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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" gd:etag="W/&quot;CEMNQXwzfCp7ImA9WhRaEk4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036</id><updated>2012-02-14T15:14:50.284Z</updated><title>Etienne de Tayo</title><subtitle type="html">AFRIQUE INTEGRE
    "Un peuple fier dans un continent prospère"</subtitle><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://edetayo.blogspot.com/" /><link rel="next" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;v=2" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>120</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/EtienneDeTayo" /><feedburner:info uri="etiennedetayo" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><entry gd:etag="W/&quot;DEQNSXo-fSp7ImA9WhRWEE0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-6153617941024807971</id><published>2011-12-27T17:19:00.000Z</published><updated>2011-12-27T17:19:58.455Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-27T17:19:58.455Z</app:edited><title>LE PARADIS C'EST L'AILLEURS</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-8E1xfc-jGPc/Tvn-DPiJV0I/AAAAAAAABBM/PwuTQfCBQ90/s1600/002.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" rea="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-8E1xfc-jGPc/Tvn-DPiJV0I/AAAAAAAABBM/PwuTQfCBQ90/s320/002.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu'au bout de quelques semaines de mon séjour au pays, j'ai compris enfin ce que, pris dans la spirale de la mondialisation et d’une démocratisation emballée, le Cameroun était en train d'endurer, les rêves, parfois insensés, que le peuple camerounais était en train de se construire; lorsque j'ai analysé tous ces regards admirateurs de ceux – pourtant détenteurs de situations confortables - qui, les posant sur moi, semblaient me faire comprendre que j'avais réussi ma vie tout simplement parce que je vis en Europe. Lorsque j'ai perçu le rapport que les Camerounais entretiennent désormais avec la vie, la mort, l’amour, l'argent; lorsque j'ai compris que dans leur immense majorité, les jeunes du Cameroun, « bien que frustrés mais ne parvenant pas à l’expression politique de leur mécontentement », étaient désormais confortement installés dans la sublimation de l'ailleurs, l’adoration du Dieu Argent exacerbé par le phénomène de « feymania », je me suis assigné au moins trois missions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai voulu faire comprendre, en tentant de les décourager ou du moins de leur donner suffisamment d’éléments de discernement par rapport à leur projet d’émigration, à ceux qui le croient fermement, que l'Europe n'est nullement un paradis et y élire domicile pour un immigré, surtout après un certain âge, est plus un signe d'échec de la vie que de réussite. Et pour donner du contenu à ce que je dis, je leur citai un certain nombre de métier de merde que les immigrés sont parfois obligés d’accomplir par des temps effroyables : veilleur de nuit, ouvrier de chantier, cireur de carreaux, éboueur… Je leur rappelai les images des hôtels brûlant en plein Paris emportant dans l’au-delà leur locataire, en général des immigrés qui y étaient entassés. Les images qu’ils ont d’ailleurs l’habitude de voir aussi car, malgré leur apparent dénuement, ils sont tous câblés aux chaînes de télévision étrangères.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai voulu aussi faire comprendre que, malgré le semblant de bonheur qu'il semble nous combler, l’argent est un moyen et non une fin. Il sert certes à réussir une vie mais ne remplace pas la vie elle-même, ni ne favorise l’accès au bonheur. A mon sens, je pense qu’il doit exister un point d’inflexion dans l’accumulation à partir duquel l’argent devient nuisible à son détenteur. Il suffit juste de tendre l’oreille pour suivre certaines affaires qui illustrent bien cette sorte d’overdose de l’argent. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour étayer mon propos, je fis accompagner mes sermons de cette pensée d'Epicure : "La pauvreté, mesurée aux besoins de notre nature est une grande richesse. La richesse pour qui ne connaît pas de bornes est une grande pauvreté". Je voulais faire comprendre à tous ceux qui se sont installés confortablement dans la posture de pauvre qu’ils étaient en réalité très riches. C’est vrai que, confronté à la réalité, mon propos n’avait au mieux que la valeur d’un prêche de prélat illuminé, au pire des entourloupes d’une personne égoïste qui ne veut pas partager le bonheur que représente pour eux l’émigration. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai voulu enfin faire comprendre, au vu du faste qui entourait désormais le deuil et la banalisation qui touche finalement ce moment pénible, que dans aucune civilisation on ne peut transformer la mort, le deuil en occasion déguisée de fête, tout simplement parce que cela heurte la décence. Le deuil est d’abord une occasion de recueillement qui doit préserver l’intimité des personnes éplorées. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A mon grand étonnement, j’ai eu l’impression qu’au Cameroun des deuils étaient désormais programmés comme des anniversaires. Comme toutes ces maladies de la pauvreté ont fait beaucoup de morts-vivants, c'est-à-dire des hommes et femmes ayant déjà un pied dans l’au-delà, les gens ne s’embarrassent plus, en voyant passer une de ces personnes, d’affirmer que son enterrement aura lieu dans deux ou trois semaines. Et comme par enchantement, ces prévisions tombent souvent juste. Je pensais et je le faisais comprendre aux autres que tout cela n’est pas normal. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, très vite, au bout de quelque temps, j'ai compris que si je continuais à prêcher ces idées très déconnectées de la réalité selon plusieurs personnes, je courais le risque d'un lynchage public en règle. Alors, j'ai décidé à mon corps défendant de ne plus heurter des convictions aussi ancrées. Je leur disais désormais que l'Europe est un vrai paradis sur terre et malheur à celui qui mourra sans y avoir mis les pieds. Sur la mort et sa célébration, ce que j'appelle la civilisation de la morgue et du service traiteur, je leur disais désormais que peut-être un homme qui n'a pas réussi la vie sur terre peut ainsi s'atteler à réussir sa mort. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etienne de Tayo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Promoteur « Afrique Intègre »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-6153617941024807971?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ucLTQvqcFDc4rLX7vR7VCH7MrJE/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ucLTQvqcFDc4rLX7vR7VCH7MrJE/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ucLTQvqcFDc4rLX7vR7VCH7MrJE/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ucLTQvqcFDc4rLX7vR7VCH7MrJE/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/m90RuP1WuPg" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/6153617941024807971/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=6153617941024807971&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/6153617941024807971?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/6153617941024807971?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/m90RuP1WuPg/le-paradis-cest-lailleurs.html" title="LE PARADIS C'EST L'AILLEURS" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-8E1xfc-jGPc/Tvn-DPiJV0I/AAAAAAAABBM/PwuTQfCBQ90/s72-c/002.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/12/le-paradis-cest-lailleurs.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEcHRXc7fip7ImA9WhRXFEU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-6367599123199450660</id><published>2011-12-21T15:40:00.000Z</published><updated>2011-12-21T15:40:34.906Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-21T15:40:34.906Z</app:edited><title>DU MARCHE POLITIQUE A LA POLITIQUE DE MARCHE</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IrSqdV0G6iY/TvH9nh_vNmI/AAAAAAAABBA/WbKr9Ciohk8/s1600/Photo0053.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" oda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-IrSqdV0G6iY/TvH9nh_vNmI/AAAAAAAABBA/WbKr9Ciohk8/s320/Photo0053.jpg" width="224" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’origine, le mot marché est d’essence économique à tel point qu’il serait redondant de parler de marché économique. L’évolution de la société marquée par l’adoption des modèles démocratiques nous impose aujourd’hui d’explorer un autre marché : le marché politique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un marché ordinaire, virtuel ou physique, se rencontre l’offre et la demande d’un ou de plusieurs biens. C’est aussi le lieu de rencontre de plusieurs offreurs et plusieurs demandeurs. Au marché, on rencontre d’un coté des offreurs et de l’autre les demandeurs mais on rencontre aussi ceux qui sont à la fois demandeurs et offreurs d’où le terme de Bayam Sellam bien connu au Cameroun. A la différence d’un marché ordinaire, le marché politique est beaucoup plus complexe. Ceci, en raison de son caractère essentiellement étagé. On parlerait d’ailleurs mieux des marchés politiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le premier marché qui se situe au sommet de la pyramide est celui de l’offre du pouvoir politique suprême par l’Etat à travers la programmation de l’élection présidentielle par exemple. Dans ce marché monopolistique à offre unique, l’Etat offreur a en face plusieurs demandeurs que sont les entrepreneurs politiques connus sous le vocable de hommes ou femmes politiques. La monnaie utilisée dans ce marché se décline en voix d’électeurs détenues par le peuple. Lesquelles voix se fructifient au travers du suffrage électoral. Le pouvoir suprême est ainsi servi à l’entrepreneur politique qui fait le meilleur score en voix d’électeurs. Lesquelles voix il doit acquérir en accédant au second marché.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce deuxième marché, l’entrepreneur politique tente d’acquérir les voix d’électeurs en offrant des programmes politiques dans lesquels il essaye d’intégrer les promesses de réalisation dont le peuple, offreur de voix, est demandeur. Dans un marché de concurrence pure et parfaite qu’on qualifierait dans le contexte politique de cadre démocratique, les offreurs de voix que sont le peuple, doivent disposer de capacités leur permettant d’évaluer les offres de programme des entrepreneurs politiques en vue de leur accorder le juste prix le jour du marché symbolisé ici par le jour du scrutin. Lorsque cette condition de clairvoyance et de transparence n’est pas remplie, nous assistons à une sorte de marché pervers, dissimulant des sous marchés où l’entrepreneur politique est tout sauf un honnête homme et où le peuple est une sorte de dindon de la farce consentant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’analyse d’un marché électoral à la lumière de l’élection présidentielle passée au Cameroun peut nous permettre de confronter la théorie développée plus haut. Dans le cadre de l’élection présidentielle justement, le premier marché est une sorte de marché sélectif à l’entrée duquel s’élèvent d’énormes barrières sous forme de caution à payer et de pièces à fournir en vue de l’étude du dossier d’acceptation de candidature. Cette caution s’élève à 5 millions de F CFA (7 500 euros). Une somme suffisamment élevée pour un pays où le revenu moyen dépasse à peine les 150 000 F CFA (225 euros). En bout de chaîne se trouve une sorte d’agrément permettant aux heureux élus d’accéder au second marché, celui de l’acquisition de voix d’électeurs nécessaires à la conquête du pouvoir suprême. Cet agrément est délivré par Elecam, l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au Cameroun, l’ouverture du premier marché s’est faite par la convocation du corps électoral. Aussitôt, plusieurs entrepreneurs politiques, cinquante deux au total, se sont bousculé aux portes du marché. La sélection faite aussi bien au niveau de « Elections cameroon » que de la cour suprême a finalement ouvert les portes du marché à 23 entrepreneurs politiques seuls habileté à solliciter les voix d’électeurs. Pendant la campagne électorale qui s’est étalée du 24 septembre au 8 octobre 2011, les médias ont rendu compte des véritables parties de chasse qu’organisent les différents états major de partis politiques engagés dans la compétition. Chacun des hommes et femmes politiques y allait de son génie propre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, la nature du champ politique camerounais, les logiques et les jeux des acteurs, les stratégies qu’ils déploient donnent à voir un marché particulier qui découle de la spécificité du Cameroun. C’est la présence de ce marché souterrain qui offre à l’élection présidentielle l’allure d’une affaire économique au sens le plus mercantile du terme. Il s’agit d’un marché de placement et de fructification des fonds. A l’origine, la décision de l’Etat d’offrir gracieusement et sans condition de rentabilité électorale, la somme de 30 millions de F cfa (50 mille euros) à chaque candidat sélectionné qui aura conduit sa campagne électorale jusqu’au bout. Nous avons vu que pour accéder au statut de candidat, il faut disposer d’un peu de courage, payer une caution de 5 millions de F cfa et justifier d’un certain nombre de pièces attestant de la nationalité camerounaise et de la qualité de citoyen et justifier d’une résidence permanente depuis au moins un an. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à une telle offre, l’entrepreneur politique rationnel pense à un investissement de départ de 5 millions qu’il peut obtenir auprès d’une banque ou d’une tontine. Après quoi, il s’arrange pour être présent sur le terrain pendant la campagne électorale. S’appuyant sur la pauvreté ambiante, il lui suffit de donner la somme de 1000 F cfa ou l’équivalent d’une bière aux personnes qui viendront chaque fois meubler ses meetings, de payer 2000 F cfa à chacun de la dizaine des motos taxi qui l’accompagneront dans ses tournées urbaines en faisant le plus de bruits possible. Comme tout entrepreneur rationnel, il a une gestion rigoureuse de ses fonds avec le souci de la réalisation du plus grand profit. Après l’élection présidentielle, s’il a pu dépenser 10 millions, il s’en tirera avec un bénéfice net de 20 millions qu’il investira dans un vrai marché économique. Ainsi va la politique au Cameroun.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par Etienne de Tayo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Promoteur « Afrique intègre »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-6367599123199450660?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JCOnHdXvfhyyhTF6Ipi4WJxdiE8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JCOnHdXvfhyyhTF6Ipi4WJxdiE8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour un monsieur, adepte de la représentation politique, qui n’a que tant côtoyé le pouvoir dans sa vie avant d’en faire finalement son objet de compagnie, cela n’a rien d’anodin. Paul Biya sait plus que quiconque, que cette serviette dans laquelle est logé la preuve de sa prestation de serment est un symbole de pouvoir autant que sa limousine, son palais, son bureau, son avion… Il sait qu’en laissant cette serviette à son aide de camp, même seulement pour quelques minutes, il lui concède ainsi, symboliquement, la jouissance d’une partie du pouvoir. L’appétit venant en mangeant, celui-ci peut se faire des idées par rapport à la possession du pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il sait surtout qu’au-delà des définitions savantes présentant le pouvoir à la fois comme contenant et contenu, le pouvoir n’est finalement qu’une somme de prérogatives disséminées dans les actes de la vie quotidienne. Il sait par ailleurs que ces prorogatives, symboliques ou réelles, sont susceptibles d’une appropriation frauduleuse de la part des personnes plus futées que le détenteur officiel du pouvoir. Il sait aussi que le pouvoir ne se partage pas, qu’il n’y a pas de canapé mais de fauteuil présidentiel dans lequel il faut se visser pleinement pour ne pas donner l’occasion à un autre de tenter de le partager. Il sait enfin que, plus que tous les autres biens précieux, le pouvoir ne saurait être laissé à la garde de quelqu’un d’autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1982, Ahidjo cède le pouvoir à son successeur constitutionnel Paul Biya dans les conditions que tout le monde sait. Une transmission plutôt élégante du pouvoir saluée à l’époque par tous les observateurs. La démission du premier et le discours chargé d’émotion qui l’accompagne, la prestation de serment du second et le vœu de fidélité qui la caractérise laisse penser qu’entre les deux protagonistes le ciel est sans nuage. Et pourtant un soupçon de tentative de subtilisation de pouvoir de l’un par l’autre va tout faire basculer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, quelques temps après sa démission, l’ancien président Ahmadou Ahidjo doit aller en Europe pour son contrôle de santé. C’est tout naturellement qu’il sollicite du nouveau président Paul Biya l’avion présidentiel pour l’accompagner dans son voyage. Après avoir cogité pendant longtemps, le président Paul Biya ou son entourage décide de lui envoyer un lot de billet d’avion de la Camair. Ahidjo pique une colère noire et le fait savoir à son successeur. Le feu qui finira par embraser leur relation vient ainsi d’être allumé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce conflit, l’ancien président Ahidjo avait été un peu court. Malgré la connaissance qu’il avait du pouvoir du fait de ses origines peuls, le « grand camarade » n’était pas parvenu à la compréhension de cette vérité presque sacré qui voudrait qu’un pouvoir ne valle que par ses symboles. Il n’a pas compris qu’en sollicitant l’avion, il se comportait comme s’il avait juste gardé le pouvoir chez son dauphin et qu’il reviendra de temps à autre faire un emprunt de pouvoir. Il n’a pas compris qu’en embarquant à Yaoundé et en débarquant à Paris de l’avion présidentiel, il risquait de créer une certaine confusion diplomatique et de fragiliser le pouvoir de son successeur. Dans l’entourage du nouveau président, cette tentative de subtilisation, peut-être involontaire et inconsciente, de pouvoir avait été très vite repérée et interprétée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La prise de conscience du fait que le pouvoir est un objet susceptible de vol intégral ou de vol partiel oblige malheureusement ses détenteurs à développer toutes sortes de technologies pour le protéger et le conserver. La plupart des critiques portée au système du président Paul Biya portent sur sa propension à la protection et à la conservation du pouvoir au point de sacrifier plusieurs autres missions attachées à sa fonction de président de la République. Dans l’entourage du président, on ne se gène pas pour faire observer que : moins il y aura des voleurs de pouvoir, moins de temps sera consacré à sa protection et plus consistant sera le temps mis pour la réalisation de la vision du président de la République. Argument valable ou simple pirouette de politique ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Us3wz_puQng/TfUPpJ6iPdI/AAAAAAAABA8/yeN22IY_tAA/s1600/Chiran+et+Hollande.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="160" src="http://4.bp.blogspot.com/-Us3wz_puQng/TfUPpJ6iPdI/AAAAAAAABA8/yeN22IY_tAA/s320/Chiran+et+Hollande.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Entre Corréziens, on se comprend&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Même s’il n’a plus qu’une apparence d’un petit vieux qui avance en traînant les pieds comme ses congénères des maisons de retraite ; même si pour l’enterrer politiquement, certains avaient voulu lui attribuer la maladie d’Alzheimer, l’ancien président de la République française, Jacques Chirac dispose quand même d’assez de lucidité pour savoir qu’il est un homme de droite et qu’à ce titre, il doit travailler à faire gagner le candidat de son camp à la prochaine élection présidentielle quel qu’en soit le candidat.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, celui qui reste l’une des personnalités politiques les plus populaires auprès des Français a dit, lors de la visite d’un Musée à lui dédiée à Saran en Corrèze, qu’il votera pour François Hollande, son compatriote de Corrèze à la prochaine présidentielle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette déclaration venait compléter l’affirmation dans le dernier tome de ses mémoires, selon laquelle le président du conseil général de Corrèze a la stature d’un homme d’Etat. A contrario, Jacques Chirac fait un portrait moins reluisant de l’actuel président de la République. Sous la plume de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy est décrit comme un homme « nerveux, impétueux, débordant d’ambition ne doutant de rien et surtout pas de lui-même ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contre cette prise de position claire, ni les dénégations de François Hollande qui préfère parler de « plaisanterie lancée juste pour énerver ses amis, sur un mode de sourire » ; ni les mises au point de Bernadette Chirac plus portée au soutien à Nicolas Sarkozy dont l’épouse, Carla est sa filleule, n’y feront rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un animal politique de la stature de Jacques Chirac ne parle jamais pour ne rien dire ou pour amuser la galerie. Et puis, à la veille d’une élection présidentielle comme c’est le cas en France, toutes les sorties médiatiques des hommes politiques ont un sens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En appelant à voter François Hollande, l’ancien président français, en plus du fait qu’il laisse penser que l’élection de 2012 se jouera sur le registre du terroir, envoie au moins trois messages :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il règle un vieux compte personnel à Nicolas Sarkozy et tous les Balladuriens qui l’avaient trahi en 1995. Depuis 2007, à la faveur de l’élection de Nicolas Sarkozy, ils sont revenus aux affaires et ne manquent pas de le narguer et même de le tourmenter avec des affaires judiciaires ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il fait primer la préférence territoriale sur l’appartenance politique, démontrant ainsi que les attaches territoriales ou villageoises ont encore en France une force que les siècles de construction nationale n’ont pas réussi à effacer. Ce faisant, il lance un réel défi au modèle politique français ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il montre enfin que par delà les camps et les appareils politiques, la politique n’est qu’un jeu de don et de retour d’ascenseur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1981, c’est Jacques Chirac, un leader pur jus de droite qui avait fait élire François Mitterrand contre Valery Giscard d’Estaing, un homme du centre droit. Un ascenseur que Mitterrand a tenu à lui retourner en 1995. En 2012, un François peut-il cacher un autre ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;PS : Aux dernières nouvelles un communiqué émanant de Jacques Chirac est venu mettre du bémol à sa déclaration : « C’était simplement un trait d’humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date », déclare Jacques Chirac&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/55RQBZisoS6J-du2OBhg9APraI8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/55RQBZisoS6J-du2OBhg9APraI8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;En septembre 1978, 134 pays réunis dans le cadre de la conférence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont signé la déclaration dite d’Alma Ata. Ce plan définit la stratégie mondiale de la santé pour tous en l’an 2000. La santé étant appréhendée ici, selon la déclaration, comme ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très vite transformé en slogan presque structurant pour l’OMS, cette stratégie a nourri par endroit dans le monde, bien d’espoirs et englouti des budgets parfois faramineux. C’est vrai qu’un slogan est par essence un artifice publicitaire servant à mobiliser les ressources pour atteindre des objectifs situés bien en deçà de ce qu’il proclame.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’année 2000 est finalement arrivée et a coïncidé avec le paroxysme de la propagation du vih Sida dans le monde. Depuis près d’une décennie maintenant, cette maladie dite du siècle, procède au prélèvement d’un nombre impressionnant de jeunes de par le monde. Ils n’ont pas eu la santé pour tous promise en l’an 2000.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’an 2000 a aussi coïncidé avec la vulgarisation du téléphone portable présenté par la publicité comme l’une des révolutions du 21e siècle qui aura facilité non seulement la vie des hommes dans la monde mais aussi leur communication. Sauf que, comme le Sida, le téléphone portable risque conduire au cancer qui lui-même conduit à la mort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Se défaisant de la pression des lobbies de l’industrie téléphonique, l’OMS a décidé de jeter un pavé dans la marre par rapport au danger que ferai courir le téléphone portable à la santé des hommes. En effet, le 31 mai dernier, 31 experts de 14 pays, réunis depuis une semaine à l’OMS et après avoir passé en revue des centaines de pages des articles scientifiques, sont parvenus à la conclusion selon laquelle « les téléphones portables sont considérés comme pouvant entrainer des cancers ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une information d’une gravité certaine quand on sait que, d’après le journal « Le Monde », on compte aujourd’hui 5 milliards d’abonnement à la téléphonie mobile dans le monde. Et pourtant la nouvelle a été accueillie par les utilisateurs du téléphone portable dans une indifférence presque suicidaire. Et tout laisse croire, au vu de cette insouciance, que l’OMS devrait concocter un autre slogan pour promouvoir, non plus la santé pour tous mais le cancer pour tous en 2050.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/drNhJBrsIGBFNfQGuCCNmWE_Jfg/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/drNhJBrsIGBFNfQGuCCNmWE_Jfg/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/drNhJBrsIGBFNfQGuCCNmWE_Jfg/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/drNhJBrsIGBFNfQGuCCNmWE_Jfg/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/6kPAfvZkohQ" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/2879232459941154186/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=2879232459941154186&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/2879232459941154186?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/2879232459941154186?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/6kPAfvZkohQ/cancer-pour-tous-en-2050.html" title="CANCER POUR TOUS EN 2050" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-2BZdRZaaIEU/Te6TbmRPzuI/AAAAAAAABA4/D4ql570a2cQ/s72-c/ImagePublique.gif" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/06/cancer-pour-tous-en-2050.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkIFSXw5cCp7ImA9WhZUE0w.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-3147314580974520503</id><published>2011-06-05T22:55:00.000Z</published><updated>2011-06-05T22:55:18.228Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-06-05T22:55:18.228Z</app:edited><title>LE SPORT NATIONAL</title><content type="html">&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-oGW1DGEat0s/TewIUws14xI/AAAAAAAABA0/8VoS52FmCjY/s1600/candice.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-oGW1DGEat0s/TewIUws14xI/AAAAAAAABA0/8VoS52FmCjY/s320/candice.jpg" t8="true" width="197" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;"Présentez-la à DSK..."&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;L’affaire DSK est en train de devenir un véritable révélateur de ce qu’est réellement la société française, du moins, son cercle des politiques. Après Tristane Banon qui a menacé un temps d’enfoncer DSK avant de se rétracter ; après les deux ex-employées de Mairie dont les révélations ont finalement fait tomber le Tronc de Draveille, plusieurs chaumières en France bruissent d’autres histoires de sexe au sujet des hommes politiques français. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors qu’on espérait l’accalmie, l’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry est sorti des placards pour relater ce que la presse qualifie de « scandale à tiroirs ». En effet, dans le grand journal de Canal+, Luc Ferry lève le voile sur l’histoire d’un « ministre qui s’est fait poisser dans une partouze avec des petits garçons ». Et de préciser que l’affaire lui a été racontée par les plus hautes autorités de l’Etat dont le premier ministre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on ne ferme pas très vite ce robinet de toutes ces affaires de dessous de ceinture, bientôt toute la classe politique française sera noyée de dénonciations politico-sexuelles. Et cela risque même devenir une arme politique redoutable. Mais dans tout çà, c’est le modèle social et politique français qui est mis à l’épreuve et l’exception française sérieusement écornée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, l’arrestation de DSK et la campagne anti-française entamée par les tabloïds de Rupert Murdock est une grosse agression contre le modèle social et politique français. Ce modèle comprend dans sa dimension sociale, le partage, le fromage, la baguette, le vin et dans son volet politique, le sexe. On a ainsi pu dire de la pratique politique en France que si on lui enlevait le sexe, elle perdrait de toute sa saveur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du chauffeur de François Mitterrand qui poireautait des heures sur les Champs- Elysées parce que son patron a disparu dans les feuillages avec une compagnie galante à Bernadette Chirac qui passait son temps à ameuter le tout Paris politique avec cette phrase : « n’as-tu pas vu Jacques ? », le gotha politique français a toujours trouvé dans le sexe le réconfort que nulle autre pratique ne peut procurer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En France, on ne voit aucun drame dans le fait qu’en fin de journée, pour se débarrasser du stress inhérent à sa fonction, un Maire, un député, un ministre convoque sa collaboratrice pour la soumettre à une séance de mammographie. Après tout, se dit la société, il ne les lui prélève pas ses seins. Aux Etats –Unis, si vous rêvez d’être un jour président, il faut tenir votre sexe dès l’adolescence. En France par contre, il faut le plus le laisser balader.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est ainsi qu’en France, DSK, un redoutable prédateur était présenté par des journalistes comme un séducteur. Or, les deux postures n’ont rien de commun. Si toutes les deux auraient quelque chose à se reprocher dans une société puritaine, l’une diffère nettement de l’autre. Le séducteur fait de la femme un jouet de ses fantasmes alors que le prédateur transforme la femme en proie sur laquelle il se jette pour satisfaire ses désirs bestiaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment où ils sont à la recherche des arguments pour tenter de l’innocenter, les avocats de DSK n’ont qu’à plaider le fait qu’en France, le sexe en politique est un sport national. Et au nom de l’exception française qui voudrait que le modèle social et politique français ne devienne&amp;nbsp; jamais l’American way of live, demander sa relaxe pure et simple.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-3147314580974520503?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/I9crxEkh-SFe1cXDX3bvpjXhywI/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/I9crxEkh-SFe1cXDX3bvpjXhywI/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/I9crxEkh-SFe1cXDX3bvpjXhywI/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/I9crxEkh-SFe1cXDX3bvpjXhywI/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/3jkGw8AS-q0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/3147314580974520503/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=3147314580974520503&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/3147314580974520503?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/3147314580974520503?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/3jkGw8AS-q0/le-sport-national.html" title="LE SPORT NATIONAL" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-oGW1DGEat0s/TewIUws14xI/AAAAAAAABA0/8VoS52FmCjY/s72-c/candice.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/06/le-sport-national.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkYCQXo4fSp7ImA9WhZUEU4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-6280460904825685986</id><published>2011-06-03T21:56:00.000Z</published><updated>2011-06-03T21:56:00.435Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-06-03T21:56:00.435Z</app:edited><title>LE TESTAMENT DU COLONEL MOUAMMAR KADHAFI, GUIDE DE LA JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE DEMOCRATIQUE ET SOCIALISTE</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZGT09DevlTI/TelXjUH_pmI/AAAAAAAABAs/32pAwfan2Bk/s1600/Kadaf.bmp" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZGT09DevlTI/TelXjUH_pmI/AAAAAAAABAs/32pAwfan2Bk/s1600/Kadaf.bmp" t8="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Cela fait deux mois que la Libye subit l’agression de quelques pays occidentaux revanchards qui veulent se débarrasser du colonel Kadhafi et faire main basse sur les fonds souverains de la Libye estimés aujourd’hui à près de 175 milliards de dollars.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Mesurant la taille, l’état d’esprit et la férocité des agresseurs, le guide de la Jamahiriya arabe libyenne démocratique et socialiste sait que tout peut arriver y compris pour lui-même le sacrifice suprême. C’est pourquoi, dans une lettre émouvante, il a décidé de saisir ses frères africains pour donner sa version des faits devant le tribunal de l’opinion, avant de continuer le combat jusqu’au dernier souffle comme il le dit lui-même.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Demain, lorsqu’il sera exécuté ou capturé et humilié comme le président Laurent Gbagbo, ces mots seront déjà là pour interpeller notre conscience d’Africain sur ce que nous voulons pour notre continent.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j'ai fait&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;j'ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, j'ai épaulé mes frères et sœurs d'Afrique avec de l'argent pour&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;l'Union africaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ce n'était jamais assez, comme me l'ont dit certains. Même ceux qui&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;n'étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu'ils&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;avaient besoin de « liberté » de « démocratie » et n’ont jamais réalisé&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;qu'il s'agit d'un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d'hôpitaux gratuits,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ni de logement gratuit, ni d'enseignement gratuit, ni non plus de nourriture&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;la queue pour avoir de la soupe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, peu importe ce que j'ai réalisé ! Pour certains ce n'était jamais&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;assez. Mais les autres savaient que j'étais le fils de Gamal Abdel Nasser,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;peuple, tout comme j'ai réclamé la Libye pour mon peuple. J'ai essayé de&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;voleurs qui nous détroussent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l'histoire&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n'y a pas&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;d'autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;d'aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;alors qu'il en soit ainsi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;des croisés de l'OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;suis élevé contre l'Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;un phare de lumière. Quand d'autres construisaient des châteaux, je vivais&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;dans une maison modeste et dans&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;une tente. Je n'ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l'Islam, je n’ai guère pris&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;pour moi-même...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de «fou» de&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«bizarre», ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;conduite, est et a été sincère et pour&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;mon peuple, et que je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour garder&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;notre liberté. Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;libres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-6280460904825685986?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;L’organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) a continué et même intensifié ses frappes sur Tripoli quelques heures seulement après la visite de l’émissaire de l’union africaine, Jacob Zuma. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En lançant ainsi ses raids meurtriers – le fils cadet de Kadhafi, sa femme et leurs trois enfants ont déjà été tués dans ces raids - le bras armé de l’Occident, donne un message clair sur sa volonté de saper, jusqu’à l’humiliation, les efforts de la médiation africaine préparée par l’Union africaine et conduite par le président sud africain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les effets dévastateurs de la crise financière de 2008 et la concurrence féroce des pays émergents sur le continent africain sont les deux raisons qui ont détraqué l’Occident en transformant certains de ses leaders en véritables conquistadors du 21e siècle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant quelques années - et malheureusement, cela pourra encore durer bien longtemps – cet Occident là errera comme une bête féroce blessée en semant la mort et la désolation à son passage. Et comme dans un documentaire animalier, l’Afrique reste l’endroit idéal où le gibier sans défense foisonne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nul n’a le droit de se réjouir du sort qui s’abat sur l’Occident et le pousse au crime. Mais nous avons l’obligation et le devoir d’éclairer la lanterne des populations aussi bien africaines qu’occidentales afin de prévenir les dérives de certains Etats désormais pilotés par « des voyous et des assassins », comme l’ont souligné les avocats français Jacques Verges et Roland Dumas. Ce dont ces Français accusent Nicolas Sarkosy qu’ils poursuivent désormais en justice pour « crimes contre l’humanité », c’est d’avoir entraîné la France dans la politique du colt et de la gâchette facile. Une posture propre aux américains et aux anglo-saxons qu’en leur temps, Jacques Chirac et Dominique de Villepin, au nom d’une certaine exception française, avaient rejeté avec une élégance certaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;De la criminalisation de l’Otan et de l’ONU&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux qui ne le savent pas ou qui l’aurait oublié, l’Otan est le dernier vestige d’un Occident belliqueux et meurtrier. La conjoncture internationale défavorable, pousse les dirigeants occidentaux à mettre l’Otan au service de l’économie politique de la prédation. Celle qui aidera un occident en déclin économique à se refaire une santé en faisant main basse sur les ressources des nations faibles ou fragiles de préférence dirigées par des éléments infiltrés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La même conjoncture internationale difficile pousse l’occident à dégager le verni du droit international qui naguère recouvrait certaines de ses actions. C’est ainsi que les missions de l’ONU sont dévoyées à coup de mensonges infantilisants. La « protection des civils » a pris en Libye et en Côte d’Ivoire la place des « armes de destruction massives » utilisés contre l’Irak de Saddam Hussein.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une résolution de l’ONU censée d’isolement de l’espace aérien de la Libye devient un prétexte à un coup de force visant à renverser le régime de Kadhafi et à placer au pouvoir de Libye des hommes sûrs et dévoués au service de l’Occident : « il pourrait falloir déployer, à un certain stade, une petite force (…) pour aider les insurgés », soutient Samuel Lockear, chef du commandement conjoint des opérations de l’Otan à Naples.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les infiltrés&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lendemain des indépendances africaines, les Etats colonialistes avaient réussi à perpétrer des coups d’Etat en Afrique en utilisant leurs services secrets. Mais, avec ce qui s’est passé en Côte d’ivoire et est en train de se passer en Libye, c’est la première fois que, depuis l’opération Barracuda commanditée par Valery Giscard D’Estaing et ayant servi à déposer son « frère », l’empereur de Centrafrique Jean Bedel Bokassa, la France et les autres nations occidentales osent violer aussi grossièrement le continent africain avec la caution à peine voilée de l’ONU. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et si l’Occident réussi une telle prouesse avec tant d’aisance et d’assurance, c’est qu’il compte sur la traitrise active de ses éléments infiltrés qui ont été placé et continuent d’être placé, à la tête de certains Etats africains. En effet, dans la perspective de la recolonisation du continent africain, l’Occident a tenu à réveiller tous ses réseaux dormant sur le continent africain. Les éléments infiltrés pour servir le colonialisme sont entrés en action avec Abdoulaye Wade comme le commandant en chef. Les infiltrés prennent leurs ordres à Paris, Londres ou Washington. Par contre, ils ignorent l’instance africaine qu’est l’union africaine qu’ils s’arrangent d’ailleurs à humilier au passage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Quand Abdoulaye Wade tombe le masque&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m’étais toujours opposé à ses compatriotes qui, à Paris, tentaient de me faire comprendre que Wade n’est autre qu’un dangereux infiltré de l’Occident en service à la tête du Sénégal. Je mettais cela dans le compte de simples jérémiades des déçus du Wadisme. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me laissais naïvement séduire par les sorties coup de gueule de Abdoulaye Wade contre l’Occident sans savoir que cela n’était qu’une pirouette destinée à perdre les patriotes africains et tenter d’effacer les traces de sa traitrise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui, avec le braquage de l’Occident sur l’Afrique, Wade ne pouvait plus se cacher. On l’a ainsi vu à l’œuvre dans la presque initiation du nouvel infiltré qu’est Alassane Ouattara. Celui que la France venait de placer en Côte d’Ivoire au prix des charniers géants a réservé sa première visite officielle au patriarche de Dakar. Avec Wade, le Sénégal a été le premier pays africain à reconnaître le CNT libyen, autre appellation des insurgés qui sont prêts à livrer tous les richesses de la Libye ainsi que ses fonds souverains pour se faire porter au pouvoir de Tripoli par l’Otan.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourquoi Abdoulaye Wade livre t-il ainsi l’Afrique à l’Occident ? Pour une bouchée de pain pour ainsi dire et pour des intérêts égoïstes. En effet, les services occidentaux ont promis la présidence à vie à Wade ainsi que l’intronisation de son fils Karim au pouvoir de Dakar après sa mort. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour agrémenter ces promesses, les dirigeants du G8 invitent très souvent Abdoulaye Wade à venir faire de la figuration lors de leurs sommets et se prendre aussi, le temps d’un sommet, pour un grand de ce monde à la tête d’un petit Etat.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis la mort de Omar Bongo, le camerounais Paul Biya est très souvent utilisé à titre décoratif lors des cérémonies par Nicolas Sarkosy. On la vu à Yamoussokro à l’intronisation d’Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, le président français se garde toutefois bien d’en faire une pièce maîtresse de son système de recolonisation. Et les journaux camerounais se sont étonnés de ce que Sarkosy n’ai pas invité Paul Biya au dernier sommet du G8 de Deauville en France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans doute le sphinx de Yaoundé n’offre pas les gages nécessaires pour remplir cette fonction. Auquel cas, le système serait en train d’œuvrer à son remplacement lors de la présidentielle d’octobre prochain par une personne plus soumise et moins usée politiquement. Mais contrairement à ce que laissent entendre les communiqués de Barack Obama et d’Hilary Clinton adressés au peuple Camerounais à l’occasion de la fête nationale du Cameroun, un tel changement ne sera pas fait dans l’intérêt de ce peuple mais bien dans celui de l’Occident.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Obama, toi aussi mon frère !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Naïvement, les Africains avaient vu en l’arrivée de Barack Obama à la tête des Etats Unis comme une chance pour l’Afrique. Naïvement parce qu’ils croyaient qu’à ce niveau de responsabilité, la couleur de la peau et la texture des cheveux pouvaient avoir quelque impact sur la prise de décision. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prudent, j’avais tenu à commettre à l’époque une réflexion au titre suivant : « PRUDENCE : CE N'EST PAS OBAMA QUI DEVELOPPERA L'AFRIQUE! » Dans cette réflexion, je soutenais que, parce qu’il a été élu à la tête des Etats Unis dont les intérêts peuvent être divergents de ceux de l’Afrique, Obama ne se saborderait pas pour les beaux yeux des Africains. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne m’y suis pas trompé. Ce qui vient de se passer en Côte d’ivoire, ce qui se passe aujourd’hui en Libye et ce qui se prépare dans d’autres pays africains pour les mois et les années à venir, me confortent pleinement dans cette prudence par rapport à une certaine idée d’ Obama l’Africain. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entre participer à une opération de « braquage » du continent africain pour tenter de combler le déficit abyssal des Etats-Unis, espérer une relance de son économie et aider les peuples d’Afrique à parvenir à la maîtrise de leurs libertés et au contrôle des ressources de leur continent, s’offrir des dirigeants patriotes qui pensent d’abord aux intérêts de l’Afrique, Obama a fait son choix. Un choix dramatique pour l’Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’union africaine des patriotes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant que les ennemis de l’Afrique sont repérés, que les infiltrés sont démasqués, l’union africaine doit prendre ses responsabilités et prendre date devant les peuples d’Afrique. Elle peut pour cela compter sur le volontarisme de l’actuel président de la commission Jean Ping. Il est question de construire un noyau autour de quelques chefs d’Etats restés fidèle à la ligne tracée par les pères fondateurs de l’organisation de l’unité africaine (OUA) et dont le colonel Mouammar Kadhafi était l’un des fervent défenseurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce noyau doit se construire autour des leaders tels Jacob Zuma, Abdelaziz Bouteflika. Ensuite il faudra travailler pour redonner confiance à tous les autres chefs d’Etats apeurés par la terreur de l’Occident. Il suffit de leur faire comprendre que la meilleure façon de se protéger de l’Occident n’est pas de jouer les poules mouillées mais de lui tenir tête car, dans son univers, l’Occident n’entend que le langage de la force et de la brutalité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux qui se laissent encore berner par les promesses du G8, il suffit de leur dérouler le tapis des promesses antérieures non tenues tout simplement parce que l’Occident, étranglé par la crise, n’a plus les moyens de ses promesses. Tel de l’eau remontant un morceau de sucre la contestation du Maghreb, au lieu de descendre vers le Sud du continent, est en train de remonter vers le cœur de l’Europe. Les indignés font le siège de Madrid et de Paris. Personne n’en parle, c’est contre nature.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux des chefs d’Etats qui continuent à aller jouer les animaux de zoo dans les fora du G8, il suffit de leur demander d’établir eux-mêmes, pour leur peuple, le bilan de leur villégiature. Pour le sommet de Deauville, le président Sarkosy a invité les nouveaux chefs d’Etats élus de Guinée et du Niger ainsi que le putschiste de Yamoussokro. Les « puissants du monde » n’ont même pas eu l’élégance de leur faire des promesses. Ils sont rentrés bredouille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et enfin, pour les Africains qui s’étranglent à cause du viol de leur continent par des forces étrangères, il suffit de leur rappeler un autre viol qui défraie la chronique mondiale depuis quelques temps et au centre duquel se trouve un occidental et une Africaine. Lorsque la justice américaine aura démontré sa culpabilité, l’affaire Strauss Khan épousera parfaitement les contours symboliques du viol actuel de l’Afrique. Alors, rira bien qui rira le dernier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur de l’ouvrage : « Pour la Dignité de l’Afrique, laissez-nous crever : coup de gueule au G8 »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-9200117288141000552?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JYyjGmOCfyGbo9KSH9dWL2p1H4M/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JYyjGmOCfyGbo9KSH9dWL2p1H4M/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JYyjGmOCfyGbo9KSH9dWL2p1H4M/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JYyjGmOCfyGbo9KSH9dWL2p1H4M/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/ytJDQKDkpZc" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/9200117288141000552/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=9200117288141000552&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9200117288141000552?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9200117288141000552?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/ytJDQKDkpZc/lafrique-trahie-lafrique-violee.html" title="L'AFRIQUE TRAHIE, L'AFRIQUE VIOLEE, L'AFRIQUE HUMILIEE" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-fJB2U0NTLhw/TeVxg7LlNNI/AAAAAAAABAk/ISz8ptsVp9A/s72-c/Obama+sarko.bmp" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/05/lafrique-trahie-lafrique-violee.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUQARXo8eip7ImA9WhZWGEk.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-6503563535787765205</id><published>2011-05-19T22:15:00.000Z</published><updated>2011-05-19T22:15:44.472Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-05-19T22:15:44.472Z</app:edited><title>AFFAIRE DSK OU LA REVANCHE DES PAUVRES</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-c4ht8bS0L2Q/TdWWSIruBvI/AAAAAAAABAg/gDfLnNpOZhU/s1600/1457706_dsk-afp8_640x280.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="140" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-c4ht8bS0L2Q/TdWWSIruBvI/AAAAAAAABAg/gDfLnNpOZhU/s320/1457706_dsk-afp8_640x280.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Dans cette réflexion, pour des raisons de démonstration, je retiens du concept de pauvreté, la définition découlant du modèle occidental de développement. Une définition que je récuse évidemment.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le combat aux griffes, pour le sexe, qu’ont livré dans la suite 2806 du Sofitel Manhattan de New York, le directeur Général du FMI, Dominique Strauss Khan et la femme de chambre, Safiatou Diallo, du fait de l’identité et des trajectoires des personnes qu’il met en scène, constitue finalement un épisode majeur dans la résistance africaine contre l’impérialisme, tant ce combat est chargé de symboles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après son arrestation, DSK, l’homme à la braguette facile, a été gardé à vue dans un commissariat du quartier de Harlem à New York. C’est de ce commissariat qu’il sortira menottes aux poings. Harlem symbolise le plus grand ghetto des noires aux Etats Unis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Directeur Général du FMI, Dominique Strauss Khan symbolise le capitalisme sauvage, celui des hedge funds et des subprimes, qui a précipité le monde dans la crise économique et financière depuis bientôt trois ans. Cette crise a eu pour conséquence de faire basculer le centre de gravité économique du monde vers les pays émergents, provoquant ipso facto un appauvrissement et un endettement sans précédent des pays occidentaux. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En réaction à ces contre performances économiques, les dirigeants de ces pays, transformés en néo conquistadores, ont décidé de remettre au goût du jour, l’économie politique de la prédation, celle là même qui, du temps de l’esclavage et de la colonisation, avait permis le pillage des ressources du reste du monde. Le résultat, nous le voyons aujourd’hui dans la déstabilisation programmée de la Côte d’Ivoire et de la Libye avec un seul et même objectif : faire main basse sur les ressources de ces deux pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique Strauss Khan symbolise la réussite et le bonheur version occidental : un compte bancaire bien fourni ; des hôtels à 3000 dollars us la nuit ; des costumes à 10 000 euros pièce ; des voitures de luxe… Il symbolise aussi la puissance tous azimuts de la France qu’il allait bientôt gouverner.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Safiatou Diallo dont le nom sonne les tréfonds de l’Afrique éternelle, symbolise de par sa résidence dans le quartier de Harlem, l’immigration, la pauvreté, la misère mais surtout le cri de révolte des Africains déportés aux Etats Unis dans le cadre de l’esclavage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Safiatou est originaire de la Guinée et plus précisément du Fouta Djalon. La Guinée de Sékou Touré, auteur du mémorable « non » au Général de Gaulle, symbolise la résistance active de l’Afrique contre le colonialisme français. Mais ce pays symbolise aussi le martyr du panafricanisme du fait de la vengeance et de la haine de la France et, de tout le monde occidental, qu’il a subi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’issue du combat de la suite 2806, on le connaît aujourd’hui. Safiatou qui symbolise aussi David a terrassé DSK qui n’est autre que Goliath. L’enseignement qu’on peut en tirer, c’est que le concept de puissance sur lequel s’appuient les pays occidentaux pour dominer le monde et s’offrir tous les excès, ce concept doit être révisé de fonds en comble. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le combat qui a opposé DSK à Safiatou était en réalité une guerre symbolique qui oppose l’Afrique résistante au capitalisme sauvage. Dans ce combat, les Africains savent que Dieu dont tous ceux qui ne croient plus qu’à leur puissance de feu, n’ont plus la crainte, que ce Dieu là leur viendra en aide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Deux poids deux mesures&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une des choses qui m’ont frappé dans cette affaire DSK, c’est l’émotion qui s’est saisi de la classe politique française toute tendance confondue face à l’image de Dominique Strauss Khan menotté et sortant du commissariat de Harlem. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Beaucoup ont tenu à dénoncer le traitement humiliant et dégradant infligé celui qui était encore directeur Général du FMI. On parle d’ailleurs aujourd’hui d’une montée d’un sentiment anti-américain en France. Et pourtant on a bine vu les Français faire l’économie de leur émotion face à d’autres actes similaires de barbarie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 11 avril 2011, après avoir pilonné et détruit le palais présidentiel et la résidence du président de Côte d’Ivoire, l’armée française a permis l’arrestation du couple présidentiel Laurent et Simone Gbagbo. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Livrés à leurs pires ennemis qu’étaient les rebelles de Ouattara, ils ont été torturés et c’est dans un état piteux qu’ils ont été présenté aux médias. Mme Gbagbo par exemple a eu les cheveux arrachés à la racine. Laurent Gbagbo a été présenté en petite tenue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les photos et vidéos de ce mélodrame ont fait le tour du monde et n’ont suscité en France qu’indifférence et mépris de la part des politiques, des journalistes et même d’une partie du peuple.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 1er mai 2011, le jeune fils de Mouammar Khadafi, Saïf al Arab, âgé de 29 ans, sa belle fille et ses trois petits enfants ont été tués dans les bombardements de l’Otan auxquels participe la France dans une guerre injuste où il est tout simplement question pour les pays occidentaux de déstabiliser la Libye pour faire main basse sur ses fonds souverains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette information n’a suscité aucune émotion de la part des politiques en France malgré le fait qu’une femme et trois enfants ont été tués. Comment donc comprendre que l’image de DSK menotté choque plus que des humaines qu’on supprime.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’argument avancé pour humilier et tuer ainsi en Afrique sans susciter l’émotion en France, c’est de présenter les victimes comme des criminels ou des proches des criminels qui tuent leur peuple. A supposer que cela soit vrai.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le FMI que dirigeait Strauss Khan est, toute proportion gardée, une organisation criminelle. Chaque jour dans le monde – et ce ne sont pas les Grecs ou les portugais qui nous démentiraient – des hommes et des femmes meurent parce que les mesures iniques imposées par le FMI visant à favoriser l’essor du capitalisme sauvage, les appauvri toujours plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui, Dominique Strauss Khan est inculpé pour crime sexuel. Et lorsque sa culpabilité aura été démontrée, il ne sera plus qu’un criminel sexuel. Le criminel ordinaire supprime la vie à ses victimes. Le criminel sexuel leur supprime leur dignité qui est une composante essentielle de la vie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut d’ailleurs dire que dans le cas de DSK et tous leurs semblables qui sont engagés dans les luttes de pouvoir, ces actes vont bien au-delà de la simple satisfaction du désir sexuel pour englober des pratiques que la décence et la pudeur nous empêchent d’évoquer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Promoteur Afrique intègre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-6503563535787765205?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/rRGEgntaTddCRF1rO2VKnttyouw/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/rRGEgntaTddCRF1rO2VKnttyouw/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IcjJpT_OaX0/TdJDCVa2onI/AAAAAAAABAc/vPCdrGWP_F8/s1600/Strauss+Khan+en+prison.gif" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" j8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-IcjJpT_OaX0/TdJDCVa2onI/AAAAAAAABAc/vPCdrGWP_F8/s1600/Strauss+Khan+en+prison.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Strauss Khan Show&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;em&gt;N’eût été la spectacularisation médiatique dont les américains ont seuls le secret et qu’ils qualifient souvent de Show, l’affaire Dominique Strauss Khan s’apparenterait à une simple castration politique. Cette opération à laquelle les politiciens sont souvent soumis soit à l’entrée au club, soit lorsqu’ils veulent gravir des échelons. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La castration consiste à amener le postulant, au travers d’un scandale, à tremper profondément ses mains dans du sang, de la boue et toutes les autres merdes dont exhale le politique. Car, comme le soutient souvent l’historien Jean Charles Gomez, «&lt;em&gt; la politique est d’abord une affaire de salauds et de criminels à col blanc ».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’agit pour la castration, d’une opération de l’indignité et de retrait de l’honorabilité, parfois très violente et spectaculaire où beaucoup de politiciens laissent leur vie politique. Mais comme le dit le vieil adage que je me permets de paraphraser, si la castration ne vous tue pas, elle vous rend plus fort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis l’ère Sarkozy en France marqué par l’extrême médiatisation du champ politique, nous avons assisté à un certain nombre d’opérations de castration. On peut ainsi citer l’affaire Bernard Kouchner, déclenchée par le livre de Pierre Péan, « Le monde selon K. » dont le journal Marianne disait qu’il peut « ruiner Kouchner ». On peut citer aussi la castration de Frédéric Mitterrand dont les meurs ont été étalées dans la presse et qui a eu une défense très émue sur les plateaux de télévision. Il y a la castration d’Eric Woerth et de Michel Alliot Marie qui a fini par les emporter. Il y a enfin celles de Dominique de Villepin et de Christine Lagarde qui sont en cours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La castration vise à rendre le politicien semblable à ses congénères, question d’éviter les phénomènes de rejet souvent préjudiciable à l’harmonie du champ politique. Tout ce qui s’assemble doit forcément se ressembler. Comme je l’ai appris chez les bergers de Malombo du Nord du Cameroun, pour rentrer dans l’enclos des bœufs sans courir le risque de se faire agresser, il suffit de s’oindre avec les bouses de ces mammifères.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’affaire Strauss Khan qui tient en haleine tous les médias du monde – et qui semble avoir détrôné Ben Laden – va bien au-delà de la simple castration pour tourner au lynchage médiatique en règle. Et le statut d’icône médiatique qui lui collait à la peau de Strauss Khan ne semble rien arranger. Car, comme on le sait, en situation de surexposition médiatique, un simple faux pas est de nature à prendre des proportions incalculables. Pour autant, le patron du FMI est-il excusable ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le piège et la politique&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’argument de Dominique Strauss khan et des strausskhaniens selon lequel il aurait été piégé est aussi léger qu’une plume d’oiseau. Et si c’est le seul qu’ils détiennent pour sa défense, autant jeter l’éponge et accepter le verdict du destin. On en vient à se demander si Strauss Khan était prêt pour un combat politique ou se laissait-il tout simplement porter par les sondages.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faire de la politique c’est d’abord être capable de poser et d’éviter les pièges si bien que celui qui se surprend face aux pièges ne fait pas encore la politique. C’est un peu comme si, en voulant cueillir les roses, on se montrait surpris voire outré par les piqures des épines qui sont le moyen naturel de défense du rosier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parlant de pièges en politique, l’ancienne secrétaire d’Etat Rama Yade m’avouait ceci au cours d’une rencontre : « &lt;em&gt;Lorsque j’arrive au bureau tous les matins, je me demande de quel coté viendra le piège du jour. En regardant la moquette de mon bureau, je me dis qu’il peut dissimuler des chausse trappe ».&lt;/em&gt; C’est cette prise de conscience qui lui permettait d’éviter les pièges.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique Strauss Khan, candidat favori à la présidentielle française de 2012 d’après tous les sondages, aurait dû lui aussi prendre conscience de ce qu’il était désormais la cible privilégiée de toute la classe politique française aussi bien de gauche que naturellement de droite. Autant que ses adversaires de tout bord, Strauss Khan connaissait son péché mignon dont le terrain de satisfaction se situe bien en deçà de la ceinture. Il savait que c’est sur ce terrain qu’on finira par le piéger comme il l’a déclaré au journal Libération.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qu’il aurait dû faire, au lieu de crier au complot aujourd’hui comme si faire la politique était autre chose que fomenter des complots, c’était d’observer un certain nombre de règles jusqu’à la présidentielle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un premier temps, il devait s’imposer une sorte de ramadan sexuel quoi que cela lui coûte. Et comme mesures d’accompagnement, il devait :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Faire déjà venir sa femme Anne Sainclair à ses cotés à Washington pour le soutenir dans cette épreuve ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mettre une sorte de tampon masculin entre lui et toutes ses collaboratrices directes au FMI ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Eviter systématiquement tous les lieux de tentation que sont les hôtels et les restaurants. Ce qui veut qu’à New York, il aurait dû coucher dans un canapé chez sa fille qu’il était censé venu voir selon sa défense. Un sacrifice n’est jamais assez grand pour celui qui veut être président de la France ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jeûne sexuel de Dominique Strauss Khan aurait ainsi duré jusqu’à la présidentielle française de mai 2012. Et une fois élu président, il aurait pu tout simplement proposer à l’Assemblée nationale de voter un droit officiel de cuissage pour le président de la République, question de rattraper le temps perdu. Cela est tout à fait possible en France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais faute d’avoir su se retenir ou d’avoir pu éviter les pièges, Dominique Strauss Khan, désormais entre les griffes acérés de la justice impitoyable des Etats Unis, pourrait subir une petite castration chimique qui l’éloignerait définitivement de la recherche effrénée de ces petites secondes de plaisir qui lui coûtent finalement trop cher.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique intègre »&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-3123791725246478643?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zRXvUXUlaxeKdqwm0YpZul0g9AM/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zRXvUXUlaxeKdqwm0YpZul0g9AM/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-31D_9JNstRQ/TaSgN4SofmI/AAAAAAAABAU/9EwsDh8F398/s1600/u1_ouattara_gbagbo.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" r6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-31D_9JNstRQ/TaSgN4SofmI/AAAAAAAABAU/9EwsDh8F398/s1600/u1_ouattara_gbagbo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le Boulanger et le greffon&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;﻿&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;J’étais en train de mettre la dernière main sur cette réflexion lorsque, comme je le pressentais déjà, la France et l’ONU ont aidé Alassane Ouattara et Guillaume Soro à conclure, par l’arrestation de Laurent Gbagbo et de ses proches, un coup d’Etat engagé le 19 septembre 2002. Près de 10 ans pour réussir un coup d’Etat !&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui gouverne en Côte d’Ivoire ? La question peut paraître superflue pour ceux qui veulent aller vite en besogne en prenant des raccourcis anti-démocratiques pour imposer Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Et pourtant, la réponse n’est pas aussi évidente. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu’est ce qui s’est passé et se passe réellement en Côte d’Ivoire ? Aidés par l’armée française et l’ONU, des miliciens pro-Ouattara ont arrêté le chef de l’Etat sortant, Laurent Gbagbo et l’ont livré à Alassane Ouattara, qui s’était auto proclamé vainqueur de la présidentielle de novembre 2010.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On constate que certaines personnes dont la communauté internationale en tête veulent transformer cette victoire militaire en triomphe politique. Un amalgame qui risque nous faire passer d’un hold-up électoral dont était accusé Laurent Gbagbo à une sorte de mise entre parenthèse de la démocratie du fait de la prise du pouvoir par les armes et d’une tentative de sa légitimation par les médias.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le greffon de Côte d’Ivoire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Côte d’Ivoire souffrait donc depuis la dernière élection présidentielle, d’un mal de cœur, la France et l’ONU viennent de lui placer un greffon en la personne de Alassane Ouattara. Maintenant, il faut que le greffon prenne et qu’on prévienne tout problème de rejet. Car, malgré les apparences et la volonté de ses maîtres de l’imposer comme président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara souffre d’un réel problème de légitimité. Cela se voit qu’il a un problème de mobilisation de la population. La chute de son adversaire, pourtant l’événement majeur, n’a pas provoqué des liesses populaires comme cela aurait pu être le cas. La peur ne justifie pas tout.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lendemain du deuxième tour de la présidentielle controversée, Alassane Ouattara « s’est présenté comme président élu de la Côte d’Ivoire s’appuyant sur les résultats provisoires de la commission électorale indépendante (CEI) qui le créditait de 54,1% ». Résultats proclamés, le 02 décembre 2010 par le président de la CEI, acquis à sa cause, hors délai, dans l’enceinte du Golfe Hôtel, QG de campagne du candidat Ouattara. Résultats néanmoins certifiés par la mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire comme le prévoit les accords de Ouagadougou. Après la proclamation et la certification des résultats, Ouattara « a prêté serment au travers d’un courrier envoyé au président de la cour constitutionnelle de Côte d’Ivoire ». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les sorties de Alassane Dramane Ouattara en Côte d’ivoire dans la TCI, une télévision privée qui lui est très proche, outre le fait qu’elles participent d’une volonté de privatisation du pouvoir, montre bien sa volonté d’enfiler la toge de président de la République. Mais suffit t-il de déclamer des discours en adoptant un ton présidentiel, le drapeau de Côte d’ivoire hissé en arrière plan, pour recevoir ipso facto l’onction du pouvoir ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En procédant à l’arrestation de son adversaire, ou en se le faisant livrer par la France, selon les versions, Alassane Ouattara a réussi à faire main basse sur l’un des symboles du pouvoir ivoirien qu’est le président de la République. Mais pour n’avoir pas encore été déclaré vainqueur par la cour constitutionnelle et pour n’avoir pas prêté serment devant une institution ivoirienne, son pouvoir reste à construire. Sauf à penser qu’ayant pris le pouvoir par la force comme n’importe quel chef de guerre, il devra rapidement organiser une élection présidentielle pour se légitimer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Que de questions !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Finalement, au lieu d’une sortie de crise, l’arrestation de Laurent Gbagbo malheureusement entachée d’une volonté d’humiliation par ses adversaires et, le revirement stratégique de Alassane Ouattara visant à faire à son tour une sorte de hold-up électoral, en rajoute à la panoplie de questions en même temps qu’ils donneront du grain à moudre aux juristes et autres politologues : c’est quoi le pouvoir ? Comment se présente t-il physiquement et symboliquement ? Comment se matérialise t-il ? Peut-on le dissocier des symboles qui le caractérisent ? Peut-on s’octroyer un pouvoir sans faire main basse sur ses symboles ? En renonçant à donner une dimension symbolique à son du pouvoir, notamment par une prestation de serment en bonne et due forme, Alassane Ouattara ne renonce t-il pas tout simplement à la réalité de ce pouvoir ? Suffit-il de prononcer un discours dans un ton à la fois martial, emphatique et émotionnel en érigeant le drapeau de la Côte d’ivoire derrière soi et en adoptant l’attitude d’un homme d’Etat, pour recevoir le pouvoir comme d’autres reçoivent le Saint Esprit ? Le faisant, en quoi diffère t-on du comédien qui joue la représentation du président de la République ? Faut-il comme pensent certains faire du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, le président de la République par intérim qui organisera la transition jusqu’à éventuellement l’investiture de Alassane Ouattara s’il est démontré que ce dernier a été effectivement élu ou à une reprise des élections si les parties n’arrivent pas à se départager ? Comme on le voit, le chemin est encore long pour répondre sereinement à la question de la légitimité du pouvoir actuel en Côte d’Ivoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le pouvoir et ses symboles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la perspective du traitement de cette problématique, nous pouvons émettre l’hypothèse selon la quelle, un pouvoir ne vaut que par ses symboles. Et en décryptant le cours de la crise post électorale depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, nous pourrons répondre à la question que certains semblent ne plus vouloir entendre : qui gouverne en Côte d’ivoire ?&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Le pouvoir politique est celui qu’on reconnaît à une personne ou à un groupe de fixer les règles qui s’appliquent à la population sur un territoire donné. « Traditionnellement, d’après le site wikipédia, le pouvoir politique se fonde et se maintient au moyen de la puissance militaire, en accumulant les richesses et en acquérant la connaissance ». Mais le pouvoir vaut aussi et surtout par ses symboles qui, pour le cas d’un pays, sont les institutions dont le président de la République en est, l’armée, les médias d’Etat, les monuments et bien d’autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;D’après notre hypothèse, les symboles sont le révélateur du pouvoir. C’est uniquement à leur contact que celui-ci se révèle et prend réellement corps. Or, on constate que depuis l’éclatement de crise post électorale, jusqu’à ce qu’il se présente, dans son adresse à la nation comme le président de tous les ivoiriens, Alassane Dramane Ouattara a toujours évolué en dehors des symboles du pouvoir ivoirien. C’est vrai qu’il peut arguer le fait qu’il en était tenu hors par le président sortant qui refusait de lui céder le pouvoir. Alors, ne fallait-il pas attendre de se saisir de l’entièreté de ces symboles et se faire investir pour se proclamer président de tous les ivoiriens ?&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les voies de traverse&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut relever ici le fait que le Golf Hôtel où Ouattara a construit son pouvoir, malgré sa stature majestueuse, n’a rien d’un symbole du pouvoir. C’est vrai que Ouattara peut se prévaloir des circonstances atténuantes en présentant le fait pour le Golf Hôtel d’être sous blocus des forces de son rival Laurent Gbagbo comme une entorse à sa liberté de circulation et à sa capacité à accéder aux lieux du pouvoir. Mais ces circonstances atténuantes ne transforment pas un lieu privé en symbole du pouvoir. De même son discours de président a été prononcé et diffusé par une télévision privée qui elle aussi est loin d’être un symbole du pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme on le voit, la France et l’ONU se sont donné pour mission d’hisser Ouattara au trône de Côte d’ivoire par tous les moyens. Ils y sont parvenus parce que cela devenait un problème d’orgueil. Néanmoins, on constate qu’une certaine précipitation, qui ne s’explique pas uniquement par le souci de sauver des vies humaines, risque entacher cette mission d’énormes irrégularités de même que cela créera un précédent grave pour le droit international. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Et demain la Côte d'Ivoire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De même, de son coté, Ouattara doit se retrouver dans une position très ambigüe et très inconfortable. Jusqu’à bout, Ouattara a voulu éviter au moins deux choses : ne pas apparaître comme un chef de guerre, tâche confiée à Guillaume Soro depuis 2002. Ne pas apparaître comme l’homme de la France et des puissances étrangères qui tentent la recolonisation de la Côte d’Ivoire à travers lui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, c’est l’image qui lui va aujourd’hui comme un gant. Ouattara voulait, comme le lui recommandent ses maîtres, être le modèle de démocrate arrivant au pouvoir au travers des élections, l’histoire risque ne retenir de lui que l’image d’un putschiste qui a utilisé les armes pour parvenir au pouvoir en enjambant des montagnes de cadavres et en humiliant son adversaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant que l’homme le plus haï du monde a été arrêté, humilié, que va-t-il se passer en Côte d’Ivoire ? Pour le moment, parce qu’il est le vainqueur de la partie, toutes les cartes sont entre les mains d’Alassane Ouattara. Il peut décider d’être le démocrate et le réconciliateur. Pour cela, il faudra qu’il mette un peu d’eau dans son vin notamment en engageant des discussions politiques relatives à la dernière présidentielle comme le lui recommande le président sortant Laurent Gbagbo. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il peut aussi être tenté par le machiavélisme consistant à liquider systématiquement ses adversaires et même certains de ses partisans. Ainsi, Gbagbo pourra être rapidement jugé et condamné ou contraint à l’exil. Après quoi, il se retournera dans son propre camp pour livrer à la justice internationale Guillaume Soro, le chef de la milice sur laquelle pèsent de forts soupçons de massacres à Duekoué. Il restera le cas de Bedié, le père de l’ivoirité sans qui peut-être le chemin de Alassane Ouattara vers le pouvoir n’aura pas été aussi long. Dans ce cas, la vengeance est un plat qui se mange froid. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Etienne de Tayo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Promoteur Afrique intègre&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-709418837267752413?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le crime souvent avancé pour soutenir cette haine contre Gbagbo est celui de gangster électoral récidiviste. Un crime devenu pourtant presque banal en Afrique où ces mêmes membres de la communauté internationale ont soutenu et soutiendront encore contre leurs peuples, plusieurs dictateurs ayant opéré des hold-up électoraux. Aujourd’hui, ces chefs d’Etats continuent d’être reçus dans les palais en occident.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le plus important pour moi, c’est que je commence à avoir un début de réponse aux raisons de cette haine contre Gbagbo. Il se trouve que cet enseignant d’histoire qui a sans doute trop lu et assimilé les textes sur l’esclavage, le colonialisme et le néo-colonialisme est un insoumis par rapport à l’impérialisme. Et c’est le sous secrétaire d’Etat américain adjoint aux affaires africaines qui, enfin lève un pan de voile sur ce conflit qui oppose les membres de la fameuse communauté internationale et en particulier la France et les Etats Unis à Laurent Gbagbo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une interview accordée à Christophe Boisbouvier de RFI, William Fitzgerald révèle qu’au début de la crise ivoirienne en début décembre, « à deux reprises et à quelques semaines d’intervalle, le président Barack Obama a essayé de parler au téléphone avec M. Gbagbo mais ce dernier a refusé de le prendre au téléphone ». Et le diplomate américain de dire par deux fois : « ce n’est pas sérieux ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà donc où meurt Laurent Gbagbo. Selon toute vraisemblance, il aurait infligé la même humiliation au président français Nicolas Sarkozy. Résumons : un chef d’Etat africain refuse de prendre par deux fois au téléphone, le président de la nation la plus puissante du monde. Cela a un nom ; crime de lèse impérialiste mais je préfère parler de délit de non génuflexion.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que certains chefs d’Etat africains se décoifferaient et se mettraient presque à genoux pour parler au téléphone avec Obama ou Sarkozy, et garderaient ensuite précieusement la bande sonore de cet échange comme preuve de leur véritable entrée dans l’humanité, voilà que Laurent Gbagbo crache dans le plat et envoie balader Obama. Il a semé le vent et mérite de récolter la tempête, me diriez-vous. Mais faut-il encore que ses contempteurs aient le courage de révéler les raisons pour lesquelles ils lui vouent cette haine. Au lieu de quoi, ils louvoient, ils parlent d’autres choses, vendent des illusions aux ivoiriens et tentent d’intimider tous ceux qui ne les accompagneraient pas dans leur haine contre Gbagbo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’aurai bien pu, comme font d’autres africains – malheureusement se présentant comme défenseurs des droits humains et parfois de l’Afrique – me joindre à cette caravane de haine sans en comprendre les tenants et les aboutissants, juste pour me mettre du bon coté et par conséquent à l’abri du besoin. Mais contre l’arrogance et l’impartialité de la communauté internationale, je suis obligé de choisir le parti de Laurent Gbagbo non pas parce qu’il est un saint ou qu’il est forcément le type de dirigeant dont rêve l’Afrique de demain, mais parce que la haine des autres a fait de lui un pestiféré, un mollusque, une vermine qu’on veut écraser. C’est donc mon humanisme qui me pousse vers lui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je comprends les ivoiriens qui ont vu leur pays se déliter au cours de ces dix dernières années et qui veulent faire porter la responsabilité à Laurent Gbagbo. Selon eux, il n’aurait pas dû résister à ceux qui depuis 2002 avaient décidé de le débarquer parce qu’il a perdu la confiance des maîtres. C’est dans ce piège de l’alimentaire et du tube digestif que la communauté internationale tient certains ivoiriens. Pendant 10 ans, ce qui prend aujourd’hui le nom de communauté internationale a étranglé la Côte d’ivoire. Ensuite, il était plus facile de dire aux ivoiriens de se débarrasser de cet homme qui ne leur a apporté que malheur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On leur dit que Ouattara leur apportera la prospérité puisqu’il a des connexions dans le système international surtout occidental qui l’aime bien, au contraire de Laurent Gbagbo qui s’est enfermé dans un nationalisme rétrograde. Mais depuis 50 ans qu’elle est indépendante, la Côte d’ivoire aurait dû accéder à cette prospérité sans attendre Ouattara. Qu’est ce qui montre qu’aujourd’hui, ce qui n’a pas été possible sous le charismatique et non moins collabo Félix Houphouet Boigny le sera sous Ouattara ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique intègre »&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-5682138278266145735?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/VD5EfTqaX_CjWnb-z3ooHOjsHyU/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/VD5EfTqaX_CjWnb-z3ooHOjsHyU/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/VD5EfTqaX_CjWnb-z3ooHOjsHyU/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/VD5EfTqaX_CjWnb-z3ooHOjsHyU/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/EAXDyO9E1wk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/5682138278266145735/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=5682138278266145735&amp;isPopup=true" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/5682138278266145735?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/5682138278266145735?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/EAXDyO9E1wk/pourquoi-tant-de-haine-contre-laurent.html" title="POURQUOI TANT DE HAINE CONTRE LAURENT GBAGBO?" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-i4SVyVJi-m0/TZ5Wn-NN3mI/AAAAAAAABAQ/kfcq3r-ozRQ/s72-c/Gbagbo.bmp" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/04/pourquoi-tant-de-haine-contre-laurent.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkEGQHs_eCp7ImA9WhZREU4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-5052145779437013762</id><published>2011-04-06T23:24:00.001Z</published><updated>2011-04-07T00:03:41.540Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-04-07T00:03:41.540Z</app:edited><title>COTE D'IVOIRE : DIGNITE DE L'UN, LA HAUTE TRAHISON DE L'AUTRE</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Le drame qui enserre et étouffe la Côte d’Ivoire aujourd’hui dégage deux images fortes dans lesquelles se reconnaît chacun des protagonistes : la dignité et la haute trahison. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-YsaKOmNQX1Y/TZz0YKlglwI/AAAAAAAABAI/nC2Xz7V4OxM/s1600/Gbagbo+et+ouattara.bmp" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" r6="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-YsaKOmNQX1Y/TZz0YKlglwI/AAAAAAAABAI/nC2Xz7V4OxM/s400/Gbagbo+et+ouattara.bmp" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;La dignité est celle de Laurent Gbagbo, l’homme haï par tous qui, après avoir subi jusqu’au bout les assauts de l’impérialisme, refuse l’humiliation de ceux qui veulent lui faire avaler ses convictions. En indiquant clairement sa position à ses adversaires dont il sait qu’ils ont hâte de l’éliminer, Gbagbo fait montre d’un courage qui déroute ses ennemis. En l’écoutant répondre aux questions des journalistes avec une sérénité à toute épreuve, on a de la peine à croire qu’il est assiégé. De même que son propos laisse penser qu’en vrai chef militaire, il a parfaitement le feedback de ses hommes sur le terrain. Il n’est donc pas enfermé dans un bunker en tentant de sauver sa peau. Cette élégance dans l’affrontement de la mort et du péril qui est celle de Laurent Gbagbo aujourd’hui est une démarche tout en dignité. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Usant de la désinformation et de la manipulation, la communauté internationale a voulu faire croire que Laurent Gbagbo a abdiqué en demandant de se mettre sous la protection de l’ONU. Ce qui revenait à faire croire qu’il a accepté de se mettre sous la protection du diable qui est la source de tous ses malheurs. Ses adversaires l’ont annoncé en route pour l’exil, refugié dans une ambassade, question de créer la débandade dans ses rangs. De son coté, la France, par la voix de son ministre de affaires étrangères voulait faire croire que Gbagbo était sur le point de signer un document renonçant au pouvoir et reconnaissant la victoire d’Alassane Ouattatra. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Mais rien de tout çà. Dans une interview de Laurent Gbagbo diffusée sous les antennes de RFI et certainement reprise par plusieurs autres canaux, nous fait comprendre que non seulement Gbagbo a contourné le piège mais qu’il est plus que jamais combatif. Répondant à Norbert Navarro au sujet de son éventuelle reddition, le président Gbagbo dit ceci : « On n’est pas encore au stade des négociations. Et puis mon départ d’où, mon départ pour où ? Les militaires sont en train de discuter de la cessation des hostilités. Après, je souhaite que les civils, les politiques prennent le relais et discute de la sortie de crise. A ce moment là, on pourra me poser des questions. Pour le moment, ce n’est pas encore le cas (…) Il n’y a pas de jusqu’où. Je dis, j’ai gagné les élections. Mon adversaire dit qu’il a gagné les élections. Je dis, OK asseyons-nous et discutons, sortons les arguments. C’est tout ce que je demande. Mais on ne m’écoute pas. Il s’agit d’élections. Or, quand à la fin d’un processus électoral, deux candidats se déclarent vainqueurs, il y en a un forcément qui a été élu. Et l’autre se trompe de bonne foi ou alors il ment. Il faut régler cela. »&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être dans quelques minutes ou dans quelques heures, une balle assassine de la légion étrangère d’Alassane Dramane Ouattara viendra arracher la vie à Laurent Gbagbo comme cela a été le cas des pauvres victimes de Duekoué. Alors, il mourra dans la dignité. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;En Côte d’Ivoire, la haute trahison est justement celle de Alassane Dramane Ouattara. Un ancien cadre du FMI, assoiffé de pouvoir – il suffit de scruter son visage à Ouattara pour comprendre que l’homme est mortellement marqué par le recherche obsessionnelle du pouvoir au point qu’il en est devenu l’otage. Officiellement, depuis 4 mois, Ouattara tient en Côte d’Ivoire, l’autre bout de la corde qu’a déployé la communauté internationale pour étrangler le pays de Felix Houphouet Boigny. Officiellement parce qu’en fait, c’est depuis 2002 que Ouattara et ses complices avaient décidé de lancer l’OPA sur la Côte d’Ivoire tenue alors selon eux par un insoumis. C’est ainsi que la rébellion des forces dites nouvelles a été lancée et que la partition du pays a été opérée. Pendant près de 10 ans Ouattara et ses complices ont mis la zone occupée sous coupe réglée pour la constitution du trésor de guerre. Lequel est utilisé aujourd’hui pour massacrer les ivoiriens. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même s’il ne semble pas vouloir y parvenir ou que cela se sache, il devient évident aujourd’hui que le trône sur lequel s’apprête à s’asseoir Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et la couronne qu’il portera sur la tête seront confectionnés à partir des cadavres d’hommes fraîchement assassinés. Ce qui veut dire que, lorsqu’on le verra assis sur son trône, on verra en même temps du sang dégouliner sur le visage du roi Ouattara alors qu’un autre petit ruisseau de sang partira de ses pieds et dessinera une sorte de tapis rouge de sang. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré les accointances et les liaisons dangereuses qui le lient à la communauté internationale, cette dernière a été obligée d’imputer aux hommes d’Alassane Ouattara, donc à ce dernier, les massacres de Duékoué où un millier d’ivoiriens ont été massacrés à cause de leurs opinions par les hommes d’un homme censé venir instaurer la démocratie. En acceptant que l’armée française bombarde la Côte d’Ivoire, détruise le matériel militaire et tue les ivoiriens, Alassane Ouattara a certainement ruiné toutes ses chances de se faire accepter des ivoiriens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De quelque bout qu’on le prenne, le dénouement de la crise de Côte d’Ivoire et l’avenir même de ce pays ne pose que des questions supplémentaires qui sont autant de défis pour la Côte d’ivoire et pour l’Afrique toute entière : Pourquoi cette haine concertée et presque communicative contre Laurent Gbagbo ? Qu’a-t-il fait de pire que ne l’ont fait et ne feront d’autres chefs d’Etats en Afrique ? Les histoire de hold up électoral soutenue et presque supervisée par la France ne sont-elle pas légion en Afrique ? Et pourtant, on n’a pas vu la communauté internationale aussi active dans l’amplification de la haine meurtrière envers les auteurs comme c’est le cas aujourd’hui contre Gbagbo. Serait-il donc d’un problème de refus d’allégeance à la puissance coloniale dont serait victime Laurent Gbagbo ? Pour qui et au nom de qui demain, Alassane Ouattara gouvernera la Côte d’Ivoire ? Comment ce monsieur qui n’a jamais pu se démarquer un seul jour des positions de la fameuse communauté internationale devra t-il demain s’affranchir de la volonté de la France, des États-Unis, de la Grande Bretagne et de tous les lobbies criminels qui les parasitent d’obtenir de lui la braderie de la Côte d’Ivoire ? Quels pactes secrets Ouattara a-t-il signé avec les lobbies du cacao et les autres et à quel niveau se situe l’intérêt de la Côte d’ivoire ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au-delà des subtilités du droit international, l’image sombre que laisse l’arrivée de Ouattara au pouvoir en Côte d’ivoire, porté à bout de bras par une communauté internationale partiale jusqu’à la caricature, l’image est celle d’une personne sur qui pèse déjà de forts soupçons d’étranger à la Côte d’Ivoire, installé au pouvoir par les puissances étrangères. Il aura donc beaucoup de problèmes avec sa légion étrangère à véritablement s’ancrer en Côte d’Ivoire.. Demain, le premier contrat que Ouattara signera avec la France, sera celui de l’approvisionnement de la Côte d’Ivoire en armes et en munitions. Les mêmes armes et munitions que l’armée française a détruite avec l’aval d’Alassane Ouattara. Cela se voit que la connivence est trop grossière. Avec ce contrat, la France profitera pour écouler son stock d’arme et de munitions et se refaire une santé financière sur le dos du contribuable ivoirien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à tout ce qui précède, un seul conseil à Alassane Ouattara : il faut que, une fois qu’il aura prêté serment, réussissant ainsi à étancher sa soif inextinguible du pouvoir, et qu’il aura fait inscrire pour l’histoire son nom sur la liste des présidents de Côte d’Ivoire, qu’il rende aussitôt son tablier ou qu’il se suicide. Car, il aura de la peine à s’imposer en Côte d’Ivoire où on a constaté son incapacité à mobiliser le peuple. Sans oublier que ses maîtres d’aujourd’hui lui mettront une pression parfois insupportable pour lui faire tenir les accords des pactes secrets. Déjà, en lui faisant porter la responsabilité du massacre de Duekoué, ils préparent le terrain du chantage à travers les multinationales des droits de l’homme qu’ils contrôlent parfois ou encore les tribunaux internationaux sous leurs ordres. Déjà le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, dit son intention d’enquêter sur les « massacres commis de façon systématique ou généralisée » en Côte d'Ivoire. Face à cette annonce, Alassane Ouattara éprouve plus de peur que Laurent Gbagbo car, comme le dit un adage africain, « le cadavre n’a pas peur du cercueil ».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Etienne de Tayo &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Promoteur Afrique Intègre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Auteur de l’ouvrage : « Pour la dignité de l’Afrique, laissez-nous crever »&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-5052145779437013762?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/A3Ntpp5sTjm_0_XS42NzThV1jn8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/A3Ntpp5sTjm_0_XS42NzThV1jn8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/A3Ntpp5sTjm_0_XS42NzThV1jn8/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/A3Ntpp5sTjm_0_XS42NzThV1jn8/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/RW1LCQrP54M" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/5052145779437013762/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=5052145779437013762&amp;isPopup=true" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/5052145779437013762?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/5052145779437013762?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/RW1LCQrP54M/cote-divoire-dignite-de-lun-la-haute.html" title="COTE D'IVOIRE : DIGNITE DE L'UN, LA HAUTE TRAHISON DE L'AUTRE" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-YsaKOmNQX1Y/TZz0YKlglwI/AAAAAAAABAI/nC2Xz7V4OxM/s72-c/Gbagbo+et+ouattara.bmp" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/04/cote-divoire-dignite-de-lun-la-haute.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CU8GSH8-fSp7ImA9Wx9aF0s.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-9092286538870841763</id><published>2011-03-10T13:30:00.000Z</published><updated>2011-03-10T13:30:29.155Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-03-10T13:30:29.155Z</app:edited><title>Pascal Kenfack : « Cette sculpture est ce qui scelle symboliquement la ville de Massy et le Burkina Faso »</title><content type="html">﻿﻿ &lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-sFbb30rTqDI/TXjOiHyNSUI/AAAAAAAAA_4/aRCT3NQ1Czg/s1600/Photo0049.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" q6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-sFbb30rTqDI/TXjOiHyNSUI/AAAAAAAAA_4/aRCT3NQ1Czg/s320/Photo0049.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;L'artiste à l'oeuvre&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;﻿﻿ &lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pascal Kenfack peut être présenté aujourd’hui comme l’un des portes étendards de l’Art moderne africain. Après un cursus complet à l’Ecole nationale des Beaux Arts de Paris, achevé par une thèse de doctorat à Paris8, ce peintre et sculpteur est retourné au Cameroun où il initie les jeunes dans le cadre de l’Institut des Beaux Arts de l’université de Dschang à Foumban.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Mais dès que l’occasion lui est donnée, Pascal Kenfack parcours le monde en émerveillant ses publics de son art alerte. Il a répondu à l’appel de la ville de Massy en France, pour donner de la couleur à l’évènement « AFRIC A MASSY ». Les visiteurs de cette exposition qui se tient à la médiathèque Jean Cocteau en parlent encore.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Nous avons rencontré Pascal Kenfack dans son atelier de sculpture, lieu de l’exposition. Il répond à nos questions.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Pouvez-vous nous présenter globalement cette exposition que vous faites à la médiathèque de la ville de Massy, dans l’Essonne en île de France ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Je dois dire que ce n’est pas toujours aisé de présenter un travail comme celui-ci qui est vraiment multiforme et multidimensionnel. Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes en présence de peinture de grand format et de la sculpture. En sculpture, la pièce sur laquelle je travaille actuellement mesure au moins deux mètres. Les autres, ce sont les petits formats parce que le contexte ne me donne pas la possibilité de faire vraiment des monuments comme je le fais ailleurs. Ici, j’ai présenté exclusivement des tableaux ou des sculptures de petite dimension.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Cette sculpture de deux mètres par exemple, dites-nous ce qu’elle sera quand vous l’aurez terminée ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Cette sculpture est ce qui scelle symboliquement la ville de Massy et le Burkina Faso. En ce sens que le Burkina est venu voir Massy pour lui demander une coopération. Massy a accueilli l’idée ensuite en a fait tout un projet. Massy a dit au Burkina, procurez d’un bœuf et nous vous en donnerons un second qui vous permettra d’aller remuer autant que possible la terre, la fructifier pour faire vivre les millions des gens qui sont sous votre responsabilité. C’est un peu comme çà le concept. Donc il y a deux bœufs qu’il faut atteler pour pallier un peu la pénibilité du travail de la terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Pour déplacer votre unité de production ici sur place, transporter par exemple vos matériaux de l’Afrique, quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Je suis de ceux qui prêchent un artiste qui part sans rien en main. C'est-à-dire que, là où il s’installe, le peu qu’il trouve, il travaille avec. Sur le plan matériel, je vous assure que je n’en souffre pas. Là où j’arrive, je trouve le matériel. Par exemple, ce bout de bois sur lequel je suis en train de travailler, c’est le noyer comme on peut aussi trouver la même forme à travers le goyavier ou l’avocatier en Afrique centrale. Donc, ce que je vois, je prends et je le transforme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lorsqu’on vous regarde travailler, on peut penser que tout ce que vous touchez même vos matériaux doivent être sacré. Est-ce que c’est une vision un peu exagérée ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Non, ce n’est pas exagéré. D’autant plus que la nature nous procure pratiquement tout ce qu’il y a lieu de savoir. C'est-à-dire le coté mystique, le coté ludique même à savoir que l’arbre n’est pas seulement un élément qu’on peut couper et mettre dans le feu, c’est tout une entité à travers laquelle on peut s’exprimer. On ne l’approche pas n’importe comment. Dès l’instant où on l’a connu, on peut en faire un intermédiaire et j’allais dire un collaborateur parce que l’homme va vers la nature, la découvre, y puise les substances qu’il faut. Çà peut être des substances essentiellement vitales comme çà peut être des substances relatives à la spiritualité. Et l’arbre est bien positionné pour pouvoir répondre à ces préoccupations là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Quand vous travaillez sur un arbre coupé dans la forêt africaine et lorsque vous travaillez sur un autre coupé dans une autre forêt par exemple ici en Europe. Est-ce que votre proximité à ces deux troncs est différente ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-OPIa3k-kUD4/TXjOwQiB4AI/AAAAAAAAA_8/zByi9W2bDOY/s1600/Photo0051.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" q6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-OPIa3k-kUD4/TXjOwQiB4AI/AAAAAAAAA_8/zByi9W2bDOY/s320/Photo0051.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; La différence d’approche est beaucoup plus à la base, c'est-à-dire au départ, le choix même de l’essence. Or, le choix de l’essence en Afrique, c’est tout un long processus à la limite rituel. Ici, lorsqu’on veut prélever une essence, c’est une tronçonneuse qui agit alors qu’en Afrique, il faut vraiment aller supplier les entités qui sont à l’intérieur de cette essence là pour être en mesure de prélever, ne serait-ce que, l’écorce. A plus forte raison, couper complètement l’arbre. Donc c’est deux démarches différentes. Quand la machine entre dans les mains de l’homme, il bafoue les règles de la nature et à partir de là, tout peut arriver. A commencer par des déséquilibres de toutes sortes.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Prenons le tableau que nous avons derrière nous. Je sais qu’un tableau est polysémique. Lorsque vous l’avez conçu, vous aviez certainement un message à transmettre qui n’est pas toujours celui que finit par percevoir celui qui décrypte votre œuvre. Pouvez-vous nous donner le message originel de ce tableau ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; S’il faut décliner le message originel comme vous dites, je vous dirai qu’il s’agit de l’initiation. Il y a un père qui tient en main ses deux enfants. En même temps, il tient son bâton de commandement. Il est assis sur son trône en quelque sorte. Derrière lui il y a la nature qui est très proche et rentre dans le contexte même du sujet qui est évoqué. Il est en train de dire à ses enfants : voilà ce sur quoi vous allez vous appuyer quand vous deviendrez grand. Et ainsi, on est vraiment à l’intérieur de nos traditions. Les enfants doivent savoir qu’il y a des obédiences chez nous qui forment un peu notre école traditionnelle, lesquelles obédiences ont leur façon de faire, leur philosophie laquelle consiste à dire que : voilà nous serons toujours dans la nature, en tirer des éléments constitutifs pour en faire des puissances. On est ici comme on était dans la formation des neuf notables. Or, un neuf notable dans le village est une personne qui détient une connaissance. Et la somme des connaissances détenues par les neuf constitue alors la puissance. Une puissance qui devient parfois incontrôlable. J’ai essayé de mettre en exergue deux initiations : celle de l’école et puis celle du village. Nous avons deux grands baobabs qui, au lieu de se terminer par des branches, se terminent plutôt par les écrans du net qui sont comme des antennes et communique avec le monde entier. Voilà ce qu’on peut percevoir à travers ce tableau.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Donc, selon vous et d’après ce tableau, il ne peut pas y avoir d’opposition entre les deux mondes que sont, celui de l’initiation traditionnelle et celui de l’école moderne ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Il y a complémentarité d’autant plus que, tout ce qu’on peut utiliser pour former l’enfant se retrouve là dedans. Or, on forme l’enfant traditionnellement. L’école ouvre de grandes perspectives alors que nos traditions tournent sur elles mêmes. Il faudra vraiment à un moment donné choisir. En tout cas on peut partir maintenant du traditionnel vers le moderne et s’y retrouver parfaitement sans que çà gêne l’homme.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Est-ce qu’on peut véritablement peindre et émerveiller comme vous le faites, en restant dans la posture traditionnelle africaine sans avoir atteint une certaine dimension d’initiation. Autrement dit est ce qu’un peintre peut tout à fait être assimilé à un initié ou sorcier comme disent certains ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; On le dit très souvent chez nous : ceux qui créent des formes sont quelque part des sorciers. Par contre, je me dis qu’il y a sorcier et sorcier. Si on appelle sorcellerie les connaissances qu’on apprend à l’école, auxquelles les autres n’ont pas accès, si c’est çà la sorcellerie, je dis ben ok. Mais je dis plutôt que c’est le savoir. Ce sont là autant de pistes de savoir qui permettent aux uns et aux autres de partir d’un point pour en arriver à un autre et se sentir le mérite d’avoir au moins fait quelque chose. Ce qui est sûr, c’est que, qu’on soit traditionnel ou pas, on a quelque chose à dire et si on peut le dire, tant mieux. Par la suite, est ce qu’on l’a bien dit, parce qu’il y a des canons pré définis pour le dire et se faire comprendre. Alors, si on n’a pas ces canons là, il y a de fortes chances qu’on le dit mais qu’on ne le dise pas bien. Et quelque part, il y ait une entorse.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Voulez-vous nous dire que la peinture ou la sculpture c’est un métier comme un autre : médecin, avocat. Et qu’on peut l’acquérir à l’école. Voulez-vous soutenir que chacun arrive au sommet de son art parce qu’on a bien suivi ses cours et bien appris sa leçon ? Est-ce que c’est la même chose ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-f4bo86V1K5Q/TXjO7RQQhvI/AAAAAAAABAE/6jQaCHtX1Zo/s1600/Photo0052.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" q6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-f4bo86V1K5Q/TXjO7RQQhvI/AAAAAAAABAE/6jQaCHtX1Zo/s320/Photo0052.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; C’est tout à fait la même chose puisque qui dit école dit savoir. Donc on doit pouvoir accéder à ce savoir là. Or, celui qui y va et qui y va avec tous les moyens dont il dispose, peut atteindre le savoir sans que çà gêne qui que ce soit. Donc, on peut devenir peintre et sculpteur comme on peut devenir médecin comme on peut devenir avocat.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Est-ce qu’on peut parler d’une peinture profane, d’une peinture non chargée et d’une autre chargée ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal Kenfack :&lt;/strong&gt; Là, nous entrons dans les méandres même du métier. Est-ce qu’il faut vraiment peindre comme un oiseau qui chante ? L’oiseau qui chante, répète ce qu’il dit de façon sempiternelle. Mais il ne dit rien puisque c’est ce qu’il fait toute la journée. Maintenant, si on ne doit pas faire comme un oiseau, c'est-à-dire s’exprimer parce que nous sommes des humains, cela veut dire qu’il y a des signes qu’on doit apprendre et maîtriser, il y a donc la capacité de pouvoir traduire ce qu’on a appris en formes en signes et en couleurs. A partir de là, on peut s’exprimer. On n’est donc plus un oiseau. Vous faites en sorte que les autres vous comprennent. Et parce que les autres vous comprennent, vous pouvez donc exposer partout où vous voulez, vous évoluerez sous toutes les formes sans que çà gêne qui que ce soit.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis à Massy par Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-9092286538870841763?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dZI_ikUg4IFwc2NExDNgNjXIVvs/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dZI_ikUg4IFwc2NExDNgNjXIVvs/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dZI_ikUg4IFwc2NExDNgNjXIVvs/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dZI_ikUg4IFwc2NExDNgNjXIVvs/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/wo6sZgmejsY" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/9092286538870841763/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=9092286538870841763&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9092286538870841763?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9092286538870841763?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/wo6sZgmejsY/pascal-kenfack-cette-sculpture-est-ce.html" title="Pascal Kenfack : « Cette sculpture est ce qui scelle symboliquement la ville de Massy et le Burkina Faso »" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://lh6.googleusercontent.com/-sFbb30rTqDI/TXjOiHyNSUI/AAAAAAAAA_4/aRCT3NQ1Czg/s72-c/Photo0049.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/03/pascal-kenfack-cette-sculpture-est-ce.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkYER3w7eCp7ImA9Wx9UGUo.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-8752957307105982516</id><published>2011-02-17T20:21:00.000Z</published><updated>2011-02-17T20:21:46.200Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-02-17T20:21:46.200Z</app:edited><title>CRISE DIPLOMATIQUE : POURQUOI FLORENCE A TOUT CASSEZ</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-vIdwyRMTWxQ/TV2BUP1ksxI/AAAAAAAAA_w/3jJsLAvYoIg/s1600/Cassez.bmp" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" j6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-vIdwyRMTWxQ/TV2BUP1ksxI/AAAAAAAAA_w/3jJsLAvYoIg/s1600/Cassez.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La brouille actuelle, qui s’est muée d’ailleurs en crise diplomatique, entre la France et le Mexique est riche d’enseignement pour qui voudrait prendre une minute pour décrypter la marche du monde.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si le président Nicolas Sarkozy avait voulu mesurer l’influence de la France dans le monde, il a la réponse, foudroyante. En contre attaquant, les autorités mexicaines montrent à suffisance le peu de considération qu’elles accordent aux menaces et à la tentative de chantage des autorités françaises. Alors, en transformant cette affaire en affaire d’Etat, la France et plus précisément sa diplomatie ne se prendrait-elle pas pour ce qu’elle n’est pas ou n’est plus ? La pauvre Florence Cassez n’est-elle pas finalement l’otage d’un jeu d’influence de deux puissances dans un monde en recomposition ? Ou n’est-elle pas tout simplement un enjeu électoral pour deux chefs d’Etat populistes déjà en campagne pour une réélection dans leurs pays ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’annonce de la décision de la justice mexicaine de confirmer la condamnation de Florence Cassez à 60 ans de prison pour « enlèvement et séquestration », c’est d’abord la ministre des affaires étrangères Michèle Alliot Marie qui a brandi, la première, une menace en annonçant le boycott personnel des manifestations marquant l’année du Mexique en France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que les autorités mexicaines étaient encore à s’étonner de ce qu’elles considèrent comme une amalgame et une ingérence insupportable de la France, c’est au tour du président Nicolas Sarkozy de décider unilatéralement de dédié l’année du Mexique à Florence Cassez. En le faisant, le président français souhaitait provoquer un grand débat pour amener l’opinion à mettre tout son poids dans la balance de la pression à mettre sur le gouvernement mexicain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour les autorités mexicaines, l’attitude de la France passe de l’ingérence à de la provocation. Alors, l’opinion publique s’emballe au Mexique et on peut croire que les autorités françaises ont donné une occasion en or au président Felipe Calderon pour mobiliser ses troupes, et aux Mexicains de requinquer leur nationalisme. Isabel Miranda de Wallas, une artiste très populaire du Mexique et présidente de l’association mexicaine « Halte aux enlèvements », enfonce le clou : « Je suis sûr à 100% qu’elle est coupable », dit-elle parlant de Florence Cassez.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Surfant sur cette vague de défiance, les autorités mexicaines prennent la France de vitesse et annoncent à leur tour le boycott de l’année du Mexique en France, un peu comme pour dire à la France que le Mexique ne gagne pas grand-chose dans cette manifestation. Et pour cause, le Mexique fait partie des pays émergents vers lesquels bascule désormais le centre de gravité du monde. Il s’agit d’un pays de 130 millions d’habitants, membre du G20 qui prendra d’ailleurs la présidence juste après la France. C’est donc, à leurs yeux, à la fois prétentieux et irresponsable pour la France de vouloir leur faire des injonctions et des menaces à peine voilées. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dernier incident en date s’est produite au Senat français, lorsque, protestant contre l’évocation de l’affaire Florence Cassez par la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot Marie, l’ambassadeur du Mexique a décidé de claquer la porte de l’auguste chambre. Un geste qui en dit long sur la dégradation des relations diplomatiques entre la France et le Mexique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Lorsque les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que la principale concernée dans cette affaire, Florence Cassez, se montre de plus en plus agacée. Et même si elle déclare tenir le coup « grâce au président Nicolas Sarkozy », elle n’est pas loin de penser, comme son frère d’ailleurs que le traitement de cette affaire par les autorités françaises contribuerait plus à lui compliquer la vie qu’à l’alléger. En intervenant de façon maladroite comme elles l’on fait, les autorités françaises heurtent le nationalisme mexicain, expose médiatiquement et inutilement Florence Cassez en lui faisant courir le risque des représailles. A la fin, on se demande à qui profite finalement cette agitation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis la fin de non recevoir servie à Michèle Alliot Marie par les autorités mexicaines, la France aurait dû décrypter le sens du vent et ne pas laisser le président de la République monter lui-aussi au filet pour recevoir une claque – c’est ce qu’a dénoncé l’ancien ministre Robert Badinter en parlant de la nécessaire rareté de la parole présidentielle. Tous les muscles de la France, déployés à l’échelle présidentielle, n’ont pas réussi à faire plier le Mexique. Au contraire, dans sa réaction on lit une défiance en bonne et due forme. Maintenant, entre les deux puissances en lutte, une doit forcément se faire hara-kiri et tout laisse penser que la France sera celle là. Les Etats n'ayant que des intérêts, si d'aventure demain le Mexique passe une commande de rafales ou de sous marins français, l'affaire Cassez sera tout de suite reléguée au second plan à défaut d'être tout simplement renvoyée aux oubliettes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La leçon qu’il faut tirer de cette affaire, c’est que l’influence mondiale est un jeu presque à sommes nulles. Le déclin ou les contre performances des anciennes grandes puissances libère de la place pour les puissances émergentes. Il revient à la France aujourd’hui de faire connaître à son peuple le niveau réelle de sa puissance afin qu’il l’intègre désormais dans son propre comportement à l’extérieur. Il y a longtemps, lorsqu’on se présentait dans un pays d’Afrique ou d’Amérique latine comme un Français, un Anglais ou un Américain, cela était suffisant pour tenir tout le monde en respect. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est vrai, l’histoire de cette jeune femme, pleine de vie et au visage ingenu, condamnée à 60 ans à mille lieux de son pays est de celle qui cerne d’émotion les âmes même les plus insensibles. Si l’on s’en tient à l’ultra médiatisation de cette affaire et à l’emballement de l’opinion publique au Mexique, on comprend tout de suite qu’au-delà de la faute qu’elle aurait peut-être commise, elle est devenue, malgré elle, une sorte de cobaye devant permettre au Mexique de tester son influence dans le monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ce qu’il faut comprendre pour rester raison gardée, c’est que Florence Cassez n’est pas une otage entre les mains de criminels comme ce fut Ingrid Bettancourt, détenue par les Farc en Colombie ou les cinq français détenus au Mali par l’Aqmi ou encore Stéphane Taponié et Hervé Guéquierre, retenus eux en Afghanistan par les Talibans. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Florence Cassez est une prisonnière jugée et condamnée par la justice d’un pays indépendant et souverain. A moins de chercher des pistes dans le droit international comme le tente aujourd’hui Sébastien Cassez, le frère de Florence. Et puis, le Mexique n’est pas le Tchad où, par le jeu des influences et du paternalisme, la France avait réussi à faire libérer les personnes retenues dans le cadre de l’affaire de l’Arche de Zoé. Demain peut-être, si les choses ne se résorbent pas, la France ne sera plus capable de faire libérer les siens, même au Tchad. Et ça, le peuple a besoin de le savoir. La France a le devoir de faire connaître à son peuple, les raisons de l’érosion de son influence dans le monde. Ce serait déjà le début de la résolution du problème.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/iFCrWyDMViOlJL8Q_VH72QieXg8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/iFCrWyDMViOlJL8Q_VH72QieXg8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, nul n’a vu venir la grogne. Ni les multiples spécialistes du Maghreb et du proche Orient qui écument les universités en Occident, ni les journalistes tout aussi spécialisés, encore moins les services de renseignement des différents pays occidentaux, si souvent prompts à présenter la météo politique des anciennes colonies. Tous sont obligés de courir aujourd’hui après les événements en tentant de les rattraper et de les expliquer. Cette myopie de la communauté internationale, voulue ou non, nous renseigne à souhait sur la transformation du monde et la capacité des peuples à conduire des révolutions tout à fait autonomes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que ce soit en Tunisie ou en Egypte et peut-être demain en Algérie ou ailleurs en Afrique noire, les peuples conduisent victorieusement leur révolution sans guide connu et reconnu. Il n’y a aucun Messie qui est attendu. Le peuple a pris ses responsabilités en main et assume son destin. Les uns après les autres, ils font plier les différents maillons de la redoutable machine répressive de l’Etat. A l’observation, il est permis de penser que, demain, de véritables démocraties prendront la place des dictatures défaites. En général, lorsqu’elle est voulue et désirée par le peuple, nous avons une démocratie saine dans un corps social sain. Mais lorsqu’elle est inspirée ou même imposée par la communauté internationale ou dictée depuis les capitales occidentales, nous avons une démocratie piégée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la présente réflexion, nous voulons, à la lumière de ce qui se passe aujourd’hui au Maghreb, nous interroger sur le réel de l’Etat en Afrique et dans le monde en développement en général mais surtout nous intéresser à la manifestation du politique en tant que « actions visant le maintien ou la modification de l’ordre établi ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dès lors, un certain nombre de questions s’offrent à nous : comment peut-on expliquer la bravoure, j’allais dire subite, des peuples longtemps tenus en respect, soigneusement muselés et souvent réprimés par les gouvernants ? Comment comprendre l’apathie tout aussi subite des régimes ayant par le passé démontré leur pleine capacité à mâter dans le sang, toute contestation populaire ? Sans guide et sans leader charismatique pouvant prendre la direction des affaires et conduire un vrai changement, le peuple saura-t-il tirer tout le bénéfice de sa victoire ? Quelle garantie pour la réalisation des aspirations populaires ? Peut-on changer le régime en comptant sur la transformation des dignitaires de l’ancien régime ou faut-il absolument faire table rase du passé et faire rimer le changement de régime avec le changement des hommes ? Comment procéder pour éviter au peuple de vol ou le détournement de sa victoire ? Que faire des dictateurs déchus ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La goutte d’eau&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’étincelle qui embrasse aujourd’hui le Maghreb et menace d’embraser le monde arabe est partie d’un fait divers à la limite banal, même s’il y a eu mort d’homme : l’immolation d’un commerçant excédé à Tizi Bouzit. Mais ce qu’il faut reconnaître, c’est que l’étincelle a été craquée dans un environnement complètement desséché. Et ce dessèchement marque le degré de pauvreté mais aussi de musèlement des populations. Un peuple comprimé pendant longtemps finit par exploser et souffle tout sur son passage. C’est un principe scientifique : un gaz qu’on comprime longtemps dans une bouteille sans possibilité d’échappement, finit par faire exploser cette dernière quel qu’en soit la matière de sa fabrication.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le fait que la mèche ait été allumée au Maghreb n’est pas un fait fortuit. Depuis près de deux décennies, les peuples arabes de la méditerranée et du proche Orient, sont victimes de ce qu’on peu qualifier de devoir de protection de l’Etat hébreux qui est celui que s’est octroyé l’Occident. En effet, effrayé par la montée de l’islamisme arabe qu’il assimile au terrorisme, et incapable de l’affronter ou de le domestiquer, l’Occident a entrepris de sous-traiter son action aux roitelets établis sur les bords de la méditerranée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Occident finance ainsi dans le Maghreb des pires dictatures censées servir de digues à la protection de l’Etat d’Israël. Le premier coup porté à la démocratie dans cette région avec la bénédiction de l’Occident, était l’annulation des élections algériennes remportées par des partis islamistes. Depuis lors, une répression sanglante est conduite contre le peuple sous le couvert du combat contre le terrorisme. Pour des services rendus à l’Occident et à Israël et paradoxalement pour les sévices rendus à leurs peuples, les régimes du Maghreb étaient présentés en Occident comme des exemples à suivre et de ce fait fréquentables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La démocratie aux forceps&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La démocratisation introduite presque aux forceps en Afrique et dans le monde arabe, a contribué à faire rompre l’équilibre instable sur lequel reposait l’Etat traditionnel africain. En effet, comme le souligne Georges Ballandier, « l’Etat traditionnel africain apparaît instable et porteur d’une contestation organisée – ritualisée – qui contribue plus au maintien du système qu’à sa modification, l’instabilité relative et la rébellion contrôlée seraient ainsi les manifestations normales de processus politiques propre à ce type d’Etat ». C’est cette mécanique qui avait permis aux dictateurs africains de la première génération d’ériger l’Etat, de construire le politique et de maintenir un semblant d’équilibre en « ayant recours ou la menace de recours à l’emploi légitime de la contrainte physique »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or, confronté au pluralisme, et surtout à l’apparition des oppositions politiques, les dictateurs ont cru trouver la solution dans la liquidation symbolique ou réelle des opposants et dans l’étouffement systématique de toutes les formes de contestation. Ils ont effectivement mis cette menace à exécution. Ce faisant, ils ont bouché toutes les soupapes de respiration par lesquelles le jeu politique s’oxygénait. Cet état de chose a contribué à faire du politique, non plus « une expression manifeste de la réalité sociale » mais plutôt une sorte d’ogre tenue en horreur par la société. Ceci s’explique par la montée presque vertigineuse des abstentions aux différentes élections. Mais comme personne n’a réellement la capacité de tenir le peuple en dehors du politique ou bien de le dépolitiser, Aristote définissant l’homme comme « naturellement politique », tel la nature, les peuples ont repris leurs droits. Et de fort belle manière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’après Ballandier, « toute société ne peut être qu’un système approximatif tendant à sa pleine réalisation (ce qui manifeste le politique comme créateur d’ordre) ; mais l’approximation permet par ailleurs la contestation, la mise en mouvement des forces contraires au maintien du système (ce qui révèle le politique comme négateur de l’ordre établi). Ordre et désordre sont donnés en même temps, le changement a ses racines dans le système lui-même ». Or, le fait pour les régimes dictatoriaux d’étouffer toute contestation a contribué à les scléroser, à compromettre toute forme d’auto changement portant ainsi malgré eux la contestation et même les divisions au cœur même du système. C’est ce qu’on a constaté en Egypte avec la division de l’armée qui a certainement contribué à l’affaiblir et à annihiler son action. C’est ce qui s’observe dans la plupart des pays africains où l’opposant n’est plus en face du pouvoir mais à l’intérieur de ce dernier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pouvoir au peuple&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que ce soit en Tunisie ou en Egypte, on a vu comment les dictateurs ont tenté de résister à la pression populaire. Ben Ali a tenu 28 jours et est parti après avoir prononcé trois discours dans lesquels il faisait des concessions au peuple. Moubarak est parti au bout de 18 jours ayant tenu deux discours. Moubarak, en envoyant ses partisans dans la rue, a tenté de mettre en scène le scénario de la guerre civile, question de donner un avant goût du chaos dont il disait que son départ pourrait provoquer. Mais ce qu’on peut constater – et c’est très visible dans le cas de Moubarak – c’est que c’est finalement la pression de l’armée et les dissensions internes au cœur même du régime qui ont fini par les emporter. Ce qui montre bien que le ver était dans le fruit. Ce qui montre aussi qu'aucune armée du monde, aussi&amp;nbsp;puissante soit-elle, qu'aucun dictateur, aussi cruel soit-il ne saurait se mettre en travers d'un peuple qui a soit de liberté.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans les deux pays maghrébins qui sont déjà passés à la moulinette de leurs peuples, la révolte a d’abord était individuelle et surtout tripale, c'est-à-dire qu’elle remonte des tripes de chaque contestataire. La synchronisation de toutes ces colères individuelles a fini par donner une révolte synchronisée, puis la révolution que nous admirons tous aujourd’hui. Les dictateurs ont été soufflés, demande suprême du peuple. Reste que, à cause des enjeux géostratégique, surtout pour le cas de l’Egypte que l’Occident ne veut surtout pas voir tomber entre des mains incontrôlables, le système certes sérieusement secoué, peut se régénérer et se reproduire à l’identique. Ceci parce que c’est un peuple orphelin, privé de leader et de guide qui a fait tomber le pouvoir. En Iran, à la fin des années 1970, le peuple iranien savait qu’il a fait le travail pour l’Ayatolah Khomeni qui est revenu en Messie prendre le trône de Téhéran. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est vrai qu’aujourd’hui, à cause ou grâce à la fragmentation du pouvoir, les pays n’ont plus besoin des leaders charismatiques qui viendraient les conduire, ils ont besoin, comme le disait Barack Obama d’institutions fortes et d’un ensemble d’hommes et femmes volontaires et intègres qui les feront fonctionner pour le bien de tous. Tout ce qui reste aux peuples des pays déjà libérés, c’est de redoubler de vigilance pour pas que les lanternes leur soient présentés à la place des vessies. Le fait que les révolutions ou les révoltes synchronisées de la Tunisie et de l'Egypte aient été conduite dans l'ignorance totale des services secrets des puissances colonisatrices, montre bien que dans ce monde désormais mondialisé et multipolaire, l'Afrique est en train de recouvrer son indépendance. Ce n'est plus à Paris, Londres ou Washington que les plans de déstabilisation des pays sont décidés, mais c'est des entrailles du peuple que se forment les révolutions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre question qui agite les observateurs, c’est de savoir si la révolutionnaire du monde arabe peut s’étendre à toute l’Afrique ou du moins dans des pays où les dirigeants avoisinent les 30 ans de pouvoir. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne saurait y avoir une automaticité entre ce qui se passe au Maghreb et ce qui pourrait se passer en Afrique noire. Au début des années 1990, lorsque l’Afrique noire s’embrasait sous l’effet du vent d’Est, le Maghreb était resté bien sage. Toutefois, en fonction du contexte économique, il est fort probable que la jeunesse d’Afrique s’inspire de ce qui se passe au Maghreb pour se donner la force d’affronter les régimes dictatoriaux encore en place dans un certain nombre de ces pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela a été vu aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, la tête du dictateur était finalement la plus grosse revendication des populations. Le poisson commençant par pourrir par la tête, le peuple a voulu couper celle du dictateur. Maintenant qu’ils ont été déchus sont loin de pouvoir dormir sur leurs lauriers. Une partie du peuple ne demande rien moins que leur traduction en justice. Mais je pense qu’il faut traiter ces dictateurs pour ce qu’ils sont en réalité. Ils sont en fait des espions ayant été placés à la tête des pays pour servir les intérêts de leurs maîtres. Il y a donc un choix à faire : soit les retourner pour obtenir le meilleur d’eux afin de rattraper les dégâts, soit, dans un élan de vengeance, les pendre haut et court et ne jamais connaître certains secrets de leur mission. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Par Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MpFVknLUFRZ2c6ZyPE3xyODiry4/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MpFVknLUFRZ2c6ZyPE3xyODiry4/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/7uI3BG3AMvY" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/1393120161300842030/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=1393120161300842030&amp;isPopup=true" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/1393120161300842030?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/1393120161300842030?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/7uI3BG3AMvY/tunisie-egypte-algerie-des-revolutions.html" title="TUNISIE, EGYPTE... ALGERIE : DES REVOLUTIONS SANS GUIDE" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-4RvFqqpulB0/TVpOoHRUiiI/AAAAAAAAA_s/9-G9H5Xy3Ow/s72-c/egyptriot3.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2011/02/tunisie-egypte-algerie-des-revolutions.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0UESXY8eyp7ImA9Wx5aGEs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-2102103930558090289</id><published>2010-11-15T22:46:00.000Z</published><updated>2010-11-15T22:46:48.873Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-11-15T22:46:48.873Z</app:edited><title>LA LISTE DANS LA PRATIQUE POLITIQUE AU CAMEROUN</title><content type="html">&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TOG2neKy5II/AAAAAAAAA_g/rQofXgJmEnQ/s1600/arton138.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" px="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TOG2neKy5II/AAAAAAAAA_g/rQofXgJmEnQ/s200/arton138.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Une liste est un alignement de noms de personnes ou de choses sur une feuille de papier ou sur n’importe quel autre présentoir. Et ceci, pour diverses utilisations ultérieures. En fonction de ce qu’elle peut représenter pour des personnes y figurant, une liste peut être un lieu de réalisation de soi parce que permettant d’accéder à des strates supérieures de la société. La liste du gouvernement par exemple. Une liste peut, par contre aussi, avoir une portée tout à fait dramatique pour ceux qui y figure. Ceci parce qu’elle est la manifestation d’un drame annoncé ou d’un drame subi. Tout au long de sa vie, qu’il le veuille ou pas, avec ou contre son gré, un Homme voit son nom inscrit dans un certain nombre de listes. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le journal « Dikalo » du 20 août 2010, a titré sur une escroquerie politique dont était accusé Mme Françoise Foning, de la part de trois journalistes : Jean Marie Tchatchouang du journal « l’Anecdote » ; Aristide Nguekam du journal « Pélican » et Emmanuel Towa de « Hit Radio ». Ils dénoncent l’inscription de leurs noms dans une liste accompagnant la motion de soutien des élites politiques, forces vives et chefs de communautés de l’Ouest vivant à Douala. Liste publiée dans le journal « Cameroon Tribune » du 06 août 2010.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes là en plein dans un cas pratique de l’utilisation de la liste pour soutenir l’action politique. Françoise Foning est présidente de la section RDPC de Douala 5e et Maire de la même ville. Pour être totalement en phase avec la saison des motions et ne pas être accusée de tiédeur politique, elle a invité les élites politiques et les forces vives de l’Ouest dont il est originaire. Mais elle aussi invité des journalistes pour donner ensuite l’écho de la manifestation dans leurs différents médias. Comme d’habitude, une liste a circulé et tout le monde y a mis le nom, y compris les journalistes. Si l’on en croit Aristide Nguekam, les journalistes auraient signé en pensant à l’autre liste, la liste d’émargement qui ouvre droit à rétribution : « Ils exigent souvent qu’on le fasse (que nous mettions nos noms sur le liste) mais c’est exclusivement pour compenser nos frais de transport », se lamente le journaliste. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se trouve qu’après le départ des journalistes qui, certainement, ont été plutôt bien traités, les organisateurs ont eu envie d’allonger leur liste, question d’impressionner peut-être au niveau du pouvoir et d’assurer sa fidélité . Ils se sont alors servi les noms de tous les journalistes originaires de l’Ouest ayant pris part à la manifestation, qu’ils aient pris part en tant que participants ou journalistes. C’est ainsi que d’autres journalistes en dehors de trois protestataires ont eu leurs noms dans cette même liste et s’en sont accommodé. Tout est fonction des objectifs qu’on se fixe dans la vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un voyage dans l’historiographie récente des listes au Cameroun, nous renseigne que le Cameroun a connu au moins trois listes célèbres qui ont fait des vagues au sein de la société camerounaise :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La liste des « neuf de Bépanda ». Une sombre affaire qui était partie de la plainte d’une jeune fille accusant certains jeunes du quartier Bépanda à Douala, d’avoir volé sa bouteille de gaz. D’après la presse de l’époque, qui a largement publié une liste de neuf personnes, ces dernières auraient été arrêtées à la suite de l’enquête et aurait tout simplement disparu. Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, ces personnes auraient sans doute été exécutées par les soins du commandement opérationnel, une unité d’élite créée par le gouvernement pour combattre le grand banditisme à Douala et sa région. Une affaire qui a ensuite pris une dimension internationale et a fini paradoxalement par faire le bonheur de plus d’une personne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a eu la ou plutôt les listes des enseignants d’universités appelant à soutenir le président Paul Biya après sa réélection de 2004. C’est une liste qui a connu des vagues au sens propre du terme. A sa sortie, il y eut un petit nombre d’enseignants qui trouva la force de dénoncer la manœuvre. Pour cela, ils développaient un argumentaire tout à fait respectable, rappelant qu’un enseignant d’université est un intellectuel qui doit se tenir éloigné de la politique surtout partisane. Mais en face, d’autres enseignants pour la plupart des responsables, qui n’avaient pas été associé à la confection de la première liste, faisaient des coudes pour voir leurs noms figurer dans la seconde liste… de rattrapage. Depuis, l’affaire de la liste – qui avait quand même secoué la classe politique à l’époque – s’est tassée. Et ses principaux initiateurs, promus à des postes de responsabilité parfois juteux, cueillent tranquillement les fruits de leur « courage » politique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a eu en 2006 les listes des présumés homosexuels qui ont créées de l’émoi dans l’opinion et ont fait les choux gras de la presse à sensation. Le drame venait de ce que la société camerounaise tient encore en horreur les pratiques homosexuelles d’ailleurs réprimées par le code pénal, mais surtout parce que, ce qu’ils considèrent comme une déviance serait devenu paradoxalement un des éléments majeurs de la reproduction politique. Et le fait que ces listes aient été truffées des noms des membres de gouvernement en fonction venait presque corroborer l’imaginaire construit d’une connivence dangereuse entre les pratiques homosexuelles et l’ascension sociale et politique. En tout cas, ce marqueur sexuel, qui consacrait du même coup la sexualisation du politique et la politisation du sexe au Cameroun, aura été pour beaucoup dans la distance qui s’est créée entre les populations et la classe politique et spécifiquement le pouvoir. Ce que confirme d’ailleurs Pommerolle lorsqu’elle affirme que les listes ainsi que la rumeur qui les accompagnait « conférait au personnel politique des pratiques contraires aux bonnes mœurs sociales, le mettait à distance et marquait ainsi le refus populaire de côtoyer ce pouvoir ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La démocrature des listes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais Il y a deux types listes qui nous intéresseront particulièrement dans cette réflexion. Ceci, en raison de l’importance croissante dans la pratique politique au Cameroun. En effet, sans en donner l’air, la conception d’un certain nombre de listes, est devenue un élément presque structurant du champ politique et social camerounais. Au point qu’on parlerait facilement de la démocratie des listes. Il s’agit de la liste des contributions et de la liste accompagnant la motion de soutien et de déférence au président de la République ou au président nationale du parti RDPC. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous chercherons à comprendre pourquoi ces deux types de listes particulières sont devenus des ressorts majeurs qui structurent les logiques politiques des acteurs et comment ils les intègrent dans leurs stratégies politiques au quotidien en essayant de les capitaliser au maximum. Nous verrons enfin quel impact, ces comportements politiques plutôt originaux, ont dans la marche de la démocratie camerounaise. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La liste des contributions est celle qu’on rédige après une réunion politique et qui récapitule les contributions des membres du parti en vue d’une action future. Ces listes sont tenues aussi par le Trésorier du parti chez qui les âmes généreuses viennent subvenir au besoin financier de la formation politique. Il peut aussi s’agir d’une liste de contributions au niveau communautaire. Ainsi, un chef supérieur – pour des régions où cela signifie encore quelque chose – peut lancer des appels à contribution à l’attention de ses sujets en vue de la construction d’un ouvrage communautaire par exemple. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le landerneau politique camerounais, cette liste est un élément capital pour qui veut entreprendre avec succès une carrière politique. Pour cela, il faut régulièrement y faire figurer son nom et avec des montants d’argent conséquents. Au siège du parti, la prise en compte de ces listes de contribution est souvent déterminante dans le positionnement politique des récipiendaires. C’est l’épaisseur de la contribution qui oblige souvent les hiérarques du parti à s’intéresser à une personne et à l’adouber ensuite. C’est vrai que dans toutes les démocraties, les partis politiques ont des contributeurs parfois occultes. Le problème au Cameroun vient de ce que le lien trop étroit entre la contribution et la volonté du contributeur de rentabiliser personnellement son investissement introduit une sorte de hiatus qui fait de la contribution l’unique à valoir du contributeur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Bien se comporter dans la liste&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ailleurs, on entre en politique et on réussit en politique en faisant jouer d’autres arguments que l’argument financier qui peut parfois n’être qu’un adjuvent. Par exemple en se faisant remarquer de façon positive par une participation lumineuse aux débats citoyens. Ce qui contribue à l’animation de l’espace public et peut-être à la civilisation des mœurs politiques. On peut le faire aussi par une participation éclatante à un meeting politique comme ce fut le cas de Barack Obama en juillet 2004 lors de la convention du parti démocrate de Boston où le jeune afro-américain encore inconnu, avait marqué d’une pierre, disons noire, sa progression vers la Maison Blanche. On se souvient aussi du cas de Nicolas Sarkozy lorsque, jeune militant de l’UDR aux cheveux encore longs, il participa au grand congrès de ce parti tenu en juin 1975 à Nice. C’est au cours de ce congrès et surtout grâce à un discours dans lequel il affirma « qu’être jeune gaulliste c’est être révolutionnaire », qu’il se fit remarquer d’abord par Charles Pasqua et ensuite par Jacques Chirac. Une fois de plus c’est son éloquence au cours de ce meeting, comme celle d’Obama à Boston, presque 30 ans après qui a permis de faire son entrée en politique. Aujourd’hui, ces deux jeunes d’hier sont respectivement président des Etats-Unis et de la France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au Cameroun on entre en politique par la liste et surtout par sa bonne tenue au sein des listes de contribution. C’est dans la liste que tout se joue. Celui qui n’a pas compris cela et tente d’utiliser d’autres moyens pour y accéder l’apprend souvent à ses dépens. C’est parfois un gros piège dans lequel ceux des politiciens qui viennent de la diaspora et qui ont l’habitude des joutes politiques et de la grandiloquence du propos se trouvent souvent pris .&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a au Cameroun même le cas du jeune Charles Atéba Eyéné, écrivain prolixe, homme politique courageux et grand débatteur. On peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais apprécier la façon par laquelle il s’inscrit dans l’espace public camerounais et tente de faire bouger ses frontières. Sauf que ce dynamisme là puisqu’il ne s’inscrit pas dans la logique des listes, gène particulièrement certaines personnes au sein même de son parti le RDPC. Il avoue avoir été obligé de déserter le siège du parti au pouvoir où il occupe quand même le poste de délégué à la presse et à la communication de l’organe des jeunes du RDPC parce que justement il y était isolé, pris, qu’il est aussi, dans la lutte des hiérarques qui jouent des listes pour exister.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au niveau des communautés, les listes de contribution constituent plutôt un élément déstructurant de la cohésion sociale. Et pourtant, copiant les travers des politiques, les tenants de cet ordre, à savoir les chefs traditionnels, ont eux aussi pris l’habitude de structurer leur société uniquement à partir des listes de contribution. C’est sa bonne tenue dans ces listes qui permet à une élite d’engranger les titres de notabilité qui sont l’équivalent traditionnel de tous les titres administratifs pour lesquels courent ces mêmes élites. Lorsqu’un chef traditionnel scrute une liste, son attention est en général attirée par le nom devant lequel s’affiche le plus grand montant de contribution. Tout de suite il cherche le rapprochement avec cet individu et lui propose des titres sans se préoccuper de sa capacité à avoir un comportement éthique, sa capacité à rassembler la communauté, la dimension de sa générosité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La conséquence de cette situation est que le chef, qui s’est laissé ainsi entraîné dans la politique des listes, se trouve ipso facto coupé de son peuple qui, tant bien que mal, continue quand même à s’arc bouter sur des valeurs sur lesquelles la société a toujours fondé la promotion sociale. Conséquence aussi, des titres de notabilité, distribués à la pelle ont perdu toute valeur aux yeux de la communauté et leurs détenteurs peinent à se faire accepter comme faisant partie de la noblesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La liste et la corruption&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’on scrute leur mécanisme de plus près, on peut constater que les listes de contribution sont aussi pour beaucoup dans la prolifération de la corruption au Cameroun. Une des innovations que le régime du renouveau aura apportées à la pratique politique au Cameroun, est son ouverture aux fonctionnaires, aux hommes d’affaires et à toutes les personnes qui se sentent la capacité d’inscrire un gros montant devant leur nom dans une liste de contribution. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La corruption vient de ce que le fonctionnaire qui veut faire de la politique se retrouve en concurrence dans la liste des contributions avec des hommes d’affaires, généralement des feymen, une espèce d’escrocs des temps modernes. Les feymen ont l’habitude de mettre la barre très haute dans l’échelle des contributions, c’est le seul argument dont ils disposent. Du coup, la concurrence politique qui devrait avoir lieu dans les échanges au sein de l’espace public, a été ramené au sein des listes où, sans mot dire, on peut tout à fait damer le pion à ses adversaires. Dans ce contexte marqué par la prédominance des gens sans foi ni loi, et où le langage, à la limite de la trivialité vole parfois très bas, on entend souvent dire : « si tu n’as pas ton nom dans la bonne liste, tu es un homme mort ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour faire face à la concurrence, le fonctionnaire, dont les seuls revenus ne lui permettront jamais de renverser la vapeur, se voit obligé de plonger la main dans les caisses de l’Etat. Et puisqu’il le fait pour la bonne cause, celle qui contribue à maintenir le parti au pouvoir en place, dans un premier temps, il n’avait jamais été inquiété. Il s’était même trouvé en train de faire équipe avec le feyman pour se servir les deniers publics. En quelque temps, des fonctionnaires, qui étaient tenus en dehors de la pratique politique sous le régime d’Ahidjo, sont devenus des entrepreneurs politiques parfaitement rationnels. On a ainsi vu des fonctionnaires, gagnant à peine 200 000 F CFA (300 euros), miser jusqu’à deux millions de francs CFA (3000 euros) dans une liste de contribution, question de se faire remarquer au sommet du parti. Sauf que pour le faire, il doit accéder à une autre planète : celle des corrupteurs et des corrompus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La liste accompagnant la motion de soutien et de déférence au président de la République et au président national du RDPC est l’une des plus cotée au Cameroun aujourd’hui. Il s’agit pour les populations, de se réunir par affinité tribale, confessionnelle, professionnelle, amicale, confraternelle et autres, pour adresser une motion de soutien au président de la République ou au président national du parti au pouvoir qui sont pour le cas du Cameroun une et même personne. Ces motions viennent souvent lorsque le chef de l’Etat est l’objet des attaques. Elles ont alors d’après leurs initiateurs, pour but de lui marquer leur soutien et lui signifier qu’il n’est pas seul dans l’adversité. Elles émanent aussi très souvent des militants du RDPC qui ont institué une motion de soutien au président national en conclusion de tous leurs meetings. Parfois aussi, les étudiants qui ont bénéficié de la magnanimité du chef de l’Etat à travers l’attribution de bourses spéciales sont aussi à l’origine des motions de soutien. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Paul Biya n’est pas dupe !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le phénomène des motions de soutien est élément si massif au Cameroun aujourd’hui que le pouvoir, pourtant principal bénéficiaire peine à le canaliser et à lui donner sens pour se campagnes futures. Sur inspiration du secrétariat général de la Présidence de la République du Cameroun, la société d’édition et de presse du Cameroun, SOPECAM, qui édite le quotidien national « Cameroon Tribune », a déjà édité deux volumes des motions de soutien au chef de l’Etat sous le titre de « l’appel du peuple ». Mais au rythme où les motions de soutien pleuvent en cette veille de l’élection présidentielle de 2011, on a l’impression qu’au sein du pouvoir, on paierait cher pour voir mettre de l’ordre dans tout çà. Et si le pouvoir a cette attitude là au lieu de s’en contenter, c’est parce qu’il n’est pas dupe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au sein du pouvoir, et d’ailleurs Paul Biya lui-même sait que ceux qui inondent le quotidien gouvernemental de motion de soutien, soutiennent plutôt la réalisation d’un pronostic de leur réussite personnelle qu’il ont fait, des paris qu’ils ont misé sur la réélection de Paul Biya, laquelle réélection leur permettra de conserver les privilèges ou d’accéder à la mangeoire. Ils agissent en faisant triompher cette magnifique formule de Félix Cyriaque Ebole bola : « près de l’Eglise, loin de Dieu ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ce qui est intéressant, c’est la liste qui accompagne la motion de soutien elle-même et qui est publiée en même temps qu’elle dans le quotidien gouvernemental « Cameroon tribune ». Pour ses concepteurs, cette liste doit impressionner par sa longueur et ensuite par la qualité des personnes qui y figurent. Pour des besoins de la conception de la liste, certaines élites, pourtant en guerre ouverte pour le positionnement, arrivent parfois à taire leurs querelles. Dans la liste, il y a d’abord les initiateurs qui sont parfois seuls à connaître des objectifs bien précis qu’ils assignent à la liste. Ce sont des élites agissant en entrepreneurs politiques rationnels qui ont foi de devoir rentabiliser l’investissement politique engagé. Et comme la politique, à la différence des affaires au sens pur du terme, nécessite la participation populaire, ils cooptent, parfois à coups de corruption ou de chantage, d’autres personnes, en général des cadres qui aspirent à des nominations, pour allonger la liste. Et si la chose n’est pas bien conduite, cela peut aboutir à des éclats de voix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi va donc la démocratie des listes. Tout se joue dans les listes. Si jamais votre nom apparaît dans une liste accompagnant un mémorandum hostile au gouvernement alors que vous êtes pro gouvernemental, fendez-vous d’un communiqué dans le quotidien gouvernemental faisant savoir que vous n’appartenez ni de près ni de loin à ce groupe, ni ne partagez les idées des promoteurs. Si par contre, votre nom est absent de la liste accompagnant la motion de soutien des élites de votre localité. Sachez que c’est un coup monté par vos adversaires et faites un communiqué pour vous faire rétablir dans vos droits.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-2102103930558090289?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gInmsIzeVG8Xceu3ann-cM5Ffro/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gInmsIzeVG8Xceu3ann-cM5Ffro/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gInmsIzeVG8Xceu3ann-cM5Ffro/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gInmsIzeVG8Xceu3ann-cM5Ffro/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/r2uGxbOj4sg" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/2102103930558090289/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=2102103930558090289&amp;isPopup=true" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/2102103930558090289?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/2102103930558090289?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/r2uGxbOj4sg/la-liste-dans-la-pratique-politique-au.html" title="LA LISTE DANS LA PRATIQUE POLITIQUE AU CAMEROUN" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TOG2neKy5II/AAAAAAAAA_g/rQofXgJmEnQ/s72-c/arton138.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2010/11/la-liste-dans-la-pratique-politique-au.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEQGR3wzfip7ImA9Wx5bEU8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-2182746702382645111</id><published>2010-10-26T20:52:00.000Z</published><updated>2010-10-26T20:52:06.286Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-10-26T20:52:06.286Z</app:edited><title>Où VA LA COTE D'IVOIRE?</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Le 31 octobre prochain se tient en Côte d’Ivoire une élection présidentielle cruciale pour l’avenir de ce pays, poumon de l’Afrique de l’Ouest. Cette élection, plusieurs fois reportée, s’annonce plutôt sous de bons auspices et finit par déjouer tous les pronostics de ceux qui croyaient la Côte d’Ivoire frappée de quelque malédiction. La campagne électorale ouverte le 15 octobre dernier voit 14 candidats sur le starting block. Le représentant du secrétaire général des Nations Unies parle « d’un bon début de campagne électorale qui se déroule dans le calme et la sérénité ». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TMc-e3rr10I/AAAAAAAAA_c/JlD0RJCpUuY/s1600/strand-in-assini-authentische.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="212" nx="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TMc-e3rr10I/AAAAAAAAA_c/JlD0RJCpUuY/s320/strand-in-assini-authentische.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.triparvisor.fr/"&gt;http://www.triparvisor.fr/&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Cette élection ivoirienne recouvre un enjeu à la fois sous régional, africain et même mondial. Et pour cause, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial du cacao, matière première essentielle à la base de la fabrication du chocolat. « Si les élections se passent mal, vous paierez un peu plus cher votre chocolat », prévient le professeur Malick Ndiaye lors d’une conférence à Paris.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Au lendemain du 31 octobre prochain, la Côte d’Ivoire saura si oui ou non elle est définitivement sortie de la crise dans laquelle l’a plongée le coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui a vu une tentative de partition du pays : « on verrait bientôt la fin du Western. Est-ce le jeune homme qui va triompher des bandits ou ce sont ces derniers qui vont l’emporter », s’interroge Malick Ndiaye, un rien sibyllin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est vrai, aujourd’hui, le désir du peuple ivoirien de confondre ceux qui ont conduit la déstabilisation de leur pays, est plutôt grand. Ce désir, on le relève souvent dans les refrains des chansons à succès : « la guerre, on est fatigué ». Demain sans doute, la Côte d’Ivoire retrouvera une paix durable après une sortie de crise honorable. Et l’histoire retiendra qu’un homme, Laurent Koudou Gbagbo, aura pesé de tout son poids afin que cela soit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jeune enseignant, Laurent Gbagbo s’est longuement opposé, parfois au péril de sa vie, au « concierge » de l’immeuble Côte d’Ivoire qu’était Félix Houphouët Boigny. Mais, historien de son état et fils d’ancien combattant, Gbagbo a aussi compris qu’il doit résister au détenteur du titre foncier de cet immeuble, la France en l’occurrence. Sinon, même après avoir franchi l’obstacle Houphouët, il se trouvera confronté à un autre obstacle encore plus redoutable : la Françafrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En s’opposant à une certaine France de manière parfois violente, une fois aux affaires, le président Laurent Gbagbo a montré qu’il appréhende parfaitement les deux dimensions qui caractérisent le combat de tout Africain issu d’un pays anciennement colonisé : la dimension interne dirigée contre le concierge et la dimension extérieure devant conduire au démantèlement du vaste complot international conduit parfois par ce qu’on qualifie de communauté internationale. Sans l’intégration de cette double dimension, l’opposant africain n’est souvent qu’une marionnette, jouant des partitions écrites par des « maîtres » dissimulés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En refusant de se plier au diktat de l’administration Chirac au plus fort de la crise en Côte d’ivoire, notamment en repoussant les accords dit de Marcoussis, sans que pour autant le ciel lui tombe sur la tête, le président Laurent Gbagbo a fait un apport psychologique déterminant aux autres chefs d’Etat africains qui peuvent désormais s’adresser à la France, non point comme un élève parle à son maître, mais comme représentants d’Etats souverains, en la mettant devant ses responsabilités. L’audace de Laurent Gbagbo a apporté à l’Afrique de quoi faire reculer la Françafrique et toutes les autres perversions diplomatiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que le président Gbagbo a subi en 8 ans de trouble en Côte d’Ivoire est insupportable d’un point de vue politique et même humain. Etre président de la république et se voir traiter d’égal à égal avec des rebelles qui ont pris des armes contre les institutions républicaines. Etre chef d’Etat et voir une partie de son pays lui échapper pour se retrouver entre les mains des groupes qui y organisent un pillage systématique de ses ressources. Avoir une armée nationale et se voir imposer un embargo sur les armes alors même que les rebelles sont puissamment armés. Par-dessus tout, Gbagbo a affronté un mépris parfois grossier des autorités françaises et de la communauté internationale qui n’ont même pas mis un voile sur leur volonté de leur débarquer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, puisant au fonds de lui-même, cette humilité qui est aussi et surtout une valeur africaine, et certainement, mettant la paix en Côte d’Ivoire au dessus de toutes les autres considérations, Laurent Gbagbo a tout accepté, même de partager le pouvoir avec ceux qui avaient pris les armes contre lui et qui aujourd’hui, organisent le dépeçage de la Côte d’Ivoire après avoir tenté de la diviser. Pendant la crise ivoirienne, Laurent Gbagbo a posé un certain nombre d’actes politiques sur lesquels il convient de revenir pour mieux appréhender et apprécier son positionnement dans le jeu des acteurs de la scène politique ivoirienne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En repoussant les accords dit de Marcoussis, Laurent Gbagbo a offert une chance à une solution africano-africaine au conflit ivoirien. Ce faisant, il a donné un contenu et un sens à la quête et à la conquête de la vraie souveraineté qui devrait habiter tout dirigeant africain. Il a rendu concrète, la volonté selon laquelle, les problèmes africains doivent être résolus par des Africains. Depuis, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a pris en main le dossier ivoirien qui pourrait, avec les élections du 31 octobre, connaître une fin heureuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En refusant d’engager les troupes de son pays et de se prêter au jeu de la France en participant au défilé des troupes africaines sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, le président Gbagbo s’est une fois de plus mis du bon coté de l’histoire. Il eût été d’ailleurs assez surprenant et regrettable qu’un pays qui se voit aujourd’hui privé d’un des éléments majeurs de la protection de la souveraineté nationale, à savoir l’armée, du fait de la France et de la communauté internationale, accepte de participer à l’exposition des Champs Elysées. Laurent Gbagbo a invité le France à réparer le différend qui les oppose.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au plan de la politique intérieure, le président Gbagbo est devenu le plus modéré de son camp et finalement le modérateur de la scène politique en général. Il n’y a qu’à relever ses visites de travail à ses principaux rivaux que sont Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bedié, pour comprendre la volonté du président sortant de se mettre au dessus du lot pour sauver la maison Côte d’ivoire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En confiant l’organisation des élections au premier ministre Guillaume Soro, l’ancien secrétaire général des forces nouvelles et en nommant à la commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, un militant du parti démocratique de côte d’ivoire de Henri Konan Bedié, le président Gbagbo montre aux yeux des observateurs, un certain détachement par rapport à une certaine volonté des dirigeants africains à la conservation du pouvoir par tous les moyens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 31 octobre, le scrutin opposera en fait 3 candidats avec 11 autres candidats animant le décor. Au bout du compte on pourrait d’ailleurs parler de deux camps : le Front patriotique ivoirien de Laurent Gbagbo et ses patriotes contre le Front houphouëtistes formé par le parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Rassemblement des républicains d’Allasane Dramane Ouattara. Il sera surtout question, soit de consolider la libération de la Côte d’ivoire qui a été amorcée par Laurent Gbagbo ou alors remettre les compteurs à zéro par rapport à la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général. On espère que les électeurs, au-delà de toutes les contingences électorales, verront bien le sens du vent qui souffle et doit souffler sur l’Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Etienne de Tayo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;ENTRETIEN&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Pour décrypter la situation en Côte d’Ivoire et envisager l’avenir de l’Eléphant d’Afrique, nous avons rencontré le professeur Malick Ndiaye, sociologue,&amp;nbsp;enseignant&amp;nbsp;à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Suivons son éclairage.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;« Ce vote ne peut être morale, acceptable pour la morale universelle que s’il revêt un coté référendaire »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En tant qu’observateur, comment envisagez-vous la sortie de crise en Côte d’Ivoire à travers l’élection présidentielle du 31 octobre ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pr Malick&amp;nbsp;Ndiaye&lt;/strong&gt; : La trame de la crise ivoirienne est constituée par l’émergence en face de l’Etat légal et légitime, d’une force armée qui par le jeu de la communauté internationale est devenu un Etat dans la pure tradition sociologique édictée par Max Weber. A savoir que l’Etat constitue le monopole de la violence légitime à partir du moment où on lève les impôts, qu’on crée une administration avec des comzone ou des gouverneurs, à partir du moment où on érige une économie plus ou moins informelle et qu’il y a des transactions sur les produits vivriers ou de rente. A partir de cet instant, il s’érige, quelqu’en soit la définition, un pouvoir de fait qui est devenu un pouvoir de droit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dès ce moment là, le pronostic concernant la Côte d’Ivoire a un caractère alternatif : ou bien l’Etat légal et légitime dirigé par Gbagbo, au-delà des élections calamiteuses – qui n’en a pas en Afrique – soit rétabli dans ses fonctions avec l’aide morale, matérielle de la communauté internationale ou bien, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les forces qui ont aidé le second Etat à se mettre en place, vont cristalliser à l’issue de ces élections et instrumentaliser les enjeux véritables qui ne sont pas le choix des ivoiriens entre 14 candidats. Pour moi, les élections ce n’est pas une affaires des 14 candidats mais c’est la réponse à la question suivante : est ce que c’est la guerre qui a amené la crise ou bien c’est la crise qui a amené la guerre ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;N’avez-vous pas l’impression que la communauté internationale accompagne plutôt la partition de la Côte d’Ivoire, et même l’utilise comme chantage à l’endroit du pouvoir en place ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TMc7mG4K7vI/AAAAAAAAA_Y/19_O8aTSotI/s1600/Photos-0038.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" nx="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TMc7mG4K7vI/AAAAAAAAA_Y/19_O8aTSotI/s320/Photos-0038.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Pr Malick&amp;nbsp;Ndiaye&lt;/strong&gt; : Dans un livre à paraître que je rédige avec d’autres confrères africains depuis plus de deux ans, nous avons défini un corpus et élaboré des textes qui vont paraître. Nous ne voulions pas gêner le processus électoral mais ces textes là précisent bien une dualité du pouvoir en Côte d’Ivoire vis-à-vis de laquelle la communauté internationale n’a pas répondu aux attentes : comment peut-on mettre sur le même pied d’égalité un Etat envahi par des corps expéditionnaires bien identifiés et ceux qui ont organisé cette déstabilisation sont reçus partout avec des honneurs dus à des chefs d’Etat. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;A ce moment là c’est la morale universelle qui a été bafouée. Dès lors, il est indécent de considérer que cette élection ivoirienne a pour but de désigner le président de la République. Pour moi, l’enjeu réel de l’élection c’est de savoir si oui ou non la légalité ivoirienne va être confirmée ou dénigrée.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Sans tomber dans les travers de la théorie du complot, plusieurs personnes font observer le cas de la déstabilisation de la République démocratique du Congo dans l’unique but de piller ses ressources du sous sol. Avez-vous l’impression que c’est le même schéma qui se met en place en Côte d’Ivoire. Si oui, à qui profite le crime ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pr Malick&amp;nbsp;Ndiaye&lt;/strong&gt; : La grande innovation stratégique du Congo qui est passée dans les annales depuis l’intervention des différentes forces des Nations Unies dans la crise des années 61, 62, c’est que aujourd’hui, c’est que nous sommes tenté de faire la comparaison entre les deux situations. C’est facile de parler de Lumumba parce que la haute figure de Lumumba dominait l’Afrique nouvelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Il y a une relation avec une crise qui continue de perdurer au Congo, notamment à l’Est du Congo. Nous avons vu comment des pays comme le Rwanda sont devenus exportateurs d’un certain nombre de ressources dont ils ne sont pas producteurs. Au nord de la Côte d’Ivoire, nous avons un certain pays qui, par le jeu de l’informel qui s’est installé dans la région, est devenu un exportateur de cacao. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Dans ces conditions là, il y a une analogie vers laquelle, la pensée pousse tout élément qui réfléchi à aller. C’est vrai, comparaison n’est pas raison mais pouvons-nous refuser l’hypothèse à vérifier que la communauté internationale ou une partie de celle-ci est en train d’accompagner le processus de partition de la Côte d’ivoire en utilisant les élections comme faire valoir pour qu’on voit au grand jour que ce que la rébellion armée n’a pas pu faire, que les circonstances électorales vont enfin permettre.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Alors, à qui profite le crime ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pr Malick&amp;nbsp;Ndiaye&lt;/strong&gt; : En tout cas, il ne profitera pas à l’Afrique. Parce que les pays qui dépendent de la Côte d’Ivoire pour l’approvisionnement, ces pays là attendent de la Côte d’Ivoire nouvelle que la croissance y continue et que les circonstance apaisée s’y installe afin que l’Eléphant d’Afrique puisse donner le message de paix que nous attendons de cette Côte d’ivoire fraternelle, cosmopolite qui est en train de surmonter les écueils du racisme, du régionalisme, des différences d’ethnies et autres au profit de la construction de l’identité nouvelle que tout le monde attend, c'est-à-dire, une Côte d’ivoire ivoirienne dans une Afrique nouvelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Si vous aviez des pronostics par rapport à l’élection qui arrive, le profil de celui qui peut gagner et dont la victoire ferait du bien à la Côte d’ivoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pr Malick&amp;nbsp;Ndiaye&lt;/strong&gt; : Ce vote ne peut être morale, acceptable pour la morale universelle que s’il revêt un coté référendaire. A savoir qOùue la mémoire historique de la Côte d’Ivoire, battue en brèche par des corps expéditionnaires, faut-il oui ou non rétablir cette mémoire, cette légalité, au quel cas, la force restera à la loi et à la République ou alors, va-t-on favoriser l’émergence en Côte d’ivoire des contre modèle et des contre valeurs, signifiant que finalement en Afrique, on peut parfaitement chercher à prendre le pouvoir par tous les moyens y compris les armes avec l’aval d’une communauté internationale qui aujourd’hui a de la peine à expliquer pourquoi l’Etat légal a été désarmé face à l’envahissement de son territoire par des corps expéditionnaires dont on sait d’où ils viennent.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis à paris par : Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-2182746702382645111?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FtLVrqMziSdQVrHzOEpRPqRR-gU/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FtLVrqMziSdQVrHzOEpRPqRR-gU/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;/div&gt;﻿ &lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TL4Q_j3ls7I/AAAAAAAAA_Q/m8RHDBnMmhg/s1600/penurie+001.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" ex="true" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TL4Q_j3ls7I/AAAAAAAAA_Q/m8RHDBnMmhg/s320/penurie+001.jpg" width="288" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Source : Le Parisien du 17 octobre 2010&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;﻿ &lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Le soir du lundi 18 octobre 2010, le conseiller social du président avance le chiffre de 825 000 manifestants et « &lt;em&gt;crie presque victoire en pensant que le souffle de mobilisation est en train de tomber&lt;/em&gt; », d’après le Parisien. Cependant que les syndicats revendiquent 3 millions de manifestants. En fait chacun voit midi à sa porte. Le soir du mardi 19 octobre, la même surenchère continue dans la comptabilité des manifestants. 