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	<title>Entre pairs</title>
	<link>http://blogfr.p2pfoundation.net</link>
	<description>Le blog francophone de la fondation pour les alternatives P2P</description>
	<pubDate>Fri, 30 May 2008 15:06:01 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>GAME OVER, changeons l’Internet!</title>
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		<pubDate>Fri, 30 May 2008 15:06:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Auber</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
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		<description><![CDATA[Une contribution aux &#8221; Assises du numérique&#8221; et à la Semaine de l&#8217;Internet Mondial de Paris (22 au 28 juin 2008), par Olivier Auber, Olivier Zablocki (Ψ.observers)
Si pour nous, utilisateurs de base de l&#8217;Internet, la gouvernance du réseau ressemble à une collusion entre organismes techniques, commerciaux et politiques [1] , c&#8217;est que contrairement à l&#8217;opinion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Une contribution aux &#8221; Assises du numérique&#8221; et à la Semaine de l&#8217;Internet Mondial de Paris (22 au 28 juin 2008), par Olivier Auber, Olivier Zablocki (Ψ.observers)</em></p>
<p>Si pour nous, utilisateurs de base de l&#8217;Internet, la gouvernance du réseau ressemble à une collusion entre organismes techniques, commerciaux et politiques [1] , c&#8217;est que contrairement à l&#8217;opinion couramment admise selon laquelle l&#8217;Internet serait un organisme acentré fonctionnant de manière répartie, il est au contraire parfaitement centralisé [2]. Le réseau est organisé de manière hiérarchique au niveau de ses normes et de son infrastructure. Au sommet de la pyramide il y a les 13 grands registres d’adresses dites « racines DNS » qui ne forment en fait qu’une seule et même entité au coeur de laquelle se situe le fichier IANA des racines d&#8217;adressage qui conditionnent la topologie du réseau [3].</p>
<p>L&#8217;ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) assure l&#8217;intégrité de l&#8217;édifice au nom de l&#8217;intérêt général et des utilisateurs censés être au centre de tout. Dans les faits, ces utilisateurs ne sont jamais réellement partie prenante des discussions. Les grands groupes industriels et les Etats (autres que les Etats-Unis) font comme s&#8217;ils avaient voix au chapitre, mais c&#8217;est une illusion! En simplifiant à peine, à l&#8217;échelle mondiale, c&#8217;est le Département de la Défense américain et celui du Commerce qui ont le doigt sur le bouton ON/OFF du réseau, via des instances qu&#8217;ils contrôlent plus ou moins directement et divers avatars commerciaux, tels Google qui n&#8217;en finit pas de rafler toutes les données mondiales en même temps qu&#8217;une part toujours plus grande des cerveaux, des capitaux et des recettes publicitaires.</p>
<p>S&#8217;il en est ainsi, ce n&#8217;est pas le fait d&#8217;un quelconque complot. C&#8217;est la conséquence de l&#8217;architecture historique de l’Internet qui dès sa création a dessiné un monde où l&#8217;Europe et le reste du monde avaient déjà perdu. Les organes centraux américains ont toujours pris logiquement les décisions qu&#8217;il fallait pour renforcer leur position dominante et toutes les structures intermédiaires n&#8217;ont jamais rien fait d&#8217;autre que de se disputer les miettes (marchés locaux).</p>
<p>Trente ans après sa création, le &#8220;réseau des réseaux&#8221; a produit des concentrations capitalistiques sans précédent, cristallisées dans des infrastructures (backbones et serveurs DNS), des normes (protocoles d&#8217;échange, etc.), des codes (logiciels) et pour finir dans une langue dominante (l&#8217;anglais). La situation de monopole est le rêve du capitalisme, jusqu&#8217;à un certain point. Aujourd’hui, le grand méchant loup, voyant qu’il a dévoré tous les agneaux, commence à s&#8217;apercevoir qu’ils n’auront bientôt plus rien à se mettre sous la dent. Surtout les petits prédateurs locaux voient qu&#8217;ils se retrouveront bientôt sans proies. Si rien ne change, le capitalisme se sera tiré une balle dans le pied: GAME OVER.</p>
<p>Dans ce contexte de domination absolue, quelles chances a encore une quelconque pluralité linguistique et culturelle de s&#8217;imposer? A notre avis aucune, si on se contente de jouer suivant les règles du jeu actuelles. Les organismes internationaux qui portent ce type de revendications (UNESCO, SMSI, ISOC, @Large, etc.) sont intrinsèquement divisés, en proie à des conflits de légitimité sans fin. Ils ont recours en dernier ressort aux Etats dont les modalités démocratiques sont disparates, sujettes à caution, et archaïques en regard des usages de l&#8217;Internet. Après le 11 septembre 2001, les Etats sont devenus les principaux artisans du &#8220;tout sécuritaire&#8221; qui entraîne lui-même la défiance et le terrorisme que leur sécurité prétend combattre&#8230; La maigre souveraineté qu&#8217;ils tentent d&#8217;obtenir sur des zones linguistiques, géographiques et culturelles du réseau n&#8217;apparaît pas aux simples utilisateurs que nous sommes comme une planche de salut. Bien au contraire, nous la vivons comme un niveau de verrouillage supplémentaire reproduisant à une échelle plus réduite celui qui est à l&#8217;oeuvre à l&#8217;échelle mondiale. Le cas de la Chine est l&#8217;emblème de cette dérive, mais les pays européens ne sont pas en reste (pénalisation du P2P, généralisation de la surveillance du réseau via les serveurs DNS locaux, etc.). Ils n&#8217;apparaissent en rien comme des barrières au contrôle et à l&#8217;uniformisation des esprits. Pire, ils agissent en défenseurs des lobbies et en représentants de commerce de &#8220;l&#8217;Internet haut débit&#8221;. Mais nous ne voulons pas de cet Internet là qui livre les citoyens pieds et poings liés à des grands groupes! Bref, sur le plan linguistique et culturel aussi, nous sommes au bord de la déréliction complète. GAME OVER.</p>
<p>Entendons-nous bien: il ne s&#8217;agit pas de faire ici le procès des personnes impliquées dans les organismes cités plus haut, ni même de mettre en doute leur engagement et leur sincérité. Nous constatons simplement qu&#8217;ils fabriquent collectivement et à grand frais un monde dans lequel chacun d&#8217;entre eux, à titre individuel, ne désire même pas vivre. Tous sont finalement des victimes d&#8217;un phénomène systémique, à la racine duquel se trouve selon nous l&#8217;architecture actuelle de l&#8217;Internet héritée d&#8217;une conception ancienne et dépassée de la cybernétique [5].</p>
