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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" gd:etag="W/&quot;CE4BRXw-eip7ImA9WhRbGE0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610</id><updated>2012-02-09T16:55:54.252+01:00</updated><category term="Ressources" /><category term="BD" /><category term="Littérature" /><category term="Feuilleton culturel" /><category term="Blog-trotter" /><category term="Sujets de culture" /><category term="Conjugaisons" /><category term="Musique" /><category term="Citations" /><category term="Débats" /><category term="101 façons de parler de culture : CultureCOM" /><category term="Objets de com'" /><category term="Blablablog" /><category term="Actualités" /><category term="Mes préférés" /><category term="Théâtre" /><title>culturecom</title><subtitle type="html" /><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/" /><link rel="next" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;v=2" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>158</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Culturecom" /><feedburner:info xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" uri="culturecom" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">Culturecom</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><entry gd:etag="W/&quot;DEYESHg6fSp7ImA9WhRRFE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-5025175676326702800</id><published>2011-11-27T20:46:00.001+01:00</published><updated>2011-11-27T21:35:09.615+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-27T21:35:09.615+01:00</app:edited><title>Los hijos se han dormido</title><content type="html">&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Leçon n°1 pour être un bon spectateur :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Pour parler d'un spectacle où l'on a un peu dormi,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;faire un sort à la scène entrevue au début et à la fin.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hier soir, Veronese adapte La Mouette au Théâtre du Nord dans le cadre du Next festival.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-qWVczGY_L5U/TtKdf4GHKgI/AAAAAAAAAQs/CrNho9KOWM0/s1600/los+hijos.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-qWVczGY_L5U/TtKdf4GHKgI/AAAAAAAAAQs/CrNho9KOWM0/s1600/los+hijos.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Les spectateurs entrent dans la salle alors que les acteurs sont sur scène et discutent sans les voir, ils la jouent "quatrième mur". Sur un canapé, un gros bonhomme dort paisiblement. Ting ting, la pièce commence, les acteurs nous parlent, d'ailleurs, oublié le quatrième mur, la mouette s'adresse directement à nous et elle est vite reprise par son amant "ne t'adresse pas au public ainsi". Ils la jouent "je te mets en scène devant le public, je montre les ficelles héhé c'est du théâtre alors que tout à l'heure pas". Pirandello mi amor.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis le gros bonhomme dort toujours, c'est l'oncle. Narcoleptique. On lui parle, un drame se joue même sous ses yeux (sa soeur revient avec son mec écrivain et humilie son fils, donc le neveu, publiquement -nous sommes toujours là, assistant au désastre- la copine du neveu se fait draguer par le beau père et finit par s'enfuir avec lui parce qu'il lui dit qu'elle est un joli petit oiseau braillard et aimant les cadavres -une mouette- du coup le neveu fait une TS, se rate, voit tout le monde partir, revenir deux ans après, son ex devenue folle-dingue après avoir été larguée et perdu son bébé et découvert qu'elle ne savait pas jouer au théâtre et que ça allait être dur d'être sur le devant de la scène ailleurs qu'en province et pour des cachets d'intermittente du spectacle ayant du mal à trouver ses heures, le neveu se réconcilie quand même avec sa mère, puis avec le beau-père mais tout ça finit super mal car il se suicide pour de vrai) et l'oncle dort toujours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il dort royalement bien.&lt;br /&gt;
Moi aussi d'ailleurs à un moment je pique un petit somme: c'est la fin de la semaine, et j'ai un mal fou à rester éveillée au théâtre en ce moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du coup, je m'interroge : Veronese, lecteur de la Mouette qui en plus du thème la joue vachement théâtre dans le théâtre ( le théâtre quand il parle de lui-même, de Shakespeare à La Mouette,&amp;nbsp; plait beaucoup aux metteurs en scène et encore plus aux acteurs qui se trouvent intelligents car ils comprennent mieux que n'importe qui le double sens du truc et encore plus aux actrices car elles n'ont pas souvent de beaux rôles à jouer et ce genre de pièce leur donne en plus un air intelligent), Veronese l'argentin qui nous montre la fabrique du théâtre signifie-t-il au spectateur son propre rôle à travers ce personnage ensommeillé et dont la surcharge pondérale renvoie à un trop consommé  ? L'oncle endormi et obèse nous signale-t-il que nous dormons alors qu'un drame se joue ? Cela est-il censé nous réveiller, nous indigner ?! Endormi, le spectateur est-il malade ou bienheureux ? Nous ne sommes pas loin d'une certaine analyse politique contemporaine (ce qui redonnerait par la négative un sens au théâtre) (mais là je vais trop loin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute la folie des argentins s'exprime soudainement : dire le théâtre pour l'abolir ; montrer les ficelles comme des tic-tac d'un réveil qui nous plonge dans le sommeil éternel ; parler pour endormir ; faire du théâtre pour désengager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
Ca ne doit pas être ça qu'il a voulu dire.&lt;br /&gt;
J'ai mal compris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Los espectatores se han dormido...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-5025175676326702800?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/5025175676326702800/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=5025175676326702800" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/5025175676326702800?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/5025175676326702800?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2011/11/los-hijos-se-han-dormido.html" title="Los hijos se han dormido" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-qWVczGY_L5U/TtKdf4GHKgI/AAAAAAAAAQs/CrNho9KOWM0/s72-c/los+hijos.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CU8AQn05cCp7ImA9WxFXGE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-2991053477321635642</id><published>2010-05-25T23:41:00.001+02:00</published><updated>2010-05-25T23:44:03.328+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-05-25T23:44:03.328+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Citations" /><title>Il n’y a rien au-dessus du pouvoir de la pensée</title><content type="html">&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:andale mono,times;font-size:130%;"&gt;« Ce qu’on  n’a jamais vu, ce dont on n’a jamais entendu parler, on peut pourtant le  concevoir; et il n’y a rien au-dessus du pouvoir de la pensée, sauf ce  qui implique une absolue contradiction. Mais, bien que notre pensée  semble posséder cette liberté, nous trouverons, à l’examiner de plus  près, qu’elle est réellement resserrée en de très étroites limites et  que tout ce pouvoir créateur de l’esprit ne monte à rien de plus qu’à la  faculté de composer, de transposer, d’accroître ou de diminuer les  matériaux que nous apportent les sens et l’expérience. Quand nous  pensons à une montagne d’or, nous joignons seulement deux idées  compatibles, or et montagne, que nous connaissions auparavant. Nous  pouvons concevoir un cheval vertueux; car le sentiment que nous avons de  nous-mêmes nous permet de concevoir la vertu; et nous pouvons unir  celle-ci à la figure et à la forme d’un cheval, animal qui nous est  familier. Bref, tous les matériaux de la pensée sont tirés de nos sens,  externes ou internes ; c’est seulement leur mélange et leur composition  qui dépendent de l’esprit et de la volonté. Ou, pour m’exprimer en  langage philosophique, toutes nos idées ou perceptions plus faibles sont  des copies de nos impressions, ou perceptions plus vives. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:andale mono,times;font-size:130%;"&gt;David Hume,  Enquête sur l’entendement humain (1748), section II, trad. A. Leroy, Éd.  Aubier-Montaigne, 1969, pp. 54-56.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-2991053477321635642?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/2991053477321635642/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=2991053477321635642" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2991053477321635642?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2991053477321635642?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/05/il-ny-rien-au-dessus-du-pouvoir-de-la.html" title="Il n’y a rien au-dessus du pouvoir de la pensée" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0UCQXo_fCp7ImA9WxBbFU8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-8885294248714738643</id><published>2010-03-14T00:01:00.003+01:00</published><updated>2010-03-14T00:01:00.444+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-03-14T00:01:00.444+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Conjugaisons" /><title>Conjugaison (8)</title><content type="html">J'ai programmé la publication de ce message.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-8885294248714738643?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/8885294248714738643/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=8885294248714738643" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8885294248714738643?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8885294248714738643?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/03/conjugaison-8.html" title="Conjugaison (8)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CkcCRHc-eSp7ImA9WxBbE0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-7099564331157815273</id><published>2010-03-12T00:01:00.000+01:00</published><updated>2010-03-12T00:27:45.951+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-03-12T00:27:45.951+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Conjugaisons" /><title>Conjugaison (5)</title><content type="html">Ils mourront. Du futur assurément.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-7099564331157815273?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/7099564331157815273/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=7099564331157815273" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7099564331157815273?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7099564331157815273?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/03/conjugaison-5.html" title="Conjugaison (5)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, 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src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-4468981476998709638?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/4468981476998709638/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=4468981476998709638" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4468981476998709638?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4468981476998709638?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/03/conjugaison-4.html" title="Conjugaison (4)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0UCQH08cCp7ImA9WxBbEEU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-7863876453532058874</id><published>2010-03-09T00:01:00.001+01:00</published><updated>2010-03-09T00:01:01.378+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-03-09T00:01:01.378+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Conjugaisons" /><title>Conjugaison (3)</title><content type="html">J'aurais eu, j'aurais pu, j'aurais su.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-7863876453532058874?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/7863876453532058874/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=7863876453532058874" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7863876453532058874?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7863876453532058874?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/03/conjugaison-3.html" title="Conjugaison (3)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image 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src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUEHRHg-cSp7ImA9WxBUGUo.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-2138901159969453400</id><published>2010-03-07T00:01:00.001+01:00</published><updated>2010-03-07T15:53:55.659+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-03-07T15:53:55.659+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Conjugaisons" /><title>Conjugaison (1)</title><content type="html">Faut-il pour un présent monotone utiliser l'imparfait ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-2138901159969453400?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/2138901159969453400/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=2138901159969453400" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2138901159969453400?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2138901159969453400?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2010/03/conjugaison-1.html" title="Conjugaison (1)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUMBQX0yfip7ImA9WxNUEkU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-1621307946162261120</id><published>2009-11-03T21:53:00.008+01:00</published><updated>2009-11-03T23:30:50.396+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-03T23:30:50.396+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Théâtre" /><title>Sous le volcan? Malcom Lowry? Guy Cassiers?Josse de Pauw !</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SvCvBtu1WTI/AAAAAAAAAQU/_dS3OAR4N00/s1600-h/arton2039-350x233.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 350px; height: 233px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SvCvBtu1WTI/AAAAAAAAAQU/_dS3OAR4N00/s400/arton2039-350x233.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400008397207984434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;Je ne suis pas allée voir "Sous le volcan" pour retrouver le roman de Malcom Lowry &lt;/span&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;(1909-1957)&lt;/span&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;, ce&lt;/span&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt; livre culte que son auteur a remanié quinze ans durant, cette “&lt;em&gt;Divine Comédie ivre&lt;/em&gt;“ plantée dans le décor de Quauhnahuac, au Mexique, au pied de deux volcans. A dire vrai, je ne connaissais ni l'auteur ni le chef-d'oeuvre. Je n'aime pas les adaptations théâtrales d'oeuvres que j'ai pratiquées, elles ont souvent un goût de "trop peu".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;Je ne suis pas allée voir "Sous le volcan" pour retrouver la dernière adaptation de Guy Cassiers d'un grand classique du XXème siècle (il s'attaquera à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Homme sans qualité&lt;/span&gt; de Musil prochainement), ce must de la création flamande habitant le &lt;a href="http://www.toneelhuis.be/productie.jsp?id=276&amp;amp;lang=fr"&gt;Tonneelhuis &lt;/a&gt;à Anvers. Je n'y suis pas allée pour lui, ni pour retrouver cette façon qu'il a de concrétiser un &lt;/span&gt;monde intérieur sur scène par l’emploi sophistiqué de la technologie visuelle. Je n'aime pas voir les metteurs en scène se répéter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je suis allée voir "Sous le volcan" pour retrouver Josse de Pauw, responsable de l'un de mes plus beaux souvenirs de théâtre avec &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.mouvement.net/site.php?rub=8&amp;amp;id=101792"&gt;L'âme des termites&lt;/a&gt;. Il jouait dans cette pièce qu'il avait écrite. Et il a adapté le roman "Sous le volcan" mis en scène par Guy Cassiers. C'était donc une bonne raison. Et je n'ai pas été déçue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire se déroule pendant la journée des morts en 1938 à Mexico. C'est une période, juste avant la guerre, où tous les idéaux politiques se fissurent, les repères se perdent et le clash des cultures s'agrandit. Cette vision politique s'expérimente ici à travers les yeux d'un individu qui lui même s'effondre, Geoffrey, un consul, dont on ne saura d'ailleurs pas grand chose de l'utilité politique : c'est que cet homme est rongé par une guerre intérieure, dont on ne connait pas bien la cause, ce pourrait bien être le désespoir tout court, la finitude toute simple, la peur -l'unique, celle de la vie, celle de la mort- toute crue. Rongé, ou plutôt bu : Geoffrey est alcoolique. Le mot est si vulgaire à écrire, quand Josse de Pauw nous le fait vivre si poétiquement, avec une telle auto-suffisance qu'on en oublie la médiocrité de l'échec qui lui est définitivement accolé.