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	<title>Qu'est-ce qu'elle dit ?</title>
	
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	<description>Le blog de Polly</description>
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		<title>Don’t let me hit the ground</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 14:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
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		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[The Temptation of Victoria from Dani on Vimeo. Un post en forme de vidéo, juste parce qu&#8217;il est l&#8217;heure de la pluie, que Victoria Bergsman (génie derrière les Concretes, et Taken By Trees), les mains pleines de fleurs et de vinyles, danse sur la plus belle chanson du monde, Temptation, New Order, ce morceau et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="400" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10067542&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10067542&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com/10067542" >The Temptation of Victoria</a> from <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com/user3353055" >Dani</a> on <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://vimeo.com" >Vimeo</a>.</p>
<p>Un post en forme de vidéo, juste parce qu&#8217;il est l&#8217;heure de la pluie, que Victoria Bergsman (génie derrière les Concretes, et Taken By Trees), les mains pleines de fleurs et de vinyles, danse sur la plus belle chanson du monde, <em>Temptation</em>, New Order, ce morceau et son refrain qui attache.</p>
<p>Parce que quand on a le temps de rien, on prend parfois 8 minutes pour se rappeler qu&#8217;à la base, on voulait défendre une certaine idée de la musique, de la pop, de la culture, et que même s&#8217;il ne reste rien de tout cela, même si les ambitions ont des formes de lambeaux dégoûtants, même si tout fond et s&#8217;amenuise, il reste cette chanson.</p>
<p>Et pourquoi s&#8217;arrêter sur quoi que ce soit d&#8217;autre ?
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		<title>Reportage à Pictoplasma, cabinet de curiosité moderne</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 13:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[exposition]]></category>
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		<description><![CDATA[©Kaluk, par Ben et Julia Hybridation entre pop culture, DIY, art, vidéos et théories, le monstre à mille têtes qu’est Pictoplasma, collectif fondé par Thaler et Denicke il y a une dizaine d’années, n’a cessé de grandir. Intéressés par une vision moderne du « character » (personnage), ils invitent à leurs expositions des artistes, graphistes, peintres, sculpteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-203" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma.jpg" alt="" width="610" height="407" /></a></p>
<p>©Kaluk, par Ben et Julia</p>
<p><strong>Hybridation entre pop culture, DIY, art, vidéos et théories, le monstre à mille têtes qu’est Pictoplasma, collectif fondé par Thaler et Denicke il y a une dizaine d’années, n’a cessé de grandir. Intéressés par une vision moderne du « character » (personnage), ils invitent à leurs expositions des artistes, graphistes, peintres, sculpteurs et leurs proposent de revisiter des mythes. Ils organisent des expositions, présentations, éditent des livres, et offrent des projets toujours plus ambitieux. Cet hiver, et pendant un mois, ils investissent Paris et plus particulièrement la Gaîté Lyrique.</strong></p>
<p><strong>Reportage au cœur de ce festival, qui présente à la capitale une vision décomplexée et moderne de l’art et du design. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pi-cto-plas-ma. Ce nom n’est pas familier à nos oreilles française et pourtant. À la fois collectif d’artistes et festival de curiosités prenant la forme de monstres digitaux, le projet de Thaler et Denicke n’a cessé de grandir et de s’étendre au-delà de son berceau berlinois. En dix ans, les deux allemands ont réuni autour d’eux des projets autour d’un thème : le personnage. Thaler, diplômé d’une école de cinéma et d’animation, et Denicke, étudiant en théorie des médias et études culturelles, ont réuni des artistes, des graphistes, des vidéastes et des conférenciers autour d’une ribambelle de projets : livres, recueils, expositions, DVD, ateliers,… Le but : sortir le personnage de son écrin narratif, où le dessin animé l’a enfermé, pour le balader dans des univers créatifs complètement débridés. En 2004, lors du premier « festival » Pictoplasma en Allemagne, les deux amis ont proposé une explosion de projets tous plus loufoques les uns que les autres, qui replaçaient l’idée du monstre et de la créature au sein d’une réalité physique et artistique : ils mettaient ainsi en place pour la première fois une exposition de personnages et des ateliers de couture, qui plaçaient vraiment une idée du DIY (Do It Yourself, « faites le vous-même ») au cœur du projet.<span id="more-202"></span></p>
<p><strong>Ouverture et curiosité</strong></p>
<p>Pictoplasma est une association postmoderne qui favorise et encourage l’oubli des concepts de narration, et rêve d’un effacement des frontières entre art, design, créativité. Il ne s’agit pas de comprendre ou d’analyser, mais d’apprécier l’hybridation entre consumérisme, art, piqûres de rappel de la pop culture et immédiateté de l’appréciation. « <em>Pour nous, il n’a jamais été question de présenter l’univers de la culture du personnage comme de ‘l’art’</em> » explique Thaler, tête pensante de Pictoplasma.</p>
<blockquote><p>« <em>Même si l’art est très important dans notre projet, nous nous intéressons aussi beaucoup à l’aspect ludique des œuvres, et il y a une grande hybridation avec d’autres domaines : le design, la mode, l’animation, le graphisme et le commerce. Il s’agit de s’intéresser à l’aspect visuel des choses et l’attraction anthropomorphique : on peut s’enthousiasmer dans une même mesure sur un robot de recherche médicale, une peinture dans une galerie, ou un petit dessin posté sur internet par une personne qui vit à l’autre bout du monde.»</em></p></blockquote>
