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	<title>Friedland, le blog de la CCIP » Friedland, le blog de la CCIP</title>
	
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	<description>Le blog de la CCIP</description>
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		<title>Internationalisation des entreprises françaises : de trop faibles retombées nationales ?</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/3317_internationalisation-entreprises-francaises/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Younès Bahi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Internationalisation]]></category>

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		<description><![CDATA[La piètre performance des entreprises françaises à l’exportation, comparativement à celle des entreprises allemandes, durant la dernière décennie a généré bien des débats qui ont, pour la plupart, abouti à la mise en cause de la structure de l’appareil exportateur français. Cependant, on ne peut se satisfaire des chiffres du solde commercial pour conclure à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/02/internationalisation-entreprises©TimoDarco-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3323" title="Internationalisation des entreprises françaises - © Timo Darco - Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/02/internationalisation-entreprises©TimoDarco-Fotolia.jpg" alt="Internationalisation des entreprises françaises - © Timo Darco - Fotolia.com" width="140" height="140" /></a>La piètre performance des entreprises françaises à l’exportation, comparativement à celle des entreprises allemandes, durant la dernière décennie a généré bien des débats qui ont, pour la plupart, abouti à la mise en cause de la structure de l’appareil exportateur français.</p>
	<p>Cependant, on ne peut se satisfaire des chiffres du solde commercial pour conclure à la faible compétitivité des produits français ou du « <em>made by France</em> ». Autrement dit, il conviendrait probablement de distinguer la compétitivité des produits français dans un contexte de globalisation des processus de production, de la compétitivité du territoire France à travers les produits « <em>made in France</em> ».<span id="more-3317"></span></p>
	<p>Les statistiques sur les filiales d&#8217;entreprises (<a href="http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?reg_id=0&amp;ref_id=implantation-groupes-francais-etranger-2009" target="_blank">Outward Foreign Affiliate Statistics</a>) nous apportent, sur ces questions, des renseignements très précieux (FATS). Outre qu&#8217;elle délivre un diagnostic sur l’internationalisation des firmes françaises et leurs performances, elles permettent également d’analyser l’efficacité des stratégies et des choix d’implantation et surtout d&#8217;en tirer des conclusions sur les retombées nationales des stratégies d’internationalisation des entreprises françaises.</p>
	<p>La dernière enquête nous apprend justement qu&#8217;entre 2007 et 2009, crise oblige, les groupes français mondialisés ont vu leur chiffre d’affaires monde chuter de 2,7 %, alors que l’effectif et le nombre global de filiales implantées à l’étranger se sont tous deux accrus (respectivement +2,7 % et +4,9 %). Elle met, par ailleurs, en exergue :</p>
	<p style="padding-left: 30px;">•	<strong>la forte domination des grands groupes</strong> dans les implantations de filiales de groupes français à l’étranger ;<br />
•	<strong>une concentration géographique des implantations</strong>, avec l’UE, et tout particulièrement les pays voisins,  comme zone de prédilection des firmes françaises internationalisées ;<br />
•	<strong>une polarisation industrielle</strong>, quatre secteurs seulement concentrant la moitié du chiffre d’affaires réalisé à l’international par les entreprises françaises.</p>
	<p>Dès lors, doit-on voir ici les explications aux faibles retombées nationales de l’internationalisation des entreprises françaises ? Sans doute oui et ce, pour plusieurs raisons.</p>
	<p>Premièrement, en France, l’internationalisation reste une affaire de grands groupes mondiaux dont la stratégie est moins nationale que leurs voisines allemandes.</p>
	<p>Deuxièmement, contrairement aux firmes allemandes, la rentabilité et les coûts apparaissent comme secondaires. La forte concentration géographique des implantations, grands pays de l’UE aujourd’hui et États-Unis dans le passé, confirme ce constat. Elle montre également qu’à travers leurs implantations dans ces pays matures, les firmes françaises visent, en priorité, le marché local de l’implantation et ne sont pas, contrairement aux firmes allemandes, dans une logique de fragmentation des chaînes de valeur et de baisse des coûts de production.</p>
	<p>Troisièmement, alors que les entreprises françaises ont privilégié les implantations de long terme à l’étranger (délocalisation de l’ensemble des structures de production), les firmes allemandes préfèrent les relations commerciales, les alliances stratégiques et la fragmentation des chaînes de valeur.</p>
	<p>Quatrièmement, selon plusieurs études, les investissements directs étrangers (IDE) sortants se traduisent par une amélioration du solde commercial du pays d’origine. Selon L. Fontagné et M. Pajot (1999), sur la période 1984-1994, chaque fois que la France investissait un dollar à l’étranger, cet IDE entraînait près de 55 centimes d’exportation et 24 centimes d’importation dans l’industrie considérée et vis-à-vis du partenaire considéré. Un constat peu évident si l’on en juge par les résultats du commerce extérieur français sur la décennie précédente.</p>
	<p>Au total, et au-delà du <em>satisfecit</em> convenu des enquêteurs, sur les progrès en matière d’internationalisation des entreprises françaises, il existe une réalité commerciale-industrielle qui nous rappelle qu&#8217;au fond, <strong>les firmes françaises internationalisées ne sont pas de très bonnes ambassadrices du « <em>made in France</em> »</strong>, de par leur forte concentration dans les zones à faible croissance économique et leurs stratégies organisationnelles.
