien ne sera tant que l’intégrité du territoire ne sera pas rétablie. C’est ça l’essentiel, c’est ça, notre commune raison d’être, c’est enfin ça l’OS DE LA PAROLE.&lt;br /&gt;
AN BE KA SABALI.&lt;br /&gt;
Par Sambi OURE&lt;br /&gt;
Source : Info Matin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-8430553698579441835?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://maliactu.net/2012/editorial-an-be-ka-sabali.html' title='EDITORIAL : AN BE KA SABALI | MaliActu'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/8430553698579441835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=8430553698579441835' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/8430553698579441835?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/8430553698579441835?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/editorial-be-ka-sabali-maliactu.html' title='EDITORIAL : AN BE KA SABALI | MaliActu'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DEIBRno8eSp7ImA9WhVXGEg.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-3682245016275392294</id><published>2012-04-19T17:28:00.001Z</published><updated>2012-04-19T17:29:17.471Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T17:29:17.471Z</app:edited><title>LA CRISE AU MALI EXPLIQUÉE AUX CANADIEN(NE)S : à force d’être répétés, les mensonges les plus effrontés finissent par devenir une vérité dans la tête des gens. | MaliActu</title><content type='html'>&lt;a href="http://maliactu.net/2012/la-crise-au-mali-expliquee-aux-canadiennes-a-force-detre-repetes-les-mensonges-les-plus-effrontes-finissent-par-devenir-une-verite-dans-la-tete-des-gens.html"&gt;LA CRISE AU MALI EXPLIQUÉE AUX CANADIEN(NE)S : à force d’être répétés, les mensonges les plus effrontés finissent par devenir une vérité dans la tête des gens. | MaliActu&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cette proposition paraît incontestable au regard de la situation actuelle au Mali! En effet depuis la remise du pouvoir, suite aux «élections» législatives et présidentielles en 1992, à Alpha Oumar KONARÉ par Amadou Toumani TOURÉ, alias ATT, alors à la tête du pays et du «Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP)»,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
des spécialistes de la désinformation et de l’intoxication médiatique ne cessent de répandre dans l’opinion interne comme externe des mensonges au sujet d’ATT et de la «démocratie» au Mali. Sans la moindre considération pour l’opinion publique malienne subissant son régime extrêmement corrompu et au mépris de la condition d’existence de la très grande majorité de la population livrée à la disette, sans véritable couverture sanitaire et dont les enfants sont soumis, pas moins de 20 ans, aux affres de la déperdition scolaire, des médias exaltent ce maître avéré de la fourberie. Poussant leur&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;impudeur à ses conséquences logiques, certains d’entre eux vont jusqu’à le qualifier de «soldat de la démocratie»: celui grâce à qui le Mali a vécu, deux décennies durant (1992-2012), une «démocratie exemplaire» jusqu’au 22 mars 2012.&lt;br /&gt;
Cette date est d’ailleurs considérée déjà par des faussaires intellectuels comme celle de la perpétration de l’«attentat» contre une «démocratie modèle», plongeant le pays tout entier dans le chaos par éloignement d’ATT de la présidence de la République. À entendre des doctes de la désinformation, c’est à croire que le Capitaine Amadou SANOGO et les patriotes du «Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’État (CNRDRE)» sont entièrement responsables de la situation tragique du Mali d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
S’il est vrai que ces grands hommes du CNRDRE, à l’écoute des lamentations de nobles et courageuses filles, épouses et mères, sont incontestablement les révélateurs de la tragédie que connaît actuellement la République du Mali, c’est bien la médiocrité démocratique et aussi celle d’ATT qui l’ont provoqué. Pour n’en point douter, il suffit de suivre le processus de conquête du pouvoir par celui qui, un mois après s’être emparé frauduleusement du fruit de la résistance populaire contre Moussa TRAORÉ dans la nuit du 25 mars, accorda, à Bamako capitale du Mali, une «interview» à Sennen ANDRIAMIRADO, en affirmant catégoriquement: «Je ne veux pas le pouvoir! »&lt;br /&gt;
