<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" version="2.0">

<channel>
	<title>Friedland, le blog de la CCI Paris Ile-de-France » Friedland, le blog de la CCIP</title>
	
	<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr</link>
	<description>Le blog de la CCI Paris Ile-de-France</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Apr 2013 14:12:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.2</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Friedland" /><feedburner:info xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" uri="friedland" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">Friedland</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item>
		<title>Accès aux recours et référés en matière de marchés publics dans le cadre des MAPA… Et si on mettait un peu d’ordre ?</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3738_referes-marches-publics/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3738_referes-marches-publics/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 14:12:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Jacquemot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[MAPA]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[Référés]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://friedland.cci-paris-idf.fr/?p=3738</guid>
		<description><![CDATA[Dans une question du 24 juillet 2012 à Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la réforme de l&#8217;État, de la décentralisation et de la fonction publique, chargée de la décentralisation, Mme la députée Marie-Jo Zimmermann, soulevait une problématique bien connue des entreprises et notamment des PME : l’absence de notification du rejet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://friedland.cci-paris-idf.fr/wp-content/uploads/2013/04/référés-marchés-publics©khz-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3753" title="référés-marchés-publics©khz-Fotolia" src="http://friedland.cci-paris-idf.fr/wp-content/uploads/2013/04/référés-marchés-publics©khz-Fotolia-140x140.jpg" alt="Illustration marchés publics" width="140" height="140" /></a>Dans une question du 24 juillet 2012 à Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la réforme de l&#8217;État, de la décentralisation et de la fonction publique, chargée de la décentralisation, Mme la députée Marie-Jo Zimmermann, soulevait une problématique bien connue des entreprises et notamment des PME : l’absence de notification du rejet de leur offre aux candidats évincés des marchés à procédure adaptée<sup>[1]</sup> et, par ricochet, la fermeture à leur endroit du référé précontractuel. <span id="more-3738"></span>La question résonne d’autant plus qu’il y a déjà deux ans, le Conseil d&#8217;Etat, dans un arrêt très commenté, a spécifié que les pouvoirs adjudicateurs ne sont pas tenus, en procédure adaptée, d&#8217;informer les candidats non retenus du rejet de leur offre, du moins avant la signature du marché (CE, 19 janvier 2011, Grand port maritime du Havre, n° 343435). Il a cependant pris soin de préciser que l&#8217;attitude du pouvoir adjudicateur ne devait pas avoir pour effet de priver un candidat évincé de tout recours (CE, 29 juin 2012, Société Chaumeil, n° 358353).</p>
	<p>Ainsi saisi, l’exécutif a adopté une attitude très étonnante<sup>[2]</sup>. Le ministre a en effet répondu que « compte tenu de l&#8217;endroit où il figure dans le Code des marchés publics, le dispositif d&#8217;information et de motivation mis en place par l&#8217;article 80 fait figure de disposition générale, ceci en dépit même de son premier paragraphe qui laisserait à penser que les marchés passés selon une procédure adaptée échapperaient à cette obligation d&#8217;information ». Il en a tiré qu’il convient de « rappeler » au pouvoir adjudicateur que ces règles d&#8217;information des candidats doivent être suivies « pour les procédures tant formalisées qu&#8217;adaptées ».<br />
Que faut-il en penser ? Qu’en période de rationalisation de l’inflation normative on pourrait faire fi des garanties procédurales ? Mieux qu’un rappel à l’ordre du ministre, ne serait-il pas préférable de légiférer ? Dans l’intérêt des entreprises et particulièrement des PME, c’est précisément ce que préconise la CCI Paris Ile-de-France afin que les marchés publics ne soient plus taxés de privilégier les grands au mépris des petits. <strong>Généraliser l’obligation de notification de la décision d’attribution du contrat aux candidats évincés, dans le texte, est donc nécessaire<sup>[3]</sup>! </strong><br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
	<p><sup>[1]</sup> L’article 80 du Code des marchés publics prévoit, pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée autre que celle prévue au II de l&#8217;article 35, que le pouvoir adjudicateur, dès qu&#8217;il a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.<br />
<sup>[2]</sup> Réponse du min. n° 1561 : JOAN Q 4 déc. 2012, p. 7176 (Q 24 juill. 2012, Marie-Jo Mme Zimmermann).<br />
<sup>[3]</sup> Rapport de la CCI Paris Ile-de-France, <a title="Rapport de la CCI Paris Ile-de-France, « Rationalisation des référés et recours en matière de contrats et marchés publics », adopté en Assemblée Générale le 7 mars 2013 - Rapporteur : Léon-Bernard KREPPER" href="http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/rapport/347-referes-recours-contrats-marches-publics" target="_blank">« Rationalisation des référés et recours en matière de contrats et marchés publics »</a>, adopté en Assemblée Générale le 7 mars 2013 &#8211; Rapporteur : Léon-Bernard KREPPER.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3738_referes-marches-publics/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fonds d’ « ajustement » à la mondialisation : pansement ne vaut pas thérapie !</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3727_mondialisation/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3727_mondialisation/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 11:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Cottin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[ETI]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Financement]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://friedland.cci-paris-idf.fr/?p=3727</guid>
		<description><![CDATA[En Europe, le chômage ne cesse d’augmenter et chaque mois bat – malheureusement – les records du précédent. Selon les derniers chiffres officiels fournis par Eurostat, plus de 26 millions d’hommes et de femmes (dont 5,7 millions de jeunes de moins de 25 ans) étaient en effet sans emploi en février 2013 dans l’UE27, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://friedland.cci-paris-idf.fr/wp-content/uploads/2013/04/mondialisation©freshidea-Fotolia-.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3731" title="mondialisation©freshidea-Fotolia.com" src="http://friedland.cci-paris-idf.fr/wp-content/uploads/2013/04/mondialisation©freshidea-Fotolia--140x140.jpg" alt="" width="140" height="140" /></a>En Europe, le chômage ne cesse d’augmenter et chaque mois bat – malheureusement – les records du précédent. Selon les derniers chiffres officiels fournis par Eurostat, plus de 26 millions d’hommes et de femmes (dont 5,7 millions de jeunes de moins de 25 ans) étaient en effet sans emploi en février 2013 dans l’UE27, dont un peu plus de 19 millions dans la zone euro.<br />
