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		<title>INSU : Institut national des sciences de l'Univers</title>
		<link>http://www.insu.cnrs.fr</link>
		<description>Actualites de l'INSU, l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS. L'INSU a ete cree en 1985 avec pour mission d'elaborer, de developper et de coordonner les recherches d'ampleur nationale et internationale en astronomie, en Sciences de la Terre, de l'ocean et de l'espace qui sont menees au sein des etablissements publics relevant de l'education nationale, et au sein du CNRS, plus particulierement du departement scientifique Mathematiques, Physique, Planete et Univers qui regroupe les disciplines correspondantes dont il renforce et prolonge l'action.</description>
		<language>fr</language>
		<copyright>Tous droits reserves INSU-CNRS.</copyright>
		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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		<managingEditor>webinsu@cnrs-dir.fr</managingEditor>
		<webMaster>webinsu@cnrs-dir.fr</webMaster>
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			<title>Un scénario sans collision pour le basculement d'Uranus</title>
			<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3381,scenario-sans-collision-basculement-uranus.html</link>
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			<description>Uranus est une planète très particulière du Système solaire : son axe de rotation sur elle-même est presque dans le plan de son orbite autour du Soleil, au lieu d'en être quasi perpendiculaire, comme pour les autres planètes. Deux astronomes de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Uranus est une plan&egrave;te tr&egrave;s particuli&egrave;re du Syst&egrave;me solaire : son axe de rotation sur elle-m&ecirc;me est presque dans le plan de son orbite autour du Soleil, au lieu d'en &ecirc;tre quasi perpendiculaire, comme pour les autres plan&egrave;tes. Deux astronomes de l'Institut de M&eacute;canique C&eacute;leste et de Calcul des Eph&eacute;m&eacute;rides (IMCCE : INSU-CNRS, Observatoire de Paris) proposent un m&eacute;canisme de r&eacute;sonance avec un satellite,  aujourd'hui disparu, qui aurait fait basculer l'axe de rotation d'Uranus, lors de la formation du Syst&egrave;me solaire.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3381</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Première localisation de l'eau dans un système planétaire</title>
			<pubDate>Mon, 8 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3378,premiere-localisation-eau-systeme-planetaire.html</link>
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			<description>Pour la première fois, des astronomes ont pu localiser de l'eau dans un disque protoplanétaire autour d'une jeune étoile de type solaire. Ces disques, au sein desquels l'on pense que les planètes se forment, sont constitués de gaz et de poussières. Deux chercheurs de l'Université de Bonn, du Leyden...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Pour la premi&egrave;re fois, des astronomes ont pu localiser de l'eau dans un disque protoplan&eacute;taire autour d'une jeune &eacute;toile de type solaire. Ces disques, au sein desquels l'on pense que les plan&egrave;tes se forment, sont constitu&eacute;s de gaz et de poussi&egrave;res. Deux chercheurs de l'Universit&eacute; de Bonn, du Leyden Observatory et du Max Planck Institute for extraterrestrial Physics, viennent de d&eacute;tecter la pr&eacute;sence d'eau autour de la jeune &eacute;toile NGC 1333 IRAS4B. Cette vapeur d'eau se situe &agrave; environ 25 unit&eacute;s astronomiques de l'&eacute;toile centrale, soit environ la distance Soleil-Neptune et sa masse est &eacute;quivalente &agrave; cent fois celle de l'ensemble des oc&eacute;ans terrestres. Cette d&eacute;couverte a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; l'interf&eacute;rom&egrave;tre du Plateau de Bure dans le D&eacute;voluy, l'un des observatoires radiomillim&eacute;triques les plus sensibles au monde.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3378</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La neige arctique : une source biologique d'oxydes d'azote au coeur même de l'hiver polaire ?</title>
			<pubDate>Fri, 5 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3366,neige-arctique-source-biologique-oxydes-azote-coeur-meme-hiver-polaire.html</link>
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			<description>Jusqu'à présent, les scientifiques pensaient que le manteau neigeux arctique sec (température inférieure à 0°C) était biologiquement inactif et donc que durant l'hiver polaire, en l'absence de lumière, il n'émettait aucun composé. Or, une équipe franco-italienne, constituée de chercheurs du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, les scientifiques pensaient que le manteau neigeux arctique sec (temp&eacute;rature inf&eacute;rieure &agrave; 0°C) &eacute;tait biologiquement inactif et donc que durant l'hiver polaire, en l'absence de lumi&egrave;re, il n'&eacute;mettait aucun compos&eacute;. Or, une &eacute;quipe franco-italienne, constitu&eacute;e de chercheurs du Laboratoire de glaciologie et g&eacute;ophysique de l'environnement (LGGE), du Laboratoire d'&eacute;cologie alpine (LECA) et du CNR de Rome, vient de mettre en &eacute;vidence que m&ecirc;me en l'absence d'eau liquide la neige est un r&eacute;acteur biologique tr&egrave;s actif. Cette activit&eacute; m&eacute;tabolique se traduit par des &eacute;missions d'oxydes d'azote durant l'hiver polaire, ce qui pourrait repr&eacute;senter une nouvelle source de ces oxydes &agrave; ces hautes latitudes.</strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3689,florent-domine-samuel-morin-effectuent-mesures-physiques-echantillonnages-neige-puits-creuse-glacier-svalbard-lgge.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3689"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3689,florent-domine-samuel-morin-effectuent-mesures-physiques-echantillonnages-neige-puits-creuse-glacier-svalbard-lgge.jpg" alt="Florent Domine et Samuel Morin effectuent des mesures physiques et des &eacute;chantillonnages de neige..." longdesc="image3689,florent-domine-samuel-morin-effectuent-mesures-physiques-echantillonnages-neige-puits-creuse-glacier-svalbard-lgge.html" title="" /></a></li><li><a href="image3704,samuel-morin-effectue-echantillonnage-neige-surface-bordure-kongsfjord-avec-fusil-reglementaire-ses-cotes-car-pays-ours-blancs-prudence-est-rigueur-appareil.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3704"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3704,samuel-morin-effectue-echantillonnage-neige-surface-bordure-kongsfjord-avec-fusil-reglementaire-ses-cotes-car-pays-ours-blancs-prudence-est-rigueur-appareil.jpg" alt="Samuel Morin effectue un &eacute;chantillonnage de neige de surface en bordure du Kongsfjord avec le fusil..." longdesc="image3704,samuel-morin-effectue-echantillonnage-neige-surface-bordure-kongsfjord-avec-fusil-reglementaire-ses-cotes-car-pays-ours-blancs-prudence-est-rigueur-appareil.html" title="" /></a></li>
</ul><br />
Les scientifiques ont longtemps consid&eacute;r&eacute; le manteau neigeux comme un milieu chimiquement et biologiquement inerte. Il y a une dizaine d'ann&eacute;es, ils se sont aperçus que des r&eacute;actions photochimiques<a href="#n1" class="notes">(1)</a> avaient lieu dans la neige. En r&eacute;sum&eacute;, la photolyse des ions nitrate (NO<sub>3</sub><sup>-</sup>), impuret&eacute; pr&eacute;sente dans la neige &agrave; des concentrations micromolaires, produit des oxydes d'azote (NO et NO<sub>2</sub>), de l'acide nitreux (HONO) et d'autres compos&eacute;s gazeux r&eacute;actifs, qui tous diffusent ensuite dans l'atmosph&egrave;re polaire, modifiant consid&eacute;rablement la chimie dont elle est le si&egrave;ge, au point par exemple que durant l'&eacute;t&eacute; la teneur en mol&eacute;cules oxydantes (notamment le radical OH) au P&ocirc;le Sud est du m&ecirc;me ordre qu'&agrave; l'&eacute;quateur. Une autre illustration marquante de l'impact de cette photochimie est qu'au printemps, l'atmosph&egrave;re est aussi pollu&eacute;e au-dessus de certains glaciers himalayens que dans les m&eacute;galopoles asiatiques, &agrave; cause d'interactions chimiques entre les produits de la photolyse du nitrate et les a&eacute;rosols organiques provenant du subcontinent indien et d&eacute;pos&eacute;s sur la neige de ces glaciers, ces r&eacute;actions produisant comme dans les centres-villes des oxydes d'azote, de l'ozone et des polluants organiques.<br /><br />Outre diverses impuret&eacute;s chimiques, la neige contient aussi de nombreux microorganismes (bact&eacute;ries, arch&eacute;es, levures et algues), dont le m&eacute;tabolisme modifie la composition chimique de la neige et conduit &agrave; des &eacute;changes de compos&eacute;s entre l'atmosph&egrave;re et la neige. Cependant, l'activit&eacute; de ces microorganismes se r&eacute;v&egrave;le surtout &agrave; la fonte du manteau neigeux, lors de l'apparition d'eau liquide favorable &agrave; la vie, de telle sorte que le manteau neigeux sec (temp&eacute;rature inf&eacute;rieure &agrave; 0°C) &eacute;tait jusqu'&agrave; pr&eacute;sent consid&eacute;r&eacute; comme biologiquement inactif, &agrave; quelques rares exceptions pr&egrave;s.<br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3688,vue-depuis-site-etude-ny-aring-lesund-svalbard-lueur-polaire-hivernale-eclaire-kongsfjord-montagnes-qui-entourent-lgge.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3688,vue-depuis-site-etude-ny-aring-lesund-svalbard-lueur-polaire-hivernale-eclaire-kongsfjord-montagnes-qui-entourent-lgge.jpg" alt="Vue depuis le site d'&eacute;tude &agrave; Ny-&Aring;lesund, Svalbard : la lueur polaire hivernale &eacute;claire le..." longdesc="image3688,vue-depuis-site-etude-ny-aring-lesund-svalbard-lueur-polaire-hivernale-eclaire-kongsfjord-montagnes-qui-entourent-lgge.html" title="" /></a><br />
Vue depuis le site d'&eacute;tude &agrave; Ny-&Aring;lesund, Svalbard : la lueur polaire hivernale &eacute;claire le Kongsfjord et les montagnes qui l'entourent. © LGGE</span>Or, une campagne franco-italienne au Svalbard (Arctique europ&eacute;en, 79 °N) dont l'objectif initial &eacute;tait l'&eacute;tude des r&eacute;actions chimiques dans le manteau neigeux, a r&eacute;cemment mis en &eacute;vidence, dans un manteau neigeux froid et donc en l'absence d'eau liquide, l'existence d'un m&eacute;tabolisme de ces microorganismes impliquant l'azote.<br />
L'&eacute;l&eacute;ment qui a permis de suspecter cette activit&eacute; m&eacute;tabolique a &eacute;t&eacute; la d&eacute;tection par les instruments de l'&eacute;quipe italienne d'&eacute;missions par la neige de NO, NO<sub>2</sub> et HONO pendant l'hiver polaire, donc en l'absence totale de lumi&egrave;re. L'origine photochimique de ces &eacute;missions devant &ecirc;tre exclue, l'&eacute;quipe s'est tourn&eacute;e vers la piste biologique. Une analyse chimique de la neige a montr&eacute; la pr&eacute;sence d'ions nitrite (NO<sub>2</sub><sup>-</sup>), &agrave; des concentrations micromolaires, alors que cet ion est rarement d&eacute;tect&eacute; dans la neige. Ceci &eacute;tayait l'hypoth&egrave;se biologique, car les r&eacute;actions de nitrification et d&eacute;nitrification des microorganismes transforment respectivement l'ammonium (NH<sub>4</sub><sup>+</sup>) et le nitrate en nitrite.<br />
La preuve incontestable d'un m&eacute;tabolisme impliquant l'azote dans la neige s&egrave;che a &eacute;t&eacute; apport&eacute;e par l'analyse isotopique, effectu&eacute;e au LGGE, du nitrate et du nitrite pr&eacute;sents dans la neige. Alors qu'habituellement ces ions proviennent uniquement d'apports atmosph&eacute;riques, ces analyses ont montr&eacute; qu'une partie d'entre eux avaient &eacute;t&eacute; produits <em>in situ</em> dans le manteau neigeux. Comme aucune r&eacute;action abiotique<a href="#n2" class="notes">(2)</a> connue ne permet de les former dans la neige en l'absence de lumi&egrave;re, force &eacute;tait d'admettre qu'ils sont produits par des microorganismes actifs. L'analyse isotopique a alors permis de tracer leur origine : ils proviennent de la nitrification de l'ion ammonium issu des argiles contenues dans les moraines affleurant &agrave; proximit&eacute; et apport&eacute;es dans la neige par le vent.

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3705,interpretation-processus-non-photochimiques-observes-manteau-neigeux-fleches-couleur-indiquent-reactions-biologiques-decrites-bacteries-sol.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3705,interpretation-processus-non-photochimiques-observes-manteau-neigeux-fleches-couleur-indiquent-reactions-biologiques-decrites-bacteries-sol.jpg" alt="Interpr&eacute;tation des processus non photochimiques observ&eacute;s dans le manteau neigeux. Les fl&egrave;ches de..." longdesc="image3705,interpretation-processus-non-photochimiques-observes-manteau-neigeux-fleches-couleur-indiquent-reactions-biologiques-decrites-bacteries-sol.html" title="" /></a><br />
Interpr&eacute;tation des processus non photochimiques observ&eacute;s dans le manteau neigeux. Les fl&egrave;ches de couleur indiquent des r&eacute;actions biologiques d&eacute;crites pour des bact&eacute;ries du sol.
</p><br />
Les &eacute;missions par la neige de NO, NO<sub>2</sub> et HONO pendant l'hiver polaire s'expliquent alors tr&egrave;s bien car les r&eacute;actions m&eacute;taboliques de d&eacute;nitrification produisent du NO &agrave; partir du nitrite, dont une partie diffuse dans l'atmosph&egrave;re où il a &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; et une autre partie r&eacute;agit avec l'ozone contenu dans l'air interstitiel du manteau neigeux, produisant du NO<sub>2</sub> qui diffuse dans l'atmosph&egrave;re où il a lui aussi &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;. Quant au HONO, il est issu de la protonation du nitrite, une r&eacute;action qui se produit dans des microenvironnements l&eacute;g&egrave;rement acides, fr&eacute;quents dans la neige.<br /><br />M&ecirc;me en l'absence d'eau liquide, la neige se r&eacute;v&egrave;le donc &ecirc;tre non seulement un r&eacute;acteur photochimique, mais &eacute;galement un &eacute;cosyst&egrave;me actif capable d'influencer toute l'ann&eacute;e la chimie de la neige et de l'atmosph&egrave;re ainsi que les cycles biog&eacute;ochimiques. L'impact de cette l'activit&eacute; biologique reste &agrave; quantifier, mais il est possible de sp&eacute;culer qu'elle repr&eacute;sente une nouvelle source d'oxydes d'azote dans des r&eacute;gions et &agrave; des p&eacute;riodes où il en existe tr&egrave;s peu. Il est &eacute;galement probable que ce m&eacute;tabolisme microbien &eacute;mette du N<sub>2</sub>O (&eacute;tape suivante de la d&eacute;nitrification). Or, le N<sub>2</sub>O est un puissant gaz &agrave; effet de serre &agrave; tr&egrave;s longue dur&eacute;e de vie, dont le bilan plan&eacute;taire des sources et puits connus ne permet pas d'expliquer pr&eacute;cis&eacute;ment la concentration troposph&eacute;rique. La d&eacute;couverte de nouvelles sources, comme peut-&ecirc;tre celle dont il est question ici, ferait donc progresser les connaissances sur ce sujet.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Une r&eacute;action photochimique est une r&eacute;action chimique qui se produit sous l'action de la lumi&egrave;re. La lumi&egrave;re peut intervenir de diverses mani&egrave;res, notamment en d&eacute;composant une entit&eacute; chimique, c'est-&agrave;-dire en coupant une ou plusieurs de ses liaisons chimiques : on parle alors de photolyse</li>
			<li id="n2">Une r&eacute;action abiotique est une r&eacute;action non biologique</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Amoroso et al., Microorganisms in dry polar snow are involved in the exchanges of reactive nitrogen species with the atmosphere. Environmental Science and Technology, 44 (2010), 714-719

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<ul><li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#102;&#108;&#111;&#114;&#101;&#110;&#116;&#64;&#108;&#103;&#103;&#101;&#46;&#111;&#98;&#115;&#46;&#117;&#106;&#102;&#45;&#103;&#114;&#101;&#110;&#111;&#98;&#108;&#101;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2372">Florent Domine</a>, LGGE/OSUG</li><li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#106;&#101;&#97;&#110;&#45;&#109;&#97;&#114;&#99;&#46;&#98;&#111;&#110;&#110;&#101;&#118;&#105;&#108;&#108;&#101;&#64;&#117;&#106;&#102;&#45;&#103;&#114;&#101;&#110;&#111;&#98;&#108;&#101;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3034">Jean-Marc Bonneville</a>, LECA</li></ul>
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3366</comments>
		</item>
		<item>
			<title>L'origine des galaxies spirales actuelles</title>
			<pubDate>Thu, 4 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3367,origine-galaxies-spirales-actuelles.html</link>
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			<description>Jusqu'à présent, les scientifiques pensaient que le manteau neigeux arctique sec (température inférieure à 0°C) était biologiquement inactif et donc que durant l'hiver polaire, en l'absence de lumière, il n'émettait aucun composé. Or, une équipe franco-italienne, constituée de chercheurs du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
En utilisant les donn&eacute;es du T&eacute;lescope spatial Hubble (NASA-ESA), une &eacute;quipe europ&eacute;enne d'astronomes incluant six chercheurs de l'Observatoire de Paris et du CNRS a pour la premi&egrave;re fois &eacute;tabli un recensement exhaustif des galaxies, par type morphologique, depuis l'&eacute;poque actuelle jusqu'&agrave; une p&eacute;riode se situant avant la formation du syst&egrave;me solaire. Ils d&eacute;montrent que plus de la moiti&eacute; des galaxies spirales actuelles avaient des formes particuli&egrave;rement &eacute;tranges, il y a 6 milliards d'ann&eacute;es. Si ce r&eacute;sultat est confirm&eacute; cela implique que les ph&eacute;nom&egrave;nes de collisions et de fusions entre galaxies jouent un grand r&ocirc;le dans le pass&eacute; r&eacute;cent de ces objets. Par contre, notre Galaxie, la Voie Lact&eacute;e, aurait &eacute;chapp&eacute; &agrave; ces fusions durant les derniers milliards d'ann&eacute;es.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3367</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Les spinosaures étaient bel et bien des dinosaures semi-aquatiques</title>
			<pubDate>Mon, 1 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3364,spinosaures-etaient-bel-bien-dinosaures-semi-aquatiques.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3364,spinosaures-etaient-bel-bien-dinosaures-semi-aquatiques.html</guid>
			<description>Jusqu'à présent, les scientifiques pensaient que le manteau neigeux arctique sec (température inférieure à 0°C) était biologiquement inactif et donc que durant l'hiver polaire, en l'absence de lumière, il n'émettait aucun composé. Or, une équipe franco-italienne, constituée de chercheurs du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les spinosaures, un groupe &eacute;nigmatique de dinosaures carnivores ayant v&eacute;cu durant une partie du M&eacute;sozoïque (- 150 &agrave; - 90 millions d'ann&eacute;es), avaient un mode de vie semiaquatique, similaire &agrave; celui des crocodiles ou des hippopotames actuels. C'est ce que montrent des chercheurs des laboratoires Pal&eacute;oEnvironnements & Pal&eacute;obioSph&egrave;re (CNRS/Universit&eacute; Claude Bernard Lyon 1) et G&eacute;ologie de l'École Normale Sup&eacute;rieure (CNRS/Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Paris) ainsi que leurs homologues de l'Institute of Vertebrate Paleontology and Paleoanthropology de P&eacute;kin. C'est la composition isotopique de l'oxyg&egrave;ne contenu dans les restes fossilis&eacute;s de ces dinosaures qui a permis de r&eacute;soudre ce probl&egrave;me &eacute;cologique qui tracassait jusqu'&agrave; pr&eacute;sent les pal&eacute;ontologues. Ces r&eacute;sultats sont publi&eacute;s dans la revue Geology de f&eacute;vrier 2010. </strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3683,isotopes-ont-rendu-verdict-spinosaures-etaient-des-animaux-semi-aquatiques-qui-passaient-majeure-partie-leur-temps-eau-comme-font-hippopotames-crocodiles-actuels.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3683"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3683,isotopes-ont-rendu-verdict-spinosaures-etaient-des-animaux-semi-aquatiques-qui-passaient-majeure-partie-leur-temps-eau-comme-font-hippopotames-crocodiles-actuels.jpg" alt="Les isotopes ont rendu leur verdict ! Les spinosaures &eacute;taient des
animaux semi-aquatiques qui..." longdesc="image3683,isotopes-ont-rendu-verdict-spinosaures-etaient-des-animaux-semi-aquatiques-qui-passaient-majeure-partie-leur-temps-eau-comme-font-hippopotames-crocodiles-actuels.html" title="" /></a></li><li><a href="image3684,dent-siamosaurus-spinosaure-cretace-inferieur-thailande-environ-120-millions-d-annees-mesurant-60-mm-haut.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3684"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3684,dent-siamosaurus-spinosaure-cretace-inferieur-thailande-environ-120-millions-d-annees-mesurant-60-mm-haut.jpg" alt="Dent de Siamosaurus, spinosaure du Cr&eacute;tac&eacute;
inf&eacute;rieur de Thaïlande (environ 120 millions
d'ann&eacute;es)..." longdesc="image3684,dent-siamosaurus-spinosaure-cretace-inferieur-thailande-environ-120-millions-d-annees-mesurant-60-mm-haut.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br />Les spinosaures qui vivaient sur trois continents, l'Am&eacute;rique du Sud, l'Afrique et l'Eurasie, entre la fin du Jurassique et le milieu du Cr&eacute;tac&eacute; (-150 &agrave; -90 millions d'ann&eacute;es environ) constituent un groupe de dinosaures carnivores dont certaines esp&egrave;ces atteignaient de tr&egrave;s grandes tailles. On estime en effet qu'ils pouvaient mesurer jusqu'&agrave; 16-18 m&egrave;tres de long, pour un poids de 11 tonnes, ce qui fait d'eux les plus grands dinosaures carnivores et les plus grands pr&eacute;dateurs
terrestres ayant exist&eacute;. En plus de poss&eacute;der de longues &eacute;pines osseuses prolongeant leurs vert&egrave;bres et formant un voile dorsal tr&egrave;s caract&eacute;ristique, ces animaux avaient un cr&acirc;ne au museau tr&egrave;s allong&eacute; garni de dents coniques tr&egrave;s similaires &agrave; celles de certains crocodiles et d'&eacute;normes griffes terminant les doigts de leurs membres ant&eacute;rieurs. De telles sp&eacute;cialisations avaient &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute;es par les pal&eacute;ontologues comme &eacute;tant une adaptation &agrave; un r&eacute;gime piscivore (&agrave; base de poisson), similaire &agrave; celle de certains crocodiles. Des preuves directes comme des contenus stomacaux ou des traces de pr&eacute;dation avaient d&eacute;j&agrave; confirm&eacute; que les spinosaures se nourrissaient de poisson, mais pas exclusivement car les pt&eacute;rosaures et d'autres dinosaures figuraient &eacute;galement &agrave; leur menu. La question de leur possible mode de vie aquatique s'est donc naturellement pos&eacute;e, mais jusqu'&agrave; pr&eacute;sent aucun indice ne permettait de le supposer. <br /><br />Afin d'aborder ce probl&egrave;me &eacute;cologique, une collaboration internationale entre des chercheurs  français, chinois, anglais, thaïlandais, marocains et br&eacute;siliens a permis de rassembler des dents de spinosaures provenant de tous les continents ayant livr&eacute; des restes de ces dinosaures. Les
chercheurs ont ensuite analys&eacute; la composition isotopique de l'oxyg&egrave;ne pr&eacute;sent dans ces dents fossilis&eacute;es, partant du principe que la composition isotopique de l'oxyg&egrave;ne des dents des vert&eacute;br&eacute;s terrestres actuels est diff&eacute;rente de celle de leurs contemporains aquatiques (comme les crocodiles ou les hippopotames). De telles diff&eacute;rences de composition isotopique r&eacute;sulte en effet de diff&eacute;rences d'&eacute;vaporation transcutan&eacute;e et de quantit&eacute; d'eau ing&eacute;r&eacute;e et excr&eacute;t&eacute;e entre animaux terrestres et aquatiques. <br /><br />Consid&eacute;rant que des diff&eacute;rences de physiologie similaires pouvaient exister chez les animaux du pass&eacute;, ils ont donc compar&eacute;, au sein de chaque gisement, la composition isotopique de l'oxyg&egrave;ne Les spinosaures &eacute;taient bel et bien des dinosaures semi-aquatiques desdes restes de spinosaures avec celle de restes d'animaux aquatiques (crocodiles, tortues) et terrestres (autres dinosaures) qui coexistaient avec les spinosaures. Ils ont pu observer un &eacute;cart significatif entre les spinosaures et les autres dinosaures carnivores mais une similitude avec les crocodiles et tortues aquatiques. Ce constat leur a permis de conclure que les spinosaures &eacute;taient adapt&eacute;s physiologiquement &agrave; passer une grande partie de leur temps dans l'eau comme le font aujourd'hui les hippopotames alors que leur squelette ne montre pas d'adaptation pouss&eacute;e &agrave; un mode de vie aquatique.<br /><br />Ainsi, du fait de leur adaptation &agrave; un mode de vie semi-aquatique, exceptionnelle chez ces grands pr&eacute;dateurs, les spinosaures exploitaient d'autres ressources naturelles que les autres dinosaures carnivores terrestres, limitant ainsi les comp&eacute;titions pour la nourriture ou le territoire.<br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Oxygen isotope evidence for semi-aquatic habits among spinosaurid
theropods. Geology, 38, 139-142.(2010)<br />
Amiot, R., Buffetaut, E., L&eacute;cuyer, C., Wang, X., Boudad, L., Ding, Z., Fourel, F., Hutt, S.,Martineau, F., Medeiros, A., Mo, J., Simon, L., Suteethorn, V., Sweetman, S., Tong, H., Zhang, F.and Zhou, Z.,

	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<ul>
<li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#114;&#111;&#109;&#97;&#105;&#110;&#46;&#97;&#109;&#105;&#111;&#116;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3032">Romain Amiot</a>, Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;re (CNRS INSU INEE Univ Lyon 1</li>
<li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#101;&#114;&#105;&#99;&#46;&#98;&#117;&#102;&#102;&#101;&#116;&#97;&#117;&#116;&#64;&#115;&#102;&#114;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=1545">Eric Buffetaut</a></li>
<li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#99;&#104;&#114;&#105;&#115;&#116;&#111;&#112;&#104;&#101;&#46;&#108;&#101;&#99;&#117;&#121;&#101;&#114;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=154">Christophe Lecuyer</a>, Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;re (CNRS INSU INEE Univ Lyon 1</li>
</ul>
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3364</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Cristallisation hors norme dans les disques protoplanétaires</title>
			<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3362,cristallisation-hors-norme-disques-protoplanetaires.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3362,cristallisation-hors-norme-disques-protoplanetaires.html</guid>
			<description>Pour élucider le mystère de la présence de forstérite (minéraux silicatés riche en magnésium) dans une région froide des disques protoplanétaires, révélée en 2009 par le satellite Sptizer, des chercheurs de Lille * ont entrepris la synthèse de silicates dans des conditions analogues aux conditions...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Pour &eacute;lucider le myst&egrave;re de la pr&eacute;sence de forst&eacute;rite (min&eacute;raux silicat&eacute;s riche en magn&eacute;sium) dans une r&eacute;gion froide des disques protoplan&eacute;taires, r&eacute;v&eacute;l&eacute;e en 2009 par le satellite Sptizer, des chercheurs de Lille * ont entrepris la synth&egrave;se de silicates dans des conditions analogues aux conditions astrophysiques. Il appara&icirc;t que dans ces conditions, ce n'est pas la temp&eacute;rature qui conditionne la nature des min&eacute;raux, mais la concentration en ions (Mg<sup>2+</sup>) aptes &agrave; migrer &agrave; l'int&eacute;rieur de la structure silicat&eacute;e rigide &agrave; l'&eacute;chelle atomique. Une publication parue dans la revue <em>The Astrophysical Journal.</em> </strong>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3682,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3682"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3682,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.jpg" alt="Les poussi&egrave;res nanom&eacute;triques, synth&eacute;tis&eacute;es par voie sol-gel  (tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e en chimie min&eacute;rale)..." longdesc="image3682,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.html" title="" /></a></li><li><a href="image3681,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3681"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3681,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.jpg" alt="Les poussi&egrave;res nanom&eacute;triques, synth&eacute;tis&eacute;es par voie sol-gel  (tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e en chimie min&eacute;rale)..." longdesc="image3681,poussieres-nanometriques-synthetisees-par-voie-sol-gel-tres-developpee-chimie-minerale-broyage-planetaire-technique-particuliere-laboratoires-syntheses-ceramiques.html" title="" /></a></li>
</ul>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3680,coupe-schematique-structure-interne-un-disque-protoplanetaire-dans-sa-partie-plus-interne-etoile-se-forme-s-allume-densite-nuage-environnant-ainsi-que-rayonnement-de.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3680"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3680,coupe-schematique-structure-interne-un-disque-protoplanetaire-dans-sa-partie-plus-interne-etoile-se-forme-s-allume-densite-nuage-environnant-ainsi-que-rayonnement-de.jpg" alt="Coupe sch&eacute;matique de la structure interne d'un disque protoplan&eacute;taire. 
Dans sa partie la plus..." longdesc="image3680,coupe-schematique-structure-interne-un-disque-protoplanetaire-dans-sa-partie-plus-interne-etoile-se-forme-s-allume-densite-nuage-environnant-ainsi-que-rayonnement-de.html" title="" /></a></li>
</ul>
<h3>Comment des min&eacute;raux se forment-ils dans l'espace ?</h3>
Apr&egrave;s leur condensation autour des &eacute;toiles en fin de vie, notamment les g&eacute;antes rouges, les poussi&egrave;res de silicates transitent dans le milieu interstellaire. C'est dans les r&eacute;gions denses de ce milieu interstellaire, les nuages de gaz et de poussi&egrave;res (n&eacute;buleuses), que se forment les nouvelles &eacute;toiles. Le gaz et la poussi&egrave;re alimentent l'&eacute;toile en formation mais une partie reste en p&eacute;riph&eacute;rie pour former les disques protoplan&eacute;taires. Cette mati&egrave;re donne ensuite naissance aux plan&egrave;tes, comme celles de notre Syst&egrave;me Solaire, il y a 4,5 milliards d'ann&eacute;es. <br /><br />Alors qu'elles sont majoritairement amorphes dans le milieu interstellaire, ces poussi&egrave;res sont sous forme cristalline, dans la zone la plus interne du disque protoplan&eacute;taire. La raison en est que la temp&eacute;rature et la pression de gaz augmente progressivement alors que les poussi&egrave;res migrent vers le centre du disque, aux abords de l'&eacute;toile en formation. Les temp&eacute;rature et pression y sont telles, que les poussi&egrave;res s'&eacute;vaporent puis se condensent sous la forme de min&eacute;raux r&eacute;fractaires (min&eacute;raux form&eacute;s et r&eacute;sistants aux tr&egrave;s hautes temp&eacute;ratures). Parmi eux, l'olivine (forst&eacute;rite Mg2SiO4) est de loin le silicate majoritaire. Cette zone est relativement bien comprise et de nombreux mod&egrave;les th&eacute;oriques et exp&eacute;rimentaux rendent compte de la formation de la forst&eacute;rite dans les environnements chauds. <br /><br />En revanche, la structure des disques &agrave; leur p&eacute;riph&eacute;rie restait tr&egrave;s mal document&eacute;e avant la mise en orbite du satellite Spitzer. Les donn&eacute;es de spectroscopie infrarouge qu'il a apport&eacute;es depuis d&eacute;but 2009 r&eacute;v&egrave;lent une structure inattendue : au-del&agrave; de la zone d'&eacute;vaporation-condensation, dans la zone externe et plus froide, on observe d'abord localement une zone riche en pyrox&egrave;ne (l'enstatite principalement -MgSiO3) puis, l'olivine (forst&eacute;rite) semble de nouveau dominer la min&eacute;ralogie. Comment expliquer et que traduit cette zonation paradoxale qui conduit le min&eacute;ral r&eacute;fractaire &agrave; dominer &agrave; la fois la min&eacute;ralogie des zones les plus chaudes et des zones les plus froides du disque ?
<h3>Synth&egrave;se en laboratoire</h3>
Des exp&eacute;riences en laboratoire, conduites aux laboratoires Unit&eacute; Mat&eacute;riaux et Transformations et Unit&eacute; de catalyse chimique (CNRS-Universit&eacute; de Lille 1), ont r&eacute;cemment fourni une interpr&eacute;tation. La cristallisation &agrave; basse temp&eacute;rature des silicates amorphes serait domin&eacute;e par les effets cin&eacute;tiques plut&ocirc;t que par les traditionnels contr&ocirc;les thermodynamiques (pression et temp&eacute;rature). Ceci affecte les m&eacute;canismes de cristallisation des min&eacute;raux et conduit &agrave; la formation de phases enrichies en magn&eacute;sium par rapport aux compositions chimiques normalement attendues. Sur l'ensemble du gradient thermique r&eacute;gnant au sein des disques protoplan&eacute;taires, l'&eacute;tude porte sur l'intervalle de temp&eacute;rature 700-1000°C. Ce domaine est important car il correspond &agrave; des temp&eacute;ratures de cristallisation tr&egrave;s basses, rarement &eacute;tudi&eacute;es sur des mat&eacute;riaux naturels, et pourtant pertinents dans les environnements astrophysiques. <br /><br />En effet, vers 750°C, les silicates magn&eacute;siens amorphes subissent une transition importante. Au-dessous de cette temp&eacute;rature de transition vitreuse (T<sub>g</sub>), ce sont des solides qui r&eacute;agissent tr&egrave;s lentement voire pas du tout sous les effets de sollicitations ext&eacute;rieures. En revanche, au-dessus, ce sont des liquides dans lesquels les ph&eacute;nom&egrave;nes diffusifs se produisent rapidement. Il est donc traditionnellement admis qu'au-dessous de T<sub>g</sub> des transformations majeures, comme le passage de l'amorphe au cristal, ne se produisent pas. <br /><br />Les exp&eacute;riences ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es sur des analogues amorphes reproduisant les principales propri&eacute;t&eacute;s des poussi&egrave;res naturelles (diam&egrave;tres inf&eacute;rieures &agrave; la dizaine de microm&egrave;tres, composition initialement riche en magn&eacute;sium...). Apr&egrave;s plusieurs semaines de recuit au-dessous de T<sub>g</sub>, la cristallisation se produit bel et bien sur ces analogues. Plus inattendu encore, seule l'olivine (forst&eacute;rite) appara&icirc;t, m&ecirc;me lorsque le min&eacute;ral th&eacute;oriquement attendu est un pyrox&egrave;ne. <br /><br />A l'inverse, au-dessus de la temp&eacute;rature de transition vitreuse (T<sub>g</sub>), les exp&eacute;riences conduisent &agrave; la cristallisation du pyrox&egrave;ne. Les observations paradoxales des astrophysiciens semblent donc reproduites en laboratoire. Mais comment expliquer ce changement de comportement au-dessous et au-dessus de cette temp&eacute;rature critique? Pour comprendre cela, il faut consid&eacute;rer l'&eacute;chelle atomique, celle des propri&eacute;t&eacute;s intimes de la mati&egrave;re, en particulier la mobilit&eacute; des ions constituants ces silicates. Si au-dessous de la temp&eacute;rature de transition vitreuse, le silicate se comporte comme un solide, c'est parce que son architecture principale, constitu&eacute;e de silicium, est d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s rigide. En revanche, les ions comme Na<sup>+</sup>, Ca<sup>2+</sup> et Mg<sup>2+</sup> conservent une forte mobilit&eacute; au sein de cette architecture, m&ecirc;me au-dessous de cette temp&eacute;rature. Les min&eacute;raux les plus riches en ces ions peuvent alors se former plus rapidement que ceux riches en silice. Ce d&eacute;couplage de mobilit&eacute;, s'att&eacute;nuant rapidement au-dessus de Tg<br />, pourrait donc &ecirc;tre &agrave; l'origine des observations astrophysiques.
	
