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	<title>La revue Légion</title>
	
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		<title>1812: La guerre qui a sauvé le Canada</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 04:01:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Donald E. Graves</strong></p>
<p><strong>À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.</strong></p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1367" title="Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. [ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset42.jpg" alt="Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. [ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001]" width="515" height="361" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001</div>
<div class="caption">Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. </div>
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<p>À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.</p>
<p>Les origines de la guerre de 1812 se trouvent dans le conflit plus grand qui opposait la France révolutionnaire impériale à l’Angleterre depuis 1793. Après la victoire navale de Nelson à Trafalgar, en octobre 1805, les Français avaient pratiquement disparu des mers, et Napoléon Bonaparte, l’empereur des Français, s’était tourné vers la guerre économique, interdisant aux navires qui faisaient du commerce avec la Grande-Bretagne d’en faire avec la France, ses alliés et les territoires qu’elle avait conquis. La Grande-Bretagne avait réagi en promulguant une loi interdisant aux navires qui faisaient du commerce avec la France d’en faire avec la Grande-Bretagne. Les États-Unis, qui avaient une grande marine marchande, se sont trouvés entre deux feux dans cette guerre par décrets. La frustration américaine s’est accrue quand la Marine royale, ayant désespérément besoin de main-d’œuvre, s’est mise à aborder les navires américains pour enrôler les marins britanniques qui s’y trouvaient. De nombreux Américains innocents ont conséquemment été forcés de devenir marins du roi.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1371" title="Tecumseh. [ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset2.jpg" alt="Tecumseh. [ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358]" width="515" height="713" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358</div>
<div class="caption">Tecumseh. </div>
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<p>Les troubles civils à la frontière du nord-ouest menacée par la confédération autochtone dirigée par le chef Shawnee cha-rismatique Tecumseh étaient aussi cause d’irritation entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. De nombreux Américains croyaient que la Grande-Bretagne était responsable des pro-blèmes qui y surgissaient et, au printemps 1812, les États-Unis se préparaient au combat. La Grande-Bretagne offrait d’abroger les décrets maritimes qui nuisaient au commerce maritime américain, mais il était trop tard. Le président James Madison déclara la guerre à la Grande-Bretagne le 18 juin en lançant le cri de ralliement de Free Trade and Sailors Rights! (libre-échange et droits des marins, n.d.t.).</p>
<p>Les dirigeants américains étaient surs d’eux. L’ancien président Thomas Jefferson faisait remarquer que l’acquisition du Canada jusqu’aux environs de Montréal « ne serait qu’une question d’y défiler ». Mais le gouvernement de Madison avait négligé des problèmes majeurs en précipitant la guerre. Étant donné la puissance de la Marine royale, la guerre contre la Grande-Bretagne devait être une guerre terrestre et l’objectif, en être les colonies britanniques de l’Amérique du Nord, qu’on appelait déjà communément le Canada. En théorie, la victoire était assurée, car la population des États-Unis était de 10 fois supérieure à celle de l’Amérique du Nord britannique. Cependant, en cette ère de communication primitive, il allait falloir des efforts logistiques énormes pour approvisionner les armées lancées à l’attaque du Canada. Et, pire encore, la plus grande partie de l’armée américaine régulière était déployée en Louisiane où elle est restée durant toute la guerre. Conséquemment, les États-Unis ont essayé de faire campagne dans un théâtre de guerre éloigné difficile en utilisant des soldats mal entrainés et approvisionnés qui étaient commandés par des reliques de la guerre révolutionnaire.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1373" title="Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. [ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset1.jpg" alt="Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. [ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893]" width="515" height="387" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893</div>
<div class="caption">Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. </div>
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<p>L’Amérique du Nord britannique, ironiquement, était mieux préparée à la guerre que ses voisins et, le plus important, elle était défendue par des soldats et des marins professionnels. S’il y a une leçon que les Canadiens d’aujourd’hui devraient tirer de la guerre de 1812, c’est que proclamer sa souveraineté ne suffit pas : il faut être prêt à la défendre, et il faut des forces armées professionnelles pour ce faire. La direction britannique était compétente et il y avait presque autant de soldats régu-liers au Canada que dans l’armée états-unienne. Le général sir George Prevost, gouverneur-général et commandant en chef, n’avait pas l’intention d’abandonner de territoire facilement, et il se proposait de défendre férocement Montréal et les territoires de l’est. Son subalterne dans le Haut-Canada (l’Ontario d’aujourd’hui), le général Isaac Brock, privilégiait une stratégie plus agressive et, ayant obtenu l’accord de Prevost, a entrepris de la mettre sur pied peu après le début de la guerre.</p>
<p>En juillet 1812, le général américain William Hull a entamé une invasion du Haut-Canada plutôt timide en traversant la rivière Détroit. Tout en se préparant à réagir à cette poussée, Brock a frappé dans la partie supérieure des Grands Lacs. Il a envoyé une petite force britannique traverser le lac Huron qui a obligé le poste américain de l’ile Mackinac à se rendre, un succès qui a convaincu bon nombre des nations autochtones qui étaient encore neutres de se ranger du côté des Britanniques. Hull s’est replié peu après jusqu’à Détroit et Brock, qui avait amené sans perdre de temps tous les réguliers, miliciens et guerriers qu’il avait pu rassembler, s’est préparé à attaquer. S’il pouvait le faire, c’est qu’au début de la guerre, la Grande-Bretagne était la seule qui possédait une marine sur les Grands Lacs, ce qui lui donnait l’avantage de la mobilité, et Brock a su bien s’en servir. Il a sommé Hull de livrer Détroit, un bluff, et, à la stupéfaction de Brock, le général américain s’est rendu le 16 aout : il abandonnait Détroit et le territoire du Michigan à une force britannique et canadienne de moitié inférieure à la sienne. La victoire de Brock, le premier grand succès de la guerre, a fait beaucoup pour encourager les gens du Haut-Canada qui n’étaient pas surs que leur province demeurerait territoire britannique.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1375" title="La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset5.jpg" alt="La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009]" width="515" height="773" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009</div>
<div class="caption">La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. </div>
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<p>Les premières victoires sur terre ont malheureusement été contrebalancées par des revers en mer. Durant les années sui-vant Trafalgar, la Marine royale était devenue trop sure d’elle, convaincue qu’elle pouvait triompher de n’importe quel adversaire. Les marins britanniques ne s’étaient pas aperçus que la U.S. Navy, bien que très petite, avait d’excellents marins et navires de guerre. En conséquence, les bateaux américains ont remporté un grand nombre d’affrontements singuliers. Pendant les six premiers mois de la guerre, le USS Constitution a capturé les frégates britanniques Guerrière et Java; l’aviso américain Wasp a battu son semblable HMS Frolic; la frégate United States a remporté le combat avec la frégate britannique Macedonian; et le brick USS Hornet a capturé le brick britannique Peacock. La Grande-Bretagne n’avait pas subi autant de pertes en mer depuis plus d’un siècle, ce qui contribua grandement à remonter le moral des États-Unis, qui avait été sapé par les échecs sur terre.</p>
<p>L’ennemi a tenté à nouveau une invasion à l’automne 1812. La nuit du 12 octobre, une petite armée américaine de réguliers et de miliciens traversait la Niagara et s’emparait du village de Queenston. Brock, qui se trouvait à Fort George, près de Newark (l’actuelle Niagara-on-the-Lake) a alors pris le chemin de Queenston avec tous les soldats qu’il avait sous la main. Sachant que le terrain élevé derrière le village était la clé de la position américaine, il a pris la tête de l’assaut, et y a trouvé la mort. Les Britanniques et les Canadiens se sont repliés et, en attendant les renforts, un détachement de guerriers autochtones des nations de la rivière Grand, commandé par le Mohawk John Norton, surnommé « the Snipe » (la bécassine, n.d.t.), déroutait l’ennemi. Norton s’est souvenu par la suite que ses hommes « répondaient au Feu de l’Ennemi avec calme et esprit », et que bien que les Américains « faisaient certainement énormément de bruit », ce sont les guerriers qui « faisaient le plus d’Exécution » et l’ennemi a été repoussé. D’autres troupes régulières sont arrivées qui ont refoulé les envahisseurs jusqu’au bord de la Niagara et les ont encerclés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper. Comprenant que tout était perdu, le commandant ennemi a mis bas les armes et plus de 900 Américains ont été faits prisonniers.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1377" title="Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset9.jpg" alt="Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009]" width="515" height="567" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009</div>
<div class="caption">Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. </div>
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<p>La victoire aux hauteurs de Queenston a eu des effets cruciaux sur l’Amérique du Nord britannique, et le moral était bon quand les opérations militaires ont pris fin à l’arrivée de l’hiver. Deux invasions majeures avaient été repoussées, et l’on était sûr que la guerre aboutirait à la victoire. Mais le succès aux hauteurs de Queenston avait couté cher car, comme l’écrivait Norton, la douleur « occasionnée par la perte de Brock a assombri ce qui aurait été un sentiment de victoire grisant ».</p>
<p>L’optimisme des Canadiens a disparu au printemps. Un programme intensif de construction durant l’hiver avait donné aux États-Unis la supériorité navale sur le lac Ontario et l’ennemi en a vite profité. À la fin avril 1813, les navires américains transportaient une armée près de York (Toronto d’aujourd’hui), la capitale du Haut-Canada. Les envahisseurs ayant chassé devant eux la force britannique, canadienne et autochtone bien inférieure, le feu a été mis au magasin de munitions de la ville quand ils ont atteint les approches de York afin de les empêcher de s’emparer de son contenu. Un garçon qui a été témoin de l’explosion s’est souvenu par la suite qu’il avait « entendu l’explosion et ressenti comme un tremblement de terre, et en regardant vers l’endroit, vu un nuage immense monter en l’air : une grande masse indistincte de fumée, de poutres, d’hommes, de terre [qui ressemblait à] un énorme ballon ». Pendant les quelques jours que l’ennemi a occupé York, évacuée par les défenseurs, il a accidentellement incendié les édifices du Parlement provincial.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1380" title="Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. [ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset10.jpg" alt="Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. [ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053]" width="515" height="376" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053</div>
<div class="caption">Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. </div>
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<p>Il s’agissait du début d’une nouvelle offensive américaine contre l’Amérique du Nord britannique. Une force d’envahisseurs a traversé la Niagara et capturé Fort George le 27 mai 1813. Les troupes britanniques et canadiennes, bien moins nombreuses, se sont repliées jusqu’à la région de la ville actuelle de Hamilton, poursuivies par une force américaine commandée par les généraux John Chandler et William Winder. Cette dernière a été attaquée à Stoney Creek, à l’aube du 6 juin 1813, par une force britannique plus petite et, bien que les Américains aient réussi à la repousser lors d’une bataille nocturne, dans le désordre, Chandler et Winder avaient été faits prisonniers. Les envahisseurs se sont alors repliés et, quelques semaines après, une autre force ennemie a été envoyée pour s’emparer des provisions qu’on savait se trouver chez John DeCew, près de ce qui est aujourd’hui St. Catherines, en Ontario. Cette expédition aussi s’est soldée par un échec, car le 24 juin, prévenue par une maitresse de maison du nom de Laura Secord, une force de guerriers a encerclé les Américains à ce qu’on appelle depuis la bataille de Beaver Dams et les a obligés à se rendre. Après cela, les envahisseurs n’ont plus quitté leurs lignes à Fort George en force et la guerre à la Niagara était dans l’impasse.</p>
