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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-11578311</atom:id><lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 16:56:07 +0000</lastBuildDate><title>Agrarian Mood</title><description /><link>http://garamud.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (GarAmud)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>113</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Garamud" /><feedburner:info uri="garamud" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113898901826269081</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2006 17:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-02T00:27:51.772Z</atom:updated><title>The End</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://i27.photobucket.com/albums/c156/garamud/ferm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://i27.photobucket.com/albums/c156/garamud/ferm.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il allait même jusqu'à affirmer, avec une violence croissante, qu'un talent intègre, dans une époque comme la nôtre, dont &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;les racines mêmes sont pourries&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, a &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;le devoir de s'abstenir&lt;/span&gt;. Mais il y avait un point où il se trahissait : alors même que des affirmations aussi catégoriques sortaient de sa bouche, on entendait de plus en plus fréquemment sortir de sa chambre des echos de &lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Wagner&lt;/span&gt; [...] Lorsqu'il lâchait la plume ou le crayon, qu'il venait de prendre en main, c'était maintenant comme &lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;un sublime sacrifice&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;ROBERT MUSIL&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113898901826269081?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/48KDTMxGljM/end_03.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2006/02/end_03.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113778398116336630</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2006 18:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-01-24T08:43:42.163Z</atom:updated><title>SURVIVRE...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous estimons fort important qu’une personne soit de droite ou de gauche, de tempérament libéral ou conservateur, apôtre de la libre entreprise ou du socialisme. Nous ne voyons pas que, très souvent, nécessité fait loi, enjoignant à chacun d’agir de la même façon- ou à quiconque s’inquiète de survivre.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;John Kenneth GALBRAITH. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le Temps des Incertitudes.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Taxi !&lt;br /&gt;L' homme, barbu, freina net. Je montai et lui indiquai ma Destination. Si, sur le coup, m’avait-on demandé pourquoi avoir tant appuyé sur l’amorce du mot « destination », prononcé en majuscule, à supposer que la chose était possible , de rendre donc les lettrines ainsi oralement, je ne saurais quoi dire, mais maintenant que j’y pense, ce devait être l’assurance avec laquelle l'homme roulait-il et surtout la vitesse : à tombeau ouvert, son inénarrable barbe y était aussi &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et même pour beaucoup dans l’étrange sentiment qui m’assaillit alors, fait d’insécurité et de peur . Le discours que débitait une voix ferrugineuse depuis une station radio, de par sa teneur, d’un âge révolu, un mélange de fatalisme et de misonéisme, légitimait à mes yeux la façon de conduire de l’homme, qu’en gros et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour ne s’en remettre qu’aux présupposés de ce discours, seul nous arriverait ce qui devait nous arriver et dès lors, à quoi bon le port de ceinture, le rétroviseur, le respect des feux de signalisation … et pour autant qu’on veuille bien jeter un coup d’œil dans le coffre du taxi en question, on ne s’étonnera guère à ce que la roue de secours n’y soit pas. Bref, tout chez l’homme disait qu’il vivait en parfaite harmonie avec sa grille fondamentale et c’était, bien entendu, à son honneur. Je ne me serais pas permis cependant de jouer au « back-seat driver », en le mettant en garde contre tel ou tel danger, une trappe par exemple, un dos d’âne ou des enfants qui jouaient au ballon le long de la chaussée… de son côté, le chauffeur aurait usé volontiers de l’expression « chien de faïence » à mon encontre, tant j’étais taciturne, pudique. c'est que j’avais peur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous comprenez…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;A peine m'étais-je posé la question de savoir, si dans l’esprit de l’homme, la foi et&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le code de la route ne pourraient-ils pas faire bon ménage selon ladite grille fondamentale, que déjà une réponse positive fort heureusement, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;me fut fournie l’instant même de la formuler. L’homme ralentit, stoppa et se recueillit un moment, quand bien même rien ne l’y obligeait, la voie étant toute à lui, libre parce qu’à sens unique. Seulement voilà, nous étions sur l’autoroute et que loin devant, sur l’autre voie passait lentement une procession funèbre. Enfin les deux réunis, la foi et le code de la route, qui s’épousaient, un peu à la manière du rouge et du noir, me disais-je, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mais sans Stendhal pour fixer le moment.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Un instant son portable sonna.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-allô ! Oui… j’arrive !&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Le temps d’en finir avec son appel, court comme tout &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et déjà que le petit taxi, une Fiat Sienna,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;partit en trombe, avant même que la procession funèbre ne fusse tout fait arrivée à notre niveau. « C’est madame ! » me dit-il comme pour me signifier que dans ses habitudes, son honorable bourgeoise avait le primat sur tout, y compris sur ses éventuels clients et, à l’occasion, sur les processions funèbres aussi. Je ne me faisais alors aucune illusion : Il allait d’abord la reprendre chez elle, à la maison donc et par la suite me déposer moi ,son client dans la foulée… A vrai dire, je ne m’étais senti outré en aucun moment d’avoir passé en second, non que je fusse sensible à l’argument de l’homme, mais à la métaphore utilisée : &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;-vous savez, depuis ce foutu code de la famille, l’on n’appelle plus sa femme par son prénom, entres Marocains, mais par « le Ministère de l’Intérieur » et ne me dites pas que vous ne l’avez jamais utilisé, vous… &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;J’allais lui dire que dans mon cas, il n’en était absolument rien, simplement pour cause de célibat et que le terme consacré chez nous autres célibataires tout aussi marocains était plutôt, tant qu’à rester sur le registre ministériel « Le Ministrère des Eaux et Forêts ». Je n’osais le lui dire, eu égard à sa barbe de patriarche. Il stoppa enfin &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et, pour aviser son « honorable femme » de son arrivée, de notre arrivée en fait …dut-il lui biper. Passa alors un temps à attendre. Rien. « Elle fait la désirée » me lança-t-il, pour égayer l’atmosphère de plus en plus pesante. J’en étais encore après la métaphore évoquée, l’étudiant&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de près. Elle ne me disait rien, la métaphore, ou alors qu’en l’utilisant, on était quelque peu nostalgique à une certaine époque où monsieur Basri chapeautait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour ainsi dire de main de fer ce ministère et bien d’autres encore, avec la facture que tout le monde connaissait alors . En somme, « le Code de &lt;st1:personname productid="la Famille" st="on"&gt;la Famille&lt;/st1:personname&gt; » sonnait dans l’oreille du chauffeur comme une « passation de consigne » d’un sexe à l’autre et dans le cadre du couple marocain, il incombait décidément à la femme de "porter la culotte".&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-La voilà ! Enfin …&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je me ressaisis. Ajustai ma cravate ainsi qu’il l’aurait fait tout &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cicisbeo&lt;/span&gt; qui se respectait et qui se savait en présence d’une femme mariée dont il espérait tirer une ou deux&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;estampes japonaises. Je jetai un coup d’œil furtif sur « l’honorable bourgeoise ». J’en fus tout bonnement foudroyé. Incroyable ! Je me faisais tout petit alors, priant pour mon âme ainsi que pour celle de Salmia, « l’honorable bourgeoise » s’il arriverait à l’homme d’avoir vent de ce qu’il en avait été de son honneur, avec moi comme avec tant d’autres, les moustachus comme les imberbes , voire les glabres . Elle vint vers nous et, à ma vue, arbora un de ces sourires qu’ont les femmes qui n’ont absolument rien à se reprocher. Moralement. Elle alla dans son assurance jusqu’à m’appeler par mon nom et me gratifia même d’une bise. Pour cela, j’ai dû sortir du petit taxi et une fois la bourgeoise bien installée sur le siège arrière, je claquai fortement les portières et regagnai le mien de siège. Le plus gentiment du monde.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;-Je suppose que tu as encore une fois menti ! L’apostropha-t-elle en souriant. Ne serais-je pas par hasard votre vertueuse et honorable épouse ?&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;-Que Dieu me pardonne pour avoir menti au monsieur! Je voulais seulement rentabiliser au maximum ma course, faire d’une pierre deux coups. Je tiens à survivre, moi! Tu sais ...? Lui répondit-il.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;-Oui ! Sauf que, que depuis le temps le pardon n’est plus du ressort de Dieu, mais plutôt de celui de son prochain, votre client. Tu sais ? il faut bien vivre, au-delà de ses convictions respectives. Tu me faisais le maquereau par moments certes, et c'est tout à fait compréhensible, la vie étant ce qu'elle est, dure pour tout le monde, mais au moins n'essaie surtout pas de vendre quelque image que ce soit de toi, qui impliquerait Dieu en personne. il faut bien vivre! tu disais et je le sais, mais moi, je ne me leurre point. je suis une pute et je ne m'en cache pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je regardai l’homme. C’était à lui de se faire petit alors…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;_________&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Cicisbeo : en anglais, homme affectionnant les femmes mariées.&lt;/p&gt;   estampe japonaise : aventure extra-conjugale  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113778398116336630?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/zIKmzGWSZfE/survivre.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>33</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2006/01/survivre.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113716524947652325</guid><pubDate>Fri, 13 Jan 2006 15:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-01-13T15:22:42.556Z</atom:updated><title>9UIDER, UN ANABAPTISTE DE CHEZ NOUS</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Le poison, c’est l’apparition goutte à goutte de nouvelles conceptions en morale, en art, en politique dans le sein de la famille, les journaux, les livres et les relations sociales. Robert MUSIL&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Sans être chrétiens, nous autres Marocains, nous sommes d’authentiques anabaptistes ! &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;p&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="float:left;color:#D4D4C7;font-size:100px;line-height:70px;padding-top:2px;font-family: Times, serif, Georgia;"&gt;D&lt;/span&gt;isait l’homme, un sexagénaire au blanc-bec qui voulait lui apprendre comment un bon musulman se doit de faire pour accomplir sa prière : la paume de la main droite sur le revers de la main gauche, orteil contre orteil, en rangées serrées pour ne laisser au Satan le loisir de se mettre entre eux, ainsi qu’il le réclamait je ne sais plus quel cheikh sur une K7…  Sauf qu’aux yeux du vieux, il y avait dans la façon de faire du jeune homme quelque chose de désobligeant, de transcendantal. Une façon qu’il devait certainement à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;son modeste niveau d’instruction qu’il voulait accommoder, coûte que coûte, avec un certain prosélytisme religieux de plus en plus ambiant, à la prédication. Ce qui revenait à dire, pour le vieux, que le jeune voulait lui montrer où étaient situées les vignes de la famille et d’une certaine façon, lui apprendre à faire aussi, pendant qu’il y était, des grimaces. Ce qui était proprement intolérable, eu égard à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;l’âge du monsieur, la soixantaine bien sonnante et celui du jeunot, à peine la vingtaine ! &lt;/p&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que la scène eut lieu au sortir de la mosquée. Quelques moments avant, les deux hommes faisaient leur prière côte à côte. Le jeune homme tenait à coller son&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;petit orteil contre celui du vieux. Ce dernier, pour avoir été élevé à procéder autrement au rituel, et l’avoir pratiqué ainsi sa vie durant, désapprouva les sollicitations du petit, cherchait à tenir le jeune homme à distance, à quelques centimètres. Une fois dehors,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ladite prière accomplie tant bien que mal, le jeune homme voulait lui faire la leçon. Mr. 9ouider, le vieux en question, lui prêta l’oreille, se suffisant de réajuster son béret, chaque fois que le jeune lui en racontait une, parce que telle était l’idée du prêcheur sur la k7 audio et que si le cheikh le disait, c’est que c’était vrai. C’aurait pu s’arrêter là, n’était-ce que le jeunot signait et persistait.