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	<title>Contrepoints</title>
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	<description>Institut de Recherches Économiques et Fiscales</description>
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	<title>Contrepoints</title>
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	<item>
		<title>Fonction publique d’État : plus de 540 primes et indemnités différentes pour un coût de 19 Md€</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe très exactement 543 primes et indemnités différentes dans la fonction publique d’État. Ce nombre incroyable est pourtant en baisse depuis quelques années : en 2018, il était de 650. L’État peut donc affirmer qu’il simplifie et rationalise le système indemnitaire de ses agents. Il ne faudrait pourtant pas croire que les derniers gouvernements [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe très exactement 543 primes et indemnités différentes dans la fonction publique d’État. Ce nombre incroyable est pourtant en baisse depuis quelques années : en 2018, il était de 650. L’État peut donc affirmer qu’il simplifie et rationalise le système indemnitaire de ses agents.</p>
<p>Il ne faudrait pourtant pas croire que les derniers gouvernements ont été plus vertueux que leurs prédécesseurs. Si les deux plus anciennes primes – celle de répartition contentieuse de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) et celle de rendement de la direction générale des finances publiques (DGFiP) – datent respectivement de 1939 et 1945, la plupart sont de création récente. Selon le <a href="https://www.vie-publique.fr/rapport/304344-primes-et-indemnites-dans-la-fonction-publique-de-l-etat">rapport</a> des inspections générales des finances (IGF) et de l’administration (IGA), publié fin juillet 2026, 72% des primes ont une référence juridique postérieure à l’année 2000, et 53% postérieure à 2008. Pour le dire autrement, la moitié des primes et indemnités existantes ont été créées au cours des quinze dernières années. Les gouvernements d’Emmanuel Macron y donc largement contribué.</p>
<p>Ainsi, l’État ne cesse de supprimer des primes pour les remplacer par d’autres, soit pour renforcer l’attractivité d’un emploi ou du zone géographique (comme la <a href="https://contrepoints.org/des-deputes-preconisent-de-porter-a-15-000-euros-la-prime-des-fonctionnaires-travaillant-en-seine-saint-denis/">prime de fidélisation territoriale</a> en Seine-Saint-Denis), soit pour compenser des sujétions liées à l’exercice d’une activité, mais aussi pour récompenser les <a href="https://contrepoints.org/remuneration-a-la-performance-pourquoi-letat-ny-arrive-pas/">agents méritants</a> ou encore faciliter l’atteinte d’objectifs de politique publique. Lors des <a href="https://contrepoints.org/jeux-olympiques-des-primes-pour-travailler-moins/">Jeux olympiques de Paris 2024</a>, on se souvient que les primes furent largement attribuées aux agents publics des transports, de la santé, de la police, etc. pour éviter qu’ils ne fassent grève ! De même, des événements comme le mouvement des Gilets jaunes, la pandémie de covid-19 ont été autant d’occasions de distribuer des primes.</p>
<p>Le régime indemnitaire sert aussi à compenser la faible évolution du point d’indice. Ainsi entre 2015-2025, si le point d’indice n’a augmenté que de 6,3%, le montant moyen des primes et indemnités par agent a augmenté de plus de 47%. Ce que l’État dit économiser sur la rémunération fixe de ses fonctionnaires, il le dépense en partie sous forme de primes afin de tenter de maintenir <em>la rémunération moyenne au niveau de l’inflation. </em></p>
<p>De fait, alors que les primes et indemnités représentaient un peu plus de 20% de la rémunération des agents de l’État en 2015, elles comptent aujourd’hui pour 25%.</p>
<p>Sans surprise, les inspections générales préconisent une plus grande transparence et une simplification d’un régime indemnitaire qui coûte aujourd’hui 19 milliards d’euros. Mais n’est-ce pas là un vœu pieux ? Peut-on vraiment simplifier, moderniser et rendre plus performant le système de rémunération des fonctionnaires sans remettre en cause le carcan que représente leur <a href="https://contrepoints.org/mais-quattend-on-pour-supprimer-le-statut-de-la-fonction-publique/">statut </a>?</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/fonction-publique-detat-plus-de-540-primes-et-indemnites-differentes-pour-un-cout-de-19-mde/">Fonction publique d’État : plus de 540 primes et indemnités différentes pour un coût de 19 Md€</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<item>
		<title>Quand la prospérité d’une nation rime avec liberté</title>
		<link>https://contrepoints.org/quand-la-prosperite-dune-nation-rime-avec-liberte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aymeric Belaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année est publié The Legatum prosperity index (l’indice de prospérité) qui mesure, comme son nom l’indique, la prospérité de chaque pays et en fait ensuite un classement mondial. Cet indice prend en compte une multitude de facteurs : le niveau de vie de la population, la santé, la qualité de la scolarité, la paix, la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année est publié <em>The Legatum prosperity index</em> (l’indice de prospérité) qui mesure, comme son nom l’indique, la prospérité de chaque pays et en fait ensuite un <a href="https://prosperityindex.com/rankings" target="_blank" rel="noopener">classement</a> mondial. Cet indice prend en compte une multitude de facteurs : le niveau de vie de la population, la santé, la qualité de la scolarité, la paix, la liberté économique, la liberté d’expression, l’intégrité de l’Etat et des institutions, les liens familiaux et de communauté, le sentiment d’appartenance. Ces facteurs sont regroupés dans trois catégories dénommées « développement », « liberté » et « société ».</p>
<p>C’est notre voisin la Suisse qui est en tête du classement, devant la Norvège et l’Irlande qui complètent le podium. Le Danemark est 4<sup>e</sup>, l’Allemagne 8<sup>e</sup>, les Pays-Bas 10<sup>e</sup>, le Canada et les Etats-Unis 16 et 17<sup>e</sup>. La France se trouve en dehors du top 20, à la 21<sup>e</sup> place, derrière l’Estonie et la République Tchèque.</p>
<p>Au-delà de démontrer que la France ne fait pas partie des pays les plus prospères, cet indice permet de se rendre compte que la liberté économique est indissociable de la prospérité d’un pays. En effet, si nous faisons un parallèle avec un autre indice, celui de la <a href="https://economicfreedom.heritage.org/" target="_blank" rel="noopener">liberté économique</a> publié par l’Heritage Foundation, nous pouvons observer que les dix pays les plus prospères font tous partis du top 25 des pays les plus libres économiquement.</p>
<table style="height: 367px;" width="390">
<tbody>
<tr>
<td width="315"><strong>Top 10 de l’indice de prospérité</strong></td>
<td width="289"><strong>Classement dans l’indice de liberté économique</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">1.      Suisse</td>
<td width="289">2<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">2.      Norvège</td>
<td width="289">8<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">3.      Irlande</td>
<td width="289">3<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">4.      Danemark</td>
<td width="289">7<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">5.      Finlande</td>
<td width="289">13<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">6.      Islande</td>
<td width="289">16<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">7.      Suède</td>
