<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>le blog de Gilbert Béréziat</title>
	
	<link>http://www.gilbertbereziat.fr</link>
	<description />
	<lastBuildDate>Tue, 16 Aug 2011 09:56:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/GilbertBereziat" /><feedburner:info uri="gilbertbereziat" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId>GilbertBereziat</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item>
		<title>Je tire ma révérence</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/vzvbaERW474/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/08/15/je-tire-ma-reverence/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 13:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[14 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[15 août]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[upmc]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1926</guid>
		<description><![CDATA[Fin août, ma carrière académique s’achèvera à l’université Pierre et Marie Curie. Un autre épisode de ma vie va donc commencer. Bien que n’en étant plus réellement acteur,  j’ai suivi avec constance les affaires universitaires depuis six ans. J’ai fait l’expérience depuis deux années et demie de bloguer sur un mode que certains ont trouvé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.wat.tv/video/jean-sablon-1cnk2_2g7bz_.html "><img class="aligncenter size-full wp-image-1927" title="Je tire ma révérence" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Je-tire-ma-révérence.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Fin août, ma carrière académique s’achèvera à l’université Pierre et Marie Curie. Un autre épisode de ma vie va donc commencer. Bien que n’en étant plus réellement acteur,  j’ai suivi avec constance les affaires universitaires depuis six ans. J’ai fait l’expérience depuis deux années et demie de bloguer sur un mode que certains ont trouvé excessif tandis que d’autres approuvaient mon impertinence. Ce fut un exercice nouveau et très prenant, parfois excitant mais souvent décevant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans toutes les universités françaises, les étudiants qui faisaient leurs études supérieures en mai 1968 sont aux plus hautes responsabilités universitaires. La génération qui s’est installée aux commandes est donc, pour l’essentiel le produit de cette université qui s’est créée en un demi-siècle. La génération des universitaires qui a pris sa retraite n’a pas à rougir de ce qu’elle a bâti. Au moment où dans notre pays des idées comme la ré-« humanisation » des disciplines scientifiques et technologiques, la nécessité pour les décideurs économiques et politiques d’avoir autre chose qu’un vernis scientifique au rabais et l’absolue nécessité de la mobilité non pas des jeunes chercheurs ou des vieux barbons que nous sommes (qui s’apparente un peu trop parfois à la « bougeotte ») mais des étudiants des premiers cycles universitaires, deviennent des lieux communs, ne boudons pas notre plaisir d’y voir un peu de l’esprit de 68 qui renaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui me concerne, je viens de recevoir le plus beau compliment de ma carrière. Non pas de la quinzaine de professeurs de médecine ou de sciences qui ont fréquenté mon laboratoire pendant leurs années de DEA ou de thèse, mais d’une femme qui y a été une jeune doctorante dans le milieu des années quatre-vingt dix. « <em>Ce que je retiens  de vous</em> », m’écrit-elle, <span id="more-1926"></span>« <em>c&#8217;est que c&#8217;est grâce aux compétences acquises dans votre laboratoire j&#8217;ai obtenu un poste d’ingénieur de transgénèse à Lyon. Il m&#8217;a fallu plusieurs années et beaucoup de caractère pour pouvoir m’imposer car je n&#8217;avais pas été formée dans cette ville. Je reste la &laquo;&nbsp;Parisienne de service&nbsp;&raquo; mais mes compétences étant reconnues depuis quelques temps maintenant, cela n&#8217;a plus aucune importance </em>». Cette jeunesse que l’université forme aujourd’hui s’est affranchie de beaucoup de barrières, elle est inquiète certes mais n’est pas résignée. Elle ne rendra pas les armes face aux poussins formatés au forcing dans les classes préparatoires puis dans les écoles de la Noblesse d’Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde les jeunes issus de l’université s’agitent de nouveau et ils sont bien plus nombreux qu’il y a cinquante ans. Il leur reste cependant à reconstruire, ce que nous n’avons pas su faire, sur la déroute des idéologies du siècle passé, de nos idéologies, un sens au monde dans lequel ils vivent. Or la vie ne peut perdurer sans adaptation permanente, sans grands espaces et sans nouvelles frontières. Ce sera bien là le défi des générations qui entrent aujourd’hui, ou entreront demain à l’université. Ce n’est plus à nous de dire ce que doit être leur futur mais à c’est à elles de trouver les voies de leur ressourcement. Et c’est à nos enfants, devenus adultes à leur tour d’accompagner cette évolution en seront-ils capables alors que nous les avons si peu préparés à cette tâche gigantesque ?</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai hésité entre le jour de la fête nationale et le jour du 15 août pour annoncer la fin de ma carrière de blogueur. Je me suis résolu pour le 15 août, non pas que j’adule les messes votives plus que les défilés militaires, dont j’ai toujours décliné l’invitation rituelle lorsque je présidais mon université, comme j’ai toujours refusé toute forme de décoration et cela fait bien longtemps que je vais plus aux processions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 14 juillet est pour moi la référence à la prise de la Bastille car beaucoup d’autres sont encore à prendre dans le monde à commencer dans notre pays et je préfère <a href="http://www.dailymotion.com/video/xjx5sc_feu-d-artifice-du-14-juillet-2011-l-integrale_creation">son feu d’artifice</a> au défilé des fantapantins. Les termes de la lutte qui a toujours été nécessaire à l’émancipation ont certes changé, les nouvelles technologies sont de puissants moyens de démocratisation. Mais elles peuvent être aussi des moyens redoutables d’acculturation. Le 15 août, c’est le jour où dans ma famille <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1An061iHvZo">on fêtait ma mère</a>. Il est pour l’agnostique que je suis devenu, bien plus que la résurrection d’un improbable fils de Dieu, le symbole de l’espérance d’une continuité d’esprit dans la grande famille humaine. Ces dates illustrent pour moi non pas l’alliance du sabre et du goupillon comme trop longtemps, hélas, ce le fût mais la certitude que les luttes nécessaires, auxquelles aucune jeunesse ne peut se soustraire sauf à redevenir une caste d’esclave, ne doivent pas faire oublier l’essentiel – Dieu ou pas – c&#8217;est-à-dire l’Humanité forme pour l’instant la plus achevée de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le moment historique qui est le notre, les universités peuvent jouer un rôle majeur pour éviter ce piège à condition qu’elles sachent préserver les libertés académiques et offrir à la jeunesse, toute la jeunesse dans toute sa variété, un espace de maturation de leur personnalité et pas un espace d’interdits. Les universités ont un avantage majeur sur le modèle méritocratique imposé en France par la bourgeoisie naissante, elles sont libres et diverses ce qui les rend indomptables par l’Etat. Je reste persuadé qu’elles ne pourront faire perdurer leurs libertés que dans le cadre d’une autonomie diversifiée mais totale et assumée ce qui exclue nullement, bien au contraire, qu’elles conservent la maîtrise des procédures démocratiques de choix de leurs administrateurs et donc de leur destinée.</p>
<p style="text-align: justify;">Je salue au passage Maurice qui vient d’être élu à la présidence de l’université Pierre et Marie Curie. Il aura fort à faire dans cette période de difficultés accrues pour notre université et aura le redoutable honneur de préparer  la relève de mars prochain. Mais je suis convaincu que notre université trouvera les ressources, avec l’intervention active de notre jeunesse universitaire, dont les corps d’enseignant-chercheurs, de personnels d’enseignement, de recherche et de gestion se sont profondément renouvelés ces dix dernières années, pour reprendre sa marche en avant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelque part entre la Bretagne et Paris le 15 août 2011<br />
</strong></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/vzvbaERW474" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/08/15/je-tire-ma-reverence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/08/15/je-tire-ma-reverence/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Dura lex sed lex !</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/wVnTRYi2KxE/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/28/dura-lex-sed-lex/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 09:52:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[loi LRU]]></category>
		<category><![CDATA[Oslo]]></category>
		<category><![CDATA[pécresse]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbonne universités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1920</guid>
		<description><![CDATA[Voire. L’opéra bouffe de New York et la tragédie d’Oslo ont repoussé au second plan les bégaiements de la politique universitaire sarkozyste. Mais il se murmure ici ou là avec insistance, que l’un des lauréats de l’Idex doit son succès à une présentation complaisante de la réalité de son existant et de ses engagements en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Dura-lex-sed-lex-.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1922" title="Dura lex sed lex !" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Dura-lex-sed-lex-.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href=" http://www.dailymotion.com/video/xarxx0_hadopi-on-punit-polanski-on-oublie_webcam">Voire</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opéra bouffe de New York et la tragédie d’Oslo ont repoussé au second plan les bégaiements de la politique universitaire sarkozyste. Mais il se murmure ici ou là avec insistance, que l’un des lauréats de l’Idex doit son succès à une présentation complaisante de la réalité de son existant et de ses engagements en matière de gouvernance. Qui peut croire en effet que l’<a href="http://www.ens.fr/">ENS Ulm</a>, le <a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/college/index.htm">collège de France</a>, l’<a href="http://www.obspm.fr/">observatoire de Paris</a> et <a href="http://www.dauphine.fr/">Dauphine</a> vont se regrouper au sein d’une université soumise à la loi Pécresse ? Qui peut croire en outre que l’ENS Ulm se fera Hara Kiri sur l’autel de Shanghai en renonçant au label qui lui assure la troisième place en France alors que l’effet de taille provoqué par l’accroissement du nombre de chercheurs, résultant de la fusion avec des établissements ayant des doses homéopathiques d’étudiants, entraînera inéluctablement un recul important dans leur classement ? Et ce ne sont pas les belles du bois de Boulogne qui pourront les sauver.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président du jury de l’Idex s’est ému du discrédit qui risquait d’en résulter pour son jury. Il a cru bon de préciser ici ou là que la vérification de la véracité des dires des établissements candidats relevait des ministères concernés et non pas de son Jury. C’est un peu court jeune homme. Que dirait-on si la NSF américaine, le MRC anglais ou l’ANR française ne s’assuraient pas de la réalité des listes de publications et la faisabilité des projets transmis par les candidats aux subventions ? En outre, Jean Marc Rapp ne pouvait ignorer que l’un des membres à qui il avait confié le dossier des siamois ennemis (PSL et SU) était un ancien directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur, qui plus est issu d’une Ecole impliquée dans l’un des projets. <span id="more-1920"></span>Plus grave pour la crédibilité du dispositif, il se susurre que l’un des coachs autoproclamés des établissements parisiens a transmis de manière unilatérale les bonnes idées contenues dans le projet de l’un des candidats malheureux à l’un des lauréats !</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, l’échec de <a href="http://www.sorbonne-universites.fr/">Sorbonne universités</a> est uniquement dû à son refus de voir l’Idex gouverné par un conseil d’administration type loi LRU dont le périmètre, les compétences et le mode électif ne correspondent nullement à l’objectif retenu qui était de créer à Paris une université globale respectant les libertés académiques de ses membres fondateurs. Mais était-ce à un jury chargé d’évaluer un dossier au premier chef de nature scientifique de se prononcer sur un des choix qui relève des compétences de l’Etat ? On croit rêver lorsque l’on sait que la quasi-totalité des grandes universités américaines dont les membres de ce jury se gargarisent ont une organisation confédérale érigeant en règle le principe de subsidiarité. On va rigoler en septembre car curieusement cette exigence relayée sur le plateau de Saclay par le mercenaire chargé de la remise en ordre du projet de rapprochement entre la vingtaine d’établissements, qui y sont ou vont s’y installer, se heurte d’ores et déjà à l’hostilité de l’<a href="http://www.polytechnique.edu/">Ecole polytechnique</a> et de <a href="http://www.hec.fr/">HEC</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a peu de chose à attendre du nouveau ministre qui déclare ce matin à France Inter : « <em>qu’entre le Parti socialiste et le Tea party c’est le même combat</em> » et que Sarkozy c’est Obama like !</p>
