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	<title>FLE Philippe Mijon</title>
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	<description>Un espace de réflexion sur le monde du FLE (méthodes, pratiques de classe, formations) pour tous les professeurs !</description>
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	<title>FLE Philippe Mijon</title>
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		<title>Stage de perfectionnement en verbo-tonale du 21 au 30 août 2017</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 17:33:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Pratique de classe]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodes]]></category>
		<category><![CDATA[Phonétique]]></category>
		<category><![CDATA[Verbo-tonale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été prochain, tous les enseignants ayant déjà suivi un séminaire intensif de sensibilisation à la méthodologie verbo-tonale pourront se perfectionner à Padoue. Organisé par l&#8217;Alliance française de Padoue, la Scuola Superiore per Mediatori Linguistici CIELS de Padoue et l&#8217;Université de Mons, le stage se déroulera entre 21 août et le 30 août et prévoit trois options : Perfectionnement 1 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;été prochain</strong>, tous les <strong>enseignants</strong> ayant déjà suivi un séminaire intensif de sensibilisation à la méthodologie <strong>verbo-tonale</strong> pourront <strong>se perfectionner à Padoue</strong>. Organisé par l&rsquo;Alliance française de Padoue, la Scuola Superiore per Mediatori Linguistici CIELS de Padoue et l&rsquo;Université de Mons, le stage se déroulera <strong>entre 21 août et le 30 août</strong> et prévoit trois options :</p>
<ul>
<li>Perfectionnement 1 du 21 août au 25 août (35h)</li>
<li>Perfectionnement 1+2 du 21 août au 30 août (55h)</li>
<li>Perfectionnement 2 du 28 août au 30 août (20h)</li>
</ul>
<p>Ce séminaire, orienté essentiellement vers la <strong>pratique intensive</strong>, sera notamment animé par les <strong>deux grands maîtres de la verbo-tonale</strong> appliquée au FLE : <strong>Michel Billières</strong>, professeur à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et <strong>Pietro Intravaia</strong>, professeur honoraire de l’Université de Mons-Hainaut. Depuis bien <strong>longtemps</strong>, et cela même durant les temps plus difficiles où la phonétique et avec elle la verbo-tonale étaient relayées aux oubliettes de l&rsquo;enseignement du FLE, ces deux inséparables ont <strong>tant oeuvré pour transmettre</strong> cette technique aux nouvelles générations qu&rsquo;on ne les présente plus ! C&rsquo;est <strong>Michel Billières</strong> qui, durant une journée d&rsquo;initiation à l&rsquo;Institut français de Barcelone, m&rsquo;a fait <strong>découvrir la verbo-tonale</strong> ; c&rsquo;est <strong>Pietro Intravaia</strong> qui m&rsquo;accueillait six mois plus tard au séminaire organisé à Mons par l&rsquo;Université (séminaire auquel intervenait, comme il se doit, Michel Billières). Ils ont tous deux <strong>l&rsquo;énorme qualité</strong>, non seulement d&rsquo;avoir une <strong>longue et riche expérience</strong> en la matière, mais surtout de <strong>vouloir sincèrement la partager</strong> avec tous ceux que cela pourrait intéresser. Professeurs nous-mêmes, nous savons bien que <strong>les meilleurs enseignants sont les plus généreux</strong>.</p>
<p>L&rsquo;objectif principal du stage est de transmettre un <strong>savoir-faire technique de type artisanal</strong>, qui peut difficilement s’acquérir en dehors d’une guidance personnalisée, d’un « <strong>compagnonnage</strong> » en tandem avec le formateur-praticien. La <strong>brochure</strong> du stage et la <strong>fiche d’inscription</strong> sont disponibles sur les sites internet de <a href="https://www.intravaia-verbotonale.com/?Stagede-Perfectionnement-en"><strong>Pietro Intravaia</strong></a> et de <a href="https://www.verbotonale-phonetique.com/ameliorer-pratique-correction-phonetique-classe-fle-stage/"><strong>Michel Billières</strong></a>. Vous pouvez vous <strong>inscrire jusqu&rsquo;au 15 avril</strong> et le nombre de place est limité à quinze. Je ne saurais trop vous recommander de vous inscrire dès maintenant !</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/stage-de-perfectionnement-en-verbo-tonale-du-21-au-30-aout-2017/">Stage de perfectionnement en verbo-tonale du 21 au 30 août 2017</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Le snobisme linguistique des Français pour l’anglais</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/humeur/le-snobisme-linguistique-des-francais-pour-langlais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Apr 2016 11:17:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois coup sur coup… Et ce ne sont pas des cas isolés. Parler français avec des Français semble parfois relever de la gageure : voici le témoignage de deux de mes étudiants. Le premier vient de passer quatre jours à Paris à l’occasion des dernières fêtes de Pâques. Bon niveau B1, à l’écrit comme à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux fois coup sur coup… Et ce ne sont pas des cas isolés. <strong>Parler français avec des Français</strong> semble parfois relever de la <strong>gageure </strong>: voici le témoignage de deux de mes étudiants.</p>
<p>Le premier vient de passer <strong>quatre jours à Paris</strong> à l’occasion des dernières fêtes de Pâques. <strong>Bon niveau</strong> <strong>B1</strong>, à l’écrit comme à l’oral, voilà, le fou ! qu’il s’était mis en tête de profiter de son séjour pour <strong>mettre</strong> <strong>en</strong> <strong>pratique</strong> ses connaissances linguistiques. Malgré ses efforts, plusieurs de <strong>ses</strong> <strong>interlocuteurs</strong> (des passants alors qu’il leur demandait son chemin, un serveur au restaurant) lui ont répondu… en <strong>anglais </strong>!</p>
<p>La seconde étudiante <strong>travaille</strong> dans une entreprise espagnole appartenant à un grand <strong>groupe</strong> <strong>français</strong> -le Centre National d’Études Spatiales. Elle est réceptionniste/standardiste et <strong>parle très bien français</strong> (niveau B2 solide). Du siège de Toulouse, un Français <strong>téléphone</strong> habituellement à la <strong>filiale</strong> <strong>de</strong> <strong>Barcelone</strong> : elle l’accueille à chaque fois par quelques phrases en <strong>français</strong> mais il choisit systématiquement de lui répondre en anglais… Qu’on s’imagine un instant la <strong>situation</strong> <strong>absurde</strong> : une <strong>Espagnole</strong> parlant <strong>français</strong> à un <strong>Français</strong> qui lui répond en <strong>anglais </strong>!!</p>