<p>Ce même dimanche-là, le 6 juin 1813, jour de la défaite américaine de Stoney Creek, a aussi été le jour d’un évènement glorieux à Halifax. Le service du soir à l’église St. Paul y a été interrompu quand quelqu’un a annoncé la nouvelle excitante qu’un navire de guerre britannique amenait au port une frégate américaine capturée. « L’effet a été électrisant », s’est souvenu plus tard un témoin occulaire et, en quelques minutes, la congrégation avait abandonné le culte pour courir le long de la rue George jusqu’aux quais, voir la frégate britannique HMS Shannon et sa prise de guerre, la frégate USS Chesapeake, qui arrivaient lentement au chantier naval. Le même témoin s’est rappelé que « les toits et les quais étaient tous bondés de gens excités » qui rece-vaient les arrivants « en les acclamant à tue-tête » et qu’Halifax, croyait-il, « n’a jamais été si excitée ni avant ni après ». Le triomphe du Shannon contre le Chesapeake, à l’occasion d’une bataille livrée le 1er juin au large de Boston, mettait fin à la série de victoires singulières américaines contre la Marine royale.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1382" title="Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset11.jpg" alt="Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543]" width="515" height="764" />
<div class="credit">PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543</div>
<div class="caption">Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. </div>
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<p>Cette Marine a alors commencé à exercer sa puissance supérieure en imposant un blocus de la côte des États-Unis. Les corsaires qui s’abritaient dans les ports des provinces maritimes assistaient les marins du roi. La goélette Liverpool Packet, qui s’est emparée de 50 prises évaluées à près de 1 000 000 $ de 1813 avant d’être capturée elle-même, était la plus efficace de ces corsaires. Les autres corsaires remarquables, comme le brick Sir John Sherbrooke et la goélette Retaliation qui se sont emparés de moins de prises, ont aussi pris part à la déprédation du commerce côtier américain, à la perturbation de la communication et, inévitablement, à la hausse du prix de toutes sortes de biens.</p>
<p>À l’ouest, la guerre s’est ravivée à l’automne 1813. La bataille navale du lac Érié, menée le 10 septembre, s’est terminée par la capture de tout l’escadron britannique de ce plan d’eau. Le général britannique Henry Procter, ayant décidé qu’il ne pouvait plus maintenir sa position sur la rivière Détroit, a donné l’ordre à son armée de se replier vers l’est. Son allié autochtone, Tecumseh, a dit de Procter que c’était « un gros animal qui porte la queue sur son dos [...], mais qui la place entre ses pattes pour s’enfuir quand il a peur ». Le repli a quand même été entrepris et Tecumseh a bien été obligé d’accompagner les Britanniques et les Canadiens avec ses guerriers et leur famille. Malheureusement, le 5 octobre, une force américaine supérieure en nombre a rattrapé l’armée alliée à la rivière Thames, près de l’endroit où se situe aujourd’hui la ville de London (Ont.), et l’a dispersée. Tecumseh a été tué à la tête de ses hommes, mais ses partisans ont réussi à emporter son corps en secret et l’ont enterré. Le désastre sur la Thames signifiait néanmoins la fin des ambitions britanniques en Amérique du Nord-Ouest.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1384" title="Une plaque de shako de l’armée états-unienne. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset7.jpg" alt="Une plaque de shako de l’armée états-unienne. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094]" width="515" height="532" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094</div>
<div class="caption">Une plaque de shako de l’armée états-unienne. </div>
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<p>À peu près au même moment, le secrétaire de la guerre des États-Unis, John Armstrong, se rendait au nord pour ranimer l’effort militaire américain. Il avait planifié une offensive à deux volets contre Montréal avec une armée partant du lac Champlain et une autre force, encore plus grande, naviguant sur le Saint-Laurent à bord d’une armada de petits bateaux. Ces plans ont mal tourné, car l’armée du lac Champlain a été battue à la bataille de Châteauguay, à quelques milles au sud de Montréal, le 26 octobre, et elle est retournée rapidement de l’autre côté de la frontière. Il s’agissait d’une victoire remportée par des troupes entièrement francophones commandées par le lieutenant-colonel Charles de Salaberry.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1385" title="Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset12.jpg" alt="Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" width="515" height="612" />
<div class="credit">PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM</div>
<div class="caption">Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. </div>
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<p>Le volet de l’offensive américaine arrivant par voie nautique a été vaincu par une force britannique et canadienne qui l’avait prise en filature sur le fleuve Saint-Laurent. L’ennemi, agacé par cet essaim qui lui marchait sur les talons, a fait demi-tour et il est passé à l’attaque le 11 novembre 1813, jour gris et pluvieux. Les troupes britanniques et canadiennes ont été déployées sur un bon terrain défensif près de la ferme de John Crysler, mais l’approche d’une force américaine bien plus nombreuse causait de l’appréhension dans les rangs. Le lieutenant John Sewell de Québec s’est souvenu par la suite qu’un de ses hommes s’était exclamé : « Il y en a trop, on va se faire massacrer ». Sewell lui a répondu froidement qu’il valait mieux pour lui de mourir « en faisant [son] devoir que d’être tué pour mutinerie », mais, en fait, après plus de deux heures de combats couteux, les Américains se sont avoués vaincus et se sont repliés vers leur propre territoire, mettant ainsi fin à l’offensive américaine la plus grande et la plus grave contre l’Amérique du Nord britannique.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1386" title="Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset13.jpg" alt="Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" width="515" height="653" />
<div class="credit">PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM</div>
<div class="caption">Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. </div>
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<p>Quand la saison de campagne de 1814 a commencé, on avait des raisons d’être optimiste en Amérique du Nord britannique. En avril, la Grande-Bretagne et ses alliés ont envoyé Bonaparte en exil, qu’ils avaient réussi à détrôner. « Je crois vraiment que le déclin rapide de leur allié, Napoléon, disait un Canadien à propos des Américains, va les faire déchanter. » Les renforts britanniques se sont mis à traverser l’Atlantique. Un régiment de cavalerie, 10 compagnies d’artillerie et 33 bataillons d’infanterie, c’est-à-dire à peu près 28 000 hommes en tout, ont fait la traversée. Les premiers sont arrivés à Québec à la fin du mois de juin et un journaliste de l’endroit prenait acte de : « La vue extraordinaire de plusieurs navires transportant des troupes britanniques [qui] avaient une belle apparence [malgré les] uniformes râpés qui les avaient couverts de tant de gloire [en France]. » Londres ordonna à Prevost de dresser immé-diatement les plans d’une offensive de l’autre côté de la frontière.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1388" title="Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. [ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset14.jpg" alt="Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. [ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937]" width="515" height="366" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937</div>
<div class="caption">Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. </div>
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<p>Cependant, les premières manœuvres ont été effectuées par les États-Unis. La nuit du 3 juillet, une force commandée par le général Jacob Brown traversait la Niagara près de Fort Erie et obligeait ce poste à se rendre à l’occasion de la campagne la plus longue et la plus rude de la guerre. À la différence des années précédentes, quand les soldats américains n’étaient évidemment pas prêts au combat, l’armée de Brown était bien entrainée et commandée par des officiers relativement jeunes qui ne manquaient pas d’expérience. La preuve que ces hommes savaient se battre a été faite deux jours après, à la bataille de Chippawa du 5 juillet, lorsque Brown a battu une armée britannique à découvert pour la première fois de la guerre; comme il s’en est vanté à Washington, la victoire avait été « obtenue sur une plaine ». Les officiers supérieurs britanniques étaient d’accord que la défaite était le résultat de « l’amélioration de la discipline et de l’expérience grandissante de l’ennemi ».</p>
<p>Le général Gordon Drummond, commandant britannique du Haut-Canada, a déménagé son quartier général à la péninsule du Niagara et renforcé les forces qui s’y trouvaient. Pendant ce temps, Brown s’est rendu au lac Ontario où il s’attendait à ce que l’escadron naval américain de ce plan d’eau se trouve prêt à l’approvisionner pour l’attaque de Fort George. Il n’y avait toutefois aucune voile amie, car la Marine royale avait établi une supériorité provisoire sur le lac et Brown, frustré, s’est replié à Chippawa pour se réapprovisionner. Il a été suivi par Drummond qui, ayant fait une reconnaissance du camp américain, a pris position sur une colline sablonneuse non loin des chutes, près d’un chemin de campagne en contrebas du nom de Lundy’s Lane. Ses soldats préparaient leur souper en début de soirée, le 25 juillet, quand l’ordre de prendre les armes a été donné parce que l’ennemi s’approchait. Quelques minutes après, les troupes américaines sont sorties d’un bois de marronniers, au sud, et la bataille la plus sanglante de la guerre a commencé.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1390" title="Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset15.jpg" alt="Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY]" width="515" height="201" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY</div>
<div class="caption">Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. </div>
</div>
<p>Elle a duré plus de cinq heures, jusqu’à la nuit, et, comme s’en est rappelé un des participants, c’était « une lutte acharnée indescriptible ». Les pertes ont été lourdes des deux côtés, y compris cinq des six généraux britanniques et américains qui ont été blessés vers la fin, et certaines unités ont été commandées par des sergents. À plusieurs moments, les armées se sont battues à la baïonnette et il y a souvent eu des cas d’erreur sur la personne dans l’obscurité où des soldats ont tiré sur leurs camarades. Quand les coups de feu se sont estompés, plus de 1 600 hommes avaient été tués ou blessés dans une zone d’à peu près deux terrains de football et, comme l’a remarqué un Américain, c’était « une scène que [il] espère ne jamais être vue par des êtres humains. Dieu merci, [il y a] survécu ». À la fin des combats, toutefois, l’armée de Brown avait de bonnes raisons de crier victoire, car elle avait pris la colline : le terrain élevé.</p>
<p>Cette victoire a cependant été gaspillée par un général su-balterne à qui Brown, blessé gravement, a remis le commandement. Il a ordonné un repli au Fort Erie où il a entrepris de construire un camp fortifié. Une semaine après, quand Drummond est arrivé devant le fort, il y a trouvé son ennemi dans une position bien retranchée et bien fournie en artillerie. Le général britannique a entamé un siège, mais il a été entravé par des problèmes d’approvisionnement, car l’escadron britannique du lac Ontario s’est retiré à Kingston parce que le commandant naval américain avait armé un nouveau grand navire de guerre. Les approvisionnements de Drummond devaient alors lui être apportés par voie terrestre et en peu de temps, la nourriture et les munitions lui ont manqué. Il a décidé de parier le tout en un seul coup et déclenché un assaut au cours de la nuit du 14 au 15 aout. Cela a été un désastre : les Britanniques et les Canadiens ont été repoussés en plusieurs endroits et la seule pénétration de la position ennemie à un bastion du fort de pierres a vite été terminée lors de l’explosion accidentelle d’une poudrière sous les pieds des attaquants. Des témoins se sont rappelés par la suite « une explosion terrible et un jet de flammes où se mêlaient des fragments de poutre, de terre et de corps qui sont montés à cent pieds dans les airs ». L’assaut a été un échec complet, et le cout en a été de plus de 900 morts et blessés.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1391" title="Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset16.jpg" alt="Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166]" width="515" height="196" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166</div>
<div class="caption">Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. </div>
</div>
