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	<title>Vingt quatre</title>
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		<title>Vingt quatre</title>
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		<title>L’annonciation moderne</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 12:59:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les vitraux et la roche éclateraient. Les cierges couleraient. Les statues pleureraient. La Lumière Divine et La Flamme Purificatrice inonderaient la cathédrale, lavant le péché et chassant le démon. Des cœurs angéliques retentiraient alors et, tel un maestro face à son orchestre, Il descendrait, les bras écartés, la chevelure dorée au vent, ses grandes ailes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les vitraux et la roche éclateraient. Les cierges couleraient. Les statues pleureraient. La Lumière Divine et La Flamme Purificatrice inonderaient la cathédrale, lavant le péché et chassant le démon. Des cœurs angéliques retentiraient alors et, tel un maestro face à son orchestre, Il descendrait, les bras écartés, la chevelure dorée au vent, ses grandes ailes blanches déployées, magnifique messager du Tout Puissant. Et alors Il s’adresserait à ses ouailles courbées d’une voix à la fois puissante et douce, délivrant ainsi le message du Père. Et une nouvelle ère chrétienne débuterait…<span id="more-70"></span></p>
<p>C’était tout du moins ce que Monseigneur Giacomi s’était imaginé. Dix neuf heures, et cela faisait un moment déjà qu’il préparait, à sa manière, l’arrivée du messager de Dieu. Il avait même fait venir un buffet d’un des meilleurs cuisiniers de Rome. Assurément une preuve de bon goût. Mais l’heure avançait, et il n’y avait  toujours pas le moindre signe d’une toute petite flammèche, ou d’un soupir discret de chérubin, ou même de l’ombre d’un duvet divin. Non. Pas le moindre. Et cela irritait profondément Monseigneur Giacomi, un homme pour qui l’efficacité et la ponctualité étaient à la limite au dessus de tout. Les moines, prêtres, sœurs, enfants de cœurs et autres titrés chrétiens déjà assemblée en une foule docile et courbée en était la preuve vivante. Oui, Monseigneur Giacomi était féru d’organisation, de planification, de rouages bien huilés, de zèle, de contrats signés et de promesses tenues. C’est ce qui avait permis son ascension fulgurante au sein de la hiérarchie ecclésiastique et c’est ce qui lui permettrait d’atteindre la papauté plus vite que prévu. Ca et les relations, bien entendu. N’oublions pas les relations. C’est très importants, des relations. Tout ca pour dire que Monseigneur Giacomi était particulièrement irrité ce soir là parce que, sans vouloir blasphémer, il n’avait lu nulle part que le statut de Tout Puissant dispensait une personne d’arriver à l’heure à ses rendez vous. Et il connaissait les Ecrits. Mieux que n’importe qui, même. Comme le disait feu Monseigneur Moretti, son prédécesseur, son mentor, celui qui lui avait tout appris, bien connaitre les Ecrits, c’est comme bien choisir ses relations : indispensable à toute progression au sein d’une société religieuse ! De son vivant, Monseigneur Moretti était un expert en Ecrits. Un peu moins en relations. Dommage. Paix ait son âme.</p>
<p>Vingt et une heure, et toujours pas de messager emplumé. Certaines personnes commençaient vraiment à penser que quelqu’un là-haut se foutait ouvertement d’eux. Ces personnes étaient un archevêque italien arriviste et colérique et sa brochette de souffre douleur. Certains le vivaient plus mal que d’autre, et on ne leur en voudra pas.<br />
Monseigneur Giacomi était, lui, au bord de la crise de nerf. Il avait fait au moins dix fois le tour de la cathédrale, ce qui représentait plus d’activité physique en une journée que dans toute l’année. Il avait inspecté chaque cierge, chaque table, chaque bénitier. Il avait botté le fessier de chaque enfant de cœur, tripoté chacune des plus jeunes sœurs, giflé la mère supérieur qui lui avait fait une remarque déplacée sur ses mœurs intramuros et même discuté violemment avec ses assistants sur la marche à suivre, et ce à plusieurs reprises. Et même que son argumentation infaillible avait triomphé à chaque fois. Mais toujours pas de messager emplumé. A croire qu’il s’était trompé. Mais cela n’était pas envisageable. Depuis le début de la journée il se ressassait ce rêve qu’il avait eu l’avant-veille, lors d’une soirée détente au bord… du Tibre ! Chez des amis ! De l’église, bien entendu. De fervents chrétiens. Ce rêve, donc, où Dieu lui avait dit « Dans deux jours mon messager descendra parmi vous et délivrera mon alliance nouvelle. Alors vous reconstruirez tous ensembles le christianisme afin de vous préparer pour les temps troubles à venir… Mais avant ça, gère moi cet athéisme qui traine autour de toi ou ça va barder. ».<br />
Apres vérification, il se trouve que la jeune Michaela qui dormait à ses côtés ce soir-là se trouvait être athée. Le rêve était donc authentique. Et c’était il y a deux jours. Sans vouloir blasphémer, mais que diable pouvait il bien glander !</p>
<p>Vingt trois heures, et toujours pas de messager emplumé. Monseigneur Giacomi sentait la déprime arriver. Il était las d’attendre, triste de se sentir abandonné par son Seigneur. Assis sur les marches de l’autel, les poings sur les joues, la moue boudeuse, il regardait de ses yeux vitreux les dernières ouailles qui avaient trop peur de lui pour s’esquiver en cachette. Il avait envie de pleurer. Il ne viendrait pas, il le savait. Cet enfoiré de messager ne viendrait pas. Mais pourquoi il ne venait pas ? Il avait été un chrétien exemplaire ! Bien sûr, il avait de temps à autres été tenté par le péché, mais qui ne l’avait pas été ? C’était vraiment trop injuste. Et la grosse mère supérieur qui le regardait avec ses gros yeux, l’air de dire « Ha, je vous avais prévenu ». Qu’elle aille au diable, elle et ses protégées. Elle ne pouvait pas comprendre ce qu’il ressentait aujourd’hui. Elle ne pouvait pas comprendre l’intensité d’une déception quand on a attendu quelque chose trop impatiemment. Il s’était déjà vu messie, dirigeant les armées chrétiennes dans une croisade moderne contre le barbarisme. Il s’était vu pape. Il s’était vu saint. Il s’était même vu boutant Jésus de la droite de Dieu pour prendre sa place. Mais il ne s’était surement pas vu seul, au pied d’un autel de plus en plus déserté, se lamentant sur les coups fourrés d’un dieu ingrat et de ses serviteurs satiriques. C’était vraiment trop injuste. Il aurait du faire druide. Au moins, chez les druides, on a le droit de toucher aux vierges sans qu’une grosse vache frustrée vienne vous faire la morale en vous parlant vingt cinq mille fois de son enfer tout pourri. Une vraie fixation. Il renifla un coup et se leva. Il répondit au soupire de mépris de la grosse mère supérieur par un doigt plus véhément que les autres, et éclata de rire en voyant son gros visage ridé se tordre sous la surprise. « Salope. » Amer, il rentra au presbytère pour se siffler une bouteille de whisky. « Monde de merde. ».</p>
<p>Une heure du matin, et toujours pas de messager emplumé. Cela faisait plus d’une heure que le silence oppressant régnait en maitre absolu sur la cathédrale vidée. Les derniers enfants de cœur terrifiés et courbaturés avaient profité de la déprime de leur archevêque pour prendre leurs jambes à leurs cous. Tous, ou presque, s’étaient dit qu’aller passer une bonne soirée en boite serait un bon moyen d’oublier cette journée pourrie, consacrée à l’attente d’un pseudo messager divin qui n’existait pas, de toute façon. Il faut dire que les jeunes d’aujourd’hui sont très peu croyants. Il faut aussi dire que les vieux d’aujourd’hui ne le sont pas beaucoup plus, si on les compare à ceux du siècle dernier, par exemple, alors on peut difficilement demander à leurs héritiers de l’être pour eux, non ? Heureusement qu’il reste la « tradition ». Une tradition qui froncerait les sourcils et prendrait une grosse voix si elle se rendait compte qu’une très grosse majorité de ces enfants de cœur se dirigeait actuellement vers le <em>Va&rsquo;al Diavolo</em>, une boite de nuit gothique à la mode. Oui, la tradition ne prendrait pas vraiment sur le ton de la plaisanterie l’ironie que représente la présence d’autant d’enfants de dieu dans le repaire officiel du diable romain. Il faut dire que la tradition est très vieux jeu.</p>
<p>« Ornella ? Ornella<strong><span><span style="font-family:Arial;"> </span></span></strong>Ricciarini<strong></strong><strong><span><span style="font-family:Arial;"> </span></span></strong><span style="font-family:Arial;"><strong></strong></span> ?<br />
&#8211; Oui ? »</p>
<p>Trois heures du matin, et la nuit est animée au <em>Va&rsquo;al Diavolo</em>. Et pendant que Monseigneur Giacomi ronfle bruyamment, une bouteille de whisky morte à la main, tout en rêvant de feu Michaela qui git à présent au fond du Tibre avec de jolis souliers en béton armé, à quelques kilomètres de là une jeune sœur plusieurs fois nominées aux Giacomi awards a troqué sa robe noir et blanche pour une autre, juste noire, à dentelle… avec un corset particulièrement suggestif. Jusqu&rsquo;à présent elle était seule au bar, profitant en solitaire de la musique lourde en sirotant un black mojito. Ses rares copines se faisaient allumer à quelques mètres par de jeunes opportunistes, ceux la même qui se convertissent à la tradition goth dans le but avoué de se rapprocher de sa gente féminine.<br />
Elle, pendant ce temps, se faisait accoster par une montagne de tatouages impies et de piercing en tout genre. Vraiment pas son genre, mais il avait quelque chose de sympathique et un sourire angélique. Et un tatouage Donald. Quel genre de personnage peut se faire tatouer un gros Donald en colère sur le torse…<br />
« Enchanté. Je suis… »<br />
Hésitant, il tira d’une de ses nombreuses poches un petit livre épais et de toute évidence très vieux dont il tourna énergétiquement les pages.<br />
« …Je suis celui que vous connaissez mieux sous le nom de Gabriel. »</p>