<p>Les maîtres mots de Pictoplasma s’imposent : ouverture et curiosité. Cette association d’artistes s’engage à faire tomber les frontières de la création et à oublier storytelling et cloisonnement de l’art, pour garder une chose, une notion : « character ». Thaler et Denicke sont conscients de la polysémie du mot selon les langues : personnage, symbole typographique, personnalité, ils jouent de ces différentes facettes. Les artistes qui participent à Pictoplasma peuvent eux aussi émerger de différents milieux : certains proviennent de la bande dessinée, d’autres du design ou du web. Chacun crée une œuvre autour d’un personnage, et l’exposition se met en place. Habitués depuis 10 ans à sillonner Berlin, leur berceau, et New York, qui les a accueillis avec enthousiasme, c’est à Paris que les Pictoplasmiens posent cette année leurs valises pleines d’histoires « post digitales ». Le festival Pictoplasma sillonne la capitale tout au long du mois de décembre. Les personnages graphiques sont exposés à la Galerie L.J., au Bleu Noir Tattoo Artshop, à la Galerie Jérôme de Noirmont, à la Galerie GZ, chez Colette, à Artoyz… Mais la pièce maîtresse de l’exposition se trouve à la Gaîté Lyrique, une salle parisienne qui sent encore le neuf et qui accueille la majeure partie des œuvres de Pictoplasma. Haut lieu de la hype et des concerts pop pointus, la Gaîté Lyrique est elle-même un lieu d’hybridation, qui propose concerts, centre de ressources, et salle d’exposition. Crée en Mars, elle s’est vite imposée comme le lieu logique pour donner naissance à un festival Pictoplasma. Pour Peter Thaler, l’opportunité d’être à Paris est exceptionnelle : « <em>On est très heureux d’être à Paris, et spécialement d’avoir une grande exposition à la Gaîté Lyrique. On a déjà organisé quelques événements à Nice, Bordeaux et Paris, mais rien de cette ampleur. C’est un projet très ambitieux, et on est particulièrement heureux de l’accueil qu’il reçoit. On est aussi très reconnaissants de toute la publicité que la Gaîté Lyrique nous a apporté</em>. »</p>
<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma21.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-213" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma21.jpg" alt="" width="610" height="436" /></a></p>
<p><strong>Un sens éphémère</strong></p>
<p>À la billetterie de Pictoplasma pendant les vacances de Noël, le public, curieux des créatures exposées, fait la queue. Sur l’affiche que l’on croise dans le métro, les explications sont plutôt maigres. Pictoplasma, concept inconnu ou presque en France, n’est défini que par ces mots : « post digital monsters ». La description est plutôt vague donc, et pourtant,  le public s’amasse. Le succès dont Thaler se vantait est bel et bien là. Adrien, du service accueil et médiation de la Gaîté Lyrique, est agréablement surpris par les entrées : « <em>Il y a une très bonne réception du festival, notamment sur un public très ouvert, un public familial et des personnes âgées. On fait 600 à 700 entrées par jour, avec une jauge plus élevée le samedi</em> ». En descendant au sous-sol de la salle, où les pièces sont exposées, un enfant s’inquiète « <em>Papa, où ils sont les monstres ?</em> » Qu’il se rassure, la salle blanche de la Gaîté Lyrique est investie de statues, peintures, œuvres graphiques et écrans vidéos. Un groupe de jeunes garçons, alignés en rang, l’un les mains dans les poches, l’autre cherchant dans le petit guide de l’exposition le nom des œuvres, observent les dessins de Raymond Lemstra, designer hollandais. Grosses têtes tendant vers le monstrueux, visages et masques hantent ses dessins. Nouveaux totems pour une nouvelle génération. Le petit groupe scrute les dessins, avant de se tourner vers les masques colorés et postmodernes de Aj Fosik rappels de l’art figuratif. Ils montrent qu’entre ultra contemporain et arts primitifs, il n’y a qu’un pas, que Pictoplasma n’hésite pas à franchir allégrement.</p>
<p>En face, la statue d’objets trouvés d’Eyrst rencontre un franc succès. Bête blanche, mélange de tissus, fausse fourrure, pièces rapportées, on entend toute une mythologie qui vient épouser ses contours. <em>« C’est un lapin ! »</em> affirme Martin, 6 ans, « <em>non, c’est un homme !</em> » réplique Alice. À côté, une jeune adolescente très soignée explique à sa mère la provenance de chaque pièce constituant l’œuvre. La mode, le bricolage, les animaux en tout genre chacun vient poser son intérêt personnel sur ces pièces qui n’attendent que de trouver un sens éphémère. Les enfants laissent leur imagination débridée faire corps avec les propositions artistiques du festival. Les plus jeunes cherchent la ressemblance, les plus vieux veulent rester dans le concept. Au fond de la première salle, sur un écran géant, Pictoplasma nous propose de découvrir une œuvre de Nick Cave, sculpteur, danseur et artiste de performances américain. La vidéo met en avant son travail sur la matière, au travers de costumes faits de longs cheveux multicolores. Les danses sont tribales, l’accoutrement moderne, la musique électro fait glousser les petites filles scotchées aux écrans. De jeunes garçons, portant leurs manteaux comme des capes, dansent gauchement, frères spirituels du Max de <em>Where the Wild Things Are</em>.  Des adultes, eux, s’assoient, commentent les mouvements, cherchent à comprendre le fonctionnement de la danse et sa signification. Ils ne rejouent pas la danse des créatures comme les enfants, mais certains rient tout de même et l’œuvre de Nick Cave ne laisse personne indifférent. Une petite fille en duffle-coat rouge ne peut retenir quelques exclamations : <em>« Mais c’est génial ! »</em>. D’autres sont moins intéressés par cette hybridation entre danse, mode et design. Croisée dans une allée Pictoplasmique Sandrine, ex-étudiante en art, nous explique : « <em>l&#8217;utilisation de la vidéo au cours de l&#8217;exposition est assez décevante quand on connaît les possibilités qu&#8217;offre ce support.</em> » Pas assez débridée, l’usage de la vidéo ne fait pas l’unanimité. Cependant, l’exposition réussit à la convaincre. Elle explique :</p>
