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	<title> Chérif Abdedaïm</title>
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	<description>&#34; Qui pense ne meurt jamais&#34; </description>
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		<title>Les coulisses de la D&#233;clation Rothschild-Balfour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jun 2018 09:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[invités]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Aline De Dieguez Les coulisses de la Déclation Rothschild-Balfour (1) &#8220;Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre&#8221;. Baruch Spinoza Où l&#8217;on découvre que le terrain est miné et que chaque mot d&#8217;un texte apparemment anodin cache un piège. Dans la véritable guerre de cent ans menée par les immigrants &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2018/06/23/les-coulisses-de-la-dclation-rothschild-balfour/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Par Aline De Dieguez</b> </p>
<p><b>Les coulisses de la Déclation Rothschild-Balfour (1)</b> </p>
<p><i>&#8220;Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre&#8221;</i>. Baruch Spinoza </p>
<p><b><i>Où l&#8217;on découvre que le terrain est miné et que chaque mot d&#8217;un texte apparemment anodin cache un piège.</i></b> </p>
<p><i>Dans la véritable guerre de cent ans menée par les immigrants sionistes contre la population palestinienne autochtone, les Palestiniens seraient bien inspirés de méditer les principes que le stratège chinois </i>Sun Tzu<i> a énoncés dans son <b>Art de la guerre</b>:</i> &#8220;<b>Je dis que si tu connais ton ennemi et si tu te connais, tu n&#8217;auras pas à craindre le résultat de cent batailles. Si tu te connais toi-même sans connaître ton ennemi tes chances de victoires et de défaites seront égales. Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même tu perdras toutes les batailles.</b>&#8220;<b><i> </i></b> </p>
<p><i>Car cette guerre n&#8217;est pas née en 1947, ni même à la fin du XIXe siècle. Ses armes psychiques ont été forgées durant les siècles mythologiques de la préhistoire religieuse de populations qui occupaient un petit territoire ingrat, coincé entre deux immenses régions fertiles &#8211; la Mésopotamie et la vallée du Nil. </i> </p>
<p><i>N&#8217;ayant pratiquement rien sur la terre qui pût combler leur instinct de puissance, les hommes de cette tribu se sont approprié le ciel. </i> </p>
<p><i>Ce coup d&#8217;Etat cosmique fondateur est la bombe nucléaire mentale qui a donné aux membres de cette tribu la force de demeurer groupés au fil des siècles tout en attirant une limaille d&#8217;individus et de peuples qui caressaient l&#8217;idée qu&#8217;ils étaient, eux aussi, différents des autres hommes. Mais il est également le talon d&#8217;Achille d&#8217;un groupe trop peu nombreux pour espérer imposer son imaginaire au reste du monde.</i> </p>
<p><i>En effet, à l&#8217;heure où les dieux locaux sont devenus des sortes de mégalithiques qu&#8217;on peut situer sur l&#8217;échelle de l&#8217;archéologie mentale de l&#8217;humanité, un dieu archaïque et tribal qui ressortit à l&#8217;anthropologie religieuse, se révèle un lourd fardeau. Des dieux sont morts, d&#8217;autres sont nés. </i> </p>
<p><i>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un dieu sans fidèles et sans manifestations concrètes de leur adoration? Lorsque plus personne n&#8217;a adoré <b>Mardouk</b>, Mardouk est mort. L&#8217;adoration des fidèles est l&#8217;oxygène des dieux. Lorsque le dieu chrétien a capturé les fidèles de Jupiter, <b>Jupiter</b> est mort, <b>Isis</b>, <b>Osiris</b>, <b>Amon Râ</b> n&#8217;ont plus de fidèles, <b>Mardouk</b> n&#8217;a plus d&#8217;adorateurs, <b>Odin, Wotan</b>, <b>Frija,</b> gisent au fond des mers glacées du septentrion, <b>Camos</b>, <b>Melqarth</b>, <b>Hadad</b>, <b>Baal</b>, tous ces collègues et contemporains de <b>Jahvé</b>, qui régnaient en maîtres sur les cités voisines de la Judée, ont même totalement disparu de la mémoire des hommes. Les Cananéens n&#8217;ont pas eu l&#8217;imagination assez fertile pour se faire attribuer leur territoire par <b>Camos</b>.</i> </p>
<p><i>Aujourd&#8217;hui, un gigantesque dieu aussi universel que vaporeux &#8211; la <b>Démocratie</b> &#8211; a surgi des entrailles de la jeune Amérique. Il a déjà conquis la terre et impose son règne et ses valeurs à la planète entière. </i> </p>
<p><i>Or, c&#8217;est derrière le panache blanc de <b>Jahvé</b>, leur antique dieu local, que les sionistes sont partis, sabre au clair, à la conquête de la Palestine. C&#8217;est au nom des principes universels du dieu <b>Démocratie </b>que les Palestiniens tentent de résister à l&#8217;assaut. </i> </p>
<p><i>La Palestine est aujourd&#8217;hui le théâtre d&#8217;une guerre des dieux : le vieux dieu local prétend retrouver ses privilèges anciens, persuadé qu&#8217;il est qu&#8217;en son fief montagneux, il est d&#8217;autant plus inexpugnable qu&#8217;il bénéficie désormais de puissants appuis dans le monde entier. </i> </p>
<p><i>Dans ce combat de Titans, le texte connu sous le nom de </i><b>Déclaration Balfour</b><i> constitue une étape décisive. L&#8217;analyse de ce document permet de découvrir les ruses politiques subtiles qui ont permis à un sionisme religieux diffus de mettre solidement le pied sur le premier barreau de l&#8217;échelle qui a conduit à l&#8217;émergence de l&#8217;Etat sioniste actuel. Il est le premier échelon d&#8217;une échelle de Jacob qui permet de remonter aux plus lointains sédiments de prétentions a-historiques qui déchirent le Moyen Orient.</i> </p>
<p><b>Le texte de la Déclaration</b> </p>
<p>C&#8217;est par une lettre privée datée du 2 novembre 1917 et adressée à son domicile &#8211; &#8220;<i>addressed to his London home at 148 Piccadilly</i>&#8221; &#8211; que le fervent sioniste chrétien, <b>Lord Arthur Balfour</b> a annoncé à <b>Lord Lionel Walter Rothschild</b>, député conservateur et banquier, dirigeant de la communauté juive de Grande Bretagne, la décision de la couronne anglaise d&#8217;offrir un &#8220;<i>foyer national</i>&#8221; au sionisme. Mais le véritable destinataire de la lettre était <b>Chaïm Weizmann</b>, son ami intime, responsable de la branche anglaise de l&#8217;Organisation sioniste mondiale et futur premier Président d&#8217;Israël. </p>
<p><i>Le 2 novembre 2017</i> </p>
<p><i>Cher Lord Rothschild, </i> </p>
<p><i>Au nom du gouvernement de Sa Majesté, j&#8217;ai le plaisir de vous adresser ci-dessous la déclaration de sympathie à l&#8217;adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui. </i> </p>
<p><i>Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l&#8217;établissement en Palestine d&#8217;un foyer national pour le peuple juif, et fera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera accompli qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. </i> </p>
<p><i>Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. </i> </p>
<p><i>Arthur James Balfour </i> </p>
<p>Pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là, je me suis mise à l&#8217;école de l&#8217;un des hommes les plus influents du début du XXe siècle tout en étant complètement ignoré non seulement du grand public &#8211; ce qui n&#8217;est pas étonnant &#8211; mais également de la classe politique et des commentateurs prétendument qualifiés de la politique, ce qui l&#8217;est davantage. <b>&#8220;<i>La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n&#8217;importe quelle idée jusqu&#8217;à sa source</i></b>&#8221; écrivait <b>Edward Mandell HOUSE</b>.  </p>
<p>Aucun jugement n&#8217;est plus profondément juste. Le personnage de l&#8217;ombre connu sous le nom de <b>Colonel House</b>, bien qu&#8217;il n&#8217;ait jamais participé à la moindre guerre, avait parfaitement conscience d&#8217;avoir été le manipulateur en chef des décisions attribuées ultérieurement au Président<b> Woodrow Wilson. </b>A ce titre, il avait d&#8217;excellentes raisons de recommander aux commentateurs politiques de toujours tenter de remonter à la source d&#8217;une idée ou d&#8217;une décision, tout en précisant que rien n&#8217;était plus difficile, car l&#8217;initiateur réel d&#8217;une décision est rarement celui auquel on en impute la paternité sur le devant de la scène. (Voir : <a href="http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/conspirateurs/conspirateur.htm">Aux sources de l&#8217;escroquerie de la Réserve Fédérale &#8211; Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale</a>)  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0011.jpg"><img decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image001[1]" border="0" alt="clip_image001[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0011_thumb.jpg" width="161" height="202"/></a> </p>
<p><b>Edward Mandell House</b> </p>
<p>Cette éminence grise et homme de main des puissances financières qui ont permis la réalisation du plus grand hold-up financier depuis que le monde est monde &#8211; la création maffieuse de la FED la veille de Noël 1913 &#8211; était bien placé pour savoir combien il est facile de &#8220;<b><i>prêcher le faux</i></b>&#8221; et de l&#8217;imposer, comme le rappelle d&#8217;une manière prémonitoire le grand romancier allemand <b>Goethe</b>: &#8220;<b>L<i>a vérité doit être martelée avec constance, parce que le faux continue d&#8217;être prêché, non seulement par quelques-uns, mais par une foule de gens. Dans la presse et dans les dictionnaires, dans les écoles et dans les Universités, partout le faux est au pouvoir, parfaitement à l&#8217;aise et heureux de savoir qu&#8217;il a la majorité pour lui</i></b><i>.</i>&#8221;  </p>
<p>Goethe ne pouvait pas savoir à quel point son analyse collerait à la réalité du fonctionnement politique actuel des gouvernements qui se déclarent des démocraties occidentales, à l&#8217;heure où la guerre pour le contrôle d&#8217;une réalité qui ne parvient à s&#8217;infiltrer que difficilement dans les fissures d&#8217;une propagande étatique martelée à longueur de journée par des medias complaisants et largement financés par ces mêmes Etats &#8211; l&#8217;un expliquant l&#8217;autre. On ne combat plus un ennemi, on diabolise un monstre auquel on impute de fausses atrocités répétées <i>ad nauseam </i>par une presse servile et paresseuse, atrocités dont ces mêmes Etats sont d&#8217;ailleurs pratiquement toujours les bailleurs de fonds et les metteurs en scène.  </p>
<p>La récente comédie politique appelée &#8220;<i>affaire Skripal</i>&#8220;, inventée, mise en scène et orchestrée par le gouvernement anglais en est un exemple caricatural. Plus fort encore, les Ukrainiens viennent de ressusciter un &#8220;opposant&#8221; &#8211; préalablement barbouillé de sang de porc &#8211; et &#8220;assassiné&#8221; par un gouvernement russe &#8220;criminel&#8221;. L&#8217;indignation de la presse occidentale devant cette farce macabre a été modeste. Et que dire des grossiers mensonges à l&#8217;origine de toutes les guerres conduites par une prétendue &#8220;<i>communauté internationale</i>&#8221; donneuse de leçons à la planète entière, mais réduite à l&#8217;empire américain et à ses vassaux de l&#8217;OTAN? Leurs vertueux missiles tuent des centaines de milliers d&#8217;innocents et détruisent des nations de fond en comble au nom des &#8220;<i>droits de l&#8217;homme</i>&#8221; ou du fameux &#8220;<i>droit d&#8217;ingérence</i>&#8221; à géométrie variable. <b>&#8220;</b><b><i>Si vous n&#8217;êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment</i></b><i>&#8221; </i>écrivait si justement <b>Malcolm X, </b>assassiné le 21 février 1965 à Washington. </p>
<p>Analyse de la Déclaration  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0021.jpg"><img decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image002[1]" border="0" alt="clip_image002[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0021_thumb.jpg" width="244" height="171"/></a> </p>
<p><b>Lord Arthur James Balfour</b> </p>
<p>La prétendue lettre privée qui entrera dans l&#8217;histoire sous le nom de &#8220;<b>Déclaration Balfour</b>&#8221; semble, après une lecture rapide, bien vague, anodine et équilibrée. Or, en réalité, chaque mot en a été soigneusement pesé pendant des mois. Ainsi l&#8217;emploi du mot &#8220;<i>foyer</i>&#8221; pour le &#8220;<i>peuple juif</i>&#8221; &#8211; et non pas officiellement <i>Etat</i> &#8211; était destiné à ne pas heurter de front les Arabes du Moyen Orient. S&#8217;y ajoute une recommandation apparemment pleine d&#8217;empathie pour &#8220;<i>les collectivités non juives&#8221;</i> &#8211; ce qui concerne tout de même sept cent mille Palestiniens chrétiens et musulmans qui vivent sur cette terre depuis la nuit des temps, mais qui n&#8217;ont pas eu droit au titre de &#8220;<i>peuple</i>&#8220;, réservé à la seule collectivité juive. Comme le notait <b>Arthur Koestler</b>, &#8220;<b><i>en Palestine, une nation a solennellement promis à une seconde le territoire d&#8217;une troisième.</i></b> &#8221;  </p>
<p>On remarquera qu&#8217;aux yeux des rédacteurs de ce document attribué au Ministre des affaires étrangères anglais de l&#8217;époque, le peuple autochtone est vu comme un ramassis de &#8220;<i>collectivités</i>&#8220;. Les membres de ces prétendues &#8220;<i>collectivités</i>&#8221; sont désignés d&#8217;une manière négative par référence à un &#8220;<i>peuple</i>&#8221; juif censé, lui, homogène et d&#8217;ores et déjà constitué en nation, mais pourtant absent des lieux à cette date.  </p>
<p>C&#8217;est parce qu&#8217;elles sont &#8220;<i>non juives</i>&#8221; qu&#8217;elles sont dévalorisées par une formulation négative par rapport à la positivité du référent juif. D&#8217;un côté nous avons un &#8220;<i>peuple</i>&#8221; encore virtuel, mais dont le statut prépondérant est d&#8217;avance valorisé, de l&#8217;autre grouillent les fameuses &#8220;<i>collectivités</i>&#8221; anonymes , éparses , considérées comme des occupants conjoncturels et occasionnels et qui se trouvent d&#8217;ores et déjà reléguées dans un statut subordonné à l&#8217;élément dominant. Même s&#8217;il est prévu que <b>&#8220;<i>rien ne sera accompli qui puisse porter atteinte&#8221; à leurs </i></b>(ceux des autochtones)<b><i> droits civils et religieux&#8221; </i></b><i>, </i>il est établi d&#8217;avance que le &#8220;<i>peuple</i>&#8221; constitué de la masse des colons juifs et les &#8220;<i>collectivités</i>&#8221; indigènes ne jouiront pas du même statut politique et social.  </p>
<p><b>Un apartheid est donc clairement dessiné en filigrane dans la Déclaration Balfour-Rothschild.</b> </p>
<p>Dans une note de service datant de 1919, Balfour aurait affirmé que <i>&#8220;le sionisme s&#8217;enracine dans des <b>traditions</b> et des <b>espoirs</b> futurs bien plus importants que les <b>désirs</b> et les <b>préjugés</b> de sept cent mille Arabes qui habitent à présent sur cette terre historique&#8221;</i>. Les juifs ont des <b>traditions</b>, les arabes des <b>préjugés</b>; les premiers ont des <b>espoirs</b>, les seconds des <b>désirs</b> </p>
<p>Selon la Déclaration , les &#8220;<i>Arabes</i>&#8221; occupent &#8220;<b>à présent</b>&#8221; &#8211; la &#8220;<i>terre historique</i>&#8221; du peuple juif. Ce sont donc des squatters sans droits et sans racines, légitimement expulsables et destinés à être renvoyés dans le pays dont ils seraient prétendument originaires. Pendant ce temps, il est reconnu d&#8217;avance que les immigrants sionistes potentiels s&#8217;installeront sur <b>leur </b>&#8220;<i>terre historique</i>&#8220;. </p>
<p>On voit que l&#8217;idéologie messianico-coloniale dont la déclaration Balfour-Rothschild est imprégnée, porte en son sein le venin d&#8217;une xénophobie telle qu&#8217;elle conduit depuis lors l&#8217;Etat sioniste à un nettoyage ethnique de la population autochtone. Son messianisme l&#8217;entraîne à devenir le dernier Etat colonisateur et prédateur de la planète. En effet, alors que le monde entier feint d&#8217;être aveugle et sourd, tous les dirigeants de cet Etat portent fièrement l&#8217;étendard du racisme et de la volonté de vider la Palestine des &#8220;<i>non-juifs</i>&#8220;.  </p>
