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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/rss2enclosuresfull.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>CRITICUS</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/</link><language>en</language><managingEditor>noreply@blogger.com (Criticus)</managingEditor><lastBuildDate>Thu, 21 Aug 2008 04:46:16 -0500</lastBuildDate><generator>Blogger http://www.blogger.com</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">218</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">25</openSearch:itemsPerPage><description></description><itunes:owner><itunes:email>noreply@blogger.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle></itunes:subtitle><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/Criticus" type="application/rss+xml" /><item><title>A ceux qui prétendent que le Journal du Dimanche est « de droite »</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/08/ceux-qui-prtendent-que-le-journal-du.html</link><category>Médias</category><category>France</category><category>Blogs</category><category>Politique</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Mon, 11 Aug 2008 02:34:02 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-3073637968425868335</guid><description>Parce que je viens de terminer ma journée de travail et que je dois effectuer demain, dès l'aube, mon déménagement de Lyon à Paris, je ne m'attarderai pas outre mesure sur &lt;a href="http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200832/sarkozy-j-ai-fait-mon-devoir_138871.html"target="_blank"&gt;l'entretien complaisant&lt;/a&gt; donné par Nicolas Sarkozy au &lt;i&gt;Journal du Dimanche&lt;/i&gt; et &lt;a href="http://777socrate.blogspot.com/2008/08/le-journal-du-dimanche-journal.html"target="_blank"&gt;la conclusion&lt;/a&gt; qu'en tire Luc Mandret, pour lequel « JDD » signifie « Journal De Droite ». Je vous invite simplement, pour équilibrer ce jugement que j'estime assez péremptoire, à (re)lire &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/08/mais-ou-et-donc-sgolne.html"target="_blank"&gt;le billet&lt;/a&gt; que j'avais écrit le 20 août 2007 sur un entretien tout aussi complaisant accordé à l'époque au même JDD par Ségolène Royal. Il y a un point d'accord entre l'analyse de Luc Mandret et la mienne : un an avant lui, j'avais qualifié l'article incriminé d'hagiographique. Mais si le JDD s'est spécialisé dans l'hagiographie, il serait faux de prétendre qu'elle est au bénéfice exclusif de la droite. L'interrogation sur le sérieux de ce journal, elle, demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Pourquoi j'ai coupé le kiwi en deux</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/08/pourquoi-jai-coup-le-kiwi-en-deux.html</link><category>Kiwis</category><category>Criticus</category><category>Blogosphère</category><category>LHC</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Fri, 08 Aug 2008 10:49:28 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-4446833430958233150</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_PhdiNzfmibM/SJtkQXsN25I/AAAAAAAAATc/NyHpa5j2b8U/s1600-h/kiwis.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_PhdiNzfmibM/SJtkQXsN25I/AAAAAAAAATc/NyHpa5j2b8U/s400/kiwis.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231885624521120658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au blog après deux semaines d'absence, avec un sujet d'apparence légère, qui ne devrait pas intéresser au-delà des habitués de la « blogosphère » politique française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traditionnel manque d'inspiration consécutif à toute pause dans la publication me conduit aujourd'hui à expliquer pourquoi j'ai, en mars dernier, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/03/criticus-quitte-kiwis-pour-lhc.html"target="_blank"&gt;quitté&lt;/a&gt; le réseau de blogs &lt;a href="http://kiwis.frednetick.fr/"target="_blank"&gt;Kiwis&lt;/a&gt; pour &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/03/criticus-quitte-kiwis-pour-lhc.html"target="_blank"&gt;fonder&lt;/a&gt; &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;LHC&lt;/a&gt; avec Lomig Unger, d'&lt;a href="http://www.politique.blomig.com/"target="_blank"&gt;Expression Libre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démarche n'avait rien d'évident pour moi, vu que l'existence de ce blog avait presque coïncidé avec celle de Kiwis, et ce pendant près de neuf mois. Lorsque Criticus fut &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/03/assez-de-vellits.html"target="_blank"&gt;créé&lt;/a&gt;, en mars 2007, rien ne me prédisposait à consacrer autant de temps et d'énergie à la blogosphère. La publication sur Criticus n'a réellement commencé que le mois suivant, en avril, et jusqu'à mon adhésion à Kiwis, je n'écrivais que de petits billets épars, beaucoup plus « sarkozystes » que je ne le suis réellement. Car je ne le suis pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois avouer que c'est grâce à Kiwis que mon investissement dans la blogosphère est devenu aussi conséquent, puisque c'est à partir de &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/06/criticus-rejoint-kiwis-le-cercle-des.html"target="_blank"&gt;mon adhésion au réseau&lt;/a&gt;, en juin 2007, soit deux mois seulement après le début de la publication régulière de billets, que j'ai commencé à écrire non plus seulement pour moi, mais pour les autres membres du réseau, et au-delà pour les quelques centaines de lecteurs qui ont, de plus en plus, quotidiennement posé leur regard sur ce blog (la fréquentation a beaucoup chuté depuis cet hiver, du fait de la moins grande fréquence de publication; mais, paradoxalement, il n'y a jamais eu autant de commentaires).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi consistait la démarche à la base de la création de Kiwis ? Il s'agissait de fonder un réseau de blogs politiques de sensibilités diverses, de la gauche à la droite, en évitant les blogs militants comme les extrêmes. Une démarche plutôt louable à l'origine. J'avais été parrainé dans ce réseau par &lt;a href="http://penseespolitiques.over-blog.com/"target="_blank"&gt;Le Chafouin&lt;/a&gt;, en tant que blogueur « de droite », chose comique pour l'ancien adhérent du MJS que je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai intégré ce réseau non en tant que co-fondateur, mais ce fut tout comme. Rapidement, j'ai pu faire partie du comité directeur de Kiwis, dont je fais d'ailleurs toujours partie &lt;a href="http://kiwis.frednetick.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=15&amp;Itemid=32"target="_blank"&gt;officiellement&lt;/a&gt;. Le rôle de ce comité directeur ? Filtrer les demandes d'adhésion au réseau. Le critère principal était la qualité rédactionnelle, mais comme l'appréciation de ce critère est toute subjective, Kiwis est devenu, plus qu'un label qualitatif, un réseau de blogs « amis ». Des amis liés par une obligation commune : pointer vers le portail du réseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/02/castro-alcazar-et-leurs-fidles.html"target="_blank"&gt;inconditionnel&lt;/a&gt; du général Alcazar, je cite souvent cette phrase qu'il prononce dans &lt;i&gt;Les Sept boules de cristal&lt;/i&gt;, lorsque Tintin présente le capitaine Haddock à celui qui n'est plus que Ramon Zarate, lanceur de couteaux : &lt;i&gt;« Los amigos de nuestros amigos son nuestros amigos. »&lt;/i&gt; Il semblerait, pourtant, que dans l'ordre blogosphérique, cette noble maxime soit inopérante. Pire : on peut faire partie du même réseau que certains blogueurs et détester leur prose. On se dit d'abord que la diversité voulue de ce réseau impose à chacun une certaine composition, qu'il est nécessaire de débattre avec des personnes ayant un point de vue opposé au sien, ou, plus prosaïquement, que l'appartenance au réseau amène des lecteurs et des commentateurs. Bref, comme le disait François Hollande au sujet des listes socialistes aux élections régionales de 2004, que &lt;i&gt;« ça vaut le coup »&lt;/i&gt;. Mais pas plus que celles du général Alcazar, les maximes de François Hollande ne peuvent être généralisées au monde de la blogosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car cela ne vaut pas le coup de faire partie de Kiwis. J'ai mis un moment à en tirer les conséquences, par loyauté envers mes pairs plus que par manque de lucidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'abord eu, à l'occasion de la République des blogs de janvier, une discussion avec &lt;a href="http://cratyle.net/"target="_blank"&gt;Cratyle&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://modpingouin.free.fr/wordpress/"target="_blank"&gt;Monsieur Pingouin&lt;/a&gt; sur l'utilité d'un tel réseau. J'arguais, pour convaincre le premier nommé du bien-fondé de Kiwis, de l'apport de lecteurs et de commentateurs que permet l'appartenance à Kiwis, sans considération du fait que le portail de Kiwis, très peu fréquenté, amène un nombre très faible de visiteurs. C'est d'ailleurs l'un des arguments que m'a opposés Cratyle, qui avait résolu, à plus ou moins long terme, de quitter le réseau. Lorsque sa décision fut prise, pourquoi aurais-je arrêté de le lire, de le commenter, de le citer, et inversement ? Ainsi l'argument « utilitariste » qui seul me retenait encore dans le réseau cédait. Dès lors, je pouvais enfin me décider sur le reste, le plus important : la compatibilité idéologique avec les autres blogs membres du réseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compatibilité idéologique, et même compatibilité tout court. J'ai par exemple très peu goûté les remarques désobligeantes à l'endroit du dessinateur &lt;a href="http://gief.fr/"target="_blank"&gt;Gief&lt;/a&gt;, en février, lorsque j'ai proposé son adhésion aux autres membres. &lt;a href="http://pierrecatalan.hautetfort.com/"target="_blank"&gt;Pierre Catalan&lt;/a&gt;, européiste notoire, en bon partisan de la Turquie « européenne », avait opposé son veto, au motif que Gief, dans &lt;a href="http://gief.fr/2008/02/14/crime-contre-la-memoire/"target="_blank"&gt;l'un de ses dessins&lt;/a&gt;, aurait fait un &lt;i&gt;« amalgame »&lt;/i&gt; entre les propos du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan estimant que l'assimilation des Turcs d'Allemagne est un &lt;i&gt;« crime contre l'humanité »&lt;/i&gt; et le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman, en 1915. Il n'y a pourtant rien d'« amalgamant » à rappeler que cet islamiste « modéré » est bien mal placé pour donner des leçons ès droits de l'Homme alors que son pays nie toujours la réalité du génocide arménien, et, plus grave, condamne ceux qui osent le mentionner. Mais en européiste zélé, Pierre Catalan est aussi un pourfendeur de l'« islamophobie », qui « amalgame » à du racisme la critique d'un dogme religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avant la controverse interne à Kiwis sur l'éventuelle adhésion de Gief, il avait écrit &lt;a href="http://pierrecatalan.hautetfort.com/archive/2008/02/10/la-france-ne-peut-pas-accueillir-toute-la-misere-intellectue.html"target="_blank"&gt;un billet&lt;/a&gt; au sujet de la possible naturalisation d'Ayaan Hirsi Ali, qualifiant cette femme qui a apostasié l'islam de &lt;i&gt;« forme d'extrême-droite »&lt;/i&gt; - alors que c'est une libérale -, pour justifier son propos, selon lequel &lt;i&gt;« La France ne peut pas accueillir toute la misère intellectuelle du monde&lt;/i&gt; ». Dans ce billet, Pierre Catalan faisait fi des menaces de mort qui pèsent sur Ayaan Hirsi Ali. Menaces de mort mises à exécution dans le cas de Theo Van Gogh, ce qui ne semblait pas vraiment l'émouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au moins, Pierre Catalan est un bien-pensant revendiqué, un agent assermenté du politiquement correct. On ne peut donc pas lui reprocher outre mesure d'intégrer tous les tabous de son époque, sinon que cela ne laisse pas d'inquiéter sur le degré de liberté intellectuelle de nos futurs cadres et hauts fonctionnaires européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a, en revanche, rien de pire que le politiquement correct qui se croit subversif, corrosif. C'est le cas de &lt;a href="http://frednetick.fr/"target="_blank"&gt;Frednetick&lt;/a&gt; qui, lors d'une sempiternelle discussion par courriel entre membres de Kiwis, s'est fendu d'une petite saillie sur Christian Vanneste. Ce que Le Chafouin et moi lui avons répliqué, c'est que sans forcément partager l'opinion du député UMP sur l'homosexualité, nous estimions qu'il devait pouvoir être libre de l'exprimer. Que n'avions-nous pas dit là ! Pour Frednetick, défendre la liberté d'expression sur l'homosexualité était comparable à l'antisémitisme des nazis ! Je répondis simplement que l'identité juive allait, au contraire de l'homosexualité, bien au-delà de la pratique, qu'elle était un héritage transmis par la mère, etc. Frednetick, manifestement outré par tant d'audace, commit &lt;a href="http://frednetick.fr/03/03/2008/les-homos-juifs-sont-ils-fans-de-vanneste/"target="_blank"&gt;un billet&lt;/a&gt;, censuré depuis, dans lequel Le Chafouin et moi étions qualifiés, en gros, d'homophobes antisémites. Le même Chafouin menaça de quitter Kiwis. Je le fis, et, comme je projetais depuis quelque temps de partir pour un autre réseau, je résolus de fonder LHC avec Lomig, dont je partage le respect absolu et sans condition de la liberté d'expression. Une liberté d'expression qui ne doit céder devant aucun tabou, aucun dogme. Cela paraît évident, mais l'application pratique de la liberté d'expression montre bien que chacun ne partage pas ses exigences. Pour ceux dont le respect de la liberté d'expression est impératif, il est nécessaire de savoir garder ses distances avec ceux qui en font peu de cas. Voilà donc pourquoi j'ai quitté Kiwis, voilà aussi pourquoi, à LHC, réseau qualifié de « libéral » alors que je ne le suis pas vraiment, je veille à ce que les nouveaux membres respectent cette exigence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Le référendum d'initiative conjointe est-il démocratique ?