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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409</atom:id><lastBuildDate>Sun, 18 Oct 2009 03:01:23 +0000</lastBuildDate><title>Conditions gagnantes</title><description>Le mouvement souverainiste est, encore une fois, à la croisée des chemins. De nombreuses options sont sur la table, certaines réalistes et d'autres, non. Comment créer les "conditions gagnantes" qui convaincront les Québécois de voter OUI lors d'un référendum sur la souveraineté, pour ainsi créer le "pays du Québec"? Notez bien que certains textes publiés ici ont été postés tout d'abord dans d'autres blogues. Sachez toutefois que la version présentée ici est généralement plus étoffée.</description><link>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Hugo)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>44</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/ConditionsGagnantes" type="application/rss+xml" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-8440308558716468928</guid><pubDate>Tue, 16 Dec 2008 04:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-15T23:21:22.458-05:00</atom:updated><title>Réflexions postmodernes sur la légitimité des états</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on vote OUI, la perspective du retour dans une confédération ou dans une union politique avec le Canada restera toujours sur la table. Aucun choix de société n’est absolument définitif. Toutes les questions ont le mérite d’être posées, aussi souvent que nécessaire, aussi longtemps qu’il y a assez de gens pour les poser ou pour vouloir y répondre. L’idée d’un pays, d’une frontière, d’une union éternelle, c’est la plus grande fiction que le 20e siècle ait pondu. Les pays existent souvent par accident de l’histoire, souvent aussi parce que des gens ont décidé qu’ils existaient, que le “nous” méritait d’être transformé en un “ici”. Les pays naissent, se recyclent, se fragmentent, s’unissent, se désunissent. Quelle est la légitimité des états? La réussite morale des institutions justifie-t-elle le territoire qu’elles contrôlent? Que valent les nations sans état, les peuples sans foyer, les cultures sans ministère? Après combien de générations s’éteignent-t-ils, les grands-parents ne comprenant plus leurs petits-enfants? &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au cours de ma courte vie, j’ai vu la naissance de pays nouveaux comme le Timor Oriental, la Croatie, la Slovaquie, mais aussi l’union d’anciens frères ennemis comme les deux Yémen, l’Allemagne, la Sénégambie (Sénégal et Gambie, union de courte durée). J’ai fini par comprendre que la terre façonne l’Homme autant que celui-ci façonne la terre. Il existe un “nous” dans la vallée du Saint-Laurent, un “nous” qui n’est pas plus définissable que le “nous” du Canada, de la France, du Sénégal ou du Yémen; un groupe aux contours flous et à la culture mouvante. Et ce “nous” voudrait en faire de ce bout de terre son “ici”, comme cela s’est produit un nombre incalculable au cours de l’Histoire humaine. Il n’y a rien de méprisable là dedans, juste quelque chose de normal, de potentiellement noble, de porteur d’avenir.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Québec et le Canada sont, comme les autres pays existants, passés ou futurs, des questions et non des réponses. Tâchons d'y répondre, tout en demeurant assez humbles pour léguer à nos enfants la liberté de les poser à nouveau.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-8440308558716468928?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/ZzuKowkSMz0/rflexions-postmodernes-sur-la-lgitimit.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/12/rflexions-postmodernes-sur-la-lgitimit.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-6407621565779456833</guid><pubDate>Mon, 01 Dec 2008 20:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-01T15:29:46.869-05:00</atom:updated><title>Dion au volant, Layton avec la carte routière et Duceppe avec la main sur la clé de contact</title><description>Quand je pense que certains chroniqueurs et éditorialistes clamaient haut et fort, lors de la dernière campagne électorale, que le Bloc Québécois ne pourra jamais obtenir de pouvoir. Et voilà! Le Québec obtiendra peut-être plus de pouvoir à Ottawa qu’il n’en a jamais eu, avec Duceppe en position de faire passer certaines demandes historiques du Québec et de mettre Stéphane Dion en boîte. Si le Bloc demeure raisonnable dans ses demandes, il pourra obtenir des gains appréciables. Pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette coalition serait donc une bonne chose, du moins sur papier! Il est temps que notre culture politique évolue et se débarrasse des gouvernements minoritaires, qui ont peu de légitimité. Après tout, la démocratie devrait s'appuyer sur une majorité globale d'électeurs représentés par une majorités de députés, eux-même élus par une majorité d'électeurs dans leurs comtés. Sans cette triple majorité (aux 3 niveaux), le gouvernement s'éloigne des grands principes démocratiques. Et qu'on ne nous ressorte pas l'argument selon lequel le parti qui "gagne" les élections "dirige" ou "gouverne" le pays avec une carte blanche et sans tenir compte du reste de la population. Les gens ont le droit d'être entendus et représentés, pas juste les "amis du parti". Le grand gagnant de chaque élection devrait être le peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bloc Québécois est, dans l'état actuel des choses, un excellent allié objectif des Libéraux et du NPD. En détenant la "soupape de sécurité" de ce gouvernement, il s'assure de faire avancer le Québec (prudemment toujours) tout en évitant que Dion, mis en boîte, ne s'aventure trop dans le bourbier constitutionnel. Économie, culture et régions devraient être à l'ordre du jour. La trêve devrait tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bloc n'est pas obligé de toujours voter du côté de la coalition. C'est UNIQUEMENT lorsqu'il s'agit d'un VOTE DE CONFIANCE et du BUDGET que le Bloc devra garantir son appui. D'où l'importance d'inviter le Bloc aux réunions de préparation des projets de loi les plus délicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de ministères pour le Bloc? Qu'est-ce que ça change... le gouvernement Harper avait déjà décidé de punir (assez puérilement) le Québec de ne pas avoir assez voté du bon bord. Là on n'a pas de ministre, mais un droit discrétionnaire de veto sur les projets de loi les plus importants. Le grand autonomiste Jean Allaire n'aurait pas demandé mieux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'on nous lâche un peu avec les histoires ultra compliquées de secrets ministériels et de gestion de crises mondiales où le Bloc serait soi-disant malvenu. Déjà que les petits députés ordinaires du parti au pouvoir (et les backbenchers) ne sont pas invités à ce genre de réunion... il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Des décisions se prennent dans des ministères sans qu'on fasse circuler des tas de documents secrets. Seuls les votes en chambre comptent, pour ce genre d'exercice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-6407621565779456833?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/gfnH-2U6_Zo/dion-au-volant-layton-avec-la-carte.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/12/dion-au-volant-layton-avec-la-carte.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-4075632405280823723</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2008 18:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-22T14:06:26.833-05:00</atom:updated><title>La langue parlée au Québec est bien légitime</title><description>&lt;div class="body-text"&gt;    &lt;p&gt;On parle beaucoup, ces temps-ci, de la normalisation de la langue dite "québécoise" ou, pour être plus exact, de notre dialecte. On parle même d'en publier un dictionnaire, qui irait au-delà du simple exercice d'énumération de nos "régionalismes" pour en faire une référence sur le "bon usage", en quelque sorte. Ici, on porte la tuque, les mitaines et le foulard. Là-bas, on porte le bonnet, les moufles et l'écharpe. Et pourtant! Certains experts et leaders d'opinion ont tendance à dénigrer nos innovations linguistiques, tirant à boulets rouges sur tout ce qui s'éloigne un tant soi peu de la "norme parisienne", qualifiant notre héritage linguistique de "tare" et nos innovations de "repli sur soi". Pourtant, chaque terme adopté par la francophonie est une petite victoire, une preuve de notre vigueur et de notre volonté culturelle; "courriel" est un exemple peut-être usé à la corde (éculé?), mais toujours valable. Mais il semble que le fait d'abrier ou de poigner soit d'une horreur indicible! Dépêchons-nous donc de kiffer ou de glander, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tellement plus normatif&lt;/span&gt; et civilisé!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je le dis haut et fort: les québécois ont aussi droit à l’innovation linguistique, comme par exemple dans la féminisation des titres (madame la juge, une professeure). Évidemment, puisqu’il s’agit d’innovation, le but est de faire accepter les termes ou les accords au reste de la francophonie. Qui dit encore “ballon volant” pour “volleyball”? Lorsque le terme ne colle pas, il finit par disparaître. Difficile de trouver un équilibre entre la nécessité de nommer les choses selon notre point de vue culturel, et la nécessité de continuer à échanger avec le reste de la francophonie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À mon avis, le normatif ne devrait pas être un obstacle à l’innovation linguistique, aux régionalismes, à la prolifération de synonymes si une telle chose dessert les besoins culturels d’un groupe francophone. La langue usuelle est une langue confortable et généralement efficace en un espace socioculturel donné. On ne demandera pas au Québec de définir le désert du Mali. Paris n’aura pas le dernier mot sur notre hiver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le normatif doit rester perméable, pour éviter le sclérose; il doit toutefois être suffisamment rigide, sans quoi il n’aura plus d’emprise. Lorsque je traduis un texte, on me demande parfois un texte français pour la France, français pour le Québec, français pour le Canada, français pour l’international. Je me plie à l’exercice, qui est parfois très ardu. Mais cela confirme que, sur le terrain, chacun de ces espaces de la francophonie sont attestés, sont reconnus, sont respectés. Mieux encore, ils se recouvrent ou s’imbriquent de manière complexe. Le bistouri linguistique est flou, mais il arrive à trancher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un grand nombre de Québécois prononcent les mots d’une manière qui se rapproche de ce qui est prescrit dans le Robert, une prononciation un peu idéalisée, moins attestée aujourd’hui à Paris ou à Alger. Je parle évidemment ici des Québécois qui font l’effort de bien parler, sans calquer leur accent sur Hochelaga, sur Joliette ou sur Paris-banlieue. Il y a quelque chose de comique à comparer les accents des francophones à ce qui est prescrit. Est-ce au Québec qu’on dit “pangouan” pour pingouin et “jamé” pour jamais? Nous avons nos travers, notre joual, un héritage parfois honteux, mais lorsque nous parlons bien, nous parlons de manière quasi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cristalline&lt;/span&gt;. Voilà l’un des nombreux paradoxes linguistiques qui font du Québec une bien drôle de “bébitte”.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cultivons la langue de chez nous et exportons-en les saveurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-4075632405280823723?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/-hucPJH7ALA/la-langue-parle-au-qubec-est-bien.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/11/la-langue-parle-au-qubec-est-bien.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-6724590498183415386</guid><pubDate>Fri, 10 Oct 2008 17:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-10T13:37:44.342-04:00</atom:updated><title>Il faut détester Dion pour les bonnes raisons!</title><description>&lt;div class="body-text"&gt;    &lt;p&gt;Ah les joies du direct… à moins de vivre dans une hutte à Chibougameau, impossible d'avoir manqué cette fameuse entrevue foireuse de Dion à CTV. Tout le monde en parle, Harper en profite, Duceppe tempère le débat. Mais voyons un peu ce qui se joue dans les médias.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour glaner des votes, Dion n’a pas le choix d’adopter une attitude diamétralement opposée à celle de Harper. Là où Harper est entouré d’un cordon de sécurité, Dion prend des bains de foule. Là où Harper donne une conférence dans une pièce fermée à des journalistes triés sur le volet, Dion harangue les foules dans la rue. Là où Harper insiste pour qu’on ne présente que son meilleur profil soigneusement maquillé à la caméra, Dion se présente au naturel, quitte à avoir l’air pâlotte. Les gaffes de Dion sont avant tout les petits cahots qu’on trouve sur une piste de cross country… mais que dire de Harper, qui ne sort jamais de l’autoroute de la facilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n’aime pas Dion, je ne m’en cache pas — non pas à cause de sa personnalité (qui est bien correcte à mon avis), mais à cause de sa vision inflexible du fédéralisme, vision trudeauiste qui n’a rien à offrir au Québec. Mais on peut tout de même saluer les efforts, même maladroits, de Dion pour se rapprocher de ses électeurs (dont je ne ferai pas partie) — les risques qu’il prend, l’énergie qu’il y injecte, les idées qu’il travaille sans relâche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pire, c’est que Harper, qui se contente de présenter un bilan édulcoré et qui n’a AUCUNE plateforme électorale digne de ce nom, pourrait très bien être réélu. Après cela, il n’aura qu’à voler les idées de ses opposants bloquistes et libéraux — celles qui font son affaire, bien entendu. Son cerveau pourra donc demeurer confortablement au repos pendant 2 à 4 ans.&lt;/p&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-6724590498183415386?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/FlAzILlEgKA/il-faut-dtester-dion-pour-les-bonnes.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/10/il-faut-dtester-dion-pour-les-bonnes.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-1181275609846910443</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2008 19:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-08T15:28:06.365-04:00</atom:updated><title>Quand on veut tuer la gauche, on l'accuse de...</title><description>&lt;div style="text-align: justify;" class="body-text"&gt;    &lt;p&gt;Du temps de nos arrière-grands-parents, les militants Conservateurs disaient que les méchants syndicalistes athées, qui détruisent les valeurs familiales, devraient être excommuniés et brûler en enfer. Puis, du temps de nos grands-parents, ils disaient que les méchants syndicalistes communistes devraient être jugés comme traîtres et exécutés. Du temps de nos parents, ils disaient que les méchants syndicalistes séparatistes devraient croupir en prison avec les felquistes. Puis aujourd’hui, les militants Conservateurs disent que les méchants syndicalistes de la gogauche devraient se fermer la gueule parce qu’ils sont à la source de tous les problèmes économiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est drôle, y’en a qui sont enragés pendant plusieurs générations. Plus ça change, les militants conservateurs, et plus c’est pareil. Ils ont juste remplacé leurs sermons de curés par des sermons de soi-disant économistes. Mais pourquoi ces vieux croûtons dogmatiques ont-ils si peur du progrès social, de la diversité et de la démocratie?&lt;/p&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-1181275609846910443?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/aDsrKx0ROiU/quand-on-veut-tuer-la-gauche-on-laccuse.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/10/quand-on-veut-tuer-la-gauche-on-laccuse.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-2803912187313140920</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2008 17:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-09-26T14:09:05.556-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">bloc québécois</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">bloc</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">duceppe</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">souveraineté</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">élections</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">indépendance</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">lobby</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pq</category><title>Le Bloc arc-en-ciel et les nuages d'Ottawa</title><description>Je suis de ceux qui croient qu'à la longue, toute coalition "arc-en-ciel" finit toujours pas être usée prématurément. S'ensuit alors un lent déclin, un réalignement sur d'autres enjeux politiques ou encore, l'éclatement en plusieurs partis. Une coalition indépendantiste est constamment à la croisée des chemins, car sa pertinence sera toujours remise en question par deux groupes: (1) les adversaires politiques qui tentent de miner sa légitimité et (2) les militants qui veulent voir des résultats. Le temps est l'ennemi de tout projet de changement, et l'allié fidèle de l'immobilisme. Le ROC est loin d'être en train de se décomposer devant nos yeux; mais qu'en est-il du Québec?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bloc n'échappe pas à cette logique de "l'usure par l'attente", et il devrait s'assurer de ne pas tomber davantage dans l'attentisme. Un arc-en-ciel, ça existe avant tout parce qu'il y a des gros nuages noirs et... un rayon de soleil. Or, ce n'est pas le Bloc qui a le pouvoir de faire l'indépendance; sa position à Ottawa est stratégique et c'est son poids politique qui fait avancer certains dossiers. Le bloc est l'organe politique d'un LOBBY pro-Québec relativement puissant. Le lobby représenté par le Bloc exerce une pression constante sur le pouvoir à Ottawa, forçant le gouvernement en place à faire des compromis, à éviter les manoeuvres occultes, à s'intéresser spécifiquement aux Québécois. Dans ce sens, les Canadiens du ROC ont raison de se lamenter de l'intérêt très/trop élevé que porte Ottawa envers le Québec. Mais pour nous c'est une question de survie culturelle. Notons qu'il en existe d'autres dans le monde, des lobbys plus ou moins visible du même genre, chacun défendant une cause nationale ou culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croyez-vous vraiment que les députés québécois faisant parti du NPD, du parti Libéral ou du parti Conservateur peuvent se permettre ne serait-ce que le centième de l'attachement envers le Québec-nation et le Québec-projet? Non, pour faire partie de ces partis politiques il faut croire en un Canada-nation et un Canada-projet. Il leur faut surtout évacuer la "menace québécoise" de leurs rangs, depuis le "dangereux" flirt de l'époque Mulroney. Cette époque est bel et bien morte, démembrée, enterrée, décomposée. On a même répandu du sel sur sa tombe, pour éviter que le gazon ne repousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire alors, sinon voter pour un "arc-en-ciel sur la voie de garage"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Advenant l'indépendance du Québec (ou une autonomie très élargie), il y aura de la place pour tous les partis politiques compatibles avec le contrat moral d'une Constitution, Incluant les partis à tendance libérale, libertarienne ou social-démocrate. Il faut voter d'abord pour le programme indépendantiste, et ensuite pour l'alignement gauche-droite. Si on ne souhaite pas la disparition du Bloc, du PQ et des autres partis, lobbys et clubs politiques à court terme, on sait très bien qu'au lendemain des célébrations d'indépendance, il faudra y mettre la hache. Pour les meilleures raisons qui soient. Ils sont jetables après usage! Et le Bloc est encore dans son emballage d'origine...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-2803912187313140920?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/1X3YNd-1JSI/le-bloc-arc-en-ciel-et-les-nuages.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/09/le-bloc-arc-en-ciel-et-les-nuages.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-6034705805209172730</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2008 19:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-09-23T20:06:59.602-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">conservateurs</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">conservatisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">médias</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">harper</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">stephen harper</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">censure</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">arts</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">josée verner</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">c-10</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">verner</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">cinéma</category><title>Un pays PG-13</title><description>&lt;p style="font-style: italic;"&gt;« Les Canadiens veulent être à l'aise avec les artistes qui les représentent à l'international. Ils ne veulent pas financer des voyages tous frais payés à des célébrités ou encore à des marginaux »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Un porte-parole Conservateur&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;"&gt;« Quand des travailleurs canadiens ordinaires reviennent à la maison, allument la télévision et voient une fille ou un groupe de gens à un gala riche entièrement subventionné par l’argent des contribuables, et qui disent que leurs subventions ne sont pas assez élevées, quand ils savent qu’elles ont augmenté… Je ne suis pas certain que cela trouve écho auprès des gens ordinaires. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Stephen Harper&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;"&gt;« The movies we go to see at theatres and film festivals will continue to be eligible for tax credits. The measure contained in Bill C-10 addresses only the most extreme and gratuitous material, not mainstream films (...) »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Josée Verner&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oh... vraiment?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors parlons-en des films “contraires à l’ordre public”, "marginaux" et "extrêmes" (pour reprendre le vocabulaire à la mode à Ottawa). Sans possibilité de financement, il est à peu près certain que des films comme “C.R.A.Z.Y”, “Le Déclin de l’empire américain” (et ses deux suites), “Horloge biologique”, “Le Nèg’”, “Trois petits cochons”, “Eldorado”, “Un zoo la nuit”, “Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer”, ou même “Léolo” (surtout celui-là), N’AURAIENT PAS VU LE JOUR. Ils sont tous, à divers degrés, contraires à l’ordre public et aux “bonnes moeurs”, véhiculent des valeurs “contestables” ou ne représentent pas l’idée que le Canada se fait de lui-même. Bref, les bonnes moeurs, ça ne fait pas des bons films. Mais les moeurs libres, ça ne fait pas des bonnes subventions, semble-t-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’autres films auraient dû, quant à eux, se tortiller pour entrer dans le moule idéologique, ou carrément couper des scènes. Que dire des deux petites scènes d’orgasme collectif “suggéré” dans “La grande séduction”? Que faire de la haine envers les canadiens-français et l'affirmation nationale dans “Maurice Richard”? Comment cacher ce cadavre très dérangeant et les scènes dérangeantes dans “Un crabe dans la tête” ou dans "Possible Worlds" (sans compter les flashs de nudité)? Robert Lepage serait-il un dangereux marginal, lui qui est aussi gay et francophone (how shocking)? Dirait-on que “Les aimants” font un peu trop la promotion de l’adultère? “Nitro” encourage les jeunes à violer la loi et à être dangereux au volant? “Les voleurs d’enfance” critique-t-il trop ouvertement les services gouvernementaux? “Quelques arpents de neige” et “Les ordres” soutiennent-ils implicitement le terrorisme? “Traître ou patriote” est-il un documentaire à saveur nationaliste québécoise? Et oubliez “Mambo Italiano”, c’est bien trop gay pour être réformé!