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	<title>La Politeia, la revue collaborative en ligne</title>
	
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	<description>Parce qu'il n'y a pas de liberté sans politique.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 Nov 2011 18:04:17 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Petit traité de l’individualisme</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/petit-traite-de-lindividualisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 14:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<category><![CDATA[Pamphlet]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[On entend dire de part et d'autre que la société d'aujourd'hui, marquée par le consumérisme effréné et le chacun pour soi, serait de plus en plus «&#160;individualiste&#160;». Dans une certaine acceptation, cette affirmation est vraie. Cependant, l'individualisme au sens noble pourrait au contraire s'avérer être un solide rempart contre les mentalités qui lui sont trop souvent injustement liées. Quelques réflexions sur un mélange des genres pas si innocent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parmi les innombrables termes philosopho-politiques hautement discutés depuis les origines de l&#8217;humanité, ceux de la Liberté et de l&#8217;Individualisme figurent à un rang plus que respectable. Et, comme tout mot de vocabulaire associé à un minimum de complexité, ceux-ci font l&#8217;objet de moult définitions pouvant prêter à confusion ; conceptions parfois antagonistes, parfois semblables, parfois positives, parfois négatives, parfois manichéennes, parfois nuancées. Je réserve d&#8217;ailleurs l&#8217;étude de ces problèmes de communication liés au langage, menant le plus souvent à une difficulté voire une impossibilité totale de se comprendre entre êtres humains, à un article ultérieur.</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Un peu comme je l&#8217;ai fait pour la Liberté, j&#8217;évoquerai donc seulement ici, certes de manière bien éloignée de la masturbation intellectuelle académique officielle mais en toute humilité et en toute subjectivité assumée, ma vision propre et personnelle de ce qu&#8217;est l&#8217;individualisme, ou plutôt de ce que sont LES individualismes.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Quel est le rapport avec la choucroute</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Afin de se faire une toute première idée de ce qui est communément entendu par « individualisme », prenons en exemple la définition donnée par la Bible des temps modernes, j&#8217;ai nommé : Wikipédia.</p>
<p lang="fr-FR">(en anglais, car je la trouve bien plus adaptée à cet article que celle en français)</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Individualism is the moral stance, political philosophy, ideology, or social outlook that stresses &laquo;&nbsp;the moral worth of the individual&nbsp;&raquo;.[1] Individualists promote <span style="text-decoration: underline">the exercise of one&#8217;s goals and desires</span> and so value <span style="text-decoration: underline">independence and self-reliance</span>[2] while <span style="text-decoration: underline">opposing most external interference upon one&#8217;s own interests, whether by society, family or any other group or institution</span>.[2]  Individualism makes the individual its focus[1] and so starts &laquo;&nbsp;with the fundamental premise that the human individual is of primary importance in the <span style="text-decoration: underline">struggle for liberation</span>.&nbsp;&raquo; Classical liberalism (including libertarianism), existentialism and anarchism (especially individualist anarchism) are examples of movements that take the <span style="text-decoration: underline">human individual as a central unit of analysis</span>.[3]  It has also been used as a term denoting &laquo;&nbsp;The quality of being an individual; individuality&nbsp;&raquo;[2] related to possessing &laquo;&nbsp;<span style="text-decoration: underline">An individual characteristic</span>; a quirk.&nbsp;&raquo;[2]</em></p>
<p lang="fr-FR"><em><br />
</em></p>
<p lang="fr-FR">Évidement, il ne s&#8217;agit là que d&#8217;un exemple pour illustrer mon propos, incomplet, orienté, imparfait, mais on peut déjà en dégager diverses choses sur le ressenti culturel à propos du concept d&#8217;individualisme.</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr, on retrouve le fait que l&#8217;individualisme est large, couvre plusieurs domaines de « sciences humaines » (philosophie, politique, sociologie,&#8230;), et est revendiqué par de nombreuses personnes d&#8217;horizons politiques très différents. Mais on y décèle également un lien avec les concepts d&#8217;émancipation, de droits de l&#8217;être humain, et donc de liberté ; et, surtout, une opposition (supposée) entre l&#8217;individu, instrument de sa propre libération, et le groupe, la communauté, autrui.</p>
<p lang="fr-FR">Ce mélange des genres est pourtant bien inadapté. L&#8217;individualisme, source de liberté et d&#8217;émancipation, serait-il ainsi incompatible avec l&#8217;immonde oppression représentée par la communauté ? L&#8217;individu ne pourrait-il se rendre indépendant, libre, que par le rejet de toute influence de l&#8217;autre ? La satisfaction des intérêts égoïstes et personnels de l&#8217;individu – car c&#8217;est bien de cela dont il s&#8217;agit -, seraient donc une condition sine qua non de l&#8217;accès à cette liberté de l&#8217;individu ?</p>
<p lang="fr-FR">En réalité, il n&#8217;existe pas un seul individualisme, mais au moins deux. En assimilant, d&#8217;un côté, l&#8217;individualisme de l&#8217;émancipation, de la liberté, des droits, de la créativité, de l&#8217;unicité de la personne ; et, de l&#8217;autre, l&#8217;individualisme égocentré, égoïste, anti-communautaire, on réalise là une dangereuse synthèse idéologique. S&#8217;il faut exacerber l&#8217;individualisme pour être libre, et que l&#8217;individualisme est intimement lié aux besoins et intérêts de l&#8217;individu – contre ceux de la communauté -, alors défendre la liberté équivaut à promouvoir ce culte intense du Moi, ce dégoût déguisé de la masse et des autres, cet égocentrisme jugé libérateur. C&#8217;est le sophisme déployé par l&#8217;idéologie dominante libérale. Relier, dans l&#8217;esprit des gens, l&#8217;individu déconnecté de la masse, agissant pour sa gueule, consommant « pour devenir soi-même », et l&#8217;individu libre, émancipé, unique, créatif, intéressant. Il s&#8217;agit de légitimer des comportements barbares et égoïstes, allant de pair avec l&#8217;esprit et le fonctionnement intrinsèque du système capitaliste, au motif que ceux-ci, non satisfaits d&#8217;être « dans la nature humaine », seraient également une condition de son épanouissement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, l&#8217;individualisme n&#8217;est pas foncièrement mauvais. Il faut juste différencier ce que j&#8217;appellerai, conséquence d&#8217;un jugement de valeur honteux de ma part, le « bon individualisme », émancipateur et libertaire, du « mauvais individualisme » cultivant l&#8217;égo et se focalisant sur les intérêts personnels ; et promouvoir aussi intensément le premier que l&#8217;on combat férocement le deuxième.</p>
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<h3><strong>L&#8217;individualisme émancipateur et libertaire</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car malgré l&#8217;acceptation de la vie quotidienne qui prendrait, la plupart du temps, l&#8217;individualisme comme synonyme d&#8217;égoïsme, celui-ci est à mon sens une valeur philosophique à réhabiliter de toute urgence.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme, comme rejet de la conformité à la masse, comme refus de suivre le troupeau de moutons. L&#8217;individualisme, comme vecteur de diffusion de la tolérance, de la différence, de l&#8217;unicité de chacun. L&#8217;anticonformisme, le « Be Yourself », le « Do It Yourself » si chers aux mouvements punks.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est se rendre compte de l&#8217;immense richesse de chaque individu, de son potentiel créatif et imaginatif, c&#8217;est mettre en œuvre toutes les conditions de l&#8217;épanouissement intellectuel de chacun d&#8217;entre-nous afin que ce potentiel puisse se réaliser.</p>
<p lang="fr-FR">Socialement, il s&#8217;agit de fonder une société peuplée par des êtres libres de leurs choix (au sens philosophique du terme, la liberté de l&#8217;homme étant pour moi parfaitement illusoire&#8230;), indépendants, émancipés de la manipulation mentale et de toute forme d&#8217;aliénation, capables de raisonner et de prendre des décisions par eux-mêmes.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;un point de vue humaniste, c&#8217;est plaider pour la dignité de chaque être humain, pour leur égalité (dans le sens libertaire développé lors de mon précédent article) ; c&#8217;est se battre contre l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme, la misère, la hiérarchie, l&#8217;endoctrinement, l&#8217;esclavage-salarié, et tout ce qui retire à l&#8217;être humain sa dignité ou sa liberté d&#8217;individu.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est également reconnaître que chacun a ses propres qualités, ses propres défauts, ses propres talents, c&#8217;est comprendre que la différence entre chacun de nous ne signifie pas être inférieur ou supérieur, mais juste&#8230; être unique. Mais, encore plus important, c&#8217;est considérer que chaque individu, quel qu&#8217;il soit, est aussi important que les autres, de par sa qualité même d&#8217;individu/ être humain.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;individualisme libertaire se bat bien contre une certaine idée de l&#8217;emprise de la communauté, mais pas comme on pourrait s&#8217;y attendre. Il s&#8217;agit bien d&#8217;émanciper l&#8217;individu de « la masse », du « troupeau », ou des institutions jugées néfastes, dans un contexte donné ; et non de l&#8217;autre et de la communauté d&#8217;une manière générale. Abolir l&#8217;autorité et la hiérarchie, l&#8217;oppression du système social et monétaire, pour que plus jamais aucun homme ne soit soumis à un autre homme. Ce n&#8217;est pas œuvrer pour sa propre liberté, pour ses propres intérêts, pour sa petite vie égoïste, mais pour ceux de TOUS. Contrairement à&#8230;</p>
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<h3><strong>L&#8217;individualisme égoïste</strong></h3>
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<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme égocentrique, a contrario, joue sur des valeurs fondamentalement différentes, si ce n&#8217;est totalement opposées.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est le culte de l&#8217;ego, le culte du Moi, avec un grand M. Je suis. Je décide pour Moi. Je consomme pour Moi. Je ne laisse pas les autres me marcher sur les pieds. Don&#8217;t thread on Me.</p>
<p lang="fr-FR">Souvent, l&#8217;individualiste libéral ne supporte pas la hiérarchie&#8230; quand il n&#8217;est pas au sommet de la pyramide. Dans le cas contraire, cela ne le dérange pas trop. « Chacun sa merde », quoi.</p>
<p lang="fr-FR">Là où l&#8217;individualisme libertaire revendique l&#8217;abolition, pour TOUS, de tous les systèmes coercitifs (qu&#8217;ils soient armés, financiers, intellectuels,&#8230;), et donc le renversement d&#8217;un mode de production qui mène nécessairement à une intense hiérarchisation des êtres humains (quoi qu&#8217;en disent nos amis libertariens), l&#8217;individualisme basé sur l&#8217;égo conseille simplement « de s&#8217;en sortir », au cas par cas, quitte à sacrifier au passage la liberté de ses semblables. En oubliant qu&#8217;il est strictement impossible de « s&#8217;en sortir » pour tous, dans un système qui nécessite de par nature des faibles et des forts, des exploiteurs et des exploités, des videurs de poubelles et une intelligentsia dominante.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;Americain Dream, « le mec qui peut monter son entreprise à la force de ses tripes », c&#8217;est très bien, dans la théorie ! Mais peut-on penser honnêtement que seulement la moitié de la population puisse en arriver là ?</p>
<p lang="fr-FR">Comment se dire individualiste, c&#8217;est-à-dire chantre des droits et des libertés de l&#8217;individu, quand on ne pense qu&#8217;à sa propre liberté, sa propre dignité, ses propres intérêts ? C&#8217;est un non-sens ! Alors, bien sûr; on revendique pour tous le « droit à être égoïste ». Soit. Mais c&#8217;est une bien drôle idée de la liberté et de l&#8217;humanité.</p>
<p lang="fr-FR">Il est presque amusant de constater chaque jour les déviations toujours plus délirantes de cet individualisme forcené. Dans notre société de con-sommation toujours plus barbare, on nous VEND même de l&#8217;individualisme. L&#8217;individu est devenu un objet de consommation. « Achetez cette voiture, vous serez trop anticonformistes », « Le nouveau mobile trop personnalisable tip top pour mettre en valeur VOTRE PERSONNALITE ». Comble de l&#8217;ironie, on achète même des marques hors de prix, pour « se créer un look », histoire de se différencier des autres&#8230; enfin, de ceux qui n&#8217;en ont pas les moyens.</p>
<p lang="fr-FR">Même l&#8217;Armée s&#8217;y met, avec son célèbre clip de propagande télévisée « Devenez-vous même ». Venant de l&#8217;institution où la déshumanisation, la hiérarchie, la soumission au pouvoir dépasse largement celle des autres (c&#8217;est pour dire !), cela se passe de commentaire.</p>
<p lang="fr-FR">Sous prétexte de liberté individuelle, on piétine dorénavant les autres à grands coups de chaussures cloutées. Les mœurs se débrident – ce qui n&#8217;est pas une mauvaise chose en soi -, mais dans une optique totalement dépourvue d&#8217;humanité et de tout intérêt pour les émotions d&#8217;autrui.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;humeur Donjuanesque, je mens et manipule les cœurs pour mieux les briser le lendemain ? C&#8217;est mon droit, Liberté, tout ça.</p>
<p lang="fr-FR">Je veux faire comme ça, et mes camarades veulent faire autre chose, et ça les emmerde ? Rien à foutre, je suis LIBRE, vous entendez, LIBRE, pas question de me sacrifier une seule seconde pour un groupe !</p>
<p lang="fr-FR">Je veux être libre d&#8217;écraser les autres, libre de détruire tout autour de moi, la planète, les gens, les animaux, libre d&#8217;être un gros con superficiel et égoïste. Et, ma foi, ça marche plutôt pas trop mal, de ce côté là.</p>
<p lang="fr-FR">Cette plate liberté, cette parodie de rébellion face à une prétendue « tyrannie de la communauté » (à ne pas confondre avec la « tyrannie de la majorité » liée au vote) n&#8217;est que du vent. Là encore, on pastiche allégrement le « vrai » individualisme, celui de l&#8217;émancipation et de la liberté, pour se donner une raison d&#8217;assouvir ses pâles intérêts égoïstes.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;influence du groupe est, comme toujours, fortement combattue. En revanche, il ne s&#8217;agit plus du « troupeau de moutons » à libérer de son berger, mais bien d&#8217;une défiance envers la communauté dans son ensemble – sans aller jusqu&#8217;à la misanthropie -, et de sa diabolique influence contre le Moi pur et libre. Les masses crétines, l&#8217;étranger, contre mon superbe et parfait Moi. « De toute manière, l&#8217;homme est mauvais par nature ». « Tout ce que je veux, c&#8217;est qu&#8217;on me foute la paix, même si je sais que je vais devoir vivre en société pour pouvoir partir en quête du Bonheur, tel Indiana Jones à la recherche de l&#8217;Arche Perdue ».</p>
