<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:blogger='http://schemas.google.com/blogger/2008' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462</id><updated>2024-09-05T07:00:11.484+02:00</updated><category term="Inde"/><title type='text'>e-znogood</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://eznogood.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default?alt=atom'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default?alt=atom&amp;start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>125</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7210564643320120262</id><published>2015-08-26T19:07:00.002+02:00</published><updated>2015-08-26T19:13:36.439+02:00</updated><title type='text'>Objets connectés : vers un monde ré-humanisé ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central apte à optimiser les coûts, automobile autonome… d’ici à 2020, 25 milliards d’objets connectés vont être mis en service. A mi-chemin entre objet et sujet, ces produits intelligents influeront sur notre rapport au monde. Une révolution est-elle en marche ?&lt;/b&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEitMV5_myVtgwCcOPcQeDQkXTr1DAenojhUGnctzkz8s9fz_BfNHP26qyIzVTxNRA-Dyjg96F9PiY_AdkEXAMBaWoY7vgOSQAzwR-i63Localq5_7_Tsg9VyX2brIhvGPj6fnEi/s1600/Screen+Shot+2015-08-26+at+19.04.24.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEitMV5_myVtgwCcOPcQeDQkXTr1DAenojhUGnctzkz8s9fz_BfNHP26qyIzVTxNRA-Dyjg96F9PiY_AdkEXAMBaWoY7vgOSQAzwR-i63Localq5_7_Tsg9VyX2brIhvGPj6fnEi/s320/Screen+Shot+2015-08-26+at+19.04.24.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

La révolution numérique bouleverse les catégories de notre relation à autrui, dans les sphères amicales, amoureuses et professionnelles (1). Mais elle transforme aussi les cadres conceptuels de notre rapport aux choses et donc au monde. «L’Internet des objets» (en anglais Internet of Things ou IoT) serait la prochaine étape de cette révolution. Après la création d’Arpanet en 1969, après le lancement du Web en 1990, et après la généralisation d’Internet mobile en 2007, grâce aux smartphones, 2020 serait une année charnière : plus de 25 milliards d’objets connectés sont censés être mis en service d’ici-là. Allons-nous vers une «ré-humanisation» du monde grâce à l’injection à haute dose des intentions humaines dans des objets ? Ou bien nous dirigeons-nous vers un univers matériel saturé de données ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;
UN MONDE ENFIN REPEUPLÉ&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ce qui est ici en jeu, c’est la possibilité même d’un rapport direct à la chose : entre l’objet connecté et le sujet, un réseau de significations s’intercale. L’évidence fondamentale de Roquentin face à une racine d’arbre dans la Nausée de Sartre sera-t-elle encore possible dans un univers d’artefacts dotés d’intelligence artificielle ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les données peuvent-elles faire oublier les choses ? Si l’Internet des objets tient ses promesses (2), plusieurs ruptures existentielles pourraient intervenir. Après avoir mis en relation des PC, des smartphones et des tablettes, autrement dit des ordinateurs, Internet mettra de plus en plus en réseau des objets antérieurs aux révolutions informatiques : robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central capable d’optimiser les coûts, automobile connectée et même autonome, etc. Certes, la révolution de l’IoT de masse n’a pas encore eu lieu. Pour le moment, aucun objet connecté ne s’est imposé dans la vie quotidienne à l’échelle mondiale : les montres connectées (Apple Watch et Samsung Gear Fit) ne se sont pas propagées comme les smartphones l’avaient fait en quelques mois en 2007.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Si jamais ces appareils cessent d’être des prototypes pour devenir des objets quotidiens, les conditions de la vie humaine pourraient être révolutionnées : le pèse-personne deviendrait un diététicien à domicile grâce au Smart Body Analyzer de Whithings ; la montre deviendrait un coach personnel grâce à Apple et Samsung ; le réfrigérateur deviendrait un intendant rédigeant des listes de courses et passant des commandes sur Internet grâce à Samsung ; l’automobile deviendrait un chauffeur robotisé grâce à la Google Car mais aussi bientôt aux berlines allemandes (3). Le monde des objets connectés fournirait majordomes et secrétaires particuliers. L’horizon présenté par la série Real Humans, où humains et serviteurs robotisés cohabitent, serait proche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L’Internet des objets va-t-il changer notre existence, autrement dit notre rapport au monde ? Il semble pouvoir faire disparaître le face à face entre l’homme et les objets impersonnels. En injectant la mesure quantitative et l’accumulation statistique entre l’objet et le sujet, l’Internet des objets pourrait repeupler le monde interne d’attentions et d’intentions humaines personnalisées, notamment par le biais des algorithmes de recommandations. Ainsi, le réfrigérateur connecté pourra, s’il est connecté à mon pèse-personne et à mon vélo, suggérer l’achat de produits moins sucrés ou moins gras.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;QUAND LES OBJETS DEVIENNENT (PRESQUE) DES SUJETS&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dans le monde des objets non connectés, la confrontation avec les objets peut être brutale. Les objets d’avant ne sont pas intelligents : je ne vis pas nécessairement «en bonne intelligence» avec eux. Ils ne comprennent pas mes besoins. C’est moi qui dois les plier à mes nécessités. Et dans cette action sur les objets, je rencontre leurs limites. Avec mes muscles, j’actionne le volant de ma voiture ; avec mes yeux, je vérifie le remplissage de mon réfrigérateur ; avec ma peau, je contrôle la température de mon radiateur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Des objets, je n’ai rien à attendre, je n’ai rien à comprendre, je n’ai rien à apprendre. J’agis sur eux et ils réagissent. Le monde des objets d’avant est celui de l’action et de la réaction. Les objets connectés, eux, instaurent une forme de coopération. Ils sont «intelligents» car ils réalisent, sans action directe de ma part, des opérations qui correspondent à mes désirs. Ainsi, le thermostat intelligent Nest réglera la température en fonction non seulement de mes préférences et de la température ambiante comme un thermostat classique ; mais aussi en fonction de paramètres dont je n’ai pas nécessairement conscience et par des moyens qui ne requièrent pas mon action : mes habitudes de consommation antérieures, les prix de l’énergie, les pics de consommation dans ma région, etc. Plus généralement, le logement deviendra la «machine à habiter» de Le Corbusier, avisée et providentielle. Ce qui change, c’est que les objets connectés sont à mi-chemin entre sujets et objets. Ils sont capables d’agir sans commande directe grâce à une autonomie importante. C’est l’automatisation qui crée une forme d’interaction entre entités autonomes, comme le souligne Bernard Stiegler (4).
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Les objets connectés ne sont pas encore capables d’agir. Mais ils font bien plus que réagir. L’Internet des objets propose un univers repeuplé car habité par les intentions humaines matérialisées dans des artefacts. Introduisant entre le sujet et l’objet un sujet intermédiaire relativement autonome, il pourrait tout simplement renverser la division entre personnes humaines et choses internes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;
DES OBJECTS CONNECTÉS AU SUJET DÉCONNECTÉ DU MONDE&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Une ré-humanisation du monde, voilà la promesse. Mais le solipsisme, autrement dit la conviction d’un être seul au monde, voilà son risque. Ce qui se joue, ici, c’est non seulement le rapport entre l’objet et le sujet, mais aussi le rapport du sujet à lui-même. Dans l’Internet des objets, le sujet se livre aux délices d’un monde intégralement contrôlé et assimilé à soi : mesurer ses consommations, quantifier ses performances, etc. voilà les promesses d’un monde enfin sur mesure. L’IoE (Internet of Everything ou «Internet de tout») pointe derrière l’IoT ou Internet of Things. L’IoT a un horizon totalisant. Epris de perfectionnement constant, le sujet devient le tyran omnipotent de son habitat, de son poste de travail, de son véhicule, de son propre corps et bientôt de son propre esprit. L’Internet des objets met à portée de main l’ambition cartésienne d’un sujet transparent à lui-même et le projet d’un humain maître de son milieu de vie. Obsédé de lui-même et de ses propres ramifications, le sujet n’oublie-t-il pas le monde pour ne plus rencontrer que lui-même ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

S’évaluer constamment soi-même et s’améliorer soi-même en temps réel, voilà l’ivresse de maîtrise que propose l’Internet des objets. Ses apôtres, par exemple Gary Wolf, endossent ainsi le rôle d’un Socrate geek enjoignant tout un chacun à se connaître soi-même grâce à l’IoT. Mais le sujet de l’IoT, le quantified self ou «moi quantifié» a-t-il vraiment une meilleure connaissance de lui-même ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les objets connectés collectent toutes les données sur les sujets qui les actionnent. Il n’est besoin que de voir le bracelet Pulse de Whithings. Ils portent au sujet des connaissances inédites sur lui-même. Mais le rapport entre le sujet et lui-même n’est pas plus direct que le rapport entre le sujet et l’objet : entre lui et lui-même, le sujet invite non seulement des capteurs, des robots et des machines, mais également des fournisseurs qui traitent ses données. La connaissance de soi-même se fait par le truchement d’un tiers collectif : l’entreprise qui héberge et traite les données tout en effectuant la vente et la maintenance des objets connectés. Les deux tentations symétriques de l’Internet des objets sont là : le sujet pourrait s’éloigner de la confrontation avec les choses et se méfier de l’expérience directe de soi-même par l’introspection, la rêverie ou l’examen de conscience. La ré-humanisation du monde pourrait bien se réaliser au prix d’une occultation du monde et d’un oubli de soi-même.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

(1) L’Amitié, de Cyrille Bret, préface d’André Comte-Sponvile, Eyrolles, Paris, 2012.&lt;br&gt;

(2) «Big data et objets connectés. Faire de la France un champion de la révolution numérique», Institut Montaigne, Paris, avril 2015 ; Internet des objets : 30 projets concrets, Electronic Business Group (EBG), Paris, 2015.&lt;br&gt;

(3) «BMW, Audi et Daimler parient sur la voiture autonome», de Jean-Philippe Lacour et William Zinck, les Echos, du 4 août.&lt;br&gt;

(4) La Société automatique, I. l’Avenir du travail (Fayard), mars 2015.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/2015/08/25/objets-connectes-vers-un-monde-re-humanise_1369394&quot;&gt;Source : Libération Cyrille BRET Enseignant de philosophie à Sciences-Po.&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7210564643320120262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7210564643320120262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/08/objets-connectes-vers-un-monde-re.html' title='Objets connectés : vers un monde ré-humanisé ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEitMV5_myVtgwCcOPcQeDQkXTr1DAenojhUGnctzkz8s9fz_BfNHP26qyIzVTxNRA-Dyjg96F9PiY_AdkEXAMBaWoY7vgOSQAzwR-i63Localq5_7_Tsg9VyX2brIhvGPj6fnEi/s72-c/Screen+Shot+2015-08-26+at+19.04.24.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8231135086063214982</id><published>2015-03-03T12:35:00.000+01:00</published><updated>2015-03-03T12:50:51.326+01:00</updated><title type='text'>Comment l’esprit vient à la matière avec le numérique</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfrTXUMPpPbhTnL7exFLqpZqqX162xHlCuwQy4ODQXPV9H6_AvMh1QuUauY5nvndnfFM6eOYSoHzGeMPHQ7irW8IZcHenTcpkEnmpHco1OT3OC4g2oSzkG4PHYoolSiG5w-c0G/s1600/404-right.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfrTXUMPpPbhTnL7exFLqpZqqX162xHlCuwQy4ODQXPV9H6_AvMh1QuUauY5nvndnfFM6eOYSoHzGeMPHQ7irW8IZcHenTcpkEnmpHco1OT3OC4g2oSzkG4PHYoolSiG5w-c0G/s200/404-right.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La question se pose de &lt;b&gt;l’enseignement&lt;/b&gt; du numérique à l’école, entre simple apprentissage de son utilisation ou initiation à la programmation. J’avais émis l’opinion à Antonio Casilli, qui m’avait pris pour un débile, qu’il faudrait enseigner les rudiments du langage machine pour comprendre l’interface entre hardware et software, comment l’esprit venait à la matière, dissiper enfin le mystère de nos appareils numériques en même temps que celui de la pensée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En effet, rien mieux que le numérique ne rend visible le &lt;b&gt;dualisme&lt;/b&gt; de la pensée et de l’étendue, de l’esprit et du corps qui ne sont pas « une seule et même chose » comme le prétend Spinoza, le programme n’est pas l’envers de la machine, leurs existences sont à la fois distinctes et liées (mais pas inséparablement). Les conséquences philosophiques du numérique me semblent complètement négligées tant on rechigne à réduire « Les lois de la pensée » à une algèbre booléenne. Le risque de réductionnisme existe si on n’y introduit pas le langage narratif au moins et le mode de fonctionnement des réseaux de neurones ou du machine learning qui n’ont rien à voir avec un programme linéaire, cela ne doit pas empêcher de savoir par quelles procédures le numérique se matérialise, une pensée s’incarne (comme dans l’écriture) et les instructions s’exécutent (« comment l’esprit meut le corps »).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La première chose à comprendre, c’est comment on passe de l&#39;étendue à la pensée, du signal continu à l&#39;information discontinue, des disques analogiques qui s’usent vite à la reproduction numérique qui ne connaît plus d’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Entropie&quot;&gt;entropie&lt;/a&gt;, car c’est bien la fonction &lt;b&gt;anti-entropique&lt;/b&gt; (ce qu’on appelle la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Néguentropie&quot;&gt;néguentropie&lt;/a&gt;) qui est le coeur du numérique et de la cybernétique avec la correction d’erreur et la reproduction à l’identique qui ne connaît plus de limites.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il ne s’agit plus, en effet, de l’enregistrement brut d’un signal physique sur une bande, mais de sa transformation en information. Toute communication a besoin d’un signal physique, un courant énergétique, une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Caractéristiques_du_signal_radar&quot;&gt;porteuse continue&lt;/a&gt; qui relie émetteur et récepteur, mais pour le transformer en information, il ne faut en garder que les événements signifiants, éliminer le bruit sur lequel se découpe une information discontinue. Pour en extraire le contenu, la &lt;b&gt;numérisation&lt;/b&gt; décompose le signal continu en &lt;a href=&quot;http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/discret_discrète/25866&quot;&gt;unités discrètes&lt;/a&gt;, en ignorant délibérément les variations entre deux bornes, deux limites arbitrairement découpées. C&#39;est ce qu&#39;on appelle le degré de définition ou d&#39;échantillonnage d&#39;une image ou d&#39;un son. Pour un son, on passe d&#39;un signal sinusoïdal à un signal carré (voir illustration) représentant une suite de 0 et de 1 au lieu du signal analogique originel. Curieusement, par cette soustraction de la qualité initiale (nettoyée de ses plus petits détails) on obtient une bien meilleure qualité de restitution car on s&#39;affranchit ainsi du bruit, c&#39;est-à-dire des fluctuations non significatives qui recouvrent normalement les petites nuances qu’on a perdues. Pour obtenir une reproduction à l&#39;identique il faut donc commencer d&#39;abord par renoncer à une reproduction intégrale. Mais, dès lors, c&#39;est un véritable changement de nature du signal qui s&#39;opère, ne reflétant plus du tout le son originel mais seulement une suite de codes binaires ne produisant aucun son directement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhGxoIpo7KeakXDr-x_xFRUA-JRkHTTrN9q__7eK-QpWv-rRMviY-lwg0IQydlUX5glTrjCNsyiKKtEYBPQSG-kSXzSxmOwyh5SHoEYINAAqnvtRH0jFRIq0ByTI8wSvgfLnRxd/s1600/numerisa.gif&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhGxoIpo7KeakXDr-x_xFRUA-JRkHTTrN9q__7eK-QpWv-rRMviY-lwg0IQydlUX5glTrjCNsyiKKtEYBPQSG-kSXzSxmOwyh5SHoEYINAAqnvtRH0jFRIq0ByTI8wSvgfLnRxd/s320/numerisa.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

Un code binaire s’enregistre facilement, sur un support magnétique la plupart du temps, où le 0 et le 1 correspondent par convention à des états physiques opposés mais cette information ne peut être lue que par un programme approprié (lecteur MP3 par exemple), elle n’a &lt;b&gt;aucun sens&lt;/b&gt; en elle-même (aucun son). On n&#39;est plus du tout dans le signal physique brut et, du coup, n’importe quelle suite de 0 et de 1 peut être interprétée comme un nombre, même si elle représente en fait des lettres, un son ou une image. C’est ce qui permet que ces enregistrements numériques puissent être désormais compressés, transmis et reproduits complètement à l&#39;identique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L’entropie universelle n’ayant pas disparue, cette reproduction à l’identique n’est possible que grâce à la &lt;b&gt;correction d’erreurs&lt;/b&gt; et donc à la rétroaction, la validation du résultat, c’est-à-dire la comparaison entre la copie et le modèle. En effet, les communications numériques ne sont pas unilatérales, comme une radio par exemple, mais exigent une validation du récepteur pour chaque paquet de données (signal &quot;Ack&quot; pour acknowledgment : re-connaissance, accusé de réception). C’est ce qui en assure la qualité (numérique). La manière la plus simple de vérifier une reproduction exacte, c’est celle de l’ADN : d’avoir un double de l’information, ce qui permet de comparer point à point et de corriger ou de détruire en cas de mutations. Les méthodes adoptées en informatique sont plus légères, évitant de tout envoyer en double et se contentant d’une « checksum », c’est-à-dire en envoyant à la fin d’une suite de 0 et 1, leur somme. A la réception, on refait la somme et si ce n’est pas la même on ne valide pas, ce qui provoque le renvoi des données. Au niveau le plus basique, on se contente de la parité, c’est à dire indiquer par le 0 ou le 1 final si la somme d&#39;un octet (8 chiffres binaires) est paire ou impaire, sinon il y a des systèmes plus élaborés comme les CRC (Code de Redondance Cyclique) dont le but est non seulement de repérer une erreur en prenant le moins de place mais même de pouvoir la réparer (quand il n&#39;y en a qu&#39;une). On voit que la part de l’entropie qui est celle de l’erreur de transmission est surmontée par le contrôle et la répétition qui sont une dépense supplémentaire d’énergie, donc une production supplémentaire d’entropie au niveau thermodynamique mais assez minime et qui permet de supprimer l’entropie de l’information en obtenant une reproduction parfaite à l’arrivée. Une autre façon de valider une transmission, c’est de lui faire respecter un protocole avec notamment un code de départ et de fin (comme pour les gènes). Si le protocole n’est pas respecté, là encore ce qui avait été reçu est ignoré (déchet de l’entropie) et une retransmission est demandée pour supprimer l’entropie du résultat.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il n’y a donc rien de mystérieux dans la capacité du numérique à surmonter la loi universelle de l’entropie selon des méthodes qui sont assez semblables à celles du vivant. On a vu comment on passait du physique au numérique, du signal au code, comment on pouvait s’appuyer sur des données fiables mais il faut comprendre maintenant comment un programme les manipule, comment une machine effectue des calculs et quel est le support matériel de ces opérations logiques. La programmation actuelle consiste à utiliser des bibliothèques de fonctions. Les langages informatiques de « haut niveau », sont lisibles et modifiables facilement par des programmeurs mais ont besoin être « compilés » pour être traduits en code binaire compris par la machine, ayant une correspondance électronique. De mon temps, on était obligé de programmer quelque fois en « &lt;b&gt;langage machine&lt;/b&gt; » les parties les plus critiques ayant besoin d’être optimisées (sur les ordinateurs très lents de l’époque). Ce langage machine a besoin lui aussi d’être compilé mais, s’il est très difficilement lisible (il faut le suivre pas à pas), il a l’avantage cependant de mieux refléter le fonctionnement matériel et donc de comprendre comment les instructions sont exécutées, comment l’esprit immatériel devient puissance matérielle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il faut d’abord parler de la mémoire, son organisation spatiale (étendue) et son contenu (pensée). La matérialité de la mémoire, du hardware, se traduit par ce qu’on appelle des &lt;b&gt;adresses mémoires&lt;/b&gt; qui désignent un emplacement matériel, comme on peut désigner des cases d’un tableau ou d’une bataille navale par sa colonne et sa ligne. Un pointeur sur cette adresse (matérielle) va lire son contenu qui est un code numérisé dont le sens est déterminé par le programme, le software, comme on l’a vu, et n’est déjà plus matériel. Le programme lui-même est chargé dans la mémoire, constitué de codes interprétés séquentiellement par le microprocesseur. Ces instructions sont soit spatiales (matérielles), soit logiques. L’ordre MOV va ainsi prendre le contenu d’une adresse mémoire (une case) pour la recopier à une autre adresse (une autre case), ce qui veut dire affecter une valeur à une variable. Ecrire A=B consiste à un MOV du contenu trouvé à l’adresse de la variable B pour le recopier à l’adresse de la variable A. Le dualisme se trouve ici entre l’adresse et son contenu, le pointeur et ce qu’il pointe, l’écriture matérielle et le sens immatériel. L’autre instruction spatiale concerne le programme lui-même et lui permet de sauter des instructions soit par un GOTO, soit par un JMP (jump), utile avec un test conditionnel en général mais qui se réfère bien à la matérialité du programme et l’adresse mémoire des instructions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il est bien connu que la base de la programmation, c’est de mettre une condition à une action : IF (conditions) THEN … ELSE …, les boucles n’en étant qu’une variante répétitive. Toute la programmation consiste à déterminer des bifurcations de comportement en fonction d’une condition donnée (ou ensemble de conditions). L’ordinateur, ce qu’il sait faire, ce sont des calculs (ce que les machines à calcul savent faire depuis Pascal). Donc, lorsqu’on veut tester une condition, on va &lt;b&gt;comparer&lt;/b&gt; une variable à une valeur, c’est-à-dire le contenu d’une adresse mémoire comparé au contenu indiqué dans le programme. L’opérateur CMP va donc faire un MOV matériel du contenu trouvé dans ce qu’on appelle un registre qui va y soustraire la valeur à comparer. Si le résultat est 0, c’est qu’il y a bien égalité, la condition est remplie - mais on peut tester aussi bien si la valeur est plus grande ou plus petite. Ensuite, en fonction du résultat, le programme va sauter à une ligne de programme ou une autre. Reste à y ajouter les opérateurs logiques AND, OR, NOT pour disposer de presque toutes les ressources de la programmation mais un programme n’est rien s’il n’agit pas sur l’extérieur, au moins un écran, une « sortie » comme on dit, l’entrée étant soit le clavier, soit le réseau, soit des capteurs qui branchent le numérique sur le monde. C’est ainsi que l’esprit agit sur la matière, d’avoir déjà une matérialisation électrique (tout comme dans le cerveau), ce qui permet à l’ordinateur de déclencher un relais de commande (un muscle), sans rien de mystérieux, la merveille étant juste qu’un courant infime puisse mettre en route une machine de grande puissance (tout comme une toute petite information peut faire basculer un empire).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ce ne sont pas des choses compliquées ni qui prennent beaucoup de temps à apprendre mais qui mériteraient d’être apprises, mieux connues et méditées dans nos sociétés numériques, permettant de recadrer les réflexions sur l&#39;esprit et illustrant le dualisme fondamental entre signifiant et signifié, le signal et l’information, le hardware et le software, l’adresse mémoire et son contenu, aussi éloigné du dualisme de Descartes que du monisme de Spinoza. On peut bien sûr protester qu’on n’est pas des machines, encore faudrait-il le prouver ! Du moins cela devrait être l’occasion de mieux déterminer ce qui nous en distingue radicalement, maintenant qu’on ne peut plus croire que notre esprit immatériel d&#39;essence divine flotterait dans l’air mais qu’il y a bien une &lt;b&gt;matérialisation de l’immatériel&lt;/b&gt; tout comme le langage matérialise la pensée, lui donne objectivité. La question doit être reprise à nouveaux frais d’un matérialisme spirituel, d’un dualisme assumé redonnant tout son poids au corps et aux émotions (la socialité), en même temps que les machines, bien qu&#39;il leur manque un certain nombre de nos capacités, apprennent à penser selon les mêmes lois universelles.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Source: &lt;b&gt;Jean Zin&lt;/b&gt; &lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/2015/02/08/comment-l-esprit-vient-a-la-matiere-avec-le-numerique/#more-9642&quot;&gt;http://jeanzin.fr/2015/02/08/comment-l-esprit-vient-a-la-matiere-avec-le-numerique/#more-9642&lt;/a&gt;
  </content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8231135086063214982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8231135086063214982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/03/comment-lesprit-vient-la-matiere-avec.html' title='Comment l’esprit vient à la matière avec le numérique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfrTXUMPpPbhTnL7exFLqpZqqX162xHlCuwQy4ODQXPV9H6_AvMh1QuUauY5nvndnfFM6eOYSoHzGeMPHQ7irW8IZcHenTcpkEnmpHco1OT3OC4g2oSzkG4PHYoolSiG5w-c0G/s72-c/404-right.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7263262196167858438</id><published>2015-02-19T17:29:00.003+01:00</published><updated>2015-02-20T12:58:11.921+01:00</updated><title type='text'>C&#39;est quoi l&#39;islam ?</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhyGMqqBJ9tFAb-osQLi4LIC9HiszKxYOKYrNvxpledvZGCTkTp1y_bvvEOZs-pAxQcoac6lOxb-88kfFGqm3HecumE4CWF5_5G368-sJGm3bamPeWk_2uivdztaFZvIwqK6yPw/s1600/Screen+Shot+2014-11-17+at+19.48.46.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhyGMqqBJ9tFAb-osQLi4LIC9HiszKxYOKYrNvxpledvZGCTkTp1y_bvvEOZs-pAxQcoac6lOxb-88kfFGqm3HecumE4CWF5_5G368-sJGm3bamPeWk_2uivdztaFZvIwqK6yPw/s320/Screen+Shot+2014-11-17+at+19.48.46.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Le Coran&lt;/b&gt;&lt;br&gt; Le Coran est un recueil des enseignements de Mahomet dispensés au début du 7ème siècle et il lui a été directement dicté par Dieu lui-même. L&#39;identité du narrateur alterne entre Dieu et le prophète. Le Coran ne brille ni par sa profondeur philosophique, ni par son humanisme. Je développe ici les divers points qui détachent ses propos haineux à l&#39;encontre des incroyants, la violence physique qu&#39;il prône à leur égard ainsi que le traitement humiliant réservé aux femmes. L&#39;Ancien Testament trace, dans la plupart des domaines, la voie suivie par le Coran. La structure du texte n&#39;est qu&#39;une litanie de menaces, de répétitions et d&#39;injonctions, vouée à marteler et soumettre le croyant à une morale guerrière et discriminatoire. Un Coran qui serait une référence visionnaire et poétique n&#39;est que pure imagination. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
Les références indiquées dans ce commentaire personnel du Coran sont extraites de l&#39;édition publiée par GF-Flammarion en format poche (1970, numéro 237). La traduction de l&#39;arabe a été effectuée par Kasimirski. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;La guerre sainte&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
La guerre sainte si souvent invoquée et mise en pratique actuellement ne trouve pas son origine dans la folie de certains cerveaux mais dans le texte fondateur de la religion musulmane. Dès la sourate II, verset 186, l&#39;appel à la guerre exhorte le croyant à l&#39;action: &quot;Combattez dans la voie de Dieu contre ceux qui vous feront la guerre.&quot;. Afin d&#39;éviter une trop grande latitude d&#39;interprétation du mot &quot;combattez&quot;, le verset suivant se montre très explicite: &quot;Tuez-les partout où vous les trouverez, et chassez-les d&#39;où ils vous auront chassés. La tentation à l&#39;idolâtrie est pire que le carnage à la guerre.&quot;. Le combat vise à l&#39;imposition de la foi par la force (II,189): &quot;Combattez-les jusqu&#39;à ce que vous n&#39;ayez point à craindre la tentation, et que tout culte soit celui du Dieu unique.&quot;. Le Coran ne se manifeste pas par un style particulièrement métaphorique mais montre beaucoup de clarté dans ses intentions (II, 190): &quot;Quiconque agira violemment contre vous, agissez de même à son égard &quot;. La justification du meurtre de l&#39;infidèle revient plus loin (II, 214): &quot;La tentation à l&#39;idolâtrie est pire que le carnage &quot;. Enfin, la sourate II se termine sur un cri patriotique (II, 286): &quot;Donne nous la victoire sur les infidèles &quot;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
Habilement, le rédacteur résout le cas des croyants morts au combat en leur délivrant un billet direct pour le paradis (III, 151): &quot;Si vous mourrez ou si vous êtes tués en combattant dans le sentier de Dieu, l&#39;indulgence et la miséricorde de Dieu vous attendent.&quot;, et, plus explicitement, (III,163): &quot;Ne croyez pas que ceux qui ont succombé en combattant dans le sentier de Dieu soient morts: ils vivent près de Dieu, et reçoivent de lui leur nourriture &quot;. Ces deux versets faisaient probablement partie du bagage religieux inculqué à ces gamins iraniens envoyés à la boucherie lors de la guerre Iran Irak dans les années 1980. La sourate suivante insiste encore sur ce sens du sacrifice à la gloire de ce Dieu bourreau (IV, 76): &quot;Que ceux qui sacrifient la vie d&#39;ici-bas à la vie future combattent dans la voie de Dieu; qu&#39;ils succombent ou qu&#39;ils soient vainqueurs, nous leur donnerons une récompense généreuse.&quot; . Mais avant de mourir, le combattant aura eu l&#39;assurance des faveurs privilégiées dont il bénéficiera par rapport au croyant resté au foyer (IV, 97): &quot;il [Dieu] a destiné aux combattants une récompense plus grande qu&#39;à ceux qui restent dans leurs foyers.&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Comme dans tout système autoritaire où l&#39;obéissance aveugle prime sur le jugement personnel, le croyant doit se soumettre aux ordres, le temps employé dans le Coran étant systématiquement l&#39;impératif (IV, 86): &quot;Combats dans le sentier de Dieu et n&#39;impose des charges difficiles qu&#39;à toi-même. Excite les croyants au combat.&quot;. La bestialité coranique répand sa haine sans interruption (IV, 93): &quot;S&#39;ils [les infidèles] ne se mettent pas à l&#39;écart, s&#39;ils ne vous offrent pas la paix et ne s&#39;abstiennent pas de vous combattre, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. &quot;. Le Coran n&#39;est pas avare de termes pour désigner les légions de Dieu en parlant de milice (V, 61): &quot;Ceux qui prennent pour protecteur Dieu, son apôtre, et les croyants sont comme la milice de Dieu; la victoire est à eux.&quot; . Aucune accalmie dans la violence des propos répandus, l&#39;issue de la guerre est claire (VIII, 7): &quot;Le Seigneur cependant a voulu prouver la vérité de ses paroles et exterminer jusqu&#39;au dernier des infidèles.&quot;. Le mode d&#39;exécution est précisé peu après (VIII, 12): &quot;Abattez leurs têtes et frappez les extrémités de leurs doigts.&quot;, avec, plus loin, un autre moyen d&#39;en finir (VIII, 52): &quot;Quel spectacle, lorsque les anges ôtent la vie aux infidèles! ils frappent leurs visages et leurs reins, et leur crient: Allez goûter la peine du feu.&quot;. Toutefois, la justification mystique vient pour raffermir le croyant (VIII, 17): &quot;Ce n&#39;est pas vous qui les tuez, c&#39;est Dieu.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgewkFcbe-pXPjo_ENMepJhmwO5H8YfGVXgJSfxinj05U9Uj6LqaH2caiEoaUpp4QpnsxoJ-oXMG4AbX65ojOsl_pxpRpTZGazhTmyWQPCwxUWw1nK5SqoVQO-trtfZfYmfNeHf/s1600/Screen+Shot+2015-01-20+at+10.45.31.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgewkFcbe-pXPjo_ENMepJhmwO5H8YfGVXgJSfxinj05U9Uj6LqaH2caiEoaUpp4QpnsxoJ-oXMG4AbX65ojOsl_pxpRpTZGazhTmyWQPCwxUWw1nK5SqoVQO-trtfZfYmfNeHf/s200/Screen+Shot+2015-01-20+at+10.45.31.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le discours typiquement militaire de l&#39;exaltation de l&#39;armée à propos de sa supériorité apparaît immanquablement dans cet ouvrage rompu au maniement des masses (VIII, 66): &quot;O prophète! excite les croyants au combat. Vingt braves d&#39;entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles n&#39;ont point de sagesse.&quot;, mais le verset suivant corrige les estimations à des performances plus modestes (VIII, 67): &quot;Dieu veut alléger votre tâche, car il connaît votre faiblesse. Cent braves d&#39;entre vous vaincront deux cents ennemis, et mille triompheront de deux mille par la permission de Dieu qui est avec les intrépides.&quot;. La stratégie d&#39;attaque reste néanmoins assez simple (IX, 5): &quot;Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. &quot;. Une fois encore le croyant est rappelé à la déraison (IX,29): &quot;Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d&#39;entre les hommes qui ne professent pas la vraie religion.&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran n&#39;échappe pas à des considérations plus économiques (IX,34): &quot;Annonce un châtiment douloureux à ceux qui amassent l&#39;or et l&#39;argent, et ne le dépensent point dans le sentier de Dieu.&quot;, mais le croyant n&#39;a pas à craindre le combat gratuit (XXIX, 5): &quot;Quiconque combat pour la foi combat pour son propre avantage.&quot;. Au fur et à mesure de la lecture de l&#39;ouvrage, les sourates passent mais la barbarie reste identique (XLVII, 4): &quot;Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu&#39;à en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits.&quot;. La fin du texte approchant, le général félicite ses soldats (LXI, 4): &quot;Il [Dieu] aime ceux qui combattent en ordre dans son sentier, et qui sont fermes comme un édifice solide&quot;. Il rappelle le patriotisme religieux (LXI, 11): &quot;Croyez en Dieu et en son apôtre, combattez dans le sentier de Dieu, faites le sacrifice de vos biens et de vos personnes; cela vous sera plus avantageux si vous le comprenez.&quot;, ou encore, finalement, (LXVI, 9): &quot;O Prophète! fais la guerre aux infidèles et aux hypocrites, sois sévère à leur égard. La géhenne [le feu] sera leur demeure. Quel affreux séjour.&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran n&#39;est donc qu&#39;un mélange désordonné de haine, de violence, d&#39;appel au meurtre. La structure du texte n&#39;est qu&#39;une inlassable répétition, un déchaînement autoritaire et coléreux où la guerre est définitivement sainte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;La femme objet&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
La condition féminine fait partie des plus grands scandales générés par le Coran. La hiérarchie entre femmes et hommes doit obéir à la règle machiste fort répandue (II, 228): &quot;Les maris sont supérieurs à leurs femmes&quot;. La femme idéale est plus proche de l&#39;esclave soumis que d&#39;une personne apte à décider de sa vie (IV, 38): &quot;Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises.&quot;. Ou encore, sur la servitude à laquelle la femme est assignée (VII, 188): &quot;C&#39;est lui qui vous a créés tous d&#39;un seul homme, qui en a produit son épouse afin qu&#39;il habitât avec elle, elle porta d&#39;abord un fardeau léger et marchait sans peine.&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjoCqjwHaKhdzL4_l2N0wF9mrbLbVsDts9GzTXVtj__2nV0r-j82UliAqaixa-TF_cUhPDlrU09Gqf6D8eGryxbcnRjwPnMsQzygbcJhVLAWzdUSZF6riDUwFWbnlOL2DreTf-u/s1600/6_sse_p84.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjoCqjwHaKhdzL4_l2N0wF9mrbLbVsDts9GzTXVtj__2nV0r-j82UliAqaixa-TF_cUhPDlrU09Gqf6D8eGryxbcnRjwPnMsQzygbcJhVLAWzdUSZF6riDUwFWbnlOL2DreTf-u/s320/6_sse_p84.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