&lt;br /&gt;Tout s'organise alors autour de l'acteur : l'on peut bien comprendre le contexte de décrépitude politique, c'est Geoffrey qui nous intéresse, c'est lui qui va montrer comment on ne s'en sort pas, comment il est impossible de s'en sortir. Comment on perd son prochain, symbolisé ici par Yvonne, la femme de Goeffrey. Elle tente de faire revenir son mari dans le monde des vivants, mais il s'enivre de mezcal, s'engouffre sous le volcan...&lt;br /&gt;Sa disparition ne serait pourtant qu'un accident, une erreur, une mauvaise lecture de l'histoire, si l'on se contentait là encore de dire que Geoffrey meurt-parce-qu'il-boit : l'individu est rattrapé par le cours de l'histoire, et il meurt parce qu'il s'est oublié, certes, mais d'autres, des nazis ont reconnu le juif derrière la boisson. Ce sont eux les assassins. Et à travers la décomposition d'un homme, nous assistons à la décomposition de la civilisation, avec cette menace terroriste omniprésente dans le spleen d'un consul, d'un mari.&lt;br /&gt;L'ombre du politique cerne ce roman poétique. Un volcan menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La mise en scène de Guy Cassiers sublime le jeu de Josse de Pauw : un décor de paravents sur - ou plutôt "sous", c'est l'effet que cela fait-lesquelles sont projettées des vidéos : décor de Mexique, une rue, un jardin, une vue sur le volcan... l'intérieur d'une chambre, un café, touches symboliques qui font voyager le spectateur chargé de raccorder ces sensations visuelles au récit des acteurs. &lt;span class="descriptionarticle"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Donner beaucoup d'images et d'éléments sensoriels, que le spectateur doit ensuite assembler d'une manière qui lui sera propre. Pour moi, c'est très important que le public ne soit pas seulement en position de voyeur mais qu'il partage les états d'âme des personnages sur scène&lt;/span&gt;" &lt;a href="http://www.letsmotiv.com/TheatreSpectacle/Interview/656-Sous-le-Volcan-Interview-avec-Guy-Cassiers.html"&gt;explique Guy Cassier&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et c'est le cas : l'on entre progressivement dans la tête du consul, comme dans ce prologue où l'on n'entend d'abord qu'une voix, dont on comprend ensuite qu'elle est transmise en direct du personnage, assis, quasi-immobile, derrière les écrans. Ce sentiment d'être l'âme de Geoffrey ou d'Yvonne est renforcé par les micros collés à la bouche des acteurs, qui n'ont qu'à chuchoter leur texte. Jeu d'une intimité, d'une intériorité inégalée, un régal ! Autre procédé : les acteurs sont déchargés de tout geste "réel", comme boire effectivement un verre d'alcool pour Geoffrey. Ce verre est projeté sur un écran vidéo, nous permettant de nous concentrer, nous, public, sur l'aspect psychologique de ce geste : boire du mezcal quand on est alcoolique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout cela n'est qu'une synthèse bien conceptuelle d'un spectacle que j'ai avant tout ressenti -salvateur effet de l'analyse qui est d'aplanir les hauteurs et les gouffres d'un vécu.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Sur scène était visibles, incarnés, cet indicible échec de l'humain, cette attirance irrésistible vers le trou et la lave.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-1621307946162261120?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/1621307946162261120/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=1621307946162261120" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/1621307946162261120?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/1621307946162261120?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2009/11/sous-le-volcan-malcom-lowry-guy.html" title="Sous le volcan? Malcom Lowry? Guy Cassiers?Josse de Pauw !" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SvCvBtu1WTI/AAAAAAAAAQU/_dS3OAR4N00/s72-c/arton2039-350x233.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AAR3c_eCp7ImA9WxNXGUw.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-404970911152995282</id><published>2009-10-07T13:08:00.004+02:00</published><updated>2009-10-07T13:42:26.940+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-10-07T13:42:26.940+02:00</app:edited><title>Le club des incorrigibles optimistes</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/Ssx-c4SwGQI/AAAAAAAAAPk/Jp2ah3csbxc/s1600-h/jean-michel-guenassia.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 182px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/Ssx-c4SwGQI/AAAAAAAAAPk/Jp2ah3csbxc/s320/jean-michel-guenassia.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389821888668113154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avant, ça roulait. A la Libération, c'était parfait. Ensuite, les 2CV sont venues nous pourrir la vie et, depuis que Renault a inventé la Dauphine pour ces dames, c'est le bordel&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;Le Club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia, p 170 (Albin Michel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livres/jean-michel-guenassia-le-club-des-incorrigibles-optimistes,46058.php"&gt;On&lt;/a&gt; va vous dire que c'est un portrait de la France au temps de la guerre d'Algérie, de mai 68 et de la guerre froide, ou &lt;a href="http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-73631-le-club-des-incorrigibles-optimistes.htm"&gt;encore&lt;/a&gt; que le roman est grand et gros (sic), un vrai pavé dans la rentrée littéraire (l'image est belle)... Pour moi, ce premier roman d'un &lt;a href="http://www.lepoint.fr/actualites-litterature/2009-08-31/le-club-des-incorrigibles-optimistes-guenassia-et-le-bistrot-des-illusions-perdues/1038/0/373003"&gt;jeune homme&lt;/a&gt; de la soixantaine dont la biographie exacte n'est pas encore googleisée (une vidéo quand même chez l'&lt;a href="http://www.albin-michel.fr/rentree-litteraire/auteurs/jean-michel-guenassia/"&gt;éditeur&lt;/a&gt;), est une leçon de philosophie et de littérature. Dans l'arrière salle d'un bistrot tenu par un auvergnat, se réfugie un drôle de club d'émigrés de l'est -russes, hongrois, polonais, roumains... tous victimes du totalitarisme communiste- pour jouer aux échecs, sous l'oeil de Sartre et Kessel. C'est bien une idée à la Sartre et une épopée à la Kessel... L'auteur dit humblement qu'ils ne les avaient pas lus lorsqu'il les a vus jouer ensemble aux échecs dans un café à Denfert-Rochereau, qu'il les avait reconnus parce que c'était des stars. A partir de cette rencontre furtive, cette image, Jean-Michel Guenassia rêve une fresque aux multiples destins, tous liés parce qu'ils ont trahi quelque chose ou quelqu'un.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-404970911152995282?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/404970911152995282/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=404970911152995282" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/404970911152995282?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/404970911152995282?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2009/10/le-club-des-incorrigibles-optimistes.html" title="Le club des incorrigibles optimistes" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/Ssx-c4SwGQI/AAAAAAAAAPk/Jp2ah3csbxc/s72-c/jean-michel-guenassia.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0cBR3c-cSp7ImA9WxRVF0k.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-6209653251058384548</id><published>2008-11-14T19:33:00.013+01:00</published><updated>2008-11-15T11:30:56.959+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-11-15T11:30:56.959+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Feuilleton culturel" /><title>Perles d'emplois culturels</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR6Xu6jgyVI/AAAAAAAAAO4/q4En0dL-sI8/s1600-h/volontaires-nus-posent-pour-photographe-spencer-tunick-sur-g.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 260px; height: 195px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR6Xu6jgyVI/AAAAAAAAAO4/q4En0dL-sI8/s400/volontaires-nus-posent-pour-photographe-spencer-tunick-sur-g.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268815446318041426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet article fait écho à "Lettres de non motivation" dans le site &lt;a href="http://moodbazaar.free.fr/nutty.html#previeux"&gt;Moodbazaar&lt;/a&gt; qui évoque le travail de &lt;a href="http://www.previeux.net/"&gt;Julien Prévieux&lt;/a&gt; (cf. ce &lt;a href="http://aimzon.blogspot.com/2007_06_01_archive.html"&gt;post&lt;/a&gt;)... Le marché de l'emploi donne en effet à réfléchir  et  la partie visible de l'iceberg (à savoir : les sites de recherche d'emploi) sont un bon reflet d'un domaine d'activité, de sa croissance ou de sa décrépitude: voici donc un top ten d'annonces recueillies ces derniers mois sur des sites spécialisés dans l'emploi dans le secteur culturel. Elles donnent une image (drôle ? sinistre ?) du marché de l'emploi du secteur : rémunérations souvent hypothétiques pour des demandes de compétences et d'investissement hallucinants ("donnez votre âme pour la culture !"), confusion des genres (les sites de castings sont très forts pour ça) , curieux mélange entre le "culturel" et le "divertissement" ou, plus intéressant, entre le "culturel" et "le militantisme"... parfois leur rédaction est tout simplement hilarante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;NB : Les annonces citées ne sont pas des fictions (fautes d'orthographe, contradictions et pléonasmes compris).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;casting voix off féminine, dynamique et souriante pour spots publicitaires, liners radio,  également voix off films, téléfilms, publicités... envoyer CV avec photo indispensable + lettre de motivation à...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aucune réponse par tel.&lt;/span&gt; "&lt;br /&gt;&gt;&gt; photo indispensable et surtout pas de téléphone pour une voix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="annonceTypoView"&gt;2. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Théâtre Moderne recherche pour sa nouvelle création &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La voie du thé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, un comédien physique issu de Lecoq, du mime, ou de toute autre discipline corporelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt; Les répétitions auront lieu ponctuellement de mi-novembre à mi-mars, puis nous partirons en résidence au Darpana Institute en Inde jusqu’à mi-avril ou août 2009. Ces répétitions ne seront pas rémunérées. Les représentations à partir de mai le seront en cachets, en fonction de la recette. Nous sommes à la recherche de financements privés et ces conditions peuvent changer par la suite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="annonceTypoView"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  Nous organiserons une audition début novembre. Si vous n’êtes pas disponible à cette période, vous pouvez tout de même répondre à cette annonce. Merci de le faire cependant après avoir visité notre site www.theatremoderne.com, qui vous donnera une idée de notre travail et du projet.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; comédien virtuel s'abstenir ! (quoique, si vous n'êtes pas là pour l'audition on peut se débrouiller) et d'abord, nous sommes dans la modernité nous ! la preuve, nous cherchons des sous -d'ailleurs, si le comédien virtuel a un père riche...- , rêvons de l'Inde -on sait pas trop quand-, mais ce qui est sûr, c'est qu'on boira du thé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. "&lt;/span&gt;&lt;a href="http://beta.irma.asso.fr/offre18766.html" class="l" onmousedown="return clk(this.href,'','','res','1','')"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Recherche customiseur payé au smic.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; ça c'est de la culture : customiser des téléphones portables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Recherche un professeur de piano, guitare, violoncelle, violon, chant, flûte traversière, accordéon, clarinette. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;Le professeur est engagé par contrat à durée indéterminée à temps partiel.  Il assure l'apprentissage instrumental de son élève.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; B&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;onne présentation, expérience de l’enseignement, éclectisme et réelle motivation. 17 euros de l'heure.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; euh... tout ça ? vache de conservatoire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stage dans le milieu culturel. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;Formation supérieure, nous recherchons un stagiaire prêt à s’investir dans un stage qui lui donnera l’occasion de découvrir plusieurs facettes du métier de communication dans le domaine culturel. Autonomie, dynamisme, ouverture d’esprit, aisance relationnelle et réel sens commercial. Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, Powerpoint, suite Adobe, bases de données…). Anglais courant. Intérêt pour la culture essentiel. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;Convention de stage obligatoire. Rémunération : aucune.&lt;/span&gt;&lt;span class="annonceTypoView"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt; alors j'ai bac +5, je suis bilingue, j'ai fait une école de graphisme en plus, et je bosse avec vous pour la gloire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. "&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;Centre culturel sous la forme d'une association loi 1901 recherche son directeur. Mission : sous l’autorité absolue du président, élaboration et mise en œuvre du projet culturel sur le territoire selon les préconisations des schémas d’orientation musique et danse du ministère de la Culture. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="annonceTypoView"&gt;Profil : bonne connaissance des contraintes de la régie publique, expérience reconnue dans un poste similaire.&lt;/span&gt;&lt;span class="annonceTypoView"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt; c'est bien un directeur que tu recherches ou une lavette ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Club Med recherche animateur culturel. Vos compétences, sources d’instants inoubliables. Travailler au Club Med, c’est choisir de valoriser vos compétences professionnelles et personnelles. De progresser tous les jours dans votre métier, au contact d’équipes détentrices d’un savoir-faire unique, et de clients tout aussi exceptionnels. D’évoluer dans des cadres raffinés, avec des programmes de formation continue et de nombreuses opportunités de carrière. Personnifiez notre vision du luxe convivial, en permettant et partageant les bonheurs du monde. Salaire de départ : du SMIC à 1 750 € selon le poste et l’expérience, avantages en nature déduits (postes nourris et logés). &lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; j'ai toujours été étonnée que les sites spécialisés pour l'emploi culturel soient bombardés de demandes du Club Med.  Les compétences évoquées sont les mêmes pour les animateurs d’enfants, techniciens son et/ou lumière, décorateurs, costumiers, chorégraphes, danseurs salsa, maîtres nageurs sauveteurs et aussi employés de plonge, chef restaurateur, commis pâtissier, assistant gouvernante, assistant économe etc.