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	<lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 10:38:44 +0000</lastBuildDate>
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		<title>OuiShare : la communauté de l’économie collaborative</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/QYF7UN_qGm4/2480-ouishare-communaute-economie-collaborative.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2480-ouishare-communaute-economie-collaborative.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 May 2012 12:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonin Léonard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[économie collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[OuiShare]]></category>
		<category><![CDATA[ouishare summit]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous réunissons pour la première fois la communauté OuiShare pour une journée de conférences et de workshops autour des acteurs européens de l'économie collaborative. L'occasion de faire un rapide bilan d'une aventure qui a commencé ici et qui se poursuit avec OuiShare.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/csummit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2491" title="csummit" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/csummit.jpg" alt="" width="360" height="450" /></a><strong><a href="https://www.facebook.com/OuiShare"></a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.facebook.com/OuiShare" target="_blank">OuiShare</a> a quatre mois. Nous réunissons pour la première fois la communauté européenne pour une journée de conférences et de workshops autour des acteurs européens de l&#8217;économie collaborative. L&#8217;occasion de faire un rapide bilan d&#8217;une aventure qui a commencé ici et qui se poursuit avec OuiShare.</strong></p>
<h3>Un an et demi de blog : rapide bilan</h3>
<p>Il y a un an et demi, je lançais ce blog avec pour objectif d&#8217;informer, en langue française, sur la consommation collaborative, avec notamment deux intuitions :</p>
<ul>
<li>la montée en puissance à venir du mouvement</li>
<li>la présence en France d&#8217;un terreau fertile à son développement (maturité dans les usages d&#8217;internet et des réseaux sociaux, appétence au partage, culture de la débrouille)</li>
</ul>
<p>Ce blog était aussi le témoignage d&#8217;un utilisateur passionné, pour lequel le collaboratif est devenu un style de vie. J&#8217;en parlais à un journaliste du Nouvel Observateur <a href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/546315-crise-la-consommation-collaborative-un-moyen-d-ameliorer-le-pouvoir-d-achat.html" target="_blank">dans cet article</a>. Je ne me rends plus au supermarché, je suis devenu indépendant et donc <a href="http://mutinerie.org/" target="_blank">co-worker</a>, je n&#8217;envisage pas d&#8217;aller dormir à l&#8217;hôtel lors de mes (rares) vacances&#8230; Si je devais louer une voiture, je la louerais à un acteur du partage de voitures entre voisins. Ah oui, je suis allé faire ma lessive <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9TXnrrqQSH0" target="_blank">chez un voisin</a> récemment (d&#8217;ailleurs, vous êtes les bienvenus lors de cette <a href="https://www.facebook.com/events/360033434043764/" target="_blank">OuiShare Drink</a> que nous organisons avec nos amis de <a href="http://www.lamachineduvoisin.fr/" target="_blank">la Machine du Voisin</a> le 7 Juin à Lille)..</p>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/flyer-ouishare-drink1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2499" title="flyer ouishare drink" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/flyer-ouishare-drink1-700x1024.jpg" alt="" width="307" height="448" /></a></p>
<p>Je me rends compte que je suis de moins en moins un cas particulier et que cette tendance va se généraliser.</p>
<blockquote><p>Les styles de vie urbains deviennent collaboratifs, le web descend dans la rue, les communautés web s&#8217;approprient des quartiers, les villes redeviennent des villages.</p></blockquote>
<p>Ce blog était enfin un espace privilégié pour le jeune connecté que je suis, enthousiaste à l&#8217;idée que des systèmes nouveaux étaient en train d&#8217;émerger : des systèmes mettant l&#8217;humain-consommateur-utilisateur et ses attentes au centre, des systèmes sources d&#8217;optimisation économique et d&#8217;impact écologique réduit, des systèmes &#8220;émancipateurs&#8221; permettant de vivre une vie un peu différente que celle à laquelle on se destinait.</p>
<blockquote><p>Internet permet aujourd’hui aux personnes de partager et collaborer pour vivre (de) leur passion, et devenir entrepreneurs de leur vie. J&#8217;en suis un exemple.</p></blockquote>
<h3>OuiShare : la communauté de l&#8217;économie collaborative</h3>
<p>Ce blog, c&#8217;était un peu tout cela. Je dis &#8220;c&#8217;était&#8221;, car depuis son lancement en Septembre 2010, ce blog est devenu une communauté, une communauté de contributeurs d&#8217;abord, qui a soutenu le dynamisme éditorial du blog depuis un an et a permis d&#8217;en faire un espace de plus en plus suivi.</p>
<p><img class="aligncenter" src="https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/377545_332321100118366_163685326981945_1568769_1151666212_n.jpg" alt="" width="384" height="316" /></p>
<p><a href="https://twitter.com/#!/moodeo" target="_blank">Edwin</a>, <a href="http://twitter.com/#!/btincq" target="_blank">Benjamin</a>, <a href="http://twitter.com/#!/rachel_arn" target="_blank">Rachel</a>, <a href="http://twitter.com/#!/hola_nat" target="_blank">Natalie</a>, <a href="http://twitter.com/#!/maxlath" target="_blank">Maxime</a>, <a href="http://twitter.com/#!/stanjourdan" target="_blank">Stanislas</a>, <a href="http://twitter.com/#!/soann" target="_blank">Anne-Sophie,</a> ont publié les principaux articles parus sur le blog depuis six mois. Devenu une aventure éditoriale collective, ce blog a rassemblé des énergies diverses mais partageant un même constat -la collaboration permise par Internet transforme l&#8217;activité économique dans son ensemble- et une même aspiration : faire connaître et accompagner le développement de l&#8217;économie collaborative, telle que nous la comprenons et définissons :</p>
<blockquote><p>&#8220;Une économie dans laquelle les modèles peer-to-peer, communautaires, participatifs et distribués transforment l&#8217;ensemble des activités économiques, de la production à la distribution des biens et des ressources, en passant par les services et styles de vie collaboratifs.&#8221;</p></blockquote>
<p>Au-delà de la démarche éditoriale, l&#8217;objectif de notre collectif est aujourd&#8217;hui de fédérer le mouvement de l&#8217;économie collaborative via l&#8217;organisation d&#8217;événements de sensibilisation et de soutien aux entrepreneurs et catalyser les collaborations entre les innovateurs de l&#8217;économie collaborative.</p>
<div id="attachment_2496" class="wp-caption aligncenter" style="width: 615px"><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/ouishare-lisa.jpg"><img class="size-full wp-image-2496" title="ouishare lisa gansky" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/ouishare-lisa.jpg" alt="" width="605" height="410" /></a><p class="wp-caption-text">Credits http://www.stefanoborghi.com/</p></div>
<p>Ce collectif, cette communauté, c&#8217;est <a href="https://www.facebook.com/OuiShare" target="_blank">OuiShare</a>, née de manière informelle dans un groupe sur Facebook il y an, et rassemblant aujourd&#8217;hui 300 personnes de 15 nationalités différentes, partageant leur veille et échangeant en trois langues (français, anglais, espagnol).</p>
<blockquote><p>OuiShare vise à rassembler la communauté des enthousiastes et des observateurs critiques du mouvement de l’Economie Collaborative, afin :</p>
<ul>
<li>d’en décrypter les nouveaux modèles ;</li>
<li>de comprendre leur impact sur l’économie et la société ;</li>
<li>d’évangéliser le grand public, les entreprises et les pouvoirs politiques ;</li>
<li>de mener des travaux de fond sur des sujets transverses, tels que les problématiques de confiance, de la création de biens communs, ou encore le recours aux monnaies complémentaires.</li>
</ul>
</blockquote>
<p dir="ltr">Concrètement, l’action de OuiShare se matérialise par l’animation de la communauté au niveau global et local (via un réseau de correspondants par pays et par villes), mais aussi au travers de projets “online &amp; offline” portés par ses membres actifs :</p>
<ul>
<li>Un Média Online, Collaboratif et Multilingue, en ligne d&#8217;ici la fin du mois ;</li>
<li>Un Web-Documentaire Collaboratif : <a href="http://collaborative-cities.com/" target="_blank">Collaborative Cities</a>, porté par <a href="http://twitter.com/#!/macsym" target="_blank">Maxime Leroy</a>, et retraçant le mouvement au travers des portraits d’entrepreneurs et d’utilisateurs dans une dizaine de villes ;</li>
<li>Un Livre Collaboratif analysant l’impact de l’économie collaborative (sortie prévue début 2013)</li>
<li>Des Evénements fédérant la communauté au niveau local : conférences, workshops,  et soirées d’échange avec les acteurs de l’économie collaborative ;</li>
</ul>
<p><a href="http://vimeo.com/40168267">OuiShare Talk @Mutinerie : Lisa Gansky</a> from <a href="http://vimeo.com/mutinerie">Mutinerie</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Cette communauté, c&#8217;est, en France, <a href="http://twitter.com/#!/btincq" target="_blank">Benjamin</a>, <a href="https://twitter.com/#!/moodeo" target="_blank">Edwin</a>, <a href="http://twitter.com/#!/floreblooms" target="_blank">Flore</a>, <a href="http://twitter.com/#!/rachel_arn" target="_blank">Rachel</a>, <a href="http://twitter.com/#!/hola_nat" target="_blank">Natalie</a>, <a href="http://twitter.com/#!/macsym" target="_blank">Maxime</a>, <a href="http://twitter.com/#!/stanjourdan" target="_blank">Stanislas</a>, <a href="http://twitter.com/#!/soann" target="_blank">Anne-Sophie,</a> <a href="http://twitter.com/#!/glenux" target="_blank">Glenn</a> et de nombreux autres qui contribuent à rendre possible OuiShare depuis quatre mois maintenant. C&#8217;est aussi <a href="http://twitter.com/#!/magovsky" target="_blank">Magalie</a> à Berlin, <a href="http://twitter.com/#!/paulmezier" target="_blank">Paul</a> à Londres, <a href="http://twitter.com/#!/conscollab" target="_blank">Albert</a> à Barcelone, <a href="http://twitter.com/#!/meedabyte" target="_blank">Simone</a> à Rome, Alex à Madrid&#8230;</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Le premier OuiShare Summit</h3>
<p><span id="internal-source-marker_0.09859723574481905"> </span></p>
<p dir="ltr">Le OuiShare Summit est LE rendez-vous annuel majeur de la communauté au niveau européen. Un grand merci à nos deux sponsors qui nous accompagne sur ce Summit, BlaBlaCar (<a href="http://www.covoiturage.fr/" target="_blank">Covoiturage.fr</a>) et <a href="http://mutinerie.org/" target="_blank">Mutinerie Coworking</a>.</p>
<p dir="ltr"><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/BlaBlaCar1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="BlaBlaCar" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/BlaBlaCar1.png" alt="" width="240" height="207" /></a><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/mutinerie_logo1_860.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2487" title="mutinerie_logo1_860" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/05/mutinerie_logo1_860-300x112.png" alt="" width="300" height="112" /></a></p>
<p dir="ltr">Cette journée de conférences et de workshops, en anglais, a pour triple objectif de :</p>
<ul>
<li>
<p dir="ltr">Produire du contenu à forte valeur ajoutée autour de l’économie collaborative ;</p>
</li>
<li>
<p dir="ltr">Fédérer la communauté européenne pour faire émerger des collaborations sur les projets globaux et locaux de ses membres ;</p>
</li>
<li>
<p dir="ltr">Catalyser le développement international de OuiShare.</p>
</li>
</ul>
<p dir="ltr">La première édition se tiendra le samedi 26 mai 2012 à Paris, dans les locaux de <a href="http://mutinerie.org/" target="_blank">Mutinerie Coworking</a> (qui est en train de devenir l&#8217;un des hauts lieux de l&#8217;innovation sociale à Paris), et rassemblera une centaine de leaders globaux et locaux. Interviendront lors de la journée :</p>
<ul>
<li><strong>Antoine Van Den Broek</strong>, Co-Founder, <em>Mutinerie Coworking</em></li>
<li><strong>Thomas Berman</strong><em><strong>, </strong>Social Innovator</em></li>
<li><strong>Marc David Choukroun</strong>, Co-Founder, <em>La Ruche Qui Dit Oui</em></li>
<li><strong>Simone Cicero</strong>, Co-Founder, <em>Hopen.it</em></li>
<li><strong>Thanh N&#8217;Ghiem</strong>, Founder, <em>Angenius, Movilab</em></li>
<li><strong>Vincent Ricordeau</strong>, CEO, Co-Founder, <em>KissKissBankBank</em></li>
<li><strong>Albert Cañigueral</strong>, Founder, <em>ConsumoColaborativo</em></li>
<li><strong>Nicolas Le Douarec</strong>, Co-Founder, <em>Cityzencar</em></li>
<li><strong>Alexandre Grandremy</strong>, CEO, Co-Founder, <em>Deways</em></li>
<li><strong>Paulin Dementhon</strong>, CEO, Co-Founder, <em>Voiturelib</em></li>
<li><em><strong>Magali Boisseau Becerril</strong></em><em>, </em><em>CEO, Founder,</em><em> Bedycasa</em></li>
<li><strong>Daniel Bartel</strong>, <em>Auto Netzer / Founder, KoKonsum</em></li>
<li><strong>Frédéric Mazzella</strong>, CEO, Co-Founder, <em>Comuto / BlablaCar / Covoiturage.fr</em></li>
<li><strong>Kyra Maya Phillips</strong>, Co-Author, <em>The Misfit Economy</em></li>
