<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Gilles Le Bail</title>
	<atom:link href="http://www.gilleslebail.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.gilleslebail.com</link>
	<description>Et pour que Marianne chante à nouveau</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Aug 2011 21:20:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Lundi 5 septembre &#8211; Portes ouvertes FFMJC</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/lundi-5-septembre-portes-ouvertes-ffmjc/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/lundi-5-septembre-portes-ouvertes-ffmjc/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 21:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences et débats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=65</guid>
		<description><![CDATA[FFMJC Rencontres et débats.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>FFMJC</strong></p>
<p>Rencontres et débats.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/lundi-5-septembre-portes-ouvertes-ffmjc/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jeudi 1er septembre &#8211; Révolutions &amp; Impacts</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/jeudi-1er-septembre-revolutions-impacts/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/jeudi-1er-septembre-revolutions-impacts/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 21:19:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences et débats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=63</guid>
		<description><![CDATA[FFMJC Les  révolutions arabes et leurs impacts sur la société d&#8217;aujourd&#8217;hui.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>FFMJC</strong><br />
Les  révolutions arabes et leurs impacts sur la société d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/jeudi-1er-septembre-revolutions-impacts/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mardi 30 août 14h &#8211; Jeunesse &amp; Humanisme</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/mardi-30-aout-14h/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/mardi-30-aout-14h/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 21:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences et débats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=56</guid>
		<description><![CDATA[Mairie du 8e arrdt Venez nombreux ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong>Mairie du 8e arrdt<br />
Venez nombreux ! </strong></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/08/29/mardi-30-aout-14h/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lettre aux jeunes : construisons la justice sociale, la solidarite et la cooperation pour restaurer l&#8217;autorite politique</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/08/17/lettre-aux-jeunes/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/08/17/lettre-aux-jeunes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 14:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[autorité politique]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[politique française]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=17</guid>
		<description><![CDATA[Depuis quelques mois en Europe et dans le monde, vous prenez la parole, vous vous opposez, vous vous révoltez. Ces mouvements se manifestent sous des formes très différentes d’un pays à un autre, d’un régime politique à un autre, quelque fois de façons violentes le plus souvent pacifiquement. Il y a eu les révolutions arabes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/jeunes1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-20" title="Jeunesse France justice sociale" src="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/jeunes1.jpg" alt="Jeunesse France justice sociale" width="500" height="333" /></a>Depuis quelques mois en Europe et dans le monde, vous prenez la parole, vous vous opposez, vous vous révoltez. Ces mouvements se manifestent sous des formes très différentes d’un pays à un autre, d’un régime politique à un autre, quelque fois de façons violentes le plus souvent pacifiquement. Il y a eu les révolutions arabes, les indignés en Espagne, en Belgique, au Luxembourg, en Grèce et les mouvements sociaux en Israël. Cet été, des événements marquants vous impliquant furent nombreux. Dramatiques, en Norvège où un psychopathe vous attaque sur l’ile d’Utoeya, festifs pour le rassemblement des scouts en Suède ou les journées mondiales de la Jeunesse en Espagne. Violents en Angleterre, où les émeutes oscillent entre révolte sociale et délinquance. Trop souvent, j’entends que vous ne voulez pas faire d’efforts, que vous souhaitez tout immédiatement, certains d&#8217;entre vous font peur.</p>