</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/le-rfrendum-dinitiative-conjointe-est.html</link><category>France</category><category>Politique</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sat, 26 Jul 2008 08:52:46 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-8904727084824470917</guid><description>&lt;i&gt;&lt;b&gt;Cet article a été publié dans la rubrique des &lt;a href="http://www.marianne2.fr/Le-referendum-d-initiative-conjointe-est-il-democratique-_a89513.html?PHPSESSID=e9b7936e3fe9a3bd8226fd7c63433c2d"target="_blank"&gt;« blogueurs associés »&lt;/a&gt; de Marianne2.fr&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les innovations apportées par la réforme des institutions, le référendum d'initiative conjointe, grâce auquel un cinquième des parlementaires et un dixième du corps électoral pourront solliciter les suffrages de l'ensemble des citoyens, semble être la pus consensuelle et donc la plus célébrée par l'opinion. Les micro-trottoirs n'ont bien sûr aucune valeur journalistique, mais dans celui publié par &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt;, mardi, trois des cinq personnes interrogées le mentionnaient comme la mesure importante adoptée à Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tout le moins, ce micro-trottoir indique que les journalistes qui l'ont réalisé ont voulu signifier à leur lectorat que c'était cet aspect de la révision de la Constitution qui était considéré comme le plus important par les citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas ici de revenir sur l'incohérence du Parti socialiste, qui a préféré rejeter une évolution qu'il réclamait depuis longtemps. Car le fait que cette réforme soit une revendication de longue date des gauches française et européennes ne laisse pas de rendre défiant quant aux motivations qui la sous-tendent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le référendum d'initiative populaire (conjointe seulement, donc, dans le texte voté lundi par le Congrès) vise selon ses promoteurs à remédier aux failles de la démocratie représentative, qui n'exprimerait pas la volonté populaire ni ne répondrait aux attentes des citoyens pour ses détracteurs. En somme, le référendum d'initiative populaire est conçu comme un moyen de lutter contre la verticalité du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se distingue en cela fondamentalement du référendum à l'initiative du pouvoir exécutif. Ce type de référendum, que l'on peut qualifier de plébiscitaire, est dénoncé en France depuis les coups d'État de Napoléon Bonaparte en 1799 et de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Il avait servi à légitimer l'instauration autoritaire du Consulat, puis de l'Empire et du Second Empire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Italie et surtout en Allemagne, le référendum, utilisé aux mêmes fins par Benito Mussolini et Adolf Hitler, a laissé des souvenirs plus amers encore, à tel point qu'outre-Rhin, le référendum est depuis anticonstitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc à un référendum horizontal qu'ont voulu aboutir ceux qui rejetaient dans une même détestation autoritarisme plébiscitaire et démocratie représentative. Sur le principe, une telle démarche n'a rien de choquant, sinon que son idée-force implique qu'en matière politique, toute hiérarchie est suspecte, puisque le pouvoir devrait être exercé, dans l'idéal, par la base du corps électoral, et non par ceux auxquels ce dernier en a délégué la responsabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même en étant opposé au référendum d'initiative conjointe, l'on doit reconnaître qu'il est, sur le principe, démocratique. Ce sont davantage les modalités d'exercice de ce droit devenu constitutionnel lundi dont le caractère démocratique mérite d'être discuté, voire suspecté. Il est d'ailleurs intéressant de noter que la commission Balladur a tenu à modérer l'ardeur démocratique de cette réforme en la conditionnant à l'accord d'un cinquième des parlementaires. Le problème est que, justement, il ne s'agit que d'un cinquième, soit 182 des 908 parlementaires (577 députés + 331 sénateurs). Il n'est donc pas à exclure qu'un parti, même minoritaire, puisse soutenir un projet de référendum contre l'avis du reste du Parlement. La volonté majoritaire des élus de la Nation n'étant pas requise, la condition imposée par la réforme ne garantit en rien que le texte ne contreviendra pas à aux intérêts de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Qui pourra réunir plusieurs millions de signatures ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est donc le seuil requis (un dixième) pour les citoyens qui doit retenir notre attention. Il y a près de 45 millions d'électeurs en France. Il faudra donc environ 4 500 000 signatures pour qu'un texte puisse être soumis à référendum. La question doit être la suivante : qui sera capable de recueillir plusieurs millions de candidatures ? Qui, sinon des lobbies, des groupes de pression, des communautés, des églises, des corporations, des syndicats, des associations, c'est-à-dire des organismes représentant des intérêts particuliers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut rétorquer que le vote, et donc la décision finaux, appartiendront toujours au peuple souverain. Reste que l'abstentionnisme qui prévaut lors des scrutins référendaires, comme celui sur la réforme - pourtant capitale - du quinquennat l'a prouvé en 2000, ne garantit pas que des décisions, contraires à la volonté générale et surtout aux intérêts de la Nation, ne pourront être prises à l'avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le prétexte louable de démocratiser davantage les institutions de la Ve République, on risque donc d'aboutir à la prise de lois contrevenant à l'intérêt majoritaire des citoyens, que le Parlement est en principe plus légitime et compétent à exprimer que des pétitionnaires ne représentant que leurs propres intérêts. C'est en conséquence au nom de la démocratie que l'on s'apprête à la court-circuiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Dialogue socratique chez Cratyle</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/dialogue-socratique-chez-cratyle.html</link><category>Médias</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sat, 26 Jul 2008 07:04:46 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-1579339699775429607</guid><description>&lt;i&gt;En attendant d'avoir à nouveau le temps de poster, je vous invite à lire le dernier billet de Patrice Lamothe, alias &lt;a href="http://cratyle.net/"target="_blank"&gt;Cratyle&lt;/a&gt;, intitulé &lt;a href="http://cratyle.net/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/"target="_blank"&gt;&lt;i&gt;« Vers la fin de l’actualité »&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et le &lt;a href="http://cratyle.net/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/#comments"target="_blank"&gt;dialogue socratique&lt;/a&gt; qu'il a tenu à engager avec moi à la suite de mon &lt;a href="http://cratyle.net/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/#comment-505"target="_blank"&gt;premier commentaire&lt;/a&gt;. Commentaire et dialogue que je reproduis ci-dessous :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 12:57 &lt;br /&gt;[...] l’”infini pluralisme des actualités” impose de trouver un moyen de les synthétiser pour les rendre intelligibles au lecteur. C’est tout le défi des nouveaux médias. Et pour synthétiser des flux aussi divers, il faudra des professionnels : des journalistes. Le métier est à réinventer. Il est vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cratyle a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 14:16 &lt;br /&gt;[...] professionnel de la synthèse, dis-tu? Un homme de l’antiquité t’aurait peut-être répondu quelque chose dans ce gout là, si on me passe le mauvais plagiat:&lt;br /&gt;- “Dis-moi, excellent Criticus, où donc s’apprend cette mystérieuse capacité à synthétiser et à rendre intelligible? N’est-ce pas le médecin qui synthétise les questions médicales? Le charpentier les questions de toitures? Et pour ce qui est des questions humaines et des questions du citoyen, les hommes et les citoyens ne sont-ils pas d’un avis également légitimes? Et s’il il y a une école ou tout cela s’apprend et se perfectionne, dis-moi laquelle elle est, cher Criticus, afin que je puisse moi aussi en bénéficier”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 15:06 &lt;br /&gt;- “Ta conjecture n’est pas fausse, excellent Cratyle, mais les médias traditionnels ne donnent-ils pas déjà la parole à des professionnels lorsque l’évolution de leur secteur concerne l’ensemble du corps citoyen ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est capable de dire, dans la masse des informations spécialisées, celles qui intéressent ou non les citoyens dans leur ensemble, sinon un professionnel de la synthèse, apte à distinguer dans les flux d’information le particulier du général ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aussi, fait que tu sembles négliger, capable de présenter ces informations spécialisées de manière à ce que le profane puisse la comprendre ? On ne niera pas qu’un physicien nucléaire est seul habilité à fournir des informations sur la physique nucléaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on peut douter qu’il soit le mieux formé, en termes de compétence rédactionnelle, pour rendre son travail intelligible au grand public. On peut imaginer qu’un journaliste honnête réussira à mieux le présenter, et ainsi à donner une véritable plus-value à l’information qu’il a recueillie auprès du physicien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ignore si c’est en charpentant que l’on devient charpentier, mais pour répondre à ta question finale, c’est en synthétisant que l’on devient synthétiseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ajoute, excellent Cratyle, pour conclure mon propos, qu’appliquée au politique, ton idée d’une meilleure compétence des spécialistes aboutit à la mort du politique en tant que tel, et substitue l’expertocratie - ou plutôt, puisque tu tiens à engager avec moi un dialogue quasi-socratique, l’oligarchie - à la démocratie représentative, laquelle délègue à des généralistes le pouvoir de décider, au nom de l’intérêt général, entre les divers intérêts particuliers que peuvent faire valoir ces professionnels dont tu vantes les compétences. C’est pourquoi, bien qu’elle soit séduisante, je me méfie quelque peu de ta logique que je juge excessivement polycentriste. S’il n’est plus de professionnel de la synthèse, restera-t-il des professionnels du sens ? Je n’en suis pas convaincu.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cratyle a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 15:40 &lt;br /&gt;[...] C’est bien le sens de mon commentaire de dire qu’il ne saurait y avoir de spécialiste du politique ou de l’humain en particulier (ce qui impliquait que les journalistes ne pouvaient pas se prévaloir de cette compétence). Il n’y a pas non plus d’experts qui ne soient qu’experts, qui n’aient pas d’autres gouts et d’autres compétences, et dans leur masse, il en s’en trouve toujours pour savoir discuter plus largement de leur sujets et les populariser. Les expertises sont du reste elles-mêmes engagées dans un processus de démocratisation qui… mais c’est peut-être un autre sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 15:53 &lt;br /&gt;C’est peut-être un autre sujet, mais celui de la meilleure compétence pédagogique et vulgarisatrice des bons journalistes ne l’est pas : il est central, et j’eusse aimé que tu répondisses à ma remarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cratyle a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 16:32 &lt;br /&gt;[...] je ne me donne pas d’obligation de réponse sur ce blog, d’une part par manque de temps, d’autre part parce que je crois que l’avis des autres commentateurs peut-être tout aussi éclairant. Cela dit, j’avais quand même un peu touché à ta question dans le précédent commentaire : “Il n’y a pas non plus d’experts qui ne soient qu’experts (…) et dans leur masse, il s’en trouve toujours pour savoir discuter plus largement de leur sujets et les populariser”. Il me semble d’ailleurs que la vulgarisation est rarement l’activité principale d’un journaliste, même si c’est en effet un talent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juillet 2008 à 17:30 &lt;br /&gt;Ce à quoi je te réponds qu’il n’y a pas moins d’expert de la vulgarisation que de la charpente ou de la médecine. Ta remarque remet plus en cause le maljournalisme que le métier de journaliste lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cratyle a dit :&lt;br /&gt;25 juillet 2008 à 10:52&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] A plus court terme je crois que chaque communauté ou micro-communauté constituera peu à peu sa propre actualité. Mais il n’y a probablement pas de limite à la fragmentation qu’un tel mouvement peut engendrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit :&lt;br /&gt;25 juillet 2008 à 12:57&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] Et, excellent Cratyle, te réjouis-tu de cette fragmentation, la déplores-tu (comme moi), ou te contentes-tu de la prophétiser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cratyle a dit :&lt;br /&gt;25 juillet 2008 à 19:00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] J’ai un peu tendance à me réjouir de cette fragmentation-là. Je crois qu’il s’agit d’une multiplication des points de vues, des opinions, des intentions, des idées. La démocratisation n’homogénéise pas le monde: elle le colore et l’enrichit. Elle l’énergise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criticus a dit :&lt;br /&gt;26 juillet 2008 à 13:03&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée selon laquelle, comme tu le dis bien, « [l]a démocratisation n’homogénéise pas le monde: elle le colore et l’enrichit. Elle l’énergise », et à laquelle je souscris, n’empêche pas qu’il y ait une instance - la presse - qui donne un sens à la multiplication - plutôt que la fragmentation - « des points de vues, des opinions, des intentions, des idées ». La preuve en est que lorsqu’un internaute veut s’enquérir de l’actualité - c’est-à-dire, ni plus ni moins, le flux synthétisant toutes les nouvelles informations recueillies par des experts de l’information -, il se rend sur les sites des grands médias - et, fait intéressant, des grands journaux. Il est beaucoup plus facile de faire confiance à un acteur indépendant de la transmission d’informations plutôt qu’à des acteurs isolés qui communiquent sur leur domaine de compétence. D’autant que, je le répète, ces acteurs isolés sont également consommateurs des informations produites par les autres. Quelle autre instance qu’un grand média généraliste peut fournir à tous une synthèse des diverses informations produites par ces acteurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souci réside plus, à mon sens, dans l’indépendance des médias à l’égard des grands groupes industriels et financiers pour les patrons de presse, et de la gauche institutionnelle pour les journalistes de base. Le légitime discrédit qui frappe la presse n’enlève rien - au contraire - à son rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Ceci est un blog... juste un blog</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/ceci-est-un-blog-juste-un-blog.html</link><category>Blogs</category><category>actu criticus</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 21:18:41 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-6505566916279641244</guid><description>J'ai