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	<title>Friedland, le blog de la CCIP » Friedland, le blog de la CCIP</title>
	
	<link>http://www.friedland.ccip.fr</link>
	<description>Le blog de la CCIP</description>
	<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 07:34:23 +0000</pubDate>
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		<title>Entre virtuel et réel : le retour à des logiques de proximité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 07:31:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Rallet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[	Les médias relayent régulièrement la forte croissance du e-commerce: 25 milliards d’euros dépensés sur le Net en 2009, en hausse de 26%, plus de 24 millions de Français achètent sur internet dans  64 000 sites marchands (+ 35% en un an). Les montants sont impressionnants. Ces chiffres annoncés par les acteurs du secteur ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/commerce21.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2138" title="commerce21" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/commerce21-285x300.jpg" alt="" width="139" height="147" /></a>Les médias relayent régulièrement la forte croissance du e-commerce: <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/resultats-e-commerce-2009/" target="_blank">25 milliards d’euros dépensés sur le Ne</a>t en 2009, en hausse de 26%, plus de 24 millions de Français achètent sur internet dans  64 000 sites marchands (+ 35% en un an). Les montants sont impressionnants. Ces chiffres annoncés par les acteurs du secteur ne doivent cependant pas nous tromper : bien que dopée par Internet, la vente à distance n’a pas encore changé d’échelle, elle ne représente qu’environ 3% du commerce de détail, même si un nombre limité de secteurs sont au dessus de 10% (voyages, livres…). Pourquoi ?</p>
	<p>Par Alain Rallet Université Paris Sud &amp; Hélène Perrin Boulonne CCIP  auteurs de <a href="http://tinyurl.com/yfgqjak" target="_blank"><em>&#8220;l&#8217;évolution du   commerce à l&#8217;ère de l&#8217;économie numérique&#8221; </em><span id="more-2085"></span></a></p>
	<p>Finalement, on note encore assez peu d’innovations commerciales  (comparateurs de prix, avis de consommateurs, actualisation plus rapide  des catalogues en ligne…) Le commerce en ligne est avant tout un nouveau  canal de la vente à distance ou l’extension au Net de pratiques  d’intermédiation existantes (plateformes de déstockage par exemple). On  en conclut que l’utilisation des technologies numériques par le commerce  offre pour les prochaines années un vaste champ pour des innovations  qu’elles soient marketing, logistiques, organisationnelles, etc… . S’il  est difficile de prévoir ce que sera le commerce de demain, on peut   d’ores et déjà émettre quelques hypothèses.</p>
	<p><strong>Commerce, outils mobiles et mobilité des consommateurs</strong></p>
	<p>La première évolution possible est liée à l’accroissement des outils mobiles de communication (plus répandus que l’ordinateur) et au développement d’achats en situation de mobilité. On avait imaginé au début des années 2000 un consommateur faisant ses courses « en pantoufles». Avec l’explosion des technologies liées à la mobilité, la consommation peut s’effectuer en tout lieu (et plus seulement le magasin ou le domicile) et donner lieu à des pratiques nouvelles d’accès aux produits et aux services. Le défi pour le commerce qu’il soit électronique ou non se situe en partie dans sa capacité à suivre le consommateur dans sa mobilité et dans ses usages. On peut notamment imaginer un besoin d’instantanéité croissant de la part des consommateurs : je veux pouvoir accès au maximum de biens et de services, n’importe quand et n’importe où, mais tout de suite.<br />
Les technologies de géo-localisation et donc la capacité à suivre les consommateurs dans leur mobilité existent. Mais elles sont encore très peu utilisées par les commerçants. Plusieurs freins à cela : l’absence de modèles économiques, le problème de partage de la valeur entre les différents acteurs (opérateurs téléphoniques, fournisseurs de contenus et commerçants) et enfin le niveau d’acceptabilité par le consommateur.<br />
Le deuxième frein concerne la logistique. Car le besoin d’instantanéité se heurte à un paradoxe : si le consommateur peut acheter n’importe où et n’importe quand, il ne peut pas encore être livré n’importe où de n’importe quoi, ceci à l’exception évidemment du cas des biens immatériels. L’exigence en terme de rapidité et fiabilité de la livraison est très élevé. Les réponses apportées en la matière restent encore timides.</p>
	<p><strong>Entre virtuel et réel : le retour à des logiques de proximité</strong></p>
	<p>Pour un certain nombre de biens, la décision d&#8217;achat est le simple résultat de la phase de recherche d&#8217;informations. Il suffit de comparer les informations collectées, voire de faire appel à un outil automatisant la sélection de l&#8217;offre (comparateur de prix). Tout cela peut se passer sur le Net. Mais le commerce de nombreux biens et services implique le maintien d’une interaction physique entre acheteurs et vendeurs parce que  :<br />
-	le bien l’exige : il faut pouvoir toucher ou visualiser physiquement le bien (tissu, maison…) ou un contact interpersonnel est nécessaire pour réaliser un service ou une partie du service (coiffure, médecine, enseignement, maintenance, conseil…) ;<br />
-	la transaction repose sur un processus complexe d’aide à la décision ou une négociation implique des rapports interpersonnels (cas où il est difficile d’objectiver le transfert du droit de propriété par une routine) ;<br />
-	le vendeur a un intérêt stratégique à conserver un contact physique avec ses clients.</p>
	<p>La deuxième évolution possible,  pourrait donc être un retour à des logiques de proximité. Proximité s’entend ici à la fois comme la proximité géographique, la proximité physique et  la proximité sociale. Ce besoin de proximité pourrait trouver une réponse dans l’hybridation du réel et du virtuel dans la façon de commercer et de consommer : un retour à des logiques de proximité qui intégrerait les technologies numériques.  A la croisée du réel et du virtuel, on peut donc envisager de nouvelles formes et localisations de magasins qui répondent à ces besoins de proximités. Certains distributeurs imaginent déjà les magasins de demain.<br />
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	<p>On peut donc prévoir, plus qu’une explosion des parts de marché du e-commerce, une convergence entre le <a href="http://www.friedland.ccip.fr/1944_internet-et-commerce-de-proximite-vers-de-nouvelles-alliances/" target="_blank">commerce traditionnel et le commerce électronique</a>. Le numérique s’insérant dans toutes les formes de commerce.