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		<title>De Bunkeris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ori]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 15:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[De Bunkeris]]></category>
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					<description><![CDATA[Le petit moustachu formula un nouveau flot d’insultes teutonnes dont le sens profond resterait inconnu à ses deux interlocuteurs pour de nombreuses années encore, mais dont la signification approximative, la valeur et le but immédiat demeureraient, quant à eux, on ne peut plus clairs. « Allez, fais pas ta tête de mule. De toute façon, t&#8217;es [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le petit moustachu formula un nouveau flot d’insultes teutonnes dont le sens profond resterait inconnu à ses deux interlocuteurs pour de nombreuses années encore, mais dont la signification approximative, la valeur et le but immédiat demeureraient, quant à eux, on ne peut plus clairs.</p>
<p class="MsoNormal">« Allez, fais pas ta tête de mule. De toute façon, t&rsquo;es fini ! »<br />
C’était le premier larron qui venait de s’exprimer. Un petit brun, lui aussi, mais avec sur le visage un gros air gêné qui n’allait pas du tout avec son uniforme d’officier SS. Derrière lui, un autre officier SS falsifié, plus grand, plus blond et équipé d’un cache-œil cette fois, allumait sa quatrième clope de l’heure.<br />
« Je t’avais dit qu’on aurait du apprendre à parler cette foutue langue avant ! Ou au moins trouver un traducteur, cracha-t-il, un brin –mais alors juste un brin- énervé. Mais monsieur Zack a toujours le dernier mot avec sa…<br />
&#8211; Oh ca va. C’est bon, j’ai compris. Tu m’excuseras de ne pas avoir l’habitude de faire des séances d’interrogatoire musclée tous les jours. »</p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-59"></span><br />
Une nouvelle secousse fit trembler les murs. Un peu plus de poussière tomba au sol, forçant la quinte de toux chez le deuxième larron qui avait entamé sa sixième.<br />
« En plus je suis sûr qu’il nous comprend cet enfoiré… Il fait juste ça pour nous énerver !<br />
&#8211; Tu parles… »<br />
Un troupeau de consonnes écrasèrent quelques voyelles timides pour les injurier eux, leur ascendance et leur potentielle descendance. Zack jaugea le léger sourire tant fatigué que hargneux qu’affichait leur « hôte ».<br />
« Mouais… T’as peut être raison. On fait quoi alors ? »<br />
L’autre collait déjà une grosse beigne au petit moustachu ligoté qui se retrouva projeté par terre dans un nuage de poussière. Une Nouvelle tournée d’injures pleines de « r » et de « che » accompagna son tortillement pitoyable.<br />
« Mais ?!?<br />
&#8211; Ca défoule. »<br />
Le blond releva son punching ball qui devait probablement en être à demander des nouvelles de leurs grand-mères.<br />
« Alors mon pote tu vas t&rsquo;mettre à table ! »<br />
Deux yeux brulants de haine le fusillèrent, mais le discours ne changea pas. Une nouvelle baffe précéda de nouvelles insanités qui surprendraient un muletier à la retraite. Gageons même qu’il en prendrait quelques notes. Une secousse, plus prononcée cette fois ci, ponctua le tout. Un ange promeneur laissa un silence pesant dans son sillage. Les deux acolytes prirent une chaise chacun et fixèrent leur victime, l’un las, l’autre excédé.</p>
<p class="MsoNormal">Les murs tremblèrent à nouveau, faisant danser la seule ampoule de la salle. Le blond la lorgna un moment, médusé. Son mouvement pendulaire hypnotisant se ralentissait quand une nouvelle secousse la motiva à poursuivre un peu plus son balai. Trois ronds de fumée l’accompagnèrent.<br />
« Ils se rapprochent. On a plus beaucoup de temps. On fait quoi ? »<br />
Zack se passa un coup d’eau sur le visage. Ca faisait presque une heure qu’ils étaient enterrés là, à tenter de soutirer des informations dont ils n’avaient de toute façon rien à faire, ni l’un, ni l’autre. Ca commençait sérieusement à lui taper sur le système.<br />
« Raaaaaah ça me gonfle ! &#8230; On le bute ?<br />
&#8211; Quand même, ça fait pas très sérieux… On l’embarque ?<br />
&#8211; Tu comptes passer inaperçu ? En plus, taré comme il est je suis sûr qu’il serait capable de brailler sur tout le trajet. »<br />
Le blond hocha lentement la tête, le regard vague.<br />
« Sinon, on appelle Wagner et on le laisse s’en occuper. Après tout, c’est son idée.<br />
&#8211; Ouaip. »<br />
Le blond se leva et baffa le moustachu qui retomba par terre, dans un tonnerre d’insultes.<br />
« Mais ?!?<br />
&#8211; On n’a pas de musique… »</p>
<p class="MsoNormal">Le nouveau venu n’avait rien d’un SS, lui. C&rsquo;était plus ne sorte de petit vieux tout sec qu’une canne élégamment décorée empêchait de s’écrouler. Il avait sur le dos des vêtements de ville tout ce qu’il y a de plus rafinés et qui auraient fait du meilleur genre en d’autres temps et d’autres lieux. A la cours de Léopold 1<sup>er</sup>, par exemple. A peine était-il entré dans la pièce qu&rsquo;il toisait déjà l’assemblée de ses yeux sombres cachés sous d’épais sourcils blancs. Puis, visiblement aussi satisfait qu&rsquo;un chasseur dans un jardin botanique, il se tourna vers les SS en carton qui n&rsquo;avaient pas dit plus qu’un « Salut Tony » depuis son arrivée. Sa voix était à mi chemin entre le papyrus millénaire et le gouffre sans fin.<br />
« Vous glandez quoi ?<br />
&#8211; On t’attendait. Il ne veut rien cracher et vu qu’on est tous les deux aussi efficace en interrogatoire que toi en course de fond sans triche&#8230;»<br />
Le vieux prit le temps de soupirer longuement avant de s’approcher très lentement du prisonnier. Ce dernier le regarda en coin tout en essayant tant bien que mal de mettre le plus de distance entre eux, comme si il se sentait être la proie d’un gros serpent venimeux affamé.<br />
« La sonde mentale n’a rien donné ? »<br />
Zack toussa, penaud.<br />
« Il pense en allemand. J’y pompe rien.<br />
&#8211; Ha bravo… »<br />
Wagner rapprocha une chaise et prit place dans un concert de craquements divers et variés. Il plongea ses yeux dans ceux du prisonnier qui n’avait, pour le coup, plus du tout envie de brailler sa haine au monde entier. Les deux autres en profitèrent pour se carapater en prétextant une course urgente. Ils refermèrent la lourde porte sur un « A nous deux, mon vieil ami. Si nous parlions de votre pitoyable tentative de résistance et de ce trésor que vous protégez… ». Le blond ralluma une clope.<br />
« J’en connais un qui va passer un sale quart d’heure.<br />
&#8211; Ouaip. M’enfin, c’est pas comme si on n’avait pas tenté la méthode douce. »<br />
Le blond fit la grimace.<br />
« C’est quoi le plan maintenant ?<br />
&#8211; Café, clope, Russie, vodka.<br />
&#8211; Euuuuh… Tu parles russe, toi ? »</p>
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		<title>Y’ a des jours tous les jours chapitre 9</title>
		<link>https://doywan.wordpress.com/2008/09/28/ya-des-jours-tout-les-jours-9/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Doywan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 20:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Y.D.J.T.L.J]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout le monde me regarde encore bouche bée. Qu&#8217;ils ont l&#8217;air d&#8217;idiot. Surtout Michel, avec sa tête de poisson rouge. Il fulmine, bien mon gars cherche comment reprendre le dessus car tu ne vas jamais trouver. Ton maître se tiens là devant toi, soit tu ploies ; soit tu te casse. Sainte Marie se lève. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>T</strong>out le monde me regarde encore bouche bée. Qu&rsquo;ils ont l&rsquo;air d&rsquo;idiot. Surtout Michel, avec sa tête de poisson rouge. Il fulmine, bien mon gars cherche comment reprendre le dessus car tu ne vas jamais trouver. Ton maître se tiens là devant toi, soit tu ploies ; soit tu te casse.</p>
<p>Sainte Marie se lève.</p>
<p>&#8211; Je pense qu&rsquo;il nous faut prendre le temps de réfléchir posément aux deux options que l&rsquo;ont nous proposes, dieu nous guid &#8230;</p>
<p><span id="more-43"></span></p>
<p>Des bruits de verres brisé se font entendre. Plus loin, vers le hall.</p>
<p>&#8211; <strong>Je pense</strong> que l&rsquo;ont ne va pas attendre une illumination divine, et je pense que je vais me tirer d&rsquo;ici vite fait. Vous autres vous pouvez attendre bien sagement ici si ça vous chante. Sur ce Messieurs, Mesdames.</p>
<p>J&#8217;empoigne mon fusil et j&rsquo;ouvre une des portes de communication avec les autres salle du bâtiment. Julie me suis. Michel, bien que réticent, et Agnès nous emboite le pas. Mais Luc, Marc et Marie se dirigent vers la sortie principale. Le super sportif me sort :</p>
<p>&#8211; La sortie la plus proche la meilleur !</p>
<p>Crétin.</p>
<p>Michel les regarde.</p>
<p>&#8211; Il vaudrait mieux ne pas se séparer &#8230;</p>
<p>Je les laisse délibérer et je m&rsquo;engage dans la prochaine salle, Julie sur mes talons. J&rsquo;entends leurs murmures déplaisant. Mais aussi de nombreux pas trainant. J&rsquo;accélère notre allure, dans chaque salle je cherche une sortie sûr. Michel et Agnès nous rejoignent. La &laquo;&nbsp;magnifique&nbsp;&raquo; goth ressemble à un bovidé dégoulinant de sueur sous l&rsquo;effort d&rsquo;avoir couru pendant quelques mètres.</p>
<p>&#8211; Les autres sont &#8230;</p>
<p>&#8211; Peu m&rsquo;importe les autres, je ne suis pas leurs nounou, avançons.</p>
<p>Un silence de mort tombe sur notre groupe. Bien je vais pas subir de jacasserie intempestive. Impossible de trouver une sortie dans cette aile ! En pleine réflexion, trois cris déchirent ma bulle de silence. Agnès et Michel se cramponnent l&rsquo;un à l&rsquo;autre tremblant. Je sens la chaleur de la main de Julie au creux de la mienne, l&rsquo;adrénaline monte. Je crois ne m&rsquo;être jamais senti aussi vivant ! J&rsquo;ouvre la porte qui donne sur le couloir principal et jette un rapide coup d&rsquo;œil. Bien, infesté de somnambules. Néanmoins, en face à une dizaine de mètres, l&rsquo;escalier qui mène au parking. Bien, on part par là. Je referme la porte et me tourne vers le groupe.</p>
