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	<title>La revue Légion</title>
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	<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 04:01:32 +0000</pubDate>
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		<title>C’est le temps du concours! Envoyez-nous vos meilleures photos de coquelicots</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/c%e2%80%99est-le-temps-du-concours-envoyez-nous-vos-meilleures-photos-de-coquelicots/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 04:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[<p class="caption_img"></p>
<p>C’est le moment de prendre votre appareil photo et de vous inscrire à notre concours de photos de coquelicots. Nous sommes à la recherche de belles photos de la fleur qui sert de symbole universel du souvenir. Il n’en tient qu’à vous de décider où vous allez prendre vos photos; dans votre jardin ou aux vieux champs de bataille en Europe du Nord-Ouest. Les gagnants des première, deuxième et troisième place auront l’honneur de se faire publier dans notre numéro de novembre/décembre, à temps pour le jour du Souvenir.</p>
<p>Le concours est ouvert à tous nos lecteurs. Cependant, les photos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/photospreadintro.jpg" alt=". [PHOTO : DAN BLACK]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p>C’est le moment de prendre votre appareil photo et de vous inscrire à notre concours de photos de coquelicots. Nous sommes à la recherche de belles photos de la fleur qui sert de symbole universel du souvenir. Il n’en tient qu’à vous de décider où vous allez prendre vos photos; dans votre jardin ou aux vieux champs de bataille en Europe du Nord-Ouest. Les gagnants des première, deuxième et troisième place auront l’honneur de se faire publier dans notre numéro de novembre/décembre, à temps pour le jour du Souvenir.</p>
<p>Le concours est ouvert à tous nos lecteurs. Cependant, les photos doivent nous parvenir le 18 septembre 2009 au plus tard. Elles doivent aussi être conformes aux spécifications techniques suivantes. Toutes les photos envoyées par courriel doivent l’être en format JPEG et le fichier ne doit pas dépasser les 5 Mo.</p>
<p>Vu le grand nombre de photos que nous nous attendons à recevoir, elles ne seront pas retournées. Vous pouvez envoyer les vôtres par courriel à <a href="mailto:magazine@legion.ca" target="_blank">magazine@legion.ca</a> ou par la poste, à la revue Légion, 86, place Aird, Kanata (Ont.) K2L 0A1. Veuillez donner vos nom et adresse et le numéro de téléphone où on peut vous joindre pendant la journée. Bonne chance!</p>
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		<title>Où poussent les coquelicots</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/ou-poussent-les-coquelicots/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 12:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="caption_img"></p>
<p>Épuisé et désespéré du carnage incessant qu’on apportait dans sa salle opératoire de fortune, le major John McCrae, du Service de santé de l’armée canadienne, faisait de son mieux pour garder les blessés en vie pendant les violents combats de la deuxième bataille d’Ypres.</p>
<p>McCrae connaissait bien la guerre. Vrai patriote de l’Empire britannique, il avait servi en Afrique du Sud pendant la guerre des Boers en tant qu’officier d’artillerie. Il aimait encore l’artillerie, mais, étant devenu médecin, il avait été appelé à servir où son expertise serait le plus utile. Le 2 mai 1915 lui parvint la nouvelle qu’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/poemintro.jpg" alt="John McCrae s’est fait l’ami d’une victime du nom de Bonneau pendant la guerre. [PHOTO : LIBRAIRIE ET ARCHIVES CANADA—C46284]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p><strong>Épuisé et désespéré du carnage incessant qu’on apportait dans sa salle opératoire de fortune, le major John McCrae, du Service de santé de l’armée canadienne, faisait de son mieux pour garder les blessés en vie pendant les violents combats de la deuxième bataille d’Ypres.</strong></p>
<p>McCrae connaissait bien la guerre. Vrai patriote de l’Empire britannique, il avait servi en Afrique du Sud pendant la guerre des Boers en tant qu’officier d’artillerie. Il aimait encore l’artillerie, mais, étant devenu médecin, il avait été appelé à servir où son expertise serait le plus utile. Le 2 mai 1915 lui parvint la nouvelle qu’un de ses amis, le lieutenant Alexis Helmer, qui dirigeait un feu d’artillerie, avait été tué.</p>
<p>Helmer était méthodiste mais il n’y avait pas d’aumônier, alors McCrae assista à son enterrement et récita de mémoire un passage de l’ordre d’enterrement des morts de l’Église anglicane.</p>
<p>Il existe plusieurs récits à savoir si c’est ce même soir-là ou le lendemain matin que McCrae, en 15 minutes, a écrit le poème pour lequel son nom serait toujours associé.</p>
<p><strong>Au Champ d’honneur</strong></p>
<p><em><strong>Au champ d’honneur, les coquelicots<br />
Sont parsemés de lot en lot<br />
Auprès des croix; et dans l’espace<br />
Les alouettes devenues lasses<br />
Mêlent leurs chants au sifflement<br />
Des obusiers.</strong></em></p>
<p><em><strong>Nous sommes morts<br />
Nous qui songions la veille encor’<br />
À nos parents, à nos amis,<br />
C’est nous qui reposons ici<br />
Au Champ d’honneur.</strong></em></p>
<p><em><strong>À vous jeunes désabusés<br />
À vous de porter l&#8217;oriflamme et de garder au fond de l&#8217;âme le goût de vivre en liberté.<br />
Acceptez le défi, sinon les coquelicots se faneront Au Champ d&#8217;honneur.</strong></em></p>
<p>Publié anonymement dans la revue Punch le 8 décembre 1915, le poème a circulé grandement, en Angleterre et en Amérique du Nord.</p>
<p>Moina Michael, enseignante de Géorgie (États-Unis) détachée du siège des Secrétaires militaires d’outre-mer du YMCA de New York pendant la guerre, allait jouer un rôle dans le lancement de la campagne du coquelicot en Amérique du Nord. Elle écrirait par la suite une réponse au défi que lançait le poème qu’elle lut dans la revue états-unienne Ladies Home Journal en 1918.</p>
<p><strong>Nous garderons la foi</strong></p>
<p><em><strong>Vous qui reposez au champ d’honneur<br />
— pour vous redresser<br />
Nous avons accepté votre flambeau<br />
Et le tenant bien haut<br />
Nous donnons notre foi aux disparus<br />
Nous aussi vénérons le rouge coquelicot<br />
Qui croît au champ où la valeur a conduit</strong></em></p>
<p><em><strong>Il semble signifier aux cieux<br />
Que le sang des héros est immortel<br />
Et qu’il donne de l’éclat au rouge<br />
De la fleur qui s’épanouit au-dessus des défunts<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Et maintenant, le flambeau et le rouge coquelicot<br />
Portez-les en l’honneur de nos morts<br />
N’ayez pas peur d’avoir péri pour rien<br />
Nous avons appris la leçon que vous avez enseignée<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p>Après la Grande Guerre, pendant des années, Michael s’est faite la cham­-pionne de la campagne du coquelicot. Son poème et bien d’autres qu’on considérait comme des réponses au poème originaire de McCrae, ont été publiés. Cependant, il est bon de remarquer que beaucoup d’entre eux varient quant à la ponctuation, l’orthographe et le style, y compris la réponse suivante composée par R.W. Lilliard.</p>
<p><strong>La réponse de l’Amérique</strong></p>
<p><em><strong>Gisez en paix, héros des Flandres<br />
Le combat que vous avez si courageusement mené<br />
Nous l’avons repris<br />
Et nous vous donnerons<br />
Vraiment foi, à vous qui reposez là<br />
À chacun une croix assignée<br />
Et les coquelicots au-dessus de lui<br />
Quand son propre sang était rouge<br />
Alors que votre repos soit doux et  profond<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>N’ayez crainte d’être mort pour rien<br />
Nous avons saisi le flambeau que vous nous avez lancé<br />
Dix millions de mains le lèveront haut<br />
Et la liberté jamais ne s’estompera<br />
Nous avons appris la leçon que vous avez enseignée<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p>La New York Times Book Review (Critique littéraire du New York Times) rapportait plusieurs des réponses faites au poème de McCrae, suite à la question qu’un lecteur posait en novembre 1918, et on y remarquait que celui qu’on connaissait le mieux était celui de C.B. Galbreath, et il y fut alors imprimé.</p>
<p><strong>Au Champ d’honneur (une réponse)</strong><br />
<em><strong>Au champ d’honneur les canons tonnent<br />
Et les éclairs irréguliers éclairent la noirceur<br />
Alors qu’au-dessus; comme l’aigle, volent<br />
Les féroces destroyers des cieux<br />
Tachée, la terre où vous gisez<br />
Est plus rouge que la fleur du coquelicot<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Reposez, héros, l’obus criard<br />
La tranchée tremblante, le cri de surprise<br />
La fureur infernale du combat<br />
Ne vous toucheront, car tout va bien<br />
Dormez en paix, car tout va bien</strong></em></p>
<p><em><strong>Nous portons votre flambeau bien haut<br />
Le cœur battant, nous jurons<br />
Notre foi de combattre jusqu’au bout<br />
Pour pulvériser l’ennemi, ou dormir avec vous<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p>Il y a une autre réponse au poème de McCrae qui s’est faite partie de la tradition littéraire. Il a été écrit par John Mitchell, un poète resté par ailleurs dans l’ombre, mais qui a été immorta­lisé quand Hazel Felleman l’a choisi pour son anthologie de 1936 intitulée The Best Loved Poems Of The American People (Les poèmes préférés du peuple américain).  Felleman avait longtemps été éditrice de la New York Times Book Review (Critique littéraire du New York Times). L’anthologie de 670 pages contient 575 poèmes, dont In Flanders Fields. Le livre a été indispensable dans la bibliothèque d’une génération états-unienne et canadienne pendant quelques décennies suivant sa parution. Les distributeurs évaluent à 1,5 million le nombre de copies imprimées.</p>
<p>Le poème de Mitchell a pour titre Reply to In Flanders Fields (Réponse à In Flanders Fields)</p>
<p><strong>Reply to In Flanders Field</strong><br />
<em><strong>Oh! dormez en paix où pousse le coquelicot<br />
Le flambeau que votre main a lâché en tombant<br />
Saisi par nous, tenu bien haut à nouveau<br />
Signal lumineux dans le ciel des Flandres<br />
Qui atténue la lumière des étoiles</strong></em></p>
<p><em><strong>Vous, nos morts, avez retenu l’ennemi<br />
Et avant que le coquelicot cesse de fléchir<br />
Nous vous aurons prouvé notre foi<br />
À vous qui gisez<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Dormez en paix, nous allons vite<br />
Vers vous qui avez péri courageusement et savez<br />
Que dans d’autres champs a été entendu le cri<br />
De la liberté, de vous qui gisez<br />
Immobile où pousse le coquelicot<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Car en grondant, ci et là<br />
L’éclair clignote, le ciel s’éclaire<br />
Les puissantes armées poignent et,<br />
Au-dessus du bruit des combats hurlent</strong></em></p>
<p><em><strong>Silencieux parmi les canons ici-bas<br />
Les cœurs intrépides qui combattent l’ennemi<br />
Et gardent l’endroit où pousse le coquelicot<br />
Oh! Dormez en paix, vous tous qui gisez<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Et le coquelicot continue de fléchir<br />
Entre les croix et les rangées dressé<br />
Les alouettes continuent leur vol<br />
Et chantent maintenant leur berceuse<br />
Pour vous qui dormez où pousse le coquelicot<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p>La réponse au poème de McCrae la plus touchante est peut-être celle qu’a écrite, après la mort de ce dernier, sa connaissance de guerre, Frederick George Scott. Scott, poète célèbre avant la guerre, est un pasteur anglican que McCrae avait connu au Canada. Scott a servi comme aumônier dans la 1re Division cana­-dienne à la Première Guerre mondiale. Il a survécu à la guerre et ses mémoires, The Great War As I Saw It (la Grande Guerre telle que je l’ai vue), sont souvent cités comme mémoires personnels de la guerre du point de vue canadien.</p>
<p>Scott faisait partie de la délégation qui est allée en France en 1936 assister au dévoilement du Mémorial de Vimy. À ce moment-là, il était vénérable archi­-diacre Scott. Son poème, qu’il a curieusement intitulé Rememberance (souvenir [sauf que le troisième e est un ajout erroné]) — et il refusait de le corriger — lui a été inspiré par le pèlerinage et le mémorial superbe.</p>
<p><strong>Rememberance</strong><br />
<em><strong>Les roses du souvenir poussent<br />
maintenant<br />
Où autrefois poussaient les coquelicots<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Le parfum des doux myosotis<br />
Plane maintenant autour de chaque lot<br />
Et ceux qui dorment ne sont pas oubliés<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Nos héros ont payé le prix de la paix<br />
Priez que Dieu nous sauve de la guerre<br />
Que d’autres héros ne soient emportés<br />
Au Champ d’honneur</strong></em></p>
<p><em><strong>Le flambeau qu’ils ont lancé en mourant<br />
Que Dieu en éclaire une meilleure Terre<br />
Et que tout le monde s’unisse<br />
Aux champs flamands</strong></em></p>
<p>Lorsque Scott a écrit sa réponse, le coquelicot était déjà devenu le symbole du souvenir. À tel point que des coquelicots avaient été sculptés sur le monument qu’il était allé voir dévoiler en France. D’une certaine manière, le monument est une réponse aussi.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le coquelicot prend racine</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/le-coquelicot-prend-racine/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/le-coquelicot-prend-racine/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 12:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="caption_img"></p>