singulièrement manqué de temps depuis mon installation à Paris il y a une semaine pour reprendre un rythme de publication régulier. Cela fait d'ailleurs depuis mon retour de Shanghai que je n'y suis plus parvenu. Je remarque cependant que les quelques billets publiés, abordant des thèmes sujets à controverse, ont provoqué d'intéressants et polycentriques débats dans les commentaires. Parmi ces commentaires toutefois, il en est un qui m'a passablement énervé car il remet en cause la raison d'être même des blogs. Tel commentateur hargneux a en effet cru bon de m'intenter un procès en incompétence, lorsqu'en citoyen épris de politique et passionné des questions sociales, j'ai voulu exprimer une opinion sur un phénomène que l'on qualifiera sans originalité d'« actuel ». Comme s'il fallait être un expert d'un sujet donné pour avoir le droit d'en débattre publiquement. Non, je ne suis pas un expert de ce dont je parle. Hormis dans le domaine des médias où j'ai une légitimité pour établir des faits - fussent-ils déplaisants à certains comme le rappel de l'appartenance majoritaire des journalistes à la gauche -, je ne sais pas plus sur les sujets que j'aborde que ce qu'un citoyen impliqué peut savoir au moyen des nouvelles technologies de recherche d'information. Cette précision étant faite, je n'ai jamais, au cours des 214 billets précédents, fourni une seule information erronée. J'ai donné de faits objectifs des interprétations parfaitement subjectives et assumées comme telles. Et, lorsque j'ai eu le plaisir d'avoir des contradicteurs, je leur ai répondu en fonction des convictions que je juge nécessaire d'affirmer ici. C'est ce à quoi servent les blogs, et je m'étonne que certaines personnes, lorsqu'une interprétation leur déplaît, demandent des comptes à celui qui l'a formulée. Si seuls les experts ont droit de cité, c'en est fait de la démocratie. L'expérience des dernières décennies montre d'ailleurs, dans l'ordre politique, que le gouvernement des experts n'est pas forcément celui des meilleurs. Plus loin dans le temps, le régime le plus fécond de l'histoire de France, la Troisième République, était gouverné par des enseignants, des journalistes, des avocats, des médecins, et non par des hauts fonctionnaires ou des experts auto-proclamés comme c'est le cas aujourd'hui. Le principe vaut pour les blogs. Un blog n'est pas un média, et les articles publiés ici n'ont pas plus de valeur que les débats qu'ils provoquent. Mais c'est bien parce que ces débats font cruellement défaut aux médias traditionnels que les blogs existent et doivent exister. L'actualité ne peut être traitée sur le seul mode informatif, ou c'est le sens même de l'information qui est menacé. Sans opinions, sans interprétations divergentes des mêmes faits, il n'est pas de compréhension des enjeux de société possible. Que mon commentateur agressif m'excuse donc de ne pas prétendre dire la vérité ici, mais de simples et basses opinions. Je remarque simplement qu'il est commode de reprocher aux blogueurs d'avoir tort - quand ils ne font qu'interpréter librement un fait -, tout en étant intellectuellement incapable de fournir soi-même une vision originale du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>A nous deux, Paris (chapitre deuxième)</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/nous-deux-paris-chapitre-deuxime.html</link><category>France</category><category>Paris</category><category>14 juillet</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sun, 13 Jul 2008 19:01:57 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-1988702441017588035</guid><description>Le destin a donc voulu que je m'installasse à Paris un 14 juillet. Cela n'avait rien d'acquis il y a encore quelques jours, mais une heureuse et inattendue nouvelle a précipité un événement que je croyais jusqu'alors improbable. Je ne suis pas mystique, mais si je ne vois aucune volonté surnaturelle derrière cette subite évolution, je sais en revanche que celle-ci opérera un changement décisif dans ma destinée. Mes &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/02/la-france-je-laime-et-je-vais-la.html"target="_blank"&gt;velléités d'expatriation&lt;/a&gt;, par exemple, sont ajournées. Est-ce une bonne chose ? Je n'en dirai pas plus pour l'instant, mais les garanties que j'ai aujourd'hui sont bien maigres pour que j'en sois assuré. Le risque est grand que cette montée à Paris ne réponde à mes tout aussi grandes attentes. Mais c'est justement ce risque pris qui donne tout son sens à ma démarche. Arrivé à l'embouchure d'un des quelques deltas qui jalonnent le cours de l'existence, où l'on sent intimement que l'on s'apprête à faire un choix déterminant, j'ai résolu d'emprunter un bras dont je ne peux être certain qu'il sera plus naviguable qu'un autre. Mais l'ayant choisi, et devant à présent suivre son cours pour continuer ma route, je me tiendrai désormais fermement à ma résolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Défaut d'assimilation</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/dfaut-dassimilation.html</link><category>France</category><category>Société</category><category>Religion</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Fri, 18 Jul 2008 02:34:41 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-3215025249927379286</guid><description>&lt;i&gt;&lt;b&gt;Article à retrouver sur le site de &lt;/i&gt;Marianne&lt;i&gt;, dans la rubrique des &lt;a href="http://www.marianne2.fr/Pourquoi-ne-pas-interdire-le-voile-dans-les-lieux-publics-_a89300.html"target="_blank"&gt;blogueurs associés&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une décision inédite et surprenante, mais qui, comme l'indiquait aujourd'hui &lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/11/une-marocaine-en-burqa-se-voit-refuser-la-nationalite-francaise_1072401_3224.html?xtor=RSS-3208"target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, devrait faire date : saisi en appel, le très napoléonien Conseil d'Etat, dans un arrêt rendu le 27 juin, a confirmé le refus de la nationalité française à une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, au motif qu'elle &lt;i&gt;"a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes"&lt;/i&gt;. La plus haute juridiction administrative a justifié cette décision par le port de la burqa lors de rencontres avec la police et les services sociaux. Preuve que ce voile intégral traduit moins l'expression d'une pratique religieuse qu'une revendication d'ordre socio-politique, la plaignante a déclaré ne pas porter le voile au Maroc, mais l'avoir fait sur ordre de son mari, salafiste, lors de son arrivée en France en 2000. Cela n'est guère surprenant. Lors d'un voyage dans le Royaume chérifien, en 2004, j'ai vu bien moins de voiles islamiques que dans certains quartiers français majoritairement musulmans. Et il serait fantaisiste de prétendre que cela s'explique par une moins grande piété des Marocains que des Français de religion musulmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on est républicain et un tant soit peu jacobin, on ne peut que se réjouir de cette décision qui réaffirme non seulement la séparation de la sphère privée et de l'espace public (on ne se présente pas voilée lorsque l'on a affaire à des agents de l'Etat), principe fondateur de la laïcité, mais distingue ce qui relève du rite religieux et du prosélytisme politique. Le Conseil d'Etat, de surcroît, rappelle la primauté des idéaux républicains, notamment l'égalité entre hommes et femmes, sur les valeurs d'inspiration religieuse, surtout lorsque celles-ci conduisent à la sujétion de la femme. Mais la portée de cette décision est peut-être encore plus grande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En confirmant le décret de 2005 qui faisait état d'un &lt;i&gt;"défaut d'assimilation"&lt;/i&gt; de la demandeuse, le Conseil d'Etat réitère ainsi le principe assimilationniste à la base du modèle d'intégration français. Incompatible avec les valeurs fondamentales de la société française, le port d'un signe excessivement distinctif - le défi sera donc, lorsque des cas similaires se présenteront à l'avenir, de déterminer une frontière entre l'acceptable et l'inacceptable - interdit logiquement l'accès à la nationalité. Cette décision est ainsi de mise à rassurer ceux - &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/01/intgration-la-france-va-t-elle-imiter.html"target="_blank"&gt;dont je suis&lt;/a&gt; - qui s'inquiètent de l'abandon du modèle français d'intégration traditionnel au profit d'un nouveau modèle, s'inspirant du multiculturalisme britannique, du communautarisme américain ou du "pilarisme" néerlandais. Ces modèles, qui prévoient des accomodements dérogatoires au droit commun pour les minorités ethnico-religieuses, sont incompatibles avec l'universalisme français qui, s'il a parfois le tort de ne pas toujours tenir compte des complexités de la société française, a le grand mérite de traiter de manière véritablement égalitaire les citoyens français. Et, sur le long terme, de vraiment travailler à l'intégration des minorités, en les forçant à se défausser de tout ce qui pourrait être susceptible de les en empêcher. Comme la loi sur les signes religieux à l'école massivement votée par le Parlement en 2004, elle repose, certes, sur une contrainte de départ : obliger un individu à renoncer à une pratique qu'il croit essentielle à son identité. Mais la liberté, et, osons-le, l'affranchissement qu'une interdiction du voile permet sont de mise à favoriser l'épanouissement de cet individu bien plus que l'accession à une revendication identitaire, très souvent formulée par des hommes soucieux de conserver leur mainmise sur les membres de leur communauté, en premier lieu sur les femmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, dans cet esprit, ne pas interdire purement et simplement le voile dans les lieux publics, ce que Kemal avait hésité à faire en Turquie, et que Reza Shah avait osé faire en Iran ? Les bénéfices seraient plus grands que les risques potentiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Le "mot de trop" de Nicolas Sarkozy</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/le-mot-de-trop-de-nicolas-sarkozy.html</link><category>Médias</category><category>France</category><category>Politique</category><category>Nicolas Sarkozy</category><category>syndicats</category><category>Gauche</category><category>grève</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Tue, 08 Jul 2008 19:52:10 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-4102931363216239375</guid><description>&lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/337175.FR.php"target="_blank"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SHKIEHdlHPI/AAAAAAAAATM/X9PqJGe92Hw/s400/libe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220384522379795698" /&gt;&lt;/a&gt;Le président &lt;i&gt;"joue avec le feu"&lt;/i&gt;, selon Maryse Dumas (CGT). Il &lt;i&gt;"attise les conflits"&lt;/i&gt;, pour Jacques Voisin, président de la CFTC. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), estime même que c'est &lt;i&gt;"le mot de trop"&lt;/i&gt;. Du côté du Parti socialiste, Julien Dray conseille à Nicolas Sarkozy de &lt;i&gt;"prendre garde"&lt;/i&gt;. Et d'ajouter : &lt;i&gt;"Comme on dit dans les cours de récréation : 'Rira bien qui rira le dernier'"&lt;/i&gt;. De sa rue de Solférino dont chacun sait qu'elle ne s'apparente jamais à une cour de récréation, Julien Dray aurait pu ajouter : &lt;i&gt;"Il ne faut pas vendre les écailles du dinosaure syndicaliste avant qu'il ne se soit éteint de lui-même."&lt;/i&gt; Mais au parti de la (p)rose, on n'aime les calembours que lorsqu'ils sont destinés à la droite et à son chef abhorré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car qu'a dit Nicolas Sarkozy, hier, au conseil national de l'UMP ? Comme le rapporte &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, dans un article à charge intitulé &lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/337175.FR.php"target="_blank"&gt;&lt;i&gt;"Sarkozy décrète la grève invisible et nargue les syndicats"&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, le chef de l'Etat a déclaré que &lt;i&gt;"la France change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le voit. Pour preuve, désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit."&lt;/i&gt; Cela valait bien un concert d'indignations. Oui, vraiment, il y a bel et bien lieu de s'indigner des propos du président de la République, mais peut-être pas exactement pour les mêmes raisons que celles invoquées par la gauche syndicale et politicienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car affirmer que personne ne s'aperçoit des grèves en France dénote, au mieux, une déconnexion totale du locataire de l'Elysée d'avec la réalité de la vie quotidienne des usagers des transports publics, par exemple. Au pire, le président se satisfait d'un léger tarissement des conflits sociaux au profit d'une attitude plus réformiste adoptée par les leaders syndicaux. Alors que ce réformisme timide des syndicats est surtout dû à leur difficulté de plus en plus grande à mobiliser les salariés autour de revendications, dont, en étant de bonne foi, on ne voit guère le bien-fondé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que, depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les syndicats ont trouvé le moyen de s'opposer au service minimum, alors que &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/07/lopposition-au-service-minimum-un.html"target="_blank"&gt;le bon sens&lt;/a&gt; voulait que cette réforme fût enfin prise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors des grèves d'automne contre la réforme des régimes spéciaux, contre laquelle &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/11/pourquoi-feindre-dtre-en-dsaccord.html"target="_blank"&gt;on ne voit pas non plus&lt;/a&gt; quels arguments recevables pouvaient bien être avancés, le service minimum n'était certes pas encore en vigueur. Mais outre le fait que la preuve de la pleine applicabilité du service minimum n'a pas encore été apportée par les faits depuis, ces grèves de l'an dernier ne sont pas assez loin pour que Nicolas Sarkozy puisse se contenter de cette très relative accalmie des rapports sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme s'en réjouissait tristement &lt;a href="http://ericdupin.blogs.com/murmures/2008/06/convergence-cgt.html"target="_blank"&gt;Eric Dupin&lt;/a&gt; récemment, les syndicats n'ont pas dit leur dernier mot. Cette vindicte est ridicule, nous l'avons dit, parce que les centrales syndicales peinent désormais à fédérer leurs troupes. Mais aussi parce que l'on ne voit pas bien au nom de quoi des syndicats illégitimes, qui pèsent au mieux 8% du salariat, seraient en droit et en mesure d'imposer leur &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/07/bernard-thibault-et-la-cgt-renouent.html"target="_blank"&gt;vision archaïque&lt;/a&gt; de la société et de l'économie à un gouvernement dont on peut tout contester sauf sa légitimité. Enfin, parce que cette vision archaïque, justement, pénalise la France dans la compétition internationale. On en avait eu un exemple éclatant avec l'obstination des syndicats à faire grève lors de la venue du Comité international olympique, en 2004, pour visiter les installations parisiennes en vue de la sélection de la ville qui devait accueillir les Jeux Olympiques de 2012. Le spectre de la grève générale avait, à cette occasion, été agité par le comité de soutien à la candidature de Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était certes pas le problème des syndicalistes, dont le solipsisme les fait se moquer de l'avenir de la France alors qu'ils sont incapables de penser hors du cadre hexagonal. Solipsisme propre à la majeure partie de la gauche d'ailleurs. Nicolas Sarkozy, lui, devrait davantage se préoccuper de ce que ces syndicats obsolètes tirent la France vers le bas. Il a la légitimité - et un mandat clair donné par les citoyens l'an dernier - pour engager un vrai bras de fer avec les syndicats, et leur imposer des réformes dont tout esprit sensé sait qu'elles sont indispensables. Et ce même si cela doit soulever un nouveau concert d'indignations à gauche. Il faut dire, à cet égard, que selon une vieille tradition française qui remonte au moins à la Révolution, la démocratie n'est jamais mieux flétrie que par ceux qui s'en réclament.