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;homme soixantaine d'années recherche modèles féminin ou masculin pour posé en nue académique ou bodypainting remimunerations 20 euro de l heure merci de me faire parvenir vos mensurations&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; un VRAI artiste et qui SAIT écrire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Greenpeace est à la recherche d'une centaine de personnes pour poser nues sur un glacier des Alpes suisses. La séance photo est prévue les 18 et 19 août. Le lieu est tenu secret. Greenpeace a annoncé, mercredi, être à la recherche de quelques centaines de personnes pour poser nues sur un glacier des Alpes suisses. L'objectif est se sensibiliser le monde sur le réchauffement climatique. La séance photo est prévue les 18 et 19 août dans un lieu tenu secret. Connu pour ses photographies de foules nues mises en scène dans des lieux publics, Spencer Tunick s'est associé à l'organisation écologiste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" L'installation symbolise la vulnérabilité des glaciers et la fragilité du corps humain ",&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; précise Green Peace&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Les photos doivent émouvoir la population et la motiver à agir contre les changements climatiques."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Dans ses précédentes oeuvres, Spencer Tunick a photographié ses modèles devant la Biennale à Lyon (2005), sur un pont à Cleveland (Ohio) ou dans une station de métro à New York (2003). Environ 18.000 personnes ont posé en tenue d'Eve pour ce photographe américain sur la place Zocalo de Mexico en mai dernier.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; youhou ! on s'éclate ! c'est pour l'art ! tous à poil ! (on aurait pu le faire aussi pour le rugby)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Casting. Recherchons dans le cadre d'une société de service au particulier des femmes âgées de 18 à 30 ans disponible en soirée pour des missions d'hôtesse d'accompagnement simples. Votre rôle accompagner un chef d'entreprise lors d'un dîner, un cadre lors d'une négociation, jouer le rôle d'une épouse lors d'un dîner ou d'un déjeuner, sur une brève apparition ou lors d'un trajet, d'une visite... Vous savez vous habiller de façon élégante, sexy et avez des atouts de charme à n'en point douter. Rémunération : 15 euros net de l'heure. Attention ceci n'est pas de l'escort mais bien une mission d'hôtesse.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&gt;&gt; cette dernière phrase a toute son importance n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-6209653251058384548?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/6209653251058384548/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=6209653251058384548" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/6209653251058384548?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/6209653251058384548?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/11/perles-demplois-culturels.html" title="Perles d'emplois culturels" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR6Xu6jgyVI/AAAAAAAAAO4/q4En0dL-sI8/s72-c/volontaires-nus-posent-pour-photographe-spencer-tunick-sur-g.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0IHR3syeyp7ImA9WxRVFko.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-928434611847386332</id><published>2008-11-14T14:15:00.008+01:00</published><updated>2008-11-14T15:05:36.593+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-11-14T15:05:36.593+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Littérature" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="BD" /><title>De mal en pis d'Alex Robinson</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR17cvGD-xI/AAAAAAAAAOo/tSSXoGTr7Qs/s1600-h/de_mal_en_pis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 180px; height: 260px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR17cvGD-xI/AAAAAAAAAOo/tSSXoGTr7Qs/s320/de_mal_en_pis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268502872701795090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dernière lue : la BD d'Alex Robinson, "De mal en pis" / "Box office poison" *. 600 pages à dévorer aux éditions Rackham, pour un prix du meilleur premier album à Angoulême en 2005.&lt;br /&gt;Le pitch, très bien fait &lt;a href="http://www.cnbdi.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=137&amp;amp;Itemid=46"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de tout le fatras autobiographique actuel de la BD * (déception à la lecture du dernier Trondheim, pas mieux chez Larcenet, et tous ces blogs publiés comme celui de Boulet me laissent de glace -marre de ces auteurs qui dessinent leur festival d'Angoulême : on s'en fout !!!), Alex Robinson évoque le monde de la BD d'une façon tout à fait inattendue, et dans une forme étonnante (qui évoque  Chester Brown, le film noir américain ou encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hicksville &lt;/span&gt;de Dylan Horrocks), à travers une galerie de personnages variés -et ponctuellement "interview-psychanalysés" par l'auteur dans des planches superbes et très drôles : Sherman le libraire aspirant romancier, Jane qui aspire aussi à une carrière d'auteur de bande dessinée, Stephen prof d'histoire au physique de Yeti, Stephen le beau gosse, Dorothy la rédactrice d'un journal branché un tout petit peu alcoolique et surtout  au caractère de chien, Ed puceau-habitant-toujours-chez-ses-parents, qui lui aussi penche pour la BD et devient l'assistant de Savor Irving, une ancienne gloire de l'Âge d'or des comic books,  et entame une croisade pour la réhabilitation de ce dernier, jadis floué par sa maison d'édition qui tire toujours les dividendes de ses créations... et tous les autres personnages : les chieurs des librairies (une fresque !), les rencontres d'un soir, les chiens, les fugueuses et même un assassin énigmatique dont on repère le visage inquiétant tout au long de la BD. C'est tellement riche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup aimé l'approche très libre et très américaine de l'opposition entre les créateurs grands publics et les auteurs « indépendants » : comment dire, cette façon de le démontrer empiriquement, par le récit même et sans théoriser... tout à fait agréable pour le lecteur qui circule dans les idées sans qu'elles nous soient imposées. Alex Robinson nous parle de son environnement d'auteur sans que ce soit pesant, sans jugement à l'emporte-pièce... Il évoque en filigrane ce désir qu'ont tous les auteurs indépendants d'être célèbres et diffusés internationalement, désir de Satan qu'ils dissimulent sous prétexte de ne pas perdre leur âme. Irving et Ed sont très touchants sur cette thématique : Irving lance un procès à son ancienne maison d'édition mais ce qu'il recherche dans ce combat contre Goliath c'est tout simplement de... travailler de nouveau pour lui. Ed, le puceau timide qui conclut la BD sans qu'on s'y attende, lui aussi n'a qu'un but : dessiner ses héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis aussi les idées de mise en page qui rendent le récit palpable, sensible -quel plaisir!- comme par exemple lors du baiser adultère de Sherman (p488) ou même la visite de l'appartement (p428). De vraies trouvailles aussi dans la monstration de l'écriture en cours, comme lorsque que Dorothy "écrit" son article sous nos yeux, ou encore Sherman son roman. Des références rigolotes et assumées au monde des guicks fans de Star wars (le personnage d'Irving est étonnant là-dessus). Une progression toujours généreuse et surprenante du récit, qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah vraiment, ne vous attardez pas sur les critiques bavardes qui font de cette BD une "BD d'initiation qui parle aux jeunes" ou "dans laquelle les personnages sont vos amis", l'écriture d'Alex Robinson n'est pas si naïve : lisez-le !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*"Box office poison" est un titre beaucoup plus parlant et sa traduction française témoigne à mon sens de l'errance narcissique dans laquelle auteurs et critiques de BD sont actuellement : par exemple la couv' française nous met sur une fausse route en prenant Sherman pour centre psychologique du récit alors que justement le récit joue sur le croisement d'une multitude de personnages ;  la traduction "De mal en pis" idem... On peut écrire un Shenzen autobiographique et sortir du délire narcissique pour nous donner une vision politique très contemporaine ; de mêmeon peut écrire un "Box office poison" et aborder toutes les étapes de la construction d'une BD : sa fabrication intime et son reflexe narcissique, comment elle est livrée à l'édition puis au public...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alex Robinson, Rackham, 610 pages, noir et blanc, 30 euros.&lt;br /&gt;ISBN 2 -87827-083- 5&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-928434611847386332?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/928434611847386332/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=928434611847386332" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/928434611847386332?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/928434611847386332?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/11/de-mal-en-pis-dalex-robinson.html" title="De mal en pis d'Alex Robinson" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SR17cvGD-xI/AAAAAAAAAOo/tSSXoGTr7Qs/s72-c/de_mal_en_pis.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0ICQ3s5fip7ImA9WxRVFk0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-9220329085452042649</id><published>2008-11-13T18:59:00.002+01:00</published><updated>2008-11-13T19:39:22.526+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-11-13T19:39:22.526+01:00</app:edited><title>Je me joins à...</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://l-autofictif.over-blog.com/"&gt;Eric Chevillard&lt;/a&gt; : "&lt;b&gt;HO ! EST-IL DONC IMPOSSIBLE DANS CE PAYS D’ACQUÉRIR UN BONNET QUI ÉVITERAIT L’OTITE À MA FILLE DE SIX MOIS SANS POUR AUTANT L’AFFUBLER D’OREILLES DE CHIEN OU DE LAPIN ? HO ! INDUSTRIE TEXTILE, JE T’INTERPELLE, LÀ !"&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ses petits doigts qui grattent et grattent sur la page colorée de l'album de Sonia Pulido, les tiraillements discrètement sonores et salivaires de sa bouche sur la tétine-tototte, ses petons recroquevillés sous la plume d'un ongle sans angle, ses progrès immenses et dérisoires lorsque telle une fée elle attrape la cuillère magique d'un goûter de pommes, son éclat (est-ce un rire ?) victorieux face au miroir d'un doigt, ses caresses sensibles sur mes cheveux arasés de lectures phénoménologiques, son soupir satisfait et repu glissant dans les charmes du lit,  ses  étincelles d'yeux tout ronds sur les lignes qui ne disent qu'elle, sa patience étonnée qui pianote du pied sur l'écran, le tintillement joyeux de son cerveau agité par les découvertes du jour, ses joues roses comme le jardin que j'imagine pour m'endormir, ses mains  filant l'air et le sommeil comme des danseuses, ses premières paroles en forme de bulles dégoulinantes et de chansons de choeurs d'oisillons, son sourire lisse et franc comme aucun adulte ne parviendrait à en lancer aux vivants, elle, elle, elle translucide et tonique comme une seconde peau...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-9220329085452042649?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/9220329085452042649/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=9220329085452042649" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/9220329085452042649?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/9220329085452042649?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/11/je-me-joins.html" title="Je me joins à..." /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUcCQHozcCp7ImA9WxRRE0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-2584476261218080417</id><published>2008-09-25T15:55:00.003+02:00</published><updated>2008-09-25T16:31:01.488+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-09-25T16:31:01.488+02:00</app:edited><title>Lettre à celui qui est parti</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se reconnaîtra, celui qui est parti, puisqu'il est encore là, sur la toile, à tisser un journal. Je ne suis pas arachnophobe, et pourtant, mon plafond en est plein. Je veux dire : de ces  fils  de ces débuts. Ces débuts qui n'en finissent pas. Ces fils qu'on tire un peu dans tous les sens, et puis qu'on laisse traîner dans la poussière, qu'on oublie.&lt;br /&gt;Donc quand je lis, en général, je commence par le début : là dernièrement, j'ai commencé la lecture de "Pourfendeur de nuages", un roman de Russel Bank. Je peine car l'auteur ne cesse d'introduire l'introduction et... c'est long. Mais je fais confiance, car je connais l'auteur, j'ai lu "&lt;a href="http://www.lire.fr/critique.asp/idC=49190/idR=217/idG=4"&gt;American darling&lt;/a&gt;" et "Sous le règne de Bone". Le premier est à ne surtout pas rater.&lt;br /&gt;Le problème des débuts, c'est quand l'auteur est inconnu, anonyme, irrégulier. Comment continuer la lecture si le début ne nous accroche pas avec un peu de suspense, un peu d'émotion ou de bizarrerie, un peu de cul ou un peu de sang (c'est vrai que ça ça marche bien en ce moment). C'est le problème des débuts, et des débutants. C'est le problème des nouveaux, et des nouveautés. C'est le problème des intros, et des introduits. Franchement chapeau pour les succès au premier roman, ceux qui sont reconnus à leur première plume et diffusés nationalement, prix machin et prix truc, tiroir-caisse ouvert et refermé, dispendieux jusqu'au prochain succès (pas sûr), économe ensuite (peut-être). Mais bon, c'est pas lesuccès, vraiment, que recherche un écrivain (dira celui qui n'a pas de succès.Celui qui en a dira la même chose, mais avec un ton un peu différent, plus assuré sans doute...).&lt;br /&gt;Enfin voilà, tout ça pour dire que c'est compliqué les débuts... qui n'en finissent pas. Un peu d'action que diable, un peu de rebondissement, un peu de théâtre. Un peu de ci, un peu de ça. Un peu. Ah et puis aussi : on ne devrait jamais lire un auteur qu'on connait intimement. C'est ton départ que je lis entre les lignes. C'est ta révolte, tes choix, ta femme. Faut dire que  ta fiction a franchement le ton de l'autobiographie que diable, comment faire abstraction ? Demander au lecteur un peu d'imagination, pour pas juger son petit frère ou sa petite soeur écrivain. Vous avez déjà communiqué l'adresse de votre blog à votre mère par exemple ? Et quand vous écrivez, ça reste pareil ? Est-ce que les leçons de l'enfance ne refont pas surface ? Viennent s'introduire dans la création ? L'auto-censure, la peur du noir, le splash ? Bof. Compliqué tous ces romans à la première personne du singulier. Comment s'en dépétrer. Du journal. En partant ?&lt;br /&gt;C'est peut-être là que tu vas, après tout, toi qui aimes les contraintes, je suis sûre que tu es assez tordu pour retomber sur tes pattes avec une idée pareille. Genre : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Modification&lt;/span&gt; de Michel Butor. C'est vrai qu'il y a du nouveau roman dans ton style. Les noms-initiales à la Sarraute. Les phrases brèves à la Robbe-Grillet. Les métamorphoses à la Kafka. Bon allez, je devrais pas, mais je donne le &lt;a href="http://meinetwegen.blogspot.com/"&gt;lien&lt;/a&gt;, après tout c'est publié, et ici, il y a la place pour faire la pub des auteurs vivants. Oui parce que c'est bien une pub quand même, malgré tout.&lt;br /&gt;Une pub interrogative, une pub interactive. C'est ça aussi le jeu du blog, on risque toujours d'avoir des intrusions perverses dans ce qu'on croit raconter tout seul dans son coin. Faudrait en parler à François Bon, toujours à fond pour les expériences d'écriture. Il viendrait  muter le journal de celui qui est parti, journal hybride d'un être qui attend peut-être la modification d'un autre...&lt;br /&gt;Enfin on verra bien.&lt;br /&gt;Je vais jusqu'à 200 pages et si Russel me tient, je continue, sinon, je passe à un autre...&lt;br /&gt;Mais toi, je continue, c'est ça aussi les amis, même quand ils partent, on les colle ;-)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-2584476261218080417?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/2584476261218080417/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=2584476261218080417" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2584476261218080417?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2584476261218080417?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/09/lettre-celui-qui-est-parti.html" title="Lettre à celui qui est parti" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMRns8cCp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-8647458771182116944</id><published>2008-06-17T16:46:00.006+02:00</published><updated>2008-12-11T09:56:27.578+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:27.578+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Blablablog" /><title>Naissance de Gabrielle !