<p>C’est donc avec un réel intérêt que j’ai lu le petit <strong>entretien</strong> que <strong>Pascale</strong> <strong>Casanova</strong>, enseignante en littérature à Duke University (Caroline du Nord, Etats-Unis), a accordé au<a href="https://www.fdlm.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em> <strong>Français</strong> <strong>dans</strong> <strong>le</strong> <strong>monde</strong></em></a> en février dernier (nº403) à l’occasion de la parution de son livre <em>La langue mondiale</em> (Seuil). Elle y explique pourquoi, selon elle, « il faut pouvoir <strong>pratiquer</strong> <strong>la</strong> <strong>langue</strong> <strong>mondiale [l’anglais]</strong> pour communiquer avec d’autres qui ne pratiquent pas notre langue et pour avoir <strong>une</strong> <strong>part</strong> <strong>de</strong> <strong>pouvoir</strong> <strong>mondial </strong>; mais, ce faisant, il ne faut <strong>pas</strong> <strong>« croire » à la langue mondiale</strong> comme si elle était chargée de prestige et d’intérêt lui permettant de signifier <strong>plus que ce qui est dit </strong>». Et elle ajoute : « Selon moi, il s’agit, au niveau symbolique, de <strong>refuser de parler anglais </strong>quand la situation l’y autorise. »</p>
<p>Les <strong>Français</strong> ont eu pendant longtemps la mauvaise <strong>réputation</strong> de ne <strong>pas</strong> <strong><em>vouloir</em></strong> <strong>parler</strong> <strong>anglais</strong> (il faudrait d’ailleurs voir s’ils n’avaient pas plutôt <em>honte</em> de le parler). Ils avaient aussi la réputation, en bonne partie justifiée pour les <strong>Parisiens</strong>, d’être franchement <strong>désagréables</strong>. Depuis une quinzaine d’années, la situation a <strong>beaucoup</strong> <strong>changé</strong>. J’ai personnellement pu constater lors de mes retours réguliers à <strong>Paris</strong> que les gens devenaient plus <strong>agréables</strong>, voire sympathiques et <strong>accueillants</strong>. Mais certains, parmi la <strong>nouvelle</strong> <strong>génération</strong>, entendent apparemment montrer que le <strong>changement</strong> est encore plus <strong>radical </strong>: « Notre bonne volonté est totale : non seulement on <strong>parlera</strong> <strong>anglais</strong> avec les étrangers mais on ne <strong>parlera</strong> <strong>même <em>que</em> cela</strong>, et tant pis s’ils font l’effort de parler français ! » <strong>Éternel</strong> <strong>balancier</strong> parti une première fois dans une direction et repartant dans un second temps dans la <strong>direction</strong> <strong>opposée</strong>… Il y a donc paradoxalement, <strong>en dépit des</strong> <strong>stéréotypes</strong> dont on nous habille et que nous croyons nous-mêmes (le Français chauviniste et franchouillard), un <strong>snobisme</strong> <strong>linguistique</strong> chez de plus en plus de nos compatriotes <strong>pour</strong> <strong>l’anglais</strong>. Le parler même et surtout quand rien ne le justifie vous situe, vous place, bref vous donne <strong>l’illusion d’appartenir à une élite</strong>. Au moins, serait-on tenté de dire, la nouvelle génération semble <strong>cohérente</strong> <strong>avec</strong> <strong>elle-même</strong>. Car nos aînés, non seulement <strong>ne parlaient pas anglais</strong>, avaient <strong>abandonné leur langue</strong> à l’international, mais <strong>parlaient très peu</strong> celle de <strong>l’étranger</strong> : en l’espace de quelques décennies, ils étaient devenus <strong>muets</strong> et <strong>sourds</strong>.</p>
<p>Mais les Français sont ainsi : aussi prêts à <strong>s’exalter</strong> devant leur propre importance qu’à <strong>se</strong> <strong>mépriser</strong> continuellement (ce grand écart explique à mon avis beaucoup de choses, de la dépression française chronique en passant par les scores du Front National). Pour mémoire, ce ne sont ni les Français ni « la France » mais bien les <strong>anciens</strong> <strong>colonisés</strong>, et au premier rang desquels les <strong>Africains</strong>, qui ont défendu bec et ongles <strong>l’usage du français</strong> dans les instances <strong>internationales </strong>; la <strong>francophonie</strong> est à l&rsquo;origine une idée promue par Léopold Sédar Senghor (président du <strong>Sénégal</strong>), Hamani Diori (président du <strong>Niger</strong>), Habib Bourguiba (président de la <strong>Tunisie</strong>) et Norodom Sihanouk (chef de l&rsquo;État du <strong>Cambodge</strong>).</p>
<p>Le <strong>snobisme</strong>, admiration superficielle qui <strong><em>ne</em> <em>comprend</em> <em>pas</em></strong>, est toujours la manifestation d’une <strong>servilité</strong> et d’un profond <strong>mépris</strong> de soi. Répondre en <strong>anglais</strong> à un <strong>étranger</strong> qui vous parle en <strong>français</strong> : qu’est-ce donc sinon le <strong>mépris</strong> de soi en croyant précisément être <strong>obligeant</strong> ou « faire <strong>l’important </strong>» ? Et c’est <strong>y perdre deux fois</strong> parce que certains étrangers visitent la France et apprennent le français pour y retrouver <em>aussi</em>, sans exagérer beaucoup, ces <strong>Français</strong> <strong>irréductibles</strong> et parfois désagréables qui ne parlent <strong><em>que</em></strong> <strong>français</strong>. Pour l’étranger francophone, l’expérience est alors decevante : si c’est <strong>pour y trouver <em>ça</em></strong>, alors à quoi bon voyager en France ? à quoi bon même <strong>apprendre le français </strong>?</p>
<p><strong>Parler</strong> <strong>anglais, bien sûr</strong>, c’est la <em>langue mondiale</em>, il serait stupide de le nier ; mais <strong>parler</strong> <strong>anglais</strong> avec un <strong>étranger</strong> qui fait l’effort de s’exprimer en <strong>français</strong>… voilà certainement le comble du <strong>snobisme</strong> et de la <strong>bêtise</strong>.</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/humeur/le-snobisme-linguistique-des-francais-pour-langlais/">Le snobisme linguistique des Français pour l’anglais</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Modification, à l’oral, des pronoms personnels sujets</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/modification-a-loral-des-pronoms-personnels-sujets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 08:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Matériel Didactique]]></category>
