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	<title>Contrepoints</title>
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	<description>Institut de Recherches Économiques et Fiscales</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Jul 2026 14:12:44 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Contrepoints</title>
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	<item>
		<title>Le rendement de l’OAT française à 30 ans atteint son plus haut niveau depuis 2008</title>
		<link>https://contrepoints.org/le-rendement-de-loat-francaise-a-30-ans-atteint-son-plus-haut-niveau-depuis-2008/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lorenzo Delpech]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 14:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Trading Economics, le rendement de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) française à 30 ans a atteint un nouveau sommet le 16 juillet 2026, s’établissant à 4,73 %. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008, période durant laquelle il avait culminé à 5,07 %. Sur l’échéance à 10 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Selon <a href="https://www.france-epargne.fr/news/oat-30-ans-le-taux-francais-au-plus-haut-depuis-2008-sur-fond-de-craintes-budgetaires" target="_blank" rel="noopener">Trading Economics</a>, le rendement de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) française à 30 ans a atteint un nouveau sommet le 16 juillet 2026, s’établissant à 4,73 %. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008, période durant laquelle il avait culminé à 5,07 %.</p>
<p>Sur l’échéance à 10 ans, le rendement de l’OAT évolue également à des niveaux inédits depuis plusieurs années, autour de 3,95 %, au plus haut depuis 2009.</p>
<p>Cette évolution montre une montée des inquiétudes des investisseurs concernant les finances publiques, une dette à 117,5 % du PIB au premier trimestre 2026, et l&rsquo;approche du débat sur le budget 2027, l&rsquo;élection présidentielle de 2027 compliquant les réformes budgétaires. La dégradation des perspectives économiques du pays alimente aussi une défiance croissante vis-à-vis de la France.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/le-rendement-de-loat-francaise-a-30-ans-atteint-son-plus-haut-niveau-depuis-2008/">Le rendement de l’OAT française à 30 ans atteint son plus haut niveau depuis 2008</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>Décidément, LR n’a rien compris et met Bruno Retailleau en sursis</title>
		<link>https://contrepoints.org/decidement-lr-na-rien-compris-et-met-bruno-retailleau-en-sursis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Delsol]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 19:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rapport Alloncle (député UDR – Ciotti) voulait économiser 1 Md€ sur les 4 Md € de subvention publique annuelle à l’audiovisuel public. A cet effet, il préconisait la suppression de quelques chaînes publiques. Pour prendre le contre-pied de l’UDR, deux sénateurs LR, Max Brisson et Cédric Vial, ont monté un groupe de travail qui, selon leur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/decidement-lr-na-rien-compris-et-met-bruno-retailleau-en-sursis/">Décidément, LR n’a rien compris et met Bruno Retailleau en sursis</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport Alloncle (député UDR – Ciotti) voulait économiser 1 Md€ sur les 4 Md € de subvention publique annuelle à l’audiovisuel public. A cet effet, il <a href="https://contrepoints.org/audiovisuel-public-il-ne-suffit-pas-de-reformer-il-faut-privatiser/">préconisait</a> la suppression de quelques chaînes publiques. Pour prendre le contre-pied de l’UDR, deux sénateurs LR, Max Brisson et Cédric Vial, ont monté un groupe de travail qui, selon leur pré-rapport dont <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/11/reforme-de-l-audiovisuel-public-deux-senateurs-lr-devoilent-un-prerapport-en-reponse-a-charles-alloncle_6722680_823448.html?srsltid=AfmBOopeqMdVb-px8gB0uCjEu8BLvqBwKRvbq4D5QIjNW39emY27knWE" target="_blank" rel="noopener">Le Monde a pris connaissance</a>, proposera bientôt une réforme radicale : mettre Franceinfo sur le canal de la chaîne France 3. Ils trouvent que cette chaîne d’info publique gauchiste jusqu’au bout des ongles n’a pas assez d’audience ! Et pour aider l’audiovisuel, ils veulent instaurer une taxe sur les activités d&rsquo;information de YouTube, TikTok et Meta de l’ordre de 3 %. A se demander s’ils sont LR ou LFI.</p>
<p>Parallèlement étaient révélées les cinquante-six recommandations formulées par la mission d’information sénatoriale sur <em>«les zones grises de l’information»</em> formulées par trois sénateurs dont une LR, Agnès Evren, porte-parole de son parti. Leur objectif est de mettre en place des outils de contrôle par l’Etat des opinions émises sur les réseaux sociaux pour éviter ce qu’un sénateur a appelé des <em>«ingérences intérieures ». </em>D’une certaine façon, ils veulent instaurer en France une Stasi de l’information afin de détecter et contrer les récits viraux sur les réseaux sociaux susceptibles d’influencer le cours des élections. Selon <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-senat-invente-l-etonnant-concept-d-ingerence-interieure-pour-justifier-un-controle-renforce-d-internet-20260715" target="_blank" rel="noopener">Le Figaro</a>, la fondation Descartes, dont le président du conseil scientifique, <a href="https://www.gemass.fr/14-avril-2026-audition-de-gerald-bronner-au-senat-par-la-commission-denquete-zones-grises-de-linformation/" target="_blank" rel="noopener">le sociologue Gérald Bronner, a été entendu par le Sénat</a>, aurait déjà préparé les outils nécessaires à la mise en œuvre de ce travail de surveillance politique qu’elle aimerait se voir confier.</p>
<p>Certes, Bruno Retailleau a exprimé son désaccord avec sa sénatrice Evren. Mais il est trop tard. Ces deux affaires, comme tant d’autres, sont malheureusement révélatrices de l’état d’esprit étatiste et conformiste du parti LR.  Mais pourquoi les électeurs voteraient-ils LR plutôt que socialiste ou LFI si les LR n’en sont que la pâle copie ?</p>
