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	<description>Cabinet de curiosité</description>
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		<title>#MuseumWeek, numérique et service public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 12:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[analytics]]></category>
		<category><![CDATA[musées]]></category>
		<category><![CDATA[MuseumWeek]]></category>
		<category><![CDATA[statistiques]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
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					<description><![CDATA[De l'impact des campagnes numériques dans la culture : se mesure-t-il ? Faut-il ? A-t-on le droit ? Comment ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis ce lundi, beaucoup d&rsquo;institutions de la culture ou du patrimoine sont très présentes sur Twitter à l&rsquo;occasion de l&rsquo;édition 2016 de #MuseumWeek.</p>
<p>Puisque je suis depuis des années un grand nombre de ces institutions, cet événement représente l&rsquo;essentiel de mon flux Twitter, et je sais qu&rsquo;il représente un enjeu et un temps investi loin d&rsquo;être négligeable pour les équipes chargées de la communication numérique dans les musées.</p>
<p>Aussi, j&rsquo;ai cherché à me mettre à leur place. Si je consacrais une semaine, voire plus en comptant la préparation des contenus, à une telle opération en ligne, je me demanderais à qui je m&rsquo;adresse, qui lit réellement le contenu que j&rsquo;ai produit et fait produire. Je chercherais à me donner un bilan de l&rsquo;utilité/l&rsquo;efficacité/l&rsquo;efficience/le résultat/l&rsquo;effet de cet investissement de mon temps professionnel, voire personnel. Qualifier par exemple si j&rsquo;ai touché de nouveaux publics, quantifier le nombre d&rsquo;échanges et le comparer à ce qu&rsquo;il était l&rsquo;année précédente à la même période, ou à ce qu&rsquo;il était avant la #MuseumWeek. Par exemple.</p>
<p>Et au bout de mon idée, ce que je voyais, c&rsquo;était la possibilité pour cette communauté de se donner collectivement un outil descriptif, des méthodes d&rsquo;analyse permettant dans un premier temps d&rsquo;évaluer les effets de leur investissement dans une opération, et dans un second temps de pouvoir faire évoluer les opérations récurrentes, de les personnaliser ou d&rsquo;en créer de nouvelles.</p>
<p>J&rsquo;ai donc posté un message sur la page Facebook du groupe MuzeoNum (pendant du wiki http://www.muzeonum.org/) :</p>
<blockquote><p>Amis musées,</p>
<p>Une question me taraude chaque année face à MuseumWeek (mais pourrait autant me tarauder pour d&rsquo;autres événements) :</p>
<p>Quel est le ROI de MuseumWeek ? Le mesurez-vous ?</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit peut-être pas d&rsquo;un ROI immédiat en termes d&rsquo;entrées, il s&rsquo;agit peut-être d&rsquo;un ROI sur un terme plus lointain et en termes de reach de la présence du musée sur le net…</p>
<p>Quelles métriques avez-vous pour estimer des effets multi-critères d&rsquo;événements… voire pour qualifier/quantifier a posteriori l&rsquo;intérêt d&rsquo;une MuseumWeek ou d&rsquo;une autre campagne ?</p>
<p>Et si un jeu de métriques n&rsquo;existe pas à ce jour concernant la MuseumWeek, est-ce qu&rsquo;il ne serait pas intéressant qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;institutions partage des chiffres, ou éventuellement seulement des statistiques d&rsquo;évolution ?</p>
<p>Histoire que la communauté muséale ait une idée claire de l&rsquo;intérêt d&rsquo;une telle opération et ne le fantasme pas.</p>
<p>C&rsquo;était la réflexion du soir, mais peut-être que ces évaluations existent déjà. Si c&rsquo;est le cas je suis preneur !</p></blockquote>
<p>A cette question j&rsquo;ai eu plusieurs réponses. On m&rsquo;a rappelé un projet prometteur d&rsquo;outil statistique, avancé et hélas abandonné, il y a plusieurs années. Puis je pense que mon message a été l&rsquo;objet d&rsquo;un quiproquo qui a réveillé une forme de résistance face à ce qui aurait été compris comme une volonté d&rsquo;évaluer la rentabilité immédiate des activités des équipes numériques dans des institutions de service public.</p>
<p>Un mea culpa d&rsquo;abord. J&rsquo;ai fait l&rsquo;erreur d&rsquo;utiliser un peu rapidement le terme de ROI que j&rsquo;entendais dans un sens global : attirer de nouveaux profils de visiteurs numériques, avoir plus d&rsquo;échanges avec eux, pourrait en être un. Heureusement, je l&rsquo;ai nuancé immédiatement après l&rsquo;avoir introduit.</p>
<p>J&rsquo;aurais peut-être dû utiliser d&rsquo;autres termes moins associés aux enjeux financiers des institutions&#8230; même si ils sont bien là.</p>
<p><strong>Ce que mon message a touché</strong></p>
<p>Mon message a touché sans le vouloir à trois points névralgiques : la notion de service public, la place des activités numériques dans la culture (encore jeunes par rapport aux échelles de temps de ce secteur), la pression financière grandissante sur les institutions du fait de la baisse des financements publics.</p>
<p>Que se passe-t-il ? La raréfaction des fonds publics met une pression générale sur les établissements. Elle force les institutions à faire des arbitrages dans ses missions de service public. Parallèlement à tout ce que des arbitrages peuvent comporter de stratégie et d&rsquo;image, ils reposent généralement sur des indicateurs de résultats.</p>
<p>Et comme cela a été très bien dit, le numérique connote la possibilité de la mesure, si trompeuse qu&rsquo;elle puisse être. Mais c&rsquo;est aux artisans du numérique qu&rsquo;il revient d&rsquo;expliquer ce qui des chiffres fait sens.</p>
<p>Au-delà donc de mon intérêt personnel de mesure de l&rsquo;effet de mes actions, projeté à la place des chargés du numérique dans les musées, se trouve un véritable enjeu de plus en plus présent. Je pense qu&rsquo;un outil comme celui que j&rsquo;ai mentionné en creux, s&rsquo;il venait des artisans du numérique eux-mêmes, ne serait pas du tout l&rsquo;outil d&rsquo;évaluation qui vient d&rsquo;en haut et sanctionne, mais celui qui vient d&rsquo;en bas et prouve, illustre, explique.</p>
<p><strong>Maintenant, pour poursuivre la question, ce qui me semblerait intéressant, ce serait que les chargés du numérique du secteur culturel ayant des pratiques existantes d&rsquo;analyse des effets de leurs campagnes puissent en parler, les décrire, les partager, identifier des besoins communs et des manques.</strong></p>
<p><em>(En aparté : Dès qu&rsquo;un besoin métier aura été défini, les outils informatiques et mathématiques existent, plus qu&rsquo;on ne le croit, et leur mise en oeuvre est certainement intéressante. Un écueil serait de commencer par s&rsquo;extasier devant la magnificence de ses techniques et de chercher ensuite les intéressantes questions métiers permettant de les appliquer.)</em></p>
<p><strong>Bon, on s&rsquo;y met ?</strong> Qui vient ? Si 6 chargés du numérique dans des institutions se manifestent, on fait un barcamp de 2h ?</p>
<p></p>
<p><small><strong>Deux références qui m&rsquo;ont été citées</strong></p>
<ol>
<li>Analyses quantitatives et catégorielles des tweets émis dans le cadre de l’évènement #MuseumWeek2015 : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01217118</li>
<li>Trois idées reçues sur le numérique au musée : https://dasm.wordpress.com/2014/04/30/trois-idees-recues-sur-le-numerique-au-musee/</li>
</ol>
<p></small></p>
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		<title>Absence/présence de la matière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2015 14:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts asiatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cernuschi]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Séoul]]></category>
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					<description><![CDATA["Séoul Paris Séoul", au musée Cernuschi, musée des arts de l'Asie de la Ville de Paris]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&rsquo;avais pas spécialement prévu de retrouver une écriture associée à l&rsquo;actualité des expositions, mais j&rsquo;ai accepté l&rsquo;invitation à une visite guidée par le commissaire de l&rsquo;exposition <a href="http://www.cernuschi.paris.fr/fr/expositions/seoul-paris-seoul-1">« Séoul Paris Séoul »</a> au <a href="http://www.cernuschi.paris.fr/fr/cernuschi-paris-fr-page-d-accueil">musée Cernuschi</a>, dans lequel je n&rsquo;étais jamais entré malgré mes années de chroniques culturelles.</p>