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Ecoutez  moi ! Fiston, cela fait maintenant 53 ans que je fais mes prières de la sorte : les mains ballantes avec, comme tout le monde par ici, les petits orteils un tantinet distanciés de ceux de mes voisins immédiats et ce tous les jours, sauf cas majeur. Et ce n’est pas maintenant qu’on va me ré-islamiser. Cela ne se fait pas ! Voyons …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- C’est qu’avec le temps, des impuretés s’étaient incrustées dessus le rituel qu’un renouveau de la pratique religieuse s’impose. Si tu l’as remarqué, y en même qui se défont de leur culottes pour y aller ! c’est plus une mosquée, plutôt le hammam&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Ah, je vois ! c’est là le signe distinctif de nos frères les chleuhs, mais pour ça, tu dois savoir que dans le temps, ils avaient deux tenues, une pour vaquer à leur préoccupations de tous les jours et une autre pour accomplir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la prière. Ce que tu as remarqué n’en est qu’une survivance qui remontait à l’époque des Almohades. Une grande dynastie si tu savais … mais s’ils le font c’est par souci de pureté.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Quoi que tu en dises, nous devons prier en rangs serrés pour que Satan ne s’immisce pas entre nous, croyants &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Mais pourquoi ne pas le laisser plutôt prier avec nous et que l’on finisse une fois pour toutes avec tous les drames, tous les crimes du monde qu’on lui met faussement sur le dos et puis, à ma connaissance, il n’y a aucune plainte enregistrée contre Satan, dans quelque tribunal que ce soit ; il n’y en a que pour des hommes comme toi et moi, de ces atrocités…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Je vois … alors, dernière question : pourquoi 9ouider, ton prénom, alors que tout bon croyant ne saurait s’accommoder d’un diminutif. Le prénom Abdelkader ne te plaît-il pas ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Certes, nous nous donnons volontiers de ces prénoms à la résonance pleine de foi, mais depuis le temps, nous nous étions arrangés pour que ces mêmes prénoms, aussi pieux, aussi vénérés, soient aussi des plus courts, des plus abrégés et ce comme préalable à la foi totale. On se prénomme 9ouider, dans un premier temps en guise de simple pétition de foi et le jour où l’on aura tout à fait la foi, alors là on prendra le prénom en entier. Ce qui n’est pas encore mon cas … &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-comment ?!!! tu n’as pas encore la foi en Dieu !!!&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-je suis seulement musulman, mais de là à dire que j’ai la foi, que je suis mu’min, croyant, il y a tout un chemin qui me reste encore à faire ! un peu comme « al a3rab », dans le coran… &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113716524947652325?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/Ju9kzDdsHFc/9uider-un-anabaptiste-de-chez-nous_13.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>14</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2006/01/9uider-un-anabaptiste-de-chez-nous_13.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113550802996735950</guid><pubDate>Sun, 25 Dec 2005 10:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-15T17:53:00.501Z</atom:updated><title>Amours félines</title><description>&lt;span style="color: rgb(74, 107, 173); font-weight: bold;font-family:Arial,sans-serif;" &gt;&lt;blockquote style="color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;If you hold a cat by the tail you learn things you cannot learn any other way. Mark twain&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;       &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;-De ma vie de pute, je n’ai vue de femelle aussi catin, aussi dépravée&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;que toi ! Mimi …&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!-- the drop cap --&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="margin-right:6px;margin-top:5px;float:left;background:firebrick;border:1px solid black;font-size:80px;line-height:60px;padding-top:2px;padding-right:5px;font-family:times;"&gt;C'&lt;/span&gt;est Mme S*** qui parla ainsi, une prostituée notoire, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un brin de jalousie dans la voix, à l’adresse d’une petite chatte qui venait juste de se faire sabler apparemment pour la première fois dans sa vie, une débutante donc, une pucelle, une heure durant par les chats du secteur, tous les chats du secteur je veux dire, &lt;a href="http://garamud.blogspot.com/2005/07/la-thrapeute.html"&gt;Griba &lt;/a&gt;en tête. A vrai dire, pour mon grand désespoir, je n’ai pu voir Mimi à l’œuvre dès le début de son exploit - c’en est vraiment un, à en croire les spécialistes alors présents dont, entre autres,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mme S***. Et je regrette car c’aurait pu m’intéresser au premier degré, moi qui n’ai de ma vie vu d’amours félines, même pas à la télé, dans un documentaire animalier par exemple. Du sexe, je ne saurais m’auréoler d’aucune autorité outre que celle que me dicte ma pratique personnelle, aussi modeste soit-elle et les quelques conseils prodigués par Cheikh el Kardaoui, l’autre dimanche sur Al Jazeera. Dieu serait donc allé jusqu’au bout dans sa volonté : m’épargner cette expérience mais, en même temps, me faire vivre quotidiennement celle de Bouddha, climatiseur en plus, depuis la voiture, un taxi, sur le chemin de mon travail, des gens dormant à même le sol, des enfants délaissés, la faim, la misère, la dèche... Mais comment se fait-il que de ces scènes, je n’ai rien vu jusque-là et quand Il m’en donne à voir, dans Son immense mansuétude, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;c’est une monstruosité, un cas d’espèce. Mimi la chatonne.&lt;div style="clear:both;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Entre-temps, Mimi est devenue une curiosité locale. La star du bar.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Sa vedette attitrée. On y va seul ou en groupe, motorisé ou en pédibus,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour voir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;se re-produire la chose, le miracle, l’oracle miaulant. Un peu comme à Bouya Ommar, cependant le kil en &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;bâton de pèlerin. Le spectacle tient tant de la gageure, vaut le détour et toutes les étrennes du monde. En cette fin d’année. De peu, Mme. S*** allait lui dire, tel le Cardinal Hippolyte d’Este à l’Arioste, son protégé disait-on : « Mais Diable ! où est-ce que vous avez pris toutes ces folâtreries ! ». La chatonne était bel est bien la protégée de madame. Malheureusement pour elle, madame n’était pas un de ces montres sacrés pour l’immortaliser en un trait, une formule, quoi l’éternité ! la postérité… juste des volutes, quelques langues déliées, ivrognes et le téléphone arabe pour donner à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Mimi droit à ses dix minutes de célébrité. Il en avait été ainsi, le temps d’aimer. Chaleur que tout cela !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La tantième bière à la main, je décela dans le spectacle gracieusement offert par Mimi et ses complices, quelque chose qui relevait plus de L’Histoire des idées, dans ce qu’il a de lacunaire, d’impénétrable qu’une simple mécanique du désir, actionnée en l’occasion par, dirait Musil, « Le lever, le coucher du soleil et de la lune, les phases de la lune, de Vénus et de l’anneau de Saturne, ainsi que nombre d’autres phénomènes importants, étaient conformes aux prédictions qu’en avaient faites les annuaires astronomiques. ». C’était ça aussi, les appréciations des témoins oculaires, quoique pauvrement formulées. Si tel était le comportement de Mimi, disaient-ils, c’était dû au fait que nous étions en hiver et qu’à l’hiver, l’instinct de conservation est particulièrement à l’œuvre, chez ce genre de &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;félins …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Ah ! c’est la saison des amours… » Disaient-ils tous, unanimement, mais une fois attablés ils ne pouvaient s’empêcher de commenter le spectacle d’après leur référentiel respectif, leur grille fondamentale : accabler la chatonne en chaleur de tous les maux. Le scandale c’était bien évidemment Mimi. L’opprobre aussi. Sans ses travers, ses mœurs permissives, les félins du secteur seraient tous tranquilles à l’heure qu’il était, chacun dans son coin à se prélasser, à se pourlécher la robe. Mais que voulez-vous ! il n’y a pas de fumée sans feu, et dans ce cas bien précis et pour autant que l’on se fie à la morale, à Dieu, aux apôtres, seule Mimi était à condamner ; dès lors Mimi ne pouvait être qu’une petite salope dans son genre. Si elle était de bonne race, Mimi aurait sorti ses greffes, lacéré le joli minois de Griba et de tous les autres, au lieu de se laisser assaillir, en faisant &lt;a href="http://www.heise.de/ct/Redaktion/cm/foto/images/mops.jpg"&gt;« pattes de velours »&lt;/a&gt;, …. Les chats qui s’étaient acoquinés avec elle, à tour de rôle, ne faisaient eux, aux yeux du monde alors présent dans le bar que répondre à des stimuli, aux avances de Mimi donc et qu’à ce seul titre, ils avaient le droit à des circonstances atténuantes, étant abusés et pouvaient-ils seulement faire autrement ! Bien évidemment …Zdag adag !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Un moment, un ivrogne se leva, porta son regard sur le portrait du monarque accroché au mur et, en vidant les lieux, nous lança : il fallait s’y attendre ! à la dissolution des moeurs, depuis le Nouveau Code de &lt;st1:personname productid="la Famille" st="on"&gt;la  Famille&lt;/st1:personname&gt;… je sus alors que je venais d’assister à un cours d’histoire qui ne disait pas son nom, prodigué par Mimi la chatonne&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et qui plus est par l’exemple, à l’attention de tous les présents. Qu’en somme, de sa vie de pute, Mme S*** n’a vu femelle aussi catin, aussi dépravée qu’elle, Mimi …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113550802996735950?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/EdcqgvBWNAY/amours-flines_113550802996735950.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>21</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/12/amours-flines_113550802996735950.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113388662685589909</guid><pubDate>Tue, 06 Dec 2005 16:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-17T02:29:05.195Z</atom:updated><title>L'An I</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="huge"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;blockquote&gt;Automobiles shot out of deep, narrow streets in the shadows of bright squares. Dark clusters of pedestrians formed cloudlike strings. Where more powerful lines of speed cut across their casual haste they clotted up, then trickled on faster and, after a few oscillations, resumed their steady rhythm. Robert Musil&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="float: left; color: rgb(204, 51, 0); line-height: 80px; padding-top: 1px; padding-right: 5px;font-family:times;font-size:100px;"  &gt;V &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;u depuis mon comptoir,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le monde est triste, son spectacle est désolant, lugubre … qu’à ce constat, me vient à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;l’esprit l’idée, saugrenue certes, que j’en suis redevable devant l’Eternel, personnellement, de cet état du monde donc, pour m’avoir laissé accouder de la sorte, mollement il faut dire, au comptoir dans une posture qui ne peut qu’en attirer, de ces idées suspectes. Au lieu de me ressaisir, de mettre un peu de dignité dans ma façon d’être dans le monde, je trouvai un vilain plaisir à le faire perdurer, simplement en regardant nos bourgeois affairés allant leur chemin, qui diagonalement, qui horizontalement, qui verticalement, selon l’inspiration du moment, par-delà le code de la route…il ne faisait aucun doute, en mon esprit alors qu’à en juger d’après le comportement reproduits par les uns et les autres sur la place publique, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;nous étions d’une certaine façon bel et bien dans une société laïque et que pour la foi et pour les filles, il y a des maisons pour ça. Autrement, comment expliquer qu’aucun de ces chauffeurs ne se rappelât le moindre précepte religieux, n’eût pris son prochain en compassion, ni la peine de prendre en patience son champignon quand la vieille femme, le vieil homme voulaient traverser la rue en y mettant la lenteur de leur âge où la disgrâce que trahissent leurs origines campagnardes. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;De dépit, j’aillais me fourrer l’index dans la narine, la triturer un bon coup comme à mon habitude en ces moment-là quand je m’ennuyais, lorsque se produisit ceci d’extraordinaire : un vieil homme n’osait traverser la rue de peur d’être écrasé par un de ses coreligionnaires. Un feu roulant de voitures lui passait en effet sous le nez sans discontinuer et sans jamais s’arrêter pour lui donner, à lui le vieil homme, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le luxe de passer à l’autre côté du boulevard. Il en était ainsi un moment, un long moment …&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Contre toute attente, une voiture s’arrêta tout net,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;invitant l’homme à y aller enfin à son rythme, dans l’accomplissement de ce qui lui semblait être alors la grande traversée de sa vie. L’autre trottoir. La conductrice, une jeune femme, sortit la main gauche de la fenêtre et pria le vieillard d’y aller. Ce dernier, intimidé jusque-là par le comportement des autres automobilistes dut mettre un temps pour décoder son message. Probablement parce qu’il pleuvait et que le feu était au vert, le vieillard &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;n’osait portant y mettre le moindre pas. Il ne fallait plus pas plus pour que les autres automobilistes se mettent à klaxonner après la conductrice, donnant à entendre que partout dans le monde on était ou diesel ou essence mais au Royaume des Sens l’on ne roulait qu’à coups de klaxon. Heureusement, l’antagoniste du jour faisait apparemment fi de ce particularisme marocain et s’entêtait à bloquer le flux, tant que le vieillard n’eût atteint l’autre côté du boulevard. Un moment, le vieil homme indiqua du bout du doigt à la femme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;tour à tour le feu alors au vert et l’agent de police, une femme, qui se tenait vigilamment à quelques mètres de là ; la conductrice lui répondit en levant son doigt à elle vers le ciel comme pour lui signifier qu’il pleuvait et qu’il pouvait y aller en premier, lui le vieux, le piéton, quand bien même cela n’était pas du goût des autres…. Ce dialogue de sourds en rajoutait à l’exaspération des autres conducteurs et cela faisait un ridicule concert de klaxons, de plus en plus assourdissant. Intenable.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce n’était qu’à ce moment-là que l’agent intervint enfin. D’un geste, la femme policier cristallisa l’effet du&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;feu rouge, l’inhibant dans ce qu’il avait jusque-là d’univoque et d’indiscutable, donnant à ceux qui y étaient obligés le loisirs d’en être pour une fois exonérés, de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;rouler au feu rouge… Mais le vieillard n’arrivait toujours pas à se décider. L’agent alla vers lui, lui prit la main et lui fit traverser le boulevard, pas à pas, doucement, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le plus posément du monde. L’homme se confondait en remerciements tout au long du trajet mais une fois arrivé en lieu sûr, sur le trottoir il se mit à gesticuler d’une drôle de façon, à maugréer qu’interpellé par un autre piéton au sujet de cette aventure (et c’en était vraiment une) le vieillard lui répondit qu’on avait plus de respect pour les gens de son âge et que sans le concours d’une conductrice qui avait bloqué la circulation, secondée par une autre femme, l’agent de circulation, il serait à l’heure qu’il était à poireauter encore sur le trottoir, en attendant ce qui devait être dans son univers mental Godot pour lui tendre cette main secourable. En racontant son aventure au piéton, L’homme n’aurait en dernière analyse fait que relater une succession de faits, plus ou moins fidèlement et&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;reconnu grâce aux deux femmes pour lui avoir sauvé la mise, mais pourquoi diable ne s’empêchait-il pas d’adjuver au vocable « femme », un autre vocable, intraduisible :« hachakoum ». il ne me fallait pas plus, à moi, pour sentir la tentation de remettre mon index dans la narine, de dépit. Vous l’aurez compris.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113388662685589909?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/5uXVcNnxU_g/lan-i.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>20</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/12/lan-i.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113295098012720736</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2005 20:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-12-07T13:08:42.760Z</atom:updated><title>Deux mondes différents ...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le vieil homme, le pas mou, dut écraser quelque chose sur son passage, une queue laissée à l’abandon sur le couloir par son propriétaire, un chien d’agrément qui répondait au nom de Goupio. Ce devait être aussi un de ces chiens qu’on dit savants pour avoir ainsi dominé sa douleur, fait preuve de sang-froid, de dolorisme et même de &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;philosophie, en se ressaisissant avec un  air muet, à peine&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;désabusé, là où un Marocain moyen en serait venu aux gros mots, Tout bonnement : &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Makatchoufch al 7ayawanne&lt;/span&gt; (1) ! L’homme ne s’en était même pas aperçu. C’est pourquoi, présumèrent tous les habitués du coin, continua-t-il sur sa lancée, droit sur la table au fond du café, où trois autres vieux l’attentaient déjà, chacun à la main un verre de thé à la menthe. Tous arborèrent un sourire bon enfant à le voir accourir vers eux. Il faut dire qu’une partie de jeux de carte allait bientôt être amorcée par eux et qu’avec la venue du quatrième le quorum y était enfin. Ce serait alors comme toujours, deux contre deux, une partie de Karta, en attendant le muezzin pour la prière du coucher de soleil.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Chose extraordinaire : Si Goupio, le chien fit sur le coup montre d’un grand « self-abasement », lui le terrier anglais, &lt;span style=""&gt;Belen&lt;/span&gt;, sa maîtresse  espagnole ne pouvait se résoudre à laisser passer le vieux primate, comme ça impunément, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;sans lui tirer l’oreille au passe. Elle se mit à rouspéter donc, à crier que l’homme était un goujat et que si cela se faisait dans le bled, elle lui aurait allongé volontiers quelques taloches, elle la femme, la « demi-cervelée ». Evidemment elle s’en était retenue parce qu’elle savait pertinemment &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;que les lares du lieu ne sauraient s’accommoder des us de la chevalerie, ni ceux de la gentilhommerie. C’était, pour enfoncer la porte ouverte, au Maroc comme au Maroc…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais qu’est-ce qu’elle a ? Cette vieille harpie … demanda le vieux en écarquillant, gros, les yeux.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-c’est qu’elle n’est pas contente ! Tu as marché sur la queue de son chien, lui dit &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un témoin.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Zut ! répondit le vieil homme, va falloir que je refasse mes ablutions. Car selon l’imam de la mosquée, quiconque a touché à un chien, se doit de refaire ses ablutions, l’animal étant impur, particulièrement celui-ci …&lt;br /&gt;------------&lt;br /&gt;(1) regarde où tu mets les pieds! animal ..&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;(A suivre)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113295098012720736?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/jxADxxBzNBI/deux-mondes-diffrents.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>9</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/deux-mondes-diffrents.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113268009127393216</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2005 17:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-07T00:36:41.192Z</atom:updated><title>Babel Bar</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à formuler le fond de leurs pensées, quand elles sont à rebrousse-poil, dans une langue étrangère. Craignent-il d’offenser les totems de la tribu  et ses idoles ?  la résonance vaginale ? ses bien-pensants, Peut-être … je ne parle pas de l’occurrence « chou de Bruxelles », accouchée telle quelle, dans un texte très british, et mettons « Les Versets sataniques », par exemple, au tout début et l’œuvre parce que, paraît-il,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dès qu’il s’agit de ce chou-là, l’on ne pourrait le rendre, dans quelque langue qu’on écrit, autrement qu’en français…Je ne parle pas là de cette occurrence, somme toute technique, même si sur le coup l’écrivain est devenu l’homme à abattre pour les uns et un chou pour les autres. Dès lors, le chou ne relève plus de l’ordre du neutre, mais du foutre.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Par deux reprises et sous le même toit, ai-je assisté cet après-midi à deux scènes des plus éloquentes à cet effet où des gens, pour ne pas avoir à être confondu dans leurs propos, tant désobligeants vous allez voir, durent recourir à des langues qui, sans être vernaculaires dans le coin (au clud des Mohock donc), étaient des plus indiquées.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Première scène :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;L’homme, le proprio du bar, voyant qu’on a accroché au mur une horloge dont il ne voulait pas apparemment, s’adressa au gérant dans un berbère qui pue le « génie » de &lt;st1:personname productid="la Provence" st="on"&gt;la Provence&lt;/st1:personname&gt; française : ces gens-là (c'est-à-dire nous autres ivrognes) n’ont absolument rien à foutre avec l’horloge, elle leur donnera la mauvaise idée de partir et c’est contre-productif pour notre activité. Mon premier reflex était de chercher l’heure mais d’après ma montre personnelle. Il m’a vu regarder la montre. Il se tut et je partis.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Deuxième scène :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Un couple mixte, germano-marocain. Un moment l’homme dut prendre la bière de sa bourgeoise et, à la régalade, en vint à bout sous le regard sidéré de sa compagne. Celle-ci n’apprécia point le geste et du revers de la main envoyer la bouteille de bière s’écraser contre le mur, juste au dessous de la nouvelle horloge. Tout le monde se tut, se focalisa le regard sur eux, attendant peut-être que leur compatriote eût le geste qu’il fallait pour sauver l’honneur de la tribu. il la regarda un moment et d’une voix tout ce qu’il y a de grincheuse lui lança, dans la langue de Goethe :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 255);"&gt;&lt;/span&gt;Gestern hast du meinen Schwanz geblas&lt;a href="http://www.zeigen-verboten.de/Humor/fledermaus.jpg"&gt;e&lt;/a&gt;n und heute bist du gagegen, ich trinke von deiner Flasche nicht ! (1)&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Puis encore plus grincheux vida les lieux et, en arabe, nous lança :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;In3al dine Zouaj wi in3al dine le3ialate !&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;------------------&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;(1)&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;hier tu me suçais la queue et aujourd’hui tu es contre l’idée que je boive de ta bouteille&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;(2)&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;maudit soit le mariage et maudites soient les femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113268009127393216?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/XKJWBxQGEC4/babel-bar.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>14</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/babel-bar.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113243664713407980</guid><pubDate>Sat, 19 Nov 2005 21:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-19T22:17:35.916Z</atom:updated><title>Le Chat Noir 7</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Incrédule était mon voisin qui se rassit à côté de moi, déposa le petit chat sur la table et me pria d’en juger par moi-même. A cet effet, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;il &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;lui écarta la queue, en la tirant par le haut, de façon à ce que l’animal, son arrière-train dûment inspecté de plus près, avec ses deux joyaux de la princesse tombants, n’eût prêté le flanc à aucune ambiguïté quant à son identité sexuelle. Un chat. Bien sûr que je &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;savais qu’il en était un, de robe noire, de sexe masculin ; je le savais et de visu s’il vous plaît ! pour lui avoir tenu du bagout un moment et d’après le timbre de sa voix, il ne pouvait être qu’un chat. Pour être agréable à l’homme, j’en étais même venu à dire tout le bien que je pensais des félins en général et du spécimen alors humilié sur la table en particulier. Je fournissais un discours des plus cohérents sur l’animal, en me rappelant mes anciens cours de Sciences Nat, qu’à en juger d’après le volume de ses deux testicules, il devait en avoir dans les cinq balles et des yeux je cherchais à le rassurer, à lui signifier par un clin d’oeil que je ne piperais pas un mot de ce qu’il en était tout à l’heure : un chat qui me parlait et qui marquait sa préférence pour de la vodka au petit lait. Cela lui serait fatal. On n’en ferait un signe du temps messianique, un monstre dont il nous serait indispensable, nous autres humains, pour notre survie, de nous en débarrasser pour le bien du genre. Notre genre bien sûr. Un chat parlant, voilà le signe avant-coureur du Grand Jour.