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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10frenchfull.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" gd:etag="W/&quot;DkABQn45eyp7ImA9WhRUGEg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307</id><updated>2012-01-29T17:32:33.023+01:00</updated><category term="Super-héros" /><category term="Dystopie" /><category term="Uchronie" /><category term="Contemporain" /><category term="Cyberpunk" /><category term="Zombie" /><category term="Télé" /><category term="SF" /><category term="Wastburg" /><category term="Fable" /><category term="Espionnage" /><category term="Interview" /><category term="Historique" /><category term="Sociologie" /><category term="Roi Arthur" /><category term="BD" /><category term="Nightprowler" /><category term="Vampire" /><category term="Brésil" /><category term="Best of" /><category term="Shadowrun" /><category term="Warhammer" /><category term="Poisson" /><category term="E-book" /><category term="Western" /><category term="Orpheus" /><category term="Fantastique" /><category term="Urban Fantasy" /><category term="Polar" /><category term="Russie" /><category term="Wu xia" /><category term="Conte" /><category term="Nouvelle" /><category term="Québec" /><category term="Fantasy" /><category term="Rome" /><category term="Bob" /><category term="Entrevue" /><category term="Enfants" /><category term="Ciné" /><category term="Eberron" /><category term="Docu" /><category term="Blanc-seing" /><category term="Unknown Armies" /><category term="JdR" /><category term="Casus" /><category term="Samurai" /><category term="Post-apo" /><category term="Steampunk" /><category term="Mythologie" /><category term="Blog" /><category term="Non-fiction" /><category term="Bibliophilie" /><category term="Malaz" /><title>Hugin &amp; Munin</title><subtitle type="html">Après plusieurs publications et une poignée d&amp;#39;années de connivence, voici donc Hugin &amp;amp; Munin. Ne vous attendez pas à ce que nous vous vendions une nouvelle approche du jeu de rôle. Inutile de prétendre que nous allons révolutionner le milieu. Non, nous ne comptons pas vivre de nos publications. Par contre, vous pouvez compter sur nous pour écrire à nos heures perdues et sortir des jeux sans respecter aucune date de sortie.</subtitle><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/" /><link rel="next" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;v=2" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>489</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/HuginMunin" /><feedburner:info uri="huginmunin" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:feedFlare href="http://www.newsgator.com/ngs/subscriber/subext.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FHuginMunin" src="http://www.newsgator.com/images/ngsub1.gif">Subscribe with NewsGator</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.bloglines.com/sub/http://feeds.feedburner.com/HuginMunin" src="http://www.bloglines.com/images/sub_modern11.gif">Subscribe with Bloglines</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FHuginMunin" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FHuginMunin" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FHuginMunin" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><entry gd:etag="W/&quot;C0YMQXw8eSp7ImA9WhRUE04.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-6914532787841598415</id><published>2012-01-23T16:06:00.000+01:00</published><updated>2012-01-23T16:06:20.271+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-23T16:06:20.271+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="JdR" /><title>The Troubleshooter Rules: Stay alert</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-YOiZcqZtptY/Tx1ZPYGYRyI/AAAAAAAACPk/9sz1GFlJstM/s1600/stayalert.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-YOiZcqZtptY/Tx1ZPYGYRyI/AAAAAAAACPk/9sz1GFlJstM/s1600/stayalert.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai une tendresse particulière pour le jeu de rôles &lt;b&gt;Paranoïa &lt;/b&gt;car il fut mon tout premier jeu de rôles en tant que MJ. Pas par choix : dans le club de JdR de province que je fréquentais (les plus curieux pourront lire les épisodes &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2006/11/blog-les-annes-club-1re-partie.html"&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2006/12/les-annes-club-2me-partie.html"&gt;2&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2007/01/les-annes-club-3me-partie.html"&gt;3&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2007/02/les-annes-club-4me-partie.html"&gt;4&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2007/02/les-annes-club-5me-partie.html"&gt;5&lt;/a&gt; de mes souvenirs de guerre), la tradition voulait que lorsqu'un jeune joueur se sentait prêt à maîtriser, il se devait de racheter un jeu à l'un des fondateurs du club. Nous ne collectionnions pas encore les jeux : le titre qui t'était refourgué devenait ton sacerdoce pour les années à venir. Et il faut croire que le vieux joueur à qui j'ai osé demander de me revendre un livre de base avait le coup d'œil car il m'a toisé, a fouillé dans sa ludothèque et m'a tendu Paranoïa. Quelle bonne idée il avait eu.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai donc fait mes premières armes de MJ en dézinguant du clarificateur à coup de laser et de grenades à fragmentation. J'ai dû trucider plusieurs centaines de clones au cours de scénarios hystériques nommés "Pressez les oranges" ou "Blues en jaune pour une boite noire" où je regardais mes petits camarades s'étriper et abuser de leur pouvoir mutant. Bon, j'étais adolescent, la thématique orwelllienne du Complexe alpha me dépassait souvent, mais j'ai appris l'absurdité bureaucratique, le totalitarisme et les effets de l'expérience de Milgram en lisant et relisant ce jeu de rôles qui avait un truc différent des autres : ses scénarios étaient souvent plus drôles à lire qu'à faire jouer. Aussi j'ai toujours pensé que cet univers parodique où l'Ordinateur est votre ami ferait un excellent décor de dessin-animé où de BD. Et pourquoi pas de romans ? Or c'est justement ce qui m'amène (après ce long préambule) à ce billet : une collection de romans Paranoïa est disponible sur Kindle. Et &lt;b&gt;Allen Varney&lt;/b&gt;, l'auteur, propose des copies gratuites en échange d'une critique sur Amazon.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et justement, on retrouve dans &lt;b&gt;The Troubleshooter Rules: Stay alert&lt;/b&gt; tous les ingrédients de mes heureuses heures de massacre joyeux. Des imbéciles envoyés accomplir une mission impossible. Du matériel expérimental qui menace de leur péter au nez. Des services administratifs kafkaïens. Des petits chefs qui abusent de leur pouvoir. De la traitrise. Un Ordinateur bipolaire. Une botte gauche encore fumante… 20 ans après, l'univers de Paranoïa, engoncé dans son anticommunisme primaire, est malgré tout d'une délirante actualité quand on regarde du côté de la Corée du nord ou de la privation volontaire des libertés individuelles suite au 11-Septembre. Et comme l'auteur est un homme de son temps, il en profite pour se moquer de choses bien ancrées dans notre réalité, comme les produits Apple. C'est terriblement efficace. Ça swingue tellement que l'on entend les dés rouler entre les lignes. Et c'est bien ça le problème : à aucun moment je n'ai été surpris. Je connaissais tellement bien l'univers et ses codes que j'ai eu une impression permanente de déjà-lu (ou de déjà-joué). Le scénario-type de Paranoïa est tellement prévisible (convocation, briefing, récupération du matos, mission, débriefing) que tout arrive comme on s'y attendait. On sait que chacun des clarificateurs du groupe à un pouvoir mutant et une société secrète. Que la SecInt a infiltré un espion. Que la mission en cache une autre. Que ça va gicler. L'auteur a beau brisé un peu cette linéarité en utilisant des flashbacks, on se retrouve quand même avec la novélisation d'une partie de jeu de rôles. C'est marrant, ça évoque plein de beaux souvenirs, mais c'est formaté et limité.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il y a 20 ans, ce roman aurait été une bible pour moi. Il m'aurait permis de mieux visualiser le déroulement d'une mission et de mettre en scène un Complexe alpha plus vicelard. Car c'est un excellent roman d'initiation paranoïaque qui permet de saisir toute la folie de cet univers fermé tout en ricanant. Sauf que je ne suis plus l'adolescent d'antan. Je pense sincèrement qu'il y a de la place pour une approche différente du Complexe alpha. Au lieu de raconter des histoires classiques d'une équipe archétypale de clarificateurs, il est possible de mettre de l'avant cette création incroyable en abordant ce décor sous un autre angle. Les pensées d'un bot qui observe le comportement humain. 24h dans la vie d'un infrarouge. Les pensées intimes de l'Ordinateur. Peut être pas des romans, mais des nouvelles plus expérimentales qui briseraient le moule rôlistique en proposant une narration qui surprend. Parce que là, tout est prévisible et connu. Le terrain a déjà été tellement balisé que le roman est une redite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-6914532787841598415?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=6VOBXxtzc2E:rGxK0JvVA84:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=6VOBXxtzc2E:rGxK0JvVA84:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/6VOBXxtzc2E" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/6914532787841598415/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/troubleshooter-rules-stay-alert.html#comment-form" title="8 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6914532787841598415?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6914532787841598415?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/6VOBXxtzc2E/troubleshooter-rules-stay-alert.html" title="The Troubleshooter Rules: Stay alert" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-YOiZcqZtptY/Tx1ZPYGYRyI/AAAAAAAACPk/9sz1GFlJstM/s72-c/stayalert.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>8</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/troubleshooter-rules-stay-alert.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkQBQHk4fip7ImA9WhRUEUU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-4425156109543055208</id><published>2012-01-21T23:17:00.003+01:00</published><updated>2012-01-21T23:19:11.736+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-21T23:19:11.736+01:00</app:edited><title>Le Haut-Lieu (et autres espaces inhabitables)</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-5eezJvdrPQg/Txsxaa6b0tI/AAAAAAAACOw/dh0LmVqJLRw/s1600/lehautlieu.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-5eezJvdrPQg/Txsxaa6b0tI/AAAAAAAACOw/dh0LmVqJLRw/s320/lehautlieu.jpg" width="191" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Court recueil de 6 nouvelles à longueur variable, &lt;b&gt;Le Haut-Lieu&lt;/b&gt; me frustre énormément. J'ai beau tourné ça dans tous les sens, je ne peux m'empêcher d'évoquer&amp;nbsp;Jorge Francisco Isidoro Luis Borges pour parler de &lt;b&gt;Serge Lehman&lt;/b&gt;. Une écriture raffinée, des idées grande classe, un jeu sur le réel, de l'intertextualité... C'est de haute volée. Un vieil appartement parisien aussi bourgeois que mystérieux, un sous-cabinet ministériel qui enquête sur l'idéation, une entreprise qui surveille ses surveillants, une ville construite comme si elle était une incarnation de la chaîne Arte, une civilisation ratière... C'est une très belle traversée dans l'imaginaire lehmanien qui me donne envie de lire plus de choses signées par le bonhomme, et pourquoi pas, de relire &lt;b&gt;La Brigade chimérique&lt;/b&gt; qui m'était apparue incompréhensible. Maintenant que je suis entré dans l'intimité littéraire de ses auteurs, la série sera peut être moins farouche.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La couverture de &lt;a href="http://damv.tumblr.com/"&gt;Damien Venzi&lt;/a&gt; est pile dans le ton, comme d'hab'.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-4425156109543055208?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=pw7uyvh2PrQ:zme01e_vA0Q:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=pw7uyvh2PrQ:zme01e_vA0Q:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/pw7uyvh2PrQ" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/4425156109543055208/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/le-haut-lieu-et-autres-espaces.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4425156109543055208?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4425156109543055208?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/pw7uyvh2PrQ/le-haut-lieu-et-autres-espaces.html" title="Le Haut-Lieu (et autres espaces inhabitables)" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-5eezJvdrPQg/Txsxaa6b0tI/AAAAAAAACOw/dh0LmVqJLRw/s72-c/lehautlieu.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/le-haut-lieu-et-autres-espaces.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkEGQ3o8eyp7ImA9WhRVGEw.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-5204077679864935861</id><published>2012-01-17T15:07:00.000+01:00</published><updated>2012-01-17T17:43:42.473+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-17T17:43:42.473+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantasy" /><title>Le Concile de fer</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-XqhHiutbAKk/Tw8wkpXbvsI/AAAAAAAACLk/fvpQJoN4mVw/s1600/leconciledefer.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-XqhHiutbAKk/Tw8wkpXbvsI/AAAAAAAACLk/fvpQJoN4mVw/s320/leconciledefer.jpg" width="195" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;L'avis de Cédric &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Les habitués de HuMu le savent déjà :
&lt;b&gt;China Miéville&lt;/b&gt; est, pour Philippe et moi, un auteur qui compte beaucoup. Nous
ne nous en cachons pas :&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2006/09/blanc-seing-biblio-4-nouvelle-crobuzon.html"&gt;Perdido
Street Station&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2009/03/les-scarifies.html"&gt;Les Scarifiés&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ont été des plaisirs de lecture
incroyables en leur temps, et voilà qu'arrive le moment de retourner à
Nouvelle-Crobuzon pour un troisième roman dans le même univers : Bas-Lag. &lt;b&gt;Le
Concile de fer&lt;/b&gt;, donc. Comment le définir ? C'est de la weird fantasy jaurésienne.