<p>Les armes britanniques ont eu davantage de succès ailleurs pendant cet été sanglant. En aout, le général John Coape Sherbrooke, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, a entrepris une expédition contre les ports côtiers du Maine et capturé Bangor, Castine et Machias. Les commandants britanniques ont perçu les droits de douane et la taxe d’accise sur les marchandises arrivant à terre durant leur possession de ces endroits et, après la guerre, 10 000 £ prélevées aux fonds ainsi obtenus ont servi à l’établissement de l’Université Dalhousie à Halifax. Plus au sud, une importante expédition est arrivée à la baie de Chesapeake afin d’y attirer des troupes américaines du théâtre septentrional. À la fin du mois d’aout, une petite armée britannique commandée par le général Robert Ross s’est dirigée vers Washington et a battu une force américaine supé-rieure en nombre à Bladensburg, près de la capitale états-unienne, de laquelle faisaient partie le président James Madison, le secrétaire de la guerre John Armstrong et le secrétaire d’État James Monroe. Il est possible que la présence de ces politiciens sur le champ de bataille soit attribuable à l’occupation de Washington par l’armée de Ross cette nuit-là. Au cours des quelques jours qui ont suivi, elle a incendié des établissements militaires et navals, les édifices de l’Assemblée législative et l’hôtel particulier du président qui ne s’appelait pas encore la Maison-Blanche et qui, selon les règles de la guerre telles qu’on les comprenait alors, étaient des cibles militaires légitimes.</p>
<p>Le succès à Washington a été suivi, le 12 septembre, par l’échec à Baltimore, quand Ross a été tué en faisant une reconnaissance des défenses de la ville. Baltimore étant trop puissamment défendue pour qu’ils l’attaquent directement, les Britanniques se sont contentés d’un bombardement naval de Fort McHenry, non loin de là, par l’artillerie et les fusées. Un jeune avocat américain, Francis Scott Key, ravi du flamboiement des canons et des explosions a rapidement écrit un poème, qu’il a adapté par la suite à la musique d’une vieille chanson à boire anglaise, commençant par Oh say can you see, by the dawn’s early light; comme c’est bien connu, c’est devenu par la suite l’hymne national des États-Unis. Malgré les feux d’artifice, l’attaque des Britanniques a été repoussée.</p>
<p>C’est au nord, sur le lac Champlain, qu’a eu lieu la plus grande offensive britannique de la guerre. Durant les premiers jours de septembre, une armée britannique et canadienne de plus de 10 000 hommes dirigée par Prevost s’est introduite dans le Nord de l’État de New York et s’est approchée de la base navale américaine de Plattsburgh. C’était une armée pleine de confiance : les musiques régimentaires jouaient Yankee Doodle comme insulte pendant que les troupes défilaient sur un pont près de la frontière, à Champlain (N. Y.). Prevost a facilement balayé les arrières-gardes de la milice et a atteint Plattsburgh le 6 septembre, puis il s’est installé en attendant l’escadron britannique du lac Champlain dont il avait besoin pour s’emparer de la base ennemie. La Marine royale est arrivée comme prévu, le 11 septembre, et a attaqué l’escadron américain qui gardait l’entrée du port de Plattsburgh. L’escadron britannique a été entièrement battu et capturé après une bataille où presque 250 hommes des deux côtés ont été tués ou blessés. Ne pouvant pas prendre Plattsburgh sans l’aide de la Marine, Prevost a décidé de retourner au Canada et la meilleure armée britannique jamais envoyée en Amérique du Nord, le moral bas, a fait demi-tour et s’est trainée vers le nord. Un officier britannique s’est souvenu par la suite que pendant que les longues colonnes se trainaient sur le pont à Champlain, un Américain a crié : « On dirait que vous ne jouez plus Yankee Doodle maintenant ». Certains des hommes de l’officier « auraient voulu le jeter [l’Américain] dans la rivière, mais ils ne l’ont pas fait ».</p>
<p>Pendant ce temps, au bord de la Niagara, le général Gordon Drummond avait continué de piétiner au siège de Fort Erie, mais le manque de nourriture et de munitions l’a obligé à ordonner le repli. Ses soldats se préparaient à le faire, le 17 septembre, quand les Américains ont jailli du fort et attaqué les batteries du siège. Ils ont fini par être repoussés, mais pas avant que plus de 1 000 hommes aient été perdus des deux côtés. Drummond s’est replié jusqu’à une bonne position défensive sur la rive nord de la Chippawa. Presque en même temps, ironie du sort, l’escadron britannique du lac Ontario reprenait la supériorité navale après avoir armé le navire de guerre St. Lawrence de plus de 100 canons, le plus grand bâtiment naviguant sur les Grands Lacs. Malheureusement, c’était un éléphant blanc très couteux qui n’a fait qu’un seul voyage avant de retourner à Kingston, où il est resté pendant le reste de sa courte carrière. La campagne s’est terminée au début du mois de novembre quand l’armée américaine du Niagara est retournée sur le sol américain. Il y a encore eu quelques escarmouches et actions mineures, mais la guerre était en grande partie terminée.</p>
<p>Les combats de l’été et de l’automne de 1814 avaient été suivis peu après par l’envoi de diplomates des deux nations à la ville hollandaise de Ghent pour négocier un accord de paix. Ils sont parvenus, après de longues négociations, à un accord basé sur le statuquo ante. Le traité a été signé à la veille de Noël 1814, mais la nouvelle n’a atteint l’Amérique du Nord qu’en janvier 1815, quand a eu lieu la dernière grande bataille, à La Nouvelle-Orléans, où il y a eu beaucoup de victimes avant que les Britanniques ne soient repoussés. Deux mois après, le Congrès des États-Unis ratifiait le traité de Ghent et la guerre était finie.</p>
<p>Quels ont donc été les résultats de ce conflit « oublié »? Il est facile de répondre à cette question. Si la Grande-Bretagne n’avait pas bien défendu ses colonies d’Amérique du Nord, le Canada n’existerait pas aujourd’hui. Cette guerre a été un moment déterminant de l’histoire canadienne au cours duquel ont été établies les fondations non seulement de la Confédération, mais aussi de la nation moderne que nous avons aujourd’hui, indépendante et libre, comprenant une monarchie constitutionnelle, un système parlementaire et le respect de la diversité linguistique et ethnique. Ce sont là certainement suffisamment de raisons non seulement de se souvenir de la guerre de 1812, mais de la commémorer.</p>
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		<title>Le congrès national à Halifax</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne afin que leurs délégués se réunissent à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 10 juin 2012, à l’occasion du 44e Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux. »

— Le secrétaire national Brad White]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;">« Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne afin que leurs délégués se réunissent à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 10 juin 2012, à l’occasion du 44<sup>e</sup> Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux. »</span></strong></p>
<p><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></strong><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;">— Le secrétaire national Brad White</span></strong></p>
<p>L<span style="letter-spacing: -0.1px;">es délégués se rassembleront du 10 au 13 juin où tant de Canadiens ont pris le bateau pour aller servir aux deux guerres mondiales. Le 44<sup>e</sup> Congrès national aura pour thème <em>Jeter des ponts vers l’avenir</em>.</span></p>
<p>« On s’attend à recevoir quelque 1500 délégués et invités », dit le président des préparatifs locaux, Dave Blanchard.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Comme en 2000, la dernière fois que le Congrès national a eu lieu à Halifax, les séances se tiendront au World Trade and Convention Centre et au Halifax Metro Centre. La séance principale commencera le lundi 11 juin à 8 h 30, au Metro Centre qui est situé au 1800 de la rue Argyle.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">L’inscription au congrès aura lieu samedi de 13 h à 17 h, dimanche de 9 h à 13 h et lundi de 8 h à 10 h. Les frais d’inscription sont de 50 $ pour les délégués et de 15 $ pour les observateurs. Les versements ne pourront se faire qu’en espèces.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Les filiales ont droit à un délégué </span><span style="letter-spacing: -0.1px;">accrédité pour chaque tranche de 100 (ou fraction de 100) membres ordinaires, à vie, associés ou affiliés votants. Tout délégué accrédité par la filiale dont il est membre ne peut être porteur que de quatre actes de procuration au maximum. Les procurations peuvent être non seulement de la même filiale, mais aussi des autres filiales de la direction du délégué, et elles doivent être inscrites au début du Congrès. Les délégués doivent avoir réglé leurs frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2012.</span></p>
<p>Un certificat de procuration accompagne l’appel au congrès qui a été lancé au moyen d’un envoi à toutes les filiales en décembre. Il doit être rempli et indiquer le nombre de délégués et de procurations de la filiale et envoyé au bureau de la direction divisionnaire.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Selon les Arrêtés généraux, toutes les motions doivent avoir été reçues à la Direction nationale au plus tard 112 jours avant l’ouverture du Congrès. Elles doivent donc avoir été envoyées au bureau de la direction divisionnaire, puis reçues à la Direction nationale au plus tard le 19 février.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les évènements commenceront dimanche par le rassemblement du défilé, rue Martello, près du parc Victoria. « Les choses vont se passer un peu différemment cette fois-ci. Le défilé débutera à 13 h et le service de commémoration ainsi que les cérémonies d’ouverture se dérouleront aussi en après-midi », dit Blanchard.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">La route d’environ un kilomètre se termine au monument de la Grand Parade près de la mairie d’Halifax, où se trouve le cénotaphe de la ville. « Nous avons fait le trajet à pied. Il nous a fallu à peu près 20 minutes, dit Blanchard. Il suffira de traverser la rue pour se rendre au Halifax Metro Centre après le service de commémoration. Les gens pourront y aller tout de suite pour prendre leur place. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">L’aéroport international Stanfield d’Halifax se trouve à environ 35 kilomètres du centre-ville, c’est-à-dire 30 à 45 minutes en voiture. Il y a des limousines et des taxis. Un aller jusqu’à la ville d’Halifax coute environ 53 $ en taxi et 56 $ en li-mousine. La navette de l’aéroport, dont le prix régulier est de 19,50 $ par personne pour un aller, dessert plusieurs hôtels.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les délégués doivent réserver leur chambre d’hôtel eux-mêmes. Des blocs de chambres ont été réservés au Halifax Marriott Harbourfront, au Delta Barrington, au Delta Halifax, aux Cambridge Suites, au Sheraton Four Points, à l’Atlantica Hotel, au Lord Nelson Hotel, au Prince George Hotel et au Radisson Suite Hotel. Il y a aussi un certain nombre d’endroits où camper et de parcs pour les véhicules de plaisance dans la région d’Halifax.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les délégués auront l’occasion de visiter les nombreuses attractions de la ville com</span><span style="letter-spacing: -0.1px;">me le lieu historique national du Canada de la Citadelle-d’Halifax. La forteresse en forme d’étoile qui a été terminée en 1856 est la quatrième de la série de forts construits tout à fait en haut de la colline qui surplombe le port d’Halifax. Les visiteurs peuvent se promener sur les lieux et voir les expositions et la cérémonie à grand spectacle des 78th Highlanders, ainsi qu’assister à des spectacles de musique et autres.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le Musée canadien de l’immigration du Quai 21, où sont offerts des films et des expositions, rend hommage à l’histoire de l’immigration canadienne.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le siège du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, la Province House, est un lieu historique national. Il s’agit de la plus vieille législature provinciale du Canada, qui a été bâtie vers 1819. Charles Dickens disait que c’était « une perle de l’architecture georgienne ».</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Non loin de la ville se trouve un des points de repère les plus célèbres du pays : le phare de Peggy’s Cove. Le phare, à quelque 45 kilomètres de la ville, qui a été construit en 1915, est une des attractions les plus photographiées du pays.</span></p>
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		<item>
		<title>Mouvement d’adieu</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[À un moment donné, Patty Braun a semblé perdre son calme à la Chapelle du Souvenir. Là, sur la Colline du Parlement, dans la Chapelle consacrée aux militaires décédés du Canada, elle regardait le Septième Livre du Souvenir où est inscrit le nom de son fils : Caporal Braun, David Robert William, 22 aout 2006, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.1px;"><strong>À un moment donné, Patty Braun a semblé perdre son calme à la Chapelle du Souvenir. Là, sur la Colline du Parlement, dans la Chapelle consacrée aux militaires décédés du Canada, elle regardait le Septième Livre du Souvenir où est inscrit le nom de son fils : Caporal Braun, David Robert William, 22 aout 2006, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.<br />
</strong></span><br />
