<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>Qu'est-ce qu'elle dit ?</title>
	
	<link>http://www.keskeldi.com</link>
	<description>Le blog de Polly</description>
	<lastBuildDate>Thu, 10 May 2012 21:33:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.2</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Keskeldi" /><feedburner:info uri="keskeldi" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId>Keskeldi</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item>
		<title>Twixt, à la recherche du temps perdu</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/h2Or4zbfyaU/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2012/05/10/twixt-a-la-recherche-du-temps-perdu/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 May 2012 21:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Coppola]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[twixt]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=229</guid>
		<description><![CDATA[Manifeste d’un ex-habitué d’Hollywood, Twixt est aussi le dernier volet de la trilogie « cheap » de Coppola, commencée avec L’homme sans âge et continuée avec Tetro. Imageries gothiques kitch et clichés en tous genres enrobent malicieusement cette réflexion sur la création et le deuil. Hall Baltimore, ex-écrivain à succès passé de mode, se rend à Swan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Manifeste d’un ex-habitué d’Hollywood, Twixt est aussi le dernier volet de la trilogie « cheap » de Coppola, commencée avec L’homme sans âge et continuée avec Tetro. Imageries gothiques kitch et clichés en tous genres enrobent malicieusement cette réflexion sur la création et le deuil.</strong></p>
<p><strong><br />
<a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/05/twixt1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-231" title="twixt" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/05/twixt1.jpg" alt="" width="610" height="250" /><br />
</a></strong></p>
<p>Hall Baltimore, ex-écrivain à succès passé de mode, se rend à Swan Valley pour écouler quelques exemplaires du dernier volet de sa saga sur les sorcières. Dans cette petite ville, qui ressemble à s’y méprendre à l’imaginaire Twin Peaks, l’auteur alcoolique et solitaire, interprété par le magistral Val Kilmer, rencontre Bobby Lagrange, hilarant cliché de sheriff, qui lui propose d’écrire un roman sur le meurtre d’une jeune femme de la ville, trouvée morte un pieu dans le cœur. Son titre ? <em>The Vampire Execution</em>. Dès la première minute, Coppola pose les bases de la fourmillante imagerie de <em>Twixt</em>. On reconnaît au grand auteur l’art d’installer une ambiance, si décalée soit elle, dès la scène d’ouverture. Il joue avec le scénario en le bardant d’éléments narratifs empruntés au roman gothique et au style policier : ville mystérieuse, meurtre sanglant, souvenir pesant de l’assassinat de jeunes enfants, jeune vampire amie et ennemie (la toujours juste Elle Fanning),…</p>
<p>Les enjeux principaux de <em>Twixt</em> se préparent pendant le premier rêve de Baltimore. Cette séquence ouvre non seulement les portes d’une nouvelle esthétique, mais elle dévoile aussi une brèche qui mène directement dans l’esprit du réalisateur. <em>Twixt</em> s’articule dès lors en deux esthétiques : l’une en noir et blanc, celle du rêve, autobiographique et brumeuse comme ce « fog » que l’éditeur de Baltimore lui interdit d’utiliser, l’autre en couleur, marquée par l’abrupte netteté froide du numérique, que Coppola a été l’un des premiers à défendre. Pendant ces séquences de jour, le réalisateur n’hésite pas à utiliser des split screens démodés et des plans très statiques qui confèrent une certaine lenteur à l’action. Les séquences de rêves, quant à elles, sont des tableaux d’une grande exubérance, où l’auteur ne se refuse aucun décor kitsch, aucun cadrage absurde, aucun maquillage fou. Gonflé de ces effets outranciers, Coppola y esquisse pourtant des idées d’une grande beauté et d’une grande délicatesse. C’est dans cette brume que se jouent les grandes scènes du film : celle où, en surimpression sur l’eau, Baltimore et Coppola revivent en même temps le décès par décapitation de leur enfant, et celle où le jeune rebelle sans âge, qui vit sur la berge en face de la ville, entraine V dans une folle course contre la mort.</p>
<p>Au cœur de Twixt, deux motifs : le deuil et le processus créatif. Coppola nous montre qu’ils s’enlacent dans une étreinte éternelle : le deuil nourrit le processus créatif, et le processus créatif peut permettre de résoudre l’infinie douleur du deuil. Pour personnifier l’inspiration et la perte, Baltimore est accompagné du fantôme d’Edgar Allan Poe. Poe écrivit toute sa vie pour Virginia, sa maîtresse et cousine disparue. Tout comme Baltimore, il fut hanté par des thèmes éternels : la beauté, la mort, le temps qui passe (symbolisé dans <em>Twixt</em> par le clocher de la ville qui indique sept heures différentes). Poe se promène une lanterne à la main, lumière de l’inspiration qui guide Baltimore dans ses propres songes. Elle se confond dans le cadre, on ne la discerne presque pas, bien qu’elle diffuse une lumière jaune au milieu de plans en noir et blanc. La lueur est l’ultime but de la quête : elle éclaire la fin du processus de deuil, elle permet de trouver l’inspiration.  C’est en suivant cette faible lumière que Baltimore trouve les clés de son histoire. <em>Twixt</em>, sous ses abords de délire kitsch, est un film très littéraire, le manifeste d’un homme qui a lu Poe et Hawthorne, qui a vu la gloire dans les yeux et l’a laissée partir. Le film d’un homme de 73 ans qui règle enfin ses comptes.</p>
<p>Ses comptes avec Hollywood mais aussi avec le temps qui passe, ce temps qui vole les enfants et leur innocence. Lors d’une scène troublante qui met en scène l’assassinat de jeunes orphelins par un pasteur, Coppola par un plan statique et un lent ralenti, semble personnifier par une lame qui tranche des gorges pâles le temps qui fait couler le sang rouge des innocents. Le personnage de Flamingo, dont on dit qu’il est un vampire, porte en lui l’éternité, il est toujours vu par des ralentis hypnotiques et des apparitions furtives. Il est cette utopie chère à Coppola, cette figure d’éternelle jeunesse qui traverse son œuvre, du Michael Fitzsimmons, poète beat Kerouaquien de <em>Peggy s&#8217;est mariée </em>au <em>Rusty James</em> des années 80. Finalement, c’est Coppola qui gagne la bataille du temps : son film glisse furtivement d’une narration à une autre, du présent de Baltimore, on bascule au temps du roman qu’il écrit, un temps suspendu, un hors-temps. Le film, lui même, est un fragment d’éternel.