<p>J&rsquo;étais venu curieux et sans aucune connaissance sur l&rsquo;art contemporain coréen. Organisée à l&rsquo;occasion de l&rsquo;année de la Corée en France, l&rsquo;exposition « Séoul Paris Séoul » montre une sélection, forcément partielle et partiale comme le souligne le commissaire, d&rsquo;artistes coréens ayant travaillé ou travaillant toujours en France.</p>
<p>Ce choix d&rsquo;œuvres représentatif d&rsquo;une scène plutôt abstraite m&rsquo;a beaucoup plu, ce que j&rsquo;ai confié au commissaire à la fin de la visite. Jamais il ne m&rsquo;avait été donné de voir dans une exposition autant d&rsquo;œuvres d&rsquo;artistes qui portent leur intérêt sur plusieurs des questions qui éveillent ma curiosité : la matière et ce qu&rsquo;elle peut, le processus mécanique ou manuel, l&rsquo;outil et ce qu&rsquo;ils peuvent, avec une touche supplémentaire de calligraphie qui ne pouvait que me parler.</p>
<p>(Et pourtant je ne me sens pas du tout attiré par la démarche du mouvement <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Supports/Surfaces">Supports/Surfaces</a>&#8230; j&rsquo;ai quelque chose à creuser.)</p>
<p>J&rsquo;ai passé sous silence dans cette liste l&rsquo;importance dans l&rsquo;exposition du symbolisme élémentaire de chaque matière et du rôle du tableau comme microcosme : celui-ci se réalise en particulier dans le dernier tableau que vous verrez si vous visitez l&rsquo;exposition.</p>
<p>On ne peut certainement pas résumer l&rsquo;art contemporain coréen à ces quelques préoccupations, et même pas ses courants abstraits, mais elles semblent structurantes. On assiste à une métamorphose, à des entrelacements entre d&rsquo;une part une esthétique et des pratiques traditionnelles, une influence de la pratique picturale chinoise, et d&rsquo;autre part la marque des recherches des écoles abstraites occidentales, vers une identité coréenne indéniable.</p>
<p>Comme toujours, je cherche quelles lectures pourraient éclairer et poursuivre ma visite. J&rsquo;ai d&rsquo;abord, en pleine visite, pensé à ma propre référence en termes de recherche sur la matière et le procédé, Simon Hantaï. Le livre qui vient alors à l&rsquo;esprit est <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/270731630X/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=270731630X&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">L&rsquo; Etoilement</a><img decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=270731630X" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /> de Didi-Huberman. Mais on est alors uniquement du côté des recherches occidentales. Du côté des origines traditionnelles, je découvre, en me documentant pour écrire sur « Séoul Paris Séoul », un ouvrage de François Jullien dont le titre seul présage bien : <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2757813234/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2757813234&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">La grande image n&rsquo;a pas de forme</a><img decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2757813234" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" />. Je l&rsquo;ajoute à la longue liste de livres qui me tentent et que je risque d&rsquo;acheter compulsivement !</p>
<p>D&rsquo;autres références à me conseiller ? Vos réactions ou impressions à me confier ?</p>
<p><em>Crédits image : BANG Hai Ja (1937 &#8211; ) / Naissance de lumière, 2014 / 128,5 x 128 cm – pigments naturels sur papier / © Bang Hai Ja/Jean-Martin Barbut</em></p>
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		<title>Mosaïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 17:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Freud]]></category>
		<category><![CDATA[Judaïsme]]></category>
		<category><![CDATA[MAHJ]]></category>
		<category><![CDATA[Michel-Ange]]></category>
		<category><![CDATA[Moïse]]></category>
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					<description><![CDATA["Moïse, figures d'un prophète", au musée d'art et d'histoire du Judaïsme]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mosaïque : le même adjectif désigne ce qui vient de Moïse, et l&rsquo;assemblage de morceaux variés qui composent une seule représentation. C&rsquo;est donc le mot idéal pour parler de l&rsquo;exposition qui s&rsquo;est ouverte le 14 octobre 2015 au <a href="http://www.mahj.org/fr/index.php">musée d&rsquo;art et d&rsquo;histoire du Judaïsme</a>. <a href="http://www.mahj.org/fr/3_expositions/expo-Moise-Figures-d-un-prophete-au-Mahj.php?niv=2&#038;ssniv=1">« Moïse, figures d&rsquo;un prophète »</a>, c&rsquo;est en effet l&rsquo;occasion de montrer les figures de ce prophète, rendues nombreuses par son cumul des fonctions royales, législatrices, sacerdotales et prophétiques, par les appropriations par les iconographies juives, catholiques, protestantes, et les va-et-vient entre elles.</p>
<p>Figure faisant un pont entre la culture juive et la culture chrétienne, sa représentation même est le sujet de débats. Après son entrevue avec Dieu sur le mont Sinaï, sa tête est-elle surmontée de rayons ou de cornes ? Le mot קָרַן (<em>qaran</em>) a les deux sens ! Il faut aux chrétiens remonter aux origines hébraïques de l&rsquo;Ancien Testament pour essayer de répondre. Les artistes, dans le doute, vont parfois représenter Moïse avec des cheveux/rayons/cornes difficiles à distinguer&#8230;</p>
<p>Ma culture des iconographies juive et chrétienne ne me permet pas de vous livrer une critique légitime de l&rsquo;exposition, aussi je préfère me contenter d&rsquo;évoquer quelques facettes de celle-ci qui ont piqué ma curiosité, ou qui sont des préoccupations constantes pour moi, comme la question de la traduction, de l&rsquo;interprétation, de la transmission par le langage.</p>
<p>C&rsquo;est la dernière partie de l&rsquo;exposition qui a piqué ma curiosité. Intitulée « Portrait de l&rsquo;artiste en Moïse », elle aborde l&rsquo;identification des artistes à la figure d&rsquo;un personnage visionnaire, prophète, interlocuteur privilégié de Dieu. La sculpture de Moïse par Michel-Ange, « Moïse des artistes », pour le tombeau du pape Jules II, est l&rsquo;une des plus importantes représentations de Moïse dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art.</p>
<figure id="attachment_5437" aria-describedby="caption-attachment-5437" style="width: 787px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2015/11/moise_michelange1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2015/11/moise_michelange1.jpg" alt="Mausolee de Jules II : Moise, 1513-1545. Sculpture de la renaissance realisee par Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange (Michelange ou Michel Ange, 1475 - 1564). Eglise San Pietro in Vincoli, Rome. ©Jemolo/Leemage" width="787" height="1000" class="size-full wp-image-5437" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2015/11/moise_michelange1.jpg 787w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2015/11/moise_michelange1-236x300.jpg 236w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2015/11/moise_michelange1-275x350.jpg 275w" sizes="(max-width: 787px) 100vw, 787px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5437" class="wp-caption-text">Mausolee de Jules II : Moise, 1513-1545. Sculpture de la renaissance realisee par Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange (Michelange ou Michel Ange, 1475 &#8211; 1564). Eglise San Pietro in Vincoli, Rome.<br />©Jemolo/Leemage</figcaption></figure>
<p>Cette sculpture, où Moïse est représenté cornu, avec une musculature impressionnante, est d&rsquo;un intérêt particulier pour Sigmund Freud. Dès 1914, il lui consacre un article dans la revue Imago : <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2757854089/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2757854089&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">Le Moïse de Michel-Ange</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2757854089" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /><br />
. La figure de Moïse restera importante pour Freud tout au long de sa vie, et il finira par lui consacrer un livre, son dernier : <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2130590047/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2130590047&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">L&rsquo;homme Moïse et la religion monothéiste</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2130590047" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" />, publié en 1939, année de la mort du fondateur de la psychanalyse.</p>
