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	<title>Bulles de Japon</title>
	
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		<title>Sayonara (Joshua Logan – 1957)</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 13:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Joshua Logan]]></category>
		<category><![CDATA[Marlon Brando]]></category>
		<category><![CDATA[Miiko Taka]]></category>

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		<description><![CDATA[  Que j’aime ces vieilleries d’Hollywood technicolorisées ! Et que j’aime ces représentations d’un Japon de carte postale, très cliché mais en même temps avec un effort pour restituer un Japon un peu plus populaire et réaliste.  Et quand par-dessus le marché on a plus ce type en guise de personnage  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12595" title="sayonara" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Que j’aime ces vieilleries d’Hollywood technicolorisées ! Et que j’aime ces représentations d’un Japon de carte postale, très cliché mais en même temps avec un effort pour restituer un Japon un peu plus populaire et réaliste.  Et quand par-dessus le marché on a plus ce type en guise de personnage principal :<span id="more-12594"></span></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Marlon-Brando.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12596" title="Marlon Brando" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Marlon-Brando.gif" alt="" width="600" height="257" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Marlon ! Wake up ! We’re talkin’ about you !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Je suis sûr que la séance de cinoche à la maison va plus que bien se passer. J’avais bien aimé John Wayne dans <a href="http://bullesdejapon.fr/2011/04/29/le-barbare-et-la-geisha-john-huston-1958/"><em>le Barbare et la Geisha</em></a>, je dois dire que Marlon Brando dans <em>Sayonara</em>, après m’avoir laissé dubitatif devant une diction donnant l’impression que Don Corléone parle à travers la bouche d’un pilote de trente ans, m’a pleinement convaincu. Et au-delà de sa performance, <em>Sayonara</em> est un film parfaitement recommandable. Evidemment, lorsque l’on voit une des belles affiches :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12597" title="sayonara poster" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster.jpg" alt="" width="568" height="368" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… on se dit que l’on va avoir droit à de la romance à pleines louches. Et de fait, on y a droit. Mais fait dans l’écrin d’un Japon japonisant et surtout dans un contexte social et historique particulier, cette histoire d’amour entre un pilote de chasse et une artiste de revue se laisse regarder sans déplaisir (ladite artiste aussi d&#8217;ailleurs), à tel point qu’au bout d’une heure on s’aperçoit qu’on reprendrait volontiers une bonne dose de coulis de bons sentiments. Evidemment, la splendide photographie n&#8217;est pas étrangère à cela mais il est vrai aussi que le sujet permet d’avaler plus facilement la pilule. Pour faire simple, il s’agit en fait du problème du <strong>mariage pour tous</strong>, problème qui décidément semble avoir pour vocation de faire braire les pires buses qui soient. Ici la Frigide Barjot et ses sbires, là des officiers américains interdisant à leurs soldats de se marier (ou en tout cas les dissuadant fortement). Et pas avec n’importe qui, ça non ! puisque le personnage principal, Lloyd &#8220;Ace&#8221; Gruyver, va devoir faire une croix sur ce type d’âme sœur :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12598" title="sayonara1" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara1.jpg" alt="" width="600" height="256" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Une bijin !</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On comprend toute la douleur du personnage à l’idée de laisser dans son pays ce magnifique petit lot. Perso, je ne m’en serai pas remis. C’est pourtant l’épreuve, le dilemme auquel notre héros va devoir faire face : épouser sa bijin et faire une croix sur sa carrière, ou rentrer au pays mais dans ce cas laisser derrière lui la femme de sa vie. Choix cornélien accentué par la pression que le couple subit chacun dans son « clan ». D’un côté ce sont les huiles de l’armée américaine qui ne voient pas d’un bon œil tous ces mariages de leurs boys avec ces sauvageonnes (Buck Danny eût dit « faces de lune »). De l’autre c’est le gros de la population locale qui trouve décidément bien déplacées, limite écœurantes, ces histoires d’amour avec des gaijins poilus. Et comme si cela ne suffisait pas, ajoutons que le personnage de Marlon est sur le point de se marier à <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara2.jpg">une jolie fille</a> dont le papa n’est autre qu’un des supérieurs d’Ace, et que celui de Miiko Taka s’avère être le joyau d’une troupe théâtrale composée uniquement de femmes, la <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara3.jpg"><em>Shochiku Kagekidan Girls Revue</em></a> (revue qui a réellement existé et qui était la principale rivale à la fameuse revue de Takarazuka). Evidemment, la pression s’accroît d’autant plus pour elle qu’elle se doit d’être un exemple (surtout qu’il est interdit aux femmes de cette troupe d’avoir une liaison).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Du coup le film intéresse par sa façon d’aborder simplement le problème des mariages americano-japonais. Problème que rencontrera dont le couple Brando/Taka mais aussi le couple <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara4.jpg">Red Buttons / Miyoshi Umeki</a>. Buttons incarne un soldat, Joe Kelly, ami d‘Ace et s’apprêtant à sa marier avec une Japonaise, dorénavant Katsumi « Kelly ». Dès le début Buttons doit faire face à la désapprobation de ses supérieurs, et même d’Ace qui s’efforcera de le convaincre de laisser tomber cette idée de mariage. A aucun moment il ne vient à l’idée de ce dernier qu’aimer une Japonaise pouvait être une affaire sérieuse. Or, non seulement Joe est fou d’amour pour sa bijin (et c’est réciproque), mais il est aussi un passionné du Japon et de ses coutumes. Double déchirement donc que lui propose Ace en lui demandant d’oublier ce mariage et de rentrer au pays. Joe tiendra bon mais son histoire avec Katsumi se terminera tragiquement. Le ver sera même dans le fruit dès le milieu du film puisque lors d&#8217;une excellente scène, on verra un Joe fou de rage parce qu&#8217;il aura découvert que sa femme s&#8217;apprêtait à faire <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara5.jpg">une opération de débridage des yeux</a>, comme si cette dernière avait été intégré la difficulté, le caractère contre-nature de son couple aux yeux de la société, et comme si cette opération, anticipant peut-être un retour et une vie aux States, devait lui permettre d&#8217;être mieux intégrée. A noter que l’interprétation de ce couple est un des points forts du film et valut à leurs interprètes un Oscar du meilleur second rôle chacun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A côté d’eux, le personnage de Brando a tout du pilote à la Buck Danny, bien ancré dans ses certitudes et sa culture américaine. C’est l’autre intérêt du film : voir comment un bidasse va peu à peu se raffiner, s’ouvrir sur la culture de l’autre et finalement s’affranchir des barrières sociales. Et ici, il faut reconnaître que Brando parvient assez bien à faire ressentir l’évolution de son personnage. Antipathique au début, limite déplaisant lors de cette scène où, accompagnée de sa future, il assiste à <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara6.jpg">un spectacle de Kabuki</a>. On sent alors chez lui un faible intérêt pour ce qu’il voit. C’est son droit mais on sent aussi que ce désintérêt est lié à l’inculture du barbare dédaignant de comprendre la culture de l’autre. Le spectacle est moins vu comme une nouveauté méritant de s’y attarder sérieusement qu’un aimable divertissement sur lequel on peut placer de bonnes vannes. De même, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara8.jpg">lorsqu&#8217;il ira dans la loge pour rencontrer l&#8217;acteur principal</a>, le grand Nakamura (1), contrairement à sa fiancée qui montre un grand intérêt pour la culture traditionnelle japonaise (elle s&#8217;éprendra même de l&#8217;acteur et connaîtra elle aussi les difficuiltés à avoir une liaison multi-culturelle), on ne sera pas loin de l&#8217;archétype du bidasse inculte et pas loin d&#8217;être impoli. Heureusement la décontraction du cowboy ne durera pas : on est très surpris de découvrir que la fiancée, pourtant tout sourire lors des retrouvailles, lui fait comprendre après le Kabuki qu’il n’y a aucun avenir dans leur liaison. Dès lors Brando, marquant tout de même un peu le coup, va errer comme une âme en peine mais aussi tomber sur des passeurs, des férus de la culture japonaise qui vont l’aider à porter un autre regard sur elle. Le soldat Joe bien sûr, mais aussi un autre soldat qui lui fera découvrir ceci :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/N5OX71wq6fs&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/N5OX71wq6fs&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le spectacle commence à 2&#8217;52</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Des dizaines de bijins se dandinant sur scène dans des tenues sexy, ça a effectivement de quoi vous retourner les sens et vous faire définitivement aimer ce beau pays qu’est le Japon. Dès cet instant, Ace s’éprendra d’Hana Ogi, la star de la revue et, à travers elle, de son pays et de son mode de vie. Lui aussi comprendra tout l’intérêt à siroter un verre de saké, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara9.jpg">la clope au bec, en yukata et nonchalamment affalé sur des tatamis</a>, tout comme <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara11.jpg">lécher le museau à sa bijin sur l&#8217;herbe alors que retentit un hana bi juste à côté</a>.  Tellement à l&#8217;aise qu&#8217;il est, notre Brando, qu&#8217;<a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara10.jpg">il parvient même à embrasser avec sa clope</a> ! Après le Brando coincé, en découvre alors un Brando étonnamment souriant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Marlon-Brando2.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12610" title="Marlon Brando2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Marlon-Brando2.gif" alt="" width="600" height="257" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Tout un entraînement pour en arriver là. Comme quoi ça sert d&#8217;avoir bossé à l&#8217;Actors Studio.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… un Brando apaisé, la loche à l’air, a des années lumières d’un autre personnage de militaire américain vivant parmi des asiatiques, le colonel Kurtz dans <em>Apocalypse Now</em> bien sûr. Un Brando qui rappelle l&#8217;existence de ce qu&#8217;il était autrefois, à savoir un jeune acteur déjà charismatique mais aussi avec l&#8217;allure d&#8217;un jeune premier séduisant (et plutôt convaincant dans ses palettes d&#8217;émotion).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Hasard de mes lectures, je suis récemment tombé – et je terminerai là-dessus – sur cette page dans le Japon de Fosco Marini évoquant les amours entre américains et Japonaises durant l’après-guerre. Encore une fois, cela confirme l&#8217;intrêt du propos du film et son ancrage socio-historique :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dire que les femmes japonaises et les soldats américains ont éprouvé un penchant les uns pour les autres serait un euphémisme. Ce fut de la frénésie. […] Sur les innombrables liaisons fugitives ou clandestines, vingt mille au moins se sont terminées par un mariage. Le fait n’a rien d’étrange pour qui connaît un peu la psychologie des deux peuples. L’Américain, dans sa compagne japonaise, ne voyait pas une femme mais la Femme avec un grand F. […] Rencontrer la Japonaise et avoir la révélation inattendue de la femme, telle était la merveilleuse aventure qui attendait l’homme américain. Il découvrait en elle la tendresse la plus exquise, l’abandon, une âme enrichie par la souffrance, une sensibilité poétique, une soif de sacrifice.  […] Enfin, il y avait cette attitude innocente et délicieuse envers les choses de l’amour d’un peuple qui n’a pas dans le sang le péché originel. […] Enfin, il y avait l’attirance physique : la magie d’un visage exotique, le contact voluptueux d’une peau sans imperfection, polie, ambrée, véritablement digne des filles et petites-filles des divinités marine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">De son côté, la femme japonaise voyait se matérialiser dans l’homme américain bien astiqué, soumis et domestiqué par les mères de son pays, le plus extraordinaires des rêves. Son âme tremblante de <em>musume</em> habituée ,à se replier sur elle-même, à se taire, […] était brusquement portée aux nues, découvrait la compréhension, la tendresse respectueuse, la confiance. […]</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Si les amants avaient pu être seuls au monde, ils auraient probablement été heureux. Mais on n’épouse jamais un homme ou une femme, mais un milieu, une société. Ceux-ci se montrèrent dès le début impitoyables – tant du côté japonais qu’américain. Les femmes japonaises qui fréquentaient les Américains devinrent immédiatement un objet d’envie de la part de leurs compatriotes des deux sexes. La plus aimable des épithètes qu’elles se voyaient appliquées était celle de « vendue » à l’étranger. Du côté américain, bien qu’en principe on fût plus libéral, il fallait également s’attendre, une fois de l’autre côté de l’Océan, à essuyer des affronts semblables dans les petites villes du Middle West ou du Deep South</span></p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<p>(1) Joué par Ricardo Mantalban parce que la production n&#8217;avait pas sous la main un acteur japonais parlant suffisamment bien l&#8217;anglais. Le résultat est malgré tout plutôt convaincant.</p>
<p><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-sayonara.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12616" title="Brando sayonara" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-sayonara.jpg" alt="" width="200" height="229" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/brando-Taka-2.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12617" title="brando Taka 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/brando-Taka-2.jpg" alt="" width="199" height="245" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Sayonara-3.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12618" title="Brando Sayonara 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Sayonara-3.jpg" alt="" width="199" height="243" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Taka-3.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12619" title="Marlon Brando 1957 - Sayonara" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Taka-3.jpg" alt="" width="199" height="243" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Taka.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12620" title="Brando Taka" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Brando-Taka.jpg" alt="" width="200" height="233" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-1.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12621" title="sayonara poster 1" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-1.jpg" alt="" width="299" height="405" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-3.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12622" title="sayonara poster 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-3.jpg" alt="" width="299" height="452" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-4.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12623" title="sayonara-poster-4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-4.jpg" alt="" width="297" height="211" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-5.jpg"><img class="alignnone  wp-image-12624" title="sayonara-poster-5" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-5.jpg" alt="" width="297" height="233" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-6.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12626" title="sayonara-poster-6" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/sayonara-poster-6.jpg" alt="" width="282" height="730" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
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		<title>Peasu serie (8/?) : Shinjuku Alta à 23 heures</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 10:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bulles de Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Peasu]]></category>

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		<description><![CDATA[
M&#8217;est avis que son verre de saké (ou d&#8217;autre chose) devait être bien tiédasse en cette fin juillet. Et m&#8217;est avis aussi que ses prunelles devaient avoir du mal à faire le focus dans ma direction. Moi-même je dois dire que je n&#8217;étais pas particulièrement frais après une soirée au restau mais du  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/shinjuku-alta.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12579" title="shinjuku-alta" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/shinjuku-alta.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">M&#8217;est avis que son verre de saké (ou d&#8217;autre chose) devait être bien tiédasse en cette fin juillet. Et m&#8217;est avis aussi que ses prunelles devaient avoir du mal à faire le focus dans ma direction. Moi-même je dois dire que je n&#8217;étais pas particulièrement frais après une soirée au restau mais du moins avais-je l&#8217;avantage d&#8217;avoir une demi-heure de marche dans les jambes pour faire fondre un peu un certain stock de houblon et de mauvaise graisse. Et une demi-heure de marche, au Japon, en juillet, à Shinjuku, et même à 23 heures, ça a tôt fait de malmener vos éventuelles poignées d&#8217;amour. J&#8217;en étais là à slalomer tout crasseux, au hasard entre les gens, à m&#8217;enfoncer du côté de Kabukichô pour revenir du côté de la place en face du studio Alta quand le gars en bas à droite, voyant que j&#8217;étais là pour prendre des photos, me héla et m&#8217;obligea amicalement à le prendre en photo avec ses compagnons de beuverie gaijins. Ça a duré dix secondes, dix secondes qu&#8217;il faut imaginer environnées de violentes lumières et de sons non moins agressifs. Une ivresse sensorielle qui peut, après réflexion, parfaitement s&#8217;accompagner d&#8217;un verre de saké, même tiédasse.<span id="more-12578"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/shinjuka-alta.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12580" title="shinjuka alta" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/shinjuka-alta.jpg" alt="" width="598" height="399" /></a></p>
<p><iframe src="https://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=tokyo+shinjuku+alta&amp;aq=&amp;sll=35.695042,139.703457&amp;sspn=0.007188,0.013937&amp;t=h&amp;ie=UTF8&amp;hq=alta&amp;hnear=Shinjuku,+Tokyo,+Japon&amp;layer=c&amp;cbll=35.692229,139.701344&amp;panoid=jsja1b1TMFI2OukT02E6Fg&amp;cbp=13,280.14,,0,-2.01&amp;ll=35.690489,139.701355&amp;spn=0.0061,0.012875&amp;z=16&amp;output=svembed" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="600" height="350"></iframe><br />
<small><a style="color: #0000ff; text-align: left;" href="https://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=tokyo+shinjuku+alta&amp;aq=&amp;sll=35.695042,139.703457&amp;sspn=0.007188,0.013937&amp;t=h&amp;ie=UTF8&amp;hq=alta&amp;hnear=Shinjuku,+Tokyo,+Japon&amp;layer=c&amp;cbll=35.692229,139.701344&amp;panoid=jsja1b1TMFI2OukT02E6Fg&amp;cbp=13,280.14,,0,-2.01&amp;ll=35.690489,139.701355&amp;spn=0.0061,0.012875&amp;z=16">Agrandir le plan</a></small></p>
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		<title>Rivalisons avec ces perfides Japonais !</title>
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		<pubDate>Sun, 05 May 2013 17:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Pink Floyd]]></category>

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		<description><![CDATA[
Oui, je sais, faire un article sur mon groupe préféré dans un site qui s’appelle « Bulles de Japon » tient un peu de la gageure perdue d’avance. Mais ce serait sans compter sur  mon incroyable capacité à débusquer d’improbables références sur le Japon. En y réfléchissant, l’article aurait dû être  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/not-now-john.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12565" title="not-now-john" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/not-now-john.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Oui, je sais, faire un article sur mon groupe préféré dans un site qui s’appelle « Bulles de Japon » tient un peu de la gageure perdue d’avance. Mais ce serait sans compter sur  mon incroyable capacité à débusquer d’improbables références sur le Japon. En y réfléchissant, l’article aurait dû être écrit depuis belle lurette mais voilà, l’album dont est extrait la chanson qui va nous occuper, <em>The Final Cut</em>, sorti en 1983, est de très loin l’album que j’écoute le moins et du coup j&#8217;avais un peu oublié <em>Not Now John</em>, pourtant la seule chanson valable de cet album atteint de sinistrose. Après un <em>The Wall</em> qui avait porté le genre de l’opera rock a des hauteurs jamais atteintes, il pouvait être un peu duraille de retrouver un second souffle suite un tel chef d’œuvre. Et <em>The Final Cut</em> n’y parvint pas. Trop morose, trop dépressif, en un mot trop chiant. Et trop individuel : Roger Waters, scandalisé par la guerre des Malouines et le patriotisme imbécile qui s’ensuivit au Royaume Uni, décida de reprendre de vieilles chansons qui auraient dû figurer dans <em>The Wall</em> et d’en ajouter d’autres pour une attaque en règle contre le thatchérisme. A côté de cela, l’album est aussi l’occasion pour lui d’honorer la mémoire de son père tué durant la Seconde Guerre Mondiale puisque l’album lui est dédié.<br />
<span id="more-12564"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-final-cut.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12570" title="the-final-cut" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-final-cut.jpg" alt="" width="550" height="550" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Bref, un album très personnel, d’aucuns diront même trop car derrière tout cela, qu’en est-il de Pink Floyd ? Eh bien pas grand-chose, l’album donnant plus l’impression d’être un album solo de Waters. Il faut dire que déjà avec <em>The Wall</em>, l’équilibre artistique entre les différents membres du groupe avait pris du plomb dans l’aile. Reste que la participation de Gilmour était encore substantielle et ce à travers des titres emblématiques (<em>Another brick in the wall part.II </em>et<em> Comfortably Numb</em> notamment). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/david-gilmour.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12566" title="david-gilmour" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/david-gilmour.gif" alt="" width="170" height="170" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Pour vous mesdemoiselles : l’adorable Dabido kun jouant avec ses cheveux à la fin des 60’s</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ici, ce n’est plus le cas : Gilmour, manifestement pas très chaud et en retrait dans sa volonté de fournir de nouvelles chansons, fait vraiment office de figurant tout comme Nick Mason, estimé par Waters comme pas assez bon sur certains morceaux et remplacé par Andy Newmark. Quant à Richard Wright, on n’en parle même pas : viré lors de l’enregistrement de <em>The Wall</em>, il ne réintègrera véritablement la formation (on met à part sa participation intérimaire durant la tournée pour The Wall) que lors de la renaissance du groupe façon Gilmour avec <em>a Momentary Lapse of Reason</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Bref, The Final Cut, c’est du Roger Waters pur jus, dans tout ce qu’il peut avoir d’aride et d’ombrageux. A noter que l’album apparaît régulièrement dans les top 10 des albums les plus déprimants de tous les temps. Album pénible donc (IMHO), n’eût été la présence à la fin de<em> Not Now John</em> qui réveille alors l’auditeur de sa torpeur.<span style="text-align: center;"> </span></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/not-now-john1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12567" title="not now john" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/not-now-john1.jpg" alt="" width="420" height="421" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ô surprise ! ce n’est plus Waters que l’on entend mais Gilmour, un Gilmour arborant une voix rock dans la lignée de <a href="http://youtu.be/BK2ufYZHAkc"><em>Young Lust</em></a> (dans <em>The Wall</em>) et un solo de guitare typiquement gilmourien qu’il est bon d’entendre, enfin ! à dix minutes de la fin de l’album. Le morceau n’est pas non plus sans faire penser à <em>Money</em>, avec ses bruitages industriels répondant à ceux évoquant les tiroirs caisses. Bref, on a alors du Pink Floyd et non plus de Waters sous exomil. A noter qu’une longue vidéo était sortie à l’époque pour promouvoir l’album, clip qui reprenait quatre chansons, <em>The Gunner&#8217;s Dream</em>, <em>The Final Cut</em>, <em>The Fletcher Memorial Home</em> et <em>Not Now John. </em>Et là aussi, même causes, mêmes effets : la vidéo vous tombe des yeux jusqu’à l’arrivée de <em>Not Now John</em> et sa mise en scène originale dans un complexe industriel anglais où l’on tombe sur des ouvriers, un jeune japonais, trois geishas et une pute. Avant cela, c’était trois chansons purges où l’on voyait de temps en temps un Roger Waters s’ouvrant à son psychiatre. Paye ton ambiance mortifère Roger ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Roger-Waters.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12568" title="Roger Waters" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/Roger-Waters.jpg" alt="" width="408" height="416" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>C’est faux Olrik. En fait j’ai toujours aimé la gaudriole. Tiens écoute : Ha ! Ha ! Tu vois ?</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">La chanson est parfois assez ardue à comprendre. Pour faire simple, Gilmour semble jouer le rôle d’un col bleu anglais. Pas très intelligent, ses préoccupations sont limitées dans leur plus simple expression dans ce passage :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Can&#8217;t stop</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Lose job</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Mind gone</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Silicon</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">What bomb</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Get away</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pay day</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Make hay</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Break down</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Need fix</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Big six</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Clickity click</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Hold on</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Oh no</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Brrrrrrrrrring bingo !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A côté de cela, le col bleu vomit un patriotisme imbécile lié à l’actualité du moment, notamment la guerre des Malouines contre l’Argentine, guerre du point de vue de Waters absolument injustifiée et participant d’un nationalisme puant. D’où la référence à l’Argentine donc (« We showed Argentina, now let’s go an show these »), et la possibilité sous-jacente de se trouver une nouvelle cible après elle. D’où aussi l’allusion à la Russie à deux doigts de se faire botter le cul (« Got to bring the russian bears to his knees »), l’évocation des “ours russes” pouvant être vu d&#8217;ailleurs comme une resurgence du jingoïsme, variété du chauvinisme datant de l’époque victorienne et justement ayant pour cible la Russie (Waters avouera d’ailleurs dans une interview avoir eu à cette époque l’impression de voir son pays revenir à l’époque de Charles Dickens). D’où enfin la référence à Thatcher (« Make us feel tough And wouldn&#8217;t Maggie be pleased ? ») alors populaire par sa victoire contre l’Argentine. Quant au Japon, alors la nouvelle super puissance pour les produits manufacturés, il est évoqué dans cet unique vers :</span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Gotta compete with the wily Japanese.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Soit « Faut rivaliser avec les rusés Japonais ». Vous noterez dans la vidéo plus bas la façon de prononcer « wily japanese », un brin fielleuse et franchement déplaisante quand Waters reprendra le vers avec sa voix crispante. J’ai traduit par « rusés » mais on comprend que c’est une ruse qui peut volontiers se confondre avec une certaine rouerie. Ici, il s’agit moins de laborieux travailleurs, des « fourmis » pour reprendre l’expression d’une autre dame 1<sup>er</sup> ministre, que de compétiteurs rusés et très éloignés du fameux <em>fair play</em> anglais (qui, soit dit entre nous, n’est qu’une vaste plaisanterie).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Not Now John</em> est donc un morceau pas vraiment positif montrant une ignorance, une bêtise crasse de la société anglaise des problèmes politiques et économiques. Symboliquement, la vidéo commence par nous montrer un poste de télévision dans lequel apparaissent les personnage du clip et d’où  sortent les paroles imbéciles. On est dans une société où le mass media a manifestement sa part dans la prolifération d’un chauvinisme belliqueux. Puis on voit un jeune Japonais un peu hagard se promenant dans un complexe industriel. C’est donc là un exemple de ces « rusés Japonais » un brin perfides ? C’est une réalité évidemment décevante, en tout cas en net décalage avec les fantasmes éructés par des cockneys ouvriers dans leur pub à la sortie du boulot (les derniers vers évoquent d’ailleurs cet aspect « Where’s the fucking bar John ? »). A côté de cela, on a trois geishas, d’abord raffinées, puis peu à peu vénéneuses et à la fin purement et simplement associées à des putes. C’est qu’on est ici dans le crâne de ces cols bleus dans lequel les pires clichés le disputent à des images d’Epinal totalement éculées. Il n’en va pas autrement avec ce plan montré à plusieurs reprises où l’on voit un soudeur s’affairer avec sur son masque de protection l’ancien drapeau du soleil levant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A la fin le jeune homme trouve la mort, tombant du haut d’un échafaudage alors que l’on aperçoit nettement au-dessus de lui un militaire anglais. Associée aux paroles, la scène met en scène là aussi une vision fantasmatique, celle de voir un potentiel ennemi tomber comme l’Argentine, qu’importe que cet ennemi soit aussi fluet et aussi peu belliqueux que ce gamin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Allez, je m’arrête, il est temps de voir la vidéo en question. Elle porte un peu le poids de ses années mais d’un autre côté, trouvez-moi maintenant des clips aussi barrés parlant économie et politique&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/v_ZSSFYeNck&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/v_ZSSFYeNck&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Bulles de Japon</em>, le seul blog au monde où le mec vous pond un article de 100 lignes sur une chanson parce qu&#8217;il y a le mot &#8220;japonais&#8221; dedans !</span></p>