<p>Non, Monsieur Retailleau, vous ne pourrez pas gagner la présidentielle si vous n’adoptez pas des propositions radicalement libérales et novatrices comme celles que propose l’IREF. Dès à présent n’ayez pas peur de demander la privatisation de l’audiovisuel public et la garantie de la liberté d’expression sous le contrôle du respect des lois républicaines. Comme l’a dit David Lisnard « <em>On ne protège pas la démocratie en organisant la bureaucratie de la vérité »</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/decidement-lr-na-rien-compris-et-met-bruno-retailleau-en-sursis/">Décidément, LR n’a rien compris et met Bruno Retailleau en sursis</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette</title>
		<link>https://contrepoints.org/la-banque-de-france-sinquiete-de-la-capacite-des-entreprises-a-rembourser-leur-dette/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 19:36:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2025, la capacité de remboursement des entreprises françaises s’est dégradée. Telle est la conclusion du dernier bulletin sur la situation financière des PME (de 10 à 249 salariés) et des ETI françaises (de 250 à moins de 5000 salariés), publié par la Banque de France. Chaque année, l’institution financière évalue la capacité des entreprises [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/la-banque-de-france-sinquiete-de-la-capacite-des-entreprises-a-rembourser-leur-dette/">La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2025, la capacité de remboursement des entreprises françaises s’est dégradée. Telle est la conclusion du dernier <a href="https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/quelle-est-la-situation-financiere-des-pme-et-des-eti-francaises-lissue-du-cycle-de-taux-dinteret" target="_blank" rel="noopener">bulletin</a> sur la situation financière des PME (de 10 à 249 salariés) et des <a href="https://contrepoints.org/cout-du-travail-la-fronde-justifiee-du-mouvement-des-entreprises-de-taille-intermediaire/">ETI françaises</a> (de 250 à moins de 5000 salariés), publié par la Banque de France.</p>
<p>Chaque année, l’institution financière évalue la capacité des entreprises à faire face à leurs engagements à un horizon d’un à trois ans. Le bulletin, daté du vendredi 17 juillet 2026, montre que la capacité de remboursement des entreprises s’est particulièrement dégradée l’année dernière pour les ETI.</p>
<p>La part d’entre elles qui présentent les meilleurs cotes – de « 1+ : Excellente + + » à « 4+ : Bonne + » – diminue en effet de 4,5 points de pourcentage par rapport à l’année 2024. La baisse n’est que de 2,9 points pour les PME et de 3,2 points pour les TPE (moins de 10 salariés).</p>
<p>Si l’on prend en compte la période 2022-2025, on observe que la part des « meilleures cotes » est passée de 66% à 59% en 2025 pour les TPE, de 66% à 58% pour les PME, et de 68% à 58% pour les ETI. C’est donc cette dernière catégorie qui voit sa situation se dégrader le plus.</p>
<p>En se concentrant sur les « mauvaises cotes » (allant de « 6 : Menacée » à « 8 : Fortement compromise ») qui regroupent les situations les plus critiques avant la cessation de paiement, on constate que la proportion de PME et ETI fragiles a augmenté en 2025 pour la cinquième année consécutive. Avec, là encore, une dégradation un peu plus marquée pour les ETI que pour les PME.</p>
<p>Ce bilan est préoccupant à deux titres. Premièrement, parce qu’il a été réalisé alors que la guerre contre l’Iran n’était pas encore déclarée. Par conséquent, il est à craindre que la situation se détériore encore en 2026.</p>
<p>Deuxièmement, parce que ce sont les ETI qui sont les plus atteintes. Or, comme l’a noté France Stratégie dans l’une de ses dernières notes, cette catégorie d’entreprises est le <strong>« </strong><a href="https://contrepoints.org/ce-sont-les-entreprises-de-taille-intermediaire-eti-qui-creent-les-emplois-en-france/">fer de lance</a><strong> de l’économie française depuis trente ans ». Ce sont elles qui créent des emplois et de la valeur ajoutée. Toute mauvaise nouvelle les concernant est, par conséquent, inquiétante pour notre pays. </strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Réduire les </strong><a href="https://contrepoints.org/supprimer-les-aides-les-entreprises-de-taille-intermediaire-y-sont-favorables/">impôts</a><strong> et les </strong><a href="https://contrepoints.org/les-eti-entreprises-de-taille-intermediaire-sont-soumises-a-plus-de-400-000-normes/">réglementations</a><strong> qui écrasent les entreprises – les ETI comme les autres – s’avère de plus en plus urgent si l’on veut qu’elles continuent à </strong>investir, croître et embaucher.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/la-banque-de-france-sinquiete-de-la-capacite-des-entreprises-a-rembourser-leur-dette/">La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Introduction à Colette », par Thierry Maulnier</title>
		<link>https://contrepoints.org/introduction-a-colette-par-thierry-maulnier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Clavel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 17:12:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’appelle Thierry Maulnier « asile du paradis perdu » ? Il s’agit de la  nature chantée par Colette, non pas sauvage mais domestiquée, celle qui apporte non seulement le plaisir des sens mais la plénitude parfaite.  Elle crée  les liens entre le corps et l’âme, suscite le dédain de  la fuite du temps. Comme il [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’appelle Thierry Maulnier « asile du paradis perdu » ? Il s’agit de la  nature chantée par Colette, non pas sauvage mais domestiquée, celle qui apporte non seulement le plaisir des sens mais la plénitude parfaite.  Elle crée  les liens entre le corps et l’âme, suscite le dédain de  la fuite du temps. Comme il y a deux natures chez Colette, il y a deux styles littéraires : l’un sec, froid  et ironique quand il s’agit de description d’êtres humains ; l’autre lyrique et vivant quand il s’agit de la nature elle-même. Ce que préfère Thierry Maulnier chez l’écrivaine, ce sont ses annales du théâtre. Il n’y a pas de domaine clos pour elle, et si elle aime jouir de la quiétude campagnarde, elle sait évaluer les talents des acteurs, leurs échanges avec les auteurs  et leur communion avec le public, et laisse derrière elle quatre volumes sur l’histoire du théâtre.</p>
<p>On retrouve aussi l’ objectivité dont elle fait  toujours preuve dans son carnet intime où quotidiennement elle fait le ménage de ses sentiments, recherchant inépuisablement le mot juste qui fait que dans un même livre on trouve la femme observatrice et méditative, la femme instinctive non conventionnelle et la sage paysanne. Indéniablement anticléricale elle perçoit le souffle divin dans toute création. On comprend aisément que le bac de Français 2026 laisse une grande place à cette séduisante écrivain.</p>