<p lang="fr-FR">Ce combat contre les autres est parfaitement illustré par le mythe de la « crétinisation collectiviste », idée selon laquelle la mise en commun et la valorisation de la communauté seraient synonymes de « nivellement par le bas » et opposées au développement du sacro-saint individu.</p>
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<h3><strong>Individu et communauté</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;usage voudrait que « l&#8217;individualisme, c&#8217;est mettre l&#8217;individu avant la société ». Pourtant, les idées d&#8217;individu et de communauté ne sont pas du tout incompatibles. Bien au contraire, l&#8217;une ne va pas sans l&#8217;autre.</p>
<p lang="fr-FR">Déjà, car la communauté est, par définition, l&#8217;ensemble des individus. Le bonheur individuel ne peut se réaliser pleinement que dans le bonheur collectif, et vice-versa.</p>
<p lang="fr-FR">Mais, surtout, car l&#8217;être humain ne peut s&#8217;épanouir sans l&#8217;aide des autres êtres humains. Pire encore : il n&#8217;est sans eux qu&#8217;un piètre animal, sauvage, barbare, guère plus évolué qu&#8217;un banal chimpanzé (et bien moins qu&#8217;un sublime et merveilleux dauphin surfant sur les vagues rougeoyantes sous le soleil de minuit).</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;éducation, même pour les autodidactes les plus endurcis d&#8217;entre-nous, ne se réalisera jamais toute seule. Nous avons besoin des autres pour nous former, pour apprendre, et ce tout au long de notre vie. Mais, surtout, nous avons intimement besoin des contacts et des relations sociales du quotidien, non seulement pour nous épanouir, être heureux, mais même pour ne serait-ce que survivre.</p>
<p lang="fr-FR">Car l&#8217;homme est un animal social, que cela soit dit. Un humain privé de tout contact extérieur devient fou, malade. L&#8217;homme nécessite en permanence la présence des autres, de sa famille, de ses amis, ou même de l&#8217;inconnu qui passe dans la rue. Quand il est seul, la majorité de ce qu&#8217;il fait (outre : dormir, faire la cuisine, etc) l&#8217;est en prévision d&#8217;une future relation sociale.</p>
<p lang="fr-FR">Car, ce qui différencie l&#8217;humain des autres espèces, ce qui a permis son hégémonie sur la planète Terre n&#8217;est pas seulement l&#8217;outil main, mais bien sa capacité à s&#8217;organiser en société, en civilisations partageant plus ou moins efficacement le savoir et les denrées.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;homme n&#8217;est pas qu&#8217;un individu à insérer par obligation dans une communauté peuplée d&#8217;autres individus, il est partie intégrante de cette communauté. Une communauté sans humains n&#8217;est pas une communauté, et un humain sans communauté n&#8217;est tout simplement pas un humain.</p>
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<p lang="fr-FR">Pour conclure, disons que chacun d&#8217;entre nous n&#8217;est ni tout blanc, ni tout noir, et que son comportement emprunte un peu aux différentes versions de l&#8217;individualisme. Nous sommes tous parfois égoïstes, parfois altruistes, en fonction du contexte. Même les plus « rebelles » suivent parfois la mode, même les plus radins font parfois preuve de générosité. Ce sont simplement les proportions qui changent&#8230; et sur lesquelles nous pouvons influer par un choix radical de société.</p>
<p lang="fr-FR">La vision de l&#8217;individualisme et de l&#8217;individu portée par notre société consumériste actuelle va très largement dans le sens d&#8217;un égoïsme rampant et d&#8217;une fracture toujours plus importante des liens sociaux. Ceci est d&#8217;autant plus vicieux que, au nom de la liberté, de l&#8217;émancipation de l&#8217;être humain, de la valorisation de l&#8217;individu, on nous refourgue en réalité de la pacotille égoïste, de l&#8217;égo sur-dimensionné, du culte de la superficialité et du chacun-pour-soi à la pelle. Et nous tombons dans le panneau, tout être intelligent que nous pensons être.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut nettement faire la différence entre le « bon individualisme », libertaire, et le « mauvais individualisme », libéral, afin de ne pas se faire rouler sur la marchandise, de ne pas tout refuser ou accepter en bloc, de s&#8217;imprégner de ce qu&#8217;il faut et de se prémunir du reste.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Bien qu&#8217;encore peu rompu à sa pensée, je pense que le militant anarchiste italien Errico Malatesta résume assez bien ce point de vue de dichotomie individualiste :</p>
<p lang="fr-FR"><em>« All anarchists, whatever tendency they belong to, are individualists in some way or other. But the opposite is not true; not by any means. The individualists are thus divided <span style="text-decoration: underline">into two distinct categories</span>: one which claims the right to full development for all human individuality, their own and that of others; the other which only thinks about its own individuality and has absolutely no hesitation in sacrificing the individuality of others. The Tsar of all the Russias belongs to the latter category of individualists. We belong to the former. »</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Une prise de conscience collective est nécessaire avant qu&#8217;il ne soit trop tard. Il faut impérativement essayer de contrôler son comportement quotidien par un auto-questionnement permanent, se demander constamment si ce que nous faisons n&#8217;a pas une influence négative sur les autres, et si ce que nous considérons comme de « simples choix relevant du personnel » ne concernent pas en réalité d&#8217;autres que notre simple petite personne.</p>
<p lang="fr-FR">Extirpons-nous de cet état d&#8217;esprit égoïste, de cet aveuglement égocentrique, cachés insidieusement dans les plus infimes détails du quotidien. Nous en vivrons bien mieux. Et cela ne concerne pas un «bord politique » en particulier, ni une classe de personne, ni seulement ceux assumant pleinement leur « côté enfoiré ». Ce qui est triste, c&#8217;est que nous pensons toujours bien faire, ou du moins légitimement.</p>
<p lang="fr-FR">Même moi, même toi&#8230; mais surtout toi, quand même.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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		<title>2012 : un programme pour une société réellement alternative au capitalisme</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 17:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oligarchie, oligarchie... c'est aujourd'hui le mot à la mode pour désigner la système dit de « démocratie représentative » capitaliste. Et à force raison.
Pourtant, ces élections, aussi futiles soient-elles, pourraient être un vecteur de diffusion intéressant d'idées et propositions remettant en cause ce modèle faussement démocratique, pour l'entrée dans une société postcapitaliste meilleure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Je ne suis pas réformiste. Je ne crois pas en l&#8217;omnipotence de notre tant louée « démocratie » représentative, mise en place dans l&#8217;unique but de protéger les intérêts économiques de la classe dominante et d&#8217;être moins sujet à réprobation que cette bonne vieille dictature à l&#8217;ancienne « par la force ».</p>
<p lang="fr-FR">Je ne nourris aucune illusion quant à cette parodie de république, oligarchique et pensée de manière à autoriser le changement lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de favoriser toujours plus les élites, mais à se révéler impuissante pour qui oserait vouloir réellement changer les choses. Bref, je ne pense pas que le capitalisme et son avatar politique, l&#8217;oligarchie, soient réformables à petits coups de lois et d&#8217;amendements faussement progressistes.</p>
<p lang="fr-FR">Mais après tout, je peux me tromper.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Je suis pour l&#8217;abolition de l&#8217;Etat, des frontières et de toute forme de domination et de hiérarchie. Pour la démocratie directe intégrale. Pour l&#8217;abolition du politicien et du mandat représentatif.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pourquoi voter, pourquoi participer aux élections, et pourquoi &#8211; pire encore &#8211; rédiger un programme politique ? N&#8217;est-ce pas paradoxal ?</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr que si. L&#8217;Univers, et plus encore le monde humain, sont bâtis sur des paradoxes, des absurdités, des non-sens absolus. Dans ce monde, des pacifistes non-violents sont amenés à se battre pour la Paix, de farouches opposants à l&#8217;argent sont obligés de vendre leur force de travail à des capitalistes sans vergogne pour gagner de quoi subsister, des démocrates anti-autoritaires véritables doivent faire de la politique et même parfois devenir, à l&#8217;opposé de toutes leurs convictions, des leaders charismatiques si ils veulent parvenir à fédérer les masses. Il en est ainsi, et pas autrement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Un révolutionnaire, tout communiste et libertaire qu&#8217;il soit, doit se battre sur tous les fronts qui s&#8217;offrent à lui. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des luttes quotidiennes, des grèves, des projets concrets comme les écovillages, les SEL ou les coopératives, des associations, ou même&#8230; des élections.</p>
<p lang="fr-FR">Celles-ci peuvent se révéler l&#8217;occasion de faire circuler les idées et de toucher un maximum de personnes&#8230; même si elles doivent être dénaturées par la propagande des médias de masse à la botte de leurs riches possédants.</p>
<p lang="fr-FR">Bien que rêvant d&#8217;une lutte sans partis et sans concessions sur la forme, il me paraît impossible de clasher le capitalisme et de fonder une société communiste (c&#8217;est-à-dire, une société sans Etat, sans classes sociales, sans exploitation et sans domination) en ayant omis de préparer le terrain.</p>
<p lang="fr-FR">Une révolte d&#8217;un peuple en colère, et après ? Que vont devenir les révolutions tunisiennes, égyptiennes, libyennes ? Tout simplement, d&#8217;autres avatars du capitalisme.</p>
<p lang="fr-FR">Être populiste ne suffit pas. Si les peuples ne sont pas informés, « aiguillés », éduqués, rien de nouveau ne pourra vraiment en sortir.</p>
<p lang="fr-FR">Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir les propositions « communes » des <em>Indignados</em> en Espagne – mouvement que je soutiens naturellement de tout cœur : malgré toute cette bonne volonté, toute cette énergie revendicatrice, il s&#8217;agit encore et toujours de réformer le capitalisme. En grande partie, par manque de références, d&#8217;idées, de vision globale de la société.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Et puis, qui sait ? Malgré toutes les limites inhérentes au système, ne pourrions-nous pas être tentés de rêver ? Un président et une assemblée élus pourraient peut-être faire office de détonateur dans l&#8217;implosion du système, en prenant rapidement des mesures radicales permettant d&#8217;affaiblir sa soumission à la classe dominante et de le « débrider ». Nous n&#8217;avons finalement pas grand chose à y perdre&#8230; à condition de ne pas sombrer dans l&#8217;électoralisme et la politique politicienne, comme la plupart des partis dits « communistes » l&#8217;ont déjà fait.</p>
<p lang="fr-FR">Mais ça, ça reste encore du domaine du rêve.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">En tout cas, présenter un programme pour les élections présidentielles, ça reste relativement classieux. Même si l&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;âge requis pour assumer ladite fonction.</p>
<p lang="fr-FR">Voici donc le programme que je tenterais d&#8217;appliquer si vous m&#8217;élisiez Président de la République Française en l&#8217;An de grâce 2012 :  *musique officielle*</p>
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<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Économie</strong></h3>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR"><em>L&#8217;économie, c&#8217;est quand même un peu la base de tout. Objectifs : abolir le profit, l&#8217;exploitation, le productivisme, le consumérisme, les classes sociales, la misère et la propriété privée des moyens de production.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les grandes entreprises, qu&#8217;elles soient d&#8217;origine française 	ou étrangère, et de tout ce qui se doit d&#8217;être un service public 	(transports, énergie, laboratoires,&#8230;). Remise du pouvoir de ces 	entreprises entre les mains de leurs employés sur un modèle de 	démocratie directe autogestionnaire, sans hiérarchie, cadres 	surpayés ou autres, à la manière des sociétés coopératives.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Toutes les 	entreprises nouvellement créées doivent l&#8217;être sous cette forme 	de coopératives autogérées, en attendant que l&#8217;ensemble des 	entreprises soient passées à l&#8217;autogestion démocratique. Le 	salariat est ainsi aboli.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les banques, afin de reprendre en main le pouvoir monétaire 	(enfin, de ce que notre appartenance à la zone Euro nous laisse).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un 	système monétaire alternatif à celui du capitalisme au niveau 	national &#8211; par exemple, basé sur une monnaie scripturale gagée sur 	la production (la valeur de la monnaie créée tous les mois et 	distribuée à la population selon différents revenus correspond à 	la valeur de ce qui est produit), non thésaurisable (« détruite » 	à l&#8217;usage = abolition du profit) et prenant en compte le coût 	écologique dans la définition de la valeur des biens et services 	-, utilisé dans un premier temps en parallèle de l&#8217;existant pour 	ensuite le remplacer totalement. Stop à la loi de la rentabilité 	et à la barrière virtuelle créée de toute pièce par le système 	capitaliste de l&#8217;argent ! (qui n&#8217;a jamais entendu : « C&#8217;est 	bien tout ça, mais où trouver les sous pour le financer, hein ? »)</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">En attendant que ce 	nouveau système monétaire soit mis en place et que toutes les 	entreprises soient aux mains des travailleurs et des populations 	locales, taxation à 100% des revenus au-dessus de 5 fois le SMIC et 	augmentation de celui-ci à 1600 euros.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	logements vacants, lancement d&#8217;un vaste programme de construction de 	logements écologiques et de rénovation écologique des logements 	existants.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	biens et nationalisation des entreprises des « évadés 	fiscaux » et autres lobbyistes capitalistes qui voudraient 	liquider leurs entreprises pour faire pression – dans le court 	laps de temps précédent leur « collectivisation ». Le 	système monétaire changeant, le problème de la « fuite des 	capitaux » n&#8217;en est plus un : la production n&#8217;a 	fondamentalement besoin que d&#8217;hommes, de savoirs et d&#8217;outils.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	propriété privée des terres et des habitats au profit d&#8217;un droit 	d&#8217;usage (la propriété privée des moyens de production étant 	d&#8217;ors et déjà abolie par leur collectivisation autogestionnaire).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition du grand 	héritage.