3,5 millions selon les syndicats et 1,1 million d’après les chiffres du ministère de l’intérieur. Chaque jour néanmoins, la grève gagne en violence et on parle déjà de blocage du pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jouant la montre à fond, le gouvernement ne compte rien céder et sombre même parfois dans ce que l’opposition qualifie d’arrogance : « &lt;em&gt;plus qu’une semaine à tenir avant les vacances &lt;/em&gt;», annonce-t-on du coté de l’Elysée. De son coté, l’opposition trépigne et voudrait user de tous les moyens – y compris l’utilisation des lycéens comme bouclier dans les manifestations - pour capitaliser l’anti sarkozisme ambiant afin de lui ravir son trône à Nicolas en 2012. Le comportement des principaux acteurs politiques français aujourd’hui recèle un certain nombre de tares et est caractéristique de ce que le philosophe Cornelius Castoriadis qualifie d’insignifiance : «&lt;em&gt; ce ne sont pas des politiques, mais des politiciens au sens de micropoliticiens. Ils n’ont aucun programme. Leur but est de rester au pouvoir ou de revenir au pouvoir, et pour cela, ils sont capables de tout&lt;/em&gt; », s’indigne Castoriadis. Pendant ce temps, la France court tranquillement vers l’asphyxie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme c’est souvent le cas, déclencher un mouvement de grève, c’est parfois mettre le doigt dans un engrenage, sans assurance d’en maîtriser tous les effets. Les syndicats ont appelé les Français à manifester pour amener le gouvernement à retirer son projet ou du moins à y apporter des amendements substantiels. Mais le plus gros danger qui guette la France aujourd’hui et, qui a pour nom la pénurie d’essence, a toute une autre origine située bien loin de la réforme des retraites : «&lt;em&gt; huit cent stations d’essence à sec&lt;/em&gt; », annonce le Parisien alors que toujours ce journal, « &lt;em&gt;les compagnies aériennes vont faire le plein en Suisse ou en Libye&lt;/em&gt; ». Des rangs s’allongent à la pompe même si ce n’est pas encore la grande panique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’effet papillon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’agissait à l’origine, « &lt;em&gt;du refus de la CGT du port de Marseille et des terminaux pétroliers de Fos d’appliquer la loi visant à mettre la France en phase avec la concurrence internationale&lt;/em&gt; ». Mais l’antisarkozisme aid ant, la réforme des retraites peut devenir un bon prétexte pour fédérer les mécontentements et faire descendre le maximum de Français dans la rue dans l’optique d’obliger le gouvernement à reculer. Car, il faut se le dire, très peu de manifestants dans les cortèges peuvent soutenir une discussion sur la réforme des retraites, trop alambiquées, mais ils ont tous en commun cette dent qu’ils gardent contre Nicolas Sarkozy, auteur de plusieurs autres réformes qui troublent leur tranquillité et bouscule l’exception française. On en veut pour preuve le sens des slogans scandés pendant les manifestations et qui brocardent systématiquement le président de la République : «&lt;em&gt; Sarko = Louis XVI, qu’on lui coupe la tête&lt;/em&gt; » ; «&lt;em&gt; Sarkozy abat les retraites, il doit battre en retraite&lt;/em&gt; » ; «&lt;em&gt; Quel rabot dans les niches pour le nabot des riches&lt;/em&gt; ». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne saura jamais si l’attitude du gouvernement est une conséquence du manque de considération que la presse et les Français en général mettent dans le traitement de l’institution présidentielle ou en est-elle plutôt la conséquence. En tout cas, Nicolas Sarkozy et les siens ne font rien qui aille dans le sens de vouloir redorer leur blason auprès de leurs contempteurs. On a même l’impression qu’ils s’arrangent pour mériter tous les qualificatifs déshonorants que leurs adversaires leur lancent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est d’ailleurs Sarkozy qui le premier a tiré le vocabulaire vers le bas, notamment en tenant ces propos restés célèbres à l’endroit d’une personne qui a refusé de lui serrer la main : « &lt;em&gt;casse-toi pauvre con&lt;/em&gt; », lui avait lancé le président de la République. En se comportant comme çà, pensent les observateurs, il abaissait du même coup la fonction présidentielle qu’il incarne. Mais d’autres observateurs y voient non sans admiration, la nature d’un homme entier qui est dans le réel du politique au lieu d’être constamment dans la représentation comme ses prédécesseurs. Toujours est-il que les adversaires de Nicolas Sarkozy ne l’ont pas raté en soutenant qu’il n’aura récolté que ce qu’il aura semé. Un journal, Marianne en l’occurrence, l’a quand même qualifié de « &lt;em&gt;voyou de la République&lt;/em&gt; » parce qu’il dit exactement le contraire de ce qu’il pense, d’après Jean François Khan, l’auteur de l’article. Alors qu’un prêtre, au sujet des Roms, disait prier afin que «&lt;em&gt; Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque&lt;/em&gt; ». Tout çà est assez violent. Sachant que tout ce qui est excessif est insignifiant et ayant appris chez les Georges Bush et autres Donald Rumsfeld l’art de se faire détester pour mieux rebondir, Nicolas Sarkozy accuse d’abord le coup, joue ensuite la victime mais n’hésite pas à faire dans de la provocation bien maîtrisée. Il lui arrive aussi de donner de violents coups de griffe lorsque sa victime est à sa portée. Certains journalistes s’en souviendront longtemps. Mais ce que d’aucuns qualifient d’arrogance plonge certainement ses racines dans un certain nombre de certitudes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Arrogance contre impatience&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette arrogance est celle d’un gouvernement qui, sachant qu’ayant maîtrisé les techniques modernes de manipulation communicationnelle, n’éprouve aucune crainte de voir le contrôle du peuple lui échapper. Lorsqu’on lit «&lt;em&gt; les stratégies et les techniques des maîtres du monde pour la manipulation de l’opinion publique et de la société&lt;/em&gt; », extrait de « &lt;em&gt;Armes silencieuses pour guerres tranquilles&lt;/em&gt; » et présenté en 10 point par Sylvain Timsit, on comprend qu’au moins une personne dans l’entourage proche de Nicolas Sarkozy, si ce n’est lui-même, en a fait son livre de chevet. L’anticipation sur un certain nombre de situations fait que l’effet de surprise est presque effacé. Tout se passe comme si au gouvernement ils écrivent et mettent en musique des partitions que se contentent de jouer leurs adversaires. Ils sont seuls à savoir à quel moment elles peuvent s’arrêter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette arrogance est celle d’un gouvernement hyper sécuritaire à la tête duquel trône un super flic, en la personne de Nicolas Sarkozy. Par ses deux passages au ministère de l’Intérieur, il a prouvé qu’il était imbattable sur le thème de la sécurité et la gauche lui rend d’ailleurs un précieux service en l’entrainant sur ce terrain. Ce qui va se passer c’est que, si la manifestation se mue en insurrection avec le blocage du pays comme cela se dessine en faisant bondir de joie l’extrême gauche, Nicolas Sarkozy va durcir son gouvernement. Il va s’entourer des durs et d’hommes à poigne capables de répondre du tic au tac, tels Brice Hortefeux qui pourra à l’occasion hériter de la primature. Il n’hésitera pas à se séparer des collaborateurs tièdes et mous. Et pour le reste, il fera du temps son précieux allié. Surtout quand il sait qu’en face, il a des adversaires particulièrement impatients d’en découdre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’impatience est celle d’une opposition qui, portée par les sondages qui lui sont favorables depuis plusieurs mois, n’en peut plus d’être privé du pouvoir suprême. Elle se comporte à deux ans de l’élection présidentielle comme si elle avait déjà entamé la dernière ligne droite menant à l’Elysée. Autant on doit se réjouir de voir dans les manifestations une reprise des mobilisations sociales seules à même de soutenir la démocratie, autant l’opposition doit être assez lucide pour reconnaître qu’elle accompagne, certes en spectateur engagé mais en spectateur quand même, des manifestations dont le maître d’œuvre reste le mouvement syndical. De même, l’impression de racolage qui teinte l’attitude des partis de l’opposition n’est pas de nature à leur assurer une meilleure capitalisation du mécontentement général.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’impatience est aussi celle d’une opposition qui veut avoir la peau du gouvernement par tous les moyens y compris en encourageant l’engagement des lycéens dans les rues. Un pari très risqué quand on sait que cette opposition surfe sur un fil de rasoir avec pour partenaire un mouvement syndical qui en d’autres circonstance qu’il pouvait être complaisant vis-à-vis du gouvernement dès que celui-ci lui assure un certain nombre de garanties pas toujours transparentes. Au finish, si çà tourne mal ou si le gouvernement parvient à résister et à prendre le dessus, cette épisode permettra plutôt au gouvernement de renforcer le régime sécuritaire et durcir son discours pour capter encore plus l’électorat de l’extrême droite qui en France est plus large que l’on ne laisse croire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entre ces deux tares que trainent les deux pôles du champ politique français, le problème des Français est réel et reste entier. Il peut se résumer dans cette question générique : pour un pays qui est réduit à raboter les niches fiscales pour combler le déficit comment continuer à assurer un niveau de vie décent à la population ? Face à cette question la droite et la gauche ont deux approches divergentes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La gauche a une approche de partage du gâteau national sans se soucier de la constitution de ce gâteau. Elle ne croit pas à l’idée d’une France pauvre et pense plutôt à une mauvaise répartition de la richesse. C’est pourquoi elle propose de taxer la fortune et mettre sur pieds des mécanismes pour mieux rémunérer le travail au détriment du capital.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La droite a une approche de la constitution du gâteau national en vue de son partage. Prenant en compte la volatilité des capitaux aujourd’hui, elle pense qu’il faut leur cirer la patte aux détenteurs des capitaux afin qu’ils investissent en France et augmente ainsi le gâteau à partager. D’où l’idée du bouclier fiscal que condamne la gauche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais l’urgence aujourd’hui est d’éviter à la France une asphyxie qui l’empêcherait elle-même de s’assumer. Et la responsabilité incombe au premier chef aux deux principaux acteurs que sont le pouvoir et l’opposition.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;Les stratégies et les techniques des maîtres du monde pour la manipulation de l’opinion publique et de la société&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
1 – La stratégie de la diversion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 – Créer des problèmes puis offrir des solutions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 – La stratégie du dégradé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 – La stratégie du différé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 – S’adresser au public comme à des enfants de bas âge&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6 – Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 – Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8 – Encourager le public à se complaire dans la médiocrité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9 – Remplacer la révolte par la culpabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10 – Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-4232587701402452913?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XdjNfCJQINMT2u4mbNm81JroWPY/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XdjNfCJQINMT2u4mbNm81JroWPY/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XdjNfCJQINMT2u4mbNm81JroWPY/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XdjNfCJQINMT2u4mbNm81JroWPY/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/7u9qROgBaqk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/4232587701402452913/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=4232587701402452913&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/4232587701402452913?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/4232587701402452913?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/7u9qROgBaqk/greves-quand-larrogance-du-pouvoir-et.html" title="Grèves : Quand l'arrogance du pouvoir et l'impatience de l'opposition prennent la France en Otage" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TL4Q_j3ls7I/AAAAAAAAA_Q/m8RHDBnMmhg/s72-c/penurie+001.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2010/10/greves-quand-larrogance-du-pouvoir-et.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUcHQHg_fSp7ImA9Wx5VF0k.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-2526661132828602388</id><published>2010-10-10T21:43:00.000Z</published><updated>2010-10-10T21:43:51.645Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-10-10T21:43:51.645Z</app:edited><title>C'EST QUOI LE PRIX NOBEL?</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Le prix Nobel de la paix 2010 vient d’être attribué à Liu Xiaobo, un dissident chinois condamné récemment à 11 ans de prison pour subversion du pouvoir de l’Etat. La décision du jury d’Oslo, accompagnée des félicitations des principaux dirigeants occidentaux, a bien évidemment provoqué l’ire des autorités chinoises qui y voient une grave ingérence dans leurs affaires intérieures.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TLIy7Uq__9I/AAAAAAAAA_M/37KHOlp9Z-4/s1600/220px-AlfredNobel_adjusted.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ex="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TLIy7Uq__9I/AAAAAAAAA_M/37KHOlp9Z-4/s1600/220px-AlfredNobel_adjusted.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Cette affaire et la polémique qui l’entoure, nous amène à nous interroger sérieusement sur l’institution prix Nobel mais surtout sur le sens que veulent prendre les décisions du jury d’Oslo, lesquelles suscitent de plus en plus de la controverse. C’est quoi le prix Nobel ? L’esprit du Nobel a-t-il été dévoyé ? Le Nobel tel que pensé par Alfred avait-il vocation à devenir une arme de propagande géopolitique occidentale et d’assimilation des autres peuples ? Doit-on croire en la sincérité des membres du jury d’Oslo qui disent ne se battre que pour la promotion des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde ? Leur combat n’est-il pas à tête chercheuse ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le prix Nobel est né de la seule volonté du Suédois Alfred Bernhard Nobel, chimiste, fabricant d’armes et inventeur de la dynamite. A l’échelle de son époque, on pouvait présenter Alfred Nobel comme le concepteur d’une arme de destruction massive. Au soir de sa vie, certainement pour se soulager la conscience du « marchand de la mort » qu’il était, Alfred Nobel a décidé de léguer l’intégralité de sa fortune, estimée à 32 millions de couronnes, pour la création du prix Nobel. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’après les volontés d’Alfred Nobel, décédé le 10 décembre 1896, « l’institution se chargera de récompenser des personnes qui ont rendu de grands services à l’humanité, permettant l’amélioration ou un progrès considérable dans les domaines des savoirs et de la culture dans les cinq disciplines différentes : paix ou diplomatie, littérature, chimie, physiologie ou médecine, physique ». Et de préciser – détail important - que « la nationalité des savants ne doit jouer aucun rôle dans l’attribution du prix ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le premier prix Nobel a été attribué en 1901. Mais si l’unanimité est souvent faite autour des autres prix, force est de reconnaître que le prix Nobel de la paix nourrit la polémique chaque fois que le nom de l’heureux récipiendaire est publié. Ceci provient du fait que le jury d’Oslo, pour des raisons qui restent encore inconnues, a souvent décidé de faire du prix Nobel de la paix une sorte de moyen de pression en direction des régimes qui ne veulent pas se plier au modèle occidental de gouvernement et de gestion de la Cité. Cela passe concrètement par la distinction des dissidents qui, dans leurs pays, passent pour des chantres de la démocratie et des droits de l’homme. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L'ultime provocation&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une posture qui trahit l’esprit même du prix par rapport au rôle que ne doit pas jouer la nationalité du récipiendaire et qui découlerait de l’unique volonté des occidentaux de tailler le monde à leur mesure. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre les prix attribués à Tensin Gyatso, le 14e Dalaï Lama en 1989 ; à la Birmane Aung San Suu Kyi en 1991 ; à l’Iranienne Cherine Ebadi en 2003 et aujourd’hui au Chinois Liu Xiaobo. Tous sont en rupture, pour une raison ou pour une autre, avec le système politique en cours dans leurs pays et font la promotion de la démocratie et des droits de l’homme tels que conçu et vulgarisé en Occident.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi transformé en arme de propagande, que ses détenteurs croient redoutable, le prix Nobel a été mis au service d’une volonté d’occidentalisation du monde par l’imposition, parfois aux forceps, de certaines valeurs chères à l’Occident : la démocratie, les droits de l’homme, le marché, la liberté… Par la seule volonté des occidentaux, détenant des positions de puissance, le modèle occidental, le mode de vie de l’Occident, est devenu le modèle universel par lequel tous les autres peuples doivent passer pour accéder à la vraie civilisation. L’Occident et ses valeurs sont ainsi considérés comme le modèle standard sur lequel il faut aligner toutes les autres cultures. Ainsi, il suffit pour un écrivain parfois médiocre ou à tout autre activiste de dénigrer sa propre culture et/ou encenser la culture occidentale pour se voir attribuer le Nobel ou tout autre prix de même acabit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ramener le problème à la France par exemple, il suffit de faire l’étude des trajectoires de deux écrivains noirs qui ont marqué leur temps : Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Pour avoir été particulièrement complaisant vis-à-vis de la France colonisatrice et de l’Occident en général et, en ridiculisant le nègre, le réduisant à sa dimension émotionnelle, le premier s’est vu couvrir d’innombrables prix et même que les portes de l’académie française lui ont été ouverte. Quant au second, malgré son immense œuvre littéraire et même son action politique, les prix se sont détournés de lui. Ainsi vont les prix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La vision d’un Occident qui serait la lumière devant briller pour effacer les dernières poches de ténèbres encore présentes dans d’autres contrées du monde, cette vision portée aujourd’hui malheureusement par le jury du prix Nobel, sans doute en parfaite trahison de l’esprit d’Alfred Nobel, est une vision à la fois prétentieuse et mégalomaniaque. Elle est même anachronique et irresponsable si l’on tient compte du niveau des rapports de force aujourd’hui dans le monde. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le problème est ailleurs&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’affaire Xiaobo remet au goût du jour l’affrontement politico-économique qui oppose depuis quelques années l’Occident et la Chine, présentée comme le chef de file des pays émergents qui menacent le leadership de l’Occident aujourd’hui. Cela coule de source que dans cette affaire, il y a une volonté de déstabilisation du régime chinois et de freiner par la même occasion son essor économique, seul vrai crime pour lequel l’Occident condamne la Chine aujourd’hui. Autrement dit, si la Chine n’était pas devenue la deuxième puissance économique du monde, on pourrait continuer à y violer les droits de l’homme sans que cela émeuvent les pays occidentaux. Il suffit juste de voir ce qui se passe en Afrique par exemple où ces mêmes pays occidentaux, ardents défenseurs des droits de l’homme lorsqu’il s’agit de la Chine, soutiennent des dictatures sanglantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le déclin économique de l’Occident est aujourd’hui un fait avéré et le mal est profond. D’ailleurs, la crise grecque qu’on pourrait aussi qualifier de tragédie grecque est en fait une tragédie occidentale si l’on sait ce que la Grèce représente pour l’Occident. Ce constat, l’éditorialiste des « Enjeux les Echos » le perçoit avec une inégalable lucidité et l’exprime avec clarté et courage : « Il y a trois ans Alan Greenspan découvrait, comme il l’avouera penaud devant le Sénat américain que le monde auquel il accordait foi était bâti sur une erreur intellectuelle : la finance est stable et toujours efficace », soutient Eric le Boucher. L’aveu d’Alan Greenspan, ancien patron de la Fed et considéré comme le gourou des marchés, semble sonner une remise en cause fondamentale du modèle occidental de développement ou du moins, révèle la profondeur de la trahison qu’a subi le capitalisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parallèlement à cette morosité du monde occidental, la montée en puissance de la Chine, dans le domaine économique, n’est pas toujours bien vue dans les milieux occidentaux. En fait, cela montre que la crise est bien le résultat d’une mauvaise gestion, d’une prise de risque irresponsable et non point une malédiction. Comme le soutient Jean Marc Vittori dans « Enjeux les Echos », « la réussite de la Chine constitue pour nos vieilles démocraties le plus grand défi qu’elles ont jamais eu à relever ». Un défi qui est essentiellement économique mais qui pourrait devenir civilisationnel. Mais au lieu de regarder la réalité en face pour y apporter une réponse adéquate en réorganisant leur propre système, les dirigeants occidentaux louvoient et procèdent comme à leur habitude par le dénigrement systématique de l’empire du milieu, présenté comme un enfer du point de vue de la promotion des droits de l’homme. Aussi transportent-ils le problème sur le terrain des droits de l’homme et promettent de civiliser la Chine. Or, en matière des droits de l’homme, tout le monde a quelque chose à apprendre ou à se reprocher. Les Etats Unis, champion toutes catégories pour les libertés, selon la conception occidentale, viennent d’ôter la vie à une femme atteinte de démence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour expliquer leur acharnement contre la Chine, les membres du jury du Nobel soutiennent que l’empire du milieu étant entré dans le cercle des grandes puissances, elle a l’obligation de respecter un certain nombre de codes propres à cette nouvelle classe. Mais cela ne suffit pas pour éloigner le sentiment d’une opération à tête chercheuse, destinée à mettre les bâtons dans les roues d’un concurrent. En Russie par exemple, les journalistes sont souvent emprisonnés et même tués. Mais la Russie ne représentant plus une menace économique pour l’Occident aujourd’hui, le jury d’Oslo ferme les yeux sur ces autres droits de l’homme violés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Tout chemin mène en Chine&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout le problème est que, pour réussir son décollage économique, et au contraire du Japon et d’autres petits dragons d’Asie du sud Est, la Chine n’a pas eu besoin des théories et des experts de Wall Street. Puisant sa force dans sa culture séculaire, le pays de Mao Tse Toung et de Deng Xiao Ping a montré que « tout chemin mène en Chine » sans passer par l’occident. Et c’est là tout le désarroi des occidentaux que Jean Marc Vittori exprime en ces termes en les conseillant de mettre un peu d’eau dans leur vin : « Dans les années à venir, les vieilles démocraties devront retrouver leur capacité à faire rimer liberté et efficacité économique, à se lancer à la recherche du temps long perdu. Sinon, les électeurs finiront par se lasser. Ils seront de plus en plus nombreux à se laisser tenter par de nouvelles formes d’autoritarisme que l’on sent prête à fleurir ici et là, par l’idée qu’ils auraient intérêt à abandonner un peu de liberté pour un bon steak ». En d’autres termes, lorsque les usines auront tous fermés en occident pour suivre les bas salaires dans les pays émergents, on aimerait voir les chantres des libertés, mettre un peu de cette liberté à bouillir pour nourrir leurs familles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Selon toute vraisemblance, la Chine aurait des choses à apprendre au reste de l’humanité et plus encore à l’Occident : « L’action politique et économique des pays industrialisés est soumise au diktat du court terme. Un seul pays échappe à cette course folle : la Chine », nous révèle Jean Marc Vittori. Le secret du « fantastique succès chinois » qu’il verrait dans ce qu’il appelle « le consensus de Pékin », tiendrait dans « sa capacité à s’inscrire dans le temps » : « il n’est pas question de maximiser le taux de croissance du prochain trimestre mais de faire accéder des centaines de millions de personnes à la prospérité en une ou deux générations. Il ne s’agit pas de gagner la prochaine élection mais de perpétuer le pouvoir du parti ». Voilà autant d’avance que la Chine a prise sur ses concurrents occidentaux. Mais au lieu de se mettre à son école, ils procèdent par tacle irrégulier. Seulement, l’occident a-t-il aujourd’hui les moyens de faire plier la Chine ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à la puissance de la Chine qui, avec ses 2500 milliards de dollars des réserves de change est considérée comme la banque du monde, la manœuvre du Nobel est rétrogradée au simple rang de gesticulation sans conséquence un peu comme un cyclone est rétrogradé au rang de vulgaire tempête tropicale. Ce n’est pas parce qu’il reçoit le prix Nobel de la paix ou encore parce que les leaders politiques occidentaux exigent sa libération, que le dissident Liu, présenté par les officiels chinois comme « un criminel ayant transgressé les lois chinoises », pourra recouvrer la liberté. A ce jour, le régime Birman, moins puissant économiquement que la Chine continue de maintenir en détention 20 ans après l’opposante Aung San Suu Kyi, lauréate du Nobel en 1991.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a aussi que pour plusieurs pays occidentaux, contrairement aux apparences, la Chine détient l’arme alimentaire au sens le plus trivial du terme. Elle suscite une concurrence parfois féroce entre les Etats Unis et l’union européenne pour l’obtention des contrats. C’est pourquoi, certains gouvernements ne condamnent la Chine qu’à voix basse et même lorsqu’ils l’ont fait, des émissaires sont rapidement envoyés à Pékin pour arrondir les angles. Tout ceci parce que des gros intérêts sont en jeu. A la même Chine, l’Europe veut vendre ses Airbus, cependant que les Etats-Unis proposent leurs Boeings. Des actions comme celles des membres du Nobel ne visent qu’à contenter des opinions publiques qui sont pour la plupart en retard de plusieurs combats. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, si l’on s’accorde sur le fait que l’arme du Nobel s’avère finalement un pétard mouillé, c’est qu’il existe une autre raison qui pousse néanmoins les dirigeants occidentaux à la soutenir. Cette raison, c’est la volonté de ces dirigeants de défiler systématiquement devant leurs responsabilités par rapport aux défis qui se posent aujourd’hui aux pays occidentaux. Comment des pays surendettés, qui ont atteint la saturation, réduits à raboter les niches fiscales pour combler les déficits et qui ne pourront que difficilement atteindre un taux de croissance supérieur à 5%, comment ces pays parviendront-ils à créer la richesse nécessaire au soutien du pouvoir d’achat d’une population dont le niveau de consommation donne le vertige ? Voilà l’un des défis majeurs dont la posture de vendeur des valeurs de droits de l’homme, de liberté ou tout simplement de civilisation permet au moins de dissimuler sinon de botter en touche. C’est plus facile de taper sur la Chine qui ne respecterait pas les droits de l’homme que d’offrir des emplois décents à son propre peuple. Que le jury du prix Nobel soit rentré dans ce jeu est tout simplement dommage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Etienne de Tayo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Promoteur « Afrique Intègre »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TKUCNELkZgI/AAAAAAAAA_E/yFGgB75lWFY/s1600/show_image_NpAdvPost.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" px="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TKUCNELkZgI/AAAAAAAAA_E/yFGgB75lWFY/s1600/show_image_NpAdvPost.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Bleu-Blanc-rouge et Noir (Source : Le Messager)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Cinquantenaires : appel au boycott contre la France en Afrique ». Ce titre à la Une du journal camerounais « Le Messager » en dit long sur les difficultés que rencontre la France, aujourd’hui, dans son désir d’étendre son influence sur son précarré africain. L’article est publié en prélude à une manifestation planétaire que se proposent d’organiser, une dizaine d’organisations de la société civile qui forme le collectif afro manif et des amis de l’Afrique. Ces associations comptent manifester devant les ambassades de France dans le monde et l’Assemblée nationale française à Paris. Un front de dénonciation de la politique africaine de la France et plus largement la Françafrique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenant appui et puisant leur force sur le « non » au Général de Gaulle et à la France du leader guinéen Ahmed Sekou Touré, un certain 28 septembre 1958, le collectif réclame le « désengagement renégocié de la France de l’Afrique sous peine de représailles ». Ces représailles pourraient aller jusqu’à l’appel au boycott des produits et services français et leur remplacement par l’offre des pays émergents. Au plan culturel, il serait question dans les pays francophones, de se couper du Français et de la Francophonie au profit de l’Anglais et de la culture anglophone. L’objectif de ces associations est « d’en finir avec la Françafrique et tous les instruments à son service ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Françafrique peut être définie comme un ensemble de réseaux plus ou moins occultes qui ont servi et servent encore à la France de soumettre ses anciennes colonies et maintenir ainsi le régime colonial. L’imagerie populaire lui attribue un certain nombre d’actions ayant conduit à la déstabilisation des régimes et au pillage des richesses de l’Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 24 juin 2010 s’est tenu à l’Assemblée nationale française un colloque organisé par l’institut français des relations internationales (IFRI). Le thème : « la francophonie en Afrique : quel avenir ? », appelait à réfléchir sur l’influence de la France en Afrique au travers de sa langue. Il est ressorti des débats que la langue française est en net recul en Afrique. Et l’un des conférenciers, Michel Guillou de s’interroger : « Dans 50 ans, qui parlera encore le Français en Afrique ? ». Il y a en plus ce que le directeur Afrique et océan indien au ministère français des affaires étrangères a qualifié d’une « approche politique renouvelée et diversifiée de l’Afrique ». Une approche qui parce qu’elle privilégie la diversification des relations franco-africaine, semble avoir tourné le dos au régime du précarré. Ce qui, semble t-il, a mis à mal les réseaux françafricains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais quel qu’en soit la puissance qu’on lui attribue, la Françafrique reste une nébuleuse, un vrai serpent de mer dont l’état de santé est aujourd’hui sujet à caution. Nous essayerons de comprendre dans cette réflexion, quel aura été sa part de responsabilité dans l’érosion constatée de l’influence française en Afrique aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La lente agonie de la Françafrique&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'allez surtout pas le dire à l'ancien secrétaire d'Etat français chargé de la coopération et de la Francophonie, Jean Marie Bockel que la Françafrique est agonisante. Il ne vous croira pas. Lui qui porte encore la cicatrice d'une morsure (1) à lui infligée par le monstre (2) de la coopération franco-africaine. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, si l'on s'en tient à un certain nombre de faits récents, il est loisible d'affirmer que la Françafrique, du moins sous sa forme la plus funeste, vit ses derniers instants. Il y en a même pour croire que la Françafrique n'est qu'une pure création de l'esprit n'ayant aucune prise sur la réalité : "La Françafrique est une façon d'exprimer la complexité des relations entre la France et l'Afrique", souligne Nicolas Normand (3) , le nouvel ambassadeur de France au Sénégal. Mais attention, bien que son arrêt de mort ait déjà été effectivement signé, comme l'affirmait Bockel (4) , l'agonie peut encore durer quelques années et même plus. Telle une bête sauvage que le village traque, la Françafrique pourrait encore faire ses dernières victimes avant de tirer définitivement sa révérence. Ce qui vient de se passer au Togo jette une lumière presqu'incandescente sur le fonctionnement de la Françafrique en même temps que cela met à nu sa nature désormais morbide. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au Togo, lors d'un meeting de l'opposition le 10 août dernier, Komi Agbedivlo plus connu sous son pseudonyme de Didier Ledoux, photographe au journal "Liberté", s'est laissé intriguer par la présence d'un officier Blanc, sanglé dans l'uniforme kaki de l'armée togolaise et qui semblait superviser le traitement au gaz lacrymogène de la manifestation par les forces de l'ordre. Il s'agit du lieutenant colonel Romuald Letondot, un officier "prêté" par l'armée française à l'armée togolaise, d’après une source du ministère français de la Défense. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le photographe décide alors de le prendre en photo. Ce que n'apprécie pas du tout l'officier qui lui intime l'ordre, l'air particulièrement menaçant, de supprimer le cliché : "je m'en fous que tu sois de la presse, tu enlèves la photo. Tu veux qu'on mette un coup sur l'appareil ou quoi?", demande l'officier français. Mais le journaliste ne se laisse pas intimider et le ton monte. Alors le lieutenant colonel Letondot menace : "Vous savez qui je suis? Je suis le conseiller du chef d'Etat major de l'armée de terre. Vous voulez qu'on appelle le RCGP (régiment des commandos de la garde présidentielle) pour foutre un peu d'ordre là dedans?" Et lorsque les gendarmes togolais amènent le journaliste, l'officier donne un dernier ordre : "Tu le mets en taule". Finalement, le journaliste a consenti à effacer le cliché querellé et la chose aurait dû se muer en non événement. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sauf que non loin de là, un caméraman de l'agence Reuters a laissé tourner sa caméra et n'a rien raté de la scène. Le lieutenant colonel Letondot tentera d’ailleurs de lui faire confisquer sa camera mais sans succès, le morceau Reuters est plus gros que le photojournaliste togolais. Quelques heures après, la vidéo d’une minute 43 secondes était sur You tube. Le buzz est inévitable. La vidéo est regardée par près d'un demi-million d'internautes dans le monde. Pris de court, la France a préféré faire profil bas. Le lieutenant colonel Letondot a été obligé de présenter ses excuses au journaliste Didier Ledoux dans les locaux de l'ambassade de France à Lomé avant d'être rappelé à Paris où une sanction disciplinaire de 10 jours d'arrêt de rigueur lui a été infligée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que dans un premier temps, les autorités françaises voulaient simplement obliger le lieutenant colonel Letondot à demander des excuses publiques au photographe togolais. Ce qui en soi était déjà une vraie déculotté dans un contexte françafricain. Mais une lettre énergique (5) de protestation de l'opposant togolais et candidat disqualifié à la dernière élection présidentielle, Kofi Yamgnane, a obligé Paris à se montrer plus rigoureux vis-à-vis du comportement indigne de son soldat. Une suggestion qui s’est transformée presqu’en ordre pour les autorités françaises. Et on peut comprendre qu’après avoir contribué à lui barrer la voie (6) de la Présidence togolaise à Kofi Yamgnane, la France ne souhaite pas l’effaroucher outre mesure&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voulant certainement laver l'affront de cette affaire et surtout se dédouaner aux yeux de l'opinion publique française toujours tenue au secret de l’existence de la Françafrique et des agissements de la France dans ses anciennes colonies, l'officier français a avoué au journal l'Express qu'il a "été piégé" et qu'il se "considère comme victime". Une sortie qui a obligé finalement le journaliste Didier Ledoux à porter plainte. Donc affaire à suivre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La belle époque coloniale et postcoloniale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En quoi donc cette affaire du lieutenant colonel Letondot peut-elle traduire le déclin de la Françafrique? En ceci que seulement 25 ans auparavant, du temps où la Françafrique était au firmament de sa gloire, cet incident se serait conclu de la manière à peu près suivante : l'officier français aurait obtenu facilement des gendarmes togolais sous ses ordres qu’ils détruisent, séance tenante, l'appareil du photojournaliste. Ensuite, ce dernier, après avoir reçu une bonne raclée sur place pour montrer l'exemple à tous les autres indigènes présents, aurait été amené vers une destination inconnue, ce qui dans le langage de l'époque voudrait tout simplement dire qu'il aurait disparu sans laisser de traces. Chacune des personnes ayant assisté à la scène s’empresserait de l’effacer de sa mémoire et se maudirait d’ailleurs d’avoir eu la malchance de se retrouver à cet endroit à ce moment. Les journalistes présents étant ceux qui travaillent sous contrôle du gouvernement, ils n’auraient jamais eu l’outrecuidance de laisser transpirer une telle information. Il n'y aurait donc eu que quelques uns de ses amis et sa famille pour constater sa disparition et porter secrètement le deuil. Parfois même, l'officier français aurait demandé et obtenu des excuses du président de la République togolaise. Voilà comment les choses fonctionnaient dans la planète françafricaine. Une époque que le lieutenant colonel Letondot croyait encore vivre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'incident du Togo a eu aussi l'avantage de jeter de la lumière sur le fonctionnement de la Françafrique. D'abord pour garantir l'offre de la Françafrique - plus principalement dans sa dimension de la barbouzerie - et susciter la demande chez les chefs d'Etats africains clients, la France, du temps du parti unique, s’arrangeait pour choisir parmi les candidats potentiels à la succession en Afrique, les plus falots et les moins disant d’un point de vue du charisme et du leadership, c’est la fameuse politique du troisième homme qui veut dire en réalité l’homme que personne n’attendait. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’au début des années 1990, est apparu la démocratie en Afrique, les réseaux françafricains contribuaient à fausser le jeu démocratique dans les pays africains par la caution de la France donnée au trucage des élections, à la manipulation des constitutions, à l’anéantissement des oppositions par la brimade et même l’assassinat des opposants. L'objectif étant de placer au pouvoir des hommes illégitimes, impopulaires, coupés de leurs peuples et manquant de leadership au sein même de la classe politique. Lorsque le mal élu est en place, la Françafrique lui propose le service des barbouzes pour, dit-elle, assurer sa sécurité, en matraquant le peuple et en terrorisant tous les autres membres de la classe politique. Ils sont donc des conseillers des chefs d’Etat major des armées comme le lieutenant colonel Letondot ou encore d’autres officiers à la retraite. Ainsi, parce qu’ils sont retraités, leur action n’engage pas directement la France. Et pourtant…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un chef de l'Etat africain – on parlerait mieux d'un chef de l'Etat françafricain - ainsi mis sous protection extérieure, française en l'occurrence, ne pouvait que se soumettre à toutes les demandes de la France, y compris les plus scandaleuses. Dès lors les plus gros contrats étaient réservés à la France, les meilleurs cadeaux à l'instar des diamants de Bokassa (7) étaient servis au chef de l'Etat français et aux hommes influents au sein du pouvoir français, les fonds gigantesques étaient mobilisés pour le financement des campagnes électorales en France. A l'époque de la fameuse « Rue de Grenelle puis la Rue de l'Elysée » à Paris où était logée la cellule africaine, cette entreprise était conduite de main de maître par un certain Jacques Foccart qui en assurait la maîtrise d'ouvrage. Quant à la maîtrise d'œuvre, elle incombait sur le terrain à un certain Bob Denard et bien d'autres barbouzes moins connus. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu'il était déclaré qu'il a désobéi à la puissance tutrice qu'était la France, le chef de l'Etat africain en question était tout de suite mis à l'index à Paris. Dès lors le dispositif était déclenché pour sa mise à mort. En général, la Françafrique sous traitait ce sale boulot aux officiers locaux qu'on avait au préalable repéré et préparé lors de leur passage presque obligé à l'école de guerre en France. Il n'avait plus qu'à conduire le coup d'état, assuré qu'il était de la protection de la France au cas où. En général, son discours de prise de pouvoir était déjà rédigé par les soins de la Françafrique. D'où le caractère presque identique de ces discours. Lorsqu'il était en place, la Françafrique remettait le disque à la fin du générique et le pillage du continent pouvait continuer. Tous les chefs d'Etats africains de l'époque connaissaient ce dispositif et s'effrayaient eux-mêmes à l'idée de devoir désobéir à la France. Car, ils savaient que quelque part, ils signaient leur arrêt de mort. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que le réseau Foccart travaillait aussi étroitement avec une certaine presse néocoloniale de Paris. Ainsi, lorsqu’un chef de l’Etat africain était lâché, la « rue de Grenelle» s’arrangeait pour sortir tous les petits secrets gênants qu’on avait au préalable accumulé sur lui et les balançait à la presse qui, parfois sans vérification aucune, en faisait de gros titre. Cette campagne pernicieuse visait dans un premier temps à saper le moral du chef de l’Etat en question, dans un second temps à le couper encore plus de son peuple et de l’élite de son pays. Pendant ce temps, on recherchait dans l’armée locale, un volontaire pouvant conduire l’insurrection. C’est lorsque tout ce scénario ne marchait pas que la France pouvait faire intervenir directement son dispositif militaire pour opérer le coup d’Etat. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’affaire Bokassa reste un véritable cas d’école où la Françafrique a presque franchi toutes les étapes évoquées plus haut avant de parvenir à la déposer. Après l’avoir soutenu dans toutes ses folies en contrepartie des diamants et tous les autres privilèges, le président français de l’époque Valery Giscard d’Estaing qui revendiquait une relation presque filiale avec Bokassa, avait décidé contre toute attente de le lâcher. Dès lors une campagne médiatique violente fut menée contre Bokassa par la presse française. Il a été présenté comme un tueur d’enfants après la répression d’une manifestation de lycéens infiltrés par des éléments aux ordres de la Françafrique. Une forte rumeur relayée parfois par la presse laissait entendre qu'on aurait trouvé de la chair humaine dans les congélateurs de Bokassa (8) , tentant ainsi de faire valider la thèse de cannibale qu’il était. Finalement c’est l’opération Barracuda menée par les troupes françaises stationnées à Bangui qui servira à déposer Bokassa en visite officielle en Lybie. L’ancien président David Dacko sera tiré de son lit à Paris par la Françafrique et conduit à Bangui en pyjama où il a été porté au pouvoir. Une façon bien simple de l’humilier pour mieux le tenir. C’est vrai, Bokassa était un dictateur à la dérive qui était devenu dangereux même pour lui-même, mais on peut être surpris qu’alors que ses extravagances crevaient les yeux depuis plusieurs années, la France n’ait pu constater cela que des années après l’avoir utilisé dans toutes sortes de magouilles. Mais ce qui est finalement intéressant dans cette affaire, c’est que dans sa chute, le renégat Bokassa a quand même réussi à entraîner son « frère » Valery Giscard d’Estaing (9) qui n’a pas survécu au scandale des diamants de Bokassa. Et au passage, la presse parisienne en a profité pour se racheter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que les temps changent!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu'on rapproche le déroulement des élections présidentielles d'avril 2010 au Togo (la disqualification de Kofi Yamgnane, les fraudes massives comme à l’accoutumée, le maintien aux forceps de Faure Gnassimbe, la répression des membres de l'opposition) et l'incident de Lomé au centre duquel s'est retrouvé le lieutenant colonel Letondot, on voit tout de suite un dispositif françafricain. Mais une Françafrique bien moribonde puisqu'il a fallu juste le flash d'un appareil photo et une vidéo d’une minute 43 secondes pour qu'elle vole en éclat et s'aplatisse : "ce n'est pas un vocabulaire et une attitude compatibles avec ce qu'on attend de notre personnel, et des cadres de la défense", s'est confondu Laurent Teisseire, le porte parole du ministère français de la Défense. Lorsqu’on visionne la vidéo par laquelle le scandale est arrivé, on constate que les gendarmes portant les casques ne se plient pas immédiatement aux injonctions du l’officier français. Ils préfèrent calmer le jeu alors qu’en d’autres temps, ils auraient bondi sur le journaliste pour lui refaire le portrait au goût du lieutenant colonel. On entend d’ailleurs l’un des gendarmes dire : « Doucement mon colonel, doucement, on va régler çà ». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La réaction presque autoflegllatrice mais énergique du ministre de la défense Hervé Morin, qui a sanctionné l'officier après l’avoir obligé à demander des excuses publiques au journaliste, montre bien que la Françafrique n'a plus de véritables appuis dans la France de Nicolas Sarkozy, ni même d'ailleurs en Afrique où ses deux plus grands défenseurs, Félix Houphouët-Boigny et Omar Bongo Ondimba ont depuis libéré le planché. En France, d’après certaines sources, seul un ministre de l'ouverture qui lui-même est complètement marginalisé dans le gouvernement, prêterait encore une oreille attentive aux tambours françafricains. A coté de lui, quelques autres individus, généralement hors circuit, revendiquent aussi la paternité de la Françafrique et se prennent pour des Jacques Foccart du 21e siècle. Notamment un certain avocat parisien qui, de l’avis d’un observateur averti, « parle trop pour être pris au sérieux » car, comme on le sait, dans la loi de la barbouzerie, plus on parle, moins on est. Comme le fait observer un autre observateur, « ces messieurs ont troqué la Françafrique foccartienne, qui avait quand même le mérite de défendre les intérêts de la France, contre une Françafrique alimentaire (10) qui spolie l'Afrique et se joue de la France ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans les rangs des chefs d'Etats africains aujourd'hui, et d'ailleurs pas les plus progressistes, c'est désormais très ringard de s'afficher comme l'homme de la France alors que cela était encore très valorisant il y a seulement une vingtaine d'années. On a l'impression que chacun cherche à se démarquer de cette image françafricaine qui rebute. Ce recouvrement de la liberté de certains chefs d'Etats africains, du moins encore dans les discours, est tel que la France aura certainement de la peine à contrôler le flot.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après s'être rapproché du Soudanais Omar El Béchir qu'il a reçu à Ndjamena en faisant un doigt d'honneur à la CPI (11) (Cour Pénale Internationale), laquelle souhaitait le voir l'arrêter dans le cadre de l’exécution du mandat d’arrêt international, Idriss Deby Itno vient de cracher dans le plat françafricain. Lors de la célébration de la fête marquant le cinquantenaire de l'indépendance du Tchad le 11 août dernier, le président tchadien a remis en cause la présence militaire française à travers le dispositif Epervier (12) . Il demande ainsi de clarifier ce que la France doit payer au Tchad (13) : "Nous nous acheminons vers un accord de siège entre Epervier et le Tchad" a déclaré le président tchadien. Face à ce véritable casus belli de la part d'un des chefs d'Etat qui a le plus bénéficié du dispositif françafricain notamment à travers le fameux Epervier, la France s'est dite "prête à examiner" : "Si les souhaits (du président Deby) nous étaient confirmés officiellement dans le cadre de la relation bilatérale, bien évidemment, nous serions prêts à les examiner", a dit Laurent Teisseire, porte parole du ministère français de la Défense. Une réaction bien molle de l'ancienne puissance colonisatrice qui montre bien que les choses changent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que jusque là, les accords militaires entre la France et l’Afrique étaient des accords secrets, comportant des clauses dont seule la Françafrique maîtrisait les contours. Depuis quelques temps, la France a entrepris de réviser ces accords de défense (14) et même à démanteler les bases militaires françaises dans certains pays dont la Cote d’Ivoire et le Sénégal. Au Tchad, le dispositif Epervier servait à vendre les services de la Françafrique au gouvernement tchadien et au gouvernement centrafricain. Deux pays à la tête desquels trônent deux individus particulièrement mal élus. En 2008, n’eut été l’intervention des troupes françaises, le président Idriss Deby Itno aurait été débarqué du pouvoir par les rebelles qui étaient déjà parvenus dans Ndjamena, la capitale tchadienne. Si aujourd’hui, ce dernier fait du chantage à la France par rapport à sa présence militaire en territoire tchadien, c’est qu’il sait désormais sur quoi il compte pour sa sécurité. Et le récent rapprochement d’avec le président Soudanais Omar El Béchir, son pire ennemi il y a encore quelques années seulement, est un élément qu’il faut sérieusement prendre en compte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Françafrique? Non merci&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le président Paul Biya du Cameroun est, avec ses 28 ans de pouvoir au compteur, l'un des doyens de l'Afrique francophone que la France semble courtiser pour porter le manteau de la Françafrique. Mais tout laisse croire que le sphinx de Yaoundé n'en veut pas. On a bien vu la prestigieuse place de droite que le président Nicolas Sarkozy lui a accordé lors de sa participation en France au traditionnel défilé du 14 juillet auquel étaient conviées les armées africaines, en fête pour le cinquantenaire de leurs indépendances. Mais avant d’arriver en France, le président Biya avait déjà célébré, le 20 mai, la fête nationale marquant le cinquantenaire de l'indépendance du Cameroun. Dans le cadre de cette célébration, le président camerounais a organisé, les 18 et 19 mai dernier, en grande pompe, et en s'impliquant de façon tout à fait remarquable, la conférence Africa 21. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un forum où plusieurs chefs d'Etats africains et des experts venus du monde entier ont planché sur le devenir de l'Afrique. A Yaoundé, les observateurs étaient surpris devant l'activisme du président camerounais et surtout sa capacité chaque fois à attirer ses pairs dans ses propres manifestations alors qu’il traîne la réputation d’absentéiste invétéré lors des manifestations des autres. Une performance qui doit bien avoir une explication. (15) Dans la déclaration de Yaoundé, publié à l'issue de la conférence, il ressort en substance que "l'Afrique étant maintenant capable de réaliser son unité dans la plupart des domaines, il est temps qu'elle contribue de manière significative à l'émergence de ces solutions". Une position qui tranche avec les visées françafricaines d'une Afrique sous tutelle et maintenue dans la pauvreté. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et le président camerounais ne s'arrête pas en si bon chemin. Toujours dans le cadre du cinquantenaire, Paul Biya a commis en compagnie d'Abdoulaye Bio Tchané, le président de la Banque Ouest africaine de développement et du chanteur sénégalais Youssou Ndour, un ouvrage interview conduit par les journalistes français Christian Malard et Florence Klein-Bourbon. Dans cet ouvrage publié au "Cherche Midi" et dont le titre est : "Emergence de l'Afrique" (16) , le président camerounais ne semble pas ménager particulièrement les anciens partenaires économiques du Cameroun dont la France est l'un des leaders en raison des liens historiques qui lient les deux pays. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi le président camerounais se montre très agacé lorsque les journalistes veulent lui faire comprendre, à mots à peine couvert, que l'Afrique fait fausse route en ouvrant la porte aux pays émergents : "je crois savoir que l'Union européenne est aujourd'hui le premier partenaire économique de la Chine. Pourquoi nous serait-il interdit de créer et d'entretenir des relations mutuellement bénéfiques avec les pays émergents? (…) Je l'ai dit en septembre 1986 à Hambourg lors de ma visite officielle en Allemagne : « Le Cameroun n'est la chasse gardée de personne ». Notre pays est un Etat libre et souverain" (17) , déclare Paul Biya, un rien « révolutionnaire ». Et lorsque les journalistes l'interrogent sur ce qu'ils qualifient de "controverse de l'empreinte des économies émergents sur le continent africain", le président camerounais vide son cœur : "Mais, sans répondre directement à votre question, on ne peut s'empêcher de constater qu'est née depuis un certain temps déjà dans l'opinion une espèce de cabale contre l'arrivée des partenaires du sud Est asiatique, notamment les Chinois, sur le marché africain; quitte à se demander à qui profite la cabale… (…) Ces pays sont moins disant en matière de coût de l'investissement et de plus value pour l'économie camerounaise (…) Que l'on cesse donc de diaboliser le partenariat avec les pays émergents : après tout, ils sont peut-être les mieux placés pour appréhender nos problèmes de développement et de croissance" (18) , conclut-il. Tenant de tels propos, il est tout à fait clair que le président Paul Biya tourne le dos à l'offre françafricaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ali Ben Bongo Ondimba est le chef de l'Etat africain dont la Françafrique a récemment revendiqué ouvertement avoir contribué à sa réélection (19) à la tête du Gabon. Ce qui pouvait aller de soi puisque son père Omar Bongo Ondimba était le dernier parrain africain de la Françafrique. Or, depuis qu'il est aux affaires, Ali ne cesse de se démarquer, du moins dans le discours, faisant dire d'ailleurs qu'il est en plein exécution d'un véritable parricide. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lors de la conférence Africa 21 à Yaoundé, le président gabonais a marqué la jeunesse africaine dans un discours à elle entièrement consacré. Ainsi, au risque de mettre mal à l'aise ses aînés chefs d'Etats dont certains totalisent déjà plus de 25 ans de pouvoir, il a condamné la "boulimie du pouvoir" en recommandant de savoir faire la place aux jeunes : "Le progrès auquel aspire la jeunesse africaine, c'est-à-dire nos dirigeants de demain, doit être placé au cœur des gouvernants africains que nous sommes. Pour ma part, je reste convaincu que les jeunes africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde", souligne le président gabonais. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a aujourd’hui un maillage intra-africain des expertises qui fait que de plus en plus, des dirigeants africains recrutent dans leur entourage les sommités intellectuels africains pour leur apporter un savoir purement africain et devant favoriser le développement endogène de l’Afrique. Bien évidemment, cette opération se fait au détriment des réseaux françafricains qui avaient aussi pour fonction entre autre de fournir l’assistance technique aux dirigeants africains. Ainsi, le président Gabonais, Ali Bongo Ondimba a pris dans son cabinet, l’astrophysicien d’origine malienne Cheikh Modibo Diarra (20). Aux dernières nouvelles, le président congolais Denis Sassou-Nguesso se serait attaché les services du linguiste Théophile Obenga (21) qui n’est autre que l’un des disciples les plus proches du professeur Cheikh Anta Diop (22) , l’Egyptologue et l’immense savant sénégalais dont les travaux sur l’Egypte ont contribué à donner un peu plus de dignité aux Africains. On peut tout dire, mais que Denis Sassou-Nguesso ait consenti à avoir à ses cotés une personne qui lui tient un discours différent de celui de la Françafrique est un immense progrès qui montre qu’aujourd’hui, chaque dirigeant africain francophone est en train de faire son chemin de Damas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La devise de la Françafrique a toujours été : la France d’abord, ses dirigeants et les barbouzes ensuite, et les miettes pour l’Afrique. Une devise à laquelle consentaient, peut-être malgré eux, certains dirigeants africains. Aujourd’hui, chez tous les Africains, y compris leurs dirigeants, l’heure est à l’affirmation de la priorité africaine. Nous avons évoqué le livre auquel le président camerounais a participé et dont le titre est : « L’émergence de l’Afrique ». Le président de la commission de l’Union africaine Jean Ping a publié un ouvrage dont le titre est : « Et l’Afrique brillera de mille feux » (23) . Un volontarisme qui tranche avec la morosité et l’afropessimisme qu’engendre la Françafrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'autre indice de l'agonie de la Françafrique, ce sont les plaintes des entreprises françaises en Afrique. Désormais, ces entreprises se voient damer le pion par les entreprises des pays émergents dans l'octroi des marchés publics sur le continent. Et que fait le Medef? Elle n'a plus que ses yeux pour pleurer. Lors du dernier sommet Afrique-France tenu à Nice en France, le Medef (24) a présenté une charte de l'entrepreneur en Afrique dite "charte de responsabilité sociale". Dans cette charte, entre autre, les entreprises françaises présentes en Afrique prennent l'engagement de combattre la corruption et de désormais favoriser le développement des pays d'accueil. La charte et ses promesses étaient dirigées vers les chefs d'Etat africains présents au sommet de Nice. Au bon vieux temps de la Françafrique triomphante, le Medef n'aurait pas eu besoin de faire des promesses. La France aurait fait fonctionner le réseau françafricain et les chefs d'Etat africains ciblés se seraient exécutés parfois sans contrainte. Aux yeux de la France, ces anciens "élèves" sont devenus des amis infidèles qui se permettent même de taper sur la France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le "french bashing" comme moyen d'affirmation&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, en Afrique, les chefs d'Etats adopteront de plus en plus cette attitude du "french bashing" tant il est vrai que cela leur donne un visage plus humain auprès de leurs peuples qui eux, sont en rupture nette avec la France et en incompréhension avec les Français. (25) Taper sur la France pour se bonifier auprès de son peuple ou la soutenir pour aggraver son illégitimité auprès de ce peuple. Voilà le dilemme devant lequel beaucoup de chefs d'Etats africains francophones ne perdront plus du temps à trop réfléchir. Ils constatent que celui qu'on peut considérer comme le véritable tombeur de la Françafrique, le président ivoirien Laurent Gbagbo, est toujours au pouvoir en Côte d'Ivoire et est même d'ailleurs assuré de sa réélection prochaine. Ceci, malgré les coups de boutoir qu'il porte à la Françafrique et même à la France puisqu'il a été le seul chef d'Etat invité à bouder le défilé du 14 juillet sur le Champs Elysées à Paris. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il peut aujourd'hui revendiquer une certaine indépendance et gagner en popularité auprès de son peuple, c'est parce que Laurent Gbagbo a compris que la protection d'un chef d'Etat africain ne dépend pas de quelques barbouzes que lui prête la Françafrique mais bien d'un encrage au sein de son peuple qui constitue le plus grand bouclier. La preuve, c'est presque à mains nues qu'en 2005, au plus fort de la crise en Côte d'Ivoire entre la force française Licorne et les ivoiriens, les patriotes de Charles Blé Goudé avaient réussi à faire reculer les militaires français. Et c'est tout le dispositif françafricain qui était ainsi démystifié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour plusieurs chefs d'Etat francophones aujourd'hui, la France n'est plus qu'un partenaire parmi tant d'autres. Ne devant plus bénéficier d'aucun privilège, elle doit travailler à gagner sa place auprès de ses anciennes colonies qui pour la plupart ont grandement ouvert les portes aux nouveaux partenaires et ne s'en cachent d'ailleurs pas. C'est ce message de rupture que le président gabonais Ali Bongo Ondimba a tenu à signifier à la France lors d'une conférence de presse tenue dans le cadre de la célébration des cinquante ans de l'indépendance du Gabon. Face aux journalistes, le successeur d'Omar Bongo Ondimba a dit ceci : « Le Gabon est ouvert à tous, sans exclusive. A tous ceux qui veulent venir travailler. Nous avons aussi nos partenaires traditionnels. Ce qu’ils font est peut-être moins excitant, apparaît moins que les actions de ceux qui viennent d’arriver, mais ils sont toujours là. Nous avons accueilli ici le président Nicolas Sarkozy et nous avons redéfini notre partenariat. Mais vous comprenez que chacun puisse avoir ses partenaires. La France a ses partenaires, les pays africains peuvent aussi avoir leurs partenaires. Ce ne sont pas des relations exclusives. Cela n’existe plus. C’est terminé cela.». Une rupture qui vient du Gabon, tout un symbole.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En France, les tenants de la Françafrique continuent de berner le peuple avec un discours suranné qui consiste à dire que si la France va en Afrique, c'est pour apporter la civilisation, nourrir et soigner les populations délaissées par leurs dirigeants corrompus. L'Afrique, couverte de tous les clichés dégradants, continue d'être présentée comme une charge pour la France. Un discours qui malheureusement continue de mettre le peuple français en porte à faux avec tous les autres peuples du monde qui lui étaient proches du fait des affinités de l'histoire. La baisse de l'influence en Afrique et dans le monde n'enchante personne. En tout cas, pas les locuteurs de la langue française que nous sommes puisque quelque part, c'est notre influence propre qui s'effrite aussi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais avec ce qui s'est passé au Togo, les Français, qui sont un peuple généreux dans son ensemble, devraient quand même se poser un certain nombre de questions : comment tout un lieutenant colonel, formé avec l'argent du contribuable français et représentant la grandeur de la France, peut-il accepter d'être commis comme superviseur des actions de répression de l'armée togolaise sur le terrain. Qu'est ce qui peut motiver cela si ce n'est l'appât du gain. Lorsqu'on vient pour l'assistance technique - dont l'Afrique n'a même plus besoin aujourd'hui puisqu'elle a des experts dans presque tous les domaines – ne peut-on pas au moins avoir l'élégance de rester dans le back office pour concevoir. Pourquoi tant de zèle qui pousse un officier étranger à se comporter dans un pays souverain comme s’il était en territoire conquis ? En tout cas, le lieutenant colonel Romuald Letondot a contribué à sa manière à creuser encore plus profond, la tombe de la Françafrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Promoteur "Afrique Intègre"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur de l'ouvrage : "Pour la dignité de l'Afrique, laissez-nous crever" aux éditions Menaibuc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.edetayo.blogspot.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Notes de bas de pages :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - Lors du remaniement ministériel du 18 mars 2008, Jean Marie Bockel quitte le secrétariat d'Etat à la Coopération et à la Francophonie pour celui des anciens combattants. Plusieurs observateurs voient en cette mutation, une sorte de disgrâce. D'après ces personnes, il paierait ses propos au sujet de la Françafrique dont il avait annoncé la mort prochaine. Ces propos auraient été très mal pris par le président gabonais Omar Bongo Ondimba qui aurait demandé et obtenu la tête de Jean Marie Bockel auprès de Nicolas Sarkozy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 - D'après le site Wikipédia, "l'expression « Françafrique » désigne les réseaux d'influence français en Afrique, qui sont une composante des relations diplomatiques entre la France et ses anciennes colonies africaines. Elle recoupe largement l'espace de la Francophonie. L'expression semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. La Françafrique implique des détournements de fonds, le soutien de dictateurs, des assassinats politiques qui ne sont pas dévoilés au public français". &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 - Monsieur Normand a été nommé pour remplacer Jean Christophe Rufin, débarqué pour cause de ses relations difficiles avec le président Sénégalais Abdoulaye Wade. Dans un quotidien privé sénégalais "L'Observateur", le nouvel ambassadeur revient d'ailleurs sur cette affaire en promettant de corriger le tir : "Je n`ai pas le sentiment de marcher sur des œufs. Jean-Christophe Rufin a sa personnalité, c`est un écrivain, un académicien. Il a un charisme important. Moi, je suis un fonctionnaire, un diplomate, un spécialiste de l`Afrique".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 - Jean-Marie Bockel avait déclaré lors de ses vœux à la presse, le 15 janvier, que «l’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants». Par la suite, le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie avait déclaré dans «Le Monde» que la «Françafrique» était «moribonde»: «Je veux signer son acte de décès», avait-il poursuivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 - Dans sa missive datée du 12 août, l’ancien ministre français écrivait ceci : « Pensez-vous que les seules excuses que vous demandez à votre agent de présenter au journaliste suffisent à apaiser la colère de tout un peuple qui ne veut plus être méprisé ? Ne pensez-vous pas que par son comportement, le lieutenant colonel Letondot a déshonoré l’uniforme de l’armée française et qu’il doit, pour cela, être immédiatement rapatrié pour s’expliquer devant sa hiérarchie ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6 - Sur décision de la Cour constitutionnelle du Togo, Kofi Yamgnane avait été écarté de la course à l’élection présidentielle de mars 2010. La Cour avait relevé que, sur ses papiers d’identité français, Yamgnane était né le 11 octobre 1945 ; et sur ses documents togolais, le 31 décembre 1945. “Cette situation est de nature à semer la confusion sur l’identité de la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays”, avait tranché la Cour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 - L'affaire des diamants est déclenchée le 10 octobre 1979 par le "Canard Enchaîné". D'après ce journal, des diamants de 30 carats d'une valeur de 1 million de francs auraient été remis en 1973 à Valery Giscard d'Estaing, alors ministre français des Finances par le président de la République Centrafricaine, Jean Bedel Bokassa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8 - Des rumeurs prétendaient que Bokassa s'adonnait au cannibalisme à l'occasion, ce qui lui valut le surnom de « l'Ogre de Berengo », mais ces accusations furent rejetées lors de son procès et jugées improbables par les nombreux enquêteurs dépêchés sur place à la suite de son renversement. Il semblerait que cette histoire ait été inventée par les services secrets français pour ajouter du crédit à l'image de monstre qu'on voulait donner de Bokassa à l'époque pour justifier son renversement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9 - Lorsque l'affaire des diamants avait été déclenchée, Giscard d'Estaing a déclaré : "il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison". Il avait sous estimé l'ampleur du "complot des diamants" : «J'imaginais que les Français savaient que je me consacrais entièrement à ma tâche et qu'ils écarteraient d'eux-mêmes l'hypothèse d'une telle médiocrité», écrira plus tard VGE dans Le Pouvoir et la vie. Son attitude, perçue comme de l'arrogance et un aveu de culpabilité, l'a sans doute handicapé pour la campagne présidentielle de 1981 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10 - En poste comme ambassadeur de la France à Dakar, l'écrivain Jean Christophe Rufin a eu maille à partir avec la Françafrique alimentaire. Il était d'autant plus désorienté qu'il avait cru au discours sur la rupture de Nicolas Sarkozy. Il vient d'être démissionné de son poste suite à une cohabitation plutôt difficile avec le président sénégalais Abdoulaye Wade. Rufin revient sur terre : " Sarkozy avait promis d'en finir avec la Françafrique, ce réseau d'intermédiaires qui vendent leur influence auprès des dirigeants du continent noir aux hommes d'affaires qui y travaillent. Comme un con, j'ai cru à la rupture. Je m'aperçois que rien n'a changé. Les réseaux se sont reconstitués, plus puissants que jamais".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 - Le président soudanais est poursuivi par cette même cour pour crime de guerre et crime contre l’humanité du fait de son rôle présumé dans les atrocités commises au Darfour, dans l’ouest du Soudan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
12 - D'après le site Wikipédia, l'opération Épervier au Tchad, a été déclenchée début février 1986 à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyenne venues soutenir Goukouni Oueddei qui avait été renversé fin 1981 par Hissène Habré avec le soutien de la France et des États-Unis. Elle succède à l'Opération Manta qui en 1983-1984 avait été déclenchée pour les même raisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
13 - En matière d'accord militaire, le Tchad est un symbole. Le pays est présenté comme le coin supérieur droit du pré carré français – s'il tombe, alors tout l'édifice s'écroule. Le Tchad fait partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances. Puis en 1976, ces accords furent remplacés par un accord de coopération militaire et technique. Ce qui dans le fonds, ne changeait rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
14 - D'après le site Rue89, ces accords signés entre la France et ses anciennes colonies, intègrent toujours une convention sécrète de maintien de l'ordre qui "sert à garantir aux potentats locaux africains la tranquillité, une sorte d'assurance vie ou plutôt d'assurance de conserver le pouvoir. Ces textes secrets prévoient une intervention, à la discrétion du président de la République française, en faveur des présidents africains qui en font la demande. Le document publié par le site Rue89 prévoit 3 points majeurs : Premier point : la France « peut » intervenir, mais n'a aucune obligation de le faire. C'est à la discrétion du président de la République française, seul décisionnaire sur ce sujet. La demande passe par l'ambassadeur de France. Deuxième point : c'est le chef de l'Etat africain qui formule sa demande « dans une situation particulièrement grave ». Laquelle situation n'est pas plus détaillée : il n'est pas fait mention d'agression extérieure ou de menace quelconque. Les termes restent suffisamment vagues pour justifier toute demande. Troisième point : le commandement des troupes locales et l'usage du feu sont immédiatement transférés à l'officier français envoyé sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
15 - Il se trouve que Paul Biya maîtrise parfaitement l'art de savoir rester distant, se faire oublier pour apparaître ensuite aux yeux des autres comme un objet de curiosité. C'est cet art qui ressemble à s'y méprendre au charisme qui lui permet à chaque fois de drainer ses pairs africains dans ses manifestations alors qu'il ne se dérange pas souvent pour les assister lorsqu'ils ont besoin de lui dans leurs propres manifestations. On l’a vu par exemple répondre aux abonnés absents au sommet de l’OUA alors que un an auparavant la quasi-totalité des chefs d’Etat africains étaient venus participer au sommet de Yaoundé. Mais cela n’a pas empêché que quelques années après, lorsqu’il recevait le sommet Afrique France, que les mêmes chefs d’Etat accourent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
16 - Christian Malard et Florence Klein-Bourbon, L'Emergence de l'Afrique, Paris, Le cherche midi, 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17 - L'Emergence de l'Afrique, pp 17-18&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
18 - L'Emergence de l'Afrique, Paris, Le cherche midi, 2010, pp 21-22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
19 - Pendant la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle gabonaise, alors que les soupçons d'un soutien français au candidat Ali Bongo faisaient le tour des rédactions et des chaumières, Robert Bourgi, l'avocat de Paris, chantre de la Françafrique déclare : "Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra". &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20 - Cheick Modibo Diarra est un astrophysicien malien, né en 1952 à Nioro du Sahel, au Mali. Il est aujourd'hui président de Microsoft Afrique]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 - Théophile Mwené Ndzalé Obenga, né à Mbaya, (République du Congo) le 2 février 1936, est Egyptologue, linguiste et historien. Avec Cheikh Anta Diop, il défend une vision de l'histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, soucieux de revisiter leur patrimoine (Afrocentricité). (Wikipédia)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
22 - Cheikh Anta Diop (né le 29 décembre 1923 à Thyetou - mort le 7 février 1986 à Dakar) est un historien et anthropologue sénégalais. Il a mis l'accent sur l'apport de l'Afrique et en particulier de l'Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
23 - Et l’Afrique brillera de mille feux, Paris, l'Harmattan, collection Grandes figures d'Afrique, juin 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 - Le Mouvement des entreprises de France, en abrégé MEDEF, est une organisation patronale représentant les dirigeants des entreprises françaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 - Selon des télégrammes envoyés par des diplomates français basés en Afrique, il y a une incompréhension entre l'opinion française, qui tend à voir dans les Africains "des gens pauvres parce que corrompus", et l'opinion africaine qui voit une France "frileuse, doutant de ses intérêts, méfiante à l'égard de la jeunesse africaine". (Nouvel Observateur)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-9176493320964067463?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cC8kGmCQ3nvDmXQSpKiiop_aby8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cC8kGmCQ3nvDmXQSpKiiop_aby8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cC8kGmCQ3nvDmXQSpKiiop_aby8/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cC8kGmCQ3nvDmXQSpKiiop_aby8/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/M5nTs74gXkY" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/9176493320964067463/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=9176493320964067463&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9176493320964067463?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/9176493320964067463?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/M5nTs74gXkY/declin-comprendre-lerosion-de.html" title="DECLIN : COMPRENDRE L'EROSION DE L'INFLUENCE FRANCAISE EN AFRIQUE" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TKUCNELkZgI/AAAAAAAAA_E/yFGgB75lWFY/s72-c/show_image_NpAdvPost.png" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2010/09/declin-comprendre-lerosion-de.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUAHRHw4cSp7ImA9Wx5SFEk.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-29145830232716753</id><published>2010-08-10T12:28:00.006Z</published><updated>2010-08-10T12:35:35.239Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-08-10T12:35:35.239Z</app:edited><title>La mort d'un journaliste</title><content type="html">&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TGFGaxXR90I/AAAAAAAAA-s/7OetSePr__g/s1600/Njawe.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503757645364983618" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 146px; CURSOR: hand; HEIGHT: 196px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TGFGaxXR90I/AAAAAAAAA-s/7OetSePr__g/s320/Njawe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Ainsi, la terre du Cameroun vient de se refermer sur l'un de ses famous journalist en la personne de Pius Njawe. L'enfant de Babouantou, notable à la chefferie, avait réussi grâce à son travail, son courage et à sa clairvoyance à se construire une notoriété bien au-delà des frontières nationales camerounaises et surtout au-delà de ces frontières. Nul n'étant prophète chez soi, c'est à l'extérieur qu'il fallait mesurer la dimension monumentale qui était celle du patron de « Free Media Group » et de l'emblématique journal "Le Messager". Pius Njawe est le self made man qui, de garçon de course et de crieur de journaux, était devenu le patron du journal le plus influent du Cameroun.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois que je me trouvais hors du Cameroun et que j’ai décliné mon statut de journaliste d'origine camerounaise, la question m'était systématiquement posée de sa savoir si je connaissais Pius Njawe. Et j'ai eu l'impression que c'est seulement la réponse affirmative à cette question qui permettait à mes interlocuteurs de valider ma qualité de journaliste. C'est dire si, sans qu'il en soit même conscient, Pius Njawe, était devenu, une légende, une sorte de donneur de l'onction journalistique par delà tous les diplômes qu’on peut prétendre dans ce métier. Comme le dirai Albert Mbida, Pius Njawe était un vrai médecin de la profession des journalistes en ce sens qu’il a permis à plusieurs personnes de se guérir de la « diplomite », cette maladie qui fait croire à ses victimes que seul le diplôme d’une grande école de journalisme confère le statut de journaliste.&lt;br /&gt;La première fois que j’avais rencontré Pius Njawe, c’était en 1990. Je venais de publier mon premier papier de journaliste dans « Le Messager ». Ce qui était en soit une consécration pour le journaliste en her&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TGFGxfZb4II/AAAAAAAAA-0/bwhEN_xmL-s/s1600/Presse_cameroun.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503758035679174786" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 182px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TGFGxfZb4II/AAAAAAAAA-0/bwhEN_xmL-s/s320/Presse_cameroun.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;be que j’étais. Après l’affaire Monga-Njawe-le Messager et le ramdam qui avait entouré ce procès, j’ai décidé de faire le voyage de Douala pour rencontrer mon idole. L’image qu’il m’avait laissé, c’est celle d’une personne qui méprise jusqu’à l’inconscience, ce que nous pouvons considérer comme danger. J’avais fait la même démarche auprès de Célestin Monga et plus tard auprès de Jean Baptiste Sipa qui lui résidait à Yaoundé. Il faut dire qu’à chaque fois que j’avais rencontré ces icônes, je me gardais bien de me frotter la paume de main au moins pendant deux jours. Eh oui ! Lorsqu’on a vingt ans, il faut rêver pour quelque chose ou pour quelqu’un. Il faut avoir des étoiles qu’on suit et pour le suivi desquels on est prêt à mourir. Je pense que la jeunesse camerounaise a aujourd’hui un déficit de rêve. Et c’est dommage !&lt;br /&gt;Malgré la stature internationale qu’il avait acquise, Pius Njawe était resté d’un naturel déconcertant. Un jour, nous nous étions retrouvés dans la cour du ministère de la communication lors d’un de ses rares voyages à Yaoundé. En venant, il avait garni ses poches des arachides qu’il avait sans doute achetées dans les alentours du ministère. Et pendant que nous discutions, il faisait craquer les fruits et mangeait les fruits en laissant partir de temps à autre ce rire goguenard dont il avait seul le secret. La dernière que je l’ai rencontré, c’était à son bureau à Douala. J’étais venu lui dédicacer mon ouvrage : « Pour la dignité de l’Afrique, laissez-nous crever ». Il m’a promis toute sa disponibilité par rapport à un projet de livre sur les journalistes. Je devais donc le revoir à ce sujet. Le destin en a décidé autrement. Le sien est venu sous la forme d’un accident de circulation à mille lieux de sa terre natale.&lt;br /&gt;La mort d'un journaliste n'est jamais ordinaire certainement parce que le journaliste est loin d'être un homme ordinaire. Les questions sociales et politiques sur lesquelles il se penche dans son travail quotidien finissent par faire de lui, un proche parent de tout le monde. Un proche qu’on adule, qu’on jalouse ou qu’on exècre mais qui ne laisse personne indifférent. C’est pourquoi à la mort d’un journaliste, la nouvelle fait vite le tour du monde et des clameurs montent de partout, chacun croyant qu’il vient de perdre un ami, un frère, un ennemi à qui il ne souhaitait tout de même pas la mort. Il y a aussi que le journaliste est souvent un détenteur naturel d’une chose très prisée par les hommes publics. Cette chose, c’est la notoriété. A sa mort donc, jouant de la nécromancie, tout le monde vient à la récolte de cette notoriété à travers des témoignages toujours plus flatteurs, les uns que les autres. De ces clameurs, on peut relever un certain nombre d’approximations balancées sur les journalistes et leur métier. On dit par exemple que le journalisme est le métier le plus dangereux du monde ou que les journalistes meurent trop ou encore que la mort d’un journaliste n’est jamais simple. Mais ce que je voudrais pouvoir dire, c’est que, contrairement à d’autres morts, la mort d’un journaliste doit servir à quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des morts en série&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'avais entamé cette réflexion sur la mort du journaliste, à la disparition de Richard Touna, un autre confrère qui avait bu à la source Pius Njawe avant de décider de voler de ses propres ailes en lançant le journal "Repères". Richard, qui mettait tant d’entrain à faire réussir son projet de journal, en affrontant des pires difficultés, avait lui aussi été arraché à la vie à la fleur de l'âge, nous laissant sans voix. Selon toute vraisemblance, il se serait presque tué à la tâche en voulant relever le défi d’un vrai patron de presse. Avant Richard, j’avais déjà subi douloureusement d’autres disparitions de journalistes qui m’étaient proches. Che Lawrence avec qui j’avais fait la campagne de « Challenge Hebdo » comme d’autres firent la campagne d’Indochine ; Atemebang Achu, un journaliste de la CRTV qui était déjà pour moi le précurseur du rapprochement entre la presse privée et la presse officielle ; Château willy Ekoro qui n’avait de cesse de saluer le fait que moi, issu de la presse privée tout ce qu’il y a de radicale, me lie d’amitié avec Atem. D’autres décès viendront compléter ce tableau macabre : Joseph Mbende, Abed Nego Messang, Isaac Mbella Essengue…&lt;br /&gt;Je voudrais comprendre, à travers cette réflexion, sans vouloir jouer les enquêteurs de quoi que ce soit, ce qui, dans la pratique quotidienne de son métier, peut entrainer la mort d'un journaliste et ce qui fait de cette mort de journaliste, une chose tout à fait unique. Mon analyse s’inspirera du cas camerounais où une curieuse division classe les hommes des médias, en journalistes de la presse privée et en journalistes de la presse officielle.&lt;br /&gt;On a l'habitude de dire du journalisme qu'il est l'un des métiers les plus dangereux du monde. Reporters sans frontières le fait souvent en égrainant la liste des journalistes mort en faisant leur métier. Ce qui est évidemment impressionnant. Je ne pense pas qu'il soit plus dangereux qu'un autre métier, par exemple celui du charpentier qui est perché chaque jour en équilibre à plusieurs mètres au dessus de la terre et qui peut dégringoler à la moindre inattention. La vérité c’est que le journalisme est un métier doublement délicat. Une délicatesse qui tient de ce que le journalisme opère à la jonction d’enjeux parfois vitaux pour les autres acteurs de la société. Mais cette délicatesse tient surtout à une inadéquation entre la formation et l’emploi des journalistes. A savoir, ce pourquoi les journalistes sont formés et ce qu’ils sont amenés à faire effectivement sur le terrain.