Une histoire prolétaire avec des communards, un animateur de golem, des catins
décaties, des miliciens serviles, un pseudo-dieu oublieux, des militants qui
basculent dans la lutte armée, une ville qui se déchire, une course en avant…
bref c'est un mouvement social qui dépasse l'entendement. Une grève qui devient
mythique et qui inspire les générations suivantes. Le tout vécu de différents
points de vue à des moments différents. Et comme toujours avec Miéville, c'est
d'un foisonnement incroyable : on croise des créatures étranges, des praticiens
bizarres, des races méconnues. Pris isolément, chaque élément semble
improbable, mais tout s'emboite au quart de poil de cul près. Pour rendre tout cela
possible, il n'y pas seulement une imagination débridée, il y a une langue qui
fait feu de tout bois sans jamais faiblir. Le lecteur est canardé, assiégé par
la narration de Miéville qui canonne sa mitraille linguistique à chaque page.&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;
Ce n’est pas toujours limpide, ce n’est pas le genre de livre qu’on lit fatigué
pour se vider la tête. Ça demande de l’attention et de la persévérance.&lt;br /&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
Car comme à chaque fois avec cet auteur,
les premiers chapitres m'ont déstabilisé. Il me faut toujours un temps
d'adaptation avant de retrouver le rythme miévillien. J'ai du me faire violence
pour dépasser les 50 premières pages exigeantes. Mais une fois mon souffle
retrouvé, quel voyage ! Des quartiers sordides de Nouvelle-Crobuzon aux terres
étranges où se cache le Concile, c'est un tel dépaysement. Ce n'est pas la
resucée d'un énième truc fantasy : c'est vraiment nouveau. Bizarre. Mais doté
d'une vie propre, d'une logique interne. Et le pire, c'est que Miéville ne perd
jamais de temps à expliquer son univers : tout va de soi, ça s'explique tout
seul avec le temps. Des mots qui entrent en collision pour donner des
néologismes auto explicatifs. Il fait vivre sa création en emportant le lecteur
avec lui. Ça pue, ça colle aux doigts et c'est assourdissant. Et c'est surtout
passionnant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
J'ai vu dans ce Concile de fer une
allégorie de ce Mai 68 qui hante chaque début de commencement de prémices de
contestation. Alors qu'on ne semble pas foutu de se mettre d'accord sur ce que
l'on exige et qu'on a du mal à s'unir pour défendre le bien commun, j'ai vu
cette quête du Concile comme une nostalgie socialiste. L'éternel espoir que ça
serait possible. Parce que dans le temps, ils faisaient trembler le monde en
exigeant des congés payés. Le Concile de fer, c'est un petit peu le Midnight
Express : l'espoir qu'il existe un moyen de sortir de cette impasse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;
Pour finir, je tiens une fois de plus à
saluer le travail de traduction de Nathalie Mège. Chapeau bas, madame.&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;L'avis de Philippe&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Lire le Concile de fer, c'est accepter de se laisser emporter par un foisonnement d'idées, de personnages, d'événements, de visions, dans le tumulte d'une révolution qui n'a rien de paisible ou de pacifique. Le rythme posé de Perdido Street Station et les Scarifiés, dans lesquels Miéville construisait minutieusement son univers fantastique, cède ici la place à des intrigues se chevauchant et qui, comme le Concile de fer du roman, se précipitent vers la conflagration. La scène d'introduction donne le ton du récit, qui ne ralentira pas ensuite d'un iota. Les ressemblances avec notre réalité - les mouvements révolutionnaires, la condition prolétaire, l'histoire du chemin de fer - sont savamment utilisées dans l'univers baroque de Miéville pour surprendre encore plus le lecteur par les aspects de Fantasy et les trouvailles originales.&amp;nbsp; Et, comme le dit Cédric, il y a la langue, dont la traduction restitue toute la richesse. Le Concile de fer n'est ni facile, ni reposant, mais comme toutes les réussites de l'auteur, il récompense très largement le lecteur qui fera l'effort de s'y plonger.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-5204077679864935861?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=jp1aHLia5Io:47uN9Xf7-pc:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=jp1aHLia5Io:47uN9Xf7-pc:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/jp1aHLia5Io" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/5204077679864935861/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/le-concile-de-fer.html#comment-form" title="10 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5204077679864935861?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5204077679864935861?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/jp1aHLia5Io/le-concile-de-fer.html" title="Le Concile de fer" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-XqhHiutbAKk/Tw8wkpXbvsI/AAAAAAAACLk/fvpQJoN4mVw/s72-c/leconciledefer.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>10</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/le-concile-de-fer.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CkABR30-cSp7ImA9WhRVFks.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-5722821863145322547</id><published>2012-01-15T16:31:00.002+01:00</published><updated>2012-01-15T21:52:36.359+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-15T21:52:36.359+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Télé" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Historique" /><title>Borgia</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-mmLyzGaGCKI/TxLteUwGeTI/AAAAAAAACLw/c9LEbf-Fqkk/s1600/borgia.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-mmLyzGaGCKI/TxLteUwGeTI/AAAAAAAACLw/c9LEbf-Fqkk/s320/borgia.jpg" width="236" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
2011 a donné naissance à deux séries télévisées sur les Borgia : &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/05/borgias.html"&gt;The Borgias&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(pour faire simple : une production américaine belle et creuse comme les Tudors) et Borgia (une coproduction franco-allemande). Et si on les compare, la seconde gagne avec une main dans le dos.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Moins de post-production (ou alors plus discrète), des costumes moins tape-à-l'oeil, un scénario qui prend son temps pour poser les enjeux, des acteurs qui n'en font pas de caisses... Borgia surclasse vraiment sa petite-soeur. Ainsi, au lieu d'expédier l'élection papale en deux coups de cuillère à pot, elle l'étale sur 3 épisodes. De même, au lieu de présenter un pater familias monolithique, on a droit ici à un pape Borgia réellement intriguant, qui semble croire en ses mensonges. Cesare est également un personnage bien plus complexe et&amp;nbsp;inquiétant. Idem, les relations familiales sont bien plus entremêlées, au lieu de faire de faire de la mère des enfants une simple courtisane, la série opte pour des relations plus troubles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un petit peu cliché de le dire, mais l'approche des deux projets est intrinsèquement différente. Le regard canado-américain est lointain, de surface, l'européen est intime. En&amp;nbsp;exagérant, c'est la même différence de traitement qu'entre l'approche jeu vidéo de Spartacus et la série Rome tournée dans les vieux décors de la&amp;nbsp;Cinecittà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, dans les deux cas, on a droit à une scène chaude et gratuite par épisode pour attirer le chaland.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il n'y a vraiment pas photo : si vous vous intéressez à l'Histoire et aux magouilles vaticanes, oubliez la version américaine qui mise tout sur les apparences et préférez la version européenne qui met l'accent sur le contenu.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Par contre, moi je fais une surdose borgiaque, là.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-dJKTXBu4GA8/TxLxQbAuUdI/AAAAAAAACL4/ExelaKNsRYA/s1600/borgia2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="275" src="http://1.bp.blogspot.com/-dJKTXBu4GA8/TxLxQbAuUdI/AAAAAAAACL4/ExelaKNsRYA/s400/borgia2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-5722821863145322547?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=yYmTnI9b7bw:gUgVFA-IaHY:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=yYmTnI9b7bw:gUgVFA-IaHY:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/yYmTnI9b7bw" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/5722821863145322547/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/borgia.html#comment-form" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5722821863145322547?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5722821863145322547?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/yYmTnI9b7bw/borgia.html" title="Borgia" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-mmLyzGaGCKI/TxLteUwGeTI/AAAAAAAACLw/c9LEbf-Fqkk/s72-c/borgia.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/borgia.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEMERHw_eyp7ImA9WhRWE0o.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-648747344400565313</id><published>2012-01-01T00:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-01T00:00:05.243+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-01T00:00:05.243+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Entrevue" /><title>Les blogueurs parlent aux blogueurs : Gromovar Wolfenheir</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s1600/Fallout_3_radio.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="175" src="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s320/Fallout_3_radio.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ça fait quelques mois que Gromovar publie &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/search/label/Interview"&gt;des entrevues de blogueurs ou d'auteurs SFFF&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur son blog &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/"&gt;Quoi de neuf sur ma pile ?&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Nous pensons que le moment est venu de lui faire goûter sa propre médecine en le faisant répondre à ses questions.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Cédric&lt;/u&gt; : Gromovar est étrange : nous ne nous sommes jamais croisés dans la vraie vie, je ne sais de lui que ce qu'il peut/veut dévoiler, mais nous avons pourtant une certaine proximité intellectuelle à travers des champs en apparence disparates : Marseille, la sociologie, le jeu de rôles, l'élevage d'enfants, le gothic-punk, les bourdieuseries, la SFFF qu'elle est bonne... Quand je me retrouve dans une librairie sans une idée précise et que j'hésite entre deux ou trois 4e de couverture plus menteuses les unes que les autres, je me pose souvent la question : "Gromovar a-t-il parlé de ce roman ?" Non pas que nous soyons toujours du même avis (j'ai encore en travers de la gorge la BD &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/search?q=rex+mundi"&gt;Rex Mundi&lt;/a&gt;), mais quand même, on distribue souvent les mêmes accessits.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et puis, il a été dans les premiers à lire Wastburg alors que ce n'était encore qu'un fichier Word. Et à l'époque il fallait être visionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Philippe&lt;/u&gt; : Et quoi de mieux qu'un diagramme pour introduire un prof d'éco ?&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-9uDxNMdIcnM/TvxNnTZE1JI/AAAAAAAADw8/Ov45p47DZnA/s1600/venn.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="425" src="http://3.bp.blogspot.com/-9uDxNMdIcnM/TvxNnTZE1JI/AAAAAAAADw8/Ov45p47DZnA/s640/venn.png" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--d_1sSbceRQ/Tvu0vrczv1I/AAAAAAAACJM/VwSAMkqTOr0/s1600/gromovar.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/--d_1sSbceRQ/Tvu0vrczv1I/AAAAAAAACJM/VwSAMkqTOr0/s1600/gromovar.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;1)&amp;nbsp;Bonjour, peux-tu te présenter en deux mots (tu peux être aussi bref que tu veux… jusqu’au néant)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Bonjour à vous deux. J’ai 43 ans, je suis prof de Sciences Économiques et Sociales à Marseille, et voilà. Marié, deux garçons.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;2)&amp;nbsp;Pourquoi avoir créé un blog ? Est-ce le premier ? Le seul ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J’ai eu un petit blog &lt;a href="http://clic-clic.blogspot.com/"&gt;http://clic-clic.blogspot.com/&lt;/a&gt; avec trois copains sur lequel nous mettions toutes les imbécillités que nous trouvions sur le web, ce qui nous faisait rire, nous étonnait, etc. Ça n’était presque qu’à usage interne. Puis nous nous sommes lassés. L’équivalent en contenu aujourd’hui serait le Tumblr &lt;a href="http://awdc.tumblr.com/"&gt;http://awdc.tumblr.com/&lt;/a&gt; que j’entretiens avec &lt;a href="http://www.traqueur-stellaire.net/"&gt;Guillaume Stellaire&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/"&gt;Anudar Bruseis&lt;/a&gt;. Pour Quoi de Neuf, l’idée est venu un jour parce que, à chaque diner avec des copains, on me demandait de conseiller un livre à lire. Un jour, en parlant, j’ai émis l’idée de stocker sur un blog les livres importants que j’ai lus pour que mes copains puissent s’y référer à tout moment. Par important j’entendais ceux qu’il aurait été dommage de ne pas lire. Cette idée ayant reçu un accueil enthousiaste, j’ai commencé en ne mettant que des choses que je considérais comme excellentes et que je conseillerais les yeux fermés. Puis, progressivement, j’y ai pris goût, j’ai blogué de plus en plus de choses et gagné un lectorat plus étendu.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;3)&amp;nbsp;Combien de temps y consacres-tu ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
De plus en plus. Je ne sais pas. Je fais chaque jour quelque chose qui est lié au blog. Après, le temps que ça prend, ça dépend des jours, mais c’est en augmentation constante. Je ne compte évidemment pas là-dedans le temps de lecture, qui est le plus important, parce que ça je le faisais avant de bloguer.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;4)&amp;nbsp;Blogues-tu tout ce que tu lis ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Presque. Il n’y a que les petits polars historiques sans grand intérêt littéraire que je ne blogue pas, et les BD que je n’aime pas. Pour les BD j’en suis resté à la conception d’origine : je n’en parle que si j’ai vraiment aimé.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;5)&amp;nbsp;Comment choisis-tu ce dont tu parles sur ton blog ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je m’aperçois ici que c’est la même question qu’au-dessus. Crap ! Donc tous les livres (sauf les polars historiques de piètre qualité), les BD de qualité, les très bonnes nouvelles à télécharger.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;6)&amp;nbsp;As-tu déjà lu certains livres simplement parce que tu te disais que ça pourrait faire un article intéressant pour ton blog ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Non, mais j’ai déjà avancé des lectures pour participer à une vague de chroniques sur une nouveauté par exemple.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;7)&amp;nbsp;Depuis combien de temps lis-tu de la SFFF ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
D’abord, je vais vous raconter une histoire vraie, même si elle paraît difficile à croire. Quand j’étais un petit enfant, ma mère nous faisait manger ma sœur et moi en nous racontant Dracula et Frankenstein (j’ai identifié plus tard les films de la Hammer avec Christopher Lee), et elle nous faisait du jus d’orange sanguine en disant que c’était le sang de Dracula. Si on questionne l’inné et l’acquis, il y a sûrement beaucoup d’acquis. Après ça, difficile de trouver le t0. Quand je lisais Picsou, mes histoires préférées étaient celles de Fantomiald. J’adorais Scoubidou, dans les Fous du Volant ma voiture favorite était le manoir gothique, la Dingo Limousine. J’en ai déjà parlé sur le blog, j’ai commencé à lire Strange à huit ans. À peu près à la même époque, ma sœur m’avait offert pour ma fête « L’ile surgie de la mer » de Philippe Ebly. Et le premier livre que je suis allé acheter seul, avec mes sousous dans la popoche, à la librairie du quartier c’était « Les mille et une nuits ». Ce que j’en connaissais c’était les dessins animés avec des génies, des lampes magiques, etc. D’ailleurs, à ce propos, j’arrive avec mon argent, je demande « Les mille et une nuits », la vendeuse me donne le premier tome de la traduction de Galland et je le lui rends en disant « Non, je veux les vrais Mille et une nuits ». Ma honte a été terrible après ses explications.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;8)&amp;nbsp;À quel rythme lis-tu ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Tous les jours. Et c’est mon activité de loisir principale. Après, la durée quotidienne est très variable. Ça dépend beaucoup de mon entourage familial et amical.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;9)&amp;nbsp;Que trouves-tu dans cette littérature de genre ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je pourrais faire le malin et dire une réflexion sur le monde, les technologies, etc. C’est vrai aujourd’hui lorsque je lis des dystopies, des uchronies, ou de la SF spéculative. Mais ce n’est pas pour ça que j’ai commencé enfant. Au début ce qui m’attirait c’était le merveilleux, l’extraordinaire. Le monde réel m’emmerde profondément. Je ne lis pas un livre ou je ne vois pas un film pour assister à la vie de ma voisine. Ça ne m’intéresse pas. Mais la vie de ma voisine, sublimée par le fait qu’elle est aussi une mante religieuse géante, et que ça lui pose des problèmes dans la vie, voilà qui m’intéresse. Je me souviens d’une table ronde avec Bordage aux Utopiales où il disait que lorsqu’il essayait d’écrire sans fantastique, rapidement les éléments fantastiques apparaissaient dans son histoire parce que sinon c’était moins intéressant. C’est pareil quand je suis spectateur ou lecteur. Je réalise en écrivant ça que c’est pour les mêmes raisons que j’ai adhéré tout de suite aux jeux de rôles, et que les seuls films réalistes que j’aime sont très borderline.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;10)&amp;nbsp;Partages-tu cette passion avec ton entourage ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Malheureusement non. Mon fils ainé lit un peu de fantasy et d’uchronie. Mais il n’y a personne, à part un très vieil ami, avec qui je puisse discuter longtemps de SFFF. Du coup, les rencontres de blogueurs sont des moments magiques.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;11)&amp;nbsp;Quelle a été ta première lecture SFFF ? Te souviens-tu de l’occasion qui t’a amené à cette lecture ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Disons « L’ile surgie de la mer » de Philippe Ebly. Cadeau de ma sœur, qu’elle en soit remerciée. Je conseille d’ailleurs vivement à tous les adolescents la série des Conquérants de l’Impossible.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;12)&amp;nbsp;Peux-tu nous décrire un (ou plus) grand souvenir de SFFF ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Y'en a plein. « Le Seigneur des Anneaux », que j’ai lu en une semaine en taillant les cours pour ça. « Neuromancien », acheté presque par hasard et qui m’a scotché. « Le sang vert de Maurice Limat », et sa superbe couverture originale, qui est le premier FN que j’ai emprunté à la bibliothèque. « Hypérion », acheté sur les conseils d’un ami que je ne remercierai jamais assez. « Le Trône de fer », quand j’ai réalisé que ce n’était ni l’histoire de Ned Stark, ni même l’histoire des Stark et que c’était encore plus vaste que ça. « 1984 », évidemment, "If you want a picture of the future, imagine a boot stamping on a human face, forever". On arrête là sinon je vais bouffer trop de bande passante.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;13)&amp;nbsp;Quel est le livre qui t’a le plus marqué récemment ? (Répondre sans réfléchir)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Que voulais-je dire par « marqué » ? Celui que j’ai pris dans la gueule, c’est « Rafael, derniers jours », de Greg McDonald, lu sur les recommandations de l’excellent &lt;a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/"&gt;Nébal&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;14)&amp;nbsp;Vers quel genre SF, F, ou F, va ta préférence ? Et pourquoi ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je suis devenu très méfiant sur la fantasy et il faut vraiment m’époustoufler pour que j’aime (Wastburg rulez !). je n’arrive même plus à en finir les résumés le plus souvent. Le fantastique, oui, mais s’il est effrayant, voire gore (le premier recueil de Gudule est une perle de ce point de vue). Donc, la SF, surtout dans ses versions dystopie, uchronie, hard.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;15)&amp;nbsp;Comment ont évolué tes goûts entre tes débuts en SFFF et aujourd’hui ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je suis beaucoup plus exigeant (i.e. connard élitiste). J’attends un vrai fond et une vraie forme. Je ne pourrais pas relire mes nombreux FN par exemple (pourtant ils m’ont bercé des années). Je crois que c’est comme dans tout, il y a un effet d’accoutumance à la longue, que tu combats avec une plus forte dose ou un produit plus raffiné.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;16)&amp;nbsp;Quels sont tes auteurs préférés ? Pourquoi ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce genre de récapitulation est forcément injuste et en fonction du moment. Allons-y. Il y a des gens dont je lis presque tout, parfois à regret. Tolkien pour ce qu’il a créé. Martin pour « Le Trône de Fer », mais pas seulement ; ses autres textes sont aussi très bons. Orwell, notre maitre à tous ;-) Hobb pour ses personnages. Egan parce qu’il va plus loin que quiconque. Bousquet parce que j’adore son style. Silverberg parce que je suis fan de son attitude de branlo californien (tout le monde devrait avoir lu « Le dibbouk de Mazel-Tov IV » pour comprendre ce qu’est Silverberg). Simmons pour ses grands romans. J’aime beaucoup ce que font JC Somoza ou RC Wilson dans des genres très différents. Et je ne suis jamais déçu par l’inventivité de Jaworski.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;17)&amp;nbsp;Y a-t-il des livres que tu regrettes d’avoir lus (temps perdu) ? D’autres que tu aurais regretté de ne pas voir lus ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je regrette d’avoir perdu mon temps, qui est compté, quand je lis un livre décevant. Il y en a trop pour que je trie. Ce n’est pas parce que les éditeurs publient dix fois plus qu’il y a dix fois plus de bons livres. Au contraire, ils deviennent plus difficiles à trouver dans la masse. Les livres tagués « Bluffant » sur mon blog, je regretterais de ne pas les avoir lus.