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	<title>Contrepoints</title>
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	<description>Institut de Recherches Économiques et Fiscales</description>
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	<title>Contrepoints</title>
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		<title>La rémunération à la performance des agents de l’État : un système largement sous-exploité</title>
		<link>https://contrepoints.org/la-remuneration-a-la-performance-des-agents-de-letat-un-systeme-largement-sous-exploite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Romain Delisle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:33:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dette et dépense publique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la rémunération au mérite s&#8217;est imposée dans la plupart des pays de l&#8217;OCDE, la fonction publique française demeure engoncée dans un système à la fois complexe et rigide. Primes et indemnités y coexistent à foison, souvent sans réelle corrélation avec la performance individuelle. Cette opacité, source de sentiments d&#8217;injustice et d&#8217;inefficacité, freine la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/la-remuneration-a-la-performance-des-agents-de-letat-un-systeme-largement-sous-exploite/">La rémunération à la performance des agents de l’État : un système largement sous-exploité</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que la rémunération au mérite s&rsquo;est imposée dans la plupart des pays de l&rsquo;OCDE, la fonction publique française demeure engoncée dans un système à la fois complexe et rigide. Primes et indemnités y coexistent à foison, souvent sans réelle corrélation avec la performance individuelle. Cette opacité, source de sentiments d&rsquo;injustice et d&rsquo;inefficacité, freine la reconnaissance du talent et l&rsquo;élan vers une plus grande productivité. </strong></p>
<p>Le concept de rémunération à la performance dans la fonction publique est, de manière contre-intuitive, assez ancien. Il a été introduit par le décret du 6 mars 1945, qui prévoit notamment la création de primes « variables et personnelles, attribuées par décision du ministre des Finances, compte tenu de la valeur et de l&rsquo;action de chacun des agents appelés à en bénéficier ».</p>
<p>Le dispositif était globalement resté lettre morte jusqu’en 2008. Puis pendant la mandature de Nicolas Sarkozy a été créée la prime de fonction et de résultats (PFR), remplacée en 2014, sous l’impulsion de la gauche revenue aux affaires, par le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l&rsquo;expertise et de l&rsquo;engagement professionnel (RIFSEEP).</p>
<p>Notons que la rémunération des fonctionnaires est fixée dans un cadre légal composé de quatre parties : le traitement, établi selon un système indiciaire à points qui varie en fonction du poste occupé, de l’ancienneté et de l’échelon du grade du fonctionnaire ; l’indemnité de résidence, entre 1 et 3 % du salaire brut en fonction de la commune où l’agent exerce ses fonctions ; le supplément familial de traitement, calculé en fonction du nombre d’enfants à charge ; et enfin les primes et indemnités.</p>
<p>Ces primes et indemnités constituent un véritable maquis, assez imparfaitement corrélé à la performance de l’agent, et qui n’incite pas à la productivité.</p>
<p>Les composantes de la rémunération des fonctionnaires : une de nos belles usines à gaz françaises</p>
<p>Le traitement d’un fonctionnaire est insusceptible d’être modulé, seules les primes et indemnités le peuvent et, selon la <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-remuneration-la-performance-des-agents-de-letat">Cour des comptes</a>, leur part au sein de la rémunération des agents est très variable : 20,9 % pour les catégories A (mais 32,3 % hors enseignants), 34 % pour les catégories B et 28,4 % pour les catégories C. Au total, ce ne sont pas moins de 943 indemnités qui ornent les fiches de paie des agents de l’État.</p>
<p>Le dispositif le plus transversal s’approchant d’une prime de performance est le complément indiciaire annuel (CIA) qui, réforme introduite par la gauche oblige, ne mentionne pas le concept de performance mais une définition longue et rébarbative dont seuls les bureaucrates ont le secret<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Fait marquant : les contractuels n’y ont pas accès et ils ne sont concernés par la rémunération à la performance que de manière extrêmement marginale.</p>
<p>La rémunération à la performance ne concerne qu’une part extrêmement restreinte des salaires publics</p>
<p>À l’origine censé être généralisé, le RIFSEEP ne s’applique qu’à 32 % des fonctionnaires titulaires et 3 % des contractuels. A peine plus de 250 000 d’entre-deux touchaient le CIA pour un montant moyen de 1213€ par mois.</p>
<p>D’autres primes à la performance, 54 en tout, existent au sein de chaque ministère mais, au total, les montants ne n’atteignent que 3,4 % de toutes les indemnités versées en 2024 ; un chiffre qui, c’est un tour de force, diminue depuis 2014, date où il était à 5,6 %. La rémunération à la performance est à peu près complètement exclue de pans entiers de l’État, comme l’Education nationale (2 % des salaires octroyés aux agents et enseignants).</p>
<p>Toujours selon la Cour des comptes, 64 % des pays de l’OCDE ont instauré une prime de performance pour leurs agents. À rebours du modèle bureaucratique français, d’autres pays européens appliquent des dispositifs de rémunération à la performance individuelle comme l’Allemagne (8 % du salaire global) ou la Finlande (15.</p>