<p>Alors où est la sortie? Et bien peut-être dans l&#8217;exploration d&#8217;une nouvelle architecture du réseau.</p>
<p>Il est dit partout que la version actuelle du protocole sur lequel fonctionne l&#8217;Internet depuis 25 ans arrivera à saturation vers 2011 et qu&#8217;en conséquence le passage à sa version 6 (IPv6) devra avoir lieu avant, c&#8217;est-à-dire tout de suite [6]. Beaucoup n&#8217; y voient qu&#8217;un un saut quantitatif, à savoir que les nouvelles adresses disponibles à profusion (2 puissance 128, soit environ 2,56 × 10 puissance 38) pourront être utilisées pour identifier, relier et contrôler n&#8217;importe quoi (qui), ce qui peut être la source de nouveaux profits ; jusque là, rien de nouveau sur le fond. Mais il y a dans IPv6 l&#8217;amorce d&#8217;un changement qualitatif qui, selon nous, a une importance décisive: c&#8217;est la notion d&#8217;adressage de groupe connue sous le nom de &#8220;IP Multicast&#8221; définie par Steve Deering [7] dès 1985.</p>
<p>Dans l’Internet tel que nous le connaissons, il est impossible de réunir un « groupe » - ce terme désignant une assemblée en conversation synchrone ou asynchrone comprenant plus de deux personnes, ce qui peut vouloir dire des millions - sans avoir recourt à une machine particulière effectuant la commutation entre les individus. Cette machine dépend nécessairement d’un tiers extérieur au groupe (Facebook par exemple), c&#8217;est à dire que l&#8217;on est toujours &#8220;chez quelqu&#8217;un&#8221; lorsque l&#8217;on croit être dans une simple conversation avec autrui dans l&#8217;espace public. Il faut donc le dire et le répéter : à ce jour, il n&#8217;existe pas de véritable espace public sur l&#8217;Internet ! Dans le contexte de verrouillage commercial et sécuritaire du réseau auquel nous assistons, cela équivaut de plus en plus à une « interdiction de réunion sur la voie publique » puisque cette voie publique n&#8217;existe pas, en tous cas à une surveillance automatique des réunions privées.</p>
<p>Les « adresses de groupe » prévues dans la prochaine version de l’Internet font potentiellement sauter ce verrou. Elles ne sont pas attachées à une machine particulière. A ce jour, elles ne sont pas la propriété de qui que ce soit, et peuvent être choisies et utilisées par n’importe qui. Tel que défini par Steve Deering, le protocole Multicast est symétrique, c&#8217;est à dire qu&#8217;il est théoriquement possible pour tous de recevoir ET d&#8217;émettre un flux de quelque nature que ce soit sous couvert d&#8217;un numéro de groupe. Bien entendu, il faut pour cela des logiciels particuliers [8] capables de formater et d&#8217;interpréter ces données. Dès lors, il est possible avec le Multicast de faire de manière économique et sans dépendre de tiers, beaucoup de choses que l&#8217;ont fait déjà avec l&#8217;Internet actuel (dit Unicast), mais il est surtout envisageable de concevoir une toute nouvelle classe d&#8217;applications collaboratives distribuées qui pourraient rendre désuètes très rapidement celles du Web 2.0.</p>
<p>Il y a donc en germe dans IPv6 une toute nouvelle culture du réseau, voire un changement de paradigme qui pourrait remettre le compteur à zéro, à tout le moins rebattre les cartes entre les Etats-Unis et le reste du monde.</p>
<p>Ipv6 peut contribuer à créer enfin un véritable espace public sur l&#8217;Internet, à condition que cette idée soit défendue.</p>
<p>Ce changement, nous l’analysons comme le passage d’un réseau fonctionnant suivant une forme de « perspective temporelle » admettant comme points de fuite les serveurs assurant la commutation des groupes, à un autre où s’exercerait une « perspective numérique » [9] régulée par des « codes de fuite » que sont les adresses IP de groupe. Cette transformation extrêmement profonde pourraient conduire l&#8217;actuelle &#8220;économie de l&#8217;attention&#8221; a muter en une &#8220;économie du lien&#8221; impliquant de tout autres rapports sociaux. Elle induit au passage un renouveau complet des formes de légitimité des structures présidant aux destinées du réseau. Dans un esprit plus proche de la « seconde cybernétique » [10], ces organismes devront s’inclure eux-mêmes dans le système auquel elles président, et donc devenir acentrées, comme lui.</p>
<p>Evidemment, il y a nombre de barrières et d&#8217;écueils pour en arriver là. Si à première vue, les intérêts des lobbies semblent aller à l&#8217;encontre de la mise en place d&#8217;un Internet symétrique jusqu&#8217;à l&#8217;utilisateur même (ce qui conduit théoriquement à l&#8217;équivalence complète entre le &#8220;tuyau&#8221; d&#8221;une grande chaîne de télévision et de celui de Monsieur Tout le monde), nous sommes persuadés qu&#8217;après réflexion, les pouvoirs en question sont à même de comprendre que ce lâcher prise est un gage de survie pour eux-mêmes et pour l&#8217;économie mondiale. Mais pour qu&#8217;ils le comprennent, et que les opérateurs de télécommunication laissent effectivement passer les paquets Multicast, il va sans doute falloir le dire et le répéter plusieurs fois.</p>
<p>Les Etats-Unis ne bougeront pas tant qu’ils tirent plus de profits du statu quo que du changement. La Chine est en avance dans le passage à l&#8217;IPv6, mais c&#8217;est uniquement pour disposer des adresses qui lui manquaient et pour affermir son contrôle. C’est sans doute dans les Etats européens, et singulièrement en France qui est dans une situation d’échec politique, économique et industriel absolu dans le monde de l’Internet actuel que peut apparaître la nécessité et la possibilité d&#8217;un véritable changement.</p>
<p>Nous avons la conviction que ce changement ne pourra être obtenu par la seule force des acteurs qui se battent à l&#8217;intérieur des institutions de l&#8217;Internet version Ancien-Régime ou en confrontation directe avec celles-ci, quand bien même ils bénéficieraient d&#8217;une légitimité politique déléguée par les pouvoirs locaux. La résistance institutionnelle ne peut être fertile qu&#8217;à la condition qu&#8217;elle puisse s&#8217;adosser à la mise en œuvre massive par les utilisateurs eux-mêmes et dans un logique factuellement &#8220;bottom-up&#8221; de toutes les solutions exploitables aujourd&#8217;hui et allant dans la direction que nous avons rappelé, à savoir celle d&#8217;un Internet &#8220;symétrique&#8221;, centré sur l&#8217;utilisateur, et réalisant un véritable espace public. Elles sont plus nombreuses que l&#8217;on pourrait le croire : d&#8217;une part, parce que l&#8217;ensemble de l&#8217;ancien système de gouvernance de l&#8217;Internet se fissure naturellement sous le poids du nombre croissant d&#8217;utilisateurs du réseau et, d&#8217;autre part, parce que, outre ces fissures, une foule de niches locales peuvent dès maintenant être occupées autrement.</p>