<p><a href="https://www.abebooks.fr/Introduction-Colette-Thierry-Maulnier-Envoi-lauteur/30878099334/bd" target="_blank" rel="noopener">Acheter le livre</a></p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/introduction-a-colette-par-thierry-maulnier/">« Introduction à Colette », par Thierry Maulnier</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les défaillances de l’aide sociale à l’enfance (ASE)</title>
		<link>https://contrepoints.org/les-defaillances-de-laide-sociale-a-lenfance-ase/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 20:42:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame de Louis, 17 ans, relance les interrogations sur les défaillances de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Hausse des placements, manque d’évaluation et contrôle insuffisant : le modèle français de protection de l’enfance a coûté 11,6 milliards d’euros en 2024 sans pour autant convaincre de son efficacité. Le 23 juin, Louis, 17 ans, est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le drame de Louis, 17 ans, relance les interrogations sur les défaillances de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Hausse des placements, manque d’évaluation et contrôle insuffisant : le modèle français de protection de l’enfance a coûté 11,6 milliards d’euros en 2024 sans pour autant convaincre de son efficacité.</b></p>
<p>Le 23 juin, Louis, 17 ans, est mort après avoir été passé à tabac. Il avait été placé quelques mois plus tôt dans un foyer de l&rsquo;aide sociale à l&rsquo;enfance (ASE) à la demande de son père, qui ne parvenait plus à gérer son TDAH (trouble de l&rsquo;attention/hyperactivité). L&rsquo;adolescent avait déjà été agressé – avec une plainte en mai et en juin – avant d&rsquo;être attiré dans un guet-apens sur un chantier de Narbonne. Cinq jeunes de 17 à 19 ans ont été mis en examen ; trois d&rsquo;entre eux étaient, comme lui, placés à l&rsquo;ASE. Son père affirme n’avoir jamais été mis au courant du harcèlement et des violences dont Louis avait été victime.</p>
<p>Quelques jours plus tard, la Direction de la recherche, des études, de l&rsquo;évaluation et des statistiques <i>(</i>Drees) a publié un <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/260630-aide-sociale-enfance-2026" target="_blank" rel="noopener">rapport</a> sur l&rsquo;ASE. On y apprend que les dépenses brutes n&rsquo;ont jamais été aussi élevées : de 6,5 milliards d’euros en 1998 à 11,6 milliards en 2024, en euros constants. Une hausse qui s’expliquerait par l’augmentation des dépenses d’accueil, liée à un plus grand nombre de bénéficiaires hors famille d’accueil, ainsi qu’à celle du coût moyen des prises en charge. En rapportant les dépenses au nombre d&rsquo;enfants accueillis, on obtient un coût annuel de l&rsquo;ordre de 42 400 € par enfant.</p>
<h2><b>La question essentielle : le sort des enfants est-il amélioré ? reste sans réponse  </b></h2>
<p>La Dress analyse avec précision l&rsquo;évolution des dépenses, du nombre de bénéficiaires ou des différents types de prises en charge, mais ni elle, ni les rapports qui précèdent ne répondent aux questions qui comptent vraiment : combien d&rsquo;enfants placés échappent durablement au danger ? Combien retrouvent une stabilité familiale ? Le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cease/l17b1200-ti_rapport-enquete" target="_blank" rel="noopener">rapport</a> de la commission d&rsquo;enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l&rsquo;enfance n’en dit pas plus. Son rapporteur, <a href="https://www.banquedesterritoires.fr/commission-denquete-sur-la-protection-de-lenfance-letat-premier-parent-defaillant-de-france-appele" target="_blank" rel="noopener">Isabelle Santiago</a>, résume la situation en une phrase : « On navigue à vue et on est dans le mur ». Elle déplore l’inflation des mesures d&rsquo;aide sociale à l&rsquo;enfance depuis trente ans, sans que l&rsquo;on sache l&rsquo;expliquer.</p>
<h2><b>Des placements toujours plus nombreux mais pas toujours justifiés</b></h2>
<p>Selon la Dress, le gros des crédits, soit environ 80 % des 11,6 milliards, est absorbé par les placements, surtout par les placements dans des établissements spécialisés, dont le coût est sensiblement supérieur à celui des familles d&rsquo;accueil. Cela a été le cas pour 57 % des jeunes de l’ASE en 2024, un chiffre qui a été multiplié par 1,6 depuis 1998.</p>
<p>Pour les associations de protection de l&rsquo;enfance, <a href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-10731QE.htm" target="_blank" rel="noopener">50 %</a> des placements pourraient être évités (un chiffre à prendre toutefois avec des pincettes puisqu’il ne repose sur aucune étude quantitative). <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wsaMcthI_pI" target="_blank" rel="noopener">Christine Cerrada</a>, avocate référente de l&rsquo;association <i>L&rsquo;Enfance au cœur</i>, témoigne : « Le robinet du placement s&rsquo;est ouvert de façon excessive et maintenant, on place des enfants pour tout et rien sans caractériser le danger, en totale contravention avec la jurisprudence européenne ». Elle donne plusieurs exemples lunaires : une mère jugée trop fusionnelle, un divorce ou un conflit parental, un trouble du neurodéveloppement chez un enfant, des services sociaux qui estiment qu’une mère instrumentalise des faits d’inceste qu’elle a pourtant dénoncés, un professeur qui appelle ces mêmes services pour les propos mal interprétés d’un enfant… Le rapport de la commission d&rsquo;enquête sur la protection de l&rsquo;enfance, cité plus haut, a d&rsquo;ailleurs montré que la France était le pays d’Europe qui plaçait le plus et que les mesures alternatives étaient extrêmement rares. Dans le cas du jeune Louis, la pertinence d’un placement à l’ASE est loin d’être évidente : pour <a href="https://www.lindependant.fr/2026/07/05/mort-de-louis-un-pedopsychiatre-explique-un-enfant-tdah-a-besoin-de-soins-pas-de-sanctions-13447261.php" target="_blank" rel="noopener">Mathieu Sebba</a>, chef du pôle de pédopsychiatrie du centre hospitalier de Narbonne, l’enfant avait surtout besoin d&rsquo;être soigné.</p>
<h2><b>Qui contrôle l’ASE ?</b></h2>