<p>Au-delà des clichés habituels, de la difficulté à faire le lien entre les générations, quels regards pouvons-nous porter ? J’en vois plusieurs. Votre engagement peut faire changer un régime politique. Vous attaquez a une signification politique, même pour les esprits les plus fous. Enfin, au travers de vos expressions politiques, religieuses ou festives, vous affichez à la fois un besoin de valeurs, une volonté de justice et de découverte des autres. Dans tous les cas, vous symbolisez toujours l’avenir et vos actions donnent du sens à la manière dont on doit l’envisager. Vous, jeunes indignés ou ceux qui sont aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) vous avez des espérances, vous les révoltés en Angleterre n’en avez plus, et vous, les jeunes arabes avez démontré que vous pouviez prendre en main votre avenir.</p>
<p>La question de l’espérance dans l’avenir est très fortement liée aux progrès sociaux, culturels ou environnementaux, économiques possibles d’une génération à l’autre. Paradoxalement, vous êtez, en Europe la génération la mieux formée, la plus diplômée que nous n’ayons jamais eu, mais c’est aussi celle qui prend conscience qu’elle vivra dans de moins bonnes conditions que la précédente si rien n&#8217;est fait. Les réponses doivent être sociales, économiques et environnementales. Elles se concrétisent au travers du projet professionnel. Mais les seules ambitions des jeunes ne se résument pas à lui seul.</p>
<p>Etre jeune, c&#8217;est aussi avoir un projet de vie construit sur des aspirations personnelles. Ce projet de vie repose sur les aspirations politiques ou morales. Dans ces domaines, notre société est crise. On assiste à une perte de valeurs et remise en cause de l’autorité. Dans une société démocratique se référant aux Droits de l’Homme et du citoyen, l’autorité se doit d’être à la fois bienveillante et porter l’idée que devenir citoyen s’apprend. L’autorité doit à la fois être capable de sanctionner et de construire les liens sociaux pour que chacun trouve sa place. Il lui appartient de porter un regard, sans infantiliser la société et sans stigmatiser les personnes.</p>
<p>Il faut que nous fassions notre auto-critique en matière éducative. N’avons-nous pas été maladroits avec vous depuis de nombreuses années ? Quelle éducation vous avons-nous transmis ? Le laisser faire n’est pas en soi satisfaisant. Nous transmettons la méfiance de l’autre et la compétition effrénée au détriment de la coopération. L’éducation questionne la morale et à la politique. Cette question est très sensible, car la politique et la morale doivent être dans deux sphères différentes. Légiférer sur la morale est dangereux. Mêler politique et morale, même avec des bons sentiments a produit dans l’histoire de l’humanité toutes les dictatures. Chacun doit rester libre d&#8217;agir selon sa morale tant que cela ne nuit pas à autrui. La morale ne doit pas remplacer la responsabilité et la politique.</p>
<p>Cependant, il est aussi de notre responsabilité, de votre responsabilité, de restaurer « l’autorité ». Pour cela, elle doit apparaître légitime. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’élection démocratique qu’il faut respecter, mais de pointer les pratiques qui délégitiment les politiques et donc l’autorité. Faire de la politique ce n’est pas faire de la morale, mais les personnalités politiques doivent avoir une morale.<br />
Parler de morale est un piège car le plus souvent utilisé par des courants politiques comme l’extrême droite ou ceux qui s&#8217;en approchent. La morale est instrumentalisée politiquement et nous devons le dénoncer. Cependant, il nous appartient en tant que démocrate, en tant que citoyen responsable, de vous répondre mais aussi à tous et particulièrement à ceux qui appartiennent aux catégories populaires. Construisons des projets qui reposent sur la justice sociale, la solidarité et la coopération afin de restaurer une autorité politique. C’est ce que j’attends du prochain chef de l’Etat français.</p>
<p>Mobilisez-vous !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/08/17/lettre-aux-jeunes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>En Suede, 40 000 scouts du monde entier construisent le multiculturalisme</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/08/04/scouts-suede-multiculturalisme/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/08/04/scouts-suede-multiculturalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 13:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[multiculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[scoutisme]]></category>
		<category><![CDATA[scouts]]></category>
		<category><![CDATA[suede]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=23</guid>
		<description><![CDATA[Dans le monde, on dénombre 30 millions de scouts dans plus de 160 pays. Fin juillet, 40 000 scouts sont réunis en Suède. Tous les quatre ans, ils affluent du monde entier pour partager deux semaines de « Jamboree ». Ils ont entre 14 et 17 ans et d’une vingtaine d’années pour les accompagnateurs. Qu’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/scouts.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-24" title="Scouts suède multiculturalisme" src="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/scouts-1024x686.jpg" alt="Scouts suède multiculturalisme" width="1024" height="686" /></a>Dans le monde, on dénombre 30 millions de scouts dans plus de 160 pays. Fin juillet, 40 000 scouts sont réunis en Suède. Tous les quatre ans, ils affluent du monde entier pour partager deux semaines de « Jamboree ». Ils ont entre 14 et 17 ans et d’une vingtaine d’années pour les accompagnateurs.</p>