La femme est une possession du mâle dont il peut disposer comme bon lui semble, tant en ce qui concerne l&#39;épouse (II, 223): &quot;Les femmes sont votre champ. Cultivez-le de la manière que vous l&#39;entendrez, ayant fait auparavant quelque acte de piété.&quot;, que les filles (II, 220): &quot;Ne donnez point vos filles aux idolâtres tant qu&#39;ils n&#39;auront pas cru.&quot;. Et comme tout bien de consommation est jeté lorsqu&#39;il n&#39;a plus les faveurs de l&#39;utilisateur, la femme peut être répudiée avec facilité et la procédure est précisée en (II, 229 à 233) et (LXV, 1 à 4). Le mépris dans lequel sont tenues les femmes éclate dans l&#39;équivalence &quot;1 homme = 2 femmes&quot; lors du besoin de témoins dans le règlement d&#39;un litige en (II, 282): &quot;Appelez deux témoins choisis parmi vous; si vous ne trouvez pas deux hommes, appelez-en un seul et deux femmes parmi les personnes habiles à témoigner; afin que, si l&#39;une oublie, l&#39;autre puisse rappeler le fait.&quot;. Cette même inégalité de traitement prévaut aussi dans les droits de succession (IV, 12): &quot;Dieu vous commande, dans le partage de vos biens entre vos enfants, de donner au fils mâle la portion de deux filles; s&#39;il n&#39;y a que des filles, et qu&#39;elles soient plus de deux, elles auront les deux tiers de la succession; s&#39;il n&#39;y en a qu&#39;une seule, elle recevra la moitié.&quot;, ainsi que (IV, 175). La primauté de l&#39;homme provient de son apparition première (III, 193): &quot;Les femmes sont issues des hommes.&quot;, et (IV, 1): &quot;O hommes! craignez votre seigneur qui vous a créés tous d&#39;un seul homme; de l&#39;homme il forma sa compagne.&quot;. La polygamie est officiellement acceptée en (IV, 3): &quot;Si vous craignez d&#39;être injustes envers les orphelins, n&#39;épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu.&quot;, et Mahomet montre l&#39;exemple (XXXIII, 6): &quot;Le prophète aime les croyants plus qu&#39;ils ne s&#39;aiment eux-mêmes; ses femmes sont leurs mères.&quot; et (XXXIII, 27) ainsi que (XXXIII, 47): &quot;O prophète! il t&#39;est permis d&#39;épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui livrera son cœur au Prophète, si le Prophète veut l&#39;épouser.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le machisme musulman ne se limite pas à établir une supériorité homme - femme mais prévoit aussi la réprimande violente et l&#39;exprime avec la plus grande clarté (IV, 38): &quot;Vous [les hommes] réprimanderez celles dont vous avez à craindre l&#39;inobéissance; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez; mais aussitôt qu&#39;elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.&quot;. Le Coran montre ici son vrai visage de religion rétrograde et agressive, qui ne survit que par la terreur qu&#39;il inspire aux unes et par l&#39;attribution d&#39;une supériorité factice à des hommes dépourvus de raison. De même en (IV, 19): &quot;Si vos femmes commettent l&#39;action infâme (l&#39;adultère), appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu&#39;à ce que la mort les visite ou que Dieu leur procure un moyen de salut.&quot;. La mort pour les femmes adultères, seul remède pour un islam brutal qui, par contre, n&#39;envisage pas le cas de l&#39;homme adultère. Autre exemple d&#39;infidélité conjugale à la charge des épouses en (LXVI, 10), avec toujours la mort comme issue pour une religion de la domination masculine. Appeler à la mort de l&#39;autre, de celui qui est différent, n&#39;est pas la marque d&#39;une réflexion particulièrement élaborée comme voudraient nous en persuader les théologiens.
La psychose musulmane sur la nocivité de toute forme de coquetterie féminine trouve son origine en (XXIV, 31) et a, depuis, donné lieu à une généralisation délirante. Le point culminant en est le port du voile, prescrit dans le cas d&#39;une conversation avec les femmes de Mahomet (XXXIII, 51): &quot;Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes, faites-la à travers un voile; c&#39;est ainsi que vos cœurs et les leurs se conserveront en pureté.&quot;. De même en (XXXIII, 57): &quot;O prophète! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d&#39;abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes.&quot;. Remarquer que le port du voile par les hommes aurait le même effet &quot;protecteur&quot;, mais cette suggestion n&#39;est probablement que blasphème. La femme soumise et devant fuir les regards masculins n&#39;a pas à espérer d&#39;émancipation au paradis (XXXVII, 52): &quot;Auprès d&#39;eux [les justes au paradis] seront des femmes au regard modeste, et leurs égales en âge.&quot;. Enfin, les femmes ne sont que marchandise dont la valeur dépend de leur soumission à l&#39;islam (LX, 10).
Le Coran réduit donc la femme au rang de spectatrice et domestique de l&#39;homme. Elle peut être échangée ou rejetée comme pour tout produit de consommation courante, elle est à la charge du mari au même titre que le bétail. Le maître peut disposer d&#39;elle comme il l&#39;entend et user de la force à son encontre. L&#39;adultère semble être une exclusivité féminine, le mâle n&#39;étant pas redevable envers son sujet. Parler ici de misogynie est trop faible pour exprimer le mépris et la soumission dont les femmes sont l&#39;objet. On ne peut que constater que le monde musulman actuel est resté fidèle à ces préceptes préhistoriques. L&#39;Iran l&#39;a rappelé en 1995 à la conférence de Pékin sur la condition féminine (même attitude inacceptable de la part du Vatican). Le port du voile, commandé par le Coran, est adopté à des degrés divers: foulard qui se limite à la couverture de la chevelure, tissu qui ne laisse que les yeux comme unique appel au secours, grilles infligées par les Talibans, ou encore couverture complète du visage. Officiellement un rempart contre les regards masculins déplacés, ce voile protège plus efficacement les sociétés musulmanes contre leur propre barbarie en soumettant au silence la moitié de leur population.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;Les interdits du Coran&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Afin de mieux asseoir leur autorité en la stigmatisant sur les comportements quotidiens, les religions brandissent toutes le fléau des interdits jouant sur l&#39;équilibre malsain sanction - récompense.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran n&#39;échappe pas à la règle et, dès la 2ème sourate, il est ordonné (II, 168): &quot;Il vous est interdit de manger les animaux morts, le sang, la chair du porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que celui de Dieu.&quot;. La période de jeûne du ramadan est définie un peu plus loin (II, 181): &quot;La lune de Ramadan dans laquelle le Coran est descendu d&#39;en haut pour servir de direction aux hommes, pour leur en donner une explication claire, et de distinction entre le bien et le mal, c&#39;est le temps destiné à l&#39;abstinence. Quiconque aura aperçu cette lune se disposera aussitôt à jeûner. Celui qui sera malade ou en voyage jeûnera dans la suite un nombre de jours égal.&quot;. Le pèlerinage à la Mecque est sévèrement régenté et n&#39;a rien d&#39;un chemin spirituel répondant aux seules angoisses métaphysiques du croyant. Les versets 192 et 193 de la sourate II en donnent le menu et on retiendra surtout que le pèlerin empêché est tenu d&#39;y faire apporter une offrande, en échange de quoi il lui sera interdit de se raser pendant quelque temps, pratique que les &quot;barbus&quot; ont généralisé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le vin et le jeu n&#39;ont pas la faveur de l&#39;islam (II, 216): &quot;Ils t&#39;interrogeront sur le vin et le jeu. Dis leur: l&#39;un et l&#39;autre sont un mal. Les hommes y cherchent des avantages mais le mal est plus grave que l&#39;avantage n&#39;est grand.&quot;, et (V, 92). Curieusement, la consommation d&#39;alcool ne semble plus l&#39;action de Satan lorsqu&#39;elle a lieu au paradis (LVI, 18): &quot;[les enfants du paradis] Qui leur [les justes] présenteront des gobelets, des aiguières et des coupes remplies de vin exquis.&quot; et (LXXVI, 5):&quot;Les justes boiront des coupes où Kafour sera mêlé au vin&quot;. La sourate V donne de plus amples précisions sur les aliments impropres à la consommation (V, 4): &quot;Les animaux morts, le sang, la chair du porc, tout ce qui a été tué sous l&#39;invocation d&#39;un autre nom que celui de Dieu, les animaux suffoqués, assommés, tués par quelque chute ou d&#39;un coup de corne; ceux qui ont été entamés par une bête féroce à moins que vous ne les ayez purifiés par une saignée; ce qui a été immolé aux autels des idoles; tout cela vous est défendu.&quot;, que l&#39;on retrouve aussi en (VI, 146 et 147) et en (XVI, 117).
Littérature et poésie n&#39;ont guère les faveurs du Coran suite aux mises en garde (XXXI, 5) et (XXXVI, 69). On comprend mieux le recours à l&#39;autodafé en terre musulmane.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Quand l&#39;interdit devient discrimination et racisme, le Coran répond naturellement présent (III, 27): &quot;Que les croyants ne prennent point pour alliés des infidèles plutôt que des croyants.&quot;, et (III, 114): &quot;O croyants! ne formez de liaisons intimes qu&#39;entre vous, les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre.&quot;. Et pour que le message passe sans ambiguïtés, les répétitions sont là pour marteler le cerveau soumis du croyant (IV, 143): &quot;O croyants! ne prenez point d&#39;amis parmi les infidèles plutôt que parmi les croyants.&quot;, (V, 56): &quot;O croyants! ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens, ils sont amis les uns des autres.&quot;, ainsi que (LX, 1 et 9).&lt;br&gt;&lt;br&gt;
A défaut de convaincre par des arguments réfléchis, le Coran assène ses interdits.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;La crainte de Dieu, garante de la véritable foi&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Que justifie la croyance en un (des) dieu(x)? Le Coran apporte une réponse simple, fidèle à son habitude, en mettant en garde contre l&#39;attitude contraire: ne pas croire entraîne les pires maux à l&#39;infidèle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Plus aisé que de justifier l&#39;injustifiable, l&#39;islam menace et ordonne. La croyance en Dieu repose sur la soumission entière de l&#39;individu à son mythe et doit être entretenue par la crainte constante de l&#39;autorité suprême. Le mot &quot;islam&quot; étant d&#39;ailleurs l&#39;expression parfaite de cette dépendance puisqu&#39;il signifie soumission à la volonté de Dieu. L&#39;éloge de la souffrance et de la privation se substituent alors à l&#39;aspiration au bonheur de tout individu. Endurer la souffrance devient une des qualités premières du croyant (II, 150): &quot;Nous vous éprouverons par la peur et la faim, par les pertes dans vos biens et dans vos hommes, par les dégâts dans vos récoltes. Annonce des nouvelles heureuses à ceux qui souffriront patiemment.&quot;, sacrifice inutile et humiliant aussi prôné par la Bible. De même, en parlant des humbles (XXII, 36): &quot;Dont le cœur est saisi de frayeur quand ils entendent prononcer le nom de Dieu, qui supportent avec patience les maux qui les visitent, qui observent la prière et font l&#39;aumône des biens que nous leur avons départis.&quot;. Ne pouvant apporter le bonheur sur Terre, les religions en exploitent le malheur et le désespoir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjNZyE2KYJBht57EckmKm4MucfTip74wZKFeXJ1iIt0HED7aGwt9m6MPqIDNqjEVTD4Tsl334zAZ8Pn95EGWlg-odF_m6KYOzaxfv8VhPau7PX6NlPhgo-JKNjeFVhU9uMBDOuL/s1600/ecole_coranique.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjNZyE2KYJBht57EckmKm4MucfTip74wZKFeXJ1iIt0HED7aGwt9m6MPqIDNqjEVTD4Tsl334zAZ8Pn95EGWlg-odF_m6KYOzaxfv8VhPau7PX6NlPhgo-JKNjeFVhU9uMBDOuL/s400/ecole_coranique.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

L&#39;acte de croire est un rapport de maître à esclave, celui-ci doit être imprégné d&#39;une crainte absolue vis à vis de son dieu. La crainte de Dieu est incessante dans le Coran où le croyant est constamment rappelé à cette peur. Un exemple parmi les centaines rencontrés (II, 190): &quot;Craignez le Seigneur et apprenez qu&#39;il est avec ceux qui craignent.&quot;. L&#39;endoctrinement par la répétition abrutissante d&#39;expressions du style &quot;Craignez Dieu&quot; s&#39;affiche comme le seul moyen de persuasion du peuple et ne fait que révéler la pauvreté des arguments philosophiques. A titre d&#39;exemples (III, 70):&quot;Celui qui rempli ses engagements et craint Dieu saura que Dieu aime ceux qui le craignent.&quot;, et (III, 97): &quot;O croyants! craignez Dieu comme il mérite d&#39;être craint, et ne mourrez pas sans vous être soumis à sa volonté.&quot;. De même, tout est soumis à Dieu (XIII, 17): &quot;Quel est le souverain des cieux et de la terre? Réponds: C&#39;est Dieu.&quot;, l&#39;imposition directe de la réponse ne laissant, là encore, aucune réflexion ou alternative possible au croyant. Dieu est arrogant et répressif (XVI, 52): &quot;Tous craignent Dieu de peur qu&#39;il ne fonde d&#39;en haut sur leur têtes, et ils exécutent ses ordres.&quot;, et ne connaît pas l&#39;acte gratuit, le don (XVI, 81): &quot;Dieu vous fait sortir des entrailles de vos mères, privés de toute connaissance; puis il vous donne l&#39;ouïe, la vue et l&#39;intelligence, afin que vous soyez reconnaissants.&quot;, et (XVI, 84): &quot;c&#39;est ainsi qu&#39;il vous comble de ses bienfaits, afin que vous vous résigniez à sa volonté.&quot;. La sourate XX débute en rassurant le lecteur (XX, 1): &quot;Tâ Hâ Nous ne t&#39;avons pas envoyé le Coran pour te rendre malheureux,&quot;, mais le second verset met fin à l&#39;illusion, très éphémère, d&#39;un islam bienfaiteur: &quot;Mais pour servir d&#39;admonition à celui qui craint Dieu.&quot;. La menace et le despotisme ne laissent aucun doute lorsque Dieu annonce le rôle officiel de Mahomet (XXV, 58): &quot;Nous ne t&#39;avons envoyé que pour annoncer et pour menacer.&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran s&#39;affiche donc, non seulement, comme un instrument d&#39;oppression envers les non-musulmans, mais aussi, paradoxalement, comme une machine répressive à l&#39;encontre de ses propres adeptes. Un gourou peut, en effet, captiver les fidèles en les éblouissant de promesses sucrées, mais aussi en les abreuvant de menaces apocalyptiques s&#39;ils adoptent une autre voie. Le Coran, comme la Bible, choisit la voie guerrière, seul refuge de thèses absurdes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;L&#39;existence des infidèles, un problème théologique insoluble&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Ce concept appelé &quot;Dieu&quot; étant révéré comme le maître d&#39;un univers qu&#39;il a lui-même agencé, l&#39;explication du mal reste un problème théologique insurmontable pour toutes les religions. Malgré quelques replâtrages maladroits faisant appel au diable ou au libre arbitre, l&#39;incohérence de ce Dieu tout puissant reste éclatante.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran avoue cette faille divine dès la 2ème sourate, l&#39;une des plus riches. Les infidèles s&#39;avèrent apparemment hors d&#39;atteinte des volontés divines (II, 5): &quot;Pour les infidèles il leur est égal que tu les avertisses ou non: ils ne croiront pas.&quot;, mais le rédacteur se rattrape immédiatement en affirmant que cette incrédulité est le propre désir de Dieu (II, 6): &quot;Dieu a apposé un sceau sur leurs cœurs et sur leurs oreilles; leurs yeux sont couverts d&#39;un bandeau, et le châtiment cruel les attend.&quot;. Pourtant, l&#39;action de Dieu semble sans limite (L, 37): &quot;Nous avons créé les cieux et la terre, et tout l&#39;espace qui les sépare, en six jours. La fatigue n&#39;a pas eu de prise sur nous.&quot;. Cette rhétorique s&#39;apparente plus à un rattrapage désespéré d&#39;une situation absurde qu&#39;à une vision cohérente du monde. Dieu ayant &quot;apposé un sceau sur leurs cœurs&quot;, il est légitime de s&#39;attendre à le voir les libérer de cette cécité mais la bonté divine s&#39;exprime par une autre voie (II, 9): &quot;Une infirmité siège dans leurs cœurs et Dieu ne fera que l&#39;accroître; un châtiment douloureux leur est réservé, parce qu&#39;ils ont traité les prophètes de menteurs.&quot;, et (II, 14): &quot;Dieu se rira d&#39;eux; ils les fera persister longtemps dans leur rébellion, errant incertains ça et là.&quot;. Laisser pérenniser une situation établie n&#39;est pas la preuve d&#39;une puissance particulière. Dieu, malgré son universalité, n&#39;est pas non plus le seul acteur dans cette farce mais doit affronter (ou éviter) Satan. Chacun prêchant pour sa paroisse, ce Dieu factice tente vainement de réunir ses brebis (III, 169):&quot;Souvent Satan intimide ses adhérents; ne le craignez point, mais craignez moi, si vous êtes fidèles.&quot;. Pour un Dieu origine de toute chose, Satan ne peut être que sa créature la plus achevée. A défaut de rendre le monde bon, le Coran s&#39;essaie pitoyablement à justifier l&#39;état de la situation présente, une attitude typiquement a posteriori (V, 17): &quot;Nous avons suscité au milieu d&#39;eux l&#39;inimitié et la haine qui doivent durer jusqu&#39;au jour de la résurrection.&quot;, et l&#39;injonction de (V, 44) ne convainc pas plus: &quot;Ignores-tu que Dieu est le souverain des cieux et de la terre? il punit qui il veut et pardonne qui il veut; il est tout puissant.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L&#39;argument précédent se soldant par un trop faible pouvoir de persuasion, l&#39;endoctrinement par le martèlement vient à l&#39;aide (VI, 150): &quot;Dis: A Dieu seul appartient l&#39;argument démonstratif. S&#39;il avait voulu, il vous aurait dirigé tous dans le chemin droit.&quot;. L&#39;absurdité est à son comble lorsqu&#39;on apprend que Dieu a aussi souhaité l&#39;incrédulité face aux miracles (VII, 98): &quot;Nous allons te raconter quelques histoires de ces villes. Des prophètes s&#39;y élevèrent et firent voir des miracles; mais ces peuples ne croyaient point à ce qu&#39;ils avaient précédemment taxé de mensonge. C&#39;est ainsi que Dieu imprime le sceau sur les cœurs des incrédules.&quot;. Est-ce là une théologie solide ou n&#39;est ce pas plutôt une récupération de tout et son contraire avec une maladresse extrême à des fins d&#39;embrigadement? De même, plus loin (VII, 176): &quot;Celui que Dieu dirige est bien dirigé, celui que Dieu égare est perdu.&quot;. Plutôt que de soumettre l&#39;incroyant à des faits miraculeux qui confondraient son scepticisme, le Coran lui assène des menaces prédicatrices jamais vérifiées (XIII, 30): &quot;Quand le Coran ferait mouvoir les montagnes, quand il partagerait la terre en deux et ferait parler les morts, il ne croiraient pas; mais Dieu commande à tout. Les croyants ignorent-ils que Dieu pourrait diriger dans la droite voie tous les hommes, s&#39;il le voulait?&quot;. La question entraîne donc que Dieu ne veut pas d&#39;une humanité entière adhérant à l&#39;islam. Echappatoire facile pour cacher que l&#39;humanité ne souhaite pas cet islam rétrograde et intolérant. De la même manière (XVI, 96): &quot;Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous un seul peuple, mais il égare celui qu&#39;il veut et dirige celui qu&#39;il veut; un jour on vous demandera compte de vos actions.&quot;. La compétition Dieu-Satan, signe de l&#39;impuissance divine, reprend en (XIX, 86): &quot;Ne vois-tu pas que nous avons envoyé les démons pour exciter les infidèles au mal?&quot;. Le croyant se perd dans ce dédale incompréhensible où les incroyants sont autant qu&#39;eux les créatures de Dieu. La puissance du despote ne peut se manifester que par la destruction (XXXVI, 33): &quot;Que la terre morte de sécheresse leur serve de signe de notre puissance. Nous lui rendons la vie, et nous en faisons sortir des grains dont ils se nourrissent.&quot;, ce qui renvoie au thème de l&#39;eau.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L&#39;incohérence de la théologie musulmane est ainsi flagrante par les contradictions dans les desseins divins opposés à Dieu lui-même. Un tel endoctrinement ne peut s&#39;abattre que sur des cerveaux malléables en quête d&#39;une autorité qui les rassure et leur confère une suprématie compensatrice. Si le Coran ne brille pas par la pédagogie de ses enseignements, il a le mérite, et ne se prive pas de s&#39;en vanter, de la clarté de ses intentions. Une doctrine limpidement exposée avec des assertions aussi infantiles n&#39;en est que plus aisément contestable. L&#39;existence du mal (et des athées) est le principal, et suffisant, écueil aux religions et à la notion salvatrice d&#39;un Dieu bon et ordonnateur de l&#39;univers. Se réfugier derrière le &quot;mystère de Dieu&quot; qui nous est inaccessible par définition, &quot;Satan&quot; ou le &quot;libre arbitre&quot;, n&#39;est qu&#39;une abdication des religions devant leur incapacité à fournir une vision cohérente du monde puisque telle est leur prétention. Conscient de cet obstacle, le Coran adopte une stratégie d&#39;attaque où le croyant doit être maintenu dans le giron de la religion par la crainte, la menace et l&#39;endoctrinement via la litanie des injonctions. Sans aucun appel à une réflexion plus large, la prière conformiste et routinière reste le meilleur moyen d&#39;afficher l&#39;affiliation de chacun à l&#39;islam.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;Le sort réservé aux infidèles&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Principale cible du volumineux ouvrage, l&#39;infidèle recèle tous les vices habituellement attribués à l&#39;ennemi: il est faux, sournois, moqueur, méprisant, agressif et guerrier, et naturellement adhère à d&#39;autres mythes ou à aucun, c&#39;est à dire qu&#39;il n&#39;admet pas l&#39;autorité d&#39;Allah. Accablé de tant de maux, la mort par voie divine ou de la main des musulmans apparaît comme une issue plus sûre que la conversion qui peut n&#39;être qu&#39;une simulation tant l&#39;incroyant est habile à la trahison. Le terme d&#39;infidèle désigne tous les non musulmans, qu&#39;ils soient juifs, chrétiens, polythéistes ou non croyants. Et la méfiance est requise envers les convertis.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEictqmVW1e33FZGaGHk_8ZzCLRBIr3efSKOpeICkIYmEn-o28od6eyCfwbVQINTJ9uvGmZZeHU4BccJv1EBu-o23NEfqqxYRODhcemuVp9aqdm5thaUTc8lgJUEkDOBOV6axxn7/s1600/djihadistes+de+l&#39;Etat%2Bislamique.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEictqmVW1e33FZGaGHk_8ZzCLRBIr3efSKOpeICkIYmEn-o28od6eyCfwbVQINTJ9uvGmZZeHU4BccJv1EBu-o23NEfqqxYRODhcemuVp9aqdm5thaUTc8lgJUEkDOBOV6axxn7/s200/djihadistes+de+l&#39;Etat%2Bislamique.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; La sourate II est un flot de haine qui se déverse sur les infidèles, annonçant leur noyade et submergeant leurs cités. L&#39;incroyance est un handicap (II, 9): &quot;Une infirmité siège dans leurs cœurs, et Dieu ne fera que l&#39;accroître; un châtiment douloureux leur est réservé, parce qu&#39;ils ont traité les prophètes de menteurs.&quot;, et il se soigne par le feu (II, 22): &quot;redoutez le feu préparé pour les infidèles, le feu dont les hommes et les pierres seront l&#39;aliment.&quot;, et (II, 37): &quot;Mais ceux qui ne croiront pas, qui traiteront nos signes de mensonge, seront livrés au feu éternel.&quot;. Voir aussi les versets 83 et 84. La conversion de l&#39;infidèle n&#39;est pas une priorité, son salut est inutile aux yeux de Dieu (II, 92): &quot;Celui qui sera l&#39;ennemi du Seigneur, de ses anges, de ses envoyés, de Gabriel et de Michel, aura Dieu pour ennemi, car Dieu hait les infidèles.&quot;, et toute intention salvatrice de Dieu n&#39;est que stratagème morbide (II, 120): &quot;Alors Abraham dit à Dieu: Seigneur, accorde à cette contrée la sécurité et la nourriture de tes fruits à ceux qui croiront en Dieu et au jour dernier. Je l&#39;accorderai aux infidèles aussi, mais ils n&#39;en jouiront qu&#39;un espace de temps borné ensuite je les refoulerai vers le châtiment du feu. Quelle affreuse route que la leur!&quot;. On notera que ce Dieu présente la même fausseté que celle affublée aux incroyants desquels il est supposé se distinguer. Le Coran n&#39;en est pas a une contradiction près. Les fidèles sont appelés à joindre leur malédiction des incroyants à celle de leur Dieu (II, 154): &quot;Que ceux qui dérobent à la connaissance des autres les miracles et la vraie direction après que nous les avons fait connaître dans le livre (le Pentateuque) soient maudits de Dieu et de tous ceux qui savent maudire.&quot;, et (II, 156): &quot;Ceux qui mourront infidèles seront frappés de la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes.&quot;. Et pour que les choses soient claires (II, 255): &quot;Les infidèles sont les méchants&quot;. La haine divine est rappelée un peu plus loin (II, 277): &quot;Dieu hait tout homme infidèle et pervers.&quot;. Si Dieu déverse sa haine, la sentence peut et doit être appliquée par les fidèles eux-mêmes (V, 37): &quot;vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix; vous leur couperez les mains et les pieds alternés; ils seront chassés de leur pays.&quot;. Autre supplice en (X, 4): &quot;Ceux qui ne croient pas auront pour breuvage l&#39;eau bouillante et un châtiment douloureux pour prix de leur incrédulité.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La cécité du traducteur se heurte au bon sens issu de la simple lecture du Coran en (X, 28): &quot;Ceux qui feront le mal, leur rétribution sera pareille mal; l&#39;ignominie les couvrira (et il n&#39;y aura point de protecteur contre Dieu), et leurs visages seront noirs comme un lambeau de nuit épaisse. Ils habiteront le feu et y demeureront éternellement.&quot;. Le traducteur, Kasimirski, y voit le signe de la bonté coranique dans une note de bas de page (page 170): &quot;Ce n&#39;est pas le seul passage du Coran où pour mettre en relief la bonté de Dieu, les récompenses des justes seront plus généreuses que ne seront sévères les châtiments des méchants.&quot;. Devant un tel détournement du sens du texte, les extrémistes voient leurs agissements justifiés par cette caution littéraire. Cette même bonté divine dispose de moyens d&#39;expressions variés tels que l&#39;engloutissement, la tempête de sable et le vent, comme il est rappelé en (XVII, 70 et 71). Mais les supplices plus classiques restent d&#39;usage (XVIII, 28): &quot;Quant à nous, nous avons préparé pour les impies le feu, qui les entourera de ses parois. Quand ils imploreront du secours, on leur donnera de l&#39;eau ardente comme le métal fondu, qui leur brûlera la figure.&quot;, et (XXII, 20): &quot;les vêtements des infidèles seront taillés de feu, et l&#39;eau bouillante sera versée sur leur têtes.&quot;, ou encore (XXIII, 105):&quot;Le feu consumera leurs visages, et ils tordront leurs lèvres.&quot;, ainsi que (XLIV, 47 et 48). L&#39;incroyance est une maladie comme il est précisé en (XVIII, 79): &quot;Quant au jeune homme, ses parents étaient croyants, et nous avons craint qu&#39;il ne les infectât de sa perversité et de son incrédulité.&quot;. Cette infection ne peut être guérie que par la menace de malheurs plus grands encore (XXXIV, 9): &quot;Si nous voulions, nous pourrions les faire engloutir par la terre entrouverte, ou faire tomber sur leur têtes un fragment du ciel. Dans ceci il y a un signe pour tout serviteur capable de se convertir.&quot;, et de même en (XXXIX, 18): &quot;Au-dessus de leur têtes brûlera une masse de feu, et une masse de feu sous leur pieds. Voici de quoi Dieu intimide ses serviteurs: Croyez-moi donc, ô mes serviteurs!&quot;. Une tare accusée en outre d&#39;agressivité (XLIII, 79): &quot;Si les infidèles tendent des pièges, nous leur en tendront aussi.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L&#39;absurdité de la doctrine musulmane est manifeste lorsque le constat d&#39;échec est dressé par le Coran lui-même en (XXXVI, 6 à 9): &quot;Peu leur importe si tu les avertis ou non; ils ne croiront pas.&quot;. Le Coran gratifie le lecteur du déversement de sa haine viscérale pour l&#39;incroyant en (LVI, 40 à 61) s&#39;enfonçant encore un peu plus dans la boue de sa morale discriminatrice. Une idéologie qui se résume dans une compilation de menaces, interdictions, discriminations, accompagnée de la surveillance inquisitoriale de ses propres adeptes, signe là sa propre défaite, son inaptitude à proposer une philosophie cohérente et porteuse d&#39;espoir. Le bétail difficile à garder dans les cloîtres de la foi voit la moindre incartade immanquablement punie (LIX, 4): &quot;Le Seigneur punit sévèrement ceux qui s&#39;écartent de sa religion.&quot;, pour maintenir le croyant dans le droit chemin de la prière (LXXI, 29): &quot;Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu&#39;à mes enfants, aux fidèles qui entreront dans ma maison, aux hommes, aux femmes qui croient, et extermine les méchants.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La violence et l&#39;intimidation ne sont pas les seuls moyens de soumettre ou punir l&#39;incroyant, le Coran adopte aussi celui de la mise en scène de l&#39;infidèle face à sa propre mort en pronostiquant son repentir. Stratégie facile qui ne repose, comme toujours, que sur un fictif jugement dernier, partie de l&#39;imaginaire populaire. Ainsi (II, 160): &quot;Oh! que les impies reconnaîtront au moment du châtiment qu&#39;il n&#39;y a d&#39;autre puissance que celle de Dieu.&quot;, et (II, 162): &quot;C&#39;est ainsi que Dieu les fera voir leurs œuvres. Ils pousseront des soupirs de regrets, mais ils ne sortiront point du feu.&quot;. De façon plus directe, et pour éviter de laborieuses réflexions, (XV, 2): &quot;Le jour viendra où les infidèles préfèreraient avoir été musulmans.&quot;. Le Coran choisit aussi, contrairement à son habitude, de donner la parole à l&#39;accusé, (XXIII, 100): &quot;L&#39;impie, au moment de la mort, s&#39;écrie: Seigneur, fais-moi retourner sur la terre.&quot;, ainsi que (XXV, 29 et 30): &quot;Alors le méchant mordra le revers de sa main et dira: Plût à Dieu que j&#39;eusse suivi le sentier avec l&#39;Apôtre. Malheur à moi! Plût à Dieu que je n&#39;eusse pas pris un tel pour patron!&quot;. Pour une fiction plus convaincante, le Coran glisse vers le drame qui rive le spectateur sur son siège (XXXV, 34): &quot;Ils [les incroyants] crieront du fond de l&#39;enfer: Seigneur! fais-nous sortir d&#39;ici; nous pratiqueront la vertu autrement que nous ne l&#39;avions fait auparavant.&quot;, mais la sanction divine tombe, impitoyable, (XXXV, 35): &quot;Subissez donc votre peine; il n&#39;y a point de protecteur pour les méchants.&quot;. Et les repentances de dernière minute ne seront d&#39;aucune utilité à l&#39;incroyant (XL, 84 et 85): &quot;Quand ils [les infidèles] virent nos vengeances, ils s&#39;écrièrent: Voici, nous avons cru en Dieu, et nous ne croyons plus aux divinités que nous lui associions. Mais la croyance ne leur servit plus à rien au moment où ils voyaient s&#39;accomplir notre vengeance. C&#39;est la coutume de Dieu qui s&#39;était déjà autrefois exercée contre ses serviteurs, et les infidèles périrent.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;La concurrence des autres mythes&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Toute entreprise le sait, lorsque le marché est encombré, il faut jouer des coudes pour éliminer la concurrence. L&#39;islam, à son entrée en scène au 7ème siècle, a dû conquérir sa part du marché en l&#39;arrachant aux mythologies déjà présentes, christianisme, judaïsme et autres fantaisies polythéistes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Curieusement pour une religion, l&#39;islam cherche à affirmer sa supériorité en arguant de l&#39;absence de preuves pour les mythes concurrents. Ce comportement de type rationaliste ne manquera pas de faire sourire. Ainsi en (II, 105): &quot;Ils disent: Les juifs ou les chrétiens seuls entreront dans le paradis. C&#39;est une de leurs assertions mensonges. Dis-leur: Où sont vos preuves? apportez-les si vous êtes sincères.&quot;. Le Coran brandit la menace que ces dieux ne seront d&#39;aucun secours lors de la mort de l&#39;infidèle et, là encore, offre encore des arguments bien faibles sur le plan théologique (VII, 35): &quot;Qui est plus impie que celui qui forge des mensonges sur le compte de Dieu ou qui traite ses enseignements d&#39;imposture? A ces hommes une part des biens de ce monde, conformément au livre éternel, sera accordée jusqu&#39;au moment où nos envoyés, en leur ôtant la vie, leur demanderont: Où sont les idoles que vous invoquiez à l&#39;exclusion de Dieu? Ils répondront: Elles ont disparues; et ils témoigneront ainsi eux-mêmes qu&#39;ils étaient infidèles.&quot;. L&#39;infidèle, devant sa fin assurée, ne pourra que constater l&#39;inexistence de ses idoles (VII, 51): &quot;Ne trouverons-nous pas quelque intercesseur qui intercède pour nous, afin que nous puissions retourner sur la terre et que nous agissions autrement que nous ne l&#39;avons fait? Mais alors ils seront déjà perdus sans retour, et les divinités qu&#39;ils avaient inventées auront disparu.&quot;. Le manque d&#39;effets divins concrets est aussi utilisé en (X, 19) pour, par défaut, justifier l&#39;islam: &quot;Ils adorent à l&#39;exclusion de Dieu des divinités qui ne les servent ni ne les nuisent.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le Coran, en contrepoint, répond à un objectif extrêmement précis (XVIII, 3 et 4), les musulmans possédant ces preuves magiques du droit chemin qui guide leur croyance (XL, 68). On en reçoit une preuve admirable en (XXIII, 92): &quot;Dieu n&#39;a point de fils, et il n&#39;y a point d&#39;autre Dieu à côté de lui; autrement, chaque dieu s&#39;emparerait de sa création, et les uns seraient plus élevés que les autres.&quot;, le Coran atteint ici les sommets. L&#39;absence de preuves chez la concurrence est clamée de nouveau (XXV, 3 et 4): &quot;Les idolâtres ont pris d&#39;autres dieux que lui, dieux qui n&#39;ont rien créés et qui ont été créés eux-mêmes, qui ne peuvent faire ni aucun bien ni aucun mal, qui ne disposent ni de la vie, ni de la mort, ni de la résurrection. &quot;. Il est révélateur que le fait qu&#39;une divinité soit incapable de faire le mal soit le signe de son inexistence. Voir aussi (XXXIX, 39). Le même argument est repris en (XXVI, 73 et 74) , en parlant de ces divinités: &quot;Vous servent-elles à quelque chose? peuvent-elles vous faire quelque mal? Non, dirent-ils; mais c&#39;est ainsi que nous avons vu faire à nos pères.&quot;. On remarque que le traditionalisme propre à toute religion n&#39;est pas chose nouvelle, la croyance est héréditaire; un conformisme qui se retrouve en (XLIII, 21 et 22). Dieu lui-même se prête au jeu en appelant toutes ces divinités à la barre d&#39;accusation (XXVIII, 62): &quot;Au jour où Dieu leur criera: Où sont mes compagnons, ces dieux imaginaires que vous adoriez?&quot;. En (XXXI, 10), après l&#39;exposé du dur labeur initial, le palmarès des autres divinités est requis pour la poursuite du procès &quot;C&#39;est la création de Dieu; maintenant faites-moi voir ce qu&#39;ont fait d&#39;autres que Dieu.&quot;. Mais le verdict final scelle la vérité (XXXI, 29): &quot;C&#39;est parce que Dieu est la vérité même, et que les divinités que vous invoquez en dehors de lui ne sont que vanité.&quot;. Les appels répétés aux preuves et aux manifestations tangibles des divinités des équipes adverses font du Coran une litanie de supplications, témoins de son combat peu fructueux de conversion des foules. Ainsi (XXXV, 38): &quot;Vous avez considéré ces divinités que vous invoquez à l&#39;exclusion de Dieu; faites-moi voir quelle portion de la terre elles ont créée; ont-ils leur part dans la création des cieux? &quot;, et (XLVI, 3 et 4). Ou encore (XXXVII, 25):&quot;Pourquoi ne vous prêtez-vous pas secours (vous et vos dieux)? &quot;. Question universelle qui met toutes les religions en défaut du fait de l&#39;existence du mal contre lequel les dieux ne peuvent rien. Mais peut-être n&#39;est-ce pas là leur objectif... Le Coran se sent habilité à exiger des preuves mais une attitude similaire des infidèles à l&#39;égard de l&#39;islam ne recueille que le mépris (XLIV, 35): &quot;Faites donc revenir nos pères, si ce que vous dites est vrai, disent les incrédules.&quot;.
Le principal litige entre islam et christianisme tient dans la nature de l&#39;hypothétique Jésus. Celui-ci est de nature divine pour les chrétiens alors qu&#39;il n&#39;est qu&#39;un prophète parmi d&#39;autres pour les musulmans. Dieu ne peut pas avoir d&#39;enfants (II, 110): &quot;Ils disent: Dieu a des enfants. Loin de lui ce blasphème!&quot;. Et JC ne peut en aucun cas être l&#39;objet d&#39;un culte (II, 160): &quot;Il est des hommes qui placent à côté de Dieu des compagnons qu&#39;ils aiment à l&#39;égal de Dieu; mais ceux qui croient aiment Dieu par dessus tout.&quot;. Cette non-unicité de Dieu comme objet de prières concerne aussi les polythéistes qui sont rangés parmi les idolâtres (III, 144). Mais les chrétiens ne sont pas mieux considérés (V, 19): &quot;Ceux qui disent que Dieu c&#39;est le Messie, fils de Marie, sont des infidèles.&quot;, et (V, 76): &quot;Infidèle est celui qui dit: Dieu c&#39;est le Messie, fils de Marie.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L&#39;intimidation est un autre moyen de pression pour amener à l&#39;islam les brebis égarées dans les méandres de la Bible (II, 114). Hors de l&#39;islam, point de salut (III, 79). Mahomet se lance à son tour dans une déclaration qui se veut solennelle et affermit l&#39;action de son Dieu en le faisant meurtrier (X, 104): &quot;Dis leur: O hommes! si vous êtes dans le doute relativement à ma religion je vous déclare que je n&#39;adore point ceux que vous adorez à côté de Dieu; j&#39;adore ce Dieu qui vous fera mourir. Il m&#39;a été ordonné d&#39;être croyant.&quot;. Même fin funeste en (XIV, 35): &quot;Ils donnent des égaux à Dieu pour égarer les hommes de la voix du Seigneur. Dis-leur: Jouissez, jouissez, votre réceptacle sera le feu.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt; 
 
