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	<title>Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Chacun son terroriste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 15:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-48629 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/sdf-620x501.jpg" alt="" width="620" height="501" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/sdf-620x501.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/sdf-300x242.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/sdf.jpg 743w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Quatre mois après les hommages rendus dix ans après les attentats de novembre 2015, les coupables du carnage au Bataclan, aux terrasses environnantes, ôtant la vie de gens ordinaires profitant d&rsquo;un vendredi soir à Paris, ont été traqués, abattus ou jugés pour le seul survivant, Abdel El Salam, emprisonné à vie.</p>
<p>Le mal incarné, bien identifié, hors d&rsquo;état de nuire.</p>
<p>Depuis janvier 2026, les gardiens de la révolution et les milices ont abattu près de 30 000 Iraniens pacifistes, descendus dans la rue, exsangues face une inflation de 50% et un blocus international depuis 1979, et un régime autocratique imposé par les Mollahs qui, au nom de Dieu, commettent les pires atrocités entre tortures, emprisonnement, lorsque ce n&rsquo;est pas une balle visant les yeux. Leurs bourreaux ont été reconnu comme des « terroristes » par une Europe tout aussi coupable que l&rsquo;Israël qui avec son Mossad avait encouragé ce mouvement populaire au même titre que Donald Trump, traître s&rsquo;il en est en affirmant <em>« sortez dans la rue, on arrive ». </em>Tuer des hommes ou leur confiance, leur espoir, n&rsquo;est-ce pas aussi répréhensible?</p>
<p><strong>De Ice&#8230;</strong></p>
<p>Et que dire de tirer sur son propre peuple de Téhéran à Minneapolis, avec des miliciens Wagner, version Trump, Ice, la police traquant les immigrés, au risque de tuer une mère de famille blanche ou un manifestant de 18 balles dans le corps? Des rafles dignes des beaux jours du nazisme, facilitées par l&rsquo;IA et les entreprises comme Cap Gemini, groupe français entendant bien avoir sa part du gâteau budgétaire alloué par Trump pour expulser ceux qui <em>« mangent les chiens des bons américains »</em> ou sont des <em>« ordures »? </em>Menottés pieds et poings, parqués dans des centres de rétention privés aux mains de la businessphère facho et blanche<em> Make América Great Again,</em> soutenue par les géants MAGA ayant tous fait allégeance, chaque américain fait désormais attention à ce qu&rsquo;il dit, écrit quant ce n&rsquo;est pas les touristes dont le contenu du téléphone est en droit d&rsquo;être fouillé en entrant aux USA.</p>
<p><strong>Aux réseaux sociaux</strong></p>
<p>La pensée, les mots, les réseaux sociaux, autant sont devenus aussi des terroristes au nom de l&rsquo;anonymat et la liberté d&rsquo;expression, mais livrés à la haine, aux logarithmes meurtriers de ces milliers de jeunes en mal d&rsquo;être qui, à 14 ans, comme Camilia, cette jeune lycéenne s&rsquo;est suicidée en début d&rsquo;année. Contenus violents, images de décapitation, Samuel Patty et désormais le moindre professeur risque dans sa classe un coup de couteau, un citoyen dans le métro, dans une Europe où heureusement les armes à feu sont interdites. Reste une arme redoutable et universelle, la peur, qui fait basculer pays après pays dans la volonté d&rsquo;ordre, devenu oxymore d&rsquo;autorité, la xénophobie-le terroriste, c&rsquo;est celui qui est différent, le masculinisme, de plus en plus de peuples étant pès à renoncer à la démocratie; ainsi l&rsquo;ancien Chili de Pinochet qui a élu un ancien nazi, admirateur de l&rsquo;ancien dictateur sanglant.</p>
<p><strong>Victimes devenues bourreaux</strong></p>
<p>Et que dire de ces rescapés de la Shoah auxquels ont a volé un pays-La Palestine- pour que les dirigeants internationaux se donnent bonne conscience d&rsquo;avoir laissé faire un holocauste qui s&rsquo;annonçait dès 1933. La haine du juif, du « peuple élu » pour désormais à son tour, laisser commettre par son armée un génocide dans la bande de Gaza- pour la première fois de l&rsquo;histoire contemporaine en interdisant presse internationale et aide humanitaire, et imposer l&rsquo; Etat martial et la colonisation sans foi ni loi de la Cisjordannie. Un milliers de morts lors de l&rsquo;attaque du 7 octobre 2024 « le Pearl harbour » de Netanyaou, plus de 30 000 victimes palestiniens dont enfants, soumis à la famille, aux manques de soins dans une prison à ciel ouvert, entièrement rasée comme on donnerait un coup de pied pour écraser une fourmilière.</p>
<p><strong>Course à l&rsquo;argent contre le pouvoir</strong></p>
<p>Moins 20° degrés dehors- un des hivers les plus froid d&rsquo;Ukraine, 5° dans les immeubles, Poutine continue de terroriser l&rsquo;Ukraine qui a eu pour son malheur, des aspirations à rejoindre l&rsquo;Union Européenne et l&rsquo;OTAN. Le nouveau Tsar, intouchable dans son pays avec sa troïka dissuasive, goulag, balle dans la tête ou poison, a déjà volé la jeunesse de 1,2 millions de la jeunesse masculine de son pays où les Babouchka pleurent autant de larmes que les vieux ukrainiens restés au pays. Tandis que leur Président s&rsquo;improvise VRP dans le monde entier pour récupérer des armes et tenir, à la merci d&rsquo;un autre conflit jugé plus primordial- le Groenland, des revirements quotidiens de Trump ou de cette troisième guerre mondiale que les chroniqueurs des chaines d&rsquo;infos font mousser pour augmenter les audiences, à leur tour terroristes d&rsquo;une opinion publique qui n&rsquo;ose même plus descendre dans la rue ou rendre service à ses voisins.</p>
<p><strong>De la start up France au retour des deux P</strong></p>
<p>Il faut dire que le Président Macron avec un second porte avion annoncé, ou quinze chasseurs alpins envoyés, alimente cette peur, prétexte à une « sécurisation » qui n&rsquo;a plus de limite, entre blanc seing pour les policiers, désormais présumés automatiquement de « légitime défense »-ce qui donne un air désagréable qu&rsquo;après les Gilets Jaunes et le Covid, les chiens sont à nouveau lâchés. Les brebis galeuses aussi. Le président des riches- les milliardaires ont doublé leur capital sous son double quinquennat tandis que quatorze millions de Français sont désormais sous le seuil de pauvreté, les SDF multipliés par deux et que la moitié de nos citoyens sont dans le rouge au milieu du mois, condamnés sur TMC à voir une famille bisounours vendre à leurs clients des biens immobiliers dépassant les 10 millions d&rsquo;euros; quant aux professions essentielles dans la santé, l&rsquo;éducation, la propreté, bref ce qui fait société, c&rsquo;est le naufrage de la Méduse, avec non pas une tempête responsable mais une politique du TPMG, « tout pour ma gueule », qui fait de Macron et son pseudo néolibéralisme, le terroriste en puissance de cette classe moyenne qui désillusionnée, aux abois, répond à cette violence imposée par la sienne, avec l&rsquo;idée que <em>« face aux voyous, il faut l&rsquo;être aussi ».</em>Et qui est désormais prête à renouer avec le poujadisme et pétainisme en élisant l&rsquo;extrême droite, promettant des « hub » pour les migrants et déclarant « <em>qu&rsquo;être vert, c&rsquo;est être mort dans trente ans »; </em>cela<em>,</em> par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;un jeune requin de 30 ans, au mêmes postures et regard que le tueur des fonds marins. A vous terroriser.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par la rédaction</strong></p>
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		<title>Bardot, belle et libre à jamais</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bardot-belle-et-libre-a-jamais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 12:32:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-48626 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-620x394.jpg" alt="" width="620" height="394" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-620x394.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-300x191.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-768x489.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-1536x977.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-2048x1303.jpg 2048w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Celle que l&rsquo;on surnommait BB, deux initiales que Gainsbourg avait mis comme tant d&rsquo;autres en musique, s&rsquo;en est allée; en plein hiver, avant Noël, ce qui est logique pour cette femme qui savait tout faire, jouer, chanter, se mobiliser, n&rsquo;aimant tant que soleil de Saint Tropez et sa famille d&rsquo;adoption où les fidèles venaient de plus en plus à manquer. Ainsi, c&rsquo;est un petit mois après son « frère », Jean-Max Rivière, qui avait rejoint la bande d&rsquo;amis de la Madrague et en a fait une chanson en 1964, que la plus célèbre blonde au monde, après Marilyne Monroe, a quitté ce monde « dégueulasse ». Loin des plateaux, elle avait choisi de se dévouer aux seuls qui faisaient encore battre son coeur, après de multiples amants, les animaux. Un engagement quotidien, sans réserve, léguant tout à sa fondation, entre sa maison de Bazoche dans les Yvelines, ses effets personnels lors de vente aux enchères et bientôt la Madrague, devenue une infernale attraction touristique qu&rsquo;elle avait depuis longtemps déserté. reste que dans les hommages qui ont suivi, on a évité de rappeler les propos d&rsquo;extrême droite que l&rsquo;ex-star avait pu proférer, vivant avec un homme proche du RN. Des prises de positions qui n&rsquo;avaient pas manquées de choquer à l&rsquo;époque mais qui sont devenus aujourd&rsquo;hui banalisés, voire parfaitement acceptables pour douze millions de Français. Ses cheveux longs teints en blond, devenus gris, elle restait apprêtée pour les rares interviews qu&rsquo;elle donnait encore, devenue une sorte de grande gueule, avec ce côté cash qu&rsquo;elle avait développé au fil de sa carrière; entre des rôles de femme atteignant les sommets de l’érotisme- <em>Et Dieu créa la femme&nbsp;</em>de son premier mari, Roger Vadim en 1956, premier scandale ou <em>le Mépris</em> de Jean-Luc Godard avec la bande-son inoubliable de Georges Delerue et cette scène iconique, <em>« Tu les aimes mes&#8230; »</em>, énonçant une à une les parties de son corps nu allongé sur le ventre à un Michel Piccoli insaisissable.</p>
<p><strong>Les amants, les amis</strong></p>