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;instituts 	de statistique afin d&#8217;étudier les besoins, la consommation, la 	production, la force de travail disponible,&#8230; pour préparer une 	planification décentralisée et démocratique de la production.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un Revenu 	Inconditionnel d&#8217;Existence, accordé à tous et permettant à chaque 	être humain de vivre de manière digne.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de tous les 	systèmes de brevets, en particulier les brevets sur les 	médicaments.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Dissolution de la 	SACEM et consort. Création d&#8217;un espace web permettant de partager 	toute la culture possible et imaginable, et permettant de rémunérer 	les artistes d&#8217;une manière juste et équitable. Abolition du 	copyright.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Amélioration massive 	du réseau et gratuité afin que tous les foyers puissent avoir 	accès à Internet.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Écologisme</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Celle-ci étant particulièrement liée à la production et à la consommation, voir également les propositions concernant l&#8217;économie.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Énormes 	investissements et travaux dans les transports en commun. Gratuité 	totale de ces transports en commun.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture immédiate 	des centrales nucléaires les plus dangereuses.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Préparation d&#8217;un 	plan pour sortir du nucléaire d&#8217;ici une dizaine d&#8217;années, basé 	sur la sobriété énergétique (on pourrait consommer beaucoup, 	beaucoup moins d&#8217;énergie en produisant moins de saloperies inutiles 	voulues par le consumérisme !), un investissement massif dans la 	recherche sur les sources d&#8217;énergie écologiques (pour l&#8217;exemple, 	aujourd&#8217;hui, le coût de mise à jour du parc nucléaire français 	est de 40 milliards d&#8217;euros : si nous y avions consacré le même 	budget, les systèmes de production d&#8217;énergie « propres » 	seraient, et de loin, bien plus productifs !) et l&#8217;efficacité 	énergétique (logements écologiques prévus pour consommer moins 	en énergie et en chauffage, diminution de la longueur des trajets 	par la localisation de la production d&#8217;énergie,&#8230;). Contrairement 	à ce que le lobby de l&#8217;atome tente de nous faire croire, c&#8217;est très 	largement possible !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction des 	transports de marchandises par autoroutes (camions), au profit du 	ferroviaire et du maritime.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Diminution drastique 	de la vitesse maximale autorisée sur les routes.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	culture des OGMs. Remplacement de l&#8217;agriculture intensive à la fois 	destructrice de l&#8217;environnement et improductive par une agriculture 	biologique relocalisée, respectueuse de l&#8217;environnement et basée 	sur la connaissance scientifique de l&#8217;écosystème (écologie). 	Selon une étude, on pourrait doubler la production agricole 	mondiale en utilisant des techniques comme l&#8217;agro-écologie !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Lutte intensive 	contre l&#8217;obsolescence programmée (machines volontairement bridées 	et « tombant en panne » afin de pouvoir vendre plus).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	publicité pour stopper le consumérisme créant des besoins 	inutiles.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt immédiat des 	productions inutiles flagrantes (armes, produits de luxe 	polluant,&#8230;), et réflexions afin de diminuer largement la 	production et la consommation&#8230; la plupart des biens que nous 	consommons étant en réalité superflus !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, relocalisation de l&#8217;économie et de la production.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Institutions</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une vraie démocratie directe et décentralisée, aussi appliquée au secteur économique !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de toutes 	les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,&#8230;) et bureaucratiques.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Débats dans toutes 	les villes et villages afin de former des « communes » 	d&#8217;un nombre acceptable d&#8217;habitants (par exemple, entre 5000 et 	10000) pour pratiquer la démocratie directe.<br />
Le but est, au 	final, d&#8217;abolir l&#8217;Etat bourgeois et la démocratie représentative 	au profit d&#8217;une fédération de communes basée sur une démocratie 	directe intégrale et décentralisée &#8211; que ce soit au niveau de 	l&#8217;autogestion des entreprises par les travailleurs, de leur contrôle 	et création par les citoyens (« planification décentralisée 	démocratique ») ou de l&#8217;établissement des « règles » 	de chaque commune. Le tout éventuellement aidé par l&#8217;informatique 	et basé sur le concept de « vote qui est concerné ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Développement de 	programmes sous forme de Logiciels Libres sécurisés afin de 	faciliter la démocratie directe.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Vote par référendum 	des éléments importants de la mise en place du nouveau système.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Éducation</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une éducation humaniste, libertaire et formant des êtres humains complets et intellectuellement indépendants !</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Ce qui pourrait se rapprocher le plus de mon « système éducatif idéal » dans ce qui a existé en France pourrait être quelque chose comme le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes ou les différentes « Universités Populaires ».</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place d&#8217;un 	revenu d&#8217;autonomie pour les jeunes (en plus du Revenu Inconditionnel 	d&#8217;Existence).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de tout 	financement privé des universités et de toute participation des 	entreprises aux conseils de gestion.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Augmentation 	significative du budget de l&#8217;éducation et de la recherche.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Autogestion 	démocratique des établissements, où tous les élèves et le 	personnel prennent ensemble les décisions.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture des 	établissements religieux et des établissements à but lucratif.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, lutte contre l&#8217;endoctrinement religieux ou politique de 	la jeunesse (organisations de jeunesse, catéchisme,&#8230;).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Unification de 	l&#8217;éducation supérieure, actuellement divisée en différents types 	d&#8217;établissements qui se vouent une concurrence malsaine (Facs, IUT, 	BTS, prépa, grandes écoles,&#8230;) en une seule grande université.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place de 	« programmes » et de méthodes basés sur « l&#8217;envie 	d&#8217;apprendre » plutôt que « l&#8217;obligé d&#8217;apprendre », 	et visant à susciter la réflexion personnelle, l&#8217;autonomie et le 	débat au lieu de formater les élèves afin de faire d&#8217;eux de bons 	moutons consommateurs, soumis à l&#8217;autorité et « prêts à 	embaucher ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Redéfinition de la 	place de l&#8217;élève : il faut définitivement tirer un trait sur 	cette conception conservatrice et autoritaire de l&#8217;éducation ! 	L&#8217;élève et le professeur sont deux êtres humains égaux se devant 	un mutuel respect.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	notation, concurrentielle et démotivante, au profit d&#8217;une 	évaluation et d&#8217;un suivi personnalisés de l&#8217;élève par ses 	professeurs. Ceci nécessite bien sûr une embauche massive de 	professeurs et autres personnels.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Supression du 	baccalauréat et de la sélection à l&#8217;entrée afin de permettre à 	tous les jeunes et travailleurs de faire ou reprendre des études 	supérieures.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Justice</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale religieuse n&#8217;a pas à s&#8217;ingérer dans nos vies privées et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Légalisation des 	« drogues douces » et dépénalisation de toutes les 	« drogues ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Libération de tous 	les prisonniers non dangereux pour la société et injustement 	privés de leur liberté d&#8217;être humain (pour prise de drogue, vol, 	usage de la liberté d&#8217;expression,&#8230;), et application éventuelle 	d&#8217;une peine plus adaptée (travaux publics,&#8230;). Fermeture 	progressive de toutes les prisons.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aménagement de 	centres de désintoxication, d&#8217;hôpitaux psychiatriques (sans verser 	dans la psychose psychiatrique actuelle où tout individu ne 	rentrant pas « dans le moule » devrait se faire soigner) 	et autres structures adaptées afin d&#8217;aider ceux qui restent à se 	réintégrer dans la société (en prenant évidement toutes les 	précautions qui s&#8217;imposent). Le but est de remplacer cette justice 	arriérée et vengeresse, qui punit de la même manière dont on 	punirait un enfant, par une justice ayant pour seul objectif de 	protéger et d&#8217;aider la population.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des 	pouvoirs abbérants détenus par la police – bras armé de l&#8217;Etat 	bourgeois et de ses intérêts -, comme la fouille au corps, la mise 	en garde à vue abusive, etc.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Restructuration de la 	police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et 	contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment 	pour éviter les bavures et les abus de pouvoir).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Introduction de la 	démocratie directe et des droits syndicaux au sein de la nouvelle 	police.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Politique étrangère</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Stop à la politique impérialiste et à l&#8217;exploitation des pays pauvres !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Régularisation de 	tous les sans-papiers (avec tous les droits qui vont avec : 	logement, droit de vote,&#8230;), ouverture des frontières.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des dettes 	des pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	stocks excédentaires et envoi massif d&#8217;aides aux pays pauvres 	(nourriture, médicaments,&#8230;). Il est malheureux que de la 	nourriture soit jetée chez nous, alors que d&#8217;autres meurent de faim 	!</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aide à l&#8217;éducation 	des populations des pays défavorisés, en particulier en matière 	d&#8217;agriculture (apprentissage des techniques agro-écologiques,&#8230;), 	afin qu&#8217;ils puissent enfin être autonomes et subvenir à leurs 	propres besoins. La dépendance alimentaire aux pays occidentaux 	reste une forme d&#8217;impérialisme !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Retrait de tous les 	pays où l&#8217;armée est présente.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Destruction des 	stocks d&#8217;armes, arrêt immédiat des embauches pour au final 	parvenir à l&#8217;abolition de l&#8217;armée. Ne soyons pas aveugles, le seul 	rôle de l&#8217;armée est de protéger le système de sa contestation 	intérieure.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Remise aux mains des 	populations locales des entreprises multinationales françaises 	situées dans les pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fin des blocus et 	autres embargos affamant les populations.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt des ventes 	d&#8217;armes et de technologies nucléaires.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Toutes les propositions de ce court programme, variant en importance et en urgence, ne constituent évidement qu&#8217;un vague aperçu de ce qui pourrait être revendiqué par un parti révolutionnaire réellement désireux d&#8217;abolir cette société capitaliste esclavagiste, meurtrière et destructrice de notre planète. Cela dit, le jour où un candidat, fût-il « d&#8217;extrême-gauche », présentera un programme semblable, un grand bond en avant aura été accompli.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>À noter que ces propositions sont largement inspirées du projet <a href="http://codenameutopia.alwaysdata.net"><em>Codename Utopia</em></a>, visant à regrouper un certain nombre d&#8217;idées cohérentes entre elles pour une alternative concrète au capitalisme. N&#8217;hésitez pas à aller y jeter un œil si des questions vous trottent dans la tête, notamment sur le système monétaire, la planification décentralisée ou la démocratie directe.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Révolutionnairement.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LaPoliteia/~4/uINVNV9opG0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Appel Pour une candidature anticapitaliste et antiproductiviste commune</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/appel-pour-une-candidature-anticapitaliste-et-antiproductiviste-commune/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 07 May 2011 22:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lapoliteia.com/?p=182</guid>
		<description><![CDATA[Le Nouveau Parti Anticapitaliste a annoncé, il y a quelques jours, que son ancien porte-parole Olivier Besancenot ne briguerait pas la candidature pour l'élection présidentielle de 2012. Cela peut-il représenter une chance pour une candidature réunissant tous les anticapitalistes et autres écologistes radicaux ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">J&#8217;ai appris aujourd&#8217;hui le choix d&#8217;Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, de ne pas se présenter à l&#8217;élection présidentielle de 2012.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est une décision qui donne à réfléchir. D&#8217;un côté, elle peut paraître mauvaise, Olivier étant certainement le plus qualifié, de par sa popularité et sa personnalité charismatique, afin de réaliser un bon score à cette élection. De l&#8217;autre, c&#8217;est une excellente décision, car la personnalisation du parti (du moins, dans le discours des médias de masse) repousse nombre de militants potentiels, souvent déjà méfiants vis-à-vis du simple concept de parti. C&#8217;est le bon vieux dilemme du mouvement d&#8217;extrême-gauche, idéologiquement opposé au principe des « élites » et autres « avant-gardes », mais nécessitant pourtant de bons orateurs afin de faire circuler leurs idées.</p>
<p lang="fr-FR">Dans tous les cas, en tant que sympathisant et militant – non encarté et peu actif – du NPA, celle-ci me rassure sur le bon état d&#8217;esprit de notre camarade et plus généralement du parti : la lutte et les idées passent encore avant le pouvoir et la gloire personnelle. Et elle ouvre, à mon avis, de nouvelles opportunités pour une candidature anticapitaliste unitaire en 2012. Mais avant cela&#8230;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>La stratégie du NPA : oui, elle est bonne ! Mais pas la com.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Le NPA est, depuis sa création, vertement critiqué pour ne pas être assez « unitaire ». Une vaste fumisterie, à vrai dire.</p>