Cette &eacute;tude permet d'expliquer &agrave; la fois la pr&eacute;sence majoritaire de pyrox&egrave;ne dans les zones 'ti&egrave;des' et de forst&eacute;rite dans les zones plus froides. Cette derni&egrave;re ne serait pas directement reli&eacute;e au caract&egrave;re r&eacute;fractaire de ce min&eacute;ral mais &agrave; sa forte teneur en magn&eacute;sium. Le paradoxe ne serait donc qu'apparent. Finalement ce travail met en lumi&egrave;re, de mani&egrave;re simple, comment la zonation min&eacute;ralogique des disques &agrave; l'&eacute;chelle des unit&eacute;s astronomiques est contr&ocirc;l&eacute;e par la r&eacute;activit&eacute; de la mati&egrave;re condens&eacute;e &agrave; l'&eacute;chelle atomique.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
Les observations du satellite Spitzer 
http://www.insu.cnrs.fr/co/node/1677/view

	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Surface temperature of protoplanetary disks probed bay annealing experiments reflecting spitzer observations - the Astrophysical Journal (707:L174-L178, 2009 December 20) <br />*Mathieu Roskosz<sup>1</sup>, Jessy Gillot<sup>1</sup>, Fr&eacute;d&eacute;ric Capet<sup>2</sup>, Pascal Roussel<sup>2</sup>, and Hugues Leroux<sup>1</sup>
<br />1 Unit&eacute; Mat&eacute;riaux et Transformations (CNRS-Universit&eacute; de Lille1)  
<br />2 Unit&eacute; de Catalyse et de Chimie du Solide, (CNRS-Universit&eacute; de Lille1)<br />

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#109;&#97;&#116;&#104;&#105;&#101;&#117;&#46;&#114;&#111;&#115;&#107;&#111;&#115;&#122;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#105;&#108;&#108;&#101;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3029">Mathieu Roskosz</a>, Unit&eacute; mat&eacute;riaux et transformations (CNRS-Universit&eacute; de Lille 1)<br /><br />	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3362</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un télescope naturel révèle un tout petit berceau d'étoiles dans l'Univers primitif</title>
			<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3360,telescope-naturel-revele-tout-petit-berceau-etoiles-univers-primitif.html</link>
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			<description>Pour élucider le mystère de la présence de forstérite (minéraux silicatés riche en magnésium) dans une région froide des disques protoplanétaires, révélée en 2009 par le satellite Sptizer, des chercheurs de Lille * ont entrepris la synthèse de silicates dans des conditions analogues aux conditions...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une &eacute;quipe d'astronomes dirig&eacute;e par Jean-Paul Kneib et Kirsten Kraiberg Knudsen, a identifi&eacute; une galaxie poussi&eacute;reuse, v&eacute;ritable nurserie d'&eacute;toiles alors que l'Univers avait seulement 1,5 milliards d'ann&eacute;es. Parmi les galaxies primordiales produisant massivement de nouvelles &eacute;toiles c'est la galaxie la plus lointaine et la plus petite connue &agrave; ce jour.</strong>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3360</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Année mondiale de l'Astronomie, AMA09 : un succès global, menant à des actions pérennes</title>
			<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3359,annee-mondiale-astronomie-ama09-succes-global-menant-actions-perennes.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3359,annee-mondiale-astronomie-ama09-succes-global-menant-actions-perennes.html</guid>
			<description>Pour élucider le mystère de la présence de forstérite (minéraux silicatés riche en magnésium) dans une région froide des disques protoplanétaires, révélée en 2009 par le satellite Sptizer, des chercheurs de Lille * ont entrepris la synthèse de silicates dans des conditions analogues aux conditions...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Faire partager la passion de la d&eacute;couverte astronomique, la valeur des m&eacute;thodes scientifiques et le plaisir qu'il y a &agrave; mieux comprendre l'Univers et la place que nous y occupons, tels &eacute;taient les objectifs de l'Ann&eacute;e Mondiale de l'Astronomie. Pour les actions françaises, celle-ci s'est conclue le mardi 19 janvier 2010 lors d'une c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture, r&eacute;unissant 120 personnes &agrave; Paris, parmi les acteurs essentiels d'AMA09 en France.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3359</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Les géocroiseurs en ligne de mire</title>
			<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3354,geocroiseurs-ligne-mire.html</link>
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			<description>En général, la surface des petits corps sans atmosphère du système solaire est vieillie par le milieu interplanétaire qu'ils traversent. Les astéroïdes qui croisent l'orbite de la Terre par contre, nous apparaissent avec une surface rajeunie, différente de ceux de la ceinture principale. Une équipe...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
En g&eacute;n&eacute;ral, la surface des petits corps sans atmosph&egrave;re du syst&egrave;me solaire est vieillie par le milieu interplan&eacute;taire qu'ils traversent. Les ast&eacute;roïdes qui croisent l'orbite de la Terre par contre, nous apparaissent avec une surface rajeunie, diff&eacute;rente de ceux de la ceinture principale. Une &eacute;quipe franco-am&eacute;ricaine, comprenant des chercheurs appartenant &agrave; des &eacute;quipes INSU-CNRS, &eacute;mettent l'hypoth&egrave;se que les forces de mar&eacute;e induites par le passage proche de la Terre sont capables de r&eacute;arranger les roches et ainsi rajeunir la surface de l'ast&eacute;roïde. L'ast&eacute;roïde 99942 Apophis, qui passera &agrave; environ 42 000 km de la Terre en 2029 permettra de confirmer ou d'infirmer cette hypoth&egrave;se.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3354</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La suie dans l'atmosphère : une substance plus polluante que prévue</title>
			<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3350,suie-atmosphere-substance-plus-polluante-que-prevue.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3350,suie-atmosphere-substance-plus-polluante-que-prevue.html</guid>
			<description>Alors que la communauté scientifique s'accorde depuis 20 ans sur le faible impact de la suie sur la composition atmosphérique gazeuse en zone urbaine, une équipe internationale pilotée par l'Institut de la catalyse et l'environnement de Lyon (CNRS / Université de Lyon 1) vient a contrario de mettre...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Alors que la communaut&eacute; scientifique s'accorde depuis 20 ans sur le faible impact de la suie sur la composition atmosph&eacute;rique gazeuse en zone urbaine, une &eacute;quipe internationale pilot&eacute;e par l'Institut de la catalyse et l'environnement de Lyon (CNRS / Universit&eacute; de Lyon 1) vient <em>a contrario</em> de mettre en &eacute;vidence une r&eacute;activit&eacute; tr&egrave;s importante, amorc&eacute;e par la lumi&egrave;re et soutenue dans le temps, de la suie dans l'atmosph&egrave;re. Cette r&eacute;activit&eacute; conduit &agrave; une augmentation des concentrations diurnes globales d'ozone et &agrave; une modification de leur r&eacute;partition temporelle, ainsi qu'au d&eacute;placement sur de longues distances de cette pollution majeure &agrave; basse altitude. Ces r&eacute;sultats sont parus dans la revue PNAS.</strong><br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3668,cliche-microscopie-electronique-suie-ircelyon-france-simonet.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3668,cliche-microscopie-electronique-suie-ircelyon-france-simonet.jpg" alt="Clich&eacute; de microscopie &eacute;lectronique de suie. © IRCELYON / France Simonet" longdesc="image3668,cliche-microscopie-electronique-suie-ircelyon-france-simonet.html" title="" /></a><br />
Clich&eacute; de microscopie &eacute;lectronique de suie. © IRCELYON / France Simonet</span>L'atmosph&egrave;re n'est pas uniquement constitu&eacute;e de gaz, elle contient &eacute;galement de la mati&egrave;re condens&eacute;e en suspension dans l'air sous forme liquide ou solide, les a&eacute;rosols, qui peuvent &ecirc;tre d'origine naturel ou anthropique. La suie notamment, cet important polluant urbain, est un a&eacute;rosol solide. Form&eacute;e d'un ensemble de compos&eacute;s chimiques, elle est issue de la combustion incompl&egrave;te de combustibles fossiles (essence, gazole, fioul, k&eacute;ros&egrave;ne) ou de biomasse (bois, v&eacute;g&eacute;taux).<br />
Les a&eacute;rosols ont un grand impact sur la visibilit&eacute;, le climat, la sant&eacute; publique et l'agriculture &agrave; l'&eacute;chelle globale. Il en est ainsi notamment du Nuage Brun Asiatique (de l'anglais "Asian Brown Cloud")<a href="#n1" class="notes">(1)</a>, cette immense masse d'a&eacute;rosols carbon&eacute;s, principalement de la suie, due aux &eacute;missions chinoises et indiennes et qui plane sur l'oc&eacute;an Indien avec des effets potentiels de grande envergure sur toute la population vivant sur le pourtour de cet oc&eacute;an (soit plus d'un milliard d'habitants).<br /><br />Cependant, on pensait jusqu'&agrave; pr&eacute;sent que la r&eacute;activit&eacute; de la suie &eacute;tait rapidement inhib&eacute;e par le caract&egrave;re naturellement oxydant de l'atmosph&egrave;re et donc que son impact sur la composition atmosph&eacute;rique &eacute;tait faible. Or, les chercheurs d'une &eacute;quipe internationale pilot&eacute;e par l'Institut de la catalyse et l'environnement de Lyon viennent de montrer qu'il n'en est rien. Sous l'action directe de la lumi&egrave;re solaire, la r&eacute;activit&eacute; des particules de suie change et surtout s'accro&icirc;t de mani&egrave;re tr&egrave;s marqu&eacute;e. À tel point que des r&eacute;actions jusque-l&agrave; jug&eacute;es sans int&eacute;r&ecirc;t ont lieu de mani&egrave;re tr&egrave;s efficace.<br /><br />Ainsi, sous irradiation solaire, le dioxyde d'azote, un des polluants &agrave; l'origine de la production photochimique d'ozone, r&eacute;agit avec la suie sur des temps tr&egrave;s longs, produisant efficacement de l'acide nitreux (HNO<sub>2</sub>). Or, en zone urbaine, ce dernier est le pr&eacute;curseur principal du radical hydroxyle (OH), surnomm&eacute; le d&eacute;tergent atmosph&eacute;rique car il est &agrave; l'origine de la d&eacute;gradation de presque tous les polluants primaires, mais qui, ce faisant, conduit n&eacute;anmoins &agrave; la formation d'oxydes d'azote, pr&eacute;curseurs d'ozone. <em>In fine</em>, cette cha&icirc;ne r&eacute;actionnelle va donc augmenter la concentration globale diurne de l'ozone et en modifier la distribution au cours de la journ&eacute;e. En revanche, toute cette chimie est inhib&eacute;e quelques dizaines de minutes apr&egrave;s la tomb&eacute;e de la nuit.<br /><br />L'impact de cette photochimie des suies ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. En effet, sous l'effet de la lumi&egrave;re, les oxydes d'azote de l'atmosph&egrave;re vont &eacute;galement r&eacute;agir avec les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des constituants de la suie, pour former des nitro-HAP, des compos&eacute;s connus pour &ecirc;tre extr&ecirc;mement toxiques pour la sant&eacute; mais instables sous irradiation lumineuse et qui lib&egrave;rent donc assez rapidement les oxydes d'azote qu'ils avaient emprisonn&eacute;s &agrave; la surface de la suie. Cependant, l&agrave; encore, ces r&eacute;actions s'arr&ecirc;tent &agrave; la tomb&eacute;e de la nuit. Les nitro-HAP encore pr&eacute;sents &agrave; la surface de la suie, et v&eacute;ritables "pi&egrave;ges" &agrave; oxydes d'azote, vont donc subsister toute la nuit, durant laquelle ils pourront voyager sur de longue distance par le jeu des d&eacute;placements de masses d'air, avant de lib&eacute;rer sous l'effet de la lumi&egrave;re du jour les oxydes d'azote qui produiront alors de l'ozone dans des zones initialement non pollu&eacute;es.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1"><a href="http://www.rrcap.unep.org/abc/impactstudy" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/impact-nuage-brun-asiatique');window.open(this.href); return false;">L'impact du Nuage Brun Asiatique</a></li>
		</ol>
	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#32;&#67;&#104;&#114;&#105;&#115;&#116;&#105;&#97;&#110;&#46;&#71;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#64;&#105;&#114;&#99;&#101;&#108;&#121;&#111;&#110;&#46;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=90">Christian George</a>, IRCELYON
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3350</comments>
		</item>
		<item>
			<title>L'ouest des États-Unis pollué par des émissions asiatiques</title>
			<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3340,ouest-tats-unis-pollue-par-emissions-asiatiques.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3340,ouest-tats-unis-pollue-par-emissions-asiatiques.html</guid>
			<description>Alors que la communauté scientifique s'accorde depuis 20 ans sur le faible impact de la suie sur la composition atmosphérique gazeuse en zone urbaine, une équipe internationale pilotée par l'Institut de la catalyse et l'environnement de Lyon (CNRS / Université de Lyon 1) vient a contrario de mettre...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Alors que l'Asie reste une r&eacute;gion en forte expansion &eacute;conomique, d&eacute;mographique et industrielle, se pose la question de l'impact &agrave; grande &eacute;chelle des &eacute;missions entra&icirc;nant la pollution de l'air. Men&eacute;e par la NOAA (National oceanic and atmospheric administration)<a href="#n1" class="notes">(1)</a>, une &eacute;tude montre pour la premi&egrave;re fois que l'augmentation sur la partie ouest des États-Unis de l'ozone troposph&eacute;rique, un polluant nocif pour l'homme, est due &agrave; des &eacute;missions venues d'Asie. Par le jeu de conditions m&eacute;t&eacute;orologiques, celles-ci ont &eacute;t&eacute; transport&eacute;es vers l'est &agrave; travers le Pacifique. Cette &eacute;tude repose sur l'exploitation crois&eacute;e, couplant les transports des masses d'air &agrave; un inventaire des &eacute;missions, de nombreuses donn&eacute;es obtenues entre 1984 et 2008 &agrave; l'aide de diff&eacute;rents outils d'observation, dont des avions de ligne du Service d'observation MOZAIC<a href="#n2" class="notes">(2)</a> de l'INSU-CNRS qui ont apport&eacute; plus de la moiti&eacute; des donn&eacute;es. Cette &eacute;tude parait dans la revue Nature du 21 janvier 2010.</strong><br /><br />L'ozone "troposph&eacute;rique", situ&eacute; entre 0 et 12 km d'altitude, est l'un des principaux gaz &agrave; effet de serre participant &agrave; l'&eacute;quilibre climatique terrestre, mais &eacute;galement un polluant qui affecte la qualit&eacute; de l'air. Une forte concentration d'ozone peut avoir de nombreuses cons&eacute;quences physiologiques, comme le ralentissement du taux de croissance de la v&eacute;g&eacute;tation ou les affections pulmonaires. Ce polluant, qui d&eacute;coule des &eacute;missions dues &agrave; l'activit&eacute; humaine<a href="#n3" class="notes">(3)</a>, est globalement en augmentation depuis le d&eacute;but de l'&egrave;re industrielle. L'Asie est un fort producteur d'&eacute;missions productrices d'ozone et au printemps particuli&egrave;rement, les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques favorisent l'export de la pollution vers l'est &agrave; travers le Pacifique. Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, aucune &eacute;tude suffisamment solide n'avait pu faire le lien entre la croissance de l'ozone r&eacute;sultant des &eacute;missions asiatiques et une augmentation d'ozone sur la partie ouest des États-Unis.<br /><br />L'&eacute;tude montre que l'ozone troposph&eacute;rique a continuellement augment&eacute; depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1980 sur la partie ouest des États-Unis (de 30 % par rapport &agrave; des mesures de 1984) . En se basant sur les r&eacute;gimes m&eacute;t&eacute;orologiques de transport &agrave; longue distance, l'&eacute;tude montre &eacute;galement que les plus fortes augmentations observ&eacute;es au cours des 15 derni&egrave;res ann&eacute;es sont associ&eacute;es aux masses d'air influenc&eacute;es par les &eacute;missions sur la Chine, l'Inde et les pays de l'Asie du Sud-Est. Pour cette &eacute;tude, une base de donn&eacute;es a &eacute;t&eacute; &eacute;tablie &agrave; partir des mesures r&eacute;alis&eacute;es sur la p&eacute;riode 1984-2008 &agrave; l'aide de diff&eacute;rents outils : le r&eacute;seau international de ballon-sondes, les stations de t&eacute;l&eacute;d&eacute;tection par laser, les campagnes de recherche organis&eacute;es par la NOAA et la NASA et les avions de ligne instrument&eacute;s du programme MOZAIC. Chaque mesure d'ozone a fait l'objet d'un calcul de trajectoire arri&egrave;re pour d&eacute;terminer le cheminement pass&eacute; de la masse d'air. Trois milliards neuf cent millions r&eacute;tro-trajectoires de masses d'air sur 15 jours ont ainsi &eacute;t&eacute; calcul&eacute;es avec un mod&egrave;le de dispersion lagrangienne. Les observations d'ozone ont ensuite &eacute;t&eacute; filtr&eacute;es (afin d'exclure celles marqu&eacute;es par une influence des &eacute;missions continentales am&eacute;ricaines) et tri&eacute;es suivant les diff&eacute;rentes trajectoires de masses d'air.

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3646,gauche-distribution-ozone-par-classe-percentile-moyenne-troposphere-3-8-km-pv-1-5-pvu-printemps-1984-1995-2008-incluant-nombre-donnees-chaque.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3646,gauche-distribution-ozone-par-classe-percentile-moyenne-troposphere-3-8-km-pv-1-5-pvu-printemps-1984-1995-2008-incluant-nombre-donnees-chaque.jpg" alt="À gauche : Distribution de l'ozone par classe de percentile dans la moyenne troposph&egrave;re (3-8 km et..." longdesc="image3646,gauche-distribution-ozone-par-classe-percentile-moyenne-troposphere-3-8-km-pv-1-5-pvu-printemps-1984-1995-2008-incluant-nombre-donnees-chaque.html" title="" /></a><br />
À gauche : Distribution de l'ozone par classe de percentile dans la moyenne troposph&egrave;re (3-8 km et PV < 1.5 pvu) au printemps, pour 1984 et 1995-2008, incluant le nombre de donn&eacute;es pour chaque ann&eacute;e.<br>
À droite : Moyenne sur 1984-2008 des temps de r&eacute;sidence des particules au cours des 15 jours pr&eacute;c&eacute;dant la mesure, dans toute la colonne troposph&eacute;rique (b, c, et d) ou sous forme d'empreinte au sol (masses d'air ayant eu une altitude inf&eacute;rieure &agrave; 300 m au cours des 15 derniers jours) (e, f, g), pour trois classes d'ozone diff&eacute;rentes : 0-33% (b et e), 34-66% (c et f) et 67-99% (d et g).<br>
© Val&eacute;rie Thouret</p>
Du point de vue de la qualit&eacute; de l'air, cette augmentation de la concentration moyenne d'ozone &agrave; grande &eacute;chelle est inqui&eacute;tante. Or, contr&ocirc;ler une croissance issue d'une migration est bien plus difficile que de contr&ocirc;ler des concentrations r&eacute;gionales d&eacute;pendant de sources locales. Si cette augmentation continue, mettre en conformit&eacute; la qualit&eacute; de l'air &agrave; la l&eacute;gislation actuelle deviendra impossible pour certaines r&eacute;gions des États-Unis.<br /><br />L'&eacute;tude montre le r&ocirc;le d&eacute;terminant d'un programme d'observations de routine comme MOZAIC. La signification statistique des r&eacute;sultats vient en effet en majeure partie des mesures MOZAIC qui constituent 54 % de la base de donn&eacute;es constitu&eacute;e &agrave; l'occasion. Ce r&eacute;sultat a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de la strat&eacute;gie de mise en place par l'INSU-CNRS des Syst&egrave;mes d'observation et d'exp&eacute;rimentation de la recherche en environnement (SOERE) dont fait partie MOZAIC.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Agence am&eacute;ricaine responsable de l'&eacute;tude de l'oc&eacute;an et de l'atmosph&egrave;re</li>
			<li id="n2">Le programme <a href="http://mozaic.aero.obs-mip.fr/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/mozaic');window.open(this.href); return false;">MOZAIC</a> (Measurements of ozone, water vapour, carbon monoxide, and nitrogen oxides by airbus in-service aircraft) est coordonn&eacute; par des chercheurs du Laboratoire d'a&eacute;rologie de Toulouse (CNRS)</li>
			<li id="n3">L'ozone n'est pas directement produit par les activit&eacute;s humaines. C'est un polluant secondaire, issu de r&eacute;actions photochimiques (activ&eacute;es par le soleil) impliquant, entre autres, les oxydes d'azote et le monoxyde de carbone.</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
O. R. Cooper, D. D. Parrish, A. Stohl, M. Trainer, P. N&eacute;d&eacute;lec, V. Thouret, J. P. Cammas, S. J. Oltmans, B. J. Johnson, D. Tarasick, T. Leblanc, I. S. McDermid, D. Jaffe, R. Gao, J. Stith, T. Ryerson, K. Aikin, T. Campos, A. Weinheimer et M. A. Avery, Increasing springtime ozone mixing ratios in the free troposphere over western North America, Nature 21 janvier 2010

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#118;&#97;&#108;&#101;&#114;&#105;&#101;&#46;&#116;&#104;&#111;&#117;&#114;&#101;&#116;&#64;&#97;&#101;&#114;&#111;&#46;&#111;&#98;&#115;&#45;&#109;&#105;&#112;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3000">Val&eacute;rie Thouret</a>, LA/OMP
	</dd>
</dl><br /><br />
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3340</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Séisme de Haïti du 12 janvier 2010</title>
			<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3348,seisme-haiti-12-janvier-2010.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3348,seisme-haiti-12-janvier-2010.html</guid>
			<description>Les chercheurs français font le point sur leurs connaissances actuelles des caractéristiques du séisme de Haïti du 12 janvier 2010, ainsi que de son contexte géodynamique. Des mesures GPS effectuées à partir de 2003 avaient révélé que les failles actives étaient bloquées et qu'une déformation...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les chercheurs français font le point sur leurs connaissances actuelles des caract&eacute;ristiques du s&eacute;isme de Haïti du 12 janvier 2010, ainsi que de son contexte g&eacute;odynamique. Des mesures GPS effectu&eacute;es &agrave; partir de 2003 avaient r&eacute;v&eacute;l&eacute; que les failles actives &eacute;taient bloqu&eacute;es et qu'une d&eacute;formation &eacute;lastique s'accumulait. Une intervention scientifique post-sismique devrait &ecirc;tre prochainement annonc&eacute;e.</strong><br /><br />
<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3664,simulation-deformation-associee-seisme-12-janvier-fleches-noir-indiquent-direction-amplitude-mouvement-sol-qui-devrait-etre-mesurees-par-stations-gps-petits.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3664,simulation-deformation-associee-seisme-12-janvier-fleches-noir-indiquent-direction-amplitude-mouvement-sol-qui-devrait-etre-mesurees-par-stations-gps-petits.jpg" alt="Simulation de la d&eacute;formation associ&eacute;e au s&eacute;isme du 12 janvier. Les fl&egrave;ches en noir indiquent la..." longdesc="image3664,simulation-deformation-associee-seisme-12-janvier-fleches-noir-indiquent-direction-amplitude-mouvement-sol-qui-devrait-etre-mesurees-par-stations-gps-petits.html" title="" /></a><br />
Simulation de la d&eacute;formation associ&eacute;e au s&eacute;isme du 12 janvier. Les fl&egrave;ches en noir indiquent la direction et l'amplitude du mouvement du sol qui devrait &ecirc;tre mesur&eacute;es par les stations GPS (petits carr&eacute;s noirs). Les franges de couleur indiquent le mouvement du sol dans la direction pointant vers le satellite qui devrait &ecirc;tre mesur&eacute; par interf&eacute;rom&eacute;trie radar (InSAR). La zone couverte par les franges correspond &agrave; la r&eacute;gion où le sol est suppos&eacute; avoir subi la d&eacute;formation la plus notable. La coupe indique l'intensit&eacute; du glissement associ&eacute; au s&eacute;isme sur le plan de faille.
  (Communication personnelle d'E. Calais)<br />
&copy;&nbsp;E. Calais Purdue University/Geosciences Azur</p>
Le s&eacute;isme de Haïti, qui s'est produit le 12 janvier 2010 &agrave; 16H56 heure locale, a atteint une magnitude (Mw) de 7 &agrave; 7,3. De relativement faible profondeur (entre 10 et 13 km), il est dû au jeu en mouvement d&eacute;crochant (mouvement horizontal de deux blocs de la croûte terrestre l'un par rapport &agrave; l'autre) de la faille Enriquillo-Plaintain Garden qui passe &agrave; seulement 5 kilom&egrave;tres au sud de la capitale de Port-au-Prince. La rupture du s&eacute;isme elle-m&ecirc;me serait situ&eacute;e tr&egrave;s pr&egrave;s de la capitale, atteignant probablement localement la surface. On suppose actuellement que la rupture a environ 70 km de long avec un glissement cosismique de 1 &agrave; 2 m en moyenne. Ces caract&eacute;ristiques associ&eacute;es &agrave; la proximit&eacute; d'une capitale  tr&egrave;s vuln&eacute;rable expliquent l'ampleur de la catastrophe.<br /><br />M&ecirc;me si cette faille n'avait pas produit de s&eacute;isme important au cours de ces derni&egrave;res d&eacute;cennies, elle a probablement &eacute;t&eacute; la source des s&eacute;ismes historiques de 1751 et 1770 qui, d'apr&egrave;s les &eacute;crits d'&eacute;poque de l'historien Moreau de Saint M&eacute;ry, auraient tous deux d&eacute;truit la ville de Port-au-Prince. Longue de 300 km, de direction est-ouest, on peut suivre cette faille depuis le lac d'Enriquillo en R&eacute;publique Dominicaine jusqu'&agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; ouest de la presqu'ile de Tiburon. Elle n'a &eacute;t&eacute; rompue par cet &eacute;v&eacute;nement que sur environ un tiers de sa longueur et il est &agrave; craindre que d'autres s&eacute;ismes de magnitude sup&eacute;rieure &agrave; 7 se produisent dans d'autres secteurs dans les d&eacute;cennies ou si&egrave;cles &agrave; venir. Depuis le choc majeur, les r&eacute;seaux sismiques ont enregistr&eacute; de nombreuses r&eacute;pliques, certaines approchant la magnitude 6. Ces r&eacute;pliques sont localis&eacute;es surtout &agrave; la terminaison ouest de la section de faille qui a rompu. Leur nombre et leur magnitude moyenne devrait diminuer progressivement dans les semaines &agrave; venir, sans que l'on puisse exclure l'occurrence de r&eacute;pliques d'assez forte magnitude, donc susceptibles de provoquer de nouveaux d&eacute;g&acirc;ts.<br /><br /><h3>Le contexte g&eacute;odynamique</h3>

<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3661,carte-principales-failles-regionales-epicentres-seismes-majeurs-connus-etoiles-rouges-dont-celui-12-janvier-etoile-plus-grande-mouvement-associe-ce-dernier-est-indique-par.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3661,carte-principales-failles-regionales-epicentres-seismes-majeurs-connus-etoiles-rouges-dont-celui-12-janvier-etoile-plus-grande-mouvement-associe-ce-dernier-est-indique-par.jpg" alt="Carte des principales failles r&eacute;gionales. Epicentres des s&eacute;ismes majeurs connus (&eacute;toiles rouges),..." longdesc="image3661,carte-principales-failles-regionales-epicentres-seismes-majeurs-connus-etoiles-rouges-dont-celui-12-janvier-etoile-plus-grande-mouvement-associe-ce-dernier-est-indique-par.html" title="" /></a><br />
Carte des principales failles r&eacute;gionales. Epicentres des s&eacute;ismes majeurs connus (&eacute;toiles rouges), dont celui du 12 janvier (&eacute;toile la plus grande). Le mouvement associ&eacute; &agrave; ce dernier est indiqu&eacute; par la fl&egrave;che jaune (d&eacute;placement du bloc sud vers l'Est).<br />
&copy;&nbsp;B. Mercier de Lepinay G&eacute;oazur</span>Cette r&eacute;gion est &agrave; la fronti&egrave;re de la plaque Caraïbe qui coulisse vers l'Est par rapport &agrave; la plaque Nord Am&eacute;ricaine &agrave; la vitesse de 2 cm/an. Le mouvement entre les deux plaques est r&eacute;parti sur plusieurs failles dont deux syst&egrave;mes de failles d&eacute;crochantes majeures : la faille septentrionale au nord d'Haïti et la faille Enriquillo Plantain-Garden au sud. La premi&egrave;re absorbe environ 10 mm/an de d&eacute;placement, la seconde 7 mm/an. L'&icirc;le de Saint Domingue (Hispaniola), dont Haïti est la partie ouest, fait partie des grandes Antilles. Elle est situ&eacute;e entre Porto Rico et Cuba.<br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3659,carte-sismicite-plaque-caraibe-ses-abords.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3659,carte-sismicite-plaque-caraibe-ses-abords.jpg" alt="Carte de la sismicit&eacute; de la plaque Caraïbe et de ses abords. " longdesc="image3659,carte-sismicite-plaque-caraibe-ses-abords.html" title="" /></a><br />
Carte de la sismicit&eacute; de la plaque Caraïbe et de ses abords. <br />
&copy;&nbsp;E.Calais et al.</span>La plaque Caraïbe est une petite plaque entour&eacute;e de 4 grandes. Ses fronti&egrave;res sont d&eacute;crochantes et convergentes, avec des transitions convergence-d&eacute;crochement complexes et des s&eacute;ismes affectent des zones relativement larges. Toutefois, en dehors des s&eacute;ismes importants (magnitude sup&eacute;rieure &agrave; 5), l'activit&eacute; sismique est mal connue du fait de l'absence de r&eacute;seau sismologique pour localiser les petits s&eacute;ismes. Le seul s&eacute;isme majeur des 50 derni&egrave;res ann&eacute;es s'est produit au nord-est de la R&eacute;publique Dominicaine. Il y a eu des s&eacute;ismes destructeurs dans les temps historiques, mais ils ont &eacute;t&eacute; effac&eacute;s des m&eacute;moires en une g&eacute;n&eacute;ration ce qui d'une part donne une fausse impression de s&eacute;curit&eacute; et d'autre part rend leur localisation et leur quantification difficiles, informations pourtant capitales pour que les scientifiques puissent quantifier l'al&eacute;as. Un pr&eacute;liminaire pour que les autorit&eacute;s puissent travailler &agrave; la diminution de la vuln&eacute;rabilit&eacute;. <br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3665,sismicite-historique-hispaniola-avant-1960-localisation-est-approximative-sauf-sequence-1946-1953.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3665,sismicite-historique-hispaniola-avant-1960-localisation-est-approximative-sauf-sequence-1946-1953.jpg" alt="Sismicit&eacute; historique en Hispaniola (avant 1960). La localisation est approximative sauf pour la..." longdesc="image3665,sismicite-historique-hispaniola-avant-1960-localisation-est-approximative-sauf-sequence-1946-1953.html" title="" /></a><br />
Sismicit&eacute; historique en Hispaniola (avant 1960). La localisation est approximative sauf pour la s&eacute;quence 1946-1953.<br />
&copy;&nbsp;E.Calais et al.</span>Sur l'&icirc;le d'Hispaniola, chacun des si&egrave;cles pass&eacute;s a &eacute;t&eacute; marqu&eacute; par au moins un s&eacute;isme majeur : destruction de Port-au-Prince en 1751 et 1771, destruction de Cap Haïtien en 1842, s&eacute;ismes de 1887 et 1904 dans le nord du pays avec d&eacute;g&acirc;ts majeurs &agrave; Port de Paix et Cap Haïtien, s&eacute;isme de 1946 dans le nord-est de la R&eacute;publique Dominicaine accompagn&eacute; d'un tsunami dans la r&eacute;gion de Nagua.<br /><br /><h3>Des mesures GPS avaient r&eacute;v&eacute;l&eacute; que les failles actives &eacute;taient bloqu&eacute;es et qu'une d&eacute;formation &eacute;lastique s'accumulait</h3>
Soucieux de mieux &eacute;valuer le risque sismique dans cette &icirc;le, des chercheurs français et am&eacute;ricains avaient install&eacute; un r&eacute;seau GPS de 26 stations &agrave; partir de 2003 (1)  dans le sud de Haïti. L'objectif &eacute;tait de mesurer la vitesse &agrave; laquelle l'&eacute;nergie &eacute;lastique, susceptible d'&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;e lors de s&eacute;ismes &agrave; venir, s'accumule au voisinage de la faille. Le syst&egrave;me GPS permet, sous certaines conditions, de d&eacute;terminer des positions avec une pr&eacute;cision de l'ordre de 1 &agrave; 2 mm. La croûte terrestre dans les r&eacute;gions soumises &agrave; l'al&eacute;a sismique se d&eacute;forme &agrave; des vitesses de l'ordre de quelques millim&egrave;tres &agrave; plusieurs centim&egrave;tres par an, le syst&egrave;me GPS a donc la pr&eacute;cision n&eacute;cessaire pour assurer le suivi de ces mouvements au cours du temps. <br /><br />Les mesures avaient r&eacute;v&eacute;l&eacute; que les failles actives &eacute;taient bloqu&eacute;es et qu'une d&eacute;formation &eacute;lastique s'accumulait alentours. C'est &agrave; dire que l'&icirc;le d'Hispaniola subissait un cisaillement &agrave; la vitesse d'environ 17 mm/an, dont 7 mm/an le long de la faille d'Enriquillo-Plantain Garden. Le dernier s&eacute;isme majeur dans sur cette faille dans la r&eacute;gion de Port au Prince ayant eu lieu en 1751, elle avait donc accumul&eacute; un d&eacute;ficit de mouvement total d'environ 1,8 m&egrave;tres (7 mm/an  pendant 250 ans) depuis ce s&eacute;isme. Il avait &eacute;t&eacute; estim&eacute; que si ce d&eacute;ficit &eacute;tait rattrap&eacute; par un s&eacute;isme, cela correspondrait &agrave; un &eacute;v&eacute;nement de magnitude de l'ordre de 7.2. <br /><br />En effet, si le mouvement des plaques est continu dans le temps, celui des failles, lui, est discontinu car elles offrent une r&eacute;sistance m&eacute;canique au mouvement des plaques. Comme le mouvement des plaques se poursuit inexorablement, il arrive n&eacute;cessairement un moment où les forces accumul&eacute;es d&eacute;passent la r&eacute;sistance m&eacute;canique d'une faille, un mouvement soudain se produit alors : c'est un s&eacute;isme.

<ul class="mosaique"><li><a href="image3662,recepteur-station-gps-haiti.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3662"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3662,recepteur-station-gps-haiti.jpg" alt="R&eacute;cepteur de station GPS d'Haïti." longdesc="image3662,recepteur-station-gps-haiti.html" title="" /></a></li><li><a href="image3663,station-gps-haiti.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3663"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3663,station-gps-haiti.jpg" alt="Station GPS d'Haïti." longdesc="image3663,station-gps-haiti.html" title="" /></a></li><li><a href="image3673,carte-deplacements-enregistres-par-reseau-gps-rouge-par-rapport-plaque-amerique-considere-comme-fixe.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3673"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3673,carte-deplacements-enregistres-par-reseau-gps-rouge-par-rapport-plaque-amerique-considere-comme-fixe.jpg" alt="Carte des d&eacute;placements enregistr&eacute;s par le r&eacute;seau GPS en rouge, par rapport &agrave; la plaque Am&eacute;rique..." longdesc="image3673,carte-deplacements-enregistres-par-reseau-gps-rouge-par-rapport-plaque-amerique-considere-comme-fixe.html" title="" /></a></li>
</ul>
<h3>Pr&eacute;paration d'une intervention scientifique post-sismique</h3>
L'&eacute;v&eacute;nement tragique survenu le 12 janvier ne met pas la r&eacute;gion &agrave; l'abri d'une nouvelle rupture. Pour mieux &eacute;valuer les risques, des observations sismologiques, g&eacute;ophysiques, tectoniques post-sismiques sont n&eacute;cessaires. Les laboratoires se mobilisent pour &eacute;changer informations et analyses au sein de la cellule d'intervention post-sismique du CNRS-INSU, et pour d&eacute;cider des actions possibles. Une annonce devrait &ecirc;tre faite dans les prochains jours.<br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#100;&#101;&#108;&#111;&#117;&#105;&#115;&#64;&#103;&#101;&#111;&#97;&#122;&#117;&#114;&#46;&#117;&#110;&#105;&#99;&#101;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3020">Bertrand Delouis</a>, laboratoire Geoazur, Responsable de la cellule post-sismique du CNRS-INSU
	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
Eric Calais, Purdue University, USA/G&eacute;oazur<br />
Collaborations : Bureau des Mines et de l'Energie, Direction de la Protection Civile, Centre National de l'Information G&eacute;o-Spatiale.
		</ol>
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3348</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Les glaciers fondent en Alaska, mais moins vite que prévu</title>
			<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3349,glaciers-fondent-alaska-mais-moins-vite-que-prevu.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3349,glaciers-fondent-alaska-mais-moins-vite-que-prevu.html</guid>
			<description>Les chercheurs français font le point sur leurs connaissances actuelles des caractéristiques du séisme de Haïti du 12 janvier 2010, ainsi que de son contexte géodynamique. Des mesures GPS effectuées à partir de 2003 avaient révélé que les failles actives étaient bloquées et qu'une déformation...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Des glaciologues du Laboratoire d'&eacute;tudes en g&eacute;ophysique et oc&eacute;anographie spatiales (LEGOS) (CNRS/CNES/IRD/Universit&eacute; Toulouse 3) et leurs coll&egrave;gues canadiens<a href="#n1" class="notes">(1)</a> montrent que les pertes de masse des glaciers d'Alaska depuis 40 ans ont &eacute;t&eacute; largement surestim&eacute;es, remettant en cause des r&eacute;sultats publi&eacute;s en 2002. Des donn&eacute;es r&eacute;centes issues des satellites SPOT 5 et ASTER ont permis aux chercheurs de cartographier presque int&eacute;gralement les pertes d'&eacute;paisseur de ces glaciers qui ont contribu&eacute; &agrave; la hausse du niveau de la mer entre 1962 et 2006 &agrave; hauteur de 0.12 mm/an et non pas de 0.17 mm/an comme avanc&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment.</strong><br /><br />Sur la surface du globe, les glaciers de montagne couvrent de 500 000 &agrave; 600 000 km<sup>2</sup> (environ la taille de la France), ce qui est peu par rapport &agrave; la superficie des calottes groenlandaise (1.6 millions de km<sup>2</sup>) ou antarctique (12.3 millions de km<sup>2</sup>). Malgr&eacute; leur petite taille, ils jouent un r&ocirc;le majeur dans la hausse r&eacute;cente du niveau marin du fait de leur fonte rapide en r&eacute;ponse au r&eacute;chauffement climatique global.<br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3667,campagne-terrain-glaciers-saint-elias-alaska-territoire-yukon-m-j-hambrey-aberystwyth-university.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3667,campagne-terrain-glaciers-saint-elias-alaska-territoire-yukon-m-j-hambrey-aberystwyth-university.jpg" alt="Campagne de terrain sur les glaciers des Saint Elias (Alaska et Territoire du Yukon).<br />
© M. J...." longdesc="image3667,campagne-terrain-glaciers-saint-elias-alaska-territoire-yukon-m-j-hambrey-aberystwyth-university.html" title="" /></a><br />
Campagne de terrain sur les glaciers des Saint Elias (Alaska et Territoire du Yukon).<br />
© M. J. Hambrey (Aberystwyth University)</span>Parmi les diff&eacute;rentes r&eacute;gions englac&eacute;es du globe, c'est en Alaska et au nord du Canada, où les glaciers occupent 90 000 km<sup>2</sup>, que les pertes sont les plus importantes. Les nouveaux r&eacute;sultats des glaciologues du LEGOS et de leurs coll&egrave;gues canadiens publi&eacute;s le 17 janvier 2010 sur le site de la revue Nature Geoscience concluent &agrave; une contribution de 0.12 mm/an de ces glaciers &agrave; la hausse du niveau marin pour la p&eacute;riode 1962-2006, et non de 0,17 mm/an comme pr&eacute;c&eacute;demment avanc&eacute; par l'&eacute;quipe du Geophysical institute de l'Universit&eacute; d'Alaska (Fairbanks). Pour arriver &agrave; cette conclusion, l'&eacute;quipe franco-canadienne a compar&eacute; des topographies r&eacute;centes, d&eacute;duites des images des satellites Spot 5-HRS (projet SPIRIT<a href="#n2" class="notes">(2)</a> financ&eacute; par le CNES) et ASTER (projet GLIMS/NASA), avec les cartes des ann&eacute;es 1950-60. Ils ont pu ainsi mesurer les pertes des trois quarts des glaciers d'Alaska.<br /><br />Comment l'&eacute;quipe du Geophysical institute de l'Universit&eacute; d'Alaska avait-elle pu &eacute;valuer &agrave; 0.17 mm/an la contribution de ces glaciers &agrave; la hausse du niveau de la mer ?<br />
Les chercheurs avaient mesur&eacute; en 1995 puis en 2001 l'altitude de la surface de 67 glaciers avec un laser a&eacute;roport&eacute; le long de profils longitudinaux. Ils l'avaient ensuite compar&eacute;e &agrave; celle cartographi&eacute;e dans les ann&eacute;es 1950-60. Les chercheurs en avaient ainsi d&eacute;duit leurs variations d'&eacute;paisseur avant de les extrapoler aux autres glaciers. Leurs r&eacute;sultats, publi&eacute;s dans Science<a href="#n3" class="notes">(3)</a> indiquaient une contribution importante pour la p&eacute;riode 1950-1995 (0.14 mm/an du niveau marin) qui doublait pour la p&eacute;riode r&eacute;cente (apr&egrave;s 1995).<br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3666,glacier-barnard-coeur-chaine-montagne-saint-elias-alaska-cette-vue-relief-deduite-donnees-satellite-spot-5-souligne-importance-debris-qui-recouvrent-les.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3666,glacier-barnard-coeur-chaine-montagne-saint-elias-alaska-cette-vue-relief-deduite-donnees-satellite-spot-5-souligne-importance-debris-qui-recouvrent-les.jpg" alt="Le glacier Barnard, au coeur de la cha&icirc;ne de montagne des Saint Elias (Alaska). Cette vue en..." longdesc="image3666,glacier-barnard-coeur-chaine-montagne-saint-elias-alaska-cette-vue-relief-deduite-donnees-satellite-spot-5-souligne-importance-debris-qui-recouvrent-les.html" title="" /></a><br />
Le glacier Barnard, au coeur de la cha&icirc;ne de montagne des Saint Elias (Alaska). Cette vue en relief, d&eacute;duite des donn&eacute;es du satellite SPOT 5, souligne l'importance des d&eacute;bris qui recouvrent les parties basses des glaciers.<br />
© CNES 2007 / Distribution Spot Image / Traitement LEGOS</span>Pourquoi ont-ils surestim&eacute; de 50 % les pertes de ces glaciers ?<br />
L'impact des d&eacute;bris rocheux qui recouvrent certaines langues glaciaires<a href="#n4" class="notes">(4)</a> et les prot&egrave;gent de la radiation solaire (et donc de la fonte) n'avait pas &eacute;t&eacute; pris en compte dans ces travaux ant&eacute;rieurs. De plus, leur &eacute;chantillonnage &eacute;tait limit&eacute; &agrave; des profils longitudinaux au centre de quelques glaciers ce qui a induit une surestimation des pertes d'&eacute;paisseur car c'est au coeur du glacier qu'elles sont les plus importantes.<br /><br />Cette nouvelle &eacute;tude confirme que l'amincissement des glaciers d'Alaska est tr&egrave;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne et d&eacute;montre qu'il est difficile d'&eacute;chantillonner ces structures spatiales complexes &agrave; partir de quelques mesures de terrain ou profils altim&eacute;triques. Gr&acirc;ce &agrave; leur couverture r&eacute;gionale, les donn&eacute;es satellitaires permettent une meilleure observation de la r&eacute;ponse glaciaire aux changements climatiques et de pr&eacute;ciser leur contribution &agrave; la hausse du niveau marin.<br /><br />Les pertes des glaciers d'Alaska depuis 1962 sont certes plus faibles que ce que l'on pensait. Mais l'amincissement (parfois plus de 10 m/an comme pour le glacier Columbia) et le recul de ces glaciers demeurent importants. De plus, l'acc&eacute;l&eacute;ration spectaculaire des pertes de masse depuis les ann&eacute;es 1990, correspondant &agrave; une contribution de 0.25 mm/an &agrave; la hausse du niveau marin, n'est pas remise en cause et s'av&egrave;re un signe inqui&eacute;tant pour la hausse future du niveau marin.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">issus de deux universit&eacute;s de Colombie Britannique (University of British Columbia et University of northern British Columbia)</li>
			<li id="n2">Lors de la 4&egrave;me ann&eacute;e polaire internationale (2007-2009), les glaciologues ont eu librement acc&egrave;s aux donn&eacute;es SPOT 5-HRS gr&acirc;ce au projet SPIRIT (SPOT 5 stereoscopic survey of Polar Ice: Reference Images and Topographies). Les images haute r&eacute;solution de ce satellite permettent de reconstituer pr&eacute;cis&eacute;ment la topographie des glaces polaires et donc d'&eacute;tudier leurs &eacute;volutions pass&eacute;es et futures en r&eacute;ponse aux fluctuations climatiques. Le LEGOS est le coordinateur scientifique de ce projet mis en oeuvre avec le CNES, Spot Image et IGN Espace.</li>
			<li id="n3">Arendt et al, Rapid wastage of Alaska glaciers and their contribution to rising sea level, Science 297, 382-386 (2002)</li>
			<li id="n4">Parties basses du glacier qui descend dans la vall&eacute;e.</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<a href="http://etienne.berthier.free.fr/api/gallery/index.html" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/galerie-images-projet-spirit');window.open(this.href); return false;">Galerie d'images du projet SPIRIT</a>

	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Berthier, E., Schiefer, E., Clarke, G.K.C., Menounos, B., & Remy, F. (in press). Contribution of Alaskan glaciers to sea level rise derived from satellite imagery. Nature Geoscience.