<blockquote><p>« <em>J&#8217;ai trouvé l&#8217;exposition &#8220;Pictoplasma&#8221; innovante dans le sens où plusieurs médias y sont réunis: support papier, vidéo et présence de sculptures, peintures de différents formats. L&#8217;association design, vidéo et pop culture est assez récurrente et j&#8217;y suis habituée mais les thématiques sont différentes en général. Cependant, l&#8217;utilisation de bombes de couleurs -&#8221;graffitis&#8221;- dans une exposition d&#8217;art est une découverte pour moi, je suis plus habituée à la matière picturale, la vidéo et la sculpture. Je trouve cette façon décomplexée d&#8217;être confronté à l&#8217;art très accessible et agréable: le spectateur, l&#8217;œuvre et l&#8217;artiste étant souvent liés, c&#8217;est d&#8217;autant plus facile d&#8217;adhérer ou non aux œuvres présentées. L&#8217;accroche est plus directe et spontanée c&#8217;est une approche qui à mon avis devrait se développer car les expositions sont parfois ternes et relativement hermétiques, il faut faire beaucoup d&#8217;efforts pour accéder au sens. Ici, ce n&#8217;était pas du tout le cas.</em> »</p></blockquote>
<p><strong>Entre art et pop culture</strong></p>
<p>Le festival Pictoplasma est investit par les étudiants en art, qui se baladent d’une œuvre à l’autre dans leurs pulls jacquards trop grands, observant derrière leurs immenses lunettes les quelques œuvres collectives présentées sur les murs. Deux pans de la grande salle de la Gaîté Lyrique sont consacré à des œuvres graphiques, aux couleurs vives, à mi-chemin entre graffitis et design de t-shirts trendy. Les motifs rappellent la pop culture, avec quelques Hello Kitty travestis en chanteurs de Kiss, un lapin de comic book qui s’exclame « fucking hell », l’abominable homme des neiges qui mange une glace… Ces personnages attirent toutes sortes de réactions. Mathilde, 25 ans, chignon loose et rouge à lèvres vif nous confie : « <em>Les œuvres du mur sont inégales. Mais on ressent une vraie passion du graphisme dans chacune des propositions. Le résultat est plus ou moins réussi</em> ». Et c’est un peu l’objectif de Thaler pour qui « <em>ce n’est pas important que les sourires des gens soient des sourires d’approbation de l’œuvre d’art ou juste des sourires amusés.</em> » Les graphismes rappellent aussi le web et les concours de visuels de sites web américains comme Threadless [site participatif de vente en ligne de tshirts]. Pour Adrien, cette hybridation entre art, pop culture et graphisme est parfaitement comprise par les visiteurs : « <em>c’est quelque chose qui fait partie de la culture contemporaine et quelles que soient les générations le design et le rapport à l’imagination sont importants. Les personnages, et c’est ce que Walt Disney a fait, sont axés sur l’imagination. C’est ce sur quoi le commissariat a insisté. »</em></p>
<p>Pictoplasma remet aussi une idée du DIY au cœur du festival : certaines œuvres comme <em>Hipster</em> de Nina Braun, réalisée au tricot et en feutrine, sont parmi celles qui passionnent le plus le public. D’autres travaux grandioses comme le chien roi à cinq oreilles de Ben et Julia confirment le caractère psychédélique de Pictoplasma invoqué par Thaler : « <em>Ce qui rend Pictoplasma si attractif, c’est l’aspect psychédélique des œuvres qui peuvent être interprétées par différents groupes de personnes selon leurs âges. Tout en restant accessibles à tous.</em> » Accessibles, pas forcément. Au détour de ces collages laineux, une mère de famille reste dubitative : « <em>Mais qu’est-ce que c’est que ce truc</em> » soupire-t-elle d’affliction. C’est aussi le risque de ces laines multicolores, de ces matériaux de récupérations repeints, et de cette énorme bête qui gît au milieu de la salle, son ventre de feutrine percé de toutes part, et qui porte en son sein des dizaines de créatures. Des monstres qui donnent naissances à plus de monstres comme une mise en abîme de la prolifération des bêtes post-digitales de Pictoplasma. Dans un coin de la salle, les membres de la Gaîté Lyrique invitent les enfants à dessiner leur propre vision du Yeti. Ils voient ensuite leurs œuvres exposées sur un grand mur, où elles sont mêlées à des dessins envoyés par les internautes. Les enfants investissent le lieu, sortent leurs crayons, laissent libre cours à leur imagination. Une petite fille explique à sa mère : « <em>maintenant tu prends une feuille, et tu dessines un super monstre, comme moi ».</em></p>
<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma3.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-211" title="pictoplasma" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2012/01/pictoplasma3.jpg" alt="" width="610" height="407" /></a></p>