</p>
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		<title>Défense et illustration de l’accord compétitivité-emploi</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/3305_defense-et-illustration-de-laccord-competitivite-emploi/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 11:05:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Canaple</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>

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		<description><![CDATA[L’objectif est louable et l’idée plutôt bonne d’autant que déjà pratiquée : permettre aux entreprises, en accord avec les représentants des salariés, de moduler leurs « contraintes salariales » au sens large (temps de travail, salaire, avantages divers et variés) afin de préserver l’emploi. Pourtant, elle bute encore sur un obstacle juridique, celui du contrat de travail. De [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><strong> </strong></p>
	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/emploi-competitivite-2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3315" title="Défense et illustration de l'accord compétitivité-emploi" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/emploi-competitivite-2012.jpg" alt="Défense et illustration de l'accord compétitivité-emploi" width="140" height="142" /></a>L’objectif est louable et l’idée plutôt bonne d’autant que déjà pratiquée : permettre aux entreprises, en accord avec les représentants des salariés, de moduler leurs « contraintes salariales » au sens large (temps de travail, salaire, avantages divers et variés) afin de préserver l’emploi. Pourtant, elle bute encore sur un obstacle juridique, celui du contrat de travail.<span id="more-3305"></span></p>
	<p><strong>De quoi parle-t-on ?</strong></p>
	<p>La jurisprudence de la Chambre sociale de la Cour de cassation a déjà eu l’occasion, a plusieurs reprises, de se pencher sur ce que la doctrine appelle des accords donnant-donnant ou encore des engagements sur l’emploi. De quoi s’agit-il au juste ? L’employeur va, dans le cadre d’un accord collectif d’entreprise, s’engager à ne pas licencier, à limiter les licenciements ou à maintenir l’activité d’un site de production pour une période donnée en échange du renoncement des salariés à un avantage salarial, au sen large, ou d’une réorganisation du temps de travail.</p>
	<p>Les juges du quai de l’horloge valide, dans leur principe, ces accords, distinguant les accords défensifs par lesquels l’employeur s’engage à ne pas licencier ou à ne pas fermer de sites en échange de concessions salariales des accords offensifs par lesquels l’employeur s’engage à embaucher en contrepartie des mêmes concessions.</p>
	<p>Ces accords sur l’emploi n’entrent pas dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire et sont soumis au droit commun de la négociation collective dans l’entreprise : négociation avec les organisations syndicales représentatives, double condition de majorité (conclusion par des syndicats ayant recueilli 30 % des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections au comité d’entreprise et absence d’opposition de syndicats non signataires ayant recueilli 50 % des suffrages exprimés aux mêmes élections).</p>
	<p>Une fois conclu, ces accords revêtent un effet impératif erga omnes : ils s’imposent à l’employeur qui pourra, le cas échéant être sanctionné en cas de manquement à ses obligations découlant de l’accord ; ils s’imposent à tous les salariés de l’entreprise, adhérents ou non des syndicats signataires, dans la limite, toutefois, du contrat de travail.</p>
	<p><strong>L’irrésistible attraction du contrat de travail</strong></p>
	<p>Conformément à sa jurisprudence constante, la Chambre sociale de la Cour de cassation retient, en effet, qu’un accord collectif de travail, quel que soit son objet, ne peut modifier les contrats de travail conclus antérieurement dans l’entreprise. Par conséquent, dès lors qu’il aura un impact direct ou indirect sur un élément essentiel du contrat de travail, notamment la rémunération, la mise en œuvre de l’accord compétitivité-emploi supposera l’acceptation par chaque salarié d’un avenant à son contrat de travail. Le refus de cette modification n’est pas fautif et ne peut donc faire l’objet d’une sanction disciplinaire.</p>
	<p>Au total, le sort d’un accord compétitivité-emploi dépend donc de la seule volonté des salariés. Il en résulte une complexité et une absence de réactivité qui lui font perdre tout son intérêt. C’est sur ce point que le Gouvernement attend des propositions des partenaires sociaux.</p>
	<p><strong>Légitimer la volonté collective des salariés</strong></p>
	<p>Est-il logique que la volonté collective, exprimée dans le cadre de la négociation d’entreprise, cède le pas devant la volonté individuelle, exprimée dans le cadre de la discussion du contrat de travail ? Cela semble d’autant moins justifié que les réformes successives (lois des 4 mai 2004 et 20 août 2008) ont renforcé la légitimité des syndicats représentatifs par la suppression de la présomption irréfragable de représentativité. Désormais assise sur l’audience électorale, la représentativité des syndicats s’en trouve confortée. De facto, les accords conclus avec les organisations syndicales représentatives sont justement considérés comme l’expression d’une volonté collective d’autant plus difficilement discutable que l’accord, majoritaire, sera conclu par des syndicats ayant recueilli la majorité exigée de suffrages.</p>
	<p>Dès lors, comment défendre un statu quo reposant sur l’interprétation que font les juges de l’article 1134 du Code civil (« <em>les conventions légalement formées tiennent lieu de loi entre les parties</em> ») et de l’article L. 2254-1 du Code du travail (« <em>Lorsqu’un employeur est lié par les clauses d&#8217;une convention ou d&#8217;un accord, ces clauses s&#8217;appliquent aux contrats de travail conclus avec lui, sauf stipulations plus favorables</em> ») selon une idée ancienne du principe dit de faveur ? On rappellera, en effet que le législateur a d’ores et déjà attribué un effet impératif à des dispositions pourtant moins favorables que certaines autres règles applicables au salarié. C’est le cas :</p>