</p>
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		<item>
		<title>Une nouvelle croissance durable à construire : réflexion collective à la CCIP</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2110_une-nouvelle-croissance-durable-a-construire-reflexion-collective-a-la-ccip/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Claude Karpeles</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<category><![CDATA[Croissance durable]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où certains tentent d’opposer les deux termes croissance et développement durable, la CCIP souhaite prendre le contre pied de la vision malthusienne et pessimiste &#8221; selon laquelle nous sommes en train d’entrer dans un monde fini &#8221; et d&#8217;insister sur la nécessité d’une nouvelle croissance durable « vertueuse », réelle et intergénérationnelle. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Au moment où certains tentent d’opposer les deux termes croissance et développement durable, la CCIP souhaite prendre le contre pied de la vision malthusienne et pessimiste &#8221; selon laquelle nous sommes en train d’entrer dans un monde fini &#8221; et d&#8217;insister sur la nécessité d’une nouvelle croissance durable « vertueuse », réelle et intergénérationnelle. Elle doit s’inscrire dans une logique de long terme et il faut accepter de regarder les choses autrement et l’idée qu’elles puissent être différentes et qu’il y ait rupture avec les fondements de la société d’aujourd’hui qui reposent sur des règles du jeu le plus souvent court-termistes.<span id="more-2110"></span>
<strong>Redéfinir les contours du modèle économique actuel</strong> est un préalable nécessaire car il conduit de par sa linéarité à épuiser les ressources naturelles fossiles tout en générant en fin de circuit des déchets et de la pollution, nuisibles collectivement. Comme le montrait le rapport STERN, le coût de l’inaction se traduirait par une perte de PIB bien supérieure et finirait par menacer sérieusement la croissance mondiale. C&#8217;est donc un nouveau modèle économique, et même <strong>un nouveau mode de développement qu&#8217;il nous faut inventer où la croissance serait non pas freinée mais découplée de la consommation des ressources naturelles</strong>. Seules les <strong>ruptures technologiques</strong> sont capables de permettre une telle mutation. A partir du moment où la logique de la demande est une évidence dans l’approche industrielle en réponse aux nouveaux modes comportementaux qu’affectionne la société de consommation (rapport privilégié au temps immédiat via Internet, recentrage de la valeur d’un produit autour de son usage), il est nécessaire de la coupler avec une approche à moyen terme ne privilégiant plus une référence permanente au prix du marché. Une économie centrée sur l’utilité plus que sur la propriété du bien ,une économie « circulaire » supposera nécessairement  des rapports différents entre fournisseurs et clients comme entre distributeurs et producteurs.

De même, il ne s&#8217;agit de ne plus créer de la richesse qui aurait la même résonance qu&#8217;avant la crise (au strict sens financier), mais bien une nouvelle richesse intégrant aussi une dimension immatérielle : la connaissance, le lien social etc&#8230; C’est bien <strong>un nouveau cadre sociétal</strong> qu’il convient de définir entre l’entreprise et ses parties prenantes qui intègre la sensibilité accrue aux risques réels ou imaginés et aux grandes peurs du XXIème siècle (allant jusqu’à la peur de l’autre) amplifiées par les medias et internet. Si le risque est par essence inhérent à la nature humaine, il est davantage présent au cœur des préoccupations individuelles et du débat public en raison d’une prise de conscience et d’une médiatisation accrues des incertitudes environnementales, sanitaires, alimentaires, ou encore médicales. Si cette nouvelle sensibilité aux risques subis, choisis et acceptés est source d’innovation, elle oblige les autorités publiques comme les entreprises à adapter le principe de précaution dans leurs politiques et stratégies de développement voire à le remettre en cause. Quelle frontière alors entre le champ d’utilité publique, économique et sociale ?De même quel doit être le risque utile ?
Enfin parce que les questions environnementales ne connaissant pas de frontières (surtout le défi climatique !), nous avons besoin d’<strong>adapter le cadre institutionnel européen voire international aux nouvelles logiques concurrentielles induites par le développement durable</strong>. Quelles approches privilégier ? Faut-il aller vers davantage de pragmatisme et d’expérimentation, pratiques empreintes du droit anglo-saxon au détriment du droit latin ? Mettons fin à une approche d’appauvrissement collectif qui ne conjugue pas concurrence et politique commerciale. La protection du consommateur par le prix n’est plus la solution, car le consommateur est aussi producteur. Les contraintes environnementales qui vont peser sur les produits ne sont pas prises en compte dans l’approche européenne en matière de compétitivité. A cet égard, par exemple, le bilan carbone indispensable dans le contexte ne doit pas être un handicap compétitif des entreprises européennes.