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Arrête de faire le con ! me dit le voisin. Que lui as-tu fait ? à notre chatte …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-votre chatte ! mais c’est un chat …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Maintenant oui ! mais avant que tu n’ y &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;en touches un mot, c’était une chatte !!!&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Alors il devrait y avoir une erreur sur le petit félin. Est-ce bien le vôtre ? en êtes-vous sûr ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-mais oui ! quand il était rentré chez moi, il avait les mêmes habitudes que celle que j’avais jusque-là. Sa façon de remuer la queue pour témoigner de son affection indéfectible pour ma fille aînée, ses griffes qui sortent spontanément quand mon fils s’en approche et surtout son amour inconditionnel pour le petit lait ! tout chez l’animal me porte à croire que c’est la chatte que nous avions toujours eue chez nous, sauf que c’est bel et bien un chat et non une&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;chatte!&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais pourquoi êtes-vous venu me demander des explications à moi ? je ne suis pas Dieu !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-c’est que tout le quartier dit ton appartement hanté et de toi on fait un possédé notoire…bien sûr que &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;tu n’es pas Dieu, mais tu en es le contraire : le Diable.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-moi ! possédé ? et mon appartement hanté ?!! Laisse-moi te dire que le diable n’est jamais qu’une construction mentale de l’homme, au même titre que dieu, qui en est un dérivatif, à tout casser.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-eh oui ! bien des familles y ont habité avant toi ! dans ton appart … et toutes ont déguerpi un beau matin, à la cloche de bois donc, le temps de réaliser que les djinns et les lares y demeuraient eux aussi .. il n’y a que toi qui aies fait long feu dans cet appart, qui aies pu cohabiter ainsi avec ces créatures qu’on ne nomme pas …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais je ne m’en étais jamais rendu compte ! il me paraît à moi normal, mon appart et d’ailleurs je l’aime  tel qu’il est, mon appart, aussi bordélique qu'il puisse être à vos yeux, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et je ne crois pas du reste en l’existence des djinns, ni à celle de Dieu, non plus ....&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-c’est que tu te soûlais la gueule tout le temps et quand tu rentrais tard chez toi, les djinns vous mettaient dehors. Le matin, tu te réveillas sur le pavé et tu en conclus tout bêtement qu’encore une fois tu avais trop bu la veille et que tu avais découché … &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;cela continuait et de plus belle. Mais à nous autres habitants du quartier, cela ne fait aucun doute : Tu es bel et bien un possédé et la transmutation sexuelle de ma chatte, ne peut être qu’une preuve de plus : tu es le diable !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-écoutez-moi : si tu ne veux plus de ton chat, je peux le reprendre et te promets d’en prendre grand soin.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Volontiers ! Mais je ne peux &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pas m’empêcher d’y voir le signe avant-coureur de l’Apocalypse, surtout après le Nouveau Code de &lt;st1:personname productid="la Famille" st="on"&gt;la Famille&lt;/st1:personname&gt; et les deux championnats de football remportés successivement par le Hassania d’Agadir…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’homme me jeta à la figure le chat noir. Je le choppai au volant et lui dis , au chat donc, en aparté: Achkid a yiwiss n'takahbicht (1) ! …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Miaou ! me répondit-il… miaou !!!&lt;br /&gt;----------&lt;br /&gt;(i) viens! fils de pute!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113243664713407980?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/OF1VSqXIb2M/le-chat-noir-7.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>7</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-7.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113207747879802576</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2005 17:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-17T20:55:17.623Z</atom:updated><title>Le Chat Noir 6</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 3.6pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Aussi, ne m’étais-je jamais senti en forme pour vivre dans un grand ensemble, surtout en co-propriété. Cette psychorigidité n’était point mon seul apanage, mais généralisable à toutes les gens qui y vivaient au même titre que moi : des montagnards et des campagnards dans leur majorité. Ceux-ci, en reconnaissance de leurs hauts faits d’arme pendant la guerre de libération, s’étaient vus gratifiés par l’Etat de logements subventionnés et d’autres agréments encore. Après tout, Semblait dire le Léviathan, ces gens là avaient pris le maquis quand les autres faisaient du business avec l’Occupant. Le fait est que, un demi-siècle après l’indépendance, certains en sont encore à courir après ces agréments dont un particulièrement, un musicien très connu sur la place, qui était allé s’en procurer lui aussi de ces « Indulgences », sous prétexte qu’il avait lui aussi fait de la résistance. Il était, avançait-il sans sourciller, le seul Marocain qui eût osé jouer au violon à l’occidentale, horizontalement, quand les autres étaient tenus d’y aller à l’indigène, verticalement donc : le cul du violon sur le genou gauche, un peu comme chez Stati. Au dire du violoniste, Cela aussi était de la résistance!&lt;/p&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 3.6pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;Heureusement, mes voisins étaient tous ou résistants authentiques ou fils de vrais résistants, partant de l’avis que la résistance était partout dans le monde, le fait surtout du petit peuple et l’Etat était bien obligé de composer avec cette vérité historique. Seulement voilà : quand Il voulut leur octroyer ainsi des habitats, Il voulait couper avec tout ce qui faisait alors &lt;i&gt;modèle français&lt;/i&gt;. Il n’était pas question, par exemple, de donner dans le HLM, trop en vogue alors dans l’ex Métropole; Alors, tout bêtement, Il inventa le HBM (1). Pour cela, avait-Il eu l’idée d’engager un architecte italien pour la conception de ce qui allait être par la suite ces grands ensembles, faits de plots cubiques à perte de vue. L’œuvre de cet architecte, pour être Italien, était frappée du péché originel. Les appartements, avec leurs fenêtres, donnaient les uns sur les autres. Ouvertement. Cela faisait trop de vis-à-vis ! Ce qui n’était pas du goût des futurs locataires, qui avant même que de s’y installer, durent condamner les fenêtres ou du moins y mettre des grilles, selon qu’on était d’origine montagnarde ou campagnarde. Pour les gens de la montagne, d’un naturel méfiant, il leur était pénible de se savoir ainsi fragilisés par cette ouverture sur le monde extérieur ; pour ceux de la campagne, si fenêtre doit-il y avoir, elle ne saurait être qu’à l’intérieur même de la demeure, partant du principe que pour vivre heureux, il faut vivre caché.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 3.6pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;L’autre grande maladresse de l’architecte était le fait qu’il avait prévu pour les appartements, en matière de commodités courantes, des chiottes anglaises, exclusivement, de sorte que, là encore les gens s’étaient estimés lésés dans ce qu’ils avaient de plus cher cette fois-ci : la foi. Mais où est-ce qu’on peut faire ses ablutions ?! Était le premier constat qui leur venait à l’esprit quand ils inspectaient pour la première fois les lieux. Et ils avaient raison. Il n’y avait pratiquement aucun lieu pour les ablutions. Alors, tous, s’étaient acharnés contre ce qu’ils appelait alors une hérésie : les chiottes anglaises. Ils les enlevèrent toutes et à la place, en installèrent de turques ; sauf qu’à l’époque, on n’avait pas encore reconverti les fils de martyrs, les pupilles de la nation en plombiers et toutes les réinstallations effectuées capotèrent, par manque de savoir-faire et de personnels qualifiés. Il y avait des fuites partout, faisant des voisins d’au-dessus les ennemis jurés de ceux d’au-dessous, on était ligué les uns contre les autres, les étages impairs contre les étages pairs, en « amont et en aval » de l’immeuble. La guerre des paliers pouvait alors commencer…de la haine qui se cristallisait doucement dans l’air et s’abattit à chaque fin de mois, tel le foudre, quand l’un des habitant faisait le tour des appartement pour ramasser l’argent nécessaire pour payer la facture de l’eau et de l’électricité, l’architecte ayant prévu un seul compteur par immeuble. L’architecte croyait avoir fait ainsi preuve d’authenticité, touché le génie des Marocains, l’esprit communautaire, la solidarité sociale…&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 3.6pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;En un mot, nous étions proprement programmés pour nous entre-bouffer, mon voisin et moi, quand bien même l'intention première de l'architecte italien était des meilleures, toute chrétienne : nous faire aimer l’un l’autre. j'ai beau en toucher quelques mots dans ce sens-là au petit félin mais en vain. Heureusement, l'Etat inventa, me dit-il un beau matin, pour quadriller tout ce beau monde le concept du &lt;b&gt;&lt;i&gt;Moqqadam&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt; dans lequel il persiste à voir, en gros, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt;la négation même de &lt;st1:personname productid="la Classe Moyenne" st="on"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: georgia;" productid="la Classe Moyenne" st="on"&gt;la  Classe Moyenne&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; marocaine et au détail, un mal nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: 3.6pt; text-align: justify;"&gt;---------&lt;br /&gt;(1)Habitat bon Marché&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:11;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:11;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;span style="font-size:11;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;u2:p&gt;&lt;/u2:p&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113207747879802576?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/rbFz1ny8OGI/le-chat-noir-6_15.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>10</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-6_15.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113199119947059451</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2005 17:58:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-14T23:07:56.046Z</atom:updated><title>Le Chat Noir 5</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, je ne m’étais jamais dit que le voisin d’au-dessus était mon ennemi, ou qu’il le serait un de ces jours, quand bien même tout, dans sa façon d’être, m’y poussait. Et d’abord cette façon qu’il avait en propre, à afficher sa foi dans les crasseux couloirs de l’immeuble et par extension sur la place publique, toute aussi crasseuse. J’avais toujours gardé avec lui un rapport pour ainsi dire strictement juridique, ne me permettant aucune liberté avec lui, une conduite qu’il me rendait de son côté si bien que, las de devoir tout le temps nourrir le même sentiment l’un à l’égard de l’autre, nous en étions venus tous les deux à nous ignorer souverainement. Quand nous nous étions croisés le regard la première fois au couloir, je m’en souviens encore, il y avait quelque chose de physique dans l’air qui nous faisait tenir sur nos réserves. Ce devaient être, d’un côté mes effluves bacchanales qui me rendirent ainsi moralement insolvable aux yeux de l’homme et de l’autre côté, je dois dire que moi aussi je n’avais pas particulièrement apprécié son odeur à lui, exagérément ambrée au point de me faire suffoquer le long du couloir. Le jour d’après, dans le couloir encore une fois, je lui tendis la main pour lui signifier que je n’étais pas l’homme qu’il me croyait être. Mollement, l’homme me tendit la sienne et dut y aller avec seulement deux doigts, comme si j’étais impur. Si seulement le couloir avait été plus large ! M’étais-je dit juste après, je me serais volontiers épargné cette humiliation en rasant le mur, lui laissant le couloir libre. En abordant l’escalier, Je me ressaisis et vis dans cette attitude quelque chose de couillon, un bras de fer qui, ainsi lâchement perdu,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;me déshonorait et dès lors fis le vœu d’imprégner le couloir de mon odeur à moi et, à l’occasion, de mes détritus aussi. La première chose que j’avais faite à ce dessein était de retirer mon paillasson qui rythmait jusque-là si bien le couloir …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bien évidemment, c’était dans l’air ! Notre animosité. Pourtant cela, ne saurait se justifier à lui seul, du moins pas aux yeux du petit félin qui voulait coûte que coûte en savoir plus et, à l’occasion, me somma de lui donner une seule raison qui ferait que ce sentiment, jusque-là physique, devienne du coup cartésien, intelligible. il me regarda silencieusement puis me dit : faudra vous expliquer tous deux à ce sujet. Je vais provoquer cette rencontre et adviendra que pourra !