<p>Outre la question des moyens et des décisions de placement se pose celle du contrôle. Le Code de l&rsquo;action sociale et des familles confie à l&rsquo;ASE la mission de vérifier que les personnes ou les établissements auxquels elle confie des mineurs sont bien habilités à les recevoir. Mais les carences ne sont pas rares : entre 2010 et 2017 par exemple, <a href="https://contrepoints.org/aide-sociale-a-lenfance-ase-letat-coupable-de-negligence/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;ASE du Nord</a> a versé 630 000 € d’argent public à des familles non agréées. Certaines s’étaient rendues coupables de violences, dont les auteurs ont été condamnés mais les responsables de l’ASE, qui ont pris la décision de placement, n’étaient <a href="https://www.la-croix.com/violences-sur-des-jeunes-places-en-famille-d-accueil-jusqu-a-6-ans-de-prison-pour-les-principaux-prevenus-20241218" target="_blank" rel="noopener">pas présents</a> sur le banc des prévenus. Alors, qui contrôle l&rsquo;ASE et qui la sanctionne en cas de défaillance ?</p>
<p>Depuis les lois Defferre de décentralisation (1983), elle relève des départements, sous l&rsquo;autorité du président du conseil départemental. Il existe plusieurs niveaux de contrôle : celui des observatoires départementaux de la protection de l&rsquo;enfance, celui des commissions pluridisciplinaires internes, celui des préfets qui ont un rôle renforcé. La loi prévoit également un contrôle de l&rsquo;Inspection générale des affaires sociales (Igas), laquelle publie des rapports d’inspection avec des recommandations. L’ASE est donc théoriquement bien surveillée, mais les sanctions semblent rares, voire inexistantes, lorsqu’elle faillit à sa mission.</p>
<h2><b>Repenser la protection de l’enfance</b></h2>
<p>Les comparaisons européennes invitent à investir davantage dans la prévention et à privilégier, quand le placement s&rsquo;impose, l&rsquo;accueil chez un proche ou au sein d’une famille, plutôt qu&rsquo;en établissement. En Belgique ou aux Pays-Bas notamment, l’accueil familial est le premier choix, majoritairement bénévole (avec remboursement des frais, mais pas de salaire comme en France).</p>
<p>Dans notre pays, la tendance est inverse, les chiffres de la Drees le montrent : <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/260630-aide-sociale-enfance-2026" target="_blank" rel="noopener">56 %</a> des enfants ont été accueillis dans des familles en 2006, ils n’étaient plus que 35 % fin 2024, tandis que 40 % étaient placés dans des établissements habilités. Les enfants confiés directement à un « tiers digne de confiance » (grand-parent, oncle, tante, ami de la famille…) sont une minorité : 17 900 mineurs sur 206 800 mineurs et jeunes majeurs sous la responsabilité de l’ASE. La loi Taquet de 2022 a pourtant donné la priorité à un placement chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance. Que l’avenir d’un enfant dépende de la mauvaise application d’une loi en vigueur est quelque peu perturbant…</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la protection de l’enfance ne saurait être évaluée uniquement au nombre de mesures prononcées ou aux milliards dépensés. La France doit sortir de la logique du « toujours plus de moyens » pour entrer dans celle du « mieux utiliser les moyens ». Cela suppose de responsabiliser les acteurs, d’ouvrir davantage le système à des solutions alternatives et de s’inspirer des modèles étrangers qui privilégient la prévention.</p>
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		<title>San Francisco réduit le nombre de ses fonctionnaires</title>
		<link>https://contrepoints.org/san-francisco-reduit-le-nombre-de-ses-fonctionnaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 20:41:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ses grands musées, ses cable cars qui dévalent les rues, ses plages, son emblématique Goden Gate… San Francisco a tout pour enchanter ses visiteurs. Mais il y a les zombies. Ou plutôt il y avait. Les zombies – les accros au fentanyl, un opioïde de synthèse très puissant – qui pullulaient dans le centre-ville [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ses grands musées, ses <em>cable cars</em> qui dévalent les rues, ses plages, son emblématique Goden Gate… <a href="https://contrepoints.org/logement-la-californie-est-elle-en-train-de-changer-de-politique/">San Francisco</a> a tout pour enchanter ses visiteurs. Mais il y a les zombies. Ou plutôt il y avait.</p>
<p>Les zombies – les accros au fentanyl, un opioïde de synthèse très puissant – qui pullulaient dans le centre-ville et faisaient fuir touristes et résidents permanents, disparaissent petit à petit du paysage. La ville semble avoir été, comme un ordinateur, « rebootée » indiquent <a href="https://www.lesechos.fr/weekend/business-story/le-coeur-de-san-francisco-nest-plus-zombieland-comment-son-maire-daniel-lurie-a-fait-renaitre-la-ville-de-lia-2240301" target="_blank" rel="noopener"><em>Les Échos</em></a>. Cette renaissance est due au nouveau maire, élu fin 2024, le démocrate Daniel Lurie.</p>
<p>Dès son élection, il a décrété l’état d’urgence contre la <a href="https://contrepoints.org/san-francisco-face-a-la-montee-des-violences-le-procureur-dextreme-gauche-ne-repond-pas/">crise du fentanyl</a>. Il a ainsi renforcé les moyens de la police qui peut désormais, par exemple, utiliser des drones pour recueillir des preuves et appréhender des suspects. De fait, depuis le début de l’année les vols dans l’espace public ont diminué de 21% par rapport à la même période de 2025, et les cambriolages de 26%. Le nombre de décès par overdoses est au plus bas depuis cinq ans. Le centre-ville renaît : les enseignes qui l’avaient quitté reviennent et d’autres s’y installent même pour la première fois, à l’image de Nintendo qui n’a qu’un seul autre magasin aux Etats-Unis (New-York).</p>
<p>Pour obtenir un tel résultat, le maire a dû inverser la tendance en matière de recrutement policier. Alors que les effectifs de la police étaient en baisse depuis six ans – San Francisco s’inscrivant dans la mouvance « <a href="https://contrepoints.org/les-americains-ont-vote-pour-plus-de-policiers-dans-les-rues/">Defund the police </a>» comme la plupart des villes démocrates –, Lurie a obtenu qu’ils augmentent à nouveau en 2025.</p>