<li><strong>Olivier Grémillon</strong>, CEO France, Belgium, Moroccco, <em>AirBnB</em></li>
<li><strong>Juho Makkonen</strong>, CEO, Co-Founder<em>, </em>Kassi</li>
<li><strong>Christian Fauré<em>, </em></strong>Techno-Philosopher &amp; Administrator<em>, Ars Industrialis</em></li>
<li><strong>Maxime Leroy</strong>, Director of <em>Collaborative Cities</em></li>
<li><strong>Nathan Stern</strong>, Social Engineer</li>
</ul>
<p dir="ltr">Devant la demande pour assister à l&#8217;événement, nous ouvrons 20 places au public au prix de 20 €. Si vous êtes intéressé pour participer à cette rencontre, nous vous proposons de nous dire en 2 paragraphes pourquoi vous souhaiteriez assister à la rencontre en suivant <a href="https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEI3U0w1cTFROF8zRndVblZJVTBzQ3c6MQ" target="_blank">ce lien</a>. Nous reprendrons contact avec vous très rapidement.</p>
<p dir="ltr">#OuiShareLove</p>
<p dir="ltr"><a href="https://twitter.com/#!/ccollab" target="_blank">Antonin</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La Consommation Collaborative en vidéo par Adesias (et OuiShare)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/LdB6Tet9Q7g/2440-consommation-collaborative-vide-adesias-et-ouishare.html</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 13:52:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonin Léonard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le concept]]></category>
		<category><![CDATA[Adesias]]></category>
		<category><![CDATA[consommation collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[OuiShare]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[La Consommation Collaborative en vidéo. Simple et efficace.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 6 mois, Eric Baille, co-fondateur d&#8217;<a href="http://www.adesias.fr/">Adesisas</a> et ami, me contactait pour réfléchir ensemble au scénario et à la réalisation d&#8217;une vidéo sur la consommation collaborative. Six mois après, après de nombreux échanges entre Eric et la communauté <a href="https://www.facebook.com/OuiShare">OuiShare</a> et beaucoup d&#8217;énergie déployée par Adesias, voici le résultat. Le parti pris assumé : beaucoup de pragmatisme, un peu d&#8217;auto-dérision et on l&#8217;espère, un résultat à la hauteur. Vos réactions sont les bienvenues :) Une prochaine vidéo est prévue non plus seulement sur la consommation, mais sur l&#8217;économie collaborative dans son ensemble.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/39760685?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="604" height="340" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe>
<p><a href="http://vimeo.com/39760685">La consommation collaborative</a> from <a href="http://vimeo.com/adesias">adesias.</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Pourquoi la finance collaborative peine à se développer en France</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/9SdmbBLWrMA/2379-finance-collaborative-peine-a-se-developper-en-france.html</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 13:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA["finance collaborative"]]></category>
		<category><![CDATA["finance participative"]]></category>
		<category><![CDATA["Prêt-d'union"]]></category>
		<category><![CDATA[Friendsclear]]></category>
		<category><![CDATA[kisskissbankbank]]></category>
		<category><![CDATA[peer-to-peer]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre vide juridique, conservatisme, protectionnisme des autorités monétaires et lobbyisme des acteurs traditionnels... la finance de demain peine à se développer en France... A tel point que les entrepreneurs du secteur unissent leurs forces pour tenter de sensibiliser les décideurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Fotolia_31198294_S.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2403" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Fotolia_31198294_S.jpg" alt="" width="605" height="374" /></a></p>
<p><strong>Entre vide juridique, conservatisme, protectionnisme des autorités monétaires et lobbyisme des acteurs traditionnels&#8230; la finance de demain peine à se développer en France&#8230; A tel point que les entrepreneurs du secteur unissent leurs forces pour tenter de sensibiliser les décideurs.</strong></p>
<p>Alors que la crise financière continue son bonhomme de chemin et que les perspectives pour l’économie mondiale s’assombrissent, la finance collaborative se développe en France et propose des alternatives aux méthodes financières traditionnelles.</p>
<p>Du crédit entre particuliers à l&#8217;investissement collectif dans des startups, en passant par le micro-crédit solidaire ou le financement participatif, voici autant d’initiatives qui semblent montrer la voie pour la finance traditionnelle : plus de pouvoir aux citoyens, moins d’intermédiaires, et des pratiques plus responsables.</p>
<p>Pourtant, aussi prometteur que soit la finance collaborative, le cadre réglementaire et institutionnel français constitue un frein à son développement&#8230; Frein dont les entrepreneurs du secteur aimeraient beaucoup se libérer.</p>
<div id="attachment_2400" class="wp-caption aligncenter" style="width: 559px"><a href="http://financeparticipative.eventbrite.com/"><img class="size-full wp-image-2400 " src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/finance-participative.jpg" alt="" width="549" height="218" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de &quot;La finance participative interpelle les candidats&quot; </p></div>
<h2>Défier le monopole bancaire</h2>
<p>Pour beaucoup d’acteurs de la finance, la première embûche consiste à obtenir l’autorisation de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP), autorité administrative indépendante en charge de la supervision financière auprès de la Banque de France. Concrètement, l’ACP gère le monopole bancaire. Dès lors, toute entreprise ambitionnant d’octroyer des crédits, créer des outils de paiement, ou gérer de l’argent pour compte de tiers, doit au préalable obtenir l’autorisation de l’ACP pour exercer son activité.</p>
<p>Les co-fondateurs de <a title="pret d'union" href="http://consocollaborative.com/2085-finance-collaborative-pret-dunion-credit.html">Prêt d’Union</a> en savent quelque chose : cette autorisation n’est pas facile à obtenir. La startup de prêt entre particuliers n’a pu se lancer qu’en septembre 2011, après deux années de négociations avec la Banque de France et malgré le contexte financier très incertain de l’été dernier. “<em>C’était très compliqué, notamment car pour obtenir l’agrément, il faut réunir un capital de 5 millions d’euros</em>” explique l’un des co-fondateurs Thomas Beylot. “<em>Du coup, d’un coté la banque de France attendait que nous ayons les fonds, de l’autre, nos investisseurs ne voulaient pas prendre de risque tant que nous n’avions pas l’agrément</em>”.</p>
<p>Pour contourner ces contraintes, une autre solution consiste à nouer un partenariat avec une banque ayant déjà une licence. C’est ce qu’ont fait les fondateurs de <a title="credit p2P" href="http://www.friendsclear.com/">Friendsclear</a>, première plateforme de financement communautaire entre entrepreneurs et investisseurs en France. Un partenariat avec le Crédit Agricole permet non seulement à Friendsclear de bénéficier de l’agrément bancaire dont dispose déjà le Crédit Agricole, mais également de l’infrastructure technique qui facilite les opérations de la startup.</p>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Friendsclear.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2393" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Friendsclear.jpg" alt="" width="600" height="383" /></a></p>
<p>Mais trois mois après son lancement, l’ACP notifie Friendsclear de la non-conformité de ses activités, et doit les interrompre. &#8220;<em>Ce fut un coup dur pour nous</em>”, se souvient le co-fondateur Nicolas Guillaume, selon qui les critères de décision de l’ACP sont parfois “peu anticipables”. Le principal reproche de la Banque de France est que l’activité de Friendsclear serait “trop risquée” pour les investisseurs. Mais Nicolas Guillaume trouve les exigences de la Banque de France trop élevées, et se défend :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Sur Friendsclear le risque est par nature limité car les montants investis sont assez faibles (entre 100 et 2200 euros) et de plus, les investisseurs sont parfaitement informés du risque qu’ils prennent. La Banque de France nous demande d’appliquer les règles prudentielles adaptées à des fonds d’investissement classiques alors que nous, nous jouons dans une autre catégorie</p>
</blockquote>
<p>Pour répondre aux nouvelles exigences de l’ACP, Friendsclear et son partenaire ont dû revoir leur formule, validée cette fois-ci explicitement par une autorisation spécifique. L&#8217;activité peut reprendre en décembre 2011, mais sous une autre forme. C’est désormais le Crédit Agricole qui valide en amont les demandes d’emprunt (et non les utilisateurs), en plus de proposer une garantie en capital. De plus, les investisseurs de Friendsclear doivent désormais investir dans des ‘paniers’ de projet, et non plus directement dans un projet en particulier, comme c&#8217;était le cas auparavant.</p>
<blockquote><p>“<em>L’esprit initial du projet est conservé</em>, rassure Nicolas Guillaume, <em>mais honnêtement, on pourrait faire beaucoup mieux</em>”.</p></blockquote>
<p>Arnaud Poissonnier, créateur de la plate-forme de microcrédit Babyloan a anticipé ces difficultés : “<em>Dès le départ, nous avons opté pour un stratégie très conciliante. Plutôt que d’aller voir l’ACP en essayant de lui imposer notre modèle, nous y sommes allés avec l’objectif de construire avec eux notre modèle de développement</em>” explique-t-il. Autre conseil pour approcher les autorités monétaires : bien mettre en valeur l’expérience bancaire des porteurs de projet, et se conformer aux dossiers de demande d’agrément bancaire (même si l’on ne lance pas une banque).</p>
<p>Et cela a marché : seulement cinq mois ont été nécessaires pour obtenir l’accord de la Banque de France. Mais d’autres embûches ont du être surmontées. L’une des premières fut l’article 511-6 du code monétaire et financier qui interdisait aux particuliers de financer les activités d’entreprises, interdisant de facto le microcrédit en France. Un an de lobbyisme plus tard, Bercy amenda finalement l’article afin de permettre aux particuliers de financer des institutions à but non lucratif.</p>
<p>Mais aujourd’hui encore, les institutions monétaires représentent pour <a href="http://babyloan.org">Babyloan</a> un obstacle au développement de ses activités. “<em>Pour éviter d’avoir des problèmes, nous prenons le soin d’aller les voir dès que nous envisageons de lancer de nouveaux services</em>”, explique Poissonnier, tout en précisant que l’ACP fait barrage à certains des projets de Babyloan parmi lesquels la création de cartes prépayées ou la possibilité de financer&#8230; des Français.</p>
<h2>“Les banques étaient frileuses”</h2>
<p>Pour les plateformes spécialisées dans le don (ici l&#8217;argent n&#8217;est pas investi, ni prêté mais donné en échange d&#8217;une contrepartie) telles que <a href="http://www.kisskissbankbank.com/">KissKissBanbank</a> ou <a href="http://www.babeldoor.com/">Babeldoor</a>, c’est heureusement un peu moins compliqué.  Cela dit, “<em>nous sommes tout de même dans une zone de non-droit</em>”, fait valoir Vincent Ricordeau, co-fondateur de la plateforme de financement de projet artistiques KissKissbankbank.</p>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/kisskissbankbank.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2396" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/kisskissbankbank.jpg" alt="" width="608" height="112" /></a></p>
<p>Cette fois-ci, les difficultés de départ ne viennent pas tant des autorités financières que de la difficulté de trouver un partenaire bancaire. “<em>Beaucoup de banques étaient frileuses en raison du risque juridique</em>” raconte Ricordeau, qui s’est finalement tourné vers la banque Neuflize OBC, spécialisée dans le financement de projets cinématographiques. “<em>Comme ils ont l’habitude de financer des projets artistiques, ils répondent bien à nos besoins</em>” explique l&#8217;entrepreneur.</p>
<p>En revanche, Ricordeau aimerait que son entreprise puisse se passer du statut de prestataire qui lui incombe de facturer la TVA. “<em>Cela nous rend moins compétitif que d’autres concurrents qui profitent de ce flou juridique pour augmenter leurs marges. Mais nous, nous préférons être clean à 100%</em>” se justifie-t-il. Obtenir un statut de véritable opérateur financier permettrait au secteur de profiter d’un cadre fiscal plus avantageux.</p>
<h2>Le poids des lobbies ?</h2>
<p>Pour Thierry Merquiol, le fondateur de <a href="http://www.wiseed.fr/wicket/web/accueil">Wiseed</a>, plateforme permettant de lever du capital auprès des internautes, le poids des acteurs traditionnels n’est pas anodin dans les difficultés que rencontre le secteur à se développer.</p>
<p>Se situant clairement en “zone grise”, Wiseed bénéficie néanmoins jusque là d’une ‘zone d’exemption’ accordée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), mais qui contraint la startup à n’opérer que des levées de fonds représentant moins de 50% du besoin de financement de ses clients, et pour un montant inférieur à 100.000 euros.</p>
<p>“<em>La complexité de la législation fait que c’est notre valeur ajoutée vient fortement de notre capacité à nous y conformer</em>” explique Merquiol, qui ne veut pas trop dévoiler les processus juridiques déployés dans son entreprise : c’est un secret industriel.</p>
