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<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><description>Salut les gueux, c'est Jules. N'oublie pas que j'ai un blog qu'il est drôlement chic du lifestyle et de l'attitude. Ici, c'est le blog portable et instantané, un peu comme le micro sèche-cheveux de Rosalie que ça lui sert si elle veut se coiffer en pleine rue.

Photos &amp; Instantanés ici.</description><title>Überparisians</title><generator>Tumblr (3.0; @uberparisians)</generator><link>https://uberparisians.tumblr.com/</link><item><title>Joies de l’open space</title><description>&lt;p&gt;L'open space, j'ai rien contre, bien au contraire. Ça m'évite surtout de vivre 9h par jour dans un clapier de 10m², et des fois qu'un jour j'aurais une armoire qui me tomberait sur le buffet, j'aurais pas l'air con dans mon bureau solo sans personne pour m'aider.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'open space, de base, c’est kewl. Grands espaces, mutualisation de tout, circulation infinie&amp;hellip; Je dis rien quand on me pique mes Stabylos, j'adore entendre le son lointain d'une vidéo Youtube, je suis pas non plus du genre à tourner la tête quand un collègue tente une sortie prématurée à 18h en lui sortant « &lt;b&gt;T'as pris ton aprem&lt;/b&gt; ? » (High five !).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais s'il y a quelque chose pour lequel je me mets en rogne, c'est quand on me &lt;b&gt;pompe ma bande passante&lt;/b&gt;. Imagine-toi tout guilleret un lundi matin, content de revenir de ton week-end (sarcasm), fantasmant sur la tonne de choses que tu dois accomplir depuis 10 jours et que tu avais sciemment repoussées au lundi en te disant que de toute façon, c'est en reculant qu'on saute mieux. Tu allumes ton ordi, qui a la bonne idée de tourner sous Vista (sarcasm), tu tires une gueule de trois pieds de long en t'apercevant que tes clients ont rien d'autre à foutre que de se déchaîner sur ta boîte mail entre vendredi 19h et lundi 9h. Et là, au moment où tu double cliques sur ton icône Firefox, tu es back to the late 90&amp;rsquo;s ! Ça raaaaaame, et ça finit par planter.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le réseau interne, c'est sympa, sauf quand l'un de vos collègues se met en tête de &lt;b&gt;télécharger&lt;/b&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parfois, je rêve qu'on embauche un Terry Tate.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, je vous laisse, j'ai des cookies à éplucher.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127947913209</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127947913209</guid><pubDate>Sun, 30 Aug 2015 17:23:17 +0200</pubDate></item><item><title>Sunday morning</title><description>&lt;p&gt;Je peux pas dire que comme Edith Piaf, « je haïsse les dimanches ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est formidable comme en l'espace de quelques années, notre génération a complètement pris le dessus sur le côté ronflant du dimanche, vous ne trouvez pas ? Du temps de mes parents, le dimanche, on se faisait chier ferme. On se jetait comme des morts-de-faim sur le Journal du Dimanche le matin, et l'après-midi, ceux qui avaient lu toute la page des sports se retrouvaient gros-jean-comme-devant. Je caricature à peine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques années, mon dimanche est une mécanique huilée. Brunch traditionnel à 11h. Une fois sur deux, c'est avec des valises sous les yeux, les RayBan sur le visage qui ne le quittent pas, même à l'intérieur, trois Alka-Seltzer dans le collier pour masquer les ravages de la veille. Le brunch, tout le monde veut te faire croire que c'est un concept super, qui met du piquant dans ta semaine. Ça te donne une bonne raison de manger n'importe quoi à l'heure qui n'est pas prévue à cet effet : café, jus de fruits, pommes sautées, poisson, viande, viennoiseries, pains&amp;hellip;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec les beaux jours, l'open air devient même un ingrédient indispensable : au soleil, le temps s'arrête, un goût d'été se mêle aux vapeurs du café et à la sarabande sucrée-salée. C'est le moment idéal pour y aller avec des amis, et de profiter des deux heures environ que dure chaque brunch pour discuter et se retrouver.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Moi je dis : &lt;b&gt;bullshit&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A chaque fois que je vais bruncher la tête à l'envers, je me rends compte à quel point le brunch est en fait un truc vachement sociologique (Attention là ça va décoiffer). Bon, à 11h, en général, ceux qui peuvent se permettre de prendre un brunch sont sans enfants (jusque là tu suis ?). Pour bruncher à 11h, si t'es comme moi, faut se lever tard, parce que dès que j'ouvre l'œil j'ai une espèce de mécanisme automatique de mise en route de l'estomac qui hurle à la famine. Eh ben ça ne manque pas : aux terrasses, tu ne vois que des bientôt-trentenaires ou des toutjuste-trentenaires la mèche rebelle et le scooter garé en double-file, qui viennent partager ma terrasse. Ah ça ! je peux te dire que ça se regarde du coin de l'œil !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Du coup, je me demande : mais alors le brunch c'est un truc de jeunes sans enfants ? Si un jour j'en veux plus, ça veut dire que je vieillis ? Engloutir saucisses et croissants en l'espace de 4 minutes avec une gueule de bois serait-il une prouesse que seul un corps de jeune pourrait se permettre ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bonjour l'angoisse. Je &lt;b&gt;hais&lt;/b&gt; les brunchs.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127947721974</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127947721974</guid><pubDate>Sun, 30 Aug 2015 17:20:19 +0200</pubDate></item><item><title>Douze macarons devant sa porte</title><description>&lt;p&gt;Salut les bulots,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je me souviens qu'un jour, alors que je sortais pas (encore) avec Rosalie (bon en même temps c'était y'a pas si longtemps, Pascal Sevran était déjà mort !), je suis parti faire un truc de dingue.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand j'ai vu &lt;b&gt;Juliette Gréco&lt;/b&gt; devant l'église de Saint-Germain-des-Prés en train de se faire interviouver, je me suis dit trop « Putain mais ces touristes ils font chier : ils ont jamais une reu-sta ou quoi ? ». Non mais c'est vrai, c'est pas comme si limite à Saint-Germain tu pouvais pas croiser Sim en bob Ricard quand tu vas acheter ton pain. Au bout d'un moment, tu fais plus gaffe quoi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Donc, je sais pas comment me demande pas pourquoi, il s'est trouvé qu'en poursuivant mon chemin en pestant contre tous les Jacky est-allemands avec le combo bermuda-chaussettes et le caméscope vissé sur l'œil, je suis tombé rue Bonaparte sur le magasin Ladurée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et là, non mais je te jure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est quoi l'histoire ? Les mecs, ils considèrent les macarons Ladurée comme des mignardises que tu t'offres exceptionnellement quand t'es en voyage à Paris ou bien ? C'est pas le dessert de tous les jours normalement ? Merde j'aurais mal pigé ? Toujours est-il que, crois-le ou non, y'avait de la &lt;b&gt;queue jusque sur le trottoir&lt;/b&gt;, et puis de la cosmopolite qu'on se serait crus chez Amanda Lear : t'avais de l'Américain (enfin je crois), de l'Allemand (ça s'est sûr), et de l'Australienne (ça c'est encore plus sûr vu qu'elles étaient noires de peau et blondasses de cheveux que je me suis demandé si limite sur une île déserte elles pourraient pas servir de miroirs pour attirer les bateaux).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et vas-y qu'ils savent pas ce qu'ils veulent, et vas-y qu'il faut leur traduire les parfums. Non mais je te jure. Über casse-couilles, ces touristes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ah, enfin on me demande ce que je veux. &lt;b&gt;Une boîte de douze&lt;/b&gt;, que je demande, et que le mec me regarde interloqué comme si je lui avais demandé des capotes. Bah ouais, une boîte de douze &lt;i&gt;macarons&lt;/i&gt;, quoi, c'est pas compliqué. Citron-chocolat-vanille-fleur-d'oranger-pistache-caramel qu'elle veut, la Rosalie, et le tout en double, sinon ça fait que 6 et vite, j'ai une réu&amp;rsquo; à 14h rive droite, alors t'es gentil tu te grouilles. Quand il entend « caramel », le mec a une lueur d'espoir dans les yeux, genre son cortex reptilien il a fait tilt ou genre c'est son mot préféré ou je sais pas quoi. « Ah, on repart jamais d'ici sans le macaron au caramel », qu'il me fait. Le regard du mec qui va lui dire « Fuck off », je lui fais. Non mais lol quoi, si on repart jamais sans le macaron au caramel, il a qu'à me l'offrir, cet idiot !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, j'enfourche la &lt;b&gt;Vespa&lt;/b&gt; après avoir trouvé comment-que-j'allais-trouver-un-endroit-potable-pour-ranger-la-boîte. Aller de Saint-Germain-des-Prés à République, laisse-moi te dire que c'est la galère dès que t'approches d'un truc qui s'appelle quais de Seine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Rosalie, un jour qu'elle était un peu bourrée et qu'on était dans une soirée CSP+ où la com&amp;rsquo; copule avec les médias, elle a lâché : « &lt;b&gt;Non mais Clara Sheller elle a trop raison : le mec qui te fait livrer des fleurs où un truc du genre au boulot, c'est trop la classe.&lt;/b&gt; » Ouais, faut quand même voir la gueule du « truc du genre » parce que même avec un joli ruban, une boîte de tournevis ça reste une boîte de tournevis, quoi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors OK. Vas-y que je te livre une boîte de macarons à République.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Rosalie elle est en réu&amp;rsquo;, là, elle peut pas venir », qu'elle sort la standardiste. &lt;b&gt;Humpf&lt;/b&gt;. Ben écoute, on va faire un gros deal : je te garde ton standard deux minutes et tu vas lui porter ça, et promis après je te file un scoop génial sur Patrick Bruel (mode salaud on, tu penses). OK, qu'elle fait la standardiste, et qu'elle part livrer la boîte de macarons derrière les portes vitrées en se disant que si ça se trouve, Patriiiiick a trouvé qu'Amanda Sthers avait les ongles écaillés et qu'elle faisait plus trop femme du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De scoop sur Patrick Bruel il n'y eut point. Ça va bien, oui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par contre, de brainstorm foutu en l'air par des macarons imprévus, il y eut bien. Et de réu&amp;rsquo; à 14h rive droite aussi, du coup.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La prochaine fois, les bulots, vous apprendrez &lt;b&gt;comment on largue une CSP moyen+ avec classe quand on est sur le point de choper une CSP+&lt;/b&gt;. Les calepins seront recommandés pour la prise de notes.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127795814549</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127795814549</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 18:18:16 +0200</pubDate></item><item><title>Une bouteille chez sa mère</title><description>&lt;p&gt;Je viens de prendre une note sur mon iPhone : « &lt;i&gt;Acheter une paire de menottes&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fétichisme ? Non, &lt;b&gt;prudence&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette histoire entretient un rapport croisé avec mon état du dimanche matin deux fois sur trois au brunch de 11h. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Frais et guilleret j'étais pour venir éclairer de ma présence une de ces soirées de l'ambassadeur où le concept de jardinerie verticale existe encore (véridique) et où les mojitos défilent plus vite que les mecs dans le lit de Liz Taylor version première fraîcheur, quelque part du côté de la porte d'Auteuil (faut le faire, pour m'amener jusque là-bas). Mais que voulez-vous ma bonne dame, parfois les liens d'amitié vous emmènent dans des contrées inexplorées ; d'ailleurs, je le confesse, depuis je m'interroge pour savoir si ces liens sont suffisamment proches pour justifier de devoir flirter avec la frontière de Paris, car toi même tu sais qu'au-delà du périph&amp;rsquo;, c'est le tiers-monde ; et même si les Hauts-de-Seine sont un PVD, ça reçoit quand même son pactole du FMI. Fin de l'aparté culturel, ça va bien deux minutes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce qu'il y a d'intéressant dans une soirée un peu bobo-chic organisée par des amis, c'est que, outre l'alcool dont tu n'as pas à te soucier, les rencontres de l'entre-soi toujours intéressantes mais convenues, tu rencontres aussi des personnes que tu ne connais pas parce qu'elles sont les &lt;b&gt;n+1 de n+1 d'un n+1 d'un de tes amis&lt;/b&gt;. Alors en fait, ça stratifie vachement en termes d'alcoolémie, j'ai observé. En gros, il y a trois catégories de gens dans ces soirées :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Celui qui est venu parce qu'on lui a dit de venir, et qui ne connaît personne : curieusement celui-là il a du mal à se coller une mine, comme disent les jeunes, rapport qu'on sait jamais, une réputation est vite carbonisée, toussa toussa&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Celui qui connaît un peu de monde, mais pas beaucoup, genre il est un ami proche d'un des organisateurs de la soirée, mais genre le super pote de la pelote basque du dimanche en 15, le gars sympa que tu vois pas souvent. Lui, il va passer une soirée über naze, parce qu'il se demande à tire-larigot s'il peut se lâcher ou pas&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Celui qui est ami de tout le monde. Pas de risque, lui peut boire, sa réputation n'en souffrira pas, kestucrois. Les amis, ça ne juge pas (sauf si c'est une fille, le gène de la médisance étant congénital comme tu t'en doutes)&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Tout ça, ça nous dit pas pourquoi les menottes. Ça digresse, Hubert !