<p>En revanche, pour réduire le déficit, qui est de plus de 600 millions de dollars, il a choisi de s’attaquer aux autres <a href="https://www.sfchronicle.com/projects/2026/san-francisco-city-staffing/" target="_blank" rel="noopener">effectifs municipaux</a>, pléthoriques dans la plupart des services. Les employés de la ville ont augmenté de 7% en dix ans alors que la population diminuait. Aujourd’hui, la moitié du budget municipal sert à rémunérer les agents.</p>
<p>Autre cible : les associations qui absorbent 10% du budget. Si celles-ci fournissent des services essentiels, par délégation de la mairie, tels que des soins, des logements, des programmes éducatifs…, souvent à moindre coût, il n’en reste pas moins que les dépenses qui leur sont consacrées ont pratiquement doublé ces dernières années sans que le service rendu se soit vraiment amélioré. D’aucuns au conseil municipal se demandent si San Francisco en a pour son argent. Ils réclament donc davantage de transparence quant à la manière dont ces associations utilisent leurs ressources.</p>
<p>Le slogan de Daniel Lurie est « Let&rsquo;s go, San Francisco ». Mais la partie est loin d’être gagnée. De nombreux lobbys lui mettent des bâtons dans les roues. Ainsi, fin juin 2026, après un accord avec la commission des crédits du conseil municipal, annulait-il 28,5 millions de dollars de coupes budgétaires.</p>
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		<title>Incendie de Fontainebleau : les fakes news décomplexées du service public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 20:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fable du service public comme gage de neutralité et d&#8217;impartialité ne trompe plus grand monde, en particulier depuis la commission parlementaire sur l&#8217;audiovisuel public. Plus récemment, l’émission C dans l&#8217;air a apporté des arguments supplémentaires aux défenseurs de la privatisation. Le 14 juillet, Emma Haziza, docteur en hydrologie, a été invitée pour parler de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La fable du <a href="https://contrepoints.org/chasse-service-public/">service public</a> comme gage de neutralité et d&rsquo;impartialité ne trompe plus grand monde, en particulier depuis la commission parlementaire sur <a href="https://contrepoints.org/audiovisuel-public-il-ne-suffit-pas-de-reformer-il-faut-privatiser/">l&rsquo;audiovisuel public</a>. Plus récemment, l’émission <a href="https://www.france.tv/france-5/l-invite-de-c-dans-l-air/8613623-c-dans-l-air-l-invite.html#about-section" target="_blank" rel="noopener"><em>C dans l&rsquo;air</em></a> a apporté des arguments supplémentaires aux défenseurs de la privatisation. Le 14 juillet, Emma Haziza, docteur en hydrologie, a été invitée pour parler de l&rsquo;incendie de Fontainebleau. L’île de France serait-elle devenue une zone à risque ? « On nous avait raconté que le changement climatique viendrait du sud et qu&rsquo;il remonterait tranquillement vers le nord. On avait déjà compris, en 2019, que des feux, en plein champ, se déclaraient au mois de juin en Picardie. On n’était pas prêts sur le plan de la sécurité civile, mais les choses se confirment ». Le ton a été tout de suite donné : le changement climatique expliquerait l’ampleur d’un tel incendie. Pour une raison mystérieuse, l’origine criminelle n’a pas été évoquée. Plusieurs personnes avaient pourtant été interpellées lors de la diffusion de l’émission, et deux avaient reconnu, en garde à vue, leur <a href="https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/2026/incendie-de-fontainebleau-une-reponse-globale-de-la-gendarmerie" target="_blank" rel="noopener">implication</a>. Le service public juge toutefois plus pertinent d’entretenir <a href="https://contrepoints-archives.org/climat-les-alarmistes-incapables-de-sen-empecher/" target="_blank" rel="noopener">l’alarmisme</a> autour du changement climatique. Ce biais est d&rsquo;autant plus regrettable que les statistiques montrent que <a href="https://observatoire.foret.gouv.fr/themes/les-causes-des-incendies-de-foret-et-de-vegetation-en-france" target="_blank" rel="noopener">90 %</a> des départs de feux sont d&rsquo;origine humaine, et que la foudre est l’unique cause naturelle. D&rsquo;après la base de données sur les incendies de forêt (BDIFF), la malveillance était la cause de 33 % des incendies entre 2010 et 2023.</p>
<p>La suite de l’interview s’est concentrée sur les conséquences pour les nappes phréatiques, la sécurité du réseau électrique, l’accès à l’eau… Sur la question du <a href="https://contrepoints-archives.org/17-objections-bidons-contre-le-nucleaire/" target="_blank" rel="noopener">nucléaire</a>, les propos de Mme Haziza n&rsquo;étaient pas uniquement biaisés. Elle a proféré de fausses informations en affirmant que plus de 50 % de l&rsquo;eau prélevée en France sert à refroidir les centrales nucléaires, que ces eaux sont rejetées à des températures supérieures de 3 à 10°C, et qu’on condamne « tout le vivant de la rivière ». Oui, <a href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-prelevements-deau-douce-par-usage-en-france-en-2022" target="_blank" rel="noopener">45,6 %</a> du volume d&rsquo;eau douce prélevée en France métropolitaine sert au refroidissement des centrales, mais celles-ci en restituent <a href="https://www.edf.fr/groupe-edf/comprendre/production/ecoresponsabilite/electricite-et-usage-de-l-eau" target="_blank" rel="noopener">97 %</a> au milieu naturel, à proximité du lieu de prélèvement. Oui, la température de l’eau rejetée est plus élevée que celle prélevée, mais les rejets thermiques sont strictement encadrés par l&rsquo;ASN (avec une limite proche de 28°C dans des conditions climatiques normales), et des centrales ont recours à des <a href="https://reglementation-controle.asnr.fr/information/archives-des-actualites/l-asn-fait-le-point-sur-les-rejets-thermiques-des-centrales-nucleaires-pendant-les-periodes-de-canicule" target="_blank" rel="noopener">baisses ponctuelles de puissance</a> pour respecter ces limites.</p>
<p>Une information complète qui distingue les faits des hypothèses et qui présente l&rsquo;ensemble des éléments disponibles : n’est-ce pas précisément ce que l&rsquo;on est en droit d&rsquo;attendre d&rsquo;une émission labellisée « service public » et financée par les contribuables ? <em>C dans l’air</em> a été vivement critiquée pour cette interview, mais n’a toujours pas fait son <em>mea culpa.</em></p>