	<p style="padding-left: 30px;">- des accords dits dérogatoires qui, depuis 1982, peuvent prévoir des dispositions moins favorables que la loi et qui primeront sur celle-ci ;<br />
- de la mise en œuvre de la supplétivité des accords de branche à l’égard des accords d’entreprises depuis la loi du 4 mai 2004 ;<br />
- des accords d’entreprise en matière de temps de travail qui, depuis la loi démocratie sociale du 20 août 2008, priment sur toutes les autres dispositions conventionnelles.</p>
	<p>Partant, autoriser la négociation d’accord-compétitivité emploi, en contrepartie d’engagements sur l’emploi de l’employeur, permettra de mener à bien, avec l’assentiment des syndicats, les réformes nécessaires à l’adaptation de l’entreprise à ses contraintes économiques et à la préservation de l’emploi. S’y opposer, au contraire, créera une discrimination entre les employeurs qui auront intégrés un ensemble de garanties dans les contrats individuels de travail et ceux qui, à l’opposé, auront renvoyé l’exécution de la relation de travail aux seules conditions conventionnelles. La seule solution est donc, comme cela avait d’ailleurs été fait à l’occasion des lois RTT, inscrire dans la loi que les accords compétitivité-emploi – et, plus généralement, tous les accords collectifs d’entreprise &#8211; s’imposent aux contrats de travail.</p>
	<p>C’est clairement la position que défend la CCIP depuis près de deux ans (20 propositions pour dynamiser la politique de l’emploi – Pierre DESCHAMPS et Dominique RESTINO – mars 2010). Souhaitons que les partenaires sociaux s’engagent sur cette voie.
</p>
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		<item>
		<title>Transferts transfrontaliers de sièges sociaux : l’imposition immédiate des plus-values latentes est contraire à la liberté d’établissement</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/3222_sieges-sociaux-transferts-transfrontaliers/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tanguy Allain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[CJUE]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'établissement]]></category>
		<category><![CDATA[Marché intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[siège social]]></category>

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		<description><![CDATA[L’imposition des plus-values latentes des éléments de patrimoine d’une société transférant son siège d’un Etat membre vers un autre, telles qu’elles existaient au moment du transfert, est-elle contraire à la liberté d’établissement ?  Dans une décision National Grid Indus BV, rendue le 29 novembre 2011, la CJUE répond par l’affirmative : l’imposition immédiate des plus-values latentes constitue bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/sieges-sociaux-©-Dreidesign-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3301" title="Transferts transfrontaliers de sièges sociaux © Dreidesign Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/sieges-sociaux-©-Dreidesign-Fotolia.jpg" alt="Transferts transfrontaliers de sièges sociaux © Dreidesign Fotolia.com" width="140" height="140" /></a></p>
	<p>L’imposition des plus-values latentes des éléments de patrimoine d’une société transférant son siège d’un Etat membre vers un autre, telles qu’elles existaient au moment du transfert, est-elle contraire à la liberté d’établissement ? <span id="more-3222"></span></p>
	<p>Dans une décision <a href="http://curia.europa.eu/juris/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-371/10&amp;td=ALL" target="_blank">National Grid Indus BV</a>, rendue le 29 novembre 2011, la CJUE répond par l’affirmative : l’imposition immédiate des plus-values latentes constitue bien une restriction disproportionnée à la liberté d’établissement garantie par le traité. En effet, une telle pratique créé une différence de traitement selon que les sociétés transfèrent leur siège de direction effective à l’intérieur du territoire d’un Etat membre ou à l’extérieur de celui-ci, en instaurant, dans ce dernier cas, une sorte d’<em>exit tax</em>. En revanche, la Cour laisse une porte ouverte aux Etats, puisqu’elle indique qu’un recouvrement différé de l’imposition était envisageable. Enfin, elle ajoute, à titre cette-fois plutôt pédagogique, que « <em>la seule circonstance qu’une société transfère son siège dans un autre Etat membre ne saurait fonder une présomption générale de fraude fiscale et justifier une mesure portant atteinte à l’exercice d’une liberté fondamentale garantie par le traité</em> ».</p>
	<p>A première vue, on pourrait croire que le droit français est conforme à cette jurisprudence : l’article 221-1 du Code général des impôts indique que le transfert de siège dans un autre Etat membre, qu&#8217;il s&#8217;accompagne ou non de la perte de la personnalité juridique en France, n&#8217;emporte pas les conséquences de la cessation d&#8217;entreprise, que sont la taxation immédiate des bénéfices d’exploitation de l’exercice en cours, des bénéfices en sursis d’imposition, des plus-values latentes et du boni de liquidation. Cependant, cette neutralité, qui existe depuis 2005, est conditionnée au maintien d’un établissement stable en France et des actifs sociaux taxables qui y sont attachés. Dès lors, si le transfert de siège social au départ de la France se traduit par une délocalisation totale de la société, sans qu’il n’y ait plus aucun actif social taxable dans l’Hexagone, l’administration fiscale est susceptible de décider une imposition immédiate. On peut ainsi raisonnablement douter de la conformité de notre législation fiscale avec la jurisprudence de la CJUE.</p>
