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	<title>Contrepoints</title>
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	<description>Institut de Recherches Économiques et Fiscales</description>
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	<title>Contrepoints</title>
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		<title>Le budget « offensif » de Sébastien Lecornu : mais où sont les vraies économies et la baisse des dépenses publiques ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Lecaussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi soir, dans un entretien au Figaro, les grandes lignes de son projet de budget pour 2027 : un effort « d&#8217;environ 54 milliards d&#8217;euros, dans la stabilité fiscale ». Le chiffre impressionne : 1,8 point de PIB, dix milliards de plus que le plan de François Bayrou, qui lui avait coûté [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/le-budget-offensif-de-sebastien-lecornu-mais-ou-sont-les-vraies-economies-et-la-baisse-des-depenses-publiques/">Le budget « offensif » de Sébastien Lecornu : mais où sont les vraies économies et la baisse des dépenses publiques ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi soir, dans un <a href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/dossier/budget-2027-economies-taxes-impots-retraites-tout-ce-qu-il-faut-savoir" target="_blank" rel="noopener">entretien</a> au <em>Figaro</em>, les grandes lignes de son projet de budget pour 2027 : un effort « d&rsquo;environ 54 milliards d&rsquo;euros, dans la stabilité fiscale ». Le chiffre impressionne : 1,8 point de PIB, dix milliards de plus que le plan de François Bayrou, qui lui avait coûté sa place.</p>
<p>Les 54 milliards ne sont pas la différence entre les dépenses de 2026 et celles de 2027. C&rsquo;est l&rsquo;écart entre la cible de déficit, 5 % du PIB, et un « tendanciel » que Matignon situe à 6,5 %, soit le niveau qu&rsquo;atteindrait le déficit si le budget ne comportait aucune mesure d&rsquo;économies. Or le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027. Quatre dixièmes de point : une douzaine de milliards d&rsquo;euros.</p>
<p>Les 54 milliards réduisent donc la dépense publique, mais de 12 à 15 Md€ constants, pas de 54 Md€. Pour l’essentiel il s’agit d’un effort de stabilisation plus que de réduction massive. Le Premier ministre ne dit d&rsquo;ailleurs pas autre chose, puisque ces économies serviront selon lui à « refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ». Refroidir, pas arrêter. En 2027, la France ne dépensera donc pas beaucoup moins qu&rsquo;en 2026. Et ce budget est loin d’être voté !</p>
<p>Plus la trajectoire spontanée retenue est élevée, plus l&rsquo;effort paraît héroïque à résultat identique. En quoi consiste cet effort ? Moins de 6 milliards seront demandés aux retraités, dont les modalités — désindexation des pensions, suppression d&rsquo;un abattement — sont renvoyées au Parlement. Environ 2 milliards sur les arrêts maladie. Une réforme des ruptures conventionnelles. Une « compression » des enveloppes ministérielles. Un délai de carence pour certaines allocations versées aux étrangers. Une dizaine de milliards identifiés sur 54. Le reste viendra, dit-on, le 1er octobre, en conseil des ministres.</p>
<p>Rappelons qu’en 2025, selon l&rsquo;Insee, les dépenses publiques ont atteint 57,3 % du PIB, l&rsquo;ensemble des recettes 52,1 %, et le taux de prélèvements obligatoires 43,6 % (voire plus selon les chiffres de l’Union européenne). Aucun pays de l&rsquo;OCDE ne dépense davantage : la France se situe plus de sept points au-dessus de la moyenne de la zone euro. Dans une <a href="https://fr.irefeurope.org/reformes-economies-210mds/">Note</a> qui énumère huit réformes urgentes à faire, l&rsquo;IREF a chiffré à 210 milliards d&rsquo;euros par an les économies immédiatement réalisables, poste par poste, sans toucher au régalien. À côté, un budget « offensif » qui laisse la dépense progresser et le déficit à 5 % ressemble surtout à un exercice de freinage.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/le-budget-offensif-de-sebastien-lecornu-mais-ou-sont-les-vraies-economies-et-la-baisse-des-depenses-publiques/">Le budget « offensif » de Sébastien Lecornu : mais où sont les vraies économies et la baisse des dépenses publiques ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<item>
		<title>Anne Hidalgo : sa nouvelle vie en tant qu’ambassadrice mondiale du climat</title>
		<link>https://contrepoints.org/anne-hidalgo-sa-nouvelle-vie-en-tant-quambassadrice-mondiale-du-climat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déplacements à Londres, à Singapour, au Chili… L&#8217;ancienne maire socialiste de Paris semble mener sa meilleure vie. Après une candidature infructueuse au poste de haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Anne Hidalgo est, depuis mai et à plein temps, Ambassadrice mondiale de la Convention mondiale des maires pour le Climat et l&#8217;Énergie (GCOM). [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/anne-hidalgo-sa-nouvelle-vie-en-tant-quambassadrice-mondiale-du-climat/">Anne Hidalgo : sa nouvelle vie en tant qu’ambassadrice mondiale du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Déplacements à <a href="https://www.instagram.com/p/Da4zLFRMeSw/" target="_blank" rel="noopener">Londres</a>, à <a href="https://www.instagram.com/p/DZpHL92g7Yq/" target="_blank" rel="noopener">Singapour</a>, au <a href="https://www.instagram.com/p/DaX62yfDijB/?img_index=1" target="_blank" rel="noopener">Chili</a>… L&rsquo;ancienne maire socialiste de Paris semble mener sa meilleure vie. Après une candidature infructueuse au poste de haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), <a href="https://contrepoints.org/la-justice-condamne-hidalgo-pour-avoir-refuse-de-fournir-ses-notes-de-frais-a-un-journaliste/">Anne Hidalgo</a> est, depuis