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Ma vie de convoyeur de voitures</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/ma-vie-de-convoyeur-de-voitures.html</link><category>Auto-dérision</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Mon, 07 Jul 2008 10:16:02 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-1345678878009170676</guid><description>&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Nemo"target="_blank"&gt;Philippe Nemo&lt;/a&gt; et l'Occident attendront, une fois encore. Je m'envole demain matin pour Francfort, puis je prends le train direction &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Schweinfurt"target="_blank"&gt;Schweinfurt, en Bavière&lt;/a&gt;. C'est dans cette riante localité que je vais récupérer une Volkswagen California pour la ramener à Lyon, où son acheteur l'attend. Une bonne façon de débuter dans la vie active pour le jeune diplômé en journalisme que je suis. Comme quoi, le permis de conduire, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/04/auto-coles-la-mafia-francese.html"target="_blank"&gt;ça coûte cher&lt;/a&gt;, mais ça peut rapporter gros. (100 euros la mission) Mes &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/photos-shanghai-suzhou-hangzhou-et.html"target="_blank"&gt;piètres talents de photographe&lt;/a&gt; devraient m'interdire de le faire, mais à la demande d'un ami, je publierai ici des photos de Schweinfurt, qui signifie littéralement "le gué où les cochons s'arrêtent". Pas plus d'une journée j'imagine. Il sera temps, après, de faire repartir ce blog peu actualisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.com/maps?f=d&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;saddr=lyon&amp;amp;daddr=schweinfurt&amp;amp;sll=50.05758,10.231018&amp;amp;sspn=13.270848,26.71875&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=47.90721,7.53614&amp;amp;spn=4.2838,5.4066&amp;amp;t=h&amp;amp;output=embed&amp;amp;s=AARTsJpXVf9BNmjKjRsIwEO2xyNMnQ6Wpw"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;small&gt;&lt;a href="http://maps.google.com/maps?f=d&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;saddr=lyon&amp;amp;daddr=schweinfurt&amp;amp;sll=50.05758,10.231018&amp;amp;sspn=13.270848,26.71875&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=47.90721,7.53614&amp;amp;spn=4.2838,5.4066&amp;amp;t=h&amp;amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left"&gt;Agrandir le plan&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Mise à jour, lundi 7 juillet&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; : même voiture demain, même pays, mais ville et &lt;i&gt;Land&lt;/i&gt; différents : je vais à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaiserslautern"target="_blank"&gt;Kaiserslautern, en Rhénanie-Palatinat&lt;/a&gt;, et serai une nouvelle fois empêché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.com/maps?f=d&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;saddr=lyon&amp;amp;daddr=kaiserslautern&amp;amp;sll=37.0625,-95.677068&amp;amp;sspn=63.647969,106.875&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=47.598995,6.24261&amp;amp;spn=3.69575,3.05284&amp;amp;t=h&amp;amp;output=embed&amp;amp;s=AARTsJoZ2pt1fCGn-7mYvwa4K8FpmSSu9g"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;small&gt;&lt;a href="http://maps.google.com/maps?f=d&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;saddr=lyon&amp;amp;daddr=kaiserslautern&amp;amp;sll=37.0625,-95.677068&amp;amp;sspn=63.647969,106.875&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=47.598995,6.24261&amp;amp;spn=3.69575,3.05284&amp;amp;t=h&amp;amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left"&gt;Agrandir le plan&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>C'est parti pour six mois de présidence du ventre</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/07/cest-parti-pour-six-mois-de-prsidence.html</link><category>France</category><category>Europe</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Tue, 01 Jul 2008 17:46:43 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-2904989690263439854</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.dailymotion.com/video/x5yyb9_sarkozy-en-off-sur-france-3_news"target="_blank"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SGqjfyVtCtI/AAAAAAAAAS8/xx2vFRYwUhI/s400/sarkoventre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218162884746218194" /&gt;&lt;/a&gt;Difficile d'y échapper aujourd'hui, tant on nous le rabâche depuis la fin des élections de 2007, et à plus forte raison depuis le début de l'année présente : la France prend pour six mois deux présidences : non pas celle de l'Union européenne, ce que Nicolas Sarkozy et son gouvernement parviennent à faire croire aux journalistes, mais celles du Conseil européen et du Conseil de l'Union européenne (ou Conseil des ministres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Conseil de l'Union européenne regroupe les ministres des États membres par domaine, en fonction de son ordre du jour. Son président n'est ni le chef de l'État ni celui du gouvernement de l'État-membre qui prend la présidence tournante, mais le ministre des Affaires étrangères de cet État (Bernard Kouchner donc). Il assure notamment un rôle de coordination des politiques communautaires. C'est en outre lui qui prépare les sommets du Conseil européen, lequel réunit les chefs d'État ou de gouvernement (et c'est donc Nicolas Sarkozy qui en assure la présidence). Conseil européen qui, lui, fixe les grandes orientations de l'Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux instances étant collégiales, la France n'y exercera rien de plus qu'un simple magistère. Si l'on peut comprendre la volonté du chef de l'État et du gouvernement de valoriser son action, il peut être risqué d'encourir les critiques de l'opposition et de la presse (je ne parle pas de l'opinion publique, qui y est indifférente) si cette présidence française venait à décevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il profiterait de cette présidence pour porter certains dossiers qui lui tiennent à cœur. La tentation pourrait donc être grande, en décembre prochain, de lui reprocher des échecs dont il ne sera que co-responsable, même si son gouvernement et lui veulent faire croire le contraire, et y parviennent souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias parlant de présidence de l'Union européenne, les Français sont donc manifestement persuadés que la France va présider pendant six mois aux destinées de l'Union européenne, ce qui est faux. J'ai moi-même pu constater &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2007/12/un-atlantiste-bruxelles.html"target="_blank"&gt;en décembre dernier&lt;/a&gt; que sur certains grands dossiers, comme &lt;a href="http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=17_53&amp;article_id=9294"target="_blank"&gt;les perspectives financières de l'Union&lt;/a&gt;, la présidence française n'allait strictement rien changer. Ce qui, pour moi, au fond, n'a pas grande importance : je ne suis pas favorable à la construction européenne. Il n'y a pas d'identité européenne &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;opposable&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; à l'identité nord-américaine, mais une identité occidentale commune à chacune des deux rives de l'Atlantique Nord. C'est ce sur quoi j'insisterai bientôt avec le commentaire sans cesse différé de &lt;i&gt;Qu'est-ce que l'Occident ?&lt;/i&gt;, de Philippe Nemo, véritable manifeste de l'Union occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Comme si la France n'était pas déjà ouverte à l'immigration</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/comme-si-la-france-ntait-pas-dj-ouverte.html</link><category>immigration</category><category>France</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 09:39:24 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-6458466210991000772</guid><description>&lt;i&gt;En attendant d'avoir terminé - demain j'espère - mon très long commentaire de &lt;/i&gt;Qu'est-ce que l'Occident ?&lt;i&gt;, de Philippe Nemo, je vous invite à lire &lt;a href="http://renefoulon.canalblog.com/archives/2008/06/26/9714955.html"target="_blank"&gt;l'article&lt;/a&gt; de René Foulon sur l'immigration clandestine, excellemment écrit, ce qui prouve que l'on peut être libéral et libre-échangiste tout en faisant honneur à la langue et à la culture françaises, ce dont j'ai, pour ma part, longtemps douté avant de réaliser l'absurdité de cette idée saugrenue. Je reproduis ci-dessous le commentaire que j'ai laissé en réaction à celui de &lt;a href="http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com/2008/07/tentons-de-dfinir-quelques-ides-simples.html"target="_blank"&gt;Mathieu L&lt;/a&gt;, pour lequel la France doit s'"ouvrir" à l'immigration (elle y était fermée avant ?) notamment en raison des bénéfices culturels qu'elle devrait, selon lui, en retirer. Il cite les exemples, contestables, de la Chine, du Japon et des Etats-Unis.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Chine et le Japon, l'exemple a plutôt valeur de contre-exemple : si leur ouverture a effectivement coïncidé avec leur retour dans le concert des nations (ère Meiji pour le Japon à partir de 1868, présidence de Deng Xiaoping pour la Chine), elle ne s'est pas accompagnée d'une immigration massive comme en Europe. Vous parlez d'une immigration croissante, mais elle reste, malgré tout, très marginale dans ces deux pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les étrangers au Japon et en Chine le demeurent. Peu nombreux, ils restent souvent entre eux, ce qui n'est pas à proprement parler un modèle. Ils s'y établissent, du reste, rarement à vie. Ajoutons que les étrangers au Japon et en Chine sont pour la plupart formés, éduqués, et qu'ils apportent ainsi une compétence technique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe, c'est l'exact inverse, et encore une fois, c'est parce que les Européens rechignent à faire des travaux qu'ils jugent dégradants et s'en déchargent sur les immigrés, notamment clandestins. On ne peut donc pas, j'en conviens, en accuser ces derniers, mais constater ce fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois donc que l'analogie est non seulement erronée, elle est idéologique et s'inscrit pleinement dans le courant immigrationniste, qui réunit curieusement le MEDEF et les partis, syndicats et associations de gauche et d'extrême-gauche. Courant dont la pensée est dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'un peu de lucidité et de bonne foi pour récuser l'argument facile et inexact selon lequel "l'immigration est une chance",alors qu'on voit mal ce qu'apportent - et ce que retirent - des immigrés cantonnés au chômage et aux petits boulots, sans évolution notable dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre argument, d'ailleurs, selon lequel la France ne serait pas assez ouverte au monde ne tient pas la route. Non seulement si on la compare aux autres pays européens : la France compte les premières communautés musulmane et noire d'Europe, très loin devant le Royaume-Uni et l'Allemagne que l'on cite à tort comme exemples. Si on compare avec le reste du monde, c'est encore plus manifeste : même le Canada, que l'on présente comme une réussite (très relative, je puis en témoigner), accueille en proportion bien moins de migrants que la France et que les principaux autres pays d'immigration européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, au Canada comme dans tous les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni compris), l'immigration est bien plus diverse qu'en France (où elle est ultra-majoritairement maghrébine et subsaharienne), ce qui facilite grandement l'intégration. L'atomisation des immigrés et certes un facteur de communautarisme, mais elle force davantage ces communautés à s'intégrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la nécessité, en effet, d'avoir des jeunes pour travailler, payer les retraites et les cotisations sociales (qu'il conviendrait, soit dit en passant, de réduire), pourquoi faire venir ces jeunes de l'étranger et ne pas les faire nous-mêmes, avec une véritable politique nataliste, c'est-à-dire familiale et non plus sociale ? Et, à cet égard, cessons de vanter la natalité française : avec un peu plus de deux enfants par femme, le seuil de renouvellement des générations (2,1) n'est même pas atteint. Elle ne paraît exceptionnelle que dans la mesure où elle se distingue dans un contexte européen catastrophique, avec des démographies allemande, italienne, espagnole et est-européenne marquées par une décroissance pour le moins préoccupantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'amuse, dans votre propos, proche de celui de Jacques Attali, c'est que vous parlez comme si la France n'avait jamais accueilli d'immigrés et qu'elle était réticente à le faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si la France était fermée au monde alors que, comme toutes les économies européennes, elle est l'une des plus libre-échangistes du monde, bien plus que le Japon et la Chine, et même les Etats-Unis, qui sont très protectionnistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous présentez, en somme, vos idées comme si elles n'étaient pas déjà en vigueur depuis trente à quarante ans. Les résultats