<p>Le système de rémunération dans la fonction publique française reflète bien la rigidité d’un concept qui peine à reconnaître le mérite et à stimuler la productivité. Entre primes opaques et indemnités déconnectées des résultats, il s’est créé un mécanisme lourd, coûteux voire injuste, où l&rsquo;effort individuel passe trop souvent inaperçu.</p>
<p>De nombreux pays de l&rsquo;OCDE ont su mettre en place des dispositifs plus incitatifs et ciblés, et la France, à leur exemple, aurait tout intérêt à moderniser le sien. Il serait ainsi nécessaire d&rsquo;édicter des règles plus claires et motivantes, capables de responsabiliser les agents, de valoriser les compétences et d&rsquo;encourager l&rsquo;excellence.</p>
<p>En substance, il faut par priorité moins de fonctionnaires ; il faut supprimer le statut de la fonction publique ; il ne faut conserver la sécurité de l’emploi que pour les titulaires de fonctions régaliennes ; et pour ces derniers comme pour tous les autres, il faut développer une vraie rémunération au mérite.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « Seront appréciés la valeur professionnelle de l’agent, son investissement personnel dans l’exercice de ses fonctions, son sens du service public, sa capacité à travailler en équipe et sa contribution au collectif de travail. La connaissance de son domaine d’intervention, sa capacité à s’adapter aux exigences du poste, à coopérer avec des partenaires internes ou externes comme son implication dans les projets du service ou sa participation active à la réalisation des missions rattachées à son environnement professionnel pourront ainsi être prises en compte. »</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/la-remuneration-a-la-performance-des-agents-de-letat-un-systeme-largement-sous-exploite/">La rémunération à la performance des agents de l’État : un système largement sous-exploité</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<item>
		<title>Fonctionnaires d’Etat : avec la méthode Trump, la France aurait pu réduire ses effectifs de  308 000 en une seule année !</title>
		<link>https://contrepoints.org/fonctionnaires-detat-avec-la-methode-trump-la-france-aurait-pu-reduire-ses-effectifs-de-308-000-en-une-seule-annee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Lecaussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis viennent de sortir. Et ils sont très bons. En février, l’économie avait détruit 133 000 emplois. Mais en mars, elle en a créé 178 000 ! Surtout dans les secteurs de la santé, de la construction, des transports et de l&#8217;entreposage. Le taux de chômage reste stable, à 4.3 %. Deux chiffres [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/fonctionnaires-detat-avec-la-methode-trump-la-france-aurait-pu-reduire-ses-effectifs-de-308-000-en-une-seule-annee/">Fonctionnaires d’Etat : avec la méthode Trump, la France aurait pu réduire ses effectifs de  308 000 en une seule année !</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <a href="https://www.bls.gov/" target="_blank" rel="noopener">chiffres sur l’emploi</a> aux Etats-Unis viennent de sortir. Et ils sont très bons. En février, l’économie avait détruit 133 000 emplois. Mais en mars, elle en a créé 178 000 ! Surtout dans les secteurs de la santé, de la construction, des transports et de l&rsquo;entreposage. Le taux de chômage reste stable, à 4.3 %.</p>
<p>Deux chiffres attirent particulièrement notre attention.</p>
<p>D’abord dans le <a href="https://www.wsj.com/opinion/farm-labor-trump-administration-h-2a-visas-immigrants-d028e121?mod=opinion_lead_pos2" target="_blank" rel="noopener">secteur agricole</a>, une priorité pour Trump qui veut créer  « une main-d&rsquo;œuvre agricole 100 % américaine » : sur 415 000 offres i, il y a eu seulement… 182 candidatures ! Ce qui veut dire que les Américains ne veulent pas des emplois pénibles dans l’agriculture et cela risque d&rsquo;entraîner une hausse des prix alimentaires. La politique anti-immigrés de l’administration p a bloqué l’arrivée dans le pays d’une main d’œuvre sud-américaine qui ne rechigne pas à travailler dans les fermes et dans champs.</p>
<p>Ensuite, dans le secteur de  <a href="https://www.wsj.com/opinion/jobs-report-government-payroll-trump-administration-df2bec90" target="_blank" rel="noopener">l’emploi public fédéral</a>, où là, il y avait pléthore : Trump a encore supprimé 18 000 postes le mois dernier. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2025, le gouvernement fédéral a été allégé de 352 000 emplois, soit environ 12 % des effectifs, pour atteindre 2,658 millions en mars. Les embauches dans la fonction publique fédérale avaient culminé sous Biden, en octobre 2024, à 3,013 millions.</p>
<p>Par comparaison, en France, la <a href="https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/rapport-annuel/cc-2025-web.pdf">Fonction publique de l’État</a> (FPE) compte 2,57 millions d’agents, presque le même nombre que les effectifs fédéraux de l’Amérique, un pays cinq fois plus peuplé et vingt fois plus grand. Si le gouvernement français avait supprimé autant d’emplois publics que l’administration Trump, nous aurions 308 000 fonctionnaires d’Etat de moins, juste en une année !</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/fonctionnaires-detat-avec-la-methode-trump-la-france-aurait-pu-reduire-ses-effectifs-de-308-000-en-une-seule-annee/">Fonctionnaires d’Etat : avec la méthode Trump, la France aurait pu réduire ses effectifs de  308 000 en une seule année !</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Doubler la rémunération des livreurs ne permet pas d’augmenter leurs revenus</title>