<p>Extrêmement réceptifs à Pictoplasma, les enfants se massent dans l’atelier dessin. Le staff de la Gaîté Lyrique nous explique : « <em>Les gens participent en dessinant, en créant, ça participe d’une logique de projection, propre au design, qui va les intéresser. Le côté participatif marche très bien, les présentations sont aussi très accessibles, elles laissent libre court à l’imagination de manière générale, c’est très coloré</em> ». L’aspect débridé des œuvres, et ces papiers immaculés qui font des spectateurs des créateurs exerce un pouvoir d’attraction quasi mystique sur les enfants. Et lorsque l’on voit leurs œuvres sur les murs, on comprend l’impact qu’a l’exposition sur eux. Ils réutilisent très habillement les éléments qu’ils ont intégré, et les redessinent sur le papier. Pour Thaler, cet attrait auprès des enfants est une bonne surprise : « <em>On a remarqué que l’exposition plaît beaucoup aux enfants. Je dois admettre qu’ils ne sont pas notre cible principale, mais ils sont évidemment les bienvenues. Habituellement, la plupart des choses que l’on présente ne sont pas particulièrement adaptés pour les enfants. Certaines œuvres peuvent être dérangeantes, et par le passé, nous avons vu des enfants pleurer aux expositions Pictoplasma.</em> » Pas de larmes à la Gaîté Lyrique, mais beaucoup d’osmose entre le jeune public et les œuvres débridées.</p>
<p>Bric-à-brac coloré et ultra vitaminé, Pictoplasma sait convaincre tout ceux qui voient de l’art un peu partout, et qui ne laissent pas intimider par les catégories : design, narration, art, mainstream, consumérisme… Tout cela s’efface pour laisser des créations, qui tiennent debout, toutes seules, sans support critique ou théorique. Même si ce qui intéresse Pictoplasma, c’est aussi de réfléchir à la place du personnage dans la société moderne. Pour ce qui est de l’avenir du festival en France, il est trop tôt pour le dire. Mais au vu des visages de tous âges ravis de placer ces monstres au cœur d’une société désincarnée, on peut avancer que l’invasion des personnages post modernes est loin d’être terminée.</p>
<ul>
<li>Voir le site de <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.gaite-lyrique.net/" title="Gaîté Lyrique"  target="_blank">la Gaîté Lyrique</a></li>
<li>Voir le site de <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://pictoplasma.com/" title="Pictoplasma"  target="_blank">Pictoplasma</a></li>
</ul>
<p>Pauline Le Gall
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		<title>2011</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/29/2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 10:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon 2011 est rempli de vieilles choses, pas sorties cette année, mais qui ont su me marquer tout de même. Je ferai sagement, pour d&#8217;autres médias, mes tops 2011 de nouveautés, mais puisque je dis bien ce que je veux ici, voilà mon année 2011 en quelques noms, quelques découvertes. En 2011&#8230; Un concert : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/sixteencandles.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-185" title="sixteen candles" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/sixteencandles.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>Mon 2011 est rempli de vieilles choses, pas sorties cette année, mais qui ont su me marquer tout de même. Je ferai sagement, pour d&#8217;autres médias, mes tops 2011 de nouveautés, mais puisque je dis bien ce que je veux ici, voilà mon année 2011 en quelques noms, quelques découvertes.</p>
<p>En 2011&#8230;<br />
<strong>Un concert : Joanna Newsom aux Bouffes du Nord le 15 janvier</strong>. J&#8217;ai déjà écrit mon ressenti sur ce concert sur <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.goutemesdisques.com/concerts/c-r/joanna-newsom/"  target="_blank">Goûte mes Disques</a>, mais un peu moins d&#8217;un an plus tard, je peux réitérer. J&#8217;ai écouté ses disques beaucoup trop souvent, et je m&#8217;empêchais de chanter à pleins poumons pendant tout le concert. Mon moment préféré était sans avoir à y réfléchir &#8220;Have One On Me&#8221;, une chanson qui prend tout son sens sur scène, qui monte et descent, avec laquelle elle sait jouer avec beaucoup d&#8217;habileté et d&#8217;espièglerie. Sa voix magique, ses doigts de fées, ses paroles cryptiques, il n&#8217;y a pas grand choses que je n&#8217;aime pas dans ce qu&#8217;elle chante. Toujours habitée, jamais tricheuse, toujours juste.</p>
<p><strong>Un roman : <em>Women In Love </em>de D.H. Lawrence</strong>. J&#8217;en ai déjà parlé dans <a href="http://www.keskeldi.com/2011/08/25/a-mi-chemin/"  target="_blank">mon bilan à mi-chemin</a> mais <em>Women in Love </em>est un chef d&#8217;œuvre absolu. Et pourtant cette année j&#8217;ai lu <em>Le Rouge et le Noir</em>, <em>Madame Bovary</em>, <em>le Temps Retrouvé</em> et <em>Tender is the Night</em>, qui m&#8217;ont tous secouée, mais <em>Women In Love </em>a fini de tisser ce lien indéchirable entre Lawrence et moi. &#8220;<em>It was something beyond love, such a gladness of having surpassed oneself, of having transcended the old existence. How could he say &#8220;I&#8221; when he was something new and unknown, not himself at all? This I, this old formula of the age, was a dead letter.</em>&#8221;</p>
<p><strong>Un film : <em>The Godfather</em> de Francis Ford Coppola / <em>Barry Lyndon</em> de Stanley Kubrick</strong>. Petite exception pour les films, je n&#8217;ai pas pu départager les deux. Deux BO merveilleuses, deux films bourrés de scènes qui m&#8217;ont happée pour toujours, et surtout, deux films absolument cultes que j&#8217;avais honte de n&#8217;avoir pas vus. [c'est réparé à présent]</p>
<p><strong>Un acteur : Al Pacino</strong>. Ayant tout à fait horreur de <em>Scarface</em> (ça arrive, même aux meilleurs), pour moi Pacino c&#8217;était le mec qui dit &#8220;fuck&#8221; tous les deux mots, un peu macho-beau-gosse-au-secours. Et puis je l&#8217;ai vu coup sur coup dans <em>The Godfather </em>et surtout dans <em>Dog Day Afternoon</em> de Sidney Lumet, où il est sublime. Alors j&#8217;ai bien été obligée de retourner ma veste. Surtout quand <em>Heat</em> a fini de me convaincre. Team Al !</p>
