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	<title>La Politeia, la revue collaborative en ligne</title>
	
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	<description>Parce qu'il n'y a pas de liberté sans politique.</description>
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		<title>Comprendre la crise III : le tournant néolibéral</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 15:05:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idéologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre série pour comprendre la crise en abordant le troisième âge du capitalisme. Nous diviserons en trois temps et donc en trois articles, notre analyse de ce tournant pour avoir le temps de comprendre pourquoi et comment s’est déployée la méthode libérale ces quarante dernières années. Cet article sera plus factuel que les&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nous poursuivons notre série pour comprendre la crise en abordant le troisième âge du capitalisme. Nous diviserons en trois temps et donc en trois articles, notre analyse de ce tournant pour avoir le temps de comprendre pourquoi et comment s’est déployée la méthode libérale ces quarante dernières années. Cet article sera plus factuel que les deux suivants et s’attachera davantage à comprendre pourquoi les sociétés occidentales vont de manière décisive engager une rupture avec les trente glorieuses. Suivra la méthode employée par les néolibéraux pour imposer leurs politiques économiques et sociales sur les plans nationaux et internationaux, avant d’aborder de manière succincte les éléments politiques qui peuvent expliquer l’effondrement ou les résistances à ces changements.</em></p>
<p>Nos démocraties semblaient bien plus résistantes au sortir de la guerre qu’auparavant. Elles semblaient vaccinées du nationalisme obscurantiste qui les avait faites trébucher dans les années 30. Le progrès social des trente glorieuses semblait en marquer l’aboutissement. Les sociétés occidentales ne cessaient de s’accroître et la justice sociale progressait.</p>
<p>Pourtant, elles vont permettre l’élévation et la victoire d’une idéologie politique déconstruisant la démocratie pour une « <strong>démocratie minimale</strong> » s’apparentant en réalité à une pure et simple<strong> oligarchie</strong>, elle <strong>anti-démocratique</strong>, trouvant son aboutissement aujourd’hui dans les Etats européens. Il aura fallu presque 30 ans. Le tournant néolibéral va ainsi démontrer que la démocratie est définitivement le régime politique le plus faible de tous, car on le croyait alors inattaquable ; et sans doute aussi le plus inatteignable. La démocratie nourrie ses propres ennemis par l’acceptation de ses propres critiques, elle reste donc très vulnérable.</p>
<p>Le néolibéralisme est un courant politique qui n’est pas totalement nouveau à son arrivée au pouvoir au tournant des années quatre-vingt, puisqu’il est le rejeton idéologique des idées libérales du XIX et début du XXème siècle. Le modèle néolibérale apparait sur le plan théorique dès la fin de la guerre et s’oppose dès le départ au compromis fordiste et modèle keynésien défavorable à la bourgeoisie, aux actionnaires, à tous ceux qui pouvaient tirer avantage d’une société moins solidaire laissant libre cours à la compétition des intérêts privés. Une minorité toujours puissante et influente va tenter d’inverser le sens de l’histoire qui avait tourné en sa défaveur dans les années 40 afin de saisir les occasions de restaurer un ordre ancien où la société devant se conformer à ses exigences et/ou ses idées que ce soit d’ailleurs pour des raisons idéologiques ou d’intérêt économique.</p>
<p>La société du Mont-Pèlerin, think thank néolibérale très actif pour promouvoir l’idéologie de marché, est fondée en 1947, entre autre par Friedrich von Hayek et Milton Friedman, philosophe et économiste influent. C’est l’exemple le plus frappant de cette minorité héritière de l’ancienne oligarchie marginalisé dans le contexte géopolitique très particulier de l’après-guerre. Celle-ci était prête et déterminée à saisir la moindre occasion à reprendre le pouvoir dans un contexte de nature à inverser le rapport des forces en présence. Les économistes néoclassiques (l’école Autrichienne, l’école de Chicago) vont donner naissance au néolibéralisme théorisé par les courants monétaristes, de l’économie de l’offre, les néo-institutionnalistes et néo-fonctionnalistes à la fin des années 70. Ces théories vont influencer toutes les politiques publiques depuis les années 80 et formeront<strong> la bible de la construction européenne.</strong></p>
<p>Or cette occasion de reprendre le pouvoir dans un contexte de nature à inverser les rapports de forces en présence va advenir. Un ensemble de facteurs a contribué à discréditer le modèle d’économie administrée hérité de l’après-guerre ainsi que les forces politiques qui l’ont soutenue pour produire une inversion des rapports de forces, conduisant aux victoires électorales des néolibéraux.</p>
<p>L’essoufflement du modèle fordiste, les limites des politiques keynésiennes face à une crise économique suite aux chocs pétroliers, l’étouffement des libertés publiques dans un contexte de guerre froide et de contestations anticoloniales ; ont rendu ce modèle perméable aux critiques déstabilisantes, qu’elles soient libertaires, socialistes ou de réactionnaires, remettant en cause le consensus autour du contrat sociale édicté après la seconde guerre mondiale.</p>
<p>Il faut bien comprendre la nature de ce résultat : <strong>la victoire politique d’une nouvelle génération au pouvoir, déterminée à rompre avec tous les compromis de l’après guerre</strong>. Ces gouvernants ont alors une idéologie officielle et un projet politique. En substance, une société de marché dans laquelle chacun est responsable de son sort et ne peux compter que sur ses propres capacités pour s’engager dans la libre compétition avec tous les autres membres de la société. La « main invisible » du « marché libre accomplit alors un miracle : quoique chacun poursuive uniquement son intérêt personnel en se fichant pas mal du bien commun, le libre-échange entre tous produit un résultat collectif conforme à l’intérêt général. Néanmoins, il faut maintenir un « Etat minimal » qui assure la défense nationale, la sécurité physique des individus et le respect des contrats et des biens privés. L’initiative privée et la libre concurrence étant réputées toujours plus efficace que la coopération et la solidarité collective, toutes les activités humaines doivent être organisées sur le modèle du marché libre. En plus d’être faux sur le plan théorique (voir par exemple, « Les vraies lois de l’économie » par Jacques Généreux), <strong>cet habillage intellectuel masque un projet politique et une ambition bien plus triviale : une nouvelle oligarchie s’organise pour abolir la redistribution du pouvoir et des richesses que l’ancienne oligarchie avait dû concéder après la guerre</strong>. Ce n’est donc pas l’Etat minimal qui est visé, mais la démocratie minimale. Il s’agit de mettre l’Etat à l’abri des revendications populaires et d’exploiter au contraire sa puissance au service d’intérêts privés (voir Hervé Kempf « L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie »). Le pouvoir Sarkosyste a poussé ce système tellement loin qu’il en devenait incroyablement flagrant.</p>
<p>La crise économique des années soixante-dix à donc portée au pouvoir des conservateurs et réactionnaires, formant un curieux mélange : leurs programmes politiques étaient basés à la fois sur la volonté de réhabiliter l’autorité conservatrice tout en promouvant la dérégulation économique et les libertés des capitalistes. Fondamentalement, ils se sont construit en réaction aux poussés libertaires des mouvements des droits civiques, des mouvements de mai 68, et posés en protecteur des populations face à la crise économique.</p>
<p>Le programme néolibéral va être mis en œuvre de manière méthodique après la victoire politique des personnalités portées par des entourages réactionnaires et influencés par les modèles néolibéraux, M. Thatcher en Grande-Bretagne (1979), R. Reggan aux Etats Unis (1980). <strong>En matière économique, un seul mot d’ordre, mettre fin à la baisse tendanciel du taux de profit, un seul moyen, la dérégulation, une arme, la dette du pays et sa monnaie.</strong> Ce programme ne sera pas sans effets: explosion des profits, augmentation des inégalités, appauvrissement d’une large part la société, déconstruction de l’Etat providence, dépérissement et privatisation de celui-ci au service d’une seule classe sociale élitaire, les capitalistes. La France n’échappera pas à ce modèle après la rupture de 1983 et l’échec de la relance isolée des années 1981-1982. Mais elle y résistera mieux que d’autres jusqu’à ce que N. Sarkozy arrive au pouvoir, au moment même où ces thèses seront battues en brèches. L’Angleterre de Tony Blair s’enfoncera dans ce nouveau consensus capitaliste dans les années 1990 tout comme l’Allemagne de Gerhard Schröder au tournant des années 2000 notamment « grâce » aux fameuses lois Hartz, du nom du ministre du travail qui les mit en œuvre (voir en fin d’article).</p>
<p><strong>La mise en œuvre de ce projet ouvre un troisième âge du capitalisme : celui de la mondialisation d’un système économique et social dominé par des exigences de rentabilité financière, « le capitalisme financiarisé »</strong>. Mais ce projet politique est difficile à mettre en œuvre dans des sociétés qui pendant les trente ans précédent ont construit un modèle social radicalement différent. Pour briser la résistance des peuples, le pouvoir politique néolibéral va employer des méthodes encore en cours aujourd’hui. C’est l’objet du prochain article de ce dossier.</p>
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<p><em>Petit aparté qui nous semble important sur les les lois Hartz : Réforme majeur du marché un travail Allemand entre 2003 et 2005. Peut être d&#8217;ailleurs y reviendrons-nous tant elles sont indissociables au débat sur les causes de la crise. </em></p>
<p>Elles visaient succinctement à donner une force supérieure à la loi aux négociations salariales entre syndicats et patronat. La loi perdait sa force protectrice des travailleurs au détriment des objectifs des capitalistes. Car le contrat et notamment le contrat de travail est basé sur une inégalité substantielle entre l’employeur et le salarié par le lien de subordination inhérente à tout contrat de travail. De plus, du à un chômage souvent élevé (l’armée de réserve des capitalistes) le travailleur potentiel est demandeur (on parle d’ailleurs de demandeur d’emploi) et donc en position d’infériorité. Par ces deux points, celui-ci est donc en position d’infériorité lors des négociations et ce rapport de force est rarement favorable aux travailleurs. La puissance des syndicats doit servir justement à contrebalancer ce rapport de force défavorable. Enfin celui-ci peut être inversé dans le cas (très rare aujourd’hui) du plein emploi, dans certains secteurs spécifiques ou sur tout le marché du travail. Les négociations par branches étaient donc plus favorables aux capitalistes que par le passé.</p>
<p>Ces lois ont permise une très grande souplesse de gestion dans les entreprises outre-rhin permettant des gains de productivités du travail très substantiels et des bénéfices record à l’exportation. C’est le fameux modèle Rhénan vanté par nos politiques et qu’ils veulent implanter ici.</p>
<p>Le revers de la médaille est une augmentation très forte du stress au travail, une explosion inouïe des travailleurs pauvres, un recul du pouvoir d’achat et de l’espérance de vie des travailleurs. Ces lois représentent en fait dumping social important puisque l’écrasante majorité des exportations Allemandes se faisait avec les autres Etats Européens, détruisant leur compétitivité, augmentant leurs déficits et chômage. La baisse de la consommation dans la plus grande économie de la zone euro a été un désastre pour les autres Etats Européen. Ajouté à cela une monnaie unique claqué pour les besoins de l’Allemagne et l’on peut aujourd’hui estimer qu’une grande partie des difficultés de la zone euro et surtout des pays méditerranés est dû aux politiques allemandes depuis 10ans.</p>
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		<title>Comprendre la crise II : Les trois âges du capitalisme</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 14:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petite histoire du capitalisme pour comprendre la crise mondiale actuelle. Comprendre notre époque c’est comprendre comment elle est apparue. On ne peut comprendre l’actuel régime politique et économique en occident si l’on ignore d’où il vient. Il nous faut donc faire un détour historique indispensable. Car ce régime économique n’est pas tombé&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>Nous poursuivons notre petite histoire du capitalisme pour comprendre la crise mondiale actuelle.</em></p>
<p>Comprendre notre époque c’est comprendre comment elle est apparue. On ne peut comprendre l’actuel régime politique et économique en occident si l’on ignore d’où il vient. Il nous faut donc faire un détour historique indispensable. Car ce régime économique n’est pas tombé du ciel, il n’est ni naturel, ni éternel mais construit socialement. Comme tous les systèmes sociaux, il ne représente qu’un moment historique particulier, lui-même engendré par une histoire mêlée de mutations technologiques, démographiques, culturelles, sociologiques, cognitives ; de batailles politiques et idéologiques ; de luttes sociales, de conflits d’intérêts, de lutte de pouvoir entre groupes sociaux, nations, voir de civilisations, pour la suprématie politique nationale et mondiale; de réussites et d’échec, de désastres et de découvertes. La mondialisation n’est pas la fin de l’histoire chère à F. Fukuyama, elle est le produit d’un passé et l’avenir d’un futur. C’est un moment historique, une photographie de l’histoire des hommes et des civilisations. Ce moment historique à ceci de particulier sur les précédents, qu’il correspond à une globalisation humaine et à une mondialisation d’un projet politique. Il est unique, car globalisé dans ses ressorts et conséquences mais finalement banal, car historiquement humain.</p>
<p>Le capitalisme va connaitre une première phase libérale du XIX<sup>ème </sup>jusqu’aux années trente parce que l’on va appeler « la première mondialisation ». Le capitalisme de cette première période va s’effondrer avec fracas dans la Grande Dépression, débouchant sur le nationalisme, le fascisme et le nazisme et finalement sur la grande catastrophe de la deuxième guerre mondiale. De ce traumatisme et des nouveaux rapports de forces politiques émergents après la guerre, une nouvelle phase du capitalisme dans les démocraties occidentales va apparaitre. Cette phrase est caractérisée  par un compromis entre le capitalisme et le socialisme.</p>
<p>Les trente glorieuses (1945-1975) vont être le fruit d’un triple consensus pour rejeter le pouvoir de la finance, de l’argent, des rentiers et de leurs excès. Il va reconnaitre la construction d’un Etat intervenant et devant intervenir dans la régulation de l’économie nationale et pour contribuer à la mise en place d’institutions internationales de coopération concourant activement à la stabilité politique, économique et financière (ONU, Banque Mondiale, GATT). Enfin la puissance des partis communistes, l’URSS qui représente alors une alternative politique et sociale possible pour les travailleurs occidentaux et la peur du communisme va inciter les forces conservatrices au compromis social. La conséquence est que le système économique et social des tentes glorieuses va s’éloigner du capitalisme et de l’économie au sens strict des termes, car ne sont ni les marchés ni les actionnaires qui vont jouer un rôle déterminant dans la production et la répartition des richesses. L’intense développement économique, démographique et social de cette période est celle d’une économie sociale – capitaliste dirigé ou orienté par l’Etat.</p>
<p>On l’oublie souvent, tant cela peut sembler aujourd’hui incongru pour bon nombre d’entre nous, mais les prix (argent, travail, logement, énergie, produit de base) n’était pas librement négocié sur des marchés, mais réglementés. La plupart des salaires étaient indexés sur l’inflation. Les pertes de pouvoir d’achat étant donc presque inexistantes. Tous les domaines considérés comme des biens publics essentiels, eau, énergie, transports, communication, santé, éducation étaient entièrement ou partiellement nationalisé. De nombreuses activités économiques et industrielles sont confiées à la puissance publique. Des politiques industrielles, monétaires et budgétaires soutiennent la croissance. Les services publics étaient alors très développés, soutenues par des prélèvements sociaux et fiscaux relevés. La monnaie elle-même considéré comme un de ces services était encore sous contrôle étatique à travers la Banque de France. Les finances publiques et leurs dettes étaient en très grande partie dépendantes de l’Etat puisque les emprunts sur les marchés financiers étaient interdits (jusqu’en 1973). L’Etat se refinançait auprès de la banque de France, ce qui équivalait à faire fonctionner la planche à billet. La dette publique était donc majoritairement sous contrôle étatique, ou de petits épargnants peu puissant et non à la merci des marchés financier comme actuellement. Les législations européennes encore très faibles et le contrôle de sa banque centrale permettaient à l’Etat de garder la pleine maitrise de ses politiques économiques, financières et budgétaires. La protection sociale est alors financée par des prélèvements très élevés. Le système fiscale était amplement redistributif envers les plus en difficulté de la société et taxait les plus aisés à hauteur de leurs revenus. L’impôt sur le revenu pouvait ainsi taxer jusqu’à plus de 70% du revenu de la dernière tranche d’imposition, (ou taux marginal d’imposition du revenu). Les revenus du capital étaient plus taxés que les revenus du travail, décourageant les comportements de rentier et l’épargne. L’économie était soutenu par une politique monétaire expansive induisant une inflation maîtrisés, détruisant par la même la rente et favorisant l’investissement. Le compromis fordiste instaurait dans les entreprises une répartition des gains de productivités plus favorables aux salariés. La part des bénéfices dévolus au travail représentait en moyenne 60% au sein des entreprises, qui rétribuaient le capital à hauteur de 40%. De puissants syndicats défendaient les intérêts des classes laborieuses faces aux possédants, sans pour autant détruire les intérêts des entreprises. Les droits syndicaux et sociaux sont alors revalorisés. Des politiques de revenu et la répartition des gains de productivités vont favoriser une augmentation historique du pouvoir d’achats, notamment des bas salaires. Dans les grandes entreprises privées, les actionnaires ont eu un pouvoir limité du fait des entraves légales à la libre circulation des capitaux. Le chantage à l’expropriation des capitaux ne pouvait exister. Le taux de rentabilité financier sur les actions est très modéré (de 3 à 5%). La fourchette des salaires était de 1 à 30 en fonction des pays (jusqu’à 1 à 200 aujourd’hui). Certes les profits n’ont pas été aussi élevés que dans les années des trente piteuses (1975 – 2007)  qui vont suivre, mais l’entreprise capitaliste n’en continuait pas moins à fortement prospérer.</p>