<span id="more-3727"></span><br />
Cette litanie de mauvaises nouvelles, à l’instar de celles qui concernent les chiffres du commerce extérieur français, est saluée d’un hochement de tête peiné et compatissant, nombre d’acteurs s’abritant commodément derrière le paravent de la fatalité pour justifier leur impuissance. Outre le fait que ces contre-performances causent de multiples détresses individuelles, certains Etats membres de l’Union européenne sont aujourd’hui dans une situation très préoccupante car l’irritation sociale s’y développe fâcheusement.</p>
	<p>La mondialisation, dont l’impact puissant a été mal appréhendé, a révélé nos faiblesses structurelles, largement sous-estimées.</p>
	<p>L’un des phénomènes les plus inquiétants de cette dégradation est le  décrochage de nos industries qui, outre ses conséquences locales (fermetures ou cessions de sites) induit des pertes considérables de savoir-faire et de valeur ajoutée.</p>
	<p>Pour adoucir une potion si amère, la Commission européenne a mis en place fin 2006 (et révisé en 2009), avec l’accord des Etats membres, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM)<sup>[1]</sup>, doté de 500 M€. Celui-ci a été largement mis à contribution depuis 2007, par la France notamment, qui a concentré ses sollicitations sur l’automobile (cf demandes très controversées au bénéfice de Renault en  2011)<sup>[2]</sup>. Fin mars, l’on constate, non sans tristesse, que ce sont d’anciens fleurons de l’industrie européenne (Nokia, Saab, Flextronics,…) qui se trouvent réduits à solliciter de telles « mises sous perfusion ».</p>
	<p>L’industrie allemande fait exception et son succès s’explique notamment par une liaison performante entre recherche, R&amp;D, marketing et innovation.</p>
	<p>Si le FEM a pu aider, depuis sa création, près de 100.000 travailleurs à gérer des transitions pénibles, c’est tant mieux…mais des soins palliatifs ne valent, ni une bonne prévention, ni une thérapie adaptée et mise en œuvre de façon déterminée.<br />
L’Asie, qui investit des milliards d’euros dans la recherche industrielle et la maîtrise des matières premières, a bien identifié les enjeux et sait faire fructifier ses investissements sur tous les continents.</p>
	<p>Elle montre d’autant plus la voie que la Commission européenne confirme<sup>[3]</sup> que l’une des principales faiblesses de l’Europe réside dans l’insuffisance de sa R&amp;D, « l’écart ayant même tendance à se creuser entre les pays ». L’échec de la stratégie de Lisbonne, dont les objectifs en la matière ont été repris dans le programme qui lui a succédé (UE2020), en est une manifestation.</p>
	<p>La CCI Paris Ile-de-France<sup>[4]</sup> a, en son temps, rappelé la nécessité pour le pays d’être bien placé dans ce domaine, notamment en simplifiant et en rationalisant son dispositif de soutien aux chercheurs et aux projets. Le message reste plus que jamais d’actualité car seule la recherche et la R&amp;D permettent d’identifier les pistes d’avenir, celles qui se concrétisent en produits et en applications qui constituent de réels « bonds en avant technologiques » ! Les initiatives prises à ce propos par ESCP Europe, notamment à travers l’Institut pour l’Innovation et la Compétitivité i7<sup>[5]</sup>, méritent d’être suivies avec attention.</p>
	<p>Aujourd’hui, les ressources publiques sont trop limitées pour être investies à perte. Vite, il faut aller à l’essentiel !</p>
	<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
	<p><sup>[1]</sup> Celui-ci vise « à apporter, dans un esprit de solidarité, une aide aux travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison de modifications majeures de la structure du commerce mondial. » &#8211; Voir : Portrait statistique du FEM 2007-2011 : <a href="http://ec.europa.eu/social/BlobServlet?docId=7856&amp;langId=en">http://ec.europa.eu/social/BlobServlet?docId=7856&amp;langId=en</a></p>
	<p><sup>[2]</sup> Voir : <a href="http://www.euractiv.fr/industrie/utilisation-hausse-fonds-europeen-ajustement-mondialisation-16314.html">http://www.euractiv.fr/industrie/utilisation-hausse-fonds-europeen-ajustement-mondialisation-16314.html</a></p>
	<p><sup>[3]</sup> Tableau de bord de l’Innovation 2013 : <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-270_fr.htm">http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-270_fr.htm</a> (26.03.13)</p>
	<p><sup>[4]</sup> En avril 2011, la CCIP donnait déjà des orientations en ce sens dans son rapport rédigé en réponse au Livre vert CE « Futur cadre stratégique commun pour le financement de la recherche et de l&#8217;innovation dans l&#8217;UE » : <a href="http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/rapport/291-le-financement-de-la-recherche-et-de-l-innovation-dans-l-ue">http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/rapport/291-le-financement-de-la-recherche-et-de-l-innovation-dans-l-ue</a></p>
	<p><sup>[5]</sup> Voir : <a href="http://www.escpeurope.eu/fr/faculte-recherche/chaires-et-instituts-escp-europe/i7-institut-pour-linnovation-et-la-competitivite-escp-europe/">http://www.escpeurope.eu/fr/faculte-recherche/chaires-et-instituts-escp-europe/i7-institut-pour-linnovation-et-la-competitivite-escp-europe/</a></p>
	<p>&nbsp;
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3727_mondialisation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Historique…ou pas !</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3704_competitivite-entreprise-ani/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3704_competitivite-entreprise-ani/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 10:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Canaple</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3704</guid>
		<description><![CDATA[D’aucuns le qualifient d’ambitieux voire d’historique. D’autres, à l’opposé, le jugent décevant. A n’en pas douter, l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi (ANI) ne saurait laisser indifférent tant il constitue une étape majeure de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2013/01/droit-travail©Laure-C.-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3710" title="droit-travail©Laure C.- Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2013/01/droit-travail©Laure-C.-Fotolia-140x140.jpg" alt="" width="140" height="140" /></a>D’aucuns le qualifient d’ambitieux voire d’historique. D’autres, à l’opposé, le jugent  décevant. A n’en pas douter, l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi (ANI) ne saurait laisser indifférent tant il constitue une étape majeure de l’évolution de notre modèle social. Revue de détail…</p>
	<p><span id="more-3704"></span></p>
	<p><strong>La compétitivité des entreprises d’abord !</strong></p>
	<p>C’est l’objet premier de l’accord, dès son titre : instaurer un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises. De ce point de vue, il y a pléthore de mesures, même si l’on aurait toujours pu espérer mieux. Surtout, ces mesures opèrent un changement radical de paradigme sur deux points.</p>