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, il se trouve qu'à ladite soirée, frais comme la rosée du matin je suis resté, et aux sujets inversés durant cette soirée beaucoup je recourus, pendant que &lt;b&gt;d'autres terminaient dans un français trop pas so syntaxous&lt;/b&gt;. Faut dire que mon oncle, c'est maitre Cappello, ceci explique cela. Sobre je fus, car la gent sociale de Paris ayant la bonne idée d'organiser ses soirées en fin de semaine, il se trouvent toujours deux fêtes pour se chevaucher. Non mais les gens connaissent pas Facebook ou quoi ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai donc dû partir prématurément, pendant que l'assitance alcoolisée commençait à avoir des problèmes de conjugaison au conditionnel. Je dénonce : j'ai entendu un « si je dirais ça ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(&lt;b&gt;Bon, ça vient cette histoire de menottes, oui ou bien ?&lt;/b&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les mains pleines je partis, c'est qu'il fallait apporter quelques bouteilles de vin. &lt;b&gt;On est élégant ou on l'est pas, tu comprends&lt;/b&gt; ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Claquer des doigts, je n'ai plus eu qu'à. Un taxi, qui passe par la porte d'Auteuil aussi souvent qu'une comète devant Hubble, s'est pointé, qu'une rombière enfourrurée a entrepris de me subtiliser. Haha.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Maintenant, je sais pas si c'est dans le gène du taxi ou si je joue de malchance, mais il se trouve qu'à chaque fois que je suis dans un taxi, quelqu'un me passe un coup de fil. Et ça n'a pas manqué. Alors que je donnais les instructions au chauffeur, j'étais en même temps en train de parler longue traîne et roadmap, à moins que j'aie demandé au chauffeur de se rendre Quai de Roadmap tandis que je parlais Jemmapes avec mon interlocuteur en lui disant de ne pas trop longue-traîner car j'étais pressé. Je ne sais pas, je ne sais plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et donc, je parlais, je parlais, je parlais, pendant que lui roulait, roulait, roulait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ah, quai de Jemmapes-Roadmap. Descendons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je descends donc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(&lt;b&gt;Ellipse&lt;/b&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans ma bouteille, et &lt;b&gt;sans mon 48h&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[J'autorise 12 secondes de rires gras, d'epic fail, de VDM et autres rires en boîte, mais après ça va bien !]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je vous le confesse, moi aussi j'ai ri. Ça m'a fait penser au book dropping. Un Pomerol 2002 qui voyage dans Paris, sera ramassé par quelqu'un et englouti (là j'ai pleuré). Ou peut-être que le chauffeur de taxi va la voir et la récupérer, la remonter chez lui, dans son petit 30m² qu'il partage avec sa mère dans le 18e avec des tapisseries et des casseroles à motif floral, la poser sur sa table en formica et la siphonner devant un plat de &lt;b&gt;macaronis-fromage&lt;/b&gt; pendant que Dominique Chapatte essaie une Aston Martin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et s'il prenait ça pour un message, une fausse déclaration d'amour pendant que l'oreille droite était overstaffée ? Mon Dieu, j'espère que je n'ai pas laissé mon numéro sur la bouteille, des fois que je serais tombé sur un œnographile pervers&amp;hellip;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je pleure encore la perte de mon 48h.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127788142839</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127788142839</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 15:48:45 +0200</pubDate></item><item><title>Les beaux gosses</title><description>&lt;p&gt;Les marsupiaux, je suis allé voir &lt;b&gt;Les Beaux Gosses&lt;/b&gt; hier soir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour l'histoire, je vous la fais courte :&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire&amp;hellip;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;La vérité, c'est que j'ai &lt;b&gt;semi-lolé&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Riad Sattouf est un garçon très gentil, qui fait de bonnes BD, mais j'ai été semi-déçu par le film. Attention, on se met en mode Télérama, là, tu vas voir le niveau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec le pitch, tu sens le film caricatural à plein nez. Eh ben dans le mille Emile. Les gags sont convenus (chaussette déjà vue dans American Pie). Il faut reconnaître qu'ils s'enchaînent à un très bon rythme, parce que le film est calqué sur le format BD, avec de courtes séquences. Mais l'histoire a pour le coup tendance à s'effacer derrière la trame des gags. Du coup, hormis les petits lols et un mdr étouffé (confession), pas grand chose à retenir de ce film. L'histoire ne comporte aucun rebondissement, la fin est attendue, les personnages au final assez creux. Riad Sattouf m'a donné l'impression de brosser un &lt;b&gt;portrait rapide d'une jeunesse engoncée dans son sébum et son liquide séminal collé au slip&lt;/b&gt; plutôt que de tenter un beau film qui sort des canons du teen movie gras et grossier pour entrer dans plus de complexité : parce qu'un ado (mâle), ça mate certes la voisine à poil la pignole à la main, mais ça se pose aussi beaucoup de questions touchantes sur les rapports entre les êtres, sur l'avenir, l'amour, la mort, la vie en adultosphère&amp;hellip; De tout ça il ne sera pas question, et c'est fort dommage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n'ai toujours pas compris le pourquoi du comment qu'on n'entend pas une seule fois parler d'MSN, de Facebook ou de Myspace dans ce film. Z'ont pas compris la technique du placement produit ou quoi ? Pour le coup, j'aurais bien ri.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une mention spéciale à &lt;b&gt;Noémie Lvovsky&lt;/b&gt;, excellente en mère dépressive donc totalement délurée qui passe son temps à relaver son linge maculé de goutelettes venues d'une fuite dans les toilettes des avions (non mais quelle idée d'habiter sous un couloir aérien) et à tenter de surprendre son fils en plein onanisme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout de même, en sortant du film, tu vois pas que j'ai cherché à me rappeler mes années collège ??? Les contrôles de bio révisés dans le couloir, les premières de la classe méprisantes qu'on traitait de mocheté, les types bizarres à la Mahmoud qui un jour se révèlent en fait totalement normaux (&lt;b&gt;ah ah ah cette scène au gymnase&lt;/b&gt;), les profs parfois aussi tordus que les élèves, les soupes de langue que tu cherches à pas choper le tétanos en t'arrachant un morceau entre les bagues, les cheveux gras et les pulls jacquard miteux&amp;hellip; Qu'est-ce qu'on n'était pas über-chic !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merci à Riad Sattouf de m'avoir rappelé que personne n'est né chic&amp;hellip;&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127787598899</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127787598899</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 15:36:57 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #1 - On pose les bases</title><description>&lt;p&gt;Aujourd'hui, les grumeaux, on va parler d'élégance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hum, ça c'est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abel_Gance"&gt;Abel Gance&lt;/a&gt;. Et tu m'excuseras, mais la perle à l'oreille façon Sir Francis Bryan dans les &lt;i&gt;Tudors&lt;/i&gt;, c'est moyennement sexy à l'ère du gros diamant à la M. Pokora (et note aussi que le style modistique a bien changé aussi).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un jour, tu as craqué pour jolie brune en talons Gaspard Yurkievitch mais tu n'as pas osé y aller parce qu'au même moment, tu portais des tongs Sergio Tacchini ? Tu as buggué du cigare quand, en abordant une blonde qui n'était pas physiquement &lt;i&gt;way out of your league&lt;/i&gt;, elle t'a causé de l'onto-théologie kantienne, et que t'as enchaîné comme un gland que le cinéma coréen, c'était pas ta tasse de thé ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est pas peu dire que la CSP+, t'essaies de l'attraper avec du vinaigre de pastis, et que c'est franchement mal barré. Mais avant de te jeter comme Norbert de l&amp;rsquo;&lt;i&gt;Amour est dans le pré&lt;/i&gt; sur un tromblon à moitié chauve, il reste encore une petite lueur d'espoir. Des fois que ça marche pas, garde quand même l'immondice alopécique en backup. Alors on va reprendre un peu les bases de l'élégance, et ça commence déjà par savoir de quoi on parle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Chic et élégance ne sont pas synonymes&lt;/b&gt;. On le répète : le &lt;b&gt;chic&lt;/b&gt;, ça se résume essentiellement à l'apparence extérieure. Ici, on a séparé le chic et le naze en deux camps séparés : costard-baskets, c'est über-chic (si t'as moins de 30 ans et que tu n'es pas fonctionnaire), jogging-Weston, c'est über-naze (mais si t'en portes quand même, contacte-moi car tes photos valent de l'or !).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'élégance, au contraire, c'est un &lt;b&gt;langage&lt;/b&gt;. Et de la même manière que quand t'essayais de chanter les chansons des Ace of Base sans savoir parler anglais, ça donnait du yaourt, l'élégance ça s'apprend. Alors LV1 pour tout le monde, les gens. L'élégance, c'est avant tout une manière d'être, et c'est qui permet de distinguer le mec über-classe de Michael Vendetta quand les deux portent une chemise. T'as beau être chic, si t'es pas élégant, t'auras bien du mal à répondre à ces questions fondamentales :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Comment gérer le « Tu trouves pas que j'ai grossi ? »&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Savoir payer la note avec classe&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Rompre sur le mode « total RESPECT »&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Maintenant, tous les lundis, c'est Elégance Academy. Lundi prochain, lesson one : « Comment ne pas être un &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127784594809</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127784594809</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 14:27:21 +0200</pubDate></item><item><title>Fais ta valise (enfin, essaie)</title><description>&lt;p&gt;Rosalie part pour quelques jours en Italie, avec ses copines. L’appel du rosé, de la Lombardie et du soleil, c’est so chic, tu vois. Et puis, son grand rêve, ça a toujours été de &lt;b&gt;rejouer les pubs pour Aoste ou Barilla&lt;/b&gt;, avec terrasse de nuit surplombant des villages en pierre, de la cigale qui gratte la mandoline, &lt;i&gt;dolce vità&lt;/i&gt; à la pelleteuse, dents nacrées qui rient bruyamment et air de Verdi en fond sonore avec un peu de &lt;i&gt;prosciuto di Parma&lt;/i&gt;. T’as vu que quand elle part en vacances, c’est pas pour se retrouver dans un Campanile crasseux, bob à fleurs sur la tête et appareil photo en bandoulière.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hier, je me suis fait réquisitionner sans trop savoir pourquoi pour la traditionnelle « préparation de la valise ». Ça se résume en une formule : « quatre paires de chaussures, quatre heures ». Je te colle le verbatim hein, ça fait genre reporter qu’a tout enregistré. Mais je mets mes commentaires entre parenthèses, à base de &lt;i&gt;lol&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;fail&lt;/i&gt;. Je précise à toutes fins utiles que ce qui suit est un dialogue entre Rosalie et elle-même.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Bon attends, faut pas que je perde de temps alors on va choisir vite&lt;/i&gt; (&lt;b&gt;méthode Coué, je le sens mal&lt;/b&gt;). &lt;i&gt;Alors déjà il me faut des chaussures plates, parce qu’en Italie c’est plein de rues pavées et tout, faut pas que je me torde la cheville… Attends je prends lesquelles de plates, j’ai les bleues, j’ai les noires et blanches, les dorées… Hum les dorées c’est pas mal pour l’Italie, en fait, ça fera trop classe… Ouais mais nan, vaut mieux que je prenne les noires classiques, ça ira avec tout. T’en penses quoi, Jules ?