&lt;b&gt;Les références à l&#39;Ancien Testament&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
Pour l&#39;islam, Mahomet s&#39;inscrit dans la lignée des prophètes de l&#39;Ancien Testament et de celui du Nouveau Testament, JC. Les références à l&#39;Ancien Testament sont innombrables et le Coran y accroche les racines de sa morale guerrière: le châtiment des infidèles et les visions apocalyptiques. Moïse, Abraham, Noé, ... sont les maîtres exemplaires d&#39;un Coran qui cherche à s&#39;ancrer à la foi judéo-chrétienne et à la détourner vers son propre commerce. Les mythes nouveaux n&#39;ont toujours été qu&#39;un réarrangement de mythes plus anciens. Le Coran, dans ses références à l&#39;Ancien Testament, refait parfois l&#39;histoire, ce qui ne saurait surprendre pour un texte moins empreint de rigueur que du souci d&#39;inspirer la crainte. La timidité avec laquelle le traducteur se dispense de relever les contradictions avec l&#39;Ancien Testament (voir page 45) est elle aussi évocatrice de la gène des théologiens lorsque les textes dits &quot;sacrés&quot; sont soumis à l&#39;examen critique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Un exemple représentatif des sources spirituelles qui inspirent le Coran est donné en (II, 120), verset déjà cité, où les infidèles ne sont que les jouets d&#39;un Dieu criminel. Les sourates VII et XI sont des monuments de haine où le Coran rappelle la puissance de destruction de ce Dieu sensé apporter paix et amour. La liste est longue: versets 60 à 100 pour la sourate VII. Les compétences divines sont multiples: noyade (VII, 62): &quot;Mais ces hommes le [Noé] traitèrent d&#39;imposteur. Nous avons sauvé lui et ceux qui l&#39;ont suivi dans son vaisseau, et nous avons noyé ceux qui ont traité nos signes de mensonge.&quot; (voir aussi XI, 45 et XXV, 39), commotion (VII, 76): &quot;Alors une commotion violente les surprit, et le lendemain les trouva morts et gisant dans leurs maisons. &quot;, pluie diluvienne (VII, 81): &quot;Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie... Regarde quelle a été la fin des coupables.&quot;, tremblement de terre (VII, 88): &quot;Un tremblement de terre violent les surprit, et le lendemain on les trouva morts, gisants dans leur maisons.&quot;, tempête (XI, 70): &quot;Une tempête violente surprit les méchants; le lendemain ils furent trouvés gisants morts dans leurs habitations.&quot;, ainsi que (XI, 97), et enfin le feu, supplice de prédilection (XI, 108): &quot;Les réprouvés seront précipités dans le feu.&quot;. Les destructions divines ne souffrent aucun amateurisme, elles sont complètes (XXV, 38): &quot;Nous leur dîmes: Allez vers le peuple qui traite nos miracles de mensonges. Nous détruisîmes ce peuple d&#39;une destruction complète.&quot;, ainsi que (XXV, 41): &quot;A chacun de ces peuples nous proposions des paraboles d&#39;avertissement, et nous les exterminâmes entièrement.&quot;, et sélectives (XXVIII, 59): &quot;Nous n&#39;avons exterminé que les villes dont les habitants étaient impies.&quot;. Moïse présente le même tempérament coléreux que JC contre les marchands du temple (VII, 148): &quot;Moïse revenu au milieu de son peuple, rempli de colère et de dépit, s&#39;écria: Détestable action que celle que vous avez commise pendant mon absence! Voulez-vous hâter la vengeance de Dieu? Il jeta les tables, saisit son frère par la tête et l&#39;attira vers lui.&quot;. Et, plus loin, (II, 153): &quot;Moïse prit dans le peuple soixante et dix hommes pour les faire comparaître devant nous. Un violent tremblement de terre les frappa et les engloutit.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En voulant se rattacher à son illustre prédécesseur, dont l&#39;efficacité à regrouper les croyants sous la bannière d&#39;une même religion est avérée, le Coran ne fait qu&#39;insister sur ses fondements haineux. Les mythes principaux tels que Moïse, Abraham et Noé sont ressassés infatigablement jusqu&#39;à saturer le lecteur de contes emplis de cités détruites et de peuples exterminés. Un bel exemple d&#39;œcuménisme judéo-christiano-musulman.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
 
&lt;b&gt;Un islam peu populaire&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
L&#39;hypothétique Jésus ne fut pas très chanceux dans son entreprise de conversion des foules, les Evangiles soulignent maintes fois le faible nombre des convertis. Mahomet n&#39;eut pas plus de succès, le Coran ne cesse de le déplorer. Ainsi, le prophète ne subi que moqueries dans ses prêches (IV, 139): &quot;On vous a déjà révélé dans le Coran que lorsque vous êtes là pour écouter les signes de Dieu, on n&#39;y croit pas, on les prend en dérision&quot;. Les incroyants sont sourds à toute parole, à tout miracle (X, 97): &quot;Quand même tous les miracles seraient faits, ils ne croiront pas, jusqu&#39;à ce qu&#39;ils éprouvent le châtiment terrible &quot;. Mais Dieu l&#39;affirme lui-même (XI, 20): &quot;Ne conserve aucun doute sur ce livre: il est la vérité même; mais la plupart des hommes n&#39;y croient pas&quot;ainsi que dans (XVI, 26): &quot;Quand on leur demande: Qu&#39;est ce que Dieu vous a envoyé d&#39;en haut? ils disent: Ce sont les fables de l&#39;antiquité&quot;, et (XXXVII, 14 et 15): &quot;S&#39;ils voient un signe d&#39;avertissement, ils s&#39;en rient. C&#39;est de la magie pure, disent-ils.&quot;, et les incroyants ont tout à craindre (XIII, 32): &quot;Avant toi, mes ministres furent les objets de la raillerie; j&#39;ai accordé un répit aux infidèles, puis je les ai châtiés; et quels furent mes châtiments!&quot;.
L&#39;enseignement du Coran a, paradoxalement, l&#39;effet contraire de celui prévu (XVII, 43): &quot;Nous avons répandu des enseignements dans ce Coran, afin que les hommes réfléchissent; mais il n&#39;a fait qu&#39;augmenter votre éloignement.&quot;. Les hommes restent désespérément insensibles à tout message subliminal (XXVI, 7): &quot;Il y a des signes dans ceci mais la plupart des hommes ne croient pas.&quot;. On assiste alors en (XLIII, 88) au compte rendu de Mahomet à son supérieur sur son œuvre infructueuse: &quot;Dieu a entendu ces paroles de Muhammad: Seigneur, le peuple ne croit pas&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Enfin, l&#39;infidèle apparaît, dans la sourate LV, comme un esprit borné à la négation systématique où chaque verset est suivi de &quot;Lequel des bienfaits de Dieu nierez-vous?&quot;, un procédé adroit pour assimiler l&#39;incroyant à un personnage obtus et inguérissable.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;L&#39;eau divine&lt;/b&gt;&lt;br&gt; 
L&#39;art de la météorologie est un des nombreux attributs de Dieu et les musulmans ne se privent pas d&#39;avoir recours à ce grand maître pour invoquer des changements climatiques. Le Coran affirme de façon répétée que Dieu a droit de vie et de mort sur la Terre entière et, en particulier, qu&#39;il gère lui-même l&#39;approvisionnement en eau. Pourquoi la plupart des pays musulmans restent-ils désespérément secs n&#39;est probablement qu&#39;une interrogation déplacée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ainsi, le Coran s&#39;affirme comme un vrai précis de météorologie (VII, 55): &quot;C&#39;est lui qui envoie les vents avant-coureurs de sa grâce. Nous leur faisons porter les nuages gros de pluie et nous les poussons vers le pays mort de sécheresse; nous en faisons descendre l&#39;eau, et par elle, nous faisons sortir tous les fruits.&quot;, voir aussi (XV, 22) et (XXIV, 43). L&#39;ultime demeure des croyants fait miroiter une hydrographie bucolique (XIII, 35): &quot;Voici quel sera le jardin promis à ceux qui craignent: le jardin où coulent les fleuves, il leur fournira une nourriture et une ombre inépuisables. &quot;. Dieu étant à l&#39;origine de toutes choses, il s&#39;est chargé du dur labeur initial (XXI, 31): &quot;Les infidèles ne voient-ils pas que les cieux et la terre forment une masse compacte, et que nous les avons séparés, et qu&#39;au moyen de l&#39;eau nous donnons la vie à toutes choses?&quot;. Dieu créateur, mais aussi Dieu agronome (XXII, 5): &quot;Tu as vu tantôt la terre séchée; mais que nous y fassions descendre de l&#39;eau, la voilà qui s&#39;ébranle, se gonfle et fait germer toute espèce de végétaux luxuriants.&quot;, voir aussi (XXII, 62), (XXV, 50 et 51) et (XXXV, 10 et 25). Les prières pour la pluie sont naturellement bien fondées puisque (XLII, 27): &quot;Quand ils désespèrent de la pluie, c&#39;est lui qui la leur envoie par averses.&quot;, et (LXXI, 9 et 10): &quot;Je leur disais: Implorez le pardon du Seigneur; il est très enclin à pardonner. Il vous enverra des pluies abondantes du ciel.&quot;. Et pour faire taire les sceptiques, rien de mieux que de les soumettre à la question (LVI, 68): &quot;Est-ce vous qui la [l&#39;eau] faites descendre des nuages ou bien nous?&quot;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Croyances obsolètes que cette responsabilité divine dans les précipitations? Les Talibans d&#39;Afghanistan ne l&#39;entendent pas ainsi. En janvier 1999, leur chef suprême a appelé des milliers d&#39;afghans à prier pour la venue de la pluie. La scène s&#39;est déroulée dans le désert de Bagrami, aux abords de Kaboul. Qui parle de frontière entre superstitions et religions ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;


Source : &lt;a href=&quot;http://atheisme.org&quot;&gt;Atheisme.org&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7263262196167858438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7263262196167858438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/02/cest-quoi-lislam.html' title='C&#39;est quoi l&#39;islam ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhyGMqqBJ9tFAb-osQLi4LIC9HiszKxYOKYrNvxpledvZGCTkTp1y_bvvEOZs-pAxQcoac6lOxb-88kfFGqm3HecumE4CWF5_5G368-sJGm3bamPeWk_2uivdztaFZvIwqK6yPw/s72-c/Screen+Shot+2014-11-17+at+19.48.46.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2016732230360255743</id><published>2015-02-18T19:20:00.002+01:00</published><updated>2015-02-18T19:25:20.183+01:00</updated><title type='text'>Misère de la philosophie</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj2VynyjvWQWzVggNkjL3-cuCsF8-ifQb-wXaitCmK2d6bhe1BFjSThbWd4NjU8qlbhUdgDkdk-44UGS1yo7KCO0pFbLf2cNTm3xXfRtaNUXyQRr-rQyfFQqhyphenhyphen2RyVUHsqX4Xxl/s1600/misere-socialiste.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj2VynyjvWQWzVggNkjL3-cuCsF8-ifQb-wXaitCmK2d6bhe1BFjSThbWd4NjU8qlbhUdgDkdk-44UGS1yo7KCO0pFbLf2cNTm3xXfRtaNUXyQRr-rQyfFQqhyphenhyphen2RyVUHsqX4Xxl/s320/misere-socialiste.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il est bien exceptionnel que je lise encore un livre de philosophie. Peut-être depuis qu’André Warusfel, qui fut mon professeur de maths, m’a appris que nous utilisions un langage dégénéré. Que les littéraires se rassurent, il n’y a là rien de péjoratif : tous les langages naturels sont dégénérés, y compris celui qui nous est commun à tous, le code ADN, dont c’est une des principales richesses. Cela signifie qu’un mot peut n’avoir aucun sens ou plusieurs, et que plusieurs mots peuvent avoir le même sens. Plus simplement, qu’il y a des homonymes et des synonymes. Les poètes savent combien est précieuse cette ambiguïté, qui suggère au lieu d’affirmer, et qui fait de leur art l’expression de l’imaginaire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L’ennui est que ce langage est totalement inapproprié au raisonnement rigoureux parce qu’il peut conduire à des contradictions internes. La théorie de la complexité nous apprend par ailleurs que ces petites nuances dans le sens, dans la définition ou dans l’interprétation des mots, peuvent conduire à des divergences considérables dans les conclusions finales. En d’autres termes, si un penseur a une conviction quelconque, il trouvera toujours un ou plusieurs discours logiques pour la démontrer, mais la façon dont il le fera n’a aucune importance, car il aurait tout aussi bien pu démontrer le contraire si sa conviction eût été autre. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la cacophonie entre les belles théories dont le monde regorge, qui ont toutes l’apparence de la rationalité, mais ne traduisent en fait que des a priori différents, livrés avec un kit de justification théorique, préfabriqué, mais facultatif.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je connais quelques philosophes de ma génération qui ont très bien réussi en répandant dans tous les médias le miel d’une pensée profonde, savante et consensuelle, qui emporte la conviction. Sauf qu’il donnaient déjà des conseils au monde quand je n’étais encore qu’étudiant ! Il m’a fallu plus d’une fois recourir au judo pour accéder aux amphis où avaient lieu mes cours, du fait que les disciples de ces jeunes prophètes en bloquaient les portes, revendiquant un diplôme pour tous et sans contrôle des connaissances, au nom de l’égalité des hommes et de Mao Tsé-toung qui était la coqueluche de l’époque. J’ai pu me documenter sur le monde ailleurs que dans leurs écrits, mais je dois reconnaître qu’ils ont fait leur chemin, bien que leurs égarements du passé portassent plutôt à se méfier de leurs jugements d’aujourd’hui. Il faut croire que le filon était bon, car même s’il ne sont pas philosophes, les anciens trotskistes, maoïstes, néo-communistes, archéo-socialistes et autres tiers-mondistes vivent toujours de leur verbe et de la crédulité des gens. Qu’ils soient recyclés dans la politique, dans les ligues de vertu, dans l’antiracisme ou dans la défense des droits de l’homme, qu’ils écrivent dans les journaux d’opinion ou revendiquent dans les syndicats d’enseignants, ils appâtent toujours le chaland sur l’air des lendemains qui chantent avec de nouvelles paroles adaptées à l’air du temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il y a une dizaine d’années, deux professeurs de physique théorique, Alan Sokal et Jean Bricmont, ont publié un article fumeux à dessein, et qui n’avait aucun sens, mais qu’ils avaient réussi à faire accepter par une revue américaine prestigieuse - Social Test -. Le comité de lecture n’y vit que du feu, habitué qu’il était aux écrits hermétiques et alambiqués de toute une flopée d’intellectuels spécialistes en sciences humaines, dont un bel échantillon d’intellectuels français. Après avoir révélé leur canular, ces scientifiques ont publié un livre, Les impostures intellectuelles, dans lequel ils reproduisaient, en les commentant, des textes illustrant les mystifications physico-mathématiques de ces charlatans d’un nouveau genre qui ont toujours une grande notoriété aux Etats Unis. Je ne les citerai pas, car je ne voudrais vexer personne, mais il n’est pas besoin d’aller aux Etats Unis pour découvrir des publications qui se disent de sciences humaines et utilisent un jargon prétentieux et obscur pour faire croire à une érudition scientifique qui ne résiste pas longtemps à l’analyse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dans la polémique qui a suivi, un des philosophes prospères dont je parlais plus haut est monté au créneau, peut-être vexé de n’avoir pas été cité parmi les intellectuels français qui comptent aux USA, certainement aussi parce qu’il n’admettait pas qu’on parle avec légèreté de la psychanalyse dont il défendait à longueur de tribune l’évidente efficacité, à preuve qu’il l’avait essayée et que chacun pouvait constater qu’il était guéri. Son jugement fut sans appel : il s’agissait de deux « benêts » qui essayaient de traîner dans la boue tout ce que la seconde moitié du XXe siècle avait produit de grands philosophes et de penseurs. (Je cite de mémoire, car je ne garde du Point que les éditoriaux de Claude Imbert. Le mot benêt cependant est bien gravé dans ma mémoire).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’Education nationale s’alarmait récemment de ce que les filières littéraires étaient délaissées par les meilleurs éléments qui leur préféraient les orientations scientifiques. J’ai des raisons de croire que ce phénomène n’est pas nouveau, même s’il a pris de l’ampleur ces derniers temps. Cela me rappelle ma révolte le jour où mes parents et mes professeurs avaient décidé, sans me consulter, qu’il fallait que j’apprenne le grec pour perfectionner mon latin ! Les temps changent : le rôle essentiel de la culture est de permettre à chacun de développer un talent qui lui permettra de se rendre utile dans la société, en contrepartie d’une gratification vicariante. La société devenant de plus en plus complexe, les sciences deviennent indispensables pour s’y insérer, et l’on est bien obligé de délaisser quelque peu les matières autrefois classiques pour loger dans son emploi du temps les indispensables de notre temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La philosophie fait partie des fondamentaux de la culture classique. Elle fut longtemps le principal support de l’intelligence et a construit le berceau de la science. Elle nous a apporté l’essentiel des progrès de la morale, et nos notions des valeurs. Mais la plupart des grands philosophes étaient aussi de grands savants ou de grands mathématiciens. Descartes, Pascal, et autres génies de cette trempe, n’ignoraient rien de la science de leur époque. Depuis Henri Poincaré, aucun savant n’a plus été considéré comme universel ! La science a dû se séparer de la philosophie pour continuer seule le laborieux défrichage de la connaissance.Un grand classique comme Bergson n’a jamais pu accepter ni comprendre la théorie de la relativité, parce qu’elle allait à l’encontre de ses convictions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La philosophie s’est cantonnée à ce que lui laissait la science : la morale, une partie du vivant, la presque totalité de l’homme. Mais c’est encore trop ! Le vivant est décrypté de mieux en mieux par les biologistes qui étendent à l’homme leurs découvertes. La médecine, qui était un art, devient peu à peu une science. Et les philosophes eux-mêmes ne peuvent plus ignorer la science : comment peut-on parler de l’homme, si on ne connaît pas l’œuvre de Darwin sur l’origine des espèces ? Que valent les discours des classiques qui l’ont précédée ? Ces interrogations rappellent que les philosophies sont toutes parties de ce qui était tenu pour vrai à une époque donnée. Les axiomes ont donc changé et changent de plus en plus vite : les connaissances de l’humanité doublent tous les quinze ans, c’est-à-dire à peu près le temps d’une scolarité. Peut-on encore se contenter de citer les maîtres comme si les connaissances s’étaient figées depuis ? On ne peut plus parler du monde, de l’homme, ni même de la morale, sans connaître bien la nature humaine, non par une étude exhaustive de ce qu’en ont dit les anciens, mais par la prise en compte, combien plus difficile, de ce qui, chaque jour, vient invalider ce qu’on tenait pour certain et qui nous oblige en permanence à réajuster nos repères.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il faudrait parler ici des mécanismes de la pensée. Il faudrait parler ici de l’origine des sentiments. Il faudrait parler ici de ce que dit la neurobiologie du libre-arbitre, c’est-à-dire de la liberté. Il faudrait complètement révolutionner les esprits ! Mais comme le dit Gérald Edelman, ce prix Nobel de médecine qui préside la Neurosciences Research Fondation : « Est-il possible de résumer une théorie de la conscience en un bref aperçu ? Je ne pense pas que ce soit possible si on ne s’adresse pas à ceux qui ont déjà accompli tout le parcours. C’est à destination de ce public que je voudrais essayer. »&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ça ne sera pas facile : dans un livre remarquable publié il y a deux ans, Science et philosophie, un major de Polytechnique, féru de mathématique, Alain Stahl, nous offrait la synthèse de quinze ans de réflexions sur l’état actuel de la connaissance. Au cours de quelques mails que nous avions échangés, je lui avais reproché de manquer de cohérence dans le chapitre où il abordait le cerveau, l’esprit, la conscience et la liberté. Il finit par me concéder que le chat qui jouait avec la souris n’était pas une expression du libre-arbitre, mais en ajoutant que sur le fond, nous ne pourrions jamais nous convaincre l’un l’autre. On ne peut soupçonner ce savant ingénieur de manquer de rigueur ni d’informations, et on pourrait croire qu’il fait partie de ceux « qui ont déjà accompli tout le parcours », lui qui affirme : « Tout physicalisme cohérent ne peut que nier la liberté », et qui cite Spinoza : « (Les hommes) se croient libres pour la seule raison qu’ils sont conscients de leurs actes et ignorants des causes pour lesquelles ils sont déterminés ». Mais depuis toujours, l’homme a fait l’hypothèse de Descartes, en séparant l’âme et le corps. Il sera bien difficile de le convaincre que c’est son contemporain hollandais qui avait vu juste, comme le démontre Antonio R. Damasio, directeur du Département de neurobiologie de l’Université de l’Iowa, dans deux livres sans ambiguïté : L’erreur de Descartes et Spinoza avait raison.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La science pourra-t-elle un jour dissiper les mirages qu’a fait naître la philosophie, ou faudra-t-il laisser tant de monde sur le bord du chemin ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Source : &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15066&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15066&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2016732230360255743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2016732230360255743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/02/misere-de-la-philosophie.html' title='Misère de la philosophie'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj2VynyjvWQWzVggNkjL3-cuCsF8-ifQb-wXaitCmK2d6bhe1BFjSThbWd4NjU8qlbhUdgDkdk-44UGS1yo7KCO0pFbLf2cNTm3xXfRtaNUXyQRr-rQyfFQqhyphenhyphen2RyVUHsqX4Xxl/s72-c/misere-socialiste.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2353441272529440493</id><published>2015-02-05T11:29:00.001+01:00</published><updated>2015-02-05T11:36:15.332+01:00</updated><title type='text'>Qui ira le premier enterrer l&#39;autre ? </title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj9-ld-eWOvDjGKk1WHhM_5PlARgDoYslMwUlbJz-U7kZnS_wkzEGn-GIteOUdSjet7psQd7PHFIDcxwYg2d4ZuVUzhHv2I1yfyRlnBk168O1rQGgktXYsBfQKa4p6G2NwMc4m-/s1600/Screen+Shot+2015-02-05+at+11.34.01.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj9-ld-eWOvDjGKk1WHhM_5PlARgDoYslMwUlbJz-U7kZnS_wkzEGn-GIteOUdSjet7psQd7PHFIDcxwYg2d4ZuVUzhHv2I1yfyRlnBk168O1rQGgktXYsBfQKa4p6G2NwMc4m-/s320/Screen+Shot+2015-02-05+at+11.34.01.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Chaque jour, je reçois beaucoup de livres, beaucoup de livres que je n’aurais jamais achetés, beaucoup de livres que je garde parce que je ne jette pas les livres, beaucoup de livres accompagnés de lettres qui me rendent d’autant plus hommage que l’index, les notes et la bibliographie m’ignorent, beaucoup de livres à compte d’auteur, autrement dit, de non-livres… Depuis plus de vingt-ans, je peux compter sur les doigts de la main ceux que je reçois et dont je m’étais dit que je les achèterais…&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au courrier du deux janvier, je découvre dans une enveloppe trois petits livres parus dans la collection Blanche de Gallimard : &lt;b&gt;Un peuple de promeneurs&lt;/b&gt;, sous-titré Histoires tsiganes, &lt;b&gt;Sur l’épaule de l’ange&lt;/b&gt; (avec une demie page de préface de Christian Bobin dont le nom n’est pas sur la couverture), et &lt;b&gt;Paroles perdues&lt;/b&gt; (avec une préface de Jean Grosjean). Leur auteur ? Alexandre Romanès. L’un des trois ouvrages possède une (belle) dédicace écrite horizontalement sur la page.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il faut toujours moins d’une minute pour savoir ce que vaut un livre : le tout est dans la partie, le grand tout se trouve même dans la petite partie. Dix phrases disent dix livres. Je tombe en arrêt… J’ignore tout de cet auteur qui me stupéfie… Ce joueur de luth, ancien dompteur de lions ayant créé le seul cirque tzigane au monde, publie des poèmes qui pulvérisent ce petit monde de la poésie qui s’agenouille habituellement devant l’ésotérisme, l’intellectualisme, le cérébralisme…&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Cet homme qui a appris tardivement à lire et à écrire fut l’ami de Genet et de Grosjean. Il écrit comme Dieu devait écrire après avoir créé le monde : simple et sobre, direct et droit, efficace et précis, économe et franc, fort et clair, ferme et lumineux, compact et juste. Un poète qui affirme : « Ce qui ne compte pas, / il faut se battre pour l’avoir », ou bien : « Qui ira le premier enterrer l’autre ? », ou bien encore : « Quand on m’a dit ‘elle est morte ‘, / je n’ai pas versé une seule larme : / j’ai marché toute la nuit », celui-là fait partie des plus grands. Alexandre Romanès est un moraliste du grand siècle et un fabuliste en prose, un connaisseur du cosmos et un homme avisé des gens, un sage sans livres et un nomade enraciné dans l’univers.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En une poignée de mots qui auraient pu se contenter d’être dits, mais jamais écrits, il raconte : l’amour de ses filles, la rudesse d’un ancêtre aimé, la mort du père, la grandeur de la famille, la simplicité de Dieu, le sens de la mort et celui de l’or, la culture des coups, le rôle cardinal des femmes, le mépris de ce qui s’achète, le trésor de l’air, du vent, des étoiles, des paysages, le goût des voyages, la vanité de la propriété (à la mort du plus ancien des deux dans un couple, on brûle tout ce qu’il a, personne n’hérite…), la méchanceté du monde, la grande tristesse des morts, la facilité du bonheur, le sens de l’honneur, la véritable aristocratie, la pierre tombale.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