<p>Il est en revanche plus prolixe lorsqu’il s’agit de critiquer le poids des lobbies financiers. “<em>Nous sommes environ 8 fois moins cher que les acteurs traditionnels, alors forcément ça les dérange</em>”, se targue l’entrepreneur, qui ajoute :</p>
<blockquote><p><em>C’est agaçant car en fait, nous n’évoluons pas dans le même secteur. Nous, nous ne faisons que des financements en amorçage, qui représentent des plus petits montants. Un créneau délaissé par les acteurs classiques car ils n’y sont pas compétitifs</em>.</p></blockquote>
<p>D&#8217;après Merquiol, certains acteurs traditionnels sont à l’origine d’un amendement dans la loi de finance 2011 qui empêche la défiscalisation des investissements pour les holdings de plus de 50 investisseurs, ce qui défavorise un nombre important des 7000 investisseurs de Wiseed. “<em>C’est d’autant plus frustrant que l’on sait bien que les banques et assurances siphonnent les Crédit Impôt Recherche” </em>soupire-t-il <em>“Mais nous avons du mal à nous faire entendre face aux intérêts des plus gros</em>”.</p>
<p>Y-aurait-t-il un complot contre ces nouveaux acteurs qui veulent révolutionner la finance ? La plupart des personnes interrogées ont un jugement plus nuancé.</p>
<h2>“Dans la loi, le crowdfunding n’existe pas”</h2>
<p>“<em>Les gens de la Banque de France sont obsédés par le risque</em>”, estime Arnaud Poissonnier. Selon lui, elle a peur de perdre le contrôle, et qu’en cas d’échec ou de scandale, elle soit accusée de ne pas avoir vu le risque venir. &#8220;<em>Ils ont l&#8217;air très conservateurs</em>&#8221; se lâche un autre entrepreneur, au détour d&#8217;une conversation privée. Mais Nicolas Guillaume relativise :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>D’un certain coté, je les comprends</em>. <em>Dans la mesure où notre activité n’est pas explicitement autorisée, elle fait ce qu’elle peut pour ne pas elle-même outrepasser le cadre juridique. Mais mises bout à bout, toutes ces petites contraintes finissent par devenir lourdes pour nous. On charge la barque, et à tout moment, on peut nous dire d’arrêter. C’est pesant.</em></p>
</blockquote>
<p>Et Hortense Garand, de Babeldoor d’ajouter : “<em>Cette situation nous oblige à disposer d’une armée d’avocats. C’est dommage, on a mieux à faire&#8230;</em>”</p>
<p>Au final, le principal problème, c’est l’inadaptation de la législation financière et bancaire. “<em>Dans la législation, le crowdfunding n’existe pas !</em>” résume simplement Nicolas Guillaume.</p>
<p>Pour faire valoir leurs intérêts et faire progresser le cadre législatif Français, les entrepreneurs de la finance collaborative réfléchissent ensemble depuis plus d’un an et tentent de réunir leurs forces pour sensibiliser les décideurs politiques et financiers.</p>
<h2>Un &#8220;manifeste pour l&#8217;appui de la finance participative&#8221;</h2>
<p dir="ltr">Depuis quelques semaines, <a href="http://finpart.p2pventure.org/petition/">un manifeste</a> qu’ils ont rédigé circule sur internet. On peut y lire un appel à définir “<em>un cadre législatif et réglementaire qui prenne clairement position en faveur du financement direct, en tenant compte de ses spécificités et du fait qu&#8217;internet modifie et élargit les possibilités et la notion de communauté.</em>”</p>
<p dir="ltr">Les personnes à l’origine de l’initiative se veulent unanimes : il ne s’agit pas de se plaindre des difficultés qu’ils rencontrent. “<em>Nous voulons simplement faire connaître nos solutions et de faire valoir que ce que nous faisons fonctionne</em>” explique Hortense Garand de Babeldoor.</p>
<p dir="ltr">“<em>Nous sommes persuadés que la diversité des modèles de financement participatif (dons, prêts solidaires, prêts rémunérés, fonds propres) et la multiplicité des acteurs et des projets sont le gage d&#8217;une activité entrepreneuriale, créatrice et innovante, vitale pour l&#8217;économie.</em>” argumente le manifeste, déjà signé par plus de 200 personnes, dont de nombreux professionnels du secteur.</p>
<h2>“Prendre 10 ans d’avance”</h2>
<p dir="ltr">Le texte est également accompagnée d’une liste de préconisation de principes ainsi qu’une liste des amendements souhaitables pour le bon développement du secteur. “<em>En instaurant un cadre législatif favorable, nous pourrions prendre 10 ans d’avance sur les autres pays</em>” s’enthousiasme Arnaud Poissonnier.</p>
<p dir="ltr">Pour expliquer leur démarche, les initiateurs du manifeste invitent les décideurs politiques et journalistes à venir les rencontrer <a href="http://financeparticipative.eventbrite.com/">le 26 mars prochain</a>, dans le palais Brongniart, l’ancienne bourse de Paris. En toute cohérence, les acteurs de la finance participative ont fait appel aux dons de la communauté via la plateforme Babeldoor pour financer la location de la salle.</p>
<p dir="ltr">Cette démarche s’inspire grandement de l’activisme des acteurs américains. A travers une campagne nommée &#8220;<a href="http://www.startupexemption.com/">Startup Exemption</a>&#8220;, ils font des pieds et des mains depuis début 2011 pour obtenir un cadre législatif plus favorable chez eux aussi.</p>
<p dir="ltr">
<p dir="ltr">Avec un certain succès. Malgré l&#8217;opposition de l&#8217;autorité financière américaine, la SEC, ainsi que de nombreux sénateurs, le président Obama a été sensible à leurs arguments et a <a href="http://www.whitehouse.gov/blog/2011/09/08/president-s-american-jobs-act-fueling-innovation-and-entrepreneurship">fait pression</a> en faveur d’un consensus au Congrès pour faire passer une loi autorisant explicitement les levées de fonds participatives de moins de deux millions de dollars. Seule incertitude : le Sénat doit encore valider (ou amender) le texte.<strong> [update 23/03/2012: le Sénat vient <a href="http://techcrunch.com/2012/03/22/senate-passes-crowdfunding/">d'adopter le texte</a>]</strong></p>
<p dir="ltr">Les décideurs politiques français sauront-ils suivre l&#8217;exemple et écouter les demandes des entrepreneurs ? Les pessimistes feront certainement valoir que Barack Obama avait lui-même financé sa campagne électorale par du crowdfunding. A la différence notable des partis politiques de l&#8217;Hexagone &#8230;</p>
<p dir="ltr"><a href="http://twitter.com/stanjourdan">Stanislas Jourdan</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Machine du Voisin : vive le lavomatique Peer-to-Peer</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 12:19:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edwin Mootoosamy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etre un consommateur collaboratif aujourd'hui]]></category>
		<category><![CDATA[consommation collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[Défi innovation]]></category>
		<category><![CDATA[la machine du voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Skema]]></category>

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		<description><![CDATA[La Machine du Voisin libère nos machines à laver sous-utilisées. Au-delà de la portée potentielle réelle de l’initiative, c’est la petite histoire d’une innovation collaborative lancée par un groupe d’étudiants que nous avions envie de raconter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span> </span></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Dans la famille consommation collaborative je voudrais&#8230;<br />
La voiture !<br />
Ah non, je l’ai déjà.<br />
La maison ?<br />
Vu également !<br />
Je sais, la machine à laver !</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><strong>La Machine du Voisin libère nos machines à laver sous-utilisées. Au-delà de la portée potentielle réelle de l&#8217;initiative, c&#8217;est la petite histoire d&#8217;une innovation collaborative lancée par un groupe d&#8217;étudiants que nous avions envie de raconter. Elle a beaucoup à dire sur la société collaborative dans laquelle nous pourrions vivre demain et que ces étudiants sont en train d&#8217;inventer. </strong></p>
<h3>Qu&#8217;est-ce que la Machine du Voisin ?</h3>
<p><a href="http://www.lamachineduvoisin.fr/" target="_blank">La machine du voisin</a> est un service  de “partage de machines à laver” qui permet aux “SMF” (Sans Machine Fixe) de trouver une machine à laver disponible à côté de chez eux. Ce petit nouveau, à ajouter à la liste des <a href="http://consocollaborative.com/1704-100-sites-de-consommation-collaborative.html" target="_blank">initiatives de l&#8217;économie collaborative</a>, met en relation les personnes n’ayant pas de machine et ceux qui veulent bien mettre la leur à disposition en échange d’une rémunération financière ou d&#8217;une rencontre.</p>
<h3>Une école de commerce partenaire, une équipe de parrains &#8220;atypiques&#8221;</h3>
<p>Cette idée a émergé d&#8217;un projet étudiant réalisé dans le cadre du <a href="http://defi-innovation.lafusee.fr/?page_id=336">Défi Innovation</a> de la Skema Business School.</p>
<blockquote><p>&#8220;Le Défi Innovation est un challenge d’une semaine proposé aux 800 étudiants de première année de Skema au début de l’année. A la rentrée 2011 l&#8217;enjeu était de leur permettre d’appréhender les notions de libre et durable. Pour cela, nous avons réuni une équipe de personnalités atypiques pour une école de commerce : activistes, entrepreneurs, chorégraphes qui avaient la responsabilité de superviser 8 groupes de 5 étudiants chacun.&#8221;</p></blockquote>
<p>Marc Tirel, qui se définit comme détecteur et accompagnateur d&#8217;émergences organiques, était l&#8217;un des superviseurs et organisateurs du Défi Innovation cette année :</p>
<blockquote><p>&#8220;Chaque &#8220;parrain&#8221; devait sélectionner trois idées parmi les meilleures pour ensuite les soumettre au jury des deux écoles. La Machine du Voisin faisait partie des idées sélectionnées.&#8221;</p></blockquote>
<p>Si La Machine du Voisin n&#8217;a finalement pas remporté le défi, elle a bien figuré&#8230; au point que l&#8217;équipe se décide à poursuivre et à réaliser le projet. A force de travail et de débrouille, La Machine du Voisin a finalement vu le jour en février dernier. Aujourd’hui, le site n’en est encore qu’à ses débuts, mais il regroupe déjà, un mois après son lancement, plus de 200 membres et 100 machines réparties sur toute la France&#8230; et bientôt en Espagne (un article de <a href="http://www.lavanguardia.com/economia/20120316/54267984243/alquiler-intercambio-gana-adeptos-internet.html">la Vanguardia</a> en parlait il y a quelques jours).</p>
<p>Un design très fonctionnel et un lancement réussi ont permis d’atteindre rapidement ces chiffres. Ne reste plus qu&#8217;à constituer une communauté autour du projet pour évangéliser de nouveaux adeptes du “machine surfing”&#8230; ce à quoi la jeune équipe d&#8217;étudiants de la Skema Business School s&#8217;attache à faire  depuis plusieurs semaines maintenant, avec l&#8217;aide de <a href="http://movilab.eu/">Movilab</a> et de <a href="http://ouishare.tumblr.com/">Ouishare</a> notamment.</p>
<h3>Le Airbnb des lavomatiques ?</h3>
<p>En deux années seulement, <a href="http://consocollaborative.com/1993-5-airbnb-lessons-for-the-sharing-movement.html" target="_blank">Airbnb</a> est devenu un des principaux concurrents des chaînes d&#8217;hôtels (<a href="http://www.forbes.com/sites/bruceupbin/2011/06/29/airbnb-could-have-more-rooms-than-hilton-by-2012/">le phénomène américain serait sur le point de dépasser la chaîne Hilton</a>). La Machine du Voisin serait-elle aux lavomatiques ce qu&#8217;Airbnb représente dorénavant pour les chaîne d&#8217;hôtels : un concurrent de plus en plus sérieux ? Qu’est ce qui pourrait pousser les utilisateurs à passer par ce service plutôt que d’aller au certes plus traditionnel mais non moins efficace, lavomatique ?</p>
<p>A première vue, l’intérêt majeur est que potentiellement vous pourriez trouvez une machine près de chez vous, et éviter ainsi certains désagréments&#8230;</p>
<blockquote><p>&#8220;L’idée m&#8217;est venue alors que je prenais le métro avec mon bac de linge sale.&#8221; Yann Gegenheimer, co-fondateur de la Machine du Voisin</p></blockquote>
<p>Un bon prétexte également pour rencontrer vos voisins&#8230; Et oui, la consommation collaborative ce n’est pas qu’économique, c’est également social. D&#8217;ailleurs les messages de présentation des utilisateurs insistent sur l&#8217;aspect social :</p>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Chis-ducamp.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2360" title="Chis ducamp" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/Chis-ducamp.jpg" alt="" width="506" height="151" /></a></p>
<p>Cet exemple illustre bien que les comportements de consommation collaborative sont motivés par différents leviers qui vont avoir une importance plus ou moins grande en fonction du service proposé et du contexte. Ces leviers sonts liés aux motivations économique, sociale et environnementale principalement.</p>
<p>Dans le cas de la Machine du Voisin, la motivation principale des premiers utilisateurs est probablement la rencontre, la motivation sociale. Lorsque le service sera encore plus pratique, qu&#8217;un début de masse critique aura été obtenu localement, tout laisse à penser que de nouveaux utilisateurs pourraient être séduits par l&#8217;aspect économique et pratique.</p>