mai et à plein temps, Ambassadrice mondiale de la Convention mondiale des maires pour le Climat et l&rsquo;Énergie (<a href="https://energy.ec.europa.eu/topics/international-cooperation/international-organisations-and-initiatives/global-covenant-mayors-climate-and-energy_en" target="_blank" rel="noopener">GCOM</a>). Cette organisation, dont le siège est à Bruxelles, naît en 2016 de la fusion entre la Convention des maires européenne et le Compact of Mayors de Bloomberg, est une <a href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations-et-evenements/informations/guide-de-la-convention-des-maires-nouvelle-edition-pour-une-action-plus-efficace-contre-le-2025-06-19_fr" target="_blank" rel="noopener">initiative</a> de la Commission européenne et co-financée par celle-ci. C&rsquo;est donc bien le contribuable européen qui finance, du moins en partie, ses déplacements. En partie, car personne ne peut vérifier l’origine des financements : la GCoM ne publie pas de rapports financiers –  son rapport annuel est un document de communication sur l&rsquo;action des villes uniquement.</p>
<p>On peut se demander comment Anne Hidalgo a atterri comme ambassadrice d&rsquo;une alliance de gouvernements locaux engagés sur les questions environnementales. Certes, <a href="https://contrepoints.org/hidalgo-gere-mal-paris/">Paris</a> est devenue un paradis pour les cyclistes, mais aussi un laboratoire de politiques écologiques. Mme Hidalgo a-t-elle au moins investi dans les technologies nécessaires pour se protéger des épisodes de fortes chaleurs ? Ventilateurs dans les crèches et les écoles, salles « rafraîchies » pour les personnes âgées, ouverture de parc 24h/24h… <a href="https://x.com/Anne_Hidalgo/status/1142762607461449728" target="_blank" rel="noopener">Voilà</a> ce qu’elle proposait, à l’été 2019, pour se protéger des 40° attendus fin juillet, au lieu d’investir dans des solutions efficaces comme la <a href="https://contrepoints.org/mme-pulvar-au-lieu-daccuser-les-americains-detre-responsables-de-la-canicule-defendez-la-climatisation/">climatisation</a>. Ce manque d’anticipation est aujourd’hui payé par son successeur : en juin dernier, Emmanuel Grégoire a ainsi annoncé, en panique, une commande de plus de <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/une-climatisation-dans-chaque-ecole-a-paris-emmanuel-gregoire-annonce-1-200-climatiseurs-face-a-la-canicule-et-a-la-suspension-des-cours-1527801" target="_blank" rel="noopener">1 200</a> climatiseurs pour les écoles.</p>
<p><em>Quid</em> de sa gestion financière ? La <a href="https://contrepoints.org/la-ville-de-paris-va-t-elle-enfin-se-desendetter/">dette</a> de la ville est passée de 4,2 milliards d&rsquo;euros en 2014, lors de son arrivée à la mairie, à plus de 10 milliards en 2026. Ce qui n’a pas empêché Anne Hidalgo de profiter grassement de ses <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/160925/notes-de-frais-anne-hidalgo-toujours-fachee-avec-la-transparence" target="_blank" rel="noopener">notes de frais</a>, elle qui a été épinglée pour des dizaines de milliers d&rsquo;euros dépensés dans des vêtements de luxe entre 2020 et 2024. Sans oublier plus de 120 000 euros dans des déplacements à l&rsquo;étranger.</p>
<p>Alors, peut-on parler de <a href="https://contrepoints.org/paris-un-modele-pour-le-monde-entier/">modèle pour le monde entier</a>, comme elle l’a prétendu à l’occasion de ses derniers vœux comme maire de la capitale ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est certain, en revanche, c&rsquo;est que sa gestion financière catastrophique ne l&rsquo;a pas empêché de trouver un poste bien agréable, comme Ségolène Royal, avant elle, lorsqu&rsquo;elle fut nommée ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique.</p>
<p>On retrouve ici une curieuse tradition française : lorsqu&rsquo;un responsable politique quitte ses fonctions, il ne quitte pas nécessairement le système. Il peut devenir ambassadeur, représentant, conseiller ou membre d&rsquo;une organisation internationale et continuer à parcourir le monde au nom d&rsquo;une cause généreuse. Pour Anne Hidalgo, ce sera donc le climat. Après avoir transformé Paris en vitrine de la transition écologique, elle pourra désormais expliquer au reste du monde comment faire de même. Espérons simplement que les autres villes n&rsquo;importeront pas aussi rapidement la facture.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/anne-hidalgo-sa-nouvelle-vie-en-tant-quambassadrice-mondiale-du-climat/">Anne Hidalgo : sa nouvelle vie en tant qu’ambassadrice mondiale du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>France : spread au plus haut depuis 2012 ou le vrai prix des fausses économies</title>
		<link>https://contrepoints.org/france-spread-au-plus-haut-depuis-2012-ou-le-vrai-prix-des-fausses-economies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:50:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre a fixé jeudi des objectifs apparemment raisonnables, sans être très ambitieux pour autant, à la prochaine loi de finances, sur fond d’inquiétudes grandissantes des marchés financiers envers la solvabilité de l’État français. L’écart de rendement entre les obligations allemandes et françaises à dix ans, ce que les marchés appellent le « spread [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Premier ministre a fixé jeudi des objectifs apparemment raisonnables, sans être très ambitieux pour autant, à la prochaine loi de finances, sur fond d’inquiétudes grandissantes des marchés financiers envers la solvabilité de l’État français. L’écart de rendement entre les obligations allemandes et françaises à dix ans, ce que les marchés appellent le « spread », a dépassé vendredi 100 points de base : une première depuis 2012, année de la crise des dettes souveraines de la zone euro.</p>