Stratagème pour sauver le régime issu du coup d’État du 19 novembre 1968&lt;br /&gt;
Contrairement à une opinion largement répandue, l’avènement d’Amadou Toumani TOURÉ à la tête du Mali s’est opéré moins par un coup d’État que par un stratagème dont il usa pour sauver le régime porteur de ses ambitions de réussite sociale et de celles de ses camarades jeunes officiers de l’armée, de la police, de la gendarmerie et de la garde républicaine. Le coup d’État au Mali avait déjà été opérée le 19 novembre 1968 par les 14 officiers subalternes du «Comité Militaire de Libération Nationale(CMLN)» dirigé par le lieutenant Moussa TRAORÉ. La manœuvre d’ATT et de ses compagnons d’arme dans la nuit du 25 au 26 mars 1991 a donc consisté, au sens technique, non en un coup d’État qu’à une opération visant à se prémunir contre l’intervention imminente d’autres factions de l’armée malienne qui ne rêvaient qu’à renverser Moussa TRAORÉ après les tueries du 22 mars 1991 consécutives à l’audace des forces démocratiques qui, en montant au Palais présidentiel pour enjoindre le chef de la junte putschiste du 19 novembre 1968 à «quitter le pouvoir dans les 48 heures», avaient réussi à démystifier le tombeur du grand timonier de l’indépendance africaine: le Président Modibo KEITA (1915-1977). Pour ATT et ses complices de la grande manœuvre, il fallait donc agir vite et très vite pour sauver non seulement leur tête, mais aussi le régime militaire au service duquel ils s’étaient mis et, pour ce qui est d’ATT, depuis son entrée à l’École interarmes de Kati en 1969, mais très certainement pendant 8 ans, lorsqu’il était commandant de la garde présidentielle de Moussa TRAORÉ.&lt;br /&gt;
Ayant donc arrêté, dans la nuit du 25 mars 1991, Moussa TRAORÉ qui avait réussi à se faire plébisciter, en 1979, dans le cadre du «retour à une vie constitutionnelle normale», comme il aimait à le dire, ATT et ses compagnons d’armes qui ont servi, pas moins de 22 ans, le régime militaire issu du coup de force du 19 novembre 1968, veillèrent à ce que rien ne lui soit fait. Cela en dépit de la théâtralisation judiciaire qui sera organisée par son ancien ministre de la jeunesse et des sports pour le condamner à la peine capitale pour commission de crimes de sang.&lt;br /&gt;
ATT ne voulait pas rendre le pouvoir aux civils en 1992&lt;br /&gt;
Lors de sa première rencontre à la Bourse du travail visant à sonder les forces démocratiques et à évaluer leur degré d’adhésion à l’arrestation de Moussa TRAORÉ et de sa mise en sécurité, la mollesse remarquable du Secrétaire général de l’«Union Nationale des Travailleurs du Mali(UNTM)», Bocary KAREMBÉ, en faveur de l’instauration rapide d’un pouvoir démocratique au Mali ainsi que la réticence expresse du Président de l’«Association des Droits de l’Homme (ADL)», Maître Demba DIALLO, à exclure les militaires de la gestion politique du pays, autorisèrent Amadou Toumani TOURÉ à se hisser à la présidence du «Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP)».&lt;br /&gt;
Ayant goûté aux délices du pouvoir présidentiel, le Lieutenant-colonel ATT, qui commandait les parachutistes du camp de Djikoroni depuis 1984, chercha à obtenir la caution des Étudiants pour rompre avec sa promesse de rentrer dans les casernes après la transition. Le refus de ces derniers ainsi que la pression exercée par les forces démocratiques, pressées d’en découdre électoralement, pour l’accession à la présidence, firent échec à ses velléités de voir prolonger son mandat provisoire à la tête du pays et du CTSP. Avec le cœur gros, il organisa successivement la «Conférence nationale» du 29 juillet au 12 août 1991 et, après, les élections législatives et présidentielles en 1992.&lt;br /&gt;
Manipulation du jeu électoral.&lt;br /&gt;