<p><strong>Qu’est ce qu’un « Jamboree » ?</strong></p>
<p>Le premier eut lieu après la première guerre mondiale pour promouvoir la paix. En suède, ce sont des adolescents de 150 pays, de toute religion qui vivent ensemble, mélangés au sein de villages. Cette année, les scouts ont décidé de mettre l’accent sur la rencontre, la nature et la solidarité. Tout est fait pour que le multiculturalisme soit en action. Lieux, activités et cérémonies sont organisés dans le but de multiplier les rencontres. Il s’agit de renforcer la compréhension entre des personnes issues de différentes cultures.</p>
<p>Depuis 1920, l’idée est la même, les jeunes vont vivre ensemble pendant quinze jours. Les amis ne se feront plus la guerre. Cette année, les scouts musulmans y feront aussi le ramadan. Une zone appelée « foi et croyances » est organisée et s’y dresse un minaret gonflable près d’une synagogue.</p>
<p>La rencontre en Suède résonne d’un écho tragique, car à moins de 500 km de là, s’est déroulée la tuerie provoquée par Anders Behring Breivik. Les jeunes nous envoient un réel message de fraternité et de solidarité entre les peuples, et entre les religions.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/08/04/scouts-suede-multiculturalisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les valeurs humanistes font notre histoire européenne et française</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/07/29/convention-geneve-humanisme/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/07/29/convention-geneve-humanisme/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 16:51:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[République & Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[révolutions arabes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=33</guid>
		<description><![CDATA[Anniversaire de la convention de Genève et Anders Behring Breivik psychopathe norvégien. Il y a soixante ans, la convention de Genève, concernant les réfugiés, était signée. C’était le 28 juillet 1951. Elle permettait d’aider des millions d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant la persécution, les guerres et la torture. Elle garantisait une protection et l’espoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/07/convention-geneve-anniversaire.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-36" title="Convention de Genève Anniversaire" src="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/07/convention-geneve-anniversaire.jpg" alt="Convention Geneve Anniversaire" width="500" height="323" /></a>Anniversaire de la convention de Genève et Anders Behring Breivik psychopathe norvégien.</strong></p>
<p>Il y a soixante ans, la convention de Genève, concernant les réfugiés, était signée. C’était le 28 juillet 1951. Elle permettait d’aider des millions d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant la persécution, les guerres et la torture. Elle garantisait une protection et l’espoir d’un avenir meilleur.<br />
Depuis le printemps dernier, les révolutions arabes et la guerre en Lybie, nous voyons plus d’un million de personnes laisser derrière elles tout ce qu’elles possèdent pour fuir. Un nombre restreint d’entre elles sont arrivées en Europe, cependant nous avons dans nos esprits les images où les personnes au péril de leur vie traversent la méditerranée.<br />
Anders Behring Breivik est le tueur norvégien qui assassinat le 22 juillet dernier, 78 personnes à Oslo. Le tueur est-il un produit d’un contexte politique européen, où la hantise de l’immigration et de l’islam a gagné même les social-démocraties scandinaves ? S’il est vrai que le tueur est un psychopathe, ni la Norvège, ni le contexte politique ne peuvent suffire à expliquer son geste. La Norvège a accueilli ces dernières années un très grand nombre d’immigrants, dans une société privilégiée, politiquement stable et économiquement prospère. Chacun mange a sa faim, le chômage est quasiment nul, et l’intégration y marche plutôt bien.</p>
<p>L’Europe se doit perpétuer les valeurs de la convention sur les réfugiés de 1951. La convention est née du sentiment puissant « du plus jamais ça » ressenti à l’issu de la guerre mondiale. Ces valeurs font partie de l’identité de l’Union européenne et de la France. Depuis 1951, ce sont les européens qui ont bénéficié de cette protection, le dernier exemple étant l’accueil des réfugiés au cours de la guerre des Balkans auquel j&#8217;ai participé lorsque je travaillais à la Croix Rouge Française.<br />
Actuellement, les populations tunisienne et égyptienne ont fait preuve d’une générosité et d’une hospitalité remarquable en accueillants des milliers de personnes fuyant la Libye.<br />