<p>Cette période des trente glorieuses va aussi se distinguer  de la période précédente par la multiplication des instances de coopération économique au niveau international. On peut citer le FMI, la Banque Mondiale, l’OIT etc. De plus, une amorce d’intégration économique va s’installer en Europe (CEE). Le système monétaire internationale est alors régit par les accords de Bretton Woods (1944)  et assure une assez bonne stabilité des taux de change jusqu’en 1971. Cette stabilité va favoriser le développement du commerce international en limitant les risques de change encourus par les exportateurs et les importateurs. Les capitaux s’échangent librement pour le financement de ce type d’opération, mais les Etats peuvent dans le même temps mettre en place un contrôle des changes, des restrictions réglementaires aux transactions financières internationales pour les autres opérations, de type placements à court terme et investissements.</p>
<p>Il ne convient pas ici d’exalter le modèle des trente glorieuses, tant cela aurait aujourd’hui peu de sens, compte tenu des bouleversements apparus depuis, sur les plans politiques, sociaux ou internationaux. Il ne convient pas non plus de réclamer un retour en arrière ou d’exprimer des comparaisons peu pertinentes au vu des contextes différents. Néanmoins, il nous fallait rappeler succinctement les grands traits qui caractérisaient la réussite des trente glorieuses puisque c’est dans la contestation de ce modèle qu’est née l’idéologie néolibérale à l’origine du système qui s’effondre aujourd’hui sous nos yeux.</p>
<p>Ce modèle économique socialiste avait court aussi bien aux Etats Unis (le fameux New Deal), qu’en France, en Grande-Bretagne, en Italie, dans les sociétés du nord de l’Europe, au Japon ou en Allemagne de l’ouest (le modèle Rhénan, sans doute le plus éloigné), tout en restant démocratique, dans des sociétés le plus souvent très ouvertes et stables politiquement (avec évidement des particularités nationales et contextes différents). Ses réussites sont incontestables et parlent d’elles-mêmes. Certes, il ne faut pas négliger les limites de ce modèle, d’un système fordiste aliénant et standardisé, porté par de très faibles coûts de l’énergie, à une certaine sclérose de la vie démocratique et culturelle, sans parler de ses impacts écologiques désastreux. Mais plus important pour notre démonstration, c’est que le modèle économique néolibérale actuel s’est construit contre et à l’opposer des trente glorieuses, opérant un virage politique à 180° dans les sociétés occidentales à la partir des années soixante-dix. Ce modèle va s&#8217;épanouir pendant les trente piteuses (1975 &#8211; 2007) jusqu&#8217;à la crise actuelle, période que certains économistes commencent à appeler la Grande Régression (2008 – 2012).</p>
<p>Nous verrons dans un prochain article pourquoi et comment ce nouveau modèle politique s’est construit et à remplacé le précédent.</p>
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		<title>Comprendre la crise I : La politique gouverne toujours l’économie</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 15:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[La crise]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout l’objet de ce dossier sur la crise est de démontrer que la politique domine l’économie, l’a toujours gouverné et la gouverne toujours et qu’alors une autre politique est possible. Car ce que la politique a fait, elle peut le défaire.  Une question et un constat simple pour commencer.  Qu’est-ce que c’est que la mondialisation ?&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><em><span style="text-align: left;">Tout l’objet de ce dossier sur la crise est de démontrer que la politique domine l’économie, l’a toujours gouverné et la gouverne toujours et qu’alors une autre politique est possible. Car ce que la politique a fait, elle peut le défaire.</span></em></p>
<p> Une question et un constat simple pour commencer.  Qu’est-ce que c’est que la mondialisation ? <strong>La mondialisation néolibérale est une construction politique d’Etats-nation. </strong>Elle sera permise par la victoire d’un nouveau projet politique fondé par les néolibéraux dans quelques Etats précurseurs, Etats Unis d’Amérique, Grande-Bretagne, et Allemagne.</p>
<p>Ce projet de société est basé sur la libre confrontation des intérêts privés qui serait source de la meilleure allocation des ressources possibles concourant donc à l’intérêt général.  Il met en œuvre la destruction de l’Etat social et le  détournement de ce qu’il en reste à des fins privées, met fin à l’indépendance des banques centrales, interdit  la démonétisation des dettes publiques et plus globalement privatise le financement des ressources et dettes publiques. La fiscalité inégalitaire devient un outil au service des puissants au pouvoir pour assécher l’Etat sociale et légitimer sa déconstruction auprès de tous. Sur le plan social, la déréglementation du travail est le mot d’ordre,  les « politiques structurelles » tant dans les secteurs publics que privé permettent de briser les résistances des syndicats et de procéder à la soumission des travailleurs. Au niveau global ces politiques se traduisent par la fin de la stabilité des taux de changes (1971), situation hautement instable pour les investisseurs et très profitable pour les spéculateurs, la libre circulation des marchandises et des capitaux (OMC) permettant un chantage à la délocalisation par l’argument de la compétitivité des territoires et la mise au pas des Etats récalcitrants en situation de détresse par cela même qui les ont mis dans cette situation (FMI &amp; Banque Mondiale). La mise en situation de guerre économique mondiale par ce dernier volet doit achever les résistances nationales.</p>
<p>Bien sûr on peut y ajouter les bouleversements économiques, techniques, démographiques, cultures, cognitif et environnementaux accompagnant le processus de globalisation. La mondialisation est permise par ce processus. La mondialisation est un projet politique lorsque la globalisation est une donnée géographique. La première est un projet politique néolibéral qui se nourrit de la seconde, mais qui n’est pas forcément l’aboutissement inéluctable d’un stade capitaliste, comme le montre d’ailleurs la période des trente glorieuses, globalisé, mais pas mondialisé.</p>
<p>Les néolibéraux ont mis en œuvre leur projet de société dans les Etats où ils ont été au pouvoir, ont détourné l’appareil des Etats à leurs profit et ont étendu dans le même temps ce projet au niveau mondial pour assoir leur domination. En retour, l’état de guerre économique mondiale dans lequel ils ont plongé leurs propres Etats a permit de briser les résistances des peuples et de faire accepter le consensus capitaliste. Ils ont été soutenu en cela par certaines institutions internationales comme la Banque Mondiale, le FMI et l’OMC. La résistance de certains pays européens et d’Amérique Latine les ont convaincus d’approfondir encore plus cet état de guerre économique pour détruire définitivement les résistances. Ils ont bénéficié en Europe de l’impact démultipliant des institutions européennes sur les Etats membres. Mais ils n’ont pas toujours réussit d’où leurs tentative de passage en force depuis 2008 par l’argument massue des dettes publiques.</p>
<p>Il faut donc déconstruire le mythe de l’impuissance des Etats nationaux dans une économie globalisée. C’est le mythe d’une économie devenue mondiale qui ne serait plus gouverné et gouvernable par un pouvoir politique demeuré nationale. Face au nouveau capitalisme mondialisé, aux spéculateurs et à la crise des finances publiques, un gouvernement national serait impuissant à cause de la mondialisation. Le pouvoir aurait été transféré aux multinationales, aux marchés financiers, aux capitalistes. Ce constat est partagé par les profiteurs du système se nourrissant des désespoirs des peuples. Ces mêmes personnes se réjouissent que les peuples ne puissent plus mettre fin à leurs privilèges. Une nouvelle nuit du 4 août serait devenue impossible car les Etats auraient été dépossédés de leurs pouvoirs par la mondialisation, la révolution citoyenne utopique. Ce constat est malheureusement partagé par une part non négligeable de sociaux démocrates, écologiste et altermondialiste. Ils espèrent combattre la mondialisation néolibérale par des mouvements sociaux mondiaux débouchant sur une démocratie de type mondiale et commencer ce combat dans et part l’Union Européenne et/ou dans la coopération avec l’Amérique Latine. Ce scénario parait hautement improbable et il faut bien le dire encore plus utopique que d’agir au niveau national (même si l’un n’empêche évidemment pas l’autre). C’est dans les Etats nationaux qu’il faut commencer à agir. Quant à l’Union Européenne elle n’est plus aujourd’hui le cheval de Troie du néolibéralisme, elle en est la porte principale, battant grands ouverts. L’impossible attente éternelle d’un consensus irréalisable pour modifier le traité de Lisbonne n’est absolument pas souhaitable. Seule l’épreuve de force de gouvernements progressistes peut faire changer l’Union, tout en restant dans celle-ci et la zone euro. Nous y reviendrons.</p>
<p>Ce constat partagé est donc que l’Etat nationale aujourd’hui ne pourrait plus rien : mondialisation + dettes publiques = impuissance publique. Cela est bien sûr <strong>totalement faux.</strong> <strong>Non les Etats-nation ne sont pas morts. </strong>C’est un mythe, une illusion construite par les capitalistes et la bulle médiatique à leur solde pour empêcher toute tentative des peuples de renverser la table. Car si en apparence les Etats-nations sont extrêmement contraint par l’économie mondialisée, en réalité ils peuvent faire et font d’ailleurs à peu prêt tout ce qu’ils veulent. Il y a une différence fondamentale entre des contraintes apparentes et des contraintes réelles. Les Etats par leurs politiques nationales ont eux-mêmes limités leurs marges de manœuvre apparentes,  mais en réalité elles leur ont permis de faire les politiques qu’ils voulaient. La médiacratie s’arrête aux apparences pour nous convaincre de l’impuissance des Etats,  mais ne pose jamais les questions essentielles. La situation a-t-elle été toujours ainsi  et dans le cas contraire, quand et pourquoi les choses ont-elles évolués dans cette direction, comment cela a-t-il été possible, avec quels objectifs et quelles conséquences sur la répartition des pôles de pouvoirs et cela a-t-il fonctionné ?</p>
<p>Or nous pouvons d’or et déjà répondre facilement à ces quelques questions.</p>
<p>-         Le système économique actuel n’est absolument pas l’aboutissement d’un processus naturel. Il est le produit d’une transformation historique des rapports de forces en faveur d’une oligarchie déterminée à déconstruire tous les compromis politiques et sociaux qui ont émergé à la suite de la seconde guerre mondiale.</p>
<p>-         Les contraintes économiques censées limiter les marges de manœuvre des Etats ont été mises en place par les gouvernements eux-mêmes. C’est le pouvoir politique qui va attribuer délibérément de prétendu pouvoirs aux marchés.</p>
<p>-         L’objectif des politiques néolibérales, qui a d’ailleurs été en partie atteint, a été de briser la résistance des peuples au modèle néolibérale en les soumettant à une guerre économique mondiale entre territoires.</p>
<p>-         Dans les grands pays qui ont été à l’origine de ce mouvement politique, le poids de l’Etat n’a pas régressé mais à au contraire progressé. L’Etat a été privatisé au bénéfice des intérêts d’une minorité oligarchique privilégiée. Il n’a donc pas disparut. Une conclusion s’impose de ce constat : <strong>ce n’est pas le pouvoir du politique sur l’économie qu’il faut restaurer, puisque celui-ci n’a jamais disparu, mais le pouvoir souverain des citoyens sur leurs gouvernements. Car c’est le peuple qui a perdu du pouvoir et non l’Etat. </strong>C’est ce constat qui pousse certains partis de gauche en France à instaurer une VI<sup>ème </sup>République, considérant que la V<sup>ème </sup>République n’est plus en mesure de garantir le pouvoir souverain du peuple. Face au mur de l&#8217;argent, le peuple doit reprendre la Bastille et révolutionner la société.</p>
<p>-         Enfin, les objectifs politiques de néolibéraux n’ont pas été complètement atteints. Dans de nombreux domaines, les politiques néolibérales se heurtent à de nombreuses résistances. C’est ainsi que les gouvernements européens instrumentalisent la crise financière pour imposer un modèle détesté par de large part des sociétés qui y ont déjà succombées. Ils le font sciemment au lieu de protéger leurs peuples. <strong></strong></p>
<p>Les crises des dettes publiques ont toujours été le moment favorable à des offensives néolibérales – conservatrices. D’ailleurs ces crises des dettes publiques sont le plus souvent provoquées par cela même qui veulent imposer des cures d’austérités salvatrices : systèmes fiscaux totalement déséquilibrés en faveur des riches, creusement des dettes pouvoir financer l’Etat oligarchique et les cadeaux vers les minorités privilégiés, maintient d’un illusoire verni d’Etat sociale pour éviter l’explosion sociale et financement de l’Etat policier. Résultat : instrumentalisation de la dette et des peurs des peuples pour une cure d’austérité made in FMI et ses politiques « d’ajustement structurel » ou encore de « révision générale des politiques publiques », empêchant de fait toute politique alternative et progressiste sans profond changement politique et sociale. <strong>Se sortir du piège diabolique des dettes publiques, tout en évitant des politiques de désendettement pour 150 ans, est un préalable avant la mise en œuvre de toute politique différente et progressiste. La révolution Islandaise montre alors la voie que tous programme de gauche se doit d’intégrer au risque d’impuissance politique. </strong>Nous reviendrons plus loin sur cette dernière problématique et les moyens d’y arriver tout en évitant le repli nationaliste, en restant dans l’Union Européenne et la zone euro.</p>
<p>Nous aborderons plus précisément dans un prochain article les cinq points soulevés un peu plus haut.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Comprendre la crise: Introduction</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 13:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[La crise]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[néolibéralisme.]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce dossier dédié à la crise a pour ambition de retracer et d’expliquer les logiques de la grande régression économique, démocratique, sociale et écologique que nous vivons actuellement. A travers ses articles, nous expliquerons et démontrerons les enchaînements qui nous ont menés dans cette situation critique. Celle-ci est aujourd’hui grandement périlleuse pour nos démocraties. Elle est caractérisée&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center">Ce dossier dédié à la crise a pour ambition de retracer et d’expliquer les logiques de la grande régression économique, démocratique, sociale et écologique que nous vivons actuellement. A travers ses articles, nous expliquerons et démontrerons les enchaînements qui nous ont menés dans cette situation critique. Celle-ci est aujourd’hui grandement périlleuse pour nos démocraties. Elle est caractérisée par le renoncement des forces politiques au progrès social, elle accentue la spoliation des richesses aux mains d’une oligarchie au pouvoir, elle accroit la privatisation de l’Etat au service de celle-ci, elle entérine les inégalités politiques et sociales, elle abandonne ou détourne la notion d’intérêt général, elle expulse les classes sociales marginales, elle excite les plus bas instincts des populations apeurées par les désordres de la crise, elle cristallise une nouvelle violence en politique.</p>
<p> Nous montreront aussi que ces mécanismes ne sont aucunement le fruit du hasard, dû à des effets extérieurs au système économique, à de lois naturelles du marché, à « des externalités négatives » pour reprendre les termes des économistes. Ils sont au contraire le fruit de mécanismes politiquement construits, de logiques économiques et de stratégies de pouvoir qui ont mené sur le long terme à des déséquilibres insoutenables. Ces enchaînements prennent à la fois leurs sources dans une volonté politique déterminée et  prennent racine au cœur même du système capitaliste actuel, comme logique intrinsèque à son fonctionnement.</p>
<p>Au cœur des réflexions sur la crise, se loge une contradiction fondamentale dont nul ne semble avoir conscience, ou vouloir prendre conscience, dans le monde économique et politique : c’est que le principal facteur de la crise est l’épuisement du modèle consumériste dans le monde occidental et sa réalisation suicidaire pour notre planète dans les pays en développement. Pourtant, nous subissons les inévitables bouleversements de cet effondrement. La crise économique et sociale n’est qu’une facette de cet effondrement, la crise écologique mondialisé en est une autre. Cette inconscience à reconnaître le fond du problème est dramatique dans la mesure elle s’apparente à un refoulement d’une réalité qui place les sociétés hyper-industrielles devant un paradoxe. Car s’il faut relancer la machine économique par l’investissement et la consommation, le faire par la simple reconduction du modèle consumériste, qui est à l’origine de la crise, ne pourrait qu’aggraver encore la situation et in fine, conduirait de toute façon à un désastre écologique majeur  et sans retour possible. Cette exigence de relance par la consommation s’explique par la volonté d’éviter une dépression mondiale qui engendrerait une terrible aggravation des injustices sociales, déjà intolérables et dont l’horizon malheureusement probable serait des conflits de grandes échelles. Cruel dilemme !! Surmonter ce défi devrait être l’enjeu de la sortie de crise.</p>