<p>Nous en concluons à la nécessité de mettre en place sans plus attendre un dispositif massif permettant tout à la fois l&#8217;observation et le repérage des niches accessibles et la défense politique et juridique de tous ceux qui décideraient de les investir. Une organisation radicalement nouvelle, a été baptisée « Ψ.observer » à partir de la lettre grecque &#8220;psi&#8221; qui représente tout simplement l&#8217;acronyme de Personal Sustainable Internet (PSI), Internet Personnel et Durable. Son objet a été posé de telle manière qu&#8217;il puisse permettre à toute personne de revendiquer librement, sans autorisation ni déclaration préalable, une position d&#8217;observateur actif et de bénéficier du soutien de la communauté qui agira elle-même en tirant le maximum de profit de la puissance des organisations de pair à pair / peer to peer (P2P) qui s&#8217;imposent aujourd&#8217;hui comme le modèle d&#8217;avenir, démontré à travers de multiples exemples largement documentés notamment par la P2P Foundation [11].</p>
<p>Le premier acte de cette organisation nouvelle est le présent manifeste GAME OVER qui sera discuté le 28 juin 2008 lors d&#8217;une table ronde virtuelle (visioconférence) entre la Vallée de l&#8217;Ortolo en Corse du Sud et l&#8217; OpenCamp qui se tiendra au sommet de l&#8217;Arche de Défense pour clôturer la Semaine de l&#8217;Internet Mondial de Paris. Une version multilingue de ce manifeste sera solennellement remis aux participants à la 61ème Conférence annuelle des ONG organisée par l&#8217;UNESCO en septembre 2008 réunis sur le thème de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme (décembre 1948 - décembre 2008).</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>[1] ICANN, IANA, IETF, W3C, ISOC, IGF, WSIS, UNESCO, SMSI, ONU, etc.</p>
<p>[2] Medusa: la structure hiérarchique de l&#8217;Internet. Cette visualisation de l’Internet donne une idée de la centralisation de l’Internet, mais la sous-estime car elle ne considère que les flux, et non pas les registres d’adresses qui forment une seule et même entité. http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/427/medusa-la-structure-hierarchique-de-linternet</p>
<p>(3] RFC 2826: IAB Technical Comment on the Unique DNS Root<br />
Copyright (C) The Internet Society (2000). All Rights Reserved.<br />
http://tools.ietf.org/html/rfc2826</p>
<p>IANA (Internet Assigned Numbers Authority)<br />
http://www.iana.org/</p>
<p>[4] On a vu récemment comment NetworkSolutions, pour des bonnes ou de mauvaises raisons, en est venu à exercer une censure directe sur le film anti-islamiste de Geert Wilders : http://www.fitnathemovie.com/ Peine perdue évidemment puis que qu&#8217;il est disponible partout.</p>
<p>[5] Cette conception est celle de la &#8220;Première cybernétique&#8221; construite à partir de 1942 par Arturo Rosenblueth, John von Neumann et Norbert Wiener, et beaucoup d&#8217;autres, s’attachant aux interactions entre « systèmes gouvernants » (ou systèmes de contrôle) et « systèmes gouvernés » (ou systèmes opérationnels), régis par des processus de rétroaction ou feed-back..</p>
<p>[6] En France, Nerim, Free, et OVH proposent depuis peu à leurs abonnés de passer à IPv6, mais il n&#8217;est pas certain à l&#8217;heure qu&#8217;il est que la possibilité du Multicast symétrique évoquée dans cet article soit effectivement possible et si les paquets Multicast sont routés effectivement au delà du backbone de ces opérateurs. Pour ceux qui connaissent: dans le cas de Free, c&#8217;est la transition IPv4&amp;6 de Remi Dépres qui est implémentée. A voir quelles en sont les limites?</p>
<p>[7] RFC 966 - Host groups: A multicast extension to the Internet Protocol S. E. Deering, D. R. Cheriton, Stanford University, December 1985. http://www.faqs.org/rfcs/rfc966.html</p>
<p>Dans IPv4, la possibilité d&#8217;utiliser des adresses de groupe n&#8217;était qu&#8217;une verrue (extension) qui n&#8217;a été utilisée par les opérateurs que pour optimiser la bande passante sur leur réseau interne (backbone). C&#8217;est aussi ce qui a permis d&#8217;amener la télévision sur l&#8217;Internet et de proposer la réception de centaines de canaux aux abonnés de l&#8217;ADSL. Grâce au Multicast, les flux ne sont émis qu&#8217;une seule fois depuis les sources et ne sont routés jusqu&#8217;au destinataire que si celui-ci le demande. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un protocole d&#8217;une grande économie, à tel point que depuis peu les gens d&#8217;Hollywood y voient l&#8217;avenir même de la télévision. C&#8217;est une vision commerciale fort étriquée des services que peut rendre Multicast.</p>
<p>&#8220;The Once and Future King: Multicast looks to (finally) be the future of television.&#8221;<br />
http://www.pbs.org/cringely/pulpit/2007/pulpit_20071221_003697.html</p>
<p>[8] Il se trouve que ces logiciels existent, au moins au stade de prototypes, et que beaucoup d&#8217;entre eux ont été développé à la fin des années 90 à l&#8217;INRIA et à l&#8217; ENST Paris.<br />
http://www.infres.enst.fr/~dax/guides/multicast/mdownload.html</p>
<p>En 94, Olivier Auber eu la chance de pouvoir impulser le développement de l&#8217;un des tout premiers logiciels Multicast (&#8221;gp&#8221; en bas de la liste) dont la version unicast se trouve là:<br />
http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=GenerateurPoietique</p>
<p>[9] Ces attendus théoriques sur le changement de paradigme dont est gros le passage à l&#8217;IPv6 figurent dans une étude publiée fin 2007 par l&#8217;Observatoire des Territoires Numériques (OTEN) à laquelle l&#8217;un d&#8217;entre nous a contribué (Olivier Auber) http://anoptique.org/PDF (Partie &#8220;cadrage théorique&#8221; de la page 11 à la page 37). Ce texte est également accessible sur wiki à l&#8217;adresse: http://perspective-numerique.net</p>