		<category><![CDATA[Morphologie]]></category>
		<category><![CDATA[Phonétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Outre le e caduc, d’autres sons ont tendance à disparaître en français oral spontané. C’est bien sûr le cas du r final, comme dans quatre ou prendre. On dit (exception faite des régions méridionales de France métropolitaine) un [katkat] ou [ilvjɛ̃tpʁatsaʁtʁɛt]. Mais d’autres sons ont aussi tendance à disparaître en oral spontané. Les pronoms personnels [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b></b>Outre le e caduc, <strong>d’autres sons ont tendance à disparaître</strong> en français oral spontané. C’est bien sûr le cas du <strong>r final</strong>, comme dans <em>quatre</em> ou <em>prendre</em>. On dit (<strong>exception faite des régions méridionales</strong> de France métropolitaine) un [katkat] ou [ilvjɛ̃tpʁatsaʁtʁɛt].</p>
<p>Mais <strong>d’autres sons</strong> ont aussi tendance à disparaître en oral spontané. Les <strong>pronoms personnels sujets</strong> sont ainsi largement <strong>déformés</strong>. On sait que ces pronoms fonctionnent finalement comme des <strong>désinences verbales</strong> antéposées au verbe. Phonétiquement, la <strong>morphologie orale du verbe</strong> est souvent <strong>identique</strong> aux trois premières personnes du singulier (voire aussi à la troisième du pluriel). Je [paʁl], tu [paʁl], il [paʁl], ils [paʁl]. Ce sont donc les pronoms personnels sujets qui nous permettent de <strong>distinguer les personnes</strong>, et ils sont pour cela <strong>indispensables</strong>. Mais cela ne nous empêche pas, à l’oral, de <strong>les raccourcir</strong> dès que c’est possible !</p>
<p><strong><em>Je</em></strong> devient donc [ʒ] devant consonne sonore et [ʃ] devant consonne sourde en raison de <strong><a href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/disparition-du-e-caduc-et-assimilation-regressive-2/" target="_blank">la chute du e caduc</a></strong> : [ʒvɛpaʁtiʁ]  et [ʃpaʁlespaɲol]</p>
<p><strong><em>Tu</em></strong> se transforme en [t] devant voyelle : [taʁivoʒuʁdɥi] ?</p>
<p><strong><em>Il</em></strong> et <strong><em>elle</em></strong> sont couramment [i] et [ɛ] devant consonne : [ivaapaʁi] et [ɛvaapaʁi]</p>
<p><strong><em>On</em></strong>, préféré à <strong><em>Nous</em></strong>, deviendra [n] devant voyelle : [nɛpaaʁive] !</p>
<p><strong><em>Vous</em></strong> pourra au choix être transformé en [vz], [uz] ou [z] devant voyelle et en [u] devant consonne : [vzalebjɛ̃] ? [uzalebjɛ̃] ? ou [zalebjɛ̃] ? et [upʁənedysykʁ] ?</p>
<p>Enfin, <strong><em>ils</em></strong> et <strong><em>elles</em></strong> deviendront [i] et [ɛ] devant consonne et [iz] et [ɛz] devant voyelle : [ipʁɛnləmetʁo] / [ɛpʁɛnləmetʁo] et [izetɛasi] et [ɛzetɛasiz]</p>
<p>Pour faire découvrir tous ces changements phonétiques aux <strong>étudiants B2 ou plus</strong> (ce n’est peut-être pas la peine, à mon sens, de le voir avant), il est sans doute préférable de <strong>partir de documents authentiques voire de séquences de films</strong>. Voici une petite <strong>activité préparée à partir d’une scène du film</strong> <em>Le goût des autres</em> ; elle a pour but d’étudier les modifications de <strong><em>je</em>, <em>il</em>, <em>vous</em>, et <em>ils</em></strong>.</p>
<p><strong><a href="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2015/10/Modification-à-loral-des-pronoms-personnels-sujets-Activité.pdf">Activité Modification à l&rsquo;oral des pronoms personnels sujets</a></strong></p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/modification-a-loral-des-pronoms-personnels-sujets/">Modification, à l’oral, des pronoms personnels sujets</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Évaluation par les pairs</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/evaluation-par-les-pairs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2015 21:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pratique de classe]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie de l'apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour compléter mon propos sur l’évaluation par les pairs, je vous invite à regarder l’excellente vidéo de Rémi Bachelet : il y explique tout ce qu&#8217;il faut savoir sur l&#8217;organisation et la pratique de l&#8217;évaluation par les pairs. Mais cette courte vidéo est aussi très riche d’enseignements –ou de rappels- pour les professeurs. Après avoir résumé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour compléter mon propos sur <a title="Évaluation par les pairs MOOC" href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/evaluation-par-les-pairs-la-note-ne-suffit-pas/" target="_blank"><strong>l’évaluation par les pairs</strong></a>, je vous invite à regarder <strong>l’excellente vidéo</strong> de Rémi Bachelet : il y explique tout ce qu&rsquo;il faut savoir sur <strong>l&rsquo;organisation et la pratique</strong> de l&rsquo;évaluation par les pairs. Mais cette courte vidéo est aussi très riche d’<strong>enseignements</strong> –ou de rappels- pour les <strong>professeurs</strong>.</p>
<p>Après avoir résumé quelques <strong>notions fondamentales</strong> en matière d’évaluation par les pairs (<strong>intérêt pour l’apprentissage</strong>, rappel de la <strong>taxonomie de Bloom</strong>), il aborde dans la deuxième partie <strong>la question du commentaire</strong> (signes positifs ou négatifs, conditionnels ou inconditionnels) et de <strong>ses incidences sur la progression et la confiance </strong>de l’apprenant. Il traite d’ailleurs à cette occasion du cas de <strong>l’absence de retour</strong>, dont je parlais en décembre dernier après mon évaluation par mes pairs à la fin d’un MOOC.</p>
<p>Enfin, il explique comment, grâce à la « <strong>méthode sandwich </strong>», pair et professeur peuvent présenter un <strong>retour constructif</strong> pour chaque travail évalué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="L&#039;évaluation par les pairs dans les MOOC" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/EU_emGlxJM0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/evaluation-par-les-pairs/">Évaluation par les pairs</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Stage de perfectionnement en verbo-tonale du 24 au 28 août</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/stage-de-perfectionnement-en-verbo-tonale-du-24-au-28-aout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2015 11:02:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Matériel Didactique]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Phonétique]]></category>