Cette nouvelle croissance durable, il nous faut l’inventer ! Approche globale et systématique nécessaire qui combine à la fois de l’éducation - pour un apprentissage intergénérationnel au développement durable-, de l’innovation, de « l’impertinence économique » - pour de nouveaux modes de gestion - et du politique, pour une régulation a minima garantissant des conditions saines et équitables de concurrence.
Cette croissance durable reposera sur la conjugaison harmonieuse entre l’utilité, le risque et les ruptures technologiques sachant que l’<strong>agilité </strong>des entreprises à anticiper sera une condition nécessaire mais pas suffisante, seule la <strong>volonté </strong>de l’entreprise et de ses partenaires jouant ce rôle.
<em>Une réflexion collective associant chefs d’entreprises, experts économiques et juridiques ainsi qu’enseignants de nos Ecoles ,a été engagée par la CCIP ; <a title="Une nouvelle croissance durable" href="http://www.etudes.ccip.fr/dossier/18-construction-d-une-croissance-durable-1003" target="_blank">une première (et importante) contribution est consultable ici</a></em>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Assumons la spécialisation des territoires !</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2102_assumons-la-specialisation-des-territoires/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 11:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Biacabe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>

		<category><![CDATA[Métropoles]]></category>

		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>

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		<description><![CDATA[	Intéressante interview de Laurent Davezies dans Les Echos du 9 mars sur la situation économique des régions françaises à la veille des élections. On y retrouve ses principales idées, déjà exposées dans son ouvrage sur « La république des territoires », en particulier celle (sans doute la plus féconde) sur la distinction entre territoire productif et territoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p class="MsoNormal" style="justify;"><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/territoires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2104" title="territoires" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/territoires.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;"><a href="http://archives.lesechos.fr/archives/2010/LesEchos/20631-561-ECH.htm?texte=davezies" target="_blank">Intéressante interview de Laurent Davezies dans Les Echos du 9 mars</a> sur la situation économique des régions françaises à la veille des élections. On y retrouve ses principales idées, déjà exposées dans son ouvrage sur « La république des territoires », en particulier celle (sans doute la plus féconde) sur la distinction entre territoire productif et territoire résidentiel. La France (comme tous les pays) serait partagée entre deux types de territoires : ceux spécialisés dans la production mondialisée (les métropoles, dont la région capitale) et ceux (le reste) vivant essentiellement de la présence de ménages tirant leurs revenus de l’extérieur (retraités, touristes, résidents secondaires). Administrations publiques, Bâtiment, Commerce, services à la personne dépendent ainsi largement du nombre d’habitants (et de leurs revenus) présents sur un territoire. Industries, services aux entreprises, transports relèveraient<span style="yes;"> </span>plus de la compétitivité et de l’attractivité d’un territoire.</span></p>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;"> </span><span id="more-2102"></span></p>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Un cas extrême d’économie résidentielle serait le Languedoc Roussillon où, comme le dit Davezies, « <em>le revenu des ménages n’est plus un output final d’un système productif mais un input qui produit de la valeur ajoutée</em> ». Autrement dit, l’activité économique locale (la valeur ajoutée) dépend de la présence de ménages dont le revenu vient d’un système productif externe à la région.</span></p>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Dans ce texte, très riche et dont devraient s’inspirer tous les futurs décideurs régionaux sortis des urnes, deux choses m’ont gêné :</span></p>
	<p class="MsoNormal" style="list 39.0pt;"><span style="Symbol;"><span style="Ignore;">·<span style="7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span dir="ltr"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">La Région</span><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;"> n’est pas l’espace géographique approprié pour appliquer la typologie des territoires de Davezies. Autrement dit, il n’y a pas en France des régions de production et des régions de résidence. C’est à l’intérieur de chaque région qu’il faut, en réalité, faire la distinction. Ainsi l’économie de la métropole toulousaine est profondément insérée dans la mondialisation alors que l’immense majorité de Midi-Pyrénées relève de l’économie résidentielle. </span></span></p>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Il est désormais assez largement reconnu (y compris par Davezies) que c’est le fait métropolitain qui est la caractéristique structurante du développement économique des territoires. C’est autour d’une métropole,<a href="http://www.etudes.ccip.fr/publication/30-paris-metropole-mondiale-en-2020" target="_blank"> à rayonnement mondial</a>, continental, national ou régional, que se structure un territoire. A charge pour chacun de ces territoires d’exploiter les potentialités de sa métropole, en la reliant à son hinterland, en la connectant <a href="http://www.etudes.ccip.fr/dossier/8-cooperations-metropolitaines-0910" target="_blank">au réseau des métropoles</a>, en concentrant son système de formation supérieure etc.</span></p>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Si l’approche de Davezies est essentiellement nationale, elle se prête tout autant à une déclinaison plus locale et les exécutifs régionaux gagneraient à construire leurs visions de développement à partir de ce schéma. Ce n’est malheureusement que rarement le cas, ne serait ce que parce que chaque territoire a du mal à se reconnaître dépendant d’une richesse produite ailleurs, surtout de la capitale régionale. Difficile pour un élu des Hautes Pyrénées d’assumer ainsi sa dépendance au dynamisme toulousain, alors que les migrants alternants, les résidents secondaires ou les retraités toulousains irriguent le piémont pyrénéen.</span></p>