<p>&#8211; L&rsquo;escalier en face dans la couloir, c&rsquo;est notre salut. Le hic, c&rsquo;est qu&rsquo;il semble que ce soit l&rsquo;heure de pointe à l&rsquo;accueil.</p>
<p>Agnès me regarde le visage peint d&rsquo;incompréhension. Un éclair de lucidité, puis de peur la remplace bien vite.</p>
<p>&#8211; Je ne pourrais jamais &#8230;</p>
<p>J&rsquo;ouvre la porte.</p>
<p>&#8211; Aller !</p>
<p>Je fonce dans le couloir et étale le premier qui passe à ma portée. La détonation perturbe la tranquille quiétude du corridor ou se tiens le congrès des fan de Roméro.</p>
<p>&#8211; Dépêchez vous !</p>
<p>Julie fonce la première vers l&rsquo;escalier, rapidement suivis de Michel. Je subtilise quelques morceaux à la volée, aux <em>traine-la-patte</em> qui se retournent vers nous. Puis m&rsquo;engage à mon tours vers l&rsquo;escalier. Agnès n&rsquo;a toujours pas bouger. Je la regarde ce qui me parait durer une éternité. Elle se décide à avancer. Une nouvelle tête vole. Notre chère goth trébuche sur un cadavre et s&rsquo;étale de toute sa masse sur le sol ensanglanté. Mon avant dernière balle arrache la jambe d&rsquo;un des agresseurs proche d&rsquo;Agnès.</p>
<p>&#8211; Traîne pas !</p>
<p>Elle se relève, mais le boiteux ayant rampé vers elle, il lui attrape les jambes. Elle ne bouge plus. Une balle, plus qu&rsquo;une seule. Et ils sont trop proche et trop nombreux. Désolé Agnès. J&rsquo;aurai fait ce que j&rsquo;ai pu, je ferme la porte derrière moi.</p>
<p>Je me hâte de rejoindre les autres en bas des escalier. Michel regarde un plan du parking prévu en cas d&rsquo;évacuation.</p>
<p>&#8211; Il y a un ascenseur qui mène à la surface juste à quelques mètres de cette porte, sur la droite.</p>
<p>Je fait un signe d&rsquo;assentiment.</p>
<p>&#8211; Agnès?</p>
<p>Je remue la tête.</p>
<p>Julie ouvre la porte. Encore plein de copains! On a juste un espace de deux mètre de large maximum, vide contre le mur. On se regarde, puis on se met à courir vers l&rsquo;ascenseur. Michel appuie frénétiquement sur le bouton d&rsquo;appel, pendant que la marée se rapproche inexorablement de nous. Certains sont trop proche maintenant, faute de mieux Julie et moi les repoussons à coup de crosse. Le rouquin va finir par s&rsquo;écorcher le pouce sur ce bouton. Ca sent la fin. Je sens quasiment leur haleine dans notre lutte à bras le corps pour les maintenir à distance.</p>
<p>Les portes s&rsquo;ouvrent! La lumière salvatrice artificielle nous éclaire suivis d&rsquo;une petite musique de Richard Clayderman. Michel saute dans l&rsquo;ascenseur, je le suis. Une fois dans notre havre je me retourne pour maintenir à distances nos amis le temps que les portes se ferment. A l&rsquo;orée de la légère zone éclairé devant l&rsquo;ascenseur, je la vois. Elle viens de tomber au sol, ils l&rsquo;ont attrapé, elle se débat à moitié dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>Non.</p>
<p>Non, elle a surgit de nul part. D&rsquo;un regard elle a pénétré tout l&rsquo;espace autour d&rsquo;elle, mon espace. Elle s&rsquo;est retrouver, tranquille, au centre du cyclone qui était devenu mon âme, apparemment inconsciente des changements qu&rsquo;elle avait causer.</p>
<p>Non ! C&rsquo;est le seul rayon de lumière que j&rsquo;ai jamais vu poindre dans ma vie. La seule chose qui puisse me donner un quelconque intérêt dans l&rsquo;humanité. J&rsquo;échange ma salvation contre son faible éclat de lumière.</p>
<p>Je saute dans la mêlée, mords, frappe. Je met toute l&rsquo;énergie de mon désespoir dans ma juste cause. Je la dégage et la jette dans l&rsquo;ascenseur. Elle essaye de ressortir pour m&rsquo;attraper. Michel la retiens tant bien que mal. C&rsquo;est interminable, elle griffe Michel tentant de se dégager. Ils sont trop nombreux, il y a trop de mains qui me retiennent. Et, enfin, les portes se referment.</p>
<p>Je souris</p>
<p>Je tiens fermement mon fusil.</p>
<p>Ma dernière balle.</p>
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		<title>Storm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ori]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 16:23:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Storm]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’un braquage. Oui, un braquage. De banque. Oh, bien sûr, pas un braquage comme un autre. Tout d’abord parce qu’il sort du contexte habituel. Au revoir Chicago, New York, Tours, ou toute autre grande ville du crime international. Bienvenue dans le monde de Londres. Ha… Londres. Fish, Chips, tasse de thé, bouffe dégueux, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un braquage. Oui, un braquage. De banque. Oh, bien sûr, pas un braquage comme un autre. Tout d’abord parce qu’il sort du contexte habituel. Au revoir Chicago, New York, Tours, ou toute autre grande ville du crime international. Bienvenue dans le monde de Londres. Ha… Londres. Fish, Chips, tasse de thé, bouffe dégueux, temps de merde, Marie Poppins de mes deux, comme disait un grand philosophe. Mais ceci-dit, une bien belle ville. Joyau de la Reine, même, diront certains &#8211; surtout des londoniens -. Londres a vu naitre bon nombre d’artistes qui marquèrent leur temps, mais n’étant pas dans un cours d’histoire le seul de réellement intéressant se trouve être Andrew Wilson. La question est de savoir ce qui différencie ce jeune blondinet en apparence bien sous tous rapports de quelqu’un d’un poil plus illustre comme, disons, William Shakespeare.<br />
<span id="more-39"></span></p>
<p>C’est l’histoire d’Andrew Wilson. Oui, Andrew Wilson. Un jeune londonien qui naquit de l’union et amour modeste de Catherine Jacobs et de Frederick Wilson, tout deux londoniens depuis bien des générations, de profession modeste et d’esprit simple. Le père Frederick était boulanger et le jeune Andrew aurait du suivre cette voie si il n’avait pas eu un esprit un peu plus libre que prévu. Il se trouve que le jeune homme ne se voyait pas derrière des fourneaux toute sa vie et aspirait à de plus grands faits d’arme. Plus rouges surtout. Il était anarchiste, et contraire à ce qui se raconte dans certains milieux, ça n’est pas une tare. Juste une passade d’adolescent, d’après les experts en la matière qui vendent des livres sur le sujet. Frederick Wilson n’était pas contre cette dernière théorie, mais il estima qu’il était temps pour son fils de vivre sa passade d’adolescent chez les autres quand il se rendit compte que la fameuse adolescence débordait plus que largement sur la vingtaine. C’est ainsi que notre un peu moins jeune Andrew se retrouva à la rue.<br />
Comme on le dit, la vie n’est pas facile dans cette fameuse rue. Surtout quand on n’a jamais été fort à l’école. Heureusement pour notre « héros », ses lacunes étaient plus du fait de la fainéantise que d’un réel manque de faculté mentale, et en plus le petiot se débrouillait pas si mal avec ses poings. Alors, pensez qu’un couteau lui suffit pour se frayer un chemin à travers la faune grotesque des bas fonds pas si impressionnants que ça, mais londoniens tout de même. Inutile de rentrer dans les détails rébarbatifs. Il faut tout de même se dire qu’Andrew ne tarda pas à trouver un groupe d’admirateurs à qui il pouvait dispenser ses enseignements, son fameux « ni dieu, ni maître, mais n’oublie pas qui est le chef ici » en tête. Et gare à celui qui y verrait un paradoxe. Seulement voila, les années passent, et si les petits larcins sans envergure, la vie à plusieurs dans un appartement miteux et les coucheries d’un soir dans une pièce pleine de ronflements et de commentaires avaient leurs charmes, comme il a été dit plus tôt Andrew aspirait à une destinée plus glorieuse. Et c’est ainsi qu’un soir, muni d’une baguette de pain et de deux bouteilles d’eau, il s’isola dans les toilettes pour n’en ressortir victorieux que deux jours plus tard, au grand damne de ses colocataires.</p>
<p>C’est l’histoire d’un plan de génie. Oui, un de ces plans de génie qu’on ne trouve que dans les livres spécialisés du genre. Oh, bien sûr, on l’a déjà fait le coup du plan infaillible mais qui rate parce que le héros arrive. Sauf que, dans le cas présent, c’est un plan de génie Made in Hero ! Et même qu’il a été conçu sur LE trône ! Si ça n’est pas la preuve d’une ascendance royale, ça ?<br />
Argumentaire peu convaincant pour un publique sceptique, mais suffisamment aguichant aux yeux d’esclaves complètement lobotomisés par des années de propagande anarchiste dirigiste. Rien d’étonnant alors quand Pedro aux doigts de fée s’est vu attribué la question du coffre fort. Chang, le petit asiatique fraichement débarqué dans le groupe, du tenir le rôle du petit vicelard qui pouvait claquer un fusible n’importe quand pendant le grand Mouss fit le grand balaise calme de service. Bob fut parfait comme faux client mêlé aux victimes pour mieux déjouer leurs plans de fourbes &#8211; Andrew avait vu ça dans un film. Il avait trouvé ça cool -. Quant à Hans et Philippe, ils formaient la brigade anti alarme dont l’efficacité allait déterminer beaucoup de choses, comme le temps d’intervention des flics et les potentielles pertes. Ca aussi, ça compte. Surtout au moment du partage. On ne l’oublie que trop souvent. Les détails du plan n’importent guère maintenant que les protagonistes sont en place. Il faut quand même savoir qu’ils trouvèrent un hangar très accueillant pour répéter. Andrew, en bon réalisateur avisé, fit rejouer plusieurs scènes à ses acteurs de fortune jusqu’à obtenir un semblant de perfection. Comme il aimait à le répéter, « le jour J, si un seul d’entre vous déconne, on y passe tous. Alors appliquez vous bande de moules ». En vrai, il s’en foutait. Son adrénaline montait agréablement pendant les répétitions. Il lui tardait juste de passer au grand final pour voir jusqu’à quel point il pouvait devenir exciter. Ca, c’était la vraie vie.</p>