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;18)&amp;nbsp;Y a-t-il des auteurs dont tu lis tout (ou voudrait pouvoir tout lire) ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Voir question 16.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;19)&amp;nbsp;Vas-tu voir les auteurs sur les salons ? Ramènes-tu des interviews, des photos, des dédicaces ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Oui, oui, oui, oui. Et c’est un vrai bonheur.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;20)&amp;nbsp;Que penses-tu de la bit-lit ? Et de Harry Potter ? (je crois que ces deux questions étaient indispensables ;-)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Sur la bit-lit je suis affligé de voir que dans les grandes librairies type FNAC, ça occupe 90% du rayon SFFF. Avoir rajouté des vampires aux histoires de bluettes ne les a pas rendues mieux écrites ou plus intéressantes. Mais cette profusion provoque ce qu’on appelle en économie un détournement de trafic, qui éloigne les lecteurs potentiels des bons livres.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Sur HP, c’est pour moi l’exemple type de la caricature de SFFF. D’abord HP appartient à un style bien connu dans les pays anglo-saxons : le roman d’internat, qui est très cookie-cutter et qui n’a pas donné beaucoup d’œuvres originales (sauf à considérer Maurice, de Forster, comme un roman d’internat). Ensuite et surtout, sous des oripeaux fantastiques HP ne l’est pas du tout en réalité. Tout y est prosaïque, et ce n’est pas parce que le balai se passe seul grâce à un sort qu’il n’y a pas de balai, i.e. quelque chose de particulièrement peu intéressant. Je passe par charité sur le football magique, ou les chouettes factrices.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;21)&amp;nbsp;Tes fournisseurs : librairies, bouquinistes, Internet ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La librairie de mon quartier ou Internet quand j’ai besoin de rapidité ou de rareté.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;22)&amp;nbsp;BD, comics, ou non ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les deux.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;23)&amp;nbsp;Lis-tu aussi de la littérature « blanche » ? Si oui, qui aimes-tu particulièrement dans ce « genre » ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Un à deux romans par an, dont le sujet m’attire, et je suis le plus souvent déçu. Pas mal de sciences sociales avec une affection toute particulière pour Bourdieu (ses analyses ont un peu vieilli, mais il met plus d’idées dans une phrase que certains dans une page). Les romantiques du XIXe, mais j’ai du mal à les considérer comme de la blanche.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;24)&amp;nbsp;Tentative de Weltanschauung : qu’aimes-tu comme musique ? Comme cinéma ? Quel est ton loisir favori ? Qui est ton philosophe de prédilection ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J’ai commencé par AC/DC, puis le métal, et les différents sous styles. J’aime le punk pour l’énergie, mais c’est le gothique qui correspond le mieux à mon état d’esprit. J’écoute aussi des voix de femme en jazz. J’aime bien le trip-hop. Et Wagner et Chopin (surtout joué par Rubinstein).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En cinéma, SFFF ou films très dérangeants (Blue Velvet par exemple, mais aussi le moins connu Bug de Friedkin ou le trop peu vu Hunger de McQueen).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Loisir, ben, la lecture. J’ai pratiqué longtemps et beaucoup les JDR et les MMO mais je suis un peu en stand-by dans les deux domaines. Trop de boulot, d’enfants, de livres à lire.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En philosophie, Nietzsche d’abord et surtout. Je me souviens d’avoir lu l’Antéchrist dans un état d’hystérie tant j’avais l’impression d’avoir trouvé un message de mon frère. Je suis en résonance avec Sénèque et les stoïciens. Après, surtout de la philosophie politique ou assimilée : d’Occam, Ibn Khaldoun, Hobbes, Arendt. J’aime bien Schopenhauer, mais c’est chiant à lire. Je ne suis pas rousseauiste (sauf sa phrase conclusive : « S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. »), et j’essaie désespérément de comprendre quelque chose à Heidegger.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;25)&amp;nbsp;As-tu un Reader ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Un Kindle depuis plus de deux ans. Et c’est un vrai bonheur d’utilisation. De ce fait, j’ai du mal à comprendre les éternelles discussions sur le prix du livre numérique, toujours comparé au poche. Ce n’est pas le même produit. Le service rendu par le livre numérique est supérieur. Quand j’achète quelque chose, et c’est la base de la théorie du consommateur, je compare le prix de la chose à l’utilité de la somme considérée (j’achète une chose 50 € si je considère que la chose me procurera une satisfaction supérieure ou égale à ce que pourrait me procurer autrement ces 50 €). Le coût de production n’entre pas en ligne de compte. Comparer le prix aux coûts de production est une absurdité tout simplement parce que les coûts différents d’un producteur à l’autre (ça reviendrait à dire que j’accepterais de payer 1,50 € un litre d’essence si je suis sûr que le pétrole vient d’un gisement cher comme en Alaska, mais que je refuserais de payer si le pétrole vient d’un gisement bon marché par exemple arabe. Personne ne fait ça, c’est idiot).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;26)&amp;nbsp;As-tu déjà lu en numérique, même sur moniteur ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Oui, souvent. Sur moniteur, non. Trop chiant.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;27)&amp;nbsp;Quel est ton rapport à la lecture numérique ? Penses-tu lire plus sous cette forme dans un proche avenir ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
De plus en plus pour tout ce qui est étranger. Ça évite la traduction, le délai, de plus le stockage commence à devenir un problème chez moi.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;28)&amp;nbsp;Quel est ton rapport à Internet ? Connecté depuis longtemps ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Premier salaire, septembre 95. 28800 bps à l’époque pour la modique somme de 15 € par mois hors coûts téléphoniques. Depuis j’y suis tous les jours à trainer en cherchant des opportunités. Et comme le disait Alf « Quand on rampe la nuit sur les toits, on entend des choses ».&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;29)&amp;nbsp;As-tu un lien avec le monde de l’édition ? Ou du livre plus généralement ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quelques contacts amicaux, mais rien de professionnel.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;30)&amp;nbsp;Une dernière chose à dire au lectorat en délire ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On n’a qu’une vie. Elle peut être très courte. Il faut en profiter à fond car « Que vous sert, courtisane imparfaite, de n’avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-648747344400565313?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/zou4x8I3RoY" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/648747344400565313/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html#comment-form" title="12 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/648747344400565313?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/648747344400565313?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/zou4x8I3RoY/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html" title="Les blogueurs parlent aux blogueurs : Gromovar Wolfenheir" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s72-c/Fallout_3_radio.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>12</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkYGR304eyp7ImA9WhRWEEU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-1289359252331957704</id><published>2011-12-26T01:29:00.002+01:00</published><updated>2011-12-28T15:55:26.333+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-28T15:55:26.333+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantasy" /><title>La Voie du cygne</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9oBo-NQMuQ0/Tve_36YP0bI/AAAAAAAACJA/kaC1BcyPUJo/s1600/lavoieducygne.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-9oBo-NQMuQ0/Tve_36YP0bI/AAAAAAAACJA/kaC1BcyPUJo/s320/lavoieducygne.jpg" width="194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
*** Attention : j'ai lu &lt;b&gt;&lt;st1:personname productid="La Voie" w:st="on"&gt;La Voie&lt;/st1:personname&gt; du cygne&lt;/b&gt; en tutoyant les 40 de fièvre,
alternant frissons et surchauffe du bocal. Il se pourrait que j'ai déliré
durant ma lecture et vu des choses qui n'étaient pas écrites ***&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Jeophras est un inventeur qui bidouille des ailes volantes
dans &lt;st1:personname productid="la Renaissance" w:st="on"&gt;la Renaissance&lt;/st1:personname&gt;
d'à-côté, celle qui aurait pu être italienne mais qui est dvernienne par la
force des choses. Hélas, sa fille adoptive, Carline, se fait très rapidement
accusée du meurtre d'un prince de Dvern. Notre Jeo Trouvetout s'improvise donc
détective pour sauver les miches de sa fille adorée. Il met donc le groin dans
les histoires sordides de la famille régnante tout en essayant de reconstituer
la soirée fatale pour déterminer qui a pu faire le coup. Et comme plusieurs
personnes ont intérêt à le voir échouer, son enquête se fait sur le mode d'une
course-poursuite haletante et dangereuse. C'est l'occasion pour l'auteur
d'alterner entre cette fuite en avant éperdue, les souvenir de l'enfance des
princes de sang et le récit de la nuit fatale. Jeo est secondé par Alexis, un
gamin des rues très dégourdi qui ne rêve que d'une chose : sauter Carline.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Et tout ça est fait avec une élégance… On glisse d'une
ambiance "Club des 5" avec des princes élevés à la dure au récit
d'une nuit dépravée à &lt;st1:personname productid="la Médicis" w:st="on"&gt;la
 Médicis&lt;/st1:personname&gt; qui a mené à la mort d'un prince tout en suivant Jeo
et Alexis qui caracolent dans les rues de Dvern pour innocenter Carline. Le
tout tournant autour du jeu de l'oie, sans doute la version la plus primitive
du jeu de rôles qui soit puisque les joueurs jettent les dés et parcourent un
labyrinthe en essayant d'éviter des pièges pour atteindre un trésor. Et
l'allégorie du jeu de l'oie est superbement ciselée car elle n'est pas juste un
prétexte ludique : elle vient soutenir toute la narration.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Alors qu'est-ce ? De la fantasy ? Du polar transhistorique ?
C'est de l'Histoire refaçonnée. Le lecteur est partagé entre certains aspects
qu'il reconnaît et qui le rassurent et cette possibilité constante que le récit
parte totalement ailleurs du fait de sa composante fantasy. Que &lt;b&gt;Laurent
Kloetzer&lt;/b&gt; évoque un monstre au détour d'un paragraphe, et l'on est tiraillé
entre l'idée d'une Renaissance vaguement rationnelle et le constat que l'on ne
connait finalement rien ou si peu du monde de Dvern où l'impensable est
peut-être envisageable. Si bien que l'on marche sur des œufs car on est chez
soi sans y être invité. On navigue entre le connu et l'inconnu, l'explicite
rassurant et l'implicite qui nous berne si facilement. Laurent Kloetzer est là,
dans l'ombre de Dvern : sitôt que vous pensez reconnaitre les lieux et les
personnages de son microcosme, il fait faire un petit pas de côté à son univers
pour brouiller vos repères. Comme si, d'une nuit à l'autre, quelqu'un déplaçait
légèrement les étoiles pour empêcher les marins de s'y retrouver.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-1289359252331957704?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=WjWo4u3iis0:Y7oqvvFswSM:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=WjWo4u3iis0:Y7oqvvFswSM:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/WjWo4u3iis0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/1289359252331957704/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/la-voie-du-cygne.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1289359252331957704?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1289359252331957704?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/WjWo4u3iis0/la-voie-du-cygne.html" title="La Voie du cygne" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-9oBo-NQMuQ0/Tve_36YP0bI/AAAAAAAACJA/kaC1BcyPUJo/s72-c/lavoieducygne.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/la-voie-du-cygne.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkMHR38_fyp7ImA9WhRXFUg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-4747394440714986671</id><published>2011-12-21T17:27:00.003+01:00</published><updated>2011-12-22T13:53:56.147+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-22T13:53:56.147+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Contemporain" /><title>Le Livre des morts</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-6DzzjNxxTAw/TvIIz9o4OoI/AAAAAAAACI0/FILW-3OZ2Po/s1600/lelivresdesmorts.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-6DzzjNxxTAw/TvIIz9o4OoI/AAAAAAAACI0/FILW-3OZ2Po/s320/lelivresdesmorts.jpg" width="193" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est vendu comme une enquête policière. Des victimes de meurtre ou d'accident fatal qui n'ont rien en commun si ce n'est qu'elles ont toutes reçu une carte postale de Las Vegas qui prédisait la date de leur mort. Le FBI prend donc l'enquête en charge. Bon, le profiler borderline sur la piste d'un tueur en série mystérieux est à l'instar du barbare en slip en fourrure un cliché particulièrement pénible, mais je me sentais d'humeur à me coltiner une enquête procédurale bien gaulée. Parce que quand c'est bien fait, c'est terriblement efficace comme intrigue. Et, comment dire… j'ai eu droit à un cocktail mélangeant la zone 51, Churchill, une&amp;nbsp;prophétie, un monastère secret et le 7ème fils d'un 7ème fils. Vous ne voyez pas de lien entre ces cinq éléments ? C'est que vous n'êtes pas aussi imaginatif que &lt;b&gt;Glenn Cooper&lt;/b&gt;, l'auteur de ce &lt;b&gt;Livre des morts&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Inutile de hurler au spoiler : oui, je vais vous dévoiler toute l'intrigue, y compris le punch final. Sauf que contrairement à l'auteur, je vais y aller dans l'ordre chronologique sans mélanger les chapitres pour entretenir le mystère. Accrochez-vous, c'est du lourd. Or donc, au VIIIe siècle, sur l'île de Wight (que les fans de Michel Delpech connaissent bien), nait un garçon étrange qui est confié au monastère local car il est bien connu que le 7ème fils d'un 7ème fils est immanquablement un sorcier. L'enfant est bizarre (donc roux) et a un don : bien qu'il n'ait jamais appris à écrire, il note sur des parchemins les dates futures de naissance et de mort de gens qu'il ne connait pas. Il est même capable d'écrire dans des alphabets exotiques, c'est dire. Et bon, il remplit des pages et des pages avec ses prédictions qui se révèlent à chaque fois véridiques au quart de poil de cul près. Il compile ces renseignements étranges dans des tomes entiers qui sont tenus au secret dans le monastère de l'île. Lui et ses descendants (qui naissent de l'union forcée entre d'innocentes vierges et l'inquiétant roux) bossent comme des damnés pendant plusieurs siècles et écrivent 200 milliards de noms. Quelqu'un finit par tuer tous les scribes prophètes au XIIIe siècle. Et la fin du monde est pour 2027.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Du temps passe, tout le monde oublie ça, mais après la guerre, les Anglais redécouvrent par hasard cette incroyable liste qui prédit la naissance et la mort de tout le monde. Churchill se débarrasse de ce fardeau en le confiant aux Américains qui décident de construire un complexe ultrasecret dans la zone 51 afin de protéger cet héritage. Des analystes très intelligents sont engagés par l'administration américaine afin de gérer ces données. Et l'un d'eux, qui s'ennuie et qui n'est pas bien dans sa tête de génie (il a exactement 200 de QI), décide de s'amuser en utilisant la base de données pour annoncer leur mort prochaine à des gens qu'il a croisés en leur envoyant une carte postale depuis Las Vegas. Les gens reçoivent la carte et meurent, le plus souvent assez violemment. Mais comme la police et les médias ne savent rien de cette histoire de dates prophétiques, ils pensent avoir affaire à un tueur en série prétentieux. Ils l'appellent le tueur de l'Apocalypse, et c'est ainsi que le héros, un agent du FBI, prend l'affaire en main. Il va patauger un moment pour finir par se rendre compte que le type qui envoie les cartes postales n'est autre que son ancien colocataire de l'université.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pas mal, hein ? Et encore là, je n'ai fait que vous raconter grossièrement l'intrigue. Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que le héros est un agent spécial du FBI qui a l'incroyable originalité d'être alcoolique. On dirait Belmondo dans ses films bourrins des années 80. Au début de l'enquête, on lui attribue une nouvelle partenaire un peu boulotte et revêche qui va finir par faire du jogging pour maigrir et qui tombera bien évidemment dans les bras du héros qui emballe tout ce qui bouge (dont une hôtesse de l'air lors d'une scène digne d'un film porno). Car rien n'est épargné au lecteur, dont une scène de viol d'une nonne par le gamin prophète. Le type qui envoie les cartes postales est intelligent, il est donc forcément passé par le MIT, code des programmes d'intrusion aussi vite qu'un hacker vu par Hollywood et ne sait pas parler aux femmes (il devra se contenter d'une histoire d'amour avec une prostituée de Las Vegas). Il y a aussi toute une histoire avec un scandale financier au sein d'une compagnie d'assurance (vous imaginez comme c'est pratique de connaître la date de décès d'un client qui souhaite souscrire une assurance-vie) ainsi que des intrigues secondaires à base de scénarios de film (le type aux cartes postales et la fille de l'agent du FBI, qui ne se connaissent pas, sont deux auteurs qui essayent de placer un premier script/roman). Sans doute une manière pour Glenn Cooper de parler de son expérience d'auteur puisque ce livre est son premier et qu'il doit rêver d'une adaptation ciné (qui se fera puisque le monsieur a vendu 2 millions de copies dans 29 langues).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et je l'avoue, j'ai été happé par cette bouse que j'ai dévorée en trois jours avec une curiosité malsaine. C'était tellement débile que j'y revenais à chaque fois pour voir jusqu'où l'auteur allait pousser le bouchon dans l'imbécilité. Et je n'ai pas été déçu : Glenn Cooper a des ressources insoupçonnées quand il s'agit d'aligner les clichés sur le FBI ou de bricoler une intrigue mystico-religieuse bancale en copiant Dan Brown. Il est tellement fort à ce petit jeu qu'il a d'ailleurs écrit une suite : le Livre des âmes (puis une suite à la suite : la Dixième chambre). Quelle bonne idée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec un sujet pareil, on s'attend à ce qu'il parle de libre-arbitre, mais surtout pas. Par exemple : que font les USA avec cette base de données ? Nada. Ils subissent les évènements sans exploiter les noms. Désolé, mais si tu sais quand dois crever Staline ou JFK, l'Histoire n'est pas la même. Là, ils se doutaient qu'il allait se passer quelque chose le 11 septembre, ils connaissaient le nom des victimes, leur adresse et tout, mais non, ils ne pouvaient pas anticiper le truc. C'est comme ça, c'est Dieu qui décide.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ça m'apprendra à faire confiance à une tête de gondole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laurine &lt;a href="http://www.fractale-framboise.com/2010/07/le-livre-des-morts/"&gt;en a déjà parlé&lt;/a&gt; et je la soupçonne &lt;a href="http://www.fractale-framboise.com/2011/03/le-livre-des-ames/"&gt;d'avoir aimé la suite&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-4747394440714986671?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/VU9qgzDR8F8" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/4747394440714986671/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/le-livre-des-morts.html#comment-form" title="13 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4747394440714986671?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4747394440714986671?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/VU9qgzDR8F8/le-livre-des-morts.html" title="Le Livre des morts" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-6DzzjNxxTAw/TvIIz9o4OoI/AAAAAAAACI0/FILW-3OZ2Po/s72-c/lelivresdesmorts.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>13</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/le-livre-des-morts.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEADQHY4cCp7ImA9WhRXE0w.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-2949232447855199296</id><published>2011-12-19T01:14:00.000+01:00</published><updated>2011-12-19T18:46:11.838+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-19T18:46:11.838+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="SF" /><title>L'Homme des jeux</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Es92vHxRLWc/Tu6BuMDpUoI/AAAAAAAACIs/TfqbvGkUUXg/s1600/Lhommedesjeux.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-Es92vHxRLWc/Tu6BuMDpUoI/AAAAAAAACIs/TfqbvGkUUXg/s320/Lhommedesjeux.jpg" width="196" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Les personnes avec qui je partage un certain goût pour
l'imaginaire sont unanimes : ne pas apprécier &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; d'&lt;b&gt;Iain M. Banks&lt;/b&gt;
est une preuve de mauvais goût, ou pire, le symptôme d'une longue privation&amp;nbsp;du cerveau&amp;nbsp;en
oxygène. J'ai pourtant essayé de conquérir &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; par la face nord
en m'attaquant par deux fois à &lt;b&gt;Consider Phlebas&lt;/b&gt; sans arriver à terminer le
roman, l'ennui m'ayant terrassé à chaque fois. Comme je sais être têtu, j'ai
donc demandé aux aficionados du cycle quel était le volume de la série qui
pourrait, à coup sûr, faire vibrer en moi la corde sensible d'un amoureux de &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; qui s'ignore
encore. Et les réponses ont fusé : &lt;b&gt;L'Homme des jeux&lt;/b&gt; est un le chemin royal pour
entrer dans cette saga. Toc-toc--badaboum : me voilà.&lt;br /&gt;
&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Jernau Morat Gurgeh est un joueur, un vrai. Il connaît
pratiquement tous les jeux de l'univers et de sa proche banlieue. Et il
s'ennuie. Il est expert dans toutes les variantes de tous les jeux de
stratégie, mais son cœur n'y est plus. Imaginez donc une vie passée entièrement
à jouer à un World in flames galactique et à la coinche bételgeusienne.