&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;C’était un peu genre on m’expliquait le fonctionnement d’un réacteur nucléaire en terminant par un « n’est-ce pas ? ». Du coup, j’ai dit « oui » (&lt;b&gt;grosse réflexion&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Ouais, t’as raison, les dorées&lt;/i&gt; (&lt;b&gt;qu’on m’explique comment un « oui » peut faire changer d’avis une femme, je veux bien&lt;/b&gt;). &lt;i&gt;Bon ça fait déjà une paire. Maintenant, il me faut des chaussures confortables, parce qu’on risque de marcher&lt;/i&gt; (&lt;b&gt;vous remarquerez qu’elle choisit d’abord des jolies avant des confortables…&lt;/b&gt;), &lt;i&gt;ah elles sont bien celles-ci, avec les semelles compensées, en plus elles sont légères et agréables, vas-y je les prends&lt;/i&gt; (&lt;b&gt;une décision sans hésitation, ça se fête&lt;/b&gt;). &lt;i&gt;Bon maintenant, il m’en faut une pour voyager, je veux pas m’embêter, je vais prendre mes Converse, ça s’est réglé.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Rosalie s’apprête à boucler son sac à chaussures. Mais rebondissement.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Ah ! Quelle nouille ! J’ai oublié mes chaussures de soirée si on sort, quelle idiote. Bon attends, j’ai quoi ? J’ai mes escarpins carmin, mes Mellow Yellow, les Karine Arabian, mes sandales à lanières, les talons noirs oh la la j’avais oublié comme elles sont trop belles celles-ci, hum en même temps les Karine Arabian il me les faut si on rencontre George Clooney…&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Rosalie et ses copines ont prévu de traîner autour du lac de Côme…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Ah, mais j’arrive pas à choisir, pfffff vous avez vraiment de la chance vous les mecs de ne pas avoir ces problèmes, franchement ça vous prend cinq minutes même pas de choisir vos quatre paires de chaussures, c’est pas juste !&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J’ai fait une tête genre « Qué ? ». &lt;b&gt;Quatre paires de chaussures pour quatre jours ??&lt;/b&gt; Même Nadal à Roland-Garros il en a pas une par jour ! Du coup, je suis passé à l’action, en mode pragmatisme selon moi, en mode torture selon elle.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;MAIS JE TE DIS QU’IL ME FAUT CELLES-LA ! POURQUOI ? PARCE QUE !&lt;/i&gt; » &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Mais t’imagines pas, si on rencontre des mecs sympa là-bas, je peux pas passer la soirée avec les chaussures que j’ai passées toute la journée pffff ! »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;« NON, ces sandales-là sont pas la tendance de l’été, je t’ai déjà dit que c’était le violet !!! &lt;b&gt;NON JE SUIS PAS HYSTÉRIQUE&lt;/b&gt;, mais tu m’aides vraiment pas, franchement !!! »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Allez, steuplé, je te jure qu’il faut une quatrième paire !&amp;hellip; Mais je m’en fous, on les mettra en soute les bagages de toute façon, au pire je prends une paire dans mon sac à main… Steuplé steuplé steuplé steuplé, une dernière&amp;hellip; »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;A 23h30, &lt;b&gt;bouclée était la valise. De chaussures&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On recommence aujourd’hui avec les habits. Quelqu’un pour m’héberger ?&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127781834759</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127781834759</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 13:15:11 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #2 - Comment ne pas être un douchebag</title><description>&lt;p&gt;Salut les abats-jours,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tu l’attends chaque lundi, ce grand moment de catéchisme &lt;i&gt;so sartorial&lt;/i&gt; (mais pas que). C’est bien, t’as bien marqué dans ton cahier de texte spiralé avec marge détachable que le lundi, c’est Elégance Academy. Alors, t’as fait tes devoirs ? La semaine dernière, on t’apprenait à savoir de quoi qu’on causait : chic et élégance, c’est pas pareil. Et puis en scred, on t’a glissé une info sur #adp, des fois que t’aurais pas pigé qui était le « &lt;i&gt;tromblon alopécique&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais tout ça, c’est fini. Enfin, ce qu’est fini, c’est plus Capri (version Hervé Vilard) que l’école (version Sheila) : j’aurais pas l’air con de causer devant un auditoire vide. Oui je sais, l’école en juillet, c’est la lose, mais la CSP+, elle veut de l’élégance &lt;i&gt;all year through&lt;/i&gt;, et pas seulement quand c’est pas le temps des tongs. Alors tu sors ton cahier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd’hui, on va pas t’apprendre ce qu’il faut être, mais &lt;b&gt;ce qu’il ne faut pas être&lt;/b&gt;. Ceux qu’ont lu Shakespeare, forcément vous allez mieux comprendre la leçon.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors on le dit tout de suite, comme ça c’est net : &lt;b&gt;interdiction formelle d’être un douchebag&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un quoi ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un douchebag. Tu te doutes bien qu’on va t’expliquer ce que c’est.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la définition littérale, c’est chez les &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Douche%5C"&gt;englishes de Wikipedia&lt;/a&gt; qu’on va aller.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment reconnaître un &lt;b&gt;&lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; ? De la même manière que tu reconnais un touriste allemand : à son aspect vestimentaire et capillaire et à ses tissus musculo-graisseux. Sauf que le douchebag, c’est la version un poil améliorée de la lose stylistique. En fait, c’est surtout le chaînon manquant dans la théorie de Darwin entre le plouc de base et le mec qui pourrait éventuellement être élégant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt; se caractérise donc par :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Des cheveux &lt;b&gt;coiffés au gel&lt;/b&gt;, si possible en version porc-épic&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Des lunettes &lt;b&gt;Dior ou Chanel&lt;/b&gt;, façon mouche globuleuse&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un &lt;b&gt;marcel ultra-tight&lt;/b&gt; avec des messages tendancieux écrits dessus&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Des &lt;b&gt;biceps gonflés&lt;/b&gt; qui sautillent quand il attrape un verre&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Des tatouages partout&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un PANTALON BLANC (mais quelle horreur !)&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;A l’approche des vacances, le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt; pullule donc sur les plages. ATTENTION VACANCIÈRES, il est évidemment fort probable qu’avec le taux d’ensoleillement et la chaleur, le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt;, sentant sa libido complètement grimper en flèche, subisse une métamorphose endocrinienne en devenant le &lt;i&gt;lourdaud des plages&lt;/i&gt;. Pour reconnaître le lourdaud des plages, vous lui ajoutez &lt;b&gt;des tongs et une grosse chaîne&lt;/b&gt; autour du cou. Sachez en outre que le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt;-&lt;i&gt;lourdaud des plages&lt;/i&gt; a tendance à se nidifier toujours près d’une colonie de jolies filles : si vous voyez un individu de sexe masculin faire les cent pas devant vous et se poser subrepticement à côté de votre serviette alors qu’il y a de la place ailleurs, restez sur vos gardes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &amp;lt;em&amp;gt;&lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt;&amp;lt;/em&amp;gt; a une &lt;a href="http://www.hotchickswithdouchebags.com"&gt;approche particulière avec la gent féminine&lt;/a&gt;. RASSUREZ-VOUS : il n’est attiré que par la &lt;i&gt;bimbo&lt;/i&gt;, aussi appelé &lt;i&gt;pute&lt;/i&gt; (partout en France), &lt;i&gt;pute à frange&lt;/i&gt; (dans le milieu disco-rock parisien), ou &lt;i&gt;radasse&lt;/i&gt; (Côte d’Azur). De manière générale, le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt; ne les pratique que par paire, qu’il enserre dans ses bras le temps d’une photographie. Vous remarquerez sur la photo ci-dessous que le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt;, en présence féminine, subit toujours une &lt;b&gt;déformation buccale de type moue&lt;/b&gt; : c’est une technique de séduction über-naze  qui résulte d’une mutation génétique. Parfois d’ailleurs, le &lt;i&gt;douchebag&lt;/i&gt; se met du gloss sur les lèvres…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour se « dé-douchebaguer », il faut supprimer tous les attributs vestimentaires anti-chic au possible. On mettra dans la même charrette : le marcel taille XS, les lunettes Chanel, le pantalon blanc. On remplacera cela habilement par un classique chemise-veste. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Eh oui ! &lt;b&gt;Il ne suffit pas d’être bien habillé pour être élégant&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La semaine prochaine, on t’apprendra à &lt;b&gt;localiser ta cible&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127722735394</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127722735394</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2015 19:05:26 +0200</pubDate></item><item><title>Gérard Darel, le meilleur allié des féministes</title><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Message de Rosalie — &lt;b&gt;9 juillet&lt;/b&gt; — 14h31&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Non, je ne suis pas une midinette, arrête de me faire passer pour une hystérique qui est complètement vendue au marketing de l'industrie textile et des cosmétiques, tu sais que c'est pas vrai. ‘Tain, t'es vraiment un sale macho, on est quand même plus évoluées, nous les femmes&amp;hellip; &lt;/i&gt;»&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Message de Rosalie — &lt;b&gt;11 juillet&lt;/b&gt; — 16h11&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Hiiiii, je me suis acheté le Saint-Germain de Darel en violet !! Il est trop beau !!!! Avec un foulard Agnès B. en plus ;))))) Suis juste trop trop contente, tu peux pas imaginer !!&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Effectivement. Je vais relire Beauvoir.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127715783954</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127715783954</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2015 16:55:46 +0200</pubDate></item><item><title>Une partie de campagne</title><description>&lt;p&gt;Ce week-end, je n’étais pas dans le Loir-et-Cher, mais à &lt;b&gt;Montmorency&lt;/b&gt; ! Ouh que j’ai eu peur quand Rosalie m’a sorti la semaine dernière : « &lt;i&gt;Ce week-end, on va chez mes amies, c’est leur anniversaire&lt;/i&gt; ». J’ai couru voir mon carnet de santé : je n’étais plus à jour de mes vaccins, interdiction de passer le périph !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Mais non, à Montmorency, y’a un corridor sanitaire, ça craint rien&lt;/i&gt;, qu’elle m’a dit pour me rassurer. &lt;i&gt;En plus, c’est de la belle maison bourgeoise avec parc privé, tu seras pas dépaysé&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Ouf&lt;/i&gt; », que j’ai fait mi-craintif, mi-raisin. C’est que la dernière fois que j’ai été imprudent, je m’en suis sorti avec des bouffées de chaleur à la vue de trucs à plumes qui dodelinent de la tête en faisant cot-cot, qu’on m’a dit que ça s’appelait poules.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le vendredi soir donc, &lt;b&gt;à l’heure où blanchit la campagne&lt;/b&gt;, nous partîmes joyeusement pour la Gare du Nord. Et là, horreur, enfer et damnation ! Je pensais naïvement que le lieu de villégiature se trouverait aux abords d’une ligne RER un peu semi-chic. Mais las ! &lt;b&gt;Il a fallu prendre un train de banlieue&lt;/b&gt;.\&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Un train de banlieue !&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;J’ai senti les palpitations remonter, d’autant plus qu’au même moment, mon iPhone a décidé de pleurer toutes les larmes de son corps : PLUS DE RESEAU. Rosalie m’a regardé d’un œil réprobateur, du style : « &lt;i&gt;T’essaie de partir, je te colle deux bastos dans le dos&lt;/i&gt; ». Alors j’ai respiré profondément et je me suis lancé dans de la lecture hautement intellectuelle, mais légèrement plus &lt;i&gt;upper-class&lt;/i&gt; que Guillaume Musso. Heureusement qu’au bout de 10 minutes on est arrivés à Enghien-les-Bains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vérité, c’est que &lt;b&gt;j’ai grave trouillardé pour rien&lt;/b&gt;. Car de fermes avec de la paille, de poules qui pondent, de tomates bizarroïdes, de fermier crasseux en sabots, de plaques de bouse séchées et d’ennui mortel, il n’y eut pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vérité (season 2), c’est qu’en fait la maison des parents de Rosalie, je l’avais oublié, est très grande, avec deux étages, terrasse en teck et grand jardin. A Montmorency, à l’heure de la soupe, on prend encore l’apéro, et dans son allée, il y a plus de pick-ups que de tracteurs. On a frôlé la catastrophe !