<p>C’est l’histoire d’une épopée. Oui, une vraie épopée. Avec de l’action, de l’amour, du chagrin et des moments dont la postérité se souviendra pendant des siècles et des siècles &#8211; Amen ! -. Une épopée mise en scène par Sir Andrew Wilson et dont les principaux protagonistes n’étaient qu’une bande de rebus sociétaires il n’y a pas deux mois. Heureusement que la providence passe et permet de transformer des inconnus en star. Oh, bien sûr, la providence peut parfois jouer de bien mauvais tours, mais que serait la vie sans imprévus. C’était bien entendu l’avis de notre blondinet de chef anarchiste qui n’était pas arrivé à dormir la veille de la grande première. Son équipe non plus, mais plus par anxiété. C’est ce qui permet de distinguer les grands des larbins.<br />
Le coup d’envoi était prévu pour 14h, heure à laquelle les gardiens devaient encore être sur leur digestion. La matinée était donc réservée à une ultime répétition et mise au point du matériel. Et encore une fois tout était plus que satisfaisant. La langue d’Andrew n’en pouvait plus de visiter ses lèvres qui s’asséchaient à une vitesse à faire baver d’envie un lac saharien. Il n’en pouvait plus de compter les minutes. Ca allait être l’éclate !<br />
A 13h, ils avaient tout remballé. Hans, qui était parti en éclaireur, revint avec une grande nouvelle. A midi, les vigils s’étaient goinfrés de boudin frittes. Un bon repas bien diététique qui ne pèse pas du tout sur l’estomac. Une étoile veillait définitivement sur nos larrons, et c’est avec une fleur au fusil qu’ils montèrent en voiture pour se rendre à leur théâtre. Ils étaient fiers, ils étaient forts. Ils étaient aussi beaux, ou tout du moins le pensaient-ils. C’était leur histoire, et Londres allait le savoir. Anarchie et pognon, il n’y a que ça de vrai et ça n’était pas le papy qui s’était installé sur le banc en face de la banque qui allait le contredire. « Regardez le, celui là, avec son parapluie en plein soleil et son gros manteau miteux en plein été. » Ils rigolèrent tous, et le vieux leur adressa un sourire aimable quand ils passèrent devant lui. Pedro pensa un instant que l’ancêtre riait intérieurement, tellement sa mine était lumineuse. Le larron laissa discrètement une pièce. Apres tout, il allait bientôt être riche. « Merci mon bon monsieur », entendit-il, mais il ne releva pas.</p>
<p>C’est l’histoire d’un braquage. Oui, un braquage. Mais pas n’importe quel braquage. Un braquage londonien, mis en place par une bande de racailles à qui tout réussissait et qui possédait un plan parfait. Ils avaient même la bénédiction d’un vieux clodo du coin qui s’était installé sur un banc en face de leur banque, comme si il ne voulait rien rater du spectacle. Et eux, ils étaient tous la, sur les premières marches sans tapis rouge. Moins la brigade anti alarme, bien sûr. Les quatre garçons pleins d’avenir prirent à l’unisson leur respiration et fixèrent un instant le ciel où brillait un soleil éclatant. Pas un nuage en vue. Ils enfilèrent leurs masques. Andrew face-de-Mickey jeta une dernière fois un regard en arrière avant de s’engouffrer dans l’imposant bâtiment. Mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis…<br />
Le vieux applaudit, un sourire béat aux lèvres. Puis il réajusta confortablement son popotin et prit son parapluie. On ne sait jamais, on est à Londres, tout de même. Le soleil ne dure jamais très longtemps.</p>
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		<title>La messe est dite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ori]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 16:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[La messe est dite]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pentacle était formé. Les sigles cabalistiques biscornus tracés. Les cercles de protection antiques gravés dans le sol rocheux. Dans leur cage, une chèvre noire et deux poules blanches s’agitaient, nerveuses. Bien sûr, on peut difficilement dire qu’elles savaient ce qui les attendait dans cet avenir proche, oppressant et qui fait se dire qu’on est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Le pentacle était formé. Les sigles cabalistiques biscornus tracés. Les cercles de protection antiques gravés dans le sol rocheux. Dans leur cage, une chèvre noire et deux poules blanches s’agitaient, nerveuses. Bien sûr, on peut difficilement dire qu’elles savaient ce qui les attendait dans cet avenir proche, oppressant et qui fait se dire qu’on est finalement mieux dans son poulailler ou sa bergerie, mais l’instinct animal n’est pas à prendre à la légère. Et dans tous les cas, s’il y a bien des animaux craintifs par nature…<span id="more-29"></span><br />
Cinq formes noires encapuchonnées prirent position silencieusement aux cinq angles impies. Une sixième prenait son temps, le nez fourré une dernière fois dans un gros tome poussiéreux et flétri par endroits, comme un étudiant à quelques minutes d’un examen important.<br />
« Karl ? », lâcha le sixième sans lever la tète.<br />
« Ouais ?<br />
&#8211; Tout est prêt ? »<br />
Le sixième était autoritaire. Ca n’était pas le cas de la troisième capuche. Plutôt pas tellement assurée.<br />
« Euuuh… Ouais. On a revérifié une sixième fois, comme tu l’as demandé.<br />
&#8211; Mmmmh… Bien ! Maria ?<br />
&#8211; Oui ?<br />
&#8211; Tu as corrigé ton défaut de prononciation à la quatrième strophe ? »<br />
Le sixième était dur et froid cette fois. La quatrième mal à l’aise mais volontaire.<br />
« Je crois…<br />
&#8211; Tu crois ou tu en es sûre ?<br />
&#8211; J’en suis sûre ! J’y ai passé la nuit, mais c’est bon maintenant ! C’est rentré ! »<br />
Le sixième ne releva pas. Il laissa de côté son codex et s’approcha de la cage. La chèvre recula. Il s’accroupi et lui lança un regard lourd et impliquant un paquet de détails peu ragoutants. Elle rumina. Une fois.<span> </span>Lentement.<br />
« Toi, ma cocotte, ça va faire six mois, six jours et six heures que tu me gonfles. Crois-moi quand je te dis que je vais te le faire payer. Et chère. »<br />
Elle jugea plus sage de ne rien rétorquer. Une poule leva un œil plein d’absence d’intelligence et lâcha un gloussement discret, pour la soutenir. Le sixième se releva, satisfait : même des animaux aussi stupides le respectaient, c’était un début de victoire. Le deuxième gallinacé hésita l’espace d’un instant à émettre une objection quand il repéra une graine oubliée.<br />
Le sixième jeta un dernier coup d’œil à sa montre. Un silence pesant régnait à présent. La fraicheur du lieu où ils tenaient leur réunion n’empêchait pas une goutte de sueur de perler lentement le long de la joue de la première capuche. Des secondes obèses se trainaient avec peine vers des minutes endormies. Heureusement, un cri presque emprunt d’une joie malsaine résonna entre les hautes voutes et mis fin au calvaire en réveillant tout ce beau monde.<br />
« C’est bon ! On y est ! »<br />
Un soupire silencieux collectif ne résonna pas, mais l’envie y était. Les capuches s’agitèrent silencieusement. Les animaux prièrent silencieusement ! Le sixième brandit fièrement une superbe dague sacrificielle en plaque or et regorgeant de verre coloré taillé qui provoqua l’admiration de ses sbires.<br />
« Ouah ! Elle est géniale !<br />
&#8211; Et ouais. Je l’ai achetée à prix d’or dans une petite boutique ésotérique tenue par un vieux grincheux. Beaucoup de négociations. »<br />
10$ sur EBay. Mais leurs visages admiratifs n’avaient pas de prix.</p>
<p class="MsoNormal">La première poule tenta vaguement de se débattre pendant que sa vie s’écoulait goulument dans un godet en plastique peint. Un sourire carnassier illuminait le visage de son tortionnaire alors qu’il se livrait enfin à son rêve. Des années qu’il attendait ça ! Il ne comptait plus le nombre de pages internet, de forums, de revues ou de témoignages qu’il avait consulté pour être parfait le moment venu. Il avait même répété sur des oreillers, au grand dam de sa mère. Mais, mis à part la volée de duvet, ça n’était pas pareil.<br />
Un deuxième tas de plumes se jeta assez vite auprès de son confrère pour refroidir avec lui. Il pouvait au moins avoir la satisfaction d’avoir montré plus de résistance. Ca lui vaudrait peut être une médaille au paradis des volailles.<br />
Le sixième examina d’un œil expert le liquide épais qui remplissait son godet frappé de la puissante rune cabalistique Tupperware. Il huma son arôme, apprécia la texture et commenta d’un « parfait » d’œnologue. Satisfait, il lança fièrement un « Procédez. » à ses ouailles.<br />
Ses acolytes psalmodièrent alors des incantations dans une langue qu’aucun d’entre eux ne comprenait. Le sixième versa précautionneusement la vie des volailles dans les rainures des cercles de protection mystiques gravés dans la roche. L’atmosphère sembla s’épaissir et se teindre, comme sous l’effet d’une lueur rougeâtre venue d’ailleurs. C’était bon signe.<br />
Il laissa de côté le bol sacrificiel au rabais et se présenta devant la chèvre. Il lui sourit. Elle rumina. Une fois. Lentement. Il bomba le torse pour se donner un style, ouvrit la cage et tira l’animal sur le pentacle. La pauvre bête n’opposa pas la moindre résistance, surement déjà résignée sur son sort.<br />
La dague se leva. Un « prends ça, saloperie » solennel retentit. La chèvre conclu son existence passée à ruminer par un faible bêlement sans conviction qui se mélangea avec de sinistres gargouillis.<br />
Le sixième lâcha une corne encore chaude qui alla mollement rejoindre un tas de soubresauts et se détourna du spectacle pourtant excitant. Malgré la capuche, sa jouissance se lisait sur son visage et se ressentait à travers tout son être. Il en tremblait presque. D’une voix tonitruante qui résonna entre les voutes gothiques de l’église désaffectée, il énonça ce qu’il avait répété en cachette depuis des semaines. Voire des mois.<br />
« Abrazel Nul Klichen ! Debz noran kunitz Voren ! Terenviel nul ottorenkan ! Murk’zen torazoner vun karakas ! Osterrach blen nul kofit tennon kulzich oron nolzin ! Vraich ! Lucifer ! Vraich ! Eti narz ! »<br />
Le silence retomba comme une pierre tombale. Personne n’osait parler. Personne n’aurait même osé respirer si ça avait été possible. Ils attendaient tous. Quelque chose allait se passer. Quelque chose devait se passer. Quelque chose avait intérêt à se passer, sinon ça allait barder ! Ils ne s’étaient quand même pas<strong> encore</strong> fait arnaquer !</p>