L'horreur. Et ne voilà-t-il pas que le département Contact de &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt;, celui qui
s'occupe des interactions avec les civilisations externes à ce vaste truc anarcho-avancé
qu'est &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt;,
propose à notre héros d'aller se balader dans un autre système pour aller jouer
à un nouveau jeu qui est la raison d'être d'un empire galactique qui n'a pas
encore été phagocyté par &lt;st1:personname productid="la Culture. Et" w:st="on"&gt;la
 Culture. Et&lt;/st1:personname&gt; vlan, Jernau Morat Gurgeh débarque dans un monde
rétrograde où il prend part à un tournoi qui va se révéler plus dangereux que
prévu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Et je n'ai pas aimé ce livre. On suit laborieusement un type
dans un tournoi de wargame galactique qui se veut une allégorie sur la vie, la
société et la civilisation mais qui est peu intéressant en tant que moteur
scénaristique. Évidemment, ce n'est pas qu'un jeu de plateau, mais le héros met
des plombes à s'en rendre compte, contrairement au lecteur. Pour un stratège
hors pair, c'est dingue comme Jernau Morat Gurgeh est naïf et aveugle. Et puis
il y a ces drones au nom à rallonge (Flère-Imsaho ou Chamlis Amalk-ney) qui
sont ridicules. Les amis du héros sont insipides, interchangeables mais ont
droit à une longue exposition alors qu'ils disparaissent très rapidement du
récit. Et puis il y a cet empire galactique, que l'on ne décrit pas vraiment et
dont on se contrefout totalement. Bref, un héros sans relief, des
rebondissements poussifs, un interminable tournoi d'un jeu dont on ne peut pas
comprendre les règles, le tout dans un décor qui ne prend jamais vie. Un long
pensum SF.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Le pire, c'est que j'ai aimé &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; (enfin, le peu qui
en est dévoilé). Ce machin sans loi qui semble toutefois tenir debout à l'air
intéressant, mais ce roman se déroule justement ailleurs, ce qui fait que &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; est présente par
ricochet. Mais si les habitants de &lt;st1:personname productid="la Culture" w:st="on"&gt;la Culture&lt;/st1:personname&gt; sont à l'image des personnages de L'Homme
des jeux, je crains devoir abandonner ici ma découverte de ce cycle car les
drones acerbes, les gens qui changent de sexe pour passer le temps me donnent
des boutons. Et pour enfoncer le clou, l'écriture d'Iain M. Banks est vraiment
plate. Je ne sais pas si c'est dû à la traduction, mais le style est… absent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
N'ayant, à ma connaissance, pas été privé d'oxygène, je vais
plaider l'inculture pour expliquer ma totale incompréhension du succès de cette
construction SF. Je le range avec le Docteur Who dans la catégorie des œuvres
qui me resteront étrangères malgré l'enthousiasme de mes semblables.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-2949232447855199296?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/ApbxS1CUVi8" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/2949232447855199296/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/lhomme-des-jeux.html#comment-form" title="12 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/2949232447855199296?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/2949232447855199296?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/ApbxS1CUVi8/lhomme-des-jeux.html" title="L'Homme des jeux" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-Es92vHxRLWc/Tu6BuMDpUoI/AAAAAAAACIs/TfqbvGkUUXg/s72-c/Lhommedesjeux.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>12</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/lhomme-des-jeux.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0QEQXw-eyp7ImA9WhRQF00.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-6398947137614762819</id><published>2011-12-12T13:28:00.002+01:00</published><updated>2011-12-12T18:01:40.253+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-12T18:01:40.253+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="SF" /><title>Axiomatique</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-NVPhu0QDO1U/TuXzSA3rpSI/AAAAAAAACIc/CmWh7BRpsUg/s1600/Axiomatique.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-NVPhu0QDO1U/TuXzSA3rpSI/AAAAAAAACIc/CmWh7BRpsUg/s1600/Axiomatique.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai une relation ambivalente avec les nouvelles. Les bonnes me semblent frustrantes car elles ne font que me titiller le neurone à imaginaire sans aller jusqu'au bout, comme une fille qui n'assume pas son flirt éhonté. Les mauvaises sont moins agaçantes : elles ont l'énorme avantage de vite céder la place à la suivante. En fait, les recueils de nouvelles sont un peu comme ces blocs de bandes-annonces avant le film : les plus ratées vous donnent le sentiment de pouvoir économiser 2h de votre vie et le prix d'une place. Les plus réussies posent une question muette : à montrer que les meilleurs moments du film, la bande-annonce n'est-elle finalement pas plus intéressante que le long métrage délayé de 2h ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Axiomatique &lt;/b&gt;est donc un recueil hard science. Les excellentes nouvelles qu'il contient m'ont souvent fait dire "Oh, c'est trop court, j'aurais voulu en savoir plus sur ce personnage" tout en pensant "Ouais, mais étirée sur 300 pages, l'auteur n'aurait sans doute pas tenu la distance avec cette histoire". &lt;b&gt;Greg Egan&lt;/b&gt; étant australien et mathématicien, on y retrouve les obsessions très personnelles de l'auteur sur &amp;nbsp;les implants neuraux, les réfugiés climatiques, l'identité, la grossesse, les univers parallèles… Chaque nouvelle est au "je", attrapant le lecteur par la main pour l'entraîner dans le futur nanotechnologique. Un tueur qui propose un étrange marché moral à sa prochaine victime. Une femme qui va devoir donner de sa personne le temps que le corps d'accueil de son mari arrive à maturation clonique. Un type qui change aléatoirement de corps chaque jour. Un père qui veut vivre la maternité coûte que coûte… Les idées sont excellentes, le taux de science est pilepoil au niveau qu'il faut pour étayer l'univers créé sans verser dans la démonstration pédante. C'est intelligent, bien écrit, ça fait cogiter. Un vrai bon recueil.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est Philippe Fragione qui disait "&lt;i&gt;Je ne pense pas à demain, parce que demain c'est loin.&lt;/i&gt;" Greg Egan et lui ne sont pas nés sous la même étoile, ce qui permet à l'Australien d'avoir le luxe de se poser des questions &amp;nbsp;hypothétiques. Quelle place pour le libre arbitre quand une puce peut modifier durablement le câblage neuronal de l'homme ? Qu'est-ce que l'identité : un construct de souvenirs ou bien des atavismes prévisibles ? Et si vous décidiez à quel ministère vont vos impôts, lequel choisiriez-vous ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je mesure souvent mon enthousiasme envers un livre à ma fréquence de lecture. On s'entend que si une partie de PS3 ou un épisode de série télévisée est plus tentant qu'un chapitre, c'est mal barré. Axiomatique m'a collé aux yeux, je n'ai pas pu lâcher mon iPad de la fin de semaine. Chaque nouvelle était un pas en avant vers ce futur technologique où l'humain reste malgré tout au centre de chaque histoire. Bref, de l'excellente SF.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/10/axiomatique.html"&gt;Gromovar&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/06/axiomatique-greg-egan/"&gt;Guillaume44&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2010/06/axiomatique.html"&gt;Anudar&lt;/a&gt; l'ont dit bien avant moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-6398947137614762819?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/g45fwYiWjro" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/6398947137614762819/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/axiomatique.html#comment-form" title="8 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6398947137614762819?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6398947137614762819?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/g45fwYiWjro/axiomatique.html" title="Axiomatique" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-NVPhu0QDO1U/TuXzSA3rpSI/AAAAAAAACIc/CmWh7BRpsUg/s72-c/Axiomatique.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>8</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/axiomatique.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0EEQHs5eyp7ImA9WhRQFk0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-4681634235864391833</id><published>2011-12-07T13:38:00.001+01:00</published><updated>2011-12-11T14:20:01.523+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-11T14:20:01.523+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="SF" /><title>Palimpseste</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-UGtrHPNslUg/Tt9eK2N2cuI/AAAAAAAACIU/ZRforoh0Wpc/s1600/Palimpseste.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-UGtrHPNslUg/Tt9eK2N2cuI/AAAAAAAACIU/ZRforoh0Wpc/s1600/Palimpseste.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un palimpseste est habituellement un parchemin que l'on a gratté pour pouvoir le réutiliser, ce que savent déjà les lecteurs de &lt;b&gt;Baudolino&lt;/b&gt; d'&lt;b&gt;Umberto Eco&lt;/b&gt;. Or dans cette grosse nouvelle de 150 pages, le palimpseste est plutôt une période temporelle qui a été plusieurs fois réécrite. Car oui, &lt;b&gt;Palimpseste&lt;/b&gt; de &lt;b&gt;Charles Stross &lt;/b&gt;parle de voyage dans le temps. La fin du monde est arrivée. Plusieurs fois, même. Mais la Stase, organisme qui renvoit les différentes &lt;b&gt;Fondations&lt;/b&gt; d'&lt;b&gt;Asimov&lt;/b&gt; au rang d'amicales pour philathélistes, a pris les devants en bidouillant le temps et l'espace pour faire des boutures civilisationnelles. Et Pierce, jeune aspirant de la Stase, est confronté lors de ses premières missions à la logique spécieuse des faux paradoxes temporels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a dans ce Hugo tout ce que je déteste dans la SF : de longs passages où l'auteur fait péter sa hard science à grands renforts de théories et de principes qui en foutent plein la vue mais qui ne servent pas directement la narration. La Stase fait redémarrer des soleils morts, dévie la course des galaxies, catalogue l'univers dans des diamants… le tout avec une technologie à base de nano-turbo-pompons à induction inversée avec effet rétroactif sur la moyenne pondérée des n premiers trous noirs d'Andromède. C'est sans doute passionnant si on est un élève d'Hubert Reeves, ça l'est nettement moins quand on est un employé de bureau qui ne maîtrise pas les subtilités du rendement énergétique des naines rouges. Ce n'est pas didactique pour deux sous : le lecteur se cogne ce genre de résumé pompeux de la génèse du monde de la Stase entre deux chapitres focalisés sur le héros. C'est imbuvable et surtout, ça casse le peu de rythme que l'intrigue possède. Car l'histoire n'est pas non plus très folichone. Pierce est un personnage sans aucun relief et ses tribulations spacio-temporelles sont soporifiques. Il subit tout, ne comprend pas grand-chose et est au final totalement occulté par un personnage secondaire (Kafka) qui se relève bien plus intéressant que le protagoniste central.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Reste quelques idées sur le voyage temporel, avec une ou deux scènes marquantes (le rite d'acceptation au sein de la Stase et l'épreuve ultime pour obtenir son diplôme), mais au final Palimpseste est une longue et mauvaise nouvelle qui ne raconte rien en faisant de l'esbroufe scientifique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/7v4"&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-4681634235864391833?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/rR-lGFUE4JE" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/4681634235864391833/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/palimpseste.html#comment-form" title="13 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4681634235864391833?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/4681634235864391833?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/rR-lGFUE4JE/palimpseste.html" title="Palimpseste" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-UGtrHPNslUg/Tt9eK2N2cuI/AAAAAAAACIU/ZRforoh0Wpc/s72-c/Palimpseste.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>13</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/palimpseste.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0ICSHY7eyp7ImA9WhRQEU8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-2525107097035033820</id><published>2011-12-05T01:27:00.001+01:00</published><updated>2011-12-05T23:52:49.803+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-05T23:52:49.803+01:00</app:edited><title>Mafia Inc.</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kjNfUS2LZhM/TtwP02iABRI/AAAAAAAACH8/B9UgB9dzgG8/s1600/MafiaInc.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-kjNfUS2LZhM/TtwP02iABRI/AAAAAAAACH8/B9UgB9dzgG8/s1600/MafiaInc.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le 23 mai 1992, l'institut italien de&amp;nbsp;sismographie&amp;nbsp;enregistra une onde de choc anormale dans la petite ville de Capaci, en Sicile. C'était les 557 kilogrammes d'explosif qui venaient de pulvériser le convoi blindé du juge Giovanni Falcone, tuant également sa femme (elle aussi juge) et trois gardes du corps. Falcone voulait monter une unité antimafieuse de grosse envergure pour frapper la Cosa Nostra là où ça fait mal.&amp;nbsp;Je me souviens encore des images télévisées du cratère. C'était une mise à mort annoncée, mais il n'a pas renoncé.&amp;nbsp;Avant d'être assassiné, le juge Falcone était venu à Montréal pour explorer l'activité des clans calabrais et siciliens au Canada. Car le crime organisé est global, tout est dans tout.&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-NAz1vHX7LeU/TtwP5VVyX0I/AAAAAAAACIE/ZtJWszrVFSE/s1600/Capaci.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="222" src="http://3.bp.blogspot.com/-NAz1vHX7LeU/TtwP5VVyX0I/AAAAAAAACIE/ZtJWszrVFSE/s320/Capaci.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Mafia Inc.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;passe en revue toute l'histoire de la mafia canadienne. Elle a quitté les petits villages siciliens quand Mussolini lui a déclaré la guerre pour remplacer un système pourri par un autre. L'Amérique a été alors le refuge des mafiosi. La Prohibition a catalysé&amp;nbsp;l’expansion&amp;nbsp;mafieuse canadienne en transformant le pays en distillerie géante. L'argent de l'alcool leur a donné les moyens de s'infiltrer partout : religion, politique et affaires. Et depuis des décennies, la mafia au Canada a un nom : Rizzuto. Prostitution, jeu, usure, drogue... : ce clan pose ses doigts collants sur tout. Quand le stade olympique a été construit, un camion-bétonneuse sur deux était dérouté pour construire les maisons de ces gens. Dans les années 70, ils vendaient de la viande avariée pour faire des hamburgers. Dans les années 80, ils importaient de la drogue depuis le Venezuela par containers entiers. Dans les années 90, ils s'allièrent avec les Hell's Angels pour contrôler la rue. En 2000, ils faisaient dans la criminalité boursière. Aujourd'hui, ils sont encore et toujours dans tous ces domaines. Ils contrôlent ouvertement les travaux publics. Ils financent les partis politiques et obtiennent des modifications&amp;nbsp;législatives&amp;nbsp;qui les arrangent. La mafia est un impôt permanent qui mine le bien commun pour enrichir une bande de gangsters qui se gargarisent de grands mots comme honneur et respect.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce livre n'est pas bien foutu. Il est&amp;nbsp;étouffant, mal articulé et assez peu sexy. Les deux auteurs, journalistes, y égrènent les petites vies minables de ces mafiosi qui finissent invariablement par se faire descendre par un ami de 30 ans. Ils ne payent pas d'impôts, se bouffent le nez pour des broutilles, se marient entre eux en diffusant la musique du Parrain lorsque le père de famille remonte l'allée centrale avec sa fille au coude puis pleurent des larmes de crocodiles lors des obsèques d'un capo dont ils ont ordonné l'assassinat. On y voit des flics canadiens retourner des indicateurs ou se laisser corrompre. On apprend que le film &lt;b&gt;Donnie Brasco &lt;/b&gt;avec Al Pacino et Johnny Depp est lié à Montréal puisque c'est un Rizzuto qui est allé à New York pour descendre des affranchis qui n'étaient plus en odeur de sainteté auprès des 5 familles. Le livre détaille tout, offrant un portrait complet mais&amp;nbsp;bourratif où mises bout-à-bout, toutes ces petitesses mafieuses donnent la nausée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le juge Falcone disait "&lt;i&gt;La mafia est un phénomène humain et donc, comme tout phénomène humain, il a eu un début et une évolution, et il aura aussi une fin&lt;/i&gt;". Mafia Inc. prouve tout le contraire. Les journaux nous démontrent jour après jour que la mafia contrôle le Québec, ses partis politiques, ses municipalités... Les ministres sont vus sur les&amp;nbsp;yachts&amp;nbsp;des argentiers de la mafia, dans l'indifférence générale. Des cadres de syndicats de travailleurs investissent dans des immeubles et deviennent les voisins de&amp;nbsp;mafiosi. Des entreprises de travaux publics garantissent des élections clef en main à des maires s'ils acceptent de leur confier la réfection de telle autoroute ou de tel pont. C'est tellement&amp;nbsp;institutionnalisé qu'on ne semble même plus faire attention. C'est normal qu'un clan mafieux aille jouer au golf sur le terrain que possède Céline Dion, tout argent est bon à prendre. Le stade de l'équipe de football de Montréal arbore le nom d'une famille qui a les mains salies par ses liens avec la mafia. C'est endémique.&amp;nbsp;Dans les années 90, le Québec a produit une série télévisée sur la mafia intitulée &lt;b&gt;Omerta&lt;/b&gt;. Un des acteurs qui jouait un mafieux est aujourd'hui accusé de trafic de drogue. Logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit souvent que&amp;nbsp;la plus grande ruse du diable est de nous faire croire qu'il n'existe pas. La mafia est arrivée à un tour de passe-passe encore plus subtile : elle est devenue tellement imbriquée dans nos vies qu'elle ne nous choque plus. À force d'apparaître dans les films, dans les séries télévisées, dans les polars, dans les jeux vidéos, elle est devenue tolérable. Légitime. Elle va de soi. Au pire, on la considère avec la même&amp;nbsp;inéluctabilité&amp;nbsp;que les impôts ou le cancer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2009/11/gomorra.html"&gt;Gomorra&lt;/a&gt; offrait en peinture une Italie tiers-mondiste, Mafia Inc. dézingue un Canada affairiste. Mais que sont les faucons devenus ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-2525107097035033820?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/F2hg4VMs6Gk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/2525107097035033820/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/mafia-inc.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/2525107097035033820?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/2525107097035033820?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/F2hg4VMs6Gk/mafia-inc.html" title="Mafia Inc." /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-kjNfUS2LZhM/TtwP02iABRI/AAAAAAAACH8/B9UgB9dzgG8/s72-c/MafiaInc.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/mafia-inc.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEIMRXo5eyp7ImA9WhRRFk0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-3189187525684383633</id><published>2011-11-29T14:07:00.001+01:00</published><updated>2011-11-29T23:43:04.423+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-29T23:43:04.423+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Cyberpunk" /><title>Black Man</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-aOJXDrmNIs0/TtTZDMuSU4I/AAAAAAAACH0/t2N5u31XgHs/s1600/Blackman.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-aOJXDrmNIs0/TtTZDMuSU4I/AAAAAAAACH0/t2N5u31XgHs/s1600/Blackman.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