&lt;br /&gt;De par la formation qu’il reçoit, le journaliste est dressé pour faciliter la circulation de l’information et dans une certaine mesure pour faire jaillir la vérité. Pour les puristes, il doit garder ses opinions au frigo et laisser parler les faits. Mais le journaliste étant aussi un acteur de la société la position de neutralité est souvent intenable. C’est pourquoi, il peut même aussi se permettre de dénoncer les travers des acteurs sociopolitiques. Dans cette posture de défenseur des droits de la l’homme et de la liberté, il a pour ambition de se mettre au service de la société. Il veut être la voix des sans voix. C’est en tout cas l’état d’esprit qui anime plus d’un journaliste qui sort d’une école de formation ou qui fait ses armes dans une rédaction pour ceux qui apprennent sur le tas. Remplir ces tâches devrait être pour lui, des objectifs à atteindre et à dépasser comme un champion qui courent après ses performances. Mais au bout du compte, qu’il aille à la presse officielle ou à la presse privée, une désillusion l’attend au bout du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le drame du journaliste indépendant&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste est un homme constamment écartelé, déstabilisé même. Chacun de ses papiers a parfois valeur de sentence pour certaines personnes qui se sentent visées et qui sont parfois effectivement atteintes. Sans adopter systématiquement la démarche réflexive qui tue la créativité, le journaliste doit néanmoins prendre la mesure de sa responsabilité quant aux bouleversements que ses écrits peuvent provoquer au sein de la société. Pour ce faire, il doit tendre vers l’honnêteté, la justesse, ceci, dans la recherche de son propre épanouissement professionnel. L’expérience montre que l’épanouissement professionnel d’un journaliste est une fonction croissante du gap existant entre ses convictions et ses opinions personnelles et des positions que son journal lui fait adopter au quotidien dans sa production médiatique. C’est pourquoi, il existe dans les vieilles démocraties, la clause de conscience donnant la possibilité à un journaliste qui ne se retrouve plus dans la ligne éditoriale de son journal, de démissionner tout en bénéficiant d’un statut d’une personne licenciée.&lt;br /&gt;Dans la presse officielle, certains journalistes qui sont pourtant grassement rémunéré et ont un accès facile à la bonne information – information étant synonyme de pouvoir - affichent paradoxalement un état dépressif qui les pousse souvent à se refugier dans l’alcool et tous les autres vices qui vont avec. Leurs rêves, c’est de quitter ce cadre professionnel où ils ont l’impression d’étouffer. Il en est ainsi de la vague des journalistes qui avait dû quitter la CRTV certainement pour être en phase avec leur conscience. Les plus connus s'appellent : Jean Claude Ottou, Boh Herbert, Ntemfack Ofegue, Eric Chinje, Julius Wame, Innocent Chia, Denise Epote Durand, Willy Niba, Didier Oti, Zacharie Ngninman… Il s’agit de ceux qui sont parvenus à un niveau de conviction et d’opinion personnelle très élevé, ceux qui conduisent en dehors de leur travail quotidien une intense réflexion sur le fonctionnement du système qu’ils servent. Ils comprennent très vite qu’une fois sur deux, ils sont payés pour dissimuler l’information et pour mentir si possible. Une perspective qui leur est insupportable.&lt;br /&gt;Ceux qui échappent à ces tourments et affichent un semblant d’épanouissement professionnel sont des journalistes de petite épaisseur convictionnelle, des « pense petit », des carriéristes comme on les appelle au Cameroun, ceux qui font ce qu’on leur demande sans se poser des questions. Et s’ils se posent quelques fois des questions, c’est surtout celles de savoir ce qu’ils feront pour faire plaisir à leur patron et si possible monter en grade. Mais il faut se garder de croire que ces derniers sont les moins intelligents. Ils sont même parfois les plus intelligents, sauf qu'ils mettent leur intelligence au service de leurs seuls intérêts. En guise de récompense, ils reçoivent souvent des promotions en dehors de la profession de journaliste qu'ils n'hésitent pas à piétiner. Ils regardent leurs anciens confrères avec commisération en leur demandant de descendre de leur nuage pour goutter aux délices de la carrière.&lt;br /&gt;Cet état d’esprit dans la presse officielle au Cameroun est un double héritage de l’ancien régime du parti unique et de l’affrontement qui opposa au début des années 1990 les journalistes de la presse privée au pouvoir. Du coup, pour accéder dans un organe de presse dit officiel, il fallait montrer patte blanche. C’est ce qu’avait expérimenté le journaliste Akwanka Joe Ndifor lors de sa prise de service à Radio Cameroun au milieu des années 1980 : « Le rédacteur en chef m’avait pris par la main pour m’emmener vers le tableau d’affichage. Là bas, il m’a fait lire un communiqué sur lequel il était écrit ceci : ne jamais parler d’un coup d’Etat survenu dans un pays voisin ; ne jamais rapporter une manifestation publique. J’ai tout de suite compris que je ne ferai jamais le journalisme tel que je l’ai rêvé ou si je souhaitais le faire ainsi, ce serait au prix d’un combat où je risque tout ».&lt;br /&gt;Son combat, on le sait, Akwanka Joe Ndifor l’a mené au sein de l’émission « minute by minute » où, en compagnie d’autres rêveurs tels Julius Wame, Boh Herbert, Ntemfack Ofegue, Charly Ndi Chia, Ebsy Ngum il a tenté avec des fortunes diverses de gagner des espaces de liberté afin d’asseoir l’indépendance du journaliste au sein de la presse officielle. Un combat fratricide avant d’être un combat pour plus de liberté et marqué par cette phrase de défiance : « The news end where we begin ». Combat évidemment perdu puisque tous ces journalistes ont été contraints de quitter le bateau CRTV (Radio télévision camerounaise) qui les employait. Si l’on peut accorder une quelconque pertinence à l’adage qui dit que « partir c’est mourir un peu », nous pouvons dès lors affirmer qu’en partant, ces journalistes sont morts un peu pour le téléspectateur camerounais. C’est vrai que certains comme Ebsy Ngum et Akwanka Joe Ndifor sont réellement passé de vie à trépas. Comme le seront plus tard d’autres : Atemebang Achu Peter, Luc Ananga…&lt;br /&gt;D’autres journalistes de la presse officielle qui, en composant avec leur conscience n’ont engagé aucun combat, ou qui passaient leur temps à railler les autres engagés dans ce combat, n’en sont pas moins aujourd’hui eux aussi atteint et déstabilisé. Ils se croyaient immunisés et pensaient que le mal n’était pas extérieur mais se trouvait au sein même de ceux qui éprouvaient le mal être. C’est la dialectique du cacao et du café. Sans soutien pouvant leur permettre de fructifier leur carriérisme par le biais d'une promotion juteuse, ils sombrent dans la rancœur, le négativisme et l'autodestruction. Lorsque, de passage au Cameroun récemment, j’ai demandé les nouvelles de certains aînés de cette presse officielle qui pourtant étaient au firmament de leur gloire il y a seulement quelques années, un ami a eu une formule décapante pour me dire ce qu’ils sont devenus : « Moi-même je ne les vois plus, du moins, plus à l'écran de la télévision où ils devraient être. Mais on m’a dit qu’on voit souvent leurs fantômes en train de boire chaque soir dans un bar du rond point Nlongkak », m’avait-il dit. S’il parle de fantômes, c’est parce qu’il considère que les journalistes qu’il avait connu sont déjà morts. Ce sont en fait ceux qu’on appelle des morts-vivants. Ceux qui, pendant le procès de la profession, ont été condamné à la perpétuité. Ils trimballent désormais leurs silhouettes partout mais ils n’existent plus pour personne. Un état qui doit plus difficile à supporter que celui des vrais morts qui eux sont partis et ne ressentent plus rien. Et d'ailleurs, comme le soutient Célestin Monga, "la mort n'est qu'une sorte de fenêtre sur l'autre vie".&lt;br /&gt;Dans la presse privée, le journaliste a la possibilité de révéler si ce n’est l’ensemble mais la majorité des informations qui lui tombe sous la main. Mais il constate que très peu de choses lui sont accessibles parce que son média ne dispose pas des moyens d’investigation conséquents. Une difficulté qui est presque doublée dans un système fermé tel que savent l’être les systèmes en Afrique. Alors, faute d’informations, il est obligé de rafistoler et de procéder parfois par spéculation pour renseigner le grand public. Il n’est pas fier de son travail et peut déprimer de ce fait. De leur coté aussi, les lecteurs remarquent ces carences et décampent. Ce qui réduit l’influence des journalistes au sein de l’opinion et entraine une mort symbolique aux yeux des fans qui ne comprennent plus leur idole. Il faut dire que pour les trois quotidiens privés camerounais, aucun ne tire à 50 000 exemplaires. Ce qui relève de la pathologie pour un pays de près de 20 millions d’habitants et où le taux d’alphabétisation de près de 80% est l’un des plus élevés d’Afrique.&lt;br /&gt;L’autre désillusion attend souvent le journaliste de la presse privée à la fin du mois lorsqu’à la place du salaire, son patron lui recommande souvent la patience et le courage. Le patron qui le demande souvent meurt aussi symboliquement pour des journalistes qui, en venant travailler chez lui, avaient une image particulière de lui, laquelle image s’éteint avec les atermoiements du patron. De même, le journaliste qui, faute de moyens, ne parvient pas à accéder au statut social dont le crédite l'imaginaire collectif, finit par mourir dans les rêves des membres de ka société. Malgré la bonne volonté qu’il mettait à vouloir résoudre ce problème là, Pius Njawe est mort sans régler les quelques 7 mois d’arriérés de salaires que le journal « Le Messager » devait à ses journalistes. Lorsque j’ai lu le témoignage de Célestin Ngoa Mballa j’ai compris que c’est la pudeur qui l’a empêché de réclamer ses piges au désormais défunt Pius Njawe. Il coulait de source que pour lui, et d’ailleurs peut-être pour certains de ses collègues, le patron Njawe était déjà un peu mort en eux avant même que de mourir par accident.&lt;br /&gt;Comme nous pouvons le voir, qu’il soit employé dans la presse officielle ou dans la presse privée, le journaliste camerounais peine à échapper à la mort réelle ou symbolique. Quelque chose doit être fait pour mettre fin à cette hécatombe des journalistes au Cameroun et permettre à la profession d’apporter sa part dans la consolidation de la société démocratique. La mort de l’icône Pius Njawe pourrait servir à cela. Au moins de là où il se trouve actuellement, il sera content de voir l’accomplissement d’un chantier qu’il avait lui-même entamé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Au-delà de la mort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Si je considère que Pius Njawe a eu à accomplir sur terre l’œuvre qui était la sienne dans la limite du temps à lui accordée et que la profession des journalistes dont il était finalement l’un des patriarches, la nation camerounaise toute entière et d’ailleurs le monde entier lui a rendu un hommage mérité, j’ai presque envie de dire, maintenant que Pius accomplit son dernier voyage vers l’éternité : laissons les morts et les anges continuer cette œuvre et occupons-nous des morts-vivants au moins pour tenter de les ressusciter et donner enfin un sens à la profession de journaliste au Cameroun. Et je pense que Pius lui-même accomplissait déjà cette œuvre humaniste à travers ses multiples combats.&lt;br /&gt;On ne doit pas mourir tout simplement parce qu’on a décidé de devenir journaliste. On ne doit pas être obligé de quitter son pays et rechercher l’épanouissement professionnel ailleurs parce qu’on est journaliste. On ne doit pas absolument renoncer à son indépendance pour rentrer dans les bonnes grâces de qui que ce soit. Et si le Cameroun a hérité de toutes ces perversions, c’est certainement à cause de ce qui s’est passé au début des années 1990. Ces années ont vu un affrontement particulièrement violent entre les journalistes et le pouvoir. Ce qui a contribué à pervertir les rapports qui doivent être ceux de la presse et d’un pouvoir au sein de la société démocratique. Cette guerre des tranchés idiote que certains se représentent toujours aujourd’hui et tentent de la faire durer pour les besoins de la cause, 20 ans après, est une sorte hypothèque posée sur la modernisation de la société camerounaise et la pacification des mœurs politiques. C’est cet esprit guerrière qui fait que les tenants du pouvoir classent systématiquement au rang de leurs ennemis, des journalistes de la presse privée et parfois ceux de la presse officielle qui marquent quelque tiédeur à défendre le régime.&lt;br /&gt;C’est vrai que partout dans le monde, la presse contrôlant le pouvoir, les deux entités ne peuvent pas être des alliés. Ce qui n’est d’ailleurs pas souhaitable. Mais sans que cela s’apparente à de la connivence, le pouvoir et la presse doivent jouer en bonne intelligence en respectant des règles qui protègent la dignité et l’intégrité mutuelle. Il revient au pouvoir d’utiliser tous les moyens modernes de communication pour défendre sa position et convaincre l’opinion de la justesse de ses options. Au 21e siècle, il n’est plus possible de se protéger de la critique en tentant de museler la presse indépendante ou d’enfermer l’institution qu’est le président de la République dans une sorte de ghetto communicationnel et continuer à adopter des postures guerrières pour traiter des questions républicaines faisant intervenir la presse privée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les vieux démons&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Qu’on l’aime ou pas, il faut reconnaître que cette presse privée, nonobstant ses tares, garde la confiance d’une partie très importante de la population pour qui elle construit l’opinion. Il y a à Douala par exemple, plusieurs foyers qui se sont déconnectés volontairement du réseau CRTV en guise de protestation pour cette télévision qui selon elles, ne montrerait que les meetings du RDPC, le parti au pouvoir. Depuis, ces populations révoltées se régalent en regardant les chaines de télévisions privées où entre autre chose, il est question de cultiver la haine contre le régime présenté comme la source de tous les malheurs. Une haine qui, parce qu’elle ne peut être transfiguré en source de mobilisations sociales, contribue plutôt à détruire leurs porteurs un peu comme si, suite à un phénomène incompréhensible, les serpents et tous les autres bestioles à venin, se mettaient à mourir, empoisonnés par leur propre poison. En guise de réaction, dans certains médias publics et de préférence en langue locale ainsi que certains journaux satellites du pouvoir tentent eux aussi de cultiver la haine des ennemis du pouvoir et de la rediriger vers les cultivateurs de la haine du pouvoir dans un mécanisme de retour à l’envoyeur. Un état d’esprit qui avait déjà prévalu pendant les années de braise de 1990. Il est prévisible que cette situation pourrait s’exacerber au cours de l’année électorale 2011.&lt;br /&gt;20 ans d’affrontement ruineux entre le pouvoir et la presse avec une longue liste de victimes directs ou collatéraux, çà suffit ! Il est temps que toute la presse camerounaise sans distinction de bord se retrouve dans les mêmes valeurs, s’affranchissent des politiques pour bâtir ensemble les conditions de l’enracinement de la démocratie. Il est temps que la division artificielle entre presse publique et presse privée, longtemps dépassée sous d’autres cieux le soit aussi au Cameroun. On est journaliste, un point c’est tout. Il est temps que les acteurs politiques qui aspire à une société démocratique renoncent définitivement à l'intolérance qui de l'avis de Guy Hermet, "est un comportement nuisible et est à l'envers même du principe' démocratique. Il est temps que le gouvernement s’affranchisse de la peur ou de la haine du journaliste de la presse dite privée et considère ce dernier comme contribuant à la promotion du service public au même titre que les journalistes de la presse dite publique. Il est temps que le gouvernement joue son vrai rôle de régulateur de tout le secteur de la communication et non plus celui de juge au profit d’une seule partie censée lui servir de bouclier. Il y a lieu de tourner la page d’une période d’affrontement et poser les bases d’une nouvelle collaboration. Et pour le faire, il faut considérer que les années de braise ont constitué une crise politique dont il faut gérer la sortie. Et Michel Dobry nous dit "qu'il faut éviter les sorties de crises qui jettent l'anathème sur une partie de la population ou qui vont absolument faire porter la responsabilité à une personne ou à un groupe de personnes puisque par là, on sème la graine de discorde qui aboutira à d'autres crises".&lt;br /&gt;Le champ politique camerounais en général qui est "un terrain émotionnel propice au conflit" doit lui aussi s’affranchir de certaines conceptions héritées de la période trouble du début des années 1990 et qui faisait ou font d’ailleurs encore croire à plus d’un dirigeant que le service public veut dire service de la fonction publique. C’est cet affranchissement qui nous fera comprendre qu’un journal privé remplit lui aussi des missions de service public. Comme un fondateur d’un établissement scolaire privé, un promoteur d’un journal privé accomplit des tâches de service public que le pouvoir seul ne peut accomplir sans être accusé de juge et parti.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Des solutions existent&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;C’est vrai qu’une telle conception demande un peu plus de responsabilité de la part des journalistes qui doivent parvenir à la subtilité permettant de distinguer l’institution « président de la République » qu’on doit toujours protéger parce qu’elle valide la qualité même de l’Etat du Cameroun, de la personne qui incarne cette fonction et qu’on peut se permettre d’égratigner et même de vilipender sans conséquence grave. Cela recèle forcément une difficulté de discernement qu’il faut absolument surmonter dans l’intérêt supérieur de la nation. Mais on doit rester intransigeant sur le fait que nonobstant son rôle de critique de l’action gouvernementale, la presse privée apporte son concours à l’Etat dans l’accomplissement des missions de service public et que pour cela, cette presse doit bénéficier de la part de cet Etat – à ne pas confondre avec le gouvernement qui n’en est que l’émanation – d’abord le respect et considération et, ensuite des subventions conséquentes.&lt;br /&gt;Toutefois, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui et qui consiste en la distribution des espèces sonnantes et trébuchantes – ce qui peut avoir des relents de corruption et d’achat des consciences – il est question pour le gouvernement de reformer le secteur de la communication pour permettre aux entreprises de presse de tirer meilleure partie. Il en est ainsi du secteur de la publicité qui reste une véritable jungle au Cameroun. Il est aussi question pour le gouvernement d’ouvrir la communication présidentielle à la presse privée sans complexe aucun. Il faut savoir que lorsqu’on entrevoit une scène à travers une petite faille, on en fait un commentaire plus exalté que si on avait largement la porte ouverte. Il faut que le président de la République, désormais investit de son statut d’institution républicaine, puisse embarquer des journalistes de la presse privée lors de ses voyages officiels quoique cela lui coûte. Evidemment, au début, ce sera difficile à cause de la suspicion compréhensible mais il faut y aller à la difficulté parce que la vie n’est pas faite que des choses faciles. Dans un contexte où de l’avis de Jean Mouchon, « le chef de l’Etat doit désormais composer et non plus s’imposer » le président de la République devrait pouvoir choisir un média privé, présentant les meilleurs taux d'audiences ciblées pour la livraison de son message. C'est un choix paresseux de la part du gouvernement que de renoncer à affronter une presse même hostile.&lt;br /&gt;D’autres actions viseront la réduction des coûts de fabrication des journaux. Une autre subvention pourrait consister en la mise à la disposition des journaux privés des journalistes de la presse officielle et tous ceux qui se tournent les pouces au ministère de la Communication. Ceci aura un double avantage : permettre aux journaux privés de bénéficier d’une expertise nouvelle et permettre en retour aux journalistes des médias officiels qui étouffent du fait de ce fameux gap entre leurs opinions et ce qu’on leur fait faire, de trouver quelque soupape de respiration professionnelle. Il restera juste un problème de loyauté qu’on peut facilement régler si les gouvernants abandonnent leur frilosité et voient en un journal non plus une entreprise de terreur mais une structure d’encadrement. Ils comprendront alors que comme un collège privé qui emploie en vacation les professeurs de lycée, un journal privé peut aussi s’offrir les services d’un journaliste gouvernemental. C’est à ce prix seulement qu’on aura certainement au Cameroun une démocratie digne de ce nom et que le mot journaliste ne rimera plus avec la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etienne de Tayo&lt;br /&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.edetayo.blogspot.com/"&gt;http://www.edetayo.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-29145830232716753?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ymyHA3Yh2swj62nnjyP-E9l1JpA/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ymyHA3Yh2swj62nnjyP-E9l1JpA/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/Wet45Y_LWGc" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/29145830232716753/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=29145830232716753&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/29145830232716753?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/29145830232716753?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/Wet45Y_LWGc/la-mort-dun-journaliste.html" title="La mort d'un journaliste" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TGFGaxXR90I/AAAAAAAAA-s/7OetSePr__g/s72-c/Njawe.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2010/08/la-mort-dun-journaliste.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkMNSH8zcCp7ImA9WxFaGEU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-2273078989832606482</id><published>2010-07-23T11:22:00.003Z</published><updated>2010-07-23T11:28:19.188Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-07-23T11:28:19.188Z</app:edited><title>Commerce équitable : Le nouveau masque de la spoliation des pays du Sud</title><content type="html">&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TEl7_QKtaLI/AAAAAAAAA-U/WMS6otQ-s9w/s1600/logomaxh.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497061146784262322" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 100px; CURSOR: hand; HEIGHT: 118px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TEl7_QKtaLI/AAAAAAAAA-U/WMS6otQ-s9w/s320/logomaxh.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Le concept de commerce équitable a été lancé par certains promoteurs d’ONG soucieux de remédier à la détérioration des termes de l’échange dans le commerce international en permettant aux pays du sud de profiter du fruit réel de leur travail et limiter par le fait même, les profits parfois exorbitants engrangés par les négociants dans les pays du nord. Une idée apparemment séduisante et même généreuse.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est lorsqu’une idée est séduisante qu’il faut le plus s’en méfier surtout dans un monde où l’homme s’est toujours caractérisé par sa cupidité et même sa méchanceté. Une telle idée peut dissimuler un gros piège ou du moins participer d’une stratégie de diversion face à un problème réel et prégnant : le problème de l’équité dans le commerce Nord-Sud. Allons-y donc voir de quoi cela retourne.&lt;br /&gt;Les promoteurs du commerce équitable ont mené la même analyse que tous les ONG de bonne foi par rapport aux échanges commerciaux nord-sud et surtout par rapport à un déséquilibre et à une détérioration constante des termes de l’échange. Ce déséquilibre comme on le sait, continue de maintenir le producteur du sud dans une pauvreté parfois abjecte alors que le négociant du nord, du simple fait qu’il contrôle le circuit de distribution et fixe les prix, plastronne dans l’opulence. Le produit intérieur brut d’un pays n’étant que la somme des valeurs ajoutées des opérateurs économiques, les pays du sud sont maintenus dans la pauvreté alors que les pays du nord nagent dans la prospérité.&lt;br /&gt;Pour le comprendre le caractère inique du commerce international que le commerce équitable souhaite corriger, prenons un cas d’école. Un kilogramme de café produit à Dschang dans l’ouest du Cameroun est acheté au producteur local à 800 F CFA, c’est à dire 1,21 euros. Pour produire ce kilogramme de café et, en raison d’une très faible productivité des plantations, le planteur de Dschang a besoin en moyenne de 20 kilogrammes d’engrais pour ne prendre que le cas de cet intrant parmi tant d’autres. Je bloque volontairement des variables comme les pesticides ou encore la rémunération de son propre travail en supposant que toutes choses égales par ailleurs. Un kilogramme d’engrais parvenu à Dschang et sans spéculation coûte 170 F CFA c’est à dire 0,26 euros. Pour produire un kilogramme de café, il en faut 20, cela coûte 3400 F CFA d’engrais soit 5,20 euros. A ce niveau, nous pouvons déjà relever que le kilogramme de café est vendu par le producteur de Dschang, à un prix 5 fois inférieur au coût d’un seul intrant qu’est l’engrais. Evidemment, cela ne lui permettra jamais d’étendre son exploitation et il restera à jamais un homme pauvre travaillant pour la richesse des autres.&lt;br /&gt;Venons maintenant au lieu de consommation du précieux liquide noir issu du café moulu tant prisé dans les pays froids, pour voir ce que le kilogramme du café du producteur de Dschang, rapporte au négociant parisien ou même au détaillant qui se trouve en bout de chaîne. Prenons le détaillant et voyons une machine de distribution de café, bien serré, dans n’importe quelle gare ou métro de Paris. La « dosette », qui n’a reçu pour tout produit complémentaire qu’un morceau de sucre – et parfois pas d’ailleurs - est vendue à 1 euro, c’est à dire 657 F CFA. Selon les spécialistes, un kilogramme de café moulu permet d’avoir entre 60 et 70 « dosettes ». Prenons la moyenne de 65 « dosettes ». Cela veut dire qu’un kilogramme de café rapporte au détaillant 65 euros soit 42 705 F CFA, c’est à dire 53 fois le prix du kilogramme acheté au producteur de Dschang qui est de 800 F CFA. Il faut dire que si je devais prendre une dosette vendue dans un café situé sur les Champs-Elysées ou dans quelque hôtel chic de la place, le différentiel serait double voire triple. Même si nous devions prendre en compte toutes les charges occasionnées par le transport, la manutention, la torréfaction et même d’autres charges inhérentes au niveau de vie élevé en Europe, cela n’explique pas que le profit soit de l’ordre d’un multiple de 50.&lt;br /&gt;Voilà donc l’analyse, parfois révoltante, que les promoteurs du commerce équitable ont dû conduire. Cela a tout l’air d’une prise de conscience tout ce qu’il y a de normal. Ils sont parvenus à la conclusion, comme tout analyste lucide, qu’il y a quelque part une exploitation éhontée du petit producteur du sud par les négociants et les détaillants du nord. Mais c’est au niveau des solutions à apporter à ce scandale que les promoteurs du commerce équitable se sont laissé enfermer dans des démarches empreintes de charité et d’assistance éternelle aux pays du sud là où il faut se battre pour rendre les règles de jeu plus justes pour tout le monde.&lt;br /&gt;Tels qu’ils veulent se présenter, les promoteurs du commerce équitable arrivent pour corriger ce que les méchants négociants font aux petits producteurs des pays du sud. Mais lorsqu’on décrypte leur démarche, on constate qu’elle est bâtie à partir des mêmes théories que celles sur lesquelles sont construites les stratégies de spoliation des pays du sud. A savoir la théorie du centre et de la périphérie dévoilée par Samir Amin et qui fait du sud périphérique, la vache à lait éternelle des pays du nord situés au centre.&lt;br /&gt;C’est en fait pour couvrir cette théorie d’exploitation que toute sorte d’initiatives sont lancées en vue dit-on d’assister les pays du sud et les accompagner dans leur développement. On peut citer la théorie de l’aide au développement qui masque le plus gros scandale de la coopération Nord Sud. Ces initiatives d’apparence généreuses, devant agir comme un voile qui couvre en réalité la vaste opération d’exploitation. Cette démarche, en maintenant le sud au rang d’éternel assisté, détruit la dignité de ses peuples et les condamne à vivre à la marge du monde.&lt;br /&gt;L’action des promoteurs du commerce équitable vise ainsi à couvrir le bruit que font les actions des ONG et de toutes les âmes de bonne foi qui interpellent constamment les pays du nord et les organisations en charge de la régulation du commerce international afin que les règles plus justes soient édictées. Cette action vise aussi à exploiter la naïveté du consommateur du Nord qui, toujours tenu dans l’ignorance de qu’est la réalité de la coopération Nord Sud, pourrait à son niveau assister ces peuples attardés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La stratégie du « gentil policier »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous avons vu que les promoteurs du commerce équitable tiennent le même discours que certains ONG de bonne foi. Ils dénoncent ceux qui les ont précédé, ont pillé et appauvrissent encore les paysans du sud, les ont soumis au travail forcé pour profiter du fruit de leur travail. Ils disent vouloir remédier à cette situation. Mais puisque à l’égard du producteur du sud ils ont la même perception que ceux qui les ont précédé, c’est à dire des hommes et femmes qui ne peuvent survivre que grâce à la générosité du consommateur du nord, laquelle remplace la générosité des Etats du Nord, j’arrive à la conclusion qu’entre les gentils promoteurs du commerce équitable et les méchants exploiteurs des paysans du sud, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Le promoteur du commerce équitable n’est que ce « gentil policier » que tous ceux qui ont côtoyé les commissariats connaissent très bien.&lt;br /&gt;Dans un commissariat, c’est connu, le policier le plus dangereux n’est pas celui qui vient vous frapper en vociférant toute sorte d’insanités à votre endroit. Le plus dangereux, c’est celui qui vient après, alors que l’autre vous a ensanglanté le visage. Le second policier qui vient vous parle souvent d’humanisme, des droits de l’homme et dénonce même les agissements de celui qui l’a précédé. Mais tout cela ne vise qu’à vous endormir, pour vous tirer les vers du nez et obtenir ce qui servira à votre condamnation. Et si les policiers ont adopté cette stratégie du faux gentil et du vrai méchant ou du vrai gentil et du faux méchant, ils ne l’ont pourtant pas inventé. Ils l’ont adopté parce qu’e&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TEl8dcBWAgI/AAAAAAAAA-c/IqLLIhUiIKQ/s1600/L%27oeuvre_du_colon_au_Congo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497061665362280962" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 231px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TEl8dcBWAgI/AAAAAAAAA-c/IqLLIhUiIKQ/s320/L%27oeuvre_du_colon_au_Congo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;lle a fait ses preuves ailleurs. Par exemple dans les stratégies d’hégémonie que tous les peuples dominateurs ont toujours mis en place pour conquérir les territoires, soumettre leurs peuples et exploiter leurs richesses sans que ceux ci parviennent à la révolte.&lt;br /&gt;Prenons par exemple le cas des rapports entre l’Europe d’abord esclavagiste puis colonialiste et enfin coopérante et l’Afrique, pour mieux expliciter cette stratégie du « gentil policier ». Lorsque au milieu du 17e siècle, l’Europe décide de mettre fin à l’esclavage pratiqué depuis 4 siècles et qui a permis à une catégorie de personnes, les esclavagistes en l’occurrence, de s’enrichir en réduisant les peuples africains au rang des bêtes de traite, le masque du « gentil policier » est apparu pour casser la résistance qui s’organisait partout pour lui faire payer ses crimes à l’esclavagiste. L’esclavagiste avait créé sur le continent une industrie de production des esclaves. L’indigène était transformé en un élément d’un vaste troupeau destiné à être pourchassé dans la brousse, à être attrapé et à être conduit au bateau. Ceci rendait la vie des hommes ordinaires insupportable sur le continent.&lt;br /&gt;Mais partout ailleurs, la résistance des peuples s’organisait pour s’élever contre la pratique de l’esclavage. L’esclavagiste lui-même a fait un calcul simple et a constaté que cela lui coûtait même cher de transporter les esclaves jusqu’en Amérique. Il a compris qu’il peut utiliser les mêmes personnes sur place pour des travaux similaires mais il faut qu’il change de visage en portant un autre masque. C’est ainsi que d’autres personnes sont venues sous d’autres visages, avec d’autres formes de discours et tendant à dénoncer les agissements de l’esclavagiste dont l’inhumanisme consistait à transporter des êtres humains comme des bêtes sauvages. C’est le masque du colonisateur qui est apparu. Il avait tout le loisir de dire aux peuples jadis esclavagisés : « moi au moins, je vous donne votre humanité. Pour moi, vous n’êtes plus des bêtes de somme mais des êtres humains, juste un peu inférieur que moi mais des êtres humains tout de même. Et puis, pour vous montrer que je vous considère comme des êtres humains, je vous apporte la civilisation ».&lt;br /&gt;Ce discours charmeur a permis de casser la résistance des Africains et imposer la colonisation. Mais les historiens qui se sont penchés sur cette période de l’histoire africaine, affirment que le travail forcé, largement pratiqué pendant la colonisation, a été parfois plus cruel que l’esclavage. C’est justement pendant ce travail forcé que les Belges de la société Witaker ont mis sur pieds une politique consistant à leur couper le bras à tous les indigènes qui n’avaient pas atteint une certaine quantité fixée de l’hévéa récoltée. C’est pendant cette période de la colonisation censée corriger les atrocités de l’esclavage et apporter l’humanité aux indigènes, que des millions d’Africains sont morts dans des chantiers de construction de chemins de fer au Cameroun, en Afrique du Sud, au Zimbabwe… Cela se voit que le « gentil policier » colonialiste a été plus dangereux et plus cruel que l’esclavagiste, si tant est qu’une cruauté peut être moindre qu’une autre.&lt;br /&gt;Par la suite, lorsque la prise de conscience a été faite et que les populations ont commencé à s’organiser contre les atrocités de la colonisation, notamment par syndicats ou même les mouvements de résistance, un autre masque du « gentil policier » est apparu. C’est le masque du coopérant. C’est un monsieur très gentil et affable. Il s’infiltre dans la population et procède par recherche participative. Ils mangent ce que les indigènes mangent, s’habille comme eux. Une fois en vacance dans mon village, j’ai constaté la présence d’une volontaire. Elle était très appréciée des villageois parce qu’elle faisait tout comme eux. Apparemment désargentée, elle se faisait transporter à moto. J’ai discuté avec elle et elle m’a dit qu’elle était une étudiante et que ce qu’elle faisait rentrait dans le cadre de son stage. Mais quelques semaines après, tout à fait par hasard, je l’ai rencontrée à Yaoundé, à l’hôtel Hilton où elle était descendue. Elle a semblé ne pas me reconnaître et ne pas se souvenir de notre rencontre. J’ai compris et je n’ai pas insisté.&lt;br /&gt;Certains coopérants n’hésitent pas à porter la soutane pour faire plus anodin. Et parlant justement de la soutane, lorsque j’étais jeune au Cameroun, j’avais en face de chez moi un pasteur de l’église évangile du Cameroun. Il était d’origine allemande. Il vivait dans un couple tout ce qu’il y a d’ordinaire. Il avait des jumeaux d’à peine 6ans. Grâce aux bananes mûres que j’avais toujours à la maison, je bénéficiais de la visite constante de ces enfants qui en raffolaient. Un jour, l’un d’eux m’a dit qu’en Allemagne, son père était policier. N’approuvant pas une telle indiscrétion, son frère est allé le trahir à sa mère. Cette dernière est venue et avec une de ces rares violence a entraîné le petit dans la barrière et lui disant de ne plus jamais mettre les pieds chez moi. Sur le coup, avec le regard de l’enfant que j’étais, je ne voyais rien, je ne comprenais rien. Juste une maman courroucée par un enfant un peu trop bavard.&lt;br /&gt;Les coopérants ont été des agents propagateurs des théories dominantes telles l’évolutionnisme ou encore le diffusionnisme. Ils dénoncent le colonisateur avec une virulence qui rassure. Prenant le masque du chercheur, ils étudient les modes d’organisation des peuples colonisés en cherchant des failles par lesquelles on fera passer des tubes d’exploitation. C’est le travail qui a été celui des anthropologues de la colonisation par exemple. Ils contribuent à construire ce que les autres appelleront plus tard les acquis positifs de la colonisation et tenteront de les utiliser pour faire passer la pilule de la colonisation et préparer l’arrivée d’autres têtes portant d’autres masques. Par toutes ces actions parfois séduisantes, ils réussissent à casser de l’intérieur la résistance des peuples opprimés.&lt;br /&gt;C’est le coopérant qui élabore, en tant que conseiller technique dans la plupart des ministères des pays nouvellement indépendants, les politiques de développement en y introduisant parfois des variables destinées à fausser à jamais l’équation du développement. C’est ce qui a conduit dans plusieurs pays à ce qu’on appelle des éléphants blancs représentés par un ensemble de projets foireux qui n’ont servi qu’à engloutir d’énormes sommes d’argent et à enrichir la kyrielle d’experts qui s’y sont penchés. Et ce n’est pas tout. C’est sur la base de ses recherches que les pays colonisateurs concoctent et signent avec les pays anciennement colonisés et nouvellement indépendants, des accords de coopération parfois léonins à leur propre profit. On parlerait pour citer un cas pratique du mécanisme du compte d’opération bien connu entre les pays de la zone CFA et la France. Ce sont ces accords qui ont tout simplement réorganisé des formes d’exploitation qui continuent aujourd’hui à maintenir les pays d’Afrique dans ce qu’on appelle le sous développement.&lt;br /&gt;Lorsque la coopération nord sud est de plus en plus dénoncée et que la domination des pays du nord s’essouffle face à l’offensive des pays émergents, mais surtout grâce au harcèlement des ONG qui perturbent systématiquement les sommets des pays dits riches, une autre figure du « gentil policier » apparaît. Elle est portée par les promoteurs du développement solidaire. Ce concept trompeur voudrait tout simplement suggérer la communauté des destins entre l’Europe et l’Afrique. Et la matérialisation a commencé par la tentative de mise sur pieds de UPM (union pour la méditerranée). Historiquement, on n’a jamais vu un pays ou un groupe de pays puissants invités les autres considérés comme faibles ou affaiblis à leur table au nom d’une quelconque solidarité.&lt;br /&gt;C’est à dire que bientôt la méditerranée, une partie de l’Afrique, en attendant de l’élargir à toute l’Afrique, et l’Europe se retrouveront dans un même forum pour penser ensemble leur développement. Et dire qu’il y a seulement quelques années, lorsque le Maroc de Hassan II avait émis le désir de se joindre à l’Union Européenne en raison de la proximité de son territoire avec l’Europe, il avait essuyé un rire moqueur de la part des tenants de l’Europe toute puissante. Croyez moi que cela est très gentil et contribuera à calmer plus d’un Africain que de savoir que l’Europe n’est plus le maître assis à l’étage supérieur essuyant ses pieds sur l’Afrique, mais que l’Afrique et l’Europe partagent désormais la même cabine dans le bateau monde. Cela le calmera, l’endormira et permettra à l’Europe de trouver la meilleure position pour continuer l’œuvre entamée il y a plusieurs siècles.&lt;br /&gt;Et même lorsque les pays colonisateurs ont constaté que la coopération bilatérale est de plus en plus dénoncée par les ONG et par une résistance organisé dans les pays africains par des mouvements d’opposition, et que tôt ou tard, les accords iniques finiront par être mis à nu, ils ont tout simplement rétrocédé le rôle qu’ils détenaient jusque là à un troisième larron. Le « gentil policier » est apparu sous la figure des institutions de Brettons Wood et principalement la Banque mondiale qui est venue avec le discours du bon samaritain distribuant les aides, pansant les plaies causées par l’irresponsabilité des pays colonisateurs et surtout par le méchant confrère appelé Fond Monétaire International fort opportunément rebaptisé Fond de misère instantané par feu le professeur Tchuidjang Pouémi, parce que plus prompte à empoisonner constamment le malade pour justifier sa présence.&lt;br /&gt;Dans la stratégie du « gentil policier », nous constatons qu’il s’agit juste de substituer un procédé démasqué par un autre plus subtil en poursuivant le même objectif. Le but étant de perdre l’autre pour mieux l’exploiter parfois avec son propre concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une double escroquerie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les produits estampillé « commerce équitable » prennent de plus en plus de place dans les supermarchés des pays du nord : « On trouve les produits équitables dans 55 000 supermarchés et plus de 2800 boutiques spécialisés ». D’après le site « actualités solidaires », « avec 60 à 70% des volumes commercialisés, l’Europe offre ses principaux débouchés au commerce équitable. Les ventes ont progressés de 20% par an depuis 2000. Ce qui fait du commerce équitable l’un des secteurs économiques les plus dynamiques d’Europe ». Le promoteur initial de l’idée, le Suisse Max Avelar, qui avait édité un livre sur le concept, fait face aujourd’hui à une très forte concurrence. Dans ces pays, les consommateurs de très bonne foi parfois, parce que croyant agir pour mettre fin à l’exploitation du petit producteur du sud se ruent sur ces produits et acceptent de payer un peu plus cher. L’acte qu’ils posent en payant quelques centimes d’euros supplémentaire est comparable à l’acte de charité qu’ils poseraient dans n’importe quel métro de Paris en donnant quelques piécettes à un mendiant venu leur conter son histoire. Mais, comme s’interroge si opportunément Bernard Conté « ne s’agit-il pas pour eux de se donner (ou de s’acheter) bonne conscience à moindre coût ? »&lt;br /&gt;Ce qui est vrai aussi c’est que quelques paysans du sud, une partie infinitésimale de ces paysans exploités par les méchants négociants, arrivent à bénéficier effectivement du surplus payé par le consommateur d’Argenteuil en Banlieue parisienne par exemple. Ainsi, « 59 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine seraient bénéficiaires du commerce équitable en 2009. Au moins 200 organisations importent les produits équitables en Europe et l’ensemble de ces filières bénéficient à plus de 5 millions de producteurs dans les pays en voie de développement ». Mais le nombre de bénéficiaire est souvent tellement infime qu’on se demande parfois si le bruit fait autour de cette affaire en vaut vraiment la peine. Ces bruits, minutieusement organisés autour des campagnes médiatiques, ont quelque chose de soupçonneux. On parle de 5 millions su près de 2 à 3 milliards de paysans exploités dans le monde. Et les promoteurs du commerce équitable restent très discrets pour ce qui est du chiffre des retombées financières pour les producteurs du Sud. On a souvent vu construire une école, un dispensaire qui parfois ne fonctionnent réellement que le jour de leur inauguration et sombrent dès que les caméras s’éloignent.