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		<title>(The DC Archives) : le professeur Harada et ses merveilleux fous volants (4ème partie)</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 17:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drink Cold]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Inoki]]></category>
		<category><![CDATA[Harada]]></category>

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		<description><![CDATA[4ème et dernière partie du fabuleux feuilleton où de splendides bijins le disputent à des viennoiseries et des mandales dans la gueule. Dernière et pourtant il ne s&#8217;agit pas de la fin puisque, un peu comme le père Schubert et sa huitième, le professeur Harada et ses merveilleux fous volants restera  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><br class="none" /><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/harada-partie-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12543" title="harada-partie-4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/harada-partie-4.jpg" alt="" width="500" height="200" /><br class="none" /></a><span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: 16px;">4ème et dernière partie du fabuleux feuilleton où de splendides bijins le disputent à des viennoiseries et des mandales dans la gueule. Dernière et pourtant il ne s&#8217;agit pas de la fin puisque, un peu comme le père Schubert et sa huitième, <em>le professeur Harada et ses merveilleux fous volants</em> restera un chef d&#8217;oeuvre à jamais inachevé ! C&#8217;est que, vu la direction que prenait l&#8217;histoire, il devenait un peu dangereux, aussi bien pour ma santé mentale que celle de mes lecteurs, de continuer à narrer les aventures de ces zozos. <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/harada-partie-4.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><br />
</span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour les curieux qui se demanderaient d&#8217;où proviennent tous les screenshots du feuilleton, il s&#8217;agit d&#8217;un faux documentaire intitulé <em>Ski Jumping Pair : Road to Torino 2006</em>, de Riichiro Mashima. Il raconte vraiment le projet d&#8217;un éminent scientifique, le professeur Harada donc, d&#8217;inventer un nouveau sport, le saut à ski en tandem. Après, j&#8217;ai évidemment arrangé tout cela à ma sauce. A l&#8217;origine je voulais faire un article sur d&#8217;étranges vidéos sur lesquelles j&#8217;étais tombé dans un magasin de gadgets au Japon: <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff6600;"><a href="http://youtu.be/hr0nYrz8xzM" target="_blank"><span style="color: #ff6600; text-decoration: underline;">des vidéos en images de synthèse</span></a></span></span>, totalement délirantes, où l&#8217;on voyait des exemples de ces sauts à ski. Ça aurait pu être torché vite fait mais je ne sais plus quelle perversion de l&#8217;esprit m&#8217;a amené à évoquer cela en faisant un récit à rallonge. Juste le fait d&#8217;écrire pour Drink Cold j&#8217;imagine.<span id="more-12344"></span><br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-size: 0.8em;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><em><span style="color: #ffffff;">(article paru sur Drink Cold le 10 mai 2010)<br class="none" /><br class="none" /></span></em></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Afin de vous faire plaisir et surtout de nous aider à rembourser les dégâts engendrés dans nos locaux durant la grève, la rédaction vous propose ce magnifique tee shirt et ce joli sac, idéal pour aller faire vos courses au Carouf du coin. Vous pourrez ainsi faire preuve d’érudition pour répondre aux questions que l’on ne manquera pas de vous poser à propos de ces étranges motifs. Savant fou, glaces ionisés, expériences sur des gerbilles, Finlandais boulangers, Allemand drogué au sexe, soyez assurés que vous vous paierez une solide réputation de grand malade, à défaut d’intellectuel.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-55.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12345" title="harada 55" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-55.jpg" alt="" width="480" height="400" /></span></a></span></p>
<h2 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 20px; color: #ff00ff;"><strong>Le tee shirt : <span style="color: #ffff00;">5000 </span>yens.</strong></span></h2>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 20px; color: #ff0000;"><strong>Offre spéciale : 2 pour le prix de 12000 !<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-56.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12346" title="harada 56" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-56.jpg" alt="" width="396" height="361" /></span></a></span></p>
<h2 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-size: 20px;"><span style="font-family: helvetica; color: #ff00ff;"><strong>Le sac (design conçu par Mme Harada) : <span style="color: #ffff00;">15000 </span></strong></span><span style="color: #ff00ff;"><span style="font-family: helvetica;"><strong>yens</strong></span><span style="font-family: helvetica;"><strong> (</strong></span></span><span style="font-family: helvetica; color: #ff00ff;"><strong><span style="color: #ff00ff;">1</span>00 exemplaires numérotés et signés).</strong></span></span></h2>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 20px; color: #ff0000;"><strong>Une boîte de préservatifs à l’effigie de Koda Kumi vous est offerte. Dépêchez-vous !<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Envoyez vos chèques, libellés à mon nom,  à l’adresse suivante :</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ffe4b5;"> <strong>Olrik, Gran Mayan Hostel, 8 Av. Costera de las Palmas, Acapulco, Mexique.</strong></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">And now…</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<h1 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 44px; color: #ff0000;">CHAPTER IV<br class="none" /></span></h1>
<h2 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 24px; color: #ff6600;">LE SURPRENANT POUVOIR DU « GENKI DESU KA »<br class="none" /><br class="none" /></span></h2>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a title="(The DC Archives) Le professeur Harada et ses merveilleux fous volants (3ème partie)" href="http://bullesdejapon.fr/2013/04/16/professeur-harada-3/" target="_blank"><span style="color: #ffe4b5;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff6600;"><em><strong>Résumé de l’épisode précédent</strong></em></span></span> </span></a>: <em>Le professeur Harada est parvenu à réunir 8 athlètes pour faire face à l’effarant défi du Comité Olympique : organiser une rencontre de SJP durant laquelle <span style="color: #ffe4b5;"><strong>108 sauts de plus de 120 mètre devront être effectués en moins de deux heures !</strong></span> Malheureusement, il est dit que chaque succès d’Harada est immédiatement contrebalancé par un bon gros pépin. Cette fois-ci, le chat noir est incarné par un Allemand baraqué drogué au sexe : Stefan Widhoelz, alias Tyrant Widhoelz. Ce qui devait être un camp d’entraînement organisé par ses soins s’est en effet avéré être une sorte de Jeux sans Frontières du sexe, jeux remportés haut la main par l’Allemagne. Nos huit champions ont bien pris leur pied, mais ont aussi bien pris dans la gueule moult taloches distribués par un Harada excédé de voir que <span style="color: #ffe4b5;"><strong>ses huit athlètes étaient aussi vidés que des footballeurs de l’équipe de France après une soirée à Pigalle</strong></span>. Plus que quelques heures avant la compétition. Que faire ? C’est alors qu’un nom refait surface dans le génial cerveau du prof : <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Antonio Inoki</strong></span>.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-57.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12347" title="harada 57" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-57.jpg" alt="" width="213" height="300" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Bon Dieu, mais c’est bien sûr !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Comment Harada n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Devant les serpillères qui allaient devoir se surpasser le lendemain, il n’y avait bien que lui pour leur botter le cul et recharger leurs accus. Ah, Antonio ! Harada eut une pensée émue pour ce vigoureux gaillard qui l’avait maintes fois secouru lors de délicates séances d’ijime. Invariablement, le scénario avait été le même : au moment où de sinistres galopins s’apprêtaient à enfoncer dans le fondement du prof des objets aussi divers et variés qu’un balai à chiotte, une figurine d’Ultraman ou un manga de Go Nagai, Antonio arrivait, s’approchait des agresseurs et, sans une parole, leur faisait ceci :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-58.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12348" title="harada 58" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-58.jpg" alt="" width="540" height="530" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Crac Boum Hue !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Invariablement aussi, Harada se relevait, s’approchait d’Inoki pour le remercier et… s’en prenait une non moins vigoureuse que les autres. Aider les faibles oui, mais que lesdits faibles restent des fiottes toute leur vie, non. Et puis Inoki, en <span style="color: #ffe4b5;"><strong>digne lecteur de Nieztsche</strong></span>, avait parfaitement assimilé cette maxime :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<h3 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 22px; color: #ff0000;">Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.</span><br class="none" /><br class="none" /></em></span></h3>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Cette phrase l’avait obsédé longtemps, très longtemps, que diable pouvait-elle bien signifier ? Puis un jour, il comprit : Nietsche pensait bien évidemment aux <span style="color: #ffe4b5;"><strong>vertus philosophiques de la mandale en pleine poire !</strong> </span>C’était quelque chose qu’il avait remarqué depuis un certain temps : tous ceux qu’il avait corrigé d’importance, les garçons comme les filles d’ailleurs (sur ce sujet Inoki respecte la parité), avaient mûri, étaient devenus de meilleurs japonais, prêts à recevoir l’enseignement de Miyamoto Musashi (autre auteur favori d’Antonio) pour porter le Yamato toujours plus loin. Aussitôt Inoki se saisit d’un pinceau et traça fébrilement sur une feuille ce qui allait être sa devise :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-59.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12349" title="harada 59" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-59.jpg" alt="" width="528" height="400" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em><span style="color: #ffe4b5;"><strong>GENKI DESU KA</strong> </span>(=Ça va la forme ?)<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Dès cet instant, la voie d’Inoki fut toute tracée : une carrière internationale de catcheur allait permettre à ce ronin de la mornifle de sillonner les continents afin <span style="color: #ffe4b5;"><strong>d’injecter de l’esprit samouraï à qui mieux-mieux</strong></span> et de faire ressortir chez tout un chacun ce qu’il avait de meilleur en lui. Il devint très vitre un catcheur de grande classe (au point d’être souvent cité dans les palmarès comme <span style="color: #ffe4b5;"><strong>faisant partie des 10 plus grands catcheurs de tous les temps</strong></span>) et Nintendo peut le remercier d’avoir prêté son image pour écouler des stocks de jeux vidéo relativement mal foutus, même pour l’époque :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-60.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12350" title="harada 60" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-60.jpg" alt="" width="406" height="448" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>GRRR ! C’est quoi ce jeu de merde ?!<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Mais c’est en 2004 que tombe une surprenante, une étonnante, une assourdissante, une époustouflifiante nouvelle :<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>Antonio Inoki est gay !<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-61.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12351" title="harada 61" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-61.jpg" alt="" width="565" height="350" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>All you need is Inoki</em><br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Aussitôt tout devint clair dans l’esprit de ceux qui avait payé plus de 6000 yens leur billet pour assister en 1976 au <span style="color: #ffe4b5;"><strong>plus grand non événement sportif du siècle</strong> </span>:<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-62.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12352" title="harada 62" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-62.jpg" alt="" width="380" height="285" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Si vous n’avez pas peur de vous emmerder, allez voir </em><a href="http://youtu.be/quQazKRAZYs" target="_blank"><span style="color: #d0d0d0;"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff6600;"><span style="color: #ff6600; text-decoration: underline;">ici</span></span></span></em></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style="color: #d0d0d0;"><em></em><br class="none" /></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">En effet, pendant quinze rounds mortellement ennuyeux, des milliers de spectateurs n’ont eu de cesse d’essayer de répondre, en vain, à cette angoissante question : mais pourquoi diable Inoki passe-t-il son temps à astiquer le ring avec son cul tout en écartant les jambes ? Cela devenait tout à coup lumineux.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-63.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12353" title="harada 63" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-63.jpg" alt="" width="500" height="330" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Stand up pussy !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Lumineux aussi le fait que de 2002 à 2003 des personnes aient affirmé l’avoir rencontré comme fesseur dans une boîte échangiste spécialisée dans les rencontres de couples de fighters de Pride ou de K-1 :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-64.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12354" title="harada 64" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-64.jpg" alt="" width="470" height="378" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>C’est bon Antonio, tu peux enlever tes lunettes, on t’a reconnu !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Lumineuses encore ces boîtes de préservatifs <em>Inokix </em>vendues dans les années 70 uniquement dans les boîtes gay :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-65.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12355" title="harada 65" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-65.jpg" alt="" width="298" height="539" /><br class="none" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Enfin, terminons cette imparable démonstration en évoquant l’eau de toilette <em>Inokix</em>. Pendant des années on ne su expliquer pourquoi elle créait des crises d’urticaire uniquement aux mâles habitués aux rasades généreuses de Mandom. Tout s’expliquait maintenant.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-66.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12356" title="harada 66" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-66.jpg" alt="" width="450" height="450" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>On raconte même que certains furent brûlés au 3ème degré à cause de cette cochonnerie.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Certains fans lui témoignèrent aussitôt un mépris sans bornes. Ce n’est pas bien. Je dirais même carrément vilain. Tout d’abord parce que l’animal garde aujourd’hui encore <span style="color: #ffe4b5;"><strong>une impressionnante vigueur</strong> </span>(dans tous les sens du terme), ensuite parce que, en digne lecteur de Kitano et d’Hirata (<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff9900;"><a title="(The DC Archives) Be a man, be a male, be a father" href="http://bullesdejapon.fr/2012/10/16/be-a-father/" target="_blank"><span style="color: #ff9900; text-decoration: underline;">voir article précédent</span></a></span></span>), il sait montrer aux jeunes générations ce que se doit d’être l’homo japonicus, à savoir <span style="color: #ffe4b5;"><strong>un être sans concessions, brutal mais authentique, qui ne doit surtout pas faire dans la demi-mesure</strong></span>. Ainsi, admirez dans cette vidéo comment il n’hésite pas à recadrer direct une vieille teigneuse qui le fait chier :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/1_rh5wsBR3Q&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/1_rh5wsBR3Q&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Et là, on apprécie avec quelle classe il refuse toujours à sa fille d’avoir un petit ami:<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12357" title="harada 67" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-67.jpg" alt="" width="540" height="394" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Tu as 24 ans ? Et alors ? Moi, à ton âge, je me masturbais, j’explosais des sacs de sable, et c’était tout. Je n’ai rien demandé à personne !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Tout cela pour dire que, malgré ses chemises et ses écharpes roses, Inoki garde encore de cette vista qui fait les choux gras des admirateurs du Japanisthan que nous sommes.</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Mais revenons à la date qui nous intéresse, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>le 30 décembre 1999, J-1</strong></span>.</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">En deux mots, Harada expliqua aux huit athlètes son plan : en gros, un champion d’arts martiaux allait venir pour leur insuffler de l’esprit samouraï. Avec lui, c’était sûr, la compétition n’allait être qu’une formalité. Ici, Widhoelz, dont on se souvient peut-être qu’il était le seul à avoir échappé à l’ire d’Harada, crut utile d’intervenir :</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> <em>« Was ? Des arts martiaux ? Teufel ! Mais ne faites rien ! J’ai ce qu’il faut fur uns ! J’ai une autre pontite amie, elle s’abelle Minami Katatori et hapite pas loin d’ici. Elle est eine spézialiste en karaté. Son entraînement est sehr spézial et sehr efficace. Tenez, regardez bitte :</em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12358" title="harada 68" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-68.jpg" alt="" width="480" height="320" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Minami Katatori, en réalité responsable de la section « sport » chez Soft On Demand</em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Je bense qu’il faudrait la… »<br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em><br />
</em></span> <span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> Un météore interrompit sa phrase : c’était la main du professeur. Widhoelz était venu, l’avait cherchée, et l’avait finalement eue sa mandale. Et ce n’était que le début…</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-69.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12359" title="harada 69" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-69.jpg" alt="" width="528" height="400" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">********************************************</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-70.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12360" title="harada 70" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-70.jpg" alt="" width="528" height="400" /><br class="none" /><br class="none" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><strong><span style="color: #ffe4b5;">31 décembre 1999</span>.</strong> Il est 20 heures. Nous sommes sur la piste d’Okurayama, là où une foule hystérique attend fébrilement qu’Harada et son Flying Circus entrent en scène. Malgré la relative confidentialité de l’exploit des frangins Harada, le bouche à oreille fonctionna assez bien pour attiser un sentiment de curiosité assez vif. Surtout, cette équipe d’athlètes, très typée, bigarrée, un peu comme dans un épisode de <em>Captain Tsubasa </em>ou de <em>Slam Dunk</em>, suscita d’emblée une irrésistible sympathie. Parmi les médias, la NHK n’hésita pas à dépêcher ses journalistes pour rendre compte de l’événement, sobrement intitulé « <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Millenium 108</strong></span> ». Harada, un peu crispé tout de même, s’efforçait de canaliser les petits lots susceptibles de perturber le cours de l’opération,<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-71.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12361" title="harada 71" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-71.jpg" alt="" width="528" height="400" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">La journaliste <em>– Bien, je vais maintenant vous présenter le professeur Harada.<br />
</em>Harada <em>(à part) – C’est ça, reste avec moi, garde ton micro à la bouche, comme ça tu n’auras pas ceux de mes athlètes, tu attendras la fin si ça te chante. Marre de leurs conneries !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">… nos huit athlètes, concentrés mais limités physiquement à cause de leurs récents débordements, attendaient le début de l’épreuve,</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-72.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12362" title="harada 72" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-72.jpg" alt="" width="528" height="400" /><br class="none" /><br />
</span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"> <span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: 16px;">… lorsque, soudain, arriva…</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-73.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12363" title="harada 73" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-73.jpg" alt="" width="528" height="400" /></span></a></span></p>
<h3 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><strong><span style="color: #ff0000;">Un lecteur de Nietzche !</span><br class="none" /><br class="none" /></strong></span></h3>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Oui, Inoki, qui allait devenir pour cette équipe de bras cassés ce que Georges Martin avait été pour les Beatles, venait de faire son entrée sur l’air de la Chevauchée des Valkyries. Voilà donc qui était cet « expert en arts martiaux » qu’avait évoqué le prof. Sur le coup, Widhoelz, pourtant le moins fatigué des huit, et malgré son ancienne carrière de boxeur professionnel, sentit un méchant frisson lui parcourir l’échine. Quant aux frères Karismaeki, ils se mirent, sans trop savoir pourquoi, à avoir la nostalgie de leurs épouses japonaises et de leurs planches à pain. Je ne parle pas des frères Harada : eux, ils savaient qui était ce grand monsieur et comprirent qu’ils allaient bientôt avoir mal, très mal, surtout lorsqu’ils le virent se poster en bas de la piste, comme prêt à cueillir ses proies.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-74.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12364" title="harada 74" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-74.jpg" alt="" width="528" height="400" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Objectif pour ce soir : 8 molaires, 6 pré molaires, 9 canines et 10 incisives.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Plus que cinq secondes… quatre… trois… deux… une… ça y est,<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>il est 21 heures</strong></span>, le premier tandem de SJP, celui des frères Kaurismaeki, a le feu vert pour s’élancer. On regarde la scène :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/y7fukBqB8Z4&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/y7fukBqB8Z4&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Et oui, la sanction est impitoyable : toute performance enregistrée en deçà des 120 mètres réglementaires est immédiatement châtiée du terrible « genki desu ka » d’Inoki. Autant vous dire que les compétiteurs suivants, en l’occurrence les frères Ammann, ne faisaient pas trop les mariolles. Regardons leur saut :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/l8Df9UUQmqg&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/l8Df9UUQmqg&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Ouch ! S’attendre qu’Inoki fasse le tri entre performances homologuée et non homologuées était aussi naïf que d’attendre de sa part qu’il se mette à déclamer du Lamartine dans le texte. Car le « genki desu ka » repose sur <span style="color: #ffe4b5;"><strong>cette notion toute japonaise du dépassement constant de soi-même</strong></span>. Mais je me tais car c’est au tour de Widhoelz et de son coéquipier dont j’ai oublié le nom (et dont de toute façon tout le monde se fout) de s’élancer.<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>Hentaiator VS Antonio « Moeru Toukon » Inoki</strong></span>. Qui aurait jamais rêvé d’une telle confrontation ? Mais chut ! c’est parti :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/sQ098XrOYBk&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/sQ098XrOYBk&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Et oui, Widhoelz, en digne renard des surfaces enneigées, réussit preque à éviter le sérum de virilitude d’Inoki. En vain. À défaut d’avoir un de ses joues vigoureusement malaxées, c’est sa nuque qui a bénéficié d’une petite caresse vigorifiante. En tout cas, vous aurez remarqué que le duo allemand a lui aussi atterri dans la zone homologable (située entre les deux traits rouges). <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Harada avait-il vu juste dans le rôle bénéfique que pouvait jouer Inoki ?</strong></span> C’est ce que tout le monde crut durant la première heure. Durant ce lap de temps, 50 sauts dépassèrent haut la main les 120 mètres (et donc au moins 50 beignes furent distribuées). Malheureusement, cette photo des visages tuméfiés des frère Harada :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12365" title="harada 75" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-75.jpg" alt="" width="528" height="400" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">… nous fait aisément deviner qu’à la longue, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>le traitement infligé par Inoki pouvait avoir des conséquences perverses</strong></span>. Bottez gentiment le cul à un gamin pour qu’il obtempère, cela marchera. Battez-le comme plâtre, il risquera de ne plus être en état pour faire quoi que ce soit, même vous apporter vos pantoufles. C’est un peu ce qui se passa avec nos huit chevaliers d’or du SJP. Après une débauche de cosmos énergie mais aussi quelques dents en moins, les distances commencèrent à rétrécir comme peu de chagrin et à se rapprocher dangereusement de la limite des 120 mètres. Si les baffes d’Inoki étaient bénéfiques psychologiquement, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>elles étaient évidemment très dommageables sur le plan physique</strong>.</span> Voyez par exemple le témoignage d’Aki Kaurismaeki :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-76.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12366" title="harada 76" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-76.jpg" alt="" width="528" height="400" /><br class="none" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Tu l’as dit Spanky ! S’en prendre une d’Inoki est sûrement plus dur que de claquer le derrière de madame  Miches Solaires  avec une planche à pain, n’est-ce pas ? Quant à Widhoelz, en bon teuton arrière petit-neveu de Guillaume II de Prusse, il résume ainsi la force du catcheur :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-77.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12367" title="harada 77" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-77.jpg" alt="" width="528" height="400" /><br class="none" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Il faut dire que Stefan sortit de l’épreuve un peu traumatisé. D’ailleurs, à trois sauts victorieux de la fin, la paire allemande fut la première à déclarer forfait. Les frères Kaurismaeki tentèrent un dernier saut, le réussirent d’extrême justesse, puis abandonnèrent eux aussi. Il ne restait plus que deux sauts à effectuer. Les frères Annmann, franchement liquéfiés, s’apprêtaient à en faire de même lorsque le professeur Harada, jamais à court d’idées, <strong><span style="color: #ffe4b5;">leur tendit mystérieusement une enveloppe</span> </strong>: « C’est pour vous, quelqu’un vient de me la remettre, il a refusé de me dire son nom ». À l’intérieur se trouvaient un câble avec ces sournoises paroles :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Salut les tocards STOP C’est moi votre génie de frère STOP Viens encore de gagner une médaille STOP C’est ça la classe STOP Et vous? STOP Vous vous amusez bien? STOP Bouffer des chocolatines et des culs de Japanisthanaises c’est pas trop dur ? STOP Je vous laisse STOP Sabrina veut se faire troncher STOP À plute les baigneurs STOP<br />