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#101;&#116;&#105;&#101;&#110;&#110;&#101;&#46;&#98;&#101;&#114;&#116;&#104;&#105;&#101;&#114;&#64;&#108;&#101;&#103;&#111;&#115;&#46;&#111;&#98;&#115;&#45;&#109;&#105;&#112;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=656">&Eacute;tienne Berthier</a>, LEGOS/OMP
	</dd>
</dl><br /><br />]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3349</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Paléoclimat des Andes, quand lacs et glaciers étaient connectés</title>
			<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3346,paleoclimat-andes-quand-lacs-glaciers-etaient-connectes.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3346,paleoclimat-andes-quand-lacs-glaciers-etaient-connectes.html</guid>
			<description>Alors qu'il est bien établi que les grandes calottes continentales (Antarctique, Scandinavo-sibérienne et Laurentide) ont atteint leur taille maximale il y a environ 21 000 ans, le comportement des petits glaciers de montagne est beaucoup plus contrasté et complexe. Certains peuvent ainsi avoir...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Alors qu'il est bien &eacute;tabli que les grandes calottes continentales (Antarctique, Scandinavo-sib&eacute;rienne et Laurentide) ont atteint leur taille maximale il y a environ 21 000 ans, le comportement des petits glaciers de montagne est beaucoup plus contrast&eacute; et complexe. Certains peuvent ainsi avoir atteints leur avanc&eacute;e maximale plusieurs milliers d'ann&eacute;es apr&egrave;s le dernier maximum glaciaire global, comme vient de le confirmer une &eacute;tude r&eacute;cente publi&eacute;e par des chercheurs du CRPG (CNRS-INSU). Ces r&eacute;sultats sont pr&eacute;sent&eacute;s dans la revue Quaternary Science Reviews, et sont le fruit d'une collaboration avec des scientifiques de l'Institut de Recherche pour le D&eacute;veloppement (Unice, France), du Caltech (Etats-Unis) et de l'Universidad Mayor de San Andr&eacute;s (Bolivie). L'article pr&eacute;sente  une nouvelle chronologie des fluctuations glaciaires qui se sont d&eacute;velopp&eacute;es sur les flancs du volcan &eacute;teint Tunupa, qui est localis&eacute; &agrave; proximit&eacute; du Salar de Uyuni  dans l'Altiplano central (Am&eacute;rique latine). </strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3651,vue-volcan-tunupa-depuis-salar-uyuni-3660-m.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3651"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3651,vue-volcan-tunupa-depuis-salar-uyuni-3660-m.jpg" alt="Vue du volcan Tunupa depuis le Salar de Uyuni (3660 m). " longdesc="image3651,vue-volcan-tunupa-depuis-salar-uyuni-3660-m.html" title="" /></a></li><li><a href="image3652,il-y-environ-16-000-ans-salar-plus-grand-desert-sale-monde-etait-immerge-sous-environ-100-m-eau-tunupa-etait-alors-ile-isolee-centre-paleolac-tauca.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3652"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3652,il-y-environ-16-000-ans-salar-plus-grand-desert-sale-monde-etait-immerge-sous-environ-100-m-eau-tunupa-etait-alors-ile-isolee-centre-paleolac-tauca.jpg" alt="Il y a environ 16 000 ans, le Salar, le plus grand d&eacute;sert sal&eacute; du monde, &eacute;tait immerg&eacute; sous environ..." longdesc="image3652,il-y-environ-16-000-ans-salar-plus-grand-desert-sale-monde-etait-immerge-sous-environ-100-m-eau-tunupa-etait-alors-ile-isolee-centre-paleolac-tauca.html" title="" /></a></li><li><a href="image3653,salar-avec-tunupa-loin.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3653"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3653,salar-avec-tunupa-loin.jpg" alt="Le Salar, avec le Tunupa au loin." longdesc="image3653,salar-avec-tunupa-loin.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br />La technique de datation mise en oeuvre repose sur l'analyse de l'3He cosmog&eacute;nique, un isotope rare qui s'accumule &agrave; la surface de la Terre et peut ainsi &ecirc;tre utilis&eacute; comme un chronom&egrave;tre tr&egrave;s sensible et pr&eacute;cis pour dater les objets g&eacute;omorphologiques et les anciennes formations glaciaires (blocs erratiques, moraines, roches stri&eacute;es). Dans cette &eacute;tude, la datation a ainsi &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e en mesurant l'3He cosmog&eacute;nique contenu dans les pyrox&egrave;nes pr&eacute;lev&eacute;s sur les moraines du volcan Tunupa. La mesure de l'3He a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; un spectrom&egrave;tre de masse sp&eacute;cifiquement conçu pour l'analyse des gaz rares.<br /><br />Ces nouvelles donn&eacute;es g&eacute;ochronologiques ont permis de mettre en &eacute;vidence que les glaciers situ&eacute;s au centre de l'Altiplano ont tr&egrave;s probablement persist&eacute; dans leur position maximale jusqu'&agrave; 15 000 ans BP* (i.e. -13 000 ans av. J.C.), alors que, dans le m&ecirc;me temps, un immense pal&eacute;olac, le lac Tauca, atteignait dans la m&ecirc;me zone son niveau maximum ; il couvrait alors plus de 50 000 km2, soit une superficie sup&eacute;rieure &agrave; celle de la Suisse. La chronologie glaciaire propos&eacute;e par les auteurs sugg&egrave;re de plus que ces glaciers de l'Altiplano central ont brutalement recul&eacute; apr&egrave;s 15 000 ans, en phase avec la disparition du lac Tauca. Les auteurs de l'&eacute;tude ont tir&eacute; profit de ce synchronisme entre les maxima lacustres et glaciaires en combinant la mod&eacute;lisation du bilan de masse de ces anciens glaciers avec un mod&egrave;le hydrique contraignant les conditions d'&eacute;quilibre du pal&eacute;olac Tauca.<br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3654,a-localisation-altiplano-b-contextes-geomorphologique-paleoclimatique-altiplano-central-paleo-ligne-rivage-3770-m-lac-tauca-17-15-000-ans-bp-est-representee-par-une.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3654"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3654,a-localisation-altiplano-b-contextes-geomorphologique-paleoclimatique-altiplano-central-paleo-ligne-rivage-3770-m-lac-tauca-17-15-000-ans-bp-est-representee-par-une.jpg" alt="A) Localisation de l'Altiplano
B) Contextes g&eacute;omorphologique et pal&eacute;oclimatique de l'Altiplano..." longdesc="image3654,a-localisation-altiplano-b-contextes-geomorphologique-paleoclimatique-altiplano-central-paleo-ligne-rivage-3770-m-lac-tauca-17-15-000-ans-bp-est-representee-par-une.html" title="" /></a></li><li><a href="image3655,vue-actuelle-tunupa-depuis-isla-los-pescadores-salar-est-recouvert-une-mince-pellicule-eau-pendant-ete-austral-cette-image-donne-apercu-environnement-lac-tauca.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3655"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3655,vue-actuelle-tunupa-depuis-isla-los-pescadores-salar-est-recouvert-une-mince-pellicule-eau-pendant-ete-austral-cette-image-donne-apercu-environnement-lac-tauca.jpg" alt="Vue actuelle du Tunupa depuis la Isla de los Pescadores. Le Salar est recouvert d'une mince..." longdesc="image3655,vue-actuelle-tunupa-depuis-isla-los-pescadores-salar-est-recouvert-une-mince-pellicule-eau-pendant-ete-austral-cette-image-donne-apercu-environnement-lac-tauca.html" title="" /></a></li><li><a href="image3656,d-modelisation-numerique-paleoglaciers-tunupa-qui-permis-reconstituer-conditions-paleoclimatiques-regnant-altiplano-entre-17-15-000-ans-bp.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3656"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3656,d-modelisation-numerique-paleoglaciers-tunupa-qui-permis-reconstituer-conditions-paleoclimatiques-regnant-altiplano-entre-17-15-000-ans-bp.jpg" alt="D) Mod&eacute;lisation num&eacute;rique des pal&eacute;oglaciers du Tunupa qui a permis de reconstituer les conditions..." longdesc="image3656,d-modelisation-numerique-paleoglaciers-tunupa-qui-permis-reconstituer-conditions-paleoclimatiques-regnant-altiplano-entre-17-15-000-ans-bp.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br />En effet, comme les glaciers et les niveaux de lacs ont des sensibilit&eacute;s tr&egrave;s contrast&eacute;es aux pr&eacute;cipitations et aux temp&eacute;ratures, cette m&eacute;thode originale de mod&eacute;lisation conjointe a permis de reconstituer avec pr&eacute;cision les conditions pal&eacute;oclimatiques de cette r&eacute;gion. Gr&acirc;ce &agrave; cette approche, les auteurs proposent ainsi que, pendant la phase dite Heinrich 1 (entre 17 000 et 15 000 ans BP), la temp&eacute;rature annuelle moyenne de l'Altiplano central (entre 4000 et 5000 m) &eacute;tait de 6 &agrave; 7°C en dessous de la temp&eacute;rature actuelle, alors que dans le m&ecirc;me temps les pr&eacute;cipitations moyennes &eacute;taient entre 2 et 3 fois sup&eacute;rieures &agrave; celles observ&eacute;s aujourd'hui dans cette r&eacute;gion. Cette approche bas&eacute;e sur la mod&eacute;lisation coupl&eacute;e de ces deux objets de l'hydrosph&egrave;re s'av&egrave;re donc &ecirc;tre une m&eacute;thode efficace et prometteuse pour reconstituer les conditions pal&eacute;oclimatiques continentales.<br /><br />Deux implications majeures </h3>
- Cette nouvelle &eacute;tude propose un retrait tardif (15 000 ans) des glaciers situ&eacute;s a proximit&eacute; du Salar de Uyuni boliviens, alors que d'autres auteurs, comme Smith et al. (Science, 2005) ont au contraire observ&eacute; que, dans certaines zones des Andes p&eacute;ruviennes, certains glaciers ont commenc&eacute; &agrave; reculer de leur position maximum il y a environ 30 000 ans. Ce contraste s'explique sans doute par des histoires pal&eacute;oclimatiques diff&eacute;rentes entre ces deux r&eacute;gions, et tr&egrave;s probablement un subtil contr&ocirc;le de la r&eacute;partition spatiale des pr&eacute;cipitations. Ceci souligne combien il est important de tenir compte des conditions pal&eacute;oclimatiques locales avant d'interpr&eacute;ter les fluctuations pass&eacute;es d'un glacier en terme de signal climatique global.<br /><br />- Ce r&eacute;sultat sugg&egrave;re aussi que le climat des Andes tropicales &eacute;tait en partie influenc&eacute; par le climat de l'Atlantique tropical et de l'Atlantique Nord, via des connections atmosph&eacute;riques &agrave; grande &eacute;chelle. En effet, d'autres donn&eacute;es pal&eacute;oclimatiques indiquent que l'Antarctique et le Pacifique Sud s'&eacute;taient d&eacute;j&agrave; sensiblement r&eacute;chauff&eacute;s entre 17 et 15 000 ans. La persistance de certains glaciers andins &agrave; la faveur d'une p&eacute;riode humide et froide pendant l'&eacute;v&eacute;nement Heinrich 1 a ainsi pu &ecirc;tre engendr&eacute;e par une migration vers le sud de la zone de convergence intertropicale, un m&eacute;canisme qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute; par certains mod&egrave;les climatiques. Les oscillations abruptes des lacs et des glaciers qui se sont poursuivies entre 15 et 12 000 ans semblent de plus en faveur d'un lien &eacute;troit entre la dynamique atlantique et le climat des Andes tropicales. De nouvelles &eacute;tudes demeurent n&eacute;anmoins n&eacute;cessaires pour pr&eacute;ciser la nature des m&eacute;canismes et des &eacute;ventuelles r&eacute;troactions mis en jeu. <br /><br />* BP = Before Present.<br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Late local glacial maximum in the Central Altiplano triggered by cold and locally-wet conditions during the paleolake Tauca &eacute;pisode (17-15 ka, Heinrich 1). 
<br />P.H. Blard, J. Lav&eacute;, K.A. Farley, M. Fornari, N. Jimenez, V. Ramirez.Quaternary ; Science Reviews volume 28 d&eacute;cembre 2009 

	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#98;&#108;&#97;&#114;&#100;&#64;&#99;&#114;&#112;&#103;&#46;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#110;&#97;&#110;&#99;&#121;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2336">Pierre-Henri Blard</a>, CRPG (INSU-CNRS)
	</dd>
</dl><br /><br />]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3346</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La serpentine révélée par ses propriétés sismiques et son anisotropie</title>
			<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3347,serpentine-revelee-par-ses-proprietes-sismiques-son-anisotropie.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3347,serpentine-revelee-par-ses-proprietes-sismiques-son-anisotropie.html</guid>
			<description>Quand les roches du manteau supérieur sont altérées par des infiltrations d'eau, il se forme de la serpentine. Ce minéral a des propriétés rhéologiques qui font que les zones riches en roches altérées (serpentinites) dans les zones de subduction sont moins sismogènes. Il est donc utile de pouvoir...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Quand les roches du manteau sup&eacute;rieur sont alt&eacute;r&eacute;es par des infiltrations d'eau, il se forme de la serpentine. Ce min&eacute;ral a des propri&eacute;t&eacute;s rh&eacute;ologiques qui font que les zones riches en roches alt&eacute;r&eacute;es (serpentinites) dans les zones de subduction sont moins sismog&egrave;nes. Il est donc utile de pouvoir les localiser pour mieux comprendre la r&eacute;partition des tremblements de terre. Des chercheurs de Lyon (Laboratoire de sciences de la Terre INSU-CNRS/ENS) en collaboration avec des chercheurs du Department of Geology, University of Illinois, (USA) et  de l'Institute for Mineralogy and Petrology, ETH Zurich, (Suisse) ont &eacute;tudi&eacute; en laboratoire la propagation des ondes sismiques dans le min&eacute;ral suivant diverses orientations.  Les propri&eacute;t&eacute;s de la serpentine la rendent facilement d&eacute;tectable par l'imagerie sismique (tomographie). Cette &eacute;tude est publi&eacute;e dans Earth and Planetary Science Letters.</strong><br /><br />
<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3657,affleurement-serpentinites-une-ancienne-zone-subduction-peninsule-vizcaino-baja-california-sud-mexico-serpentinites-sont-roches-grisatres-qui-font-ici-epaisseur.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3657,affleurement-serpentinites-une-ancienne-zone-subduction-peninsule-vizcaino-baja-california-sud-mexico-serpentinites-sont-roches-grisatres-qui-font-ici-epaisseur.jpg" alt="Affleurement de serpentinites d'une ancienne zone de subduction dans la p&eacute;ninsule de Vizcaino (Baja..." longdesc="image3657,affleurement-serpentinites-une-ancienne-zone-subduction-peninsule-vizcaino-baja-california-sud-mexico-serpentinites-sont-roches-grisatres-qui-font-ici-epaisseur.html" title="" /></a><br />
Affleurement de serpentinites d'une ancienne zone de subduction dans la p&eacute;ninsule de Vizcaino (Baja California Sud, Mexico). Les serpentinites sont les roches gris&acirc;tres qui font ici une &eacute;paisseur d'environ 3 km depuis le sommet de la montagne jusqu'au premier plan. <br />
&copy;&nbsp;Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS)</p><br /><br />Les serpentinites sont des roches qui se forment par interaction entre l'eau de mer et les roches du manteau &agrave; des profondeurs allant jusqu'&agrave; environ 200 km dans les zones de subduction. Le min&eacute;ral constituant majoritairement ces roches est un silicate en feuillets voisin des micas et du talc, une vari&eacute;t&eacute; de serpentine appel&eacute;e antigorite. Il poss&egrave;de une viscosit&eacute; tr&egrave;s faible et a la propri&eacute;t&eacute; de limiter la zone de propagation des s&eacute;ismes : l&agrave; où il y a des corps de serpentinites &eacute;pais, il y a moins de s&eacute;ismes qu'ailleurs. D'où l'int&eacute;r&ecirc;t d'utiliser les m&eacute;thodes de tomographie sismique pour la recherche des zones serpentineuses et la localisation de serpentine. <br /><br />
<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3658,figure-schematique-une-zone-subduction-montrant-zone-serpentineuse-vert-fonce-deformation-grands-plis-qui-affecte-serpentine-se-forme-par-interaction-entre-eau-liberee.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3658,figure-schematique-une-zone-subduction-montrant-zone-serpentineuse-vert-fonce-deformation-grands-plis-qui-affecte-serpentine-se-forme-par-interaction-entre-eau-liberee.jpg" alt="Figure sch&eacute;matique d'une zone de subduction montrant la zone serpentineuse en vert fonc&eacute; et la..." longdesc="image3658,figure-schematique-une-zone-subduction-montrant-zone-serpentineuse-vert-fonce-deformation-grands-plis-qui-affecte-serpentine-se-forme-par-interaction-entre-eau-liberee.html" title="" /></a><br />
Figure sch&eacute;matique d'une zone de subduction montrant la zone serpentineuse en vert fonc&eacute; et la d&eacute;formation en grands plis qui l'affecte. La serpentine se forme par l'interaction entre l'eau lib&eacute;r&eacute;e par la plaque en subduction (fl&egrave;ches bleues). Le pointill&eacute; vert indique la limite de stabilit&eacute; de l'antogorite.<br />
&copy;&nbsp;Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS)</p><br /><br />On sait depuis longtemps que les serpentinites pr&eacute;sentent des faibles vitesses sismiques, mais les mesures effectu&eacute;es jusqu'&agrave; pr&eacute;sent sur des roches de la lithosph&egrave;re oc&eacute;anique ne permettaient pas de prendre en compte un param&egrave;tre important : l'anisotropie. L'anisotropie d&eacute;crit la variation de vitesse des ondes sismiques (la vitesse du son) dans ce min&eacute;ral en fonction de la direction de propagation. Les auteurs ont montr&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des mesures par spectroscopie Brillouin  que la serpentine est tr&egrave;s anisotrope. Comme les grains de serpentine sont orient&eacute;s par les fortes d&eacute;formations typiques des zones de subduction, les serpentinites y sont aussi tr&egrave;s anisotropes.<br /><br />Pour la serpentinite, le r&eacute;sultat est &eacute;tonnant. Regard&eacute;e par la tranche (parall&egrave;lement &agrave; la foliation pour un g&eacute;ologue), la serpentinite a les m&ecirc;mes propri&eacute;t&eacute;s que le manteau terrestre et sera invisible. Regard&eacute;e perpendiculairement, elle a des vitesses sismiques tr&egrave;s faibles et appara&icirc;tra tr&egrave;s clairement. On peut ainsi d&eacute;tecter la serpentinite, mais aussi sa d&eacute;formation en utilisant des ondes sismiques d'orientation vari&eacute;e.<br /><br />L'analyse des donn&eacute;es sismiques &agrave; la lumi&egrave;re de ces nouveaux r&eacute;sultats sugg&egrave;re une structure complexe de zones serpentineuses des zones de subduction, en r&eacute;ponse &agrave; des d&eacute;formations importantes, et renforce l'id&eacute;e que la pr&eacute;sence de serpentine r&eacute;duit nettement la s&eacute;ismicit&eacute; li&eacute;e &agrave; la subduction des fonds oc&eacute;aniques.<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#98;&#114;&#117;&#110;&#111;&#46;&#114;&#101;&#121;&#110;&#97;&#114;&#100;&#64;&#101;&#110;&#115;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=168">Bruno Reynard</a>, Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS LYON)

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Elasticity of antigorite, seismic detection of serpentinites, and anisotropy in subduction zones - Lucile Bezacier a,&#8270;, Bruno Reynard a, Jay D. Bass b, Carmen Sanchez-Valle b,c, Bertrand Van de Moort&egrave;le a - Earth and Planetary Science Letters 289 (2010) 198-208
a Universit&eacute; de Lyon, Laboratoire de Sciences de la Terre, INSU-CNRS, Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Lyon
b Department of Geology, University of Illinois,  USA
c Institute for Mineralogy and Petrology, ETH Zurich, Switzerland

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#98;&#114;&#117;&#110;&#111;&#46;&#114;&#101;&#121;&#110;&#97;&#114;&#100;&#64;&#101;&#110;&#115;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=168">Bruno Reynard</a>, Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS LYON)
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#76;&#117;&#99;&#105;&#108;&#101;&#46;&#66;&#101;&#122;&#97;&#99;&#105;&#101;&#114;&#64;&#101;&#110;&#115;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3017">Lucile Bezacier</a>, Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS LYON)
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3347</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Une nouvelle fenêtre pour l'observation de la croissance des grains interstellaires dans les nuages moléculaires</title>
			<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3342,nouvelle-fenetre-observation-croissance-grains-interstellaires-nuages-moleculaires.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3342,nouvelle-fenetre-observation-croissance-grains-interstellaires-nuages-moleculaires.html</guid>
			<description>Une équipe internationale menée par un chercheur du Laboratoire d'Etude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique (LERMA : INSU-CNRS, Observatoire de Paris, Universités de Paris 6 et de Cergy-Pontoise, Ecole Normale Supérieure) vient de montrer pour la première fois que l'on pouvait observer...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Une &eacute;quipe internationale men&eacute;e par un chercheur du Laboratoire d'Etude du Rayonnement et de la Mati&egrave;re en Astrophysique (LERMA : INSU-CNRS, Observatoire de Paris, Universit&eacute;s de Paris 6 et de Cergy-Pontoise, Ecole Normale Sup&eacute;rieure) vient de montrer pour la premi&egrave;re fois que l'on pouvait observer directement les grains les plus gros dans un nuage interstellaire gr&acirc;ce &agrave; leur capacit&eacute; &agrave; diffuser la lumi&egrave;re dans l'infrarouge moyen. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne, spectaculaire dans le cas pr&eacute;sent, est aussi visible dans d'autres nuages et va donc permettre d'ouvrir une nouvelle fen&ecirc;tre pour l'&eacute;tude de ces poussi&egrave;res et au-del&agrave;, pour la formation des &eacute;toiles et des plan&egrave;tes. ]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3342</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Le rôle des marges continentales dans les apports d'éléments chimiques à l'océan : ce que nous apprend le néodyme</title>
			<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3328,role-marges-continentales-apports-elements-chimiques-ocean-ce-que-nous-apprend-neodyme.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3328,role-marges-continentales-apports-elements-chimiques-ocean-ce-que-nous-apprend-neodyme.html</guid>
			<description>Une modélisation originale du cycle océanique du néodyme a permis de mettre en évidence l'importance des marges continentales comme pourvoyeurs de cet élément, et probablement d'autres éléments chimiques, à l'océan. Cette étude est le fruit d'une collaboration pluridisciplinaire entre géochimistes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une mod&eacute;lisation originale du cycle oc&eacute;anique du n&eacute;odyme a permis de mettre en &eacute;vidence l'importance des marges continentales comme pourvoyeurs de cet &eacute;l&eacute;ment, et probablement d'autres &eacute;l&eacute;ments chimiques, &agrave; l'oc&eacute;an. Cette &eacute;tude est le fruit d'une collaboration pluridisciplinaire entre g&eacute;ochimistes (LEGOS/OMP) et mod&eacute;lisateurs (LSCE/IPSL et LPO/IUEM) et a &eacute;t&eacute; men&eacute;e dans le cadre de la th&egrave;se de Thomas Arsouze, r&eacute;cemment couronn&eacute;e du prix de l'Acad&eacute;mie des Sciences et des Belles Lettres de Toulouse (2009). Ces r&eacute;sultats sont essentiels pour la compr&eacute;hension, en lien avec le climat, des cycles des &eacute;l&eacute;ments chimiques dans le syst&egrave;me Terre. Ils sont publi&eacute;s dans la revue Biogeosciences.</strong><br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3628,marge-continentale-se-compose-plateau-continental-talus-continental-profondeur-moyenne-pied-talus-est-environ-3000-m-image-provenant-de.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3628,marge-continentale-se-compose-plateau-continental-talus-continental-profondeur-moyenne-pied-talus-est-environ-3000-m-image-provenant-de.jpg" alt="La marge continentale se compose du plateau continental et du talus continental. La profondeur..." longdesc="image3628,marge-continentale-se-compose-plateau-continental-talus-continental-profondeur-moyenne-pied-talus-est-environ-3000-m-image-provenant-de.html" title="" /></a><br />
La marge continentale se compose du plateau continental et du talus continental. La profondeur moyenne du pied du talus est d'environ 3000 m. Image provenant de http://gsc.nrcan.gc.ca/org/atlantic/atl_f.php</span>On d&eacute;signe sous le terme de "marge continentale" la r&eacute;gion sous-marine qui s'&eacute;tend de la c&ocirc;te au pied du talus continental (entre 0 et environ 3000 m de fond) et fait l'interface entre le continent et les abysses. Bien qu'une quantit&eacute; importante de mat&eacute;riel issu de l'&eacute;rosion des continents se d&eacute;pose sur ces marges gr&acirc;ce aux d&eacute;charges des fleuves et au ruissellement, le r&ocirc;le qu'elles jouent dans le cycle des &eacute;l&eacute;ments g&eacute;ochimiques marins est encore largement m&eacute;connu, les concentrations en &eacute;l&eacute;ments dissous dans l'oc&eacute;an au voisinage des marges ne variant que peu ou pas.<br /><br />C'&eacute;tait sans compter sur le n&eacute;odyme (Nd), un &eacute;l&eacute;ment peu connu, mais qui, gr&acirc;ce &agrave; ses isotopes, s'av&egrave;re tr&egrave;s int&eacute;ressant comme traceur g&eacute;ochimique ! En effet, lors de travaux ant&eacute;rieurs bas&eacute;s sur des &eacute;tudes ponctuelles de terrain, l'&eacute;quipe de g&eacute;ochimie marine du LEGOS (GEOMAR) a mis en &eacute;vidence que les signatures isotopiques du n&eacute;odyme, exprim&eacute;es &agrave; l'aide d'un param&egrave;tre appel&eacute; &#949;<sub>Nd</sub>, variaient &eacute;norm&eacute;ment entre les oc&eacute;ans Atlantique, Indien et Pacifique, un fait qui implique des apports continentaux significatifs de cet &eacute;l&eacute;ment. Cette &eacute;tude sugg&eacute;rait donc que les marges continentales pouvaient jouer un r&ocirc;le important comme pourvoyeur de n&eacute;odyme &agrave; l'oc&eacute;an dans certaines r&eacute;gions du globe.<br />
Pourtant ces apports ne s'accompagnent pas d'une augmentation significative et simultan&eacute;e des concentrations oc&eacute;aniques de n&eacute;odyme. D'où vient cette apparente contradiction ? C'est ce qu'il fallait essayer de comprendre.<br /><br />Afin de r&eacute;concilier le budget oc&eacute;anique des concentrations de n&eacute;odyme avec celui de sa composition isotopique et d'identifier l'importance des diff&eacute;rentes sources, une &eacute;quipe constitu&eacute;e de g&eacute;ochimistes du LEGOS et de mod&eacute;lisateurs du LSCE et du LPO a mod&eacute;lis&eacute; le cycle oc&eacute;anique global de cet &eacute;l&eacute;ment, en se basant sur un mod&egrave;le couplant la circulation g&eacute;n&eacute;rale oc&eacute;anique (NEMO), la biog&eacute;ochimie marine (PISCES) et la dynamique des particules oc&eacute;aniques.<br /><br />Ce travail a permis de montrer que la distribution effective du n&eacute;odyme dans les diff&eacute;rents bassins oc&eacute;aniques ne peut &ecirc;tre simul&eacute;e par le mod&egrave;le utilis&eacute; que si l'on consid&egrave;re qu'environ 3 % du s&eacute;diment d&eacute;pos&eacute; sur les marges se dissout au sein de l'oc&eacute;an. Cela signifie que les marges pourvoiraient via ce m&eacute;canisme... &agrave; 95 % de l'apport total de n&eacute;odyme &agrave; l'oc&eacute;an !

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3627,valeurs-parametre-epsilon-nd-obtenues-par-simulation-aide-modele-nemo-pisces-couleur-fond-mesurees-milieu-marin-cercles-colores-moyennees-colonne-eau-une.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3627,valeurs-parametre-epsilon-nd-obtenues-par-simulation-aide-modele-nemo-pisces-couleur-fond-mesurees-milieu-marin-cercles-colores-moyennees-colonne-eau-une.jpg" alt="Valeurs du param&egrave;tre &epsilon;<sub>Nd</sub> obtenues par simulation &agrave; l'aide du mod&egrave;le NEMO/PISCES..." longdesc="image3627,valeurs-parametre-epsilon-nd-obtenues-par-simulation-aide-modele-nemo-pisces-couleur-fond-mesurees-milieu-marin-cercles-colores-moyennees-colonne-eau-une.html" title="" /></a><br />
Valeurs du param&egrave;tre &epsilon;<sub>Nd</sub> obtenues par simulation &agrave; l'aide du mod&egrave;le NEMO/PISCES (couleur de fond) et mesur&eacute;es dans le milieu marin (cercles color&eacute;s), moyenn&eacute;es sur la colonne d'eau, d'une part en l'absence d'apport des marges continentales (&agrave; gauche) et d'autre part en pr&eacute;sence d'un fort apport (&agrave; droite). La comparaison des couleurs, dont les &eacute;chelles sont les m&ecirc;mes pour mod&egrave;le et donn&eacute;es, montre qu'un bon accord mod&egrave;le/donn&eacute;es n'est obtenu qu'en introduisant dans le mod&egrave;le un fort apport de n&eacute;odyme de la part des marges oc&eacute;aniques. © LEGOS</p>
Mais alors que se passe-t-il exactement pr&egrave;s de ces marges ?<br />
L'hypoth&egrave;se avanc&eacute;e par les chercheurs est qu'une "alt&eacute;ration chimique sous-marine" accompagn&eacute;e d'une dissolution d'une petite fraction du s&eacute;diment apport&eacute; par l'&eacute;rosion des continents, et "marqu&eacute;" par une composition isotopique du n&eacute;odyme diff&eacute;rente de celle de l'eau de mer, se produirait peu de temps apr&egrave;s son d&eacute;p&ocirc;t sur la marge, conduisant &agrave; une modification du rapport isotopique du n&eacute;odyme dans l'oc&eacute;an. Puis une quantit&eacute; de n&eacute;odyme &eacute;quivalente &agrave; une fraction importante de celle ainsi lib&eacute;r&eacute;e dans l'oc&eacute;an serait assez vite soustraite de la colonne d'eau par des r&eacute;actions physicochimiques conduisant &agrave; sa s&eacute;dimentation, sans toutefois gommer l'"empreinte isotopique" du n&eacute;odyme apport&eacute; &agrave; l'eau.<br /><br />Ces r&eacute;sultats confirment l'importance des marges continentales, au niveau global, pour l'apport de ce traceur &agrave; l'oc&eacute;an, invitant en cela &agrave; reprendre les calculs de bilans apport/d&eacute;part de cet &eacute;l&eacute;ment dans lesquels jusqu'&agrave; pr&eacute;sent seuls les apports dissous des rivi&egrave;res et ceux li&eacute;s aux poussi&egrave;res atmosph&eacute;riques avaient &eacute;t&eacute; pris en compte.<br />
En outre, si l'hypoth&egrave;se pr&eacute;c&eacute;dente est d&eacute;montr&eacute;e, il est fort probable que d'autres &eacute;l&eacute;ments chimiques sont lib&eacute;r&eacute;s avec le n&eacute;odyme, en particulier certains &eacute;l&eacute;ments essentiels pour les syst&egrave;mes biologiques marins comme le fer, ce qui am&egrave;nerait &agrave; reconsid&eacute;rer totalement non seulement le budget oc&eacute;anique du n&eacute;odyme mais aussi celui de ces &eacute;l&eacute;ments.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
T. Arsouze, J.-C. Dutay, F. Lacan, and C. Jeandel, Reconstructing the Nd oceanic cycle using a coupled dynamical-biogeochemical model, <a href="http://www.biogeosciences.net/6/2829/2009/bg-6-2829-2009.html" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/biogeosciences');window.open(this.href); return false;">Biogeosciences</a>, 6, 2829-2846, 2009

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<ul><li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#114;&#115;&#111;&#117;&#122;&#101;&#64;&#108;&#100;&#101;&#111;&#46;&#99;&#111;&#108;&#117;&#109;&#98;&#105;&#97;&#46;&#101;&#100;&#117;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=1264">Thomas Arsouze</a>, LEGOS/OMP</li>
<li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#99;&#97;&#116;&#104;&#101;&#114;&#105;&#110;&#101;&#46;&#106;&#101;&#97;&#110;&#100;&#101;&#108;&#64;&#99;&#110;&#101;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=1217">Catherine Jeandel</a>, LEGOS/OMP</li></ul>
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3328</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un modèle plus performant pour la marée du plateau amazonien</title>
			<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3329,modele-plus-performant-maree-plateau-amazonien.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3329,modele-plus-performant-maree-plateau-amazonien.html</guid>
			<description>Dans le cadre du programme Amandes, l'équipe de modélisation du LEGOS a développé une modélisation originale de la marée du plateau amazonien. Ce modèle va permettre de réaliser un atlas performant des marées de la région et de représenter les phénomènes dynamiques de transport, dans lesquels...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Dans le cadre du programme Amandes, l'&eacute;quipe de mod&eacute;lisation du LEGOS a d&eacute;velopp&eacute; une mod&eacute;lisation originale de la mar&eacute;e du plateau amazonien. Ce mod&egrave;le va permettre de r&eacute;aliser un atlas performant des mar&eacute;es de la r&eacute;gion et de repr&eacute;senter les ph&eacute;nom&egrave;nes dynamiques de transport, dans lesquels seront inject&eacute;s &agrave; terme les flux de mati&egrave;re et d'&eacute;l&eacute;ments chimiques. Ces r&eacute;sultats seront publi&eacute;s prochainement dans la revue Ocean Modelling.</strong><br /><br />À la fronti&egrave;re entre les continents et les oc&eacute;ans, les marges continentales sont le lieu de la grande majorit&eacute; des apports de mati&egrave;re (dissoute et solide, organique et inorganique) d'origine continentale vers l'oc&eacute;an. Elles sont aussi directement en contact avec les masses d'eaux oc&eacute;aniques, avec lesquelles elles &eacute;changent de la mati&egrave;re et des &eacute;l&eacute;ments.<br /><br />Le projet Amandes (Amazone-Andes), auquel participent des &eacute;quipes de recherche du LEGOS, du LMTG et du CEREGE, a pour objectif d'&eacute;tudier le transport de mati&egrave;re et d'&eacute;l&eacute;ments chimiques depuis les montagnes andines jusque dans l'oc&eacute;an Atlantique au travers du syst&egrave;me Amazone. Une telle &eacute;tude n&eacute;cessite un important effort de mod&eacute;lisation, c'est-&agrave;-dire de repr&eacute;sentation num&eacute;rique des diff&eacute;rents processus dont cette r&eacute;gion est le si&egrave;ge, notamment au niveau de l'estuaire de l'Amazone, qu'il s'agisse des processus dynamiques de d&eacute;placement des masses d'eau ou des processus physicochimiques affectant la mati&egrave;re. L'une des difficult&eacute;s est qu'un tel mod&egrave;le devra couvrir toute la zone soumise &agrave; l'impact de ce transport, soit plusieurs centaines de kilom&egrave;tres, et &ecirc;tre capable de prendre en compte des changements d'&eacute;chelles g&eacute;ographiques importants, de l'oc&eacute;an au fond des mangroves.<br />
Dans cette zone particuli&egrave;re, les m&eacute;canismes dynamiques principaux qui ont un impact sur le transport sont la mar&eacute;e et le d&eacute;bit du fleuve.<br /><br />L'&eacute;quipe de mod&eacute;lisation du LEGOS s'est pench&eacute;e sur la partie dynamique de ce probl&egrave;me en cherchant dans un premier temps &agrave; d&eacute;velopper un nouveau mod&egrave;le oc&eacute;anique de la mar&eacute;e. Cette zone pr&eacute;sente en effet de tr&egrave;s faibles profondeurs loin des c&ocirc;tes et sur de grandes &eacute;tendues : l'isobathe 20 m est ainsi par endroit distante de 100 km des c&ocirc;tes. Or, la mar&eacute;e &eacute;tant de forte amplitude dans cette r&eacute;gion, elle est tr&egrave;s sensible &agrave; cette faible bathym&eacute;trie et au frottement de fond.

<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3630,detail-grille-utilisee-estuaire-amazone-legos.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3630,detail-grille-utilisee-estuaire-amazone-legos.jpg" alt="D&eacute;tail de la grille utilis&eacute;e pour l'estuaire de l'Amazone. © LEGOS" longdesc="image3630,detail-grille-utilisee-estuaire-amazone-legos.html" title="" /></a><br />
D&eacute;tail de la grille utilis&eacute;e pour l'estuaire de l'Amazone. © LEGOS</span><br /><br />Pour r&eacute;aliser leur mod&egrave;le, les chercheurs se sont bas&eacute;s sur le mod&egrave;le &agrave; grilles non-structur&eacute;es T-UGOm (Toulouse unstructered grid ocean model), l'une des caract&eacute;ristiques des grilles non-structur&eacute;es &eacute;tant qu'elles peuvent s'adapter &agrave; diverses &eacute;chelles, une m&ecirc;me grille pouvant avoir une maille l&acirc;che dans certaines zones et au contraire beaucoup plus fine dans d'autres, propri&eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement utile dans le cas de l'estuaire de l'Amazone.<br />
Puis ils ont effectu&eacute; une mod&eacute;lisation en utilisant la bathym&eacute;trie digitale globale Gebco (General bathymetric chart of the oceans) et obtenu ainsi un &eacute;cart type de 53,9 cm entre les mesures (observations satellites et relev&eacute;s in situ des stations mar&eacute;graphiques) et la mod&eacute;lisation, dans le cas de l'onde de mar&eacute;e M2 : d'origine lunaire, celle-ci repr&eacute;sente la principale contribution &agrave; la mar&eacute;e dans cette zone. À l'aide de cartes marines plus pr&eacute;cises et de nouvelles donn&eacute;es collect&eacute;es pendant les campagnes de mesure du projet Amandes, ils ont ensuite pu affiner la bathym&eacute;trie Gebco et abaisser l'&eacute;cart type &agrave; 29,5 cm.<br />
Ils ont enfin &eacute;tudi&eacute; les profils des vitesses et la couche turbulente (couche d'eau au contact du fond de l'oc&eacute;an où se produisent des ph&eacute;nom&egrave;nes de turbulence) afin de d&eacute;velopper une nouvelle param&eacute;trisation du frottement de fond, ce qui leur a permis de diminuer encore l'&eacute;cart type &agrave; 27,5 cm.