<p>[10] Seconde cybernétique développée à partir de 1953 par Heinz von Foerster, puis par Ilya Prigogine, Humberto Maturana, Francisco Varela, etc.</p>
<p>[11] The Foundation for P2P Alternatives : http://www.p2pfoundation.net
</p>
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		<title>Kit de survie dans un monde P2P</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 09:50:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Technologies</category>
	<category>Société</category>
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		<description><![CDATA[Kit de survie dans un monde P2P
Invités : Alain Prochiantz, neurobiologiste, Michel Bauwens, président
de la P2P Foundation et Annie Abrahams, artiste
Jamais il n&#8217;avait été possible de voir et/ou contrôler à distance et
dans l&#8217;instant d&#8217;aussi vastes territoires (humains, objets ou signes)
depuis un même point, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un centre de commandement, du
siège d&#8217;une multinationale ou d&#8217;un moteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kit de survie dans un monde P2P</p>
<p>Invités : Alain Prochiantz, neurobiologiste, Michel Bauwens, président<br />
de la P2P Foundation et Annie Abrahams, artiste</p>
<p>Jamais il n&#8217;avait été possible de voir et/ou contrôler à distance et<br />
dans l&#8217;instant d&#8217;aussi vastes territoires (humains, objets ou signes)<br />
depuis un même point, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un centre de commandement, du<br />
siège d&#8217;une multinationale ou d&#8217;un moteur de recherche. Jamais non<br />
plus les échanges horizontaux n&#8217;avaient permis l&#8217;émergence de<br />
nouvelles formes de savoir et d&#8217;organisation à la Wikipédia. Alors que<br />
les internautes transgressent allègrement les lois (« tous pirates !<br />
»), les entreprises prennent la place des gouvernements sur les<br />
questions de vie privée… Ces mutations s&#8217;accompagnent d&#8217;une crise<br />
d&#8217;identité profonde, soit que les individus ne se reconnaissent plus<br />
dans les édifices hiérarchiques (Etats, organisations commerciales,<br />
etc.), soit que les échanges non hiérarchisés ne représentent pas<br />
(encore) une réalité tangible pour eux. Peut-on imaginer de<br />
s&#8217;affranchir du centre physique, comme le suggèrent les développements<br />
des protocoles du P2P (peer to peer, pair à pair ou point à point, les<br />
transferts d&#8217;informations d&#8217;un ordinateur à un autre) dans la future<br />
version de l&#8217;Internet (IPv6) ?</p>
<p>Comment vivre dans un monde pair à pair, de qui à qui et d&#8217;où à où?<br />
Pour leur deuxième édition, les rencontres « Internet mon Amour », à<br />
l&#8217;initiative d&#8217;«artisans» du réseau (chercheurs, artistes, critiques,<br />
observateurs et activistes), invitent à croiser les regards : Annie<br />
Abrahams, net-artiste sensible, qui, au travers de performances on et<br />
offline, interroge la part organique des échanges virtuels, Alain<br />
Prochiantz, neurobiologiste professeur au Collège de France, qui a mis<br />
à jour certains phénomènes d&#8217;échanges intercellulaires (des échanges<br />
P2P biologiques ?) et Michel Bauwens, président de la Fondation P2P<br />
qui défend un modèle<br />
non-hiérarchique d&#8217;interaction sociales) rapprocheront leurs visions<br />
d&#8217;un corps social et d&#8217;un corps biologique en cours de redéfinition.</p>
<p>Après une première séance, « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », en<br />
février dernier autour de Geert Lovink, théoricien des médias, les<br />
rencontres «Internet mon amour» tissent des liens entre réseaux<br />
immatériels et monde de la pensée (écrivains, biologistes,<br />
philosophes). Parce que les enjeux culturels, économiques, politiques,<br />
sociaux et identitaires d&#8217;Internet dépassent ses acteurs.</p>
<p>Les « artisans » d&#8217;Internet mon amour: Olivier Auber, chercheur,<br />
Xavier Cahen, net-artiste, Agnès de Cayeux, net-artiste, Géraldine<br />
Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste,<br />
Valentin Lacambre, figure de l&#8217;Internet indépendant, fondateur<br />
d&#8217;Altern et Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et<br />
cyberféministe, Albertine Meunier, net-artiste, Annick Rivoire,<br />
créatrice du site Poptronics, Anne Roquigny, curatrice nouveaux<br />
médias, Cyril Thomas, historien de l&#8217;art.</p>
<p>Une production du Centre Pompidou <<a href="http://www.centrepompidou.fr">http://www.centrepompidou.fr</a>> en<br />
partenariat avec Poptronics <<a href="http://www.poptronics.fr">http://www.poptronics.fr</a>> , l&#8217;agenda des<br />
cultures électroniques
</p>
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		<item>
		<title>Video: Michel Bauwens sur P2P</title>
		<link>http://feeds.feedburner.com/~r/EntrePairs/~3/230280440/</link>
		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2008/02/06/video-michel-bauwens-sur-p2p/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 13:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>James Burke</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Video</category>
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		<description><![CDATA[ 

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			<content:encoded><![CDATA[<p><embed style="width:400px; height:326px;" id="VideoPlayback" type="application/x-shockwave-flash" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=9105417656229864420&#038;hl=en" flashvars=""> </embed>
</p>
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		<item>
		<title>Troisième édition des tables rondes  du futur</title>
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		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2008/01/13/troisieme-edition-des-tables-rondes-du-futur/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Jan 2008 15:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Technologies</category>
	<category>Société</category>
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		<description><![CDATA[http://www.lafabriquedufutur.org/TablesRondesduFuturDesign.html
&#8220;Le design du futur&#8221; : son rôle dans la prospective et l&#8217;innovation, le mardi 15 janvier 2008 à la Bourse de Commerce de Paris. Colloque de 14h à 19h + cocktail &#8220;design, futuriste et sensoriel&#8221;.