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F05%2F10%2Ftwixt-a-la-recherche-du-temps-perdu%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F05%2F10%2Ftwixt-a-la-recherche-du-temps-perdu%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2012/05/10/twixt-a-la-recherche-du-temps-perdu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2012/05/10/twixt-a-la-recherche-du-temps-perdu/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Carole Martinez, si les femmes m’étaient contées</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/cJxbNj-TISM/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2012/05/07/carole-martinez-si-les-femmes-metaient-contees/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 May 2012 18:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Carole Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[du domaine des murmures]]></category>
		<category><![CDATA[le cœur cousu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=222</guid>
		<description><![CDATA[Carole Martinez est l’auteur de deux romans publiés chez Gallimard, Le cœur cousu (2007) et Du domaine des Murmures (2011). Deux épopées lyriques qui dévoilent des destinées de femmes extraordinaires. Plongée dans l’écriture délicieusement féminine de celle qui a remporté le Goncourt des Lycéens en 2011. Goya, la maja Vestida Deux romans. Un point commun. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Carole Martinez est l’auteur de deux romans publiés chez Gallimard, Le cœur cousu (2007) et Du domaine des Murmures (2011). Deux épopées lyriques qui dévoilent des destinées de femmes extraordinaires.  Plongée dans l’écriture délicieusement féminine de celle qui a remporté le Goncourt des Lycéens en 2011.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/05/goya.jpg" ><img class="size-full wp-image-223 aligncenter" title="goya" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/05/goya.jpg" alt="Goya, la maja Vestida" width="610" height="295" /></a><em>Goya, la maja Vestida</em></p>
<p>Deux romans. Un point commun. Les femmes.<br />
<em>Le cœur cousu</em> raconte la traversée fantastique de Frasquita Carasco, femme espagnole pleine de force et de rage, qui, perdue au jeu par son mari, embarque sa troupe d’enfant dans un voyage à travers le pays et les âges. Le roman est un conte qui oscille toujours entre réalité et imagination et qui joue avec les sens et la logique du lecteur. Ces jeunes femmes ont elles des pouvoirs incroyables, ou est-ce la plume légère de Martinez qui dessine des mirages ? <em>Le cœur cousu</em> est avant tout une histoire de femmes pleines de fougue, d’une sororité à toute épreuve et de la passation entres elles des légendes et des traditions féminines. S’il y a du merveilleux dans le roman, c’est bien grâce au don de Carole Martinez : celui de créer des personnages plus grands que le monde.</p>
<p><em>Du domaine des Murmures</em>, encore plus épuré et viscéral, conte l’histoire d’Esclarmonde, une jeune femme qui pour éviter de subir un mariage forcé en 1187, décide de s’emmurer dans une chapelle. Une lecture qui happe et passionne, où l’on découvre une femme et une mère, puis une amoureuse et une amie, dont la profondeur rappelle l’une des plus belles figures féminines de la littérature française, Clélia Conti. L’amoureuse de <em>La chartreuse de Parme</em> de Stendhal est aussi une figure de la claustrophobie, puisque Fabrice, celui qui l’aime passionnément, est enfermé en prison dans une tour. L’imaginaire merveilleux de Carole Martinez renvoie souvent à ces héroïnes qui traversent les siècles.</p>
<p>Frasquita Carasco elle-même a la trempe d’une autre grande figure de la littérature, Emma de <em>Madame Bovary</em>. L’auteur sait parfaitement jouer avec nos nerfs, nous faisant parfois l’aimer follement, quand avec ses doigts magiques elle se brode une robe de mariée sublime, provoquant l’indignation et la jalousie des villageois. Elle sait d’autres fois nous captiver quand Frasquita recoud le visage d’un révolutionnaire, ou quand elle se donne à l’homme qui l’a gagnée au jeu contre son mari. Mais les femmes de Carole Martinez ne sont pas des saintes, et parfois on la hait, comme on ne peut haïr que les grandes héroïnes, quand elle s’emmure dans son silence et rejette ses enfants. Tout comme quand Esclarmonde, voyant que tous les villageois viennent la consulter comme une sainte ou une Pythie, se gonfle d’orgueil et se charge d’une hauteur qui l’éloigne du lecteur. Avant de se coller à sa peau quand elle se lie d’amitié avec Berangère, un personnage féminin d’une grande douceur et d’une force qui inspire le respect.</p>
<p>Carole Martinez elle-même se prend de tendresse pour ses personnages. Et ça se sent. Elle avoue volontiers qu’elle « <em>aime travailler la matière féminine et les personnages féminins.</em> » Et elle polit habillement toutes ces facettes d’un même personnage, jusqu’à rendre ses héroïnes plurielles et universelles. Elles viennent toutes des temps anciens, et pourtant le féminisme assumé de Carole Martinez les rend férocement modernes. Le secret ? Utiliser des codes éternels associés à la féminité, et les dépoussiérer malicieusement. Dans <em>Le cœur cousu</em>, chaque femme de la famille hérite d’une boîte mystérieuse, dans laquelle chacune trouve son talent particulier. Frasquita y découvre une boîte de couture. La couture reste l’attribut éternel de la femme, qui reprise, qui répare… Un mythe poussiéreux. Mais la broderie chez Frasquita est un don : tout comme Carole Martinez coud les mots les uns aux autres pour en faire des toiles colorées et folkloriques, Frasquita utilise son aiguille pour recoudre son amant, pour se fabriquer une robe qui palpite selon ses émotions, et pour coudre un cœur à une sainte. Quand les femmes sont dans la cuisine, elles se rêvent dehors,  s’inventent des histoires. L’héroïne du <em>Domaine des murmures</em>, de son enfermement, voit tout un monde. Elle est mère, amie, amante, elle est des milliers de personnes en un corps prostré. Ces femmes ont l’infini de leur imagination comme compagnie, et leurs conditions parfois difficiles deviennent des dons.</p>
<p>Les héroïnes de Carole Martinez ont leur destin bien en main. Dans <em>Le cœur cousu</em>, elles se choisissent un don ou une destinée, et ont des noms qui en disent long sur leur avenir, elles sont Martirio, Angela… Elles savent aussi être plus fortes que leurs homologues masculins. Le corps est au centre de leurs problématiques. Frasquita ne cesse d’être enceinte, tandis que le ventre d’Esclarmonde grossit dans sa retraite. La maternité est tissée entre les lignes du roman, et les accouchements sont toujours un moment de souffrance et d’abandon. Le corps a aussi un rapport violent à la sexualité. Carole Martinez a le verbe vif quand il s’agit de raconter le viol d’Esclarmonde ou le désir ardent de Frasquita. Ses personnages tout entiers habitent le roman, avec leurs corps, leurs présences, leurs enfants. Esclarmonde, lorsqu’elle ne désire pas son mari et décide de devenir martyr – dans une tirade que Jane Austen n’aurait pas reniée – se coupe l’oreille. Sa propre chair est sacrifiée sur l’autel du désir masculin. Mais devient aussi le symbole qui la mène à la liberté. Bérangère, ce personnage qui fascine et attire les hommes, est elle même une grande figure féminine et tragique. Qui succombe fièrement entre les bras de son amant.</p>
<p>De la peur de Carole Martinez de « <em>figer l’oralité</em> » naît une langue légère, un art de l’ellipse et de l’image, féminine par son corps à corps avec ses personnages. Dans l’avenir, l’auteur va travailler l’image de la sorcière pour une série de bandes dessinées pour Casterman. Avant, on n’en doute pas, de retrouver son fourmillant monde imaginaire, pour en sortir une nouvelle merveilleuse fresque féminine et féministe. On l’attend.</p>
<p>&nbsp;
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F05%2F07%2Fcarole-martinez-si-les-femmes-metaient-contees%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F05%2F07%2Fcarole-martinez-si-les-femmes-metaient-contees%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2012/05/07/carole-martinez-si-les-femmes-metaient-contees/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2012/05/07/carole-martinez-si-les-femmes-metaient-contees/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Don’t let me hit the ground</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/nC8_fYU9Hyk/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2012/02/13/dont-let-me-hit-the-ground/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 14:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=217</guid>
		<description><![CDATA[The Temptation of Victoria from Dani on Vimeo. Un post en forme de vidéo, juste parce qu&#8217;il est l&#8217;heure de la pluie, que Victoria Bergsman (génie derrière les Concretes, et Taken By Trees), les mains pleines de fleurs et de vinyles, danse sur la plus belle chanson du monde, Temptation, New Order, ce morceau et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="400" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10067542&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10067542&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com/10067542" >The Temptation of Victoria</a> from <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com/user3353055" >Dani</a> on <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com" >Vimeo</a>.</p>
<p>Un post en forme de vidéo, juste parce qu&#8217;il est l&#8217;heure de la pluie, que Victoria Bergsman (génie derrière les Concretes, et Taken By Trees), les mains pleines de fleurs et de vinyles, danse sur la plus belle chanson du monde, <em>Temptation</em>, New Order, ce morceau et son refrain qui attache.</p>
<p>Parce que quand on a le temps de rien, on prend parfois 8 minutes pour se rappeler qu&#8217;à la base, on voulait défendre une certaine idée de la musique, de la pop, de la culture, et que même s&#8217;il ne reste rien de tout cela, même si les ambitions ont des formes de lambeaux dégoûtants, même si tout fond et s&#8217;amenuise, il reste cette chanson.</p>
<p>Et pourquoi s&#8217;arrêter sur quoi que ce soit d&#8217;autre ?