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une paire de fesses, ça fait un film de fesses -- qu'on coupe ces 3 secondes de pornographie qui se glissent dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;presque tous&lt;/span&gt; nos films, n'est-ce pas monsieur le pasteur? Voyons donc, qu’on nous refasse tous ces scénarios en insistant sur les “valeurs canadiennes qui nous unissent”, sur le "multiculturalisme bilingue d’ouverture" et sur la “bonne morale”. Le Canada est le plusse beau pays PG-13, under God bien entendu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant aux petits films "trop petits" pour être à l'affiche dans le multiplex où se rend madame Verner les vendredi soirs, ils vont mourir dans l'ombre. C'est comme un croisement entre le principe de la saucisse Hygrade et le mythe du contribuable ordinaire. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais qui &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;veut &lt;/span&gt;donc voir les films que personne ne &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;va &lt;/span&gt;voir?&lt;/span&gt; Réponse: un peu tout le monde, madame Verner. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parce que chacun est marginal à sa manière.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-6034705805209172730?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/IA07ypHe3dE/un-pays-pg-13.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/09/un-pays-pg-13.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-2408007313498441761</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2008 19:24:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-26T13:45:32.970-04:00</atom:updated><title>La Fête du Canada Day s'en vient, chers électeurs potentiels!</title><description>Chers &lt;a href="http://www.whitehouse.gov/news/releases/2006/03/images/20060330-8_p033006kh-0065-515h.jpg"&gt;amis&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Affiliation_Quebec"&gt;alliés&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.gravetimes.com/studmuffin3.jpg"&gt;concitoyens&lt;/a&gt;, certains d'entre vous m'ont demandé comment qu'ils pouveulent fêter le &lt;a href="http://farm1.static.flickr.com/74/180758131_a48d987731.jpg?v=0"&gt;national fête&lt;/a&gt; dans leur &lt;a href="http://cache.eb.com/eb/image?id=62913&amp;amp;rendTypeId=4"&gt;provincial territoire&lt;/a&gt;, tout en étant de &lt;a href="http://www.embassyofafghanistan.org/images/canada.jpg"&gt;véritables patriotes canadiennes et canadiens&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la &lt;a href="http://media.canada.com/45773afa-7225-4885-a26c-930db6f5c81d/ocanada.jpg"&gt;Fête du Canada Day&lt;/a&gt;, quoi de mieux qu'un &lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BXiTC3bKL._SL500_AA280_PIbundle-8,TopRight,0,0_AA280_SH20_.jpg"&gt;Kraft Dinner "deluxe"&lt;/a&gt; avec une &lt;a href="http://www.wearyourbeer.com/images/beerhat_canadian_light.jpg"&gt;Molson Canadian "légère"&lt;/a&gt;, et un &lt;a href="http://clubs.myams.org/qtkd/images/camp2006/sam-canada_day_cake.jpg"&gt;gros gâteau avec glaçage au Crisco en forme de drapeau unifolié&lt;/a&gt; (accompagné d'un verre de &lt;a href="http://www.roadsideattractions.ca/cow.jpg"&gt;lait écrémé de l'Ontario&lt;/a&gt;, bien entendu)? Si vous n'avez pas froid aux yeux et que vous voulez faire un geste patriotique, quoi de mieux qu'un bon hamburger de boeuf angus de l'Alberta &lt;a href="http://www.thetechnologyblog.net/wp-content/uploads/2007/12/mad-cow.JPG"&gt;garanti sans prion&lt;/a&gt; (&lt;a href="http://www.rickmercer.com/blog/enclosures/HarperBBQ.jpg"&gt;Mad Cow Free&lt;/a&gt;) par &lt;a href="http://www.filibustercartoons.com/day.jpg"&gt;Stockwell Day&lt;/a&gt; lui-même et testé par la firme de biochimie de &lt;a href="http://a123.g.akamai.net/f/123/12465/1d/www.nationalpost.com/news/549788.bin"&gt;l'ancienne conjointe de Maxime Bernier&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.blogto.com/upload/2007/06/20070629_ribfest.jpg"&gt;barbecue traditionnel&lt;/a&gt;, qui sera cette année aux couleurs du festival national de la fondation de notre nation, &lt;a href="http://www.vintagepostcards.org/auctions/quebec-city-pq-chateau-frontenac-dufferin-terrace.jpg"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Canada's Quebec's 400th b-day&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, sera servi par une troupe de scouts &lt;a href="http://www.reallygoodfriend.com/images/canada_day_poster_2007.jpg"&gt;multiculturels&lt;/a&gt; "&lt;a href="http://www.fedpubs.com/subject/govern/sorry_french.jpg"&gt;presque bilingues&lt;/a&gt;" en culottes courtes de &lt;a href="http://www.environmentalleverage.com/Refineries_files/4%20Sunoco%20Sarnia%20Contaminated%20API.JPG"&gt;Sarnia, Ontario&lt;/a&gt;. Ces &lt;a href="http://www.schauppforassembly.com/gallery/p7hg_img_1/fullsize/JamboretteCharlie_and_SAJ_scouts1_fs.jpg"&gt;joyeux drilles&lt;/a&gt; font le tour du plus grand pays du monde en &lt;a href="http://www.re-energy.ca/images/bg6/bg-6d.jpg"&gt;autobus à l'éthanol&lt;/a&gt; et en &lt;a href="http://www.theboykos.com/raildocs/cn/timetables/19260504/1926%200504%20Quebec%20Oriental%20Railway%201.jpg"&gt;train &lt;/a&gt;pour promouvoir l'unité nationale, tout en jouant au &lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/archive/f/f9/20070203005646%21Men_curling_-_1909_-_Ontario_Canada.jpg"&gt;curling &lt;/a&gt;au son de la musique de notre sympathique poète national, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gordon_Lightfoot"&gt;Gordon Lightfoot&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fêtez bien tous la monde ensembles, cheres colleagues, peu importe &lt;a href="http://www.cybersalt.org/cl_images/1zzzzxa/signs/signdoglanguage.jpg"&gt;votre language de mère&lt;/a&gt;, et n'oubliez pas que nous devons rester &lt;a href="http://images.ctv.ca/archives/CTVNews/img2/20070529/160_cp_referendum_070529.jpg"&gt;united&lt;/a&gt;, peut importe nos &lt;a href="http://www.qesba.qc.ca/en/images/adcropped.JPG"&gt;differences&lt;/a&gt;, en votant &lt;a href="http://www.bbcarchive.org.uk/pmwiki/pub/localphotos/sinking_ship.jpg"&gt;Reformist Conservative&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://www.bearislandland.com/images/mountie.jpg"&gt;Go Canada&lt;/a&gt; et havez du fun dans votre &lt;a href="http://i55.photobucket.com/albums/g122/jaqvigga/drunk.jpg"&gt;party&lt;/a&gt;. N'oubliez pas de pratiquer nos &lt;a href="http://boontastic.com/wordpress/wp-content/uploads/2007/08/stephen-harper-arctic.jpg"&gt;sports &lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.freewebs.com/magnus_sodalitas/JP2_hockey.gif"&gt;nationaux&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signé: The &lt;a href="http://palestinethinktank.com/wp-content/uploads/2008/05/harper.bmp"&gt;Honorable S. Harper&lt;/a&gt;, on behalf of &lt;a href="http://sleevage.com/wp-content/uploads/2007/07/queen_hot_space.png"&gt;the Queen&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://trsrockin.com/images/luigi_peach_mario_a.jpg"&gt;Her Princess&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.lesartsdecoratifs.fr/img/01museeartsdeco/03visite/019chinoiserie/vase_potiche_zoom.jpg"&gt;M. Jean&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-2408007313498441761?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/autKoM1mN9o/la-fte-du-canada-day-sen-vient-chers.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/06/la-fte-du-canada-day-sen-vient-chers.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-1228952800380103552</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 21:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-12T17:23:23.624-04:00</atom:updated><title>De la constitution canadienne...</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce court texte offre des éléments de réponse à une question que j'entends souvent. Beaucoup de Québécois sont confus et ne comprennent pas quelles sont les conséquences réelles de la décision de Trudeau de rapatrier la Constitution (loi constitutionnelle de 1982) sans l'assentiment du Québec (représenté alors par René Lévesque). Conséquences réelles ou symboliques? Et pourquoi aucun gouvernement québécois n'a osé signer cette constitution alors qu'elle s'applique de facto sur notre province et sur ses lois?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Q:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Constitution canadienne s'applique-t-elle au Québec?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R:&lt;/span&gt; J'ai déjà posé la question à un expert en politique constitutionnelle et il m'a répondu, en substance, que oui. La constitution s'applique à tout le territoire canadien, même aux provinces et territoires n'ayant pas signé le papier. La signature est une formalité, lourde de sens et d'une symbolique très importante -- mais cette formalité n'affecte pas l'application de la constitution sur l'ensemble du territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Québec s'est abstenu pendant un long moment de faire référence à la constitution dans ses propres lois. Toutefois, l'usage de la clause Dérogatoire pour la loi 101 sous-entend une inclusion dans le cadre de la loi constitutionnelle de 1982­. De plus, des traités québécois impliquant les amérindiens, dont celui du Nitassinan, ont créé un précédent en faisant EXPLICITEMENT référence à la Constitution canadienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'Entente de Calgary (1997), signée par les premiers ministres du reste du Canada, entérine le principe selon lequel le Québec ne pourra jamais obtenir quoi que ce soit qui aurait une portée constitutionnelle. Autrement dit, la Constitution ne sera JAMAIS modifiée au profit du Québec, pour quelque raison que ce soit. L'Entente de Calgary prévoit des gains symboliques pour le Québec et réaffirme l'égalité et l'équivalence absolue de toutes les provinces. Enfin, les premiers ministres constataient par la même occasion que le Canada est fonctionnel malgré le refus du Québec de signer la Constitution. Notons que cette entente avait été largement rédigée par l'équipe de Stephen Harper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, on peut dire que:&lt;br /&gt;1) la Loi constitutionnelle de 1982 s'applique au Québec sans égard à l'absence de signature, aux objections de l'Assemblée nationale ou au refus des élus (et de la population);&lt;br /&gt;2) le Québec a reconnu implicitement son application;&lt;br /&gt;3) le Québec a reconnu explicitement son application à au moins une reprise;&lt;br /&gt;4) le reste du Canada refuse toute concession;&lt;br /&gt;5) la Loi 99 de Lucien Bouchard, qui visait à contrer à la fois la Loi sur la clarté référendaire de Dion et la Déclaration de Calgary de Harper, est un échec -- elle n'a eu aucune conséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que reste-t-il au Québec comme argument de négociation? Tout d'abord, l'absence de signature est porteuse d'une symbolique extrêmement lourde, malgré les tentatives de la minimiser. Les efforts obstinés de Mulroney en ce sens ne sont pas innocents -- l'absence du Québec crée un malaise politique et idéologique, tout en minant le "nation building" canadien (tant celui aligné sur Toronto/Ottawa que celui aligné sur Calgary).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, de larges pans de la loi constitutionnelle n'ont pas été traduits officiellement en français, malgré un article qui l'exigeait. Seul le texte anglais a valeur de loi et peut être utilisé lors d'interprétation juridique.  Le Québec est en droit de réclamer des explications ou d'en contester la validité, en particulier au regard de la loi 101. Il y a collision entre le caractère strictement anglophone de certaines parties de la loi constitutionnelle de 1982 (sans compter celle de 1867, dont il n'existe aucune traduction ayant force de loi) et la loi 101 s'appliquant au Québec. Un habile constitutionnaliste pourrait donc considérer que certains articles ne sont pas valides ou demander d'en suspendre l'application au Québec jusqu'à ce qu'ils aient été traduits. Question de "tordage de bras" politique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, on remarquera que la reconnaissance de la "nation québécoise" devrait être analysée en profondeur par un constitutionnaliste. Tout d'abord, le terme "nation" n'a pas exactement le même sens et la même portée en français et en anglais. L'application de cette loi comporte des problèmes: elle s'applique à quoi ou à qui, au juste? Enfin, la réduction de sa portée ("dans un Canada uni") pourrait avoir des conséquences -- ce bout de phrase pourrait même devenir caduc. Et si elle n'est pas incluse dans la Constitution, cette loi entre en collision avec tellement d'éléments de loi canadiens qu'elle devient inapplicable, entièrement contestable ou carrément anticonstitutionnelle! Si la loi reconnaissant la "nation québécoise" a des conséquences juridiques (par exemple, nécessité de protéger le caractère francophone du Québec en reconnaissant la loi 101 et en la soustrayant à la Charte canadienne des droits et libertés), cela pourrait ébranler l'édifice constitutionnel construit depuis 1982.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans ce cas, la question demeure entière : la Loi constitutionnelle de 1982 pourrait-elle être, par télescopage juridique, "moins applicable" au Québec que dans le reste du Canada?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-1228952800380103552?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/AaP2yA7lj6Q/de-la-constitution-canadienne.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/06/de-la-constitution-canadienne.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-7327846755285606521</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 00:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-10T20:52:13.672-04:00</atom:updated><title>Trois questions sur l'interculturalisme québécois</title><description>&lt;p&gt;1. L’interculturalisme québécois peut-il exister s’il est solidement encadré dans le multiculturalisme canadien?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Lorsque les deux principes sont en conflit ou en contradiction, l’interculturalisme québécois en ressortira-t-il toujours perdant, sachant que le multiculturalisme canadien est enchâssé dans la Constitution de 1982 (par le biais de la Charte canadienne des droits et libertés)?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. Et si nous tentons de faire exister l’interculturalisme sans qu'il ne devienne anticonstitutionnel (et donc illégal), devra-t-il obligatoirement devenir un sous-ensemble du multiculturalisme, bref, devenir “plus petit” et s’y ranger sagement?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En quelque sorte, si le multiculturalisme est dans la Constitution canadienne, c'est qu'il est « fondamentalement bon » selon les valeurs canadiennes les plus élémentaires. Ce que nous mettons dans une constitution, c'est la base de notre société, la raison-d'être de l'état et ce qu'il s'engage à appliquer et à défendre. Par conséquent, tout principe qui dérogerait d'une valeur enchâssée dans la constitution serait, par définition, mauvais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si les Québécois (ou le Québec, ou le peuple du Québec, ou les Québécois francophones) sont reconnus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;politiquement &lt;/span&gt;par le gouvernement canadien, cette reconnaissance trouve sa limite dans la loi constitutionnelle de 1982, qui limite la portée de toute reconnaissance du genre. La Charte canadienne des droits et libertés agit en tant que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chien de garde moral&lt;/span&gt; et risquerait de faire tomber toute interprétation de l'interculturalisme québécois qui serait en contradiction, par le texte, en essence ou à l'application, au multiculturalisme canadien et au bilinguisme d'état.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous pouvons donc donner un début de réponse à ces trois questions. Pour exister, l'interculturalisme doit être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;appliqué très exactement comme le multiculturalisme&lt;/span&gt;, sous peine de voir notre état et nos institutions déboutés devant la Cour suprême. Quelle est, alors, notre marge de manoeuvre?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-7327846755285606521?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/1VOFnapqOpE/trois-questions-sur-linterculturalisme.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/06/trois-questions-sur-linterculturalisme.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-6701394905663867884</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2008 19:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-10T19:41:01.801-04:00</atom:updated><title>Rapport de la Commission B-T : remettre le Québec dans son contexte</title><description>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le rapport de la Commission semble prendre pour acquis que ce qui se passe dans le reste de la planète, que ce soit du côté de la culture ou du commerce, est tout en anglais. Cela est peut-être vrai pour une partie des échanges, en particulier du côté nord-américain, et on ne s’étonnera pas de constater que la plupart des publications scientifiques se font avant tout en anglais. Soit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais il serait erroné et même dangereux de s’imaginer que le Québec est un îlot francophone, donc forcément isolationniste, dans un océan anglophone de dimension mondiale. Les deux commissaires commettent, dans cette étape de leur raisonnement, une grave erreur de généralisation -- une exagération dans le rapport de proportions, dans la place du Québec dans le Monde et dans leur vision du reste de la planète.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S’ils avaient vraiment voulu être honnêtes intellectuellement, ils aurait nommé les choses par leur nom. L’apprentissage de l’anglais a surtout pour but l’intégration des Québécois dans l’ensemble nord-américain anglo-saxon; le reste de la planète ne ressent pas ce besoin de s’y intégrer et cela est compréhensible. Le Brésil, le Japon, la Finlande ou la Russie peuvent très bien fonctionner dans leurs langues nationales respectives sans avoir peur de se faire taxer de « nationalistes » et « d’isolationnistes ». Les insultes volent bas, très bas.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le principal tort du Québécois moyen n’est pas sa connaissance fragmentaire de l’anglais. C’est plutôt d’être né dans une bulle francophone en Amérique du nord. S’il était né n’importe où ailleurs dans le monde, il aurait le droit de continuer à parler sa langue maternelle (et nationale) sans se sentir coupable de « crime de repli identitaire » et sans se faire accuser d’être passéiste.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-6701394905663867884?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/afU1i5XblkU/le-commissaire-bouchard-en-remet.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/06/le-commissaire-bouchard-en-remet.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-6204289791611109973</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2008 15:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-06T02:00:12.149-04:00</atom:updated><title>Notes sur Durham, Thoreau et le développement humain au Québec</title><description>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le rapport Durham est souvent cité, même aujourd'hui, par des militants fédéralistes qui essaient de démontrer que le Régime français était inférieur à l'occupation britannique, que les britanniques nous ont « sauvés », que le peuple de la vallée du Saint-Laurent était « arriéré » (peuple, dans le sens de peuplement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez curieusement, quand Thoreau a écrit « A Yankee in Canada » dans les années 1860, il fait EXACTEMENT les mêmes critiques que Durham sur les établissements de la vallée du Saint-Laurent : peuple de misère, méthodes d'agriculture désuètes, peuplement linéaire le long des cours d'eau, villes pauvres, pas assez de gâteau au menu (!), etc. Or, ces critiques sont dirigées autant vers les paysans francophones que vers les maîtres britanniques, présents depuis un siècle déjà au moment où il effectue ce voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se pourrait-il, donc, que les britanniques n'aient rien apporté de supérieur finalement (en termes d'institutions et de développement humain), que le lent développement de nos contrées ait plutôt été causée par les conditions climatiques difficiles, et que le peuplement linéaire (le long des rivières) ait été fait pour profiter au maximum des voies d'accès? Se pourrait-il que la Conquête n'ait été, finalement, qu'une conquête -- un changement de domination coloniale? Et que les peuples d'ici, tant francophones qu'anglophone, n'aient commencé à se développer réellement que lorsqu'ils ont pu prendre leurs propres décisions?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, l'identité de la puissance coloniale, du dominateur, n'a que peu d'importance. Le projet de libération politique de Papineau, puis de Lafontaine-Baldwin, prend tout son sens -- être plus libres pour être plus prospères (à comparer avec le « maîtres chez nous » de Lesage). Mais il ne justifie EN AUCUN CAS une révision de l'Histoire qui donnerait aux forces militaires coloniales britanniques un rôle humanitaire, n'en déplaise à Durham.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-6204289791611109973?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/p9DxeYFePaQ/notes-sur-durham-thoreau-et-le.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/06/notes-sur-durham-thoreau-et-le.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-2236683593915710969</guid><pubDate>Tue, 27 May 2008 02:58:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-26T14:30:40.489-04:00</atom:updated><title>Les trois francophonies... et nous</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LES ORIGINES D'UNE LANGUE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le français, avant d'être une langue internationale, fut avant tout un amalgame de dialectes dérivés du latin et ayant subi diverses influences régionales, que ce soit de la part des Gaulois (dont on n'a pas conservé beaucoup de mots, tout comme Syagrius n'a pas conservé sa tête longtemps), des Alémans, des Basques (qui nous ont donné le mot "gauche") ou des Normands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire que c'est la consolidation du territoire contrôlé par le roi des Francs, à partir des Carolingiens, qui a contribué au brassage des dialectes et à l'émergence d'une langue véritablement nationale. On considère que le document fondateur de la langue française fut le Serment de Strasbourg, signé par Charles le Chauve et Louis le Germanique, en l'an 842. Le document marque une rupture politique d'avec le latin, langue de l'administration du grand royaume de Charlemagne, auquel se substitue les dialectes parlés dans chacun des royaumes nés de son éclatement -- la langue "romane" (qui deviendra le français) et le "haut vieux allemand" (qui deviendra l'allemand). Langues cousines, langues ennemies, langues nées d'une partition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incubation du français "hexagonal" a demandé près de 9 siècles, donc, allant du Serment de Strasbourg (842) à la fondation de l'Académie française (1635), dont la mission première est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la normaliser et d'en rédiger le premier dictionnaire officiel. Le point tournant de cette période de maturation est sans contredit   l'Ordonnance de Villers-Cotterets (1539), qui fait du français la langue officielle de l'administration du Royaume de France et de ses dépendances. Notons que cette ordonnance coïncide presque exactement avec le début de l'aventure française en Amérique du nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LES TROIS PÉRIODE DE L'EXPANSION GÉOGRAPHIQUE DU FRANÇAIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le berceau européen&lt;/span&gt;. Le français en tant que langue populaire (et non pas seulement d'administration) s'est répandu tout d'abord à partir d'un noyau culturel et politique situé dans la partie nord de la France. On peut considérer que cette période, qui couvre l'établissement d'un noyau européen et son premier rayonnement,  s'étend de l'an 842 à l'an 1635. À travers les diverses guerres continentales, le français a suivi les mouvements du domaine royal et des royaumes qui y étaient rattachés. De même, des dialectes du français se sont maintenus dans plusieurs territoires conquis puis perdus, dans les pays qui sont aujourd'hui la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne. Pour les dialectes issus du français récent, le lien culturel avec Paris n'a jamais été rompu. Pour d'autres, comme le Catalan, l'influence d'une autre langue dominante (l'espagnol) a consommé la rupture et en a fait une langue à part entière. On peut considérer que le noyau européen contient aujourd'hui la France, la Belgique et, dans une moindre mesure, la Suisse. Mais la production culturelle de la France métropolitaine est toujours dominante, ses institutions linguistiques sont sans équivalent et son poids démographique est écrasant (lorsque l'on compare aux autres communautés francophones d'Europe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les noyaux américains.