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		<title>Royaume-Uni : l&#8217;inquiétude de l&#8217;OCDE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lorenzo Delpech]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 20:35:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Royaume-Uni s&#8217;enfonce dans la crise. Selon la dernière étude de l&#8217;OCDE, la croissance du pays ralentira, passant de 1,4 % en 2025 à 0,9 % en 2026, avant de n&#8217;atteindre que 1,1 % en 2027. Dans le même temps, l&#8217;inflation remonterait de 3,4 % en 2025 à 3,7 % en 2026, illustrant les difficultés [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Royaume-Uni s&rsquo;enfonce dans la crise. Selon la dernière <a href="https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2026/07/oecd-economic-surveys-united-kingdom-2026_c652da94/aa997c6e-en.pdf" target="_blank" rel="noopener">étude</a> de l&rsquo;OCDE, la croissance du pays ralentira, passant de 1,4 % en 2025 à 0,9 % en 2026, avant de n&rsquo;atteindre que 1,1 % en 2027. Dans le même temps, l&rsquo;inflation remonterait de 3,4 % en 2025 à 3,7 % en 2026, illustrant les difficultés persistantes de l&rsquo;économie britannique.</p>
<p>L&rsquo;organisation internationale identifie plusieurs faiblesses : des finances publiques sous tension, une croissance de la productivité atone, un investissement insuffisant et de profondes disparités économiques entre les régions. Selon Asa Johansson, directrice de la branche des études de politique économique et de la recherche de l&rsquo;OCDE, « l&rsquo;enjeu pour le Royaume-Uni est d&rsquo;accélérer la croissance de sa productivité et de rehausser le niveau de vie de sa population, tout en conservant des finances publiques saines ».</p>
<p>La dette publique poursuit sa progression et devrait passer de 98,8 % du PIB en 2023 à 105,4 % en 2027. Le déficit public, lui, resterait supérieur à 4 % du PIB sur toute la période. Cette situation réduit fortement les marges de manœuvre budgétaires face aux futurs chocs économiques.</p>
<p>L&rsquo;organisme souligne également que la <a href="https://contrepoints.org/pourquoi-le-royaume-uni-na-pas-tire-benefice-du-brexit/">pression fiscale</a> est déjà à un niveau historiquement élevé. Le Royaume-Uni ne pourra pas durablement redresser ses comptes en augmentant les impôts. L&rsquo;OCDE estime que le rétablissement des finances publiques devra principalement passer par une meilleure maîtrise des dépenses, des gains d&rsquo;efficacité dans les services publics et des réformes.</p>
<p>Les dépenses de retraite, de santé et d&rsquo;invalidité constituent notamment une source majeure de préoccupation. Le système britannique de revalorisation automatique des pensions, le <em>triple lock</em>, est jugé trop coûteux et insuffisamment soutenable à long terme. L&rsquo;OCDE appelle à sa réforme afin de limiter les risques pesant sur les finances publiques.</p>
<p>Le système fiscal lui-même est également pointé du doigt. Les niches fiscales représentent près de 7 % du PIB, sans être systématiquement évaluées. L&rsquo;organisation recommande de supprimer progressivement les dispositifs les moins efficaces afin d&rsquo;élargir l&rsquo;assiette fiscale plutôt que d&rsquo;alourdir encore les taux d&rsquo;imposition.</p>
<p>Au-delà des finances publiques, c&rsquo;est le modèle économique britannique qui semble s&rsquo;essouffler. Depuis le milieu des années 2010, la productivité progresse faiblement, l&rsquo;investissement privé reste insuffisant et les barrières commerciales apparues après la sortie du marché unique européen continuent de peser sur les échanges. Les écarts de richesse entre Londres et le reste du pays demeurent importants, tandis que la participation au marché du travail recule sous l&rsquo;effet d&rsquo;une hausse des inactifs pour raisons de santé.</p>
<p>Pour l&rsquo;OCDE, la réponse passe par un vaste programme de réformes : accélérer les investissements, améliorer les infrastructures, réduire les obstacles au commerce, renforcer les incitations au travail et accroître la productivité. Faute de telles réformes, le Royaume-Uni risque de s&rsquo;installer durablement dans un régime de faible croissance. L&rsquo;image d&rsquo;une économie britannique particulièrement dynamique apparaît aujourd&rsquo;hui sérieusement écornée.</p>
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		<title>Les complémentaires santé sont dans le collimateur de l’État… une nouvelle fois !</title>
		<link>https://contrepoints.org/les-complementaires-sante-sont-dans-le-collimateur-de-letat-une-nouvelle-fois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 16:27:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les complémentaires santé sont régulièrement accusées de tous les maux. Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales ne fait pas exception. Et si elles étaient plutôt la solution à la déliquescence de l’Assurance maladie ? Ils sont nombreux ceux qui voudraient supprimer les assurances santé complémentaires (couramment appelées « mutuelles ») et les fondre dans une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les complémentaires santé sont régulièrement accusées de tous les maux. Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales ne fait pas exception. Et si elles étaient plutôt la solution à la déliquescence de l’Assurance maladie ?</strong></p>
<p>Ils sont nombreux ceux qui voudraient supprimer les assurances santé complémentaires (couramment appelées « mutuelles ») et les fondre dans une super assurance maladie. Pour faire advenir cette « Grande Sécu », réclamée aussi bien par Jean-Luc Mélenchon que par Olivier Véran, l’ancien ministre de la Santé, Emmanuel Macron, Marine Tondelier, le Parti socialiste ou encore l’association Que Choisir Ensemble, les complémentaires santé sont attaquées de toutes parts.</p>
<h2><strong>Les complémentaires santé toujours plus pressurées</strong></h2>
<p>Ces dernières années, les gouvernements successifs s’en sont tous pris aux <a href="https://contrepoints.org/le-glissement-silencieux-comment-letat-transfere-le-deficit-de-lassurance-maladie-aux-complementaires-sante/">complémentaires</a>. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a, par exemple, taxé les assureurs santé à hauteur d’un milliard d’euros (Md€), transféré des dépenses jusqu’alors prises en charge par la Sécu et gelé leurs tarifs. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé aux assureurs mi-juin 2026 qu’elle souhaitait poursuivre dans cette voie l’année prochaine en augmentant le ticket modérateur sur les transports sanitaires et les médicaments.</p>