Les Etats de l&#8217;Union européenne, dont la France, méconnaissent souvent la répartition relative des demandeurs d’asile dans le monde. Ensemble, les 27 ont reçu un peu plus de 243 000 demandes d’asile en 2010, soit 29% de la demande mondiale. L’Afrique du sud, à elle seule, en a reçu environ 180 000. Quant aux réfugiés reconnus comme tels, ils sont environ près de 80% à vivre dans un pays en voie de développement.</p>
<p>En 2010, les Etats de l’Union européenne ont accordé le statut de refugiés et donc une protection à 74 000 personnes, ce qui peut sembler important. Cependant, à titre de comparaison, au Kenya le camp de réfugiés de Dadaab a accueilli pour la même période 400 000 personnes et actuellement plus de 1200 personnes nouvelles venant de Somalie&#8230;<br />
A l’heure de l’anniversaire de la convention sur l&#8217;accueil des réfugiés, à l&#8217;heure où un psychopathe en Norvège tue en pointant une prétendue islamisation de l&#8217;Europe, regardons au fond de nous même et retrouvons nos valeurs qui fondent notre identité. Nous aurions besoin en Europe d’un engagement accru en matière de solidarité internationale.<br />
Alors que de nouvelles crises surviennent sans cesse sans que les anciennes aient été résolues, pourquoi ne pas nous engager à faire plus pour protéger les personnes déplacées et persécutées. L’Europe et la France ont un rôle irremplaçable à jouer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/07/29/convention-geneve-humanisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les jeunes indignés&#8230; que nous disent-ils ?</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/07/08/jeunes-manifestation-revolutions-arabes/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/07/08/jeunes-manifestation-revolutions-arabes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 13:07:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[révolutions arabes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=39</guid>
		<description><![CDATA[Qui sont les jeunes qui manifestent dans les nombreux mouvements d’indignés en Europe, à la suite des révolutions arabes ? Que demandent-ils ? Pourquoi ? Ces mouvements d’indignation, sont des actions spontanées et informelles. Il y a peu de place pour des organisations plus structurées. Elles ne sont pas au cœur de ce mouvement social. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/revolutions-arabes.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-40" title="Révolutions arabes" src="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/revolutions-arabes-1024x704.jpg" alt="Révolutions arabes" width="1024" height="704" /></a>Qui sont les jeunes qui manifestent dans les nombreux mouvements d’indignés en Europe, à la suite des révolutions arabes ? Que demandent-ils ? Pourquoi ?</strong></p>
<p>Ces mouvements d’indignation, sont des actions spontanées et informelles. Il y a peu de place pour des organisations plus structurées. Elles ne sont pas au cœur de ce mouvement social. Cela me pousse à penser que la jeunesse revendique pour elle-même.</p>
<p>Les jeunes expriment un ras le bol de la situation dans laquelle ils vivent, notamment socio-économique. La génération actuelle est la plus diplômée que nous n’ayons connue et c’est en même temps celle qui s’apprête à vivre moins bien que la précédente. Même si l’on peut nuancer ce constat, il ne reste pas moins central.</p>
<p>Ce mouvement né en Espagne où la situation est critique, s’est poursuivi en Grèce au regard d’une situation des plus dramatiques et le mouvement s’étend vers la France ou la Belgique.</p>
<p>Dans les discours portés, les jeunes s’affirment contre la société, contre le capitalisme et contre les politiques. Mais au-delà, c’est un malaise qui s’exprime vis-à-vis du fonctionnement de nos sociétés démocratiques. En Europe, nous subissons les conséquences économiques et financières de la crise de fin 2008, dont le système est fondé sur la haute finance où les mécanismes de régulation ne fonctionnent plus et où la spéculation est le seul objectif.<br />
Le mouvement des jeunes indignés, c’est une interpellation, voire une remise en cause de la démocratie représentative en demandant plus de participation. La démocratie permet d’élire nos représentants et l’alternance politique est possible. On constate cependant, que les alternances politiques et les débats ne sont pas suffisamment lisibles et visibles. La droite comme la gauche gouvernent. Qu’est ce qui différencie la gestion d’une commune par la droite ou par la gauche ? Qu’est ce qui différencie la gestion d’un pays par un gouvernement de droite ou par un de gauche ? Aujourd’hui, la démocratie a perdu de son essence. Elle n’est plus porteuse de sens et de perspectives comme ce fut le cas pour les générations précédentes. L’économie a pris le dessus sur le politique, et tout le monde fait semblant de l’ignorer. Les jeunes ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement. Ils demandent plus de participation, ce qui correspond parfaitement aux outils de communication actuels que sont les réseaux sociaux. Ils expriment deux idées fortes, réguler le système économique mondial pour éviter les dérives du capitalisme et en même temps au local, développer des démarches de participation, voire d’autogestion.</p>