Le design est un secteur d&#8217;activité protéiforme. Il balaye des champs d&#8217;activités multiples, espace, surface, objet, mix médias, etc&#8230; et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>http://www.lafabriquedufutur.org/TablesRondesduFuturDesign.html</p>
<p><em>&#8220;Le design du futur&#8221; : son rôle dans la prospective et l&#8217;innovation, le mardi 15 janvier 2008 à la Bourse de Commerce de Paris. Colloque de 14h à 19h + cocktail &#8220;design, futuriste et sensoriel&#8221;.</p>
<p>Le design est un secteur d&#8217;activité protéiforme. Il balaye des champs d&#8217;activités multiples, espace, surface, objet, mix médias, etc&#8230; et de ce fait il est difficilement cernable, car il concerne l&#8217;ensemble de nos modes de vie. Et si le design était une voie privilégiée pour détecter des usages émergents, imaginer un futur désirable et le faire advenir ?</em>
</p>
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		<item>
		<title>P2P ou retour à la barbarie</title>
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		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2007/11/27/p2p-ou-retour-a-la-barbarie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2007 22:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vasilis Kostakis</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
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		<description><![CDATA[La production et la propriété entre pairs  émergent à travers les mailles de l’économie du marché, en rappelant la lave qui couvre progressivement l’ancienne terre et en crée une nouvelle. Marx avait déjà décrit un passage vers le socialisme précisant qu&#8217;une fois la production suffisante, on passerait à l&#8217;avènement du communisme. Cependant, ce qu’ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">La production et la propriété entre pairs  émergent à travers les mailles de l’économie du marché, en rappelant la lave qui couvre progressivement l’ancienne terre et en crée une nouvelle. Marx avait déjà décrit un passage vers le socialisme précisant qu&#8217;une fois la production suffisante, on passerait à l&#8217;avènement du communisme. Cependant, ce qu’ il n’ avait pas prévu c’ était l’émergence d’une forme de “communisme” celle du   “Commonisme” et qui existe déjà  dans la production immatérielle. Oscar Wilde mentionne que “le progrès est la prise de conscience de l’utopie” et les mouvements comme celui de la Wikipedia, et  du logiciel libre  prouvent que rien n’est impossible - utopique - lorsque cette prise de conscience est fondée sur   le savoir collectif  et la création utilisant des procédés et des pratiques démocratiques.</p>
<p>Le mouvement peer to peer permet une nouvelle forme de coopération sociale,  d’interaction  et d’ interconnexion.  <span lang="FR">D’ </span>où<span lang="FR"> son  rôle catalyseur  dans la création et  la formation  de nouvelles structures économiques et sociales. </span>Les pratiques pair à pair émergent en tant que base d’une nouvelle culture autonome et créative. L’ancien dilemme “socialisme ou barbarie” qui<br />
avait été posé par de nombreux universitaires et non universitaires , comme Cornelius Castoriadis et Rosa Luxemburg doit  de nos jours être redéfini. Bauwens dans son essai “P2P et l’Evolution Humaine ” esquisse la redéfinition précitée : “P2P ou retour à la barbarie”.  Le  mouvement P2P est  pratiquement une révolution, qui crée la société dont il rêve , au sein d’ une société qui existe déjà, mais qu’ il compte dépasser ou plutôt  se déposer sur elle.
</p>
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		<item>
		<title>Hervé Le Crosnier sur la conférence  Living Knowledge 3</title>
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		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2007/09/25/herve-le-crosnier-sur-la-conference-living-knowledge-3/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 18:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Epistémologies et sciences</category>
	<category>Société</category>
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		<description><![CDATA[(le message qui suit est d&#8217;Hervé Le Crosnier)
Bonjour,
	Le conférence &#8220;Living Knowledge 3&#8243; s&#8217;est tenue à Paris du 30 août au premier septembre. A l&#8217;initiative de
- La Fondation sciences citoyennes
		http://sciencescitoyennes.org
- Le réseau international des boutiques de sciences
		http://scienceshops.org
Les thèmes tournaient autour de l&#8217;appropriation citoyenne des sciences et techniques, et son complément, l&#8217;intégration des questions posées par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(le message qui suit est d&#8217;Hervé Le Crosnier)</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>	Le conférence &#8220;Living Knowledge 3&#8243; s&#8217;est tenue à Paris du 30 août au premier septembre. A l&#8217;initiative de<br />
- La Fondation sciences citoyennes<br />
		http://sciencescitoyennes.org</p>
<p>- Le réseau international des boutiques de sciences<br />
		http://scienceshops.org</p>
<p>Les thèmes tournaient autour de l&#8217;appropriation citoyenne des sciences et techniques, et son complément, l&#8217;intégration des questions posées par les citoyens dans la recherche. Il est significatif qu&#8217;elle soit organisée conjointement par une association de réflexion et de mobilisation sur le statut de la science et de la technoscience dans les sociétés modernes, et par un réseau de service aux associations et communautés, cherchant à proposer des études, solutions, analyses et recherches à partir de leur demande.</p>
<p>Plus de 300 participants sur 20 pays ; de nombreux compte-rendu d&#8217;expériences de &#8220;recherche action&#8221; ou de &#8220;community based and participatory research&#8221; (recherches participatives appuyées<br />
sur les communautés, ce dernier terme ayant une connotation différente de celle qui prévaut en France) ; des questions théoriques et des propositions administratives (Communauté Européenne et Région Ile de France, ou Gouvernement du Canada)&#8230; la dynamique qui s&#8217;y est fait jour a été des plus enthousiasmantes.<br />
La forte présence de la biologie et de la médecine, des techniques informatiques et nucléaires à côté des sciences sociales montre que ces questions de création d&#8217;un nouveau rapport entre la recherche et les citoyens touche toutes	les activités. La &#8220;recherche coopérative&#8221; accorde deux savoirs	distincts : celui des chercheurs, dotés de méthodologies et s&#8217;interrogeant sur leurs propres pratiques et celui des &#8220;praticiens&#8221; et des groupes concernés (par exemple les paysans<br />