Passé désormais maître dans l’organisation des stratagèmes, ATT aurait manipulé le jeu électoral pour favoriser la remise du pouvoir présidentiel à l’ancien Ministre de la jeunesse et des sports de Moussa TRAORÉ, Alpha Oumar KONARÉ qui, à l’époque, était le Secrétaire général de l’«Alliance pour la démocratie au Mali – Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA- PASJ)». La gestion hasardeuse de celui-ci durant son premier mandat (1992-1997), suivi du coup d’État électoral dont il s’est rendu coupable en 1997 (en l’absence de toute liste électorale constitutionnellement valide) pour se maintenir au pouvoir (1997-2002), renforcèrent le mythe rattaché à l’habillage médiatique d’ATT «soldat de la démocratie». Ce renforcement couplé de la visibilité que lui donnèrent la «Fondation pour l’enfance», sans parler de sa désignation, en 2001, comme envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Koffi ANNAN, en République Centrafricaine, excitèrent son désir de renier sa parole ainsi donnée : «Ah non! Je n’entends pas du tout faire de la politique… » en réponse à la question suivante: «(…) vous pourriez être tenté de vous mettre en réserve de la République…», que lui posa ANDRIAMIRADO, S. en avril 1991.&lt;br /&gt;
Ancré dans la nostalgie du pouvoir de la transition perdu, ATT accomplissait tous les formalismes susceptibles de lui rouvrir les portes de Koulouba: le Palais présidentiel. Il n’hésita donc pas à se faire mettre à la retraite anticipée en 2001, avant de se lancer à la conquête de la chefferie de l’État malien. Ses accointances avec l’Élysée ne lui fit point craindre la candidature de ses deux principaux rivaux: Ibrahim Boubacar KEITA, dit IBK, qui aurait été élu de fait au premier tour des scrutins, et Soumaila CISSÉ, dont le parti, comme d’ailleurs celui qui a accepté de troquer sa victoire présidentielle pour le poste de président de l’Assemblée nationale à l’époque pour raison de sécurité, sont issus directement du démembrement de l’ADEMA-PASJ. Le président français, Jacques CHIRAC, ayant ouvertement exprimé sa préférence pour le candidat le plus malléable des trois, ATT, bien qu’il soit effectivement arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle derrière IBK et Soumaila CISSÉ, est désigné vainqueur des élections présidentielles de 2002 au second tour avec&amp;nbsp; 64, 35% du suffrage imaginé par les organisateurs du scrutin devant Soumaila CISSÉ accrédité de 35, 65%.&lt;br /&gt;
«Seule une personne atteinte d’aberration génétique accepterait de devenir Président du Mali»&lt;br /&gt;
Bien qu’ayant dit ouvertement à qui voulait entendre que seule une personne atteinte d’aberration génétique accepterait de briguer la présidence du Mali et en dépit du fait qu’ATT ait dit à ses camarades militaires «que ceux qui veulent faire de la politique n’ont qu’à ôter leurs galons et adhérer à un parti», ATT, s’il a en effet officiellement ôté ses galons, n’appartient, officiellement, à aucun parti politique. Il n’en a pas créé non plus. Sa présidence en régime dit «parlementocratique», si l’on veut démocratique est, à cet égard, atypique. Détenant les cordons de la bourse face à une classe politico-bureaucratique très avide et affectée par le consumérisme, il jardina facilement la corruption en choisissant les membres de son gouvernement dans les nombreux partis politiques et, sans doute bien moins par mégalomanie que par goût insatiable du pouvoir, il fit construire des habitations dites sociales: «ATT-bugu» dans la quasi totalité des «Cercles» de la République du Mali comme pour assurer la fidélité d’un électorat, pour le moins volatile. Il ne faut donc pas se surprendre qu’en briguant un second mandat présidentielle (2007-2012), il ait été soutenu par un «Mouvement citoyen» et de nombreux partis politiques (alimentaires?): la «Mouvance présidentielle» de laquelle sera issue la quasi-totalité des députés de l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt;
Faire échec vaille que vaille aux élections présidentielles du 29 avril 2012&lt;br /&gt;
Sentant la fin de sa présidence approcher au galop dans le contexte de l’avènement du cinquantenaire de l’indépendance formelle du Mali, et ne pouvant guère briguer constitutionnellement un troisième mandat, ATT se fit champion tout d’un coup des projets de réformes économiques et institutionnelles. Le discours du nouvel an 2010 qu’il prononça, lui offrit l’occasion de programmer un référendum constitutionnel avec projet de création d’une Chambre haute : le Sénat pour récompenser sans doute ses fidèles que pour une quelconque utilité publique; alors que le «Programme pour le Développement Économique et social (PDES)», avec ses neuf(9) priorités, donnait prétexte à ses supporteurs d’exiger qu’il reste à la tête du pays pour achever l’exécution des projets de développement économiques et sociaux amorcés.&lt;br /&gt;