L'Humanité a évolué. À mesure que la société s'est féminisée, les cueilleurs ont éliminé les chasseurs. Un consensus social sous forme de pax femina. Et puis des biologistes chinois ont eu une idée : créer des soldats en réintégrant des gènes chasseurs. Des bébés in vitro à l'atavisme hyper masculin. Des hommes, des vrais. Câblés autrement. Individualistes, insensibles, intraitables… incontrôlables. Après avoir été employés comme chiens de guerre sur différents fronts, ces inadaptés (surnommés les trifouillés ou treizes) ont été déportés sur Mars et pratiquement tous été interdits de séjour sur Terre. Et justement, Carl Marsalis est un trifouillé. Il a tout vécu : les missions louches comme mercenaires, le séjour sur Mars où la réalité n'est pas tout à fait à la hauteur de la propagande coloniale, les séjours en prison. Marsalis est de retour sur Terre et a le droit d'y séjourner car il a accepté une mission : chasser les autres trifouillés en vadrouille sur Terre. Et justement, un treize vient de débarquer de Mars après avoir mangé tout l'équipage de sa navette. Marsalis connait bien ce genre de monstre puisqu'ils ont le même patrimoine génétique.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Black Man&lt;/b&gt; est un roman qui aborde donc un peu la question de l'atavisme. Sommes-nous condamnés à agir selon nos gènes ? Les trifouillés ne sont pas les seuls anormaux de ce monde futuriste, il y a aussi des variantes bonobos ou hibernoïdes, eux aussi condamnés à la haine des humains non-trafiqués. Marsalis est un petit salopard dans son genre, sans état d'âme. Évidemment, il va croiser une femme qui va le brasser, parce que l'OGM humain a un cœur malgré tout. Mais il va surtout passer son temps à laisser sa violence intrinsèque exploser. Les scènes de combat se suivent et se ressemblent. &lt;b&gt;Richard Morgan&lt;/b&gt; ne lésine pas quand il s'agit de détailler les nombreuses bastons et les scènes de sexe racoleuses. À oui, parce qu'évidemment, les femmes sont attirés par les trifouillés et les hommes les détestent, c'est viscéral. L'enquête est bordélique à souhait, inutilement tarabiscotée. On suit un tueur en série dont on n'a rien à foutre, et les traditionnelles magouilles corporatistes qui servent de retournement final sont un passage obligé du cyberpunk, certes, mais du coup l'intrigue est bancale au possible.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'avais adoré &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2008/12/carbone-modifi.html"&gt;Carbone modifié&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2010/08/carbone-modifie-un-autre-son-de-cloche.html"&gt;Philippe avait détesté&lt;/a&gt;) du même auteur, puis je m'était emmerdé avec ses suites. Black Man n'arrive pas à retrouver la magie du premier roman : son univers est vide. Une énième variation des États-Unis divisés entre Jésusland et une Bordure plus libertarienne. Mais tout ça manque cruellement de véracité. La mafia péruvienne est originale quand elle débarque, mais on se rend compte qu'elle n'a aucune profondeur. Le décor est en carton-pâte. Mars ne sert qu'à justifier un art martial à basse gravité. C'est creux. Le lecteur ne peut pas vraiment s'incarner dans Marsalis, puisqu'il est par essence en opposition avec notre nature molle de cueilleur. Black Man est au final une pâle copie de &lt;b&gt;Blade Runner&lt;/b&gt; qui n'apporte rien de neuf sur la question de la post-humanité. Un énième bouquin cyberpunk qui aurait plus sa place dans la collection Shadowrun.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
PS :&amp;nbsp;ce roman a gagné le prix&amp;nbsp;Arthur C Clarke en 2008. Ouille.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-3189187525684383633?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=7MP2ynxMad4:T3Ec3j2NfeU:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=7MP2ynxMad4:T3Ec3j2NfeU:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/7MP2ynxMad4" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/3189187525684383633/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/black-man.html#comment-form" title="7 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/3189187525684383633?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/3189187525684383633?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/7MP2ynxMad4/black-man.html" title="Black Man" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-aOJXDrmNIs0/TtTZDMuSU4I/AAAAAAAACH0/t2N5u31XgHs/s72-c/Blackman.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>7</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/black-man.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0QMSHo4cCp7ImA9WhRRFEw.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-5052065388924118811</id><published>2011-11-27T19:20:00.001+01:00</published><updated>2011-11-27T19:43:09.438+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-27T19:43:09.438+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Télé" /><title>Terriers</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-5wLKAHGTjTA/TtJ_XDuq21I/AAAAAAAACHs/8KOBAV693og/s1600/terriers.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="203" src="http://1.bp.blogspot.com/-5wLKAHGTjTA/TtJ_XDuq21I/AAAAAAAACHs/8KOBAV693og/s320/terriers.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Hank Dolworth est un flic alcoolique. Était, il en est à plus de 500 jours de sobriété. Évidemment, il a été viré des forces de police et sa femme s'est barrée. Logique. Pour survivre, il s'improvise détective privé avec son compère Britt Pollack qui a autrefois fait dans la cambriole et le braquage. Ces deux gugusses n'ont pas vraiment de permis de détective. Leur bureau est un&amp;nbsp;pick-up&amp;nbsp;rouillé qui peine à démarrer. S'ils acceptent une affaire, c'est en échange d'un mois de pressing gratuit ou pour un autre échange de bons procédés. Avec Hank et Britt, c'est toujours des combines plus que des enquêtes. Ces deux gars ont un sens très flou du droit, ils s'accommodent assez peu du règlement. Et bien sûr, ils mettent le nez où il ne faut pas. Une grosse affaire qui va&amp;nbsp;traîner&amp;nbsp;en fil rouge le long des épisodes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Terriers&lt;/b&gt; est une série très bien foutue. Était, car elle n'a jamais connu de seconde saison. Reste 13 excellents épisodes avec un duo de détectives privés sarcastiques aux méthodes peu conventionnelles. C'est particulièrement bien écrit, chaque épisode est un vrai plaisir. On suit ces gagnes-petits essayer de survivre à leurs magouilles. Hank est encore amoureux de son ex et lutte contre la bouteille. Il a des relations compliquées avec son ancien partenaire policier et une soeur un peu difficile à gérer. Britt est lui à la colle avec une nana géniale, et l'appel de la normalité se fait pressant. Or c'est un&amp;nbsp;immature&amp;nbsp;avec un passif assez lourdingue à porter. Et le mélange de ces deux personnalités donne une saveur particulièrement agréable à cette série mort-née. On a parfois l'impression de regarder Leboswki qui joue à Magnum.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour finir de vous convaincre, le créateur de la série est Ted Griffin, le scénariste du génial &lt;b&gt;Ravenous/Vorace&lt;/b&gt;&amp;nbsp;avec Guy Pearce et Robert Carlyle, du premier &lt;b&gt;Ocean's Eleven&lt;/b&gt; (enfin, de son remake) et de quelques épisodes de &lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et pourquoi Terriers ? Parce qu'une fois que Hank et Britt mordent, ils ne&amp;nbsp;lâchent&amp;nbsp;plus. Comme moi devant cette série.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-5052065388924118811?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=SBZ53IS_QOw:NRwiNZ2gkhc:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=SBZ53IS_QOw:NRwiNZ2gkhc:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/SBZ53IS_QOw" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/5052065388924118811/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/terriers.html#comment-form" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5052065388924118811?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5052065388924118811?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/SBZ53IS_QOw/terriers.html" title="Terriers" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-5wLKAHGTjTA/TtJ_XDuq21I/AAAAAAAACHs/8KOBAV693og/s72-c/terriers.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/terriers.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A08ARHo7fyp7ImA9WhRSGE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-9167340859368075388</id><published>2011-11-20T23:32:00.001+01:00</published><updated>2011-11-20T23:57:25.407+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-20T23:57:25.407+01:00</app:edited><title>Vendetta</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-X_G5GA_w0tk/Tsl_skCTI0I/AAAAAAAACGg/vRPcVDK9hMk/s1600/Vendetta.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-X_G5GA_w0tk/Tsl_skCTI0I/AAAAAAAACGg/vRPcVDK9hMk/s320/Vendetta.jpg" width="198" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La fille du gouverneur de Louisiane a été enlevée. Son garde-du-corps a été massacré. Et tandis que les Fédéraux retournent chaque pierre pour retrouver la victime, un vieux monsieur débarque au bureau du FBI et leur propose un marché : il leur raconte sa vie de tueur pour la mafia, et à la fin de son histoire, il leur dit où se trouve la fille. Et il en a long à dire car il a pas loin de 50 ans d'expérience dans le métier.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Vendetta&lt;/b&gt; est donc le face-à-face entre un tueur impitoyable aux nerfs d'acier qui a tout vu tout fait et un fonctionnaire alcoolique (sic), divorcé (re-sic) qui a les yeux délavés tant il a vu toute la saloperie que le monde est capable de produire. Les chapitres alternent entre les souvenirs de guerre du tueur et le présent. Et c'est mauvais. En guise de décor, l'auteur mitraille le lecteur avec des noms de rues. On visite Cuba, la Nouvelle-Orléans, Las Vegas, New York et Chicago comme si c'était les étapes d'un mauvais jeu vidéo. À aucun moment on n'a l'impression d'y être, c'est un voyage en forme de cartes postales. Et les personnages... Évidemment tout le who's who mafieux est cité, mais ces individus ne prennent jamais aucun relief, ce sont des figurants dans un mauvais téléfilm. C'est le défilé des clichés : le tueur connait la vérité sur l'assassinat de JFK, il a lui-même descendu&amp;nbsp;Jimmy Hoffa, il n'a jamais été ne serait-ce que soupçonné pour sa vingtaine de meurtres.... Ben voyons.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les incohérences s'amoncellent, le récit est plus téléphoné que le bottin. Et rien ne nous est épargné : l'attentat à la bombe sur la voiture, les références à Roméo et Juliette, les trahisons comme dans les films de gangster, les Fédéraux en costume noir et à la chemise blanche, la dure vie d'alcoolique divorcé,&amp;nbsp;la conclusion plus prévisible que le final d'un épisode de Scoubidou,&amp;nbsp;un épilogue tellement guimauve qu'il faut prendre de l'insuline avant de refermer le livre...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-9167340859368075388?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/Wpmay1Wqv4c" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/9167340859368075388/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/vendetta.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/9167340859368075388?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/9167340859368075388?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/Wpmay1Wqv4c/vendetta.html" title="Vendetta" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-X_G5GA_w0tk/Tsl_skCTI0I/AAAAAAAACGg/vRPcVDK9hMk/s72-c/Vendetta.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/vendetta.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DkQHRHs7fip7ImA9WhRSFkg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-6683793732257827072</id><published>2011-11-18T00:34:00.001+01:00</published><updated>2011-11-18T23:12:15.506+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-18T23:12:15.506+01:00</app:edited><title>Luther</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-llmzITXI3r4/TsWac4ZK2II/AAAAAAAACGY/McnCVyscpV4/s1600/Luther.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-llmzITXI3r4/TsWac4ZK2II/AAAAAAAACGY/McnCVyscpV4/s320/Luther.jpg" width="226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Encore une fois, je vais dire du bien de la BBC avec &lt;b&gt;Luther&lt;/b&gt;, une série policière en 10 épisodes d'une heure mettant en scène l'excellent &lt;b&gt;Idris Elba&lt;/b&gt; qui crevait déjà l'écran dans &lt;b&gt;The Wire&lt;/b&gt; (et qui jouait&amp;nbsp;Heimdall dans le &lt;b&gt;Thor &lt;/b&gt;de Kenneth Branagh).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le Detective Chief Inspector John Luther est un sanguin. Alors qu'il est enfin en face du tueur en série qu'il traque depuis longtemps, il laisse tomber le bonhomme de plusieurs étages. Sa hiérarchie le suspend un temps. Sa femme prend le large. Lui monte en pression comme une cocotte-minute oubliée sur le feu. Et un jour, il est réintégré. Car c'est un bon flic. Pugnace. Intelligent. On lui colle un petit nouveau en guise de partenaire, et zou, il retourne sur le terrain. Sa première affaire va lui faire rencontrer une meurtrière qui, étrangement, est la seule à le comprendre avec sa logique tordue. Un étrange tango va débuter entre eux tandis que Luther continue d'exploser régulièrement à mesure que sa vie part en vrille.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
10 épisodes, donc. Pas une interminable collection d'enquêtes, juste un moment dans la vie de Luther, qui ne respecte pas les règles du jeu (et qui en paye le prix). C'est intense, comme les colères de John. Mais ça sonne terriblement juste. Parce que c'est un drôle de sacerdoce. Parce que la tentation est grande de se faire juge.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est dingue ce qu'ils arrivent à faire de belles choses avec leur redevance télé, ces gens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-6683793732257827072?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/uHb_VCDK_t8" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/6683793732257827072/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/luther.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6683793732257827072?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/6683793732257827072?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/uHb_VCDK_t8/luther.html" title="Luther" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-llmzITXI3r4/TsWac4ZK2II/AAAAAAAACGY/McnCVyscpV4/s72-c/Luther.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/luther.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0MFRHc-fCp7ImA9WhRQFk0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-8645916208646020857</id><published>2011-11-13T21:45:00.001+01:00</published><updated>2011-12-11T14:16:55.954+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-11T14:16:55.954+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Historique" /><title>La Religion</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Zsa37j88bho/TsAsXMVBwtI/AAAAAAAACGA/PE-r7davO5I/s1600/lareligion.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-Zsa37j88bho/TsAsXMVBwtI/AAAAAAAACGA/PE-r7davO5I/s320/lareligion.jpg" width="195" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le lecteur de fantasy ne sera pas en terre inconnue en lisant&amp;nbsp;&lt;b&gt;La Religion&lt;/b&gt;&amp;nbsp;puisque le premier chapitre met en scène un gamin qui forge une lame, un village qui se fait attaqué, tout le monde qui se fait trucidé sauf le gamin qui va devenir un homme, un vrai... Comment ça, Conan ? Meuh non...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce livre est l'histoire de ce survivant, Mattias Tannhauser, qui a été dressé comme un janissaire, a quitté les mahométans pour faire du commerce en compagnie d'un Anglais solide comme un roc et d'un Juif. L'amour et le sens du profit vont pousser Tannhauser a assisté au siège de Malte par les armées ottomanes. Mais attention, pas un petit siège de trois jours : les 120 000 Turcs s'opposent à 512 chevaliers et 3 000 soldats chrétiens dans un&amp;nbsp;déchaînement&amp;nbsp;de violence. Un déluge de poudre, de sang et de merde. Une guerre totale. Une tuerie pour la plus grande gloire de Dieu/Allah.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et comme Tannhauser connait bien les deux faces de cette pièce, le lecteur est assez vite mis au courant : on est toujours le barbare d'un autre. La Chrétienté et l'Islam rivalisent dans la sauvagerie, il n'est pas question de donner raison à un camp. Tannhauser le cynique est bien placé pour savoir qu'elle se valent bien l'une est l'autre. D'ailleurs, au bout de 950 pages de massacre généralisé, l'Histoire&amp;nbsp;s’enorgueillit&amp;nbsp;d'un siège légendaire, une quasi-Iliade, mais les hommes ont eux tous perdus.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Et justement, 950 pages, c'est long. Trop long. Le trio amoureux qui pivote autour de Tannhauser est peu passionnant. Les manigances du vil inquisiteur qui se complet dans la caricature lassent vite tant elles sont prévisibles. Le livre aurait été saisissant s'il avait été juste une évocation de cet affrontement titanesque entre ces deux dogmes, mais a vouloir absolument plaquer une intrigue à faux suspens &amp;nbsp;par-dessus, &lt;b&gt;Tim Willocks&lt;/b&gt; a hélas considérablement affadi son propos. Qui plus est, La Religion n'est serait que l'ouvrage séminal d'une trilogie. Ah.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