&lt;/span&gt; La seconde période, qui couvre la période allant de la fondation de Port-Royal en Acadie (1604) à la perte définitive de la Nouvelle-France (1763) et la rupture d'avec la mère-patrie, marque l'établissement d'un second noyau de locuteurs en Amérique du nord. Langue non pas imposée, mais exportée et implantée (comme le bétail, l'architecture, le régime seigneurial et les habitants) en tant qu'outil de colonisation, elle n'a pas connu de rupture en continuité ni d'abandon définitif par ses locuteurs. Le territoire a été, pendant un temps, continu, mais il était en fait composé d'une mosaïque d'établissements humains, installés dans des régions (oecumènes) propices. L'illusion de la Nouvelle-France en tant qu'ensemble cohérent et uniforme se résume à des prétentions territoriales aux dimensions d'un continent. Dans les faits, le territoire est colonisé à des époques différentes, selon des modes différents, par des populations hétérogènes. Celles-ci gravitent autour de centres d'administration différents et établissent des liens humains ou stratégiques à des niveaux variables avec les peuples autochtones (eux aussi hétérogènes). Acadie, vallée du Saint-Laurent et des Grands-Lacs, péninsule gaspésienne, vallée du Richelieu, bassins de l'Ohio et du Mississipi, plaines de l'ouest, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rupture d'avec la puissance coloniale a donné l'occasion au noyau de la plaine du Saint-Laurent, articulé surtout autour de l'axe Montréal-Québec, de développer ses propres institutions. La Louisiane, l'Acadie et les autres établissements français en Amérique du nord n'ont pas réussi, contrairement à l'établissement de la vallée du Saint-Laurent, à établir cette continuité. On peut citer le déportement des Acadiens, la fondation du Manitoba et les lois linguistiques anti-francophones comme raisons pour le manque de vitalité des communautés hors-Québec. Pour la Louisiane, les tractations politiques entre les États-Unis, l'Espagne et la France, ainsi que les brassages de populations, ont dilué l'identité francophone et l'ont mené à une quasi extinction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que je ne traiterai pas, dans cet article, des petites dépendances françaises situées un peu partout dans le monde (des Antilles au Pacifique en passant par l'Amérique du sud). Certains de ces territoires ou départements représentent des établissements francophones d'outre-mer d'une longévité comparable à la nôtre (plus de 400 ans dans certains cas), et qu'ils aient développé des cultures fortes et, à bien des égards, remarquables. Ils sont toutefois contrôlés directement par la France, qui leur fournit (ou impose) le matériel culturel et les institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le rayonnement de l'empire colonial&lt;/span&gt;. La troisième et dernière période de l'expansion de la langue française marque le passage à un système de colonisation non pas humain mais culturel. Il couvre les années 1830 (conquête d'Alger) à 1958-1960 (mouvement de décolonisation en Afrique).  Il importe de voir comment le français a été imposé à des dizaines de peuples, qui parlaient tous une langue maternelle différente. Certains de ces peuples parlaient la même langue, en continuité, depuis plus d'un millénaire. Que le français ait été imposé aux Algériens, aux Vietnamiens ou aux Malgaches n'est qu'un corollaire de l'établissement de l'empire colonial, dont les objectifs étaient tant économiques que politiques. Lorsque chacun de ces peuples a retrouvé son indépendance, dans de nouveaux pays aux frontières souvent arbitraires, il a aussi retrouvé le droit (certains parleront du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;devoir de mémoire&lt;/span&gt;) de parler et d'enseigner une langue qui avait été vue comme « sauvage » et qui devient soudain langue de littérature, langue universitaire, langue de l'administration -- LEUR langue maternelle, retrouvée. L'arabe, le vietnamien, le peul, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, le français est relégué au 20e siècle au rang de langue « diplomatique », comme en témoignent les chartes de la SDN et de l'ONU, qui reconnaissent implicitement l'importance &lt;span style="font-style: italic;"&gt;coloniale &lt;/span&gt;(mais aussi « institutionnelle » et « philosophique ») du français, ciment diplomatique en pleine décrépitude aujourd'hui. Que ces peuples aient relégué le français au rang de seconde langue, voire même de troisième langue ou de « langue de musée » ne devrait pas étonner. La « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;tierce francophonie&lt;/span&gt; » du second empire colonial est celle qui, à l'origine, ne voulait pas du français! On comprend mieux pourquoi aujourd'hui, la Francophonie contient peu de centres culturels francophones vigoureux. La Francophonie contient le noyau européen, le noyau nord-américain, les dépendances françaises d'outre-mer et les ex-colonies « francophones de seconde main ». Et nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOUS (AUSSI) SOMMES UN PHARE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus virulents critiques des ambitions politiques des Québécois ressortent souvent, comme exemple de notre supposée petitesse, l'argument du complexe de colonisés. La relation compliquée d'amour-haine avec la France est souvent présentée comme une preuve de l'existence de ce complexe. Les tractations entourant le vocabulaire québécois et son rayonnement international, l'OLF, l'acceptation de mots québécois dans les grands dictionnaires, les puristes québécois (qui rejettent les anglicismes avec une virulence inégalée), sont pourtant des indices que &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;notre relation avec la langue française ne comporte pas les réflexes du colonisé&lt;/span&gt;! Bien au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le colonisé ne s'approprie pas la langue de la puissance colonisatrice, il la rejette plutôt. Ce réflexe existe envers l'anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relation contemporaine entre le Québec et la France (depuis de Gaulle) est plutôt basée sur une incompréhension mutuelle, qui est à la source de beaucoup de conflits d'ordre idéologique. Le Québec tente de nouer un dialogue d'égal à égal, malgré la quasi impossibilité de la chose (étant donnée l'asymétrie existant entre les deux entités: taille, rayonnement culturel, histoire, population, souveraineté de l'état, puissance économique, institutions, etc). Presque tout nous sépare, mais le lien des origines est plus fort que le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que le Québec ne se considère pas comme une ex-colonie de la France. En fait, NOUS ne sommes pas des ex-colonisés comme le sont les Algériens, les Maliens, les Vietnamiens. La langue française ne nous a jamais été imposée. NOUS sommes, en quelque sorte, une « tribu perdue » de Français nord-américains, arrières-petits-fils de la France, affranchis depuis longtemps du lien maternel mais toujours conscients de cette identité latente, de cette chaleur humaine qui résiste à la froidure de notre climat et aux pressions culturelles de nos voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette situation est absolument unique dans toute la Francophonie. Regardons les autres peuples ou états francophones. La France est le berceau, la source et le phare de la francophonie. La Belgique et la Suisse font partie de l'ensemble francophone de proximité, en contact continu et ininterrompu depuis les origines. Les autres états francophones, dans le monde, ont reçu la langue française comme langue de remplacement de leur langue nationale, comme langue de domination souvent. Le français a longtemps été, dans ces pays, une langue haïe. Beaucoup l'ont rejeté pour revenir à leur langue d'origine (que ce soit l'arabe, le peul, le vietnamien, ...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pas nous. Au Québec, la langue est arrivée AVEC NOUS, dans nos bagages, et nous l'avons toujours portée dans notre coeur, sans avoir de raison valable de la rejeter ou d'en choisir une autre. Pourquoi en choisir une autre? Contrairement aux ex-colonisés, aux Algériens ou aux Vietnamiens par exemple, nous n'avons pas d'autre langue ancestrale à substituer au français. Le français, c'est une partie de NOUS, une partie qui remonte à des origines aussi lointaines que celles de la langue elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ce qui fait notre place particulière dans la Francophonie. Nous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aussi &lt;/span&gt;sommes un phare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-2236683593915710969?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/nV1XzzavvsI/les-trois-francophonies-et-nous.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/05/les-trois-francophonies-et-nous.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-7306602487766552047</guid><pubDate>Sun, 25 May 2008 18:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-25T23:32:38.381-04:00</atom:updated><title>L'affaire VLB, les canadiens-français et les roitelets</title><description>&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;Tout le monde a entendu parler du dernier brûlot publié par VLB, alors je passerai directement aux opinions. Et notre ineffable ambassadrice du bon goût multiculturel civilisé, qui fait des canadiens français bien plus que des « paysans avec des cartes de crédit » (selon &lt;span class="txtnoir1"&gt;Gilles-Martin Chauffier), &lt;/span&gt;se passe de présentations. Bref...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;Les insultes et les attaques personnelles de Victor-Lévy Beaulieu (notre « most prolific author » selon Noah Richler - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sic&lt;/span&gt;) envers Michaëlle Jean (notre « chef d'état » selon Nicolas Sarkozy - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sic&lt;/span&gt;) nous éloignent, hélas, du vrai débat : les structures du pouvoir que nous avons hérité de notre passé de colonie. D’ailleurs, si la Gouverneure-Générale prend de plus en plus de place, c’est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;au détriment de nos élus&lt;/span&gt;. Demeurons lucides.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;Au lieu de ressortir des insultes et des jeux de mot douteux issus d’une autre époque, monsieur Beaulieu aurait mieux fait de mentionner la « petite loterie coloniale », un terme qui s’applique historiquement aux roitelets francophones, ceux qui se sont fait offrir une petite tranche de pouvoir au banquet anglo-saxon. Lire à ce sujet l'excellent bouquin de Stéphane Kelly, &lt;u&gt;La petite loterie&lt;/u&gt;, Boréal, 1997.&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Gilles Lesage écrivait dans Le Devoir (5 octobre 1997), à propos du livre de Kelly:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p  style="font-style: italic;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Bref, conclut l'essayiste, si la solution Durham triomphe après 1837, c'est bien moins à cause du clergé, lequel s'oppose farouchement à l'Acte d'Union, au début des années 1840, que du parvenu, qui succombe à l'attrait de la petite loterie coloniale. Les rouges crient à la corruption. Mais c'est un baroud d'honneur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p  style="font-style: italic;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Depuis 130 ans, conclut le sociologue, le parvenu canadien-français s'inscrit en droite ligne dans la tradition de [George-Étienne] Cartier. En période de crise nationale, il apparaît comme un traître. Sa mise en accusation, périodique, augmente pendant tout le XXe siècle. La plus célèbre s'est produite vers la fin de l'ère duplessiste. L'éditorial d'André Laurendeau, «La théorie du roi nègre» (dans Le Devoir du 4 juillet 1958), marque bel et bien la genèse de la Révolution tranquille, la naissance d'un nouveau mythe, celui du french power», et le «triomphe du thérapeutique»...&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p face="arial" style="text-align: justify;"&gt;Il est clair que la tentative de VLB s'inscrit dans une démarche d'homme érudit, très au courant de l'histoire contemporaine du Québec et puisant dans des études sociologiques sérieuses. MAIS il convient aussi de souligner que c'est à la fois dans la forme du discours, dans les arguments évoqués et dans le choix des mots que VLB nous démontre à quel point il est solidement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ancré dans le passé&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte de Laurendeau a exactement 50 ans et a pris de nombreuses rides. Le Québec n'avait pas encore, à cette époque, vécu sa Révolution Tranquille et associait tout pouvoir politique à une domination coloniale (bref, à une collaboration avec cet étranger honni que représentaient l'anglo-saxon et sa cour). Les choses ont bien changé depuis cette époque, les francophones se sont affranchis d'une partie de leurs préjugés (face aux étrangers ET au pouvoir), le Québec est devenu une société plus complexe, moins tranchée au couteau. Il est clair, toutefois, que les Québécois ont encore une relation trouble avec les étrangers... et le pouvoir!&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Je vous recommande d'ailleurs la lecture du livre de feu Jacques Bouchard, « Les nouvelles cordes sensibles des Québécois ». Pour considérer le chemin parcouru, lire en parallèle la première édition du même livre, « Les 36 cordes sensibles des Québécois », publié 35 ans plus tôt par le même auteur. Que de chemin parcouru, que de transformations dans notre société (les deux plus évidentes étant cette prise de conscience de la « différences » qui a mené à une certaine rectitude politique, et l'autre étant notre ouverture sur le monde). Il serait peut-être intéressant de demander à l'ami Beaulieu s'il a lu la nouvelle édition et, en cas de réponse négative, de la lui offrir en cadeau. Histoire d'accorder sa guitare.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Pour terminer, monsieur Beaulieu ne parle qu’en son nom propre. Ceux qui n’ont pas la mémoire courte se souviendront que VLB a copieusement insulté le mouvement souverainiste et le PQ au cours des derniers mois et a pris ses distance. Dans son fief de Trois-Pistoles, ce semi-ermite est quelque peu déconnecté de la réalité sociale et politique québécoise du 21e siècle. Mais son oeuvre littéraire demeure un monument culturel et une richesse pour nous.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Au-delà de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;obligation de lèse-majesté &lt;/span&gt;que devrait nous inspirer nos convictions politiques souverainistes, il importe de rester dans les limites du bon goût.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-7306602487766552047?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/ckRhDmQ_TIA/laffaire-vlb-les-canadiens-franais-et.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/05/laffaire-vlb-les-canadiens-franais-et.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-3276557298096452091</guid><pubDate>Thu, 22 May 2008 18:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-24T15:34:37.707-04:00</atom:updated><title>Harper, Bouchard-Taylor et la nation québécoise</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rapport de la commission Bouchard-Taylor (2008) me semble être le contraire absolu du rapport de la commission Bélanger-Campeau (1991). Cela montre à quel point le parti Libéral du Québec a fait volte-face et a abandonné toute intention de faire du Québec autre chose qu’une « province ordinaire et interchangeable ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LE SUR-PLACE IDENTITAIRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Québec se situe aujourd'hui à un point critique de son questionnement identitaire moderne, dont la résolution a mobilisé toute la classe politique depuis 40 ans. En effet, la « nation québécoise » (excluant sa relation avec un territoire historique, ses institutions comme l'Assemblée nationale ou son existence objective) a été timidement reconnue par le gouvernement fédéral, dans un geste dont la portée est surtout symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, aucun avantage spécifique ne semble découler de cette reconnaissance, qui commence à ressembler dans les faits à une neutralisation. Le déséquilibre fiscal a été « abordé » dans un contexte non pas constitutionnel ou juridique, mais à la pièce, selon le bon vouloir du Fédéral. Le siège à l'Unesco est encore dans l'atelier de l'ébéniste. Les conséquences de cette reconnaissance sur nos lois linguistiques, sur nos institutions québécoises, sur nos relations internationales, n'ont même pas été étudiées par notre très timide gouvernement provincialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant ce temps, on passe à la télé anglophone un téléfilm à la gloire de Elijah Harper, celui qui a tué l'Accord du lac Meech. Vraiment, le Québec est passé du mode défensif (sous Bouchard) au mode attentiste (sous Landry) au mode passif (sous Charest). On n'a qu'à voir la sévère raclée que les nationalistes et souverainistes québécois sont en train de subir lors du « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;400e anniversaire de la fondation du Canada (sic) par Champlain, qui n'était pas le premier français à s'établir en Amérique (re-sic), et qui était déjà sous la juridiction du roi d'Angleterre (re-re-sic)&lt;/span&gt; », triste réécriture de l'Histoire et instrumentalisation politique d'un événement qui aurait pu être fêté dans la dignité. Il y a de quoi déprimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Remarquons au passage que nous pouvons considérer la fondation de l'Acadie, de Québec et de la Louisiane comme trois événements qui sont à la fois liés par l'aventure française en Amérique, mais qui ont rapidement divergé au niveau de leur rayonnement et de leurs destinées. La Fondation de Québec devrait donc être vue comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la fondation du Québec&lt;/span&gt;, c'est-à-dire le point de départ d'une colonisation humaine cohérente et distincte dans la vallée du Saint-Laurent. Comme je l'ai déjà fait remarquer dans ce blogue, il faut autant mentionner le côté rassembleur de la francophonie des Amériques, que le côté distinct -- tant historique que culturel -- de chacune des nations qui la composent.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SORTIR DE L'IMPASSE?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conclusions de la Commission Bouchard-Taylor pourraient, ironiquement, contribuer à nous sortir de l'impasse, à condition que madame Marois fasse l'analyse qui s'impose et qu'elle présente un projet qui profite pleinement de l'effet de fronde. En effet, le rapport de la Commission aborde l'identité québécoise à travers le miroir déformant du multiculturalisme à la manière canadienne, une idéologie qui ignore sciemment l'existence d'identités nationales, pour se concentrer strictement sur (1) les identités civiques et (2) les identités individuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est, curieusement, incompatible avec toute reconnaissance par le fédéral d'une « nation québécoise »!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nations qui ont un pays peuvent se réfugier derrière le concept de nationalité civique pour éviter d'aborder les questions fondamentales de l'identité, des valeurs communes, de la tolérance. Les Québécois sont forcés d'y faire face, sans pouvoir invoquer le raisonnement circulaire que la « citoyenneté-nationalité » propose comme réponse (par exemple: « Sont de nationalité française tous les détenteurs de la citoyenneté française », « Sont de nationalité canadienne tous les détenteurs de la citoyenneté canadienne », etc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AUCUNE identité nationale ou culturelle ne résisterait à la grille d'analyse du multiculturalisme, qui sert à déconstruire la nation pour lui substituer l'état, sans que l'un ne puisse mener à l'autre ou puisse servir à le justifier (autrement dit, l'état existe par et pour l'état, la nation existe par et pour l'état, la nation sans état n'existe pas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, le concept d'identité collective n'existe plus et est plutôt remplacé (à l'intérieur d'un ensemble étatique) par un « territoire habité par des individus », sauf peut-être dans le cas d'une Constitution qui garantirait au moins que l'identité est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mentionnée&lt;/span&gt;. On voit bien que la seule issue se trouve dans une identité Constitutionnelle ET/OU dans la création d'un état, qui légitimerait alors une nation que RIEN D'AUTRE, dans l'idéologie en vogue, ne saurait tolérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SOMMES-NOUS VRAIMENT UNE MAJORITÉ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;Oui et non. Les commissaires Bouchard et Taylor ont mentionné plusieurs fois qu'une société de droit doit échapper à tout prix à la tyrannie de la majorité. Or, nous sommes une majorité possédant très peu de pouvoir, si on compare aux autres majorités culturelles dans le monde. Nous sommes dans une situation un peu absurde (une majorité-minorité avec des pouvoirs politiques encadrés par d’autres pouvoirs politiques souvent contradictoires).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Les anglophones de Montréal sont quant à eux une minorité très relative, puisqu’ils peuvent compter sur le reste de l’Amérique du nord pour assurer leurs échanges culturels, leurs médias et leur rayonnement. Ils font partie de la majorité absolue canadienne. Leur position de "minorité dans une minorité dans une majorité", qui est souvent mentionnée, ne devrait pas  occulter leur inclusion, bien réelle, dans la majorité culturelle anglophone nord-américaine. Autrement dit, le fait que les anglophones de Montréal fassent partie de la société québécoise et soient "soumis" au pouvoir des lois linguistiques, ainsi qu'à la pression culturelle francophone, ne les isole pas du tout de l'énorme ensemble culturel anglophone. Après tout, l'Ontario n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres du West Island et on comprend aisément que la langue déteigne plus facilement dans une direction que dans l'autre. S'inquièterait-on en Ontario de voir le français avancer triomphalement vers Cornwall, tel un rouleau compresseur, assimilant tout sur son passage?