Ne pouvant se risquer à changer la constitution pour se maintenir sans s’attirer les foudres de tous ceux qui, profitant fort anachroniquement de son système de gouvernement népotique, sont pressés de prendre sa place à Koulouba, mais aussi et surtout à la lumière du coup d’État intervenu contre le président TANDJA du Niger, et à l’examen des ratés de la mise en scène orchestrée au Stade Modibo Keita visant à légitimer ses ambitions de faire échec vaille que vaille à l’exécution du calendrier électoral du 29 avril, le retour des combattants touaregs de Libye à quelques mois des élections présidentielles prévues le 29 avril 2012 fut comme des mannes venues du ciel. Alors que tous les pays du sahel dont les ressortissants impliqués dans le conflit libyen ont été désarmés de retour des champs de batailles, les combattants originaires du Mali furent autorisés par Amadou Toumani TOURÉ à rentrer au pays avec leur arsenal guerrier. ATT poussa l’inconséquence jusqu’à envoyer une délégation officielle conduite par son ministre de l’intérieur les accueillir. Armés jusqu’aux dents, ceux-ci ne tardèrent pas à emprunter les sentiers bellicistes ouverts par l’imprévoyance d’ATT contre la République du Mali; rendant ainsi impossible l’organisation de toute élection présidentielle au suffrage universel.&lt;br /&gt;
Croyant avoir gagné son pari de prolonger son second et dernier mandat à la lumière de la rébellion touareg, ATT n’attendait que le moment opportun pour décréter l’annulation des élections présidentielle du 29 avril pour raison de guerre. Toute personne raisonnable ne pouvait qu’acquiescer au contenu du Décret suspensif du calendrier électoral pour le motif de menace pesant sur l’intégrité du territoire, surtout après le massacre de 150 soldats maliens livrés, sans défense, à la furie du bellicisme touareg. ATT, sans crainte, pouvait ainsi proposer la prolongation de toutes les institutions, en appelant solennellement à la mobilisation pour juguler le conflit. Cette proposition serait agréablement accueillie par les députés de la mouvance présidentielle majoritaire à l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt;
Bingo! le tour serait joué.&lt;br /&gt;
L’imprévoyance, voir l’irresponsabilité d’ATT ne devait pas rester sans conséquence. Des Femmes du Mali, conformément à la proclamation de l’Hymne du Manding, sentant qu’il ne peut pas défendre le pays, montrèrent, par leur marche sur Koulouba, le Palais présidentiel, le chemin de l’honneur aux braves et dignes patriotes de l’armée malienne le 22 mars 2012.&lt;br /&gt;
En Guise de conclusion&lt;br /&gt;
La lecture que nous venons de donner ne doit surtout pas occulter le fait que la crise qui secoue présentement la République du Mali, s’inscrit dans un vaste programme de déstabilisation en cours en Afrique. Du démembrement de l’Éthiopie à celui du Soudan, elle participe de l’étouffement de toute velléité d’autonomie, encore moins d’indépendance réelle. Le Continent Noir cerné par des armées étrangères dont certaines sont hébergées de très longue date, doit rester colonisé. Il doit être réduit à ses rôles historiques définis par la violence coloniale consécutive aux siècles de déportations esclavagistes. Faute d’être victime, pour le moment, de substitution de populations, l’Afrique, orpheline de toute capacité de défense autonome, doit être émiettée et livrée aux psychopathes du profit. En tout cas elle doit être maintenue dans ses rôles historiques. C’est-à-dire demeurer ad vitam aeternam fournisseuse de matières premières, marché de consommation et poubelle du monde extra-africain. Les mécanismes du maintien dans ces sinistres rôles, indispensables au fonctionnement périlleux du système capitaliste mondialisé, ont été largement expliqués dans nos ouvrages sur le droit des peuples à l’autodétermination et sur la gouvernance et l’environnement. Il est donc inutile de tomber dans la réplique fautive de ces mécanismes dans le cadre de