<p>Habillée et face à Gabin ou une Cour d&rsquo;Assises, elle savait aussi y faire &#8211;<em> En cas de malheur de Claude Autant- Lara, La vérité </em>d&rsquo;Henri-Georges Clouzot, elle tourna avec les meilleurs réalisateurs français comme Louis Malle<em>, Vie Privée, Viva Maria! </em>et aux côtés des comédiens stars des années soixantes, Sami Frey, Jean-Luc Trintignant dont elle avait l&rsquo;habitude de tomber amoureuse. Amants et amis, de Jeanne Moreau, elle aussi chanteuse au talent certain, à ses fidèles, ils se retrouvaient alors chaque été dans ce petit port de la Méditerranée, avant les yachts obscènes de luxe et de longueur ou autres boites de nuits bling bling. Le marché tôt le matin, la Madrague était un lieu de chaleur humaine où<em> « à la perte de l&rsquo;été, on range les vacances dans des valises en carton »,</em>&nbsp; samba lente que Jean-Max Rivière, comme à son habitude (y compris pour Juliette Gréco ou Reggiani) avait trouvé en quelques accords venus tout seuls sous ses doigts de poète des petits rien de la vie. Tout cela semble bien loin&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Laetitia Monsacré</strong></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/bardot-belle-et-libre-a-jamais/">Bardot, belle et libre à jamais</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>RasPoutine, la naissance d&#8217;un tsar</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/raspoutine-la-naissance-dun-tsar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-48610 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/6977a63c67dee-620x388.jpeg" alt="" width="620" height="388" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/6977a63c67dee-620x388.jpeg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/6977a63c67dee-300x188.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/6977a63c67dee-768x480.jpeg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/6977a63c67dee.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Le grand gagnant de ces dernières années est assurément le fake, entre filtres sur les applications mobiles, réseaux sociaux entretenant rumeurs et complotismes, avec comme champions les « trolls russes » et leur emojis pathétiques. Mais, il est plus grave avec l&rsquo;invention de la fake democratie. Là où <em>The Appentrice </em>nous avait offert l’ascension de Trump et comment celui-ci s&rsquo;était servi d&rsquo;un puissant avocat retord, homme de l&rsquo;ombre qui en avait fait son poulain pour son premier mandat, on est frappé dans <em>le Mage du Kremlin</em>, à quel point les mêmes mécanismes se reproduisent, l&rsquo;élève finissant toujours par dépasser son maître, le pouvoir absolu étant synonyme de Moscou à Washington, de virages autocratiques où en Russie, <em>« les choses tournent plutôt bien, mais lorsqu&rsquo;elles tournent mal, elles tournent vraiment mal ». </em></p>
<p>Olivier Assayas livre dans son envoûtant dernier long métrage au casting international- Jude Law en Vladimir Poutine, méconnaissable et d&rsquo;une justesse de jeu bluffante et Paul Dano, à la timidité magnétique dans son rôle de conseiller du prince, un récit captivant qui débute à la fin de l&rsquo;URSS avec un Eltsine mourant sous la coupe d&rsquo;un des premiers oligarques que sera Boris Beresovski; à l&rsquo;origine de l&rsquo;intronisation dans la politique de <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">Vladislav Sourkov, un amateur de rap, metteur en scène de théâtre d&rsquo;avant-garde, écrivain et homme d&rsquo;affaires, tous deux vont alors choisir un inconnu, introverti, pour être leur « homme de paille » et,&nbsp; après le tsunami capitaliste qui a enrichi certains mais en a appauvri tant d&rsquo;autres <em>« les Russes ont grandi dans une motherland et se retrouvent dans un supermarché »</em>, siffler la fin de la récré. L&rsquo;histoire contemporaine montrera comment l&rsquo;ancien directeur du KGB dépassera les attentes, n&rsquo;hésitant devant rien, comme tuer ses compatriotes dans des attentats à Moscou pour lancer sa guerre sanglante en Tchétchénie, envoyer des snipers à Kiev, ou ses forces de libérations en Crimée et dans le Donbass.<br />
</span></span></p>
<p><strong>Le pouvoir plutôt que les dollars</strong></p>
<p>La neige est omniprésente, la datcha isolée avec un feu de bois, celui qui a conseillé pendant 20 ans le Tsar est devenu un jeune retraité, père d&rsquo;une petite fille; son cynisme s&rsquo;est poli; il se raconte calmement, pris dans cet irrésistible proximité avec le pouvoir, entre New York et Sotchi que l&rsquo;écrivain italo-suisse <span class="LrzXr kno-fv wHYlTd z8gr9e">Giuliano da Empoli, auteur du livre éponyme, a su remarquablement saisir, avec à la clé 500 000 exemplaires vendus en 2022 et un Grand Prix de l&rsquo;Académie Française. Emmanuel Carrère, co-scénariste offre une séquence clé avec la figure de Limonov qualifiant le post communisme de « version low cowt de l&rsquo;hospice que sont devenues les USA ». Car, si Trump et Poutine sont les purs produits de notre époque quasiment dystopique, dont les peuples sont prêts à sacrifier leur liberté au nom des valeurs que leur dirigeant véhiculent, bruyamment pour Trump, avec mutisme pour Poutine, il est une différence de taille entre la Russie et les Etats-Unis, c&rsquo;est que la première ne le fait pas pour l&rsquo;argent. Poutine veut retrouver la grandeur de la Russie de Tsars, « à la hache » tandis que Trump restera toujours un promoteur immobilier qu&rsquo;un prix Nobel fait rêver. Voilà qui donne une idée duquel est le plus fort, entre un bonimenteur milliardaire présentateur de TV et un homme qui, préfère aux bavardages des dirigeants occidentaux lors des sommets, encourager son armée après des heures de route- s&rsquo;interdisant de trinquer tant que la victoire ne sera pas acquise.<br />
</span></p>
<p>Les deux heures 25 du film passent un traité de géopolitique incarné et d&rsquo;une finesse dans les dialogues et le récit que regarder ensuite les éditorialistes sur les chaines d&rsquo;informations continues discourir en satisfecit commun sur Davos et comment les Européens ont « imposé » leur union, confirme que la fiction peut saisir la réalité grâce à une hauteur de jugement et d&rsquo;analyse bien plus prégnante et incisive chez un cinéaste qu&rsquo;un énième éditorialiste.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4gF5UiIjpzA?si=oFd8W963RZ45qcj4" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/raspoutine-la-naissance-dun-tsar/">RasPoutine, la naissance d’un tsar</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Des rêveurs à l&#8217;Etranger, les victimes de la société</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/48618-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 16:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; L&#8217;une est trop sensible, l&#8217;autre pas. Isabelle Caré, actrice sensible s&#8217;il en est, adapte son livre Les rêveurs, inspiré de sa propre histoire-une tentative de suicide à 14 ans suivie de son hospitalisation en service psychiatrique adolescents à l&#8217;hôpital [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48619 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/les-reveurs-3-690dc4bfd3547615262020-620x320.jpeg" alt="" width="620" height="320" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/les-reveurs-3-690dc4bfd3547615262020-620x320.jpeg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/les-reveurs-3-690dc4bfd3547615262020-300x155.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/les-reveurs-3-690dc4bfd3547615262020.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>L&rsquo;une est trop sensible, l&rsquo;autre pas. Isabelle Caré, actrice sensible s&rsquo;il en est, adapte son livre <em>Les rêveurs, </em>inspiré de sa propre histoire-une tentative de suicide à 14 ans suivie de son hospitalisation en service psychiatrique adolescents à l&rsquo;hôpital Necker; elle y côtoiera des enfants blessés d&rsquo;être nés ou par leur famille, la vie, décrivant le quotidien de ce qui devient leur prison, avec ses petits bonheur comme une cigarette fumée en cachette ou des écouteurs de walkman partagés avec celle qui deviendra son amie. De retour dans le service, devenue comédienne et repassée du côté des vivants, son film s&rsquo;attache à montrer les progrès réalisés dans la prise en charge de la santé mentale des jeunes, où la coercition a fait place à l&#8217;empathie et la bienveillance.</p>
<p><strong>L&rsquo;anti-héros camusien</strong></p>
<p>L&#8217;empathie, voilà bien ce qui est étranger au personnage imaginé par Albert Camus dans une Algérie encore colonisée, 1938, où les lois françaises s&rsquo;appliquent comme en Métropole- ce qui changera radicalement pendant la guerre d&rsquo;indépendance- avec pour tout criminel, y compris en tuant un arabe, la tête tranchée. <em>« Aujourd&rsquo;hui, Maman est morte »</em>. On se souvient tous de cette phrase qui ouvre le livre, sujet, verbe, complément. Pour Meursault, la trentaine, la vie est un enchainement de faits, où l&rsquo;émotion n&rsquo;a pas sa place, ni le plaisir, qu&rsquo;il fasse l&rsquo;amour à Marie qui se verrait bien devenir sa femme, jouée par la ravissante Rebecca Marner, qu&rsquo;il enterre sa mère. D&rsquo;où l&rsquo;ennui de la première partie de cette adaptation en film noir et blanc par Christophe Honoré. L&rsquo;esthétique bien trop léchée des plans de baignade ressemblent bien plus à une publicité Armani parfum ou des clichés mode sortis d&rsquo;un Vogue qu&rsquo;une réflexion philosophique sur la vie lorsque l&rsquo;on ôte, par désœuvrement ou aveuglement. C&rsquo;est avec cette scène du couteau sur la plage,&nbsp; ce soleil écrasant que le film commence enfin à prendre ampleur et consistance jusqu&rsquo;au monologue révolté sous forme de profession de foi que lance Meursault au curé venu le convertir dans sa cellule avant son exécution.&nbsp; La beauté parfaite de Benjamin Voisin-trop?-&nbsp; se dissout alors dans sa rage, servie par la force des mots et de la pensée du roman d&rsquo;Albert Camus- l’altérité face à la norme, la peur/défiance de ce qui est étranger, la condamnation de la peine de mort- offrant au comédien l&rsquo;occasion de révéler la qualité de son jeu ainsi que de récompenser le spectateur qui a résisté à l&rsquo;envie de partir à la première heure.</p>
<p>AW</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/48618-2/">Des rêveurs à l’Etranger, les victimes de la société</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Le roi, enfin nu?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-roi-enfin-nu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 06:26:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>No kings. De la côte Est des USA à la côte Ouest, six millions d&#8217;Américains sont descendus ce dimanche, dans la rue. Contre Donald Trump qui, depuis son investiture, en janvier dernier, ne cesse d&#8217;expulser ( + 160 % de [&#8230;]</p>