<blockquote><p>Assurer cette évolution et cette transition est un enjeu pour tous les entrepreneurs de l&#8217;économie collaborative : une légère évolution du design d&#8217;intéraction et du storytelling autour du service pouvant amener des modifications conséquentes en termes d&#8217;usages, qui seront autant de leviers qui pousseront à utiliser le service.</p></blockquote>
<h3>La Communauté grandit&#8230; et la collaboration s&#8217;organise</h3>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/machine-du-voisin-collaboration.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2362" title="machine du voisin collaboration" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/03/machine-du-voisin-collaboration.jpg" alt="" width="506" height="313" /></a></p>
<p><a href="http://www.lamachineduvoisin.fr/" target="_blank">La machine du voisin</a> cherche maintenant à se développer en trouvant de nouvelles machines près de chez vous. L&#8217;équipe de <a href="http://ouishare.tumblr.com/">OuiShare</a> s&#8217;est organisée pour soutenir et accompagner le projet, comme nous le ferons avec d&#8217;autres projets. Si le projet vous intéresse et que vous avez envie de contribuer à son développement, n&#8217;hésitez pas à nous faire signe pour rejoindre le <a href="https://www.facebook.com/groups/112803502180338/">groupe des ambassadeurs</a>. (Un grand bravo à l&#8217;énergie déployée par <a href="http://movilab.eu/">Movilab</a> pour faire émerger ce genre de projets également)</p>
<p>On vous laisse avec l&#8217;interview de Jean Philippe Allain, un des co-fondateurs de La machine du voisin :<br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F38796898&#038;show_artwork=true"></iframe></p>
<p><a href="https://twitter.com/#!/moodeo" target="_blank">Edwin</a> et <a href="https://twitter.com/#!/ccollab">Antonin</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’argent est mort, vive le troc</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/onP-2ejpbJs/2243-largent-est-mort-vive-le-troc.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2243-largent-est-mort-vive-le-troc.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 11:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edwin Mootoosamy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA[économie collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[kiditroc]]></category>
		<category><![CDATA[Myrecyclestuff]]></category>
		<category><![CDATA[pret a changer]]></category>
		<category><![CDATA[troc]]></category>

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		<description><![CDATA[Le troc revient au goût du jour grâce à aux réseaux de l’internet et à l’inventivité des entrepreneurs de l’économie collaborative. Remède anti-crise, développement du système D ou réponse à des aspirations plus profondes des consommateurs mutants, la montée des pratiques de troc interroge… Décryptage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Chic and troc de george::, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/george_in/385700453/"><img src="http://farm1.staticflickr.com/180/385700453_cb4eebcea5_z.jpg?zz=1" alt="Chic and troc" width="605" height="454" /></a></p>
<p><span><strong>Finis l&#8217;achat et la revente ! Le troc revient au goût du jour grâce aux réseaux de l&#8217;internet et à l&#8217;inventivité des entrepreneurs de l&#8217;économie collaborative. Remède anti-crise, développement du système D ou réponse à des aspirations plus profondes des consommateurs mutants, la montée des pratiques de troc interroge&#8230; Décryptage.</strong></span></p>
<p><span>Perçu comme un acte militant, le troc connait aujourd&#8217;hui un engouement certain et séduit de plus en plus d&#8217;entre nous, au point de devenir l&#8217;argument favori de marques en quête de fidélité. Quelles sont ces plateformes qui remettent le troc au goût du jour et comment s&#8217;y prennent-elles ? Comment et pourquoi cette pratique teintée de militantisme est aujourd&#8217;hui mise à profit par les marques ? </span></p>
<h2>Le troc, qu’est-ce que c’est ?</h2>
<p>L’économiste Pierre Alary en donne la définition suivante :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">“Le troc est un transfert réciproque de biens et/ou de services, identifiés, entre plusieurs acteurs. L&#8217;objectif du transfert est marchand et une fois les mouvements effectués selon les termes de l&#8217;accord, la relation entre les protagonistes est close. Le troc ne fait pas directement appel à un élément tiers homogénéisant la valeur des biens et services transférés. L&#8217;absence de ce tiers implique des négociations pour déterminer les termes de l&#8217;échange entre les biens et services  transférés.”</p>
</blockquote>
<h3>Rapide histoire du troc</h3>
<p dir="ltr">Le troc est l’un des premiers modèles d’échange utilisé par les Hommes. Mis en place par de nombreuses civilisations comme l’Egypte des pharaons ou les peuples amérindiens, il est alors caractérisé par l&#8217;absence de monnaie dans le transfert de possession. Puis est arrivé l&#8217;argent&#8230; La pratique du troc a néanmoins perduré dans toutes les civilisations qui ont suivi de manière plus ou moins confidentielle, le troc apparaissant comme de plus en plus archaïque face à la modernité symbolisée par la monnaie.</p>
<h2>Internet : de nouvelles perspectives pour le troc</h2>
<p dir="ltr">Internet donne aujourd&#8217;hui un nouvel essor au troc. Les acteurs se multiplient, les business models aussi. Pour Vincent de Montalivet, co-fondateur de <a href="http://www.myrecyclestuff.com/fr/troc/">Myrecyclestuff.com</a>,</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">L’Internet en tant que réseau permet de multiplier les contacts entre personnes, génère la confiance plus rapidement et facilite la prise de décision entre inconnus. Une fois la prise de contact et la négociation effectuées, l&#8217;échange peut avoir lieu dans la vraie vie.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Différentes startups se positionnent&#8230; certaines privilégient la communauté et la rencontre, c&#8217;est justement le cas de Myrecyclestuff.</p>
<blockquote><p>Nous avons une vraie vision communautaire du troc : le système et l’algorithme ont été conçus pour permettre aux utilisateurs d’échanger avec des personnes à proximité. Sur notre site, dans 80% des cas, le troc est permis par la rencontre.</p></blockquote>
<h3>&#8220;Renouvelez gratuitement votre dressing&#8221;</h3>
<p>D&#8217;autres services mettent davantage l&#8217;accent sur la praticité et le troc de même types de biens pour faciliter la lisibilité chez l&#8217;utilisateur. <em>&#8220;Renouvelez gratuitement votre dressing. 1 article envoyé, 1 article reçu en retour.&#8221;</em> annonce ainsi <a href="http://www.pretachanger.fr/">pretachanger.fr</a>. Dans le contexte actuel, la promesse est alléchante&#8230; Benjamin Augros, co-fondateur de Pretachanger a eu l&#8217;idée de créer ce site en fin d&#8217;étude à EM Grenoble :</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai réalisé mon mémoire de fin d&#8217;étude sur le lancement d&#8217;un site de troc innovant. J&#8217;ai étudié les sites de trocs existants pour me rendre compte que le problème principal est la friction (il est compliqué de se mettre d&#8217;accord pour troquer deux biens différents). Pour résoudre ce problème, nous avons mis au point un algorithme qui permet de mettre en place des boucles d&#8217;échange.</p></blockquote>
<p>Concrètement, comment cela se passe ? Au moment de l&#8217;inscription, on est amené à renseigner les vêtements qui nous intéressent et à proposer les siens. Dès qu&#8217;une boucle de troqueurs est obtenue, l&#8217;échange est réalisé.<br />
<a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/02/pretachanger.fr_.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2298" title="pretachanger.fr" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/02/pretachanger.fr_.jpg" alt="" width="605" height="391" /></a></p>
<h3>Monnaies complémentaires</h3>
<p dir="ltr">Pour mettre de l&#8217;huile dans les moteurs du système, certains de ces services ont ou vont introduire une unité de compte pour fluidifier les échanges et permettre de profiter d’une offre plus large. <a href="http://www.kiditroc.com/" target="_blank">Kiditroc</a> (troc de vêtements pour enfants) par exemple, va introduire des points d’échange.</p>
<p dir="ltr">
<p><a href="http://www.guesttoguest.com/">GuestToGuest</a> (échange de maisons) a également mis en place un système de GuestPoints, <a href="http://consocollaborative.com/1871-guesttoguest-echange-maisons.html">nous expliquait</a> il y a peu Emmanuel Arnaud, son fondateur :</p>
<blockquote><p><em>Les points permettent de multiplier les échanges, il suffit de trouver des gens qui veulent bien vous accueillir pour pouvoir partir, de votre côté, vous gagnez des points quand des personnes utilisent votre maison.</em></p></blockquote>
<p>Le système de points rentre également dans le business model : <em>&#8220;à terme, une petite fraction (5-10%) des GuestPoints seront vendus. Ainsi, si vous accueillez autant que vous partez, vous n’achèterez jamais de GuestPoints, mais si vous partez plus que vous n’accueillez, vous aurez besoin d’acheter des GuestPoints.&#8221;</em><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="605" height="454" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FnjvweCeb3E?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="605" height="454" src="http://www.youtube.com/v/FnjvweCeb3E?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Le troc change de nature</h3>
<p dir="ltr">Avec Internet, la pratique du troc évolue en rendant obsolète une dimension majeure du troc : la négociation.</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">“Jevons (1835-1882) identifie clairement la nécessité de négocier pour déterminer les termes de l&#8217;échange lors d&#8217;une relation ou la monnaie métallique n&#8217;intervient pas.”</p>
</blockquote>
<p>La phase de négociation avait deux rôles distincts:</p>
<ul>
<li>Elle permettait de différencier le troc du don.</li>
<li>En l’absence de monnaie métallique elle permettait de fixer la valeur du bien.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Dans le cas de <a href="http://kiditroc.com/" target="_blank">kiditroc</a> et de <a href="http://www.guesttoguest.com/">GuestToGuest,</a> la valeur des biens proposés étant connue à l’avance et les points d&#8217;échange cumulables, la négociation n’a plus lieu d’être. Le système de points fait donc office de “tiers homogénéisant”. Dans le cas de <a href="http://www.pretachanger.fr/">Pretachanger.fr</a>, l&#8217;ingéniosité vient des boucles d&#8217;échange. Sans compter que l&#8217;offre de troc s’est considérablement élargie avec le développement d’Internet : on trouve aujourd&#8217;hui plus facilement ce que l’on cherche sans avoir à négocier. Pour <a href="http://www.myrecyclestuff.com/fr/troc/">Myrecyclestuff</a>, un algorythme de &#8220;matching&#8221; permet à l&#8217;utilisateur d&#8217;avoir des suggestions d&#8217;objets qu&#8217;il recherche pour ensuite entammer la négociation.</p>
<h2>Le troc, signal faible ?</h2>
<p dir="ltr">Le troc se développe et se démocratise : il pourrait, dans les prochaines années convaincre de nouvelles franges de la société. De part sa logique, il ne concerne pas les mêmes biens que d’autres formes de consommation collaborative. On a ici affaire à des objets qui ont une durée d’utilisation relativement courte par rapport à leur durée de vie (vêtements, articles de sport, livres).</p>
<p>Vincent de Montalivet (Myrecyclestuff) nuance cet engouement :</p>
<blockquote><p>Pour la majorité des personnes, le troc reste perçu comme un moyen alternatif, une activité préhistorique qui n’a pas d’avenir.</p></blockquote>
<p dir="ltr">Justement, les nouveaux modèles mis en place (boucle de troqueurs, unité de compte) seraient-ils la solution ? Une évidence même pour Marina Calmes, responsable marketing et communication de Pretachanger :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Chez nous, l&#8217;algorithme est le coeur du service, c&#8217;est ce qui permet d&#8217;organiser des boucles d&#8217;échange et de les démultiplier. C&#8217;est l&#8217;efficacité et la simplicité qui sont recherchées et l&#8217;assurance de trouver quelque chose en échange de ce qu&#8217;on propose : nous permettons cela.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Après 6 mois d&#8217;activité, Pretachanger compte aujourd&#8217;hui 8 000 inscrits et 32 000 articles disponibles et envisage de se développer sur d&#8217;autres univers :<em> &#8220;nous allons rapidement proposer des articles de puériculture et hi-tech notamment.&#8221;</em></p>
<h3>Un contexte porteur</h3>
<p dir="ltr">Le contexte économique, mais également écologique et social, actuel s’avère favorable au développement d’initiatives autour du troc. Karina Benamer, planneuse stratégique digitale l&#8217;expliquait ainsi dans <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites1/troc-nouveau-contrat-confiance,31,2174.html">Influencia</a> :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Il faut croire que le troc n’est pas dénué de valeurs. Au-delà de répondre à un besoin d’usage, il réinjecte de la solidarité, de la responsabilité sociétale tout en surfant sur la tendance de l’upcycling.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/02/troc_heures.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2312" title="troc_heures" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/02/troc_heures.png" alt="" width="610" height="366" /></a></p>