<p>Cet écart, alors que l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor)  à dix ans dépasse désormais 4,5 %, permet de mesurer la prime exigée par les investisseurs pour détenir la dette française par rapport à celle de Berlin, et fait l&rsquo;objet d&rsquo;une attention particulière sur fond d&rsquo;inquiétudes budgétaires dans la deuxième économie de la zone euro.</p>
<p>Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé jeudi des économies de l&rsquo;ordre de 54 milliards d&rsquo;euros dans le projet de budget 2027 pour la France. Si le Parlement « endosse » ce « plan de redressement » qui sera présenté en conseil des ministres le 1er octobre, la cible d&rsquo;un déficit à 5% du PIB sera « atteinte » pour 2027, assure le Premier ministre (tout en reconnaissant que ce ne sera pas le cas en 2026). Au demeurant, comme souvent, il convient de ne pas se laisser duper : les chefs de gouvernement français ont la fâcheuse tendance de prendre les contribuables et électeurs pour des naïfs, en présentant comme « économies » ce qui n’est en rien une baisse des dépenses publiques, désormais largement clientélistes et portées sur la gabegie, mais un ralentissement de la hausse notamment par une suppression de déductions fiscales, en clair une hausse des taxations qui ne disent pas leur nom (Bercy réussit la prouesse sémantique de qualifier une exonération fiscale de « dépense fiscale »).  Sébastien Lecornu devrait laisser au Parlement le soin de trancher entre un gel des retraites et une suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais (lesquels ?) des retraités.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/france-spread-au-plus-haut-depuis-2012-ou-le-vrai-prix-des-fausses-economies/">France : spread au plus haut depuis 2012 ou le vrai prix des fausses économies</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les lunettes sont-elles aussi dangereuses que les cigarettes ?</title>
		<link>https://contrepoints.org/les-lunettes-sont-elles-aussi-dangereuses-que-les-cigarettes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:50:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les lunettes et les aides auditives sont-elles subitement devenues aussi dangereuses pour la santé que le tabac ? C’est la question que l’on se pose immanquablement en apprenant que le gouvernement veut d’interdire toute publicité pour ces dispositifs médicaux. Lunettes et aides auditives vont ainsi rejoindre les produits dont la publicité est strictement proscrite : les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les lunettes et les aides auditives sont-elles subitement devenues aussi dangereuses pour la santé que le tabac ? C’est la question que l’on se pose immanquablement en apprenant que le gouvernement veut d’interdire toute publicité pour ces dispositifs médicaux.</p>
<p>Lunettes et aides auditives vont ainsi rejoindre les produits dont la publicité est strictement proscrite : les médicaments sur ordonnance, les actes médicaux et de chirurgie esthétique, les produits financiers hautement spéculatifs et le tabac bien sûr. Seront-elles plus sévèrement encadrées que les armes à feu ?</p>
<p>Les assureurs complémentaires seraient derrière cette interdiction, affolés qu’ils sont, non par la dangerosité des produits (nous voilà rassurés), mais par l’envolée des remboursements. Depuis l’instauration du <a href="https://contrepoints.org/les-couts-non-maitrises-de-la-reforme-du-100-sante/">100% Santé</a>, les dépenses des complémentaires pour les lunettes et les audioprothèses sont passées de 7,4 milliards d’euros (Md€) en 2019 à 10,1 Md€ en 2023. Pour les assureurs, il n’y a pas de doute, c’est la publicité qui encourage la « surconsommation ».</p>
<p>Les opticiens et lunetiers s’opposent évidemment à la mesure. Ils nient le fait que la publicité puisse avoir un effet sur la consommation d’un produit qui n’est délivré que sur prescription médicale. Comme le dit Patrice Camacho (Krys Group), cité par <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/interdire-la-pub-pour-les-lunettes-les-gagnants-et-les-perdants-dun-projet-gouvernemental-qui-fait-polemique-2252240" target="_blank" rel="noopener"><em>Les Échos</em></a>, « Interdire la publicité ne fera pas disparaître les besoins visuels et auditifs des Français ». La publicité, au contraire, en mettant en évidence des offres concurrentes et les promotions, permet de réguler les prix. On peut aussi penser qu’elle incite à consulter un spécialiste, ce qui est bénéfique pour la santé des Français.</p>
<p>Les médias voient aussi l’interdiction d’un mauvais œil. Elle les priverait de 165 millions d’euros (M€) d’investissements publicitaires, dont 68 M€ pour la seule télévision. Soit 3% de son chiffre d’affaires.</p>
<p>Cette mesure devrait voir le jour rapidement : l’arrêté ministériel est attendu d’ici la fin du mois de septembre. Apparemment la promotion des substituts aux lunettes que sont les verres de contacts resterait possible. On se demande néanmoins où va s’arrêter cette folie prohibitionniste.</p>
<p>Quand on pense que l’Alliance contre le tabac (ACT) veut interdire la <a href="https://contrepoints.org/lobjectif-cache-de-lindustrie-du-cinema-inciter-les-jeunes-a-fumer/">cigarette dans les films</a> car elle inciterait à fumer, on en vient à craindre que les lunettes soient un jour, elles aussi, visées. Que donnerait, par exemple, un film sur les Beatles avec un John Lennon sans lunettes ? Et un film avec Woody Allen où il serait dépourvu de ses légendaires besicles, alors que l’acteur et réalisateur est, au contraire, une formidable publicité pour une consommation raisonnable : il porte le même modèle depuis l’adolescence !</p>
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		<item>
		<title>Russie : drones, sabotages et « loi Graham »</title>