	<p class="MsoNormal" style="list 39.0pt;"><span style="Symbol;"><span style="Ignore;">·<span style="7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span dir="ltr"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Seconde gêne, le refus d’assumer cette spécialisation des territoires entre production et résidentiel. Davezies estime, en effet, que la compétition entre territoires pour attirer des ménages à revenus externes « <em>pourrait mettre en panne les métropoles</em> » en privant celles-ci de revenus importants. Il conviendrait donc de continuer à chercher à promouvoir, sur tout le territoire national, des activités productives, déconnectées de la présence de ces ménages. Ce diagnostic (et les arguments qui l’accompagnent) me laisse triplement sceptique : </span></span></p>
	<ul>
	<li><span dir="ltr"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">je ne vois pas en quoi l’effet d’attraction du littoral sur les retraités parisiens nuit au dynamisme de la région capitale. Symétriquement, la région capitale est la première destination touristique au monde et n’est pas concurrencée par la Bretagne ou la Côte d’azur ; </span></span></li>
	</ul>
	<ul>
	<li><span dir="ltr"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">ce système de circulation des revenus à travers l’espace national ne menace pas, au moins en France, l’intégrité du pays (l’Ile de France n’envisage pas de se séparer du reste de la France, alors que les flamands ne veulent plus payer pour les wallons, les lombards pour les calabrais ou les catalans pour les andalous) ; </span></span></li>
	</ul>
	<ul>
	<li><span dir="ltr"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">je n’imagine que trop bien les politiques de subventionnement qui naitraient de la volonté d’élus locaux de construire à tout prix des usines à la campagne.</span></span></li>
	</ul>
	<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Arial Narrow&quot;;">Mieux vaudrait, en fait, assumer les avantages comparatifs de chacun : aux métropoles, le soin prioritaire d’attirer les entreprises luttant dans la mondialisation (ce qui n’exclut pas de rendre agréable le cadre de vie des ménages résidents) ; aux autres territoires, celui d’offrir le cadre de vie et les services aptes à attirer les ménages (ce qui n’interdit pas de créer les conditions pour que les entreprises prospèrent). C’est déjà comme ça que cela fonctionne : pourquoi aller contre ?<span style="yes;"> </span></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le blogueur robotisé : valeur ajoutée du travail intellectuel ?</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2097_le-blogueur-robotise-valeur-ajoutee-du-travail-intellectuel/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 08:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann de Lestang</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<category><![CDATA[Créativité]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>

		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

		<category><![CDATA[Valeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[	A la lecture de deux informations, nos fidèles, présumant que la CCIP est à la pointe des technologies et de l’intelligence artificielle, doivent se demander si ce Blog n’est pas un simple robot informatique sans chair ni sang.
	La première nouvelle, de source IBM, n’est pas vraiment une une surprise mais confirme les souffrances du Blogueur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/bureauvide.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2098" title="bureauvide" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/bureauvide.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>A la lecture de deux informations, nos fidèles, présumant que la CCIP est à la pointe des technologies et de l’intelligence artificielle, doivent se demander si ce Blog n’est pas un simple robot informatique sans chair ni sang.</p>
	<p>La première nouvelle, de <a href="http://venturebeat.com/2010/03/08/eighty-percent-of-corporate-bloggers-stop-after-5-posts-max/" target="_blank">source IBM</a>, n’est pas vraiment une une surprise mais confirme les souffrances du Blogueur d’entreprise qui épuise après quatre ou cinq billets sa verve et sa spontanéité et cumule difficilement  ses fonctions opérationnelles diverses avec le délicat mixt de personnel, créatif et professionnel exigé par un blog stipendié.<span id="more-2097"></span></p>
	<p>La seconde est <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/03/09/l-ere-des-robots-journalistes_1316608_3236.html" target="_blank">la terrifiante page du journal Le monde</a> qui nous annonce un monde de journaux automatisés, l’intelligence artificielle  transformant les données brutes en articles plus ou moins imagés, plus ou moins de parti-pris, en des styles adaptables à différent publics et s’inspirant des talents, tournures et poncifs préférés de telle ou telle plume célèbre. Focalisé pour l’instant sur le commentaire sportif, Infolab, compte se lancer dans le secteur de la finance et de la Bourse « où là aussi les journalistes utilisent massivement un nombre limité d’expression toutes faites »<br />