De même, sans carte de Malte, impossible de comprendre les mouvements de troupe et les enjeux stratégiques. C'est con pour un livre de guerre qui prétend justement traiter en détails de ces évènements.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Au final, Tannhauser écrase les autres personnages de sa présence, ils n'auront jamais la place nécessaire pour exister réellement dans ce roman.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ne comptez pas sur moi pour faire un parallèle avec la situation géopolitique actuelle.&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-8645916208646020857?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cédric et moi (surtout moi !) sommes de grands fans de Tim Powers, dont la vision du fantastique est toujours surprenante. Nous avions déjà parlé, sur Hugin &amp;amp; Munin, de &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2007/02/poker-dmes.html"&gt;Poker d'âmes&lt;/a&gt;, des &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2004/12/critique-espionnage-faon-tim-powers.html"&gt;Puissances de l'invisible&lt;/a&gt;, et de &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2008/06/deux-pas-du-nant-tim-powers.html"&gt;A deux pas du néant&lt;/a&gt; [1]. Bien que les nouvelles ne soient pas mon genre littéraire favori [2], je me préparais donc avec gourmandise à lire ce recueil.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me relis : j'ai écrit plus haut "toujours surprenante" ? Je corrige : "Tim Powers, dont les &lt;i&gt;romans &lt;/i&gt;de fantastique sont toujours surprenants". Car ses nouvelles sont autrement plus homogènes. Dans &lt;a href="http://www.belial.fr/revue/bifrost-50"&gt;Bifrost n°50&lt;/a&gt;, on pouvait lire : "Je ne peux toujours pas imaginer une histoire sans y inclure quelque chose du genre fantôme ou machine temporelle". Les nouvelles fonctionnent donc à partir des mêmes ingrédients : fantôme et/ou voyage dans le temps + mysticisme et/ou religion + Californie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ensemble pourrait sembler monotone si Tim Powers n'était pas passé maître dans l'imprégnation du quotidien par le fantastique. Pas un fantastique spectaculaire à la King, façon clown cannibale ou dôme magique, mais un fantastique banal de supermarché fait de new age californien, de chaos magick, de superstition et de rituels compulsifs. Un fantastique proposant un léger décalage de la réalité, comme celui provoqué par des lunettes mal ajustées. Les fantômes ne sont pas des draps blancs agitant des chaînes ou des zombies suceurs de cerveaux, mais des souvenirs évanescents, un téléphone débranché qui sonne dans une pièce vide... La nostalgie, le regret, les remords, sont leurs motivations : nostalgie du jardin en friche où l'on jouait enfant, regrets des choses jamais dites, remords des fautes et des crimes. C'est d'ailleurs dans la contrition et le pardon que l'on retrouve les racines chrétiennes de l'auteur, très explicitement mises en scène.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les nouvelles de Powers, écrites seul ou avec son ami Blaylock, sont très proches des romans de la trilogie "Lignes de faille" (ou "Californie occulte") : le lecteur de &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2007/02/poker-dmes.html"&gt;Poker d'âmes&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;Date d'expiration&lt;/i&gt; y retrouvera des fantômes et des obsessions. Il faudra cependant aller au-delà de l'apparence anecdotique des textes pour en découvrir leur richesse, leur construction savante, et leurs juxtapositions audacieuses. Le lecteur pressé continuera sur la highway sans s'arrêter dans ce motel poussiéreux entouré d'orangers desséchés. Celui sensible aux odeurs portés par les vents du désert s'y attardera volontiers.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;[1] On parlera du reste un jour aussi : ce serait dommage de passer à côté de &lt;i&gt;Date d'expiration&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Palais du déviant&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;Chevaliers de la brune&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Sur des mers plus ignorées&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Poids de son regard&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;Cieux découronnés&lt;/i&gt;, ou des &lt;i&gt;Pêcheurs du ciel&lt;/i&gt;, non ? Peut-être que cette publicité inciterait une collection (Lunes d'encre, au hasard ?) à sortir &lt;i&gt;Earthquake Weather&lt;/i&gt;, seul roman inédit de Powers en français, et dernier tome de la trilogie "Lignes de faille".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;[2] Le format court est à la fois difficile à maîtriser et rapide à produire. Résultat, une production pléthorique pour une infime proportion de bons textes. Pour un Ted Chiang ou un Jean-Philippe Jaworski (pour parler des derniers excellents que j'ai lus), combien de tâcherons ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
&lt;script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/58o"&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-4007817541539540196?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai dû un jour aller consulter un freudien. Il était en tous points conforme à l'image qu'on se fait de ces praticiens : barbu, les doigts nicotineux, peu loquace. Vous connaissez tous le rituel : je m'assoie, je parle et lui prend des notes en hochant la tête. Je venais le voir pour une agoraphobie liée à des troubles intestinaux très humiliant. Je touchais le fond et je cherchais des réponses. Les séances se sont&amp;nbsp;enchaînées, mais il n'abordait absolument pas mes peurs viscérales. Tout ce qui l'intéressait, c'était mon historique familial. Après un gros mois de rencontres bihebdomadaires, il a enfin fait une phrase de plus de 10 mots : mon trouble était lié au divorce de mes parents car ce traumatisme avait eu lieu pendant la phase anale de mon développement enfantin. J'avais donc fait une fixation. Mais la bonne nouvelle était que si je prenais conscience de ce phénomène, mes symptômes allaient&amp;nbsp;disparaître. Arriva ce qui devait arriver : mes bouffées d'angoisse continuèrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non seulement&amp;nbsp;cet homme&amp;nbsp;était empêtré dans des concepts viennois qui puaient la naphtaline, mais pendant ce mois perdu, mes peurs avaient eu tout le temps de s'ancrer dans ma psyché. Pris tôt en main par un béhavioriste, mon problème aurait pu être traité rapidement. Mais la "science" freudienne n'a fait qu'aggraver les choses. Au lieu de me faire comprendre le&amp;nbsp;mécanisme&amp;nbsp;mental de la peur d'avoir peur afin de le désarmer et de m'inciter à aller voir un&amp;nbsp;gastro-entérologue pour régler médicalement le problème, je me suis retrouvé avec des explications fumeuses sur un trauma familial purement freudien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et justement, &lt;b&gt;Michel Onfray&lt;/b&gt;, qui m'avait déjà bien équipé pour comprendre mon athéisme matérialiste, se propose de déboulonner l'affabulation freudienne. Car il y a beaucoup à dire sur Sigmund et ses dogmatiques.&amp;nbsp;Onfray est nietzschéen. Ce n'est pas sale. Ça ne veut pas dire que c'est un nazi nihiliste (on sait bien que les textes qui donnaient l'impression que&amp;nbsp;Nietzsche&amp;nbsp;était un penseur proche des théories d'Hitler sont des faux), mais plutôt qu'il part du principe que toute philosophie est une confession autobiographique de son auteur. Si un&amp;nbsp;philosophe&amp;nbsp;crée un système de pensées, c'est en s'appuyant sur son expérience personnelle, qu'il imagine universelle. Or s'il y bien une maxime qui colle bien à Freud, c'est "Prendre son cas pour une généralité". Onfray passe plus de 600 pages à montrer que la psychanalyse freudienne a des fondements aussi scientifiques que la thèse de sociologie d'Elizabeth Tessier et que l’auto-analyse est un joli mot pour auto-justification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Freud a détruit une grande partie de ses correspondances pour ne pas montrer l'origine de ses idées. Ainsi, il a largement puisé dans les concepts des autres (on pratiquait déjà l'introspection du temps de Platon) mais s'en est toujours défendu. Car Freud ne voulait surtout pas être considéré comme un philosophe, même si c'était là son fond de commerce. Non, il voulait apparaître comme un scientifique afin de gagner un prix Nobel. Pourtant, ses travaux n'ont aucune assise scientifique : il tire des conclusions avec une seule patiente, ne prend jamais la peine de vérifier si ses théories sont confirmées ou infirmées chez d'autres malades, prétend qu'il a guéri des gens alors que ces personnes ont eu des vies de souffrance après être sorties de son cabinet (il tua même un patient en lui conseillant la cocaïne pour se débarrasser de sa dépendance à la morphine)… &amp;nbsp;Et quand Onfray met en parrallèle les concepts psychanalytiques et la vie privée de Freud, la pantalonade est grotesque. Freud désire sa mère ? Tous les hommes sont donc victimes du complexe d'Œdipe, sans exception. Freud vit une sexualité déprimante qui le frustre et qu'il cherche à oublier par le travail ? Tous les penseurs, les artistes et les grands scientifiques subliment donc leur sexualité dans leur œuvre. Vous ne vous reconnaissez pas dans les théories du maître ? C'est donc que vous êtes un refoulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À mesure qu'Onfray défait la pelotte freudienne, se dessine le portrait d'un Freud qui croit en l'occultisme, s'engueule avec tous ses collègues à qui il est redevable intellectuellement ou matériellement, culbute sa belle-sœur en s'inventant de bonnes raisons, vit une intense relation épistolaire avec un confrère pour finir par l'accuser d'être un homosexuel refoulé, ment et tord le réel quand il ne correspond pas à ses délires… Et à chaque fois, c'est en se prenant comme référence unique que Freud pond ses théories. L'analyse des rêves culmine alors dans le saugrenu et l'absurde, Freud interprêtant ses rêveries et celles des autres avec une belle inventivité mais un total manque d'objectivité et de méthode. Freud obsédé par sa mère, sa belle-sœur et sa fille, tout devient symboliquement sexuel. Et au final la psychanalyse en dit plus sur le psychanalyste que sur le psychanalysé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais plus que Freud, c'est le mythe freudien qu'Onfray dézingue. Passe encore que Freud était un cocaïnomane obsédé et vaniteux en quête de gloire et de pognon. Certes, il affirme qu'il ne faut surtout pas analyser un proche puis s'empresse d'allonger sur son divan sa fille, la maîtresse de sa fille, les enfants de la maîtresse de sa fille, mais Freud est toujours au-dessus de ses règles qu'ils édictent. Ainsi, quand il dort pendant les séances, il invente le concept génial d'attention flottante, superbe pirouette... Là où la comédie devient tragédie, c'est quand on voit avec quelle aisance les affabulations freudiennes sont devenues paroles d'évangile dans notre société. Les élécubrations de Sigmund sont devenues vérités à force d'être rabachées par ses disciples. La psychanalyse est encore considérée comme une science aussi solide que la physique ou l'astronomie. Freud a affabulé, mais personne ne remet en question ces théories qui sont devenues sacrées par une subtile mise en scène. Freud s'est inventé un vocabulaire à la dimension de son mensonge. Il a repris les idées d'un autre ? Ce n'est pas du plagiat, c'est de la cryptomnésie ! Il fait de ses petits travers ceux de l'humanité entière car ainsi, ses pathologies personnelles deviennent moins lourdes à porter. Si tous les petits garçons rêvent de tuer le père pour séduire la mère, alors les propres fantaisies de Freud deviennent socialement acceptables. Si tout le monde devient coupables, alors il n'y a plus de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évidemment, les lecteurs allergiques à Onfray vont retrouver là toutes les raisons de grimper au rideau tant le philosophe fait feu de tout bois contre Freud. Sa charge est frontale et s'organise autour d'une lecture exhaustive des écrits de Sigmund dans lequel il liste les&amp;nbsp;imbécillités, les sophismes et les mensonges. Mais il n'en veut pas tant à Freud qu'à l'héritage freudien, à ce culte qui perdure sans raison. Il montre les contradictions internes de Freud, mais non pas pour le juger (après tout, peu nous importe qu'il trompait sa femme avec sa sœur ou qu'il traite sa fiancée de laide en lui expliquant qu'il aimerait quand même bien épouser la fille de Charcot) mais pour démontrer que les divaguations psychanalytiques prennent racines dans une vie déjà très fortement construite sur le mensonge. L'idée centrale du livre (la philosophie en tant qu'objet autobiographique) montre que le psychanalyse n'a de sens que pour le cas particulier de Freud. C'est un outil génial pour comprendre Sigmund Freud, c'est véritablement une grille de décodage très performante, mais elle cesse d'être crédible dès qu'on essaye de l'appliquer à un autre. Au final, la psychanalyse est à la psychologie ce que l'alchimie est la chimie.&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jeff Winston décède en 1988 à 43 ans d'une crise cardiaque. Son mariage et sa carrière étaient de toutes façons un naufrage. Sauf que... Jeff se réveille en 1963. Il a à nouveau 18 ans, mais la conscience de ses 43 ans. Il peut tout reprendre presque à zéro car il sait ce qui va se passer. Jackie Kennedy va devoir faire nettoyer la plage arrière de sa décapotable par des spécialistes. Nixon va tomber pour des barbouzeries. En misant très tôt de l'argent sur ce jeune hippie qui construit des ordinateurs dans son garage, Jeff peut devenir riche. Mais est-ce le but de cette renaissance ? Doit-il essayer de vivre une vie meilleure ou bien corriger ses erreurs passées ? Et s'il essayait autre chose, comme modifier discrètement l'Histoire ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Replay&lt;/b&gt; de Ken Grimwood a été publié en 1987. Il a gagné un World Fantasy Award, a été nominé pour le prix Arthur C. Clark. C'est indubitablement l'ancêtre du &lt;b&gt;Jour sans fin&lt;/b&gt;. Le roman parle d'accomplissement, de déterminisme, de réussite... À chaque fois que Jeff revient à la case départ avec le sentiment d'avoir raté encore une fois sa vie (puisqu'il n'a pas su briser ce cercle de réincarnation) il en apprend plus sur lui-même. L'excès de pognon ne le rend pas heureux. Pas plus que l'excès de sexe. Avoir des enfants rend sa mort inéluctable encore plus triste...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sauf que tout le long de ma lecture, j'ai eu l'impression de lire le scénario d'un film mettant en scène Sandra Bullock et Keanu Reeves. Une sorte de film de SF guimauve façon &lt;b&gt;Entre deux rives&lt;/b&gt; où deux personnes qui ne se connaissent pas et qui vivent à des époques différentes s'écrivent des lettres d'amour. Ou bien &lt;b&gt;Hors du temps&lt;/b&gt;, avec Eric Bana, où une histoire d'amour est rendue ardue par le fait que le beau ténébreux voyage contre sa volonté dans le temps. C'est exactement le mélange entre romance et SF que je déteste, un mariage forcé pour plaire à la fois à Monsieur et à Madame. Parce que de l'amour tragique et des scènes avec les violons, il y en a dans Replay. C'est par moment aussi mièvre qu'une pub familiale pour le café avec le couple qui pensait divorcer mais qui va se rabibocher autour d'une tasse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et comme par hasard, en faisant des recherches pour écrire ce billet, je suis tombé sur des articles expliquant que Brad Pitt et Julia Roberts ont longtemps été pressentis pour une adaptation ciné, mais que finalement, c'est Ben Affleck qui tournera sous la direction de Robert Zemeckis. Ça va chouiner dans les chaumières. Mais mes larmes couleront pour la SF, qui une fois de plus aura été piétinée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
&lt;script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/58r"&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-3941770872996502286?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/chDFYm9tBF4" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/3941770872996502286/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/replay.html#comment-form" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/3941770872996502286?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/3941770872996502286?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/chDFYm9tBF4/replay.html" title="Replay" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-zILnoR1CUXY/TprTahr55jI/AAAAAAAACBA/CQIwpx1_5wg/s72-c/Replay.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/replay.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUUARn44fip7ImA9WhdaFk8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-5277868641043092107</id><published>2011-10-14T23:05:00.004+02:00</published><updated>2011-10-26T12:00:47.036+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-10-26T12:00:47.036+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Télé" /><title>Jeeves &amp; Wooster</title><content type="html">&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0zVjm-DwFGU/TpiipVPsWyI/AAAAAAAACA4/jHkEk6PhudQ/s1600/jeevesandwooster.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="276" src="http://4.bp.blogspot.com/-0zVjm-DwFGU/TpiipVPsWyI/AAAAAAAACA4/jHkEk6PhudQ/s320/jeevesandwooster.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bertram Wooster, dit Bertie, est un jeune aristocrate qui n'a pas inventé le fil à couper le beurre. Maladroit avec les femmes, capable de chanter les pires chansons de marins, il passe le plus clair de son temps dans son club pour gentlemen où lui et ses semblables s'étourdissent de bêtise pour échapper au peu de responsabilités que leur statut impose. Ils chantent, boivent et font des paris stupides sans trop se soucier du lendemain. La fortune familiale est là, à la fois rassurante et écrasante, le but du jeu est de retarder au maximum les affres d'un mariage arrangé qui viendra mettre fin à cette vie de bamboche. Et Bertie est de ceux-là : couard, benêt et sans un sou de jugeotte. Mais adorable dans sa niaiserie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La grande chance de Wooster, c'est son majordome : Jeeves. Finement éduqué, véritable incarnation du flegme britanique, il a réponse à tout et dirige subtilement la destinée de son maître. Engoncé dans sa tenue amidonée, Jeeves sait. Le nom de cette jeune fille ? Il l'a appris en discutant avec la dame de chambre de la demoiselle. Qui est l'héritier de telle maison ? Il a justement travaillé pour ce lord il y a quelques années. Comment faire partir une tâche de tomate sur une tenue de golf ? Il concocte une mixture dont il a le secret qui fera des miracles… Jeeves est impassible. Sans jamais dire non, il n'en fait qu'à sa tête et manipule un Bertie trop heureux de laisser un autre prendre les décisions. Ce n'est pas pour rien si la série se nomme &lt;b&gt;Jeeves &amp;amp; Wooster&lt;/b&gt; et non Wooster &amp;amp; Jeeves.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque épisode raconte une aventure oscillant entre le pittoresque et le pathétique où Bertie :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- essaye d'échapper aux manœuvres matrimoniales de sa vieille tante qui veut absolument le caser avec une fille de bonne famille&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- profite d'une kermesse de province servant de levée de fonds pour rénover l'église du coin pour organiser des paris clandestins&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- aide un bon copain amoureux à faie une cour hasardeuse à la fille d'un&amp;nbsp;châtelain&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les plans de Bertie tomberont invariablement à l'eau, et Jeeves, d'une remarque à double sens et d'une astucieuse stratégie, démontrera que la classe et la distinction ne viennent pas nécessairement avec un titre de noblesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Wooster le looser est incarné par un Hugh Laurie superbe de maladresse tandis que Stephen Fry fait un splendide Jeeves d'une remarquable efficacité. Ce duo-là est irresistible de contradiction (la cohabitation des opposés étant la base de la comédie), s'amusant à singer cette époque qui pétait plus haut que son cul. Les décors sont viellots, les voitures sentent la naphtaline, les tenues de golf dégueulent de beige et de marron… On est vraiment dans l'ambiance des séries historiques diffusées sur France 3. Et Hugh Laurie en profite parfois pour jouer du piano tout en chantant une odieuse chanson populaire alors que Jeeves fait briller les souliers de son maître d'un coup de torchon précis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les épisodes de 55 minutes sont parfois un peu longuets (ils ont été tournés au début des années 90, le rythme n'était pas le même), mais il y a dans cette série un charme fou. La série est adaptée de 35 nouvelles et 11 romans signés par P.G. Wodehouse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Laurie et Fry sont&amp;nbsp;décidément&amp;nbsp;des gens bourrés de talent...