<p style="text-align: justify;">Pauvre France, Saint Sarko priez pour nous ! Desinit in piscem mulier formosa superne[1].<a href="http://www.dailymotion.com/video/x2c6s_iam-la-fin-de-leur-monde_music"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bonnes vacances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 28 juillet 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">[1] <em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2c6s_iam-la-fin-de-leur-monde_music">La fin</a> n’est pas à la hauteur du commencement.</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/wVnTRYi2KxE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/28/dura-lex-sed-lex/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/28/dura-lex-sed-lex/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Le retour de l’hôpital des pauvres ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/E67sbA4OLig/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/25/le-retour-de-l%e2%80%99hopital-des-pauvres/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Benoist Apparu]]></category>
		<category><![CDATA[HLM]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[logement social]]></category>
		<category><![CDATA[SAMU]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1911</guid>
		<description><![CDATA[Le gouvernement a décidé en mai de réduire de 25% le budget du SAMU social, entraînant par là le départ au son des cors de Xavier Emmanuelli clamant l’enterrement du Chiraquisme social. Or les trois quart de ce budget servaient à financer des nuitées d’hôtel (plus de 5000 par jour en Ile de France). Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Le-retour-de-l’hôpital-des-pauvres.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1913" title="Le retour de l’hôpital des pauvres" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Le-retour-de-l’hôpital-des-pauvres.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement a décidé en mai de réduire de 25% le budget du SAMU social, entraînant par là le départ au son des cors de Xavier Emmanuelli clamant l’enterrement du Chiraquisme social. Or les trois quart de ce budget servaient à financer des nuitées d’hôtel (plus de 5000 par jour en Ile de France). Il y a donc eu une réduction drastique des possibilités d’accueil alors que la demande est en augmentation croissante du fait de la crise économique. La conséquence de cette mesure fait que de très nombreuses familles avec des enfants se retrouvent à la rue, ce d’autant plus que les centres d’hébergement habituels refusent de prendre en charge des enfants et que l’hôtel est souvent la seule solution pour elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Un nombre croissant de familles n’ont pas trouvé d’autre solution que de chercher refuge dans les hôpitaux que ce soit auprès des services d’urgences ou des maternités de l’Assistance Publique (APHP). C’est naturellement dans les secteurs les plus populaires de l’est parisien, hôpitaux Robert Debré, Saint Antoine et Lariboisière en particulier, qu’ils ont afflué. Lors d’une réunion en juin entre l’APHP, le SAMU social et la préfecture de Paris, cette dernière avait tenté de minimiser le problème en le présentant comme anecdotique ! La seule décision prise fut de faire une enquête. Les résultats de celle-ci sont édifiants : en six semaines 111 familles ont été « abritées » par des services d’urgence ou des maternités de l’APHP. Ce sont donc 64 enfants qui ont dormi au moins une nuit dans un service d’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">L’APHP avait donné des consignes de ne pas communiquer ces chiffres alarmants, puis a dû se résigner à le faire sous la pression d’un chef de service d’urgence parisien et parce que <a href="http://www.leparisien.fr/societe/des-familles-a-la-rue-se-refugient-aux-urgences-20-07-2011-1538583.php">les journalistes en avaient déjà eu connaissance</a>. Le 5 juillet, une nouvelle réunion a eu lieu et, devant ces chiffres, il a été demandé au SAMU social de traiter en priorité ces familles, ce qui revenait à ne rien faire car il n’avait alors pratiquement plus de solutions. Il est avéré que devant cette situation certains de ses agents ont conseillé aux familles de se rabattre sur les hôpitaux. Le SAMU social a donc instrumentalisé les services d’urgence et les maternités en conseillant aux familles de s’y rendre pour s’y « mettre à l’abri », bien conscient que cela aller poser des problèmes majeurs. De fait cela en a posé et la réaction a été très vive devant ce retour à une conception de l’hôpital qui date de l’ancien régime.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette affaire met en évidence le désengagement massif de l’état sur le plan budgétaire que ce soit via le SAMU social ou les associations caritatives d’aide aux plus fragiles. Avec un cynisme certains les ministres concernés se retranchent derrière une soi-disant politique de long terme qui privilégierait la construction de logements sociaux. Naturellement en cette période de vaches maigres ils le font au détriment des aides au présent. Le bien mal nommé ministère de la solidarité dirigé par Roselyne Bachelot, qui s’était illustrée l’an dernier dans l’affaire du H1N1, joue les Ponce Pilate et se retranche derrière le ministre du logement Benoîst Apparu. On se rappellera que ce dernier avait en toute discrétion quitté en 2008 le logement HLM que <a href="http://www.marianne2.fr/Le-secretaire-d-Etat-Apparu-beneficiait-d-un-logement-HLM_a181170.html">selon Marianne</a> il occupait en contrepartie de ses activités comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benoist_Apparu">secrétaire national de la jeunesse au RPR</a>. Le dit Apparu qui refusait jusque là de répondre aux journalistes bénéficia d’une interview pour le moins complaisante de France 3 où il ne put donner aucune assurance autre que de renvoyer l’affaire à plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait le problème va retomber une fois de plus sur les collectivités territoriales qui sont déjà débordées sur le plan budgétaire par l’inflation de leur budget social. Bref, tout est réuni pour un accroissement majeur du problème aux urgences et dans les maternités, dernier endroit où il semble rester un peu d’humanité dans ce monde de brutes puisque même les églises ne s’ouvrent plus aux miséreux. L’explosion est attendue par de nombreux observateurs pour la rentrée. Il y a des pressions de plus en plus importantes pour que l’hôpital consacre des moyens à cet hébergement sans lien avec la santé et les soins, ce qui se traduirait une fois de plus par un détournement des maigres moyens consacrés à la santé. A moins que, ressuscitant  l’Hôpital Général créé par la royauté au XVIIème siècle, et reprenant les propositions du brave normalien Wauquier, le gouvernement n’envisage d’y faire travailler les parents voire les enfants pour payer leur hébergement et par là palier à l’évaporation des effectif que l’on va nous imposer pour répondre à la sollicitude des agences de notation. Et pendant ce temps là on créera une prime à la performance pour les médecins libéraux ! Reste à savoir s’ils ouvrirons leurs cabinets aux gueux pour y passer la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où le gouvernement vole encore une fois au secours des banques et où il trouve de quoi financer les praticiens libéraux à la performance, il se refuse à appliquer la loi. Laquelle loi lui donne les moyens juridiques de réquisitionner les logements vacants et l’on sait qu’il en existe de nombreux et pas seulement dans les quartiers populaires. Un dernier point, la droite UMP est vent debout à Palaiseau pour s’opposer à l’attribution proposée par la municipalité d’attribuer 30% des nouvelles constructions dans le cadre de l’opération Palaiseau Saclay au logement social. Ce qui est nécessaire aujourd’hui c’est plus de justice et pas uniquement de la charité et encore moins des effets d’annonce sans lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Pitié-Salpétrière Vendredi 22 juillet 2011</strong></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/E67sbA4OLig" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/25/le-retour-de-l%e2%80%99hopital-des-pauvres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/25/le-retour-de-l%e2%80%99hopital-des-pauvres/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>La droite jacobine à la manœuvre</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/PICqu7lwZkk/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/18/la-droite-jacobine-a-la-manoeuvre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 12:48:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Joly]]></category>
		<category><![CDATA[loi LRU]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[sarkozy]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1903</guid>
		<description><![CDATA[N’en déplaise aux membres de la Noblesse d’Etat qui adorent mon blog, trois faits constatés la semaine passée mettent en relief le caractère schizophrène de la sarkozyste. Le premier est résumé dans un éditorial de &#171;&#160;Le Monde&#171;&#160;[1]. Dédié au développement de l’industrie du solaire il constate que le gouvernement « s’apprête à publier cet été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/La-droite-jacobine-à-la-manœuvre.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1907" title="La droite jacobine à la manœuvre" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/La-droite-jacobine-à-la-manœuvre.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">N’en déplaise aux membres de la Noblesse d’Etat qui adorent mon blog, trois faits constatés la semaine passée mettent en relief le caractère schizophrène de la sarkozyste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier est résumé dans un éditorial de &laquo;&nbsp;<em>Le Monde</em>&laquo;&nbsp;[1]. Dédié au développement de l’industrie du solaire il constate que le gouvernement « <em>s’apprête à publier cet été un nouveau dispositif destiné en principe à relancer la filière </em>[du développement du solaire]<em>… A y bien regarder tout semble fait pour compliquer, retarder et surtout encadrer…. La France va réussir cet exploit d’être l’un des rares pays à perdre des emplois dans une filière pourtant porteuse d’avenir</em> » ! A vrai dire, ce qui se passe dans le secteur des énergies nouvelles ressemble étrangement à ce qui se passe pour l’université.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir surfé sur le désir des universitaires d’une autonomie renforcée lors de la campagne électorale de 2007, le temps des contrôles et du dirigisme est revenu. J’ai dit ce que je pensais des premiers dans de nombreux articles. Mais le projet d’arrêté qui vient d’être soumis au CNESER montre aussi que l’heure est à la démagogie pré-électorale. Au printemps 2002, Jack Lang avait cédé aux étudiants en refusant la césure entre la licence et le master et aux caciques des sciences humaines, sociales et juridiques en instaurant la sélection après la première année de master. Le couple WP vient de rééditer l’exercice en fixant des normes plancher ne reposant sur aucune étude sérieuse et en prétendant imposer aux universités les modalités pratiques de déroulement du cycle licence alors que selon la loi LRU celles-ci sont du strict ressort des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Un troisième fait montre bien que, malgré une propagande intensive, le sarkozysme ne s’est pas attaqué aux racines profondes du mal français. Cette année, avec une balance courante négative de près de 45 milliards d’euros, le déficit commercial dépassera les 70 milliards. La dette publique atteindra 85 % du produit intérieur brut. Crash tests des banques réussis ou pas, la France n’est pas à l’abri d’une récession profonde et durable. L’économiste Laurent Faibis réclame dans « <em>Les Echos</em> » du 13 juillet un <a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221136438/pourquoi-france-doit-chang">nouveau modèle économique</a> :<span id="more-1903"></span> « <em>Nos gouvernements successifs ont stimulé la demande plutôt que l&#8217;offre. Ils ne se sont pas préoccupés des équilibres extérieurs. La grande distribution a fait baisser les prix en important toujours davantage. A coup d&#8217;avantages fiscaux, on a misé sur les services à la personne, la restauration et la réparation du logement plutôt que sur l&#8217;industrie et les services à forte valeur ajoutée… Nos déficits proviennent fondamentalement d&#8217;une carence de PME innovantes et performantes. Certes, nous avons une flotte importante de grandes multinationales en excellente santé. Mais avec la crise, elles ont très logiquement accéléré leur redéploiement hors de France. A l&#8217;autre bout du spectre, nous avons beaucoup de très petites entreprises&#8230; En conséquence, la France des entreprises ressemble plus que jamais à un sablier, très étroit au milieu </em>[c'est à dire les PME, GB]<em>… La France doit changer de modèle économique. Il lui faut rebasculer dans une stratégie de l&#8217;offre orientée vers les PME à forte valeur ajoutée. Pour se débarrasser durablement des déficits, il ne suffit pas de proposer moins cher. Il faut aussi offrir mieux. Et d&#8217;abord sortir du modèle en sablier.