ce court article, visant simplement à informer sur la situation critique qui affecte actuellement le Mali dont le désert est convoité, non pas seulement pour ses ressources du sol et du sous-sol, mais aussi et surtout pour la réalisation des projets de production d’énergie solaire propre pour alimenter l’Europe occidentale, vivant de plus en plus dans la psychose des risques liés à l’exploitation de l’énergie nucléaire dont elle est encore largement dépendante pour son approvisionnement. Pour sûr, si les peuples africains veulent conjurer le sort qui leur est réservé dans les rapports interétatiques, il va leur falloir faire en sorte que la trahison, comme celle d’ATT ne soit plus rentable et s’inspirer largement de l’expérience asiatique de la lutte pour l’autodétermination.&lt;br /&gt;
Montréal le 1er avril 2012&lt;br /&gt;
DIARRA, Bakary NBadiallah (Boniface)&lt;br /&gt;
Canada&lt;br /&gt;
Source : Info Matin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-3682245016275392294?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://maliactu.net/2012/la-crise-au-mali-expliquee-aux-canadiennes-a-force-detre-repetes-les-mensonges-les-plus-effrontes-finissent-par-devenir-une-verite-dans-la-tete-des-gens.html' title='LA CRISE AU MALI EXPLIQUÉE AUX CANADIEN(NE)S : à force d’être répétés, les mensonges les plus effrontés finissent par devenir une vérité dans la tête des gens. | MaliActu'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/3682245016275392294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=3682245016275392294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3682245016275392294?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3682245016275392294?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/la-crise-au-mali-expliquee-aux.html' title='LA CRISE AU MALI EXPLIQUÉE AUX CANADIEN(NE)S : à force d’être répétés, les mensonges les plus effrontés finissent par devenir une vérité dans la tête des gens. | MaliActu'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DUQGRXs_cCp7ImA9WhVXGEg.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-4469922922336917758</id><published>2012-04-19T15:23:00.001Z</published><updated>2012-04-19T17:42:04.548Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T17:42:04.548Z</app:edited><title>Le Mouvement pour l´autodétermination et l´indépendance de l´archipel Canariien soutien l’indépendance de l’Azawad</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2890"&gt;Le Mouvement pour l´autodétermination et l´indépendance de l´archipel Canariien soutien l’indépendance de l’Azawad&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="style_waz_texte_show"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;MOUVEMENT POUR L´AUTODETERMINATION ET L´INDEPENDNCE DE L´ARCHIPEL CANARIIEN, LE MPAIAC. (Amussu ful aguçelman d uzarug tigzirin n Kanaria)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align="center"&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;COMMUNIQUE OFFICIEL&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;SUR INDEPENDANCE DE L´AZAWAD&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="center"&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img height="350" src="http://www.amazighworld.org/images2/azawad4.jpg" width="630" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le &lt;strong&gt;MPAIAC&lt;/strong&gt;, Mouvement de Libération Africain des Iles Canaries, et son bras politique le Congres National des Canaries (&lt;strong&gt;CNC&lt;/strong&gt;), territoire africain encore sous domination coloniale espagnole, nous félicitons le Comité Exécutif, le Conseil Révolutionnaire, le Conseil Consultatif, l´Etat-Major de l´Armée de Libération et les Bureaux régionaux du &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Mouvement Nationale de Libération de l´AZAWAD, pour le Déclaration de l´Indépendance de la République de l´Azawad ce 6 avril de 2012 à Gao, et nous, au nom de Peuple Canarien, nous reconnaissons cette indépendance et nous nous engageons à côte des nos frères Tuareg, à soutenir et appuyer ce peuple, chère à nous tous, de la grand famille des Imazighen qui va de l Oasis de Siwa en Egypt jusqu´aux Iles Canaries, dans sa lutte pour la consolidation internationale de la République de l´Azawad.