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	<title>ExtremeCentre.org</title>
	
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	<description>Contre l'extrême droite et l'extrême gauche, il y a l'extrême centre</description>
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		<title>Identité nationale: Je trouve cette France-là monstrueuse (With elections looming Sarkozy finally gets back to national identity debate)</title>
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		<comments>http://extremecentre.org/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 10:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc durbant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bobologie et dhimmitude]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme et RATP/ROP]]></category>
		<category><![CDATA[LIBERTÉS]]></category>
		<category><![CDATA[Les idiots inutiles]]></category>
		<category><![CDATA[Pendant ce temps-là, en France]]></category>

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		<description><![CDATA[10 personnes en trois semaines à l’automne 2002 à Washington par un ancien tireur d’élite musulman converti, 12 morts et 42 blessés par un psychiatre de l’armée d’origine palestinienne de la base militaire de Fort Hood aujourd’hui …
Alors que l’Amérique bien-pensante d’un président qui n&#8217;a même pas daigné se déplacer pour fêter la victoire du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>10 personnes en trois semaines à l’automne 2002 à Washington par un ancien tireur d’élite musulman converti, 12 morts et 42 blessés par un psychiatre de l’armée d’origine palestinienne de la base militaire de Fort Hood aujourd’hui …</p>
<p>Alors que l’Amérique bien-pensante d’un président qui n&#8217;a même pas daigné<strong> </strong>se déplacer pour fêter la victoire du monde libre sur le totalitarisme se réveille avec le pire attentat islamiste sur son propre territoire depuis le 11/9 …</p>
<p>Retour, en cette fête patriotique du 11 novembre où l’on va encore entonner le “Qu’un sang impur” et où on a faillir entendre le “Deutschland über alles”, sur la dernière lauréate de la principale récompense littéraire de France (franco-sénégalaise actuellement “exilée” en Allemagne et donc multiculturelle à souhait en cette nouvelle ère Obama) qui, du haut de ses privilèges et sous prétexte de débat sur l’<a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">identité nationale</a> chez nous laisse éclater sa rage contre la société qui vient de la récompenser …</p>
<p>Et, dans certains de nos quartiers, sur d’autres qui, entre voile intégral et imprécations salafistes mais aussi “cités de la drogue”, bus sous escorte policière et agressions de médecins, s’emmurent chaque jour un peu plus …</p>
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		<title>Adam Michnik sur Katyn</title>
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		<comments>http://extremecentre.org/2009/11/11/adam-michnik-sur-katyn/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 08:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Letel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pépé Cinoche]]></category>
		<category><![CDATA[Un peu d'histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Nulle ambiguïté chez Wajda : il relate un drame sans lien avec la Shoah. Le Monde fait partie des plus sérieux quotidiens internationaux. Aussi ai-je été fortement surpris de lire la critique qu&#8217;il a faite de Katyn, le dernier film d&#8217;Andrzej Wajda (Le Monde du 1er avril).
Son auteur y formule deux remarques, dont la première « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="//fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Michnik" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-15846" src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/michnik.jpg" alt="PRACOWNICY GW" width="327" height="450" /></a></p>
<p>« Nulle ambiguïté chez Wajda : il relate un drame sans lien avec la Shoah. Le Monde fait partie des plus sérieux quotidiens internationaux. Aussi ai-je été fortement surpris de lire la critique qu&#8217;il a faite de Katyn, le dernier film d&#8217;Andrzej Wajda (Le Monde du 1er avril).<span id="more-15845"></span></p>
<p>Son auteur y formule deux remarques, dont la première « concerne le renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national ». Aux yeux du critique français, c&#8217;est une aberration, une contre-vérité. Cependant, dans la période entre septembre 1939 et juin 1940, tels furent les faits historiques. Quelle troublante ignorance !</p>
<p>À l&#8217;époque, la Pologne fut morcelée par deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais étaient les mêmes.</p>
<p>Lorsque, en avril 1943, les Allemands découvrirent, dans la forêt de Katyn, les cadavres d&#8217;officiers polonais, le plus important bulletin de la Résistance polonaise (Bulletin d&#8217;informations) publia le commentaire suivant : « Nous sommes conscients de la barbarie de l&#8217;occupation soviétique en territoire oriental de la Pologne. [...] En même temps, nous sommes stupéfaits par l&#8217;insolence des Allemands qui font semblant d&#8217;oublier leurs effroyables crimes commis à Auschwitz, Majdanek, Palmir, Wawer et n&#8217;hésitent pas à rechercher des criminels du côté de Smolensk [...].»</p>
<p>« Aujourd&#8217;hui, alors qu&#8217;éclaté toute la vérité sur cet événement tragique, nous disons avec force : nous n&#8217;oublierons jamais le crime soviétique perpétré près de Smolensk − comme nous n&#8217;oublierons jamais non plus les crimes allemands de Palmir, de Wawer, des camps de concentration, et ceux de la partie occidentale de la Pologne. » Voilà comment la Résistance polonaise réagit au massacre de Katyn, qui fut un couronnement du pacte Ribbentrop-Molotov.</p>
<p>Après la guerre, la vérité sur ce massacre était tue, voire falsifiée. Le silence mensonger entourait le drame ; Staline et sa propagande remportaient la victoire. En Europe centrale et orientale, ce silence fut imposé par la terreur. En Europe occidentale, en revanche, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d&#8217;Hitler et ceux de Staline. La critique du Monde est donc prisonnière de ce dogme, alors que Wajda le défie. Le metteur en scène polonais brise le mur du silence.</p>
<p>Katyn est le premier film qui porte sur le massacre et l&#8217;agression soviétique contre la Pologne, commise en accord avec Hitler. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l&#8217;invasion de la Pologne par l&#8217;Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyn. Jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l&#8217;égard du « Grand Linguiste » (Staline).</p>
<p>Ce ne fut pas le seul dogme de la gauche française. Un autre fut la conviction que, depuis toujours, les Polonais tétèrent l&#8217;antisémitisme avec le lait de leurs mères, et que les juifs furent les seules victimes de l&#8217;occupation allemande. Je lis dans Le Monde que le film de Wajda crée « une étrange confusion entre Katyn et le génocide des Juifs », ainsi qu&#8217;il n&#8217;y a « rien, aucune allusion, dans le film, sur la Shoah ». Il y a en revanche « une description des rafles, de la traque des familles des officiers polonais, comme s&#8217;il s&#8217;agissait de la déportation des Juifs en camps ».</p>
<p>Pire : « Ces proies d&#8217;un massacre programmé sont attachées à leur ours en peluche. Or, le musée Yad Vashem de Jérusalem a fait de l&#8217;ours un symbole de l&#8217;extermination des enfants juifs, du martyre d&#8217;un peuple. » Et de conclure : « Tout, sans cesse, nous ramène aux juifs, sauf que le mot n&#8217;est jamais prononcé. Le Juif n&#8217;existe pas. La victime de la Seconde Guerre, c&#8217;est le Polonais. »</p>
<p>Faut-il rappeler que le thème central du film de Wajda n&#8217;est pas l&#8217;Holocauste mais le massacre de Katyn ? Si, dans ce film, on ne voit pas de Juifs dans les rues de Cracovie occupée par les Allemands, c&#8217;est parce qu&#8217;en 1943, ils étaient entassés dans des ghettos et déportés dans des camps de la mort.</p>
<p>Aucune confusion n&#8217;est faite dans ce film entre Katyn et Treblinka. Ce furent deux crimes différents ; le film n&#8217;aborde que l&#8217;un des deux. Le reproche sur le manque de référence à l&#8217;Holocauste est donc absurde. Pourrait-on formuler la même critique à l&#8217;adresse de Steven Spielberg ou de Roman Polanski qui, dans leurs films (<em>La Liste de Schindler</em> et <em>Le Pianiste</em>), ne mentionnent pas non plus le massacre de Katyn, des goulags de la Kolyma, ou de Karaganda ? Jusqu&#8217;alors, peu de films ont été réalisés autour des crimes soviétiques, même si ces derniers furent aussi barbares et massifs que ceux perpétrés par Hitler &#8211; et je le déplore. Pendant des décennies, ils furent entourés d&#8217;un mur de silence.</p>
<p>Par ailleurs, je tiens à souligner qu&#8217;Andrzej Wajda n&#8217;est pas et n&#8217;a jamais été un néga-tionniste déguisé de l&#8217;Holocauste. Il a réalisé trois films consacrés à cette problématique : <em>Samson, Korczak, </em>et <em>La Semaine sainte. </em>Lui faire ce reproche me paraît tout à fait infondé. Katyn décrit avec réalisme les rafles et les persécutions subies par les Polonais, « coincés » entre deux Molochs totalitaires. Tel fut le sort réservé à ce peuple et c&#8217;est pour cette raison que les Polonais ont fait partie des principales victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il est grand temps de prendre note de ces vérités banales.</p>
<p>En conclusion, la critique du <em>Monde </em>constate « l&#8217;ambiguïté de la représentation des juifs dans le cinéma polonais ». Or le cinéma polonais n&#8217;est pas un monolithe, il est représenté par une multitude de personnalités, de perspectives, de styles. C&#8217;est pourquoi il est insensé de généraliser cette question, comme il est insensé de reprocher à Wajda d&#8217;avoir polonisé le symbole du martyre du peuple juif −l&#8217;ours en peluche. »</p>
<p>Adam Michnik, Le Monde, 15 avril 2009</p>
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		<title>À propos de Katyn</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 08:23:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Letel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pépé Cinoche]]></category>
		<category><![CDATA[Un peu d'histoire]]></category>

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« L&#8217;article de Jean-Luc Douin, intitulé « Katyn,  film poignant et douloureux pour Wajda » (Le Monde du 1er avril), provoque l&#8217;incompréhension et l&#8217;indignation ; il ne peut rester sans réponse, même si celle-ci arrive de ma part avec quelque peu de retard.