sélectionnant les &#8220;semences fermières&#8221; travaillant avec des biologistes de l&#8217;INRA).<br />
L&#8217;expertise&#8221; est répartie, et trouver la bonne conjugaison fait avancer les communautés, qui apprennent collectivement, autant que la recherche. Une des issues de cette conférence nous invite à nous interroger sur cette notion d&#8217;&#8221;expertise&#8221;, sur son usage politique et les tenants réels de sa validité scientifique.</p>
<p>Ainsi, traditionnellement, le &#8220;transfert de technologie&#8221; se fait des Universités en direction du secteur marchand. Ce fut donc très intéressant de voir la DG &#8220;développement durable &#8221; de la<br />
Commission européenne lancer une nouvelle appellation: &#8220;research for the benefit of special groups&#8221;, avec deux branches : l&#8217;une pour les entreprises, l&#8217;autre pour la société civile. De même,<br />
la proposition de la Région Ile-de-France, qui commence à être imitée, d&#8217;initier des PICRI, (Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et pour l&#8217;Innovation)(http://www.picri.fr).</p>
<p>La dynamique des &#8220;conférences de consensus&#8221; développée par Jacques Testard est elle aussi une nouvelle définition sociale	de l&#8217;&#8221;expertise&#8221; : les citoyens font des propositions suite à<br />
des séances plénières (hearings) de questions à des spécialistes ayant des propositions différentes, parfois opposées. Mais à la différence de l&#8217;&#8221;opinion&#8221; qui pourrait se dégager d&#8217;un tel<br />
exercice, les &#8220;conférences de consensus&#8221; organisent un processus de formation préalable, afin que les citoyens qui vont prendre position collectivement (tirés au hasard et ayant accepté de<br />
suivre cette formation) aient acquis  dans les trois mois qui précèdent les moyens de comprendre réellement les enjeux. Un processus démocratique nouveau, particulièrement adapté aux technologies de rupture, mais qui peut être élargi dans bien des situations (communes, régions, parlements, inter-associations). Car modifier la perception des groupes et des citoyens est un des résultats d&#8217;une recherche participative. Il s&#8217;agit de développer un paradigme inverse de la &#8220;recherche hélicoptère&#8221; (Syed M. Ahmed, Winconsin) dans lesquelles les scientifiques<br />
arrivent dans les communautés, prennent les idées, les échantillons, les données et repartent les exploiter dans leurs universités (pour éventuellement y déposer des brevets comme dans le phénomène dit &#8220;biopiraterie&#8221;).</p>
<p>Un tel engagement avec les communautés n&#8217;est pas sans mettre à risque le chercheur, comme nous a rappelé dans une très émouvante communication Ignacio Chapela, de l&#8217;Université de<br />
Berkeley, qui travaillait sur le  long terme avec des communautés indigènes d&#8217;Oaxaca sur l&#8217;analyse de la terre et des plantes au niveau microscopique et génétique. Quand cette<br />
communauté a pu se doter d&#8217;un système d&#8217;analyse d&#8217;ADN, et l&#8217;utiliser sur les variétés locales, on s&#8217;est aperçu que des gènes modifiés étaient présents sur les maïs&#8230; dans l&#8217;endroit même où cette céréale est née et a été cultivée et sélectionnée durant des millénaires. Ce qui a grandement fâché l&#8217;industrie, et fait connaître au chercheur la puissance de leurs forces de<br />
blocage et de sanction. (la saga complète dans deux articles : The sad saga of ignacio Chapela, John Ross http://www.theava.com/04/0218-chapela.html<br />
		Tuez le messager (traduction d&#8217;un article de Justin<br />
		Gerdes, Mother Jones)</p>
<p>http://www.france.attac.org/spip.php?article231 )</p>
<p>La question de la protection scientifique et juridique des &#8220;lanceurs d&#8217;alerte&#8221; devient un élément essentiel d&#8217;une nouvelle politique scientifique. Car la recherche participative est aussi un moyen d&#8217;organiser un nouveau &#8220;contrat de recherche&#8221;, face à la tendance réductionniste et calculatoire des programmes de recherche actuels. Les méthodes et conceptions de la science ont été<br />
bouleversées avec les modes d&#8217;évaluation et de financement de la recherche. Dans la stratégie européenne dite &#8220;de Lisbonne&#8221;, la &#8220;société du savoir&#8221; développe les recherches qui favorisent la<br />
&#8220;compétitivité&#8221;, en oubliant l&#8217;étude des impacts sur la santé, la durabilité et la compréhension sociale.Helen Wallace de Genewatch (http://genewatch.org) nous a montré que cette dynamique pousse par exemple à la création du secteur de recherche des &#8220;Nutrigenomics&#8221;, avec l&#8217;idée que les aliments	doivent être adaptés aux caractères génétiques des individus.</p>
<p>Une telle conception fait disparaître à la fois la clinique médicale, et la notion de symptôme, pour renvoyer à des	dispositions individuelles&#8230; et donner des médicament &#8220;personnalisés&#8221; à des gens en bonne santé&#8230; qui représentent un marché plus solvable.<br />
La conclusion de Angelika Hilbeck de Zurich représente bien le nouveau défi de la recherche :&#8221; organiser un financement pour favoriser les &#8220;biens publics&#8221; et pas seulement les &#8220;publics&#8221;".</p>
<p>Organiser le partage global des connaissances par des programmes audacieux et croisés, intégrant toutes les composantes de la société. La privatisation du savoir, liée à la perte d&#8217;autonomie des Universités dans le monde entier, et à l&#8217;absence de financement pour les laboratoires indépendants, se traduit par deux coins plantés dans la recherche publique : &#8220;ce que nous (l&#8217;entreprise ayant financé la recherche) savons ne peut pas être partagé (pas de publication) et ce que nous craignons ne peut pas être recherché (pas de financement)&#8221;.</p>
<p>Après une telle conférence, la proposition présentée par Gus Massiah de l&#8217;ONG CRID (Centre de Recherche et d&#8217;Information pour le Développement) d&#8217;organiser un nouveau lien entre les<br />
mouvements sociaux et la recherche scientifique et technique a été fortement applaudie. Il s&#8217;agit de préparer, dans le cadre du prochain &#8220;Forum social mondial&#8221; qui se déroulera à Bélem (Brésil) en janvier 2009, la tenue d&#8217;une conférence sur la science et la technique, en mobilisant les chercheurs et les universitaires du monde entier pour ce dialogue constructif d&#8217;une science coopérative, ouverte sur les problèmes de la société et associée aux mouvements citoyens.</p>