<p>« Le Moïse de Michel-Ange », c&rsquo;est un texte qui commence, comme d&rsquo;autres de Freud, avec une introduction très personnelle qui lui permet de parler de son rapport à l&rsquo;expérience, à la jouissance esthétique. Puis il s&rsquo;engage dans une analyse détaillée de la sculpture, dans une recherche en particulier de détails significatifs qui seraient dédaignés, ou refusés, par une observation plus simple. Et c&rsquo;est l&rsquo;attitude des mains de Moïse, la manière dont elles saisissent sa barbe, qui vont spécifiquement l&rsquo;intéresser.</p>
<p>Je cite un seul passage de la traduction par Marie Bonaparte :</p>
<blockquote><p>On ne peut donc pas dire que la main droite joue avec la barbe ou qu&rsquo;elle y fourrage ; ceci seul est exact : un doigt unique, l&rsquo;index, appuie sur une partie de la barbe et y creuse une profonde rigole. Voilà certes un geste bizarre et difficile à comprendre que de presser sa barbe d&rsquo;un seul doigt !</p></blockquote>
<p>Pour conclure, cette exposition au musée d&rsquo;art et d&rsquo;histoire du Judaïsme est une nouvelle fois pour moi (et j&rsquo;espère pour vous !) la source de curiosités et de pistes d&rsquo;étude. Et il ne s&rsquo;agit certainement que d&rsquo;un très petit nombre des chemins de recherche ouverts par l&rsquo;exposition&#8230;</p>
<p>A suivre !</p>
<p>(Pour aller plus loin, je vous recommande <a href="http://www.akadem.org/sommaire/themes/limoud/lectures-bibliques/Mo%C3%AFse/moise-fragile-20-10-2015-74665_246.php">une conférence, « Moïse fragile »,</a> par le charismatique historien Jean-Christophe Attias, qui évoque les ambiguités du prophète. Cette conférence reflète le contenu de <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2362791416/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2362791416&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">l&rsquo;ouvrage éponyme</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2362791416" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" />.)</p>
<p>Si vous avez vous aussi visité l&rsquo;exposition, si vous voulez réagir à mes points d&rsquo;attention sur Moïse, si vous êtes l&rsquo;un des commissaires de l&rsquo;exposition, je serai ravi de lire vos réactions !</p>
<p><strong>Bonus :</strong> deux émissions sur France Culture, partenaire de l&rsquo;exposition :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.franceculture.fr/emission-talmudiques-le-choix-de-moise-2015-11-15">Le choix de Moïse</a> : <a href="http://www.franceculture.fr/emission-talmudiques-0">Talmudiques</a> invite Sonia Fellous, spécialiste de l&rsquo;iconographie juive et chrétienne médiévale<br />
<iframe loading="lazy" src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5112151" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>
</li>
<li><a href="http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-moise-au-dela-du-mystere-2015-10-10">Moïse au-delà du mystère</a> : l&rsquo;émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-1">Une vie, une oeuvre</a> consacrée à Moïse<br />
<iframe loading="lazy" src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5081903" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>
</li>
</ul>
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		<title>Spinozismes</title>
		<link>https://carpewebem.fr/spinozismes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2015 17:50:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Baruch]]></category>
		<category><![CDATA[David Ives]]></category>
		<category><![CDATA[Deleuze]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Irvin Yalom]]></category>
		<category><![CDATA[New Jerusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
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					<description><![CDATA[Sub specie aeternitatis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;ai beaucoup écrit sur les expositions. J&rsquo;ai envie à présent de parler de mes curiosités.</p>
<p>Pour être rigoureux, pour ce premier morceau d&rsquo;un nouveau journal virtuel (c&rsquo;était ça, un blog, un web log), j&rsquo;aurais dû commencer par le temps passé à fréquenter la voix de Gilles Deleuze.</p>
<div align="center"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/rVpS_G2B0GQ" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<p>Mais peu après la découverte de ses cours sur le cinéma, j&rsquo;ai écouté son cours sur Spinoza. J&rsquo;avais, il y a des années, acheté le traité théologico-politique, mais je dois vous l&rsquo;avouer, je ne l&rsquo;avais pas lu.</p>
<p>Deleuze a eu le grand talent de me rendre l&rsquo;Ethique vivante et passionnée. Et ce n&rsquo;était qu&rsquo;un début. C&rsquo;était l&rsquo;appel à s&rsquo;élever jusqu&rsquo;à un deuxième, à un troisième genre de connaissance : d&rsquo;une connaissance inadéquate jusqu&rsquo;à une compréhension de l&rsquo;essence de soi, des autres, du monde. Une exhortation à <strong>comprendre</strong> qui me touchait au plus profond.</p>
<p>Mais le texte de l&rsquo;Ethique me reste intimidant, il reste une masse sombre autour de laquelle je gravite sans m&rsquo;en approcher de trop près. Je l&rsquo;ai : je me suis offert <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/207010530X/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=207010530X&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">les oeuvres complètes de Spinoza</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=207010530X" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /> à la Pléiade&#8230; chacun ses vices. Je ne l&rsquo;ouvre à chaque fois que brièvement.</p>
<p>Dans ma trajectoire orbitale, j&rsquo;ai cependant rencontré quelques textes sur Spinoza et son oeuvre, comme autant de rayons qui pourraient finir par me faire converger vers le texte.</p>
<p>Bien sûr, le premier texte de commentaire que je me suis procuré était <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2707318442/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2707318442&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">Spinoza. Philosophie pratique</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2707318442" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /> par Deleuze, l&rsquo;ouvrage associé au cours, mais qui reste moins accessible que celui-ci.</p>
<p>Le suivant est un roman : celui du psychiatre américain Irvin Yalom : <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2253168688/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2253168688&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">Le Problème Spinoza</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2253168688" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" />. Il vous faudra patienter pour que je puisse légitimement en parler puisque je n&rsquo;en ai lu que le tiers, mais un tiers particulièrement prometteur dans sa manière d&rsquo;introduire en parallèle la pensée de Spinoza et l&rsquo;histoire de la psychanalyse.</p>
<p>Ma dernière découverte n&rsquo;est ni un essai, ni un roman, mais une pièce de théâtre, <a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/0822223856/ref=as_li_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=0822223856&#038;linkCode=as2&#038;tag=carweb05-21">New Jerusalem</a><img loading="lazy" decoding="async" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=carweb05-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=0822223856" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /> de David Ives, et <a href="http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-la-nouvelle-jerusalem-2015-10-25">son adaptation radiophonique sur France Culture</a> diffusée dans l&rsquo;émission du 25 octobre 2015 de Fictions &#8211; Théâtre et compagnie.</p>
<div align="center"><iframe loading="lazy" src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5090045" width="481" height="137" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></div>
<p>La Nouvelle Jérusalem, c&rsquo;est le récit de la journée du 27 juillet 1656, quand Spinoza est frappé d&rsquo;excommunication de la communauté juive. David Ives imagine le procès fait au juif portugais à la synagogue d&rsquo;Amsterdam, face au rabbin et à un des maîtres de la ville.</p>