<p>Les explosions causées par l’artillerie et les mines pendant la Première Guerre mondiale ont tellement retourné la terre que le mélange de cultures et de végétation n’arrivaient à croitre. Une fleur sauvage fleurissait toutefois dans cette terre agitée : le coquelicot. Sa couleur rappelait aux soldats le sang versé à même le sol et elle inspira le Canadien John McCrae à écrire son poème fameux Au Champ d’honneur.</p>
<p>Le poème a inspiré, à son tour, la campagne du coquelicot de la Légion royale canadienne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Chaque année, pendant les deux semaines qui précèdent le jour du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/historyintro.jpg" alt="une vieille photo d’anciens combattants fabriquant des couronnes et des coquelicots à Montréal. [PHOTO : musée canadien de la guerre—19720228-001]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p><strong>Les explosions causées par l’artillerie et les mines pendant la Première Guerre mondiale ont tellement retourné la terre que le mélange de cultures et de végétation n’arrivaient à croitre. Une fleur sauvage fleurissait toutefois dans cette terre agitée : le coquelicot. Sa couleur rappelait aux soldats le sang versé à même le sol et elle inspira le Canadien John McCrae à écrire son poème fameux Au Champ d’honneur.</strong></p>
<p>Le poème a inspiré, à son tour, la campagne du coquelicot de la Légion royale canadienne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Chaque année, pendant les deux semaines qui précèdent le jour du Souvenir, quelque 19 millions de coquelicots sont distribués au Canada.</p>
<p>Le coquelicot pour revers est un morceau de plastique rouge modelé couvert d’un flocage (qui ressemble à du velours). L’épingle, dans le centre noir, sert à le fixer au vêtement. Le coquelicot conçu à l’origine était noir au centre, mais en 1980, cette couleur a été remplacée par du vert. Le centre est redevenu noir en 2002, comme l’est le centre des coquelicots des Flandres.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/historyinset1.jpg" alt="Les légionnaires de ce qui était alors Fort William (Ont.) distribuaient des coquelicots aux écoliers. [PHOTOS : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" align="middle" height="419" width="515" /></p>
<p>Comme toujours, ils sont distribués gratuitement. Quand une personne fait un don à la campagne annuelle, c’est strictement son bon vouloir. Les fonds ramassés servent à assister ceux qui ont servi ou qui se trouvent dans le besoin. La campagne est souvent vue comme « l’aide aux vivants par les morts ». En 2007, on a ramassé 16,4 millions de dollars.</p>
<p>Bien que l’auteur d’Au Champ d’honneur était canadien, la campagne du coquelicot trouve ses origines en France et aux États-Unis.</p>
<p>En novembre 1918, Moina Michael, qui travaillait au siège des Secrétaires militaires d’outre-mer du YMCA à New York, inspirée par le poème de McCrae, acheta des coquelicots en soie qui seraient portés à l’Armistice. Elle s’est ensuite mise à promouvoir le port du coquelicot à chaque Armistice.</p>
<p>Deux années plus tard, la Française Anna E. Guérin était aux États-Unis pour ramasser des fonds pour les orphelins. Elle conçut l’idée d’une campagne du coquelicot qui servirait à ramasser des fonds pour ceux qui avaient été dépouillés par la guerre. De retour en France, elle alla voir des anciens combattants blessés qui se mirent à fabriquer des coquelicots à distribuer, en échange de dons.</p>
<p>Elle s’en alla en Grande-Bretagne où elle convainquit le maréchal Earl Haig d’employer les soldats blessés pour faire des coquelicots à porter au revers. Il encouragea aussi la British Legion à marquer sa première campagne du coquelicot, en 1921, avec des coquelicots achetés en France.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/historyinset2.jpg" alt="Les dames auxiliaires de Peterborough (Ont.) distribuent des coquelicots au début des années 1970. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" align="middle" height="416" width="515" /></p>
<p>Cette même année-là, Guérin vint en Ontario, à Port Arthur (actuellement une partie de Thunder Bay), où elle assista à un congrès de la Great War Veterans Association (association des vétérans de la Grande Guerre), le plus grand des groupes d’anciens combattants qui allaient former la Légion canadienne. « La GWVA a vite accepté la suggestion que le coquelicot soit porté à l’Armistice et, le 11 novembre 1921, les coquelicots fabriqués par les femmes et enfants de France étaient distribués au Canada, sous le parrainage de la GWVA, pour la première fois », écrivait Clifford Bowering dans Service, une histoire de la Légion royale canadienne publiée en 1960.</p>
<p>En 1922, le ministère fédéral du Rétablissement civil des soldats parvenait à un accord avec Vetcraft Industries Inc. pour produire les coquelicots pour la campagne du coquelicot de 1922. Vetcraft employait des anciens combattants invalides pour la manufacture de divers objets artisanaux.</p>
<p>La campagne du coquelicot aurait trois objectifs : servir de signe visible du souvenir, ramasser des fonds pour les anciens combattants dans le besoin et donner du travail aux anciens combattants invalides. « De façon appropriée, au Canada, la manufacture des répliques en soie s’était concentrée peu à peu entre les mains des hommes qui avaient été brisés par le conflit. Les hommes qui ne pouvaient se faire embaucher dans le monde du commerce ordinaire trouvaient dans la manufacture de ces petites fleurs une tâche sacrée et agréable. Leurs doigts ne sont peut-être pas agiles et leur rendement est peut-être modeste, mais ils s’appliquent pour un résultat que les procédés de fabrication commerciaux rapides ne peuvent certainement pas couvrir », écrivait-on dans le Legionary, le prédécesseur de la revue Légion.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/historyinset3.jpg" alt="La princesse Alice (au c.), épouse du gouverneur général canadien, le comte d’Athlone, lance la campagne annuelle du coquelicot pendant la Seconde Guerre mondiale. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" align="middle" height="388" width="515" /></p>
<p>En 1925, le Canada était le pays d’accueil du congrès de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique où il fut décidé que le coquelicot serait dorénavant l’emblème universel du souvenir partout dans l’Empire britannique.</p>
<p>La campagne du coquelicot a grandi chaque année depuis, surtout ces dernières années. « D’après moi, elle a commencé à vraiment grandir lors de l’établissement de la Tombe du Soldat inconnu (en 2000) et de la vague des deux minutes de silence (en 1999) », dit le président du Comité national du coquelicot et du souvenir Gordon Moore. « Les trois ou quatre dernières années, conséquence de l’Afghanistan, les gens vont aux cénotaphes en grand nombre assister aux services. »</p>
<p>Les coquelicots ont été fabriqués par Vetcraft Industries Ltd. jusqu’en 1996, l’année où Anciens combattants Canada a cessé de patronner la société. La Légion a alors pris la responsabilité des coquelicots et des couronnes et adjugé le contrat à une société fermée de Toronto.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/06/historyinset4.jpg" alt="Les dames auxiliaires en visite à une école dans le cadre de la campagne du coquelicot au milieu des années 1970. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" align="middle" height="389" width="516" /></p>
<p>Le coquelicot à revers cause bien de la frustration car il se perd facilement; il peut se faire décrocher par une ceinture de sécurité ou par quelque autre objet. La Direction nationale a lancé récemment les coquelicots collants — sans épingle — lesquels sont distribués dans les établissements de soins de longue durée où les épingles sont des inconvénients. Ils y sont très populaires.</p>
<p>« Il me faut une dizaine de coquelicots à chaque période du jour du Souvenir. Ça me dérange pas de donner 5 $ de plus pour en remplacer un », dit Moore. « Une fois, j’ai dis à une dame dans une résidence pour aînés que si on enfonce l’épingle dans une gomme à crayon, ça l’empêche de tomber, dit Moore. Elle m’a répondu : “Merci du conseil et voici un autre don de 5 $”. »</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un partenariat qui harmonise les relations avec les familles militaires</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/un-partenariat-qui-harmonise-les-relations-avec-les-familles-militaires/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/07/un-partenariat-qui-harmonise-les-relations-avec-les-familles-militaires/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 15:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jen Dalziel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) d’Halifax et de la région fait équipe avec la Légion royale canadienne pour ouvrir les portes, les lignes téléphoniques, le site Web et les corbeilles d’arrivée à toute une nouvelle cuvée de familles militaires.</p>
<p>Depuis 2006, le CRFM a organisé deux séries de sessions par année, aux filiales de la Légion de la province, pour expliquer les services qu’il offre aux familles militaires des petites collectivités.</p>
<p>Bernie Mullin-Splude, coordonnatrice de la liaison du CRFM, dit que « La Légion est le centre communautaire dans la plupart des petites villes de cette province. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) d’Halifax et de la région fait équipe avec la Légion royale canadienne pour ouvrir les portes, les lignes téléphoniques, le site Web et les corbeilles d’arrivée à toute une nouvelle cuvée de familles militaires.</p>
<p>Depuis 2006, le CRFM a organisé deux séries de sessions par année, aux filiales de la Légion de la province, pour expliquer les services qu’il offre aux familles militaires des petites collectivités.</p>
<p>Bernie Mullin-Splude, coordonnatrice de la liaison du CRFM, dit que « La Légion est le centre communautaire dans la plupart des petites villes de cette province. Et vu que nous faisons la même sorte de travail — soutien pour servir les membres des Forces cana­diennes actuels et anciens ainsi que leur famille — la Légion a accepté d’emblée de travailler avec nous. Alors nous avons assemblé une série d’exposés et de présentations, la Légion nous a donné la place et nous sommes partis “en tournée d’information”. »</p>
<p>Au cours des présentations, on expliquait surtout aux parents des membres des Forces quels sont les services offerts par le CRFM. Mullin-Splude remarque que la plus grande partie de la population militaire d’Halifax est formée de jeunes réservistes, dont un grand nombre n’ont pas de parent militaire. Leurs parents sont rarement familiers avec le mode de vie militaire et avec les ser­vices auxquels ils ont droit. Grâce aux sessions de diffusion du CRFM, ces familles sont renseignées sur les ser­vices isolés et communautaires et elles ont l’occasion de poser des questions et de communiquer entre elles confor­tablement, dans une atmosphère de détente.</p>
<p>« Je pense qu’il est très important de donner aux familles l’occasion de se rencontrer, dit Mullin-Splude. Les autres familles comprennent ce qu’on ressent; elles sont présentes et elle comprennent; elles peuvent être du plus grand soutien. »</p>
<p>Elle fait remarquer que le partenariat entre le CRFM et la Légion s’est avéré propice aux propres programmes d’approche de la Légion en attirant les familles militaires. Bernie a aussi tendu la main à la Légion en faisant des présentations aux filiales sur les meilleures manières de joindre la nouvelle génération de jeunes soldats, d’anciens combattants et de familles.</p>
<p>« En fait, les anciens combattants canadiens modernes ont, en moyenne, 36 ans, dit-elle. La Légion est une grande institution qui fait un travail merveilleux et elle doit trouver des moyens nouveaux qui conviennent à la génération sui­vante. C’est une façon de présenter la Légion à de nouvelles familles. »</p>
<p>Depuis le début du partenariat, le CRFM a rendu visite à des dizaines de petites collectivités rurales, chaque fois avec l’assistance de la Légion. L’envergure des sessions a augmenté grâce à l’inclusion d’autres présentations sur le soutien du déploiement, aux conférenciers invités de la Légion, au Soutien social aux victimes de stress opérationnel et aux Services d’aide aux victimes. L’équipe du CRFM a l’intention de reprendre la route chaque printemps et chaque automne.</p>
<p>« Tout le monde profite de ce genre de relations. Je tiens beaucoup à ce “mariage“, dit-elle. Ce partenariat devrait être consolidé, car il aide les familles lors de leur passage du monde militaire au monde des anciens combattants. »</p>
<p>Nota : Les officiers d’entraide de Terre-Neuve-et-Labrador à la Colombie-Britannique/Yukon établissent un partenariat avec les CRFM pour subvenir aux besoins des anciens combattants et de leur famille grâce à toute une gamme d’activités coopératives. Les relations avec les centres ruraux ainsi qu’avec les centres urbains à travers le pays, par la base, sont essentielles à toutes sortes de besoins des familles militaires.</p>
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		<title>53e Congrès de la division du Québec</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 15:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les congressistes québécois se concentrent sur le service
<p>Après trois congrès marqués par des changements importants, des controverses et des revers aux élections, la paix a régné au 53e Congrès de la Division du Québec.</p>
<p>« Les trois jours devraient être des jours de camaraderie », dit la présidente sortante de la division Annette Arsenault, et sa déclaration fut reprise par la première vice-présidente nationale Pat Varga, qui transmettait aussi les salutations du président national Wilf Edmonds.</p>