<p>J’ai la conviction, que les jeunes critiquent davantage les politiques que la politique. Ici, nous sommes dans quelque chose de dangereux, la marge est étroite, car il faut éviter de tomber dans le populisme. J’entends certains adultes s’interroger : que veulent-ils ? Ou affirmer : « s’ils travaillaient, ils manifesteraient moins » ou même « ils vont bientôt manifester contre la pluie ». Les jeunes s’exaspèrent de l’impuissance politique. Les politiques donnent l’illusion, qu’ils font et refont des budgets, qu’ils créent des emplois, qu’ils maitrisent les situations, il n’en est rien. Les jeunes le voient et demandent à retrouver une capacité à reprendre la main sur le monde qui les entoure.<br />
Ce contexte d’indignations pourrait provoquer un choc entre générations. En effet, lorsque les taux de chômage sont importants. Quand les politiques publiques se sont révélées impuissantes face à crise de 2008. Quand on affirme que dans 10 à 15 ans il faudra faire face au vieillissement de la population, avec des coûts énormes, alors que depuis 20 ans tous les organismes disent qu’il faut s’y préparer, et que peu de choses sont mises en place. Lorsque le réchauffement climatique impose une remise en cause de notre modèle de croissance. Quelles perspectives donne-t-on aux nouvelles générations à part celles de devoir payer le train de vie « luxueux » des précédentes ? Le risque de confrontation est fort.<br />
Bien sur dans les revendications des jeunes, on trouve l’expression d’une gauche radicale, mais on aurait tord de se limiter à cette explication. Les jeunes descendent dans la rue, ne restent pas devant leurs ordinateurs, c’est aussi un signe positif.</p>
<p>Les jeunes veulent transformer la société pour plus de justice. Il nous appartient, adultes, citoyens, élus politiques, de les entendre, de placer la politique au dessus des intérêts économiques, mais aussi de changer radicalement les pratiques actuelles du pouvoir. Trop de pratiques éloignent les élus des personnes. Faire de la politique, c’est aussi «respecter et aimer les gens ». Que la politique ne soit pas seulement une profession, mais que la politique soit avant tout une militance et un engagement.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/07/08/jeunes-manifestation-revolutions-arabes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vers une politique du temps ?</title>
		<link>http://www.gilleslebail.com/2011/06/21/vers-une-politique-du-temps/</link>
		<comments>http://www.gilleslebail.com/2011/06/21/vers-une-politique-du-temps/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 15:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>contact@gilleslebail.com</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[politique française]]></category>
		<category><![CDATA[temps social]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gilleslebail.com/?p=42</guid>
		<description><![CDATA[Où allons-nous si vite ? L’humanité est partie à une vitesse sans cesse croissante. La rapidité de ces évolutions aujourd’hui nous bouscule, non seulement dans l’organisation de notre temps quotidien, mais aussi dans la réflexion sur les enjeux de notre propre humanité. Si la démocratie, comme l’éducation ont besoin de lenteur, le moment est sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/temps.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-43" title="Temps politique" src="http://www.gilleslebail.com/wp-content/uploads/2011/08/temps.jpg" alt="Temps politique" width="1000" height="640" /></a>Où allons-nous si vite ? L’humanité est partie à une vitesse sans cesse croissante.</p>
<p></strong>La rapidité de ces évolutions aujourd’hui nous bouscule, non seulement dans l’organisation de notre temps quotidien, mais aussi dans la réflexion sur les enjeux de notre propre humanité. Si la démocratie, comme l’éducation ont besoin de lenteur, le moment est sans doute venu d’y réfléchir, d’anticiper, de prévoir. La technologie nous dicte de plus en plus son temps. La vie quotidienne se structure et se met en forme, traversée par le temps de « l’horloge ».</p>
<p>Nous sommes de plus en plus dans un quotidien, où nous devons transmettre une information, prendre une décision ou répondre à un questionnement dans des délais les plus brefs. Le téléphone portable est l’invention technologique qui s’est diffusée le plus rapidement depuis la naissance de l’humanité. Il répond à un besoin de rapidité, voire d’instantanéité. Mais surtout il transforme notre rapport au temps et au travail, pose la question de notre disponibilité, de nos espaces privés et de la manière dont chacun peut maitriser cette vitesse afin de rester maître de son existence et de son destin. Certains réussissent à s’en extraire, d’autres subissent. Dans tous les cas, nos pratiques, nos comportements et les moments que nous partageons avec les autres se transforment. C’est le sens même de nos existences qui peuvent s’en trouver questionnées.</p>