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que le rapporteur général du budget est bien obligé de rappeler que les entreprises du CAC 40 paient beaucoup moins d&#8217;impôt sur les sociétés que les PME. Selon « <em>Les Echos </em>» du 23 juin, il en découle un écart substantiel de 20 points entre petites et grandes entreprises. Rapporté au chiffre d&#8217;affaires, l&#8217;« <em>intensité </em>» de prélèvement est bien supérieure dans les petites entreprises[2]. J’ajoute que le secteur sélectif de l’enseignement supérieur a vu son budget s’accroître plus vite que celui des universités qui doivent se contenter du mirage du grand emprunt.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour assurer un développement durable la Nation a besoin d’universités fortes et autonomes capables de contracter directement avec le tissu industriel que représentent ces PME. Mais le développement durable et les universités ne sont que les faux nez du sarkozysme et les ennemis de la noblesse d’Etat qui a toujours préféré le CAC 40 aux PME et les soi-disant grandes écoles aux universités. En fait, ainsi que le constatait un <a href="http://www.vjf.cnrs.fr/histrecmed/entretiens/demaille/demaille.html">ancien directeur des sciences de la vie du CNRS</a> qui fut aussi conseiller d’Hubert Curien : « <em>La France est un pays bureaucrate. Il faut bien occuper tous ces hauts fonctionnaires pour mettre des bâtons dans les roues des entrepreneurs </em>» et ils s’y entendent fort bien pour en mettre aussi dans celles des réformateurs au besoin d’ailleurs en les submergeant de réformettes : « <em>il faut que tout change pour que rien ne bouge</em> » !  Et Jacques Demaille ajoutait, déplorant le hiatus entre l’industrie et l’université : « <em>Il faut dire aussi que nous avons des industriels méfiants vis-à-vis de l’université. L’industriel il se méfie instinctivement et quasi irrationnellement du monde universitaire. D’abord par ce qu’il est rarement issu de l’université mais des écoles d’ingénieurs. Ensuite parce qu’il nous prend pour des idiots incapables de comprendre le monde du travail, ce en quoi il n’a pas complètement tort </em>». L’éditorialiste de &laquo;&nbsp;<em>Le Monde</em>&nbsp;&raquo; déplore que pour ce qui concerne les énergies photovoltaïques, « <em>l’Etat favorise les grands groupes au détriment des petites unités. Ne faut-il pas voir, enfin, dans le schéma que nous propose un ministère dominé par les ingénieurs des Mines, l’obsession de tout centraliser, le vieux réflexe jacobin d’une élite formée pour tout contrôler ! Y compris les rayons du soleil. </em>» Décidément, la nuit du 4 août est à recommencer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais plutôt que de s’occuper de l’essentiel, d’ailleurs en a-t-il la possibilité, le fils de notaire vendéen qui nous sert de premier ministre préfère argumenter sur l’histoire avec une française par choix en oubliant que le 14 juillet évoque d’abord à nos mémoires la prise de la Bastille et fut proposé comme fête nationale par Benjamin Raspail député de la Seine pour la gauche républicaine. Raspail était de la vraie gauche mais ses amis plus modérés préférèrent la référence à la journée de la fédération qui sonnait mieux aux oreilles de la bourgeoisie naissante. Pendant ce temps-là la chouannerie combattait la république au profit de la restauration monarchique. La proposition d’Eva Joly est donc tout sauf inconvenante. Il est vrai que depuis la restauration puis le second empire, dans notre pays l’armée à toujours été plus douée pour défiler que pour gagner des guerres à l’exception notable des conquêtes coloniales qui tenaient plus de la Razzia que de la guerre proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">La droite française a toujours manié les aventures militaires comme succédanée de ses difficultés économiques ou de ses turpitudes. Nous en avons eu ces dernières semaines l’illustration par l’instrumentalisation médiatique des affaires libyennes et afghanes.  Et il s’est toujours trouvé quelques adeptes de la fausse gauche pour lui filer la main et justifier l’injustifiable au nom des droits de l’homme. Maintenant que nous avons une armée de mercenaires (pardon, de métier…) rien ne justifie plus ce piètre défilé. Le 14 juillet, j’ai préféré visiter l’exposition Brassens à la cité de la musique car comme <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2kfvo_georges-brassens-la-mauvaise-reputa_music">il le chantait</a> mieux que moi «<em> la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 18 juillet 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Samedi 16 juillet 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Selon Les Echos, à partir des liasses fiscales des entreprises soumises   à l&#8217;impôt sur les sociétés, transmises par Bercy, il apparaît que   l&#8217;impôt par le CAC 40 s&#8217;est élevé à 13,5 milliards d&#8217;euros en cumulé sur   les exercices clos entre 2007 et 2009. Une fois déduits les crédits   d&#8217;impôt qu&#8217;ont fait jouer les entreprises, leur impôt net ne s&#8217;est plus   monté qu&#8217;à 10 milliards. Soit un impôt sur les sociétés équivalent en   moyenne à 86 millions d&#8217;euros par groupe et par an, représentant&#8230; 0,4 %   de leur chiffre d&#8217;affaires réalisé en France. Et encore ce chiffrage   n&#8217;inclut-il pas le crédit d&#8217;impôt recherche évalué à au moins 500   millions d’euros par an pour le CAC 40.</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/PICqu7lwZkk" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/18/la-droite-jacobine-a-la-manoeuvre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/18/la-droite-jacobine-a-la-manoeuvre/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Grand Emprunt, Leurre ou Escroquerie ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/iD_aRxVhEyA/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/04/grand-emprunt-leurre-ou-escroquerie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 14:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[DSK]]></category>
		<category><![CDATA[Opération campus]]></category>
		<category><![CDATA[pécresse]]></category>
		<category><![CDATA[plan Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Wauquiez]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1888</guid>
		<description><![CDATA[L’affaire newyorkaise, comme un réacteur nucléaire en surchauffe, n’en finit pas de déclencher des réactions en chaînes. Belle occasion pour Sarkozy de se débarrasser à moindre frais d’une ministre des finances, rare femme politique n’étant pas passée par les filières élitistes[1], mais au bilan plus qu’ambigu et inutilisable pour sa campagne électorale. Alouette, gentille Lallouette, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Grand-Emprunt-Leurre-ou-Escroquerie.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1893" title="Grand Emprunt, Leurre ou Escroquerie" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Grand-Emprunt-Leurre-ou-Escroquerie.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire newyorkaise, comme un réacteur nucléaire en surchauffe, n’en finit pas de déclencher des réactions en chaînes. Belle occasion pour Sarkozy de se débarrasser à moindre frais d’une ministre des finances, rare femme politique n’étant pas passée par les filières élitistes[1], mais au bilan plus qu’ambigu et inutilisable pour sa campagne électorale. Alouette, gentille Lallouette, je te plumerai ! Mais au jeu des chaises musicales, l’hyper-président n’est pas vraiment à son avantage. Le sémillant François Baroin dont le moins que l’on puisse dire est que sa formation initiale ne le prédestinait pas à devenir ministre des finances[2] a réalisé le holdup du siècle en menaçant de lâcher l’hyper. Tout cela n’a pas grande importance car on sait qu’à Bercy le gratin de la noblesse d’Etat a tout loisir de contrôler les ministres. D’ailleurs l’arrivée de la fée de la rue Descartes[3] au budget lui permettra de veiller à ce que les promesses du soi disant «<em> grand emprunt</em> » ne se traduisent dans les faits que pour les opérations décidées rue du faubourg Saint Honoré dans la perspective des élections à venir, c&#8217;est-à-dire pour les copains et les coquins. Pour veiller au grain de la noblesse d’Etat, elle sera remplacée par le brave Wauquiez[4] qui pourra ainsi mettre à exécution son rêve ancestral, comment faire travailler les pauvres. Et pourquoi ne ressusciterait-il pas l’Hôpital Général créé par la compagnie du Saint Sacrement sous Louis XIII, afin de générer d’importants bénéfices pour l’Eglise en faisant travailler les enfants, les femmes et les gueux internés à la Salpêtrière ? Sans doute proposera-t-il que les étudiants boursiers consacrent une partie de leur temps à des travaux d’intérêts général pour compenser le manque à gagner que l’Etat refuse de donner aux universités autonomes ! Autre démocrate chrétien, le brave Le Maire[5], rescapé de la Giscardie, n’a eu d’autre solution que d’avaler une grosse couleuvre et de continuer à veiller aux intérêts des céréaliers et des betteraviers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la plus heureuse c’est la fée de la rue Descartes car en vérité elle était à bout de souffle à l’enseignement supérieur. <span id="more-1888"></span>Sa tâche au ministère du budget, dans l’organisation sarkozyste, sera plus que modeste mais par contre le président pourra tirer le plus grand profit de son nouveau porte-parole, je devrais dire sa ministre de la propagande, car en matière de mauvaise foi et de poudre aux yeux elle est imbattable Valérie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’AEF qui n’est pas à une flagornerie près a tenté avec grande difficulté de dresser un portrait flatteur de son activité depuis 2007 :</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la formation le plan licence pour lequel les promesses financières n’ont pas été tenues elle s’est attirée les critiques de l’inspection générale, que n’a pu lever le comité de suivi qu’elle avait installé et va sans doute se traduire par une nouvelle couche de réglementation ; La mastérisation a été, selon un président proche de la majorité présidentielle « <em>un fiasco complet</em> » ; la réforme de la première année des formations de santé imposée aux universités est en passe de faire pschitt.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l’autonomie universitaire, l’élan de 2007 s’est tari dès 2008 par le renforcement des contrôles tatillons et le refus du ministère de l’enseignement supérieur et de Bercy d’engager des négociations honnêtes sur la masse salariale incluant les charges supplémentaires créées par cette autonomie, l’obligation de laisser les fonds correspondants à France Trésor, le refus de transférer les biens immobiliers à toutes les universités qui l’ont réclamé, montre que c’est surtout le transfert des ennuis qui a été réalisé. En fait on a assisté à un net recul des procédures contractuelles telles qu’elles existaient auparavant. Bref, l’Etat a repris d’une main ce qu’il donnait de l’autre et les universités sont dans des difficultés financières accrues.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux chantiers présentés comme des mesures phares du quinquennat, le plan campus et le soi disant grand emprunt se sont révélés de pures tactiques préélectorales pour 2012. En ce qui concerne le plan campus qui fut un fiasco en Ile-de-France, la mission économique de contrôle du parlement constate que les deux premières années de rapport de la « <em>manne </em>» représentée par la vente des actions d’EDF ont disparu et seuls les bétonneurs de la zone située autour de polytechnique à Saclay ont bénéficié des subventions directes. En région, très peu de choses ont été mises en chantier trois ans après le lancement. Selon un article des « <a href="http://www.lesechos.fr/"><em>Echos</em></a> », « <em>cinq ans après, les universités n&#8217;ont perçu que 70 millions d&#8217;euros. Un peu plus de 1 % de la somme vantée par Valérie Pécresse à longueur de communiqués</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’opération pompeusement baptisée « <em>investissements d’avenir</em> » pour copier les Allemands, il faut remarquer que les deux tiers des sommes correspondent à des crédits non consomptibles, qui n’arriveront que tardivement voire jamais dans les caisses des universités autonomes. « <a href="http://www.lemonde.fr/"><em>Le Monde</em></a> » fait remarquer que « <em>par rapport à l’Allemagne c’est beaucoup moins pro… Plusieurs couacs ont émaillé des différents appels d’offres français…</em> »[6] Pour diluer le dispositif, donner du travail à la noblesse d’Etat et permettre au « <em>small is beautiful à la française </em>», c.a.d. toutes  les Ecoles et institutions microscopiques dépourvues d’étudiants, de profiter de la pseudo manne, pas moins d’une quinzaine d’appel d’offres ont été lancés, ce qui a brouillé le message auprès de la communauté universitaire. En 2005, seuls trois appels d’offres avaient été ouverts dans le cadre de l’initiatrice d’excellence Allemande.  