Comme les journalistes, les Blogueurs d’entreprise ne doivent pas trop savoir si ces nouvelles constituent une merveilleuse libération annoncée de leur calvaire quotidien ou leur arrêt de mort.<br />
Nous ne nous appesantirons pas sur les questions propres à la presse (vers des journaux gratuits, automatisés, au profil d’écriture, voire de contenu programmé pour chaque type de lecteur ?) : la profession concernée va sûrement en débattre d’autant plus furieusement que l’emploi y est rare et les finances difficiles.<br />
Il me semble plus intéressant d’en tirer une première réflexion sur la valeur ajoutée réelle du travail intellectuel, dans quel mesure le « col blanc » est il robotisable, voire déjà un robot…<br />
La hiérarchie entre les tâches dites manuelles et les tâches dites intellectuelles ne risque t’elle pas d’être bouleversée par l’intelligence artificielle ?<br />
Tout d’abord un constat d’évidence, il sera sûrement beaucoup plus difficile et coûteux de concevoir et construire un robot-garcon de café, capable de voltiger entre des tables bondées, de reconnaitre un client d’une cliente, et de rendre la monnaie d’une main en servant une bière de l’autre, sans déborder, que d’élaborer un logiciel commentant automatiquement les résultats annoncés  d’une entreprise du CAC et les comparant, avec des expressions convenues, à ceux du secteur ou des années précédentes.<br />
Cela fait prendre conscience de la quantité de routines, de réflexes, d’automatismes professionnels et sociétaux  dans le quotidien des « intellectuels ». Et qui dit prévisible, routinier, dit programmable. L’information est la base de tout mais lui donner un valeur ajoutée c’est la commenter vraiment, l’adresser à la personne idoine, voire tenter de l’occulter, ou de la déformer, la croiser de manière inattendue ou paradoxale avec d’autres, y introduire son point de vue, sa stratégie personnelle, ses affects, bref sa subjectivité et sa culture. Et aussi, tout simplement, prendre une décision au vu des ces informations.</p>
	<p>Des activités, voire des métiers vont sans doute disparaitre dans le secteur des professions censées travailler plus avec leur tête qu’avec leur mains. Tout comme beaucoup ont disparues dans le secteur dit manuel ou justement les survivantes sont celles qui font appel aux qualités proprement humaines : créativité, sens des responsabilités,  initiative  devant l’imprévu, sens artistique, courage physique et moral etc..<br />
L’ouvrier moderne laisse sa machine numérique fabriquer, mais surveille les dysfonctionnements, repère des problèmes de qualité et d’interfaces avec le reste du processus. Le cadre supérieur futur verra sans doute un beau premier jet de son rapport d’activité au conseil d’administration sortir sans effort de sa part de l’imprimante, mais il lui faudra tout son sens critique et toute sa personnalité pour lui insuffler un sens, et de vraies propositions de prise de risques et de stratégie.<br />
Cela a ses conséquences évidentes dans la formation première comme supérieure. Plus que jamais les paresseux compilateurs , les plagiaires mous, les adeptes du copier-coller devront recevoir des zéros pointés. Non seulement d’un point de vue moral, mais pour leur éviter le chômage futur.</p>
	<p>Mais rassurons nous, un logiciel capable de gérer les réactions inattendues passionnelles ou franchement aberrantes des internautes sur un Blog d’entreprise (ou autres) restera longtemps hors de prix.
</p>
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		<title>Administrations - entreprises : vers une une réconciliation ?</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2087_administrations-entreprises-vers-une-une-reconciliation/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 08:03:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Friedland</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<category><![CDATA[entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[	On dit souvent que l&#8217;on reconnaît ses vrais amis dans l&#8217;adversité. Ainsi en période de crise  économique, les entrepreneurs ont-ils l&#8217;occasion de se rendre compte de qui sont leurs vrais &#8220;amis&#8221;.
Depuis une dizaine d&#8217;années, les relations entre entrepreneurs et administrations se sont considérablement améliorées, sur fond de réforme, de simplification, de mise en place de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/friedland1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2090" title="friedland1" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/03/friedland1.jpg" alt="" width="160" height="110" /></a>On dit souvent que l&#8217;on reconnaît ses vrais amis dans l&#8217;adversité. Ainsi en période de crise  économique, les entrepreneurs ont-ils l&#8217;occasion de se rendre compte de qui sont leurs vrais &#8220;amis&#8221;.<br />
Depuis une dizaine d&#8217;années, les relations entre entrepreneurs et administrations se sont considérablement améliorées, sur fond de réforme, de simplification, de mise en place de guichets uniques et d&#8217;e-administration.<br />
En ce sens, il est intéressant de lire la tribune publiée dans Le Monde par un chef d&#8217;entreprise élu d&#8217;une organisation patronale, qui montre comment l&#8217;opposition systématique entre entrepreneur et administration tend à se réduire pour s&#8217;orienter vers de nouvelles formes de coopération.<br />
Personnels administratifs et entrepreneurs apprennent à travailler ensemble, il ne reste qu&#8217;à espérer que ces bonnes pratiques survivent et s&#8217;élargissent encore quand la fin de la crise sera venue !</p>
	<p><a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/la-france-bouge-par-jerome-frantz_1308807_3232.html" mce_href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/la-france-bouge-par-jerome-frantz_1308807_3232.html" target="_blank">La France bouge, par Jérôme Frantz</a></p>