<td width="289">11<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">8.      Allemagne</td>
<td width="289">24<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">9.      Australie</td>
<td width="289">4<sup>e</sup></td>
</tr>
<tr>
<td width="315">10.   Pays-Bas</td>
<td width="289">10<sup>e</sup></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette liberté économique permet la création de richesse qui entraine la prospérité. Les données de la banque mondiale le prouvent. Si l’on compare le <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.PCAP.PP.CD?end=2025&amp;start=2025&amp;view=chart" target="_blank" rel="noopener">PIB/habitant</a> en $ PPA<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> internationaux courants, on trouve que tous les pays du top 10 des nations les plus prospères ont un PIB/habitant en parité pouvoir d’achat supérieur à celui de la France.</p>
<p><strong>PIB par habitant, ($ PPA internationaux courants)</strong></p>
<table style="height: 303px;" width="314">
<tbody>
<tr>
<td width="302">Suisse</td>
<td width="302">102 513</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Norvège</td>
<td width="302">104 043</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Irlande</td>
<td width="302">155 089</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Danemark</td>
<td width="302">83 218</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Finlande</td>
<td width="302">65 884</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Islande</td>
<td width="302">83 431</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Suède</td>
<td width="302">72 528</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Allemagne</td>
<td width="302">75 406</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Australie</td>
<td width="302">71 934</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">Pays-Bas</td>
<td width="302">87 320</td>
</tr>
<tr>
<td width="302">France</td>
<td width="302">63 975</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Si la liberté économique seule n’est pas une garantie pour un pays prospère, elle n’en demeure pas moins une condition indispensable.</p>
<p>Rappelons aussi que le Venezuela, modèle économique des insoumis, est classé 148<sup>e</sup> dans l’indice de prospérité, entre le Yémen et le Mali…</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Parité pouvoir d’achat</p>
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			</item>
		<item>
		<title>France : croissance à l’arrêt au deuxième trimestre et la note Fitch dans la balance</title>
		<link>https://contrepoints.org/france-croissance-a-larret-au-deuxieme-trimestre-et-la-note-fitch-dans-la-balance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:16:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance en France a été nulle au deuxième trimestre, a l’Insee annoncé vendredi dans ses résultats détaillés, revoyant en baisse sa première estimation d’une croissance de 0,2 % entre avril et juin. L’Insee a aussi révisé en baisse ses chiffres pour le premier trimestre. Le PIB a reculé de 0,2 %, a indiqué l’Institut, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/france-croissance-a-larret-au-deuxieme-trimestre-et-la-note-fitch-dans-la-balance/">France : croissance à l’arrêt au deuxième trimestre et la note Fitch dans la balance</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La croissance en France a été nulle au deuxième trimestre, a l’Insee annoncé vendredi dans ses résultats détaillés, revoyant en baisse sa première estimation d’une croissance de 0,2 % entre avril et juin. <strong>L’Insee a aussi révisé en baisse ses chiffres pour le premier trimestre. Le PIB a reculé de 0,2 %, a indiqué l’Institut, qui donnait jusque-là une baisse de 0,1 % sur les trois premiers mois de l’année. </strong>Au final, sur le premier semestre, le PIB se contracte d’environ 0,2 % en cumulé. Rappelons que techniquement une récession correspond à un recul du PIB, même minime, durant deux trimestres consécutifs.</p>
<p>Cette conjoncture atone n’est guère étonnante étant donné les inquiétudes géopolitiques, notamment dues à la fermeture du détroit d’Ormuz, ainsi que les incertitudes autour du vote du budget 2027 dans quelques semaines, qui pèsent sur l’entrain des investisseurs tout comme des consommateurs.</p>
<p>Ces révisions « s’expliquent par la prise en compte de la situation encore plus dégradée de la production agricole par rapport aux informations disponibles fin juillet, ainsi que des prix dans les services marchands qui n’étaient pas intégralement connus fin juillet » a précisé l’Insee.</p>
<p>Dans ce contexte dégradé, les investisseurs devaient scruter attentivement l’agence de notation Fitch, qui devait annoncer en soirée sa nouvelle évaluation de la qualité de la dette de l’État français. Fitch attribue pour l’heure la note A+ à la France, soit une dette de « qualité moyenne supérieure ». Cette note est assortie d’une perspective stable, ce qui signifie qu’il est peu probable – mais pas impossible – que l’agence de notation la modifie à moyen terme.</p>
<p>Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG, estime que « si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire ». Autre difficulté pour le gouvernement : les taux d’emprunt de l’État français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/france-croissance-a-larret-au-deuxieme-trimestre-et-la-note-fitch-dans-la-balance/">France : croissance à l’arrêt au deuxième trimestre et la note Fitch dans la balance</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Voyage éclair du patron de la CIA à Moscou pour mettre en garde Poutine</title>
		<link>https://contrepoints.org/voyage-eclair-du-patron-de-la-cia-a-moscou-pour-mettre-en-garde-poutine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le patron de la CIA, John Ratcliffe, a effectué un voyage soudain et apparemment urgent en Russie, mardi soir. Un évènement très inhabituel, puisqu’il s’agissait de son premier déplacement officiel à Moscou depuis sa nomination l’an dernier. La dernière visite éclair du numéro un de la CIA en Russie remontait à… novembre 2021, trois mois [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/voyage-eclair-du-patron-de-la-cia-a-moscou-pour-mettre-en-garde-poutine/">Voyage éclair du patron de la CIA à Moscou pour mettre en garde Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le patron de la CIA, John Ratcliffe, a effectué un voyage soudain et apparemment urgent en Russie, mardi soir. Un évènement très inhabituel, puisqu’il s’agissait de son premier déplacement officiel à Moscou depuis sa nomination l’an dernier. La dernière visite éclair du numéro un de la CIA en Russie remontait à… novembre 2021, trois mois avant l’invasion de l’Ukraine par le Kremlin. Une comparaison qui nourrit le soupçon que la visite de mardi visait à mettre en garde le Kremlin contre une nouvelle aventure. Certes, Donald Trump a qualifié la visite de John Ratcliffe de « semi-routine » (une routine tous les cinq ans ?! Allons donc !) et a affirmé qu’il s’était entretenu avec Vladimir Poutine et que <strong>ce dernier l’avait assuré qu’il n’attaquerait aucun membre de l’Alliance atlantique. De quoi s’inquiéter, puisque précisément le président russe jurait qu’il n’envahirait pas l’Ukraine quelques semaines avant de déclencher la guerre.</strong> Les médias américains les mieux informés sur les questions géopolitiques, tels qu’Axios, le New York Times, le Wall Street Journal et CBS ont rapporté que le patron de la CIA avait tenté de dissuader la Russie de toute attaque contre un membre de l’OTAN, alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à mettre l’alliance à l’épreuve. Certains analystes minimisent ce scénario en prétendant que cela serait dans un horizon de cinq ans, ce qui n’a aucun sens. D’ailleurs, les avions de renseignements de l’OTAN ont assuré un nombre inhabituel de missions ces dernières semaines autour notamment de l’enclave russe de Kaliningrad…</p>