L’incompréhension d&#8217;abord. Le critique adopte un ton érudit ; son ambition est d&#8217;éclairer le contexte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/04/blocus-cin%C3%A9matographique-contre-katyn.html" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-15843" src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/katyn.jpg" alt="katyn" width="300" height="425" /></a></p>
<p>« <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/03/31/katyn-film-poignant-et-douloureux-pour-wajda_1174755_3476.html" target="_blank">L&#8217;article</a> de Jean-Luc Douin, intitulé « Katyn,  film poignant et douloureux pour Wajda » (Le Monde du 1er avril), provoque l&#8217;incompréhension et l&#8217;indignation ; il ne peut rester sans réponse, même si celle-ci arrive de ma part avec quelque peu de retard.<span id="more-15842"></span></p>
<p>L’incompréhension d&#8217;abord. Le critique adopte un ton érudit ; son ambition est d&#8217;éclairer le contexte du film. Or son discours est marqué par un curieux décalage temporel. L’article commence ainsi : « Dans les pays de l&#8217;Est, Katyn est un mot tabou. » La phrase sonne bien, mais pourquoi est-elle mise au présent ? Quel sens peut-elle avoir aujourd&#8217;hui, lorsque les pays de l&#8217;ancien « glacis » s&#8217;appliquent à distendre leurs attaches, réelles et symboliques, à la Russie ? Le critique poursuit en évoquant deux versions, nazie et soviétique, du massacre de Katyn : « La polémique dura jusqu&#8217;à ce qu&#8217;éclaté la vérité : en 1990, Mikhaïl Gorbatchev reconnaît officiellement que ces prisonniers de guerre avaient été fusillés par les services spéciaux du NKVD&#8230; » Là encore, on comprend mal : est-il possible que la « vérité soviétique » ait trompé quiconque jusqu&#8217;en 1990 ? Dusan Makavejev intègre les images du charnier de Katyn dans <em>Sweet Movie</em> (1974) : sa réflexion sur la révolution et son « expé­rience de l&#8217;Est » ne peuvent déjà s&#8217;en passer. Mais le critique du Monde tient à son droit à l&#8217;hésitation.  Il reproche même à Katyn d&#8217;être une « bombe antisoviétique » ; c&#8217;est comme si les enjeux de la guerre froide lui dictaient encore ses mots. Vingt ans après l&#8217;aveu gorbatchévien, les crimes soviétiques restent pour lui, il le dit, un « sujet sensible ». Adopterait-il le point de vue qui devient de plus en plus populaire dans la Russie poutinienne ?</p>
<p>Les traces de « couper-coller » dans l&#8217;article laissent croire qu&#8217;il a été remanié (censuré ?) ; de là viennent sans doute certaines de ses incohérences. Son objectif reste cependant clair : mettre en doute non pas tant la valeur du film − qu&#8217;il aborde à peine en se contentant, selon les usages récents, d&#8217;en raconter la trame et d&#8217;en exposer la scène finale &#8211; que les intentions de l&#8217;artiste et la dimension tragique de son sujet.</p>
<p>Le critique parle avec un brin d&#8217;ironie de la « mission messianique » qui pousse Wajda à dénoncer en permanence les bourreaux de la Pologne. Et de minimiser la portée du film en suggérant −  jusque dans le titre de l&#8217;article − qu&#8217;il est avant tout « douloureux pour Wajda », dont le père est mort à Katyn, et ne serait en somme qu&#8217;un prétexte saisi par le metteur en scène pour régler ses comptes avec le passé.</p>
<p>Ensuite le critique dénonce la « confusion » dont se serait rendu coupable le cinéaste. Le passage vaut d&#8217;être cité : « Rien, aucune allusion, dans le film, sur la Shoah, mais une description des rafles, de la traque des familles des officiers polonais, comme s&#8217;il s&#8217;agissait de la déportation des Juifs en camps. [...] La femme d&#8217;un général polonais est menacée d&#8217;être envoyée à Auschwitz&#8230; Tout, sans cesse, nous ramène aux Juifs, sauf que le mot n&#8217;est jamais prononcé. Le Juif n&#8217;existe pas. La victime de la Seconde Guerre mondiale est la Pologne. Pourquoi ce non-dit, cette confusion ? »</p>
<p>Avons-nous bien lu ? Nous affirme-t-on ici que chaque fois que les mots « rafle », « traque », « camp » sont prononcés en rapport avec la Seconde Guerre mondiale, que des images de persécutions et de déportations sont montrées, il ne peut être question que de la Shoah ? L’incompréhension fait ici place à l&#8217;indignation. Le critique ignore-t-il donc que dès septembre 1939 les nazis traquent, arrêtent, déportent les Polonais ? que le camp d&#8217;Oswiecim fut créé pour quelques dizaines de criminels de droit commun allemands et des centaines, puis des milliers de résistants polonais ? Que pour les Polonais le nom d&#8217;Auschwitz rappelle encore les morts polonais ?</p>
<p>Et que faire avec d&#8217;autres prisonniers, les Roms, les homosexuels, les prisonniers de guerre russes ? Que faire avec d&#8217;autres camps, d&#8217;autres horreurs ? Avec les camps japonais, par exemple ? Avec Katyn ? Voir tout par le seul prisme de la Shoah ?</p>
<p>L’exigence est absurde. Pire, elle est nuisible, dangereuse. Évoquer le martyre des Juifs chaque fois qu&#8217;on parle de tous les autres signifie réquisitionner leurs souffrances, refuser de les reconnaître en propre. C&#8217;est indigne et c&#8217;est la pire offense faite à la mémoire de la Shoah.</p>
<p>Le discours de Jean-Luc Douin sombre dans la confusion à cause de son zèle que l&#8217;on soupçonne idéologique et de sa méfiance envers le cinéaste « messianique » ; son érudition en fait les frais. Il reproche à Wajda d&#8217;avoir évité de parler des Juifs, la seule victime légitime de la Seconde Guerre mondiale, déjà dans son premier grand film, <em>Génération</em> (1952). « II est vrai que l&#8217;ambiguïté de la représentations des Juifs dans le cinéma polonais dépasse sa personne », ajoute le critique en négligeant de mentionner <em>Samson</em>, un film que Wajda consacra en 1961 justement aux Juifs pendant la guerre. Et en oubliant beaucoup de films polonais qui ont traité ce « sujet sensible » avec respect, depuis <em>Les Chansons interdites</em> (1946) de Léonard Buczkowski jusqu&#8217;à <em>La Pornographie</em> (2003) de Jan Jakub Kolski.</p>
<p>Résumons. Le Monde a publié un article confus, anachronique, récupérant un sujet grave pour se complaire dans des clichés anti-polonais, confortant les antisémites qui reprochent aux Juifs de tirer profit de la Shoah. On espère qu&#8217;il n&#8217;a rien en commun avec la position du journal. On espère aussi pouvoir un jour y lire une vraie analyse aussi bien des « ambivalences » polonaises que des lectures françaises de celles-ci. »</p>
<p>Leonid Heller, Commentaire, n°126, été 2009</p>
<p>Note de Commentaire : « Leonid Heller, professeur de littérature russe à l&#8217;université de Lausanne, est le fils d&#8217;une Juive polonaise qui a échappé à la Shoah et d&#8217;un Juif russe prisonnier des camps soviétiques. Il est le fils de notre ami Michel Heller, historien de la Russie, qui avant sa disparition a souvent collaboré à Commentaire. »</p>
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		<title>« Godard et la question juive » par Jean-Luc Douin</title>
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		<comments>http://extremecentre.org/2009/11/10/godard-et-la-question-juive-par-jean-luc-douin/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 22:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antisémitisme / antisionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bobologie et dhimmitude]]></category>
		<category><![CDATA[La connerie humaine: sans limite]]></category>
		<category><![CDATA[Les idiots inutiles]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la série « est-ce un hasard si Godard rime avec connard (12 pieds, dans son cul) » voici la suite par Jean-Luc Douin pour Le Monde.