		<link>https://contrepoints.org/doubler-la-remuneration-des-livreurs-ne-permet-pas-daugmenter-leurs-revenus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:32:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les livreurs des plateformes (Uber Eats, Deliveroo, Stuart, etc.) sont les nouveaux damnés de la Terre. Une étude de l&#8217;Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l&#8217;Institut national d&#8217;études démographiques (Ined) montre qu’ils travaillent, en moyenne, 63 heures par semaine pour gagner 1480 euros bruts par mois, soit 6€ de l’heure. Alors que [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/doubler-la-remuneration-des-livreurs-ne-permet-pas-daugmenter-leurs-revenus/">Doubler la rémunération des livreurs ne permet pas d’augmenter leurs revenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les livreurs des plateformes (Uber Eats, Deliveroo, Stuart, etc.) sont les nouveaux damnés de la Terre. Une <a href="https://sante-course.site.ined.fr/" target="_blank" rel="noopener">étude</a> de l&rsquo;Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l&rsquo;Institut national d&rsquo;études démographiques (Ined) montre qu’ils travaillent, en moyenne, 63 heures par semaine pour gagner 1480 euros bruts par mois, soit 6€ de l’heure. Alors que le smic horaire dépasse les 12€.</p>
<p>Depuis longtemps, des voix s’élèvent pour demander une revalorisation des rémunérations. C’est ce qu’a fait la ville de Seattle aux Etats-Unis. Dirigée par des démocrates très à gauche depuis des décennies, elle a décidé la mise en place d’une rémunération minimale pour les livreurs qui combine un tarif minimum par minute et par mile avec un plancher de 5 dollars par livraison.</p>
<p>Les économistes Andrew Garin, Brian Kovak et Yuan An ont voulu savoir ce que cette mesure avait concrètement changé pour les livreurs. La réponse est : rien !</p>
<p>Certes leur salaire de base a plus que doublé – passant d’environ 5 dollars à plus de 12 dollars par livraison – mais leur revenu mensuel est resté presque identique à ce qu’il était avant la réforme. Pourquoi ?</p>
<p>Premièrement, les plateformes ont répercuté la hausse sur les consommateurs. Deliveroo, par exemple, a jouté 5 dollars à la commande. Cela a fait baisser le nombre de commandes passées par les clients. Les livreurs ont donc effectué moins de livraisons.</p>
<p>Deuxièmement, les clients, du fait du coût accru de la commande, ont donné moins de pourboires. Or, ceux-ci pouvaient laisser aux livreurs entre de 10 % et20 % du prix de leur repas. La baisse des pourboires aurait annulé plus d’un tiers de l’augmentation du salaire de base.</p>
<p>Troisièmement, alléchés par une rémunération a priori plus élevée, de nouveaux livreurs sont apparus, réduisant la part de marché de chacun.</p>
<p>Comme l’écrivent les <a href="https://www.nber.org/system/files/working_papers/w34545/w34545.pdf" target="_blank" rel="noopener">trois chercheurs</a>, « ces effets combinés ont annulé presque tous les gains attendus ».</p>
<p>En Europe, on voudrait faire des livreurs indépendants des salariés. Des plateformes ont déjà été condamnées pour <a href="https://contrepoints.org/le-salariat-ou-la-preference-pour-la-servitude-volontaire/">travail dissimulé</a>. Une <a href="https://contrepoints.org/monsieur-attal-saurez-vous-empecher-la-smicardisation-des-chauffeurs-de-vtc/">directive</a> européenne, qui devrait bientôt entrer en vigueur, entend lutter contre « le faux travail indépendant ».</p>
<p>Mais comme le disait Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Cette mesure risque de mettre à mal le modèle économique des plateformes, augmenter le prix des livraisons, réduire la concurrence, restreindre la liberté des livreurs et en faire baisser le nombre. Les perdants ne pourraient-ils pas être finalement plus nombreux que les gagnants ?</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/doubler-la-remuneration-des-livreurs-ne-permet-pas-daugmenter-leurs-revenus/">Doubler la rémunération des livreurs ne permet pas d’augmenter leurs revenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Utilisation des tickets-restaurant le dimanche : l’infantilisation des Français à son paroxysme</title>
		<link>https://contrepoints.org/utilisation-des-tickets-restaurant-le-dimanche-linfantilisation-des-francais-a-son-paroxysme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Élodie Messéant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France ne laissera décidément pas l’histoire s’écrire sans elle. Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, Serge Papin, le ministre des PME-TPE, du Commerce, de l’Artisanat et du Pouvoir d’achat, a annoncé, le 4 avril, que les tickets-restaurant pourront être utilisés le dimanche afin d’améliorer le pouvoir d&#8217;achat des Français (jusqu&#8217;à présent, l’exception n’est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/utilisation-des-tickets-restaurant-le-dimanche-linfantilisation-des-francais-a-son-paroxysme/">Utilisation des tickets-restaurant le dimanche : l’infantilisation des Français à son paroxysme</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La France ne laissera décidément pas l’histoire s’écrire sans elle. Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, Serge Papin, le ministre des PME-TPE, du Commerce, de l’Artisanat et du Pouvoir d’achat, a annoncé, le 4 avril, que les <a href="https://contrepoints.org/pourquoi-faut-il-abolir-les-tickets-restaurant/">tickets-restaurant</a> pourront être utilisés le dimanche afin d’améliorer le <a href="https://contrepoints-archives.org/pouvoir-dachat-abolissons-le-titre-restaurant/" target="_blank" rel="noopener">pouvoir d&rsquo;achat</a> des Français (jusqu&rsquo;à présent, <a href="https://www.economie.gouv.fr/particuliers/vie-en-entreprise/ce-quil-faut-savoir-sur-les-titres-restaurant-en-tant-que-salarie#quandetou" target="_blank" rel="noopener">l’exception</a> n’est possible que si le salarié travaille ce jour-là).</p>