<p>Varga a d’abord demandé aux vétérans de la Seconde Guerre mon-diale de se lever; ensuite, un groupe à la fois, elle a demandé la même chose à ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les congressistes québécois se concentrent sur le service</h2>
<p>Après trois congrès marqués par des changements importants, des controverses et des revers aux élections, la paix a régné au 53e Congrès de la Division du Québec.</p>
<p>« Les trois jours devraient être des jours de camaraderie », dit la présidente sortante de la division Annette Arsenault, et sa déclaration fut reprise par la première vice-présidente nationale Pat Varga, qui transmettait aussi les salutations du président national Wilf Edmonds.</p>
<p>Varga a d’abord demandé aux vétérans de la Seconde Guerre mon-diale de se lever; ensuite, un groupe à la fois, elle a demandé la même chose à ceux de la guerre de Corée, à ceux de la guerre du Golfe, à ceux du maintien de la paix, à ceux du service en temps de paix, aux réservistes ou membres de la milice, aux vétérans d’Afghanistan et aux membres associés.</p>
<p>Varga, unilingue, de la filiale saskatchewanaise Coleville, s’est attaquée à la question de la langue sans tergiverser. « Nous sommes tous des camarades, dit-elle. Nous parlons tous la langue de la Légion. » Elle a ensuite exhorté les membres à mettre leurs « sentiments particuliers de côté et travailler pour le bien de tous ».</p>
<p>Elle dit que les temps sont durs, mais « nous sommes les meilleurs quand il s’agit d’aider les anciens combattants. Nous ne pouvons pas toujours débourser, mais nous pouvons toujours rendre service ».</p>
<p>La présidente Arsenault dit dans son rapport au congrès que la Division du Québec a les mêmes problèmes que les autres divisions : la diminution du sociétariat, les filiales qui succombent et le manque de fonds. Cinq filiales ont succombé et une a été mise en fiducie : son exécutif démis de ses fonctions. Le nouvel exécutif a ravivé la filiale, qui a ensuite grandi de 48 à 165 membres.</p>
<p>Il est difficile aussi de maintenir uni l’exécutif des filiales quand les membres expérimentés abandonnent leur poste pour des raisons de santé ou parce qu’ils vieillissent. Michel Daoust, directeur de la Fondation de l’Hôpital Ste-Anne, a demandé de changer le projet de la Maison d’hôtes de la Légion royale canadienne. Au Congrès de 2005, la Division du Québec avait accepté de lever 650 000 $ pour financer la nouvelle maison d’hôtes, dont la construction devait commencer cette année. Les fonds levés s’élèvent, pour l’instant, à 357 000 $.</p>
<p>Daoust expliquait qu’avant, le nombre de visiteurs qu’il fallait héberger grandissait énormément et qu’on s’attendait à ce que ce soit pareil après l’ouverture de la clinique de traitement résidentiel pour les traumatismes de stress opérationnel (TSO). Mais les choses ont changé. Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale et ceux de la guerre de Corée ont vieilli, mais leurs conjointes aussi et beaucoup de ces dernières ne se déplacent plus. En plus petit nombre, elles peuvent maintenant être logées aux soins infirmiers.  L’ouverture de cliniques de traumatismes de stress opérationnel à travers le pays, par Anciens combattants Canada, a réduit la charge de l’Hôpital Ste-Anne.</p>
<p>Des fois, il faut s’adapter. Plutôt que de construire l’établissement pour hôtes, les fonds de la Légion pourraient servir à rénover celui qui existe déjà, et on pourrait lui donner un nouveau nom : Maison d’hôtes des anciens combattants de la Légion royale cana­-dienne. Une partie des fonds pourraient aussi servir à la clinique de TSO qui a besoin de meubles, d’équipement et de matériel adaptatifs. On n’aurait pas besoin de lever davantage de fonds.</p>
<p>L’exécutif divisionnaire va réfléchir à la demande lors de sa première réunion après le congrès.</p>
<p>Le défilé, samedi au milieu de la ma-tinée, était splendide. Les congressistes, arrivés à la filiale Granby en autobus, ont formé les rangs avec la musique de la 34e Brigade et défilé jusqu’au cénotaphe de la rue Dufferin, où ont déposé une couronne Madeleine Paradis (de la part des mères et des veuves), le président national des débats Tom Irvine (de la part du gouvernement du Canada), Charlotte Bastien (pour Anciens combattants Canada), le député provincial François Bonnardel, Marcel Mondoux (de la part de Granby), Paulette Cook (de la part des Forces armées canadiennes), la première vice-présidente nationale Pat Varga, la présidente de la Division du Québec Annette Arsenault et la présidente de la filiale Granby Georgette Remillard.</p>
<p>Les délégués ont été invités à plusieurs repas et divertissements à la filiale, grâce au travail du Comité des préparatifs locaux que dirigeait Daniel Renaud.</p>
<p>Samedi après-midi, ils ont remonté leurs manches et se sont mis à l’œuvre à la salle des congrès de l’Hôtel Castel &amp; Spa Confort. Le trésorier Francis Baddeley a rapporté que la Division du Québec est créditrice, mais Howard Tyers, président du Comité de l’adhésion, a rapporté que l’effectif, qui était de 16 295 en 2008, avait diminué de 10,46 p. 100 en avril, jusqu’à 14 591.</p>
<p>Bien que le Québec rapporte le plus faible pourcentage de perte de membres parmi toutes les divisions, l’adhésion est toujours « une préoccupation urgente ». Environ 50 p. 100 des membres ont entre 65 et 75 ans et six p. 100 seulement ont entre 19 et 39 ans. « L’adhésion est toujours le plus grand pro­blème de cette organisation », dit-il.</p>
<p>Robert Groulx, président du comité divisionnaire de la planification, a demandé aux comman­ders de district d’adjoindre à leur rapport davantage de renseignements sur les activités des filiales (adhésion, résultats de la campagne du coquelicot, etc.). Ce genre de renseignements indiqueraient où et comment on pourrait aider les filiales, dit-il.</p>
<p>La vice-présidente nationale Paulette Cook, ancienne présidente de la Division du Québec, a fait un rapport sur sa participation, en automne 2008, à la tournée de spectacles des Forces canadiennes en Afghanistan.</p>
<p>Elle a roulé en char d’assaut, a assisté à une leçon sur les manières de reconnaitre les dispositifs explosifs de cir­-constance, a visité l’hôpital dirigé par les Canadiens et a été témoin de deux attaques à la roquette. Les cinq jours et demi qu’elle a passés au Kandahar ont été « exaltants et formatifs ». La partie la plus excitante était la rencontre des soldats, qui remercient la Légion de leur donner « un petit morceau de chez nous » grâce aux chèques-cadeaux distribués par l’intermédiaire du Fonds de moral des troupes de la Légion royale canadienne. (Le 29 avril, 444 870 $ avaient été ramassé pour le fonds et 220 000 chèques-cadeaux, envoyés aux soldats en devoir en Afghanistan, avait rapporté Varga auparavant.)</p>
<p>« Cela fait plaisir de voir les bonnes choses qui se font » par rapport au soutien des écoles, aux traitements médicaux, à l’assistance des gens dans le besoin. Avant de repartir, on lui a remis un don pour la Légion levé pendant la vente de coquelicots aux troupes lors des cérémonies du jour du Souvenir.</p>
<p>Les remarques du brigadier-général Guy Laroche, commandant du secteur du Québec et de la Force opérationnelle interarmées (est), a aussi signifié aux délégués l’importance des efforts de la Légion concernant le moral des militaires. Les soldats apprécient les chèques-cadeaux pour le café et les beignes, les chaises, les livres en français et les T-shirts à slogan français.</p>
<p>Les élections se sont bien passées. Robert Groulx, de la filiale St. Francis Valley d’East Angus, a été proclamé président car la présidente sortante Annette Arsenault a refusé de se porter candidate à nouveau.</p>
<p>Margot Arsenault, de la filiale Frontenac de Montréal, a été acclamée première vice-présidente quand le commander du district de Saint-Laurent Réal Donati a refusé sa nomination. Le trésorier Francis Baddeley, de la filiale Pointe Saint-Charles de Montréal, a été acclamé pour la quatrième fois.</p>
<p>Le vice-président Jean-Robert Pépin, de la filiale Citadelle de Québec, a été acclamé président des débats quand la personne en fonction, Bill Allan, a refusé sa nomination.</p>
<p>Norman Shelton de la filiale Terrebonne Heights de Mascouche Heights, ancien président de la division, a été réélu. Carol Aubin-Lalonde de la filiale Norris de Gatineau, qui est aussi correspondante de la Division du Québec et Daniel Renaud, ancien président de la filiale Granby et commander du district Yamaska ont été élus vice-présidents.</p>
<p>Le président des résolutions Norman Shelton dit qu’il « faut avoir davantage de motions à envoyer au Conseil exécutif national », et il exhorta les congressistes à « bien réfléchir à ce qu’on pourrait faire pour nos anciens combattants ».</p>
<p>Parmi les motions votées, il y en a une qui sert à demander d’augmenter les avantages de succession des survivants-personnes à charge au niveau de pauvreté au moins et de l’ajuster suivant les augmentations du cout de la vie.</p>
<p>Il y avait aussi une motion pour demander à la Direction nationale d’adresser une pétition au gouvernement fédéral pour qu’il fasse pression auprès des membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des organisations d’anciens combattants européens afin d’assister l’Afghanistan davantage. « J’y étais le jour J », dit le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Pierre Gauthier, membre du Régiment de la Chaudière qui a fait partie de l’Armée canadienne en Europe. « Je pense que la Légion a un rôle à jouer quand il s’agit de faire pression auprès de ces pays pour qu’ils nous aident. »</p>
<p>D’autres motions demandaient que l&#8217;étendard de la Légion soit modifié pour remplacer l&#8217;Union Jack par le drapeau à feuille d’érable et que la Direction nationale fasse pression auprès du gouvernement fédéral pour instituer le jour du drapeau — le 15 février — comme jour férié.</p>
<p>Une motion demandant que les réci-piendaires de la médaille d’excellence des cadets puissent porter cette dernière à la fin de la rangée des médailles de la Légion a été votée. « Cela ferait un accueil plus chaleureux à la Légion », dit Tom Irvine, un ancien président des débats de la division.</p>
<p>Finalement, les congressistes ont voté une motion qui avait pour but d’améliorer l’assistance de la Légion aux cérémonies de présentation de la médaille d’excellence des cadets de la Légion.</p>
<p>Au congrès, il y a eu une levée de 3 545 $, pour la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth; Isobel Meikle de la filiale Sainte-Thérèse a été nommée légionnaire de l’année; et la filiale Morin Heights a gagné le trophée Sir Richard Turner pour le plus grand progrès depuis le dernier congrès.</p>
<p>Le congrès de 2011 aura lieu à Québec.</p>
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		<title>La filiale Men of Vision est en faveur auprès des joueurs de fléchettes</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 14:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La finale du championnat national de fléchettes qui a eu lieu du 1 au 3 mai, à la filiale Men of Vision de Cochrane (Alb.), a été phénoménale quand deux équipes de joueurs chevronnés qui avaient pris part au championnat plusieurs fois, mais n’avaient jamais gagné, se sont mesurés lors d’une belle.</p>
<p>Elles s’étaient échangé la première place toute la journée et, quand il ne restait qu’un tour, l’équipe de la Nouvelle-Écosse/Nunavut formée par David Cameron, Lewis Francis, Mark MacIsaac et William MacIsaac de la filiale Calais de Lower Sackville avait 18 points. L’équipe du Québec, formée par Jerry Hull, Sébastien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La finale du championnat national de fléchettes qui a eu lieu du 1 au 3 mai, à la filiale Men of Vision de Cochrane (Alb.), a été phénoménale quand deux équipes de joueurs chevronnés qui avaient pris part au championnat plusieurs fois, mais n’avaient jamais gagné, se sont mesurés lors d’une belle.</p>
<p>Elles s’étaient échangé la première place toute la journée et, quand il ne restait qu’un tour, l’équipe de la Nouvelle-Écosse/Nunavut formée par David Cameron, Lewis Francis, Mark MacIsaac et William MacIsaac de la filiale Calais de Lower Sackville avait 18 points. L’équipe du Québec, formée par Jerry Hull, Sébastien Gaston, Jason Hurley et Kevin MacArthur de la filiale LaSalle, était un point derrière. Quand elles s’étaient rencontrées au septième tour, la Nouvelle-Écosse avait gagné 2-1.</p>
<p>Les fléchettes se jouent en poule, de sorte que chaque joueur joue contre tous les autres. Les matches avaient trois parties d’un point chacune. Le score se comptait à rebours à partir de 701 chez les équipes, de 501 chez les doubles et de 301 chez les simples. Il fallait faire un lancer double pour débuter chacune des trois parties et il en fallait un autre, avec le score exact, pour gagner.</p>
<p>La Nouvelle-Écosse jouait avec l’équipe du Nouveau-Brunswick — Stephen Knowlton, Robert Émile Fougère, Terry Fougère et Donald Vautour de la filiale Sunny Brae de Moncton — et le Québec se mesurait à Peter Holden, Jack MacEachern, Darren MacNevin et Dave Robinson de Charlottetown (Î.-P.-É.).</p>
<p>Les joueurs du Québec n’avaient de cesse de regarder nerveusement la Nouvelle-Écosse jouer. Si la Nouvelle-Écosse gagnait les trois parties, le Québec terminerait en deuxième place. Si elle perdait les trois parties et que le Québec gagnait les trois siennes, il remporterait le tournoi.</p>
<p>Les Québécois étaient encouragés par un partisan volubile qui leur disait, pendant que le Nouveau-Brunswick remportait sa première partie, de ne pas s’occuper de ce qui se passait chez les voisins. Le Québec avait de plus en plus de difficultés à trouver le double final au cours de la journée, mais cette fois-ci, Hull l’obtint du premier coup, inscrivant un point pour sa division.</p>