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<p>No kings. De la côte Est des USA à la côte Ouest, six millions d&rsquo;Américains sont descendus ce dimanche, dans la rue. Contre Donald Trump qui, depuis son investiture, en janvier dernier, ne cesse d&rsquo;expulser ( + 160 % de vols charter pour renvoyer des migrants, sans casier judiciaire, parfaitement intégrés depuis des décennies), de mentir ou encore de « réclamer » le Nobel de la paix en pensant avoir réglé à lui seul,<em>« un conflit vieux de 3000 ans »</em>. Et pour leur répondre, poste sur X, un clip fabriqué avec l&rsquo;IA, où il déverse, aux commandes d&rsquo;un avion de chasse, de la merde sur les manifestants, affublé d&rsquo;une couronne s&rsquo;inspirant davantage du <em>Livre de la Jungle </em>et par conséquent des Tudors, que de celles offertes aux reines de France.</p>
<p><strong>En rire ou en pleurer</strong></p>
<p>Car, celui qui a marché, il y a près de dix ans, seul, sur le Louvre, n&rsquo;a cessé de faciliter depuis-en taillant dans les budgets des ministères de l&rsquo;Education, de la Santé ou de la Culture- le défaut d&rsquo;enseignement, de soins (parking payant aux urgences des CHU, le 15 qui laisse une femme agonisante sous les coups de son mari) ou en l&rsquo;état, une absence totale de protection/surveillance des joyaux de deux impératrices- depuis Napoléon 1er, seules, les femmes osant en porter.<br />
La faute à qui?<br />
Au manque de caméras pour transformer le Louvre en Dubaïland, pourtant présentes par milliers pour vous verbaliser?<br />
A un ultra riche commanditaire dont la fille, l&rsquo;épouse ou la favorite auront été enivrées à la vue des milliers de diamants, émeraudes, perles et saphirs scintillant de tous leurs feux? Et, à portée de main, voisins ce ceux sur la Place Vendôme, là où une carte Infinite ouvre à la demande les vitrines, néanmoins avec vigiles et caméras fixées sur vous, plus un sas de sécurité avec un autre vigile à la sortie.</p>
<p>Alors, on respire, y compris BFMerde TV en boucle sur « le casse du siècle » et on prend de l&rsquo;altitude, comme dans une nacelle.</p>
<p><strong>Dix ans de Régence</strong></p>
<p>Au PC sécurité du Louvre, plus grand musée du monde, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;un agent. Et aucune mise aux normes faite en cas d&rsquo;incendie- Notre Drame de Paris, premier quinquennat; le second a vu avec la réforme des retraites, deux cents postes de surveillants non reconduits, après les départs anticipés à la retraite dès janvier 2020; sous les mêmes fenêtres, ils étaient alors, des milliers à passer, sans aucun débordement ni casse devant le Louvre, il faut dire, devenu une citadelle imprenable, aux grilles fermées et forces de l&rsquo;ordre en nombre comme ce jeune policier à l&rsquo;origine de quatre points perdus, en scooter. Dépité, on a choisi le réconfort de ce musée devant lequel on passe tous les jours sans plus jamais y entrer. A la recherche de l&rsquo;exposition éphémère du peintre contemporain Pierre Soulage et ses fascinants<em> Noir Lumière</em>, la galerie d&rsquo;Apollon était quasi déserte; et ce jour de janvier 2020 (voir photos exclusives prises d&rsquo;une des fenêtres), bien sécurisée, en dépit de caméras et de rideaux de fer s&rsquo;abaissant immédiatement, financés par de généreux mécènes privés qui auraient pu réclamer, pourquoi pas, que l&rsquo;aile porte leur nom. Depuis, ils préfèrent créer leur Fondation, de Vuitton à François Pinault.</p>
<p>Après le feu à Lutèce, voilà la tronçonneuse/disqueuse qui s&rsquo;invitent à quelques centaines de mètres de l&rsquo;Hôtel de ville d&rsquo;une maire de Paris, restée ces dernières heures, muette, contrairement à sa rivale, Rachida Dati, actuellement Ministre de la Culture- non démissionnaire- malgré le ressentiment des Français, la honte vis à vis de l&rsquo;étranger et les juges et médias d&rsquo;investigation à ses trousses. Un véritable poker menteur où chacun tente de gagner du temps, sauf les « gueux », persuadés encore que le droit de vote est un droit à changer les choseS</p>
<p>Vêtus de gilets jaunes, ces « bandits », ces « moins que rien », ces « sans culture » pour ne pas dire ces « sans culotte », auraient pu reprendre à leur crédit, avec toutes leurs autres échéances, la phrase du jeune héros d<em>&lsquo;Un monde sans pitié</em>; film d&rsquo;une génération déjà désœuvrée, entre chômage à 10 % et taux d&#8217;emprunt immobilier/ revolving autour de 20%: <em><em>« C&rsquo;est pas nous les bandits ».</em></em></p>
<p><strong>Du népotisme à la IIIème République, terreau de deux guerres mondiales</strong>&nbsp;</p>
<p>Celui qui, depuis bientôt un an, a instauré le népotisme (diriger avec ses proches, la Familia Grande pour ne pas dire la Mafia) en bénéficiant d&rsquo;un vote, non pas en sa faveur mais contre le Rassemblement National; désormais à plus de 30%, en intention de vote en cas de présidentielle anticipée, Marine Le Pen et Jordan Bardella, en gendre idéal- selfies et TikTok pour séduire les jeunes à la clé, ont été bien muets, eux aussi, depuis dimanche.</p>
<p>Celui qui impose, depuis septembre dernier, une république de pacotille et de ministères, photocopie navrante d&rsquo;un original raté qui, de 1870 à 1940, fut pourrie par les multiples compromis/compromissions, avant d&rsquo;accoucher de deux « bonnes vieilles guerres »;la faute à l&rsquo;ennemi déclaré depuis 1870,&nbsp; de la France- les Allemands; la famille l&rsquo;Oréal, nombres de grand industriels, ou propriétaires de grands crus bordelais en firent leur miel et leur fortune, au nom d&rsquo;une morale des plus capitalistes:<em> « Si ce n&rsquo;est pas m</em>oi<em>, ce sera d&rsquo;autres »</em> ou version plus cynique: <em> » On a fait ça pour sauver nos employés</em><em>« </em>.<em><br />
</em></p>
<p><strong>En passant par là Vème République et l&rsquo;état d&rsquo;urgence</strong></p>
<p>Celui qui a enfermé, aux jours bénis du printemps 2021, les Français, leur volant leur jeunesse ou leur mort, selon un « quoiqu&rsquo;il en coûte », qui n&rsquo;a pas dépassé la ligne de démarcation des triangles d&rsquo;or de Paris et des grandes villes de province, épargnant les retraités à Nice mais pas le melting pot qu&rsquo;est Marseille, cette <em>« ville qui n&rsquo;est pas la France »</em>&#8211; le propos n&rsquo;est pas de Jean-Luc Mélenchon- mais du Pape François qui, selon ses voeux, est enterré non loin des bidonvilles argentins.</p>
<p>Cela pour mettre à l&rsquo;abri les citoyens d&rsquo;un diabolique sélection naturelle, depuis bien longtemps non plus entre proies et prédateurs, mais au profit de nuisibles, de parasites qui, à l&rsquo;image du <em>« moustique qui vous pique pour nourrir ses oeufs, sa famille »</em> -merci Guillaume Meurice qui rappelle que <em>« quatre</em> <em>des cinq enfants de Bernard Arnault siègent aux conseils d&rsquo;administration  » </em>de ces multiples sociétés avalées; tandis que l&rsquo;ogre Bolloré en captant le capital de Jean-Luc Lagardère, tente de contrôler la pensée via l&rsquo;édition( le Seuil, Grasset) ou les médias ( Cnews, Europe 1, le JDD).</p>
<p><strong>La start-up France</strong></p>
<p>Le téléguidage, le drone, si discret et nuisible, voilà qui est des plus rentables et efficient-à défaut de viser le long terme. Ici et maintenant,&nbsp; pour s&rsquo;enrichir encore plus et plus vite,&nbsp; de la famille Sackler, une aile au MET, le « Louvre New Yorkais » à une start-up à la recherche d&rsquo;une juteuse introduction à Wall Street- un $ devenu en un an un milliard-qui ont tué, légalement, sous Bush jusqu&rsquo;à Trump, plus d&rsquo;un million d&rsquo;Américains (au départ des junkies/inutiles, économiquement parlant) en corrompant, surdosant, et en rendant quasiment en accès quasi libre, un dérivé d&rsquo;opium; paiement cash, docteurs, malfrats, fausses ordonnances- l&rsquo;antidouleur pour les cancers en phase terminale, devient le Doliprane aux USA. Cinquante fois plus addictif que l&rsquo;héroïne, que le sucre ou les réseaux sociaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Celui qui a privatisé, l&rsquo;été dernier, les JO puis une cathédrale entière, laissée malgré la fumée annonciatrice, aux flammes devant des milliards d’yeux,&nbsp; personne n&rsquo;étant plus capable de rébellion, ni d&rsquo; héroïsme -sécurisation oblige (un vilain mot entré dans le langage courant au XXIè siècle) afin de défoncer une porte, surtout lorsque les ordres sont: mettre à l&rsquo;abri les touristes.</p>
<p><strong>Et la fête continue</strong></p>
<p>Business is business; Donald, Elon, « celui qui », via la religion ou les bruits de chiottes des réseaux sociaux ( hors lanceurs d&rsquo;alerte CQFD) hypnotisent, tels le serpent du <em>Livre de la jungle</em>, droit dans les yeux, avec un même mantra:<em>« Aie confiance ».</em><br />
Dans le conjoint qui cogne, verbalement ou physiquement, « plante » ou fait disparaître; dans le banquier, l&rsquo;assureur qui, à coup de clauses suspensives, prélèvent échéances de crédit immobilier ou des frais, automatiquement, sans découvert autorisé ni la possibilité de joindre qui que ce soit, à part une plateforme indigente, délocalisée dans les anciennes colonies francophones.</p>
<p>Celui qui viole, depuis la rentrée 2025, la Constitution de la Vème République, même s&rsquo;il n&rsquo;est plus qu&rsquo;un roi sans cour, usant a l&rsquo;envi du 49.3 et bientôt d&rsquo;ordonnances, afin de raser gratis les classes moyennes devenues à leur tour des « sans dent »entre prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, outil légal pour pomper « Toujours plus »&nbsp; ( nlrd Nicolas Sarkozy, reçu à l&rsquo;Elysée vendredi dernier, avant d&rsquo;entrer à la prison, quartier VIP, les mains couvertes du sang de Libyens et Français).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Petits hommes face aux grands</strong></p>
<p>La Santé pour un ex-président, tandis que d&rsquo;autres, au service avéré de la Nation, de Joséphine Baker à Robert Badinter, entrent au Panthéon</p>
<p>Celui qui y prononça, il y a trois semaines, un vibrant discours écrit par des « nègres » choisis pour leur remarquable plume, n&rsquo;oppose plus qu&rsquo;un silence dédaigneux à son pays, envoyant un Ministre de l&rsquo;Intérieur énième fusible et recyclage, Laurent Nunez. Avec une question: à qui profite le crime?&nbsp;</p>