<p>La réforme suscite une levée de boucliers des restaurateurs : « On est en train de faire crever notre profession », alerte Franck<a href="https://www.lefigaro.fr/conso/certains-sont-prets-a-boycotter-les-titres-restaurant-les-restaurateurs-en-colere-contre-le-projet-de-reforme-du-gouvernement-20260405" target="_blank" rel="noopener"> Chaumès</a>, président national de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih). La concurrence est vive avec les grandes et moyennes surfaces, qui représentaient <a href="https://www.cntr.fr/chiffres/" target="_blank" rel="noopener">31,5 %</a> des dépenses en 2024 (une hausse de 9 points depuis 2022), contre 39,5 % pour les restaurateurs (une baisse de 7 points depuis 2022). En janvier, ces derniers s’étaient indignés de l&rsquo;agrément accordé à l’enseigne Hema, qui ne propose que des friandises comme produits alimentaires. Ils réclament aujourd’hui un <a href="https://www.tf1info.fr/economie/video-lci-une-entorse-qui-met-en-colere-les-restaurateurs-desormais-utilisable-dans-l-enseigne-hema-le-titre-ticket-restaurant-doit-il-etre-rebaptise-2417042.html" target="_blank" rel="noopener">déplafonnement</a>.</p>
<p>Mais ce débat passe à côté de l’essentiel : ce n’est pas l’utilisation des tickets-restaurant qu’il faut réformer ; c’est leur existence même. Avec <a href="https://www.cntr.fr/chiffres/" target="_blank" rel="noopener">5,4 millions</a> de bénéficiaires et un marché de près de 10 milliards d’euros, les tickets-restaurant sont devenus un pilier du pouvoir d’achat à la française … coûteux et opaque. Derrière l’illusion d’un avantage fiscal pour les entreprises (les tickets-restaurant sont exonérés de cotisations sociales dans la limite de <a href="http://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A17989">7,32 €</a> par titre), les émetteurs prélèvent entre 3 % et 5 % de commission sur chaque transaction, voire plus. Le salarié perd donc en liberté ce qu’il croit gagner en pouvoir d’achat, pendant que des <a href="https://contrepoints.org/entrepreneuriat-improductif-et-french-tech/">entreprises</a> survivent artificiellement et qu’une partie de l’économie dépend d’un mécanisme imposé par l’État.</p>
<p>Les tickets-restaurant ne résolvent en rien la question du pouvoir d’achat. Les causes profondes – <a href="https://contrepoints.org/pour-le-meme-salaire-net-un-salarie-francais-paye-30-de-plus-de-cotisations-sociales-quun-salarie-allemand/">poids des cotisations sociales</a> et de la fiscalité – sont ignorées par l’État, qui préfère ajuster à la marge un dispositif bureaucratique au lieu de permettre aux salariés de bénéficier d’un <a href="https://contrepoints-archives.org/ce-salaire-que-vous-ne-recevez-pas/" target="_blank" rel="noopener">salaire complet</a>. Au contraire, abolir les tickets-restaurant serait mettre fin à un système infantilisant, coûteux et clientéliste, en plus de redonner aux salariés ce qui leur appartient réellement.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/utilisation-des-tickets-restaurant-le-dimanche-linfantilisation-des-francais-a-son-paroxysme/">Utilisation des tickets-restaurant le dimanche : l’infantilisation des Français à son paroxysme</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>JD Vance part au secours du soldat Orban</title>
		<link>https://contrepoints.org/jd-vance-part-au-secours-du-soldat-orban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un soutien très embarrassant et qui en dit long sur la complaisance de la Maison-Blanche envers un pays européen tenté par l’autoritarisme et complaisant envers le Kremlin ; le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un soutien très embarrassant et qui en dit long sur la complaisance de la Maison-Blanche envers un pays européen tenté par l’autoritarisme et complaisant envers le Kremlin ; le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant la tenue dimanche d&rsquo;élections législatives où les sondages le créditent d’un retard conséquent sur le chef de l’opposition.</p>
<p>Outre un entretien avec M. Orban, le vice-président américain a prévu de prononcer un discours consacré au « riche partenariat entre la Hongrie et les Etats-Unis », selon un communiqué de son équipe. Le conservateur de 41 ans, qui semble un peu marginalisé depuis le début de la guerre en Iran à laquelle il s’opposait, est, au sein de l&rsquo;administration américaine, l&rsquo;un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l&rsquo;un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe. Sa visite marque une manifestation de soutien à Viktor Orban dans la dernière ligne droite avant les élections de dimanche prochain.</p>
<p><strong>Le Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans et proche de Moscou, bénéficierait de l&rsquo;aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection. Son gouvernement a aussi transmis au Kremlin des informations obtenues dans le cadre de réunions ministérielles européennes consacrées à la guerre en Ukraine. </strong></p>
<p>L&rsquo;administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu&rsquo;avec son idéologie. Le secrétaire d&rsquo;Etat Marco Rubio s&rsquo;était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le « succès » de son allié hongrois. Viktor Orban est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique anti-immigrants. Il s&rsquo;est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride.</p>