J’ai pleuré, suffoqué ; j’ai lu, relu, lu encore ; j’ai admiré les coups du boxeur et l’élégance du fleurettiste, l’efficacité du tireur à l’arc et la force du lutteur ; j’ai souri et ri aussi à l’humour, à la drôlerie des histoires tziganes, entre le désespoir des caniveaux et l’extase dans la voie lactée. J’ai reposé les livres lus tard dans la nuit, et me suis dit : « Voilà un homme »…&lt;br&gt;&lt;br&gt;

©Michel Onfray&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Source : &lt;a href=&quot;http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n-105-fevrier-2014/&quot;&gt;La chronique mensuelle de Michel Onfray | N° 105 – Février 2014&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;


 </content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2353441272529440493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2353441272529440493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/02/qui-ira-le-premier-enterrer-lautre.html' title='Qui ira le premier enterrer l&#39;autre ? '/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj9-ld-eWOvDjGKk1WHhM_5PlARgDoYslMwUlbJz-U7kZnS_wkzEGn-GIteOUdSjet7psQd7PHFIDcxwYg2d4ZuVUzhHv2I1yfyRlnBk168O1rQGgktXYsBfQKa4p6G2NwMc4m-/s72-c/Screen+Shot+2015-02-05+at+11.34.01.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-6624583317193613080</id><published>2015-02-02T10:55:00.002+01:00</published><updated>2015-02-02T11:10:30.276+01:00</updated><title type='text'>E.O. Wilson et les religions</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBfjXp2vGNXCXkx_4eU4ez7VtzsYFdUs9wv_YgrlRhC_GrghVMZzDdrzCwABqN-lY6lz7fRI_yrzm9evvz6ehupkvIdieZJR8RxO9kW24ZVUweRvr31vtQxHmClJkqGG0LOBL1/s1600/E.O.WILSON.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBfjXp2vGNXCXkx_4eU4ez7VtzsYFdUs9wv_YgrlRhC_GrghVMZzDdrzCwABqN-lY6lz7fRI_yrzm9evvz6ehupkvIdieZJR8RxO9kW24ZVUweRvr31vtQxHmClJkqGG0LOBL1/s320/E.O.WILSON.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;E. O. Wilson&lt;/b&gt; est professeur émérite à Harvard University et fondateur de la &lt;a href=&quot;http://eowilsonfoundation.org/&quot;&gt;E. O. Wilson Biodiversity Foundation&lt;/a&gt;. Nous recommandons au lecteur d&#39;y jeter un coup d&#39;oeil.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dans un livre récent, &lt;a href=&quot;http://eowilsonfoundation.org/e-o-wilsons-new-book-the-meaning-of-human-existence-bridges-questions-of-science-and-philosophy/&quot;&gt;The Meaning of Human Existence &lt;/a&gt;(Liveright, 2014) le grand &quot;sociobiologiste&quot; E.O. Wilson(1) souvent cité sur ce site, constate que si la science actuelle sait à peu près d&#39;où vient l&#39;homme, à peu près aussi ce qu&#39;est l&#39;homme, elle est incapable de prédire où il va. Il ne s&#39;agit pas de prédire l&#39;avenir du cosmos ou du Système solaire, mais simplement de celui de l&#39;humanité dans quelques décennies. Ce sujet suscite de vives discussions, y compris parmi les scientifiques.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pour lui, l&#39;avenir est noir. Il parle d&#39;une véritable fin de l&#39;anthropocène, cette ère de l&#39;évolution de la Terre inaugurée avec l&#39;arrivée des premiers hommes équipés d&#39;outils. L&#39;homme détruit la Terre à une vitesse dont il ne se rend même pas compte. Ceci d&#39;abord par la destruction accélérée des espèces vivantes. Certains technologues pensent que ceci n&#39;aurait pas d&#39;importance, car il deviendra possible d&#39; &quot;humaniser&quot;la Terre, en la peuplant d&#39;hommes « augmentés » de multiples façons, sur le mode des cyborgs. Ces post-humains pourraient fabriquer eux-mêmes, sans faire appel à la nature, les produits dont ils auraient besoin(2).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En fait la biosphère est un système dont nul scientifique n&#39;a encore bien appréhendé la complexité. C&#39;est aussi un système fragile, ne recouvrant la surface de la planète que sur une épaisseur moyenne de quelques centimètres. Or l&#39;homme et son esprit, qu&#39;ils soient augmentés ou non par des prothèses robotisés, ne peuvent absolument pas fonctionner en dehors de cette biosphère. Elle les conditionne dans la totalité, sans même qu&#39;ils s&#39;en rendent compte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La destruction de la biosphère va s&#39;accélérer, jusqu&#39;à un point de non-retour ou tout s&#39;effondrera, les humains avec elle. De plus en plus de scientifiques l&#39;affirment, mais ils n&#39;attirent pas l&#39;attention, ni des foules ni des décideurs. Ce fait étonnant, pour Wilson, peut s&#39;expliquer par ce qu&#39;il nomme la structure tribale de l&#39;humanité. Toutes les idéologies et les religions ont développées des vues sur l&#39;avenir, mais ceci au sein de groupes tribaux qui en ont fait des dogmes leur permettant d&#39;assurer leur unité et de s&#39;imposer aux autres. Les religions, qui sont présentes encore dans les 9/10 de l&#39;humanité environ, imposent des visions de l&#39;avenir, intéressant la vie ou une prétendue après-vie, qu&#39;elles développent au sein de groupes tribaux refusant absolument de changer de vision afin de préserver leur cohésion.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Les religions, une malédiction&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Wilson constate qu&#39;aux Etats-Unis, pays où les sciences sont pourtant parmi les plus développées, il est pratiquement impossible de faire carrière si l&#39;on n&#39;affirme pas une croyance, quelque soit cette croyance. L&#39;essentiel est de n&#39;en pas démordre. Et pour ces croyants, aussi généreux et charitables soient-ils par ailleurs, tous ceux qui ne reconnaissent pas leur croyance ne mérite pas de vivre(3).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En fait, pour Wilson, ce qui est en train de faire périr l&#39;écosystème, et avec lui l&#39;humanité, ce sont les croyances religieuses. L&#39;athéisme, pour lui, n&#39;est pas vraiment une solution, car les athées (de moins en moins nombreux d&#39;ailleurs malgré les apparences), se divisent aussi en tribus se construisant autour de « croyances » scientifiques incompatibles. Ceci malgré le fait que, comme le rappelle le grand cosmologiste franco-italien Carlo-Rovelli, la science ne devrait pas apporter de réponses définitives, mais questionner sans cesse ce qu&#39;elle ne sait pas encore(4).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Or ce que Wilson nomme la pulsion théologique paraît inséparable selon lui de tout ce qui fait l&#39;espèce humaine. L&#39;humanité en tant qu&#39;espèce, et les groupes humains à l&#39;intérieur de cette dernière, ne peuvent pratiquement pas s&#39;imaginer eux-mêmes sans faire appel à une vie après la vie et à un Dieu omniscient qui les accompagnerait en permanence. C&#39;est l&#39;une des raisons pour laquelle les humains, quels qu&#39;ils soient et quelles que soient leurs activités, ne s&#39;inquiètent pas de la fin probable de la biosphère. Dieu y pourvoira et de toutes façons, il y aura une vie après la vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il en résulte que la survie de la biosphère passe, pour lui, par la disparition des croyances religieuses. Mais comme celles-ci ne disparaîtront pas d&#39;elles-mêmes, il serait intéressant de rechercher les causes biochimiques, phéromones ou autres, provoquant leur installation dans les organismes. La tâche sera sans doute très difficile. Elle provoquera l&#39;indignation de nombreuses personnes qui parleront d&#39;une intrusion inadmissible des scientifiques dans le fonctionnement des consciences.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La tâche sera d&#39;autant plus difficile que si l&#39;on voulait réduire les pulsions profondes générant des croyances mortelles pour la Terre, il ne faudrait pas pour autant réduire d&#39;autres pulsions et tendances poussant l&#39;humain, et notamment le scientifique, à se poser des questions concernant ce qu&#39;il ne sait pas. Les animaux ne sont pas religieux et paraissent très bien vivre sans cela. Mais ils ne s&#39;inquiètent pas vraiment de ce qu&#39;ils ne savent pas. Ils n&#39;ont donc jamais pu développer les immenses édifices propres à la science moderne, dont tous ne sont pas meurtriers.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Notes&lt;/b&gt;
(1) La sociobiologie étudie des fondements biologiques présumés des comportements sociaux recensés dans le règne animal, y compris au sein de l&#39;espèce humaine.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
(2) C&#39;est la thèse que défendent, au sein de firmes comme Google, certains visionnaires en fait irresponsables. Ils en arrivent à pronostiquer l&#39;immortalité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
(3) Wilson cite les chrétiens, mais il pourrait en dire autant des musulmans. L&#39;auteur de ces lignes correspond parfois avec quelques ingénieurs ou médecins musulmans, censés être d&#39;esprit ouvert. Pour eux, les réponses aux questions un peu difficiles se trouvent dans le Coran, à l&#39;intérieur de passages incompréhensibles pour les athées, auxquels ils attribuent des sens précis.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
(4) Voir Carlo Rovelli, &quot;Par delà le visible&quot;, égitions Odile Jacob 2014. Nous en proposerons prochainement un aperçu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Source: Jean-Paul Baquiast - 29/01/2015 © &lt;a href=&quot;http://www.automatesintelligents.com/&quot;&gt;Automates Intelligents &lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6624583317193613080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6624583317193613080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/02/eo-wilson-et-les-religions.html' title='E.O. Wilson et les religions'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBfjXp2vGNXCXkx_4eU4ez7VtzsYFdUs9wv_YgrlRhC_GrghVMZzDdrzCwABqN-lY6lz7fRI_yrzm9evvz6ehupkvIdieZJR8RxO9kW24ZVUweRvr31vtQxHmClJkqGG0LOBL1/s72-c/E.O.WILSON.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-836872558308506728</id><published>2015-01-21T17:58:00.002+01:00</published><updated>2015-02-02T11:13:39.898+01:00</updated><title type='text'>Lettre ouverte à l&#39;Etat islamique</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgODY2NmrrH3JisN7C7qbd8NFltuY8a2pnAwzs2EK49PYvwt0FF7aCPpqWB1miiE5dWJCTi7ntFL4uxle1jYPWfWlMoNDY-QpOrDN-7z4IVA0nV4TBsElHIrmcp-q3AT9XIGd69/s1600/djihadistes+de+l&#39;Etat%2Bislamique.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgODY2NmrrH3JisN7C7qbd8NFltuY8a2pnAwzs2EK49PYvwt0FF7aCPpqWB1miiE5dWJCTi7ntFL4uxle1jYPWfWlMoNDY-QpOrDN-7z4IVA0nV4TBsElHIrmcp-q3AT9XIGd69/s320/djihadistes+de+l&#39;Etat%2Bislamique.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt; 
 
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans une lettre ouverte au calife autoproclamé et chef de l&#39;organisation de l&#39;Etat islamique Abou Bakr Al-Baghdadi, des érudits musulmans du monde entier condamnent, Coran à l&#39;appui, les atrocités commises par les djihadistes.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&quot;Vous avez donné au monde un bâton pour battre l&#39;islam alors qu&#39;en réalité l&#39;islam est complètement innocent de ces actes et les interdit.&quot; C&#39;est en substance le message adressé à l&#39;organisation de l&#39;Etat islamique par plus de 120 musulmans issus de nombreux pays – dont l&#39;Egypte, le Liban, l&#39;Irak, le Pakistan, l&#39;Indonésie, l&#39;Arabie Saoudite, ainsi que des Etats européens.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Voici, traduit en français, l&#39;essentiel des 32 pages dans lesquelles les signataires – sunnites comme les membres de l&#39;EI – dénoncent les actes des djihadistes et démontrent qu&#39;ils sont illicites au regard de l&#39;islam.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Note de synthèse&lt;br&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
1. Il est interdit dans l&#39;islam d&#39;émettre des fatwas sans disposer des connaissances requises. Même dans ce cas, les fatwas doivent respecter le droit islamique tel qu&#39;il est défini dans les textes classiques. Il est également interdit de citer un verset, même incomplet, du Coran pour en tirer un règlement sans considérer tout ce que le Coran et les hadith [recueil des faits et paroles attribués au Prophète] enseignent sur la question. En d&#39;autres termes, les fatwas répondent à des conditions subjectives et objectives strictes et nul ne peut &quot;prélever&quot; des versets coraniques pour appuyer des arguments juridiques sans considérer le Coran et les hadith dans leur ensemble.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

2. Il est interdit dans l&#39;islam d&#39;émettre des règlements juridiques sur quoi que ce soit sans maîtriser la langue arabe.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
3. Il est interdit dans l&#39;islam de schématiser les questions liées à la charia et d&#39;ignorer les sciences islamiques établies.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
4. Il est autorisé dans l&#39;islam [aux lettrés] d&#39;exprimer des avis divergents sur quelque sujet que ce soit sauf sur les fondements religieux que tout musulman se doit de connaître.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
5. Il est interdit dans l&#39;islam d&#39;ignorer la réalité de l&#39;époque contemporaine quand on établit des règlements juridiques.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
6. Il est interdit dans l&#39;islam de tuer des innocents.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
7. Il est interdit dans l&#39;islam de tuer des émissaires, ambassadeurs et diplomates ; il est par conséquent interdit de tuer des journalistes et des membres d&#39;organisations humanitaires.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
8. Le djihad dans l&#39;islam est une guerre défensive. Elle n&#39;est pas autorisée sans une juste cause, de justes objectifs, et sans respecter des règles de conduite.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
9. Il est interdit dans l&#39;islam de déclarer que quelqu&#39;un est non musulman, sauf s&#39;il (ou elle) professe ouvertement ne pas avoir la foi.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
10. Il est interdit dans l&#39;islam de blesser ou de maltraiter – de quelque façon que ce soit – des chrétiens ou autres &quot;gens du Livre&quot;.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
11. Il est obligatoire de considérer les Yézidis comme des gens du Livre.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
12. La réintroduction de l&#39;esclavage est interdite dans l&#39;islam. Il a été aboli par consensus universel.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
13. Il est interdit dans l&#39;islam de convertir les gens par la force.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
14. Il est interdit dans l&#39;islam de priver les femmes de leurs droits.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
15. Il est interdit dans l&#39;islam de priver les enfants de leurs droits.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
16. Il est interdit dans l&#39;islam d&#39;imposer des peines légales (hudud) sans respecter les procédures appropriées afin de garantir justice et miséricorde.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
17. Il est interdit dans l&#39;islam de torturer les gens.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
18. Il est interdit dans l&#39;islam de défigurer les morts.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
19. Il est interdit dans l&#39;islam d&#39;attribuer des actes néfastes à Dieu.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
20. Il est interdit dans l&#39;islam de profaner les tombes et les sanctuaires des prophètes et des compagnons.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
21. L&#39;insurrection armée est interdite dans l&#39;islam pour toute raison autre que l&#39;absence avérée de foi du dirigeant et son refus de laisser les gens prier.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
22. Il est interdit dans l&#39;islam de déclarer un califat sans l&#39;accord de tous les musulmans.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
23. La fidélité envers sa nation est autorisée dans l&#39;islam.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
24. Après la mort du Prophète, l&#39;islam n&#39;exige de personne qu&#39;il émigre où que ce soit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Source: &lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article/2014/10/30/lettre-ouverte-a-l-etat-islamique&quot;&gt;Courrier International&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/836872558308506728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/836872558308506728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/01/lettre-ouverte-letat-islamique.html' title='Lettre ouverte à l&#39;Etat islamique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgODY2NmrrH3JisN7C7qbd8NFltuY8a2pnAwzs2EK49PYvwt0FF7aCPpqWB1miiE5dWJCTi7ntFL4uxle1jYPWfWlMoNDY-QpOrDN-7z4IVA0nV4TBsElHIrmcp-q3AT9XIGd69/s72-c/djihadistes+de+l&#39;Etat%2Bislamique.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5055091604677941455</id><published>2015-01-13T18:42:00.000+01:00</published><updated>2015-01-13T19:11:57.055+01:00</updated><title type='text'>« Je suis Charlie » prend les Français pour des Charlots</title><content type='html'>&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVDsaaaTflXPXho2gCI7XpFouHihbzaibazNFxvuCTQHh5oofqbvmyMlHf-0LDqNeBma237yAcaffVfAvBEw9ThaiEMzeC6fnYr53RSWM9XKHptcl5PRSdTaMsPVTJ_YBT7cqo/s1600/Screen+Shot+2015-01-13+at+18.32.09.png&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVDsaaaTflXPXho2gCI7XpFouHihbzaibazNFxvuCTQHh5oofqbvmyMlHf-0LDqNeBma237yAcaffVfAvBEw9ThaiEMzeC6fnYr53RSWM9XKHptcl5PRSdTaMsPVTJ_YBT7cqo/s320/Screen+Shot+2015-01-13+at+18.32.09.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette doxa fonde la matrice onirique dans laquelle l’oligarchie voudrait nous faire croire que nous vivons.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Avec le dramatique attentat terroriste contre Charlie Hebdo la France légale, c’est-à-dire, pour le dire autrement, l’oligarchie politico-médiatique, veut une nouvelle fois nous enfoncer dans le déni de réalité. Pour son plus grand profit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Doxa&quot;&gt;doxa&lt;/a&gt; du Système&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il faut reconnaître au président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, d’avoir donné sobrement le ton dès le 8 janvier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pour lui, cet attentat sanglant « est un coup porté à l’ensemble des musulmans » et « il ne semble pas que c’est au nom de l’islam » qu’il ait été commis car il s’agissait d’une « attaque contre la démocratie et la liberté de la presse ». En quelques mots cette autorité morale incontestée a remarquablement défini la doxa du Système.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L’écrivain Tahar Ben Jelloun a aussi signé de son côté un &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/08/des-tueurs-qui-ont-aussi-agi-contre-l-islam_4552140_3232.html&quot;&gt;article&lt;/a&gt; dans Le Monde du 9 janvier intitulé « L’islam victime des tueurs », pour l’édification de l’oligarchie qui lit ce « journal de référence ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Et, pour jouer dans la cour des grands, Alain Juppé s’est empressé d’affirmer, le 8 janvier à Bordeaux, que « Nous (sic) nous battons contre ces fous, ces barbares, ces fanatiques qui ne peuvent se réclamer d’aucune religion ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;La doxa du Système&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Depuis bientôt vingt ans le Système politico-médiatique nous enferme dans une doxa simple qui repose sur trois affirmations, sur trois tabous :&lt;br&gt;&lt;br&gt;

- l’immigration est une chance pour la France ;&lt;br&gt;

- il n’y a aucune relation entre immigration, islamisme et terrorisme ;&lt;br&gt;

- tous ceux qui doutent des deux précédentes affirmations sont des racistes qu’il faut mettre hors d’état de nuire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Cette doxa fonde la matrice onirique dans laquelle l’oligarchie voudrait nous faire croire que nous vivons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Car, si on comprend bien : quand on tire à la kalachnikov en criant « Allah Akbar » ou « Nous avons vengé le Prophète », c’est bien le signe indubitable que l’on n’est pas musulman ; on est seulement un fou qui s’en prend à la liberté de la presse. Et quand on tue des journalistes athées, c’est parce qu’on veut s’en prendre aux musulmans.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Les larmes de crocodile&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Tout le Système politique institutionnel communie dans ce déni de réalité, avec bien entendu les larmes de crocodile et minutes de silence de circonstance.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Mais ces crocodiles ne font que déplorer les conséquences dont ils chérissent les causes. Ils font mine de découvrir l’horreur du djihadisme comme si celui-ci tombait brusquement du ciel alors qu’ils lui ont ouvert toutes grandes les portes de l’Europe.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Car ce sont les crocodiles de droite qui, sous Giscard d’Estaing, ont cédé au patronat qui réclamait toujours plus d’immigration pour réduire les salaires et qui nous ont précipités dans l’aventure du regroupement familial, transformant l’immigration de travail en immigration de peuplement. Ce sont les crocodiles de gauche qui ont transformé les immigrés en prolétariat « défavorisé », objet de toutes les sollicitudes compassionnelles et budgétaires : mais c’était pour masquer le fait que la gauche trahissait les classes populaires européennes en se ralliant au capitalisme mondialiste.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Tous ensemble ils n’ont cessé de réduire les moyens de la Défense et de la Police et ils ont mis en œuvre l’abolition de nos frontières. Et, tous en cœur, ils nous ont fait croire qu’en repeignant les cages d’escalier, en organisant la « société multiculturelle » ou en « luttant contre les discriminations » on réglerait tout.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Les &lt;a href=&quot;http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Diafoirus/116414&quot;&gt;Diafoirus&lt;/a&gt; du terrorisme&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En réponse à l’attentat, les crocodiles brandissent maintenant des pancartes où il est écrit « Je suis Charlie ». Ils organisent une « marche républicaine » ou bien préconisent un « jour de jeûne » avec la « conférence des responsables de culte en France » (sic). Ils allument des bougies. Tous les corps constitués ont invité à signer force motions pleines de belles intentions. On nous ressort les valeurs de la République de la naphtaline en nous invitant à défiler entre Nation et République. La moraline, comme les larmes, coule à flots !&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Voilà qui va assurément faire trembler les djihadistes ! Comme les 14 lois prétendument « antiterroristes » que les crocodiles ont fait voter en France depuis vingt ans, à l’évidence sans grand effet.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Non seulement ces Diafoirus nous mentent sur le diagnostic mais en outre ils préconisent un traitement à base d’incantations, à l’efficacité des plus douteuses contre les kalachnikov et les roquettes.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Les impuissants cyniques&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En réalité les crocodiles « Je suis Charlie » ne se limitent pas au rôle de pompiers incendiaires. Ce sont surtout des politiciens retors et cyniques.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Car à l’évidence la gauche entend bien surfer sur ce drame pour tenter de reprendre l’initiative politique et idéologique. On pourrait même dire qu’elle s’y était bien préparée, manifestement…
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le Monde du 9 janvier titre gravement « Le 11-septembre français ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;

François Hollande se rêve en effet sans doute dans la peau de G. Bush junior déclarant la guerre au terrorisme devant Ground Zero – et, plus prosaïquement, jouant la carte de l’union nationale, avec la complicité de toute la classe politique institutionnelle jusqu’en 2017, puisque cette prétendue union nationale doit exclure, bien sûr, le Front national, conformément au troisième principe de la doxa évoqué précédemment.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Une belle liberté en effet&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les « Je suis Charlie » ont en effet une conception particulière de la Liberté d’expression que, paraît-il, les djihadistes voulaient tuer. Car les « Je suis Charlie » forgent tous les jours les interdits médiatiques et judiciaires qui composent le carcan politiquement correct imposé à notre pays.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les « Je suis Charlie » proclament « Pas d’amalgame » sur l’air des lampions. Mais cela ne les gêne pourtant pas du tout de pratiquer l’amalgame contre leurs concitoyens qui refusent l’islamisation, qu’ils traitent de fascistes, de racistes et de xénophobes et qu’ils traînent devant les tribunaux dès qu’ils le peuvent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Et les « Je suis Charlie » qui vantent l’irrespect de Charlie Hebdo ne supportent aucune irrévérence à l’égard de l’idéologie cosmopolite qui les anime. On peut d’ailleurs douter que, si l’attentat avait visé le journal Présent ou l’hebdomadaire Valeurs actuelles, ils affirmeraient « Je suis Présent » ou « Mes valeurs sont actuelles » avec autant de bravade.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Ces « Je suis Charlie », en réalité, prennent les Français pour des Charlots.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Michel Geoffroy 9/01/2015&lt;br&gt;&lt;br&gt;

(*) La &lt;b&gt;doxa&lt;/b&gt; est l&#39;ensemble – plus ou moins homogène – d&#39;opinions (confuses ou pertinentes), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication,&lt;br&gt;&lt;br&gt; 