<p>S’il faut relancer l’économie et donc la consommation, cela ne peut être qu’en vue de soutenir les investissements dans un nouveau modèle industriel et une nouvelle mondialisation, non consumériste et portée par une politique publique mondialement concertée, autant dire une gageure. L’enjeu est celui de l’investissement au-delà de la consommation, qui doit conduire au dépassement de la compétition généralisée et mondialisé, conduisant à une nouvelle façon de penser le travail. En d’autres termes, dépasser la mondialisation économique par une refondation de la notion de travail autour de notion autre que celle de la compétition,  comme la solidarité,  l’échange ou le partage. D’un autre côté, il s’agira de s’affranchir du modèle consumériste pulsionnelle au cœur du consensus capitaliste, pour mettre en œuvre une planification de type écologique, à même de sauvegarder ce qu’il reste de notre planète.</p>
<p>Le monde dans lequel nous vivons ne vient pas de nulle part. Il est le produit de nombreuses forces qui peuvent être identifiées et parfois cachés, souvent contradictoires, poussant dans un même sens ou en sens contraire, s’affrontant les unes aux autres. La volonté politique néo-libérale des années soixante-dix à accouché d’un insupportable système capitaliste consumériste et financiarisé, dont les conséquences ont été, et peuvent encore être, d’une ampleur géopolitique insoupçonnable. Celle-ci s’est accompagnée de l’effondrement d’une alternative communiste crédible à l’époque, et a été suivis de l’épuisement du keynésianisme. Enfin, elle a été aidée par le renoncement des progressistes et socialistes à lui résister, par facilité, suivisme, ou perdition idéologique. Beaucoup vont  ainsi se fondre dans le consensus capitaliste émergent.</p>
<p>Nous nous attarderons donc sur la situation initiale d’avant crise, revenant aux années soixante-dix,  avant d’en décrire les processus, des prémices du printemps 2008 jusqu’à aujourd’hui, à travers plusieurs articles.</p>
<p>Il nous faudra aussi revenir sur les logiques particulières de fonctionnement de l’Union Européenne pour ne pas occulter les mécanismes aggravants de cette dépression mondialisé.  Il s’agira de tenter d’expliquer les raisons qui font que la crise trouve un écho particulièrement aigu dans nos sociétés. Là aussi, rien n’est l’effet du hasard dans l’enchainement singulier de la crise en Europe.</p>
<p>Pour finir, nous tenterons de proposer des pistes de réflexion d’économie politique, qui s’établissent autour des critiques fondamentales de la compétition mondialisé, mais aussi du  système consumériste compulsif, devenu intrinsèquement toxique, qui fait système avec la destruction de l’investissement par un capitalisme hyper-spéculatif à tendance mafieuse. D’un autre côté, cette approche voudrait promouvoir un rôle moderne de l’Etat dans l’économie, qui passerait notamment par la nécessaire planification écologique, mais aussi construire une nouvelle façon de penser le travail.</p>
<p>C’est ainsi que plongée au cœur d’une crise sans précédent historique, celle d’un capitalisme devenue planétaire, nous débattrons de ce qui la caractérise et des conditions pour en sortir au plus vite, d’autant plus vite que les ravages terrifiants qu’elle engendre pourraient être irréversibles. Car s’il s’agit là d’une crise systémique mondiale, il nous faut donc proposer des alternatives radicales, à même de répondre aux défis présents devant nous. S’il est pour le moins délicat de proposer des solutions pratiques pour nous sortir de la crise, le défi que nous pose celle-ci doit élever nos exigences aux changements futurs à apporter.</p>
<p>Pour ambitieux que ce dossier puisse paraître, il ne vise fondamentalement qu’à poser, structurer et décrire les mécanismes politiques et économiques dans la crise actuelle pour donner à chacun des clés de lectures de l’actuelle dépression.  Dans un second temps, ce dossier devrait permettre d’ouvrir un débat. Il ne prétend aucunement proposer des solutions viables ou détenir une vérité absolue. Il tente simplement et modestement d’amorcer des explications constructives, proposer des outils de lecture de la crise actuelle, faire émerger parmi vous des interrogations, vous donner des pistes de défense intellectuel et éventuellement ouvrir des pistes pour de futures solutions.</p>
<p>Ce dossier fera appel à de nombreuses notions qui font elles-mêmes débats, car politiquement sensibles. Les définitions apportées à ces notions sont donc loin d’être fixées et varies en fonction de considérations politiques, d’approches différentes, même si elles peuvent présenter des saillants communs. D’ailleurs, vous l&#8217;aurez probablement noté, j’aborde cette problématique de la crise avec un regard progressiste et altermondialiste assumé. C’est en ce sens qu’il faut appréhender les notions que j’utiliserai. Néanmoins, par soucis d’honnêteté intellectuelle, je tenterai de vous fournir les définitions communément admises des notions présentées ci-dessus (voir sur le côté).</p>
<p>Niggzs</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous !</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 22:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Melkior</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parti Socialiste, ayant depuis longtemps dans les faits, mais également dans le verbe, abjuré sa foi révolutionnaire, faisant ainsi parti de ce qui convient d'appeler « le consensus capitaliste », est devenu aujourd'hui partisan d'une union avec la droite, à travers son rapprochement avec F. Bayrou. Dans de telles conditions le Parti Socialiste ne peut bien évidemment plus se prétendre ni de la gauche, ni du socialisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la perspective de construction d&#8217;une union qui soit la plus large possible face à Nicolas Sarkozy, faisant ainsi fi de la dichotomie gauche-droite supposée exister et empêcher théoriquement ce genre d&#8217;alliance, François Hollande a décidé de tendre une main généreuse au centre-droit en la personne de François Bayrou, président du Mouvement Démocrate. </p>
<p>Cette ouverture à droite de la part du candidat socialiste à la présidence de la République n&#8217;est pas en soit une surprise. Elle apparaît, en effet, comme la conséquence, la poursuite logique du processus d&#8217;intégration du Parti socialiste au consensus idéologique dominant, c&#8217;est-à-dire le consensus capitaliste. Ségolène Royale, lors de l&#8217;élection présidentielle de 2007, avait déjà désiré que se réalise effectivement cette large unité entre sociaux-démocrates et démocrates; ce que Ségolène Royale avait rêvé de faire en 2007, François Hollande est aujourd&#8217;hui en mesure de l&#8217;accomplir. </p>
<p>Une gouvernance socialiste se faisant de concert avec un parti de droite, que d&#8217;aucuns qualifieraient d&#8217;arc-en-ciel en référence à l&#8217;expérience italienne, si elle devait se réaliser effectivement constituerait l&#8217;aboutissement de la dégénérescence idéologique du Parti Socialiste. En effet, non content d&#8217;avoir décidé d&#8217;adopter par un vote unanimiste, lors du dernier congrès tenu à Reims en 2008, une nouvelle déclaration de principes (stipulant que le PS renonce définitivement à « ses espérances révolutionnaires » et considère de facto que le mode de production capitaliste est un horizon indépassable), le PS a désormais la volonté de traduire sur le plan des alliances cette évolution politique foncièrement régressive en aspirant à se lier avec une partie de la droite républicaine.</p>
<p>Le PS, ayant depuis longtemps dans les faits mais également dans le verbe, abjuré sa foi révolutionnaire, faisant ainsi parti de ce qui convient d&#8217;appeler « le consensus capitaliste », est devenu aujourd&#8217;hui partisan d&#8217;une union avec la droite. Dans de telles conditions le Parti Socialiste ne peut bien évidemment plus se prétendre ni de la gauche, ni du socialisme.</p>
<p>Il est une deuxième droite, une tendance de ce parti unique que l&#8217;on pourrait appeler le PPUC, c&#8217;est-à-dire le Parti Pour l&#8217;Unanimité Capitaliste ; et s&#8217;il peut encore être différencier sur le plan idéologique avec la synthèse des droites réalisée par Nicolas Sarkozy, il souscrit systématiquement à cette pensée totalisante qui considère que tous les énoncés politiques développés à un moment donné doivent partir du postulat suivant : il n&#8217;y a pas d&#8217;alternative possible, envisageable au capitalisme et à ses deux mamelles mortifères que sont le productivisme et le consumérisme.</p>
<p>Camarades de Démocratie et socialisme et d&#8217;un « Monde d&#8217;avance », vous qui vous vous battez au sein du Parti socialiste pour que le mot socialiste conserve son caractère révolutionnaire, vous qui aspirez à un projet de transcendance sociale, vous qui vous revendiquez d&#8217;un idéal commun au mien, c&#8217;est-à-dire la Sociale, cessez donc de perdre votre temps, de gaspillez votre précieuse énergie, vos talents au sein de cette organisation que vous ne parviendrez pas à redresser doctrinalement. En aspirant à ramener le PS sur des bases de véritablement de gauche, vous poursuivez, peut-être un beau dessein, mais un dessein, pardonnez-moi, mais que je considère d&#8217;abord comme chimérique, désespérant car tout simplement désespéré. Cela fait maintenant plus de quinze années que Gérard Filoche a préféré quitter la Ligue Communiste Révolutionnaire, dont il était un des cofondateurs, pour s&#8217;en aller rejoindre les rangs du Parti Socialiste avec l&#8217;espoir de pouvoir concourir modestement à son redressement idéologique. Il a pour cela créer son propre courant auquel vous appartenez aujourd&#8217;hui, « Démocratie et Socialisme ».</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous ne pouvons que en constater l&#8217;échec patent de cette action qui se voulait volontairement et généreusement régénératrice ; la main tendue de François Hollande à François Bayrou en est l&#8217;expression paroxystique.<br />
Peut-être serait-il temps de dresser un bilan de votre stratégie et d&#8217;en tirer un certain nombre de conséquences politiques ? En effet, alors que pendant des années vous avez milité au sein du PS pour le faire devenir un parti qui ne se contente pas uniquement d&#8217;apporter des correctifs au système capitaliste tout en participant à sa gestion loyale, combien de chemin celui-ci a-t-il parcouru vers le conformisme de conservation sociale, économique et politique, appelée aussi modernité par certains ?<br />
Rapidement, on peut penser au bilan sacrement amère que se soit sur le plan national et européen des années de gouvernement de la gauche plurielle; bilan qui contribua, quoiqu&#8217;on est pu en dire à l&#8217;époque, fortement à la piteuse élimination du candidat socialiste Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002.</p>
<p>On peut également se rappeler de la campagne lamentable de Ségolène Royale qui décida d&#8217;opter pour la stratégie dite de la « triangulation » consistant à s&#8217;approprier les valeurs de l&#8217;adversaire politique pour espérer le concurrencer sur son terrain propre, on a vu le résultat à l&#8217;arrivée, et cela tout en considérant parallèlement les classes sociales et les antagonismes pouvant exister entre elles comme autant de notions anachroniques, obsolètes auxquelles on se devait de renoncer si on se voulait réellement moderne. On peut, enfin, continuer à balayer les années passées en se rappelant de la la funeste courte échelle faite sans vergogne par les députés socialistes à Nicolas Sarkozy au début de l&#8217;année 2008 pour que celui-ci puisse faire voter à la hussarde, en piétinant la souveraineté populaire dans le cadre du Congrès, le traité de Lisbonne, pourtant copie conforme du Traité Constitutionnel européen rejeté majoritairement par les Français en 2005 par référendum ; Les renoncements se sont, en effet, poursuivis pendant ce quinquennat même en étant dans l&#8217;opposition; la position extrêmement bancale, si ce n&#8217;est plus, du PS sur la question des retraites est un exemple. Et aujourd&#8217;hui, nous en sommes avec cette fameuse main tendue à François Bayrou de la part du candidat socialiste François Hollande.</p>
<p>Que vous faut-il de plus pour admettre que ce parti de changera pas, que sa dégénérescence idéologique est irréversible ? Combien de couleuvres faudra t-il que vous avaliez encore avant de dire cesser votre obstination à vouloir rendre la vie à ce cadavre puant ?</p>
<p>Au début du siècle, ceux que l&#8217;on désignait comme révolutionnaires et comme réformistes au sein de la SFIO partageaient, eux, une espérance révolutionnaire semblablement identique : l&#8217;appropriation collective des moyens de productions qui devait entraîner à terme l&#8217;avènement d&#8217;une société sans classes s&#8217;organisant selon l&#8217;adage « de chacun selon selon ses mérites à chacun selon ses besoins ».</p>
<p>Les divergences entre ces deux tendances se cristallisaient, non pas sur le but à donner à l&#8217;action politique, mais sur la question de la stratégie, de la méthode à utiliser pour conquérir le pouvoir central, préalable nécessaire à toute volonté de changement radical de l&#8217;ordre établi. Ainsi, s&#8217;opposait d&#8217;un côté la stratégie dite gradualiste des réformistes qui refusait les coups de forces, tablait sur les institutions établies pour prendre le pouvoir etc&#8230; de, l&#8217;autre la stratégie des révolutionnaires davantage tournée vers l&#8217;extra-parlementarisme. Par conséquent, nous avions à ce moment précis, des réformistes et des révolutionnaires qui souhaitaient parvenir au même endroit, à savoir une société post-capitaliste, mais qui pour cela désiraient emprunter des chemins différents. Il n&#8217;y avait pas d&#8217;incompatibilité idéologique entre eux. Ils étaient d&#8217;accord sur l&#8217;essentiel, c&#8217;est-à-dire le but à atteindre. </p>
<p>Aujourd&#8217;hui, ceux que l&#8217;on a l&#8217;habitude d&#8217;appeler les réformistes, c&#8217;est-à-dire les dirigeants du PS ne sont même plus des réformistes au sens historique du terme étant donné que, en plus d&#8217;être en désaccord sur la méthode à employer pour prendre le pouvoir, ils n&#8217;aspirent même plus au même objectif politique que les révolutionnaires, c&#8217;est-à-dire à la destructions progressive du mode de production capitaliste dans une perspective socialiste. </p>
<p>Lionel Jospin n&#8217;avait pas constaté autre chose en 1993 en déclarant : « La réforme a tué la révolution, mais aujourd&#8217;hui les socialistes semblent refuser l&#8217;idée même de réforme ».<br />
Ainsi, vouloir aménager, rajeunir, replâtrer le système capitaliste, lui offrir un visage un peu plus humain comme le suggère l&#8217;hebdomadaire Marianne pour qui « Un autre capitalisme est possible », prétendre qu&#8217;il est tout à fait possible de concilier la justice sociale et l&#8217;efficacité économique sans que cette dernière ne se réalise au détriment de la première, que la protection de l&#8217;équilibre environnemental est bel et bien soluble dans le capitalisme, telles sont désormais les mornes ambitions de ce Parti qui a renoncé à la mission historique de toute organisation se prétendant de gauche.</p>
<p>François Mitterrand, alors que le fond de l&#8217;air était encore bien rouge, avait déclaré durant le Congrès d&#8217;Epînay en 1972 : « Violente ou pacifique, la révolution, c&#8217;est d&#8217;abord la rupture, celui qui n&#8217;accepte pas la rupture – politique c&#8217;est secondaire ça va de soi – celui qui n&#8217;accepte pas la rupture avec l&#8217;ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut être un adhérent du Parti Socialiste. ». Je me permettrai d&#8217;élargir cet énoncé en affirmant que, hier comme aujourd&#8217;hui, être de gauche, c&#8217;est être anticapitaliste. Un parti se réclamant de la gauche, de son histoire, de ses conquêtes, qui n&#8217;a plus l&#8217;ambition, le courage politique pour s&#8217;attaquer directement aux structures économiques établis en changeant le régime de propriété pour que les travailleurs aient la véritable maîtrise du processus de production, de poser la question de la répartition des richesses produites tout en s&#8217;assurant que cette production soit compatible avec le préservation de l&#8217;équilibre climatique, environnemental, de remettre en cause la Vem république, cette monocratie; et bien ce parti en question renonce à sa raison d&#8217;être, à ce qui fait son identité politique et bascule de facto dans le camp de l&#8217;ordre. </p>
<p>Le PS semble malheureusement incapable de tirer les leçons de ses propres échecs électoraux, ainsi que ceux de ses homologues européens. La défaite historique du Parti socialiste ouvrier espagnol est l&#8217;illustration paroxystique de ce qui advient lorsque la social-démocratie se décide pour plaire aux capitalistes à conduire une politique qui remet en cause effectivement les intérêts des travailleurs, des couches populaires. </p>
<p>En 1998, la social-démocratie était hégémonique en Europe. Elle pouvait se prévaloir de diriger alors les 2/3 des pays européens; Aujourd&#8217;hui, depuis la défaite des socialistes espagnols, elle n&#8217;est plus qu&#8217;à la tête de trois pays ! Entre temps, la social-démocratie européenne a poursuivi inexorablement son intégration idéologique au sein du consensus capitaliste. Fort de ce constat, il n&#8217;est pas scandaleux que d&#8217;affirmer qu&#8217;il existe bel et bien un lien de causalité entre la dégénérescence idéologique de la social démocratie, c&#8217;est-à-dire son renoncement à changer la société dans une perspective anticapitaliste et son incapacité autant à rester au pouvoir ou à le conquérir. Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol subissant une défaite historique aux élections législatives pour avoir mener une politique allant à l&#8217;encontre des intérêts des couches populaires, des travailleurs dans le seul but de se conformer aux souhaits des marchés, François Hollande prend-il conscience que ce chemin de collaboration de classes est mortifère ne serait-ce que d&#8217;un strict point de vue électoral ? Non pensez-vous, il tend la main à la droite pour l&#8217;inciter à gouverner avec lui ! Le Parti dit socialiste a échoué en 2002 et en 2007 notamment parce qu&#8217;il défendait un programme de centre- gauche avec lequel il ne proposait que l’alternance au sein du consensus capitaliste, la seule gestion du système établi. Il n&#8217;a pas su donner envie au peuple de se rallier à lui. Que François Hollande médite donc sur la déroule piteuse de ses camarades espagnols et essayent d&#8217;en tirer quelques conséquences au niveau de son orientation politique s&#8217;il ne veut pas un jour devoir finir lui aussi dans les poubelles des l&#8217;histoire. </p>