		<category><![CDATA[Verbo-tonale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancien stagiaire des formations en verbo-tonale organisées par l’Université de Mons, voilà déjà bien longtemps que je souhaiterais revoir et approfondir ma technique. Je m’en étais d’ailleurs ouvert à mon formateur Pietro Intravaia. Personnellement, les années passant, j&#8217;ai souvent le sentiment de privilégier certaines techniques de correction et d&#8217;en négliger d&#8217;autres : pouvoir compter sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ancien stagiaire des <strong>formations en verbo-tonale</strong> organisées par l’Université de Mons, voilà déjà bien longtemps que je souhaiterais revoir et <strong>approfondir ma technique</strong>. Je m’en étais d’ailleurs ouvert à mon formateur <strong>Pietro Intravaia</strong>.</p>
<p>Personnellement, les années passant, j&rsquo;ai souvent le sentiment de <strong>privilégier certaines techniques</strong> de correction et d&rsquo;en <strong>négliger</strong> d&rsquo;autres : pouvoir compter sur <strong>l’œil d’un expert</strong> qui diagnostiquerait ma propre pratique m&rsquo;aiderait beaucoup. De plus, travaillant le plus souvent avec un <strong>public relativement homogène</strong> (hispanophone et catalanophone), <strong>une certaine routine</strong> s&rsquo;est installée malgré moi : il me faudrait en sortir pour profiter pleinement des <strong>ressources de la méthode verbo-tonale</strong>.</p>
<p>Mais ce type de stage n’était malheureusement jamais proposé !</p>
<p>Pour <strong>la première fois</strong>, la Scuola Superiore per Mediatori Linguistici CIELS de Padoue organisera, du 24 au 28 août 2015, un <strong>stage de perfectionnement en phonétique corrective par la méthodologie verbo-tonale</strong> (niveau avancé) réservé exclusivement aux enseignants ayant déjà suivi une initiation à la méthode verbo-tonale.</p>
<p>Ce stage, orienté essentiellement vers la <strong>pratique intensive</strong>, sera animé par <strong>Magali Boureux</strong>, professeur au CIELS, <strong>Michel Billières</strong>, professeur à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et <strong>Pietro Intravaia</strong>, professeur honoraire de l’Université de Mons-Hainaut. Son principal objectif est de transmettre un <strong>savoir-faire</strong> technique de type <strong>artisanal</strong>, qui peut difficilement s’acquérir en dehors d’une guidance personnalisée, d’un « <strong>compagnonnage</strong> » en tandem avec le formateur-praticien.</p>
<p>La <strong>brochure du stage</strong> et la <strong>fiche d’inscription</strong> sont disponibles sur les sites internet de <a title="Pietro Intravaia Stage en verbo-tonale" href="https://www.intravaia-verbotonale.com/?Stage-international-24-au-28-aout" target="_blank">Pietro Intravaia</a> et de <a title="Michel Billières Stage en verbo-tonale" href="https://www.verbotonale-phonetique.com" target="_blank">Michel Billières</a>.</p>
<p>J’ai hâte d’y être !</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/stage-de-perfectionnement-en-verbo-tonale-du-24-au-28-aout/">Stage de perfectionnement en verbo-tonale du 24 au 28 août</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Des élèves de l’Education Nationale qui passent le DELF !?? (suite)</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/humeur/des-eleves-de-leducation-nationale-qui-passent-le-delf-suite/</link>
					<comments>https://www.fle-philippemijon.com/humeur/des-eleves-de-leducation-nationale-qui-passent-le-delf-suite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2015 11:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Certification]]></category>
		<category><![CDATA[Delf/Dalf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la publication de mon article du 27 janvier dernier, la Direction du lycée français de Barcelone (LFB) a souhaité me rencontrer pour m’apporter quelques précisions ; je voudrais donc aujourd’hui vous en faire part. Seuls les élèves de seconde seront invités à passer les épreuves du B2. Il n’est donc pas question de présenter [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la publication de mon article du 27 janvier dernier, <strong>la Direction du lycée</strong> français de Barcelone (LFB) a souhaité <strong>me rencontrer</strong> pour m’apporter <strong>quelques précisions </strong>; je voudrais donc aujourd’hui vous en faire part.</p>
<ol>
<li><strong>Seuls les élèves de seconde</strong> seront invités à passer les épreuves du <strong>B2</strong>. Il n’est donc pas question de présenter les élèves aux différents diplômes du Delf tout au long de leur cursus scolaire.</li>
<li><strong>Le choix</strong> de passer les épreuves du B2 sera laissé <strong>à la discrétion de chaque famille</strong>. Mais peut-on raisonnablement penser que celles-ci ne seront pas <strong>influencées</strong> par le fait même que <strong>l’institution</strong> le leur propose ?</li>
<li>La présentation à ce diplôme ne supposera <strong>aucun coût pour les familles </strong>: c’est le <strong>LFB qui prendra tout en charge</strong> (rémunération des examinateurs, coût de leur remplacement si cela les oblige à s’absenter de leurs cours et paiement du CIEP) ; cela représente donc, qu’on le veuille ou non, une <strong>dépense supplémentaire</strong> qui par définition pourrait être affectée à <strong>un autre poste</strong>.</li>
<li>Le LFB <strong>organisera</strong> lui-même une <strong>session d’examen</strong> pour ses élèves (et ses élèves uniquement) ; plusieurs de ses <strong>professeurs</strong> ont donc été <strong>habilités</strong> pour corriger le Delf B2. Pour mémoire, je rappelle que le site internet du <strong>CIEP</strong> précise que pour <a title="Conditions pour devenir examinateur-correcteur du Delf/Dalf" href="https://www.ciep.fr/delf-tout-public/renseignements-pratiques" target="_blank"><strong>devenir examinateur-correcteur</strong> des épreuves du Delf/Dalf</a> <strong>il faut</strong>:</li>
</ol>
<p>&#8211; « avoir une <strong>formation pédagogique</strong> dans l&rsquo;enseignement du <strong>français langue étrangère</strong> et/ou un <strong>diplôme</strong> en français langue étrangère (mention FLE de la licence, Master 1, Master 2, etc.)</p>