Filmé en 2006 par Alain Fleischer pour un film qui s&#8217;est appelé Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard, le cinéaste franco-suisse aurait tenu des propos très polémiques à l&#8217;encontre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série « <a href="http://extremecentre.org/2009/10/20/serait-ce-un-hasard-si-godard-rime-avec-connard/">est-ce un hasard si Godard rime avec connard</a> (12 pieds, dans son cul) » voici la suite par Jean-Luc Douin pour <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/11/10/godard-et-la-question-juive_1265204_3476.html">Le Monde</a>.<br />
<img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/Jean-Luc-Godard.jpg" alt="Jean-Luc-Godard" width="300" height="220" class="aligncenter size-full wp-image-15837" /></p>
<p>Filmé en 2006 par Alain Fleischer pour un film qui s&#8217;est appelé Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard, le cinéaste franco-suisse aurait tenu des propos très polémiques à l&#8217;encontre des juifs, en partie écartés au montage, dont certains sur les deux films de Claude Lanzmann Shoah et Tsahal.</p>
<p>Dans un roman intitulé Courts-circuits, récemment édité au Cherche Midi, Alain Fleischer raconte qu&#8217;en aparté, lors d&#8217;une pause, Jean-Luc Godard aurait lâché cette phrase monstrueuse à son ami et interlocuteur Jean Narboni, ex-rédacteur en chef des Cahiers du cinéma : &laquo;&nbsp;Les attentats-suicides des Palestiniens pour parvenir à faire exister un Etat palestinien ressemblent en fin de compte à ce que firent les juifs en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l&#8217;Etat d&#8217;Israël.&nbsp;&raquo;<span id="more-15836"></span></p>
<p>Jean-Luc Godard est coutumier de ce type de provocations. La première est survenue en 1974, lorsque, illustrant sa notion du montage comme vision comparative de l&#8217;histoire, il faisait chevaucher dans Ici et ailleurs une image de Golda Meir, premier ministre israélien, avec celle d&#8217;Adolf Hitler.</p>
<p>Prenant fait et cause pour la Palestine, l&#8217;auteur de Bande à part s&#8217;est maintes fois plu à rappeler, entre autres dans JLG/JLG en 1994, que, dans les camps nazis, les détenus au seuil de la mort étaient désignés sous le terme de &laquo;&nbsp;musulmans&nbsp;&raquo;. Ignorant délibérément la nature des crimes commis et subis par les uns et par les autres, il sous-entend que les victimes d&#8217;hier sont devenues les bourreaux d&#8217;aujourd&#8217;hui. Décrivant la Bible comme un &laquo;&nbsp;texte trop totalitaire&nbsp;&raquo;, il a déjà lâché à propos de ces juifs qui, selon lui, auraient sauvé Israël en mourant dans les camps : &laquo;&nbsp;Au fond, il y a eu six millions de kamikazes.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dans Notre musique, film au départ duquel il voulait reprendre le schéma du Silence de la mer, de Vercors, en imaginant un officier israélien installé chez des Palestiniens, il déclare que &laquo;&nbsp;le peuple juif rejoint la fiction tandis que le peuple palestinien rejoint le documentaire&nbsp;&raquo;. Avec démonstration rhétorique, photographies à l&#8217;appui. Champ : les Israéliens marchent dans l&#8217;eau vers la Terre promise. Contrechamp : les Palestiniens marchent dans l&#8217;eau vers la noyade. Il s&#8217;en explique dans Morceaux de conversations&#8230; : &laquo;&nbsp;Les Israéliens sont arrivés sur un territoire qui est celui de leur fiction éternelle depuis les temps bibliques&#8230;&nbsp;&raquo; Jean Narboni lui fait remarquer que le mot &laquo;&nbsp;fiction&nbsp;&raquo; est choquant. &laquo;&nbsp;Alors, réplique-t-il, on dira que les Israéliens sont sur TF1, c&#8217;estla télé-réalité. Et les autres, dans un film de Frédéric Wiseman&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ces raccourcis suscitent doutes et consternation chez ses thuriféraires. Lorsque Jean Narboni lui rappelle que la juxtaposition des images de Golda Meir et d&#8217;Hitler avait même troublé Gilles Deleuze, sympathisant palestinien, lequel avait pourtant tenté de le défendre, Godard répond cinglant : &laquo;&nbsp;Pour moi, il n&#8217;y a rien à changer&#8230; sauf d&#8217;avocat !&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Juif du cinéma&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un catholique, je sais ce que c&#8217;est : il va à la messe, dit-il dans le film d&#8217;Alain Fleischer à Jean Narboni. Mais un juif, je ne sais pas ce que c&#8217;est ! Je ne comprends pas !&nbsp;&raquo; Jean-Luc Godard s&#8217;est pourtant autoproclamé &laquo;&nbsp;juif du cinéma&nbsp;&raquo; pour signifier son destin de cinéaste persécuté. Il dit que, culpabilisé de n&#8217;avoir pas été alerté dans son enfance par l&#8217;Holocauste, choqué par les propos antisémites de son grand-père maternel qui faisait des plaisanteries sur son &laquo;&nbsp;médecin youpin&nbsp;&raquo;, il n&#8217;a pas trouvé d&#8217;autre moyen de comprendre le juif qu&#8217;en se considérant &laquo;&nbsp;pareil&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans Deux ou trois choses que je sais d&#8217;elle, lorsque son héroïne, prostituée occasionnelle, emmène un client dans un hôtel et que celui-ci lui fait remarquer que c&#8217;est un hôtel réservé aux juifs parce qu&#8217;il a une étoile, elle ne trouve pas ça drôle. Sensibilisé par la Shoah, Godard n&#8217;a de cesse de dénoncer la faute inexpiable du cinéma de n&#8217;avoir jamais filmé les camps. Le &laquo;&nbsp;ce qui ne peut pas être dit&nbsp;&raquo; de Wittgenstein devient à ses yeux un &laquo;&nbsp;il vaut mieux voir que s&#8217;entendre dire&nbsp;&raquo;. Clamant que &laquo;&nbsp;l&#8217;image c&#8217;est comme une preuve dans un procès&nbsp;&raquo;, une formule que d&#8217;aucuns trouvent à la limite du négationnisme.</p>
<p>Cette certitude que rien n&#8217;est infilmable, même la Shoah, l&#8217;oppose à Claude Lanzmann, qui, lui, s&#8217;insurge contre le caractère suspicieux qu&#8217;auraient des images du génocide. Persuadé de l&#8217;inadéquation de celles-ci, Lanzmann se range à l&#8217;avis d&#8217;Elie Wiesel, qui craint que le cinéma ne transforme un événement innommable en &laquo;&nbsp;phénomène de superficialité&nbsp;&raquo;. Débat qui, dans les colonnes du Monde, suscite la réaction du psychanalyste Gérard Wacjman résumant l&#8217;affrontement : &laquo;&nbsp;Saint Paul Godard contre Moïse Lanzmann&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La question juive obsède Godard. Parfois à bon escient : le rappel des forfaits perpétrés dans les stades, comme le Heysel, rappelle le Vél&#8217;d'Hiv dans Soigne ta droite. Ou ce reproche adressé à Romain Goupil durant le tournage d&#8217;Allemagne neuf zéro : &laquo;&nbsp;Tu te dis anti-fasciste et quand tu filmes le stade des JO de Berlin, tu ne filmes qu&#8217;un stade, pas celui d&#8217;Hitler !&nbsp;&raquo; Mais, en négatif, ses propos sur Hollywood &laquo;&nbsp;inventé par des gangsters juifs&nbsp;&raquo;, et sur l&#8217;invention du cinéma par ces producteurs émigrés d&#8217;Europe centrale ayant compris que &laquo;&nbsp;faire un film, c&#8217;est produire une dette&nbsp;&raquo;. Son biographe américain, Richard Brody, raconte le projet d&#8217;un film où Godard débattrait avec Claude Lanzmann. Bernard-Henri Lévy étant médiateur. Ce dernier déclare : &laquo;&nbsp;Lanzmann et moi étions les instruments de sa cure : celle d&#8217;un antisémite qui essaye de se soigner. J&#8217;étais prêt à jouer le jeu, mais il a changé de plan.&nbsp;&raquo; Ici antisioniste, là carrément antisémite, Godard se heurte à quelque chose qu&#8217;il ne comprend pas, homme d&#8217;image affichant un problème avec la parole.</p>
<p>Jean-Luc Douin</p>
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		<title>Petits couinements d’un Portugal antisémite, ou quand Pombal se retourne dans sa tombe et que Salazar prend son pied.</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 22:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans la série « Lisbêtes, Loositaniens et autres fadistes amateurs d’intifadas », voici  « Comptez sur le Portugal pour torpiller Israël à l&#8217;ONU ». De quoi faire se retourner mon bon Marquis de Pombal dans sa tombe et faire danser l’esprit frappeur de Salazar.

Dans un billet paru dans le blog O Cachimbo de Magritte, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série «<a href="http://extremecentre.org/2009/02/18/couillons-de-portugais-jumelage-lisboa-gaza/"> Lisbêtes, Loositaniens et autres fadistes amateurs d’intifadas</a> », voici  « <a href="http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/11/comptez-sur-le-portugal-pour-torpiller.html">Comptez sur le Portugal pour torpiller Israël à l&#8217;ONU</a> ». De quoi faire se retourner <a href="http://extremecentre.org/2009/10/05/le-marquis-de-pombal-un-royal-laicard/">mon bon Marquis de Pombal</a> dans sa tombe et faire danser l’esprit frappeur de Salazar.<br />
<img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/Luis_amado_zorate-300x277.jpg" alt="Luis_amado_zorate" width="300" height="277" class="aligncenter size-medium wp-image-15832" /></p>
<p>Dans un <a href="http://cachimbodemagritte.blogspot.com/2009/11/luis-habib-se-e-para-bater-em-israel.html">billet</a> paru dans le blog O Cachimbo de Magritte, Jorge Costa n&#8217;hésite pas à affubler le Ministre des Affaires étrangères portugais Luís Amado d&#8217;un patronyme arabe Luís Habib (aimé en arabe) [photo ci-contre].</p>
<p>Effectivement comment ne pas déplorer le fait que le Portugal &#8211; se démarquant de la plupart des pays européens et faisant fi du fait que le Président de l&#8217;Union européenne, José Manuel Durão Barroso, soit portugais, ait pris l&#8217;habitude de voter régulièrement contre Israël à l&#8217;ONU. <a href="http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-17396-145-7-mythe-politique-etrangere-commune-europe-gabriel-levy.html">Gabriel Lévy</a> a raison de parler du mythe d&#8217;une politique étrangère commune de l&#8217;Europe.</p>
<p>Le Portugal a été l&#8217;un des seuls pays européens (avec l&#8217;Irlande et la Slovénie) à voter la résolution qui approuve les conclusions du rapport Goldstone :<span id="more-15831"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;to investigate all violations of international human rights law and International Humanitarian Law by the occupying Power, Israel, against the Palestinian people throughout the Occupied Palestinian Territory, particularly in the occupied Gaza Strip, due to the current aggression, and calls upon Israel not to obstruct the process of investigation and to fully cooperate with the mission.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le Portugal s&#8217;est également distingué en votant en faveur de la nomination de l&#8217;Egyptien Farouk Hosny au poste de président de l&#8217;Unesco (Unesco:<a href="http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/10/unesco-un-ambassadeur-portugais-refusa.html"> un ambassadeur portugais refusa de voter pour Farouk Hosny</a>).</p>
<p>1975: le Portugal progressiste est le seul pays occidental à voter sionisme = racisme</p>
<p>Le 10 novembre 1975, quand l&#8217;ONU décrète que &laquo;&nbsp;le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale&nbsp;&raquo;, le Portugal qui venait de rejeter, par la Révolution des Oeillets, le régime autoritaire instauré par António de Oliveira Salazar, devenant par la même occasion démocratique et progressiste, est <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_General_Assembly_Resolution_3379">le seul pays occidental</a> voter OUI à la résolution 3379. Celle-ci fut abrogée en 1991.</p>
<p>&laquo;&nbsp;27 lignes pour infliger à Israël un stigmate immérité dont il a porté l’opprobre durant 21 ans. 1 ligne pour abroger l’infâmie. Aucune expression officielle de regret.&nbsp;&raquo; (Menahem Macina, <a href="http://www.upjf.org/detail.do?noArticle=9188">UPJF</a>)</p>
<p>Source : <a href="http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/11/comptez-sur-le-portugal-pour-torpiller.html">Philosémitisme</a>.</p>
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		<title>« Anne, ma chère Anne » par Nina</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 21:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
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Anne, ma chère Anne, ne vois-tu rien venir ?
Tu es morte à 15 ans, laissant un ultime témoignage sur la barbarie nazie.
Pourtant, Annelein, tu fais peur.