<p>Signe révélateur, l’avion transportant John Ratcliffe n’est pas venu directement des États-Unis mais a décollé de la Lettonie, ex-république soviétique désormais membre de l’Alliance atlantique et qui figure parmi les cibles éventuelles d’une provocation du Kremlin, avec l’Estonie ou la Pologne.</p>
<p>Selon le <em>Wall Street Journal</em>, « la Russie semble tester l’OTAN avec une guerre dite de zone grise, qui sonde les faiblesses tout en s’arrêtant juste avant un conflit réel. Un rapport de juillet de l’International Institute for Strategic Studies indique que la Russie a utilisé des navires fantômes pour lancer des drones à travers l’Europe — notamment en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au Danemark. Les cyberattaques sont fréquentes et des câbles sous-marins ont été sabotés. L’OTAN n’a répondu que par des protestations et le décollage d’urgence d’avions de chasse », avant d’ajouter que « personne ne devrait sous-estimer que la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord pourraient également collaborer pour exposer les vulnérabilités occidentales en ce moment. »</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/voyage-eclair-du-patron-de-la-cia-a-moscou-pour-mettre-en-garde-poutine/">Voyage éclair du patron de la CIA à Moscou pour mettre en garde Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Karl Marx : la fin de son système », par Eugen von Böhm-Bawerk</title>
		<link>https://contrepoints.org/karl-marx-la-fin-de-son-systeme-par-eugen-von-bohm-bawerk/</link>
					<comments>https://contrepoints.org/karl-marx-la-fin-de-son-systeme-par-eugen-von-bohm-bawerk/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aymeric Belaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eugen von Böhm-Bawerk, né en 1851, est un disciple convaincu[1] de Carl Menger, père de l’école autrichienne d’économie. Les écrits de Böhm-Bawerk feront de lui l’un des auteurs les plus influents de cette école de pensée libérale. Nous vous proposons ici la chronique de la première traduction en français d’un de ses livres, Karl Marx : [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/karl-marx-la-fin-de-son-systeme-par-eugen-von-bohm-bawerk/">« Karl Marx : la fin de son système », par Eugen von Böhm-Bawerk</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Eugen von Böhm-Bawerk, né en 1851, est un disciple convaincu<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> de Carl Menger, père de l’école autrichienne d’économie. Les écrits de Böhm-Bawerk feront de lui l’un des auteurs les plus influents de cette école de pensée libérale. Nous vous proposons ici la chronique de la première traduction en français d’un de ses livres, <em>Karl Marx : la fin de son système</em>, publiée en 2026 par la toute jeune et ambitieuse maison d’édition <a href="https://www.ephyra-editions.com/">Ephyra</a>. L’œuvre originale publiée en 1896 est, comme son nom l’indique, une critique de l’idéologie marxiste qui fait suite à la publication du troisième volume du <em>Capital</em> de Marx.</p>
<p>Dans son ouvrage, Böhm-Bawerk démontre l’incohérence du système marxiste et attaque Marx sur le concept de la « valeur travail » qui repose sur aucune preuve empirique mais sur des arguments biaisés et confus. Se basant sur des extraits (parfois longs) des écrits de Marx, il démonte pièce par pièce la théorie marxiste dans toute son inanité. En réalité, comme le prouve Böhm-Bawerk, les trois volumes de Marx sont une succession non seulement d’incohérences mais de contradictions majeures.</p>
<p>« A partir de cette position exclusive, selon laquelle la quantité de travail serait l’unique déterminant des rapports d’échanges, il déduit dans deux volumes les conclusions les plus importantes et les plus concrètes : sa théorie de la plus-value et sa dénonciation de l’organisation capitaliste de la société. Puis, dans le troisième volume, il développe une théorie des prix de production qui reconnaît substantiellement l’influence d’autres déterminants également. Mais, au lieu d’analyser en profondeur ces autres déterminants, il se contente constamment de pointer triomphalement les cas où son idole, la quantité de travail, exerce, réellement ou selon lui, une influence […] Il reste silencieux sur l’influence simultanée des autres déterminants […] Pourtant, les passages où il reconnaît ces influences ne manquent pas dans son ouvrage. » (p. 75) Marx, en justifiant sa loi de la valeur, met sous silence d’autres facteurs déterminants dans la formation des prix alors qu’il reconnaît pourtant ces influences.</p>
<p>Mais la critique de Marx ne s’arrête pas à pointer du doigt les incohérences ; elle va plus loin et s’attaque aux fondements même de l’erreur marxiste. Toute la théorie marxiste ne repose sur aucun fait. « Son système n’est pas en prise avec les faits. Marx n’a pas déduit des faits les principes fondamentaux de son système, ni par un empirisme solide, ni par une analyse économique et psychologique rigoureuse ; il ne l’a fondé sur rien de plus solide qu’une dialectique abstraite. C’est là le défaut radical du système marxiste dès sa naissance […] Le système suit une direction, les faits en suivent une autre » (p. 118)</p>
<p>Karl Marx arrive à la conclusion que « le travail seul crée la valeur » par une démarche qui vise à éliminer toutes les autres véritables composantes du prix comme l’utilité, l’offre et la demande, etc. C’est quelque part cela qui différencie le libéralisme du marxisme/communisme : la première doctrine repose sur les faits, l’action humaine chère à l’école autrichienne, tandis que la deuxième est un produit purement idéologique et constructiviste, sans prise avec le réel. Ce n’est pas pour rien si au XIXème siècle, le terme « économiste » désignait l&rsquo;école libérale. Marx ne décrit pas les choses telles qu’elles sont, mais telles qu’il voudrait qu’elles soient, en s’imposant des contradictions permanentes… comme la gauche en général.</p>
<p>Dans sa conclusion, Böhm-Bawerk estimait que le système marxiste n’avait pas d’avenir durable : « Parmi tous les systèmes scientifiques, ceux qui reposent sur une dialectique creuse comme le système marxiste sont les plus certainement condamnés » (p. 136). Malheureusement, dans le siècle suivant la parution de son livre, le marxisme a enfanté certaines des pires tyrannies. Plus grave encore, malgré le passif de cette idéologie, qui non-seulement ne fonctionne pas, mais qui en plus engendre les pires horreurs, le marxisme bénéficie toujours de défenseurs acharnés. Ces négationnistes sont présents dans les universités, les médias, le milieu associatif et les responsables politiques. Dans notre pays, un parti d’extrême-gauche cumule les bons scores aux élections et son candidat pourrait être au second-tour de la présidentielle de 2027. Le combat contre le socialisme doit toujours être mené, et fermement. Cette traduction bienvenue apporte une pierre à l’édifice humaniste antimarxiste.</p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/Karl-Marx-syst%C3%A8me-critique-marxiste/dp/2489080040/ref=sr_1_1?crid=M5NEHB3R5P6G&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.pHm2V9lmjpwaRKT2TO2H2Q._3JavBTaBEPxqJvsV5MFjGhIJdE-0ad21PvJ-Hrb7BE&amp;dib_tag=se&amp;keywords=karl+marx+la+fin+de+son+systeme&amp;qid=1787742641&amp;sprefix=karl+marx+la+fi%2Caps%2C162&amp;sr=8-1" target="_blank" rel="noopener">Acheter le livre</a></p>