<p class="MsoNormal">Comme pour les rassurer, une fumée noire émanant abondamment de la chèvre interrompit le cours de leurs pensées. Elle monta rapidement en une colonne noirâtre pour s’écraser telle une cascade inversée contre le plafond. A l’intérieur, une ombre se dessinait lentement. Chacun retenait son souffle. Un mélange de surprise et d’excitation les paralysait.<br />
C’est ainsi qu’Il apparut, à la fois horrible et envoutant, repoussant et attirant, démon à l’apparence de mannequin parfaitement lisse, noir comme l’ébène et aux yeux de feu. Une certaine déception, due certainement <span> </span>à l’absence de dents démesurées, de griffes crochues, de cornes acérées, de queue fourchue, de flammes infernales, de sabots velus, d’odeur de stupre, de cris de damnés et de vierges étripées se fit ressentir du côté du publique, ce qui ne l’empêcha nullement d’accueillir l’apparition avec moult « ouah », « génial », et autres « trop cool, mec ». Il y répondit par un simple « Bonjour. Lequel d’entre vous m’a invoqué ? » tout bête. Même pas guttural. Sans écho. Et sans mimique grotesque, roulement des yeux ou vomissements barbares. Juste… normal. Peut être teinté d’amabilité. Les cinq premiers le regardèrent avec des yeux ronds et des bouches de truite.<br />
« Bin quoi ?<br />
&#8211; Vous… Vous n’êtes pas censé prendre une voix d’outre enfer, vous adresser à nous en nous traitant de mortels et nous menacer de nous éventrer et de nous manger les tripes dès que vous serez libre ? »<br />
C’était le deuxième qui avait parlé, mais les quatre autres acquiesçaient. Le sixième était aussi de cet avis, mais il préférait garder un air suffisant et fier, les bras croisés, la capuche basse et la robe cabalistique made in Harry Potter au vent – même si il était difficile de trouver ledit vent dans une église close -. Le démon afficha un sourire… penaud. Il avait vraiment un air sympathique, franc et gêné.<br />
« Non, désolé, rien de tout cela. Racontars de bonnes femmes, ça nous fait une sale réputation, vous savez. De temps en temps, on accepte de s’y livrer. Comprenez, pour le folklore. C’est inutile aujourd’hui, je ne suis… »<br />
&#8211; ASSEZ ! »<br />
C’était autoritaire. C’était péremptoire. C’était une voix puissante. C’était bien sûr le sixième. Il avait relevé sa capuche et toisait le démon d’un regard noir. L’autre semblait surpris.<br />
« Et la polit…<br />
&#8211; J’ai dit assez ! Si je t’ai invoqué, engeance infernale, et soumis aujourd’hui, ça n’est pas pour faire la causette ! J’ai de grands projets pour toi ! Pour nous ! »<br />
Un « ouah » admiratif s’échappa d’une des capuches. Le sixième bomba le torse et le démon éclata de rire.<br />
« Soumis vous dites ? Naaaaan. Vous n’êtes pas sérieux ? Ou alors, il doit y avoir une erreur… »<br />
Un regard haineux l’arrêta.<br />
« Plus sérieux que jamais…<br />
&#8211; Ha ?<br />
&#8211; Et aucune erreur n’a été commise !<br />
&#8211; Diantre…<br />
&#8211; Les cercles de protection ont été tracés et remplis comme il le faut !<br />
&#8211; Si vous le dites…<br />
&#8211; Les chants de liens ont été récités… » Le sixième marqua une pose et lança un regard mauvais a la quatrième. « …Correctement !<br />
&#8211; Mmmmh… Ha, oui ! Saperlipopette !<br />
&#8211; Tu as beau te moquer de moi, tu as été invoqué et lié, et tu ne pourras quitter ce pentacle que quand je le déciderai !<br />
&#8211; Oh…<br />
&#8211; C&rsquo;est-à-dire quand tu auras récité ton vœu de soumission. »<br />
Le sixième bouillait intérieurement du fait des quolibets de son interlocuteur. Une grimace de rage et de victoire le défigura quand il ajouta un « je connais les règles ! » sans appel. Le sourire moqueur disparut du visage lisse et noir. Un soupir s’échappa d’une bouche parfaite. Le mannequin d’ébène prit un air blasé quand il posa un pied hors du pentacle. Horrifiés, les autres reculèrent. Ca, ça n’était pas prévu. Alors, d’une voix ennuyée, il énuméra en comptant sur ses doigts.<br />
« En vrac : la chèvre doit être blanche, l’église désacralisée selon les rites du moment. Les poules jeunes et à jeun depuis 24 heures. Le bol du sacrifice en terre cuite… »<br />
Les visages devenaient livides. Rouge dans le cas du sixième.<br />
« … les cercles de protection ne sont pas tout à fait concentriques, présentent des imperfections et ne sont pas à la bonne taille. Le pentacle n’est pas droit… »<br />
Le troisième toussa discrètement. Quelque chose- ou plutôt, quelqu’un &#8211; le mettait mal à l’aise.<br />
« … la dague n’est pas conventionnelle. La prononciation des troisième et quatrième strophes du chant de lien laisse à désirer… »<br />
La quatrième sentait sur elle l’attention d’une présence hostile. Un frisson lui parcourut l’échine.<br />
« … Osterrach ne se prononce pas Osteuratsh, il manquait de l’encens impie, et je ne suis pas Lucifer… ».<br />
Il baissa un œil vers le sixième qui lui renouvela son regard noir.<br />
« J’en ai oublié, mais… Vous ne pensiez tout de même pas invoquer Lucifer, non ? »<br />
La question était posée sur un ton plein de reproche. Elle n’eut pas réponse. Le démon afficha un grand sourire sincère quand il ajouta un « mais ne vous en faites pas, de toute façon ça n’aurait servit à rien. C’est juste un leurre à pigeons. » . Le sourire disparut quand il se redressa parfaitement et prit un air solennel et sévère.<br />
« Je suis un homoncule du Dzerj Arlom Meleggi Veredem. Le Dzerj a besoin de laquais humains pour ses plans, et vous semblez apte à remplir ce rôle. » La mine railleuse revint au galop. « Réjouissez-vous ! Vous serez peut être même récompensés ! ».</p>
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		<item>
		<title>Vous l’attendiez ? Je sais j’ai mis le temps :p</title>
		<link>https://doywan.wordpress.com/2008/06/13/vous-lattendiez-je-sais-jai-mis-le-temps-p/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Doywan]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 02:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Y.D.J.T.L.J]]></category>
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					<description><![CDATA[Toutes mes excuses pour cette longue absence, mais j&#8217;étais quelque peu occupé ! En même temps j&#8217;avais prévenu et Ori nous à gâter avec ces dernières nouvelles ! Voici donc la suite de ma nouvelle, la seule et unique pour le moment : Y&#8217; a des jours tous les jours chapitre 8 D&#8216;un rapide regard, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>T</strong>outes mes excuses pour cette longue absence, mais j&rsquo;étais quelque peu occupé ! En même temps j&rsquo;avais prévenu et Ori nous à gâter avec ces dernières nouvelles !</p>
<p>Voici donc la suite de ma nouvelle, la seule et unique pour le moment :</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Y&rsquo; a des jours tous les jours chapitre 8</strong></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;"><strong> D</strong>&lsquo;un rapide regard, j&rsquo;entrevoyais mon futur. Sept survivants, en nous comptant Julie et moi. Sept survivants plongé dans ce chaos et forcés de compter les uns sur les autres pour survivre. Y&rsquo; a quelqu&rsquo;un ou quelque chose là haut qui doit avoir un sacré sens de l&rsquo;humour. Pourquoi a t il fallut qu&rsquo;on me donne cinq déchets de l&rsquo;humanité ? C&rsquo;est le seul don qu&rsquo;on m&rsquo;octroie pour triomphé de tout ceci ? Non mais vous vous fichez de moi ?! Vaste blague !</p>
<p style="text-align:left;">Voici donc mon équipe de choc : Luc le footballer, beau, bien gauler, con, je vais l&rsquo;adorer lui. Marc le poète maudit, sauf qu&rsquo;il est blond, se plaint toujours,  foutu comme une allumette. Agnès la goth, 100 kilos de &nbsp;&raquo; monde de merde&nbsp;&raquo;. Marie la petite bourgeoise, mignonne mais elle ne fait que citer les écritures depuis la catastrophe, elle me tape sur les nerfs. Et Michel. Michel ce sale petit arrogant de roux. Michel le magnifique qui fait tout pour me saper après des autres. Je verrai bien sa tête dans un toaster. Con de Michel. Il nous manque un black et on a le casting d&rsquo;un film hollywoodien. Heureusement, parmi cet assemblage disparate de personnalités que je ne peu que haïr, il y a Julie. Je ne risque pas de lui dire un jour mais je suis heureux, je n&rsquo; y crois pas de dire ça, qu&rsquo;elle soit là. Après l&rsquo;épreuve devant le van, d&rsquo;où je me suis réveillé  couvert de sang qui n&rsquo;étais pas le mien, je compte bien ne plus la quitter.</p>
<p style="text-align:left;">Je m&rsquo;égare. Bon en même temps je suis en train de me parler à moi même donc j&rsquo;ai le droit à quelques digressions, mon cas ne va pas s&rsquo;aggraver. Tachons de revenir à mes préoccupations premières…</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">&#8211; … vous dis qu&rsquo;on doit absolument sortir de la ville. L&rsquo;armée à forcément dû mettre en place un plan d&rsquo;urgence. On trouve un véhicule et on se barre d&rsquo;ici ! C&rsquo;est idiot de rester terré en attendant de se faire bouffer ! D&rsquo;ailleurs Agnès, tu ne m&rsquo;aurais pas forcé à aller voir à la mairie s&rsquo;il y avait des survivants, nous serions déjà loin et  en sécurité.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Mais Michel …</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Non Agnès, je t&rsquo;expose les faits, c&rsquo;est tout. Maintenant le van est mort. Sa fait une heure qu&rsquo;on se cache dans la mairie. Moi et d&rsquo;autres avons été blesser dans cette histoire. Il faut agir avant que ces morts qui marchent reviennent et nous bloquent la sortie.</p>
<p style="text-align:left;">Les quatre mollusques buvaient ces paroles telle celle du messie. Seul Julie me regardais, l&rsquo;air d&rsquo;attendre quelque chose.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Bon, Luc, Agnès cherchez s&rsquo;il n&rsquo; y pas un garage ou quelque chose comme ça. Marc, Marie essayez de vous rendre utile. Quand à toi ma jolie<em>… essaye seulement Jean Foutre … </em>surveille ton copain le boucher.</p>
<p style="text-align:left;">Il ne prend même pas la peine de me regarder. Interressant, moi et mon fusil de chasse nous devons lui faire peur.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Non.</p>