<p>Comment s’est engagée cette transformation ? Dans les années 1970, l’usine impose son rythme à la vie humaine. La société « fordienne » construit un temps rigide, avec ses heures de pointe, où tout le monde se rend au travail. C’est le temps de la synchronisation progressive du travail, le temps uniforme et borné des horaires prévisibles et réguliers. L’exemple des usines Renault et leur fermeture imposée pendant le mois d’août, obligeant ainsi tous les salariés à cesser le travail au même moment domine l’horizon. Les temps hors-travail s’y emboitent. Cette période correspond à une forte division du travail domestique et à des activités de loisirs peu développées qui se déroulent à proximité du domicile dans les trous laissés par le salariat.</p>
<p>Vers la fin des années 1970, le contexte commence à changer. Le temps social s’émiette et se fragmente peu à peu. Le temps « fordien » se confronte à des nouveaux espaces moins prévisibles. Ce changement provoqué par la conjoncture économique conduit progressivement à la flexibilité du temps de salariat à partir des années 80. Le contrat de travail, sous une forme précaire se multiplie ainsi que les horaires décalés, ou encore les horaires de nuit et de week-end.<br />
Afin de répondre avec plus de précision à la demande, les entreprises de service, entre autres, modulent leurs horaires d’ouverture. Les supermarchés font varier d’heure en heure leurs personnels affectés aux caisses. Les entreprises industrielles cherchent à rentabiliser leurs investissements et elles étendent leurs horaires de travail. Le salariat en équipe se développe. Le temps partiel explose.</p>
<p>Dans la plupart des centres urbains les heures dites de pointe se sont considérablement étalées. Il y a un émiettement des temps qui rend de moins en moins prévisibles les rythmes collectifs. Les horaires familiaux se complexifient. L’activité professionnelle des femmes échappe à la sphère domestique. L’entrée massive des femmes dans le salariat et l’évolution des horaires de travail conduit à un décalage des horaires au sein de la famille. La famille connaît aussi la fragmentation des temps sociaux et doit s’adapter aux diverses contraintes temporelles de chacun. Les rythmes sociaux se diversifient et le temps de travail, même s’il garde son importance, devient un temps parmi d’autres.<br />
Depuis 15 ans, l’évolution technologique précipite le rythme de la vie dans les pays industrialisés et dans les pays en voie de développement. Les réseaux, internet, les fichiers, les déplacements sont toujours plus rapides et nous amènent à reconsidérer notre rapport aux temps, temps de travail, temps scolaires, temps familiaux ou de loisirs, temps de trajet et de transport. La diffusion du téléphone portable et le développement de la mobilité du travail comme des loisirs font émerger une nouvelle figure : celle de l’homme flexible qui jongle sans cesse d’une activité à l’autre. Cet homme sans attache improvise en permanence, en reprogrammant sans cesse sa journée. Le téléphone portable laisse possibles des décisions jusqu’à la dernière minute. L’Homme vit les temps comme un flux d’événements géré en direct, et permettant donc d’improviser. Chacun revendique un rapport au temps qui lui appartient et qui ne se réduit ni à ses contraintes ni à ses outils. Les personnes sont prises dans un jeu d’allers et retours entre les contraintes temporelles qu’ils subissent ou qu’ils endossent et la propre organisation de leur travail. Les individus sont organisés autant qu’ils s’organisent. Ils négocient, ils modifient leurs modes de vie, ils acceptent des contraintes provisoires.</p>
<p>Ce changement au temps crée aussi de nouvelles inégalités, inégalités dans l’accès à la vitesse, ou inégalités d’accès au temps libre. Nos gouvernants n’ont pas encore pris la mesure de ces transformations. Les transports publics ne sont pas adaptés, la garde des enfants peu assurée et la question du vieillissement trop souvent renvoyée à la responsabilité des familles. En France par exemple, en moyenne 63 000 heures de travail contre 200 000 heures au début du 20ème siècle, alors que pendant cette même période le temps de vie est passé de 500 000 heures à 700 000 heures. Ces inégalités de plus en plus marquées n’entraîneront-elles pas des crises futures ou une nouvelle dynamique sociale ? En allant trop vite, nous subissons les crises. La collectivité n’adapte pas ou ne propose pas aux personnes suffisamment de solution. Nous préparons notre propre implosion, et nous ne sommes pas prêts pour prendre l’élan qu’il faut pour y remédier. Face à cette frénésie on ne peut que s’interroger.</p>
<p>Où allons-nous si vite ? Peut-on encore ralentir ? Faut-il freiner ? Comment ? Ainsi une réelle politique du temps ne serait-elle pas nécessaire pour fonder quelques choix collectifs de la retraite à la formation tout au long de la vie dans le cadre d’un projet de société ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gilleslebail.com/2011/06/21/vers-une-politique-du-temps/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