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-5277868641043092107?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/qkXB5qVgJ5o" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/5277868641043092107/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/jeeves-wooster.html#comment-form" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5277868641043092107?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/5277868641043092107?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/qkXB5qVgJ5o/jeeves-wooster.html" title="Jeeves &amp; Wooster" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-0zVjm-DwFGU/TpiipVPsWyI/AAAAAAAACA4/jHkEk6PhudQ/s72-c/jeevesandwooster.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/jeeves-wooster.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUMFSH89fip7ImA9WhdaFk8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-796947730146607954</id><published>2011-10-12T13:17:00.000+02:00</published><updated>2011-10-26T12:03:39.166+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-10-26T12:03:39.166+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Non-fiction" /><title>59 seconds: think a little, change a lot</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jziXJT4UmrM/TpSteg1Yd0I/AAAAAAAACAo/YllW6Aln2ZI/s1600/59seconds.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-jziXJT4UmrM/TpSteg1Yd0I/AAAAAAAACAo/YllW6Aln2ZI/s1600/59seconds.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais ce que vous vous pensez en regardant la couverture de &lt;strong&gt;59 seconds: think a little, change a lot&lt;/strong&gt; : vous vous dites que je suis assez gourdasson pour croire le premier livre de psycho-pop venu. Vous m'imaginez lisant le Secret ou n'importe quel livre de motivation m'expliquant comment maigrir sans effort ou gagner mon premier million de $ en moins de 100 jours. Il faut avouer que ce livre est très mal mis en marché : il ressemble à un livre de conseils bidons parus dans Biba alors que c'est tout le contraire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Richard Wiseman&lt;/strong&gt; est prestidigitateur de métier. Mais c'est surtout un psychologue de formation et un sceptique engagé. Il s'y connait en bullshit et en fla-fla&amp;nbsp; de bonimenteur : on ne la lui fait pas. Et justement, il profite de ce livre pour passer en revue tout un tas d'idées préconçues en matière de psychologie. Il évoque des études et des expériences qui démontent bon nombre de mythes erronés. Non, défouler sa colère en brisant de la vaisselle ou en cognant sur un sac de sable avec des gants de boxe ne dimimue pas notre stress, ça ne fait que renforcer nos comportements violents. Tiens, les gens ont individuellement plus d'idées originales que si on les réunie dans un groupe de réflexion. Ah, nous prenons de meilleures décisions si nous occupons notre cerveau avec des rébus. Glisser une photo de bébé dans notre portefeuille augmente les chances qu'il nous soit retourné par un bon samaritain qui l'aura trouvé dans la rue… Le livre est bourré de petites pépites tirées d'expériences comportementales très variées :&lt;br /&gt;
- que dire lors d'un speed-dating pour qu'on se souvienne de vous&lt;br /&gt;
- quel animal adopter après une greffe cardiaque pour augmenter ses chances de survie&lt;br /&gt;
- pourquoi une unique remarque désobligeante à votre conjoint(e) annule les effets bénéfiques de 5 compliments&lt;br /&gt;
- comment saouler quelqu'un sans lui faire boire une seule goutte d'alcool&lt;br /&gt;
- comment amener un collègue distant et froid à vous avoir à la bonne&lt;br /&gt;
- pourquoi surévaluons-nous l'impact des erreurs que nous faisons&lt;br /&gt;
- quelle stratégie adopter lors d'une entrevue d'embauche pour parler d'un gros point faible dans votre CV &lt;br /&gt;
…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque chapitre référence plusieurs expériences documentées qui sont parfois contre-intuitives. Comme la projection : s'imaginer plus maigre ou plus riche fait du bien le temps de l'exercice, mais ça n'accroie pas vos chances de réussite. Au contraire, les gens qui imaginent leur succès futur ont tendance à faire moins d'efforts car ils ont tendance à croire que ça va leur tomber tout cuit dans le bec. L'auteur parle également du consumérisme : un gadget, c'est bien, mais l'obsolésance va très vite effacer votre plaisir d'achat. Tandis qu'acheter une expérience pour la même somme (un bon restau, une fin de semaine à deux, une séance de saut à l'élastique…) va vous marquer durablement et son souvenir ne fera que s'idéaliser tandis que le temps passe. Wiseman parle également de la technique du pied-dans-la-porte (le fait de demander un truc anodin à quelqu'un afin d'augmenter les chances qu'il vous dise oui lors de votre seconde demande, pourtant bien plus exigeante), ce qui m'a rappelé l'excellent livre &lt;b&gt;Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens&lt;/b&gt;&amp;nbsp;de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, un autre ouvrage très intéressant quand on s'intéresse aux rouages de la persuasion.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
Bref, ce n'est pas du tout un livre qui va changer votre vie du jour au lendemain. Richard Wiseman ne prétend pas vous transformer, il donne juste au lecteur des outils pour comprendre son fonctionnement interne et ses relations humaines. Ce sont des petits coups de pouce pour augmenter sa créativité, des astuces pour mieux huiler certaines interactions sociales, des combines pour comprendre comment un vendeur s'y prend pour vous faire acheter des trucs inutiles. Les 59 secondes du titre font en fait référence à une amie de l'auteur qui n'avait pas le temps d'écouter Wiseman expliquer toutes ces théories et qui lui a demandé de résumer ses idées en moins d'une minutes. Chaque section du livre se termine donc par un&amp;nbsp;condensé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Richard Wiseman est également un habitué de l'émission anglaise &lt;b&gt;The Real Hustle&lt;/b&gt; de la BBC (&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=OOiCufYGH9I"&gt;un épisode, pour vous faire une idée&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;qui met en scène de vraies arnaques dans la rue afin de dévoiler les techniques des escrocs. C'est très instructif et ça permet de renforcer son muscle à scepticisme. Il a écrit d'autres livres sur des sujets connexes (le paranormal, la chance, la recherche de la blague la plus drôle du monde entier…) que je risque bien de lire tellement c'est un excellent vulgarisateur. Il faut aussi fréquenter &lt;a href="http://richardwiseman.wordpress.com/blog-2/"&gt;son blog&lt;/a&gt; qui est bourré d'illusions optiques, d'énigmes et de liens vers des articles qui rendent moins con.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;Un grand merci à &lt;a href="http://www.fractale-framboise.com/2011/09/59-seconds-richard-wiseman/"&gt;Laurine&lt;/a&gt; pour cette intéressante découverte et à Michaël Croitoriu pour m'avoir initié à The Real Hustle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-axvMJIr2OUE/TpSvTTlI-zI/AAAAAAAACAw/Wu5kK0kgKhU/s1600/59secondes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-axvMJIr2OUE/TpSvTTlI-zI/AAAAAAAACAw/Wu5kK0kgKhU/s320/59secondes.jpg" width="193" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
&lt;script type="text/javascript" src="http://citriq.net/widget/58s"&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-796947730146607954?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?a=hyJ1BadFVmE:SEoYpP2CsEg:4cEx4HpKnUU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/HuginMunin?i=hyJ1BadFVmE:SEoYpP2CsEg:4cEx4HpKnUU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/hyJ1BadFVmE" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/796947730146607954/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/59-seconds-think-little-change-lot.html#comment-form" title="8 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/796947730146607954?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/796947730146607954?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/hyJ1BadFVmE/59-seconds-think-little-change-lot.html" title="59 seconds: think a little, change a lot" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-jziXJT4UmrM/TpSteg1Yd0I/AAAAAAAACAo/YllW6Aln2ZI/s72-c/59seconds.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>8</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/59-seconds-think-little-change-lot.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEAAQnozcCp7ImA9WhdUFk4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-1543019820695756849</id><published>2011-10-02T14:39:00.000+02:00</published><updated>2011-10-03T11:05:43.488+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-10-03T11:05:43.488+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Historique" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantastique" /><title>L'énigme du cadran solaire</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-o6su1omFEyQ/TohE7a79rgI/AAAAAAAACAE/mG_cEABseY0/s1600/lenigmeducadransolaire.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-o6su1omFEyQ/TohE7a79rgI/AAAAAAAACAE/mG_cEABseY0/s320/lenigmeducadransolaire.jpg" width="195" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah, les 4èmes de couverture. Celui-ci convoquait rien de moins qu'&lt;b&gt;Umberto Eco&lt;/b&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;b&gt;Arturo Pérez-Reverte&lt;/b&gt;, j'étais déjà au taquet dès la première page. Rochefort, âme damnée de Sully, est impliqué de force dans le meurtre d'Henri IV. Alors qu'il s'enfuit avec sa&amp;nbsp;Némésis vers Londres, ils croisent la route d'un samouraï dont le bateau vient de couler. Et à peine débarqué à Londres, on force à nouveau Rochefort à participer à un régicide. La poisse, quoi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;L'énigme du cadran solaire&lt;/b&gt;&amp;nbsp;fait 1 100 pages. Ça ne serait pas un défaut si l'écriture de Mary Gentle ne&amp;nbsp;traînait&amp;nbsp;pas constamment en longueur. C'est interminable. Il y a les jérémiades de Rochefort, qui passe son temps à geindre sur le fait que Dariole, son meilleur&amp;nbsp;ennemi&amp;nbsp;du monde (oui, je cite du Pascal Obispo), le surclasse en duel. Il y a les soliloques de Rochefort qui ne comprend pas son attirance sexuelle pour Dariole. Il y a les lamentations de Rochefort qui ne comprend pas les complots dont il est le pion. Il y a les gémissements de Rochefort qui bande encore une fois en perdant à nouveau un combat contre Dariole... Le héros est une vraie tête à claque que&amp;nbsp;&lt;b&gt;Mary Gentle&lt;/b&gt;&amp;nbsp;décrit comme un des plus fins bretteur de Paris mais qui passe en vérité son temps à perdre ses combats.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout de 400 pages avec ce Caliméro escrimeur, j'ai craqué. Ce ne sont pas les scènes de sodomie qui ont raison de ma patience, ce sont plutôt les interminables pleurnicheries de Rochefort et les scènes de duel qui s'étirent à n'en plus finir. Si on ajoute à tout ce gâchis une intrigue fantastique&amp;nbsp;mollassonne&amp;nbsp;(un astrologue avec de vrais pouvoirs de divination), ça donne un roman étouffe-chrétien qui m'est littéralement tombé des mains à plusieurs reprises.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si un lecteur plus têtu que moi pouvait me dire ce que j'ai&amp;nbsp;raté&amp;nbsp;dans les 700 pages suivantes, ça serait gentil de sa part.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-1543019820695756849?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/nLZLHmaJYoM" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/1543019820695756849/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/lenigme-du-cadran-solaire.html#comment-form" title="12 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1543019820695756849?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1543019820695756849?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/nLZLHmaJYoM/lenigme-du-cadran-solaire.html" title="L'énigme du cadran solaire" /><author><name>Cédric Ferrand</name><uri>https://profiles.google.com/110327395467634719327</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh6.googleusercontent.com/-KeTw9Ak8hVA/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAACHk/1yoJO_Rd_jE/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-o6su1omFEyQ/TohE7a79rgI/AAAAAAAACAE/mG_cEABseY0/s72-c/lenigmeducadransolaire.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>12</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/10/lenigme-du-cadran-solaire.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEcFQH85fip7ImA9WhdVF0s.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-7728895903620172247</id><published>2011-09-23T10:09:00.000+02:00</published><updated>2011-09-23T10:20:11.126+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-09-23T10:20:11.126+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Wastburg" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantasy" /><title>Wastburg - Cédric Ferrand - Critique "Pro"</title><content type="html">&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s320/wastburg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s320/wastburg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;Quoi ? Une critique de Wastburg sur ce blog ? Eh oui. Je ne vais pas me gêner, je suis (aussi) ici chez moi ! Et, malgré l'ancienneté de notre binôme, je n'ai rien à voir avec Wastburg. Je n'ai participé, à quelque niveau que ce soit, à aucune étape de sa conception, et je ne l'ai lu qu'une fois imprimé, dans sa version définitive en livre. On pourrait à la limite me reprocher un léger a priori positif pour l'auteur, mais il suffit d'avoir ce biais présent à l'esprit quand vous lirez mon billet. De toutes façons, dites-vous bien que si je collabore avec Cédric depuis toutes ces années, c'est que j'apprécie ce qu'il fait. Ayant été le chercher pour écrire &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/03/scenario-unknown-armies-dans-la-chaleur.html"&gt;ce tout premier scénario pour Casus Belli&lt;/a&gt;, je pourrais même prétendre au titre de découvreur de cette étoile montante de la Fantasy française !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;Toutefois, afin de présenter une plus grande diversité de points de vue sur le livre, Hugin &amp;amp; Munin ont également demandé à &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-contra.html"&gt;Bob de chroniquer Wastburg&lt;/a&gt;. Les deux avis sont à lire pour se forger sa propre opinion. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La Fantasy - ou du moins le médiéval-fantastique épique - a connu son âge d'or. Même si des cycles continuent d'être publiés, le bouseux-qui-part-en-quête-d'un-objet-pour-protéger-le-monde-du-retour-du-Mal a finalement trébuché sur son épée, et personne ne le pleurera. Dans son sillage, on a vu naître entre autres la dark ou grim fantasy, dans laquelle le bouseux et sa famille étaient brûlés vifs par des soudards ivres avant d'avoir pu mettre un pied hors de leur cahute, et d'autres sous-genres. Mais, pastiches, caricatures ou hommages, ces livres ne sont jamais très loin du Héros, qu'ils le prennent comme modèle ou anti-modèle. La &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/03/first-law-joe-abercrombie.html"&gt;Première Loi&lt;/a&gt; de Joe Abercrombie, par exemple, ou &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2010/05/lev-grossman-magicians.html"&gt;Les Magiciens&lt;/a&gt; de Lev Grossman, ne peuvent s'apprécier si l'on a déjà lu leurs prédécesseurs. (On me susurre dans l'oreillette que le mot savant pour désigner tout ceci est l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intertextualit%C3%A9"&gt;intertextualité&lt;/a&gt;.)&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En choisissant plus simplement d'ignorer ces envahissants archétypes, sans les embrasser ou tenter de leur faire un croche-patte, Cédric a fait de &lt;i&gt;Wastburg &lt;/i&gt;un des rares romans de la Fantasy contemporaine qui ne nécessite ni plusieurs tomes d'exposition ou de développement, ni connaissance préalable du genre, pour être apprécié à sa juste valeur. &lt;i&gt;Wastburg&lt;/i&gt;, c'est une cité-état corrompue et décadente, dans une ambiance qu'on pourrait appeler Renaissance si celle-ci avait consisté à dézinguer les vieux barons féodaux à coups de canon pour les remplacer directement par des politicards de la IIIe République. Dans cette ville, en proie au communautarisme et aux revendications minoritaires, on suit les tribulations de miliciens locaux, guidé par un fil rouge narratif qui serpente entre les chapitres à la manière d'un boa repu : s'attardant ici, accélérant là, développant sur le riche folklore local dès que l'occasion se présente (souvent).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Récit choral, donc, mais pas façon &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2008/06/choral-fantasy-kezaco.html"&gt;"choral-fantasy"&lt;/a&gt; avec un groupe de personnages entre lesquels on saute de chapitre en chapitre ("ah zut ! encore un chapitre sur Sansa !..."); mais plutôt à la façon de saynètes indépendantes, composant en kaléïdoscope l'image de la ville. C'est autant dans les portraits des gardes que dans les us et coutumes locaux que se déploie l'inventivité de Cédric, qui communique au lecteur une affection pour les couches populaires de sa ville totalement dépourvue de condescendance. On suit sans mépris, et avec une certaine tendresse, les trajectoires, ou plutôt les chutes, des personnages. Difficile, pour les habitués de ce blog, de ne pas penser aux critiques de Cédric des frères Coen quand on lit &lt;i&gt;Wastburg &lt;/i&gt;: dans son billet sur &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2008/09/burn-after-reading.html"&gt;Burn After Reading&lt;/a&gt;, Cédric écrit : &lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;"C'est un véritable complot des imbéciles. La même imbécilité qui était mise en avant Fargo ou dans The Big Lebowski. Celle des plans foireux, des hasards malheureux et des petites bassesses humaines."&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce complot des imbéciles, la succession de malchances, on les retrouve avec délectation dans Wastburg, jusqu'à l'inévitable conclusion en feux d'artifice.