<p><b>Qui sont les sionistes</b> </p>
<p>L&#8217;intériorisation de l&#8217;histoire mythique &#8211; c&#8217;est-à-dire<b> l&#8217;impossibilité de séparer le rêve de la réalité</b> &#8211; est, en effet, un des symptômes les plus caractéristiques de cette communauté. L&#8217;imaginaire devient si bien consubstantiel au réel qu&#8217;il finit par créer un état que les psychiatres connaissent sous le nom de &#8220;<b>fabrication de faux souvenirs</b>&#8220;. Il s&#8217;agit du premier stade du mécanisme d&#8217;autopersuasion du bien-fondé de son action, qui permet de créer une réalité imaginaire et de développer un sentiment de victimisation lorsque le sujet, ou l&#8217;ensemble du groupe constatent que le reste du monde n&#8217;adhère pas au rêve collectif et aux moyens utilisés afin que la fiction devienne la réalité.  </p>
<p>Quand la fiction s&#8217;installe officiellement dans les têtes en lieu et place de la réalité historique , <b>le rêve né d&#8217;une fiction devenue religion </b>conduit à &#8220;<b><i>l</i></b><i>&#8216;autopkénakersuasion quant au droit de propriété sur la terre</i>&#8221; ( p. 217) dont parle Shlomo Sand dans son célèbre ouvrage: <b><i>Comment le peuple juif fut inventé</i>.</b> </p>
<p>Par un subtil renversement des situations, les peuples autochtones qui, durant des siècles et de génération en génération de patient labeur avaient fait d&#8217;une terre aride un verger et y vivaient harmonieusement, sont renvoyés à un &#8220;<i>ailleurs</i>&#8221; et à un passé inventés de toutes pièces, pendant que ceux qui ne sont pas encore sur place jouissent d&#8217;avance du privilège de &#8220;l&#8217;<i>enracinement</i>&#8221; sur une terre qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais occupée physiquement. Toutes les grandes vagues migratoires se sont toujours déroulées d&#8217;est en ouest. La mythologie judaïque ne s&#8217;y est pas trompée, puisque les communautés de nos régions se proclament les descendantes légitimes d&#8217;ancêtres &#8220;<i>chassés</i>&#8221; de la province de Judée par les armées victorieuses de Vespasien et de Titus lors de la deuxième <b>Guerre des Juifs </b>en l&#8217;an 70.  </p>
<p>Les descendants des juifs des premières émigrations dans les pays du bassin de la Méditerranée sont connus sous le nom de <b>Sépharades</b>, par opposition aux colons issus d&#8217;Europe de l&#8217;Est et des marches de l&#8217;Asie qui se dénomment eux-mêmes <b>Azkhénazes</b>. Or, aucun des premiers ministres qui ont dirigé l&#8217;Etat d&#8217;Israël ne peut exciper de racines méditerranéennes ou occidentales susceptibles de donner une apparence de crédit à la prétention d&#8217;être des descendants d&#8217;ancêtres ayant vécu en Palestine. <b>Tous</b>, sans exception aucune, sont issus des régions talmudiques de l&#8217;orient européen ou des marches de l&#8217;Asie. Tous étaient des Ashkénazes. </p>
<p>Les &#8220;<i>espoirs </i>&#8221; et les &#8220;<i>traditions</i>&#8221; talmudiques d&#8217;occupants futur sont d&#8217;ores et déjà sublimés dans la déclaration Rothschil-Balfour, alors qu&#8217;ils n&#8217;ont que mépris pour la géopolitique et la démographie concrètes du pays. Dans la foulée, les aspirations légitimes des habitants en chair et en os sont ravalées au rang de &#8220;<i>préjugés</i>&#8220;.  </p>
<p><b>Paroles de dirigeants ashkénazes</b> </p>
<p>&#8220;<i>Le transfert forcé des Arabes des vallées de l&#8217;Etat Juif est prévu&#8230;. Nous devons coller à cette conclusion <b>de la même manière que nous nous sommes saisis de la Déclaration de Balfou</b>r, encore plus que ça, d<b>e la même manière que nous nous sommes saisis du Sionisme lui-même</b>.</i>&#8221; <b>(Ben-Gourion, <i>Zichronot [Mémoires</i></b><i>]</i>, Vol. 4, p. 299) </p>
<p><i>&#8220;Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnait. Allon a répété sa question : &#8220;Que doit-on faire avec la population palestinienne ?&#8221; &#8216;Ben-Gourion a agité la main dans un geste qui disait : &#8220;Conduisez-les dehors!&#8221; </i><b>Yitzhak Rabin</b>, version censurée des <b><i>Mémoires de Rabin</i></b>, publiée dans le <b><i>New York Times</i></b>, 23 octobre 1979. </p>
<p>&#8221; <i>Entre nous soit dit, il doit être clair qu&#8217;il n&#8217;y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Nous n&#8217;atteindrons pas notre but si les arabes sont dans ce pays. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autres possibilités que de transférer les arabes d&#8217;ici vers les pays voisins &#8211; tous. Pas un seul village, pas une seule tribu ne doit rester.&#8221;</i> <b>Joseph Weitz,</b> chef du département colonisation de l&#8217;Agence juive en 1940, tiré de &#8221; <b><i>A solution to the refugee problem</i></b> &#8220;.  </p>
<p>Le 12 juillet 1937, <b>Ben-Gourion </b>écrit dans son journal : &#8220;<i>Le transfert forcé des Arabes des vallées de l&#8217;Etat Juif proposé pourrait nous donner quelque chose que nous n&#8217;avons jamais eue, même lorsque nous y étions nous-mêmes à l&#8217;époque du Premier et du Second Temple , <b>une Galilée affranchie de sa population Arabe.&#8221;</b></i> </p>
<p><i>&#8220;Nous devons tout faire pour nous assurer qu&#8217;ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais.&#8221; (…)&#8221;Les vieux mourront et les jeunes oublieront.</i>&#8221; <b>David Ben-Gourion</b>, dans son <b><i>Journal intime</i></b>, 18 Juillet 1948, cité dans le livre de Michael Bar Zohar : &#8220;<b><i>Ben-Gourion : le <u>Prophète Armé</u>&#8220;</i></b>, Prentice-Hall, 1967, p. 157.  </p>
<p><i>&#8220;Les territoires appartiennent à Israël. Les Juifs s&#8217;implanteront partout sur notre terre jusqu&#8217;au bout de l&#8217;horizon.&#8221; </i><b>Itzhak Rabin</b> </p>
<p><i>&#8220;Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille.&#8221;</i> <b>Raphael Eitan</b>, chef d&#8217;Etat major des forces de défense israéliennes (Tsahal), New york Times, 14 avril 1983. </p>
<p>Petit rappel historique </p>
<p>L&#8217;émigration a toujours servi de soupape à une population prolifique qui demeurait néanmoins en contact spirituel avec Jérusalem et y envoyait son argent. Au lendemain de la conquête de l&#8217;Egypte par Alexandre le Grand en -333 et la création de villes nouvelles &#8211; notamment Alexandrie ou Antioche &#8211; l&#8217;émigration avait redoublé: de nombreux Judéens, fuyant le pouvoir absolu des grands prêtres ainsi qu&#8217;une vie pauvre et rude, harassée par les charges qu&#8217;imposait l&#8217;administration du temple, s&#8217;étaient installés en masse dans ces cités où les activités commerciales offraient de vastes possibilités d&#8217;enrichissement, déjà largement expérimentées par les exilés définitivement demeurés en Babylonie. Leurs descendants vivent toujours en Iran. C&#8217;est la seule communauté juive qui a obstinément résisté aux appels des sionistes à venir peupler la Palestine. Ils se déclarent pleinement Iraniens. </p>
<p>Durant la période de l&#8217;occupation romaine, considérée par les habitants de la Judée comme une période particulièrement néfaste, ils émigrèrent de nouveau en masse et se fixèrent dans pratiquement toutes les villes du bassin de la Méditerranée. Des inscriptions grecques du 1er siècle montrent que la Syrie, Chypre, la Grèce, les îles grecques, Cyrène, l&#8217;Asie Mineure et même la Crimée comptaient de puissantes colonies juives (Voir Renan, t.V, pp. 224-225). La colonie de Crimée jouera un rôle particulièrement important dans la conversion au judaïsme du royaume des Kazars qui fournira au judaïsme les centaines de milliers d&#8217;adeptes sans lesquels la maigre population de Judéens dispersés aurait progressivement fondu. </p>
<p>Dans ses <b><i>Antiquités judaïques </i></b>(XIV, 7),<b> </b>l&#8217;historien juif<b> Flavius Josèphe</b>, citant le Grec <b>Strabon</b>, écrit: &#8220;I<i>ls ont touché toute ville, et il n&#8217;est pas facile de trouver un endroit de la terre qui n&#8217;ait pas reçu cette tribu et n&#8217;ait pas été dominé par elle</i>.&#8221; Et dans son <b><i>Contre Apion</i></b>, le même Josèphe ajoute que &#8220;<i>l&#8217;opinion universelle était qu&#8217;ils professaient une haine féroce contre celui qui n&#8217;était pas de leur secte</i>.&#8221; (II,10)  </p>
<p>Ce qui devait arriver arriva, une animosité violente éclatait régulièrement entre les populations indigènes et les immigrants juifs, phénomène qui se reproduira à d&#8217;innombrables reprises durant les siècles qui suivront, les mêmes causes produisant les mêmes effets, comme il suffit de le constater de nos jours en Palestine occupée. Comme l&#8217;écrit l&#8217;historien anglais Michael Grant (1914-2004), dans son <b><i>From Alexander to Cleopatra The Hellenic World </i></b>(p. 75), &#8220;<i>The Jews proved not only unassimilated, but unassimilable &#8230; </i><i>Les Juifs ont prouvé non seulement qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas assimilés, mais qu&#8217;ils étaient inassimilables</i>.&#8221; Le site officiel Lamed.fr rapporte ce jugement dans un sens positif et élogieux.  </p>
<p><b>D&#8217;Hérode au &#8220;mur des lamentations&#8221;</b> </p>
<p>La péripétie politique qui, depuis la traduction en français du récit de Flavius Josèphe, est connu sous le nom <b><i>La Guerre des Juifs, </i></b>n&#8217;a concerné que la petite province de Judée &#8211; en réalité la ville-état de Jérusalem &#8211; avec ses Pharisiens et ses Zélotes fanatiques qui avaient refusé de se plier aux règles que l&#8217;empire romain appliquait aux provinces vaincues, tombées sous sa férule &#8211; notamment le paiement du tribut et la présence de la statue de l&#8217;empereur dans le temple. </p>
<p>Or, les Judéens haïssaient et méprisaient leurs voisins, les Samaritains et les Galiléens. Ils voyaient en eux de faux israélites superficiellement judaïsés et racialement mélangés. D&#8217;ailleurs, le scribe fanatique Esdras ne s&#8217;était pas donné la peine d&#8217;épurer les habitants de ces provinces de leurs éléments &#8220;impurs&#8221; lors de son retour de Babylonie en Judée. Ils ont donc tranquillement regardé les Judéens se faire écraser par les Romains.  </p>
<p>L&#8217;ironie de l&#8217;histoire est encore plus profonde et revient comme un boomerang dans la politique racialiste de l&#8217;actuel Etat sioniste, puisque la majorité des Palestiniens contemporains ne sont pas plus &#8220;<i>arabes</i>&#8221; que les talmudistes orientaux. En effet, après la défaite des troupes judéennes contre les légions romaines de Vespasien, puis de Titus et selon la tradition militaire de Rome, les principaux dirigeants et notables religieux vaincus et réduits en esclavage, ont fait partie du &#8220;<b>Triomphe</b>&#8221; de l&#8217;empereur, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils ont été conduits en cortège dans les rues de Rome derrière le char de l&#8217;empereur romain Titus, avant d&#8217;être vendus <i>sub corona </i>dans le marché aux esclaves. </p>
<p>Mais les Romains n&#8217;avaient aucun intérêt à vider la Judée du petit peuple d&#8217;artisans et de paysans. De plus, une fois terminée la guerre contre les légions de Titus, durant laquelle les Judéens avaient opposé une résistance farouche, le palais et le temple détruit, les Romains n&#8217;allaient pas persécuter des populations qui n&#8217;avaient pas participé au conflit. Les Samaritains, les Galiléens et le petit peuple de la province de Judée ont donc continué à vivre sur leurs terres comme ils l&#8217;avaient toujours fait. Deux mille ans plus tard, et après maintes péripéties géopolitiques dont cinq cents ans de domination ottomane, leurs descendants se sont entre temps convertis à d&#8217;autres dieux, mais ils sont toujours présents sur ce qu&#8217;il convient de qualifier au sens propre leur &#8220;<b>terre historique</b>&#8220;. </p>
<p>L&#8217;histoire est facétieuse. Il est à la fois paradoxal et quelque peu comique de voir que le souverain qui avait fait construire leur seul véritable temple à Jérusalem, haï hier par les Judéens, soit précisément le bâtisseur auquel les juifs modernes sont contraints de se référer &#8211; mais sans jamais le nommer &#8211; en faisant du lambeau d&#8217;un mur de soutènement d&#8217;une gigantesque esplanade destinée à accueillir les pélerins du monde entier, le symbole d&#8217;un monument qu&#8217;ils tentent d&#8217;attribuer à un Salomon mythique censé avoir vécu une dizaine de siècles auparavant et un lieu fétichisé, considéré comme &#8220;<i>sacré</i>&#8220;.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0031.jpg"><img decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image003[1]" border="0" alt="clip_image003[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0031_thumb.jpg" width="244" height="184"/></a> </p>
<p><b>Le mur de soutènement ouest du temple d&#8217;Hérode et le pavement défoncé par la chute des pierres lors de la destruction du Temple</b> </p>
<p>Hérode, le souverain détesté, avait couvert la Judée de constructions fabuleuses pour un si petit pays. Il avait fait édifier des théâtres, un amphithéâtre et des hippodromes, un palais somptueux et le fameux temple, le tout dans un style grec qui hérissait le poil des Pharisiens rigoristes, mais qui est aujourd&#8217;hui qualifié de <i>Deuxième Temple, </i>avec la révérence due au sacré. Ces merveilles architecturales laissaient la masse pieuse des Judéens de l&#8217;époque de marbre, si je puis dire. Ils n&#8217;y voyaient qu&#8217;une manifestation égoïste de gloire profane contraire à l&#8217;idéal religieux qui était le leur. </p>
<p>Achevé en l&#8217;an 63 et rasé par les Romains en 70, le temple d&#8217;Hérode n&#8217;a donc été opérationnel que sept ans. Seul subsiste l&#8217;empilement de blocs de rochers du &#8220;<i>mur occidental</i>&#8220;, connu sous le nom de &#8220;<i>mur des lamentations</i>&#8220;.  </p>
<p>De nos jours, le même état d&#8217;esprit continue de régner à l&#8217;égard de la mémoire de ce grand bâtisseur dont personne parmi les juifs n&#8217;ose rappeler le nom et l&#8217;oeuvre. Mais la haine était réciproque: Hérode, Iduméen superficiellement barbouillé de judaïsme, détestait l&#8217;esprit ritualiste et étroit de ses sujets. Il passait d&#8217;ailleurs le plus clair de son temps en Grèce dont il avait fait revivre les jeux olympiques. </p>
<p>Ainsi, plus encore que pour tout autre groupe humain, il est à la fois capital et incroyablement ardu, de dégager l&#8217;histoire réelle de la Palestine antique de la gangue de fictions qui l&#8217;enserre dans un cocon si serré que la vérité historique finit par périr étouffée sous un maillage de babillages théologiques particulièrement inventifs.  </p>
<p>Les chrétiens sionistes anglo-saxons et les talmudistes de tous poils tentent encore de nos jours de réécrire l&#8217;histoire, de faire de la Bible leur livre d&#8217;histoire et donc de substituer le récit mythique qui bourgeonne depuis deux millénaires dans la cervelle de leurs ancêtres et dans la leur, à la réalité.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0041.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image004[1]" border="0" alt="clip_image004[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0041_thumb.jpg" width="244" height="170"/></a> </p>
<p><b>Brodeuses, tableau de la Palestine heureuse , Ramallah 1940 .Les sionistes n&#8217;étaient pas encore les maîtres du pays</b> </p>