Simon<br />
PS : je nique votre race moi.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Et à ces mots guère civils était jointe cette ignoble photo accompagnée au verso d’un autre message :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-78.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12368" title="harada 78" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-78.jpg" alt="" width="400" height="316" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Devinez dans le troufignon de qui je vais mettre cette médaille ce soir ?<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">En prévision d’une petite baisse de régime des Hélvètes, Harada avait cru bon de demander à l’un de ses étudiants de préparer un petit fake de derrière les fagots pour les stimuler. Cela marcha au-delà de ses espérances. Leurs visages passèrent par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Le cœur de Marco, surtout, saignait méchamment</strong></span>. Il avait beau avoir fait une croix sur la douce Sabrina, l’imaginer avec une des médailles d’or de son frère dans l’anus était pour lui le comble de l’hérésie, de la profanation. <span style="color: #ffe4b5;"><strong>À côté, les libertins du divin Marquis qui s’amusent à placer des osties à un certain endroit avant de pratiquer la sodomie, c’était aussi inoffensif que d’imaginer la Patrouille des Castors en train de faire un concours de teubs sous la tente</strong></span>. Non, il fallait faire quelque chose. D’abord reconquérir le cœur de Sabrina (enfin, « conquérir » serait plus adapté) puis atomiser Simon. À ce sujet, je ne raconterai pas dans ces pages le sanglant fait divers qui eut lieu quelques jours plus tard à Zurich, fait divers qui valut à Simon un billet pour un aller simple en hélicoptère au CHU le plus proche de chez lui, et à Marco trois mois de prison pour coups, blessures, et enfonçage de 13 médailles dans le rectum de son frère. Tout cela est à vrai dire un peu laid. Focalisons-nous plutôt sur Marco au moment de la lecture du message :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-79.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12369" title="harada 79" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-79.jpg" alt="" width="391" height="287" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Zawa Zawa<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Tout à coup, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>l’aura d’Antonio Inoki fut comme absorbée par celle de Marco</strong></span>. D’ailleurs, notre catcheur, devant ce regard torve, cette mâchoire serrée et ces narines frémissantes comprit qu’il y avait là une blessure d’honneur bafoué. Un p’tit coup de « genki desu ka » n’était peut-être pas opportun, aussi décida-t-il de s’écarter prudemment. Sans doute bien lui en prit.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style="color: #ffe4b5;"> <strong>135 mètres</strong></span>. Oui, 135 mètres, c’est la distance que parcoururent les deux Suisses, deuxième meilleure performance de la soirée.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style="color: #ffe4b5;"> <strong>145 décibels</strong></span>. Oui, 145 décibels, c’est le volume sonore atteint par le hurlement de rage poussé par Marco en plein vol, meilleure performance de la soirée. Pour bien imaginer la scène, voici le visage de fou que les spectateurs nippons virent dans les airs :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-80.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12370" title="harada 80" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-80.jpg" alt="" width="500" height="367" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Et leurs oreilles perçurent distinctement ces sons : «<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>simɔ̃ɔ̃ɔ̃  ããããkyyyyleeeeeee !!</strong> </span>»</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> J’utilise ici l’alphabet phonétique international par soucis de réalisme. Les spectateurs japonais entendirent ces sons, mais ne les comprirent pas. Beaucoup crurent qu’il s’agissait d’un cri de guerre helvète ancestrale, une sorte de « Montjoie Saint-Denis ! » quoi. Cela plut beaucoup sur l’instant, moult « sugoi ! » et autres « kakkoi ! » fusèrent dans l’assistance. Mais il est vrai qu’il y en eut un peu moins devant le poste de télé des parents des frères Karatastrophes.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style="color: #ffe4b5;"> <strong>Plus qu’un saut</strong>.</span> Plus qu’un saut et Harada n’aura pas à tenir son pari tenu avec un de ses collègues de l’institut : chevaucher à poil la statue d’Hachiko à Shibuya, avec à la main une pinte de Sapporo, un gode-michet électrique dans l’autre.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> Pour cela, il ne restait plus en piste que ses deux rejetons. Et, comme dans tout bon manga qui se respecte, le suspense battait son plein car <span style="color: #ffe4b5;"><strong>il n’y avait plus la place que pour un saut</strong></span>. Les deux jeunes hommes étaient vidés et il ne restait <span style="color: #ffe4b5;"><strong>plus qu’une minute au temps imparti</strong></span>. Impossible de faire un deuxième saut, c’était maintenant ou jamais. Mais un peu à la manière de beaucoup de sportifs français qui échouent au moment de monter la dernière marche, les frères donnaient l’impression d’être frappés de plein fouet par le syndrome de la lose. La tête basse, l’œil hagard,<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>nos deux drôles semblaient rongés par l’enjeu</strong></span>.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> C’est à cet instant qu’Ichinori ressentit <span style="color: #ffe4b5;"><strong>un picotement sur son sexe</strong></span>. C’était curieux, il ne l’avait pas ressenti au début de l’épreuve. Il se la tâta discrètement et comprit : c’était un des coins d’une photo qu’il avait placé tout contre son cœur mais qui, avec tous ces frottements et mouvements brusques dû aux atterrissages, était descendue tout contre son engin. Cette photo, inutile de dire qu’il y tenait, il s’agissait de <span style="color: #ff00ff;"><strong>Chihiro Tezuka</strong></span>, la plus jolie fille de sa classe :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-81.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12371" title="harada 81" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-81.jpg" alt="" width="500" height="681" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Vé la pitchoune !<br />
(photo garantie 100% élégante et sexy, parce que sur Drink Cold, mesdames qui peut-être nous lisez, il n’y a pas que d’innommables images comme celles que nous a récemment servies l’abominable Meganekun).<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Capitaine de l’équipe féminine de volley de son lycée, elle s’était depuis peu rapprochée de notre jeune héros. Leurs lèvres étaient même entrées en contact. Puis leurs langues. Puis, et puis, et puis voilà : la belle refusait de le faire tant qu’Ichinori ne lui prouvait pas la solidité de son amour. La dureté, la raideur de cet amour, ça, c’était clair, elle ne le contestait pas. Mais cette Guenièvre attendait de son Lancelot qu’il mouille le maillot, qu’il se sorte les doigts du dargif, qu’il réussisse enfin le pari fou de son père. En cas de succès, elle lui promettait de réaliser son fantasme n°1 : <strong><span style="color: #ffe4b5;">ôter la virginité d’une jeune femme habillée comme Fujijko chan dans l’épisode 26 de la saison 2 de <em>Lupin the 3rd</em></span> :<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-82.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12372" title="harada 82" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-82.jpg" alt="" width="513" height="336" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Par contre, pour la ressemblance mammaire, l’illusion risquait d’être un peu plus difficile<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">En cas d’échec, c’était le retour de la veuve devant d’ignobles dojinshis.</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> Tout à coup, Michinori <span style="color: #ffe4b5;"><strong>sentit revenir en lui le mojo</strong></span>. Et comme les jumeaux ont tendance à ressentir mutuellement certaine choses, Ichinori fit fi de sa fatigue (fi, fi !). Ils s’élancèrent, prêts à aligner un combo de décamètres qui allait leur faire pulvériser le high score de la soirée, et se propulsèrent dans le vide. Enter the Void pour ainsi dire, et enter the legend. <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Le saut fut hallucinant de pureté</strong></span>, tout le monde dans l’assistance eut alors en tête cette chanson magique de R. Kelly,<em>I believe I can fly</em>, le corps de Tani Naomi excepté peut-être, on s’accorda à dire qu’il n’y avait rien de plus beau. Les frères entamèrent la phase ascendante, c’était du gâteau, les vioques du CIO pouvait d’ores et déjà se le prendre, s’asseoir dessus et faire l’avion ! Il ne restait plus qu’une vingtaine de mètres <strong><span style="color: #ffe4b5;">lorsque soudain</span> </strong>(oui, vous l’avez vu venir de loin ce « soudain », hein mes chéries ?) <span style="color: #ffe4b5;"><strong>un OVI (Objet Volant Identifié) traversa la piste et percuta de plein fouet le tandem !<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-83.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12373" title="harada 83" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-83.jpg" alt="" width="400" height="237" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><em>Il s’agissait de Tadanobu Asano, parti de Tokyo à 17H pour assister à Sapporo à l’avant-première de son dernier film.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Les carcasses des frangins heurtèrent brutalement le sol à <span style="color: #ffe4b5;"><strong>119,69 mètres</strong></span> (Widhoelz fut bien le seul à trouver ce « 69 » rigolo).</span><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> C’était foutu. Le SJP ne serait pas reconnu comme sport olympique. Et le prof <span style="color: #ffe4b5;"><strong>allait devoir se faire photographier à oilpé sur la statue</strong></span>.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<h2 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">À suivre<br class="none" /><br class="none" /></span></h2>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Prochain épisode :</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<h1 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 40px; color: #ff0000;">CHAPITRE V :</span></h1>
<h3 style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 24px; color: #00ff00;">J’arrête de donner des titres à l’avance puisque de toute façon je ne sais jamais où je vais avec ce feuilleton</span><br class="none" /><br class="none" /></span></h3>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Dans cet épisode absolument génial, Henry Rollins :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-84.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12374" title="harada 84" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-84.jpg" alt="" width="421" height="608" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">… viendra faire un petit coucou aux lecteurs de Drink Cold, et vous découvrirez, totalement abasourdis, l’origine et le pouvoir des dernières brioches magiques inventées par les frères Kaurismaeki :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-85.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12375" title="harada 85" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-85.jpg" alt="" width="490" height="373" /><br class="none" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Cela dans deux ou trois semaines (comprenez, plutôt trois, voire quatre). Entretemps, <a href="http://drinkcold.wordpress.com/2010/03/18/la-derniere-seance-japanisthanaise-ce-soir-naked-pursuit/" target="_blank"><span style="color: #d0d0d0;">la Dernière Séance Japanisthanaise </span></a>reviendra et, suite à l’excellente idée du non moins excellent Evelyn Tremble, j’annonce donc de quel film il sera question. Il faudra bien vérifier que vos braguettes peuvent contenir une pression de 100 bars car ce sera:</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-86.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="aligncenter  wp-image-12376" title="harada 86" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-86.jpg" alt="" width="560" height="393" /></span></a></span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"> </span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;">Après Michinori Harada, ce sera donc au tour de Naomi Tani de sentir des picotements sur la peau, plus pour notre plus grand plaisir que le sien.</span></p>
<p style="background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #d0d0d0;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/harada-commentaires-4.jpg"><span style="color: #d0d0d0;"><img class="size-full wp-image-12540" title="harada-commentaires-4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/harada-commentaires-4.jpg" alt="" width="600" height="941" /></span></a></span></p>
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		<title>the Land of Hope (Sion Sono – 2012)</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 15:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[
Trois couples, trois générations, trois façons de gérer une crise à la Fukushima. C’est ce que propose le dernier film de Sion Sono après un Himizu adpaté d’un manga, qui avait déjà en germe l’idée d’une crise nucléaire. Mais c’était seulement en germe, l’évocation en arrière-plan de la  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12512" title="land-of-hope" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope.jpg" alt="" width="500" height="225" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Trois couples, trois générations, trois façons de gérer une crise à la Fukushima. C’est ce que propose le dernier film de Sion Sono après un </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Himizu</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;"> adpaté d’un manga, qui avait déjà en germe l’idée d’une crise nucléaire. Mais c’était seulement en germe, l’évocation en arrière-plan de la catastrophe de Fukushima ayant été ajoutée au script après les événements. Cette fois-ci, Sono les saisit à bras le corps en mettant momentanément de côté l’esthétique gorgée d’énergie des précédents opus au profit d’un cinéma de facture plus classique. Après un premier visionnage, on pourrait penser que </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">the Land of Hope</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">, à l’instar de </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Be Sure to share</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">, a tout du film intrus dans la filmographie de sono. Rien de commun a priori avec les </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Strange Circus, Love Exposure</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;"> et consorts. Et pourtant, après ces deux heures un quart, difficile de ne pas se départir de l’idée que ce que l’on vient de voir est typiquement du Sion Sono. Un peu comme une photo et son négatif finalement : à la fois semblable et très différent. Le film baigne dans une atmosphère totalement à l’opposé de celle des précédents films (notamment en ce qui concerne les rapports parentaux), mais cette différence agit finalement comme un révélateur de ce qui jusqu’à présent constituait une sorte de ciment thématique de la filmographie de Sono.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Après, nul besoin de la connaître sur le bout des doigts pour bien apprécier <em>the Land of Hope</em>. Le film m’a paru pertinent dans sa volonté de ratisser large dans les différentes manières de se confronter à une telle catastrophe. C’est ce qui apparaît à travers les trois couples du film, couples qui vont chacun se réfugier dans une temporalité (passé, présent, futur) pour (essayer de) surmonter l’épreuve. Avant d’aller plus loin, disons en quelques mots en quoi elle consiste : les habitants d’une petite ville apprennent qu’une centrale nucléaire située non loin vient de subir de sérieuses avaries et qu’il leur faut quitter d’urgence les lieux. Ce qu’ils font tous, excepté deux vieillards…<span id="more-12511"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Chieko et Yasuhiko Ono ou le passé confortable</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On nous a pas mal bassinés ces derniers temps avec le couple formé à l’écran par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans le film d’Haneke. On peut trouver la performance des acteurs vraiment brillante et pourtant, je n’échangerais pas mon baril d’Isao Natsuyagi / Naoko Ohtani contre une dizaine de Trintignant / Riva. Là où Haneke nous montrait une déchéance plombante, Sono nous donne à  voir un amour que rien ne vient entamer, ni la vieillesse, ni les radiations et pas même Alzheimer dont est atteinte Chieko Ohno. Yasuhiko et sa femme, c’est la sérénité d’une vie bien remplie, qui a largement value d’être vécue et que rien désormais ne pourra entacher, pas même la mort. Du coup, plutôt que de faire la gueule, Yasuhiko vaque tranquillement à ses activités, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-2.jpg">s’occupe de ses vaches laitières avec son fils et sa belle-fille</a>, cultive de <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-3.jpg">belles fleurs en face de chez lui</a> et surtout accompagne tendrement, sans le moindre ennui ni agacement, sa femme qui perd la boule (elle est incapable de se souvenir d’une information). Il est aussi un bon père, adoré par son fils Yoichi, et envers lui à la fois aimant et sévère. Parfaite antithèse des personnages de pères dans l’univers de Sono. Yasuhiko donnera pourtant lui aussi plusieurs mandales à son fils sous le coup de la colère (quand il décidera de revenir avec Izumi – alors enceinte – pour leur faire un dernier adieu), mais on comprend bien que la force de ces gifles est proportionnelle à l’immense amour que le vieil homme a pour ses enfants (il n’en va pas autrement du jeune Mitsuru, fils d’un des voisins, en apparence dur avec son père, mais avouant à sa petite amie qu’ils sont en réalités très proches l’un de l’autre).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Il est finalement à l’image de <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-4.jpg">ces arbres plantés à côté de sa maison par ses aïeuls</a> : un arbre lui aussi, profondément enraciné dans sa petite ville et que rien ne lui fera quitter, pas même des particules radioactives. A quoi bon ? Arrivé à l’hiver de sa vie, qu’il meure un peu avant à cause d’elle, cela ne change rien. Encore une fois, sa vie a été réussie, la page est comme mentalement déjà tournée et Yasuhiko n’a plus qu’à attendre paisiblement la mort. L’avenir ne l’occupe plus et le présent, sans être ennuyeux, n’est qu’une sorte de bonus répétitif qui vient parachever un lumineux passé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Lumineux… il faut ici évoquer un assez grand nombre de plans nous montrant le patriarche en contre-jour. Très loin chez Sono des habituels personnages de pères qui se terrent dans des endroits underground, Yasuhiko Ono est un personnage solaire. S’il est irradié par quelque chose, c’est moins par les particules radioactives que par <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-5.jpg">la lumière du soleil qui semble imprégner ce personnage dès qu’il sort de chez lui</a>. Avec à la clé cette impression de sagesse et de clairvoyance qui se dégage du personnage. Dès le début, dès l’irruption dans sa ville des hommes en tenue radioactives installant un cordon de sécurité d’une incroyable bouffonnerie (les habitants situés d’un côté du cordon peuvent rester, les autres doivent partir : pas besoin d’en faire des tonnes pour montrer les mensonges et l’hypocrisie des instances dites « compétentes » : Sono se contente de quelques extraits d’émissions télévisées où le crétinisme le dispute à l’inconscience, ainsi que de ces plans montrant <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-6.jpg">un paysage balafré de cette barrière enclavant les méchantes particules</a>), alors que tous les autres habitants sont obsédés à l’idée de savoir s’ils sont du bon côté ou non sans se rendre compte de l’idiotie d’une telle demande, il est le seul à se tenir à l’écart, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-7.jpg">installé parmi ses fleurs</a> et jugeant sévèrement la scène, comme ayant compris les tenants et les aboutissants de ce scandale lié au nucléaire. Aucunes illusions, mais pas non plus des protestations. L’avenir ne lui appartient plus et lorsque son fils viendra lui demander plus tard s’il doit quitter ou non sa nouvelle ville située plus loin, il lui répondra que c’est à lui de prendre une décision. Plus jeune, on l’imagine volontiers entrer en action contre le gouvernement. Maintenant c’est trop tard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Un mot sur sa femme que Sono a choisi de montrer sous la forme d’une vieillarde un brin gamine et avec un panier percé en guise de mémoire. Elle aussi semble tournée vers le passé, mais à sa manière.  Dans une scène on la voit <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-8.jpg">prendre la fuite en yukata</a> pour rejoindre une place isolée où se tient habituellement un bonodori (une fête des morts). Il n’y a évidemment personne mais pas de problème pour Chieko, elle salue des fantômes de participants et commence imperturbablement ses pas de danse, heureuse, heureuse sans doute de replonger dans un âge d’or mental qu’elle a su garder au fond d’elle-même. C’est tout le sens de cette incessante question qu’elle pose à son mari, « quand rentrons-nous à la maison ? », c’est-à-dire « quand allons nous retrouver cet âge d’or, ce passé bienheureux ? ». Ils le retrouveront à la fin <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-9.jpg">le temps d’un baiser comme au temps de leurs vingt ans</a>, mais aussi d’une manière plus définitive. En attendant, il vont devoir faire avec un présent moins guilleret. Peu importe : Yasuhiko est un chêne qui attend la mort et sa femme avec sa mémoire défaillante a l’avantage de ne pas comprendre la situation. A ce sujet une scène ne manque pas de piquant : on les voit attablés au moment du dîner tandis que la TV à l’arrière-plan diffuse des informations sur la centrale nucléaire. Chieko s’exclame alors : « Comment ? Ils ont construit une centrale nucléaire à Nagashima ? » A bien des égards, cette brave femme peut être vue comme le fulgurant symbole d’une conscience collective japonaise encline à oublier et à se désintéresser de faits de société important. Il n’en ira pas autrement avec les personnages que vont croiser de leur côté Yoichi et Izumi Ono</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Yoichi et Izumi Ono ou le présent inconfortable</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Yoichi et Izumi, un peu contraints et forcés, s’installent donc dans une autre ville située à quelques dizaines de kilomètres de là. Ça commence sous de mauvaises hospices puisque qu’un pompiste, voyant par leur plaque d’immatriculation d’où ils viennent, refuse d’abord de les servir en leur demandant de ne pas rester là, eux et leurs particules radioactives.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ignorance, bêtise, intolérance et finalement incroyable insouciance sont les tares que le jeune couple ne vont cesser de rencontrer. Et pourtant, excepté ce pompiste et <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-10.jpg">ces enfants dans la rue qui malmènent un autre</a> parce que lui aussi vient d’une zone sinistrée, leur installation dans la petite ville prend un assez bon départ. <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-11.jpg">Yoichi a trouvé un nouveau boulot</a> et paraît bien accepté par ses collègues tandis qu’Izumi a le bonheur de découvrir qu’elle est enceinte. On a alors l’impression d’une vie qui va continuer sereinement. On se dit que ce n’est pas plus mal de faire abstraction de ce qui se passe plus loin. Arrive cette scène à la maternité et là tout change. <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-12.jpg">Une jeune mère fait part à Izumi de son inquiétude</a> à propos de traces de césium trouvé dans son lait. Aussitôt Izumi bascule d’une bienheureuse insouciance toute à son bonheur à une peur excessive. On retrouve alors le motif du déguisement : <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-13.jpg">Izumi s’affuble d’une tenue de protection radioactive</a> qui va l’accompagner dans ses moindres déplacements. On est évidemment très loin de la Megumi Kagurazaka sexy en diable des précédents films et offrant de vertigineux décolletés. Ici la moindre parcelle de peau est cachée, le corps devenant une sorte de sarcophage car devant protéger à tout prix le petit être en train de pousser à l’intérieur. Il n’est pas non plus une apparence ayant pour but d’attirer les regards (cf l’épouse dans <em>Guilty of Romance</em> ou les vendeuses dans <em>Cold Fish</em>). En fait, Izumi se moque éperdument du qu’en dira-t-on, seul compte l’ancrage dans un présent où le moindre jour, la moindre heure, la moindre minute passés avec cette tenue protectrice sera un instant de gagné, une assurance supplémentaire à propos de la bonne santé du futur bébé, et qu’importe si cela ne plaît pas et qu’Izumi fasse le vide autour d’elle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Evidemment, pour ce qui est de ne pas attirer les regards, on devine que c’est râpé. Les passantes ne se privent pas de pouffer à son passage. De même, Yoichi, lors d’un passage à un combini, devra supporter la question de la vendeuse (« comment va votre femme ? ») </span><a style="font-family: helvetica; font-size: 16px;" href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-14.jpg">et les gloussements à peine contenus</a><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">. Même chose lorsqu&#8217;il se rend à la maternité et qu&#8217;</span><a style="font-family: helvetica; font-size: 16px;" href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-15.jpg">il entend derrière lui des plaisanteries sur la &#8220;femme-astronaute&#8221;</a><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">.  