<p>Aux « bandits »? Aux ultra riches- sauvés par « celui qui »passe ainsi, en catimini,&nbsp; ce lundi, le rejet de la taxe Zuckman et de l&rsquo;imposition des revenus financiers issus des paradis fiscaux. De quoi satisfaire les copains, et de Serbie, tendre la main à un ex-président condamné et incarcéré afin de mettre hors d&rsquo;état ce que les politiques véreux qualifient de République des Juges. Pas plus encline à protéger ceux qui s&rsquo;échinent pour un SMIC ou, pour un euro de l&rsquo;heure, en alternance comme infirmière, qui se retrouvent à 20 ans en charge de mourants en soins palliatifs ou de malades mentaux- sans aucune cellule psychologique en place; une cause « nationale » qui, à « Sainte Anne », au pôle des troubles bipolaires, s&rsquo;est traduite par le départ de l&rsquo; un des deux psychiatres en poste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Celui que nous ne nommerons pas, puisse t&rsquo;il au moins faire sa révérence devant l&rsquo;anonyme, le quidam qui a ramassé la couronne qui a chu d&rsquo;une fenêtre à défaut de faire tomber la tête de celui qui est toujours, à ce jour, notre « roi ».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par la rédaction de JimlePariser</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48584" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_82653-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_82653-225x300.jpg 225w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_82653-rotated.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p>Janvier 2020, dans la Galerie d&rsquo;Apollon</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48585" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8275-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8275-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8275-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8275.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Photo de ce que l&rsquo;on ne peut plus voir depuis dimanche jusqu&rsquo;à&#8230;?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48579" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8303-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8303-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8303-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8303.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48578" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8278-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8278-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8278-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_8278.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Si loin, si proche, juste en dessous des joyaux de la couronne, les « sans culotte » manifestent pour sauver leur retraite</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-roi-enfin-nu/">Le roi, enfin nu?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Un simple accident ou l&#8217;islamisme entre drame et comédie</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/un-simple-accident-ou-lislamisme-entre-drame-et-comedie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 13:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palme d&#8217;Or ô combien méritée, Un simple accident tiurné clandestinement à Téhéran par le réalisateur Jafar Panahi, emprisonné à plusieurs reprises, propose non seulement une immersion dans l&#8217;Iran d&#8217;aujourd&#8217;hui, régime autoritaire s&#8217;il en est « Tu tues, sinon tu es tué », [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48613 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-620x342.jpg" alt="" width="620" height="342" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-620x342.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-300x165.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident.jpg 746w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Palme d&rsquo;Or ô combien méritée, Un simple accident tiurné clandestinement à Téhéran par le réalisateur Jafar Panahi, emprisonné à plusieurs reprises, propose non seulement une immersion dans l&rsquo;Iran d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, régime autoritaire s&rsquo;il en est <em>« Tu tues, sinon tu es tué »</em>, mais une réflexion philosophique du rapport bourreau/victime, avec cette idée que ceux qui torturent ou tuent finissent par l&rsquo;assimiler à un travail comme un autre; gagner sa vie en obéissant au régime. Responsable mais pas coupable comme Egbal, le boiteux, que par pur hasard, une de ses victimes retrouve, décidé à se venger en l&rsquo;enterrant vivant. Oui, mais voilà, il n&rsquo;est pas vraiment sûr et veut ses aveux. Commence alors un road trip movie en van, avec des scènes truculentes comme ces vigiles qui pour obtenir leur bakchich sortent une machine pour prendre aussi les cartes de crédit, à la recherche de ses autres victimes pour l&rsquo;aider à l&rsquo;identifier. Salam, le sage, répond qu&rsquo;il ne faut pas répondre à la violence par la violence. Une autre, à nouveau intégrée a choisi d&rsquo;oublier. Mais Bidal, à la veille de son mariage, n&rsquo;oublie pas le déshonneur suprême qu&rsquo;il lui a imposé: la priver de sa virginité en la violant, après l&rsquo;avoir laissé trois jours sur une estrade lui faisant craindre à tout moment la pendaison.&nbsp;</p>
<p><strong>Regrets et pardon</strong></p>
<p>Loin d&rsquo;être soumises, on découvre à travers ces deux femmes de caractères combien la femme iranienne refuse la soumission, bien plus proche du modèle occidentale que musulman. Et n&rsquo;hésitant pas à tenir tête à son futur mari, parfaitement émancipé dans un pays où d&rsquo;autres portent encore le hijab, enfermées dans le radicalisme religieux des Mollahs et des Frères musulmans. L&rsquo;après Daesh en Syrie, les croyances inspirées d&rsquo;une interprétation mortifère du Coran, « mourir pour aller au Paradis », les aveux du tortionnaire aident à comprendre ces « fous de Dieu » que le quatrième comparse, sanguin et refusant d&rsquo;en faire un cas de conscience, achèverait volontiers comme un chien. Même si celui qui a détruit leur vie et celles de milliers d&rsquo;autres est devenu un père de famille et pourrait se venger. Car, le pardon peut-il être réciproque? C&rsquo;est tout l&rsquo;objet de la scène finale qui laisse à chaque spectateur sa propre réponse.</p>
<p>AW</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-simple-accident-ou-lislamisme-entre-drame-et-comedie/">Un simple accident ou l’islamisme entre drame et comédie</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Valeur sentimentale, l&#8217;ogre et ses filles</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/valeur-sentimentale-logre-et-ses-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 14:08:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« On n&#8217;écrit pas Ulysse quand on emmène ses enfants au foot ou qu&#8217;on paye les assurances de ses bagnoles ». Gustav Borg a choisi sa carrière de réalisateur de film à sa vie privée, le quotidien entre une femme psychologue dépressive [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48616 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-620x335.jpg" alt="" width="620" height="335" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-620x335.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-300x162.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-768x415.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p><em>« On n&rsquo;écrit pas Ulysse quand on emmène ses enfants au foot ou qu&rsquo;on paye les assurances de ses bagnoles ». </em>Gustav Borg a choisi sa carrière de réalisateur de film à sa vie privée, le quotidien entre une femme psychologue dépressive et ses deux filles, Nora et Agnes. Il a aussi choisi la vie, entre le champagne, les femmes non sans atteindre la grâce dans ces oeuvres et rester résistant à l&rsquo;air du temps. Au contraire de sa fille ainée, Nora qui, devenue comédienne de talent, lutte pour rester en vie, avec le sentiment d&rsquo;avoir tout raté en comparaison à sa jeune soeur, mariée et mère. Et pour laquelle, tout parait simple et facile à accepter comme la mort de leur mère dont la réception après l&rsquo;enterrement ouvre le film. En préambule de ce film Grand prix à Cannes et nommé pour le meilleur film aux Oscars, le spectateur a pu découvrir le gouffre qui menace d&rsquo;aspirer Nora; visage fermé, elle est en lutte permanente contre elle-même en y ayant associé ce père, déserteur lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas destructeur. Alors, lorsqu&rsquo;il lui propose de jouer dans ce qui sera son dernier film, <em>« un rôle écrit pour elle »,&nbsp;</em>Nora refuse net, flairant le danger de renouer avec ce père avec lequel elle n&rsquo;arrive même pas à parler.&nbsp;</p>
<p><strong>De la dépression à la renaissance</strong></p>
<p>A la suite d&rsquo;une rétrospective de son oeuvre au Festival de Deauville, offrant de magnifiques plans sur la plage déserte scellant l&rsquo;amitié entre ce réalisateur norvégien d&rsquo;un autre âge et une jeune actrice américaine en vogue-renversante Elle Fanning- cornaquée par ses agents, Gustav découvre le nouveau visage du cinéma, entre Netflix et photocall, non sans cynisme et rébellion-<em> « satanés trolls Tik-tok ».</em> Rachel, la jeune star montante américaine sera donc cette femme inspirée par la mère de Gustav, torturée pendant la guerre et ayant mis fin à ses jours lorsqu&rsquo;il avait sept ans. <em>« Parlez-moi de votre mère que je cerne mieux mon personnage »</em> réclame Rachel; <em>« Ce n&rsquo;est pas elle mon personnage »</em> répond Gustav. En demandant à Rachel de teindre ses cheveux en brun, elle finira par comprendre que le scénario parle en fait de sa fille ainée, et sa difficulté de vivre, entre états dépressifs et une tentative de suicide. <em>« On ne prie pas pour chercher Dieu, mais pour accepter son désespoir »</em>. Et demander de l&rsquo;aide, comme celle que Nora a offert sans compter à sa jeune soeur, accomplissant tous les gestes d&rsquo;une mère lorsque la leur était déficiente et que la maison de famille « s&rsquo;effondrait doucement ». Laquelle finira vendue, rénovée façon minimaliste luxueux et sans âme pour sceller la renaissance de Nora auprès de son père qui même absent, était conscient de sa souffrance<em>, « On est pareils toi et moi »</em>. Cut.</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/valeur-sentimentale-logre-et-ses-filles/">Valeur sentimentale, l’ogre et ses filles</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tous fous!</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/tous-fous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 21:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.jimlepariser.fr/?p=48536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Folie, nom féminin 1. Trouble mental ; égarement de l&#8217;esprit. 2. Manque de jugement ; absence de raison. Pour Blaise Cendars, la folie serait le propre de l&#8217;homme; on pourra toujours trouver des contre-exemples comme ces chiens encagés dans les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #993366;"><strong>Folie</strong>, <i>nom féminin</i></span></p>
<p><span style="color: #993366;">1.</span><br />
<span style="color: #993366;">Trouble mental ; égarement de l&rsquo;esprit.</span><br />
<span style="color: #993366;">2.</span><br />
<span style="color: #993366;">Manque de jugement ; absence de raison.</span></p>