<p lang="fr-FR">Il serait de bon ton de rappeler que le NPA en lui-même est déjà, de par son objectif et sa conception, un parti ouvert visant à réunir tous les anticapitalistes et assimilés. Certes, il est composé de beaucoup d&#8217;anciens de la Ligue Communiste Révolutionnaire, mais aussi d&#8217;écologistes radicaux, d&#8217;altermondialistes, d&#8217;anticapitalistes en tout genre qui ne se reconnaissent pas dans les autres partis &#8211; qu&#8217;il s&#8217;agisse des partis sociaux-démocrates vendus à l&#8217;électoralisme type PCF ou des vieux léninistes endoctrinés de Lutte Ouvrière.</p>
<p lang="fr-FR">De plus, l&#8217;unité à tout prix peut sembler un bien bel idéal, mais vu de loin. De très loin, même. L&#8217;unité, oui, mais pas avec n&#8217;importe qui, et pas n&#8217;importe comment. Le NPA est un parti anticapitaliste – et non <em>altercapitaliste</em>, n&#8217;en déplaise à Pierre Laurent -, radicalement écologiste, communiste (au sens large du terme), révolutionnaire et anti-bureaucratique. Son objectif est de remplacer le système capitaliste, c&#8217;est-à-dire la possession des moyens de production par le privé et l&#8217;acceptation de la loi du profit comme principe fondamental de l&#8217;économie, par une société sans classes sociales, sans Etat (et non par un capitalisme d&#8217;Etat comme en URSS !), sans domination et sans argent. Par un socialisme du 21ème siècle.</p>
<p lang="fr-FR">Comment, dès lors, se travestir dans des alliances avec des partis fondamentalement bourgeois et de droite comme le Parti « Socialiste », ou même le Parti « Communiste » Français, largement pro-nucléaire, corrompu par l&#8217;électoralisme, uniquement soucieux de « garder ses places » et majoritairement composé de sociaux-démocrates un peu plus à gauche que ceux du PS et de quelques résidus néo-Staliniens nostalgiques de l&#8217;URSS ? Car, si l&#8217;on dit que <em>le pouvoir absolu corrompt absolument</em>, <em>le pouvoir tout court corrompt lui aussi pas mal</em>.</p>
<p lang="fr-FR">On voit bien comment les « communistes » du PCF ou les « écologistes » des Verts gèrent leurs municipalités ou leurs régions : à peu de choses près – et à quelques exceptions, bien sûr -, comme celles du PS. Eux-mêmes étant assez proches de leurs petits camarades de l&#8217;UMP.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;unité, oui, mais avec des gens qui partagent un semblant de valeurs et d&#8217;objectifs avec nous, pas de manière plate et Bayrouesque « On est tous de gauche donc on se tient la main et on vote utile ! ». On ne va pas demander au PS et à l&#8217;UMP de présenter des listes communes !</p>
<p lang="fr-FR">Enfin, il est important de se rendre compte que la parodie de démocratie actuelle, visant à donner une illusion de liberté au Peuple (plus pratique et plus efficace que la force !), ne permet pas, en réalité, de réformer le système en profondeur. L&#8217;argument du « Ouais, vous voulez bien critiquer, mais pas gouverner ! » n&#8217;en est donc pas un. La prise de pouvoir salvatrice par les urnes est un mythe des plus vulgaires. Le terrain électoral peut être un moyen de lutte important, mais ce n&#8217;en est qu&#8217;un parmi tant d&#8217;autres (grèves, projets réels comme les communautés alternatives, les sociétés coopératives et les Systèmes d&#8217;Échange Locaux, la propagande, l&#8217;éducation populaire,&#8230;). L&#8217;idée que le changement viendra des urnes est un leurre, une arnaque, un mensonge.</p>
<p lang="fr-FR"><em>Il n&#8217;y a point d&#8217;assujettissement si parfait que celui qui garde l&#8217;apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même &#8211; Jean-Jacques Rousseau</em></p>
<p lang="fr-FR">La stratégie électorale du NPA, souvent accusé d&#8217;être « le cul entre deux chaises », est donc pour moi la bonne. Celle qui consiste à présenter des candidats et listes le plus souvent possible, à s&#8217;ouvrir à d&#8217;autres mouvements anticapitalistes (par exemple, pour les élections régionales en Auvergne, aux Objecteurs de Croissance et à Alterekolo), tout en restant ferme sur son indépendance vis-à-vis des partis politiques capitalistes soit-disant « de gôche ». Si avoir le cul entre deux chaises, c&#8217;est refuser de se soumettre aux diktats des partis électoralistes et réformistes qui n&#8217;ont plus rien à voir avec nous, alors je suis disposé à devenir grand consommateur de menuiserie.</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, malgré toute cette bonne volonté, il y autre chose qui est souvent reproché au NPA : celui de ne pas « proposer grand chose », d&#8217;être « uniquement des anti ». Et c&#8217;est là que le bât blesse. Car, si il est vrai qu&#8217;en interne, les militants fourmillent d&#8217;idées quant à ce <em>socialisme du 21ème siècle</em>, ce que j&#8217;appellerai la propagande officielle est très souvent tournée vers l&#8217;anti-sarkozysme primaire et des propositions superficielles et incomplètes.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Candidature à la présidentielle : une histoire d&#8217;idées et non de &laquo;&nbsp;pouvoir&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car, quel est le but, pour un parti anticapitaliste, de se présenter à des élections, et en particulier à ces élections présidentielles ?</p>
<p lang="fr-FR"><em>De faire connaître ses idées, pas de gouverner.</em></p>
<p lang="fr-FR">Bien. Mais rabâcher que Sarkozy est un très vilain monsieur qui ne sert que les patrons, que les grands capitalistes qui profitent de la crise pour licencier et faire encore plus de bénéfices eh bah c&#8217;est pas bien non plus, que la pollution on est contre, c&#8217;est loin d&#8217;être suffisant.</p>
<p lang="fr-FR">Nationaliser le système bancaire, c&#8217;est certes récupérer une partie du pouvoir monétaire, mais ce n&#8217;est pas dire ce que l&#8217;on veut en faire. Interdire les licenciements, c&#8217;est cool, mais pourquoi ne pas plutôt abolir le salariat et l&#8217;exploitation ? Toutes ces mesures d&#8217;urgence sont bien jolies, mais étant donné que de toute façon on ne peut (veut) pas être élus, elles ne servent strictement à rien.  Le PCF – ou même le PS – peuvent en faire tout autant.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut que nous présentions au Peuple notre vision d&#8217;un modèle de société, aussi incomplet et flou soit-il. <em>Il faut planter les graines qui feront germer la société socialiste de demain</em> (enfin, on l&#8217;espère). Mais quelque chose de vraiment différent, qui fait rêver, pas un remake de la sociale-démocratie un peu plus radicale à la Mémé Lenchon, un capitalisme light avec des patrons qui exploitent un peu moins, des médias un peu moins abêtissants et des guerres avec des balles en caoutchouc.</p>
<p lang="fr-FR">Quels sont les concepts dont on devrait entendre parler, de la part de partis dits « révolutionnaires » et « d&#8217;extrême-gauche » ?</p>
<p lang="fr-FR">Oh, en vrac :</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;autogestion des 	entreprises</strong> par les travailleurs (c&#8217;est-à-dire, la 	collectivisation des moyens de production, et non leur simple 	nationalisation).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;abolition du 	système monétaire</strong> basé sur le profit et la thésaurisation 	pour&#8230; autre chose (j&#8217;ai moi même quelques idées, mais je n&#8217;en 	parlerai pas ici), afin d&#8217;avoir un <strong>autre système de distribution 	des richesses</strong> et non une simple redistribution.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La mise en place 	d&#8217;une vraie démocratie populaire et directe en lieu et place de 	cette pseudo-démocratie représentative ; d&#8217;une citoyenneté 	active.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">L&#8217;abolition 	progressive de l&#8217;Etat, de l&#8217;armée, des prisons, des frontières,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La<strong> refonte totale 	du système éducatif</strong>, autoritaire et dévoué à l&#8217;entreprise, 	pour une éducation humaniste basée sur l&#8217;envie d&#8217;apprendre, la 	réflexion personnelle et le débat,&#8230; (on ferait d&#8217;ailleurs bien 	de parler de la réussite du Centre universitaire expérimental de 	Vincennes comme exemple), l&#8217;autogestion des établissements.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La fin de la <strong>société 	de consommation</strong>, du productivisme, du consumérisme, de la 	publicité,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La <strong>relocalisation 	de l&#8217;économie</strong>, la critique de l&#8217;idéologie de la <strong>croissance</strong>, 	la mise en place massive d&#8217;une agriculture respectueuse de 	l&#8217;environnement.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	création d&#8217;un <strong>revenu inconditionnel d&#8217;existence</strong> à vie, pour que la misère ne soit plus qu&#8217;un mauvais souvenir.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	recherche massive sur les énergies renouvelables, la sortie la plus 	rapide possible du nucléaire.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">etc</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">Retrouver quelques petites choses comme ça me ferait rudement plus plaisir que des « Faire barrage à la droite », « Faire payer la crise aux capitalistes » et autres « Augmenter le SMIC de 300 euros » (tout en négligeant le fait que les mêmes capitalistes augmenteront d&#8217;autant les prix de manière à rétablir leurs profits&#8230; on a dit que le capitalisme n&#8217;était pas réformable, bordel !). Enfin, ce n&#8217;est qu&#8217;un avis personnel.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Une candidature des anticapitalistes et des écologistes radicaux.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pour en revenir à l&#8217;union : pourquoi ne pas essayer d&#8217;organiser un rassemblement large des mouvements anticapitalistes et antiproductivistes, à gauche des partis de gouvernement traditionnels ? Les militants de nombreux mouvements, associations, micro-partis,&#8230; partagent en effet de nombreuses idées et valeurs avec ceux du NPA. Il n&#8217;y a pas que le Front de Gauche et Les Verts dans la vie, you know.</p>
<p lang="fr-FR">Imaginez : en 2012, une candidature du NPA, des Objecteurs de Croissance, des Altermondialistes, des anticapitalistes, des libertaires, des écologistes radicaux divers, des dissidents et autres hippies gauchistes commune. Une candidature qui porte les espoirs et les valeurs humanistes d&#8217;une nouvelle société alternative au capitalisme. C&#8217;est cela que j&#8217;appelle l&#8217;union, l&#8217;unité.  Se battre ensemble pour des valeurs, des idées communes – en tenant évidemment compte de nos différences de point de vue -, afin d&#8217;apporter un vent d&#8217;espoir sur ce monde rongé par le défaitisme et le « pragmatisme ». Faire savoir aux gens qu&#8217;il existe des alternatives, des conceptions différentes de la société, des possibilités de s&#8217;en sortir. Mais certainement pas de tous se rallier derrière un même politicard aux dents longues afin de grappiller quelques places&#8230; quitte à y laisser son « âme ».</p>
<p lang="fr-FR">Le changement passera par la connaissance et la diffusion des idées.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Quelques noms au hasard&#8230; ou presque.</strong></p>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR">Olivier ne se présentant pas, on peut envisager que nos camarades du NPA seront plus enclins à rechercher un potentiel candidat en dehors des frontières du parti. Mais qui ? En ce qui me concerne, vous l&#8217;aurez compris, je pense qu&#8217;il est nécessaire de trouver quelqu&#8217;un qui « ne soit pas un président de parti », qui puisse représenter le mouvement anticapitaliste tout en étant assez populaire, charismatique et connu. Dur pari, me direz-vous.</p>
<p lang="fr-FR">Pour ma part, deux noms satisfaisant ces prérequis me viennent pour l&#8217;instant à l&#8217;esprit :</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Pierre Rabhi, gentil 	philosophe et paysan à l&#8217;origine de <em>Colibris, Mouvement pour la 	Terre et l&#8217;Humanisme</em>.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Paul Ariès, célèbre 	Objecteur de Croissance, big boss du journal <em>Le Sarkophage</em>.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Si vous ne les connaissez pas déjà (honte à vous !), je vous invite grandement à vous renseigner sur ces deux personnages du monde militant.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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		<title>Skyrock, la dernière des radios libres</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 13:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tirssett</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Axa Private Equity, actionnaire majoritaire de la maison skyrock (70% du capital) cherche à se désengager d'une radio très populaire mais qui ne génère que trop peu de bénéfices selon la société.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>«&nbsp;À tout moment, la radio peut s&#8217;arrêter [&hellip;] Sauvez votre radio, sauvez la liberté d&#8217;expression.&nbsp;»</h3>
<p>Ce sont les mots prononcés Mardi soir, le 12 avril 2011, par Difool, Directeur général et animateur ultra populaire de Skyrock.</p>
<p>Plus tôt dans la soirée, le personnel de la chaine apprend par le bouche à oreille et des communiqués de la presse le débarquement de Pierre Bellanger, fondateur de la radio en 1986.<br />
«&nbsp;C&#8217;est ce qui nous choque, même si ça n&#8217;aurait rien changé au final, nous aurions aimés apprendre la nouvelle par quelqu&#8217;un d&#8217;autre que par la presse&nbsp;» ont attesté Fred Musa (17 ans sur l&#8217;antenne) et l&#8217;équipe de la radio libre menée par David Massard.</p>
<p>Axa Private Equity, actionnaire majoritaire de la maison skyrock (70&nbsp;% du capital) cherche à se désengager d&#8217;une radio très populaire, mais qui ne génère que trop peu de bénéfices selon la société. Et la solution que semble avoir trouvé le groupe est de remplacer le fondateur de la station Pierre Bellanger par Marc Laufer. Le premier, a toujours défendu ses animateurs et la promotion des jeunes artistes<br />
de la culture urbaine. Le second, à l&#8217;inverse est connu pour sa politique économique très net et l&#8217;on promet une taille d&#8217;un quart du personnel de la radio (50 salariés parmi les 200 que compte Skyrock).</p>
<p>L&#8217;ambition des grands actionnaires ici est claire et définie&nbsp;: fini les procès à centaines de milliers d&#8217;euros, il faut redorer le blason de la station. Fini le «&nbsp;rap&nbsp;», fini les «&nbsp;racailles&nbsp;», Skyrock doit faire peau neuve et rentrer dans le rang des radios populaires et modernes.</p>
<p>Depuis plus de quinze ans, c&#8217;est tour à tour, La Fouine, Sinik, le 113 et bien d&#8217;autres artistes de la scène Rap et R&#8217;n'B qui ont été découverts et soutenus par Sky. Et même si aujourd&#8217;hui ils se mobilisent eux aussi pour défendre la radio, l&#8217;avenir semble bien sombre pour Difool, Fred et les autres employés de la station. Au-delà de ça c&#8217;est avec la disparition de «&nbsp;l&#8217;esprit Sky&nbsp;» que la jeunesse déshéritée sera sanctionnée.</p>