	<p>S’agissant, en premier lieu, du dialogue social, celui-ci sort incontestablement renforcé de la négociation nationale interprofessionnelle.</p>
	<p>D’abord, parce que les partenaires sociaux sont parvenus à un accord, ce qui n’était pas forcément écrit. Et si les motivations des signataires relèvent souvent plus de la stratégie politique interne (conflits de succession à la CFE-CGC ou au MEDEF ou encore volonté de conforter sa ligne réformatrice pour la CFDT) qu’économique, il n’en reste pas moins que le texte retenu servira de base aux travaux « encadrés » du Parlement.</p>
	<p>Ensuite, parce que l’ANI place la négociation, de branche ou d’entreprise, au cœur de l’ensemble du dispositif, qu’il s’agisse par exemple des discussions à venir de la convention d’assurance chômage (droits rechargeables), de l’activité partielle ou de la généralisation des complémentaires santé.</p>
	<p>Enfin, parce que la négociation d’entreprise va permettre la mise en œuvre conventionnelle de véritables outils de flexibilité que sont le PSE négocié ou les accords de maintien dans l’emploi. Ces deux mécanismes vont permettre l’adaptation de l’entreprise aux turbulences du marché, en accord avec ses partenaires sociaux et dans un cadre sécurisé, respectueux des droits des salariés. Au regard des derniers soubresauts de la jurisprudence Vivéo, ce n’est plus une réforme…c’est une révolution !</p>
	<p>On notera d’ailleurs, dans ce nouveau cadre, que l’accord d’entreprise se devra d’être strictement majoritaire, c’est-à-dire conclu par des organisations syndicales représentatives représentant au moins 50 % des salariés. N’est-ce pas là, finalement, la principale évolution, appelant une future réforme des règles de validité des conventions et accords collectifs de travail ?</p>
	<p>S’agissant, en second lieu, du contrat de travail, l’ANI remet en cause l’un des fondements de notre droit du travail, la dichotomie entre, d’une part, la modification du contrat, reposant sur l’accord du salarié et, d’autre part, le changement des conditions de travail que l’employeur peut imposer unilatéralement. Deux exemples : celui de l’article 15 de l’ANI, prévoyant que l’employeur pourra opérer, au sein de l’entreprise, des mesures collectives d’organisation prenant la forme, notamment, d’une mutation que le salarié ne pourra pas refuser, même lorsqu’elle modifie son contrat de travail, sous peine d’être licencié pour motif personnel ; L’article 18 de l’ANI, retenant, quant à lui, contrairement à la jurisprudence constante, que l’accord de maintien de l’emploi s’impose au salarié… même si l’assentiment de ce dernier devra être obtenu. Il n’en reste pas moins que son refus constituera une cause économique de rupture du contrat de travail sans application des règles propres à ce type de licenciement.</p>
	<p>Dans ces deux cas, on est clairement dans la situation inédite d’une modification unilatérale du contrat de travail, quand bien même l’on n’en tire pas encore toutes les conséquences qui auraient dû s’imposer.</p>
	<p>Au-delà, les mesures favorables aux entreprises  sont encore nombreuses comme, par exemple, la sécurisation de la rupture du contrat de travail (barêmisation des indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse devant le bureau de conciliation, réduction des délais de prescription) ou l’atténuation des effets de seuils, <a href="http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/sites/www.etudes.ccip.fr/files/upload/prises-position/politique-des-seuils-des0801.pdf" target="_blank">comme le réclamait la CCIR Paris Ile-de-France</a>. Et si l’on pourra regretter que la notion de motif économique de licenciement ou le cadre d’appréciation de celui-ci (groupe vs entreprise voire établissement) n’aient pas été abordés, il est certain que, côté patronat, on ne pouvait espérer meilleur accord.</p>
	<p><strong>La sécurisation de l’emploi ensuite…</strong></p>
	<p>Les syndicats sont plus partagés sur le résultat de la négociation. On rappellera que seuls trois d’entre eux, dont deux minoritaires (la CFTC et la CFE-CGC) signeront le texte. Surtout, si l’ANI comprend effectivement des mesures de sécurisation de l’emploi, celles-ci sont conditionnées à des négociations à venir, suspendant leur en œuvre.</p>
	<p>Il en va ainsi de la généralisation des complémentaires santé. Si celle-ci concerne près du quart des salariés français, le plus souvent dans les TPE et PME, elle est toutefois conditionnée aux négociations de branche, l’ANI prévoyant, à défaut, un dispositif obligatoire, applicable à compter …du 1er janvier 2016 !</p>
	<p>Il en va également des droits rechargeables à l’assurance chômage, appelant une négociation de la convention UNEDIC sous réserve que le nouveau dispositif ne grève davantage les comptes. Rappelons, pour mémoire, que le déficit de l’assurance chômage devrait atteindre 5 milliards d’euros pour la seule année 2013…</p>
	<p>Il en va de même, enfin, de la mutualisation du financement de la portabilité des garantie santé et prévoyance ou encore de l’encadrement du temps partiel, tous deux soumis, une nouvelle fois, au sort de négociations de branche.</p>
	<p>Seules mesures qui devraient, finalement, trouver rapidement une traduction concrètes : la majoration des cotisations d’assurance chômage pour les CCD de courte durée ; le renforcement de l’information consultation des représentants du personnel au moyen dans l’entreprise, d’une base de données unique mise à jour régulièrement par l’employeur ; la création d’un compte personnel de formation, intégralement transférable. Des avancées notables, certes. Mais peut-on vraiment dire que le compte y est ?</p>
	<p><strong>Et maintenant ?</strong></p>
	<p>Au total, l’accord constitue un véritable progrès en termes de flexisécurité et ce n’est pas la CCI Paris Ile-de-France qui s’en plaindra tant <a href="http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/sites/www.etudes.ccip.fr/files/upload/dossiers/presidentielle2012-ccip-contribution.pdf" target="_blank">elle a plaidé sur ce terrain</a>.</p>
	<p>Mais le véritable enjeu est désormais devant le Parlement chargé de traduire « le plus fidèlement » l’ANI dans la loi. De ce point de vue, les partenaires sociaux devront se montrer extrêmement vigilants, les règles du jeu parlementaire conduisant parfois à l’adoption d’amendements au corps défendant de la majorité. A ce titre, les entreprises devront être particulièrement attentives à ce que des parlementaires avisés n’introduisent dans le projet de loi des dispositions nouvelles relatives à la cessions forcée de sites industriels viables, sujet que les partenaires sociaux ont judicieusement pris le soin d’écarter et qui méritera une réflexion beaucoup plus ouverte.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3704_competitivite-entreprise-ani/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une politique de filières pour renouer avec l’équilibre du commerce extérieur : quelle faisabilité et quelle pertinence ?</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3678_commerce-exterieur/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3678_commerce-exterieur/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 10:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Saudrais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Déficit]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3678</guid>