ne sont pas fameux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan culturel, c'est même un échec flagrant, puisque les immigrés et leurs enfants restent à un niveau d'éducation et de formation faible : inutile d'essayer de justifier cela par les "discriminations" : les rares jeunes descendants d'immigrés qui réussissent leurs études n'ont pas plus de difficultés que les jeunes d'ascendance européenne (qui, tous, ont du mal dans cette économie ankylosée par l'étatisme). Il faudrait plutôt parler du fossé culturel entre ces populations et les Français dits "de souche", qui n'a pas été comblé par une volonté des premiers de s'assimiler à la culture française (il faut dire qu'on ne les y a guère incités) ni par une acceptation des seconds de se mélanger avec les nouveaux venus et leurs enfants. S'il y a un aspect culturel de l'immigration à évoquer, c'est plutôt celui-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me vois donc obligé de contester votre vision des choses que je ne puis qualifier que d'angélique. Surtout vue la "solution" que vous prônez : s'ouvrir au monde et donc à l'immigration (ce n'est pas déjà le cas ?), "faire" l'Europe (je ne vois pas en quoi cela résoudra les problèmes d'intégration, plus faciles à régler dans des nations unilingues que dans un ensemble multiculturel), et "oublier l'époque où [la France était] la troisième puissance mondiale" (comme si les Français, hédonistes et égotistes, étaient nostalgiques de leur gloire déchue). En fait, vous proposez de continuer ce qui a échoué depuis trente ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Criticus&lt;/a&gt; est membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Union européenne ou Union occidentale : le débat rebondit sur Criticus</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/union-europenne-ou-union-occidentale-le.html</link><category>Occident</category><category>Criticus</category><category>Europe</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sat, 21 Jun 2008 18:11:29 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-7587664296242211464</guid><description>&lt;i&gt;Mon récent article &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/lunion-occidentale-plutt-que-lunion.html"target="_blank"&gt;"L'Union occidentale plutôt que l'Union européenne"&lt;/a&gt; a provoqué une féconde discussion avec &lt;a href="http://xerbias.free.fr/blog/"target="_blank"&gt;Xerbias&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.renefoulon.canalblog.com/"target="_blank"&gt;René Foulon&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://penseespolitiques.over-blog.com/"target="_blank"&gt;Chafouin&lt;/a&gt;. Le dernier commentaire, d'Elyas, répond aux questions soulevées par mon article et la discussion entre les blogueurs précités et moi-même. Il me semble donc mériter d'être reproduit ci-dessous sous la forme d'un article, à la fin duquel j'apporterai ma réponse. J'invite les personnes ayant participé à la discussion précédente à réagir à leur tour. Cette nouvelle discussion sera pour moi le moyen idéal d'introduire à la lecture de mon prochain article, qui consistera en une critique de &lt;/i&gt;Qu'est-ce que l'Occident ?&lt;i&gt;, de Philippe Nemo, dont j'ai achevé la lecture aujourd'hui.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Cela faisait longtemps que j'attendais un tel débat, car je savais que bien qu'ayant voté oui en 2005, tu étais passé depuis de l'autre côté de la barrière, si l'on peut dire. N'ayant pas eu l'occasion d'en discuter plus tôt, j'étais curieux de connaitre tes arguments d'autant que nous partageons sensiblement les mêmes idées comme tu le sais ! Et pourtant... Je suis en ce qui me concerne un Européen convaincu, et cela passe pour moi par la même vision que celle de Xerbias : une Europe fédérale, faite d'Etats-régions si l'on peut dire.&lt;br /&gt;Une telle Europe, pour moi, consisterait à "monter d'un cran" institutionnel; les régions deviendraient pour ainsi dire des départements européens, les Etats des régions européennes, et il y aurait un Super-Etat européen chapeautant le tout.&lt;br /&gt;Les régions européennes, autrement dit les Etats comme la France, conserveraient certaines prérogatives, en fonction des nécessités de la construction européenne : outre la gestion locale comme pour les régions françaises actuelles, cela pourrait inclure certains points de politique sociale ou autre.&lt;br /&gt;Bref, dans mon imaginaire, il s'agirait en gros des Etats-Unis d'Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les particularismes ne disparaitraient pas, pas plus que l'identité culturelle propre à chaque nation. Les régions françaises, bien qu'étant françaises, ont gardé un certain folklore, une culture qui leur est propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore cela n'est-il pas trop marqué, ce dont je me réjouis pour la cohésion de la France, du fait du jacobinisme et du travail d'unification en une seule et même nation effectué par nos ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l'idée d'une alliance occidentale : je suis tout à fait d'accord avec toi que nous partageons un grand nombre de valeurs et de points communs avec des pays dispersés un peu partout dans le monde, à commencer par les Etats-Unis, pour qui j'ai non seulement du respect et de la sympathie, mais aussi pour certains points de l'admiration.&lt;br /&gt;Mais ne nous y trompons pas; si d'un point de vue civilisationnel je t'accorde que nous partageons les mêmes intérêts, sur le plan politique ce n'est pas du tout le cas. Les Etats-Unis le savent parfaitement bien, eux qui sont opposés, en tout cas en ce qui concerne la droite néo-conservatrice, à l'émergence d'une entité politique européenne intégrée. Opposition qui à mon sens montre bien que si il y a une éventuelle américanisation des Etats européens, ce n'est en tout cas pas par le biais de l'Union Européenne, bien au contraire.&lt;br /&gt;Qu'il y ait une certaine américanisation des pays européens, je te l'accorde, mais les pays européens qui y succombent le plus sont d'ailleurs les plus eurosceptiques, ou en tout cas opposés à une Europe politique : Royaume-Uni, Irlande, Danemark, Rep. Tcheque,... Et je ne pense pas que cela provienne de la construction européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces pays pesant de tout leur poids pour que l'Europe ne se mêle pas d'autre chose que d'économie pure et dure, la potentielle américanisation ne se fait donc pas au niveau de la culture, mais sur des points somme toute peut-être plutôt positifs (libre concurrence,...).&lt;br /&gt;La seule menace des quelques chevaux de Troie au sein de l'UE en est manifestement une pour moi mais pas pour toi : c'est qu'ils empêchent la construction européenne d'aller plus avant. Ce qui me fait me demander si la fameuse solution d'une Europe à deux vitesses ne serait peut-être pas préférable, laissant de côté les pays qui ne veulent pas d'une Europe fédérale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, je ne comprends pas trop en quoi ton idée d'une union occidentale diffère, disons, de l'OTAN ? A moins qu'il s'agisse d'une OTAN à visée plus politique, mais alors c'est tout bonnement non seulement irréaliste mais en plus non souhaitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, un autre problème que tu soulèves, et qui diffère quelque peu de "l'américanisation" à proprement parler : l'usage de la langue anglaise comme &lt;i&gt;lingua franca&lt;/i&gt; de l'Europe. C'est un problème réel, je te l'accorde, d'autant qu'elle peut effectivement jouer les chevaux de Troie au niveau culturel.&lt;br /&gt;Mais plusieurs constatations :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l'usage de l'anglais n'est pas propre à l'Union européenne; il est encore plus présent dans le monde des affaires et dans le monde scientifique, symbole d'une domination des Etats-Unis dans ces secteurs. Pour y remédier, la solution n'est pas (que) culturelle, c'est avant tout de reprendre la mainmise sur ces domaines, ce qui était encore le cas au XVIIIème siècle et un peu moins au XIXème. Et cela passe par l'Union Européenne, surtout en considérant que le nombre d'acteurs a augmenté depuis (Inde, Chine, Brésil...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain; ce n'est pas parce que l'on parle anglais entre fonctionnaires bruxellois qu'il faut renoncer à l'Europe politique. Déjà parce que les populations, elles, continuent de parler leur langue, et ensuite parce qu'il nous appartient d'imposer le respect de nos langues dans le processus. Mais il est clair qu'il ne faut pas se leurrer, un certain nombre de langues vont "disparaitre"; je ne pense pas que cela soit le cas du français.&lt;br /&gt;En tout cas il faut être aussi efficace que les Anglo-Saxons dans la promotion de notre langue; la défense et la promotion de la francophonie doivent être beaucoup plus vigoureuses et se saisir de la construction européenne comme une opportunité historique, notamment vis-à-vis des pays d'Europe de l'Est dont il faut freiner et inverser la "défrancisation".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- il faut également être pragmatique : tout échange international implique de communiquer; on peut le déplorer, mais l'anglais est à ce jour l'outil le plus efficace pour ce faire. Europe ou pas Europe, la mondialisation nous impose d'utiliser l'anglais. L'absence d'une Union politique ne nous en protégera pas, bien au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, construire l'Europe ne signifie pas tourner le dos à nos alliés ou dédaigner des alliances; je me félicite d'ailleurs que la France réintègre le commandement de l'OTAN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'Union méditerranéenne, elle doit pouvoir permettre de remplir le rôle que les Etats-Unis et le Royaume-Uni veulent voir l'UE jouer : construire un espace de paix et de stabilité dans des régions fragiles, en accueillant des partenaires précieux comme le Maroc, la Turquie,etc. Partenaires qui, soit dit en passant, signeraient la mort de l'UE politique si jamais ils venaient à être acceptés comme membres.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Voici ma réponse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Mon cher Elyas, même si tu n'as comme je le sais aucun lien de parenté avec Norbert, je te remercie pour ton brillant commentaire qui, sur certains points, m'accule "dans les cordes", pour utiliser une formule propre au monde de la boxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tu as présenté de manière énumérative tes arguments, il me sera aisé de leur répliquer, en m'efforçant d'être tout à fait cohérent, clair et précis. Je ne répondrai que sur les points de désaccord, moins nombreux que les concordances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as raison de dire, concernant l'"américanisation" de l'Europe dont je te remercie de reconnaître la réalité, que les pays les plus américanisés sont justement les plus eurosceptiques. Que leur euroscepticisme fait justement les affaires des néo-conservateurs américains, qui rêvent d'un Vieux Continent divisé et donc soumis à l'hégémonie des Etats-Unis. Si je prône une Union occidentale, c'est que j'estime que l'Union européenne &lt;b&gt;&lt;u&gt;et&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; l'unilatéralisme américain sont en train de provoquer un divorce irréversible entre les deux pôles de l'Occident. Et qu'il est urgent de garder les deux rives de l'Atlantique liées, au vu de leur héritage commun qui est bien plus profond que les différences nationales entre les pays occidentaux, indépendamment, du reste, de leur appartenance à l'Europe ou à l'Amérique du Nord. Là où il y a donc cohérence dans mon propos, c'est que j'estime que, pour garder l'unité du monde occidental qui me semble être la priorité majeure, il importe qu'une structure paritaire associant les Etats-Unis d'Amérique et la Confédération des Nations européennes que j'appelle de mes voeux voie le jour, en prenant en compte les domaines clés de la politique occidentale qu'il faut bâtir : c'est déjà le cas pour la défense avec l'OTAN, mais il y aurait aussi l'immigration, l'énergie, la justice... pourquoi ne pas pareillement imaginer une co-diplomatie occidentale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pôle européen de cette Union occidentale serait donc confédéral, et non fédéral. Puisque, comme Xerbias, tu invoques, mais sans le nommer, le principe de subsidiarité, je considère que celui-ci nous impose, pour des domaines importants quoique non régaliens comme l'éducation et la recherche, de laisser les nations gérer elles-mêmes ces questions, ce qui ne serait guère possible dans une structure fédérale européenne. Celle-ci risquerait d'imposer l'anglais comme langue d'éducation et de recherche prioritaire en Europe, et c'en serait fini, je le crains, de la diversité linguistique et culturelle, la première richesse du Vieux Continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre différence de perception à cet égard tient peut-être, je le répète, à mes deux séjours québéco-ontariens qui m'ont fait prendre conscience de la nécessité qu'il y a, sinon à cloisonner, du moins à préserver l'intégrité de chaque culture, sans quoi la plus forte finit toujours par se substituer graduellement à la plus faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où la préservation des nations dans l'édifice que j'imagine. Les nations, mais non les régions, car si la diversité linguistique et culturelle est la richesse de l'Europe, une trop grande diversité favoriserait paradoxalement l'usage d'une langue vernaculaire, comme c'est le cas en Belgique ou en Suisse où l'anglais est de plus en plus utilisé entre communautés linguistiques. Fernand Braudel, dans &lt;i&gt;L'Identité de la France&lt;/i&gt;, a bien prouvé que l'imposition du français, de l'édit de Villers-Cotterêts en 1539 jusqu'à la Troisième République, avait été facilitée par l'extrême diversité des patois et dialectes locaux et régionaux. Leur relative disparition n'ayant pas, comme tu le notes bien, empêché la persistance des identités régionales comme j'ai pu le constater en Alsace, il faut faire un choix entre la défense des langues nationales, dont tu rappelles que certaines, même magnifiques comme l'italien, sont menacées, et les langues régionales, qui n'ont pas apporté grand-chose au patrimoine culturel européen. Pour moi, le choix est déjà tout fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, sur l'usage de l'anglais en général, je ne le rejette pas, au contraire, pour autant qu'il ne vienne pas s'immiscer au sein même des nations européennes. Cela dépendra surtout de la volonté des Européens de défendre leurs langues nationales respectives. A cet égard, il est confondant de voir que les seuls peuples vraiment impliqués dans la promotion de la Francophonie soient les Québécois et les Africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, le problème, bien illustré par l'ingratitude irlandaise, vient peut-être de l'incapacité des Occidentaux, enkystés dans l'égotisme et le consumérisme, à voir plus loin que leur petite personne. A cet égard, que l'on parle de Nation, de Francophonie, d'Europe ou d'Occident, il faudra de toute façon qu'évoluent les mentalités pour que de nouveaux projets communs soient possibles entre des peuples partageant des valeurs communes. Un défi a priori impossible, mais dont on aimerait au moins qu'on puisse en discuter ailleurs que sur les seuls blogs...