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		<title>Quand la ville deviendra créative…</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 10:06:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Paris</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agora]]></category>

		<category><![CDATA[Aménagement du territoire]]></category>

		<category><![CDATA[Créativité]]></category>

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		<description><![CDATA[	Métropole créative : l&#8217;association de ces termes peut sembler étrange. La métropole renvoie à une agglomération d&#8217;individus, d&#8217;habitations, d&#8217;emplois, de flux de transports, une espèce de brouhaha dynamique, mais dont le nom évoque beaucoup plus l&#8217;usine que l&#8217;atelier d&#8217;artiste. Et cette métropole serait appelée à devenir créative? On ferme les yeux, on se répète ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/villefuturiste.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2074" title="villefuturiste" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/villefuturiste-140x140.jpg" alt="" width="140" height="140" /></a>Métropole créative : l&#8217;association de ces termes peut sembler étrange. La métropole renvoie à une agglomération d&#8217;individus, d&#8217;habitations, d&#8217;emplois, de flux de transports, une espèce de brouhaha dynamique, mais dont le nom évoque beaucoup plus l&#8217;usine que l&#8217;atelier d&#8217;artiste. Et cette métropole serait appelée à devenir créative? On ferme les yeux, on se répète ces mots, et on se laisse envahir par des images de ville futuriste&#8230;</p>
	<p><strong>Thomas Paris</strong> est Chercheur au CNRS (<a href="http://www.hec.fr/Recherche/GREGHEC" target="_blank">GREGHEC</a>), chercheur associé au CRG Ecole Polytechnique, professeur affilié HEC.</p>
	<p><span id="more-2070"></span>Les nombreuses villes qui ont fait le pari de la ville ou de la métropole créative ne sont pourtant pas dans la science-fiction. Elles voient derrière ce concept des réponses à des problématiques très concrètes. Problématique de régénération urbaine, d&#8217;abord: certaines villes sinistrées ont réussi à se réinventer, à modifier leur image et leur équation économique, en misant sur la culture et la création, via un musée, comme Bilbao, via une industrie, comme le jeu vidéo à Montréal. La problématique économique en est une autre, tout en étant liée à la précédente: par les industries de la création, ou par la création plus généralement, une ville peut être le berceau d&#8217;un renouveau économique. Ce peut être encore des problématiques d&#8217;image et d&#8217;attractivité, à l&#8217;heure où les grandes métropoles seraient rentrées dans une concurrence mondiale pour attirer les entreprises, mais aussi les talents, ceux que Richard Florida appelle la classe créative, et qui vont s&#8217;avérer de plus en plus décisifs pour le dynamisme d&#8217;un territoire.</p>
	<p>Cette idée de territoire créatif soulève deux questions importantes. La première est celle du rôle que peut avoir effectivement le territoire sur le dynamisme d&#8217;un secteur de création (la mode, le design, l&#8217;audiovisuel, la musique, la publicité, l&#8217;architecture, le multimédia, l&#8217;édition&#8230;), ou, plus généralement, pour proposer un environnement fertile à la créativité, tous secteurs confondus. La réponse à cette première question n&#8217;est pas simple ; l&#8217;analyse de quelques exemples de territoires créatifs met en évidence à la fois un rôle important des clusters - ces regroupements industriels - et une ambivalence quant à la place du territoire à proprement parler. Autrement dit, si un certain nombre de mécanismes expliquent que les entreprises, notamment dans ce type d&#8217;industries, aient intérêt à se regrouper, l&#8217; &#8220;élection&#8221; d&#8217;un territoire en particulier pour ce type de regroupement s&#8217;explique moins bien.</p>
	<p>Cela soulève la seconde question, celle du rôle des pouvoirs publics pour forger un territoire créatif. Il y a certes un certain nombre d&#8217;éléments-clés: la qualité de vie, la diversité portée par l&#8217;agglomération, les infrastructures, la présence de formations de qualité&#8230; Mais pour le reste, l&#8217;engouement qui peut se créer autour d&#8217;une métropole à un moment donné repose sur une alchimie subtile entre ce qu&#8217;il y a de réel et ce qu&#8217;il y a de perçu dans la capacité de la ville à porter la créativité et entre des facteurs &#8220;hard&#8221; tels que des infrastructures et des facteurs plus &#8220;soft&#8221; comme une ambiance, un état d&#8217;esprit (voir <a href="http://www.friedland.ccip.fr/1456_devenir-le-territoire-le-plus-innovant-du-monde/" target="_blank">Devenir le territoire le plus innovant du monde ?</a>).</p>
	<p>Si disposer des différents éléments constitutifs de cette alchimie semble une nécessité pour les villes qui aspirent au dynamisme par la créativité, cela n&#8217;en constituera pas pour autant une garantie. Au delà de son sens le plus immédiat, la notion de métropole créative traduit peut-être le rôle renouvelé que vont prendre les territoires et les politiques territoriales dans l&#8217;économie de la connaissance. La métropole créative est peut-être finalement la métropole qui a su mettre en place un terreau fertile.</p>
	<p>Par Thomas Paris, auteur de <a href="http://www.etudes.ccip.fr/publication/49-les-metropoles-creatives" target="_blank">« Les métropoles créatives » Prospective et Entreprise n° 9</a>
</p>