	<p>Ce nouvel arrêt est l’occasion de rappeler qu’à défaut de mesures d’unification ou d’harmonisation adoptées par l’Union, tant d’un point de vue fiscal que juridique, il appartient au juge de pallier les lacunes du droit européen. Or, il est pour le moins regrettable que le droit de la mobilité des sociétés en Europe se réalise exclusivement à travers la jurisprudence. Cette vision du marché unique est-elle la bonne pour les entreprises ? Le juge européen (dans l’arrêt <a href="http://curia.europa.eu/juris/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-210/06&amp;td=ALL" target="_blank">Cartesio</a> de décembre 2008) semble en douter puisqu’il déclare que « <em>les modalités d’un transfert du siège, statutaire ou réel, d’une société de droit national d’un Etat membre à l’autre </em>[sont]<em> une difficulté non résolue par les règles sur le droit d’établissement, mais qui doit l’être par des travaux législatifs ou conventionnels, lesquels n’ont pas encore abouti </em>».</p>
	<p>Loin d’être une manière de les favoriser ou de leur offrir un moyen de fraude et de contournement de leurs droits nationaux, l’adoption d’une 14<sup>ème</sup> directive en droit des sociétés permettrait aux entreprises d’assurer la sécurité juridique qu’elles sont en droit d’exiger du marché unique. La <a href="http://www.etudes.ccip.fr/rapport/265-transfert-siege-social-mobilite-des-societes-en-europe" target="_blank">CCIP</a> et le <a href="http://www.leclubdesjuristes.com/index.php?/fr/notre-expertise/commissions/les-commissions-permanentes/commission-europe" target="_blank">Club des juristes</a> n’ont cessé de défendre l’intérêt d’un tel texte. On ne peut toutefois pas dire que la Commission européenne y ait été très sensible, alors que la doctrine et les institutions européennes (le Parlement européen notamment prépare un <a href="http://www.europarl.europa.eu/oeil/popups/ficheprocedure.do?lang=EN&amp;procnum=INI/2011/2046" target="_blank">troisième rapport d’initiative </a>sur cette question) appellent aussi ce texte de leurs vœux. A peine esquisse-t-elle, dans un récent <a href="http://ec.europa.eu/atwork/programmes/index_fr.htm" target="_blank">programme de travail</a>, l’éventualité d’y réfléchir d’ici à l’horizon 2014 dans un livre vert sur le droit international privé. Relèvera-t-elle enfin à cette occasion le défi, fiscal et juridique, que lui lance la CJUE ?
</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Commerce équitable : accroche marketing ou marque de confiance ?</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/3288_commerce-equitable-marketing-confiance/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:29:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Jacquemot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>

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		<description><![CDATA[Poursuivant l’objectif de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial et notamment en garantissant un revenu décent aux producteurs, le commerce équitable véhicule des valeurs montantes de la société civile et répond aux exigences des nouveaux modes de consommation. Ce n’est pas un hasard si 98 % des français le connaissent et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/commerce-equitable©EvaLemonenko-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3292" title="Commerce équitable : accroche marketing ou marque de confiance ? ©Eva Lemonenko Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/commerce-equitable©EvaLemonenko-Fotolia.jpg" alt="Commerce équitable : accroche marketing ou marque de confiance ? ©Eva Lemonenko Fotolia.com" width="140" height="140" /></a>Poursuivant l’objectif de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial et notamment en garantissant un revenu décent aux producteurs, le commerce équitable véhicule des valeurs montantes de la société civile et répond aux exigences des nouveaux modes de consommation. Ce n’est pas un hasard si 98 % des français le connaissent et plus des trois quarts y sont favorables. <span id="more-3288"></span></p>
	<p>Pourtant, ce partenariat commercial, plébiscité dans les sondages, ne génère que 350 millions d’euros de chiffre d’affaires en France. D’où peut provenir ce décalage ?</p>
	<p>Il semble que la difficulté réside principalement dans la confusion des consommateurs face à la profusion de labels et de certifications privés.<br />
En bref, l’identification des produits estampillés sur de solides bases n’est pas aisée.</p>
	<p>Ce n’est pourtant pas faute, pour les professionnels, de se mobiliser pour organiser la régulation et garantir l’image du secteur. La CCIP, à travers le rapport qu’elle vient d’adopter le 26 janvier dernier, a pu le constater et les saluer à cet égard, toutefois, le temps est venu d’entrer dans un mouvement plus affirmé de reconnaissance publique.</p>
	<p>En France, une commission a été mise en place afin d’attribuer une reconnaissance publique aux organismes certificateurs qui en feront la demande sur la base d’un référentiel élaboré par les professionnels du secteur.</p>
	<p>Dès lors, sans aboutir à une réglementation de type législatif trop rigide, le système français va permettre aux consommateurs d’identifier à bon escient ce qui relève de l’équitable de ce qui n’en relève pas.</p>
	<p>Dans un marché mondialisé une telle initiative mérite de prendre de l’ampleur et, pour commencer, au niveau européen. C’est en ce sens que la CCIP a formulé des propositions permettant que le système français très innovant en la matière trouve son alter ego à Bruxelles.</p>
	<p>Mais le mouvement nécessite que les commerçants, et notamment ceux de proximité, prennent conscience que l’équitable n’est pas un marché fermé et élitiste, comme le démontre le fait que 60% des produits équitables relèvent de la grande distribution.</p>
	<p>C’est pourquoi, la CCIP prône aussi un dispositif d’incitation à distribuer ces produits en connaissance de cause. A cet effet, un mode opératoire élaboré par la Plate-forme pour le Commerce Equitable (PFCE) qui réunit en France les acteurs du secteur est annexé à son rapport sur le commerce équitable.</p>
	<p>Cette fois, il n’y a plus de raison de ne pas tenter l’aventure équitable.