<p>Nous sommes témoins impuissant du démantèlement de Skyrock, la dernière des radios libres.</p>
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		<item>
		<title>La grande régression</title>
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		<comments>http://lapoliteia.com/la-grande-regression-vers-une-construction-moderne-de-la-notion-de-liberte/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 09:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes en période de grande régression. Il est nécessaire de dresser un constat clair et de redéfinir un modèle de société. Cela passe par une redéfinition de la notion de liberté, notion au centre de notre modèle démocratique. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Vers une construction moderne de la notion de liberté</h2>
<p><em>Le présent article est très largement inspiré du livre de Jacques Généreux « <strong>La grande régression</strong> » aux éditions du Seuil, 2010. Cet économiste, secrétaire général à l’économie pour le Parti de Gauche est aussi professeur d&#8217;Économie à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Il présente sa vision d’une société libre, juste et démocratique, tout en permettant un fort développement de la sphère sociale. Il y défend une vision progressiste de la société et présente les voies possibles vers une alternative crédible au capitalisme, sans pour autant sacrifier la liberté individuelle.</em></p>
<p><em>Cet article se veut autant une introduction à cet ouvrage qu’une présentation de mes propres convictions. Son argumentation étant bien plus poussée et convaincante, mais aussi bien plus étayée que la mienne, je vous invite ardemment à lire ce livre, ainsi que « <strong>La dissociété</strong> » (2007) et « <strong>L’autre société</strong> » (2009) du même auteur aux éditions du Seuil.</em></p>
<p>Ce que je vais tenter de construire ici est un système qui doit être pris dans son ensemble, qui se bâtit argument par argument. Il nécessite du temps et de l’espace, d’où la longueur de mon exposition.<br />
C’est un système qui part d’une idée simple : <strong>la liberté est une construction sociale</strong>.<br />
Mais, cette idée aboutit à des conclusions considérables sur ce qu’est et devrait être une société de liberté. Les conséquences sont donc systématiques, remettant en cause nombre d’idées.</p>
<h3>Vers une définition de la notion de liberté</h3>
<p>La première étape est évidemment de définir ce que l’on entend par liberté, car c’est ici fondamentalement le propos de l’article.  Nous entendons, la liberté au sens global du terme et non au simple sens strict (voir l’encadré <em>définition</em> sur le côté). Nous écartons, de même, les définitions de type philosophique.</p>
<p>L’une des grandes difficultés à laquelle l’on se heurte lors de la construction d’une définition de la liberté est la distinction entre liberté ressentie et  liberté effective. Un des plus grands et efficace ressort de  la manipulation est de faire croire aux gens qu’ils sont libres (au sens de choix et libre arbitre) alors qu’en réalité les dés sont pipés et les gens ainsi manipulés. Pourtant, ces personnes se ressentent libres, mais le sont-elles vraiment ? Toute la beauté de cette manipulation est celle d’une servitude volontaire (réf) des manipulés, cette servitude étant « <em>légitimée</em> » par la capacité supposée des manipulés à justement comprendre et donc contrer les manipulations dont ils peuvent faire l’objet.</p>
<p>Il faut ajouter que les approches de la Psychologie, de l’Anthropologie et des Sciences Sociales démontrent la présence, immuable en tant qu’être humain, animal politique et social, de cadres de valeurs dictant, encadrant, structurant nos conduites sociales. C’est la fameuse notion « <em>d’habitus</em> » chez P. Bourdieu. Notre liberté ne s’exprime qu’à l’intérieur de ces cadres, avec plus ou moins de marge de manœuvre, en fonction de l’emprise coercitive des structures sociales dans lesquelles nous évoluons.</p>
<p>Cette approche concilie finalement l’opposition entre le Holisme et l’Individualisme Méthodologique, dont les deux grandes figures en France sont P. Bourdieu et R. Boudon. Notre liberté est donc structurée, cadrée, encadrée par l’organisation sociale. Est-ce encore une liberté que d’être libre dans ce système ? Oui dans un sens, puisqu&#8217;aucune autre n’est possible, car si la liberté est ici impossible, alors la notion elle-même cesse d’exister.</p>
<h3>La construction sociale de la liberté</h3>
<p>Le point de départ de la réflexion rappelle  finalement que la notion de liberté est une conception et une construction sociale, non une réalité universelle. Que cette notion soit, par ailleurs, fondamentalement occidentale en est le meilleur argument. Aucune autre culture au monde n’est basée sur la liberté et ne promeut une liberté telle que la nôtre : je parle ici des aires culturelles chinoise, japonaise, indienne, russe, ou encore les cultures africaines ou amérindiennes. L’universalité de la liberté n’existe pas si ce n’est en tant que concept philosophique (mais que nous élevons nous-mêmes à la prétention universelle). Comment dès lors, par une réflexion englobant l’Histoire, l’Anthropologie et les Sciences Sociales, ne pas voir que c’est notre propre société occidentale qui a créé ce concept ? Non seulement nous l’avons créé, mais nous avons basé les relations sociales, dans nos démocraties modernes, autour de cette idée.</p>
<p>Les racines de cette construction sont profondes. Le processus d’apparition de la conception occidentale de la liberté se confond avec l’émergence de l’individualisme : remise au centre de l’être humain philosophiquement, puis politiquement et enfin socialement.</p>
<p>Un double mouvement s’inscrit dans le développement de l’individualisme moderne. Celui-ci donne corps autant qu’il est l’aboutissement de la liberté par un processus auto-entretenu : plus nous conceptualisons la liberté et plus nous la rendons vivante et concrète dans notre vie quotidienne, élargissant notre champ de liberté, individualisant nos modes de vie, approfondissant enfin le concept lui-même.</p>
<p>Double mouvement, donc, qui procède de deux conceptions du monde différentes. D’une part, la critique réformiste de l’église chrétienne (Calvin et Luther) qui individualise la responsabilité du croyant face à dieu et, plus simplement, son rapport à dieu. Ce processus sera exacerbé par le protestantisme, le salut devenant uniquement individuel. Ce développement de l’individualisme est l’une des raisons du dynamisme économique des États protestants au <span class="nom">xix</span><sup>è</sup> siècle (voir les sources, Max Weber). D’autre part, la critique laïque de la religion fait la part belle à l’être humain face à l’absolutisme religieux. La mise en exergue de l’être humain, de son libre arbitre et de sa responsabilité individuelle est un moyen de contrer l’omniprésence de la religion (sous la Renaissance, mais surtout sous le siècle des lumières). C’est aussi la redécouverte du principe du bonheur individuel, ou encore l’émergence de la science moderne, qui remet en cause la vision chrétienne du monde (légitimant alors les thèses individualistes). Tout ceci concourt à la construction de la liberté moderne, concept philosophique, politique et sociale que l’on va installer au sommet de la construction sociale de nos démocraties.</p>
<h3>L’erreur fondatrice au concept de liberté : l’opposition entre la liberté et la société</h3>
<p>Il est nécessaire de faire un détour sur l’histoire de l’émergence de ce concept pour comprendre pourquoi cette erreur fondamentale a été commise. La société de l’ancien régime est caractérisée par un très fort contrôle social sur les individus, par l’intermédiaire d’une hiérarchie sociale légitimée par un pouvoir transcendant, que l’on ne peut donc remettre en cause : Dieu. Ce contrôle social est autant intériorisé par les individus (à travers l’enseignement des préceptes religieux) qu’exercé par une monarchie absolue de droit divin. De plus, s’attaquer à la religion, fondement théorique du pouvoir, c’est se mettre en dehors de la communauté et s’exposer à la pire des sanctions, l’excommunication, véritable mise à mort sociale et parfois physique de l’individu.</p>
<p>Quoi de plus normal à ce que la théorisation de la liberté et son application individualiste se soit construite contre la société qui étouffait la liberté individuelle. L’unique moyen de développer ce concept était dans l’opposition frontale à une société qui fondamentalement refusait la liberté individuelle sur les plans philosophiques, politiques et sociaux. D’où la naissance de cette opposition erronée d’une liberté construite contre la société, ce que l’on ne peut par ailleurs reprocher aux philosophes de l’époque, tant une autre voie de développement de la liberté semblait impraticable. Mais cette erreur fondatrice du concept a des conséquences importantes pour notre conception moderne de la liberté.</p>
<p>Revenons à notre argumentation de départ. Les conséquences de notre première démonstration, la construction sociale de la liberté, apparaissent immédiatement. Tout d’abord, comme nous venons de le souligner juste un peu plus haut, c’est la fin de la fausse opposition théorique entre liberté et société. Or, il n’y a pas de liberté individuelle sans société et c’est bien celle-ci qui permet cette construction conceptuelle, de définir et même de permettre l’épanouissement (nous verrons plus loin dans quelles conditions) de la liberté. Sans société, il n’y a donc pas de construction de la liberté. Pour autant, cela ne préjuge en rien de la manière dont la liberté existe concrètement dans la société. Ce n’est pas parce que la société permet l’émergence d’un concept qu’elle garantit son effectivité pratique.</p>
<h3>Déconstruction du fondement idéologique du système libéral</h3>
<p>L’idée précédente entraine la déconstruction du fondement idéologique du Libertarianisme et dans une moindre mesure du Libéralisme. La liberté est, en effet, construite dans ces modèles contre la société et non avec la société. Si, historiquement, ces positions n’étaient pas inexactes, elles sont aujourd’hui obsolètes pour définir et théoriser la liberté dans nos sociétés démocratiques modernes. À l’état de nature, la liberté n’existe donc pas et ce n’est pas la société qui pervertirai la liberté individuelle, puisque c’est elle qui la construit. Cette idée est d‘ailleurs traduite par la maxime : <em>« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et le droit qui libère »</em>. La liberté est prise ici au sens d’une liberté extérieure à la société, alors que le droit est la manifestation de la réponse collective de la société à l’oppression. Cette maxime légitime par ailleurs l’intervention de l&#8217;État dans le domaine social, par le droit, pour garantir justice et une certaine égalité. La liberté contre la société est donc synonyme d’oppression du fort sur le faible, du riche sur le pauvre. En bref, c’est la loi du plus fort qui l’emporte, détruisant l’idée de liberté individuelle. De plus, point que nous développerons plus loin, la liberté en société est impossible sans justice sociale et égalité entre individus : <em>« Point de liberté sans égalité »</em> égalité étant ici synonyme de justice sociale.</p>
<p>La promotion de la liberté contre la société détruit donc paradoxalement l’exercice concret de la liberté par les individus au sein de cette société. Toute progression vers une société libéralisée déconstruit le tissu social. Cette déconstruction des relations sociales au non d’une fausse liberté entraine une désagrégation de la société, ce que Jacques Généreux appel <em>« La dissociété »</em>. Cette désagrégation du lien social engendre une régression réelle de la liberté dans le sens ou la seule liberté disponible dans cette société est celle du plus fort : politiquement, économiquement, socialement et donc symboliquement. Cette fausse liberté entraine en réalité l’oppression de la très grande majorité de la population par une minorité, concept de violence symbolique chez P. Bourdieu, ce qui est finalement peu différent de la société de l’ancien régime. La société libérale est donc conservatrice au sens où elle perpétue un système social antilibéral intériorisé par les individus. Qui plus est, les gens se pensent libres alors même qu’ils ne le sont pas, ce qui ne les incite pas à défendre leur liberté. Ce point de vue amène certains auteurs à considérer que nous vivions en réalité dans un régime oligarchique plutôt qu’en démocratie.</p>
<p><em>Petite digression, avant de poursuivre plus avant, sur un point de vocabulaire. Le terme libéral, de société libéral ou encore de système capitaliste libéral, est ici très mal adapté et source de confusion dans le cadre cette démonstration. On peut ainsi voir comment ce projet politique a gagné la bataille idéologique en imposant ses propres mots et donc ses propres conceptions au sein même de la réflexion. Ce déplacement sémantique rend alors toute tentative de critique malaisé. C’est pourquoi, la déconstruction du vocabulaire et l’innovation dans ce domaine, sont des étapes préalables à la construction d’une alternative (voir les sources).</em></p>
<p>A ce niveau de l’argumentation, nous pouvons formuler une critique iconoclaste sur le système capitaliste, au sens où il tend intrinsèquement vers la construction de la dissociété au nom de son efficacité économique :</p>
<h3>Le capitalisme libéral détruit donc bien plus la liberté qu’il ne la favorise véritablement</h3>
<p><em>L’argumentation avancée par Jacques Généreux est sur ce point bien plus complète. Elle s’appuie sur le modèle théorique des quatre pôles de tension de la société, que nous ne pouvons exposer ici pour éviter de trop longues digressions. En résumé, la société est représentée par un carré, chaque angle représentant un des pôles de la société : pôles libertaire (la dissociété) et associationniste sur une diagonale, pôles communautariste et totalitaire sur l’autre. Il explique que le capitalisme libéral tente de construire une société de type libertaire par l’exaltation de l’individualisme et la destruction des liens sociaux entre individus, du fait de la compétition générale et implacable qu’engendre le système capitaliste. Plus les politiques réforment la société pour la rendre vulnérable à la compétition capitaliste, plus ils dissolvent la société, car les liens sociaux sont petits à petits détruits par le système.</em></p>
<p><em>Mais, les dernières recherches de l’Anthropologie et des Sciences Sociales démontrent l’impossibilité de réaliser la société libertaire, car l’homme est fondamentalement social et quel que soit la situation, il va recréer des liens sociaux, mais de manière différente. La réforme de la société pour tendre vers la société libérale entraine en réalité la société vers les deux autres pôles, totalitaire ou communautaire. La dissolution des liens sociaux peut donc entrainer une fragmentation sociale entre groupes très intégrés (communautés) mais étrangers les uns aux autres, ou, au contraire, entrainer une fusion dans un tout unique. Le terreau de ces changements est le repli communautaire (national, régional, groupes sociaux) et la peur de l’autre, car l’individualisme isole les citoyens, les rendant vulnérables et donc facilement entraînables dans de ce type d’aventure politique. Ceci explique par ailleurs la paradoxale alliance entre libéraux (au sens économique) et les conservateurs en matière sociale (immigration, sécurité, identité). Notre liberté est alors menacée par la montée en puissance de ces mouvements conservateurs, populistes et xénophobes, surfant sur la misère sociale engendrée par le système.</em></p>