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3629,gauche-image-satellite-extension-panache-amazone-que-on-repere-par-remise-suspension-particules-couleur-marron-modis-land-rapid-response-team-nasa-gsfc-droite.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3629,gauche-image-satellite-extension-panache-amazone-que-on-repere-par-remise-suspension-particules-couleur-marron-modis-land-rapid-response-team-nasa-gsfc-droite.jpg" alt="À gauche, image satellite de l'extension du panache de l'Amazone que l'on rep&egrave;re par la remise en..." longdesc="image3629,gauche-image-satellite-extension-panache-amazone-que-on-repere-par-remise-suspension-particules-couleur-marron-modis-land-rapid-response-team-nasa-gsfc-droite.html" title="" /></a><br />
À gauche, image satellite de l'extension du panache de l'Amazone que l'on rep&egrave;re par la remise en suspension des particules (couleur marron) (MODIS Land Rapid Response Team). © NASA/GSFC.<br>
À droite, &eacute;nergie dissip&eacute;e au m<sup>2</sup> par le frottement de fond (en W/m<sup>2</sup>), d'autant plus importante (vers les bleus) que le frottement a de l'influence sur la mar&eacute;e. © LEGOS.<br>
Les similitudes entre l'extension du panache de l'Amazone et la r&eacute;partition g&eacute;ographique du travail du frottement de fond sugg&egrave;rent que ce dernier joue un r&ocirc;le essentiel dans le devenir des eaux de l'Amazone.</p>
La comparaison entre ces r&eacute;sultats et ceux d&eacute;j&agrave; publi&eacute;s indique une am&eacute;lioration sensible de la mod&eacute;lisation de la mar&eacute;e dans cette zone. La prochaine &eacute;tape consistera &agrave; mod&eacute;liser la dynamique des eaux de l'Amazone et son panache dans l'estuaire, un travail qui ouvrira alors la voie &agrave; une mod&eacute;lisation plus pr&eacute;cise du transport de mati&egrave;re par le fleuve Amazone.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<a href="http://www.legos.obs-mip.fr/fr/equipes/ecola/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/site-equipe-echanges-cote-large');window.open(this.href); return false;">Site de l'&eacute;quipe &eacute;changes c&ocirc;te - large</a>

	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Yoann Le Bars, Florent Lyard, Catherine Jeandel et Leonardo Dardengo, The AMANDES tidal model for the Amazon estuary and shelf, Ocean Modelling, 31 (3-4), p 132-149, 2010, doi :10.1016/j.ocemod.2009.11.001

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#108;&#101;&#98;&#97;&#114;&#115;&#64;&#108;&#101;&#103;&#111;&#115;&#46;&#111;&#98;&#115;&#45;&#109;&#105;&#112;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3011">Yoann Le Bars</a>, LEGOS/OMP
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3329</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La diminution des concentrations atmosphériques du mercure, un nouvel exemple de l'efficacité de réglementations environnementales</title>
			<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3330,diminution-concentrations-atmospheriques-mercure-nouvel-exemple-efficacite-reglementations-environnementales.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3330,diminution-concentrations-atmospheriques-mercure-nouvel-exemple-efficacite-reglementations-environnementales.html</guid>
			<description>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un rôle central dans la propagation de cette pollution. Grâce à l'analyse d'échantillons d'air prélevés dans le névé polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE, en collaboration avec plusieurs équipes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un r&ocirc;le central dans la propagation de cette pollution. Gr&acirc;ce &agrave; l'analyse d'&eacute;chantillons d'air pr&eacute;lev&eacute;s dans le n&eacute;v&eacute; polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE<a href="#n1" class="notes">(1)</a>, en collaboration avec plusieurs &eacute;quipes am&eacute;ricaines<a href="#n2" class="notes">(2)</a> et italienne<a href="#n3" class="notes">(3)</a>, ont pu estimer l'&eacute;volution, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des concentrations atmosph&eacute;riques du mercure gazeux des moyennes et hautes latitudes Nord. Leurs travaux r&eacute;v&egrave;lent une forte d&eacute;croissance de ces concentrations dans les ann&eacute;es 80, qui correspond &agrave; la mise en place des premi&egrave;res r&eacute;glementations visant &agrave; r&eacute;duire les &eacute;missions de mercure. Ces r&eacute;sultats sont publi&eacute;s dans la revue am&eacute;ricaine Proceedings of the National Academy of Sciences.</strong><br /><br />Le mercure est un polluant "global" car on le retrouve sous toutes les latitudes et au sein de tous les &eacute;cosyst&egrave;mes, aussi bien terrestres que marins : dans la v&eacute;g&eacute;tation, les sols, les zones humides, les neiges ou encore les oc&eacute;ans.<br />
Plusieurs formes chimiques du mercure coexistent dans l'environnement : le mercure &eacute;l&eacute;mentaire gazeux (Hg<sup>0</sup>), le mercure divalent (Hg(II)) sous diverses associations et le m&eacute;thyle mercure, une esp&egrave;ce organom&eacute;tallique extr&ecirc;mement toxique. Sa forme gazeuse joue un r&ocirc;le central dans sa propagation car sa stabilit&eacute; chimique lui donne le temps de se disperser par voie atmosph&eacute;rique sur toute la surface du globe, depuis les latitudes temp&eacute;r&eacute;es où se concentrent ses sources anthropiques. Il est ensuite transform&eacute; chimiquement, jusqu'&agrave; atteindre sa forme polluante de m&eacute;thyle mercure qui a la particularit&eacute; de se transmettre &agrave; la cha&icirc;ne alimentaire, puis de se concentrer progressivement le long de cette cha&icirc;ne. Cette pollution affecte tout particuli&egrave;rement les populations dont l'alimentation repose largement sur la p&egrave;che, notamment en Arctique, le m&eacute;thyle mercure devenant dangereux pour l'homme d&egrave;s que sa concentration dans le sang d&eacute;passe 100 &#956;g/l<a href="#n4" class="notes">(4)</a>.<br />
Aujourd'hui, les &eacute;missions de mercure li&eacute;es aux activit&eacute;s humaines (production de chlore, combustion de charbon ou de p&eacute;trole, incin&eacute;ration des d&eacute;chets) comptent pour environ la moiti&eacute; de son bilan global.<br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3632,preparation-manchon-gonflable-necessaire-pompage-air-neve-profondeur-trou-forage-lgge-xavier-fain.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3632,preparation-manchon-gonflable-necessaire-pompage-air-neve-profondeur-trou-forage-lgge-xavier-fain.jpg" alt="Pr&eacute;paration du manchon gonflable n&eacute;cessaire au pompage de l'air du n&eacute;v&eacute; en profondeur dans le trou..." longdesc="image3632,preparation-manchon-gonflable-necessaire-pompage-air-neve-profondeur-trou-forage-lgge-xavier-fain.html" title="" /></a><br />
Pr&eacute;paration du manchon gonflable n&eacute;cessaire au pompage de l'air du n&eacute;v&eacute; en profondeur dans le trou de forage. © LGGE, Xavier Faïn</span>Pour reconstruire l'&eacute;volution temporelle de cette pollution, des chercheurs du LGGE, en collaboration avec des coll&egrave;gues am&eacute;ricains et italiens, se sont int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l'air contenu dans les n&eacute;v&eacute;s polaires. La neige qui se d&eacute;pose &agrave; la surface des calottes polaires (Groenland et Antarctique) se transforme en effet progressivement en n&eacute;v&eacute; puis en glace au cours du tassement progressif des couches successives. Or, le n&eacute;v&eacute; est un milieu poreux où les gaz atmosph&eacute;riques peuvent circuler lentement, avant leur pi&eacute;geage d&eacute;finitif sous forme de bulles dans la glace. L'air contenu dans un n&eacute;v&eacute; constitue donc une archive naturelle unique pour la reconstruction de la composition r&eacute;cente de l'atmosph&egrave;re.<br />
En juin 2006, les chercheurs ont pr&eacute;lev&eacute; des &eacute;chantillons d'air le long des 80 m&egrave;tres d'&eacute;paisseur du n&eacute;v&eacute; de Summit (point culminant du Groenland, &agrave; 3200 m d'altitude) et ont analys&eacute; son contenu en mercure &eacute;l&eacute;mentaire gazeux (Hg<sup>0</sup>).<br /><br />Ces mesures ont permis de reconstruire pour la premi&egrave;re fois l'&eacute;volution du mercure atmosph&eacute;rique au cours des derni&egrave;res d&eacute;cennies, les premi&egrave;res mesures directes et continues du mercure atmosph&eacute;rique n'ayant d&eacute;but&eacute; que dans les ann&eacute;es 1990.<br />
Bien que reconstruit au Groenland, ce signal porte la signature des &eacute;missions nord-am&eacute;ricaines et europ&eacute;ennes. Les chercheurs ont ainsi pu mettre en &eacute;vidence un pic de concentration correspondant &agrave; des niveaux quasiment doubles des teneurs actuelles dans les ann&eacute;es 70, suivi d'une forte d&eacute;croissance dans les ann&eacute;es 80, laquelle refl&egrave;te la cons&eacute;quence positive des premi&egrave;res r&eacute;glementations encadrant les rejets industriels de mercure vers l'atmosph&egrave;re, notamment le Clean Air Act am&eacute;ricain mis en place en 1970 et ses amendements de 1977. Conduites loin des sources de pollution, ces analyses "sentinelles" t&eacute;moignent donc de l'efficacit&eacute; des r&eacute;glementations sur un polluant majeur.<br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3633,camp-forage-pompage-localise-10-km-station-principale-summit-afin-eviter-toute-contamination-par-activites-base-scientifique-lgge-xavier-fain.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3633"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3633,camp-forage-pompage-localise-10-km-station-principale-summit-afin-eviter-toute-contamination-par-activites-base-scientifique-lgge-xavier-fain.jpg" alt="Camp de forage et de pompage, localis&eacute; &agrave; 10 km de la station principale de Summit afin d'&eacute;viter..." longdesc="image3633,camp-forage-pompage-localise-10-km-station-principale-summit-afin-eviter-toute-contamination-par-activites-base-scientifique-lgge-xavier-fain.html" title="" /></a></li><li><a href="image3631,carotte-neve-remontee-surface-lors-operation-pompage-air-summit-juin-2006-lgge-xavier-fain.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3631"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3631,carotte-neve-remontee-surface-lors-operation-pompage-air-summit-juin-2006-lgge-xavier-fain.jpg" alt="Une carotte de n&eacute;v&eacute; remont&eacute;e &agrave; la surface lors de l'op&eacute;ration de pompage d'air &agrave; Summit en juin..." longdesc="image3631,carotte-neve-remontee-surface-lors-operation-pompage-air-summit-juin-2006-lgge-xavier-fain.html" title="" /></a></li>
</ul><br />
Le d&eacute;veloppement rapide des &eacute;conomies des pays &eacute;mergents permettra-t-il de maintenir cette tendance &agrave; la baisse du mercure &eacute;l&eacute;mentaire gazeux ? De fait, l'enregistrement atmosph&eacute;rique que viennent de publier ces chercheurs encourage l'initiative prochaine de n&eacute;gociations aux Nations Unies pour la mise en place d'une r&eacute;gulation au niveau international des &eacute;missions anthropiques de mercure.<br /><br />Cette &eacute;tude a &eacute;t&eacute; financ&eacute;e en France par le programme ACI Jeune chercheur du Minist&egrave;re de l'enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche et par le LGGE. Le travail de terrain &eacute;tait soutenu par la NSF (National Science Foundation) am&eacute;ricaine.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1"><a href="http://www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/laboratoire-glaciologie-geophysique-environnement');window.open(this.href); return false;">Laboratoire de glaciologie et g&eacute;ophysique de l'environnement</a> (CNRS et UJF)</li>
			<li id="n2">CRREL, Bowdoin College, Scripps Institution of oceanography</li>
			<li id="n3">Universit&eacute; de Venise</li>
			<li id="n4">Seuil d&eacute;fini par l'Organisation mondiale de la sant&eacute;</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<a href="http://www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr/personnels/dommergue_aurelien/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/groupe-mercure-lgge');window.open(this.href); return false;">Groupe Mercure au LGGE</a>

	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Faïn, X., C. P. Ferrari, A. Dommergue, M. Albert, M. Battle, J. Severinghaus, L. Arnaud, J. M. Barnola, W. Cairns, C. Barbante et C. Boutron, Polar firn air reveals large-scale impact of anthropogenic mercury emissions during the 1970s, Proceedings of the National Academy of Sciences, 106, (38), 16114-16119, 2009

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<ul><li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#120;&#97;&#118;&#105;&#101;&#114;&#46;&#102;&#97;&#105;&#110;&#64;&#100;&#114;&#105;&#46;&#101;&#100;&#117;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2477">Xavier Fain</a></li>
<li><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#100;&#111;&#109;&#109;&#101;&#114;&#103;&#117;&#101;&#64;&#108;&#103;&#103;&#101;&#46;&#111;&#98;&#115;&#46;&#117;&#106;&#102;&#45;&#103;&#114;&#101;&#110;&#111;&#98;&#108;&#101;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=3012">Aur&eacute;lien Dommergue</a>, LGGE/OSUG</li></ul>
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3330</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Une super-Terre, mais avec une atmosphère inhospitalière</title>
			<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3321,super-terre-mais-avec-atmosphere-inhospitaliere.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3321,super-terre-mais-avec-atmosphere-inhospitaliere.html</guid>
			<description>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un rôle central dans la propagation de cette pollution. Grâce à l'analyse d'échantillons d'air prélevés dans le névé polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE, en collaboration avec plusieurs équipes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3321</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un appel à l'action contre l'acidification de l'océan (EPOCA)</title>
			<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3317,appel-action-contre-acidification-ocean-epoca.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3317,appel-action-contre-acidification-ocean-epoca.html</guid>
			<description>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un rôle central dans la propagation de cette pollution. Grâce à l'analyse d'échantillons d'air prélevés dans le névé polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE, en collaboration avec plusieurs équipes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3615,page-1.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/ip3615,page-1.jpg" alt="Page-1" longdesc="image3615,page-1.html" title="" class="vignetteart" /></a><strong>Une r&eacute;duction importante et imm&eacute;diate des &eacute;missions de dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) est n&eacute;cessaire pour limiter significativement l'acidification des oc&eacute;ans et emp&ecirc;cher l'extinction d'esp&egrave;ces marines, des risques sur la s&eacute;curit&eacute; alimentaire et des cons&eacute;quences socio-&eacute;conomiques significatives. Voil&agrave; ce qu'&eacute;noncent de nombreux experts, dont les membres du projet europ&eacute;en EPOCA, dans un guide intitul&eacute; "L'acidification de l'oc&eacute;an - Les faits" qui vient d'&ecirc;tre publi&eacute; dans le cadre de la conf&eacute;rence des Nations Unies sur le climat &agrave; Copenhague.</strong><br /><br />Transmis aujourd'hui aux d&eacute;cideurs participant &agrave; la Conf&eacute;rence des Nations Unies sur le climat &agrave; Copenhague, le guide "L'acidification de l'oc&eacute;an - Les faits" prend acte des derni&egrave;res avanc&eacute;es scientifiques sur l'acidification des oc&eacute;ans et d&eacute;crit les &eacute;tapes qui seront n&eacute;cessaires &agrave; l'arr&ecirc;t de son acc&eacute;l&eacute;ration. Ce guide introductif est destin&eacute; aux conseillers et d&eacute;cideurs politiques. Il a &eacute;t&eacute; conçu par le Groupe d'utilisateurs<a href="#n1" class="notes">(1)</a> sur l'acidification de l'oc&eacute;an, partie int&eacute;grante du projet europ&eacute;en EPOCA, et valid&eacute; par des scientifiques du projet. Sa r&eacute;alisation a &eacute;t&eacute; financ&eacute;e par Natural England et EPOCA. Il est disponible en cinq langues (anglais, français, espagnol, arabe et chinois).<ul><li><a href="http://www.epoca-project.eu/index.php/Ocean-Acidification-the-facts.html" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/telecharger-guide-langue-votre-choix');window.open(this.href); return false;">T&eacute;l&eacute;charger le guide dans la langue de votre choix</a></li></ul><br />

<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3614,chercheurs-epoca-durant-campagne-mai-2009-spitzberg-qui-regroupait-quinzaine-participants-5-institutions-partenaires-organismes-vivant-fond-ocean-arctique-ont-ete.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3614,chercheurs-epoca-durant-campagne-mai-2009-spitzberg-qui-regroupait-quinzaine-participants-5-institutions-partenaires-organismes-vivant-fond-ocean-arctique-ont-ete.jpg" alt="Chercheurs d'EPOCA durant la campagne de mai 2009 au Spitzberg qui regroupait une quinzaine de..." longdesc="image3614,chercheurs-epoca-durant-campagne-mai-2009-spitzberg-qui-regroupait-quinzaine-participants-5-institutions-partenaires-organismes-vivant-fond-ocean-arctique-ont-ete.html" title="" /></a><br />
Chercheurs d'EPOCA durant la campagne de mai 2009 au Spitzberg qui regroupait une quinzaine de participants de 5 institutions partenaires. Des organismes vivant au fond de l'oc&eacute;an Arctique ont &eacute;t&eacute; r&eacute;colt&eacute;s pour &ecirc;tre ensuite soumis progressivement en laboratoire &agrave; des niveaux d'acidit&eacute; correspondant &agrave; ceux attendus pour la fin du si&egrave;cle.<br />
© CNRS-INSU, Marie-Dominique Pizay</span><br />
"<em>L'acidification des oc&eacute;ans est "le probl&egrave;me jumeau" du changement climatique dans la mesure où tous deux sont la cons&eacute;quence de l'augmentation des &eacute;missions de CO<sub>2</sub></em>" d&eacute;clare Dan Laffoley, vice pr&eacute;sident de la Commission mondiale de l'IUCN (International union for conservation of nature) sur les aires marines prot&eacute;g&eacute;es et responsable &eacute;ditorial du guide. "<em>Nous avons employ&eacute; le mode du r&eacute;cit pour peindre un tableau des nombreux m&eacute;canismes par lesquels l'acidification de l'oc&eacute;an peut alt&eacute;rer la mani&egrave;re dont l'oc&eacute;an fonctionne. Compte tenu des cons&eacute;quences de grande envergure possibles, nous esp&eacute;rons que ce guide aura un impact aupr&egrave;s des d&eacute;cideurs et qu'ils placeront l'oc&eacute;an au centre des discussions sur le climat</em>".<br /><br /><br />
Ce que ce guide dit en substance :
<ul><li>Environ le quart du CO<sub>2</sub> &eacute;mis par les activit&eacute;s humaines (25 millions de tonnes par jour). Cette absorption, qui va croissant compte tenu de la croissance des &eacute;missions, rend l'eau de mer de plus en plus acide, menaçant &eacute;cosyst&egrave;mes et esp&egrave;ces importantes pour l'alimentation et l'&eacute;conomie. En outre, cette augmentation de l'acidit&eacute; de l'oc&eacute;an tend &agrave; r&eacute;duire sa capacit&eacute; &agrave; absorber le CO<sub>2</sub> et donc &agrave; r&eacute;guler le climat.</li>
<li>L'acidit&eacute; de l'eau de mer a augment&eacute;e de 30 % depuis le d&eacute;but de la p&eacute;riode industrielle, il y a 250 ans. Si, comme il est pr&eacute;vu, ce ph&eacute;nom&egrave;ne s'acc&eacute;l&egrave;re au cours des 4 prochaines d&eacute;cennies, elle pourrait augmenter de 120 % d'ici &agrave; 2060, soit un niveau sup&eacute;rieur &agrave; ceux qu'a connu notre plan&egrave;te au cours des 21 derniers millions d'ann&eacute;es.</li>
<li>Les pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;pisodes d'acidification de l'oc&eacute;an ont donn&eacute; lieu &agrave; des extinctions massives d'esp&egrave;ces.</li>
<li>Certaines r&eacute;gions atteignent d&eacute;j&agrave; un niveau d'acidit&eacute; qui emp&ecirc;che la survie de larves d'esp&egrave;ces commerciales (moules et hu&icirc;tres).</li>
<li>De nombreux organismes fabriquant un squelette ou une coquille calcaire sont d&eacute;j&agrave; affect&eacute;s, ce qui r&eacute;duit leur r&ocirc;le de producteurs primaires et de constructeurs de r&eacute;cifs.</li>
<li>D'ici 2050, les r&eacute;cifs coralliens vont se trouver dans des eaux inhospitali&egrave;res (plus chaudes et plus acides), qui menaceront leur r&ocirc;le de protection contre les effets destructeurs de la houle et des temp&ecirc;tes. D'ici 2100, 70 % des coraux profonds seront dans des eaux corrosives pour leur squelette.</li></ul>
Seuls une r&eacute;duction imm&eacute;diate et substantielle des &eacute;missions de CO<sub>2</sub> et le d&eacute;veloppement de technologies permettant son &eacute;limination permettront de limiter l'acidification des oc&eacute;ans et son effet sur les &eacute;cosyst&egrave;mes marins.<br />
Selon Jean-Pierre Gattuso, coordonnateur d'EPOCA et oc&eacute;anographe au Laboratoire d'oc&eacute;anographie de Villefranche (CNRS, UPMC), "<em>Le probl&egrave;me de l'acidification de l'oc&eacute;an n'est contest&eacute; par personne, m&ecirc;me si l'ampleur de ses effets sur les organismes marins et de son impact socio-&eacute;conomique restent mal connus. Ce guide a pour objet de faire comprendre aux d&eacute;cideurs que les n&eacute;gociations sur les &eacute;missions futures de CO<sub>2</sub> doivent prendre en compte non seulement le changement climatique mais aussi le probl&egrave;me de l'acidification des oc&eacute;ans</em>."


	<!-- *** d&eacute;but d'un encadr&eacute; *** -->
	<div class="encadre">

<strong>EPOCA (European project on ocean acidification)</strong><br />
Le projet europ&eacute;en (FP 7) <a href="http://www.epoca-project.eu" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/epoca');window.open(this.href); return false;">EPOCA</a> a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; en mai 2008 et pour 4 ans afin de combler les nombreuses lacunes dans la compr&eacute;hension de l'acidification de l'oc&eacute;an et de ses cons&eacute;quences. Il rassemble plus de 100 chercheurs issus de 27 instituts, parmi lesquels le CNRS et le CEA, r&eacute;partis sur 9 pays europ&eacute;ens.<br /><br /><strong>IUCN (International Union for Conservation of Nature)</strong><br />
L'<a href="http://www.iucn.org" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/iucn');window.open(this.href); return false;">IUCN</a> est l'organisation environnementale globale la plus ancienne et la plus importante, avec plus de 1000 gouvernements et membres d'ONG et pr&egrave;s de 11000 experts volontaires d'environ 160 pays. Elle a pour objectif d'identifier des solutions pragmatiques aux d&eacute;fis environnementaux et de d&eacute;veloppement les plus pressants et de soutenir la recherche scientifique, dans les domaines de la biodiversit&eacute;, du changement climatique, de l'&eacute;nergie, des modes de vie et de la sensibilisation &agrave; l'environnement.

	</div>
	<!-- *** fin de l'encadr&eacute; *** -->

<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Ce groupe est constitu&eacute; de d&eacute;cideurs politiques, d'industriels, d'ONG...</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#103;&#97;&#116;&#116;&#117;&#115;&#111;&#64;&#111;&#98;&#115;&#45;&#118;&#108;&#102;&#114;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2042">Jean-Pierre Gattuso</a>, LOV/OOV
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3317</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Fermi détecte l'éruption la plus intense jamais observée en rayons gamma</title>
			<pubDate>Wed, 9 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3316,fermi-detecte-eruption-plus-intense-jamais-observee-rayons-gamma.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3316,fermi-detecte-eruption-plus-intense-jamais-observee-rayons-gamma.html</guid>
			<description>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un rôle central dans la propagation de cette pollution. Grâce à l'analyse d'échantillons d'air prélevés dans le névé polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE, en collaboration avec plusieurs équipes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3316</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Variations du niveau de la mer : le cas d'école de la marge du New Jersey. </title>
			<pubDate>Wed, 9 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3315,variations-niveau-mer-cas-ecole-marge-new-jersey.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3315,variations-niveau-mer-cas-ecole-marge-new-jersey.html</guid>
			<description>Le mercure est un polluant toxique dont la forme gazeuse joue un rôle central dans la propagation de cette pollution. Grâce à l'analyse d'échantillons d'air prélevés dans le névé polaire de Summit au centre du Groenland, des chercheurs français du LGGE, en collaboration avec plusieurs équipes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>L'&eacute;tude pr&eacute;liminaire des s&eacute;diments pr&eacute;lev&eacute;s par forage lors de la campagne oc&eacute;anographique &laquo; New Jersey Shallow Shelf &raquo; du programme IODP* (30 avril-17juillet 2009), s'est d&eacute;roul&eacute;e dans les laboratoires de la caroth&egrave;que d'IODP &agrave; l'Universit&eacute; de Br&ecirc;me (Allemagne) du 6 novembre au 5 d&eacute;cembre 2009. Elle a rassembl&eacute; 25 scientifiques de 11 pays autour Gregory Mountain (Rutgers University, New Jersey, USA) et Jean-Noël Proust (G&eacute;osciences Rennes, INSU-CNRS/Univ. Rennes 1), co-chefs de mission. <br />Une dizaine de cycles de mont&eacute;e et baisse du niveau de la mer a &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e entre 14 et 35 millions d'ann&eacute;es, &agrave; l'or&eacute;e de notre p&eacute;riode froide, et un niveau d'eau douce particuli&egrave;rement inattendu a &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute; &agrave; 400 m&egrave;tres de profondeur. Ces donn&eacute;es sont particuli&egrave;rement importantes pour comprendre la r&eacute;ponse du syst&egrave;me Terre &agrave; des variations climatiques proches de celles que nous connaissons aujourd'hui.</strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3604,equipe-scientifique-complet-lors-campagne-echantillonnage-onshore-science-party-carotheque-iodp-universite-breme-allemagne.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3604"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3604,equipe-scientifique-complet-lors-campagne-echantillonnage-onshore-science-party-carotheque-iodp-universite-breme-allemagne.jpg" alt="L'&eacute;quipe scientifique au complet lors de la campagne d'&eacute;chantillonnage (Onshore Science Party) &agrave; la..." longdesc="image3604,equipe-scientifique-complet-lors-campagne-echantillonnage-onshore-science-party-carotheque-iodp-universite-breme-allemagne.html" title="" /></a></li><li><a href="image3605,carottes-sont-coupees-deux-etre-examinees-echantillonnees-chaque-echantillon-mis-sous-plastic-soigneusement-identifie-sera-etudie-ulterieurement-laboratoire-specialise.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3605"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3605,carottes-sont-coupees-deux-etre-examinees-echantillonnees-chaque-echantillon-mis-sous-plastic-soigneusement-identifie-sera-etudie-ulterieurement-laboratoire-specialise.jpg" alt="Les carottes sont coup&eacute;es en deux pour &ecirc;tre examin&eacute;es et &eacute;chantillonn&eacute;es. Chaque &eacute;chantillon, mis..." longdesc="image3605,carottes-sont-coupees-deux-etre-examinees-echantillonnees-chaque-echantillon-mis-sous-plastic-soigneusement-identifie-sera-etudie-ulterieurement-laboratoire-specialise.html" title="" /></a></li><li><a href="image3606,equipe-fait-premiere-description-un-forage-reporte-certaines-informations-image-profil-sismique-marge.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3606"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3606,equipe-fait-premiere-description-un-forage-reporte-certaines-informations-image-profil-sismique-marge.jpg" alt=" L'&eacute;quipe fait une premi&egrave;re description d'un forage et reporte certaines informations sur l'image..." longdesc="image3606,equipe-fait-premiere-description-un-forage-reporte-certaines-informations-image-profil-sismique-marge.html" title="" /></a></li><li><a href="image3607,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3607"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3607,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.jpg" alt="Description soigneuse des carottes par les s&eacute;dimentologues. Ici Hisao Ando Ibaraki University..." longdesc="image3607,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.html" title="" /></a></li><li><a href="image3608,discussion-equipe-autour-carottes-soigneusement-classee-par-site-avant-ouverture-stve-hesselbo-oxford-university-david-hodgson-liverpool-university-ken-miller-rutgers.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3608"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3608,discussion-equipe-autour-carottes-soigneusement-classee-par-site-avant-ouverture-stve-hesselbo-oxford-university-david-hodgson-liverpool-university-ken-miller-rutgers.jpg" alt="Discussion de l'&eacute;quipe autour des carottes soigneusement class&eacute;e par site avant leur ouverture...." longdesc="image3608,discussion-equipe-autour-carottes-soigneusement-classee-par-site-avant-ouverture-stve-hesselbo-oxford-university-david-hodgson-liverpool-university-ken-miller-rutgers.html" title="" /></a></li>
</ul>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3610,vue-carotheque-iodp-universite-breme.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3610"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3610,vue-carotheque-iodp-universite-breme.jpg" alt="Vue de la caroth&egrave;que IODP &agrave; l'Universit&eacute; de Br&ecirc;me." longdesc="image3610,vue-carotheque-iodp-universite-breme.html" title="" /></a></li><li><a href="image3611,vue-carotheque-iodp-universite-breme.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3611"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3611,vue-carotheque-iodp-universite-breme.jpg" alt="Vue de la caroth&egrave;que IODP &agrave; l'Universit&eacute; de Br&ecirc;me." longdesc="image3611,vue-carotheque-iodp-universite-breme.html" title="" /></a></li><li><a href="image3612,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3612"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3612,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.jpg" alt="Description soigneuse des carottes par les s&eacute;dimentologues. Ici Hisao Ando Ibaraki University..." longdesc="image3612,description-soigneuse-carottes-par-sedimentologues-ici-hisao-ando-ibaraki-university-japon-jim-browning-rutgers-university.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3603,carte-localisation-sites-forages-durant-campagne-new-jersey-shallow-shelf-2009-mountain-g-s-proust-j-n-and-mcinroy-d-2009-iodp-sci-prosp-313.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3603,carte-localisation-sites-forages-durant-campagne-new-jersey-shallow-shelf-2009-mountain-g-s-proust-j-n-and-mcinroy-d-2009-iodp-sci-prosp-313.jpg" alt="Carte de localisation des sites de forages durant la campagne New Jersey Shallow Shelf, 2009...." longdesc="image3603,carte-localisation-sites-forages-durant-campagne-new-jersey-shallow-shelf-2009-mountain-g-s-proust-j-n-and-mcinroy-d-2009-iodp-sci-prosp-313.html" title="" /></a><br />
Carte de localisation des sites de forages durant la campagne New Jersey Shallow Shelf, 2009. (Mountain, G.S., Proust, J.-N., and McInroy, D., 2009.  IODP Sci. Prosp., 313.)</span>La campagne de forages s'est d&eacute;roul&eacute;e au large des c&ocirc;tes est-am&eacute;ricaines du New-Jersey avec comme objectif d'analyser les variations pass&eacute;es du niveau des mers enregistr&eacute;es par les s&eacute;diments c&ocirc;tiers. Au total, environ 1,3 km de carottes ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;s en diff&eacute;rents sites situ&eacute;s entre 45 et 60 kilom&egrave;tres des c&ocirc;tes. Le forage le plus long a atteint 756 m. Ces pr&eacute;l&egrave;vements fournissent un enregistrement continu, exceptionnel, des variations des environnements du pass&eacute; qui seront analys&eacute;s en d&eacute;tails au cours des prochains mois. <br /><br />Ces carottes s&eacute;dimentaires vont permettre <br /> - d'une part de d&eacute;terminer l'amplitude, l'&acirc;ge et la fr&eacute;quence des variations globales du niveau des mers &agrave; un moment d'&eacute;volution importante de la calotte de glace Antarctique, <br />- et d'autre part de mesurer l'impact des variations du niveau de la mer sur la position des littoraux, les transferts de nutriments et de s&eacute;diments entre la terre et la mer. L'&eacute;quipe scientifique a, d'ores et d&eacute;j&agrave;, pu rep&eacute;rer plusieurs niveaux de silts argileux du large, de sables littoraux (plages) et de sols continentaux signifiant des changements du niveau de l'oc&eacute;an pouvant atteindre 100 m&egrave;tres. Une dizaine de cycles ont ainsi &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s entre 14 et 35 millions d'ann&eacute;es, ils ont &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;s d'importantes phases d'avanc&eacute;e du trait de c&ocirc;te vers la mer, ou de retrait vers le continent.<br /><br />Une surprise est venue de la pr&eacute;sence de nappes d'eau douce, observ&eacute;es dans tous les sites jusqu'&agrave; une profondeur de 400 m&egrave;tres sous le fond de la mer. Cette eau douce remplit les micro-espaces laiss&eacute;s entre des particules s&eacute;dimentaires, et fait particuli&egrave;rement surprenant, sa pr&eacute;sence est not&eacute;e sur plus d'une centaine de m&egrave;tres d'&eacute;paisseur. Les responsables du projet pensent que cette eau douce, actuellement &agrave; plus de 50 km des c&ocirc;tes, date de plus de 12 000 ans, lorsqu'au cours du dernier &acirc;ge glaciaire le niveau de la mer &eacute;tait p&eacute;riodiquement beaucoup plus bas et que la c&ocirc;te &eacute;tait donc occasionnellement plus au large que les sites for&eacute;s. <br /><br />Les s&eacute;diments c&ocirc;tiers du New-Jersey sont particuli&egrave;rement bien adapt&eacute;s &agrave; une &eacute;tude pal&eacute;oclimatique et pal&eacute;oenvironnementale. Deux rivi&egrave;res majeures ont d&eacute;pos&eacute; de grandes quantit&eacute;s de s&eacute;diments dans l'oc&eacute;an Atlantique, ce processus fournissant de archives d&eacute;taill&eacute;es des variations globales du niveau marin ayant marqu&eacute; l'histoire de la Terre. Cette r&eacute;gion est tectoniquement stable, ce qui garantit que les variations observ&eacute;es sont bien dues aux variations du niveau de la mer. Les s&eacute;diments sont tr&egrave;s fossilif&egrave;res (microplancton, pollen, mollusques...) permettant d'appuyer les interpr&eacute;tations pal&eacute;oenvironnementales et de pr&eacute;ciser l'&acirc;ge des s&eacute;diments. Enfin, la position des sites de forages, au milieu du plateau continental offre la certitude d'enregistrer les deux extr&ecirc;mes de chaque cycle (les niveaux les plus hauts et les plus bas). <br /><br />Au cours de cette seconde phase du projet, environ 14 000 &eacute;chantillons ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;s. Ils seront analys&eacute;s lors des prochains mois dans les laboratoires des diff&eacute;rentes &eacute;quipes participant &agrave; la campagne.<br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
* La campagne New Jersey Shallow Shelf (NJSS) est une contribution de l'European Consortium for Ocean Research Drilling (ECORD) au programme IODP (Integrated Ocean Drilling Program) qui regroupe 24 pays dont 16 sont europ&eacute;ens. L'exp&eacute;dition a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du soutien du programme international de forages continentaux ICDP (International Continental Scientific Drilling Programme).
		</ol>
	</dd>
</dl><br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<ul>
<li><a href="http://www.insu.cnrs.fr/co/node/1478">L'exp&eacute;dition "New Jersey Shallow Shelf IODP Expedition 313'</a></li>
<li><a href="http://www.iodp.org/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/site-web-iodp');window.open(this.href); return false;">Site web IODP</a></li>
</ul>

	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#106;&#101;&#97;&#110;&#45;&#110;&#111;&#101;&#108;&#46;&#112;&#114;&#111;&#117;&#115;&#116;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#114;&#101;&#110;&#110;&#101;&#115;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2842">Jean-No&euml;l Proust</a>, G&eacute;osciences Rennes (INSU-CNRS, Rennes 1)
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3315</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Les répliques de tremblement de terre permettront-elles un jour d'aider à la prévention des séismes?</title>
			<pubDate>Thu, 3 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3280,repliques-tremblement-terre-permettront-elles-jour-aider-prevention-seismes.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3280,repliques-tremblement-terre-permettront-elles-jour-aider-prevention-seismes.html</guid>
			<description>Un tremblement de terre est habituellement suivi par une séquence de plus petits séismes appelés répliques. Un régime de décroissance régulier du nombre de répliques se met en place après un court laps de temps. A partir de l'analyse statistique des catalogues de sismicité américains et japonais,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Un tremblement de terre est habituellement suivi par une s&eacute;quence de plus petits s&eacute;ismes appel&eacute;s r&eacute;pliques. Un r&eacute;gime de d&eacute;croissance r&eacute;gulier du nombre de r&eacute;pliques se met en place apr&egrave;s un court laps de temps. A partir de l'analyse statistique des catalogues de sismicit&eacute; am&eacute;ricains et japonais, une &eacute;quipe de chercheurs Français, Russe et Am&eacute;ricain (1,2,3,4) a observ&eacute;  que ce d&eacute;lai temporel varie en fonction du contexte tectonique local.  Cette observation pourrait permettre de d&eacute;velopper de nouvelles m&eacute;thodes d'&eacute;valuation de l'al&eacute;a sismique en caract&eacute;risant mieux l'&eacute;tat de contrainte des zones de failles.</strong><br /><br />Les failles actives sont des zones de l'&eacute;corce terrestre où se localisent les d&eacute;formations induites par le mouvement des plaques tectoniques. Pour accommoder ces d&eacute;formations, les failles peuvent produire des s&eacute;ismes dont les caract&eacute;ristiques de glissement d&eacute;pendent du contexte g&eacute;ologique. Ainsi, les failles dites normales sont associ&eacute;es &agrave; de l'extension, les failles d&eacute;crochantes &agrave; du cisaillement, et les failles inverses &agrave; de la compression.<br /><br />L'analyse des ondes enregistr&eacute;es lors de chaque s&eacute;isme permet aux sismologues d'identifier le r&eacute;gime tectonique local &agrave; partir de l'orientation du glissement correspondant. Ces informations sont transcrites depuis de nombreuses ann&eacute;es dans les catalogues de sismicit&eacute;, quel que soit le lieu et l'importance du s&eacute;isme, si bien que les sp&eacute;cialistes disposent maintenant de donn&eacute;es consid&eacute;rables qui permettent de nouvelles &eacute;tudes statistiques.<br /><br />Les sismologues ont pu ainsi caract&eacute;riser la mani&egrave;re dont les s&eacute;ismes se distribuent dans le temps. Deux grandes propri&eacute;t&eacute;s &eacute;mergent : il y a plus de petits tremblements de terre que de gros (la loi de Gutenberg-Richter) ; chaque &eacute;v&eacute;nement est suivi d'une s&eacute;quence de r&eacute;pliques dont l'activit&eacute; d&eacute;croit avec le temps (la loi d'Omori).