<p>&#8211; justifier d&rsquo;une <strong>expérience professionnelle <em>significative</em></strong> (c’est moi qui souligne) en enseignement du <strong>FLE</strong>. »</p>
<p>La direction du LFB m’a assuré que c’était le cas à Barcelone. Loin de moi l’idée de toujours douter de la parole de l’autre, mais cela méritera tout de même <strong>quelques vérifications</strong>.</p>
<ol start="5">
<li>Les élèves de nationalité française (y compris ceux ayant la double nationalité) ne seront pas concernés par ce programme. Il reste qu’il est absolument <strong>incompréhensible qu’un élève de nationalité étrangère</strong> inscrit dans une école publique de la République Française <strong>se voie proposer une telle certification</strong>. Le Diplôme d’Études en Langue Française reste une certification de <strong>langue étrangère</strong>. Que je sache, les élèves étrangers inscrits à l’école en France <strong>ne passent pas le B2</strong> en seconde au motif qu’ils ne sont pas Français. Lors de mon entretien, la Direction m’a répondu que certains étudiants étrangers titulaires du bac sont parfois obligés de passer le B2 pour s’inscrire en université au Canada. C’est surprenant et je n’ai jamais entendu parler de tels cas, mais c’est possible ; de toute façon, <strong>ces cas isolés</strong> ne sauraient justifier une politique visant à <strong>proposer systématiquement le Delf</strong> à tous les <strong>élèves étrangers</strong>. Que ceux à qui on exige le B2 s’organisent et le passent alors, si vraiment c’est nécessaire ! Je rappelle à toutes fins utiles que <strong>le Ministère de l’Enseignement Supérieur n’oblige en aucune façon</strong> les bacheliers étrangers <strong>à passer une certification Delf/Dalf</strong> pour s’inscrire dans l’enseignement supérieur français (voir la fiche la <a title="Conditions bacheliers étrangers pour s'inscrire dans l'enseignement supérieur en France" href="https://www.admission-postbac.fr/site/guide_2014/Guide_du_candidat_2014.pdf" target="_blank">fiche téléchargeable</a> en 2014)</li>
<li>Enfin, et c’est le plus inquiétant, cette démarche n’est pas propre au LFB mais fait suite à <strong>un accord entre l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE)</strong> –dont dépend tout le réseau éducatif à l’étranger- <strong>et le CIEP</strong>. Il s’agit donc d’une <strong>politique globale</strong> visant à faire profiter le <strong>CIEP</strong> d’un <strong>marché potentiellement intéressant </strong>: celui des <strong>élèves étrangers</strong> inscrits dans un établissement d’enseignement français. Ces derniers représentent, faut-il le préciser, <strong>les deux tiers des 330 000 élèves</strong> en 2014/2015 (sources de l’<a title="AEFE" href="https://www.aefe.fr/aefe/operateur-du-ministere-des-affaires-etrangeres-et-du-developpement-international/systeme" target="_blank">AEFE</a>).</li>
</ol>
<p>Je <strong>remercie l’équipe de direction du LFB</strong> qui a bien voulu m’apporter ces éclaircissements et mesure à quel point <strong>cette politique</strong> ne dépend pas directement d’elle mais <strong>d’instances supérieures</strong>. Cependant, je ne peux que réitérer <strong>mon désaccord le plus complet</strong> avec ces choix.</p>
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		<title>Des élèves de l’Education Nationale qui passent le DELF !??</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2015 13:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Certification]]></category>
		<category><![CDATA[Delf/Dalf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine dernière, le prof de latin de ma fille s’est absenté : il suivait une formation visant à l’habiliter comme examinateur du Delf/Dalf. « Tiens ! me suis-je dit, les profs FLE ne sont plus les seuls à corriger les diplômes du CIEP ». (Ma fille est en 3ème au lycée français de Barcelone). Elle revient hier en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, <strong>le prof de latin</strong> de ma fille s’est absenté : il suivait une <strong>formation</strong> visant à l’habiliter comme <strong>examinateur du Delf/Dalf</strong>. « Tiens ! me suis-je dit, les profs <strong>FLE</strong> ne sont plus les seuls à corriger les diplômes du <strong>CIEP </strong>». (Ma fille est en 3ème au lycée français de Barcelone).</p>
<p>Elle revient hier en m’annonçant que son prof se prépare simplement pour l’année prochaine : en effet, <strong>les élèves du lycée seront invités</strong>, à partir de septembre prochain, <strong>à passer les épreuves du Delf</strong>. « Quoi !?? », ai-je aussitôt crié malgré moi. En la matière, <a title="La valeur toute relative des diplômes du CIEP" href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/la-farce-du-delfdalf/" target="_blank">plus rien ne devrait m’étonner</a> mais ça m’étonne tout de même encore. Comment peut-on <strong>proposer à des élèves</strong> qui suivent les programmes de <strong>l’Education nationale</strong> de passer le <strong>Delf </strong>?? Mais suis-je bête : plus de <strong>2000 élèves</strong> au lycée de Barcelone, on aurait tord de s’en priver ! 76€ le A1, 96€ le A2, 120€ le B1, 140€ le B2… <strong>les affaires</strong> vont très bien marcher !</p>
<p>Je suggère même de <strong>ne pas commettre l’erreur</strong> un peu bête consistant à proposer aux élèves de passer <strong>directement les diplômes les plus élevés</strong> en fin de cursus : le B2 en fin de troisième par exemple, mais au contraire de les inciter à <strong>s’inscrire à chaque module</strong> les uns après les autres <strong>au long des ans</strong> de façon à s’assurer d’un maximum de <strong>rendement</strong>. A1 en 5<sup>ème</sup>, A2 en 4<sup>ème</sup>, B1 en 3<sup>ème</sup>, B2 en seconde, C1 en première, C2 en terminale… Hein ? ça laisse songeur !</p>
<p>Et puis, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Proposons aux <strong>centaines de milliers d’élèves du système scolaire français</strong> de réussir eux aussi aux <strong>diplômes du CIEP</strong> ! Il y a là un filon autrement plus rentable ! Pourvu que leur <strong>nationalité française</strong> ne représente bientôt plus un obstacle à leur inscription !&#8230;</p>
<p>« Le marché des langues », disent certains.</p>
<p>On marche vraiment sur la tête.</p>