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CONCLUSION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Peut-être devrions-nous réfléchir sur la tendance, qui se matérialise dans des événements récents tel la Commission Bouchard-Taylor, à exiger aux québécois francophones une &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;responsabilité de majorité&lt;/span&gt;, alors qu'ils n'ont &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ni les pouvoirs&lt;/span&gt; associés à un statut de majorité (pouvoir juridique et constitutionnel), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ni les moyens&lt;/span&gt; d'agir en majorité (parce qu'ils forment en fait une minorité nationale au sein du Canada). On a l'habitude de se dire qu'avec les libertés viennent les responsabilités. D'accord! L'inverse est aussi vrai. Exigeons les libertés qui viennent avec ces graves responsabilités qu'on vient de nous imposer. On nous demander d'accepter les immigrants, de les intégrer à notre société, d'harmoniser nos services avec la réalité du terrain, d'appliquer la laïcisation à large spectre? Pour y arriver, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nous avons besoin de davantage de pouvoirs juridiques et constitutionnels&lt;/span&gt;. C'est donc notre responsabilité... de les obtenir!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-3276557298096452091?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/x4Qytv_uNi0/bouchard-taylor-et-la-nation.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2008/05/bouchard-taylor-et-la-nation.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-5337567151220941441</guid><pubDate>Mon, 12 Nov 2007 01:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-12T23:15:06.938-05:00</atom:updated><title>Une simple minorité linguistique?</title><description>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;J'ai déjà souligné maintes fois la désuétude de l'appellation «Canadien-français», identité qui était bien pratique à l'époque coloniale (surtout pendant les conscriptions), où l'on faisait appel à la fibre patriotique du "second peuple fondateur" (en fait, peuple vaincu et fondateur malgré lui d'un pays dont la principale entreprise est son assimilation, voir Durham sur le sujet) et à l'identification aux "héros" de la résistance héroïque de Québec contre le général Arnold, au très inoffensif Dollard-des-Ormeaux, au très pratique Salaberry-de-Valleyfield.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Aussitôt le frère ennemi américain adouci, la colonie canadienne ne sait trop que faire de ses populations francophones et s'emploie à leur interdire l'usage de cette langue (sauf au Québec); c'est ainsi que le français a virtuellement disparu de la Saskatchewan et de la majeure partie du Manitoba, tout en reculant de manière sévère et inéluctable en Ontario. Le Canada a bel et bien mis en place une politique officielle d'assimilation linguistique, ciblant la langue française et les communautés francophones historiques. Ne laissons pas les aménagements actuels, en particulier ce bilinguisme de façade, occulter notre Histoire, voire même tenter de la réécrire pour des raisons idéologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique de multiculturalisme de Trudeau, dès 1971, a poursuivi l'oeuvre de sape en consacrant le "Canadien-français" dans sa position de minorité-comme-les-autres et en jetant le mythe du "peuple fondateur" aux oubliettes, sous prétexte de rectitude politique et d'amitié amérindienne (autre minorité jetable après usage, comme on l'a vu récemment avec la délégation canadienne à l'ONU).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis le premier référendum, en 1980, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les francophones hors-Québec tiennent le rôle d'otages linguistiques&lt;/span&gt;, qu'on brandit (à grands renforts de culture acadienne/franco-régionale subventionnée et de temps d'antenne démesuré à Radio-Canada) afin de susciter le doute et la culpabilité chez les "méchants séparatistes sans coeur" qui oseraient abandonner leurs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;frères de langue&lt;/span&gt; à une assimilation certaine (!). Preuve que le Canada assume pleinement son rôle de fossoyeur du français en Amérique.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il faut refuser cette identité en comprenant que la mascarade a assez duré; non seulement les communautés francophones du reste du Canada et de l'Amérique ont vécu des histoires divergentes et distinctes de la nôtre, étant plus des cousins éloignés que des frères partageant le même berceau, mais en plus, il est presque certain qu'ils bénéficieraient &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;tous &lt;/span&gt;d'un état francophone fort en Amérique, exportant sa culture francophone et finançant des initiatives linguistiques à la grandeur du continent. Autrement, en acceptant de nous fondre dans l'ensemble culturel national (canadien) en tant que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;simple minorité linguistique&lt;/span&gt; et en tant que groupe socio-culturel ayant immigré en territoire canadien (car "nous sommes tous immigrants", etc.), nous tournons le dos à notre propre Histoire et à notre identité.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le bilinguisme officiel canadien n'existe que pour protéger la minorité anglophone du Québec et pour s'opposer, avec la bombe constitutionnelle, à nos petites munitions politiques. D'ailleurs, selon les promesses électorales des Libéraux fédéraux, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la clause nonobstant risque de disparaître&lt;/span&gt; au cours de la prochaine décennie. Avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes, la neutralisation graduelle de la Loi 101 à grands coups de contestations juridiques et constitutionnelles et l'échec de nos politiques d'immigration francophone, que vaudra le français au Québec sitôt que les francophones n'auront plus la masse critique (cette masse critique serait de 70% environ, après quoi il y aurait un déclin rapide et inéluctable)?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le mythe confortable des "deux peuples fondateurs", ça n'existe plus depuis belle lurette. Face aux loups, pourquoi acceptons-nous toujours d'être des moutons?&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-5337567151220941441?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/yvyDtJk1EOA/une-simple-minorit-linguistique.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/11/une-simple-minorit-linguistique.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-4759757480940194843</guid><pubDate>Fri, 09 Nov 2007 21:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-11T20:40:53.794-05:00</atom:updated><title>De l'inconfort identitaire québécois</title><description>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avec tous ces déchirements sociaux et idéologiques qui refont surface au Québec, le temps est peut-être venu de faire la part des choses sur notre projet identitaire. Car il s'agit bien d'un projet, imparfait et inachevé, dont la réussite mènera inéluctablement à un désir de plus grande émancipation politique. Or, voilà des décennies que des politiciens viennent brouillier les cartes et nous offrir des définitions souvent paternalistes ou réductrices de notre propre identité. Sans compter ce “nous” que nous n’arrivons pas à définir nous-même, et qu’on tente de circonscrire à notre place. Il n'est pas possible de s'émanciper, d'avoir des désirs même, si l'on ne réussit pas à définir un "nous" et à vivre ce "nous" avec passion et dignité.&lt;/p&gt;Regardons un peu ces identités avec lesquelles nous jonglons depuis la Révolution tranquille, avec en toile de fond, toujours, l'idée selon laquelle nous ne serions qu'une minorité linguistique au sein d'une culture "canadian coast to coast", lys pourrissant sous la rose officielle de Sa Majesté la Reine d'Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;LE QUÉBEC-TERRITOIRE&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, il y a le Québec-territoire, qui correspond aussi au Québec-administration. Il s’agit d’un état sans autonomie et sans frontière réelle, une division &lt;span style="font-style: italic;"&gt;purement administrative&lt;/span&gt; n'existant que parce que le territoire est divisible, finalement. Comme les régions touristiques, les cantons et les municipalités, cette division territoriale permet la gestion des infrastructure et leur entretien; ce qui a permis à plusieurs générations de Québécois d'être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;concierges chez eux&lt;/span&gt;. Comme tout territoire, le Québec comporte sa part d'arbitraire, comme en témoigne la ligne de division qui serpente à travers les monts Torngat dans la péninsule du Labrador. Cette division du territoire est-elle supposée représenter une réalité sociale, culturelle? Cette définition du Québec (la «territorialité») peut s’étendre aux citoyens qui habitent (un peu par hasard) le territoire ci-haut défini. Les Québécois, selon cette définition, posséderaient une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;identité circonstantielle et fortuite&lt;/span&gt;; ils sont Québécois simplement parce qu'ils habitent le Québec. Pour perdre instantanément cette identité, il leur suffirait de déménager en Ontario ou au Nouveau-Brunswick! Réduire l’identité de groupe à la simple &lt;span style="font-style: italic;"&gt;adresse civique&lt;/span&gt;, à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;situation géographique actuelle de l'individu&lt;/span&gt;, voilà une approche qui nie l’existence même des provinces canadienne, pour lui substituer un Canada monolithique! C’est l’approche proposée par les Libéraux fédéraux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;LE QUÉBEC-CIVIQUE&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Québec-civique est quelque peu différent, puisqu’il s’appuie sur un concept de valeurs communes et sur un cadre juridique commun, développé de manière originale... même si on évite soigneusement de nommer le "nous" et d'expliquer la raison de cette originalité. Lamarck serait fier de cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;génération spontanée&lt;/span&gt;. Il s’agit donc d’une définition nécessitant une petite pirouette sémantique; tous font partie du Québec-civique, mais tous n’y participent pas également. Cette identité existe donc à la jonction du “nous-inclusif” et du “nous-participatif”, dans le sens où elle s’applique à tous par défaut, mais que certains peuvent ressentir davantage cette appartenance, s'y impliquer. Toutefois, le Québec-civique n’a pas de projet identitaire rassembleur; en voulant inclure à tout prix, il s’aligne à la définition administrative (redondante) du Québec-territoire et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sacrifie sa mémoire à l’autel du "nous" juridique&lt;/span&gt;. Le Québec existerait alors par force de loi, personne morale affranchie de ses citoyens, statique, optionnelle, sans historicité. Ce concept oscille, de manière confuse, entre le "pays imaginaire" et le "pays symbolique". Le Québec-civique tient plus, à mon avis, d’un idéal laïque et technocrate assez difficile à atteindre, et qui pourrait mener à l’abandon de toute velléité identitaire. La question est posée: La définition civique du Québécois est-elle si différente de la définition civique de l’Ontarien ou du Néo-brunswickois?&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;LE QUÉBEC-NATION (DANS UN CANADA UNI, ETC)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Reste le Québec-nation, concept que tente de désamorcer Stephen Harper lorsqu’il redéfinit (sans nous demander notre avis) le Québécois comme “Quebecoise nation in a united Canada”. À lire entre les lignes, on découvre finalement que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cette définition porte en elle-même le germe de sa caducité&lt;/span&gt;: puisque la “nation québécoise” ne peut exister hors d’un "Canada uni" (hors du cadre territorial et juridique canadien), alors il s’agit simplement du Québec-territoire ou du Québec-civique, mais exprimé autrement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce Québec-nation, nous devons nous le réapproprier et le définir nous-même. À chaque fois que nous laissons aux autres le soin de nous définir, nous leur donnons l’occasion de nous minoriser davantage, de nous transformer en quantité négligeable; nous nous soumettons à une approche paternaliste, pas très différente de la soumission aux bienfaits du colonialisme britannique et à son complexe de supériorité “civilisatrice”.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;VERS UN IDÉAL RÉPUBLICAIN&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L’exercice de la commission Bouchard-Taylor n’est peut-être pas aussi innocent qu’il ne paraît. Il s’agit réellement du combat entre toutes ces identités, avec en arrière-plan un combat entre le nationalisme de repli identitaire et le nationalisme d’ouverture sur le monde. Ces deux nationalismes se situent à l’intérieur même du Québec-nation et correspondent à des courants historiques différents: les relents fascistes et réactionnaires du trio terroir-religion-famille, tels qu’appliqués à l’époque Duplessis et maniés fort maladroitement par l’ADQ; et les idéaux révolutionnaires et républicains, toujours en veilleuse depuis Papineau.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il faut éviter à tout prix les écueils que sont le nationalisme teinté de socialisme, qui dérive trop souvent vers un repli identitaire, voire même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;racial&lt;/span&gt;, issu de notre désir de survie nationale; et le nationalisme mal assumé, politically-correct et frileux, issu de notre situation minoritaire et dominée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;À mon humble avis, il faudrait que le Québec se pose, une fois pour toutes, en société libre et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;aspirant à un idéal républicain&lt;/span&gt;. Non seulement cela pourrait horrifier sans bon sens le Canada britannique et parlementaire jusqu’à la moelle, mais en plus, cela nous donnerait un projet de société solide, plus puissant que cette mièvrerie de nationalité civique.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-4759757480940194843?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/V61A4eSs98I/de-linconfort-identitaire-qubcois.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/11/de-linconfort-identitaire-qubcois.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-547084230338622496</guid><pubDate>Sat, 20 Oct 2007 15:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-13T00:08:31.341-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">fiscalité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">estrie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">exportations</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">aéroport international</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">zone franche</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">souveraineté</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">économie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">beauce</category><title>La Beauce, vitrine entrepreneuriale d'un Québec souverain?</title><description>(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remarque: Ce billet est formé par la fusion de deux textes, que j'ai rédigés en 2005 et en 2007.&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchissais récemment au fait que la Beauce ait souvent voté contre la Souveraineté et je crois que l'on peut trouver les causes dans l'histoire particulière de la région. Après la Conquête, la Beauce s'est retrouvée en dehors de la zone d'influence britannique. À quelques enjambées de la ville de Québec se trouvait donc une vallée qui était, paradoxalement, peuplée mais isolée du reste du "pays francophone". Pourquoi cet isolement quasi volontaire? Le maître britannique ne voyait aucun potentiel économique à la région... mais il y a plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN ACCIDENT DE L'HISTOIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1775, lors de la tentative de conquête américaine, les troupes remontent le long du corridor formé par la Chaudière; les Beaucerons aideront les troupes révolutionnaires. Les gens de l'île d'Orléans et de Bellechasse aussi ont aidé celles-ci. Petit détail esquivé dans les traités officiels d'histoire "canadian", où le bon petit canadien-français aide sans hésitation le pouvoir colonial britannique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'isolation de la Beauce est un accident de l'Histoire; on peut trouver une situation similaire dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette région a elle aussi, d'ailleurs, développé un farouche sentiment identitaire. On retrouve, dans une moindre mesure, ce sentiment dans le Témiscouata.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du Québec francophone montre beaucoup plus de cohésion; les axes du Saint-Laurent ou de la rivière Richelieu, majeurs, sont depuis longtemps soudés au niveau social et culturel. La Beauce, quant à elle, se situe en marge de l'axe de communication principal, dans un réduit peu accessible. Les "jarrets noirs" étaient ces Beaucerons qui, pour aller vendre leurs produits au marché à Québec, devaient contourner les rapides de la rivière Chaudière en passant par des terrains marécageux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les régions de colonisation plus récente comme les Laurentides, l'Outaouais, l'Abitibi par exemple, ne montrent pas de telles particularités -- elles ont été colonisées par extension de la zone de peuplement principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter que la Beauce s'est développée très largement en tournant le dos à la puissance économique de Montréal. Quant à Québec, la ville est vue comme une cliente plus que comme une pourvoyeuse. La Beauce, vallée de dynamisme commercial, peut exporter en fait dans deux directions: la ville de Québec et les USA. La vallée débouche, par ses deux extrémités, sur deux marchés complémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POURQUOI L'IDÉAL SOUVERAINISTE NE FLEURIT PAS EN BEAUCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan de développement économique de la Beauce devrait prendre une place prépondérante dans un Québec souverain. Non pas parce que nous tenons absolument à "acheter" le vote Beauceron, mais parce que cette région a su développer son potentiel économique de manière optimale et... originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première constatation: la Beauce est une région qui exporte. Certaines entreprises de la région ont connu une très forte croissance et sont des "success stories"; l'exportation est autant régionale que continentale et même internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Beaucerons sont plus bilingues, en moyenne, que les habitants des autres régions du Québec. Ce bilinguisme n'en est pas un d'assimilation ou de faiblesse culturelle; il s'agit simplement de maîtriser la langue des affaires nord-américaine. Le tissu social étant encore très homogène, l'immigration étant assez faible et aisément intégrée, on n'y trouve pas de phémomène d'assimilation vers l'Anglais. Le résultat est que les Beaucerons ne se sentent pas menacés; ils ne sentent pas que le français est en danger ou même, est un enjeu dans leur région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque la Beauce s'est développée sans dépendre des investissements de Québec ou d'Ottawa, les arguments souverainistes portant sur l'ingérence d'Ottawa ou sur les méfaits du fédéralisme économique font bien sourire les Beaucerons, qui les rejettent du revers de la main. On voit comment le discours politique du Bloc ne le intéresse pas. Pour résumer: les « jarrets noirs », tels les corbeaux, n'ont pas peur des épouvantails qu'on leur brandit. Pour aller chercher le Beauceron, il faut une approche positive, concrète et qui préserverait les acquis de la région. Autrement dit, il faut que le changement promette une accentuation des caractéristiques qui font de la Beauce cette région si dynamique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est facile de comprendre pourquoi le discours sur le scandale des commandites a reçu un accueil mitigé en Beauce; ils ne se sentaient pas du tout concernés. Le Beauceron pense: "Les Libéraux ont gaspillé l'argent des contribuables? Remplaçons-les, faisons une enquête et punissons les responsables. Pour le reste, les affaires sont les affaires..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de critiquer nos petits écureuils affairés, nos capitalistes joviaux, il vaudrait mieux leur proposer quelques chose d'intéressant. Les affaires sont les affaires, répétons-le...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN PLAN D'AFFAIRES EN 8 POINTS POUR LA BEAUCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. L'aéroport international de Québec.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Des études démontrent que l'immense majorité des entreprises multinationales s'installent à moins d'une heure de route d'un aéroport international. Si on veut, par exemple, attirer un bureau national de Nestlé, il faut avoir un vol direct avec la Suisse. Actuellement, Toronto monopolise les vols directs; les sièges sociaux s'installent à North York ou à Mississauga. C'est d'ailleurs l'une des raisons du déclin économique de Montréal (puisqu'on a transféré de nombreux vols vers Toronto).&lt;br /&gt;La même logique fonctionne dans l'autre sens: pour exporter sa production vers un tiers pays, il faut idéalement pouvoir inviter ses clients à visiter ses installations.&lt;br /&gt;Tant que le Québec n'est pas indépendant, il n'y aura pas d'aéroport international à Québec, et Saint-Georges de Beauce restera désavantagé par la donne actuelle. Une entreprise beauceronne qui deviendrait très grosse pourrait même être tentée de déplacer ses bureaux internationaux à Toronto ou à Montréal.&lt;br /&gt;La solution idéale est, clairement, d'avoir un aéroport international à Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2. La complétion des infrastructures routières et ferroviaires régionales.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il est très important que l'autoroute 73, sur 4 voies, soit poursuivie jusqu'à Saint-Georges. Cet axe routier est essentiel pour le camionnage, donc pour les exportations.&lt;br /&gt;Un chemin de fer pour le transport de conteneurs (et de passagers) pourra aussi être construit sur l'axe de l'autoroute. Premier chemin de fer du Québec souverain, il pourrait fonctionner à l'aide de locomotives conventionnelles électriques, silencieuses, propres et très efficaces. Cela permettrait de stimuler les exportations, en autorisant le transport de forts volumes de fret (environ 100 conteneurs par train, contre 4 par camion).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3. La valorisation des ports de Québec et de Rivière-du-Loup (Cacouna).