J’ajoute que la totalité des financements étaient arrivés dès 2007 dans les banques choisies par leurs universités. Comme toujours on se lamentera que le fossé se creuse avec l’Allemagne…</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour même du départ de Valérie, le fleuron de ses initiatives d’excellence à la française faisait plouf. De fuite en fuite provenant de membres français du jury, deux Normaliens (dont son ancien directeur de cabinet ennemi juré de Sorbonne Universités et présentement vice-président à l’EPFL, l’autre ayant porté sur les fonds baptismaux l’alliance de Saint Geneviève et du bois de Boulogne), un Pont et un X-Mines mais aucun véritable universitaire, on apprenait que la montagne avait accouché d’une souris en sélectionnant une pseudo-association dont les membres sont incapables de mettre sur leur site des « <em>facts and figures</em> » certifiés, ce qui n’a pas le moins du monde ému le jury international, et deux ensembles universitaires dont le seul référentiel mesurable est qu’ils sont en recul constant depuis plusieurs années au classement de Shanghai[7], le classement honni de la noblesse d’Etat. C’est pas avec ça que l’objectif affiché par Sarkozy au début de son mandat de hisser dix universités françaises au top cent des universités mondiales se réalisera.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres arrivants du remaniement gouvernemental sont tous des seconds couteaux qui ne redorent pas vraiment le blason de l’ensemble. Jean Leonetti « <em>vieux radsoc de 62 ans</em> », cardiologue marseillais, aurait sans doute été plus utile pour s’occuper de la dépendance que des affaires européennes.  Marc Laffineur un autre médecin de 63 ans anesthésiste réanimateur de formation et politicien du « <em>marais </em>» il s’appliquera n’en doutons pas à endormir les anciens combattants ! Claude Greff infirmière de 57 ans s’occupera de la condition féminine espérons, car l’espoir fait vivre, qu’elle saura réorienter le grand emprunt pour faire émerger des actions favorisant l’égalité Femmes-Hommes dans les fonctions électives, universitaires et au sein des conseils d’administration du CAC 40. Le brave François Sauvadet, 58 ans, fils d’agriculteur, spécialiste du retournement de veste et du ralliement, mal récompensé jusqu’alors, sert de bouche trou à la victime collatérale de Strauss Kahn. Cerise sur le gâteau, le benjamin,  l’inénarrable David Douillet, judoka jadis très proche des époux Chirac et de leur fille, mal recyclé dans les affaires puisque failli, s’occupera de glaner pour Sarkozy les voix des Français de l’Etranger sans alourdir son compte de campagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la soirée du Jeudi 30 juin, patatras la belle construction se grippe empéguée dans les méandres de l’affaire DSK. Et l’hyper qui pensait bien se refaire une virginité morale sur les décombres d’un parti socialiste empêtré dans le donjuanisme de son leader maximo se retrouve à l’arrière plan des médias. Le fameux Bernard petit fils du «<em> grand  Robert</em> », fils du « <em>fidèle Michel</em> » et frère du premier président du conseil constitutionnel à s’afficher aux « <em>Grosses têtes</em> » est obligé de faire amende honorable. Empêtré dans ses déclarations intempestives du 16 mai, il tente de les justifier par ce qu’il saurait du prévenu mais dont il ne peut rien dire et par ce qu’il avait « <em>été en direct avec un certain nombre de gens qui travaillent au Sofitel et en particulier un ami d&#8217;enfance de [son] collaborateur</em> ». Mais peut-être, lui qui semble si bien informé de ce qui se passe dans cet hôtel, pourrait il aussi nous faire part de la teneur des entretiens téléphoniques entre le patron de l’hôtel Sofitel de New York et le patron parisien de la Chaîne Accord et entre ce dernier et les services de l’Elysée dans cette fameuse nuit du 14 au 15 mai 2011 ? Dès lors que l’on connait les relations nouées dans le passé entre le premier flic de New York et le premier flic de France flottera toujours un parfum de manipulation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>12 place du Panthéon le 4 juillet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1]<em> Chrisine Lallouette, née de parents enseignants, médaille de bronze de natation synchronisée, maîtrise d&#8217;anglais, maîtrise de droit des affaires et un diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées de droit social à l&#8217;Université de Nanterre.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Stanislas, Etudiant à l&#8217;Université Panthéon-Assas, il est titulaire d&#8217;un DESS de défense, d&#8217;un DESS de sciences de l&#8217;information et d&#8217;un DEA de géopolitique.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3] <em>Née à Neuilly,  Ginette, HEC, ENA et conseil d’Etat</em></p>
<p style="text-align: justify;">[4]<em> Né dans une famille d’industriels de Tourcoing, ENS, agrégation d’histoire, ENA et conseil d’Etat</em></p>
<p style="text-align: justify;">[5] <em>Né à Neuilly, ENS, agrégation de lettres modernes</em></p>
<p style="text-align: justify;">[6]<em> 28 juin 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[7] <a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Classement-de-Shanghai1.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1898" title="Classement de Shanghai" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Classement-de-Shanghai1.bmp" alt="" width="497" height="401" /></a><em><br />
</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/iD_aRxVhEyA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/04/grand-emprunt-leurre-ou-escroquerie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/07/04/grand-emprunt-leurre-ou-escroquerie/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Hystérie et Hypocrisie !</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/G1bksNivMrY/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/27/hysterie-et-hypocrisie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 10:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[bac]]></category>
		<category><![CDATA[baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[licence]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Chatel]]></category>
		<category><![CDATA[prépas]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1878</guid>
		<description><![CDATA[En ce mois où l’on célèbre le 100ème anniversaire de la première de Pétrouchka d’Igor Stravinsky au Palais Garnier, la semaine qui vient de s’écouler était la fête des jeunes. « J’ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez content » c’est ainsi que l’internaute Chaldeen accompagnait l’énoncé du problème de statistique qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Hystérie-et-Hypocrisie-.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1880" title="Hystérie et Hypocrisie !" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Hystérie-et-Hypocrisie-.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En ce mois où l’on célèbre le 100ème anniversaire de la première de Pétrouchka d’Igor Stravinsky au Palais Garnier, la semaine qui vient de s’écouler était la fête des jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em> J’ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez content</em> » c’est ainsi que l’internaute Chaldeen accompagnait l’énoncé du problème de statistique qu’il avait obtenu d’un hold up dans une imprimerie de la république proclamée inviolable par l’ineffable Daniel Bancel. C’est ainsi qu’une fuite a été découverte concernant une question de l’épreuve de mathématiques (une question portant sur les statistiques et qui s’est révélée être la plus facile de l’épreuve et représentant 20% de la note totale). Sont concernés les 165 000 candidats de la série S du baccalauréat général.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après le journal « <a href="http://www.lemonde.fr/">le Monde</a> », une circulaire rédigée par le cabinet de Luc Châtel mercredi dernier fait une série de recommandations aux jurys. Intitulée « <em>Mesures prises suite aux soupçons de fuite </em>», elle propose de transformer les quatre points de l’exercice « <em>neutralisé </em>» en « <em>bonus </em>». « <em>Pour chacun de ces exercices [2, 3 et 4], il est demandé de répartir les points redistribués sur les réponses les mieux réussies par les candidats </em>». Il en profite pour améliorer le rendement de l’épreuve. « <em>Une attention particulière sera portée, lors des délibérations, à ceux dont la moyenne générale est à un point d’un des seuils décisifs tels que : admission à l’oral (entre 7 et 8 ) ; obtention au premier tour (entre 9 et 10) ; mentions (respectivement entre 11 et 12, entre 13 et 14, entre 15 et 16).</em> » Année pré-électorale oblige, il s’agit d’augmenter les notes mais, prudence, après avoir jeté un œil au livret scolaire. Il y est précisé que «<em> devra être particulièrement considéré l’écart produit par une note de mathématiques manifestement éloignée du niveau des candidats tel qu’attesté par leur livret scolaire. </em>» Comme j’aurais aimé être au jury du bac cette année !</p>
<p style="text-align: justify;">Les professeurs de mathématiques des lycées ont réclamé l’annulation de l’épreuve. Des parents d’élèves ont saisi la justice. Si l’épreuve de mathématiques était annulée par un tribunal administratif, le coût additionnel pour la correction des 165 000 nouvelles copies de mathématiques serait de 825 000 euros sans compter les dispositifs annexes pour la tenue de l’épreuve.<span id="more-1878"></span> Il y avait bien sûr une solution plus simple, donner la note maximum à cet exercice pour toutes les copies afin d’effacer l’effet d’aubaine. La réponse disproportionnée du ministre a déclenché un tel tir de barrage que l’on se demande si elle n’était pas destinée à discréditer encore plus l’épreuve du baccalauréat qui n’en avait pas besoin. Mais c’est faire trop d’honneur à Monsieur Luc Châtel que de le croire capable d’une réflexion aussi élaborée. Cela nous promet un beau livre à l’automne puisque  l’on nous annonce un livre d’entretien avec le miraculé de la république[1]. Il ne sera pas difficile qu’il soit d’un niveau plus relevé que celui de la Fée de la rue Descartes et du Germanopratin, mais espérons qu’il soit moins ennuyeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde reconnait que la façon dont est délivré le sésame d’entrée dans l’enseignement supérieur n’est plus adéquate. D’ailleurs cela fait belle lurette que les proviseurs des lycées possédant des classes préparatoires vont faire leurs emplettes chez leurs collègues dès le mois de janvier afin que les soi-disant « pépites » ne s’égarent pas dans les universités. La langue de bois prévaut partout dès lors que l’on parle du baccalauréat, car il y a bac et bac ! Cette année, 654 548 candidats était inscrits dont la moitié dans les trois séries du baccalauréat général (sciences, lettres, sciences économiques), un gros quart dans un des six baccalauréats technologiques (Sciences technologiques de laboratoire, Sciences et technologies de l&#8217;industrie et du développement durable, Sciences et technologies de la gestion, Sciences et techniques sanitaires et sociales, Hôtellerie, Techniques de la musique et de la danse) et un petit quart dans l’une des <a href="http://www.bac-pro.net/bac/liste-des-bac-pro.php">75 spécialités du baccalauréat professionnel</a> ! Il suffit de consulter la liste des spécialités pour imaginer ce qu’il adviendra des titulaires d’un baccalauréat professionnel qui, ne trouvant pas d’embauche ou de place en section de technicien supérieur, s’inscriront dans une licence universitaire ! Le bac technologique est guère mieux loti puisque les IUT et les SST qui ont, contrairement aux départements de licence des universités le droit de sélectionner, préfèrent d’abord recruter des bacheliers généraux.