<p>NOTA BENE : Suite à la publication de cet article, la Direction du lycée français de Barcelone a souhaité me rencontrer pour m&rsquo;apporter quelques éclaircissements, que j&rsquo;ai précisé dans <a title="Les élèves étrangers de l'AEFE invités à passer le Delf" href="https://www.fle-philippemijon.com/humeur/des-eleves-de-leducation-nationale-qui-passent-le-delf-suite/" target="_blank">mon article du 8 février 2015</a>.</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/humeur/des-eleves-de-leducation-nationale-qui-passent-le-delf/">Des élèves de l’Education Nationale qui passent le DELF !??</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>Évaluation par les pairs : la note ne suffit pas !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2014 11:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Matériel Didactique]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie de l'apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Approche actionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le week-end dernier, j’ai terminé le MOOC « Enseigner et former avec le numérique en langues », en ligne sur la plateforme de France Université Numérique. Ce cours, qui durait quatre semaines, était proposé par l’université Stendhal de Grenoble. Il abordait quatre approches : les formations hybrides en langues, la télécollaboration, les outils de l’intercompréhension et l’exploitation du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernier, j’ai terminé le <strong>MOOC « Enseigner et former avec le numérique en langues »</strong>, en ligne sur la plateforme de <a title="France Université Numérique MOOC" href="https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Université Numérique</a>. Ce cours, qui durait <strong>quatre semaines</strong>, était proposé par <strong>l’université Stendhal</strong> de Grenoble. Il abordait quatre approches : les <strong>formations hybrides</strong> en langues, la <strong>télécollaboration</strong>, les outils de <strong>l’intercompréhension</strong> et l’exploitation du <strong>web social</strong>. Chaque semaine traitait d’une approche à partir de <strong>deux vidéos</strong> et d’une <strong>évaluation</strong> sous forme de <strong>questionnaire à choix multiple</strong>. Enfin, tous les participants (nous étions 4500) pouvaient échanger sur le <strong>forum</strong> et participer/assister aux <strong>hang-out</strong> hebdomadaires. Une <strong>évaluation finale</strong> venait clore la formation : nous devions <strong>préparer une tâche</strong> qui exploitait les ressources du web social et qui pouvait s’intégrer dans un dispositif hybride, dans un projet de télécollaboration ou dans une formation à l’intercompréhension.</p>
<p>Quel <strong>bilan</strong> tirer de cette expérience ? D’abord, j’ai été heureux de <strong>découvrir de nouvelles approches</strong> : pas tant celle de la formation hybride, que je connaissais déjà pour la mettre en pratique, que celles de la <strong>télécollaboration</strong> et de <strong>l’intercompréhension</strong>. <em>Découvrir</em> est le mot : on peut regretter qu’<strong>en raison du format et de la durée</strong> de ce cours les sujets soient traités <strong>trop superficiellement</strong>. De manière générale, c’est d’ailleurs un peu le reproche que je ferais aux <strong>MOOC</strong> (c’est ma troisième expérience en la matière). Mais un <strong>MOOC 2</strong> est apparemment à l’étude et la <strong>bibliographie</strong>, en attendant, permettra de pallier mes lacunes et ce goût d’inachevé.</p>
<p>J’ai très <strong>peu participé aux forums</strong> mais lisais régulièrement et assez rapidement les commentaires des participants : en général, les forums ne m’intéressent pas plus que ça et je trouve que <strong>j’y perds mon temps</strong>. Peut-être ai-je tort. Les hang-out ont généralement réuni des <strong>intervenants intéressants, </strong>aux expériences variées.</p>
<p>Les <strong>évaluations</strong> hebdomadaires étaient <strong>bien faites</strong>, ce qui n’était pas gagné au vu du format choisi (questionnaire à choix multiple). Pour les deux MOOC précédents, j’avais dû parfois répondre à des questions trop <strong>faciles</strong> voire relativement <strong>stupides</strong> et qui, de toute façon, à mes yeux, ne validaient absolument rien. Cette fois, je dois dire qu’il me fallait de temps en temps <strong>revoir la vidéo</strong> ou relire la transcription pour pouvoir répondre, cela m’obligeait donc à <strong>réviser un point</strong> qui m’avait échappé. Il reste que ce ne sont que des QCM, mais peut-on proposer autre chose ?</p>
<p><strong>La tâche</strong> proposée, bien en rapport avec le sujet, ne représentait pas trop d’heures de préparation sans être non plus ridiculement simple. <strong>L’évaluation finale, faite par les pairs</strong>, était aussi une première pour moi (les autres MOOC organisaient un QCM final). J’en attendais beaucoup, peut-être trop, car mes pairs m’ont <strong>un peu déçu </strong>! Pour justifier leur note, ceux-ci pouvaient (c’était optionnel) laisser des <strong>commentaires</strong> dans chaque section de la grille d’évaluation puis un commentaire général. Or <strong>seul un de mes pairs</strong> a pris le temps d’un <strong>petit commentaire</strong> général de 2 lignes ! Je ne sais pas <strong>quelle en est la raison</strong>. Excès de <strong>modestie </strong>? Manque de <strong>temps </strong>? Manque <strong>d’intérêt </strong>? Ou bien croyance en <strong>la note</strong>, qui dit tout et se suffit ? Dommage parce que cette note ne m’intéressait pas du tout ; en revanche j’aurais aimé lire <strong>des observations plus nombreuses et plus détaillées</strong> : personnellement, et je ne crois pas être seul, c’est ce qui m’aide à apprendre. Bref, un très bon MOOC mais peut-être faudrait-il rendre les commentaires <strong>« obligatoires »</strong> lors des éditions !</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/evaluation-par-les-pairs-la-note-ne-suffit-pas/">Évaluation par les pairs : la note ne suffit pas !</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>La carte mentale ou la troisième dimension</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/la-carte-mentale-ou-la-troisieme-dimension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2014 20:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pratique de classe]]></category>