<span style="letter-spacing: -0.1px;">Entourée de jeunes gens représentant la jeunesse du Canada et leur famille, elle contemplait le livre qu’elle n’avait vu qu’une seule fois auparavant, dans une exposition itinérante. Dans le Septième Livre du Souvenir, <em>Au Service du Canada</em>, sont inscrits les noms des membres des forces armées qui ont donné leur vie en service depuis octobre 1947, exception faite de ceux qui sont inscrits dans le <em>Livre du Souvenir de la guerre de Corée</em>.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Avant qu’elle ne quitte la Chapelle du Souvenir, la sergente Lyne Tremblay du Service de sécurité de la Chambre des communes lui a remis une copie encadrée de la page. « Savez-vous, les choses que je pensais qui allaient être dures sont faciles et celles que j’aurais cru faciles sont vraiment dures », dit la Mère de la Croix d’argent de 2011, qui était à Ottawa pour assister à la cérémonie du jour du Souvenir.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Elle allait y passer deux jours, accompagnée de sa fille Daina et portant la Croix du Souvenir, qui en est le nom officiel, pour visi-ter les édifices du Parlement et le Musée canadien de la guerre et déposer une couronne au Monument commémoratif de guerre du Canada de la part de toutes les mères qui ont perdu un fils ou une fille dans les Forces canadiennes et de leurs familles.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Braun, assistante en éducation à l’école Raymore de Raymore, en Saskatchewan, située à 115 kilomètres au nord de Regina, dit que son fils a toujours été passionné par l’armée et qu’il regardait souvent des films et des documentaires. Une fois, à l’occasion d’un voyage à Regina, elle l’avait déposé à un bureau de recrutement où les recrues les plus vieilles lui avaient dépeint une vie militaire plutôt dure. « À 17 ans, c’était un garçon fluet, se rappelle-t-elle. Je pense que ça lui a fait un peu peur. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1251" title="La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset1.jpg" alt="La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="475" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Après avoir reçu son diplôme d’études secondaires et travaillé quelques années à Watson, en Saskatchewan, le gout militaire de David s’est amplifié et il s’est enrôlé dans la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. « David n’était pas du genre à afficher ses émotions, mais je pense que le jour qu’il en a montré le plus et le plus de fierté, c’est le jour où il m’a dit qu’il allait servir en Bosnie », dit-elle.</span></p>
<p>Le jeune caporal aimait les affectations à l’étranger. « Il lisait un livre sur la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) en revenant de la Bosnie. Avant ça, je n’étais jamais arrivé à lui faire lire un livre. Tout à coup, il aimait lire », dit-elle.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Étant revenu d’une zone de service spécial, le soldat tenait à aller en Afghanistan. « Il devait être affecté au bataillon du poste de commandement, alors je pensais que ce ne serait pas trop dangereux », dit Braun, dont le mari, Blaine, est mort en 1994.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le caporal Braun faisait partie d’un convoi de ravitaillement à une base d’opérations avancée quand une bombe humaine a attaqué. Un autre soldat et lui étaient dans la tourelle d’un VBL III. Le bombardier n’a pas frappé le VBL. Il s’en est seulement approché et a fait exploser la bombe.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">La Mère de la Croix d’argent dit qu’aucune explication officielle ne lui a été donnée, mais qu’elle a ouï dire qu’un petit éclat a frappé son fils en dessous du casque et l’a tué instantanément. L’autre soldat n’a été blessé que légèrement. « Au début, je me demandais pourquoi ce n’était pas mon fils qui avait été blessé légèrement. Et puis j’ai réalisé que si ça avait été le cas, quelqu’un aurait quand même perdu un enfant. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1254" title="Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset2.jpg" alt="Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="507" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le jour de l’attaque, s’en allant à Regina, elle a dépassé une fourgonnette bleue. « Je me demandais où elle allait. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Dans la salle d’attente de son chiropraticien, Braun a remarqué qu’elle avait manqué un appel sur son téléphone mobile. « J’ai appelé ma fille et mes autres fils, mais aucun d’eux ne m’avait appelée. Ensuite, j’ai appelé ma mère.</span></p>
<p>« Quand ma mère a répondu, il n’y avait que du silence. Ensuite, il y a eu une voix à l’appareil : il était si contrit. Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai perdu mes esprits et  je lui ai dit : “Soyez direct! Est-il mort?” »</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">C’est par la suite qu’elle a réalisé que la fourgonnette qu’elle avait dépassée en chemin vers Regina transportait les soldats qui allaient lui apprendre la nouvelle. Ne l’ayant pas trouvée chez elle, ils s’étaient rendus, non loin, chez ses parents.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Braun a assisté à un diner au Château Laurier, un hôtel de Fairmont, offert par la présidente nationale de la Légion royale canadienne, Pat Varga. La Légion, organisation qui règle le service annuel devant le Monument commémoratif de guerre, désirait offrir sa reconnaissance aux participants des deux côtés, militaire et civil.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1255" title="Les représentants de la jeunesse. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset3.jpg" alt="Les représentants de la jeunesse. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="405" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les représentants de la jeunesse. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Des plaques d’appréciation ont été remises aux gagnants nationaux des catégories sénior des concours annuels littéraires et d’affiches de la Légion. Le voyage à Ottawa et l’occasion de déposer la couronne de la part de la jeunesse canadienne pendant la cérémonie étaient leur prix. Les gagnants étaient Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.) pour son affiche en couleurs, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.) pour son affiche en noir et blanc, Katelyn Major de St. Brieux (Sask.) pour sa composition et Laura Howells de St. John’s (T.-N.) pour son poème.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Les récipiendaires du prix de la Légion aux cadets exceptionnels de l’année ont aussi assisté à la cérémonie, en tant que porteurs de couronnes. Il s’agissait de la première maitresse de 1<sup>re</sup> classe Laura Hood, du peloton Nipigon des cadets de la marine d’Oromocto (N.-B.); l’adjudant-maitre Kyle Ryan, du Corps des cadets affilié à l’Ontario Regiment, de Pickering (Ont.); et l’adjudante de 2<sup>e</sup> classe Emily Hodgson, d’Hudson (Qc), membre de l’Escadron des cadets de l’Air Lakeshore.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Pendant les conversations précédant la cérémonie, les jeunes se sont dits chanceux de pouvoir prendre part à la cérémonie nationale à la 11<sup>e</sup> heure du 11<sup>e</sup> jour du 11<sup>e</sup> mois de la 11<sup>e</sup> année de ce siècle.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1258" title="Des militaires canadiens. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset4.jpg" alt="Des militaires canadiens. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="670" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Des militaires canadiens. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le temps était frais et sec en ce jour du Souvenir à Ottawa. La pluie que l’on prévoyait n’est pas tombée, et la température n’a pas dépassé les trois degrés Celsius. Le vent vif a refroidi la foule de quelque 25 000 personnes, dont beaucoup étaient arrivées tôt pour avoir une place d’où elles pourraient bien voir.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">La Musique centrale des Forces canadiennes et le Chœur d’enfants d’Ottawa ont pris place pendant que le carillonneur national, Andrea McCrady, jouait des airs sombres à la Tour de la Paix.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Des contingents d’anciens combattants, d’élèves officiers du Collège militaire royal de Kingston (Ont.) et des membres de la marine, de l’armée, de l’aviation, des pelotons de cadets et de la Gendarmerie royale du Canada ont défilé à partir du Manège militaire Cartier. Le défilé des anciens combattants était dirigé par Léonce Leblanc, qui s’acquitte de cette tâche depuis 1990. La garde du drapeau nationale de la Légion était dirigée par Jim Wiles qui joue ce rôle dans les manifestations importantes depuis 1986.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">La foule a été accueillie par le maitre de cérémonie et directeur du Bureau national des services, Pierre Allard. Le premier maitre de 2<sup>e</sup> classe, Jason Bode, a placé les sentinelles, qui représentaient l’armée, la marine, l’aviation, la GRC et les infirmières, autour du grand monument.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1260" title="Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset5.jpg" alt="Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="326" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le groupe vice-royal, qui est arrivé tout juste avant 11 h, a été accueilli par la présidente nationale, Pat Varga, et par le secrétaire national, Brad White. Le général et chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk, était arrivé plus tôt pour bavarder avec les anciens combattants.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Il a été rejoint par le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, et par le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer. Le premier ministre, Stephen Harper, et son épouse, Laureen, sont arrivés peu après, suivis du gouverneur général, David Johnston, et de son épouse, Sharon.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">C’est la première fois que Johnston apparaissait en uniforme de l’armée, en l’honneur de son rôle de commandant en chef des Forces canadiennes.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">À 11 h exactement, une cloche de la Tour de la Paix a sonné l’heure et le 30<sup>e</sup> Régiment d’artillerie de campagne, de l’Artillerie royale du Canada, a tiré le premier des 21 coups de canon. La sergente Marthe Jobidon a joué la dernière sonnerie au clairon, qui a été suivie par deux minutes de silence.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1261" title="Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset6.jpg" alt="Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="757" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le silence a duré jusqu’à ce que le cornemuseur-major Thomas Brown joue la complainte et puis le clairon a joué la diane.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Un défilé aérien formé de deux CF-18 et de sept hélicoptères Griffon a eu lieu pendant la cérémonie. Les hélicoptères volaient en Formation en hommage aux pilotes disparus qui est habituellement alignée par des avions à réaction. Quand les hélicoptères ont survolé le Monument commémoratif de guerre, un d’entre eux s’est séparé des autres, en symbole de ceux qui ont disparu au combat.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Varga a lu l’Acte du souvenir en anglais, le grand président de la Légion, Larry Murray, l’a lu en français et Percy Joe l’a lu en nlaka’ pamux, une langue autochtone du sud de la Colombie-Britannique.</span></p>
<p>Le bridadier-général Karl McLean, aumônier général des Forces canadiennes et aumônier honoraire de la Direction nationale, a récité une prière, puis la première couronne de la cérémonie a été déposée par le gouverneur général et la deuxième, par la Mère de la Croix d’argent.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Ils ont été suivis de Harper, Scheer, Blaney, Natynczyk, la jeunesse du Canada et Varga, qui a déposé la sienne de la part des anciens combattants du Canada. Ensuite, des dizaines de couronnes ont été déposées par des dignitaires.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1262" title="Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset7.jpg" alt="Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="347" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">L’aumônier honoraire de la Direction nationale, le rabbin Reuven Bulka, a prononcé la bénédiction, et la cérémonie s’est terminée par le défilé des anciens combattants et des contingents militaires. Le gouverneur général et la Mère de la Croix d’argent les ont passés en revue sous les applaudissements de la foule. C’est pour le groupe d’anciens combattants les plus vieux qui représentaient ceux de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée, des opérations de maintien de la paix, de l’Afghanistan et du service en temps de paix que les applaudissements ont été les plus enthousiastes.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Quand les barrières ont été enlevées, des centaines de spectateurs se sont avancés vers la Tombe du Soldat inconnu, où beaucoup ont perpétué la tradition annuelle du dépôt des coquelicots à épingle, chacun représentant un moment de commémoration et d’adieu personnel.</span><span style="white-space: pre;"> </span></p>
<img src="http://www.legionmagazine.com/fr/?ak_action=api_record_view&id=1241&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le salut aux disparus : Le dernier jour du souvenir du Canada à Kandahar</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/01/le-salut-aux-disparus-le-dernier-jour-du-souvenir-du-canada-a-kandahar/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Amanda, sous le soleil, parle à son frère en retenant ses larmes.
Peter MacKay lit la liste des militaires décédés du Canada, un par un.
Il y a tant de noms, pense Amanda, qui va s’occuper d’eux tous?
Amanda demande à son frère de veiller à tous les morts, d’en prendre soin.
Son frère est mort. Son nom fait partie de la liste. C’est un des défunts.
Will Cushley est mort au combat en 2006, et Amanda Cushley vient à Kandahar depuis lors.
Elle a été affectée ici trois fois en tant que travailleuse civile. Elle vient dire merci, et parce que c’est la seule manière qu’elle peut être avec Will.
Amanda sait que le moment arrivera où elle devra le laisser partir.
Les Canadiens font leurs valises à Kandahar. Ils démonteront leur monument commémoratif et le rapporteront au pays.
Mais avant, il y a un dernier adieu à faire.