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce de la réforme de la licence que la bonne Fée de la rue Descartes veut enquiller de force aux universités autonomes est tout sauf révolutionnaire. Démagogie pré-électorale ? il s’agit de caresser dans le sens du poil les organisations étudiantes, le journal « <a href="http://www.leparisien.fr/"><em>Le Parisien</em></a> » du 23 juin a salué l’initiative « il y aura aussi nettement plus d’heures de cours. Elles seront désormais fixées à un minimum de 1500 heures  pour se rapprocher du modèle des classes préparatoires ». Les étudiants ont applaudi en réclamant évidemment des créations d’emplois. Pour atteindre le taux d’encadrement des classes préparatoires, il y a du pain sur la planche car cela implique que l’on bascule la totalité des enseignements au sein de groupes d’effectifs  réduits (pas plus de 30 étudiants). Si l’on veut que les universitaires puissent aussi consacrer la moitié de leur temps à la recherche alors il faut secondariser le cycle licence, ce que réclament d’ailleurs certains depuis quelques temps. Mais même dans ce cas, je mets au défi la fortiche issue d’HEC et passée par l’ENA de nous fournir un business plan crédible là-dessus. Grand emprunt va-t-on nous répondre ? Mais avant de les dividendes de l’argent placé arrivent dans les universités, il y aura perpette que les bacheliers qui vont y entrer en septembre les auront quittées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réforme de la licence peut être nécessaire, mais elle ne pourra être positive si l’on ne repense pas le rôle respectif des différents systèmes post-baccalauréat de l’enseignement supérieur. A qui sont destinées les sections ST des lycées et les IUT ? Dès lors que l’on décide de laisser en place, voire de renforcer comme l’a fait Pécresse, les classes préparatoires, il est illusoire de vouloir réformer la licence de manière autoritaire et réglementaire. Je préconise bien au contraire de laisser l’autonomie universitaire jouer à plein et de réaliser une évaluation ex-post de leurs réalisations. Ceci implique que les universités soient autorisées à ajuster le nombre d’inscriptions à leurs effectifs et à leurs moyens financiers. Cela implique naturellement une négociation financière serrée entre l’Etat et ces établissements. Négociation prévue par la loi LRU mais qu’elle a refusé de mettre en œuvre lors du passage à l’autonomie. Madame Pécresse a de l’ambition dit-on. Soit ! Mais l’ambition sans les moyens est un  crime.</p>
<p style="text-align: justify;">« <a href="http://www.lesechos.fr/"><em>Les Echos</em></a> » du 23 juin reviennent sur une autre réforme emblématique de notre bonne fée, celle créant la première année d’études en santé : « <em>La réforme des études n’y a rien changé : pour les étudiants en médecine la première année demeure un jeu de massacre. Pour accroître leurs chances de succès, ils s’inscrivent en masse dans les prépas privées, devenues de véritables « cash machines »</em> ». 50 000 candidats cette année pour 7 400 places soit un taux de réussite de 15%, c’est plus sélectif que l’entrée à Polytechnique ! Le marché est de 150 millions d’euros annuel avec des tarifs variant de 2 000 à 8 000 euros à la charge de l’étudiant. Le bénéfice de ces cours est inquantifiable, ce n’est pas leur contenu qui en justifie le prix, mais comme pour les classes préparatoires privées c’est dit-on l’efficacité du coaching. « <em>Les Echos </em>» poursuivent tranquillement en prévoyant que : « <em>mécaniquement la préparation de concours vers ces métiers [de santé] va donc créer de nouvelles niches d’enseignement </em>». De fait, cette première année de médecine est en cours de privatisation. Comme la quasi-totalité des cours est en ligne, il y a fort à parier que la prochaine étape sera constituée par le droit de se présenter à ce concours comme candidat libre ce qui démontrera clairement que cette première année ne sert plus à rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans &laquo;&nbsp;<em>le Monde</em>&nbsp;&raquo; du 24 juin, Sylvie Kauffmann s’interrogeait : « <em>qu’y a-t-il donc de commun, hormis les jeans, Facebook et la Méditerranée, entre ces jeunes de Tunisie ou d’Egypte, et ceux d’Espagne ou de Grèce ?</em> » Et elle donne immédiatement la réponse en référence aux Etats-Unis et à l’Europe : « <em>ils sont tous le produit d’un système socio-économique dont les promesses reposent sur un niveau d’éducation </em>». Mais elle oublie de dire qu’aux Etats Unis comme en Europe, le succès de ce modèle repose d’abord sur l’existence d’une économie créatrice d’emplois très qualifiés. La parabole du diplômé vendeur de fruits et légumes est valable en France comme en Tunisie. N’inversons pas les responsabilités, ceux qui sont aux premiers chefs les responsables des crises ne sont pas ceux qui transmettent la connaissance. Ce sont d’abord ceux qui, de fait, contrôlent l’économie, à savoir les banquiers et leurs hypocrites agences de notation. Pour créer des entreprises productrices de biens à haute valeur ajoutée, encore faut-il qu’il y ait des crédits disponibles pour des risques raisonnés et pas qu’ils soient réservés aux mastodontes et au boursicotage. Tous ceux qui ont inventé les sub-primes devraient croupir en prison. Mais tous ces gens là ne font pas leurs courses dans les supermarchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Indignez-vous nous recommande Stéphane Hessel. Certes, mais cela ne suffira pas. Un nouveau paradigme est nécessaire, le bing bling ne marche plus, la révolte couve.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 28 juin 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Jean Pierre Chevènement</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/G1bksNivMrY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/27/hysterie-et-hypocrisie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/27/hysterie-et-hypocrisie/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Un mois de juin qui a bien commencé !</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/ADrWJV_Et0Y/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/14/un-mois-de-juin-qui-a-bien-commence/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Baptiste Prévost]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Ferry]]></category>
		<category><![CDATA[UNEF]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1870</guid>
		<description><![CDATA[Le pays, faute de discuter sur le fond de ce que pourrait être une alternative au Sarkozysme dans le cadre d’un monde rendu plus ouvert par les progrès scientifiques et techniques s’enlise dans la médiocrité. Nos journaleux sont réduits à puiser sur la toile leurs sujets d’articles en ce printemps pourri. Une des grandes universités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc-Ferry.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1872" title="Luc Ferry" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc-Ferry.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le pays, faute de discuter sur le fond de ce que pourrait être une alternative au Sarkozysme dans le cadre d’un monde rendu plus ouvert par les progrès scientifiques et techniques s’enlise dans la médiocrité. Nos journaleux sont réduits à puiser sur la toile leurs sujets d’articles en ce printemps pourri. Une des grandes universités parisiennes laisse fuiter via le « Canard enchaîné » une information partielle concernant un ancien ministre. Oubliant d’ailleurs qu’il a bien fallu que le président de l’université en question donne son accord et saisisse son conseil d’administration lorsqu’à l’issue de sa fonction ministérielle il a été mis à la disposition d’une autre institution publique pour y accomplir quelques menues fonctions en toute quiétude. Dès lors que cette mise à disposition prenait fin, et constatant que le service d’enseignement n’était point assuré malgré des relances effectuées dans les formes légales, le président de l’université avait tous pouvoirs pour faire avaliser par son conseil d’administration la suspension du traitement. Or il ne l’a pas fait. S’est-il déchargé à bon compte sur un hebdomadaire spécialisé d’une délation qu’il ne désirait pas assumer ? Je n’aime pas Monsieur Luc Ferry car, de mon point de vue, être philosophe n’autorise ni le persiflage ni des pratiques que ma morale réprouve. Mais le procédé utilisé à son encontre n’est guère plus élégant que le ministre qui se fait l’écho des poubelles marocaines. D’autant plus que dans le même temps le président de cette université refuse de payer les dettes qu’il a envers l’<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier est d’ailleurs traité de manière partiale par l’actuelle ministre et par les médias. Si nous avions une ministre de l’enseignement supérieur digne de ce nom, elle aurait pu se saisir de cet incident pour ouvrir le dossier des cumuls et des décharges de service qui sont, n’en déplaise aux syndicats, légions et appauvrissent les universités autonomes. Au lieu de cela le gouvernement propose de rembourser le salaire net de monsieur Ferry à l’université mais quid des versements sociaux qui devront toujours être prélevés sur sa masse salariale ? Et pourquoi ne règle-t-il pas la facture due par cette université à l’UPMC ? C’est d’ailleurs une pratique que l’<a href="http://www.inria.fr/">INRIA</a>, le <a href="http://www.cnrs.fr/">CNRS</a> et l’<a href="http://www.inserm.fr/">INSERM</a> pratiquent depuis de nombreuses années. Si nous avions des médias dignes de ce nom ils s’interrogeraient aussi sur la pertinence d’autres pratiques tout aussi légales comme le cumul de certains députés avec des rémunérations liées à leurs fonctions antérieures. Pourquoi ne vont-ils pas interroger là-dessus l’éternel donneur de leçon pour les autres, Bernard Debré ? Ils pourraient aussi s’interroger sur les établissements de la Noblesse d’Etat qui payent des prestations à des professeurs sans défrayer en quoi que ce soit les universités dont ils sont les salariés et parfois sans avoir même pris la précaution d’obtenir leur accord ! Que ne dirait-on pas si un ingénieur de chez Renault faisait des piges clandestines chez Citroën ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le 9 juin, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Pr%C3%A9vost">Jean-Baptiste Prévost</a>, ancien président de l&#8217;<a href="http://www.unef.fr/">UNEF</a> revient dans une interview à l’<a href="http://www.aef.info/public/fr/nonabonne/accueil/accueil.php">AEF</a> sur ses déclarations faites lors de son départ de la direction du syndicat étudiant : <span id="more-1870"></span>« <em>On assiste aujourd&#8217;hui à un repli corporatiste d&#8217;une partie du milieu enseignant, qui est sans doute compréhensible aux vues des difficultés qu&#8217;ils rencontrent, mais qui est lourd de conséquences pour porter un projet alternatif à l&#8217;actuelle politique gouvernementale</em> ». Quelle belle découverte ! Selon l’AEF il s&#8217;inquiète du renouveau d&#8217;un discours réactionnaire à l&#8217;université porté par les « Refondateurs » tels qu&#8217;Olivier Beaud ou Marcel Gauchet : « <em>Pour ces gens-là, de droite comme de gauche, l&#8217;échec des étudiants relève de la responsabilité individuelle, pas de celle d&#8217;un système qu&#8217;il faudrait réformer. Pour eux, refonder l&#8217;université, c&#8217;est liquider la démocratisation.</em> » Il reproche également aux présidents d&#8217;université d&#8217;être devenus des gestionnaires et pas les meilleurs. On pourrait bien sûr lui retourner le compliment dès lors qu’il affirme avoir voulu face à Sarkozy avoir une approche syndicale sans même se poser les questions essentielles et rechercher des alliés. A quoi rime en effet de clamer victoire sur la non sélection à l’entrée des licences et des masters (alors qu’elle est maintenue entre la première et la deuxième année de master) et qu’elle s’est étendue dans les filières sélectives (Dauphine, entrée dans les masters scientifiques, recrutement dans les masters littéraires d’élite à partir des élèves des classes préparatoires littéraires reçus collés aux ENS et aux IEP) ? Pourquoi cette absence de toute remise en cause des classes préparatoires ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quand Jean-Baptiste Prévost justifie la participation au mouvement de 2009 où s’est concrétisée la jonction entre ceux qu’il dénonce aujourd’hui comme des « <em>réactionnaires de droite comme de gauche marchant main dans la main à l’université </em>» en défendant l’idée que cela « <em>a permis d&#8217;obtenir le gel des suppressions de postes dans l&#8217;enseignement supérieur […] et de montrer que l&#8217;avenir de l&#8217;université ne pouvait se résumer à son autonomie </em>», il tord le cou à la vérité. C’est bien au contraire grâce à l’action tenace des présidents des universités, qui ont opté les premiers pour l’autonomie, que le maintien intact de leur masse salariale a été acté par l’Elysée (ni par Matignon, ni par la rue Descartes). C’est cette décision qui a provoqué la grogne des autres présidents refusant que cette promesse faite à ceux-ci ne soit payée sur le dos de leurs établissements qui a entraîné la décision de sortir l’enseignement supérieur de la vulgate du «<em> non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite</em> ». Mais rien n’a empêché que ce soient les étudiants se destinant aux carrières de l’enseignement pré-universitaire qui fassent les frais des tractations entre Darcos et le SNES même si ce dernier a toujours refusé de l’avouer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les étudiants de l’UNEF étaient bien naïfs de penser que leur participation au mouvement de 2009 recréerait une dynamique commune entre étudiants et enseignants. « <em>Cela a plutôt bien fonctionné avec le SNESup » mais au prix du gel de la réflexion sur la nécessaire évolution de l’enseignement supérieur. Jean-Baptiste Prévost regrette à postériori « que certaines organisations comme sauvons l’université ou encore l&#8217;autoproclamée coordination des universités – qui ne représentait plus aucune AG à partir d&#8217;avril &#8211; n&#8217;aient pas cherché davantage de convergences avec les revendications étudiantes</em> ». Mais l’exemple de 2004 et de l’évolution de « sauvons la recherche » aurait du le rendre méfiant. Ces sortes d’organisation en France, sujettes à toutes les manipulations gauchistes, ont toujours été récupérées par l’establishment et ont abouti à l’affaiblissement syndical. La logorrhée et le conservatisme font toujours bon ménage. Je reconnais bien volontiers que « <em>les étudiants sont assez grands pour mener eux-mêmes leurs combats et choisir leurs propres modalités d&#8217;action </em>» mais cela n’empêche en rien que leurs organisations dialoguent avec les présidents d’université or du cadre convenu de la CPU ! Contrairement à ce qu’il avance, tous ne sont pas de mauvais gestionnaires loin s’en faut.