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout de même, ça fait un bien fou de pouvoir quitter Paris et ses turpitudes de temps en temps. Malgré notre snobisme bien ancré et nos habitudes citadines, un petit havre de paix à quelques enjambées de Paris offre un refuge accueillant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le plus important, je crois, c’est de vivre ces moments de complicité avec tous ces couples néanmoins amis qui discutent entre eux en terrasse autour d’un verre, le soir dans le salon aux plafonds moulurés autour de quelques tomates cerises et de whisky pour les hommes, porto pour les filles, vrombissent ensemble dans la grande cuisine rustique pour mettre chacun un peu la main à la pâte. On sent une &lt;b&gt;ambiance d’auberge espagnole, de soir de réveillon&lt;/b&gt;, quand on entend les pneus crisser sur les gravillons, quand chaque couple arrive l’un après l’autre pendant que la ruche s’affaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis le long dîner du soir, où l’on se dit toutes ces choses qu’on n’avait pu se dire depuis la dernière fois qu’on s’est vus, trop pris par le travail, la course folle dans Paris et les petits tracas du quotidien. Du bon vin, les petits plats dans les grands, les jolies nappes, le partage d’expériences diverses et de petites anecdotes, les ragots bien sentis qui traînent par-ci par-là, aussi. Au final, chacun va se coucher le cœur plus léger, la tête plus vide des petits soucis, même si le &lt;b&gt;bide est rempli jusqu’à la glotte&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis il y a ces dimanche matin, où on se lève tard, pile au moment où il fait encore un peu frisquet (bon en même temps il a plu ce week-end, comment ça flingue le romantisme de la situation !). Au rez-de-chaussée de la maison, tout est vide : quelques verres traînent encore, ce qu’il reste du &lt;b&gt;tiramisù aux fraises&lt;/b&gt; a été oublié sur la table de la salle à manger, le mascarpone avachi autour de la cuillère en bois un peu genre Al Bundy dans son canapé. En tendant l’oreille, on pourrait presque encore entendre les rires de la veille capturés dans les appliques murales et dans les salières oubliées parmi la composition florale au centre de la table.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les chambres, tout le monde est réveillé mais personne n’ose sortir en premier. Alors il y a les téméraires, Rosalie et moi, qui nous précipitons dans les deux salles de bain de libres (ah ouais, réflexe de crevard, comme au camping). Alors d’un coup, les portes s’entrebâillent, chacun se glisse à son tour dans la salle de bain puis descend sur la terrasse. &lt;b&gt;It’s brunch time&lt;/b&gt; ! Un grand moment de convivialité tranquille autour de pain grillé, de bon jus d’orange et de fruits, entre trentenaires et presque trentenaires installés dans leurs vies, bien dans leur tête et dans leur corps, heureux d’être là où ils en sont. En même temps qu’on engloutit les vitamines, la proximité positive de nos amis nous remplit d’énergie pour attaquer la semaine. Ouf, moi qui me disais que le brunch était en train de me vieillir !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains partent tout de suite après, mais d’autres restent l’après-midi. Et quoi de mieux pour passer l’après-midi qu’un jeu de société où l’on réinvente les règles comme on le faisait en étant plus jeunes ? Et c’est dans ces moments-là que les langues se délient, que les discussions à tête reposée, avec le thé vert et les petits macarons, se déroulent à quatre langues. Doucement le dimanche soir s’avance, le périph’ se bouche et les gares se remplissent de Parisiens rentrant de week-end. Avec Rosalie, on rentre chez ses parents : la maison nous a attendu seule depuis samedi. On retrouve du calme et de l’intimité devant un plateau-repas et devant les super reportages d’M6 sur le barbeuk’ à Raymond et le business des piscines en plastoc. La semaine commence bien…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vérité vraie, c’est que &lt;b&gt;Montmorency, j’ai juste über-kiffé&lt;/b&gt;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127715575514</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127715575514</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2015 16:51:41 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #3 - The matchmaking theory</title><description>&lt;p&gt;Les ronds de serviette, il y a une chose dont on est sûr, c’est que si tu veux pas courir dans le vent un peu comme les papys qui n’ont pas compris dans quel sens se prenait l’escalator, il te faut quelques bases en &lt;b&gt;&lt;i&gt;matchmaking&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. C’est bien beau les amis gentils et réconfortants qui te disent que le charme fait tout et que le reste importe peu, ça fait plaisir et ça flatte l’ego. Mais c’est quand même un peu du pipeau en bois de frêne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’accord, chaque pot a son couvercle et &lt;b&gt;chaque boîte de thon Saupiquet son opercule EasyOpen©&lt;/b&gt;. N’empêche que, la production mondiale de boîtes de thon équivalant dans tes années collège à 80% de la production nationale de conserves, due à une bactérie endémique appelée &lt;i&gt;acneia catastrophis&lt;/i&gt;, et diminuant tout doucement jusqu’à l’âge de 25 ans, il vaut mieux pas passer son temps à visser ton opercule sur des bocaux en métal, tu vois ? Et si de surcroît tu es atteint de l’épineux syndrome de la démangeaison slipaire, qui t’oblige à te frotter à tout être féminin que tu trouves indépendamment de ses caractéristiques (aussi appelé syndrome du gros lourd en manque), alors statistiquement tu as un bon paquet de chances de t’en sortir avec une jolie collection de râteaux. Mais comme t’as pas de jardin…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vouloir trouver à tout prix, c’est encore le meilleur moyen de rentrer bredouille. Et pourquoi ? Parce que quand tu choisis pas, tu trouves pas. [&lt;i&gt;Doliprane, le meilleur allié de vos migraines blogosphériques&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;matchmaking&lt;/i&gt;, les ronds de serviette, le &lt;i&gt;matchmaking&lt;/i&gt; ! Je ne vous dis que ça. Mais il faut le faire intelligemment, &lt;b&gt;pas comme Ted Mosby&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, la CSP+ ne s’attrape pas avec de la demi-moustache ni un tropisme pour le cul des vaches. Qu’on se le dise !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La semaine prochaine, séance zoologie : « &lt;i&gt;La CSP+ dans son milieu naturel&lt;/i&gt; ». Tous ceux qui viendront avec l’appareil photo autour du cou seront renvoyés !&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127631179159</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127631179159</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2015 14:09:52 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #4 - La CSP+ dans son milieu naturel</title><description>&lt;p&gt;Mais c’est qu’on est mardi, et l’Élégance Academy, c’est lundi !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je sais bien, lectorat fidèle et en émoi, affolé par l’attente angoissée du #4 de  l’Élégance Academy, que tu t’es dit qu’il y avait quelque chose qui clochait. Mais j’ai une bonne raison, promis juré. En fait, mon blog a fait un malaise vagal lundi matin est il est resté en convalescence toute la soirée. Mais ce matin, alléluia, il est sorti à pied de l’hôpital. Alors pour me faire pardonner, lectorat fidèle et en émoi, je t’offre gracieusement un très long billet avec tout plein de jolis mots dedans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si t’as bien marqué dans ton cahier de textes à spirales, aujourd’hui c’est zoologie : « &lt;i&gt;La CSP+ dans son milieu naturel&lt;/i&gt; ». De quoi donc qu’est-ce qu’on va parler ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant de vouloir séduire de la CSP+, encore faut-il savoir à quoi elle ressemble. Tout ce qui va suivre est le résumé exhaustif de mon PhD. en « &lt;i&gt;CSP+ hooking up&lt;/i&gt; » à l’Université de &lt;b&gt;Princethon&lt;/b&gt;. Ouais, ça en jette, en plus mon directeur de thèse, c’était Sébastien Night.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;La CSP+, c’est quoi ?&lt;/b&gt; Avant d’entrer dans le vif du sujet-verbe-complément, on retient cette phrase : &lt;i&gt;la CSP+ a un gros salaire, bosse dans le relationnel, et a de la subtilité, de la culture et de l’intelligence&lt;/i&gt;. Ah ben oui, c’est pas comme la jailbait, hein ! Et retiens bien aussi que celle qu'on cible, c'est la &lt;i&gt;CSP+ single&lt;/i&gt;, qui a entre 28 et 32 ans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Où trouver la CSP+ ?&lt;/b&gt; On ne le répètera jamais assez : la CSP+ habite à Paris ! Elle ne passe le périphérique que pour aller en vacances, en week-end, et encore, il lui faut une bonne raison ! Mais contrairement à sa congénère, la bourgeoise pur sucre, la CSP+ n’habite pas dans les arrondissements de Paris qui te sautent immédiatement aux yeux : le 16e (surtout Ranelagh), le 15e, Vavin, le 5e… La CSP+ adore &lt;b&gt;Lamarck-Caulaincourt&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Montmartre&lt;/b&gt;, surtout du côté de l’avenue Junot, le &lt;b&gt;canal Saint-Martin&lt;/b&gt; et le quai de Valmy, et tous les alentours de &lt;b&gt;Jacques Bonsergent&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;République&lt;/b&gt;, le &lt;b&gt;3e&lt;/b&gt; dans son ensemble, et tu en trouveras une grosse concentration autour du triangle &lt;b&gt;Charonne/Parmentier/Voltaire&lt;/b&gt;. Dans de l’haussmannien, of course.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Qu’aime donc la CSP+ ?&lt;/b&gt; Comme tu le remarqueras, quand la blogueuse se met à causer sur les blogs so 2.0, c’est de fringues qu’elle parle. La CSP+ n’y coupe pas non plus : quand y’a du flouze dans le porte-monnaie, ça coule bien vite en &lt;b&gt;chaussures&lt;/b&gt; Karine Arabian. La CSP+, elle est fan de chaussures, surtout les Gaspard Yurkievich qu’elle chope en vente privée, les Chloé, et les Bensimon, qu’elle porte avec des leggings en hiver et des jupes en été. Ça talonne beaucoup, souvent en Marc Jacobs, mais elle ne pourrait pas se passer de ses ballerines Repetto et de ses spartiates en été.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Côté &lt;b&gt;fringues&lt;/b&gt;, si tu vois passer de la femme du monde en robe à pois ou en marinière, tu peux être sûr que c’est de la CSP+ qui en plus a bon goût. Inutile de chercher la CSP+ chez Pimkie ou chez Miss Sixty, ses bonnes adresses sont Isabel Marant, Comptoir des Cotonniers et MAJE.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si tu veux être au bras de la CSP+, faudra pas être jaloux : elle fera un ménage à 3 avec son &lt;b&gt;sac Gérard Darel&lt;/b&gt;. Attention : ne JAMAIS offrir un sac Jérôme Dreyfuss à la CSP+. Oui, un sac à près de 500 boules, ça lui plaît, sauf que ses sacs, à Gégé, on dirait des contrefaçons chinoises, et son relationnel client est en plus déplorable : les blogueuses te le diront (bon échantillon de CSP+).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CSP+ a compris quand elle avait 16 ans que Bourjois, c'était naze, et que L'Oréal, c'était über-lame. Elle préfère plutôt se &lt;b&gt;tartiner&lt;/b&gt; de Terracotta après avoir fait disparaître ses cernes au Touch'éclat. Côté vernis, en ce moment, la CSP+ est plutôt corail, alors attention de ne pas lui sortir un rédhibitoire : « &lt;i&gt;&lt;b&gt;T'as trempé tes doigts dans la sauce samouraï ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sous les jupes&lt;/b&gt; de la CSP+, il n’y a pas à discuter : c’est Princesse Tam Tam ou Chantal Thomass. Darjeeling, tu oublies, c’est pour la CSP- ou la Pimbêche+. Et Aubade, c’est trop vulgos.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les sens de la CSP+ sont très développés, et ce grâce à une pratique culturelle et artistique de bon goût depuis l’enfance. Alors niveau culture, ça envoie. &lt;b&gt;Dans les oreilles&lt;/b&gt; de la CSP+, c’est un mélange détonnant de jazz façon Art Tatum et de soupe pour le côté snob qui descend dans le bas peuple. Quand la CSP+ veut se tenir informée de l’actu musicale et surfer sur la tendance, elle empoigne les Inrocks, même si elle s’encanaille parfois avec Technikart.