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-j’y tiens vraiment pas ! et d’ailleurs je ne vois pas comment. Cela fait maintenant des années que nous ne nous sentons pas, tous les deux … laisse tomber !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Si ! Je vais arranger ça.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-comment donc ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-tu verras. Fais-moi confiance !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le petit félin me présenta alors son arrière-train et me pria d’en prendre note. &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’était tout ce qu’il me demandait, au fait : en prendre note. Pour lui être agréable j’étais même jusqu’à en prendre note, noir sur blanc, sur mon calepin, resté ouvert : L’arrière-train d’un chat noir.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le petit félin disparut du coup. Me laissant seul, le vague à l’âme et les yeux rivés sur la dernière note de mon calepin : L’arrière-train d’un chat noir. Je dus y ajouter cela aussi : A quoi tout cela pourrait-il bien rimer ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A suivre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113199119947059451?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/0cMLwp4p_h4/le-chat-noir-5.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-5.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113140262474557224</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2005 22:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-08T11:49:50.110Z</atom:updated><title>Le Chat Noir (4/4)</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Sa vodka finie et intégrée, exactement  comme c'était de coutume chez les &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Goupoviens&lt;/span&gt; (1) du temps de Staline (c’était l’expression qu’il s’était choisie lui-même pour se donner une certaine consistance historique), Il me dévoila enfin l’objet de sa visite : me raccommoder avec mon voisin d’en haut. Du coup, j’eus présents en mon esprit, les contes des Monts Zbarbars, où le Diable, me racontait ma &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mémé les nuits d’été, n’osait jamais appeler Dieu nommément ; cela l’anéantirait disait-elle et m’intimait d’y déceler le signe diabolique qui ne trompe jamais. Fut-ce à cause de cela que &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;je pris littéralement son expression ? Au risque d’encourir le ridicule devant le petit félin, moi qui me targuais tant devant la Tribu d’être un produit universitaire fini, rompu aux nuances discursives…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;-Mon Voisin d’En Haut ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Lui criai-je, idiotement je l’avoue, comme pour lui tirer la langue (à lui, le chat !), le mettre en demeure d’expliciter &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;davantage sa proposition et de voir, à l’occasion s’il oserait bien nommer Dieu. Le petit félin sourit et de la patoche ajusta la moustache puis releva la queue en trompette un premier moment et pour finir, en fit-il une indicible figure, disons un point d’exclamation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;-Quand on est Marocain, me dit-il, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;c’est pour la vie ! Chez vous, les djinns jouissent encore en ce millésime 2005 &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;d’une &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;légitimité toute constitutionnelle et, dès lors, vous êtes bien conditionnés pour prendre pour tel le premier félin venu. Je vais être gentil et mettre &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;cet écart langagier sur le compte des relâchements des hauteurs. Apparemment, tu ne te sens pas à l’aise sur la terrasse de l’immeuble ? N’est-ce pas? Tu veux qu’on descende ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;-Du tout ! je suis un montagnard et …&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;-je sais ! M’interrompit-il. Tamazight, bla bla bla ..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;-oui parfaitement ! &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tamazight ad izwaren&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(2)&lt;/span&gt;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;div style="border-style: none none solid; padding: 0cm 0cm 1pt;"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="border: medium none ; padding: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;- &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Yiah !&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;ad izwaren ad nech (3)&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Mais arrête ton cinéma ! tu&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;me fais rire… si je suis là c’est, encore une fois, pour te raccommoder avec ton voisin Said. L’homme qui habite l’appartement au-dessus du tien et qui, l’as-tu décris dans ton calepin, comme l’homme qui pète plus haut que son cul.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(1)Idiots en russe et par extension : menus fretins, khourouto&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(2)Tamazight ad izwaren : le pays d’abord ! (comme dans  &lt;st1:personname productid="la Corrèze" st="on"&gt;la Corrèze&lt;/st1:personname&gt; avant le Zambèze )&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(3)Tamazight ad izwaren  ad nech :   Oui ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;le pays à bouffer en premier&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(A suivre)&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113140262474557224?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/9G1x3g27nJA/le-chat-noir-44.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>11</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-44.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113112356991980139</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 16:58:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-06T12:57:51.576Z</atom:updated><title>Le Chat Noir (3/4)</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt;Cela ne faisait aucun doute : c’était le Diable. Je puis en juger d’après sa façon de boire. Elle tenait plus du rituel que d’une quelconque soif à étancher. Humanoïde, je l’aurais volontiers pris pour la légende vivante du Six-Bottle Man. L’homme qui, disait-on au Club des Mohocks, pouvait faire « cul sec » d’autant de bouteilles qu’un convive lui eut offertes, d’un seul trait donc. Il me confia plus tard, qu’il trouvait ma comparaison malheureuse parce qu’il faisait un point d’honneur à ne boire que tranché du monde vivant, seul, et ajouta-t-il, tant qu’à étiqueter, il se serait laissé confondre avec l’un de ces combattants d’antan, condamnés à vivre isolés pour garder la fissure de leur cuirassier secrète. Un einheriar dut-il préciser. Un moment, je me rendis compte que sa phraséologie tenait elle aussi du diable. Le petit félin me semblait bien inspiré, comme animé d’une sainte conviction que j’en fus réduit à ne déceler dans ses propos le moindre effet de composition. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt;-Vous, hommes ! Vous faites de votre instinct de ségrégation un alibi pour ce que vous appelez faussement de la convivialité. Le même instinct vous fait enrégimenter dans des partis politiques, dans des associations pour, disiez-vous, telle ou telle communion d’idées. Alors que c’est cet instinct même qui est encore à l’oeuvre en vous. Des millions d’années après, Vous ne vous rassurez qu’à l’idée de vous savoir les uns collés aux autres, le plus souvent dans la crainte des autres, que seuls les sujets à haut calorifique intellectuel puissent encore y échapper. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt;Je l’écoutais silencieusement, les yeux baissés, dans le secret espoir de pouvoir lui trouver une réplique à ses propos, croyant que dans l’entre-temps qu’il m’aurait imparti, je trouverais le moyen de mettre en perspective toute sa pensée. M’y reconnaître en quelque sorte. En vain. J’allais enfin m’administrer un médicament quand il biaisa son propos :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt;- Ceci dit, Dans le temps c’étaient les prophètes qui interdisaient toutes les belles choses d’ici-bas. Aujourd’hui ce sont plutôt les médecins. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113112356991980139?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/h1T0SIi6OSg/le-chat-noir-34.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>11</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-34.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113097770455003905</guid><pubDate>Thu, 03 Nov 2005 00:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-03T00:32:48.970Z</atom:updated><title>Le Chat Noir (2/4)</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais si je puis dire qu’une fois dans la bibliothèque, le « le Maître et Marguerite » entre les mains, je me rendis compte qu’il n’avait jamais été parmi mes acquisitions. L’y aurait-il placé en mon absence ?et pour quel dessein ? je m’en remis alors à la note de lecture sur la couverture du roman et ne pus rien comprendre qui fût de nature à me donner une idée en rapport avec ce qui m’arrivait. Je pris la bouteille et enjambai les marches de l’escalier, deux à deux, la puce à l’oreille, bien déterminé d’en découdre avec le petit félin.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Ah ! de la vodka blanche traditionnelle ! Me lança-t-il. Sans &lt;st1:personname productid="la Bible" st="on"&gt;la Bible&lt;/st1:personname&gt; et cette sacrée liqueur, le goulag n’aurait en rien profité à la littérature que nous lisons de nos jours, grande et sublime. N’est-ce pas ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-tout à fait ! Quand on en boit, notre esprit devient vif et notre imagination s’en trouve tellement aiguillonnée qu’il ne nous reste plus que de nous baisser pour ramasser les métaphores qu’on veut, à la pelle. Je peux en témoigner d’après mon humble expérience personnelle : on n’écrit pas de la même façon, ni avec la même aisance de plume selon qu’on est entiché de thé ou de vodka.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il s’envoya une première gorgée, puis une deuxième …et ne dut s’arrêter qu’à la quatrième pour me demander de mettre l’indicateur de mon poste radio sur une autre station, celle encours offrant une émission religieuse. Cela, me dit-il, lui donnait mauvaise conscience ainsi que pour tous les émissaires du Diable. Je m’exécutai, mais en vain. Toutes les stations sollicitées n’offraient autre chose que des programmes religieux. Il allait me demander tout bonnement de l’éteindre quand, enfin, sur Midi-1 on passa Najate Atabou. Il devint subitement gai, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;les pupilles dilatées comme par enchantement.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Il n’y a plus que cette station qui fait encore de la résistance culturelle en ce pays! Je ne sais pas si tu es du même avis que moi. Que cet excès de zèle religieux a de quoi inquiéter plus qu’un. L’Etat croit faire le contrepoids nécessaire au fanatisme, en endiguant ainsi cet engouement massif pour la religion au détriment de l’art, de la culture. De la vie quoi ! Dans son aveuglement, il voit dans le mysticisme un antidote au fanatisme religieux, politiquement actif. Il oublie qu’au départ, les Almohades étaient eux aussi de simples mystiques, de même pour les extrémistes d’aujourd’hui qui ont fourbi leur premières armes les uns chez les boutchichistes, les autres chez les darkaouistes. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113097770455003905?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/AbKDrZYDUXs/le-chat-noir-24.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>9</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-24.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113089494340537422</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2005 01:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-03T00:29:16.090Z</atom:updated><title>Le Chat Noir (1/4)</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Tôt ce matin, en m’installant là-haut sur &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la terrasse de l’immeuble, je croyais bien faire, moi le diabétique : manger mon petit déjeuner en mon âme et conscience, sans que l’on vienne me faire la morale, m’aviser du châtiment que j’encours au jour du Jugement dernier... J’allais m’y attaquer donc quand un chat noir, d’un bond, atterrit sur la chaise restée libre à ma gauche. Je le regardais un moment puis, estimant qu’il en était après mon lait (le pauvre était tellement maigre), lui offrit &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;quelques lapées dans une assiette et du regard, lui intimai d’y aller mais paternellement, heureux d’avoir enfin le convive que j’avais tant attendu. Il faut dire que j’ai toujours été bien disposé à l’égard des petits félins et ne m'étais jamais permis de voir en eux, ainsi qu’il est d’usage chez mes compatriotes, un mauvais augure surtout quand ils en rencontrent de noirs, le matin. A moi, quand il m’arrivait d’en croiser un sur mon chemin, je restais indifféremment le même, disons sur le mood du moment. Tout au plus poussais-je la curiosité jusqu’à me demander si c’était un chat ou une chatte et ne manquai pas à l’occasion de penser à &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/chabrieres/translations/poe_black_cat.html"&gt;Pluton&lt;/a&gt;, pour autant que le félin en question soit grand, noir et bien portant. Ce qui n’était pas, malheureusement, le cas de mon convive à qui manquaient de toute évidence, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le haut et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;noble lignage de Pluton, son esprit vif surtout et son intelligence. Mais pourquoi diable ne voulait-il pas de mon lait ! Lui, le chat chétif…Observerait-il lui aussi le jeûne !?