<p>JD Vance a déclaré mardi vouloir « envoyer un signal » à Bruxelles, dénonçant ingérence et désinformation de la part de l&rsquo;Union européenne. « Je voulais vraiment envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont fait tout ce qu&rsquo;ils pouvaient pour maintenir le peuple hongrois sous pression parce qu&rsquo;ils n&rsquo;aiment pas le dirigeant qui, lui, s&rsquo;est réellement levé pour défendre le peuple de Hongrie », a-t-il déclaré lors d&rsquo;une conférence de presse commune avec M. Orban. « Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter », a-t-il ajouté.</p>
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		<title>Expulser des individus indésirables, c’est possible, dans un cadre transactionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Bourdillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République démocratique du Congo a annoncé mardi qu&#8217;elle accueillerait dès avril des migrants expulsés des Etats-Unis dans le cadre d&#8217;un accord avec Washington. Un projet comparable à celui, perdu dans des limbes juridiques, entre le Royaume-Uni et le Rwanda il y a peu, ou l’Italie et l’Albanie (Rome avait monté un programme visant l’expulsion [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La République démocratique du Congo a annoncé mardi qu&rsquo;elle accueillerait dès avril des migrants expulsés des Etats-Unis dans le cadre d&rsquo;un accord avec Washington. Un projet comparable à celui, perdu dans des limbes juridiques, entre le Royaume-Uni et le Rwanda il y a peu, ou l’Italie et l’Albanie (Rome avait monté un programme visant l’expulsion de 36 000 personnes par an, mais n’en a effectué l’an dernier que…. 132)..</p>
<p>La RDC a toutefois donné peu de précisions sur les contours de ce dispositif négocié entre les deux pays, par ailleurs en discussions sur des accords miniers. Kinshasa n’a pas précisé le nombre de personnes qui seront accueillies sur le sol congolais, ni donné de détails sur les contreparties dont a pu bénéficier la RDC en acceptant la mise en oeuvre d&rsquo;un tel dispositif. Ces derniers mois, plusieurs pays africains dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun ou encore Eswatini ont accepté d&rsquo;accueillir des personnes expulsées par les États-Unis, dans le cadre d&rsquo;un programme américain visant à expulser des migrants illégaux vers un pays tiers. Ces accords ont souvent été assortis d&rsquo;un appui financier ou logistique américain.</p>
<p><strong>Washington et Kinshasa sont également engagés dans un partenariat autour des ressources minières stratégiques, cruciales notamment pour l&rsquo;industrie électronique mondiale et dont le sous-sol congolais regorge</strong>, les États-Unis s&rsquo;étant en contrepartie impliqués, sans résultat concret sur le terrain à ce stade, dans les pourparlers visant à stabiliser l&rsquo;est congolais, en proie à des conflits depuis trente ans.</p>
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		<title>L’« union des droites » est-elle envisageable ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Feldman]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 18:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Panacée pour certains, l’« union des droites » est beaucoup plus difficile à mettre en place que celle des gauches. Nous avions consacré une chronique à la question : « Les libéraux sont-ils favorables à l’« union des droites » ? ». Nous reprenons le thème d’une manière différente presque neuf mois après, le temps d’une gestation, à la suite des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Panacée pour certains, l’« union des droites » est beaucoup plus difficile à mettre en place que celle des gauches. </strong>Nous avions consacré une chronique à la question : « <a href="https://contrepoints.org/les-liberaux-sont-ils-favorables-a-l-union-des-droites/">Les libéraux sont-ils favorables à l’« union des droites » ?</a> ». Nous reprenons le thème d’une manière différente presque neuf mois après, le temps d’une gestation, à la suite des élections municipales et des polémiques autour des unions du second tour, et parfois du premier tour, tant à droite qu’à gauche.</p>
<h2><strong>Qu’est-ce que l’« union des droites » ?</strong></h2>
<p>L’idée d’une « union des droites » est simple. Puisque les gauches s’unissent et qu’elles sont parfois victorieuses aux élections, locales ou nationales, pourquoi les droites ne pourraient-elles pas s’unir de même ?</p>
<p>Une équation est posée : le Parti socialiste peut, sans réprobation, s’allier avec toutes les formations du centre à l’extrême gauche. Depuis des décennies, le microcosme parisien s’accommode parfaitement d’une alliance des socialistes avec les communistes. Il n’y a donc aucune raison pour que les socialistes ne puissent pas s’unir aux écologistes politiques les plus radicaux ou avec les Insoumis, quelles que soient les outrances de ces derniers. Par conséquent, il n’y a a priori aucune raison non plus pour que la droite ne puisse pas s’allier avec toutes les formations du centre à l’extrême droite.</p>
<h2><strong>Morale et politique</strong></h2>
<p>La morale et la politique font le plus souvent mauvais ménage. Si la gauche ne respecte pas les règles élémentaires de la morale, pourquoi diable la droite devrait-elle le faire et perdre les élections ? Pour le dire autrement, en quoi serait-il choquant que les Républicains s’unissent au Rassemblement National et à Reconquête (nous laisserons de côté le problème de l’union de ces deux derniers partis…), suspectés d’être des « fascistes », alors même que le fait de s’allier aux tenants du communisme ou du néocommunisme, responsables dans le monde de peut-être plus de 100 millions de morts au XXe siècle, n’empêche pas les socialistes de dormir ? En quoi serait-il choquant que les Républicains s’unissent à des individus réputés pour être traditionnellement des antisémites, même si celui-ci devient de plus en plus l’Arlésienne de ce côté-là, alors même que l’antisémitisme fait retour dans son lit originel, c’est-à-dire à gauche, au surplus de manière décomplexée</p>