<p><strong>Un disque : Real Estate, <em>Days</em></strong>. J&#8217;ai aussi déjà écrit sur le sujet pour <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/days/"  target="_blank">Goûte Mes Disques</a>, mais deux fois valent mieux qu&#8217;une. <em>Days</em> a sauvé à la fois ma fin d&#8217;année, me permettant d&#8217;oublier les trajets en RER en me dandinant sur &#8220;Ohhhh It&#8217;s reaaaaaal&#8221;, et me faisant surtout voir cet avenir de l&#8217;indie pop auquel je ne croyais plus. J&#8217;ai ingéré des dizaines de disques de pseudo-twee pseudo-shoegaze en 2011, me laissant croire que l&#8217;indie pop était bel et bien enterrée dans les années 90. Passe à autre chose, ma vieille. Et puis, Real Estate et leur pop solaire, qui met de bonne humeur, qui fait du bien. Je n&#8217;en demandais pas plus. MERCI.</p>
<p><strong>Une héroïne : Madame Bovary</strong>. Découvrir Flaubert est probablement l&#8217;une des meilleures choses qui me soient arrivées en 2011. <em>Madame Bovary </em>m&#8217;a permis d&#8217;entrevoir une autre façon d&#8217;écrire, différente et fascinante. Infusée de liberté et portée par cette héroïne merveilleuse, inconstante, ambigüe, un peu cruelle. Madame Bovary ne m&#8217;a jamais quittée.</p>
<p><strong>Une série : Parks &amp; Recreation</strong>. Beaucoup d&#8217;heures encore passées à regarder des séries, et malgré toutes les fictions super intelligentes que l&#8217;on regarde, mon Awwwwward de la série la plus attachante revient forcément à <em>Parks &amp; Recreation</em> dont j&#8217;ai pourtant détesté la première saison. C&#8217;est drôle, c&#8217;est mignon, c&#8217;est bien joué, c&#8217;est &#8220;enjeu émotionnel&#8221; à tous les plans, bref, c&#8217;est fait pour moi.</p>
<p><strong>Une ville : Venise</strong>. Je ne voyage pas souvent, mais en 2011 j&#8217;ai découvert l&#8217;Italie à travers les petits rios Venitiens. Et Venise m&#8217;a parlée. Je pense encore chaque jour aux reflets du soleil sur les petits campos vers 18h. J&#8217;ai découvert que les touristes ne font pas plus de 10 pas autour du lieu le plus touristique d&#8217;une ville. Ce qui laisse des kilomètres de Venise vide de sons et vide de visages, une Venise difficile à apprivoiser, sublime et désolante à la fois (parce que mangée par les moisissures). Et surtout, une Venise hors-temps.</p>
<p>&nbsp;
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		<title>You Can Have It All</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 11:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[our way to fall]]></category>
		<category><![CDATA[yo la tengo]]></category>

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		<description><![CDATA[Yo La Tengo est un groupe plutôt simple en apparence, trois résidents d&#8217;Hoboken qui ont simplement révolutionné le monde du rock indé en 30 ans de carrière, mais l&#8217;air de rien. Aussi sûr que j&#8217;ai 24 ans, qu&#8217;il pleut à Nanterre et que mon chat se jette sur le canapé, Yo La Tengo est mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/4yrs.jpg" ></a><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=gAVqDFFA4oE" ><img class="aligncenter size-full wp-image-177" title="venezia" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/venezia.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p><strong>Yo La Tengo</strong> est un groupe plutôt simple en apparence, trois résidents d&#8217;Hoboken qui ont simplement révolutionné le monde du rock indé en 30 ans de carrière, mais l&#8217;air de rien.</p>
<p>Aussi sûr que j&#8217;ai 24 ans, qu&#8217;il pleut à Nanterre et que mon chat se jette sur le canapé, Yo La Tengo est mon groupe préféré, comme un petit trésor que je garde jalousement au creux de mon Ipod. (oui mon rapport à la musique est immatériel, et je m&#8217;en balance)<br />
Érudits mais un peu pouilleux en même temps, je n&#8217;oublierai jamais ma rencontre avec eux dans les loges de <strong>l&#8217;Alhambra</strong>, ils buvaient des bières, j&#8217;aurais aimé pouvoir disséquer d&#8217;où vient en eux ces morceaux que j&#8217;aime tant. Mais je ne pouvais que poser des questions bancales.<br />
Environ 6 ans que je m&#8217;accroche à eux, qu&#8217;ils continuent à être une BO parfaitement satisfaisante. Il y a 4 ans dans le train entre Uppingham et Londres, c&#8217;est cette chanson que j&#8217;écoutais, <em>Our Way To Fall</em>, pour te voir sur ce quai. Et depuis, j&#8217;ai pris ta main dans la mienne pour écouter des disques, voir des concerts, piquer des crises, manger des cheesecakes, marcher à Paris, Nanterre, Brest, Londres, Venise, Uppingham, 4 ans c&#8217;est court, surtout quand c&#8217;est 4 ans pour passer du temps à te connaître.</p>
<p>On révolutionne un peu notre monde, l&#8217;air de rien. En écoutant Yo La Tengo. Héros de l&#8217;ombre, aussi.</p>
<p><iframe width="610" height="443" src="http://www.youtube.com/embed/zfYEdsrHdcg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Colin Stetson</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/08/colin-stetson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 16:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce morceau de Colin Stetson a percé mon esprit. Je l&#8217;ai intégré, brutalement. Je trouvais le disque un peu hermétique, jusqu&#8217;à ce que ce morceau ouvre une brèche. Enfin, au 6ème titre, la porte s&#8217;ouvre. Je m&#8217;engouffre. Je comprends. C&#8217;est aussi bien de devoir tâter les contours de la porte avant d&#8217;en trouver la poignée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/ArtAD-roFJA?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: left;">Ce morceau de Colin Stetson a percé mon esprit. Je l&#8217;ai intégré, brutalement.</p>
<p>Je trouvais le disque un peu hermétique, jusqu&#8217;à ce que ce morceau ouvre une brèche. Enfin, au 6ème titre, la porte s&#8217;ouvre. Je m&#8217;engouffre. Je comprends.<br />
C&#8217;est aussi bien de devoir tâter les contours de la porte avant d&#8217;en trouver la poignée.</p>
<p>J&#8217;ai lu beaucoup de bien sur la prestation de Colin Stetson aux Transmusicales, et depuis j&#8217;ai eu très envie de l&#8217;écouter. Je ne regrette pas.</p>