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CSP+ adore le &lt;b&gt;cinéma&lt;/b&gt;. Mais pas le cinéma version Michel Blanc et X-Men III. La CSP+ adore Jim Jarmusch et le cinéma intimiste, trouve que Truffaut fait bien de rester confiné à une sphère d’esthètes cinéphiles. Elle a une sainte horreur des effets spéciaux (sauf de rares cas, mais elle a une excuse très spéciale), mais Louis Garrel lui fait à chaque fois un effet très spécial. Elle préfère Almodovar et Hitchcock, mais elle va quand même voir des films pourris entre copines. &lt;b&gt;Côté tendance 2009/2010, la CSP+ se ruera sur le biopic sur Gainsbourg&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais la CSP+ n’est pas que toile et phonogramme, elle est aussi &lt;b&gt;parchemins et volumen&lt;/b&gt; ! Son univers littéraire, c’est sa bibliothèque : dans ses livres préférés, il y a obligatoirement &lt;i&gt;L’Insoutenable légèreté de l’être&lt;/i&gt; de Kundera, qu’elle lit une fois par an. Côté livres qui font mal à la tête, elle a une prédilection pour Foucault, qu’elle a lu rapidement et dont elle ne saisit pas toutes les subtilités, hormis que comme Bourdieu, il a une bonne philosophie à l’envers. Elle ne l’avoue qu’à demi-mot, mais elle aime beaucoup Paulo Coelho, Freud, Tania de Montaigne et Sagan. Cette année, comme toutes les CSP+, elle a lu &lt;i&gt;Millenium&lt;/i&gt; de Stieg Larsson, mais ne s’est guère aventurée dans &lt;i&gt;Twilight &lt;/i&gt;(faut pas déconner). En vacances, la CSP+ lit sans complexe Marc Lévy, Guillaume Musso et Anna Gavalda, surtout si elle doit prévoir un long voyage en train.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais oh ! ça va bien de dire que la CSP+ ne lit que des livres, que de fausserie dans le jugement et de mensongeries mensongères ! Oui, c’est vrai. La CSP+ feuillette beaucoup de &lt;b&gt;magazines&lt;/b&gt; également. Il y a deux types de magazines chez la CSP+ : ceux qu’elle achète et ceux qu’elle lit chez le coiffeur. Elle lit &lt;i&gt;ELLE&lt;/i&gt;, même si la rubrique de Fonelle et Bianca la fatigue un peu par son pédalage permanent dans le hype semoulée : le paysage magazinal de la CSP+ est tellement désertique qu’elle peut pardonner ces petits errements, notamment dans le dernier numéro, qui fait un placement produit complètement putassier pour Twitter, un peu genre la poule qui a trouvé un ver de terre. Elle a arrêté &lt;i&gt;Cosmo&lt;/i&gt; à 25 ans, après avoir cru brièvement en &lt;i&gt;Glamour&lt;/i&gt;. Quand &lt;i&gt;20ans&lt;/i&gt; a reparu cette année, elle s’est précipitée pour l’acheter et le garder en archive. Chez le coiffeur, la CSP+ n’hésite pas à faire parler son côté bigoudis : &lt;i&gt;Public&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Point de Vue&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gala&lt;/i&gt;, histoire de se tenir au courant du dernier ragot à la mode.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CSP+ ne comprend pas ces gens snobs qui croient être branchés et intelligents lorsqu’ils disent qu’ils ne possèdent pas de &lt;b&gt;télé&lt;/b&gt; et en sont fiers. Ça, c’était so 2006. Elle ne se gêne pas pour regarder &lt;i&gt;L’Amour est dans le pré&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Secret Story&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nouvelle Star&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Confessions Intimes&lt;/i&gt;. Pourquoi ? Parce que c’est so-cio-lo-gi-que. Et en plus c’est drôle de voir tous ces gens du nord et de l’est qui s’appellent Kevin ou Eddy et qui ont des problèmes insolubles de rébellion dans un mobil home ou d’irrésistibles lubies de mimétisme hallydesque. La CSP+ a la TNT et parfois le câble, alors elle se prélasse devant &lt;i&gt;Beauty and the Geek&lt;/i&gt; avec grand plaisir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Côté &lt;b&gt;séries&lt;/b&gt;, elle innove peu : elle adore Ted Mosby, est une fan inconditionnelle de &lt;i&gt;Desperate Housewives&lt;/i&gt; même si elle a été déçue de la dernière saison, &lt;i&gt;Lost&lt;/i&gt; (qu’elle a du mal à comprendre), &lt;i&gt;Dr House&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Grey’s Anatomy&lt;/i&gt;, et évidemment &lt;i&gt;Gossip Girl&lt;/i&gt;, dont elle apprécie la mise en abyme un peu putassière.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et &lt;b&gt;ça mange quoi&lt;/b&gt;, une CSP+ ? Sache qu’elle est folle du bio, et que tu la trouves souvent chez Picard, où elle s’achète des woks. Chez elle, elle a un blender dans lequel elle prépare des smoothies rigolos avec ses copines. Son gaspacho, c’est Alvalle et puis c’est tout ! D’ailleurs, elle boit souvent, et notamment du thé Marco Polo de chez Mariage Frères, qu'elle mange avec les macarons fleur d'oranger et mangue-jasmin de chez Ladurée. Le midi souvent, c’est sushis, et c’est souvent &lt;b&gt;tout-saumon&lt;/b&gt;. Et quand elle est à la terrasse d’un café, en fonction de l’heure, ça change : Perrier citron, mojitos ou Daiquiri.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car oui, la CSP+ n’est pas que brainstormings et slides Powerpoint. Elle est aussi &lt;b&gt;sorties et soirées tranquilles&lt;/b&gt;. Quand elle rentre chez elle, la CSP+ marche pieds nus sur son parquet ancien et sombre, où son &lt;b&gt;chat&lt;/b&gt; se vautre paisiblement (ah celui-là !). D’ailleurs, son chat a un nom ronflant, genre Darwin ou Mac-Mahon : les Minouchat, les Pépette ou les Mistigris, c’est so-not-glam ! Elle aime dîner au vin rouge ou au Chardonnay, assise en tailleur sur un coussin devant sa table basse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après le travail, la CSP+ aime faire un peu de &lt;b&gt;sport&lt;/b&gt;. Au top en ce moment : la gym suédoise et le krav maga. Ambiance Eric Prydz bannie ! Elle fait aussi naturellement du Vélib’, mais hésite à renouveler son abonnement quand elle voit l’état du parc. De temps en temps, elle se rend à la Piscine Pontoise, dans le 5e, et en profite en sortant pour faire ses emplettes au marché bio de la place Maubert.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle &lt;b&gt;sort beaucoup&lt;/b&gt;, la CSP+, mais de moins en moins. Ses amies commencent à se marier et à avoir des enfants, ce qui réduit son champ de copines disponibles. De plus, malgré son salaire grassouillet, elle est constamment à découvert (à cause de Jérôme Dreyfuss). Le soir, elle préfère les bars arty et branchés, mais encore confidentiels : quand les &lt;i&gt;early adopters&lt;/i&gt; comme elle sont noyés dans la masse des moutons chasseurs de hype, elle les fuit. En ce moment, tu la trouves beaucoup &lt;i&gt;Chez Prune&lt;/i&gt;, à la &lt;i&gt;Perle&lt;/i&gt; ou à l’&lt;i&gt;Alimentation Générale&lt;/i&gt;. Mais pas avant 22h : elle déteste les afterworks. Ne songe même pas à sortir la CSP+ en boîte : l’ambiance « pute à frange » du &lt;i&gt;Showcase&lt;/i&gt;, très peu pour elle : elle a déjà donné au &lt;i&gt;Baron&lt;/i&gt; et au &lt;i&gt;Gibus&lt;/i&gt; quand elle avait 16 ans. Le dimanche, naturellement, elle passe un coup de fil à ses copines non maman, et elle brunche !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parfois, quand les critiques arty branchouilles sont bonnes et matraquent bien, elle va dans des &lt;b&gt;expos&lt;/b&gt;. Cette année, THE expo to be était la rétro David LaChapelle, alors tiens-toi au courant ! Côté &lt;b&gt;cinés&lt;/b&gt;, attention : elle évite autant que possible les Pathé, les MK2 et les UGC. Pour ses rétros Truffaut, elle préfère le Lucernaire ou l’Arlequin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les &lt;b&gt;week-ends&lt;/b&gt;, elle les passe souvent dans les maisons de campagne de ses amis, mais pas au-delà d’Orléans-Chartres. L’été, elle file quelque fois au festival d’Avignon, où elle ne peut pas s’empêcher de mépriser les touristes qui disent « &lt;i&gt;à Avignon&lt;/i&gt; » : la CSP+, elle, dit « &lt;i&gt;&lt;b&gt;en Avignon&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; », et elle a raison. Pour les &lt;b&gt;vacances&lt;/b&gt;, cet automne, elle partira à New York, la destination tendance. D’ailleurs, elle les a toutes faites, ces dernières années : Barcelone et la Toscane, et surtout Dubrovnik en 2003-2004, avant la grande ruée. Mais parfois, la CSP+ a aussi un bon plan villa en France : dans ce cas, c’est le Vercors/Luberon plutôt que la Côte d’Azur, trop über-gross. En vacances, la CSP+ bronze, et puis c’est tout : t’imagines quand même pas qu’elle va aller se baigner à la plage, non ??? Et surtout, surtout surtout, &lt;b&gt;ne songe jamais à proposer à la CSP+ d’aller au club&lt;/b&gt; !!!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’ailleurs, &lt;b&gt;l’été, la CSP+ ne s’accouple pas&lt;/b&gt;. Il y a trop de beaufs, ce qui la pousse à augmenter ses défenses naturelles, fermant la porte à des chasseurs de CSP+ sûrement très corrects mais qui se cassent les dents sur sa hargne estivale. Et puis l’été, c’est la saison des mariages, et on te rappelle que la CSP+ cherche un mec (désespérément) ! La meilleure saison pour la séduire, c’est l’automne, quand elle recommence à mettre ses collants, ses vestes, ses bottes, attributs par excellence du charme de la CSP+. Au printemps, la CSP+ apprécie le soleil, qu’elle prend doucement au calme des terrasses. Tu peux approcher la CSP+, mais avec beaucoup de tact (non recommandé pour les débutants).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La semaine prochaine, on t'apprendra à tenter une approche avec la CSP+.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127485694114</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127485694114</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 18:29:31 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #5 - Tenter une approche</title><description>&lt;p&gt;Après les péripéties de la semaine dernière, que mon blog avait fait un malaise vagal, on reprend les bonnes habitudes. Aujourd’hui, pour l’épisode #5 de la première saison de &lt;i&gt;How I Seduced A CSP+&lt;/i&gt;, on commence à rentrer dans le vif du sujet. Car oui, c’est bien joli de vouloir la séduire, la CSP+, mais si on ne &lt;b&gt;l’approche pas&lt;/b&gt;, ça va être plus dur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Première leçon, déjà : inutile d’espérer séduire une CSP+ par claviers interposés. Malgré sa dalle sentimentale, la CSP+ n’est pas sur Meetic. A l’extrême limite, elle a trouvé très drôle le concept d’AdopteUnMec, s’y est inscrite, mais a quitté très vite le site devant l’impossibilité masculine à comprendre le concept du « supermarché pour femmes ». Incroyable comme les hommes cherchent à baiser sur Meetic et à fonder un foyer sur AdopteUnMec !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De même, si par un heureux hasard tu as trouvé le nom de ta &lt;i&gt;target&lt;/i&gt; à 50k€/annuels, par pitié, ne la googlise pas, et ne lui envoie pas de &lt;i&gt;friend request &lt;/i&gt;sur Facebook pour pouvoir la poker. Tu feras plutôt un usage parcimonieux de ton MacBook, sous peine de passer pour le Goujat Pokeur de service.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car, et c’est un heureux hasard, dans la &lt;b&gt;vraie vie&lt;/b&gt; tu es bien souvent plus intéressant que derrière ton écran. Quand sur le pavé, chaussé de tes &lt;i&gt;richelieu&lt;/i&gt; noir mat, tu salueras la CSP+, tu te rendras vite compte que tu ne lui diras pas « &lt;i&gt;Kikoo sa va ?&lt;/i&gt; » ; quand tu essaieras de faire connaissance avec elle sur le zinc de &lt;i&gt;Chez Prune&lt;/i&gt;, tu lui diras naturellement « &lt;i&gt;Où habites-tu ?&lt;/i&gt; » et non pas l’abominable « &lt;i&gt;asv ?&lt;/i&gt; ». D’ailleurs, tu oublies l’idée de demander son âge à la CSP+, car 3 fois sur 4 on lui rétorque : « Mais que fait une belle fille de ton âge comme toi encore seule ? ». Et tu as compris que le célibat de la CSP+ est un sujet plus délicat que le dopage sur le Tour de France.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tu trouveras la CSP+ à plusieurs endroits différents : au bar (&lt;i&gt;Chez Prune&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Perle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L’Alimentation Générale&lt;/i&gt;), au marché (rencontre furtive), éventuellement à la salle de sport, ou, sésame ultime, en soirée mi-pro, mi-perso. A chaque fois, plusieurs techniques d’approche différente.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;NO WAY&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;A la salle de sport, quand la CSP+ fait sa gym suédoise, il n’y a presque que des filles à côté d’elle. Tu comprends donc que c’est une invitation quasi systématique à aller voir ailleurs sous peine de passer pour un lourdaud stéroïdé. Parfois, elle s’autorise une petite séance de musculation pour raffermir les fesses et l’arrière du bras qui fait parfois « floc floc » quand elle le remue. D’ordinaire, la CSP+ &lt;b&gt;ne transpire pas&lt;/b&gt; quand elle fait du sport ; il n’en reste pas moins qu’elle a quand même l’impression de ne pas s’être lavée depuis 3 mois. Seduction rate à zéro = approche vouée à l’échec.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En outre, à la salle de sport, il y a deux cas de figure : ou tes muscles font du saut d’obstacles quand tu remues le petit doigt, et dans ce cas tu es un douchebag (cf. lourdaud stéroïdé), ou tu es gringalet et blanc comme Michel du même nom. La CSP+ a donc potentiellement plus envie de regarder avec envie des corps huilés et des muscles qui roulent dans des t-shirts taille 12 ans, d’autant plus que ce n’est là qu’un plaisir visuel dénué de toute velléité de séduction. C’est sa PinkTV bi-hebdo, en somme. Mauvais plan, donc.