		<description><![CDATA[La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a rendu public le 3 décembre dernier une étude de la Direction générale du Trésor qui cible les filières et les marchés extérieurs porteurs pour les dix années à venir. Il en ressort quatre secteurs prioritaires(1), associés chacun à une quinzaine de destinations. Cette politique est-elle à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2013/01/commerce-exterieur©joesive47-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3681" title=" Une politique de filières pour renouer avec l’équilibre du commerce extérieur © joesive47 - Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2013/01/commerce-exterieur©joesive47-Fotolia.jpg" alt=" Une politique de filières pour renouer avec l’équilibre du commerce extérieur © joesive47 - Fotolia.com" width="140" height="140" /></a>La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a rendu public le 3 décembre dernier une <a href="http://www.tresor.economie.gouv.fr/6446_etude-sur-les-couples-pays-secteur-porteurs-a-lexportation" target="_blank">étude de la Direction générale du Trésor</a> qui cible les filières et les marchés extérieurs porteurs pour les dix années à venir. Il en ressort quatre secteurs prioritaires<sup>(1)</sup>, associés chacun à une quinzaine de destinations. Cette politique est-elle à la hauteur des défis auxquels est confronté le commerce extérieur français ?<span id="more-3678"></span></p>
	<p>Les autorités françaises se sont fixé un délai de cinq ans pour résorber le déficit commercial (hors énergie). Après s’être focalisée depuis dix ans sur des &laquo;&nbsp;pays cibles&nbsp;&raquo;, l’étude présente la nouveauté de coupler pays et filières sur lesquels une augmentation de 7 % de nos parts de marché permettrait, selon la ministre, de tenir l’objectif du quinquennat. La feuille de route pour les cinq ans à venir est tracée, mais nos instruments commerciaux suffiront-ils à eux-seuls à atteindre l’objectif affiché, surtout à une échéance aussi rapprochée ? Rien n’est moins sûr, même si inverser la tendance constituerait déjà une première victoire.</p>
	<p><strong>Sur le plan méthodologique</strong>, cette &laquo;&nbsp;radiographie&nbsp;&raquo; du commerce extérieur français ne constitue pas en tant que telle un instrument de prévision, mais vise à définir à un instant « T » quels sont les pays et les marchés à plus fort potentiel. Elle repose sur une hypothèse de stabilité des parts de marché de la France, sachant que ces dernières varient chaque année &#8211; et plutôt négativement depuis dix ans.</p>
	<p><strong>Sur le plan sectoriel</strong>, la définition de filières prioritaires répond vraisemblablement à une volonté d’englober un nombre important de secteurs d’activité. A contrario, un ciblage trop précis aurait laissé de côté des secteurs potentiellement porteurs et risquait de minimiser le sentiment d’appartenance des entreprises. Cette approche, en soi légitime, présente trois types de limites : on peut, d’abord, regretter le peu d’importance accordé aux services, qui sont uniquement représentés à travers la construction, les transports, l’environnement et les TIC. On ne saurait ensuite minorer le fait qu’il existe des niches ou des entreprises qui performent dans les filières non prioritaires ni ignorer, enfin, qu’il existe des &laquo;&nbsp;canards boiteux&nbsp;&raquo; dans des filières d’avenir.</p>
	<p><strong>Sur le plan géographique</strong>, cette définition sectorielle paraît s’adresser en priorité aux besoins des pays émergents, dont les populations ont, il est vrai, un besoin plus important de &laquo;&nbsp;mieux se soigner&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;mieux vivre en ville&nbsp;&raquo;. Pourquoi pas, mais faut-il pour autant faire l’impasse sur nos marchés de proximité qui sont des marchés prioritaires pour nos PME et ETI ?</p>
	<p>Enfin, <strong>sur le plan institutionnel</strong>, la matérialisation de passerelles entre les filières industrielles identifiées dans le cadre de la <a href="http://www.redressement-productif.gouv.fr/conference-nationale-de-l-industrie-2012" target="_blank">Conférence Nationale de l’Industrie</a> et les filières à l’export mériterait plus de précisions, de même que l’articulation de cette stratégie avec le <a href="http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/rapport_de_louis_gallois_sur_la_competitivite_0.pdf" target="_blank">Pacte pour la compétitivité de l’industrie</a>. Dans cette lignée, on aurait pu imaginer une implication directe des pôles de compétitivité, même si l’efficacité de leur organisation fait actuellement débat (voir le <a href="http://www.institut-entreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/travaux_reflexions/policy_paper/poles_competitivite_policy_paper_web.pdf" target="_blank">rapport de l’Institut de l’Entreprise</a>). Autre point, le portage de PME fait encore et toujours figure de vœu pieux en France, peut-être parce que nos entreprises sont peu portées sur les pratiques collaboratives, malgré le succès rencontré par certains de nos concurrents.</p>
	<p>Mais surtout, la question qui se pose est de savoir si, derrière cette nouvelle politique de filières, la France dispose de véritables outils d’action. Nombre d’entre eux ont été définis et mis en œuvre, ces dernières années, de manière transversale, transcendant toute logique sectorielle. Comment se replacer dans cette logique alors même que les entreprises françaises comme étrangères évoluent dans un monde où les filières sont elles-mêmes transnationales, avec des clients et des fournisseurs de nationalités différentes, à la faveur de la fragmentation des chaînes de valeur ?</p>
	<p>Au final, un exercice intellectuel intéressant mais dont la portée pratique reste encore à démontrer.</p>
	<p>Partant du constat que la politique des &laquo;&nbsp;grands contrats&nbsp;&raquo; ne suffit pas à entraîner PME et ETI sur les marchés émergents, il conviendrait probablement de mettre en place des stratégies <em>ad hoc</em> allant plus loin que la politique de filières, sur des marchés où les entreprises allemandes et italiennes de même taille ont réussi à se positionner ces dernières années, en insistant notamment sur la mise en œuvre de pratiques collaboratives et de mutualisation des ressources pour appréhender la complexité de ces marchés.</p>
	<p>_____________</p>
	<p><em>(1)  &laquo;&nbsp;Mieux se nourrir &laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;mieux se soigner&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mieux vivre en ville &nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mieux communiquer &laquo;&nbsp;.</em>