Le moment arrive pour Amanda.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amanda, sous le soleil, parle à son frère en retenant ses larmes.<br />
</strong><strong>Peter MacKay lit la liste des militaires décédés du Canada, un par un.<br />
</strong><strong>Il y a tant de noms, pense Amanda, qui va s’occuper d’eux tous?<br />
</strong><strong>Amanda demande à son frère de veiller à tous les morts, d’en prendre soin.<br />
</strong><strong>Son frère est mort. Son nom fait partie de la liste. C’est un des défunts.<br />
</strong><strong>Will Cushley est mort au combat en 2006, et Amanda Cushley vient à Kandahar depuis lors.<br />
</strong><strong>Elle a été affectée ici trois fois en tant que </strong><strong>travailleuse civile. Elle vient dire merci,<br />
et parce que c’est la seule manière qu’elle peut être avec Will.<br />
</strong><strong> et parce que c’est la seule manière qu’elle peut être avec Will.<br />
</strong><strong>Amanda sait que le moment arrivera où elle devra le laisser partir.<br />
</strong><strong>Les Canadiens font leurs valises à Kandahar. Ils démonteront leur monument commémoratif et le rapporteront au pays.<br />
</strong><strong>Mais avant, il y a un dernier adieu à faire.<br />
</strong><strong>Le moment arrive pour Amanda.</strong></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le 11 novembre 2011, des centaines de soldats canadiens se serrent dans le petit espace derrière le vieil édifice de l’état-major. Ils entourent le monument, en rangées, solennels et raides, armés et prêts.</span></p>
<p>La guerre n’est pas finie. Un soldat explique à la foule ce qu’il faudra faire en cas d’attaque à la fusée. Jetez-vous au sol, dit-il; ensuite, levez-vous et courez vous abriter. « Quand les bunkeurs sont pleins, abritez-vous du côté sud du mur pare-souffle nord. » Les gens se tournent de tous côtés, se demandant où est le nord.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Des chasseurs à réaction hurlent sur la piste à quelques centaines de mètres de là. Des hélicoptères grondent dans le ciel.</span></p>
<p>Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, lit les noms de 158 Canadiens. Il lit ensuite les noms des dizaines d’Américains qui étaient commandés par les Canadiens lorsqu’ils sont tombés.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Pendant qu’il lit, le major-général Jonathan Vance dépose une couronne au monument à côté de leurs noms. À l’occasion, il pose la main sur leur représentation; des fois, il place son </span><span style="letter-spacing: -0.1px;">poing contre le granite.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le trompette joue la dernière sonnerie. Silence. Un cornemuseur joue la complainte. La diane. « Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore, nous nous souviendrons d’eux. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1283" title="Kelly James, Amanda Cushley et Mabel Girouard. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/KandaharInset1.jpg" alt="Kelly James, Amanda Cushley et Mabel Girouard. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="384" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Kelly James, Amanda Cushley et Mabel Girouard. </div>
</div>
<p></span></p>
<p>Le musicien canadien George Canyon chante <em>Danny Boy</em>.</p>
<p>Il s’agit du dernier jour du Souvenir à Kandahar. Les représentants font des annonces officielles.</p>
<p>Peter MacKay dit : « On est très fiers que [ces] sacrifices n’ont pas été vains. Je suis persuadé, en disant cela, que nous avons changé ce pays pour le mieux. Les soldats canadiens partiront en sachant qu’ils ont garanti un meilleur avenir pour les Afghans. »</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;"> Jonathan Vance dit : « Cette opération, ce trajet remarquable qu’ont fait le Canada et les Forces canadiennes depuis le début jusqu’à presque la fin, a été presque parfaite. Et il y a eu des mauvais jours. Et aujourd’hui, nous nous souvenons de 158 cas où il y a eu des jours vraiment mauvais. Mais il ne faut pas non plus oublier que nous avons agi comme une armée, comme des forces armées devraient agir. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">L’aumônier voulait qu’on entende ceci en ce qui a trait aux morts : « Aux yeux des insensés, ils semblent avoir péri, et leur départ, pensent-ils, est un désastre, et qu’ils ont été détruits parce qu’ils nous ont quittés, mais ils ont trouvé la paix. Car bien qu’aux yeux des autres ils aient été punis, en réalité, ils sont remplis de l’espoir d’immortalité. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1327" title="Un coquelicot est placé à côté d’un nom. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/KandaharInset21.jpg" alt="Un coquelicot est placé à côté d’un nom. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="785" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Un coquelicot est placé à côté d’un nom. </div>
</div>
<p></span></p>
<p>*****</p>
<p>En faisant l’appel des morts, MacKay sait que chaque nom qu’il lit transperce le cœur d’une mère, le cœur d’une sœur, le cœur d’une famille.</p>
<p>Certaines d’entre elles sont là, à la chaleur, qui attendent de marcher jusqu’au monument pour déposer un coquelicot à côté du nom de leur être cher.</p>
<p>Là se trouve l’incroyablement digne Mabel Girouard, dont le fils Bobby est mort lors de l’explosion d’une bombe suicide non loin de l’endroit où elle se trouve.</p>
<p>Il y a là Karen Megeney, angoissée, dont le fils Kevin a été tué par une balle non loin de là également.</p>
<p>Et là aussi, le caporal stoïque Kelly James qui s’est fait infirmier après la mort de son frère Mark, ici, en 2008.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Et puis il y a Amanda, debout sous le soleil, qui retient ses larmes, et dont nous avons déjà parlé du frère, Will. « Je pensais à tous ces noms, dit-elle. Ils ressemblent à tant d’autres noms. J’ai demandé à mon frère d’en prendre soin, de s’assurer qu’ils vont bien. Je lui donne tout le pouvoir de le faire. Je ne veux pas pleurer. Je lui parle. J’ai des conversations avec lui. C’est étrange, je sais, mais ça m’aide, d’espérer qu’il sera avec nous et qu’il nous viendra en aide. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Amanda nous dit par la suite qu’elle était heureuse et fière de se trouver là avec son frère, de déposer un coquelicot à côté de sa figure espiègle.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Mais en s’avançant pour déposer son coquelicot, elle ne semble vraiment pas heureuse. Plus que bouleversée, Amanda est déformée par la douleur. Elle ne se ressemble plus.</span></p>
<p>Le monument va quitter Kandahar; son sort est déjà jeté. « Ce monument, ces noms, ces visages gravés dans le granite seront exposés en permanence à un endroit approprié de la capitale nationale », dit MacKay à la foule de journalistes.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Amanda quittera Kandahar aussi, son avenir encore en l’air.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Elle dépose son coquelicot et pense que personne ne se tiendra plus jamais là devant ce monument, à l’endroit où nous avons perdu tant de gens.</span></p>
<p>Elle sent que quelque chose est en train de changer. La chose qui lui a enlevé son frère est faite, et elle a l’impression que tout appartient peut-être à l’histoire maintenant.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">« C’est presque comme une histoire, dit-elle, comme si c’était arrivé il y a longtemps. Il n’y a plus de nouvelle. Il ne se passe plus rien ici. La seule chose qu’il reste à raconter, c’est ce que disent les soldats, ou ce que disent les familles. »</span></p>
<p>Amanda est prête à partir.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></p>
<p>« C’est la fin de l’histoire », dit-elle.</p>
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		<title>Des vacances au rabais offertes aux anciens membres des Forces</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous êtes membre actuel ou ancien des Forces canadiennes (FC), ou un membre de la famille de l’un d’eux, vous pouvez obtenir des rabais sur une grande variété de biens et de services offerts près de chez vous ou ailleurs au pays ou dans le monde, dans le cadre du Programme de reconnaissance des FC.
 
En tant que membre de la collectivité des FC, vous avez droit aux forfaits de vacances du Club de R et R, en plus des composantes rabais du Programme, vers des lieux auxquels vous n’avez peut-être pas pensé. Le Club de R et R [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Si vous êtes membre actuel ou ancien des Forces canadiennes (FC), ou un membre de la famille de l’un d’eux, vous pouvez obtenir des rabais sur une grande variété de biens et de services offerts près de chez vous ou ailleurs au pays ou dans le monde, dans le cadre du Programme de reconnaissance des FC.<br />
</span><span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">En tant que membre de la collectivité des FC, vous avez droit aux forfaits de vacances du Club de R et R, en plus des composantes rabais du Programme, vers des lieux auxquels vous n’avez peut-être pas pensé. Le Club de R et R des FC est directement relié au Armed Forces Vacation Club (AFVC), un produit des hôtels Wyndham Worldwide. L’AFVC offre l’accès à plus de 3 500 propriétés dans 80 pays partout dans le monde.<br />
</span></p>
<p>« Quand on réserve par l’entremise du Club R et R des FC, on peut être sûr de ne pas être abordé par des vendeurs intempestifs ni de devoir payer les frais annuels de la multipropriété », dit Douglas Langton, directeur général associé des Services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (SSPFFC), qui s’appelait autrefois Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC). Vous pouvez obtenir des unités bien aménagées où plusieurs commodités sont offertes à un prix inférieur à celui d’une chambre d’hôtel de base. Bon nombre de ces propriétés sont offertes pour pas plus de 53 $ par nuitée. « Les membres peuvent réserver ces propriétés aussi facilement que s’ils réservaient à l’hôtel. »</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Vous pouvez vous inscrire au programme dès maintenant et obtenir une carte d’adhérent qui confirme votre droit aux rabais. « Vous pouvez bénéficier du programme en tant qu’ancien membre des FC, et nous vous encourageons à le faire, dit Colin Bayne, gestionnaire du Programme de reconnaissance des FC. Il se pourrait que vous deviez nous donner des détails sur votre service dans les FC. »<br />
</span></p>
<p>Consultez www.reconnaissancefc.ca pour obtenir des renseignements supplémentaires. Ouvrez une session sans plus tarder pour vous informer sur les économies que vous offrent des centaines d’entreprises partout au pays et ailleurs dans le monde. Vous pouvez aussi participer à des concours et vous renseigner sur les autres programmes des SSPFFC sur le moral et sur le bienêtre.</p>
<p><em>À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives de 3 années.</em></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<img src="http://www.legionmagazine.com/fr/?ak_action=api_record_view&id=1316&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’ouverture de 1812</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[La guerre de 1812 est ancrée dans notre histoire et dans notre mythologie. Pourtant, c’est une partie encore bancale de la scène canadienne, une partie qui a été remisée jusqu’à présent. En effet, il n’y a rien comme un important anniversaire pour faire ressortir l’histoire d’une guerre, surtout si son dénouement a été heureux.