&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En effet, considérant que l´état français en 1958, pendant la guerre d´Algerie, avait&amp;nbsp; ignoré la volonté des Tuareg qui réclamaient ses droits en tant que peuple, ainsi que la lettre du 30 mai 1958, adressé su président français par les notables Tuareg, amenokals et guides spirituels en réclamations d´un territoire dans la zone de l´Azawad.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Considérant qu´en 1960, à l´occasion de l´octroi de l´indépendance aux peuple Ouest-Africains, la France a rattaché sans son consentement l´AZAWAD à l´Etat malien qu´elle venait de créer. Considérant les massacres, les exactions et humiliations, spoliations et génocides contre les Tuareg de 1963, 1990, 2006, 2010 et 2012 jusqu`au 2012. Les Tuareg de l´AZAWAD et de MNLA rappelant les massacres, les exactions inhumains des gouvernements de Mali qui a utilisés les différents sécheresses, 1967, 1973, 1984, 2010, pour faire disparaître le peuple Tuareg par anéantissement alors même qu´il avait sollicité et obtenu de l´aide humanitaire des organisations humanitaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le MNLA, considérant l´accumulation de plus de 50 ans de mal gouvernance, de corruption et de collusion militaro politico financière, mettant en danger l´existence du peuple de l´ AZAWAD, mettant en péril la stabilité sous-régionale et la paix internationale. En tenant compte de toues ces considérations, nos frères de l´AZAWAD, ont proclamé Irrévocablement, L´ETAT INDEPENDANT DE L´AZAWEAD, ce jour vendredi, 6 avril 2012, reconnaissant des frontières en vigueur avec les états limitrophes et leur inviolabilité, l´adhésion totale à la Charte des Nations Unies et l´engagement ferme de du MNLA à créer les conditions d´une paix durable, à initier les fondements institutionnels de l´Etat basés sur une Constitution démocratique de l´AZAWAD Indépendant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous les représentants du MPAIAC et du Congres Nationale des Canaries (CNC), au non des combattants et patriotes en lutte pour notre indépendance nationale, dans cette colonie africaine sous domination espagnoles depuis six siècles, nous appuyons et nous reconnaissons de facto et de iure, l´indépendance de l´AZAWAD proclamée par le MNLA et ainsi nous le proclamons publiquement, à Ténerife, Iles Canaries, Afrique, le 6 avril de 2012.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp; Signé&amp;nbsp;: M. Cubillo, Antonio. Secrétaire Général du MPAIAC et Président du CNC, bras politique du MPAIAC. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr" xml:lang="fr"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;E mail:&amp;nbsp; &lt;a href="mailto:cnc@elguanche.net"&gt;cnc@elguanche.net&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;a href="mailto:mpaiac@elguanche.net"&gt;mpaiac@elguanche.net&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;a href="mailto:cubilloantonio@hotmail.com"&gt;cubilloantonio@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Espagnol&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;: &lt;a href="http://elcanario.net/Documentos/independencialazawadcncmpaiac.htm"&gt;Sobre la proclamación de independencia de L'Azawad, comunicado oficial de CNC/MPAIAC&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="left"&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-4469922922336917758?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2890' title='Le Mouvement pour l´autodétermination et l´indépendance de l´archipel Canariien soutien l’indépendance de l’Azawad'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/4469922922336917758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=4469922922336917758' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/4469922922336917758?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/4469922922336917758?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/le-mouvement-pour-lautodetermination-et.html' title='Le Mouvement pour l´autodétermination et l´indépendance de l´archipel Canariien soutien l’indépendance de l’Azawad'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DUIBRnwzcSp7ImA9WhVXGEg.