<p>Pour Blaise Cendars, la folie serait le propre de l&rsquo;homme; on pourra toujours trouver des contre-exemples comme ces chiens encagés dans les refuges qui sautent à l&rsquo;horizontale sur les murs ou ces cerfs qui se battent jusqu&rsquo;à entremêler fatalement leurs bois. Mais l&rsquo;homme reste champion en la matière. Folie mentale, folie meurtrière; et comme l&rsquo;argent rend fou, depuis deux mois, celui qui porte le prénom d&rsquo;un personnage sympathique car parfaitement idiot, inventé par Walt Disney, c&rsquo;est le monde entier qui tremble devant sa bêtise. D&rsquo;une simple bande géographique, volée dans le passé, martyrisée dans le présent, il parle de faire une Riviera; d&rsquo;une banquise préservée, il veut puiser toutes les richesses du sol tout comme, à des milliers de miles, acheter une paix improbable en échange de terres fertiles. Avec un nouvel allié qu&rsquo;aucune dystopie n&rsquo;aurait pu imaginer. Leur argument commun est devenu mondial: assurer sa sécurité. La peur de l&rsquo;autre devient alors le prétexte de toutes les folies humaines. Des peuples et de ceux qui les gouvernent. Elle débute par le nationalisme, revêt les habits séduisants du populisme pour finir en fascisme. Confiscation du pouvoir, oubli de l’intérêt général pour ne plus penser qu&rsquo;au sien, le monde se redéfinit entre les proies et les prédateurs. Les faibles et les forts. Les croyants et les mécréants. Ceux qui ont des armes et ceux qui n&rsquo;en ont pas. L&rsquo;Amérique rejoue les cow-boys contre les indiens, l&rsquo;Europe tremble devant « le grand remplacement » que d&rsquo;aucun nomme <em>Le suicide Français</em>, en cours de traduction en anglais.</p>
<p><strong>A en devenir fou</strong></p>
<p>Face à cette actualité anxiogène et le retour à une violence archaïque où la vie humaine ne vaut rien- que ce soit celle d&rsquo;un enfant à Gaza ou Karkov, d&rsquo;un jeune soldat russe ou d&rsquo;une Française victime de féminicide, le monde semble être devenu un asile de fous à ciel ouvert où jouer au golf en mauvaise compagnie vous offre les clés du Pentagone, où The perfect wife rêve de voir des chiens de traineaux et les chercheurs s&rsquo;interdirent toute expression traquée par l&rsquo;IA qui pourrait ne pas être « Trumpelly correct ». Le maccarthysme, dans sa version 2025, est de retour; artistes, journalistes se mettent au garde à vous comme en Chine quand on commence à parler de certains Américains qui deviennent des « réfugiés politiques » en traversant l&rsquo;Atlantique. Bibi a remis à la mode l&rsquo;antisémitisme, Donald, l&rsquo;anti-américanisme. Et nous, dans tout ça? On s&rsquo;étonne que les démocrates-au sens premier du terme-ne descendent pas dans la rue, bien moins courageux à Washington ou Los Angeles qu&rsquo;à Istanbul ou Moscou. Ils ne risquent pourtant rien, contrairement à ceux qui s&rsquo;opposent à deux dictateurs où la&nbsp; liberté de la presse a depuis longtemps disparu; informer en Turquie ou en Russie, c&rsquo;est choisir entre la prison sans procès avec Erdogan ou l’empoisonnement avec Poutine.</p>
<p><strong>Pas mieux chez nous</strong></p>
<p>Heureusement, en France, nombreux sont les journalistes toujours libres de se mobiliser autour de faits divers, entre un remake de l&rsquo;affaire Grégory et la chute d&rsquo;un acteur dont on préfère le <em>Cyrano</em> de Rostand au Gros dégueulasse de Raiser. Libres encore, certains avocats, grâce au formalisme, de transformer l&rsquo;agresseur en victime, de faire libérer des condamnés ou mettre en cause les juges lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de mettre en prison un ancien président de la république. Plus chanceux, l&rsquo;actuel semble avoir sauvé sa peau, jouant de nouveau les chefs de guerre, après les bâtisseurs de cathédrales. A ce stade, on ne s&rsquo;étonne pas que Nicolas Demorand fasse son « coming out » avec pour mantra: <em>« Je suis un malade mental ».</em> Levé toute la semaine à 3h30 pour commenter cette actualité sur la matinale qui réveille cinq millions de Français, il y a en effet de quoi tutoyer la folie entre l&rsquo;infobésité consentie, la pression sidérale et ce mode de vie « à l&rsquo;envers ». Un témoignage percutant et d&rsquo;autant plus étonnant qu&rsquo;il vient d&rsquo;un journaliste au profil offensif . Loué « pour son courage » par ses confrères qui y voient déjà le Metoo des « malades mentaux », aucun d&rsquo;eux ne se risque à rappeler que Nicolas Demorand a, au préalable, signé son nouveau contrat de travail. Fini pour lui « d&rsquo;hurler avec les loups » sur France Inter, c&rsquo;est sur BFMtv que le journaliste, passé par la rédaction en chef de <em>Libération-</em>une erreur de casting-fera sa rentrée en septembre. Déjà tiré à 100 000 exemplaires, avec une promotion digne d&rsquo;un blockbuster pour vendre 18 euros la centaine de pages de <em>Intérieur nuit,</em> le coup éditorial est parfait- on a affaire à un pro. Mais une maladie, et la bipolarité en est une, ne définit pas la personne comme les phrases chocs de l&rsquo;animateur pourraient le laisser croire. Au buzz actuel, le réalisateur Joachim Delafosse, dans son film <em>Les intranquilles</em> tout comme la romancière Delphine de Vigan avec <em>Rien ne s&rsquo;oppose&nbsp; à la nuit</em>, avaient préféré prendre leur temps et su mélanger les couleurs. De quoi inspirer tous ceux qui réduisent le monde à deux blocs, le bien et le mal, eux et les autres. Et ont la folie de croire qu&rsquo;ils seront du bon côté s&rsquo;ils détruisent l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par la rédaction</strong></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/tous-fous/">Tous fous!</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les dimanches matins de France Musique</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/les-dimanches-matins-de-france-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 14:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le music(er)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les matinaux du dimanche qui se lèvent à sept heures- tout commence avec Bach. Corinne Schneider est à l&#8217;antenne, pendant deux heures, pour réveiller ses auditeurs. Car, si Montaigne appréciait d&#8217;être réveillé par un&#160; quatuor jouant chaque matin dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48510 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/Krieps-620x329.jpg" alt="" width="620" height="329" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/Krieps-620x329.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/Krieps-300x159.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/Krieps.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Pour les matinaux du dimanche qui se lèvent à sept heures- tout commence avec Bach. Corinne Schneider est à l&rsquo;antenne, pendant deux heures, pour réveiller ses auditeurs. Car, si Montaigne appréciait d&rsquo;être réveillé par un&nbsp; quatuor jouant chaque matin dans sa chambre, voilà qui est accessible à chacun aujourd&rsquo;hui-les commentaires avisés des animateurs en plus, avec France Musique.&nbsp; C&rsquo;est ainsi que « le boss »,&nbsp; le Cantor, que d&rsquo;aucuns considèrent comme à l&rsquo;origine de toute la musique classique qui suivra et à qui, selon Cioran, <em>« Dieu devait tout »&nbsp; </em>est à l&rsquo;honneur, entre ses <em>Oratorios</em>, <em>ses Passions</em>&#8211; <em>de St Jean</em> puis <em>de St Matthieu-</em>avec, pour la première fois le recours à un double coeur. De quoi révolutionner la musique liturgique mais pas seulement, pour ce virtuose en violon, alto ou orgue ; et au clavecin, partitions plus tard retranscrites pour le piano comme <em>Les Variations de Goldberg</em> ou <em>Le Clavier bien tempéré. </em>Avec plus de mille oeuvres répertoriées,<em> le Bach du dimanche </em>bénéficie d&rsquo;une mine intarissable- ô combien plus intéressante que l’émission qui réveille le samedi matin, <em>France Musique est à vous.</em> Plus démagogue que mélomane en donnant la parole aux auditeurs, on y découvre que n&rsquo;est pas animateur qui veut.</p>
<p><strong>Merlin, l&rsquo;enchanteur</strong></p>
<p>A l&rsquo;instar de sa consoeur, Denisa Kerschova qui fait les beaux matins de France Musique en semaine à dix heures trente<a href="https://www.jimlepariser.fr/denisa-kerschova-la-voix-de-france-musique/"> (lire portrait</a>), Christian Merlin est un conteur hors pair, avec une voix à lui donner le petit Jésus sans confession. L&rsquo;écouter, c&rsquo;est s&#8217;emplir de chaleur, d&rsquo;intelligence où l’espièglerie n&rsquo;est pas exempte; une cohorte d&rsquo;anecdotes, de citations, des morceaux musicaux choisis en orfèvre, on est dans la haute joaillerie, accessible à tous, sans publicité (France Musique a essayé cet été avec un frigo US à 999€, juste après les confidences de la Callas, mais on suppose que LePariser n&rsquo;a pas été le seul à écrire à Radio France).</p>
<p>Ce dimanche 16 février 2025, c&rsquo;est Josef Krips qui était l&rsquo;objet de toute son érudition; peu connu, il fut pourtant un des grands chefs d&rsquo;orchestre autrichien, adoubé de son vivant par Richard Strauss mais restera, toute sa vie, un « second couteau », victime de la concurrence de Herbert Von Karayan, malgré la collaboration affichée de ce dernier avec le IIIème Reich, lequel se justifia avec l&rsquo;idée que<em>« l&rsquo;art passe avant tout »-</em>sic.</p>
<p>Josef Krips, fils d&rsquo;un docteur juif, ne put recourir à ces « petits arrangements »; limogé par l&rsquo;Autriche devenue nazie en 1938, c&rsquo;était un honnête homme qui refusa, après la libération, d&rsquo;établir une liste des musiciens à épurer. <em>« De toutes les façons, il ne serait pas resté grand monde » </em>s&rsquo;amuse à le citer Christian Merlin, avant de préciser que Krips dirigea le premier fameux concert du Nouvel an à Vienne, avant de céder sa place à un ancien proche des nazis- la dénazification n&rsquo;ayant pas fait long feu.</p>
<p><strong>De l&rsquo;enfance à la fin</strong></p>
<p>Mais revenons à ses débuts, digne d&rsquo;un roman dans le récit de l&rsquo;animateur autodidacte, devenu critique musical pour Le Figaro. A 5 ans, Josef Krips demande à son père, comme cadeau d&rsquo;anniversaire, d&rsquo;aller à l&rsquo;Opéra de Vienne voir <em>Parsifal</em> de Wagner; il s&rsquo;endort mais le dirigera de nombreuses fois plus tard, notamment dans des décors, improvisés pendant l&rsquo;ouverture, par un chef de plateau qui a l&rsquo;idée- en leur absence- de tendre un drap en fond de scène et d&rsquo;y peindre des arbres! Ah, le bon vieux temps, ce n&rsquo;est pas à Bastille que l&rsquo;on verrait cela où pour un oui ou un non, une représentation&nbsp; est annulée, y compris devant une salle pleine comme pour la première de <em>Paquita</em> en décembre dernier.</p>