<p style="text-align:left;">Bien Jasper, ferme, ton neutre. Très bien.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Pardon ? Euh … Jasper. Qu&rsquo;as tu dis ?</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Je t&rsquo;es dis non Michel.</p>
<p style="text-align:left;">Il esquisse un sourire et regarde les quatre autres plantes verts.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Non ?</p>
<p style="text-align:left;">Je me lève et me plante devant lui en fixant son regard.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Oui, non. Tu veux que je te fasse un dessin ? Non à ton idée stupide. Non pour aller me faire tuer avec Julie en suivant les hypothèses farfelues d&rsquo;un crétin. Non pour écouter un plan mal préparé et qui se veut exécuté en dix minutes montre en main.</p>
<p style="text-align:left;">Ils me regardent tous bouche bée. Le rouge monte aux joues de Michel. Un roux qui rougit comme c&rsquo;est grotesque, surtout avec sa cicatrice toute fraiche au visage. Mais elle, elle me sourit.</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Mais pour qui te prend tu le fana du fusil ! Tu débarque en tirant sur tout ce qui bouge, tu t&rsquo;en sors  avec de la chance. Et tu espère qu&rsquo;on va te laisser foutre en l&rsquo;air notre espoir de s&rsquo;en sortir. Seulement parce que tu as envie de me contredire ?</p>
<p style="text-align:left;">&#8211; Pour un type qui sans aucun doute est plus intelligent que toi. Pour un type qui veut survivre. Pour quelqu&rsquo;un qui ne va pas t&rsquo;écouter. Pour quelqu&rsquo;un qui réfléchis un minimum et ne parle pas aux noms des autres, petit con. <em>Il rougit encore plus, mais comment fait il ? </em></p>
<p style="text-align:left;"><em></em>Je vais te dire ce que moi je vais faire. Je vais me trouver un abris, faire en sorte qu&rsquo;il devienne sécurisé, trouver des vivres, des armes dans un premier temps. Après ça, je vais essayer de connaître la situation générale, de comprendre ce qui est arrivé. Et une fois que j&rsquo;aurai ces informations, là je pourrai passer à d&rsquo;autres plans que celui d&rsquo;assurer ma survie. <em>Je me tourne vers la bande de mimes et Julie. </em></p>
<p style="text-align:left;">J&rsquo;ai fais l&rsquo;erreur une fois d&rsquo;agir trop vite, je vais plus le faire. Vous, vous décidez de ce que aller faire. Mais si vous venez avec moi, on fait les choses à ma façon. <em>Julie s&rsquo;approche et me pose un baiser sur la joue.</em></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
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		<title>Le premier berserk</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ori]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2008 18:36:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Le premier berserk]]></category>
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					<description><![CDATA[« … est toujours sous le choc après qu’un forcené ait fait couler le sang dans l’un des ghettos du sud de la ville. C’est vers 23h que Malcolm Connelly, un jeune homme pourtant sans histoire, aurait débarqué dans les bas quartiers de la banlieue pour commettre pas moins de cinquante crimes tous plus horribles les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« … est toujours sous le choc après qu’un forcené ait fait couler le sang dans l’un des ghettos du sud de la ville.<br />
C’est vers 23h que Malcolm Connelly, un jeune homme pourtant sans histoire, aurait débarqué dans les bas quartiers de la banlieue pour commettre pas moins de cinquante crimes tous plus horribles les uns que les autres. Le jeune homme, armé seulement d’une hache qu’il aurait forgé lui-même, a été arrêté peu après minuit par les forces de police qui se sont vues dans l’obligation de l’abattre. Nous retrouverons plus tard notre envoyé spécial sur place, mais pour l’heure nous recevons le Docteur Blaum, psychologue réputé et auteur d’un livre sur l’influence des jeux vidéo et des jeux de rôle sur la délinquance moderne… ».<span id="more-26"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">L’ambiance urbaine ne l’atteignait plus. Autrefois, il y était sensible. Les senteurs, les sonorités, la vie même l’affectaient. Mais rien n’était plus comme avant. Quelque chose s’était brisé en lui. Il se sentait comme une enveloppe vide. Après un dernier regard par-dessus son épaule, comme pour dire au revoir à son passé, il s’engouffra dans le métro.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Johnson ! Où est Johnson ?! … Rodriguez ! Va me trouver Johnson ! Roberts ! Je veux les résultats du labo et du légiste ! O’connor ! Vire-moi ces journalistes ! Pas d’interview ! Pas de déclarations ! Rien ! Ils attendront demain matin ! Et fais gaffe à l’autre fouine qui tente de passer le cordon de sécurité ! ».<br />
Il avait beau aboyer ses ordres le plus désagréablement possible, Cricket – l’Inspecteur Cricket, avec une majuscule s’il vous plait – jubilait intérieurement. Des années qu’on se moquait de lui, qu’on lui offrait des chapeaux en fausse peau de raton laveur ou qu’on lui demandait de ne pas craquer ses doigts. Mais aujourd’hui, le monde était aux petits soins avec l’Inspecteur Cricket, et le monde l’écoutait, et le monde attendait son avis et ses ordres. Car c’était son jour de gloire, et il en remerciait ce malade qui avait décidé de faire un carton plein. Même si il aurait pu éviter de faire ça pendant ses congés.<br />
« Et virez moi ces pleureuses publiques de là ! »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Une main rugueuse passa sur des cicatrices, sous un imperméable beige. Il était commercial avant. Le travail manuel n’avait jamais été son fort, et ses mains n’avaient pas eu à en subir les affres. Elle aimait beaucoup ses mains. Grandes, <span> </span>douces, fortes et chaleureuses. Il le savait. Il espérait qu’elle lui pardonnerait les tourments qu’il leur avait fait subir ces dernières semaines.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Alors, Johnson ? Ton avis ?<br />
&#8211; C’est un malade mental, monsieur.<br />
&#8211; Merci pour cet avis éclairé, Johnson. Tu n’aurais pas quelque chose que je n’aurais pas pu deviner moi-même.<br />
&#8211; Euuuh…<br />
&#8211; Accouche.<br />
&#8211; Malcolm Connelly était un commercial pour Bob &amp; Jerry. 26 ans, pas de casier. Même pas une petite garde a vue. Il ne buvait pas, il ne fumait pas, il aimait les animaux, il était bénévole pour les sans abris de son quartier et il envoyait régulièrement des sous à ses parents…<br />
&#8211; T’es en train de me dire que Captain America a pété un plomb à cause du stress urbain ?<br />
&#8211; Euuuh, pas vraiment monsieur… »<br />
Cricket arracha d’un geste rageur le dossier des mains de son larbin. Pas le temps de tourner autour du pot. La ville… que dis-je ! Le monde attendait son avis d’expert sur la question !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Des stations défilaient. Des noms sans importance, sans saveur. Rien de plus que des suites de lettres sans signification maintenant que vivre ne rimait avec rien. Ses yeux rencontrèrent ceux d’une jeune mère afro-américaine qui se démenait avec ses deux gosses. Elle eut un sourire gêné. Il lui rendit un sourire triste. Il se dit qu’en d’autres temps il se serait intéressé à la scène. Peut être même qu’il serait allé l’aider à calmer les deux petites terreurs. Mais c’était en d’autres temps. Aujourd’hui, il se demandait juste si elle allait descendre au même arrêt que lui, et il s’empressa de changer la course de ses pensées. Pas maintenant. Sa contemplation apathique du scrabble des stations était préférable.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Ha ! Nous y voilà ! Je savais bien que ça me rappelait quelque chose ! Notre homme a donc bel et bien perdu sa fiancée et sa future fille il y a 2 mois !<br />
&#8211; J’allais y venir, monsieur.<br />
&#8211; Et t’aurais du y venir d’emblé ! Le mobile, nous l’avons !<br />
&#8211; Mais…<br />
&#8211; Ttttt. Tu ne regardes donc jamais la télé ?<br />
&#8211; C&rsquo;est-à-dire que…<br />
&#8211; Et bien, tu devrais ! Ca avait fait du bruit, à l’époque !<br />
&#8211; Ah… »<br />
Margaret Begins, jeune blonde du coin enceinte de quelques semaines, avait été retrouvée morte dans une ruelle du quartier star d’aujourd’hui. Elle avait disparu la veille près de son lieu de travail. Une tournante, d’après le médecin légiste. Pauvre fille. Son fiancé, un jeune roux de la ville, avait fait verser des larmes dans tous les foyers, ou presque. Le pays avait partagé la douleur de cet homme, incarnation de la réussite professionnelle et sociale, qui avait perdu une partie de lui ce jour-là. Un festin médiatique qui avait bien duré une semaine. Mais Cricket – Inspecteur Cricket – se souvenait d’un jeune homme bien sous tout rapport. Bien coiffé, bien taillé, bien formé, bien glabre. Pas d’une sorte de clodo qui n’aurait pas vu le rasoir depuis des années.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Troisième changement de ligne, le dernier. La dernière ligne droite avant son destin. Etrangement, lui qui en tant normal était un monstre de stress à la moindre occasion, ne sentait à présent aucune pression monter. Un petit sourire cynique perça. Vide. Il était vraiment devenu vide. De toute émotion, de toute sensation. Un vrai pantin. Il regarda une dernière fois la station qu’il quittait et entra dans son ultime carrosse.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Enfin, monsieur, ça n’explique pas comment il a pu survivre à son propre massacre.<br />
&#8211; Hein ?<br />
&#8211; Et bien… Plusieurs témoins confirment que certaines de ses victimes se sont défendues. Il a pris plusieurs coups de couteaux, même des balles, d’après eux.<br />
&#8211; Ha ha ha. La drogue, mon jeune ami ! La drogue ! »<br />
Il hacha volontairement chacun de ses mots pour ajouter une dimension experte à son affirmation. Sa gloire !<br />
« La… drogue ?<br />