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F02%2F13%2Fdont-let-me-hit-the-ground%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F02%2F13%2Fdont-let-me-hit-the-ground%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2012/02/13/dont-let-me-hit-the-ground/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2012/02/13/dont-let-me-hit-the-ground/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Reportage à Pictoplasma, cabinet de curiosité moderne</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/-C1BdOhYSPA/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2012/01/07/reportage-a-pictoplasma-cabinet-de-curiosite-moderne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 13:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Denicke]]></category>
		<category><![CDATA[Gaîté Lyrique]]></category>
		<category><![CDATA[Pictoplasma]]></category>
		<category><![CDATA[Thaler]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=202</guid>
		<description><![CDATA[©Kaluk, par Ben et Julia Hybridation entre pop culture, DIY, art, vidéos et théories, le monstre à mille têtes qu’est Pictoplasma, collectif fondé par Thaler et Denicke il y a une dizaine d’années, n’a cessé de grandir. Intéressés par une vision moderne du « character » (personnage), ils invitent à leurs expositions des artistes, graphistes, peintres, sculpteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-203" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma.jpg" alt="" width="610" height="407" /></a></p>
<p>©Kaluk, par Ben et Julia</p>
<p><strong>Hybridation entre pop culture, DIY, art, vidéos et théories, le monstre à mille têtes qu’est Pictoplasma, collectif fondé par Thaler et Denicke il y a une dizaine d’années, n’a cessé de grandir. Intéressés par une vision moderne du « character » (personnage), ils invitent à leurs expositions des artistes, graphistes, peintres, sculpteurs et leurs proposent de revisiter des mythes. Ils organisent des expositions, présentations, éditent des livres, et offrent des projets toujours plus ambitieux. Cet hiver, et pendant un mois, ils investissent Paris et plus particulièrement la Gaîté Lyrique.</strong></p>
<p><strong>Reportage au cœur de ce festival, qui présente à la capitale une vision décomplexée et moderne de l’art et du design. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pi-cto-plas-ma. Ce nom n’est pas familier à nos oreilles française et pourtant. À la fois collectif d’artistes et festival de curiosités prenant la forme de monstres digitaux, le projet de Thaler et Denicke n’a cessé de grandir et de s’étendre au-delà de son berceau berlinois. En dix ans, les deux allemands ont réuni autour d’eux des projets autour d’un thème : le personnage. Thaler, diplômé d’une école de cinéma et d’animation, et Denicke, étudiant en théorie des médias et études culturelles, ont réuni des artistes, des graphistes, des vidéastes et des conférenciers autour d’une ribambelle de projets : livres, recueils, expositions, DVD, ateliers,… Le but : sortir le personnage de son écrin narratif, où le dessin animé l’a enfermé, pour le balader dans des univers créatifs complètement débridés. En 2004, lors du premier « festival » Pictoplasma en Allemagne, les deux amis ont proposé une explosion de projets tous plus loufoques les uns que les autres, qui replaçaient l’idée du monstre et de la créature au sein d’une réalité physique et artistique : ils mettaient ainsi en place pour la première fois une exposition de personnages et des ateliers de couture, qui plaçaient vraiment une idée du DIY (Do It Yourself, « faites le vous-même ») au cœur du projet.<span id="more-202"></span></p>
<p><strong>Ouverture et curiosité</strong></p>
<p>Pictoplasma est une association postmoderne qui favorise et encourage l’oubli des concepts de narration, et rêve d’un effacement des frontières entre art, design, créativité. Il ne s’agit pas de comprendre ou d’analyser, mais d’apprécier l’hybridation entre consumérisme, art, piqûres de rappel de la pop culture et immédiateté de l’appréciation. « <em>Pour nous, il n’a jamais été question de présenter l’univers de la culture du personnage comme de ‘l’art’</em> » explique Thaler, tête pensante de Pictoplasma.</p>
<blockquote><p>« <em>Même si l’art est très important dans notre projet, nous nous intéressons aussi beaucoup à l’aspect ludique des œuvres, et il y a une grande hybridation avec d’autres domaines : le design, la mode, l’animation, le graphisme et le commerce. Il s’agit de s’intéresser à l’aspect visuel des choses et l’attraction anthropomorphique : on peut s’enthousiasmer dans une même mesure sur un robot de recherche médicale, une peinture dans une galerie, ou un petit dessin posté sur internet par une personne qui vit à l’autre bout du monde.»</em></p></blockquote>
<p>Les maîtres mots de Pictoplasma s’imposent : ouverture et curiosité. Cette association d’artistes s’engage à faire tomber les frontières de la création et à oublier storytelling et cloisonnement de l’art, pour garder une chose, une notion : « character ». Thaler et Denicke sont conscients de la polysémie du mot selon les langues : personnage, symbole typographique, personnalité, ils jouent de ces différentes facettes. Les artistes qui participent à Pictoplasma peuvent eux aussi émerger de différents milieux : certains proviennent de la bande dessinée, d’autres du design ou du web. Chacun crée une œuvre autour d’un personnage, et l’exposition se met en place. Habitués depuis 10 ans à sillonner Berlin, leur berceau, et New York, qui les a accueillis avec enthousiasme, c’est à Paris que les Pictoplasmiens posent cette année leurs valises pleines d’histoires « post digitales ». Le festival Pictoplasma sillonne la capitale tout au long du mois de décembre. Les personnages graphiques sont exposés à la Galerie L.J., au Bleu Noir Tattoo Artshop, à la Galerie Jérôme de Noirmont, à la Galerie GZ, chez Colette, à Artoyz… Mais la pièce maîtresse de l’exposition se trouve à la Gaîté Lyrique, une salle parisienne qui sent encore le neuf et qui accueille la majeure partie des œuvres de Pictoplasma. Haut lieu de la hype et des concerts pop pointus, la Gaîté Lyrique est elle-même un lieu d’hybridation, qui propose concerts, centre de ressources, et salle d’exposition. Crée en Mars, elle s’est vite imposée comme le lieu logique pour donner naissance à un festival Pictoplasma. Pour Peter Thaler, l’opportunité d’être à Paris est exceptionnelle : « <em>On est très heureux d’être à Paris, et spécialement d’avoir une grande exposition à la Gaîté Lyrique. On a déjà organisé quelques événements à Nice, Bordeaux et Paris, mais rien de cette ampleur. C’est un projet très ambitieux, et on est particulièrement heureux de l’accueil qu’il reçoit. On est aussi très reconnaissants de toute la publicité que la Gaîté Lyrique nous a apporté</em>. »</p>
<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma21.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-213" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma21.jpg" alt="" width="610" height="436" /></a></p>