		<category><![CDATA[Carte mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodes]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le temps ! Cela faisait au moins trois ans que je parlais de suivre une formation en cartes heuristiques avec Marion : les imprévus et contretemps se succédaient. Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai finalement réussi à trouver le temps ! Nous avons tout d’abord appris à réaliser une pyramide avec une feuille [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le temps ! Cela faisait au moins trois ans que je parlais de suivre une <strong>formation en cartes heuristiques</strong> avec Marion : les imprévus et contretemps se succédaient. Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai finalement réussi à trouver le temps !</p>
<p><a href="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Pyramide-en-papier-présentation1.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-732" src="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Pyramide-en-papier-présentation1.jpg" alt="Pyramide en papier présentation" width="1" height="1" /></a><a href="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Pyramide-présentation.jpg"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-736 size-thumbnail" src="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Pyramide-présentation-150x150.jpg" alt="Pyramide présentation" width="150" height="150" /></a>Nous avons tout d’abord appris à réaliser <strong>une pyramide</strong> avec une feuille A4 pour y écrire notre nom et qu’elle soit <strong>parfaitement visible</strong> de tout le monde. Ça n’a l’air de rien mais <strong>ça change tout </strong>: la traditionnelle feuille pliée en deux n’est visible que <strong>pour celui d’en face</strong>. Très facile à faire et très pratique : j’ai immédiatement su que <strong>je le réutiliserais</strong> dans toutes mes formations. La journée commençait très bien et je me suis dit <em>in petto</em> que si c’était la seule chose que j’apprenais durant la formation, je n’aurais déjà pas perdu mon temps !</p>
<p>Mais ce n’était que le début d’une belle journée pleine <strong>d’apprentissages,</strong> Marion sait très bien conduire sa formation. En quelques heures, j’ai appris <strong>en quoi consistait</strong> une carte mentale et comment <strong>en dessiner une</strong>. Voici d’ailleurs ma première <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><a href="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Ma-première-carte-mentale.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-725" src="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Ma-première-carte-mentale-300x184.jpg" alt="Ma première carte mentale" width="300" height="184" srcset="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Ma-première-carte-mentale-300x184.jpg 300w, https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Ma-première-carte-mentale-1024x630.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>J’ai toujours eu l’habitude de faire <strong>des sortes de cartes </strong>en divisant mes feuilles en différentes sections, avec des flèches, etc. C’est même étrange, je me suis aperçu que j’organise mon travail <strong>dans un espace mental virtuel</strong>. Mais j’ai aujourd’hui la sensation d’avoir toujours fait mes « cartes » comme on plie rapidement en deux une feuille A4 pour la poser devant soi.</p>
<p><strong>La carte mentale</strong>, à l&rsquo;image de la pyramide que nous avons fabriquée en début de formation, permet d’<strong>ajouter une troisième dimension</strong> à notre projection. Comme la pyramide nous aide à <strong>dépasser le simple face à face</strong> et ouvre le champ visuel à <strong>l’Autre,</strong> qui n’est pas obligatoirement en face de soi mais parfois sur le côté, la carte mentale <strong>nous ôte des œillères</strong>. Je crois que ce simple changement d’<strong>angle</strong>, cet ajout de <strong>perspective</strong>, peuvent à eux seuls nous permettre d’être <strong>plus créatifs</strong> à l’heure de mener une réflexion sur <strong>n’importe quel sujet</strong> (que ce soit la liste des courses de la maison, prendre des notes ou comment développer son entreprise).</p>
<p>Évidemment, la carte mentale présente de <strong>nombreux avantages</strong> pour <strong>l’enseignement</strong> et plus précisément en <strong>FLE </strong>: elle permet de travailler beaucoup plus facilement en <strong>pédagogie différenciée</strong> ; soit parce que l’apprenant réalise lui même sa carte (et qu’elle correspond donc par définition, à <strong>sa propre vision</strong> de la matière ou du point étudié), soit parce que, dessinée par le professeur, elle présente le sujet sous <strong>une autre approche</strong>, et nous savons tous que nous devons <strong>multiplier ces reformulations</strong> pour augmenter nos chances <strong>d’accéder à chaque étudiant</strong>.</p>
<p>Depuis une semaine, je dessine régulièrement des cartes mentales sur tous les sujets. Lundi dernier, lorsqu’une étudiante m’a dit qu’elle voulait <strong>revoir les temps verbaux</strong> et les difficultés liées à être/avoir (ser-estar/haber-tener), je me suis lancé plein d’enthousiasme dans l’écriture au tableau d’une <strong>carte mentale</strong>.</p>
<p><a href="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Carte-mentale-FLE.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-731" src="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Carte-mentale-FLE-300x180.jpg" alt="Carte mentale FLE" width="300" height="180" srcset="https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Carte-mentale-FLE-300x180.jpg 300w, https://www.fle-philippemijon.com/wp-content/uploads/2014/05/Carte-mentale-FLE-1024x616.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Le moins que l’on puisse dire, c’est que « <strong>ce n’est pas encore ça </strong>». Je n’ai pas respecté de nombreux principes de la carte mentale et ça se sent dans le résultat… Mais je n’avais <strong>pas assez d’expérience</strong> pour la dessiner <strong>en temps réel</strong>. Un échec, donc, mais <strong>relatif</strong>. J’aime bien « les échecs », non par masochisme, mais parce que, pédagogue, je sais qu’<strong>ils conduisent toujours à « la réussite »</strong> si on les comprend bien ! <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à <strong>visiter les sites internet de Marion Charreau</strong>, qui non seulement est <a title="Cartes mentales marion Charreau" href="https://www.mc-maps.com/" target="_blank">formatrice en cartes mentales</a> mais <a title="Cartes mentales FLE Marion Charreau" href="https://territoiresdeslangues.com/" target="_blank">les utilise aussi dans ses cours de FLE</a>, il y a plein de choses intéressantes !</p>The post <a href="https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/la-carte-mentale-ou-la-troisieme-dimension/">La carte mentale ou la troisième dimension</a> first appeared on <a href="https://www.fle-philippemijon.com">FLE Philippe Mijon</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Phonétique : quand l’interlangue se fossilise</title>