<hr />
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Il n’a pour autant jamais travaillé avec lui ni sous sa direction</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/karl-marx-la-fin-de-son-systeme-par-eugen-von-bohm-bawerk/">« Karl Marx : la fin de son système », par Eugen von Böhm-Bawerk</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>Karl Popper : La Société ouverte et ses ennemis</title>
		<link>https://contrepoints.org/karl-popper-la-societe-ouverte-et-ses-ennemis-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Delsol]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 20:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Karl Popper a écrit cet ouvrage pendant la dernière guerre mondiale. Sa traduction en français avait été publiée en 1979 dans une édition parcellaire et inégale. Cette nouvelle édition traduite et annotée par Didier Lesart est complète et passionnante même si le propos n’est pas toujours facile à lire. Karl Popper (1902-1994), fils d’une bonne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Karl Popper a écrit cet ouvrage pendant la dernière guerre mondiale. Sa traduction en français avait été publiée en 1979 dans une édition parcellaire et inégale. Cette nouvelle édition traduite et annotée par Didier Lesart est complète et passionnante même si le propos n’est pas toujours facile à lire.</p>
<p>Karl Popper (1902-1994), fils d’une bonne famille d’ascendance juive convertie au luthéranisme, a d&rsquo;abord été séduit par le marxisme. Avant de suivre ses études universitaires, il apprit la menuiserie puis exerça comme éducateur d’enfants. Pour reprendre l’image de Péguy, il avait donc des mains, il avait tâté de la réalité concrète de la vie sociale. Pour fuir le nazisme il accepta fin 1936 un poste de professeur de philosophie en Nouvelle Zélande après avoir publié en 1934 un ouvrage qui avait retenu l’attention, <em>Logique de la découverte scientifique</em>. Il y reçut en 1946 un télégramme de Friedrich Hayek lui proposant un poste de lecteur à la London School of Economics. Il l’accepta volontiers et s’installa au Royaume Uni où son génie fut reconnu jusqu’à en être anobli par la reine.</p>
<p><em>La </em><em>S</em><em>ociété ouverte et ses ennemis</em> est un livre de combat contre l’historicisme, ces philosophies sociales qui « pensent avoir découvert les lois de l’histoire leur permettant de prophétiser le cours des évènements historiques » (p. 49). Il remonte à ses sources pour en accuser Héraclite et surtout Platon. Celui-ci, dit-il a détourné la philosophie de Socrate au profit de sa vision d’un monde en déclin qu’il veut restaurer dans l’unité d’une société tribale, totalitaire gouvernée par une caste supérieure sous une forme de communisme primaire dans lequel tout dépendrait de l’Etat, sur le modèle spartiate de l’époque. Cette philosophie, observe Popper, n’a engendré que des tyrans : « Platon pouvait se glorifier d’avoir au moins neuf tyrans parmi ses anciens élève ou associés » (p. 182). C’est le risque que courent toutes les tentatives d’ingénierie utopique souhaitant réaliser un Etat idéal au moyen d’un plan de la société conçue comme un tout exigeant un pouvoir centralisé et fort. Car nous ne pouvons pas prétendre planifier toute la société, « nous ne possédons rien qui ressemble à la connaissance factuelle nécessaire pour justifier une prétention aussi ambitieuse » (p. 205). On ne peut pas se servir des vies humaines pour un quelconque projet, « Nous devons exiger au contraire que l’on donne à chaque homme, s’il le souhaite, le droit de forger lui-même sa vie, pour autant que cela ne gêne pas trop les autres » (p. 208).</p>
<p>Popper est excessif parfois. Il le sait d’ailleurs. Il a pourtant raison, de mon point de vue, de condamner le poison holiste que Platon a inscrit dans la philosophie politique. Il me paraît plus critiquable dans ses attaques contre Aristote qui n’avait pas bien sûr une conception moderne de la science, mais dont la philosophie naturelle et rationnelle ne cherche pas à déterminer le bien suprême et à vouloir le réaliser, mais plutôt celui ou ceux des moins mauvais régimes empiriquement réalisables au profit d’individus libres de leur destin.</p>
<p>Mais la critique de Popper, acerbe et totale, de l’étatisme radical, absolu d’Hegel qui a indirectement enraciné le nazisme, est bien fondée. Il dénonce habilement le raisonnement hégélien fondé sur des contradictions sans fin qui rendent impossible toute vérité (cf. p. 452). Par ailleurs, il consacre de longs passages à décortiquer le marxisme pour lequel il conserve une certaine complaisance, nostalgique peut-être du temps de sa jeunesse, et une forme étonnante d’admiration à l’égard de ses réalisations soviétiques. Sa critique de l’historicisme économique et du déterminisme dit scientifique de Marx est pourtant solide, conduisant nécessairement à la violence et à l’asservissement dans leur croyance quasi religieuse au socialisme comme une nécessité historique.</p>
<p>En définitive il ne s’attarde sur les principaux auteurs de cette sociologie de la connaissance, qu’il fustige comme historicisme, que pour déterminer une meilleure approche de la science et de la recherche de la vérité. Son plus grand apport est sans doute dans la théorisation du fait que la science et l’objectivité scientifique ne proviennent pas des efforts que font les scientifiques individuels pour être « objectifs », mais de « la <em>coopération amicalement hostile de nombreux scientifiques </em>». La vérité n’est pas relative, mais elle ne peut être que le fruit du débat ouvert entre ceux qui la recherche et « des méthodes d’essais et d’erreurs, d’invention, d’hypothèses que l’on peut tester pratiquement et que l’on soumet aux tests pratiques » (p. 458). La méthode scientifique consiste, écrit-il, « à rechercher des faits qui peuvent réfuter la théorie » (p. 496). Popper considère que l’approche inductive est insuffisante à la démonstration scientifique et que « la théorie vient avant les faits ». Dans une démarche déductive, il s&rsquo;appuie sur un principe de réfutation pour considérer que pour toute théorie scientifique, si un seul fait contrevient à la théorie, elle est nécessairement fausse. La philosophie de Popper développe une approche par approximations négatives qu&rsquo;on trouve, par exemple,  chez Isaiah Dublin ou Toynbee, qu’il critique indument pourtant, mais aussi dans les courants de la théologie apophatique depuis les débuts du christianisme.</p>