<p>En ce jour, celui qui était בָּרוּךְ, Baruch, Bento, Benedictus, le béni, l&rsquo;élève prodige du rabbin Saul Levi Mortera, est surtout Spinoza, Espinosa, l&rsquo;épine, dans le pied d&rsquo;Abraham von Valkenburgh. Le jeune philosophe ne se gêne pas pour diffuser sa pensée qui ne convient pas à ses contemporains : face aux dogmes et aux interprétations faites de la Torah, face aux miracles et à ce qu&rsquo;il appelle des superstitions, il revient méthodiquement et inlassablement à ce qui se trouve dans les Ecritures, rien de plus ni de moins. Il pourrait même déstabiliser les chrétiens de la ville. On l&rsquo;accuse d&rsquo;être athée, il s&rsquo;en défend ; son désaccord avec ses pairs et ses pères ne porte rien moins que sur la nature de Dieu. Et derrière le débat passionné, au-dessus des autres protagonistes, on lit entre Saul et Bento un lien comme celui qui pourrait se jouer entre un père et son fils.</p>
<p>Je vous recommande chaleureusement de podcaster cet épisode&#8230; et de rester attentifs aux fictions radiophoniques produites par France Culture !</p>
<p>Je m&rsquo;arrête là pour ces premiers pas de curiosité autour de Spinoza : d&rsquo;innombrables chemins peuvent être empruntés à partir de là. Les premiers m&rsquo;ont déjà poussé à ouvrir quelques livres pour mieux connaître le judaïsme, comprendre un peu d&rsquo;hébreu&#8230; A suivre.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>Ceux qui ont connu mes précédentes publications auront noté que j&rsquo;aborde quelque chose de très différent, qui dévoile ma passion de creuser, un mode d&rsquo;écriture dans lequel je fais violence à mon penchant vers la publication d&rsquo;objets, pour ainsi dire, complets.</p>
<p>J&rsquo;aimerais sincèrement, pour ces textes que je vois vraiment comme des propositions d&rsquo;échange, avoir des réactions, des commentaires, des compléments. Venant d&rsquo;amateurs comme moi, sur les sujets que j&rsquo;aborderai ou sur tout autre qu&rsquo;ils pourraient évoquer, ou venant d&rsquo;amateurs plus éclairés ou de spécialistes qui pourraient me faire avancer ou me donner de nouvelles pistes.</p>
<p>Merci !</p>
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		<title>Rétrospective au Centre Pompidou : Jeff Koons a-t-il réussi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2014 14:38:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Balloon Dog]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Pompidou]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Jeff Koons]]></category>
		<category><![CDATA[Koons]]></category>
		<category><![CDATA[rétrospective]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015, après son passage au Whitney Museum de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015, après son passage au Whitney Museum de New York et avant de se poser au Guggenheim Bilbao, la rétrospective de l&rsquo;œuvre de Jeff Koons <a href="http://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c76Mqn/r9jGGqe">fera étape au Centre Pompidou</a>. Ce sera la première rétrospective de son travail en Europe de cet artiste qui fait beaucoup parler. En attendant de visiter l&rsquo;exposition, on peut déjà s&rsquo;interroger sur l&rsquo;artiste et sa carrière&#8230;</em></p>
<p>Permettez-moi de commencer par les origines. Le père de Jeff Koons était vendeur de meubles, décorateur d&rsquo;intérieur. Le petit Koons a donc grandi au coeur de la fabrique de la culture pop de la société post-industrielle. L&rsquo;agencement du salon ou de la cuisine dans la vitrine du magasin devient idéal de vie. L&rsquo;objet quotidien peut être élevé au rang d&rsquo;objet culte (d&rsquo;objet <strong>de</strong> culte ?) par la publicité. C&rsquo;est cette culture qui vient peut-être, pour un grand public, pour une massive classe populaire, prendre la place de La culture. C&rsquo;est elle que j&rsquo;appellerai culture pop&#8230; et je fais l&rsquo;hypothèse que tout au long de son oeuvre, Jeff Koons n&rsquo;aura rien fait d&rsquo;autre que vouloir donner à cette culture un statut. Ce qui sera laissé à votre sagacité est la question : cette volonté est-elle une conviction ou une posture, a-t-elle été l&rsquo;une avant de laisser place à l&rsquo;autre ? Ce qu&rsquo;on essaiera de savoir, c&rsquo;est : Jeff Koons a-t-il « réussi » ?</p>
<p>Koons, à ses débuts, a résolument une démarche d&rsquo;artiste : il aborde l&rsquo;entreprise de réification des objets de culture pop sous l&rsquo;influence d&rsquo;artistes qu&rsquo;il admire et en particulier de Marcel Duchamp. A l&rsquo;instar de l&rsquo;inventeur du <em>ready-made</em>, il élève des objets au rang d&rsquo;oeuvre sans intervenir sur eux&#8230; mais il choisit des objets « kitsch », des objets qui sont déjà le fruit d&rsquo;une invention esthétique mais à destination du divertissement à grande échelle. C&rsquo;est <em>Inflatables</em>. Puis peu après ce sont les objets nouveaux et rendus désirables par la publicité qui sont élevés au rang d&rsquo;oeuvre dans <em>The New</em>. Ainsi les aspirateurs présentés seuls sous vitrine.</p>
<figure id="attachment_5390" aria-describedby="caption-attachment-5390" style="width: 535px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/07/balloondog.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5390" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/07/balloondog.png" alt="Balloon Dog (Magenta).1994-2000. © Jeff Koons" width="535" height="579" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/07/balloondog.png 535w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/07/balloondog-277x300.png 277w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5390" class="wp-caption-text">Balloon Dog (Magenta).1994-2000. © Jeff Koons</figcaption></figure>
<p>Et très vite, « ça » fonctionne. Ca : soit un collectionneur est touché par la démarche de Koons et le fait connaître et acheter&#8230; soit un autre collectionneur est visionnaire et sent que cette provocation a toutes les chances d&rsquo;attirer suffisamment de bruit, suffisamment de questions, suffisamment d&rsquo;incompréhension pour le propulser très haut. Ces deux collectionneurs sont peut-être une seule et même personne&#8230;<br />
Jeff Koons se trouve alors pris entre ses identités : artiste, commerçant. Peut-il, doit-il choisir ? Les deux doivent-ils mutuellement s&rsquo;exclure ? Koons a-t-il choisi ? Toujours est-il que dans la suite de sa carrière il ne rompt pas avec ce qui l&rsquo;a fait connaître. S&rsquo;il diversifie les formes de son geste de sacralisation de la culture pop, voire touche à la désacralisation des figures de ce que d&rsquo;aucuns appellent la « culture cultivée », il ne remet pas en question sa démarche. Nie tout le second degré qu&rsquo;on lui prête.</p>
<p>Si pendant 35 ans le geste artistique de Koons n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;autre but que de valoriser la culture pop, s&rsquo;il a fait pendant toutes ces années tout ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire, ou justement tout ce qu&rsquo;il fallait faire pour s&rsquo;attirer les foudres de la critique du « milieu » de l&rsquo;art (jusque dans son apparence lisse et à l&rsquo;uniforme de représentant de commerce qui le rendent insaisissable comme provocateur ou comme symbole populaire), a-t-il réussi ? Non pas matériellement, vous l&rsquo;aurez compris&#8230; a-t-il réussi à donner un statut à la culture de masse, emmené avec lui toute une classe de la société dans une reconnaissance ?<br />
Bien sûr, il est impossible de trancher cette question, l&rsquo;oeuvre de Koons a réussi à s&rsquo;en échapper. Ses objets du commun, qu&rsquo;il a muséifiés, sont devenus des phénomènes de galeries, de pages finance des journaux culturels ou de pages culture des magazines financiers, de démonstration de richesse entre puissants&#8230; mais ont échappé à la culture qui les a fait naître sans lui donner une grandeur.<br />
Et pourtant. Pourtant, d&rsquo;une certaine manière, en devenant un sommet d&rsquo;une culture du coût et non plus de la valeur, Koons a marqué, et la culture pop s&rsquo;est réapproprié les Koons : Conforama vend ce qui ressemble à un <em>Balloon Dog</em>. Né de baudruche pratiquement sans valeur, devenu sculpture en inox, record historique du prix de vente d&rsquo;une oeuvre du vivant d&rsquo;un artiste, je peux acheter <a href="http://www.conforama.fr/decoration/objet-de-decoration/autre-objet-de-decoration/chien-funny-chien-funny-dog-coloris-assortis/p/518009">une sculpture en céramique qui en est fortement inspirée</a> (lisez le descriptif, c&rsquo;est « très tendance », « coloré » et « DECORATIF » !) pour 9,99 €.</p>
<p>Retour vers la culture pop il y a donc. Ou plutôt, contribution. Aujourd&rsquo;hui, la rétrospective Koons organise la confrontation du grand public et de celui qui s&rsquo;est nourri de ses divertissements, de ses fantasmes, de ses idoles. Comment réagira la culture pop d&rsquo;aujourd&rsquo;hui devant le phénomène du marché de l&rsquo;art ? Au Whitney Museum qui héberge la rétrospective avant le Centre Pompidou, on a&#8230; invité les visiteurs à poster sur Instagram leurs <em>selfies</em> devant les oeuvres.</p>