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;- je suis son émissaire justement ! Et ne veux pas de ton lait… me dit-il. C’est fatal pour les émissaires du Diable tu le sais bien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;-Comment ! L’émissaire du Diable ? Impossible ! Lui répondis-je avec la même assurance dans le ton, ne discontinuant point, comme s’il eut été un parent à moi ou un prochain. A ma connaissance, le diable n’envoie jamais de chats noirs, seulement les &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;barbets, tout juste &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de la même couleur que toi, noire, mais un barbet !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;-Hé ! Hé ! Me répondit le félin noir. Sournoisement. Si je suis présentement un chat et non pas un barbet c’est que ce dernier ne court pas les rues de ce bled. Autrement qu’en petit félin, Les enfants du quartier ne m’auraient pas manqué d’un jet de pierre. Ils m’auraient couru après et une fois attrapé, ils m’enfermeraient dans une cage. Je serais alors un beau cadeau, proprement ficelé &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour leur prof de sciences nat. Je suppose que si tel était le cas, je serais à l’heure qu’il est crucifié sur &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un piédestal dans le sale labo du collège, à côté de leur unique écorché vif, tout aussi sale du reste. Mais là n’est ni mon ambition, ni &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;ma mission première. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;-Alors c’est quoi ton « émission première » ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;-je t’en parlerai si tu pousses l’amabilité jusqu’à me servir un verre de Vodka. Je sais que tu en as quelque part dans ta bibliothèque… tu en trouveras au coin MM-3, selon la classification Bloomfield. Soit à côté de « &lt;span style=""&gt;Le&lt;/span&gt; &lt;span style=""&gt;Maître&lt;/span&gt; &lt;span style=""&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span style=""&gt;Marguerite ». Je me permets la précision&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;au cas où tu aurais oublié l’endroit où se trouve la bouteille. Depuis que tu t’étais su diabétique, tu n’en buvais plus, il se peut que tu ne l'aies oublieé... (A suivre)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113089494340537422?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/2vxVwIkUwmE/le-chat-noir-14_02.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/11/le-chat-noir-14_02.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113062535952354174</guid><pubDate>Sat, 29 Oct 2005 22:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-11-01T01:39:49.253Z</atom:updated><title>Argent vs Sens</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: justify;"&gt;I educated myself out of a job (1), disait un jeune américain à son compatriote, un écrivain dont je ne me rappelle malheureusement plus le nom. Le jeunot, un étudiant à l’universitaire, jugea sage en ces temps d’incertitude de mettre de côté ses études et de se reconvertir dans la mécanique automobile alors un secteur porteur et qui, croyait-il, le tirerait à bon compte de l’embarras alors pesant le monde entier(2). La même impasse, quelques années plus tard, rappelait à Robert Musil un propos de Hölderlin comme quoi il n’y aurait plus en Allemagne que des métiers, et pas un seul homme. Quand on lit les Lettres de l’auteur de l’Homme sans Qualités, l’on comprend aisément pourquoi cette réflexion ; ces dernières étant consacrées au dire même de &lt;a href="http://www.culturactif.ch/entretiens/jaccottetimprime.htm"&gt;son traducteur&lt;/a&gt;, à des considérations bassement alimentaires : se proposer en tant que chroniqueur sportif (Lui R. Musil !!!)&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour tel journal, demander de l’argent à tel autre éditeur comme avances sur ses droits d’auteur pour le livre qu’il n’avait pas encore écrit et dont il n’avait aucune idée du reste, quémander de l’argent à monsieur untel, en remercier un autre… « Moi, je me prépare à mourir, d’un rhume que j’ai attrapé » dit-il dans une lettre adressée à l’un de ses amis. Plus près encore de nous, il y a lieu de signaler deux&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;faits, tous relatifs à notre grand poète Mohammed Khair-eddine et qu'on met encore sur le compte de la légende comme on dit. Le premier était le fait que, jeune et dépité, il dut publier l’un de ses tout premiers poèmes dans une revue marocaine qui, étant consacrée à l’automobile, n’avait rien à voir son génie et son créneau : la poésie. Mais tant qu’à avoir de l’argent pour vivre … la deuxième anecdote, participe de la même postulation : argent vs sens. Au début des années 80, une fois rentré de son exil parisien, suite à l’intercession de Léopold Sédar Senghor auprès de Hassan II, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le poète était assigné à résidence surveillée à Tiznit. De temps autre il recevait des mandats-lettres que lui envoyait le Poète et Président sénégalais. Intrigué, le gouverneur de &lt;st1:personname productid="la Province" st="on"&gt;la Province&lt;/st1:personname&gt; de Tiznit, le somma de venir le voir pour s’expliquer là-dessus.&lt;/p&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;   &lt;/div&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: left;"&gt;-Je me demande ce que tu dois bien avoir en commun avec le président D’Etat sénégalais, Léopold Sédar Senghor &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour qu’il vous envoie ainsi de l’argent. Lui dit le Gouverneur&lt;/p&gt; &lt;div style="text-align: left;"&gt;   &lt;/div&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: left;"&gt;-voyons ! lui répondit le poète, dépité, nous sommes tous les deux présidents d’Etat.&lt;br /&gt;-------------------&lt;br /&gt;(1) en étudiant, j'ai raté l'occasion de me faire une situation.&lt;br /&gt;(2) &lt;a href="http://www.yrub.com/histoire/crisede29.htm"&gt;la crise de 1929&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113062535952354174?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/CIG_qQCsaSs/argent-vs-sens.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>10</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/argent-vs-sens.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113053852294823974</guid><pubDate>Fri, 28 Oct 2005 22:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-29T22:41:33.983Z</atom:updated><title>Profession de foi (Ibn arabi)</title><description>&lt;p class="MsoBodyText" style="margin: 0in 0in 0pt; line-height: 23pt; text-align: center;" align="center" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;       &lt;span style="font-weight: 700;font-family:Simplified Arabic;"  lang="AR-SA"&gt;       لقد كنتُ قبل اليوم أنكر صاحبى///          إذا لم يكن دينى        إلى دينه دانى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoBodyText" style="margin: 0in 0in 0pt; line-height: 23pt; text-align: center;" align="center" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;       &lt;span style="font-weight: 700;font-family:Simplified Arabic;"  lang="AR-SA"&gt;       وقد صار قلبى قابلاً  كل صورة///          فمرعى لغزلان وبيـت        لأوثان&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoBodyText" style="margin: 0in 0in 0pt; line-height: 23pt; text-align: center;" align="center" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;       &lt;span style="font-weight: 700;font-family:Simplified Arabic;"  lang="AR-SA"&gt;       وديـر لرهبان  وكعبة  طائـف ///        وألواح تـوراة ومصحف        قرآن&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoBodyText" style="margin: 0in 0in 0pt; line-height: 23pt; text-align: center;" align="center" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;       &lt;span style="font-weight: 700;font-family:Simplified Arabic;"  lang="AR-SA"&gt;       أديـن بدين الحـبّ أنىّ توجهت ///        ركائبه  فالحب         ديـنى وإيمانى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoBodyText" style="margin-left: 0in; text-indent: 48px; margin-right: 0.5in; text-align: justify;" align="center" dir="rtl"&gt;              &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);font-family:Simplified Arabic;" dir="rtl" &gt;        أبن عربى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span dir="rtl"  style="font-family:Simplified Arabic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 153);font-size:85%;" &gt; &lt;/span&gt;       &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113053852294823974?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/0c9qQi7KvHY/profession-de-foi-ibn-arabi.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/profession-de-foi-ibn-arabi.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113045246216354801</guid><pubDate>Thu, 27 Oct 2005 22:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-28T00:37:27.583Z</atom:updated><title>Double Postulation 2</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);font-size:100%;" &gt;"Ils n'ont pas la foi, ils n'ont que des habitudes d'église" Flaubert&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Non.  Je ne jeune pas et je m'explique :&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: justify;"&gt;Non pas qu’Iblis m’en ait tiré la promesse ou que la faim et la soif ne cadrent pas avec ma grille fondamentale. Rien de tout cela messieurs ; juste que je suis diabétique et qu’à chaque année, le Ramadan venu, je m’en remets à mon toubib comme d’autres à leur Dieu. Le mien de toubib me signe un papier sans lequel je ne saurais mâcher de chewing-gum sur la place publique, comme à mon habitude l’année durant. Faut vous avouer que je suis un grand mâcheur de chewing-gum devant l’Eternel. Mais la smala &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;ne voit pas le papier d’un bon œil et disait le monsieur débonnaire, qu’il a les mêmes habitudes que moi au club des Mohocks et que s’il me signe le papier, ce n’est jamais qu’à tour de revanche, vite monnayée en bières écumantes une fois le club ouvert. En somme, aux yeux de mon entourage immédiat, je ne suis diabétique que sur le papier, un sauf-conduit comme il se plaisait à appeler la chose. &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -5.4pt; text-align: justify;"&gt;Bien &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;entendu, j’argue de mon côté du mieux que je peux, je leur dis qu’après tout nous sommes bien dans une démocratie, que la libre conscience est un droit et que j’entends bien l’exercer, ce droit de conscience. Attention ! me disait le toubib chaque fois qu’il m’en signe un, de ces sauf-conduits &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;donc. Tu as beau être dans une démocratie, mais tu es passible de deux mois de prison si tu &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mâches ton chewing-gum ostentatoirement sur la place publique. Tu sais, ajoute-t-il, un peu comme le foulard à l’école en France. Faut pas que ce soit trop voyant ! le problème, tu vois, c’est qu’en France on a affaire à des citoyens. Alors chaque fois qu’on refuse l’accès&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à une élève sous prétexte que son foulard est ostentatoire, c’est automatiquement la levée du bouclier, les débats à la télé, au parlement, sur la une de tous les journaux. Chacun y va de sa définition &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour arrêter ce détail-là : signe religieux ostentatoire. Comme le diable réside dans les détails, le débat s’en trouve rallongé à souhait ; sur le coup les tribuns y gagnent peut-être, mais à la longue c’est tout le système qui en profite et la démocratie s’en sort davantage fortifiée, revigorée. Mais ici, on n’est pas des citoyens, juste du menu fretin, du khourouto qu’on embarque dans son panier à salade, qu’on emprisonne pour une gorgée ou pour une cibiche grillée ostentatoirement. Le malheur c’est que nos progressistes à nous, ne lèvent pas le petit doigt, ne tapent pas sur la table pour dire que cela ne doit pas se faire dans une démocratie qui se respecte, la démocratie étant une est indivisible : ou on l’a ou on l’a pas, un peu comme la foi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113045246216354801?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/ci_DOvptk7c/double-postulation-2.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>24</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/double-postulation-2.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113037581992380521</guid><pubDate>Thu, 27 Oct 2005 01:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-27T01:59:50.366Z</atom:updated><title>Double Postulation</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qui d’entre nous, piétons malheureux, n’a été arrosé, au moins une fois dans sa vie, de ces eaux usées qu’une ménagère dut déverser sur lui par inadvertance ou parce qu’à la construction de l’immeuble, l’entrepreneur avait jugé tout à fait superfétatoire d'équiper la bâtisse correctement, avec canalisation conséquente. Des frais inutiles donc mais , une fois l'immeuble investi de Macorains, la ménagère s'en trouve acculée au mur, sans aucune autre alternative sinon d'y aller, en bonne Macoraine donc, le seau plein d'eau usée à la main et gare aux eaux usées!