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3560,frequence-repliques-a-droite-distribution-frequence-magnitude-a-gauche-fonction-mecanisme-tremblements-terre-au-centre-pour-sequences-repliques-regime-de.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3560,frequence-repliques-a-droite-distribution-frequence-magnitude-a-gauche-fonction-mecanisme-tremblements-terre-au-centre-pour-sequences-repliques-regime-de.jpg" alt="Fr&eacute;quence des r&eacute;pliques (&agrave; droite) et la distribution fr&eacute;quence-magnitude (&agrave; gauche) en fonction du..." longdesc="image3560,frequence-repliques-a-droite-distribution-frequence-magnitude-a-gauche-fonction-mecanisme-tremblements-terre-au-centre-pour-sequences-repliques-regime-de.html" title="" /></a><br />
Fr&eacute;quence des r&eacute;pliques (&agrave; droite) et la distribution fr&eacute;quence-magnitude (&agrave; gauche) en fonction du m&eacute;canisme des tremblements de terre (au centre). 
Pour les s&eacute;quences de r&eacute;pliques, le r&eacute;gime de d&eacute;croissance en loi puissance (ligne noire) met plus de temps &agrave; s'&eacute;tablir (ligne pointill&eacute;e verticale) pour des s&eacute;ismes de failles normales que pour des s&eacute;ismes de failles inverses, prenant une valeur interm&eacute;diaire le long des d&eacute;crochements. De m&ecirc;me, la pente de la relation fr&eacute;quence magnitude est sup&eacute;rieur &agrave; 1 pour les s&eacute;ismes de failles normale, inf&eacute;rieure &agrave; 1 pour des s&eacute;ismes de failles inverse, prenant une fois de plus une valeur interm&eacute;diaire pour des s&eacute;ismes d&eacute;crochants (les lignes noires indiquent une pente de 1).<br />
&copy;&nbsp;IPGP, INSU-CNRS</p>
Au cours de cette &eacute;tude, les auteurs ont observ&eacute; que l'orientation du glissement le long des failles contr&ocirc;le les propri&eacute;t&eacute;s statistiques des tremblements de terre. Ainsi, le laps de temps qui pr&eacute;c&egrave;de la d&eacute;croissance r&eacute;guli&egrave;re du nombre de r&eacute;pliques est le plus court pour les failles inverses (compression), moins court pour les failles d&eacute;crochantes (cisaillement), et plus long encore pour les failles normales (extension). <br /><br />De m&ecirc;me, pour l'ensemble des s&eacute;ismes, le rapport entre le nombre de petits et de gros tremblements de terre est plus important pour les failles normales que pour les failles inverses, les failles d&eacute;crochantes prenant une fois de plus une valeur interm&eacute;diaire. Ces similitudes entre le comportement des s&eacute;quences de r&eacute;pliques et la distribution en taille des tremblements de terre sugg&egrave;rent que les m&ecirc;mes processus physiques contr&ocirc;lent les m&eacute;canismes de relaxation post-sismiques et la propagation du front de rupture.<br /><br />Etudier les petits tremblements de terre afin de mieux pr&eacute;voir les gros : les diff&eacute;rents types de tremblement de terre &eacute;tant associ&eacute;s &agrave; diff&eacute;rents niveaux de contraintes, ces r&eacute;sultats peuvent aussi avoir de fortes implications dans l'&eacute;valuation de l'al&eacute;a sismique. L'omnipr&eacute;sence des r&eacute;pliques pourraient en effet permettre de quantifier des variations de l'&eacute;tat de contrainte du sous-sol tout au long du cycle sismique et donc d'identifier les zones susceptibles d'&ecirc;tre affecter par un s&eacute;isme de forte magnitude.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
<br />1Institut de Physique du Globe de Paris (INSU-CNRS, Paris Diderot), <br />2Laboratoire de G&eacute;ophysique Interne et Tectonophysique (INSU-CNRS,Universit&eacute; de Savoie, IRD),  <br />3International Institute of Earthquake Prediction Theory and Mathematical Geophysics, Moscow  Russia. <br />4Department of Earth Sciences, University of Southern California, USA.
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Common dependence on stress for the two fundamental laws of statistical seismology. Nature , 03 d&eacute;cembre 2009, Vol-462, p 642 - 645
<br />Cl&eacute;ment Narteau1, Svetlana Byrdina1,2, Peter Shebalin1,3 & Danijel Schorlemmer4

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#110;&#97;&#114;&#116;&#101;&#97;&#117;&#64;&#105;&#112;&#103;&#112;&#46;&#106;&#117;&#115;&#115;&#105;&#101;&#117;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2969">Cl&eacute;ment Narteau</a>, IPGP (INSU-CNRS, Paris Diderot)
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3280</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Mesure du CO2 océanique : vers une meilleure évaluation du bilan de carbone planétaire</title>
			<pubDate>Thu, 3 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3306,mesure-co2-oceanique-vers-meilleure-evaluation-bilan-carbone-planetaire.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3306,mesure-co2-oceanique-vers-meilleure-evaluation-bilan-carbone-planetaire.html</guid>
			<description>Un tremblement de terre est habituellement suivi par une séquence de plus petits séismes appelés répliques. Un régime de décroissance régulier du nombre de répliques se met en place après un court laps de temps. A partir de l'analyse statistique des catalogues de sismicité américains et japonais,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une &eacute;quipe internationale, &agrave; laquelle participent des chercheurs français du CNRS et de l'UPMC, a mis au point une approche synth&eacute;tique destin&eacute;e &agrave; &eacute;valuer l'absorption du CO<sub>2</sub> par l'oc&eacute;an. Pour la premi&egrave;re fois, les scientifiques ont ainsi pu cartographier les quantit&eacute;s de CO<sub>2</sub> absorb&eacute;es par tout l'Atlantique Nord. Cette &eacute;tude am&eacute;liore notre compr&eacute;hension des "puits de carbone oc&eacute;anique" et permet de pr&eacute;dire le changement climatique de façon plus fiable. Elle pourrait d&eacute;boucher sur la mise au point d'un syst&egrave;me d'alerte pr&eacute;coce de d&eacute;tection de tout affaiblissement de la capacit&eacute; des oc&eacute;ans &agrave; absorber le CO<sub>2</sub>, consid&eacute;r&eacute;e par certains scientifiques comme le premier signal d'une acc&eacute;l&eacute;ration du changement climatique. Cette &eacute;tude parait dans la revue Science du 4 d&eacute;cembre 2009.</strong><br /><br />L'oc&eacute;an est un "puits de carbone" car il absorbe une partie du CO<sub>2</sub> pr&eacute;sent dans l'atmosph&egrave;re. Il att&eacute;nue ainsi l'augmentation de l'effet de serre dû au CO<sub>2</sub> &eacute;mis par les activit&eacute;s humaines et joue donc un r&ocirc;le important dans la limitation du changement climatique. Cependant, les quantit&eacute;s de CO<sub>2</sub> &eacute;chang&eacute;es entre l'atmosph&egrave;re et l'oc&eacute;an, leurs variations d'une saison &agrave; l'autre, d'une ann&eacute;e &agrave; l'autre, restent incertaines en raison notamment d'un manque d'observations r&eacute;guli&egrave;res &agrave; l'&eacute;chelle de l'oc&eacute;an mondial.<br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3593,distribution-observations-internationales-co2-eaux-surface-atlantique-nord-annees-2000-2007.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3593,distribution-observations-internationales-co2-eaux-surface-atlantique-nord-annees-2000-2007.jpg" alt="Distribution des observations internationales de CO2 dans les eaux de surface de l'Atlantique Nord..." longdesc="image3593,distribution-observations-internationales-co2-eaux-surface-atlantique-nord-annees-2000-2007.html" title="" /></a><br />
Distribution des observations internationales de CO2 dans les eaux de surface de l'Atlantique Nord (ann&eacute;es 2000-2007).</span>Nicolas Metzl, charg&eacute; de recherche au CNRS, et son &eacute;quipe du laboratoire LOCEAN (UPMC/CNRS/MNHN/IRD)<a href="#n1" class="notes">(1)</a> ont particip&eacute; &agrave; une &eacute;tude europ&eacute;enne visant &agrave; cartographier l'absorption du CO<sub>2</sub> atmosph&eacute;rique par les oc&eacute;ans<a href="#n2" class="notes">(2)</a>. Pour ce faire, les scientifiques ont utilis&eacute; des mesures de CO<sub>2</sub> oc&eacute;anique r&eacute;alis&eacute;es &agrave; bord d'un r&eacute;seau de navires marchands qui naviguent r&eacute;guli&egrave;rement dans l'oc&eacute;an Atlantique Nord. En combinant ces donn&eacute;es &agrave; d'autres, telles que les observations de temp&eacute;rature de surface de la mer par satellite, ils ont cartographi&eacute; l'absorption de CO<sub>2</sub> par l'ensemble de l'oc&eacute;an Atlantique Nord avec une pr&eacute;cision de 20 % environ. Leurs r&eacute;sultats sugg&egrave;rent que le puits de CO<sub>2</sub> dans l'Atlantique Nord varie consid&eacute;rablement d'une ann&eacute;e sur l'autre et que ces &eacute;changes de gaz sont sensibles aux variations climatiques r&eacute;gionales, comme le r&eacute;chauffement des eaux de surface.<br /><br />Des mesures semblables pourraient &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;es dans d'autres grands bassins oc&eacute;aniques bien couverts par la navigation (navires marchands, de logistique et de recherche). Elles permettraient de mieux &eacute;valuer le puits de CO<sub>2</sub> dans la plupart des r&eacute;gions oc&eacute;aniques et d'en d&eacute;tecter un &eacute;ventuel affaiblissement, lequel entra&icirc;nerait une acc&eacute;l&eacute;ration du changement climatique.<br /><br />C&ocirc;t&eacute; français, cette &eacute;tude a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e avec le soutien de l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS et de l'Institut Paul Emile Victor. 
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Laboratoire d'oc&eacute;anographie et du climat : exp&eacute;rimentations et approches num&eacute;riques (UPMC/CNRS/MNHN/IRD) du l'Institut Pierre Simon Laplace</li>
			<li id="n2">Dans le cadre du programme europ&eacute;en <a href="http://www.carboocean.org/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/carboocean');window.open(this.href); return false;">CARBOOCEAN</a></li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Tracking the Variable North Atlantic Sink for Atmospheric CO<sub>2</sub>, by A.J. Watson et al., Science, 4 d&eacute;cembre 2009.

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#110;&#105;&#99;&#111;&#108;&#97;&#115;&#46;&#109;&#101;&#116;&#122;&#108;&#64;&#108;&#111;&#99;&#101;&#97;&#110;&#45;&#105;&#112;&#115;&#108;&#46;&#117;&#112;&#109;&#99;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2123">Nicolas Metzl</a>, LOCEAN/IPSL
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3306</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un mécanisme d'évolution explique la variété observée des formes des astéroïdes</title>
			<pubDate>Wed, 2 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3309,mecanisme-evolution-explique-variete-observee-formes-asteroides.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3309,mecanisme-evolution-explique-variete-observee-formes-asteroides.html</guid>
			<description>Une nouvelle vision générale expliquant les origines des formes des astéroïdes a été trouvée à travers un ré-examen des théories classiques à l'aide de simulations numériques. En supposant que de petites collisions et autres sollicitations de faible amplitude peuvent remodeler les astéroïdes qui...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une nouvelle vision g&eacute;n&eacute;rale expliquant les origines des formes des ast&eacute;roïdes a &eacute;t&eacute; trouv&eacute;e &agrave; travers un r&eacute;-examen des th&eacute;ories classiques &agrave; l'aide de simulations num&eacute;riques. En supposant que de petites collisions et autres sollicitations de faible amplitude peuvent remodeler les ast&eacute;roïdes qui sont d&eacute;j&agrave; partiellement fragment&eacute;s, une collaboration dirig&eacute;e par Paolo Tanga du laboratoire Cassiop&eacute;e (INSU-CNRS, Universit&eacute; Nice-Sophia Antipolis, Observatoire de la C&ocirc;te d'Azur) a montr&eacute; que le r&eacute;sultat de ce processus est une famille de formes correspondant &agrave; l'&eacute;chantillon observ&eacute;. Ce r&eacute;sultat est publi&eacute; dans Astrophysical Journal Letters. </strong>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3309</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Influence des oscillations climatiques décennales des bassins océaniques sur le phytoplancton</title>
			<pubDate>Wed, 2 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3307,influence-oscillations-climatiques-decennales-bassins-oceaniques-phytoplancton.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3307,influence-oscillations-climatiques-decennales-bassins-oceaniques-phytoplancton.html</guid>
			<description>Disposant d'observations satellitaires de la chlorophylle et de la température de surface s'étalant sur plus de 20 ans, une équipe de chercheurs du Laboratoire d'océanographie de Villefranche (LOV/OOV) vient de mettre en évidence que l'abondance en phytoplancton dépend des oscillations océaniques...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Disposant d'observations satellitaires de la chlorophylle et de la temp&eacute;rature de surface s'&eacute;talant sur plus de 20 ans, une &eacute;quipe de chercheurs du Laboratoire d'oc&eacute;anographie de Villefranche (LOV/OOV) vient de mettre en &eacute;vidence que l'abondance en phytoplancton d&eacute;pend des oscillations oc&eacute;aniques d&eacute;cennales de l'oc&eacute;an Pacifique et de l'oc&eacute;an Atlantique, d&eacute;montrant ainsi la n&eacute;cessit&eacute; de prendre en compte ces oscillations dans les mod&egrave;les afin d'am&eacute;liorer les pr&eacute;visions d'&eacute;volution future du phytoplancton. Ces r&eacute;sultats sont publi&eacute;s dans la revue Science du 27 novembre.</strong><br /><br />Le phytoplancton est constitu&eacute; des algues unicellulaires qui peuplent la couche de surface de l'oc&eacute;an. Ayant besoin de dioxyde de carbone pour cro&icirc;tre, il en affecte les niveaux dans l'oc&eacute;an et l'atmosph&egrave;re, jouant ainsi un r&ocirc;le essentiel dans le cycle du carbone au niveau plan&eacute;taire.<br />
C'est pourquoi il est important de pouvoir estimer la concentration du phytoplancton au niveau mondial et de comprendre la mani&egrave;re dont son abondance et sa distribution sont affect&eacute;es par les variations oc&eacute;aniques. Les oc&eacute;ans sont en effet le si&egrave;ge de cycles climatiques d&eacute;cennaux qui r&eacute;sultent de processus physiques (circulation oc&eacute;anique, bilans de chaleur, conditions atmosph&eacute;riques &agrave; la surface des oc&eacute;ans...) se produisant sur une vari&eacute;t&eacute; d'&eacute;chelles temporelles : l'interd&eacute;cennal aux &eacute;chelles des bassins ou de la plan&egrave;te, l'interannuel et le saisonnier et probablement la tendance centenaire du r&eacute;chauffement global anthropog&eacute;nique.<br />
Le meilleur moyen pour mesurer la concentration en phytoplancton &agrave; l'&eacute;chelle globale est de mesurer la chlorophylle &agrave; l'aide de radiom&egrave;tres embarqu&eacute;s sur les satellites d'observation de la Terre. Mise en place depuis environ 30 ans, cette m&eacute;thode appel&eacute;e t&eacute;l&eacute;d&eacute;tection de la &laquo; couleur de l'oc&eacute;an &raquo; a permis d'obtenir de longues s&eacute;ries temporelles de la concentration en chlorophylle &agrave; l'&eacute;chelle globale. Pourtant, la compr&eacute;hension des changements induits par les cycles d&eacute;cennaux des oc&eacute;ans sur le phytoplancton reste encore incertaine.<br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3597,volution-couleur-ocean-en-haut-donnees-czcs-seawifs-temperature-surface-en-bas-donnees-ersst-entre-periodes-1979-1983-1998-2002-la-couleur-est-autant.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3597,volution-couleur-ocean-en-haut-donnees-czcs-seawifs-temperature-surface-en-bas-donnees-ersst-entre-periodes-1979-1983-1998-2002-la-couleur-est-autant.jpg" alt="Évolution de la couleur de l'oc&eacute;an (en haut, donn&eacute;es CZCS et SeaWiFS) et de la temp&eacute;rature de..." longdesc="image3597,volution-couleur-ocean-en-haut-donnees-czcs-seawifs-temperature-surface-en-bas-donnees-ersst-entre-periodes-1979-1983-1998-2002-la-couleur-est-autant.html" title="" /></a><br />
Évolution de la couleur de l'oc&eacute;an (en haut, donn&eacute;es CZCS et SeaWiFS) et de la temp&eacute;rature de surface (en bas, donn&eacute;es ERSST) entre les p&eacute;riodes (1979-1983) et (1998-2002).<br />
La couleur est d'autant plus chaude que la concentration en chlorophylle ou la temp&eacute;rature ont augment&eacute;. La ligne noire correspond &agrave; une diff&eacute;rence nulle de temp&eacute;rature de surface.<br />
© LOV/OOV</span>Les chercheurs du LOV se sont int&eacute;ress&eacute;s aux s&eacute;ries temporelles de couleur de l'oc&eacute;an, de 5 ann&eacute;es chacune, fournies &agrave; 20 ans d'intervalle par les deux missions satellites CZCS (1979-1983) et SeaWiFS (1998-2002) et reconstruites en 2005 par l'un des auteurs pour les rendre homog&egrave;nes. Le recours &agrave; une analyse statistique de ces donn&eacute;es et de donn&eacute;es de temp&eacute;rature de surface leur a permis d'examiner les variabilit&eacute;s relatives des signaux temporels et spatiaux de la chlorophylle et de la temp&eacute;rature de surface.<br />
Ils ont ainsi pu confirmer un r&eacute;sultat observ&eacute; en 2006 par d'autres chercheurs sur la p&eacute;riode 1997-2005, &agrave; savoir que sur 75% des bassins oc&eacute;aniques examin&eacute;s la chlorophylle et la temp&eacute;rature de surface sont li&eacute;es par une relation inverse (quand l'une augmente, l'autre diminue et inversement), avec cependant un sens d'&eacute;volution de cette relation diff&eacute;rent entre les 2 &eacute;tudes (voir encart). Ils ont surtout mis en &eacute;vidence que la variabilit&eacute; de la chlorophylle est directement li&eacute;e dans l'oc&eacute;an Pacifique &agrave; celle de l'Oscillation d&eacute;cennale du Pacifique<a href="#n1" class="notes">(1)</a> (PDO) et dans l'oc&eacute;an Atlantique &agrave; celle de l'Oscillation multid&eacute;cennale de l'Atlantique<a href="#n2" class="notes">(2)</a> (AMO).<br /><br />Mais d'où vient cette corr&eacute;lation entre chlorophylle et temp&eacute;rature de surface ?<br />
Pour se d&eacute;velopper, le phytoplancton &agrave; besoin de lumi&egrave;re, d'où sa pr&eacute;sence dans les eaux de surface (la couche euphotique), mais aussi de nutriments. Or, aux latitudes consid&eacute;r&eacute;es dans cette &eacute;tude (entre 50°N et 50°S), ces derniers sont pr&eacute;sents dans des couches plus profondes de l'oc&eacute;an. Ils peuvent cependant &ecirc;tre apport&eacute;s vers la surface via la variabilit&eacute; saisonni&egrave;re de la profondeur soit de la couche de m&eacute;lange<a href="#n3" class="notes">(3)</a>, soit de la nutricline<a href="#n4" class="notes">(4)</a>. Une analyse de donn&eacute;es issues de sorties de mod&egrave;les semble indiquer que, suivant les r&eacute;gions du globe, l'approfondissement ou la remont&eacute;e de la nutricline est probablement le m&eacute;canisme &agrave; l'origine de cette corr&eacute;lation aux &eacute;chelles de temps consid&eacute;r&eacute;es.<br /><br />Ces r&eacute;sultats fournissent un cadre nouveau pour l'interpr&eacute;tation des changements contemporains du phytoplancton global, tout en d&eacute;montrant combien il est important de repr&eacute;senter les oscillations d&eacute;cennales dans les mod&egrave;les oc&eacute;aniques globaux, si l'on veut am&eacute;liorer leurs pr&eacute;dictions de r&eacute;ponse des &eacute;cosyst&egrave;mes au r&eacute;chauffement climatique. Ils montrent enfin que l'effort de construction de s&eacute;ries de donn&eacute;es satellitaires de &laquo; qualit&eacute; climatique &raquo;, seules &agrave; m&ecirc;me d'apporter &agrave; l'avenir une r&eacute;ponse sans ambigüit&eacute; sur l'impact du changement climatique global sur l'&eacute;volution des &eacute;cosyst&egrave;mes oc&eacute;aniques, doit absolument &ecirc;tre poursuivi.<br /><br />

	<!-- *** d&eacute;but d'un encadr&eacute; *** -->
	<div class="encadre">

<strong>Relation inverse entre la chlorophylle et la temp&eacute;rature de surface</strong><br />

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3595,representation-zones-geographiques-correspondant-aux-differents-sens-variation-relative-chlorophylle-temperature-surface-observes-soit-entre-1999-2004-a-gauche-les.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3595,representation-zones-geographiques-correspondant-aux-differents-sens-variation-relative-chlorophylle-temperature-surface-observes-soit-entre-1999-2004-a-gauche-les.jpg" alt="Repr&eacute;sentation des zones g&eacute;ographiques correspondant aux diff&eacute;rents sens de variation relative de..." longdesc="image3595,representation-zones-geographiques-correspondant-aux-differents-sens-variation-relative-chlorophylle-temperature-surface-observes-soit-entre-1999-2004-a-gauche-les.html" title="" /></a><br />
Repr&eacute;sentation des zones g&eacute;ographiques correspondant aux diff&eacute;rents sens de variation relative de la chlorophylle et de la temp&eacute;rature de surface, observ&eacute;s soit entre 1999 et 2004 (&agrave; gauche, les donn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; moyenn&eacute;es dans le temps sur chacune des ann&eacute;es 1999 et 2004), soit entre les p&eacute;riodes CZCS (1979-1983) et SeaWiFS (1998-2002) (&agrave; droite, les donn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; moyenn&eacute;es dans le temps sur chacune des p&eacute;riodes (1979-1983) et (1998-2002)). © LOV/OOV</p>
Les zones où la relation chlorophylle - temp&eacute;rature de surface est inverse sont pr&eacute;pond&eacute;rantes dans les deux cas. Mais la relation inverse n'a pas le m&ecirc;me sens selon que l'on se place &agrave; l'&eacute;chelle inter-annuelle (travaux de 2006) ou &agrave; l'&eacute;chelle multid&eacute;cennale (travaux actuels). Cette contradiction apparente provient des changements de r&eacute;gimes des oc&eacute;ans, le Pacifique &eacute;tant pass&eacute; d'un r&eacute;gime chaud &agrave; un r&eacute;gime froid dans les ann&eacute;es 80 puis revenu &agrave; un r&eacute;gime chaud en 2002 et l'Atlantique &eacute;tant pass&eacute; d'un r&eacute;gime froid &agrave; un r&eacute;gime chaud au milieu des ann&eacute;es 80. Ces r&eacute;sultats montrent qu'il est hasardeux d'interpr&eacute;ter des &eacute;volutions court terme (< 10 ans) de la biomasse phytoplanctonique comme des tendances &agrave; long terme.

	</div>
	<!-- *** fin de l'encadr&eacute; *** -->

<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">La signature en surface de l'Oscillation d&eacute;cennale du Pacifique est une fluctuation de la temp&eacute;rature du Pacifique dont la p&eacute;riode est de 20 &agrave; 30 ans.</li>
			<li id="n2">La signature en surface de l'Oscillation multid&eacute;cennale de l'Atlantique est une variation de la temp&eacute;rature de l'Atlantique dans l'h&eacute;misph&egrave;re nord qui s'&eacute;tend sur plusieurs d&eacute;cennies, de 40 &agrave; 70 ans.</li>
			<li id="n3">La couche de m&eacute;lange oc&eacute;anique est la couche de surface homog&egrave;ne en temp&eacute;rature. Elle se situe au dessus de la thermocline (zone de fort gradient de temp&eacute;rature), qui fait la transition entre les eaux chaudes de surface et les eaux froides du fond de l'oc&eacute;an. L'hiver, le niveau inf&eacute;rieur de la couche de m&eacute;lange descend aux profondeurs où se trouvent les nutriments, lesquels sont entra&icirc;n&eacute;s vers la surface quand il fait plus chaud et que la couche de m&eacute;lange remonte.</li>
			<li id="n4">La nutricline est une couche d'eau caract&eacute;ris&eacute;e par un fort gradient de concentration en nutriments, au-dessus de laquelle il y a peu de nutriments et dont la profondeur varie entre autre en fonction de la circulation oc&eacute;anique profonde.</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
<ul><li>Martinez, E., D. Antoine, F. D'Ortenzio, B. Gentili (2009). Climate-Driven Basin-Scale Decadal Oscillations of Oceanic Phytoplankton. Science 326, 1253; DOI: 10.1126/science.1177012</li>
<li>Antoine, D., Morel, A., Gordon, H.R., Banzon, V.F. and R.H. Evans (2005). Bridging ocean color observations of the 1980's and 2000's in search of long-term trends. Journal of Geophysical Research, VOL. 110, C06009, doi:10.1029/2004JC002620.</li></ul>

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#101;&#108;&#111;&#100;&#105;&#101;&#46;&#109;&#97;&#114;&#116;&#105;&#110;&#101;&#122;&#64;&#111;&#98;&#115;&#45;&#118;&#108;&#102;&#114;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2999">&Eacute;lodie Martinez</a>
	</dd>
</dl><br /><br /><br /><br /><strong></strong>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3307</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Des fosses océaniques qui reculent puis avancent en vieillissant</title>
			<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3304,fosses-oceaniques-qui-reculent-puis-avancent-vieillissant.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3304,fosses-oceaniques-qui-reculent-puis-avancent-vieillissant.html</guid>
			<description>Les fosses océaniques formées par la subduction de plaques plongeant dans le manteau sont-elles immuables? Dans une étude à paraître dans Earth and planetary Science Letters, une équipe de chercheurs Italiens, Français et Britanniques montre que la fosse d'Izu-Bonin-Mariannes, située dans le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les fosses oc&eacute;aniques form&eacute;es par la subduction de plaques plongeant dans le manteau sont-elles immuables? Dans une &eacute;tude &agrave; para&icirc;tre dans Earth and planetary Science Letters, une &eacute;quipe de chercheurs Italiens, Français et Britanniques montre que la fosse d'Izu-Bonin-Mariannes, situ&eacute;e dans le Pacifique, est un exemple embl&eacute;matique de fosse qui progresse vers les &icirc;les, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; en recul pendant plusieurs millions d'ann&eacute;es. Ce r&eacute;sultat conduit &agrave; r&eacute;viser notre conception de la dynamique des fosses de subduction &agrave; l'&eacute;chelle de la plan&egrave;te. </strong><br /><br />Les fosses de subduction sont form&eacute;es par la flexion des plaques oc&eacute;aniques qui sombrent dans le manteau terrestre. Au cours du temps, un plaque oc&eacute;anique devient plus &eacute;paisse, plus lourde si bien qu'elle doit, en quelque sorte, sombrer plus rapidement en vieillissant, ce qui revient &agrave; dire que la charni&egrave;re li&eacute;e au ploiement et donc la fosse doivent reculer au cours du temps (processus appel&eacute; rollback). Or, en 2005 puis en 2008, sur la base de donn&eacute;es cin&eacute;matiques, des chercheurs (dont certains auteurs de l'article) ont montr&eacute; que cette id&eacute;e selon laquelle les fosses oc&eacute;aniques &eacute;taient ainsi condamn&eacute;es &agrave; reculer sous l'effet du poids de la plaque en subduction devait &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;e (voir br&egrave;ve de l'INSU du 15-07-08). 

<ul class="mosaique"><li><a href="image3589,carte-pacifique-ouest-les-couleurs-indiquent-age-plancher-oceanique-millions-annees-obtenu-par-methodes-paleomagnetiques-fleches-indiquent-deplacement-fosses-selon-deux.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3589"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3589,carte-pacifique-ouest-les-couleurs-indiquent-age-plancher-oceanique-millions-annees-obtenu-par-methodes-paleomagnetiques-fleches-indiquent-deplacement-fosses-selon-deux.jpg" alt="Carte du Pacifique Ouest. 
Les couleurs indiquent l'&acirc;ge du plancher oc&eacute;anique en millions d'ann&eacute;es..." longdesc="image3589,carte-pacifique-ouest-les-couleurs-indiquent-age-plancher-oceanique-millions-annees-obtenu-par-methodes-paleomagnetiques-fleches-indiquent-deplacement-fosses-selon-deux.html" title="" /></a></li>
</ul>
En effet, en estimant par GPS depuis la c&ocirc;te la position des fosses par rapport &agrave; un r&eacute;f&eacute;rentiel profond comme par exemple un groupe de volcans de points chauds, on observe aujourd'hui que 20 &agrave; 50% des fosses avancent par rapport au manteau profond au lieu de reculer. Ce qui revient &agrave; dire que la plaque en subduction se d&eacute;roule devant elle dans le sens de son d&eacute;placement. Les subductions &agrave; l'Ouest du Pacifique en sont une parfaite illustration, et en particulier les fosses de la Sonde, des Tonga ou Izu-Bonin-Mariannes au sud du Japon (cf figure). Les fl&egrave;ches repr&eacute;sentent les mouvements absolus des fosses suivant deux r&eacute;f&eacute;rentiels extr&ecirc;mes : les points chauds Pacifique en gris et les points chauds indo-atlantiques en blanc. On voit ainsi que les fosses de la Sonde, des Tonga ou Izu-Bonin-Mariannes au Sud du Japon, sont toutes en avanc&eacute;e &agrave; des vitesses parfois sup&eacute;rieures &agrave; 5 cm/an.

<ul class="mosaique"><li><a href="image3590,cette-simulation-montre-deplacement-fosse-cours-temps-plaque-subduction-plus-plus-agee-on-note-en-blanc-age-plaque-oceanique-qui-arrive-charniere-a.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3590"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3590,cette-simulation-montre-deplacement-fosse-cours-temps-plaque-subduction-plus-plus-agee-on-note-en-blanc-age-plaque-oceanique-qui-arrive-charniere-a.jpg" alt="Cette simulation montre le d&eacute;placement de la fosse au cours du temps pour une plaque en subduction..." longdesc="image3590,cette-simulation-montre-deplacement-fosse-cours-temps-plaque-subduction-plus-plus-agee-on-note-en-blanc-age-plaque-oceanique-qui-arrive-charniere-a.html" title="" /></a></li>
</ul>
Comment expliquer qu'une plaque dense coulant dans le manteau voit sa charni&egrave;re anim&eacute;e d'un mouvement prograde vers la plaque sup&eacute;rieure ? Pour r&eacute;pondre &agrave; cette question, Claudio Faccenna et ses collaborateurs (EPSL, sous presse) se sont int&eacute;ress&eacute;s &agrave; la fosse Izu-Bonin-Mariannes qui borde la plaque Philippines &agrave; l'Est et qui a la particularit&eacute; d'avoir subit ces derniers millions d'ann&eacute;es un changement majeur de sa cin&eacute;matique depuis un mouvement r&eacute;trograde (rollback) depuis sa naissance il y a 55 Ma, jusqu'&agrave; un mouvement prograde durant les 5 derniers Ma. <br /><br />D'apr&egrave;s les donn&eacute;es pal&eacute;omagn&eacute;tiques, utilis&eacute;es pour la datation du plancher oc&eacute;anique et le suivi de sa cin&eacute;matique, cette plaque (Philippines) est n&eacute;e pr&egrave;s de l'Equateur &agrave; l'Eoc&egrave;ne (vers 55 millions d'ann&eacute;es) et n'a cess&eacute; depuis lors de cro&icirc;tre par extension arri&egrave;re-arc (1) en subissant une rotation horaire tout en d&eacute;rivant vers le nord jusqu'&agrave; sa position actuelle. C'est seulement tr&egrave;s r&eacute;cemment qu'elle s'est mise &agrave; pivoter de mani&egrave;re antihoraire comme l'indiquent les donn&eacute;es GPS. Les auteurs se sont aperçus qu'en reconstruisant l'&acirc;ge de la plaque Pacifique en subduction au niveau de la fosse IBM au cours du temps, celui-ci n'a fait qu'augmenter jusqu'&agrave; aujourd'hui depuis un &acirc;ge moyen de 50 Ma &agrave; l'Eoc&egrave;ne jusqu'&agrave; 140 Ma de nos jours. En d'autres termes, la fosse Izu-Bonin-Mariannes a recul&eacute; tant que l'&acirc;ge de la plaque en subduction &eacute;tait inf&eacute;rieur &agrave; 100-120 millions d'ann&eacute;es et s'est mise &agrave; avancer lorsque l'&acirc;ge a d&eacute;pass&eacute; cette valeur. Ils ont mis en &eacute;vidence que le changement de mouvement s'&eacute;tait produit depuis le Sud vers le Nord au cours du temps en suivant la distribution de l'&acirc;ge de la plaque le long de la fosse.<br /><br />L'observation selon laquelle l'&acirc;ge croissant de la plaque en subduction est d'abord accompagn&eacute; d'un r&eacute;gime cin&eacute;matique r&eacute;trograde de la fosse puis prograde &agrave; partir d'un certain seuil, confirme les exp&eacute;riences analogiques men&eacute;es par Nicolas Bellahsen et collaborateurs (2005), le r&ocirc;le central de la r&eacute;sistance au pliage pour des plaques &acirc;g&eacute;es mis en &eacute;vidence par Serge Lallemand et collaborateurs (2008) et les mod&egrave;les num&eacute;riques r&eacute;alis&eacute;s par Erika di Giuseppe et collaborateurs (2009).
Jamais par le pass&eacute;, les plaques oc&eacute;aniques n'ont &eacute;t&eacute; aussi &acirc;g&eacute;es en moyenne &agrave; leur p&eacute;riph&eacute;rie, ce qui pourrait signifier que jamais par le pass&eacute; la proportion de fosses en avanc&eacute;es n'a &eacute;t&eacute; aussi grande. Ce constat est extr&ecirc;mement important dans l'exploration de l'&eacute;volution de la dynamique interne de la Terre.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
1) Extension arri&egrave;re arc. 
Lorsque qu'une subduction se met en place loin d'un continent, un chapelet (arc) d'&icirc;les volcaniques appara&icirc;t. La r&eacute;gion situ&eacute;e derri&egrave;re l'arc au dessus de la plaque en subduction peut subir un &eacute;tirement avec formation d'une dorsale et production de croûte oc&eacute;anique. C'est le cas au sein de la plaque Philippines. On parle alors de bassin arri&egrave;re arc.
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Consequence of seafloor ageing on the Izu-Bonin-Mariana trench migration; Earth Planet. Sci. Lett.,  doi:10.1016/j.epsl.2009.09.042, en ligne.
<br />Faccenna C., Di Giuseppe E., Funiciello F., (Universit&agrave;  A Roma TREA, Dipartimento Scienze Geologiche, Rome, Italie)
<br />Lallemand S. (Geosciences Montpellier, INSU-CNRS, Univ de Montpellier)
<br />Van Hunen J (Department of Earth Sciences, Durham University, GB)

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#115;&#101;&#114;&#103;&#101;&#46;&#108;&#97;&#108;&#108;&#101;&#109;&#97;&#110;&#100;&#64;&#100;&#115;&#116;&#117;&#46;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#109;&#111;&#110;&#116;&#112;&#50;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=152">Serge Lallemand</a>, G&eacute;osciences Montpellier (CNRS/Universit&eacute; Montpellier 2)
	</dd>
</dl><br /><br />]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3304</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un quasar surpris au moment où il donne naissance à une galaxie</title>
			<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3305,quasar-surpris-moment-il-donne-naissance-galaxie.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3305,quasar-surpris-moment-il-donne-naissance-galaxie.html</guid>
			<description>Les fosses océaniques formées par la subduction de plaques plongeant dans le manteau sont-elles immuables? Dans une étude à paraître dans Earth and planetary Science Letters, une équipe de chercheurs Italiens, Français et Britanniques montre que la fosse d'Izu-Bonin-Mariannes, située dans le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3305</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un microquasar émetteur gamma découvert dans notre Galaxie</title>
			<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3303,microquasar-emetteur-gamma-decouvert-notre-galaxie.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3303,microquasar-emetteur-gamma-decouvert-notre-galaxie.html</guid>
			<description>Les fosses océaniques formées par la subduction de plaques plongeant dans le manteau sont-elles immuables? Dans une étude à paraître dans Earth and planetary Science Letters, une équipe de chercheurs Italiens, Français et Britanniques montre que la fosse d'Izu-Bonin-Mariannes, située dans le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3303</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Quand les nuages déplacent les montagnes </title>
			<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3301,quand-nuages-deplacent-montagnes.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3301,quand-nuages-deplacent-montagnes.html</guid>
			<description>Par une étude expérimentale en laboratoire, Stéphane Bonnet maître de conférences, chercheur au laboratoire Géosciences Rennes (INSU-CNRS/Rennes 1) vient de montrer comment le climat peut contrôler l'évolution du relief des chaînes de montagnes. Dans un article qui paraît cette semaine dans la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Par une &eacute;tude exp&eacute;rimentale en laboratoire, St&eacute;phane Bonnet ma&icirc;tre de conf&eacute;rences, chercheur au laboratoire G&eacute;osciences Rennes (INSU-CNRS/Rennes 1) vient de montrer comment le climat peut contr&ocirc;ler l'&eacute;volution du relief des cha&icirc;nes de montagnes. Dans un article qui para&icirc;t cette semaine dans la revue Nature Geoscience, il montre comment, lorsque des contrastes climatiques et pluviom&eacute;triques importants existent de part et d'autre d'une cha&icirc;ne de montagnes (appel&eacute; effet orographique), la ligne de cr&ecirc;te peut migrer et comment cette migration contr&ocirc;le la g&eacute;om&eacute;trie des bassins versants et des r&eacute;seaux hydrographiques associ&eacute;s. Par la d&eacute;finition de crit&egrave;res in&eacute;dits qui permettent d'&eacute;tudier le d&eacute;placement des lignes de cr&ecirc;te, ces r&eacute;sultats ouvrent des perspectives de recherche majeures dans l'&eacute;tude de l'influence du climat sur l'&eacute;volution tectonique des cha&icirc;nes de montagnes.</strong>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3584,experience-erosion-un-relief-laboratoire-cree-par-ruissellement-precipitations-artificielles.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3584"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3584,experience-erosion-un-relief-laboratoire-cree-par-ruissellement-precipitations-artificielles.jpg" alt="Exp&eacute;rience d'&eacute;rosion d'un relief en laboratoire, cr&eacute;e par le ruissellement de pr&eacute;cipitations..." longdesc="image3584,experience-erosion-un-relief-laboratoire-cree-par-ruissellement-precipitations-artificielles.html" title="" /></a></li>
</ul>
L'id&eacute;e que le climat, qui contr&ocirc;le l'efficacit&eacute; des processus d'&eacute;rosion, puisse contr&ocirc;ler en partie la dynamique interne de la Terre et en particulier la structure et l'&eacute;volution tectonique des cha&icirc;nes de montagnes, agite la communaut&eacute; des Sciences de la Terre depuis plus d'une d&eacute;cennie. Les mod&eacute;lisations num&eacute;riques de d&eacute;formation de la croûte continentale montrent en effet que des variations spatiales de l'efficacit&eacute; de l'&eacute;rosion &agrave; la surface terrestre peuvent modifier la g&eacute;om&eacute;trie et la cin&eacute;matique des structures tectoniques qui forment les cha&icirc;nes de montagnes ainsi que la remont&eacute;e des roches m&eacute;tamorphiques d'origine profonde vers la surface terrestre. <br /><br />Les cha&icirc;nes de montagnes perpendiculaires aux vents dominants et d'altitude suffisamment &eacute;lev&eacute;es pour perturber les circulations atmosph&eacute;rique sont le si&egrave;ge, par effet dit orographique, de tr&egrave;s fortes variations spatiales de climat, et en particulier de taux de pr&eacute;cipitation. Le climat est humide du c&ocirc;t&eacute; expos&eacute; aux vents, où l'ascension et le refroidissement des masses d'air sont &agrave; l'origine de pr&eacute;cipitations &eacute;lev&eacute;es. Du fait de cet effet de barri&egrave;re, un climat aride pr&eacute;vaut du c&ocirc;t&eacute; sous le vent, en raison de l'ass&egrave;chement des masses d'air apr&egrave;s qu'elles aient franchi la cr&ecirc;te de la montagne. <br /><br />La croissance des cha&icirc;nes de montagnes s'accompagne ainsi g&eacute;n&eacute;ralement du d&eacute;veloppement d'une tr&egrave;s forte variation spatiale du climat, au fur et &agrave; mesure qu'elles font barri&egrave;re aux circulations atmosph&eacute;riques. Dans ce contexte, les cr&ecirc;tes qui constituent la ligne de partage des eaux d'un relief sont un &eacute;l&eacute;ment physiographique majeur &agrave; prendre en compte dans l'&eacute;tude des relations entre climat, &eacute;rosion et tectonique. La ligne de partage des eaux contr&ocirc;le en effet la r&eacute;partition des eaux issues des pr&eacute;cipitations entre les bassins versants qui drainent les deux flancs oppos&eacute;s d'un relief. Associ&eacute;e &agrave; un effet orographique, elle d&eacute;limite alors deux domaines ou les diff&eacute;rences de pr&eacute;cipitation et de r&eacute;gimes hydrologiques peuvent influencer directement la nature et la vitesse des processus d'&eacute;rosion et de transport de mati&egrave;re. C'est via des contrastes de vitesse d'&eacute;rosion de ce type que le climat pourrait jouer un r&ocirc;le sur l'&eacute;volution tectonique des cha&icirc;nes de montagnes.  Comprendre le devenir des lignes de cr&ecirc;te dans les cha&icirc;nes de montagnes s'av&egrave;re donc fondamental pour comprendre les interactions possibles entre g&eacute;odynamique interne et externe.<br /><br />Les mod&eacute;lisations num&eacute;riques sugg&egrave;rent que les lignes de partage des eaux des reliefs migrent spatialement au cours du temps lorsque l'&eacute;rosion d'un relief est contr&ocirc;l&eacute;e par un gradient de pluviom&eacute;trie. Cette migration continue des lignes de cr&ecirc;te est cependant tr&egrave;s difficile &agrave; documenter dans les reliefs naturels, faute jusqu'&agrave; pr&eacute;sent de marqueurs connus de cette migration. 

<ul class="mosaique"><li><a href="image3582,mecanisme-subdivision-bassins-versants-induit-par-migration-lignes-crete-observee-experimentalement-haut-cour-ce-processus-en-bas-gauche-droite-cours-eau.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3582"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3582,mecanisme-subdivision-bassins-versants-induit-par-migration-lignes-crete-observee-experimentalement-haut-cour-ce-processus-en-bas-gauche-droite-cours-eau.jpg" alt="M&eacute;canisme de subdivision des bassins versants induit par la migration des lignes de cr&ecirc;te observ&eacute;e..." longdesc="image3582,mecanisme-subdivision-bassins-versants-induit-par-migration-lignes-crete-observee-experimentalement-haut-cour-ce-processus-en-bas-gauche-droite-cours-eau.html" title="" /></a></li>
</ul>
St&eacute;phane Bonnet a abord&eacute; ce probl&egrave;me par l'&eacute;tude de l'&eacute;rosion de mini-reliefs synth&eacute;tiques en laboratoire. Dans ces exp&eacute;riences les reliefs sont cr&eacute;&eacute;s par le ruissellement d'eau issue de pr&eacute;cipitations tr&egrave;s fines produites artificiellement, alors que l'&eacute;quivalent d'un soul&egrave;vement &laquo; tectonique &raquo; est appliqu&eacute; au mod&egrave;le. Il en r&eacute;sulte la formation de reliefs d'aspect tr&egrave;s r&eacute;aliste, dont il est possible de suivre et de quantifier l'&eacute;volution au cours du temps. Lorsqu'un gradient de pluviom&eacute;trie est appliqu&eacute; &agrave; une exp&eacute;rience de ce type, une migration continue de la cr&ecirc;te principale du mod&egrave;le en direction du c&ocirc;t&eacute; le plus aride du relief est observ&eacute;e, en accord avec les pr&eacute;dictions th&eacute;oriques. Cette &eacute;tude montre que de ce c&ocirc;t&eacute; de la cha&icirc;ne de montagnes, les bassins versants dont la taille diminue progressivement du fait de la migration de la ligne de partage des eaux (shrinking) se subdivisent progressivement en deux bassins versants ind&eacute;pendants suivant un m&eacute;canisme d&eacute;crit ici pour la premi&egrave;re fois (splitting). Cette r&eacute;organisation des r&eacute;seaux de rivi&egrave;res se traduit dans la topographie par une s&eacute;rie de stades &eacute;volutifs, qui peuvent ainsi servir de crit&egrave;res pour mettre en &eacute;vidence et caract&eacute;riser la migration de la ligne de cr&ecirc;te d'une cha&icirc;ne de montagnes.