<p dir="ltr">Une aubaine pour des marques et des distributeurs en quête de nouvelles relations de confiance. Decathlon avec son Trocathlon, les <a href="http://www.accorderie.fr/">accorderies</a> soutenues par la fondation MACIF, Castorama et <a href="http://lestrocheures.fr/" target="_blank">lestrocheures</a> (qui propose du troc de compétences en partageant des heures de bricolage) ou encore Intermarché avec sa plateforme sur facebook <a href="http://apps.facebook.com/familytroc/" target="_blank">Family Troc</a>, les exemples se multiplient. Récupération ? Pas nécessairement&#8230; nous expliquait Vincent de Montalivet :</p>
<blockquote><p>Pour les distributeurs, le troc est un moyen de se différencier sur le terrain du <em>Social Service Marketing</em>, et de renforcer la fidélisation.</p></blockquote>
<p dir="ltr">Intégré dans une stratégie globale, le troc peut devenir un levier marketing puissant : il véhicule des valeurs fortes comme l’entraide, le partage, la convivialité &#8211; valeurs qui peuvent être recherchées par les marques. Le troc devient ainsi un outil au service de la <em>brand equity</em>, de la &#8220;<a href="http://brand-utility.com/">brand utility</a>&#8221; nous corrigerait notre ami <a href="https://twitter.com/#!/_brieuc">Brieuc Saffré</a>.</p>
<h3>Le troc peut-il remplacer l&#8217;argent ?</h3>
<p dir="ltr">La question a de quoi faire sourire&#8230; mais le retour en force du troc comme pratique commerciale n&#8217;est pas anodine : elle témoigne de la remise en question du rôle de l&#8217;argent comme catalyseur d&#8217;échanges et donc créateur de lien social. Se poser cette question c&#8217;est d&#8217;ores et déjà reconnaître que l&#8217;on peut, dans la vie de tous les jours, utiliser différentes formes de pratiques commerciales.</p>
<p dir="ltr">Qu’il soit utilisé comme levier marketing ou comme alternative aux modes de consommation actuels, le troc redevient un comportement de consommation légitime et une pratique commerciale à part entière. Cette résurgence du troc est sans conteste un de ces signaux faibles de notre monde en transition. A surveiller donc&#8230;</p>
<p dir="ltr"><a href="https://twitter.com/#!/moodeo">Edwin</a> et <a href="https://twitter.com/#!/ccollab">Antonin</a> (<a href="http://ouishare.tumblr.com/">OuiShare</a>)</p>
<p dir="ltr">Crédit Flickr : <a href="http://www.flickr.com/photos/george_in/385700453/">George_in</a></p>
<p dir="ltr">Voir aussi :</p>
<ul>
<li>Influencia : <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites1/troc-nouveau-contrat-confiance,31,2174.html">Troc, le nouveau contrat de confiance</a></li>
<li>Le concept : <a href="http://brand-utility.com/">brand-utility.com</a></li>
<li>Interview de Betrand Carcel, co-fondateur de Kiditroc</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’économie collaborative et OuiShare en Prime Time sur BFM Business</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/EKBX4mLkvbM/2266-economie-collaborative-ouishare-bfm-business.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2266-economie-collaborative-ouishare-bfm-business.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 12:24:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonin Léonard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le concept]]></category>
		<category><![CDATA[Antonin Léonard]]></category>
		<category><![CDATA[consommation collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[Guilhem Chéron]]></category>
		<category><![CDATA[OuiShare]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[zilok]]></category>

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		<description><![CDATA[L'émission Paris d'Avenir consacrée à l'Economie Collaborative avec Marion Carette (Zilok), Guilhem Chéron (La Ruche qui dit Oui), Julien Delon (Séjourning) et Antonin Léonard (OuiShare)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marion Carette (Zilok), Julien Delon (Sejourning), Guilhem Chéron (La Ruche qui dit Oui) et moi-même étions les invités de l&#8217;émission Paris d&#8217;Avenir, animée par Nathalie Croisé. Un grand merci à elle et à son équipe pour avoir donné la parole à ces trois entrepeneurs qui proposent de nouveaux modèles. Il y était question d&#8217;économie collaborative, des facteurs d&#8217;émergence, des bénéfices économiques et sociétaux. Une occasion pour nous de présenter <a href="https://www.facebook.com/OuiShare">OuiShare</a> ainsi que notre vision de l&#8217;économie collaborative. Dites-nous ce que vous en avez pensé ! Vous verrez les coupures publicitaires et la transition avec le journal de l&#8217;économie sont plutôt savoureuses&#8230;<br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xoz7hb_2012-02-22-bfm-business-consommation-collaborative_lifestyle" target="_blank">2012-02-22 &#8211; BFM Business &#8211; Consommation&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/glenux" target="_blank">glenux</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Comment Rifkin est trop fan de l’économie collaborative</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/nfE35-48kbg/2224-comment-rifkin-est-trop-fan-de-l%e2%80%99economie-collaborative.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2224-comment-rifkin-est-trop-fan-de-l%e2%80%99economie-collaborative.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 11:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Sophie Novel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA[économie collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles générations]]></category>
		<category><![CDATA[révolution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[Rifkin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier ouvrage du célèbre économiste m’a rendue fort enthousiaste ! Parmi les raisons de cet enthousiasme : la façon dont il prend en compte l’économie collaborative. Explications.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2012/02/9782918597476.jpeg" alt="" width="200" height="305" />Le dernier ouvrage du célèbre économiste m’a rendue fort enthousiaste ! Parmi les raisons de cet enthousiasme : la façon dont il prend en compte l’économie collaborative. Explications.</p>
<p>Je ne vais pas ici vous résumer La Troisième Révolution Industrielle, dernier opus de Jeremy Rifkin. J’ai eu l’occasion de le faire plus en détail sur EcoloInfo.com et j’avais envie ici de me concentrer sur la manière dont le renommé prospectiviste &#8211; qui n’a rien d’un gentil utopiste, intègre la logique collaborative dans sa vision de l’économie de demain.</p>
<h2>Repenser la propriété</h2>
<p>Rifkin anticipe depuis longtemps le passage d&#8217;une économie de la propriété à un âge de l&#8217;accès. Dans ce nouveau livre, il détaille une fois encore ce besoin de repenser la propriété : dans la théorie classique, les échanges de propriété sur le marché constituent le moyen le plus efficace de stimuler l’activité économique et de répandre la prospérité. Mais cette notion n’est apparue qu’avec l’ère de l’agriculture, explique-t-il : avant, notre espèce menait une vie communautaire de chasseurs et de cueilleurs… Puis ce fut une propriété pensée comme collective plus qu’individuelle : la fin de l’économie féodale et l’aube de l’ère du marché sont arrivées avec l’adoption des grandes lois d’enclosure de l’Angleterre des Tudor et élisabéthaine. Sans parler des philosophes des lumières, qui « <em>ont fini par voir dans l’acquisition de biens une pulsion inhérente à notre constitution biologique et non une préférence sociale déterminée par un paradigme d’énergie/communications bien précis</em>. »</p>
<p>Le mécanisme de marché est devenu « la main invisible » qui régule l’offre et la demande de propriété privées, et la recherche de l’intérêt personnel garantit une amélioration régulière du bien-être général et fait avancer l’humanité sur la route vers un progrès illimité…</p>
<p>Mais le paradigme est sur le point de changer, affirme Rifkin :</p>
<blockquote><p>« <em>L’émergence de la Troisième Révolution Industrielle introduit une conception très différente des pulsions de l’espèce humaine et des postulats qui régissent son activité économique. La nature distribuée et coopérative du nouveau paradigme économique impose un réexamen fondamental de la haute considération dont jouissaient à l’époque précédente les rapports de propriété privée sur les marchés.</em></p>
<p><em>La connexion toujours plus rapide du système nerveux de chaque être humain à tout autre être humain sur terre via Internet et les autres nouvelles technologies de communication nous propulse dans un espace social mondial et dans un champ inédit de temps simultané. Par conséquent, l’accès aux vastes réseaux mondiaux devient une valeur aussi importante que les droits de propriété privée aux XIXe et XXe siècle.</em> »</p></blockquote>
<p>Comment expliquer cette évolution ?</p>
<h2>Merci Wikipedia et Facebook</h2>
<p>Pour Rifkin, les jeunes générations y sont pour beaucoup :</p>
<blockquote><p>« <em>La génération qui a grandi sur Internet se soucie fort peu, manifestement, de l’aversion des théoriciens classiques de l’économie pour le partage de la créativité, du savoir et des compétences, et même des biens et services dans des communaux ouverts en vue de l’intérêt commun </em>»</p></blockquote>
<p>Dans la conception économique classique en effet, ces dispositifs sont contraires à la nature humaine et voués à l’échec. Pourquoi ? A cause des grands-méchants-comportements-prédateurs : certains profiteront de la naïveté de leur pairs en bénéficiant gratuitement des apports des autres (on retrouve ici la logique du  passager clandestin).</p>
<p>La différence sur laquelle insiste Rifkin, c’est que les jeunes partagent naturellement : ils sont prêts à donner de leur temps et de leur savoir, en général gratuitement, pour les autres. Ils le font <em>« par joie pure et simple de partager leur vie avec les autres – et ils sont sûr que contribuer au bien-être de tous ne leur enlève rien, mais accroît leur propre bien être, énormément »</em>.</p>
<p>Au final, Facebook et Wikipedia défient le fondement même de l’économique classique : non, les humains ne sont pas des créatures intéressées toujours en quête d’autonomie ! Ils sont pires, et les réseaux sociaux révèlent notre vraie nature, pourrait-on dire :</p>
<blockquote><p><em>« Les énergies et les moyens de communication de la TRI* mettent au jour un ensemble de pulsions biologiques tout à fait différent – le besoin de convivialité et la quête de communauté »</em></p></blockquote>
<p>Et que cela va-t-il donner, concrètement ?</p>
<h2>Une économie canapé ?</h2>
<p>A poursuivre ma lecture, j’ai fait un raccourci et me suis dit que l’on pouvait désormais parler d’ « économie canapé » : comprenez moi, si je fais ce clin d’œil au principe du couchsurfing, c’est aussi parce que l’économie s’horizontalise et devient plus distribuée, valorisant davantage les relations en pair à pair (plus que les échanges autonomes) et poussant ainsi les entreprises à transformer la nature même de leurs méthodes d’acquisition de revenus :</p>
<blockquote><p>« <em>Produire un bien pour l’échanger, idée forte du capitalisme, devient de moins en moins rentable dans une économie intelligente où les coûts d’échange ne cessent de s’alléger jusqu’à la quasi-gratuité. (…) Au fil de cette évolution, les échanges de biens sur des marchés vont céder la place aux relations d’accès à des réseaux coopératifs, et la production pour la vente va être absorbée par la production pour l’utilisation en juste-à-temps. Le journaliste du NewYorkTimes Marck Levine a résumé astucieusement le nouvel état d’esprit : « le partage est à la propriété ce que l’Ipod est à la cassette audio, ou le panneau solaire à la mine de charbon. Partager c’est propre, vif, ingénieux, post-moderne ; posséder c’est terne, égoïste, timoré, arriéré »</em></p></blockquote>
<p>Conséquence ? Le capital financier ne va pas disparaître, mais on va s’en servir de manière fondamentalement différente. Avec la TRI*, le temps devient la denrée rare et l’unité de compte cruciale ; l’accès aux services l’emporte alors sur la propriété et devient le moteur essentiel de l’économie.</p>
<p>Rifkin illustre ces propos avec des exemples qu’Antonin vous a présentés à plusieurs reprises sur ce site : musique, vacances, transports… Rifkin prend même l’exemple du site internet d’Etsy pour illustrer la personnalisation des relations entre le vendeur et l’acheteur : pour Kalin, le fondateur de la plateforme citée par l’auteur, il s’agit de « contribuer à stimuler la « conscience empathique » dans la vie économique mondiale et poser les base d’une société d’inclusion. Sa vision consiste à créer des « <em>millions d’économies locales vivantes qui vont rétablir le sens de la communauté dans l’économie » est l’essence même du modèle de TRI*.</em> »</p>
<p>Au final :</p>
<blockquote><p>« <em>Tout comme l’économie de la TRI* permet à des millions de personnes de produire leur propre énergie, une nouvelle révolution de la fabrication numérique rend aujourd’hui possible de faire de même dans la production de biens durables. A l’ère nouvelle, tout le monde peut être son propre industriel autant que sa propre compagnie d’électricité. Bienvenue dans l’ère de la production industrielle distribuée </em>».</p></blockquote>
<p>Rifkin cite aussi production en trois dimensions, qui permet à chacun de produire ce dont il a besoin de manière personnalisée (cf. Within Technologies, Digital Forming, Shape Ways, Rapide Quality Manufacturing, Stratasys…) – une sorte de « fabrication additive ».</p>
<h2>A qui le succès économique ?</h2>