<p>Un appel est en cours de rédaction (ouverte) et sera proposé à signature à la mi-septembre avant d&#8217;être rendu public fin octobre, le temps de trouver des relais dans tous les continents<br />
et suivant plusieurs choix et orientations, dans la tradition des forums sociaux. Vous pouvez participer (ou suivre) ce débat pour l&#8217;instant uniquement sur une liste de discussion ouverte  :</p>
<p>http://le-forum.net/wws/info/wsf-fsm-st</p>
<p>Quand la demande des communautés en analyses, études, rapports, formation populaire et outils techniques rencontre l&#8217;offre d&#8217;une science ouverte, participative, la &#8220;société de la connaissance&#8221;<br />
prend un tour nouveau, réellement ancré dans le savoir partagé.</p>
<p>Hervé Le Crosnier
</p>
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		<title>La semaine québecoise de l’informatique libre</title>
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		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2007/09/01/62/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 15:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Société</category>
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		<description><![CDATA[voir :http://www.sqil.info/fr/sqil-2007-quatrieme-edition
&#8220;Pour un développement durable
C&#8217;est pour une quatrième année consécutive qu&#8217;individus et organismes de tous les coins du Québec s&#8217;associent pour la Semaine québécoise de l&#8217;informatique libre. Le lancement du nouveau site web de la SQIL représente le début de l&#8217;organisation des activités qui se dérouleront du 15 au 23 septembre 2007. L&#8217;objectif de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>voir :http://www.sqil.info/fr/sqil-2007-quatrieme-edition</p>
<p>&#8220;Pour un développement durable</p>
<p>C&#8217;est pour une quatrième année consécutive qu&#8217;individus et organismes de tous les coins du Québec s&#8217;associent pour la Semaine québécoise de l&#8217;informatique libre. Le lancement du nouveau site web de la SQIL représente le début de l&#8217;organisation des activités qui se dérouleront du 15 au 23 septembre 2007. L&#8217;objectif de la SQIL est de promouvoir le logiciel libre et d&#8217;entretenir une relation de confiance et de partage entre les usagers et ces logiciels à travers l&#8217;entraide et l&#8217;échange de connaissances.</p>
<p>Le thème de cette année, Pour un développement durable, engage les participants à forger des bases solides avant et pendant l&#8217;événement afin de mieux présenter les enjeux du logiciel libre sous toutes ses formes. Étant en pleine effervescence, la philosophie du libre redéfini notre vision du logiciel et de nos droits quant à celui-ci. Il est donc important de bien informer les gens dès le départ afin de favoriser sa croissance au sein de la population mondiale, autant chez les entreprises, les associations et les particuliers.</p>
<p>Cependant, un événement à l&#8217;échelle provinciale ne s&#8217;orchestre pas tout seul. C&#8217;est pourquoi les organisateurs de la SQIL sont à la recherche de gens voulant aider et participer à l&#8217;organisation d&#8217;un événement d&#8217;une telle envergure. Que vous soyez une entreprise, un organisme à but non lucratif, un média, une école, ou autre, vous pouvez participer à l&#8217;effort collectif en proposant des activités, en faisant la promotion de la SQIL et du libre ou bien en donnant un coup de pouce avec l&#8217;organisation pour le site web, le dépliant, l&#8217;affiche, etc.</p>
<p>Pour de plus amples informations concernant les activités organisées, les ressources mises à votre disposition en tant qu&#8217;organisateur ou pour obtenir des informations d&#8217;ordre générales, consultez le site web de la SQIL régulièrement.&#8221;</p>
<div class="feedflare">
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		<title>Pouvoirs et savoirs dans la Wikipedia</title>
		<link>http://feeds.feedburner.com/~r/EntrePairs/~3/149739141/</link>
		<comments>http://blogfr.p2pfoundation.net/2007/08/29/pouvoirs-et-savoirs-dans-la-wikipedia/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Aug 2007 18:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Organisations</category>
		<guid isPermaLink="false">http://blogfr.p2pfoundation.net/2007/08/29/pouvoirs-et-savoirs-dans-la-wikipedia/</guid>
		<description><![CDATA[Une fascinante étude sur l&#8217;histoire de la gouvernance et le pouvoir dans la communauté Wikipedia, une série en trois parties publiée par Homo Numericus  .
Voici l&#8217;introduction:
&#8220;Au delà d&#8217;interrogations un peu puériles sur la qualité ou l&#8217;absence de qualité intrinsèque de cette encyclopédie qu&#8217;on aborderait comme un « produit » fini, il peut être intéressant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fascinante étude sur l&#8217;histoire de la gouvernance et le pouvoir dans la communauté Wikipedia, une <a href="http://www.homo-numericus.net/spip.php?article273">série en trois parties</a> publiée par Homo Numericus  .</p>
<p>Voici l&#8217;introduction:</p>
<p>&#8220;Au delà d&#8217;interrogations un peu puériles sur la qualité ou l&#8217;absence de qualité intrinsèque de cette encyclopédie qu&#8217;on aborderait comme un « produit » fini, il peut être intéressant de se pencher sur le mode de fonctionnement de cette entreprise, considérée cette fois comme un système social, un lieu de coordination et de coopération entre plusieurs milliers de participants ; amendable par tous, éditable indéfiniment, Wikipédia n&#8217;est en effet jamais « finie » - pas plus que ne l&#8217;est le savoir d&#8217;ailleurs, en perpétuel renouvellement. De ce simple fait, il est bien plus pertinent de s&#8217;interroger sur la manière dont le travail de co-construction des connaissance s&#8217;accomplit en permanence, que sur la « vérité » de tel ou tel énoncé qui y serait produit. C&#8217;est exactement ce que fait Sylvain Firer-Blaess dans cette série de trois articles qu&#8217;il a accepté de publier pour Homo Numericus. S&#8217;appuyant sur les travaux de Foucault, mais pas ceux auquel on s&#8217;attendrait, il développe une analyse politique percutante de Wikipedia comme lieu où s&#8217;exerce et refuse de s&#8217;exercer en même temps une certaine forme de pouvoir. Pour lui, et il l&#8217;expliquera dans ses deuxième et troisième parties de cette série, Wikipédia est traversé d&#8217;une tension qui lui est propre et qu&#8217;il tente de qualifier en démontant à la fois les moeurs et les mécanismes de régulation de cette communauté très particulière. Pour l&#8217;heure, il nous la présente, dans ses dimension techniques et historiques. Ce travail est issu d&#8217;un mémoire de fin d&#8217;étude présenté à l&#8217;IEP de Lyon.&#8221;