<p><em>Les pôles totalitaire et communautaire détruisent la liberté individuelle (car l’individu est broyé par le système dans lequel il vit). Le libéralisme est coupable d’entrainer intrinsèquement la société vers ces deux différentes possibilités. Cette conception est d’ailleurs confirmée par les dernières études historiques sur le capitalisme des années vingt, la crise économique de 1929, les sociétés occidentales des années trente et l’émergence des populismes, régimes autoritaires et totalitaires en Europe. Enfin, pour l’auteur, la société idéale est celle qui se rapproche le plus du système associationniste. À noter, qu’il n’est pas question pour l’auteur d’envisager un retour en arrière ou d’exalter le modèle des trente glorieuses, mais bien d’inventer autre chose.<br />
Voir aussi l’analyse de la ronde des cercles sociaux que nous ne pouvons rapporter ici et « la remise à l’endroit » de la société qui aujourd’hui fonctionne à l’envers selon l’auteur. </em></p>
<h3>De la construction sociale de la liberté à la libération par la construction sociale</h3>
<p>C’est en augmentant les relations et les interactions sociales entre individus et groupes sociaux, mais aussi en leur permettant de <em>« naviguer »</em> et <em>« d’évoluer »</em> dans et au travers de cet entrelacs de relations, que l’on garantit le mieux la liberté individuelle et non en réduisant la sphère sociale, comme le prône les pseudo-libéraux.</p>
<p>Je m’explique : le corps social détruit la liberté individuelle lorsque celui-ci est univoque, du fait du processus de socialisation. Le libre arbitre, apanage de la liberté, est détruit par une expérience sociale unique, par un processus de socialisation au sein d’un environnement ou univers social unique. En effet, l’individu est alors le produit d’une vision unique du monde et ne véhiculera à son tour, très probablement, qu’une vision univoque de celui-ci, source de rejet de l’autre, de défiance, de peur, de repli sur soit, disons-le pour faire court, de réaction antihumaniste et de régression sociale. La liberté est donc avant tout, un apprentissage, ce qui est par ailleurs logique puisque c’est une construction sociale. Fondamentalement, c’est ce que nos systèmes éducatifs essayent de nous inculquer : construction du libre arbitre individuel, ouverture à l’altérité, prise de recul, ingrédients nécessaires au libre exercice de notre liberté.</p>
<p>Plus vous avez la possibilité de connaitre des univers sociaux différents, mais aussi de pouvoir évoluer dans ces univers en fonction de vos envies, de vos centres intérêts, plus vous vous sentirez libre et vous serez libres, d’où la condamnation des systèmes communautaires et totalitaires. Dès qu’un univers social devient oppressif et étouffe votre liberté individuelle, vous avez la possibilité de changer d’univers, retrouvant votre marge de manœuvre. Concrètement, la sphère publique doit donc mettre tout en œuvre pour garantir une éducation qualitative de la liberté, mettre à disposition des individus tout un ensemble d’univers sociaux différents, par le développement de tous les corps intermédiaires : partis politique, syndicats, associations. Celle-ci doit aussi détruire les ghettos, car destructeurs de la liberté individuelle, augmenter la mobilité des individus dans ces univers sociaux (famille, école, travail, corps intermédiaires), garantir la formation de l’individu tout au long de la vie, favoriser les échanges sociaux et enfin favoriser la mobilité en dehors du groupe régional ou national : le voyage est autant un voyage physique qu’intellectuel, puisqu’il permet la construction de la relation à l’autre et l’adaptation au changement et à l’altérité. Comme le souligne les sociologues et ethnologues, c’est donc la qualité de la relation sociale ainsi que le contexte de l’échange à l’autre qui est réellement constructif pour la liberté individuelle et non les différences initiales entre univers sociaux. De cette conception découle indirectement une nouvelle approche de la notion de progrès.</p>
<h3>Vers une redéfinition du progrès</h3>
<p>Dans ce modèle, la notion de progrès est fondamentalement sociale avant d’être l’expression d’une simple progression technique. Une société ne progresse réellement que par l’amélioration de la qualité des relations sociales qui se tissent au sein de la société, qualité entendue dans le sens d’humanisme : respect, ouverture à l’autre, à la différence, dialogue, etc. Cette notion s’apprécie au regard de la transmission des valeurs d’une génération à l’autre. Ces transmissions sont possibles par les différentes institutions en vigueur dans la société, famille, école, groupes de pairs, travail, etc. Cette réflexion sur les institutions est possible par les études politiques et sociologiques.</p>
<p>Aucune innovation technique ne remplacera donc la manière dont l’on se construit individuellement au sein de la société, la manière dont on construit notre société, la manière dont on transmet de génération en génération notre savoir vivre ensemble. La pérennité de nos sociétés dépend bien plus de notre savoir vivre social tous ensemble, de notre rapport à l’autre, que de tout progrès technique. L’immense défi technique que représente la production de l’énergie nucléaire pour l’humanité ne préjuge en rien de la manière dont nous allons nous en servir. La guerre en tant que mode de régulation des conflits entre être humain a entrainé notre savoir faire, dans ce domaine, vers la création de la bombe nucléaire.  Ce n’est pas parce que nous avons la possibilité technique de faire quelque chose que nous devons le faire. C’est ainsi une manière de séparer le bien du mal et, donc, d’exercer notre libre arbitre dans notre rapport aux innovations.</p>
<p>Notre savoir social détermine notre utilisation de la technique : il est donc premier et prépondérant sur celle-ci. Tout réel progrès ne peut donc qu’être social par l’humanisation des modes de régulation au sein de notre société. Tout progrès dans la sphère de la liberté individuelle ne peut donc qu’être l’aboutissement du progrès social, ces deux processus se combinant et s’auto-entretenant. La liberté individuelle devrait être, si possible, au service du progrès social, par l’humanisme qu’exprime l’exercice du libre arbitre individuel dans une société du progrès et non au service d’un individualisme exacerbé.</p>
<h3>Vers la construction d’une société humaniste : le modèle associationniste</h3>
<p><em>Nous allons rapidement survoler cet aspect de la réflexion, pourtant fondamental, puisqu’il répond au besoin essentiel de solutions à « La grande régression » que nous connaissons actuellement sur les plans moraux, politiques, sociaux et environnementaux. L’objectif de cet article est de vous inciter à vous y intéresser.</em></p>
<p>Deux préalables sont requis dans la construction de ce système, sous-entendu par la définition de liberté qu’elle va promouvoir : égalité et justice sociale. Le terme égalité recouvre l’égalité dans les dimensions économique et sociale et non simplement juridique et politique. La liberté  est donc ici indissociable de l’égalité : pas de liberté sans égalité. Cette égalité est permise par une certaine conception de la justice sociale. Celle-ci est à son tour possible par une redéfinition de l’économie, par une destruction du système capitaliste et son remplacement par un autre modèle économique basé sur la coopération. La compétition généralisée étant au cœur du système capitaliste, une réelle justice sociale se heurtera fondamentalement aux <em>« nécessités »</em> de la compétition. Pour des raisons morales, environnementales, sociales et politiques, ce système doit être détruit et remplacé par un autre modèle.</p>
<p>En conclusion, pour promouvoir une réelle liberté, il nous faut détruire le système capitaliste et le remplacer par un système économique basé sur la coopération, un fort investissement public, construire une société ouverte, de justice et d’égalité sociale, une société de la connaissance plutôt que de l’accumulation et enfin qui pratique une défense active et qualitative de l’environnement : tout un programme !</p>
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		<title>Qui est Ayn Rand ?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 16:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Melkion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de la sortie en salles le 15 Avril prochain (si tout se passe bien) de l’adaptation d’<em>Atlas Shrugged</em>, le magnum opus de la célèbre romancière Ayn Rand, il est intéressant de se (re)plonger dans ses écrits pour en savourer la substantifique moelle. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, ces quelques modestes lignes vous fourniront un bref aperçu de la pensée de cette femme au destin très singulier, à la vie mouvementée et à la vision révolutionnaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la sortie en salles le 15 Avril prochain (si tout se passe bien) de l’adaptation d’<em>Atlas Shrugged</em>, le magnum opus de la célèbre romancière Ayn Rand, il est intéressant de se (re)plonger dans ses écrits pour en savourer la substantifique moelle. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, ces quelques modestes lignes vous fourniront un bref aperçu de la pensée de cette femme au destin très singulier, à la vie mouvementée et à la vision révolutionnaire.</p>
<p>Ayn Rand, de son véritable nom Alissa Zinovievna Rosenbaum, nait à Saint Petersburg en 1905. Ses parents fuyant les persécutions du régime soviétique, elle se plonge dans les œuvres de Victor Hugo. Après ses études en Union Soviétique, elle part rendre visite à ses parents émigrés aux États-Unis et décide d’y rester. Elle est séduite par sa vision des gratte-ciel de New York, d’où elle tirera son inspiration pour son roman <em>La Source Vive</em>, sur lequel je reviendrai ultérieurement. Elle trouve aux États-Unis un socle fondamental qui lui permettra de développer sa philosophie, à savoir liberté, responsabilité et individualisme.</p>
<p>Ces trois valeurs essentielles de l’émancipation du nouveau monde, proclamées lors de la déclaration d’indépendance, puis gravées dans le marbre de la constitution, sont issues de la maturation des idées des Lumières, forgées en rejet de l’absolutisme, de l’arbitraire et de l’asservissement. Les pères fondateurs, principaux artisans de l’indépendance, avaient en effet en commun, malgré leurs discordances, une commune méfiance envers les gouvernements, leur lutte s’étant fondée sur ce principe, contre la monarchie britannique. L’évènement du Boston Tea Party est révélateur de cet esprit et de la lutte contre les ressorts coercitifs de l’état, dans la droite lignée de John Locke. Ceci étant rappelé, pour poser brièvement quelques bases historiques…</p>
<h4>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;ai besoin ni de justification ni de sanction pour être ce que je suis. Je suis ma propre justification et ma propre sanction.&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Ne nous attardons pas sur les liens qu’elle développe avec le milieu du cinéma, et concentrons-nous sur l’essentiel. Elle commence donc à publier avec succès ses premiers romans, dont, <em>Nous, les vivants</em>, ouvrage critique envers le communisme, comme la plupart de ceux qui eurent l’horrible privilège de vivre le quotidien soviétique, voire ses camps de la mort (impossible de ne pas se souvenir de <em>L’Archipel du Goulag</em>). Son deuxième grand succès sera la publication du roman <em>La Source Vive</em> dont les personnages servent de fil à la description de la lutte entre courants de pensée radicalement différents. Le principal protagoniste étant un jeune architecte aux idées novatrices, incorruptible et surtout individualiste à l’extrême, qui aura à faire face aux manipulations d’un collectiviste revendiqué et aux charges d’un individualiste, lui aussi, qui ne pousse toutefois pas la logique à son paroxysme. Magnat des médias, il ne publie, pour son intérêt et son goût destructeur du pouvoir, que ce que le public lui réclame, tandis que Howard Roark, le héros principal, ne décide de créer que ce qu’il estime que le public devrait lui demander. Ce dernier tente d’élever l’humanité à un degré supérieur d’accomplissement de lui-même par son égoïsme.</p>
<p>On peut décrire le héros randien type comme un entrepreneur, innovateur en avance sur son temps, qui tire de sa liberté et de son indépendance &laquo;&nbsp;la source vive&nbsp;&raquo; de son inspiration créatrice qui fait de l’homme plus qu’un simple animal, régit par la raison plutôt que l’instinct.</p>
<h4>&laquo;&nbsp;Ma philosophie conçoit essentiellement l&#8217;Homme comme un être héroïque dont l&#8217;éthique de vie est la poursuite de son propre bonheur, la réalisation de soi son activité la plus noble, et la Raison son seul absolu.&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Quelques années plus tard paraît son ouvrage le plus célèbre, <em>Atlas Shrugged</em>, désigné deuxième livre le plus influent pour les américains d’après une étude publiée en 1991 par la Library of Congress et le Book of the Month Club. Le premier étant <em>La Bible</em>. Pour d’obscures raisons, cette œuvre n’a jamais été entièrement traduite en français, à n’en pas douter cette curieuse exception culturelle que le monde ne nous envie pas. Ce roman dresse le portrait d’un homme en lutte contre une société socialiste qui veut le priver des fruits de son travail et de son innovation. On y retrouve évidemment le moteur de sa pensée, la lutte des libres, affranchis de leurs carcans, contre ceux qui veulent les asservir. Le premier coup n’étant jamais porté que par les adversaires de la liberté, à sa voir les moralistes idéologues se réfugiant derrière des valeurs d’altruisme.</p>
<h4>&laquo;&nbsp;Pour dire&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je t&#8217;aime&nbsp;&raquo;, il faut d&#8217;abord savoir dire &laquo;&nbsp;Je&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Je ne vous raconterai pas par le menu l’histoire d’<em>Atlas Shrugged</em>, que je vous invite évidemment à aller découvrir lors de sa sortie, tout en conservant à l’esprit que les adaptations ne sont pas les fidèles reflets des ouvrages dont ils s’inspirent. Il est certain qu’adapter les 1800 pages du roman, fusse en une trilogie (ce qui est prévu à l’heure où j’écris ces lignes) tout en retranscrivant les lignes directrices d’une pensée complexe est un défi des plus ardus. Espérons néanmoins que l’éthique objectiviste de l’intérêt personnel sera respectée. L’individualisme est la valeur principale développée par Rand. Elle considère que les hommes ne sont altruistes que s’ils sont contraints, donc esclaves, ce qui fait perdre au mot tout son sens, ou s’ils décident de le devenir eux-mêmes par unique intérêt personnel (moral, financier&hellip;). Seul l’homme égoïste peut donc décider de son altruisme.</p>
<p>Sa position sur l’individualisme, à contre-courant des idées véhiculées partout ailleurs, est le carburant des sociétés libres dont elle aborde le sujet dans son recueil <em>La vertu d’égoïsme</em>. Elle rejette néanmoins l’étiquette libertarienne, opposée notamment aux thèses de Rothbard et des anarcho-capitalistes. Elle s’inscrit néanmoins dans une lignée que l’on peut qualifier de minarchiste et reste attachée aux axiomes principaux du libéralisme le plus classique&nbsp;: non-agression, droit naturel, liberté individuelle, etc. L’individu est supérieur à la société car elle ne peut exister sans lui tandis que la réciproque n’est pas exacte.</p>