<p>Quand l’équipe de la Nouvelle-Écosse a gagné sa deuxième partie, le Québécois MacArthur dit pour plaisanter qu’il allait prendre une bière… et un Valium. Ensuite, l’Île a gagné sa deuxième partie avec le Québec. La troisième partie serait décisive. En fin de compte, le Nouveau-Brunswick a gagné 2-1 devant la Nouvelle-Écosse et le Québec, 2-1 devant l’Île, ce qui a donné lieu à une belle.</p>
<p>« C’est la cinquième fois que je participe aux championnats nationaux et je n’ai jamais gagné, dit MacArthur. J’en ai très envie. » William MacIsaac, pour qui c’était la quatrième apparition, ressentait la même chose.</p>
<p>Le début du match décisif a été capital; les scores au début étant identiques à 35, la Nouvelle-Écosse a gagné la première partie et le Québec, la seconde.</p>
<p>À la troisième partie, la Nouvelle-Écosse s’est rendue au point où il ne faut plus que le double de la sortie, bien avant le Québec, mais elle n’y arrivait pas. Le Québec à 90 et la Nouvelle-Écosse à 24, Francis achoppait au double de sortie. Le Québécois MacArthur, qui s’était réprimandé lui-même à cause de deux scores lamentables auparavant, sortit avec un double à 90.</p>
<p>Ayant eu de la difficulté avec les doubles toute la journée, le Québec était arrivé à calmer sa nervosité — deux fois — quand il le fallait vraiment.</p>
<p>« Le jeu change si vite, dit Hull. Je regardais les joueurs de la Nouvelle-Écosse. Ils ont manqué une fléchette et le Nouveau-Brunswick a abouti. Ça n’a pris que cinq secondes. »</p>
<p>« C’était une partie extraordinaire, dit Mark MacIsaac. Il y a eu d’excellents lancers. C’était une fin magistrale. Le Québec a mérité ses 90. »</p>
<p>« On a manqué tant de doubles aujourd’hui, dit Gagnon. Je dirais qu’on a été chanceux. »</p>
<p>Après toute une année de planification et de durs labeurs, la seule chance dont le Comité des préparatifs locaux a eu besoin, c’est le beau temps; et il l’a eu. Les joueurs et les invités ont eu un ciel bleu brillant, les Rocheuses comme toile de fond et la première fin de semaine chaude de l’année à la terrasse où avait lieu le barbecue de bienvenue servi par des bénévoles de l’équipe de hockey midget Rockies de Cochrane.</p>
<p>Depuis une dizaine d’années, la filiale organise un barbecue tous les vendredis soirs qui est préparé et servi par les bénévoles d’œuvres de bien faisance et de clubs de sport à qui la Légion fait des dons. « Lors de notre tournoi, il y a un mois, la Légion était un de nos parrains principaux, dit Mike Brady, capitaine de l’équipe des Rocheuses. Alors nous nous sommes portés volontaires pour la remercier. »</p>
<p>Les barbecues ont lieu toute l’année — même s’il fait 40 sous zéro — et ils sont très populaires. L’assistance des jeunes gens sert à renverser les obstacles entre la Légion et la collectivité. « Ils se sentent à l’aise à la filiale », dit la gérante de cette dernière Bonnie Bagnall. Au fil du temps, certains de ces jeunes bénévoles deviennent membres de la filiale. Les réjouissances de la fin de semaine ont été interrompues plusieurs fois pour remercier les jeunes bénévoles, y compris Megan Snell, âgée de 12 ans et Leslie Snell, âgée de 9 ans, ainsi que les volontaires de Scouts du Canada qui ont desservi les tables au banquet et fait la vaisselle. Zachary Ivanitz, élève de 7e année, qui dit qu’il s’est porté volontaire à la filiale « souvent », a été heureux quand toute la foule lui a chanté bonne fête, pour son 13e anniversaire, et qu’il a soufflé sur les chandelles d’un gâteau.</p>
<p>Le temps était au beau fixe lors des cérémonies d’ouverture le samedi. L’orchestre de cornemuses et tambours des Men of Vision a mené la garde du drapeau jusqu’au cénotaphe pour le service et puis tous ont suivi le court défilé de retour jusqu’à la filiale. La compétition des doubles a commencé après les salutations du représentant du Comité national des sports Clayton Saunders, premier vice-président de la Division du Nouveau-Brunswick, du président des sports de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest Reid Morris, du commander du district 5 Dino Michaud et du président de la filiale Men of Vision Lorne Clarke.</p>
<p>Les équipes de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse ont eu des résultats relativement égaux aux huit premières parties. En arrivant à la neuvième partie, l’Ontario, ex aequo à 18 points, avait un avantage psychologique : Tim Schryer et Tom Van Hoof de la filiale Sault Ste. Marie avaient déjà joué avec les deux autres équipes et ils rencontraient les Terre-Neuviens Cliff Muise et Fred Pye de la filiale St. George’s qui étaient cinq points derrière les meneurs. L’Ontario a remporté ses trois parties, terminant la journée à 21 points.</p>
<p>L’équipe de la Nouvelle-Écosse (Kevin Boyland et Sheldon Fudge de la filiale New Ross) et celle du Québec (Sébastien Gagnon et Jason Hurley de la filiale LaSalle) devaient s’affronter. Pour la deuxième année d’affilée, Fudge et Boylan, qui jouent ensemble depuis plus de cinq ans, ont obtenu la deuxième place à l’épreuve des doubles.</p>
<p>« Tout ce qu’il nous restait à faire, c’était de remporter un match en entier », dit Van Hoof avec un grand sourire. Bien que la dernière partie fut passionnante, dit Boylan, le moment le plus excitant pour lui avait eu lieu auparavant, quand il avait inscrit deux triplés.</p>
<p>Le diner, préparé et servi par les dames auxiliaires, a donné l’occasion aux joueurs et aux invités de réaliser leur deuxième souhait pour ce genre de rencontres : voir les amis et s’en faire de nouveaux.</p>
<p>Lloyd Dundas, Gilbert Guindon, Dale O’Brien et Ron Stevely, (de l’équipe de Cranbrook (C.-B.)) étaient heureux des partisans qui avaient fait six heures de route depuis leur ville ou depuis Invermere, à trois heures de là. La filiale a remercié les bénévoles de la filiale Exshaw, située à une heure de route. Le président du Comité des préparatifs locaux Ellison Smith a aussi remercié les gens de la localité qui, bien que n’étant pas membres de la Légion, « ont entendu parler de ce qui devait avoir lieu et se sont simplement portés volontaires ».</p>
<p>Les matches des simples ont commencé après le diner du samedi. Le gagnant de l’an dernier, Jerry Hull de la filiale LaSalle et celui de 2007, John Verwey de la filiale Blythe (Ont.) ont tous deux débuté puissamment, remportant les trois premières parties du 1er tour, tout comme Michael Sheppard de St. George’s (T.-N.). Au 6e tour, ils avaient quatre points de plus que les compétiteurs suivants : Peter Holden de Charlottetown, Jason Skinner de North Battleford (Sask.) et Sheppard, qui avaient tous 10 points.</p>
<p>Les spectateurs se sont vivement arrogé leur chaise quand il devint évident que ces deux-là allaient s’opposer pour la première place.</p>
<p>Verwey a gagné la première partie et Hull, la deuxième. À la troisième, les deux joueurs ont inscrit un triplé et ils ont aussi manqué un double tous les deux avant que Verwey soit victorieux.</p>
<p>Verwey a été champion national quatre fois; la première fois, il y a vingt ans. « C’était serré jusqu’à la fin. » C’est toute une réalisation rien que de se rendre aux championnats nationaux, dit-il. « Il m’a fallu battre le représentant de l’an dernier pour venir ici cette année. »</p>
<p>Saunders a félicité les joueurs de leur sportivité. « Les bons scores, les débuts et les fins, ont toujours été distingués grâce à une tape dans le dos [&#8230;] pour les adversaires aussi. » Le président Clarke a aussi félicité les compétiteurs.</p>
<h2>Résultats</h2>
<p><strong>Équipes :</strong> Qc (fil. LaSalle), 19; N.-É./Nunavut (fil. Calais de Lower Sackville), 19; Alb./T. N.-O. (fil. Vincent Massey de Yellowknife), 15; C.-B./Yukon (fil. Cranbrook), 15; Ont. (fil. Callander), 14; N.-B. (fil. Sunny Brae de Moncton), 13; T.-N./Labrador (fil. St. George’s), 13; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown), 11; Man. /N.-O. O. (fil. Flin Flon), 10; Sask. (fil. Battleford), 6.</p>
<p><strong>Doubles :</strong> Ont. (Tim Schryer et Tom Van Hoof, fil. Sault Ste. Marie), 21; N.-É. (Kevin Boylan et Sheldon Fudge, fil. New Ross), 20; Qc (Sébastien Gagnon et Jason Hurley, fil. LaSalle), 19; Man. (Dave Hendy et Scott Sansom, fil. Selkirk), 14; N.-B. (Robert Émile Fougère et Terry Fougère, fil. Sunny Brae), 13; T.-N. (Cliff Muise et Fred Pye, fil. St. George’s), 13; C.-B./Yukon (Roger Bernier et Albert Davis, fil. South Vancouver), 10; Sask. (Jason Skinner et Jody Germann, fil. North Battleford), 10; Î-.P.-É. (Jack MacEachern et Darren MacNevin, fil. Charlottetown), 8; Alb./T. N.-O. (Myles Longphee et Norm Sanderson, fil. Vincent Massey), 7.</p>
<p><strong>Simples :</strong> Ont. (John Verwey, fil. Blythe), 20; Qc (Jerry Hull, fil. LaSalle), 19; Sask. (Jason Skinner, fil. North Battleford), 15; Î.-P.-É. (Peter Holden, fil. Charlottetown), 14; T.-N. Michael Sheppard, fil. St. George’s), 13; Man./N.-O. O. (Lorne Heinrichs, fil. Elmwood de Winnipeg), 12; Alb./T. N.-O. (Dean Willis, fil. Vincent Massey), 11; N.-É./Nunavut (Chester MacKenzie, fil. Macdonald Memorial de Lakeside), 11; N.-B. (Stephen Knowlton, fil. Sunny Brae), 10; C.-B./Yukon (Mike Brenton, fil. Chemainus), 10.</p>
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		<title>Un joueur de cribbage de la Colombie-Britannique gagne une deuxième fois d’affilée</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 14:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>S’il y a une chose que James Kay ne regarde pas quand il joue sérieusement au cribbage, c&#8217;est le tableau.</p>
<p>« Si on le regarde, on se retient et je ne veux pas jouer de cette façon-là », dit ce membre de la filiale Port Coquitlam (C.-B.) qui a défendu son titre de champion des simples aux Championnats
nationaux de cribbage de la Légion, lesquels avaient lieu du 23 au 25 avril à la filiale Aldergrove, dans la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique.</p>
<p>Il avait gagné aux jeux provinciaux et représentait à nouveau la Division de la Colombie-Britannique/Yukon au tournoi, dans le cadre duquel 10 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>S’il y a une chose que James Kay ne regarde pas quand il joue sérieusement au cribbage, c&#8217;est le tableau.</p>
<p>« Si on le regarde, on se retient et je ne veux pas jouer de cette façon-là », dit ce membre de la filiale Port Coquitlam (C.-B.) qui a défendu son titre de champion des simples aux Championnats<br />
nationaux de cribbage de la Légion, lesquels avaient lieu du 23 au 25 avril à la filiale Aldergrove, dans la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique.</p>
<p>Il avait gagné aux jeux provinciaux et représentait à nouveau la Division de la Colombie-Britannique/Yukon au tournoi, dans le cadre duquel 10 équipes se sont rassemblées pour décider qui seraient les champions chez les simples, les doubles et les équipes.</p>
<p>Toutes les divisions peuvent envoyer des joueurs différents dans chacune des catégories, mais il n’y a que celles de la Colombie-Britannique/Yukon, de la Saskatchewan et du Manitoba/Nord-Ouest de l’Ontario qui continuent de le faire. Les autres n’envoient qu’une équipe de quatre personnes, pour des raisons économiques et les joueurs des simples et des doubles y sont choisis.</p>
<p>Les joueurs et les officiels ont étés reçus à l’aéroport de Vancouver ou à celui d’Abbotsford et conduits à la petite collectivité rurale, à 45 kilomètres au sud-est de Vancouver. La frontière Canada-États-Unis est près de là et une grande partie des terres est prise par la station de radio navale Aldergrove (anciennement la station des Forces canadiennes Aldergrove) qui est dirigée par la Base des Forces canadiennes Esquimalt.</p>
<p>La Colombie-Britannique se rétablissait d’un hiver exceptionnellement difficile et les joueurs se sont rassemblés au cénotaphe près de la filiale, à l’occasion d’une cérémonie de dépôt de couronnes.</p>
<p>Les équipes se sont alignées derrière les cadets locaux qui les ont guidées jusqu’au cénotaphe avec une affiche de chaque division. Le président national des débats Tom Irvine, qui représentait le Comité national des sports, a déposé une couronne avec le concours du deuxième vice-président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon Bob Brady.</p>
<p>À l’intérieur de la filiale, Irvine a transmis des salutations du Comité des sports. Le président de la filiale Aldergrove John L’Henaff, la mairesse adjointe du canton de Langley Bev Dornan et le ministre du Logement et du Développement social de la Colombie-Britannique, Rich Coleman député local et membre de la filiale, leur ont aussi souhaité la bienvenue.</p>
<p>Doug Hadley, coordonnateur du tournoi, a ensuite fait commencer les parties simples et doubles en même temps. Les joueurs, dans les deux catégories, jouaient neuf tours de deux parties chacun. Chaque partie gagnée méritait un point, sauf celles qui se terminaient par un skunk, lesquelles en valaient deux. Le marqueur Jerry Strelic, dont le nom a été inscrit dans la coupe du championnat il y a quelques années, surveillait les jeux pendant la journée.</p>
<p>À la fin du sixième tour des simples, on pouvait voir une course à quatre qui commençait au tableau indicateur. Ken Jakeman de la filiale Roblin (Man.) était premier, à 10 points, talonné par Kay et par Patti Paul de la filiale saskatchewanaise Dr. Harold Anderson Memorial TVS, de Saskatoon, qui avaient neuf points chacun. Roy Flowers, de la filiale néo-brunswickoise Marysville de Fredericton, en avait huit.</p>
<p>Au septième tour, Kay a inscrit deux points, ce qui l’a placé en première place, à 11 points, car Jakeman avait perdu ses deux parties.</p>