</p>
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		</item>
		<item>
		<title>De l’urgence à agir</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/3239_de-l-urgence-a-agir/</link>
		<comments>http://www.friedland.ccip.fr/3239_de-l-urgence-a-agir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 14:39:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Antoine Gailly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agora]]></category>
		<category><![CDATA[Election présidentielle]]></category>

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		<description><![CDATA[L’élection présidentielle doit être l’occasion de donner un nouvel élan à notre économie et à l’Europe. La priorité essentielle, c’est de faire redémarrer la croissance. Pour cela, il faut changer de paradigme, passer d’un modèle fondé sur la consommation à une économie de production et d’innovation. Il faut parier sur les entreprises, en réduisant nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/urgence-a-agir-SecreSide-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3245" title="De l'urgence à agir - SecreSide-Fotolia" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/urgence-a-agir-SecreSide-Fotolia.jpg" alt="De l'urgence à agir - SecreSide-Fotolia" width="140" height="140" /></a>L’élection présidentielle doit être l’occasion de donner un nouvel élan à notre économie et à l’Europe. La priorité essentielle, c’est de faire redémarrer la croissance. Pour cela, il faut changer de paradigme, passer d’un modèle fondé sur la consommation à une économie de production et d’innovation.

Il faut parier sur les entreprises, en réduisant nos coûts collectifs pour alléger les charges qui pèsent sur notre compétitivité. La baisse de la dépense publique est la seule voie pour sortir notre pays de la spirale de la dette.<span id="more-3239"></span>

Il faut parier sur les jeunes, qui sont un des atouts de l’économie française. Face au vieillissement de la population, il n’est plus supportable que nos jeunes démarrent dans la vie active après 25 ans. Sinon, jusqu’où faudra-t-il allonger l’âge de départ en retraite : 70 ans ? 75 ans ? C’est le devoir de notre génération.

Enfin, il faut parier sur les territoires. Avec sa Ville-Monde et ses métropoles européennes, la France dispose d’un atout décisif dans la compétition mondiale. Nous devons capitaliser sur la dynamique attendue du Grand Paris en lui donnant une gouvernance forte, simple et lisible. Cela permettra de structurer l’organisation territoriale nationale et d’accélérer les investissements indispensables dans la R&amp;D, les transports et le logement, qui sont une des conditions du développement de notre pays.