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;BE QUICK&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le marché est un plan ambivalent. L’été, en Provence ou dans le Lubéron, tu peux oublier. C’est l’été, c’est « pas de séduction » (c’est un principe). Sinon, la CSP+ fait quelques fois les étals le dimanche, mais elle ne s’y attarde guère.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CSP+ est fermée à toute approche lorsqu’elle s’approche du rayon boucherie : comment crois-tu que tu peux rester une femme du monde séduisante et bien mise quand tu discutes avec le boucher sur la taille de la saucisse ou que tu tâtes des saucissons pour savoir lesquels sont bien faits ? De même, il vaut mieux ne pas l’approcher lorsqu’elle a dans la main les choses suivantes : une courge (rapprochement d’idées embarrassant), de l’ail (pas over glamour dans la situation) ou un roquefort (idem). A EVITER : les approches basées sur des associations d’idées graveleuses. Si la CSP+ tient dans sa main une carotte ou un concombre, elle se passera bien volontiers de regards entendus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pas évident d’entamer une conversation au marché. Les poncifs arrivent bien vite : les OGM, le retour au vrai goût des fruits et des légumes, ah qu’ils sont bien ces écolos… On a vite fait le tour. Un bon plan toujours potable est d’échanger quelques recettes de cuisine ou d’accommodation : la CSP+ est toujours intriguée par les hommes qui font la cuisine et dont la créativité culinaire va au-delà du poulet curry-coco.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;PRUDENCE&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le bar est le lieu de toutes les perditions. Si tu as déjà approché la CSP+ et que quelque chose est possible, tu peux tout perdre en un rien de temps. Alors, plutôt que de risquer le &lt;i&gt;black day&lt;/i&gt; en faisant tapis trop hardiment, il faut jouer de prudence : au bar, la CSP+ n’autorise pas le mâle à recaver.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand elle est au bar avec &lt;b&gt;plus de 2 copines, c’est une soirée entre filles&lt;/b&gt; : dans ces conditions, le mâle est indésirable. Sauf le barman. Même théorie qu’à la salle de sport. A moins de 2 copines, la CSP+ est ouverte à toutes les rencontres. A EVITER : venir à autant de copains qu’elle a de copines + elle et s’asseoir à leur table. Même les marieuses qui cherchent à faire des packages rapides s’arrangent quand même pour que les relations amoureuses ne ressemblent pas à de l’emboîtage de Lego.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le comptoir est le lieu privilégié pour tenter une approche. Il l’est d’autant qu’il n’y a pas de raccourcis à cet endroit-là du bar : tu prends tout de suite la température. Si la CSP+ te parle immédiatement de bébé et de mariage, c’est que tu es éconduit. Il te faut désormais te retirer avec classe et élégance (et surtout pas en beuglant : « De toute façon, t’es un boudin »). De manière générale, offrir un verre à la CSP+ est trop convenu pour que cela fonctionne. Si elle l’accepte, c’est par le méprisant plaisir de te vider ta CB.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle sera plus agréablement impressionnée par un commentaire éclairé sur l’ambiance musicale (surtout dans un club jazz), une réflexion sociologique sur la drague dans les bars ou le panurgisme effrayant de certains Parisiens dans les bars branchés.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;THE PLACE TO BE&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La soirée est sans conteste l’endroit où la CSP+ est la plus abordable. L’endroit est toujours chic, la composition sociale homogène et upper-class, et chacun y vient pour se montrer, elle aussi. De base, donc, elle cherche le regard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’objectif est de paraître casual mais un peu professionnel. Si elle bosse dans la com’, la CSP+ appréciera tout particulièrement les plans drague à base de Twitter et de billets sponso, façon « on est dans la vraie vie mais on joue les geeks boutonneux et mal dans leur peau ». Si ça fait « dong » dans ta tête, c’est qu’il te faut une sérieuse mise à jour de l’Internet, et vite !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour intéresser la CSP+, inutile de la bassiner toute la soirée : dans ce genre de soirées, personne n’accorde plus de 10 minutes à quelqu’un qu’il ne connaît pas. Il y a trop de gens à voir, il faut que ça tourne : plus qu’à espérer que tu la recroises par hasard pour enclencher habilement de nouveau la conversation. A toi donc de compter aussi précieusement tes minutes et de jouer ce jeu sociologique de la réception mondaine où tu dois faire croire que tu t’ennuies pour être admiré. Fort de ce principe, tu banniras donc naturellement les mots « buffet » et « petits fours » de ton cerveau. Si tu croisais la CSP+ une serviette posée à plat sur la paume, remplie de petits fours, ou pire, &lt;b&gt;collé au buffet&lt;/b&gt; à déterminer consciencieusement qui de la verrine de mousse betterave-canard ou du petit gazpacho de carottes au cumin tu n’as pas encore pris, ce serait immédiatement &lt;i&gt;Next !&lt;/i&gt; pour toi. Et c’est dommage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La semaine prochaine, on cause Facebook !&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127481124239</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127481124239</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 17:07:09 +0200</pubDate></item><item><title>Ça picole dans les Grandes Écoles ?</title><description>&lt;p&gt;Sur Twitter, il passe de drôles de choses parfois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’autre jour de la semaine dernière du même mois que maintenant, j’ai ramassé un truc sur Twitter qué s’appelorio un &lt;a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SOCO_047_0101&amp;amp;DocId=16782&amp;amp;hits=16582+16581+16580+16579+16578+5+4+3+2+1+"&gt;&lt;b&gt;article universitaire&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Ouh là ! J’ai activé fissa la sécurité maximale de mon firewall, et j’ai chopé 3 Doliprane en prévision dans la pharmacie de l’open space. Et puis, comme le titre était lol et pas du tout estampillé « il y a moins de gens qui s’intéressent à ce sujet-là qu’au colloque sur le positronium de Leonard dans &lt;i&gt;The Big Bang Theory&lt;/i&gt; », je l’ai lu. &lt;b&gt;En entier, quoi, en entier&lt;/b&gt; !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il s’appelle : « Rites scolaires et rites festifs : les “manières de boire” dans les Grandes Écoles ». Et non content de l’avoir lu, je vais t’en faire le résumé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le monsieur qui a commis cet article est un sociologue qui cherche à comprendre quels sont les rites de sociabilité dans les Grandes Écoles, en l’espèce SciencesPo, Centrale (école d’ingénieurs) et ESSEC, et notamment les rites dont l’alcool est au centre du processus. En recueillant plusieurs témoignages d’élèves et d’anciens élèves, il propose alors un parcours des différents week-ends d’intégration, soirées arrosées, etc. Je te colle du verbatim, en essayant de prendre celui qui fait le moins mal à la tête à chaque fois :&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« A la morale ascétique prédominante en classe préparatoire va succéder en École une éthique hédoniste où la convivialité et la fête vont être d’autant plus valorisées qu’elles ont été longtemps exclues du champ des possibles. Dans ce cadre, le rôle de l’alcool devient central : le savoir-boire, la capacité à tenir l’alcool, à connaître les rites associés à sa consommation, seront ainsi les signes extérieurs, et plus encore les preuves tangibles de la nouvelle aptitude à la convivialité de l’étudiant en Grande École. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« L’existence de campus de cette nature influe fortement sur les modes de convivialité : il rend tout d’abord possible, grâce au fait que les étudiants habitent au même endroit et disposent de multiples infrastructures, le &lt;i&gt;développement d’une activité conviviale et festive très intense&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« L’abus d’alcool a dans ce contexte une double fonction ; il permet en premier lieu de désinhiber l’individu afin de lui permettre de transgresser les règles de conduite qui en temps normal s’imposent à lui ; c’est le cas en particulier des normes régissant la sexualité. Mais si l’abus d’alcool est un moyen au service de la transgression des normes, il est également une fin en soi ; il s’agit de dépasser les limites de ce qui est admissible en termes de consommation d’alcool, même dans un cadre festif ; jusqu’à s’exhiber, jusqu’à vomir – jusqu’à tout oublier… »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« Le Trophée-Ricard, ça se joue par équipes de deux, qui doivent courir sur cent mètres. Tous les dix mètres, il y a un serveur, et tu dois t’arrêter pour boire un verre de Ricard ‘cul-sec’, avant de repartir. Au bout de cinquante mètres, tu es relayé par ton coéquipier. Il y a les ‘qualifs’, les quarts-de-finale, la demi-finale et la finale &amp;hellip; Donc, c’est sûr qu’arrivés en finale, les mecs ne courent plus très droit.. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« “Danser”, “délirer”, “boire” : le triptyque pourrait certes décrire adéquatement les soirées de tous les jeunes Français. La singularité dans ces Grandes Écoles provient du fait que ces activités ne valent pas uniquement par elles-mêmes et par le plaisir qu’elles procurent : ce sont avant tout des symboles, des emblèmes porteurs de l’identité aussi bien du groupe que de l’ensemble des individus qui le composent. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« À Sciences-Po, l’alcool et la fête ne tiennent pas comme dans les Grandes Écoles « classiques » une place fondamentale. On retrouve certes dans cette École les événements – week-end d’intégration, soirées, élection du Bureau des élèves&amp;hellip; – qui scandent la vie étudiante de l’ESSEC et Centrale, mais dans un rôle beaucoup moins lié à l’alcool. Si les rites alcoolisés sont au cœur des week-end d’intégration de Centrale et l’ESSEC, il n’en est rien à Sciences-Po où ils se trouvent dilués dans l’ensemble des activités. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Alors ça !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment ça, ça ne picole pas à SciencesPo ?? Il a fumé le sociologue ou bien ? Je me rappelle, les crampons moulés, que quand j’étais à SciencesPo Paris, on passait plus de temps au café ou dans les apparts surchauffés de chacun à boire qu’à aller cirer les bancs de la Péniche ! Et puis le Trivial Pursuit alcoolisé, je n’ai jamais rien vu de tel au week-end d’intégration. J’ai vu (et j’ai bu) de l’alcool, mais j’ai pas vu l’ombre d’un bout de camembert ! Par contre, des orgies dans les champs et dans les chambres, ça j’ai vu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je me demande d’ailleurs pourquoi l’auteur n’est pas allé s’immerger dans le CRIT. Le CRIT, c’est un espèce de grand tournoi sportif entre les différents SciencesPo de France où les épreuves sportives sont un peu le plus petit dénominateur commun pendant 3 jours… J’ai jamais vu autant de chambres d’hôtel retournées, de bouteilles vides par terre et de &lt;b&gt;comas éthyliques&lt;/b&gt; que pendant le CRIT. Non mais c’est quoi cette réputation d’intellos sobres qu’on se traîne !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Heureusement que sur ce blog, on ne dit que des choses superficielles !&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127479680864</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127479680864</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 16:40:02 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance academy #6 - Love at first poke ?</title><description>&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est lundi, c’est reparti pour l’Elégance Academy.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[Faudrait sacrément que je retravaille mes intro là, je peux pas demander à mon blog de faire un malaise lipothymique toutes les semaines pour pimenter ces billets ! Je vais essayer de lancer ma souris comme Philippe Risoli]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette semaine, on va causer Facebook. Et plus précisément : comment ne pas flinguer son dur labeur de séduction sur Facebook ? Car c’est bien joli d’aimer ces bidules de geeks, mais Facebook, précisément, ça ne devient plus du tout geek maintenant que la France entière câblée et réseautée fait du clic-clic sur son profil quand elle rentre des courses. Et puis, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Facebook n’est pas peuplé par des hordes enbiactolées d’adolescents en rut maltraitant à longueur de journée l’orthographe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tu t’en rendras vite compte, Facebook est un vrai parcours du combattant pour ne pas sombrer dans la lose de la drague. Voici une petite liste des embûches terribles qui t’attendent sur le long (et dur) chemin du versant 2.0 de la séduction de la CSP+.