<p>Friedrich von Hayek et Sir Karl Popper partagent tous deux cette conviction que nul homme ne détient la vérité qui ne peut que s’approcher dans un processus de découverte Et le progrès se fait dans les ajustements progressifs de l’action humaine. C’est pourquoi l’un et l’autre sont si hostiles à ceux qui prétendent que l’histoire, obéissant à des lois, peut se prédire et se diriger dans une planification universelle abolissant la liberté des hommes. Selon Laplace, tout évènement futur pourrait être rationnellement prédit pour autant qu’on connaisse de manière suffisamment précise les évènements passés et les lois de la nature. Mais, interroge Popper, comment les connaître tous ? Une tâche impossible sans doute, même au plus brillant ingénieur et savant du monde doté des meilleurs outils. Heisenberg (1901-1976) avait constaté la même impossibilité de la physique quantique comme de la physique classique<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. D’ailleurs, observe Popper si le déterminisme était vrai, nous ne pourrions pas en discuter rationnellement puisque nous serions déterminés à le faire<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p>Certes, Popper entretient une certaine ambiguïté sur ses positions libérales. Il en donne les fondements scientifiques. Il craint le grand danger de l’interventionnisme qui est d’accroître toujours le pouvoir de l’Etat et de la bureaucratie. Mais il reste tenté par un « interventionnisme démocratique par étapes » (p. 427), une « ingénierie sociale » dit-il, à la façon des ordo-libéraux et notamment de Lippmann qu’il appréciait. N’y a-t-il pas une contradiction dans sa volonté de « planifier pour protéger la liberté » (p. 428) ? Il est pourtant fondamentalement attaché à la liberté et à l’idée que notre avenir dépend de nous et non d’une quelconque nécessité historique : « C’est à nous de décider de la finalité de notre existence et de déterminer nos fins » (p. 523). Aux pourfendeurs de l’historicisme, il apporte un argumentaire charpenté et décisif.</p>
<hr />
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « Nous n&rsquo;avons pas fait l&rsquo;hypothèse que la théorie quantique, à l&rsquo;inverse de la physique classique, est essentiellement une théorie statistique dans le sens que, de données exactes, on ne peut tirer que des conclusions statistiques. Une telle hypothèse est réfutée, par exemple, par les expériences bien connues de Geiger et de Bethe. Cependant, dans la formulation forte de la loi de la causalité : « Si l&rsquo;on connaît exactement le présent, on peut prédire le futur », ce qui est faux est non la conclusion, mais bien plutôt la prémisse. Par principe, on ne peut pas connaître le présent dans tous ses détails. (&#8230;) Au vu du lien étroit entre le caractère statistique de la théorie quantique et l&rsquo;inexactitude de toute observation, on pourrait penser que derrière l&rsquo;univers statistique de l&rsquo;observation règne un monde &lsquo;réel&rsquo; caché, régi par la causalité. De telles spéculations nous semblent &#8211; et nous le soulignons expressément &#8211; infructueuses et dépourvues d&rsquo;aucun sens. Car la physique se doit de se borner à la description formelle des relations entre observations » ? Heisenberg, <em>Zeitschrift für Physik</em>, 43, (1927), p. 197. Cité par P. SCHEURER <em>Relations d’incertitude de Heisenberg et déterminisme géométrique</em>, Séminaire de Philosophie et Mathématiques, 1977, fascicule 3, p. 10.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Karl Popper, <em>L’Univers irrésolu</em>, Hermann, 1984, p. 68.</p>
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		<title>Fuites de données : l&#8217;État perd nos secrets, il doit  indemniser les victimes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Delsol, Nicolas Lecaussin, Erwan Le Noan et Pierre Garello]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 16:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le piratage des fichiers de la DGFiP, de l&#8217;Éducation nationale et du système d&#8217;information sur les armes, des millions de Français vivent avec des données volées. Scandaleusement, la loi exonère l&#8217;État de toute sanction. Il doit pourtant réparer le dommage causé aux victimes de ces hameçonnages. Le 17 août dernier, 678 000 contribuables ont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après le piratage des fichiers de la DGFiP, de l&rsquo;Éducation nationale et du système d&rsquo;information sur les armes, des millions de Français vivent avec des données volées. Scandaleusement, la loi exonère l&rsquo;État de toute sanction. Il doit pourtant réparer le dommage causé aux victimes de ces hameçonnages. </strong></p>
<p>Le 17 août dernier, 678 000 contribuables ont reçu un courriel de la Direction générale des finances publiques leur annonçant que leur identifiant fiscal, leur état civil, leurs coordonnées et une partie de leurs données fiscales et cadastrales avaient été extraits par des tiers, en juin et juillet, à la faveur de l&rsquo;usurpation des identifiants d&rsquo;un agent et d&rsquo;un tiers habilité. Le message se terminait par une recommandation : soyez vigilants.</p>
<p>Ce courriel résume à lui seul le problème. L&rsquo;État a exigé ces données, il ne les a pas protégées, et il renvoie le citoyen à sa propre prudence.</p>
<p>L&rsquo;affaire n&rsquo;est pas isolée. Le 30 mars, le ministère de l&rsquo;Intérieur confirmait qu&rsquo;un accès malveillant au Système d&rsquo;information sur les armes, obtenu via le compte d&rsquo;une entreprise utilisatrice, avait permis d&rsquo;extraire des données de détenteurs légaux d&rsquo;armes : nom, adresse, informations sur les armes détenues. Le 31 juillet, celui de l&rsquo;Éducation nationale annonçait une intrusion survenue dans la nuit du 25 juillet, là encore après l&rsquo;usurpation d&rsquo;un compte professionnel ; le 18 août, il reconnaissait que des publications revendiquaient la détention de données concernant des millions d&rsquo;élèves, de parents et d&rsquo;enseignants. Trois administrations, trois fois le même scénario : un identifiant compromis suffit à ouvrir la base.</p>
<p>On objectera que les entreprises privées sont piratées elles aussi, et c&rsquo;est vrai. Mais la comparaison s&rsquo;arrête là. Un client mécontent peut résilier, changer d&rsquo;opérateur, refuser de communiquer son adresse. Le contribuable, lui, ne peut pas décider de ne pas déclarer ses revenus, ni choisir une autre administration fiscale, ni négocier la quantité d&rsquo;informations qu&rsquo;il transmet. Les données détenues par l&rsquo;État ne sont pas confiées, elles sont prélevées. Aucune sanction du marché ne viendra jamais punir un ministère négligent : il n&rsquo;a pas de clients, il a des assujettis.</p>
<p>Le droit aggrave cette asymétrie au lieu de la corriger. L&rsquo;article 82 du RGPD reconnaît à toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral le droit d&rsquo;obtenir réparation, et la Cour de justice de l&rsquo;Union européenne a jugé que ce dommage moral peut résulter de la seule perte de contrôle sur ses données ou de la crainte fondée d&rsquo;un usage abusif. L&rsquo;article 20 de la loi Informatique et Libertés prévoit diverses sanctions, notamment des amendes pouvant atteindre jusqu&rsquo;à dix millions d&rsquo;euros, mais  l&rsquo;État en est exonéré ! Une PME qui laisse fuiter un fichier client s&rsquo;expose à une sanction publique et à des actions en réparation. Le ministère qui laisse fuiter les données fiscales de millions de  personnes s&rsquo;expose à un communiqué.</p>
<p>Qu&rsquo;on ne nous dise pas qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une fatalité technique. La DGFiP indique disposer d&rsquo;environ 5 000 agents dans ses services numériques, soit un quart des informaticiens civils de l&rsquo;État. Ce n&rsquo;est pas un service exsangue. Et les brèches constatées cet été ne relèvent pas de la cyberattaque de haut vol : des identifiants usurpés, des accès trop larges, des extractions massives que personne n&rsquo;a vues passer. Ce sont des défaillances d&rsquo;organisation — authentification multifacteur, cloisonnement des droits, surveillance des exports — bien plus que des prouesses d&rsquo;attaquants.</p>