Source : Correspondance Polémia – 9/01/2015 &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/les-je-suis-charlie-prennent-les-francais-pour-des-charlots/#!prettyPhoto&quot;&gt;http://www.polemia.com/les-je-suis-charlie-prennent-les-francais-pour-des-charlots/#!prettyPhoto&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5055091604677941455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5055091604677941455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2015/01/je-suis-charlie-prend-les-francais-pour.html' title='« Je suis Charlie » prend les Français pour des Charlots'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVDsaaaTflXPXho2gCI7XpFouHihbzaibazNFxvuCTQHh5oofqbvmyMlHf-0LDqNeBma237yAcaffVfAvBEw9ThaiEMzeC6fnYr53RSWM9XKHptcl5PRSdTaMsPVTJ_YBT7cqo/s72-c/Screen+Shot+2015-01-13+at+18.32.09.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2307753071404520887</id><published>2012-03-19T10:27:00.005+01:00</published><updated>2012-03-19T10:33:09.088+01:00</updated><title type='text'>Le pire est toujours sûr, il suffit d&#39;attendre un peu...</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEistwktysO9jK305D-qKNGV6ZRgDFicajKogYp_-2LDSE62TmMRN3shnTxWTlkYXgmBB53UC0UnSxz4tMRdmRKlr8hWN1iQ9D02ZlNEfx8nR0hG5ImoVyftQcY9BUzdZJEHL-Qa/s1600/sdfWifi.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 109px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEistwktysO9jK305D-qKNGV6ZRgDFicajKogYp_-2LDSE62TmMRN3shnTxWTlkYXgmBB53UC0UnSxz4tMRdmRKlr8hWN1iQ9D02ZlNEfx8nR0hG5ImoVyftQcY9BUzdZJEHL-Qa/s320/sdfWifi.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5721538549385623826&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Les SDF en borne wi-fi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l&#39;instant où la dignité humaine n&#39;est plus considérée comme sacrée, tout est permis et les prédateurs sont lâchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transformer un homme en simple borne wi-fi, une nouvelle façon d&#39;exploiter la misère humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l&#39;idée vienne d&#39;une agence britannique et que l&#39;expérience se passe dans le sud des États-Unis ne doit sans doute rien au hasard. Dans des cultures où l&#39;argent est le roi absolu, la marchandisation de l&#39;humain et de la pauvreté répond à une certaine logique. Il faut quand même une bonne dose de perversité pour avoir l&#39;idée d&#39;exploiter la situation des SDF en les transformant en bornes wi-fi, permettant ainsi aux passants qui le souhaiteraient de se connecter à Internet via un émetteur dont est muni un SDF, lequel est identifiable par un tee-shirt spécifique, annonçant la fonction particulière dont il est chargé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette innovation dans l&#39;odieux se déroule à Austin (Texas) à l&#39;initiative de l&#39;agence britannique BBH (Bartle Bogle Hegarty) qui a ainsi équipé des SDF volontaires d&#39;émetteurs wi-fi de dernière génération. Moyennant rémunération, le passant intéressé peut se connecter à Internet, via son smartphone ou sa tablette, en bénéficiant d&#39;une connexion de grande qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XIXe siècle, on vit apparaître en Angleterre des hommes-sandwichs. Il s&#39;agissait de personnes dont l&#39;activité consistait à circuler dans les rues les plus passantes en portant sur les épaules 2 panneaux publicitaires, reliés entre eux par des sangles, sur lesquels étaient inscrites des publicités diverses. Certains pays interdirent cette pratique pour atteinte à la dignité humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les sociétés ont été confrontées à la difficulté de faire face à la pauvreté d&#39;une grande partie de la population, et il ne faisait pas bon être considéré comme indigent et vagabond pendant des siècles, sous l&#39;Ancien régime, où du seul fait de sa pauvreté et de son errance on risquait la galère où la prison. Qu&#39;au XXIe siècle, des sociétés transforment des hommes, qui ont tout perdu (homeless) et qui vivent dans la rue, en simples relais téléphoniques est consternant et condamnable. Si de tels agissements ne sont pas interdits et condamnés en justice, alors on peut imaginer le pire, un pire qui existe déjà avec les milliers (millions ?) de personnes en grande pauvreté qui vendent leur sang, voire leurs organes, pour vivre un jour de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane Hessel nous a rappelé que tout commence par notre capacité à nous indigner devant les injustices de toute nature. Ne banalisons pas inacceptable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : M.Rigano  http://www.zurbains.com/sdf-borne-wi_679A50813572B3.html</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2307753071404520887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2307753071404520887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2012/03/le-pire-est-toujours-sur-il-suffit.html' title='Le pire est toujours sûr, il suffit d&#39;attendre un peu...'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEistwktysO9jK305D-qKNGV6ZRgDFicajKogYp_-2LDSE62TmMRN3shnTxWTlkYXgmBB53UC0UnSxz4tMRdmRKlr8hWN1iQ9D02ZlNEfx8nR0hG5ImoVyftQcY9BUzdZJEHL-Qa/s72-c/sdfWifi.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4171217443099146784</id><published>2012-02-28T11:00:00.003+01:00</published><updated>2012-02-28T11:11:36.148+01:00</updated><title type='text'>Libertin</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfBTsoIwTQ0ohnP_wX1gxP0HGQd94r6dEo5roxjPkQjWkcXPM-_afGMqS7I4n9WaFs6dAAb1oQiUfp1YQhSeanRbEOQ63UrwgSAH9-lfA2Sx9QdqEE7V8dIJh0leIiyPttb2ld/s1600/Image+121.png&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfBTsoIwTQ0ohnP_wX1gxP0HGQd94r6dEo5roxjPkQjWkcXPM-_afGMqS7I4n9WaFs6dAAb1oQiUfp1YQhSeanRbEOQ63UrwgSAH9-lfA2Sx9QdqEE7V8dIJh0leIiyPttb2ld/s200/Image+121.png&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5714127072722982066&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Avant, rappelez-vous, il n&#39;y a pas si longtemps, nous étions de grossiers personnages. Nous ne disions pas &quot;soirées libertines&quot; mais &quot;partouzes&quot;. Et partouzards pour les &quot;organisateurs&quot; de &quot;soirées libertines&quot; qui y &quot;participaient&quot;.&lt;br /&gt;Avant, nous étions vulgaires. Moi le premier, je l&#39;avoue. Partouzes vient de cette drôle d&#39;expression IIIe République de &quot;parties fines&quot; dont Francis Carco, dans les années 1920, déjà, se demandait pourquoi diable on les appelle &quot;fines&quot;. J&#39;avoue aussi : je ne disais pas &quot;club libertin&quot; mais &quot;boîte à touzes&quot;, ou à la rigueur &quot;club échangiste&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous les cas, on voit bien de quoi il s&#39;agit. Pas d&#39;un club de golf. Et pas d&#39;échanger des vignettes Panini. Plutôt de messieurs qui cherchent à troquer leur dame de 50 ans contre deux de 25. Houellebecq raconte ça très bien. Il traîne une odeur de vestiaire, de costumes froissés, de bougies parfumées et de sofas en cuir nicotiné. C&#39;est glauque. On se demande toujours qui décide vraiment dans ces histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &quot;parties fines&quot;, on frise souvent l&#39;oxymore. Celles de Berlusconi, par exemple. On regarde le président du conseil. On regarde ses &quot;copines&quot; siliconées. On imagine. Pas la moindre once de finesse. Idem avec l&#39;affaire du Carlton. Qu&#39;y a-t-il de fin là-dedans ? Franchement ? Pourtant l&#39;expression continue d&#39;être rabâchée dans les médias avec son effet banalisant et correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à &quot;libertin&quot;, je vois revenir le mot depuis les années 1980. Il fait la paire, si l&#39;on peut dire, avec le concept de &quot;coquine&quot; (&quot;vicieuse&quot; étant réservé à un usage plus trivial). &quot;Coquine&quot;, c&#39;est bien commode, flou à souhait, autant qu&#39;&quot;amatrices&quot; sur le marché très segmenté du porno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas pourquoi elle est coquine, et on ne veut pas trop le savoir. Bien avant Internet et ses sites de rencontres, il existait des revues-catalogues de contact où les personnes dont il est question plus haut cherchaient des &quot;rencontres coquines dans le respect mutuel&quot; (expression consacrée épatante).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rendre parfaitement acceptable ce marché, on l&#39;enveloppa du vieux mot de libertinage. Bien loin du XVIe siècle, de la liberté de penser et du droit à l&#39;hérésie ; du XVIIe siècle, de ses dépravés impies en perruques et des romans à la rhétorique recherchée ; bien loin a fortiori du libertinus romain, l&#39;affranchi. Le libertin dans les années post-sida est celui qui cherche des réseaux pour y rencontrer des &quot;partenaires multiples&quot; fort bourgeoisement, après le boulot (après la débauche, le dévergondage...), ou, en vacances, dans des campings spécialisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y rencontre des couples libertins, ou des libertines-coquines toutes seules. Ce mois-ci, le club Les Chandelles à Paris a subi une fermeture administrative : ô surprise, certaines des libertines qui s&#39;y ébattaient étaient des &quot;travailleuses du sexe&quot; (comme il faut dire maintenant quand on ne dit pas &quot;escort&quot;). Tout le monde dans le milieu a fait semblant d&#39;être choqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confondre coquine, libertine et catin, c&#39;est vraiment grossier. C&#39;est comme confondre obsédé sexuel et libertin. Une faute de goût ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source:  Didier Pourquery - Le Monde du 27.02.2012</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4171217443099146784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4171217443099146784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2012/02/libertin.html' title='Libertin'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfBTsoIwTQ0ohnP_wX1gxP0HGQd94r6dEo5roxjPkQjWkcXPM-_afGMqS7I4n9WaFs6dAAb1oQiUfp1YQhSeanRbEOQ63UrwgSAH9-lfA2Sx9QdqEE7V8dIJh0leIiyPttb2ld/s72-c/Image+121.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-44358258935625936</id><published>2012-02-17T18:47:00.005+01:00</published><updated>2012-02-17T19:04:16.919+01:00</updated><title type='text'>« L&#39;Art d&#39;ignorer les pauvres »</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhDzTN_Z6S8iUiaHQHA5xpo9cTk1hgMDQw3gMPToqgqvwWVSTaBfa2NYcCWE6IqyFNWrF1ZEkHqeMkg7i7gnlwdDtuQ_qRzbcZFH0nKA4Fp7c-bQ2NaUSUNWASkEFDe7uCJjNLM/s1600/Chaplin1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhDzTN_Z6S8iUiaHQHA5xpo9cTk1hgMDQw3gMPToqgqvwWVSTaBfa2NYcCWE6IqyFNWrF1ZEkHqeMkg7i7gnlwdDtuQ_qRzbcZFH0nKA4Fp7c-bQ2NaUSUNWASkEFDe7uCJjNLM/s320/Chaplin1.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5710166930575955954&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Il y a deux manières de favoriser le retour au travail des chômeurs, expliquait en 2010 l’hebdomadaire libéral The Economist. L’une est de rendre inconfortable ou précaire la vie de ceux qui reçoivent une allocation chômage ; l’autre consiste à faire que la perspective d’un emploi devienne viable et attirante. » La question de la « viabilité » d’une recherche d’emploi est cependant posée quand le taux de chômage atteint ou dépasse les 10 %. Et l’« attrait » du travail salarié décline quand les rémunérations se tassent, quand le stress et les pressions se multiplient. Reste alors à rendre encore plus « inconfortable ou précaire » le sort des chômeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est la stratégie que les libéraux au pouvoir et les organisations économiques internationales poursuivent depuis une trentaine d’années. Les articles de John Galbraith et de Laurent Cordonnier le rappellent avec une ironie ajustée au cynisme qu’ils exposent. Avec le texte bien antérieur de Jonathan Swift (1729) qui conseillait aux pauvres d’échapper à la misère en saignant leurs enfants afin de les commercialiser sous forme de « nourrisson de boucherie », plutôt que de se saigner eux-mêmes à élever leur progéniture au risque de la voir ensuite déraper dans le crime et servir de gibier de potence, on passe de l’ironie à l’humour sardonique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intérêt d’un tel registre tient à ce qu’il nous éclaire en nous épargnant l’emphase indignée, les émollientes pleurnicheries. Car qu’il s’agisse des propriétaires fonciers irlandais, des économistes de l’école de Chicago entourant Ronald Reagan, ou de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), leur opposer une protestation morale, faire appel à leurs sentiments n’aurait guère de sens. Riches, instruits, intelligents (le plus souvent...), c’est en effet en connaissance de cause qu’ils défendent une philosophie sociale conçue à leur avantage et qui, sans qu’on la caricature trop, se résume presque toujours ainsi : les riches seraient plus entreprenants s’ils payaient moins d’impôts ; les pauvres seraient plus travailleurs s’ils recevaient moins de subsides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des parrains aussi anciens que prestigieux fondent cette doctrine. Emissaire de la révolution américaine à Paris et rédacteur de la Déclaration d’indépendance, Benjamin Franklin estimait dès 1766 que, « plus on organise des secours publics pour prendre soin des pauvres, moins ils prennent soin d’eux-mêmes et, naturellement, plus ils deviennent misérables. Au contraire, moins on fait pour eux, plus ils font pour eux-mêmes, et mieux ils se tirent d’affaire. » En somme, abandonner les indigents à leur sort serait un moyen de leur rendre service. L’avarice devient ainsi une forme intellectuellement avancée de générosité humaine voire, osons le mot, d’aide sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En temps ordinaires, une théorisation aussi aboutie de l’égoïsme serait déjà presque irrésistible. Que dire alors des temps de crise, des moments où la plupart des gouvernants nous serinent que « les caisses sont vides », qu’un endettement croissant menacerait « l’avenir de nos enfants » ? Instruit du danger collectif, de l’urgence de « faire des sacrifices », chacun imagine alors assez volontiers que, même en période d’austérité, il serait, lui, mieux remboursé de ses soins (lorsqu’il tombe malade), mieux compensé au cours de ses périodes d’inactivité (quand il devient chômeur), si d’autres, forcément moins méritants, ne l’étaient pas autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait assez : sitôt que la confiance en l’avenir se lasse, que les murs se referment sur eux, les gens se dressent les uns contre les autres - surtout s’ils se côtoient et se concurrencent pour un même type d’emploi, de logement, d’école. Le soupçon que son niveau de vie médiocre ou le montant excessif de ses impôts s’expliqueraient par les avantages innombrables dont bénéficieraient les « assistés » alimente un baril de ressentiments que la moindre étincelle peut faire exploser. Les pyromanes ne manquent pas. En un sens, les rationalisations distinguées du Fonds monétaire international (FMI), de l’OCDE, des « boîtes à idées » ou de la Banque centrale européenne ont pour vocation d’encourager les gouvernants et les journalistes à frotter l’allumette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, sus aux parasites ! Le « devoir d’informer » va se charger de nous détailler la vie de château qu’ils mènent. « Quand on est RMiste, relevait ingénument Le Point du 28 septembre 2006, on a aussi droit à : l’allocation-logement à temps plein ; la suspension de ses dettes fiscales ; l’exonération de sa taxe d’habitation, de sa redevance, de sa cotisation à la couverture-maladie universelle ; l’accès gratuit à la complémentaire santé de la CMU ; la prime de Noël ; le tarif téléphonique social ; la réduction dans les transports, la gratuité des musées, diverses allocations supplémentaires (en fonction de son lieu d’habitation). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 juin 2011, Le Figaro Magazine réservait à son tour sa une à une périlleuse « Enquête sur la France des assistés : ces ‘allocs’ qui découragent le travail ». La couverture représentait un jeune homme vigoureux qui, sans doute bercé par la sollicitude de l’Etat-providence, somnolait dans un hamac tricolore. De fait, si ce fainéant touchait le revenu de solidarité active (RSA), il empochait alors d’un coup la somme rondelette de 467 € par mois (700 € pour un couple sans enfant dans la même situation). RSA, « un boulet dont le coût dépasse 10 milliards d’euros », relevait donc Le Figaro Magazine, toujours précis. « Le ras-le bol monte dans les départements », mais les Alpes-Maritimes « se dotent d’une brigade antifraude au RSA, une première en France » se réjouissait-il ensuite dans un encadré nous signalant que « seize contrôleurs sont chargés de vérifier les factures d’eau, de téléphone et d’électricité. Ils travaillent avec la Caisse d’allocations familiales et peuvent croiser divers fichiers administratifs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni M. François Pinault, propriétaire du Point, ni M. Serge Dassault, propriétaire du Figaro, n’ont habitué les lecteurs de leurs publications à entourer d’autant de faveurs les contrôles de l’Etat, qu’en général ils jugent tatillons, bureaucratiques, inquisitoriaux, surtout quand ceux-ci concernent les grosses entreprises et les riches. Mais il est vrai que MM. Pinault et Dassault comptent au nombre des cent plus grosses fortunes du monde... Avec 11,5 milliards de dollars pour le premier, 9,3 milliards de dollars pour le second, l’un et l’autre disposent d’un montant presque équivalent à ce que coûte chaque année le RSA pour la totalité des Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès juillet 1984, lors de la convention du parti démocrate de San Francisco, le gouverneur de New York, Mario Cuomo, dressait l’acte d’accusation d’un individualisme libéral qui, Ronald Reagan aidant, avait déjà le vent dans les voiles : « La différence entre démocrates et républicains a toujours été mesurée en termes de courage et de confi ance. Les républicains pensent que le convoi n’atteindra jamais son objectif à moins que certains vieux, certains jeunes, certains faibles ne soient abandonnés sur les bas-côtés de la route. Nous, démocrates, croyons qu’il est possible d’arriver à bon port avec toute la famille intacte. Et nous y sommes parvenus à plusieurs reprises. Nous avons commencé lorsque Roosevelt se dressa de sa chaise roulante pour relever une nation à genoux. Wagon après wagon, frontière après frontière, toute la famille à bord. Chaque fois tendant la main à ceux qui voulaient monter dans notre convoi. Pendant cinquante ans, nous les avons tous menés à bon port, vers plus de sécurité, de dignité et de richesse. N’oublions pas que nous y sommes parvenus parce que notre nation avait confiance en elle. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mois plus tard à Dallas, Phil Gramm lui répondait lors de la convention du parti républicain. Pour cet économiste, qui jouerait plus tard un rôle clé dans la (désastreuse) déréglementation financière américaine, la « famille d’Amérique » de Cuomo ne constituait qu’une ruse sémantique permettant de ne pas parler de l’Etat prédateur. Quant au convoi solidaire qu’avait évoqué le gouverneur de New York, il n’atteindrait jamais sa destination, car la locomotive n’avançait plus tant le train qu’elle tirait était bondé : « Il y a, résuma Phil Gramm, deux catégories d’Américains : ceux qui tirent les wagons et ceux qui s’y installent sans rien débourser, ceux qui travaillent et paient des impôts, et ceux qui attendent que l’Etat les prenne à sa charge. » Conclusion : il fallait débarquer les oisifs et les parasites dans une prairie ou dans le désert si on escomptait encore que la locomotive américaine retrouve sa vitesse de croisière et reprenne son périple vers la nouvelle frontière. Question discours, celui de Mario Cuomo marqua les mémoires ; nul ou presque ne se souvient des propos de Phil Gramm. Soit, mais cette année-là, Ronald Reagan remporta l’élection dans quarante-neuf des cinquante Etats...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise financière a porté à son acmé la consternation qu’occasionnent chez les riches les prodigalités déversées sur les pauvres. Dorénavant c’est la majorité de la population qui figure dans la ligne de mire des possédants. Car, ainsi que l’explique Laurent Cordonnier dans cet ouvrage, il s’agit pour eux de diviser le salariat afin de le vaincre tranche après tranche. Ils commencent donc par sa fraction la moins organisée, les chômeurs et les travailleurs immigrés, se réservant pour la fin l’aile la plus coriace, la plus syndicalisée. Isolée, jalousée, dépourvue d’alliés, comment parviendrait elle à défendre très longtemps ce qu’elle a autrefois conquis, et que l’OCDE, les patronats, les gouvernements et les médias ont décrété « privilèges » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est pourtant de plus appréciables... Ainsi, depuis 2009, grâce à des injections plantureuses d’argent public, les banques ont retrouvé leurs couleurs. Elles émergent même de la crise financière plus puissantes qu’avant, plus susceptibles encore de prendre les Etats « en otage » lors d’une prochaine tempête. Et elles invoquent le poids de l’endettement, astucieusement mis entre parenthèses tant qu’il fallait débourser des montants dépassant l’entendement pour sauver Goldman Sachs, la Deutsche Bank ou BNP Paribas, comme prétexte... au démantèlement de la protection sociale et des services publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas trop si, vivant aujourd’hui, Swift aurait dû forcer son talent pour décrire la juxtaposition audacieuse d’une pratique laxiste amputant les recettes fiscales au profit des riches et d’un discours de « rigueur » visant à refouler les dépenses budgétaires de l’Etat-providence. En France, par exemple, depuis l’élection de M. Nicolas Sarkozy, la droite a successivement réduit les droits de succession, résolu d’éliminer la taxe professionnelle acquittée par les entreprises, et divisé par trois le taux d’imposition des fortunes supérieures à 3 millions d’euros. Le rapporteur général du budget, M. Gilles Carrez (UMP), a précisé par ailleurs que « les plus grandes entreprises, celles de plus de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, paient entre 15 et 20 % de l’impôt sur les sociétés, alors qu’elles réalisent entre 50 et 70 % du chiffre d’affaires ». Ainsi, Total, dont le résultat net atteignait 10,5 milliards d’euros en 2010, n’a pas payé d’impôt sur les sociétés cette année-là. On conçoit donc volontiers qu’un ministre français, M. Laurent Wauquiez, ait dénoncé le « cancer » de l’« assistanat ». Magnanime avec Total, son gouvernement a cependant su récupérer 150 millions d’euros ailleurs, en fiscalisant les indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swift suggérait qu’à défaut d’être dévorés à temps, les enfants de pauvres importuneraient les passants et dès l’âge de six ans s’emploieraient à les détrousser. En revanche, insistait-il, un « nourrisson de boucherie engraissé à point fournira quatre plats d’une viande excellente ». Devant une telle alternative, comment hésiter ? Le satiriste irlandais ne connaissait pas les textes de l’OCDE, mais déjà à son époque les libéraux proclamaient que la loi du marché celle qui, dans l’Irlande du XIXe siècle, occasionnerait une des plus meurtrières famines de l’histoire de l’humanité résoudrait tous les problèmes, y compris ceux de la surpopulation. Une seule condition : qu’on la laisse jouer à plein. Ceux qui proposaient autre chose ne pouvaient être que de doux rêveurs ou de dangereux agitateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invoquer l’évidence, l’absence de choix réel, constitue un procédé familier pour garantir que des réformes, parfois un peu bourrues, se déploieront sans résistance. Ainsi, plutôt que de se résoudre, très raisonnablement, à accommoder « un jeune enfant en bonne santé et bien nourri sous forme de fricassée ou en ragoût », des écervelés ne risquaient ils pas à l’époque de proposer de sortir de la misère irlandaise grâce à une fiscalité nouvelle, des droits de douane, une réforme agraire ? Face à des suggestions aussi démentes, hurluberlues, utopiques, le satiriste imaginait cette réplique qui sonne encore aujourd’hui comme un appel à l’action : « Qu’on ne vienne pas me parler de ces expédients ni d’autres mesures du même ordre, tant qu’il n’existe pas le moindre espoir qu’on puisse tenter un jour, avec vaillance et sincérité, de les mettre en pratique. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains de ces expédients utopiques ont sans doute été mis en pratique puisque les repas irlandais n’incluent toujours pas dans leurs menus les mets « excellents et nourrissants » que Swift avait autrefois imaginés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :  Le Monde Diplomatique - Serge Halimi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgNzCrAXV7I9Peqd2n2uFm4IAQPQyEy9374uo7iRlmlRXMBjw7N_NCq3hXsVq33AMDt8PXKsi4RLhQJS8DCxBx1ACG2MWIpXZ1D7TyT1BoZ87IbSbt6NXjGPGaDMKzYnEpirQ1U/s1600/art_ignorer_pauvres+.png&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 299px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgNzCrAXV7I9Peqd2n2uFm4IAQPQyEy9374uo7iRlmlRXMBjw7N_NCq3hXsVq33AMDt8PXKsi4RLhQJS8DCxBx1ACG2MWIpXZ1D7TyT1BoZ87IbSbt6NXjGPGaDMKzYnEpirQ1U/s320/art_ignorer_pauvres+.png&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5710163490396427474&quot; /&gt;&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/44358258935625936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/44358258935625936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2012/02/lart-dignorer-les-pauvres.html' title='« L&#39;Art d&#39;ignorer les pauvres »'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhDzTN_Z6S8iUiaHQHA5xpo9cTk1hgMDQw3gMPToqgqvwWVSTaBfa2NYcCWE6IqyFNWrF1ZEkHqeMkg7i7gnlwdDtuQ_qRzbcZFH0nKA4Fp7c-bQ2NaUSUNWASkEFDe7uCJjNLM/s72-c/Chaplin1.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-6817520112840291497</id><published>2011-11-23T10:46:00.001+01:00</published><updated>2011-11-23T10:48:02.382+01:00</updated><title type='text'>Arbeit macht frei</title><content type='html'>&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Le cinquième suicide européen&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’Allemagne et la France se sont trouvées à quatre reprises en un siècle, chacune à son tour, en situation de pouvoir, par des décisions absurdes, ou honteuses, transformer l’Europe en un champ de ruine. Et elles l’ont fait. En 1914, toutes les deux ont participé à l’engrenage qui a conduit à la première guerre mondiale. En 1919, c’est la France, qui a pris la mauvaise décision en exigeant de l’Allemagne qu’elle paie le prix de la guerre. En 1933, c’est l’Allemagne qui a pris le mauvais chemin en choisissant Hitler comme chancelier . En 1936, c’est la France qui commit l’erreur de laisser le Führer réoccuper la Ruhr, ouvrant la voie à la deuxième tragédie siècle. A chaque fois, une autre décision était possible, qui aurait fait du vingtième siècle un temps d’abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est de nouveau au tour de ’Allemagne de tenir dans sa main l’arme du suicide collectif du continent le plus avancé du monde : Si elle refuse d’accepter le chemin étroit qui passe par le rachat par la BCE des obligations arrivées à maturité, suivi de l’émission d’une dette souveraine européenne, remboursée par deux points de tva européenne et d’une réforme des traités permettant de mieux contrôler les laxismes des uns et les égoïsmes des autres, la catastrophe aura lieu.&lt;br /&gt;Pour que Berlin ne soit pas, une fois de plus, responsable d’un suicide européen, l’Allemagne doit sortir de trois illusions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Elle n’est pas le bon élève de l’Union, qui refuse de payer pour les erreurs des autres. Sa dette publique est de 82% du PIB, pratiquement égale à la dette française ; dix de ses banques, toutes publiques, qui fournissent 20% des crédits au secteur non financier allemand, sont en tres mauvaises situation. Sa consommation d’énergie dépendra de plus en plus du gaz russe, qui représente 37% de ses importations. Sa démographie est catastrophique au point que , en 2060, il y aura moins d’Allemands que de Français et que 44% de la population allemande aura plus de 65 ans contre seulement 35% en France, ce qui rendra particulièrement difficile le remboursement de la dette publique allemande. Enfin l’avenir de l’industrie allemande n’est pas si prometteur qu’elle le croit : selon une récente étude anglaise, sur les 100 entreprises les plus innovantes du monde, 11 sont françaises et seulement 4 sont allemandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Elle est le premier bénéficiaire de l’Union européenne , qui a financé en partie sa réunification, et lui a permis de gagner près de 15 points de parts de marché à l’intérieur de la zone euro et de devenir le premier pays exportateur de produits agroalimentaires en recrutant du personnel venu de l’Est de l’Europe au tarif de ces pays, ce que la France ne veut et ne peut faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Elle a tout à perdre à sortir de la zone euro, qui ruinerait son système bancaire et lui couterait, selon une étude suisse, de 20 à 25% de son PIB la première année et la moitié chacune des années suivantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Elle croit à tort qu’un soutien provisoire de la BCE à la liquidité des banques et des Etats européens entrainerait une inflation massive, qui ruinera ses vieux, majoritaires , alors qu’il ne peut y avoir d’inflation massive quand le chômage est aussi élevé et quand la financiarisation de l’économie freine la transmission de la monnaie vers l’économie réelle.&lt;br /&gt;Lueur d’espoir : à lire les toutes dernières déclarations de la Chancelière, et le programme de son parti approuvé le 15 novembre, (souhaitant une évolution vers un fédéralisme européen, et laissant entendre qu’elle pourrait accepter de faire de la Banque centrale Européenne le garant de dernier recours) il semble que l’Allemagne se prépare à reconnaitre ces évidences. Il appartient maintenant à la France de la prendre au mot. Tout est encore possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Jacques Attali http://blogs.lexpress.fr/attali/</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6817520112840291497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6817520112840291497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2011/11/arbeit-macht-frei.html' title='Arbeit macht frei'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8413408826495805452</id><published>2011-09-05T09:22:00.005+02:00</published><updated>2011-09-05T09:51:13.758+02:00</updated><title type='text'>poetic</title><content type='html'> &lt;iframe width=&quot;400&quot; height=&quot;255&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/x4JIXC2LmB0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8413408826495805452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8413408826495805452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2011/09/poetic.html' title='poetic'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://img.youtube.com/vi/x4JIXC2LmB0/default.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3477455620855867132</id><published>2009-12-11T17:23:00.002+01:00</published><updated>2009-12-11T17:29:23.361+01:00</updated><title type='text'>Le travail du temps</title><content type='html'>Au lieu de supprimer la rareté, une surabondance d&#39;informations ou de biens ne fait que mettre en évidence à quel point c&#39;est le temps qui nous manque toujours, constituant notre bien le plus précieux et le plus rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps, c&#39;est la vie, c&#39;est l&#39;existence même, la durée qui nous est impartie dans ses limites matérielles. Nous ne sommes pas pour autant spectateurs passifs de ce passage du temps. Privés certes d&#39;éternité, en tant que simples mortels, nous nous projetons activement malgré tout dans le futur d&#39;une vie qui ne s&#39;épuise pas du tout dans l&#39;instant de la présence mais imprime sa marque dans les mémoires. Le temps, c&#39;est d&#39;abord le temps du désir, finalité qui s&#39;introduit dans la chaîne des causes et configure un monde où le temps vient à manquer par construction, dans l&#39;écart entre le subjectif et son objectif, entre la triste réalité et son idéalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n&#39;y a donc rien de plus normal que de faire du temps de travail la mesure de la valeur et l&#39;on comprend fort bien que le moteur du capitalisme soit le gain de productivité, c&#39;est-à-dire la réduction du temps de travail par unité produite. Seulement, il y a un hic à l&#39;ère du numérique ! C&#39;est que le travail immatériel n&#39;étant pas linéaire, au contraire du travail de force ou du temps machine, il ne peut plus se mesurer par le temps dès lors que sa productivité n&#39;est plus proportionnelle au temps passé. Ce n&#39;est pas accessoire et entre en opposition frontale avec le salariat comme temps de subordination au profit du travail autonome et de contrats de projet. On devrait bien assister à une totale reconfiguration des rapports de production, des modes de distribution et des protections sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n&#39;est pas pour autant l&#39;abolition du temps, évidemment, surtout pas qu&#39;il nous manquerait moins, bien au contraire. Ce n&#39;est même pas la disparition de la valeur-travail qui garde une bonne part de sa pertinence. C&#39;est seulement, mais ce n&#39;est pas rien, que le temps ne suffit plus à mesurer la production immatérielle, ce dont il faut essayer d&#39;évaluer toutes les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Le temps de travail&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans la valeur-travail une équivalence générale postulée entre n&#39;importe quel temps de travail, équivalence qui ramène toute marchandise à sa valeur d&#39;échange. L&#39;indifférenciation de l&#39;argent, pour qui tout s&#39;achète et se vend, rejoint l&#39;indifférenciation d&#39;un travail quelconque réduit à sa durée moyenne. C&#39;est ce qu&#39;on retrouve d&#39;ailleurs dans la &quot;monnaie-temps&quot;, liée plus qu&#39;on ne croit au salariat. C&#39;est aussi l&#39;utopie, impensable autant dans les sociétés d&#39;ordre que dans une économie du savoir, de l&#39;abolition de la division du travail, comme si toutes les compétences se valaient et que tout le monde les possédaient sans apprentissage aucun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, non seulement il n&#39;y a pas équivalence entre les savoirs et les spécialisations mais il y a aussi différentes temporalités et si l&#39;on peut dire que le temps nous manque immanquablement, cela n&#39;empêche pas qu&#39;il y a pourtant du temps en trop, celui de l&#39;ennui sans désirs ou de l&#39;attente mais aussi le temps de la souffrance et... le temps de travail lorsqu&#39;il est temps de subordination, travail forcé et non travail choisi. Le travail, c&#39;est ce que l&#39;économie libérale appelle une &quot;désutilité&quot; ! Cependant, ce temps de trop reste du temps perdu, et qui nous manquera d&#39;autant plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouveauté, qui brouille les cartes, c&#39;est que le chômage lui-même dure trop longtemps pour celui qui ne trouve pas d&#39;emploi et que de ce fait, le travail, jadis si maudit, est devenu ouvertement désirable. Certes, pas n&#39;importe quel travail, mais y compris pour les riches qui ne cherchent plus autant l&#39;oisiveté qu&#39;avant. On ne va pas vers une civilisation de loisirs frivoles mais vers la valorisation de nos compétences dans un travail choisi, abolissant la séparation du travail et de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps n&#39;est pas une dimension qui s&#39;ajoute à l&#39;espace et dans lequel on se déplace, il est notre existence même dans son historicité et sa négativité. C&#39;est le temps de l&#39;action plus que de la jouissance. Gagner sa vie, c&#39;est gagner du temps puisque le temps, c&#39;est de l&#39;argent. Economiser, c&#39;est en grande partie économiser du temps. Böhm-Bawerk définissait l&#39;investissement comme &quot;détour de production&quot;, ce qui veut dire perdre un peu de temps au début pour en gagner beaucoup ensuite. Cela ne s&#39;applique pas seulement à la production industrielle mais tout autant à une part de nos investissements personnels dans l&#39;électroménager ou les moyens de transport, machines domestiques sensées nous faire gagner du temps même si Ivan Illich a montré qu&#39;on pouvait atteindre le stade de la contre-productivité. Les outils numériques également sont la plupart du temps destinés à nous faire gagner du temps, notamment les outils de recherche comme Google, mais... ils sont gratuits ! C&#39;est, en effet, la deuxième remise en cause de la valeur d&#39;échange, par la gratuité numérique cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut se garder cependant de raisonnements trop simplistes. Certains en font trop, comme si le numérique changeait absolument tout, plus rien ne subsistant dans la &quot;nouvelle économie&quot; de la simple logique ! Beaucoup font comme si cela ne changeait presque rien. Il faut essayer de donner la bonne mesure d&#39;une véritable rupture anthropologique qui commence à peine, mais ce n&#39;est pas parce qu&#39;une part de plus en plus grande du travail ne se mesure plus par le temps qu&#39;on ne donnerait plus aucune valeur à ce qui nous fait gagner du temps, au contraire de plus en plus pressé par le &quot;temps réel&quot;. Le capitalisme industriel existera sans doute toujours, basé sur l&#39;automatisation et l&#39;augmentation de la productivité, mais le coeur de l&#39;activité productive va se délacer vers un tout autre modèle avec lequel il devra cohabiter. Aussi difficile à croire que cela puisse paraître, ce modèle imposé par le travail immatériel et les contraintes écologiques devra être basé sur le développement humain, le travail choisi, la coopération des savoirs, les échanges locaux et la gratuité numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;La grande transformation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une nécessaire alternative au productivisme à construire en s&#39;appuyant sur les transformations en cours, mais qui ne saurait représenter le tout de la production, très modestement même au début. En tant qu&#39;écologiste, je me suis presque exclusivement intéressé jusqu&#39;ici à cet aspect, à l&#39;indispensable relocalisation de l&#39;économie, y compris par des ateliers numériques se substituant à certaines productions industrielles, mais surtout au développement du travail autonome et donc à la sortie du salariat grâce au revenu garanti, aux coopératives municipales et aux monnaies locales. Il n&#39;est pas sans intérêt malgré tout d&#39;essayer de penser la transformation du capitalisme concomitante, pas seulement du &quot;capitalisme cognitif&quot; mais du salariat et des entreprises commerciales qui perdureront dans cette économie