<p><em>There were those who couldn&#8217;t take it<br />
There were others on their own<br />
</em></p>
<p><object id="playerArteLiveWeb-2994" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="450" height="255" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best" /><param name="movie" value="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=2994&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="255" src="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=2994&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" quality="best" name="playerArteLiveWeb" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
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		<title>Silver Jews : le chaînon manquant</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/12/01/silver-jews-le-chainon-manquant/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 16:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Silver Jews]]></category>
		<category><![CDATA[Tanglewood Numbers]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;était l&#8217;époque où j&#8217;allais prendre des disques à la médiathèque Arpège, rue Neptune, à Brest, où j&#8217;empruntais 5 disques, et à chaque fois je pouvais être sûre qu&#8217;au moins 3 seraient trop rayés pour fonctionner sur ma platine 3 CD. En rentrant chez moi un jour, j&#8217;ai mis Tanglewood Numbers, un disque de Silver Jews, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/silverjews.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-149" title="Silver Jews" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/12/silverjews.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>C&#8217;était l&#8217;époque où j&#8217;allais prendre des disques à la médiathèque Arpège, rue Neptune, à Brest, où j&#8217;empruntais 5 disques, et à chaque fois je pouvais être sûre qu&#8217;au moins 3 seraient trop rayés pour fonctionner sur ma platine 3 CD.</p>
<p>En rentrant chez moi un jour, j&#8217;ai mis <em>Tanglewood Numbers</em>, un disque de <strong>Silver Jews</strong>, un disque qui représentait enfin ce chaînon manquant dans les groupes de pop : une personnalité. Une voix, des textes, une unicité, une homogénéité. Silver Jews touchait du doigt une perfection tout à fait subjective.</p>
<p>J&#8217;ai écouté tous leurs disques, et j&#8217;ai appris que beaucoup les considéraient comme des sous-<strong>Pavemement</strong>, alors j&#8217;ai décidé d&#8217;en vouloir à Pavement pour toujours. Même si parfois, j&#8217;ai quand même laissé une petite place à Stephen Malkmus dans mon cœur. Mais l&#8217;indie-rock des années 90 m&#8217;a toujours ennuyée.</p>
<p><em>Tanglewood Numbers</em> s&#8217;illustre par une série de chansons parfaites, d&#8217;une incroyable cohérence. Presque un concept album. Fourré de tubes géniaux, qu&#8217;il est toujours bon de ressortir un jour de pluie,  <em>Tanglewood Numbers</em> est un feel-good album comme il en existe peu.</p>
<p><strong>Silver Jews</strong> a très peu tourné, mais un jour ils sont passés au Point Éphémère, David Berman s&#8217;épongeait le visage avec du PQ, et ça reste le meilleur concert que j&#8217;ai jamais eu l&#8217;occasion de voir. Surtout parce qu&#8217;on a découvert tous les deux &#8220;Tennessee&#8221;, on ne connaissait pas encore notre Silver Jews sur le bout des doigt à cette époque, on se tenait la main, et on était sacrément contents.</p>
<p>Les filles du premier rang criaient &#8220;PUNK ROCK DIED WHEN THE FIRST KID SAID, PUNK&#8217;S NOT DEAD&#8221; en chœur, on était tous un peu admiratifs de Berman, et de son incroyable sens de la formule. Lui qui, comme un enfant perdu, se lovait dans les bras de la belle Cassie, sa bassiste, choriste et femme.</p>
<p>David Berman n&#8217;aime pas la scène, mais ce mois de mai 2000-quelque chose au Point Éphémère, il s&#8217;est quand même fait transpirer dans son costume, avec son rouleau de papier dans une main et son micro dans l&#8217;autre, pour nous. En 2009, <strong>Silver Jews</strong> s&#8217;est séparé, et il me semble que ça reste une décision irrévocable. Mais toujours, je pense à eux, quand un groupe n&#8217;est pas original, fait du mauvais indie-rock, quand j&#8217;entends une voix grave qui n&#8217;a rien du piquant de celle de Berman, quand je lis des paroles drôles mais peu spirituelles. Les groupes s&#8217;en vont et sont vite remplacés, et Silver Jews ne dérogue pas à la règle. Mais pour moi, ils restent le chaînon manquant sur la scène indépendante. Et j&#8217;espère toujours leur retour.</p>
<p>Lire le <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://mentholmountains.blogspot.com/"  target="_blank">blog de Berman</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=4tWmPFwYRk8" target="_blank">Le clip de I&#8217;m Getting Back Into Getting Back Into You<br />
</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VtA869eH21c" target="_blank">Le clip de Punks In The Beerlight<br />
</a><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=UVwamE7t_YQ"  target="_blank">Le clip de Sleeping Is The Only Love</a>
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			</a>
		</div>
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		<item>
		<title>Wonder</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/11/26/wonder/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 18:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[playlist]]></category>
		<category><![CDATA[steinbeck]]></category>
		<category><![CDATA[wonder]]></category>