<p>La ministre a aussi, au début de cette année, commandé un <a href="https://environnementsantepolitique.fr/2026/02/04/la-mission-sur-la-coordination-entre-assurance-maladie-obligatoire-amo-et-assurances-maladie-complementaires-amc-vient-officiellement-detre-lancee/" target="_blank" rel="noopener">rapport</a> à trois experts sur l’articulation entre l&rsquo;Assurance maladie et les complémentaires. Il devrait lui être remis dans les prochains jours. En attendant, c’est l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui relance les hostilités. Dans un <a href="https://www.igas.gouv.fr/la-protection-sociale-complementaire-en-entreprise-un-dispositif-reformer">document</a> daté d’octobre 2025 mais rendu public le 26 juin 2026, elle s’attaque principalement aux exonérations de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, estimées à 7,4 Md€, dont bénéficient les entreprises et les assurés.</p>
<p>L’Igas propose de rogner les exonérations, voire de les supprimer, notamment parce que les garanties des complémentaires sont « anti-redistributives (du fait de leur tarification non liée au revenu), inflationnistes (en particulier l’inclusion de « médecines alternatives » dont l’intérêt thérapeutique, voire l’innocuité, sont sujets à débat), et génèrent des externalités négatives pour les autres usagers du système de santé. En matière de dépassements d’honoraires notamment, elles rendent solvables les personnes couvertes, au détriment des personnes non ou mal couvertes, augmentant ainsi les inégalités. »</p>
<p>Les auteurs du rapport suggèrent aussi que les soins qui ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie soient définitivement exclus des contrats d’assurance complémentaire. Ils voudraient, par ailleurs, interdire « la possibilité de proposer des garanties non responsables sous forme de surcomplémentaire ou d’options par le biais du contrat collectif de l’entreprise ». Mais leur grand rêve, c’est d’éliminer les prestataires privés actuels (quel que soit leur statut) et de les remplacer par un régime obligatoire (sur le modèle existant en retraite) piloté par les partenaires sociaux. Une étape, sans doute, sur la route de la « Grande Sécu » qui fait saliver la gauche.</p>
<h2><strong>Le cas du Canada</strong></h2>
<p>Une <a href="https://www.iedm.org/fr/assurance-privee-et-pratique-mixte-le-canada-interdit-les-solutions-qui-ameliorent-lacces-aux-soins/">étude</a> de l’Institut économique de Montréal (IEM), <em>think tank</em> libéral, montre au contraire que le recours au privé et à la concurrence permet d’améliorer l’offre de soins et, par conséquent, la santé de tout un chacun.</p>
<p>Les auteurs de la note, Conrad Eder et Emmanuelle Faubert, rappellent d’abord que les patients canadiens ont vraiment besoin de l&rsquo;être (patients) : « attendre des semaines pour voir un spécialiste, des mois pour une intervention chirurgicale et parfois des années pour obtenir un médecin de famille » est chose courante, alors que le Canada affiche l’un des ratios dépenses de santé/PIB les plus élevés de l’OCDE (à l’instar de la France).</p>
<p>Mais dès qu’il s’agit de débattre de l’amélioration du système de santé, on entretient la confusion entre l’objectif d’universalité (selon lequel tout le monde bénéficie d’une couverture pour un panier de services défini) et celui d’unicité (où un seul assureur public finance tous les services couverts).</p>
<p>Pourtant, les chercheurs de l’IEM ont observé que « la plupart des systèmes de santé universels très performants ne reposent pas exclusivement sur un modèle de payeur étatique unique » et que « Des pays comme l’Australie et le Danemark combinent couverture publique et assurance privée complémentaire (ou “en double couverture”), permettant ainsi de couvrir des services déjà inclus dans le régime public. Ils autorisent également les médecins à exercer une pratique mixte, leur permettant d’offrir des services tant aux patients couverts par le régime public qu’à ceux disposant d’une assurance privée. »</p>
<h2><strong>La concurrence permet d’améliorer la santé</strong></h2>
<p>L’étude d’Eder et Faubert montre clairement que les personnes disposant d’une <a href="https://contrepoints.org/face-aux-defaillances-du-systeme-public-de-sante-le-prive-simpose/">assurance privée</a> complémentaire, en Australie et au Danemark, bénéficient d’un accès plus rapide aux soins et d’un plus grand choix de prestataires, notamment parce qu’ils ont accès à des hôpitaux ou des cliniques privés.</p>
<p>Par ailleurs, un marché de l’assurance complémentaire crée les conditions permettant aux prestataires privés de contribuer de manière significative à la capacité globale du système de santé. « En mutualisant les risques et en facturant des primes prévisibles, l’assurance privée réduit effectivement le coût des soins privés, élargissant ainsi considérablement le bassin de patients pouvant se les offrir. Cela accroît à son tour la clientèle des cliniques privées, des centres de chirurgie et des établissements de diagnostic, rendant commercialement viable la construction, la dotation en personnel et l’équipement d’infrastructures privées qui, autrement, n’existeraient pas. La concurrence renforce ces effets, car les assureurs qui se disputent la clientèle sont motivés pour proposer des produits d’assurance plus personnalisables à différents niveaux de prix. »</p>
<p>Parallèlement, les prestataires de soins, en concurrence pour attirer les patients, sont incités à innover dans la prestation, l’organisation et la dispense des soins. À terme, les innovations fructueuses du secteur privé peuvent se diffuser au sein du système public, générant ainsi des gains de capacité globaux dont profitent tous les patients.</p>
<p>Notons aussi que les établissements privés absorbent une partie de la demande des patients, contribuant ainsi à réduire les délais d’attente dans le système public. Enfin, ils servent de soupape de sécurité au système public lorsqu’il est engorgé.</p>
<p>A l’heure actuelle, six provinces canadiennes sur dix interdisent concrètement l’assurance maladie privée pour les services déjà couverts par le régime public. Les quatre autres ne l’interdisent pas formellement, mais aucun marché significatif d’assurance privée complémentaire ou de soins privés ne s’y est développé en raison d’obstacles réglementaires et de la faible taille de la population.</p>