plurielle à l&#39;ère de l&#39;information, de l&#39;écologie et du développement humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il faudrait réserver le terme de capitalisme à l&#39;industrie où, grâce au marché financier, l&#39;investissement privé accroit la productivité du travail pour dégager une plus-value et faire de l&#39;argent avec de l&#39;argent. La limite à ce modèle industriel, c&#39;est l&#39;usine complètement automatisée où l&#39;essentiel du travail est dans la construction de l&#39;usine et la mise au point des automatismes. Cependant, dans ce sens spécifique, le capitalisme est loin de représenter le tout de l&#39;économie (même s&#39;il s&#39;étend à l&#39;agriculture industrielle ainsi qu&#39;à la grande distribution). Ce n&#39;est même pas non plus le tout de l&#39;économie de marché. Un grand nombre d&#39;activités marchandes ne répondent pas à cette logique, en particulier dans le secteur des services, du divertissement ou des médias (qui rencontrent d&#39;ailleurs pas mal de problèmes). On parle alors de &quot;business model&quot; pour indiquer justement la différence avec le modèle industriel standard. Désormais, il faut innover dans la façon de faire du profit, dans la valorisation de ressources inexploitées et dans la communication plus que dans les systèmes techniques. Il ne suffit pas de vouloir rapatrier ou garder ses industries pour continuer à l&#39;ancienne, c&#39;est le mode de production qui se transforme donnant une place de plus en plus grande au travail immatériel et à l&#39;investissement initial. La destruction des emplois industriels est inévitable, il n&#39;y aura pas de retour en arrière, malgré qu&#39;on en ait. Il faut juste organiser la transition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire que depuis l&#39;an 2000 au moins, les caractéristiques de la &quot;nouvelle économie&quot; sont assez bien connues, le krach de 2001 se chargeant de renvoyer aux poubelles de l&#39;histoire les théories délirantes auxquelles elle avait donné lieu aussi, et qui avaient d&#39;ailleurs nourri la bulle internet. L&#39;immatériel d&#39;André Gorz, sorti en 2003, est un livre lumineux mais pas aussi novateur qu&#39;il n&#39;y paraît en ce qu&#39;il ne fait que reprendre en grande partie des analyses précédentes, en particulier celles de Yann Moulier-Boutang. Que cela paraisse encore si nouveau en 2009 montre le retard des idéologies sur la réalité, à quel point il est difficile d&#39;intégrer des transformations déjà effectives pourtant depuis plus de 10 ans, à quel point il nous faut du temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces analyses se situent bien au-delà d&#39;une crise qui commence à peine et de la question du néolibéralisme ou du protectionnisme, des marchés financiers ou de la réduction des inégalités. Il y a de fortes divergences malgré tout entre les interprétations que peut tirer Yann Moulier-Boutang de ce qu&#39;il appelle le &quot;capitalisme cognitif&quot; et l&#39;exil de la société salariale annoncé par André Gorz. Il se pourrait bien que les deux aient raison pourtant et que les conséquences économiques du numérique ne soient pas univoques mais jouent sur plusieurs tableaux à la fois. Ce serait à n&#39;en pas douter prendre ses désirs pour la réalité de croire que le numérique sonnerait inévitablement la fin du capitalisme et du salariat, mais ce serait une plus grande illusion encore de croire qu&#39;il n&#39;en serait pas profondément affecté, l&#39;obligeant à se recycler dans ce qui n&#39;est plus tout-à-fait un &quot;capitalisme&quot; avec une bien plus grande part de travailleurs autonomes, sans cesser d&#39;être soumis à une logique marchande et à la recherche du profit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Une économie de valorisation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une entreprise n&#39;est pas forcément capitaliste. Dans certains domaines, elle peut consister simplement dans une coopération de travailleurs sans grand investissement de capital, même s&#39;il y a toujours un minimum. Ce qu&#39;il faut, c&#39;est que la somme des compétences assemblées produise une synergie suffisante pour obtenir une meilleure productivité globale que les capacités individuelles (le tout est plus que la somme des parties). Cette logique de gain d&#39;échelle peut mener à une concentration qui n&#39;est pas forcément capitalistique dès lors qu&#39;elle n&#39;est pas déterminée par le marché financier mais par la productivité sociale, l&#39;organisation des complémentarités et des circuits d&#39;information. Au lieu de concentration, on pourrait même parler plutôt de monopole tant les tendances monopolistiques sont renforcées dans les réseaux de communication et l&#39;univers numérique (le premier rafle toute la mise). Sauf que le monopole est quand même temporaire et fragile, exigeant des innovations constantes pour garder son avance (en temps gagné). Sa propriété peut être privée, avec une organisation hiérarchique, ou bien sociale et démocratique (associative ou municipale) mais les monopoles privés sont difficilement justifiables (sinon peut-être que le critère du profit permet du moins de se régler sur le résultat?). L&#39;entreprise se fonde en premier lieu sur la division du travail, sur le fait qu&#39;on ne peut pas tout savoir faire mais qu&#39;on se complète et, qu&#39;en particulier on n&#39;a pas en même temps le savoir-faire et le faire savoir, ce pourquoi les services des ressources humaines et de formation devraient avoir une importance grandissante dans la performance des entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe fondamentalement d&#39;une économie d&#39;investissement et d&#39;exploitation, puis, dernièrement, d&#39;opportunités et de spéculation, à une économie de développement et de valorisation ; valorisation des compétences à l&#39;intérieur de l&#39;entreprise et valorisation des richesses inexploitées à l&#39;extérieur (assimilables pour Locke à des épaves). C&#39;est ici que la gratuité numérique peut servir de ressource primaire pour des entreprises commerciales. La &quot;longue traîne&quot; ne fonctionne pas toute seule, il y faut des relais, des intermédiaires qui peuvent être issues de communautés ou d&#39;un profilage commercial, fonction de sélection se substituant à la publicité indistincte, ce qui est aussi un gain de temps. Cette fonction peut être rémunérée par un droit d&#39;accès mais le modèle dominant, car touchant beaucoup plus de monde, reste malgré tout le paiement d&#39;un service gratuit par la publicité, c&#39;est-à-dire qu&#39;on paie les informations cherchées par des informations non désirées (même si elles se veulent de plus en plus ciblées et cherchent à rencontrer un désir). Tout cela n&#39;empêche pas que le temps devient de plus en plus précieux à mesure que se multiplient les sollicitations et les possibilités à disposition, temps d&#39;autant plus rare qu&#39;il y a surabondance d&#39;informations ! C&#39;est le facteur limitant de l&#39;économie immatérielle dont la croissance se heurte à ce qu&#39;on a pu appeler un &quot;krach de l&#39;attention&quot;. Il y a saturation, mais ce manque de temps est aussi le moteur principal de l&#39;économie du savoir, ce qui fait la valeur de bons spécialistes et ce qui justifie le prix payé pour une ressource gratuite à l&#39;origine (comme les distributions Linux payantes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit qu&#39;on est loin d&#39;avoir une disparition de la valeur-temps, ni même de la valeur-travail en tant que valeur de reproduction. Non seulement le paiement au temps passé, et donc le salariat, reste prégnant dans l&#39;industrie, la surveillance, un grand nombre de services ou de permanences, mais on le retrouve sur le versant consommation dans les &quot;forfaits&quot; et abonnements (au mois ou à l&#39;année). Il y a simplement une part de plus en plus grande de prestations pour lesquelles la mesure du temps de travail perd toute pertinence et pour laquelle le statut salarial se révèle inapproprié, le problème étant que c&#39;est la part qui devient la plus stratégique et sur laquelle repose largement le succès des entreprises, que ce soient les stars de la programmation, de la finance ou du sport qui captent une bonne part du profit qu&#39;elles génèrent, ou la grande masse des travailleurs intellectuels (informaticiens, etc.) qui s&#39;en voient dépossédés et reportent leurs investissements hors de l&#39;entreprise. On peut être tenté de se dire que tout cela reste marginal et que ce n&#39;est pas quelque chose de vraiment nouveau puisque la recherche ou la création artistiques, entre autres, échappaient déjà à leur évaluation par le temps passé (remplacé par la réputation ou le nombre de citations dans les revues pour les scientifiques, un peu comme Google!) sauf que cela touche désormais le coeur de la production et l&#39;essentiel de la valeur-ajoutée, accentuant la volatilité de la valeur, ce que Jean-Joseph Goux a pu appeler &quot;la frivolité de la valeur&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut y insister, en dehors de la gratuité numérique, le changement essentiel apporté par les &quot;nouvelles technologies&quot; concerne le travail lui-même : c&#39;est le travail qui devient immatériel et n&#39;est plus travail de force, passant de la subordination salariale au travail autonome, du travail forcé au travail valorisant, voire au travail passion, créatif ou virtuose. A l&#39;opposé du salariat, le travailleur autonome n&#39;est pas subordonné à un patron mais à son produit dont il n&#39;est plus séparé et qui manifeste ses compétences. Responsable de son travail au même titre que l&#39;artisan, il en attend une reconnaissance sociale même s&#39;il est gratuit (logiciels libres), sans commune mesure souvent avec le temps passé ni avec sa rétribution monétaire. Il ne s&#39;agit pas de peindre en rose une réalité trop souvent si cruelle. Bien sûr, il y a comme toujours ceux qui s&#39;en sortent bien et la grande masse qui peut en être affectée plus douloureusement qu&#39;auparavant. Il ne suffit pas de mettre son désir au travail pour obtenir une reconnaissance sociale qui dépend du résultat effectif, le désir de reconnaissance nourrissant les rivalités et infligeant de profondes blessures narcissiques. C&#39;est seulement la logique de fonctionnement qui change, comme lorsqu&#39;on est passé de l&#39;esclavage au salariat, ce qui n&#39;était pas si idyllique et parfois même pire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ne plus être payé au temps passé mais au résultat implique comme pour les commerciaux une part fixe, représentant le coût de reproduction du travailleur, de ses capacités, et une part variable en fonction des gains effectifs. Pour les salariés à haute valeur ajoutée, l&#39;intéressement aux résultats peut prendre la forme de stocks options abolissant la séparation entre actionnaires et salariés. Ce n&#39;est pas généralisable et l&#39;indexation du revenu sur le résultat ou les contrats de projet accentuent plutôt les fluctuations de revenus ainsi qu&#39;une précarité sociale insoutenable, empêchant de se projeter dans l&#39;avenir. Ce ne sont pas seulement les inégalités entre individus qui s&#39;affolent mais, pour un même individu, entre différentes périodes de sa vie, loin de l&#39;ancienne progression de la carrière avec l&#39;âge. On ne peut laisser la situation se dégrader ainsi. Il y a donc nécessité de lisser les revenus avec d&#39;un côté une garantie de revenu et de l&#39;autre une taxation très progressive de la part variable. On n&#39;évitera pas une fiscalité plus forte, surtout des revenus exceptionnels. En effet, ce que démontre l&#39;existence des crises, c&#39;est qu&#39;on ne peut laisser cette sécurité sociale à l&#39;initiative privée mais qu&#39;elle doit être organisée et garantie politiquement, le caractère statistique de la productivité à l&#39;ère de l&#39;information devant être assumé collectivement. Les entreprises devront faire avec comme elles l&#39;ont toujours fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un système de production ne peut vivre de spéculation et pour être durable doit assurer sa reproduction. Un peu comme les seigneurs féodaux ont dû passer d&#39;une économie de prédation à celle d&#39;une gestion de leur territoire ou, plus prés de nous, tout comme le fordisme a dû prendre en charge l&#39;entretien de la force de travail qu&#39;il exploitait et l&#39;augmentation de son pouvoir d&#39;achat, le &quot;capitalisme cognitif&quot; devra bien tenir compte des contraintes de reproduction et prendre en charge les &quot;externalités positives&quot; qui conditionnent son efficacité. En premier lieu, c&#39;est la garantie du revenu des travailleurs qui est la condition de leur &quot;employabilité&quot; et du maintien voire du développement de leurs compétences. Il ne s&#39;agit pas seulement d&#39;améliorer les protections sociales mais bien de passer d&#39;une logique de sécurité sociale au développement humain et d&#39;investir dans le long terme (dans ce que Yann Moulier-Boutang appelle une &quot;économie pollen&quot;). Si l&#39;initiative privée doit être encouragée cela ne va pas sans une forte taxation progressive, aussi bien pour réduire les inégalités que pour assurer la stabilité économique et la reproduction des compétences. L&#39;entreprise elle-même devra devenir une &quot;entreprise impresario&quot; dont une bonne part de la valeur ajoutée viendra de la valorisation des compétences qu&#39;elle promeut et de leur coopération qu&#39;elle organise. C&#39;est l&#39;entreprise comme service aux salariés autant que service aux clients, soucieuse de cultiver ses ressources, un peu comme le passage des chasseurs-cueilleurs à l&#39;agriculture...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est très loin du capitalisme spéculatif. Pourtant on ne parle pas ici de l&#39;alternative écologiste ni d&#39;une économie relocalisée, qu&#39;il faudra construire, mais bien de l&#39;économie marchande à l&#39;ère du travail hyperqualifié (dans le cadre d&#39;une &quot;économie plurielle&quot;). Bien sûr, le développement humain et le revenu garanti semblent d&#39;aimables rêveries et ne se feront pas tout seuls, c&#39;est bien le drame ! Pourtant, il ne s&#39;agit pas d&#39;angélisme, ni de &quot;valeurs humanistes&quot; opposées à l&#39;avidité humaine mais des contraintes de la reproduction, contraintes qui sont à la fois écologiques, sociales, économiques et qui, hélas, ne s&#39;imposent pas directement mais seulement par sélection après-coup et sur le long terme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Le double aveuglement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faudrait-il, en effet, que de telles réformes soient possibles sans des circonstances exceptionnelles, étant donnée leur ampleur. On sait la difficulté qu&#39;ont eu les écologistes à se faire entendre et la résistance opposée encore aujourd&#39;hui à la reconnaissance du réchauffement climatique. C&#39;est encore pire en ce qui touche à l&#39;organisation productive qui a structuré nos idéologies, pourtant bien dépassées par les événements. La quasi impossibilité de prendre en compte ce nouveau contexte, et la nécessaire reconfiguration des rapports de production et des protections sociales, se traduit par un dialogue de sourd et le caractère absolument inaudible d&#39;analyses et de propositions défendues depuis plus de 10 ans pourtant ! A la place on assiste à une vaine crispation sur les &quot;avantages acquis&quot; d&#39;un côté et de l&#39;autre une prétendue &quot;refondation sociale&quot; plutôt destructrice et véritable déconstruction sociale du programme de la résistance, sans compter des tentatives pathétiques de mettre des barrières à la gratuité numérique avec des lois liberticides inapplicables (comme l&#39;Hadopi), tout cela pour protéger des industries culturelles obsolètes au lieu de se soucier vraiment du financement de la création, des intermittents du spectacle ou de l&#39;oeuvre d&#39;art à l&#39;époque de sa reproduction numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que la sortie du salariat ne concerne pas tout le monde rend presque impossible de tout remettre en cause. Personne ne veut lâcher la proie pour l&#39;ombre, on le comprend bien, mais cela rend inévitables des moments de rupture révolutionnaire capables de redistribuer les cartes, tout comme il faut un effondrement pour changer les règles de la finance mondiale ou des catastrophes naturelles pour intégrer la contrainte écologique dans nos régulations (les régulations s&#39;imposent de l&#39;extérieur, après-coup et non pas immédiatement, se réglant ensuite sur le résultat par des normes, des quotas, des interdictions, des incitations, des taxes plutôt qu&#39;en misant sur l&#39;intention subjective et la bonne volonté des acteurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu&#39;on sait bien qu&#39;une bulle immobilière doit éclater à un moment ou un autre malgré les optimistes qui temporisent (comme le dollar est actuellement surévalué et ne pourra éviter sa dévaluation), il ne fait aucun doute qu&#39;une économie ne peut continuer durablement à précariser sa population (ni à multiplier bulles et krachs). Les excès des classes dirigeantes et de la spéculation financière, emportées par un rapport de force trop favorable aux actionnaires et rentiers, sont devenus intolérables et dénoncés par tous. Comme à chaque crise inaugurant un nouveau cycle de Kondratieff, un nécessaire rééquilibrage est en train de s&#39;opérer en faveur des actifs et de la nouvelle génération montante. Si le patronat a besoin sans conteste de flexibilité et de contrats par projet, les salariés ont besoin d&#39;autant plus de protections. La flexibilité sans sécurité renforcée n&#39;a aucun avenir même si le patronat rechigne à en payer le prix, de même qu&#39;il ne voit pas pourquoi il paierait pour toutes les autres &quot;externalités&quot; (infrastructures, formation, santé) dont il tire pourtant profit. Réciproquement, les syndicats de salariés ne voient pas pourquoi leur statut devrait changer et s&#39;adapter aux nouvelles forces productives, ni pourquoi ils devraient tenir compte des travailleurs autonomes (jusqu&#39;à ce que les auto-entrepreneurs les y obligent!). Il y a véritablement un double aveuglement (double blind!) qui ne présage rien de bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut en avertir, dans l&#39;incrédulité générale et l&#39;incompréhension des transformations en cours, la situation actuelle est ouverte à toutes les démagogies de droite comme de gauche, volontaristes et autoritaires, avec la prétention de restaurer un ordre antérieur par le protectionnisme, la discipline, la surveillance, la xénophobie et même la guerre sans doute, au bout d&#39;une montée des antagonismes qui est une autre sorte de bulle et de panique collective à laquelle on ne voudrait plus croire, hélas. Le temps de l&#39;histoire est celui de l&#39;après-coup où l&#39;on comprend trop tard qu&#39;on s&#39;était trompé, à quel point notre aveuglement pouvait être grand et notre exubérance irrationnelle devant un champ de ruines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de l&#39;histoire c&#39;est le temps où le sens reste suspendu, où la vérité est indécise, où il faut choisir son camp sans avoir toutes les cartes en main, où le point final n&#39;a pas encore été mis. Si l&#39;on doit connaître une fin de l&#39;histoire et du temps de l&#39;ignorance, ce serait de passer de l&#39;histoire subie à l&#39;histoire conçue nous dit Hegel. C&#39;est effectivement ce qui a donné naissance aux idéologies et aux utopies se projetant dans un avenir radieux mais se confrontant à leurs oppositions entre elles comme à leurs contradictions internes dans leur idéalisation d&#39;un &quot;homme nouveau&quot; conformé imaginairement à nos désirs alors qu&#39;il n&#39;y a d&#39;histoire conçue qu&#39;à prendre conscience de soi dans ses limites, à partir de l&#39;homme tel qu&#39;il est, avec la part du négatif et dans un monde fragile dont nous sommes devenus responsables. Ce n&#39;est plus valeur contre valeur. Il ne peut être question de dessiner un avenir aux couleurs de nos rêves mais, bien au contraire, de réduire la casse et faire de nécessité loi. Il n&#39;y a pas d&#39;autre liberté, qui ne saurait être de l&#39;ordre du caprice mais de l&#39;épreuve de vérité. Nous devrons oeuvrer à ce qui doit être, à ce qu&#39;on est contraint de faire, ce qui est une bonne définition de l&#39;écologie. C&#39;est l&#39;enjeu de notre temps et celui pour lequel le temps nous est compté, mais ce n&#39;est pas gagné d&#39;avance, on le sait bien. Il y a du travail ! et absolument aucune garantie que nous ayons un avenir. C&#39;est bien pour cela que nous sommes encore dans l&#39;histoire en train de se faire (c&#39;est pas fini!), où le temps n&#39;en finit pas de nous manquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source :&lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/06/06/le-travail-du-temps&quot;&gt; Jean Zin&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3477455620855867132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3477455620855867132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/12/le-travail-du-temps.html' title='Le travail du temps'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-581607063217905932</id><published>2009-12-10T12:00:00.002+01:00</published><updated>2009-12-11T17:22:56.981+01:00</updated><title type='text'>Une spiritualité de l’altérité</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhipp73ZSQGNVX2shkOQXHjAmtbq2294ZoXIinCU8rzYHqGXRqLkL4ren3DN38rZhJsCBDYX3TAKmmVBjdWmisPPGVBvjwawCvLNDXECngFH4jL7d8zc87hHB4IKx_q_9CV-5qk/s1600-h/sgerwn~1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 234px; height: 320px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhipp73ZSQGNVX2shkOQXHjAmtbq2294ZoXIinCU8rzYHqGXRqLkL4ren3DN38rZhJsCBDYX3TAKmmVBjdWmisPPGVBvjwawCvLNDXECngFH4jL7d8zc87hHB4IKx_q_9CV-5qk/s320/sgerwn~1.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5414014828311458498&quot; /&gt;&lt;/a&gt;  A première lecture, ce qui suit risque de paraître assez obscur. Si cependant on se laisse moins rebuter par cette difficulté qu’attirer par ce que l’on commence de comprendre, on en fera une deuxième et une troisième lecture ; les choses s’éclaireront alors et l’on pourra aborder l’un ou l’autre document du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esprit de la spiritualité de l’altérité, c’est ce qui permet à une conscience humaine de s’accomplir dans la dilection pour les autres consciences. Cette altérité positive est son fondement et sa fonction première, mais elle irradie vers la totalité des êtres et des choses, et elle associe toutes les capacités de la conscience de sentir, d’imaginer, de penser par intuition et réflexion, d’agir. C’est ainsi qu’elle donne de s’intéresser à toutes les formes de connaissance et d’action : aux arts et aux sciences, aux philosophies et aux théologies, aux activités sociales, politiques, culturelles…, en cherchant à les faire concerter en table ronde afin d’avancer dans la découverte du réel. Et cette recherche est mue, non par un désir de posséder et dominer le monde, mais d’y communier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’elle est fondée en raison, la spiritualité de l’altérité démythise les religions, et d’abord le christianisme, au nom de la vérité de l’être. C’est là un de ses soucis premiers ; si en effet elle reconnaît dans l’Evangile une intuition identique à celle que lui procure sa réflexion philosophique, elle l’y trouve associée à une mythologie qui l’obscurcit. Elle récuse l’élection, la révélation et l’incarnation parce qu’elles contredisent l’universalité de cette intuition. Pour elle, il n’y a pas de Jésus Christ, Fils d’un Dieu trinitaire, Rédempteur… Il n’y a que Yeshoua de Natsèrèt dont, il y a deux mille ans, la pensée intuitive a découvert en la vivant le secret dernier de l’être et fondé l’humanisme de l’autre. Et le message de Yeshoua a effacé son personnage : il ne nous reste plus que l’esprit d’Aimer qui l’a inspiré et qui inspire toutes celles et ceux qui veulent bien L’accueillir. L’esprit d’Aimer n’est ni de Kaïlash, ni de Jérusalem, ni de Rome, ni de Constantinople, ni de La Mecque…, ni du ciel ni de la terre, pas plus qu’il n’est attaché à un hier ou à un demain. En l’espace infini, son centre est partout et sa circonférence nulle part, comme en l’éternel il est de tous les temps. Il est près de chaque conscience, près de chaque être fini, présentissime. Dieu est mort, vive Aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité est une spiritualité du Don. Elle fait que l’on cherche à donner, non pour sa satisfaction, mais pour les autres, sachant que c’est ainsi que l’on répond à son propre désir essentiel, mais qu’on ne peut le faire qu’en s’oubliant. Tel est son paradoxe : c’est en se désintéressant de soi-même et de son désintéressement lui-même que l’on sert son intérêt essentiel. L’autre est son salut lorsqu’il n’est plus perçu ni traité comme un moyen de salut mais que l’on ne s’intéresse à lui que pour lui-même. Celle, celui qui accueille la spiritualité de l’altérité vit de sa sollicitude pour tout être. Elle, il trouve sa joie en se réjouissant de l’autre et invite toute conscience à la partager, dans sa certitude que la joie du Don est l’objet du désir infini caché au secret de toute conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité ne se préoccupe pas de soi, toute tendue qu’elle est vers l’autre. Elle ne s’appartient pas, elle n’appartient à personne. Les pensées qu’elle propose sont à la disposition de tous car nul ne peut se les approprier ; celles et ceux qui les expriment entrent dans l’anonymat. Ce désintéressement du Don est-il possible ? La Rochefoucauld en doutait : « Les vertus se jettent dans l’intérêt comme les fleuves dans la mer et l’humilité est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever. » Nietzsche également : «Votre amour du prochain n’est que votre mauvais amour de vous-même. » Il n’est pas possible à une conscience humaine, nécessairement centrée sur elle-même, de se centrer sur l’autre. Certes, mais le Don infini de l’Autre qu’elle accueille lui en donne la capacité. Ainsi peut-on comprendre la parole de Yeshoua : « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu », à condition de dissoudre la vieille image du dieu tout-puissant dans sa substance, l’agapè, la dilection, la sollicitude pour tout être fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité est en effet fondée sur une vision de l’être comme altérité positive, sur un raisonnement dont le point de départ est la prise en compte de l’infinitude du réel, de l’infini de l’espace dont on ne peut dire qu’il puisse s’arrêter dans quelque direction qu’on l’envisage, de l’éternité du temps dont on ne peut imaginer qu’il ait pu commencer. L’infinitude du réel matériel, du temps et de l’espace, apparaît comme l’expression de l’infinitude d’un être infini. Mais si cet être est infini, il ne peut exister d’autre infini ni de néant, et les êtres finis ne peuvent exister que par participation à son être. Et l’existence des êtres finis ne peut résulter d’un désir de possession et de domination en l’être infini puisqu’il est tout. L’infini ne peut vouloir de l’autre que par pure altérité positive en faisant place en lui à des êtres qui participent à son être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa cohérence, cet enchaînement logique visant à justifier l’intuition de l’être comme altérité positive n’est pas facilement accessible ; sinon il aurait été depuis longtemps adopté et présenté par nos philosophes. Sans doute faut-il pour l’accepter avoir déjà accueilli l’intuition qu’il développe, avoir fait l’expérience de la vie qu’il justifie rationnellement. Pour acquérir les oreilles qui l’entendent, il faut avoir commencé de pratiquer la vérité qu’il dévoile. Alors peu à peu se déploie pour la conscience la munificence de l’être en l’immanence d’Aimer. Si cependant elle est abordée comme une pure hypothèse, l’idée de l’altérité positive de l’être se conforte dans sa conviction en constatant sa fécondité pour le développement de la pensée et de l’action, en politique comme en éthique, en philosophie comme en théologie, en art comme en science…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison de vivre inaliénable d’une conscience qui a reconnu Aimer, c’est de le connaître et de le faire connaître. Une conscience qui aime de l’amour d’Aimer éprouve en effet l’évidence que là est le bonheur des autres, et elle tente d’allumer et de nourrir ce feu en toutes les consciences pour leur accomplissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: http://blacklynx.unblog.fr/</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/581607063217905932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/581607063217905932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/12/une-spiritualite-de-lalterite.html' title='Une spiritualité de l’altérité'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhipp73ZSQGNVX2shkOQXHjAmtbq2294ZoXIinCU8rzYHqGXRqLkL4ren3DN38rZhJsCBDYX3TAKmmVBjdWmisPPGVBvjwawCvLNDXECngFH4jL7d8zc87hHB4IKx_q_9CV-5qk/s72-c/sgerwn~1.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1337323464740981693</id><published>2009-08-28T11:35:00.003+02:00</published><updated>2009-08-28T11:40:15.764+02:00</updated><title type='text'>Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies</title><content type='html'>« Difficile de décrire ce sentiment, c’est un très mauvais sentiment. Nous pouvons voir comment nous perdons notre terre, petit à petit » nous dit Hossam Hussein. « Je me sens comme un esclave » dit le Palestinien Musanna Khalil Mohammed Rabbaye, 21 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais je n’ai pas d’alternative » ajoute-t-il, attendant sous un soleil brûlant avec une groupe d’hommes aux chaussures de travail poussiéreuses à l’extérieur de la colonie juive de Maale Adumim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase revient sans cesse quand les ouvriers du bâtiment essaient d’expliquer pourquoi ils passent leurs journées avec le marteau et la pelle pour aider à construire les implantations juives grignotant les terres qu’ils veulent destinées à un futur Etat palestinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Rabbaye veut devenir journaliste et essaie de financer ses études.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jaffar Khalil Kawazba, 24 ans, dit qu’il a la charge de ses 10 frères et sœurs, son père étant trop malade pour travailler. Fahd Sayara, 40 ans, essaie de financer un traitement pour son enfant handicapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne suis pas le seul » dit M. Rabbaye ; « tout mon village travaille dans les colonies ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tout, toutes les colonies - et même le plus gros du Mur - a été construit pas des Palestiniens » dit-il en se référant à la barrière détestée des Palestiniens qu’Israël construit et qui serpente parfois loin dans la Cisjordanie, selon les Israéliens afin de stopper les attaques contre ses citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les colonies en Cisjordanie occupée par Israël sont illégales selon le droit international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Autorité Palestinienne refuse de négocier sauf si Israël tient compte de la pression des USA pour cesser toute construction dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël dit qu’il veut continuer à construire, au moins pour fournir des logements destinés à la « croissance naturelle » de la population de 450.000 colons juifs en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Manque d’emplois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avec quelque 30% de Palestiniens sans emploi en Cisjordanie et des salaires moyens inférieurs de moitié aux salaires israéliens minimum, le travail du bâtiment attire les Palestiniens dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ 12.000 ouvriers du bâtiment palestiniens reçoivent chaque année des permis de travail israéliens pour travailler dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous ne le tolérons pas, nous voudrions qu’ils arrêtent » dit Bassam Khoury, ministre des Finances de l’Autorité Palestinienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais humainement, je ne peux pas leur dire ‘crève de faim’ alors que je ne suis pas capable de leur fournir un emploi » dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie cisjordanienne dépend fortement de l’aide humanitaire, entravée depuis longtemps par les postes de contrôle, les barrages et autres restrictions dont Israël dit qu’elles sont destinées à la sécurité de ses citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Khoury dit que tout cela est principalement destiné à protéger les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La première chose que nous devons faire c’est d’arrêter les colonies, les faire cesser rompra les entraves que les Israéliens imposent à l’économie palestinienne et par conséquent nous ferons redémarrer l’économie palestinienne et ainsi nous pourrons trouver es emplois pour ces gens » explique-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Israéliens, qui ces derniers mois ont rendu moins difficiles plusieurs postes de contrôle, dans le cadre de ce qu’ils appellent la « paix économique », accusent les Palestiniens de ne pas coopérer pour attirer les investissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et certains ouvriers palestiniens blâment leurs propres dirigeants. M. Rabbaye dit simplement : « Notre Président devrait nous donner des emplois ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Des salaires très bas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ouvriers palestiniens « seront les premiers atteints » si la construction cesse, dit le marchand Meir Levi en feuilletant les projets multicolores de villas familiales à 5 chambres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun nouveau projet n’a été approuvé, dit-il, et les prix ont déjà grimpé de 10 à 15% ces trois derniers mois car les acheteurs prévoient une réduction de l’offre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Levi travaille dans la construction depuis vingt ans et il se souvient des jours où des dizaines de milliers d’ouvriers venaient de la bande de Gaza et de Cisjordanie pour construire des maisons en Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le salaire était très bon, ils avaient l’habitude de construire leur maison, d’avoir une voiture, de bien faire progresser leur famille » dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis que l’Intifada, déclenchée en 2000, a entraîné une vague d’attentats-suicides palestiniens, le nombre d’ouvriers autorisés à travailler en Israël a dégringolé, de même que les salaires qui leur sont payés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A présent le prix est très bas » dit-il. « Ils ont payés 150 shekels la journée, mais je me souviens que dans les années ’90 je payais 200 shekels pour un simple ouvrier ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs des ouvriers que j’ai interviewés disent être payés moins encore - 100 ou 110 shekels (26 - 29$) par jour, soit moins du salaire israélien minimum de 150 shekels (40$).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une décision de la Cour suprême de 2007, le droit israélien s’applique aux Palestiniens travaillant dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salwa Alenat, une syndicaliste arabe israélienne de l’organisation Kav LaOved, dit que payer les ouvriers au-dessous du salaire minimum est illégal - même si dans bien des cas ils sont embauchés via une chaîne de sous-traitants, quelquefois des firmes palestiniennes basées en Cisjordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il n’y a pas de mise en application. C’est comme une jungle ... l’employeur peut payer ce qu’il veut, le sous-traitant peut obtenir ce qu’il veut, et les ouvriers sont les perdants » dit Mme Alenat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités israéliennes disent que les Palestiniens ont des réparations via les tribunaux et que peu de plaintes ont été déposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais selon Mme Alenat, ils craignent de perdre leur emploi ainsi que leur permis de travail, qui sont souvent obtenus via les sous-traitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, les ouvriers continuent à venir, et les colonies continuent à grandir - bien que beaucoup de gens croient que Maale Adumim finira en Israël lors d’un ultime accord de paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Difficile de décrire ce sentiment, c’est un très mauvais sentiment - nous pouvons voir comment nous perdons notre terre, petit à petit » dit Hossam Hussein, 26 ans, en gâchant le mortier pour mettre la touche finale à une maison offrant une large vue de Jérusalem aux collines de la Mer Morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les ouvriers à qui j’ai parlé disent qu’ils veulent un gel des constructions, même si cela implique la perte de leurs emplois, et même si aucun ne semble avoir clairement un plan de rechange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la plupart ne croient pas que cela puisse arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous devrions faire grève » dit M. Rabbaye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un ouvrier plus âgé lui répond du tac au tac : « Et alors, de quoi vivras-tu ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href=&quot; http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8220680.stm&quot;&gt; BBC News &lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7186&quot;&gt; - Info-Palestine.net&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1337323464740981693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1337323464740981693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/le-dilemme-des-palestiniens-qui.html' title='Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8262364521999927493</id><published>2009-08-28T10:58:00.005+02:00</published><updated>2009-08-28T11:25:34.345+02:00</updated><title type='text'>Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg46eWijFSNpTngjaMK_sLxjFGup408UJjwCE5Iezcm4llgKo_Dtw_y2PzFjAFLzETizAu4cii9FtseGNphKZ3b6qR27A9ZAtBvw0TiqKhBq2hwjpxsiRmdlDtJn-QhX1qz8BDT/s1600-h/arbre.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 180px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg46eWijFSNpTngjaMK_sLxjFGup408UJjwCE5Iezcm4llgKo_Dtw_y2PzFjAFLzETizAu4cii9FtseGNphKZ3b6qR27A9ZAtBvw0TiqKhBq2hwjpxsiRmdlDtJn-QhX1qz8BDT/s320/arbre.