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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-27763597</atom:id><lastBuildDate>Sat, 19 Dec 2009 21:29:09 +0000</lastBuildDate><title>La vérité n'existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse.</title><description /><link>http://karlamassini.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Onassis)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>292</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/LaVritNexistePasEtSiElleExistaitElleSeraitFausse" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8636341748077222117</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2009 20:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-10T15:10:49.444-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><title>Je vous survivrai</title><description>Quand j'ai ouvert les yeux, je l'ai su tout de suite. &lt;em&gt;It was one of these days. &lt;/em&gt;Dans mon sang, depuis tellement de temps, depuis si longtemps, courait un virus que je traîne souvent dans mes veines, et qui, des fois, sans crier gare, atteint son paroxysme : je l'avoue, je suis nostalgico-positif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu envie de voir ma mère passer en coup de vent, cherchant le séchoir à cheveux, qui, en passant, était toujours, toujours, sur la même étagère. J'ai eu envie de voir mon père fumer sa première cigarette de la journée, dans la cuisine, devant son "Al Ittihad Al Ichtiraki", sans se préoccuper - années 80 obligent - de la fumée secondaire. Je ne le savais pas : j'ai longtemps fait partie de ces fumeurs (secondaires) qui grillent leur première cigarette avant même de prendre leur p'tit-déj. Et ce, avant même d'avoir 18 ans. Bad. I was bad. So bad ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu envie de sentir l'odeur du lait qui chauffait, comme chaque matin, dans une petite casserole grise, qui, soldat fidèle et téméraire, résistait au temps et aux années, sans faiblir. Ma mère me le disait souvent à la blague : cette casserole est plus vieille que toi. Tu lui dois le respect. Et je la respectais. Surtout que sinon, niet de chocolat chaud quotidien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu envie d'entendre le bruit agressant, de la petite radio noire qui trônait sur une armoire. Ses chiffres rouges qui indiquaient l'heure, me donnaient la chair de poule : Le rouge n'était pas anodin. Ça rimait avec urgence. L'urgence de se bouger les fesses. Car sinon, le collège allait fermer ses portes. Et bonjour l'heure d'absence. Bonjour le billet d'absence. Bonjour le proviseur. Les questions. L'absence de réponses. Non. Il ne fallait pas être en retard. La radio aboyait des nouvelles, jamais &lt;em&gt;nouvelles&lt;/em&gt;. Et on écoutait à peine. Et de temps en temps elle nous disait l'heure. Je pense même que les proviseurs de collèges soudoyaient les directeurs de programmation pour nous rafraîchir la mémoire aux dix minutes. Je l'entends encore aujourd'hui "&lt;em&gt;3inda l ichara takounou SSa3a...&lt;/em&gt;". J'en ai la chair de poule(s).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait souvent les mêmes chansons qui revenaient jour après jour. Les hits du moment. Une en particulier me revient à l'esprit souvent. Une chanson kitsch, certes. Mais marquante. Je me souviens même qu'un matin, on en avait "discuté", mon père, ma mère et moi. Que veut-il dire par "je te survivrai" ? L'un disait que c'était une sorte de "dans ma mémoire, tu survivras, quoi qu'il arrive". L'autre disait que ça parlait plutôt de rupture et qu'"il survivrait à leur rupture" finalement. (Je ne me rappelle plus vers quel camp je penchais. Je devais être en train de me brosser les dents...)Des questions d'une haute importance vous en conviendrez. Le monde entier retenait son souffle : que voulait dire Jean-Pierre François par son "je te survivrai" ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, je les survis. Je les survis tous les jours !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8636341748077222117?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/12/je-vous-survivrai.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1375765549878815617</guid><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 19:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-16T14:14:25.401-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil</title><description>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SwGjzaqpHGI/AAAAAAAAAWk/i60qPsi0D8U/s1600/Murakami.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SwGjzaqpHGI/AAAAAAAAAWk/i60qPsi0D8U/s400/Murakami.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404781131548138594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire d'amour captivante et pas du tout à l'eau de rose. Murakami confirme. Je prends une pause (petit thriller américain pour me "reposer" : &lt;em&gt;Gone for good&lt;/em&gt; - Coben est un dangereaux manipulateur !) et je reprends. Prochain : &lt;em&gt;Les amants du spoutnik&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-1375765549878815617?