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		<title>#DansMesMails, le meilleur de la BAL Carpe Webem, numéro 1 !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 15:55:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expos]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[fondation Cartier]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la Chasse]]></category>
		<category><![CDATA[street art]]></category>
		<category><![CDATA[Zevs]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;adresse contact@carpewebem.fr reçoit pas mal de courrier, disons-le. #DansMesMails, c&#8217;est le best of. Trois courriers&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;adresse <a href="mailto:contact@carpewebem.fr">contact@carpewebem.fr</a> reçoit <em>pas mal</em> de courrier, disons-le. <a href="https://twitter.com/search?q=%23DansMesMails%20from%3Acarpewebem&#038;src=typd">#DansMesMails</a>, c&rsquo;est le <em>best of</em>. Trois courriers récents ont attiré mon attention, voici ce qu&rsquo;ils annoncent.</p>
<h2>1 // Zevs ou l&rsquo;art à l&rsquo;assaut des marques</h2>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-5353" alt="retrovizevrs" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_1-300x208.jpg" width="300" height="208" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_1-300x208.jpg 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Envie de vous aventurer dans les relations non autorisées entre l&rsquo;art et les marques ? L&rsquo;agence l&rsquo;Art en direct m&rsquo;annonce qu&rsquo;elle héberge <a href="http://www.lavitrine-am.com/portfolioitem/experience-n8-zevs/"><strong>retrovizevrs</strong></a>, la première expo depuis 2007 du street artist Zevs, dans sa galerie La vitrine <sup>am</sup>.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong> Les relations non consenties entre l&rsquo;art et les marques<br />
<strong>Qui ?</strong> Zevs, street artist<br />
<strong>Quand ?</strong> Du 30 avril au 24 juin 2014<br />
<strong>Où ?</strong> A <a href="http://www.lavitrine-am.com/">La vitrine <sup>am</sup></a></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">#PointMondain</span> Carpe Webem sera au vernissage, le 29 avril. Cheers!</em></p>
<h2>2 // Lin Utzon ou les grands espaces dans un hôtel particulier</h2>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5358" alt="Lin Utzon" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_2-212x300.jpg" width="212" height="300" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_2-212x300.jpg 212w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_2.jpg 419w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a>Vous avez le goût des grands espaces ? L&rsquo;artiste danoise Lin Utzon présente sa première exposition en France, <a href="http://www.agenceverbatim.com/index.php/cosmic-dance-par-litz-utzon.html"><strong>Cosmic Dance</strong></a> : 350 dessins, peintures, sculptures et photographies qui seront disséminées dans un de nos musées préférés intramuros, le Musée de la Chasse et de la Nature.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong> Une vision contemplative du monde sur moults supports<br />
<strong>Qui ?</strong> Lin Utzon, artiste danoise<br />
<strong>Quand ?</strong> Du 29 avril au 14 septembre 2014<br />
<strong>Où ?</strong> Au <a href="http://www.chassenature.org/">Musée de la Chasse et de la Nature</a></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">#PointMondain</span> Carpe Webem sera au vernissage, le 28 avril. Cheers!</em></p>
<h2>3 // 30 ans de mécénat à la Fondation Cartier</h2>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-5365" alt="Fondation Cartier" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_3-300x142.jpg" width="300" height="142" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_3-300x142.jpg 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_3-212x100.jpg 212w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/DMM_1_3.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Vous aimez l&rsquo;art contemporain dans un écrin de verre et d&rsquo;acier dessiné par Jean Nouvel ? Alors vous serez heureux de célébrer les <a href="http://fondation.cartier.com/#/fr/art-contemporain/26/expositions/1405/30-ans/1407/a-partir-du-10-mai/">30 ans de mécénat</a> de la Fondation Cartier pour l&rsquo;art contemporain, à l&rsquo;occasion desquels s&rsquo;ouvre l&rsquo;expo <strong>Mémoires Vives</strong> qui présentera des œuvres emblématiques de la collection de la fondation.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong> 30 ans de mécénat de l&rsquo;art contemporain, ça se fête !<br />
<strong>Qui ?</strong> La <a href="http://fondation.cartier.com/#/fr/home/">Fondation Cartier pour l&rsquo;art contemporain</a><br />
<strong>Quand ?</strong> Du 10 mai au 21 septembre 2014<br />
<strong>Où ?</strong> A la <a href="http://fondation.cartier.com/#/fr/home/">Fondation Cartier pour l&rsquo;art contemporain</a>, vous dis-je.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">#PointMondain</span> Carpe Webem mettra son réveil pour le vernissage presse, le 9 mai à 11h !</em></p>
<p><strong>A bientôt pour une prochaine sélection <a href="https://twitter.com/search?q=%23DansMesMails%20from%3Acarpewebem&#038;src=typd">#DansMesMails</a>, suivez <a href="http://twitter.com/carpewebem">@carpewebem</a> pour ne pas les rater en direct !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vous souhaitez voir apparaître votre actualité dans un prochain #DansMesMails ? Ca peut se faire, écrivez à <a href="mailto:contact@carpewebem.fr">contact@carpewebem.fr</a>. A très vite !</em></p>
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		<title>Le musée de Cluny se pare d&#8217;un nouveau site web</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 20:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musées]]></category>
		<category><![CDATA[Cluny]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Age]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[site]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>
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					<description><![CDATA[Je ne parle pas de ce nouveau site web seulement parce que je connais personnellement&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne parle pas de ce nouveau site web seulement parce que je connais personnellement plusieurs des personnes qui ont œuvré à sa mise au point : il se trouve que le <a href="http://www.musee-moyenage.fr/">musée de Cluny</a>, qui possédait auparavant un site disons classique, se dote d&rsquo;un nouvel espace à la pointe des technologies web (il est <em>responsive </em>!), éminemment connecté aux nouveaux usages et moyens de partage sur les réseaux sociaux, et que cette nouvelle mérite qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde.</p>
<p><a href="http://www.musee-moyenage.fr/"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/main_cluny-1024x544.png" alt="main_cluny" width="980" height="520" class="aligncenter size-large wp-image-5338" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/main_cluny-1024x544.png 1024w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/main_cluny-300x159.png 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/main_cluny-535x284.png 535w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/main_cluny.png 1413w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></a></p>
<p>Mais il ne suffit pas de multiplier les moyens de partage : il faut aussi avoir un contenu à partager ! Justement, le site web regorge de ressources pour tous les curieux quel que soit leur culture du Moyen-Âge : <a href="http://www.musee-moyenage.fr/collection/parcours-decouverte/vie-domestique.html">parcours découverte</a>, <a href="http://www.musee-moyenage.fr/collection/dossiers-thematiques/art-et-nature-au-moyen-age.html">dossiers thématiques</a>, <a href="http://www.musee-moyenage.fr/collection/oeuvre/tenture-la-dame-a-la-licorne.html">fiches des œuvres</a> assorties de mots-clés permettant de retrouver toutes les fiches d&rsquo;œuvres cousines (même période, même technique, même lieu de production, &#8230;) et jusqu&rsquo;à des <a href="http://www.musee-moyenage.fr/ressources/bibliographies.html">bibliographies </a>détaillées.</p>