<p>Aux logiques durables, affirme Rifkin ! Le monde qui vient est un monde où « <em>l’accès éclipse la propriété, où le fournisseur reste en possession du bien pour le louer par tranches temporelles à des usagers dans le cadre d’un leasing, d’une location d’un temps partagé, d’un paiement d’avance pour retenir le bien et d’autres dispositif temporaires, l’idée de durabilité devient indissociable du profit, et n’est plus simplement l’acte de conscience socialement responsable d’un manager éclairé</em>. »</p>
<p>Les firmes ont donc intérêt à construire des biens durables, vus qu’ils restent leur propriété…</p>
<p>Finalement, c’est l’économie classique qui va aussi avoir besoin d’une thérapie et de s’allonger sur le canapé pour intégrer tout cela… !! Ben oui, comme nous le prédit notre visionnaire en chef :</p>
<blockquote><p><em>« Le passage de la relation vendeur-acheteur au rapport fournisseur-usager, et de l’échange de propriétés sur des marchés à l’accès à des services pour un temps déterminé dans des réseaux, nous fait voir la théorie et la pratique économiques sous un tout autre jour. Mais à un niveau plus profond encore, l’émergence d’une infrastructure d’énergie/communications de TRI change la façon dont nous mesurons le succès économique »</em></p></blockquote>
<p>A bon entendeur, prenons le train en marche !</p>
<p>Anne-Sophie Novel</p>
<p>Journaliste Economie / Développement Durable, membre de <a href="https://www.facebook.com/ouishare">Ouishare</a></p>
<h3><em>++ </em><em>Pour aller plus loin </em><em>++</em></h3>
<ul>
<li><a href="http://www.ecoloinfo.com/2012/02/07/pourquoi-j%E2%80%99ai-devore-le-dernier-rifkin-troisieme-revolution-industrielle/" target="_blank">Pourquoi j&#8217;ai dévoré le dernier Rifkin</a>, à lire sur Ecoloinfo.com</li>
<li><a href="http://blogs.rue89.com/greensiders/2012/02/07/que-jaime-quand-jeremy-rifkin-met-adam-smith-la-retraite-226527" target="_blank">Que j&#8217;aime quand Jeremy Rifkin met Adam Smith à la retraite</a>, à lire sur Greensiders/Rue89</li>
<li><a href="http://www.internetactu.net/2012/01/12/usages-mesusages/">Usages, Mésusages</a> par Hubert Guillaud</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Wifis.org, quand le wifi devient social</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/w4EHN9SK5QQ/2171-wifis-org-wifi-partage.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2171-wifis-org-wifi-partage.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Lathuiliere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA["partage de wifi"]]></category>
		<category><![CDATA[FAI]]></category>
		<category><![CDATA[Mathias Nitzsche]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Lathuilière]]></category>
		<category><![CDATA[partage]]></category>
		<category><![CDATA[voisins]]></category>
		<category><![CDATA[wifi]]></category>

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		<description><![CDATA[Partager son wifi est d'abord une question de confiance. Au-delà de l'aspect financier, ce qui compte, c'est de savoir qui va utiliser la connexion et pourquoi. C'est cela que permet Wifis.org]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Partager son wifi ? L&#8217;idée semble aller de soi, tant l&#8217;usage de nos connexions Internet est sous-optimisé. D&#8217;ailleurs les tentatives de partage de Wifi se multiplient ces dernières années (citons <a href="http://keywifi.com/">keywifi.com</a> par exemple)  mais aucune n&#8217;a vraiment réussi à faire de nous des Wifi-sharers. Pourquoi ? Car la plupart de ces solutions se concentrent sur l&#8217;aspect financier (combien pourrais-je gagner à partager mon Wifi ?) et sont souvent trop compliquées.</p>
<blockquote><p>Or, partager son wifi est d&#8217;abord une question de confiance (celui à qui je vais prêter ma connexion va-t-il en faire un usage approprié ? Est-il digne de confiance ?). Au-delà de l&#8217;aspect financier, ce qui compte, c&#8217;est de savoir qui va utiliser la connexion et pourquoi.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est cela que permet Wifis.org : en rendant les possesseurs de wifi prêts à partager visibles, Wifis.org leur permet de passer un message : &#8220;J&#8217;ai du Wifi et je le partage&#8221;. En permettant aux personnes à proximité de les contacter de manière extrêmement simplifiée, Wifis.org favorise ainsi le partage. Quand le Wifi devient un prétexte à la rencontre&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img src="https://lh3.googleusercontent.com/T-YN835jlukRlBITng8U9GciZXNnlIpv5oIXwslkKLR7pLjOd-eDZ3muZwIoQiE_JR39VNUWqS19BCW4LMym0LLs9wYy7OT_3c7XD_QCTlzeo7ZwNG8" alt="Logo Wifis.org" width="194px;" height="181px;" /></p>
<h3>Qu&#8217;est ce que Wifis.org ?</h3>
<p>C&#8217;est  un projet tout neuf (décembre 2011) né à Berlin et qui  propose à ses utilisateurs de <strong>remplacer le nom de leur réseau Wifi par  une adresse</strong> type &#8220;wifis.org/lenomquevousaurezchoisi&#8221;. Votre voisin  détectant le réseau Wifi portant ce nom pourra alors, en se rendant à  l&#8217;adresse indiquée, trouver un simple <strong>formulaire lui permettant de  rentrer en contact</strong> avec vous, le propriétaire du réseau, et d&#8217;engager  une discussion que les porteurs du projet imaginent ainsi :</p>
<blockquote><p>&#8220;Salut, aimerais-tu partager ton wi-fi et la facture? ”</p></blockquote>
<p>ou encore</p>
<blockquote><p>&#8220;Je viens d’emménager dans ce bâtiment et j’ai vu ton réseau wi-fi. As-tu envie de prendre un verre?</p></blockquote>
<h3>Concrètement, comment ça marche ?</h3>
<p>Pour créer votre adresse wifis.org, connectez-vous à l&#8217;aide de votre compte Facebook ou Google. La suite est on ne peut plus simple :</p>
<ul>
<li>Créez votre nom wifis.org</li>
<li>Ouvrez les paramètres de votre Box</li>
<li>Renommez votre réseau wi-fi avec l&#8217;adresse Wifis.org, tout en restant <strong>100% anonyme</strong></li>
</ul>
<p>Et maintenant, laissez la <a href="../983-economie-du-partage-consommation-collaborative.html" target="_blank">magie de notre passionnante époque</a> opérer !<br />
<img src="https://lh3.googleusercontent.com/FHR8TraVrDD2IXms4T1kZrz6YCOeJnEB3G5m8R3pMX2yKs3QPSS72NyuHZbKI0_7MXwxNLXMSiHoAZiGhpTGHHrHJVKTimbPOyglCFcbSiwZYFQJmd0" alt="" width="658px;" height="186px;" /></p>
<h3>Wifis.org va devenir viral</h3>
<p>Mettons  nous en situation: pour peu que vous viviez en milieu urbain dense, dans  un quartier plutôt jeune, en période de rentrée scolaire, je parie qu&#8217;il ne faudra pas 2  semaines avant que vous receviez un mail !</p>
<p>Pourquoi  ?</p>
<blockquote><p>Wifis.org bénéficie d&#8217;un modèle de <strong>viralité</strong> d&#8217;une originalité et d&#8217;une  force rare ! Non seulement le classique bouche-à-oreille, en ligne ou  non, jouera à plein &#8211; comment imaginer le contraire sur <strong>un service qui  vous permet d&#8217;économiser la moitié ou plus de votre facture internet</strong> &#8211;  mais en plus chaque utilisateur de Wifis.org rendra le service visible et connu à tous  ceux à portée de leur Box. Il est probable que &#8220;la marque&#8221; Wifis.org se propage à une vitesse impressionnante.</p></blockquote>
<p>Un modèle de viralité qui n&#8217;a pour barrière  sociale que la distinction entre utilisateurs d&#8217;internet et  non-utilisateurs (on ne choisi pas qui capte ou ne capte pas son réseau Wifi), ces premiers représentant l&#8217;intégralité de sa cible  marketing ! (Exception faite de ceux qui ont le Wifi en horreur mais qui  ne pourront que se réjouir de voir l’usage des réseaux Wifi  <strong>co-optimisé</strong><sup>(1)</sup> , en lieu et place des 20+ réseaux détectés en milieu urbain  dense)</p>
<h3>Vous avez dit cible marketing ? Quoi, C&#8217;est payant ?!</h3>
<p>Eh bien non, et c&#8217;est peut-être là où toute la magie du service opère : Wifis.org est un projet ouvertement <em>non-profit</em>, dépendant pour l&#8217;instant des seuls dons via la plateforme <a href="http://flattr.com/thing/399819/Wifis-org" target="_blank">Flattr</a>.  Et si <a title="Twitter" href="https://twitter.com/#!/madmaxmatze" target="_blank">Mathias Nitzsche</a> envisage dans un avenir plus ou moins proche un  modèle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Freemium" target="_blank">freemium</a> en proposant de nouvelles fonctionnalités payante, il  l&#8217;affirme: le service proposé actuellement restera lui toujours gratuit !</p>
<p>La semaine dernière, suite à nos partages sur Facebook et twitter, Mathias a repéré les Frenchies et nous a écrits pour nous remercier :</p>
<blockquote>
<div>
<p>Hi guys,</p>
<div>the last few minutes I&#8217;ve seen many French users joining <a href="http://wifis.org/" target="_blank">wifis.org</a>, because of your twitter and facebook link. Thanks a lot for recommendation!</div>
<div>
<div>Cordialement,</div>
</div>
</div>
<div>Mathias</div>
<div>© 2012 <a href="http://www.wifis.org/" target="_blank">wifis.org</a> is lovingly made in Berlin</div>
</blockquote>
<div>Nous lui avons donc proposé de l&#8217;interviewer pour parler de son initiative ici-même. Compte-rendu :</div>
<h3>Entretien avec Mathias Nitzsche, fondateur de Wifis.org</h3>
<p>Mathias, 28 ans, consultant en informatique à Berlin et créateur  de Wifis.org. Entretien traduit de l&#8217;anglais, réalisé le 24/01/2012.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime Lathuilière </strong> (<a href="https://www.facebook.com/OuiShare">OuiShare</a>): Bonjour Mathias, peux-tu nous présenter l&#8217;aventure Wifis.org ?</p>
<p><strong>Mathias Nitzsche</strong>: Wifis.org est un projet <em>non-profit</em>,  créé fin 2011. Comme souvent, l&#8217;idée est née d&#8217;un besoin : lors de mon  déménagement l&#8217;année dernière, je me suis retrouvé pendant de longues  semaines sans internet  bien que captant des dizaines de Wifi. Je me  suis alors dit qu&#8217;il serait cool de pouvoir simplement leur écrire un  mail. L&#8217;idée a fait son chemin pendant un moment jusqu&#8217;au point où je ne  pouvais m&#8217;empêcher de vouloir créer ce site web. Avec des milliers de  personnes rejoignant le site chaque mois, il semble que le projet soit  utile à d&#8217;autres !</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: En tant que <em>non-profit</em>, quelles sont vos ambitions pour le projet ? Peut-on espérer de nouveaux développements ?</p>
<p><strong>Mathias</strong>: Bien que ce soit un projet non-profit,  c&#8217;est mon bébé, donc je veux qu&#8217;il grandisse, qu&#8217;il soit apprécié et  utilisé par toujours plus de monde ! Je développe wifis.org en  permanence: parfois de nouvelles fonctionnalités, comme des URL  raccourcies type wif.is/ ou de nouveaux moyens d&#8217;inviter d&#8217;autres utilisateurs.<br />
Outre le fait que je passe la majorité de mon temps en <em>performance tuning</em> [optimisation de la performance du site,  ndlr], le site devant parfois affronter d&#8217;énorme montées de trafic (comme hier grâce à vous !), la  grosse fonctionnalité à venir sera la possibilité de personnaliser sa  page wifis.org: texte, image, fond d&#8217;écran&#8230;. (un peu comme sur twitter  ou tumblr).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Quand, hier [lundi],  nous avons parlé de wifis.org sur facebook et twitter, de nombreuses  personnes découvrant le projet se sont montrées véritablement  enthousiastes, et optimistes quant à la possibe viralité du projet. Que se  passe-t-il si ça explose? Est-il possible que tu passes à plein temps  sur le projet ?</p>
<p><strong>Mathias</strong>: <em>Absolutely</em>! Je croise les doigts :)</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Qu&#8217;en est-il du point de vue financier ? As-tu des pistes pour un possible business model ou ça restera simplement du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crowdfunding" target="_blank">crowdfunding</a> ?</p>
<p><strong>Mathias</strong>: Les possibilités sont le freemium, les dons, la publicité et les VC [<em>venture capitalist</em>].  Je détesterais mettre de la publicité sur le site donc je ne préfère pas envisager cette possibilité. Le plus probable reste les dons et peut-être à  long terme une sorte de modèle freemium. Mais la plateforme n&#8217;a pas  besoin de tant d&#8217;argent que ça, donc pour le moment, c&#8217;est bien comme  c&#8217;est.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Pourquoi pas des fonctionnalités premium facilitant la comptabilité entre voisins par exemple ?</p>
<blockquote><p><strong>&#8220;L&#8217;objectif de Wifis.org c&#8217;est de donner un moyen aux personnes de rentrer en contact. Ce sur quoi ils se mettent alors d&#8217;accord, c&#8217;est leur problème.&#8221;</strong></p></blockquote>
<p><strong>Mathias</strong>:  Il ne  faut pas oublier qu&#8217;il y a des enjeux juridiques sur le sujet : les FAI  pourraient ne pas vous permettre de partager votre Wifi avec des  personnes hors de votre appartement, les personnes à qui vous donnez le  droit d&#8217;utiliser votre Wifi pourraient faire des choses illégales etc.  Pour se prémunir, Wifis.org se contente de transformer votre Box en boîte de  réception d&#8217;email.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Et le reste relève de la responsabilité des utilisateurs, c&#8217;est cohérent&#8230;</p>
<p><strong>Mathias</strong>:  Il faut que ce soit ainsi, je ne veux pas être impliqué dans des  problèmes de paiement ou tout autre problème que les utilisateurs  pourraient avoir. Je veux juste transformer quelque chose d&#8217;aussi banal  qu&#8217;une box en un support pour des interactions sociales: Wifis.org  permet l&#8217;échange d&#8217;emails mais ne permet pas le partage de Wifi en  soit&#8230; même si c&#8217;est un effet secondaire sympatique :)</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Comment as-tu construit ton équipe ? Quel sont vos besoins actuellement ?</p>