Par delà les décennies, les hommes et les femmes issus du totalitarisme islamique sentent que ton témoignage si émouvant et si juste, peut faire mal à leur idéologie qui n’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/anne-frank.jpg" alt="anne-frank" width="225" height="225" class="aligncenter size-full wp-image-15828" /><br />
Anne, ma chère Anne, ne vois-tu rien venir ?</p>
<p>Tu es morte à 15 ans, laissant un ultime témoignage sur la barbarie nazie.</p>
<p>Pourtant, Annelein, tu fais peur.</p>
<p>Par delà les décennies, les hommes et les femmes issus du totalitarisme islamique sentent que ton témoignage si émouvant et si juste, peut faire mal à leur idéologie qui n’a rien à envier à celle qui te valut la mort. A toi et à 6 millions d’autres.<span id="more-15827"></span></p>
<p>Ces barbares nazis avaient un prophète, Adolphe Hitler.</p>
<p>Vois-tu ma chère Anne, les choses n’ont pas vraiment changé.<br />
Bien que tes frères et sœurs ont enfin leur cache à eux, leurs armes à eux et le droit d’être enfin eux-mêmes en Israël, un autre prophète venu du fond des âges a été ranimé pour encore et encore venir à bout des juifs.</p>
<p>Certes, ma chérie, nous ne portons plus l’horrible étoile jaune mais ici et là, on commence à planquer les kippoths, à ranger sa fierté et on va encore à la synagogue encadrée d’hommes en armes pour notre sécurité.</p>
<p>Ici bas, ma douce Anne, nous nous efforçons de retenir la mémoire, la tienne, celles des survivants pour que ton calvaire n’aie pas servi à rien.</p>
<p>Il faut cependant que je te prévienne. Il y a des pays dans lesquels mein kampf a hélas beaucoup de succès.<br />
Il y a des pays qui ont si peur de toi, de ton journal, de ton témoignage qu’ils ont décidé de le censurer comme le Liban par exemple.</p>
<p>Aujourd’hui, des hommes saluant comme les nazis, exploitant la misère sociale de leur peuple, recommence à prôner l’apologie de l’anéantissement du peuple juif. Ils se nomment Hezbollahi et sont convaincus que le jugement dernier n’arrivera que lorsque tous les juifs seront éliminés de la surface de la terre.<br />
Ils ne sont pas seuls. Les Iraniens et la très grande majorité des pays musulmans ont fait leur la doctrine antisémite.</p>
<p>Tu vois Anne, c’est toujours la même chose.</p>
<p>Les nazislamistes aimeraient aboutir dans leur anéantissement du peuple juif, c’est même un de leurs imams préférés Al Quaradawi, qui le martèle tous les jours sur la télé Al Djeezira.</p>
<p>Ne t’inquiète pas trop Anne, ma chère Anne, ici bas on résiste. Encore un fascisme à abattre mais l’important c’est que ton esprit et ceux de nos frères et sœurs morts en déportation, juifs et non-juifs nous aident à mieux comprendre que la liberté n’est jamais acquise, elle se conquiert à chaque génération.</p>
<p>Leitrahot Anne,</p>
<p><a href="http://www.bivouac-id.com/2009/11/07/anne-ma-chere-anne/">Cet éditorial (de Nina sur Bivouac)</a> fait suite à la décision d’une école privée de Beyrouth au Liban de censurer des extraits du Journal d’Anne Frank à la suite d’une intervention du Hezbollah.</p>
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		<title>Malheureusement, encore et toujours du bris de cristal « les Martyrs Juifs de la Terreur musulmane »</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 21:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antisémitisme / antisionisme]]></category>
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Michel Garroté, lundi 9 novembre 2009 &#8211; 22 Heshvan 5770
D&#8217;habitude, j&#8217;ai plutôt tendance à manifester mon affliction, dès lors qu&#8217;un de mes coreligionnaires catholiques &#8211; laïc ou ecclésiastique &#8211; se mêle du conflit israélo-arabe. Mais il arrive, parfois, que je manifeste aussi ma joie, lorsqu&#8217;un coreligionnaire a le courage de sortir du spirituellement correct, cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/victime-terrorisme-israel-boys_ap-300x216.jpg" alt="victime-terrorisme-israel-boys_ap" width="300" height="216" class="aligncenter size-medium wp-image-15823" /><br />
<a href="http://www.drzz.info/article-les-martyrs-juifs-de-la-terreur-musulmane-39061429.html">Michel Garroté</a>, lundi 9 novembre 2009 &#8211; 22 Heshvan 5770</p>
<p>D&#8217;habitude, j&#8217;ai plutôt tendance à manifester mon affliction, dès lors qu&#8217;un de mes coreligionnaires catholiques &#8211; laïc ou ecclésiastique &#8211; se mêle du conflit israélo-arabe. Mais il arrive, parfois, que je manifeste aussi ma joie, lorsqu&#8217;un coreligionnaire a le courage de sortir du spirituellement correct, cette hérésie droitdelhommesque qui renie notre filiation au Judaïsme. C&#8217;est le cas aujourd&#8217;hui, car je tombe sur un texte de &laquo;&nbsp;Eucharistie Sacrement de la Miséricorde&nbsp;&raquo; qui nous présente le dernier livre de Giulio Meotti. Ce livre raconte l&#8217;histoire des civils Juifs Israéliens devenus les Martyrs de la Terreur musulmane. Lisez.</p>
<p>Eucharistie Sacrement de la Miséricorde</p>
<p><strong>Aujourd’hui les juifs du monde entier commémorent leurs martyrs de la &laquo;&nbsp;nuit de cristal&nbsp;&raquo;, c’est-à-dire les victimes du pogrom nazi de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, en Allemagne</strong>.<span id="more-15821"></span> Aujourd’hui on fait mémoire universelle et pénitentielle de ce massacre et de la terrible extermination ultérieure des juifs par le Reich. Il n’en est pas de même, en Europe et en Occident, pour les nombreuses autres victimes juives qui, en Israël, tombent depuis des années sous les coups du terrorisme musulman. A chaque fois que l’une d’elles est tuée, elle apparaît aux informations puis en disparaît rapidement, submergée dans la confusion de la &laquo;&nbsp;question palestinienne&nbsp;&raquo;, que beaucoup considèrent comme un résultat de la &laquo;&nbsp;faute&nbsp;&raquo; d’Israël.</p>
<p>Pourtant, une famille israélienne sur 300 a déjà été frappée par un attentat. Les actes terroristes se comptent par milliers. Plus de 150 attentats-suicides ont atteint leur cible et, pour chaque attentat exécuté, la police israélienne estime en avoir empêché neuf. Actuellement, le total des morts est de 1 723, dont 378 femmes. Le nombre de blessés dépasse les 10 000. Un livre réagit à la distraction du regard occidental et chrétien face à cette succession de victimes, systématiquement frappées dans leur quotidien, en autobus, à la cafétéria, au marché, à la maison. Il raconte pour la première fois leurs histoires et nous dit enfin qui elles sont. Ce livre a été publié il y a un mois en Italie et sera bientôt traduit à New-York et Londres.</p>
<p>Son titre est &laquo;&nbsp;Nous n’arrêterons pas de danser&nbsp;&raquo; et il est sous-titré : &laquo;&nbsp;Les histoires jamais racontées des martyrs d’Israël&nbsp;&raquo;. L&#8217;auteur, Giulio Meotti, est déjà connu des lecteurs de www.chiesa par deux de ses reportages qui ont fait beaucoup de bruit : l’un sur la cité plus islamisée d&#8217;Europe, Rotterdam, l’autre sur les &laquo;&nbsp;jeunes des collines&nbsp;&raquo;, les colons israéliens de la dernière génération. Son dernier livre s’ouvre sur une préface du philosophe anglais Roger Scruton et une lettre de Robert Redeker, l’écrivain français qui vit dans un lieu secret depuis qu’il a été menacé de mort par des islamistes fanatiques.</p>
<p>Voici un extrait du premier chapitre. « Les submergés d’Israël », par Giulio Meotti. Extrait de &laquo;&nbsp;Non smetteremo di danzare&nbsp;&raquo;, pp. 26-36 : Pourquoi ce livre ? Parce qu’il n’y avait aucune histoire des morts d’Israël. Ecrit sans aucun préjugé contre les Palestiniens, c’est un récit inspiré par l’amour d’un grand peuple et par sa merveilleuse et tragique aventure au cœur du Moyen-Orient et pendant tout le XXe siècle. Chaque projet d’extermination d’un groupe entier d’êtres humains, de Srebrenica au Rwanda, a eu sa meilleure histoire. Mais cela ne semble pas avoir été accordé à Israël : il a toujours fallu effacer rapidement de l’histoire le sang des juifs. Des juifs tués parce qu’ils étaient juifs, dont les histoires ont été noyées dans la choquante et amorale équivalence entre Israéliens et Palestiniens qui n’explique rien de ce conflit et l’émousse même jusqu’à l’annuler.</p>
<p>Ce livre veut sauver de l’oubli cette immense masse de douleur, en suscitant du respect pour les morts et de l’amour pour les vivants. [...] Pendant mes quatre ans de recherches, le plus beau cadeau que j’aie reçu m’a été fait par les Israéliens qui ont ouvert à ma demande d’aide leur monde martyrisé et qui sont restés nus avec leur douleur. J’ai frappé à leur porte, je venais d’ailleurs, j’étais un non-juif, un étranger. Mais ils m’ont tous tendu la main et ils ont parlé de leurs êtres chers pour la première fois. […] J’ai décidé de raconter quelques grandes histoires israéliennes animées par l’idéalisme, la douleur, le sacrifice, le hasard, l’amour, la peur, la foi, la liberté. Et par l’espoir que, malgré tout ce silence, Israël finisse par triompher. [...] Il y a des gens incroyables comme Tzofia la sage-femme, qui a perdu son père rabbin, sa mère et un petit frère, mais aide aujourd’hui les femmes arabes à accoucher. [...] .</p>
<p>Il y a Yitro, copiste de la Torah, qui s’est converti au judaïsme et dont le fils a été enlevé et exécuté par le Hamas. Il y a Elisheva, d’une famille de pionniers agriculteurs, qui a perdu tous les siens à Auschwitz ainsi qu’une fille enceinte de neuf mois, tuée par des terroristes sans pitié parce qu’elle &laquo;&nbsp;voulait vivre l’idéal juif&nbsp;&raquo;. [...] Le père de Tzipi, rabbin, a été poignardé à mort et là où elle avait naguère sa chambre à coucher se dresse maintenant une importante école religieuse. Ruti et David ont perdu un grand médecin humaniste, mari de l’une et frère de l’autre, qui soignait tout le monde, arabes et juifs. Il y a le rabbin Elyashiv, dont le fils séminariste a été enlevé mais qui continue à croire que &laquo;&nbsp;dans la vie, tout renforce le fort et affaiblit le faible&nbsp;&raquo;. Puis il y a Sheila, qui parle toujours de la venue du Messie et de la manière dont son mari s’occupait des enfants trisomiques.</p>