<ul class="mosaique"><li><a href="image3585,mecanismes-adaptation-bassins-versants-migration-ligne-partage-eaux-mis-evidence-experimentalement-ont-ete-decrits-front-cordillere-andes-la.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3585"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3585,mecanismes-adaptation-bassins-versants-migration-ligne-partage-eaux-mis-evidence-experimentalement-ont-ete-decrits-front-cordillere-andes-la.jpg" alt="Les m&eacute;canismes d'adaptation des bassins versants &agrave; la migration de la ligne de partage des eaux mis..." longdesc="image3585,mecanismes-adaptation-bassins-versants-migration-ligne-partage-eaux-mis-evidence-experimentalement-ont-ete-decrits-front-cordillere-andes-la.html" title="" /></a></li>
</ul>
St&eacute;phane Bonnet montre que toutes les &eacute;tapes de cette &eacute;volution, observ&eacute;es exp&eacute;rimentalement, peuvent &ecirc;tre d&eacute;crites dans la topographie de la Sierra Aconquija, relief tectoniquement actif du front Est des Andes, qui fait barri&egrave;re aux masses nuageuses humides issues de l'Atlantique. Cette &eacute;tude montre ainsi que la ligne de partage des eaux de cette montagne a migr&eacute; &agrave; une vitesse de l'ordre du mm/an depuis que son altitude est suffisante pour perturber les circulations atmosph&eacute;riques, soit depuis pr&egrave;s de 3 millions d'ann&eacute;es. Il est ainsi d&eacute;montr&eacute; que le climat peut induire le d&eacute;placement des lignes de cr&ecirc;te des chaines de montagnes &agrave; une vitesse qui est du m&ecirc;me ordre de grandeur que les vitesses de leur soul&egrave;vement li&eacute;es &agrave; la tectonique des plaques. <br /><br />Il est donc possible de caract&eacute;riser la migration des lignes de cr&ecirc;te des chaines de montagnes &agrave; partir de l'&eacute;tude g&eacute;omorphologique des bassins versants et des r&eacute;seaux de rivi&egrave;re associ&eacute;s... et de constater que les nuages d&eacute;placent les montagnes.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Shrinking and splitting of drainage basins in orogenic landscapes from the migration of the main drainage divide. St&eacute;phane Bonnet, Nature Geoscience, 2, 766-771, 2009.

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#115;&#98;&#111;&#110;&#110;&#101;&#116;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#114;&#101;&#110;&#110;&#101;&#115;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2992">St&eacute;phane Bonnet</a>, G&eacute;osciences Rennes (INSU-CNRS/Rennes 1)
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3301</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Premières franges d'ALMA, le plus grand projet d'interféromètre millimétrique/submillimétrique astronomique au monde</title>
			<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3295,premieres-franges-alma-plus-grand-projet-interferometre-millimetrique-submillimetrique-astronomique-monde.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3295,premieres-franges-alma-plus-grand-projet-interferometre-millimetrique-submillimetrique-astronomique-monde.html</guid>
			<description>Une équipe d'astronomes et d'ingénieurs travaillant au développement du projet de grand interféromètre millimétrique et submillimétrique ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) vient d'obtenir le premier signal sur site.</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une &eacute;quipe d'astronomes et d'ing&eacute;nieurs travaillant au d&eacute;veloppement du projet de grand interf&eacute;rom&egrave;tre millim&eacute;trique et submillim&eacute;trique ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) vient d'obtenir le premier signal sur site.</strong>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3295</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La gestion intensive des sols laisse l'Europe sans puits de carbone</title>
			<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3287,gestion-intensive-sols-laisse-europe-sans-puits-carbone.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3287,gestion-intensive-sols-laisse-europe-sans-puits-carbone.html</guid>
			<description>Une équipe d'astronomes et d'ingénieurs travaillant au développement du projet de grand interféromètre millimétrique et submillimétrique ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) vient d'obtenir le premier signal sur site.</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une &eacute;tude internationale associant des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA, CNRS et Universit&eacute; Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) montre que le pourcentage des &eacute;missions anthropiques de CO<sub>2</sub> stock&eacute; par les prairies et les for&ecirc;ts europ&eacute;ennes est compens&eacute; par les sources d'autres gaz &agrave; effet de serre issues de la gestion des sols et des pratiques agricoles. La diminution de ces derni&egrave;res appara&icirc;t donc comme une priorit&eacute; dans la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique. Ces r&eacute;sultats ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s en ligne par la revue Nature Geoscience le 22 novembre 2009. </strong><br /><br />Pr&egrave;s de la moiti&eacute; des &eacute;missions de gaz carbonique (CO<sub>2</sub>) r&eacute;sultant de l'activit&eacute; humaine s'accumule dans l'atmosph&egrave;re et contribue ainsi au r&eacute;chauffement climatique. Le reste est stock&eacute; dans les oc&eacute;ans et les &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres tels que les for&ecirc;ts ou les prairies. "<em>Les &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres et aquatiques nous offrent ainsi un rabais de 50% sur le r&eacute;chauffement climatique et leur gestion constitue l'un des principaux outils pour att&eacute;nuer l'&eacute;volution du climat</em>", explique Philippe Ciais, directeur adjoint du LSCE. "<em>Cependant, l'inventaire d&eacute;taill&eacute; des puits et sources des trois principaux gaz &agrave; effet de serre (CO<sub>2</sub>, m&eacute;thane et oxyde nitreux) r&eacute;v&egrave;le que, pour le continent europ&eacute;en, ce rabais n'est peut-&ecirc;tre pas aussi important que cela</em>".

<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3571,haut-flux-total-co2-europe-bas-somme-toutes-sources-puits-gaz-effet-serre-europe-co2-ch4-n2o-rapportee-equivalent-co2-lsce.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3571,haut-flux-total-co2-europe-bas-somme-toutes-sources-puits-gaz-effet-serre-europe-co2-ch4-n2o-rapportee-equivalent-co2-lsce.jpg" alt="Haut : Flux total de CO2 en Europe.<br>
Bas : Somme de toutes les sources et puits de gaz &agrave; effet..." longdesc="image3571,haut-flux-total-co2-europe-bas-somme-toutes-sources-puits-gaz-effet-serre-europe-co2-ch4-n2o-rapportee-equivalent-co2-lsce.html" title="" /></a><br />
Haut : Flux total de CO2 en Europe.<br>
Bas : Somme de toutes les sources et puits de gaz &agrave; effet de serre en Europe (CO2, CH4 et N2O) rapport&eacute;e en &eacute;quivalent CO2. © LSCE</span><br /><br />En effet, une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par une &eacute;quipe internationale, comprenant plusieurs chercheurs du LSCE, fournit le premier bilan des flux de gaz &agrave; effet de serre &eacute;chang&eacute;s entre l'atmosph&egrave;re et le continent europ&eacute;en. Cette &eacute;quipe a &eacute;t&eacute; capable d'am&eacute;liorer des bilans pr&eacute;c&eacute;dents en produisant deux estimations ind&eacute;pendantes. La premi&egrave;re est bas&eacute;e sur des mesures directes des flux de gaz &agrave; effet de serre &agrave; l'&eacute;chelle de parcelles, qui sont ensuite combin&eacute;es &agrave; des mod&egrave;les de fonctionnement de la biosph&egrave;re. La seconde, qualifi&eacute;e d'approche inverse, consiste &agrave; d&eacute;duire les emplacements de puits et de sources de carbone des diff&eacute;rences entre les concentrations mesur&eacute;es en des points distincts du globe. Ce nouvel inventaire confirme l'existence d'un important puits de carbone dans les for&ecirc;ts et prairies europ&eacute;ennes capable de compenser environ 15% des &eacute;missions associ&eacute;es &agrave; la combustion d'&eacute;nergies fossiles.<br /><br />"<em>Cependant, l'ensemble des &eacute;cosyst&egrave;mes europ&eacute;ens &eacute;tant g&eacute;r&eacute;, ils &eacute;mettent de l'oxyde nitreux <em>via</em> la fertilisation des prairies et des cultures ainsi que du m&eacute;thane provenant des tourbi&egrave;res ou de la fermentation ent&eacute;rique des ruminants</em>", poursuit Philippe Ciais.<br />
L'inventaire r&eacute;alis&eacute; r&eacute;v&egrave;le que les &eacute;missions de m&eacute;thane et d'oxyde nitreux compensent presque enti&egrave;rement le puits biosph&eacute;rique de CO<sub>2</sub>, laissant aux &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres d'Europe la capacit&eacute; d'absorber seulement l'&eacute;quivalent de 2% des &eacute;missions domestiques, industrielles et dues au transport.<br /><br />"<em>Nos recherches sugg&egrave;rent que la r&eacute;duction des &eacute;missions de m&eacute;thane et d'oxyde nitreux li&eacute;es &agrave; la gestion des terres doit &ecirc;tre une priorit&eacute; si l'on veut que les &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres d'Europe contribuent davantage &agrave; att&eacute;nuer le r&eacute;chauffement climatique</em>", conclut Philippe Ciais.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Schulze et al., Importance of methane and nitrous oxide for Europe's terrestrial greenhouse-gas balance, Nature Geoscience, 2, December 2009

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#80;&#104;&#105;&#108;&#105;&#112;&#112;&#101;&#46;&#67;&#105;&#97;&#105;&#115;&#64;&#108;&#115;&#99;&#101;&#46;&#105;&#112;&#115;&#108;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2127">Philippe Ciais</a>, LSCE/IPSL
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3287</comments>
		</item>
		<item>
			<title>La mousson sud-est asiatique sévissait également en période glaciaire</title>
			<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3294,mousson-sud-est-asiatique-sevissait-egalement-periode-glaciaire.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3294,mousson-sud-est-asiatique-sevissait-egalement-periode-glaciaire.html</guid>
			<description>Après avoir charrié une dizaine de tonnes de sédiments issus de la séquence loessique de Luachan en Chine, une équipe franco-chinoise issue du Laboratoire de météorologie dynamique et de l'Institut de géologie et géophysique de l'Académie des sciences à Pékin ont procédé à leur analyse en utilisant...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Apr&egrave;s avoir charri&eacute; une dizaine de tonnes de s&eacute;diments issus de la s&eacute;quence loessique de Luachan en Chine, une &eacute;quipe franco-chinoise issue du Laboratoire de m&eacute;t&eacute;orologie dynamique et de l'Institut de g&eacute;ologie et g&eacute;ophysique de l'Acad&eacute;mie des sciences &agrave; P&eacute;kin ont proc&eacute;d&eacute; &agrave; leur analyse en utilisant les escargots terrestres comme indicateur climatique. Cette &eacute;tude publi&eacute;e dans Climate of the Past met en &eacute;vidence une amplification "anormale" du r&eacute;gime de la mousson sud-est asiatique d'&eacute;t&eacute; durant des p&eacute;riodes glaciaires.</strong><br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3570,apercu-sequence-loessique-luochuan-epaisseur-totale-depots-quaternaires-derniers-2-6-millions-annees-representes-cette-photo-fait-132-m-lmd-denis-didier-rousseau.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3570,apercu-sequence-loessique-luochuan-epaisseur-totale-depots-quaternaires-derniers-2-6-millions-annees-representes-cette-photo-fait-132-m-lmd-denis-didier-rousseau.jpg" alt="Aperçu de la s&eacute;quence loessique de Luochuan. L'&eacute;paisseur totale des d&eacute;p&ocirc;ts quaternaires (derniers..." longdesc="image3570,apercu-sequence-loessique-luochuan-epaisseur-totale-depots-quaternaires-derniers-2-6-millions-annees-representes-cette-photo-fait-132-m-lmd-denis-didier-rousseau.html" title="" /></a><br />
Aperçu de la s&eacute;quence loessique de Luochuan. L'&eacute;paisseur totale des d&eacute;p&ocirc;ts quaternaires (derniers 2,6 millions d'ann&eacute;es) repr&eacute;sent&eacute;s sur cette photo fait 132 m. © LMD, Denis-Didier Rousseau</span>Les loess de Chine pr&eacute;sentent les plus grandes s&eacute;quences<a href="#n1" class="notes">(1)</a> climatiques continentales au monde, dans lesquelles notamment toute l'histoire du Quaternaire, les derniers 2,4 Ma, a &eacute;t&eacute; consign&eacute;e. Ces s&eacute;quences sont interpr&eacute;t&eacute;es comme un enregistrement fiable des variations pass&eacute;es du r&eacute;gime de mousson sud-est asiatique via l'alternance de loess et pal&eacute;osols repr&eacute;sentant respectivement les moussons hivernales et estivales.<br />
Diff&eacute;rents indicateurs, principalement g&eacute;ophysiques, g&eacute;ochimiques ou s&eacute;dimentologiques sont g&eacute;n&eacute;ralement utilis&eacute;s pour interpr&eacute;ter ces s&eacute;quences. Toutefois les mollusques terrestres, tr&egrave;s souvent conserv&eacute;s en grand nombre dans les d&eacute;p&ocirc;ts loessiques, sont &eacute;galement un indicateur fiable des conditions environnementales pass&eacute;es car ce sont les m&ecirc;mes esp&egrave;ces que l'on rencontre actuellement en Chine et elles sont donc bien connues.<br /><br />Depuis 1994, la s&eacute;quence de r&eacute;f&eacute;rence de Luochuan est ainsi &eacute;tudi&eacute;e par le biais des coquilles de mollusques terrestres, dans le cadre d'une coop&eacute;ration entre des chercheurs français et chinois. Dans un premier temps, l'&eacute;quipe pluridisciplinaire a mis en &eacute;vidence des variations de la composition de la faune de mollusques en relation avec les oscillations climatiques des derniers 130 000 ans observ&eacute;es par ailleurs dans des enregistrements continentaux et marins. En utilisant les exigences &eacute;cologiques des esp&egrave;ces identifi&eacute;es, les chercheurs ont alors d&eacute;fini deux grands groupes de mollusques, l'un caract&eacute;risant des conditions froides et arides, repr&eacute;sentatives des conditions de la mousson hivernale, et l'autre des conditions plus humides et chaudes, typiques de la mousson estivale.<br /><br />Suite &agrave; ces travaux pionniers, la m&ecirc;me &eacute;quipe a &eacute;chantillonn&eacute; en partie les cinq derniers cycles climatiques, soit environ les derniers 470 000 ans. D'&eacute;normes quantit&eacute;s de s&eacute;diment ont ainsi &eacute;t&eacute; charri&eacute;es pour pr&eacute;parer les parois du ravin en bordure du hameau de Potou et plus de 5 tonnes ont &eacute;t&eacute; ensuite pr&eacute;lev&eacute;es puis tamis&eacute;es sur place. Les chercheurs ont ensuite analys&eacute; le contenu en mollusques terrestres de ces s&eacute;diments.<br /><br />Les r&eacute;sultats montrent que pour presque toutes les esp&egrave;ces, les effectifs de mollusques sont les plus &eacute;lev&eacute;s dans les d&eacute;p&ocirc;ts les plus anciens traduisant des conditions environnementales plus cl&eacute;mentes. Le groupe &eacute;cologique "froid et aride" caract&eacute;risant le r&eacute;gime de la mousson d'hiver sud-est asiatique n'est observ&eacute; que durant les p&eacute;riodes glaciaires, quand la poussi&egrave;re se d&eacute;pose.<br />
En revanche, si le groupe "chaud et humide" indicateur de la mousson d'&eacute;t&eacute; sud-est asiatique est principalement rencontr&eacute; au cours de p&eacute;riodes interstadiaires ou interglaciaires, favorables &agrave; la formation des sols, il pr&eacute;sente aussi une tr&egrave;s grande abondance durant trois &eacute;v&eacute;nements particuliers enregistr&eacute;s au cours des p&eacute;riodes glaciaires d&eacute;nomm&eacute;es L5, L4 et L2, et situ&eacute;es &agrave; environ - 470 000, - 360 000 et - 170 000 ans respectivement, et plus particuli&egrave;rement durant L4 et L5. Des variations similaires et aux m&ecirc;mes p&eacute;riodes ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es dans une autre s&eacute;quence de loess &agrave; Xifeng, assez &eacute;loign&eacute;e de Luochuan, ainsi que plus au nord dans le lac Baïkal ou encore &agrave; la marge m&eacute;ridionale du plateau central du loess chinois dans des concr&eacute;tions stalagmitiques, d&eacute;montrant que ce ph&eacute;nom&egrave;ne n'est pas local mais au moins r&eacute;gional.<br />
Cette observation nouvelle d'indicateurs de mousson d'&eacute;t&eacute; durant des intervalles glaciaires implique un renforcement du r&eacute;gime de la mousson sud-est asiatique d'&eacute;t&eacute; durant des p&eacute;riodes r&eacute;put&eacute;es froides. Ce que confirme le fait que les &eacute;v&eacute;nements chauds et humides observ&eacute;s durant L2 et L5 sont contemporains d'une part de d&eacute;p&ocirc;ts inorganiques en M&eacute;diterran&eacute;e caract&eacute;ristiques d'une forte mousson d'&eacute;t&eacute; en Afrique orientale (baptis&eacute;s saprop&egrave;les S12 et S6) et d'autre part de phases de relativement faible salinit&eacute; des eaux de surface de l'oc&eacute;an Indien et donc de fortes pr&eacute;cipitations.<br /><br />Ces changements dans le r&eacute;gime des pr&eacute;cipitations pourraient &ecirc;tre une r&eacute;ponse &agrave; une configuration astronomique particuli&egrave;re (basse obliquit&eacute;, faible pr&eacute;cession, solstice d'&eacute;t&eacute; en p&eacute;rih&eacute;lie) conduisant &agrave; une augmentation du gradient d'insolation d'&eacute;t&eacute; entre les tropiques et les hautes latitudes et donc &agrave; un accroissement du transport atmosph&eacute;rique de la vapeur d'eau des tropiques vers les plus hautes latitudes des continents africain et asiatique.<br />
Toutefois, d'autres m&eacute;canismes climatiques durant ces p&eacute;riodes particuli&egrave;res, tels que la r&eacute;organisation des circulations atmosph&eacute;riques et marines, la tectonique avec notamment la surrection (&eacute;l&eacute;vation) du plateau tib&eacute;tain et l'extension variable des calottes glaciaires de l'h&eacute;misph&egrave;re Nord, sont &eacute;galement envisag&eacute;s. Ils ouvrent de nouvelles perspectives de recherche et de collaboration dans cette r&eacute;gion.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Les s&eacute;quences loessiques sont constitu&eacute;es d'une alternance de pal&eacute;osols et de loess, dont la formation d&eacute;pend notamment des conditions climatiques ayant r&eacute;gn&eacute; dans le pass&eacute;, les phases de r&eacute;chauffement &eacute;tant caract&eacute;ris&eacute;es par la formation de sols et celles de refroidissement par une s&eacute;dimentation loessique.</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Rousseau DD, Wu N, Pei YP & Li F, Three exceptionally strong East-Asian summer monsoon events during glacial conditions in the past 470 kyr., Climate of the Past 5, 157-169.

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#68;&#101;&#110;&#105;&#115;&#45;&#68;&#105;&#100;&#105;&#101;&#114;&#46;&#82;&#111;&#117;&#115;&#115;&#101;&#97;&#117;&#64;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#100;&#105;&#114;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2233">Denis-Didier Rousseau</a>, LMD/IPSL
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3294</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Une sonde de nouvelle génération pour les sciences de la Terre et de l'Univers </title>
			<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3293,sonde-nouvelle-generation-sciences-terre-univers.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3293,sonde-nouvelle-generation-sciences-terre-univers.html</guid>
			<description>Après avoir charrié une dizaine de tonnes de sédiments issus de la séquence loessique de Luachan en Chine, une équipe franco-chinoise issue du Laboratoire de météorologie dynamique et de l'Institut de géologie et géophysique de l'Académie des sciences à Pékin ont procédé à leur analyse en utilisant...</description>
			<content:encoded><![CDATA[

<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3569,image-fausses-couleurs-cratere-impact-faisceau-primaire-sonde-ionique-chondre-meteorite-semarkona.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3569,image-fausses-couleurs-cratere-impact-faisceau-primaire-sonde-ionique-chondre-meteorite-semarkona.jpg" alt="Image en fausses couleurs du crat&egrave;re d'impact du faisceau primaire de la sonde ionique dans un..." longdesc="image3569,image-fausses-couleurs-cratere-impact-faisceau-primaire-sonde-ionique-chondre-meteorite-semarkona.html" title="" /></a><br />
Image en fausses couleurs du crat&egrave;re d'impact du faisceau primaire de la sonde ionique dans un chondre de la m&eacute;t&eacute;orite Semarkona<br />
&copy;&nbsp;CRPG (INSU-CNRS)</span><strong>Une sonde ionique aux performances in&eacute;dites est inaugur&eacute;e le 20 novembre 2009 au Centre de recherches p&eacute;trographiques et g&eacute;ochimiques du CNRS (CRPG) &agrave; Nancy. En analysant les compositions isotopiques des min&eacute;raux avec une pr&eacute;cision in&eacute;gal&eacute;e dans le monde, cette sonde va permettre aux scientifiques d'explorer de nouveaux domaines des sciences de la Terre et de l'Univers. D&eacute;velopp&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; française CAMECA suivant un cahier des charges r&eacute;alis&eacute; par les responsables scientifiques du CRPG (Marc Chaussidon, Etienne Deloule et Claire Rollion-Bard), cet instrument national de l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS (INSU) sera op&eacute;rationnel d&eacute;but 2010. </strong>

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3568,sonde-ims-1280-hr2-crpg.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3568,sonde-ims-1280-hr2-crpg.jpg" alt="Sonde &laquo; IMS 1280 HR2 &raquo;, CRPG" longdesc="image3568,sonde-ims-1280-hr2-crpg.html" title="" /></a><br />
Sonde &laquo; IMS 1280 HR2 &raquo;, CRPG<br />
&copy;&nbsp;CRPG (INSU-CNRS)</p>
Comment le syst&egrave;me solaire et la Terre se sont-ils form&eacute;s ? Comment et pourquoi les climats de la Terre ont-ils vari&eacute; dans le pass&eacute; ? Que se passe-t-il &agrave; l'int&eacute;rieur de la Terre ? Comment se diffusent certaines pollutions dans les sols, l'eau et l'air ? Ces questions trouveront sans doute un nouvel &eacute;clairage gr&acirc;ce aux performances de la sonde &laquo; IMS 1280 HR2 &raquo; (pour High Resolution - High Reproductibility). Ces 25 derni&egrave;res ann&eacute;es, les travaux men&eacute;s au sein du CRPG dans le domaine des sciences de la Terre et de l'Univers ont amen&eacute; &agrave; concevoir une sonde ionique de nouvelle g&eacute;n&eacute;ration avec une capacit&eacute; d'analyse in&eacute;gal&eacute;e. La r&eacute;solution atteinte par la sonde permet ainsi de mesurer &laquo; in situ &raquo; les diff&eacute;rents isotopes des syst&egrave;mes de datation Rubidium/Strontium et Potassium/Calcium. Jusqu'alors impossible, ce proc&eacute;d&eacute; pourra dater des min&eacute;raux form&eacute;s &agrave; hautes pression et temp&eacute;rature. Gr&acirc;ce &agrave; ces d&eacute;veloppements, les chercheurs du CRPG pourront notamment continuer &agrave; postuler &agrave; l'analyse des &eacute;chantillons extraterrestres ramen&eacute;s par les missions spatiales des agences am&eacute;ricaines, japonaises et europ&eacute;ennes. <br /><br />D&egrave;s que la sonde sera op&eacute;rationnelle, une phase de d&eacute;veloppement associant le CRPG et CAMECA commencera alors pour 2 ans. En plus des chercheurs du CRPG et des collaborations internationales auxquelles le laboratoire fait partie, l'ensemble de communaut&eacute; scientifique pourra b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des performances de l'instrument. Le projet a &eacute;t&eacute; financ&eacute; par l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS, le Minist&egrave;re de l'Enseignement sup&eacute;rieur et de la Recherche, le Fonds europ&eacute;en de d&eacute;veloppement r&eacute;gional (FEDER) et le Conseil r&eacute;gional de Lorraine<br /><br />
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#99;&#104;&#111;&#99;&#104;&#111;&#64;&#99;&#114;&#112;&#103;&#46;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#110;&#97;&#110;&#99;&#121;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2101">Marc Chaussidon</a>, CRPG (INSU-CNRS)
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#100;&#101;&#108;&#111;&#117;&#108;&#101;&#64;&#99;&#114;&#112;&#103;&#46;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#110;&#97;&#110;&#99;&#121;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=718">Etienne Deloule</a>, CRPG (INSU-CNRS)
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#114;&#111;&#108;&#108;&#105;&#111;&#110;&#64;&#99;&#114;&#112;&#103;&#46;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#110;&#97;&#110;&#99;&#121;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2989">Claire Rollion-Bard </a>, CRPG (INSU-CNRS)]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3293</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Un projet de radioastronomie unique pour quadriller le ciel avec une précision extrême</title>
			<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3290,projet-radioastronomie-unique-quadriller-ciel-avec-precision-extreme.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3290,projet-radioastronomie-unique-quadriller-ciel-avec-precision-extreme.html</guid>
			<description>Des astronomes combinent la plus grande panoplie de radiotélescopes de la planète en un instrument unique pour améliorer la précision du système de référence utilisé pour mesurer les positions de tous les objets célestes. Le projet est co-organisé par le Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Des astronomes combinent la plus grande panoplie de radiot&eacute;lescopes de la plan&egrave;te en un instrument unique pour am&eacute;liorer la pr&eacute;cision du syst&egrave;me de r&eacute;f&eacute;rence utilis&eacute; pour mesurer les positions de tous les objets c&eacute;lestes. Le projet est co-organis&eacute; par le Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (INSU-CNRS, Universit&eacute; de Bordeaux 1) et coordonn&eacute; par le Service VLBI International pour la G&eacute;od&eacute;sie et l'Astrom&eacute;trie.</strong>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3290</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Toujours plus de CO2 dans l'atmosphère en 2008</title>
			<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3286,toujours-plus-co2-atmosphere-2008.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3286,toujours-plus-co2-atmosphere-2008.html</guid>
			<description>Des astronomes combinent la plus grande panoplie de radiotélescopes de la planète en un instrument unique pour améliorer la précision du système de référence utilisé pour mesurer les positions de tous les objets célestes. Le projet est co-organisé par le Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Une &eacute;tude internationale associant des chercheurs du CEA, du CNRS et de l'Universit&eacute; Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) conclut &agrave; l'acc&eacute;l&eacute;ration des &eacute;missions de CO<sub>2</sub> et &agrave; la diminution des puits de carbone au niveau mondial en 2008. En augmentation de 2%, les &eacute;missions de carbone li&eacute;es &agrave; l'action de l'homme correspondent &agrave; 1,3 tonne de carbone par habitant et par an, soit 30 % de plus que dans les ann&eacute;es 1990-2000. Ces r&eacute;sultats sont publi&eacute;s dans la revue Nature Geoscience du 17 novembre 2009. </strong><br /><br /><strong>Augmentation de la consommation de charbon et croissance du PIB</strong><br />

<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3565,missions-carbone-liees-combustion-energies-fossiles-la-courbe-noire-gras-correspond-realite-observee-autres-aux-differents-scenarios-giec-a1f1-a1b-a1t-b2-a2.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3565,missions-carbone-liees-combustion-energies-fossiles-la-courbe-noire-gras-correspond-realite-observee-autres-aux-differents-scenarios-giec-a1f1-a1b-a1t-b2-a2.jpg" alt="Émissions de carbone li&eacute;es &agrave; la combustion des &eacute;nergies fossiles.
La courbe noire en gras..." longdesc="image3565,missions-carbone-liees-combustion-energies-fossiles-la-courbe-noire-gras-correspond-realite-observee-autres-aux-differents-scenarios-giec-a1f1-a1b-a1t-b2-a2.html" title="" /></a><br />
Émissions de carbone li&eacute;es &agrave; la combustion des &eacute;nergies fossiles.
La courbe noire en gras correspond &agrave; la r&eacute;alit&eacute; observ&eacute;e et les autres aux diff&eacute;rents sc&eacute;narios du GIEC (A1F1, A1B, A1T et B2, A2, B1).</span>Cette &eacute;tude, r&eacute;alis&eacute;e par un groupe d'experts appartenant au projet international "<a href="http://www.globalcarbonproject.org" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/global-carbon-project');window.open(this.href); return false;">Global Carbon Project</a> (GCP)", rassemblant plusieurs chercheurs<a href="#n1" class="notes">(1)</a> du CNRS, du CEA et de l'UVSQ, indique que l'accroissement des &eacute;missions est principalement li&eacute; &agrave; l'augmentation de la consommation de charbon alors qu'une tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;re diminution des &eacute;missions li&eacute;es &agrave; la consommation de p&eacute;trole et &agrave; la d&eacute;forestation est observ&eacute;e.<br />
Cet accroissement est par ailleurs fortement corr&eacute;l&eacute; &agrave; la croissance du PIB. Les &eacute;missions li&eacute;es &agrave; la combustion des &eacute;nergies fossiles se sont accrues de 41 % depuis 1990, continuant ainsi &agrave; &ecirc;tre proches du sc&eacute;nario de plus forte &eacute;mission d&eacute;fini par le GIEC. La crise a provisoirement infl&eacute;chi la tendance des &eacute;missions mais les &eacute;missions devraient repartir &agrave; la hausse d&egrave;s la reprise &eacute;conomique si les efforts de r&eacute;duction globale des &eacute;missions ne sont pas accentu&eacute;s.<br />
Dans les pays en d&eacute;veloppement, l'augmentation des &eacute;missions est en partie li&eacute;e &agrave; la production de produits manufactur&eacute;s pour l'exportation. Ainsi, en Chine, 50 % de la croissance des &eacute;missions entre 2002 et 2005 correspond &agrave; la production de produits pour l'exportation.<br /><br /><strong>Des puits de carbone vuln&eacute;rables</strong><br />
L'&eacute;tude indique que l'accroissement du CO<sub>2</sub> atmosph&eacute;rique en 2008 a &eacute;t&eacute; de 4 milliards de tonnes de carbone et que sa concentration a atteint 385 parties par million, soit 38 % de plus que le niveau de l'&egrave;re pr&eacute;industrielle.<br />
L'&eacute;tude montre &eacute;galement que les puits de carbone naturels, oc&eacute;an et biosph&egrave;re continentale, qui jouent un r&ocirc;le important dans la r&eacute;gulation des &eacute;missions anthropiques<a href="#n2" class="notes">(2)</a>, n'ont pas &eacute;t&eacute; capables de suivre l'augmentation rapide des &eacute;missions.<br />
Environ 45 % des &eacute;missions anthropiques s'accumulent dans l'atmosph&egrave;re, le reste (55 %) &eacute;tant absorb&eacute; par l'oc&eacute;an, les sols et la v&eacute;g&eacute;tation. Cependant, la fraction des &eacute;missions restant dans l'atmosph&egrave;re a tendance &agrave; augmenter depuis 50 ans. Les puits de carbone sont ainsi vuln&eacute;rables &agrave; l'acc&eacute;l&eacute;ration des &eacute;missions de CO<sub>2</sub> et au changement climatique induit. Ils deviennent de moins en moins efficaces pour limiter l'impact des &eacute;missions.<br />
Plus de trente experts des principaux laboratoires internationaux de recherche sur le climat et le cycle du carbone ont contribu&eacute; &agrave; cette analyse du GCP.<br />
C&ocirc;t&eacute; français, cette &eacute;tude a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de r&eacute;cents travaux men&eacute;s aux laboratoires LOCEAN et LSCE de l'IPSL. En particulier, les analyses de l'observatoire oc&eacute;anique S.O. OISO<a href="#n3" class="notes">(3)</a> ont &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute;es dans cette synth&egrave;se afin d'&eacute;valuer l'&eacute;volution du puits de carbone oc&eacute;anique. De nouvelles simulations du cycle du carbone oc&eacute;anique<a href="#n4" class="notes">(4)</a> et continental<a href="#n5" class="notes">(5)</a> ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es et ont contribu&eacute; &agrave; cette analyse.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Issus du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE/IPSL : CEA-CNRS-UVSQ) et du laboratoire d'oc&eacute;anographie du climat : exp&eacute;rimentation et approches num&eacute;riques (LOCEAN/IPSL : CNRS-IRD-UPMC-MNHN)</li>
			<li id="n2">Les &eacute;missions de CO<sub>2</sub> anthropiques sont les &eacute;missions de carbone li&eacute;es aux activit&eacute;s humaines.</li>
			<li id="n3">S.O. OISO : Oc&eacute;an Indien service d'observation (CNRS-INSU, IPSL, IPEV)</li>
			<li id="n4">Mod&egrave;le oc&eacute;anique NEMO-PISCES (Outil national, CNRS-INSU, IPSL)</li>
			<li id="n5">Mod&egrave;le continental ORCHIDEE (LSCE-IPSL)</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
C. Le Qu&eacute;r&eacute; et al., Trends in the sources and sinks of carbon dioxide, Nature Geoscience, doi:10.1038/NGEO689

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#76;&#97;&#117;&#114;&#101;&#110;&#116;&#46;&#66;&#111;&#112;&#112;&#64;&#108;&#115;&#99;&#101;&#46;&#105;&#112;&#115;&#108;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2883">Laurent Bopp</a>, LSCE/IPSL
	</dd>
</dl><br /><br />
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3286</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Le rôle essentiel des volcans dans le refroidissement de la Terre au début du XIXe siècle</title>
			<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3265,role-essentiel-volcans-refroidissement-terre-debut-xixe-siecle.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3265,role-essentiel-volcans-refroidissement-terre-debut-xixe-siecle.html</guid>
			<description>En appliquant une nouvelle technique analytique très originale sur les retombées de sulfate d'origine volcanique dans les précipitations de neige en Antarctique et au Groenland, une équipe franco-américaine vient de démontrer que les basses températures de la décennie la plus froide des derniers...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>En appliquant une nouvelle technique analytique tr&egrave;s originale sur les retomb&eacute;es de sulfate d'origine volcanique dans les pr&eacute;cipitations de neige en Antarctique et au Groenland, une &eacute;quipe franco-am&eacute;ricaine vient de d&eacute;montrer que les basses temp&eacute;ratures de la d&eacute;cennie la plus froide des derniers 500 ans (1810-1819) r&eacute;sultaient de la succession, &agrave; quelques ann&eacute;es d'intervalle, de deux &eacute;ruptions volcaniques majeures, dont l'une n'avait encore jamais &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;e dans les reconstructions climatiques. Ces travaux sont publi&eacute;s dans la revue Geophysical Research Letters dont ils b&eacute;n&eacute;ficient des "Editor's highlights".</strong><br /><br />Ind&eacute;pendamment du forçage &agrave; long terme des gaz &agrave; effet de serre d'origine humaine, la temp&eacute;rature moyenne de la Terre peut fluctuer largement aux &eacute;chelles de temps de quelques ann&eacute;es. Divers m&eacute;canismes peuvent &ecirc;tre &agrave; l'origine de telles fluctuations : variations de l'activit&eacute; solaire, circulation oc&eacute;anique et &eacute;v&eacute;nements de type El Nino ou La Nina dans l'oc&eacute;an Pacifique, &eacute;ruptions volcaniques...<br />
La Terre a ainsi connu des temp&eacute;ratures relativement froides durant la d&eacute;cennie 1810-1819, au point que cette d&eacute;cennie figure comme la plus froide des 500 derni&egrave;res ann&eacute;es selon les mesures instrumentales des derniers 150 ans et les reconstructions pal&eacute;oclimatiques.<br />
Une partie de ce refroidissement a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; l'&eacute;norme &eacute;ruption du volcan Tambora en Indon&eacute;sie, en 1815. De telles &eacute;ruptions cataclysmiques refroidissent en effet la plan&egrave;te car elles d&eacute;versent d'importantes quantit&eacute;s de poussi&egrave;res et surtout de dioxyde de soufre dans la stratosph&egrave;re (au-dessus de 15 km d'altitude). Alors que les poussi&egrave;res sont rapidement &eacute;limin&eacute;es du fait de leur masse, &agrave; ces altitudes le dioxyde de soufre gazeux se transforme en gouttelettes d'acide sulfurique qui agissent comme un v&eacute;ritable parasol en r&eacute;fl&eacute;chissant la lumi&egrave;re solaire, i.e. en r&eacute;duisant l'&eacute;nergie reçue au sol.<br />
Cependant, si ce m&eacute;canisme permettait de justifier le coup de froid entre 1815 et 1819 par l'&eacute;ruption du Tambora, il restait &agrave; expliquer le refroidissement terrestre observ&eacute; &agrave; partir de 1810.<br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3543,station-recherche-summit-situee-sommet-calotte-polaire-groenland-ou-ete-extraite-carottes-glace-analysees-joel-savarino-cnrs-lgge.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3543,station-recherche-summit-situee-sommet-calotte-polaire-groenland-ou-ete-extraite-carottes-glace-analysees-joel-savarino-cnrs-lgge.jpg" alt="Station de recherche Summit, situ&eacute;e au sommet de la calotte polaire du Groenland d'où a &eacute;t&eacute;..." longdesc="image3543,station-recherche-summit-situee-sommet-calotte-polaire-groenland-ou-ete-extraite-carottes-glace-analysees-joel-savarino-cnrs-lgge.html" title="" /></a><br />
Station de recherche Summit, situ&eacute;e au sommet de la calotte polaire du Groenland d'où a &eacute;t&eacute; extraite l'une des carottes de glace analys&eacute;es. © Joël Savarino, CNRS/LGGE</span>Afin d'&eacute;tudier cette question, une &eacute;quipe franco-am&eacute;ricaine(1) a mis au point une m&eacute;thode d'analyse tr&egrave;s originale des carottes de glace, qu'elle a appliqu&eacute;e aux strates datant du d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle de carottes for&eacute;es au Groenland et en Antarctique.<br />
Apr&egrave;s avoir pr&eacute;lev&eacute; les quelques millioni&egrave;mes de gramme de sulfate pr&eacute;sents dans ces strates, les chercheurs ont r&eacute;alis&eacute; une v&eacute;ritable microchirurgie mol&eacute;culaire consistant &agrave; d&eacute;terminer les proportions des quatre isotopes stables du soufre constituant le sulfate (soufre 32, 33, 34 et 36). Au sein des couches de glace datant de 1809-1810, ils ont observ&eacute; une anomalie particuli&egrave;re dans les rapports de concentration entre ces isotopes. Or cette forme d'anomalie isotopique sur le soufre du sulfate ne peut r&eacute;sulter que de r&eacute;actions chimiques se produisant au sein de la stratosph&egrave;re apr&egrave;s une &eacute;ruption volcanique. Ils ont ainsi pu d&eacute;montrer qu'une &eacute;ruption volcanique cataclysmique, inconnue &agrave; ce jour, s'est produite au d&eacute;but de l'ann&eacute;e 1809, probablement au niveau des Tropiques, et qu'elle a affect&eacute; le climat de mani&egrave;re globale.<br /><br />Ces r&eacute;sultats confortent le r&ocirc;le important jou&eacute; par l'activit&eacute; volcanique explosive dans la modulation du climat terrestre aux &eacute;chelles de temps de quelques ann&eacute;es. Étendues &agrave; des p&eacute;riodes de temps plus longues, ces mesures tr&egrave;s innovantes vont permettre une nouvelle &eacute;valuation du forçage climatique dû aux volcans, notamment au cours du dernier mill&eacute;naire, une information particuli&egrave;rement importante comme donn&eacute;e d'entr&eacute;e des mod&egrave;les climatiques, ceux-ci &eacute;tant habituellement test&eacute;s sur cette &eacute;poque recul&eacute;e.<br /><br />Ces travaux ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du soutien logistique et financier de la National Science Foundation am&eacute;ricaine et de l'Institut Polaire Français Paul-Emile Victor (IPEV), ainsi que d'un soutien de l'INSU au travers de son programme LEFE.
<dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
			<li id="n1">Universit&eacute; de Dakota du Sud, Universit&eacute; de Californie &agrave; San Diego,  Laboratoire de glaciologie et g&eacute;ophysique de l'environnement (LGGE, CNRS - Universit&eacute; Joseph Fourier de Grenoble), Centre europ&eacute;en de recherche et enseignement en g&eacute;osciences de l'environnement (CEREGE, CNRS - Coll&egrave;ge de France - Universit&eacute; Paul C&eacute;zanne - Universit&eacute; de Provence - IRD)</li>
		</ol>
	</dd>
</dl>

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Jihong Cole-Dai, David Ferris, Alyson Lanciki, Joël Savarino, M&eacute;lanie Baroni et Mark H. Thiemens, Cold Decade (AD 1810-1819) Caused by Tambora (1815) and Another (1809) Stratospheric Volcanic Eruption, Geophysical Research Letters, sous presse.