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises exportatrices ont besoin d'installations portuaires pour exporter efficacement. Au lieu de dépendre du port de Montréal (mal situé) ou de Halifax (trop éloigné), les exportations pourraient se faire par Québec ou par Cacouna, selon la saison et les disponibilités. Le port pourrait ainsi se connecter au réseau ferroviaire et à la route de camionnage pour créer une véritable "autoroute de l'exportation". De par son emplacement, Saint-Georges pourrait aussi servir de tremplin vers la ville atlantique de Portland (Maine), un port libre de glace en hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4. La valorisation du corridor international Kennebec-Chaudière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La poursuite de la construction de l'autoroute 73 vers la frontière américaine et au-delà procurerait un chemin direct pour exporter aux États-Unis. Financée de manière conjointe, l'autoroute du côté du Maine irait rejoindre la 95 à Waterville. Cela connecterait la Beauce à un réseau autoroutier extrêmement efficace, du côté américain, et donnerait aussi accès au port atlantique de Portland, une autre route très intéressante pour les exportations et un port "toutes saisons". La prospérité Beauceronne serait ainsi partagée avec le Maine et avec la région de notre Capitale Nationale, Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5. L'obtention du statut de « zone franche » pour la partie sud de la Beauce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;zone franche&lt;/span&gt; est une zone située à un emplacement stratégique, où l'on retire certaines contraintes légales ou fiscales pour stimuler l'économie et les opérations transnationales. La Beauce serait, dans un Québec souverain, le meilleur candidat pour un tel statut. Au cours des derniers siècles, des zones franches comme Monterrey (Mexique), Trieste (Italie), Hong Kong ou Djibouti ont connu une grande prospérité. Plus récemment, des petits pays comme la Macédoine ont établi des zones franches à proximité des villes d'importance et des aéroports afin de stimuler le développement économique. Nous y reviendrons plus loin dans cet article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6. Une politique favorisant l'installation de bureaux internationaux tout au long de l'axe Québec - Saint-Georges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une politique de développement économique ciblée pourra favoriser la construction de petits immeubles à bureaux, respectant l'architecture régionale et les préférences de la population locale, dans l'axe de la rivière Chaudière. Les entreprises verront certainement l'intérêt de s'installer à moins d'une heure de la capitale nationale, près d'un port important et d'un aéroport international, le long d'une autoroute facilitant les exportations, et idéalement en zone franche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;7. Un poids politique accru pour les Beaucerons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'une des conséquences les plus immédiates de l'accession à l'indépendance sera un accroissement du poids politique de la Beauce. Actuellement, la Beauce a un seul comté au fédéral (1/308) et deux comtés au provincial (2/125), ce qui lui fait un poids politique moyen d'environ 0.9%. Le calcul peut sembler un peu brutal, simpliste même, mais on se rend compte très rapidement qu'il s'agit d'un indicateur assez fiable du poids d'une région, de la priorisation de ses besoins lorsque vient le temps de prendre des décisions d'ordre économique. Dans un Québec souverain, le poids initial de la Beauce serait de 1.6% (presque le double). Il pourrait augmenter rapidement, avec la démographie, grâce aux incitatifs économiques discutés ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8. Un région-modèle pour le Québec et pour le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Beauce pourra devenir un modèle et une fierté, une fenêtre sur le dynamisme économique québécois. L'esprit d'entreprenariat s'y étant implanté très tôt, un Québec souverain pourra stimuler cet esprit et lui permettre de s'accomplir, d'atteindre son plein potentiel. Suivant son modèle et tablant sur son succès, d'autres zones franches pourraient voir le jour, dans le secteur de Brome-Missisquoi par exemple (voir plus bas). Celui-ci possède une bonne partie des caractéristiques voulues. L'Estrie a d'ailleurs déjà commencé à explorer son potentiel dans des domaines touchant à l'ingénierie, aux plastiques et aux biotechnologies. Certaines industries s'installent d'ailleurs à Magog ou près de villes de taille moyenne, la proximité avec les États-Unis étant un incitatif. Les priorités actuelles en développement régional ne sont hélas pas favorables; nous pouvons blâmer au passage Industrie Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POURQUOI LE QUÉBEC A-T-IL BESOIN DE ZONES FRANCHES?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En étudiant le développement économique des diverses régions du Québec, j'ai fini par identifier deux secteurs (des comtés, en fait) qui présentent un potentiel économique énorme, mais qui ne s'est pas encore pleinement développé: le sud de la Beauce et le sud du comté de Brome-Missisquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée avec la Beauce serait d’établir une zone franche dans la partie sud (entre Saint-Georges et la frontière), puis de développer l’axe autoroutier et ferroviaire en Beauce et à travers le Maine (le long de la vallée, routes 73/173 au Québec et 201/295/95 du côté américain) afin de créer un corridor économique majeur entre la ville de Québec et l’axe Waterville-Augusta-Portland. Cela ouvre le marché québécois aux denrées arrivant par le port lourd de Portland (libre de glaces) et stimule le développement d’infrastructures de transport du côté québécois (par exemple, augmentation du volume de fret à l’aéroport de Québec). Évidemment, l’exportation de denrées produites dans la zone produit des retombées commerciales énormes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LRIQ5v_-sr8/RxpmOSS07MI/AAAAAAAAAAw/NmbYZOFqjbE/s1600-h/zf_beauce.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LRIQ5v_-sr8/RxpmOSS07MI/AAAAAAAAAAw/NmbYZOFqjbE/s400/zf_beauce.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123519921702366402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Du côté de Brome-Missisquoi, on profite de l’interconnexion avec l’autoroute 89 du côté américain pour établir un gros parc industriel à mi-chemin entre Saint-Jean-sur-Richelieu et Cowansville, villes qui en profiteraient aussi économiquement. Les liens ferroviaires sont aussi intéressants dans ce secteur. Et les infrastructures sont sous-utilisées actuellement, ce qui leur donne un bon potentiel de croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LRIQ5v_-sr8/RxpmiSS07NI/AAAAAAAAAA4/OIFtfnNYx8k/s1600-h/zf_estrie.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LRIQ5v_-sr8/RxpmiSS07NI/AAAAAAAAAA4/OIFtfnNYx8k/s400/zf_estrie.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123520265299750098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour réaliser de tels projets, le Québec devrait fort probablement avoir en main les leviers économiques nécessaires pour pouvoir les mener à bien (car il y a de nombreuses compétences fédérales d’impliquées et aucun précédent au Canada, il me semble). D’où la place que ce genre de projet pourrait avoir dans un argumentaire souverainiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, j’ai identifié rapidement le principal obstacle à ce genre de projet: les mentalités. Parlez de zones franches ou de congés fiscaux, et les gens montent aux barricades, sortant les injures du jour ("colonisé!", "néo-libéral!") et évoquant l’image des maquiladoras mexicaines et de l’insalubrité qui en résulterait. Images apocalyptiques d’un gigantesque nuage brun flottant au-dessus des verts pâturages de nos maudites vallées en friche. Les gens ne comprennent rien. Une zone franche est tout de même soumise aux normes d’ici, qu’elles soient environnementales, sociales ou sécuritaires. Simplement, les industries s’installant dans des zones franches profitent d’aménagements fiscaux intéressants, en plus de processus douaniers (import-export) simplifiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;QUI PROFITERAIT DE ZONES FRANCHES?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une zone franche est un territoire de superficie limitée, au sein duquel un modèle fiscal allégé est appliqué aux entreprises, aux produits manufacturés et, dans certains cas, aux travailleurs. Bref, il s'agit d'incitatifs fiscaux beaucoup plus audacieux que ceux qu'on retrouve dans les timides programmes tels la "Cité du multimédia" (à Montréal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La zone franche est généralement un gros parc industriel situé sur le bord d’un port, d’un aéroport ou d’une frontière transnationale. Aucun frais/taxe/dédouanement n'est retenu sur les biens manufacturés qui sont exportés. Aucune imposition n'est appliquée sur les revenus réinvestis dans le développement. Une bureaucratie réduite et une culture commerciale axée sur l’exportation contribuent à attirer les industries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui en profite? Les travailleurs avant tout, à condition (à mon avis) d’établir des normes d’emploi correctes à l’intérieur de la zone. Tout le monde est bien content de voir de l’industrie s’installer localement, non? La collectivité récupère son investissement à travers la prospérité locale, la taxation sur les biens non exportés (marchés locaux), l’imposition (bien que réduite), possiblement aussi à travers des péages sur les axes routiers environnants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recette existe, avec des variations, et elle a été utilisée par un tas de pays, généralement avec succès. Cela stimule le développement et la concentration des industries. À mon avis toutefois, il est préférable d’installer une zone franche dans un secteur bien délimité, de bonne superficie, proche de villes de taille moyenne MAIS relativement vide au départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, l’investissement initial suppose la construction d’infrastructures de base et l’amélioration des axes de transports. C’est pour cette raison que j’ai identifié l’axe sud de la 73/173 en Beauce. Même chose pour l’extrémité nord de l’autoroute 89 (USA), qui donne en fait sur la route 133 au Québec. Le secteur nord-est de la baie Missisquoi, à l’intersection des routes 133 et 202, est un emplacement stratégique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CONCLUSION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(...) deux régions connexes à la frontière américaine, la Beauce avec le quasi plein emploi et l’Estrie, ont clairement participé à l’internationalisation de l’économie du Québec. Il est donc indéniable que Montréal a été la locomotive du changement, mais il y a eu aussi l’effet de moteurs secondaires.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;-Jean-François Lisée, «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Is Quebec a North american Region-State?»&lt;/span&gt;, dans la revue Policy Option, 2003&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-547084230338622496?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/neRBJZ70VO4/la-beauce-vitrine-entrepreneuriale-dun.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_LRIQ5v_-sr8/RxpmOSS07MI/AAAAAAAAAAw/NmbYZOFqjbE/s72-c/zf_beauce.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/10/la-beauce-vitrine-entrepreneuriale-dun.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-2221974796739469575</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2007 19:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-18T11:59:45.819-04:00</atom:updated><title>Trajectoire convergente: la galère libérale et le voilier néo-démocrate</title><description>&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;LES BORN-AGAIN LIBÉRAUX DE DION&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Le parti Libéral canadien, traditionnellement éparpillé autour du “centre”, se repositionne depuis l’après-Chrétien autour d’un centre-gauche plus ou moins authentique. Le mouvement s'est accentué sous la gouverne (maladroite) de Stéphane Dion. Ce faisant, il se rapproche du NPD, qui est aussi un parti de gauche sociale (welfare state) mais plus poussé, plus centralisateur, “pan-canadianiste”, et plus intéressé au confort moral de notre société qu’à la construction d’un ensemble canadien prospère ou même viable.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;LE RÉALIGNEMENT DE LA GAUCHE CANADIENNE&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;La rencontre du NPD et du parti Libéral actuel est inévitable; ils agissent désormais dans la même arène idéologique, la seule différence majeure étant que le PLC est essentiellement ontarien (de focus) alors que le NPD est essentiellement excentrique (côte ouest et côte est).&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;La base militante du NPD se comporte surtout comme un réseau de lobbyistes soutenant des causes variées. La base militante du PLC est surtout corporatiste, mais évolue actuellement. On assiste d'ailleurs à des échanges d'électorat de part et d'autre dans certains comtés. Malgré les difficultés logistiques, donc, un rapprochement est possible.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Ce qui pourrait en résulter, advenant l’effondrement du PLC en tant que parti majeur, serait une fusion plus ou moins forcée (et inconfortable) avec le NPD, ou peut-être une “grande alliance”, pour former un amalgame de centre-gauche plus ou moins solide. Il est à prévoir qu’une victoire écrasante du parti Conservateurs enverrait une onde de choc très violente à la gauche canadienne; à partir de là, rien ne serait impossible.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;PARALLÈLE AVEC LE NAUFRAGE CONSERVATEUR DES ANNÉES 1990&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Lorsque le parti Conservateur s’est effondré après Mulroney, la possibilité d’une fusion avec un “voisin idéologique” n’était pas envisageable; le parti Conservateur était pratiquement seul à droite sur le spectre idéologique. Les échecs des “spinoff” conservateurs des années 1990 (Alliance Canadienne, Reform Party, etc) l’ont démontré, la consolidation idéologique est la seule manière de reprendre le pouvoir après la dislocation d’un parti majeur.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;CONCLUSION&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Demain verrons-nous émerger le… “Nouveau Parti Libéral-Démocrate” (NPLD) ou carrément un “Parti Démocrate Canadien” (PDC)… un véhicule éclectique et une alliance difficile, n’existant que pour contrer les Conservateurs? Il est certain que nous assistons actuellement à une radicalisation des positions idéologiques au Canada, comme cela ne s'est jamais vu en politique canadienne moderne. Dans ce contexte, une position de centre devient de moins en moins vendable, puisque la classe politique se doit d'émuler les glissements idéologiques de la population qu'elle prétend représenter...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-2221974796739469575?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/kovCYYy2S-I/trajectoire-convergente-la-galre.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/10/trajectoire-convergente-la-galre.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-842392340183231868</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2007 01:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-02T20:56:34.061-04:00</atom:updated><title>Il n'y a rien de sacré</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;DÉBOULONNER LA STATUE DE BOURGAULT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a rien de sacré, et surtout pas Pierre Bourgault. Ce qui me fait bien rire aujourd'hui, c'est cette manie qu'ont certains souverainistes de rouler Lévesque dans la boue, tout en hissant Bourgault au statut de demi-dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bourgault, cet écrivain qui aurait voulu être politicien!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tellement facile de s'identifier à des personnages adolescents dans l'âme -- coat de cuir style bum, menton à la James Dean, profondeur révolutionnaire typiquement nietzchéenne -- qui n'ont finalement jamais travaillé pour accomplir quelque chose de concret politiquement, et qui se plaignent de leurs propres échecs et des "trahisons" de leur entourage. Un politicien qui se plaint des trahisons des autres, c'est comme un taxi qui se plaint de s'être perdu dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incapacité de Bourgault à organiser un parti politique, à concilier les opinions divergentes, à déléguer les responsabilités et les pouvoirs, à écouter les autres parler... ça vous branche, les amis?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bourgault aura été un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;bien &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;meilleur écrivain, journaliste polémiste et commentateur, qu'un politicien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le RIN était plus un club politique ou une tribune sociale, qu'un véritable parti. Il n'aurait jamais été en mesure de provoquer des changements d'ordre constitutionnel, encore moins d'amener une sécession unilatérale. C'était une tribune pour les idées révolutionnaires politiques et sociales de l'époque, pertinente mais incomplète en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MYTHE DU «PARTI DIFFÉRENT»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore aujourd'hui, les vendeurs d'idées ont la cote, qu'ils soient Socialistes ou Libertariens... ils séduisent, mais qu'ont-ils sacrifié pour faire avancer réellement le Québec, à part vendre des livres d'analyse politique nombrilistes, produire des tableaux croisés dans Microsoft Excel, et se plaindres de l'incompétence supposée des "méchants" politiciens élus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vrai losers, ce sont ces marginaux, ces prophètes auto-proclamés, qui n'ont jamais eu et n'auront jamais le pouvoir... mais qui se disent, avec leurs airs de suprême moralité: "AH SI j'étais premier ministre, je ferais ceci et cela, je serais tellement plus meilleur que ces carriéristes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ces idéalistes photogéniques n'ont pas l'appui de la population (qu'ils méprisent, tout en prétendant la comprendre!). Ils n'ont pas la capacité de faire les concessions nécessaires à l'exercice du pouvoir. Ils n'arrivent pas à convaincre, se plaignent des médias "véreux" ou des valeurs sociales "corrompues". Ils sont tellement nobles dans leur croisade, à leurs yeux. Peut-être qu'au fond d'eux-mêmes ils sont conscients de porter le germe de leur propre échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SOCIALISTES&lt;/span&gt;: Avez-vous remarqué comment le credo socialiste considère que la population n'a pas les bonnes valeurs morales et qu'il faut &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'éduquer&lt;/span&gt;, voire même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'encadrer&lt;/span&gt;? On croirait entendre les lamentations des conservateurs sociaux ou des créditistes de Caouette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LIBERTARIENS&lt;/span&gt;: Avez-vous remarqué comment le credo libertarien considère toute organisation sociale, tout pouvoir gestionnaire, comme suspecte? On croirait entendre des révolutionnaires trotskystes. L'idéal libertarien de faire tomber les frontières, les gouvernements, les organisations, pour libérer le citoyen... n'est-ce pas ce qu'on appelait la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;révolution permanente&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est facile de vendre l'idée du "parti différent", de l'idéalisme mur-à-mur, de la pureté des intentions. De se présenter comme un anti-politicien qui va révolutionner le Québec et faire couler de l'orangeades dans les fontaines. On n'a qu'à regarder la marginalité baba-cool de Québec Solidaire, qui vit littéralement dans en marge des valeurs québécoises réelles. Ou de cet ADQ qui n'en finit plus de s'empêtrer dans ses propres contradictions. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel parti politique peut se vanter d'avoir pris plus de 15 ans avant de devenir mature, et de n'avoir toujours pas réussi? L'ADQ!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COMMENT NE PAS SÉDUIRE LE QUÉBÉCOIS MOYEN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la Gauche souverainiste veut proposer un nouveau pacte au peuple québécois, ce n'est certes pas l'aile Socialiste de QS à la sauce Davido-Khadirienne qui réussira à l'enfoncer dans la gorge du québécois moyen. Celui-là, il n'est PAS socialiste et n'a pas envie de le devenir. J'ai l'impression qu'il y a plus de souverainistes verts ou de péquistes déçus, que de véritables socialistes dans le bassin électoral de QS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas non plus les souverainistes Révolutionnaires, qui rêvent d'un Parti Bourgaultien aux purs idéaux, qui réussiront à réconcilier la classe moyenne -- terre-à-terre -- avec un projet de société comportant des risques majeurs. Garrochez la souveraineté en pleine face, sans parachute, en arborant un optimisme débridé, et vous obtiendrez entre 0.5% et 5% des votes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tirez vos propres conclusions.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-842392340183231868?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/SgTL3uuXPCg/il-ny-rien-de-sacr.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/10/il-ny-rien-de-sacr.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-4377236871072878175</guid><pubDate>Tue, 11 Sep 2007 22:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-09-11T18:32:44.437-04:00</atom:updated><title>Le triomphe de l'absurde: «Québécois d'origine canadienne-française»</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ineffable Gérard Bouchard nous a concocté une identité de pacotille comme seuls les intellectuels en manque de rectitude politique (et de tiédeur morale) peuvent en pondre: nous serions des "Québécois d'origine canadienne-française". Une telle expression est désolante car stérile et à la limite de l'absurde. Nous sommes donc, pour paraphraser, des habitants d'un territoire géographique ayant des origines civiques-linguistiques! Tout un détour pour ne pas nommer un chat, un chat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un texte écrit en réponse au blogue du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grand Inquisiteur de la Langue Parisienne&lt;/span&gt;, Paul Roux, qui fait bien candidement "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un tour d'horizon des divers termes employés pour désigner les Québécois&lt;/span&gt;" afin de susciter des discussions autour de la proposition de monsieur Bouchard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN PROBLÈME SÉMANTIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on décortique l'expression, un "Québécois d'origine canadienne-française", on comprend qu'il s'agit d'une personne qui est née au Canada (hors-Québec?) et dont la langue maternelle est le Français (mais plus nécessairement), et qui s'est ensuite établie (géographiquement) au Québec. Si on prend la peine de souligner ici l'origine "canadienne" d'un "Québécois", c'est que cette origine n'est pas québécoise, n'est-ce pas? Sinon il y a redondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit bien que cela pose des petits problèmes sémantiques; je suis né au Québec, je suis originaire du Québec et certains de mes ancêtres viennent de France, de Suisse et de Belgique. Devra-t-on s'identifier avec son pédigree, afin de faire plaisir à monsieur Bouchard et à ses détours sémantiques?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MYTHE DE L'IDENTITÉ LINGUISTIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Canada a construit son mythe fondateur à partir de deux identités linguistiques, qui ont été mutées en identités ethniques. Comme si une langue faisait un peuple! Comme si les Fransaskois, les Acadiens et les Québécois de la vallée du Saint-Laurent partageaient une histoire cohérente et une identité commune! Le modèle identitaire canadien fait fausse route. Il existe bel et bien une nation québécoise, qui est consciente de sa propre existence et qui inclut aussi les groupes ayant participé à la marche du Québec: les francophones de la vallée du Saint-Laurent, mais aussi ceux du Saguenay ou de Beauce, qui ont leurs particularités; les Métis et plusieurs groupes autochtones; les Irlandais, qu'ils se soient fondu dans notre ensemble ou qu'ils aient conservé leurs traditions; et les immigrants plus récents, pour peu qu'ils aient choisi de vivre "avec nous" et non "à côté de nous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEUX DEMI-IDENTITÉS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Canadien-français", c'est une expression qui désigne deux demi-identités. La somme ne fait pas un tout, mais cause plutôt une crise identitaire qui nous empêche de nous définir par nous-même et pour nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, les Québécois existent en tant que peuple, en tant que nation identitaire (et non ethnique, linguistique ou civique). Mais puisque le Québec n'est pas encore un pays, il est possible d'y habiter sans se sentir Québécois. Dans ce cas, c'est refuser en toute conscience de participer au développement et à l'évolution de cette identité commune, inclusive et bien définie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La proposition de monsieur Bouchard aura au moins eu le mérite de nous démontrer, avec une vigueur inespérée, que le complexe d'Elvis Gratton est encore bien vivant dans notre belle "nation symbolique dans une nation civique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-4377236871072878175?