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Contexte&lt;/b&gt; : Martin, 31 ans, chef de pub dans une agence parisienne, a rencontré la CSP+ de ses rêves au Mama Shelter de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;La &lt;b&gt;&lt;i&gt;friend request&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; : Martin connaît son nom qu’il a griffonné sur son Moleskine, il l’a tapé sur le moteur de recherche de Twitter, et il est tombé sur un profil bloqué. Il va pour la requester, mais se ravise. &lt;b&gt;Je ne veux pas passer pour un affamé&lt;/b&gt;, qu’il se dit en se creusant la tête. Peut-être, mais c’est un passage obligé : la CSP+ est une femme, et en tant que femme elle ne l’ajoutera pas en ami. Alors, entre la peste et le choléra, Martin doit choisir la grippe [qué].&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le profil de la CSP+ sur Facebook&lt;/b&gt; : Martin a tout de suite un choc émotionnel quand elle accepte sa friend request. QUOI ? La CSP+ n’a que 120 amis qui semble tous aussi jeunes et beaux qu’elle ? Eh oui, mais c’est normal, la CSP+ se sert de Facebook uniquement avec des gens qu’elle connaît dans la &lt;b&gt;vraie vie&lt;/b&gt;. Contrairement à ses congénères un peu poufs du web, elle ne fait pas la course à qui aura le plus grand nombre d’amis-pas-vraiment-amis, et n’ajoute pas non plus ceux qu’elle n’a vu qu’une fois en vrai. Quand il a compris ça, Martin a comme une bouffée de chaleur que son ventilateur so technogeek branché sur la prise USB de son MacBook parvient à peine à dissiper : &lt;b&gt;elle l’a laissé pénétrer dans son antre&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Profil clean (profil bis)&lt;/b&gt; : Quand il consulte le profil de sa CSP+, Martin voit des photos de soirée, des photos lors d’un mariage, des photos dans Paris, des conversations en wall-to-wall, des like à foison, et 4 fan pages. &lt;b&gt;ET C’EST TOUT&lt;/b&gt;. Où sont-ils les Guerre des Gangs, les Friends for Sale, les Sheep, les groupes débiles et la fan page « Se réveiller dans les bras de son amoureux » ? Se servirait-elle de Facebook de manière intelligente ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Violing or not the intimacy (profil ter) &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;: Martin est tout de suite tenté de jouer décontracté en postant un commentaire sous une photo où sa CSP+ pose avec un stetson, des Jackie Ooh et un Cosmo dans la main. C’est une grossière erreur : il se fera rembarrer par un cinglant « &lt;b&gt;On n’a pas garé les Vespa ensemble&lt;/b&gt; ». Oui, sur Facebook, la CSP+ n’aime pas les gens qui s’imaginent être amis tout ça parce qu’ils font partie de ses friends. Alors Martin se fera fort de garder ce principe en tête : il ne commentera que sur des photos, situations, ou private jokes, qu’il comprend ou dont il aura fait partie, sinon il s’abstiendra.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;La menace du tag&lt;/b&gt; : C’est bien beau de regarder le profil Facebook de sa target à 50K boules annuels, mais pendant ce temps rien ne dit à Martin que sa CSP+ ne regarde pas son profil. Et s’il n’y prête pas garde (avoue), voilà ce que lira sa CSP+ : de la &lt;b&gt;dragouille avec 8 filles simultanément&lt;/b&gt;, des passions inavouables telles que « Sailor Moon » ou « J’ai fait du Vélib’ bourré », et un joli cliché d’un fessier flasque lors d’une soirée arrosée. Et immédiatement elle clique sur « Remove friend ». Martin, honteux et confus, jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Poke me I’m famous ?&lt;/b&gt; Non, vraiment pas. Même pas pour rire. Même pas en ripant sur sa souris. Même pas du tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Message personnel&lt;/b&gt; : Et si tu crois un jour que tu m’aimes, n’attends pas un jour pas une semaine… Et pourtant si ! Si Martin a bien respecté la règle des 3-4 jours de latence entre sa première rencontre avec la CSP+ et le friend requesting, il doit poursuivre en ne se jetant pas non plus sur sa boîte privée pour continuer à draguer par claviers interposés. Et que lui dire, à sa CSP+, de toute façon ? S’il n’a pas son numéro, il lui proposera un second rendez-vous. S’il l’a, pourquoi passer par Facebook quand on peut téléphoner ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au final, Martin arrivera très vite à la conclusion : Facebook, c'est bien, mais ça n'est d'aucune aide pour séduire la CSP+. Ça reste un réseau social, avec une logique d'environnement bien marqué pour elle (pardon pour la phrase intello, je vais aller me laver les yeux devant Secret Story).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La semaine prochaine, on parlera de la concurrence libre et non faussée &lt;/p&gt;&lt;figure class="tmblr-embed tmblr-full" data-provider="youtube" data-orig-width="540" data-orig-height="304" data-url="https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3Dg-Wm5qtFHkk"&gt;&lt;iframe width="540" height="304" id="youtube_iframe" src="https://www.youtube.com/embed/g-Wm5qtFHkk?feature=oembed&amp;amp;enablejsapi=1&amp;amp;origin=https://safe.txmblr.com&amp;amp;wmode=opaque" frameborder="0" allowfullscreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/figure&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127088618359</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127088618359</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2015 19:28:38 +0200</pubDate></item><item><title>Élégance Academy #7 - La concurrence libre et non faussée</title><description>&lt;p&gt;Si la CSP+ est toujours célibataire à trente ans, ce n’est pas par un manque d’occasions. Bien au contraire. Au supermarché des mecs branchés à bonne situation et à fort compte en banque, elle est tellement sur-sollicitée qu’elle se retrouve dans la même situation que si elle devait acheter un shampooing. Dès lors qu’il lave et qu’il sent bon, comment faire son choix : au joli packaging ? le démêlant ? le revitalisant cheveux blonds longs et fins qu’on lave le mardi et le samedi ? le spécial cheveux bruns un peu fatigués par le soleil d’Arcachon mais qui frisouillent très vite ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autant dire que lorsqu’on cherche à séduire une CSP+, s’imaginer être en position de monopole pour satisfaire ses besoins relève vite de l’utopie meurtrière. Qu’on se le dise : le modèle concurrentiel de la séduction ressemble moins au trio Coca-Pepsi-Virgin qu’au marché des escarpins trendy. La CSP+ est toujours un morceau de choix au rayon boucherie : délicat, rare et onéreux, il attise la convoitise des pauvres qui bavent d’envie comme sur un &lt;b&gt;gigot du dimanche&lt;/b&gt; et des friqués qui traquent les morceaux nobles pour se démarquer du bas peuple qui consomme les abats et les restes. Et, comme tout ce qui est rare et cher, la CSP+ en séduit plus d’un — dont toi, n’oublie pas ton objectif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici donc un petit manuel de survie dans l’univers concurrentiel de la séduction, l’objectif étant naturellement de tailler à la serpe des PMA — parts de marché affectif — dans un marché libre et non faussé.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;b&gt;LA CONCURRENCE BIAISÉE&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Vous êtes chez &lt;b&gt;Marlusse &amp;amp; Lapin&lt;/b&gt;, autre troquet prisé des CSP+ à longue chevelure. Elle est là, assise sur une table d’angle mi-banquette, mi-chaises, avec deux amies à longue chevelure et à ongles rouge pétard, toutes trois devant un verre de Chardonnay. En ayant bien pris soin de vous dé-douchebaguer au préalable, vous êtes sûr de votre coup, cette fois-ci. C’est le bon endroit, vous pouvez tenter une approche. Votre objectif : l'emmener dans le coin chambre cosy au fond du bar, pour terminer la soirée en pre-lovers. Sauf que.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a cet &lt;i&gt;hombre&lt;/i&gt; über-sexuel dans son costume Salvatore Ferragamo à un SMIC, quand vous exhibez fièrement partout où vous allez votre pull Dirk Bikkembergs que vous avez péniblement arraché lors d’une solde d’hiver. Lui, est coiffé d’une &lt;b&gt;raie so preppy à la JFK&lt;/b&gt;, quand vos cheveux broussailleux sont en rééducation dans un camp de Marines pour les discipliner. Lui, peut se permettre ce soir d’offrir élégamment aux trois demoiselles un ou deux magnums de Veuve-Cliquot, quand vous ne leur offrirez que des mojitos en veulent-elles, en voilà. Lui, est manager chez Ernst&amp;amp;Young, quand vous venez de signer votre CDI sous-payé de chef de pub — l’inflation des titres, la déflation des salaires…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quoi que vous fassiez, élégamment ou non, l’&lt;i&gt;hombre&lt;/i&gt; über-sexuel aura toujours une longueur d’avance grâce à son capital de départ. Bienvenue dans la concurrence faussée.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;b&gt;LE CHALLENGE IMPOSSIBLE&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La chance sourit aux audacieux, vous dites-vous si vous avez un minimum de lettres. &lt;b&gt;Sur un malentendu ça peut marcher&lt;/b&gt;, vous dites-vous si les lettres vous font défaut. Offrir de la Veuve-Cliquot à une &lt;i&gt;desperate bachelorette&lt;/i&gt;, quel manque de classe, c’est lui augurer un avenir sentimental des plus noirs possible. Voilà que l’&lt;i&gt;hombre&lt;/i&gt; übersexuel est un colosse aux pieds d’argile. Certes chaussés de Berlutti, mais d’argile quand même sont ses pieds manucurés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vous allez le challenger, et qu’importe si dans l’arène vous êtes le frêle boxeur de Mulhouse et lui Muhammad Ali au sommet de sa gloire. &lt;b&gt;Que vous croyez&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Armé de votre plus beau sourire et de votre carte bleue, vous comptez bien lui montrer que la valeur n’attend pas le nombre des zéros alignés sur votre compte bancaire. Sauf qu’au moment où vous passez devant lui, vous déchantez vite. Non content d’avoir une AmEx Gold, l’hombre übersexuel possède un tour de biceps gros comme vos cuisses. Et visiblement, vu la façon dont ils tressautent sous son costume, il ne semble pas visiblement enchanté par l’idée que vous lui piquiez sa target.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le voilà qui menace de vous intenter un procès coup de poing pour concurrence déloyale. Vous avez parfaitement le droit de remettre en cause son monopole, mais ce sera à vos risques et périls, et visiblement, ses dix avocats conglomérés en deux cabinets de cinq, &lt;b&gt;Mandale&amp;amp;Torgnole&lt;/b&gt;, semblent plutôt dissuasifs. Bienvenue dans la concurrence non-libre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devant l’entrelacs des procédures juridiques auxquelles vous pigez que dalle, il vous reste deux solutions : vous écraser ou relever gaillardement le défi de la séduction en milieu sévèrement concurrentiel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La suite du feuilleton la semaine prochaine !&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127087966099</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127087966099</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2015 19:17:46 +0200</pubDate></item><item><title>Le statut du doudou dans le couple</title><description>&lt;p&gt;Tout peut très bien aller dans un couple. Jusqu’au jour où le couple devient un trio. Non, il ne s’agit pas d’un amant ou d’une maîtresse, ni de la télé dans la chambre, mais bien pire. Parce que, cette chose, sous ses airs de ne pas y toucher, sous son côté mignon et affectueux, a vite fait de s’incruster dans ta vie conjugale sans plus jamais en sortir. Une fois qu’on l’accepte dans le lit, c’est fini.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le doudou !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, le doudou, cette chose affreuse qui n’est même pas une peluche. Cette chose horrible qui part en lambeaux jour après jour. Cette chose informe qui n’a ni couleur, ni beauté, ni un quelconque intérêt, mais qui te pourrit la vie. Car le doudou a une chose que tu n’as pas et dont tu es profondément jaloux : des souvenirs plus anciens et une affection qui en découle que toi tu n’auras jamais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rosalie a un doudou. Ignoble. Une sorte de coussin jaune minuscule et totalement miteux qu’elle traîne partout depuis ses deux ou trois ans. Comme un frère (elle en a deux pourtant !), comme un confident (elle a des copines pourtant !), comme une présence qui la rassure la nuit (pendant que moi je tricote en fait…). Mais le pire, à n’en pas douter, c’est que ce doudou a un nom, qui lui donne une personnalité, une légitimité dans le couple.