<p>Menashe a perdu en une nuit de terreur son père, sa mère, son frère et son grand-père, mais il continue à croire qu’il a le droit de vivre là où Abraham planta sa tente. [...] Elaine a perdu un fils pendant le dîner du shabbat et, depuis plus d’un an, elle n’a ni fait la cuisine ni émis un son. Il y a les amis de Ro’i Klein, bouclier humain qui a sauté sur une mine en récitant le Shema’ Israël, sauvant ainsi la vie de ses camarades de combat. La fille de Yehudit est morte trop tôt, en revenant d’un mariage avec son mari. A Uri, qui avait fait l’alyah venant de France, on a aussi enlevé sa fille, volontaire chez les pauvres. Orly a vécu heureuse dans une caravane, mais son fils n’a pas eu le temps de remettre sa kippa avant d’être tué. Il y a Tehila, une de ces femmes timides mais modernes qui peuplent les colonies, mariée à un idéaliste qui &laquo;&nbsp;vivait la terre&nbsp;&raquo;, aimait les touffes roses et bleu ciel des fleurs de Samarie. [...] .</p>
<p>Il y a aussi le merveilleux Yossi, dont le fils a sacrifié sa vie pour sauver celle de ses amis et allait tous les vendredis distribuer des dons religieux aux passants. Rina avait créé une perle dans le désert égyptien et croyait être une pionnière : on lui a pris son fils et sa belle-fille enceinte. [...] Il y a Chaya, qui avec son mari a embrassé la religion juive ; pour eux, se convertir &laquo;&nbsp;c’était comme épouser Dieu&nbsp;&raquo;. [...] Autant d’histoires qui nous parlent de cet état unique au monde, né du sionisme, idéologie laïque du XIXe siècle qui, à partir des cendres de l’Holocauste, a réuni sur sa terre d’origine un peuple exilé 2 000 ans plus tôt et exterminé plus qu’à moitié. Des histoires qui nous parlent de courage, de désespoir, de foi, de défense de la maison, en cherchant, même s’il y a parfois des erreurs, à conserver la &laquo;&nbsp;pureté des armes&nbsp;&raquo; dans la seule armée qui permette de désobéir à un ordre inhumain. […] .</p>
<p>L’histoire de ces victimes juives n’est pas qu’une histoire de héros. Il s’agit presque toujours de gens sans défense. [...] Le Centre d’Etudes Antiterroriste d’Herzliya, le plus important institut d’analyse en Israël, a calculé que 25 % seulement des victimes israéliennes étaient des militaires. C’étaient et ce sont majoritairement des juifs en vêtements civils. Parmi les Israéliens, les femmes représentent 40 % du total des victimes. En Europe, on croit qu’Israël est l’élément fort, la patrie et la garnison en armes qui possède le contrôle du territoire, la technologie, l’argent, le savoir consolidé, la capacité d’utiliser la force, l’amitié et l’alliance des Etats-Unis. Et que contre cela se dresse la faiblesse poignante d’un peuple qui revendique ses droits et est prêt au martyre pour les obtenir. Mais ce n’est pas vrai. Les histoires de ces nouveaux &laquo;&nbsp;submergés&nbsp;&raquo; le démontrent.</p>
<p>Les Israéliens ont prouvé qu’ils aiment la vie plus qu’ils ne craignent la mort. Les terroristes ont tué des enseignants et des élèves par centaines, mais les écoles n’ont jamais fermé. Ils ont tué des médecins et des malades, mais les hôpitaux ont toujours fonctionné. Ils ont massacré des soldats et des policiers, mais le nombre de volontaires pour l’armée et la police n’a jamais baissé. Ils ont tiré sur les autocars pleins de fidèles, mais les pèlerins continuent à venir en Judée et en Samarie. Ils ont fait des carnages lors de mariages et forcé les jeunes couples à se marier dans des bunkers souterrains. Mais la vie a toujours triomphé de la mort. Comme à la soirée au Sea Market Restaurant de Tel Aviv où Irit Rahamim enterrait sa vie de jeune fille. Quand le terroriste a commencé à tirer et à lancer des grenades sur la foule, Irit s’est jetée par terre et, allongée sous la table, elle a appelé son futur mari et lui a dit qu’elle l’aimait. Au milieu des hurlements. Et de la mort.<br />
<img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/israel-kids-murdered-islamic-terrorism-.jpg" alt="israel-kids-murdered-islamic-terrorism-" width="334" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-15822" /></p>
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		<title>La profonde cécité de l’Amérique</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 20:36:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sittingbull</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islamisme et RATP/ROP]]></category>
		<category><![CDATA[Politique américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Posts in English]]></category>

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		<description><![CDATA[Dr. Phil and the Fort Hood Killer
His terrorist motive is obvious to everyone but the press and the Army brass.
By DOROTHY RABINOWITZ
It can by now come as no surprise that the Fort Hood massacre yielded an instant flow of exculpatory media meditations on the stresses that must have weighed on the killer who mowed down [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Dr. Phil and the Fort Hood Killer</h1>
<h2>His terrorist motive is obvious to everyone but the press and the Army brass.</h2>
<h3>By <a href="http://online.wsj.com/search/search_center.html?KEYWORDS=DOROTHY+RABINOWITZ&amp;ARTICLESEARCHQUERY_PARSER=bylineAND">DOROTHY RABINOWITZ</a></h3>
<p>It can by now come as no surprise that the Fort Hood massacre yielded an instant flow of exculpatory media meditations on the stresses that must have weighed on the killer who mowed down 13 Americans and wounded 29 others. Still, the intense drive to wrap this clear case in a fog of mystery is eminently worthy of notice.</p>
<p>The tide of pronouncements and ruminations pointing to every cause for this event other than the one obvious to everyone in the rational world continues apace. Commentators, reporters, psychologists and, indeed, army spokesmen continue to warn portentously, &laquo;&nbsp;We don&#8217;t yet know the motive for the shootings.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-15818"></span>What a puzzle this piece of vacuity must be to audiences hearing it, some, no doubt, with outrage. To those not terrorized by fear of offending Muslim sensitivities, Maj. Nidal Malik Hasan&#8217;s motive was instantly clear: It was an act of terrorism by a man with a record of expressing virulent, anti-American, pro-jihadist sentiments. All were conspicuous signs of danger his Army superiors chose to ignore.</p>
<p>What is hard to ignore, now, is the growing derangement on all matters involving terrorism and Muslim sensitivities. Its chief symptoms: a palpitating fear of discomfiting facts and a willingness to discard those facts and embrace the richest possible variety of ludicrous theories as to the motives behind an act of Islamic terrorism. All this we have seen before but never in such naked form. The days following the Fort Hood rampage have told us more than we want to know, perhaps, about the depth and reach of this epidemic.</p>
<p>One of the first outbreaks of these fevers, the night of the shootings, featured television&#8217;s star psychologist, Dr. Phil, who was outraged when fellow panelist and former JAG officer Tom Kenniff observed that he had been listening to a lot of psychobabble and evasions about Maj. Hasan&#8217;s motives.</p>
<p>A shocked Dr. Phil, appalled that the guest had publicly mentioned Maj. Hasan&#8217;s Islamic identity, went on to present what was, in essence, the case for Maj. Hasan as victim. Victim of deployment, of the Army, of the stresses of a new kind of terrible war unlike any other we have known. Unlike, can he have meant, the kind endured by those lucky Americans who fought and died at Iwo Jima, say, or the Ardennes?</p>
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<p><a><img src="http://s.wsj.net/public/resources/images/OB-EV843_FortHo_D_20091109181317.jpg" border="0" alt="FortHood" hspace="0" vspace="0" width="262" height="174" /></a></div>
<p><cite>Associated Press</cite></div>
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<div><a><img src="http://s.wsj.net/img/BTN_insetClose.gif" border="0" alt="FortHood" hspace="0" vspace="0" width="19" height="19" /></a></div>
<p><img src="http://s.wsj.net/public/resources/images/OB-EV843_FortHo_G_20091109181317.jpg" border="0" alt="FortHood" hspace="0" vspace="0" width="553" height="369" /></div>
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<p>It was the same case to be presented, in varying forms, by guest psychologists, the media, and a representative or two from the military, for days on end.</p>
<p>The quality and thrust of this argument was best captured by the impassioned Dr. Phil, who asked us to consider, &laquo;&nbsp;how far out of touch with reality do you have to be to kill your fellow Americans . . . this is not a well act.&nbsp;&raquo; And how far out of touch with reality is such a question, one asks in return—not only of Dr. Phil, but of the legions of commentators like him immersed in the labyrinths of motive hunting even as the details of Maj. Hasan&#8217;s proclivities became ever clearer and more ominous.</p>
<p>To kill your fellow Americans—as many as possible, unarmed and in the most helpless of circumstances, while shouting &laquo;&nbsp;Allahu Akbar&nbsp;&raquo; (God is great), requires, of course, only murderous hatred—the sort of mindset that regularly eludes the Dr. Phils of our world as the motive for mass murder of this kind.</p>
<p>As the meditations on Maj. Hasan&#8217;s motives rolled on, &laquo;&nbsp;fear of deployment&nbsp;&raquo; has served as a major theme—one announced as fact in the headline for the New York Times&#8217;s front-page story: &laquo;&nbsp;Told of War Horror, Gunman Feared Deployment.&nbsp;&raquo; The authority for this intelligence? The perpetrator&#8217;s cousin. No story could have better suited that newspaper&#8217;s ongoing preoccupation with the theme of madness in our fighting men, and the deadly horrors of the wars in Iraq and Afghanistan, than this story of a victim of war pressures gone berserk. The one fly in the ointment—Maj. Hasan had of course seen no war, and no combat.</p>
<p>Still, with a bit of stretching, adherents of Maj. Hasan-as-war-victim theme found a substitute of sorts—namely the fears allegedly provoked in him by his exposure, as an army psychiatrist, to the stories of men who had been deployed. The thesis then: Maj. Hasan&#8217;s mental stress, provoked by the suffering of Americans who had been in combat, caused him to go out and butcher as many of these soldiers as he could. Let&#8217;s try putting that one before a jury.</p>