L’histoire a le devoir de s’occuper des faits et des mythes, car ils en font tous partie. Là où le bât blesse, c’est quand ils s’embrouillent. Le mythe dans la milice comme quoi les volontaires canadiens auraient repoussé les Américains tout seuls est aussi vieux que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La guerre de 1812 est ancrée dans notre histoire et dans notre mythologie. Pourtant, c’est une partie encore bancale de la scène canadienne, une partie qui a été remisée jusqu’à présent. En effet, il n’y a rien comme un important anniversaire pour faire ressortir l’histoire d’une guerre, surtout si son dénouement a été heureux.</p>
<p>L’histoire a le devoir de s’occuper des faits et des mythes, car ils en font tous partie. Là où le bât blesse, c’est quand ils s’embrouillent. Le mythe dans la milice comme quoi les volontaires canadiens auraient repoussé les Américains tout seuls est aussi vieux que la guerre elle-même, et c’est une histoire qui a souvent été embellie, tout au moins de ce côté-ci de la frontière et de l’Atlantique. Au sud, il y a encore le mythe qu’il se soit agi d’une victoire américaine ou d’une guerre gagnée par les deux côtés.</p>
<p>Toutefois, les faits racontent une tout autre histoire, et ce sont les faits qui devraient nous intéresser le plus alors que nous commençons les commémorations bicentenaires pour apprécier et se souvenir de cette guerre si longtemps oubliée.</p>
<p>Les réguliers britanniques, les soldats canadiens et leurs alliés autochtones, en nombre bien inférieur à celui des États-Uniens, se sont distingués au combat à cette guerre qui a commencé en juin 1812 et s’est terminée lors de la ratification du traité de Ghent en février 1815.</p>
<p>À la fin, les provinces canadiennes n’étaient pas les derniers États de l’union américaine; elles faisaient toujours partie de l’Amérique du Nord britannique. En plus de ne pas avoir conquis l’Amérique du Nord britannique, les États-Unis n’ont atteint aucun des objectifs qu’ils s’étaient donnés avant la guerre. Ils ont aussi enduré une perte débilitante en ce qui concerne le commerce maritime, et ils ont subi les sévices qu’ont été la capture de Washington et la destruction des édifices du gouvernement par les forces britanniques.</p>
<p>Pour les Canadiens d’aujourd’hui, le plus important, c’est de se rappeler que si les troupes britanniques et canadiennes et leurs alliés autochtones n’avaient pas défendu les colonies d’Amérique du Nord, le Canada n’existerait pas aujourd’hui en tant que nation indépendante. Comme le fait remarquer l’historien Donald E. Graves dans son éminente présentation (page 1), la guerre de 1812 « a été un moment déterminant de l’histoire canadienne au cours duquel ont été établies les fondations non seulement de la Confédération, mais aussi de la nation moderne que nous avons aujourd’hui ».</p>
<p>C’est pour cela qu’il est si important pour les Canadiens de commémorer la guerre : d’en lire l’histoire et d’aller voir les lieux où se sont déroulées les batailles qui ont eu de si graves conséquences. Ce n’est pas une occasion de se vanter, mais bien d’apprendre quelque chose sur la vie de ceux qui ont servi et qui sont morts dans une période incertaine de l’histoire nord-américaine. Cependant, il faut aussi penser à la guerre comme ayant été livrée à plusieurs fronts, y compris les expéditions amphibies contre les ports de la côte de l’Atlantique et du golfe du Mexique.</p>
<p>Notre couverture de la guerre de 1812 se poursuivra au cours de la période de commémoration au moyen de plusieurs articles de fond. Cela comprendra un <em>Journal de 1812, alors et maintenant</em> (à partir de notre numéro de mai/juin courant) où sera donnée une liste des évènements passés et des actuels. Alors vous êtes prié de consulter notre revue et notre site Web (www.legionmagazine.com).</p>
<p>En parlant du contenu de la revue, nous vous encourageons à prendre part au sondage <strong>2012 Legion Magazine Readership Survey </strong>figurant à la fin de ce numéro. Vos réponses et votre rétroaction rapides sont tout à fait cruciales pour notre réussite et, en y participant, vous aurez une chance de gagner des vacances dans un hôtel cinq étoiles à la Riviéra Maya.</p>
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		<title>Tant à apprendre</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2011/11/tant-a-apprendre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 13:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 26 membres du Pèlerinage du souvenir de la jeunesse de la Légion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l’autocar parmi les innombrables rangées de pommes de terre et de légumes, en Belgique. Il ne s’agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes à gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le pèlerinage du souvenir des leadeurs de la Légion royale canadienne de 2011</strong></p>
<p><strong>Les 26 membres du Pèlerinage du souvenir de la jeunesse de la Légion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l’autocar parmi les innombrables rangées de pommes de terre et de légumes, en Belgique. Il ne s’agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes à gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.</strong></p>
<p>Les sons de bataille étaient quand même à l’esprit des pèle­rins quand le guide touristique, John Goheen, se tint sous une affiche modeste servant à commémorer les évènements du bois des Kitcheners à la Grande Guerre.</p>
<p>Quand les Allemands se sont servi de gaz pour la première fois à la guerre, ils visaient les Français et les troupes coloniales qui furent incapables de maintenir leurs lignes. Une brèche de six kilomètres s’ouvrit dans la ligne des alliés servant à la protection de la ville d’Ypres dont la tour de la salle du tissage était visible au loin.</p>
<p>À cause de cette brèche, les Allemands réussirent à entrer dans le bois des Kitcheners, baptisé ainsi non pas en l’honneur d’un chef militaire, mais parce que les Français y avaient leurs cuisines (kitchen signifie cuisine en anglais, n. d. t.). C’est là que, le 22 avril 1915, les Canadiens reçurent l’ordre de refermer la brèche. En courant pendant la nuit, ils tombèrent sur des haies entrelacées de fils de fer qu’ils devaient traverser en se servant de leur crosse de fusil. La surprise fut gâchée et l’ennemi ouvrit le feu. Les Canadiens restèrent quand même sur leur lancée et se rendirent maitres de la position.</p>
<p>« C’est stupéfiant qu’ils aient réussi ne serait-ce qu’à atteindre les Allemands et qu’après ça, ils se sont battus au corps à corps » dit Goheen. Ils résistèrent à deux contrattaques le lendemain.</p>
<p>Non loin de là, le 24 avril, les Allemands utilisaient de nouveau le gaz toxique, cette fois-là prenant la ligne canadienne pour cible. Les Canadiens maintinrent leur position, mais les pertes se comptèrent par milliers. « Les Canadiens ont sauvé Ypres. Si ce n’avait été des Canadiens, durant ces quelques jours-là en avril 1915, la guerre aurait été tout autre, c’est sûr », nous expliqua Goheen.</p>
<p>La même journée, les pèlerins allèrent voir le fameux Mémorial de Saint-Julien, au coin de Vancouver, où les Canadiens résistèrent à l’attaque au gaz. Il s’agit d’une escape en granite qui s’élève à 11 mètres au-dessus du sol et se termine en un soldat sombre baissant la tête et posant les mains sur une crosse de fusil.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1186" title="Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset1.jpg" alt="Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="464" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. </div>
</div>
<p>Le groupe alla aussi visiter le cimetière d’Essex Farm où un médecin militaire épuisé et attristé, du nom de John McCrae, écrivit In Flanders Fields après la mort de son ami, le lieutenant Alexis Helmer de l’Artillerie canadienne.</p>
<p>C’était à la saillie d’Ypres, défendue par les alliés durant toute la guerre. Bien que les Allemands s’approchèrent jusqu’à à peu près deux kilomètres de la ville d’Ypres, ils ne la conquirent pas. Toutefois, à la fin de la guerre, elle était en ruines à cause des bombardements incessants.</p>
<p>La terre est plate dans toute la région, de sorte que même les plus petites crêtes étaient défendues férocement pour l’avantage qu’elles donnaient. « C’est plat comme la Saskatchewan, dit le cultivateur Joe Wilson de Carlyle, en Saskatchewan. C’est la seule province où l’on peut voir sa fille fuguer pendant deux semaines. »</p>
<p>Le commentaire cocasse de Carlyle était adressé aux participants du pèlerinage qui eut lieu du 9 au 23 juillet.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1189" title="Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset2.jpg" alt="Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="228" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. </div>
</div>
<p>Le groupe, dirigé par le vice-président national Tom Eagles de Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, qui était l’un des pèlerins en 1992 et qui est président actuel du Comité national du coquelicot et du souvenir, se composait de 10 représentants, un de chaque division, ainsi que de leurs conjoints et d’hôtes payants, et voyagea par autocar de Paris à Oosterbeek, dans les environs d’Arnhem, aux Pays-Bas. La troupe de pèlerins s’arrêta dans des champs, au bord de chemins ruraux, devant des mémoriaux et à des cimetières militaires du Commonwealth, pour se colleter avec les évènements de deux guerres mondiales qui avaient attiré tant de jeunes Canadiens.</p>
<p>Les visiteurs avaient pris l’avion à Toronto pour Paris, puis l’autocar jusqu’à Caen. Pendant le souper, Eagles et le coordonnateur du voyage, Bill Maxwell de la Direction nationale, avaient fait les présentations. Eagles a donné le ton en parlant des premières expériences qu’il a faites à ce genre de lieux en Europe. Il a ensuite pris un court instant pour remplir un devoir de la part du gouverneur général, David Johnston.</p>
<p>Ayant lu une introduction du gouverneur général, Eagles a remis au représentant de la Division de la Colombie-Britannique–Yukon, Aaron Bedard, une Mention élogieuse du commandant en chef à l’intention des unités. « Entre janvier et aout 2006, le groupement tactique du 1er Bataillon de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) a livré un combat presque incessant avec une force d’insurgés bien préparée et décidée en Afghanistan, a lu Eagles. Pendant 29 opérations majeures, la souplesse et la cohésion remarquable dont ont fait preuve les membres du groupement tactique leur ont permis de surmonter nombre d’épreuves pour réprimer les activités des talibans, assurer la liberté de mouvement des forces de la coalition, et procurer une aide humanitaire partout au Kandahar. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1195" title="Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset31.jpg" alt="Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="361" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. </div>
</div>
<p>Bedard n’est plus militaire à cause d’une blessure à l’épine dorsale, mais il passe une grande partie de son temps à parler aux jeunes des expériences qu’il a eues en génie de combat et à la PPCLI.</p>
<p>Parmi les pèlerins se trouvaient aussi Sheila Donner de Medicine Hat, représentante de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest; Connie Wilson de Tisdale, en Saskatchewan; Dorothy Butler de Winnipeg; George DeRabbie d’Acton, en Ontario; Jean-Pierre Asselin de Chicoutimi, au Québec; Patricia Duffy de Bathurst, au Nouveau-Brunswick; Joyce Phillips de Breadalbane, à l’Île-du-Prince-Édouard; Scott Briand de Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse; et Jacqueline Thompson de Grand Falls-Windsor, à Terre-Neuve.</p>
<p>Comme hôtes payants, il y avait Clayton et Cindy Saunders, président et secrétaire respectifs de la Division du Nouveau-Brunswick; Wayne Donner, mari de Sheila et premier vice-président de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest; et Jack Wilson, père de Connie. Joyce Phillips était accompagnée de son mari, Gord Phillips, et George et Estelle Dalton qui siègent au Lest We Forget Committee (comité Nous nous souviendrons d’eux, n. d. t.) de l’Île-du-Prince-Édouard réunissant anciens combattants et élèves. Alice DeRabbie et Silas Thompson étaient accompagnés de leurs conjoints. Ed Fewer de Grand Falls–Windsor, à Terre-Neuve, en était à son troisième pèlerinage de la Légion.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1198" title="Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset4.jpg" alt="Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="400" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. </div>
</div>
<p>Les premiers jours comportèrent des thèmes triomphants alors que le groupe visitait la plage Juno, au nord de Caen, où quelque 14 500 Canadiens ont atterri le jour J, c’est-à-dire le 6 juin 1944. Bien qu’ils aient réussi à établir une tête de pont, il y eut 1 074 victimes parmi les Canadiens ce jour-là. Trois-cent-cinquante-neuf d’entre elles étant décédées.</p>