<p>Par son positionnement aux antipodes de toutes les philosophies qui se réclament d’un humanisme humide plein de câlins mignons, les écrits de Rand remettent en question les valeurs qui nous sont inculquées. L’homme est imparfait, sa raison et ses connaissances seront toujours limitées, mais sa liberté est le socle sur lequel il est seul capable de percevoir son intérêt et celui de ses congénères. Nul appel à un &laquo;&nbsp;homme nouveau&nbsp;&raquo; ici, ce qui ne la classe pas parmi les utopistes. Simplement une philosophie de vie qui incite à remettre en question tout ce qui est tenu comme vrai, et à privilégier l’individu pour chercher et arriver à atteindre le stade le plus proche de la vérité.</p>
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		<title>L’égalité, c’est la liberté</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 15:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[L'égalité, tout comme la liberté, constitue l'un des principaux et des plus anciens concepts théoriques politico-philosophiques. Pourtant, cette notion est souvent utilisée à tort, parfois pour discréditer son adversaire ou obtenir l'appui du public. Alors, l'égalité, qu'est-ce ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier article de notre Brogol national, portant sur le <a href="http://lapoliteia.com/egalite-des-chances-un-mythe-de-l-ecole"/>mythe de «&nbsp;l&#8217;égalité des chances&nbsp;» dans notre société</a>, m&#8217;a longuement donné à réfléchir sur ce mot tout aussi fondamental qu&#8217;abondamment utilisé de manière erronée dans le débat politique quotidien :<em> l&#8217;égalité</em>.</p>
<p>L&#8217;égalité, concept ouvertement prôné comme un idéal par certains, très souvent dans un cadre strictement idéologique ; repris par d&#8217;autres dans un objectif purement démagogique ; et, enfin, quelquefois diabolisé par simple incompréhension de son sens réel, déchaîne depuis la nuit des temps bien des passions.</p>
<p>Cet article, modeste contribution à l&#8217;humanité, a pour but d&#8217;exposer ma vision de ce que devrait représenter l&#8217;égalité d&#8217;un point de vue sociétal, et surtout de ce qu&#8217;elle ne devrait en aucun cas être.</p>
<h3>L&#8217;égalité de comptoir, ou ce que l&#8217;égalité n&#8217;est pas</h3>
<h4>Le cri du riche</h4>
<p><em>«&nbsp;L&#8217;égalité, c&#8217;est un truc de sale collectiviste : tous penser pareil et consommer la même chose.&nbsp;»</em></p>
<p>Diaboliser une idée fondamentale de ses adversaires politiques a toujours été une excellente technique de manipulation. Le principe est fort simple au demeurant&nbsp;: il suffit de choisir un mot, de lui attacher sa propre définition caricaturale au possible ainsi que ses propres jugements moraux, et de clamer le plus fort possible «&nbsp;qu&#8217;ils&nbsp;» soutiennent ces valeurs ô combien infâmes.</p>
<p><em>«&nbsp;L&#8217;égalité, c&#8217;est avoir tous le même salaire, les mêmes objets, les mêmes références, les mêmes habits, les mêmes pensées. C&#8217;est l&#8217;uniformisation de la société, au détriment de toute liberté individuelle. Les socialistes se revendiquent d&#8217;une parfaite égalité, ils sont donc par essence opposés à toute notion de liberté ou de diversité.&nbsp;»</em></p>
<p>Autre exemple :</p>
<p><em>«&nbsp;Ces gens là sont pour l&#8217;avortement, or l&#8217;avortement est un meurtre. Ils sont donc favorables au meurtre d&#8217;un être humain&nbsp;!&nbsp;»</em></p>
<p>L&#8217;égalité n&#8217;est évidement pas une quelconque uniformisation de la société, ni sur le plan matériel, ni sur le plan de la pensée. Ainsi, ceux qui prônent, par exemple, le port de l&#8217;uniforme à l&#8217;école ou l&#8217;interdiction des «&nbsp;marques&nbsp;» (il me semble avoir lu cette dernière proposition il y a quelques années dans le programme d&#8217;un candidat apparenté PCF) n’œuvrent certainement pas pour l&#8217;égalité. Bien au contraire, ils tendent à la discréditer, et à renforcer une vision erronée et liberticide de celle-ci. Ces mesures, appliquées dans la société actuelle, n&#8217;auraient d&#8217;ailleurs pour autre effet que de rendre encore plus dangereuses les inégalités sociales qui la frappent, en les cachant aux yeux du monde. On ne peut soigner que ce qui a été diagnostiqué, on ne peut combattre que ce dont on a conscience.</p>
<p><a href="http://lapoliteia.com/wp-content/uploads/2011/02/uniformes.jpg"><img src="http://lapoliteia.com/wp-content/uploads/2011/02/uniformes.jpg" alt="uniformes à l&#039;école" title="uniformes" width="300" height="284" class="aligncenter size-full wp-image-174" /></a></p>
<h4>L’abdication face aux dogmes</h4>
<p><em>«&nbsp;Si il fallait choisir entre l&#8217;égalité et la liberté, je choisirais l&#8217;égalité&nbsp;!&nbsp;»</em></p>
<p>Sauf erreur de ma part (dans le cas contraire, l&#8217;exemple serait toujours valable), il me semble que cette phrase peut être attribuée à Dominique Voynet.<br />
Autre grand amalgame, cette fois provenant de la gauche : l&#8217;égalité serait opposée à la liberté.<br />
Ainsi, le rôle de la gauche serait de privilégier une meilleure répartition des richesses (c&#8217;est ici le sens qu&#8217;il faut lui accorder), au détriment de la liberté.</p>
<p>Ayant déjà publié un article portant sur le concept «&nbsp;<a href="http://lapoliteia.com/lillusion-de-la-contre-liberte-bourgeoise"/>liberté bourgeoise</a>&nbsp;», je ne m&#8217;appesantirai pas là-dessus.</p>
<p>Pour faire court, disons que cette personne de sensibilité gauchisante commet là une grave erreur politique, en proclamant qu&#8217;elle est favorable à une certaine égalité «&nbsp;mais en empiétant sur la liberté&nbsp;», ceci laissant à la droite et aux libéraux le rôle d&#8217;apôtres de la liberté. Il n&#8217;y a rien de plus faux. La «&nbsp;liberté bourgeoise&nbsp;», ou «&nbsp;liberté économique&nbsp;», comme expliqué plus ou moins bien à l&#8217;occasion de mon précédent article, n&#8217;a pour liberté que de nom, et serait même plutôt une contre-liberté, réservée à une élite financière, absolument anti-démocratique, spoliatrice et aliénante. Il est donc dommageable de faire le jeu du camp adverse en admettant cette contre-verité qui serait que «&nbsp;le libéralisme économique est une liberté fondamentale, mais que nous devons restreindre pour avoir plus d&#8217;égalité&nbsp;».</p>
<p>Dans la même veine, venu de la gauche et se voulant critiquer l&#8217;action jugée excessivement libérale du gouvernement&nbsp;: une image avec le slogan «&nbsp;Liberté, Egalité, Fraternité&nbsp;», où le mot «&nbsp;Egalité&nbsp;» est barré et remplacé, écrit en rouge en dessous et à la main, par celui de «&nbsp;liberté&nbsp;».</p>
<p>Au lieu d&#8217;utiliser une telle rhétorique, il serait à mon sens plus efficace et véridique de dire&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons la liberté et l&#8217;égalité pour tous, sur tous les plans&nbsp;; eux ne veulent que le pouvoir et la richesse pour une minorité de privilégiés.&nbsp;»</p>
<h4>Opportunisme et démagogie, les frères siamois</h4>
<p><em>« L&#8217;égalité, c&#8217;est donner à tous les mêmes chances de réussir dans la vie. »</em></p>
<p>C&#8217;est là la version «&nbsp;égalité des chances&nbsp;», reprise par les libéraux afin de s&#8217;approprier le concept de l&#8217;égalité, trop souvent accaparé par la gauche. L&#8217;égalité serait ainsi une sorte d&#8217;American Dream, un remake du mythe de l&#8217;ascenseur social, une victoire de «&nbsp;ce qu&#8217;on pourrait faire&nbsp;» sur la dure réalité de la vie.</p>
<p>Certes, donner à tout un chacun une chance de se faire une place au soleil à l&#8217;intérieur de la société, quelles que soient ses origines sociales, pourrait être considéré comme un infime fragment du concept d&#8217;égalité. Mais ceci ne règle en rien les problèmes de l&#8217;exploitation, de la misère, de l&#8217;aliénation au profit des puissances financières, de la totale hiérarchisation de la société, etc.</p>
<p>De même, il me paraît absolument bisounoursesque de prétendre qu&#8217;une telle égalité des chances puisse être un jour établie dans un monde où le profit fait loi, où les enfants de bourgeois et de parents «&nbsp;cultivés&nbsp;» (professeurs, &#8230;) seront toujours largement favorisés, tant en terme d&#8217;accès aux établissements que d&#8217;éducation et d&#8217;aide parentales, par rapport à ceux dont les parents triment quotidiennement à l&#8217;usine pour une bouchée de pain. Cette égalité des chances n&#8217;est pas qu&#8217;incomplète, elle est aussi totalement illusoire. Elle oublie qu&#8217;il n&#8217;existe pas seulement un monde d&#8217;avenirs éventuellement possibles (mais si peu probables&nbsp;!), mais surtout un monde de réalités quotidiennes, fait de pauvreté, d&#8217;exploitation et de souffrance, qui la rende de par nature impossible à réaliser.</p>
<h3>Pas de liberté sans égalité, pas d&#8217;égalité sans liberté</h3>
<p>Mais alors, cher auteur, toi qui crois tout savoir, qu&#8217;est-ce-qu&#8217;est réellement l&#8217;égalité&nbsp;?</p>
<p>Eh bien, c&#8217;est à la fois simple et compliqué. <em>L&#8217;égalité, c&#8217;est l&#8217;égalité en tant qu&#8217;êtres humains.</em> Certes, mais encore&nbsp;?</p>
<p>L&#8217;égalité, c&#8217;est la fin de toute hiérarchie, qu&#8217;elle soit sociale ou professionnelle. C&#8217;est l&#8217;abolition de toute autorité d&#8217;un homme sur un autre. C&#8217;est la destruction de la grande pyramide sociétale, c&#8217;est mettre chaque humain d&#8217;égal à égal.</p>
<p>Politiquement, l&#8217;égalité, c&#8217;est la démocratie, directe, sans intermédiaire, c&#8217;est permettre à chacun d&#8217;agir également sur son avenir, sans déléguer son droit de penser et de décider à un autre. C&#8217;est la déchéance du pouvoir, car un tel pouvoir s’exerce toujours sur un autre être humain. C&#8217;est considérer qu&#8217;un homme ne devrait jamais pouvoir imposer quelque chose à un autre homme ou à un groupe sans son consentement.</p>
<p>Socialement, c&#8217;est ne pas être jugé sur sa couleur de peau, sur ses origines, sur ses idées, sur ses orientations sexuelles, sur ses possessions matérielles, sur son passé, sur son sexe. C&#8217;est prendre chacun d&#8217;entre nous uniquement pour ce qu&#8217;il est&nbsp;: un primate évolué, ni plus, ni moins.</p>
<p>Économiquement, l&#8217;égalité, c&#8217;est aussi la fin de l&#8217;exploitation, de la manipulation, de l&#8217;aliénation. C&#8217;est l&#8217;abolition de toute hiérarchie, de toute oppression, de toute aliénation, de toute exploitation voulues par le mode de production actuel, qui nécessite à la fois une inégalité de la répartition des ressources (classes sociales) et des fonctions. Elle est donc nécessairement anticapitaliste. Être égaux, c&#8217;est ne pas être dominé, et encore moins dominer autrui.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;on pourrait considérer, sans en faire un parfait synonyme, mais plutôt une partie intégrante et indispensable, que&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><strong>L&#8217;égalité, c&#8217;est la liberté.</strong></p>
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		<item>
		<title>Le mythe de l’égalité des chances</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 15:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brogol</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous n'avez pas le travail de vos rêves, c'est que vous ne le méritez pas. Il fallait mieux travailler à l'école. Voyons ensemble pourquoi nous sommes prêts à croire un tel baratin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est le moteur au c&oelig;ur de nombreuses associations. Elle est le principe fondateur d&#8217;idéologies contemporaines. Elle est un argument justifiant des actions politiques. Elle est inscrite dans la devise de la République française et dans la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme. À n&#8217;en pas douter, l&#8217;<strong>égalité</strong>, est une puissante valeur de nos sociétés dites démocratiques. </p>
<h3>Point d&#8217;égalité sans individus</h3>
<p>Cette fameuse égalité est apparue grâce au travail. Au travail tel qu&#8217;il est conçu aujourd&#8217;hui. C&#8217;est-à-dire le travail obligatoire, le travail en vue du profit personnel, le travail professionnel. Ce travail date de l&#8217;époque de la Révolution française avec la disparition des sociétés inégalitaires aristocratiques et la naissance de l&#8217;individualisme. Avant, cette idée d&#8217;individu autonome, définissable séparément des autres, n&#8217;était même pas concevable. L&#8217;individualisme, c&#8217;était seulement de l&#8217;égoïsme. Maintenant, l&#8217;individu est le ciment de la société.</p>
<p>Cette unité de l&#8217;individu est vitale au principe d&#8217;égalité&nbsp;: humainement ou mathématiquement, une égalité nécessite toujours deux entités à comparer. La naissance de ce concept permet de penser la démocratie. Un individu c&#8217;est un citoyen, un vote, un justiciable, etc.</p>
<h3>Point d&#8217;égalité sans travail</h3>
<p>Revenons à nos gentils moutons travailleurs. Pour comprendre pourquoi la valeur d&#8217;égalité est apparue grâce au travail, il faut comprendre pourquoi nous travaillons. À mon avis, c&#8217;est la passion du bien-être qui permet cette compréhension. Nombre de nos choix sont guidés par l&#8217;envie d&#8217;être heureux. Le bonheur s&#8217;obtient grâce à la possession de biens matériels. Cette acquisition est possible par l&#8217;argent dans notre belle société capitaliste. Et l&#8217;argent s&#8217;obtient en travaillant. Résumons nous avec ce petit schéma&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;heureux</span> \o/</p>
<p>C&#8217;est beau, c&#8217;est simple. Mais c&#8217;est comme le père Noël et la petite souris, en grandissant nous n&#8217;y croyons plus. Le bonheur par le travail, l&#8217;argent et les biens matériels, il faut être bien naïf pour penser que cela suffit. Pourtant, ne jetons pas ce schéma à la poubelle, mais modifions sa conclusion <span class="valorise">biens&nbsp;&rarr;&nbsp;heureux</span>. Laissons de côté la recherche du bonheur, qui mérite des réflexions philosophiques plus complexes. Et, intéressons nous à connaître le but de la possession matérielle.</p>
<h3>Pourquoi posséder ?</h3>
<p>La première explication qui vient à l&#8217;esprit est l&#8217;utilité. Nous achetons de la nourriture pour manger, un lit pour dormir, des préservatifs pour faire sereinement l&#8217;amour, etc. Bref, la possession sert à satisfaire les besoins primaires.<br />
Pourtant, regardez autour de vous, tout ce qui vous appartient est-il vraiment utile&nbsp;? Non, loin de là&nbsp;! Nous pouvons en avoir l&#8217;impression, si nous ne prenons pas assez de recul. Nous pouvons justifier la plupart de nos achats. Mais, si nous ne bornons pas  à notre échelle, que voyons-nous&nbsp;? L&#8217;étudiant a &laquo;&nbsp;besoin&nbsp;&raquo; de son iPhone, l&#8217;homme d&#8217;affaires de sa Rolex, le cadre de sa télévision 16/9<sup>è</sup>, etc. Je caricature, mais l&#8217;idée est là&nbsp;: nous désirons posséder la même chose que le voisin modèle. Depuis que l&#8217;on peut prétendre élever notre niveau de vie par le travail, nous inventons nos besoins selon notre niveau de départ. Nous cherchons à être l&#8217;égal de notre voisin. Voilà pourquoi le travail crée la valeur d&#8217;égalité, car il la rend possible. Consciemment, ou inconsciemment, le but de cette stratégie de vie est d&#8217;être semblable au voisin, d&#8217;être accepté par ses pairs, d&#8217;être dans la norme.</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;égalité</span></p>