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Prévost ne saurait être plus ambigu lorsqu’il déclare : « <em>Il ne faut pas que des questions comme l&#8217;échec en première année, la misère sociale des étudiants, l&#8217;illisibilité de l&#8217;offre de formation ou l&#8217;infime proportion de jeunes parvenant aux mêmes grandes écoles élitistes que leurs parents, redeviennent des secrets de famille honteux</em>. » Dans son discours, pas une parole sur le système des écoles dont il est d’ailleurs issu. Son prédécesseur à la direction de l’UNEF est que je sache un membre important de la direction socialiste. Or le projet de son parti pour les prochaines élections présidentielles est étrangement muet sur le sujet de la pertinence de maintenir le système élitiste actuel et sur une autre façon de procéder à l’émergence des élites qui n’aboutisse pas à une simple reproduction de l’espèce. Il est grand temps pour la gauche de prendre cette affaire à bras le corps et d’aboutir à un véritable projet pour la formation des jeunes sans faire l’impasse sur la sélection des élites car chacun sait qu’une sélection n’est juste que si elle est efficace. Or chez nous, elle n’est ni l’une ni l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne voudrais pas clore ce billet sans un mot pour le feuilleton de l’été commencé outre Atlantique. La machine à vendre du spectacle et du papier bas de gamme est en route. Je connais quelques riches intègres et quelques pauvres crapuleux, l’inverse est aussi vrai. Mais je ne considère pas anormal qu’on soit plus exigeant vis-à-vis de ceux qui ont du répondant que vis à vis des modestes. Il faut être certes intransigeant sur le respect de la présomption d’innocence et sur celui de la vie privée. Mais pas d’angélisme s’il vous plait. Chacun a ses pulsions et comme le rappelait Théodore Monod « <em>l’hominisation n’est pas achevée </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Méditons donc cette belle <a href="http://www.dailymotion.com/video/x55osm_le-penitencier-1964_music">chanson </a>de Vline Buggy [1] et Hugues Auffray<br />
« <em>Les portes du pénitencier<br />
Bientôt vont se refermer<br />
Et c&#8217;est là que je finirai ma vie<br />
Comme d&#8217;autres gars l&#8217;ont finie [....]<br />
Toi la fille qui m&#8217;a aimé<br />
Je t&#8217;ai trop fait pleurer<br />
Les larmes de honte que tu as versées<br />
Il faut les oublier</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 13 juin 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>C&#8217;est sous les pseudonymes de Vline et de Buggy que les deux sœurs  Evelyne et Liliane Koger se lancent, dès 1947 dans l&#8217;écriture de  chansons</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/ADrWJV_Et0Y" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/14/un-mois-de-juin-qui-a-bien-commence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/06/14/un-mois-de-juin-qui-a-bien-commence/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Réponse à Michel Leroy sur l’autonomie universitaire</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/2eeNy3t0RaI/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/30/reponse-a-michel-leroy-sur-l%e2%80%99autonomie-universitaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 May 2011 07:13:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[loi LRU]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1862</guid>
		<description><![CDATA[Je n’ai pas encore lu votre livre[1] et vais m’y atteler de ce pas. Cependant, si j’en crois l’article de Philippe Jacqué paru à ce sujet dans Le Monde[2], nous sommes d’accord sur quelques points. D’abord le mouvement fondateur de l’autonomie universitaire est bien mai 68 n’en déplaise à la droite. Je finissais à cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Réponse-à-Michel-Leroy-sur-l’autonomie-universitaire.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1865" title="Réponse à Michel Leroy sur l’autonomie universitaire" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Réponse-à-Michel-Leroy-sur-l’autonomie-universitaire.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas encore lu votre livre[1] et vais m’y atteler de ce pas. Cependant, si j’en crois l’article de Philippe Jacqué paru à ce sujet dans <em>Le Monde</em>[2], nous sommes d’accord sur quelques points. D’abord le mouvement fondateur de l’autonomie universitaire est bien mai 68 n’en déplaise à la droite. Je finissais à cette époque mes études de médecine et je me rappelle fort bien le bouillonnement, parfois erratique, qui a présidé au décès des facultés et à la création des nouvelles universités. Je suis également d’accord sur le fait que l’autonomie universitaire clive à travers toutes les sensibilités politiques. Mais je ne suis pas d’accord avec Philippe Jacqué[3] selon lequel la démarcation à gauche est entre le courant social-démocrate classique et l’autre beaucoup plus à gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour aller de l’avant je considère, comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vogel">Louis Vogel</a> que l’autonomie n’est rien sans les moyens :</p>
<p style="text-align: justify;">1° Il faut que cesse immédiatement le contrôle tatillon à priori que la haute administration de la rue de Grenelle et de Bercy qui, aujourd’hui plus encore qu’hier, entrave les initiatives universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">2° Les universités doivent être pleinement gestionnaires de leurs finances et ne plus être soumises à l’obligation de faire gérer l’argent de leurs salaires par le trésor public. Le capital non consomptible des opérations du grand emprunt comme du plan campus doit être transféré dans les fondations que les universités ou leurs regroupements ont créés.</p>
<p style="text-align: justify;">3° L’esprit de la loi LRU doit être respecté en revenant à une contractualisation financière incluant la masse salariale négociée entre l’Etat et les Universités autonomes avec sécurisation des crédits pendant la durée du contrat (5 ans) contrairement à ce qui à été fait en 2008/2009. Il faut donc mettre fin à l’annualisation budgétaire et à tous les systèmes, SYMPA ou pas, incapables de prendre en compte la diversité des situations.</p>
<p style="text-align: justify;">4° Les universités doivent être libres de contractualiser avec d’autres partenaires publics (Régions, Villes, Organismes de recherche, CROUS) ou privés (fondations, entreprises).</p>
<p style="text-align: justify;">5° La dévolution des biens immobiliers doit être immédiate <span id="more-1862"></span>– il est indécent que l’on assiste à la dévolution en priorité aux copains – et  totale, ce n’est pas à l’Etat de se substituer aux universités autonomes pour la négociation des échanges de territoires. Les crédits de mise aux normes et d’entretien doivent être négociés en même temps que la négociation contractuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">6° Elles doivent être libres de choisir le mode de gouvernance le plus adapté à leur situation. De ce point de vue, la LRU est aussi inepte que l’était la loi Savary. Certaines choisiront de se gouverner comme des entreprises, d’autres refuseront de sortir du giron de l’Etat, d’autres voudront être des régies autonomes de régions ou de villes, d’autres mettront la démocratie universitaire au cœur du dispositif. D’autres enfin essaieront de prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun de ces systèmes. Il n’y aura pas d’autonomie sans risque assumé. Le meilleur antidote c’est la démocratie universitaire, ce qui ne veut pas dire qu’il faut remplacer la tutelle tatillonne de l’Etat par celle des lobbies qu’ils soient syndicaux ou disciplinaires. La transparence est un mot creux, certains sont tellement transparents que la lumière les traverse sans les voir. L’évaluation ex-post tranchera.</p>
<p style="text-align: justify;">7° Last but not least les règles du jeu doivent être les mêmes pour tous les établissements d’enseignement supérieur Universités, Grands Etablissements et Ecoles comprises. Que cent fleurs s&#8217;épanouissent, que cent écoles rivalisent » !</p>
<p style="text-align: justify;">Naturellement l’autonomie signifie l’acceptation de l’évaluation ex-post. Ceci ne signifie pas qu’elles doivent s’exonérer d’outils internes d’évaluation et de contrôle de gestion bien au contraire. Etant des opérateurs de recherche et de formation, elles ne devraient en aucun cas être impliquées dans l’évaluation et la répartition des ressources contractuelles de l’Etat. Ceci est d’ailleurs valable pour les Organismes de recherche. Il convient donc de renforcer l’indépendance de l’AERES et ce point de vue on peut être inquiet de voir la direction de l’agence trustée par des universitaires provenant de la même université et veiller à une éthique rigoureuse des évaluateurs qui, durant leurs mandats, ne pourront être impliqués dans l’évaluation de leurs équipes ou de leurs établissements ni de leurs concurrents directs. Il convient également de conforter le rôle de l’Agence Nationale de la Recherche qui doit devenir centrale dans le dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy (Valérie Pécresse n’a aucune autonomie sur ce dossier), comme ses prédécesseurs (Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou et De Gaulle) s’est arrêté au milieu du gué dans cette affaire. Il est important à mes yeux que la gauche, et pas seulement le parti socialiste, je pense aux verts et à la gauche de la gauche, reprenne le flambeau face à une droite qui s’essouffle. Car en Mai 68 c’était bien l’autonomie et l’autogestion qui étaient au cœur des discussions des étudiants que nous étions alors. Ce n’est pas aux marxistes que j’ai à rappeler que le dépérissement de l’Etat doit être autre chose qu’un Messie qui n’arrive jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 29 mai 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746714915">Universités : Enquête sur le grand chambardement</a>,<em> Michel Leroy, éditions Autrement</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/28/zoom-sur-l-universite_1528805_3232.html">Zoom sur l’université</a> Le Monde 29-30 mai 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3]<em> Pour l’université le PS préfère la réforme à la rupture. Le Monde 18 mai 2011</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/2eeNy3t0RaI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/30/reponse-a-michel-leroy-sur-l%e2%80%99autonomie-universitaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/30/reponse-a-michel-leroy-sur-l%e2%80%99autonomie-universitaire/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Encore un effort s’il vous plaît</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/OYTyVhKzOMY/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/24/encore-un-effort-s%e2%80%99il-vous-plait/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 May 2011 07:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[ECN]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[univeristé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1855</guid>