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		<description><![CDATA[Melancholia, Lars Von Trier, 2011 &#8220;We&#8217;re sorry. It&#8217;s not us. It&#8217;s the monster. The bank isn&#8217;t like a man. Yes, but the bank is only made of men. No, you&#8217;re wrong there &#8211; quite wrong there. The bank is something else than men. It happens that every man in a bank hates what the bank [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/08/melancholia.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-96" title="melancholia" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/08/melancholia.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a><em>Melancholia</em>, Lars Von Trier, 2011</p>
<blockquote><p>&#8220;We&#8217;re sorry. It&#8217;s not us. It&#8217;s the monster. The bank isn&#8217;t like a man.<br />
Yes, but the bank is only made of men.<br />
No, you&#8217;re wrong there &#8211; quite wrong there. The bank is something else than men. It happens that every man in a bank hates what the bank does, and yet the bank does it. The bank is something more than men, I tell you. It&#8217;s the monster. Men made it, but they can&#8217;t control it.&#8221;<br />
(John Steinbeck, <em>The Grapes of Wrath</em>)</p></blockquote>
<p>J&#8217;ai fait une compilation autour de la chanson &#8220;Wonder&#8221; de Frànçois and the Atlas Mountains, qui est une chanson courte et précieuse, autour d&#8217;un sentiment aussi vif que peu joyeux. Elle est disponible <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://open.spotify.com/user/pollydumb/playlist/2TeAwk9oFzg44H0xUrm9aQ" title="Wonder"  target="_blank">sur Spotify</a> et elle comprend des chansons qui ne sont pas des nouveautés, mais qui me plaisent quand même.</p>
<ol>
<li>Wonder &#8211; Frànçois and the Atlas Mountains</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=jSe8WgNhJkE"  target="_blank">Sail Home</a> &#8211; Angil</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=KScl5OvwG_g"  target="_blank">I&#8217;ll Die Young For Rock&#8217;n'Roll</a> &#8211; Eternal Summers</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=I5RMwCE1zG8"  target="_blank">Should Not Have Come To This</a> &#8211; Oh No Oh My</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=Jgfpuy5qETs"  target="_blank">Younger Than Yesterday</a> &#8211; Real Estate</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=yyN-iz8NLbU"  target="_blank">I&#8217;ll See You Later I Guess</a> &#8211; Papercuts</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=d9ZwpxoAw8I"  target="_blank">Barnaby, Hardly Working</a> &#8211; Yo La Tengo</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=UOgxeuqsadk"  target="_blank">The Things We Did and Didn&#8217;t Do</a> &#8211; The Magnetic Fields</li>
<li>Weather the Weather &#8211; Phantom Buffalo</li>
<li><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=8rY5Uf4E0e4"  target="_blank">Terra Incognita</a> &#8211; Atlas Sound</li>
</ol>
<p>&nbsp;
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		<title>Polisse : Y a-t-il un flic pour sauver Maïwenn ?</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/11/13/polisse-y-a-t-il-un-flic-pour-sauver-maiwenn/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 12:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Maïwenn]]></category>
		<category><![CDATA[Polisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Filmer la police en France est un exercice problématique. Dans un pays où chaque soir on peut voir à la télévision des reportages sur des enquêtes criminelles, trouver un regard nouveau sur le métier est difficile. Maïwenn en suivant la Brigade de Protection des Mineurs, choisit un angle nouveau, qui dans l’idéal serait une observation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/11/polisse.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-139" title="Polisse" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/11/polisse.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>Filmer la police en France est un exercice problématique. Dans un pays où chaque soir on peut voir à la télévision des reportages sur des enquêtes criminelles, trouver un regard nouveau sur le métier est difficile. <strong>Maïwenn</strong> en suivant la <strong>Brigade de Protection des Mineurs</strong>, choisit un angle nouveau, qui dans l’idéal serait une observation percutante, mais qui dans les faits devient vite un méli-mélo sentimental et indigeste. À force de voir les événements à travers des yeux d’enfants, Maïwenn épure son analyse jusqu’à une naïveté navrante qui ne sert aucune cause. Le regard de la photographe qui suit la brigade, interprétée par la réalisatrice, est à priori dénué de jugement mais pourtant il pèse très lourd sur les personnages. Au début du film Fred (<strong>Joey Starr</strong>) lui reproche amèrement son attrait pour le misérabilisme. Belle mise en abyme : le rôle maladroit que Maïwenn s’accorde dans sa propre fiction résume assez bien ses approximations de cinéaste. Sa vision naïve, assenée à coups de gros plans et de musique sentimentale, empêche aux personnages d’être autre chose qu’une galerie de marionnettes. Et le film sombre très vite dans une logique où tout est un problème mais où on ne problématise pas grand chose : viol, inceste, anorexie&#8230; La lassitude d’une société cruelle et injuste se traduit par un désespoir sourd, qui sonne creux dans la trame du film. Clichés en tout genre, histoire d’amour qui alourdit narration, le film se perd et en définitive Polisse confond vérité et morale.</p>
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		<title>Diane Arbus : Un certain regard</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/11/04/diane-arbus-un-certain-regard/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 19:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïnes]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Arbus]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu de Paume]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Jeu de Paume à Paris propose une exposition de plus de 200 photographies de Diane Arbus, du 18 octobre 2011 au 05 février 2012. Les œuvres de la photographe, accrochées les unes à côté des autres dans de grandes salles blanches, forment un dédale de regards et de vies. Transsexuels, nudistes, vieilles stars déchues, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-110" title="dianearbus" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/11/dianearbus.jpg" alt="A flower girl at a wedding, Conn. 1964" width="610" height="513" /></p>