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#98;&#97;&#114;&#111;&#110;&#105;&#64;&#99;&#101;&#114;&#101;&#103;&#101;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2959">M&eacute;lanie Baroni</a>, CEREGE, en l'absence de Joël Savarino
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3265</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Les céphalopodes prédateurs de l'Ordovicien</title>
			<pubDate>Mon, 9 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3256,cephalopodes-predateurs-ordovicien.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3256,cephalopodes-predateurs-ordovicien.html</guid>
			<description>Les requins sont les grands prédateurs de nos océans les mieux connus. Mais quels  étaient ces prédateurs dans les temps géologiques? Une équipe internationale de chercheurs a étudié l'origine et l'évolution des  céphalopodes, premiers grands prédateurs marins, qui occupaient des habitats...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les requins sont les grands pr&eacute;dateurs de nos oc&eacute;ans les mieux connus. Mais quels  &eacute;taient ces pr&eacute;dateurs dans les temps g&eacute;ologiques? Une &eacute;quipe internationale de chercheurs a &eacute;tudi&eacute; l'origine et l'&eacute;volution des  c&eacute;phalopodes, premiers grands pr&eacute;dateurs marins, qui occupaient des habitats p&eacute;lagiques d&egrave;s l'Ordovicien, il y a quelques 500 millions d'ann&eacute;es.  Ces travaux, r&eacute;alis&eacute;s dans le cadre d'un projet du laboratoire G&eacute;osyst&egrave;mes (INSU-CNRS, Universit&eacute; de Lille 1) viennent d'&ecirc;tre publi&eacute;s dans Plos ONE.</strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3544,echantillon-un-black-shale-ordovicien-inferieur-formation-maurerie-montagne-noire-france-avec-nombreux-cephalopodes-orthoconiques.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3544"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3544,echantillon-un-black-shale-ordovicien-inferieur-formation-maurerie-montagne-noire-france-avec-nombreux-cephalopodes-orthoconiques.jpg" alt="Echantillon d'un &laquo;black shale&raquo; de l'Ordovicien inf&eacute;rieur de la formation de La Maurerie, Montagne..." longdesc="image3544,echantillon-un-black-shale-ordovicien-inferieur-formation-maurerie-montagne-noire-france-avec-nombreux-cephalopodes-orthoconiques.html" title="" /></a></li><li><a href="image3545,specimen-cephalopode-enroule-etats-unis.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3545"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3545,specimen-cephalopode-enroule-etats-unis.jpg" alt="Sp&eacute;cimen de c&eacute;phalopode enroul&eacute; des Etats Unis." longdesc="image3545,specimen-cephalopode-enroule-etats-unis.html" title="" /></a></li><li><a href="image3549,specimen-cephalopodes-orthoconiques-etats-unis.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3549"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3549,specimen-cephalopodes-orthoconiques-etats-unis.jpg" alt="Sp&eacute;cimen de c&eacute;phalopodes orthoconiques des Etats Unis
" longdesc="image3549,specimen-cephalopodes-orthoconiques-etats-unis.html" title="Sp&eacute;cimen de c&eacute;phalopodes orthoconiques des Etats Unis
" /></a></li>
</ul>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3546,ecologie-differents-groupes-cephalopodes-ordovicien-orthocerides-lithuitides-envahissent-milieu-pelagique.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3546"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3546,ecologie-differents-groupes-cephalopodes-ordovicien-orthocerides-lithuitides-envahissent-milieu-pelagique.jpg" alt="Ecologie des diff&eacute;rents groupes de c&eacute;phalopodes de l'Ordovicien : les orthoc&eacute;rides et lithuitides..." longdesc="image3546,ecologie-differents-groupes-cephalopodes-ordovicien-orthocerides-lithuitides-envahissent-milieu-pelagique.html" title="" /></a></li><li><a href="image3547,evolution-biodiversite-cephalopodes-orthocerides-lithuitides-comparaison-avec-biodiversification-zooplancton-chitinozoaires-graptolites-phytoplancton-acritarches.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3547"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3547,evolution-biodiversite-cephalopodes-orthocerides-lithuitides-comparaison-avec-biodiversification-zooplancton-chitinozoaires-graptolites-phytoplancton-acritarches.jpg" alt="Evolution de la biodiversit&eacute; des c&eacute;phalopodes orthoc&eacute;rides et lithuitides en comparaison avec la..." longdesc="image3547,evolution-biodiversite-cephalopodes-orthocerides-lithuitides-comparaison-avec-biodiversification-zooplancton-chitinozoaires-graptolites-phytoplancton-acritarches.html" title="" /></a></li><li><a href="image3548,repartition-paleogeographique-cephalopodes-ordovicien.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3548"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3548,repartition-paleogeographique-cephalopodes-ordovicien.jpg" alt="R&eacute;partition pal&eacute;og&eacute;ographique des c&eacute;phalopodes de l'Ordovicien. " longdesc="image3548,repartition-paleogeographique-cephalopodes-ordovicien.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br />Au cours des &eacute;poques g&eacute;ologiques, les grands pr&eacute;dateurs marins les plus spectaculaires furent, entre autres, les sauriens avec les ichtyosaures et  pliosaures qui peuplaient les oc&eacute;ans du M&eacute;sozoïque. Mais les mollusques c&eacute;phalopodes (dont font partie nos seiches, pieuvres, calmars et dont faisaient partie les ammonites) et les poissons les ont largement devanc&eacute;s. Leurs d&eacute;veloppement n'est pas ind&eacute;pendant de celui de l'ensemble des esp&egrave;ces qui constituent le r&eacute;seau trophique (plus connu sous le terme de cha&icirc;ne alimentaire). <br /><br />Apr&egrave;s l'explosion de la vie du Cambrien (-542 &agrave; -488 millions d'ann&eacute;es) qui a vu appara&icirc;tre la grande majorit&eacute; des embranchements des animaux actuels, c'est &agrave; l'Ordovicien (-488 &agrave; -444 millions d'ann&eacute;es) que des organismes marins se sont grandement diversifi&eacute;s en nombre de familles, genres et esp&egrave;ces (<em>voir Quand la vie se r&eacute;pand dans les oc&eacute;ans, il y a -443 &agrave; -489 millions d'ann&eacute;es</em> ce site). Cette grande diversification est &agrave; relier au d&eacute;veloppement du phytoplancton qui forme la base du r&eacute;seau trophique. C'est alors probablement produit une r&eacute;action en cha&icirc;ne au cours de laquelle, le zooplancton se diversifiant, les invert&eacute;br&eacute;s suspensivores se sont &eacute;galement diversifi&eacute;s &agrave; leur tour. La pr&eacute;sence du zooplancton dans les oc&eacute;ans, a probablement permis le d&eacute;veloppement des animaux nageant librement et occupant toute la colonne d'eau (le p&eacute;lagos) et donc les premiers pr&eacute;dateurs marins p&eacute;lagiques. <br /><br />Les premiers poissons, apparus &agrave; l'Ordovicien,ne nageaient que dans des eaux peu profondes et ne quittaient pas le fond des mers, ils &eacute;taient essentiellement nectobenthiques. Ce n'est qu'&agrave; partir de l'Ordovicien Sup&eacute;rieur que les poissons ont commenc&eacute; &agrave; occuper les autres parties de la colonne d'eau pour devenir des pr&eacute;dateurs p&eacute;lagiques, et c'est au D&eacute;vonien (-416 &agrave; -360 millions d'ann&eacute;es), consid&eacute;r&eacute; comme l'&laquo; &eacute;poque des poissons &raquo;, que les poissons ont occup&eacute; une place pr&eacute;dominante au haut de la cha&icirc;ne alimentaire marine. <br /><br />Les mollusques c&eacute;phalopodes marins sont un autre groupe de pr&eacute;dateurs marins. Parmi ceux-ci les ammonites,  le groupe le mieux connu (et le plus collectionn&eacute;) des animaux &agrave; coquilles enroul&eacute;es et ornement&eacute;es, ont v&eacute;cu du D&eacute;vonien au Cr&eacute;tac&eacute; (soit de 416 &agrave; 71 millions d'ann&eacute;es). Nous savons aujourd'hui que les premiers mollusques c&eacute;phalopodes sont apparus au Cambrien terminal en Chine. Ces premiers c&eacute;phalopodes &eacute;taient des organismes qui vivaient pr&egrave;s du fond marin (dans des milieux n&eacute;ritiques), ne pouvant pas nager librement. <br /><br />Les auteurs montrent que le passage vers des formes pouvant nager et occuper toute la colonne d'eau s'est fait graduellement au cours de l'Ordovicien. Parmi une grande vari&eacute;t&eacute; de mollusques c&eacute;phalopodes, ce sont les c&eacute;phalopodes orthoc&eacute;rides (&agrave; coquille conique l&eacute;g&egrave;rement courb&eacute;e) et lithuitides (&agrave; coquille conique et enroul&eacute;e &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute;) qui occupent les milieux p&eacute;lagiques, devenant des nageurs libres. 
 
A c&ocirc;te des param&egrave;tres morphologiques (la forme du siphon, organe qui relie l'animal qui vit dans la derni&egrave;re loge &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; de la coquille, et la forme de la coquille elle-m&ecirc;me) c'est aussi la distribution pal&eacute;o&eacute;cologique des fossiles qui permet d'interpr&eacute;ter le mode et le milieu de vie des c&eacute;phalopodes ordoviciens. Ainsi, d&egrave;s l'Ordovicien Inf&eacute;rieur, les fossiles de c&eacute;phalopodes apparent&eacute;s au nautile (nautiloïdes orthocones) sont pr&eacute;sents dans les &laquo; black shales &raquo;. Ces s&eacute;diments sombres, riches en mati&egrave;re organique, se d&eacute;posent le plus souvent au large, les fossiles qu'ils contiennent indiquent qu'il s'agit de pr&eacute;dateurs dans l'oc&eacute;an ouvert. Ainsi des nodules trouv&eacute;s dans la Formation La Maurerie en Montagne Noire, illustrent la pr&eacute;sence de ces c&eacute;phalopodes p&eacute;lagiques dans les oc&eacute;ans d&egrave;s l'Ordovicien Inf&eacute;rieur. <br /><br />Initialement de petite taille (quelques centim&egrave;tres), les c&eacute;phalopodes deviennent de plus en plus grands pour atteindre plusieurs dizaines de centim&egrave;tres &agrave; la fin de l'Ordovicien. A partir de l'Ordovicien terminal, les c&eacute;phalopodes (et les poissons dans une moindre mesure d'abord) se partagent la place au sommet de la cha&icirc;ne trophique et forment les pr&eacute;dateurs p&eacute;lagiques. <br /><br />Dans les oc&eacute;ans actuels, les c&eacute;phalopodes sont toujours tr&egrave;s diversifi&eacute;s, et des recherches montrent qu'ils peuvent atteindre des tailles gigantesques : des images de calmars ou pieuvres g&eacute;antes font r&eacute;guli&egrave;rement le tour du monde pour illustrer la pr&eacute;sence de &laquo; monstres des fonds des mers &raquo;. <br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
<em>Les c&eacute;phalopodes sont des mollusques dont les tentacules sont r&eacute;parties sur la t&ecirc;te , d'où leur nom. Certains poss&eacute;daient une coquille conique, d'autre une coquille enroul&eacute;e. Au cours de sa croissance l'animal construit une nouvelle loge dans laquelle il habite, et d&eacute;laisse la loge pr&eacute;c&eacute;dente, il s'&eacute;loigne ainsi de l'extr&eacute;mit&eacute; de sa coquille &agrave; laquelle il reste  reli&eacute; par un canal interne, le siphon. De nos jours, la nautile est le seul exemple d'animal &agrave; coquille enroul&eacute;e. Pour les seiches, l'os de seiche est une version minimaliste de coquille conique. </em>
		</ol>
	</dd>
</dl><br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
The Origin and Initial Rise of Pelagic Cephalopods in the Ordovician
Björn Kröger1*, Thomas Servais2, Yunbai Zhang3
<br />1) Museum für Naturkunde, Leibniz Institute for Research on Evolution and Biodiversity at the Humboldt University Berlin, Berlin, Germany, 
<br />2) G&eacute;osyst&eacute;mes CNRS-INSU Universit&eacute; de Lille 1,  , Villeneuve d' Ascq, France, 
<br />3) Nanjing Institute of Geology and Paleontology, Nanjing, China
PLoS One. 2009; 4(9): e7262. 

	</dd>
</dl><br /><br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#116;&#104;&#111;&#109;&#97;&#115;&#46;&#115;&#101;&#114;&#118;&#97;&#105;&#115;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#105;&#108;&#108;&#101;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=1636">Thomas Servais</a>, G&eacute;osyst&egrave;mes (INSU-CNRS, Universit&eacute; de Lille 1)]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3256</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Découverte du plus ancien marsupial européen en Charente-Maritime</title>
			<pubDate>Tue, 3 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3262,decouverte-plus-ancien-marsupial-europeen-charente-maritime.html</link>
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			<description>Les requins sont les grands prédateurs de nos océans les mieux connus. Mais quels  étaient ces prédateurs dans les temps géologiques? Une équipe internationale de chercheurs a étudié l'origine et l'évolution des  céphalopodes, premiers grands prédateurs marins, qui occupaient des habitats...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les restes d'un des plus anciens marsupiaux connus dans le monde ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts dans un gisement de Charente-Maritime par une &eacute;quipe de scientifiques du Mus&eacute;um, du CNRS (Intitut national des sciences de l'Univers), et de l'Universit&eacute; de Rennes 1. Cette d&eacute;couverte permet de proposer une nouvelle hypoth&egrave;se des voies de migration des premiers mammif&egrave;res marsupiaux. Les r&eacute;sultats sont publi&eacute;s cette semaine dans la revue PNAS.</strong><br /><br />Pour les premiers mammif&egrave;res de type moderne, les marsupiaux et placentaires, l'Europe semble avoir &eacute;t&eacute; une  Terra incognita, aucun fossile n'est connu datant de 125 &agrave; 84 millions d'ann&eacute;es (au Cr&eacute;tac&eacute;) , et tr&egrave;s peu sont connus par la suite jusqu'&agrave; la limite Cr&eacute;tac&eacute;-Tertaire (65 millons d'ann&eacute;es (ma)).<br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3536,arcantiodelphys-marchandi-molaire-superieure-plus-ancien-mammifere-type-moderne-trouve-europe-espece-encore-mal-connue-est-documentee-par-materiel-tres-rare-provenant-un-gisement.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3536,arcantiodelphys-marchandi-molaire-superieure-plus-ancien-mammifere-type-moderne-trouve-europe-espece-encore-mal-connue-est-documentee-par-materiel-tres-rare-provenant-un-gisement.jpg" alt="Arcantiodelphys marchandi, molaire sup&eacute;rieure du plus ancien mammif&egrave;re de type moderne trouv&eacute; en..." longdesc="image3536,arcantiodelphys-marchandi-molaire-superieure-plus-ancien-mammifere-type-moderne-trouve-europe-espece-encore-mal-connue-est-documentee-par-materiel-tres-rare-provenant-un-gisement.html" title="" /></a><br />
Arcantiodelphys marchandi, molaire sup&eacute;rieure du plus ancien mammif&egrave;re de type moderne trouv&eacute; en Europe. L'esp&egrave;ce, encore mal connue,  est document&eacute;e par un mat&eacute;riel tr&egrave;s rare provenant d'un gisement français dat&eacute; de 99 ma (C&eacute;nomanien). <br />
&copy;&nbsp;MNHN &amp; CNRS/INSU-Rennes I</span>Aussi la d&eacute;couverte de l'&eacute;quipe de scientifiques du Centre de recherche sur la pal&eacute;obiodiversit&eacute; et les pal&eacute;oenvironnements (MNHN,CNRS,UPMC) et de G&eacute;osciences Rennes (INSU-CNRS/Universit&eacute; de Rennes 1)  l&egrave;ve le voile sur cette page blanche de l'histoire europ&eacute;enne des premiers mammif&egrave;res dans le C&eacute;nomanien (99 ma) de Charente-Maritime.  Il s'agit de quelques dents d'un nouveau mammif&egrave;re de taille minuscule (probablement environ 10 cm), appel&eacute; Arcantiodelphys marchandi, r&eacute;colt&eacute;es apr&egrave;s lavage et tamisage de 5 tonnes de s&eacute;diments.  Il repr&eacute;sente l'un des marsupiaux les plus anciens et plus primitifs connus dans le monde. Il est aussi le plus ancien repr&eacute;sentant des mammif&egrave;res de type  moderne connu en Europe .<br /><br /><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3537,localisation-gisement-celui-ci-correspond-exploitation-sable-situee-region-rochefort-sur-mer-charente-maritime-france.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3537"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3537,localisation-gisement-celui-ci-correspond-exploitation-sable-situee-region-rochefort-sur-mer-charente-maritime-france.jpg" alt="Localisation du gisement ; celui-ci correspond &agrave; une exploitation de sable situ&eacute;e dans la r&eacute;gion de..." longdesc="image3537,localisation-gisement-celui-ci-correspond-exploitation-sable-situee-region-rochefort-sur-mer-charente-maritime-france.html" title="" /></a></li><li><a href="image3538,carte-monde-cenomanien-99-ma-qui-resume-hypotheses-voies-migrations-premiers-mammiferes-marsupiaux-partir-centre-origine-asiatique-decouverte-arcantiodelphys.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3538"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3538,carte-monde-cenomanien-99-ma-qui-resume-hypotheses-voies-migrations-premiers-mammiferes-marsupiaux-partir-centre-origine-asiatique-decouverte-arcantiodelphys.jpg" alt="Carte du monde au C&eacute;nomanien (99 ma) qui r&eacute;sume les hypoth&egrave;ses des voies de migrations des premiers..." longdesc="image3538,carte-monde-cenomanien-99-ma-qui-resume-hypotheses-voies-migrations-premiers-mammiferes-marsupiaux-partir-centre-origine-asiatique-decouverte-arcantiodelphys.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br /><br /><br />Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, des fossiles des premiers marsupiaux  &eacute;taient essentiellement connus en Am&eacute;rique du Nord. Aussi la d&eacute;couverte d'Arcantiodelphys marchandi renouvelle notre connaissance des premiers temps de l'histoire des marsupiaux. Sa d&eacute;couverte en Charente montre que l'Europe a jou&eacute; un r&ocirc;le m&eacute;connu dans l'origine et le tout d&eacute;but de l'&eacute;volution des marsupiaux. Elle conforte &eacute;galement  d'anciennes relations entre l'Europe et l'Am&eacute;rique du Nord. 
C'est &agrave; partir de ces marsupiaux archaïques du Cr&eacute;tac&eacute; &laquo; euram&eacute;ricain &raquo;, que le groupe va coloniser les continents du sud, Am&eacute;rique du Sud et surtout Australie où ils sont aujourd'hui les plus diversifi&eacute;s. Les opossums et les kangourous sont les repr&eacute;sentants actuels de cette lointaine origine nordique des marsupiaux.<br /><br />Cette d&eacute;couverte a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e dans le cadre d'un programme de recherches et de fouilles de G&eacute;osciences Rennes sur les gisements &agrave; vert&eacute;br&eacute;s du Cr&eacute;tac&eacute; des Charentes, auquel collabore le Mus&eacute;um. <br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Romain Vullo, Emmanuel Gheerbrant, Christian de Muizon, and Didier N&eacute;raudeau. <br />The oldest modern therian mammal from Europe an dits bearing on stem marsupial paleobiogeography. PNAS, nov 2009.

	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
Emmanuel Gheerbrant - gheerbrant@mnhn.fr
<br />Romain Vullo - vullo@gmail.com
<br />Didier N&eacute;raudeau - didier.neraudeau@univ-rennes1.fr
<br />Christian De Muizon - muizon@mnhn.fr
	</dd>
</dl><br /><br />]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3262</comments>
		</item>
		<item>
			<title>« BOB » observe les bulles pour  surveiller la faille au sud d'Istanbul</title>
			<pubDate>Tue, 3 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3264,bob-observe-bulles-surveiller-faille-sud-istanbul.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3264,bob-observe-bulles-surveiller-faille-sud-istanbul.html</guid>
			<description>Les requins sont les grands prédateurs de nos océans les mieux connus. Mais quels  étaient ces prédateurs dans les temps géologiques? Une équipe internationale de chercheurs a étudié l'origine et l'évolution des  céphalopodes, premiers grands prédateurs marins, qui occupaient des habitats...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>La campagne oc&eacute;anographique MARMESONET, men&eacute;e en mer de Marmara du 4 novembre au 14 d&eacute;cembre &agrave; bord du navire de l'Ifremer Le Suro&icirc;t, codirig&eacute;e par Louis Geli, chercheur &agrave; l'Ifremer et Pierre Henry, directeur de recherche au CNRS (CEREGE, CNRS-INSU), poursuit deux objectifs : d&eacute;terminer s'il existe un lien entre la sismicit&eacute; et les manifestations d'expulsion de fluides observ&eacute;es le long de la faille nord-anatolienne et r&eacute;aliser, dans le cadre du r&eacute;seau d'excellence ESONET , des &eacute;tudes pr&eacute;alables &agrave; l'implantation d'observatoires sous-marins permanents destin&eacute;s &agrave; la surveillance de l'activit&eacute; sismique qui menace l'agglom&eacute;ration d'Istanbul, peupl&eacute;e de plus de 12 millions d'habitants. C'est dans ce cadre que &laquo; BOB &raquo; (Bubbles OBservatory module), syst&egrave;me de surveillance des sorties de  bulles de gaz en fond de mer, sera d&eacute;ploy&eacute; pour la premi&egrave;re fois.</strong><br /><br />

<ul class="mosaique"><li><a href="image3540,bob-test-bassin-essais-centre-ifremer-brest.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3540"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3540,bob-test-bassin-essais-centre-ifremer-brest.jpg" alt="BOB en test au bassin d'essais du Centre Ifremer de Brest" longdesc="image3540,bob-test-bassin-essais-centre-ifremer-brest.html" title="" /></a></li><li><a href="image3541,12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-jaune-6-missions-demonstration-selectionnees-par-esonet-les-12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-en.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3541"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3541,12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-jaune-6-missions-demonstration-selectionnees-par-esonet-les-12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-en.jpg" alt="Les 12 sites du futur r&eacute;seau d'observatoires fond de mer EMSO. En jaune, les 6 missions de..." longdesc="image3541,12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-jaune-6-missions-demonstration-selectionnees-par-esonet-les-12-sites-futur-reseau-observatoires-fond-mer-emso-en.html" title="" /></a></li><li><a href="image3542,bulles-gaz-peuvent-s-echapper-directement-masse-eau-par-fissures-ouvertes-zones-sismiquement-actives.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3542"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3542,bulles-gaz-peuvent-s-echapper-directement-masse-eau-par-fissures-ouvertes-zones-sismiquement-actives.jpg" alt="Les bulles de gaz peuvent s'&eacute;chapper directement dans la masse d'eau, par des fissures ouvertes..." longdesc="image3542,bulles-gaz-peuvent-s-echapper-directement-masse-eau-par-fissures-ouvertes-zones-sismiquement-actives.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br /><strong>Etudier les relations entre sorties de fluides et sismicit&eacute; en mer de Marmara</strong>
Le long des failles actives, du gaz, principalement du m&eacute;thane, s'&eacute;chappe du s&eacute;diment. Sur ses 1600 km de longueur, la faille nord-anatolienne a d&eacute;j&agrave; produit des s&eacute;ismes d&eacute;vastateurs. Le segment de faille le plus dangereux aujourd'hui, le seul qui n'ait pas cass&eacute; depuis 1766, est situ&eacute; au sud d'Istanbul, &agrave; moins de 20 km du rivage. Ce segment est le seul d'où ne s'&eacute;chappent pas de bulles de gaz. Lors du prochain s&eacute;isme, les gaz pi&eacute;g&eacute;s dans le s&eacute;diment seront expuls&eacute;s. Toute la question est de savoir s'il y aura une amorce de d&eacute;gazage juste avant la rupture... <br /><br />Suite aux s&eacute;ismes d'Izmit et Düzce en 1999, une coop&eacute;ration franco-turque anim&eacute;e par l'INSU a notamment permis la r&eacute;alisation de six campagnes , men&eacute;es sur des navires français (Ifremer et IPEV ), visant &agrave; mieux caract&eacute;riser le risque sismique en mer de Marmara. La campagne MARMESONET repose sur les r&eacute;sultats de ces campagnes. Ce projet associe principalement l'Ifremer, le CEREGE (CNRS/INSU, Universit&eacute; Aix-Marseille III, Coll&egrave;ge de France), l'INGV (Rome), l'ISMAR (CNR, Bologne), l'Istanbul Technical University et l'Institute of Marine Science and Technology (Dokuz Eyul University, Izmir).<br /><br />Plusieurs actions seront men&eacute;es dans le cadre de la campagne MARMESONET : d&eacute;tection des sorties de fluide et micro-bathym&eacute;trie des diff&eacute;rents sites &eacute;tudi&eacute;s  &agrave; l'aide d'un AUV (engin sous-marin autonome) de l'Ifremer &eacute;quip&eacute; d'un sondeur CNRS-INSU ; imagerie fine des conduits emprunt&eacute;s par les fluides jusqu'&agrave; la surface des s&eacute;diments ; sur chaque site, enregistrement coupl&eacute; de la micro-sismicit&eacute;, des pressions interstitielles et des d&eacute;bits &agrave; l'interface eau/s&eacute;diment pendant un an. Le module d'observation fond de mer &laquo; BOB &raquo; sera &eacute;galement install&eacute; dans le bassin de Cinarcik pour la surveillance acoustique des sorties de bulles de gaz. <br /><br />
Dans quelles conditions, et suivant quels processus, pourrait-il y avoir des sorties de fluides ou de gaz avant un s&eacute;isme ? Les observatoires sous-marins multidisciplinaires permanents permettront de r&eacute;pondre &agrave; cette question.
<strong>
Les observatoires fond de mer pour mieux conna&icirc;tre les oc&eacute;ans</strong>
Les observatoires fond de mer sont comparables &agrave; des laboratoires plac&eacute;s au fond des oc&eacute;ans. Equip&eacute;s d'un ensemble d'instruments de mesure, ils sont capables d'enregistrer diff&eacute;rents types de donn&eacute;es servant &agrave; comprendre les ph&eacute;nom&egrave;nes oc&eacute;aniques. Plac&eacute;s sur les sites sensibles de la plan&egrave;te comme les zones de formation des eaux profondes, les zones sismiques ou hydrothermales, ces instruments pluridisciplinaires permettront de surveiller la mer en temps r&eacute;el, d'&eacute;valuer ou pr&eacute;venir les risques naturels (li&eacute;s aux s&eacute;ismes, instabilit&eacute;s des pentes et tsunamis), d'assurer le suivi &agrave; long terme des &eacute;volutions climatiques et de l'impact des changements globaux sur le milieu marin, en particulier sur les &eacute;cosyst&egrave;mes et la biodiversit&eacute;.<br /><br />Le r&eacute;seau d'excellence ESONET, coordonn&eacute; par l'Ifremer, vise &agrave; pr&eacute;parer la mise en oeuvre d'observatoires fond de mer pluridisciplinaires sur 12 sites en Europe, dont celui de Marmara Avec la campagne MARMESONET, un nouveau cap est franchi puisque cette mission va contribuer &agrave; l'implantation d'observatoires sous-marins permanents permettant de collecter des donn&eacute;es sur le long terme, en particulier sur les interactions fluides-activit&eacute; sismique. Les dimensions r&eacute;duites de la Mer de Marmara, la proximit&eacute; des c&ocirc;tes et les enjeux soci&eacute;taux (outre le risque sismique, les probl&egrave;mes de pollution dans la r&eacute;gion d'Istanbul n&eacute;cessitent une surveillance continue de la qualit&eacute; des eaux) sont tels que l'implantation d'observatoires multi-param&egrave;tres c&acirc;bl&eacute;s sera une r&eacute;alit&eacute; dans les ann&eacute;es &agrave; venir.<br /><br />Sur les 12 sites ESONET, la participation française porte principalement sur 3 sites avec des perspectives sp&eacute;cifiques centr&eacute;es sur le risque sismique pour le site de Marmara (site sous la responsabilit&eacute; c&ocirc;t&eacute; français de Pierre Henry et Louis G&eacute;li), sur les flux hydrothermaux et le volcanisme pour celui des Açores (chantier MoMAR ) et sur les instabilit&eacute;s de pente et les flux s&eacute;dimentaires et biog&eacute;ochimiques pour celui de la mer Ligure.<br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Note(s)</dt>
	<dd>
		<ol class="petit">
1-European Seafloor Observatory Network : R&eacute;seau europ&eacute;en d'observatoires fond de mer
2-Institut Paul Emile Victor
3-Les trois sites &eacute;tudi&eacute;s se situent dans la partie orientale du bassin de Cinarcik au d&eacute;bouch&eacute; du Golfe d'Izmit, dans le bassin de Tekirdag et sur la ride orientale.
4-&laquo; Monitoring the Mid-Atlantic Ridge &raquo; : surveiller la dorsale m&eacute;dio-atlantique, 
		</ol>
	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#104;&#101;&#110;&#114;&#121;&#64;&#99;&#100;&#102;&#46;&#117;&#45;&#51;&#109;&#114;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2235">Pierre Henry</a>, CEREGE - College de France
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3264</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Comment les coraux adaptent-ils les lois de la cristallographie?</title>
			<pubDate>Mon, 2 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3261,comment-coraux-adaptent-ils-lois-cristallographie.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3261,comment-coraux-adaptent-ils-lois-cristallographie.html</guid>
			<description>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes variées, est constitué de briques élémentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magnésienne. Comment ces animaux gèrent-ils les lois de la cristallographie pour élaborer des formes aussi complexes ? Cette...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes vari&eacute;es, est constitu&eacute; de briques &eacute;l&eacute;mentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magn&eacute;sienne. Comment ces animaux g&egrave;rent-ils les lois de la cristallographie pour &eacute;laborer des formes aussi complexes ? Cette question qui rel&egrave;ve du domaine de la biomin&eacute;ralisation conna&icirc;t depuis quelques ann&eacute;es un int&eacute;r&ecirc;t croissant du fait de nouveaux outils d'investigation, et du d&eacute;veloppement des recherches sur les mat&eacute;riaux biomim&eacute;tiques et les nanoparticules. L'&eacute;tude par microscopie &eacute;lectronique &agrave; balayage (MEB), diffraction d'&eacute;lectrons retrodiffus&eacute;s (EBSD) et microscopie &eacute;lectronique &agrave; transmission (MET) du squelette du corail rouge de M&eacute;diterran&eacute;e men&eacute;e par une &eacute;quipe du Centre Interdisciplinaire de Nanoscience de Marseille <strong>(CNRS, Universit&eacute;s d'aix marseille)</strong> associ&eacute;e &agrave; des chercheurs de l'Insitut de Ciencies del mar (Barcelone) et du California Institute of Technology (EU) permet de comprendre l'agencement des cristaux de calcite qui aboutit aux formes libres du corail. De nouveaux concepts de structures cristallines sont discut&eacute;s dans cet article &agrave; para&icirc;tre dans l'American Mineralogist. </strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3532,corail-rouge-est-organisme-colonial-espece-endemique-mediterranee-occidentale-que-on-trouve-profondeurs-quelques-metres-quelques-centaines-metres.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3532"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3532,corail-rouge-est-organisme-colonial-espece-endemique-mediterranee-occidentale-que-on-trouve-profondeurs-quelques-metres-quelques-centaines-metres.jpg" alt="Le corail rouge est un organisme colonial et une esp&egrave;ce end&eacute;mique de M&eacute;diterran&eacute;e occidentale que..." longdesc="image3532,corail-rouge-est-organisme-colonial-espece-endemique-mediterranee-occidentale-que-on-trouve-profondeurs-quelques-metres-quelques-centaines-metres.html" title="" /></a></li><li><a href="image3533,image-une-section-squelette-corail-rouge-microscopie-lumiere-reflechie-montrant-alternance-bandes-sombres-claires-temoins-un-ordre-cristallographique-longue-distance.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3533"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3533,image-une-section-squelette-corail-rouge-microscopie-lumiere-reflechie-montrant-alternance-bandes-sombres-claires-temoins-un-ordre-cristallographique-longue-distance.jpg" alt="Image d'une section de squelette de corail rouge en microscopie &agrave; lumi&egrave;re r&eacute;fl&eacute;chie montrant..." longdesc="image3533,image-une-section-squelette-corail-rouge-microscopie-lumiere-reflechie-montrant-alternance-bandes-sombres-claires-temoins-un-ordre-cristallographique-longue-distance.html" title="" /></a></li>
</ul>

<ul class="mosaique"><li><a href="image3535,schema-organisation-cristallographique-hierarchisee-bandes-unites-aretes-poisson-sont-composees-fuseaux-eux-memes-composes-unites-forme-losange-elles-memes-faites-de.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3535"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3535,schema-organisation-cristallographique-hierarchisee-bandes-unites-aretes-poisson-sont-composees-fuseaux-eux-memes-composes-unites-forme-losange-elles-memes-faites-de.jpg" alt="Sch&eacute;ma d'organisation cristallographique hi&eacute;rarchis&eacute;e : les bandes des unit&eacute;s en 'ar&ecirc;tes de..." longdesc="image3535,schema-organisation-cristallographique-hierarchisee-bandes-unites-aretes-poisson-sont-composees-fuseaux-eux-memes-composes-unites-forme-losange-elles-memes-faites-de.html" title="" /></a></li><li><a href="image3534,cartographie-orientation-grains-calcite-par-ebsd-section-corail-rouge-elle-demontre-similitudes-orientation-grains-zones-sombres-claires.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3534"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3534,cartographie-orientation-grains-calcite-par-ebsd-section-corail-rouge-elle-demontre-similitudes-orientation-grains-zones-sombres-claires.jpg" alt="Cartographie d'orientation des grains de calcite par EBSD dans une section de corail rouge. Elle..." longdesc="image3534,cartographie-orientation-grains-calcite-par-ebsd-section-corail-rouge-elle-demontre-similitudes-orientation-grains-zones-sombres-claires.html" title="" /></a></li>
</ul>
Dans cet article, les auteurs caract&eacute;risent la structure et l'ultra-structure cristallographique du squelette du corail rouge pr&eacute;cieux de M&eacute;diterran&eacute;e. Pour la premi&egrave;re fois dans les biomin&eacute;raux (min&eacute;raux synth&eacute;tis&eacute;s par des organismes vivants), on observe un ordre cristallographique &agrave; longue distance (de l'ordre de quelques mm) constitu&eacute; par une organisation hi&eacute;rarchique comprenant huit niveaux de modules cristallins. Chaque module est constitu&eacute; de modules plus petits, et constitue lui-m&ecirc;me un &eacute;l&eacute;ment d'un plus gros module. <br /><br />Ces modules sont orient&eacute;s de façon similaire, mais pas strictement identique. Les &eacute;tudes EBSD et MET indiquent que plus la taille du module est petite, plus l'ordre cristallographique se rapproche de la perfection. Le degr&eacute; de d&eacute;sorientation augmente donc progressivement de l'&eacute;chelle du nanom&egrave;tre jusqu'&agrave; l'&eacute;chelle millim&eacute;trique, où l'on observe encore un ordre partiel. <br /><br />Ces observations coïncident avec l'&eacute;mergence du concept de <strong>'mesocristal'</strong>, introduit au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000 (voir Cölfen et Antonietti, 2005). Un m&eacute;socristal d&eacute;signe une superstructure r&eacute;sultant de l'auto-organisation tri-dimensionnelle de particules cristallines orient&eacute;es de façon similaire. Les auteurs du travail sur le corail rouge compl&egrave;tent ici ce concept par la notion de <strong>'modularit&eacute; multi-niveaux'</strong>, synonyme de structure auto-similaire hi&eacute;rarchis&eacute;e. Cette modularit&eacute; permet de mieux comprendre l'apparition de formes complexes dans les biomin&eacute;raux, en particulier la concavit&eacute;, &agrave; partir de briques cristallines &eacute;l&eacute;mentaires. <br /><br />L'existence de plusieurs niveaux cristallographiques avec la possibilit&eacute; de faibles <strong>diff&eacute;rences d'orientation entre chaque module conduit &agrave; l'&eacute;mergence de formes complexes : les lois de la cristallographie r&eacute;gissent par un sch&eacute;ma simple la construction de chaque module, la pr&eacute;sence d'interfaces permet l'&eacute;cart du nouveau module par rapport &agrave; l'orientation du pr&eacute;c&eacute;dent. Cette modularit&eacute; multi-niveaux explique l'apparente contradiction d'un ordre cristallographique &agrave; longue distance aboutissant &agrave; des objets aux formes complexes</strong>. <br /><br />Une id&eacute;e largement r&eacute;pandue dans la communaut&eacute; des biomin&eacute;ralogistes est que l'apparition de formes complexes dans les biomin&eacute;raux r&eacute;sulterait de l'existence dans bon nombre de biomin&eacute;raux d'une phase amorphe de carbonate de calcium pr&eacute;coce pouvant &ecirc;tre 'moul&eacute;e' sous n'importe quelle forme (Weiner et al, 2005). Pour Daniel Vielzeuf, Nicole Floquet et leurs coll&egrave;gues, si une telle phase peut exister dans les stades pr&eacute;coces de cristallisation de nombreux biomin&eacute;raux, elle ne joue pas de r&ocirc;le majeur dans la morphologie finale des coraux de M&eacute;diterran&eacute;e &eacute;tudi&eacute;s. Pour ces auteurs, au contraire, c'est l'association d'un ordre cristallographique et d'interfaces de faible d&eacute;sorientation &agrave; tous les niveaux qui permet une libert&eacute; de formes. C'est en jouant sur la taille des modules et la d&eacute;sorientation des interfaces que certains organismes &eacute;laborent des structures biomin&eacute;rales cristallis&eacute;es aux formes complexes. <br /><br />Le d&eacute;veloppement de nanomat&eacute;riaux aux formes complexes est un d&eacute;fi actuel pour les sciences des mat&eacute;riaux. Il trouve des applications dans de nombreux domaines (micro&eacute;lectronique, capteurs chimiques et biologiques, catalyse, conversion et stockage d'&eacute;nergie, cellules photovoltaïques, batteries, stockage d'hydrog&egrave;ne, mat&eacute;riaux luminescents, transport de principes actifs). Bien qu'il soit devenu possible depuis quelques ann&eacute;es d'imiter quelques principes basiques de la biomin&eacute;ralisation, le contr&ocirc;le subtil du processus de cristallisation et la synth&egrave;se de mat&eacute;riaux avec une structuration hi&eacute;rarchique sur plusieurs ordres des grandeurs restent un d&eacute;fi. Il y a encore beaucoup &agrave; apprendre de la nature dans ce domaine (Cölfen, 2003). Les travaux pr&eacute;sent&eacute;s ici n'ont pas encore d'application en Science des Mat&eacute;riaux mais ils fournissent de nouvelles pistes pour l'&eacute;laboration de nouveaux mat&eacute;riaux cristallis&eacute;s aux formes complexes et aux propri&eacute;t&eacute;s remarquables.

<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Multilevel Modular Mesocrystalline Organization in Red Coral 
 Daniel Vielzeuf, Nicole Floquet, Dominique Chatain, Françoise Bonnet&eacute;, Daniel Ferry, Joaquim Garrabou, Edward M. Stolper  
American Mineralogist - Sous presse

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#118;&#105;&#101;&#108;&#122;&#101;&#117;&#102;&#64;&#99;&#105;&#110;&#97;&#109;&#46;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#109;&#114;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2955">Daniel Vielzeuf</a>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#102;&#108;&#111;&#113;&#117;&#101;&#116;&#64;&#99;&#105;&#110;&#97;&#109;&#46;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#109;&#114;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2957">Nicole Floquet</a>, CINaM-CNRS
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3261</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Mise en orbite de SMOS : l'aboutissement de 20 ans de recherche</title>
			<pubDate>Mon, 2 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3259,mise-orbite-smos-aboutissement-20-ans-recherche.html</link>
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			<description>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes variées, est constitué de briques élémentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magnésienne. Comment ces animaux gèrent-ils les lois de la cristallographie pour élaborer des formes aussi complexes ? Cette...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>La mission "Soil Moisture and Ocean Salinity" (SMOS) a &eacute;t&eacute; mise sur orbite depuis la base de lancement de Plesetsk en Russie le 2 novembre 2009. Men&eacute;e par l'ESA en collaboration avec la France et l'Espagne, cette mission effectuera la premi&egrave;re cartographie &agrave; l'&eacute;chelle plan&eacute;taire de l'humidit&eacute; des sols et de la salinit&eacute; des oc&eacute;ans. Le projet SMOS a &eacute;t&eacute; imagin&eacute; et conduit par le Centre d'&eacute;tudes spatiales de la Biosph&egrave;re (CESBIO - CNRS / Universit&eacute; Paul Sabatier / CNES / IRD). Mesurer et suivre l'humidit&eacute; des sols des surfaces terrestres ainsi que la teneur en sel de tous les oc&eacute;ans est un d&eacute;fi scientifique et technique majeur pour le suivi des changements climatiques.</strong><br /><br />
<span class="image gauche"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3531,smos-orbite-vue-artiste-cesbio.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3531,smos-orbite-vue-artiste-cesbio.jpg" alt="SMOS en orbite ?&laquo; vue d'artiste. © CESBIO" longdesc="image3531,smos-orbite-vue-artiste-cesbio.html" title="" /></a><br />
SMOS en orbite ?&laquo; vue d'artiste. © CESBIO</span>Le <a href="http://www.cesbio.ups-tlse.fr" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/cesbio');window.open(this.href); return false;">CESBIO</a> (CNRS / Universit&eacute; Paul Sabatier / CNES / IRD) &eacute;tudie le fonctionnement et la dynamique des grands &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres en utilisant les outils spatiaux. "<em>Pour effectuer de façon r&eacute;guli&egrave;re et fr&eacute;quente des mesures qui couvrent l'ensemble de la Terre, nous devions imp&eacute;rativement imaginer une solution pour pouvoir collecter des donn&eacute;es depuis l'espace</em>" explique Yann Kerr. Principal investigateur de la mission SMOS aupr&egrave;s de l'ESA, Yann Kerr dirige le CESBIO. Ce laboratoire toulousain a ainsi imagin&eacute; un ensemble de petites antennes dispos&eacute;es sur une structure en forme d'Y pour "capter" l'humidit&eacute; des surfaces et la salinit&eacute; des oc&eacute;ans. D&eacute;ploy&eacute;e en orbite, cette antenne de 8 m&egrave;tres de large permettra d'obtenir des images tous les 3 jours avec une r&eacute;solution d'environ 40 km.<br /><br />Instigu&eacute;e par le CESBIO d&egrave;s 1988, cette aventure a n&eacute;cessit&eacute; la r&eacute;alisation de maquettes instrumentales et de nombreuses campagnes de mesure pour valider l'instrument et les m&eacute;thodes d'analyse. Ce travail a &eacute;t&eacute; accompli sur des &eacute;cosyst&egrave;mes vari&eacute;s (Australie, Afrique de l'ouest, sud de la France, Espagne, Danemark, Allemagne...) avec de nombreuses collaborations nationales et internationales. Durant le d&eacute;veloppement industriel de SMOS, le CESBIO a valoris&eacute; ce travail de recherche au travers de collaborations avec des industriels (CASA, EADS, Thales Alenia space), le laboratoire est intervenu &eacute;galement en support d'expertise et transfert de savoir-faire.<br /><br />La connaissance de la salinit&eacute; des oc&eacute;ans et de son &eacute;volution permettra d'identifier et de suivre les courants marins qui jouent, &agrave; l'instar du Gulf Stream, un r&ocirc;le primordial dans les changements climatiques. En &eacute;tudiant l'humidit&eacute; des surfaces, particuli&egrave;rement les interactions entre l'humidit&eacute; des sols et l'&eacute;volution du couvert v&eacute;g&eacute;tal, SMOS fournira des donn&eacute;es fondamentales pour am&eacute;liorer la pr&eacute;vision m&eacute;t&eacute;orologique et mieux anticiper des &eacute;v&egrave;nements extr&ecirc;mes. SMOS est un outil au service du monde scientifique mais aussi des professionnels travaillant sur la question de la ressource en eau. La connaissance de l'humidit&eacute; de surface int&eacute;resse les hydrologues (&eacute;tat des nappes, inondation, s&eacute;cheresse), les agronomes (suivi et compr&eacute;hension de la croissance de la v&eacute;g&eacute;tation) mais aussi  les am&eacute;nageurs (gestion de la ressource en eau, param&egrave;tre d'alerte pour la d&eacute;sertification...).<br /><br />La mission SMOS, pilot&eacute;e par l'ESA, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l'important support du CNES tout au long du projet. 