&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>Les journalistes français sont de gauche : c'est vous qui le dites !</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/les-journalistes-franais-sont-de-gauche.html</link><category>Médias</category><category>Droite</category><category>France</category><category>Gauche</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sat, 21 Jun 2008 10:59:20 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-2204691773772978244</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFzTdBWBi7I/AAAAAAAAASo/VMA_kz9_J9w/s1600-h/journalistes.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFzTdBWBi7I/AAAAAAAAASo/VMA_kz9_J9w/s400/journalistes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214274964118670258" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai décidé de publier aujourd'hui le résultat du sondage que j'avais effectué ici-même, invitant mes lecteurs à dire si les journalistes français sont majoritairement de gauche ou de droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus nuancé que celui réalisé en 2002 par le journaliste Eric Brunet, de droite celui-là, selon lequel 94% des journalistes français se définissent spontanément comme étant de gauche, mon sondage fait néanmoins apparaître un résultat assez net : vous êtes 68,18 %, sur 66 suffrages (soit 45 votes contre 21) à considérer que les journalistes français sont pour la plupart de gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sondage ne prétend bien sûr à aucune scientificité, et quoique toute personne qui connaît un peu les médias de l'intérieur sache que les journalistes sont majoritairement de gauche car ils se considèrent majoritairement comme tels, son enseignement principal réside dans la distorsion entre l'idée que les journalistes se font de leurs propres sensibilités idéologiques et celle, divergente donc, que les internautes en ont, plus équilibrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principal reproche que l'on pourrait faire à ce sondage est qu'il clive un corps professionnel entre deux ensembles antagonistes, la "gauche" et la "droite". Ce clivage est pourtant une nécessité politique. Quel que soit le mode de gouvernement d'un régime démocratique, apparaissent toujours deux pôles, cohérents sinon totalement distincts. Leur existence conditionne évidemment les rapports de force dans le monde de l'entreprise, surtout dans un domaine, les médias, où le fait politique est d'autant d'importance. Le déséquilibre qu'il peut y avoir au profit de la gauche chez les journalistes, les enseignants, les magistrats, et de la droite chez les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise n'est pas sans conséquence sur le rapport qu'entretiennent ces corps professionnel avec le corps social et politique en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'épuiserai pas, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/04/soumission-des-journalistes-et-des.html"target="_blank"&gt;comme la dernière fois&lt;/a&gt;, à prouver que la possession de groupes de presse par des magnats proches du pouvoir et la volonté manifeste d'instrumentaliser les médias par le premier des hommes politiques français n'augure en rien de la coloration idéologique des journalistes. Pas plus, du reste, que la proximité de certains chroniqueurs, éditorialistes, présentateurs et animateurs, avec le bleu bien délavé du centre-droit, fussent-ils à des heures de grande écoute, ne signifie que les médias auxquels ils collaborent adhèrent à leurs idées, si tant est qu'ils en aient. D'autant que, répétons-le, l'essentiel du contenu d'un média est réalisé par des journalistes inconnus du grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut au surplus bien comprendre, pour éviter tout contresens, que les notions de "gauche" et de "droite" sont fonctions des rapports de force existant entre les formations politiques. Ainsi, les victoires relatives qu'enregistre la droite républicaine depuis quelque temps ont fort logiquement déplacé le centre de gravité du spectre politique vers la droite, comme l'avait fait dans le sens contraire la victoire de François Mitterrand en 1981.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains esprits ultra-conservateurs assez aliénés pour se prétendre révolutionnaires, ce clivage n'a pas changé, et l'acceptation par la gauche de l'économie de marché obtenue au forceps par le même François Mitterrand dans les années 1980 signifie la simple "droitisation" de la gauche. Et, donc, tous les journalistes de tendance sociale-libérale, la plus manifestement majoritaire dans le traitement de l'actualité, sont pour ces esprits "vigilants" à l'égard de tout sauf de ce qui est réellement dangereux, des "convertis" à la droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une paranoïa alimentée, attisée, exaspérée par un site dont j'ai à plusieurs reprises dénoncé le sectarisme ici, &lt;a href="http://www.acrimed.org/"target="_blank"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;. Il est d'ailleurs amusant de noter, en l'occurrence, que la critique des médias, orchestrée par des universitaires, de simples syndicalistes mais aussi nombre de journalistes anciens ou actuels, penche très nettement à gauche, et même au-delà, bien plus que ne le font les journalistes en exercice. Acrimed, auquel se rattache le fameux &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt;, est le bras armé d'ATTAC et de la LCR dans le domaine de la critique des médias. &lt;a href="http://www.arretsurimages.net/"target="_blank"&gt;Arrêts sur Images&lt;/a&gt;, moins virulent mais plus moralisateur grâce au talent en don de leçons de Daniel Schneidermann, se situe clairement à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va de même de l'essentiel de la nébuleuse des critiques des médias, du site communautaire &lt;a href="http://rezo.net/"target="_blank"&gt;Rezo.net&lt;/a&gt; au blog d'Eric Mainville, &lt;a href="http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/"target="_blank"&gt;Crise dans les médias&lt;/a&gt;. Certains médias, comme &lt;a href="http://www.rue89.com/"target="_blank"&gt;Rue 89&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.mediapart.fr/"target="_blank"&gt;Mediapart&lt;/a&gt;, qui se veulent "indépendants" à l'égard de la classe politique et des grands groupes de presse, et qui ne se privent pas de critiquer vertement leurs homologues des médias classiques, sont aussi, curieusement, clairement ancrés à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique des médias a donc d'autant plus tendance à fustiger la droiture supposée des journalistes qu'elle l'appréhende à l'aune de son propre référent idéologique, qui se situe à la gauche de la gauche. Pas étonnant, donc, que pour de mauvais émules de Pierre Bourdieu comme Serge Halimi, les journalistes soient de droite puisqu'ils sont, c'est un fait que je concède bien volontiers, moins à gauche qu'ATTAC, la LCR, le PCF et José Bové.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule critique des médias tendant à la neutralité a été réalisée par le journaliste Jean-Pierre Tailleur, dans son ouvrage &lt;a href="http://maljournalisme.chez-alice.fr/"target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Bévues de presse&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui donne bien plus à réfléchir sur les médias que ne le font les idéologues mal assumés d'Acrimed et consorts. Il est amusant que ce livre, dont la lecture est pourtant passionnante pour un journaliste, ait été quasi-boycotté par les médias, comme Jean-Pierre Tailleur s'en expliquait sur &lt;a href="http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/07/26/maljournalisme_1.html"&gt;Stalker&lt;/a&gt;, le blog littéraire de Juan Asensio, lequel n'est certes pas à proprement parler "de gauche". Mais, et je terminerai là-dessus, il n'est pas anodin de constater que c'est sur un site clairement classé à droite que l'on peut prendre connaissance d'un livre bien plus authentiquement critique pour les médias que ceux, de gauche ou d'extrême-gauche, qui ont bénéficié d'une plus grande promotion dans ces mêmes médias. Ainsi, si les journalistes sont de droite comme le prétendent les critiques des médias, revendiqués de gauche, on peut se demander pourquoi c'est davantage à droite que l'on trouve les critiques les plus constructives des médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>Football français : l'inquiétude concerne les clubs, pas les Bleus</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/football-franais-linquitude-concerne.html</link><category>France</category><category>Football</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sat, 21 Jun 2008 10:57:08 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-7625674202706799421</guid><description>&lt;i&gt;Cet article a été repris par &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41272"target="_blank"&gt;Agoravox&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.forumdesforums.com/modules/news/article.php?storyid=9422"target="_blank"&gt;Esprits Libres&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'élimination de l'équipe de France de football au premier tour de l'Euro austro-helvète a suscité des commentaires aussi accablés et accablants que lors de celle, plus piteuse encore pour un tenant du titre, au premier tour de la Coupe du monde 2002 en Extrême-Orient, et, dans une moindre mesure, lors de la surprenante défaite face à la Grèce en quart de finale de l'Euro 2004, au Portugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plateau de M6, mardi soir, a été le théâtre de critiques abruptes et définitives, dans un contexte rendu cocace par la demande en mariage du sélectionneur vaincu à sa présentatrice de future épouse. Seul François Hollande, authentique amateur de ballon rond au demeurant, a persisté dans sa rondeur coutumière en se contentant de formules alambiquées dont onze ans à la tête du parti de la (p)rose lui ont donné le secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la modération du Premier secrétaire du Parti socialiste était contrebalancée par les diatribes de Bruno Solo et Pierre Ménès, qui ne sont pourtant, pour des raisons opposées, pas les mieux placés pour déplorer la méforme des Bleus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qui veut bien prendre du recul sur le cycle qui s'est vraisemblablement achevé dans l'histoire de l'équipe de France, il est pourtant évident que le bilan des douze dernières années est plus que satisfaisant. Disons même que les Bleus n'avaient jamais connu une aussi fructueuse et longue séquence dans leur histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La convainquante demi-finale au Mondial suédois de 1958, avec une défaite (2-5) logique face au Brésil de Pelé, l'une des toutes meilleures équipes de l'histoire du football, n'a pas eu de suite avant... 1982. Soit, à un an (de plus) près, la même période d'attente que pour la gauche française entre le 13 mai du général de Gaulle et le 10 mai de François Mitterrand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette comparaison prouve bien la vacuité du bilan des Bleus pendant un quart de siècle. A suivi une belle séquence de quatre ans, marquée par deux demi-finales de Coupe du monde (1982 et 1986), dont la première n'aurait jamais dû être perdue face à l'Allemagne de l'Ouest, la défaite face à cette même RFA dans la seconde étant plus logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les deux, une difficile mais éclatante victoire, avec un Platini au sommet de son art, lors de l'Euro disputé en France en 1984. Et puis, ensuite, une double non-qualification pour l'Euro 1988 en Allemagne fédérale et le Mondial 1990 en Italie, une sortie guère plus glorieuse que mardi dernier lors de l'Euro suédois de 1992 et des airs à la fois d'Azincourt, de Waterloo et de Sedan lors de la double défaite à Paris contre Israël et la Bulgarie à l'automne 1993, privant les Bleus du Mondial américain l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant qu'Aimé Jacquet ne prenne les rênes de l'équipe de France, le bilan des Bleus était donc très pauvre, pour ne pas dire vierge. Depuis, un cycle, manifestement interrompu mardi soir, a vu l'équipe de France remporter une Coupe du monde (1998), un Euro (2000), deux Coupes des confédérations (2001, 2003) atteindre la finale de la Coupe du monde (2006), et les demi-finales (1996) et les quarts de finale (2004) de l'Euro. Elle a aussi, fait notable, participé à sept phases finales consécutives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de ces sept tournois, la France a joué des matches que je qualifierais d'"anthologie" si cette formule n'était pas éculée : rappelons pour mémoire le quart de finale gagné aux tirs aux buts (0-0, 4-3 t.a.b.) contre l'Italie au Mondial 1998, celui contre l'Espagne (2-1) à l'Euro 2000, la victoire à l'arraché contre l'Angleterre (2-1) au premier tour de l'Euro 2004, et, bien sûr, le huitième de finale contre l'Espagne (3-1) et le quart de finale contre le Brésil (1-0) au Mondial 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel bilan, qu'aucun pays européen n'a égalé, et que seul l'intouchable Brésil dépasse au niveau mondial, mériterait mieux que des critiques, même s'il faudra bien se résoudre à ce que tous les joueurs de la génération doublement vitorieuse en 1998-2000 prennent leur retraite, pour laisser la place à une nouvelle phase de transition dans l'histoire du football français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où il y a davantage lieu de s'inquiéter, en revanche, c'est pour le consternant niveau du championnat de France de Ligue 1 et les piètres résultats des clubs français dans les compétitions européennes depuis la fin des années 1990. Si les centres de formation des clubs professionnels continuent à sortir de grands talents, ceux-ci, attirés par une fiscalité plus compétitive, vont enrichir la Premier League anglaise, la Série A italienne et la Liga espagnole, qui se partagent depuis longtemps la quasi-totalité des trophées européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, un club, trop fort dans l'Hexagone, trop faible sur le Continent, accumule les victoires à la Pyrrhus depuis sept ans déjà. Premier de la Ligue 1 avec 17 points d'avance en 2007, vainqueur du doublé Coupe-Championnat cette année, l'Olympique lyonnais ne souffre d'aucune concurrence, et ne connaît pas l'émulation qui lui permettrait, comme dans les grands championnats, de progresser pour être à la hauteur des grands rendez-vous européens, avec cinq échecs consécutifs contre les grandes équipes européennes ces dernières années (Porto, le PSV Eindhoven et le Milan AC en quarts de finale de la Ligue des Champions en 2004, 2005 et 2006, et l'AS Roma et Manchester United en huitièmes de finale en 2007 et 2008). S'il y a une faiblesse du football français à déplorer, elle est plutôt du côté des clubs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu'une politique plus généreuse à l'égard des clubs en matière fiscale permettrait à la France de compter à nouveau, comme dans le passé, de grandes équipes, et ainsi de remporter de nouveaux trophées européens à l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>L'Union occidentale plutôt que l'Union européenne</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/lunion-occidentale-plutt-que-lunion.html</link><category>Occident</category><category>Europe</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Fri, 20 Jun 2008 08:30:31 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-2503886509207882497</guid><description>&lt;i&gt;En ce jour anniversaire de l'Appel du général de Gaulle à Londres (1940) mais aussi de la défaite de Waterloo (1815), je comptais rédiger un billet qui fût doublement "commémoratif", mais la polémique que le "non" irlandais au référendum sur le Traité de Lisbonne provoque dans la blogosphère m'a poussé à réagir à mon tour et en profiter pour dire ce que je pense de la construction européenne.