<p>Détecté par une chanteuse l&rsquo;entendant jouer au piano, <em>« il sera chef d&rsquo;orchestre », </em>c&rsquo;est en cachette que le jeune Josef commencera à diriger à 19 ans l&rsquo;orchestre du Volkstheatre, son père ne trouvant pas que musicien est un métier sérieux. D&rsquo;autres parents ne l&rsquo;ont pas contredit dans le futur&#8230;</p>
<p><strong>La respiration, c&rsquo;est l&rsquo;âme</strong></p>
<p>Rondouillard, toujours un cigare au bec comme Churchill (à croire que c&rsquo;est le signe commun des grand hommes, n&rsquo;est-ce pas Monsieur Trump, Poutine ou Macron?), Mozartien mais aussi attiré par la musique contemporaine, il jouera tout, de l&rsquo;URSS aux USA ce qui lui vaudra, en plein maccarthisme de se retrouver déporté avec sa femme, laquelle nuançait ses jurons en allemand, en rassurant les orchestres: <em>« Il dit que c&rsquo;était très bien mais que cela pourra être mieux demain! ». </em>Ouverture de<em> La Traviata, Requiem </em>de Mozart<em>, L</em>e<em> Champ de la terre </em>de Mahler, déjà deux heures que Christian Merlin caresse nos oreilles, avant de laisser la place à Priscille Lafitte, voix chaude et élégante, pour une interview raffinée dans <em>Musique emoi, </em>avec ce jour-là, Jean-Louis Ezine comme invité. Ecrivain, journaliste et violoncelliste à ses heures, il précise que <em>« la respiration, c&rsquo;est l&rsquo;âme » </em>dans le jeu, citant son amie Anne Gastinel. Puis, il revient sur le talent des doigts et <em>« Le violoncelle comme réparateur »</em>, des maladies ou encore pour Frédéric Lodéon, de sa timidité.</p>
<p>Il est midi, casque sur les oreilles, on revient d&rsquo;un jogging sans Jim, désormais là-haut, où il doit continuer à écouter tous ces récits et notes envoutants.</p>
<p>LM</p>
<p>En replay sur France Musique</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/les-dimanches-matins-de-france-musique/">Les dimanches matins de France Musique</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Et la Syrie, on en est où?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/et-la-syrie-on-en-est-ou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 15:51:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Others]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48508 size-full" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/syr.jpg" alt="" width="600" height="318" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/syr.jpg 600w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/syr-300x159.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p>Deux mois après la chute du régime de Bachar El-Assad- 54 ans de pouvoir entre lui et son père- et surtout des crimes de guerre perpétrés contre sa propre population, habituée à la terreur, aux tortures ou emprisonnements arbitraires, les médias semblent avoir oublié la Syrie; outre une conférence internationale à Paris le 13 février 2025, en présence du nouveau ministre des Affaires étrangères syrien, Assad Hassan el-Chibani, des principaux pays arabes de la région, la Turquie, des pays européens dont la France, l&rsquo;Allemagne, le Royaume-Uni, la Grèce, des membres du G7 comme le Canada et le Japon, la joie a fait place à la peur surtout sur la côte, entre les villes de Tartous et Lattaquié, ancien fief du régime de Bachar el-Assad, où vit la minorité alaouite. Depuis quelques semaines les assassinats, enlèvements et exactions se multiplient dans la région- une sorte de contre-révolution. Des loyalistes en face desquels des factions armées, épris de vengeance envers les membres de l’ancien régime- une sorte dépuration, schéma classique après une guerre civile.&nbsp;</p>
<div class="t-content__body u-clearfix" data-empty-p="false">&nbsp;</div>
<p>L&rsquo;ONU a estimé à plus de 400 milliards de dollars le montant pour reconstruire le pays, après quatorze ans&nbsp; d&rsquo;une guerre qui a fait plus de 500 000 morts et environ dix millions de réfugiés et déplacés syriens. Car, la Syrie est un pays à genoux avec une économie en ruines. On est passé de cinquante livres syriennes pour un dollar à 14.000 sachant que le salaire moyen d’un médecin est de 25 euros par mois. Ainsi, 80% des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté dans un pays où, comme au Liban voisin,&nbsp; les coupures de courant sont désormais légion et 300.000 fonctionnaires sont considérés comme payés à ne rien faire. Elon Musk sera t&rsquo;il candidat?</p>
<p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">&nbsp;</p>
<p>AW</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/et-la-syrie-on-en-est-ou/">Et la Syrie, on en est où?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Meurice et sa dernière sur Nova</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/meurice-et-sa-derniere-sur-nova/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 09:10:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y va...ou pas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On avait parlé de lui comme Ministre de la Culture si Mélenchon avait été élu Président de la République. A la place, Guillaume Meurice, la pépite de l&#8217;ancienne émission de Charline Vanhoenacker sur France Inter,&#160; remercié pour avoir, pourtant, osé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48504 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/nova-2-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/nova-2-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/nova-2-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/nova-2.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></div>
<p>On avait parlé de lui comme Ministre de la Culture si Mélenchon avait été élu Président de la République. A la place, Guillaume Meurice, la pépite de l&rsquo;ancienne émission de Charline Vanhoenacker sur France Inter,&nbsp; remercié pour avoir, pourtant, osé une bonne blague sur Netanyahu, qualifié de <em>« nazi sans prépuce »; </em>depuis, le Premier ministre israélien a été qualifié de<em> « criminel de guerre »</em> -un autre gros mot?- par la Cour Internationale du Droit International, tandis que le chroniqueur a recréé son <em>« arche de Noé islamo-gauchiste »</em> sur Radio Nova. Tous les dimanches soir à 18 heures, en direct du Théâtre de l’Européen, on retrouve les « potes démissionnaires d&rsquo;Inter »,&nbsp; soit&nbsp; Juliette Arnaud, Aymeric Lompret et ces hilarantes chroniques lancées par un hurlement:<em>« J&rsquo;ai rien entendu ».&nbsp;</em>Une autre « kalachnikov »,&nbsp; Pierre-Emmanuel Barré, à sa conclusion devenue iconique<em> » si vous avez des questions, posez-les à vos proches, et si vous n&rsquo;avez pas de proches, posez-vous des questions! »; </em>il vient de gagner le titre de la meilleure chronique <em>« dans un pays où Sofia Aram a eu le Molière de l&rsquo;humour ». </em>Dernier invité, Fabrice Arfi, qui trace, depuis des années et il a de quoi faire,&nbsp; Nicolas Sarkozy et ses petits arrangements avec Bygmalion, les écoutes ou Kadhafi. De quoi s&rsquo;assurer que l&rsquo;émission, baptisée <em>La Dernière,</em> ne soit pas prête de s&rsquo;arrêter. Et son public, de pouvoir écouter des invités passionnants comme cette philosophe québécoise ou ce scientifique, cousin germain de Jean Marc Jancovici- ses phrases sont moins longues- et des humoristes jamais aussi bons que lorsqu&rsquo;ils parlent de l&rsquo;actualité, à la liberté insolente. Voilà qui est devenu unique et le meilleur moyen de commencer la semaine.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.nova.fr/podcasts/la-derniere/">retrouvez podcasts ici</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/meurice-et-sa-derniere-sur-nova/">Meurice et sa dernière sur Nova</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Danse contemporaine et bel canto à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/danse-contemporaine-et-bel-canto-a-lopera-des-flandres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 23:36:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[Chorelab]]></category>
		<category><![CDATA[Gand]]></category>
		<category><![CDATA[Lucia di Lamermoor]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra des Flandres]]></category>
		<category><![CDATA[Vuvu Mpofu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En abolissant, il y a deux ans, la hiérarchie du ballet classique au sein de la compagnie, le Ballet de l&#8217;Opéra des Flandres revient à ses racines égalitaires défendues en 1969 par sa fondatrice, Jeanne Brabants. C&#8217;est cette même dynamique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48595" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/11/a5cP6000003tuckIAA_original-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/11/a5cP6000003tuckIAA_original-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/11/a5cP6000003tuckIAA_original-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/11/a5cP6000003tuckIAA_original-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/11/a5cP6000003tuckIAA_original.jpg 980w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">En abolissant, il y a deux ans, la hiérarchie du ballet classique au sein de la compagnie, le Ballet de l&rsquo;Opéra des Flandres revient à ses racines égalitaires défendues en 1969 par sa fondatrice, Jeanne Brabants. C&rsquo;est cette même dynamique de démocratie artistique qui est défendue par le programme <em>Chorelab</em>, où les danseurs proposent leurs propres créations chorégraphiques, souvent conçues collectivement avec ceux et celles qui les interprètent. L&rsquo;édition de cet automne 2025 réunit quatre de leurs créations, ainsi qu&rsquo;une cinquième, imaginée par Ana Maria Lucaciu, répétitrice en chef de la compagnie belge.</p>
<p align="JUSTIFY">Solo d&rsquo;Alison McGuire, <em>Hadal Zone</em> se présente comme une chrysalide gestuelle sous un voile blanc qui se meut sur les pulsations de Lukas Hellings. Le corps de la danseuse finit par s&rsquo;affranchir de sa gaine de tissu, mais pas vraiment de la dimension un peu conceptuelle de la performance – même si l&rsquo;on peut applaudir la souplesse des torsions sous les lumières tamisées par Caroline Mathieu.</p>
<p align="JUSTIFY">La deuxième pièce, <em>And I&rsquo;ll bring you flowers</em> de Charles Antoni croise l&rsquo;écriture chorégraphique avec un travail de mise en scène articulé autour de duos expressifs, où la lutte se mêlent à des élans de tendresse, dans un registre qui n&rsquo;est pas sans rappeler l&rsquo;ambivalence de Mats Ek. La trame musicale élaborée par Roeland Luyten s&rsquo;inspire entre autres du <em>Prélude</em> de <em>Lohengrin</em> de Wagner, qui, égrené au piano, réinvente dans une forme de minimalisme le halo mystique des harmonies. La juxtaposition des situations dansées prend une certaine cohérence grâce à la construction sonore.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans<em> Figures in Flight</em>, Shane Urton s&rsquo;appuie sur la célèbre mélodie du <em>Beau Danube bleu</em> de Strauss pour développer une dialectique entre l&rsquo;envol et la gravité, suivant un parallèle métaphorique entre les corps dansants et les ailes d&rsquo;un avion. L&rsquo;ajout de textes de Barbara Revalk et de la chorégraphe accentue le souvenir de Trisha Brown dans ces mouvements comme en apesanteur. Les manipulations musicales et la narration gestuelle convergent vers une esthétique de collage, qui séduit par sa poésie au carrefour du jeu et du sérieux.</p>