</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SFfQDCOQo8I/AAAAAAAAAKU/tAVS1kvYEqw/s1600-h/IMG_3950.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SFfQDCOQo8I/AAAAAAAAAKU/tAVS1kvYEqw/s400/IMG_3950.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212863844259505090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Même si ce blog est à l'abandon depuis plusieurs mois et qu'il n'a pas une vocation "intime", je ne résiste pas à vous faire part de la naissance de notre petite fille à Noël et moi : Gabrielle est née le 11 juin dernier, à 1h50. Elle pesait 3,060  kg, mesurait 49 cm, mais elle grandit déjà très vite ! La naissance a été  tout simplement merveilleuse, et nous avons là un bébé zen, très curieux, qui nous comble de bonheur...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SFfPym59toI/AAAAAAAAAKM/D_SL3pO9wf8/s1600-h/IMG_3973.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SFfPym59toI/AAAAAAAAAKM/D_SL3pO9wf8/s400/IMG_3973.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212863562048714370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-8647458771182116944?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/8647458771182116944/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=8647458771182116944" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8647458771182116944?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8647458771182116944?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/06/naissance-de-gabrielle.html" title="Naissance de Gabrielle !" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/SFfQDCOQo8I/AAAAAAAAAKU/tAVS1kvYEqw/s72-c/IMG_3950.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>4</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMRnk8cSp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-378049239634571024</id><published>2008-02-10T09:41:00.001+01:00</published><updated>2008-12-11T09:56:27.779+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:27.779+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Théâtre" /><title>Unter eis de Falk Richter</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R7GmWjJHphI/AAAAAAAAAJ8/07-pgNfG0NU/s1600-h/Unter_Eis_DSC_7848-1793d.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R7GmWjJHphI/AAAAAAAAAJ8/07-pgNfG0NU/s400/Unter_Eis_DSC_7848-1793d.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166093153891493394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Rumeur excellente, critiques très favorables (&lt;a href="http://www.telerama.fr/critiques/critique.php?id=22467&amp;amp;onglet=essentiel"&gt;Télérama&lt;/a&gt;), public au bord de la standing, je ne me suis pas ennuyée vendredi soir devant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Unter eis&lt;/span&gt; écrit et mis en scène par &lt;a href="http://www.blogger.com/www.falkrichter.com"&gt;Falk Richter&lt;/a&gt; au &lt;a href="http://www.theatredunord.fr/Public/spectacles.php?ID=1299"&gt;Théâtre du Nord&lt;/a&gt;. Le metteur en scène associé à la &lt;a href="http://www.schaubuehne.de/spielplan/detailansicht.php?id_language=1&amp;amp;id_event_cluster=950&amp;amp;id_event_date=0"&gt;Schaubühne&lt;/a&gt; de Berlin (Thomas Ostermeyer l'a choisi comme artiste associé) (on y lit &lt;a href="http://www.schaubuehne.de/spielplan/detailansicht.php?id_language=1&amp;amp;id_event_cluster=950&amp;amp;id_event_date=0"&gt;ici &lt;/a&gt;un extrait vidéo), interroge les fantasmes, phobies et angoisses des «consultants» en grande entreprise, ce nouveau maillon fort du pouvoir économique et de la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des scènes excellentes parodiant le jargon de ces tartuffes dont la religion est la réussite économique à défaut de la réussite sociale ou tout simplement humaine : c'est là que le bât blesse, à l'image de ce mulet-consultant cinquantenaire qui ouvre la pièce et constate que sa vie est un échec, la charge trop lourde, les plaies béantes... Face à deux jeunes loups, il ne donne plus le change et est pris à son propre piège. &lt;span style="" onmouseover="_tipon(this)" onmouseout="_tipoff()"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sous la glace&lt;/span&gt; montre en effet que les exécuteurs de la doctrine pure de l'économie et du management sont à la fois délinquants et victimes, comme les gourous d'une secte.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce qui m'a le plus intéressée dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Unter eis&lt;/span&gt;, c'est cette façon d'ironiser sur ceux qui prétendent tout résoudre, ou pour lesquels "tout devient possible"&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: rien d'autre qu'une nouvelle idéologie du bonheur qui, sous prétexte d'établir une politique cohérente, mûe par un sens prédéfini, nie tout simplement les valeurs humaines qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ne &lt;/span&gt;se laissent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pas &lt;/span&gt;résoudre de manière cohérente. Cette cohérence systématique &lt;/span&gt;&lt;span&gt;(Das system, c'est le titre de la série de pièces créées par Falk Richter sur la même thématique : pas mal d'&lt;a href="http://www.falkrichter.com/logic/article.php?cat=13&amp;amp;id=269"&gt;infos&lt;/a&gt; -en français !-sur le site de l'auteur)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; reviendrait à déclarer la fin de pensée, et les idéologies sont bel et bien mortes !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Ceux qui prétendent nous procurer les recettes du bonheur à force de slogans ("travailler plus pour gagner plus") ou de guides ("comment réussir sa vie") sont des menteurs, des illusionnistes, des imposteurs... brillants, certes, comme ces trois comédiens sur le plateau qui, eux heureusement, parviennent à nous faire passer en plus l'ironie salvatrice. La référence consciente ou inconsciente à notre omni-président dans le discours de l'un des consultants a d'ailleurs suscité un remous dans le public, tout comme cette autre aux "cabinets &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;indépendants &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;d'audit pour mesurer l'efficacité des services publics". Enfin ici on peut en rire, et prendre un peu d'air par rapport au gavage quotidiens dont les media people ou non se font les savants relais...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre ("sous la glace") fait référence à cet épisode de la pièce où un chat est jeté depuis une fenêtre dans les eaux gelées d’un canal : la bête coule, lentement, et meurt congelée. Cette scène est une métaphore du sort réservé à tous ceux que l’impératif de la performance économique à outrance relègue aux marges de la société : ceux qui ne veulent pas travailler plus pour gagner plus, ceux qui ne sont pas des gagnants, ceux qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs d'un guide. L’image du gel y désigne les sentiments et les émotions que les consultants en entreprise refoulent sous leur apparence glaciale de «manager» efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens d'un ami consultant qui m'avait un jour parlé de son métier : il avait recueilli une ovation de l'équipe de direction de la boîte dans laquelle il intervenait grâce à un discours passionné qu'il avait conclu, rouge d'émotion, emporté par sa propre verve, par la formule : "il faut monitorer les process !" Ce discours était brillant, tout comme celui de ces acteurs parfaitement dirigés et encadrés par une mise en scène aux trouvailles parfois géniales, comme ce moment grandiose où l'un des consultants devient phoque et s'étale sur la table de réunion... Les sauts surréalistes dans ce spectacle-là marquent d'ironie et d'échec les discours clichés des consultants où la parole est simplement projetée face public... En revanche, dans les trainings et autres séminaires de management, les performances ne doivent pas risquer le burlesque sous peine de licenciement (c'est ce qui arrive dans la pièce à deux consultants qui interprètent une comédie musicale avec un peu trop de distance et d'ivresse...).&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans les premières scènes, j’ai simplement monté des citations, puis au fur et à mesure, j’ai introduit des décalages de plus en plus burlesques et surréalistes. Le jeu des comédiens suit cette évolution, glissant du réalisme à la comédie tragique, tout en montrant la contradiction entre le discours et le comportement, en laissant affleurer les émotions cachées... sous la glace.&lt;/span&gt;" &lt;span class="italic2"&gt;Falk Richter, &lt;/span&gt;d’après un entretien avec Gwenola David pour &lt;span class="italic2"&gt;La Terrasse&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ouf ! Ici, l'interprétation est d'un autre niveau : au-dessus de la glace. Les chorégraphies y adoptent la liberté gracieuse des patineuses, les idées y jaillissent telles des sources chaudes et les liens entre acteurs et spectateurs s'épanouissent solidaires et euphoriques...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-378049239634571024?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/378049239634571024/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=378049239634571024" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/378049239634571024?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/378049239634571024?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/02/unter-eis-de-falk-richter.html" title="Unter eis de Falk Richter" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R7GmWjJHphI/AAAAAAAAAJ8/07-pgNfG0NU/s72-c/Unter_Eis_DSC_7848-1793d.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>4</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMSXw6eCp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-2376890996771062732</id><published>2008-02-06T11:37:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T09:56:28.210+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:28.210+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Musique" /><title>Opéra pop de la Compagnie Ribac/Schwabe</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R6mPw8O3G1I/AAAAAAAAAJk/5yb3WJoyy04/s1600-h/noce_des_platines.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R6mPw8O3G1I/AAAAAAAAAJk/5yb3WJoyy04/s400/noce_des_platines.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163816518721936210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir, j'étais à &lt;a href="http://www.laconditionpublique.com/"&gt;La Condition Publique&lt;/a&gt; pour écouter l'"opéra-pop" pour le moins hétéroclite que nous a programmé &lt;a href="http://www.laclefdeschants.com/public/index.php"&gt;La Clef des chants&lt;/a&gt;, qui a pour habitude dans la région de tournebouler notre vision de l'opéra et de l'art lyrique (pour peu qu'on en aie une) : on les a vus baroques, dans l'ambiance des estaminets ou même dans la rue (prochainement, une opérette de rue mise en scène par Sophie Cornille). Souvent, sans doute en vertu de cette pratique "décentralisée" comme on dit par chez nous (ou encore hors les murs : bref, loin des rapports scéniques classiques), les mises en scène invitées sont très théâtrales, et c'est peut-être une raison pour laquelle j'aime bien leur programmation.&lt;br /&gt;Faut dire qu'il y avait aussi un gros mot lié à cette excellente &lt;a href="http://www.laclefdeschants.com/public/spectacle_details.php?num=2"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noce des platines&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; : orchestre "Her-mé-neu-ti-que". Je l'aime bien ce mot-là, parce qu'on peut passer des heures à l'interpréter sans jamais arriver au bout : passionnant. Et &lt;a href="http://ribac-schwabe.net/"&gt;La Compagnie Ribac/Schwabe&lt;/a&gt; [site en cours] a bien choisi son vocabulaire, puisque son spectacle se plaît à mélanger les langues et les instruments (Eva Schwabe s'empare même très lestement d'une scie musicale qu'elle fait vibrer comme un fantôme), comme pour ouvrir des pistes à nos oreilles et des fenêtres à nos cerveaux : "on a créé des tubes pour retenir les sons, mais on pourrait aussi les laisser s'envoler dans les vents" [citation approx, traduite de l'anglais], concluent les chanteurs dans un shunte musical aérien. Et les accordéons, synthé, et autre banjo de s'envoler dans les cintres...&lt;br /&gt;Cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noce des platines&lt;/span&gt; est assez indescriptible pour en parler...&lt;br /&gt;Des chanteurs déguisés en scientifiques du XVIIIème viennent nous jouer la leçon des savants, en anglais, en allemand, en français. Inutile de dire que dans ce langage on ne comprend tout à fait que la musique, et la dérision des quatre interprètes. Car s'il y avait une trame à donner à ce spectacle, constitué de plusieurs "scènes" comme autant de moments d'expérimentation des sons, c'est l'humour et la poésie qui s'en dégagent. Une scénographie impeccable tenant à la fois du laboratoire et du studio, du magasin de viniles et du bar londonien de la fin des années 80 nous reconduit sans prétention aux origines du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;phonautograph &lt;/span&gt;et autres machines à produire du son.  Alexander Graham Bell est évoqué, et son invention, le téléphone, rendue à son terrible sens tragique : l'assistant de Bell, Watson ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vous m'entendez, mon cher Watson ?&lt;/span&gt;" cf. &lt;a href="http://extranet.zestory.com/fr/energie/extrait-chap02.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;) rend une visite nocturne à la morgue afin de trancher la tête d'une morte pour récupérer son oreille interne et la reproduire en chair, métal et os... Moment carrément fantastique du spectacle !&lt;br /&gt;Et tout a commencé par un tube...&lt;br /&gt;Parmi les autres expérimentations mêlant toujours interprétation vocale et instrumentale et jeu avec les machines, un ballet au second degré avec un jeu d'orgues ou encore avec deux hauts-parleurs (photo ci-dessus) manipulés par les comédiennes dans une chorégraphie improbable... Un solo inoubliable de Cathal Coughlan et sa voix sans égale, profil public... Un hommage aux vyniles dont on écoute avec bonheur le grésillement... Un ingénieur du son qui se débat avec sa console qui refuse soudain de lui obéir (ici, même les murs et les objets se libèrent pour créer leurs propres sons !)... Les voix, les orgues, les circuits, les scies, les accordéons, les magnétophones, les dictaphones, et autres amplis ou saxo à quatre sous sont mis à contribution pour ces expériences sonores souvent très drôles. Et la guitare de François Ribac, qui au rappel lance un clin d'oeil aux maîtres de la pop, les Beatles, avec une interprétation de... &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Doctor_Robert"&gt;Doctor Robert&lt;/a&gt;. L'objectif au final est de réaliser une sorte de pont entre l’exercice classique “variation sur un thème de“ (l'univers pop), qui prend prétexte d’un fragment d’une autre œuvre pour construire son développement, et la technique du sampling et du collage. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plutôt que de tenter de reproduire des techniques issues de la techno (le dijaying), du hip hop (scratch avec des platines vinyles) ou de l’électro-acoustique (la diffusion spatialisée du son), on s’attachera à élaborer (sans prétention !) une geste spécifique, liée aux fonctionnalités des objets de reproduction&lt;/span&gt;" écrivent les concepteurs dans leur note d'intention. Réussi !&lt;br /&gt;L'argument scientifico-ludique des expérimentations de ce spectacle nous ramène à 1626 : "un savant anglais nommé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Bacon"&gt;Francis Bacon&lt;/a&gt; écrivit une utopie intitulée &lt;a href="http://jacbayle.club.fr/livres/Utopie/Bacon.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Nouvelle Atlantide&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. (texte intégral et extraits sur &lt;a href="http://expositions.bnf.fr/utopie/cabinets/extra/antho/17/3.htm"&gt;Gallica&lt;/a&gt;) Il y décrivait notamment des laboratoires où l’on isolait les microbes, faisait croître des espèces végétales et manipulait le son, l’amplifiait, le transformait en écho, le stockait et l’envoyait dans des tuyaux. En bref, Bacon anticipait le studio d’enregistrement des Beatles" dit le pitch.