<a title="Contribution de la CCIP à la présidentielle 2012" href="http://www.etudes.ccip.fr/dossier/25-presidentielle-2012-ccip-contribution" target="_blank">Consultez l&#8217;intégralité des propositions de la CCIP </a>
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		<title>Triple A : est-ce grave docteur ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 16:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Biacabe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Triple A]]></category>

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		<description><![CDATA[Très bon billet d’Authueil, ce dimanche, sur la perte de Triple A français. Tout y est : le caractère inévitable de cette dégradation, la pertinence du diagnostic de Standard and Poor’s, le « déclassement économique » de la France&#8230; Ajoutons une grosse dose critique sur les réactions du personnel politique, qui cherche comment exploiter ou se prémunir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/triple-a©CatherineCLAVERY-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3270" title="Triple A : est-ce grave docteur ? - © Catherine CLAVERY - Fotolia.com" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/triple-a©CatherineCLAVERY-Fotolia.jpg" alt="Triple A : est-ce grave docteur ? - © Catherine CLAVERY - Fotolia.com" width="140" height="140" /></a>Très bon billet d’<a href="http://www.authueil.org/?2012/01/15/1939-triple-a" target="_blank"><em>Authueil</em>,</a> ce dimanche, sur la perte de Triple A français. Tout y est : le caractère inévitable de cette dégradation, la pertinence du diagnostic de Standard and Poor’s, le « <em>déclassement économique</em> » de la France&#8230; Ajoutons une grosse dose critique sur les réactions du personnel politique, qui cherche comment exploiter ou se prémunir contre cette décision, et on aura une bonne synthèse de ce qu’on peut dire de cette décision si prévisible.<span id="more-3255"></span></p>
	<p>Qu’ajouter, sinon deux ou trois compléments :</p>
	<p style="padding-left: 30px;">- D’abord, pour comprendre le rôle d’une agence de notation, oublier qu’elle « note » ou qu’elle « juge » une politique, un exécutif, etc. En fait, pour comprendre son véritable rôle, mieux vaut regarder du côté des consultants. Pour ceux qui ont eu l’occasion de pratiquer cette corporation, ils savent qu’un « bon » consultant est d’abord celui qui comprend les attentes de son client, met en forme les non-dits, les objectifs non avoués etc. et remet en perspective ou donne du sens à l’action de l’entreprise.</p>
	<p>Une agence de notation se comporte de la même façon. Elle a des clients et elle se doit de les écouter, de les comprendre, si possible d’anticiper leurs décisions. Dans le cas présent, cela fait plus de deux mois que les investisseurs financiers (clients des agences) réclament un rendement plus important pour accepter d’acheter de la dette française. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que cela fait donc déjà un bon moment qu’ils ne considèrent plus de la même façon la qualité des dettes allemandes et françaises. L’écart de taux d’intérêt frôle ainsi depuis deux mois, les 150 points de base, ce qui est plus que l’épaisseur du trait. Que faire pour une agence : essayer de convaincre les investisseurs du contraire de ce qu&#8217;ils pensent ou les suivre ? Là aussi, pas besoin de sortir d’une grande école pour savoir que le client a toujours raison et il vaut mieux donc le suivre. Reste ensuite à habiller la décision (ne serait-ce que pour éviter de risquer un violent retour de manivelle de la perte de l’Etat français qui dispose d’une large palette de mesures de rétorsion) et le tour est joué ;</p>
	<p style="padding-left: 30px;">- Ensuite, ceux qui ont moins de 20 ans ne savent pas que le débat qui se déroule sous leurs yeux ressemblent furieusement à celui des années 1980-1990, à la grande époque du « franc fort », de la dénonciation de la « <em>pensée unique</em> »&#8230; La conséquence la plus concrète, la plus importante, de cette dégradation (toute relative) de la note de la dette publique française est, en effet, de remettre la politique économique française (présente et future) sous contrainte. A l’époque, ce qu’on appelait la « <em>contrainte extérieure</em> » pouvait se résumer de façon assez simple : la politique macroéconomique française doit être entièrement dédiée au rétablissement des comptes extérieurs, aux fins d’assurer la stabilité du cours Franc/DM. La lutte contre le chômage (déjà) passait au second plan.</p>
	<p>S’inscrivant dans la lignée de la politique de R.Barre des années 1970, les concepteurs de cette politique (incarnée par JC Trichet et A.Minc et portée, du coté politique, par J.Delors et P.Beregovoy) considéraient, en effet, qu’il s’agissait d’un préalable, d’une condition avant de pouvoir envisager de revenir au plein emploi. Comme aujourd’hui, ils considéraient que la France « <em>vivait au-dessus de ses moyens</em> », la principale différence étant cependant que le cœur du problème résidait dans le partage de la valeur ajoutée (profits/salaires) alors qu’aujourd’hui le problème est plus prosaïquement du côté des finances publiques (la France dépense trop par rapport à ce qu’elle peut espérer comme recettes publiques).</p>
	<p>Cette politique a fait l’objet de violentes attaques et l’on a dénoncé, comme en ce moment, cette subordination aux marchés financiers, cette préférence donnée à la construction européenne (à l’euro), cette dictature des «<em> agents de l’étranger</em> ». On l’a oublié, mais c’est elle qui a permis à la France de se « <em>qualifier</em> » pour l’euro, d’entrer dans la monnaie unique avec un excédent extérieur, accessoirement de débattre sur l’affectation des cagnottes fiscales …</p>
	<p>Les agences de notation, avec tous leurs défauts, ne sont que la personnalisation, l’incarnation, de cette « <em>contrainte extérieure</em> », qui prend aujourd’hui la forme d’une menace de grève des investisseurs internationaux, alors que la France a besoin d’eux pour financer, non seulement ses comptes publics, mais aussi, plus fondamentalement, son déficit de balance courante. Comme il y a vingt cinq ans, la priorité est désormais de rétablir notre compétitivité pour réduire nos comptes extérieurs (voir à ce sujet <a href="http://www.etudes.ccip.fr/dossier/25-presidentielle-2012-ccip-contribution" target="_blank">les propositions de la CCIP</a>)   ;</p>
	<p style="padding-left: 30px;">- Dernier complément, les premières réactions à cette dégradation ont été largement franco-françaises, la France étant, comme de bien entendu, le centre du monde et l’objet de toutes les jalousies du monde extérieur ! En fait, comme le montre les évènements de ces derniers, c’est le plan de sauvetage européen qui est aujourd’hui le plus menacé par la décision de S&amp;P. Les investisseurs vont-ils accepter de financer le FESF ? les banques européennes vont-elles être dégradées ? Reconnaissons, malgré ce qui en coûte à notre orgueil national, que ces questions sont plus importantes que de savoir si la France reste dans l’élite mondiale…</p>
	<p>Au final, la perte du AAA est à la fois un non-évènement (car déjà largement anticipé et sans effet, comme on le voit depuis dimanche, sur le coût de la dette française) mais aussi un tournant pour notre politique économique, comme mars 1983 fut le tournant de la rigueur : quelque soit le résultat des élections du printemps prochain, le prochain exécutif sera durablement sous contrainte et ceci jusqu’à ce que le pays rétablisse ses comptes … extérieurs.