<p>Le préjudice, lui, est parfaitement réel, même quand aucun euro n&rsquo;a encore disparu d&rsquo;un compte. Une adresse électronique associée à un identifiant fiscal permet d&rsquo;écrire des courriels d&rsquo;hameçonnage que plus personne ne distingue d&rsquo;un message officiel. Un nom, une adresse et une situation patrimoniale facilitent l&rsquo;usurpation d&rsquo;identité, les intrusions nocturnes, les chantages&#8230; Connaître la composition d&rsquo;un foyer permet de bâtir une escroquerie sur mesure. Et quand ce sont des données d&rsquo;enfants qui circulent, l&rsquo;inquiétude des parents n&rsquo;a rien d&rsquo;irrationnel. Ces fichiers ne se périment guère: ils s&rsquo;échangeront pendant des années. La « vigilance » recommandée par l&rsquo;administration n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un transfert de charge — c&rsquo;est au citoyen de surveiller ses comptes, de se méfier de son courrier, de vivre avec le doute, avec l’angoisse, avec ses nuits perturbées&#8230;</p>
<p>Nous proposons donc une indemnisation automatique des victimes de violations de données provenant des systèmes d&rsquo;information de l&rsquo;État. Simple, pour qu&rsquo;aucune victime n&rsquo;ait à engager un procès. Rapide, pour que la réparation n&rsquo;attende pas des années. Forfaitaire, pour éviter d&rsquo;imposer à chacun la démonstration séparée de son préjudice. Cumulable avec les recours de droit commun si le dommage réel est supérieur. Un montant plancher de 2 000 euros par personne dont les données ont effectivement été exfiltrées nous paraît la juste mesure de ce que représentent la perte de contrôle sur son identité administrative et les années de vigilance qui en découlent.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une punition, c&rsquo;est une indemnité. Un préjudice qui ne coûte rien à celui qui le cause n&rsquo;est jamais évité. Que la négligence numérique devienne une ligne budgétaire, et l&rsquo;audit des systèmes sensibles, l&rsquo;authentification multi facteur ou la publication d&rsquo;un rapport annuel sur les violations constatées cesseront d&rsquo;être des recommandations pour devenir des priorités.</p>
<p>L&rsquo;article 2 de la Déclaration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen range la sûreté parmi les droits naturels que toute association politique a pour objet de conserver. Locke ne disait pas autre chose : l&rsquo;État existe pour préserver les personnes et leurs biens. Il existe pour nous garantir un Etat de droit. Il en est responsable (pour l&rsquo;Etat, il n&rsquo;y a aucun responsable) et il ne peut ni ne doit l’ignorer. Indemniser lui coûtera, mais le responsabilisera, et donc l’obligera à limiter à l’avenir ces risques qui attentent à la paix sociale. À l&rsquo;âge numérique, cette mission publique s&rsquo;étend aux informations dont dépend notre sécurité quotidienne. Nul ne demande le risque zéro, qui n&rsquo;existe pas. On demande seulement que celui qui exige tout réponde de quelque chose. Les Français ne doivent pas payer deux fois : une première fois en livrant leurs données à l&rsquo;État, une seconde en assumant seuls les conséquences de ses défaillances. Les Français ne peuvent plus, ne doivent plus baisser les bras, accepter silencieusement une impéritie de l’Etat qui leur coûte si cher. Ils doivent refuser de se laisser enfermer dans une servitude volontaire.</p>
<p>C’est pourquoi nous vous appelons à signer <a href="https://www.petitionenligne.net/pour_que_letat_protege_les_donnees_quil_exige_de_ses_citoyens_et_repare_les_prejudices_quil_leur_cause?utm_source=copy_link">la pétition ci-jointe</a> et à la diffuser le plus possible autour de vous.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/fuites-de-donnees-letat-perd-nos-secrets-il-doit-indemniser-les-victimes/">Fuites de données : l&rsquo;État perd nos secrets, il doit  indemniser les victimes</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>La baisse de niveau en mathématiques freine la croissance économique</title>
		<link>https://contrepoints.org/la-baisse-de-niveau-en-mathematiques-freine-la-croissance-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 19:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rentrée scolaire se profile, mais rien ne laisse présager que l’école va cesser d’être « La fabrique du crétin » (titre du livre de Jean-Paul Brighelli, paru en 2005) qu’elle est maintenant depuis une cinquantaine d’années. Cet effondrement a des conséquences économiques. Les entreprises sont particulièrement inquiètes de la baisse de niveau en mathématiques. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/la-baisse-de-niveau-en-mathematiques-freine-la-croissance-economique/">La baisse de niveau en mathématiques freine la croissance économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La rentrée scolaire se profile, mais rien ne laisse présager que l’école va cesser d’être « La fabrique du crétin » (titre du livre </strong><strong>de Jean-Paul Brighelli, paru en 2005) qu’elle est maintenant depuis une cinquantaine d’années. Cet effondrement a des conséquences économiques. Les entreprises sont particulièrement inquiètes de la baisse de niveau en mathématiques.</strong></p>
<p>Dernièrement, à propos des <a href="https://contrepoints.org/linvestissement-dans-les-startups-est-3-fois-plus-important-au-royaume-uni-quen-france/">startups</a>, nous avons mentionné une étude du cabinet de conseil EY qui mettait en valeur les atouts de la France dans la course à l’innovation, évoquant notamment « une excellence toute particulière dans les mathématiques ».</p>
<p>Il est vrai que notre pays « figure au plus haut dans les classements internationaux pour sa recherche mathématique de pointe » comme l’écrit le professeur au Collège de France <a href="https://www.lajauneetlarouge.com/lexcellence-mathematique-francaise-ses-proprietes-et-ses-fragilites/?srsltid=AfmBOop-qkdkJJ7QBKli4mqje_cCgdL5uuYkISdEL08PL0tDaot0WEMd" target="_blank" rel="noopener">Pierre-Michel Menger</a> dans « La Jaune et la Rouge », la revue des anciens de Polytechnique. Ne comptons-nous pas quatorze titulaires de la médaille Fields (considérée comme le « Nobel » des mathématiques), soit autant que les Etats-Unis ? De même ne sommes-nous pas au deuxième rang (loin derrière les Etats-Unis cependant) pour le nombre d’orateurs aux séances plénières des congrès internationaux de mathématiques, qui se tiennent tous les quatre ans depuis 1893 ?</p>
<h2>Le piètre niveau des Français en maths</h2>
<p>Paradoxalement, en dessous de cette élite, c’est le vide sidéral. Nous nous en sommes régulièrement désolés dans ces colonnes : les enquêtes internationales (<a href="https://contrepoints.org/les-eleves-francais-mauvais-en-mathematiques-ou-lechec-dun-systeme/">TIMSS</a>, PISA) montrent que le niveau des élèves français en mathématiques (mais pas seulement !) se dégrade de manière continue depuis des années. Dans l’enquête Timss 2023, qui les a évalués en CM1 et 4<sup>ème</sup>, ils arrivent respectivement en dernière et avant-dernière position de l’Union européenne (UE). Ils sont en dessous de la moyenne de l’OCDE.</p>
<p>Une <a href="https://contrepoints.org/niveau-des-eleves-francais-en-mathematiques-le-naufrage-dune-ecole-egalitariste/">étude</a> du haut-commissariat à la stratégie et au plan montre que la dégradation date au moins de 1975. C’est dire la responsabilité de tous les gouvernements depuis cette date. De la loi Haby sur le collège unique (1975) jusqu’à la réforme du lycée (2019) ayant rendu les mathématiques optionnelles en première et terminale générales (réforme en grande partie annulée depuis), en passant par les 80% d’une classe d’âge au bac de Chevènement (1985), nos dirigeants se sont évertués à baisser le niveau dans tous les domaines. Et il faut bien leur reconnaître une chose : ils ont réussi !</p>