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’un piéton philosophe fasse les frais de cette canalisation défaillante voilà qui lui intimera tout au plus une réflexion, faisant du fâcheux incident un fait culturel chez nous, généralisable à l’ensemble de la nation, par trop occurrent. Ce piéton, j’imagine, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;s’essayerait du mieux qu’il pourrait, en se rebiffant un peu à la manière des chiens et tout au plus, rebrousserait-il chemin pour en filer une autre, de ces tenues donc de bourgeois, dûment repassée à sec. Il aura cependant la satisfaction d’avoir été confirmé encore une fois dans la théorie qu’il nourrissait justement à ce sujet et qui prenait forme à l’écume des jours, avec chaque seau d’eaux usées qu’on lui déversait dessus, sur son chemin. PLus tard, trouverait-il, dans le bruissement de la nuit, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un tas de raisons qui feraient de la simple mésaventure, le signe patent d’un malaise dans la civilisation, celui d’avoir un espace privé excessivement propre et en face, un espace public tout à fait aux antipodes du premier : Sale comme tout. L’homme resterait ainsi un moment tiraillé par cette double postulation de l’excessivement sale et de l’excessivement propre, jusqu’à ce que sa femme s’en aperçoive, allumerait alors la veilleuse, le temps de lire dans sa&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pensée et elle le ramènerait au plus près d’elle, croyant que son homme lui en voulait, pour l’avoir oublié un temps. Libre alors au piéton philosophe de se venger sur la ménagère, épidermiquement …&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113037581992380521?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/IYW5Iw0ddtI/double-postulation.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/double-postulation.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113028424576278064</guid><pubDate>Tue, 25 Oct 2005 23:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-26T00:54:33.146Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 20/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La nuit, j’en rêvais. Toutes les nuits. La dernière me donna à voir que j’étais quelque part en Chine, dans le Palais d’Eté de Pékin, assis sur le Trône, la posture souveraine, la main droite sur le pommeau de mon glaive… mon chambellan vint vers moi, m’annonça le plus sereinement du monde que mon empire était en proie aux émeutes, que les peuples jusque-là résignés s’étaient insurgés contre mon autorité et que &lt;st1:personname productid="la Muraille" st="on"&gt;la Muraille&lt;/st1:personname&gt; que je venais de bâtir venait de s’écrouler et pour finir ajouta ceci : Il suffit que vous vous teniez, Empereur, droit, ainsi que vous êtres présentement,sur votre Trône pour que l’ordre règne dans ce monde!&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je me réveillai sur le coup, même si j’étais à l’époque de ceux qui disaient qu’un songe, fût-il d’été, ne saurait être rendu temporellement en terme de jours, de mois… voire en siècles. Je devais avoir vu alors se défiler sous mes yeux l’Auguste Histoire de &lt;st1:personname productid="la Chine" st="on"&gt;la Chine&lt;/st1:personname&gt;, depuis ses premiers balbutiements jusqu’à son accomplissement historique et matériel, &lt;st1:personname productid="la Muraille. Mais" st="on"&gt;la Muraille. Mais&lt;/st1:personname&gt; d’où est-ce que j’en conclus qu’il me fallait juste aller vers mes chiottes, les récurer moi-même, de mes propres mains donc pour que la situation s’initialisât d’elle-même ! Etait-ce là une vue ultérieure ? Je revins à mon matelas, je m'y affaissai, la conscience du devoir accompli…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je fus réveillé le matin d’après par Aïcha en personne, y mettant les termes d’il y avait vingt ans, tout en douceur… la situation tenait de l’onirique, tellement belle et qui plus est à ma grande satisfaction. J’allais voir dans ce revirement l’exécution aveugle d’un de ces préceptes avec lesquels Amr Khalid bassinait son auditoire quand mon nez fût interpellé par l’odeur du salami : impossible ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;je courus vers les chiottes, me soulageai et la chasse tirée, j’eu la satisfaction d’avoir accompli le geste le plus libérant, ontologiquement parlant, depuis la découverte des principes à la base de la mécanique quantique !  De la libération subliminale rien qu’en tirant la chasse d’eau ! vous vous rendez compte !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113028424576278064?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/3QdT1zE4TRk/le-cocu-magnifique-2020_25.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>19</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-2020_25.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113020167062877343</guid><pubDate>Tue, 25 Oct 2005 00:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-25T00:54:30.650Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 19/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Force m’est de constater, après 20 ans de vie commune avec Aïcha, qu’on n’est jamais cocufié de la même façon. Au mieux, on l’est par son voisin de pallier, au pire par un certain Amr Khalid, l’homme qui aura cocufié le plus grand nombre d’hommes de ce monde. C’est à lui que je dois personnellement le fait de porter des cornes à l’heure qu’il est. En assénant un coup de canif dans le contrat, Aïcha n’aurait fait que succomber non pas à l’argumentaire de l’homme, mais juste au trémolo de sa voix , quand bien même son style ne tient ni &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;du crooner, ni du chanteur de charme. Il y arrivait pourtant sans se donner trop de peine. Il lui suffisait pour cela de s’en tenir à l’anecdotique, en relatant le premier pan de notre histoire de musulmans. Les personnages, historiquement situés et même par endroits identifiés comme de sanguinaires acteurs politiques,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;sont décrits de la façon qui sied aux anges. Des milliers de femmes sont ainsi ravies à leurs maris,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à leurs enfants… parce qu’un jour, lasses probablement de la soap opera et autres feuilletons égyptiens elles avaient zappé sur la mauvaise chaîne et durent suivre un&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de ses&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;prêches télévisés. J’ai beau ratiociner dans tous les sens, en vain. « Les voies de Dieu sont impénétrable » me disait Saadia chaque fois que mon regad s’attardait sur ma Aïcha, toute de noire vêtue, léthargique, devant la télé les yeux imbues de larmes, la bouche bée…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;D’où est-ce que Aïcha a pu s’inhiber ainsi l’intellect, elle qui en était si fière, si orgueilleuse ? quitte à le troquer contre la foi de Saadia...&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113020167062877343?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/xBpYU2JGXWE/le-cocu-magnifique-1920.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1920.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113011328820092840</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2005 00:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-24T00:21:28.220Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 18/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ainsi que pour Isaac B. singer qui, écrasé par l’usage intempestif de l’anglais, disait aller chercher au fond de la cuisine une certaine épaisseur des mots, en écoutant sa mère papoter avec sa grand-mère en yiddish, sa langue maternelle… &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il en était de même pour moi, avec Saadia, encore que je ne cherchais dans nos discussions aucune résonance vaginale, aucune profondeur aux mots, juste le plaisir d’en échanger avec elle, de ces mots de tous les jours, fussent-ils creux et oiseux. &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Merci ! lui dis-je quand elle me tendit un plat rempli de morceaux de salami, disposés en amuse-gueules, les uns ronds, les autres en forme de croissant, d’autres encore sous les formes les plus répandues de la confiserie marocaine. Cela, me dit-elle plus tard, les rendras moins impie aux yeux de Aïcha.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- Mais arrête de me dire merci ! je vais croire que t’en as après mon cul ! il n’y a plus que les idiots et les parvenus qui bravent encore le mot, à table, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;avec leur bonne…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-ou les gentlemen ! Lui répondis-je comme pour la relancer encore une fois sur le sujet. &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;- va falloir nous entendre sur « ça » enfin ! Voilà ce qu’en disait Sir Major Thomson dans ses Carnets : pour être gentleman, faut juste éviter de parler de tout ce qui se situe entre le menton et les genoux. Je ne sais pas pourquoi n’avait-il pas pensé aux méditerranéens et englobé par le même trait les mollets aussi, ne s’arrêtant qu’à la cheville. J’ai lu dernièrement, dans un magazine de psychologie, que les hommes soumis flashent sur les mollets, là ou les machos reluquent le corsage. Je ne sais sur quelle partie du corps poses-tu ton regard quand tu croise une femme sur ton chemin ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-les yeux ! lui dis-je. Même si l’essentiel leur échappe, comme dans le Petit Prince mais ne dit-on pas qu’ils sont la fenêtre de nos âme ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Peut-être… mais dans le magazine en question tu es à classer parmi les &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;fétichistes&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113011328820092840?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/RfL1N6OWPyA/le-cocu-magnifique-1820.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>11</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1820.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-113003158998369109</guid><pubDate>Sun, 23 Oct 2005 01:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-23T01:46:04.856Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 17/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Elle voulait qu’on s’attardât un moment sur l’impossibilité qu’il y a à être gentleman dans notre contexte culturel, reconnaissable depuis ibn Khaldoun par le couscous et le burnous. A ta place, me dit-elle, je n’y irais avec &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la métaphore du préservatif et du rendez-vous littéraire. Pas plus qu’en veine de judaïcité, l’on ne saurait montrer sa chose sur la place de Jamaa Lefna pour prouver aux gens qu’on est au nombre du Peuple Elu. Cela pourrait faire, à l’occasion, judaïque, mais pas forcément, pas plus qu’un de tes tête-à-tête littéraires ne saurait faire de toi un gentleman du seul fait d’y avoir pris plaisir sans le préservatif. Une métaphore, cela ne se nourrit pas seulement de l’analogie, mais de l’air du temps aussi.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-L’air du temps !? lui rétorquai-je, comme pris au dépourvu, l’esprit de la répartie me faisant défaut. Je ne la croyais pas capable de pareilles constructions mentales, même avec l’intellect de Aïcha décidément le sien, revu et annoté cependant.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Oui ! le Zeitgeist si tu préfères. Ainsi, supposons qu’un beau matin quelqu’un s’offre la démonstration sur Jamaa Lefna. L’homme montre donc sa queue et dit aux gens : « Ô Bonnes gens ! voilà la preuve de ma judaïté ! Elle est circoncise à l’hébraïque et m’est ce qu’est le souccah à mon balcon : mon signe distinctif !» non seulement on le croira mais, quand bien même il n’en est pas un, on le lynchera, ne serait-ce que symboliquement, ainsi qu’il en a toujours été ; parce que l’air du temps &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;fait encore des deux fils d’Abraham des frères ennemis qui se livrent bataille à des milliers de Kms de Jamaa Lafna&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Supposons que l’homme fait sa démonstration devant le nez enrhumé d’un Eskimo, en serait-il de même ? quelle serait alors sa réaction ? A ton avis… posai-je la question, juste pour la relancer sur sa tirade.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Auquel cas, la métaphore sera des plus heureuses. Il sourira et suivra le regard aussi loin qu'il lui serait possible, dès lors que le dieu ou les dieux à lui ne lui dictent aucune attitude à adopter en l’espèce, en le référant par exemple à un verset biblique. Car Les dieu de l’Eskimo à lui ne sont pas aussi sanguinaires que le dieu de l’ancien testament ou celui des badauds de Jamaa Lefna .. D’ailleurs, moi je crois qu’avec chaque enfant musulman ou juif qu’on circoncit, c’est une station qu’on rate sur &lt;st1:personname productid="la Feuille" st="on"&gt;la Feuille&lt;/st1:personname&gt; de Route ! il va falloir stopper cette pratique, la circoncision donc, si l’on espère voir un jour la paix s’établir au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-113003158998369109?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/lWMGLav4sKI/le-cocu-magnifique-1720.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1720.