<p><strong>Un sens éphémère</strong></p>
<p>À la billetterie de Pictoplasma pendant les vacances de Noël, le public, curieux des créatures exposées, fait la queue. Sur l’affiche que l’on croise dans le métro, les explications sont plutôt maigres. Pictoplasma, concept inconnu ou presque en France, n’est défini que par ces mots : « post digital monsters ». La description est plutôt vague donc, et pourtant,  le public s’amasse. Le succès dont Thaler se vantait est bel et bien là. Adrien, du service accueil et médiation de la Gaîté Lyrique, est agréablement surpris par les entrées : « <em>Il y a une très bonne réception du festival, notamment sur un public très ouvert, un public familial et des personnes âgées. On fait 600 à 700 entrées par jour, avec une jauge plus élevée le samedi</em> ». En descendant au sous-sol de la salle, où les pièces sont exposées, un enfant s’inquiète « <em>Papa, où ils sont les monstres ?</em> » Qu’il se rassure, la salle blanche de la Gaîté Lyrique est investie de statues, peintures, œuvres graphiques et écrans vidéos. Un groupe de jeunes garçons, alignés en rang, l’un les mains dans les poches, l’autre cherchant dans le petit guide de l’exposition le nom des œuvres, observent les dessins de Raymond Lemstra, designer hollandais. Grosses têtes tendant vers le monstrueux, visages et masques hantent ses dessins. Nouveaux totems pour une nouvelle génération. Le petit groupe scrute les dessins, avant de se tourner vers les masques colorés et postmodernes de Aj Fosik rappels de l’art figuratif. Ils montrent qu’entre ultra contemporain et arts primitifs, il n’y a qu’un pas, que Pictoplasma n’hésite pas à franchir allégrement.</p>
<p>En face, la statue d’objets trouvés d’Eyrst rencontre un franc succès. Bête blanche, mélange de tissus, fausse fourrure, pièces rapportées, on entend toute une mythologie qui vient épouser ses contours. <em>« C’est un lapin ! »</em> affirme Martin, 6 ans, « <em>non, c’est un homme !</em> » réplique Alice. À côté, une jeune adolescente très soignée explique à sa mère la provenance de chaque pièce constituant l’œuvre. La mode, le bricolage, les animaux en tout genre chacun vient poser son intérêt personnel sur ces pièces qui n’attendent que de trouver un sens éphémère. Les enfants laissent leur imagination débridée faire corps avec les propositions artistiques du festival. Les plus jeunes cherchent la ressemblance, les plus vieux veulent rester dans le concept. Au fond de la première salle, sur un écran géant, Pictoplasma nous propose de découvrir une œuvre de Nick Cave, sculpteur, danseur et artiste de performances américain. La vidéo met en avant son travail sur la matière, au travers de costumes faits de longs cheveux multicolores. Les danses sont tribales, l’accoutrement moderne, la musique électro fait glousser les petites filles scotchées aux écrans. De jeunes garçons, portant leurs manteaux comme des capes, dansent gauchement, frères spirituels du Max de <em>Where the Wild Things Are</em>.  Des adultes, eux, s’assoient, commentent les mouvements, cherchent à comprendre le fonctionnement de la danse et sa signification. Ils ne rejouent pas la danse des créatures comme les enfants, mais certains rient tout de même et l’œuvre de Nick Cave ne laisse personne indifférent. Une petite fille en duffle-coat rouge ne peut retenir quelques exclamations : <em>« Mais c’est génial ! »</em>. D’autres sont moins intéressés par cette hybridation entre danse, mode et design. Croisée dans une allée Pictoplasmique Sandrine, ex-étudiante en art, nous explique : « <em>l&#8217;utilisation de la vidéo au cours de l&#8217;exposition est assez décevante quand on connaît les possibilités qu&#8217;offre ce support.</em> » Pas assez débridée, l’usage de la vidéo ne fait pas l’unanimité. Cependant, l’exposition réussit à la convaincre. Elle explique :</p>
<blockquote><p>« <em>J&#8217;ai trouvé l&#8217;exposition &#8220;Pictoplasma&#8221; innovante dans le sens où plusieurs médias y sont réunis: support papier, vidéo et présence de sculptures, peintures de différents formats. L&#8217;association design, vidéo et pop culture est assez récurrente et j&#8217;y suis habituée mais les thématiques sont différentes en général. Cependant, l&#8217;utilisation de bombes de couleurs -&#8221;graffitis&#8221;- dans une exposition d&#8217;art est une découverte pour moi, je suis plus habituée à la matière picturale, la vidéo et la sculpture. Je trouve cette façon décomplexée d&#8217;être confronté à l&#8217;art très accessible et agréable: le spectateur, l&#8217;œuvre et l&#8217;artiste étant souvent liés, c&#8217;est d&#8217;autant plus facile d&#8217;adhérer ou non aux œuvres présentées. L&#8217;accroche est plus directe et spontanée c&#8217;est une approche qui à mon avis devrait se développer car les expositions sont parfois ternes et relativement hermétiques, il faut faire beaucoup d&#8217;efforts pour accéder au sens. Ici, ce n&#8217;était pas du tout le cas.</em> »</p></blockquote>
<p><strong>Entre art et pop culture</strong></p>
<p>Le festival Pictoplasma est investit par les étudiants en art, qui se baladent d’une œuvre à l’autre dans leurs pulls jacquards trop grands, observant derrière leurs immenses lunettes les quelques œuvres collectives présentées sur les murs. Deux pans de la grande salle de la Gaîté Lyrique sont consacré à des œuvres graphiques, aux couleurs vives, à mi-chemin entre graffitis et design de t-shirts trendy. Les motifs rappellent la pop culture, avec quelques Hello Kitty travestis en chanteurs de Kiss, un lapin de comic book qui s’exclame « fucking hell », l’abominable homme des neiges qui mange une glace… Ces personnages attirent toutes sortes de réactions. Mathilde, 25 ans, chignon loose et rouge à lèvres vif nous confie : « <em>Les œuvres du mur sont inégales. Mais on ressent une vraie passion du graphisme dans chacune des propositions. Le résultat est plus ou moins réussi</em> ». Et c’est un peu l’objectif de Thaler pour qui « <em>ce n’est pas important que les sourires des gens soient des sourires d’approbation de l’œuvre d’art ou juste des sourires amusés.</em> » Les graphismes rappellent aussi le web et les concours de visuels de sites web américains comme Threadless [site participatif de vente en ligne de tshirts]. Pour Adrien, cette hybridation entre art, pop culture et graphisme est parfaitement comprise par les visiteurs : « <em>c’est quelque chose qui fait partie de la culture contemporaine et quelles que soient les générations le design et le rapport à l’imagination sont importants. Les personnages, et c’est ce que Walt Disney a fait, sont axés sur l’imagination. C’est ce sur quoi le commissariat a insisté. »</em></p>