<p>Camarades socialiste de Démocratie et socialisme, mais cela s&#8217;adresse tout autant aux camarades du courant « Un monde d&#8217;avance », cessez de vous noyer dans l&#8217;impuissance, laissez donc ce parti, contaminer par la révolution conservatrice, achever sa mutation démocrate que vous ne cessez de dénoncer et venez donc construire une vraie opposition de gauche qui consent, elle, toujours à la rupture avec la société capitaliste.</p>
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		<title>Théorie laxative du Méta-Univers</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 23:12:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi l'Univers existe-t-il, pourquoi cela et pas Rien, ou tout autre chose ? Cet article tente d'introduire une thèse originale permettant de commencer à lever le voile sur ces interrogations ancestrales, qui ne pourront certainement jamais être totalement résolues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em>Qui sommes-nous ? Que faisons-nous sur Terre ? Quel est notre rôle, notre mission ? Pourquoi diable Justin Bieber s&#8217;est-il fait couper la mèche ?</em><br />
<em> Cet article n&#8217;a pas pour but de répondre à ces questions métaphysiques.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La choucroute</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ceux qui connaissent dans les grandes lignes mes conceptions philosophiques  &#8211; athées, matérialistes et scientifiques, sans verser dans le scientisme et autres dogmatismes du même acabit &#8211; savent ce que j&#8217;en pense : de telles réponses, il n&#8217;y en a pas. Ou, plutôt, elles sont très simples : nous n&#8217;avons ni rôle prédéterminé, ni existence en tant que telle ; nous ne sommes que des objets biologiques résultant d&#8217;un « darwinisme physique » mû par les différentes lois de l&#8217;univers.<br />
Je renverrai les autres à un <a href="http://lapoliteia.com/42-is-the-answer/">article de mon crû</a>, publié il y a de cela quelques années sur La Politeia.</p>
<p>La question sur laquelle j&#8217;aimerais me pencher aujourd&#8217;hui serait plutôt celle-ci : Pourquoi l&#8217;Univers est-il ce qu&#8217;il est ?  En d&#8217;autres termes, Pourquoi CES grandes lois, CES grands principes inaliénables, CES dimensions, et pas d&#8217;autres, totalement différents ? Et puis, tant que nous y sommes : Pourquoi « Quelque chose », et pas « Rien du tout » ?<br />
Car, si il y a bien un véritable mystère en ce bas monde, il s&#8217;agit de celui de l&#8217;existence même de l&#8217;Univers en tant que tel, et, par delà, de celle de ses règles, de sa matière sous quelque forme qu&#8217;on l&#8217;envisage. Les lois de la physique quantique, les molécules, les atomes, les neutrons, les quarks, les ondes électromagnétiques, et que sais-je encore. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?</p>
<p>Au cours des siècles, beaucoup ont essayé d&#8217;apporter à cela des semblants de réponse, des théories plus ou moins farfelues, parfois à base de dimensions supplémentaires ou d&#8217;univers imbriqués. Pourtant, aucune de ces explications ne résout l&#8217;angoissante interrogation : Même si il existait plusieurs Univers, d&#8217;autres dimensions cachées, <em>pourquoi cela et pas « autre chose » ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La Théorie et autres exemples</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>En y réfléchissant bien, il ne peut y avoir que deux états logiquement acceptables de l&#8217;Univers global.<br />
Le premier est celui de <strong>la non existence, ou de l&#8217;existence de Rien</strong>. Nous savons que cela ne peut pas être vrai. Sinon, la question ne se poserait même pas.<br />
Le deuxième est celui du <strong>Tout</strong>. Et c&#8217;est le pari insensé que fait cette Théorie laxative du Méta-Univers.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce-que le Tout ? Le Tout implique qu&#8217;absolument TOUT existe, en n&#8217;importe quel « lieu », en n&#8217;importe quel « instant » (ces concepts étant à prendre avec des pincettes).<br />
Toutes les possibilités, toutes les dimensions, toutes les lois, toutes les actions, toutes les situations possibles et imaginables se côtoyant dans l&#8217;Univers infini, un Univers sans limites que nous appellerons Méta-Univers, et composé de&#8230; strictement tout. Rien de plus, rien de moins.</p>
<p>On pourrait évoquer cela sous forme d&#8217;une infinité de « mondes parallèles », interagissant entre eux, entremêlés, proposant chacun leurs propres lois, leurs propres fonctionnements, leurs propres dimensions. Mais attention, il ne s&#8217;agit pas uniquement de mondes parallèles ethnocentrés à la <em>Sliders</em>, où chacun diffère un peu de l&#8217;autre par un évènement ayant bouleversé le cours de l&#8217;Histoire. Mais d&#8217;une sorte de produit cartésien titanesque de tous les univers envisageables (ou non envisageables par nos pauvres petits esprits humains), en termes de lois, matière, règles, dimensions, etc. Y compris, d&#8217;ailleurs, des copies exactes de celui que nous percevons, à un ou deux atomes près.</p>
<p>Cela est évidement particulièrement difficile à concevoir. Tentons une métaphore un peu geek telle que je les apprécie.<br />
Imaginons un écran tout ce qu&#8217;il y a de plus banal, doté de pixels pouvant s&#8217;éclairer en trois couleurs différentes (Red, Green, Blue). Un ensemble de ces modestes pixels mis côté à côte donne une image.<br />
Faisons le produit cartésien de toutes les combinaisons de pixels de couleur possibles sur cet écran : cela donne l&#8217;ensemble des dessins affichables par l&#8217;écran. Comme vous pouvez vous en douter, ça en fait déjà un bon paquet. Il s&#8217;agit d&#8217;un ensemble mathématique fini, mais je ne pense pas que quiconque puisse un jour se vanter d&#8217;avoir vu seulement un dixième des images théoriquement affichables sur l&#8217;écran de son PC.<br />
Maintenant, imaginons que ces pixels ne soient pas fixes. Qu&#8217;il y ait un programme tournant sur l&#8217;ordinateur qui change leurs valeurs au cours du temps, et donc l&#8217;image associée.<br />
Faisons le produit cartésien de toutes les combinaisons d&#8217;instruction qui pourraient composer ce programme, affichant une suite d&#8217;images successives.<br />
Sa taille limite et le temps d&#8217;exécution maximum n&#8217;étant pas définis, nous touchons là à l&#8217;infini : il y a un nombre illimité de combinaisons d&#8217;images s&#8217;affichant les unes après les autres.<br />
Voilà : notre Univers, c&#8217;est exactement ça, en beaucoup plus complexe. Le Tout, infini et varié, l&#8217;ensemble des images – matière et des lois &#8211; programme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Méta-Univers est à la conception « classique » de l&#8217;Univers ce que l&#8217;Imagination est à la Matière.<br />
Certes, pas une imagination humaine, puisque celle-ci est limitée à nos capacités et à notre vécu, mais une Imagination conceptuelle, une Imagination totale qui peut tout inventer.<br />
Je peux visualiser dans ma tête un Univers disposant de telles règles, de telles dimensions, de telles molécules situées à tel endroit. J&#8217;enlève une molécule : en voilà un autre, j&#8217;ajoute une loi : en voilà encore un autre. J&#8217;enlève ou je rajoute une dimension, et voilà un dernier Univers bien différent des trois précédents, mais tout aussi crédible.<br />
Albert Einstein avait parfaitement raison quand il déclamait :<em> L&#8217;imagination est plus importante que le savoir</em>. Car le savoir est limité ; l&#8217;Imagination, elle, est infinie, et peut tout se permettre.<br />
Nous pourrions donc également parler d&#8217;<strong>Univers imaginatif</strong>. Le monde dans lequel nous vivons et que nous percevons n&#8217;est qu&#8217;une possibilité de cette imagination, parmi tant d&#8217;autres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Hapax philosophique</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour en revenir à notre bonne vieille réalité telle que nous la connaissons, l&#8217;infiniment grand, l&#8217;infiniment petit et l&#8217;infiniment long semblent, à travers ce prisme, à la fois moins impressionnants et beaucoup plus compréhensibles.<br />
D&#8217;ailleurs, qui sait : peut-être celle-ci n&#8217;est-elle pas si infinie que ça, pour reprendre la célèbre devise Shadok. Ce qui paraissait philosophiquement improbable avant ne l&#8217;est plus, puisque la réalité telle que nous l&#8217;expérimentons n&#8217;en est qu&#8217;une parmi des infinités d&#8217;autres. Cela n&#8217;explique pas les règles de « notre » Univers, qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas plus le nôtre que les autres, mais ouvre un champ de possibilités énorme.</p>
<p>Cette théorie se passe de toute référence à un quelconque « Dieu ». Néanmoins, on pourrait se poser la question : un Univers où une telle divinité intelligente régnerait sur son Univers ne pourrait-il pas être imaginé ? Peut-être. De la même manière qu&#8217;un Univers gouverné par un poussin vert géant est, lui-aussi, imaginable.<br />
Elle amène avec elle pléthore d&#8217;autres interrogations logiques.<br />
« Un monde ayant pour principe ultime de détruire tous les autres devrait également pouvoir exister, et il ne devrait donc, au final, plus rien exister. » Tout à fait, mais il devrait aussi, dans le même esprit, y avoir tout autant d&#8217;Univers qui, eux, ont « survécu » à cela. La rhétorique ressemble d&#8217;ailleurs un peu à celle de certaines personnes voulant prouver l&#8217;inexistence de la vie extraterrestre ou la non-infinité de l&#8217;Univers : « si l&#8217;Univers est infini, et qu&#8217;une infinité de civilisations extraterrestres existent, alors certaines devraient déjà avoir colonisé la Terre ». Mais, dans ce cas, il devrait également y avoir une autre civilisation extraterrestre parmi cette infinité pour poutrer la tronche de la première et libérer l&#8217;Humanité d&#8217;un joug alien sanguinaire. Qui gagne, l&#8217;œuf ou la poule ? Pas facile&#8230;</p>
<p>Serait-il possible de « voyager » entre ces Univers ou de percevoir d&#8217;autres réalités, et même que ceux-ci s&#8217;influencent les uns les autres ? Là encore, la Théorie du Tout prend sa place. Tout est possible, certains seraient donc plus ou moins liés aux autres, d&#8217;autres pas&#8230; Les relations avec les autres mondes font elles aussi parti des multiples variables les caractérisant pouvant changer de l&#8217;un à l&#8217;autre.</p>
<p>Nous pourrions en déduire que, de tous les Univers existants, le nôtre est particulièrement stable et cohérent. Peut-être. Ou peut-être que notre définition même de la cohérence et de la stabilité provient de notre propre expérience vécue dans cet Univers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour conclure, comme toutes les théories farfelues sur la nature de l&#8217;Univers, celle-ci n&#8217;est ni réfutable, et encore moins prouvable. Néanmoins, elle a le mérite de prendre en compte les interrogations évoquées au début de cet article : Pourquoi cela, et pas Rien, ou autre chose ?<br />
Il s&#8217;agit là d&#8217;une proposition, d&#8217;une tentative d&#8217;explication parmi d&#8217;autres. Après, vous êtes totalement libres de l&#8217;imprimer et de vous torcher le cul avec.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>2012 : Un programme pour une société réellement capitaliste</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 09:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Melkion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce programme est certes court et décousu mais le principal est là. Un capitalisme qui repose sur l’intervention de l’Etat est par définition immoral. Grâce à ces mesures, les individus libérés d’un grand nombre de contraintes et pourraient exercer leur pleine responsabilité, corollaire indissociable de la liberté avec la propriété.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma philosophie est basée sur le principe du libre-arbitre. Votre vie vous appartient. Le dénier implique qu’une autre personne a plus de droits sur votre vie que vous-même. Aucune autre personne, ou groupe de personnes, ne possède votre vie, de même que vous ne possédez pas les vies des autres.</p>
<p>Vous existez dans le temps : futur, présent et passé. C’est évident dans la vie, la liberté et le produit de votre vie et de votre liberté. Exercer des droits sur la vie et la liberté fait votre prospérité. Perdre votre vie, c’est perdre votre futur. Perdre votre liberté, c’est perdre votre présent. Et perdre le produit de votre vie et de votre liberté, c’est perdre la portion de votre passé qui les ont produits.</p>
<p>L’un des produits de votre vie et de votre liberté est votre propriété. La propriété est le fruit de votre travail, le produit de votre temps, de votre énergie et de vos talents. C’est cette partie de la nature que vous mettez à profit. Et c’est la propriété d’autres personnes qui vous est donnée par échange volontaire et consentement mutuel. Deux personnes qui échangent des<br />
biens de leur propre volonté en tirent toutes deux un avantage, sinon elles ne le feraient pas. Il n’y a que ces personnes qui puissent prendre cette décision pour elles-mêmes.</p>
<p>Il arrive que certaines personnes utilisent la force ou la tromperie pour prendre aux autres sans leur consentement délibéré et volontaire.</p>
<p>Naturellement, l’utilisation de la force pour ôter la vie, c’est un meurtre, pour supprimer la liberté c’est de l’esclavage, et pour prendre la propriété c’est du vol. Cela revient au même si<br />
ces actions sont commises par une personne agissant seule, par beaucoup agissant contre quelques uns, ou même par des fonctionnaires avec de beaux couvre-chefs ou de beaux titres.</p>
<p>Vous avez le droit de protéger votre propre vie, votre liberté et le bien que vous avez honnêtement acquis contre l’agression violente des autres. Et vous pouvez demander aux autres de vous aider à vous défendre. Mais vous n’avez pas le droit d’utiliser la force contre la vie, la liberté ou la propriété des autres. Vous n’avez donc pas le droit de désigner une personne pour employer la force contre d’autres pour votre compte.</p>
<p>Vous avez le droit de rechercher des chefs pour vous-même, mais vous n’avez pas le droit d’imposer des souverains aux autres. Quelle que soit la manière dont les fonctionnaires sont choisis, ce ne sont que des êtres humains et ils n’ont ni droits ni titres d’un ordre plus élevé que ceux de n’importe quel autre humain. Quelles que soient les étiquettes imaginatives dont ils parent leur conduite ou le nombre de gens qui les encouragent, les fonctionnaires n’ont aucun droit de tuer, d’asservir ou de voler. Vous ne pouvez pas leur donner des droits que vous n’avez pas vous-même.</p>
<p>Puisque votre vie vous appartient, vous en êtes responsable. Vous ne louez pas votre vie à d’autres personnes qui demandent votre obéissance. Vous n’êtes pas non plus l’esclave de ceux qui demandent votre sacrifice. Vous choisissez vos propres objectifs en fonction de vos propres valeurs. La réussite et l’échec sont tous deux des motivations nécessaires pour apprendre et progresser. Vos actions pour le compte d’autres ou leurs actions pour votre compte sont vertueuses seulement si elles découlent d’un consentement mutuel volontaire. Car la vertu ne peut exister que lorsqu’il y a libre choix.</p>
<p>Tout ceci est la base d’une société réellement libre. C’est non seulement le fondement le plus concret et humanitaire pour l’action humaine, mais aussi le plus éthique.</p>
<p>Les problèmes mondiaux qui proviennent de l’utilisation de la force par le gouvernement ont une solution. La solution est que les peuples du monde arrêtent de demander aux fonctionnaires du gouvernement d’employer la force pour leur compte. Le mal ne vient pas seulement de gens mauvais, mais aussi de bonnes personnes qui tolèrent l’utilisation de la force comme un moyen pour leurs propres fins.<br />
C’est de cette façon que de braves gens ont donné le pouvoir à de mauvaises gens au cours de l’histoire.</p>
<p>Avoir confiance dans une société libre, c’est se concentrer sur le processus de découverte de valeurs dans l’économie de marché plutôt que de se fixer sur quelque vision ou but imposé. Utiliser la<br />
force du gouvernement pour imposer une vision aux autres est une paresse intellectuelle et il en résulte inévitablement des conséquences non voulues et perverses. La réalisation d’une société libre demande le courage de penser, de parler et d’agir – surtout quand il est plus facile de ne rien faire.</p>
<p><strong>Extrait de l’ouvrage <em>Les aventures de Jonathan Gullible</em> par Ken Schoolland.</strong></p>
<p>En <a href="http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/">réponse à  gg_tk</a> dont j’ai repris certaines formulations, voici donc les principales mesures du programme que je tenterais d’appliquer si vous m’élisiez Président de la République Française en l’An de grâce 2012 : *musique officielle* Ce maigre programme n’engage que moi.</p>
<h3>Droit</h3>
<p>Le droit, c’est quand même un peu la base de tout. Le droit à la vie, à la liberté et à la propriété existent depuis bien avant la création des gouvernements et ne sont pas accordés par eux. Ils font partie de la nature humaine. Les seules actions que la loi doit interdire relèvent de l’usage unilatéral de la force. Objectifs :</p>
<ul>
<li>Réaffirmer le droit des individus dans la limite des droits d’autrui (principe de non agression), libérer la création, abolir les lois liberticides.</li>
<li>Purger la constitution de tous les ajouts inutiles et dangereux qui l’encombrent. Réduire le tout à 10 principes simples, compréhensibles par tous. On privilégie les principes hérités du droit naturel par opposition au droit positif. Kelsen a la poubelle.</li>
<li>Notamment, suppression du principe de précaution qui bride la prise de risque. L’action humaine est et a toujours été dirigée par le couple bénéfices-risques. Evidemment, les actions engendrant des désagréments vis-à-vis de tiers doivent être compensées, mais doivent être laissées à la discrétion des individus impliqués. D’où le point suivant :</li>
<li>Réaffirmation du droit de propriété : usus, fructus et abusus. Le propriétaire a tout pouvoir pour gérer ses biens comme il l’entend. Cela implique d’interdire les expropriations arbitraires décidées par la puissance publique entre autres.</li>
<li>Suppression de toutes les lois limitant la liberté d’expression.</li>
<li>Suppression de toutes les lois d’outrage (à chef d’Etat, à magistrat, à représentant de la force de l’ordre, etc.) qui distinguent ces catégories de professions du reste de la population.</li>