<p><strong>Mathias</strong>:  Pendant les tout premiers mois, j&#8217;étais seul, mais avec le temps, des  amis ont proposé leur aide notamment pour la traduction du site vers  l&#8217;anglais, l&#8217;espagnol et le français. Cette aide m&#8217;a été très  précieuse. By the way, les prochaines langues qui devraient arriver sont le mandarin et le turc.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Génial ! Vois-tu quelque-chose d’autre dont il serait important d’informer nos lecteurs ?</p>
<blockquote><p>&#8220;J&#8217;ai décidé  de ne stocker aucun mot de passe ou autres données de ce genre&#8221;</p></blockquote>
<p><strong>Mathias</strong>: Au sujet des moyens de se connecter à Wifis.org, les gens demandent parfois pourquoi ils ne peuvent pas créer un compte [la connection n'est possible que via votre compte facebook ou google, ndla].  A cause du risque de piratage (Sony, etc), j&#8217;ai décidé  de ne stocker aucun mot de passe ou autres données de ce genre. Je veux  juste ne pas pouvoir être responsable de la perte de données d&#8217;une  manière ou d&#8217;une autre. Donc pour moi, c&#8217;est ok si facebook ou google  font tout le travail d&#8217;authentification, moi je veux juste stocker des  identifiants Wifi associés au hash aléatoire qu&#8217;ils m&#8217;auront transmis,  même si beaucoup de monde a l&#8217;air de ne pas faire confiance à cette  méthode.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Maxime</strong>: Y-a-t-il des chances de voir un jour de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenID" target="_blank">OpenID</a> pour satisfaire les anti-facebook/google ?</p>
<p><strong>Mathias</strong>: Open ID<em> is so on my list!</em> Mais  je n&#8217;ai pas encore eu le temps pour ça, je ne sais pas quand cela sera  disponible&#8230; Pour le moment, les nouvelles fonctionnalités et les  nouvelles langues semblent plus importantes.</p>
<h3>Mon point de vue</h3>
<p>En  conclusion, je suis vraiment fan de ce projet, simple et efficace, qui  sauvera probablement plus d’un internaute du fléau des hotspots à 56 ko/s coupant toutes les 2 heures. Un projet moins ambitieux qu&#8217;un <a href="http://fon.com/" target="_blank">Fon</a> (qui vous propose de partager votre Wifi au tout-venant pour accéder en  retour à des wifis partout dans le monde) mais plus social.</p>
<p>Il est certain que les FAI <a href="http://www.numerama.com/magazine/17932-le-figaro-deconseille-de-partager-son-reseau-wifi-avec-son-voisin.html">ne verront pas ce type de projet d’un bon oeil</a>, mais quelles sont les  dispositions légales pouvant vraiment entraver cette pratique, en droit  et dans les faits ?</p>
<p>Autres questions : qui paye quoi ? Comment puis-je faire confiance aux personnes avec qui je partagerais mon wifi ? Questions auxquelles Mathias a implicitement répondu : “c’est le problème des utilisateurs”.</p>
<p><a href="../1623-confiance-particuliers-monnaie-courant.html" target="_blank">Le retour actuel d’une confiance entre particuliers</a> dont nous parlait Marc Chataigner, pourrait favoriser ce phénomène, mais cela sera-t-il suffisant ? Le problème ne se posera plus quand, au même titre que l&#8217;éclairage des rues, le Wifi sera devenu un service public ! <sup>(2)</sup> Mais ceci est un autre débat&#8230;</p>
<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/max_rex.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2210" title="max_rex" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/max_rex-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Entrepreneur dans l&#8217;âme, rêve de construire des cathédrales mais en étudie encore les Lego. La bonne nouvelle c&#8217;est qu&#8217;ils sont opensource ! Entrepreneuriat Social, Economie du Partage, Design de service, Opendata/gov/goods, Démocratie 1.0, Consommateur citoyen. <a title="Maxime Lathuiliere" href="http://maxlath.eu/" target="_blank">Maxime Lathuilière</a></p>
<p>(1): <em>Cooptimisation: all credits reserved to Glenux ;)</em></p>
<p><sup>(2): <em>Coïncidence, <a title="Berlin va avoir un Wi-Fi gratuit " href="http://www.01net.com/editorial/553086/berlin-va-avoir-un-wi-fi-gratuit/" target="_blank">c&#8217;est à Berlin que ça commence</a> </em></sup></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Car sharing : d’un service de mobilité à un service en mobilité</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ConsommationCollaborative/~3/sEMM89K0fMU/2141-car-sharing-d%e2%80%99un-service-de-mobilite-a-un-service-en-mobilite.html</link>
		<comments>http://consocollaborative.com/2141-car-sharing-d%e2%80%99un-service-de-mobilite-a-un-service-en-mobilite.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 22:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edwin Mootoosamy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etre un consommateur collaboratif aujourd'hui]]></category>
		<category><![CDATA[" location de voitures entre particuliers"]]></category>
		<category><![CDATA[Application iPhone]]></category>
		<category><![CDATA[consommation collaborative]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité partagée]]></category>
		<category><![CDATA[Voiturelib]]></category>

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		<description><![CDATA[Panorama du secteur de la location de voitures entre particuliers et présentation de la dernière application iPhone Voiturelib']]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voiturelib’,  un des acteurs majeurs du secteur du car sharing, lance une application  iPhone pour rendre son service disponible en situation de mobilité. J&#8217;ai profité de cette occasion pour dresser un rapide état des  lieux du secteur.</p>
<h3>De la possession d’une voiture à l’accès à la mobilité</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left;" dir="ltr">“Il y a plus de richesse dans l’usage que dans la propriété. ” Aristote</p>
</blockquote>
<p>Une voiture reste à l&#8217;arrêt 92% du temps en moyenne. Cette statistique illustre à elle-seule la nécessité, dans un contexte de crise économique et écologique, de mieux optimiser les biens matériels existants. Le car sharing (-auto- partage de voitures) cristallise ainsi le mouvement actuel d&#8217;optimisation des biens matériels  (aussi appelé consommation collaborative). Et cela pour deux raisons :</p>
<ul>
<li>la première : la voiture est le bien qui est généralement le plus  coûteux, après le logement, pour la plupart des ménages. Ce qui en fait  un des objets favoris de la consommation collaborative.</li>
<li>la seconde : l&#8217;évolution du statut particulier et le rôle social joué par la voiture :</li>
</ul>
<blockquote>
<p style="text-align: left;" dir="ltr">“Pour  la plupart des gens, l’achat d’un véhicule est une sorte de rite  d’initiation à l’âge adulte et au statut de propriétaire [...] la  possession d’une automobile exprime symboliquement le passage de  l’adolescence à l’âge adulte.” (J. Rifkin)</p>
</blockquote>
<p>L’évolution des modes de consommation de l’objet voiture (en un mot, l&#8217;accès progressivement préféré à la possession) laisse envisager une évolution des mentalités.</p>
<p>On  l’observe aujourd’hui, le marché est en pleine croissance aux Etats  Unis, comme le montre l’évolution des chiffres ci-dessous:</p>
<p><img src="https://lh3.googleusercontent.com/EkK2xvWNgpGZD4kosJL4MEh_2ZBeSC2nFiHyJMAqslY9uJXgXC5I8h2SOzljYLZ-YhqfpnIgFGElWv1uniEnBZPyu4mUhmQBFSFtAGd9Z_yUAmfEIuo" alt="" width="640px;" height="355px;" /><br />
Nous  sommes face à une nouvelle façon de consommer la voiture. D’autres  statistiques peuvent témoigner de cette évolution. On peut, notamment  étudier l’évolution du marché automobile :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">En  Allemagne, en 1988, 16,4% des acheteurs de voiture avaient entre 18 et  29 ans, en 2011, ce chiffre tombe à 7,6%. Sans que cela implique une  baisse de la mobilité de cette frange de la société, bien au contraire.  (Deutsche Welle)</p>
<p dir="ltr">Au Japon, les ventes de véhicules ont diminué de 30% en 21 ans. (Frost &amp; Sullivan)</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Il  faut bien entendu prendre ces chiffres avec des pincettes puisque ces  diminutions des ventes ne correspondent pas forcément à un transfert  vers des pratiques de car sharing. Mais le fait est que la baisse des  ventes de voitures indique clairement une évolution des mentalités et du  rapport à l’objet.</p>
<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/ventes-automobile.jpg"><img class="size-full wp-image-2151 aligncenter" title="ventes automobile" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/ventes-automobile.jpg" alt="" width="516" height="484" /></a></p>
<h3>Qu’entend-on par car sharing ?</h3>
<p>Il existe trois types de car sharing :</p>
<ul>
<li>B2C : Une entreprise est propriétaire de la flotte de véhicules et en facilite l’accès pour ses clients (Mu by Peugeot).</li>
<li>NFP (Not For Profit) : Dans ce cas une organisation locale va organiser  l’accès à une flotte de véhicules dans un but non lucrative.</li>
<li>P2P : La flotte de voiture est détenue par la communauté, l’accès se  fait par une place de marché où offre et demande vont être mises en  relation (Voiturelib’).</li>
</ul>
<p>Ce dernier secteur est de loin le plus symbolique. En effet, le prêt  de voiture entre particuliers a toujours existé mais aujourd’hui, avec  le développement de l’accès à Internet, ce type de pratique trouve un  nouveau souffle.</p>
<h3>Qu’est ce qui permet le développement du P2P car sharing ?</h3>
<p>Dans  un premier temps, c’est bien l’augmentation de l’accès à Internet qui a  permis ce développement. Internet permet le développement de  places de marché qui sont essentielles au bon développement de ce modèle.  Ainsi l’offre et la demande peuvent se rencontrer et cela sans qu’on ait  forcément affaire à des professionnels.</p>
<p>Dans un deuxième temps <a href="http://consocollaborative.com/1906-assureurs-consommation-collaborative.html" target="_blank">l’implication des assureurs</a> a permis le bon développement de ce marché. En effet, ils ont su adapter leur offre pour proposer des solutions adéquates.</p>
<h3>Quels sont les acteurs français ?</h3>
<p>En  France il existe aujourd’hui <a href="http://consocollaborative.com/1372-mobilite-partagee-bienvenue-dans-lage-de-lacces.html" target="_blank">8 principaux acteurs</a> sur ce marché. Ils  ont chacun un positionnement différent que nous avons d’ores et déjà  présenté.</p>
<p>Il s’agit de :</p>
<p>- Zilok et e-Loue.com, qui proposent également d&#8217;autres biens que la voiture à la location entre particuliers.<br />
- Deways, qui met l<a href="../710-lautopartage-par-deways-la-communaute-dans-ladn.html">’accent sur la communauté</a>.<br />
- Livop, qui a développé un système “sans remise de clefs”.<br />
- Cityzencar qui met en avant une communauté sérieuse et modérée.<br />
- Buzzcar avec à sa tête la visionnaire Robin Chase.<br />
- Une voiture à louer :  qui met en avant sa simplicité d’utilisation,<br />
- Voiturelib’ auquel nous allons nous intéresser plus particulièrement maintenant.</p>
<h3>Présentation de l’application Voiturelib’</h3>
<p><a href="http://www.voiturelib.com/" target="_blank">Voiturelib’</a> propose aujourd&#8217;hui de rendre la location de voitures entre particuliers disponible sur <a href="http://www.voiturelib.com/iphone" target="_blank">iPhone</a>. J&#8217;ai eu l&#8217;opportunité de  tester cette application. Tout y est, fonctionnalité, prise en main  rapide et une adaptation parfaite au format iPhone. Il y a fort à parier  que cette application va donner un nouveau souffle au service. En  effet, un service de mobilité sur un outil de mobilité, rien de plus  cohérent !</p>
<p>Le  but avoué par l’équipe de Voiturelib’ est d’être l’incarnation online  du “ trouver une voiture à deux pas de chez soi ”. Pour cela, l’appli va  fortement s’appuyer sur la géolocalisation en privilégiant  “l’ultra-local”.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="315" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Je0k6W0zvBs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/v/Je0k6W0zvBs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Il est très probable que cette appli’ devienne un élément déterminant de la réussite de Voiturelib&#8217;.</p>
<p>Voir aussi l&#8217;interview de Paulin Dementhon, fondateur de Voiturelib au sujet de la sortie de cette application :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="81" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F34509737" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F34509737" allowscriptaccess="always"></embed></object> <span><a href="http://soundcloud.com/antonin-leonard/interview-voiturelib">Interview Voiturelib</a> by <a href="http://soundcloud.com/antonin-leonard">antoleo</a></span></p>
<div id="attachment_2160" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/Edwin.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-2160" title="Edwin" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/Edwin-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Edwin Mootoosamy</p></div>
<p>Passionné par les nouveaux usages d’Internet que j&#8217;ai largement explorés lors de mes études au CELSA, je m&#8217;intéresse notamment, aux mutations socio-économiques en général et à l&#8217;économie collaborative en particulier. J’ai, depuis toujours été intrigué par les modèles culturels différents qui viennent bousculer l’idéologie dominante et font prendre du recul par rapport à nos choix quotidiens. Twitter : @moodeo; Mail : <a href="mailto:edmootoosamy@gmail.com" target="_blank">edmootoosamy@gmail.com</a></p>