<p>Pictoplasma remet aussi une idée du DIY au cœur du festival : certaines œuvres comme <em>Hipster</em> de Nina Braun, réalisée au tricot et en feutrine, sont parmi celles qui passionnent le plus le public. D’autres travaux grandioses comme le chien roi à cinq oreilles de Ben et Julia confirment le caractère psychédélique de Pictoplasma invoqué par Thaler : « <em>Ce qui rend Pictoplasma si attractif, c’est l’aspect psychédélique des œuvres qui peuvent être interprétées par différents groupes de personnes selon leurs âges. Tout en restant accessibles à tous.</em> » Accessibles, pas forcément. Au détour de ces collages laineux, une mère de famille reste dubitative : « <em>Mais qu’est-ce que c’est que ce truc</em> » soupire-t-elle d’affliction. C’est aussi le risque de ces laines multicolores, de ces matériaux de récupérations repeints, et de cette énorme bête qui gît au milieu de la salle, son ventre de feutrine percé de toutes part, et qui porte en son sein des dizaines de créatures. Des monstres qui donnent naissances à plus de monstres comme une mise en abîme de la prolifération des bêtes post-digitales de Pictoplasma. Dans un coin de la salle, les membres de la Gaîté Lyrique invitent les enfants à dessiner leur propre vision du Yeti. Ils voient ensuite leurs œuvres exposées sur un grand mur, où elles sont mêlées à des dessins envoyés par les internautes. Les enfants investissent le lieu, sortent leurs crayons, laissent libre cours à leur imagination. Une petite fille explique à sa mère : « <em>maintenant tu prends une feuille, et tu dessines un super monstre, comme moi ».</em></p>
<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma3.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-211" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma3.jpg" alt="" width="610" height="407" /></a></p>
<p>Extrêmement réceptifs à Pictoplasma, les enfants se massent dans l’atelier dessin. Le staff de la Gaîté Lyrique nous explique : « <em>Les gens participent en dessinant, en créant, ça participe d’une logique de projection, propre au design, qui va les intéresser. Le côté participatif marche très bien, les présentations sont aussi très accessibles, elles laissent libre court à l’imagination de manière générale, c’est très coloré</em> ». L’aspect débridé des œuvres, et ces papiers immaculés qui font des spectateurs des créateurs exerce un pouvoir d’attraction quasi mystique sur les enfants. Et lorsque l’on voit leurs œuvres sur les murs, on comprend l’impact qu’a l’exposition sur eux. Ils réutilisent très habillement les éléments qu’ils ont intégré, et les redessinent sur le papier. Pour Thaler, cet attrait auprès des enfants est une bonne surprise : « <em>On a remarqué que l’exposition plaît beaucoup aux enfants. Je dois admettre qu’ils ne sont pas notre cible principale, mais ils sont évidemment les bienvenues. Habituellement, la plupart des choses que l’on présente ne sont pas particulièrement adaptés pour les enfants. Certaines œuvres peuvent être dérangeantes, et par le passé, nous avons vu des enfants pleurer aux expositions Pictoplasma.</em> » Pas de larmes à la Gaîté Lyrique, mais beaucoup d’osmose entre le jeune public et les œuvres débridées.</p>
<p>Bric-à-brac coloré et ultra vitaminé, Pictoplasma sait convaincre tout ceux qui voient de l’art un peu partout, et qui ne laissent pas intimider par les catégories : design, narration, art, mainstream, consumérisme… Tout cela s’efface pour laisser des créations, qui tiennent debout, toutes seules, sans support critique ou théorique. Même si ce qui intéresse Pictoplasma, c’est aussi de réfléchir à la place du personnage dans la société moderne. Pour ce qui est de l’avenir du festival en France, il est trop tôt pour le dire. Mais au vu des visages de tous âges ravis de placer ces monstres au cœur d’une société désincarnée, on peut avancer que l’invasion des personnages post modernes est loin d’être terminée.</p>
<ul>
<li>Voir le site de <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.gaite-lyrique.net/" title="Gaîté Lyrique"  target="_blank">la Gaîté Lyrique</a></li>
<li>Voir le site de <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://pictoplasma.com/" title="Pictoplasma"  target="_blank">Pictoplasma</a></li>
</ul>
<p>Pauline Le Gall
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F01%2F07%2Freportage-a-pictoplasma-cabinet-de-curiosite-moderne%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2012%2F01%2F07%2Freportage-a-pictoplasma-cabinet-de-curiosite-moderne%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2012/01/07/reportage-a-pictoplasma-cabinet-de-curiosite-moderne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2012/01/07/reportage-a-pictoplasma-cabinet-de-curiosite-moderne/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>2011</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/xZ4XHvhjQ_8/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/29/2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 10:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=183</guid>
		<description><![CDATA[Mon 2011 est rempli de vieilles choses, pas sorties cette année, mais qui ont su me marquer tout de même. Je ferai sagement, pour d&#8217;autres médias, mes tops 2011 de nouveautés, mais puisque je dis bien ce que je veux ici, voilà mon année 2011 en quelques noms, quelques découvertes. En 2011&#8230; Un concert : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/sixteencandles.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-185" title="sixteen candles" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/sixteencandles.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>Mon 2011 est rempli de vieilles choses, pas sorties cette année, mais qui ont su me marquer tout de même. Je ferai sagement, pour d&#8217;autres médias, mes tops 2011 de nouveautés, mais puisque je dis bien ce que je veux ici, voilà mon année 2011 en quelques noms, quelques découvertes.</p>
<p>En 2011&#8230;<br />
<strong>Un concert : Joanna Newsom aux Bouffes du Nord le 15 janvier</strong>. J&#8217;ai déjà écrit mon ressenti sur ce concert sur <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.goutemesdisques.com/concerts/c-r/joanna-newsom/"  target="_blank">Goûte mes Disques</a>, mais un peu moins d&#8217;un an plus tard, je peux réitérer. J&#8217;ai écouté ses disques beaucoup trop souvent, et je m&#8217;empêchais de chanter à pleins poumons pendant tout le concert. Mon moment préféré était sans avoir à y réfléchir &#8220;Have One On Me&#8221;, une chanson qui prend tout son sens sur scène, qui monte et descent, avec laquelle elle sait jouer avec beaucoup d&#8217;habileté et d&#8217;espièglerie. Sa voix magique, ses doigts de fées, ses paroles cryptiques, il n&#8217;y a pas grand choses que je n&#8217;aime pas dans ce qu&#8217;elle chante. Toujours habitée, jamais tricheuse, toujours juste.</p>