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-3503574333240742256</id><published>2012-04-19T15:22:00.001Z</published><updated>2012-04-19T17:45:57.289Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T17:45:57.289Z</app:edited><title>Mali-Polisario: Mohamed Abdelaziz très embarrassé par la position d’Alger</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2888"&gt;Mali-Polisario: Mohamed Abdelaziz très embarrassé par la position d’Alger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="style_waz_texte_show"&gt;&lt;img align="left" height="149" hspace="3" src="http://www.emarrakech.info/photo/1204257-1352802.jpg?v=1334008287" width="215" /&gt;Des sources bien informées à Tindouf ont assuré à Polisario-confidentiel que Mohamed Abdelaziz a confié à ses proches lieutenants être très embarrassé par l’attitude adoptée par&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Alger à l’égard de la partition de facto du Mali. Car la situation qui règne dans le nord Mali, désormais aux mains des séparatistes touaregs, en connivence avec les jihadistes d’Aqmi, donne des sueurs froides à toute la direction du Polisario. Le front Polisario considère que l’empressement d’Alger de rejeter la déclaration d’indépendance du nord Mali, met Alger aussi bien que le Polisario dans une situation insensée. De fait, estime le front séparatiste, la décision des autorités algériennes est contraire au principe d’autodétermination des peuples qu’Alger affirme défendre à travers son soutien au Polisario pour l’indépendance du Sahara occidental. C’est vrai que l’attitude algérienne à l’égard de l’indépendance de l’Azawad est dictée par sa crainte que la contagion d’indépendance ne s’étende aux autres touaregs vivant dans le sud algérien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle n’en reste pas moins une incohérence qui perturbe sérieusement les dirigeants du Polisario. Mohamed Abdelaziz s’attend d’ailleurs à ce que la position d’Alger, décidée dans la précipitation des événements qui ont débordé au Mali, risque d’avoir des conséquences au niveau international et de nuire gravement à la cause sahraouie, selon les mêmes sources. Déjà ébranlé par les révélations sur sa participation aux combats aux côtés de Kadhafi, le Polisario n’avait pas besoin de ce bouleversement au Mali qui fragilise la position d’Alger et, par ricochet, son propre statut. Le Polisario ne s’est pas encore remis de l’implication de ses combattants dans la prise d’otages d’Occidentaux en octobre 2011 à Tindouf, qu’il se voit dangereusement remis de nouveau sous les feux de la rampe médiatique. Surtout que des éléments du Polisario sont régulièrement cités dans la presse internationale pour leurs accointances avec les trafiquants d’armes et de drogue dans le Sahel, et pour leurs liens avec les groupes terroristes d’Aqmi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;from http://www.polisario-confidentiel.com/news/1/207-mali-polisario-mohamed-abdelaziz-tres-embarrasse-par-la-position-dalger-.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-3503574333240742256?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2888' title='Mali-Polisario: Mohamed Abdelaziz très embarrassé par la position d’Alger'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/3503574333240742256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=3503574333240742256' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3503574333240742256?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/3503574333240742256?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/mali-polisario-mohamed-abdelaziz-tres_19.html' title='Mali-Polisario: Mohamed Abdelaziz très embarrassé par la position d’Alger'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag='W/&quot;DUAER3c6fip7ImA9WhVXGEg.&quot;'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18083859.post-5843446925531281990</id><published>2012-04-19T15:20:00.001Z</published><updated>2012-04-19T17:48:26.916Z</updated><app:edited xmlns:app='http://www.w3.org/2007/app'>2012-04-19T17:48:26.916Z</app:edited><title>Appel au dialogue avec le MNLA au Mali</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2891"&gt;Appel au dialogue avec le MNLA au Mali&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;a href="http://www.amazighworld.org/images2/MNLA-CMA.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://www.amazighworld.org/images2/MNLA-CMA.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="center"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