<p>Un point particulier de pédagogie était extrêmement important et le musée le présente : il y a beaucoup d&rsquo;idées reçues sur le Moyen-Âge, et <a href="http://www.musee-moyenage.fr/collection/dossiers-thematiques/sacre-moyen-age.html">une page très accessible</a> est consacrée à défaire une partie d&rsquo;entre elles. Bravo !</p>
<p><a href="http://www.musee-moyenage.fr/"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/intro_cluny-1024x694.png" alt="intro_cluny" width="980" height="664" class="aligncenter size-large wp-image-5340" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/intro_cluny-1024x694.png 1024w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/intro_cluny-300x203.png 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/intro_cluny-535x362.png 535w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/04/intro_cluny.png 1281w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></a></p>
<p>Pour autant, les informations principales et toujours cherchées en premier par le plus grand nombre de visiteurs, à savoir les <a href="http://www.musee-moyenage.fr/visiter/informations-pratiques.html">informations pratiques</a> pour la visite et la <a href="http://www.musee-moyenage.fr/activit%C3%A9s/programmation.html">programmation</a>, sont accessibles en un clic depuis n&rsquo;importe quelle page du site.</p>
<p>La navigation est intuitive, le site est riche mais reste aéré&#8230; on ne peut que féliciter Claire, Audrey, Clara, et j&rsquo;oublie certainement beaucoup de personnes, pour ce travail qui place sans nul doute le musée de Cluny comme ayant non seulement un des plus riches et modernes mais aussi un des mieux pensés des sites web de musées parisiens !</p>
<p>Le musée de Cluny est aussi très actif sur Twitter : retrouvez-le sur <a href="http://twitter.com/museecluny">@museecluny</a> !</p>
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		<title>Patrick Chambon, Le papier dans tous ses états à la Galerie Charlot</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 21:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Charlot]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Chambon]]></category>
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					<description><![CDATA[Où est passé le décor ? Il n&#8217;y a plus, ou presque plus ce décor,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Où est passé le décor ? Il n&rsquo;y a plus, ou presque plus ce décor, ce paysage qui était très présent dans les oeuvres de Patrick Chambon. Le papier peint s&rsquo;est fait camouflage, peau d&rsquo;âne, peau d&rsquo;homme, peau d&rsquo;âme.</p>
<figure id="attachment_5315" aria-describedby="caption-attachment-5315" style="width: 435px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1149.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5315" alt="Podane de Patrick Chambon collage-pastel sur papier 50 x 100 cm 2013" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1149.jpg" width="435" height="800" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1149.jpg 435w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1149-163x300.jpg 163w" sizes="(max-width: 435px) 100vw, 435px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5315" class="wp-caption-text">Podane<br />de Patrick Chambon<br />collage-pastel sur papier<br />50 x 100 cm<br />2013</figcaption></figure>
<p>Les hommes se font passer pour des animaux ou les animaux se font passer pour des hommes, mais ils sont trahis par leurs pieds, la première et dernière chose qui doive toucher terre et qui ne soit pas remplacée par des pattes. Âne à peau d&rsquo;homme ou homme à peau d&rsquo;âne, qui colle à la peau de qui, qui s&rsquo;enroule dans qui, dans quoi ? La peau est comme un costume sorti, déplié, étendu, revêtu, pour substituer ses plis aux replis de celui qui le porte.</p>
<p>J&rsquo;écris ici, et je tiens à le souligner, sur la seule base des images des oeuvres, et non après les avoir vues, ce qui sera très important. Il s&rsquo;agit de papier, de collage, et les superpositions, leur ordre, présente, vous en conviendrez, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de déguisement, une importance cruciale.</p>
<p>Se déguise-t-on pour paraître meilleur ou simplement autre ? Les animaux de Patrick Chambon ne sont pas les héros de la faune : pas de lions ni d&rsquo;aigles, pas de tigres mais des animaux à sabots. Mais l&rsquo;âne, n&rsquo;est-ce pas une figure récurrente du sujet chez l&rsquo;artiste ? Quelles séquelles entraînent la punition qui consiste à porter un bonnet d&rsquo;âne ?</p>
<figure id="attachment_5317" aria-describedby="caption-attachment-5317" style="width: 591px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1155.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5317" alt=" Peaudom 1 de Patrick Chambon collage-pastel sur papier 60 x 80 cm 2013" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1155.jpg" width="591" height="698" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1155.jpg 591w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2014/02/Patrick-Chambon-galeriecharlot-1155-254x300.jpg 254w" sizes="(max-width: 591px) 100vw, 591px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5317" class="wp-caption-text"><br />Peaudom 1<br />de Patrick Chambon<br />collage-pastel sur papier<br />60 x 80 cm<br />2013</figcaption></figure>
<p>Ou alors, faut-il regarder le déguisement des hommes de Patrick Chambon comme des opérations de tricherie ? On connaît <a href="http://www.youtube.com/channel/UCA0wUlE2WWA_5HNxgtERgDw?feature=watch">son goût</a> pour la pensée, les mots, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=31iQQTPY-kA">la voix de Lacan</a>, alors aurait-il voulu représenter l&rsquo;<em>autruicherie</em> ? Est-ce une évocation de l&rsquo;espace de création des enfants jouant avec les draps d&rsquo;un lit et s&rsquo;en faisant des univers, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=lxOruDUO4p8">celui dont fait l&rsquo;éloge Foucault en parlant des hétérotopies</a> ? Qu&rsquo;est-ce que le lieu du déguisement, du travestissement, est-il un espace de liberté ou de contrainte ?</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="420" height="315" src="//www.youtube.com/embed/31iQQTPY-kA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Faut-il connaître l&rsquo;intérieur ou l&rsquo;extérieur pour connaître la vérité ? Le masque, le déguisement n&rsquo;est-il pas plus vrai que celui qui le porte ? Le sujet ne peut-il dire la vérité sans un masque ? Pour aimer Lacan, l&rsquo;artiste aime aussi Wilde.</p>
<p>L&rsquo;exposition de Patrick Chambon, intitulée <a href="http://www.galeriecharlot.com/fr/expo/80/Le-papier-dans-tous-ses-etats-Patrick-Chambon">Le papier dans tous ses états</a>, sera visible à la galerie Charlot du 6 mars au 12 avril 2014.</p>
<p>Je renouvelle mes remerciements à la galeriste Valérie Hasson-Benillouche pour ses choix qui ne m&rsquo;ont jamais déçu, m&rsquo;ont toujours interrogé et m&rsquo;accompagnent depuis que j&rsquo;ai commencé à modestement m&rsquo;exprimer sur ce que je regarde.</p>
<p>Je félicite Patrick Chambon, je soumets à son commentaire ces quelques réactions et jeux de mots à chaud sur ses oeuvres récentes, tout en sachant qu&rsquo;il pourra m&rsquo;en dire un peu plus de vive voix. Il sera présent, en compagnie de Pontus Carle avec qui il partage les murs de la galerie, le jeudi 6 mars pour le vernissage de l&rsquo;exposition !</p>
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		<title>Inauguration du Lab de l&#8217;Institut Culturel de Google et lancement de Google Open Gallery</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2013 15:01:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musées]]></category>
		<category><![CDATA[Art Project]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>
		<category><![CDATA[Google Art Project]]></category>
		<category><![CDATA[Google Open Gallery]]></category>
		<category><![CDATA[Institut]]></category>
		<category><![CDATA[Lab]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce matin, Google présentait à la presse le Lab de son institut culturel, sis dans&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, Google présentait à la presse le Lab de son institut culturel, sis dans les locaux de son siège parisien, rue de Londres. J&rsquo;y étais grâce à l&rsquo;aimable invitation de leur service de presse. J&rsquo;écris ces lignes peu après. (On m&rsquo;a donné un dossier de presse mais vous me connaissez, je suis bien loin de me baser sur lui pour écrire mon billet.)</p>