&lt;br /&gt;Moi j'avais surtout retenu de Bacon [1] sa volonté de classer les objets et les sciences dans un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Novum Organum&lt;/span&gt; assez indigeste : un classement auquel Kant s'est sans doute référé pour pondre sa révolution copernicienne qui met l'homme non plus au centre de nos expériences, mais l'expérience au centre de notre connaissance. La boucle est bouclée : dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Noce des platines&lt;/span&gt;, il s'agit bien de nous faire vivre des expériences sonores, de faire tourner les sons et de montrer l'infinie variété de leurs sources et de leurs interprétations, comme les hypothèses d'un monde qu'il nous faut d'abord sentir avant de le laisser s'estomper... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"fade"&lt;/span&gt; [ang. : disparaître, s'évaporer dans les airs, fondre], comme le dit mélancoliquement le refrain de cette Noce rythmée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R6mTT8O3G2I/AAAAAAAAAJs/lHg6ad1wbqE/s1600-h/qitaho.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R6mTT8O3G2I/AAAAAAAAAJs/lHg6ad1wbqE/s400/qitaho.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163820418552240994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Enfin mention spéciale pour le visu du spectacle, composite à l'image de l'opéra-pop mis en scène par François Ribac et Eva Schwabe. On le remarque partout dans la Métropole ! Mais impossible de retrouver le crédit graphique !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&gt;&gt; ça joue encore Jeudi 14 et vendredi 15 février 2008 à 20h30 au &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.leguilvinec.com/public/breves/?id_breve=143"&gt;Guilvinec&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt; allez-y lire le &lt;a href="http://www.laclefdeschants.com/images/public/spectacle/dossier_presse/DP-noce-des-platines.pdf"&gt;dossier de presse&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] le spectacle s'inspire aussi de textes du musicien pop &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Newell_%28musician%29"&gt;Martin Newell&lt;/a&gt; : avec lequel François Ribac avait déjà collaboré sur un &lt;a href="http://www.popnews.com/popnews/singles54/"&gt;opéra pop&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-2376890996771062732?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/2376890996771062732/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=2376890996771062732" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2376890996771062732?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/2376890996771062732?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/02/opra-pop-de-la-compagnie-ribacschwabe.html" title="Opéra pop de la Compagnie Ribac/Schwabe" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R6mPw8O3G1I/AAAAAAAAAJk/5yb3WJoyy04/s72-c/noce_des_platines.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkEAR38zcSp7ImA9WxZTE04.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-8994931058846256075</id><published>2008-01-14T20:22:00.000+01:00</published><updated>2008-01-14T20:24:06.189+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-01-14T20:24:06.189+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Actualités" /><title>Ecrire avec Internet</title><content type="html">&lt;div align="center"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;A suivre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 18 janvier 2008 à 20h00&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;Ecrire avec Internet :  paradoxes, mutations, vertiges&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contre la littérature, immuable et fragile, l’expansion sauvage du numérique ? Imprédictible en chacune de ses étapes, le développement des usages de l’ordinateur et du réseau est désormais une onde de choc qui traverse tous les maillons de l’ancienne chaîne du livre, mais génère en même temps des approches neuves de l’écriture.&lt;br /&gt; Tentative de les formuler, les explorer, avec 3 blogs repères : François Bon  (&lt;a href="http://www.tierslivre.net/" class="spip_out"&gt;tiers livre, littérature et Internet&lt;/a&gt;), Hubert Guillaud (&lt;a href="http://lafeuille.blogspot.com/" class="spip_out"&gt;La Feuille, observatoire des pratiques virtuelles&lt;/a&gt;), et André Gunthert (&lt;a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/" class="spip_out"&gt;EHESS, "actualités de la recherche en histoire visuelle"&lt;/a&gt;). Chacun présentera de son point de vue une brève histoire de l’Internet, avant confrontation.&lt;br /&gt; Modération : &lt;a href="http://remue.net/spip.php?page=remue_auteurs&amp;amp;id_mot=446" class="spip_out"&gt;Sébastien Rongier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-8994931058846256075?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/8994931058846256075/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=8994931058846256075" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8994931058846256075?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8994931058846256075?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/01/ecrire-avec-internet.html" title="Ecrire avec Internet" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMSXs7fyp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-4455309872513059093</id><published>2008-01-02T17:48:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T09:56:28.507+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:28.507+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Littérature" /><title>Lucille, de Ludovic Debeurme</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R3vIbYhl5rI/AAAAAAAAAJc/1PzRDndfBbQ/s1600-h/lucille.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 20px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R3vIbYhl5rI/AAAAAAAAAJc/1PzRDndfBbQ/s400/lucille.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150930971593664178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bon d'abord bonne année, etc. etc. etc. Que 2008 nous apporte des blogs aussi géniaux que celui d'&lt;a href="http://l-autofictif.over-blog.com/"&gt;Eric Chevillard&lt;/a&gt; et une actualité nettoyée de l'image d'un omniprésident (on peut rêver) !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai commencé le mois de janvier avec une BD qui ne figure pas dans le hors série de Beaux arts magazine consacré à la BD, celle de Ludovic Debeurme (&lt;a href="http://www.myspace.com/ludovicdebeurme"&gt;profil Myspace&lt;/a&gt;, pour découvrir le trait et les mélodies car l'auteur est aussi guitariste, genre jazz ; &lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/costume3pieces/illus/debeurme/framer.htm"&gt;ici&lt;/a&gt; un site perso où on en saura pas beaucoup plus, mais avec une mise en forme), "Lucille", chez &lt;a href="http://www.futuropolis.fr/fiches/fiche_debeurme.htm"&gt;Futuropolis&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;"Lucille" est l'histoire de la rencontre d'un couple de deux adolescents perdus qui fuient leur destin -anorexie pour l'une, suicide héréditaire pour l'autre. Pour le pitch je vous renvoie au &lt;a href="http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/12/12/528-lucille-de-ludovic-debeurme"&gt;buzz littéraire&lt;/a&gt; qui s'est vraiment donné de la peine  pour écrire un bon résumé de l'ensemble, en concluant sur les sources d'inspiration de ce "roman graphique" : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On a aussi beaucoup parlé de la forme graphique en la comparant à celle des américains Daniel Clowes ou Chris Ware : une construction fluide, affranchie des cases et des bulles, offrant ainsi plus d’espace et de respiration au récit. A l'image de son scénario, venu intégralement au fil de la plume et sans story-board ni texte préliminaire. Son trait est emprunt d'une certaine étrangeté presque Lynchéenne (têtes ou yeux démesurés, corps en forme de têtard), qui trouble au premier abord avant d'immerger totalement dans son univers à la fois hérissé et dépouillé.&lt;/span&gt;" Debeurme cite Crumb parmi ses sources d'inspiration : disons que Crumb est l'underground de l'impudeur sexuelle qui approche le comique énorme d'un Rabelais, quand Debeurme demeure dans le sérieux-soft (par exemple, on comprend que pour Lucille-la-maigre, la "première fois", c'est pas facile), dépassant juste ce qu'il faut les limites du morbide pour persister dans la poésie... Parfois les visions intimistes basculent, c'est vrai, dans la psychiatrie, comme en témoigne l'aspect médical de certaines planches : voir &lt;a href="http://ludovic.debeurme.free.fr/"&gt;Ludoland&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;L'une des forces de "Lucille" -enfin, ce que j'ai particulièrement aimé- c'est que les corps y sont découverts dans leur vague à l'âme, dans un trait noir et fin -juste un fil- qui oscille du réalisme à la vision onirique : celui de Lucille, la fille-fil, la fille dont la vie ne tient qu'à un fil, et son corps tantôt squelettique, tantôt sexy ("girl", vous êtes la plus mince de ces bois"), toujours fragile ; il y a celui d'Arthur, dans de très belles pages où les deux ados découvrent l'amour, et dans d'autres où il rejoint le destin de son père alcoolique qui se pend ; il y a celui du petit porte-clef marin Picard, qui perd la tête, retrouve sa tête en échange d'une pointe en guise d'articulation, et auquel Arthur re-coupe la tête pour se piquer les veines... Les deux corps souffrent, se font souffrir et ne trouvent quelques courts moments de rédemption que lorsqu'ils parviennent simplement à se toucher. Et les deux ados de se dire "je t'aime". Une pleine page pour une caresse, puis une autre pour une chute mortelle. Fulgurance de la BD, qui en montrant démontre. Linda la poupée de Lucille la petite boulotte, Linda belle et mince, mince comme un fil. Sur une vieille photo, une petite fille maigrichonne qui prend une pose de danseuse. Un danseur qui dans un dernier envol se jette d'une falaise. Lucille l'abeille qui s'échappe du poing tendu du père d'Arthur, le fils coincé dans un corps d'oiseau, soudain décapité par la lignée des Vladimir.&lt;br /&gt;Les adolescents doivent apprendre à voler malgré les tonnes de boue sur leurs chaussures.&lt;br /&gt;Il y a ses visages qui se mutent, les adolescents torturés par la vision des parents qui  vient troubler leur sommeil, les hanter de métamorphoses cauchemardesques à l'image de ce qu'ils sont, eux, pauvres êtres inachevés à la recherche de confiance et d'amour. A la Michel Gondry, les peaux lisses et maigres ou les gorges déployées des uns, cachent les sourires édentés et les regards assassins des autres...&lt;br /&gt;Alors une seule question : quand paraît la seconde partie ?!?!&lt;br /&gt;Je la mets déjà dans ma prochaine liste au Père Noël !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-4455309872513059093?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/4455309872513059093/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=4455309872513059093" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4455309872513059093?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4455309872513059093?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2008/01/lucille-de-ludovic-debeurme.html" title="Lucille, de Ludovic Debeurme" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R3vIbYhl5rI/AAAAAAAAAJc/1PzRDndfBbQ/s72-c/lucille.png" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUECQn86eip7ImA9WB9bFEQ.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-4579020006817776626</id><published>2007-12-24T11:13:00.001+01:00</published><updated>2007-12-24T11:54:23.112+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2007-12-24T11:54:23.112+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Blablablog" /><title>Joyeux Noël !</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite, j'aimais Noël mais c'est vite passé, j'ai détesté Noël.&lt;br /&gt;Autant dire que cette fête ne fut jamais religieuse pour moi, et pour bien enfoncer le clou de cette éducation sans Dieu, le milieu théâtral (ces artistes de l'éphémère et du dérisoire...) rebelle à ces gigantesques cérémonies commerciales, m'a définitivement coupé de l'image angélique et débilitante du Père Noël...&lt;br /&gt;Mais surtout l'esprit de Noël est devenu celui d'une magnifique nostalgie, fille de la pensée de notre finitude, que vient marquer peut-être un peu plus fort les festivités collectives comme le Christmas day ou les anniversaires... Deuil des êtres essentiels qui ont disparu.  Spleen de l'enfance qu'il faut bien se résigner à laisser aux p'tits nouveaux qui piaillent devant le sapin étouffé de guirlandes électriques.&lt;br /&gt;Cette nostalgie n'est pas destructrice, bien au contraire ! Elle me permet de me réaffirmer un être sensible, ce que j'assume désormais totalement ! Et comme un être de raison... ce que je ne désespère pas de devenir un jour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd'hui ?&lt;br /&gt;J'ai relu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si c'est un homme&lt;/span&gt; de Primo Levi. Je n'ai pas encore acheté tous mes cadeaux. J'ai envie d'embrasser.&lt;br /&gt;Je suis heureuse de fêter Noël entourée d'une poignée de résistants !&lt;br /&gt;De penser à ceux qui me manquent définitivement et ne reviendront jamais.&lt;br /&gt;De rêver à ceux qui arrivent encore.&lt;br /&gt;Et de tout mon coeur d'envoyer une pensée (un mail ! un post ! un sms !) à ces proches qui ne sont malheureusement pas à mes côtés, qui voyagent, qui habitent loin, qui travaillent, qui m'oublient, que j'ignore, ces &lt;span style="font-style: italic;"&gt;friends &lt;/span&gt;que je ne connais que via ce blog ou le web ou les revues, qui écrivent, qui pensent, qui aiment, qui insultent, qui déconnent. Qui photographient, qui filment. Qui sont si heureusement désespérés : joyeux Noël à tous !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-4579020006817776626?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/4579020006817776626/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=4579020006817776626" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4579020006817776626?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/4579020006817776626?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/12/joyeux-nol.html" title="Joyeux Noël !" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUYNRXs9eSp7ImA9WB9UFEQ.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-1834659473533158348</id><published>2007-12-12T22:29:00.000+01:00</published><updated>2007-12-12T23:06:34.561+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2007-12-12T23:06:34.561+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Littérature" /><title>Jonathan Coe : jugement revu !</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Tout d'abord lire absolument ce &lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1101"&gt;post&lt;/a&gt; du Tiers Livre - oui oui je sais bien, vous le lisez déjà, mais là François Bon publie courageusement deux lettres anonymes lesquelles font la démonstration que dans un certain milieu, on n'a pas encore fini de manger des champignons hallucinogènes. Bref j'invite tout le monde à suivre le boycott, et je vous assure que pas un de mes cadeaux de Noël ne grossira la dinde de Gallimerdre !]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc j'ai fini "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Cercle fermé&lt;/span&gt;" (je ne fais pas que lire en ce moment, je "crée mon entreprise" et mon "copain" est fier de moi -allusion à une campagne de pub très... remarquée dans la région, mais j'arrête là on va encore me taxer de féministe), et j'aurais bien fait que ça -lire- parce que ce second tome m'a vraiment accrochée. Mais voilà, il faut aussi répondre aux premières commandes, décrocher son téléphone, passer des entretiens, participer à des réunions, penser à sa propre communication (et oui le site www.culturecom.org finira bien par voir le jour !), démarcher dans les trois capitales autour de cette ville extraordinaire qu'est... Lille ! Youpi ! Vive le Nord ! Bref, à tous mes friends, I'm still alive et surout, moral d'enfer !