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/QXugSn34RzY/le-triomphe-de-labsurde-qubcois.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/09/le-triomphe-de-labsurde-qubcois.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-4137195930537446917</guid><pubDate>Sat, 18 Aug 2007 19:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-08-24T12:18:46.438-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">commerce</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">autosuffisance</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">mondialisation</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">québec</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">alimentation</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">agriculture</category><title>Nourrir les Québécois à l'ère de la mondialisation</title><description>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LES ORIGINES DE LA MONDIALISATION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mondialisation du commerce et des déplacements humains n'est pas un concept nouveau. Qui aurait cru que l'établissement de la Route de la soie, entre l'occident romain et la Chine de l'empire Han, serait le premier fil (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de soie&lt;/span&gt;) entre deux cultures séparées par des milliers de kilomètres? Du commerce caravanier jusqu'à la route des épices de la Renaissance, tous les coins du monde ont été rapidement reliés par ces fils invisibles qui permettaient aux aliments et aux richesses de parcourir, à grands frais, des distances inimaginables à l'époque. On dit que le clou de girofle coûtait son poids en or au début du 17e siècle. Le poivre noir était un produit de luxe. Même le sel, transporté à dos de chameau à travers le Sahara, a longtemps été une denrée essentielle mais très coûteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toutefois avec l'établissement des premiers véritables empires maritimes que les routes commerciales mondiales, stimulées par la compétition entre Anglais, Portugais et Hollandais en Asie, se sont consolidées. On raconte d'ailleurs que les polices d'assurances sont nées lorsque des spéculateurs anglais se sont mis à miser sur les bateaux de commerce (lorsque le bateau était perdu en mer, ils perdaient leur mise au profit de l'armateur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'empire britannique fonctionnait un peu comme notre "bloc occidental" moderne: il importait des matières premières (minéraux, textiles bruts, aliments, épices) de ses colonies, les transformait, puis exportait des produits finis. Nous faisons toujours la même chose avec la bauxite de Guinée (transformée en lingots d'aluminium au Saguenay ou à Kitimat, soit à plus de 10000 km du lieu d'extraction). L'ironie veut que nous vendions ensuite des avions ou des voitures à chassis d'aluminium aux Africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DÉRIVES ET RÉSISTANCES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début du 20e siècle, Gandhi devint en quelque sorte le premier militant altermondialiste. Il trouvait absurde que les Indiens soient forcés d'acheter des textiles britanniques à vil prix alors qu'eux-mêmes produisaient, à des salaires minables, le coton ou le lin utilisés pour les fabriquer! La solution prônée par le grand pacifiste: acheter des vêtements fabriqués à partir des textiles locaux non transformés; des étoffes plus grossières mais plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;localement rentables&lt;/span&gt;, aussi. Lorsque vous achetez une chemise de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rough cotton&lt;/span&gt; en Inde aujourd'hui, vous suivez les pas de Gandhi. Les Guinéens feront-ils pareil un jour?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dérives de la mondialisation se sont donc installées insidieusement à partir de l'apogée de l'empire britannique, vers la fin du 19e siècle. C'est d'ailleurs à cette époque que les notions à la base de l'état moderne ont vu le jour, incluant l'invention du visa et du passeport. Alors que les matières premières et les bien manufacturés se sont mis à voyager, on commençait à établir des balises, des limites aux déplacements humains entre colonies et métropoles. Pour que le système soit préservé, il faut contrôler ce qui s'échange et... ce qui croupit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LE FACTEUR ÉNERGÉTIQUE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui a perverti le commerce international, c'est avant tout les coûts ridiculement bas de l'énergie depuis la fin de la 2e guerre mondiale. Le charbon, puis le pétrole a brisé le principe de localité dans la production-transformation des biens. On peut considérer que des systèmes économiques incompatibles, qui fonctionnaient autrefois en vase clos, sont désormais interconnectés à des niveaux multiples. On peut transporter un aliment périssable, produit dans un système économique local aligné sur des salaires à moins de 1$ par jour, sur des milliers de kilomètres dans un conteneur à atmosphère contrôlé, pour un prix ridicule par tonne. Tout cela, grâce aux combustibles fossiles. C'est ce qui fait que la banane et le clou de girofle ne sont plus des produits de luxe... mais il y a d'autres conséquences!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les coûts de transport sont aussi bas, il est donc possible de vendre une denrée produite de l'autre côté de la planète (où l'échelle salariale et économique est différente de la nôtre) à une fraction du prix. C'est ainsi que les meubles thaïlandais ou philippins remplacent les nôtres sur les marchés locaux. Même chose avec les pommes chiliennes ou les melons mexicains... alors que nous avons pourtant un climat propice à la culture de ces fruits! Et pourtant, ces fruits importés sont souvent des variétés géantes insipides (des "poches d'eau" comme je les surnomme), cultivées dans des conditions parfois inacceptables, et sont cueillis longtemps avant maturité pour qu'ils puissent supporter le transport. Résultat, ils sont bien moins nourrissants que les fruits cueillis à terme et mis en vente immédiatement. Vous aimez ça, les fruits qui goûtent l'eau ou l'amidon? Sans compter la pollution générée par le transport longue distance, les étapes de manutention, le suremballage, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DES PISTES DE SOLUTIONS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons comme des princes, parce que notre prospérité réelle est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;démultipliée&lt;/span&gt; par la pauvreté relative du reste de la planète. Alors non, il ne sera pas possible de combattre ces dérives de la mondialisation tant que deux réalités économiques seront en place, soit: (1) la différence d'échelle entre les économies locales et distantes, et (2) les coûts ridiculement bas des transports transnationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des solutions? Encourager la croissance de la classe moyenne dans les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du sud. Forcer les grands armateurs à utiliser des navires propres, sécuritaires et à employer des marins bien payés et bien traités (cela leur coûtera cher). Instaurer une surtaxe à la distance parcourue par les biens périssables (afin d'investir cet argent dans des programmes environnementaux et dans l'agriculture locale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;PAYS RICHES, TERRES EN FRICHE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Un aspect troublant de la mondialisation de l'alimentation (production agricole confiée à des tiers pays, étapes de transformation réparties sur des territoires immenses, etc) est que de nombreux pays industrialisés sont devenus dépendants, de manière absolue, des échanges commerciaux. Les pays les plus riches ont tendance à abandonner la production agricole primaire au profit d'activités économiques plus lucratives. Ils se placent en quelque sorte volontairement en situation de déficit agricole. De plus, les terres auparavant dédiées à la production de denrées comestibles sont souvent converties en banlieues urbanisées, en productions non alimentaires (produits textiles comme le coton, huiles, fourrages et biocarburants), quand elles ne sont tout simplement pas abandonnées et laissées en friche. Au Brésil, on assiste à une conversion de l'agriculture vers le soja (pour l'huile), le canola, etc. En Ouzbékistan, l'état gère une monoculture intensive du coton alors que la population est assoiffée, que la famine est endémique et que le sol est extrêmement contaminé par les pesticides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi des exemples historiques. Nous ne devrions pas oublier que l'Espagne a connu des troubles importants au crépuscule de son empire, à la fin du 19e siècle. Le pays avait été laissé en friche, puisque les richesses puisées à même les colonies permettaient aux Espagnols de s'approvisionner en denrées alimentaires partout en Europe et en Afrique du nord -- le tout, payé avec l'or des colonies. Les grands ouvrages d'irrigation, bâtis par les Romains et entretenus par les Maures, tombaient en ruine. Le pays était plus sec que jamais et malgré les efforts modernes, n'a jamais retrouvé sa capacité agricole d'antan. La production alimentaire et la gestion de l'eau demeurent des sources d'inquiétude importantes dans les pays dont le sol a été négligé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LE QUÉBEC VULNÉRABLE?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la mondialisation de l'agriculture, produisons-nous au Québec assez de nourriture pour nourrir tous les Québécois? S'il y avait une crise des transports internationaux, un conflit mondial ou un effondrement économique demain matin, combien d'enfants mourraient de faim à Montréal ou à Québec? Actuellement, nous convertissons nos meilleures terres agricoles en banlieues, alors que les fermes québécoises sont étranglées par les système de planification agricole canadien, nord-américain et mondial (FCC, ALENA, GATT, etc). Nous n'avons plus le droit d'aider financièrement nos producteurs agricoles ou même de les privilégier, alors que les marchés s'ouvrent aux produits &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cheap &lt;/span&gt;qui, paradoxalement, proviennent de pays où sévit la famine. Leur famine pourrait devenir la nôtre, un de ces jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous ne produirons presque plus de nourriture, nous deviendrons très vulnérables à tout sursaut économique ou commercial qui pourrait affecter (même marginalement) le volume de nos importations. Il serait souhaitable et même essentiel, par conséquent, d'instaurer une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;politique d'autosuffisance alimentaire&lt;/span&gt; pour le Québec. Ce serait un geste de souveraineté important et une initiative responsable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Addendum&lt;/span&gt;: Selon &lt;a href="http://www.carolinelucasmep.org.uk/publications/greatfoodswap.html"&gt;cette étude&lt;/a&gt; (qui analyse certains secteurs de production), plusieurs pays d'Europe ne sont plus du tout autosuffisants en terme de production alimentaire. Le cas de la Grande-Bretagne est particulier. Bien que son taux d'autosuffisance soit de 83%, il s'agit d'une île et en cas de situation de crise (comme par exemple un blocus ou une quarantaine pour cause d'épidémie), il n'est pas certain que le pays s'en tirerait sans une famine majeure. &lt;a href="http://www.columbiagazetteer.org/public/Great%20Britain.html"&gt;Cette analyse&lt;/a&gt; est encore plus pessimiste pour la Grande-Bretagne et évalue son autosuffisance réelle à 60% seulement (autrement dit, la GB importe actuellement 40% de sa nourriture). Certaines communautés d'Europe du nord n'attendent pas qu'une situation de disette se présente et prennent des initiatives, comme par exemple &lt;a href="http://www.cityfarmer.org/CopenhagenSuburb.html"&gt;ce quartier de Copenhague&lt;/a&gt; qui a établi un plan expérimental d'autosuffisance alimentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Addendum (2)&lt;/span&gt;: Dans une lettre envoyée au PQ ce printemps, j'avais proposé d'inclure une politique d'autosuffisance alimentaire (présentée en tant que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;geste de souveraineté&lt;/span&gt;) dans le programme du parti. Il semble que ma proposition ait été ignorée à ce moment-là, mais &lt;a href="http://renartleveille.blogspot.com/2007/08/dabord-nourrir-notre-monde.html"&gt;le sujet est désormais d'actualité&lt;/a&gt; et il ne sera plus possible de faire la sourde oreille. Encore une fois, le PQ se retrouve à la traîne de l'actualité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-4137195930537446917?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/nq5DV7T6Rp0/nourrir-les-qubcois-lre-de-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/08/nourrir-les-qubcois-lre-de-la.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-7192354474155294632</guid><pubDate>Fri, 25 May 2007 02:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-25T06:47:55.554-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">solidaire</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">armée duplessiste du québec</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">gilles taillon</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">mario dumont</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">duplessiste</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">lucide</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">plq</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">monique jérôme-forget</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">françois legault</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pppepsi</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">québec</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">adq</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">budget</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pauline marois</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pq</category><title>Un budget qui n'est ni lucide, ni solidaire</title><description>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monique Jérôme-Forget, toute fière de ses nouveaux escarpins, vient de nous pondre un budget visant un seul et unique but: lui financer l'achat de nouveaux escarpins à même les versements fédéraux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est du moins la conclusion à laquelle je suis arrivé en constatant que les surplus de près d'un milliard de dollars iront... non pas dans l'éducation (pour former des entrepreneurs, des gestionnaires et des médecins)... non pas dans le paiement de la dette (pour réduire notre endettement collectif et augmenter davantage notre marge de manoeuvre)... mais directement dans les poches des mieux nantis. Non pas qu'il faille les punir d'une quelconque manière, nos riches, mais avec notre système d'imposition progressif, tout le monde paie déjà sa juste part. Alors pourquoi avoir redistribué l'argent de cette manière?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons ce que les partis d'opposition ont à dire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parti Québécois &lt;/span&gt;penchant un peu plus du côté dit Solidaire que du côté dit Lucide, il aurait préféré voir une partie (disons la moitié) des surplus budgétaires versés dans l'éducation (qui est en décrépitude -- sauf l'UQAM dans ses locaux achetés avec des Air Miles frelatés) et dans la santé (en particulier pour rapatrier des médecins en bonifiant leurs salaires, et pour investir dans la formation de nouveaux médecins). Bref, avec Legault et Marois en tandem aux finances, le PQ a au moins le mérite d'être cohérent dans ses prises de position, qui sont beaucoup moins "so-so-so... immobilité" que ce que les médias gna-gna aiment nous présenter. Legault semble être très solide actuellement, très en confiance; cela augure bien pour la suite du match.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Armée Duplessiste du Québec&lt;/span&gt; (ADQ) a eu la tête tellement gonflée par son récent succès au scrutin, que ses matamores en chef n'ont plus aucun sens des proportions. Ils se voient déjà cheuffes du Québec, ayant écrasé le PQ, le PLQ, QS, les Verts et les méchants syndicats sous leurs bottes astiquées à la cire de démagoguenard. Ah oui: ils "portent les culottes" et ils "disent tout haut ce que les gens pensent tout bas". Quelles culottes et quels gens? On ne le saura jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ADQ penche nettement du côté dit Lucide (et parfois un peu trop, mais c'est une autre histoire). En ce sens, leur critique touche plutôt à la gestion du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fonds des générations&lt;/span&gt;, destiné à accélérer le remboursement de la dette. L'un des principes de base des Lucides est d'éviter de pelleter les déficits vers les générations futures (une idée fort responsable, on en conviendra). On pourrait donc, en toute honnêteté intellectuelle, qualifier les critique de l'ADQ de responsables dans ce dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bureau &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prescritorial &lt;/span&gt;de La Presse, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;PLouQistes &lt;/span&gt;en chef saluent ce budget haut et fort en buvant leur verre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;PPPepsi Léger&lt;/span&gt;, comme il se doit. Ils ne savent pas trop pourquoi ils sont satisfaits du budget, mais ils sont satisfaits par définition; Alain Dubuc salue le "courage" des Libéraux sans trop nous expliquer ce qui est courageux exactement -- peut-être est-ce le fait d'écouter les inepties de Jean Charest pendant plus de 8 heures par jour, 5 jours par semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Dubuc tente évidemment de nous convaincre que les critiques de ce budget sont injustifiées. Dans leurs blogues, des militants Libéraux tentent de souligner "l'incohérence" des critiques de Gilles Taillon (anciennement au Conseil du patronat). Comme s'il n'était pas possible d'avoir une opinion nuancée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce qui a surtout fait plaisir au patronat dans ce budget, ce n'est certainement pas la gestion des surplus. Un seul et unique point suffit à mettre le patronat dans la poche des Libéraux: l'abolition de la taxe sur le capital des entreprises, avant 2011 (2012?). Pour le patronat, la dette publique, les infrastructures et les services essentiels arrivent en Xième position, loin après le profit d'entreprise et la formation des stagiaires en débrochage de dossiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La volte-face de Gilles Taillon est peut-être explicable par un simple changement de priorités. Il s'est peut-être même pris d'affection pour l'État Québécois, maintenant qu'il est à sa tête (oups non, l'ADQ n'est rendu qu'au nombril). Reste à voir s'il s'agit d'une pensée cohérente ou juste d'une pirouette de matamore en habit de parade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je trouve que madame Forget s'est acheté des chaussures absolument affreuses, qu'elle est complètement dépassée avec sa clé USB (c'est la WiFi encryptée qui est "in" en 2007, madame), et que l'accroissement de la dette est maintenant un pur produit Libéral (qui ne peuvent plus blâmer leurs prédécesseurs, c'est-à-dire eux-mêmes pour l'état des finances publiques). La p'tite madame se désole qu'on aille dépenser "72 millions de dollars" en élection? C'est tellement désolant d'entendre des élus critiquer les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;COÛTS de la démocratie&lt;/span&gt;, alors que leur propre gouvernement est DOUBLEMENT MINORITAIRE et que les enjeux atteignent le MILLIARD de dollars. C'est vraiment, vraiment cheap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une théorie là-dessus, mais chut, ne la répétez pas trop haut: Monique Jérôme-Forget est en réalité Daniel Johnson fils, avec une perruque sur le coco, aussi imberbe que d'habitude, et parlant juste un petit peu plus aigu. Ça faisait plus d'une décennie qu'on n'avait pas eu droit à un budget néo-libéral...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-7192354474155294632?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/OryDgBdNcIo/un-budget-qui-nest-ni-lucide-ni.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">11</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/05/un-budget-qui-nest-ni-lucide-ni.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-642217042652049480</guid><pubDate>Thu, 17 May 2007 20:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-20T02:40:48.295-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">joseph facal</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">constitution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">néo-libéralisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">labour party</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">mario dumont</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tony blair</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">gordon brown</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">plq</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">autonomisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">social-démocratie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">souveraineté</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">adq</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">daniel turp</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pq</category><title>Notes dans les marges</title><description>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je reprends ici quelques-unes de mes réflexions des derniers jours, qui ont pris la forme de commentaires dans d'autres blogues (en particulier ceux de Joseph Facal et de la Plume souverainiste). J'en profite pour les améliorer et pour corriger quelques fautes de frappe malheureuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie tous les blogueurs souverainistes, qu'ils fassent partie ou non de notre regroupement. Blogueurs, vous participez activement au bouillonnement des idées, à la vitalité du mouvement souverainiste et à cette grande réflexion sur les orientations sociales-démocrates du Québec.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. SUR LA FIN DU RÈGNE DE TONY BLAIR&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ère de Tony Blair vient tout juste de se terminer et déjà son successeur, Gordon Brown, vient de rétablir l’ancien nom du parti (le “New Labour” redevient le “Labour”) et l’ancien logo. Le Labour est en train de revenir à ses anciennes orientations travaillistes de centre-gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le niveau de popularité du parti est au plus bas; en Écosse, cette déconfiture du Labour a même profité au SNP, jeune parti indépendantiste. L’Écosse n’a pas la moitié de la marge de manoeuvre politique du Québec, mais l’idée même que le SNP puisse avoir du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;succès&lt;/span&gt; fait peur aux unionistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, on est en droit de se demander ce qui a “tué” le Labour: est-ce l’obstination de Blair à se lancer dans des guerres impopulaires pour rétablir une partie de la fierté militaire britannique (n’oublions pas qu’il admire Margaret Thatcher), est-ce la simple usure du pouvoir, est-ce l’échec des politiques de centre-droite qui ont été appliquées de manière incohérente par un parti qui tentait de “protéger sa gauche” tout en “visant à droite”?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que le “cas” du New Labour représente actuellement un avertissement sérieux aux nombreux partis qui, dans les démocraties occidentales, tentent de se recentrer du côté lucide-réformateur. Arriveront-ils à “livrer la marchandise”?