par : lahcen amokrane (Anmray)/Tinjdad&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'eurodéputé François Alfonsi, Président du groupe d'amitié Euro-Amazigh au Parlement Européen, appelle à ce que l'UE encourage un vrai dialogue avec le peuple touareg au Mali.&lt;br /&gt;
M. Alfonsi est ainsi intervenu le 17 avril 2012 au parlement européen à Strasbourg, dans un débat en plénière, en présence de la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères, Mme Catherine Ashton. Il a dénoncé la marginalisation du peuple touareg et insisté sur la nécessité d'ouvrir le dialogue avec ses représentants actuels au Mali, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). &lt;br /&gt;
Intervenant dans l'hémicycle en réponse à Mme Ashton qui s’était exprimée contre&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;l’indépendance de l’Azawad, François Alfonsi a déclaré: "Le peuple touareg vit une situation de peuple marginalisé sur l'ensemble de ses territoires.&lt;br /&gt;
En Azawad, le territoire touareg du Mali, tous les engagements pris en leur faveur depuis trente ans n'ont jamais été tenus. Aussi le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se bat-il pour que le peuple touareg soit reconnu dans ses droits historiques et culturels. Tout cela me semble légitime. Pourtant, notamment au nom du risque islamiste terroriste qui existe dans cette région, il est question de prêter main forte aux militaires maliens pour réprimer le mouvement touareg. Tel semble être, en tous les cas, le sens du discours que vous nous avez tenu.&lt;br /&gt;
Nous combattons cette option car le MNLA n'a aucun rapport ni aucune affinité avec le mouvement islamiste radical. Au contraire, les traditions amazighes du peuple touareg s'opposent au principe de la charia. Elles mettent en avant un droit coutumier beaucoup plus tolérant, notamment vis-à-vis de la condition des femmes. Les populations touaregs et le MNLA seront de bien meilleurs remparts contre l'intégrisme que tous les régimes militaires placés sous perfusion occidentale. &lt;br /&gt;
Il faut engager un dialogue avec le MNLA pour arriver à une véritable stabilité dans cette région du monde », a conclu François Alfonsi. Plusieurs autres Euro-députés ont également tenu des propos favorables au peuple Touareg. &lt;br /&gt;
Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) qui était représenté à cette séance du parlement européen à Strasbourg, en compagnie de militants de la cause touarègue, se félicite de cette position sans ambiguité du Député François Alfonsi et de ses collègues favorables au dialogue avec les Touaregs. &lt;br /&gt;
Pour le CMA, l’option guerrière de Mme Ashton est à la fois illégitime, illégale et dangereuse pour tous. Comme l’a affirmé François Alfonsi, la seule voie est celle du dialogue direct avec le MNLA, partie incontournable si l’on recherche la paix durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte rendu CMA&lt;br /&gt;
Strasbourg, 18/04/2012&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18083859-5843446925531281990?l=transsahara.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=2891' title='Appel au dialogue avec le MNLA au Mali'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://transsahara.blogspot.com/feeds/5843446925531281990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18083859&amp;postID=5843446925531281990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5843446925531281990?v=2'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18083859/posts/default/5843446925531281990?v=2'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://transsahara.blogspot.com/2012/04/appel-au-dialogue-avec-le-mnla-au-mali.html' title='Appel au dialogue avec le MNLA au Mali'/><author><name>HASSAN</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_W7749-OMoG0/SSP55lEJTjI/AAAAAAAAB20/Z3sCSa4DIFc/S220/MAKAN+1.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>