&#8211; Meuuuuh oui. Vous pensez bien qu’il était shooté jusqu&rsquo;à la moelle. Notre Monsieur Vertu était de toute évidence un toxico. La douleur provoquée par la perte de sa tendre et douce n’a fait qu’accélérer sa descente en enfer. Avec l’aide de l’adro…l’agré…<br />
&#8211; L’adrénaline.<br />
&#8211; Ouais, c’est ca, l’adrénaline. Bref ! Avec l’aide de l’adrénaline, il a pu se frayer un chemin a travers les rangs d’autochtone, semant la mort et le désespoir, avant de se faire arrêter par un barrage de nos vaillants collègues.<br />
&#8211; Oui, vu sous cet angle, ça parait tout de suite plus simple. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Plus que trois stations. Toujours pas de nervosité. Il se gratta discrètement ses cicatrices. Elles ne le brûlaient que légèrement ces derniers jours, mais la chaleur s’intensifiait maintenant qu’il s’approchait de son heure. Il avait aussi l’impression que sa housse à guitare s’agitait en silence. Il fit jouer la fermeture sur quelques centimètres et passa la main dans l’ouverture. Le froid du métal contrastait avec la chaleur des runes. Une sorte de paix intérieure l’envahit. Il chuchota une litanie. Deux stations.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Inspecteur !<br />
&#8211; Ouais Roberts.<br />
&#8211; Le légiste a appelé. Il dit qu’il y a un truc pas normal avec le macchabé.<br />
&#8211; Bin voyons…»<br />
Cricket – l’Inspecteur Cricket – ne savait pas comment prendre la nouvelle. D’un côté, il n’appréciait pas du tout les imprévus. D’un autre côté, un petit peu de piment de plus dans SA gloire ne pouvait que faire monter l’audimat.<br />
« Qu’est ce qu’il se passe encore…<br />
&#8211; Il a dit qu’il vous envoyait le rapport le plus vite possible, vous verrez par vous-même.<br />
&#8211; Mouais. Des nouvelles du labo ?<br />
&#8211; Ils envoient aussi leur rapport.<br />
&#8211; Grmmmbll »<br />
Ca allait anormalement vite, mais c’était encore trop lent pour l’Inspecteur Cricket. Il allait devoir attendre encore un peu, et il ne voulait pas attendre aujourd’hui. Il n’en avait pas le temps. Le monde attendait, lui, non. Il allait devoir patienter en faisant semblant d’inspecter le terminus sanglant, maintenant qu’il était sur place.<br />
« Johnson !<br />
&#8211; Ouimeussieu !<br />
&#8211; Qu’est ce que c’est que… ça ! »<br />
Cricket voyait pour la première fois le lieu où le jeune forcené avait été enrayé, et il ne s’attendait pas à « ça ». On lui avait dit que tout s’était fini aussi violemment que le massacre s’était déroulé, et le fait que pas mal de badauds s’étaient assemblés pour former un nuage de moucherons à l’unisson des journalistes ne l’étonnait pas plus que ça. Un rideau de policiers tentait de toute façon de les empêcher tant bien que mal de gêner les spécialistes. Mais ce qui dérangeait l’Inspecteur Cricket n’était pas la cohue – en vérité, il adorait cette hystérie journalistique à son apparition – mais plutôt ce qui se présentait à lui. Le corps avait été enlevé, laissant ses marques blanches policières au sol, mais… mais !<br />
« Il était vraiment nécessaire de marquer CHAQUE bout de Connelly ?!?<br />
&#8211; Les stagiaires, monsieur. Les stagiaires… »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Trois marches. Deux marches. Une marche. Bitume. Malcolm marqua une pause pour tenter d’apprécier une dernière fois l’air libre. Il ne ressentait toujours rien. La jeune mère, qui était descendu au même arrêt que lui, le doubla précipitamment en s’excusant. Elle avait l’air pressée. Tant mieux. Autour de lui, la faune urbaine vaquait à ses occupations de début de soirée. Il se demanda un instant si ça lui manquerait. L’envie refoulée depuis quelques temps revenait à l’assaut toujours plus forte, plus pressante, mais ça n’était toujours pas le moment de se laisser aller. Malcolm voulait d’abord savoir s’il pouvait profiter de cet « au revoir ». Un groupe de jeunes le regardait bizarrement, surement à cause de son apparence. Ils ne devaient pas avoir l’habitude de voir des grands roux si barbus et chevelus dans les parages. Pour sa défense, sa pilosité s’était anormalement développée ces derniers jours. Il ne nota pas les multiples lueurs qui perçaient faiblement au travers de son imperméable et qui n’aidaient pas à le faire se fondre dans la ruche urbaine. Mais ça ne l’aurait pas gêné outre mesure. La discrétion n’était pas son but.<br />
Malcolm chuchota une nouvelle litanie. Son regard était adressé aux étoiles, mais il ne les apercevait pas. Ses souvenirs défilaient, mais il ne voyait qu’elle. Deux larmes pointèrent aux coins de ses yeux verts, mais il ne ressentait toujours rien. Le groupe de jeune se leva et le plus grand d’entre eux l’interpella, mais il n’entendait rien. Loin, dans le ciel, elle était la, souriante. Les passants s’écartèrent alors que le groupe engageait une manœuvre d’encerclement, adoptant l’agressivité face à cet inconnu silencieux. Ils n’existaient pas pour lui. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres. Ses yeux verts perdirent de leur intensité. Il n’entendait plus les sonorités de la ville, il ne sentait plus les senteurs de la ville, même la vie n’était plus. Lentement, il fit glisser son imperméable, dévoilant un torse nu affligé de scarifications grotesques et dégoutantes et brulé de nombreuses runes qui luisaient sur sa peau comme autant d’étoiles. Le groupe s’immobilisa un instant, mais la stupeur ne dura pas. Le premier poing vola et lui arracha un rire dément. La housse était déjà ouverte, Malcolm n’eut qu’à y plonger la main. La première gerbe de sang lui arracha son premier cri de guerre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Nom de… »<br />
Cricket était stupéfié par ce qu’il lisait. Il tenait entre ses mains les rapports du labo et du légiste. Le premier indiquait qu’il n’y avait absolument aucune trace de la moindre drogue dans le sang du Conan citadin. Le deuxième que plusieurs balles et coups de couteau auraient du être fatals avant l’intervention du barrage. Et il y avait la photo. Il ne comprenait plus rien.<br />
« Johnson !<br />
&#8211; Ouimeussieu ! »<br />
Johnson se prit les rapports en pleine face.<br />
« Vous appellerez le légiste et le labo pour leur demander de revoir leurs conclusions ! Vous contacterez aussi le FBI pour prendre rendez vous avez ce Mulder dont ils parlent a la télé ! Et vous direz à ma femme que c’est foutu pour ce weekend end…<br />
&#8211; Bien monsieur ! »<br />
Johnson ramassa tout de même les rapports éparpillés par terre. Il avait jeté un coup d’œil à ces conclusions, et ça ne l’avait pas plus étonné que ca. Il était la lors de l’exécution. Il avait assisté aux derniers instants de Malcolm Connelly. Et il y avait bien deux détails qui l’avaient marqué. Tout d’abord, cet air serein qui se retrouvait sur toutes les photos du visage miraculeusement épargné par la grêle métallique. Et surtout ses dernièrement paroles. Ou plutôt, son dernier hurlement. Un vrai cri de défi qu’il avait lancé en chargeant les policiers, avec seulement sa lourde hache qui semblait briller de mille feux à opposer aux fusils nettement plus sophistiqués et efficaces à partir d’une certaine distance. A la surprise générale il hurlait toujours alors que son corps constellé de lueurs surréalistes se disloquait sous le nuage de plomb qui le vaporisait littéralement, n’épargnant curieusement que le visage. « Odin »… Un nom que Johnson ne serait pas prêt d’oublier.</p>
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		<title>Rendez vous galant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ori]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2008 21:57:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez vous galant]]></category>
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					<description><![CDATA[En avant propos de cette &#171;&#160;nouvelle&#160;&#187;, je vous demanderai juste beaucoup plus d&#8217;indulgence pour ce que je vais pondre. Je tiens a dire que je n&#8217;en suis vraiment pas satisfait (bien bien moins que des autres en tout cas), mais que je me suis senti obligé de la poster sous la pression de cette tanche [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">En avant propos de cette &laquo;&nbsp;nouvelle&nbsp;&raquo;, je vous demanderai juste beaucoup plus d&rsquo;indulgence pour ce que je vais pondre. Je tiens a dire que je n&rsquo;en suis vraiment pas satisfait (bien bien moins que des autres en tout cas), mais que je me suis senti obligé de la poster sous la pression de cette tanche de Doy. Vous n&rsquo;aurez qu&rsquo;à vous en prendre qu&rsquo;à lui pour cette pollution visuelle :D. Les critiques sont quand même bien venue.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span id="more-25"></span>Le nouveau venu détonnait avec l’ambiance du Started, un bar réputé pour sa clientèle riche et exigeante, aux décors kitsch à souhait et aux hôtesses accueillantes et volontaires. Ca n’est pas qu’il aurait parut être une erreur de casting vestimentaire au milieu de ces robes du soir et ces « sur mesure » à plusieurs zéros. Son costume trois pièces était tout ce qu’il y a de plus raffiné et dans le ton financier, le reste du déguisement ne dépareillait pas plus. Il n’affichait pas non plus de faute de goût dans son apparence générale. C’était plus une question d’attitude. Il était le genre d’homme à passer trop souvent sa main dans ses cheveux noirs trop alourdis par le gel, à lisser à plusieurs reprises et sans aucune raison apparente sa barbiche soigneusement taillée, à tapoter nerveusement une petite mallette noire posée à ses pieds comme pour vérifier si elle n’avait pas disparue. A regarder régulièrement et furtivement par-dessus son épaule et camoufler l’opération par une quinte de toux discrète et un petit sourire gêné à l’assemblée. Il n’était pas aussi détendu que le serait le client moyen venu ici pour apprécier les services offerts par l’établissement, et l’assistance s’en rendait compte.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Sur la petite scène, une diva au rabais mais à la plastique intéressante chantait sa version de I Will Survive, accompagnée des musiciens de la boite et sous le regard désabusé de quelques soupirants d’un soir au porte feuille plein à craquer, comme l’étaient la majorité des portes feuilles de la salle. Le nerveux de service commanda un troisième martini blanc, extra olive. Son attention voguait entre l’entrée et la scène. Son rendez vous se faisait attendre. C’est alors qu’une sorte de playboy s’installa face à lui. Son exact opposé. Grand, blond, bronzé, charismatique. Un bon côté surfer californien, sauf qu’il n’était pas californien. Même pas Américain, en vérité. Mais ça, pas grand monde ne le savait et ne s’en souciait. Les quelques bimbos du coin se préoccupait plus de l’allure de ses fesses que de la nationalité indiquée sur sa carte d’identité, surement fausse de toute façon, et elles ne tardaient pas à échafauder des plans de conquête de fin de nuit sous les regards jaloux d’un troupeau de dragueurs locaux.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">« Vous avez l’air nerveux, monsieur Jansen »<br />