</p>
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		<title>Le « Made in China » a encore de beaux jours devant lui !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 16:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne Vadcar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>

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		<description><![CDATA[À quelques mois des élections présidentielles, le thème du « made in » s&#8217;invite dans le débat électoral. Au-delà des échanges partisans, l&#8217;origine des produits que nous consommons est une vraie question de notre temps qui mérite une réflexion sur le long terme. Mais il convient d&#8217;être aussi lucide sur les limites de ce concept [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><em><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/made-in-china©MatthieuMillion-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3259" title="Le « Made in China » a encore de beaux jours devant lui ! - © Matthieu Million - Fotolia" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2012/01/made-in-china©MatthieuMillion-Fotolia.jpg" alt="Le « Made in China » a encore de beaux jours devant lui ! - © Matthieu Million - Fotolia" width="140" height="140" /></a>À quelques mois des élections présidentielles, le thème du « made in » s&#8217;invite dans le débat électoral. Au-delà des échanges partisans, l&#8217;origine des produits que nous consommons est une vraie question de notre temps qui mérite une réflexion sur le long terme. Mais il convient d&#8217;être aussi lucide sur les limites de ce concept dans une économie mondialisée !<span id="more-3218"></span></em></p>
	<p>N&#8217;en avez-vous pas assez d&#8217;échanger pour la énième fois votre robot mixer qui ne parvient pas à écraser les légumes du potage sauf à le laisser en minestrone ? N&#8217;êtes-vous pas fatigué d&#8217;avoir un casque MP3 qui fonctionne en mode mono plutôt que stéréo tant sa qualité est moyenne ?</p>
	<p>Moi si ! Non seulement parce que les allers-retours entre mon domicile et mon vendeur sont chronophages mais aussi parce que j’aimerais avoir de la qualité entre les mains. Malheureusement, la qualité des produits de « <em>marques françaises</em> » ou de « <em>marques européennes</em> », en fait, d&#8217;origine « <em>made in China</em> », n&#8217;est pas toujours au rendez-vous de nos achats quotidiens ou ponctuels.</p>
	<p>La faute à qui ? Les fabricants chinois, les donneurs d&#8217;ordre français, les organismes qui apposent le marquage CE ou la norme NF sur un sac poubelle qui me lâche entre les mains ? En tant que consommateur, la réponse importe à peine du moment qu&#8217;on m&#8217;en donne pour mon argent et que les produits répondent à l&#8217;usage que j&#8217;en attends.</p>
	<p>En tant que citoyen, je m&#8217;interroge ! Dès lors, les discours actuels sur le « <em>made in</em> » me parlent différemment. Une récente étude du Comité des entrepreneurs pour un développement responsable de l&#8217;entreprise (Cedre) vient, en effet, souligner que « <em>même si pour les consommateurs le choix de consommation d’un produit est avant tout dicté par et sa qualité et son prix, assez loin devant le pays de fabrication (un critère pour 15% des Français), l’importance accordée à une consommation de produits français est une tendance qui se confirme&#8230;</em> ».<br />
Les hommes politiques s&#8217;emparent du plaidoyer car les relents « <em>nationalistes</em> » qu&#8217;il comporte pourraient trouver écho auprès d&#8217;une société française de plus en plus fracturée par la mondialisation. Pourtant, on est encore loin, avec le regain pour « <em>made in France</em> », d&#8217;une globalisation « détricotée » à l&#8217;instar des pratiques américaine ou chinoise de « Buy National Act » plus contraignantes et plus dirigistes.<br />
Bien au contraire, il s’agit d’une démarche de sensibilisation sur la qualité, l&#8217;emploi dans nos territoires, la relation-client, les services après-vente, etc.</p>
	<p>Dès lors, deux problématiques se posent :</p>
	<p>Première question, comment faire pour que le consommateur accepte de payer plus ?<br />
Il faudrait impérativement offrir davantage de qualité, d&#8217;innovation, et de services. Le « <em>made in France</em> » viendrait alors en garantie de la qualité, du respect de normes voire des labels et autres marqueurs de la qualité. Le consommateur rassuré et mieux informé accepterait ainsi de payer plus.</p>
	<p>Côté innovation, la réponse ne passe pas par quatre chemins : elle s&#8217;appelle R&amp;D mais aussi « <em>fabricabilité</em> » de nos idées et « <em>commerciabilité</em> » de nos produits. Côté service, il convient de réhabiliter les services de maintenance, de réparation et de recyclage : « <em>pourquoi jeter quand on peut réparer ?</em> ».  Tout un chacun aimerait trouver un réparateur qui puisse disséquer et réparer la vieille bouilloire anglaise de famille au lieu de s&#8217;entendre dire : « <em>mais, ma petite dame, j&#8217;ai plus les pièces qu&#8217;il faut !</em> ».</p>