		<link>https://contrepoints.org/russie-drones-sabotages-et-loi-graham/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:49:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recevant vendredi à l’Elysée les principaux chefs de partis et candidats à la présidentielle, (quoique pas tous), qu’il avait convoqué en urgence jeudi soir, en présence des chefs des services de renseignement (fait très inhabituel), Emmanuel Macron a déclaré que la menace russe pesant sur l&#8217;Europe s&#8217;était intensifiée, ajoutant que l&#8217;agressivité affichée par Moscou était [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Recevant vendredi à l’Elysée les principaux chefs de partis et candidats à la présidentielle, (quoique pas tous), qu’il avait convoqué en urgence jeudi soir, en présence des chefs des services de renseignement (fait très inhabituel), Emmanuel Macron a déclaré que la menace russe pesant sur l&rsquo;Europe s&rsquo;était intensifiée, ajoutant que l&rsquo;agressivité affichée par Moscou était en train de changer.</p>
<p>En parallèle d’incidents qu’on peut facilement relier au Kremlin (comme un drone venu de Biélorussie abattu dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre au-dessus de la Lituanie par des chasseurs italiens de la police du ciel de l’Otan ; le tir de deux fusées éclairantes par une frégate russe en direction d’un hélicoptère militaire danois au-dessus des eaux internationales) se déroulent depuis dix jours des actions de sabotage troublantes : incendies à proximité de centrales électriques allemandes, déraillement d’un train aux Pays-Bas et d’un autre en Normandie après que des tuyaux d’acier ont été posés sur les voies.</p>
<p>Le Premier ministre polonais Donald Tusk a estimé jeudi, selon des évaluations de ses services de renseignements, que les plans de la Russie dans le cadre de sa guerre contre l&rsquo;Ukraine incluent des frappes « hybrides » de drones et de missiles contre les alliés de Kiev en Europe. Autres faits troublants laissant se demander s’il ne se prépare pas quelque chose ; l’Allemagne a dépêché en urgence de manière inattendue, des unités militaires (légères) vers les États baltes mercredi et la Russie et la Biélorussie ont annoncé des manœuvres communes.</p>
<p>Autre élément important dans le bras de fer entre les Occidentaux et le Kremlin sur l’Ukraine ; le Congrès américain a donné mercredi son approbation finale à un projet de loi accordant au président Donald Trump de nouveaux pouvoirs pour imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les marchandises en provenance des cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, au premier rang desquels la Chine et l’Inde, et jusqu’à 500 % sur les produits russes eux-mêmes. Le texte vise aussi la « flotte fantôme » des pétroliers qui contournent les sanctions. La législation, adoptée mercredi par la Chambre des représentants par 262 voix contre 159, a été saluée par des responsables ukrainiens. Elle avait été adoptée par le Sénat le 7 août par 86 voix contre 11. Le texte porte le nom de <a href="https://www.congress.gov/bill/119th-congress/senate-bill/5025">Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026</a>, en hommage au sénateur républicain mort brutalement en juillet dernier. Fait significatif, Donald Trump ne prévoit pas d’y mettre son veto. Il est vrai que cela lui donne le pouvoir d’instaurer des droits de douane à sa guise, son hobby favori, sur des importations…</p>
<p>Le <a href="https://www.wsj.com/opinion/sanctions-bill-passes-house-lindsey-graham-russia-ukraine-donald-trump-6f5522cb?mod=opinion_lead_pos1">Wall Street Journal</a> salue cette adoption du texte porté par Lindsey Graham, instrument utile pour assécher le financement de la guerre de Poutine, ajoutant que les craintes d’un usage abusif des tarifs par Trump sont légitimes, mais que le texte prévoit des exceptions pour les alliés européens qui importent peu de gaz russe et réduisent leur dépendance.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Petit lexique des grands mensonges », par Jean-Luc Deback</title>
		<link>https://contrepoints.org/petit-lexique-des-grands-mensonges-par-jean-luc-deback/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Delsol]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 19:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean-Luc Deback est un homme de cœur et de culture. Je vous partage une large partie de la préface que j’ai eu le plaisir d’écrire pour son ouvrage qui est œuvre de sagesse commune et d’apprentissage au discernement.  Il fait le travail que l’école ne fait plus ou trop peu. Sur tous les sujets que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Luc Deback est un homme de cœur et de culture. Je vous partage une large partie de la préface que j’ai eu le plaisir d’écrire pour son ouvrage qui est œuvre de sagesse commune et d’apprentissage au discernement.  Il fait le travail que l’école ne fait plus ou trop peu. Sur tous les sujets que l’honnête homme ne saurait ne pas aborder dans sa vie personnelle, familiale ou sociale, il réunit de nombreuses références, il pose des jalons de réflexion à l’usage de la liberté de chacun. Dans les auteurs qu’il cite abondamment, il y a toujours un certain éclectisme comme autant de portes qui restent ouvertes, autant de pistes qu’on peut récuser ou emprunter. Car qui connaît la vérité ? Elle est en chemin et notre devoir est de la chercher sans cesse, de la cerner, d’en saisir les parcelles que nous croyons pouvoir tenir dans les rets de notre connaissance finie, imparfaite. Nous pouvons plus facilement dénoncer l’erreur, le mensonge, les tromperies de ceux qui déconstruisent la société, les idoles de ceux qui refusent toute verticalité, les condamnations à la médiocrité universelle des idéologies égalitariste. Jean-Luc Deback s’y emploie.</p>