<p>Certes, on pourrait objecter que ce n’est pas parce que votre voisin se jette par la fenêtre que vous êtes autorisé à l’imiter…</p>
<h2><strong>L’union des gauches est aujourd’hui aisée</strong></h2>
<p>Lorsque Pierre Mendes France sollicita l’investiture de l’Assemblée nationale en 1954, il eut l’honnêteté de prévenir qu’il ne tiendrait compte d’aucune voix communiste en sa faveur. Ce temps est aujourd’hui bien révolu. Les socialistes n’ont jamais manqué de passer des accords avec les communistes, pourtant à l’évidence hors de l’« arc républicain » brandi à toute occasion. De nos jours, les gauches peuvent se rapprocher naturellement pour une raison bien simple : leur programme économique et social est sensiblement le même. Socialistes, écologistes, communistes, LFIstes, tous promeuvent des dépenses publiques et des impôts élevés, un interventionnisme tous azimuts de l’Etat. Tous refusent l’ensemble des réformes qui permettraient de tirer le pays du marasme.</p>
<p>C’est que les socialistes portent bien leur nom. La social-démocratie est aujourd’hui, sinon morte, du moins très mal en point. Nous avions déjà relevé combien <a href="https://contrepoints.org/les-socialistes-actent-la-mort-de-la-social-democratie-moderne/">les programmes du dernier congrès du PS</a> étaient de la même farine en éjectant la modération économique et sociale. Nous avions déjà relevé dans <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/politique/demontons-le-mythe-d-un-raphael-glucksmann-qui-serait-gentiment-social-democrate-20250718" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Figaro</em></a> combien le qualificatif de social-démocrate revendiqué par Raphaël Glucksmann et repris comme un seul homme par la presse, droite comprise, pour le caractériser était usurpé. Sauf à considérer la social-démocratie au sens originel du terme, à savoir le fait d’arriver au socialisme par la démocratie, et non en son sens contemporain, à savoir la franche acceptation d’un capitalisme orienté dans un sens social (une contradiction pour les libéraux, mais peu importe…).</p>
<p>En définitive, ce qui sépare les divers mouvements de gauche, minorité social-démocrate exceptée, ce sont l’antisémitisme, revendiqué par certains LFIstes, plus largement l’islamo-gauchisme, et le rapport à l’Europe. Ce qui n’est pas rien, certes, mais cela n’empêche manifestement pas les alliances électorales.</p>
<h2><strong>L’union des droites est complexe</strong></h2>
<p>Si les gauches peuvent s’unir, c’est essentiellement qu’elles partagent peu ou prou le même programme économique et social. La situation des droites est différente. En effet, deux points primordiaux, dont les connexions sont d’ailleurs claires, complexifient le rapprochement des droites.</p>
<p>D’abord, la lancinante question de la sécurité et de l’immigration. A première vue, les différences entre la droite et l’extrême droite sont patentes. Alors que celle-là entend concilier sécurité et liberté, celle-ci privilégie la sécurité sur la liberté pour verser dans la politique sécuritaire et critiquer la notion d’État de droit. Alors que celle-là considère que l’immigration, fût-elle limitée, est indispensable et qu’il faut distinguer la bonne immigration de la mauvaise, celle-ci considère traditionnellement que l’immigration est mauvaise. Pourtant, ces distinctions peuvent apparaître simplistes, d’autant plus que l’aile droite des Républicains est proche du RN et de Reconquête sur ces points. Par surcroît, un modus vivendi n’est pas incongru à cet égard, chaque mouvement pouvant plus ou moins mettre de l’eau dans son vin.</p>
<p>Le second point concerne la question économique et sociale – c’est le plus délicat –. La droite est partagée entre un courant social, un courant conservateur et un courant libéral, ce qui se voit sans fard chez les Républicains. L’extrême droite est depuis longtemps à gauche sur la question. Le RN est avec virulence antilibéral, conformément d’ailleurs à ses origines. C’est que le nationalisme, le populisme, le souverainisme, la focalisation sur les frontières éloignent définitivement Marine Le Pen de toute accointance libérale. Pourtant, une évolution se fait jour. Après que son fondateur eut originellement placé Reconquête dans le camp antilibéral, Eric Zemmour a tactiquement évolué en pointant le « socialisme » économique et social de Marine Le Pen et aujourd’hui Sarah Knafo est manifestement moins éloignée du libéralisme que son mentor. A l’intérieur des alliances électorales du RN, l’UDR de Eric Ciotti défend un programme économique et social de droite classique. Pour le moment, il n’a manifestement pas pu infléchir les principales positions de Marine Le Pen, mais la montée en puissance d’un Jordan Bardella aux convictions, semble-t-il, moins affirmées, pourrait plaider en faveur d’un rapprochement pragmatique avec la droite. Du moins est-ce une petite musique que l’on joue au RN…</p>
<h2><strong>Le « baiser de la mort »</strong></h2>
<p>La toile de fond de l’union des droites comme de celle des gauches est identique : c’est celle du « baiser de la mort ». De tous temps, les extrêmes ont été phagocytés par les partis les plus modérés. Aujourd’hui, c’est la droite qui a peur d’être absorbée par le RN, comme c’est la petite minorité social-démocrate qui a peur de l’être par les Insoumis.</p>
<p>Le problème n’est donc pas simplement moral : il est carrément existentiel.</p>