<p align="JUSTIFY">La quatrième création,<em> .zéro</em>, de Louiza Avraam a l&rsquo;allure d&rsquo;une étude sur la quintessence du mouvement, sous les lumières épurées de Caroline Mathieu et sur le canevas sonore de Marc Strobel. Les duos et ensembles participent d&rsquo;une beauté intemporelle, non dénuée, sans doute, d&rsquo;un relatif classicisme. C&rsquo;est peut-être moins expérimental que les trois précédentes propositions, mais, avec un résultat tout à fait abouti, cette pièce est celle qui peut le mieux s&rsquo;inscrire sans peine au répertoire.</p>
<p align="JUSTIFY">Quant à la dernière, <em>What you are about to see</em>, que Ana Maria Lucaciu a élaboré sur des compositions de Dave Brubeck, T.M. Rives et Hoagy Carmichael, elle dégage une énergie irrésistible qui fait penser, par ses accents de parodie et d&rsquo;humour décalé, à la dynamique de Jerome Robbins dans<em> The Concert</em>. Témoignant d&rsquo;une véritable maîtrise dans la mise en place, c&rsquo;est une réjouissante conclusion à cette soirée dédiée aux nouveaux talents de la chorégraphie, dans un cadre fécond au sein même du Ballet de l&rsquo;Opéra des Flandres.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Créations chorégraphiques et intense Lucia de Vuvu Mpofu</strong></p>
<p align="JUSTIFY">En parallèle à ce programme de danse, l&rsquo;institution belge met à l&rsquo;affiche <em>Lucia di Lamermoor</em> de Donizetti en version de concert, sous la baguette d&rsquo;un des chefs reconnus dans le bel canto, Andriy Yurkevych, qui a plusieurs fois accompagné Edita Gruberova. Le chef ukrainien impulse un dramatisme romantique, présent sans être inutilement appuyé, et toujours soucieux de la fluidité théâtrale, et surtout du soutien aux chanteurs.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans le rôle-titre, Vuvu Mpofu affirme une évidente virtuosité galbée dans un timbre généreux. La coloration vocale n&rsquo;interfère cependant jamais sur la netteté de la ligne. La fragilité du personnage atteint un premier climax à la fin du premier acte, lorsqu&rsquo;elle est accusée de trahison par Edgardo, et son acmé dans une scène de la folie qui retient le souffle du public, où beauté et sentiment expressif rivalisent d&rsquo;accomplissement.</p>
<p align="JUSTIFY">Vincenzo Neri impose un Enrico implacable, jusqu&rsquo;au seuil du trépas de sa sœur, avec un baryton robuste et une indéniable plénitude du chant. Rival d&rsquo;Ashton et amant de Lucia, Edgardo palpite de passion avec César Cortès, ténor lumineux qui n&rsquo;oublie pas de faire vibrer le sentiment, sans verser pour autant dans quelque exhibitionniste que ce soit. Un peu plus monochrome, mais tout aussi efficace, Sam Carl fait résonner l&rsquo;autorité ecclésiale de Raimondo, impuissante devant la tragédie. Membre du Jeune Ensemble de l&rsquo;Opéra des Flandres, Emanuel Tomljenovic incarne un frémissant Arturo, moins pâle que de coutume, et Jessica Stakenburg assume les tentatives de consolation prodiguées par Alisa. S&rsquo;acquittant des répliques de Normanno, Kwanhee Park se détache des choeurs préparés par Jan Schweiger. Une <em>Lucia di Lamermoor </em>qui défend&nbsp;fièrement la vigueur du belcanto de Donizetti.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">&nbsp;Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><em>Chorelab</em> et <em>Lucia di Lamermoor</em>, Opéra des Flandres, Anvers et Gand, novembre 2025</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/danse-contemporaine-et-bel-canto-a-lopera-des-flandres/">Danse contemporaine et bel canto à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Wozzeck par Johan Simons, fin de saison expressionniste à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 03:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Alejp Perez]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[Berg]]></category>
		<category><![CDATA[Crowd #2]]></category>
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		<category><![CDATA[Gisèle Vienne]]></category>
		<category><![CDATA[Johan Simons]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra des Flandres]]></category>
		<category><![CDATA[Robin Adams]]></category>
		<category><![CDATA[Wozzeck]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48558" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/06/Annemie-Augustijns-6-1294x600-1-300x139.jpeg" alt="" width="300" height="139" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/06/Annemie-Augustijns-6-1294x600-1-300x139.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/06/Annemie-Augustijns-6-1294x600-1-620x287.jpeg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/06/Annemie-Augustijns-6-1294x600-1-768x356.jpeg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/06/Annemie-Augustijns-6-1294x600-1.jpeg 1294w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">La nouvelle production de <i>Wozzeck</i> qui referme la saison de l&rsquo;Opéra des Flandres résume la dynamique artistique impulsée par Jan Vandenhouwe. Depuis 2019, il en confirme la place de carrefour entre l&rsquo;iconoclasme créatif de la nouvelle génération, et un héritage qui a fait de la Belgique un creuset de modernité inventive depuis un demi-siècle : le légendaire Alain Platel y côtoie le jeune Tom Goessens. Bousculant la linéarité illustrative, la vision de l&rsquo;opéra de Berg que propose Johan Simons relit, à l&rsquo;intérieur du huis clos de sa propre folie, la destinée du héros de Büchner, dont la chemise camisole, dans le vestiaire composé par Greta Goiris et Flora Kruppa, est, dès le début, maculée de sang.</p>
<p align="JUSTIFY">Délimité par des parois pyramidales, le plan incliné d&rsquo;une même blancheur clinique, dessiné par Sammy Van den Heuvel, est à peine meublé de quelques accessoires, comme des ersatz du passé vécu – quelques branches, reliques de la marche en forêt avec Andres, juke-box et piano suspendu pour la taverne, ou encore chaise de bébé dans laquelle le Docteur infantilise Wozzeck. Les lumières de Friedrich Rom virent au rouge lorsque revient le spectre du meurtre. Les déguisements des enfants rejouent, sous une fausse innocence, une violence sociale dont Johan Simons révèle la démence dans les figures même de l&rsquo;autorité, comme le Capitaine et le Docteur, où les renvoie le délire de Wozzeck. Cet effet spéculaire est l&rsquo;une des grands forces d&rsquo;un spectacle fidèle à la forme même de l&rsquo;ouvrage, isolant, par des tombés de rideaux, chacune des quinze scènes comme autant de vignettes mentales.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>A l&rsquo;intérieur de la folie de Wozzeck</b></p>
<p align="JUSTIFY">Dans le rôle-titre, Robin Adams démontrer une présence évidente, et incarne le texte de manière aussi théâtrale que musicale, au plus près d&rsquo;une écriture vocale ambivalente. L&rsquo;autre personnage principal de tessiture grave, le Docteur, glisse opportunément vers une hystérie déclamatoire avec Martin Winkler. Le Capitaine de James Kryshak et le Tambour-majeur de Samuel Sakker rivalisent dans la caricature du ténor de caractère, avec des aigus mordants, sans jamais se confondre. Les interventions d&rsquo;Andres, un peu moins extraverties, reviennent à un membre du Jeune Ensemble de l&rsquo;Opéra des Flandres, Hugo Kampschreur, auquel appartient également l&rsquo;un des deux garçons d&rsquo;atelier, Reuben Mbonambi, l&rsquo;autre étant confié à Tobias Lusser. Les deux figures féminines du drame sont calibrées avec justesse, entre la Marie à fleur de peau de Magdalena Anna Hofmann, et la Margret plus sobre de Lotte Verstaen.</p>
<p align="JUSTIFY">Préparés par Jan Schweiger, le choeur, dont s&rsquo;extrait le Fou campé par Johann Freyr Odinsson, et le choeur d&rsquo;enfants, font résonner efficacement l&rsquo;oppression du monde sur la vulnérabilité mentale de Wozzeck. Quant à la direction musicale d&rsquo;Alejo Perez, elle fait ressortir la puissance expressionniste de la partition, avec une précision soutenue par les contrastes d&rsquo;une sonorité généreuse. A rebours des décantations oniriques, le chef argentin souligne la puissance d&rsquo;une musique qui fait vibrer la folie dans la chair – du héros, mais aussi du spectateur.</p>
<p align="JUSTIFY"><b><i>Crowd #2</i>, la danse ux confins de l&rsquo;installation plastique</b></p>
<p align="JUSTIFY">Côté danse, la fin de saison de l&rsquo;Opéra des Flandres célèbre la diversité d&rsquo;un ballet applaudi comme l&rsquo;un des plus innovants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, pour lequel Gisèle Vienne a réinventé l&rsquo;une des ses pièces. Pour <i>Crowd #2</i>, la chorégraphe franco-autrichienne a travaillé pour la première avec une compagnie autre que la sienne, dans une réécriture commune avec les vingt danseurs flamands. Sur un tissu électro, le plateau est investi par une masse qui se meut au ralenti, dans une sorte de torpeur après l&rsquo;ivresse. Parfois les solistes sont pris d&rsquo;une agitation subite, avant de se figer à nouveau dans une quasi immobilité. Au milieu de la foule se détachent quelques protagonistes, des couples d&rsquo;amis ou d&rsquo;amants pris dans un surgissement d&rsquo;émotions, comme des fenêtres utopiques de sincérité, en contrepoint de la transe collective. En une heure trente, <i>Crowd #2</i> développe une forme performative aux confins de l&rsquo;installation plastique, qui se referme en un retour au vide initial, offrant un sorte d&rsquo;instantané en miroir à notre société en flux continu, et anonyme, avec quelques arrêts sur images sur des rencontres singulières. A l&rsquo;Opéra des Flandres, le spectacle vivant est plus que jamais un creuset où émotion et réflexion vont de pair.</p>