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5374942731721578882&quot; /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Selon un rapport scientifique, la solution pour réduire le dioxyde de carbone présent dans l&#39;air pourrait passer par des «arbres» fabriqués par l&#39;homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éoliennes vont-elles bientôt avoir de nouveaux voisins ? Dans un rapport de&lt;a href=&quot;http://www.imeche.org/NR/rdonlyres/872412E4-BE9E-42D3-85EC-39F1889C74CB/0/Geoengineering_Giving_us_the_time_to_act.pdf&quot;&gt; l&#39;Institut britannique de mécanique avancée (IMechE)&lt;/a&gt;, des scientifiques préconisent la mise en place d&#39;arbres artificiels pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre. Actuellement au stade de «prototypes très avancés», ces machines réaliseraient un mécanisme relativement simple. A travers un filtre, elles capteraient le dioxyde de carbone qui, une fois retraité, pourrait ensuite être stocké au fond des océans, où sa densité plus importante que l&#39;eau lui permettrait de rester bloqué. Seuls 5% du gaz capté serviraient à alimenter la machine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inventeur de ce projet, le professeur Klaus Lackner, éminent professeur de l&#39;université de Columbia, affirme qu&#39;un seul arbre synthétique ferait disparaître bien plus de dioxyde de carbone qu&#39;un arbre végétal. Selon des estimations, la quantité de CO2 éliminée serait de 90.000 tonnes par an, soit l&#39;équivalent des émissions de plus de 20.000 voitures. Et d&#39;après le rapport de l&#39;IMechE, 100.000 arbres artificiels suffiraient pour capturer toutes les émissions de logements, de transports et d&#39;industries légères de la Grande-Bretagne. Les arbres pourraient être déployés à proximité de réserves de gaz ou de champs pétroliers pour utiliser les réseaux de circulation de gaz existants, ainsi qu&#39;au bord des axes routiers pour faciliter la capture de CO2 provenant du trafic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actions contre le réchauffement climatique dû au gaz carbonique répondent à deux catégories : la première &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/vert/2009/07/21/01023-20090721ARTFIG00463-zoom-sur-le-juteux-marche-du-conseil-en-reduction-de-co2-.php&quot;&gt;consiste à réduire les émissions de CO2&lt;/a&gt;, la seconde à réduire le CO2 émis. Nouvelle science visant à lutter contre le changement climatique, la géo-ingénierie fait partie de la deuxième catégorie. Elle ne doit donc pas être considérée comme une «solution miracle» mais, disent les auteurs de l&#39;étude, s&#39;inscrire comme un complément idéal aux efforts menés contre la production de dioxyde de carbone et ses effets sur la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Coût évoqué : 13.600 euros par arbre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La grosse inconnue réside évidemment dans la volonté que manifesteront les gouvernements à investir dans de tels projets. Car contrairement aux champs éoliens par exemple, l&#39;investissement placé dans ces arbres artificiels représenterait une perte économique nette, au «seul» gain écologique. Selon le professeur Lackner, le coût unitaire d&#39;un arbre artificiel serait d&#39;environ 12.000 livres (13.600 euros). En présentant leur dernière étude, les scientifiques de l&#39;IMechE ont d&#39;ores et déjà appelé le gouvernement britannique à investir immédiatement 10 millions de livres (11,3 millions d&#39;euros), afin que ces projets de géo-ingénierie puissent aboutir un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.imeche.org/NR/rdonlyres/872412E4-BE9E-42D3-85EC-39F1889C74CB/0/Geoengineering_Giving_us_the_time_to_act.pdf&quot;&gt;DOCUMENT PDF - Le rapport intégral de l&#39;IMechE (en anglais)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/vert/2009/08/27/01023-20090827ARTFIG00506-des-arbres-artificiels-contre-le-rechauffement-climatique-.php&quot;&gt;Bastien Hugues (lefigaro.fr)&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8262364521999927493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8262364521999927493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/des-arbres-artificiels-contre-le.html' title='Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg46eWijFSNpTngjaMK_sLxjFGup408UJjwCE5Iezcm4llgKo_Dtw_y2PzFjAFLzETizAu4cii9FtseGNphKZ3b6qR27A9ZAtBvw0TiqKhBq2hwjpxsiRmdlDtJn-QhX1qz8BDT/s72-c/arbre.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3157189356066953526</id><published>2009-08-26T11:57:00.002+02:00</published><updated>2009-08-26T12:01:26.477+02:00</updated><title type='text'>Comment Internet transforme les habitudes de lecture</title><content type='html'>&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Les chercheurs lisent plus d&#39;articles mais passent moins de temps dessus. Pour classer la somme colossale de connaissances produites chaque jour, ils utilisent des nouvelles bases de données qui préfigurent l&#39;Internet de demain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En ouvrant les vannes de l&#39;information à l&#39;échelle planétaire, Internet a complètement modifié certaines façons de lire. Les changements sont déjà perceptibles mais ils sont loin d&#39;être terminés si l&#39;on en croit l&#39;étude qu&#39;Allen Renear et Carole Palmer, de l&#39;université de l&#39;Illinois, consacrent aux nouvelles stratégies de lecture des chercheurs (&lt;a href=&quot;http://www.sciencemag.org/&quot;&gt;Science&lt;/a&gt;, 14 août 2009). En effet, les scientifiques sont souvent des précurseurs. Les outils qu&#39;ils utilisent dans leur travail trouvent souvent de nombreuses applications dans la vie de tous les jours. Le meilleur exemple est celui d&#39;Internet lui-même qui a été inventé en 1989 par le physicien britannique Tim Berners-Lee alors qu&#39;il se trouvait au Cern, l&#39;organisation européenne pour la recherche nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier constat d&#39;Allen Renear et de Carole Palmer, la mise en ligne de la quasi-totalité des revues scientifiques dès 2003 et l&#39;utilisation systématique des moteurs de recherche ont eu un impact immédiat et mesurable. Les chercheurs lisent plus d&#39;articles qu&#39;avant mais, comme ils passent moins de temps à lire, cela veut dire qu&#39;ils le font de plus en plus vite. Autrement dit, ils surfent et zappent comme tous les utilisateurs d&#39;Internet. Carol Tenopir, de l&#39;université du Tennessee, a calculé qu&#39;en 2005 les scientifiques lisaient 50 % d&#39;articles de plus qu&#39;au milieu des années 1990, au début d&#39;Internet. Durant la même période, le temps moyen de lecture d&#39;un article est passé de 47 minutes à 30 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre changement repéré par Carol Tenopir, les chercheurs passent quatre fois plus de temps qu&#39;en 1977 à rechercher dans la littérature scientifique les informations susceptibles de les intéresser. Rien d&#39;étonnant à cela car Internet a fait exploser le nombre de publications scientifiques. En effet, c&#39;est moins cher et plus rapide de mettre en ligne une étude en format pdf que de la diffuser sur support papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;«On fait l&#39;inverse de ce qu&#39;on faisait avant»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le déluge d&#39;informations est encore amplifié par le fait que chaque chercheur est évalué sur le nombre d&#39;études qu&#39;il publie, selon la formule anglaise publish or perish (publier ou périr). Les chercheurs ne peuvent plus suivre tout ce qui sort. Résultat, ils sont de plus en plus obligés de lire en diagonale. Ils sautent d&#39;un document à l&#39;autre et n&#39;arrêtent pas de cliquer à toute allure. «Ils font un peu comme dans les jeux vidéo basés sur la vitesse», expliquent Allen Renear et Carole Palmer. Ils jettent un coup d&#39;œil au titre puis, très vite, s&#39;il retient leur attention, ils vont au résumé ou aux figures, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces repères leur permettent finalement de ne pas avoir à lire, comme l&#39;explique avec un brin de provocation Allen Renear. «En surfant, ils ont d&#39;ailleurs toujours plusieurs objectifs en tête.» Ils peuvent rechercher des informations pour savoir ce que font leurs concurrents et où ils en sont. Ce type de «descente» dans la littérature scientifique est facilité par le fait qu&#39;il existe des sites Internet où les études en ligne sont archivées au jour le jour. C&#39;est le cas de &lt;a href=&quot;http://medline.cos.com/&quot;&gt;Medline&lt;/a&gt; dans le domaine de la recherche biologique et biomédicale (17 millions d&#39;articles), tenu à jour par la Bibliothèque de médecine des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la véritable innovation est ailleurs. En effet, plutôt que de s&#39;en remettre à Google pour pouvoir trouver rapidement des informations sur un objet précis dans une discipline donnée, les scientifiques ont mis en place ce qu&#39;on appelle des ontologies. Il s&#39;agit en fait d&#39;immenses bases de données structurées sur le modèle des arborescences utilisées en informatique. «Ce sont des systèmes de classement hiérarchisés où chaque objet est décrit par un terme bien défini», explique Évelyne Duvernois, bio-informaticienne à l&#39;Inra (Versailles). Les études étant référencées en annexe de chaque objet, elles ne sont plus la première source d&#39;informations comme c&#39;était le cas sous le règne du papier. «Maintenant on cherche l&#39;info et on complète par la lecture. On fait l&#39;inverse de ce qu&#39;on faisait avant.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs disciplines ont déjà leur ontologie. La plus importante est sans nul doute &lt;a href=&quot;http://www.geneontology.org/&quot;&gt;Gene Ontology&lt;/a&gt; ou l&#39;ontologie des gènes. Elle archive et intègre au jour le jour toutes les informations nouvelles venues des laboratoires du monde entier et concernant les gènes humains, les protéines, leurs fonctions et les processus biologiques. Gene Ontology est devenue une source d&#39;informations indispensable pour tous les biologistes et pas seulement les bio-informaticiens. Cette mise en commun du savoir est gérée collectivement par la communauté scientifique du monde entier qui respecte avec scrupule tous les codes établis. C&#39;est la condition sine qua non pour sa pérennité. Ce monde bien ordonné fonctionne selon la logique d&#39;Internet. Plusieurs initiatives concurrentes au départ, et à la fin c&#39;est le meilleur qui s&#39;impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L&#39;utilisation des ontologies va devenir de plus en plus nécessaire pour parvenir à gérer le déluge d&#39;informations sur Internet», assure Allen Renear. Elles peuvent se développer dans tous les domaines, aussi bien les recettes de cuisine, le cinéma que la construction.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/08/26/01008-20090826ARTFIG00236-comment-internet-transforme-les-habitudes-de-lecture-.php&quot;&gt;Le Figaro - Yves Miserey&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3157189356066953526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3157189356066953526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/comment-internet-transforme-les.html' title='Comment Internet transforme les habitudes de lecture'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1989307861375894271</id><published>2009-08-26T08:46:00.002+02:00</published><updated>2009-08-26T08:51:21.160+02:00</updated><title type='text'>Internet m&#39;a-t-il rendue plus bête ?</title><content type='html'>Pivée d&#39;Internet, je passe un temps fou à parcourir les quotidiens, à feuilleter les magazines et à dévorer les féminins, sous les regards outrés des kiosquiers. En dehors des sempiternelles couvertures consacrées aux régimes miracles et aux vacances des politiques, une question semble obséder une partie de la presse : Internet nous a-t-il rendus plus bêtes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Mission n° 2 : Essai d&#39;appréhension critique de sa propre bêtise&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De toute évidence, l&#39;usage quotidien d&#39;Internet a bouleversé nos manières de penser. Le cerveau est un organe éminemment adaptable. Investi par le Web, il a sans aucun doute changé. Mais comment ? Sommes-nous vraiment plus sots que nos aînés ? Internet nous a-t-il transformés en zappeurs compulsifs ? Avons-nous troqué le savoir vrai contre l&#39;illusion fallacieuse de l&#39;immédiateté ? Plus nombrilistes, sommes-nous devenus plus médiocres ? Autant de questions que j&#39;ai désormais largement le temps de me poser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la parution en 2008 dans &lt;a href=&quot; http://www.theatlantic.com/doc/200807/google&quot;&gt;The Atlantic&lt;/a&gt; d&#39;un article de l&#39;essayiste et blogueur américain &lt;a href=&quot;http://www.roughtype.com/&quot;&gt;Nicholas Carr&lt;/a&gt;, la polémique n&#39;en finit pas de rebondir sur la Toile. &quot;Le Net, écrit Nicholas Carr, diminue apparemment ma capacité de concentration et de réflexion. Mon esprit attend désormais les informations selon la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s&#39;écoulant rapidement. Auparavant, j&#39;étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, le QI, dans tous les pays qui le mesurent, est en hausse constante depuis les années 1930. A en croire les résultats de ces tests, nos facultés cognitives fondamentales, comme notre aptitude à penser de manière logique et critique ou nos capacités d&#39;analyse et de raisonnement, n&#39;ont pas été affectées par l&#39;apparition du Réseau. Elles s&#39;en trouveraient même améliorées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&#39;après Dan Tapscott, auteur de Grown Up Digital, les enfants du Net possèdent des compétences que leurs parents n&#39;ont pas. &quot;Les natifs numériques&quot; sont plus aptes à travailler en commun, &quot;plus malins, plus rapides et plus ouverts à la diversité&quot;. Il relève également que &quot;les habitués des jeux vidéo remarquent plus de choses&quot; et &quot;ont des compétences spatiales très développées, utiles aux architectes, aux ingénieurs et aux chirurgiens&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N&#39;étant pas une fervente adepte de &quot;World of Warcraft&quot;, le jeu en ligne le plus en vue, et distinguant péniblement ma droite de ma gauche, je ne me prononcerai pas sur ce dernier point. En revanche, je sais repérer les effets bénéfiques d&#39;Internet sur mon rapport au savoir. Loin d&#39;annihiler ma curiosité, la Toile l&#39;a nourrie et amplifiée. Je peux passer des heures à me documenter sur un événement, un auteur ou une question de société. A force de naviguer, mon cerveau a gagné en plasticité. Je ne mémorise qu&#39;une infime partie de ces informations, mais j&#39;ai appris à les trier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Mon esprit, reprend notre blogueur polémiste, ne disparaît pas, je n&#39;irai pas jusque-là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu&#39;avant. C&#39;est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. (…) Désormais, ma concentration commence à s&#39;effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m&#39;agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire.&quot;&lt;br /&gt;Enfant de la télé, avant d&#39;être une enfant du Web, j&#39;ai toujours eu la zappette facile. Sans nuire directement à ma réflexion, cette manie affecte évidemment mes capacités de concentration. J&#39;ai du mal à écrire quatre heures d&#39;affilée sans consulter mes mails ou la &quot;une&quot; du Monde.fr. L&#39;extension de Twitter sur Firefox s&#39;affiche constamment au bas de mon écran. Je suis sans arrêt tentée de cliquer, perpétuellement distraite. Pis, je peux regarder trois fois de suite sans me lasser la parodie sur YouTube du clip de Bonnie Tyler, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=lj-x9ygQEGA&quot;&gt;Total Eclipse of the Heart&lt;/a&gt;, qu&#39;un ami a eu la mauvaise idée de me montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, aussi distractives soient-elles, je ne crois pas que ces pratiques de navigation nuisent à mes habitudes de lecture. En tout cas, elles ne m&#39;ont pas empêchée de dévorer Dostoïevski, d&#39;adorer Duras, Hesse ou Saint-Exupéry. Je parcours quotidiennement des dizaines de journaux en ligne et imprime chaque semaine (au grand désespoir de mes amis écologistes) des pages entières du New Yorker. Bien sûr, ce n&#39;est pas la même chose de naviguer sur le Web et de s&#39;oublier dans un livre. Peut-être faut-il croire Mark Bauerlein – professeur de littérature à l&#39;université d&#39;Emory aux Etats-Unis et auteur de La Génération la plus bête – lorsqu&#39;il dit que les enfants du Net sont moins cultivés que la génération précédente. Il avance que leurs connaissances sont moins assises, leur attention diminuée. Cela n&#39;en fait pas pour autant des ânes. Car, pour nous, Internet agit à la fois comme un poison et un remède. Il nous distrait autant qu&#39;il nous stimule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les partisans fervents du 2.0 et les apôtres de la lecture &quot;à l&#39;ancienne&quot; peuvent donc continuer à s&#39;écharper. Ni la radio, ni la télé n&#39;ont tué le livre et je doute qu&#39;Internet m&#39;ait rendue plus bête. Ce qui est sûr, c&#39;est que le fait de m&#39;en priver ne me rend pas plus heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Grown Up Digital. How the Net Generation is Changing Your World (Enfants de l&#39;ère numérique. Comment la Net génération change votre monde), de Don Tapscott (MacGraw-Hill, 2008).&lt;br /&gt;- Le mensuel &lt;a href=&quot;http://www.booksmag.fr/&quot;&gt;Books&lt;/a&gt; a consacré un numéro spécial cet été à la question : &quot;Internet nous rend-il encore plus bêtes ?&quot;&lt;br /&gt;- Un article de &lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/techno/internet-rend-il-bete,45457.php&quot;&gt;Télérama&lt;/a&gt; traite également du sujet dans l&#39;édition du 22 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/08/25/internet-m-a-t-il-rendue-plus-bete_1230654_3236.html&quot;&gt;Elise Barthet - Le Monde&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1989307861375894271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1989307861375894271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/internet-ma-t-il-rendue-plus-bete.html' title='Internet m&#39;a-t-il rendue plus bête ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4807907254220291405</id><published>2009-08-11T10:25:00.001+02:00</published><updated>2009-08-11T10:28:00.776+02:00</updated><title type='text'>&quot;nous devons passer au capitalisme 2.0&quot;</title><content type='html'>Le professeur Nassim Taleb, qui dénonce une économie trop spécialisée, préconise un système avec moins de dettes où les entrepreneurs prennent des risques mais pas les banquiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Vivons-nous une crise sans précédent ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La crise n&#39;a pas commencé car le système économique, pour devenir plus robuste, doit se transformer. On peut s&#39;inspirer de l&#39;exemple de la nature, qui est un système complexe qui a évolué de façon robuste. Dans la nature, si quelque chose est fragile, il se brise rapidement. Par ailleurs, la mort d&#39;un gros mammifère n&#39;affecte pas les autres. Avec les banques, c&#39;est l&#39;inverse. La doctrine du &quot;too big to fail&quot; [trop gros pour faire faillite, Ndlr] maintient en vie des institutions qui ne sont pas adaptées et la faillite d&#39;une grosse banque peut avoir un impact considérable. La nature est basée sur la redondance organique et fonctionnelle. Nous avons deux yeux, deux poumons, deux reins, deux oreilles, deux testicules ou deux ovaires. On peut les considérer comme des pièces de rechange. De plus, un organe a généralement plusieurs fonctions. En revanche, l&#39;économie est organisée de manière inverse. David Riccardo nous a enseigné qu&#39;il fallait se spécialiser. C&#39;est bien d&#39;être spécialisé : cela nous rend plus efficace et tout le monde en profite sauf quand le produit de la spécialisation disparaît. La nature n&#39;aime pas la spécialisation. Dans l&#39;économie, la dette implique de supprimer les éléments redondants d&#39;une entreprise. On gère au plus juste et on devient beaucoup plus fragile. On peut observer ce phénomène dans les entreprises qui ont été rachetées par fort endettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Le monde entier a été surpris par l&#39;ampleur de la crise financière. Les économistes sont-ils vraiment utiles ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Sur le million d&#39;économistes que compte la planète, il n&#39;y en a que quelques-uns qui ont compris ce qui se passait. Il y avait un éléphant au milieu de la salle et personne ne l&#39;a vu. Si un pilote d&#39;avion fait une erreur et provoque un crash, vous n&#39;allez pas lui remettre un manche à balais dans les mains. Pour Ben Bernanke, le patron de la Fed, c&#39;est pareil. Nous devons passer au capitalisme 2.0 en supprimant la financiarisation de l&#39;économie. Nous devons aussi apprendre à ne plus utiliser les marchés financiers comme un moyen de stocker de la valeur. Enfin, on ne fait pas d&#39;omelette sans casser d&#39;œufs. Nous devons transformer la dette en fonds propres, interdire les achats par effet de levier sur la dette, supprimer le prix Nobel d&#39;économie, reprendre les bonus à ceux qui nous ont conduits dans cette crise et laisser les entreprises qui ne sont pas assez robustes disparaître. En un mot, nous devons apprendre à vivre dans un monde où les entrepreneurs prennent des risques mais surtout pas les banquiers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Ne fallait-il pas sauver les banques ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les traders ont fait des centaines de millions de dollars de profits pour des erreurs qui nous ont causé des milliards de dollars de pertes. Bob Rubin, ancien directeur du Trésor, ancien de Goldman Sachs et surtout ancien directeur de Citibank, a reçu un bonus de 120 millions de dollars alors que Citibank a perdu des dizaines de milliards. Finalement, l&#39;ouvrier moyen a payé le bonus de ce monsieur. Le capitalisme ne doit pas fonctionner comme cela. Pas de capitalisme sans punition. Pas de bonus sans malus. Par ailleurs, les hedge funds ne sont pas responsables de la situation. Et quand un hedge fund saute, il n&#39;embête personne. Quand une banque perd des dizaines de milliards de dollars, elle sollicite son gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Que vous inspire le débat sur les bonus dans les banques ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les militaires nous protègent contre divers risques, dont les agressions extérieures, et pourtant, on ne leur paye pas de bonus. Il ne faut pas verser de bonus à quelqu&#39;un qui gère le contrôle des risques d&#39;une banque ou d&#39;une société. Sinon, il va essayer de cacher le risque pour être sûr de toucher son bonus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Les appels à plus de régulation seront-ils entendus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n&#39;avons pas besoin de plus de régulation. Les régulateurs nous ont amenés dans cette situation avec leurs pseudo-mathématiques financières charlatanesques. Ils nous ont fait prendre des risques que nous ne comprenions pas en pensant les comprendre. J&#39;ai attaqué toute ma vie ces charlatans, comme Paul Malliavin qui m&#39;avait insulté lors d&#39;une présentation à l&#39;École polytechnique. Il m&#39;avait même demandé de quitter la salle. J&#39;ai eu raison malgré tout et j&#39;ai gagné énormément d&#39;argent pendant la crise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;La technologie peut-elle être un rempart contre la crise ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons dans un monde qui présente beaucoup plus de valeurs extrêmes qu&#39;il y a vingt ans. La technologie propage des rumeurs qui deviennent fort robustes et planétaires. L&#39;Islande a été mise faillite en quelques heures par le BlackBerry. Qui dépend de la confiance des autres est trop fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bio express : Pour avoir expliqué longtemps avant la crise que les banques prenaient des risques qu&#39;elles ne comprenaient pas, Nassim Taleb, expert en mathématiques financières, ancien trader et philosophe du hasard, est devenu un homme célèbre. Ses idées se répandent rapidement sur la planète à travers ses ouvrages, dont le dernier d&#39;entre eux, le &quot;Black Swan&quot;( &quot;Le Cygne noir&quot;) est traduit en une vingtaine de langues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/actualites/economie/20090811trib000409273/nassim-taleb-nous-devons-passer-au-capitalisme-2.0.html&quot;&gt;La Tribune&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4807907254220291405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4807907254220291405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/nous-devons-passer-au-capitalisme-20.html' title='&quot;nous devons passer au capitalisme 2.0&quot;'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5791133966285571460</id><published>2009-02-12T08:54:00.002+01:00</published><updated>2009-02-12T09:02:27.516+01:00</updated><title type='text'>Le bon temps</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhOPKqrtYVQh9risFF7w1sJIXUhoJcL4hTfLH-4eojYJDoMTwV8FUk0E0nK5nQ3B9i7DE5w814vhQ82Y844dMhMS6kiyVbJgu2_srdDEaJ201jfrNKKvS0f98xJKEU_CsasM-A6/s1600-h/1245.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 221px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhOPKqrtYVQh9risFF7w1sJIXUhoJcL4hTfLH-4eojYJDoMTwV8FUk0E0nK5nQ3B9i7DE5w814vhQ82Y844dMhMS6kiyVbJgu2_srdDEaJ201jfrNKKvS0f98xJKEU_CsasM-A6/s320/1245.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5301818164587369858&quot; /&gt;&lt;/a&gt; On était mieux sous Chirac. Surtout les Français qui avaient de l&#39;argent en Bourse. Ou des appartements. Les agents immobiliers et les notaires festoyaient. Les traders changeaient de grosse voiture tous les ans. Les marchands de vin ne faisaient pas grise mine, surtout ceux qui bossaient pour l&#39;Elysée. Aujourd&#39;hui, c&#39;est tout juste s&#39;ils arrivent à fourguer un petit saumur-champigny de temps en temps au sommelier présidentiel. Dans les journaux, la publicité rentrait. Les hebdos avaient l&#39;air de catalogues de La Redoute. Maintenant, on dirait des bulletins paroissiaux. De régions pauvres : Cévennes, Nord, Auvergne. Sous Chirac, les restaurants étaient bondés. Les convives se battaient pour payer l&#39;addition qu&#39;ils se faisaient aussitôt rembourser par leur boîte. Désormais, les directeurs financiers renvoient les notes de frais à l&#39;expéditeur avec un gros point d&#39;interrogation. Ou une question sèche, comme : « Pourquoi un deuxième café ? » Ou une remarque acide telle que : « L&#39;eau du robinet est bonne pour la santé. » Les théâtres étaient pleins, même ceux qui jouaient une pièce de Reza. Avenue Montaigne, les filles portaient tellement de paquets qu&#39;on n&#39;arrivait pas à les dépasser sur le trottoir pour voir quelle tête elles avaient. Aujourd&#39;hui, elles se contentent de balancer tristement d&#39;avant en arrière un colifichet Chanel ou un joujou Dior et on voit bien quelle tête elles ont : déprimée. Sous Chirac, les pauvres allaient en vacances. Sous Sarkozy, ils passent cinq jours chez Pierre et Vacances. Ils pouvaient acheter une maison qu&#39;aujourd&#39;hui ils n&#39;arrivent plus à rembourser. On avait le droit de rater son train ou de ne pas vouloir le prendre : à présent, on perd le prix du billet. Sauf les voyageurs de première classe, qui en garderont la moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous Chirac, on n&#39;avait pas tous les jours de président de la République à la radio et à la télévision. On ne subissait pas en permanence ses conseils, injonctions, sarcasmes, directives, menaces. Les banquiers ne se faisaient pas disputer, les syndicalistes non plus. Les moins de 16 ans n&#39;allaient pas en prison. Il n&#39;y avait pas autant d&#39;avions dans le ciel. Que ce soit celui du président ou celui des immigrés clandestins ramenés dans leur pays. On ne brandissait pas le nombre d&#39;étrangers expulsés comme un score de football ou plutôt de flipper : 22 150 ! 24 812 ! 31 645 ! Sous Chirac, les Africains avaient une histoire de l&#39;art, puisqu&#39;on leur avait ouvert un musée à Paris. On n&#39;était pas obligés d&#39;écouter chanter Bernadette. On ne se demandait pas qui était le père des enfants des femmes ministres, qui du reste n&#39;étaient pas enceintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, avec Sarkozy, on a quelques avantages. Par exemple, on trouve toujours un taxi, même le samedi soir. On se croirait au début de la première guerre du Golfe, quand les Parisiens restaient terrés chez eux par peur des bombes sur Bagdad. Ce n&#39;est plus un exploit d&#39;avoir une table chez Lipp ou un box au Dôme. Il y a aussi la mise en place du service minimum. Du coup, on se rend moins compte qu&#39;il y a des grèves. Ça nous aide à oublier qu&#39;il y en a de plus en plus. Les hauts fonctionnaires changent souvent d&#39;affectation, selon l&#39;humeur du président de la République. Ça met un peu de variété dans leur vie quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-bon-temps/989/0/313977&quot;&gt;Le Point - Patrick Besson&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5791133966285571460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5791133966285571460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/02/le-bon-temps.html' title='Le bon temps'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhOPKqrtYVQh9risFF7w1sJIXUhoJcL4hTfLH-4eojYJDoMTwV8FUk0E0nK5nQ3B9i7DE5w814vhQ82Y844dMhMS6kiyVbJgu2_srdDEaJ201jfrNKKvS0f98xJKEU_CsasM-A6/s72-c/1245.jpg" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4439185486210923964</id><published>2008-11-14T09:07:00.001+01:00</published><updated>2008-11-14T09:08:58.881+01:00</updated><title type='text'>Saison Froide</title><content type='html'>&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/PeYvH483fdk&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/PeYvH483fdk&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4439185486210923964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4439185486210923964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/11/saison-froide.html' title='Saison Froide'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2732235977103803489</id><published>2008-10-19T19:20:00.003+02:00</published><updated>2008-10-19T19:46:46.333+02:00</updated><title type='text'>Vivre en troupeau en se pensant libres</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjZcxAqskaj196Mb4z-zc0X2MURpjV-S0mg2YzVMA_s5REzi5V5F2l7jVvHavYjAVWqLe02g6MSt1jnP_CbmlLaNapgtLFBdy_ZrAibyKYz6kgjrKbCftsXd_Qp8iyqrcfN7oBN/s1600-h/ego~1.jpe&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjZcxAqskaj196Mb4z-zc0X2MURpjV-S0mg2YzVMA_s5REzi5V5F2l7jVvHavYjAVWqLe02g6MSt1jnP_CbmlLaNapgtLFBdy_ZrAibyKYz6kgjrKbCftsXd_Qp8iyqrcfN7oBN/s320/ego~1.jpe&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5258922868152434946&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’individualisme n’est pas la maladie de notre époque, c’est l’égoïsme, ce self love, cher à Adam Smith, chanté par toute la pensée libérale. L’époque est à la promotion de l’égoïsme, la production d’ego d’autant plus aveugles ou aveuglés qu’ils ne s’aperçoivent pas combien ils peuvent être enrôlés dans des ensembles massifiés. Et c’est bien d’ego qu’il s’agit, puisque les gens se croient égaux alors qu’en réalité ils sont passés sous le contrôle de ce qu’il faut bien appeler le « troupeau ». Celui des consommateurs, en l’occurrence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre en troupeau en affectant d’être libre ne témoigne de rien d’autre que d’un rapport à soi catastrophiquement aliéné, dans la mesure où cela suppose d’avoir érigé en règle de vie un rapport mensonger à soi-même. Et, de là, à autrui. Ainsi ment-on effrontément aux autres, ceux qui vivent hors des démocraties libérales, lorsqu’on leur dit qu’on vient – avec quelques gadgets en guise de cadeaux, ou les armes à la main en cas de refus – leur apporter la liberté individuelle alors qu’on vise avant tout à les faire entrer dans le grand troupeau des consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelle est la nécessité de ce mensonge ? La réponse est simple. Il faut que chacun se dirige librement vers les marchandises que le bon système de production capitaliste fabrique pour lui. « Librement » car, forcé, il résisterait. La contrainte permanente à consommer doit être constamment accompagnée d’un discours de liberté, fausse liberté bien sûr, entendue comme permettant de faire « tout ce qu’on veut ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre société est en train d’inventer un nouveau type d’agrégat social mettant en jeu une étrange combinaison d’égoïsme et de grégarité que j’épinglerai du nom d’« égo-grégaire ». Il témoigne du fait que les individus vivent séparés les uns des autres, ce qui flatte leur égoïsme, tout en étant reliés sous un mode virtuel pour être conduits vers des sources d’abondance. Les industries culturelles (1) jouent ici un grand rôle : la télévision, Internet, une bonne partie du cinéma grand public, les réseaux de la téléphonie portable saturés d’offres « personnelles »...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision est avant tout un média domestique, et c’est dans une famille déjà en crise qu’elle est venue s’installer. On a parlé de l’« individualisation », de la « privatisation » et de la « pluralisation » de la famille, issues de la désarticulation inédite des liens de conjugalité et des liens de filiation. Certains auteurs évoquent même une « désinstitutionnalisation » qui serait à rattacher à la chute des relations d’autorité et à la montée de relations d’égalité. De groupe structuré par des pôles et des rôles, la famille devient un simple groupement fonctionnel d’intérêts économico-affectifs : chacun peut vaquer à ses occupations propres, sans qu’il s’ensuive des droits et des devoirs spécifiques pour personne. Par exemple, chacun – père, mère ou enfants – ira grappiller dans le réfrigérateur de quoi se sustenter aux heures où il lui faudra apaiser sa faim avant de retourner dans sa chambre devant la télé ou la vidéo sans en passer par le rituel commun du repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces aspects sont connus. Ce qui l’est moins, ce sont les modifications introduites par l’usage de la télévision. Celle-ci change en effet les contours de l’espace domestique en affaiblissant encore le rôle déjà réduit de la famille réelle et en créant une sorte de famille virtuelle venue s’adjoindre à la précédente. Certaines études nord-américaines l’appellent depuis longtemps déjà le « troisième parent » (2). On devrait prendre cette expression au pied de la lettre et non pas la considérer comme une simple métaphore, tant ce troisième parent occupe souvent une place plus importante que les deux premiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nouveau parent amène avec lui, dans l’espace désormais désinstitutionnalisé de l’ancienne famille, la sienne propre, qui, pour être virtuelle, n’en est pas moins envahissante. Ce troisième parent pour les enfants, qui est en même temps le meilleur ami de la famille pour les vrais parents, constitue en somme le vecteur qui permet d’abouter aux restes de la famille réelle une nouvelle famille virtuelle. Cette extension s’est d’autant plus facilement imposée que la propagation des postes de télévision s’est répandue dans tout l’espace privé : en plus du poste trônant au centre du foyer, dans le salon, comme il y a une génération, on en trouve désormais jusque dans les chambres des enfants (3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette extension virtuelle de la famille permise par le troisième parent a été peu perçue par les sciences sociales. Elle avait pourtant été parfaitement repérée par la littérature, dès les débuts du règne de la télévision. En 1953, dans son saisissant roman d’anticipation Fahrenheit 451, l’auteur américain Ray Bradbury montrait plusieurs aspects du problème dont on n’a souvent retenu qu’un seul : une société où la télévision a pris la place du livre (4). Un film, réalisé par François Truffaut en 1966, en a été tiré : l’action se situe dans un avenir proche où la société juge les livres dangereux, les considère comme un obstacle à l’épanouissement des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la question du rapport télévision/livre a bien été perçue, on a peu pris en compte la seconde question décisive que posait cette histoire : la télévision comme nouvelle famille. Cet aspect est pourtant très présent au travers du grand rôle joué dans le récit par l’épouse de Montag. Mildred (Linda, dans le film) est complètement assujettie au système de vie aseptisée et obligatoirement heureuse instauré par le « Gouvernement ». Elle consomme autant de pilules qu’il en faut pour éviter toute anxiété. Et, surtout, elle vit avec la télévision, qui se trouve dans toutes les pièces du foyer et qui couvre toute la surface du mur (le récit a un peu d’avance sur notre technologie, mais heureusement nous avons déjà des écrans plats de plus en plus grands).