<p>En 32 mots qui sont autant de thèmes, et que je ne saurais tous évoquer, Jean-Luc Deback s’inquiète du monde et de l’avenir de notre humanité capable d’y perdre son âme. Il dénonce à juste titre l’enfermement dans lequel nous laisserait la loi de la nécessité, « l’ironie lugubre », écrit-il, de Schopenhauer où le véritable amour serait démuni de toute candeur à défaut de liberté.</p>
<p>Il regrette la facilité avec laquelle les hommes se livrent à une servitude volontaire, combien ils sont grégaires, si vite soumis à « la liberté de propagande ». Il dénonce un pouvoir trop pesant et une autorité insuffisante. Il voudrait, à juste titre, que les fonctions régaliennes soient renforcées et que, pour le reste, les personnes demeurent responsables d’elles-mêmes. Il cite Benjamin Constant : « Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux ».</p>
<p>La culture est importante pour forger le sens critique. La langue est l’instrument de notre liberté pour nous permettre de nous exprimer avec rigueur, avec clarté. Car si « la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée » disait Orwell. La langue porte notre identité, elle est aussi l’expression du courage qu’il faut pour résister à tant d’abandons que voudraient nous imposer la bien-pensance, pour évoquer ce que l’on voudrait nous faire taire : que les racines de l’Europe sont chrétiennes, qu’un consensus climatique n’est pas une vérité scientifique, que la famille reste fondamentale, que l’islam ne partage pas nos valeurs occidentales, que la démocratie n’est pas la tyrannie des minorités mais leur respect…</p>
<p>La démocratie, précisément, se fourvoie dans la main d’une oligarchie technocratique et administrative inconsciente des vrais besoins de justice et de sécurité dont les Français ont besoin pour vivre en paix. Elle se pervertit dans sa préférence pour l’égalité plutôt que pour la liberté comme déjà le pressentaient Chateaubriand et Tocqueville. Elle veut l’égalité par le bas à défaut de pouvoir l’obtenir par le haut. Elle la veut en niant les différences qui sont autant de complémentarités. Des Montagnards jusqu’aux constitutions de 1946 et 1958, la France s’acharne à créer toujours plus de « droits à », des droits-créances, plutôt que des droits-liberté.  Elle développe ainsi un Etat-providence obèse et bientôt impuissant dont les citoyens ploient sous la charge.</p>
<p>Jean-Luc Deback s’offusque des méfaits de notre société de consommation. Parce que la consommation est devenue une addiction. Les dieux au rabais sont toujours trompeurs ! C’est le manque d’éducation sans doute qui est à l’origine de nombre de nos maux. Mais il ne pouvait plus en être autrement quand l’Etat a voulu se l’approprier plutôt que de s’assurer seulement que chaque enfant pouvait disposer d’une bonne instruction. Car l’éducation revient aux parents et quand ceux-ci s’en défaussent, l’avenir des enfants devient incertain.</p>
<p>Jean-Luc Deback n’aime pas le capitalisme. Moi non plus quand il devient un capitalisme de connivence avec l’Etat. D’ailleurs, le capitalisme est souvent celui des Etats qui s’approprient et accumulent le capital au détriment des individus. Dans un pays comme la France où 56 à 58% des dépenses sont publiques, les entreprises et les initiatives privées sont presque toutes phagocytées par l’Etat. Le marché est orienté, contraint, biaisé par l’action excessivement normative et taxatrice de la puissance publique. Sans doute que si les individus étaient plus maîtres de leur propre Bien, s’ils étaient éduqués à être responsables plutôt que drogués à être assistés, ils seraient mieux à même de faire les bons choix.</p>
<p>Les références et citations sont trop nombreuses dans cet ouvrage pour en livrer un abrégé. Il ne s’agit pas, heureusement, de suivre son auteur dans toutes ses réflexions, ni dans toutes ses amitiés ou ses inimitiés. Nous lui laissons certaines convictions. Mais son propos devrait permettre de dessiller ses lecteurs abusés par de fausses vérités assénées. Il peut aider chacun à retrouver la force et la fierté de s’exprimer librement à l’encontre de la doxa qui nous empoisonne doucement, sans que nous nous en rendions compte. Il peut aider chacun à s’investir dans la cité, c’est-à-dire en politique, avec passion et bienveillance, avec tolérance mais sans lâcheté. Et c’est une grande vertu.</p>
<p>Vous trouverez son livre sur <a href="https://www.fnac.com/a23554992/Jean-Luc-Deback-Petit-lexique-des-grands-mensonges?Origin=fnac_google" target="_blank" rel="noopener">Internet</a> ou dans les bonnes librairies.</p>
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		<title>Les enseignants français sont-ils réellement sous-payés ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 18:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon les statistiques de l’Éducation nationale, les enseignants ont un salaire mensuel moyen de 3 090 € nets. Pour les syndicats, qui déplorent la paupérisation du métier, c’est un déni de leur situation réelle. Mais de quels enseignants s’agit-il et combien d’heures travaillent-ils ? Sont-ils moins favorisés que leurs collègues européens ? Entrons dans les détails.  La rémunération [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Selon les statistiques de l’Éducation nationale, les enseignants ont un salaire mensuel moyen de 3 090 € nets. Pour les syndicats, qui déplorent la paupérisation du métier, c’est un déni de leur situation réelle. Mais de quels enseignants s’agit-il et combien d’heures travaillent-ils ? Sont-ils moins favorisés que leurs collègues européens ? Entrons dans les détails. </b></p>