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		<title>Un bonus de 240.000 $ pour les 650 salariés d’une entreprise canadienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philbert Carbon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 18:35:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y a pas que Taylor Swift qui offre des bonus à ses employés. Kyle Matter aussi. Vous ne le connaissez pas ? Rien d’étonnant à cela. Il préside le conseil d’administration de CoolIT Systems, où il représente KKR, un des principaux fonds d’investissement au monde. Il vient de signer 650 chèques d’un montant moyen de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a pas que <a href="https://contrepoints.org/taylor-swift-offre-un-bonus-de-pres-de-200-millions-de-dollars-a-lequipe-de-sa-derniere-tournee/">Taylor Swift</a> qui offre des bonus à ses employés. Kyle Matter aussi. Vous ne le connaissez pas ? Rien d’étonnant à cela. Il préside le conseil d’administration de CoolIT Systems, où il représente KKR, un des principaux fonds d’investissement au monde. Il vient de signer 650 chèques d’un montant moyen de 240.000 dollars pour chacun des salariés de CoolIT.</p>
<p>Fondée il y a 25 ans par un ingénieur <a href="https://contrepoints.org/apple-a-cinquante-ans-et-sans-doute-encore-de-belles-annees-devant-elle/">bricolant dans son garage</a>, CoolIT s&rsquo;est d&rsquo;abord spécialisée dans le refroidissement liquide pour ordinateurs de jeu. Sous l’impulsion de KKR, qui l’a achetée en 2023, l&rsquo;entreprise se spécialise dans l&rsquo;équipement des data centers d&rsquo;IA en pleine expansion. Sa technologie permet de consommer 30 à 40% d’énergie en moins et de réduire la consommation d&rsquo;eau.</p>
<p>Une des activités de KKR est de racheter des entreprises dont il juge le potentiel sous-exploité et de les accompagner dans leur développement avant de les revendre. Achetée 270 millions de dollars, avec l’appui du fonds souverain d&rsquo;Abu Dhabi, KKR vient de revendre CoolIT à Ecolab, le géant du traitement des eaux industrielles, pour <a href="https://media.kkr.com/news-details?news_id=9637102b-d93d-4e7e-b92b-53eb925d17a7&amp;utm_source=linkedin&amp;utm_campaign=sprinklr&amp;utm_content=public_affairs&amp;utm_medium=social&amp;linkId=923506187" target="_blank" rel="noopener">4,75 milliards de dollars</a>. Presque 18 fois la mise de départ.</p>
<p>Quand il achète une entreprise, KKR a l’habitude de mettre en place un programme d’actionnariat afin d’associer les salariés au développement de l’entreprise et de les fidéliser. L’idée est de mobiliser ainsi l&rsquo;ensemble de l&rsquo;organisation autour de la création de valeur à long terme.</p>
<p>Depuis son rachat par KKR, CoolIT a augmenté ses salariés par 2, son chiffre d’affaires par 4, son résultat opérationnel par 10. Des chiffres qui témoignent de l&rsquo;engagement de tous ses collaborateurs. Ils en tirent tous aujourd’hui bénéfice. Les primes versées dans le cadre de la revente représentent entre un à huit ans de salaire, selon le niveau de celui-ci et l’ancienneté dans l’entreprise.</p>
<p>KKR défend l’idée qu’une large participation des salariés au capital de leur entreprise permet de bâtir des organisations plus performantes et de multiplier les opportunités financières. C’est ainsi que depuis 2011, 85 sociétés du portefeuille de KKR ont octroyé des milliards de dollars en actions à plus de 190.000 personnes.</p>
<p>Quant aux salariés de CoolIT, ils ont l’immense chance de résider à Calgary, dans l’Alberta. C’est l’état canadien où la pression fiscale est la moins élevée. En France, ils seraient assommés par les <a href="https://contrepoints.org/letat-fait-les-poches-des-contribuables-avec-un-impot-proportionnel-mais-excessif/">impôts</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://contrepoints.org/un-bonus-de-240-000-pour-les-650-salaries-dune-entreprise-canadienne/">Un bonus de 240.000 $ pour les 650 salariés d’une entreprise canadienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://contrepoints.org">Contrepoints</a>.</p>
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		<title>La lente chute de la Hongrie de Viktor Orban</title>
		<link>https://contrepoints.org/la-lente-chute-de-la-hongrie-de-viktor-orban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Lecaussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 18:34:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2016, nous avions salué la décision du gouvernement Orban qui avait instauré un taux d’imposition sur les sociétés à… 9 % ! Alors qu’en France, ce taux était à 35 %. On s’attendait à ce que la Hongrie suive une belle courbe ascendante, sur la lancée du fort développement économique qu’elle avait connu après la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2016, nous avions salué la décision du gouvernement Orban qui avait <a href="https://contrepoints.org/gigafactories-utopistes-realisme/">instauré</a> un taux d’imposition sur les sociétés à… 9 % ! Alors qu’en France, ce taux était à 35 %. On s’attendait à ce que la Hongrie suive une belle courbe ascendante, sur la lancée du fort développement économique qu’elle avait connu après la chute du communisme en 1990, période où elle était en bien meilleure posture que la grande majorité des pays de l’Est. Malheureusement, son <a href="https://ec.europa.eu/eurostat/en/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260325-1" target="_blank" rel="noopener">PIB/hab (PPA) est tombé en bas du classement européen, derrière, même, la Roumanie.</a> Elle est maintenant considérée, avec la Bulgarie, comme l’un des pays de l’Union européenne où le niveau de vie est le plus bas. La faiblesse de l&rsquo;économie est d’ailleurs l&rsquo;une des raisons du mécontentement des électeurs qui vont se rendre aux urnes le 12 avril prochain. En 2025, le produit intérieur brut n&rsquo;a progressé que de 0,4 % et l&rsquo;inflation cumulée depuis fin 2019 dépasse 57 %. En août 2025, le Fonds monétaire international a d’ailleurs averti que son économie se trouvait à un « tournant difficile, avec une production stagnante depuis trois ans et une inflation supérieure à l&rsquo;objectif fixé. »</p>