<p>Sources :<br />
<a href="http://futureofcarsharing.com/">http://futureofcarsharing.com/</a><br />
J. Rifkin, L’âge de l’accès,  Editions la Découverte, Paris, 2000, P99</p>
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		<title>Finance collaborative : Comment Prêt d’Union réinvente le crédit</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 13:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonin Léonard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA["finance collaborative"]]></category>
		<category><![CDATA["finance peer-to-peer"]]></category>
		<category><![CDATA["P2P finance"]]></category>
		<category><![CDATA["Prêt d'argent entre particuliers"]]></category>
		<category><![CDATA["Prêt entre particuliers"]]></category>
		<category><![CDATA["Prêt-d'union"]]></category>
		<category><![CDATA[Friendsclear]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les banques, frileuses de prendre davantage de risque dans cette période d’incertitudes économiques, sont en train de couper depuis quelques mois déjà les robinets du crédit, voici une nouvelle forme de financement qui ne devrait pas connaître la crise : le crédit entre particuliers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span id="internal-source-marker_0.7879997878335416"><strong>Article écrit par <a href="http://www.tetedequenelle.fr/">Stanislas Jourdan</a>, illustration de <a href="http://pasdartsansdesordre.blogspot.com/">Silvia Robertelli</a></strong> (petite bio de ces deux jeunes talents à la fin de l’article :)</span></div>
<div id="attachment_2087" class="wp-caption aligncenter" style="width: 615px"><a href="http://www.silviarobertelli.it"><strong><img class="size-full wp-image-2087" title="prêt-d'union_confiance" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/prêt-dunion_confiance.jpg" alt="" width="605" height="344" /></strong></a><p class="wp-caption-text">Par Silvia Robertelli</p></div>
<p><strong>Lancées il y a peu, après des années de lutte avec les autorités bancaires afin d’obtenir l’autorisation d’exercer, des startups comme Prêt d’Union et Friendsclear* montrent la voie d’un changement de paradigme dans le financement de l’économie. Le point en commun entre ces deux services ? La mise en relation directe qu’ils permettent, via Internet, entre investisseurs et particuliers. Leur différence ? L’objet du financement : le crédit à la consommation pour Prêt-d’Union, le financement des entrepreneurs pour Friendsclear.</strong></p>
<p>Nous sommes allés à la rencontre de Thomas Beylot et Geoffrey Guigou, deux des quatre fondateurs de <a href="http://www.pret-dunion.fr/bienvenue">Prêt d&#8217;Union</a>, une startup qui va faire parler d’elle. Cet article est le premier d’une série de posts consacrés à la finance collaborative.</p>
<blockquote><p>Prêt-d’Union et Friendsclear sont à la finance ce que Free est au secteur des Télécoms.</p></blockquote>
<p>Alors que les banques, frileuses de prendre davantage de risque dans cette période d’incertitudes économiques, sont en train de couper depuis quelques mois déjà les robinets du crédit, voici une nouvelle forme de financement qui ne devrait pas connaître la crise : le crédit entre particuliers.</p>
<blockquote><p>Ce n’est pas parce que les banques ne veulent (ou ne peuvent) plus prêter qu’il n’y a pas, dans l’économie, des épargnants prêts à prendre des risques pour faire fructifier leur argent. De l’autre côté de la chaîne, ce n’est pas parce que les banques freinent le prêt aux particuliers que la demande de crédit, elle, n’existe plus. C’est même plutôt le contraire.</p></blockquote>
<p>A l’instar des autres secteurs de l’économie collaborative, le prêt d’argent entre particuliers est aujourd’hui permis grâce à Internet et à l’émergence des plateformes Peer-to-Peer. Ce nouveau secteur profite évidemment de la crise économique et financière :</p>
<blockquote><p>C’est parce que le rôle d’intermédiaire joué par les banques ne fonctionne plus que ce secteur représente une alternative de plus en plus crédible; c’est parce que la défiance envers les banques n’est pas prête de s’estomper que cette alternative va probablement devenir une évidence.</p></blockquote>
<p>Entre l’offre d’épargne et la demande de financement, se positionne ainsi Prêt d’Union : une startup lancée par Thomas Beylot, Geoffroy Guigou et Charles Egly, qui propose de jouer le rôle d’intermédiaire, mais de manière beaucoup plus directe et transparente que les banques.</p>
<blockquote><p>D’un coté, les épargnants peuvent investir sur la plateforme avec un rendement attractif et dont le risque est maîtrisé ; de l’autre, les personnes en besoin de financement peuvent espérer y obtenir un crédit à un taux plus favorable que la concurrence. Quant à Prêt d’Union, l’entreprise se rémunère sur des frais de dossier payables à la signature du contrat.</p></blockquote>
<h3>L’agrément de la Banque de France</h3>
<p>Certes, il n’y a là rien de très nouveau dans le domaine de la finance collaborative : cela fait plusieurs années que le prêt entre particuliers a émergé en Angleterre ou aux Etats-Unis, avec des acteurs désormais majeurs tels que Zopa.com, Prosper ou Lending Club.</p>
<p>Mais en France, le protectionnisme de la Banque de France, très réticente à octroyer les cruciales licences permettant d’exercer l’activité d’établissement de crédit en France, semble freiner depuis des années l’émergence du <em>P2P lending</em> dans l’hexagone. Ainsi, Friendsclear, autre acteur majeur du financement en peer-to-peer en France, a dû nouer un partenariat avec le Crédit Agricole faute d’obtenir l’autorisation d’opérer en tant qu’institution financière pour son propre compte. Et ce n’est pas un cas isolé : une vingtaine d’autres dossiers similaires seraient en attente.</p>
<p>En l&#8217;occurrence, les quatre fondateurs de Prêt d’Union ont dû batailler pendant plus de deux ans afin d’obtenir le fameux sésame : l’agrément bancaire de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP), le bras armé de la Banque de France et de l’AMF. Pour cela, ils ont dû réunir en tout plus de 5 millions d’euros de capital, mais également respecter un certain nombre de contraintes dictées par les deux autorités financières.</p>
<blockquote><p><em>“Ce fut loin d’être facile”</em> euphémise Thomas Beylot, <em>“d’autant que nos actionnaires potentiels attendaient l’agrément de l’ACP avant d’investir, tandis que dans le même temps cette dernière voulait s’assurer que nous avions les fonds nécessaires avant de nous délivrer l’agrément”</em>.</p></blockquote>
<p>Mais les co-fondateurs se veulent compréhensifs : <em>“Ils veulent s’assurer dans un premier temps que le système fonctionne bien, et que les investisseurs sont conscients des risques qu’ils prennent en plaçant leur argent sur Prêt d’Union”</em>, explique Geoffroy Guigou.</p>
<h3>Etre investisseur sur Prêt d’Union</h3>
<p>A la différence de Friendsclear ou tout un chacun peut dès aujourd’hui investir, il faut être considéré comme “investisseur qualifié” pour pouvoir aujourd’hui investir sur Prêt-d’Union. Comment devient-on investisseur qualifié ? En remplissant au moins deux des trois conditions posées par l’AMF :</p>
<ul>
<li>La détention d&#8217;un portefeuille d&#8217;instruments financiers d&#8217;une valeur supérieure à 500 000 euros ;</li>
<li>La réalisation d&#8217;opérations d&#8217;un montant supérieur à 600 euros par opération sur des instruments financiers, à raison d&#8217;au moins dix par trimestre en moyenne sur les quatre trimestres précédents ;</li>
<li>L&#8217;occupation pendant au moins un an, dans le secteur financier, d&#8217;une position professionnelle exigeant une connaissance des investissements en instruments financiers.</li>
</ul>
<p>Des conditions assez drastiques qui limitent du même coup le nombre d’investisseurs éligibles&#8230; Mais les fondateurs de l’entreprise espèrent que l’AMF lèvera cette barrière dans six mois, leur permettant ainsi de satisfaire les nombreuses demandes en suspens. <em>“Beaucoup d’investisseurs attendent, nous allons crouler sous les demandes lorsque notre plateforme sera ouverte à tous !”</em> feint de se plaindre Geoffroy Guigou.</p>
<blockquote><p>Après bientôt six mois d’activité, Prêt d’Union a reçu environ 800 demandes d’investissements dans la plateforme, dont certains s’élèvent jusqu’à 100.000 euros.</p></blockquote>
<p>Il faut dire que pour les investisseurs, l’offre est plutôt intéressante. En ces temps de crise où les investissements <em>“sans risque”</em> se font rares, Prêt d’Union peut se vanter d’offrir des rendements situés aux alentours de 4%. De plus, l’idée de placer son argent dans<em> “dans l’économie réelle”</em> et dans des investissements plus transparents qu’une banque traditionnelle a de quoi séduire les épargnants. <em>“La diversification de son portefeuille est aussi une grande motivation de nos investisseurs”</em> analyse Thomas Beylot.</p>
<p>Autre contrainte pour Prêt d’Union, sa licence octroyée par la Banque de France limite les activités au crédit à la consommation. “Par crédit à la consommation, il faut comprendre projets personnels”, nous précise Thomas Beylot, anticipant notre remarque &#8211; Quelle est la portée sociale d’un service qui propose à des particuliers de s’endetter, certes de façon plus transparente et à des taux plus “humains” que ceux pratiqués actuellement, mais pour consommer des biens dont ils n’ont pas toujours besoin ?</p>
<blockquote><p><em>“40% des personnes à qui nous prêtons souhaitent s’acheter une voiture, 40% le font pour réaliser des travaux dans leur maison. On ne fait pas de crédit à Madame Michu pour qu’elle s’achète un écran plat”</em></p></blockquote>
<p>Autre précision importante : Prêt d’Union ne fait pas de “crédit revolving”, ces crédits renouvelables à l’infini et aux taux très élevés. A l’inverse de ces pratiques risquées et éthiquement douteuses, Prêt d’Union mise sur la sécurité des placements et sélectionne rigoureusement les emprunteurs. <em>“Nous refusons 80% des demandes de prêts”</em> indique Geoffroy. <em>“En effet, beaucoup de demandes que nous recevons concernent des personnes en situation de surendettement”</em>, détaille l’entrepreneur <em>“Mais nous n’avons pas vocation à adresser ce genre de public.”<br />
</em><br />
En fait, là où se différencie le modèle de Prêt d’Union, c’est bien dans l’analyse de la solvabilité des emprunteurs visant à apporter le maximum de sécurité aux investisseurs : chaque investisseur de Prêt d’Union est solidaire des autres puisque les pertes sont partagées.</p>
<blockquote><p><em>“Le principal écueil de Zopa a été de vouloir prêter aux exclus du système dès le départ. A l’inverse de Zopa, nous jouons un vrai rôle de tiers de confiance, la confiance repose principalement sur nous, c’est une grande responsabilité. Les contraintes imposées par la Banque de France sont donc plutôt une bonne chose.”</em></p></blockquote>
<p>Le revers de la médaille ? Les fondateurs confessent avoir certaines difficultés à trouver des clients solvables.<em> “Pour le moment, notre principale difficulté, c’est que notre clientèle cible a déjà accès au crédit bancaire classique, mais elle ne nous connaît pas”</em> expliquent les deux compères.</p>
<p>Néanmoins, la startup a certainement réussi le plus difficile : obtenir l’autorisation d’exercer en France. A l’instar d’acteurs comme Friendsclear ou Wiseed (que nous vous présenterons bientôt), espérons donc que cette première initiative fasse ses preuves et ouvre la voie de la finance de demain : <strong>une finance plus humaine, transparente, et ouverte pour tous. </strong></p>
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<p><a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/stan-jourdan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2104" title="stan jourdan" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/stan-jourdan-150x150.jpg" alt="" width="108" height="108" /></a>Stanislas Jourdan est blogueur-journaliste économique. Spécialiste de la crise financière, monétaire et les questions de dette, il explore aussi la nouvelle économie et les modèles alternatifs basés sur le partage et la collaboration. Déjà passé par Owni et La Tribune, vous le retouvez sur <a href="http://www.tetedequenelle.fr/">tetedequenelle.fr</a> et <a href="http://twitter.com/stanjourdan">@stanjourdan</a><br />
<a href="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/silvia.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2105" title="silvia" src="http://consocollaborative.com/wp-content/uploads/2012/01/silvia-150x150.jpg" alt="" width="108" height="108" /></a></p>
<p><a href="http://pasdartsansdesordre.blogspot.com/">Silvia</a> est une jeune illustratrice italienne de talent. Voici comme elle aime raconter sa passion an anglais : <em>I&#8217;m still experimenting the most different techniques and medias, trying to find my own way. As far as now, my biggest passion has always been traditional drawing, but I&#8217;m beginning to explore new fields, such as Web Design and 2d &amp; 3d Animation, which I&#8217;d love to deepen. I was born in 1989 in Genoa, Italy, where I&#8217;m currently studying Industrial Design.</em></p>
<p>* <a href="http://www.friendsclear.com/">Friendsclear</a> est la communauté de projets entre entrepreneurs et investisseurs</p>
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