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-112993742062933253</guid><pubDate>Fri, 21 Oct 2005 23:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-22T00:05:09.480Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 16/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Désespérément gentleman ! … cracha encore une fois Saadia, toujours dans la cuisine. Furieux, je me levai et emportai avec moi dans ma furie la lourde chaise pour, eus-je laissé croire, le lui casser sur la tête. Mais une fois dans la cuisine, j’eus droit à l’une de ces fantasmagories dont je devais m’accommoder par la suite mais qui, sur le coup m’apaisa: Saadia attablée, seule avec exactement le même menu que nous, Aïcha et moi, juste qu’il manquait à la scène une ou deux rondelles de salami pour que c’en soit la réplique parfaite. La situation avait tout pour tenir d’un sitcom ubuesque où l’on est droit à tous les revirements imaginables, les plus cocasses comme les plus surréelles. Une fantasmagorie ! rien à dire et j’aime.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-On ne brutalise pas Lalla Zita, voyons ! dit-elle, et si tu t’assoies ? j’ai à te parler …&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je m’exécutai comme sous l’envoûtement de son regard &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;toujours bovin mais devenu entre-temps très sûr.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;-Justement ! Parlons-en… de ce qui m’arrivais depuis voilà trois jours.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-de &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;ce qui nous arrivait ! me corrigea-t-elle. Tu dois savoir que Aïcha et moi avions conclu un pacte, un échange de procédés pour ainsi dire faustiens : son intellect d’universitaire accomplie contre ma foi de bonne. Il s’en suit que, votre couple en a été altéré jusque dans son essence et gagnerait peut-être à ce qu’il soit revu au goût du jour. Ce n’est plus un couple évolutif comme tu aimais à dire, mais à ta place je lui adjuverais plutôt une autre épithète : couple à géométrie variable ! Cela veut dire qu’en dehors de la maison, l’on s’en tiendra tous les trois à nos statuts initiaux, mais à l’intra-muros la donne change : A moi, l’intellect &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et  à Aïcha, la foi. Libre à toi de jouer au go-between et ce ne saurait souffrir aucune permissivité, aucun &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;triolisme… est-ce clair ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Oui ! et je suis partant ! mais cela n’explique pas la scène d’avant-hier. Toi et Aïcha à deux dos de bêtes, les godemichés oblongs…&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-C’était mon idée, je voulais, une fois passé le pacte faustien, jouir de mon intellect pour une fois, goûter ainsi aux fruits de l’arbre de &lt;st1:personname productid="la Connaissance" st="on"&gt;la  Connaissance&lt;/st1:personname&gt;, le secouer tel un cocotier et croquer les pommes qui en tomberaient… c’était mon rituel d’initiation ; quant à celui de Aïcha c’était la table rase : jeter son intellect par la fenêtre. Désolée que tes effets personnels eussent à y passer en premiers, surtout tes livres et ton …minibar.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Soudain tout me fut d’une clarté biblique et  me dessillai alors les yeux sur cette nouvelle acception du monde. Aussi m'étais-je senti délivré de mon inquiétude, estimant dans la foulée de mes réflexions que cela me suffisait et qu’il y aurait même quelques partis à tirer de cette nouvelle situation, de ces eaux médianes. Ma première réaction fut d'aller me soulager la vessie mais à l'évier de la cuisine cette fois-ci, Saadia ne m'en tint pas compte ce qui était en soi chose extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-112993742062933253?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/RPik1uO_HRU/le-cocu-magnifique-1620.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1620.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-112985346141004569</guid><pubDate>Fri, 21 Oct 2005 00:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-21T01:16:39.780Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 15/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le matin d’après à 6 heures, Saadia m’arracha à mon sommeil d’un jet d’eau qu’elle s’administra si bruyamment … j’ouvrai l’œil, les pupilles toutes dilatées et regardai la petite effrontée, nue à se savonner le corps, les gestes allusifs et le regard on ne peut plus bovin. Elle s’enroba dans le peignoir &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;en soie de Aïcha et vint vers moi le pas félin. Elle &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;me frôla la couenne du pan de son peignoir et me donna à voir son être jusqu’au dans sa plus simple expression, ainsi que j’avais lu dans les Possédés, « La bête sortit ses griffes ». le temps de m’asseoir, de me mettre les lunettes sur le nez pour réaliser ce qui m’arrivait, maladroitement car je n’ai pu m’y prendre avec qu’en deux temps, ayant de ces nez en bec d’aigle, que déjà Saadia eût la bonne idée de ramener vers elle son peignoir et de se couvrir tout à fait. Elle dut prendre ma maladresse probablement pour un niet sans équivoque ou alors s’était-elle mis dans la tête que ce fût là la façon qu’ont les intello pour dire non à de telles avances. De mon côté, je ne savais par quoi aurais-je enchaîné par la suite, une fois mes lunettes dûment sur le nez. Me l'aurais-je farcie? Me serais-je laissé aller à l'ancillaire? pour ainsi dire de plain-pied...J’eus seulement le sentiment d’avoir été encore une fois sauvé par le gong, ma maladresse en somme.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Ainsi, tu es ce que Aïcha appelle désespérément un gentleman, dit-elle en claquant violemment derrière elle la porte. Ce n’est qu’à cet instant-là que je m’étais réveillé pour de bon. Mais je ne suis pas un gentleman ! me dis-je alors et me plaisai à écouter la réplique que me renvoya l’écho : « âne ! âne !... »&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais où est ma rondelle de salami ! m’écriais-je une fois à table, une heure plus tard.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Même Saint Jean le Charcutier ne voudra d’une rondelle de salami à 7 heures du matin ! me répondit sèchement Aïcha, je l’ai jeté à la poubelle, ton salami ! Il te faudra faire avec ma foi retrouvée, décidément ! le salami c’est haram ! Et puis, scientifiquement parlant, les cellules du cochon nous sont, de tous les animaux, les plus proches à nous humains. Voudras-tu bouffer ton prochain ? &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne répondis pas. Je me levai et chargeai droit sur la poubelle, me dénichai mon salami carrément là ou Aïcha s’en était débarrassé. Il y était sain et sauf enveloppé encore dans sa cellophane et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;entouré de bribes de photos déchiquetées ; sur l’une des pièces, je reconnus l’ex professeur de Aïcha avec ses bananes. Je ramenai le tout et le déposai sur la table. Aïcha me regarda l’air goguenard :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Il n’y a eu jamais rien entre moi et le Professeur. Le seul mérite que je reconnaissais à l’homme était d’avoir introduit l’aristotélisme dans nos universités et par extension dans la pensée marocaine elle-même devenue, ipso facto, moderne &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais on ne saurait arstotéliser l’inaristotélisable ! lui répondis-je sur le coup en ma taillant frénétiquement une rondelle de salami. Et quelle symbolique donneras-tu à la banane dans cette pensée ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-si tu vois dans &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la photo que tu as reconstituée, tu pourras y lire cette expression, tout en bas, là : les bananes se cachent pour blettir. &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-oui ! Effectivement …"les ba-na-nes se ca-chent pour ble-ttir".&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-cela veut dire que, dans notre contexte marocain, nous devons réunir toutes les conditions optimales pour que cette pensée puisse s’y développer, ainsi que pour les bananes qu’on cultive artificiellement dans une serre, parce qu’elles ne peuvent pas prendre naturellement sur le sol marocain&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-tu l’as dit : artificiellement, je m’en tiens à ton argument ad hominem !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je croyais avoir coupé ainsi court à tout discussion possible quand Saadia y mit son grain de sel, du fond de la cuisine : tu as raison Aïcha : il est le genre gentleman ! ton homme… j’ai pu m’en rendre compte par moi-même tout à l’heure sous la douche&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;-Mais je ne suis pas gentleman ! lui rétorquai-je en m’offrant une deuxième rondelle de salami. Certes, je ne glisse jamais de préservatif dans ma poche quand je donne un rendez-vous à une femme, dès lors que le but premier de notre tête-à-tête est de discuter littérature. Mais on est jamais gentleman dans ce bled, ni aristotélicien &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;non plus … et puis merde !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-112985346141004569?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/Eb0Ylu6iG1o/le-cocu-magnifique-1520.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>7</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1520.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-11578311.post-112976789904037210</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2005 00:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-10-20T00:38:00.396Z</atom:updated><title>Le Cocu Magnifique 14/20</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A vrai dire, on eût pu rire de tout cela, mais pas Hamza. Il devait lui aussi avec survécu à pareille épreuve. « ne te confonds pas en explications, cela ne fera que raviver le sentiment de ton impuissance… des scènes de ménage comme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;celle là on en eût compté une myriade depuis le temps, qu’avant toute rupture, tout divorce il s’en passe de ces petites explications entre hommes et femmes, mais au lieu d’aller jusqu’au bout dans l’explication, on préfère y couper court chez l’avocat »&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tiens ! » &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;me dit-il en me fourrant le matelas entre les bras après l’avoir ramassé et épousseté un bon coup, ainsi qu’une maman avec le nounours de son enfant dont elle ne sait encore qu’une seule vérité : qu’il est incapable de se tenir tranquille seul, la nuit dans le noir. C’est ainsi que Hamza alla même jusqu’à me raccompagner à la salle de bain devenu mon lebenslief, mon espace vital. Il jeta le matelas par terre et fixant du regard les petits dessous de Saadia rangés soigneusement à côté de ceux de Aïcha &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;sur une étagère alors que mes caleçons, mes chaussettes étaient rangés dans un coin comme de vulgaires détritus, il ajouta : Rassure-toi, l’ami ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;C’est la loi du genre qui veut qu’il en soit ainsi, n’y vois aucune offense à toi. J’opinai de la tête, me jetai raide sur le matelas, le pria de fermer la porte en sortant en lui souhaitant la bonne nuit.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La salle de bain, sans meubles, m’eut l’air sur le coup d’un bloc opératoire, tellement propre et l’odeur de l’eau de javel dut lui aussi en rajouter à cette aura toute hospitalière. Je me souvins alors de cette expression à Musil que &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;l’homme moderne né dans une clinique et meurt dans une clinique, alors il faut que sa demeure ressemble&lt;/span&gt; à une clinique&lt;/span&gt;. Rien qu’à l’idée, le sentiment d’abandon qui me terrassait alors s’émoussa et, attendri, m’étais mis à clamer plusieurs fois cette citation de Musil et me plaisais en même temps à ce que les murs de la salle de bain m’en rendissent l’écho, à chaque coup : « L’homme moderne né dans une clinique …. ». je me rappelai alors une autre phrase que je clamais, enfant, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;tout aussi fort : La vie est méchante ! et l’écho me rendait : Chante ! chante ! chante ! …. Un moment, je ne sais comment, je proférai une autre phrase, mais en arabe :&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;                 Bghit ne’ntaher !(1)&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et l’écho me rendit : entaher(2) ! entaher ! entaher !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je m'arrêtai tout net, ayant en horreur les oracles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;div style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color windowtext; border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 1pt;"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="border: medium none ; padding: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;(1)&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;je veux me suicider !&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;(2)&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;t’es libre ! t’es libre ! t’es libre !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11578311-112976789904037210?l=garamud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/Garamud/~3/tewtokT9qZk/le-cocu-magnifique-1420.html</link><author>noreply@blogger.com (GarAmud)</author><thr:total>1</thr:total><feedburner:origLink>http://garamud.blogspot.com/2005/10/le-cocu-magnifique-1420.html</feedburner:origLink></item></channel></rss>