<p>Le <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.jeudepaume.org/" title="Voir le site du Jeu de Paume"  target="_blank">Jeu de Paume</a> à Paris propose une exposition de plus de 200 photographies de <strong><a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://diane-arbus-photography.com/" title="Voir les photos de Diane Arbus"  target="_blank">Diane Arbus</a></strong>, du 18 octobre 2011 au 05 février 2012. Les œuvres de la photographe, accrochées les unes à côté des autres dans de grandes salles blanches, forment un dédale de regards et de vies. Transsexuels, nudistes, vieilles stars déchues, cracheurs de feu, patriotes, enfants malades et trisomiques semblent tenter de s&#8217;extirper du cadre dans lequel ils sont prisonniers pour toujours. Diane Arbus capturait des âmes avec son flash révélateur, et n&#8217;hésitait pas à dévoiler rides, peaux flétries, grains de beauté. Elle s&#8217;est très tôt détournée de la photo de mode pour pouvoir partir à la rencontre de la «minorité tranquille » qui la fascinait.</p>
<p>Elle joue des frontières : entre l&#8217;humain et l&#8217;animal, entre le masque et le visage, entre le masculin et le féminin, entre la normalité et la marginalité. Son regard porte déjà en lui les paradoxes qui intéresseront des générations d&#8217;artistes américains, de Judith Butler à David Lynch en passant par Tom Waits. Elle isole les États-Unis en une galerie de portraits étranges. Les regards sont insolents, les visages exposés et son Amérique oscille dangereusement entre grandeur et décadence. À mesure qu&#8217;on avance dans les salles, dans lesquelles les photographies sont rangées selon un ordre chronologique, les images sont de plus en plus percutantes. Les deux dernières parties de l&#8217;exposition sont consacrées aux carnets personnels d&#8217;Arbus, et on y découvre une femme curieuse, passionnée par son art et surtout par tous ses modèles. Sur les murs, on lit : &#8220;Je voudrais photographier tout le monde&#8221;. Tout est dit.</p>
<p>Exposition organisée par le Jeu de Paume, Paris, du 18 octobre 2011 au 05 février 2012. Plus d&#8217;informations sur <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&amp;idArt=1470&amp;lieu=1" title="Diane Arbus au Jeu de Paume"  target="_blank">la page dédiée</a>.<br />
<strong>Crédit photo</strong> : Diane Arbus, <em>A flower girl at a wedding, Conn. 1964.</em>
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		<title>Héroïnes #1 : Audrey Horne</title>
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		<comments>http://www.keskeldi.com/2011/09/13/heroines-1-audrey-horne/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 11:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>polly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Héroïnes]]></category>
		<category><![CDATA[Audrey Horne]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Saddle Shoes]]></category>
		<category><![CDATA[Twin Peaks]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand j&#8217;étais petite, j&#8217;aimais les belles jeunes filles (selon mes termes de l&#8217;époque), avec leurs jupes qui tournent et leurs belles chaussures. Quand j&#8217;étais un peu plus grande, ce n&#8217;était plus tant les jolies &#8220;jeunes&#8221; filles qui m&#8217;intéressaient, mais plutôt les grandes héroïnes de cinéma, et de littérature. Récemment, il y en a eu tant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/09/audreyhorne.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-100" title="Audrey Horne" src="http://www.keskeldi.com/wp-content/uploads/2011/09/audreyhorne.jpg" alt="" width="610" height="250" /></a></p>
<p>Quand j&#8217;étais petite, j&#8217;aimais les <em>belles jeunes filles</em> (selon mes termes de l&#8217;époque), avec leurs jupes qui tournent et leurs belles chaussures.</p>
<p>Quand j&#8217;étais un peu plus grande, ce n&#8217;était plus tant les jolies &#8220;jeunes&#8221; filles qui m&#8217;intéressaient, mais plutôt les grandes héroïnes de cinéma, et de littérature. Récemment, il y en a eu tant dans ma vie. Il y a quelques années, Ingrid Bergman dans <em>Notorious</em>, il y a moins longtemps, Sylvia Plath et sa cloche de verre, Clélia Conti sous la plume de Stendhal, et l&#8217;année dernière, Audrey Horne.</p>
<p>Twin Peaks m&#8217;a intéressée, puis follement agacée, ennuyée, énervée, et enfin m&#8217;a re-captivée. Je regardais Twin Peaks à 60% pour Dale Cooper, et à 40% pour la magnifique Audrey Horne (oui et pour David Lynch, et pour le reverse, et pour la BO de Badalamenti, on ne va pas chipoter). Espiègle, mystérieuse, amoureuse, fourbe par endroits, elle avait tout ce qu&#8217;il faut pour devenir mon idole. Sûrement mon personnage de série préféré au coude à coude avec <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://images.wikia.com/madmen/images/5/55/Betty_gun.png" title="Betty"  target="_blank">Betty Draper</a>.</p>
<p>Et souvent je repense à elle, et à <a target="_blank" rel="nofollow" href="http://www.keskeldi.com/goto/http://www.youtube.com/watch?v=kYSYlVFF_94" title="Audrey's dance"  target="_blank">sa danse langoureuse et étrange </a>dans le diner de Twin Peaks. Et je regrette qu&#8217;elle n&#8217;ait pas eu tout un film à elle. Peut-être qu&#8217;elle existait mieux comme second rôle, cachée dans l&#8217;ombre.</p>
<p>&nbsp;
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			</a>
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