<p>By Sunday morning, Gen. George Casey Jr., Army chief of staff, confronted questions put to him by ABC&#8217;s George Stephanopolous—among them the matter of the complaints about Maj. Hasan&#8217;s anti-American tirades that were made by fellow students in military classes, as well as other danger signs ignored by officials when they were reported, apparently for fear of offense to a Muslim member of the military.</p>
<p>These were speculations, Gen. Casey repeatedly cautioned. We need to be very careful, he explained, &laquo;&nbsp;We are a very diverse army.&nbsp;&raquo; Mr. Stephanopolous then helpfully summarized matters: This case then was either a case of premeditated terror—or the man just snapped.</p>
<p>The general was not about to address such questions. He was there to recite the required pieties, and describe the military priorities . . . which are, it appears, a concern above all for the sensitivities of a diverse army, a concern so great as to render even the mention of salient facts out of order, as &laquo;&nbsp;speculation.&#8217;&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;This terrible event,&nbsp;&raquo; Gen. Casey noted, &laquo;&nbsp;would be an even greater tragedy if our diversity becomes a casualty.&nbsp;&raquo;</p>
<p>To hear this, and numerous other such pronouncements of recent days, was to be reminded of all those witnesses to the suspicious behavior of the 9/11 hijackers who held their tongues for fear of being charged with discrimination. It has taken Maj. Hasan, and the fantastic efforts to explain away his act of bloody hatred, to bring home how much less capable we are of recognizing the dangers confronting us than we were even before September 11.</p>
<p><em>Corrections &amp; Amplifications: Maj. Hasan is a psychiatrist. An earlier version of the article  stated he was a psychologist.</em></p>
<p><strong>Ms. Rabinowitz is a member of the Journal&#8217;s editorial board.</strong></p>
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		<title>La folie gauchiste</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 10:47:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Letel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémé Bookine]]></category>
		<category><![CDATA[Un peu d'histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#171;&#160;« Je suis profon­dément désolé pour les meurtres, pour le passé. Je ne voulais être qu&#8217;un bon commu­niste. » En effet.&#160;&#187;
&#171;&#160;Coïncidence : comme j&#8217;achevais la lecture du livre de Deron, je reçus une lettre d&#8217;un vieil ami parisien &#8211; fidèle correspondant qui me tient de temps à autre au courant de l&#8217;ac­tualité intellectuelle et littéraire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-15806" src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/khmers_deron.gif" alt="khmers_deron" width="296" height="475" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;« Je suis profon­dément désolé pour les meurtres, pour le passé. <em>Je ne voulais être qu&#8217;un bon commu­</em><em>niste. </em>» En effet.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Coïncidence : comme j&#8217;achevais la lecture du livre de Deron, je reçus une lettre d&#8217;un vieil ami parisien &#8211; fidèle correspondant qui me tient de temps à autre au courant de l&#8217;ac­tualité intellectuelle et littéraire de la capitale. Commentant la remise à la mode d&#8217;un certain maoïsme mondain (voir par exemple la réédi­tion posthume des <em>Carnets </em>de Barthes), il écri­vait : « Je ne parviens pas à me départir d&#8217;un certain effroi en constatant comment le mensonge criminel sur le maoïsme perdure en toute impunité et surtout se régénère sans cesse [...]. Voyez par exemple l&#8217;engouement actuel dont bénéficie en France le philosophe &laquo;&nbsp;radical&nbsp;&raquo; Alain Badiou, qui se flatte d&#8217;être un défenseur émérite de la &laquo;&nbsp;Révolution cultu­relle&nbsp;&raquo; ». Badiou écrit notamment : &laquo;&nbsp;S&#8217;agissant de figures comme Robespierre, Saint-Just, Babeuf, Blanqui, Bakounine, Marx, Engels, Lénine, Trotski, Rosa Luxemburg, Staline, Mao Tsé-toung, Chou En-lai, Tito, Enver Hoxha, Guevara et quelques autres, <em>il est capital de ne rien céder au contexte de criminalisation et d&#8217;anecdotes ébouriffantes dans lesquelles depuis toujours la réaction tente de les enclore et de les annuler.&nbsp;&raquo;</em><em><br />
</em></p>
<p>J&#8217;ai sans doute tort de reproduire ici une citation de ce Badiou &#8211; que je ne connais d&#8217;ail­leurs pas (et je n&#8217;oublie pas le vieux proverbe chinois : « Ne prenez jamais la bêtise trop au sérieux »). Mais, n&#8217;empêche, je suis choqué : quelle injustice ! <em>Le nom de Pol Pot </em><em>a été omis du petit panthéon badiolien &#8211; </em>et il aurait pourtant tellement mérité d&#8217;y figurer, surtout en ce moment. Les « anecdotes ébou­riffantes » rapportées par le livre de Deron et « le contexte de criminalisation » créé par le procès de Phnom Penh risqueraient juste­ment d&#8217;« annuler » sa glorieuse mémoire.&nbsp;&raquo;      Simon Leys<span id="more-15805"></span></p>
<p>Extraits du compte rendu du livre de Francis Deron, paru dans Commentaire :</p>
<p><strong>Le Génocide cambodgien</strong></p>
<p>« On se rappelle les dernières lignes du Procès de Kafka : Josef K., citoyen innocent, tombé pour des raisons qui lui resteront toujours inconnues dans les filets d&#8217;une procédure judiciaire incompréhensible et interminable,  est emmené  au bout du compte dans une carrière abandonnée, par deux messieurs très officiels qui, là, avec une espèce de stupide méticulosité bureaucratique, sans violence, sans colère et sans un mot, procèdent à son exécution. Comme l&#8217;un des deux messieurs achève de lui plonger son poignard dans le cœur, Josef K. a un tout dernier sentiment conscient : « C&#8217;était comme si la honte devait lui survivre. »</p>
<p>Beaucoup de lecteurs ont éprouvé de la perplexité devant cette phrase finale ; mais dans un court essai sur Kafka Primo Levi s&#8217;est étonné de leur étonnement. Il commente : « Cette dernière page coupe le souffle. Moi, rescapé d&#8217;Auschwitz, je ne l&#8217;aurais jamais écrite, ou jamais ainsi, par incapacité et insuf­fisance d&#8217;imagination, certainement, mais aussi à cause d&#8217;une pudeur devant la mort (que Kafka semble ignorer ou refuser) &#8211; ou peut-être par manque de courage. La phrase fameuse et infiniment discutée qui ferme le livre comme une pierre tombale (« C&#8217;était comme si la honte devait lui survivre ») ne me paraît nullement énigmatique. De quoi Josef K. doit-il avoir honte ? Il a honte de beaucoup de choses contradictoires [...] mais je sens dans cette honte un autre élément que je connais : à la fin de son angoissant itiné­raire, il éprouve de la honte parce que ce tribunal corrompu existe, qu&#8217;il pénètre tout ce qui l&#8217;environne [...]. C&#8217;est finalement un tribunal humain, non divin ; il est fait d&#8217;hommes et par les hommes, et Josef, avec le couteau déjà planté dans le cœur, <em>éprouve la honte d&#8217;être un homme</em>. »</p>
<p>Les horreurs du xxe siècle ont confirmé l&#8217;in­tuition prophétique de Kafka ; et, survenant à la fin de ce même siècle, le génocide cambod­gien en a constitué en quelque sorte l&#8217;épilogue le plus extrême et le plus grotesque : ce n&#8217;est plus seulement une monstruosité (on croyait en avoir épuisé le registre) mais c&#8217;est aussi la caricature insane d&#8217;une monstruosité.</p>
<p><strong><em>La plus pure</em></strong></p>
<p>En simplifiant la forme et grossissant le trait, une caricature peut dégager l&#8217;essence même de son sujet. Ainsi, la propagande des Khmers rouges dans sa grossièreté rudimentaire énonce en fait une vérité centrale :</p>
<p>« Le monde entier a les yeux tournés vers le Kampuchea démocratique, car la révolution khmère est la plus belle <em>et la plus pure</em>.</p>
<p>« La révolution khmère est sans précédent dans l&#8217;histoire universelle. Elle a réglé l&#8217;éter­nelle contradiction entre ville et campagne. <em>Elle dépasse Lénine et va plus loin que Mao Zedong</em>. »</p>
<p>C&#8217;est fort juste, au fond : à la lumière de l&#8217;expérience des Khmers rouges, on saisit plus clairement la dynamique fondamentale qui a animé toute la grande tradition hitléro-lénino-stalino-maoïste. Le phénomène totalitaire du xxe siècle peut présenter des variations de mode, des degrés divers de sophistication « culturelle », mais ses éléments constitutifs sont simples et quasiment invariables &#8211; Kazimierz Brandys les avait déjà bien résumés il y a un quart de siècle (avec cette acuité carac­téristique des intellectuels polonais, cruelle­ment bien payés pour savoir de quoi ils parlent) : « Ehistoire contemporaine nous enseigne qu&#8217;il suffit d&#8217;un malade mental, de deux idéologues et de trois cents assassins pour s&#8217;emparer du pouvoir et bâillonner des millions d&#8217;hommes. »</p>
<p>La Terreur cambodgienne fournit une parfaite illustration de ce schéma, comme le montre le monumental ouvrage de Francis Deron, qui en analyse la genèse, la victoire, le bref et sanglant règne, la chute &#8211; et la survie artificielle (grâce, entre autres, à la coupable collusion de l&#8217;Occident !) &#8211; et enfin, l&#8217;amorce de justice qui rattrape aujourd&#8217;hui les derniers et principaux criminels encore en vie.</p>
<p><strong>L&#8217;expérience maoïste</strong></p>
<p>C&#8217;est un lieu commun de dire que les jour­nalistes sont les historiens du présent &#8211; mais c&#8217;est vrai, et Deron nous en donne ici la preuve de façon magistrale. Grand journaliste, spécialiste de la Chine et de l&#8217;Asie du Sud-Est (il a passé presque toute sa carrière en Extrême-Orient), il retrace dans son livre trente années de la tragédie cambodgienne : il en débrouille les fils complexes, présente la biographie des protagonistes et illustre souvent son exposé historique de vignettes extraites de ses carnets de reporter. La struc­ture du livre est composite, mais son organi­sation est rigoureuse et lucide, avec pour chaque chapitre d&#8217;utiles tableaux chronolo­giques rappelant la séquence des principaux événements.</p>