	<p>Remettre au goût du jour les anciens métiers des forges et les moderniser en associant aux seniors &#8211; qui détiennent le savoir faire, l&#8217;expérience –, une main d’œuvre de jeunes maîtrisant les qualifications techniques les plus récentes et les compétences systèmes est également une piste à explorer (Cf. Les Cahiers de Friedland – à paraître, Métiers et compétences pour une nouvelle croissance).</p>
	<p>Cela suppose encore de « <em>travailler les esprits</em> » et de promouvoir davantage que par le passé le savoir-faire français. Il faut aussi éduquer les nouvelles générations et les faire passer du « <em>tout jetable</em> » au « <em>tout recyclable</em> ».<br />
Seconde question, quels produits peuvent être fabriqués aujourd&#8217;hui en France ou en Europe avec une qualité supérieure à ceux « <em>made in China</em> » ?<br />
Sûrement pas l&#8217;iPad, l&#8217;iPhone et autre smartphone tant les entreprises ont fragmenté les chaînes de valeur à travers le monde sur ce type de biens intermédiaires.</p>
	<p>Sûrement pas les produits à courte durée de vie, les produits voués à être remplacés par l’innovation technologique suivante ou soumis à des modes éphémères mais, en revanche, des produits plus pérennes. Et encore, la part de la mode, du « <em>dernier cri</em> » sera probablement à reconsidérer dans la relation consumériste de demain…<br />
Il y a là toute une gamme de produits à identifier comme pouvant bénéficier d&#8217;innovations technologiques ou en design et/ou d&#8217;un meilleur contenu service-client et SAP pour attirer les consommateurs sensibles à la qualité.<br />
Mais ne nous leurrons pas. Réintroduire de la qualité dans les rayonnages de nos distributeurs ne sera pas pour demain. Le processus sera long et progressif tant il nécessite une réflexion et une action sur nos faiblesses tout autant que sur nos points forts. Ce ne sera pas non plus un processus à la large échelle mais à la marge. Le Père Noël a été chinois en 2011 ; il le sera encore cette année&#8230;
</p>
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		<title>Les soldes victimes du machisme ?</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 14:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Zwang</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Soldes]]></category>

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		<description><![CDATA[3, 2, 1&#8230; et c&#8217;est parti pour les soldes ! Cette si merveilleuse période pour le consommateur qui lui permet de réaliser de bonnes affaires, le commerçant étant autorisé à vendre à perte. Naturellement, les médias se saisissent de cette actualité. On découvre alors des articles et reportages décrivant un delirium tremens collectif où des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2011/12/soldes-machisme-©BradPict-Fotolia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3173" title="Les soldes victimes du machisme ©Brad Pict - Fotolia" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2011/12/soldes-machisme-©BradPict-Fotolia.jpg" alt="Les soldes victimes du machisme ©Brad Pict - Fotolia" width="140" height="140" /></a>3, 2, 1&#8230; et c&#8217;est parti pour les soldes ! Cette si merveilleuse période pour le consommateur qui lui permet de réaliser de bonnes affaires, le commerçant étant autorisé à vendre à perte.</p>
	<p>Naturellement, les médias se saisissent de cette actualité. On découvre alors des articles et reportages décrivant un delirium tremens collectif où des jeunes femmes attendent fébrilement la montée du rideau métallique de leur boutique favorite et se ruent sur le premier article venu une fois le Sésame du magasin franchi. Pire que des groupies d’un boys band !<span id="more-3171"></span></p>
	<p>Les soldes deviennent ainsi une grande messe au cours de laquelle se retrouvent ses dévotes pratiquant le sacrifice financier dans des temples du consumérisme.</p>
	<p>Heureusement, la réalité est tout autre et les clients font raisonnablement leurs achats. Mais il est sans doute plus vendeur de créer l’événement et de choisir des images percutantes… Les journalistes doivent d’ailleurs avoir une bien piètre image des soldes, les associant uniquement à une préoccupation féminine. Et sans doute est-ce pour cette raison que les médias s’évertuent à féminiser le mot « soldes ».</p>
	<p>Eh bien non, messieurs (et mesdames aussi parfois hélas) ! Ne vous en déplaise, les soldes sont comme les rabais, ils sont masculins. Les remises et les ristournes, elles, sont du genre féminin.</p>
	<p>Seule la solde militaire (surprenant, n’est-il pas ?) prend un « la ». Les soldes des magasins sont, quant à eux (et pas elles), intéressants (et pas intéressantes) et alléchants (et pas alléchantes).</p>
	<p>Alors, mesdames et messieurs les journalistes, vous me copierez cent fois la phrase suivante : « J’ai dépensé ma solde aux soldes saisonniers. ».
</p>
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