&lt;br /&gt;Une première escroquerie vise la naïveté des consommateurs des pays du nord dont la générosité est utilisée à d’autres fins. Ils croient payer plus juste pour nourrir une bouche supplémentaire dans les pays du sud, mais leur action vient plutôt soutenir l’idéologie de la domination du sud conçu et mis en œuvre par les puissances d’argent. En effet, par leur action, les promoteurs du commerce équitable exploitent la générosité des consommateurs des pays du nord mais cherche en définitive à inscrire dans leur subconscient, le fait que leur générosité est nécessaire à la subsistance des peuples du sud. Mais une telle action apparemment anodine va plus loin et cherche à agir à la consolidation d’un axe toujours entretenu entre les peuples du nord et ceux du sud. Il s’agit de l’axe peuples dominants, peuples dominés ; peuples riches, peuples pauvres, peuples supérieurs, peuples inférieurs. Et cela se voit chaque jour dans le regard qu’un ressortissant d’un pays du nord pose sur un ressortissant d’un pays du sud. Un regard dévalorisé agrémenté par un discours misérabiliste. C’est sur ce terreau que fleurissent toutes les discriminations dont les peuples du sud sont l’objet de la part de leurs congénères du nord qui peinent parfois à leur reconnaître le statut d’être humain à part entière. Ils sont considérés comme des squatters du monde à qui il faut toujours venir en aide. Par leur manœuvre, les promoteurs du commerce dit équitable, sapent les bases de la coexistence pacifique des peuples dans le monde et contribuent malgré eux à rendre toujours plus fort, l’exploiteur des producteurs du sud.&lt;br /&gt;La deuxième escroquerie vise l’autre naïveté : celle de quelques petits producteurs du sud bénéficiaires des miettes, et qui, parce que trompés par les campagnes médiatiques pensent que c’est le destin de tous les petits producteurs comme lui qui a changé en mieux, accepte sa condition, permettant ainsi à l’exploiteur de s’enrichir éternellement sur son dos. Les promoteurs du commerce équitable ont souvent poussé le cynisme au point de se faire accueillir en héros et se faire décorer dans plusieurs pays du sud où malheureusement des millions de paysans continuent de souffrir de la détérioration des termes de l’échange et de ne pas pouvoir vivre des fruits de leur exploitation. Pour le peuple du sud, l’action des promoteurs du commerce équitable, parce qu’elle fait reposer sa stratégie sur la générosité du consommateur du nord devant déboucher sur l’assistance au producteur du sud, est une opération prédatrice de dignité. Car, un peuple qui est présenté comme vivant essentiellement de la générosité des autres ne peut jamais être un peuple fier et digne.&lt;br /&gt;Nous avons vu plus haut au l’action des promoteurs du commerce équitable s’inscrit parfaitement dans la théorie du « gentil policier ». Et que cette théorie n’est qu’un paravent déployé par l’exploiteur pour endormir l’adversaire trouver une meilleure position d’exploitation. Dès lors, il devient facile d’affirmer que le commerce équitable n’est en réalité qu’une opération de communication destiné à étouffer dans l’œuf l’action des ONG qui posent le même problème de l’exploitation du petit producteur du sud par les négociants du nord. L’objectif ultime étant de soigner l’image de l’exploiteur du nord et casser dans le sud toute tentative de résistance face à la spoliation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et pourtant des solutions nobles existent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le vrai combat à mener pour permettre aux producteurs du sud de bénéficier de l’intégralité du fruit de leur labeur et remédier ainsi à la détérioration des termes de l’échange, tout le monde le connaît. Ce sont des combats à mener au sein de l’OMC, par exemple dans le cadre de la signature des fameux accords de partenariat économique (APE) qui opposent actuellement les pays du sud à ceux du nord. C’est ce combat que mènent tous les ONG dignes de ce nom. Malheureusement, dans ce combat, les promoteurs du commerce équitable se font moins visibles. Et cela se comprend, c’est un combat qui se situe aux antipodes des objectifs qu’ils poursuivent. On peut constater aussi que malheureusement, par mauvaise foi ou par simple cynisme, l’OMC n’est pas capable d’édicter des règles justes devant présider à la marche du commerce mondial.&lt;br /&gt;On sait aussi par exemple que pour des produits cultivés simultanément au nord comme au sud, les pays du nord doivent sinon supprimer, du moins baisser substantiellement les subventions accordées à leurs agriculteurs pour permettre aux produits venus du sud d’être compétitifs sur les marchés du nord. Il faut dire que ceci est un combat perdu d’avance pour les pays du sud parce que, supprimer ces subventions, revient à remettre en cause l’un des fondements du modernisme qui fonde la société occidentale. Pour les produits cultivés uniquement dans les pays du sud, on sait que l’OMC, si elle voudrait vraiment servir à quelque chose, dispose de tous les moyens de droit pour permettre au négociant de payer le juste prix.&lt;br /&gt;Si les règles de jeu en matière du commerce international sont révisées en vu d’y introduire plus de justesse, le petit producteur du sud gagnera plus d’argent en vendant la même quantité de produit. Il aura plus de moyens pour acheter les intrants et ayant plus de moyens il sera tenté par l’agrandissement de son exploitation. Du simple paysan, il deviendra un agriculteur autosuffisant aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau financier. La multiplication des agriculteurs permettra au pays de multiplier par deux voire par cinq son produit intérieur brut. Les revenus engrangés dans le secteur primaire, qui est d’ailleurs le secteur par lequel tout développement durable s’enclenche, viendront booster la consommation et permettre aux deux autres secteurs, secondaires et tertiaires de prendre de l’envol.&lt;br /&gt;Ce schéma certes simplifié est connu de tous les économistes, y compris le moins qualifié d’entre eux. Sauf que dans le projet hégémonique des pays du nord, cela agira comme un grain de sable dans la machine. Ce projet hégémonique intègre le sud comme un fonds de commerce humanitaire, une région peuplée de populations auxquelles l’occident, dans sa générosité infinie, doit toujours venir en aide.&lt;br /&gt;Cette manœuvre de l’aide permet aux dirigeants de se donner bonne conscience devant leur peuple, lui aussi constamment grugé. Et afficher ainsi un visage humain aux yeux du monde. Donc, si le sud se développe, il mettra fin ipso facto à toutes les opérations de charme en trompe l’œil qui ont si souvent marqué la coopération nord sud. Ces actions concerne la dette qui permet de maintenir les autres toujours obligés vis à vis du « bienfaiteur » ; de l’aide publique au développement qui fait triompher constamment l’adage qui dit que la main qui reçoit est toujours placée en dessous de celle qui donne et anéanti de ce fait la dignité des peuples du sud ; de toutes les autres initiatives qui rentrent dans ce qu’on appelle pompeusement, développement solidaire. Dans cette stratégie d’endormissement du sud, les promoteurs du commerce équitable occupent une place de choix et il était nécessaire de le dénoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etienne de Tayo&lt;br /&gt;Journaliste&lt;br /&gt;Promoteur Afrique Intègre&lt;br /&gt;Auteur de l’ouvrage : « Pour la Dignité de l’Afrique, laissez-nous crever » aux Editions Menaibuc&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-2273078989832606482?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Pq5uAfAn2Sc1d3MJfMLoSyB5_us/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Pq5uAfAn2Sc1d3MJfMLoSyB5_us/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Un acte hautement symbolique qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la dignité et la souveraineté des Etats concernés.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques mois, je suis avec attention et intérêt la polémique autour de la participation des troupes africaines au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées à Paris. Jusque là, je n'avais pas pris part à ce débat, de peur d'édifier des procès d'intention là où il faut laisser l'acte se consumer jusqu'à la fin pour après l'analyser. Je ne suis même pas allé battre le pavé à Paris en signe de protestation comme l’ont fait plusieurs Africains à l’appelle de la plateforme panafricaine et d’autres associations. Je ne l’ai pas fait parce que, comme je l’expliquais à l’un des organisateurs qui me sollicitait, les marches, pour ce qui est des questions africaines, ne sont plus un moyen efficace de protestation. Du fait peut-être de leur utilisation abusive, elles ont tout simplement perdu en originalité. Il faut promouvoir d’autres formes peut-être plus intellectuelles de protestation.&lt;br /&gt;Maintenant que j'ai regardé de bout en bout ce défilé spécial du 14 juillet 2010, agrémenté effectivement par le passage et la mise en l’honneur des troupes de 13 Etats, anciennes colonies françaises, je peux me prononcer. Comme en 1931 à la porte dorée au bois de Vincennes à Paris, il s'est agit en ce 14 juillet 2010 sur les Champs Elysées, pour les Etats africains ayant accepté de jouer le jeu, toute proportion gardée bien sûr, d'une exposition coloniale doublée d'une opération historique d'allégeance et de rétrocession de leurs indépendances à la métropole française. Le dire ainsi ne participe aucunement, comme on peut le penser, d'une simple volonté de faire prospérer la formule, mais relève d'une observation minutieuse de la marche commune de la France et de ses colonies depuis au moins un siècle. Cela pousse à douter de la qualité même de ces indépendances acquises. Comme on sait, les mots servent à désigner des réalités. Les mots ne transforment pas la réalité. Et les mots différents peuvent servir à désigner une réalité qui elle est restée immuable. Par exemple, les mots esclavage, colonisation, coopération, partenariat peuvent tout à fait désigner une et même réalité qui est la soumission d’une personne ou d’une nation à une autre.&lt;br /&gt;Dans la présente analyse, nous verrons comment la cérémonie du juillet sur les Champs Elysées, à l’observation, se rapproche plus de l’exposition coloniale que de ce que les organisateurs ont en voulu en faire, à savoir, une fête de la fraternité d’arme. Nous verrons ensuite comment une erreur de jugement a poussé les chefs d’Etat, ayant accepté de participer à la cérémonie des Champs Elysées, à faire courir à leurs pays le risque d’une hypothèque de leurs indépendances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’exposition coloniale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La nostalgie coloniale était bel et bien présente sur les champs Elysées ce 14 juillet 2010. Elle était portée en premier par les commentateurs qui ont rivalisé de formules pour décrire leur émotion et celle des Français présents, à la vue de ces soldats basanés parfois vêtus de tenus excentriques. Ainsi, lorsqu'elles entrent en scène, tous les commentateurs, de façon presque concertée décrivent les troupes africaines au travers de cette formule : "Voici l'une des plus grandes attractions de ce défilé : les troupes africaines". On retrouvera d'ailleurs la même formule à l'ouverture des journaux télévisés de 13 heures.&lt;br /&gt;Pour le commentateur de TF1, Jean Claude Narcy, "ce défilé s'annonce comme un grand cru (…) c'est un défilé rare, exceptionnel que nous a concocté le général Dari avec la participation des armées africaines (…) voici l'honneur qui est faite à l'Afrique, leurs chefs d'Etat sont dans la tribune d'honneur". Jean Claude Narcy est l'un des meilleurs commentateurs du défilé militaire en France. Sauf qu'aujourd'hui, il s'embrouille un peu dans ses notes. Il ne les connaît pas et est par conséquent incapable de coller des noms aux visages des chefs d'Etat africains qui arrivent à la place du défilé. Il leur distribue pèle mêle les noms qu'il lit dans ses fiches. Lorsqu'arrive le président congolais Denis Sassou Nguessou, ne pouvant pas attribuer un nom à ce personnage qu'il reconnaît, tou&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TD7orQpoHHI/AAAAAAAAA90/vRQkPK4rBDk/s1600/280px-Expo_1931_Affiche1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5494084425340165234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 207px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TD7orQpoHHI/AAAAAAAAA90/vRQkPK4rBDk/s320/280px-Expo_1931_Affiche1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t de même, comme un chef d'Etat africain, Narcy dit : "Voilà un autre président africain qui arrive".&lt;br /&gt;Lorsque commence le défilé et que passent les troupes africaines, Jean Claude Narcy embrouille totalement le téléspectateur qui connaît un tant soit peu les drapeaux des pays africains. Il attribue ainsi à certains pays, les armées des autres. Et il trouve une excuse : « La difficulté, c’est qu’ils sont les uns à coté des autres », se défend t-il. La vraie difficulté, c’est qu’il n’a jamais trouvé dans son parcours scolaire et même professionnel, la nécessité d’apprendre et mémoriser les couleurs des drapeaux africains. Au président Sénégalais qui se prête à l'interview, l'autre commentateur de TF1, Denis Brogniart lui pose cette question qui renferme déjà une partie de la réponse attendue et qui en fait n'aura servi qu'à lui permettre de montrer sa tronche coloniale. Il lui dit : "J'espère que c'est une grande fierté pour vous que l'Afrique se retrouve ici". La réponse du président Wade, qui pourtant a souvent le sens de la repartie, va au-delà de ses espérances : « Il s’agit de partager des moments passés avec la France. Nous sommes dans une continuité malgré les indépendances ». Pas moins !&lt;br /&gt;Que Jean Claude Narcy ne connaisse pas les noms des chefs d'Etat africains, qu’il ne pige rien à la couleur des drapeaux des pays africains francophones, ce n'est pas le plus désolant. En tout cas, il ne peut pas rougir ou se voir blâmer pour une telle peccadille. L'important, c’est la couleur, c'est la saveur exotique que les chefs d'Etats africains présents apportent à la place des fêtes. Qu'ils soient dans leurs costumes taillés sur mesure comme le sont la majorité d'entre eux ou qu'ils soient comme le chef d'Etat Malien, Amadou Toumani Touré, drapé dans des boubous aux couleurs chatoyantes, chaque chef de l’Etat ainsi que les membres de sa délégation, apportent du sien à ce cocktail des nations et des peuples qu’a décidé de concocter le président Sarkozy pour les 50 ans des indépendances africaines. La couleur aussi, on la retrouve du coté des épouses des chefs d'Etat africains qui se sont mises sur leur dimanche pour encadrer Mme Bruni Sarkozy. Un parterre de premières dames que le président Sarkozy justement a tenu à aller personnellement passer en revue. Le relief, c’est aussi les anciens combattants octogénaires dont les multiples visages émaciés et les yeux rougis par les intempéries, finissent par sculpter un tableau bien pittoresque.&lt;br /&gt;L'exotisme se trouvait aussi du coté des soldats de certains pays qui ont voulu adapter leurs tenues à l'environnement qui est le leur. Avec leur mise vestimentaire, ils reproduisaient jusqu’à la caricature l’accoutrement des armées coloniales. Il en est ainsi des troupes du Tchad, de la Mauritanie mais surtout du Mali qui ont arraché ce commentaire ému à Jean Claude Narcy : "Les soldats maliens qui d'ordinaire sont montés sur les chameaux. Mais il n'y a pas de chameaux ce matin sur les Champs Elysées à notre grand regret. Ma voisine l'a sérieusement regretté et en était au bord des larmes", révèle t-il. Il ya aussi les amazones du Benin, commandée par le colonel Aminatou. Une troupe uniquement constituée de femmes, montée à l’image de ce qu’était dans l’Afrique précoloniale l’armée des puissants empires de l’Afrique de l’Ouest. Parlant justement des Amazone, un général Français, tout ému, a pu dire qu'elles ne lui refuseraient rien.&lt;br /&gt;Après s'être remis de leurs propres émotions, les commentateurs des télévisions françaises ont tenu à donner la parole aux officiels français afin qu'ils laissent eux aussi éclater leur émotion face à tant de couleurs africaines sur les champs Elysées. Roselyne Bachelot qui souhaite vite oublier l'expédition désastreuse de l'équipe de France en Afrique du Sud, trouve du réconfort dans l'exposition coloniale des Champs Elysées : "C'est une grande émotion que de voir défiler nos frères d'arme africains. Leurs présidents sont aussi là", se réjouit-elle. Laurent Wauquiez pense à son arrière grand père qui avait côtoyé des soldats africains : "çà me dit quelque chose de très profond qui est personnel. Mon arrière grand père avait fait la guerre de 14-18 avec des soldats africains", révèle t-il. Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, en bon élu de gauche, pense au bon vieux temps du rayonnement de la colonisation : "Lorsque nous accueillons des peuples que nous avons autrefois dominé, à tort bien sûr, c'est un moment de célébration", dit-il. Parlant de ces mêmes soldats africains, le général Dary dit : « Je les ai vu défiler avec un immense plaisir et une grande émotion ». Même le président Sarkozy se perd en émotion : « J’étais très ému de voir les anciens combattants. On était tous émus » La première dame de France, Carla Bruni Sarkozy y va de sa petite partition d’émotion et on découvre en elle, une grande « africaine ». Complétant une réponse que le commentateur a mise dans sa bouche en disant qu’elle connaît bien l’Afrique qui lui tient à cœur, elle affirme : « C’est un continent que je connais bien. Il a une grande histoire et un grand futur avec la France ». Et, renforçant un clichés, elle continue : « Lorsque je suis allée en Afrique pour des missions humanitaires, j’ai trouvé de la souffrance mais aussi un grand dynamisme ». Pour avoir côtoyé, le temps du défilé, la première dame du Burkina Faso, Chantal Compaoré, Mme Sarkozy a gagné en sagesse africaine : « La première dame du Burkina Faso qui était à coté de moi, m’a dit que lorsqu’il pleuvait pendant une cérémonie, c’était un signe de chance », révèle t-elle. Pour rester dans le registre des clichés, voici ce que dit un officier commentant le défilé aérien : « Voici un avion très connu des Africains parce que c’est un avion qui participe aux opérations humanitaires ».&lt;br /&gt;La dimension exposition coloniale de la parade des Champs Elysées, c’est lorsque le réalisateur fait des plans serrés sur les soldats africains et insiste sur leurs gueules du désert ou de la forêt équatoriale, sur leur regard vide et sur leur mine parfois hilare. Lorsqu’on revoit les photos de 1931, on n’en est pas très loin. En 1931, « les spectacles différents et plus exotiques les uns que les autres accueillaient jusqu’à 300 000 visiteurs par jour (…) De mai à novembre, l’exposition reçoit jusqu’à 8 millions de visiteurs et affiche 33 millions de tickets vendus ». Aujourd’hui, avec l’effet démultiplicateur de la télévision, par cérémonie des Champs Elysées peut être vue par au moins 100 à 150 millions de téléspectateur. Ainsi, l’impact sur le monde est garanti. . Les images de la parade des Champs Elysées feront le tour du monde. Et la France pourra y coller le commentaire qui l’arrange. Par exemple, dire que incapables de s’assumer, ses anciennes colonies sont revenues faire allégeance et mettre leur indépendance entre parenthèse. Ce qui veut théoriquement que l’empire colonial français renaît de ses cendres. A l’heure où le nouvel ordre mondial se met en place et où on appelle à la refonte de l’ONU, cela est une véritable aubaine pour une France qui, étranglée par la crise, risquait de voir son influence diminuer dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Souveraineté rétrocédée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Faire défiler les armées africaines sur les Champs Elysées et faire poser les drapeaux de ces pays devant le président français, est, pour les chefs d'Etat qui l'ont accepté, une erreur historique de jugement qui risque remettre le compteur à zéro par rapport au décompte de l'indépendance africaine. En fait, l’indépendance n’est pas acquise le jour de sa proclamation. C’est plutôt le point de départ d’une longue conquête qui peut connaître des freins, des reculades et même des dégringolades. Ce qu’on vient de vivre sur les Champs Elysées est une dégringolade. Il faudra pour l’Afrique encore au moins un siècle et des centaines de Laurent Gbagbo – le seul chef d’Etat africain qui a eu la lucidité de repousser l’offre française – pour remonter la pente. Dans les manifestations marquant les 50 ans de leurs indépendances, les pays africaines pouvaient accepter – et encore ! – que la France les assiste dans la reconstitution de certains lieux de mémoire qui les valorise, notamment en ouvrant les archives, que la France finance les colloques, les publications des ouvrages mais ils ne devaient jamais accepter de venir défiler sur les Champs Elysées.&lt;br /&gt;Nous étions sur les Champs Elysées dans l'ordre de la manipulation des symboles. La sémiologie et la sémiotique nous apprennent que « le symbole peut être un objet, une image, un mot écrit, un son ou une marque particulière qui représente quelque chose d’autre par association, ressemblance ou convention ». Sur les Champs Elysées, nous avons vu des militaires africains mêlés aux soldats français, faire des figures et autres démonstrations, bien malin celui qui dira à quoi cela renvoie. Et c'est Bernard Kouchner, le ministre français des affaires étrangères qui, sans le dévoiler, lève un pan de voile sur le mystère : "C'était un défilé de l'amitié, de l'histoire et de ses complications. Nous avions une dette envers nos anciennes colonies, il fallait la réparer. C'est fait aujourd'hui. Ces drapeaux qui se sont posés ensemble. Çà voulait dire quelque chose. Rien n'est simple", commente t-il. Allons donc savoir ce que cela veut dire, ces drapeaux qui se posent ensemble. Sachons déjà avec Bernard Kouchner que ce n’est pas simple.&lt;br /&gt;Officiellement, le défilé du 14 juillet voulait faire honneur à 13 nations africaines, anciennes colonies françaises devenues indépendantes il y a 50 ans : « C’est le lien de sang que nous célébrons. Le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France », souligne le préside&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TD7o7JsMF6I/AAAAAAAAA98/fTyNf-jUi2s/s1600/24388_des-soldats-africains-lors-de-la-repetition-du-defile-le-13-juillet-2010-sur-les-champs-elysees-a-paris.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5494084698349770658" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 211px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TD7o7JsMF6I/AAAAAAAAA98/fTyNf-jUi2s/s320/24388_des-soldats-africains-lors-de-la-repetition-du-defile-le-13-juillet-2010-sur-les-champs-elysees-a-paris.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nt Sarkozy dans l’invitation qu’il a adressée à ses homologues( ?) africains. D’autres voix françaises viendront souligner le caractère généreux de cette invitation. Ainsi, pour le chef d’Etat major des armées françaises, « c’est la fraternité d’arme entre les nations qui nous ont fourni des hommes pour nos combats tout au long du 20e siècle et qui y ont laissé leurs vies ». Il se pourrait que les autorités françaises aient tout simplement voulu réparer une injustice dont avaient été victimes les soldats de la coloniale en 1944 lorsqu'ils avaient été écartés des rangs lors de la célébration de la libération de Paris sur les Champs Elysées.&lt;br /&gt;Des arguments qui ne résistent pas à l’analyse dès qu’on s’intéresse de près à ce qui s’est réellement passé lors de la dernière guerre 39-45. Tout le monde sait que cette phase de l’histoire commune entre la France et ses anciennes colonies, parce qu’elle est faite de mensonges, d’ingratitude et d’humiliation, est un point noir que la France s’est toujours refusée à éclairer arguant de ce qu’il n’est pas question de tomber dans le repentance. Pendant cette guerre, l’armée française comprenait 65% de soldats venus des colonies. Et pourtant, à la libération, ils ont été tout simplement marginalisés.&lt;br /&gt;En 1944, alors que la guerre tirait à sa fin et la victoire de la France assurée, le Général de Gaulle a éprouvé de la honte à se faire accompagner à Paris par les soldats coloniaux qu’il était allé chercher en Afrique et ailleurs. Alors, il a souhaité que la libération de Paris soit le fait des soldats français exclusivement. « Les alliés accèdent à sa demande et lui concoctent une deuxième division blindée 100% blanche, alors qu’à l’époque les 2/3 des troupes françaises sont composés des soldats originaires des colonies, notamment d’Afrique de l’Ouest ». En 1945 donc, c’est avec une troupe sans aucune teinture noire que le Général de Gaulle avait descendu les Champs Elysées, inaugurant ainsi le plus gros mensonge de l’histoire de la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;D’après les forumistes du site Rue89, « en faisant disparaître de la photo finale de la libération de paris 65% des acteurs de cette libération, De Gaulle voulait donner l’illusion à la population française qu’elle a été résistante et qu’elle ne doit sa libération qu’à elle-même. Un mythe résistancialiste qui devait lui servir pour le reste de sa carrière politique ». Mais c’était aussi pour cacher à la population française de souche les réalités du front et minimiser ainsi dans leurs têtes à l’avenir la dette que l’Afrique pourrait revendiquer vis-à-vis de a France. Il fallait garder l’image de la colonie à laquelle on donne tout et qui en retour ne nous apporte rien. Aujourd’hui encore, l’écrasante majorité de Français continuent d’avoir une interprétation totalement erronée de la coopération entre la France et ses anciennes colonies. Ils croient que la France va en Afrique pour se ruiner à assister ces peuples tarés qui refusent le développement. D’où le succès qu’a rencontré le livre de Axel Kabou (Et si l’Afrique refusait le développement) auprès des couches populaires françaises. Ils ne se doutent pas un seul instant que l’Afrique puisse tirer un quelconque profit de sa coopération avec l’Afrique.&lt;br /&gt;Il fallait aussi corroborer même de façon inconsciente, l’idée de Hitler qui s’était montré très remonté contre la France, non pas parce qu’elle lui résiste mais parce qu’elle a décidé de mêler les indigènes à une guerre de civilisés. Pour lui, le mythe de la supériorité éternelle du Blanc sur le Noir pouvant en prendre un sacré coup. Et cela a d’ailleurs été le cas puisque c’est à partir de ce qu’ils avaient vu lors des deux guerres que les Africains ont pu revendiquer et obtenir leurs indépendances.&lt;br /&gt;Alors, entre 1945 lorsqu’il avait été interdit aux troupes africaines de descendre les Champs Elysées et aujourd’hui où ils y deviennent l’attraction principale d’un défilé, qu’est ce qui a réellement changé ? On m’objectera qu’un 1994, les troupes allemandes ont défilé sur les Champs Elysées devant le président François Mitterrand et le Chancelier allemand Helmut Kohl. Mais les deux situations ne sont pas, du tout, comparables. Bien que l’Allemagne ait occupé la France pendant quelques années et est parvenue à soumettre le régime de Vichy, il n’y a jamais eu de relations de soumission et de colonisation consentantes et durables telles que celles qui ont unies la France à leurs colonies. L’Allemagne pouvait donc faire défiler ses troupes sur les Champs Elysées et repartir dans l’entièreté de sa souveraineté. Tel n’est pas le cas pour les pays africains dont le passé colonial avec la France constitue une sorte d’anguille sous roche. Et toute transaction entre les deux partenaires d’apparence sincère peut dissimuler un vrai marché de dupes.&lt;br /&gt;Dans le marché qui s’est conclu sur les Champs Elysées, la France a gagné gros. Sans rien débourser, juste en jouant sur les formules, le président Nicolas Sarkozy a réussi à reconstituer une partie de l’empire colonial français, du moins symboliquement. Mais encore une fois, tout est dans le symbole. Comme en 1945, lorsqu’elle avait user de l’astuce de son empire colonial pour se hisser au rang de la puissance mondiale en obtenant un siège permanent au conseil de sécurité, de même aujourd’hui, au moment où se prépare une reconfiguration des puissances dans le monde avec l’émergence de certains pays, la France peut bien utiliser le symbole de la parade des Champs Elysées pour se maintenir dans le cercle restreint des puissances mondiales&lt;br /&gt;Quant à l’Afrique, elle a perdu de long en large. Les chefs d’Etat africains ayant accepté de participer au marché de la place des Champs Elysées peuvent être fiers d’eux. D’un simple clic d’ordinateur et pour des broutilles, ils ont tiré un trait sur 50 ans de souveraineté déjà chancelante. En venant faire allégeance à la France, ils ont renoncé à jamais à couper le cordon ombilical pour conduire leurs pays vers les chemins du développement autonome et de la puissance multiforme. Dans la vie des nations et même des hommes, s’il y a quelque chose qu’on souhaite voir effacer des mémoires, c’est bien le moment où on a été dominé et opprimé par l’autre. C’est pour cela que le parricide existe. C’est pour çà aussi que vous ne verrez jamais les Etats-Unis, pourtant constitué des peuples qui avaient juste traversé l’atlantique, revenir en tant qu’Etat faire allégeance à la Reine d’Angleterre. C’est parce qu’ils ont coupé ce cordon ombilical là, notamment en coulant les bateau de la puissance colonisatrice anglaise, que les Etats-Unis sont devenus une puissance planétaire.&lt;br /&gt;En acceptant de venir et faire parader leurs troupes sur les Champs Elysées, les chefs d’Etat africains ont cédé au sentimentalisme. C’est pour çà qu’on entend des mots comme fraternité d’arme, réparation. Des mots qui n’ont aucun sens dans les relations entre nations qui, comme on sait n’ont que des intérêts. Le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite qui avait accepté l’invitation du président Sarkozy à participer à ce défilé s’est ravisé à la dernière minute lorsqu’il s’est rendu compte qu’en fait en France, on fête le 14 juillet, la chute de la monarchie. Il a alors compris qu’un tel symbole, décrypté par ses sujets aurait pu être fatal pour lui. Au contraire de la France qui avait tout à gagner dans la présence de la plus grande monarchie du golfe. Le Roi Abdallah a lu dans les symboles et a évité le piège. Ce que n’ont pas pu faire les chefs d’Etat africains. J’attends de voir dans deux ans, quel sera l’attitude du président de l’Algérie lorsque ce sera à son tour de fêter les 50 ans de son indépendance. Je doute fort qu’il viendra ainsi s’incliner devant le président français.&lt;br /&gt;En Afrique subsaharienne pourtant, les experts qui écument les palais présidentiels et conseillent les princes devraient le savoir, et ils le savent d’ailleurs, que chaque Etat aspire à la puissance à l’intérieur et à l’influence à l’extérieur. C’est la conjonction des deux qui confère la puissance planétaire. Et on ne peut le faire qu’en affirmant à chaque minute son indépendance et sa suffisance, vis-à-vis de toutes les autres forces, de toutes les autres puissances. Lorsqu’elles sont frappées de catastrophe aujourd’hui, les nations émergentes comme la Chine ou le Brésil repoussent systématiquement les offres d’aide que veulent leur apporter les nations dites puissantes. Elles le font parce qu’elles savent que c’est par là qu’on perd son indépendance et qu’on se voit barrer la voie à la puissance. On a créé un imaginaire mondial d’une Afrique réceptacle de toutes les aides, de tous les convois humanitaires. Et c’est comme çà que sa souveraineté et sa dignité sont vampirisées. Et pourtant l’Afrique n’est pas que des clichés conçus pour la maintenir au stade d’infériorité. L’Afrique du Sud vient d’organiser une coupe du monde qui a fait un pied de nez à tous les clichés sur l’insécurité et la séropositivité. Les médias ont eu le courage de dire qu’aucun touriste n’a été sérieusement agressé en Afrique du sud. J’attends qu’ils nous produisent le bilan de ceux qui se sont contaminés ou non au virus du Sida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne de Tayo&lt;br /&gt;Promoteur « Afrique Intègre »&lt;br /&gt;Auteur de l’ouvrage : « Pour la dignité de l’Afrique, laissez-nous crever »&lt;br /&gt;www.edetayo.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=50149370140188036#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Benin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-4290457536770846494?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dvPBB-Y6A6AW9x70Gz-2zgo2f_8/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/dvPBB-Y6A6AW9x70Gz-2zgo2f_8/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/EtienneDeTayo/~4/iRNKdjOZSb4" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://edetayo.blogspot.com/feeds/4290457536770846494/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://www.blogger.com/comment.g?blogID=50149370140188036&amp;postID=4290457536770846494&amp;isPopup=true" title="1 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/4290457536770846494?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/50149370140188036/posts/default/4290457536770846494?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/EtienneDeTayo/~3/iRNKdjOZSb4/14-juillet-exposition-coloniale-et.html" title="14 JUILLET : EXPOSITION COLONIALE ET RISQUE DE RETROCESSION DES INDEPENDANCES AFRICAINES" /><author><name>ETIENNE DE TAYO</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972882791244849101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TD7ofBRY2YI/AAAAAAAAA9s/jwYAPGSSTrE/s72-c/article_tchad.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total><feedburner:origLink>http://edetayo.blogspot.com/2010/07/14-juillet-exposition-coloniale-et.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEMBQnc8eCp7ImA9WxFUEUg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-50149370140188036.post-2081420199128295692</id><published>2010-06-21T21:31:00.005Z</published><updated>2010-06-21T21:40:53.970Z</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-21T21:40:53.970Z</app:edited><title>VIOLENCES : LA COMMUNAUTE CHINOISE DE BELLEVILLE NE VEUT PLUS SE TAIRE</title><content type="html">&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bgH8cFqI/AAAAAAAAA9I/XEe9f6_ltP8/s1600/Doriana+et+manifestation+Chinois+073.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485344216095397538" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bgH8cFqI/AAAAAAAAA9I/XEe9f6_ltP8/s320/Doriana+et+manifestation+Chinois+073.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;A l'appel du collectif des associations chinoises de France, plus de 10 000 manifestants appartenant à la communauté asiatique se sont retrouvé à Belleville pour une marche de protestation qui les a conduits de la rue de Belleville à la place du colonel Fabien.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le thème central de cette manifestation et qu'on pouvait relever sur la multitude des banderoles déployées par les manifestants, était : "Sécurité pour tous, solidarité avec les chinois de Paris". Défilant sous l'encadrement d'un service d'ordre, les manifestants arboraient des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire à l'avant, "j'aime Belleville" et à l'arrière, "sécurité pour tous". Ils scandaient des slogans en Français et en Chinois. Sur d'autres banderoles, on pouvait lire des messages suivants : "Le respect d'aujourd'hui, c'est l'avenir de demain"; "Vive la citoyenneté, vivons en sécurité"; "Halte à la violence"…&lt;br /&gt;Avec cette marche qui était la première organisée par la communauté chinoise, comme l'ont reconnu tous les obs&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bMtqbRkI/AAAAAAAAA9A/1bPLDbS1FwA/s1600/Doriana+et+manifestation+Chinois+075.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485343882623010370" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 226px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bMtqbRkI/AAAAAAAAA9A/1bPLDbS1FwA/s320/Doriana+et+manifestation+Chinois+075.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ervateurs, cette communauté voulait dénoncer les agressions de toutes sortes dont ses ressortissants sont victimes à Belleville et ceci, dans l'indifférence totale des forces de sécurité. Comme le soutient l'association Hui Ji, la plus ancienne organisation d'immigrés asiatiques en France et partie prenant de la manifestation, "les Chinois de France vivent dans la peur des voyous et dans la méfiance envers les forces publiques qui sont censées les protéger". Chaque commerçant de Belleville a été au moins victime d'une agression.&lt;br /&gt;La goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour la communauté chinoise, c'est qu'il y a eu une agression de trop au cours d'un banquet de mariage et "quelqu'un de la communauté a répondu à la violence par la violence". C'est donc pour éviter l'escalade que les organisateurs de la manifestation se tournent vers les autorités pour les mettre devant leurs responsabilités par rapport à la protection des citoyens. A Belleville, les agressions sont des tasses de thé quotidiennes des ressortissants chinois généralement propriétaires des petits commerces.&lt;br /&gt;Mais malgré le ciblage qui est fait par les agresseurs des ressortissants chinois, les organisateurs de la marche de Belleville ont tenu à préciser qu'il ne s'agit aucunement d'agressions à caractère racial. Ils ne pensent &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_akuVkJtI/AAAAAAAAA84/TaiyNOuRQzw/s1600/Doriana+et+manifestation+Chinois+062.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485343195609179858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_akuVkJtI/AAAAAAAAA84/TaiyNOuRQzw/s320/Doriana+et+manifestation+Chinois+062.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;pas qu'ils sont victimes parce qu'ils sont spécialement visés mais plutôt parce qu'ils sont des proies faciles en raison de leur incapacité à réagir ou à porter plainte. C'est pour lever cette équivoque que les associations franco chinoises faisaient bien partie de l'organisation.&lt;br /&gt;La Maire du 20e arrondissement, Fréderique Calanda, présente à la manifestation, a tenu à marquer sa préoccupation par rapport à ce qui arrive à la communauté chinoise. Elle a dit que "la sécurité est une co-construction entre la population et les autorités". La fille adoptive de Bernadette et Jacques Chirac, Anh Dao Traxel, d'origine vietnamienne a tenu a marqué de sa présence la manifestation de Belleville, manifestant ainsi sa solidarité à la communauté chinoise. Il faut préciser qu'entre 600 000 et 700 000 chinois sont installés en France selon l'AFP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etienne de Tayo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3 QUESTIONS AVEC TAKI ZHANG, Chargé de communication du collectif des associations chinoises de France&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour la première fois, on assiste à une grande mobilisation de la communauté chinoise en France. Quel est le problème?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vous savez que les asiatiques de France n'ont pas l'habitude de manifester. Comme vous dites, c'est la première fois que l'ensemble des associations asiatiques – il y en a à peu près 40 - s'est constitué en collectif pour demander à la préfecture l'autorisation de manifester sur un thème central : le problème des v&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bt2CYs4I/AAAAAAAAA9Q/Cl6KO9-uipY/s1600/Doriana+et+manifestation+Chinois+081.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485344451806671746" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 318px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_5BB7k0nLLEI/TB_bt2CYs4I/AAAAAAAAA9Q/Cl6KO9-uipY/s320/Doriana+et+manifestation+Chinois+081.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;iolences contre les ressortissants asiatiques à Belleville pour leur voler essentiellement de l'argent. Je ne dis pas qu'ils sont agressés parce qu'ils sont asiatiques, c'est parce qu'ils ont de l'argent pour venir faire des courses. Mais les asiatiques n'ont pas plus d'argent que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pensez-vous que votre objectif a été atteint, autrement dit, êtes-vous satisfait de la mobilisation?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous avions quelques appréhensions, mais vu le nombre de personnes qui sont venues manifester dans le calme, la paix et la sécurité, je prendrai cela comme un premier succès pour les ressortissants asiatiques de France.&lt;br /&gt;Cette prise de conscience est une bonne chose. Le problème vient généralement de ce que les victimes des violences ne se défendent souvent pas, ils ne portent pas plainte parce que ce n'est pas dans la culture chinoise. Lorsque les gens se font agresser, si c'est n'est pas très grave, ils se réservent pour ne pas avoir des ennuis. Mais, même s'ils ne portent pas plainte, la police est bien au courant de cette situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelles sont les types de violences répertoriées à Belleville et dirigées contre la communauté asiatique?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les types de violences à Belleville c'est simple : on peut tabasser quelqu'un pour lui voler son sac, que ce soit dans la journée ou dans la nuit; on peut aussi attaquer la boutique. On peut dire que partout où il est à Belleville, l'Asiatique est susceptible d'être attaqué. Jusque là, les autorités, que ce soit la police, la Mairie, n'ont pas toujours fait leur travail. Ce travail n'a même jamais été commencé. Nous demandons une table ronde avec les autorités compétentes afin que ces agressions cessent à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis à Paris par Etienne de Tayo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;lire la suite&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/50149370140188036-2081420199128295692?l=edetayo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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