		<description><![CDATA[Il y a 28 ans, en mai, prenait fin la plus longue grève des internes et des chefs de clinique jamais vue en France. Entamée début mars 1983, elle avait été précédée en mars 1982 d’une grève prodromique déclenchée par une circulaire qui se voulait conservatoire et qui instituait une note plancher (7,5/20) en deçà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Encore-un-effort-svp.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1857" title="Encore un effort svp" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Encore-un-effort-svp.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a 28 ans, en mai, prenait fin la plus longue grève des internes et des chefs de clinique jamais vue en France. Entamée début mars 1983, elle avait été précédée en mars 1982 d’une grève prodromique déclenchée par une circulaire qui se voulait conservatoire et qui instituait une note plancher (7,5/20) en deçà de laquelle les commissions d’équivalence ne pourraient aller pour repêcher les candidats aux certificats de spécialités, certificats nécessaires pour être reconnus comme spécialistes par le conseil de l’Ordre des médecins. La goutte d’eau avait fait déborder le vase. Pourquoi ? Les internes des Centres Hospitaliers et Universitaires refusaient d’accepter des dispositions favorisant l’accès aux spécialités des internes des hôpitaux non universitaires. Le malaise était bien plus profond et Jack Ralite alors ministre de la santé l’avait bien remarqué : <em>« Les internes, depuis des années, réclament un statut et ne veulent plus être taillables et corvéables à merci. Ils vivent mal une hiérarchie de plus en plus irresponsabilisante ainsi que l&#8217;exercice souvent médicalement solitaire des gardes de nuit, du dimanche et des jours fériés. Ils s&#8217;inquiètent enfin de leurs débouchés, chaque année plus précaires. »</em>[1]</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les séances de concertation qui se multiplièrent tout au long de l’année 1982, Ralite ne put résoudre la contradiction majeure d’une formation qui peinait à se dégager de schémas obsolètes mis en place par les technocrates du 1<sup>er</sup> Empire. Le concours de l’internat avait été créé, comme d’autres, pour dégager une élite médicale. Il ne pouvait en aucun cas, tel qu’il était, être utilisé pour sélectionner les médecins spécialistes que la société française réclamait. Dès lors que la pratique des spécialités médicales s’exerçait majoritairement dans un secteur libéral conventionnel et dans des hôpitaux généraux supposés assurer la gratuité des soins pour toute la population il fallait en augmenter le nombre et diversifier leur recrutement. La suppression du concours d’externat fut une conséquence positive des revendications étudiantes de mai 68, mais la masse médicale foncièrement conservatrice ne voulait pas voir disparaître le concours de l’internat. De la voie royale qu’elle était avant les années soixante, l’internat devint donc progressivement une voie unique de formation des spécialistes. Comment dès lors justifier l’existence de deux types d’internats selon que les services qualifiants étaient ou non situés dans un CHU ou un hôpital général ? Comment justifier la prééminence des grandes villes universitaires ? Il fallut vingt ans pour que la profession acte un fait que nous savions tous inéluctable dès 1983. L’internat sera remplacé par des épreuves classantes nationales (ECN) en 2004. Désormais la note éliminatoire n’existe plus et la moyenne n’a plus aucune importance. On peut être interne avec la note zéro ! La sélection s’effectue dix ans plus tôt par le concours d’entrée en deuxième année d’études médicales.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de ces fameuses journées où se révéla l’obsolescence du système français des études médicales, Jack Ralite avait déclaré devant l’assemblée nationale : <span id="more-1855"></span>« <em> Je suis lié à une couche de la population qui veut, légitimement, encore mieux bénéficier de la qualité de la médecine française. Jamais, de mon côté, ne viendra la moindre entorse à la qualité ; je suis même pour son développement, notamment pour les généralistes, ces médecins de première ligne ». </em>Paraphrasant Paul Langevin il s’était écrié : « J<em>e pense que la meilleure pédagogie en la matière est la sélection des meilleurs par la promotion de tous ». </em>Peut on considérer que cet objectif a été atteint aujourd’hui et à quel prix ? Il est indiscutable qu’en quarante ans la médecine française a formidablement progressé. Elle le doit avant tout au fait que la réforme Debré – le grand-père, pas le triste sire qui siège aujourd’hui au parlement – a permis le développement d’une recherche médicale de tout premier ordre et créé ainsi les conditions d’une prééminence de la recherche dans toutes les disciplines. Le doctorat d’université compte plus que l’ECN, il est devenu une condition nécessaire pour devenir professeur même en chirurgie plastique et donne un avantage certain pour l’accès aux emplois de praticiens hospitaliers !</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a la face sombre de l’histoire. Le concours d’entrée en deuxième année de médecine s’est révélé être un puissant agent de ségrégation sociale. Les officines privées de préparation au concours se sont généralisées à un point tel que parler de gratuité de la première année de médecine est une plaisanterie. Il ne permet en aucune manière d’évaluer les motivations des candidats dont la principale est de plus en plus celle de l’accès à un statut social reconnu. Ceci n’est pas évidemment sans incidence sur leurs exigences salariales. Les abandons en cours d’étude sont en progression. La France est comparativement aux pays de même rang celui où l’on compte le plus de spécialistes mais où les médecins de famille se font rares. La couverture territoriale en médecins est devenue fortement inégalitaire. La pratique des dépassements d’honoraires est devenue la règle. Le cancer du privé à l’hôpital public a fait des métastases. Ceux qui peuvent payer auront seuls accès aux chambres individuelles. Le système mutualiste est lui-même atteint par la gangrène. La revue « Humanisme et Entreprise » tire la sonnette d’alarme : <em>« les représentations du personnel quant au non dépassement d’honoraires évoluent vers une perte de sens de cette pratique et d’autre part, ce contexte favorise la création, par les médecins, de nouvelles stratégies d’action, consistant à pratiquer de façon discrète de légers dépassements d’honoraires, dans le silence approbateur de la direction. »</em>[2]</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le panorama actuel est connu de tous : le système dual français est simple à expliquer : D’un côté le duo classes préparatoires/« grandes écoles » auquel s’apparente le système PCEM1 / PCEM2. En 2010 sur 532 000 bacheliers un peu moins de 40 000 ont été admis dans une classe préparatoire sur dossier et un peu plus de 2 500[3] seront été admis en PCEM 2 dans un mois. Les fortiches sélectionnés entre 16 et 18 ans voient leur avenir assuré. De l’autre côté le marais universitaire. En réalité c’est tout le problème des conditions d’orientation sélection qui est à revoir dans une société qui a perdu ses repères et s’est employée à contourner le système tant vanté par certains de la méritocratie républicaine. Plus d’un étudiant sur deux choisi une filière sélective sans aucune garantie de succès. Bien que sélectionnés directement dans les lycées, un quart des élèves entrant dans une classe préparatoire abandonne à l’issue de la première année. Dix pour cent des bacheliers de l’année présentant le concours d’entrée en médecine l’année suivante le réussissent. Toutes les études montrent que le succès dans les études supérieures, à niveau intellectuel égal, est pour une part dépendant des revenus des parents. La déclaration de Pierre Tapie, président conférence des grandes écoles pour qui <em>&laquo;&nbsp;il n&#8217;existe aucune barrière financière à l&#8217;entrée des grandes écoles&nbsp;&raquo;</em>[4], est une contrevérité absolue.</p>
<p style="text-align: justify;">La déclaration de Paul Langevin est plus que jamais d’actualité car <em>« si l&#8217;on veut avoir la meilleure élite possible, il faut que la masse des élèves ait des acquis scolaires solides »</em>[5]. Personnellement j’y ajouterais la nécessité de mettre fin à la stupéfiante ghettoïsation des élèves des filières sélectives. Dans le débat sur le post baccalauréat et son articulation avec l’enseignement secondaire, il ne faut pas mélanger les problèmes sous peine de n’arriver à rien. J’identifie pour ma part quatre niveaux de réflexion :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le premier niveau concerne le moment dans les études où il      conviendra de trancher entre le projet/désir des jeunes pour le choix      d’une filière de formation, la reconnaissance de son aptitude à la poursuivre      avec succès et la décision de l’y admettre.</li>
<li>Le second concerne la méthodologie utilisée pour évaluer      cette aptitude et le processus       utilisé pour la décision d’admission.</li>
<li>Le troisième concerne le contenu et donc le moment où l’on      passe d’une formation très généraliste à une formation spécialisée      préparant à un métier.</li>
<li>Le quatrième concerne le statut du baccalauréat, doit il      être un diplôme sanctionnant la fin des études secondaires où rester le      premier grade de l’enseignement supérieur.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dans le texte diffusé lors de son « forum des idées » sur la recherche et l’enseignement supérieur tenu à Toulouse, le parti socialiste parait vouloir sortir de la posture d’attente qui était la sienne depuis de longues années. Mais comme toujours pour ce parti la prudence et l’ambiguïté l’ont emporté sur l’ambition. Certes les temps sont difficiles et je connais la « force tranquille » de la « glu » universitaire soi-disant progressiste. Une chose est de dire qu’il faut supprimer le concours d’entrée en médecine. Attaquer de front les officines privées ne leur coûtera pas grand-chose d’un point de vue électoral. Autre chose est de remettre en cause le système aberrant des classes préparatoires, chasse gardée des professeurs agrégés du second degré. Une chose est de proclamer que l’on maintiendra, voire que l’on renforcera l’autonomie universitaire. Autre chose est de considérer que pour réaliser une orientation sélective  au cours du cycle licence il vaudrait mieux laisser chaque communauté universitaire choisir les meilleures voies pour le réaliser tout en renforçant l’efficacité globale du système, c&#8217;est-à-dire en mettant fin à la technique éculée du redoublement sélectif. Autre chose est de considérer que l’autonomie entraîne inéluctablement l’émulation et que le jugement à posteriori se traduira immanquablement par une hiérarchisation des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus grand reproche que l’on peut faire à ce texte en l’état, c’est celui de ne pas avoir su s’extraire des lobbys universitaires qui comme des poules mouillées ne se sentent bien que dans le nid douillet de l’Etat. Rendre tout son sens à la contractualisation, on ne peut qu’applaudir des deux mains. Mais alors laissons les acteurs contractualiser eux-mêmes : Universités avec l’Etat, Universités avec les Régions voire les villes, Universités avec les Organismes de recherche, Universités entre elles, Organismes de recherche entre eux. Et pour ceux qui en ont l’appétence, Universités avec les Ecoles. Confortons l’autonomie et l’éthique des agences d’évaluation et de moyens. C&#8217;est-à-dire faisons l’autonomie que la droite n’a fait qu’esquisser. Et après tout si certains établissements la refusent alors donnons-leur le choix de devenir des régies de l’Etat, des Régions ou des Villes. Mais de grâce, amis socialistes, n’ajoutons de pas de couches administivo-bureaucratiques supplémentaires à celles dont la droite nous a gratifiées ces huit dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>12 place du Panthéon le 23 mai 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Journal officiel de la république française compte rendu de la séance du 7 avril 1982 de l’assemblée nationale.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Jennifer Urasadettan <em>« </em></em><em> </em><em> </em><em>Sensemaking et évolution des pratiques  éthiques : le cas d’une clinique mutualiste en contexte de  généralisation du dépassement d’honoraire</em><em><em> »</em> Humanisme et Entreprise n° 11-303 mai/juin/juillet 2011.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3] S<em>ur 7500 admis au concours, un peu moins de 40% sont des primo entrants.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[4] <em>Enjeux Les Echos numéro 279 des 6 et 7 mai 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[5] <em>Agnès van Zanten, « Libération » Vendredi 20 mai 2011 pp. 14-15</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/OYTyVhKzOMY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/24/encore-un-effort-s%e2%80%99il-vous-plait/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/24/encore-un-effort-s%e2%80%99il-vous-plait/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Ah le joli mois de mai à Paris</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/GilbertBereziat/~3/S6qgc09pQAU/</link>
		<comments>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/11/ah-le-joli-mois-de-mai-a-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 13:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilbertbereziat.fr/?p=1846</guid>