<li>Suppression des faux droits (les « droits à ») qui sont accordés arbitrairement et interdisent à certaines personnes de s’en soustraire.</li>
<li>Personne ne doit être au dessus des lois. Le président qui commet un crime peut aller en prison. Le fonctionnaire coupable de faits de corruption se verra interdit de travailler à nouveau dans la fonction publique à vie. Les élus se rendant coupables de crimes ou délits sont jugés par un tribunal indépendant et inéligibles à vie.</li>
<li>Possibilité de passer par des tribunaux privés (arbitres) si des individus ou entreprises en estiment le besoin lors d’une phase de contractualisation ou lors de la rupture d’un contrat.</li>
<li>Abolition de toutes les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,…) et bureaucratiques.</li>
<li>Décentralisation graduelle du pouvoir de l’Etat pour permettre la mise en place d’une démocratie directe au plus proche de l’individu. Le droit de sécession peut être reconnu à la fin de ce processus. Des villes ou zones privées peuvent être créées et se soustraire à l’influence de la puissance publique sur leur territoire uniquement. Elles peuvent établir des règles qui leur sont propres, mais ne peuvent interdire aux individus de partir s’ils le souhaitent.</li>
<li>Afin d’engager la transition d’un pouvoir central à un pouvoir local, les municipalités disposeront d’une plus grande autonomie, notamment financière qui compensera le désengagement de l’Etat.</li>
<li>Vote par référendum au niveau local des décisions impliquant une nouvelle dépense communale.</li>
<li>Sanction financière personnelle pour les élus votant des budgets en déséquilibre.</li>
<li>Redistribution aux contribuables de l’argent non utilisé au cours de l’année en cas d’excédent.</li>
</ul>
<h3>Justice et Sécurité</h3>
<p>Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale d’autrui n’a pas à s’ingérer dans nos vies privées sans votre consentement et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !</p>
<ul>
<li>Par mesure cosmétique, le ministère de la justice pourrait être renommé en ministère contre l’injustice. Sa seule et unique mission doit être de juger les injustices et de les réparer.</li>
<li>Légalisation des « drogues douces » et dépénalisation de toutes les « drogues ».</li>
<li>Libération de tous les prisonniers non dangereux pour la société et injustement privés de leur liberté (pour prise de drogue, usage de la liberté d’expression,…), et application éventuelle d’une peine plus adaptée (travaux publics, ou éventuellement travaux en faveur de la personne qui a été lésée par cet individu…). Rénovation progressive de toutes les prisons, rien ne pourra<br />
malheureusement jamais empêcher le vol ou le meurtre, même chez les Bisounours. Avec la place ainsi créée dans les établissements pénitenciers, les vrais criminels pourront purger leur peine en<br />
intégralité.</li>
<li>Abolition des pouvoirs aberrants détenus par la police, comme la fouille au corps, la mise en garde à vue abusive, etc.</li>
<li>Restructuration de la police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment pour éviter les bavures et les abus de pouvoir). Les villes privées sont en charge de recruter leur propre police selon les critères qu’elles se fixent elles-mêmes.</li>
<li>Réaffectation des policiers en charge de la répression routière et du racket des automobilistes vers des zones où la criminalité sévit réellement et sont dangereuses pour la population. Dans le même temps, raffermir les peines à l’encontre des automobilistes qui provoquent la blessure ou la mort d’autrui par leurs comportements.</li>
</ul>
<h3>Économie</h3>
<p>L’économie, c’est important mais un planificateur central ne peut pas se substituer à la multitude des acteurs qui la compose. Objectifs : Libérer les talents, enrichir les individus en leur<br />
laisser le choix de décider ce qui est bon pour eux. Après tout, ils sont les mieux placés pour savoir cela. Il est illogique de prétendre que les individus sont inaptes à prendre ces décisions mais qu’ils sont tout à fait à même d’élire des personnes qui les prendront à leur place.</p>
<ul>
<li>Vente de toutes les participations de l’Etat dans les entreprises. Est-il normal par exemple que Quick appartienne à 95% à une filiale de la Caisse des Dépôts et des Consignations, c’est-à-dire à l’Etat ?</li>
<li>Mise en concurrence de tous les secteurs monopolistiques de droit (c’est-à-dire les monopoles qui sont le fait de la loi, pas du marché) : transports en commun, assurance maladie, retraite et chômage, énergie, La Poste, transport ferroviaire et maritime… Il est injuste et immoral que Papy Roger, paisible retraité du fin fond de la Creuse qui ne demande rien à personne paye pour les déficits de la RATP et de la SNCM.</li>
<li>Abolition de tous les numerus clausus qui entretiennent des situations de rentes : taxis, médecins, notaires, pharmaciens et même opérateurs de téléphonie mobile, radios, chaînes de télévision…</li>
<li>Le salarié reçoit son salaire complet, c’est-à-dire la totalité de ce qu’il coûte à son employeur (charges salariales + charges dites patronales mais qui sont en réalité payées par le travail du salarié). Il devient alors responsable de l’allocation de ses revenus s’il souhaite souscrire à des assurances chômage, retraite et maladie. Le patron est soulagé du poids du travail que représentent les démarches à l’URSSAF, sans compter les contrôles menaçants pour la survie de son entreprise. Quant au salarié, il peur désormais choisir librement d’allouer ses ressources aux organismes de son choix.</li>
<li>Abolition du code du travail. L’employeur et l’employé négocient librement et directement leur contrat.</li>
<li>Abolition des 35 heures, mesure liberticide par excellence qui empêche les travailleurs les plus pauvres de cumuler les heures pour disposer d’un revenu plus conséquent.</li>
<li>Suppression de la banque centrale.</li>
<li>Abolition des prêts étatiques aux particuliers et entreprises qui biaisent les informations économiques et sont génératrices de bulles provocant des crashs sans commune mesure. La consommation et le consumérisme sont des travers initiés par les Etats par des politiques de relance keynésiennes. Le capitalisme, comme son nom l’indique pourtant très clairement, est un système dans lequel l’accumulation initiale de capital permet l’investissement productif, autrement dit, rendre service à autrui.</li>
<li>Privatisation de la monnaie. La monnaie est une chose trop importante pour la laisser aux mains d’irresponsables. Les Etats provoquent l’inflation et par voie de conséquence la ruine des<br />
petits épargnants, commerçants et travailleurs les moins qualifiés en imprimant des monceaux de billets sur leur Epson Stylus Color. Leur monnaie ne se maintient que par la coercition. Avec ce nouveau système, les individus choisissent librement quelle monnaie ils décident d’accepter. Il y a fort à parier que les monnaies indexées sur des métaux ou sur des paniers de matières premières<br />
seront les plus prisées. Mais ceux qui le souhaitent pourront très bien utiliser des monnaies non thésaurisables ou autre.</li>
<li>Suppression du SMIC qui empêche ceux dont la productivité est inférieure à ce seuil d’avoir accès à un emploi rémunéré et déclaré. Cette mesure profitera tout particulièrement aux SDF et<br />
aux travailleurs clandestins majoritairement immigrés, ainsi qu’aux personnes peu qualifiés.</li>
<li>Suppression de tout le code fiscal actuel, qui empile les taxes et les exonérations ou niches qui profitent aux copains des élus. A la place, instauration d’une flat tax à 10% sur tous les revenus. Tout le monde payera donc 10% d’impôts sur son revenu (qu’il soit issu de son travail ou de ses plus-values quelconques minorées des pertes éventuelles, d’un héritage…). 10% de taxes sur tous les produits sans exception, même pour l’essence ça veut dire que le litre s’effondrerait alors à environ 70 centimes par exemple. Magnifique gain de pouvoir d’achat.</li>
<li>Défiscalisation de tous les dons aux associations à but non lucratif ou fondations sans aucun plafond. Il sera ainsi possible d’échapper à 100% à l’impôt sur le revenu.</li>
<li>Abolition de toutes les subventions : journalisme (une presse réellement indépendante ne doit pas être financée par les deniers étatiques), agriculture (la PAC affame les habitants des pays pauvres et maintient les agriculteurs de ces mêmes pays dans des situations de misère), associations (si leur intérêt est réel, les dons issus de personnes privées suffiront à maintenir leur activité à hauteur de ce que les cotisants estiment qu’il est nécessaire), entreprises en difficulté (même les banques, en cas de faillite, la vente des actifs suffit généralement à rembourser les dépôts des particuliers ou de manière plus générale les contrats non honorés), famille (ce ne sont pas ceux qui ont décidé de ne pas avoir d’enfants ou qui ne peuvent pas en avoir qui doivent payer<br />
pour ceux qui en ont), etc. J’en passe et des meilleures.</li>
<li>Abolition de tous les systèmes de brevets et du copyright.</li>
<li>Abolition de toutes les « hautes autorités », comités théodules et commissions qui ne sont que des moyens de caser les copains des élus en pré-retraite à des postes fictifs grassement payés par le contribuable.</li>
<li>Transparence totale des administrations et des entités qui reçoivent de l’argent public, y compris donc les syndicats et les fiches de paye des élus. Bilans publiés sur support numérique et<br />
papier. Envoi par courrier des bilans des municipalités à leurs habitants.</li>
</ul>
<h3>Éducation</h3>
<p>Pour une instruction formant des êtres humains complets et<br />
intellectuellement indépendants !</p>
<ul>
<li>Par mesure cosmétique, le ministère de l’éducation nationale pourrait être renommé en ministère de l’instruction publique. Sa seule et unique mission doit être de permettre l’accès aux savoirs. L’éducation doit être la chasse gardée des parents uniquement.</li>
<li>Suppression de la carte scolaire et mise en place du chèque éducation c’est-à-dire le financement direct par les parents de l’établissement qu’ils choisissent pour leurs parents.</li>
<li>Autonomie totale des établissements en ce qui concerne les horaires de cours et leur découpage (il peut ainsi y avoir des différences en ce qui concerne le nombre d’heures enseignées dans chaque matière entre 2 écoles)</li>
<li>Autonomie totale des établissements en ce qui concerne le recrutement, la formation et le salaire des professeurs.</li>
<li>L’Etat n’est pas seul détenteur du savoir absolu, il n’a pas à fixer des programmes uniques pour tous. La liberté est donnée aux écoles pour déterminer eux-mêmes leurs programmes ainsi que les<br />
filières qu’elles enseignent.</li>
<li>Possibilité est donc donnée pour chacun de créer une école comme il le souhaite, avec le mode de fonctionnement qui lui paraît le meilleur.</li>
</ul>
<h3>Affaires étrangères</h3>
<p>Stop à la politique impérialiste et aux meurtres de soldats !</p>
<ul>
<li>Régularisation de tous les sans-papiers, ouverture des frontières postérieurement à l’abolition de toutes les aides publiques aux immigrants.</li>
<li>Arrêt total et immédiat de toutes les opérations menées hors du territoire national et rapatriement des contingents armés. Diminution drastique du nombre de soldats. Un politicien qui décide d’entrer en conflit armé avec un pays est un meurtrier indirect, mais meurtrier quand même.</li>
<li>Avec les substantielles économies ainsi dégagées, on peut équiper les soldats restants avec du vrai matériel fiable et arrêter des les envoyer se faire tuer armés d’un couteau suisse rouillé.</li>
<li>Fin des embargos commerciaux.</li>
<li>Constitution d’un réseau dense d’ambassades et de consulats dans tous les pays du globe. Les missions principales de ces administrations seront d’aider les nationaux à créer des entreprises sur place et à faciliter leur installation personnelle et professionnelle. A terme, suppression des services économiques, remplacés par des institutions privées en charge des mêmes missions</li>
</ul>
<h3>Divers</h3>
<ul>
<li>Suppression de tous les ministères inutiles. On en garde 4 dans un premier temps : Economie (voué à disparaître à terme), Instruction Publique (voué à disparaître à terme), Justice et Sécurité, Défense et Affaires Etrangères.</li>
<li>Abolition des limitations de vitesse sur la route</li>
<li>Autorisation de vendre des organismes génétiquement modifiés à condition de le stipuler sur l’emballage du produit. Chacun pourra choisir en connaissance de cause.</li>
<li>Mise aux enchères de France Télévision et des radios publiques.</li>
<li>Suppression du CSA.</li>
<li>Mise aux enchères de tout le patrimoine immobilier superflu : locaux des anciens ministères, châteaux et autres logements somptuaires réservés aux vacances au soleil du président de la république et du 1er ministre aux frais de la princesse.</li>
<li>Mise aux enchères des tableaux achetés à foisons chaque année par l’Etat et entreposés dans des hangars immenses sans que personne ne puisse voir ni avoir accès à ces œuvres.</li>
<li>Mise aux enchères des musées publics</li>
<li>Avec tout le cash dégagé, on rembourse intégralement la dette publique et on peut même faire un chèque aux contribuables avec le surplus.</li>
<li>Abolition de l’âge légal de majorité. Un individu devient majeur quand il devient financièrement indépendant, cela varie donc en fonction de l’individu et n’est plus fixé arbitrairement.</li>
<li>Le mariage n’est pas une affaire d’Etat mais un contrat de vie commune entre des individus responsables. Non seulement le mariage gay serait autorisé mais il serait possible de conclure un contrat de mariage entre plus de deux individus si toutes les parties y consentent.</li>
<li>Autorisation de l’adoption pour les couples ou adultes célibataires quels qu’ils soient.</li>
</ul>
<p>Ce programme est certes court et décousu mais le principal est là. Un capitalisme qui repose sur l’intervention de l’Etat est par définition immoral. Grâce à ces mesures, les individus libérés d’un grand nombre de contraintes et pourraient exercer leur pleine responsabilité, corollaire indissociable de la liberté avec la propriété. Mais ne vous faites pas d’illusions. En France, ce pays turbo-libéral, aucun politicien n’en proposera même une version édulcorée. Nous aurons droit aux prochaines élections présidentielles à une myriade de partis d’extrême-gauche, de communistes, du parti socialiste de gauche, du parti centriste mou et étatiste, du parti socialiste de droite et du parti nationaliste et socialiste d’extrême-droite. Il n’y aura pas de candidat libéral, preuve s’il en est de la déferlante giga-libérale qui ronge ce phare éternel du monde civilisé qu’est la France.</p>
<p>Je ne me berce pas d’illusions, l’Etat a grossit à un tel point qu’il arrose à peu près tout le monde avec l’argent des autres sans qu’ils puissent s’en rendre compte. Avec un tel programme, je perds les voix des 5 millions de fonctionnaires, des 51 000 taxis, des 200 000 médecins, des 10 000 notaires, des 23 000 pharmaciens, des 100 000 gendarmes, des 640 000 agriculteurs, des 40 000 journalistes, des 40 patrons du CAC40, des 100 000 intermittents du spectacle, et la liste pourrait continuer comme ça encore longtemps. Par contre je gagne la voix des indépendants, des chefs de petites et moyennes entreprises, de quelques salariés et cadres et des rares self-made-men partis de rien et s’étant construits sans aide comme Balthazar Picsou. Allez, on y croit !</p>
<p>Librement.</p>
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		<title>Petit traité de l’individualisme</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/petit-traite-de-lindividualisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 14:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<category><![CDATA[Pamphlet]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[On entend dire de part et d'autre que la société d'aujourd'hui, marquée par le consumérisme effréné et le chacun pour soi, serait de plus en plus «&#160;individualiste&#160;». Dans une certaine acceptation, cette affirmation est vraie. Cependant, l'individualisme au sens noble pourrait au contraire s'avérer être un solide rempart contre les mentalités qui lui sont trop souvent injustement liées. Quelques réflexions sur un mélange des genres pas si innocent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parmi les innombrables termes philosopho-politiques hautement discutés depuis les origines de l&#8217;humanité, ceux de la Liberté et de l&#8217;Individualisme figurent à un rang plus que respectable. Et, comme tout mot de vocabulaire associé à un minimum de complexité, ceux-ci font l&#8217;objet de moult définitions pouvant prêter à confusion ; conceptions parfois antagonistes, parfois semblables, parfois positives, parfois négatives, parfois manichéennes, parfois nuancées. Je réserve d&#8217;ailleurs l&#8217;étude de ces problèmes de communication liés au langage, menant le plus souvent à une difficulté voire une impossibilité totale de se comprendre entre êtres humains, à un article ultérieur.</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Un peu comme je l&#8217;ai fait pour la Liberté, j&#8217;évoquerai donc seulement ici, certes de manière bien éloignée de la masturbation intellectuelle académique officielle mais en toute humilité et en toute subjectivité assumée, ma vision propre et personnelle de ce qu&#8217;est l&#8217;individualisme, ou plutôt de ce que sont LES individualismes.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Quel est le rapport avec la choucroute</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Afin de se faire une toute première idée de ce qui est communément entendu par « individualisme », prenons en exemple la définition donnée par la Bible des temps modernes, j&#8217;ai nommé : Wikipédia.</p>
<p lang="fr-FR">(en anglais, car je la trouve bien plus adaptée à cet article que celle en français)</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Individualism is the moral stance, political philosophy, ideology, or social outlook that stresses &laquo;&nbsp;the moral worth of the individual&nbsp;&raquo;.[1] Individualists promote <span style="text-decoration: underline">the exercise of one&#8217;s goals and desires</span> and so value <span style="text-decoration: underline">independence and self-reliance</span>[2] while <span style="text-decoration: underline">opposing most external interference upon one&#8217;s own interests, whether by society, family or any other group or institution</span>.[2]  Individualism makes the individual its focus[1] and so starts &laquo;&nbsp;with the fundamental premise that the human individual is of primary importance in the <span style="text-decoration: underline">struggle for liberation</span>.&nbsp;&raquo; Classical liberalism (including libertarianism), existentialism and anarchism (especially individualist anarchism) are examples of movements that take the <span style="text-decoration: underline">human individual as a central unit of analysis</span>.[3]  It has also been used as a term denoting &laquo;&nbsp;The quality of being an individual; individuality&nbsp;&raquo;[2] related to possessing &laquo;&nbsp;<span style="text-decoration: underline">An individual characteristic</span>; a quirk.&nbsp;&raquo;[2]</em></p>