<p>Alors que 1,4 million d’interventions n’ont pas pu avoir lieu en 2025 au Canada faute de places et de personnel disponibles dans le secteur public, que 17% des Canadiens n’ont pas de médecin traitant, que le délai médian entre l’orientation vers un spécialiste et le traitement était de 28,6 semaines, que 105.000 Canadiens se sont rendus à l’étranger pour recevoir des soins médicaux, que près de 24.000 patients sont décédés en attendant des soins, il serait peut-être temps de changer de système. L’IEM enjoint le gouvernement canadien à prendre exemple sur l’Australie et le Danemark pour permettre aux assurances complémentaires et aux établissements de soins privés d’opérer.</p>
<h2><strong>Mettre l’Assurance maladie en concurrence</strong></h2>
<p>Si la France n’est pas citée en exemple par nos collègues de Montréal, c’est sans doute que notre secteur privé – assurances complémentaires et <a href="https://contrepoints.org/les-cliniques-privees-senfoncent-dans-la-crise/">cliniques</a> – est en grande difficulté. L’État et la Sécurité sociale ne cherchent qu’à faire des économies sur son dos. Pourtant, sans lui, notre système de santé serait encore plus <a href="https://contrepoints.org/lhopital-public-toujours-en-soins-intensifs/">déliquescent</a>.</p>
<p>Comme le Canada, la France a besoin sur ce plan – comme sur bien d’autres malheureusement – de se réformer en profondeur. L’IREF-<em>Contrepoints</em> propose de <a href="https://fr.irefeurope.org/retablir-les-assurances-sociales/">rétablir les assurances sociales</a> : chacun percevrait l’intégralité de son salaire (charges comprises) et s’assurerait auprès de l’organisme de son choix, dans un cadre légal minimal. Sans nécessairement supprimer l’assurance publique, il s’agirait de laisser ceux qui le souhaitent s’assurer ailleurs. Il conviendrait aussi de réserver la gratuité aux plus démunis et relever le reste à charge pour responsabiliser les patients (à l’image des franchises suisses et néerlandaises), de privatiser les hôpitaux publics déficitaires et d’aligner la prise en charge public/privé.</p>
<p>Seule la concurrence permettra d’améliorer la qualité des soins et de réduire les coûts du système. Le monopole public est toujours délétère.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/les-complementaires-sante-sont-dans-le-collimateur-de-letat-une-nouvelle-fois/">Les complémentaires santé sont dans le collimateur de l’État… une nouvelle fois !</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>Forêts : les députés s’unissent pour limiter encore plus la liberté des propriétaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Feldman]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 16:26:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au prétexte d’adapter les forêts au changement climatique, une proposition de loi dite trans-partisane entend accroître le poids des politiques publiques. L’État s’intéresse beaucoup aux forêts. Les plans nationaux et territoriaux s’enchaînent depuis le début des années 2010, mais, manifestement, certains de nos députés estiment que les politiques publiques actuelles sont insuffisantes. C’est ce qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au prétexte d’adapter les forêts au changement climatique, une proposition de loi dite trans-partisane entend accroître le poids des politiques publiques.</strong></p>
<p>L’État s’intéresse beaucoup aux forêts. Les plans nationaux et territoriaux s’enchaînent depuis le début des années 2010, mais, manifestement, certains de nos députés estiment que les politiques publiques actuelles sont insuffisantes. C’est ce qui explique l’enchaînement des propositions de loi.</p>
<p>A preuve, <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1880_proposition-loi" target="_blank" rel="noopener">la proposition (n° 1880, 21 novembre 2023) de Catherine Couturier, députée LFI</a>, « relative à l’adaptation de la politique forestière et des milieux forestiers face au changement climatique », puis la proposition (n° 366, 15 octobre 2024) de Sophie Panonacle, députée EPR, « portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, les députés ont réussi à fusionner les deux propositions de loi en une nouvelle proposition trans-partisane déposée il y a quelques jours par Hendrik Davi, député Ecologiste, anciennement LFI, sous le même titre que celle enregistrée il y a deux ans.</p>
<p>La nouvelle proposition, entre autres mesures, institue un « fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie » ; encadre les coupes rases et crée un « observatoire des coupes rases au sein de l’Observatoire des forêts françaises » ; encadre les modalités de récolte en interdisant notamment le dessouchage ; accroît les effectifs de l’Office national des forêts et du Centre national de la propriété forestière à hauteur de 1.300 postes dans les quatre prochaines années. Planification, bureaucratie, création de machins, augmentation des fonctionnaires, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose dans notre pays ?</p>
<p>Mais le pire provient de l’article 10 qui « vise à remédier au morcellement de la propriété foncière en étendant le droit de préemption des communes et de l’État aux parcelles dépourvues d’un document de gestion durable agréé ». Il entérine, mais avec un exposé des motifs autrement lénifiant, des dispositions qui se trouvaient dans les propositions de loi de 2023 et 2024. Tout particulièrement, la proposition Panonacle n’hésitait pas à regretter en fait que les bois et forêts « relèvent fondamentalement de la liberté des propriétaires » et elle en tirait pour conséquence que la loi devait « s’efforcer de faire prendre conscience (sic) aux propriétaires privés que le changement climatique leur impose de réagir et de veiller à la protection et à l’exploitation raisonnée de leur parcelle ». Elle ajoutait de manière condescendante que le monde forestier avait « besoin d’orientations face au changement climatique ».</p>
<p>Rappelons, selon les derniers chiffres de l’Observatoire des forêts françaises, que la forêt privée recouvre 75 % du couvert forestier en France -l’un des taux les plus élevés d’Europe-, avec 13 millions d’hectares détenus par 3,3 millions de personnes. Que ne laissent-ils la place à une puissance publique qui sait si bien gérer ses terres et empêcher les feux de forêt ?</p>
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