<p>Kay a ensuite inscrit deux points aux tours restants, et il a fini à 15 points. Paul a remporté deux parties, dont une par un skunk, au dernier match, et terminé à 14 points.</p>
<p>Chez les doubles, les nouveaux Dick et Joan Thibideau de la filiale Miscouche (Île-du-Prince-Édouard) prenaient de l’avance mais sans savoir où ils étaient placés. À la fin du septième tour, trois équipes avaient 10 points chacune : celle de l’Île, Lise Gaudreau et Paul Bergevin de la filiale québécoise de Ste-Thérèse, et William Squires et William Corcoran de la filiale terre-neuvienne Dermont Lee Memorial de Riverhead.</p>
<p>L’Île a inscrit deux points au tour sui­vant alors que le Québec et Terre-Neuve n’en inscrivaient qu’un. Au septième tour, l’Île a inscrit deux autres points tandis que le Québec en marquait un et Terre-Neuve perdait ses deux parties. Le score final était de 14 pour l’Île et 12 pour le Québec. Terre-Neuve était ex-æquo en troisième place, à 11 points, avec Judy O’Leary et Gordie MacDonald de la filiale néo-écossaise Arras d’Antigonish.</p>
<p>« Je ne savais pas du tout où en étaient les points », dit Joan Thibideau. Ce n’est que vers la fin que l’équipe ontarienne nous a dit « vous êtes en avant. Il nous faudrait vous battre par un skunk et gagner toutes les autres parties pour gagner. Et ce n’est pas arrivé. »</p>
<p>Thibideau était très surprise de tout ça et elle était heureuse du voyage car elle a un frère dans la région de Vancouver. « C’est épatant. C’est la première fois qu’on s’est rendu au niveau national. On a eu ce voyage ici. Et on a gagné », dit-elle.</p>
<p>Quand les jeux de la journée se sont terminés, les joueurs sont passés au salon voisin ou à leur hôtel avant le banquet du samedi soir. On y a servi un excellent rosbif.</p>
<p>Irvine a félicité le Comité des préparatifs locaux présidé par Margriet Vankesteren. « Je remercie la filiale et le Comité des préparatifs locaux, de la part de la Direction nationale, du bon temps que nous avons tous eu », dit-il. Irvine a aussi remis une plaque au président L’Henaff pour remercier la filiale qui avait organisé les championnats.</p>
<p>Le lendemain, les joueurs étaient un peu plus sérieux en battant les cartes pour les jeux par équipes. Les équipes de quatre personnes étaient divisées en sections (A et B) qui jouaient de la même manière que les doubles et leurs scores étaient additionnés à la fin.</p>
<p>Dick et Joan Thibideau, ayant déjà obtenu la victoire chez les doubles, ont été rejoints par leurs coéquipiers Eldon Doucette et Sherry Wright. Les deux sections se sont tenues coude à coude avec Carl Nash, Paul Leslie Calhoun, Daryl Alward et Roy Flowers du Nouveau-Brunswick. « Hier, il n’y avait rien à faire pour avoir de bonnes cartes. Les cartes sont bien meilleures aujourd’hui », disait Calhoun vers le milieu des jeux.</p>
<p>Parmi les joueurs, il y avait Peter Piper de Stoughton Tecumseh, premier vice-président de la Division de la Saskatchewan, qui faisait partie de l’équipe saskatchewanaise.</p>
<p>L’équipe de la filiale Sylvan Lake de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest a grandement profité de la camaraderie. Cette équipe, représentante de sa division là-bas, était formée de Bonnie Olson, Laura Olsen, Wanda Olson et Jean Podridske qui sont toutes quatre des dames auxiliaires de Sylvan Lake. Elles avaient remporté le cham­­-pionnat de cribbage des DA avant d’obtenir le titre de leur division.</p>
<p>À la fin du septième tour, l’Île était tout juste devant, à 21 points et le Nouveau-Brunswick ne la suivait que d’un point. Ensuite, à 18 points, venaient Garry Frost, Dave McQuillen, Gord Legacy et Joe Summerfield, de la filiale ontarienne de Dunnville. Le Québec et la Nouvelle-Écosse, à 17 points, étaient encore dans la course.</p>
<p>La victoire n’a cependant pas été facile. L’Île et le Nouveau-Brunswick n’ont réussi à obtenir que quatre des huit points restants. L’Île en avait quand même assez, à 25 points, pour obtenir le titre et le Nouveau-Brunswick, à 24, a eu la deuxième place.</p>
<p>« L’Île-du-Prince-Édouard devait défendre son titre, mais ce n&#8217;est pas la même filiale qui avait gagné la dernière fois », dit Doucette à propos des membres de la filiale Georges Pearkes VC de Summerside qui avait remporté le championnat l’an dernier à Grand Bend (Ont.).</p>
<p>À la fin des jeux, les joueurs se sont assemblés à une petite cérémonie réglée par Hadley et pendant laquelle Irvine a remis les trophées aux gagnants et aux seconds.</p>
<p>« Je suis allé à plusieurs épreuves de cribbage nationales. C’est des gens que l’agrément dépend vraiment, disait Kay à la toute fin. L’hospitalité ne pouvait être meilleure. »</p>
<h2>Résultats</h2>
<p><strong>Équipes :</strong> Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 25; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 24; Qc (fil. Sainte-Thérèse) et Ont. (fil. Dunnville), 23; N.-É./Nunavut (fil. Arras d’Antigonish), 22; C.-B./Yukon (fil. Lake Cowichan), 19; Man./N.-O. O. (fil. Red Rock (Ont.)), 18; Alb./T. N.-O. (fil. Sylvan Lake) et Sask. (fil. Stoughton Tecumseh de Stoughton), 15; T.-N.-et-Lab. (fil. Dermont Lee Memorial de Riverhead), 14.</p>
<p><strong>Doubles :</strong> Î.-P.-É. (Dick Thibideau et Joan Thibideau, fil. Miscouche), 14; Qc (Lise Gaudreau et Paul Bergevin, fil. Sainte-Thérèse), 12; T.-N.-et-Lab. (William Squires et William Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial) et N.-É./Nunavut (Judy O&#8217;Leary et Gordie MacDonald, fil. Arras), 11; C.-B./Yukon (Catharine Hine et Paul Rougeau, fil. White Rock), Man./N.-O. O. (John Callarec et Anthony Lubinieck, fil. Dauphin) et Ont. (Joe Summerfield et Gord Legacy, fil. Dunnville), 10; Sask. (Angely Bird et Sonny Bird, fil. Moose Jaw), 9; Alb./T. N.-O. (Jean Podridske et Bonnie Olson, fil. Sylvan Lake), 8; N.-B. (Paul Leslie Calhoun et Carl Nash), 5.</p>
<p><strong>Simples :</strong> C.-B./Yukon (James Kay, fil. Port Coquitlam), 15; Sask. (Patti Paul, fil. Dr. Harold Anderson Memorial TVS de Saskatoon), 14; Man./N.-O. O. (Ken Jakeman, fil. Roblin) et N.-B. (Roy Flowers, fil. Marysville), 12; Qc (Denis Lepage, fil. Sainte-Thérèse) et Î.-P.-É. (Eldon Doucette, fil. Miscouche), 11; Alb./T. N.-O, (Laura Olsen, fil. Sylvan Lake), 10; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial), 8; N.-É./Nunavut (Tom Connors, fil. Arras), 6; et Ont. (Dave McQuillen, fil. Dunnville), 4.</p>
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		<item>
		<title>Nos lecteurs nous répondent</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 04:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jennifer Morse</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les résultats de l’enquête faite auprès de nos lecteurs en 2009 sont arrivés et l’échantillonnage  a été aussi détaillé et aussi édifiant que nous l’espérions. Notre personnel remercie tout les gens qui y ont pris part.
</p>
<p>Ces réponses sont essentielles pour plusieurs raisons. Les résultats nous servent lorsque nous planifions l’éditorial des numéros à venir, bien sûr, mais ils nous aident aussi à créer un profil démocratique de notre lectorat, ce qui encourage les annonceurs à acheter de l’espace dans la revue Légion. La première utilisation des résultats nous permet de rester sur la bonne voie, afin que nous dirigions notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats de l’enquête faite auprès de nos lecteurs en 2009 sont arrivés et l’échantillonnage  a été aussi détaillé et aussi édifiant que nous l’espérions. Notre personnel remercie tout les gens qui y ont pris part.<br />
</strong></p>
<p>Ces réponses sont essentielles pour plusieurs raisons. Les résultats nous servent lorsque nous planifions l’éditorial des numéros à venir, bien sûr, mais ils nous aident aussi à créer un profil démocratique de notre lectorat, ce qui encourage les annonceurs à acheter de l’espace dans la revue Légion. La première utilisation des résultats nous permet de rester sur la bonne voie, afin que nous dirigions notre travail vers les articles qui vous intéressent le plus et la deuxième est essentielle à l’avenir financier de la revue. Ces revenus nous permettent de produire la revue que vous méritez. Tout le monde y gagne.</p>
<p>Nous avons donné le soin de cataloguer les 1 508 réponses à Research House de Toronto et d’après les normes d’échantillonnage statistique, la marge d’erreur des résultats est d’environ plus ou moins 2,52 p. 100 au niveau de confiance de 95 p. 100. Si les résultats représentent assez bien les préférences des lecteurs, et nous croyons que c’est bien le cas, nous avons obtenu la meilleure des notes. La cote de con­fiance était de 81 p. 100 en moyenne, soit A-.</p>
<p>Notre sondage a révélé qu’il y a 2,54 lecteurs par copie, le plus grand nombre de lecteurs par copie jusqu’à présent, ce qui donne un lectorat annuel moyen impressionnant de 696 826. Cela fait presque 3 p. 100 de la population canadienne adulte et 13 p. 100 du marché canadien adulte (55 ans et plus).</p>
<p>Nous avons aussi demandé à nos lecteurs de classer le contenu rédactionnel par rapport à leur intérêt (aucun, petit, moyen et grand) et nous n’avons pas été surpris que le sujet le plus populaire soit le souvenir, à nouveau. Soixante-huit pour cent d’entre vous avez indiqué un grand intérêt et 27 p. 100, un intérêt moyen, ce qui donne une cote de confiance globale de 95 p. 100. Il s’agit d’une augmentation par rapport à notre dernier sondage où le souvenir avait obtenu 93,5 p. 100. La deuxième place a été décernée aux Forces canadiennes, qui sont passées de la sixième place à la seconde et les actualités ont baissé d’une place, finissant en troisième.</p>
<p>Quant aux sujets qui ont changé le plus depuis notre dernier sondage, les trois premiers font partie de la série Canadian Military History In Perspective. L’aviation a augmenté de 12 places, à la 10e, la marine a augmenté de 11, à la 12e, et l’armée a augmenté de sept, finissant cinquième. Canada’s War Art (art militaire canadien), aussi a beaucoup augmenté (de cinq) et fini en 26e place. Inversement, la section des nouvelles a baissé de 10 places, à la 14e, et Health File (dossier santé), les nouvelles/programmes d’ACC et les nouvelles/ programmes de la LRC ont baissé de sept places chacun, tombant à 18e, 20e et 21e respectivement.</p>
<p>En 2008, nous avons lancé une nouvelle série sur les honneurs de guerre canadiens et nous avons été ravis d’apprendre qu’elle est arrivée parmi les 10 premiers : huitième sur 31.</p>
<p>En tout, il y a 15 sujets, presque la moitié, qui ont obtenu une cote de confiance de plus de 80 p. 100. Jetez un coup d’œil à la table ci-dessous pour savoir où sont classés vos préférés.</p>
<p>Les sondés étaient soit nouveaux lecteurs, soit abonnés depuis des décennies.<em></em></p>
<p><em><strong>« Je suis un nouvel abonné et ce que je vois, j’aime! Je suis en train de penser à m’inscrire à la Légion, alors j’ai parlé à quelques membres pour me renseigner et savoir à quoi mes talents pourraient servir. J’aime aussi le site de la Légion, dans la toile. » — Donald Shirley, Chipman (N.-B.).<br />
« Je reçois cette revue depuis au moins 30 ans et j’espère continuer encore longtemps. » — C.B. Dixon, Lindsay (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Les enfants et les petits-enfants des hommes et des femmes qui ont servi le Canada en temps de guerre voulaient toujours savoir où et comment leurs proches ont servi.<br />
La revue Légion me relie à mon passé.  Mon père était vétéran de la Seconde Guerre mon­diale (S.A.S.) et ma mère, Britannique, épouse de guerre. Étant donné que mon père parlait rarement de ses expériences militaires, je lis les articles avec l’espoir d’en apprendre un peu sur les épreuves qu’ils ont endurées. Il m’a encou­ragé à entrer dans la Légion et j’en suis membre depuis plus de 30 ans. » — Carolyn DeBelser-Mayson, Loon Lake (Sask.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Mon père était membre à vie de la Légion et sa revue nous les rappelle, lui et les années qu’il a passées outre-mer dans le Corps canadien des transmissions pour nous donner un monde meilleur. Nous aimons les articles et les photos et nous trouvons la rubrique Last Post douce-amère, mais un moyen important quand même de reconnaitre nos proches et nos anciens compagnons. Ce serait vivre un rêve que d’aller en France voir quelques-uns des endroits où papa a servi son pays […]. » — Mary Martin, Toronto.</strong></em></p>
<p><em><strong>« Votre revue m’intéresse surtout pour les excellents articles sur l’histoire militaire. Je suis surtout intéressé par la campagne d’Italie. Mon père y a été tué en aout 1944. Je ne l’ai pas connu, ni su ce qu’il a fait pendant la guerre. » — Ian McIntosh, Vancouver-Nord.</strong></em></p>
<p><em><strong>« Mon mari est membre depuis 45 ans. Je lis chaque numéro de la première page à la dernière. Mon père, défunt, était vétéran de la Seconde Guerre mondiale (RCMC), ma mère, défunte également, épouse de guerre britannique. Nous sommes venus au Canada en 1946, alors toutes vos histoires m’intéressent énormément. » — Catherine Milling, Windsor (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Grand plaisir à lire. Ne lâchez pas les bonnes actualités. Lis toujours la revue de la première à la dernière page. Je suis petit-fils d’un vétéran de la Grande Guerre, alors je l’ai dans le sang, à jamais. N’oublions pas. »  — Donald Mayer, Bowden (Alb.).</strong></em></p>
<p><em></em>Les parents des hommes et des femmes en service actuellement ont aussi répondu à nos sondeurs.<em></em></p>