<p lang="fr-FR"><em><br />
</em></p>
<p lang="fr-FR">Évidement, il ne s&#8217;agit là que d&#8217;un exemple pour illustrer mon propos, incomplet, orienté, imparfait, mais on peut déjà en dégager diverses choses sur le ressenti culturel à propos du concept d&#8217;individualisme.</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr, on retrouve le fait que l&#8217;individualisme est large, couvre plusieurs domaines de « sciences humaines » (philosophie, politique, sociologie,&#8230;), et est revendiqué par de nombreuses personnes d&#8217;horizons politiques très différents. Mais on y décèle également un lien avec les concepts d&#8217;émancipation, de droits de l&#8217;être humain, et donc de liberté ; et, surtout, une opposition (supposée) entre l&#8217;individu, instrument de sa propre libération, et le groupe, la communauté, autrui.</p>
<p lang="fr-FR">Ce mélange des genres est pourtant bien inadapté. L&#8217;individualisme, source de liberté et d&#8217;émancipation, serait-il ainsi incompatible avec l&#8217;immonde oppression représentée par la communauté ? L&#8217;individu ne pourrait-il se rendre indépendant, libre, que par le rejet de toute influence de l&#8217;autre ? La satisfaction des intérêts égoïstes et personnels de l&#8217;individu – car c&#8217;est bien de cela dont il s&#8217;agit -, seraient donc une condition sine qua non de l&#8217;accès à cette liberté de l&#8217;individu ?</p>
<p lang="fr-FR">En réalité, il n&#8217;existe pas un seul individualisme, mais au moins deux. En assimilant, d&#8217;un côté, l&#8217;individualisme de l&#8217;émancipation, de la liberté, des droits, de la créativité, de l&#8217;unicité de la personne ; et, de l&#8217;autre, l&#8217;individualisme égocentré, égoïste, anti-communautaire, on réalise là une dangereuse synthèse idéologique. S&#8217;il faut exacerber l&#8217;individualisme pour être libre, et que l&#8217;individualisme est intimement lié aux besoins et intérêts de l&#8217;individu – contre ceux de la communauté -, alors défendre la liberté équivaut à promouvoir ce culte intense du Moi, ce dégoût déguisé de la masse et des autres, cet égocentrisme jugé libérateur. C&#8217;est le sophisme déployé par l&#8217;idéologie dominante libérale. Relier, dans l&#8217;esprit des gens, l&#8217;individu déconnecté de la masse, agissant pour sa gueule, consommant « pour devenir soi-même », et l&#8217;individu libre, émancipé, unique, créatif, intéressant. Il s&#8217;agit de légitimer des comportements barbares et égoïstes, allant de pair avec l&#8217;esprit et le fonctionnement intrinsèque du système capitaliste, au motif que ceux-ci, non satisfaits d&#8217;être « dans la nature humaine », seraient également une condition de son épanouissement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, l&#8217;individualisme n&#8217;est pas foncièrement mauvais. Il faut juste différencier ce que j&#8217;appellerai, conséquence d&#8217;un jugement de valeur honteux de ma part, le « bon individualisme », émancipateur et libertaire, du « mauvais individualisme » cultivant l&#8217;égo et se focalisant sur les intérêts personnels ; et promouvoir aussi intensément le premier que l&#8217;on combat férocement le deuxième.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>L&#8217;individualisme émancipateur et libertaire</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car malgré l&#8217;acceptation de la vie quotidienne qui prendrait, la plupart du temps, l&#8217;individualisme comme synonyme d&#8217;égoïsme, celui-ci est à mon sens une valeur philosophique à réhabiliter de toute urgence.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme, comme rejet de la conformité à la masse, comme refus de suivre le troupeau de moutons. L&#8217;individualisme, comme vecteur de diffusion de la tolérance, de la différence, de l&#8217;unicité de chacun. L&#8217;anticonformisme, le « Be Yourself », le « Do It Yourself » si chers aux mouvements punks.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est se rendre compte de l&#8217;immense richesse de chaque individu, de son potentiel créatif et imaginatif, c&#8217;est mettre en œuvre toutes les conditions de l&#8217;épanouissement intellectuel de chacun d&#8217;entre-nous afin que ce potentiel puisse se réaliser.</p>
<p lang="fr-FR">Socialement, il s&#8217;agit de fonder une société peuplée par des êtres libres de leurs choix (au sens philosophique du terme, la liberté de l&#8217;homme étant pour moi parfaitement illusoire&#8230;), indépendants, émancipés de la manipulation mentale et de toute forme d&#8217;aliénation, capables de raisonner et de prendre des décisions par eux-mêmes.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;un point de vue humaniste, c&#8217;est plaider pour la dignité de chaque être humain, pour leur égalité (dans le sens libertaire développé lors de mon précédent article) ; c&#8217;est se battre contre l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme, la misère, la hiérarchie, l&#8217;endoctrinement, l&#8217;esclavage-salarié, et tout ce qui retire à l&#8217;être humain sa dignité ou sa liberté d&#8217;individu.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est également reconnaître que chacun a ses propres qualités, ses propres défauts, ses propres talents, c&#8217;est comprendre que la différence entre chacun de nous ne signifie pas être inférieur ou supérieur, mais juste&#8230; être unique. Mais, encore plus important, c&#8217;est considérer que chaque individu, quel qu&#8217;il soit, est aussi important que les autres, de par sa qualité même d&#8217;individu/ être humain.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;individualisme libertaire se bat bien contre une certaine idée de l&#8217;emprise de la communauté, mais pas comme on pourrait s&#8217;y attendre. Il s&#8217;agit bien d&#8217;émanciper l&#8217;individu de « la masse », du « troupeau », ou des institutions jugées néfastes, dans un contexte donné ; et non de l&#8217;autre et de la communauté d&#8217;une manière générale. Abolir l&#8217;autorité et la hiérarchie, l&#8217;oppression du système social et monétaire, pour que plus jamais aucun homme ne soit soumis à un autre homme. Ce n&#8217;est pas œuvrer pour sa propre liberté, pour ses propres intérêts, pour sa petite vie égoïste, mais pour ceux de TOUS. Contrairement à&#8230;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>L&#8217;individualisme égoïste</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme égocentrique, a contrario, joue sur des valeurs fondamentalement différentes, si ce n&#8217;est totalement opposées.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est le culte de l&#8217;ego, le culte du Moi, avec un grand M. Je suis. Je décide pour Moi. Je consomme pour Moi. Je ne laisse pas les autres me marcher sur les pieds. Don&#8217;t thread on Me.</p>
<p lang="fr-FR">Souvent, l&#8217;individualiste libéral ne supporte pas la hiérarchie&#8230; quand il n&#8217;est pas au sommet de la pyramide. Dans le cas contraire, cela ne le dérange pas trop. « Chacun sa merde », quoi.</p>
<p lang="fr-FR">Là où l&#8217;individualisme libertaire revendique l&#8217;abolition, pour TOUS, de tous les systèmes coercitifs (qu&#8217;ils soient armés, financiers, intellectuels,&#8230;), et donc le renversement d&#8217;un mode de production qui mène nécessairement à une intense hiérarchisation des êtres humains (quoi qu&#8217;en disent nos amis libertariens), l&#8217;individualisme basé sur l&#8217;égo conseille simplement « de s&#8217;en sortir », au cas par cas, quitte à sacrifier au passage la liberté de ses semblables. En oubliant qu&#8217;il est strictement impossible de « s&#8217;en sortir » pour tous, dans un système qui nécessite de par nature des faibles et des forts, des exploiteurs et des exploités, des videurs de poubelles et une intelligentsia dominante.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;Americain Dream, « le mec qui peut monter son entreprise à la force de ses tripes », c&#8217;est très bien, dans la théorie ! Mais peut-on penser honnêtement que seulement la moitié de la population puisse en arriver là ?</p>
<p lang="fr-FR">Comment se dire individualiste, c&#8217;est-à-dire chantre des droits et des libertés de l&#8217;individu, quand on ne pense qu&#8217;à sa propre liberté, sa propre dignité, ses propres intérêts ? C&#8217;est un non-sens ! Alors, bien sûr; on revendique pour tous le « droit à être égoïste ». Soit. Mais c&#8217;est une bien drôle idée de la liberté et de l&#8217;humanité.</p>
<p lang="fr-FR">Il est presque amusant de constater chaque jour les déviations toujours plus délirantes de cet individualisme forcené. Dans notre société de con-sommation toujours plus barbare, on nous VEND même de l&#8217;individualisme. L&#8217;individu est devenu un objet de consommation. « Achetez cette voiture, vous serez trop anticonformistes », « Le nouveau mobile trop personnalisable tip top pour mettre en valeur VOTRE PERSONNALITE ». Comble de l&#8217;ironie, on achète même des marques hors de prix, pour « se créer un look », histoire de se différencier des autres&#8230; enfin, de ceux qui n&#8217;en ont pas les moyens.</p>
<p lang="fr-FR">Même l&#8217;Armée s&#8217;y met, avec son célèbre clip de propagande télévisée « Devenez-vous même ». Venant de l&#8217;institution où la déshumanisation, la hiérarchie, la soumission au pouvoir dépasse largement celle des autres (c&#8217;est pour dire !), cela se passe de commentaire.</p>
<p lang="fr-FR">Sous prétexte de liberté individuelle, on piétine dorénavant les autres à grands coups de chaussures cloutées. Les mœurs se débrident – ce qui n&#8217;est pas une mauvaise chose en soi -, mais dans une optique totalement dépourvue d&#8217;humanité et de tout intérêt pour les émotions d&#8217;autrui.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;humeur Donjuanesque, je mens et manipule les cœurs pour mieux les briser le lendemain ? C&#8217;est mon droit, Liberté, tout ça.</p>
<p lang="fr-FR">Je veux faire comme ça, et mes camarades veulent faire autre chose, et ça les emmerde ? Rien à foutre, je suis LIBRE, vous entendez, LIBRE, pas question de me sacrifier une seule seconde pour un groupe !</p>
<p lang="fr-FR">Je veux être libre d&#8217;écraser les autres, libre de détruire tout autour de moi, la planète, les gens, les animaux, libre d&#8217;être un gros con superficiel et égoïste. Et, ma foi, ça marche plutôt pas trop mal, de ce côté là.</p>
<p lang="fr-FR">Cette plate liberté, cette parodie de rébellion face à une prétendue « tyrannie de la communauté » (à ne pas confondre avec la « tyrannie de la majorité » liée au vote) n&#8217;est que du vent. Là encore, on pastiche allégrement le « vrai » individualisme, celui de l&#8217;émancipation et de la liberté, pour se donner une raison d&#8217;assouvir ses pâles intérêts égoïstes.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;influence du groupe est, comme toujours, fortement combattue. En revanche, il ne s&#8217;agit plus du « troupeau de moutons » à libérer de son berger, mais bien d&#8217;une défiance envers la communauté dans son ensemble – sans aller jusqu&#8217;à la misanthropie -, et de sa diabolique influence contre le Moi pur et libre. Les masses crétines, l&#8217;étranger, contre mon superbe et parfait Moi. « De toute manière, l&#8217;homme est mauvais par nature ». « Tout ce que je veux, c&#8217;est qu&#8217;on me foute la paix, même si je sais que je vais devoir vivre en société pour pouvoir partir en quête du Bonheur, tel Indiana Jones à la recherche de l&#8217;Arche Perdue ».</p>
<p lang="fr-FR">Ce combat contre les autres est parfaitement illustré par le mythe de la « crétinisation collectiviste », idée selon laquelle la mise en commun et la valorisation de la communauté seraient synonymes de « nivellement par le bas » et opposées au développement du sacro-saint individu.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Individu et communauté</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;usage voudrait que « l&#8217;individualisme, c&#8217;est mettre l&#8217;individu avant la société ». Pourtant, les idées d&#8217;individu et de communauté ne sont pas du tout incompatibles. Bien au contraire, l&#8217;une ne va pas sans l&#8217;autre.</p>
<p lang="fr-FR">Déjà, car la communauté est, par définition, l&#8217;ensemble des individus. Le bonheur individuel ne peut se réaliser pleinement que dans le bonheur collectif, et vice-versa.</p>
<p lang="fr-FR">Mais, surtout, car l&#8217;être humain ne peut s&#8217;épanouir sans l&#8217;aide des autres êtres humains. Pire encore : il n&#8217;est sans eux qu&#8217;un piètre animal, sauvage, barbare, guère plus évolué qu&#8217;un banal chimpanzé (et bien moins qu&#8217;un sublime et merveilleux dauphin surfant sur les vagues rougeoyantes sous le soleil de minuit).</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;éducation, même pour les autodidactes les plus endurcis d&#8217;entre-nous, ne se réalisera jamais toute seule. Nous avons besoin des autres pour nous former, pour apprendre, et ce tout au long de notre vie. Mais, surtout, nous avons intimement besoin des contacts et des relations sociales du quotidien, non seulement pour nous épanouir, être heureux, mais même pour ne serait-ce que survivre.</p>
<p lang="fr-FR">Car l&#8217;homme est un animal social, que cela soit dit. Un humain privé de tout contact extérieur devient fou, malade. L&#8217;homme nécessite en permanence la présence des autres, de sa famille, de ses amis, ou même de l&#8217;inconnu qui passe dans la rue. Quand il est seul, la majorité de ce qu&#8217;il fait (outre : dormir, faire la cuisine, etc) l&#8217;est en prévision d&#8217;une future relation sociale.</p>
<p lang="fr-FR">Car, ce qui différencie l&#8217;humain des autres espèces, ce qui a permis son hégémonie sur la planète Terre n&#8217;est pas seulement l&#8217;outil main, mais bien sa capacité à s&#8217;organiser en société, en civilisations partageant plus ou moins efficacement le savoir et les denrées.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;homme n&#8217;est pas qu&#8217;un individu à insérer par obligation dans une communauté peuplée d&#8217;autres individus, il est partie intégrante de cette communauté. Une communauté sans humains n&#8217;est pas une communauté, et un humain sans communauté n&#8217;est tout simplement pas un humain.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Pour conclure, disons que chacun d&#8217;entre nous n&#8217;est ni tout blanc, ni tout noir, et que son comportement emprunte un peu aux différentes versions de l&#8217;individualisme. Nous sommes tous parfois égoïstes, parfois altruistes, en fonction du contexte. Même les plus « rebelles » suivent parfois la mode, même les plus radins font parfois preuve de générosité. Ce sont simplement les proportions qui changent&#8230; et sur lesquelles nous pouvons influer par un choix radical de société.</p>
<p lang="fr-FR">La vision de l&#8217;individualisme et de l&#8217;individu portée par notre société consumériste actuelle va très largement dans le sens d&#8217;un égoïsme rampant et d&#8217;une fracture toujours plus importante des liens sociaux. Ceci est d&#8217;autant plus vicieux que, au nom de la liberté, de l&#8217;émancipation de l&#8217;être humain, de la valorisation de l&#8217;individu, on nous refourgue en réalité de la pacotille égoïste, de l&#8217;égo sur-dimensionné, du culte de la superficialité et du chacun-pour-soi à la pelle. Et nous tombons dans le panneau, tout être intelligent que nous pensons être.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut nettement faire la différence entre le « bon individualisme », libertaire, et le « mauvais individualisme », libéral, afin de ne pas se faire rouler sur la marchandise, de ne pas tout refuser ou accepter en bloc, de s&#8217;imprégner de ce qu&#8217;il faut et de se prémunir du reste.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Bien qu&#8217;encore peu rompu à sa pensée, je pense que le militant anarchiste italien Errico Malatesta résume assez bien ce point de vue de dichotomie individualiste :</p>
<p lang="fr-FR"><em>« All anarchists, whatever tendency they belong to, are individualists in some way or other. But the opposite is not true; not by any means. The individualists are thus divided <span style="text-decoration: underline">into two distinct categories</span>: one which claims the right to full development for all human individuality, their own and that of others; the other which only thinks about its own individuality and has absolutely no hesitation in sacrificing the individuality of others. The Tsar of all the Russias belongs to the latter category of individualists. We belong to the former. »</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Une prise de conscience collective est nécessaire avant qu&#8217;il ne soit trop tard. Il faut impérativement essayer de contrôler son comportement quotidien par un auto-questionnement permanent, se demander constamment si ce que nous faisons n&#8217;a pas une influence négative sur les autres, et si ce que nous considérons comme de « simples choix relevant du personnel » ne concernent pas en réalité d&#8217;autres que notre simple petite personne.</p>
<p lang="fr-FR">Extirpons-nous de cet état d&#8217;esprit égoïste, de cet aveuglement égocentrique, cachés insidieusement dans les plus infimes détails du quotidien. Nous en vivrons bien mieux. Et cela ne concerne pas un «bord politique » en particulier, ni une classe de personne, ni seulement ceux assumant pleinement leur « côté enfoiré ». Ce qui est triste, c&#8217;est que nous pensons toujours bien faire, ou du moins légitimement.</p>
<p lang="fr-FR">Même moi, même toi&#8230; mais surtout toi, quand même.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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		<title>2012 : un programme pour une société réellement alternative au capitalisme</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 17:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oligarchie, oligarchie... c'est aujourd'hui le mot à la mode pour désigner la système dit de « démocratie représentative » capitaliste. Et à force raison.