<p><strong>Un roman : <em>Women In Love </em>de D.H. Lawrence</strong>. J&#8217;en ai déjà parlé dans <a href="http://www.keskeldi.com/2011/08/25/a-mi-chemin/"  target="_blank">mon bilan à mi-chemin</a> mais <em>Women in Love </em>est un chef d&#8217;œuvre absolu. Et pourtant cette année j&#8217;ai lu <em>Le Rouge et le Noir</em>, <em>Madame Bovary</em>, <em>le Temps Retrouvé</em> et <em>Tender is the Night</em>, qui m&#8217;ont tous secouée, mais <em>Women In Love </em>a fini de tisser ce lien indéchirable entre Lawrence et moi. &#8220;<em>It was something beyond love, such a gladness of having surpassed oneself, of having transcended the old existence. How could he say &#8220;I&#8221; when he was something new and unknown, not himself at all? This I, this old formula of the age, was a dead letter.</em>&#8221;</p>
<p><strong>Un film : <em>The Godfather</em> de Francis Ford Coppola / <em>Barry Lyndon</em> de Stanley Kubrick</strong>. Petite exception pour les films, je n&#8217;ai pas pu départager les deux. Deux BO merveilleuses, deux films bourrés de scènes qui m&#8217;ont happée pour toujours, et surtout, deux films absolument cultes que j&#8217;avais honte de n&#8217;avoir pas vus. [c'est réparé à présent]</p>
<p><strong>Un acteur : Al Pacino</strong>. Ayant tout à fait horreur de <em>Scarface</em> (ça arrive, même aux meilleurs), pour moi Pacino c&#8217;était le mec qui dit &#8220;fuck&#8221; tous les deux mots, un peu macho-beau-gosse-au-secours. Et puis je l&#8217;ai vu coup sur coup dans <em>The Godfather </em>et surtout dans <em>Dog Day Afternoon</em> de Sidney Lumet, où il est sublime. Alors j&#8217;ai bien été obligée de retourner ma veste. Surtout quand <em>Heat</em> a fini de me convaincre. Team Al !</p>
<p><strong>Un disque : Real Estate, <em>Days</em></strong>. J&#8217;ai aussi déjà écrit sur le sujet pour <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/days/"  target="_blank">Goûte Mes Disques</a>, mais deux fois valent mieux qu&#8217;une. <em>Days</em> a sauvé à la fois ma fin d&#8217;année, me permettant d&#8217;oublier les trajets en RER en me dandinant sur &#8220;Ohhhh It&#8217;s reaaaaaal&#8221;, et me faisant surtout voir cet avenir de l&#8217;indie pop auquel je ne croyais plus. J&#8217;ai ingéré des dizaines de disques de pseudo-twee pseudo-shoegaze en 2011, me laissant croire que l&#8217;indie pop était bel et bien enterrée dans les années 90. Passe à autre chose, ma vieille. Et puis, Real Estate et leur pop solaire, qui met de bonne humeur, qui fait du bien. Je n&#8217;en demandais pas plus. MERCI.</p>
<p><strong>Une héroïne : Madame Bovary</strong>. Découvrir Flaubert est probablement l&#8217;une des meilleures choses qui me soient arrivées en 2011. <em>Madame Bovary </em>m&#8217;a permis d&#8217;entrevoir une autre façon d&#8217;écrire, différente et fascinante. Infusée de liberté et portée par cette héroïne merveilleuse, inconstante, ambigüe, un peu cruelle. Madame Bovary ne m&#8217;a jamais quittée.</p>
<p><strong>Une série : Parks &amp; Recreation</strong>. Beaucoup d&#8217;heures encore passées à regarder des séries, et malgré toutes les fictions super intelligentes que l&#8217;on regarde, mon Awwwwward de la série la plus attachante revient forcément à <em>Parks &amp; Recreation</em> dont j&#8217;ai pourtant détesté la première saison. C&#8217;est drôle, c&#8217;est mignon, c&#8217;est bien joué, c&#8217;est &#8220;enjeu émotionnel&#8221; à tous les plans, bref, c&#8217;est fait pour moi.</p>
<p><strong>Une ville : Venise</strong>. Je ne voyage pas souvent, mais en 2011 j&#8217;ai découvert l&#8217;Italie à travers les petits rios Venitiens. Et Venise m&#8217;a parlée. Je pense encore chaque jour aux reflets du soleil sur les petits campos vers 18h. J&#8217;ai découvert que les touristes ne font pas plus de 10 pas autour du lieu le plus touristique d&#8217;une ville. Ce qui laisse des kilomètres de Venise vide de sons et vide de visages, une Venise difficile à apprivoiser, sublime et désolante à la fois (parce que mangée par les moisissures). Et surtout, une Venise hors-temps.</p>
<p>&nbsp;
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F29%2F2011%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F29%2F2011%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/12/29/2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/12/29/2011/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>You Can Have It All</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/N1nN8ZXCtM0/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/14/you-can-have-it-all/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 11:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[our way to fall]]></category>
		<category><![CDATA[yo la tengo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=175</guid>
		<description><![CDATA[Yo La Tengo est un groupe plutôt simple en apparence, trois résidents d&#8217;Hoboken qui ont simplement révolutionné le monde du rock indé en 30 ans de carrière, mais l&#8217;air de rien. Aussi sûr que j&#8217;ai 24 ans, qu&#8217;il pleut à Nanterre et que mon chat se jette sur le canapé, Yo La Tengo est mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/4yrs.jpg" ></a><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=gAVqDFFA4oE" ><img class="aligncenter size-full wp-image-177" title="venezia" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/venezia.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p><strong>Yo La Tengo</strong> est un groupe plutôt simple en apparence, trois résidents d&#8217;Hoboken qui ont simplement révolutionné le monde du rock indé en 30 ans de carrière, mais l&#8217;air de rien.</p>
<p>Aussi sûr que j&#8217;ai 24 ans, qu&#8217;il pleut à Nanterre et que mon chat se jette sur le canapé, Yo La Tengo est mon groupe préféré, comme un petit trésor que je garde jalousement au creux de mon Ipod. (oui mon rapport à la musique est immatériel, et je m&#8217;en balance)<br />
Érudits mais un peu pouilleux en même temps, je n&#8217;oublierai jamais ma rencontre avec eux dans les loges de <strong>l&#8217;Alhambra</strong>, ils buvaient des bières, j&#8217;aurais aimé pouvoir disséquer d&#8217;où vient en eux ces morceaux que j&#8217;aime tant. Mais je ne pouvais que poser des questions bancales.<br />
Environ 6 ans que je m&#8217;accroche à eux, qu&#8217;ils continuent à être une BO parfaitement satisfaisante. Il y a 4 ans dans le train entre Uppingham et Londres, c&#8217;est cette chanson que j&#8217;écoutais, <em>Our Way To Fall</em>, pour te voir sur ce quai. Et depuis, j&#8217;ai pris ta main dans la mienne pour écouter des disques, voir des concerts, piquer des crises, manger des cheesecakes, marcher à Paris, Nanterre, Brest, Londres, Venise, Uppingham, 4 ans c&#8217;est court, surtout quand c&#8217;est 4 ans pour passer du temps à te connaître.</p>
<p>On révolutionne un peu notre monde, l&#8217;air de rien. En écoutant Yo La Tengo. Héros de l&#8217;ombre, aussi.</p>
<p><iframe width="610" height="443" src="http://www.youtube.com/embed/zfYEdsrHdcg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F14%2Fyou-can-have-it-all%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F14%2Fyou-can-have-it-all%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/12/14/you-can-have-it-all/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/12/14/you-can-have-it-all/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Colin Stetson</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/dscKHUv0vnQ/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/08/colin-stetson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 16:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=159</guid>