<p>La preuve que les &#8220;<i>désirs</i>&#8221; des habitants &#8220;<i>non-juifs</i>&#8221; de Palestine n&#8217;avaient pas à être pris en compte ne s&#8217;est pas fait attendre. C&#8217;est, n&#8217;est-il pas vrai, un très vilain &#8220;<i>préjugé&#8221; </i>de la part des &#8220;<i>non-juifs</i>&#8221; de ne pas offrir avec enthousiasme sa maison et ses biens aux colons sionistes qui venaient repeupler leur prétendue &#8220;<i>terre historique&#8221;</i>.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0051.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image005[1]" border="0" alt="clip_image005[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0051_thumb.jpg" width="244" height="180"/></a> </p>
<p><b>Haifa, 12 mai 1948, les terroristes juifs de la Hagana forcent les les Palestiniens à quitter la ville avec leurs maigres biens sous la menace de leurs armes</b> </p>
<p><b>Un mystère anthropologique </b> </p>
<p>Par quel mystère psychologique et anthropologique une masse humaine hétéroclite et accourue des quatre coins de l&#8217;univers, prétend-elle affirmer qu&#8217;elle forme un peuple homogène, qu&#8217;elle est l&#8217;exclusive propriétaire d&#8217;un certain territoire &#8211; d&#8217;ailleurs plutôt ingrat &#8211; et qu&#8217;un être supra terrestre, son protecteur exclusif, en aurait été le notaire dispensateur?  </p>
<p>Il est particulièrement intéressant de voir comment fonctionne le mécanisme d&#8217;auto-innocentement des pillages pratiqués par toutes les bandes armées depuis que le monde est monde. Comment s&#8217;innocenter à meilleur prix que d&#8217;attribuer à un être surnaturel le commandement de tuer et de voler les vaincus? C&#8217;est donc le notaire surnaturel de ce groupe humain qui est censé lui assurer la légitimité d&#8217;expulser, pour la deuxième fois, le peuple autochtone et, pour la deuxième fois, de s&#8217;installer dans ses maisons et dans ses meubles, après avoir terrorisé, volé et assassiné massivement des villages entiers. Il explique également la cruauté inhumaine que manifeste de nos jours l&#8217;armée sioniste face à des civils désarmés, y compris des enfants. </p>
<p>Or, la <b>Déclaration Balfour </b>est si maternellement bienveillante pour le &#8220;<i>peuple élu</i>&#8221; qu&#8217;elle va jusqu&#8217;à se soucier des droits et du statut politiques dont les juifs jouissent dans le monde entier: rien ne doit leur être enlevé sous prétexte qu&#8217;il existera en Palestine un &#8220;<i>foyer national </i>&#8221; dans lequel ils ne souhaiteraient pourtant pas s&#8217;installer.  </p>
<p>L&#8217;actuel Etat qui occupe une grande partie de la Palestine historique n&#8217;est toujours pas au service de l&#8217;ensemble de sa population &#8211; la notion de &#8220;citoyen&#8221; n&#8217;y existe pas &#8211; il n&#8217;est même pas au service des seuls juifs d&#8217;Israël. <b>L&#8217;Etat d&#8217;Israël est l&#8217;Etat de tous les juifs de la planète</b>. Comme l&#8217;écrit cocassement Shlomo Sand dans une interview: &#8220;<b><i>Israël appartient à Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy plus qu&#8217;à mon collègue de l&#8217;université qui est originaire de Nazareth.</i></b>&#8221; Et il ajoute, non sans malice: &#8220;<b><i>Mais BHL, Attali et Finkielkraut ne veulent pas vivre sous la souveraineté juive</i>.</b>&#8221; (Le ciel nous préserve de cette tragédie, la France ne s&#8217;en remettrait pas!) </p>
<p>On sait maintenant que l&#8217;original de cette lettre a été rédigé durant l&#8217;été 2017 par le richissime sioniste anglais Lord <b>Lionel Walter Rothschild </b>(1808-1879)<b> </b>lui-même &#8211; il poussait le caprice de riche original jusqu&#8217;à se déplacer &#8211; en toute discrétion ! &#8211; dans un attelage tiré par des zèbres ou sur le dos d&#8217;une tortue géante.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0061.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image006[1]" border="0" alt="clip_image006[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0061_thumb.jpg" width="244" height="132"/></a> </p>
<p><b>Lord Lionel Walter Rothschild se rend à Buckingam </b> </p>
<p>Pendant ce temps, un autre richissime sioniste français, petit-fils lui aussi du fondateur de la dynastie, et cousin du premier, le <b>baron</b> <b>Edmond de Rothschild </b>de la branche de Paris (1845-1934), achetait depuis des années tout ce qu&#8217;il pouvait trouver de terres et de maisons en Palestine en vue de l&#8217;arrivée des colons-immigrants juifs. L&#8217;objectif poursuivi dès l&#8217;origine était bien de transformer officiellement la Palestine en Etat juif et de tenter de créer un &#8220;<i>peuple</i>&#8221; à partir de groupes de juifs issus de toutes les nations de la terre dans lesquelles ils avaient choisi de s&#8217;installer et que le mouvement sioniste tentait de convaincre de venir peupler la terre palestinienne.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0071.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image007[1]" border="0" alt="clip_image007[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0071_thumb.jpg" width="204" height="244"/></a> </p>
<p><b>Baron Edmond de Rothschild</b> </p>
<p><b>Lord Roderick Balfour </b> </p>
<p>Le banquier <b>Lord Roderick Balfour</b>, descendant du rédacteur nominal de la <b>Déclaration</b> qui porte le nom de son ancêtre, reconnaît d&#8217;une manière quelque peu touchante &#8211; ou cynique, au choix &#8211; qu&#8217;ayant effectué plusieurs séjours en Israël, il éprouve des &#8220;<i>réserves majeures</i>&#8221; à propos de ce qu&#8217;il a observé, alors que son aïeul avait fait preuve &#8220;d&#8217;<i>un grand geste humanitaire</i>&#8221; et que &#8220;<i>l&#8217;humanité devrait lui en être extrêmement reconnaissante</i>&#8220;. En effet, écrivait-il lors de la célébration du centenaire de la Déclaration; il y a une phrase&#8221;<i>rien ne sera fait qui puisse porter atteint aux droits civils ou religieux de communautés non-juives qui existent en Palestine&#8217;. C&#8217;est assez clair.<b> </b>Eh, ce n&#8217;est pas vraiment mis en pratique. D&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, cela doit être rectifié. En parlant à des éléments plus libéraux parmi les Juifs, ils reconnaîtraient qu&#8217;il faut accorder un plus grand rôle économique aux Palestiniens.</i>&#8221; </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0081.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image008[1]" border="0" alt="clip_image008[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0081_thumb.jpg" width="164" height="244"/></a> </p>
<p><b>Lord Roderick Balfour</b><b>, drapeau anglais, drapeau israélien</b> </p>
<p>La pure bonne conscience anglaise en pleine action. Les habitants du camp de concentration à ciel ouvert de Gaza attendent avec impatience la mise en pratique de ces excellents principes. </p>
<p>Or, lorsque les immigrants sionistes ont débarqué en Palestine, ils ont découvert que, contrairement à la mythologie sioniste qui prêchait qu&#8217;une terre vide attendait son peuple élu, des Palestiniens autochtones, des chrétiens et même quelques groupes de juifs cohabitaient paisiblement dans ce pays depuis des siècles. Mais pour les idéologues sionistes issus des terres asiatiques et est européennes, élevés au biberon du <b><i>Talmud</i></b>, sans les askhenazes, la terre judéenne était effectivement vide. Les communautés sépharades elles-mêmes, pourtant intégrées aux populations locales et à la vie économique de la région depuis des siècles, étaient elles aussi frappées d&#8217;invisibilité et d&#8217;inexistence. Pire, c&#8217;est leur intégration même à l&#8217;ensemble des populations de la région qui les néantisait face au fanatisme des nouveaux-venus ashkenazes. Aujourd&#8217;hui encore, les sépharades sont englobés dans le même mépris que celui que les colons ashkenazes éprouvent à l&#8217;encontre des &#8220;<i>arabes</i>&#8221; &#8211; terme qui englobe indistinctement les musulmans et les diverses variétés de chrétiens. </p>
<p>Les idéologues askhenazes sionistes n&#8217;eurent donc aucun scrupule à maltraiter, voler, expulser, assassiner autant de Palestiniens qu&#8217;ils en avaient la possibilité. Et ils continuent aujourd&#8217;hui encore avec la bénédiction des organes de leur Etat comme le prouve le spectacle du sordide ball trap auquel se livrent toutes les semaines des &#8220;<i>snipers</i>&#8221; de la fameuse &#8220;<i>armée morale</i>&#8221; face aux manifestants désarmés de Gaza lors des &#8220;<i>marches du retour&#8221;</i>, et cela avec la bénédiction et les compliments de la hiérarchie militaire. </p>
<p>Bien que le vocable &#8220;<i>foyer</i>&#8221; soit volontairement ambigu et ne possède aucun statut en droit international, le <b><i>Journal of Palestine Studies</i></b> (, vol. 25, no 3, 1996, p. 64) révélait que Balfour, alors devenu ministre des affaires étrangères, et le premier ministre de l&#8217;époque, Lloyd George, admettaient en privé que l&#8217;objectif final était bien la création d&#8217;un <b>Etat Juif</b>. Plus précis encore: <i>&#8220;Un des rédacteurs de la lettre à Rothschild, Leopold Amery, secrétaire dans le cabinet de guerre en 1917-18, témoigne sous serment, trois décennies plus tard devant la Commission anglo-américaine , que &#8221; tous ceux qui y étaient impliqués lors de la Déclaration Balfour comprenaient que la phrase &#8220;<b>l&#8217;établissement en Palestine d&#8217;un foyer national pour le peuple juif&#8221;</b> voulait dire que la Palestine deviendrait en fin de compte une république ou un <b>État juif</b>. </i>&#8221; </p>
<p>D&#8217;ailleurs, une semaine après que la lettre attribuée à Balfour est devenue officielle, elle a été publiée dans le <b><i>Times</i></b> sous le titre <b><i>Palestine for the Jews. Official Sympathy</i></b> &#8220;, autrement dit <b><i>La Palestine aux juifs. </i></b>Plus question de &#8220;<i>foyer</i>&#8221; ou autre synonyme de la langue de bois diplomatique. </p>
<p>Plus important encore, il y est confirmé officiellement que c&#8217;est bien<b> Lord Lionel Rothschild lui-même qui en fut le premier rédacteur </b>au cours de l&#8217;été 1917 &#8211; ce que tout le monde savait au gouvernement, mais que le Cabinet de guerre anglais qui gérait cette question n&#8217;était pas pressé d&#8217;officialiser. On avait conscience qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un bouleversement de la géopolitique et de la démographie de la région. Le pas a été franchi après un intense lobbying de<b> Chaïm Weizman</b>n, le responsable du mouvement sioniste en Angleterre. </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0092.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image009[2]" border="0" alt="clip_image009[2]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0092_thumb.jpg" width="188" height="194"/></a> </p>
<p><b>Chaim Weizmann, responsable du mouvement sioniste anglais</b> </p>
<p>Le rôle de <strong>Chaïm Weizmann</strong> a été capital. Ami de Lord Lionel Rothschild, il a harcelé avec zèle et constance un Cabinet anglais hésitant. Au bout de six mois et lorsque la victoire à Gaza des troupes anglaises sur l&#8217;armée ottomane est devenue officielle, le gouvernement Lloyd George a franchi le pas. Ultime modification: il a simplement supprimé de la rédaction Rothschild la mention de &#8220;<i>la <b>reconstitution </b>de la Palestine comme foyer national juif&#8221;</i>, rédaction quelque peu gênante qui impliquait l&#8217;idée qu&#8217;il s&#8217;agirait d&#8217;un retour des juifs dans leur patrie naturelle.  </p>
<p>Mais le gouvernement anglais n&#8217;a pas osé assumer publiquement le nom du rédacteur de la missive. Il a visiblement jugé plus honorant &#8211; ou plus décent &#8211; d&#8217;en attribuer la paternité au ministre des affaires étrangères de l&#8217;époque, <b>Arthur James Balfour </b>plutôt qu&#8217;au responsable du mouvement sioniste anglais, lord <b>Lionel Walter Rothschild</b>.  </p>
<p><b>D&#8217;où la mise en scène de la pseudo lettre privée adressée au domicile de celui qui en était l&#8217;initiateur, le concepteur et le rédacteur. </b> </p>
<p><b>Fin de la première partie</b> </p>
<p><b>Suivront:</b> </p>
<p><b>Balfour2: <i>Où l&#8217;on découvre que le complot vient de loin et qu&#8217;une meute de loups s&#8217;est déguisée en agneaux.</i></b> </p>
<p><b><i>Balfour3: Où l&#8217;on comprend que l&#8217;entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 est le fruit des efforts conjugués des banquiers anglo-saxons et du mouvement sioniste international. </i></b> </p>
<p><b>Balfour4: <i>Où l&#8217;on découvrira que Messieurs Weizmann, Balfour, Rothschild , and C° sont les dignes successeurs d&#8217;Esdras et de Néhémie.</i></b><b> </b> </p>
<p><b>Balfour5: <i>&#8220;Nihil sine ratione&#8221;, Leibniz avait raison. Où l&#8217;on découvrira que la dispersion est une illusion d&#8217;optique et qu&#8217;un gouvernement central puissant, qui a existé durant des siècles, est aujourd&#8217;hui localisé aux Etats-Unis.</i></b> </p>
<p><b>BIBLIOGRAPHIE</b> </p>
<p>Mario Liverani, <b><i>La Bible et l&#8217;invention de l&#8217;histoire, 2003, </i></b>trad. Ed. Bayard 2008 </p>
<p>Edwin Montagu, <b><i>Memorandum on the Anti-Semitism of the Present Government &#8211; Submitted to the British Cabinet, août 1917</i></b> , accessible sur internet. </p>
<p>Shlomo Sand, <b><i>Comment le peuple juif fut invent</i></b>é, Paris, Fayard, 2008 </p>
<p>Regina Sharif,<b><i> Non-Jewish Zionism, Londre</i></b>s, Zed Book, 1983 </p>
<p>Douglas Reed, <b><i>La Controverse de Sion</i></b> </p>
<p>Isaiah Friedman, <b><i>The Question of Palestine. British-Jewish-Arab Relations : 1914-1918</i></b>, Brunswick, Transaction Publishers, 1992 </p>
<p>Le 12 juin 2018 </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
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<tr>
<td valign="top">
<p><b>Les coulisses de la Déclation Rothschild-Balfour (2)</b> </p>
<p><i>&#8220;Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre&#8221;</i>. Baruch Spinoza </p>
<p><b><i>Où l&#8217;on découvre que le complot vient de loin et qu&#8217;une meute de loups s&#8217;est déguisée en agneaux pour entrer dans la bergerie.</i></b> </p>
<p><b>Dépeçage de l&#8217;empire ottoman </b> </p>
<p>En 1917, la Palestine, faisait toujours partie de l&#8217;empire ottoman. Ni Balfour, ni tel ou tel membre de la tribu Rothschild n&#8217;en étaient donc propriétaires. Le gouvernement anglais n&#8217;avait aucune légitimité à en disposer ni pour le présent, ni pour l&#8217;avenir. </p>
<p>La date de la lettre Rothschild-Balfour (2 novembre 1917) correspond à celle de la victoire de l&#8217;armée britannique contre les forces ottomanes à Gaza. Cette victoire, décisive pour la réalisation du projet sioniste, a été obtenue grâce à l&#8217;appui des troupes arabes du chérif Hussein, de la Mecque. </p>
<p>Cette &#8220;Déclaration&#8221; et ses conséquences ne sont intelligibles que dans le cadre de la géopolitique de la région. Nous sommes, en effet, dans une de ces périodes charnières qui déterminent l&#8217;avenir du monde. La première guerre mondiale bat son plein. L&#8217;Allemagne et son allié, l&#8217;empire ottoman qui avait été puissant et glorieux jusqu&#8217;à la fin du 17e siècle, sortiront en lambeaux de la confrontation avec les alliés occidentaux, la France, l&#8217;Angleterre et les Etats-Unis. La défaite des Allemands et des Ottomans ouvrait alors la boîte de Pandore du démantèlement de ce gigantesque ensemble de nations trop diverses pour survivre éternellement dans un ensemble politique cohérent.  </p>
<p>En effet, l&#8217;empire ottoman a été le plus vaste qui ait jamais existé et il est miraculeux qu&#8217;il ait duré un peu plus de six cents ans (1299-1923). La Turquie, son centre, pratiquement tout le pourtour sud de la Méditerranée, de la péninsule arabique jusqu&#8217;à l&#8217;Afrique du Nord &#8211; le Maroc excepté &#8211; mais aussi une partie de l&#8217;Europe centrale de la Bulgarie à la Grèce en passant par les Balkans, sans compter l&#8217;actuelle Arménie, l&#8217;Azerbaidjan et les territoires kurdes étaient sous sa domination.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0101.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image010[1]" border="0" alt="clip_image010[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0101_thumb.jpg" width="244" height="176"/></a><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0111.gif"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image011[1]" border="0" alt="clip_image011[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0111_thumb.gif" width="32" height="32"/></a> </p>