<p>La rémunération moyenne des enseignants fonctionnaires ou assimilés était de <a href="https://contrepoints.org/les-enseignants-francais-ne-sont-pas-aussi-mal-payes-que-les-syndicats-le-pretendent/" target="_blank" rel="noopener">3 090 € nets</a> par mois en 2024, selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (<a href="https://www.education.gouv.fr/depp/l-evolution-du-salaire-des-enseignants-fonctionnaires-ou-assimiles-entre-2023-et-2024-505401" target="_blank" rel="noopener">DEPP</a>) – le service statistique de l&rsquo;Éducation nationale. « Trompeur », nous dit le <a href="https://www.snes.edu/article/3090-euros-par-mois-le-snes-fsu-remet-les-pendules-a-lheure/" target="_blank" rel="noopener">SNES-FSU</a>, qui fait semblant de ne pas comprendre ce que signifie une moyenne. La rémunération d’un enseignant varie effectivement en fonction de son niveau (certification ou agrégation), de son grade (classe normale, hors-classe, classe exceptionnelle), du fait qu’il soit à temps complet ou à temps partiel, de ses heures supplémentaires, ou encore de la réalisation de missions spécifiques qui conditionne certaines primes (Pacte enseignant&#8230;).</p>
<p>Dans le second degré par exemple, la rémunération mensuelle nette de base d&rsquo;un professeur certifié de classe normale, premier échelon et à temps plein, est de <a href="https://www.education.gouv.fr/la-remuneration-des-enseignants-7565" target="_blank" rel="noopener">1 862 €</a>. C’est 2 096 € pour un agrégé. À l’échelon 9, ce qui correspond à environ 18 ans d’ancienneté, elle est de 2 520 € nets pour un certifié, et de 3 172 € pour un agrégé. En toute fin de carrière, un certifié de classe normale gagne en moyenne 2 816 € nets, et 3 394 € s’il est hors classe. Ces montants ne sont pas mirobolants, mais nous sommes loin de la paupérisation brandie par les syndicats.</p>
<h2><b>Contractuels et agrégés en classe préparatoire : les deux extrêmes</b></h2>
<p>Tout est bien différent pour les enseignants contractuels, qui représentent 8 % du total des enseignants et qui sont le plus souvent en CDD : ils gagnent en moyenne <a href="https://www.education.gouv.fr/depp/l-evolution-du-salaire-des-enseignants-fonctionnaires-ou-assimiles-entre-2023-et-2024-505401" target="_blank" rel="noopener">2 130 € nets</a> par mois et n&rsquo;ont pas de grille de rémunération unique, contrairement aux enseignants titularisés. Les leurs sont variables selon les académies (jusqu&rsquo;à 18 niveaux différents), avec des rémunérations proches du SMIC.</p>
<p>À l’autre bout de l’échelle, les enseignants de classe préparatoire (le plus souvent agrégés) constituent une catégorie très particulière. Ils gagnent <a href="https://www.lemonde.fr/education/article/2013/12/09/les-professeurs-de-classes-preparatoires-un-corps-d-elite-bien-remunere_3527785_1473685.html?srsltid=AfmBOopb3wCjBg766GdM5qa7bSUukemUUyR9kE2rZajoIlEqrzZKyokj" target="_blank" rel="noopener">28 %</a> de plus, en moyenne, que les agrégés hors classe prépa et peuvent être payés jusqu&rsquo;à <a href="https://www.snec-cftc.fr/publication/enseignants/HSA&amp;HSE.pdf" target="_blank" rel="noopener">80 € bruts</a> de l&rsquo;heure pour effectuer des interrogations orales – les fameuses « colles ». Sans oublier l’indemnité de <a href="https://www.snes.edu/ma-carriere/carriere/remuneration/indemnites-et-primes/" target="_blank" rel="noopener">1 117,92 €</a> par an s’ils enseignent au moins 8 heures par semaine devant plusieurs groupes. La Cour des comptes avait estimé, en 2013, que leur rémunération nette moyenne était de <a href="https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/134000301.pdf" target="_blank" rel="noopener">49 296 € nets</a> par an entre 10 et 20 ans d’ancienneté (63 470 € pour les chaires supérieures).</p>
<h2><b>Moins payés que leurs voisins européens, mais plus de vacances</b></h2>
<p>La différence avec les autres pays est souvent mise en avant pour illustrer l’argument de la paupérisation. En France, le salaire statutaire annuel brut des enseignants en 2024 était de <a href="https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/le-salaire-des-enseignants-en-europe/" target="_blank" rel="noopener">34 945 €</a> en début de carrière au lycée, 54 861 € en fin de carrière ; c’était respectivement 48 975 € et 99 994 € aux Pays-Bas ; 69 293 € et 92 819 € en Allemagne. Bien sûr, de tels écarts ne veulent pas dire grand-chose en l’état brut. Sont-ils principalement liés au coût de la vie ? Eurydice montre qu’ils <a href="https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/data-and-visuals/teachers-heads-salaries/comparative-teachers" target="_blank" rel="noopener">persistent</a> lorsque l&rsquo;on prend en compte le standard de pouvoir d&rsquo;achat (SPA), une unité monétaire qui permet de comparer les pays à niveau de vie équivalent. Reste que la rémunération ne se dissocie pas du temps de travail.</p>
<p>Les heures de travail hebdomadaires sont chez nous appelées « obligations de service », auxquelles l’OCDE applique les règles de durée légale de droit commun. Les enseignants français en ont autant, si ce n&rsquo;est plus, en général, que leurs voisins européens. Au lycée, le nombre net d&rsquo;heures d&rsquo;enseignement en 2023 était de 620 heures par an en Allemagne, 638 heures en Suisse, <a href="https://oecdch.art/a68c8f1029" target="_blank" rel="noopener">720 heures</a> en France et aux Pays-Bas (moyenne de 618 heures au sein de l&rsquo;UE). Au collège, il était de 642 heures en Allemagne, 720 heures en France et aux Pays-Bas, et de 750 heures en Suisse (moyenne de 632 heures au sein de l’UE).</p>
<p>Cependant, globalement et rapporté à la durée légale de référence, qui n&rsquo;est qu&rsquo;une norme générale de la fonction publique, le temps de travail des enseignants français est inférieur à celui de leurs homologues européens : <a href="https://oecdch.art/a7cd24288c" target="_blank" rel="noopener">1 607 heures</a> par an dans le secondaire supérieur, contre 1 659 aux Pays-Bas, 1 778 en Allemagne, ou encore 1 810 en Suisse. Ces chiffres ne mesurent pas le travail réel des enseignants : ils reprennent la durée de référence de chaque fonction publique, alignée en France sur les 35 heures, et supposent que les tâches hors classe (préparation, corrections, conseils, réunions) la remplissent.</p>