		<link>https://www.fle-philippemijon.com/pratique-de-classe/phonetique-quand-linterlangue-se-fossilise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Mijon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2014 17:42:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pratique de classe]]></category>
		<category><![CDATA[Interculturel]]></category>
		<category><![CDATA[Phonétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Général : […] yo l’avais pas de l’archent, quand yo l’étais professor modique et que yo l’ai dû pour vivre aller dans les familles… où yo donnais des léçouns de francess. Lucette, retenant son rire : De français ? Vous le parliez donc ? Le Général, bien naïvement : Yo vais vous dire ; dans mon pays, yo [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center">Le Général : […] yo l’avais pas de l’archent, quand yo l’étais professor modique et que yo l’ai dû pour vivre aller dans les familles… où yo donnais des léçouns de francess.</p>
<p>Lucette, retenant son rire : De français ? Vous le parliez donc ?</p>
<p>Le Général, bien naïvement : Yo vais vous dire ; dans mon pays, yo le parlais bienn ; ici, yo no sais porqué, yo le parlé mal. »</p></blockquote>
<p><em>G. Feydeau, Un fil à la patte</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Du point de vue <b>phonétique</b>, combien d’étudiants FLE comprennent et <b>parlent « correctement »</b> dans le microcosme de la <b>classe</b> et ne parviennent plus à communiquer une fois <b>rendus en France</b> ? De retour en classe, leur déception se traduit souvent par des <b>reproches</b> vis à vis de ces Français décidément <b>si peu empathiques</b>, si arrogants qu’ils semblent faire <b>exprès de ne pas comprendre</b>.</p>
<p><b>La langue parlée en classe</b> finit tout simplement par ne plus ressembler au français, ou plutôt, <b>n’y ressemble pas encore</b>. <i>Lingua franca</i> de tous les participants (apprenants et <b>professeur compris</b>), cette <b>interlangue</b> est <b>inopérante</b> une fois franchie la porte de la classe. Le problème, c’est qu’elle s’est <b>fossilisée</b>.</p>
<p>À<b> qui la faute </b>? Aux autres <b>apprenants</b>? À <b>l’apprenant</b> lui-même ? Au <b>professeur </b>? Sans doute un peu de tout ça.</p>
<p>Certes, <b>l’apprenant</b> porte pour partie la <b>responsabilité</b> de cette fossilisation. Jean-Michel Robert (<i>Manière d’apprendre : pour des stratégie d’apprentissage différenciées</i>, Hachette, 2009) rappelle quelques raisons avancées par W. Klein (<i>L’acquisition de langue étrangère</i>, Armand Colin, 1989) pour <b>expliquer la fossilisation phonologique </b>:</p>
<ul>
<li>la prononciation de l’apprenant est <b>suffisamment correcte</b> pour qu’il soit compris. Il ne ressent pas le besoin de s’améliorer.</li>
<li>l’apprenant veut garder (consciemment ou inconsciemment) <b>son originalité phonologique</b>.</li>
<li>à partir d’un certain âge, il devient très <b>difficile d’acquérir un nouveau système phonologique</b>. L’apprenant arrête ses efforts qu’il estime vains.</li>
</ul>
<p>Mais c’est surtout <b>le professeur</b>, il me semble, qui est <b>responsable</b> de cette <b>fossilisation </b>! Pensez d’abord qu’il est presque impossible, entre professeurs, de <b>se mettre d’accord sur les erreurs phonétiques</b> d’une production orale. Durant les formations en verbo-tonale, les exercices de <b>diagnostic d’erreur</b> montrent à quel point il est parfois <b>difficile d’arriver à un consensus</b> sur la correction ou l’incorrection d’un énoncé. C’est qu’il ne s’agit pas de <b>détecter une erreur sur le modèle binaire</b> vrai/faux ou correct/non correct comme on peut souvent l’avoir en langue (souvent <i>seulement</i> car les <i>Grévisse</i> et autres grammaires sont là pour nous rappeler le manque d’unanimité sur certains points).</p>
<p>Le passé composé du verbe partir à la première personne du singulier est : « Je suis parti(e) » ; toute autre production est indiscutablement <b>incorrecte</b>. De même, <b>en syntaxe</b>, l’utilisation du passé composé (versus celle de l’imparfait, par exemple) <b>est ou n’est pas correcte</b> suivant la phrase. En phonétique, <b>les variations prosodiques</b>, d’origine sociale, géographique, dialectale, stylistique, etc., sont bien plus <b>nombreuses</b> qu’on ne le croit généralement ; d’ailleurs, chez les natifs eux-mêmes, elles font l’objet de <b>désaccords quant à leur signification</b> (cf. le précédent article sur la <a title="Fonction expressive de la prosodie en français" href="https://www.fle-philippemijon.com/materiel-didactique/la-fonction-expressive-de-la-prosodie-prosodie-et-semantique/" target="_blank">fonction expressive de la prosodie</a>) voire leur <b>correction</b>.</p>
<p>Pour <b>les phonèmes</b>, nous savons qu’ils possèdent tous <b>une zone de diffusion</b> (il est impossible de prononcer deux fois le même phonème) ; qu’ils sont des <b>symboles</b> qui opèrent un découpage de la matière sonore et <b>se « chevauchent » parfois entre eux</b> : entre le [i] et [y], entre le [y] et le [u], il existe des zones grises où il est difficile de distinguer l’un de l’autre. Sur ce continuum, <b>quand</b> peut-on dire qu’on passe d’<b>un phonème à un autre</b> ? Mon expérience m’apprend que même (et surtout !) des personnes sensibilisées à ces problématiques <b>se mettent difficilement d’accord</b>.</p>
<p>La <b>durée du séjour à l’étranger</b> du professeur et <b>l’homogénéité linguistique</b> de ses apprenants ne lui <b>facilitent pas la tâche</b>. À force d’entendre les mêmes erreurs grammaticales ou lexicales, il finit parfois par les intégrer et ne plus les relever ; <b>à force</b> <b>d’entendre une prosodie déformée</b> et <b>des phonèmes mal reproduits</b>, le professeur, le plus souvent démuni de toute technique de remédiation phonétique, finit presque systématiquement par <b>s’y habituer</b> et croit sincèrement à leur correction -puisqu’il les comprend. En phonétique plus que dans tout autre domaine du FLE, <b>l’interlangue des étudiants a tendance à devenir la langue, même pour le professeur</b>. Professeurs, il nous faut donc rester <b>vigilants</b> non seulement en lexique, en morphologie et en syntaxe mais aussi et surtout <b>en phonétique </b>!</p>
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