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Ti’ Couss&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ca ne s’invente pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ti’ Couss, donc, est à l’origine de bien des disputes futiles, notamment autour du périmètre nuptial. Nous avons décidé d’un accord qu’il serait bon de ratifier le protocole du Doudou afin de normaliser les relations couple-doudou et pacifier l’ambiance générale. Après une intense réflexion juridique (hum hum), nous avons signé la &lt;i&gt;Déclaration des Droits du Couple et du Doudou&lt;/i&gt;, directement gravée dans le mur du salon&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Les représentants du couple überparisien, constitués en Assemblée conjugale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits des doudous sont les seules causes des malheurs amoureux et de la vie à deux, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés du doudou, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps conjugal, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir ménager (lui) et ceux du pouvoir dépensier (elle), pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des membres du couple, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En conséquence, l'Assemblée conjugale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême (Barney Stinson), les droits suivants du doudou.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article premier&lt;/b&gt; - Les doudous naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 2&lt;/b&gt; - Le but de toute association sentimentale de doudous est la conservation des droits naturels et imprescriptibles du doudou. Ces droits sont la liberté, le maintien à l’intérieur de la suite nuptiale, la sûreté face à la tentation du micro-ondes et la résistance à l'oppression de la poubelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 3&lt;/b&gt; - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des manipulations de chaque membre du couple sur les doudous n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres du couple la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi en vigueur dans le couple. La loi proscrit l’arrachement des yeux, la subtilisation des manettes de jeu, ou tout acte nuisible, gratuit et mesquin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 4&lt;/b&gt; - La loi n'a le droit d’interdire que les actions nuisibles aux doudous. Tout ce qui n'est pas interdit par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas (NON, je ne suis pas tenu de m’excuser auprès du doudou).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 5&lt;/b&gt; - La loi est l'expression de la volonté du couple. Tous les membres du couple ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants (non mais oh ! c’est quoi ce bazar ? j’arrête de jouer moi si y’a des amants dans le placard !) à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 6&lt;/b&gt; - Nul membre du couple ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites (cela exclut les griffures).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 7&lt;/b&gt; - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée. La grève du sexe pour un placement provisoire du doudou en détention dans une corbeille à linge sale ne saurait être de l’ordre de la riposte graduée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 8&lt;/b&gt; - Tout membre du couple étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article 9&lt;/b&gt; - La propriété du doudou étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité conjugale, légalement constatée, l'exige évidemment (genre on va dormir et NON, tu me vires ce doudou Rosalie !), et sous la condition d'une juste et préalable indemnité (tu le fous par terre, je te paie une robe Koshka Mashka).&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/127086583484</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/127086583484</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2015 18:54:30 +0200</pubDate></item><item><title>One-woman show</title><description>&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Femme qui rit, femme à moitié dans ton lit&lt;/i&gt; », a dit un jour Kant, qui s’y connaissait tellement en gonzesses qu’il a glissé dans la tombe à 80 ans sans avoir jamais connu l’amour charnel, un peu comme un geek philosophe. Oui mais est-ce que homme qui rit, ça marche aussi ? (Je vous passe la blague sur « vache qui rit, vache à moitié dans ton lit », car je n’ai pas encore réussi à me connecter à la communauté des militaires de caserne).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Y’a qu’à voir que Rosalie est persuadée que j’ai été séduit par son humour. Parce que ses copines la trouvent drôle. Mise en situation, les copains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aux Batignolles, où qu’on crèche pour plus très longtemps, y’a un super restaurant trendy et un peu bio che se chiama Clichy Avenue McDonald’s (cuisine thaïlandaise). Or, voilà t’y pas qu’un jour de grand vent, nous passons devant le temple de la bonne chère, et nous voyons une armée de petites mains s’affairer à casser les carrelages, pousser les tables et les chaises. Après une analyse poussée, j’en conclus qu’ils sont en travaux. Donc que le restaurant est provisoirement fermé&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Les seuls sandwiches qu’ils doivent servir en ce moment, c’est des &lt;b&gt;McGravats&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; », que je sors, avec pleins de lol qui clignotent dans ma tête.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« &lt;i&gt;Ou des &lt;b&gt;McÇons&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; », qu’elle me répond.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des McÇons. Non mais quoi ? C’est quoi cette vanne pourrie ? J’ai besoin de vous les copains, ni Rosalie ni ses copines ne veulent admettre que c’est une blague nulle. 18/20 qu’elles lui ont collé samedi soir ! C’est à vous décourager de lire du Jean Roucas tous les matins !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors, vous lui donnez combien à ce calembour de derrière les fagots ?&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/126262587829</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/126262587829</guid><pubDate>Sun, 09 Aug 2015 18:29:33 +0200</pubDate></item><item><title>Toyboy vs toygirl</title><description>&lt;p&gt;Faut que je vous avoue qu’il y a quelques années, j’ai été le toyboy d’une CSP+. Alors pour ça, être un toyboy, ça a des avantages substantiels, les copains. Mais immanquablement, cette amourette concertée finit par s’exploser au sol comme une crème brûlée sur ton sol en tommettes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ce n’est pas le sujet ici. Aujourd’hui, on va parler de la &lt;b&gt;toygirl&lt;/b&gt;. Car la toygirl existe, les copains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contrairement à ce que tu peux croire, la toygirl n’est pas la midinette que tu lèves au coin du lycée et qui fait &lt;a href="http://www.mondedemarion.info/la-drague-est-un-concours-de-grosse-bite/"&gt;ment sur son âge&lt;/a&gt; pour aller en boîte. La toygirl a le même âge que toi. Seulement, elle s’évertue à rester au stade de l’amourette de collège.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Malheureux, va pas causer de relation &lt;i&gt;sérieuse&lt;/i&gt; avec la toygirl. Pour le sérieux, on verra plus tard, quand elle s’apercevra qu’à 32 ans, changer de chiffre de décennie lui a causé un sacré coup de vieux et que sont apparues psychosomatiquement des &lt;b&gt;terrines entières de rillettes de pattes d’oie&lt;/b&gt;, de la fesse molle au kilogramme et du cheveu avachi comme Cindy de Secret Story dans son transat. D’ici là, ne songe même pas à l’éventualité de lui parler de choses telles que les factures EDF, l’inopportunité d’aller se trémousser en boîte à l’approche de ses 30 ans, ou bien encore de tenter de faire évoluer son régime alimentaire de Nutella-Haribo vers quelque chose de plus évolué. C’est impossible, tout cela n’existe pas pour la toygirl.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle préfère balancer du « Whooo » quand elle entend du Mika. Et baver devant Chuck Bass. Le sens des priorités.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’une certaine manière, la toygirl est reposante. Alors que la CSP+ est difficile à satisfaire, la toygirl est si &lt;i&gt;casual&lt;/i&gt; qu’elle en devient très décontenançant. T’embêtes pas à l’amener chez les &lt;i&gt;Éditeurs&lt;/i&gt;, un simple bouif un peu propret fera l’affaire. Car oui, de la même manière que ta « meuf » du collège roulait des pelles aux &lt;i&gt;early&lt;/i&gt; lycéens parce qu’ils étaient suffisamment matures pour ne pas la sortir au McDo, la toygirl ne connaît que deux types de restaurant : le McDo, et les autres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La toygirl est évidemment perpétuellement à découvert, a un ratio nourriture/vêtements dans son budget de 1 à 10, n’a pas fait évoluer sa playlist depuis ses 18 ans, ne te l’avouera jamais, mais s’organise une fois par an avec ses copines une après-midi Barbie, et a déjà acheté au moins une fois une layette ou un petit blouson en cuir pour un bébé. C’est que, même si elle pousse des cris d’horreur quand tu lui parles de maternité, elle trouve ça &lt;i&gt;trop chouuuuuu&lt;/i&gt; un bébé, en rêvant secrètement d’une « babyothèque » où l’on pourrait emprunter un bébé pour une semaine, pour s’amuser.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/126258215139</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/126258215139</guid><pubDate>Sun, 09 Aug 2015 17:20:39 +0200</pubDate></item><item><title>On plie les gaules (sociologie inside)</title><description>&lt;p&gt;Dimanche, avec Rosalie, on a emballé tous nos souvenirs dans des cartons de chips Vico et on a décarré des Batignolles. Ah crotte de bique, y’aura plus les brunchs dominicaux rue Truffaut. C’est Eamimi qui va sombrer en dépression, elle qui faisait des Hiiiiiii parce qu’on était voisins et qu’il fallait qu’on se bourre la panse au quinoa bio…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais attends, copain, maintenant on crèche dans les &lt;b&gt;arrondissements à un chiffre&lt;/b&gt;. Ça fait bizarre, je dois vous l’avouer, de sortir de dessous la terre le matin pour aller gagner sa croûte (pas de bol, j’aime que le pain de mie) et de pouvoir cracher ses noyaux de pêche dans tout le Marais (j’ai atteint le musée Picasso, record personnel).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais c’est pas de ça que je vais te causer en ce mardi bien terne. Non, je vais te raconter le déménagement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, je passe sur les conditions atmosphériques à pas mettre un &lt;b&gt;Laurent Cabrol&lt;/b&gt; dehors : il pleuvait, il ventait, il froidait, c’était un peu Quiberon-sur-Seine. Forcément, un déménagement en plein soleil, c’est une légende urbaine, tu penses bien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis c’est pendant ce déménagement que je me suis rappelé mes déménagements précédents. Et faut que je vous dise, les copains, que les déménagements ont une haute valeur sociologique (encore de la sociologie de comptoir ? Eh ouais).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je crois qu’on n’est jamais autant hypocrite que pendant un déménagement. Au départ, tu commences gentiment par écluser tout ton répertoire d’amis pour leur proposer gaiment la chose. Naïf que tu es, tu t’imagines que tout le monde va sauter de joie à l’idée de crapahuter dans tout Paris avec ton piano à queue et tes 39 valises de fringues. Tu essaies de détendre l’atmosphère en promettant des cocktails, des photos, et une ambiance bon enfant histoire de faire passer la pilule. C’est un peu comme si tu allais payer tes impôts en dansant la lambada, quoi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Que tu crois, qu’ils vont tous venir !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors, en désespoir de cause, tu te résous à l’impensable : recontacter tous les anciens amis du collège, du lycée, de la fac, les vagues connaissances, les copains d’un soir, les futurs-copains-si-tu-m’aides, pour venir transbahuter ton barda. Bravo Facebook, hein ! A quoi ça sert d’avoir ton millier de friends si au final tu te retrouves comme un gland assis entre tes assiettes triangulaires et ta collection d’Arlequin ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais dans le même temps, le déménagement est un formidable indice sur la proximité que tu as avec tes amis. C’est étrange, mais c’est toujours dans les périodes d’enterrement qu’on se rend compte de qui est vraiment là pour toi : déménagement, enterrement de vie de garçon, enterrement tout court… En fait, les amis t’aident à mettre en bière (non je n’étais pas invité à la Grrr Block Party) ton passé et t’accompagnent pour aller de l’avant à toutes les grandes étapes de ta vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Genre, par exemple, y’avait aucun clampin qui m’a soutenu quand j’ai failli canner d’une ponction sanguine. Par contre, quand je vais rétro-consommer, j’ai du friend qui me colle aux boots. On peut dire qu’ils ont compris quel était le sens de ma vie, ceux-là…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, avec tout ça, j'ai paumé ma brosse à dents, moi.&lt;/p&gt;</description><link>https://uberparisians.tumblr.com/post/121788493464</link><guid>https://uberparisians.tumblr.com/post/121788493464</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2015 00:31:26 +0200</pubDate></item></channel></rss>