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3678_commerce-exterieur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Petit chômage partiel deviendra grand ? (suite)</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3656_petit-chomage-partiel-deviendra-grand-suite/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3656_petit-chomage-partiel-deviendra-grand-suite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Dec 2012 09:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renan Friederich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Activité partielle]]></category>
		<category><![CDATA[APLD]]></category>
		<category><![CDATA[chômage partiel]]></category>
		<category><![CDATA[décret du 19 novembre 2012]]></category>
		<category><![CDATA[décret du 9 mars 2012]]></category>
		<category><![CDATA[négociation sur la sécurisation de l'emploi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3656</guid>
		<description><![CDATA[Supprimée par un décret du 9 mars 2012, l’autorisation administrative préalable de mise au chômage partielle vient d’être rétablie par un décret du 19 novembre 2012. Mauvaise nouvelle pour notre protagoniste … et pour les entreprises ! Nous avions quitté notre petit chômage partiel en février dernier. Il était alors plein d’espoirs, de nombreuses améliorations venant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><em><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/02/chomage-partiel©sbego-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3363" title="Petit chômage partiel deviendra grand ? - © sbego - Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/02/chomage-partiel©sbego-Fotolia.jpg" alt="Petit chômage partiel deviendra grand ? - © sbego - Fotolia.com" width="140" height="140" /></a></em></p>
	<p>Supprimée par un décret du 9 mars 2012, l’autorisation administrative préalable de mise au chômage partielle vient d’être rétablie par un décret du 19 novembre 2012. Mauvaise nouvelle pour notre protagoniste … et pour les entreprises !</p>
	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/3361_chomage-partiel/" target="_blank">Nous avions quitté notre petit chômage partiel en février dernier.</a> Il était alors plein d’espoirs, de nombreuses améliorations venant de lui être apportées : indemnisation à 100 % du salaire net lors des périodes de formation dans le cadre des conventions APLD, diminution du coût net de l’activité partielle pour les entreprises…<span id="more-3656"></span></p>
	<p>Surtout, ses géniteurs lui avaient promis de supprimer l’autorisation administrative préalable de mise au chômage partiel. Et ils tinrent parole. Quelle ne fût pas sa joie lorsqu’entra en vigueur le <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025467960&amp;dateTexte&amp;categorieLien=id" target="_blank">décret du 9 mars 2012</a> ! Il se sentait enfin épaulé par ses parents, prêt à accomplir de grandes choses.</p>
	<p>Nous le retrouvons aujourd’hui, jeudi 29 novembre 2012. Et c’est peu dire que son état d’esprit est différent. Il est atterré, démoralisé, encore sous le choc de l’annonce du <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026658035" target="_blank">décret du 19 novembre 2012</a> rétablissant l’autorisation administrative préalable.</p>
	<p>« Vous m’aviez promis ! C’était le seul moyen pour moi de rivaliser avec mes camarades de classe » cria-t-il à ses parents. La virulence de cette apostrophe les ayant tétanisés, il prit sur lui pour se contrôler, tenter de comprendre le pourquoi du comment et, peut-être, essayer de les convaincre à nouveau.</p>
	<p>« Je veux savoir : comment avez-vous pu changer d’avis aussi rapidement ? ».</p>
	<p>Ayant entre temps repris leurs esprits, ses parents lui répondirent d’une seule et même voix : « il n’a pu t’échapper que l’Inspection Générale des Affaires Sociales a critiqué cette suppression dans son rapport <a href="http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article261" target="_blank">« Evaluation du système français d’activité partielle dans la perspective d’une simplification de son circuit administratif et financier »</a>. Elle y a clairement démontré que la suppression de l’autorisation administrative préalable de mise au chômage partiel avait créé d’importants risques budgétaires ».</p>
	<p>Le sang du petit chômage partiel ne fit qu’un tour. « Mais c’est un véritable coup de Jarnac ! L’avez-vous au moins lu en intégralité ? Seuls les risques financiers et budgétaires sont mis en avant ; nulle part il est question de l’efficacité de la mesure ! D’ailleurs, comment en aurait-il pu être autrement dans un délai aussi court ? ».</p>
	<p>Sous ce flot de question, ses parents restèrent sans voix, assez longtemps pour que notre protagoniste reprenne son souffle et continue sur sa lancée. « Le seul retour sur expérience qu’on ait sur la suppression de l’autorisation est inscrit dans le rapport de l’IGAS : aucune demande de chômage partiel présentée en unité territoriale de Direccte n’a été refusée… à l’évidence, les employeurs n’en ont donc pas abusé ! ».</p>
	<p>Décidément très en forme, le petit chômage partiel ne leur laissa même pas le temps de formuler une quelconque objection. « Ne pensez-vous pas qu’un système d’activité partielle efficace coûte par essence plus cher qu’un système peu utilisé ? » les interrogea-t-il.</p>
	<p>Sûr de lui, il les tançait du regard. Bien évidemment, ils avaient instantanément compris que l’argument mis en avant par l’IGAS pouvait aussi bien servir à justifier le maintien de l’autorisation que sa suppression. A court d’arguments, ils tentèrent de calmer leur progéniture.</p>
	<p>« Nous avons dû faire des choix » lui confia son père, « Pour te consoler, je peux te certifier que ton régime sera tout de même plus réactif que l’ancien ». « C’est vrai » surenchéri sa mère. « Le décret du 19 novembre 2012 et sa circulaire d’application du 21 novembre 2012 ne font pas que réintroduire l’autorisation administrative préalable, ils réduisent aussi le délai d’instruction de 20 jours à 15 jours calendaires ».</p>
	<p>« Mouais, si c’est toujours un délai de bonne administration qui ne crée aucun droit au profit du demandeur ça ne sert strictement à rien ! » rétorqua-t-il avec véhémence.</p>
	<p>Ses parents lui répondirent du tac au tac : « eh bien non ! Désormais, le silence de l’administration passé ce délai d’instruction constitue une acceptation tacite de mise au chômage partiel ».</p>
	<p>« C’est vrai ? » dit-il en séchant ses larmes ; « c’est ce que prônait la CCIP dans sa <a href="http://www.etudes.ccip.fr/rapport/2" target="_blank">prise de position de juillet 2009 sur le chômage partiel</a>».</p>
	<p>« Exactement ! » s’empressa de confirmer sa mère. « Je sais bien que ça ne règlera pas tous les problèmes auxquels tu dois faire face, mais ça peut y contribuer. Et je te rappelle que nous sommes actuellement en négociation avec ton père sur la sécurisation de l’emploi ».</p>
	<p>« Dont acte. C’est bientôt noël non ? » dit le chômage partiel avec un air malicieux que ses parents ne connaissaient que trop bien.</p>
	<p>« Oui mon chéri pourquoi ? ».</p>
	<p>« Eh bien cette année voilà ce que je commande au Père noël : une refonte globale et cohérente de l’activité partielle pour que je sois enfin un mécanisme clair, réactif, unifié et surtout réellement en mesure d’atteindre les deux objectifs que vous m’avez fixés : prévenir les licenciements et préserver la viabilité des entreprises ».