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces « murs parlants », comme le narrateur les nomme, représentent ce qu’elle appelle sa « famille », dont les personnages virtuels vivent tous les jours dans le salon de Mildred. L’ambition la plus significative de l’héroïne est même de se payer un jour un quatrième mur-écran pour améliorer... la vie de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force du roman est d’avoir su, très tôt, révéler ce trait : cependant que la famille réelle – avec ses codes, ses lieux et ses hiérarchies – disparaissait lentement, elle se trouvait remplacée par une nouvelle communauté immense et volatile, amenée par la télévision. Dès 1953, Bradbury avait saisi que, désertant les anciens rapports sociaux réels, les téléspectateurs se mettaient à appartenir à une même « famille » en ayant soudain les mêmes « oncles » raconteurs d’histoires drôles, les mêmes « tantes » gouailleuses, les mêmes « cousins » dévoilant leurs vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les très nombreux talk-shows et autres émissions de divertissement diffusés aujourd’hui par les chaînes généralistes fournissent toute une galerie de portraits de famille : du timide impénitent au hâbleur incorrigible, en passant par le râleur patenté, l’ex-militant recyclé en paillettes, le prof idiot, l’écolo de la bonne bouffe, le cynique un peu gaulois, la blonde pétulante à anatomie renforcée, l’éternelle idole des jeunes, le crooner du troisième âge, la star du porno en défenseur des droits de l’homme, l’homosexuel dans toutes ses déclinaisons, le handicapé rigolo, la drag-queen tout-terrain, le penseur attitré, le beur volubile, les acteurs avec leurs lubies, les sportifs au grand cœur, le défenseur des bonnes causes perdues d’avance, et même le psychanalyste plein de sous-entendus freudo-lacaniens... Soit une centaine de personnes circulant sans cesse d’une chaîne à l’autre et valant de l’or, bref, ceux qu’on appelle aujourd’hui les people, derrière lesquels courent les responsables politiques en mal d’audience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve désormais ses cousins, ses oncles et ses tantes en zappant et, en plus, ils sont drôles ou du moins supposés tels. Ce que les histoires de famille (les petites et les grandes, les comiques et les tragiques) n’apportent plus, c’est désormais la « famille » de la télévision qui est appelée à le fournir. C’est elle qui console les esseulés et anime les groupes en manque de verve. Non seulement la « télé » fournit une « famille », mais elle constitue ceux qui la regardent en grande famille. Chacun se confie à tous dans un idéal de transparence où l’on ne peut plus rien se cacher. A longueur d’émissions, les « secrets de famille » les mieux gardés sont tous éventés ; aucun ne résiste aux grands déballages. Sous le soleil de Big Brother, chacun doit tout dire à tous. Même les adolescents et les jeunes adultes en passent par le confessionnal de « Loft Story » ou de « Star Academy » (5). La nouveauté de ces émissions, c’est que cette « famille », le téléspectateur peut désormais la composer à son gré – par exemple en tapant 1 s’il veut soutenir Cyril ou 2 s’il veut éloigner Elodie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait se demander : après tout, pourquoi pas cette virtualisation des rapports familiaux ? N’est-ce pas là le cours même de l’histoire ? De sorte qu’il n’y aurait aucune raison de porter un jugement dépréciatif sur la période actuelle, surtout si c’est pour mieux valoriser celle qui n’existe plus. D’ailleurs, le temps où l’on étouffait dans les familles réelles n’est pas si loin. Le fameux : « Famille, je vous hais » d’André Gide, repris par les étudiants de 1968, ne remonte qu’à une ou deux générations. En ce sens, ne faut-il pas mieux une « famille » virtuelle qu’une vraie famille sachant que, quand on en est vraiment fatigué, il suffit de tourner le bouton sans avoir, comme autrefois, à « tuer le père » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est simple : le téléspectateur qui aime les personnages de cette « famille » ne peut évidemment pas être payé de retour car ceux-ci, étant virtuels, ne peuvent qu’être parfaitement indifférents à son sort. Sauf, évidemment, si celui-ci devient médiatisable. Dans ce cas, on fera entrer le personnage malheureux « dans » le poste, et des surdémonstrations d’amour lui seront données, comme pour faire oublier la non-réciprocité fondamentale du média.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là s’ensuivent une autre question et une nouvelle réponse. Pourquoi y a-t-il lieu de faire toute cette dépense en technologie (des caméras, des techniciens, des grilles de programmes, des satellites, des réseaux, etc.) et en investissements divers (financiers, libidinaux, etc.) si c’est pour ne pas faire vraiment exister les sujets qui regardent la télévision en y passant tant de temps ? La « famille » serait-elle le règne du pur divertissement pascalien ? On le sait, il était autrefois concentré sur le roi dans la mesure où ce dernier soutenait tout le monde cependant que personne ne le soutenait. Ainsi, pour échapper au risque majeur de mélancolisation du roi, il n’y avait d’autres moyens que de le divertir en permanence. Nous serions dans une situation similaire aujourd’hui, à la différence près que tout le monde, dans les démocraties de marché, devrait être diverti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais divertir le sujet ne suffit pas. Loin s’en faut. On peut mieux faire. Si ce n’est pas au premier chef l’existence subjective de l’autre qui préoccupe cette « famille », c’est tout simplement parce que rien ne la préoccupe, dans la mesure où elle n’est elle-même qu’un leurre. Derrière se cache la seule réalité consistante, l’audience (une audience fidélisée par le simulacre), qui se mesure, se découpe en parts afin de pouvoir se vendre et s’acheter sur le marché des industries culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il reste un esprit assez naïf pour croire que la qualité des émissions entre en ligne de compte dans la programmation, il risque fort de déchanter dès la première investigation. Seule compte l’audience, car c’est uniquement elle qui influe sur les affaires sérieuses : le prix des espaces publicitaires. Règle qu’un directeur des programmes de TF1, par ailleurs enseignant à Dauphine et à la Sorbonne, a énoncée à l’usage des apprentis programmateurs : « Il est inutile d’augmenter les coûts pour provoquer un programme meilleur que celui qu’on diffuse si vous avez déjà la meilleure audience (6). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On connaît désormais les propos tenus à l’origine en petit comité par M. Patrick Le Lay, président de TF1 : « Nos émissions ont pour vocation de rendre [le cerveau du téléspectateur] disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité (7). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc bien cela qu’il faut élucider : la façon précise dont est obtenue cette disponibilité. Or, s’il n’existe aucune autre activité sociale qui soit plus évaluée que la consommation télévisuelle, ces mesures ne disent quasiment rien sur la subjectivité des publics. C’est pourquoi il convient d’inventorier cette vaste zone d’ombre où de l’énergie psychique est captée pour être convertie en audience. Je forme donc ici l’hypothèse que ce qui permet à cette audience de se constituer comme fidèle s’explique par le fonctionnement de la télévision comme famille virtuelle de substitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre en considération cette « famille » est indispensable à qui veut vraiment décrire et penser notre monde et ses sujets. Cela permet d’en percer la vraie nature. Ainsi Bernard Stiegler, dans un vif petit livre à propos de la télévision et de la misère symbolique, indique que «  [l’audiovisuel] engendre des comportements grégaires et non, contrairement à une légende, des comportements individuels. Dire que nous vivons dans une société individualiste est un mensonge patent, un leurre extraordinairement faux (...). Nous vivons dans une société-troupeau, comme le comprit et l’anticipa Nietzsche (8)  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille en question serait donc en fait un « troupeau », qu’il ne s’agirait plus que de conduire là où l’on veut qu’il aille s’abreuver et se nourrir, c’est-à-dire vers des sources et des ressources clairement désignées. Ce n’est pas à Friedrich Nietzsche, dont les qualités de grand démocrate restent à démontrer, que je me référerai, mais à Emmanuel Kant et à Alexis de Tocqueville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kant développe le thème de la mise en troupeau des hommes dans Qu’est-ce que les Lumières ? (1784). Elle intervient, pour lui, dès lors que les hommes renoncent à penser par eux-mêmes et qu’ils se placent sous la protection de « gardiens qui, par “bonté”, se proposent de veiller sur eux. Après avoir rendu tout d’abord stupide leur troupeau [Hausvieh, littéralement « bétail domestique »], et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent oser faire le moindre pas hors du parc où ils sont enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qu’il y aurait de marcher tout seul ». A la liste des gardiens du troupeau avancée par Kant – le mauvais prince, l’officier, le percepteur, le prêtre, qui disent : « Ne pensez pas ! Obéissez ! Payez ! Croyez ! » –, il convient évidemment d’ajouter aujourd’hui le marchand, aidé du publicitaire ordonnant au troupeau de consommateurs : « Ne pensez pas ! Dépensez ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Tocqueville, il est remarquable que cet éminent penseur de la démocratie ait envisagé la possibilité de la mise en troupeau des populations lorsqu’il s’interrogeait sur le type de despotisme que les nations démocratiques devaient craindre. La notion de « troupeau » apparaît justement, en 1840, lorsqu’il indique que la passion démocratique de l’égalité peut « réduire chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux » délivrés du « trouble de penser » (9). Et de fait, c’est vrai : dans le troupeau, nous sommes tous vraiment égaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la prolétarisation des ouvriers, le capitalisme a procédé à la « prolétarisation des consommateurs ». Pour absorber la surproduction, les industriels ont développé des techniques de marketing visant à capter le désir des individus afin de les inciter à acheter toujours davantage (10). Les théories de Sigmund Freud ont alors été mises à profit, via leur adaptation au monde de l’industrie qu’a réalisée... son neveu américain Edward Bernays. Ce dernier a exploité (d’abord pour le fabricant de cigarettes Philip Morris) les immenses possibilités d’incitation à la consommation de ce que son oncle appelait l’« économie libidinale (11)  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le génie de Bernays, c’est d’avoir vu très tôt le parti qu’il pouvait tirer des idées de Freud. En effet, dès 1923, dans Crystallizing Public Opinion, il explique que les gouvernements et les annonceurs peuvent « enrégimenter l’esprit comme les militaires le font du corps ». Cette discipline peut être imposée en raison « de la flexibilité inhérente à la nature humaine individuelle ». Bernays indique que « la solitude physique est une vraie terreur pour l’animal grégaire [gregarious animal], et que la mise en troupeau lui cause un sentiment de sécurité. Chez l’homme, cette crainte de la solitude suscite un désir d’identification avec le troupeau et avec ses opinions ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, une fois dans le « troupeau », l’« animal grégaire » souhaite toujours exprimer son avis. Par conséquent, les communicateurs doivent « faire appel à son individualisme [qui] va étroitement de pair avec d’autres instincts, comme son égotisme ». C’est pourquoi Bernays recommande de toujours lui parler de « son » désir. Cette mise en troupeau a pour objet d’homogénéiser les comportements de façon à conquérir des marchés et par là même de maximiser la rentabilité, en s’appuyant notamment sur les médias audiovisuels de masse, dont la radio et le cinéma, puis la télévision inventée peu après, utilisés pour fonctionnaliser la dimension esthétique de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est remarquable, c’est que parler d’une société-troupeau de consommateurs prolétarisés n’est nullement incompatible avec le déploiement d’une culture de l’égoïsme érigé en règle de vie – bien au contraire : ces notions s’appellent et se soutiennent l’une l’autre. Cette vie dans un troupeau virtuel incessamment mené vers des sources providentielles pleines de sirènes et de naïades suppose en effet un égoïsme hypertrophié présenté comme accomplissement démocratique. « Sois toujours plus toi-même en participant toujours plus à la famille », « Avec nous, tu seras au centre du système » ou « au centre de la banque, du réseau et de tout ce que tu veux » – on pourrait aligner mille « pubs » fonctionnant sur le même registre, car les publicitaires sont spécialisés dans l’utilisation de ce truc (grossier, mais imparable) consistant à flatter, sous toutes ses formes possibles, l’égoïsme des individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cet « égoïsme grégaire » (rappelons que « grégaire » vient du latin gregarius, de grex, gregis, « troupeau »), nous sommes sans doute devant un type d’« agrégat » assez nouveau qu’il conviendrait d’inventorier d’autant plus vite que son versant égoïste lui interdit à jamais de se découvrir lui-même en être collectif. Nous sommes avec ces formations égo-grégaires comme devant des monstres sécrétés par la démocratie. Des monstres, car ces formations sont profondément antidémocratiques : elles fonctionnent à l’omission volontaire et au procédé artificieux constamment répétés, à l’achat des consciences, au coup d’esbroufe gagneur, au profit rapide et maximal et, de surcroît, elles contaminent de plus en plus le fonctionnement démocratique réel subsistant en contribuant notamment à la « peoplelisation » du politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie en troupeau virtuel fonctionne à partir d’une sérialisation des individus exposés à de multiples possibilités de satisfaction de convoitises égoïstes, constamment excitées et relancées. Par sérialisation, j’entends une perte du sentiment d’appartenance à une (ou à la) collectivité humaine, le surgissement d’une anomie conduisant les membres d’un groupe à vivre chacun pour soi et dans l’hostilité envers les autres. Cette sérialisation contribue à faire en sorte que chaque membre du troupeau virtuel se place librement sous le faisceau des offres de satisfaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’y inciter, une offre à regarder suffit, qui peut en principe être déclinée ou acceptée (« en principe », car les enfants sont en fait souvent placés quasiment de force devant le téléviseur par les parents afin qu’ils se tiennent tranquilles). S’il accepte cette offre, presque forcée, à regarder, le membre du troupeau sera « pris » car il regardera en croyant qu’il regarde librement la télévision. C’est alors qu’est mobilisée une des particularités de la pulsion scopique : l’inversion du sens du regard permettant qu’à la fin ce ne soit plus tant le spectateur qui regarde la télévision, mais que ce soit, de facto, la télévision qui regarde le spectateur. Ce renversement doit bien sûr être aussi indolore que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout part d’un contrat mensonger selon lequel le spectateur croit pouvoir regarder sans être vu. De là naît ce sentiment de toute-puissance égoïste qui atteint celui qui croit « faire ce qu’il veut » en regardant ce qu’il veut bien regarder. La preuve ultime étant qu’il peut zapper à sa guise. En réalité, ce spectateur n’est pas tout-puissant, loin s’en faut : il est regardé et même scruté sûrement plus qu’il ne regarde. N’oublions pas qu’aucune autre activité sociale n’est plus mesurée que celle qui a trait aux pratiques télévisuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même phénomène vaut d’ailleurs pour tous ces nouveaux ensembles égo-grégaires. En effet, de même qu’avec Internet de multiples programmes-espions résidents ou à distance enregistrent le regard du l’internaute par l’intermédiaire de ses clics de souris, de façon à dresser de lui un portrait-robot qui rendra possible de le regarder sous toutes ses coutures et sous toutes ses habitudes, de multiples boîtes noires enregistrent les moindres réactions du téléspectateur. De sorte que, quand il regarde, il est aussi regardé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision, c’est un œil dardé en direction de chaque membre ou groupe de membres du troupeau. L’habituel : « Je vais me détendre un moment en regardant la télévision » est donc bien fallacieux. Car, alors, c’est l’Autre qui vous regarde, vous, mais pas seulement vous puisqu’il regarde en même temps chaque membre du troupeau. Et, bien sûr, tous ces yeux aveugles de la télévision, dardés vers les membres du troupeau virtuel, sont interconnectés. Ce qui compose un immense réseau où chacun est constamment exposé et regardé par ce qu’il regarde. Et directement conduit vers les sources où cet Autre veut qu’il aille se nourrir et se désaltérer avec ses congénères du troupeau (et l’on sait que, pour le président-directeur général de la principale chaîne française de télévision, dont l’offre fut retenue au titre du « mieux-disant culturel », ce sont préférentiellement des sources de Coca-Cola).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision fonctionne comme une sorte de panoptique de Bentham à l’envers. Dans celui-ci, comme Foucault l’a montré, « [chacun] est vu, mais ne voit pas », de façon à « induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir (12)  ». Ici, raffinement supplémentaire (c’est ça le progrès) : personne n’est vu, mais chacun est regardé par ce grand Autre aveugle qu’il regarde. Il ne s’agit plus en effet pour lui de voir chacun des membres depuis un seul point de vue central, mais de faire regarder chacun dans certaines directions très précises, celles qui promettent le bonheur par la satisfaction généralisée et automatique de besoins, évidemment dûment répertoriés et... pré-visibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Dany-Robert Dufour&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/DUFOUR/15491&quot;&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) On doit le concept d’« industrie culturelle » à Theodor W. Adorno, dont l’analyse critique de la Kulturindustrie demeure d’une grande actualité. Cf., par exemple, Philosophie de la nouvelle musique (1962), Gallimard, Paris 1985, p. 15-17.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) L’expression figure dans le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur « La délinquance des mineurs » (26 juin 2002) : « La télévision a pénétré à un tel point la vie des familles et joue un tel rôle dans le quotidien des enfants qu’on peut, sans exagérer, parler de “troisième parent” pour la désigner ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) En Europe, entre un et deux tiers des enfants ont désormais la télévision dans leur chambre. Cf. Sonia Livingstone et Moira Bovill, Children and Young People in a Changing Media Environment, Lawrence Erlbaum, Londres, 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Ray Bradbury, Fahrenheit 451, Denoël, Paris, 1966.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) Le fait que les promoteurs de la première émission de ce type l’ait appelée « Big Brother » (aux Pays-Bas, en 2000) indique combien la virulente critique politique présente dans le roman de George Orwell, 1984, est désormais déniée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) Cf. Laurent Fonnet, La Programmation d’une chaîne de télévision, Dixit - DESS, communication audiovisuelle université Paris-I, Paris, 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) Collectif, Les Dirigeants face au changement, Editions du huitième jour, Paris, 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(8) Bernard Stiegler, Aimer, s’aimer, nous aimer. Du 11 septembre au 21 avril, Galilée, Paris, 2003, p. 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(9) Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Œuvres II, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1992.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(10) Cf. Bernard Stiegler, Mécréance et discrédit 1, 2 et 3, Galilée, Paris, 2004-2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(11) Bernays, neveu de Freud, faisait de son oncle le destinataire de ses livres. Il est resté en contact régulier avec lui pour la traduction des travaux de ce dernier et leur publication aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(12) Michel Foucault, Surveiller et punir, Gallimard, Paris, 1975, p. 234. Une construction pénitentiaire panoptique est celle où le gardien se tient dans une guérite maintenue dans l’obscurité, édifiée au point central d’une vaste élévation en cercle où sont distribuées sur plusieurs étages des cellules à barreaux, violemment éclairées. Ainsi, un grand nombre de prisonniers peuvent être vus par un seul gardien, sans qu’aucun ne sache si on le regarde.</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2732235977103803489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2732235977103803489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/vivre-en-troupeau-en-se-pensant-libres.html' title='Vivre en troupeau en se pensant libres'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjZcxAqskaj196Mb4z-zc0X2MURpjV-S0mg2YzVMA_s5REzi5V5F2l7jVvHavYjAVWqLe02g6MSt1jnP_CbmlLaNapgtLFBdy_ZrAibyKYz6kgjrKbCftsXd_Qp8iyqrcfN7oBN/s72-c/ego~1.jpe" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1297425553790711002</id><published>2008-10-16T16:45:00.004+02:00</published><updated>2008-10-16T17:37:57.511+02:00</updated><title type='text'>La fin du capitalisme, vraiment ?</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfnIfadbz8xGrAhFfFbBnJNlE5WvLIgqqd_S9o3GBkvChLTWIJopzn7MhO09JP0WJgEWOewVxyupUG6RjiyRui6WID_VAOlkTRNPdMYHnndk6ddH6FzuPh2AeNltyDvfn_zQVI/s1600-h/Image+5.png&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfnIfadbz8xGrAhFfFbBnJNlE5WvLIgqqd_S9o3GBkvChLTWIJopzn7MhO09JP0WJgEWOewVxyupUG6RjiyRui6WID_VAOlkTRNPdMYHnndk6ddH6FzuPh2AeNltyDvfn_zQVI/s320/Image+5.png&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5257776411481962786&quot; /&gt;&lt;/a&gt; La situation est grave et c&#39;est loin d&#39;être fini mais il faut d&#39;autant plus raison garder : toute réussite dépend de la justesse de l&#39;analyse. Suite à l&#39;avalanche d&#39;articles qui annoncent la fin du capitalisme, l&#39;interview d&#39;Immanuel Wallerstein dans Le Monde du 11 octobre, titré justement &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/11/le-capitalisme-touche-a-sa-fin_1105714_1101386.html&quot;&gt;&quot;Le capitalisme touche à sa fin&quot;&lt;/a&gt;, me fournit l&#39;occasion de préciser brièvement pourquoi il ne faut pas faire preuve de trop de précipitation en l&#39;affaire, ni prendre un peu trop ses désirs pour la réalité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;aime beaucoup Immanuel Wallerstein, qui n&#39;est pas responsable du titre sans doute et avec qui je partage le souci du temps long (Braudel) ainsi que des cycles mais là, il se pourrait qu&#39;il se laisse emporter par le court terme. Si je suis d&#39;accord avec lui que nous sortons du capitalisme, il ne me semble pas que cela puisse être de façon aussi immédiate que certains se l&#39;imaginent, dans un lendemain de crise. D&#39;ailleurs comparer notre moment historique avec la fin du féodalisme qui a pris plus de 2 siècles, voilà qui n&#39;a rien à voir avec les 30 prochaines années, même si on peut admettre que l&#39;histoire s&#39;accélère. On serait plutôt dans un cycle libéralisme -&gt; totalitarisme -&gt; socialdémocratie -&gt; néolibéralisme -&gt; antilibéralisme ou écologie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, de façon assez orthodoxe d&#39;ailleurs d&#39;un point de vue marxiste, Wallerstein semble prédire la fin du capitalisme par épuisement des capacités de profit (baisse tendancielle du taux de profit), alors que les cycles démontrent que ça repart toujours : Kondratieff, cité par Wallerstein, a été justement envoyé en Sibérie parce qu&#39;il ne voyait dans 1929 qu&#39;une crise cyclique du système et non pas son effondrement final ! Pour moi, comme pour Gorz, la sortie du capitalisme est plutôt liée à l&#39;économie immatérielle, ce qui est tout autre chose, transformant complètement le travail (c&#39;est le travail qui devient immatériel plus que les produits) et se situant dans un temps long qui n&#39;implique pas l&#39;effondrement immédiat du capitalisme industriel mais seulement son déclin relatif, très loin de pouvoir dire qu&#39;il touche à sa fin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s&#39;agit pas de ce qu&#39;on peut souhaiter mais de la réalité internationale. Ceci dit il y en a d&#39;autres qui fustigent ces déclarations prophétiques mais qui s&#39;imaginent qu&#39;il n&#39;y a eu qu&#39;un incident technique mal géré et que presque rien ne changera, ce qui est tout aussi idiot ! C&#39;est entre ces deux extrêmes qu&#39;il faudrait se tenir. Je pense qu&#39;il y aura une récession (relativement courte espérons le, pas si sûr) mais aussi des révolutions sans doute, un renversement du rapport de force entre capital et travail, une refondation de nos institutions au moins, avec l&#39;émergence d&#39;une économie immatérielle hors salariat, le déclin du dollar roi et de l&#39;hégémonie américaine enfin, une nouvelle &quot;Grande Transformation&quot; (Polanyi), un capitalisme plus régulé donc mais pas encore sa fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que Wallerstein imagine que les USA pourraient être le lieu où le conflit sera le plus aigu puisqu&#39;il pense possible une révolte armée ! Hypothèse audacieuse et bien peu probable mais si la révolution américaine était alors victorieuse cela leur redonnerait sans doute un rôle de leadership, il faut donc être prudent quand on parle de la fin de l&#39;Empire américain dont commence seulement le déclin, sous la forme actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plus forte raison pour le capitalisme mondial qui a encore de beaux jours devant lui, même s&#39;il devra être mieux encadré comme au temps des 30 glorieuses et s&#39;intégrer dans une économie mixte (ou économie plurielle). Il dépend beaucoup de nous d&#39;accélérer son déclin, mais cela ne se fera pas tout seul, ni ne nous tombera tout cuit dans le bec. Il ne suffira pas de tout nationaliser sans rien changer au système ni laisser de place au travail autonome de plus en plus répandu pourtant. Il ne sert à rien de se faire des illusions quand, ce qu&#39;il faut, c&#39;est profiter des opportunités historiques ouvertes par la crise pour donner forme à un système alternatif qui ne se construira pas en un jour ! Plutôt que d&#39;attendre un miracle il faut s&#39;y mettre dès maintenant à partir du local et de villes franches protégées de la mondialisation marchande par des &lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/index.php?2007/05/24/94-les-monnaies-locales-un-outil-pour-la-relocalisation-de-l-economie&quot;&gt;monnaies locales&lt;/a&gt;, entre autres (voir &lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/index.php?2008/10/03/149-la-reconstruction-du-monde&quot;&gt;La reconstruction du monde&lt;/a&gt;). La crise peut faire qu&#39;on soit obligé de s&#39;y mettre (comme en Argentine) et réclamer un &lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/index.php?2006/04/05/41-la-revolution-du-revenu-garanti&quot;&gt;revenu garanti &lt;/a&gt;pour tous afin d&#39;éviter un effondrement général de la demande et de toute l&#39;économie mais il ne faut pas s&#39;imaginer en avoir fini pour toujours avec le capitalisme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt; La crise la plus récente similaire à celle d&#39;aujourd&#39;hui est l&#39;effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s&#39;effondrer l&#39;emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C&#39;est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par &quot;faire système&quot; en s&#39;étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l&#39;effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n&#39;acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s&#39;exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n&#39;oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés... (Immanuel Wallerstein)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :&lt;a href=&quot;http://jeanzin.fr/index.php?2008/10/12/151-la-fin-du-capitalisme-vraiment#c2351&quot;&gt; Jean Zin&lt;/a&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1297425553790711002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1297425553790711002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/la-fin-du-capitalisme-vraiment.html' title='La fin du capitalisme, vraiment ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfnIfadbz8xGrAhFfFbBnJNlE5WvLIgqqd_S9o3GBkvChLTWIJopzn7MhO09JP0WJgEWOewVxyupUG6RjiyRui6WID_VAOlkTRNPdMYHnndk6ddH6FzuPh2AeNltyDvfn_zQVI/s72-c/Image+5.png" height="72" width="72"/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1650752308866041497</id><published>2008-10-07T16:48:00.004+02:00</published><updated>2008-10-07T17:27:50.564+02:00</updated><title type='text'>A la recherche des gènes de l&#39;hominisation</title><content type='html'>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcpD9DmbpHYJFCToa9jgNbUfFgt5xY4R3NdDPlDUgUq-oRdlAvYO8vct83BXTRYvOI0WDkFM1UVJBj6xbS3OA_NyKl8S8Wfz4nOacRNSKfH9J2toqEnVDjQrVNQWMYjEprYKKb/s1600-h/site2a_jpg.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcpD9DmbpHYJFCToa9jgNbUfFgt5xY4R3NdDPlDUgUq-oRdlAvYO8vct83BXTRYvOI0WDkFM1UVJBj6xbS3OA_NyKl8S8Wfz4nOacRNSKfH9J2toqEnVDjQrVNQWMYjEprYKKb/s320/site2a_jpg.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5254433218698122002&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Dans son ouvrage «Human, The Science behind what makes us unique»(1) le neuropsychologue Michaël S. Gazzaniga recense et enrichit les innombrables travaux ayant cherché à comprendre les changements survenus dans l&#39;histoire de l&#39;évolution des êtres vivants, grâce auxquels certains primates ont pu devenir des « humains » différents de leurs prédécesseurs, caractérisés par l&#39;aptitude au maniement des outils, au langage et à la conscience. Nous en donnerons ultérieurement une recension plus détaillée. Retenons que, dès le premier chapitre, il s&#39;interroge sur le rôle d&#39;un facteur généralement considéré comme déterminant dans l&#39;hominisation, l&#39;évolution de la taille du cerveau ou encéphalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Les « gènes de l&#39;encéphalisation »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On considère généralement que l&#39;accroissement des capacités cognitives a été parallèle à l&#39;augmentation de la taille des cerveaux. Certes, il n&#39;y a pas un rapport fixe entre le coefficient d&#39;encéphalisation (rapport entre le poids du cerveau et celui du corps) propre à chaque espèce et leurs aptitudes cognitives. D&#39;autres causes interviennent, notamment des différences dans les capacités de connectivité interne propres à tel ou tel type de cerveau. Par ailleurs comme il a été rappelé lors du colloque &quot;The Sapient Mind&quot; précédemment cité dans nos colonnes, on montre que les facteurs biologiques n&#39;ont pas été seuls à provoquer la marche vers l&#39;hominisation. La taille du crâne de Homo Floresiensis représente 1/3 de celle des humains actuels. Vers - 60.000 ans, la biologie et l&#39;organisation du cerveau ont cessé de se modifier et d&#39;autres facteurs, dits épigénétiques car résultant de l&#39;interaction avec le milieu culturel, ont entraîné le développement de capacités telles que l&#39;invention, le langage et le travail en commun. Il en est résulté un processus d&#39;enrichissement croisé entre le génome, l&#39;environnement et les êtres et outils avec lesquels chaque individu interagit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous ces réserves, c&#39;est bien cependant l&#39;augmentation de la taille du cerveau qui a marqué le départ de la différenciation entre les hominiens et leurs congénères primates. Or cette augmentation n&#39;a pu résulter que de l&#39;évolution d&#39;un certain nombre de gènes. Plusieurs d&#39;entre eux ont été identifiés il y a quelques années. Il s&#39;agit notamment des gènes Microcéphalin et ASPM dont les défectuosités provoquent des désordres graves de développement physique et mental. Ces gènes et d&#39;autres analogues étaient présents depuis longtemps dans les lignées de primates, mais ils ont évolué rapidement après la divergence entre hominiens et chimpanzés, ce qui laisse supposer qu&#39;ils ont bien été responsables de l&#39;explosion de la taille des cerveaux de nos ancêtres. Ils ont ainsi donné un avantage compétitif considérable à ces derniers. L&#39;augmentation de la taille du cerveau n&#39;a pas été uniformément répartie. Elle a favorisé le néocortex en général et certaines zones dans celui-ci, ainsi que le cervelet et la matière blanche importante pour la connectivité. Toutes ces régions sont déterminantes pour le développement des fonctions cognitives supérieures, y compris le langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait qu&#39;une question majeure se pose alors, celle que nous évoquions dans notre article précité : pour quelle raison les gènes commandant cette augmentation de taille et les conséquences qu&#39;elle a entraîné en matière de neurogenèse ont-ils évolué de cette façon chez les hominiens alors qu&#39;ils ne le faisaient pas chez les autres primates ni d&#39;ailleurs chez les autres animaux ? Il ne semble pas que des différenciations substantielles se soient produites de - 7 à - 2 millions d&#39;années, dans les milieux géographiques, forêts et savanes, où vivaient les uns à côté des autres les ancêtres de l&#39;homo et ceux des chimpanzés. Si les futurs hominiens s&#39;étaient trouvés isolés dans des milieux différents de ceux des autres singes forestiers, ils auraient pu développer des mutations favorisant l&#39;accroissement des capacités cognitives de leurs cerveaux. Mais aujourd&#39;hui, on a tendance à penser que globalement les milieux étaient les mêmes, aux époques capitales de la divergence. Il n&#39;est pas interdit d&#39;imaginer cependant que les mutations favorables se soient produites au sein de petits groupes s&#39;étant par hasard retrouvé isolés dans des éconiches très restreintes, groupes à qui elles auraient conféré rapidement un avantage compétitif considérable. Mais l&#39;explication semble un peu « tirée par les cheveux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Les gènes du langage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;aptitude au langage complexe, apparue bien plus tard que l&#39;accroissement de la taille des cerveaux, ne pose pas les mêmes questions. Il est évident depuis longtemps qu&#39;elle possède une base génétique. Il est évident aussi que le processus épigénétique d&#39;hominisation était déjà en cours depuis plusieurs millions d&#39;années. Les mutations permettant aux cerveaux des humains de commencer à s&#39;engager dans des échanges langagiers ont donc trouvé, aux alentours des années – 200.000, un environnement favorable à leur sélection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, s&#39;interroger sur les bases génétiques du langage ne consiste pas à se demander pourquoi, subitement, les humains se seraient mis à parler mais quels étaient les gènes dont les mutations ont favorisé cette aptitude. La réponse à cette question, activement étudiée aujourd&#39;hui, nécessite comme on le devine d&#39;abandonner tout réductionnisme génétique. Aucun gène n&#39;existe dont on puisse affirmer qu&#39;il s&#39;agit du gène du langage, brutalement apparu. Là encore, l&#39;évolution a été longue et ses résultats complexes, d&#39;ailleurs encore très largement mal connus à ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forme générale de la protéine FOXP2De la même façon que l&#39;action des gènes Microcéphalin et ASPM avaient été découverte en étudiant des anomalies morphologiques, ce fut en étudiant des troubles dans l&#39;expression langagière présentés par d&#39;une famille britannique, les KE, que l&#39;on identifia un gène baptisé FOXP2 dont une mutation provoquait les troubles en question. Le gène fut très rapidement baptisé «gène du langage» ou «gène de la grammaire». Plusieurs années après, il apparu que les choses n&#39;étaient pas si simples. Ce gène avait évolué bien avant les dinosaures et se trouve aujourd&#39;hui présent sous des versions peu différentes chez de nombreux animaux, allant des oiseaux aux chauves-souris et aux abeilles. Il a été aussi identifié chez les néanderthaliens. La protéine pour laquelle code le gène FOXP2, dite aussi FOXP2, est très peu différentes, de l&#39;homme aux autres espèces. Cependant, on a montré qu&#39;elle avait enregistré deux changements récents dans les 200.000 dernières années, correspondant à une évolution dans le gène FOXP2 survenue à une époque contemporaine à celle de l&#39;apparition des premiers langages humains. Pour s&#39;être répandue si rapidement, cette mutation devait présenter un avantage évolutionnaire important&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci ne veut pas dire cependant que le gène FOXP2 soit à proprement parler le gène du langage. Les choses sont bien plus complexes. L&#39;étude de son rôle dans les nombreuses espèces où il est présent montre qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un gène dit de transcription qui active de nombreux autres gènes (plusieurs centaines sans doute) et en invalide d&#39;autres, au fur et à mesure du développement. Il s&#39;exprime durant la mise en place de nombreux organes, poumons, œsophage, cœur et cerveau. Il commande l&#39;apprentissage et la mise en œuvre de nombreuses coordinations locomotrices permettant par exemple à l&#39;oiseau chanteur de former des vocalises complexes ou à la chauve-souris d&#39;utiliser son système d&#39;écholocalisation. Chez l&#39;homme, ses défaillances provoquent, comme l&#39;avait montré l&#39;étude de la famille KE, des troubles divers de la coordination des muscles et centres nerveux nécessaires au langage. Mais son action précise sur l&#39;organisation structurelle du cerveau et la croissance des neurones, notamment au niveau des aires intervenant dans le langage humain, reste encore à identifier. Des dizaines de gènes sont impliqués par ailleurs dont plusieurs s&#39;expriment différemment chez l&#39;homme et chez le chimpanzé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, si le gène FOXP2 n&#39;est pas exactement le gène du langage, tout en étant indispensable à la mise en place et au développement des aptitudes langagières, il reste à identifier les processus ayant permis voici 200.000 ans environ à nos ancêtres d&#39;utiliser leurs potentialités locomotrices pour échanger de véritables messages à contenus symboliques. On a suggéré que les premiers langages résultaient d&#39;une combinaison de gestes et mimiques, complétés de messages sonores du type de ceux courants chez les animaux. Probablement. Mais là encore, sous quelles impulsions et pour répondre à quelles exigences ? Rien n&#39;empêche de penser que, comme pour l&#39;utilisation des premiers outils, ce fut par un hasard judicieusement exploité que les premiers inventeurs du langage en ont découvert les vertus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu&#39;il en soit, les philosophes de l&#39;évolution pourront retenir de ces travaux deux conclusions très différentes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * Pour la première, l&#39;humain est véritablement spécifique, comme souhaite le démontrer l&#39;ouvrage de Michaël S. Gazzaniga,&lt;br /&gt;    * Pour la seconde au contraire, il existe une grande continuité dans le déploiement des gènes, qui relie en profondeur les hommes et les autres animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes&lt;br /&gt;(1) Michaël S. Gazzaniga. &quot;Human, The Science behind what makes us unique&quot; HarperCollins 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight:bold;&quot;&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On trouvera sur le site &lt;a href=&quot;http://www.well.ox.ac.uk/~simon/&quot;&gt;http://www.well.ox.ac.uk/~simon/&lt;/a&gt; un résumé des travaux sur le gène FOXP2 réalisés par le Dr Simon Fisher, de l&#39;Université d&#39;Oxford, qui fut l&#39;un de ses découvreurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :   Jean-Paul Baquiast  &lt;a href=&quot;http://www.automatesintelligents.com/&quot;&gt;Automates Intelligents&lt;/a&gt;  05/09/2008</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1650752308866041497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1650752308866041497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/la-recherche-des-gnes-de-lhominisation.html' title='A la recherche des gènes de l&#39;hominisation'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcpD9DmbpHYJFCToa9jgNbUfFgt5xY4R3NdDPlDUgUq-oRdlAvYO8vct83BXTRYvOI0WDkFM1UVJBj6xbS3OA_NyKl8S8Wfz4nOacRNSKfH9J2toqEnVDjQrVNQWMYjEprYKKb/s72-c/site2a_jpg.jpg" height="72" width="72"/></entry></feed>