On retrouve alors de ces visages scrutateurs et moqueurs, les visages de Koike (</span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Love Exposure</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">), Murata et son épouse (</span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Cold Fish</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">) et de mitsuko (</span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">GoR</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">) mais aussi de ces ados qui se moquent de manière peu charitable de Yu dans </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Love Exposure</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;"> lorsque ses activités de photographe de petites culottes sont révélées au grand jour. On retrouve aussi ce motif de la secte donnant parfois l’impression que la société japonaise n’est qu’une vaste secte où marquer sa différence peut susciter la moquerie . C&#8217;est la surprenante réaction d&#8217;un jeune homme accompagnant un employé compréhensif chargé de convaincre Yasuhiko Ono de quitter sa maison : alors que celui-ci explique comme se manifeste l&#8217;Alzheimer de sa femme, le jeune homme <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-17.jpg">ne peut se retenir de pouffer</a>, jetant évidemment un froid. Mais encore s&#8217;il n&#8217;y avait que la moquerie ! Le problème est que la différence peut aussi s&#8217;accompagner d&#8217;une </span></span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">violente réprobation. </span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Qu’Izumi décide de se protéger ainsi (et plutôt deux fois qu’une, voir comment elle calfeutre son appartement) n’est pas que grotesque : c’est aussi perçu comme un acte foncièrement déplacé et égoïste. Les gens sont sur un même bateau : soit ils font force commune, soit ils s’en vont s’ils ne sont pas contents. C’est ce que diront en substance à Yoichi ses collègues </span><a style="font-family: helvetica; font-size: 16px;" href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-16.jpg">avec là aussi force rictus</a><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;"> : Yoichi, jusqu’alors sceptique concernant les agissements de sa femme, sera révolté par cet esprit de troupeau et rejoindra sa femme dans sa joie surprotectrice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mais lorsqu’ils reviendront de leur courte visite chez les parents de Yoichi, lorsqu’elle se métarmophosera une deuxième fois pour cette fois-ci <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-18.jpg">accepter la vie telle qu’elle est</a>, et pour finalement devenir une femme comme les autres, une femme dans la secte qui aura oublié, Yoichi conservera seul son inquiétude. Lors de la scène finale, on se dit alors qu’un passage de témoin a été fait entre les parents et les enfants. Izumi, heureuse, un peu gamine et oublieuse de ce qui s’est passé est Chieko tandis que Yoichi, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope-19.jpg">baigné par le soleil et observant sa femme</a>, est devenu son père, une conscience familiale supérieure qui n’oubliera pas, elle, et qui saura agir le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Mitsuru et Yoko ou l’avenir à petits pas</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dernier couple du film, dernière génération : il s’agit de Mitsuru, le fils d’un voisin de Yasuhiko, et de sa petite amie habitant dans une ville dévastée par le tremblement de terre qui a été la cause de l’incident nucléaire. Rapidement les deux ados vont faire des recherches là-bas, malgré les interdictions et les barrages de police, pour essayer de retrouver les parents de Yoko.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Hélas, tout semblera indiquer qu’ils sont morts. A la place, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-20.jpg">ils feront une curieuse rencontre</a>, celle de deux enfants (un garçon et une fille) revenus sur les lieux pour retrouver un objet qui leur est cher, un disque des Beatles qu’ils aimaient écouter « autrefois ». Cet autrefois fera réagir Mitsuru qui trouvera étrange que des enfants de huit ans parlent comme des adultes, c’est-à-dire avec la conscience d’un passé plus ou moins lointain. Et le sentiment d’étrangeté ne s’arrêtera pas là puisque quelques instants plus tard, alors que les deux enfants partaient dans une autre direction, ils disparaissent comme par magie, au grand désespoir de Yoko qui pousse alors de grands cris pour les faire revenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">La scène est évidemment lourde de sens. Ces deux bambins perdus dans cet univers désolé pour retrouver quelque chose d’impossible à retrouver, c’est évidemment Mitsuru et Yoko, dès cet instant condamnés à être orphelins. Certes, Mitsuru a encore ses parents et ces derniers se sont proposés d’accepter Yoko et avec eux. Mais le modèle de Chieko et Yasuhiko a montré combien la notion de famille est à associer à un toit, à une terre. Yoichi et Izumi auront eux aussi l’impression d’être orphelins lorsqu’ils se voient contraints de quitter leurs racines. Mais ce qui change la donne est la grossesse d’Izumi qui va les amener à mieux accepter leur nouveau toit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Rien de tel chez Mitsuru et Yoko : leur toit est à ciel ouvert, leurs racines, nulle part. Le film, en terminant sur le couple marchant dans un paysage hivernal, peut donner une forte impression de pessimisme. Et l’on est enclin à penser que le titre du film est évidemment très ironique. Et pourtant, et pourtant… même si cela est vrai, il est difficile de ne pas se dire qu’il est aussi à prendre littéralement. D’abord parce que le jeune couple se fait le vœu de se marier, souhait fragile mais première étape pour rejoindre le couple Yoichi / Izumi et sa volonté d’aborder sereinement l’avenir mais sans oublier les tragiques événements du passé. Ensuite justement, parce qu’ils choisissent d’avancer par étapes en suivant le conseil que leur prodiguent les deux enfants/fantômes : « Désormais, le peuple japonais doit avancer comme ça, un pas après l’autre ». Et de scander des « un pas… un pas… » à chaque enjambée méticuleusement et lentement effectuée. <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-land-of-hope-21.jpg">Mitsuru et Yoko adopteront à la fin cette manière de marcher</a>. Mais il est bien difficile de saisir la portée d’un tel geste. Attitude positive symbole d’une conscience collective qui a enfin compris la leçon et qui désormais se méfie, soucieuse de ne pas avancer trop vite ? Ou simple symbole d’une conscience de deux simples individus destinés à se sentir seul dans ce paysage désolé ? Difficile de trancher mais à la fin du film, on se dit que la partie afin de surmonter son autisme est loin d’être gagnée pour le Japon&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;">8/10</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12538" title="land of hope" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/05/land-of-hope1.jpg" alt="" width="579" height="447" /></a></p>
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		<title>Strange Circus et la Trilogie de la haine</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 22:09:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Megumi Kagurazaka]]></category>
		<category><![CDATA[Sion Sono]]></category>
		<category><![CDATA[trilogie de la haine]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
L’époque où Sion Sono était un cinéaste connu seulement des happy few est-elle en passe d’être révolue ? C’est, après la sortie sur les écrans français de Guilty or Romance et de Land of Hope, ainsi que celle en blu-ray de Love Exposure, ce que l’on serait tenté de croire. La critique française  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><span style="font-size: 16px;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12472" title="strange-circus" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus.gif" alt="" width="500" height="200" /> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">L’époque où Sion Sono était un cinéaste connu seulement des <em>happy few</em> est-elle en passe d’être révolue ? C’est, après la sortie sur les écrans français de <em>Guilty or Romance</em> et de<em> Land of Hope</em>, ainsi que celle en blu-ray de <em>Love Exposure</em>, ce que l’on serait tenté de croire. La critique française commence à se pencher sur son cas et, pour peu que l’on soit un habitué comme moi de certains blogs, il n’est pas difficile de comprendre combien le cas Sono intéresse toute une nouvelle frange du public. C’est bien. C’est juste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Après, on espère que ce bel engouement ne sera pas que le fruit éphémère de la découverte enthousiaste de la trilogie dite « de la haine », c’est-à-dire de <a href="http://bullesdejapon.fr/2010/02/19/love-exposure-de-sion-sono-petites-culottes-et-liaisons-dangereuses/" target="_blank"><em>Love Exposure</em></a> et ses quatre heures bourrées d’inventivité, de<em> <a href="http://bullesdejapon.fr/2011/08/05/cold-fish-sion-sono-2010/" target="_blank">Cold Fis</a></em><a href="http://bullesdejapon.fr/2011/08/05/cold-fish-sion-sono-2010/" target="_blank">h</a> (facilement disponible en DVD) et de son univers onirico-gore ou encore de <a href="http://bullesdejapon.fr/2011/12/11/guilty-of-romance/" target="_blank"><em>Guilty of Romanc</em>e</a> et le dévergondage libérateur de son héroïne. Certes, il  faut bien le reconnaître : ces trois en imposent sérieusement et donnent le sentiment que Sono a atteint une sorte de plénitude dans les moyens, autant narratifs que plastiques, et qui font que le spectateur a d’emblée l’impression de se sentir <em>embarqué</em>. Embarqué presque au sens premier du terme tant la narration fait penser à un flux d’images et de sons absolument jubilatoire. Une sorte de virée en train de fantôme vers une catastrophe que l’on sent irrépressible.<span id="more-12470"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Mais d’un autre côté, il ne faut pas non plus se voiler la face : ces trois films ont aussi pour point commun de présenter un cocktail sexe &amp; violence et l’on peut penser que la nouvelle audience n’est pas totalement insensible à de tels arguments :  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-8297" title="guilty37" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty37.jpg" alt="" width="600" height="320" /></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><em>En voici deux gros difficiles à parer. Contrairement à Megumi Kagurazaka, Cicéron peut aller se rhabiller !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Il est frappant de voir combien un film tel que <a href="http://bullesdejapon.fr/2010/06/04/chanto-tsutaeru-aka-be-sure-to-share-de-sion-sono-2009/" target="_blank"><em>Be sur to share</em></a>, sorti après <em>Love Exposure</em>, paraît destiné à n’être connu que par les acharnés de Sion Sono, tout comme &#8211; sans doute à un degré moindre &#8211; les récents <em>Himizu</em> et <em>Land of Hope</em> consacrés à la thématique évidemment moins sexy du « post-fukushima ». Beaucoup moins de critiques sur le net pour ces derniers et concernant <em>Land of Hope</em> uniquement, puisqu’il a le privilège d’être sur nos écrans actuellement, au-delà de l’excitation que je lis ici et là à l’idée que c’est le 2<sup>ème</sup> film de Sono à avoir les honneurs d’une diffusion sur nos écrans, j’attends de voir ses résultats, tant au niveau de l’audience que de la critique. Sono a tout actuellement de la nouvelle coqueluche. Un peu comme en son temps Takeshi Kitano. Souvenez-vous, on en tenait alors un bon, un mec bien original et des films doux-amers qui portaient en eux la patte caractéristique d’un nouveau maître. La différence est que mine de rien, Kitano a tenu dans la durée et que tous ses films, depuis sa percée en France dans les années 90, ont été diffusés dans nos contrées (on attend juste son dernier, <em>Outrage Beyond</em>). Finalement Kitano a eu du bol car le propre d&#8217;une coqueluche est bien souvent d&#8217;être éphémère. Mais il a duré, lui (avec des films parfois contestables mais c&#8217;est une autre histoire). En ira-t-il de même pour Sono ? Personnellement j’attends de voir quelles seront les entrées de <em>Land of Hope</em> après une semaine d’exploitation. Au moment où je tape ces lignes, on en est à 912 entrées pour 28 copies, je n’ai pas l’impression que ce soit particulièrement encourageant…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-8336" title="Sono-Sion" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/Sono-Sion.jpg" alt="" width="250" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Cela dit, en cas de bide, Sion Sono a déjà sa réponse toute prête</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">J’espère sincèrement en tout cas qu’il aura le même destin que Kitano en France, même si je crains que sa reconnaissance actuelle ne fasse figure de fétu de paille, un peu à l’image finalement de ce qu’avait été en son temps la découverte via internet et les festivals de <em>Suicide Club</em> : un bon tuage de gueule, un film violent mais aussi pertinent dans son fond, film que tous les amateurs de bobines asiatiques un tant soit peu originales se sont aussitôt conseillés. Et puis après… sans aller jusqu’à dire que l’intérêt redevint nul, il faut bien avouer que les films jusqu’à <em>Love Exposure</em>, les <em>Into a Dream</em>, <em>Noriko’s Dinner Table</em>, <em>Exte</em>, <em>Hazard</em> et autre <em>Strange Circus</em> firent moins parler d’eux, comme si Sono était condamné à être un réalisateur destiné à être redécouvert ponctuellement, au gré d’opus faisant plus sensation que les précédents. (1)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">J’ai l’impression qu’il y a une attente bien spécifique concernant Sono : pas qu’il fasse de bons films mais qu’il fasse du Sono, c’est-à-dire du film rageur et formellement virtuose. Or, le bonhomme est quand même bien connu pour échapper à toutes classification et que faire un film beaucoup plus classique comme <em>Be Sure to share</em> (d’aucuns diront <em>drama style)</em> et <em>the Land of Hope</em> (qui n’est pas sans receler certaines scènes justement très <em>drama</em>) ne le dérange absolument pas. Et le public généralement approuve moins car ce n’est pas « son » Sono. A priori la critique est bonne concernant <em>the Land of Hope</em>. Mais j’ai senti poindre ici et là comme une déception, comme si on estimait que ce n’était pas là le « vrai » Sono. J’ai lu quelque part un critique écrire : « Il marque, en outre, l’assagissement d’un auteur que l’on attendait plus mordant sur un sujet pareil ». « Que l’on attendait » : tout est dit avec ces quelques mots. Après sa marquante trilogie, une attente a été créée, et malheur à Sono s’il ne remplit pas le cahier des charges ! Finalement, peut-être que sa volonté de passer radicalement à autre chose (des films plus mainstream) serait comme le signe d’une volonté (au-delà de l’argument avancé par sono qui consiste à dire que Fukushima lui a fait envisager différemment son métier) de ne pas se laisser enfermer dans un type de film particulier.</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><img class="aligncenter  wp-image-12475" title="megumi kagurazaka-araki" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/megumi-kagurazaka-araki.jpeg" alt="" width="336" height="504" /></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><em>Ami lecteur, tu as été bien patient de me lire jusque ici. Pour te récompenser, voici une photo de l’entrejambe de Megumi par Araki !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Bref, pour terminer (oui, je sais, le titre indique une critique de <em>Strange Circus</em>, elle arrive, elle arrive), je dirais que oui, la trilogie de la haine est tout de même bien classe, <em>Love Exposure</em> peut apparaître comme un chef-d’œuvre et que la tentation d’en faire une œuvre somme est grande (2). Le problème est que cette perception a pour conséquence une vampirisation de son œuvre : les œuvres à venir courent le risque d’être visionnées à l’aulne du chef-d’œuvre, tandis que celles antérieures, forcément moins abouties, risquent de tomber dans les oubliettes. Comme si un reboot avait été enclenché à partir de <em>Love Exposure</em>. Même phénomène avec <em>Suicide Club</em> en son temps, à la différence que les œuvres précédentes étaient vraiment anecdotiques et franchement difficiles à se procurer. C’est plus gênant avec <em>Love Exposure</em> car on a auparavant des œuvres vraiment importantes, œuvres largement accessibles pour peu que l’on maîtrise l’anglais pour les sous-titres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Donc non, IL N’Y A PAS QUE LOVE EXPOSURE DANS LA VIE ! Il n’y a pas que les photos de petites culottes, les chansons de <em>Yura Yura Teikoku</em>, les uniformes de lycéennes et les scènes d’émasculation. Et si l’on devait qualifier de pierre angulaire à ce type d’esthétique, ce ne serait pas<em> Love Exposure</em> mais plutôt <em>Strange Circus</em> qu’il faudrait citer, <em>Strange Circus</em> toujours honteusement absent de nos bacs. L’article qui va suivre ne cherche pas à faire une critique exhaustive de ce film mais de repérer un certain nombre de motifs déjà en germe et qui seront repris par la suite dans la trilogie de la haine. Evidemment, il vaut sans doute mieux avoir vu l’ensemble des films avant de se lancer dans la lecture. Je livre tout de même un résumé de <em>Strange Circus</em> :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><em>Le film possède deux partie. Dans la première, on suit les tourments de Mitsuko, une petite fille maltraitée par sa mère Sayuri et abusée par son père, un directeur d’école primaire. Ce dernier l’oblige même à regarder ses parents lorsqu’ils font l’amour. Une certaine confusion mentale va évidemment s’installer chez la fillette, confusion qui va la conduire au suicide. Elle survivra mais devra dorénavant passer sa vie dans un fauteuil roulant. Deuxième partie : surprise ! On découvre que tout ce qui vient d’être raconté est le roman qu’est en train d’écrire Taeko, une romancière à succès. Or Taeko est-elle-même dans un fauteuil roulant et ressemble comme deux gouttes d’eau à Sayuri. Du coup, ne serait-elle pas en train de raconter sa propre histoire ? N’est-elle pas en réalité Mitsuko, ce qui expliquerait la ressemblance avec la mère ? A moins que…</em></span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>1) Les femmes, ces êtres maléfiques</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Le film s’ouvre sur un extrait d’<em>À Rebours</em> de Huysmans, évoquant le fameux tableau de Gustave Moreau représentant Salomé face à la tête de saint Jean-Baptiste. La citation finit ainsi :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12477" title="strange circus 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-2.jpg" alt="" width="600" height="327" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">« Femme ardente et cruelle » : ce sera le cas du personnage de la mère mais aussi de Koike dans <em>Love Exposure</em>. Dans <em>Cold Fish</em>, l’épouse du personnage principal jouée par Megumi Kagurazaka succombera <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish9.jpg" target="_blank">bien facilement aux avances de Murata</a>, et l’épouse de ce dernier, Aiko, l’aidera bien volontiers, le sourire aux lèvres, dans <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish10.jpg" target="_blank">son entreprise de dépècement de cadavre</a>. Enfin, dans <em>Guilty of Romance</em>, Megumi Kagurazaka joue à nouveau <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty21.jpg" target="_blank">la femme ardente</a> tandis que <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty34.jpg" target="_blank">Mitsuko et sa mère</a> incarnent les femmes cruelles. Et même Yoko dans <em>Love Exposure</em>, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2010/02/yoko.jpg" target="_blank">malgré l&#8217;aura christique que lui prête Yû</a> (on se rappelle que Yû voit en elle sa « Maria »), n’est pas exempte de reproches à travers sa liaison avec Koike. Bref, dans tous ces films, les femmes rappellent que cette histoire de péché originel n’est pas une vaine légende. Le problème, c’est que les hommes ne sont pas vraiment dignes d’éloge non plus, les pères tout particulièrement.</span></p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>2) Un pauvre/sale type : le père</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dans <em>Love Exposure</em>, le papa de Yu traumatise à moitié son fils par sa foi religieuse hystérique. Koike aura passé son enfance auprès d’un père violent. Dans <em>Cold Fish,</em> le père doit d&#8217;abord essuyer la faillite de son rôle de chef de famille : sa fille se fout éperdument de lui et sa femme n&#8217;est <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish13.jpg" target="_blank">guère excitée à l&#8217;idée de le faire avec lui</a>. Il essaiera à la fin de reprendre les choses en main en jouant artificiellement les pères autoritaires. Enfin, dans <em>Guilty of Romance</em>, l’époux de l’héroïne, derrière sa façade d’écrivain propre sur lui, passe son temps à la tromper avec les pires gourgandines des bas-fonds de Tokyo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Concernant </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Strange Circus</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">, le papa de Mitsuko est un peu un mélange de tout cela. Autoritaire, il l’est puisqu’il n’hésite pas à frapper son épouse quand celle-ci l’emmerde. Lubrique, il l’est aussi, et le mot paraît même bien faible puisque non content d’honorer  madame, il se complaît aussi dans l’inceste avec sa fille, et va même jusqu’à organiser des parties fines dans sa maison malgré la présence de son épouse :</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12478" title="strange circus 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-3.jpg" alt="" width="600" height="327" /></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">- <em>Euh… qu’est-ce que tu veux manger ce soir mon chéri ?</em></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><em>- Des moules !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Sans aucun doute le personnage le plus épouvantable de toute la filmo de Sono. Cerise sur le gâteau, ce type est par-dessus le marché directeur d’une école primaire. Lors d’une scène, on le voit donner un discours d’information via un téléviseur :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12479" title="strange circus 4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-4.jpg" alt="" width="600" height="327" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Ce n’est pas Big Brother mais Big Father, l’être qui écrase l’enfant de son regard, de sa présence. On sait comment la fin de <em>Cold Fish</em> règlera son compte au personnage principal, alors en pleine crise d’autorité paternelle (petit rappel ou pour ceux qui n&#8217;ont pas peur des spoils, c&#8217;est <a href="http://youtu.be/JpmQX2AX0ZI" target="_blank">ICI</a>).</span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>3) Des relations parents/enfants… compliquées</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Justement parlons-en des conflits que de tels pères engendrent forcément avec leur progéniture. On vient d’évoquer <em>Cold Fish</em>. Dans <em>Love Exposure</em>, Yû ne règle pas son compte à son père (qui au fond ne cherche pas à nuire à son fils) mais cherche au contraire à lui plaire en commettant des péchés. Mais cela n’arrangera pas vraiment leurs relations. Koike quant à elle s’occupera de son père violent d’une manière plus radicale :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/jy9FdPsNbvg&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/jy9FdPsNbvg&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">à 3&#8217;45 exactement</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Il peut arriver que l&#8217;entente soit cordiale mais alors elle se fait par le truchement décérébrant d&#8217;une secte (voir le 8. plus loin).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dans <em>GoR</em>, les conversations entre Mitsuko et sa vieille maman (remarquablement jouée par Hisako Ohkata ) seront glaçantes de haine rentrée. Sans trop dévoiler la fin, l’une des deux s’occupera de manière drastique du sort de l’autre. Dans <em>Strange Circus</em>, là aussi sans dévoiler une surprenante révélation à la fin, l’affrontement enfant/parents ne se fera pas sans hémoglobine. Chez Sono, enfants et parents se supportent à condition de ne pas vivre sous le même toit.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>4) Voyeurisme et exhibitionnisme</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Le sexe fascine, le sexe attire, même si parfois il est bien crade. Il est même rarement situé dans la normalité. Dans <em>love Exposure</em>, Yû, plutôt que de perdre sa virginité, préfère se complaire dans la photo volée de petite culotte. Plus tard, afin de tester sa maîtrise de lui-même (il ne peut retenir une érection lorsqu’il voit la culotte de Yoko), Koike demandera à Yoko de lui exhiber sa culotte. Dans une scène coupée, on voit par ailleurs la même Koike <a href="http://youtu.be/tB7zGnqshYU?t=2m14s" target="_blank">y aller franchement dans un threesome (et devant une caméra s’il vous plaît)</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dans <em>CF</em>, Murata demande à ses jolies employées d’être dans <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish5.jpg" target="_blank">une tenue permettant d’arborer joliment leur silhouette d&#8217;<em>idolu</em></a>. Enfin dans <em>GoR</em>, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty18.jpg" target="_blank">l’héroïne s’exhibe fièrement à Shibuya</a> pour trouver des clients tandis que Mitsuko s’adonne sans aucune retenue à son affaire <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty29.jpg" target="_blank">sous les yeux de sa nouvelle disciple</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Pour <em>Strange Circus</em>, accrochez-vous ! Le père ne trouve rien de mieux à faire que d’installer sa fille dans l’étui d’un violoncelle et de le placer dans la chambre conjugale. Comme l’objet est doté d’un trou, cela permet à la fille d’assister à un étrange spectacle :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-6.gif" target="_blank"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><img class="aligncenter size-full wp-image-12483" title="strange circus 5" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-5.jpg" alt="" width="600" height="327" /></span></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><em>Bon, si vraiment tu es toi aussi un voyeur dans l’âme, tu peux cliquer sur l’image pour voir de quoi il en retourne.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Chez Sono, on regarde ou on est regardé. Et lorsque cette dichotomie est dépassée au profit d’une rencontre, la relation se concrétise uniquement de manière charnelle. L’amour n’existe pas. Ou plutôt si, dans <em>Love Exposure</em>, mais il aura fallu attendre 4 heures et l’histoire d’amour commencera vraiment à partir des mots « the end ».</span></p>
<h3 style="text-align: left;"><strong> 5) Des objets qui coupent</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Chez Sono, on aime bien se mutiler ou porter atteinte à l’intégrité de son prochain. C’est Koike qui, dans <em>Love Exposure</em>, fait quelque chose au zizi de son papa. On la voit aussi jouer du cutter avec un garçon qui brûle pour elle. <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2010/02/kill-bill.jpg" target="_blank">Yu jouera à la fin du katana</a> et tranchera pas mal de carotides. Je passe rapidement sur le couple infernal de <em>Cold Fish</em> :</span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish10.jpg" alt="" width="600" height="323" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Ben quoi ?</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Tout comme le cadavre inaugural de <em>GoR </em>:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty25.jpg" alt="" width="600" height="320" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Cadavre auquel le personnage de l’inspectrice cherchera à mettre un nom.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Pour <em>Strange Circus</em>, là aussi, on va essayer d’éviter de spoiler. Disons qu’il arrivera quelques bricoles au père indigne et qu’un des personnages aura fait subir des choses à son corps. Quand la mère Sayuri est excédée, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strangfe-circus-7.jpg" target="_blank">elle n’hésite pas à se saisir d’un gros couteau</a>. Quant à Mitsuko, après son suicide (elle saute du haut d’un immeuble), elle verra son corps livré à des chirurgiens qui <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-8.jpg" target="_blank">semblent étrangement plus occupés à ouvrir les plaies qu’à les fermer</a> (voire à en créer d’autres !).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">D’une manière générale, les armes blanches sont le moyen privilégié de se faire mal ou de faire mal à son prochain. C’est un monde où la barbarie triomphe sur la civilisation. Idée que l’on retrouve à travers l’utilisation de la musique… (cf plus loin)</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">6)La joie de se déguiser</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Autre motif récurrent : le déguisement (ou l’uniforme). Il peut d’abord chercher à exacerber la sexualité d’un personnage. L’épouse dans <em>GoR</em> par exemple lors de ses pérégrinations à Shibuya pour appâter le jeune mâle, son alter ego Mitsuko (<a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Guilty-of-Romance-31462_1.jpg">dont les habits et le lourd maquillage font office de panoplie de prostipute</a>), mais aussi les minettes de <em>CF</em>. Les costumes blancs seront souvent maléfiques. Ainsi le frère de Mitsuko et <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty19.jpg" target="_blank">son costume évoquant vaguement les droogies d’<em>Orange Mécanique</em></a>, et bien sûr <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2010/02/love-exposure3.jpg" target="_blank">Koike et ses deux sbires</a> dans <em>Love Exposure</em>. A noter que dans ce film le déguisement permet de constituer le principal nœud du film avec Yu se métamorphosant en Sasori. Deux choses sont d’ailleurs réalisées par cet acte : le simple travestissement donc, mais aussi l’inversion. Or, là aussi sans trop dévoiler, l’inversion sexuelle est présente dès <em>Strange Circus</em>. D’ailleurs, c’est sans aucun doute LE film où le déguisement est omniprésent puisque les personnages n’ont de cesse de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. La romancière Sayuri et son fauteuil roulant ? Une grosse arnaque !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12488" title="strange-circus-9" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-9.jpg" alt="" width="600" height="327" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Le père et son apparence de respectable directeur d’école ? Du pipeau ! Il faut ici prendre déguisement au sens large. Tout n’est pas qu’affaire d’apparence physique mais aussi d’apparence morale et psychologique, certains personnages ayant tendance à se prendre pour d’autres. Mais les costumes sont bel et bien présents, et Ô combien ! avec tous ces personnages :</span></p>