<p>Le temps effectivement travaillé est plus difficile à établir. Les enseignants à temps plein déclarent travailler <a href="https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/le-temps-de-travail-des-enseignants-474745.pdf" target="_blank" rel="noopener">1 635 heures</a> par an en moyenne, un chiffre qui intègre le travail accompli pendant les vacances scolaires et qui dépasse donc la durée légale. Ces heures sont concentrées sur un calendrier singulier : les vacances scolaires en France sont parmi les plus longues d’Europe, avec, en 2026, <a href="https://www.touteleurope.eu/l-europe-et-moi/comparatif-la-duree-des-vacances-scolaires-en-europe/" target="_blank" rel="noopener">112 jours</a> dans le primaire, soit 16 semaines, contre 11,7 semaines en Allemagne et aux Pays-Bas, et <a href="https://www.20min.ch/fr/story/ecoles-de-cinq-a-dix-semaines-de-vacances-d-ete-enfants-pas-tous-egaux-103382628" target="_blank" rel="noopener">entre 9 et 15</a> semaines en Suisse. C&rsquo;est une contrepartie réelle, qu&rsquo;aucune comparaison honnête ne doit oublier.</p>
<h2><b>L&rsquo;exception culturelle française</b></h2>
<p>Il ne peut donc y avoir de réponse unique à la question « les enseignants sont-ils sous-payés ? ». Un contractuel en CDD ou un certifié débutant, gagnent à peine plus de 2 000 € nets, mais un agrégé de classe préparatoire en milieu de carrière perçoit une rémunération supérieure à celle de la plupart des Français.</p>
<p>Cependant, au regard de leurs voisins européens, les enseignants français sont moins bien payés, et l&rsquo;écart ne s&rsquo;explique ni par le coût de la vie, ni par un temps d&rsquo;enseignement plus faible : ils enseignent autant, si ce n&rsquo;est davantage parfois. Mais ils bénéficient aussi des vacances scolaires parmi les plus longues d&rsquo;Europe. Même si une partie de ces vacances est consacrée à la préparation des cours et aux corrections, cette souplesse du calendrier constitue un avantage non monétaire que les syndicats ignorent systématiquement, et que peu de salariés du privé peuvent obtenir.</p>
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		<title>Chez les Américains, travailler plus, c&#8217;est gagner (beaucoup) plus</title>
		<link>https://contrepoints.org/chez-les-americains-travailler-plus-cest-gagner-beaucoup-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Lecaussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 18:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revenu médian record, pauvreté au plus bas, criminalité en chute libre : le rapport annuel du Census Bureau (l&#8217;organisme fédéral américain chargé de la statistique publique sur la population et l&#8217;économie), publié le 15 septembre, dresse un bilan flatteur de l&#8217;année 2025 aux États-Unis. En 2025, le revenu médian réel des ménages américains a progressé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Revenu médian record, pauvreté au plus bas, criminalité en chute libre : le <a href="https://www.census.gov/newsroom/press-releases/2026/income-poverty-health-insurance-coverage.html" target="_blank" rel="noopener">rapport annuel</a> du Census Bureau (l&rsquo;organisme fédéral américain chargé de la statistique publique sur la population et l&rsquo;économie), publié le 15 septembre, dresse un bilan flatteur de l&rsquo;année 2025 aux États-Unis.</p>
<p>En 2025, le revenu médian réel des ménages américains a progressé de 2,6 %, à 87 460 dollars, son plus haut niveau depuis le début des statistiques en 1967. Après impôts et cotisations, la hausse atteint 3,1 %, à 76 060 dollars. Le taux de pauvreté officiel tombe à 10,2 %, un plancher historique, et celui des enfants recule d&rsquo;un point, à 13,4 %.</p>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.wsj.com/opinion/americans-household-income-2025-census-bureau-2e2a9e36?mod=opinion_lead_pos3" target="_blank" rel="noopener">explication</a> tient d&rsquo;abord au travail. Le nombre d&rsquo;hommes employés à temps plein a augmenté de 1,3 million et celui des femmes de 800 000. Le nombre total d&rsquo;actifs n&rsquo;a pourtant progressé que de, respectivement, 230 000 et 130 000. Beaucoup de salariés à temps partiel ont donc augmenté leurs horaires en travaillant plus. Le revenu médian des femmes travaillant à temps plein a augmenté de 1 900 dollars, tandis que celui des hommes a baissé de 690 dollars. La raison : les services, où les femmes sont plus nombreuses, ont boosté l&#8217;emploi, pendant que l&#8217;emploi dans l’industrie a reculé.</p>
<p>Le marché du travail envoie, lui aussi, un signal sur les formations. Les diplômés du supérieur, plus nombreux de 1,8 million par rapport à 2024, voient leur revenu médian baisser de 1,1 %. Tandis que celui des titulaires d&rsquo;un simple diplôme de fin d&rsquo;études secondaires bondit de 5,5 %. Les métiers qualifiés paient, et l&rsquo;université ne garantit plus un meilleur salaire.</p>
<p>Tout n&rsquo;est pas rose pour autant. L&rsquo;inflation post-pandémie a d&rsquo;abord frappé les ménages modestes et les revenus réels d’une grande partie des Américains stagnent depuis le Covid.</p>
<p>Sur longue période, la tendance est néanmoins spectaculaire. Les données du Census montrent aussi qu&rsquo;un nombre croissant de ménages accède, au fil du temps, à des tranches de revenus supérieures. La part des <a href="https://contrepoints.org/la-classe-moyenne-americaine-ne-cesse-de-senrichir/">ménages</a> à hauts revenus gagnant 100 000 dollars ou plus (en dollars de 2025) a presque triplé depuis 1967, passant de 16,5 % à 44,7 %. Et la part des ménages à faible revenu gagnant 35 000 dollars ou moins est passée de 29,8 % en 1967 à 19,2 % l&rsquo;année dernière. Pour le moment, force est de constater que le rêve américain se porte toujours bien.</p>
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		<title>M. Lecornu, ce n&#8217;est pas à Google de financer les gaspillages de l&#8217;État !</title>