&lt;br /&gt;Donc le roman de Coe, je vais le dire très banalement : le tome 2 donne tout son sens au tome 1, les personnages prennent une densité qui, effectivement, donne au lecteur l'impression que "c'est des copains", et où l'on savoure intelligemment comme la grande Histoire influence les petites... Je ne vais pas non plus m'étaler, je voulais juste faire amende honorable rapport à mon précédent &lt;a href="http://aimzon.blogspot.com/2007_11_01_archive.html#3546901153569049155"&gt;post&lt;/a&gt;, et me remettre bien avec mes deux copines ! Le miracle de Noël en quelque sorte. Ou alors, le miracle britannique ? Oui car je rapporterai volontiers cette révision soudaine de mon jugement à mes confrontations avec la "cuisine" de nos chers voisins ou encore avec "&lt;a href="http://french.imdb.com/title/tt0286261/"&gt;All or nothing&lt;/a&gt;", ce film de Mike Leigh (pourtant je suis fan) que j'ai vu il y a peu : au début envie de vomir et puis je toussote, je me redresse sur mon séant, grande respiration, et c'est parti, je m'émeus -frissons, larmes et rires, vraiment, débauche de moyens- et je pleure en partant !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-1834659473533158348?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/1834659473533158348/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=1834659473533158348" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/1834659473533158348?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/1834659473533158348?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/12/jonathan-coe-jugement-revu.html" title="Jonathan Coe : jugement revu !" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUABQ3g8eSp7ImA9WB9VEkg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-3546901153569049155</id><published>2007-11-28T13:04:00.000+01:00</published><updated>2007-11-28T13:42:32.671+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2007-11-28T13:42:32.671+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Littérature" /><title>Jonathan Coe : sans plus</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens de finir "Bienvenue au club" de Jonathan Coe, ça se laisse lire.&lt;br /&gt;Franchement autobiographique si l'on en croit la biographie de l'auteur, qui a étudié la King Edward'scholl à Birmingham, comme son personnage Benjamin qui a tout pour devenir un brillant écrivain (écrit l'auteur)... On y traverse les années 70 de l'empire britannique. Au travers de l'histoire de lycéens, l'auteur dresse une chronique de cette époque : les attentats de l'IRA, les grèves et les usines qui ferment, la montée du nationalisme... "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est un récit foisonnant, dans lequel la lutte des classes se mêle aux adultères et où nous voyons que l'on peut être un courageux responsable syndical et tromper sa femme avec une jeunesse que l'on abandonne lâchement au premier danger&lt;/span&gt;." annonce la critique de &lt;a href="http://www.lire.fr/critique.asp/idC=35181/idTC=3/idR=217/idG=4"&gt;Lire&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Voilà.&lt;br /&gt;Je vais sans doute lire "Le Cercle fermé", mais je ne sais pas si c'est parce que je reste sur ma faim, ou parce qu'une amie était si emballée "les personnages de Coe, c'est devenu mes copains" et que j'apprécie par ailleurs ses goûts littéraires, ou parce que j'ai envie de savoir ce qu'est devenu le personnage de Myriam qu'a disparu dans des circonstances mystérieuses, si Benjamin s'est fait larguer par sa belle, et surtout ce que devient son maléfique petit frère Paul, ou tout simplement parce qu'en ce moment je suis un peu trop paresseuse pour lire des oeuvres un peu plus... enfin voilà quoi, peut-être que je suis passée à côté de quelque chose mais ce récit m'a juste divertie.&lt;br /&gt;Je le classe avec Amélie Nothomb, et là, je me fais deux ennemies d'un coup d'un seul.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-3546901153569049155?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/3546901153569049155/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=3546901153569049155" title="5 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/3546901153569049155?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/3546901153569049155?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/11/jonathan-coe-sans-plus.html" title="Jonathan Coe : sans plus" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMSXg6fCp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-800606580739745273</id><published>2007-11-26T12:57:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T09:56:28.614+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:28.614+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Actualités" /><title>Blogs en print</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0q1DDVKWJI/AAAAAAAAAII/CX79FkI41b8/s1600-h/article_maud_piontek_entreprise+et+management.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0q1DDVKWJI/AAAAAAAAAII/CX79FkI41b8/s400/article_maud_piontek_entreprise+et+management.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5137117389007771794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si les blogs sont omniprésents sur les rédactions web (ce qui semble logique mais n'était pas si évident en vertu de la déontologique distinction entre l'information professionnelle et l'information citoyenne), les gros groupes proposant leurs propres plateformes de blogs pour créer du flux sur leurs pages, les versions papier -souvent des journaux gratuits- alimentent de plus en plus elles aussi une rubrique "Blogs". Avec leurs possibilités "print"... Les renvois d'ascenseur sont certes plus limités (eh oui il est toujours impossible de cliquer sur le print) et ces rubriques se réduisent souvent à la dénomination d'un lien. Mais certains ont pris le parti du "portrait", en interrogeant l'auteur, un utilisateur, un acteur de la vie locale, et surtout en proposant une capture d'écran du blog en question.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est le cas d'un journal lillois dont le troisième numéro vient de paraître : &lt;a href="http://visite-editions.com/index.php"&gt;Entreprises et management&lt;/a&gt;, petit frère d'autres publications du groupe Visite (malheureusement à l'image de son camarade papier, le site est on ne peut moins interactif et le contenu pas du tout à la hauteur du papier). Ce journal édité à 60 000 exemplaires dans la région Nord – Pas de Calais, est disponible dans 1 600 points de dépôts : sièges sociaux, banques, points de rencontre et d'affaires, cabinets d'avocats ainsi que dans les grandes écoles.&lt;br /&gt;J'ai été interviewée en août par la rédaction de ce journal, je revenais du Japon, je surfais avec nostalgie sur le blog de &lt;a href="http://blog.ghismo.com/"&gt;Ghismo&lt;/a&gt; qui racontait à l'époque ses plus belles balades à Tokyo, et donc pardon, pardon, pardon pour tous les autres blogs favoris de mon agrégateur : si j'avais pu vous citer tous !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-800606580739745273?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/800606580739745273/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=800606580739745273" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/800606580739745273?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/800606580739745273?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/11/blogs-en-print.html" title="Blogs en print" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0q1DDVKWJI/AAAAAAAAAII/CX79FkI41b8/s72-c/article_maud_piontek_entreprise+et+management.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AMSXk-fSp7ImA9WxRbGUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-8937213226290952370</id><published>2007-11-21T11:36:00.001+01:00</published><updated>2008-12-11T09:56:28.755+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2008-12-11T09:56:28.755+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Actualités" /><title>L'instant T - Compagnie THEC</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0RYTTVKWII/AAAAAAAAAIA/qcrBnDKQ42s/s1600-h/instant+t.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0RYTTVKWII/AAAAAAAAAIA/qcrBnDKQ42s/s400/instant+t.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135326563738998914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hier soir, vu à L'Antre-deux à Lille, "L'Instant T" textes et mise en scène d'Antoine Lemaire. Le directeur artistique de la Compagnie THEC démarre avec cette lecture-spectacle un nouveau cycle qui intègre le travail d'écriture au sein du travail scénique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Salle comble, spectateurs sur les marches, nous sommes face à un livre ouvert composé de deux massifs écrans de verre sur lesquels seront projetées des vidéos : comme jaillissant de la trame intérieure des pages, deux comédiens, un homme, une femme, entrent sur le plateau. Ils vont nous raconter l'histoire de leur couple, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;non pas pour faire une thérapie c'est pas ça du tout&lt;/span&gt;", mais pour comprendre comment ils en sont arrivés là, c'est-à-dire à la fin, au fossé, à la rupture. Vous savez bien, vous, lecteurs, c'est comme dans ce moment très très intime de la lecture, alors que vous faites corps avec le récit, alors que vous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pensez &lt;/span&gt;faire corps avec son support, là, sous vos yeux, dans le prolongement de votre mental, de votre respiration, de vos gestes, soudainement, sans que vous ayez prêté une quelconque attention à la torture que vous infligiez à la reliure, ouverte, fermée, écarte, j'ai plus envie, jour, nuit, marque-page, petite lame, n'importe quoi enfoncés bien dans le creux, soudainement le livre se casse en deux, il se démantèle sous la pression de vos doigts, vous vous retrouvez avec un dégoulis de feuilles éparses sur les genoux, vous privant d'avancer plus loin avec l'auteur, les personnages, oublié le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;happy ending&lt;/span&gt;, vos existences matérielles se sont divisées, éclatées, impossibles à reprendre... alors vous cherchez à retrouver le moment précis -l'instant T- où vous avez bien senti que ça commençait à filer entre vos mains, un oeil trop intense sur un mot peut-être, une page cornée recollée à la va-vite, une trop grande pression sur la reliure à un moment... mais le livre entier n'est plus qu'un souvenir morcelé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La vie de ces deux personnages est comme une lecture interrompue par l'érosion de la matière, des corps, des esprits. Une rupture dont ni l'un ni l'autre ne se souvient à quel moment précis elle est survenue, et pourtant dont on sait quand elle survient qu'elle est fatale, irrémédiable, inconditionnelle... Le couple va tenter de retrouver "l'instant T" lors duquel leurs existences se sont divisées, en énumérant les chocs assez banals de la vie de couple de quadragénaires : la sexualité se dépassionne, la connaissance de l'autre bouche peu à peu les chemins vers l'originalité et la surprise, le premier enfant naît, puis un deuxième, on reste dans la moyenne, la première maîtresse donne un sursaut d'affection du mari à l'épouse, mais avec la deuxième il ne retrouve déjà plus cette poussée de bonheur qui le submergeait la première fois, coupable et pourtant si amoureux, et voilà que la femme dévoile à son tour son corps à un autre, par petits bouts d'abord, dans le noir, et puis ses inhibitions éclatent, elle ne laissera plus passer un seul métro...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'un après l'autre, l'homme et la femme narrent ce qui pourrait bien ressembler à des clichés de la vie à deux mais ils le font avec un tel naturel, un tel ton d'évidence mêlé de conviction intime qu'on est bien loin du rabâchage boulevardier ou des ratiocinations existentialistes : cela ressemble à du partage. Cela tient aussi à ce que j'appellerai une "dramaturgie à coeur ouvert", comme il en est parfois dans les lectures-spectacles bien travaillées, de celles qui ont une conscience aigüe du public. C'est ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas en pensant "cette lecture, j'aurais aussi bien pu la faire dans mon canap'". Les comédiens sont bien présents pour nous transmettre une histoire, avec leur distance à eux. Par exemple, l'adresse au public est à ce point assumée que la narration est régulièrement interrompue : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;je suis à la recherche de l'instant T. et c'est marrant parce qu'au moment où je parle d'un instant, je me sens justement dans un instant, dans le moment là, j'avais envie de faire la remarque tiens...&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(approx.&lt;/span&gt;). Autrement dit le comédien nous confie son expérience autant que sa propre réflexion sur son expérience et sur sa confidence... Il le fait avec une spontanéité étonnante qui imprime de la crédibilité à ce qu'il raconte par ailleurs. A coeur ouvert... La connivence va jusqu'à ce point d'avouer le "jeu" : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cela ne veut pas dire que tout n'est pas écrit d'avance, vous revenez demain on fait la même chose, on dit la même chose&lt;/span&gt;". Totale maîtrise du coeur. Sans doute ce à quoi aspirent les personnages...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Dramaturgie à coeur ouvert", c'est aussi la mise en scène de quelques trucs sur lesquels s'est sans aucun doute bâtie l'écriture, totalement intégrée à l'espace scénique notamment par le biais de la vidéo. Antoine Lemaire fait résonner deux oeuvres dans son récit, l'une théâtrale (mais filmée) et l'autre cinématographique (mais adaptée d'un roman, celui de Moravia) : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Maison de poupée&lt;/span&gt; d'Ibsen et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mépris&lt;/span&gt; de Godard. Deux oeuvres qui, comme par hasard telles qu'elles sont présentées, croisent elles aussi les formes : cinéma, texte, théâtre. Par le biais de projections vidéos de scènes du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mépris&lt;/span&gt; ou d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une Maison de poupée&lt;/span&gt;, Antoine Lemaire fait dialoguer ses personnages avec des mythes contemporains de la rupture et de la découverte de l'absurde qui lui est liée. L'inoubliable Anne Tismer&lt;span class="ArticleTexte"&gt;&lt;span class="arte-styles--FicheTechnique"&gt; interprétant &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Nora dans la &lt;a href="http://www.festival-avignon.com/index.php?r=21&amp;amp;pid=efe88192ac175f61645da8269830785b"&gt;mise en scène d'Ostermeier&lt;/a&gt; (cf. la très bonne &lt;a href="http://www.arte.tv/fr/art-musique/Hedda-Gabler/1167744,CmC=1167746.html"&gt;captation effectuée par Arte qui va produire prochainement Hebda Gabler&lt;/a&gt; et dont les images sont reprises sur les écrans de l'instant T) (cf. article "&lt;a href="http://aimzon.blogspot.com/2006/06/nora-et-les-rp-ostermeieribsen.html"&gt;Nora et les RP&lt;/a&gt;") apparaît en gros plan face à son mari, les deux comédiens sur le plateau lui prêtant un dialogue à peine retouché. Pareil pour les images du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mépris&lt;/span&gt;, le non amour de Bardot pour Piccoli filmé par Godard et mis en relation avec celui qui nous est présenté sur scène, beaucoup moins esthétique, aux mots plus crus que poétiques, aux audaces pathétiques, et donc : si proche de nous... Jeu de champ contre champ mené en direct par un cameraman filmant les comédiens : la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;real story&lt;/span&gt; se mêle à la fiction, l'espace intime à l'espace public. Un couche est rajoutée avec l'interview filmée d'une jeune comédienne qui donne son avis sur le rôle féminin de la lecture : la puissance du passage "j'ai honte" au cours duquel la comédienne tente de capter les moments où ça n'était plus évident sexuellement avec son mari. Elle souligne aussi pour le spectateur la radicalité de ce que confie la comédienne "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est énorme&lt;/span&gt;", et enfin le caractère résigné de la décision féminine, ce qu'elle aurait pu amener, elle, au personnage... Le public rit un peu moins dans ces passages, car il est plongé dans l'analyse de ce qu'il voit, et plus dans la dégustation de ce qu'il entend : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On fait le parallèle avec Nora, le personnage d'Ibsen,&lt;/span&gt;" dit la comédienne,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; "mais c'est pas comme si on avait cherché à mettre en scène la pièce pour montrer sa putain de modernité, on s'en fout nous, de ça"&lt;/span&gt;. Où l'on comprend qu'il faut dépasser le premier degré : l'énormité de la dispute finale, rare scène réellement dialoguée et sans micro, nous plonge là encore dans un faux réalisme sur lequel la captation en direct met l'accent. Nous sommes précipités dans la rupture. Mieux : nous sommes la rupture.