<p><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-10.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12489" title="strange circus 10" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-10-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-11.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12490" title="strange circus 11" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-11-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-12.jpg"><img class="size-medium wp-image-12491 aligncenter" title="strange circus 12" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-12-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">C’est le « strange circus » du film, un cirque mental qui illustre la psyché de… eh bien en fait on ne sait pas vraiment. Mais devant le monde dingo qui est représenté à l’écran (et c’est valable pour les autres films de la trilogie), on n&#8217;est pas loin de penser que la société japonaise n’est qu’un gigantesque carnaval (et ce sera revérifié dans <em>the Land of Hope</em>)</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="letter-spacing: -0.02em; line-height: normal;">7) Du baroque à gogo</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Le baroque est dans tous ces films la marque de fabrique de Sono. Dans <em>Love Exposure</em>, est baroque ce mélange des genres qui est déversé 4 heures durant sous les yeux du spectateurs médusés. Biblique, comique, épique, tragique, pathétique, tout y passe. Dans <em>Cold Fish</em>, est baroque l’exacerbation de la violence conduisant à un grotesque macabre. Dans <em>GoR</em>, est baroque l’excentricité et l’état de surexcitation des personnages, mais aussi <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty-31.jpg" target="_blank">la prolifération de couleurs vives lors des scènes nocturnes</a> (qui contrastent alors violemment avec les scènes diurnes beaucoup plus fades), des postures exagérées, des situations exagérées, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty33.jpg" target="_blank">des lieux improbable</a> (ici le « château » en référence à Kafka), le motif du labyrinthe auquel se joint celui de la confusion entre la réalité et l’illusion, enfin la mort.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Quant à</span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Strange Circus</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">, eh bien c’est un peu tout cela. Film protéiforme, il trimbale le spectateur dans un récit labyrinthique à la David Lynch dont il est bien difficile d’interpréter la fin. Des quatre films, c’est celui qui joue le plus sur la confrontation entre réalité et illusion et qui exacerbe le plus le sexe et la violence. On y trouve aussi en germe cette impression de mouvement, de flux formel narratif (qui sera à son apogée dans <em>Love Exposure</em>) présentant un monde sans cesse agité et ramenant à la surface des choses des forces contenues pas toujours avouables.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Enfin, il y a ce cirque grotesque, <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-14.jpg" target="_blank">les séances de jambes en l&#8217;air de Taeko</a> ainsi que <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-15.jpg" target="_blank">la décoration particulière de son appartement</a>, le tout accompagné d&#8217;une musique de cirque, type de musique que l&#8217;on attend d&#8217;ailleurs lors de la scène finale de CF.</span></p>
<h3 style="text-align: left;">8) A chacun sa secte</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dur dur d’être existentialiste dans les films de Sono. <em>Love Exposure</em> nous présente une secte, « l’église zéro », <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2010/02/famille-2.jpg" target="_blank">où sont englués Yoko et les parents de Yû</a>. Le même Yû doit faire face au catholicisme forcené de son père. Dans <em>CF</em>, la fille du père de famille, Mitsuko (à noter que dans ce film les prénoms de Mitsuko et de Taeko sont réutilisés ; Mitsuko sera aussi repris dans <em>GoR</em>), rejoint <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/08/cold-fish11.jpg" target="_blank">la jolie troupe de Murata</a>. Elle ne tardera pas à être changée, tant physiquement que moralement, comme subjuguée par son nouvel état. Dans <em>GoR</em>, le mari écrivain a tout d’un gourou illuminé <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty2.jpg" target="_blank">dans ses séances de lecture publique</a>, et Mitsuko, professeur d’université, semble elle aussi avoir un certain pouvoir fascinateur sur son auditoire. D’ailleurs, elle fascine littéralement Izumi, comme était fascinée Yoko par Koike dans<em> Love Exposure</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dans <em>Strange Circus</em>, la secte c’est clairement l’école :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-13.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-12492" title="strange circus 13" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/strange-circus-13.jpg" alt="" width="600" height="327" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Le message est clair : dans notre société la manipulation commence dès le plus jeune âge. Et elle n’est pas près de s’arrêter. Sans trop empiéter sur mon prochain article à propos de <em>Land of Hope</em>, même dans ce film, pourtant radicalement différent de la trilogie de la haine, cette idée que l’homme est prisonnier dans ses choix des autres et qu’il lui faut se rebeller. Yû n’aura de cesse de le faire tout le long de Love Exposure, tout comme Sono d’ailleurs, et ce dès sa participation à Tokyo Gagaga :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Q0igG-giYBc&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Q0igG-giYBc&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<h3 style="text-align: justify;">9) Le classique c’est fantastique</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Il n’aura échappé à personne que l’extraordinaire première heure de <em>Love Exposure</em> (au bout de laquelle apparaît enfin l’écran titre ! ) est aussi bien portée par la qualité du montage, l’inventivité et la variété des situations, mais aussi par l’usage de la musique classique, ici le <em>Boléro</em> utilisé en leitmotiv et accompagnant l’allégresse de Yû dans sa quête de péchés et de photos de petites culottes. <em>Cold Fish</em> utilise la 1<sup>ère</sup> symphonie de Malher , <em>GoR</em> la 9<sup>ème</sup> du même Mahler, symphonie que l’on croyait à jamais associée au<a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/mort-%C3%A0-venise.jpg" target="_blank"> final de <em>Mort à Venise</em> de Visconti</a>, et que l’on entend ici associée à la fameuse scène où Megumi Kagurazaka urine face à deux écoliers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2011/12/guilty41.jpg" alt="" width="600" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Dans <em>Strange Circus</em>, matez-moi cette playlist : Bach, Saint-Saëns, Liszt et le Clair de Lune de Debussy que l’on a entendu depuis magistralement utilisée <a href="http://bullesdejapon.fr/2010/01/04/sur-une-scene-de-tokyo-sonata-de-kiyoshi-kurosawa/" target="_blank">dans <em>Tokoyo Sonata</em> par Kiyoshi Kurosawa</a>. Et récemment, c’est la 10ème de Mahler qui a été utilisée dans<em> the Land of Hope</em>. Dans tous les cas, que l’utilisation de la musique soient réussie ou non, qu’elle souligne le pathos d’une scène ou qu’elle entre en conflit avec lui, il y a souvent une impression de malaise, malaise d’entendre une musique supposée représenter l’idée de ce que peut produire de plus achevé artistiquement une civilisation supposée raffinée, musique associée à des situation où prédominent la violence, le sexe, la barbarie ou tout simplement l’idiotie (les photos de Tosatsu dans<em> Love Exposure</em>). Avec l’utilisation de la musique classique, on obtient une sorte de grandeur, mais une grandeur du crapoteux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">Voilà. neuf points qui me sont immédiatement venus à l’esprit en rematant <em>Strange Circus</em>, neuf points qui m’ont paru absolument évidents et qui me donnent à penser que plutôt que <em>Love Exposure</em>, c’est bien <em>Strange Circus</em> qui constitue la véritable matrice artistique de cette partie de l’œuvre de Sono récemment découverte en France. Et plutôt d’une trilogie, on devrait finalement parler d’une tétralogie de la haine. A un degré moindre, son avant-dernier film, <em>Himizu</em>, n’est d’ailleurs pas sans entretenir un certain nombre de points communs avec les films de cet article. La haine est un sentiment qui a  occupé Sono un certain temps semble-t-il. En comparaison  le beau et apaisé <em>Land of Hope</em> semble constituer une transition. Transition pour quoi ? C’est la question. Aux dernières nouvelles, Sono semblerait intéressé à l’idée de faire des films mainstream à déguster avec son seau de popcorn (cf. interview dans le <em>Mad Movies</em> n°262). Cela fait un peu peur mais d’un autre côté, lorsque l’on voit la bande annonce de son prochain film, il n’y a peut-être pas trop de crainte à avoir :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/m5KuxY1JZ2k&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/m5KuxY1JZ2k&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">On espère juste une chose : diffusé ou non en France, que sa filmographie ne devienne pas aussi cahoteuse que celles de Miike et de Kitano. En attendant de le vérifier, achetez donc votre ticket pour aller voir <em>the Land of Hope</em>. Même si c&#8217;est moins audacieux et virevoltant que <em>Love Exposure</em>, c&#8217;est du tout bon et ça gonflera les entrées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/bvqWQGW5V1Q&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/bvqWQGW5V1Q&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">(1) Ce manque d’intérêt est tout aussi valable pour le Japon : <em>Strange Circus</em> a été un bide et <em>Love Exposure</em> n’est sorti que dans une pauvre salle à Tokyo. C’est uniquement lors de sa sortie en DVD que le bouche à oreille a commencé à fonctionner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">(2) Grande mais absurde car Sono n’est pas encore un vieux barbon et il lui reste encore la possibilité de faire d’autres « chefs- d’œuvre » qui ne participeront pas forcément de la même esthétique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;"> </span></p>
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		<title>Bruno Barbey au Japon : de la contestation à la bulle économique</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 19:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographes au Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Barbey]]></category>
		<category><![CDATA[photographes au Japon]]></category>

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On reprend cette série sur les photographes connus ayant fait des virées au Japon. Aujourd’hui Bruno Barbey, membre officiel chez Magnum depuis 1968, date de « prise de fonction » symbolique puisque le français aura la réputation d’être un photographe de conflits. De fait, il couvrira les  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/bruno-barbey.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12392" title="bruno-barbey" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/bruno-barbey.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On reprend cette série sur les photographes connus ayant fait des virées au Japon. Aujourd’hui Bruno Barbey, membre officiel chez Magnum depuis 1968, date de « prise de fonction » symbolique puisque le français aura la réputation d’être un photographe de conflits. De fait, il couvrira les événements de l’époque en France, mais aussi au Japon. Et au-delà de ces agitations sociales, beaucoup de guerres (notamment le Viet-Nam) l’amèneront à parcourir les quatre coins du globe.<span id="more-12391"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Reste qu’il semblerait que Barbey ne soit pas forcément d’accord avec cette étiquette de « photograpghe de guerre » qu’on lui a collée. Et lorsque l’on regarde ses photos prises au Japon (de 1968 à 1997), on s’aperçoit rapidement que oui, les joies du consumérisme l’ont par exemple tout autant intéressé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Petit survol de son œuvre en 5 étapes :</span></p>
<h3>1) 1968 : contestation oblige</h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><img class="aligncenter  wp-image-12395" title="barbey 1" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-1.jpg" alt="" width="566" height="376" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Les photos de 1968 mettent surtout l’accent sur des mouvements de contestation estudiantine. Point de grande violence dans les photos de ces manifestations contre le Viet-Nam. Les manifestants dépavent, tiennent de gros bâtons, à la rigueur courent :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="alignnone size-medium wp-image-12396" title="barbey 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-2-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /><img class="alignnone size-medium wp-image-12397" title="barbey 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mais on est loin de l’image de chaos que certains clichés ont pu véhiculer à l’époque. En fait, l’impression de chaos est moins à chercher dans des gestes de violence, des mouvements de foule spectaculaires que dans une juxtaposition avec les imperturbables lumières de la ville :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12398 aligncenter" title="barbey 4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-4.jpg" alt="" width="418" height="281" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Imperturbables et comme dominatrices. Dans le cliché suivant, on voit un groupe de manifestants formant une file ondulant comme un serpent (typique de la manière de manifester des zengakuren, les ligues étudiantes d’extrême-gauche) :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12399 aligncenter" title="barbey 5" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-5.jpg" alt="" width="422" height="282" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour vivace qu’il soit, le serpent tient à sa peau et attend bien sagement que les voitures passent avant de traverser. On se demande alors si la frénésie n’est pas plus à chercher du côté du foisonnement des lumières au fond plutôt que dans ce qui se passe au premier plan. Comme en filigrane, il y a la facette d’un Japon qui sera prédominante dans les futures photos japonaises de Barbey : celle d’un Japon moderne, insouciant, qui recherche davantage l’amuse que la contestation. D’ailleurs, comme répondant par sa composition à la photo précédente, on trouve ce cliché :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class=" wp-image-12400 aligncenter" title="barbey 6" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-6.jpg" alt="" width="416" height="280" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et l’on peut penser que le char ne s’arrêta pas, lui.</span></p>
<h3>1971 : du Noir et blanc à la couleur, du chaos aux loisirs</h3>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">En 1971, Barbey intensifie ce grand écart entre montrer un Japon qui proteste et un Japon qui s’amuse. Aux manifestants qui lèvent le poing :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12403" title="barbey 7" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-7.jpg" alt="" width="396" height="266" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">… répondent les supporteurs d’un match de base-ball faisant le même geste :</span> <img class="aligncenter  wp-image-12404" title="barbey 8" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-8.jpg" alt="" width="403" height="270" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">D’un côté la violence est exacerbée, beaucoup plus sensible qu’en 1968 :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="alignnone size-medium wp-image-12405" title="barbey 9" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-9-300x208.jpg" alt="" width="300" height="208" /><img class="alignnone size-medium wp-image-12453" title="barbey 10b" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-10b-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">De l’autre la vie, la jeunesse, la société de loisirs semble de plus en plus intéresser Barbey : <img class="wp-image-12407 aligncenter" title="barbey 11" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-11.jpg" alt="" width="411" height="268" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Si la jeunesse peut sembler obsédée à l’idée de bousculer l’ordre établi, elle semble aussi simplement vouloir se démarquer d’un monde adulte : <img class="wp-image-12408 aligncenter" title="barbey 12" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-12.jpg" alt="" width="417" height="292" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pas de grosses pancartes contestatrices, juste des vêtements colorés occidentaux. De même dans ce jeune public assistant à un concert de rock :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><img class="wp-image-12409 aligncenter" title="barbey 13" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-13.jpg" alt="" width="400" height="269" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Très « hair peace » tout cela, pour reprendre le slogan qui accompagnait les séances de « bed in » de Lennon et Yoko Ono. Et à cela on pourrait bien sûr ajouter le célèbre « make love, not war » qui apparaît à travers deux belles photos :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><img class="alignnone size-medium wp-image-12410" title="barbey 14" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-14-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /> <img class="alignnone size-medium wp-image-12411" title="barbey 15" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-15-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et le Japon traditionnel dans tout cela ? Il apparaît à travers une série sur une cérémonie du thé. Mais le thé importera peu : bien plus intéressants seront les motifs floraux sur les kimonos de deux magnifiques jeunes femmes : <img class="aligncenter  wp-image-12416" title="barbey 16" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-16.jpg" alt="" width="345" height="513" /></span></p>
<p><img class="alignnone  wp-image-12417" title="barbey 17" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-17.jpg" alt="" width="187" height="131" /><img class="alignnone  wp-image-12419" title="barbey 19" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-19.jpg" alt="" width="198" height="131" /><img class="alignnone  wp-image-12418" title="barbey 18" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-18.jpg" alt="" width="191" height="131" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Rare cas de mise en scène chez Barbey. Loin, très loin de l’imprévisibilité des émeutes des Zengakuren. Et très loin aussi du N&amp;B de 1968. A partir de 1971, Barbey privilégiera la couleur.</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h3>1985 : Time is money… and leasure</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Evidemment, dans cette décennie qui achève le miracle économique japonais, on se doute que l’on ne trouvera plus de photos de manifestants mais plutôt de Japonais tout à leurs affaires :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class=" wp-image-12421 aligncenter" title="barbey 20" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-20.jpg" alt="" width="281" height="420" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dans cette perspective l’accent est mis sur le gigantisme :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12422 aligncenter" title="barbey 21" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-211.jpg" alt="" width="283" height="422" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mais aussi sur le côté fourmilière de la vie tokyoïte :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="alignnone  wp-image-12423" title="barbey 22" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-22.jpg" alt="" width="299" height="203" /><img class="alignnone  wp-image-12424" title="barbey 23" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-23.jpg" alt="" width="300" height="200" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">La vie montre les prémisses d’une certaine exténuation :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12425 alignnone" title="barbey 24" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-24.jpg" alt="" width="300" height="208" /><img class="alignnone  wp-image-12426" title="barbey 25" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-25.jpg" alt="" width="304" height="206" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Voire carrément d’une misère sociale : <img class="wp-image-12427 aligncenter" title="barbey 26" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-26.jpg" alt="" width="398" height="263" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Reste que cette vision pessimiste qui annonce la vision caricaturale à la Edith Cresson reste largement contrebalancée par d’autres photos montrant des Japonais en tant qu’individus et se livrant à leurs loisirs :</span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12428 alignnone" title="barbey 27" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-27.jpg" alt="" width="300" height="203" /><img class="alignnone  wp-image-12429" title="barbey 28" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-28.jpg" alt="" width="300" height="202" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Loin de montrer un peuple exclusivement obnubilé par le travail, les photos de Barbey, comme il avait commencé à le faire en 1971, nous montre au contraire un peuple occidentalisé (ou plutôt américanisé)  tout à fait capable de mettre de côté le travail pour dépenser des biftons durement gagnés. <img class=" wp-image-12430 aligncenter" title="barbey 29" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-29.jpg" alt="" width="455" height="305" /></span></p>
<h3>1991 : il est frais mon poisson</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Assez peu de données concernant l’année 1991. Là, il faudrait avoir accès au disque dur perso de Barbey car pour ce qui est des photos dispos sur le net, rien à déclarer à part des photos prises au marché de Tsukiji. Petite parenthèse ici : si je garde un bon souvenir de ma découverte du lieu en 2004, j’en suis venu à cordialement détester les photos prises dans ce lieu, surtout celles où l’on voit des dizaines de gros thons alignés et attendant leur acquéreur. Vraiment le faux lieu original à photographier. Sûrement neuf et intéressant en 1991, c’est devenu une de ces tartes à la crème photographiques qui ne me font plus le moindre effet. C’est exactement le cas avec les photos de Barbey, même si certaines sont réussi et même si, encore une fois, elles avaient alors l’attrait de la nouveauté.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="wp-image-12431 aligncenter" title="barbey 30" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-30.jpg" alt="" width="442" height="298" /></span></p>
<h3>1997 : vers le désenchantement ?</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">1997 reprendra la dichotomie monde aliénant / mondes des loisirs. Mais sur un mode plus désenchanté il me semble, fin de la bulle économique oblige. Odaiba et le site autour de l’immeuble de Fuji TV donnent en tout cas cette impression. Si certains couples sont souriants : <img class="aligncenter  wp-image-12432" title="barbey 31" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-31.jpg" alt="" width="391" height="264" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… d’autres le sont beaucoup moins :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12433" title="barbey 32" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-32.jpg" alt="" width="299" height="452" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A la fois ensemble et sans connections apparentes. Il en va de même avec ces deux gus :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12457" title="barbey 33" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-33.jpg" alt="" width="376" height="563" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… et de ce couple sur une aire de loisirs :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12458" title="barbey 34" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-34.jpg" alt="" width="455" height="304" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">D’ailleurs, le temps de cette photo et de celle-ci :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12459" title="barbey 35" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-35.jpg" alt="" width="455" height="304" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Barbey n’est pas sans faire penser aux photos de Bruce Gilden prises lors sa série de Coney Island. Photos prises au culot et ne cherchant pas vraiment à flatter leurs sujets. Tout cela à un degré moindre bien sûr, mais avec le même effet de distanciation ironique. Est-ce vraiment une vision du bonheur ? Surtout, difficile de se garder d’une sensation d’étrange devant ce monde qui juxtapose séance de baignade avec architecture ultra-moderne :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12460" title="barbey 36" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-36.jpg" alt="" width="455" height="307" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… et chien habillé fumant tranquillement sa clope :</span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-12461" title="barbey 37" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-37.jpg" alt="" width="330" height="493" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A regarder ses photos, je ne suis pas très loin de ressentir la même chose qu’à l’époque où, encore gamin, je découvrais les étranges photos d’un étrange pays dans <a href="http://bullesdejapon.fr/2010/09/28/a-propos-dun-vieux-numero-de-geo/">un numéro de Géo</a>. 30 après les premières photos de Barbey nous montrant au plus près des individus qui en 1968, nous semblaient finalement pas si éloignés de nos propres étudiants, les photos de 1997 nous montrent des personnes elles aussi photographiées au plus près, elles aussi pas si éloignées de nos préoccupations (ici profiter du temps en dehors du travail) mais en même temps très éloignées de nous, à la fois géographiquement et dans sa façon de s’adonner aux loisirs, à la fois libre, exubérante mais aussi ancrée dans un certain conformisme. A l’image finalement de cette photo des passages piétons devant la gare de Shibuya. Les quidams y sont libres mais en même temps cloisonnés par les lignes droites. Et le spectateur de se demander alors s’il en était si différemment des contestataires de 1968.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <img class="aligncenter  wp-image-12462" title="barbey 38" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/barbey-38.jpg" alt="" width="396" height="265" /></span></p>
<p><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p><iframe style="width: 120px; height: 240px;" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=buldejap-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2097541356&amp;ref=qf_sp_asin_til&amp;fc1=FFFFFF&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=9600B7&amp;bc1=000000&amp;bg1=000000&amp;f=ifr" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="320" height="240"></iframe><iframe style="width: 120px; height: 240px;" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=buldejap-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=0500544107&amp;ref=qf_sp_asin_til&amp;fc1=FFFFFF&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=9600B7&amp;bc1=000000&amp;bg1=000000&amp;f=ifr" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="320" height="240"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BullesDeJapon/~4/iATtiQZkBgg" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>(The DC Archives) Le professeur Harada et ses merveilleux fous volants (3ème partie)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/BullesDeJapon/~3/KGfjRHBV4_c/</link>
		<comments>http://bullesdejapon.fr/2013/04/16/professeur-harada-3/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 09:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drink Cold]]></category>
		<category><![CDATA[Harada]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
Dans lequel il sera question de chocolatine, de Finlandais boulangers, de nichons solaires, d&#8217;un skieur suisse antipathique, d&#8217;un Allemand drogué du sexe et d&#8217;un camp d&#8217;entraînement catastrophique.