<h3>À chacun selon son mérite</h3>
<p>Nous parlons bien de la valeur d&#8217;égalité, le travail salarié ne crée pas d&#8217;égalité, mais il rend sa valeur puissante, possible et surtout désirable. Cette subtilité est très importante. Ainsi, toutes les inégalités nous paraissent injustes, sauf si elles sont basées sur le travail. Quel que soit le travail, on obtient le même argent. Mille euros obtenus en étant superviseur du ramassage et du recyclage des couches culottes usagées des maisons de retraite permettent d&#8217;acheter le même ordinateur que mille euros obtenus en étant astronaute. En se limitant au seul critère économique, l&#8217;on peut ainsi croire que le travail crée de l&#8217;égalité réelle. Après tout, l&#8217;argent possède la même valeur pour tous. Le salaire dépend du travail salarié. Le travail salarié dépend du travail scolaire. Le travail scolaire dépend entièrement de nous, de notre mérite. On obtient ainsi ce que nous pourrions appeler le schéma de notre vie&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">naissance&nbsp;&rarr;&nbsp;école&nbsp;&rarr;&nbsp;travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;<s>bonheur</s> égalité</span></p>
<p>Ce schéma, est présent dans l&#8217;imaginaire collectif. Il nous paraît rationnel. Il est plébiscité par nos classes dirigeantes, comme le montre cette citation&nbsp;:<br />
<cite style="border-left:5px solid #DDDDDD;display:block;font-family:serif;font-size:1.2em;font-style:normal;font-weight:bold;margin-top:1em;padding-left:36px;">&laquo;&nbsp;L&#8217;égalité n&#8217;est pas l&#8217;uniformité. L&#8217;égalité, c&#8217;est à chacun selon son mérite [&hellip;] la récompense du travail, du mérite, de l&#8217;effort, de l&#8217;initiative, de l&#8217;audace&nbsp;&raquo;</cite><br />
Quand Nicolas Sarkozy dit cela, il introduit plus précisément ce qui sous-tend l&#8217;acceptation du schéma, <strong>l&#8217;égalité des chances</strong>. Ce principe apparaît avec la seconde étape, l&#8217;<span class="valorise">école</span>.</p>
<h3>L&#8217;École de l&#8217;Inégalité</h3>
<p>L&#8217;école gomme les inégalités de naissance pour donner à chacun les mêmes chances de réussite. Ensuite, la réussite professionnelle dépend du travail fourni, de la filière choisie, du projet d&#8217;études. Bref, elle dépend des choix et stratégies adoptés par chacun. À chaque point de bifurcation, les avantages et les inconvénients sont soupesés. Et, selon les possibilités de notre mérite, la meilleure route est choisie.<br />
 Selon cette seule théorie, l&#8217;école devrait effectivement remplir son rôle. Or, l&#8217;on observe que l&#8217;école reproduit les inégalités sociales existantes. Si vous êtes sceptiques, il suffit de regarder les statistiques à ce sujet. En cherchant rapidement sur Internet, je trouve, par exemple, une étude de 2003 sur les <a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es361b.pdf"><em>inégalités sociales d’accès aux grandes écoles</em></a>. Elle nous dit qu&#8217;un enfant d&#8217;ouvrier agricole a 0,43&nbsp;% de probabilités d&#8217;intégrer une grande école, là où un enfant d&#8217;ingénieur en a 20,92&nbsp;%. Qu&#8217;elles datent de 50 ans ou d&#8217;aujourd&#8217;hui, ces études de données montrent globalement que les études scolaires dépendent directement du milieu social de départ. Ainsi un enfant d&#8217;ouvriers n&#8217;ira probablement pas en études supérieurs contrairement à un enfant de cadres. Il existe évidemment des exceptions et des variations selon les époques, mais globalement les classes sociales se reproduisent. Cette observation des faits met à mal l&#8217;idéologie de l&#8217;école de la République égalitaire.</p>
<h3>Et ainsi, l&#8217;inégalité fût justifiée</h3>
<p>Dans nos c&oelig;urs et dans les discours publics, l&#8217;égalité tient une place importante. Pourtant, dans le monde réel, on observe de nombreuses inégalités qui nous révoltent plus ou moins. Si cette inégalité est fondée sur le travail, elle ne nous paraît pas injuste. Elle ne nous révolte pas. Elle est basée sur l&#8217;école, qui est théoriquement la garantie de l&#8217;égalité des chances.<br />
On observe cependant ceci&nbsp;: au lieu de donner les mêmes chances à tout le monde, l&#8217;école ne fait que reproduire les inégalités existantes. Ainsi, le discours qui voudrait que nous obtenions un travail qu&#8217;en fonction de notre mérite est faux.</p>
<p>L&#8217;égalité des chances n&#8217;est qu&#8217;un mythe, nos chances sont déjà déterminées par le milieu social de naissance. L&#8217;école permet juste de légitimer ces inégalités, de nous faire croire qu&#8217;elles sont justes. On peut alors se questionner sur le rôle de l&#8217;école actuel. Plus que de les légitimer, l&#8217;école ne crée-t-elle pas les inégalités&nbsp;? Est-ce que l&#8217;école pourrait être cet outil au service des élites permettant aux inégalités de se reproduire encore et encore&nbsp;?</p>
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		<title>Revenir au capitalisme pour préserver notre environnement</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Melkion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Une société libre implique nécessairement, si l’on ne peut envisager de se passer d’Etat, un gouvernement limité qui décide de lois objectives dans le seul but de protéger les droits naturels inaliénables de l’homme. Force est de constater que ce n’est pas le cas de nos jours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est aujourd’hui courant d’entendre dans les médias mainstream et dans les conversations les plus banales, que les modes de vie que nous permettent nos sociétés capitalistes sont responsables des principaux désastres environnementaux. C’est oublier bien vite que l’état de santé des habitants des pays les plus développés ne cesse de s’améliorer grâce à de meilleurs traitements de l’air, de l’eau et de la nourriture notamment. La circulation automobile y est bien plus importante qu’ailleurs, et pourtant nous vivons mieux<br />
et plus longtemps. Le progrès est au service de l’humanité. Le niveau de pollution des régions développées est en constante diminution, l’industrialisation cédant à la tertiarisation. Certains argueront que si nos sociétés sont plus saines qu’auparavant, cela est en grande partie dû au fait que nos industries polluantes se délocalisent dans des pays moins riches, et que l’environnement y est là-bas menacé.</p>
<p>De là entendons-nous pousser des cris d’orfraie que le capitalisme apatride a encore frappé, et que les multinationales sans scrupules exploitent les populations locales à seule fin de profit. Sans doute cherchent-elles à augmenter leurs bénéfices. Toutefois, c’est faire abstraction de la plus élémentaire définition du capitalisme, qui est la protection des droits de propriété, la responsabilité à son égard, et la liberté d’en disposer à sa guise, si tant est qu’elle ne nuit pas à autrui. Ces 3 piliers sont essentiels à la<br />
compréhension des causes réelles des nuisances environnementales. Ceci est à mettre en rapport avec la définition précise des droits de chacun, sur soi et vis-à-vis d’autrui. Si je décide de polluer le sol de mon jardin en y laissant des détritus, cela ne concerne que moi. A l’inverse, si je décide de faire de même chez mon voisin, je serais dans mon tort le plus absolu, à moins d’avoir préalablement obtenu son consentement.</p>
<p>La principale difficulté provient donc du flou entourant ce que l’on appelle communément les biens collectifs. Appartenant à tout le monde, ils n’appartiennent en réalité à personne. L’utilisation d’un bien est étroitement liée à la responsabilité qui m’incombe vis-à-vis de lui, et de sa potentielle utilisation future. Par exemple, étant pêcheur, mon intérêt sera de profiter au maximum et au plus vite de la faune sous-marine pour couper l’herbe sous le pied de mes concurrents, quitte à en épuiser totalement les ressources. Exemple inverse, une zone marine m’appartenant, j’ai tout intérêt à l’exploiter le plus sagement possible, sans la polluer pour éviter de faire fuir le poisson, ainsi qu’à préserver un écosystème capable de se régénérer pour en tirer un revenu futur. Propriété n’est rien sans responsabilité. Le deuxième régulateur naturel étant le marché en lui-même. Rareté entraînant cherté, les espèces de poissons dont les représentants voient leur nombre diminuer seront les plus onéreuses, et donc moins consommées. L’Etat, en instaurant des systèmes de quotas, fait augmenter les prix du produit artificiellement, et n’incite qu’au braconnage, à la corruption, et à la mise en place de réseaux qui tentent de contourner ces barrières afin d’augmenter leurs revenus aux dépends des autres acteurs qui se plient aux règles.</p>
<p>La mauvaise définition des droits de propriété engendre des effets pervers très souvent plus néfastes que de laisser se développer une situation qui prendra inévitablement la direction d’un ordre spontané, imprévisible et non modélisable. Et c’est à n’en pas douter la plus grande crainte des hommes de l’Etat que de ne pas avoir le contrôle. C’est à cette fin qu’a été instauré le principe de précaution. S’il avait été appliqué auparavant, Denis Papin n’aurait jamais pu inventer la machine à vapeur, Edison serait mort à la lueur d’une bougie, et Ader serait resté désespérément les pieds cloués au sol. Les hommes de l’Etat se sentent obligés à devoir prendre des décisions. On se demande bien en quoi est-ce légitime, d’une part d’un strict point de vue de philosophies du droit et morale, mais surtout, en quoi est-ce efficace, quand l’on connait leur incapacité à résoudre les problèmes, notamment ceux traitant de l’environnement. L’assèchement de la mer d’Aral, Tchernobyl, les pluies acides en Roumanie&#8230; ne sont pas le fait de personnes privées. D’une manière générale, l’intervention des pouvoirs publics fausse la définition des droits de chacun. Pour rappel, un droit de propriété se compose de l’usus (droit d’usage), du fructus (droit de récolter les fruits de son bien) et de l’abusus (droit d’en disposer). Le cas de la déforestation en Amazonie est à ce titre des plus intéressants. L’Etat brésilien, concessionnaire, détient l’abusus, mais cède usus et fructus aux sociétés exploitantes, qui n’ont d’autre incitatif que de piller au maximum les ressources qui leur sont accordées durant le temps qui leur est<br />
imparti. Dans un système véritablement capitaliste, ces sociétés posséderaient l’entière propriété de parcelles, et seraient incitées à une gestion pérenne, soit afin d’exploiter de nouvelles ressources ultérieurement, soit afin de pouvoir les revendre à un bon prix.</p>
<p>Le cas de la plateforme pétrolière <abbr title="British Petroleum Amoco">BP</abbr>, dont la fuite d’un tuyau a<br />
provoqué la plus grande marée noire de l’histoire, est elle aussi évocatrice de ce biais. BP agit avec l’accord des autorités américaines, qui l’empêchent de forer plus près du rivage, ce qui augmente d’autant plus la difficulté de réparation et d’entretien. Le pétrolier de son côté tente d’exploiter au maximum son gisement d’or noir, quitte à courir à la catastrophe. Les droits de propriété des eaux et rivages n’étant que peu identifiés, leurs propriétaires, si tant est qu’il y en a, ne pourront pas faire entendre et valoir leurs droits. Si l’on excepte l’impact négatif sur l’image de la compagnie, BP est incité à prendre le maximum de risques pour maximiser ses coûts. Or si elle devait rembourser via dommages et intérêts tous les propriétaires des eaux, rivages et ressources (ostréiculteurs, etc…) souillés, la manœuvre ne serait pas du tout rentable. La société ne l’envisagerait donc pas et laisserait tomber son projet de plateforme ou consacrerait plus de moyens à construire des installations sûres si elle estime que le jeu en vaut la chandelle.</p>
<p>Une société libre implique nécessairement, si l’on ne peut envisager de se passer d’Etat, un gouvernement limité qui décide de lois objectives dans le seul but de protéger les droits naturels inaliénables de l’homme. Force est de constater que ce n’est pas le cas de nos jours. Certains parlent de capitalisme de connivence qui n’aurait que peu à envier au capitalisme d’Etat en vigueur en ex-<abbr title="Union des républiques socialistes soviétiques">URSS</abbr>. Définir le plus finement possible les droits de propriété de chacun, assumer les conséquences de ses choix en en étant pleinement responsable, et être libre d’en disposer sans agresser ni nuire à autrui, c’est cela l’essence fondamentale du capitalisme, seul système qui permette de gérer au mieux, spontanément, notre avenir ainsi que celui de notre environnement.</p>
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		<title>La Politeia 2.0</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 07:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brogol</dc:creator>
				<category><![CDATA[La revue]]></category>

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		<description><![CDATA[La Politeia change, La Politeia évolue. Vous pouvez maintenant proposer vos propres articles pour être publié dans La Politeia !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après quelques mois d&#8217;existence tranquille, la qualité des participations fait plaisir à voir. Sans avoir eut besoin d&#8217;établir de règles précises et contraignantes, les réactions librement ouvertes à tous sont souvent réfléchies et enrichissantes. Prouvant, si cela est encore nécessaire, qu&#8217;Internet est un lieu tout indiqué à la discussion, au partage et à l&#8217;évolution de la réflexion.<sup>[<a id="note-reagissez" href="#def-reagissez">1</a>]</sup></p>
<h3>Proposez vos articles</h3>
<p>Maintenant que l&#8217;on a vu qu&#8217;il est possible d&#8217;avoir un blog avec des réactions intelligentes, les vôtres, il est temps de passer à la vitesse supérieure&nbsp;: La Politeia devient une <strong>revue collaborative en ligne</strong>. Comme promis lors de l&#8217;<a href="http://lapoliteia.com/bienvenue/">ouverture du site</a>, vous pouvez enfin parler des sujets qui vous tiennent à c&oelig;ur en <a href="http://lapoliteia.com/proposer-un-article/">proposant vous-même vos articles</a>.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de thème interdit, tous les articles proposant une réflexion pertinente ont leurs chances. Affûtez vos plumes, la sélection de ces articles se fait par un comité de lecture. Les membres du comité, triés sur le volet, sont anonymes. Même si vous me connaissez personnellement je ne vous dirai pas qui ils sont, La Politeia est incorruptible ! ;)</p>
<h3>Nouveau design</h3>
<p>J&#8217;ai aussi profité de cette mise à jour du site pour refondre quelque peu le design, toujours dans un souci d&#8217;allier l&#8217;ergonomie à l&#8217;esthétisme. N&#8217;hésitez pas à faire part de vos critiques, le design n&#8217;est pas figé, il évolue avec le site et vos remarques. Je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas eu l&#8217;ocassion de le tester sous toutes les configurations, donc si vous voyez des bizarreries, je suis tout ouïe. </p>
<p>Mais assez parler, je vous laisse découvrir toutes ces nouveautés. Et, <strong>bienvenue sur La Politeia 2.0&nbsp;!</strong></p>
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