<p>Je ne rentrerai pas dans les questions politiques qui accompagnent l&rsquo;inauguration de ce centre culturel : <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/10/aurelie-filippetti-boycotte-l-institut-culturel-google_3528287_651865.html">boycott de l&rsquo;évènement par la ministre de la culture</a>, discussions fiscales entre l&rsquo;état et Google&#8230; Les représentants de l&rsquo;Institut Culturel Google ce matin n&rsquo;ont pas mentionné de business model, ni d&rsquo;accès payant aux services que l&rsquo;Institut va proposer, rappelant que la mission de Google est de rendre accessible l&rsquo;information à tous.</p>
<p>Le projet étant financé, concentrons-nous donc sur ce qui va exister, la forme que cela va prendre et le sens que cela pourra avoir.</p>
<p>Vous connaissiez le Google Art Project, qui avait rassemblé autour de lui des institutions de par le monde, numérisé une partie de ses salles et de ses collections dont certaines oeuvres en haute définition. Le château de Versailles comptait notamment parmi les premiers partenaires parisiens du projet, d&rsquo;autres étaient moins enthousiastes ; on reprochait alors au géant de l&rsquo;information son approche axée sur la prouesse technologique plus que sur la pédagogie ou les contenus. On avait affaire à quelque chose de globalement unidirectionnel, la seule liberté étant, pour les internautes, celle de se constituer des portfolios virtuels. Puis, on n&rsquo;en a plus trop parlé, me semble-t-il.</p>
<p>Première annonce : aujourd&rsquo;hui Art Project se voit rejoint par des <a href="http://www.google.com/culturalinstitute/project/historic-moments">« Evènements historiques »</a> et des <a href="http://www.google.com/culturalinstitute/project/world-wonders">« World Wonders »</a>, et vous retrouverez tous les trois sur le site de l&rsquo;<a href="http://www.google.com/culturalinstitute">Institut Culturel Google</a>.</p>
<figure id="attachment_5283" aria-describedby="caption-attachment-5283" style="width: 645px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/capture_artpoject.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/capture_artpoject-1024x534.png" alt="Google Art Project, version 2013" width="645" height="336" class="size-large wp-image-5283" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/capture_artpoject-1024x534.png 1024w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/capture_artpoject-300x156.png 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/capture_artpoject.png 1451w" sizes="(max-width: 645px) 100vw, 645px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5283" class="wp-caption-text">Google Art Project, version 2013</figcaption></figure>
<p>Mais ce serait bien insuffisant de s&rsquo;arrêter là. A la réflexion, c&rsquo;est sûrement cet aspect centralisé et unidirectionnel qui bloquait. On sentait bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui ce n&rsquo;est plus vraiment comme ça que les choses peuvent marcher sur le web, mais qu&rsquo;il faut bien plutôt ouvrir au maximum la possibilité de publier. Et que les meilleurs sortent de la masse.</p>
<p>Deuxième annonce : dès aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Institut Culturel Google a donc dépassé l&rsquo;unidirectionnel en ouvrant deux espaces : l&rsquo;un physique, le Lab, l&rsquo;autre numérique, <a href="http://www.google.com/opengallery/">Google Open Gallery</a>. Juste en sortant de la présentation et sans avoir même un premier regard rétrospectif il est encore tôt pour se prononcer mais hasardons quelques « plus » et quelques « moins ».</p>
<p><span id="more-5277"></span></p>
<p><strong>Le Lab de l&rsquo;Institut Culturel Google</strong></p>
<p>Citons pour une fois le dossier de presse : <em>« Lieu de rencontres et de création en plein coeur de Paris, au sein du siège français de Google, cet espace de 340 m2 a vocation à encourager une collaboration étroite entre les mondes de la technologie et de la culture. »</em></p>
<figure id="attachment_5289" aria-describedby="caption-attachment-5289" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-14.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-14.jpg" alt="L&#039;écran interactif géant du Lab" width="640" height="394" class="size-full wp-image-5289" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-14.jpg 640w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-14-300x184.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5289" class="wp-caption-text">L&rsquo;écran interactif géant du Lab</figcaption></figure>
<p>Objectif du lieu : être un espace de débat entre Google et les institutions culturelles qui pourraient être curieuses de ce que Google peut leur proposer, et aussi justement un espace permettant de le montrer et de débattre, construire, entre ingénieurs et représentants des institutions. (Lâchons crûment les termes, on se connaît bien et on connaît bien la communauté, chacun a des arguments à faire valoir.)</p>
<p><em>Le + :</em><br />
Le Lab est dirigé par Laurent Gaveau, qui possède à la fois la culture artistique et la pratique du numérique. Ancien du Château de Versailles, il y a fait un excellent travail de rapprochement en mettant la technologie au service de ce qui était caché et ne demandait qu&rsquo;à être montré avec passion, sans tomber dans l&rsquo;ambiance techno-push que j&rsquo;exècre.</p>
<figure id="attachment_5288" aria-describedby="caption-attachment-5288" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-6.jpg" alt="L&#039;atelier du Lab" width="640" height="394" class="size-full wp-image-5288" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-6.jpg 640w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/Cultural-Institute-6-300x184.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5288" class="wp-caption-text">L&rsquo;atelier du Lab</figcaption></figure>
<p><em>Le &#8211; :</em><br />
Ce n&rsquo;est pas nécessairement un moins mais l&rsquo;occasion d&rsquo;alerter sur un sujet qui va bien plus loin que cette inauguration.<br />
Quand j&rsquo;ai visité « l&rsquo;atelier du Lab », j&rsquo;ai eu peur qu&rsquo;on me téléporte dans tout ce qui peut me poser problème avec les technologies numériques dans la culture. Je suis tombé nez à nez avec une imprimante 3D (cet objet marche très bien, il me donne des boutons) et des tas d&rsquo;inventions qui criaient l&rsquo;innovation. J&rsquo;ai cherché des références, des rayonnages d&rsquo;archives, un héritage visible du savoir accumulé depuis des siècles pour montrer l&rsquo;art.<br />
Je veux juste, en tant qu&rsquo;ingénieur, me permettre un message à mes confrères de tous horizons : la technique, l&rsquo;ingénierie ne constituent pas un blanc-seing qui nous dispenserait de nous acculturer sur notre passé avant de pontifier ici ou là, même en prétextant une « révolution ». Restons <strong>toujours</strong> humbles.</p>
<p>Ma conclusion, c&rsquo;est que le Lab est positionné sur la très mince cime de la technologie numérique pour la culture, qui fera des merveilles si elle est utilisée avec sagesse, et sonnera comme un délire de geek et sera bien peu intégrable dans les usages culturels sinon. Les discussions seront âpres, on aura fort fort besoin du pragmatisme de Laurent Gaveau.</p>
<p><strong><a href="http://www.google.com/opengallery/">Google Open Gallery</a></strong></p>
<p>Citons encore le dossier de presse : <em>« Google Open Gallery est un ensemble de technologies et d&rsquo;outils puissants mis à disposition d&rsquo;artistes et du secteur culturel pour leur permettre de rendre leurs oeuvres accessibles à tous les internautes. Les technologies innovantes plébiscitées par les utilisateurs de la plateforme de l&rsquo;Institut Culturel de Google sont à présent proposées gratuitement à tout créateur, artiste, archiviste ou historien qui souhaite créer sur son propre site web une expérience immersive à destination du plus grand nombre. »</em></p>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/example_OpenGallery.png"><img decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/example_OpenGallery.png" alt="example_OpenGallery" width="640" class="aligncenter size-full wp-image-5278" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/example_OpenGallery.png 990w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/12/example_OpenGallery-300x168.png 300w" sizes="(max-width: 990px) 100vw, 990px" /></a></p>
<p>Comme de coutume avec les outils Google qui se lancent, celui-ci n&rsquo;est pour le moment disponible que sur invitation, puis sera ouvert à tous. J&rsquo;ai reçu une invitation, je vais travailler à une démo pour faire le tour de l&rsquo;outil.</p>