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3656_petit-chomage-partiel-deviendra-grand-suite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La courbe de Laffer : de la théorie à la pratique avec le PLF 2013 ?</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3631_courbe-de-laffer/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3631_courbe-de-laffer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 12:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Sophie Alsif</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Courbe de Laffer]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi de finances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3631</guid>
		<description><![CDATA[La présentation du projet de loi de finances 2013 relance le débat sur l’impact de la hausse de la fiscalité sur l’activité économique. Ce lien fut théorisé dans les années 70 par l’économiste américain Arthur Betz Laffer, issu de l’école de l’offre, qui affirme que « trop d’impôt tue l’impôt ». La courbe de Laffer défend en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/courbe-laffer.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3642" title="La courbe de Laffer" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/courbe-laffer.jpg" alt="La courbe de Laffer" width="140" height="140" /></a>La présentation du projet de loi de finances 2013 relance le débat sur l’impact de la hausse de la fiscalité sur l’activité économique. Ce lien fut théorisé dans les années 70 par l’économiste américain Arthur Betz Laffer, issu de l’école de l’offre, qui affirme que « trop d’impôt tue l’impôt ». La<em> courbe de Laffer</em> défend en effet l’idée qu’au-delà d’une certaine pression fiscale, toute augmentation du taux d’imposition diminue les recettes fiscales au lieu de les augmenter en raison d’un double effet prix/quantité. Le niveau élevé de la taxe modifiant le comportement des agents économiques, la base d’imposition s’en trouve restreinte et annule l’effet escompté.<span id="more-3631"></span></p>
	<p>Ceci est particulièrement sensible pour les impositions à taux élevés et assiettes étroites. Par ailleurs, les actifs réduisent leur offre de travail et leur demande de biens, notamment quand le prélèvement porte sur une assiette large et ampute le revenu disponible perçu. Ce phénomène s’amplifierait en économie ouverte, dans la mesure où les agents peuvent recourir à l’évasion fiscale, voire changer de résidence.</p>
	<p>Au regard des choix figurant dans le PLF 2013, ne risque-t-on pas d’atteindre les seuils fiscaux à ne pas dépasser ? Rappelons que les prélèvements obligatoires en France déjà à des niveaux records dans le classement européen sont amenés à passer de 43,9 % en 2011 à 46,3 % en 2013. Dans un contexte de compétitivité accrue, l’attractivité de la fiscalité d’un pays est essentielle afin de motiver l’investissement des entreprises nationales et internationales sur le territoire.</p>
	<p>Au moment où la France sort du <em>Top 20</em> du <em>Global Competitiveness Report 2011-12,</em> la <em>courbe de Laffer</em> constitue donc un élément à prendre en compte dans le débat budgétaire actuel. Il appelle sans doute à envisager d’autres solutions telles que la baisse des dépenses publiques. Les marges de manœuvre sont importantes, car elles représenteront en France 56,3 % du PIB en 2012 ; taux le plus élevé de l’Union européenne (Allemagne 45,6 % ; Espagne 42,4 % ; Italie 50,4 % ; Suède 52,1 % ; UE17 49,4 %)<sup>(1)</sup> et continueront à augmenter de 0,3 % en 2013. Cette politique a montré son efficacité dans d’autres pays notamment aux USA sous l’administration Reagan, en Allemagne à partir de 1982 sous le gouvernement d’H. Kohl et en Grande-Bretagne dans les années 80.</p>
	<p>Certes, on peut également rétorquer qu’une économie dynamique peut s’accommoder d’un niveau très élevé de prélèvements obligatoires, surtout lorsque les dépenses financées par l’impôt sont massivement des redistributions, et que celles-ci font consensus Cela a été longtemps la spécificité des pays nordiques. Mais ce raisonnement est valable en analyse statique, et néglige assez largement l’aspect compétitivité internationale. Il est clair qu’à court terme, et dans une situation économique déjà difficile, un choc fiscal massif risque d’avoir un rendement inférieur à ce que l’on escompte et des effets nettement restrictifs sur l’activité des agents, et des entreprises particulièrement visées, rejoignant ainsi l’intuition de Laffer.</p>
	<div>
	<hr size="1" />
	<div>
	<p><em>(1) European Commission, «  Statistical Annex of European Economy », Spring 2012</em></p>
	</div>
	</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3631_courbe-de-laffer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pour sortir de la crise par le haut… donner du sens au management !</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3618_sortir-de-la-crise-management/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3618_sortir-de-la-crise-management/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Oct 2012 08:23:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Louis Scaringella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[Management]]></category>
		<category><![CDATA[Sortie de crise]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3618</guid>
		<description><![CDATA[On observe aujourd’hui deux contradictions majeures dans le monde économique. D’une part, les métiers ayant trop souvent disparu au profit des fonctions, l’individu ne parvient plus à s’identifier à un rôle social par le simple fait d’exercer sa profession et de le mentionner à autrui. Quand les entreprises sont nées au début du 19ème siècle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/crise-management©ViktorPravdica-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3623" title="Pour sortir de la crise par le haut… donner du sens au management ! © Viktor Pravdica - Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/crise-management©ViktorPravdica-Fotolia.jpg" alt="Pour sortir de la crise par le haut… donner du sens au management ! © Viktor Pravdica - Fotolia.com" width="140" height="140" /></a>On observe aujourd’hui deux contradictions majeures dans le monde économique.</p>
	<p>D’une part, les <strong>métiers</strong> ayant trop souvent disparu au profit des <strong>fonctions</strong>, l’individu ne parvient plus à s’identifier à un rôle social par le simple fait d’exercer sa profession et de le mentionner à autrui.</p>