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<ul><li><a href="http://www.cesbio.ups-tlse.fr/fr/presse.html" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/smos-cesbio');window.open(this.href); return false;">SMOS au CESBIO</a></li>
<li><a href="http://www.esa.int/esaLP/LPsmos.html" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/smos-esa');window.open(this.href); return false;">SMOS &agrave; l'ESA</a></li>
<li><a href="http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/7899-lancement-de-smos.php" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/smos-cnes');window.open(this.href); return false;">SMOS au CNES</a></li></ul>

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#121;&#97;&#110;&#110;&#46;&#107;&#101;&#114;&#114;&#64;&#99;&#101;&#115;&#98;&#105;&#111;&#46;&#99;&#110;&#101;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2490">Yann Kerr</a>, CESBIO/OMP
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3259</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Nos océans, matière extraterrestre</title>
			<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3257,nos-oceans-matiere-extraterrestre.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3257,nos-oceans-matiere-extraterrestre.html</guid>
			<description>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes variées, est constitué de briques élémentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magnésienne. Comment ces animaux gèrent-ils les lois de la cristallographie pour élaborer des formes aussi complexes ? Cette...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Contrairement aux id&eacute;es reçues, l'atmosph&egrave;re et les oc&eacute;ans n'ont pu se former &agrave; partir des vapeurs &eacute;mises lors d'un volcanisme intense &agrave; l'aube de notre plan&egrave;te. Pour Francis Albar&egrave;de du Laboratoire des sciences de la Terre (INSU-CNRS / ENS Lyon / Universit&eacute; Claude Bernard), l'eau ne fait pas partie de l'inventaire initial de la Terre mais provient de l'agitation entretenue dans le Syst&egrave;me Solaire externe par les plan&egrave;tes g&eacute;antes. Des ast&eacute;roïdes couverts de glace sont ainsi parvenus sur Terre une centaine de millions d'ann&eacute;es apr&egrave;s la naissance des plan&egrave;tes. L'eau serait donc extraterrestre, tardive, et sa pr&eacute;sence aurait facilit&eacute; la tectonique des plaques avant m&ecirc;me l'apparition de la vie. Les conclusions de l'&eacute;tude men&eacute;e par Francis Albar&egrave;de font l'objet d'un article publi&eacute; le 29 octobre dans la revue Nature.</strong><br /><br />Les agences spatiales l'ont bien compris, qui parle de vie parle d'eau. Il y a 4,5 milliards d'ann&eacute;es, la Terre a reçu en h&eacute;ritage suffisamment d'eau pour que des oc&eacute;ans se forment et que la vie trouve les niches favorables dans les mers et sur les continents n&eacute;s de la tectonique des plaques. En regard, la Lune et Mercure sont des d&eacute;serts secs et mortellement froids, Mars s'est ass&eacute;ch&eacute;e tr&egrave;s vite et la surface de Venus est un enfer brûlant.<br /><br />D'apr&egrave;s nos livres scolaires, l'oc&eacute;an et l'atmosph&egrave;re se sont form&eacute;s &agrave; partir des gaz volcaniques et l'int&eacute;rieur de la Terre est la source des &eacute;l&eacute;ments volatils. Or, les roches du manteau sont pauvres en eau (les g&eacute;ochimistes &eacute;valuent sa concentration &agrave; deux centi&egrave;mes de pourcent). Il en est de m&ecirc;me sur les plan&egrave;tes soeurs de la Terre (V&eacute;nus et Mars). Principale raison avanc&eacute;e par Francis Albar&egrave;de, lors de la formation du Syst&egrave;me Solaire, la temp&eacute;rature ne serait jamais descendue suffisamment bas entre le Soleil et l'orbite de Jupiter pour que les &eacute;l&eacute;ments volatils puissent se condenser avec le mat&eacute;riau plan&eacute;taire. L'arriv&eacute;e de l'eau sur Terre correspondrait donc &agrave; un &eacute;pisode tardif de l'accr&eacute;tion plan&eacute;taire.<br /><br />Il est admis que les plan&egrave;tes terrestres se forment en quelques millions d'ann&eacute;es par agglom&eacute;ration d'ast&eacute;roïdes (de taille kilom&eacute;triques) puis de proto-plan&egrave;tes (de la taille de Mars). L'arriv&eacute;e du dernier de ces gros objets correspond &agrave; l'impact lunaire 30 millions d'ann&eacute;es, apr&egrave;s la formation du Syst&egrave;me Solaire. Dans un premier temps, ce remue-m&eacute;nage se fait entre objets plan&eacute;taires localis&eacute;s en deç&agrave; de la ligne de neige, c'est-&agrave;-dire entre le Soleil et la ceinture des ast&eacute;roïdes. Cet espace balay&eacute; par les vents &eacute;lectromagn&eacute;tiques du jeune Soleil est alors trop chaud pour que l'eau et les &eacute;l&eacute;ments volatils s'y condensent. <br /><br />
<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3529,tentative-reconstruction-chronologique-accretion-terre-les-elements-indiques-brun-u-symbolise-uranium-pb-plomb-hf-hafnium-w-tungstene-i-iode-xe-xenon-sont.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3529,tentative-reconstruction-chronologique-accretion-terre-les-elements-indiques-brun-u-symbolise-uranium-pb-plomb-hf-hafnium-w-tungstene-i-iode-xe-xenon-sont.jpg" alt="Tentative de reconstruction chronologique de l'accr&eacute;tion de la Terre.
Les &eacute;l&eacute;ments indiqu&eacute;s en brun..." longdesc="image3529,tentative-reconstruction-chronologique-accretion-terre-les-elements-indiques-brun-u-symbolise-uranium-pb-plomb-hf-hafnium-w-tungstene-i-iode-xe-xenon-sont.html" title="" /></a><br />
Tentative de reconstruction chronologique de l'accr&eacute;tion de la Terre.
Les &eacute;l&eacute;ments indiqu&eacute;s en brun (U symbolise l'uranium, Pb le plomb, Hf l'hafnium, W le tungst&egrave;ne, I l'iode et Xe le xenon) sont utilis&eacute;s pour dater pr&eacute;cis&eacute;ment les &eacute;v&eacute;nements. Une premi&egrave;re phase (T Tauri phase) correspond &agrave; un &eacute;pisode de fortes radiations &eacute;lectromagn&eacute;tiques qui a interrompu l'accr&eacute;tion des mat&eacute;riaux plan&eacute;taires. Puis, l'arriv&eacute;e de mati&egrave;re plan&eacute;taire a permis l'accr&eacute;tion de protoplan&egrave;tes. Collisions apr&egrave;s collisions, les plan&egrave;tes se sont ainsi form&eacute;es avec leurs masses actuelles ; la derni&egrave;re collision a donn&eacute; naissance &agrave; la Terre et &agrave; la Lune (30 millions d'ann&eacute;es apr&egrave;s la formation du Syst&egrave;me Solaire).  Le chronom&egrave;tre Hf-W date la s&eacute;paration m&eacute;tal-silicate, c'est-&agrave;-dire la s&eacute;paration noyau-manteau. Un apport tardif et lointain (au-del&agrave; de 2,5 unit&eacute;s astronomiques) d'ast&eacute;roïdes chondritique, entre 80 et 130 millions d'ann&eacute;es apr&egrave;s la formation du Syst&egrave;me solaire, aurait notamment v&eacute;hicul&eacute; des mat&eacute;riaux contenant de l'eau et des &eacute;l&eacute;ments volatils &agrave; partir desquels se seraient form&eacute;s les oc&eacute;ans. 
<br />
&copy;&nbsp;Albar&egrave;de Nature 2009</p><br /><br />La livraison majeure des &eacute;l&eacute;ments volatils sur notre plan&egrave;te correspondrait &agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne qui s'est d&eacute;roul&eacute; quelques dizaines de millions d'ann&eacute;es apr&egrave;s l'impact lunaire : il s'agit du grand nettoyage du Syst&egrave;me Solaire externe initi&eacute;es par les plan&egrave;tes g&eacute;antes. Du fait de leur tr&egrave;s forte gravit&eacute;, celles-ci envoient dans toutes les directions, y compris la n&ocirc;tre, les derniers gravats plan&eacute;taires couverts de glace. P&eacute;n&eacute;trant dans le manteau par la surface, l'eau aurait alors ramolli la Terre et r&eacute;duit la tension &agrave; laquelle les mat&eacute;riaux se brisent. La tectonique des plaques d&eacute;bute alors, et avec elle, l'&eacute;mergence des continents, conditions probablement n&eacute;cessaires &agrave; l'apparition de la vie. Mars s'est ass&eacute;ch&eacute;e avant que l'eau n'arrive &agrave; p&eacute;n&eacute;trer en profondeur et, en ce qui concerne V&eacute;nus, personne ne sait quelles &eacute;taient les conditions avant le violent remodelage de sa surface, il y a 800 millions d'ann&eacute;es, par un volcanisme intense. <br /><br />À l'heure où l'on commence &agrave; explorer s&eacute;rieusement l'habitabilit&eacute; des plan&egrave;tes extra-terrestres, comprendre ce qui a fait de la Terre le seul havre qui abrite la vie est une question primordiale.<br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Volatile accretion history of the terrestrial planets and dynamic implications. Francis Albar&egrave;de. Nature. 29 octobre 2009.

	</dd>
</dl><br /><br /><dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#102;&#114;&#97;&#110;&#99;&#105;&#115;&#46;&#97;&#108;&#98;&#97;&#114;&#101;&#100;&#101;&#64;&#101;&#110;&#115;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2230">Francis Albar&egrave;de</a>, Laboratoire des Sciences de la Terre
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3257</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Des chercheurs décryptent l'éruption inattendue du Chaitén, Chili le premier mai 2008 </title>
			<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3255,chercheurs-decryptent-eruption-inattendue-chaiten-chili-premier-mai-2008.html</link>
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			<description>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes variées, est constitué de briques élémentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magnésienne. Comment ces animaux gèrent-ils les lois de la cristallographie pour élaborer des formes aussi complexes ? Cette...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Les magmas riches en silice, tr&egrave;s visqueux, ont la r&eacute;putation de donner lieu &agrave; des &eacute;ruptions dont on peut d&eacute;tecter des semaines, des mois, voire des ann&eacute;es auparavant les nombreux signes avant coureurs. Toute fois, le 1 ER mai 2008 le volcan Chait&eacute;n (Chili) surpr&icirc;t les sp&eacute;cialistes, comme la population, par la soudainet&eacute; de son &eacute;ruption. Par une exp&eacute;rimentation en laboratoire des chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre d'Orl&eacute;ans (INSU-CNRS, Universit&eacute; d'Orl&eacute;ans-Tours), de l'Universit&eacute; de Munich (Allemagne) et du Smithsonian Institute (EU) ont pu d&eacute;terminer certaines caract&eacute;ristiques de l'&eacute;ruption, en particulier la vitesse d'ascension rapide du magma pourtant visqueux, expliquant par l&agrave; m&ecirc;me l'absence de d&eacute;tection pr&eacute;coce. Un r&eacute;sultat paru r&eacute;cemment dans la revue Nature qui conduit &agrave; reconsid&eacute;rer l'al&eacute;a li&eacute; au volcanisme des magmas riches en silice. </strong><br /><br />

<p class="image"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3528,2009-volcan-chaiten-est-toujours-actif.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3528,2009-volcan-chaiten-est-toujours-actif.jpg" alt="En 2009, le volcan Chait&eacute;n est toujours actif" longdesc="image3528,2009-volcan-chaiten-est-toujours-actif.html" title="" /></a><br />
En 2009, le volcan Chait&eacute;n est toujours actif<br />
&copy;&nbsp;ISTO (INSU-CNRS, Univ Orl&eacute;ans-Tours)</p><br /><br />
Il existe des &eacute;ruptions volcaniques d&eacute;vastatrices, appel&eacute;es Ignimbrites, faites de magma riche en silice (rhyolitique) qui se r&eacute;pandent rapidement sur des &eacute;tendues et des &eacute;paisseurs &eacute;normes. Connue des g&eacute;ologues, aucune n'a jamais &eacute;t&eacute; observ&eacute;e dans les temps historiques. L'&eacute;ruption du Chait&eacute;n s'en apparente par la nature du magma siliceux et la rapidit&eacute; de l'&eacute;ruption. <br /><br />Cette &eacute;ruption fût la premi&egrave;re &eacute;ruption rhyolitique qui ait jamais &eacute;t&eacute; observ&eacute;e par l'homme et enregistr&eacute;e par des m&eacute;thodes sismiques. Autre fait exceptionnel, les premiers signaux pr&eacute;curseurs, principalement des s&eacute;ismes li&eacute;s &agrave; l'ascension du magma par fracturation de la croûte, n'ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;s par la population locale mais &eacute;galement par les instruments g&eacute;ophysiques, &agrave; peine 24 heures avant le d&eacute;clenchement du paroxysme &eacute;ruptif lui-m&ecirc;me. Cet intervalle, de temps tr&egrave;s court entre s&eacute;ismes annonciateurs et &eacute;ruption, a rendu tr&egrave;s difficile la mise en place de tout plan d'&eacute;vacuation de la zone aux alentours imm&eacute;diats du volcan. L'absence de signaux pr&eacute;curseurs de l'&eacute;ruption a, dans un premier temps, &eacute;t&eacute; attribu&eacute;e &agrave; une couverture imparfaite du r&eacute;seau g&eacute;ophysique de surveillance, &eacute;tant donn&eacute; l'&eacute;loignement de l'appareil volcanique de tout grand centre urbain mais &eacute;galement de l'absence d'activit&eacute; r&eacute;cente. 
Un des facteurs essentiel contr&ocirc;lant les r&eacute;gimes &eacute;ruptifs, c'est-&agrave;-dire le type d'&eacute;ruption volcanique, est la viscosit&eacute; du magma, ou sa capacit&eacute; &agrave; s'&eacute;couler plus ou moins facilement dans le conduit qui relie le r&eacute;servoir profond au crat&egrave;re sommital. La viscosit&eacute; d'un magma d&eacute;pend tout &agrave; la fois de : sa temp&eacute;rature, sa teneur en silice, sa teneur en eau dissoute, la quantit&eacute; de cristaux et de bulles. Une augmentation de la temp&eacute;rature et de la teneur en eau rend le magma plus fluide, alors que l'augmentation de la silice et de la quantit&eacute; en cristaux/bulles le rend plus visqueux, plus &eacute;pais. Le d&eacute;gazage, quant &agrave; lui produit des bulles de gaz qui rendent le magma plus l&eacute;ger, donc plus apte &agrave; monter vers la surface, mais ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne augmente sa viscosit&eacute; ce qui ralentit sa vitesse d'ascension. La vitesse d'ascension d'un magma est donc le r&eacute;sultat d'un r&eacute;glage subtil entre les effets contraires li&eacute;s &agrave; sa densit&eacute; et &agrave; sa viscosit&eacute;, tous deux d&eacute;pendant fortement de la teneur en &eacute;l&eacute;ments volatils dissous qui diminue quand la pression baisse. <br /><br />Ainsi, il est de coutume de consid&eacute;rer que les magmas riches en silice, les rhyolites, sont tr&egrave;s visqueux et montent lentement dans la croûte vers la surface, tandis que les magmas pauvres en silice, les basaltes, se propagent vers la surface rapidement. Selon cette vision, les magmas rhyolitiques rel&acirc;chent leur bulles de gaz soudainement et produisent g&eacute;n&eacute;ralement des &eacute;ruptions explosives alors que leurs &eacute;quivalents basaltiques forment des coul&eacute;es de lave car leur faible viscosit&eacute; permet aux bulles de s'&eacute;chapper de façon plus ou moins continue et donc d'arriver en surface virtuellement d&eacute;gaz&eacute; avec un potentiel explosif amoindri ou nul. <br /><br />Le point essentiel est que, du fait de leur viscosit&eacute; &eacute;lev&eacute;e, l'ascension des magmas rhyolitiques dans la croûte est annonc&eacute;e par des signaux pr&eacute;curseurs, d&eacute;tect&eacute;s notamment par la s&eacute;ismicit&eacute; induite, plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant l'&eacute;ruption elle m&ecirc;me. Ce sch&eacute;ma g&eacute;n&eacute;ral opposant magmas rhyolitiques montant lentement dans la croûte aux magmas basaltiques &agrave; mobilit&eacute; &eacute;lev&eacute;e, est maintenant battu en br&egrave;che &agrave; la suite de l'&eacute;ruption du volcan Chait&eacute;n de 2008. 
Jonathan Castro et ses coll&egrave;gues ont appliqu&eacute; la m&eacute;thodologie utilis&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment par d'autres chercheurs de l'ISTO pour reconstituer l'histoire &eacute;ruptive du V&eacute;suve (Scaillet et al., 2008, Nature). Il s'agit de reproduire en laboratoire, au moyen d'exp&eacute;riences hydrothermales, l'analogue des conditions de stockage pr&eacute;-&eacute;ruptif du magma. Cette approche permet de localiser le r&eacute;servoir &agrave; l'aplomb du Chait&eacute;n &agrave; environ 5 km de profondeur, et la temp&eacute;rature du magma rhyolitique qu'il contenait &agrave; 800±20°C. <br /><br />Dans un deuxi&egrave;me temps, les chercheurs ont r&eacute;alis&eacute; des exp&eacute;riences simulant l'ascension du magma dans le conduit, exp&eacute;riences au cours desquelles la pression impos&eacute;e dans l'autoclave est progressivement diminu&eacute;e, selon des vitesses variables, afin d'induire ou non la formation de cristaux. <br /><br />En effet, une vitesse d'ascension lente permet une cristallisation du magma, qui se traduit dans la roche volcanique par la plus ou moins grande abondance de petits cristaux de min&eacute;raux appel&eacute;s microlithes. L'absence de ceux-ci dans les ponces volcaniques du Chait&eacute;n sugg&eacute;rait d&eacute;j&agrave; des remont&eacute;es rapides, en accord avec les observations sismiques, mais il n'y avait pas de donn&eacute;es quantitatives disponibles. <br /><br />Gr&acirc;ce aux simulations exp&eacute;rimentales, les auteurs ont pu montrer que l'absence de cristallisation du magma silicique du Chait&eacute;n pendant sa remont&eacute;e signifiait des vitesses d'ascension de l'ordre du m&egrave;tre par seconde. Ces vitesses sont deux ordres de grandeur sup&eacute;rieures &agrave; celles commun&eacute;ment admises jusqu'ici pour les magmas rhyolitiques (de l'ordre du cm par seconde). A partir de ces exp&eacute;riences, le temps de transfert moyen entre le r&eacute;servoir profond et le crat&egrave;re sommital a &eacute;t&eacute; estim&eacute; &agrave; quelques heures au plus. Ces travaux d&eacute;montrent l'int&eacute;r&ecirc;t de l'approche exp&eacute;rimentale, telle que l'ISTO l'a d&eacute;velopp&eacute;e, pour la compr&eacute;hension du ph&eacute;nom&egrave;ne magmatique, approche compl&eacute;mentaire des moyens g&eacute;ophysiques g&eacute;n&eacute;ralement mis en oeuvre pour la surveillance des volcans actifs. <br /><br />Ces r&eacute;sultats apportent un nouvel &eacute;clairage, quelque peu inqui&eacute;tant, sur la capacit&eacute; ascensionnelle vigoureuse des magmas rhyolitiques, car ils remettent largement en cause l'id&eacute;e selon laquelle le r&eacute;veil d'un volcan dormant ayant &eacute;mis des magmas rhyolitiques par le pass&eacute; se d&eacute;roulera sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Le Chait&egrave;n en est la preuve, une journ&eacute;e, voire quelques heures, peuvent suffire.<br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Source</dt>
	<dd class="petit">
Castro, J.M. & Dingwell, B.B. (2009). Rapid ascent of rhyolitic magma at Chait&eacute;n volcano, Chile. Nature 461, 780-783, doi :10.1038/nature08458

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#106;&#111;&#110;&#97;&#116;&#104;&#97;&#110;&#46;&#99;&#97;&#115;&#116;&#114;&#111;&#64;&#99;&#110;&#114;&#115;&#45;&#111;&#114;&#108;&#101;&#97;&#110;&#115;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2950">Jonathan Castro</a>, ISTO (INSU-CNRS, Univ Orl&eacute;ans-Tours)
	</dd>
</dl>]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3255</comments>
		</item>
		<item>
			<title>CoRoT : le satellite chercheur d'exoplanètes prolongé pour 3 ans</title>
			<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3253,corot-satellite-chercheur-exoplanetes-prolonge-3-ans.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3253,corot-satellite-chercheur-exoplanetes-prolonge-3-ans.html</guid>
			<description>Le squelette du corail rouge, qui prend des formes arborescentes variées, est constitué de briques élémentaires qui ne sont rien d'autres que des microcristaux de calcite magnésienne. Comment ces animaux gèrent-ils les lois de la cristallographie pour élaborer des formes aussi complexes ? Cette...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3253</comments>
		</item>
		<item>
			<title>32 nouvelles exoplanètes découvertes </title>
			<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3247,32-nouvelles-exoplanetes-decouvertes.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3247,32-nouvelles-exoplanetes-decouvertes.html</guid>
			<description>Aujourd'hui à Porto à l'occasion d'une conférence internationale ESO/CAUP sur les exoplanètes, l'ESO annonce la découverte de 32 nouvelles exoplanètes. C'est le consortium ayant construit le spectrographe HARPS, dont certaines personnes appartiennent à des équipes INSU-CNRS, qui annonce ce...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Aujourd'hui &agrave; Porto &agrave; l'occasion d'une conf&eacute;rence internationale ESO/CAUP sur les exoplan&egrave;tes, l'ESO annonce la d&eacute;couverte de 32 nouvelles exoplan&egrave;tes. C'est le consortium ayant construit le spectrographe HARPS, dont certaines personnes appartiennent &agrave; des &eacute;quipes INSU-CNRS, qui annonce ce r&eacute;sultat. Une s&eacute;rie de huit articles a &eacute;t&eacute; soumis &agrave; la revue Astronomy and Astrophysics.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3247</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Énergie noire : premières données du projet Boss</title>
			<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3234,nergie-noire-premieres-donnees-projet-boss.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3234,nergie-noire-premieres-donnees-projet-boss.html</guid>
			<description>Les premières données du sondage Boss (Baryon oscillation spectroscopic survey) ont été obtenues dans la nuit du 14 au 15 septembre. Cette expérience, dédiée à la recherche des oscillations de baryons, ouvre une nouvelle ère de recherche sur l'énergie noire et l'évolution de l'Univers. Elle...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Les premi&egrave;res donn&eacute;es du sondage Boss (Baryon oscillation spectroscopic survey) ont &eacute;t&eacute; obtenues dans la nuit du 14 au 15 septembre. Cette exp&eacute;rience, d&eacute;di&eacute;e &agrave; la recherche des oscillations de baryons, ouvre une nouvelle &egrave;re de recherche sur l'&eacute;nergie noire et l'&eacute;volution de l'Univers. Elle implique notamment des &eacute;quipes de l'INSU-CNRS, de l'IN2P3/CNRS et du CEA.]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3234</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Des sylphes gigantesques observés depuis le Pic du Midi</title>
			<pubDate>Thu, 8 Oct 2009 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3232,sylphes-gigantesques-observes-depuis-pic-midi.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3232,sylphes-gigantesques-observes-depuis-pic-midi.html</guid>
			<description>Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2009, une équipe du Laboratoire d'aérologie de l'Observatoire Midi-Pyrénées a pu filmer le développement de plusieurs sylphes de très grande taille à l'aide d'une caméra très sensible installée au Pic du Midi.

Les sylphes (sprites en anglais) sont des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Dans la nuit du 1<sup>er</sup> au 2 septembre 2009, une &eacute;quipe du Laboratoire d'a&eacute;rologie de l'Observatoire Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es a pu filmer le d&eacute;veloppement de plusieurs sylphes de tr&egrave;s grande taille &agrave; l'aide d'une cam&eacute;ra tr&egrave;s sensible install&eacute;e au Pic du Midi.</strong><br /><br />Les sylphes (sprites en anglais) sont des ph&eacute;nom&egrave;nes lumineux transitoires (TLE) assez spectaculaires, d&eacute;couverts "par hasard" en 1989 lors d'essais de nuit d'une cam&eacute;ra vid&eacute;o par une &eacute;quipe de l'Universit&eacute; du Minnesota. Difficilement visibles &agrave; l'oeil nu, ils peuvent en effet appara&icirc;tre sur des vid&eacute;os obtenues avec des cam&eacute;ras tr&egrave;s sensibles, typiquement de l'ordre du millilux en noir et blanc. Ils se produisent la plupart du temps au-dessus des zones stratiformes d'orages de type m&eacute;so-&eacute;chelle, lorsque ceux-ci sont en fin de vie. Ce sont des d&eacute;charges &eacute;lectriques qui se pr&eacute;sentent sous diverses formes (colonnes, carottes, m&eacute;duses...) et qui se d&eacute;veloppent dans la m&eacute;sosph&egrave;re.<br /><br />Il existe d'autres types de TLE, les elfes, jets, halos et trolls, qui se distinguent les uns des autres par leur forme et par leurs conditions et r&eacute;gions de d&eacute;veloppement. Les sylphes sont produits quelques millisecondes &agrave; quelques dizaines de millisecondes apr&egrave;s un &eacute;clair nuage-sol, celui-ci neutralisant une grande quantit&eacute; de charge positive dans le nuage et cr&eacute;ant ainsi &agrave; une certaine altitude, typiquement 70 km, les conditions n&eacute;cessaires &agrave; une telle d&eacute;charge. Les jets se d&eacute;veloppent &agrave; partir de sommets de nuages d'orage &eacute;lev&eacute;s et se pr&eacute;sentent sous la forme de d&eacute;charges lumineuses coniques bleues pouvant atteindre jusqu'&agrave; 35-40 km de hauteur. Les elfes, sortes de grands anneaux lumineux (100-300 km de diam&egrave;tre) se formant &agrave; la base de l'ionosph&egrave;re, sont dus &agrave; des impulsions &eacute;lectromagn&eacute;tiques tr&egrave;s br&egrave;ves g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par l'arc en retour d'&eacute;clairs nuage-sol tr&egrave;s puissants.<br /><br />Depuis la d&eacute;couverte de leur existence, les TLE ont suscit&eacute; des programmes d'&eacute;tude un peu partout dans le monde et leur observation par des moyens au sol ou spatiaux est devenue courante. En France, le Laboratoire d'a&eacute;rologie de l'Observatoire Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es r&eacute;alise des observations de TLE depuis quelques ann&eacute;es dans le cadre des campagnes Eurosprite, notamment cette ann&eacute;e avec une cam&eacute;ra install&eacute;e au Pic du Midi et pilot&eacute;e &agrave; distance par internet.<br /><br />
<span class="image droite"><a href="http://www.insu.cnrs.fr/image3512,image-meteosat-orage-producteur-sylphes-golfe-lion-02h00-tu-02-09-2009-meteosat.html"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3512,image-meteosat-orage-producteur-sylphes-golfe-lion-02h00-tu-02-09-2009-meteosat.jpg" alt="Image M&eacute;t&eacute;osat de l'orage producteur de sylphes dans le Golfe du Lion &agrave; 02h00 TU le 02/09/2009. ©..." longdesc="image3512,image-meteosat-orage-producteur-sylphes-golfe-lion-02h00-tu-02-09-2009-meteosat.html" title="" /></a><br />
Image M&eacute;t&eacute;osat de l'orage producteur de sylphes dans le Golfe du Lion &agrave; 02h00 TU le 02/09/2009. © M&eacute;t&eacute;osat</span><br />
Les conditions &agrave; r&eacute;unir pour d&eacute;tecter ces ph&eacute;nom&egrave;nes sont une bonne visibilit&eacute; locale et un orage de taille suffisante se d&eacute;veloppant dans un rayon d'environ 700 km. Elles se retrouvent plusieurs fois par an pour un site donn&eacute; et ce fut le cas au Pic du Midi dans la nuit du 1<sup>er</sup> au 2 septembre. Un orage d&eacute;velopp&eacute; dans le nord-est de l'Espagne en d&eacute;but de nuit a pris une forme singuli&egrave;rement circulaire vers 2h00 TU dans le Golfe du Lion (voir image m&eacute;teosat). Plusieurs sylphes et halos ont alors &eacute;t&eacute; vus par la cam&eacute;ra, certains atteignant des d&eacute;veloppements verticaux rarement observ&eacute;s.<br /><br /><table style="border:none;padding:0;margin:0;">
<tr style="border:none;padding:0;">
<td style="border:none;padding:0;"><img src="f/1722.gif" width="232" /></td>
<td style="border:none;padding:0;"><img src="f/1723.gif" width="232"/></td>
</tr>
</table>
<p class="petit" style="padding:0;margin:0;margin-bottom:10px;">Deux des plus spectaculaires sylphes d&eacute;tect&eacute;s le 1<sup>er</sup> septembre 2009, l'un &agrave; 2h33min16s TU (&agrave; gauche) et l'autre &agrave; 3h07min43s TU (&agrave; droite) et montrant plusieurs &eacute;l&eacute;ments de type "carotte" produits quelques millisecondes apr&egrave;s des &eacute;clairs positifs, avec des pics de courant de 153 kA et 86 kA respectivement.<br />
Leur d&eacute;veloppement vertical est particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;, de l'ordre de 70 km, pour une extension horizontale d'environ 80 km. Alors qu'en g&eacute;n&eacute;ral les sylphes se propagent vers le bas sous la forme de streamers pouvant atteindre au maximum une altitude d'environ 40 km, ils sont "descendus" ce jour-l&agrave; jusque dans la stratosph&egrave;re, &agrave; moins de 30 km d'altitude, ce qui sugg&egrave;re des conditions particuli&egrave;rement favorables.
<br />Les vid&eacute;os, qui tournent en boucle, ont &eacute;t&eacute; ralenties par rapport &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.</p><br />
À partir de 2013, le microsatellite TARANIS (Tool for the analysis of radiation from lightning and sprites, programme MYRIADE du CNES) observera depuis l'espace tous ces types d'&eacute;v&eacute;nements lumineux ainsi que l'ensemble des &eacute;missions qui leur sont li&eacute;, afin de mieux comprendre leur implication dans notre environnement.<br />
Ces ph&eacute;nom&egrave;nes sont en effet les t&eacute;moins de transferts importants d'&eacute;nergie entre la troposph&egrave;re et les couches sup&eacute;rieures et peuvent de ce fait jouer un r&ocirc;le dans le circuit &eacute;lectrique global du syst&egrave;me Terre-atmosph&egrave;re, avoir une action sur la chimie de la m&eacute;sosph&egrave;re en participant &agrave; la production d'oxyde d'azote ou encore &ecirc;tre &agrave; l'origine d'&eacute;missions terrestres gamma tr&egrave;s &eacute;nerg&eacute;tiques (~ 20 MeV).

<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
<a href="http://smsc.cnes.fr/TARANIS/Fr/" class="lienexterieur" rel="nofollow" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/sortant/site-taranis');window.open(this.href); return false;">Site de TARANIS</a>

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#115;&#101;&#114;&#103;&#101;&#46;&#115;&#111;&#117;&#108;&#97;&#64;&#97;&#101;&#114;&#111;&#46;&#111;&#98;&#115;&#45;&#109;&#105;&#112;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2915">Serge Soula</a>, LA/OMP
	</dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<comments>mailto:webinsu@cnrs-dir.fr?subject=RSS-INSU-commentaire-article-N-3232</comments>
		</item>
		<item>
			<title>Découverte des plus grandes empreintes de dinosaure au monde, près de Lyon</title>
			<pubDate>Tue, 6 Oct 2009 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>http://www.insu.cnrs.fr/a3229,decouverte-plus-grandes-empreintes-dinosaure-monde-pres-lyon.html</link>
			<guid>http://www.insu.cnrs.fr/a3229,decouverte-plus-grandes-empreintes-dinosaure-monde-pres-lyon.html</guid>
			<description>Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2009, une équipe du Laboratoire d'aérologie de l'Observatoire Midi-Pyrénées a pu filmer le développement de plusieurs sylphes de très grande taille à l'aide d'une caméra très sensible installée au Pic du Midi.

Les sylphes (sprites en anglais) sont des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<strong>Des empreintes de dinosaures sauropodes, gigantesques herbivores au long cou, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes dans la commune de Plagne (Ain), pr&egrave;s de Lyon. Rep&eacute;r&eacute;es par Marie-H&eacute;l&egrave;ne Marcaud et Patrice Landry, deux passionn&eacute;s de nature, ces empreintes de dinosaures ont &eacute;t&eacute; authentifi&eacute;es par Jean-Michel Mazin et Pierre Hantzpergue du laboratoire Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;res (CNRS / Universit&eacute; Claude Bernard Lyon 1). Selon la premi&egrave;re approche des chercheurs, ces traces de dinosaures seraient les plus grandes connues &agrave; ce jour. De plus, les pistes form&eacute;es par ces empreintes s'&eacute;tendent sur des dizaines voire des centaines de m&egrave;tres. Des fouilles plus importantes seront men&eacute;es dans les prochaines ann&eacute;es et pourraient r&eacute;v&eacute;ler que le site de Plagne est l'un des plus vastes connus au monde.</strong><br /><br />
<ul class="mosaique"><li><a href="image3507,site-plagne-ain-on-ete-decouvertes-empreintes-dinosaures-sauropodes-septembre-2009.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3507"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3507,site-plagne-ain-on-ete-decouvertes-empreintes-dinosaures-sauropodes-septembre-2009.jpg" alt="Site de Plagne (Ain) où on &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes des empreintes de dinosaures sauropodes. Septembre 2009." longdesc="image3507,site-plagne-ain-on-ete-decouvertes-empreintes-dinosaures-sauropodes-septembre-2009.html" title="" /></a></li><li><a href="image3508,site-plagne-ain-gauche-droite-deux-decouvreurs-marie-helene-marcaud-patrice-landry-deux-chercheurs-pierre-hantzpergue-jean-michel-mazin-septembre-2009.html" class="tipper" title="AJAX:mosaique_tip.php?img_id=3508"><img src="http://www.insu.cnrs.fr/im3508,site-plagne-ain-gauche-droite-deux-decouvreurs-marie-helene-marcaud-patrice-landry-deux-chercheurs-pierre-hantzpergue-jean-michel-mazin-septembre-2009.jpg" alt="Site de Plagne (Ain). De gauche &agrave; droite : les deux d&eacute;couvreurs, Marie-H&eacute;l&egrave;ne Marcaud et Patrice..." longdesc="image3508,site-plagne-ain-gauche-droite-deux-decouvreurs-marie-helene-marcaud-patrice-landry-deux-chercheurs-pierre-hantzpergue-jean-michel-mazin-septembre-2009.html" title="" /></a></li>
</ul><br /><br /><object type="application/x-shockwave-flash" data="f/player_flv_maxi.swf" width="468" height="264">
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</object><br /><br />Au sein de la Soci&eacute;t&eacute; des naturalistes d'Oyonnax (SDNO), Marie-H&eacute;l&egrave;ne Marcaud, Patrice Landry et d'autres membres de l'association sont, depuis plusieurs ann&eacute;es, en qu&ecirc;te de traces de dinosaures. Convaincus que la r&eacute;gion abonde d'un important patrimoine pal&eacute;ontologique, ils ont cibl&eacute; des sites potentiels et les explorent de façon syst&eacute;matique. La SDNO est ainsi &agrave; l'origine de plusieurs d&eacute;couvertes. <br /><br />C'est lors de l'une de ces explorations, le 5 avril 2009, que Marie-H&eacute;l&egrave;ne Marcaud et Patrice Landry ont d&eacute;couvert les traces exceptionnelles de Plagne. Ils ont ensuite contact&eacute; Jean-Michel Mazin et Pierre Hantzpergue, du laboratoire Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;res (CNRS / Universit&eacute; Claude Bernard Lyon 1). Les deux chercheurs ont confirm&eacute; la d&eacute;couverte : ils ont authentifi&eacute; les pistes sur des crit&egrave;res morphologiques et sur l'origine des s&eacute;diments où se trouvent les traces. Leur expertise montre que le site de Plagne correspond &agrave; une zone de passage de dinosaures sauropodes. Les empreintes des dinosaures de Plagne apparaissent sous la forme de d&eacute;pressions circulaires entour&eacute;es d'un important bourrelet de s&eacute;diment calcaire. Elles sont de tr&egrave;s grande taille, pouvant atteindre 1,20 &agrave; 1,50 m de diam&egrave;tre total, ce qui correspond &agrave; des animaux d&eacute;passant 30 ou 40 tonnes pour plus de 25 m&egrave;tres de long. Le calcaire date du Tithonien basal (Jurassique sup&eacute;rieur, -150Ma), p&eacute;riode pendant laquelle le secteur &eacute;tait recouvert par une mer chaude et peu profonde. La d&eacute;couverte de ces empreintes montre que les sauropodes se sont promen&eacute;s pendant une phase d'&eacute;mersion de la r&eacute;gion, lors d'un abaissement du niveau marin. <br /><br />Par la dimension des empreintes et le nombre de pistes observables et potentiellement &agrave; d&eacute;couvrir, le site de Plagne est exceptionnel. Les &eacute;tudes g&eacute;ologiques et les travaux de fouilles sur une telle superficie n&eacute;cessitent des moyens techniques et humains tr&egrave;s importants sur plusieurs ann&eacute;es. Ces op&eacute;rations b&eacute;n&eacute;ficieront de la pr&eacute;sence sur place des &eacute;quipes du laboratoire du CNRS et de l'Universit&eacute; Claude Bernard Lyon 1, mais aussi de la SDNO.<br /><br />
<dl class="infosarticle">
	<dt>Pour en savoir plus</dt>
	<dd>
Voir le dossier de presse : <a href="http://www.insu.cnrs.fr/f1724pdf,dp-dinov4.pdf">DP_DinoV4</a>

	</dd>
</dl>
<dl class="infosarticle">
	<dt>Contact(s)</dt>
	<dd>
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#106;&#109;&#109;&#97;&#122;&#105;&#110;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#49;&#46;&#102;&#114;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2926">Jean-Michel Mazin</a>, Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;re (CNRS INSU INEE Univ Lyon 1
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#112;&#105;&#101;&#114;&#114;&#101;&#46;&#104;&#97;&#110;&#116;&#122;&#112;&#101;&#114;&#103;&#117;&#101;&#64;&#117;&#110;&#105;&#118;&#45;&#108;&#121;&#111;&#110;&#49;&#46;&#102;&#114;&#32;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2927">Pierre Hantzpergue</a>, Pal&eacute;oenvironnements et Pal&eacute;obiosph&egrave;re (CNRS INSU INEE Univ Lyon 1
<br /><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;" class="tipper" title="AJAX:personne.php?pers_id=2929">Patrice  Landry </a>
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