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;embed allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/7Bgl9o7jG6TAtb8wQ" height="256" width="320"&gt;&lt;/embed&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1kw58_le-mepris-jeanluc-godard-1963_music"&gt;Le Mépris - Jean-Luc Godard (1963)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le cinéma disait André Bazin substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs. Le mépris est l'histoire de ce monde&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vidéo -heureux soutien du branlant souvenir !- cherche devant nous l'instant T. où Nora se met à haïr son mari, où Bardot se met à mépriser Piccoli, où la comédienne se met à vouloir quitter son mari, ses enfants : un moment qui devrait être très théâtral, mais qui dans la vie est tout le contraire, on ne s'en aperçoit pas, c'est comme ça. Là peut-être au moment où Piccoli laisse Bardot partir en voiture avec l'américain. Là, son amour commence le douloureux processus de décristallisation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous ? A quel moment la narration a-t-elle basculé pour nous ? Dès le début, quand on sait que le comédien est aussi le metteur en scène et l'auteur ? Ou peut-être quand le mari use d'amusantes métaphores sur la temporalité à deux, ou encore pour évoquer ses enfants, des "indexs qui le suivent" ? Quand il se met à confier sa "poétique" ? Quand son personnage nous raconte que lui aussi se plait à faire des portraits vidéos de gens qu'ils rencontraient ? Là serait la racine du spectacle, son instant T. ? Quand la comédienne est confrontée à la scène mythique (quelle audace !) "et mes épaules, tu aimes mes épaules...", la superbe et laconique Bardot ne permettant aucune comparaison ? A quel moment savions-nous que nous étions dans le mime de la relation, et non plus dans une relation authentique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous autres spectateurs, c'est encore assez simple : avant même d'entrer en salle nous sommes déjà dans l'illusion et dans la rupture. Pour eux, les personnages, disons qu'ils font mine de chercher encore, mais plus sûrement ils ont déjà tout simplement tout assumés, tel un Matzneff qui propose le stoïcisme en réponse à la rupture [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De la rupture&lt;/span&gt;] : "&lt;i style="font-style: italic;"&gt;Si vous désirez vous bronzer contre la souffrance causée par de telles pertes, vous devez, mon cher filleul, apprendre à aimer la nécessité... Pénétrez joyeusement dans la salle du banquet et jouissez avec gourmandise et reconnaissance des plaisirs qui vous y sont offerts, tout en sachant que, "tel un convive rassasié", ut plenus conviva&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; (Lucrèce, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic;"&gt;De rerum natura&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, III, 938), vous devrez bientôt en sortir.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privilège des poètes que de faire de leur art un remède à ce qui est l'essence même de la vie, la rupture : consubstantiellement, les êtres et les choses s'arrachent de vous au moment même où l'on décide qu'ils vont faire partie de vous... Le savoir à l'avance c'est sauvegarder, sans doute, notre équilibre psychique !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-8937213226290952370?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/8937213226290952370/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=8937213226290952370" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8937213226290952370?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/8937213226290952370?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/11/linstant-t-compagnie-thec.html" title="L'instant T - Compagnie THEC" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_flzTxR8AiG8/R0RYTTVKWII/AAAAAAAAAIA/qcrBnDKQ42s/s72-c/instant+t.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEcDR348eip7ImA9WB9XE0U.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28257610.post-7365778783647589297</id><published>2007-11-06T21:46:00.000+01:00</published><updated>2007-11-06T21:47:56.072+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2007-11-06T21:47:56.072+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Objets de com'" /><title>Editos de programmes culturels (2)</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Suite du dossier "Editos de programmes culturels" ouvert en &lt;a href="http://aimzon.blogspot.com/2007/10/editos-de-programmes-culturels-1.html"&gt;octobre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est de saison, les programmes culturels finissent de tomber dans nos boîtes aux lettres, les portes des théâtres sont grandes ouvertes. Sur la première page des sacro-saintes "plaquettes de saison", le laborieux devoir à la maison du Directeur : l'éditorial.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Analyse du genre : CultureCOM ouvre un petit dossier pour tenter de décrypter ce que les cultureux veulent nous communiquer en introduisant leur programme. Avec exemples réels ou imaginaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Très peu de directeurs de théâtre se servent de leur édito comme d'une tribune politique&lt;/span&gt;" écrivai-je dernièrement. Ce serait ommettre un éditorial qui revendiquait un message politique clairement anti-sarko. Cet éditorial, de Benoît Lambert pour ne pas le citer, artiste associé au Théâtre Le Granit, usait de la prétérition si chère à nos éditorialistes pour évoquer son "malheur" d'être sous ce nouveau règne présidentiel. N'eut été la réaction de la Ministre de la Culture à ces invectives, nous serions sans doute passés à côté de ce message qui n'avait rien d'un pamphlet à la Voltaire.&lt;br /&gt;Ainsi l'éditorialiste vécut un moment inespéré dans sa vie d'artiste : voir se transformer l'usuel monologue solitaire dont beaucoup admettent que "de toute façon personne ne le lit !", en un guerrier dialogue dont on mesurera la théâtralité dans les commentaires des lecteurs du &lt;a href="http://mnouchkine.blogs.liberation.fr/le_fil_da/"&gt;blog d'Ariane Mnouchkine&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;Néanmoins, l'artiste avait bien conscience, en acceptant d'écrire l'éditorial de saison du Théâtre, d'avoir à "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;assumer une tribune publique, aussi confidentielle soit-elle (on ne va pas se raconter d’histoires)&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’oralité extrême des échanges (que ce soit l’édito de Benoît Lambert, la lettre de Christine Albanel, les commentaires des bloggeurs et des bloggués...) m’a semblé telle que je n’ai pu résister à en faire un dialogue inspiré des invectives réelles recueillies ça et là. Où l’on remarque la théâtralité du web…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Happening Ubuesque.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;                &lt;p class="MsoNormal"&gt;PERSONNAGES&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Benoît : &lt;/span&gt;alias &lt;a href="http://www.theatreonline.com/indexation/a/detail_artiste13351.asp"&gt;Benoît Lambert&lt;/a&gt;. L'artiste est en résidence au Théâtre du Granit, qui a pris pour tradition de demander à ses artistes de rédiger &lt;a href="http://www.paris-art.com/echo/echo/900/31-05-07-editorial-de-benoit-lambert-pour-la-brochure-du-theatre-du-granit.html"&gt;l'éditorial de saison&lt;/a&gt;. Dans ce même théâtre, Benoît Lambert mettra en scène le texte de Massera « &lt;a href="http://www.nouveau-theatre.com.fr/pages/wearelafrance.html"&gt;We are la France&lt;/a&gt; ». Après la polémique, il a monté un spectacle au &lt;a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;amp;objet_id=1007707&amp;amp;clef=ARC-TRK-D_01"&gt;TNS&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Henri :&lt;/span&gt; alias Henri Taquet,&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;directeur depuis 1991 du &lt;a href="http://www.theatregranit.com/"&gt;Théâtre du Granit&lt;/a&gt;, la scène nationale de Belfort, après avoir été à la tête de celle de Calais.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Christine : &lt;/span&gt;alias Christine Albanel, &lt;a href="http://www.culture.gouv.fr/"&gt;Ministre de la Culture&lt;/a&gt; depuis mai 2007.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anne: &lt;/span&gt;alias Anne Hidalgo, qui s'est &lt;a href="http://www.paris-art.com/echo/echo/902/02-09-07-anne-hidalgo-socialiste-reagit-a-la-remontrance-de-la-ministre-de-la-culture.html"&gt;exprimée&lt;/a&gt; sur la polémique entre Christine et Benoît.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ariane : &lt;/span&gt;alias Ariane Mnouchkine, qui s'est exprimée sur cette polémique.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le journaliste &lt;/span&gt;: nous faisons allusion notamment aux journalistes de France 2, du Figaro, de &lt;a href="http://www.liberation.fr/culture/276542.FR.php"&gt;Libération&lt;/a&gt; qui ont relaté l’affaire dont il est question ici.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le représentant du Syndeac &lt;/span&gt;: le &lt;a href="http://www.syndeac.org/"&gt;Syndeac&lt;/a&gt; est un syndicat national qui regroupe les directeurs de théâtre public.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des spectateurs :&lt;/span&gt; il s'agit des bloggueurs qui se sont exprimés ici ou là sur le sujet. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le dernier&lt;/span&gt;, cumul de plusieurs commentaires, exprime des opinions particulièrement réactionnaires.  &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une salle de théâtre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;BENOÎT fait les cent pas sur le plateau nu. Le directeur du théâtre, HENRI, a demandé à l’artiste associé à sa programmation d’écrire l’éditorial du programme de saison du théâtre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un bloc notes à la main, on voit BENOIT commencer à écrire une phrase, puis raturer, et recommencer. Il est visiblement très bouleversé, mais il semble se prendre au jeu et s'amuser...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;BENOÎT&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bredouillant &lt;/span&gt;: Le Théâtre c’est bien ! (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un temps&lt;/span&gt;) Jean Vilar.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un peu plus haut, chantant les paroles de Jo Dassin &lt;/span&gt;: ça va pas changer le monde !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis, s’adressant à la salle vide en hurlant &lt;/span&gt;: We are la France !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis, sur un ton télévisuel très appuyé :&lt;/span&gt; Parce que l’époque change, les questions affluent. Chacun sent bien qu’il est temps d’envisager une nouvelle attitude et de moduler ses envies et ses projets en fonction des nouvelles règles du jeu mondial. Souvent anxiogène, cette phase d’adaptation peut faire l’objet de réponses adaptées aux besoins de tous, et d’un accompagnement personnalisé à deux pas de chez vous. Pour ne pas manquer le train du changement, et ne pas se retrouver dans la peau d’un gros ringard survivant péniblement au-dessus du seuil de pauvreté, le programme We are la France traite vos questions les plus brûlantes dans une atmosphère conviviale et détendue. Comment indexer l’évolution de mes désirs sur le taux de croissance des biens et des services ? La crainte de sombrer dans la précarité a-t-elle une incidence sur mes performances sexuelles ? Dois-je consommer davantage de culture pour optimiser mon être-au-monde ? À quoi servent les maîtresses d’école à l’heure de la globalisation financière ? Aurai-je droit à un strapontin dans la France qui s’annonce ? Est-il temps de me remettre au jogging ?&lt;br /&gt;Nouveau service de proximité entièrement modulable, adaptable en toutes circonstances, We are la France cherche avant tout à vous faire du bien. Plus qu’un spectacle, We are la France c’est un nouvel état d’esprit. Une manière plus sexy d’être français.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfin, sortant un bouquin de son sac.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il s’agit de&lt;/span&gt; Ça ira quand même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de Deleuze &lt;/span&gt;:  Et si je leur servais ça (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;il lit avec un ton grandiloquent&lt;/span&gt;) : « La bêtise n’est jamais muette, ni aveugle. Si bien que le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n’empêchent pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer. Douceur de n’avoir rien à dire, droit de n’avoir rien à dire, puisque c’est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d’être dit. » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un temps&lt;/span&gt;) Non c’est très mauvais, ça… (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;S’adressant à un public imaginaire dans la salle, ton plus naturel, presque comme une  confidence :&lt;/span&gt;) Évidemment, je sais que l'élection de Sarkozy peut avoir des conséquences profondes, et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences ! Nous devrons sans doute modifier nos pratiques, nos manières de faire du théâtre, non pas pour « résister »… (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est interrompu par l’entrée de HENRI par le fond de la salle&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HENRI &lt;/span&gt;: Tiens, tu fais usage du mot « résister » maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;BENOÎT&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;poursuivant &lt;/span&gt;:  … simplement pour répondre.  (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à HENRI :&lt;/span&gt;) Non, tu sais ce que je pense de ce mot. Abusif.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HENRI &lt;/span&gt;: Elise trépigne… Il ne lui manque que l’édito pour boucler la plaquette… Tu en es où ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;BENOÎT &lt;/span&gt;: Bloqué. Le problème, évidemment, c’est l’élection de Sarkozy. Je t’avais dit que je voulais attendre le résultat, parce qu’il influerait certainement sur ce que j’aurais à dire. Et aujourd’hui encore, ça me semble totalement impossible de ne pas en parler, ou de parler d’autre chose, ou de faire comme s’il ne s’était rien passé. Mais en même temps, je dois me rendre à l’évidence : cet événement, pour l’instant, je n’ai rien à en dire. Alors on peut penser : c’est le choc, la détresse, l’émotion blabla. Mais ce n’est même pas ça. C’est juste que c’est trop tôt pour avoir quelque chose à dire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HENRI &lt;/span&gt;: Ou trop tard…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;BENOÎT &lt;/span&gt;: Un moment, j’ai pensé écrire un texte un peu déconnant, comme celui pour la présentation de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;We are la France&lt;/span&gt;. Mais c’est pour le spectacle, c’est très différent. Là, pour l’édito, j’ai pas très envie de déconner. Alors, bon, essayer de parler d’autre chose ? Je t’ai dit, j’ai essayé, je n’y arrive pas.&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Image arrêtée. Le metteur en scène quitte le plateau. Le directeur se retourne vers le fond de la salle où apparaît sur un écran blanc, la page blanche de word sous office. Le texte qui suit est comme dactylographié sous nos yeux. Bruit des touches sur le clavier. Petit à petit, figurant le travail de publication, la salle se remplit d’un petit nombre de spectateurs qui prennent place dans les fauteuils et lisent en silence l’éditorial.