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'aborder ce vaste sujet, je dois dire que j'ai voté "oui" au référendum sur le Traité constitutionnel en 2005, mais me réjouis aujourd'hui que le "non" l'ait emporté. Non pas que cette Constitution m'ait semblé d'une quelconque manière abolir les Etats-nations, comme le redoutaient ou feignaient de le redouter des souverainistes plus tatillons que moi. Les commissaires européens, qui concentrent l'essentiel des pouvoirs, doivent en effet leur fonction même aux Etats-membres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'adoption de la Constitution aurait poussé nos dirigeants européens, bruxellois ou non, à poursuivre dans la même voie, technocratique plutôt que démocratique, qu'ils avaient suivie depuis le passage, &lt;i&gt;in extremis&lt;/i&gt;, du Traité de Maastricht au référendum de 1992. Je faisais à cet égard partie des blogueurs, ces derniers mois, qui s'indignaient logiquement qu'un traité si proche du projet de Constitution initial puisse être adopté par voie parlementaire alors que le peuple constitutionnellement souverain en avait massivement rejeté la première version.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois toutefois exprimer ma réserve sur l'amalgame qui est couramment fait entre les "non" français et néerlandais de 2005 d'une part, et le "non" irlandais de 2008 d'autre part. La France et les Pays-Bas, pays signataires du Traité de Rome en 1957, me semblent, moralement sinon juridiquement, plus en droit de bloquer la construction européenne que l'Eire, plus tard venue (1973) et qui a bénéficié d'importants subsides européens pour assurer son rattrapage de développement. En l'espèce, on peut à bon droit parler d'ingratitude pour qualifier l'attitude irlandaise et Koz a raison de dire que sans l'Europe, le Tigre celtique ne serait que de papier. Moins lyrique, j'estime pour ma part que les Irlandais n'ont pas eu la "reconnaissance du ventre" que l'on était plus qu'en droit d'attendre d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant dit, et puisque c'est en réaction à ce que j'ai pu lire chez des blogueurs aussi divers que &lt;a href="http://www.koztoujours.fr/?p=738"target="_blank"&gt;Koz&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/06/anti-ou-alter-e.html"target="_blank"&gt;Malakine&lt;/a&gt;, le &lt;a href="http://penseespolitiques.over-blog.com/article-20377405.html"target="_blank"&gt;Chafouin&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/06/comment-reconcilier-leurope-et-1.html"target="_blank"&gt;Ivan Rioufol&lt;/a&gt; que j'ai décidé d'écrire ce billet, j'ai le sentiment, dont ils voudront bien m'excuser, que tous ont raté l'enjeu essentiel, qui est à mon sens l'inadaptation de la construction européenne aux enjeux du monde contemporain. Sur les quatre blogueurs précités, seul Koz, qui a si je ne me trompe pas démarré son blog au lendemain du référendum raté, est un "ouiiste" convaincu, dans la lignée des "pères fondateurs", qui étaient des démocrates chrétiens. Des trois autres blogueurs, le Chafouin est un "noniste" qui considère, à raison du reste, que l'Europe est oublieuse de ses peuples. Une vision partagée par Malakine, dans un registre politique tout à fait différent. Seul Ivan Rioufol, dans &lt;i&gt;La Fracture identitaire&lt;/i&gt;, va plus loin que cette critique légitime, qu'il partage : il prône, comme votre serviteur, comme Edouard Balladur aussi, la création d'une Union occidentale entre l'Europe et les pays issus de la colonisation européenne passée, britannique dans le cas des Etats-Unis et de certains pays du &lt;i&gt;Commonwealth&lt;/i&gt;, française dans celui du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai déjà dit, je suis loin de partager toutes les thèses énoncées par Huntington dans &lt;i&gt;The Clash of Civilizations&lt;/i&gt;, où je n'ai pourtant pas trouvé en le lisant l'esprit guerrier que certains croient courageux de dénoncer. La distinction entre Occident et monde slave orthodoxe me paraît par exemple très largement surfaite. Pour moi, l'Occident, qui se définit surtout par son double héritage gréco-latin et judéo-chrétien, va de Vancouver à Vladivostock, et de Reykjavik à Melilla. Et ce même si la Russie de Vladimir Poutine tient pour des raisons culturelles, économiques mais surtout géostratégiques tout à fait compréhensibles à marquer sa singularité par rapport au reste du monde occidental dominé par le rival états-unien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble néanmoins que les tenants du "choc des civilisations" avancent une idée intéressante, et que l'observation du développement de Shanghai m'a également inspirée : le choc, le clash, résulte de la réaction des civilisations, qui ont leur identité propre, à leur occidentalisation, qu'elles perçoivent comme une menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réaction est particulièrement vive dans le monde arabo-musulman, qui, Amérique latine exceptée, est l'une des civilisations les plus en voie d'occidentalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Turquie, qui fait selon Huntington partie des &lt;i&gt;"torn countries"&lt;/i&gt;, pays tiraillés entre deux influences (avec le Japon, la Russie et le Mexique), voit son rapprochement des standards européens en vue de son adhésion à l'Union européenne coïncider avec une défiance, voire une hostilité croissante à l'égard de l'Occident, notamment dans les milieux islamistes turcs. Un processus qui fait douter de l'opportunité, sinon de la légitimité, de cette adhésion future de la Turquie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'occidentalisation du monde, corollaire de la mondialisation qui s'est brutalement accélérée depuis la fin de la Guerre froide, est ainsi porteuse de défis, de dangers, qui devraient conduire le monde occidental à s'unir, pas seulement, du reste, pour vaincre un ennemi pour l'heure imaginaire, mais aussi pour se préserver de la dilution dans une culture globalisée. Le refus du multiculturalisme, dont ce blog a fait l'un de ses divers chevaux de bataille, s'inscrit ainsi dans cette logique. Je n'oublie pas que j'ai, ici-même, fait peu de cas de la culture anglo-saxonne, notamment lorsque j'ai défendu, à de nombreuses reprises, la cause de la Francophonie. Mais c'est justement parce que la construction européenne telle qu'elle est menée aujourd'hui est le cheval de Troie de l'américanisation des cultures européennes que j'estime qu'une Union plus large, plus lâche, qui laisserait aux Etats leurs identités nationales mais assurerait la pérennité de leur héritage commun, est préférable à l'Union européenne, vouée à mon sens à l'échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même Nicolas Sarkozy, auquel est pourtant fait un récurrent et épuisant procès en atlantisme, semble ne pas avoir compris cet enjeu, avec cette "Union pour la Méditerranée" dont on ne voit ni l'identité originelle, ni l'utilité future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A lire aussi, &lt;a href="http://renefoulon.canalblog.com/archives/2008/06/16/9590275.html#comments"target="_blank"&gt;l'article&lt;/a&gt; de René Foulon, membre du &lt;a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/"target="_blank"&gt;Réseau LHC&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;</description></item><item><title>Voyage en Italie</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/voyage-en-italie.html</link><category>Criticus</category><category>Italie</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Tue, 17 Jun 2008 08:13:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-99440032892213292</guid><description>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFear1PLSjI/AAAAAAAAASg/XJrtsQGyRzI/s1600-h/italie2008038.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFear1PLSjI/AAAAAAAAASg/XJrtsQGyRzI/s400/italie2008038.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212805171520424498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A peine rentré, déjà reparti. Je suis en Italie jusqu'à lundi soir. Après ce nouveau contretemps, je devrais avoir le temps de bloguer quasi-quotidiennement, mais il n'est pas impossible que de nouveaux projets me détournent de Criticus à partir du mois de juillet... A mardi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT, mardi 17 juin : de retour d'Italie du Nord (Turin-Milan-Gênes), j'ai changé la photo précédente pour mettre celle, prise ce week-end, de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%B4le_d'Antonelli"target="_blank"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Mole Antoniellana&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Turin. Prochain billet aujourd'hui... ou demain.</description></item><item><title>Avec la Chine, le "rêve américain" a encore de beaux jours devant lui</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/avec-la-chine-le-rve-amricain-encore-de.html</link><category>Etats-Unis</category><category>Occident</category><category>Shanghai</category><category>Chine</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 07:45:06 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-8091350626679192074</guid><description>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFEaPXP3PGI/AAAAAAAAASQ/TPuIOQ1t6LM/s1600-h/P6030171.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SFEaPXP3PGI/AAAAAAAAASQ/TPuIOQ1t6LM/s400/P6030171.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210975095085284450" /&gt;&lt;/a&gt;Les quelques jours de battement dus à mon déménagement post-retour de Shanghai m'ont permis de prendre quelque recul sur ce que j'ai vu en Chine, et si je ne devais conserver qu'un seul enseignement de mon voyage, c'est la persistance du "rêve américain", avec ces Chinois proprement fascinés par l'&lt;i&gt;American way of life&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ignore pas que Shanghai n'est pas la Chine, et que c'est même, depuis le XIXe siècle, la moins chinoise des villes de Chine, de la même manière que Berlin, New York, voire Londres, se démarquent de leurs pays respectifs. Mais en tant que plus grande et plus riche ville de Chine, Shanghai n'en est pas moins le laboratoire des mutations de la société chinoise, parmi lesquelles l'introduction du consumérisme et de l'individualisme dans une civilisation qui y était jusqu'à présent étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne méconnais pas non plus la volonté du gouvernement chinois, et de tout un pays avec lui, de concurrencer l'Occident dans une compétition économique acharnée quoique relativement pacifique. Les dirigeants chinois ne voient le fait d'être l'"atelier du monde" que comme une étape vers la puissance, et cette puissance passera nécessairement par une contestation de la suprématie occidentale. Mais, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/05/leleve-chinois-va-depasser-le-maitre.html"target="_blank"&gt;comme le Japon&lt;/a&gt; de l'"ère Meiji" jusqu'aux années 1980, c'est en copiant les "recettes occidentales" dont elles estiment qu'elles sont les meilleures que les élites chinoises espèrent concurrencer l'Occident. N'ayant jusqu'ici énoncé que des généralités, il me faut dire, dans une mégapole comme Shanghai, comment sont conditionnées les populations chinoises pour adopter et intégrer le modèle américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La publicité joue évidemment un grand rôle dans ce processus. Les annonces &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; anglais et &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; l'anglais prolifèrent sur les murs, les panneaux publicitaires, les appuie-têtes des taxis, les spots à la télévision. Y sont promus l'apprentissage de l'anglais avec des pubs pour des instituts de formation privés - phénomène que nous connaissons en Europe -, un apprentissage qui commence dès la lecture des autres annonces, qui sont souvent doublées en anglais alors que l'immense majorité des Chinois et des Shanghaiens ne parle que le chinois, ce qui est heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces publicités, l'image est le plus sûr vecteur de l'américanisation voulue des Chinois. Les pubs pour les vêtements, les parfums, les montres, quand elles ne mettent pas en scène des stars occidentales, donnent la vedette à des Chinois, souvent de Hong-Kong ou Taiwan, dont la coiffure, le style vestimentaire, l'allure, sont explicitement calqués sur le modèle occidental, et notamment nord-américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme au Japon voisin, la blancheur de la peau et la rotondité des yeux constituent des éléments de distinction. Les publicités pour les produits de beauté présentent des affiches de mannequins chinois, qui, à part la raideur des cheveux typiquement asiatique, ressemblent trait pour trait à leurs homologues occidentales. Même quand il n'y a pas publicité mais simplement décoration, un même appel à imiter l'Occident est lancé, comme dans les clubs de &lt;i&gt;fitness&lt;/i&gt;, qui drainent une clientèle aisée croissante, où les murs sont tapissés de photos d'Occidentaux &lt;i&gt;body-buildés&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces phénomènes, qui sautent aux yeux de tout voyageur à Shanghai, sont le résultat de décisions politiques et économiques, dont les conséquences sont sociales et culturelles. Cette occidentalisation de la Chine est porteuse d'effets, et donc nécessairement de méfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon propos rejoint ici mes premières observations sur ce que j'estimais être les &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2008/05/avenement-de-lempire-chinois-et-mefaits.html"target="_blank"&gt;"méfaits de l'occidentalisation du monde"&lt;/a&gt;. Même si cette imitation de l'Occident décidée par Pékin et consentie par la Chine est de mise à flatter l'orgueil de l'Occidental, je ne suis pas sûr qu'elle soit rassurante pour autant. Ma peur du "choc des civilisations" - dont l'évitement implique d'abord d'en accepter l'idée - me fait penser que l'inévitable crise d'identité, pour ne pas dire la névrose, qui risque de s'emparer de la Chine une fois qu'elle aura accédé à la puissance en imitant l'Occident, pourrait tout à fait provoquer une vague d'"occidentalophobie" en Chine, notamment à Shanghai où les expatriés occidentaux occupent des emplois bien rémunérés et à haute responsabilité, et, en ce qui concerne les hommes, entretiennent des relations avec les plus jolies Shanghaiennes, dont la beauté, soit dit en passant, n'a rien à envier à celle des Européennes et des Nord-Américaines. Les possibles frustration et ressentiment des Chinois, potentialisés par la compétition économique et éventuellement, à l'avenir, attisés par des leaders d'opinion nationalistes, pourraient tout à fait être à l'origine de "pogroms" anti-occidentaux, comme ce fut déjà le cas du temps des concessions occidentales de Shanghai, comme c'est aujourd'hui le cas au Nigeria, où les employés des compagnies pétrolières occidentales sont obligés de vivre reclus pour éviter les enlèvements et assassinats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble que dans le débat public français où, qu'on veuille l'embrasser à droite, ou qu'on veuille en limiter les effets négatifs à gauche, on ne parle que d'"adapter" la France à la mondialisation, il serait utile de garder ces dangers à l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>Photos : Shanghai, Suzhou, Hangzhou et Zhouzhuang</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/photos-shanghai-suzhou-hangzhou-et.html</link><category>Shanghai</category><category>Photos</category><category>Chine</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Mon, 09 Jun 2008 07:27:50 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-6705673604040189089</guid><description>&lt;b&gt;&lt;u&gt;Shanghai&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SEz_NvKbUHI/AAAAAAAAAPs/aKjH0pwbKhI/s1600-h/P5090070.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SEz_NvKbUHI/AAAAAAAAAPs/aKjH0pwbKhI/s400/P5090070.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209819480424403058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Place du Peuple, Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SEz_pDD4rGI/AAAAAAAAAP0/i_KnoxzPlJI/s1600-h/P5090090.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SEz_pDD4rGI/AAAAAAAAAP0/i_KnoxzPlJI/s400/P5090090.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209819949622144098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Pudong vu depuis le Bund, Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Caa8CyDI/AAAAAAAAAQU/AtNwB42V9vc/s1600-h/P6060247.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Caa8CyDI/AAAAAAAAAQU/AtNwB42V9vc/s400/P6060247.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209822996868548658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Façades du Bund (1)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Cxm69BCI/AAAAAAAAAQc/q9Ignm6nFwc/s1600-h/P6060244.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Cxm69BCI/AAAAAAAAAQc/q9Ignm6nFwc/s400/P6060244.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209823395222193186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Façades du Bund (2)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0AGBfjUOI/AAAAAAAAAP8/YmN54x2qu4c/s1600-h/P5090102.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0AGBfjUOI/AAAAAAAAAP8/YmN54x2qu4c/s400/P5090102.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209820447417520354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La "Perle de l'Orient" illuminée&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0AkfvRi8I/AAAAAAAAAQE/IsW73IERTks/s1600-h/P5210132.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0AkfvRi8I/AAAAAAAAAQE/IsW73IERTks/s400/P5210132.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209820970932603842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La "Perle de l'Orient" surnageant dans le smog shanghaien, prise depuis l'observatoire de la Tour Jinmao (340m)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0BHFpmtuI/AAAAAAAAAQM/WJtxfsa6EZA/s1600-h/P5210131.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0BHFpmtuI/AAAAAAAAAQM/WJtxfsa6EZA/s400/P5210131.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209821565224924898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La Tour du World Financial Center, point culminant de Shanghai en construction (490m)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0DuuPW2rI/AAAAAAAAAQk/9dWdoX1gYA8/s1600-h/P6020161.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0DuuPW2rI/AAAAAAAAAQk/9dWdoX1gYA8/s400/P6020161.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209824445158841010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Jardin Yu Yuan, vieille ville de Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0KneiJkNI/AAAAAAAAARM/UVR8YEG5N88/s1600-h/P6060219.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0KneiJkNI/AAAAAAAAARM/UVR8YEG5N88/s400/P6060219.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209832017265004754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Port de Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0V7WGopKI/AAAAAAAAARU/C_vKrnB79jQ/s1600-h/P5190111.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0V7WGopKI/AAAAAAAAARU/C_vKrnB79jQ/s400/P5190111.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209844453227406498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Trois minutes de silence pour les victimes du tremblement de terre au Sichuan, Tongji University, Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Suzhou, province du Jiangsu&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0W_z6FquI/AAAAAAAAARc/m596kekMmTA/s1600-h/P5230145.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0W_z6FquI/AAAAAAAAARc/m596kekMmTA/s400/P5230145.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209845629458950882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Temple (bouddhiste) du Nord, Suzhou&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0XaXMmrRI/AAAAAAAAARk/nmnnqYpDBVc/s1600-h/P5230148.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0XaXMmrRI/AAAAAAAAARk/nmnnqYpDBVc/s400/P5230148.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209846085608451346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Suzhou&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Hangzhou, province du Zhejiang&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Yu0SGXFI/AAAAAAAAAR0/Z6e6NBO7ii8/s1600-h/P6030184.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Yu0SGXFI/AAAAAAAAAR0/Z6e6NBO7ii8/s400/P6030184.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209847536525139026" /&gt;&lt;/a&gt;&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Temple (taoïste) près du lac de l'Ouest, Hangzhou(1)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0YBERhsQI/AAAAAAAAARs/sGDaPh6Pxgc/s1600-h/P6030187.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0YBERhsQI/AAAAAAAAARs/sGDaPh6Pxgc/s400/P6030187.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209846750543720706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Temple (taoïste) près du lac de l'Ouest, Hangzhou(2)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Zhouzhuang, province du Jiangsu&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0ZwTnoyrI/AAAAAAAAASE/ZiBwS7hqbT8/s1600-h/P6050192.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0ZwTnoyrI/AAAAAAAAASE/ZiBwS7hqbT8/s400/P6050192.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209848661628471986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Zc_lWhKI/AAAAAAAAAR8/ytZ_sB3gGo0/s1600-h/P6050193.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0Zc_lWhKI/AAAAAAAAAR8/ytZ_sB3gGo0/s400/P6050193.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209848329832662178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;"Pont Double"&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Un milliard trois cents millions de Chinois, et moi, et moi, et moi&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0GP-Iar7I/AAAAAAAAAQs/4QRSji7gGMQ/s1600-h/P5250155.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0GP-Iar7I/AAAAAAAAAQs/4QRSji7gGMQ/s400/P5250155.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209827215383637938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Dégagement lors d'une partie amicale de football dans le lycée Sitang du district de Baoshan, Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0JxyCkqQI/AAAAAAAAAQ8/ZGxoJp-55uU/s1600-h/DSC_0159.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0JxyCkqQI/AAAAAAAAAQ8/ZGxoJp-55uU/s400/DSC_0159.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209831094788335874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Soirée "KTV", Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0KIfePTqI/AAAAAAAAARE/O23Y3Fiad6k/s1600-h/P6060200.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_PhdiNzfmibM/SE0KIfePTqI/AAAAAAAAARE/O23Y3Fiad6k/s400/P6060200.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209831484941094562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Dégustation de biscuits au sésame sur la rivière Huangpu, Shanghai&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>Malgré l'imminence du retour, une bonne nouvelle</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/malgr-limminence-du-retour-une-bonne.html</link><category>Shanghai</category><category>Chine</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Wed, 04 Jun 2008 00:20:17 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-8540115842174240209</guid><description>Après un mois passé à Shanghai, marqué notamment par des excursions dans les deux très belles villes de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suzhou"target="_blank"&gt;Suzhou&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hangzhou"target="_blank"&gt;Hanghzhou&lt;/a&gt;, il faut déjà songer au retour. Je compte rédiger un dernier billet depuis la Chine ce vendredi, jour de mon départ. Demain, dernière excursion dans le "village" (de 3000 habitants) de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhouzhuang"target="_blank"&gt;Zhouzhuang&lt;/a&gt;. La bonne nouvelle, c'est que, comme le présent billet, celui de vendredi sera écrit avec les accents, car j'ai par hasard trouvé &lt;a href="http://www.obopo.com/obopo_py.php"target="_blank"&gt;un site&lt;/a&gt; permettant de faire les conversions. Une fois rentré en France, viendront un billet de photos (la moisson est meilleure depuis les excursions) puis un billet-bilan d'ordre général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Roman Bernard&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_tab"target="_blank"&gt;&lt;img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" border="0" style="vertical-align:middle;"/&gt;&lt;/a&gt;</description></item><item><title>Comment peut-on justifier le refus du travail dominical ?</title><link>http://criticusleblog.blogspot.com/2008/06/comment-peut-on-justifier-le-refus-du.html</link><category>France</category><category>Chine</category><author>noreply@blogger.com (Criticus)</author><pubDate>Sun, 01 Jun 2008 02:28:39 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-523163958324717556.post-4852781571588709613</guid><description>&lt;i&gt;Enieme avertissement aux Criticusien(ne)s de passage : tapant sur le clavier sino-anglais d'un ordinateur chinois, je ne peux, helas, typographier les accents.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aujourd'hui dimanche, et si je n'achete pas des roses blanches, je peux faire mes courses a ma guise. Je n'ai pas eu, cette semaine, a me soucier de les programmer a des heures et des jours particuliers. En Chine, les magasins sont comme en Amerique du Nord ouverts l'essentiel de la journee, sept jours sur sept. Apres plus de trois semaines passees ici, j'en oublierais presque qu'en France, il faut faire ses courses - et ses demarches de tout ordre - en semaine, aux horaires de bureau. Soit pile quand la grande majorite de la population travaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous pretexte de ne pas exploiter les salaries du public et du prive minoritaires dont la tache consiste a servir les autres durant leur temps libre, on en revient a obliger cette majorite a devoir s'organiser pour faire ses demarches. Un comble, d'autant que l'argument de l'exploitation ne tient pas : avec une duree legale de travail de 35 heures seulement, des salaries qui seraient contraints par leur entreprise a travailler le soir et le dimanche pourraient largement recuperer au cours de la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 35 heures, ou la raison de ma honte lorsque des Chinois me demandent combien de temps les Francais travaillent par semaine, et que je suis oblige de leur avouer qu'apres cinq jours de sept heures, qui commencent a neuf heures et se terminent a dix-sept avec la sacro-sainte pause-dejeuner, la semaine du salarie francais moyen est deja terminee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustration de la langueur qui frappe la societe francaise, une etrange alliance du syndicat et du goupillon a ete nouee pour contrer les velleites du gouvernement de legaliser, par etapes, le travail dominical. Pour la premiere fois depuis longtemps, la CGT marche aux cotes de l'episcopat francais, et inversement. Dans la blogosphere, cela donne une improbable collusion de blogueurs qui, sur tout le reste, ne peuvent s'entendre. Les anti-liberaux s'opposent au travail dominical au nom de la resistance au capital, et certains catholiques, sans l'assumer clairement, refusent que ceux qui ne partagent pas leur foi puissent avoir le droit de travailler - et de faire leurs corvees et demarches - le jour du Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus piquant, c'est que ces blogueurs, comme Le Chafouin dont je partage par ailleurs la plupart des opinions, pretendent faire le bien des Francais en leur interdisant de gerer leur vie comme 