	<p>Quand les entreprises sont nées au début du 19ème siècle, elles étaient centrées sur leur production en veillant à un <em>continuum </em>entre l’individu et le produit grâce à la force des métiers mais aussi au lien avec la société civile. Aujourd’hui, cet équilibre est rompu et cette perte d’identité a contribué à une perte de sens du travail d’autant plus dommageable  avec l’allongement tendanciel de l’espérance de vie.<span id="more-3618"></span></p>
	<p>D’autre part, les <strong>valeurs</strong> portées par l’entreprise peuvent sembler en hiatus avec celles émergeant dans la société et portées par la génération « Y ».</p>
	<p>La financiarisation a, en effet, bouleversé la donne. À partir des années 1990, le primat de l’actionnaire avec des objectifs court termistes (excès de la valeur actionnariale ou LBO en cascade) et la pression des marchés ont sonné le glas d’un <em>management </em>à visage humain. Les méthodes visant à augmenter le bénéfice immédiat (<em>downsizing, cost killing, </em>etc.) ou à limiter les investissements dans le temps ont prédominé avec les conséquences sociales et comportementales que l’on connait. Comme le souligne Éric Delannoy, Président de Weave, « <em>la financiarisation de la gestion d’entreprise a affecté le sens de l’engagement au profit des nombres magiques</em> ».</p>
	<p>Par ailleurs, le basculement irréversible, depuis dix ans, vers l’économie numérique a modifié le lien du consommateur à l’entreprise au profit d’une relation directe, réactive. Or, l’individu est, parfois, loin de vivre cette même relation directe et aisée dans son milieu professionnel avec une hiérarchie et un <em>management </em>qui ont perdu leurs qualités de proximité. Les réseaux sociaux ont également accru la place de l’individu-citoyen alors que les entreprises en sont trop souvent restées à des formes de <em>management </em>pré-numériques et pyramidales.</p>
	<p>Dans <em>La grande transformation de l’entreprise</em>, les auteurs reviennent, à juste titre, sur les finalités de l’entreprise au cours du temps et son ancrage dans la société. La préface de François Hollande, alors candidat à la Présidence de la République, appelle, en quelque sorte, les entreprises à prendre part à un « réenchantement »<sup><a href="#_ftn1">1</a></sup>. Celles-ci doivent aujourd’hui adopter des schémas post-numériques où l’individu trouve, dans l’entreprise, une continuité entre sa vie de citoyen et sa vie professionnelle. Elles doivent inclure, dans leur fonctionnement et leur organisation, certaines des valeurs qui émergent dans la société et dans le monde. Je pense à la RSE, au titre de notre copropriété sur la Terre, ou à la gestion des diversités.</p>
	<p>Les excès de la financiarisation des économies conduisent à réintégrer aujourd’hui, de toute urgence, la question du sens : sens dans l’entreprise, sens de l’entreprise. Nous avons volontairement choisi, <a href="http://www.etudes.ccip.fr/publication/162-sortir-de-la-crise" target="_blank">dans la dernière édition des CAHIERS DE FRIEDLAND</a> , de privilégier la question du sens dans l’entreprise tant les attentes des différentes parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, territoires, syndicats, actionnaires&#8230;) sont pressantes. Elles portent aujourd’hui sur des valeurs de plus en plus larges. Il s’agit, en vérité, de réintroduire un véritable humanisme au cœur de l’entreprise.</p>
	<p>Experts, avocats, professeurs… s’en font l’écho dans cette nouvelle parution de nos CAHIERS. Nicole Notat, Présidente du Groupe Vigeo, considère ainsi que le comportement des acheteurs dans leur relation avec les fournisseurs et sous-traitants « <em>va être très différenciant dans la crédibilité que l’on accordera aux entreprises sur leur RSE</em> ». Ghislain Deslandes, Professeur à ESCP Europe, note, quant à lui, que les notions de <em>manager </em>responsable ou de prise de décision éthique, considérées sérieusement, transforment de fond en comble une approche étroite de la gestion. Dominique de La Garanderie, Avocat, apporte un éclairage tout à fait nouveau sur la place des droits de l’homme dans l’entreprise.</p>
	<p>Mais la construction de sens se révèle-t-elle possible en temps de crise ? Comment peut-elle rejoindre la performance ? Ève Chiapello, Professeur à HEC, relève combien les systèmes de contrainte sont importants et combien les marges de manœuvre sont faibles avec la concurrence de plus en plus forte qui est organisée par les politiques économiques actuelles. Néanmoins, nombre de dirigeants et entrepreneurs ont conscience des changements majeurs à impulser et à conduire. Bien souvent, la confiance, l’autonomie des équipes, la transparence de la stratégie, des liens moins distendus, des relations durables avec les sous-traitants, la réduction de l’impact de plans sociaux sur un territoire… sont les garants de l’engagement des salariés.</p>
	<p>Au-delà de ces <em>modus operandi </em>universels sur lesquels tous les auteurs insistent, il convient d’aller encore plus loin. Ce numéro est l’occasion de rappeler que certaines entreprises se sont créées, d’emblée, sur un modèle de <em>management </em>humain comme Nature &amp; Découvertes dont le  Président témoigne dans ces pages ou ont créé plus récemment des passerelles permettant un engagement citoyen comme la Fondation SFR. Les expériences étrangères que relayent Patrick Dumoulin et Peter von Möller sont également des sources de bonnes pratiques.</p>
	<p>D’autres entreprises, qui témoignent dans ces colonnes, ont choisi, quant à elles, des voies alternatives avec de nouveaux paradigmes managériaux ou modèles économiques. Frédéric Bedin, Président du Directoire Groupe Public Système Hopscotch, Xavier Ginoux et Catherine de Leonardi, fondateurs d’OpenHive, préconisent ainsi de briser les frontières pour parvenir au <em>cloud management</em>, forme de <em>management </em>participatif et interculturel.</p>
	<p>L’on est, dans ce qu’on appelle aujourd’hui, à travers les différentes expériences que nous relatent ici des entreprises comme AG2R, Alcatel-Lucent, Univar, etc., dans l’innovation sociale, dans la &laquo;&nbsp;<em>shared value&nbsp;&raquo;</em> portée par Michael Porter ou encore dans la création de richesse collective où valeurs, sens partagé et culture de l’entreprise deviennent des leviers de croissance.</p>
	<p>Alors faut-il donner du sens au <em>management </em>pour sortir de la crise ? Oui, définitivement, car une entreprise qui n’insère pas sa stratégie dans un ensemble de valeurs risque de perdre sa place dans la compétition mais aussi dans la société.</p>
	<div>
	<hr size="1" />
	<div>
	<p><sup><a href="#_ftnref1">1</a></sup> Roger Godino, Marc Deluzet et David Chopin, <em>La grande transformation de l’entreprise </em>- <em>Travail, sens et compétitivité</em>, Les Éditions de l’Atelier, mai 2012.</p>
	</div>