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		<title>Wikipédia source du droit social</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2062_wikipedia-au-secours-de-la-democratie-sociale/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:26:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Canaple</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>

		<category><![CDATA[Environnement juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[	L’intérêt de la loi « démocratie sociale et temps de travail » du 20 août 2008, par-delà les réformes d’envergure mises en œuvre, est de nous faire redécouvrir nos petites juridictions de banlieue ou de province, bousculées par la réforme de la carte judiciaire. En effet, le jeu des compétences respectives des Conseils de Prud’hommes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/wikipedia.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2066" title="wikipedia" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/wikipedia.jpg" alt="" width="135" height="135" /></a>L’intérêt de la loi « démocratie sociale et temps de travail » du 20 août 2008, par-delà les réformes d’envergure mises en œuvre, est de nous faire redécouvrir nos petites juridictions de banlieue ou de province, bousculées par la réforme de la carte judiciaire. En effet, le jeu des compétences respectives des Conseils de Prud’hommes, des Tribunaux de grande instance et des Tribunaux d’instance en matière sociale placent ces derniers, juges des élections dans l’entreprise et de la désignation du délégué syndical ou du représentant de la section syndicale, en première ligne dans l’interprétation de la loi. Il en va ainsi du Tribunal d’instance de Brest déclarant, il y a quelques mois, le texte contraire au droit européen et international alors même que les Tribunaux d’instance d’Annecy et de Niort affirment, depuis, le contraire.</p>
	<p><span id="more-2062"></span>Dernier exemple en date : le jugement du 11 février 2010 rendu par la Tribunal d’instance de Boissy Saint Léger (RG n° 11-09-0012500). L’affaire est simple : le syndicat du Commerce et des Industries de l’Alimentation de la région parisienne (SCIAL), adhérent de la Confédération Nationale du Travail (CNT), désigne un salarié en qualité de représentant de la section syndicale au sein d’une entreprise. L’employeur, soutenu par un syndicat concurrent (FO), conteste cette désignation et en demande l’annulation arguant, notamment, que le syndicat en cause ne respecte pas les valeurs républicaines, condition sine qua non conformément à l’article L 2142-1 du Code du travail relatif à la section syndicale.</p>
	<p>Rappelant que selon les premières décisions de la Cour de cassation (Soc. 8 juillet 2009), il revient à l’employeur de fournir les éléments établissant en quoi le syndicat ne satisferait pas à cette condition, les juges relèvent que l’article 4 des statuts du SCIAL envisage « la formation et l’organisation des travailleurs pour l’abolition de l’Etat » et préconise « l’action directe, une forme de lutte décidée, mise en œuvre et gérée directement par les personnes concernées », fidèle en cela aux orientations de la Charte d’Amiens (1906). Celles-ci sont-elles compatibles avec les valeurs de la République ?</p>
	<p>Les juges de Boissy Saint léger vont répondre par l’affirmative à cette question, retenant que les engagements du syndicat participent d’une action revendicative propre à l’action syndicale. On ne peut certes nier que le syndicalisme a une telle vocation même si l’on peut légitiment s’interroger sur l’articulation respect des valeurs de la République / abolition de l’Etat&#8230;</p>
	<p>Une décision regrettable sur la méthode</p>
	<p>Un point en revanche prête facilement à critique : l’argumentation utilisée par les juges pour arriver à cette conclusion. Ils soulignent, à juste titre, que la définition des valeurs républicaines doit être recherchée dans les textes fondamentaux de notre droit : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Préambule de la Constitution de 1946, Constitution de 1958 et Charte de l’environnement de 2004. Sur ce point, la doctrine est unanimement d’accord. Pourquoi alors ignorer ces textes pour fonder la décision sur la Charte d’Amiens, texte hautement historique s’il en est en droit du travail mais&#8230; dénué de toute valeur juridique ? L’objet du litige n’était-il pas justement de vérifier que le SCIAL est respectueux de nos textes fondamentaux, et donc, indirectement, que la Charte d’Amiens sur laquelle il s’appuie n’y est pas contraire ?</p>
	<p>Dès lors, une crainte me vient à l’esprit : les juges ne se seraient-ils pas laisser abuser par internet ! Si l’on tape dans un moteur de rechercher « charte d’Amiens », la notice Wikipédia sort la première. Celle-ci indique : « La charte adoptée en octobre 1906 par la CGT et connue à partir de 1912 sous le nom de Charte d&#8217;Amiens reste la référence théorique du syndicalisme en France [...] La Charte assigne au syndicalisme un double objectif et une exigence : la défense des revendications immédiates et quotidiennes, et la lutte pour une transformation d&#8217;ensemble de la société en toute indépendance des partis politiques et de l&#8217;État. » Or, ces formules sont reproduites in extenso dans le jugement.</p>
	<p>Deux possibilités : soit il s’agit d’une facilité technique pour les rédacteurs de la décision qui avaient choisi, étonnamment, de s’appuyer sur ce texte, et l’on ne pourra que le regretter rappelant toutefois les conditions de travail déplorables de ces petites juridictions ; soit il s’agit d’une dérive, souvent constatée chez les étudiants en droit, consistant à chercher l’inspiration sur internet, et la pratique doit être dénoncée. La facilité d’internet ne doit en aucun cas supplanter la réflexion juridique d’autant que la référence à la liberté syndicale, constitutionnellement reconnue, aurait probablement permis d’aboutir, dans le cas présent, à la même solution.