(article paru sur Drink cold le 12 avril 2010)

Stefan Widhoelz est mon maître.
Rocco  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-partie3.jpg"><br class="none" /><img class="aligncenter size-full wp-image-12322" title="harada-partie3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-partie3.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><em><strong><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ff99cc;">Dans lequel il sera question de chocolatine, de Finlandais boulangers, de nichons solaires, d&#8217;un skieur suisse antipathique, d&#8217;un Allemand drogué du sexe et d&#8217;un camp d&#8217;entraînement catastrophique.</span></strong></em></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><em><span style="color: #ff0000;">(article paru sur Drink cold le 12 avril 2010)<span id="more-12297"></span></span></em></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/rocco-siffredi.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12298" title="rocco-siffredi" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/rocco-siffredi.jpg" alt="" width="240" height="320" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Stefan Widhoelz est mon maître.</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Rocco Siffredi</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<h1 style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 40px; color: #ff0000;">CHAPITRE III</span></h1>
<h2 style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 24px; color: #ffff00;">LES 8 CHEVALIERS D’OR DU SKI JUMPING PAIR<br class="none" /><br class="none" /></span></h2>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff6600;"><a href="http://bullesdejapon.fr/2013/03/22/professeur-harada-2/" target="_blank"><span style="color: #ff6600;"><em>Résumé de l’épisode précédent</em></span></a></span></span> :</strong> <em>les frères Harada l’ont fait ! Dès leur premier essai ils ont pu prouver au monde entier que faire du saut à ski en tandem était possible. Le problème, c’est que le monde entier s’en fout, et plus particulièrement le Comité Olympique qui refuse de considérer le ski jumping pair comme une discipline potentiellement olympique. Que va faire le professeur Harada ?<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Amère soirée que celle du <span style="color: #ffe4b5;"><strong>15 février 1998</strong></span>. Les crêpes que maman Harada avait préparées n’y changeaient rien : l’injuste flop médiatique de l’exploit réalisé la veille restait au travers de la gorge de tout le monde. Des « pays de merde », « sales bâtards de journaleux » et autres « bande de sous-décérébrés » alcoolisés émaillèrent ce sombre repas. Doc Harada en était à son neuvième verre de shochu, maman Harada boulottait sa douzième crêpe (elle était bien la seule à les manger, ses crêpes) tandis que Michinori et Akinori attendaient sans grande conviction l’émission scientifique de Takeshi Kitano pour voir si on allait parler d’eux. Ajoutons à cela que le matin Harada avait reçu un blâme de la part de sa hiérarchie à l’institut (l’histoire avec le gorille avait fait des remous) et que sa femme s’était fait honteusement éconduire par son amant. Bref, bien merdique, la journée.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le générique de l’émission de Kitano retentit. Beat débarque, congratule les spectateurs puis donne le programme. Déception. Pas de ski jumping pair.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dépité, Michinori éteint la TV et <span style="color: #ffe4b5;"><strong>prend une chocolatine</strong></span> concoctée par sa mère pour calmer le début faim qui commence à pointer. Il la porte à la bouche, et là…<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-33.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12299" title="harada 33" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-33-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-34.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12300" title="harada 34" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-34-300x221.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Ham ! Nani ?                                             </em><em>Akiiiiiiiiiiiiii !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Choc ! Trait de lumière ! Éclair divin ! Hosanna ! Alléluia ! Ya Allah ! Jingle Bells ! On parle souvent de la « petite madeleine de Proust », sachez que cela n’est que pure imposture à côté de ce qu’il convient d’appeler « la chocolatine de Michinori ». Par association d’idées, la divine viennoiserie lui rappela un camarade de classe qu’il avait bien connu deux ans auparavant. Il s’agissait d’un gaijin, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>un finlandais nommé Aki Kaurismaeki</strong></span>. Il avait accompagné, avec son frère jumeau Mika, son père boulanger qui était venu au Japon pour parfaire sa technique auprès de Ken Matsushiro, directeur de la chaîne de boulangeries « Pantasia ». Sympathique garçon que cet Aki. Le courant était tout de suite passé entre Michinori et lui. C’est d’ailleurs par lui qu’il découvrit les plaisirs du crack mais ne soyons pas mesquin : ce petit écart de conduite est finalement bien anodin à côté de l’importante révélation qu’il lui fit un jour :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>« Tu vois, ton père, eh bien je le kiffe. On se fout de lui mais il y a de la burne en lui. Son projet de saut à ski à deux, je te dis pas le tabac que ça ferait en Europe. Vous les japs, vous êtes bons pour l’électronique, les dessins animés, le riz, le… euh, le… enfin tout ça quoi ! Mais pour le sport, peau d’zob ! Bon, le K1, le Pride, encore, je dis pas, mais pour le reste, z’êtes trop frileux. Non, les vrais chtarbés, tu vois, c’est en Europe que tu les trouves. P’tête pas en France, z’ont toujours été à chier en ski. Mais pour le reste, c’est sésame ! D’ailleurs, le jour où le sport de ton paternel sera au point, fais-moi signe, ça me ferait bien marrer de me viander avec mon crétin de frère ! Fun force mec ! »<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-35.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12301" title="harada 35" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-35.jpg" alt="" width="518" height="389" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Fun Force mec !<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style="color: #ffe4b5;"><strong>Jeunes adeptes des X-games</strong></span>, les frères Kaurismaeki avaient tout à fait le profil pour se joindre aux Harada. Il fallait les contacter et, qui sait ? peut-être qu’en se rendant là-bas ils trouveraient d’autres héros « chtarbés » pour gonfler les effectifs du SJP et ainsi faire parler d’eux. L’essentiel était d’avoir des adeptes, et si possibles des sportifs ayant une certaine renommée.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Michinori parla de son projet à son père. Son regard vitreux ne sembla pas témoigner d’une grande compréhension mais le lendemain, après avoir bien tout vomi l’alcool de la veille, doc Harada réalisa que finalement c’était la seule solution. En deux heures tout fut bouclé : réservations de places d’avion, chambres d’hôtel, valises et lettre d’insulte à destination des vieux barbons qui avaient cherché des crosses au prof. Destination : <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Finlande, boulangerie Kaurismaeki</strong></span>.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-36.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12302" title="harada 36" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-36.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dire que la visite de notre trio infernal fit plaisir aux frères Kaurismaeki serait peu dire. Des gens chaleureux que ces Kaurismaeki, et riches par-dessus le marché, avec<strong><span style="color: #ffe4b5;"> leurs baguettes à 6,50 €</span> </strong>. Je sais, ici on se dit : « Gasp ! Comment est-ce possible ? C’est le coup de fusil que cette boulangerie !  »</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">En fait, lors de son passage au Japon, Aki fit la révélation d’un don qui, comme la comète de Halley, n’apparaît sur Terre qu’une fois tous les 76 ans : <span style="color: #ffe4b5;"><strong>cet enfant avait les mains solaires !<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-37.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12303" title="harada 37" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-37.jpg" alt="" width="518" height="389" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Étant donné qu’un pain ne fermente pas tant qu’il n’est pas chaud,<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>il convient, lors de la première fermentation, de conserver dans la boulangerie une température d’environ 30°C</strong></span>. Mais le boulanger qui a la chance de posséder ces mains solaires n’a pas besoin d’une telle température. En pétrissant la pâte avec ses pognes, il lui transmet aussitôt une douce chaleur bienfaisante qui permet de la bonifier illico. Il pourra rater la cuisson ultérieure, rien à carrer ! son pain sera quand même bon !</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Autant vous dire que son pain soutient fort avantageusement la comparaison avec les meilleures boulangeries parisiennes. Poilâne ? Allons, soyons sérieux. Maison Kayzer ? Bon, maintenant ça suffit ou j’appelle les flics ! Nous sommes devant un pain incomparable, grâce à ces mains solaires donc. Et comme cela ne suffisait pas pour écœurer tous les boulangers du monde, Aki épousa Nami, sa petite amie de lycée qui lui fit découvrir les secrets du crack. Et alors ? me direz-vous. Alors ceci : <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Nami a  les nichons solaires !</strong></span></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-38.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12304" title="harada 38" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-38.jpg" alt="" width="350" height="500" /><br class="none" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">La chaleur propagée par ses pastèques permet d’achever le travail commencé par les mains de son mari en conférant aux baguettes un croustillant sans nul autre pareil. L’équation est du coup totalement imparable :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ffe4b5;"><em><strong>Mains solaires d’Aki + Nénés solaires de Nami = 6,5 €<br class="none" /><br class="none" /></strong></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ici, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il se passe lorsqu’Aki, au moment du devoir conjugal, pétrit les globes volcaniques de sa douce moitié. Tremblement de terre ? Réaction nucléaire ? Accélération de particules dans les nénés de Nami ? Mystère. Ce que je peux en revanche vous révéler, c’est pourquoi Nami appelle parfois son mari « Spanky » :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-39.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12305" title="harada 39" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-39.jpg" alt="" width="320" height="221" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>De la bonne utilisation de la planche à pain<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Bon, vous l’aurez compris, je pourrais parler des heures durant de cette intéressante famille. Je pourrais par exemple parler de Michiko, l’épouse de Mika :</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-40.jpg"><img class="size-full wp-image-12306 aligncenter" title="harada 40" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-40.jpg" alt="" width="500" height="347" /><br class="none" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">… et vous expliquer pourquoi elle pétrit le pain avec le dargif mais non, vous ne saurez rien, on finirait par dire que je glisse facilement dans le racoleur, ce qui n’est pas du tout le genre de la maison.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Revenons plutôt à la proposition des Harada pour dire vite fait qu’elle fut aussitôt acceptée par les frangins avec forces tapes dans le dos. À la bonne heure ! Enfin du challenge !</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><strong><span style="color: #ffe4b5;">Cela faisait 4 sauteurs à sk</span>i</strong>. Restait à en trouver d’autres. 4 exactement. Car entre deux bouchées de pain mammairement modifiées, Harada reçut ce câble :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Méprisons toujours vos essais de SJP  STOP  vous êtes ridicule  STOP  grotesque  STOP  et laid  STOP  mais vous proposons un marché :  STOP  réunissez une équipe de 8 sauteurs min.  STOP  et dans un mois organisez compétition  STOP  objectif : réaliser en 2h 108 sauts de + de 120m  STOP si succès nous ferons du SJP un sport olympique  STOP ce message s’autodétruira dans 5 secondes STOP</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>LE CIO</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>PS : votre femme vous trompe avec un certain Clarence Boddicker.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Il fallait se magner. Aki suggéra <span style="color: #ffe4b5;"><strong>de se rendre en Suisse pour rencontrer les frères Ammann</strong></span>. Il prodigua au passage ce petit conseil : « Enfin, les frères aînés, surtout pas le cadet ». Les Harada n’en demandèrent pas plus et se rendirent dard dard à ce petit pays fortement peuplé de tennismen français.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Les frères Ammann, Marco et Roger, étaient un peu moins glamours que les autres :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12307" title="harada 41" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-41.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mais que l’on ne s’y trompe pas. A première vue, on a l’impression d’être devant une scène des <em>Bronzés font du ski</em>. En réalité, ces gars-là sont des fauves, des méchants, des brutes qui n’ont qu’une idée en tête :<span style="color: #ffe4b5;"> <strong>rabaisser l’orgueil de leur frère cadet, Simon</strong></span>. Simon Ammann, vous savez, celui qui a par deux fois fait braire d’extase les journalistes de France 2 lors des dernières olympiades. Cette tête à claques quoi :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-42.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12308" title="harada 42" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-42.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Gni ?<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour faire simple, Simon Ammann c’est Akinori Harada mais en moins sympathique. En CE2 il battit déjà un premier record : le plus grand nombre de bons points récoltés en une année scolaire (682 exactement). En 5<sup>ème</sup> ce fut au tour du nombre de notes supérieures à 19 d’être explosé. Quant au nombre de petites amies durant ses années de lycée, c’est le grand sujet qui fâche. Tous les petits lots convoités par ses frères leur ont été soufflés et explorés dans tous les coins par ses soins. Le coup le plus dur à avaler fut lorsqu’il s’afficha avec la divine Sabrina :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-43.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12309" title="harada 43" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-43.jpg" alt="" width="400" height="252" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Depuis toujours, Marco rêvait de faire des choses avec elle. C’était elle d’ailleurs qui lui avait fait son dépucelage de crack. Mais cela n’était pas allé plus loin, et cela n’irait jamais plus loin car la voir si heureuse, si épanouie aux côtés de son frère l’écœura définitivement de son amour platonique pour cette sal… pour cette garce. Pour ce qui était des relations fraternelles, la guerre était ouverte.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Aussi, on devine aisément que face à la proposition d’Harada, ils ne firent ni une ni deux. Leur frais visage d’Helvètes élevés à la montagne se teinta aussitôt d’un joli jaune bilieux et leur regard se chargea d’une haine aussi féroce que vindicative.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><strong><span style="color: #ffe4b5;">Cela faisait six</span>.<br class="none" /><br class="none" /></strong></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-44.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12310" title="harada 44" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-44.jpg" alt="" width="379" height="256" /><br class="none" /><span style="color: #d0d0d0;"> </span></a></span><span style="font-size: 0.8em;"> </span><span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: medium;">Finalement, le séjour en Europe se passait plutôt bien. Mais pour finir en beauté, il fallait dégoter LE tueur, l’athlète qui donnerait immédiatement du crédit au SJP. Et pour cela, il n’y avait pas trente-six solutions, il fallait débaucher, le seul, l’unique, le puissant </span><strong><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ffe4b5;"><span style="text-align: justify;">Stefan </span><span style="text-align: justify;">Widhoelzl</span></span></strong><span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: medium;"> aka Tyrant Widhoelzl ou encore Hentaiator (son surnom japonais). Faites gaffe les aminches, on entre là dans une zone minée :</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span><span style="color: #d0d0d0; font-family: helvetica; font-size: medium;"><br class="none" /></span></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-45.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12311" title="harada 45" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-45.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Le bunker de la bête<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Widhoelz fut pratiqua d’abord la boxe avant d’exceller en saut à ski. On raconte que ses poings avaient <span style="color: #ffe4b5;">l<strong>a rapidité d’un Messerschmidt et la puissance d’un Stuka</strong></span>. Puis il se lassa, c’était trop facile. Il sa tourna alors vers le saut à ski, comme ça, un peu par hasard. La mayonnaise prit immédiatement et Stefan sillonna presque aussitôt le monde pour glaner plein de médailles, son but avoué étant d’en récolter suffisamment pour pouvoir jouer à l’Othello avec sa femme. Il convient d’ailleurs ici de parler de son épouse tant elle apparaît comme la pierre angulaire de la carrière de Widhoelz.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-46.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12312" title="harada 46" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-46.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Carla Widhoelz est ce que l’on appelle communément une énorme chaudasse. Au début des années 90, elle commença une carrière d’actrice dans des films allemands réalisés ou produits par Jess Franco. Ce qui surprit tout de suite les fans de l’oncle Jess, c’était sa frappante ressemblance avec la muse n°1 de Franco : j’ai nommé la délicieuse Lina Romay, la brunette au regard de vicieuse. Tenez, un exemple :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-47.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12313" title="harada 47" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-47.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ah, tiens ? Mais c’est Lina Romay ma parole ! Ben non, il s’agit de Carla. Un autre exemple ?<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-48.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12314" title="harada 48" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-48.jpg" alt="" width="540" height="302" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Hmmm… Carla… j’aime ta langue solaire.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Vous avez pigé ? Alors que la beauté de Romay commençait à décliner (c’est ça de mettre un peu trop de cœur à l’ouvrage et glisser peu à peu du softcore au hardcore), l’arrivée de Carla Brunischta offrit un grand bol d’air frais aux nanards francosiens. Parallèlement, elle fit la rencontre de Widhoelz, l’épousa et lui apporta tout le confort sexuel qu’un homme de sa trempe était en droit de recevoir. Car Widhoelz, c’est un peu Roland dans <em>les Malheurs de la Vertu</em>, de Sade :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>[…] âgé de trente-cinq ans, d’une vigueur incompréhensible, velu comme un ours, la mine sombre, le regard féroce ; fort brun, des traits mâles, un nez long […] des sourcils noirs et épais et [le sexe] d’une telle longueur et d’une grosseur si démesurée, que non seulement jamais rien de pareil ne s’était offert à mes yeux, mais qu’il était même absolument certain que jamais la Nature n’avait rien fait d’aussi prodigieux ; mes deux mains l’enlaçaient à peine…<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Insatiable, le père Widhoelz. Et s’il n’a pas sa dose quotidienne de trois Vive Popaul ! par jour, <span style="color: #ffe4b5;"><strong>c’est la crise de priapisme assurée</strong> </span>puis un incroyable état larvaire. Et le priapisme, quand on doit porter une combinaison moulante en lycra, c’est pas classe. Certains marchent aux récompenses, d’autres à l’argent. Widhoelz ne crache pas dessus, bien sûr, mais lui, ce qui l’amène par-dessus tout à se surpasser, c’est le sexe. Sans lui, il serait tout juste bon à nettoyer les chiottes des vestiaires du grand stade du Bayern.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On s’en doute, on imagine mal le père Harada dépoter du paf avec Widhoelz pour essayer de le convaincre. Il fallait trouver autre chose, d’autant que le maître des lieux refusait de lui ouvrir la porte. Les Harada employèrent alors <span style="color: #ffe4b5;"><strong>la bonne vieille technique yakuza du harcèlement sonore</strong></span> :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-49.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12315" title="harada 49" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-49.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Sept jours durant, Harada chanta à tue-tête des chansons de <em>Mr.Children</em> tandis que ses fils faisaient des trucs bizarres (golden shower ?) devant la porte d’entrée. Les médias allemands s’intéressèrent rapidement à ce trio insolite et, un peu poussé par la honte, Widhoelz leur consentit un entretien.<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-50.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12316" title="harada 50" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-50.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Vous avez 97 secondes pour me convaincre les mecs, pas une de plus.</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><br class="none" />Devant la mine renfrognée de l’Allemand qui répondait systématiquement « nein ! nein ! » à leurs supplications, Harada commença à perdre pied. Heureusement pour lui, s’il était un piètre diplomate, il était toujours ce scientifique de génie injustement ignoré. Depuis le début de l’entretien, il avait l’impression que le teuton lui rappelait quelqu’un. Mais qui ? Ses pupilles se durcirent, il le scruta intensément. Voyons… ces vêtements noirs… cette forte carrure… cette pilosité importante… mais oui ! comment ne pas penser à <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Hanako, la gorille du jardin de Tokyo</strong></span> ? Il fallait retenter l’expérience, vérifier que l’intuition première d’Harada sur la nutrition des gorilles était la bonne et que son échec n’était dû qu’au fait qu’Hanako était conne comme un balai. Il tendit un petit objet à Widhoelz et là :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12317" title="harada 51" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-51.jpg" alt="" width="528" height="400" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Hmmm. Sehr gut cette glace au coca ! Vous m’avez eu doc, où est-ce que je signe ?<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et de sept ! Et avec le coéquipier que l’Allemand se chargea de trouver (Martin Hocke) <span style="color: #ffe4b5;"><strong>cela faisait 8</strong></span>. Le compte était bon, il fallait maintenant filer au Japon pour préparer l’épreuve et surtout commencer l’entraînement car les frères Harada mis à part, personne ne savait gérer les subtilités du SJP. Heureusement, ces excellents athlètes acquirent rapidement les bases et purent aisément suivre les traces des frangins.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Widhoelz se proposa d’organiser un ultime camp d’entraînement quelques jours avant le challenge. Oh ! Pas quelque chose d’exténuant, juste de quoi garder la forme, d’oxygéner les globules rouges. Harada, tout occupé aux préparatifs de la grande soirée, accepta sans sourciller. Mal lui en prit. Car les 8 athlètes, arrivés sur le lieu de l’entraînement, virent ces créatures les accueillir :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-52.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12318" title="harada 52" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-52.jpg" alt="" width="475" height="575" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Photo prise avec le polaroïd de Marco Ammann<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style="color: #ffe4b5;"><strong>Fatale erreur du cerveau infaillible d’Harada ! </strong></span>C’était totalement occulter l’appétit sexuel sans fin de l’Allemand. Deux semaines sans sa femme, c’était bien trop pour lui. Pour ce junkie du sexe (qui rencontra d’ailleurs un jour un certain Tiger W.), il était évident qu’il lui fallait à un moment ou un autre sa dose. Pour cela, quoi de mieux que 8 Japonaises pour descendre tout schuss le mont de Vénus ? Les protections avaient été achetées (au condomania de Shibuya), le fart aussi (vaseline de marque Megashiro), il ne restait plus qu’à planter du bâton. Horreur ! Le camp d’entraînement était devenu un camp de traînées !<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-53.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12319" title="harada 53" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-53.jpg" alt="" width="491" height="572" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Petite pause les mecs, là on a le vase d’expansion en surchauffe, on va prendre l’air.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le pire, c’est que personne n’y trouva rien à redire. Les frères Harada, pourtant investis d’une quête quasi sacrée de la part de leur père, ne résistèrent qu’assez mollement aux invitations luxurieuses de ces mauvaises femmes. <em>In petto</em>, ils se disaient surtout que c’était le moment ou jamais d’appliquer tout ce qui avait frappé leur imagination dans leur jolie collection de doshinjis. « Colère du dard Gon », « La pine the 3rd », « Dragon Balloches », « Touch yourself ! », « Anpineman », « Sussae-zan », « Seins seyants », « Video Girl aïe ! », « Dick in the Shell », « Astro Gode » et le fameux « la chatte à mojos » (parodie d’<em>Ashita no Joe</em>) : tant de chefs-d’œuvres dispensables, tant de pollutions nocturnes qui émaillèrent leurs moites nuits ! C’était l’occasion de faire avec des pros ce qu’ils n’avaient jamais pu tenter avec leurs petites amies. Purges de radiateur non-stop à Panardland !</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour faire simple, disons que le foutre coula en des cataractes innommables.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour faire dans le détail, voici un petit relevé des postures qui furent réalisées durant ces trois jours, postures qui firent d’ailleurs dire à Akinori qu’ils auraient peut-être mieux fait de participer aux championnat du monde de patinage artistique :<br class="none" /><br class="none" /></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ffe4b5;"><strong>Cause-pas-la-bouche-pleine, l’harmonica à moustache, la brouette japonaise (forcément), le braquemard à ressort, le sac de noix rotatif, on purge bébé, pose ta chique sur le radiateur, Tintin dans le milou, Goûte-c’est-pas-des-citrons, l’appareil à cacheter les enveloppes, l’ice-cream soda, la charrette du laitier, la bielle coulée, la guerre de l’étroit n’aura pas lieu, la monichette fantasque et la savonnette bondissante.</strong></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>(Un petit merci au commissaire San-Antonio pour ce paragraphe)<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Sept de nos huit champions (Wiedhoelz était le seul à être frais comme une rose) revinrent livides, maladifs, les jambes flageolantes par excès de pompage de flageolet. Cerise sur la chocolatine : l’épreuve était pour le lendemain. Inutile de dire qu’avec le Trainee Camp ils avaient mangé leur pain blanc. Car voici ce qui les attendait :</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-54.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12320" title="harada 54" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-54.jpg" alt="" width="300" height="256" /></a></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Extrait du dictionnaire de l’Académie (1762) : <em>renasquer : Faire</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>certain bruit en retirant impétueusement son haleine par le nez,</em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>lorsqu’on est en colère. Exemple : Quand il vit arriver les huit galopins, le professeur Harada renasqua.<br class="none" /><br class="none" /></em></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le méchant quart d’heure qu’Harada leur réserva fut, selon les témoins, une sorte de condensé puissance dix de ce qui se fait de mieux en matière de kung-fu à Hong Kong. Les coups de pieds au cul jaillissaient de partout, on eût alors dit que le professeur avait non pas deux mais dix jambes. Quant aux torgnoles, elles fusaient comme les étoiles filantes de la Grande Ourse du Hokuto de cuisine. Sept carcasses furent laissées gisantes et couvertes de plaies. Quant à Tyrant Widhoelz, il jugea plus prudent de s’éclipser discrètement. Costaud mais pas fou !</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">À cause de ces marie-couche-toi-là, c’était la chattastrophe. Le big challenge devait avoir lieu le lendemain. Impossible avec cette armée de zombis. Même un bain de Mandom n’aurait pu les requinquer. Machinalement, Harada prit son répertoire téléphonique et le feuilleta fébrilement pour trouver un sauveur. Sa femme ? Sa mère ? Le doyen de l’université ? Son garagiste ? Malgré le -15°c qui sévissait, le prof suait à grosses gouttes, tout cela commençait à puer méchamment. C’est alors qu’il tomba sur un nom : <span style="color: #ffe4b5;"><strong>Antonio Inoki</strong></span>.</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; color: #ffe4b5;"><strong>Ils étaient sauvés !</strong></span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 28px; color: #ff0000;">À suivre&#8230;</span></em></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Prochain épisode :</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><span style="color: #3366ff; font-family: 'times new roman', times; font-size: 32px;">Pains dans la gueule ! Gloire ! Mort d&#8217;un héros !</span></p>