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le lecteur est entraîné, guidé dans cet entrelacs de combines crapoteuses par l'imagination baroque et féconde de l'auteur et la langue qui la véhicule. Car il est difficile, pour &lt;i&gt;Wastburg&lt;/i&gt;, de séparer le fond de la forme. La narration comme les personnages usent du même argot gouailleur, un parler gouleyant dont on fait rouler les mots en bouche comme un vin de terroir de caractère.&amp;nbsp; Le vocabulaire fleuri, les métaphores hardies, font de chaque moment de lecture un plaisir intense et jubilatoire. Vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, vous pouvez lire &lt;a href="http://issuu.com/fantasy.fr/docs/wastburg-extrait"&gt;le premier chapitre&lt;/a&gt; ou apprécier l'extrait suivant :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;i&gt;"La bouscotte était une tradition wastburgienne, une cité où rien ne se perd : tous les tenanciers de troquet avaient une bouteille à part, dans laquelle ils versaient tous les fonds de verre non bus par les clients. Une mixture dégueulasse mais qui en arrachait, et pour pas cher. Certains collaient une étiquette dessus, d’autres mettaient au défi les voyageurs d’en boire un coup : à chacun sa manière de vendre le produit. Si le patron n’était pas con, il avait plusieurs boutanches à bouscotte, une par type d’alcool, pour ne pas trop mélanger les genres. Une pour le pinard, une pour les gnôles, une pour les liqueurs, une pour les bières... Séparer les liquides ne rendait pas la bouscotte meilleure au goût, ça non, mais ça retardait le moment où le client devenait malade. Un adage local disait même « Vin sur bière, je digère. Bière sur vin, je vomis bien. » Certaines buvettes devaient leur renommée à la qualité (toute relative) de leur bouscotte. Leurs bistrotiers avaient le tour de main pour faire des mélanges honorables. Ça tenait parfois à un ingrédient secret, qui faisait qu’une bouscotte était savourée ou évitée."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cette critique dithyrambique ne doit pas faire croire que j'ai oublié tout sens critique en lisant Wastburg. J'ai été frustré de l'absence de personnages féminins : où sont les matrones wastburgiennes, les fleurs du pavé, les mères, les femmes, les soeurs et les filles ? Les gardes en parlent beaucoup, mais on les voit peu.&amp;nbsp; Dommage, je suis sûr qu'elles sont aussi intéressantes que leurs mâles. Par ailleurs, le fil narratif, peu intrusif dans les premiers chapitres, le devient trop dans les derniers : on ne lit pas Wastburg pour son intrigue, mais pour sa galerie de portraits. Le retour de l'intrigue dans les dernières pages, les raccourcis un peu trop elliptiques, et le changement de ton avec le dernier personnage présenté, surviennent trop rapidement. On aurait aimé continué sa promenade dans les bas-fonds fangeux de Wastburg, sans être importuné par l'artifice du suspense. Mais finalement, mon seul vrai reproche à ce livre est qu'il semble trop court, on en redemande.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cette vision rafraîchissante et innovante de la Fantasy, l'éditeur l'a étiquetée avec beaucoup de flair &lt;a href="http://www.babelio.com/livres-/crapule-fantasy/110956"&gt;crapule-fantasy&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Wastburg &lt;/i&gt;donne à ce nouveau sous-genre ses lettres de noblesse. Comme livre, c'est une superbe réussite. Comme premier livre, c'est un ouvrage impressionnant d'audace, à propos duquel j'exprime ici toute mon admiration à mon co-blogueur*. Bravo, compadre.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
*&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;je vous avait dit que c'est moi qui l'avait découvert, ce petit ? Je lui ai tout appris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-7728895903620172247?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/CPgOoweRCdo" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/7728895903620172247/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-pro.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/7728895903620172247?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/7728895903620172247?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/CPgOoweRCdo/wastburg-cedric-ferrand-critique-pro.html" title="Wastburg - Cédric Ferrand - Critique &quot;Pro&quot;" /><author><name>Philippe Fenot</name><uri>https://profiles.google.com/105643685006273901709</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh3.googleusercontent.com/-Nf0CwDE-1eE/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAADI8/cd3yLRxKwwc/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s72-c/wastburg.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-pro.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0AGQH06eCp7ImA9WhdVF0s.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-7855852218024314006</id><published>2011-09-22T22:15:00.000+02:00</published><updated>2011-09-23T10:15:21.310+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-09-23T10:15:21.310+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Wastburg" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Bob" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantasy" /><title>Wastburg - Cédric Ferrand - Critique "Contra"</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s320/wastburg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s320/wastburg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6DQ_4mAronY/Tm8kiJeFdWI/AAAAAAAADao/XI-jtkT7DRM/s1600/bob.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" id=":current_picnik_image" src="http://3.bp.blogspot.com/-6Ty9--gOxdM/Tm9DKTmAH-I/AAAAAAAADbA/J1MPePr2VOA/s1600/16326949765_S2VqK.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;Afin de contrebalancer &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-pro.html"&gt;l'avis de Philippe&lt;/a&gt;, dont on peut légitimement douter de l'impartialité et de l'objectivité, Hugin et Munin ont demandé à &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/search/label/Bob"&gt;Bob&lt;/a&gt; son avis sur Wastburg. En guise de critique, le célèbre agent littéraire spécialisé en Fantasy a livré l'enregistrement de l'entretien qu'il a eu avec Cédric Ferrand quand celui-ci lui a demandé de prendre en charge son manuscrit. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Bonjour m'sieur Bob. Vous avez lu mon manuscrit ? Vu qu'on écrit dans le même blog, ça crée des liens, je me disais que peut-être vous pourriez...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Ah oui, ça... Mon petit Cédric, je vous félicite. Si vous aviez pondu votre bouquin plus tôt, Orson Scott Card aurait pu se dispenser d'écrire "Comment écrire de la Fantasy et de la Science-fiction".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Ah ?...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Oui, il aurait juste pu donner comme définition de la Fantasy : "Vous voyez Wastburg ? Hé bien c'est l'inverse".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Heu...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Sérieusement. Vous vous foutez vraiment de moi, hein ? Vous croyez que j'ai que ça à faire, lire des daubes infâmes de cet acabit ? &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Comment ça, une daube ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Oui, une daube, et je pèse mes mots ! Il y a tellement de lacunes et de trous dans le concept, que si c'était un bateau il aurait coulé avant de larguer les amarres. Vous l'avez testé avec le &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2009/07/fantasy-bingo.html"&gt;Fantasy Bingo&lt;/a&gt;, votre truc ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Ben, non...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Heureusement pour vous. Regardez. Un seul bon résultat, et qu'est-ce que c'est ? Une armure rouillée.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-bBemTUMTi4Q/TntZo8R31nI/AAAAAAAADh8/28IhTlplZkE/s1600/bingo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="253" src="http://4.bp.blogspot.com/-bBemTUMTi4Q/TntZo8R31nI/AAAAAAAADh8/28IhTlplZkE/s320/bingo.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Il y a des auberges, dans Wastburg...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- On a même l'impression qu'il n'y a que ça ! Vous avez écrit une étude sur des alcooliques imaginaires !&amp;nbsp; A quoi ça sert d'écrire sur ce blog pour vous essayer de vous inculquer un peu du métier ? Je l'ai déjà dit : la Fantasy, c'est comme les figures imposées du patinage artistique : on  n'invente rien d'une performance à une autre, on change juste l'ordre  et la qualité d'exécution des figures. Vous, vous traversez la patinoire tout droit en chancelant et vous vous mangez la balustrade en face. A quoi ça vous a servi, vraiment, de passer vos années d'adolescence à faire du porte-monstre-trésor, à lire tout Weis et Hickman ? Tous ces romans Warhammer &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/05/de-la-relecture-et-des-relecteurs.html"&gt;relus à titre semi-professionnel&lt;/a&gt; ne vous ont-ils rien appris ? C'est ainsi que vous remerciez tous ces auteurs qui vous ont porté sur les fonts baptismaux du médiéval-fantastique ? Ils ont peuplé votre imaginaire, nourri vos fantasmes adolescents de puissance, satisfait vos pulsions régressives, ils vous ont permis de vous isoler du quotidien, &lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/08/pour-atteindre-linaccessible-etoile.html"&gt;vous ont préservé de Christine Angot !&lt;/a&gt; Et dès que vous en avez la possibilité, qu'est-ce que vous faites ? Vous crachez sur leur héritage ! Wastburg, c'est de la merde, et vous avez posé votre étron sur la tombe de Tolkien !&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Quand même...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Ne niez pas !"Tolkien est le kyste sur le cul de la littérature fantasy." Ca vous dit rien ? Mais quand on regarde votre pauvre bouquin tout maigrichon, même pas une trilogie ni un diptyque, est-ce qu'on y trouve la moindre bataille ? Le moindre enjeu héroïque ? Un début de quête ? Ca se prétend rôliste, et c'est incapable de pondre le moindre foutu système de magie !&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Mais...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Je n'ai pas fini ! Et votre style, mon pauvre ami, votre style. Pathétique. Un bon écrivain de Fantasy, il s'efface devant sa création, son monde EST son œuvre. On doit l'oublier, il doit être neutre, transparent, terne, fade. Il faut qu'on puisse lire au kilomètre sans avoir l’œil attiré par des fioritures. La Fantasy, c'est du world-building, un peu de story-telling. Vous, vous êtes gouré, vous avez fait du word-telling ! C'est pas pour rien que dans un vrai roman de Fantasy, on trouve une carte ! Si vous voulez faire du style populo, vous écrivez du polar. Mais venez pas souiller un genre essentiellement lu par des ados mal intégrés avec votre argot ! Vous croyez qu'ils ont pas déjà assez de difficultés sociales comme ça ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
- Mais c'est ma jactance ! Je cause comme ça en fait !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
- Hé bien il fallait vous abstenir d'écrire ! Avec l'autre fâché de la ponctuation, là, Calvo, elle est belle l'écurie d'auteurs des Moutons électriques. Une bergerie d'auteurs, oui ! Une porcherie, même ! Les cochons électriques, voilà comment vous devriez vous appeler ! Crapule-fantasy, le terme est bien trouvé. C'est vous les crapules, les parasites, vous vivez comme des tiques sur un genre littéraire à qui vous ne donnez rien en retour. Ingrat ! La Fantasy vous a nourri, vous lui chiez dans la main.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;i&gt;(Fin de l'enregistrement)&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-7855852218024314006?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/rTfAVnoxGZ4" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/7855852218024314006/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-contra.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/7855852218024314006?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/7855852218024314006?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/rTfAVnoxGZ4/wastburg-cedric-ferrand-critique-contra.html" title="Wastburg - Cédric Ferrand - Critique &quot;Contra&quot;" /><author><name>Philippe Fenot</name><uri>https://profiles.google.com/105643685006273901709</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh3.googleusercontent.com/-Nf0CwDE-1eE/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAADI8/cd3yLRxKwwc/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-ugDmerf7jzU/Tcq1mEnJr1I/AAAAAAAABis/zf2pyKYxedA/s72-c/wastburg.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/wastburg-cedric-ferrand-critique-contra.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0cBQ38-cCp7ImA9WhdVEks.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-28539307.post-1466390118586218199</id><published>2011-09-17T06:00:00.000+02:00</published><updated>2011-09-17T14:04:12.158+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-09-17T14:04:12.158+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Historique" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Fantastique" /><title>Stéphane Beauverger - le Déchronologue</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-2l3MCX9l3x8/TnSHBcXFNzI/AAAAAAAAB7Y/mQ4oeD1RYP0/s1600/LeD%25C3%25A9chronologue.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-2l3MCX9l3x8/TnSHBcXFNzI/AAAAAAAAB7Y/mQ4oeD1RYP0/s320/LeD%25C3%25A9chronologue.jpg" width="194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Hop, je fais remonter un billet de Philippe. Je vous résume son avis : il a arrêté la lecture du &lt;b&gt;Déchronologue &lt;/b&gt;au milieu du livre car il a eu l'impression de lire le même livre 3 fois de suite. Comme je suis plus&amp;nbsp;têtu&amp;nbsp;que lui, moi je suis allé au bout du voyage. Et j'ai donc eu l'impression de lire 6 fois le même livre.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je suis assez client des histoires de pirates, mais quand ils se mettent à écouter du Johnny Cash sur une platine-disque, je décroche assez vite. Quand un sous-marin entre dans la danse (ne faites pas les surpris, la couverture est sans équivoque là-dessus), je baille. Quand en plus l'histoire est racontée dans le désordre chronologique, mon cerveau déjà en peine se met à patiner dans la choucroute. Parce que mélanger l'ordre des chapitres, c'est un artifice narratif qui n'apporte rien dans ce cas précis. Certes, le livre traite de la manipulation du temps, mais il ne suffit pas d'intervertir les chapitres pour faire du David Lynch maritime.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le capitaine Villon n'est jamais arrivé à décrocher chez moi un brin de sympathie. Je l'ai regardé boire son tafia, errer en mer et collectionner les disques de rock sans jamais m'intéresser à sa vie.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le pire, c'est que racontée dans l'ordre et&amp;nbsp;débarrassée&amp;nbsp;de ses éléments SF grossiers qui la font ressembler à un remake de &lt;b&gt;Nimitz, retour vers l'enfer&lt;/b&gt; digne des soirées nanar de M6, cette ambiance pirate aurait été géniale. Car &lt;b&gt;Stéphane Beauverger&lt;/b&gt; sait très bien raconter la vie des boucaniers. C'est juste que là, à cause du mélange des genres et du récit déconstruit, ça ne prend pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cédric&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_QjEGI-stE7c/TATP6MSYxdI/AAAAAAAACJ8/StTlp5WL6Ik/s1600/dechronologue.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5477731645427074514" src="http://3.bp.blogspot.com/_QjEGI-stE7c/TATP6MSYxdI/AAAAAAAACJ8/StTlp5WL6Ik/s400/dechronologue.jpg" style="cursor: hand; display: block; height: 281px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 200px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
J'ai essayé le Déchronologue, dont tout le monde a dit partout beaucoup de bien, et j'aurais voulu l'aimer. Un récit de pirate, une déconstruction audacieuse de l'histoire, un bel effort d'écriture, et un auteur rôliste ayant pigé dans le milieu (il a collaboré à la gamme Archipels d'Oriflam).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
Malgré toute ma bonne volonté, ce livre m'a ennuyé. Je n'ai pas accroché au style, trop écrit et alourdi de métaphores pas toujours maîtrisées. La déconstruction temporelle m'a donné l'impression de relire plusieurs fois le même événement, et une meilleure utilisation de l'ellipse aurait permis d'éviter de repasser par la narration de moments dont on connaît déjà les tenants et les aboutissants. Du coup, le récit, émaillé de petites anecdotes historiques un peu gratuites, semble traîner. Enfin, le thème central de l'histoire repose sur un mélange entre SF et récit de piraterie, qui de mon point de vue ne prend pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
J'ai finalement reposé le livre sans le finir, ce qui m'arrive assez rarement. Peut-être que je passe à côté d'un final époustouflant, mais j'en doute vu que je pense l'avoir déjà lu 2 ou 3 fois au cours des chapitres présentés dans le désordre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
Quitte à lire des jeux sur le sens du récit, je conseille plutôt &lt;i&gt;l'Usage des armes&lt;/i&gt; de Ian M. Banks (dans le cycle de la Culture), ou au cinéma &lt;i&gt;Memento&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
Quelques autres critiques pour vous faire une idée : chez &lt;a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2009/07/22/14486477.html"&gt;Efelle&lt;/a&gt;, chez &lt;a href="http://nebalestuncon.over-blog.com/article-31239537-6.html"&gt;Nebal&lt;/a&gt;, sur &lt;a href="http://bookenstock.blogspot.com/2010/02/le-dechronologue-de-stephane-beauverger.html"&gt;Book en Stock&lt;/a&gt;, chez &lt;a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/04/le-dechronologue-de-stephane-beauverger.html"&gt;le Naufragé Volontaire&lt;/a&gt;, ou &lt;a href="http://lunalivres.blogspot.com/2009/11/le-dechronologue-de-stephane-beauverger.html"&gt;chez Big Luna &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-dechronologue/"&gt;Mme Charlotte&lt;/a&gt; (qui ont un avis proche du mien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28539307-1466390118586218199?l=hu-mu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/HuginMunin/~4/KLReVNhmam8" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://hu-mu.blogspot.com/feeds/1466390118586218199/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://hu-mu.blogspot.com/2010/06/stephane-beauverger-le-dechronologue.html#comment-form" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1466390118586218199?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/28539307/posts/default/1466390118586218199?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/HuginMunin/~3/KLReVNhmam8/stephane-beauverger-le-dechronologue.html" title="Stéphane Beauverger - le Déchronologue" /><author><name>Philippe Fenot</name><uri>https://profiles.google.com/105643685006273901709</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="32" src="//lh3.googleusercontent.com/-Nf0CwDE-1eE/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAADI8/cd3yLRxKwwc/s512-c/photo.jpg" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-2l3MCX9l3x8/TnSHBcXFNzI/AAAAAAAAB7Y/mQ4oeD1RYP0/s72-c/LeD%25C3%25A9chronologue.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://hu-mu.blogspot.com/2010/06/stephane-beauverger-le-dechronologue.html</feedburner:origLink></entry></feed>