<p>Les pèlerins ont déambulé le long des plages près de Bernières-sur-Mer où ils ont observé la maison caractéristique qui a servi de jalon aux soldats prenant pied ferme. Aujourd’hui, elle sert à commémorer la bravoure des Queen’s Own Rifles of Canada.</p>
<p>À Courseulles-sur-Mer, le groupe est allé au Centre de la plage Juno où est racontée l’histoire de la participation canadienne à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>L’humeur est devenue sombre en après-midi, à l’abbaye d’Ardenne, dans le jardin de laquelle un monument sert à rendre hommage aux 20 membres des North Nova Scotia Highlanders, du 27e Régiment blindé canadien et des Stormont, Dundas and Glengarry Highlanders qui furent faits prisonniers et exécutés par les Allemands peu après le jour J.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1201" title="La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset51.jpg" alt="La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="506" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. </div>
</div>
<p>C’est là que le groupe célébra sa première cérémonie commémorative. La soirée précédente, il avait répété les règles des 13 cérémonies qu’il allait régler. Tous auraient l’occasion de remplir chacun des rôles cérémoniels. Il y aurait un sergent d’armes et une garde du drapeau pour porter l’unifolié, le Red Ensign, et l’Union Jack, ainsi que les drapeaux des Nations Unies, de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et de la Légion. Au moins une couronne serait déposée à chaque service. Un enregistrement de l’O Canada, de la dernière sonnerie, du silence, de la complainte et de la diane serait joué et quelqu’un réciterait l’Acte du souvenir.</p>
<p>Le groupe s’est ensuite attardé au désastre de Dieppe de 1942. Le pèlerinage, partant de Caen, alla directement à Pourville et à Puys, les plages des deux côtés de Dieppe qui devaient être prises tôt le matin du 19 aout pour neutraliser les défenses des Allemands avant l’assaut à la plage principale. Malheureusement, les défenses ne furent pas neutralisées, ce qui rendit inéluctable le massacre de ceux qui atterrirent.</p>
<p>Il suffit de marcher le long de la plage caillouteuse de Dieppe et d’étudier les falaises imposantes où l’on peut encore voir les restes des bunkeurs en béton armé pour imaginer le feu pro­venant des armes sur ceux qui touchaient terre. Bedard a remarqué que « vu les feux croisés provenant de trois angles, c’était une parfaite zone de massacre ».</p>
<p>C’est à Dieppe que les pèlerins ont rendu hommage à ceux qui furent perdus en mer. Une cérémonie simple sur la jetée offrait une vue excellente de la plage et des promontoires. Butler, qui a servi dans le Service féminin de la Marine royale du Canada après la guerre, a lancé une couronne à la mer pendant le service. Les autres pèlerins ont ensuite lancé dans l’eau agitée des petites croix de bois faites et peintes par les élèves de l’école Aurora Charter d’Edmonton. Au début, la couronne et quelques-unes des croix qui semblaient vouloir l’encercler se sont dirigées vers la terre ferme, puis le tout est parti à la dérive dans la Manche.</p>
<p>Tôt le matin, Goheen a rejoint quelques membres du groupe sur la plage et, à 5 h 20, ils ont levé leur verre aux Canadiens qui atterrirent en 1942, à la même heure. Leur verre d’alcool tenu en haut alors que la lumière poignait à l’est, ils lancèrent « aux hommes de Dieppe ».</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1200" title="Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset6.jpg" alt="Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="425" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. </div>
</div>
<p>En partant de Dieppe, les pensées du groupe se sont tournées vers la Première Guerre mondiale et la bataille de la Somme qui eut lieu il y a 95 ans.</p>
<p>La tragédie de la Somme n’est nulle part rappelée plus solennellement qu’à Beaumont-Hamel. Le 1er juillet 1916, le premier jour de la bataille, le Newfoundland Regiment reçut l’ordre de se lancer à l’attaque d’un ennemi bien retranché en plein jour. Sur les 801 qui prirent part à l’attaque, 68 seulement pouvaient répondre à l’appel le lendemain. La plupart avaient été tués ou blessés durant le premier quart d’heure.</p>
<p>Ce champ de bataille est aujourd’hui un parc national canadien. Le paysage, aujourd’hui vert et luxuriant, a été laissé tel qu’il était : défoncé par les trous d’obus et les tranchées. Un caribou de bronze, symbole du régiment, domine le tout sur un tertre.</p>
<p>Les pèlerins ont été rejoints dans leur service commémoratif par Arlene King, conseillère de programme d’Anciens Combattants Canada pour les opérations européennes, et par un guide canadien. La garde du drapeau, augmentée pour cette unique occasion par Bedard portant le drapeau terre-neuvien, a suivi la tranchée préservée jusqu’à la base du monument. Après la lecture de l’Acte du souvenir, les pèlerins ont été surpris d’entendre King et le guide se mettre à chanter Ode To Newfoundland. « Cela a donné quelque chose de spécial au service », a affirmé Silas Thompson.</p>
<p>Le groupe a visité les attractions touristiques de la Somme pendant plusieurs jours, finissant au monument commémoratif du Canada à Vimy où eut lieu le pinacle cérémoniel du pèlerinage. Là, sous le monument de pierres blanches, le groupe a réglé une cérémonie solennelle. Les noms de 11 285 Canadiens morts au combat en France et dont le lieu de sépulture est inconnu sont inscrits sur le monument.</p>
<p>Les pèlerins ont été rejoints par la suite par le contingent militaire canadien de la marche de Nimègue. Chaque année, la Direction nationale verse un octroi aux Forces canadiennes afin que les Canadiens puissent aller au mémorial déposer une couronne. Les marcheurs étaient très heureux de se faire prendre en photo avec les pèlerins.</p>
<p>À Ypres, le groupe a assisté à une cérémonie sous la porte de Menin en commémoration des presque 55 000 morts des armées du Commonwealth tombés en Belgique et sans sépulture connue. Parmi eux, les Canadiens étaient au nombre de 6 940. Tous les jours, à la tombée de la nuit, la circulation à la porte est stoppée pendant que des clairons du service d’incendie jouent la dernière sonnerie et leur propre version du réveil. En cette occasion se sont assemblés plusieurs milliers de spectateurs, surtout des groupes d’écoliers britanniques.</p>
<p>La garde du drapeau de la Légion et le reste de la délégation ont défilé jusqu’au centre de la place et prirent leurs positions. Les clairons ont joué, puis Eagles s’est avancé pour lire l’Acte du souvenir, les mots solennels résonnant sous les grandes arches. La Légion déposa la première couronne, suivie des vagues d’élèves apportant des couronnes de la part de leur école.</p>
<p>Les pèlerins reprirent l’histoire de la Seconde Guerre mon­diale quand ils se sont dirigés vers les Pays-Bas, où ils ont réglé des cérémonies aux cimetières de Bergen-op-Zoom, de Holten et de Groesbeek. Au cimetière militaire canadien de Holten, Eagles et son épouse, Cheryl, firent une reproduction par frottement de la pierre tombale de Samuel Glazier Porter du Carleton and York Regiment. « C’était l’oncle de Cheryl, et ça a été une expérience très émouvante pour elle, quelque chose qu’elle n’oubliera jamais » dit Tom. Porter est mort le 15 avril 1945, quelques semaines à peine avant la fin de la guerre en Europe.</p>
<p>Au souper d’adieu, à Paris, Ed Fewer a déclaré : « Je sais ce que j’ai ressenti lors de mon premier pèlerinage. On rentre chez soi et, un jour, peu de temps après, on se demande “Qu’est-ce qui vient de m’arriver?” On a tellement appris, et pourtant il y a tellement plus à apprendre. »</p>
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		</item>
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		<title>L’accès au Cimetière militaire national</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Cimetière militaire national (CMN) des Forces canadiennes, qui occupe un terrain magnifiquement aménagé de 8,29 acres, est situé dans la capitale nationale du Canada, dans le cimetière historique Beechwood. Le CMN est dédié aux militaires canadiens qui ont fidèlement servi leur nation, à la paix comme à la guerre, au pays comme à l’étranger, et qui se sont éteints. C’est un point de convergence national où un pays reconnaissant honore ceux qui se sont exposés au danger au nom de la population du Canada.
Tous les membres des Forces canadiennes libérés honorablement, qu’ils soient réguliers ou premiers réservistes, et ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Cimetière militaire national (CMN) des Forces canadiennes, qui occupe un terrain magnifiquement aménagé de 8,29 acres, est situé dans la capitale nationale du Canada, dans le cimetière historique Beechwood. Le CMN est dédié aux militaires canadiens qui ont fidèlement servi leur nation, à la paix comme à la guerre, au pays comme à l’étranger, et qui se sont éteints. C’est un point de convergence national où un pays reconnaissant honore ceux qui se sont exposés au danger au nom de la population du Canada.</p>
<p>Tous les membres des Forces canadiennes libérés honorablement, qu’ils soient réguliers ou premiers réservistes, et ceux de la marine marchande du Canada, ont le droit d’être inhumés au CMN. Un parent immédiat désigné peut aussi être inhumé dans le même lot. Le droit à l’inhumation est contrôlé dans chaque cas.</p>
<p>Il faut envoyer un formulaire dument rempli à la Direction de la gestion du soutien aux blessés (DGSB) pour le contrôle de ce droit. Les demandeurs qui y ont droit sont avertis, par lettre, de l’acceptation après le contrôle, et ils sont alors autorisés à prendre contact directement avec le cimetière Beechwood.</p>
<p>Quand le droit a été reconnu, les demandeurs ou leur succession coordonnent les préparatifs directement avec le cimetière Beechwood. Le cimetière Beechwood administre l’achat, la production et l’installation des pierres tombales selon les spécifications déterminées d’avance par les Forces. Les lots ne sont pas choisis d’avance, ni attribués selon le grade, le service, le régiment ou les préférences de la personne.</p>
<p>Les frais concernant les inhumations et les services connexes sont établis chaque année en se fondant sur les taux publiés par le ministère des Services aux consommateurs de l’Ontario. Tous les couts de l’inhumation des militaires tués ou décédés en service sont pris en charge par les Forces (jusqu’à concurrence de la somme maximale pres­crite dans les directives du Conseil du Trésor). Les couts d’inhumation de l’ancien combattant et de son parent immédiat sont assumés par le demandeur ou par sa succession. Les gens qui désirent être enterrés au CMN peuvent profiter des prix actuels en effectuant des versements préliminaires au cimetière Beechwood.</p>
<p>Selon la disponibilité et les désirs de la famille, il pourrait y avoir une présence militaire, sans frais, pour l’inhumation des anciens membres des Forces. Cela pourrait comprendre une petite garde, un aumônier, un trompette ou un cornemuseur. Les membres de la famille immédiate qui ne sont pas membres des Forces n’ont pas droit à ce service. Afin d’assurer un soutien adéquat, le demande d’une présence militaire doit être faite au moins cinq jours ouvrables d’avance.</p>
<p>On peut se renseigner sur le Cimetière militaire national auprès du directeur de la DGSB à l’État-major de la Défense nationale, au 101, promenade Colonel By, Ottawa (Ontario), K1A 0K2, ou en consultant le site Web à www.forces.gc.ca/centre. On peut aussi envoyer un courriel au centre à centre@forces.gc.ca.  Le numéro sans frais au Canada est le 1-800-883-6094. Si vous êtes à l’extérieur du Canada, appelez à frais<br />
virés au 613-992-0307 ou communiquez par télécopieur au 613-995-9175.</p>
<p>On peut joindre le cimetière Beechwood au 280, av. Beechwood, C.P. 7025, Ottawa, (Ontario) K1L 8E2, à www.beechwoodcemetery.com ou, par courriel, à nmc@beechwoodcemetery.com. Le numéro de téléphone est le 613-741-9530 ou, sans frais, le 1-866-990-9530.</p>
<p><em>Êtes-vous vétéran de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre de Corée, ou conjoint d’un ancien combattant décédé? Vous pourriez avoir droit à des avantages de santé d’Anciens Combattants Canada. Composez le 1-877-534-4666 ou écrivez à service-bureau@legion.ca pour vous renseigner.</em></p>
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		<title>Le retour royal</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:48:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au mois d’aout, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé que le gouvernement canadien reprenait les titres Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne. Le Commandement des forces terrestres s’appellerait de nouveau simplement l’Armée canadienne.