<p style="color: #d0d0d0; background-color: #000000; display: table-row-group; text-align: center;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-partie-3-commentaires.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12333" title="harada-partie-3---commentaires" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/harada-partie-3-commentaires.jpg" alt="" width="600" height="2831" /></a></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BullesDeJapon/~4/KGfjRHBV4_c" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>3 Supermen à Tokyo (Bitto Albertini – 1967)</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 14:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Bitto Albertini]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Sans transition, après un cinéaste iranien ayant filmé à Tokyo, on passe maintenant à un réalisateur italien ayant lui aussi utilisé la capitale pour nous pondre une pépite. Non, cherchez pas, pas de Visconti, d’Antonioni ou de Fellini qui auraient tourné une obscure bobine au Japon. A vrai dire  [...]]]></description>
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</div>
<p><span style="font-family: helvetica;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/tre-supermen-tokio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12250" title="tre-supermen-tokio" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/tre-supermen-tokio.jpg" alt="" width="500" height="220" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Sans transition, après un cinéaste iranien ayant filmé à Tokyo, on passe maintenant à un réalisateur italien ayant lui aussi utilisé la capitale pour nous pondre une pépite. Non, cherchez pas, pas de Visconti, d’Antonioni ou de Fellini qui auraient tourné une obscure bobine au Japon. A vrai dire d’ailleurs, n’attendez pas un chef d’œuvre aujourd’hui. Car, je vous le demande,  que peut-on espérer d’un type qui se prénomme « Bitto » ? Allez, à la rigueur trucs érotiques à la Joe d’Amato ou Tino Brass…<span id="more-12249"></span></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tinto-Brass.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12251" title="Tinto Brass" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tinto-Brass.jpg" alt="" width="350" height="485" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Tinto Brass, dénicheur de talents</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">De fait, le nom de Bitto Albertini évoquera peut-être quelque chose aux vieux habitués des films érotiques diffusés sur M6 le dimanche soir. Allez, ne vous cachez pas, on a tous connu cela, pas de fausse honte entre nous, hein ! d’autant que le film érotique le plus célèbre d’Albertini, sans se situer dans le haut du panier, reste parfaitement recommandable. C’est que le gus a un jour eu la chance de croiser un jour sur sa route la sculpturale Laura Gemser…</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Laura-Gemser.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12252" title="Laura Gemser" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Laura-Gemser.jpg" alt="" width="351" height="695" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Alias Black Emanuelle (avec un seul –m, copyright oblige)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mais malheureusement, ce n’est pas de cela dont il s’agit aujourd’hui. Parfois, je me demande pourquoi je mets les pognes dans ce type de cambouis. Besoin de retrouver son enfance ? Satisfaire les amateurs de série Z ? Plaisir de déterrer une référence oubliée ? Envie de faire de Bulles de japon un maëlstom culturel passant sans transition de Kiarostami à Bitto ? Pas facile de répondre tant le plaisir à se mater ce type de production se joue à pile ou face. Si ça s’était bien passé pour <a href="http://bullesdejapon.fr/2012/09/20/bronson-lee/" target="_blank"><em>Ze Karate</em></a>, je dois dire ici que l’heure et demie a été plus douloureuse. M’enfin bref, puisque j’en suis maintenant à la 32<sup>ème</sup> de cet article, autant continuer maintenant. Pas de petites culottes donc, et encore moins de tétons dressés, le tout nappé de ces sirupeuses musiques de films de boules dont le cinéma érotique italien avait le secret. Et pourtant, il sera bien question de bites aujourd’hui, ça oui ! même qu’elles seront au nombre de trois !  Et bien dressées et serrées dans leur combi latex ! Chers lecteurs, laissez-moi donc vous présenter les fabuleux « Tre Supermen » !</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-1.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12253" title="Tre Supermen 1" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-1.gif" alt="" width="450" height="247" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- <em>Putain, regarde ! On parle de nous sur Bulles de Japon !!</em></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Hein ? Où ça ?</em></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">-  <em>Là mec ! Woopee !</em></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- <em>Je savais que la reconnaissance critique arriverait un jour !</em></span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: justify;"> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A des années lumière du <em>Batman</em> de Nolan, voici donc des exemples de « super-heros spaghettis ». Sans aller jusqu’à dire que nous sommes en présence de ce que le cinéma populaire italien pouvait faire de pire lorsqu’il s’agissait de divertir les spectateurs à tire-larigot avec la mode du moment (peplums et westerns notamment), il faut reconnaître que c’est loin d’être terrible. Les <em>Fantômas</em> d’Hunnebelle, à côté, c’est Citizen Kane !  Cela n’a cependant pas empêché les films de cette série d’être populaire en Italie, mais aussi en Allemagne et Espagne.  L’engouement fut même assez tenace pour engendrer sur vingt ans huit films, oui, huit putains de films explorant aussi bien l’Asie, la jungle, le far west ou les jeux olympiques. Vous l’aurez compris : pas sérieux s’abstenir. Les <em>Tre Supermen</em>, c’est avant tout de la gaudriole à pleine louche. En fait, au visionnage des premiers opus (le premier, <em>I fantastici Tre Supermen</em>, sort en 1967), on pense aussitôt à la série <em>Batman</em>, diffusé sur ABC entre 1966 et 1968. Le même côté carton-pâte et décalé, avec ses gadgets improbables et les séances de bourre-pifs ponctué de « Pow ! », « Biff ! » et autre « Owww ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/6E7SUvErdJA&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/6E7SUvErdJA&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On pense aussi, bien sûr, aux films d’espionnages, autre genre alors à la mode grâce à James Bond. Dans <em>Tre Supermen a Tokio</em>, nos trois gus (deux voleurs et un policier du FBI) s’associent pour aller récupérer à Tokyo un rayon miniaturisateur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Enfin, les amateurs de cinéma bis auront peut-être aussi à l’esprit les exploits de Santo le catcheur masqué, personnage du cinéma espagnol ayant donné lieu à une cinquantaine de films donnant eux aussi l’impression de bouffer à tous les râteliers.</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Santo.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-12254" title="Santo" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Santo.jpg" alt="" width="360" height="528" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et là c’est une cinquantaine, oui, une cinquantaine de putains de films !</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Face à un tel cocktail, il est donc très facile de frôler l’indigestion, voire d’avoir la gerbe au bout de dix minutes.  Les invraisemblances sont souvent marrantes, comme la scène où l’on voit les Supermens quitter en catastrophe la piste d’atterrissage de l’aéroport d’Haneda et arriver, au plan suivant, tout essoufflés dans un jardin japonais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12255" title="Tre Supermen 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-2-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-12256" title="Tre Supermen 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-3-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Il en va de même lorsque, arrivant dans un restaurant, un maître d’hôtel s’empresse de les saluer… dans un italien irréprochable. C’est dans ces petites choses dont on ne sait si elles sont voulues comme invraisemblables ou le fruit d’un jemenfoutisme assumé que le film acquiert un peu de fraîcheur. Après, lorsqu’il s’agit de développer une scène comique voulue comme tel, il faut bien avouer que l’on tombe dans la bonne grosse commedia dell’ arte qui tache. Petit florilège avec la scène du repas : on commence évidemment avec les pieds sur la table basse :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p><img class="size-full wp-image-12258 aligncenter" title="Tre Supermen 4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-4.jpg" alt="" width="528" height="288" /></p>
<p style="text-align: center;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_0" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_0"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_0"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_0"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_0"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_0">&nbsp;</span></span></div></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Puis avec la table mise sur les genoux (<em>rires</em>).</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-12259" title="Tre Supermen 5" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-5.jpg" alt="" width="528" height="288" /></p>
<p style="text-align: center;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_1" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_1"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_1"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_1"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_1"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_1">&nbsp;</span></span></div></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Je précise que le mec à gauche qui ressemble à un Gérard Majax qui aurait été malaxé par Mike Tyson est le muet de la bande. Autre référence : on pense ici à Harpo dans les Marx Brothers. Seulement, c’est évidemment ici le Harpo du pauvre, le Harpo qui croit qu’il suffit de déformer dans tous les sens un visage encore plus caoutchouteux que la gueule de Michel Leeb pour être drôle. Triste. Passons. Arrive ensuite la scène bien connue du touriste qui tombe des nues en découvrant les baguettes (<em>rires</em>) :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12260" title="Tre Supermen 6" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-6.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Kékséksa ?</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Evidemment, ils ne les utiliseront pas et saisiront à pleines pognes les cuisses de poulet en bon gaijins malotrus qu’ils sont (rires</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">), avant de découvrir que ce qu’ils sont en train de bouffer n’est pas du poulet, mais du chien ! Après tout, Chine, Japon, c’est bien la famille à tout ça !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12272" title="Tre Supermen 7" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-7.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_2" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_2"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_2"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_2"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_2"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_2">&nbsp;</span></span></div></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et ça ne s’arrêtera pas là ! Un autre plat arrive et là, notre Harpo demande à sa manière s’il s’agit encore de cabot :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12273" title="Tre Supermen 8" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-8.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_3" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_3"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_3"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_3"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_3"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_3">&nbsp;</span></span></div></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Apprenant qu’il s’agit de bœuf, il retournera s’asseoir et s’essaierai cette fois-ci aux baguettes pour essayer de choper le riz :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12274" title="Tre Supermen 9" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-9.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_4" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_4"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_4"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_4"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_4"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_4">&nbsp;</span></span></div></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Tout ce mauvais repas qui part à vau-l&#8217;eau lui donnera forcément une envie de gerber dans le premier machin venu :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12275" title="Tre Supermen 10" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-10.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><div style="font-size:14px; line-height:22px !important; margin:0 !important;"><span id="playpause_wrap_mp3j_5" class="wrap_inline_mp3j" style="font-weight:700;"><span class="group_wrap"><span class="bars_mp3j"><span class="loadB_mp3j" id="load_mp3j_5"></span><span class="posbarB_mp3j" id="posbar_mp3j_5"></span></span><span class="T_mp3j" id="T_mp3j_5"></span><span class="indi_mp3j" id="statusMI_5"></span></span><span class="buttons_mp3j" id="playpause_mp3j_5">&nbsp;</span></span></div></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">La conséquence de tout cela ? Un irrésisitible fou rire chez les autres personnages :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12276" title="Tre Supermen 11" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-11.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">&#8220;Mais qu’ils sont cons ces connards de gaijins !&#8221; (nota : le mec au milieu est bien censé joué un maître d’hôtel jap’).</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pour le spectateur, c’est plus un sentiment confus qui domine, quelque part entre la gène et la honte d’être embringué dans un comique de galopins de cantoche.</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-12.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12277" title="Tre Supermen 12" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-12.gif" alt="" width="450" height="247" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et pendant ce temps…</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- On parle vraiment de nous ! Incroyable !</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- Fun force ! Je plane mec !</span></em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: justify;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">On aura cependant moins de honte à suivre les scènes de castagne. C’est la bonne surprise : moins répétitives que dans la série Batman, elles sont un peu sur le modèle de ce que seront les films avec <a href="http://youtu.be/13GKWswXQAU" target="_blank">Bud Spencer et Terrence Hill</a>. Les Trois Supermen ont en effet l’art de la mandale qui claque dans la tronche (les bruitages n’auront pas évolué entretemps) et surtout l’art de la distribuer dans des situations toujours différentes. Surtout, attention ! ça virevolte, ça pirouette et ça double-axelle en balançant les parpaings !</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12278" title="Tre Supermen 13" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-13.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et les double jump front kicks aussi.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Les acteurs ont de réelles capacités athlétiques et contribuent en cela à rendre relativement plaisantes les scènes d’action, même si l’on a plus l’impression d’être au cirque Bodoni que face à un film d’action. Impression qui devient d’ailleurs à la longue entêtante, voire carrément gavante tant la musique de cirque qui accompagne ces scènes est systématique (vous en avez un aperçu dans la bande annonce plus bas).</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-14.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-12279" title="Tre Supermen 14" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-14.gif" alt="" width="450" height="241" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Et pendant ce temps…</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- J’y crois vraiment pas, enfin on nous déterre ! Pour Olrik, Hip, hip, hip…</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- Hourra !</span></em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: justify;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Bref, vous l’aurez compris,</span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Tre Supermen a Tokio</em><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;"> est à apprécier de préférence défoncé à la colle ou beurré au cointreau. Film sympa, à condition de retrouver le temps d’une heure et demie l’âme du gosse émerveillé que vous étiez quand vous admiriez Irma la trapéziste en train de s’envoyer en l’air ou que vous vous esclaffiez aux facéties de Patoche le clown rigolo. Voici la bande-annonce, à vous de voir si ce voyage au centre de l’enfer de l’humour italien vaut la peine d’être tenté :</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/VWo4e3yKYu0&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/VWo4e3yKYu0&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12280" title="Tre Supermen 15" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-15.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span><em style="text-align: center; font-size: 0.8em;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pendant ce temps…</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- Eh bien, qu’est-ce qu’il y a ?</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">- Chais pas, j’ai l’impression que l’article était pas si cool en fait.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">J’allais oublier : le film a-t-il été tourné au Japon ? Aucun doute là-dessus. Si la scène du restaurant semble avoir été tournée en Italie, la scène de poursuite dans Tokyo est sans ambiguïté. C’est d’ailleurs la meilleure scène du film et on se dit qu’il est bien dommage qu’Albertini n’ait pas davantage tiré profit de l’arrière-plan tokyoïte.</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12281" title="Tre Supermen 16" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-16.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12282" title="Tre Supermen 17" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-17.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12283" title="Tre Supermen 18" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-18.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12284" title="Tre Supermen 19" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-19.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12285" title="Tre Supermen 20" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-20.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12286" title="Tre Supermen 21" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Tre-Supermen-21.jpg" alt="" width="528" height="288" /></a></span></p>
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		<title>Like Someone in love (Abbas Kiarostami – 2012)</title>
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		<comments>http://bullesdejapon.fr/2013/04/06/like-someone-in-love/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 14:05:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olrik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Kiarostami]]></category>
		<category><![CDATA[Rin Takanashi]]></category>

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		<description><![CDATA[