<p><b>L&#8217;empire ottoman, ses acquisitions successives</b> </p>
<p>Cet empire, dont les réseaux commerciaux et militaires s&#8217;étendaient jusqu&#8217;à la Chine, avait été une puissance politique et commerciale redoutable et prospère pendant des siècles. Mais au début du XXe, étranglé par les prêts accordés par la France et l&#8217;Angleterre et devenu &#8220;<i>l&#8217;homme malade</i>&#8221; de la région, il s&#8217;affaiblissait et pourrissait sur pied. Les territoires séparatistes de la périphérie en profitaient pour tenter de retrouver leur indépendance. </p>
<p>L&#8217;ouvrage du Professeur, peintre et poète <b>Chérif Abdedaïm</b>: <b><i>Constantine, la saga des Beys (</i></b>éditions Anep, 2015) offre une multitude d&#8217;exemples concrets qui permettent de comprendre les raisons internes de la décadence de l&#8217;empire ottoman. L&#8217;auteur analyse <i>in vivo </i>et avec une minutie quasiment chirurgicale à partir d&#8217;archives locales, comment une lutte acharnée pour le pouvoir entre des petits notables locaux corrompus, préoccupés par des babioles vestimentaires, des questions de préséance et de protocole, mais totalement indifférents au développement de la région dont ils ont la charge, fut le ver dans le fruit qui a conduit à la décadence, puis à la désintégration d&#8217;un empire trop vaste, mal géré et d&#8217;un pouvoir central décadent et trop lointain. </p>
<p>Profitant du chaos, la France et surtout l&#8217;Angleterre sont secrètement intervenues dans le jeu dès 1915 afin de tirer des avantages de ce chaos dans un Moyen Orient entré dans la zone de turbulence dont il n&#8217;est toujours pas sorti. C&#8217;est précisément à ce moment-là que la &#8220;<i>question palestinienne</i>&#8220;, c&#8217;est-à-dire, en réalité, la colonisation de la terre palestinienne par des groupes de plus en plus nombreux de juifs sionistes venus d&#8217;Europe centrale, a pris la tournure dramatique qu&#8217;elle n&#8217;a plus quittée depuis un siècle. A ce stade le rôle du clan Rothschild, tant de la branche française &#8211; <b>Edmond de Rothschild</b> &#8211; que de la branche anglaise &#8211;<b> Lionel Walter Rothschild</b> &#8211; a été déterminant, sans oublier l&#8217;homme de l&#8217;ombre, la cheville ouvrière dans les coulisses, <b>Chaïm Weizmann </b>(voir texte précédent).  </p>
<p>C&#8217;est alors que deux diplomates, l&#8217;anglais <b>Mark Sykes</b> et le Français <b>François Georges-Picot</b> sont entrés dans la danse. Ils travaillaient dans le plus grand secret depuis des mois à un projet de partage de l&#8217;ensemble du Moyen-Orient. Après un abondant échange de lettres durant toute l&#8217;année 2015 entre ces deux diplomates, les accords secrets dits<b> &#8220;de Sykes-Picot&#8221;</b> furent signés le 16 mai 1916.  </p>
<p>Les deux négociateurs-comploteurs tablaient sur l&#8217;effondrement définitif de l&#8217;Empire ottoman et, au nom de leurs gouvernements respectifs, ils se partageaient secrètement le coeur du Moyen-Orient en dessinant à la règle sur une carte une ligne droite qui délimitait deux zones d&#8217;influence. Le nord, c&#8217;est-à-dire la Syrie actuelle et le Liban, seraient sous domination française, alors que l&#8217;Angleterre se réservait l&#8217;Irak et ses puits de pétrole. Une troisième zone était prévue pour la création &#8211; en principe &#8211; d&#8217;un futur grand Etat national arabe à partir de la péninsule arabique.  </p>
<p>La promesse de la création de cet Etat national était la condition qui avait décidé le 5 juin 2016, le chérif de la Mecque de confier ses troupes à son fils Fayçal. Pour les Arabes, il s&#8217;agissait d&#8217;une guerre d&#8217;indépendance contre la Sublime Porte ottomane. La saga épique de ce qui fut connu sous le nom de <i>&#8220;grande révolte arabe</i>&#8221; a donné lieu à la rédaction d&#8217;un célèbre récit autobiographique fascinant et cruel, intitulé &#8221; <b><i>Les</i></b> <b><i>sept piliers de la sagesse&#8221;</i></b> . Son auteur, Edward Lawrence &#8211; dit <b>Lawrence d&#8217;Arabie &#8211; </b>membre des services de renseignements britanniques, donc au service de sa patrie, s&#8217;était néanmoins personnellement investi dans le mirage de restaurer l&#8217;empire arabe de Damas, disparu plus de mille ans auparavant et après cinq cents ans d&#8217;occupation turque.  </p>
<p>Conformément à la réputation de perfidie d&#8217;Albion, Lawrence avait deviné que le souhait des Britanniques était simplement d&#8217;utiliser l&#8217;armée arabe sur le terrain. Cependant il a continué à s&#8217;investir pleinement dans le feu de l&#8217;action guerrière contre les Turcs aux côtés des troupes commandées par Fayçal &#8211; dont il goûtait la fougue et les séductions privées. Les Anglais combattraient les Ottomans au nord, alors que l&#8217;armée arabe de Fayçal les combattrait au sud . Ce dispositif permettait à l&#8217;Angleterre de contrôler le désir d&#8217;indépendance des Arabes, mais il était clair aux yeux de Lawrence &#8211; et la réalité le confirma &#8211; qu&#8217;elle n&#8217;avait nullement l&#8217;intention d&#8217;honorer ses promesses à Hussein, conformément au bon vieux dicton : les promesses n&#8217;engagent que ceux qui y croient. D&#8217;ailleurs pendant tout ce temps, le Cabinet britannique négociait l&#8217;envoi des juifs en Palestine avec les principaux responsables du mouvement sioniste international et son représentant anglais, Sir Lionel Walter Rothschild,  </p>
<p>Il faut dire que l&#8217;Angleterre avait en face d&#8217;elle un interlocuteur particulièrement médiocre. Comme l&#8217;écrivait le consul britannique à Djeddah, Ryder Pollard, cité dans le site <i>madaniya.info, </i>le cheikh qui prétendait lancer une &#8220;<i>Grande Révolution Arabe</i>&#8221; était un homme &#8220;<i> âgé, ambitieux, menteur, insignifiant, têtu, schizophrène, cupide et prétentieux, propulsé soudainement à un poste d&#8217;où il doit gérer des problèmes qu&#8217;il ne maîtrise pas </i>&#8220;. La totalité du portrait savoureux de <b>Jaafar Al Bakli </b>est à déguster.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0121.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image012[1]" border="0" alt="clip_image012[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0121_thumb.jpg" width="231" height="244"/></a> </p>
<p><b>Hussein ben Ali, chérif de La Mecque (1853-1931)</b> </p>
<p>La victoire acquise, n&#8217;ayant donc plus besoin des Arabes, les Anglais se sont tournés vers les sionistes. C&#8217;est à ce moment-là que fut concocté entre le gouvernement anglais et le mouvement sioniste le message ambigu et aussi perfide à l&#8217;égard des Palestiniens que l&#8217;était à l&#8217;égard des Arabes la promesse de créer un grand royaume arabe<b>. &#8220;</b><i>Quand les armes se seront tues, vous pourrez obtenir votre Jérusalem &#8220;</i><b>, </b>aurait déclaré le ministre Arthur Balfour à Chaïm Weizmann .<b> </b> </p>
<p>Le 24 juillet 1923, était signé le <b>Traité de Lausanne</b> qui mettait définitivement fin à l’Empire ottoman et donnait naissance à la République de Turquie réduite à son territoire actuel, pendant que les autres provinces devenaient des Etats indépendants. Le dépeçage récent de feu la Yougoslavie est une réplique du tremblement de terre du Traité de Lausanne. Cette fois, c&#8217;étaient les Etats-Unis qui étaient à la manoeuvre. Pendant que les Européens babillaient sur les droits de l&#8217;homme qu&#8217;un dictateur serbe était censé bafouer vilainement, les Américains écrasaient Belgrade sous les bombes et se taillaient au Kosovo un petit pseudo Etat mafieux, non viable, mais en réalité constitué par la gigantesque base américaine de Camp Bondsteel opportunément édifiée à l&#8217;arrivée du gigantesque pipeline en provenance des champs pétrolifères de la mer Caspienne. </p>
<p><b>Les ancêtres de la Déclaration Balfour</b> </p>
<p>D&#8217;innombrables études sur le sionisme situent sa naissance en 1897. Ne croirait-on pas que cette idéologie coloniale a surgi, armée et casquée, du génial cerveau de Theodor Herzl, telle Athéna la guerrière du crâne de Zeus? Le théoricien austro-hongrois, antisémite dans sa jeunesse et si virulent que le Führer allemand n&#8217;avait eu qu&#8217;à puiser dans ses formules-choc, aurait poussé, dans son non moins génial ouvrage inaugural, <b><i>Der Judenstaat </i></b>(<b><i>&#8220;L&#8217;État des Juifs</i></b>&#8220;), le célèbre cri de guerre de la déesse jaillissant du crâne de Zeus ouvert d&#8217;un coup de hache du dieu forgeron Héphaïstos. C&#8217;est ne rien connaître du contexte politique des événements et ne rien comprendre à la psychologie des peuples et à l&#8217;évolution des grands mouvements de l&#8217;histoire, qui toujours serpentent longuement dans les souterrains des psychismes et du temps avant d&#8217;apparaître à la lumière.  </p>
<p>L&#8217;ouvrage de Herzl est venu au jour au moment où un sionisme d&#8217;essence principalement religieuse existait déjà puissamment depuis les temps les plus reculés dans certaines couches de la société et dans certaines régions du globe. Mais, entre le sionisme messianique des prophètes et le sionisme politique tardif de Herzl, des personnalités comme le médecin polonais <b>Léon Pinsker</b> (1821-1891) auteur en 1882 de la brochure <b><i>Auto-émancipation </i></b>et président des &#8220;<i>Amis de Sion</i>&#8221; ou le fondateur du sionisme social, <b>Moshe Hess</b> (1812-1885) ainsi que des rabbins influents comme le Prussien <b>Tsvi Hirsh Kalisher</b> (1795-1874) qui prônait un retour à Sion dans une perspective messianique, ou le Serbe <b>Alkalaï Yehouda</b> (1795-1874) ont préparé les esprits et labouré le terrain sur lequel <b>Théodor Herzl</b> a pu semer.  </p>
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<td width="22%">
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0131.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image013[1]" border="0" alt="clip_image013[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0131_thumb.jpg" width="144" height="194"/></a><br /><b>Léon Pinsker</b></p>
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<td width="24%">
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0141.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image014[1]" border="0" alt="clip_image014[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0141_thumb.jpg" width="143" height="194"/></a><br /><b>Moses Hess</b></p>
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<td width="31%">
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0151.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image015[1]" border="0" alt="clip_image015[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0151_thumb.jpg" width="174" height="194"/></a><br /><b>Tsvi Hirsh Kalisher</b></p>
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<td width="23%">
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0161.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image016[1]" border="0" alt="clip_image016[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0161_thumb.jpg" width="149" height="194"/></a><br /><b>Alkalaï Yehouda</b></p>
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<p>Un puissant mouvement sioniste d&#8217;essence talmudiste, héritier des grandes conversions au judaïsme des Kazars entre le VIIIe et le Xe siècle, existait donc depuis des décennies dans les zones d&#8217;expansion de ces populations après la disparition du royaume Kazar , c&#8217;est-à-dire en Europe centrale, en Pologne, en Russie ainsi que dans les marches des provinces asiatiques. Ces pays comptaient de puissantes communautés de fidèles du dieu biblique solidement encadrées par des rabbins, qui puisaient tout leur enseignement dans le <b><i>Talmud</i></b>.  </p>
<p><b>Le rôle du Talmud</b> </p>
<p>Cependant, ce sionisme-là n&#8217;était pas armé pour la récolte. Sans l&#8217;efficace action politique de <b>Chaim Weizman</b> auprès du gouvernement britannique et l&#8217;appui décisif des financiers de la City et de Wall Street, notamment de <b>Bernard Baruch</b>, ainsi que celui de l&#8217;influente loge maçonnique <b>B&#8217;nai B&#8217;rith</b> (<i>Les fils de l&#8217;Alliance</i>) fondée en 1843 à New-York &#8211; réservée aux seuls membres juifs -, sur les gouvernements américains successifs depuis la création de la FED, à partir de 1913, l&#8217;ouvrage de Theodor Herzl se serait couvert de poussière, oublié sur un obscur rayon de bibliothèque. </p>
<p>Je développerai dans un prochain texte par quels canaux <b>politiques</b> et psychologiques s&#8217;était opérée l&#8217;unification des communautés juives dispersées dans le monde entier et comment elles se nourrissaient des mêmes commentaires sur des commentaires de la fiction originelle, dans lesquels leurs notables religieux avaient déversé toute la haine et tout le mépris qu&#8217;ils éprouvaient à l&#8217;encontre des tenants d&#8217;autres dieux &#8211; notamment des chrétiens et des musulmans. Le concentré de détestation à l&#8217;égard de tous les goys &#8211; c&#8217;est-à-dire des non-israélites, le mot juif étant une création récente &#8211; et appelé <b><i>Talmud</i></b>, imprégnait profondément les cervelles.  </p>
<p>Dans son courageux ouvrage l&#8217;historien Bernard Lazare <b><i>&#8211; L&#8217;Antisémitisme</i></b> &#8211; l&#8217;historien Bernard Lazare écrivait que &#8220;<b><i>Le Juif qui suivait ces préceptes </i></b>(ceux du Talmud)<b><i> s&#8217;isolait du reste des hommes ; il se retranchait derrière les haies qu&#8217;avaient élevées autour de la Torah Esdras et les premiers scribes, puis les Pharisiens et les Talmudistes héritiers d&#8217;Esdras, déformateurs du mosaïsme primitif et ennemis des prophètes. Il ne s&#8217;isola pas seulement en refusant de se soumettre aux coutumes qui établissaient des liens entre les habitants des contrées où il était établi, mais aussi en repoussant toute relation avec ces habitants eux-mêmes. À son insociabilité, le Juif ajouta l&#8217;exclusivisme. </i></b>&#8221; </p>
<p>Le triomphe du talmudisme dans les communautés juives est européennes constituait pour les rabbins et autres notables une manière d&#8217;unifier les esprits et de sauvegarder une identité nationale juive forte et autonome face au christianisme qui régnait alors en maître dans l&#8217;Europe occidentale et modelait les sociétés des différents Etats de cette région. Dans cet environnement social et politique, les juifs représentaient un groupe allogène, inassimilable et donc objet de rejet et de persécutions, ce qui ne manqua pas de se produire sporadiquement au fil des siècles.  </p>
<p>A cette situation politique défavorable, les notables des communautés répondirent par l&#8217;auto-exclusion. A partir du XIIe siècle environ, un nouveau parti de zélotes bigots, bornés et ignorants, ennemi des sciences profanes qui avaient rayonné du temps de l&#8217;Espagne arabe, posa un lourd couvercle sur les cervelles et les enferma avec une férocité incroyable dans l&#8217;espace ratatiné du seul <b><i>Talmud</i></b> devenu l&#8217;alpha et l&#8217;omega de la vie des membres de la dispersion.  </p>
<p><b>La tyrannie des Talmudistes</b> </p>