« La restauration de ces identités historiques est une manière importante de raccorder les hommes et les femmes en uniforme avec les fières histoire et tradition qu’ils portent en eux en tant que membres des Forces canadiennes. Un pays oublie son passé à ses propres risques » a déclaré MacKay pendant l’annonce. Il dit que le changement servait à redresser une « erreur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au mois d’aout, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé que le gouvernement canadien reprenait les titres Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne. Le Commandement des forces terrestres s’appellerait de nouveau simplement l’Armée canadienne.</p>
<p>« La restauration de ces identités historiques est une manière importante de raccorder les hommes et les femmes en uniforme avec les fières histoire et tradition qu’ils portent en eux en tant que membres des Forces canadiennes. Un pays oublie son passé à ses propres risques » a déclaré MacKay pendant l’annonce. Il dit que le changement servait à redresser une « erreur historique » faite en 1968 à l’occasion de l’unification des Forces canadiennes (« Canada and Cold War », page 108 de la partie anglaise).</p>
<p>La Légion royale canadienne a bien reçu ce revirement. Les délégués aux congrès de 1990, 1996 et 2000 avaient voté de manière écrasante des résolutions demandant la restauration des noms traditionnels. « La Légion royale canadienne est heureuse que le gouvernement reconnaisse les traditions de longue date qui nous ont si bien servi durant notre histoire militaire », disait-on dans une déclaration de la Légion rendue publique le 16 aout.</p>
<p>La présidente nationale, Pat Varga, a ajouté : « Nous reconnaissons l’importance des traditions et de nos liens durables avec la couronne royale ».</p>
<p>Les traditions sont importantes. La Marine royale canadienne a obtenu sa dési-gnation royale en juin 1911, octroyée la veille du couronnement de George V. Elle a porté ce titre fièrement à la Première Guerre mondiale, ainsi qu’à la Seconde Guerre mondiale, quand le Canada a réuni la troisième plus grande marine parmi les alliés. Ce nom a aussi été utilisé durant la guerre de Corée, quand les canons de nos navires faisaient obstacle à l’ennemi sur la terre ferme.</p>
<p>Le roi George V a conféré la désignation « royale » à l’Aviation canadienne en 1923, mais le titre n’est devenu officiel que lorsque les Règlements et ordonnances du Roi furent promulgués le 1er avril 1924. Comme la marine et l’armée, les forces aériennes ont servi vaillamment à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Nos hommes et nos femmes en uniforme peuvent dorénavant perpétuer la tradition et l’histoire des noms honorés.</p>
<h1>Connectés à Dell</h1>
<p>La Légion royale canadienne (LRC) continue d’enrichir le Programme de bénéfices pour membres (PBM), et la variété des économies et des bénéfices s&#8217;accroit sans cesse. Le tout nouveau partenaire est Dell Canada Inc.</p>
<p>Nos abonnés se branchent sur nous de plus en plus souvent en ligne, que ce soit par courriel, au site Web de la Revue Légion, à Facebook ou même en faisant des commentaires sur notre blogue. Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à maintenir la connexion avec la famille et les amis aux quatre coins de la planète par l’entremise de la toile. Il y a 10 ans, Dell est devenu le premier fournisseur de systèmes informatiques du monde et, cette année, il a adhéré au PBM de la LRC. Dell a conçu des réductions afin d’aider les membres et leurs familles à maintenir le contact. Il offre jusqu’à 30 p. 100 d’épargne sur des ordinateurs choisis soigneusement et 10 p. 100 sur tous les produits portables Dell. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous rendre à la page 11 de ce numéro, consulter www.Dell.ca/MPP ou composer le 1-877-297-6974.</p>
<p>Les 10 autres partenaires sont Carlson Wagonlit Travel, qui offre des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Medipac Travel Insurance, qui non seulement offre des rabais, mais donne aussi son appui à la filiale chaque fois qu’un membre de la LRC souscrit à une de ses assurances; Travelodge Canada, qui est heureux d’offrir un rabais de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille; Home Hardware qui s’est engagé à verser annuellement 20 000 $ aux Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la LRC; Relocation Services Group, dont vous pouvez vous attendre à obtenir un rabais en liquide de 3,25 $ par tranche de 1 000 $ sur la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; Philips Lifeline Canada, qui offre aux membres et aux personnes à leur charge deux mois de service gratuit quand ils s’abonnent à son service de réponse et d’appui personnel; Connect Hearing, qui offre une réduction de 10 p. 100 sur les aides auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; les peintures ICI et les magasins Bétonel, qui offrent 25 p. 100 de réduction à l’achat dans un de leurs 210 magasins; Banque MBNA Canada, dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion; Diageo Canada Inc., encore un fier partenaire qui s’est engagé à appuyer la Légion.</p>
<p>Le PBM est vite en train de devenir l’endroit par excellence où faire ses emplettes, mais, plus important encore, il s’agit d’une autre façon de servir les légionnaires et leur famille, et de maintenir les membres ou d’en attirer de nouveaux. À mesure que s’allonge la liste, les épargnes offertes font plus que compen­ser les frais d’adhésion à la Légion.</p>
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		<title>Les cérémonies de bienvenue aux quatre coins du Canada sont réussies</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:46:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était un effort à l’échelle du pays, une tentative de la Légion sans précédent pour tendre la main à une nouvelle génération d’anciens combattants. Bref, cette récente campagne visant à souhaiter un bon retour aux vétérans d’Afghanistan a indubitablement été un succès.
À la fin d’aout et en septembre, quelque 6 000 vétérans d’Afghanistan et plus de 50 000 sympathisants ont assisté, aux quatre coins du Canada, à des évènements d’appréciation qui ont eu lieu à plus de 200 filiales de la Légion. Les célébrations ont pris diverses formes : du barbecue dansant à l’attache de rubans jaunes, en passant par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’était un effort à l’échelle du pays, une tentative de la Légion sans précédent pour tendre la main à une nouvelle génération d’anciens combattants. Bref, cette récente campagne visant à souhaiter un bon retour aux vétérans d’Afghanistan a indubitablement été un succès.</p>
<p>À la fin d’aout et en septembre, quelque 6 000 vétérans d’Afghanistan et plus de 50 000 sympathisants ont assisté, aux quatre coins du Canada, à des évènements d’appréciation qui ont eu lieu à plus de 200 filiales de la Légion. Les célébrations ont pris diverses formes : du barbecue dansant à l’attache de rubans jaunes, en passant par les spectacles de magie. Et les bons effets, sur les anciens combattants et sur leurs familles tout comme sur la Légion elle-même, se sont reflétés dans les 80 nouvelles écrites sur l’évènement.</p>
<p>« Nous avons reçu une réponse fantastique à cette initiative, dit la présidente nationale, Pat Varga. Nos filiales et nos membres veulent montrer qu’ils appuient nos soldats canadiens à l’étranger et ici chez nous, et nous voulons montrer notre fierté et leur témoigner notre reconnaissance. Nous espérons que les autres Canadiens feront de même. »</p>
<p>Les filiales participantes s’étaient procuré des casquettes de baseball commémoratives d’Afghanistan auprès de la Direction nationale et les anciens combattants pouvaient obtenir, à titre gracieux, l’adhésion à la filiale Ottawa pendant un an, ce qui leur donnait droit gratuitement à six numéros de notre revue.</p>
<p>En Ontario, à la filiale ontarienne Limestone City de Kingston, non seulement la journée de bienvenue visait les vétérans d’Afghanistan, elle a aussi été organisée par l’un d’entre eux. L’adjudant Leo Lund, transmetteur à la Base des Forces canadiennes Kingston, est aussi président des divertissements de la filiale.</p>
<p>« Maintenant que la mission de combat est terminée, nous tenons à leur dire merci à la manière de la Légion, et à leur montrer que nous les appuyons », dit Lund au Kingston Whig-Standard.</p>
<p>Lund, qui a servi en Afghanistan lors de trois affectations, tenait particulièrement à montrer aux vétérans d’Afghanistan que la Légion est un endroit où ils sont les bienvenus. « [Cet évènement] servira à écarter le stéréotype selon lequel la Légion n’est que pour les vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou pour ceux de la Corée. La Légion, c’est pour tous les militaires. »</p>
<p>Au Manitoba, la filiale Portage la Prairie a fait sa part en organisant un rassemblement pour montrer son soutien, une occasion où la participation a été bonne. « C’est simplement pour laisser savoir aux gens qu’il y a encore des épreuves dans le monde et que nos troupes sont encore là pour combattre et, enfin, pour protéger notre pays, dit la présidente Jo-Ann Barnes au journal local. « Nous avons eu sept vétérans d’Afghanistan, en plus de nos anciens combattants habituels qui viennent à notre tirage au sort de viande […] C’était vraiment bien. Il a dû y avoir entre 50 et 60 personnes. C’était très agréable. »</p>
<p>« Nous voulions simplement leur souhaiter la bienvenue chez nous, les remercier pour leur dur travail et leur dévouement », a-t-elle ajouté.</p>
<p>À la filiale South Carleton de Manotick, en Ontario, la nourriture, la magie et les activités pour les enfants ont toutes fait partie d’une célébration couronnée de succès. « C’était une journée pour que la Légion honore les vétérans d’Afghanistan, dit Jean Lanouette, membre de la filiale South Carleton, au journal EMC. « Quand on a entendu dire que la Direction nationale de la Légion royale canadienne parrainait une journée d’appréciation des vétérans par l’entremise de ses filiales, nous avons décidé d’installer un petit comité pour planifier l’évènement. Nous avons choisi une journée portes ouvertes pour le grand public, ne sachant pas si des vétérans d’Afghanistan viendraient. Heureusement, nous avons eu sept vétérans et ils ont été bien reçus toute la journée par plus de 100 résidants locaux et par leur famille. »</p>
<p>« Je pense que ça a été une journée historique pour la Légion, ajouta Lanouette. Il y avait des vétérans de la Seconde Guerre mondiale et des vétérans d’Afghanistan. C’était exceptionnel. »</p>
<p>À la filiale Port Arthur de Thunder Bay, en Ontario, les vétérans d’Afghanistan ont reçu un chapeau distinctif en guise de remerciement et plus de 100 personnes ont pris part à la célébration. « J’ai été en Europe récemment, dit le lieutenant-colonel Mark Thibert au Thunder Bay Newswatch. J’ai eu l’honneur de visiter la crête de Vimy et le cimetière de Groesbeek aux Pays-Bas, et puis de voir une partie de notre histoire et de notre patrimoine d’alors et d’aujourd’hui. Voir notre association d’anciens combattants embras­ser cette partie-ci de notre patrimoine militaire, pour ceux qui parmi nous ont été affectés en Afghanistan, c’est encore un chapitre important de notre patrimoine militaire et de notre histoire. »</p>
<p>La célébration a également eu lieu au-delà des filiales de la Légion, soit sur Internet. Une page Facebook a été créée comme manière de promouvoir les évènements de bienvenue au pays dans le cadre des efforts déployés pour tendre la main aux anciens combattants les plus jeunes et qui sont habiles devant un ordinateur.</p>
<p>« Le média social donne l’occasion à tous de montrer leur soutien, dit Varga, et plus important encore, on veut que nos troupes sachent que leur engagement et leur dévouement ne sont pas passés inaperçus, où qu’ils soient au­tour du monde. »</p>
<p>La page, que l’on peut consulter à www.facebook.com/pages/The-Royal-Canadian-Legion/14739207004980, comprend des dizaines et des dizaines de commentaires écrits par les orga­nisateurs et par les sympathisants.</p>
<p>Par exemple, Kathy Slack écrit de la part de la filiale britanno-colombienne Port McNeill : « [La filiale] offrira un souper pour nos troupes de retour au pays et, le lendemain, lors du Orca Fest, nous défilerons dans les rues de notre petite ville. Notre garde du drapeau défilera fièrement avec nos soldats de retour d’Afghanistan et en sécurité chez eux. »</p>
<p>La présidente de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Jean Marie Deveaux, est l’une des légionnaires ayant adopté la nouvelle technologie afin de tendre la main aux anciens combattants modernes. « Le mot “merci” ne suffit pas à exprimer la gratitude que nous ressentons par rapport à tout ce que les soldats ont fait pour notre li­berté et pour celle des autres, a-t-elle écrit. Vous êtes dans nos cœurs à jamais. »</p>
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