<p>A tel point que seule la moitié des élèves qui entrent en sixième trouve la bonne réponse à la question « Combien y a-t-il de quarts d’heure dans 3/4 d’heure ? »<em>, </em>notait, en 2023, le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN). Sur une ligne graduée de 0 à 5, seuls 22% placent correctement la fraction 1/2. Et que dire des élèves en math sup qui ne savent pas calculer <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/mathematiques-de-l-ecole-a-la-fac-le-niveau-alarmant-des-eleves-francais-20231107" target="_blank" rel="noopener">l’aire d’un disque </a>?</p>
<h2>Un drame humain et social</h2>
<p>Cette situation est d’abord dramatique pour les personnes concernées. L’enquête Piaac (Programme pour l&rsquo;évaluation internationale des compétences des adultes) de l’OCDE a révélé, en 2023, qu’un adulte (16-65 ans) sur quatre en France ne maîtrisait pas les compétences de base permettant de bien utiliser l&rsquo;information qui leur parvient dans leur vie quotidienne.</p>
<p>L’Insee, dans <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8659396" target="_blank" rel="noopener">une note</a> d’octobre 2025, estime que 10% des personnes âgées de 18 à 64 ans en France éprouvent des difficultés à l’écrit et 12% en calcul et qu’elles s’insèrent moins bien sur le marché du travail : six sur dix seulement ont un emploi, contre huit sur dix pour celles qui ont une bonne maîtrise dans ces deux domaines.</p>
<p>Cela a nécessairement un coût social et financier. Un mauvais niveau scolaire est facteur de chômage et pèse sur les comptes publics. Rien que pour les 76.000 jeunes qui quittent chaque année l’école sans diplôme ou au mieux avec le brevet, le Boston Consulting Group (BCG) a calculé que le décrochage scolaire coûtait 340.000 euros par jeune (260.000 € de manque à gagner fiscal, et 80.000 € de dépenses publiques). Au total, chaque année, notre société contracterait ainsi, mécaniquement, une dette publique de l&rsquo;ordre de 26 milliards d&rsquo;euros. Rien que pour les décrocheurs scolaires ! Imagine-t-on la somme que peut représenter la baisse du niveau scolaire dans son ensemble ?</p>
<h2>Les maths sont partout</h2>
<p>Pour en revenir aux vraies mathématiques, soit autre chose que les fractions ou les additions, elles représentaient en 2019, selon les calculs de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (Insmi-Cnrs), 381 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 18 % du total de l’année. Toujours d’après l’Insmi, 13% des emplois en France sont concernés par les mathématiques : 32% dans le secteur de la finance et des assurances ; 44% dans l’industrie pharmaceutique ; 72% dans la R&amp;D ; 79% dans l’informatique…</p>
<p>Olivier Andriès, directeur général de l’équipementier aéronautique Safran, s’inquiétait en début d’année 2026, devant les sénateurs, de la baisse du niveau des élèves en mathématiques. Pour lui, c’est une « <a href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/une-bombe-a-retardement-le-directeur-general-de-safran-alerte-sur-la-chute-du-niveau-en-mathematiques-en-france-20260115" target="_blank" rel="noopener">bombe à retardement</a> » pour l’économie française. Non seulement les maths « forment l’esprit, permettent de comprendre, d’analyser », d’avoir « une stratégie rationnelle d’analyse des problèmes », mais elles sont désormais partout dans notre société, même si nous ne nous en rendons pas compte.</p>
<p>Comme le dit le philosophe et mathématicien <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/olivier-rey-la-baisse-du-niveau-en-mathematiques-signe-le-declin-de-l-occident-20231214" target="_blank" rel="noopener">Olivier Rey</a>, « Nous sommes comme les passagers d’un paquebot qui, pour jouir de leur croisière, doivent tout ignorer de ce qui se passe dans la salle des machines. Cela étant, le paquebot ne traverserait pas la mer sans ses machines et ses machinistes. » De même, alors que notre monde « est de plus en plus façonné par la technologie », nous avons de plus en plus besoin des mathématiques. A cet égard, dit Olivier Rey, « continuer de miser sur la technologie sans entretenir les facultés humaines qui la rendent possible » est particulièrement curieux. Ainsi craint-il que la baisse du niveau en mathématiques ne signe le déclin de l’Occident.</p>
<h2>L’importance du capital humain</h2>
<p>La sophistication accrue de l’économie exige non seulement une parfaite maîtrise des compétences de base pour tout un chacun, mais aussi de plus en plus de personnes à l’aise en mathématiques pour analyser des données et résoudre des problèmes à l’heure de l’automatisation et du tout numérique.</p>
<p>Nous avons aussi besoin des maths pour innover dans la recherche médicale et pharmaceutique, développer l’IA et les ordinateurs quantiques, construire des centrales nucléaires, assurer la <a href="https://contrepoints.org/piratage-de-la-dgfip-letat-collectionne-les-fuites-de-donnees/">sécurité de nos échanges</a> informatiques, etc.</p>
<p>Une <a href="https://cae-eco.fr/baisse-de-la-productivite-en-france-echec-en-maths" target="_blank" rel="noopener">note</a> du Conseil d’analyse économique (CAE) de 2022 montre clairement que les pays dont la population est bien formée, avec un bon niveau en mathématiques, sont plus performants que les autres en matière d&rsquo;innovation, de diffusion des technologies et surtout de productivité. C’est par exemple le cas de Singapour, du Japon ou de la Corée du Sud.</p>
<p>Citant des études universitaires, la note relève que les scientifiques et ingénieurs travaillant en R&amp;D sont à l’origine de 50% de la croissance de la productivité américaine à long terme, et qu’il existe un lien de causalité positif entre les études scientifiques et les revenus des individus, théoriquement liés à leur productivité.</p>
<p>Notre appauvrissement relatif – le <a href="https://contrepoints.org/lecart-de-pib-hab-entre-les-etats-unis-et-leurope-surtout-la-france-ne-cesse-de-se-creuser/">PIB par habitant</a> en parité de pouvoir d’achat est passé de 21.586 $ en 1990 à 62.556 $ en 2024 en France pendant qu’il passait de 23.888 $ à 85.809 $ aux Etats-Unis – a de nombreuses causes. Notre faible niveau en mathématiques et la formation insuffisante d’ingénieurs et de scientifiques en est une (nous ne formons en France que la moitié des ingénieurs dont nous avons besoin).</p>
<p>Performance éducative et croissance économique sont étroitement liées. Une <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/12/02/la-performance-du-systeme-educatif-en-france-quels-enjeux-economiques" target="_blank" rel="noopener">note</a> de la Direction générale du Trésor insiste sur une évidence : le capital humain est un moteur essentiel des gains de productivité et donc de la croissance de long terme.</p>
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		<title>La CFDT est-elle un syndicat réformiste ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Feldman]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 19:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une interview de sa secrétaire générale, Marylise Léon, invite à se poser la question. La CFDT véhicule fréquemment une image positive dans la masse des syndicats de salariés. Il s’agirait d’un syndicat moderne, raisonnable, avec lequel on pourrait discuter et ce, ajoutent d’aucuns, à l’encontre de la plupart de ses homologues. Si la CFDT, comme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une interview de sa secrétaire générale, Marylise Léon, invite à se poser la question.</strong></p>