<p>L&#8217;expérience approfondie que Deron avait eue de la Chine maoïste, et tout particulière­ment ses propres publications sur la « Révo­lution culturelle » et ses séquelles, l&#8217;avait admirablement préparé à saisir la nature et la signification du phénomène khmer rouge. Ce que le maoïsme avait mis vingt ans à effec­tuer en Chine &#8211; la grande purge des intellec­tuels (mouvement des « Cent Fleurs »), le ravalement du pays au niveau de l&#8217;arriération paysanne (le « Grand Bond » en arrière, les petits hauts fourneaux de village, les popula­tions de paysans consignées dans les dortoirs des « communes populaires », la gigantesque famine qui s&#8217;est ensuivie) et enfin la « Révo­lution culturelle » et la barbarie meurtrière des gardes rouges -, tout cela s&#8217;est retrouvé dans le bref règne du « Kampuchea démo­cratique » mais recyclé et compressé sur une durée de seulement trois ans et dix mois. Limitation fut donc grossièrement simplifiée et amplifiée ; les objectifs étaient les mêmes, mais ils furent poursuivis par des moyens encore plus féroces &#8211; et plus effroyablement stupides.</p>
<p><strong>Une hécatombe sans équivalent</strong></p>
<p>Les Khmers rouges contrôlèrent la totalité du Cambodge du 17 avril 1975 (prise de Phnom Penh par Pol Pot) jusqu&#8217;au 7 janvier 1979 (chute de Phnom Penh, avec l&#8217;arrivée de l&#8217;armée vietnamienne). Durant cette période relativement courte, le régime réussit à para­chever son grandiose projet de destruction totale de la société. Au départ, il ne disposait que de moyens modestes (vérifiant le schéma de Brandys cité plus haut) : le Parti communiste cambodgien ne comptait que 18 000 membres, encadrant une armée de 85 000 hommes : ces forces mobilisèrent à leur tour une piétaille innombrable de gamins illettrés, mais vigoureusement endoctrinés et équipés d&#8217;un redoutable armement ; et surtout, ils étaient investis d&#8217;un pouvoir discrétionnaire sur toute la population. À la chute du régime, le Cambodge avait perdu plus d&#8217;un quart -près d&#8217;un tiers &#8211; de sa population : une auto­hécatombe d&#8217;une ampleur sans équivalent dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité.</p>
<p>Ce programme national-communiste prit forme dès la prise de Phnom Penh sur ordre de Pol Pot : la capitale fut vidée de tous ses habitants en l&#8217;espace de trois semaines. La population urbaine tout entière &#8211; y compris les malades des hôpitaux &#8211; fut jetée, à pied, sur les routes du pays et les pistes de la forêt : les survivants de cet exode se retrouvèrent esclaves, parqués dans des camps de travail agricole. (Quand l&#8217;armée vietnamienne entrera à Phnom Penh trois ans plus tard, elle n&#8217;y trouvera plus que soixante-dix civils errant dans une ville morte, empestée par la puan­teur de cadavres en décomposition.)</p>
<p>Ayant ainsi décervelé le pays de son seul grand centre urbain, il fut plus facile ensuite pour le régime d&#8217;éliminer en province toute forme d&#8217;administration, d&#8217;enseignement, de santé publique, de pratiques religieuses traditionnelles et d&#8217;institutions civilisées.</p>
<p>Geste symbolique : dans Phnom Penh désert et exsangue, les soldats sortis de la forêt entreprirent de jeter au fleuve tout ce qu&#8217;ils purent trouver en fait d&#8217;appareils élec­triques et mécaniques dans les maisons, les magasins et les bureaux de la ville &#8211; en un mot, tout l&#8217;équipement de la vie moderne (il faut savoir que, hors de la capitale, les neuf dixièmes du Cambodge sont sans électricité). Détail significatif : la fureur antimoderne n&#8217;épargna même pas les motocyclettes du club Harley-Davidson de la ville (pourtant en parfait état de marche), et même le fait que les transports motorisés font cruellement défaut dans la brousse ne put les sauver de la noyade. Les lunettes attirèrent également l&#8217;hostilité toute spéciale des Khmers rouges ; tous les Cambodgiens qui portaient des lunettes firent l&#8217;objet d&#8217;une double sanction : 1) confiscation et destruction immédiate de leurs lunettes ; 2) déportation (et éventuelle exécution) des porteurs de lunettes dans un camp de travail &#8211; car on les soupçonnait d&#8217;être éduqués, et donc d&#8217;appartenir à la race des oppresseurs du peuple. (Notez que Son Sen -le policier en chef du régime &#8211; portait lui-même des lunettes ; il fut assassiné en 1997 par ses frères d&#8217;armes, mais pas pour cette raison-là.)</p>
<p><strong>Survie diplomatique</strong></p>
<p>Ce grand délire émanait du sommet : les rares propos de Pol Pot trahissent un complet divorce de la réalité. Il célébrait les splendides progrès du pays, de la production industrielle et agricole, de l&#8217;économie, de l&#8217;éducation et de la culture à un moment où cette partie de la population qui avait temporairement échappé au massacre titubait de famine dans un dénuement proprement préhistorique &#8211; les écoles n&#8217;existaient plus, le commerce avait disparu, la monnaie avait été abolie et, à la campagne, il y avait des bourreaux qui pratiquaient le cannibalisme.</p>
<p>Cette totale inversion du réel qui se manifestait dans le discours du chef n&#8217;était pas un simple effet de propagande, elle reflétait les convictions intimes de Pol Pot &#8211; convictions contagieuses du reste, car ni ses alliés chinois ni ses ennemis vietnamiens ne pressentirent l&#8217;imminence de sa chute. La clique dirigeante qui ne régnait plus que sur une population fantôme dans un pays dévasté commença à se détruire elle-même en se livrant à des purges forcenées ; et c&#8217;est à ce moment d&#8217;extrême faiblesse que Pol Pot décida de lancer des attaques armées contre le traditionnel ennemi vietnamien. Répondant à ces provocations insensées, l&#8217;armée vietnamienne, dix fois supérieure en force, se retrouva à Phnom Penh après un Blitzkrieg dont la facilité la surprit elle-même. Mais l’épouvantail khmer rouge ne disparut pourtant pas entièrement. Pour faire pièce à une illusoire alliance soviéto-vietnamienne, une improbable alliance sino-américaine assura la survie arti­ficielle des Khmers rouges sous deux formes : à la frontière thaïlandaise, elle prit celle de trafiquants clandestins de bois précieux et de rubis, et à New York, celle de diplomates représentant à l&#8217;ONU un Kampuchea disparu ; ainsi, grâce à une fiction de realpolitik machinée par la Chine et l&#8217;Occident lors des votes de l&#8217;assemblée générale onusienne, pendant une douzaine d&#8217;années encore, la voix des assassins continua à compter tout autant que celles, par exemple, de l&#8217;Allemagne, du Japon&#8230; ou du Vatican. (Après la chute de Saigon en 1975, Kissinger avait déjà chargé le ministre thaïlandais des Affaires étrangères de transmettre à Pol Pot toute l&#8217;amitié de l&#8217;Amérique, ajoutant à l&#8217;usage de son interlocuteur : « Ce sont des voyous meur­triers, mais cela ne doit pas compter entre nous. » L&#8217;administration de Jimmy Carter &#8211; sous l&#8217;influence du conseiller Brzezinski et malgré l&#8217;importance rhétorique que le Prési­dent accordait aux droits de l&#8217;homme &#8211; conti­nua essentiellement la même politique.)</p>
<p><strong>Un système de terreur</strong></p>
<p>Si, à longue échéance, l&#8217;extrême irrationalité du régime de Pol Pot le condamnait à disparaître, la recette qui assura à court terme son autorité absolue tient en un seul mot : la terreur.</p>
<p>Sur ce système de terreur instauré par les Khmers rouges, nous sommes particulièrement bien documentés. Au plus haut niveau, la principale centrale de torture et de mort à Phnom Penh, la prison de Tuol Sleng, a conservé des archives volumineuses et&#8230; méticuleuses ; son dirigeant, le tortionnaire en chef Duch, est très connu également. Au sujet de ce dernier, nous disposions déjà de l&#8217;irremplaçable témoignage de l&#8217;orientaliste François Bizot qui, avant que les Khmers rouges aient conquis le pouvoir, fut son prisonnier dans la forêt pendant plusieurs mois en 1971. À cela se sont ajoutées main­tenant les confessions que Duch lui-même a livrées depuis son arrestation (1999).</p>
<p>Tous les prisonniers envoyés à Tuol Sleng étaient promis à l&#8217;exécution (des quelque quinze mille prisonniers qui passèrent par là en trois ans, seuls quatorze en ressortirent vivants) ; la fonction du centre était de leur arracher les aveux qui justifieraient rétrospectivement leur arrestation et permettraient de procéder à de nouvelles arrestations. On ne les avait pas arrêtés du fait de leur culpabilité &#8211; ils étaient coupables du fait de leur arrestation. Coupables de quoi ? Leurs aveux le révéleraient. Souvent les instructions accompagnant leur transfert indiquaient d&#8217;avance le type d&#8217;aveux à obtenir, et ensuite la torture produisait la confession requise. Pour l&#8217;accusé, l&#8217;issue finale était de toute manière certaine ; une seule chose dépendait de son propre choix : la durée de ses souffrances sous la torture &#8211; la seule façon de les abréger était de fournir les aveux souhaités par l&#8217;interroga­teur et de livrer les noms de tous les « complices » suggérés par l&#8217;accusation.</p>
<p>Tout au début de son activité, Tuol Sleng traita d&#8217;authentiques ennemis &#8211; les anciens collaborateurs de l&#8217;inepte régime pro-américain de Lon Nol ; mais bien vite ces clients-là firent défaut et, dès l&#8217;année suivante (1976), les purges internes du mouvement khmer rouge accaparèrent toute l&#8217;énergie des inqui­siteurs et des bourreaux. Finalement, dans les tout derniers mois, la prison commença à dévorer ses propres geôliers !</p>
<p>Quant au grand inquisiteur Duch, qui orga­nisa et gouverna toute l&#8217;entreprise avec un zèle infatigable et scrupuleux, lorsque Phnom Penh tomba aux mains de l&#8217;armée vietna­mienne, il disparut dans le chaos de la déroute. Vingt ans plus tard, il fut reconnu accidentellement : il travaillait au service d&#8217;une organisation humanitaire chrétienne et se dit converti au christianisme. Il passe en justice ces jours-ci devant le tribunal mixte (constitué par le Cambodge et l&#8217;ONU) de Phnom Penh. Il a confessé : « Je suis profon­dément désolé pour les meurtres, pour le passé. <em>Je ne voulais être qu&#8217;un bon communiste</em>. » En effet.</p>