</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les entreprises face au changement climatique : l’après Copenhague ?</title>
		<link>http://www.friedland.ccip.fr/2042_les-entreprises-face-au-changement-climatique-lapres-copenhague/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Perrin-Boulonne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agora]]></category>

		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>

		<category><![CDATA[entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[	La conférence de Copenhague s&#8217;est, certes, conclue par un accord non contraignant, mais pour la première fois la nécessité, d’un point de vue scientifique, de contenir l’évolution de la température de la planète en dessous de 2 °C, a été reconnue. Une montée en puissance des politiques publiques d&#8217;atténuation du réchauffement climatique semble très probable. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/seminaire1fev.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2047" src="http://www.friedland.ccip.fr/wp-content/uploads/2010/02/seminaire1fev-300x267.jpg" alt="" width="300" height="267" /></a>La conférence de Copenhague s&#8217;est, certes, conclue par un accord non contraignant, mais pour la première fois la nécessité, d’un point de vue scientifique, de contenir l’évolution de la température de la planète en dessous de 2 °C, a été reconnue. Une montée en puissance des politiques publiques d&#8217;atténuation du réchauffement climatique semble très probable.  Ces engagements auront des conséquences pour les entreprises, et celle-ci doivent se préparer à des changements qui vont nécessairement engendrer des coûts mais peuvent également être porteurs d&#8217;opportunités. C&#8217;était l&#8217;objet du débat qui s&#8217;est tenu le 1er février dernier à la CCIP entre chefs d&#8217;entreprises et experts.<br />
<span id="more-2042"></span><br />
Le sommet de Copenhague s&#8217;est soldé par échec, pour autant les entreprises doivent faire face à des changements. Premier changement la montée en puissance des politiques publiques avec des choix d&#8217;instruments encore à faire entre quotas (système ETS), taxes et normes.  Ces instruments sont-ils substituables ou complémentaires ? La décision du Conseil constitutionnel invalidant la contribution climat énergie soulève, au-delà du problème de l&#8217;égalité devant l&#8217;impôt, la question de l&#8217;articulation et de la dualité de l&#8217;approche par les quotas et de l&#8217;approche par les taxes. Ces questions sont soulevées dans l&#8217;<a href="http://www.etudes.ccip.fr/publication/36-changement-climatique-quels-enjeux-pour-les-entreprises" target="_blank">ouvrage présenté par Stefan Ambec et Francesco Ricci</a>.</p>
	<p>Ces réglementations auront un effet sur le développement des innovations, qui pour certaines seront des innovations de contournement. Les chefs d&#8217;entreprises présents à ce débat ont démontré qu&#8217;il existe des opportunités liées au développement de l&#8217;économie verte. Ainsi, l&#8217;industrie éolienne représente en France 9500 emplois directs et pourrait aller jusqu&#8217;à 60 000 emplois à l&#8217;horizon 2020. La production d&#8217;énergie éolienne est certes aujourd&#8217;hui aidée par un tarif subventionné, mais l&#8217;augmentation du prix des énergies fossiles la rend de plus en plus compétitive. D&#8217;autres secteurs non directement positionnés sur les marchés verts, peuvent se transformer pour devenir à la fois plus respectueux de l&#8217;environnement et plus compétitifs. C&#8217;est tout l&#8217;enjeu de l&#8217;éco-conception qui consiste à intégrer l&#8217;environnement dans toutes les étapes du cycle de vie d&#8217;un produit : réduction des coûts, amélioration de la qualité du produit et de sa longévité notamment. Dans certains secteurs traditionnels comme les industries électriques (<a href="http://www.gimelec.fr/index.php/bonnes-pratiques/publications.html" target="_blank">Gimelec</a>), la mise en place de normes et de dispositifs fiscaux peuvent pousser les entreprises à proposer une nouvelle démarche.</p>
	<p>Les experts ont néanmoins tempérés l&#8217;enthousiasme des chefs d&#8217;entreprises. La croissance verte apparaît comme une solution miracle pour générer la croissance de l&#8217;après crise.  Certes, mais la question est bien de savoir où se fera la croissance ? L&#8217;exemple de l&#8217;éolien et de son leader mondial danois, Vestas, ne doit pas faire oublier qu&#8217;aujourd&#8217;hui la plupart des cellules photovoltaïques sont fabriquées en Chine</p>
	<p>Des doutes se sont exprimés quand à la capacité de créer 600 000 emplois vert (<a href="http://www.coe.gouv.fr/spip.php?page=publication&amp;id_rubrique=69" target="_blank">voir rapport du Conseil d&#8217;orientation de l&#8217;emploi</a>). Premier doute, qu&#8217;est-ce qu&#8217;un emploi vert ? Deuxième doute, il y aura des transferts d&#8217;activités, certains secteurs gagneront au détriment d&#8217;autres, ainsi la croissance verte créera des emplois mais elle en détruira également. Enfin, où seront crées les emplois car la mondialisation existe également dans l&#8217;économie verte ?</p>
	<p>Ainsi, Copenhague a été le lieu d&#8217;une immense bataille industrielle, chacun des acteurs y menant une stratégie propre afin de pousser ses technologies. Les gagnants seront les premiers présents sur les marchés, pour les occuper mais surtout pour fixer les régles du jeu. Ce séminaire a été l&#8217;occasion de faire le point sur la capacité de l&#8217;Europe à se positionner sur ces marchés et sur son retard pris en matière d&#8217;innovation (<a href="http://www.cerna.ensmp.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=192&amp;Itemid=288">voir CERNA</a>)</p>
	<p><a href="http://www.etudes.ccip.fr/telechargement?lien=sites/www.etudes.ccip.fr/files/upload/evenements/changement-climatique-cr-201002.pdf" target="_blank">L&#8217;intégralité des actes de ce séminaire</a>, et notamment les interventions de Christian de Boissieu et Corinne Lepage, sont en ligne.</p>
	<p>*) Christian de Boissieu (Président du Conseil d&#8217;Analyse Economique, Conseiller économique de la CCIP), Corinne Lepage (Député Européen, Vice-Présidente de la Commission Environnement, Membre de la délégation européenne à la conférence de Copenhague), Stefan Ambec (Ecole d&#8217;Economie de Toulouse), Francesco Ricci (Université de Poitiers et Ecole d&#8217;Economie de Toulouse), Nicolas Wolff (Directeur général, Vestas France), Catherine Ronge (Directrice O2 France, Vice Présidente Entreprendre  Vert), Gérard Cappelli (Gimélec), Mathieu Glachant (CERNA Mines Paris Tech), Bernard Sinclair Desgagné (HEC Montréal).
</p>
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