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est curieux que cela ait fonctionné dans certains pays du nord de l’Europe (on pense par exemple à la Suède et à son principe dit du “triangle d’or”)… alors que les pays du bloc anglo-saxons n’y arrivent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se pourrait-il que le parlementarisme du modèle britannique ait pour effet de cristalliser les oppositions idéologiques en deux blocs immuables, représentés par un parti social-démocrate et par un parti conservateur? Et si un parti tente de sortir de sa “niche écologique”, il y soit irrésistiblement attiré, comme tiré par un élastique? À la lumière de cette hypothèse, on est en droit de se demander: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et si la création d’un second axe idéologique (basé sur la question constitutionnelle) ne soit pas suffisante pour assurer, à long terme, la présence de nouvelles niches écologiques pour les partis occupant la scène politique du Québec?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tel est le cas, on peut se demander quelles seraient alors les évolutions possibles de l’équilibre politique du Québec. La coexistence de deux partis sociaux-démocrates issus du même moule, de 1973 à 2003, et l’absence d'un véritable parti conservateur pendant cette période de 30 ans, serait-elle une “aberration” dans le modèle parlementaire à la britannique, au Québec?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On devrait peut-être s’en inquiéter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2. SUR LA FORCE DES CONSULTATIONS POPULAIRES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai mentionné un certain malaise des souverainistes face au PQ dans un article de mon blogue, au début d’avril. Que fait le PQ, à part la promotion de la souveraineté et la préparation d'un geste unique (le référendum)? À ce que je sache, le PQ n'est pas un organisme de lobbying ou de diffusion des idées (style &lt;span style="font-style: italic;"&gt;think tank&lt;/span&gt;), qui se contente de faire imprimer des prospectus et des études... c'est un parti nationaliste qui est supposé utiliser tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer le Québec! Je n’ai identifié que deux “gestes de souveraineté” significatifs entre 1996 et 2003, soit:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;1997: la tentative de se débarrasser du Lieutenant-gouverneur (que Jean Chrétien a joyeusement ignorée en nommant Lise Thibault)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;1999-2000: la Loi 99 (qui a eu un impact moindre que ce qu’on aurait pu en attendre)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Sans vouloir critiquer les efforts mis derrière ces tentatives, j’aimerais souligner le fait que ces “gestes de souveraineté” ont connu des issues malheureuses, surtout parce que le gouvernement de l’époque a volontairement confiné les démarches à l’Assemblée nationale. Or, le meilleur poids qu’on puisse donner à de tels projets, c’est le soutien direct et sans équivoque de la nation québécoise. Pourquoi ne pas avoir effectué de consultation populaire avant de passer ces lois ou décrets?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si une majorité claire de la population se prononce en faveur du droit à l’autodétermination du Québec, ou en faveur de l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur, cela pèse beaucoup plus lourd qu’un vote parlementaire, qui sera toujours vu comme partisan et qui pourra (dans ces cas-ci) être rejeté du revers de la main par Ottawa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le référendum, ce n’est pas QUE pour la souveraineté; c’est un outil très puissant, qui donne une légitimité absolument incontestable à tout geste politique. Si l’ami Arnold en Californie est capable de gouverner “par référendums”, nous pouvons aussi le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3. SUR UNE RÉFORME POLITIQUE NÉCESSAIRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque notre système parlementaire ne permet pas (semble-t-il) la formation de gouvernements de coalition, le PQ est condamné à se poser en parti rassembleur de la gauche et de la droite, dans l’espoir de former une majorité. Nous en avons discuté souvent, il ne serait pas souhaitable que le PQ soit un parti “sans contenu”, qui espère prendre le pouvoir avec le seul Article 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc une urgence de recentrer le parti sur les désirs et sur les valeurs des citoyens, qui ont évolué depuis 30 ans. Est-il possible de “râtisser assez large”? Je ne sais pas. Une chose est certaine, l’électorat semble suivre une courbe de distribution gauche-droite beaucoup plus aplatie (excentrée) que par le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque nous sommes devenus “maîtres chez nous”, dans la mesure où le système fédéral canadien nous donne déjà une autonomie substantielle et que nous avons pu l’élargir grâce à nos initiatives, nous avons eu l’occasion de nous choisir un modèle de société et de l’expérimenter. Il n’est donc pas étonnant que des personnes critiques de nos choix de société proposent aujourd’hui des avenues différentes. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Être maîtres chez nous, c’est aussi gérer nos propres échecs et nos propres dissentions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La balkanisation de l’électorat est donc une conséquence indirecte, mais indéniable, de notre prise en main. Des facteurs externes, comme par exemple le glissement vers la droite économique qu’on perçoit depuis une décennie en Occident, n’y sont pas étrangers non plus. La faillite des idéologies d’extrême-gauche du 20e siècle n’a pas fini de pousser le balancier vers la droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les conséquences de la Révolution Tranquille et de l’accélération généralisée de notre train de vie, couplées à un accès élargi au crédit, ont stimulé le “cocooning” — “l’individualisme militant” (pardonnez l’oxymore), la recherche d’un certain confort plutôt matérialiste. Dans ces conditions, notre projet de société est tout simplement écartelé entre l’individualisme du “contribuable” (ex-citoyen) et le relativisme doux imposé par la charte canadienne des droits et libertés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a vu apparaître le parti souverainiste Québec Solidaire, qui se présente comme une “second voie” souverainiste… enfin, c’est peut-être plus une voie de garage pour l’instant. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’idéologie socialiste de ce parti est aussi étrangère aux idéaux sociaux-démocrates de la Révolution Tranquille, que le braderie néo-libérale imposée par le PLQ actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne serait toutefois pas étonnant qu’un parti souverainiste libertarien voie le jour. Le libertarisme voit traditionnellement les grands états “bureaucratiques” comme des ennemis de la liberté individuelle. Ils seraient donc tentés de soutenir une démarche souverainiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’ADQ qui grapille dans la “droite matérialiste” et QS qui ronge la “gauche communautaire”, le PQ est condamné au centre. Toutefois, notre base électorale n’est pas obligée de fondre si vite. Il suffit peut-être d’”élargir le centre” en montrant comment gauche et droite modérée peuvent cohabiter dans un contrat social qui soit à la fois flexible et responsable. Bref, nous avons plus que jamais besoin de réhabiliter le Modèle Québécois, dans une version actualisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que l’éclatement des idéologies au Québec sera d’autant plus aigu, que les débats de société suivent non pas deux mais trois axes idéologiques: socialisme versus néo-libéralisme, conservatisme versus libéralisme social, indépendance versus intégration canadienne. Il reste beaucoup de “niches écologiques” à occuper dans l’espace des idéologies. Et cela augure bien mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle parlementaire britannique, basé peut-être sur une conception manichéenne du bien et du mal, suppose l’existence de deux partis politiques opposés seulement. Ce bipartisme suppose en retour qu’il n’y a que deux réponses possibles à toute question d’ordre moral et qu’une troisième voie est fort probablement assimilable à l’une des deux polarités déjà définies. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que même dans un système présidentiel comme aux États-Unis, l’héritage parlementaire britannique ait solidement ancré le bipartisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, un tel modèle s’accommode de la présence de tiers-partis uniquement si ceux-ci sont marginaux. Je ne suis pas surpris que des analystes politiques canadiens aient annoncé très sérieusement la disparition de l’un des trois partis majeurs au Québec; avec un tel “principe d’exclusion”, on nage en pleine physique quantique (ou en darwinisme politique)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire d’un modèle qui autorise la double minorité à la tête de l’état? Qu’un parti puisse prendre le pouvoir en ayant moins de 50% des députés élus et représentant moins de 50% des citoyens?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement ce modèle de gouvernement permettrait au PQ de prendre le pouvoir dans des conditions ne permettant pas la souveraineté (puisqu’une minorité réduit à néant la légitimité d’un tel projet)… mais il pourrait très bien évoluer vers une situation inverse, où plusieurs partis souverainistes rejoignent une large majorité de la population, mais sont incapables de se faire élire ou de faire avancer leur projet commun (puisque ce fractionnement n’existe pas du côté fédéraliste). On en vient à espérer le retour du Equality Party!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une conclusion logique à ce “paradoxe parlementaire”, c’est que le PQ devrait plutôt axer ses efforts politiques en direction d’une réforme de la loi électorale et de la structure du gouvernement, avant même de se lancer dans un épisode référendaire. Ce grand projet de société devrait donc précéder la souveraineté, plutôt qu’en être la conséquence. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les gouvernements de coalition sont essentiels à la survie du projet souverainiste!&lt;/span&gt; Je vais poster les détails d’un tel projet dans mon blogue aussitôt que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4. SUR LES RISQUES ASSOCIÉS À LA DÉMARCHE DE MONSIEUR TURP&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Daniel Turp déposera à l'Assemblée nationale, le 17 mai, son projet de Constitution du Québec. Je salue l'initiative de ce grand souverainiste, dont j'apprécie toujours la rigueur intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, je me demande si c'est vraiment le bon moment pour faire ce geste. Actuellement, et surtout à cause de la faiblesse du leadership du PQ et des résultats des dernières élections, Mario Dumont (un allié potentiel dans ce dossier) n'a vraiment pas été tendre avec notre parti. En politique, pour développer l'"amitié virile", il faut cogner dur, puis fraterniser. Madame Marois n'est pas encore installée à la tête du PQ, n'a pas encore établi le dialogue avec Dumont, n'a pas trouvé de terrain d'entente avec l'ADQ et n'a pas non plus négocié de trève politique (essentielle pour faire passer de tels projets).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Constitution de monsieur Turp, ainsi lâchée en pâture, pourrait se faire manger tout rond par les autres partis. Pire encore, il pourrait y avoir récupération du texte par les autres partis, épuration de la Constitution et détournement du texte vers une version insignifiante, voire subordonnée au fédéralisme. Et le PQ ne pourrait rien y faire, confiné dans sa position de tiers-parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des raisons de ce très mauvais timing, de cet emportement, est peut-être la peur de voir le PQ se faire davantage malmener lors des élections prochaines. Ou encore, monsieur Turp voit ce projet comme son "chant du cygne". Je puis comprendre, toutefois, que le PQ voit la nécessité de présenter un texte AVANT que les autres partis ne volent l'initiative. Mais on a vu ce que ça a donné à Ottawa avec la "nation québécoise"; le Bloc s'est fait doubler par Harper et n'a rien pu faire par la suite. La motion que le Bloc préparait a disparu dans l'éther parlementaire.... C'est ce qui arrive quand on lance des "ballounes" pendant qu'on est en situation de faiblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'interroge donc sur la pertinence de déposer un projet aussi fondamental pour l'identité et pour l'avenir du Québec à un moment où le PQ est virtuellement sans chef, en situation de faiblesse historique, et très minoritaire. Je ne suis pas certain que nous tirerons notre épingle du jeu. Se souviendrons-nous de Jean Charest, dans les livres d'Histoire, comme «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ce grand nationaliste québécois &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span&gt;sic&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;) et canadien, qui a donné au Québec une constitution honorable (&lt;/span&gt;&lt;span&gt;re-sic&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;), avec l'appui de l'ADQ et malgré les protestations du PQ&lt;/span&gt;»?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il demeure quand même que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir, même dans l'opposition, même en tant que tiers-parti, pour que la nation québécoise avance. Ne serait-ce que pour réveiller ce nationalisme qui peine à s'affirmer depuis une décennie. Je salue donc le courage de monsieur Turp, qui a pris un risque politique énorme en déposant son projet de Constitution nationale. Espérons que le reste du PQ, et surtout madame Marois, se ralliera à ce projet et le défendra contre les tentatives de détournement. Ultimement, il faudra demander au peuple de se prononcer. Le contenu final d'un tel document ne se décide pas derrière des portes closes, entre politiciens, mais avec le peuple comme guide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5. SUR LE RETOUR DU CONSENSUS NATIONAL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons un moment unique dans l’Histoire du Québec, où les deux-tiers des députés élus à l’Assemblée Nationale sont soit autonomistes, soit souverainistes. Ils devraient donc mettre leurs différences de côté et décider d’unir leurs forces temporairement pour que, politiquement du moins, le Québec fasse un grand pas en avant. Quitte à mettre de côté nos idéologies économiques, qu’elles soient de centre-gauche, de centre-droite ou de “droite à saveur libertarienne”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un moment qui ne durera pas éternellement. Le Québec a manqué de belles occasions de profiter de consensus nationaux, par exemple en 1990-1992 (entre Meech et Charlottetown). C’est d’ailleurs cet “échec national” lamentable du PLQ de Bourassa qui a précipité la création de l’ADQ, rappelons-le.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions faire un bout de chemin ensemble. Réformer certains travers de l’état. Dépoussiérer le rapport Allaire et se demander pourquoi nous avons si lamentablement échoué dans nos tentatives de récupérer les pouvoirs nationaux qui nous reviennent de droit (et de légitimité). Nous doter d’une Constitution (et non d’un ersatz de Constitution symbolique à la sauce Charest). Balancer le lieutenant-gouverneur dans le caniveau de l’Histoire. S’approprier le pouvoir exclusif de lever les impôts. Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble, les nationalistes du PQ et de l’ADQ pourraient faire de grandes choses. En 1995, monsieur Dumont était dans l’”Équipe du changement”. Je ne vois pas cela comme une contradiction, bien au contraire. La marge entre la Souveraineté-association et les 22 points du rapport Allaire est extrêmement mince. Entre l’idée d’un “autonomie élargie” et celle d’une “souveraineté satellite”, c’est surtout la méthode qui diffère. Il s’agit, dans les deux cas, de manifestations cohérentes et légitimes de notre poursuite de l’autodétermination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6. SUR LES DEUX PARADOXES IDÉOLOGIQUES DE L'ADQ&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on y réfléchit bien, on constate qu'il y a une marge très mince entre la souveraineté-association et les 22 points du rapport Allaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on veut collaborer avec l’ADQ, il faut remettre les militants et les élus devant leur document fondateur. Actuellement, beaucoup d’adéquistes se définissent surtout en opposition par rapport au PQ, une attitude qui est franchement puérile tant qu’à moi. D’autres militants adéquistes s’identifient surtout au discours néo-libéral et l’ADQ représente pour eux une identité politique confortable. Mais ils ne sont pas des idéologues, encore moins des constitutionnalistes -- ce sont des néo-libéraux qui s'intéressent avant tout à la doctrine économique du parti, et qui utilisent l'autonomisme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;uniquement &lt;/span&gt;pour combattre l'idéologie souverainiste. C'est là le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;premier &lt;/span&gt;paradoxe idéologique de l'ADQ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il suffirait d’enseigner aux adéquistes le rapport Allaire et la vraie nature de la voie autonomiste, pour qu’ils s’adoucissent quelque peu. La fin de la lune de miel parlementaire risque de les calmer un peu; Dumont peut désormais faire des gaffes qui ont des vraies conséquences, ce qui n’était pas le cas auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on considère que l’ADQ trouve toujours sa vision politique et constitutionnelle dans le prolongement du rapport Allaire (ce que certains militants ont ouvertement nié, les coquins), alors toute application sérieuse du programme mènerait le Québec vers la situation suivante:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;une opposition irrémédiable aux idéaux défendus par le PLQ et à la doctrine fédéraliste en général&lt;/li&gt;&lt;li&gt;une joute constitutionnelle très dure, qui mettrait Dumont et Harper en position antagoniste&lt;/li&gt;&lt;li&gt;des gestes de ruptures touchant autant les rapports Québec-Ottawa que la structure de l’état québécois&lt;/li&gt;&lt;li&gt;une alliance essentielle, voire incontournable, avec les souverainistes et avec certains Libéraux nationalistes&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;On peut donc considérer que si Dumont avait le courage de ses convictions (ou de son programme), il en résulterait un psychodrame typiquement québécois comme on en a rarement vus. Les adéquistes croient qu’ils ont entre les mains un pétard équivalent au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Livre Beige&lt;/span&gt; de Claude Ryan (le nationaliste pétrifié). En fait, ils trimballent dans les poches de leur parka une véritable bombe atomique greyée d’une ceinture fléchée, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rapport Allaire&lt;/span&gt;. Ce qui est absurde, c'est de voir les adéquiste adopter un discours "beige", tout en maintenant un programme de parti "allairiste". C'est là le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;second &lt;/span&gt;paradoxe idéologique de l'ADQ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La meilleure manière de forcer l’ADQ à jouer notre jeu consisterait donc à survolter ses militants nationalistes (une part non négligeable de ce parti) en les bombardant d’arguments allairistes et en faisant leur éducation autonomiste en accéléré. Cela mettrait Dumont dans une situation impossible et le forcerait à sortir de sa tanière constitutionnelle (très douillette). Cela causerait aussi une tension difficilement gérable entre les adéquistes autonomistes et les adéquistes néo-libéraux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-642217042652049480?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/J2b5vWpoGz8/notes-dans-les-marges.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/05/notes-dans-les-marges.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7225393709578990409.post-2854848335079536717</guid><pubDate>Sun, 13 May 2007 21:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-16T16:05:53.089-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">parti québécois</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">souverainiste</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">quebec</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">québec</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">boisclair</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">parti quebecois</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">pq</category><title>Le 12 mars 2007, j'envoyais une lettre à André Boisclair...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;CONTEXTE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Au beau milieu de la campagne électorale, mon âme de militant souverainiste s'est soudain réveillée. Il était clair que le PQ s'acheminait vers une défaite historique, même si certains croyaient encore à la possibilité d'un gouvernement minoritaire péquiste. J'aurais aimé être aussi optimiste, mais j'avais depuis longtemps le sentiment que l'ADQ était mûr pour une montée fulgurante dans les votes. Or, à ce moment-là, on ne s'affirmait pas ouvertement adéquiste; comme je l'ai écrit auparavant, être adéquiste c'était un peu comme avoir une maladie honteuse. Les sondages étaient bien évidemment faussés... les électeurs de bastions péquistes (Lanaudière, par exemple) qui s'apprêtaient à "passer de l'autre côté", gardaient le profil bas.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Que faire dans ce contexte, puisque mes contacts avec le PQ étaient assez sporadiques (quelques conversations avec les candidats de Rimouski et de Matane, quelques courriels échangés avec un militant du MES, etc). Comment faire connaître mes inquiétudes au parti, sans que le filtrage de l'information ne les amortisse. Lorsque les opinions individuelles des militants et sympathisants d'un parti politique comme le PQ arrivent au sommet, c'est sous la forme d'un murmure indistinct. «Ah», se dit-on en se frottant les mains, «Les votants montrent de l'intérêt pour la politique. Ils vont donc voter.» L'écoute sélective achève d'anéantir toute forme de dialogue entre la base et le sommet.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Le 11 mars au soir, j'ai donc décidé de rédiger une lettre qui prendrait la forme d'un court mémoire, espérant que ce format aurait plus d'impact qu'un simple courriel. J'aurais peut-être pu l'envoyer par télécopieur, mais ma fibre technologique m'a chuchoté d'envoyer ce document par courriel, en pièce jointe, au bureau de monsieur Boisclair, directement.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Ce petit texte se voulait un véhicule pour faire entendre mes inquiétudes, communes à de nombreux militants à ce moment-là, et pour faire avancer des propositions qui n'avaient reçu absolument aucune considération de la part des candidats et élus auxquels j'en avais glissé un mot. Inventons une maxime à ce propos: «À trop contempler son ombre, on ne voit pas venir la nuit.»&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des propositions, donc, en vrac. Mais des idées tout à fait compatibles avec le programme du PQ, avec l'avantage d'avoir une dimension humaine, de représenter une réalité tangible. J'aurais pu envoyer 100 idées, j'en ai des listes interminables, mais j'ai décidé de me limiter à une dizaine. Il est facile, au moment opportun, d'exploiter un filon intéressant ou de surprendre son adversaire politique. Le sens pratique -- voilà ce qui manque au PQ!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai donc envoyé cette lettre juste avant le dépôt du budget fédéral, en espérant que le PQ développe entre temps une parade, une répartie, une idée originale pour reprendre l'initiative politique.  J'avais tort, évidemment -- rien n'a bougé et nous avons perdu l'élection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc que je reproduis ici, exactement 2 mois plus tard et sans changer une virgule de place, cette fameuse lettre et la réponse laconique reçue du bureau de monsieur Boisclair. (Notez que j'ai retiré deux paragraphes de la lettre, pour des raisons que je vous expliquerai peut-être plus tard.