	</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3618_sortir-de-la-crise-management/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’Europe et la Chine : entre la soft diplomacy et le China bashing</title>
		<link>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3609_europe-chine-soft-diplomacy-china-bashing/</link>
		<comments>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3609_europe-chine-soft-diplomacy-china-bashing/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 09:20:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Béatrice Richez-baum</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.friedland.ccip.fr/?p=3609</guid>
		<description><![CDATA[Les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine semblent s’être intensifiées avec le lancement, début septembre, par la Commission européenne d’une procédure antidumping contre les panneaux solaires chinois. L’Union européenne a déjà fait preuve de fermeté en lançant près de 73 enquêtes contre la Chine sur un total de 186 entre 2003 et 2012, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/chine-europe©HughONeill-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3612" title="L'Europe et la Chine © Hugh O'Neill - Fotolia.com " src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/10/chine-europe©HughONeill-Fotolia.jpg" alt="L'Europe et la Chine © Hugh O'Neill - Fotolia.com " width="140" height="140" /></a>Les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine semblent s’être intensifiées avec le lancement, début septembre, par la Commission européenne d’une procédure antidumping contre les panneaux solaires chinois. <a href="http://www.etudes.ccip.fr/rapport/318-commerce-international-reciprocite" target="_blank">L’Union européenne a déjà fait preuve de fermeté en lançant près de 73 enquêtes contre la Chine sur un total de 186 entre 2003 et 2012, sans pour autant stigmatiser cette dernière</a>. L’Union européenne veille ainsi à défendre ses intérêts et à mettre en œuvre dans une certaine mesure le principe de réciprocité cher aux Français. Mais, au-delà de cela, elle prend aussi conscience que « trop, c&#8217;est trop ». Pour autant, il n’est pas toujours facile de trouver la bonne ligne de conduite entre le jusqu’au-boutisme juridique et le repli politique. Sous couvert de règles juridiques, c’est souvent à un véritable bras de fer que les parties se confrontent. <span id="more-3609"></span></p>
	<p>Bien que fondé sur des règles juridiques, l’antidumping reste un instrument de défense commerciale hautement politique et le caractère politique de la procédure ne cesse d’augmenter. Est-ce une bonne chose ?</p>
	<p>Depuis toujours, les enjeux électoraux nationaux ne sont pas neutres dans l’ouverture de procédures : c’est ainsi qu’aux États-Unis, le Président Barack Obama a annoncé une procédure antidumping sur l’automobile chinoise alors que le candidat républicain à la Maison-Blanche a déjà promis un durcissement de la politique commerciale vis-à-vis de la Chine en cas d’élection.</p>
	<p>L’antidumping devient encore plus politique lorsqu’il s’agit d’attaquer l’Empire du milieu. De fait, et de manière générale, la Chine ne semble pas apprécier qu’on lui fasse la leçon et n’hésite pas à prendre des mesures de rétorsion ou à lancer d’autres procédures antidumping en représailles. Il faut donc un certain courage politique de la part de l’Union européenne pour lancer une enquête. Ce, d’autant plus que les Chinois jouent souvent avec les oppositions nationales au sein de l’Europe alors même que les règles de majorité pour initier une procédure ont changé<sup>1</sup>. Le courage doit venir également des entreprises plaignantes, même si elles préfèrent bien souvent garder l’anonymat.</p>
	<p>Avec la procédure antidumping contre les panneaux solaires, le degré de politisation du débat est à son maximum. Il s’agit, en effet, d’un des cas les plus importants puisqu’il représente 21 milliards d’euros. Qui plus est, le cas a été également abordé quelques jours avant le sommet UE-Chine et à un moment où les autorités chinoises anticipent récession et chômage. Par ailleurs, le secteur même des panneaux solaires pose des problèmes de politique économique puisqu’il fait l’objet d’une surproduction en Europe et en Chine, que la Chine exporte en Europe 60 % de sa production, et que les subventions chinoises dans ce secteur vont diminuer. Plus encore, le secteur des panneaux solaires intègre une dimension écologique mettant en cause l’intérêt des consommateurs, ce qui n’a pu échapper à l’Allemagne qui s’est montrée réticente à l’engagement de cette procédure. Certes, l’Union européenne peut compter sur une pression convergente puisque l’Inde s’apprête à lancer une procédure similaire sur le même type de produits. Pour autant, l’Union européenne ne semble pas vraiment en position de force pour résister aux discussions commerciales qui vont avoir lieu dans le premier temps fort de la procédure. L’interdépendance économique et financière des deux parties et le manque d’unité européenne sur ce dossier (l’Allemagne se montrant dissidente) ne facilite pas la négociation.</p>
	<p>Bien que soumis à l’aléa politique, l’antidumping est actuellement l&#8217;un des seuls outils pour lutter contre les pratiques déloyales. Vouloir en faire un instrument confiné dans davantage de règles juridiques et économiques annihilerait le pouvoir d’appréciation souverain des parties étatiques plaignantes. Il s’agit là d’une mise en garde importante alors que le Commissaire européen au commerce extérieur, Karel de Gucht, s’interroge sur le fonctionnement de la procédure antidumping.</p>
	<p>Au-delà des amendements à la marge de la procédure antidumping, il manque à l’Europe une politique industrielle basée sur des choix communs et qui mettrait en œuvre la théorie ricardienne des avantages comparatifs non plus à l’échelle internationale mais au niveau communautaire. Il faudrait, en effet, en matière d’antidumping que l’Europe puisse faire des choix de compétitivité clairs. Les tentatives de réforme de l’antidumping pour mieux prendre en compte l’intérêt communautaire au cas par cas n’est qu’un pis-aller à la recherche d’une vraie stratégie.</p>
	<p>Si les dirigeants européens s’affairent à éteindre le feu de la « maison Europe » en essayant de résoudre la crise financière, il faut encore engager l’Europe dans d’autres formes d’intégration pour qu’elle puisse solidement s’affirmer commercialement.</p>
	<p><em>________________________<br />
1. Une majorité simple d’états membres suffit pour engager une procédure.</em>
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://friedland.cci-paris-idf.fr/3609_europe-chine-soft-diplomacy-china-bashing/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