<p align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Wozzeck,</i> à Anvers du 1er au 12 juin 2025, et à Gand du 21 au 29 juin 2025&nbsp;; <i>Crowd #2</i>, à Gand du 4 au 10 juin 2025 , et à Anvers du 21 au 28 juin 2025.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/wozzeck-par-johan-simons-fin-de-saison-expressionniste-a-lopera-des-flandres/">Wozzeck par Johan Simons, fin de saison expressionniste à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Bruno Moinard, éloge de l&#8217;épure</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bruno-moinard-eloge-de-lepure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 15:55:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="555" class="wp-image-46408" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-620x555.jpg" alt="" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-620x555.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-300x268.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-768x687.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p>Ses bureaux sont avenue Montaigne mais c&rsquo;est dans le sixième arrondissement que Bruno Moinard a choisi d&rsquo;installer sa galerie. Des toiles grand format peintes par lui, evoquant Soulage et Bram Van Velde, y côtoient des meubles aux lignes épurées et aux matériaux nobles. Rien de bling bling, on est ici dans le luxe minimaliste et dans une forme d&rsquo;évidence. Pas question pour autant de verser dans l&rsquo; austérité; cet architecte d&rsquo;intérieur qui réalise des boutiques- Cartier dans le monde entier, des musées comme l&rsquo;agencement des collections des Arts Déco rue de Rivoli, le chais du Château Latour, ou encore des villas pour ceux que nommait Edith Wharton les « heureux du monde », semble avoir tout compris: le vrai luxe est celui qui dure et dont on ne se lasse pas, tel un fauteuil du Corbusier. Il est vrai que, major de sa promotion en sortant à 20 ans de l&rsquo;Ecole des Arts appliqués Olivier de Serres, ce fils de tapissiers dieppois, passionné dans son enfance par le dessin, a été à bonne école: quinze ans passés auprès d&rsquo;Andrée Putman, la papesse du design, avec notamment l’aménagement intérieur du Concorde, <em>« une des plus belles heures de ma vie »</em>. Nous l&rsquo;avons d&rsquo;ailleurs rencontré entre deux avions dans sa boutique galerie rue Jacob, le carnet de note posé sur une table aux lignes forcement parfaites.</p>



<p><strong>Vous parlez dans le livre que les Editions de la Martinière vous ont consacré d&rsquo;<em>« être sur la pointe des pieds »</em> lorsque vous abordez un lieu?</strong></p>



<p>J&rsquo;écoute d&rsquo;abord beaucoup mon client. Je ne fais jamais la même chose même s&rsquo;il y a un petit fil conducteur. Je teste, je fais des dessins en direct, il doit y avoir une alchimie d&rsquo;autant que cela peut être long; il y a des maisons qui me prennent sept ans. Certains clients me demande des dizaines de versions pour leur salle de bain sans compter qu&rsquo;il faut que monsieur et madame soient d&rsquo;accord. La réussite de mes projets, c&rsquo;est qu&rsquo;ils y soient heureux en se disant que c&rsquo;est eux qui ont eu la bonne idée.</p>



<p><strong>La peinture est-elle l&rsquo;occasion pour vous de ne plus être « au service de »?</strong></p>



<p>Oui, c&rsquo;est évident. Rendez-vous compte: lorsque j&rsquo;ai commencé à faire les boutiques de Cartier, nous étions trois autour de la table. Maintenant, c&rsquo;est soixante dix personnes. Heureusement, j&rsquo;ai une équipe de quarante cinq collaborateurs sur laquelle je peux compter car, physiquement, je n&rsquo;y arriverais plus. C&rsquo;est un métier avec des hauts et des bas; on vend du rêve mais ça a aussi une dimension cauchemardesque avec un budget, un planning à tenir, des entreprises qui n&rsquo;arrivent pas à réaliser les commandes.</p>



<p><strong>Vous parlez beaucoup de lumière dans votre travail&#8230;</strong></p>



<p>Lors des quatre années que j&rsquo;ai passées à Olivier de Serres, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;avoir des professeurs « poètes », amis de danseurs et d&rsquo;artistes; ils donnaient de l&rsquo;émotion à une perspective sous forme de taches de lumières dans leurs dessins. Ça m&rsquo;a beaucoup aidé et guidé.</p>



<p><strong>Vous êtes nostalgique de cette époque où le business était moins prégnant?</strong></p>



<p>Pas vraiment, j&rsquo;essaye de m&rsquo;adapter aux nouvelles situations même si j&rsquo;ai vécu des choses incroyables avec Andrée Putman qui côtoyait notamment Azzédine Alaïa, Yves Saint Laurent ou Karl Lagerfeld. C&rsquo;est là que j&rsquo;ai appris beaucoup; me tenir, faire des choses très différentes.</p>



<p><strong>Dans vos nombreux voyages n&rsquo;êtes-vous pas non plus choqué par la standardisation de toutes les villes?</strong></p>



<p>Bien sûr. En 2003, pour les boutiques Cartier, j&rsquo;ai eu l&rsquo;idée de faire comme un hôtel particulier avec des meubles occupant l&rsquo;espace jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un de leur PDG me demande de faire dans toutes les villes la même chose. Depuis, ils sont revenus en arrière, avec une identité propre à chaque pays. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai la chance de travailler avec des gens comme François Pinault avec lequel la décision est immédiate, c&rsquo;est très agréable!</p>



<p>Et Bruno Moinard de confirmer, en parlant de ces clients fortunés qui, de Martin Bouygues à Bernard Arnault, lui font confiance, que son métier est avant tout une « rencontre » entre un désir et celui qui sait lui donner corps. Ainsi, Raymond Depardon résume-t-il : <em>« Je fais un rêve: donner la clé de ma maison à Bruno Moinard pour que, d&rsquo;un coup de baguette magique, il la transforme. Il prendrait mon passé, mes projets; aidé d&rsquo;un pinceau de lumière, il redéfinirait le cadre, la couleur, les formes (&#8230;)</em>« . On ne saurait mieux dire.</p>



<p class="has-text-align-right">Par Laetitia Monsacré</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>&nbsp;</p>



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		<title>Faust à Lille, retour aux sources</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/faust-a-lille-retour-aux-sources/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 06:04:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydès]]></category>
		<category><![CDATA[Faust]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Dran]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Langrée]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra Comique]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48552" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1-1536x1025.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/05/center-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Caroline Sonrier referme son mandat à l&rsquo;Opéra de Lille avec une nouvelle coproduction du <em>Faust</em> de Gounod avec l&rsquo;Opéra Comique qui résume, en un brillant final, le renaissance d&rsquo;une maison dont elle a fait un carrefour de coopérations artistiques, à la manière d&rsquo;une dynamique de festival, renouvelant l&rsquo;approche du répertoire. Six ans après la parution, en 2019, de l&rsquo;enregistrement de la version originelle de Faust de 1859, avec Christophe Rousset et Les Talens Lyriques, ainsi que le soutien du Palazzetto Bru Zane, cette mouture n&rsquo;avait plus connu la scène depuis la création au Second Empire.</p>
<p align="JUSTIFY">Si le public ne retrouve pas certains des numéros les plus connus de l&rsquo;ouvrage que la tradition a consacrés, tels la <em>Ronde du veau d&rsquo;or</em> de Méphisto ou l&rsquo;air de Valentin <em>Avant de quitter ces lieux</em>, il découvre des pages inédites, à l&rsquo;instar de la kabbalistique <em>Chanson du nombre treize</em> du diable, qui trouve un écho dans le <em>Choeur des Sorcières</em> au dernier acte, et surtout une acuité théâtrale nouvelle, mettant en relief les rapports entre les personnages. Ainsi, dans le <em>Prologue</em>, on comprend de manière beaucoup plus explicite que Wagner et Siebel sont deux disciples, aux caractères antagonistes, l&rsquo;un hâbleur, l&rsquo;autre fleur bleue, d&rsquo;un Faust à la bienveillance paternelle un peu lasse. Le travail de diction et de direction d&rsquo;acteurs aboutit à une appréciable fluidité entre la déclamation et le chant, qui met en valeur une dramaturgie plus proche de la pièce de Goethe.</p>
<p align="JUSTIFY">Avec la scénographie d&rsquo;Eric Ruf, et ses changements à vue, le spectacle mis en scène par Denis Podalydès joue habilement de l&rsquo;enchaînement des saynètes dans un esprit de parabole qui n&#8217;empêche pas la trivialité du réel. La traduction visuelle de l&rsquo;écoulement temporel révèle une même maîtrise, à l&rsquo;instar du bâtard de Marguerite qui n&rsquo;a plus rien d&rsquo;un nourrisson. Sous les lumières calibrées avec justesse par Bertrand Couderc, les costumes de Christian Lacroix réinventant l&rsquo;époque de la création de l&rsquo;ouvrage et les chorégraphies de Cécile Bon contribuent à une vitalité aussi intelligente que divertissante, ponctuée d&rsquo;images symboliques, telle la couronne lumineuse, aura du destin et de l&rsquo;innocence qui, en s&rsquo;abaissant au moment du rideau final, vient refermer le cercle de l&rsquo;épopée tragi-comique faustienne.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Une incontestable réussite</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Dans le rôle-titre, Julien Dran laisse s&rsquo;épanouir son ténor à la fois brillant et souple, qui a désormais conquis sa pleine maturité, laquelle exprime une évidente science du style, dont la célèbre cavatine,<em> Salut demeure chaste et pure</em>, ici prolongée par une cabalette, offre un témoignage remarquable. Souffrante pour la première, Vanina Santoni n&rsquo;en démontre pas moins une authentique sensibilité dans son incarnation de Marguerite, plus complexe que certaines simplifications un peu emphatiques léguées par la tradition. Avec un Méphistophélès à la partie théâtre accrue, Jérôme Boutillier ne se fait pas prier pour mettre ses solides moyens au service d&rsquo;un cabotinage de circonstance. Lionel Lhote porte la sévérité implacable de Valentin, qui contraste avec les émois de Siebel que Juliette Mey fait babiller avec un séduisant fruité. Anas Séguin confère à Wagner une belle carrure, au diapason des exigences de la partition. Marie Lenormand minaude avec un métier accompli les pruderies de Dame Marthe.</p>
<p align="JUSTIFY">Préparé par Mathieu Romano et Louis Gal, le Choeur de l&rsquo;Opéra de Lille ne laisse apparaître aucune faiblesse. Mais l&rsquo;autre cheville de cette résurrection du <em>Faust</em> originel de Gounod reste évidemment la direction de Louis Langrée. A la tête d&rsquo;un Orchestre national de Lille au meilleur de sa forme, le chef français accompagne avec autant de maîtrise que d&rsquo;instinct la plasticité expressive des tempi, fouillant dans des effets rubato toute l&rsquo;urgence du drame et des sentiments. Une incontestable réussite que le public de l&rsquo;Opéra Comique pourra applaudir en fin juin.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><em>Faust</em>, Opéra de Lille, du 5 au 22 mai 2025 et à l&rsquo;Opéra Comique, du 21 juin au 1er juillet 2025</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/faust-a-lille-retour-aux-sources/">Faust à Lille, retour aux sources</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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