</p>
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		<title>La démocratie non-représentative selon Thierry Crouzet</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jul 2007 19:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
	<category>Société</category>
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		<description><![CDATA[Intro de Michel Bauwens :
La Foundation P2P distingue 3 grands processus bases sur la dynamique relationelle entre pairs: la production entre pairs, la gouvernance entre pairs, et la propriété entre pairs. La gouvernance entre pairs est l&#8217;ensemble de processus utilisés par les groupes engagés dans des processus de partage ou de production en commun, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intro de Michel Bauwens :<br />
La Foundation P2P distingue 3 grands processus bases sur la dynamique relationelle entre pairs: la production entre pairs, la gouvernance entre pairs, et la propriété entre pairs. La gouvernance entre pairs est l&#8217;ensemble de processus utilisés par les groupes engagés dans des processus de partage ou de production en commun, pour gérer leur projets, prendre des décisions, etc.. La gouvernance entre pairs se distingue de la démocratie representative dans la mesure où chacun participe aux decisions concernant les projets auxquelles il/elle participe. Ces évolutions sont suivis en details dans les pages suivantes ( http://www.p2pfoundation.net/Category:Governance).</p>
<p>C&#8217;est donc avec un grand interet que nous lisons la <a href="http://blog.tcrouzet.com/2007/06/25/la-democratie-non-representative">définition suivante </a>de la peer democracy, par Thierry Crouzet, qui réfère entre autres aux travaux de notre collaborateur Vasilis Kostakis ( http://www.p2pfoundation.net/Laser_Theory_of_Social_Change)</p>
<p>Une question fondamentale est la suivante: est-ce que la peer democracy remplace, ou complète, la democratie representative? Le billet de Thierry pourrait faire croire à la premiere hypothese, mais je pense que la democratie est une technique pour gérer des resources rares (la rarete), par contre, la democratie des pairs fonctionne dans un contexte d&#8217;abondance, ou le problème de gestion de resources ne se pose pas, ou en tout cas, pas de la même facon.</p>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous?</p>
<p>Michel Bauwens</p>
<p>Un extrait du &#8220;<a href="http://blog.tcrouzet.com/2007/06/25/la-democratie-non-representative/">blog du peuple des connecteurs</a>&#8221; de Thierry Crouzet  </p>
<p> &#8220;1. C’est une société d’égal-à-égal, mise en œuvre dans le monde du logiciel libre, du P2P et d’internet en général. On peut en trouver d’autres exemples historiques. J’ai évoqué il y a peu les Apaches.<br />
   2. La structure horizontale plutôt que verticale favorise la communication interindividuelle, la réactivité, l’émergence de l’intelligence collective.<br />
   3. Puisqu’il n’y a plus de représentant chacun est responsable. Si nous voyons un pauvre, c’est de notre seule faute. Si nous en avons les moyens, nous devons l’aider. L’entraide émerge alors d’un réseau d’entraide (les forums sur internet) plutôt que d’une volonté supérieure incarnée par l’État.<br />
   4. Les structures hiérarchiques peuvent apparaître mais ponctuellement : des hiérarchies de projets où des leaders prennent les commandes uniquement le temps des projets. En fait, la hiérarchie n’apparaît que si elle apporte un bénéfice et uniquement pendant cette durée.<br />
   5. La décentralisation est corolaire de l’égalité. Des institutions centralisées impliquent en elles-mêmes une forme de hiérarchie. Ce que nous appelons aujourd’hui l’État devient une structure dynamique qui, elle aussi, émerge des interactions entre les individus. L’État serait la somme des réseaux d’entraide.&#8221;</p>
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		<title>La “tontine des blogueurs”</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 19:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Remy Sussan</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une tontine:
&#8220;La tontine est une forme d&#8217;épargne et de crédit. Ce mécanisme de financement existe dans toutes les sociétés traditionnelles.
Le principe de la tontine est celui d’un échange circulaire et égalitaire d&#8217;un bien, d&#8217;un service ou d&#8217;argent à l&#8217;intérieur d&#8217;un groupe de personnes qui appartiennent le plus souvent au même cercle ethnique.
La tontine d&#8217;argent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.wikiservice.at/fractal/wikidev.cgi?FR/Tontine">Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une tontine</a>:</p>
<p>&#8220;La tontine est une forme d&#8217;épargne et de crédit. Ce mécanisme de financement existe dans toutes les sociétés traditionnelles.</p>
<p>Le principe de la tontine est celui d’un échange circulaire et égalitaire d&#8217;un bien, d&#8217;un service ou d&#8217;argent à l&#8217;intérieur d&#8217;un groupe de personnes qui appartiennent le plus souvent au même cercle ethnique.</p>
<p>La tontine d&#8217;argent est vivace au sein de communautés où les banques refusent d&#8217;intervenir. Des groupes d&#8217;amis, de voisins ou de collègues peuvent alors se constituer afin de proposer, sur la base de la confiance, des aides à chacun des membres : les cotisations des membres et les remboursements permettent de financer les projets.</p>
<p>Le système fonctionne car les relations sociales créent un équilibre du système (pression par les pairs). Dans des contextes moins communautaires, individuels, ce seront plutôt des organismes de microcrédit qui conviendront. &#8221;</p>
<p><a href="http://www.wikiservice.at/fractal/wikidev.cgi?FR/Tontine/QuiSommesNous">Qui anime la Tontine des blogueurs ?</a></p>
<p>  &#8221;  * Nous ne sommes pas une équipe de conseils en placements financiers ou un club d&#8217;amateurs de statistiques boursières.</p>
<p>    * Nous sommes de vrais gens qui ont de vrais problèmes d&#8217;argent.</p>
<p>    * Nous voulons réduire nos découverts bancaires, nous voulons réfléchir aux moyens de financer les futures études de nos enfants, nous soupçonnons nos voisins d&#8217;avoir une offre de dégroupage téléphonique encore plus avantageuse que la notre, nous croulons sous les factures et nous rêvons de nous acheter une voiture qui soit plus respectueuse de l&#8217;environnement.&#8221;
</p>
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