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;EXTRAITS DE LA LETTRE DU 12 MARS&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;TITRE: UNE MODESTE PROPOSITION POUR AIDER LE PQ DANS SA CAMPAGNE ÉLECTORALE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Si l'on se fie à l'image projetée dans les médias (et qui est la seule à vraiment rejoindre l'électorat non militant), le Parti Québécois et le mouvement souverainiste ont perdu depuis longtemps l'initiative dans cette grande partie d'échecs qui se joue au Québec depuis plus de 30 ans. Avons-nous perdu la capacité de surprendre nos adversaires politiques, de les choquer même, en prenant des initiatives et en mettant le ROC devant le "fait accompli"? Toujours est-il qu'à vouloir toujours emprunter la même voie, à présenter les mêmes arguments, nous donnons à nos adversaires (plus riches, plus nombreux, plus visibles, et favorisés par la force d'inertie du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;) des occasions inespérées de nous couper l'herbe sous le pied. Notre prédictibilité nous affaiblit. L'initiative (vide de sens et de conséquences) du gouvernement Harper sur la "nation québécoise" en est l'exemple le plus récent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La "saison des idées" et les initiatives similaires n'ont, semble-t-il, pas suffi à rétablir le rapport de force et à redonner l'initiative aux troupes souverainistes. Il semble que les troupes souverainistes aient de la difficulté à ramener le débat sur un terrain qui leur serait plus favorable, plus fertile.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il est clair que l'Assemblée Nationale a perdu des pouvoirs depuis 1982. Le rapatriement de la constitution a donné aux troupes fédéralistes tout un cadre juridique leur permettant de combattre, de manière toujours justifiable, l'identité québécoise et notre désir d'émancipation. Les deux grandes vagues mondiales de décolonisation (années 1960 en Afrique et en Asie; années 1990 en Europe de l'est) sont passées et nous n'avons pas pu les saisir. Les Québécois n'étaient pas prêts, ou encore, ils n'ont pas réussi à triompher dans une arène politique dominée par une tradition anglo-saxonne qui nous échappe encore trop souvent. Nous ne maîtrisons toujours pas le terrain sur lequel se joue notre avenir collectif.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le PQ a toujours été un parti de coalition, formé de groupuscules aux idées souvent incompatibles. La domination par tel ou tel groupe a pu influencer la politique officielle (allant de l'affirmationnisme à la P.M. Johnson aux "conditions gagnantes" de B. Landry, en passant par l'audace de la "souveraineté-négociation" à J. Parizeau). Toutefois, il est malheureux que les tiraillement internes du PQ se fassent trop souvent au grand jour; les divisions internes devraient rester discrètes. Ainsi, les médias fédéralistes ne perdent pas une occasion de nous expliquer comment l'approche "civique" de monsieur Boisclair semble entrer en collision avec le désir d'un référendum "le plus rapidement possible" de la base militante du PQ. Évidemment, le parti est beaucoup plus uni que dans cette caricature répétée dans les médias, mais comment faire comprendre cela à la population?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il existe évidemment de nombreuses approches permettant de mener à la souveraineté, et celles-ci ne passent pas forcément par un référendum "le plus rapidement possible". Cette approche n'est pas la seule qui puisse satisfaire l'électorat souverainiste. Il y a d'ailleurs, au sein même du PQ, des groupes qui proposent des approches différentes, par exemple le MES, qui préfère une approche basée sur les gestes de souveraineté dès la prise de pouvoir. Cette approche a le mérite de faire progresser le Québec et, advenant une défaite référendaire ou carrément l'annulation du référendum (s'il devient clair que la défaite est inévitable), le Québec aura progressé de manière significative. C'est d'ailleurs de tels gestes que le PQ a posés dès son élection en 1976; le Québec a été transformé de manière durable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cette approche, une forme d'étapisme à la norvégienne, a toutefois le défaut de forcer le gouvernement du PQ à être un "bon gouvernement" pour le temps d'un mandat (ou plus). Advenant un référendum tardif, la population voterait en fonction de la qualité, voire de la popularité, du gouvernement péquiste (et non en fonction de son &lt;i&gt;désir réel&lt;/i&gt; de souveraineté). On le sait, un gouvernement n'est pas toujours très populaire à mi-mandat, et doit trop souvent prendre des mesures impopulaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il est toutefois intéressant de noter que les Norvégiens ont fait des gestes de souveraineté pendant des décennies avant d'arracher, pacifiquement et sans équivoque, leur indépendance. C'est un modèle qui porte à réflexion, mais qui ne changera pas grand chose dans l'actuel, puisque le PQ se dirige au mieux vers un gouvernement minoritaire, au pire vers une défaite. Dans la perspective d'un gouvernement minoritaire ou de coalition, le PQ devra mettre de côté toute visée référendaire et collaborer avec l'ADQ et QS dans une optique nettement plus autonomiste. Les idées exposées plus loin dans ce document sont d'ailleurs tout à fait compatibles avec une telle situation. Elles permettent de remodeler le Québec, de le transformer, de le faire progresser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Mais si j'ai écrit ce court document, c'est toutefois parce qu'une menace beaucoup plus concrète, plus immédiate, se pointe à l'horizon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:75%;"&gt;CONTEXTE: LE DÉPOT DU BUDGET FÉDÉRAL DE 2007&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tout le monde est au courant que le gouvernement Harper a décidé, de manière éhontée, de s'immiscer dans l'actuelle campagne électorale québécoise en choisissant de déposer son budget une semaine avant le vote. Ce choix est lourd de conséquences. Les partis d'opposition, dont le PQ, auront moins d'une semaine pour réagir. Comme toujours, le PQ devra s'indigner de ce budget, critiquer certains points, et affirmer que le Québec s'en sortirait mieux s'il était indépendant. Tout cela est immensément prévisible; nos adversaires politiques le savent, les citoyens le savent, les médias fédéralistes le savent. Leurs contre-arguments sont fins prêts et nos critiques seront fort probablement accueillies avec une indifférence issue de l'habitude.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il est aussi évident que Jean Charest, même s'il garde publiquement ses distances d'avec le gouvernement Harper, est en contact constant avec celui-ci et négocie en catimini des "munitions" politiques. Ne soyons donc pas surpris si, au dépôt du budget, Harper propose à Charest un "début de solution" au déséquilibre fiscal, assorti d'une "réponse" en argent sonnant aux demandes de Charest. Toute cela augure bien mal pour le PQ.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Après avoir amadoué les Québécois, après avoir montré que Harper peut "satisfaire" un gouvernement Charest (avec la carotte pécuniaire et le bâton électoral), rien n'empêchera alors ce duo de fins renards d'amorcer une ronde constitutionnelle menant à la signature de la Constitution de 1982, que les citoyens accepteront peut-être sans sourciller. On se souviendra que l'accord du lac Meech était populaire à plus de 60% au Québec quelques semaines avant son torpillage; si la population est suffisamment "attendrie" par un savant tango politique, le cercueil du Québec pourrait se voir enfoncer un autre clou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h2 style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:75%;"&gt;UNE PARADE POSSIBLE À L'OFFENSIVE FÉDÉRALISTE ANNONCÉE&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Malgré l'avancement de la campagne électorale, nous avons la possibilité de reprendre l'initiative. Il suffit pour cela d'agir plus rapidement et avec plus d'éclat que le couple Charest-Harper.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le programme de chaque parti politique est, bien entendu, rendu public avant chaque campagne électorale; il en va de même avec la plateforme électorale en tant que tel. Tout cela rend les campagnes relativement prévisibles, mais ces documents contiennent bien des généralités, qu'on demande aux candidats d'approfondir, d'illustrer par des exemples concrets, de chiffrer. De même, le paysage politique et social ne cesse pas d'évoluer pendant une campagne, ce qui offre aux candidats l'occasion de se démarquer en réagissant aux situations; on n'a qu'à penser à Dumont, qui a saisi au bond la balle de Hérouxville (avec plus ou moins de dextérité).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Afin de surprendre, voire de choquer nos adversaire, il faut sortir des ornières de cette campagne électorale hélas trop prévisible, et occuper l'espace médiatique. Comment? En lançant une série de PROPOSITIONS totalement inattendues de la part du PQ. Surtout, il est important de lancer des propositions LA VEILLE (ou l'avant-veille) du dépôt du budget, de manière à ce que le débat soit déjà amorcé au moment où Harper déposera son document et récitera son discours préparé d'avance qui, évidemment, encensera le gouvernement Charest tout en démonisant le PQ et les souverainistes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ainsi, ce serait une manière de "voler la vedette" ou encore, si vous me pardonnez l'expression, de "noyer le poisson" (que le poisson en question soit l'anguille Harper ou la carpe Charest). Je ne parle pas ici de présenter aux médias une version remâchée du programme du PQ, ou encore de présenter des promesses creuses ou trop générales, mais bien de frapper là où les autres partis politiques québécois ne s'y attendent pas. J'ai préparé ici une liste de 10 propositions qui pourraient obtenir l'effet recherché. Les "postures" politiques varient du "bon gouvernement" (de centre-gauche) à l'étapisme à la norvégienne, voire à l'autonomisme dans l'immédiat (i.e., gestes de souveraineté), histoire de &lt;i&gt;couper l'herbe sous le pied &lt;/i&gt;des autres partis. Il faut aussi se prévoir une porte de sortie advenant l'absence de conditions gagnantes pour un référendum.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Les propositions touchent aux sujets suivants: l'avenir du Québec, le déséquilibre fiscal, les régions-ressources, les transports, les aînés, les jeunes, la société, l'environnement, les autochtones, l'agriculture. Je n'ai pas inclus les hôpitaux (ou la santé) dans cette liste, parce qu'il s'agit d'un domaine où il est trop facile de retourner un argument ou de le démolir à coup de chiffres. De même, le mont Orford et les accommodements raisonnables ne devraient pas être mentionnés explicitement, car il s'agit de sujets pointus et trop controversés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;DIX THÈMES, DIX PROPOSITIONS&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;DÉSÉQUILIBRE FISCAL&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Concertation avec l'ADQ et QS pour passer une loi amorçant le rapatriement du &lt;b&gt;pouvoir exclusif de lever les impôts par Québec&lt;/b&gt; (pour le bien des citoyens québécois et pour nous permettre de mieux gérer notre richesse, tous ces partis en conviendront!). Les impôts sont une compétence que le Québec peut s'approprier de manière exclusive! Création du poste de "Ministère des relations fiscales" pour gérer le versement unique annuel à Ottawa de la part du Québec. Ébauche d'une politique de protection des compétences provinciales et des compétences exclusives du Québec.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: Il s'agit de la proposition la plus controversée du lot, et de la pierre angulaire de cette tactique. Le pouvoir de taxation des provinces est prévu dans la constitution de 1867, mais il y a probablement ambiguïté lorsque l'on considère les lois fédérales passées pendant et après la Seconde guerre mondiale. Il faut jouer sur cette ambiguïté, et aussi sur la popularité d'une telle mesure chez les citoyens (qui finiront bien par se lasser de remplir deux déclarations d'impôts... ce qui risque, à terme, de faire disparaître la déclaration québécoise). Un Québec qui se pose en intermédiaire entre ses citoyens et Ottawa pour les questions fiscales se positionne solidement sur une trajectoire souverainiste à moyen terme. Notons que cette idée a déjà été présentée par divers partis, dont l'ADQ.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;PROSPÉRITÉ DES RÉGIONS-RESSOURCES&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;a) Débuter un &lt;b&gt;programme de redevances régionales et municipales&lt;/b&gt; basé sur la production en kwH des installations. Les municipalités qui ont des centrales sur leur territoire recevront des redevances directement issues de la quantité d'électricité produite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;b) Lever une &lt;b&gt;taxe sur le transport longue distance des matières premières&lt;/b&gt;, qui favorisera l'implantation de la première et seconde transformation sur place, plutôt qu'à des milliers de km.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: La proposition n'est pas nouvelle. Mais il est essentiel que les municipalités profitent directement des barrages ou des éoliennes installées sur leur territoire. Sans quoi, les municipalités ont raison de contester le développement énergétique s'il "exploite" leur région sans l'enrichir. Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, on a assisté à des levées de bouclier face à des projets d'éoliennes. Quant à la question épineuse de la transformation locale, on a vu récemment un projet de transformation du bois gaspésien devenir l'enjeu de débats houleux à Gaspé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;AVENIR DU QUÉBEC&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Annoncer des &lt;b&gt;états généraux sur l'avenir du Québec&lt;/b&gt; avec le Bloc, l'ADQ et QS sur une déclaration commune sur le droit à l'autodétermination du Québec. Concertation avec les autres partis souverainistes ou autonomistes, pour harmoniser les gestes de souveraineté et d'autonomie; il faut faire front commun pour que le Québec avance! Avant toute consultation populaire, faire avancer le Québec, tout comme le PQ l'a fait dès son élection en 1976. Passage d'une loi similaire à la Loi 99, incluant une clause sur le droit à l'autodétermination et sur la prédominance du droit international sur toute "Loi sur la clarté".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: En lançant une perche aux autres partis souverainistes ou autonomistes, nous sommes doublement gagnants. D'une part, en faisant miroiter un front commun, nous préparons les citoyens à un gouvernement de coalition ou, du moins, à une approche qui regrouperait une majorité des Québécois et de leurs élus. Cela permettrait au gouvernement du PQ de passer rapidement de nombreuses lois à saveur autonomiste ou souverainiste. En second lieu, un parti qui se dit prêt à travailler avec les autres partis présente une image rassembleuse à la population, tout en récupérant une partie de l'électorat de ces autres partis. Québec Solidaire et l'ADQ ne dédaigneraient certainement pas de se faire offrir la parole lors des débats sur l'avenir du Québec (voir les propositions sur le déséquilibre fiscal et sur l'environnement).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;TRANSPORTS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;[NOTE: paragraphe confidentiel]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;AÎNÉS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Créer les CVA (&lt;b&gt;Centres de Vie pour les Aînés&lt;/b&gt;): un programme de centres de soins et d'hébergement pour les aînés en perte d'autonomie ou non autonomes, avec places subventionnées et prix contrôlé. Avec nombre de places comptabilisées par région, cela nous donnera un mode de gestion similaires au réseau des CPE. Ce plan inclurait aussi des incitatifs pour la création de &lt;i&gt;micro-centres&lt;/i&gt; pour aînés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Nos aînés sont vulnérables et il n'y a pas, actuellement, de gestion globale/régionale des places en centre d'hébergement. Le modèle des CPE est idéal, mais il faut évidemment éviter, dans le discours, la comparaison directe des aînés et des enfants!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;JEUNES&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Offrir un &lt;b&gt;crédit d'impôts dégressif&lt;/b&gt; (par exemple: 100%, 80%, 60%, 40%, 20%) sur 5 ans aux &lt;b&gt;diplômés&lt;/b&gt; qui commencent sur le marché du travail (tous les diplômes post-secondaires), tant qu'ils demeurent au Québec pendant cette période.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: Ce type de programme est idéal puisqu'il encourage les jeunes professionnels (par exemple les médecins) à rester au Québec, et il est d'autant plus alléchant que les salaires des jeunes travailleurs diplômés sont élevés. En réduisant le nombre de faillites personnelles chez les finissants, et en réduisant l'exode des cerveaux, ce projet sera fort probablement rentable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;AGRICULTURE&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Annonce d'une nouvelle &lt;b&gt;politique agricole basée sur l'autosuffisance alimentaire&lt;/b&gt; du Québec (i.e., le Québec doit être en état de nourrir tous ses citoyens en cas de crise majeure qui menacerait les approvisionnements, comme la grippe aviaire ou une crise pétrolière). Ce programme permettra de réévaluer les besoins réels du Québec et de redéfinir les quotas et les subventions selon une vision purement québécoise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: Les politiques agricoles canadiennes sont un frein aux producteurs québécois. Ce projet, tout en répondant à des inquiétudes réelles, amorcera un débat sur l'importance de notre production alimentaire, tout en nous redonnant un pouvoir sur nos quotas et en justifiant nos décisions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;SOCIÉTÉ&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;[NOTE: paragraphe confidentiel]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;ENVIRONNEMENT ET KYOTO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;L'électricité est notre plus grande richesse, et c'est une richesse propre en plus. Nous allons entamer le rachat des voies ferrées du Québec, l'électrification de ces voies ferrées et l'établissement d'un &lt;b&gt;réseau québécois de transport intermunicipal électrifié&lt;/b&gt;, qui sera propre efficace et très abordable. Ce réseau permettra aussi de transporter les marchandises le long de l'axe du Saint-Laurent, ce qui réduira le trafic et la pollution dans la voie maritime, tout en assurant l'essor des ports de l'est du Québec. Ce moyen de transport réduira aussi le prix du transport des denrées. Nous allons aussi évaluer l'établissement de lignes de tramway ou d'autobus électrique pour le transport local, dans les 6 plus grands centres urbains du Québec.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Explication: La moitié du réseau de voies ferrées du Québec n'appartient pas à des sociétés fédérales; il est donc possible de les "nationaliser" ou de les chapeauter. Une entente avec Hydro-Québec pour la R&amp;D, et les retombées économiques dans la plupart des villes, rendent ce projet intéressant. Il s'agit d'un des rares projets ayant à la fois un fort potentiel économique et des conséquences très positives sur l'environnement. N'oublions pas que s'approprier les rails, c'est démanteler la colonne vertébrale du Canada (en quelque sorte).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;AUTOCHTONES&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Passage d'une &lt;b&gt;loi reconnaissant l'importance de chacun des 11 peuples autochtones du Québec&lt;/b&gt; (ainsi que des métis) et de leur participation, comme peuple fondateur, à la nation québécoise. Annonce d'une ronde de négociations, avec chaque peuple, de statut particulier (municipalité autonome, territoire style Nitassinan, etc. Offrir de majorer tout statut existant avec Ottawa, sous la forme d'une entente bipartite avec Québec et d'une définition forte enchâssée dans la constitution québécoise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;[NOTE: une annexe de 2 pages accompagnait cette proposition]&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;EXTRAITS DE LA RÉPONSE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Monsieur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Au nom du Parti Québécois, nous accusons réception de votre courriel du 13 mars &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;dernier ainsi que du document qui l'accompagnait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Nous vous remercions pour votre « modeste contribution », qui est en réalité un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;document de réflexion à l'image des préoccupations de nos militants. Vos thèmes &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;et les solutions que vous proposées viennent pour la plupart compléter les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;objectifs poursuivis par le Parti Québécois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;À titre d'exemple, nous déplorons tout comme vous le dépôt d'un budget fédéral &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;en pleine campagne électorale québécoise. Nous accordons également une grande &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;importance au règlement du déséquilibre fiscal. Il nous apparaît cependant &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;difficile de rapatrier au Québec les pouvoirs exclusifs de lever les impôts sans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;réaliser du même coup notre souveraineté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Par ailleurs, en ce qui concerne les régions ressources et le respect du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Protocole de Kyoto, le Parti Québécois a pris des engagements solides pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;revitaliser l'économie régionale et révolutionner le monde des transports.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Finalement, rappelons-nous que le Québec est à l'avant-garde en matière de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;reconnaissance des droits des autochtones. En 1985, le gouvernement de René &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Lévesque reconnaissait 11 nations au Québec. Elles sont aujourd'hui bien vivantes et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;en pleine expansion démographique, sans compter qu'elles partagent avec nous un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;territoire immense. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Un gouvernement du Parti Québécois entend donc continuer dans cette voie et, à &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;l'instar du gouvernement de Bernard Landry qui signait la Paix des Braves avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;les Cris du Québec en 2001, nous voulons affermir les liens qui unissent les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Premières nations et la nation québécoise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos sentiments les plus &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;respectueux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;(SIGNATURE)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;pre&gt;&lt;tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/pre&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7225393709578990409-2854848335079536717?l=conditions-gagnantes.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/ConditionsGagnantes/~3/jiCVJ6NkIs8/le-12-mars-jenvoyais-une-lettre-andr.html</link><author>noreply@blogger.com (Hugo)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">9</thr:total><feedburner:origLink>http://conditions-gagnantes.blogspot.com/2007/05/le-12-mars-jenvoyais-une-lettre-andr.html</feedburner:origLink></item></channel></rss>