Pourtant, ces élections, aussi futiles soient-elles, pourraient être un vecteur de diffusion intéressant d'idées et propositions remettant en cause ce modèle faussement démocratique, pour l'entrée dans une société postcapitaliste meilleure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Je ne suis pas réformiste. Je ne crois pas en l&#8217;omnipotence de notre tant louée « démocratie » représentative, mise en place dans l&#8217;unique but de protéger les intérêts économiques de la classe dominante et d&#8217;être moins sujet à réprobation que cette bonne vieille dictature à l&#8217;ancienne « par la force ».</p>
<p lang="fr-FR">Je ne nourris aucune illusion quant à cette parodie de république, oligarchique et pensée de manière à autoriser le changement lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de favoriser toujours plus les élites, mais à se révéler impuissante pour qui oserait vouloir réellement changer les choses. Bref, je ne pense pas que le capitalisme et son avatar politique, l&#8217;oligarchie, soient réformables à petits coups de lois et d&#8217;amendements faussement progressistes.</p>
<p lang="fr-FR">Mais après tout, je peux me tromper.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Je suis pour l&#8217;abolition de l&#8217;Etat, des frontières et de toute forme de domination et de hiérarchie. Pour la démocratie directe intégrale. Pour l&#8217;abolition du politicien et du mandat représentatif.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pourquoi voter, pourquoi participer aux élections, et pourquoi &#8211; pire encore &#8211; rédiger un programme politique ? N&#8217;est-ce pas paradoxal ?</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr que si. L&#8217;Univers, et plus encore le monde humain, sont bâtis sur des paradoxes, des absurdités, des non-sens absolus. Dans ce monde, des pacifistes non-violents sont amenés à se battre pour la Paix, de farouches opposants à l&#8217;argent sont obligés de vendre leur force de travail à des capitalistes sans vergogne pour gagner de quoi subsister, des démocrates anti-autoritaires véritables doivent faire de la politique et même parfois devenir, à l&#8217;opposé de toutes leurs convictions, des leaders charismatiques si ils veulent parvenir à fédérer les masses. Il en est ainsi, et pas autrement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Un révolutionnaire, tout communiste et libertaire qu&#8217;il soit, doit se battre sur tous les fronts qui s&#8217;offrent à lui. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des luttes quotidiennes, des grèves, des projets concrets comme les écovillages, les SEL ou les coopératives, des associations, ou même&#8230; des élections.</p>
<p lang="fr-FR">Celles-ci peuvent se révéler l&#8217;occasion de faire circuler les idées et de toucher un maximum de personnes&#8230; même si elles doivent être dénaturées par la propagande des médias de masse à la botte de leurs riches possédants.</p>
<p lang="fr-FR">Bien que rêvant d&#8217;une lutte sans partis et sans concessions sur la forme, il me paraît impossible de clasher le capitalisme et de fonder une société communiste (c&#8217;est-à-dire, une société sans Etat, sans classes sociales, sans exploitation et sans domination) en ayant omis de préparer le terrain.</p>
<p lang="fr-FR">Une révolte d&#8217;un peuple en colère, et après ? Que vont devenir les révolutions tunisiennes, égyptiennes, libyennes ? Tout simplement, d&#8217;autres avatars du capitalisme.</p>
<p lang="fr-FR">Être populiste ne suffit pas. Si les peuples ne sont pas informés, « aiguillés », éduqués, rien de nouveau ne pourra vraiment en sortir.</p>
<p lang="fr-FR">Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir les propositions « communes » des <em>Indignados</em> en Espagne – mouvement que je soutiens naturellement de tout cœur : malgré toute cette bonne volonté, toute cette énergie revendicatrice, il s&#8217;agit encore et toujours de réformer le capitalisme. En grande partie, par manque de références, d&#8217;idées, de vision globale de la société.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Et puis, qui sait ? Malgré toutes les limites inhérentes au système, ne pourrions-nous pas être tentés de rêver ? Un président et une assemblée élus pourraient peut-être faire office de détonateur dans l&#8217;implosion du système, en prenant rapidement des mesures radicales permettant d&#8217;affaiblir sa soumission à la classe dominante et de le « débrider ». Nous n&#8217;avons finalement pas grand chose à y perdre&#8230; à condition de ne pas sombrer dans l&#8217;électoralisme et la politique politicienne, comme la plupart des partis dits « communistes » l&#8217;ont déjà fait.</p>
<p lang="fr-FR">Mais ça, ça reste encore du domaine du rêve.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">En tout cas, présenter un programme pour les élections présidentielles, ça reste relativement classieux. Même si l&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;âge requis pour assumer ladite fonction.</p>
<p lang="fr-FR">Voici donc le programme que je tenterais d&#8217;appliquer si vous m&#8217;élisiez Président de la République Française en l&#8217;An de grâce 2012 :  *musique officielle*</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Économie</strong></h3>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR"><em>L&#8217;économie, c&#8217;est quand même un peu la base de tout. Objectifs : abolir le profit, l&#8217;exploitation, le productivisme, le consumérisme, les classes sociales, la misère et la propriété privée des moyens de production.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les grandes entreprises, qu&#8217;elles soient d&#8217;origine française 	ou étrangère, et de tout ce qui se doit d&#8217;être un service public 	(transports, énergie, laboratoires,&#8230;). Remise du pouvoir de ces 	entreprises entre les mains de leurs employés sur un modèle de 	démocratie directe autogestionnaire, sans hiérarchie, cadres 	surpayés ou autres, à la manière des sociétés coopératives.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Toutes les 	entreprises nouvellement créées doivent l&#8217;être sous cette forme 	de coopératives autogérées, en attendant que l&#8217;ensemble des 	entreprises soient passées à l&#8217;autogestion démocratique. Le 	salariat est ainsi aboli.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les banques, afin de reprendre en main le pouvoir monétaire 	(enfin, de ce que notre appartenance à la zone Euro nous laisse).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un 	système monétaire alternatif à celui du capitalisme au niveau 	national &#8211; par exemple, basé sur une monnaie scripturale gagée sur 	la production (la valeur de la monnaie créée tous les mois et 	distribuée à la population selon différents revenus correspond à 	la valeur de ce qui est produit), non thésaurisable (« détruite » 	à l&#8217;usage = abolition du profit) et prenant en compte le coût 	écologique dans la définition de la valeur des biens et services 	-, utilisé dans un premier temps en parallèle de l&#8217;existant pour 	ensuite le remplacer totalement. Stop à la loi de la rentabilité 	et à la barrière virtuelle créée de toute pièce par le système 	capitaliste de l&#8217;argent ! (qui n&#8217;a jamais entendu : « C&#8217;est 	bien tout ça, mais où trouver les sous pour le financer, hein ? »)</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">En attendant que ce 	nouveau système monétaire soit mis en place et que toutes les 	entreprises soient aux mains des travailleurs et des populations 	locales, taxation à 100% des revenus au-dessus de 5 fois le SMIC et 	augmentation de celui-ci à 1600 euros.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	logements vacants, lancement d&#8217;un vaste programme de construction de 	logements écologiques et de rénovation écologique des logements 	existants.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	biens et nationalisation des entreprises des « évadés 	fiscaux » et autres lobbyistes capitalistes qui voudraient 	liquider leurs entreprises pour faire pression – dans le court 	laps de temps précédent leur « collectivisation ». Le 	système monétaire changeant, le problème de la « fuite des 	capitaux » n&#8217;en est plus un : la production n&#8217;a 	fondamentalement besoin que d&#8217;hommes, de savoirs et d&#8217;outils.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	propriété privée des terres et des habitats au profit d&#8217;un droit 	d&#8217;usage (la propriété privée des moyens de production étant 	d&#8217;ors et déjà abolie par leur collectivisation autogestionnaire).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition du grand 	héritage.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;instituts 	de statistique afin d&#8217;étudier les besoins, la consommation, la 	production, la force de travail disponible,&#8230; pour préparer une 	planification décentralisée et démocratique de la production.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un Revenu 	Inconditionnel d&#8217;Existence, accordé à tous et permettant à chaque 	être humain de vivre de manière digne.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de tous les 	systèmes de brevets, en particulier les brevets sur les 	médicaments.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Dissolution de la 	SACEM et consort. Création d&#8217;un espace web permettant de partager 	toute la culture possible et imaginable, et permettant de rémunérer 	les artistes d&#8217;une manière juste et équitable. Abolition du 	copyright.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Amélioration massive 	du réseau et gratuité afin que tous les foyers puissent avoir 	accès à Internet.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Écologisme</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Celle-ci étant particulièrement liée à la production et à la consommation, voir également les propositions concernant l&#8217;économie.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Énormes 	investissements et travaux dans les transports en commun. Gratuité 	totale de ces transports en commun.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture immédiate 	des centrales nucléaires les plus dangereuses.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Préparation d&#8217;un 	plan pour sortir du nucléaire d&#8217;ici une dizaine d&#8217;années, basé 	sur la sobriété énergétique (on pourrait consommer beaucoup, 	beaucoup moins d&#8217;énergie en produisant moins de saloperies inutiles 	voulues par le consumérisme !), un investissement massif dans la 	recherche sur les sources d&#8217;énergie écologiques (pour l&#8217;exemple, 	aujourd&#8217;hui, le coût de mise à jour du parc nucléaire français 	est de 40 milliards d&#8217;euros : si nous y avions consacré le même 	budget, les systèmes de production d&#8217;énergie « propres » 	seraient, et de loin, bien plus productifs !) et l&#8217;efficacité 	énergétique (logements écologiques prévus pour consommer moins 	en énergie et en chauffage, diminution de la longueur des trajets 	par la localisation de la production d&#8217;énergie,&#8230;). Contrairement 	à ce que le lobby de l&#8217;atome tente de nous faire croire, c&#8217;est très 	largement possible !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction des 	transports de marchandises par autoroutes (camions), au profit du 	ferroviaire et du maritime.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Diminution drastique 	de la vitesse maximale autorisée sur les routes.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	culture des OGMs. Remplacement de l&#8217;agriculture intensive à la fois 	destructrice de l&#8217;environnement et improductive par une agriculture 	biologique relocalisée, respectueuse de l&#8217;environnement et basée 	sur la connaissance scientifique de l&#8217;écosystème (écologie). 	Selon une étude, on pourrait doubler la production agricole 	mondiale en utilisant des techniques comme l&#8217;agro-écologie !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Lutte intensive 	contre l&#8217;obsolescence programmée (machines volontairement bridées 	et « tombant en panne » afin de pouvoir vendre plus).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	publicité pour stopper le consumérisme créant des besoins 	inutiles.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt immédiat des 	productions inutiles flagrantes (armes, produits de luxe 	polluant,&#8230;), et réflexions afin de diminuer largement la 	production et la consommation&#8230; la plupart des biens que nous 	consommons étant en réalité superflus !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, relocalisation de l&#8217;économie et de la production.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Institutions</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une vraie démocratie directe et décentralisée, aussi appliquée au secteur économique !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de toutes 	les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,&#8230;) et bureaucratiques.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Débats dans toutes 	les villes et villages afin de former des « communes » 	d&#8217;un nombre acceptable d&#8217;habitants (par exemple, entre 5000 et 	10000) pour pratiquer la démocratie directe.<br />
Le but est, au 	final, d&#8217;abolir l&#8217;Etat bourgeois et la démocratie représentative 	au profit d&#8217;une fédération de communes basée sur une démocratie 	directe intégrale et décentralisée &#8211; que ce soit au niveau de 	l&#8217;autogestion des entreprises par les travailleurs, de leur contrôle 	et création par les citoyens (« planification décentralisée 	démocratique ») ou de l&#8217;établissement des « règles » 	de chaque commune. Le tout éventuellement aidé par l&#8217;informatique 	et basé sur le concept de « vote qui est concerné ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Développement de 	programmes sous forme de Logiciels Libres sécurisés afin de 	faciliter la démocratie directe.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Vote par référendum 	des éléments importants de la mise en place du nouveau système.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Éducation</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une éducation humaniste, libertaire et formant des êtres humains complets et intellectuellement indépendants !</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Ce qui pourrait se rapprocher le plus de mon « système éducatif idéal » dans ce qui a existé en France pourrait être quelque chose comme le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes ou les différentes « Universités Populaires ».</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place d&#8217;un 	revenu d&#8217;autonomie pour les jeunes (en plus du Revenu Inconditionnel 	d&#8217;Existence).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de tout 	financement privé des universités et de toute participation des 	entreprises aux conseils de gestion.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Augmentation 	significative du budget de l&#8217;éducation et de la recherche.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Autogestion 	démocratique des établissements, où tous les élèves et le 	personnel prennent ensemble les décisions.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture des 	établissements religieux et des établissements à but lucratif.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, lutte contre l&#8217;endoctrinement religieux ou politique de 	la jeunesse (organisations de jeunesse, catéchisme,&#8230;).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Unification de 	l&#8217;éducation supérieure, actuellement divisée en différents types 	d&#8217;établissements qui se vouent une concurrence malsaine (Facs, IUT, 	BTS, prépa, grandes écoles,&#8230;) en une seule grande université.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place de 	« programmes » et de méthodes basés sur « l&#8217;envie 	d&#8217;apprendre » plutôt que « l&#8217;obligé d&#8217;apprendre », 	et visant à susciter la réflexion personnelle, l&#8217;autonomie et le 	débat au lieu de formater les élèves afin de faire d&#8217;eux de bons 	moutons consommateurs, soumis à l&#8217;autorité et « prêts à 	embaucher ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Redéfinition de la 	place de l&#8217;élève : il faut définitivement tirer un trait sur 	cette conception conservatrice et autoritaire de l&#8217;éducation ! 	L&#8217;élève et le professeur sont deux êtres humains égaux se devant 	un mutuel respect.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	notation, concurrentielle et démotivante, au profit d&#8217;une 	évaluation et d&#8217;un suivi personnalisés de l&#8217;élève par ses 	professeurs. Ceci nécessite bien sûr une embauche massive de 	professeurs et autres personnels.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Supression du 	baccalauréat et de la sélection à l&#8217;entrée afin de permettre à 	tous les jeunes et travailleurs de faire ou reprendre des études 	supérieures.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Justice</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale religieuse n&#8217;a pas à s&#8217;ingérer dans nos vies privées et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Légalisation des 	« drogues douces » et dépénalisation de toutes les 	« drogues ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Libération de tous 	les prisonniers non dangereux pour la société et injustement 	privés de leur liberté d&#8217;être humain (pour prise de drogue, vol, 	usage de la liberté d&#8217;expression,&#8230;), et application éventuelle 	d&#8217;une peine plus adaptée (travaux publics,&#8230;). Fermeture 	progressive de toutes les prisons.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aménagement de 	centres de désintoxication, d&#8217;hôpitaux psychiatriques (sans verser 	dans la psychose psychiatrique actuelle où tout individu ne 	rentrant pas « dans le moule » devrait se faire soigner) 	et autres structures adaptées afin d&#8217;aider ceux qui restent à se 	réintégrer dans la société (en prenant évidement toutes les 	précautions qui s&#8217;imposent). Le but est de remplacer cette justice 	arriérée et vengeresse, qui punit de la même manière dont on 	punirait un enfant, par une justice ayant pour seul objectif de 	protéger et d&#8217;aider la population.