<p><em>Le + :</em><br />
Open Gallery met à disposition gratuitement la possibilité pour tous les artistes de montrer leurs créations bien sûr, mais aussi donne une interface simple pour permettre aux petites et grandes galeries, petits et grands musées, aux enseignants, aux médiateurs, de construire des expositions virtuelles, des supports, des parcours, avec des textes, sons, vidéos, de l&rsquo;imagerie Street View. On peut imaginer toutes sortes d&rsquo;applications de la tablette au site web.</p>
<p>Vraiment, je n&rsquo;ai pas encore testé mais je suis assez optimiste et enthousiaste, j&rsquo;aimerais que ça puisse servir à faire connaître des collections et lieux trop peu connus.</p>
<p><em>Le &#8211; :</em><br />
Forcément, puisque l&rsquo;utilisation de cette interface est simple, elle est peu personnalisable, et au-delà du changement de la forme générale, des couleurs et polices, peu d&rsquo;autres libertés seront possibles.<br />
En même temps, depuis des dizaines d&rsquo;années vous vous promenez dans beaucoup de galeries et salons, voire expos de musées qui ne sont rien d&rsquo;autre que des white cubes, donc ce n&rsquo;est finalement pas si grave.</p>
<p><strong>En résumé</strong></p>
<p>En résumé, j&rsquo;étais sceptique face à l&rsquo;ancien Art Project mais je veux croire à ces nouveautés qui créent à la fois un champ d&rsquo;expression et un lieu pérenne d&rsquo;échange, de débat sur la relation entre technologie et culture. <em>Si Google veut monter un think/do tank sur celle-ci, je postule !</em></p>
<p>Google continue de se positionner en accompagnateur, fournisseur, outil de recherche bien sûr mais aussi de publication des informations du monde. Il donne à tous des outils pour publier, structurer, partager de la connaissance. En tant qu&rsquo;outils ils ne sont ni positifs ni négatifs, il auront la valeur de ce qu&rsquo;on en fera si l&rsquo;on sait s&rsquo;en saisir.</p>
<p><em>(Photographies ©Thomas Deron)</em></p>
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		<title>Voyage sous les fontaines de Versailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Ansanay-Alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 13:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musées]]></category>
		<category><![CDATA[fontaine]]></category>
		<category><![CDATA[hydraulique]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
		<category><![CDATA[réseau]]></category>
		<category><![CDATA[Versailles]]></category>
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					<description><![CDATA[La dernière visite Versailles Intime m&#8217;a emmené sous les fontaines du parc du château de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La dernière visite Versailles Intime m&rsquo;a emmené sous les fontaines du parc du <a href="http://www.chateauversailles.fr/">château de Versailles</a>, à la découverte de son réseau hydraulique. </p>
<p>Si vous avez déjà eu l&rsquo;occasion de visiter le parc pendant les Grandes eaux, vous vous douterez que toute cette magnificence a son prix dans la complexité des labyrinthes de conduits qui les alimentent. Une complexité qui s&rsquo;est construite pas à pas : au tout début des travaux hydrauliques, le seul réservoir de Versailles contient 100 m3 d&rsquo;eau et les quelques fontaines sont alimentées par une pompe mécanique mue par un seul cheval.</p>
<p>Pour augmenter le nombre de fontaines, pouvoir en disposer partout sur le chemin du Roi et faire durer leur spectacle, il faut plus de réservoirs, plus de sources. On construit des réservoirs et des moulins à vent, et ayant atteint 580 m3 de réservoir et une douzaine de fontaines, on peut inaugurer le 17 août 1666 les premières « Grandes eaux » de Versailles.</p>
<p>Ca ne suffit pas pour sublimer la splendeur du Roi&#8230; Mais la tâche est difficile : le château de Versailles se trouve à 142m au-dessus du niveau de la Seine et à 10km de celle-ci. L&rsquo;abbé Picard ayant observé que les plateaux de Trappes et de Bois d&rsquo;Arcy sont plus hauts que le château, on y crée des étangs artificiels et un aqueduc de 1500 mètres. Les fontaines du parc peuvent alors fonctionner plusieurs heures par jour, tous les jours, et on peut laisser se reposer les chevaux qui faisaient tourner les pompes.</p>
<p>Il en faut toujours plus, et les progrès de la technique continuent de permettre cette débauche de fontaines.</p>
<p>Le défi que représente le puisage de l&rsquo;eau de la Seine est relevé par Arnold de Ville qui dirige la construction de l&rsquo;immense machine de Marly, alimentant les jardins du château de Marly :</p>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/representation-machine-BNF-gallica.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/representation-machine-BNF-gallica-1024x550.jpg" alt="representation-machine-BNF-gallica" width="645" height="346" class="aligncenter size-large wp-image-5267" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/representation-machine-BNF-gallica-1024x550.jpg 1024w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/representation-machine-BNF-gallica-300x161.jpg 300w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/representation-machine-BNF-gallica.jpg 1307w" sizes="(max-width: 645px) 100vw, 645px" /></a></p>
<p><span id="more-5261"></span></p>
<p>Celle-ci utilise le courant de la Seine pour remonter l&rsquo;eau. Elle fonctionnera tout de même pendant 133 ans !</p>
<p>On continue de créer des étangs, un grand nombre d&rsquo;étangs, pour alimenter Versailles. Un document de 1812 les cartographie :</p>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/Plan_général_des_étangs_et_rigolles_de_Versailles_1812.jpg"><img decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/Plan_général_des_étangs_et_rigolles_de_Versailles_1812.jpg" alt="Plan_général_des_étangs_et_rigolles_de_Versailles_1812" width="640" class="aligncenter size-full wp-image-5262" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/Plan_général_des_étangs_et_rigolles_de_Versailles_1812.jpg 943w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/Plan_général_des_étangs_et_rigolles_de_Versailles_1812-300x217.jpg 300w" sizes="(max-width: 943px) 100vw, 943px" /></a></p>
<p>À la fin du règne de Louis XIV, les jets d&rsquo;eau consomment 6300 m3 à l&rsquo;heure. On a pu bien plus tard abandonner les étangs artificiels et l&rsquo;acheminement gravitaire de l&rsquo;eau à Versailles pour constituer un circuit fermé où l&rsquo;eau est mise en mouvement par des pompes électriques.</p>
<p>Après avoir appris l&rsquo;histoire du réseau hydraulique, nous avons visité ses souterrains (mon expérience la plus proche de la spéléologie à ce jour !) et pu apercevoir l&rsquo;un des réservoirs, si je ne dis pas de bêtise, sous le canal :</p>
<p><a href="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/reservoir_versailles.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/reservoir_versailles.jpg" alt="reservoir_versailles" width="640" height="426" class="aligncenter size-full wp-image-5265" srcset="https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/reservoir_versailles.jpg 640w, https://carpewebem.fr/wp-content/uploads/2013/11/reservoir_versailles-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p>Pour en voir et en savoir plus, je vous oriente vers ce reportage réalisé par le château de Versailles :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="640" height="360" src="//www.youtube.com/embed/1O4_nkYjfXo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Notre visite s&rsquo;est poursuivie à la lumière du jour par une balade dans les jardins avec les fontainiers que nous suivions pendant qu&rsquo;ils ouvraient les vannes des fontaines. Avec, dans les oreilles, les commentaires fournis par une excellente et toute récente <a href="http://www.chateauversailles.fr/multimedias/multimedias/mobiles">application pour iOS et Android</a> qui vous géolocalise et vous permet de vous y retrouver dans les jardins. C&rsquo;est bien plus commode que de passer son temps le nez sur un dépliant : on peut se déplacer librement, regarder autour de soi, et lorsqu&rsquo;on passe près d&rsquo;un point (une fontaine par exemple) où du contenu est disponible, on peut se le laisser commenter par un conservateur, un auteur, un artiste, les mains et les yeux libres.</p>
<p>Merci à <a href="http://www.buzzeum.com/">Diane</a>, aux fontainiers, à nos accompagnateurs du château de Versailles et d&rsquo;Orange pour cette belle après-midi !</p>
]]></content:encoded>
					
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