<p>Les punitions à l&#8217;encontre des déviants étaient terribles. <b>&#8220;<i>Les Juifs (&#8230;) persécutèrent leurs coreligionnaires plus âprement, plus durement qu&#8217;on ne les avait jamais persécutés. Ceux qu&#8217;ils accusaient d&#8217;indifférence étaient voués aux pires supplices; les blasphémateurs avaient la langue coupée ; les femmes juives qui avaient des relations avec des chrétiens étaient condamnées à être défigurées : on leur faisait l&#8217;ablation du nez. &#8221; </i></b><i>(</i><b>Bernard Lazare</b>, L&#8217;<b><i>Antisémitisme</i></b>)  </p>
<p>Une des des victimes les plus célèbres de l&#8217;obscurantisme et de la tyrannie des talmudistes hollandais fut le philosophe <b>Baruch Spinoza </b>qui s&#8217;était permis de penser par lui-même alors que le <b><i>Talmud</i></b> est censé avoir tout prévu et tout décrit. En effet, le 27 juillet 1656, le philosophe fut ostracisé et frappé de l&#8217;infamie et de la malédiction du <b>Herem, </b>autrement dit, d&#8217;une mort sociale et religieuse.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0171.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image017[1]" border="0" alt="clip_image017[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0171_thumb.jpg" width="244" height="208"/></a> </p>
<p><b>Baruch Spinoza &#8211; (1632-1677)</b> </p>
<table border="0" cellpadding="0">
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<p><b>Le jugement des talmudistes hollandais contre Baruch Spinoza: </b> </p>
<p><b>le HEREM</b> </p>
<p>Le terme &#8220;<b> herem </b>&#8221; signifie beaucoup plus qu&#8217;une exclusion de la communauté, équivalente à une excommunion dans le christianisme. Il induit la &#8220;destruction&#8221;, l'&#8221;anéantissement&#8221; du renégat, au point que le philosophe a été réellement frappé d&#8217;un coup de poignard. </p>
<p><b><i>&#8221; Les messieurs du Mahamad vous font savoir qu&#8217;ayant eu connaissance depuis quelques temps des mauvaises opinions et de la conduite de Baruch de Spinoza, ils s&#8217;efforcèrent par différents moyens et promesses de le détourner de sa mauvaise voie. Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu&#8217;il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu&#8217;il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent et témoignèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de messieurs les Rabbins, les messieurs du Mahamad décidèrent avec l&#8217;accord des rabbins que ledit Spinoza serait exclu et retranché de la <u>Nation d&#8217;Israël</u> à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes: </i></b> </p>
<p><i>A l&#8217;aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté d&#8217;Israël en présence de nos saints livres et des 613 commandements qui y sont enfermés. </i> </p>
<p><i>Nous formulons ce herem comme Josué le formula à l&#8217;encontre de Jéricho. Nous le maudissons comme Elie maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l&#8217;on trouve dans la Torah.</i> </p>
<p><i>Qu&#8217;il soit maudit le jour, qu&#8217;il soit maudit la nuit, qu&#8217;il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu&#8217;il veille. Qu&#8217;il soit maudit à son entrée et qu&#8217;il soit maudit à sa sortie.</i> </p>
<p><i>Que les fièvres et les purulences les plus malignes infestent son corps. Que son âme soit saisie de la plus vive angoisse au moment où elle quittera son corps, et qu&#8217;elle soit égarée dans les ténèbres et le néant.</i> </p>
<p><i>Que Dieu lui ferme à jamais l&#8217;entrée de Sa maison. Veuille l&#8217;Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l&#8217;Eternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Torah. </i> </p>
<p><i>Que son NOM soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu&#8217;il plaise à Dieu de le séparer pour sa ruine de toutes les tribus d&#8217;Israël en l&#8217;affligeant de toutes les malédictions que contient la Torah.</i> </p>
<p><i>Et vous qui restez attachés à l&#8217;Eternel , votre Dieu, qu&#8217;Il vous conserve en vie.</i> </p>
<p><b>Ce texte a été affiché dans tous les lieux d&#8217;Amsterdam où vivaient des juifs et envoyé dans les principales villes d&#8217;Europe où il y avait d&#8217;importantes communautés juives.</b> </p>
<p><b><u>En 1948 Ben Gourion a tenté de faire lever ce &#8221; herem &#8220;, mais les rabbins de l&#8217;Israel actuel refusèrent. </u></b></p>
</td>
</tr>
</tbody>
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<p>Un fanatique juif issu des fidèles de la grande synagogue d&#8217;Amsterdam, située sur le quai du Houtgrach, a tenté de l&#8217;assassiner. Blessé, heureusement superficiellement, il a conservé durant de longues années son manteau troué par le poignard afin de garder sous les yeux les preuves des méfaits de tous les fanatismes, y compris et surtout de celui de ses co-religionnaires. </p>
<p><b>Près de trois siècles après la condamnation du philosophe, David Grün, alias Ben Gourion a tenté, en 1948, de faire lever ce &#8220;Herem&#8221;, qui maudit le philosophe, y compris <i>post mortem</i>, mais les rabbins de l&#8217;Israel actuel s&#8217;y opposèrent<u>. </u></b>Le philosophe Baruch Spinoza demeure donc, depuis 362 ans, frappé de pestifération dans tout le monde juif par les rabbins contemporains. </p>
<p>Mais même cette sorte de police interne n&#8217;aurait pas été suffisante s&#8217;il n&#8217;avait existé durant des siècles un <b>gouvernement central secret et puissant</b> qui, grâce à une toile d&#8217;araignée d&#8217;envoyés, sorte de <i>missi dominici</i> expédiés dans le monde entier, contrôlait et dirigeait tous les détails la vie quotidien de chacune des communautés dispersées dans le monde entier qui ensemble constituaient la &#8220;Nation d&#8217;Israël&#8221;, comme il est dit en toutes lettres dans le texte du Herem. </p>
<p><b>Les sionistes célèbres en action</b> </p>
<p>Il a donc suffi qu&#8217;un médiocre journaliste et homme de Lettres, aigri par ses échecs professionnels d&#8217;intégration en France et en Allemagne, ainsi que par un mariage raté et tumultueux &#8211; <b>Theodor Herzl</b>, ci-devant antisémite notoire, pire que les antisémites nazis &#8211; qu&#8217;un très efficace et remuant homme d&#8217;influence auprès du gouvernement anglais &#8211; <b>Chaim Weizmann &#8211; </b>que<b> </b>le richissime banquier à la tête du sionisme anglais &#8211; <b>Lord Lionel Walter Rothschild &#8211; </b>que des hommes d&#8217;influence &#8211; notamment le rabbin <b>Stephen S. Wise</b>, premier président du congrès juif américain, puis mondial &#8211; et de richissimes banquiers capables de corrompre le Congrès et le gouvernement américain tout entier &#8211; notamment<b> le banquier Bernard Baruch</b> &#8211; il a donc suffi, dis-je, que ces puissantes personnalités juives unissent leurs efforts corrompent ou influencent leurs gouvernements respectifs, qu&#8217;elles se concertent, poussent toutes dans le même sens et y associent une pluie de richissimes acolytes pour que le sionisme pût efficacement être planté au coeur de la Palestine. </p>
<table border="0" cellpadding="0">
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<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0181.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image018[1]" border="0" alt="clip_image018[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0181_thumb.jpg" width="184" height="194"/></a> </p>
<p><b>Theodor Herzl (1860-1904)</b></p>
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<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0093.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image009[3]" border="0" alt="clip_image009[3]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0093_thumb.jpg" width="188" height="194"/></a> </p>
<p><b>Chaim Weizmann (1874-1952) </b></p>
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<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0191.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image019[1]" border="0" alt="clip_image019[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0191_thumb.jpg" width="172" height="194"/></a> </p>
<p><b>Bernard Baruch (1870-1965) </b></p>
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<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0211.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image021[1]" border="0" alt="clip_image021[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0211_thumb.jpg" width="159" height="194"/></a> </p>
<p><b>Stephen S. Wise (1874-1942)</b></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Or, les juifs de l&#8217;Ouest de l&#8217;Europe avaient été longtemps vent debout contre la solution d&#8217;un regroupement des juifs en Palestine. A cette époque, largement intégrés dans les sociétés dans lesquelles ils vivaient et y prospéraient librement, comme le prouve la famille Rothschild elle-même, dont les fils du fondateur né dans un ghetto de Francfort-sur- le- Main, sont devenus richissimes et anoblis dès la première génération, tant en Angleterre qu&#8217;en France, tandis que la troisième génération, celle du Français <b>baron Edmond de Rothschild</b> et de l&#8217;Anglais <b>Lord Lionel Rothschild,</b> pouvaient, selon le scenario classique des héritiers, se livrer à de coûteux et baroques passe-temps. Devenus des notables, la philanthropie et d&#8217;onéreuses fantaisies leur permettaient de manifester ostensiblement une intégration si réussie qu&#8217;elle frisait la provocation.  </p>
<p><a href="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0221.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="clip_image022[1]" border="0" alt="clip_image022[1]" src="http://cherif.eljazeir.com/wp-content/uploads/2018/06/clip_image0221_thumb.jpg" width="242" height="244"/></a> </p>
<p><b>Sir Lionel Walter Rothschild en promenade sur une tortue géante, un bizarre casque sur le crâne</b> </p>
<p>Les juifs européens , particulièrement bien intégrés en Allemagne, n&#8217;avaient donc nullement envie d&#8217;aller exploiter un lopin aride et microscopique qui n&#8217;offrait aucune perspective d&#8217;enrichissement. Ainsi, aux révolutionnaires sionistes de Russie qui le pressaient de rejoindre la &#8220;<i>terre promise</i>&#8220;, le juif allemand <b>Gabriel Rieser</b> répondait: &#8221; <i>Nous n&#8217;avons pas immigré ici, nous sommes nés ici, et parce que nous sommes nés ici, nous n&#8217;émettons aucune revendication à un foyer quelque part ailleurs ; soit nous sommes des Allemands, soit nous sommes sans foyer.&#8221;</i> Il en était de même des juifs français ou américains. A l&#8217;époque, seuls les talmudistes d&#8217;Europe centrale poussaient le projet sioniste.  </p>
<p>C&#8217;est bien la raison pour laquelle les juifs du IVe siècle avaient en leur temps refusé la proposition de l&#8217;empereur romain <b>Julien dit l&#8217;Apostat </b>(330-363), qui leur offrait son aide afin de reconstruire le Temple détruit par Titus en 70. Installés dans l&#8217;empire de longue date &#8211; notamment à Rome même &#8211; et malgré des bouffées d&#8217;un antisémitisme populaire sporadique, ils y jouissaient de conditions qu&#8217;ils jugeaient préférables à la rudesse naturelle de la vie dans un pays économiquement peu développé. </p>
<p>A l&#8217;intérieur même du gouvernement anglais des voix nombreuses se faisaient entendre contre le projet Balfour-Rothschild, mais lorsque la formulation de <b>Lord Lionel Rothschild</b> &#8211; &#8220;<i>l&#8217;établissement <b>de la</b> Palestine comme foyer nationale des juifs</i>&#8221; &#8211; a été modifiée par le Foreign Office en &#8220;<i>l&#8217;établissement <b>en </b>Palestine d&#8217;un foyer national pour le peuple juif</i>&#8220;, le projet a été jugé suffisamment vague pour prendre officiellement corps.  </p>
<p>Paradoxalement, l&#8217;antisémitisme du chrétien sioniste Arthur Balfour, ainsi que celui du premier ministre de l&#8217;époque Lloyd George, joints au sionisme chrétien ambiant issu de la Réforme, avaient créé le terreau sur lequel s&#8217;est greffé le soutien de la presse anglaise à la cause sioniste. Pour les chrétiens sionistes, le retour des juifs en &#8220;<i>terre sainte</i>&#8221; était censé ramener le Messie &#8211; Jésus &#8211; sur la terre. Il devait précipiter l&#8217;apocalypse et assurer le triomphe du christianisme sur le judaïsme &#8211; tous les juifs devraient alors s&#8217;être convertis au christianisme &#8211; mais il n&#8217;est jamais précisé par quel miracle s&#8217;opèrerait cette conversion. Ce messianisme sioniste persiste dans les pays anglo-saxons et explique le soutien indéfectible des millions de sionistes chrétiens américains à l&#8217;actuel Etat d&#8217;Israël en dépit des exactions des gouvernements successifs et d&#8217;une politique barbare et sadique à l&#8217;encontre des Palestiniens.  </p>
<p>Arthur James Balfour et l&#8217;expansion du sionisme  </p>
<p>Député conservateur et membre du parti unioniste Arthur Balfour est un de ces politiciens anglais dont personne ne se souviendrait plus aujourd&#8217;hui s&#8217;il n&#8217;avait été le signataire officiel de la missive de 1917 qui porte son nom et qui crucifiait les Palestiniens.  </p>
<p>Une carrière politique classique lui avait permis d&#8217;occuper divers postes ministériels au trésor, à la défense, à l&#8217;enseignement ou aux douanes. Ses faits d&#8217;armes furent la signature de l<b>&#8216;Entente cordiale</b> entre la France et l&#8217;Angleterre en 1904 et une loi de 1905 sur les étrangers qui visait précisément à restreindre l&#8217;entrée dans le Royaume de Sa Majesté les nombreux juifs en provenance de l&#8217;Est de l&#8217;Europe qui se pressaient à ses frontières. Lorsque David Lloyd George devint Premier ministre en décembre 1916, Balfour fut nommé au ministère des Affaires étrangères. En conservateur anglais classique , il manifestait, comme tous ses pairs chrétiens sionistes, un antisémitisme militant qui le poussait à souhaiter non seulement empêcher les juifs d&#8217;immigrer, mais même vider l&#8217;Angleterre des juifs qui y étaient installés depuis Cromwell. </p>
<p>Il faut dire qu&#8217;à la fin du XIXe siècle, plus de deux millions de juifs avaient quitté la misère et les pogroms de la Russie tsariste pour le Nouveau Monde principalement, mais cent cinquante mille d&#8217;entre eux avaient réussi à s&#8217;installer au Royaume Uni. Des vagues d&#8217;antisémitisme avaient alors secoué l&#8217;Angleterre au début du XXe siècle. Bouter les juifs hors du pays et les expédier en Palestine, tel était le rêve des chrétiens sionistes qui, de plus, aurait permis de calmer l&#8217;opinion publique.  </p>
<p>Pourquoi pousser l&#8217;installation en Palestine, alors que des projets d&#8217;établissement dans des terres vierges et riches de promesses économiques &#8211; Ouganda, Argentine &#8211; avaient été élaborés par des responsables du mouvement sioniste? . D&#8217;abord parce que le sionisme chrétien était présent dans les pays protestants de l&#8217;Europe du Nord, en Allemagne et en Angleterre qui poussaient l&#8217;installation en Palestine. L&#8217;idée d&#8217;une germanisation de la Palestine par des populations parlant un yiddish germanisant avait un temps séduit les Allemands et présentait l&#8217;avantage d&#8217;atténuer l&#8217;antisémisme allemand. Après les accords Sykes-Picot, les Français s&#8217;étaient également mis sur les rangs. Ils se souvenaient que Napoléon avait, dans un premier temps, caressé ce projet &#8211; avant d&#8217;avoir effectué un virage à 180° et prôné l&#8217;assimilation des juifs de France. Une <b>Lettre-Déclaration du 4 juin 1917</b> du secrétaire général du ministère des affaires étrangères, <b>Jules Cambon</b>, au dirigeant sioniste <b>Nahum Sokolov </b>exprimait le soutien de la France à l&#8217;idée de l&#8217;installation des juifs en Palestine. Je n&#8217;ai pas réussi à trouver une copie de cette lettre. </p>
<p>Mais tout ce remue-ménage diplomatique prouve que le projet était largement partagé par les chancelleries occidentales. Cela ne faisait pas les affaires des Anglais. Aiguillonnés par les démarches françaises, ils accélérèrent la concrétisation de leur projet et répliquèrent par la Déclaration Rothschild-Balfour. Le rédacteur et le destinataire de la Déclaration anglaise étant autrement importants que ceux de la Déclaration française, celle-ci est tombée dans les oubliettes. </p>