		<description><![CDATA[Ce morceau de Colin Stetson a percé mon esprit. Je l&#8217;ai intégré, brutalement. Je trouvais le disque un peu hermétique, jusqu&#8217;à ce que ce morceau ouvre une brèche. Enfin, au 6ème titre, la porte s&#8217;ouvre. Je m&#8217;engouffre. Je comprends. C&#8217;est aussi bien de devoir tâter les contours de la porte avant d&#8217;en trouver la poignée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/ArtAD-roFJA?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: left;">Ce morceau de Colin Stetson a percé mon esprit. Je l&#8217;ai intégré, brutalement.</p>
<p>Je trouvais le disque un peu hermétique, jusqu&#8217;à ce que ce morceau ouvre une brèche. Enfin, au 6ème titre, la porte s&#8217;ouvre. Je m&#8217;engouffre. Je comprends.<br />
C&#8217;est aussi bien de devoir tâter les contours de la porte avant d&#8217;en trouver la poignée.</p>
<p>J&#8217;ai lu beaucoup de bien sur la prestation de Colin Stetson aux Transmusicales, et depuis j&#8217;ai eu très envie de l&#8217;écouter. Je ne regrette pas.</p>
<p><em>There were those who couldn&#8217;t take it<br />
There were others on their own<br />
</em></p>
<p><object id="playerArteLiveWeb-2994" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="450" height="255" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best" /><param name="movie" value="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=2994&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="255" src="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=2994&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" quality="best" name="playerArteLiveWeb" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F08%2Fcolin-stetson%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F08%2Fcolin-stetson%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/12/08/colin-stetson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/12/08/colin-stetson/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Silver Jews : le chaînon manquant</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/r_n9QXVsSHw/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/01/silver-jews-le-chainon-manquant/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 16:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Silver Jews]]></category>
		<category><![CDATA[Tanglewood Numbers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=148</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;était l&#8217;époque où j&#8217;allais prendre des disques à la médiathèque Arpège, rue Neptune, à Brest, où j&#8217;empruntais 5 disques, et à chaque fois je pouvais être sûre qu&#8217;au moins 3 seraient trop rayés pour fonctionner sur ma platine 3 CD. En rentrant chez moi un jour, j&#8217;ai mis Tanglewood Numbers, un disque de Silver Jews, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/silverjews.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-149" title="Silver Jews" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/silverjews.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>C&#8217;était l&#8217;époque où j&#8217;allais prendre des disques à la médiathèque Arpège, rue Neptune, à Brest, où j&#8217;empruntais 5 disques, et à chaque fois je pouvais être sûre qu&#8217;au moins 3 seraient trop rayés pour fonctionner sur ma platine 3 CD.</p>
<p>En rentrant chez moi un jour, j&#8217;ai mis <em>Tanglewood Numbers</em>, un disque de <strong>Silver Jews</strong>, un disque qui représentait enfin ce chaînon manquant dans les groupes de pop : une personnalité. Une voix, des textes, une unicité, une homogénéité. Silver Jews touchait du doigt une perfection tout à fait subjective.</p>
<p>J&#8217;ai écouté tous leurs disques, et j&#8217;ai appris que beaucoup les considéraient comme des sous-<strong>Pavemement</strong>, alors j&#8217;ai décidé d&#8217;en vouloir à Pavement pour toujours. Même si parfois, j&#8217;ai quand même laissé une petite place à Stephen Malkmus dans mon cœur. Mais l&#8217;indie-rock des années 90 m&#8217;a toujours ennuyée.</p>
<p><em>Tanglewood Numbers</em> s&#8217;illustre par une série de chansons parfaites, d&#8217;une incroyable cohérence. Presque un concept album. Fourré de tubes géniaux, qu&#8217;il est toujours bon de ressortir un jour de pluie,  <em>Tanglewood Numbers</em> est un feel-good album comme il en existe peu.</p>
<p><strong>Silver Jews</strong> a très peu tourné, mais un jour ils sont passés au Point Éphémère, David Berman s&#8217;épongeait le visage avec du PQ, et ça reste le meilleur concert que j&#8217;ai jamais eu l&#8217;occasion de voir. Surtout parce qu&#8217;on a découvert tous les deux &#8220;Tennessee&#8221;, on ne connaissait pas encore notre Silver Jews sur le bout des doigt à cette époque, on se tenait la main, et on était sacrément contents.</p>
<p>Les filles du premier rang criaient &#8220;PUNK ROCK DIED WHEN THE FIRST KID SAID, PUNK&#8217;S NOT DEAD&#8221; en chœur, on était tous un peu admiratifs de Berman, et de son incroyable sens de la formule. Lui qui, comme un enfant perdu, se lovait dans les bras de la belle Cassie, sa bassiste, choriste et femme.</p>
<p>David Berman n&#8217;aime pas la scène, mais ce mois de mai 2000-quelque chose au Point Éphémère, il s&#8217;est quand même fait transpirer dans son costume, avec son rouleau de papier dans une main et son micro dans l&#8217;autre, pour nous. En 2009, <strong>Silver Jews</strong> s&#8217;est séparé, et il me semble que ça reste une décision irrévocable. Mais toujours, je pense à eux, quand un groupe n&#8217;est pas original, fait du mauvais indie-rock, quand j&#8217;entends une voix grave qui n&#8217;a rien du piquant de celle de Berman, quand je lis des paroles drôles mais peu spirituelles. Les groupes s&#8217;en vont et sont vite remplacés, et Silver Jews ne dérogue pas à la règle. Mais pour moi, ils restent le chaînon manquant sur la scène indépendante. Et j&#8217;espère toujours leur retour.</p>
<p>Lire le <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://mentholmountains.blogspot.com/"  target="_blank">blog de Berman</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=4tWmPFwYRk8" target="_blank">Le clip de I&#8217;m Getting Back Into Getting Back Into You<br />
</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VtA869eH21c" target="_blank">Le clip de Punks In The Beerlight<br />