<p><em><strong>« Vu que la revue Légion m’est nouvelle et que je suis parente d’un soldat qui en est à sa première période d’affectation, sa revue est d’une grande aide et une grande ressource pour ma famille et pour moi. Je fais lire nombre d’articles pertinents à mes amis aussi. Ces articles les aident à comprendre nos soldats qui sont en Afghanistan. J’aime beaucoup les articles d’Adam Day. Non seulement j’aime la revue Légion, je la respecte. Merci de votre travail. » — Jill Montgomery, Collingwood (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Nous sommes heureux quand nous recevons notre copie. En tant que famille militaire pendant la Seconde Guerre mondiale et en service dans l’Aviation, FC, jusqu’en 1990, le militaire fait encore partie de notre vie. » — Sgte (retraitée) Barbara Grimster, Cornwall (Î.-P.-É.).</strong></em></p>
<p><em></em>Parmi les nombreux thèmes qui se sont manifestés dans vos commentaires, il y a le souci prédominant qu’on n’enseigne pas l’histoire dans les écoles et que les jeunes Canadiens devraient avoir davantage d’occasions d’apprendre le passé. Nos lecteurs croient vraiment en la transmission du flambeau, pas seulement par rapport au souvenir, mais par rapport à notre histoire collective aussi.<em></em></p>
<p><em><strong>« Je voudrais qu’on enseigne davantage l’histoire des guerres mondiales aux jeunes Canadiens. Ce n’est qu’en comprenant la guerre qu’on peut apprécier la liberté. Nous sommes chanceux de vivre au Canada. » — Beverly Broker, Nipawin (Sask.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« J’aime les nouvelles modifications et le nouvel aspect de la revue. Les informations qu’on y donne me sont très utiles au travail, car je suis directeur de projet au Alberni Project, un programme pour rendre hommage aux hommes qui ont servi sur le HMCS Alberni. Continuez comme ça. Je voudrais que la revue soit offerte dans les écoles; heureusement qu’il y a l’accès en ligne. J’espère qu’on en avise les enseignants, qu’ils s’en servent pour enrichir les programmes d’histoire. » — Lewis Bartholomew, Courtenay (C.-B.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« J’ai vraiment aimé votre publication et je crois qu’elle devrait être obligatoire dans les classes d’histoire et de sociologie des écoles secondaires. N’arrêtez pas l’excellent travail que vous faites. » — Nick Lisi, Whitby (Ont.).</strong></em></p>
<p><em></em>Et certains de nos nombreux lecteurs profitent de notre publication pour rester en contact avec leurs camarades à travers le pays.<br />
<em><strong><br />
« J’aime beaucoup lire la revue Légion. Vu que beaucoup de filiales ferment leurs portes ou sont en difficultés, il nous faut vraiment leur apprendre des manières de continuer et de maintenir leur dynamisme dans l’économie d’aujourd’hui. » — Diane O’Donoghue, St. Catharines (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« De bien des façons, c’est comme un compagnon. Ça sert à me tenir au courant des acti­vités des autres filiales, y compris leurs idées, dont la mienne pourrait tirer parti. » — Gerald A. Walker, Shawville (Qc).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Quand je reçois ma revue Légion, je sens que j’appartiens à quelque chose de très important pour le passé et pour l’avenir du plus grand pays du monde.<br />
À ma filiale, je me sens chez moi, aussi. » — Sharon Ryan, Dartmouth (N.-É.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Le dernier numéro, celui de mars/avril, est un des meilleurs depuis fort longtemps. À Ortona, dans le temps et maintenant m’a surtout intéressé(e), ainsi que Erin Doyle and the Navy part 32 par Marc Milner et il y en a aussi d’autres qui étaient excellents. Cette revue est le lien qui nous uni tous. Ne lâchez pas. Merci. » — H. Otis Phinney, Sackville (N.-B.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« J’appartiens à la troisième génération d’une famille militaire et je suis fier d’appartenir à la Légion. J’ai beaucoup de bons souvenirs des filiales, de partout au Canada, que je visite chaque fois que j’en ai l’occasion pendant mes voyages. Merci de l’excellent travail que vous faites et pour cette revue. » — Alan Roy, Etobicoke (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« Je suis vétéran de la Seconde Guerre mondiale, de la Corée, de l’OTAN et de la FUNU. J’ai toujours hâte de recevoir ma revue. Ça me sert à rester en contact, avec le passé ainsi qu’avec l’avenir et à garder l’espoir par rapport à l’avenir. » — Donald Hensler, Gibson (C.-B.).</strong></em></p>
<p><em></em>Il semblerait que nos lecteurs ont aussi réagi au site de la revue dans la toile.<em></em></p>
<p><em><strong>« Je ne savais pas que la revue avait un site, mais maintenant que je le sais, je vais le voir souvent. J’ai toujours hâte de recevoir ma copie de la revue et je la lis pratiquement au complet. J’aime les articles sur la marine, en particulier, et Humour Hunt (chasse à l’humour) me fait souvent rire. Continuez votre bon travail. Bravo-Zulu! » — George A. Rutherford, Belleville (Ont.).</strong></em></p>
<p><em></em>Plus de la moitié des sondés ont pris le temps de faire des commentaires et nous les avons lus avec gout. <em></em></p>
<p><em><strong>« C’est une revue au format excellent. Je prends beaucoup de plaisir à la lire au complet et je la garde pour m’y référer au besoin. Les membres du personnel des services, jeunes ou vieux, sont traités avec respect et gratitude dans la revue Légion. » — Barbara E. Bailey, Petawawa (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« La gamme des sujets couverts est appréciée, comme l’article sur le 60e anniversaire de la Voie maritime du Saint-Laurent. Cette revue me surprend et me satisfait toujours. Je suis un patriote canadien loyal. » — Lyle Turgeon, Winnipeg.</strong></em></p>
<p><em><strong>« D’autres commentaires de nos soldats, le journal d’un soldat en Afghanistan ou en Iraq. Ce serait intéressant de connaitre leurs impressions par rapport à leur travail et à notre appui. » — Malcolm McRae, Smiths Falls (Ont.).</strong></em></p>
<p><em><strong>« La revue Légion a beaucoup été améliorée depuis 2008 : son apparence, son contenu, etc.; très appréciée. Merci beaucoup. » — Ron Butler, Faro (Yukon).</strong></em></p>
<p><em></em></p>
<h2><img src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2009/06/surveyresultsfr.jpg" alt="surveyresultsfr.jpg" align="middle" height="572" width="515" /></h2>
<h2>Sur les traces de mon mari</h2>
<p>La voix précise d’une femme répond, lors de l’appel téléphonique que nous faisons par rapport au grand prix du sondage sur le lectorat de 2009 de la revue Légion. Mme Rhona Jacobsen a gagné un voyage en France de 10 jours, organisé en l’honneur du 65e anniversaire du jour J, courtoisie de Verstraete Travel &amp; Cruises. « J’arrive pas à y croire, j’arrive presque pas à y croire […]. J’aime beaucoup la revue Légion, depuis toujours. Mon mari était au jour J; il était à l’Hôpital général canadien et 29 d’entre eux ont été envoyés à l’île de Wight pour être formés pour le combat; et peu de temps après, ils étaient à bord d’un BDC américain… enfin, bref : ils ont débarqué sur la plage; la plage Sword (avec les Britanniques). »</p>
<p>Des fois, la vie revient au point de départ et c’est un de ces moments. Mme Jacobsen a décidé d’emmener son fils. Ils vont aller, ensemble, où son mari, défunt, a servi, pour ho­norer sa mémoire ainsi que celle des autres Canadiens qui y ont débarqué le jour J.</p>
<p>En tout, 10 prix ont été gagnés dans un tirage au sort dirigé par Research House. En plus du grand prix, il y avait trois prix de 150 $ comptant, trois prix de 100 $ comptant et trois prix de 50 $ comptant. Les trois gagnants qui reçoivent<br />
150 $ sont Arthur M. Grenier de Balzac (Alb.), Mike Lapansee de Kanata (Ont.) et Henry Richardson de Sarnia (Ont.). Les trois personnes qui gagnent 100 $ chacune sont Marc Potvin de Centreville (N.-É.), L.O. Renton de Kars (Ont.) et Hope Gallows de Charlottetown. Les trois derniers gagnants, qui reçoivent<br />
50 $ chacun, sont Jason Kelly de Kemptville (Ont.), Claire Irwin de Terrace (C.-B.) et Roland Drouillard de Chambly (Qc).</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La Victoire Et Son Prix</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/05/la-victoire-et-son-prix/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2009/05/la-victoire-et-son-prix/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2009 04:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J.L. Granatstein</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="caption_img"></p>
<p>Les Queen’s Own Rifles of Canada ont débarqué le 6 juin 1944, à la plage Juno, à 8 h 12, presque une demi-heure en retard. La mer était très agitée, beaucoup de soldats avaient le mal de mer, mais les hommes, dont la première vague se composait de deux compagnies dans 10 navires de débarquement, ont touché la terre ferme, à la ville côtière de Bernières-sur-Mer, au pas de course. « Dix navires, s’étirant sur 1 500 verges, ce n’est vraiment pas beaucoup pour une force d’assaut », écrivait le sergent de compagnie, Charlie Martin, par la suite. Sur les cartes, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/04/ddayintro.jpg" alt="Les soldats des North Nova Scotia Highlanders et de la Highland Light Infantry marchent dans l’eau jusqu’au rivage à la plage Juno, peu avant  midi le 6 juin 1944. [PHOTO : GILBERT ALEXANDER MILNE, LIBRAIRIE ET ARCHIVES CANADA–PA122765]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p><strong>Les Queen’s Own Rifles of Canada ont débarqué le 6 juin 1944, à la plage Juno, à 8 h 12, presque une demi-heure en retard. La mer était très agitée, beaucoup de soldats avaient le mal de mer, mais les hommes, dont la première vague se composait de deux compagnies dans 10 navires de débarquement, ont touché la terre ferme, à la ville côtière de Bernières-sur-Mer, au pas de course. « Dix navires, s’étirant sur 1 500 verges, ce n’est vraiment pas beaucoup pour une force d’assaut », écrivait le sergent de compagnie, Charlie Martin, par la suite. Sur les cartes, le Queen’s Own était un bataillon : presque 1 000 hommes. Mais sur la plage, au moment crucial, le régiment avait deux compa­gnies, tout au plus 250 hommes, déployé sur plus d’un mille et sans communication entre les navires transportant un peloton chacun.</strong></p>
<p>Les bombardiers lourds de la Royal Air Force, de l’Aviation royale du Canada et de la United States Army Air Force avaient largué leur charge trop à l’intérieur et manqué presque complètement les bunkers en béton massif du mur de l’Atlantique. L’artillerie des centaines de navires de guerre britanniques, américains et canadiens au large était presque aussi inefficace et les équipages des Typhoons qui avaient reçu l’ordre de bombarder et mitrailler la plage Juno ne voyaient pas grand-chose à cause des nuages. Aucune des positions allemandes principales de la plage du QORC n’avait été frappée.</p>
<p>Les Allemands étaient tout à fait alertes et à leurs armes lourdes. Ce n’étaient pas les meilleurs soldats de la Wehrmacht : c’étaient des hommes d’un certain âge, des appelés peu en­-thousiastes, avec quelques ost-truppens des territoires conquis par les nazis, qui appartenaient au 736e régiment de la 716e Division d’infanterie statique. Mais dans les bunkers presque inexpugnables d’où ils tiraient, ils étaient un problème sérieux pour les Canadiens. Un canon de 88 mm terrible faucha presque tout un peloton de fusiliers avant de se faire supprimer. Une autre demi-compagnie de Cana­diens fut exterminée par une mitrailleuse située dans un grand bunker en béton avant que les survivants se mettent à couvert derrière la haute digue, à 200 mètres de l’eau.</p>
<p>Les pertes étaient lourdes. Jim Wilkins, un fusilier de la Compagnie B, s’était rappelé que son navire de débarquement « s’est arrêté et s’est mis à tanguer brusquement. La rampe est tombée et le chef de ma section, le caporal John Gibson, a sauté dans l’eau au-dessus de la taille sans hésiter.</p>
<p>Il a été tué à quelques verges plus loin.</p>
<p>On était arrivé juste devant un abri fortifié d’où une mitrailleuse nous canardait. On a sauté à l’eau sans hésiter, l’un après l’autre; j’étais le dernier de la première rangée », dit Wilkins. « Où étaient les autres? Il n’y avait que la moitié de ma section; il y en avait qui flottaient (morts ou blessés) dans leur gilet de sauvetage. Mes coéquipiers de mitrailleuse Bren, Tommy Dalrymple et Kenny Scott, étaient juste devant moi quand quelque chose a frappé mon porte-chargeurs. La balle est passée à travers deux chargeurs, dans mon côté et elle est sortie dans mon dos. Kenny était en train de me crier de courir; j’arrive! j’arrive! je lui répondis en criant, s’est rappelé Wilkins. On était dans l’eau jusqu’aux genoux et on entendait une espèce de sifflement tout autour de nous, ainsi que le bruit de la mitrailleuse elle-même. Tout à coup, quelque chose m’a atteint au côté de la jambe droite et puis une balle m’a frappé en plein centre de la cuisse droite et causé une fracture ouverte. À ce moment-là, je me suis retrouvé à plat ventre dans l’eau; j’avais perdu mon fusil, j’avais plus de casque […]. L’homme à côté de moi était mort en quelques minutes.</p>
<p>Tout ce temps-là, on regardait la mitrailleuse qui tirait au-dessus de nos têtes sur le reste de notre peloton et de notre compagnie, et puis le sergent de notre peloton, un de mes amis, qui avait refusé l’offre de devenir officier pour rester avec nous, a été tué devant moi. »</p>
<p>Ce qui a fait toute la différence, ce qui fait qu’en fin de compte le débarquement des Queen’s Own à la plage Juno a triomphé, c’est le courage des soldats canadiens. Les fusiliers qui avaient survécu aux premières rafales des mitrailleuses se sont mis à tirer et ont tué les défenseurs de la Wehrmacht et puis trois hommes ont mis la mitrailleuse qui avait blessé Wilkins hors d’état de nuire en lançant des grenades dans les embrasures du bunker. Le régiment de Toronto n’allait pas se faire repousser.</p>
<p>* * *</p>