<p>Mais les Anglais avaient une autre raison capitale de doubler les Français. Il s&#8217;agissait de contrecarrer les conséquences de l&#8217;accord Sykes-Picot qui pérennisait la présence de la France sur les rives du Canal de Suez. Dès 1915 , un membre sioniste du Cabinet anglais, Sir Herbert Samuel, écrivait que &#8220;<b><i>L&#8217;établissement d&#8217;une grande puissance </i>[l</b>a France ]<b> <i>si près du Canal de Suez serait une permanente et formidable menace pour les lignes de communication essentielles de l&#8217;Empire [</i> </b>britannique<b><i>&#8221; ].</i></b> </p>
<p>Le principal négociateur et chef de file du mouvement sioniste en Angleterre, <b>Chaïm Weizmann</b>, a su habilement jouer de la rivalité entre Français et Anglais dans la région. Dès 1914, il avait mobilisé les gouvernements de Sa Majesté et tenté de hâter la publication de la lettre Balfour. &#8220;<i>Si la Palestine tombe dans la sphère de l&#8217;influence britannique (&#8230;) nous pourrons avoir d&#8217;ici vingt-cinq ou trente ans un million de Juifs ou davantage ; i<b>ls formeront une garde effective pour le canal de Suez </b></i><b>&#8220;</b> qui, il faut le rappeler, avait été conçu et réalisé sous la direction du Français Ferdinand de Lesseps. </p>
<p>Après de longues années de tractations entre les deux nations, l&#8217;Angleterre obtint le droit d&#8217;exercer un mandat sur la Palestine et l&#8217;Irak pendant que la France obtenait les mandats sur la Syrie et le Liban, mais sans que les limites territoriales fussent clairement déterminées, ce qui sera la source d&#8217;interminables conflits dont les guerres actuelles sont les lointaines répliques. </p>
<p><b>Fin de la 2è Partie </b> </p>
<p><b>Suivront:</b> </p>
<p><b><i>Balfour3: </i></b><b><i>Où l&#8217;on comprend que l&#8217;entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 est le fruit des efforts conjugués des banquiers anglo-saxons et du mouvement sioniste international. </i></b> </p>
<p><b>Balfour4: </b><b><i>Où l&#8217;on découvrira que Messieurs Weizmann, Balfour, Rothschild , and C° sont les dignes successeurs d&#8217;Esdras et de Néhémie.</i></b><b> </b> </p>
<p><b>Balfour5: </b><b><i>&#8220;Nihil sine ratione&#8221;, Leibniz avait raison. Où l&#8217;on découvrira que la dispersion est une illusion d&#8217;optique et qu&#8217;un gouvernement central puissant, qui a existé durant des siècles, est aujourd&#8217;hui localisé aux Etats-Unis.</i></b> </p>
<p><b>Biliographie</b> </p>
<p>Ralph Schoenman, <b><i>L&#8217;histoire cachée du sionisme</i></b>, Selio 1988 </p>
<p>Israël Shahak, <b><i>Le Racisme de l&#8217;Etat d&#8217;Israël</i></b> , Guy Authier, 1975 </p>
<p>Karl Marx, <b><i>Sur la question juive</i></b> </p>
<p>SUN TZU, <b><i>L&#8217;art de la guerre</i></b> </p>
<p>Claude Klein, <b><i>La démocratie d&#8217;Israël</i></b>,1997 </p>
<p>Jacques Attali: <b><i>Les Juifs, le monde et l&#8217;argent</i></b>, <b><i>Histoire économique du peuple juif</i></b>. Fayard, 2002 </p>
<p>Le 24 juin 2018</p>
</td>
<td valign="top" width="3">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom">&nbsp;</td>
</tr>
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</table>
<p><a href="http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/balfour2/balfour2.htm">http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/balfour2/balfour2.htm</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Le temps des d&#233;sillusions</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-le-temps-des-dsillusions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017 Coïncidence (ou pas) du calendrier, deux importants voisins de la Syrie se sont rendus à Moscou pour rendre visite au boss du conflit. Commençons par Netanyahou. Bibi, le fou l&#8217;a mauvaise en ce moment, voyant l&#8217;Iran reprendre plus que jamais pied en Syrie et l&#8217;arc chiite se reconstituer. &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-le-temps-des-dsillusions/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017</p>
<p>Coïncidence (ou pas) du calendrier, deux importants voisins de la Syrie se sont rendus à Moscou pour rendre visite au boss du conflit. Commençons par Netanyahou. Bibi, le fou l&#8217;a mauvaise en ce moment, voyant l&#8217;Iran reprendre plus que jamais pied en Syrie et l&#8217;arc chiite se reconstituer. Ses déclarations délicieusement biaisées en témoignent : « Ces dernière années, nous avons vu de grands progrès dans la lutte contre l&#8217;islamisme sunnite radical porté par l&#8217;Etat Islamique et Al Qaïda. » </p>
<p>Jusqu&#8217;ici, tout va bien&#8230; « Mais il y a la menace de l&#8217;islamisme chiite radical, pas seulement pour notre région mais pour le monde entier. » </p>
<p>Pardon ? On ne sache pas que le Hezbollah ou l&#8217;Iran aient mis le monde à feu et à sang, faisant sauter des bombes ou égorgeant de Paris à Dhaka, de San Bernardino à Kaboul&#8230; Pauvre Bibi, tout tourneboulé par l&#8217;évolution du conflit syrien. Ne s&#8217;arrêtant pas en si bon chemin, il a été pris d&#8217;une inspiration historico-eschatologique à laquelle Poutine a mis fin en le remettant gentiment à sa place : Vladimir Poutine a invité Benjamin Netanyahu à tourner la page quand le Premier ministre israélien a évoqué la volonté ancestrale des Perses et de leurs « héritiers » iraniens de « détruire le peuple juif », le président russe estimant qu&#8217;il s&#8217;agissait là d&#8217;histoire ancienne.  </p>
<p>Reçu au Kremlin, le Premier ministre israélien a violemment critiqué l&#8217;Iran, allié de la Russie au Proche-Orient. « Il y a 2.500 ans, il y a eu une tentative en Perse de détruire le peuple juif. Cette tentative a échoué et c&#8217;est ce que nous célébrons à travers la fête » de Pourim, a déclaré Netanyahu au chef de l&#8217;Etat russe. La fête de Pourim célèbre, selon la tradition juive, la victoire des juifs contre un vizir de l&#8217;empire perse, Haman, au Ve siècle avant J-C. </p>
<p>« Voilà qu&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;Iran, héritier de la Perse, poursuit cette tentative de détruire l&#8217;Etat juif. Ils le disent de la façon la plus claire, ils l&#8217;écrivent sur leurs missiles balistiques », a-t-il affirmé. « Oui, enfin, c&#8217;était au Ve siècle avant notre ère », a répondu, ironique, le président russe. « Aujourd&#8217;hui, nous vivons dans un monde différent. Alors parlons-en », a-t-il ajouté. </p>
<p>L&#8217;Iran est considéré comme l&#8217;ennemi numéro Un par l&#8217;Etat hébreu (&#8230;) Benjamin Netanyahu dénonce régulièrement le soutien militaire de l&#8217;Iran au régime de Bachar el-Assad dans son conflit face à la rébellion syrienne. Dans le même registre, Netanyahu avait déclaré qu&#8217;il allait tenter de convaincre Vladimir Poutine d&#8217;empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie. </p>
<p>Plus encore que Bibi la terreur, le sultan est consterné par l&#8217;évolution récente du conflit. Ses rêves néo-ottomans de percée vers le centre de la Syrie et de recomposition du pays sont morts et enterrés. Qui plus est, ses manigances dans le nord syrien ont eu l&#8217;incroyable résultat de rapprocher Russes et Américains sur le terrain, même si la nouvelle direction prise par Trump y est aussi pour beaucoup.  </p>
<p>La rencontre militaire tripartite turco-américano-russe d&#8217;il y a quelques jours, à la demande de la partie turque affolée des intentions de Moscou et Washington, n&#8217;a semble-t-il rien donné. L&#8217;accord entre Kurdes (donc les Américains derrière) et Syriens (donc les Russes) pour Manbij commence à se mettre en place. Des forces spéciales russes accompagnent les militaires syriens pour bien montrer à Erdogan que la partie est finie. Aiguille dans le coeur ottoman, Syriens, Kurdes et Russes se retrouvent dans la bonne humeur, entamant des danses endiablées pendant que les Turcs et leurs affidés rongent le canon de leur fusil à quelques kilomètres. </p>
<p>Ne manquaient que les Américains&#8230; C&#8217;en est trop pour le sultan, en plein casse-tête. Des combats ont lieu en certains points, les sbires turquisés bombardant les nouveaux arrivants, se prenant une volée de bois vert par les YPG en retour. Certains rapports non confirmés font état de la mort de 8 soldats syriens. Si c&#8217;est le cas, il va vite falloir qu&#8217;Ankara mette le holà sous peine de provoquer la colère du Kremlin. </p>
<p>Ca tombe bien, Erdogan s’est rendu également à Moscou. Des premiers éléments qui ressortent, le sultan est tout miel avec le tsar : « la coopération militaire avec la Russie est fondamentale&#8230; les entreprises russes ne devraient pas être sanctionnées par l&#8217;Occident&#8230; notre coopération énergétique est indépassable&#8230; des discussions de paix entre l&#8217;Azerbaïdjan et l&#8217;Arménie devraient avoir lieu sous médiation russe&#8230; » </p>
<p>S&#8217;il espère, en contrepartie, en retirer un feu vert pour marcher sur Manbij et/ou Raqqa, il en sera pour ses frais. La route est complètement bouchée et la présence de soldats russes et américains est un message clair visant à refroidir ses ardeurs. Comment dit-on game over en turc ? </p>
<p>Un peu plus au sud, l&#8217;armée syrienne continue son inexorable avance contre Daech, profitant de l&#8217;épuisement des petits hommes en noir après des mois de rudes combats à Al Bab contre des Turcs tout aussi épuisés. Faire faire le sale boulot par un tiers pour venir tirer les marrons du feu à la fin de la pièce, ça aussi c&#8217;était prévu&#8230; </p>
<p>Il y a quelques jours, les troupes loyalistes ont atteint le lac Assad pour la première fois depuis&#8230; 2012 ! Suite à quoi, c&#8217;est la base aérienne de Jirah qui est tombée, le tout sous le déluge de l&#8217;aviation syro-russe. Le territoire repris sans coup férir en dix jours est considérable, au prix de pertes minimes. </p>
<p>Reste l&#8217;Idlibistan qui, sans surprise, s&#8217;enfonce dans le chaos inter-« modérés ». Un jour après un éphémère accord passé entre Ahrar al-Cham et Tahrir al-Cham, la nouvelle fédération d&#8217;Al Qaïda, de violents combats ont déjà lieu. Damas et Moscou attendront-ils que le fruit soit pourri pour le cueillir ? Peut-être pas si l&#8217;on en juge par la nouvelle de l&#8217;envoi de combattants qaédistes près d&#8217;Alep en prévision d&#8217;une offensive des loyalistes. </p>
<p>L&#8217;armée syrienne est trop affaiblie par six années de guerre pour pouvoir mener de front et pleinement ces deux campagnes. Est ou ouest, désert ou Syrie utile ? Les prochains jours nous le diront&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>EDITO DE CHERIF ABDEDA&#207;M:  CRISE LIBYENNE : L&#8217;IMPASSE</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam-crise-libyenne-limpasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://cherif.eljazeir.com/?p=4379</guid>

					<description><![CDATA[Six ans après le déclenchement de la révolte qui a débouché en octobre 2011 sur la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye est toujours en proie aux rivalités et aux conflits qui opposent ses multiples milices locales, forces tribales et bandes armées. Pour la conquête du pouvoir ou le contrôle des richesses naturelles, notables, politiciens, &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam-crise-libyenne-limpasse/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Six ans après le déclenchement de la révolte qui a débouché en octobre 2011 sur la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye est toujours en proie aux rivalités et aux conflits qui opposent ses multiples milices locales, forces tribales et bandes armées. Pour la conquête du pouvoir ou le contrôle des richesses naturelles, notables, politiciens, chefs de guerre djihadistes ou non se livrent une guerre civile qui a transformé le pays en espace sans État où prospèrent l’intégrisme islamique, la contrebande d’armes et le trafic de migrants. Jusqu’à ces derniers jours, les deux pôle rivaux, en conflit politique, étaient liés par un accord conclu en décembre 2015 à Skhirat, au Maroc, grâce à la médiation des Nations unies. Ce lien est désormais rompu. Le pouvoir de Tobrouk a décidé mardi 7 mars de retirer son soutien à l’accord de Skhirat. Pas tout à fait inattendue, cette rupture entre les deux pôles a sa source dans leur vieux contentieux politique et leurs ambitions économiques contradictoires, que ni l’accord de Skhirat ni les efforts diplomatiques et les médiations internationales n’ont pu résoudre. En septembre 2016, les troupes de Haftar, soutenues par les milices de Zintan – rivales, à l’ouest, de celles de Misrata –, avaient pris le contrôle du « croissant pétrolier » du golfe de Syrte et de ses quatre principaux terminaux, Zouetina, Brega, Ras Lanouf et Sidra.</b> </p>
<p><b>C’est la contestation militaire de cette conquête et surtout la reprise de deux des terminaux – Ras Lanouf et Sidra – par la Brigade de défense de Benghazi (BDB) qui est à l’origine de la crise et de la rupture de l’accord de Skhirat par le pouvoir de Tobrouk.</b> </p>
<p><b>Pour sa part, Paris, qui joue en Libye un double jeu dangereux, reconnaît le GNA mais aide discrètement Haftar en lui fournissant, par le biais de la DGSE, des conseillers et des renseignements. Tout en maintenant un canal de communication avec Sarraj.</b> </p>
<p><b>Cela dit, Les deux principaux pôles de pouvoir, qui ont émergé après 2014 du chaos libyen, à Tripoli et à Tobrouk, sont moins que jamais disposés à dialoguer pour sauver le pays de la dislocation. À moins que l’influence des pays voisins, inquiets de cette perspective désastreuse, et le retour sur la scène diplomatique de la Russie ne viennent bousculer les règles du jeu.</b> </p>
<p><b>Chérif Abdedaïm</b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>EDITO DE CHERIF ABDEDA&#207;M:  EVITER LES FAUX DEBATS</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam-eviter-les-faux-debats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[Il existe une multitude de manières de communiquer, d’informer sur n’importe quel sujet, des tas de moyens d’exprimer des idées et sûrement existe t’il une infinité de possibilités encore à découvrir. Les supports se multiplient et de nouveaux moyens de communication apparaissent. Internet invente de nouveaux moyens de faire comprendre, des outils graphiques plus interactifs &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam-eviter-les-faux-debats/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Il existe une multitude de manières de communiquer, d’informer sur n’importe quel sujet, des tas de moyens d’exprimer des idées et sûrement existe t’il une infinité de possibilités encore à découvrir. Les supports se multiplient et de nouveaux moyens de communication apparaissent. Internet invente de nouveaux moyens de faire comprendre, des outils graphiques plus interactifs et plus didactiques. On peut aujourd’hui communiquer avec n’importe qui dans le monde partout où l’on se trouve. On pourrait penser que grâce à cette proximité les personnes sont plus proches, qu’elles sont plus à même de se comprendre. Mais la langue, le premier et le plus naturel des moyens de communiquer reste et restera le media primordial. Le seul moyen de communication qui ne souffrira jamais de la concurrence avec un autre, le seul ne pouvant pas disparaître, du moins tant qu’il reste des hommes, l’outil presque parfait pour exprimer nos pensées. Presque parfait parce que les mots ne permettent pas d’exprimer totalement toute les subtilités d’un sentiment, d’une pensée ou d’une idée. Presque parfait parce qu’il permet néanmoins pour persuader, de manipuler, de tromper ou de mentir. Presque parfait parce que l’on peut s’en servir pour créer de nouveaux langages réducteurs et idéologiques pour exprimer les pires idées, faire-faire les pires choses. Cette langue dont on sous-tend la possibilité a pris plusieurs noms en fonction des époques, des régimes, de l’idéologie, et de ceux qui l’ont décrite, elle est présente dans tous les pays, et ne cesse de se perfectionner. On peut, à titre d’exemple, évoquer la langue des nazis pour Victor Klemperer ; la langue de bois pour la plupart des gens ; et même la novlangue de Georges Orwell. Ces langues ont toutes des caractéristiques communes et le but inverse d’une véritable langue : au lieu de libérer la pensée elles l’enferment. Cette langue qui tend à cloisonner et empêcher de penser, sépare les individus contrairement à la vocation première de la langue qui est l’outil même de la socialisation. Dans notre cas, débattre dans n’importe quel domaine de la vie sociale- politique, éducative, sportive culturelle ou autre- afin d’apporter des solutions, revient à éviter ces faux débats qui ne se distingue que par leur stérilité. La crise que traverse actuellement notre football en est le parfait exemple.</b> </p>