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des 	pouvoirs abbérants détenus par la police – bras armé de l&#8217;Etat 	bourgeois et de ses intérêts -, comme la fouille au corps, la mise 	en garde à vue abusive, etc.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Restructuration de la 	police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et 	contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment 	pour éviter les bavures et les abus de pouvoir).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Introduction de la 	démocratie directe et des droits syndicaux au sein de la nouvelle 	police.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Politique étrangère</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Stop à la politique impérialiste et à l&#8217;exploitation des pays pauvres !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Régularisation de 	tous les sans-papiers (avec tous les droits qui vont avec : 	logement, droit de vote,&#8230;), ouverture des frontières.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des dettes 	des pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	stocks excédentaires et envoi massif d&#8217;aides aux pays pauvres 	(nourriture, médicaments,&#8230;). Il est malheureux que de la 	nourriture soit jetée chez nous, alors que d&#8217;autres meurent de faim 	!</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aide à l&#8217;éducation 	des populations des pays défavorisés, en particulier en matière 	d&#8217;agriculture (apprentissage des techniques agro-écologiques,&#8230;), 	afin qu&#8217;ils puissent enfin être autonomes et subvenir à leurs 	propres besoins. La dépendance alimentaire aux pays occidentaux 	reste une forme d&#8217;impérialisme !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Retrait de tous les 	pays où l&#8217;armée est présente.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Destruction des 	stocks d&#8217;armes, arrêt immédiat des embauches pour au final 	parvenir à l&#8217;abolition de l&#8217;armée. Ne soyons pas aveugles, le seul 	rôle de l&#8217;armée est de protéger le système de sa contestation 	intérieure.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Remise aux mains des 	populations locales des entreprises multinationales françaises 	situées dans les pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fin des blocus et 	autres embargos affamant les populations.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt des ventes 	d&#8217;armes et de technologies nucléaires.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Toutes les propositions de ce court programme, variant en importance et en urgence, ne constituent évidement qu&#8217;un vague aperçu de ce qui pourrait être revendiqué par un parti révolutionnaire réellement désireux d&#8217;abolir cette société capitaliste esclavagiste, meurtrière et destructrice de notre planète. Cela dit, le jour où un candidat, fût-il « d&#8217;extrême-gauche », présentera un programme semblable, un grand bond en avant aura été accompli.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>À noter que ces propositions sont largement inspirées du projet <a href="http://codenameutopia.alwaysdata.net"><em>Codename Utopia</em></a>, visant à regrouper un certain nombre d&#8217;idées cohérentes entre elles pour une alternative concrète au capitalisme. N&#8217;hésitez pas à aller y jeter un œil si des questions vous trottent dans la tête, notamment sur le système monétaire, la planification décentralisée ou la démocratie directe.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Révolutionnairement.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Appel Pour une candidature anticapitaliste et antiproductiviste commune</title>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 22:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Nouveau Parti Anticapitaliste a annoncé, il y a quelques jours, que son ancien porte-parole Olivier Besancenot ne briguerait pas la candidature pour l'élection présidentielle de 2012. Cela peut-il représenter une chance pour une candidature réunissant tous les anticapitalistes et autres écologistes radicaux ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">J&#8217;ai appris aujourd&#8217;hui le choix d&#8217;Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, de ne pas se présenter à l&#8217;élection présidentielle de 2012.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est une décision qui donne à réfléchir. D&#8217;un côté, elle peut paraître mauvaise, Olivier étant certainement le plus qualifié, de par sa popularité et sa personnalité charismatique, afin de réaliser un bon score à cette élection. De l&#8217;autre, c&#8217;est une excellente décision, car la personnalisation du parti (du moins, dans le discours des médias de masse) repousse nombre de militants potentiels, souvent déjà méfiants vis-à-vis du simple concept de parti. C&#8217;est le bon vieux dilemme du mouvement d&#8217;extrême-gauche, idéologiquement opposé au principe des « élites » et autres « avant-gardes », mais nécessitant pourtant de bons orateurs afin de faire circuler leurs idées.</p>
<p lang="fr-FR">Dans tous les cas, en tant que sympathisant et militant – non encarté et peu actif – du NPA, celle-ci me rassure sur le bon état d&#8217;esprit de notre camarade et plus généralement du parti : la lutte et les idées passent encore avant le pouvoir et la gloire personnelle. Et elle ouvre, à mon avis, de nouvelles opportunités pour une candidature anticapitaliste unitaire en 2012. Mais avant cela&#8230;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>La stratégie du NPA : oui, elle est bonne ! Mais pas la com.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Le NPA est, depuis sa création, vertement critiqué pour ne pas être assez « unitaire ». Une vaste fumisterie, à vrai dire.</p>
<p lang="fr-FR">Il serait de bon ton de rappeler que le NPA en lui-même est déjà, de par son objectif et sa conception, un parti ouvert visant à réunir tous les anticapitalistes et assimilés. Certes, il est composé de beaucoup d&#8217;anciens de la Ligue Communiste Révolutionnaire, mais aussi d&#8217;écologistes radicaux, d&#8217;altermondialistes, d&#8217;anticapitalistes en tout genre qui ne se reconnaissent pas dans les autres partis &#8211; qu&#8217;il s&#8217;agisse des partis sociaux-démocrates vendus à l&#8217;électoralisme type PCF ou des vieux léninistes endoctrinés de Lutte Ouvrière.</p>
<p lang="fr-FR">De plus, l&#8217;unité à tout prix peut sembler un bien bel idéal, mais vu de loin. De très loin, même. L&#8217;unité, oui, mais pas avec n&#8217;importe qui, et pas n&#8217;importe comment. Le NPA est un parti anticapitaliste – et non <em>altercapitaliste</em>, n&#8217;en déplaise à Pierre Laurent -, radicalement écologiste, communiste (au sens large du terme), révolutionnaire et anti-bureaucratique. Son objectif est de remplacer le système capitaliste, c&#8217;est-à-dire la possession des moyens de production par le privé et l&#8217;acceptation de la loi du profit comme principe fondamental de l&#8217;économie, par une société sans classes sociales, sans Etat (et non par un capitalisme d&#8217;Etat comme en URSS !), sans domination et sans argent. Par un socialisme du 21ème siècle.</p>
<p lang="fr-FR">Comment, dès lors, se travestir dans des alliances avec des partis fondamentalement bourgeois et de droite comme le Parti « Socialiste », ou même le Parti « Communiste » Français, largement pro-nucléaire, corrompu par l&#8217;électoralisme, uniquement soucieux de « garder ses places » et majoritairement composé de sociaux-démocrates un peu plus à gauche que ceux du PS et de quelques résidus néo-Staliniens nostalgiques de l&#8217;URSS ? Car, si l&#8217;on dit que <em>le pouvoir absolu corrompt absolument</em>, <em>le pouvoir tout court corrompt lui aussi pas mal</em>.</p>
<p lang="fr-FR">On voit bien comment les « communistes » du PCF ou les « écologistes » des Verts gèrent leurs municipalités ou leurs régions : à peu de choses près – et à quelques exceptions, bien sûr -, comme celles du PS. Eux-mêmes étant assez proches de leurs petits camarades de l&#8217;UMP.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;unité, oui, mais avec des gens qui partagent un semblant de valeurs et d&#8217;objectifs avec nous, pas de manière plate et Bayrouesque « On est tous de gauche donc on se tient la main et on vote utile ! ». On ne va pas demander au PS et à l&#8217;UMP de présenter des listes communes !</p>
<p lang="fr-FR">Enfin, il est important de se rendre compte que la parodie de démocratie actuelle, visant à donner une illusion de liberté au Peuple (plus pratique et plus efficace que la force !), ne permet pas, en réalité, de réformer le système en profondeur. L&#8217;argument du « Ouais, vous voulez bien critiquer, mais pas gouverner ! » n&#8217;en est donc pas un. La prise de pouvoir salvatrice par les urnes est un mythe des plus vulgaires. Le terrain électoral peut être un moyen de lutte important, mais ce n&#8217;en est qu&#8217;un parmi tant d&#8217;autres (grèves, projets réels comme les communautés alternatives, les sociétés coopératives et les Systèmes d&#8217;Échange Locaux, la propagande, l&#8217;éducation populaire,&#8230;). L&#8217;idée que le changement viendra des urnes est un leurre, une arnaque, un mensonge.</p>
<p lang="fr-FR"><em>Il n&#8217;y a point d&#8217;assujettissement si parfait que celui qui garde l&#8217;apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même &#8211; Jean-Jacques Rousseau</em></p>
<p lang="fr-FR">La stratégie électorale du NPA, souvent accusé d&#8217;être « le cul entre deux chaises », est donc pour moi la bonne. Celle qui consiste à présenter des candidats et listes le plus souvent possible, à s&#8217;ouvrir à d&#8217;autres mouvements anticapitalistes (par exemple, pour les élections régionales en Auvergne, aux Objecteurs de Croissance et à Alterekolo), tout en restant ferme sur son indépendance vis-à-vis des partis politiques capitalistes soit-disant « de gôche ». Si avoir le cul entre deux chaises, c&#8217;est refuser de se soumettre aux diktats des partis électoralistes et réformistes qui n&#8217;ont plus rien à voir avec nous, alors je suis disposé à devenir grand consommateur de menuiserie.</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, malgré toute cette bonne volonté, il y autre chose qui est souvent reproché au NPA : celui de ne pas « proposer grand chose », d&#8217;être « uniquement des anti ». Et c&#8217;est là que le bât blesse. Car, si il est vrai qu&#8217;en interne, les militants fourmillent d&#8217;idées quant à ce <em>socialisme du 21ème siècle</em>, ce que j&#8217;appellerai la propagande officielle est très souvent tournée vers l&#8217;anti-sarkozysme primaire et des propositions superficielles et incomplètes.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Candidature à la présidentielle : une histoire d&#8217;idées et non de &laquo;&nbsp;pouvoir&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car, quel est le but, pour un parti anticapitaliste, de se présenter à des élections, et en particulier à ces élections présidentielles ?</p>
<p lang="fr-FR"><em>De faire connaître ses idées, pas de gouverner.</em></p>
<p lang="fr-FR">Bien. Mais rabâcher que Sarkozy est un très vilain monsieur qui ne sert que les patrons, que les grands capitalistes qui profitent de la crise pour licencier et faire encore plus de bénéfices eh bah c&#8217;est pas bien non plus, que la pollution on est contre, c&#8217;est loin d&#8217;être suffisant.</p>
<p lang="fr-FR">Nationaliser le système bancaire, c&#8217;est certes récupérer une partie du pouvoir monétaire, mais ce n&#8217;est pas dire ce que l&#8217;on veut en faire. Interdire les licenciements, c&#8217;est cool, mais pourquoi ne pas plutôt abolir le salariat et l&#8217;exploitation ? Toutes ces mesures d&#8217;urgence sont bien jolies, mais étant donné que de toute façon on ne peut (veut) pas être élus, elles ne servent strictement à rien.  Le PCF – ou même le PS – peuvent en faire tout autant.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut que nous présentions au Peuple notre vision d&#8217;un modèle de société, aussi incomplet et flou soit-il. <em>Il faut planter les graines qui feront germer la société socialiste de demain</em> (enfin, on l&#8217;espère). Mais quelque chose de vraiment différent, qui fait rêver, pas un remake de la sociale-démocratie un peu plus radicale à la Mémé Lenchon, un capitalisme light avec des patrons qui exploitent un peu moins, des médias un peu moins abêtissants et des guerres avec des balles en caoutchouc.</p>
<p lang="fr-FR">Quels sont les concepts dont on devrait entendre parler, de la part de partis dits « révolutionnaires » et « d&#8217;extrême-gauche » ?</p>
<p lang="fr-FR">Oh, en vrac :</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;autogestion des 	entreprises</strong> par les travailleurs (c&#8217;est-à-dire, la 	collectivisation des moyens de production, et non leur simple 	nationalisation).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;abolition du 	système monétaire</strong> basé sur le profit et la thésaurisation 	pour&#8230; autre chose (j&#8217;ai moi même quelques idées, mais je n&#8217;en 	parlerai pas ici), afin d&#8217;avoir un <strong>autre système de distribution 	des richesses</strong> et non une simple redistribution.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La mise en place 	d&#8217;une vraie démocratie populaire et directe en lieu et place de 	cette pseudo-démocratie représentative ; d&#8217;une citoyenneté 	active.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">L&#8217;abolition 	progressive de l&#8217;Etat, de l&#8217;armée, des prisons, des frontières,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La<strong> refonte totale 	du système éducatif</strong>, autoritaire et dévoué à l&#8217;entreprise, 	pour une éducation humaniste basée sur l&#8217;envie d&#8217;apprendre, la 	réflexion personnelle et le débat,&#8230; (on ferait d&#8217;ailleurs bien 	de parler de la réussite du Centre universitaire expérimental de 	Vincennes comme exemple), l&#8217;autogestion des établissements.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La fin de la <strong>société 	de consommation</strong>, du productivisme, du consumérisme, de la 	publicité,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La <strong>relocalisation 	de l&#8217;économie</strong>, la critique de l&#8217;idéologie de la <strong>croissance</strong>, 	la mise en place massive d&#8217;une agriculture respectueuse de 	l&#8217;environnement.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	création d&#8217;un <strong>revenu inconditionnel d&#8217;existence</strong> à vie, pour que la misère ne soit plus qu&#8217;un mauvais souvenir.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	recherche massive sur les énergies renouvelables, la sortie la plus 	rapide possible du nucléaire.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">etc</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">Retrouver quelques petites choses comme ça me ferait rudement plus plaisir que des « Faire barrage à la droite », « Faire payer la crise aux capitalistes » et autres « Augmenter le SMIC de 300 euros » (tout en négligeant le fait que les mêmes capitalistes augmenteront d&#8217;autant les prix de manière à rétablir leurs profits&#8230; on a dit que le capitalisme n&#8217;était pas réformable, bordel !). Enfin, ce n&#8217;est qu&#8217;un avis personnel.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Une candidature des anticapitalistes et des écologistes radicaux.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pour en revenir à l&#8217;union : pourquoi ne pas essayer d&#8217;organiser un rassemblement large des mouvements anticapitalistes et antiproductivistes, à gauche des partis de gouvernement traditionnels ? Les militants de nombreux mouvements, associations, micro-partis,&#8230; partagent en effet de nombreuses idées et valeurs avec ceux du NPA. Il n&#8217;y a pas que le Front de Gauche et Les Verts dans la vie, you know.</p>
<p lang="fr-FR">Imaginez : en 2012, une candidature du NPA, des Objecteurs de Croissance, des Altermondialistes, des anticapitalistes, des libertaires, des écologistes radicaux divers, des dissidents et autres hippies gauchistes commune. Une candidature qui porte les espoirs et les valeurs humanistes d&#8217;une nouvelle société alternative au capitalisme. C&#8217;est cela que j&#8217;appelle l&#8217;union, l&#8217;unité.  Se battre ensemble pour des valeurs, des idées communes – en tenant évidemment compte de nos différences de point de vue -, afin d&#8217;apporter un vent d&#8217;espoir sur ce monde rongé par le défaitisme et le « pragmatisme ». Faire savoir aux gens qu&#8217;il existe des alternatives, des conceptions différentes de la société, des possibilités de s&#8217;en sortir. Mais certainement pas de tous se rallier derrière un même politicard aux dents longues afin de grappiller quelques places&#8230; quitte à y laisser son « âme ».</p>
<p lang="fr-FR">Le changement passera par la connaissance et la diffusion des idées.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Quelques noms au hasard&#8230; ou presque.</strong></p>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR">Olivier ne se présentant pas, on peut envisager que nos camarades du NPA seront plus enclins à rechercher un potentiel candidat en dehors des frontières du parti. Mais qui ? En ce qui me concerne, vous l&#8217;aurez compris, je pense qu&#8217;il est nécessaire de trouver quelqu&#8217;un qui « ne soit pas un président de parti », qui puisse représenter le mouvement anticapitaliste tout en étant assez populaire, charismatique et connu. Dur pari, me direz-vous.</p>
<p lang="fr-FR">Pour ma part, deux noms satisfaisant ces prérequis me viennent pour l&#8217;instant à l&#8217;esprit :</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Pierre Rabhi, gentil 	philosophe et paysan à l&#8217;origine de <em>Colibris, Mouvement pour la 	Terre et l&#8217;Humanisme</em>.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Paul Ariès, célèbre 	Objecteur de Croissance, big boss du journal <em>Le Sarkophage</em>.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Si vous ne les connaissez pas déjà (honte à vous !), je vous invite grandement à vous renseigner sur ces deux personnages du monde militant.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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