L’interpellé, qui n’avait pas vu son interlocuteur s’installer, plongé comme il l’était dans l’inspection d’un groupe de jeunes vieux rentrés quelques minutes plus tôt, sursauta, les yeux écarquillés.<br />
« Carlson ?!? Vous… vous êtes fous ?!? »<br />
Il jeta des regards frénétiques autour de lui. Il remarqua que tous les moyens qu’il avait déployés à passer inaperçu venaient d’être réduit à néant par ce don juan de la cote ouest. Personne n’était en mesure de lui expliquer son erreur.<br />
« Je croyais que nous devions être discret ! C’est quoi cette apparence ?!?<br />
&#8211; Haha ! Ne vous en faites pas, les seuls qui ont leurs yeux braqués sur nous ont un QI d’huitre. Et les vrais intéressés, s’il y en a, penseront comme vous. Attirer le regard de toutes les greluches des environs est la meilleure des protections sociales, croyez-en mon expérience. Vous avez pu apporter notre affaire ? »<br />
Le blond rangea ses lunettes de soleil, s’installa décontracté et lança un sourire ravageur accompagné d’un clin d’œil à une petite rousse aux yeux verts qui le dévorait depuis le bar. Le brun s’essuya fébrilement le front et vida d’un trait son verre.<br />
« Oui. Vous n’imaginez pas ce que ca m’a couté de récupérer ces documents. D’un autre côté…<br />
&#8211; D’un autre côté ça n’est pas pour rien que nous avons fait appel à vous, Zack. Votre air de ce soir peut bluffer le quidam de ce bar, mais je ne suis pas ce quidam. »<br />
Le blond renvoya un grand sourire éclatant au brun qui se contenta d’une moue boudeuse. La nervosité semblait s’être partiellement dissipée.<br />
« Alors, que pouvez vous nous dire d’autre sur nos chers amis ?<br />
&#8211; Mppfff… Je n’ai pas encore pu apprendre grand-chose. Les Eternels n’ont pas encore bougé. Ils attendent la Ride, je pense… »<br />
Jansen marqua une pause et leva un sourcil, guettant une quelconque réaction de son interlocuteur. Elle ne se fit pas attendre.</p>
<p>Carlson commanda deux whiskys et renforça son sourire déjà bien éclatant. La chanteuse était passée à un registre plus moderne qui semblait moins correspondre aux espérances de ses admirateurs au cœur tendre et à la bourse bombée.<br />
« Alors ils pourront attendre longtemps. Sacrée interprétation ! Vous croyez qu’elle va nous servir du Edith Piaf ce soir aussi ?<br />
&#8211; Pardon ?<br />
&#8211; Elle a eu lieu.<br />
&#8211; Edith Piaf ?<br />
&#8211; La Ride.»<br />
En entendant ces mots, Zack manqua de tomber de sa chaise sous les yeux d&rsquo;un Carlson goguenard.<br />
« Je suis étonné que vous ne vous soyez rendu compte de rien. Vous êtes tout de même réputé pour être sensible sur ce sujet.<br />
&#8211; Je… euh… bof… »<br />
Le whisky arrivait à temps pour ramasser ses esprits. Une grande gorgée permit d’entamer la défragmentation cérébrale express.<br />
« Ne vous en faites pas. Nos plans ont déjà commencé à être exécutés, et les informations que vous m’apportez garantissent votre intégrale participation, votre récompense prochaine et scellent notre partenariat.<br />
&#8211; Vos plans ? Lancés ? Je ne pensais pas que vous étiez déjà prêts&#8230; »<br />
Jansen semblait d’un coup un peu plus suspicieux. Il risquait gros sur ce coup là et n’avait de toute évidence pas spécialement envie de se faire doubler. On ne joue pas contre les Eternels sans s’assurer une retraite, leur coopération ou leur disparition. Il ne le savait que trop bien. Carlson ne semblait pas se laisser démonter.<br />
« Vous semblez inquiet sur votre avenir, monsieur Jansen. Vous ne devriez pas vous faire autant de mauvais sang, vous savez ?<br />
&#8211; On voit bien que ça n’est pas vous qui jouez votre vie sur un coup de poker.<br />
&#8211; Je vous garantis que vous n’avez absolument rien à craindre de vos anciens camarades. Ils seront bientôt totalement dépassés par les évènements et n’auront pas la tête à vous faire la votre au carré. Comme vous nous l’avez fait remarqué pendant votre entretient d’embauche, ils sont bien trop peu pour faire face à quelque chose d’ampleur mondiale… comme une guerre de corporations. »<br />
Le blond lui lança un sourire radieux, plein d’assurance et de promesses. Il se leva, fit un signe à la rousse qui ne tenait plus en place, prit la mallette et tapota l’épaule du brun qui ruminait de sombre pensées. Sur la scène, on entamait un « Noooooon rien de rieeeeeeeeeeen » tonitruant qui lui arracha un « Bingo ». Il s’en alla en sifflotant l’air en question sous le regard songeur de Jansen. La rousse s’arrêta au niveau de la table. Elle n’avait pas l’intention de suivre Carlson. De toute façon, l’illusion tomba.</p>
<p>« Tu vois que tu pouvais tenir jusqu’au bout. »<br />
Un géant aux longs cheveux argentés prit place en face de Zack, mais ce dernier avait définitivement laissé de côté sa petite comédie et, trop absorbé par ses pensées, prit le parti de l’ignorer pour le moment.<br />
« On y va ? On n’a pas que ça à faire. »<br />
Le brun se retourna vers son nouvel interlocuteur. Un grand sourire le dérida.<br />
« Nous sommes partis. Il était temps que cette mascarade se termine. »<br />
Jansen ponctua d’un petit rire sec et se leva prestement. Rainer l’imita.<br />
« Il va quand même falloir que tu m’expliques pourquoi l’autre nase me faisait de l’œil… »</p>
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		<title>Euh bah … news ! Super titre !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Doywan]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2008 18:39:22 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bossant sur un gros projet en ce moment, j&rsquo;ai un peu moins de temps pour écrire ici. Je continu bien entendu, mais je ne peu plus tenir ( et vous l&rsquo;avez vu ^^) le rythme d&rsquo;un texte par jour. Donc soyez patient pour la suite ! Une nouvelle partie arrivera avant dimanche, et les textes d&rsquo;Ori eux continueront d&rsquo;arriver au même rythme, voir même si vous êtes sage plus rapidement !</p>
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		<title>Y’ a des jours tous les jours ( 7 )</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Doywan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 May 2008 14:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Y.D.J.T.L.J]]></category>
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					<description><![CDATA[La garce ! C&#8217;est de la folie complète et je saute dedans à pied joint. Tu vas me le payer femme ! Deux difformes lui barrent le passage vers le van affalé sur le flanc. Baisse toi que je puisse tirer. Baisse toi ! Elle se baisse, je fauche les jambes de celui de droite, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L</strong>a garce ! C&rsquo;est de la folie complète et je saute dedans à pied joint. Tu vas me le payer femme ! Deux difformes lui barrent le passage vers le van affalé sur le flanc. Baisse toi que je puisse tirer. Baisse toi ! Elle se baisse, je fauche les jambes de celui de droite, Julie tire dans l&rsquo;entre-jambe de l&rsquo;autre. Respire, calme toi.</p>
<p>Bien encore six debout. Les survivants du van se dégagent. Une des femmes se fait attraper, paix à son âme. Ah, non un type se jette sur l&rsquo;assaillant de la femme. Il engage une lutte au corps à corps avec la bête, quel crétin de roux. Pendant ce temps ma chère compagne court vers les autres survivants, qui se font encerclés par les cinq créatures restantes. La mélée entre les deux type à terre redouble d&rsquo;agressivité, difficile de déterminer l&rsquo;homme de la bête vu comment ils se battent. Le roux se fait griffé au visage, puis poussant un cri de rage il brise la nuque de son adversaire. Il attrape un de ces énormes pavé et lui fracasse le crâne pour le finir.</p>
<p>L&rsquo;un des hommes du van, un blond, balance une portière dans la tête d&rsquo;un de leurs agresseurs avec grand renfort de violence. Bien vu, la tête à moitié enfoncé dans la portière elle reste au sol. Deux autres, un grand escogriffe et une goth en maintiennent une à distance avec des barres de fer. Bon dieu, pourquoi une goth à survécut ?</p>
<p>Nom de Zeus ! Les trois derniers ! Ils encerclent Julie, elle les a provoqué afin qu&rsquo;ils laissent tranquille le reste du groupe ! Fichue impétieuse ! Ils passent à l&rsquo;attaque. La scène se fige, les trois monstres bondissent vers elle.</p>
<p>&#8211; <strong>Julie !</strong></p>
<p>Je ne pourrais jamais y être …</p>
<p>Maux de tête. Vision trouble. Je n&rsquo;entend rien. Des ombres devant moi. Ah, un chuchotement.</p>
<p>&#8211; J…</p>
<p>Une douce chaleur contre mes joues.</p>
<p>&#8211; Jas…</p>
<p>Le visage de Julie.</p>
<p>&#8211; Jasper ! Jasper tu vas bien ?!</p>
<p>Hum, je suis couvert de sang, j&rsquo;ai des echimoses partout. Elle à l&rsquo;air inquiéte. Pourquoi je suis couvert de sang ? Elle va bien, dieu merci.</p>
<p>&#8211; Ca va, ça va. Pas la peine de crier bordel, je ne suis pas sourd.</p>
<p>Elle va bien.</p>
<p>&#8211; Oh, Jasper ! J&rsquo;ai eu si peur quand tu …</p>
<p>Elle se jette dans mes bras et me serre fort. Je sais pas ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé, mais c&rsquo;est pour le mieux. Elle va bien.</p>
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