<p><b>Chérif Abdedaïm</b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>EDITO DE CHERIF ABDEDA&#207;M: SYRIE : Pour un maigre r&#233;sultat</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Apparemment, les pourparlers de paix en Syrie ont pour but de mettre fin à une horrible guerre, commencée il y a six ans, or, la réalité semble s’orienter davantage vers une guerre internationale menée sur les champs de bataille de la Syrie, que d’une guerre civile en Syrie elle-même. A Genève, le régime syrien &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/edito-de-cherif-abdedam/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>
<p><strong>Apparemment, les pourparlers de paix en Syrie ont pour but de mettre fin à une horrible guerre, commencée il y a six ans, or, la réalité semble s’orienter davantage vers une guerre internationale menée sur les champs de bataille de la Syrie, que d’une guerre civile en Syrie elle-même.</strong><b></b>  </p>
<p><b>A Genève, le régime syrien et ses opposants ont quitté les négociations de paix comme ils les ont entamées, sans vraiment se parler. Comme attendu par bon nombre d’ observateurs, le résultat est maigre. L’opposition évoque quand même une session « plus positive que la dernière ». L’envoyé de l’ONU Staffan de Mistura parle d’un agenda maintenant « clair ». Une nouvelle rencontre doit avoir lieu dans quelques semaines. On retiendra deux annonces. Des progrès sur un éventuel échange de prisonniers entre le régime et les rebelles, et l’inscription d’un nouveau point à l’ordre du jour, comme le réclamait Damas : la lutte contre le terrorisme. Le sujet sera aussi traité lors des négociations parallèles d’Astana, au Kazakhstan. Pour le reste, pas grand-chose. De loin, ça pourrait ressembler à un échec. Mais ce n’est pas l’avis de l’éternel optimiste Staffan de Mistura. Devant la presse, il a brandi la photo des deux camps qui se sont réuni un court moment dans la même salle, rappelant qu’il n’y a pas si longtemps, l’image aurait été inimaginable. Retour des délégations prévu avant la fin du mois, pour un cinquième round de pourparlers. La guerre sera d’ici là rentrée dans sa sixième année. Elle aura déjà fait plus de 400 000 morts. « Il fallait pendant cette semaine et demie parvenir à un ordre du jour pour les négociations, ce n’est pas une mince puisque nous avons toujours échoué dans les sessions précédentes sur l’ordre du jour ; le régime d’Assad continue de refuser de discuter même de la transition politique… la transition politique s’impose puisqu’elle est dans les documents internationaux de référence. Elle comprend les élections, la Constitution, il s’agit bien d’une transition politique. Ceci a été le mot-clef de toutes nos sessions avec l’équipe de Staffan de Mistura », affirme l’un des porte-paroles de l’opposition ; « il ne s’agit pas du tout d’un échec… Nous sommes assez proches d’un accord sur cet ordre du jour ! »</b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Une bonne affaire</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-une-bonne-affaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017 Le jeu de mots est facile mais l&#8217;armée syrienne vient de réaliser une excellente opération à Deir Hafer, l&#8217;un des verrous du nord, en prenant la ville quasiment sans combattre. Les petits hommes en noir sont en débandade dans la région depuis la chute d&#8217;Al Bab, où les &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-une-bonne-affaire/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017</p>
<p>Le jeu de mots est facile mais l&#8217;armée syrienne vient de réaliser une excellente opération à Deir Hafer, l&#8217;un des verrous du nord, en prenant la ville quasiment sans combattre. Les petits hommes en noir sont en débandade dans la région depuis la chute d&#8217;Al Bab, où les Turcs avaient si chèrement ferraillé pour le plus grand bonheur (et profit !) de Damas. Désormais, le nord est sécurisé et la retraite daéchique ne peut que s&#8217;accélérer afin de ne pas être pris entre deux feux. </p>
<p>Les YPG kurdes et l&#8217;US Air Force ont en effet mené une audacieuse opération aéroportée derrière les lignes de défense de l&#8217;EI à l&#8217;ouest de Taqbah. Une tête de pont a été établie, coupant la route Deir Hafer-Raqqa et permettant d&#8217;attaquer la capitale califale par le nord, l&#8217;est et l&#8217;ouest : </p>
<p>Rappelons que c&#8217;est sur la route de Taqbah que l&#8217;armée syrienne avait connu une terrible désillusion l&#8217;année dernière. Avec une partie d&#8217;Alep encore aux mains des djihadistes, un territoire en peau de léopard, les axes de communication non sécurisés et l&#8217;absence d&#8217;alliance avec les Kurdes, les conditions n&#8217;étaient sans doute pas encore réunies à l&#8217;époque pour les loyalistes. Désormais, elles le sont même si ce sont les Kurdes qui mettent la main sur le point stratégique. </p>
<p>Dans son palais, le sultan, déjà passablement exaspéré par le rapprochement russo-kurdo-américain et les rumeurs chaque fois plus consistantes de coopération entre Russes et Kurdes, doit friser l&#8217;attaque d&#8217;apoplexie. L&#8217;on note d&#8217;ailleurs un certain rafraîchissement entre Ankara et Moscou. </p>
<p>Mais on peut comprendre que, voyant la situation complètement lui échapper, il frôle la crise de nerf. Peut-il aller plus loin ? Sans doute pas&#8230; La crise gagne la Turquie, le chômage monte et le sultan, dont la popularité est de moins en moins assurée, ne peut se permettre de se mettre à dos la Russie, ni économiquement ni stratégiquement. En un mot, Erdogan est coincé. </p>
<p>Revenons à nos moutons de Taqbah&#8230; Si le commandant américain a fait remarquer que « le régime et la Russie ne seront pas contents car ils voulaient contrôler la ville », cela semble plutôt participer de l&#8217;opération de com&#8217;. En réalité, la concomitance des offensives sur Deir Hafer et Taqbah n&#8217;a échappé à personne. Quelques heures après le parachutage kurdo-US, les combattants daéchiques de Deir Hafer, menacés d&#8217;être coupés de Raqqa, ont dû sonner la retraite, laissant la ville à l&#8217;armée syrienne. Une coopération syro-kurde et, derrière, américano-russe ne serait pas pour nous surprendre&#8230; </p>
<p>Toujours est-il que l&#8217;offensive kurde encerclant Raqqa a le mérite d&#8217;obliger Daech à se redéployer et à dégarnir ses autres fronts. Les loyalistes assiégés à Deir ez Zoor depuis des années vont pouvoir souffler avec le départ de plusieurs bataillons de l&#8217;EI. De même, après la prise de Deir Hafer susmentionnée, les troupes d&#8217;élite des Tiger Forces ont été envoyées d&#8217;urgence au nord de Hama où les djihadistes « modérés » de l&#8217;Idlibistan ont lancé l&#8217;offensive. Ainsi qu&#8217;à l&#8217;est de Damas où l&#8217;armée syrienne, après avoir été un temps en difficulté, regagne le terrain perdu.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : P&#233;trole &#171; noy&#233; &#187;</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-ptrole-noy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre de la prise de distance du « Donald » avec ses activités entrepreneuriales, le président américain a fermé quatre sociétés liées à l&#8217;Arabie saoudite. Ce n&#8217;est peut-être rien&#8230; comme ça pouvait présager d&#8217;un prochain changement de direction de la politique étrangère des Etats-Unis. Un intéressant article OilPrice semble aller dans ce sens. &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-ptrole-noy/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la prise de distance du « Donald » avec ses activités entrepreneuriales, le président américain a fermé quatre sociétés liées à l&#8217;Arabie saoudite. Ce n&#8217;est peut-être rien&#8230; comme ça pouvait présager d&#8217;un prochain changement de direction de la politique étrangère des Etats-Unis. </p>
<p>Un intéressant article OilPrice semble aller dans ce sens. Intitulé Les relations américano-saoudiennes tournent-elles au vinaigre ?, il revient sur la visite du prince héritier et ministre de la Défense Bin Salman à Washington le 14 mars. Comme souvent, les déclarations grandiloquentes – « Un grand succès », « Un moment historique » &#8211; étaient destinées au grand public et il a fallu attendre quelques jours pour commencer à comprendre les dessous de la rencontre. L&#8217;euphorie saoudienne contraste avec la relative froideur américaine selon des sources de la Maison Blanche. </p>
<p>Se jouait également sur le Potomac la prolongation de la lutte wahhabito-pharaonique entre Bin Salman et Sisi, le président égyptien. Ces deux poids lourds du Moyen-Orient, autrefois fidèles piliers du système impérial, sont maintenant en désaccord sur à peu près tout, particulièrement dans le dossier syrien. Ça aussi, c&#8217;était dans les tuyaux comme l’expliquaient certains observateurs en novembre dernier : « Et puisque l&#8217;on parle de manoeuvres internationales, autre coup de tonnerre : des chasseurs égyptiens seraient arrivés en Syrie ! C&#8217;est ce que rapporte un journal libanais mais aussi certains sites rebelles. Est-ce vraiment une surprise ? Depuis la chute des Frères musulmans de Morsi, Le Caire s&#8217;est rangé sans ambiguïté du côté syro-russe, ce qui a d&#8217;ailleurs provoqué des vagues dans les relations egypto-saoudiennes. Le fossé s&#8217;agrandit chaque jour un peu plus et, il y a quelques semaines, Riyad a même suspendu ses livraisons de pétrole à l&#8217;Egypte qui se tourne toujours plus vers l&#8217;Iran. » </p>
<p>En Syrie, de hauts pontes étoilés égyptiens avaient rendu une petite visite à leurs confrères russes à Tartous le mois dernier : « les exercices militaires conjoints russo-égyptiens, là encore une première du genre. Sans remonter à Nasser, Le Caire et Moscou sont en harmonie depuis plusieurs années (on se rappelle la visite pharaonesque de Poutine début 2015) et partagent la même position sur le dossier syrien. Le net rafraîchissement des relations entre l&#8217;Egypte et les Etats-Unis après 2013 a, loi des vases communicants oblige, pleinement profité à Moscou et l&#8217;on parle même maintenant d&#8217;une possible base russe en Egypte (Sisi a démenti mais&#8230;)  </p>
<p>Suite presque logique, l&#8217;aviation pharaonique arrive en Syrie pour, selon le journal libanais, « participer aux opérations contre l&#8217;Etat Islamique tout en fournissant un soutien logistique à l&#8217;armée de l&#8217;air syrienne ». </p>
<p>Sans surprise, le Donald a, par inclination personnelle et réalisme, joué la carte Sisi qu&#8217;il a appelé dès son premier jour dans le bureau Ovale le 23 janvier et avec lequel les contacts sont excellents. Là comme ailleurs, nous assistons à un lent mais inexorable réalignement tectonique vers le centre de gravité qu&#8217;est devenue la Russie. Tous les chemins mènent à la troisième Rome&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Sans rire</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-sans-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017 Assis ! Pas lire ! Pas penser ! Pas réfléchir ! Vous l&#8217;avez sans doute deviné, ces injonctions se rapportent simplement à la propagande chaque jour plus grotesque de la presstituée qui vise à faire croire que ce qui est blanc est noir et que s&#8217;il pleut, il &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-sans-rire/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017</p>
<p>Assis ! Pas lire ! Pas penser ! Pas réfléchir ! Vous l&#8217;avez sans doute deviné, ces injonctions se rapportent simplement à la propagande chaque jour plus grotesque de la presstituée qui vise à faire croire que ce qui est blanc est noir et que s&#8217;il pleut, il fait beau. Les (petites) manifestations en Russie allaient évidemment attirer les médias occidentaux comme des mouches et nous avons effectivement assisté à un festival. </p>
<p>Dans la course au ridicule que se livrent Le Monde et le Figaro, le second l&#8217;a pour une fois emporté haut la main grâce à son inénarrable correspondant à Moscou, le bien-nommé Pierre (poisson d&#8217;) Avril. Ça commence dès le titre : « Navalny condamné après les manifestations monstres en Russie ». Malheureusement pour lui et à son corps défendant, le journalope est tout de même obligé de donner un chiffre &#8211; 8 000 manifestants à Moscou. Vous avez bien lu : huit mille. Diablement monstrueux en effet pour une ville de 15 millions d&#8217;habitants&#8230; </p>
<p>Remarquez, d&#8217;autres ont fait encore plus fort. The Reagan Battalion, une publication en ligne du genre tabloïd néo-conservateur, parle sans rire de « millions de manifestants contre le régime dictatorial de Poutine ». On le voit, il aurait au moins fallu la Sibérie entière pour tous les accueillir : </p>
<p>Dès lors, le toujours excellent Russia Insider a beau jeu de moquer l&#8217;invraisemblable hypocrisie ambiante, en dressant notamment le parallèle avec l&#8217;énorme regroupement au Yémen le même jour pour protester contre la guerre saoudienne. Pour Associated Press, l&#8217;une des trois agences qui fournissent quasi exclusivement la MSN, ils ne sont que quelques milliers : Vous me direz, c&#8217;est toujours mieux que la presse française saoudisée qui, ne s&#8217;embarrassant visiblement plus de complications, n&#8217;en parle même pas. Dans le fabuleux (au sens premier du terme) monde des salles de rédaction, Saint-Matthieu est revenu : les premiers sont les derniers, les derniers sont les premiers. </p>
<p>Un dernier mot sur Navalny. On a vu avec le putsch néo-nazi du Maïdan que le système impérial et son bras médiatique, qui n&#8217;ont pas de mots assez durs pour fustiger les « racistes », « fascistes » et autres « antisémites » quand ça les arrange (si possible contre les partis anti-système qui montent partout en Occident), peuvent soudain devenir bien silencieux face aux vrais. Mais que vienne un événement susceptible de mettre en difficulté le maître honni du Kremlin et c&#8217;est l&#8217;amnésie volontaire dans un grand élan de schizophrénie propagandiste ; on oublie tout, Navalny devient un pauvre petit opposant emprisonné par l&#8217;ogre de Moscou, un combattant de la liberté victime de l&#8217;oppression. Les néo-cons, ça ose tout, c&#8217;est même à ça qu&#8217;on les reconnaît&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Game over</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-game-over/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://cherif.eljazeir.com/?p=4367</guid>

					<description><![CDATA[Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017 Sans surprise, la Turquie a annoncé la fin de son opération Bouclier de l&#8217;Euphrate en Syrie : Istanbul &#8211; La Turquie a annoncé mercredi la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie, sans préciser si elle allait en retirer ses troupes. Le conseil de &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/chronique-game-over/">Continue reading</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Chérif Abdedaïm, le 31 mars 2017</p>