<p>La décision d’envahir la France avait été prise par le président états-unien Franklin Delano Roosevelt et le premier ministre britannique Winston Churchill à la Conférence de Québec, en aout 1943. Les deux chefs d’État alliés savaient que la seule manière de vaincre l’Allemagne nazie, c’était d’envoyer de grandes armées en France et qu’elles foncent vers le Reich hitlérien. Ils donnèrent le commandement supérieur au général états-unien Dwight D. Eisenhower et celui des forces terrestres au général britannique Bernard L. Montgomery.</p>
<p>L’assaut, une opération immense et complexe appelée Overlord, comprendrait cinq divisions de fantassins et des unités blindées appartenant à trois nations, lesquelles débarqueraient sur cinq plages de la côte normande, ainsi que trois divisions aéroportées sur les flancs. Il fallait coordonner des milliers d’avions et presque 7 000 navires, placer les hommes et l’approvisionnement aux bons endroits, et réaliser un programme de déception compliqué. En 1944, les alliés avaient une certaine expérience des invasions contre une côte défendue et les leçons apprises grâce au désastre cana­-dien à Dieppe deux ans auparavant avaient été digérées : il fallait un bombardement aérien et naval dense; l’assaut devrait avoir lieu sur les plages plutôt que dans un port défendu; et il fallait absolument employer des véhicules blindés et des navires de débarquement spéciaux.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/04/ddayinset4.jpg" alt="Les fusiliers canadiens W.T. Orton et H.H. Pennell, à bord d’un transport de lance-flammes, sont prêts à tout, près de Vaucelles (France), le 29 juillet 1944. [PHOTO : LT. DONALD I. GRANT, LIBRAIRIE ET ARCHIVES CANADA–PA190811]" align="middle" height="388" width="515" /></p>
<p>Les cinq plages de l’invasion — surnommées Gold et Sword pour les Britanniques, Juno pour la 3e Division canadienne et la 2e Brigade blindée canadienne, et Utah et Omaha pour les Américains — avaient été organisées pour la défense par un commandant allemand capable et énergique, le feld-maréchal Erwin Rommel, qui avait beaucoup renforcé le mur de l’Atlantique. Tout le monde, Rommel compris, savait que l’invasion allait avoir lieu, mais on ne savait ni où ni quand. En attaquant par mauvais temps et ailleurs qu’au Pas-de-Calais, l’endroit le plus près de l’Angleterre et où le feld-maréchal et les stratégistes ennemis attendaient l’invasion, les hommes d’Eisenhower ont obtenu la surprise tactique.</p>
<p>L’histoire de courage que les Queen’s Own ont tracée était à peu près pareille à celles qu’il y a eu tout le long de la plage Juno et des autres plages de l’invasion. Les obstacles dans l’eau, les mines à la laisse de mer, les mines terrestres, les barbelés enchevêtrés et les armes lourdes intacts malgré le bombardement préliminaire et le plan de feu naval ont tous fait de nombreuses victimes. En revanche, le panache et le courage (et probablement la forte envie de quitter les chalands de débarquement d’infanterie qui tanguaient et bringuebalaient) ont transporté le North Shore (New Brunswick) Regiment, les Royal Winnipeg Rifles, les Regina Rifles, les Canadian Scottish et les chars d’assaut Sherman des 1st Hussars et des Fort Garry Horse de la 2e Brigade blindée canadienne, les régiments canadiens de la première vague, à travers les plages Juno découvertes. La plupart des chars, équipés de double propulsion et dont le dispositif de flottaison devait permettre la navigation, ont atteint la rive en retard, certains ayant coulé dans la mer agitée. Leurs canons, qui tiraient à bout portant, ont servi à soumettre les défenseurs dans les immenses bunkers d’acier et de béton qui résistaient aux assauts de l’infanterie. Soixante-cinq ans après, les bunkers menacent encore les plages, mais, ces jours-ci, les enfants s’amusent à monter dessus durant les vacances d’été.</p>
<p>Ce sont les Américains des 1re et 29e divisions, à la plage Omaha, qui ont eu le plus de difficultés et le plus de victimes, la malchance les ayant placés au mauvais endroit et devant une formation ennemie de première, la 352e division d’infanterie, mais toutes les plages des alliés ont été prises avant la fin de la journée. Les vagues d’hommes arrivaient à terre l’une après l’autre : scènes de chaos organisé, soldats portant de lourds sacs au dos, des armes et des munitions. Certains quittaient la plage rapidement et tombaient sur un combat; d’autres avaient l’occasion de fumer et consommer un repas pigé dans leurs paquets de rations. En tout, le premier jour, les alliés ont débarqué plus de 130 000 hommes, presque 6 000 véhicules, y compris 900 chars et véhicules blindés et quelque 600 pièces d’artillerie. Ils avaient 4 000 tonnes d’approvisionnements en France avant la noirceur et les ingénieurs se mirent vite à construire le Mulberry, havre artificiel brillamment conçu qui allait leur permettre de décharger les approvisionnements pour l’invasion sans port et sans installations portuaires. Mulberry était en état de fonctionner le 9 juin et les cinq plages du jour J ont été reliées avant le 12.</p>
<p>Les victimes du 6 juin avaient été nombreuses, mais, heureusement, il n’y avait eu qu’environ la moitié des 20 000 que les planificateurs alliés avaient prévues. Les pertes des Canadiens à la plage Juno étaient de 340 morts, 574 blessés et 47 prisonniers. Les Queen’s Own ont eu 143 victimes, alors que les morts et les blessés des Royal Winnipeg Rifles et du North Shore Regiment se sont élevées à 128 et 125 respectivement.</p>
<p>* * *</p>
<p>La route des alliés vers la Normandie avait été longue et difficile. Le blitzkrieg nazi de mai et juin 1940 avait pulvérisé les armées britanniques et françaises et il leur avait fallu des années pour y retourner. La première vraie victoire britannique de la guerre contre l’Allemagne n’a eu lieu qu’en novembre 1942, à El Alamein, en Afrique, à peu près en même temps que l’Armée rouge écrasait la Wehrmacht à la bataille épique de Stalingrad. Les Russes s’avancèrent lentement vers l’ouest, leurs forces faisant face à la majeure partie des armées allemandes. Les Britanniques, avec l’aide des États-Uniens, libérèrent l’Afrique du Nord au début 1943 et puis ils envahirent la Sicile, en juillet, atteignant la botte italienne en septembre. La victoire était enfin en vue, mais les Allemands, se battant de manière plus décidée alors que la guerre se rapprochait du Reich, étaient encore formidables. Les Britanniques, les Américains et les Canadiens devaient se rendre en France et commencer la libération de l’Europe de l’Ouest. Leur arrivée eut finalement lieu le jour J.</p>
<p>Des hommes de la 3e Division d’infanterie canadienne, la formation d’assaut, avaient quitté le Canada plus de quatre ans auparavant. La 2e Division, non pas la 3e, avait atterri à Dieppe en aout 1942, mais chaque soldat savait que les Allemands avaient massacré les combattants qui avaient attaqué ce petit port. Un petit nombre parmi les envahisseurs du jour J avaient servi en Italie, où la 1re Division d’infanterie canadienne et la 5e Division blindée cana-dienne se battaient depuis 1943. Mais la plupart des hommes qui ont débarqué à la plage Juno ne s’étaient jamais battus; ils étaient bien entrainés, mais novices. Les soldats voulaient tous retourner chez eux, mais ils savaient que pour revenir au Canada ils devaient passer par les champs normands.</p>
<p>* * *</p>
<p>Les premières contre-attaques ennemies tombèrent sur les Canadiens le 7 juin. Les divisions nazies de panzers, formations bien équipées et bien entrainées, qui employaient habituellement des chars d’assaut de loin supérieurs aux Sherman insuffisamment armés des alliés, avaient été stationnés plus profondément dans le territoire. Les plans complexes de la déception alliée obligeaient l’ennemi de considérer l’assaut en Normandie comme une diversion pour les distraire de la « vraie » attaque au Pas-de-Calais. Mais, là, la 3e Division canadienne allait écoper.</p>
<p>À Buron et à Authie, les North Nova Scotia Highlanders et les chars du Régiment des Fusiliers de Sherbrooke sont tombés sur la 12e Division de pan­zers SS, une formation d’ados de la Jeunesse hitlérienne dirigés par des officiers expérimentés sans pitié et des sous-officiers qui avaient appris la guerre en se battant contre les soviétiques. Les Canadiens furent repoussés, beaucoup d’entre eux, tués ou capturés. Si les Canadiens n’avaient pas haï les SS avant, le meurtre gratuit et délibéré par les jeunesses hitlériennes de plus de 100 prisonniers, pendant les quelques jours qui suivirent, aurait fait en sorte qu’ils les haïssent dès lors.</p>
<p>À ce moment-là, la bataille de Normandie était devenue un combat impitoyable d’attaques et de contre-attaques dont les prix étaient des petits villages et des mètres de terrain. Les Canadiens, dont le nombre augmentait grâce aux 2e et 4e divisions qui arrivaient en renfort ainsi que grâce au 2e Corps canadien commandé par le général Guy Simonds et à la 1re Armée canadienne commandée par le général Harry Crerar, qui prit le contrôle, rendaient coup pour coup pendant les semaines qui suivirent. L’avantage réel des alliés était la quantité : plus d’hommes, beaucoup plus d’avions, plus de chars et plus de canons. Les Allemands avaient l’avantage du terrain. La ville de Caen, qui devait être libérée le 6 juin, ne fut libérée, son centre anéanti par les bombardements, que 33 jours plus tard. La pente douce de la crête de Verrières, qui ne s’élève qu’à 250 pieds, au sud de la vieille ville normande, fut un lieu de massacres pour plusieurs régiments du Canada. Le Black Watch de Montréal y fut presque entièrement anéanti lors d’une attaque brave mais infructueuse de la crête, le 25 juillet, par une douzaine de panzers et l’infanterie méca­nisée. « Les hommes, écrivait piteusement un officier par la suite, étaient on ne peut plus tenaces et rien ne les arrêtait. »</p>
<p>Mais à la fin de la première semaine du mois d’aout, les Américains étaient finalement sortis de leur tête de pont à leur bocage et ils balayaient tout sur leur passage vers le sud et vers l’est. Les Allemands pouvaient être pris dans une immense poche si on réussissait à la fermer. Le 2e Corps canadien, dans les rangs duquel se trouvait une division blindée polonaise, fonçait vers le sud, vers le carrefour crucial des routes de Falaise et Saint-Lambert-sur-Dives, dans le cadre de deux opérations conçues par Simonds, Totalize et Tractable et lancées les 8 et 14 aout. L’attaque comprenait des frappes aériennes par les bombardiers de la Royal Air Force, de l’Aviation royale du Canada et de la United States Army Air Force. Ensuite, les colonnes massives de chars et de transports de troupes blindés — une idée nouvelle conçue par Simonds — étaient déployées pour réduire l’ennemi étourdi. Les opérations réussirent, mais pas aussi bien que le général avait prévu et à un prix en vies canadiennes plus élevé.</p>
<p>Du 8 au 21 aout (quand la brèche de Falaise fut fermée), 1 470 Canadiens ont été tués, certains d’entre eux quand les bombardiers alliés avaient mal visé.</p>
<p>La 1re Armée canadienne avait fermé la brèche de Falaise fermement et finalement, mais pas avant que des milliers d’Allemands se soient échappés vers l’est. Le carnage infligé à l’ennemi était néanmoins terrible. Les forces aé­riennes alliées martelaient les Allemands sans merci pendant que les soldats canadiens et polonais en éliminaient des milliers d’autres. Moins de 200 hommes des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada et du South Alberta Regiment de la 4e Division blindée canadienne tuèrent ou firent prisonnier quelque 3 000 ennemis à Saint-Lambert. La 1re Division blindée polonaise fit à elle toute seule 6 000 prisonniers, et elle détruisit 70 chars et 500 véhicules — perdant 1 400 de ses hommes pour ce faire — lors d’une bataille épique à quelques kilomètres à l’est.</p>
<p>Les formations allemandes qui s’étaient battues en Normandie étaient complètement décimées. Quand la bataille de Normandie s’est terminée, la 12e Division SS de panzers, par exemple, qui avait 20 000 soldats et 159 chars le jour J, n’avait plus que 100 hommes sur leurs pieds et 10 chars qui fonctionnaient encore. Bien que 50 000 à peu près s’étaient enfuis, le total des victimes allemandes à la poche de Falaise était estimé à 10 000 morts et 40 000 prisonniers. En tout, l’été en Normandie avait couté plus de 400 000 soldats à la Wehrmacht alors que les alliés en avaient perdu 206 000.</p>
<p>L’armée de citoyens canadiens, tous des volontaires, avait perdu 18 000 hommes pour arracher la Normandie à Hitler. Plus de 5 000 gisent dans deux immenses cimetières à Bény-sur-Mer et à Bretteville-sur-Laize, dans la campagne verte et luxuriante de la Normandie. Cinq mille hommes; dont beaucoup n’étaient que des enfants. La plupart étaient des jeunes durs, survivants de la Crise de 1929 et plus maigres que les Canadiens riches d’aujourd’hui. Comme éducation, en moyenne, ces soldats avaient à peu près une 5e année. Cependant, ils savaient tous, sans exception, que la Seconde Guerre était importante pour le monde, pour le Canada et pour eux. S’il y a jamais eu une bonne guerre, c’est ce conflit, lequel devait être gagné pour détruire l’incarnation du mal qu’étaient Hitler et ses nazis, et pour s’assurer de la conservation de la liberté et de la démocratie.</p>
<p>On pourrait s’attendre à ce que tous les Canadiens connaissent la lutte de 1944 en Normandie. Mais rien de tout cela n’est enseigné dans nos écoles et nombre de nos enfants n’ont presque rien entendu de la guerre. Cependant, la situation actuelle est meilleure que celle d’il y a quelques dizaines d’années. Les cérémonies du jour du Souvenir grandissent chaque année, la Tombe du Soldat inconnu à Ottawa est un rappel constant du sacrifice, le nouveau Musée de la guerre du Canada siège à Ottawa et constitue une importante présence en ligne, et les efforts d’Anciens combattants Canada et de la Légion royale canadienne rappellent aux Canadiens que les combats se poursuivent.</p>