		<link>https://contrepoints.org/m-lecornu-ce-nest-pas-a-google-de-financer-les-gaspillages-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 18:34:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sébastien Lecornu vient de découvrir une idée qui mériterait d’être appliquée plus souvent : quand les recettes augmentent, on peut réduire les prélèvements. Dans un courrier adressé le 15 septembre à Ursula von der Leyen, le Premier ministre demande à la Commission européenne que les recettes exceptionnelles liées à l’amende infligée à Google servent à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://contrepoints.org/sebastien-lecornu-est-il-liberal/">Sébastien Lecornu</a> vient de découvrir une idée qui mériterait d’être appliquée plus souvent : quand les recettes augmentent, on peut réduire les prélèvements. Dans un courrier adressé le 15 septembre à <a href="https://contrepoints.org/derriere-le-mea-culpa-de-von-der-leyen-sur-le-nucleaire-une-defense-des-energies-renouvelables/">Ursula von der Leyen</a>, le Premier ministre demande à la Commission européenne que les recettes exceptionnelles liées à l’amende infligée à <a href="https://contrepoints.org/pendant-que-la-france-disserte-a-linfini-sur-la-souverainete-numerique-google-investit-13-milliards-deuros-en-finlande/">Google</a> servent à « alléger la charge pesant sur les États membres », plutôt qu’à financer de nouvelles dépenses. La somme n’est pas négligeable : l’amende de 4,1 milliards d’euros infligée en 2018 pour abus de position dominante, définitivement confirmée en juillet par la Cour de justice de l’UE, atteint 4,6 milliards d’euros avec les intérêts. Inscrite comme recette supplémentaire au budget européen, elle viendrait réduire d’autant les contributions des États membres, dont celle de la France M. Lecornu souhaite également que les recettes provenant des droits de douane et de la taxe sur les petits colis soient utilisées pour réduire les contributions nationales.</p>
<p>À première vue, la proposition semble plutôt raisonnable : si <a href="https://contrepoints.org/bruxelles-veut-reveiller-lepargne-des-europeens/">Bruxelles</a> encaisse davantage que prévu, pourquoi ne pas en profiter pour réduire la participation des États membres au budget de l&rsquo;UE ? D&rsquo;autant plus que nombre d&rsquo;entre eux « sont confrontés à de fortes contraintes sur leurs finances publiques et à un durcissement des conditions d&#8217;emprunt sur le marché des obligations souveraines », affirme le Premier ministre.</p>
<p>À un détail près : l’amende Google ne sera pas encaissée tous les ans. Répartie entre les Vingt-Sept, elle ne rapporterait à la France que quelques centaines de millions d&rsquo;euros, alors que, selon le Sénat, la proposition de la Commission pour le cadre financier 2028-2034 ferait passer la contribution française <a href="https://www.senat.fr/rap/r25-532/r25-532_mono.html" target="_blank" rel="noopener">de 26 à 36 milliards</a> d&rsquo;euros par an en moyenne. Les recettes supplémentaires de droits de douane ne suffiront pas non plus pour redresser les finances publiques françaises. En faire une ressource budgétaire, c&rsquo;est donner aux pouvoirs publics un intérêt à les maintenir élevés.</p>
<p>Quant à Google, il n&rsquo;a rien du passager clandestin que l&rsquo;on se plaît à décrire. La multinationale américaine paie déjà beaucoup d’argent en France. Lors d’une audition au Sénat en mars 2025, ses dirigeants ont indiqué que les trois entités françaises du groupe avaient acquitté <a href="https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20250324/ce_aides.html" target="_blank" rel="noopener">85 millions</a> d’euros d’impôts en 2023, dont 22 millions au titre de l’impôt sur les sociétés pour Google France SARL, auxquels s’ajoutaient 136 millions d’euros de cotisations sociales. En septembre 2025, l&rsquo;entreprise a été condamnée à payer <a href="https://contrepoints.org/google-a-initie-plus-dun-million-de-francais-au-numerique-cela-merite-bien-une-petite-taxe-supplementaire/">325 millions</a> d&rsquo;euros d&rsquo;amende par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).</p>
<p>Ni une multinationale américaine, ni les acheteurs de petits colis n&rsquo;ont vocation à servir d&rsquo;expédients à un déficit qui, lui, est parfaitement structurel. Stabiliser les dépenses de l&rsquo;État à leur niveau de 2026, comme M. Lecornu l&rsquo;a demandé à ses ministres, ne suffira pas non plus. Plutôt que de compter sur les amendes infligées aux entreprises étrangères, le gouvernement pourrait s&rsquo;attaquer à la dépense. Encore faut-il un peu de courage politique.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/m-lecornu-ce-nest-pas-a-google-de-financer-les-gaspillages-de-letat/">M. Lecornu, ce n&rsquo;est pas à Google de financer les gaspillages de l&rsquo;État !</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>Il existe plus de 540 primes et indemnités différentes dans la fonction publique d’État !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 18:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce nombre incroyable est pourtant en baisse depuis quelques années : en 2018, il était de 650. L’État peut donc affirmer qu’il simplifie et rationalise le système indemnitaire de ses agents. Retrouvez notre article</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce nombre incroyable est pourtant en baisse depuis quelques années : en 2018, il était de 650. L’État peut donc affirmer qu’il simplifie et rationalise le système indemnitaire de ses agents.</p>
<p><a href="https://contrepoints.org/fonction-publique-detat-plus-de-540-primes-et-indemnites-differentes-pour-un-cout-de-19-mde/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Retrouvez notre article</strong></a></p>
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