</a><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=UVwamE7t_YQ"  target="_blank">Le clip de Sleeping Is The Only Love</a>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F01%2Fsilver-jews-le-chainon-manquant%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F12%2F01%2Fsilver-jews-le-chainon-manquant%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/12/01/silver-jews-le-chainon-manquant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/12/01/silver-jews-le-chainon-manquant/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Wonder</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/9V1LWc4dTYM/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/11/26/wonder/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 18:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[playlist]]></category>
		<category><![CDATA[steinbeck]]></category>
		<category><![CDATA[wonder]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=95</guid>
		<description><![CDATA[Melancholia, Lars Von Trier, 2011 &#8220;We&#8217;re sorry. It&#8217;s not us. It&#8217;s the monster. The bank isn&#8217;t like a man. Yes, but the bank is only made of men. No, you&#8217;re wrong there &#8211; quite wrong there. The bank is something else than men. It happens that every man in a bank hates what the bank [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/08/melancholia.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-96" title="melancholia" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/08/melancholia.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a><em>Melancholia</em>, Lars Von Trier, 2011</p>
<blockquote><p>&#8220;We&#8217;re sorry. It&#8217;s not us. It&#8217;s the monster. The bank isn&#8217;t like a man.<br />
Yes, but the bank is only made of men.<br />
No, you&#8217;re wrong there &#8211; quite wrong there. The bank is something else than men. It happens that every man in a bank hates what the bank does, and yet the bank does it. The bank is something more than men, I tell you. It&#8217;s the monster. Men made it, but they can&#8217;t control it.&#8221;<br />
(John Steinbeck, <em>The Grapes of Wrath</em>)</p></blockquote>
<p>J&#8217;ai fait une compilation autour de la chanson &#8220;Wonder&#8221; de Frànçois and the Atlas Mountains, qui est une chanson courte et précieuse, autour d&#8217;un sentiment aussi vif que peu joyeux. Elle est disponible <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://open.spotify.com/user/pollydumb/playlist/2TeAwk9oFzg44H0xUrm9aQ" title="Wonder"  target="_blank">sur Spotify</a> et elle comprend des chansons qui ne sont pas des nouveautés, mais qui me plaisent quand même.</p>
<ol>
<li>Wonder &#8211; Frànçois and the Atlas Mountains</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=jSe8WgNhJkE"  target="_blank">Sail Home</a> &#8211; Angil</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=KScl5OvwG_g"  target="_blank">I&#8217;ll Die Young For Rock&#8217;n'Roll</a> &#8211; Eternal Summers</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=I5RMwCE1zG8"  target="_blank">Should Not Have Come To This</a> &#8211; Oh No Oh My</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=Jgfpuy5qETs"  target="_blank">Younger Than Yesterday</a> &#8211; Real Estate</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=yyN-iz8NLbU"  target="_blank">I&#8217;ll See You Later I Guess</a> &#8211; Papercuts</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=d9ZwpxoAw8I"  target="_blank">Barnaby, Hardly Working</a> &#8211; Yo La Tengo</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=UOgxeuqsadk"  target="_blank">The Things We Did and Didn&#8217;t Do</a> &#8211; The Magnetic Fields</li>
<li>Weather the Weather &#8211; Phantom Buffalo</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=8rY5Uf4E0e4"  target="_blank">Terra Incognita</a> &#8211; Atlas Sound</li>
</ol>
<p>&nbsp;
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F11%2F26%2Fwonder%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F11%2F26%2Fwonder%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/11/26/wonder/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/11/26/wonder/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Polisse : Y a-t-il un flic pour sauver Maïwenn ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Keskeldi/~3/xSE3evgUGVg/</link>
		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/11/13/polisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 12:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Maïwenn]]></category>
		<category><![CDATA[Polisse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.keskeldi.com/?p=138</guid>
		<description><![CDATA[Filmer la police en France est un exercice problématique. Dans un pays où chaque soir on peut voir à la télévision des reportages sur des enquêtes criminelles, trouver un regard nouveau sur le métier est difficile. Maïwenn en suivant la Brigade de Protection des Mineurs, choisit un angle nouveau, qui dans l’idéal serait une observation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/11/polisse.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-139" title="Polisse" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/11/polisse.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>Filmer la police en France est un exercice problématique. Dans un pays où chaque soir on peut voir à la télévision des reportages sur des enquêtes criminelles, trouver un regard nouveau sur le métier est difficile. <strong>Maïwenn</strong> en suivant la <strong>Brigade de Protection des Mineurs</strong>, choisit un angle nouveau, qui dans l’idéal serait une observation percutante, mais qui dans les faits devient vite un méli-mélo sentimental et indigeste. À force de voir les événements à travers des yeux d’enfants, Maïwenn épure son analyse jusqu’à une naïveté navrante qui ne sert aucune cause. Le regard de la photographe qui suit la brigade, interprétée par la réalisatrice, est à priori dénué de jugement mais pourtant il pèse très lourd sur les personnages. Au début du film Fred (<strong>Joey Starr</strong>) lui reproche amèrement son attrait pour le misérabilisme. Belle mise en abyme : le rôle maladroit que Maïwenn s’accorde dans sa propre fiction résume assez bien ses approximations de cinéaste. Sa vision naïve, assenée à coups de gros plans et de musique sentimentale, empêche aux personnages d’être autre chose qu’une galerie de marionnettes. Et le film sombre très vite dans une logique où tout est un problème mais où on ne problématise pas grand chose : viol, inceste, anorexie&#8230; La lassitude d’une société cruelle et injuste se traduit par un désespoir sourd, qui sonne creux dans la trame du film. Clichés en tout genre, histoire d’amour qui alourdit narration, le film se perd et en définitive Polisse confond vérité et morale.</p>
<p>&nbsp;
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F11%2F13%2Fpolisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.keskeldi.com%2F2011%2F11%2F13%2Fpolisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn%2F&amp;source=pauline_lewis&amp;style=normal&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.keskeldi.com/2011/11/13/polisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.keskeldi.com/2011/11/13/polisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn/</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss>