Kiarostami fait partie de ces cinéastes que j’ai jusqu’à présent royalement ignorés. Pourtant pas faute de s’ouvrir à d’autres horizons culturels, ceux qui ont l’habitude de lire ce blog auront compris que le Japon est loin de diriger exclusivement mes goûts. Mais malgré cela, certains maîtres (ou  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><span style="font-family: helvetica;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12214" title="like-someone-in-love" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: medium;">Kiarostami fait partie de ces cinéastes que j’ai jusqu’à présent royalement ignorés. Pourtant pas faute de s’ouvrir à d’autres horizons culturels, ceux qui ont l’habitude de lire ce blog auront compris que le Japon est loin de diriger exclusivement mes goûts. Mais malgré cela, certains maîtres (ou simplement auteurs dignes d’intérêt) continuent de n’évoquer en moi pas le moindre titre. Je répare aujourd’hui cette lacune avec le cinéaste iranien grâce à son récent opus japonais, Like Someone in love, projeté lors du dernier festival de Cannes. J’y suis allé sans trop de craintes car on m’avait prévenu : « tu vas voir, c’est lent et il ne se passe presque rien, tu devrais aimer ». Et effectivement, j’ai aimé ce road movie se déroulant à Tokyo le temps d’une nuit et d’une journée. Tout comme j’ai aimé ces personnages réduisant l’intrigue à une sorte de fable, genre auquel Kiarostami semble toujours avoir été associé (« semble » car encore une fois, mon inculture dans sa filmo m’amène à avancer avec prudence ; que le lecteur éclairé ne soit pas trop dur si par moments je donne l’impression de retrouver le fil à couper le beurre), et dont la moralité ici serait fournie par le titre, </span><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Like someone in love</em><em style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style="font-size: medium;">, </span></em><span style="font-size: 16px; font-family: helvetica;">que l&#8217;on pourrait traduire/adapter par : &#8220;rien ne sert d&#8217;aimer, il faut aimer à point&#8221;.<span id="more-12213"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Après, comme pour les fables (surtout de La Fontaine), le lien fable-moralité demande à être travaillé par le spectateur, tout comme l’ultime scène, totalement inattendue. Pas mal de critiques se sont emportés contre elle, la trouvant désinvolte, sans queue ni tête. Ce serait oublié certaines fables de La Fontaine demandant parfois un petit effort de cogitation à son lecteur. Pas toujours limpide, l’univers des fables, ce serait même plutôt le contraire. Le Lecteur peut avoir l’impression d’avancer dans une opacité, dans un univers où les enseignements ne sont pas toujours servis sur un plateau. C’est la glaçante ironie de « la raison du plus fort est toujours la meilleure » dans le Loup et l’Agneau, que l’on aura bien entendu du mal à justifier à la fin. Mais c’est aussi le « Eh bien dansez maintenant ! » de la Cigale et la Fourmi, la première fable, l’ouverture donnant le ton à l’ensemble des douze livres. Dégommée la moralité d’Esope reprochant à la Cigale son imprévoyance, seule subsiste à la fin le refus de la Fourmi, au lecteur de se débrouiller avec.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/rin-takanashi.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12215" title="rin takanashi" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/rin-takanashi.jpg" alt="" width="576" height="383" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Oui, je sais que parmi vous se trouvent des lecteurs qui sont là parce qu’ils ont vu de la lumière dans leur blog préféré. Et je sais aussi que ces lecteurs ne goûtent pas forcément mes articles interminables sur certains films auteurisants. Je ne leur en veux pas, je peux comprendre. A ceux-là j’offre cette belle image où l’on aperçoit tout à gauche la jolie Rin Takanashi, l’actrice principale du film. Si j’étais vous, je continuerais la lecture, qui sait si elle n’enlèvera pas le haut ?</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Cette impression d’opacité, ou plutôt d’avancée vers une clarté mais qui jusqu’au bout n’est jamais totale, je l’ai ressentie tout le long du film. Ignorez donc le critique Pierre Vavasseur pour qui :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> Abbas Kiarostami, Palme d’or en 1997 pour « le Goût de la cerise », s’essaie au goût du saké. Mais trop de boisson fait dormir.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Petite pirouette pratique qui permet de s’épargner tout effort intellectuel. &#8221; Oubliez encore plus la « non-critique » de Bernard Achour qui nous sort :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>C&#8217;est par conséquent avec une réelle curiosité qu&#8217;on entre d&#8217;abord dans la non-histoire qu&#8217;il nous &#8220;non-raconte&#8221; ici. Puis avec une bonne volonté de plus en plus vacillante qu&#8217;on finit par décrocher son permis de dormir à force d&#8217;écouter ses personnages bavarder dans leurs voitures.</em></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Qu’est-ce qu’une histoire ? Qu’est-ce que « raconter une histoire » ? Il serait intéressant qu’il nous l’explique. Anchour me fait définitivement penser à ces critiques qui réagissent épidermiquement à un Noé ou un Mallick parce que leur mode de narration résonne moins en terme d’intrigue structurée par des scènes plutôt qu’en terme d’idées développées par un flux d’images. Par ailleurs, quelqu’un pour lui expliquer que les dialogues ne sont en aucun cas du « bavardage » ne serait pas du luxe puisque ce terme suppose une conversation sur tout et rien. Or, s’il y a un film où l’on ne « bavarde » pas c’est bien celui-ci puisque la moindre parole ici fait sens : elle apporte quelque chose soit sur le personnage, soit sur son histoire, soit sur le développement de l’intrigue. Le permis de dormir est donc franchement déconseillé.</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Rin-Takanashi-2.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12216" title="Rin Takanashi 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Rin-Takanashi-2.jpg" alt="" width="420" height="609" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Et pour toi aussi nom d’une pipe ! Ouvre-moi donc ces paupières, c’est maintenant que les choses sérieuses commencent.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">L’histoire, en deux mots : Akiko, jeune prostituée, ne sait pas comment se défaire de son petit-ami jaloux au dernier degré. En attendant de mettre peut-être un terme à leur relation, la jeune femme est envoyée par son souteneur passer une soirée avec un vieil homme, Takashi. Celui-ci, ex-professeur de fac et désormais écrivain, la reçoit sompteusement, apparemment plus décidé à passer avec elle un charmant dîner aux chandelles plutôt qu’une nuit passionnée au lit (mais on ne saura pas comment ils auront passé la nuit). Le lendemain, Takashi la raccompagne à la fac pour un examen. Pas de bol, le petit ami (Noriaki) est là qu’il l’attend pour lui demander où elle était la nuit précédente. Le ton monte, Akiko parvient à entrer dans l’établissement tandis que le jeune homme se rapproche du vieil écrivain pour lui demander qui il est. Takashi mentira en disant qu’il est le grand-père d’Akiko. Mais il en profitera aussi pour essayer de convaincre le jeune homme que le mariage n’est pour l’instant pas une bonne idée, que le jeune homme n’a pas encore assez d’expérience et qu’il lui faut déjà apprendre une chose : ne pas poser de questions lorsque l’on sait que la réponse sera un mensonge.   Noriaki retournera vaquer à ses affaires relativement apaisé mais il découvrira inopinément que le vieil homme lui a menti sur son lien de grand-père. Les représailles seront assez désagréables…</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: center;"> </span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Rin-Takanashi-3.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-12217" title="Rin Takanashi 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Rin-Takanashi-3.jpg" alt="" width="377" height="614" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><em>Bien plus désagréable par exemple que d’avoir un rancard avec Rin sur un gros canapé rouge.</em></span></p>
<h2 style="text-align: justify;">Ersatz d’amour</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ce qui est important dans <em>Like Someone in love</em>, c’est bien évidemment le « like ». On retrouve le thème bien connu de l’apparence, du faux-semblant, de l’être qui joue la carte d’un sentiment en toc. Chez La Fontaine, ça donne le loup qui s’exerce à la pratique de l’argumentation avant de comprendre que ce n’est pas dans sa nature et qu’un bon coup de mâchoire dans la gorge de l’agneau est tout de même plus simple. Ici, c’est l’amour qui sonne faux. <strong>Quand on n’est pas réellement amoureux, il peut être dangereux de se conduire comme tel</strong>. Cela pourrait être la moralité, moralité qui s’applique d’abord à Akiko, qui reste avec son petit-ami, pensant qu’après tout il est normal de se disputer (mais son souteneur lui fera remarquer que dans son cas les disputes sont perpétuelles et étaient présentes dès le début de leur relation). Le vieil homme l’illustre également puisque la venue de la jeune femme chez lui sonne comme une volonté de créer un moment intime et feutré autour d’un bon dîner comme s’il était amoureux comme au temps de ses vertes années, volonté certes touchante et plutôt inoffensive mais qui va l’amener à créer des liens avec une inconnue et l’entraîner avec elle dans ses problèmes. Enfin Noriaki, esprit confus obsédé par un respect d’une certaine tradition et par l’ordre, la réussite individuelle. « Réussite » d’abord en tant que mâle : il est 3<sup>ème</sup> dan de karaté. Puis réussite professionnelle : il a monté son propre garage et est apparemment tout fier d’y emmener le faux grand-père pour faire une petite réparation à sa voiture. Il n’y a que pour la réussite sentimentale que ça coince. L’idée de mariage, consécration ultime dans ce domaine, semble l’obséder au dépend de la simple idée de l’amour. Il fait penser à ces vieux barbons dans les comédies de Molière qui veulent se marier avec des femmes jeunes et belles, à condition qu’elles restent à la maison pour s’occuper des enfants et qu’elles ne jouent surtout pas aux galantes émancipées. Lui aussi, plutôt que de s’enfoncer dans un ersatz d’amour, ferait mieux de faire le dos rond en attendant mieux et continuer de s’occuper à remplacer ses pneus et à installer ses courroies de transmission.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;">Acte I : Akiko, la fille aveugle</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ce faux-semblant amoureux, cette incapacité à voir clair sur ses sentiments, le film n’a de cesse de les développer  à travers ces notions de transparence et d’opacité. Prenez la première scène :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12220" title="Like someone in love 1" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-1.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Ouverture dans un bar lounge en plan fixe. Ça n’a l’air de rien sur l’image, mais on se sent tout de suite enveloppé par l’ambiance. On n’est pas un spectateur mais bien un client, comme le suggère le verre et la bouteille au premier plan. Véritablement, on est bien, confortable, lové dans cet univers confortable où tout semble lisse, sans aspérités, micro-univers parfait où les gens ne sont là que pour être heureux. En un mot, on pourrait dire que tout y est transparent, le bonheur coule forcément de source. Et puis l’opacité va peu à peu s’immiscer. En fait, on l’a dès les premières secondes. Dominant le brouhaha feutré et la musique jazz, une voix féminine parle. D’où vient-elle et à qui parle-t-elle ? Impossible de le savoir. Puis la jeune femme aux cheveux rouges se retourne et fait des signes à quelqu’un qui semble être non loin de la bouteille, juste à côté de nous. Elle se lèvera d’ailleurs pour se planter en face du verre et saisir un keitai que lui tendra l’inconnue. L’opacité est alors levée, on comprend que la voix est celle d’une jeune femme qui appelait un petit-ami apparemment inquiet de savoir dans quel endroit elle se trouvait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Pourtant, à la lénifiante opacité de la situation où se trouvait le spectateur au départ succède celle dans laquelle cette Akiko se trouve engluée. On comprend vite que le petit ami est du genre crampon maladivement jaloux. Un soupçon arrive aussi : celui concernant les activités nocturnes de cette Akiko et de son amie aux cheveux rouges, Nagisa. Le soupçon est levé quand vient s’asseoir en face d’elle cet homme :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12221" title="Like someone in love 2" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-2.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Là aussi, l’apparence est trompeuse. Loin de l’image du petit mac au mauvais goût ostentatoire, il s’agit de son souteneur, homme tiré à quatre épingles et inspirant la confiance. Sur l’image, Nagisa lui rend ses lunettes qu’elle vient de nettoyer minutieusement. Dans un film où les vitres, les fenêtres ont une importante fonction symbolique, le geste n’est pas sans signification sur la nature ce cet homme. De tous les personnages, il est le seul (peut-être aussi Nagisa) à être clairvoyant sur la vie en général et sur la nature de la relation d’Akiko avec Noriaki en particulier. Il lui conseillera sans ambages de rompre. Et puis, comme les affaires passent avant tout, il lui demandera de se préparer à rejoindre un client, un vieil homme auquel il semble faire grand cas (c’est en fait un de ses anciens professeurs). Encore remuée du malaise qu’a suscité sa conversation avec Noriaki, Akiko refuse d’abord avec véhémence. Mais ce n’est qu’un faux-semblant de colère :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12222" title="like someone in love 3" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-3.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le mac quittera la salle pour donner un coup de téléphone dehors. Pas besoin de se mettre en colère, il lui donnera même une petite tape amicale à l’épaule au passage. Qu’il soit derrière les verres de ses lunettes ou la vitrine d’un bar, il est l’homme qui voit clairement et qui sait bien ce qu’il en est réellement des choses. Et son reflet recouvrant Akiko donne l’impression que de toute façon, son libre-arbitre n’est qu’une apparence de libre-arbitre. Contrairement à lui, elle ne voit pas clair, elle est un être destiné à évoluer constamment dans une sorte d’aquarium plus ou moins grand : Tokyo, un bar, ou une voiture :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12223" title="like someone in love 4" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-4.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Scène absolument hypnotique. Dans le taxi qui doit la mener chez son client, Akiko écoute les messages laissés sur son répondeur. Parmi eux, des messages de sa grand-mère, venue à Tokyo le temps d’une journée uniquement pour la voir. Depuis son arrivée, elle poireaute dans les environs de la gare, attendant sa petite-fille. Une tension s’opère alors dans l’esprit d’Akiko, désireuse de voir sa grand-mère mais en même temps bien obligée de faire son job, job nocturne symbolisé par les reflets des néons qui recouvrent son visage. Akiko demandera bien au chauffeur de la mener devant la gare où doit l’attendre sa grand-mère, mais ce sera juste pour l’observer de sa fenêtre :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12224" title="like someone in love 5" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-5.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Cela fait un peu tarte à la crème d’évoquer Ozu, mais tout se passe comme si le film se dépouillait peu à peu des oripeaux d’un monde d’avant, celui des personnages généreux des films d’Ozu, soucieux de la famille et des rapports sociaux, ou encore celui des films avec Tora san, où l’on va porter rescousse à de jeunes âmes un peu perdues dans les lumières de la ville. C’est un peu d’ailleurs ce que veut faire l’aïeule puisque dans un message elle exprime son inquiétude après être tombé sur un flyer douteux où figurait une jeune fille ressemblant étrangement à Akiko. Le champ/contrechamp cher à Ozu est par ailleurs souvent utilisé lors des nombreuses conversations du film. Citation qui pourrait être rassurante mais là aussi, la jonction avec le cinéma d’Ozu ne se fait pas totalement puisque les personnages ne sont pas montrés totalement de face, mais légèrement de biais. Du coup, bien que l’on espère qu’Akiko quitte le taxi pour aller serrer dans ses bras sa chère grand-mère et que celle-ci parvienne à lui faire prendre une autre direction à sa vie, on devine que  cela ne sera pas. Au contraire, Akiko s’enfoncera un peu plus dans sa vie murée de miroirs :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12225" title="like someone in love 6" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-6.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<h2 style="text-align: justify;">Acte II : Takashi, l’homme qui voit mais qui fait quand même semblant</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dans la deuxième partie entre donc en scène le vieil homme. Comme pour Akiko dans le bar lounge, sa présence se fait d’abord symboliquement sous le signe de l’opacité :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12226" title="like someone in love 7" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-7.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Puis nous découvrons son visage ainsi que son appartement :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-7b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12227" title="like someone in love 7b" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-7b.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Muni comme le souteneur d’une paire de lunettes, et doté comme lui d’un âge qui lui a permis d’acquérir de l’expérience, le vieux Takashi sait voir, y compris à travers une fenêtre. Alors qu’Akiko ne faisait que « voir » dans son taxi les lumières de la ville défiler devant elle, Takashi « regarde » <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-7c.jpg" target="_blank">la personne en train de sortir du taxi</a>. Et chez lui, il continuera à la regarder et à comprendre l’illusion de leur relation. S’il est « like someone in love », au moins en a-t-il parfaitement conscience, comme le suggère ce plan où on le voit un peu désabusé, alors qu’il se trouve seul, Akiko s’étant absentée aux toilettes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A l’opposé, Akiko semble s’enfoncer sans retenue dans son monde d’illusions. Oubliée la grand-mère, elle est maintenant tout sourire :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12229" title="like someone in love 8" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-8.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">En bonne professionnelle, elle montre d’un enjouement et d’un intérêt pour son client absolument parfait, même si le spectateur peut se demander si ce nouveau visage n’est pas la conséquence d’un bien être lié à cette plongée dans une confortable petite bulle surannée qui a plus à voir avec sa propre enfance qu’avec sa vie actuelle. Quand elle aperçoit un tableau au mur (après la grand-mère à la place de la gare, on remarquera qu’à chaque fois où elle « regarde », c’est en rapport avec le passé), elle raconte aussitôt que le même lui avait été offert par un oncle quand elle était petite fille. Précisons ici qu’il s’agit d’une peinture de Chiyoji Yazaki intitulée <em>l’Entraînement du perroquet</em>. Déjà trompée par les faux-semblants, Akiko ajoute qu’elle a toujours cru que c’était le perroquet qui entraînait la femme plutôt que l’inverse. C’est ce que lui avait raconté l’oncle taquin à l’adolescente d’alors, ainsi que la jeune fille représentée était elle-même, chose que la jeune Akiko avait aussi parfaitement gobé. En bon « voyant », Takashi lui ouvrira les yeux sur la nature réelle du tableau. Cela ne l’empêchera de se vautrer dans des mignardises supposées créer un lien de complicité avec le client :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12230" title="like someone in love 9" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-9.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Prenant la pose à côté du tableau pour montrer poussivement un semblant de ressemblance, Akiko ne donnera pas vraiment l’impression de susciter plus que ça une grande sympathie chez le vieil homme, ce dernier comprenant sans doute que cette femme, un brin hystérique dans sa joie, ne joue là qu’un rôle. Le fiasco est en cours et sera complet quand Akiko décidera d’aller elle-même au lit, invitant le vieil homme à venir la réchauffer sous la couette. Takashi refusera et fera tout pour l’inviter à le rejoindre à table, en vain. Engoncée dans son rôle de prostituée, Akiko est redevenue un pantin opaque :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12231" title="like someone in love 10" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-10.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<h2 style="text-align: justify;">Acte III : Noriaki, l’Argus qui veut être regardé</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le lendemain, Takashi accompagne Akiko en voiture à la fac. A priori, ils n’ont pas couché ensemble mais subsiste tout de même une ambiguïté concernant l’expression un brin satisfaite du vieillard, expression qu’il est bien difficile d’interpréter. Problème, à l’entrée de la fac l’attend un Noriaki bien excité et décidé à lui faire cracher où elle se trouvait la nuit précédente. On sent que les gifles ne sont pas loin mais heureusement, Akiko parvient malgré tout à se faufiler à l’intérieur du bâtiment. C’est alors que Noriaki aperçoit l’homme qui a accompagné Akiko en voiture et décide d’entrer en contact avec lui :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12232" title="like someone in love 11" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-11.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le moyen est tout simplement de lui demander du feu. Alors que les deux autres personnages se calfeutrent dans des cloisons (mais avec des lucidités différentes) , celui-ci cherche à franchir cette cloison, à pénétrer les secrets des gens plutôt que de retourner son regard vers lui-même en se demandant si son amour pour Akiko n’est pas qu’une vaste blague vouée à le faire souffrir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Autre chose, on sent chez lui un côté imbu, fier de sa petite réussite. Lors de sa discussion avec Takashi, on aura droit à nouveau à de généreuses rasades de champ/contrechamp, mais alors qu’il est montré de face, comme si nous étions à la place de Takashi (puis d’Akiko lorsque cette dernière reviendra et s’installera sur la banquette arrière), le vieil homme sera quant à lui montré du point de vue d’une caméra au niveau du pare brise. Manière de signifier que le jeune homme est incapable de regarder les autres car exclusivement occupé de sa petite personne et de sa réussite personnelle. Avec à la clé la peur, l’obsession du mensonge qui le cocufierait et le ridiculiserait aux yeux des autres. Akiko est à peine entrée dans la voiture qu’il dégaine ceci :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12233" title="Like someone in love 12" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-12.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Douteux flyer sur lequel apparaît une fille ressemblant étrangement à Akiko. C’est un de ses employés mécanos qui le lui a montré le sourire aux lèvres (employé que l’on verra plus tard avec un méchant cocard à l’œil). Il ne dit pas que c‘est elle, il signifie juste par là qu’attention ! il est vigilant et qu’il faudrait voir à ne pas le prendre non plus pour une truffe. En fait il y a de l’Argus en lui. Pour utiliser ses yeux afin de veiller au grain, il est très fort. Pour ce qui est de les utiliser pour comprendre l’effondrement psychologique d’Akiko lorsqu’elle se trouve en sa présence, ainsi que la décrépitude de leur relation, c’est autre chose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Dans la scène suivante, on le voit avec une fierté difficilement contenue montrer à ses hôtes le garage dont il est le patron. Tandis qu’il se pavane à faire l’homme qui a réussi, le spectateur assiste à ce plan :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12234" title="Like someone in love 13" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-13.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Après avoir réussi à pénétrer dans la bulle/voiture de Takeshi Akiko, on le voit à nouveau de l’autre côté, et doublement même puisque le capot la cache. A cet instant, le visage d’Akiko reflété dans le rétroviseur nous donne l’impression que sa décision est prise : en ce qui concerne sa relation avec Noriaki, c’est bien fini, elle ne sera plus « like someone in love ».</span></p>
<h2 style="text-align: justify;">Acte IV : Fenêtre sur cour</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le film aurait parfaitement pu s’arrêter là. Noriaki, comprenant qu’il a été joué par le vieil homme, reviendra à la charge et montrera que oui, décidément, faire semblant d’être amoureux n’est pas une bonne chose. Cette dernière péripétie ne semble avoir d’autre but que d’amener l’ultime plan du film, ce plan perçu comme un foutage de gueule par certains critiques, mais que je préfère voir comme une de ces chutes brutales propres à certaines fables, chutes qui illuminent ou obscurcissent d’un coup la moralité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">En fait, l’intérêt de cette dernière partie est surtout lié à l’introduction de cet ultime et étrange personnage :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12235" title="Like someone in love 14" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-14.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Il s’agit de la voisine de Takashi, une vieille pie passant sa vie à espionner de sa fenêtre ce qu’il se passe alentours. Mais elle a beau regarder de tous ses yeux, sa vision n’en est pas moins opaque :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12236" title="Like someone in love 15" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-15.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Plan subjectif à travers les rideaux de sa fenêtre. Elle aura beau les écarter, sa vision restera fausse puisqu’elle croira qu’Akiko est la petite-fille de Takashi. D’une certaine manière, elle est pire que Noriaki : autant celui-ci n’était pas totalement dupe par rapport à certains signes (le flyer), autant elle semble les prendre pour argent comptant  (Akiko lui fera croire que le mouchoir qu’elle tient à sa bouche est à cause d’un mal de dent alors qu’en fait elle a été frappé par Noriaki).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Au premier abord, elle semble constituer un parfait double inversé d’Akiko : elle est vieille, Akiko est jeune. Elle est vieille fille, Akiko est prostituée. Elle passe son temps à scruter à travers sa fenêtre, c’est Akiko qui est scrutée à travers les fenêtres (par son souteneur au bar lounge, par le spectateur lors de son trajet au taxi, enfin par Takeshi lors de son arrivée en face de chez lui). Enfin elle n’hésite pas à débiter toute sa vie privée alors qu’Akiko s’efforce de la cacher (à Norioki comme à sa grand-mère). Tout les oppose et pourtant elles ont un point communj : la faillite de leur vie sentimentale puisque la femme avoue avoir désiré dans ses jeunes années se marier avec Takeshi. Cela n’a malheureusement pas été possible puisqu’il s’est marié avec une autre, mais en conséquence, on apprend que cet espionnage de tous les instants via sa fenêtre n’a d’autre but que de guetter, de se rapprocher par procuration de l’homme qu’elle aime. Un plan saisira le vide saisissant de son existence :</span><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12237" title="Like someone in love 16" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/Like-someone-in-love-16.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Mur de briques faisant ici écho à une autre scène vue précédemment :</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> <a href="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12230" title="like someone in love 9" src="http://bullesdejapon.fr/wp-content/uploads/2013/04/like-someone-in-love-9.jpg" alt="" width="600" height="363" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">A cet instant, on a l’impression que la vieille femme est ce que pourrait être Akiko si elle ne dirige pas avec plus de lucidité sa vie sentimentale. La commère a quitté la fenêtre, car le frère handicapé dont elle a la charge vient d’entrer et se met à brailler des ordres. Autant dire là aussi qu’on imagine bien volontiers Noriaki bien des années plus tard rentrer chez lui ainsi et malmener une Akiko malheureuse et soumise. Après avoir été frappée par Noriaki, elle ne peut qu’être frappée par la scène qu’elle entend et qui préfigure ce qui l’attend si elle ne donne pas une autre direction à sa vie, par exemple en éclatant ces parois vitrées qui jusque là l’enfermait dans un univers trompeurs. Je laisse au lecteur la surprise de découvrir comment se fera cette ultime libération…</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;">Le DVD se trouve chez MK2. Que ceux qui ne jurent que par le Blu-ray ne soient pas déçus, la copie est vraiment magnifique et parvient aisément à faire oublier que l’on ne se trouve « que » devant un DVD.</span></p>
<p><iframe style="width: 120px; height: 240px;" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=buldejap-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=B00ABIPJ16&amp;ref=qf_sp_asin_til&amp;fc1=FFFFFF&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=9600B7&amp;bc1=000000&amp;bg1=000000&amp;f=ifr" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="320" height="240"></iframe><br />
<span style="font-family: helvetica; font-size: 16px; text-align: justify;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/7pldnaSGSyY&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/7pldnaSGSyY&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/CBIDYcFOg3A&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/CBIDYcFOg3A&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica; font-size: 16px;"><span style='display:block;text-align:center;'><object width='600' height='365'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ehyMLzL1DZE&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' /><param name='mode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/ehyMLzL1DZE&amp;border=0&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='600' height='365' /></object></span></span></p>
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