<p>La CFDT véhicule fréquemment une image positive dans la masse des syndicats de salariés. Il s’agirait d’un syndicat moderne, raisonnable, avec lequel on pourrait discuter et ce, ajoutent d’aucuns, à l’encontre de la plupart de ses homologues. Si la CFDT, comme son nom l’indique, est une confédération et que les pratiques locales peuvent être contrastées, les déclarations de sa secrétaire générale sont logiquement scrutées. Et le moins que l’on puisse dire est que <a href="https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/taxer-les-heritages-des-le-premier-euro-pour-renflouer-les-caisses-de-l-etat-la-proposition-explosive-de-marylise-leon-7900664861" target="_blank" rel="noopener">l’interview que vient de donner sur RTL Marylise Léon le 25 août</a> ne manque pas d’interloquer.</p>
<p>Dès l’entame de l’interview, elle n’a pas hésité à appeler en faveur d’une taxation des héritages « dès le premier euro ». Autrement dit, il n’y aurait plus de successions exonérées. Or, actuellement, les successions en ligne directe bénéficient d’un abattement à hauteur de 100.000 euros. Bien entendu, Marylise Léon a justifié sa proposition par l’invocation de la « justice sociale » -dont l’appellation pourrait être plus clairement changée en « justice socialiste »…-.</p>
<p>Les propos n’ont pas manqué d’être commentés à l’aune de la lourdeur de la fiscalité dans notre pays en général et de sa spécificité en matière d’impôt sur les successions en Europe tout particulièrement, mais nul n’a posé la question essentielle : de quoi Mme Léon se mêle-t-elle ? Car enfin appartient-il à une syndicaliste de se prononcer sur ce type de sujet ? En effet, un syndicat a pour objet la défense des intérêts de ses adhérents ; un syndicat de salariés a donc pour objet de défendre les intérêts professionnels des salariés qui y adhèrent. En l’espèce, Mme Léon ne se comporte pas comme une syndicaliste, mais comme une femme politique. Certes, elle ne détonne pas dans le milieu, puisque la plupart de ses homologues font de même, à commencer par la communiste Sophie Binet de la CGT (<a href="https://contrepoints.org/un-syndicaliste-peut-il-declarer-nimporte-quoi/">voir notre article du  décembre</a> ).</p>
<p>Autre point de polémique : la secrétaire générale de la CFDT a indiqué sans ambiguïté qu’il n’était pas question de « parler aux candidats d’extrême droite » et tout particulièrement à Marine Le Pen. Elle n’a en revanche pas clairement exprimé pour quelle raison elle ne le ferait pas, mais il est aisé de trouver l’explication : le RN ne serait pas un parti appartenant à « l’arc républicain ».</p>
<p>Ce qui étrange, c’est que <a href="https://contrepoints.org/marylise-leon-ou-le-syndicalisme-hors-sol-typiquement-francais/">Marylise Léon</a> n’a pas parlé des Ecologistes et plus encore de La France Insoumise. Or, en attisant quotidiennement la haine et en flirtant (et parfois plus) avec l’antisémitisme comme LFI, en soutenant la légitimité des actes de résistance au cas où la candidate du RN l’emporterait lors de la prochaine élection présidentielle comme l’ont affirmé tant des cadres de LFI que, récemment, des personnalités Ecologistes, les partis à la gauche de la gauche sont-ils vraiment des partis « républicains » ? A tout le moins, peuvent-ils s’enorgueillir d’un « républicanisme » plus achevé que celui de la droite de la droite ?</p>
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		<title>Hausse de 52% du chômage des dirigeants de PME de plus de 50 salariés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 19:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front de l’emploi. Il n’y a pas que le chômage des salariés qui augmente – au deuxième trimestre 2026, il était à son plus haut niveau depuis l’automne 2020 avec un taux de 8,3%. Celui des entrepreneurs aussi. Au premier semestre 2026, 33.341 entrepreneurs ont perdu leur emploi [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front de l’emploi. Il n’y a pas que le chômage des salariés qui augmente – au deuxième trimestre 2026, il était à son plus haut niveau depuis l’automne 2020 avec un taux de 8,3%. Celui des entrepreneurs aussi.</p>
<p>Au premier semestre 2026, 33.341 entrepreneurs ont perdu leur emploi selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l&rsquo;association patronale <em>GSC</em> et de la société <em>Altares. </em>Un chiffre en hausse de 6,7% par rapport celui de 2025 (lui-même en hausse de 4,3% par rapport à 2024). La dégradation s’accélère donc, et laisse penser que les pertes d’emplois d’entrepreneurs seront plus élevées en 2026 qu’elles ne l’étaient en 2025 (61.459).</p>
<p>En 2021, le chiffre n’était que de 28.835. En quatre ans, il a donc plus que doublé (+113%). Bien sûr, l’augmentation continue de l’<a href="https://contrepoints.org/toujours-plus-de-creations-dentreprises-et-toujours-plus-de-defaillances/">entrepreneuriat</a> ne peut qu’accroître les défaillances d’entreprises, et par là le chômage des entrepreneurs.</p>
<p>Néanmoins, l’examen détaillé des données fournies par l’Observatoire GSC-Altares inquiète au plus haut point. Si environ les trois quarts des pertes d&#8217;emploi concernent des chefs de très petites entreprises (TPE) de moins de 3 salariés, il est frappant de constater que ce sont les PME qui sont désormais gravement touchées. En 2025, les pertes d’emploi des dirigeants d’entreprises de 20 à 49 salariés avaient progressé de 4,5% par rapport à l’année précédente, et celles d’entreprises de 50 salariés et plus de 4,2%. Au premier semestre 2026, les hausses sont respectivement de 14,3% et de 51,8%.</p>
<p>Comme l’a déclaré aux <a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/social/tout-le-spectre-de-lentrepreneuriat-est-touche-desormais-record-de-pertes-demploi-chez-les-patrons-2248276" target="_blank" rel="noopener"><em>Échos</em></a>, Hervé Kermarrec, président de la GSC, « Le taux de faillite des entreprises de plus de 50 salariés qui explose est extrêmement marquant et particulièrement inquiétant compte tenu de leur poids dans l&rsquo;économie. Tout le spectre de l&rsquo;entrepreneuriat est touché désormais ».</p>
<p>« Notre tissu entrepreneurial ne se porte pas aussi bien qu’on le prétend », <a href="https://contrepoints.org/toujours-plus-de-creations-dentreprises-et-toujours-plus-de-defaillances/">écrivions-nous</a> il y a trois mois de cela. Il est fragile et a de plus en plus de mal à résister aux crises qui se succèdent. Le budget 2027 que nous prépare le gouvernement Lecornu ne risque pas d’améliorer la situation. Quant à la campagne électorale qui arrive, elle sera sans doute riche de promesses. Mais, pour l’instant, nous ne voyons pas émerger le <a href="https://fr.irefeurope.org/entreprises-moins-de-subventions-pour-moins-dimpots/" target="_blank" rel="noopener">programme de rupture</a> qui permettra le redressement économique du pays.</p>
<p>Les chefs d’entreprise non plus. Dans une <a href="https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2027-a-huit-mois-du-scrutin-les-chefs-dentreprise-de-plus-en-plus-inquiets-face-a-lapres-macron-2248255" target="_blank" rel="noopener">enquête</a> OpinionWay pour le Medef réalisée au printemps dernier, 82 % se déclaraient pessimistes quant aux « effets de la politique économique du prochain président de la République » sur leur entreprise, et plus de 65% estimaient « que leur entreprise sera fragilisée, voire menacée de disparition, si rien n&rsquo;est fait en termes de politique économique au cours du prochain quinquennat. »</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/hausse-de-52-du-chomage-des-dirigeants-de-pme-de-plus-de-50-salaries/">Hausse de 52% du chômage des dirigeants de PME de plus de 50 salariés</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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