<p>Sans surprise, la Turquie a annoncé la fin de son opération Bouclier de l&#8217;Euphrate en Syrie : </p>
<p>Istanbul &#8211; La Turquie a annoncé mercredi la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie, sans préciser si elle allait en retirer ses troupes. </p>
<p>Le conseil de sécurité national dirigé par le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé que l&#8217;offensive de six mois avait été « couronnée de succès », mais le Premier ministre Binali Yildirim, tout en confirmant la fin de l&#8217;opération, n&#8217;a pas exclu d&#8217;autres campagnes en Syrie. </p>
<p>La Turquie a lancé en août dernier une opération baptisée « Bouclier de l&#8217;Euphrate » visant le groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais également les FDS, dominées par les Kurdes, qu&#8217;Ankara considère comme des « terroristes ». </p>
<p>Dans le cadre de cette opération, les rebelles syriens appuyés par la Turquie ont repris aux jihadistes plusieurs villes dont Jarabulus, Al-Rai, Dabiq et enfin Al-Bab, où l&#8217;armée turque a subi de lourdes pertes.  </p>
<p>Quelques formules pour sauver la face fleurissent ça et là mais, en réalité, cette opération fut un échec. Six mois pour mettre difficilement la main sur quelques arpents de sable au prix de pertes relativement lourdes. Certes, cela a empêché la jonction des cantons kurdes mais ces derniers n&#8217;en bordent pas moins la Turquie sur des centaines de kilomètres : parfaite base arrière pour le PKK. </p>
<p>Depuis le grand rapprochement américano-russo-syro-kurde sur le dos d&#8217;Erdogan, les options d&#8217;Ankara s&#8217;étaient réduites à peau de chagrin. Le sultan n&#8217;a fait qu&#8217;entériner l&#8217;aventure néo-ottomane terminée en Syrie. La goutte qui a sans doute fait déborder le vase a été l&#8217;établissement d&#8217;une base russe dans le canton kurde d&#8217;Afrin. Un pertinent article d&#8217;Al Monitor revient sur cette affaire et interroge divers officiels kurdes. Il en ressort plusieurs points très intéressants : </p>
<p>&#8211; D&#8217;après un commandant YPG, Ankara devait, au terme d&#8217;un accord turco-russe, rendre Al Bab à l&#8217;armée syrienne mais ne l&#8217;a pas fait, d&#8217;où le coup de semonce russe matérialisé par l&#8217;implantation de la base protégeant les Kurdes d&#8217;Afrin. </p>
<p>&#8211; Les Américains n&#8217;ont rien trouvé à redire à l&#8217;alliance russo-kurde. </p>
<p>&#8211; Les Kurdes sont plus que disposés à participer à une offensive générale contre l&#8217;Idlibistan (« les gangs d&#8217;Idlib »). Leur ennemi n&#8217;est pas seulement Al Qaïda mais aussi Ahrar al-Cham. Ils l&#8217;ont même proposé dans le passé à Moscou qui a botté en touche, le temps de voir si Ankara pourrait convaincre le groupe de participer aux pourparlers d&#8217;Astana. </p>
<p>&#8211; Les YPG ont fermement rejeté une proposition américaine d&#8217;inclure les peshmergas de Barzani (« traître à la solde des Turcs ») aux opérations contre Raqqa. Aucune surprise : il n&#8217;y a jamais eu d&#8217;amour débordant entre les Kurdes syriens et le président de la Région autonome du Kurdistan irakien.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du tartuffisme sacerdotal au tartuffisme judiciaire</title>
		<link>https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/du-tartuffisme-sacerdotal-au-tartuffisme-judiciaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chérif Abdedaïm]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 09:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[invités]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel De Diéguez]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Manuel De Diéguez, Le 31 mars 2017 De tous temps, en tous lieux et sous tous les régimes, l&#8217;appareil judiciaire s&#8217;est mis au service de l&#8217;Etat du moment. Monarchique sous la monarchie, louis-philippard sous la Restauration, anti-dreyfusard du temps de l&#8217;affaire Dreyfus, ennemi de la Commune à l&#8217;heure des &#8220;Communards&#8221;, unanime dans son sermon &#8230; </p><p><a class="more-link btn" href="https://cherif.eljazeir.com/2017/03/31/du-tartuffisme-sacerdotal-au-tartuffisme-judiciaire/">Continue reading</a>]]></description>
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<p>Par Manuel De Diéguez, Le 31 mars 2017 </p>
<p>De tous temps, en tous lieux et sous tous les régimes, l&#8217;appareil judiciaire s&#8217;est mis au service de l&#8217;Etat du moment. Monarchique sous la monarchie, louis-philippard sous la Restauration, anti-dreyfusard du temps de l&#8217;affaire Dreyfus, ennemi de la Commune à l&#8217;heure des &#8220;Communards&#8221;, unanime dans son sermon d&#8217;obéissance à Vichy. La spécificité du tartuffisme judiciaire d&#8217;aujourd&#8217;hui tient au fait qu&#8217;il intervient directement dans la volonté de porter à l&#8217;Elysée un jeune homme de trente-huit ans, introduit par Jacques Attali dans le groupe Rothschild, où il a exercé la fonction centrale de banquier d&#8217;investissement, autrement dit, de banquier d&#8217;affaires.  </p>
<p>La fortune totale du groupe Rothschild est estimée à quelque cent cinquante millions de milliards de dollars. J&#8217;ai bien dit cent cinquante millions de milliards de dollars, c&#8217;est-à-dire quinze suivi de seize zéros. C&#8217;est rappeler que ce groupe est le vrai maître du marché français, européen et même mondial. A ce titre, il est devenu l&#8217;actionnaire majoritaire de quatre-vingt dix pour cent des banques centrales de toutes les nations du globe terrestre.  </p>
<p>Si l&#8217;on se souvient que Georges Pompidou, ex-banquier d&#8217;affaires lui aussi du même groupe Rothschild, avait imposé à la France l&#8217;interdiction d&#8217;emprunter à sa banque centrale et l&#8217;avait contrainte à se donner le &#8220;marché&#8221; pour créancier exclusif, on comprend que le paiement des seuls intérêts de la dette de la France auprès des banques privées soit rapidement devenu le tribut ou le bât du déficit budgétaire annuel de la nation.  </p>
<p>Depuis le 3 janvier 1973, date de la loi &#8220;<b>Pompidou- Rothschild</b>&#8221; la France a payé plus de mille cinq cents milliards d&#8217;euros d&#8217;intérêts aux banques privées. Le service de la dette est devenu le budget le plus considérable du pays: il dépasse celui de l&#8217;éducation nationale et de tous les autres ministères réunis. Il représente plus de quarante cinq milliards d&#8217;euros par an pour le seul paiement des intérêts. Michel Rocard déclarait en décembre 2012 sur Europe1 que sans cette loi notre dette se situerait à un niveau &#8220;<i>bénin</i>&#8220;, de &#8220;<i>16 ou 17 % du PIB</i>&#8220;. Actuellement, la dette de la France frôle les cent pour cent de la production totale de l&#8217;année. </p>
<p>Quelle était, en 1973, l&#8217;argumentation, sinon conjointe, du moins parallèle, du groupe Rothschild et de l&#8217;Elysée? Il serait absurde de soupçonner Georges Pompidou d&#8217;avoir fait passer les seuls intérêts des banques avant ceux de la France. Georges Pompidou était un vrai gaulliste et un érudit. Passionné de grec, quel aurait été son destin s&#8217;il était entré à l&#8217;école normale supérieure dont les portes lui étaient grandes ouvertes? Mais il n&#8217;a pas renoncé à sa vocation littéraire: au cours de son mandat il a publié une anthologie de la poésie française d&#8217;une sûreté de goût exceptionnelle. Mais, à l&#8217;instar des banquiers du groupe Rothschild, il savait que tous les Etats sont tentés de dépenser davantage qu&#8217;ils ne gagnent. </p>
<p>Depuis que l&#8217;art de frapper monnaie s&#8217;est confondu avec celui de fabriquer de la monnaie fiduciaire, la prodigalité des Etats n&#8217;a plus connu de bornes. Du coup, leur tentation est devenue irrésistible de vaporiser leurs dettes par l&#8217;inflation afin de rembourser leurs créanciers en monnaie de singe. Sous l&#8217;occupation, le franc français était demeuré relativement stable. Mais, sitôt la guerre terminée, on a vu notre monnaie se dévaluer sur le modèle des assignats de la Révolution et ruiner les épargnants. </p>
<p>En 1958, à l&#8217;heure du retour au pouvoir du Général de Gaulle, la monnaie française avait perdu quatre-vingt dix-neuf pour cent de sa valeur face au franc suisse. En rétablissant la parité entre le franc français et le franc suisse et en créant ce qu&#8217;on appelait le franc fort, le Général de Gaulle était si peu parvenu à rétablir durablement la parité entre les deux monnaies sur le marché des changes, qu&#8217;il avait suffi de quelques années pour retrouver la tradition de la chute du franc gaulois dans l&#8217;abîme. Du temps où le Premier Ministre de M. Giscard d&#8217;Estaing s&#8217;appelait Raymond Barre, l&#8217;inflation française s&#8217;élevait à quatorze pour cent par an.  </p>
<p>Aussi Georges Pompidou croyait-il sincèrement qu&#8217;à contraindre l&#8217;Etat à emprunter sur le marché, il porterait un coup décisif aux Etats dépensiers. Il se souvenait surtout de ce qu&#8217;entre 1945 et 1958, plusieurs centaines de milliers de petits épargnants français avaient été ruinés par la fonte de la monnaie nationale et pour avoir souscrit des emprunts d&#8217;Etat qu&#8217;on leur disait gagés par l&#8217;or de la banque de France. Et c&#8217;était cette blessure profonde qu&#8217;il fallait tenter, disait-il, de cicatriser.  </p>
<p>Or aujourd&#8217;hui, la banque centrale européenne se trouve dirigée par M. Draghi, ancien banquier d&#8217;investissement de la banque américaine Goldman Sachs. Que signifie l&#8217;envoi récent et en avant-garde d&#8217;un José Barroso, ancien Président de la Commission européenne de Bruxelles, à titre de caution du caractère soi-disant européen de la banque, alors que Barroso n&#8217;a jamais été qu&#8217;un agent déguisé du Pentagone et un fidèle exécutant des volontés de l&#8217;empire militaire mondial qu&#8217;on appelle les Etats-Unis?  </p>
<p>M. Draghi jette sur le marché dix-sept milliards d&#8217;euros papier par semaine, sous le prétexte d&#8217;une politique d&#8217;investissement, dont personne n&#8217;a vu la couleur.  </p>
<p>En réalité, grâce au fruit de la planche à billets électronique, le but de l&#8217;opération était, à l&#8217;image de ce que font la Banque d&#8217;Angleterre et la Réserve fédérale américaine, de racheter des titres obligataires, c&#8217;est-à-dire des bons du Trésor et divers titres d&#8217;entreprises irrécupérables appelés &#8220;<i>titres pourris</i>&#8220;. M. Draghi espérait par cette opération à destination des banques privées, &#8220;<i>débloquer les circuits du crédit</i>&#8220;, c&#8217;est-à-dire les inciter à se montrer plus dynamiques dans la distribution de crédits aux entreprises. </p>
<p>Mais l&#8217;objectif des banques privées est autre. Trop heureuses de se débarrasser de leurs titres toxiques, elles se montrent encore plus frileuses dans l&#8217;attribution de crédits, si bien que le marasme économique perdure. Les banques, une fois de plus, sont les seules bénéficiaires de la politique dite de <i>quantitave easing (QE)</i>, ce que la langue de Molière traduit par &#8220;<i>laxisme monétaire</i>&#8220;. Les banques ne sont intéressées que par leurs propres bénéfices. </p>
<p>La Suisse, à laquelle on ne fera pas prendre des vessies pour des lanternes, a aussitôt compris que l&#8217;histoire de la République de Weimar allait reprendre son cours, a décidé sur l&#8217;heure de renoncer au taux de change fixe qu&#8217;elle avait accepté d&#8217;établir avec l&#8217;euro. Sa monnaie s&#8217;est immédiatement trouvé revalorisée de plus de vingt pour cent. </p>
<p>On voit quel péril la banque centrale européenne actuelle fait courir à l&#8217;euro en renforçant momentanément par contre coup le pouvoir du dollar sur le plan international: aussi l&#8217;Allemagne est-elle allée jusqu&#8217;à menacer M. Draghi de lui intenter un procès. Naturellement, cette menace s&#8217;est tout de suite ensablée, parce que Mme Merkel ne saurait à la fois se présenter en apôtre de l&#8217;américanisation de l&#8217;Europe et en défenderesse de la solidité de l&#8217;euro comme monnaie de réserve.  </p>
<p>L&#8217;euro dévalué rejoint la catastrophe financière prévisible contre laquelle la loi Pompidou- Rothschild de 1973 était censée lutter. Car à l&#8217;heure où l&#8217;euro sera devenu une monnaie aussi fictive que le deutschemark sous la République de Weimar, à l&#8217;heure où l&#8217;euro papier rivalisera, si je puis dire, avec un dollar papier, tout le monde comprendra que l&#8217;euro se trouvera réduit au rang des assignats. L&#8217;euro aura seulement permis à tous les grands et petits commerçants de France et de Navarre de confondre dans les esprits un euro avec un franc, ce qui a conduit, par exemple à augmenter le prix des pommes de terre de mille trois cents pour cent.  </p>
<p>Le mythe d&#8217;un euro fort était censé créer une identité européenne. Grâce à l&#8217;euro surgirait par miracle une identité commune, donc un patriotisme européen. Or, déjà l&#8217;extrême gauche allemande descend dans la rue afin de défendre l&#8217;alliance future du parti avec les identités nationales renaissantes partout en Europe.  </p>
<p>A l&#8217;origine, la double nationalité franco-suisse se trouvait pratiquement seule en lice, tellement elle demeurait inoffensive pour tout le monde. Mais même les petits pays d&#8217;Amérique centrale refusaient farouchement toute bi-nationalité de leurs ressortissants. On comprend qu&#8217;à l&#8217;heure où des millions d&#8217;Algériens et de Marocains en France et des millions de Turcs en Allemagne considèrent seulement la France ou l&#8217;Allemagne comme un ajout secondaire à leur nationalité originelle, comme l&#8217;a rappelé récemment l&#8217;actuelle Ministre de l&#8217;éducation nationale, Mme Vallaud Belkacem, l&#8217;unité psychologique des nations se trouve pratiquement anéantie. Ainsi, Mme Vallaud Belkacem a déclaré qu&#8217;elle se sentait marocaine, mais qu&#8217;elle était en France pour faire carrière. </p>
<p>Du reste, M. Erdogan a déjà appelé les Turcs d&#8217;Europe à porter à cinq enfants au minimum la fécondité des femmes turques sur le continent européen afin de modifier la définition même des identités nationales. </p>
<p>Le Président Donald Trump avait rappelé avant son élection, que l&#8217;Europe ne sera jamais une nation, mais seulement une société anonyme présidée par un conseil d&#8217;administration, donc livrée à l&#8217;anonymat et à l&#8217;irresponsabilité d&#8217;une bureaucratie dépourvue de toute autonomie politique réelle.  </p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que la gigantesque hallucination collective et la bénédiction judiciaire de la candidature à l&#8217;élection présidentielle d&#8217;un Emmanuel Macron, ancien élève des Jésuites, armé d&#8217;un slogan digne d&#8217;un gentil scoutisme &#8211; &#8220;<b>En marche</b>&#8221; &#8211; prennent tout leur sens. Car aussi longtemps que le principe de la présence militaire éternelle des Etats-Unis en Europe ira de soi, tout ce théâtre de pseudo &#8220;<b>marcheurs</b>&#8221; nous rappellera l&#8217;opéra <i><b>Aida</b></i> de Verdi, dans lequel une troupe piétinante chante en chœur et à tue-tête: &#8220;<b>Marchons, marchons</b>&#8220;. </p>
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<blockquote><p><a title="http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/tartuffes.htm" href="http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/tartuffes.htm">http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/tartuffes.htm</a></p></blockquote>
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