		<description><![CDATA[La fée de la rue Descartes est vent debout pour défendre le bilan de son mentor en n’oubliant pas, carrière oblige, de mettre en avant sa propre action universitaire. Regardons-y d’un peu plus près. « Avec l’autonomie [déclare-t-elle au Figaro[1]] la personnalisation des formations est devenue le maître mot […] aux uns nos universités proposent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Un-joli-mois-de-mai.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1850" title="Un joli mois de mai" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Un-joli-mois-de-mai.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La fée de la rue Descartes est vent debout pour défendre le bilan de son mentor en n’oubliant pas, carrière oblige, de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=nczeiySItww">mettre en avant sa propre action universitaire</a>. Regardons-y d’un peu plus près. « <em>Avec l’autonomie </em>[déclare-t-elle au Figaro[1]] <em>la personnalisation des formations est devenue le maître mot</em> […] <em>aux uns nos universités proposent de suivre des doubles formations</em> […]<em> aux autres la possibilité d’effectuer un stage dès la licence </em>». <a href="http://www.lesechos.fr/enjeux/">Enjeux les Echos</a>, signale que de telles initiatives constatées au sein de Sorbonne Université restent des exceptions. Certes, et de plus, c’est bien avant la loi Pécresse, lorsque j’en étais le président, que l’<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC</a> a créé avec <a href="http://www.sciencespo.fr/">Sciences Po</a> des doubles formations et avec <a href="http://www.paris-sorbonne.fr/">Paris Sorbonne</a> la double licence de sciences et de musicologie. Ni la loi ni la ministre ne sont pour quoi que ce soit dans la création du collège de droit de Panthéon Assas et du collège de la Sorbonne qui regroupe 13 (et pas 3) doubles cursus exigeants. Tout ceci résulte d’une application intelligente de la réforme LMD, tout au plus peut-on mettre à l’actif de la direction de l’enseignement supérieur qu’elle a renoncé à entraver leur mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quant aux nouveaux partenariats que nouent nos universités avec les entreprises ils garantissent que leurs formations déboucheront sur un emploi</em> [2]» il s’agit d’un vœu pieux car le système dérégulé du marché est incapable d’assurer quoi que ce soit. Bien au contraire, ce qui permettra aux étudiants de rebondir dans le futur ce sont des formations ouvertes assurant une solide formation pluridisciplinaire et pas la réponse étroite à des entreprises incapables de prédire ce que sera l’emploi au-delà de quelques années. L’UPMC comme d’autres n’a pas attendu la ministre pour mettre en place une politique de formation en alternance depuis une bonne quinzaine d’années.<span id="more-1846"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La ministre poursuit dans la même tribune libre : « <em>Il y a deux ans, au plus fort de la crise, le président de la république décidait de consacrer 22 des 32 milliards d’Euro du grand emprunt à l’enseignement supérieur </em>[…] <em>Les premiers résultats des investissements d’avenir démontrent que Nicolas Sarkozy avait raison de miser sur l’imagination de nos enseignants et de nos chercheurs</em> ». L’hebdomadaire Enjeux Les Echos3 a un avis plus nuancé. « <em>Après quarante ans de sclérose, les universités françaises se sont remises en mouvement</em> […] <em>depuis 2006 une série de réformes à tiré l’institution de son apathie. Devenu président, Nicolas Sarkozy les a élevées au rang de priorité budgétaire. Pour autant, la dynamique reste fragile. Engourdies par des décennies d’hibernations, les universités peinent à digérer les transformations impulsées depuis cinq ans.</em> » Marie Pascale Deschamps et Lionel Steinmann ont la mémoire un peu courte, sans doute n’étaient-ils pas nés en 1968. C’est plutôt en 1969 avec la loi Edgar Faure – avant les universités n’existaient pas – et surtout au début des années quatre vingt dix avec la contractualisation, que les universités ont entrepris leur longue marche vers l’autonomie. D’ailleurs l’application de la loi Pécresse par les directions ministérielles de l’enseignement supérieur et du budget a plutôt limité l’autonomie que la nouvelle loi était censée renforcer.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hebdomadaire Enjeux les Echos a raison de souligner que trois ans après le lancement un plan campus « audacieux » de «<em> 5 milliards d’euro pour faire jaillir ou rénover douze campus du 21ème siècle, les premiers coups de pioche se font encore attendre</em> » et l’argent du plan campus, comme celui des 22 milliards des investissements d’avenir, est toujours à Bercy ! Quant aux premiers résultats de ceux-ci, c’est surtout un surcroît de travail et de dépenses qu’ils ont occasionné aux universités. Pour l’instant, ce n’est pas travailler plus pour gagner plus ! La première édition du classement de Shanghai en 2003 classait la première université française, l’UPMC, à la 65ème place et l’<a href="http://www.u-psud.fr/fr/index.html;jsessionid=57F2EC8FBB374CE47038F8279232768E.default">université Paris Sud 11</a> à la 73ème place. Dès 2007 elles étaient remontées à la 40ème et à la 50ème place. Elles ont peu évolué depuis et ni la loi Pécresse ni les investissements d’avenir ne sont pour quelque chose dans leur progression.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hebdomadaire fait remarquer, comme la cours des comptes et comme je l’ai fait moi-même à plusieurs reprises, que le nouvel intérêt porté par la ministre aux pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) créés par le gouvernement de Villepin était contradictoire avec la loi de 2007 et ne pouvait que ralentir le plein accès à l’autonomie. Pour se défendre, la <a href="http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/04/06/valerie-pecresse-la-mere-fouettard-des-presidents-duniversite-parisienne/">ministre nous rejoue le refrain de « l’Etat Stratège »</a> : « <em>Pour préparer l’excellence de demain, nous avons [dit-elle] lancé un travail de stratégie territoriale</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à mourir de rire en Ile de France. La logique de vente à la découpe de Paris Sud au profit, bien aléatoire, de SaclayTech – dont d’ailleurs ni l’<a href="http://www.polytechnique.fr/">Ecole Polytechnique</a>, ni <a href="http://www.hec.fr/">HEC</a> ne veulent entendre parler – n’a pas résisté à l’examen du jury international et déclenché un réflexe salutaire à Paris Sud. A Paris intra-muros un brillant stratège polytechnicien a conduit à adouber deux monstruosités. Devant le fiasco de la fusion Paris 5 Paris 7 pourtant claironné par la ministre il a appuyé « <em>un projet radial de part et d’autre du périphérique qui </em>[de Bondy à Montrouge, selon ses concepteurs] <em>s’inscrit dans la logique du grand Paris</em> ». Et imposé, en contrepartie de largesses immobilières au centre de Paris, un regroupement improbable au nord de la capitale d’humanités inhumaines et de sous technologie qui refusent de frayer avec l’enfant chéri de mai 68. Le même « joyeux luron » s’est évertué sans succès à contrecarrer la création de Sorbonne Université et a mené campagne avec succès et l’appui de Bercy contre la dévolution des biens immobiliers à la première université française pour la punir de refuser de donner son centre de recherche des Cordeliers à celui qui à l’époque était dans les petits papiers de la ministre et par ce que ses compères de Bercy refusaient de transférer à l’UPMC la soulte sécurisée pour la remise en état du campus Jussieu. On peut mieux faire en matière de stratégie pour des ensembles qui regroupent 90% de la recherche francilienne toutes disciplines confondues.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autonomie sans les moyens c’est la dépendance a fort justement rappelé Louis Vogel, président de la conférence des présidents d’université et de Sorbonne Université. Qu’en est-il réellement de la soi-disant augmentation des moyens des universités une fois considéré que les investissements d’avenir, s’ils surviennent réellement – des contraintes liées au déficit budgétaire abyssal créé par la droite peuvent très bien les remettre en cause après 2012 – n’ont eu encore aucun effet, moins de 1% des revenus des 22 milliards aura été distribué aux heureux lauréats à la fin de l’année ? Certes en 2009 et 2010 des crédits supplémentaires avaient été distribués à certaines universités parfois à titre de rattrapage comme à Lille mais souvent sur une base partisane. Mais les deux premières universités françaises, l’UPMC et Paris Sud n’en ont pas bénéficié. Bien au contraire, la première annonce un déficit chronique de 20 millions d’euros et a été obligée de puiser dans son fond de roulement pour le plus grand plaisir des fonctionnaires de Bercy. Même le Germanopratin dont l’université avait pourtant été arrosée se complaint du budget 2011 et dénonce « <em>une diminution claire des crédits</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant les initiatives d’excellences <a href="http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/04/06/valerie-pecresse-la-mere-fouettard-des-presidents-duniversite-parisienne/">Valérie Pécresse a déclaré</a> « <em>Lorsqu’on organise des jurys internationaux pour examiner des appels à projets, il faut accepter le risque que des réputations ne soient pas récompensées</em> ». Fortes paroles que j’approuve car l’avenir de l’université mérite mieux qu’un galant babillage bien peu descartien entre le Germanopratin et la Fée de la montagne. Espérons que cette publication ne soit pas le prodrome à une nouvelle maladie, le contournement des jurys internationaux pourtant portés aux pinacles par les deux compères. Nous verrons bien si la ministre saura résister aux pressions ou si, comme il se murmure ici ou là, une nouvelle entorse sera faite à ses fortes déclarations pour sauver la face de l’Aristocratie Médicale Parisienne et de la Noblesse d’Etat exilée sur le plateau des milles vaches. Dans son babillage la ministre prétend à propos de Sorbonne université, page 127, « <em>Pour construire la gouvernance commune de cet ensemble, il a fallu des mois et des mois de discussion, au point que j’ai parfois douté, il faut bien le dire, d’une volonté commune assez forte pour aboutir</em> ».  Ce n’est pas bien pour une bonne chrétienne de mentir ainsi. Elle sait fort bien que ce furent ces messieurs-dames de son cabinet qui renâclaient à donner leur aval à la création de Sorbonne Université. Le nom ne leur allait pas, il fallait donner du temps à la concurrence pour s’organiser afin qu’elles récupèrent aussi la référence à la Sorbonne. Ils refusaient aussi la forme juridique de fondation, ils voulaient un Etablissement Public afin de mieux nous contrôler. C’est l’arbitrage de l’Elysée qui a mis fin à cette opposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le reste, à savoir le bilan réel de la politique de Nicolas Sarkozy envers les universités il est trop tôt pour en juger. Les universitaires en feront un bilan, que je souhaite sans complaisance mais aussi sans esprit partisan, à la fin de l’année. Il n’est pas encore clair à mes yeux si elle a réellement conforté les universités, et surtout si elle aidera effectivement à la relance de l’économie du pays. On saura alors qui sera le candidat socialiste et quelle politique économique et universitaire alternative il proposera au pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Une bonne politique universitaire ne vaut rien sans une bonne politique sociale et une bonne politique sociale ne se construit pas sur une politique de peur et d’exclusion. Une bonne politique sociale ne se construit pas si les caisses de l’Etat sont vidées au profit des plus riches. Une bonne politique sociale n’est rien sans le plein emploi. N’oublions pas un certain mois de mai <a href="http://www.youtube.com/watch?v=lPomz4D8hW0&amp;feature=related">il y a 75 ans</a>. Comme aujourd’hui, en Europe certains avaient faim, comme aujourd’hui tous voulaient du travail, comme aujourd’hui l’extrême droite montait en puissance. L’histoire bégaye dit-on, elle ne se reproduit pas à l’identique. Certes, trente huit millions de civils furent tués par les nazis et leurs alliés, on peut certainement faire mieux avec les progrès scientifiques et techniques. 1945 n’efface pas les années trente mais les années actuelles les rappellent cruellement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 10 mai 2011</strong></p>
<p>[1]<em> Le Figaro du vendredi 6 mai 2011 page 14</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Enjeux Les Echos numéro 279 des 6 et 7 mai 2011</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/GilbertBereziat/~4/S6qgc09pQAU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/11/ah-le-joli-mois-de-mai-a-paris/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.gilbertbereziat.fr/2011/05/11/ah-le-joli-mois-de-mai-a-paris/</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss>