<p>Tuol Sleng n&#8217;était que le sommet d&#8217;un système répressif dont les tentacules embras­saient le pays entier. Dans la seule zone sud-ouest, on a déjà dénombré 38 petits Tuol Sleng, centres d&#8217;interrogatoire et de torture du niveau immédiatement inférieur à celui de Phnom Penh ; on a de plus identifié 78 terrains de mise à mort, et plus de 6 000 char­niers. La mise à mort était un fastidieux labeur manuel : on fracassait le crâne des victimes avec une lourde barre de bois (pour les enfants des condamnés, c&#8217;était plus simple : on les précipitait du haut d&#8217;un bâti­ment à étages). Dans la conclusion de son livre, Deron cite le témoignage d&#8217;un officier américain attaché au service de renseigne­ment, qui avait été chargé de recueillir à la frontière thaïlandaise les récits des réfugiés cambodgiens. Il était hanté par la description qu&#8217;une femme lui avait faite du son des barres fracassant les crânes des condamnés agenouil­lés au bord de la fosse commune : « comme le bruit des noix de coco qui tombent au sol ». En 2003, cet officier participa à l&#8217;invasion américaine en Irak : il fut affecté à la prison d&#8217;Abu Ghraïb !&#8230; (Il a changé de métier : il est revenu en Extrême-Orient et se consacre aujourd&#8217;hui, sur le terrain, à un travail de recherche sur le martyre du Cambodge.)</p>
<p><strong>C&#8217;est de <em>nous</em> qu&#8217;il s&#8217;agit</strong></p>
<p>II y a une erreur dont nous devons nous garder : le récit du génocide cambodgien frappe l&#8217;imagination et la sensibilité par son horreur ; mais, justement parce que cette horreur est insoutenable, nous ne sommes que trop tentés de l&#8217;évacuer de notre conscience, en considérant que cet épisode est lointain et exotique, qu&#8217;il nous est totalement étranger -il pourrait aussi bien relever d&#8217;une autre planète.</p>
<p>En fait, c&#8217;est aussi de nous qu&#8217;il s&#8217;agit dans cette histoire.</p>
<p>Lorsque les Khmers rouges entrèrent à Phnom Penh, de nombreux Cambodgiens se réfugièrent à l&#8217;ambassade de France. Mais les Khmers rouges vinrent bientôt exiger qu&#8217;on les leur livre tous, à l&#8217;exception de ceux qui détenaient un passeport français. Et ils menacèrent le chargé d&#8217;affaires ; s&#8217;il refusait d&#8217;ob­tempérer à cet ordre, l&#8217;ambassade serait envahie, et tous ses occupants seraient arrêtés. Pour sauver au moins les quelque deux cents Français et autres étrangers qui avaient trouvé refuge à l&#8217;ambassade, le chargé d&#8217;affaires livra tous ses hôtes cambodgiens aux Khmers rouges &#8211; les envoyant ainsi à la mort. Déci­sion atroce ; mais qu&#8217;aurait-il pu faire d&#8217;autre, et qui oserait le juger ? Toutefois un journa­liste français, pour sauver une Cambodgienne (qu&#8217;il ne connaissait nullement mais dont il voyait la détresse), suggéra d&#8217;épouser la jeune femme sur-le-champ. Le chargé d&#8217;affaires, qui avait encore deux cents passeports vierges dans ses tiroirs, refusa de procéder à cette formalité car il savait que le journaliste était marié, et la loi prohibe la bigamie.</p>
<p>Sur les quelque deux millions d&#8217;assassinats perpétrés par les Khmers rouges, il en est donc au moins un qui doit être porté au compte d&#8217;un diplomate français, incapable de percevoir que, sous une autorité criminelle, le respect du règlement devient lui aussi un crime. Cet honnête fonctionnaire-là est bien des nôtres.</p>
<p>Coïncidence : comme j&#8217;achevais la lecture du livre de Deron, je reçus une lettre d&#8217;un vieil ami parisien &#8211; fidèle correspondant qui me tient de temps à autre au courant de l&#8217;ac­tualité intellectuelle et littéraire de la capitale. Commentant la remise à la mode d&#8217;un certain maoïsme mondain (voir par exemple la réédi­tion posthume des Carnets de Barthes), il écri­vait : « Je ne parviens pas à me départir d&#8217;un certain effroi en constatant comment le mensonge criminel sur le maoïsme perdure en toute impunité et surtout se régénère sans cesse [...]. Voyez par exemple l&#8217;engouement actuel dont bénéficie en France le philosophe &laquo;&nbsp;radical&nbsp;&raquo; Alain Badiou, qui se flatte d&#8217;être un défenseur émérite de la &laquo;&nbsp;Révolution culturelle&nbsp;&raquo; ». Badiou écrit notamment : &laquo;&nbsp;S&#8217;agissant de figures comme Robespierre, Saint-Just, Babeuf, Blanqui, Bakounine, Marx, Engels, Lénine, Trotski, Rosa Luxemburg, Staline, Mao Tsé-toung, Chou En-lai, Tito, Enver Hoxha, Guevara et quelques autres, <em>il est capital de ne rien céder au contexte de criminalisation et d&#8217;anecdotes ébouriffantes dans lesquelles depuis toujours la réaction tente de les enclore et de les annuler</em>.&nbsp;&raquo; »</p>
<p>J&#8217;ai sans doute tort de reproduire ici une citation de ce Badiou &#8211; que je ne connais d&#8217;ailleurs pas (et je n&#8217;oublie pas le vieux proverbe chinois : « Ne prenez jamais la bêtise trop au sérieux »). Mais, n&#8217;empêche, je suis choqué : quelle injustice ! <em>Le nom de Pol Pot a été omis du petit panthéon badiolien</em> &#8211; et il aurait pourtant tellement mérité d&#8217;y figurer, surtout en ce moment. Les « anecdotes ébouriffantes » rapportées par le livre de Deron et « le contexte de criminalisation » créé par le procès de Phnom Penh risqueraient juste­ment d&#8217;« annuler » sa glorieuse mémoire. »</p>
<p>Simon Leys, sur le livre de Francis Deron, <em>Le procès des Khmers rouges, Trente ans d’enquête sur le génocide cambodgien</em>, Gallimard, 2009, dans Commentaire, n° 127, Automne 2009</p>
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		<title>« la naissance précipite les choses »</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 22:21:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout à fait hors sujet]]></category>
		<category><![CDATA[13e guerrier]]></category>
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		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[highlander]]></category>
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		<description><![CDATA[
Les auteurs de la série Highlander, en s’inspirant du vieux culte celtique des têtes, ont fait de la mort une récompense et de la solitude un accomplissement. Le Quickening. « Il n’en restera qu’un », lorsque toutes les têtes auront été tranchées, possédant le savoir et les pouvoirs de tous les autres. 
Ils ont eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/Highlander-Quickening-199x300.jpg" alt="Highlander-Quickening" width="199" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-15799" /><br />
Les auteurs de la série Highlander, en s’inspirant du vieux culte celtique des têtes, ont fait de la mort une récompense et de la solitude un accomplissement. Le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4AoOa-Fz2kw">Quickening</a>. « <em>Il n’en restera qu’un</em> », lorsque toutes les têtes auront été tranchées, possédant le savoir et les pouvoirs de tous les autres. </p>
<p>Ils ont eu tort et Yann Moix a raison «<em> la naissance précipite les choses</em> ». Seule la Vie est le prix et vivre entouré, un accomplissement. </p>
<p>Avoir un enfant. Tout se précipite à ce moment, tout s’accomplit également. Le Prix vous est remis, un privilège qui n’a pas de prix. Et moi aussi, j’ai vécu mon quickening pendant la première grossesse de ma femme, avec pour point culminant l’instant où j’ai tenu mon premier enfant entre mes mains. Tout prenait un sens, tout retournait à sa place, sa petite place, moi y compris. <span id="more-15797"></span></p>
<p>Tout en tenant ce petit être au creux de mes bras, me vint à l’esprit l’une des prières de mes ancêtres nordiques. Celle que l’on retrouve dans le film « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RN-no1Ka7yU">le 13e guerrier</a> » et qui semble tout à fait digne des Vikings, même si sa véracité ne semble pas garantie. Une prière que l’on prononçait avant de mourir mais que j’ai trouvé bien plus appropriée lorsque la Vie s’est précipitée vers moi : «<em> Et voilà que j&#8217;aperçois mon père. Et voilà que j&#8217;aperçois ma mère, mes sœurs et mes frères. Et voilà que j&#8217;aperçois les gens de ma lignée, de mon peuple, mes tous premiers ancêtres. Et voilà qu&#8217;ils m&#8217;appellent, ils m&#8217;invitent à prendre place parmi eux, dans le palais de Valhalla, là où les braves vivent…</em> »</p>
<p>À cet instant, j’étais un présent, fils d’un passé, père d’un futur, un rien du tout que l’on honorait d’un tout petit Tout pour cadeau. Tout en rien, rien d’un Tout.</p>
<p>Oui, je les ai tous vu, tous, oui, tous, défiler un à un devant moi. </p>
<p>Je suis ce qui a été. J’ai été ce chasseur, ce cueilleur, ce pasteur, ce cultivateur ; simple mère, homme simple, homme de paix, femme de lettres, homme de guerre, la fille violentée par un soudard, soudard puis officier répondant à un code de l’honneur ; protecteur et oppresseur ; fils de l’Afrique, fille de l’Asie, grand-père de l’Europe rêvant d’un nouveau monde ; mais aussi, rien de tout ça, et tout ça à la fois.</p>
<p>Ils seront aussi ce que je suis. J’ai vu les guerres à venir, avec leurs dévastations, mais je nous ai vu également honorer la Terre en labourant le firmament, nos enfants les mains pleines d’une moisson d’étoiles. J’ai vu nos filles et nos fils découvrir de nouveaux sons, de nouveaux mots, de nouveaux visages, éclairés par de nouvelles aurores sur des planètes vertes, rouges et or.</p>
<p>Non, la mort et la solitude ne sont pas un prix. Mon Valhalla est ici. La récompense est bien la rencontre et la Vie, car regardons autour de nous, nous sommes loin d’être seuls…</p>
<p><a href="http://republicoin.blogspot.com">SILoch Shiel</a><br />
<img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2009/11/bebe.jpg" alt="bebe" width="340" height="340" class="aligncenter size-full wp-image-15798" /></p>
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