<p>Les soldats canadiens n’étaient pas tous des héros, et rares sont ceux qui étaient des saints. Mais ils méritent tous que leurs compatriotes et tous ceux qui vivent en liberté grâce à leur courage, se souviennent d’eux. Soixante-cinq ans après que le jour J commence la libération de la France et puis de l’Europe de l’Ouest, leurs faits d’armes retentissent encore.</p>
<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2009/04/ddayinset4.jpg" alt="Canadian riflemen W.T. Orton and H.H. Pennell sit ready in a flamethrower carrier near Vaucelles, France, July 29, 1944. [PHOTO: LT. DONALD I. GRANT, LIBRARY AND ARCHIVES CANADA–PA190811]" align="middle" height="388" width="515" /></p>
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		<title>La Conférence devrait s’attendre à de la puissance intelligente de la part des É.-U.</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 04:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il n’y a vraiment qu’une seule chose à Ottawa, à la fin février : la réunion générale annuelle de la Conférence des associations de la défense — dans ce cas-ci la 72e — qui, au fil du temps, est devenue la conférence militaire prééminente au Canada.</p>
<p>Les orateurs, dont le ministre de la Défense nationale Peter Mackay, celui des Affaires étrangères Lawrence Cannon et une panoplie de généraux canadiens et états-uniens les plus haut gradés, comme toujours, étaient illustres. La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Quelque 400 personnes, y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a vraiment qu’une seule chose à Ottawa, à la fin février : la réunion générale annuelle de la Conférence des associations de la défense — dans ce cas-ci la 72e — qui, au fil du temps, est devenue la conférence militaire prééminente au Canada.</p>
<p>Les orateurs, dont le ministre de la Défense nationale Peter Mackay, celui des Affaires étrangères Lawrence Cannon et une panoplie de généraux canadiens et états-uniens les plus haut gradés, comme toujours, étaient illustres. La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Quelque 400 personnes, y compris plusieurs ambassadeurs, ont pris part à l’évènement les 26 et 27 février.</p>
<p>Le thème du premier jour de séminaires annoncé était Les relations Canada-États-Unis :  la dimension sécurité, mais les discours ont eu trait à un grand éventail de sujets, des rôles du Canada et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord en Afghanistan à l’essor de la puissance navale chinoise, en passant par la nature du conflit au Moyen-Orient.</p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères Cannon a prononcé le discours-programme au début de la conférence. Cannon lui-même a parlé principalement de la relation entre le Canada et les États-Unis, remarquant que non seulement sa nouvelle homologue, la secrétaire d’État américaine, Hilary Clinton, faisait un excellent travail, mais elle a vraiment une approche différente de celle de l’ancienne, Condoleezza Rice.</p>
<p>« On peut s’attendre à une approche de coopération multilatérale renouvelée », disait Cannon par rapport au nouveau gouvernement américain, « une nouvelle approche envers l’Afghanistan et l’avènement de ce que Mme Clinton appelle la “puissance intelligente”. »</p>
<p>Cannon a longuement parlé du besoin de trouver un équilibre entre les questions de sécurité à la frontière Canada-États-Unis et le besoin de maintenir la circulation économique efficacement. « Nos voisins américains savent qu’une frontière sûre […] est la clé de notre prospérité commune, dit-il. Depuis le 11 septembre, nous avons cherché à équilibrer les soucis légitimes concernant la sécurité et le besoin de garder la frontière ouverte, ce qui est fondamental pour la prospérité de nos deux pays. »</p>
<p>D’après Cannon, plus d’un milliard de dollars en commerce traverse la frontière chaque jour, « près d’un million de dollars la minute, sur lequel sont établis sept millions d’emplois aux États-Unis, dit-il. L’empâtement de la frontière réduit le commerce ».</p>
<p>Cannon avait comme toile de fond pour ses remarques des études récentes aux États-Unis qui indiquaient que la frontière Canada-États-Unis serait pro­-bablement impliquée en ce qui a trait à de nouvelles attaques. Ainsi, les paroles de Cannon faisaient partie d’une discussion publique entre les deux pays sur la meilleure manière de gérer les risques.</p>
<p>Cannon a ensuite parlé du rôle du Canada en Afghanistan et aux Antilles, où les Forces canadiennes participent de plusieurs façons à l’interdiction des drogues.</p>
<p>« Nous nous défendons contre les risques à notre sécurité longtemps avant qu’ils apparaissent à nos frontières », dit Cannon, rappelant un vieux stratagème qui a fait ses preuves par rapport à la défense nationale. « Nous voulons déce­-ler, dissuader, interrompre et vaincre les menaces militaires et terroristes aussi loin de nos frontières que possible. »</p>
<p>Dernière note sur ce sujet, Cannon dit à la foule que le Canada a déboursé récemment 10 millions de dollars pour aider les États-Unis à sécuriser des matériaux nucléaires en Russie et en Ukraine, dans le cadre de l’effort de non-prolifération constant, afin d’empêcher ce genre d’armes de tomber entre les mains des terroristes.</p>
<p>L’ancien chef d’état-major de la défense et ancien président du comité militaire de l’OTAN, Ray Hénault, a pris ensuite la parole à propos de L’OTAN à 60 ans : une perspective militaire.</p>
<p>Hénault a offert une estimation optimiste sur l’alliance de l’OTAN à bout, qui a subi des pressions très fortes ces temps-ci. Non seulement l’OTAN a beaucoup de difficultés à cajoler les pays membres pour qu’ils fournissent des soldats à la mission en Afghanistan, mais la structure de commandement de cette dernière est mal en point. L’alliance a aussi de la difficulté à négocier avec ses partenaires de l’Union européenne, les Nations Unies et la Russie qui est devenue récalcitrante dernièrement.</p>
<p>Malgré cela, ou peut-être pour cela, Hénault a déclaré que l’OTAN est la « l’alliance prééminente de défense et de sécurité » au monde aujourd’hui et il a argumenté, en général, en faveur du succès de l’organisation, mais il a admis que ce succès n’est pas arrivé sans « une certaine agitation à l’intérieur de l’alliance ».</p>
<p>« Il est difficile d’arriver à un consensus des 26 alliés, dit-il. Le processus est souvent diviseur. »</p>
<p>Quant aux problèmes avec l’Union européenne, une question provenant de l’audience à la fin de son discours a poussé Hénault à entrer dans les détails par rapport à l’indifférence de l’Union européenne envers l’OTAN, qui en serait au point où les représentants européens n’assistent plus aux réunions.</p>
<p>Les deux organisations, dit Hénault, sont « quelque peu contrariées dans leurs desseins de collaborer à cause de leurs approches politiques. Il leur faut un consensus et ce consensus n’a pas pu avoir lieu pendant que j’y ai siégé ».</p>
<p>Il y a 21 nations qui font partie de l’OTAN ainsi que de l’Union européenne, mais Hénault ne voyait pas la politique commune de défense de l’Union comme étant un danger pour l’OTAN. Certains suggèrent qu’un grand nombre de ces pays européens sont en train de former leur propre alliance, mais Hénault n’est pas d’accord.</p>
<p>« Le problème va durer pendant un certain temps, dit Hénault, mais je ne pense pas que l’OTAN soit en danger. Personne n’essaie de quitter l’OTAN, il y a cependant des pays qui essaient d’en faire partie. »</p>
<p>Un autre questionneur voulait connaitre la nature du déclin de la relation entre l’OTAN et la Russie.</p>
<p>Tout allait bien, dit Hénault, et puis la bulle a éclaté. « Depuis aout dernier, il y a eu très peu de réunions OTAN-Russie. Elle temporise. »</p>
<p>Le dernier questionneur était le major-général canadien Lewis MacKenzie, qui n’a pas eu peur des mots en posant sa question. « J’aimerais bien être optimiste comme vous, dit-il, mais je me sens plus pessimiste. Je pense que l’OTAN est voué à l’échec en Afghanistan du Sud et des soldats canadiens sont en train d’y mourir. L’OTAN n’a pas affecté les ressources fondamentales à la mission. Si l’incapacité de trouver des soldats pour l’Afghanistan n’est pas une indication d’échec, qu’est-ce que ça peut bien être? »</p>
<p>De répliquer Hénault, « oui, il y a eu des difficultés et c’était surtout à cause de différences politiques. Il va falloir les régler pour améliorer le partage du fardeau parmi les alliés.  L’OTAN est une organisation basée sur le consensus et cela signifie qu’il y aura des compromis ».</p>
<p>Hénault faisait essentiellement remarquer que parmi les nombreux alliés de l’OTAN, le soutien politique, concernant l’envoi de troupes au combat, est limité.</p>
<p>Ensuite, la conférence s’est réunie à nouveau et une série d’orateurs ont discouru sur Les Canadiens et la sécurité en Asie-Pacifique.</p>
<p>Le colonel australien John Blaxland a prononcé un discours intéressant sur le rôle de l’Australie en Afghanistan. L’Australie opère en Oruzgan, au nord du Kandahar, en tant que partenaire auxi­liaire de la force opérationnelle dirigée par les Hollandais. Ils n’ont qu’un peu plus de 1 000 soldats là-bas, qui s’occupent de mentorat, de reconstruction, d’opérations spéciales et d’artillerie.</p>
<p>Bien que l’Australie soit de loin le plus grand collaborateur de la mission qui ne fait pas partie de l’OTAN et un des rares qui acceptent d’envoyer des soldats se battre dans les régions des Pashtuns, Blaxland disait en conclusion que « l’Australie reconnait que malgré le fait que les engagements contre-insurrectionnels puissent durer longtemps, on peut les gagner. Toutefois, les efforts mi­-li­taires ne suffiront pas en Afghanistan ».</p>
<p>Lors d’un des derniers discours de la journée, l’analyste états-unien de la défense Norman Friedman a parlé des relations de pouvoir en Asie. Le point principal de Friedman était que l’agitation au Moyen-Orient est en fait le résultat de réformes religieuses dans le monde islamique pas très différentes des réformes (souvent violentes) qui ont eu lieu dans l’histoire des religions occidentales. La situation, dit Friedman, est fondamentalement une guerre civile islamique et il pense que les troubles et le militantisme va durer au moins 50 ans.</p>
<p>Il croit que la meilleure chose que puisse faire l’Ouest, c’est d’étayer les gouvernements islamiques stables et d’empêcher les foules furieuses et les terroristes de tuer nos citoyens.</p>
<p>« Je pense qu’il va y avoir beaucoup de morts avant que cela s’améliore; désolé d’être désagréable », dit Friedman en conclusion.</p>
<p>Le vendredi matin, le sujet est passé à L’évolution des Forces canadiennes en cette ère de changement : une nouvelle stratégie de défense et le premier orateur était le ministre de la Défense nationale Peter MacKay.</p>
<p>MacKay, qui a parlé avec un charisme expansif plus caractéristique d’une campagne que d’une conférence militaire, a parlé aux auditeurs d’un effort sans précédent en vue de reconstruire entièrement les Forces canadiennes.</p>
<p>« Les meilleurs soldats ont besoin du meilleur équipement, dit MacKay, mais il faut du temps pour bâtir le militaire. »</p>
<p>Il dit à la foule que les nouveaux navires, nouveaux véhicules et nouveaux avions sont tous en train. « Nous acquérons un nouvel équipement, à tire-larigot, comme on dit à certains endroits : de l’équipement à tire-larigot!</p>
<p>« Nous essayons aussi d’améliorer l’acquisition de défense, et il y a là matière à amélioration », dit-il, faisant une litote qui a fait se pâmer de rire et applaudir la foule.</p>
<p>Sur l’Afghanistan, MacKay était à nouveau franchement optimiste malgré l’augmentation de violence exponentielle. « Le progrès est lent, mais il y en a, dit-il. Il est visible pour tous. Il n’arrive peut-être pas aussi vite qu’on voudrait, mais il arrive. »</p>
<p>« Il y a 22 écoles en construction, du progrès par rapport aux grands projets comme le barrage Dhala. Il y a des enfants qui se font immuniser contre le fléau qu’est la polio et, le plus important, du progrès en ce qui concerne les forces de sécurité nationales afghanes. Pendant ces quelques derniers mois, une brigade afghane a planifié et mené sa première opération indépendante. »</p>
<p>« La mission de combat des Forces canadiennes doit se terminer en 2011, mais cela ne veut pas dire que le Canada va arrêter de leur prêter main-forte d’autres manières&#8221;, dit MacKay en conclusion.</p>
<p>Après lui, c’était le tour du général chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk, qui a commencé en faisant un rappel, grave par inadvertance, du vieillissement des anciens combattants du Canada. Quand Natynczyk a demandé que tous les vétérans de la Seconde Guerre mondiale se lèvent, il a semblé n’y en avoir qu’un seul. Et quand il a demandé aux vétérans de la Corée de se lever, il a semblé n’y en avoir que deux.</p>
<p>Là-dessus, Natynczyk a donné un aperçu général actuel de l’état des Forces canadiennes. Il a mentionné toutes sortes de choses, des difficultés de recrutement à celles de sécuriser un territoire arctique qui est plus étendu que l’Europe au complet, en passant par le brocard comme quoi une des unités états-uniennes qui vont renforcer les Forces canadiennes au Kandahar a reçu sa première inscription au drapeau à Queenston Heights, pendant la guerre de 1812.</p>
<p>La session s’est terminée par des exposés du lieutenant-général chef d’état-major de l’Armée de terre Andrew Leslie, du vice-amiral chef d’état-major de la Force maritime Drew Robertson et du lieutenant-général chef d’état-major de la Force aérienne Angus Watt, sur leurs commandements.</p>
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