<p>Plusieurs causses sont à l’origine de ce déclassement. Orban, au pouvoir depuis 2010, a mis en place ce qu’on appelle là-bas le «  capitalisme des copains ». Pas difficile de comprendre de quoi il s’agit : les proches sont privilégiés pour occuper les postes clés, même s’ils n’ont pas les compétences nécessaires. Des politiques industrielles étatiques et des investissements hasardeux, beaucoup dans les voitures électriques (avec des fonds européens !) ont creusé le déficit public. En décembre dernier, l&rsquo;agence de notation Fitch prévoyait que le déficit budgétaire du pays atteindrait 5,6 % du PIB cette année, contre 5 % en 2025, en raison de <a href="https://www.wsj.com/opinion/magas-man-in-hungary-is-losing-his-mojo-a1758c4f?mod=opinion_lead_pos5" target="_blank" rel="noopener">nouvelles mesures</a> prises à l&rsquo;approche des élections législatives de 2026 : augmentation des pensions avant les élections, davantage d’exonérations fiscales pour les mères, hausse du salaire minimum et revalorisation des salaires des enseignants et d&rsquo;autres fonctionnaires et agents du secteur public</p>
<p>Le représentant des « démocraties illibérales » fait campagne contre l’Europe qu’il accuse, comme les souverainistes français, de tous les maux. Pourtant, depuis que la Hongrie a rejoint l’UE en 2004, elle a reçu plus de 57 milliards d’euros de fonds européens.</p>
<p>Enfin, selon Transparency International, la Hongrie est le pays le plus corrompu de l&rsquo;UE depuis quatre ans. En 2025, elle a chuté à la 84e place sur 182 dans l&rsquo;indice de perception de la corruption  –  elle était à la 53e en 2010, année où Orban est devenu Premier ministre. L’opposant principal dans ces élections, Péter Magyar, est un ancien du parti d’Orban, Fidesz. Il veut justement en finir avec cette corruption. Il veut aussi que son pays se détourne de la Russie, qu&rsquo;il qualifie d&rsquo;« agresseur », et revienne vers l’Europe.</p>
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		<title>Delphine Ernotte ou le sévice public</title>
		<link>https://contrepoints.org/delphine-ernotte-ou-le-sevice-public/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Sibille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 18:33:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La commission d’enquête de l’Assemblée sur l’audiovisuel public a reçu les directeurs de l’information, actuels ou passés, du service public – Arlette Chabot, Thierry Thuillier, Laurent Guimier, Jean-Philippe Baille – ainsi que David Pujadas. Il s’agissait, en substance, de les interroger sur la gestion de France Télévision par Mme Delphine Ernotte, nommée par François Hollande [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jH4juoW1Zi0&amp;list=PLv_RTtpTJ6KcR6ydrCs6R9nAdooAcQkm5&amp;index=7" target="_blank" rel="noopener">La commission d’enquête de l’Assemblée sur l’audiovisuel public</a> a reçu les directeurs de l’information, actuels ou passés, du service public – Arlette Chabot, Thierry Thuillier, Laurent Guimier, Jean-Philippe Baille – ainsi que David Pujadas. Il s’agissait, en substance, de les interroger sur <a href="https://contrepoints.org/chasse-service-public/">la gestion de France Télévision par Mme Delphine Ernotte</a>, nommée par François Hollande en 2015 puis reconduite par Emmanuel Macron en 2020 et 2025.</p>
<p>Si sa longévité à la tête du groupe tient du record, il n’en est pas de même pour les directeurs de l’information. M. Thuillier, démissionnaire à l’arrivée de Mme Ernotte, a dirigé ensuite l’info sur LCI puis TF1 pendant des années jusqu’à aujourd’hui, alors que dans le même temps France Télévision a connu six directeurs, souligne le rapporteur Charles Alloncle (UDR). Or, les cinq journalistes auditionnés sont tous tombés d’accord pour le dire, « le plus important, c’est la confiance entre le président et le directeur de l’information » (Arlette Chabot), pour former un « tandem » qui infuse une stabilité.</p>
<p>M. Thuillier a insisté sur le rôle de l’Etat actionnaire, qui doit fixer une ambition, définir une stratégie pour le mandat de 5 ans, afin de cimenter un minium de stabilité. Or, c’est ce qui manque et a toujours manqué, d’après lui. Si, au moins, la commission permettait de dégager une vraie conception du service public, et partant, des moyens pour la mettre en œuvre, ce serait un grand pas en avant. Chez TF1, l’actionnaire Martin Bouygues , lui, « laisse les gens travailler » et c’est cette stabilité, cette constance, qui font toute la différence.</p>
<p>Interrogé sur la possibilité de produire à des coûts moindres, M. Guimier répond que, là encore, « la première source d’économies, c’est de fixer un cap clair », comme le recentrage de France 3 sur le local, qui a permis la suppression des éditions nationales de ses JT. En outre, plusieurs intervenants ont fait ressortir des contradictions entre la nécessité de faire des économies et certaines injonctions, comme de garder tel ou tel « impératif de service public » qui coûte cher. Ils regrettent aussi des variations de cap, là où Jean-Pierre Pernaut sur TF1 a installé son maillage de correspondants locaux sur toute la France dès la fin des années 1980 pour atteindre le double de l’audience du 13h de France 2.</p>
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