&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;J’espère que ma lettre ne t’alarmera pas sur mon état. Rassure-toi, je vais bien, et même, depuis le 6 mai, je vais mieux. Pendant presque cinq ans, j’ai vécu (comme beaucoup de gens) avec l’angoisse de voir Nicolas Sarkozy devenir président de la République. Depuis le 6 mai, cette crainte s’est envolée : Nicolas Sarkozy est devenu président de la République. Il n’y a plus lieu de redouter l’événement dès lors qu’il a eu lieu. La seule question, comme toujours, c’est : comment faire avec ? C’est une question joyeuse, au fond, très roborative en tout cas. Mais je vais mieux aussi parce que depuis le 6 mai, des choses très concrètes se sont améliorées dans ma vie. J’ai par exemple découvert que mon voisin, avec lequel j’entretenais des rapports tout juste polis, n’a pas voté pour Nicolas Sarkozy. Du coup, non seulement ça simplifie les questions de clôture et de mitoyenneté, mais en plus, s’il a besoin, je suis prêt à lui garder son chien.&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CHRISTINE&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;furieuse, ignorant totalement le public et  s’adressant uniquement à HENRI &lt;/span&gt;:  Je découvre la plaquette que vous avez diffusée (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle montre l’écran vidéo&lt;/span&gt;), présentant le programme de la scène nationale de Belfort pour la saison à venir ! Je prends connaissance du texte présenté en guise d'éditorial ! Ce texte me paraît particulièrement déplacé. Une plaquette officielle n'est pas un "blog" personnel, le rôle de son éditorial est d'expliquer des choix artistiques, et un théâtre investi d'une mission de service public et financé par l'Etat et les autres collectivités doit à son public le respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés. Vous foulez au pied cette exigence, en attaquant, avec un sectarisme qui est la négation même de son action et de son style, un Président de la République élu au terme d'une campagne exemplaire. Cela me choque profondément. Je tenais à vous le dire.&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Silence de mort. Tout le monde semble attendre la réaction du directeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="comment-content"&gt;           &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HENRI&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plutôt estomaqué &lt;/span&gt;: …Cet éditorial traite avec humour une espèce de déception post-électorale, je ne vois pas où est le drame ! (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et, de fait, le drame est bien là, avec l’arrivée de CHRISTINE !&lt;/span&gt;) On a le droit de trouver que ce texte n’est pas rigolo, mais je suis étonné qu’il soit pris au pied de la lettre. Est-ce qu’on n’a plus le droit à l’irrévérence ?... Le ton de BENOÎT est celui de la joyeuse provocation !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parmi le public, Anne se lève, le poing haut :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ANNE &lt;/span&gt;: En voilà un crime de lèse-majesté ! Eh bien, il faut rappeler à la ministre un principe élémentaire de toute démocratie : la parole des artistes doit rester libre ! Le scandale n’est pas dans les propos de l’artiste, mais dans le fait que le pouvoir politique s’en offusque. C’est remettre en cause la tradition d’indépendance artistique et de liberté d’opinion qui a fondé toute l’aventure de l’action culturelle et de la décentralisation dramatique depuis la création du ministère de la culture !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une spectatrice&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;renchérissant &lt;/span&gt;: On croit rêver ! Et vive la réhabilitation du crime de lèse-majesté... C'est consternant, et décevant de la part d'une femme comme CHRISTINE qu'on a connue moins courtisane.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sa voisine : &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;Franchement pour qui elle se prend cette Christine ? quelle pimbèche !! A la niche la ministre !&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sa voisine de gauche : &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;Un réflexe de Cour !&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un spectateur&lt;/span&gt; : Mais enfin BENOÎT doit assumer la mission de service public qu'il a acceptée !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre &lt;/span&gt;:  S'il n'est plus en phase avec les élus actuel qu'il démissionne !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un troisième &lt;/span&gt;: Enfin un lieu ou on pourra faire des économies en coupant dans les subventions - Les vrais artistes ont partout commencé par manger du pain noir - C'est leur talent qui leur permettait de passer à l étape suivante et d avoir droit à des subventions , et non l inverse - C est lorsqu’on aura attiré les foules grâce à un talent indiscutable, qu’on pourra se permettre de cracher dans la soupe !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un quatrième : &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;En soit, le texte n'est pas gênant... c'est la méthode de diffusion qui l'est. C'est de l'argent public.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un cinquième : &lt;/span&gt;C'est quand même un texte de mauvais goût.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un dernier&lt;/span&gt; : Ce Taquet est le cas typique du "théâtreux" subventionné qui - sans l'Etat- pointerait très probablement au chômage... Ce qui me stupéfait toujours chez les gauchistes du monde de la culture et la capacité exemplaire qu'ils ont de "cracher" dans leurs propos sur la main qui les nourrit (l'Etat). Il n'est pas question ici d'humour (ce n'en est pas le moins du monde). Il s'agit ici d'une attaque délibérée contre le chef de l'Etat (Etat qui le subventionne) élu démocratiquement par une élection au suffrage universel direct. Une plaquette faisant la pub d'une activité payée par l'Etat se doit d'être neutre sur la situation politique car l'activité de ce monsieur constitue un service public qui est censé concerner aussi les électeurs de N. Sarkozy. Dans les pays voisins, un tel écart aurait eut pour résultat la mise à l'écart d'un tel personnage. Ici, il n'exprime aucun remord ou n'esquisse aucune excuse sachant très bien que le monde de la culture - monopolistiquement de gauche (les artistes de droite qui sont bien plus nombreux que l'on croit ne s'exprimant que dans l'isoloir) - se mettrait à dénoncer la "dictature sarkozyste" s'il était touché. M. Taquet n'a aucun courage politique, il ne fait juste que brosser dans le sens du poil son milieu professionnel.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ARIANE&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme une apparition &lt;/span&gt;: Ce texte me plaît. Beaucoup. J'aimerais l'avoir écrit. C'est exactement, exactement, ce que je ressens en ce moment. Je voudrais pouvoir le faire connaître à ceux qui me font le plaisir de me lire car les raisons pour lesquelles j'ai tant de mal à leur écrire ou même simplement à leur dire au revoir sont dans ce texte…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Elle disparait)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ANNE &lt;/span&gt;: Le nouveau pouvoir entend-il avoir des artistes aux ordres, et des directeurs d’institutions culturelles soumis ? Si tel devait être le cas, le Parti socialiste se rangera résolument aux côtés des créateurs et de toutes les femmes et les hommes épris de Culture dans notre pays pour défendre cette valeur très précieuse, la liberté de pensée et de critique, qu’il n’appartient pas à la responsable actuelle du ministère de regretter ou de menacer, mais de défendre, en toute occasion, et en tous lieux, même et peut-être surtout lorsqu’est interpellée l’instance politique.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le dernier :&lt;/span&gt; C’est dégoûtant ! Fermons ce théâtre !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CHRISTINE&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s’apercevant du retour du boomerang &lt;/span&gt;: attendez !...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une spectatrice&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s’adressant au « dernier »&lt;/span&gt; : Le granit ne "gagne pas d'argent"... fermons-le? C’est ça que vous voulez CHRISTINE ? Merci ! Je ne tiens pas à rentrer dans votre univers de joyeux winners, "clients" dépensant leur argent en "produits" culturels ! Un monde de multiplexes, conforté par un discours affligeant où on ne parle que d'agir et où on montre du doigt celui qui aura passé trop de temps à réfléchir. Finalement, faut pas confondre divertissement et culture. Je suis heureuse que le théâtre subventionné existe, sinon je n'irais jamais au théâtre (le boulevard avec Amadou et Jean Lefebvre, c'est divertissant mais ça me fait pleurer).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un spectateur&lt;/span&gt; : Si des griefs doivent être exprimés, qu'ils le soient, mais la plaquette d'un théâtre en est sûrement pas la place. Ecrire dans un blog, un journal, des tracts distribués dans la rue imprimés par ses propres moyens... Il y a milles et une façons de s'exprimer sans dévoyer la mission d'un théâtre qui est de rendre accessible la culture à tous, partisans ou non d'idéologies ou tout simplement d'opinions différentes de celles qui dirigent cet établissement culturel.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;Les théâtres ne sont pas subventionnés pour se taire...&lt;br /&gt;&lt;o:p style="font-weight: bold;"&gt;Son voisin&lt;/o:p&gt;&lt;o:p style="font-style: italic;"&gt;, renchérissant : &lt;/o:p&gt;moi je ne comprends pas bien l'intérêt qu'il y a à subventionner le théâtre si ce n'est pas pour lui laisser la plus totale, la plus entière des libertés. Invoquer le devoir de réserve des "agents publics ou assimilés" au sujet de cet édito, c'est rêver secrètement à la Propagandastaffel... On est au-delà de l'inquiétude, déjà. Il n'y a pas de différence de genre entre théâtre et politique. Le théâtre est par nature politique, quel qu'en soit le thème.&lt;br /&gt;&lt;o:p style="font-weight: bold;"&gt;Un autre dernier : &lt;/o:p&gt;Il n'y a pas plus intolérant que ces gens-là qui se prennent pour de grands artistes et de fameux résistants ! Si je comprends bien, pas possible pour moi de venir dans ce théâtre, car, ayant voté NS, je suis persona non grata ! Belle leçon de démocratie. Heureusement que ce monsieur n'est pas mon voisin ! Si c'était le cas, il aurait sans doute bousillé ma bagnole et ma barraque, car j'ai voté pour Sarkozy. J'en ai marre du sectarisme.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre :  &lt;/span&gt;Allons enfants de la branlerie, le jour d'ennui est arrivé... pom po-pom.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des sifflets montent dans la salle, qui se remplit de plus en plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre spectateur&lt;/span&gt; : Il faut virer HENRI ! Et le remplacer par des gens de talents et très rigolos comme Jean Marie Bigard !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre : &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;Mais enfin peu importe ce que l'on pense des propos tenus, ce qui est grave, très grave même, c'est qu'une ministre considère qu'elle a un droit d'ingérence parce qu'elle est du côté du pouvoir de l'argent. "Tendez votre sébille, manant, vous aurez un denier si vous acceptez de jurer votre fidélité." De telles méthodes appartiennent aux registres préférés des états totalitaires...&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre : &lt;/span&gt;Moi cet édito me donne de l'espoir !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sortant un journal et lisant &lt;/span&gt;:  &lt;/o:p&gt;A propos des résistants :&lt;br /&gt;"Ce qu'ils incarnent est invincible: ils ont dit non,&lt;br /&gt;non à la fatalité, non à la soumission, non au déshonneur,&lt;br /&gt;non à ce qui rabaisse la personne humaine.&lt;br /&gt;Et ce non continuera d'être entendu bien après leur mort parce que ce non,&lt;br /&gt;c'est le cri éternel que la liberté humaine oppose à tout ce qui menace de l'asservir."&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy, le 16 mai 2007.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un autre :&lt;/span&gt; Pourquoi il veut garder son chien ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un journaliste&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;justement parmi le public&lt;/span&gt; : pour les spectateurs qui l'ignorent HENRI est génial, c'est un découvreur, il a contribué à la mise en lumière de nombreux artistes : Olivier Py par exemple, aujourd’hui directeur de l’Odéon, mais aussi Jean Luc Lagarce… CHRISTINE ne doit rien savoir de la force et de la vision de HENRI et du rôle capital du théâtre de Belfort dans la vie de cette région triste, et ce depuis des années !!!!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un spectateur : &lt;/span&gt;Et Molière dans tout ça ?!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un spectateur :&lt;/span&gt; Mais enfin, vous vous emportez tous ! Cet édito est très drôle !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le journaliste, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à CHRISTINE&lt;/span&gt; : Vous souhaitez vous exprimer pour la presse sur cette polémique qui est en train de naître au théâtre du Granit ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CHRISTINE &lt;/span&gt;: ça reste un incident mineur !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un représentant du Syndeac,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;alerté par les clameurs provenant du théâtre, traverse le public&lt;/span&gt; : Madame la Ministre, permettez moi de vous rappeler que la production éditoriale d’un théâtre est un espace de liberté. Au même titre que la scène.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CHRISTINE&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réagissant à cette remarque comme à une incitation, montant sur la scène et lançant à la foule sur un ton délicieusement -et opportunément- tragique&lt;/span&gt; : J'ai le droit de m'étonner que l'éditorial de la plaquette présentant la programmation d'une scène nationale soit de bout en bout une attaque au vitriol du président de la République nouvellement et démocratiquement élu. C'est une opinion, une réaction et certainement pas une mesure de rétorsion. Je respecte évidemment la liberté d'expression ! Mon souhait est de pouvoir en bénéficier moi-même !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Silence. Un temps.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une fabuliste : &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;Ah, la saine crainte de Benoît ! Au delà d'une expression, ses tremblements sont un moteur, qui s'exprime par l'écriture et la voix. Christine, côté jardin ou côté cours, tu fais partie de la pièce. Laisse Benoît en poursuivre la trame, car ni toi ni les tiens n'écrivez la culture à venir : elle s'écrit sur vous.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rideau&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;Ah ! Si seulement ça avait eu lieu au théâtre !&lt;br /&gt;Comme le souhaitait Enzo Cormann dont je rapportais les paroles dans mon précédent &lt;a href="http://aimzon.blogspot.com/2007/11/le-thtre-nest-pas-grave.html"&gt;post&lt;/a&gt;... un happening au cours duquel les passants seraient amenés à s’exprimer. Une agora ouverte…&lt;br /&gt;Mais ça ne se passe pas au théâtre.&lt;br /&gt;Pratiquement jamais.&lt;br /&gt;Par contre, tiens, ça a eu lieu sur le web... &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28257610-7365778783647589297?l=aimzon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://aimzon.blogspot.com/feeds/7365778783647589297/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28257610&amp;postID=7365778783647589297" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7365778783647589297?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28257610/posts/default/7365778783647589297?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://aimzon.blogspot.com/2007/11/editos-de-programmes-culturels-2.html" title="Editos de programmes culturels (2)" /><author><name>Bavardage sens dessus dessous sur la culture et la communication, la communication de la culture et la culture de la communication</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00502054526652361750</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="30" src="http://bp2.blogger.com/_flzTxR8AiG8/R7L_8zJHpiI/AAAAAAAAAKE/yyMP547tmZ4/S220/1039430360_m.gif" /></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>