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/11/au-sud-de-la-frontiere-louest-du-soleil.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SwGjzaqpHGI/AAAAAAAAAWk/i60qPsi0D8U/s72-c/Murakami.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2437000405135298094</guid><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 19:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-27T16:14:50.823-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>La ballade de l'impossible</title><description>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SudQRKyWi0I/AAAAAAAAAWc/C41RhB5SqAU/s1600-h/Murakami.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SudQRKyWi0I/AAAAAAAAAWc/C41RhB5SqAU/s400/Murakami.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397370934310374210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un livre qui se lit vite, à la hâte, sans jamais qu'on s'en lasse. Pourtant, ça n'appartient pas à cette catégorie hautement (et malheureusement) suspecte qu'est celle des "thrillers". C'est tout simplement un jeune homme qui, lentement mais sûrement, passe à l'âge adulte et qui se questionne à travers tous ces drames qu'il vit, toutes ces personnes qu'il rencontre, sur la vie en général et, parfois, la mort en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suicide est présent, très présent. Car on est au Japon. Et au Japon, je ne vous apprends rien, le taux de suicide est très élevé. &lt;br /&gt;L'amour est présent. Car on vit les soubresauts de la vie d'un adolescent. Et un adolescent, on le sait tous, ça aime. Intensément. Étrangement (des fois). &lt;em&gt;Jusqu'au-boutistement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'autres &lt;em&gt;choses &lt;/em&gt;sont présentes. L'amitié. La fidélité. Les relations humaines. Le mal de vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aimé. &lt;strong&gt;Murakami &lt;/strong&gt;a une écriture particulière, fluide, parfois poétique, parfois directe et sans &lt;em&gt;détournements&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Mais je n'ai pas lu le livre du siècle. Je vois le potentiel. Mais pas encore l'étendue du talent. C'est comme si j'avais lu "L'attrape-coeur" à soixante ans. Ou "le père Goriot" à sept ans. Ce n'est peut-être pas un livre à lire à trente-deux ans. Peut-être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, j'ai acheté trois autres romans de Murakami (c'est dire si j'ai aimé son écriture). Et j'en ai déjà commencé un : Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous en donnerai des nouvelles !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-2437000405135298094?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/10/la-ballade-de-limpossible.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SudQRKyWi0I/AAAAAAAAAWc/C41RhB5SqAU/s72-c/Murakami.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8782163387514488141</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2009 18:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-19T14:16:23.943-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>L'amour au temps du choléra</title><description>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Styrx1RinSI/AAAAAAAAAWU/CMVMwkHd2Do/s1600-h/marquez.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Styrx1RinSI/AAAAAAAAAWU/CMVMwkHd2Do/s400/marquez.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5394375326285602082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a pris du temps. Pas parce que ce n'est pas bon. Mais l'été, la plage, le soleil...Ce fut long. Mais voilà, c'est fini. Et ce ne fut aucunement une perte de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marquez et sa verve littéraire, son verbe chancelant, ses images marquantes, sa non-peur d'écrire le jamais écrit, le jamais décrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième meilleur livre de Marquez après "Cent ans de solitude", à mon avis. Mais je ne les ai pas tous lus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À lire ! &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8782163387514488141?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/10/lamour-au-temps-du-cholera.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Styrx1RinSI/AAAAAAAAAWU/CMVMwkHd2Do/s72-c/marquez.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2866165574460081762</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 18:39:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-23T19:14:33.422-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>La graine et le mulet</title><description>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SrkbJ8ZhHOI/AAAAAAAAAWM/AcVsj-ZVH1s/s1600-h/lagraine_aff.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 292px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SrkbJ8ZhHOI/AAAAAAAAAWM/AcVsj-ZVH1s/s400/lagraine_aff.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5384364687144066274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, un maghrébin d'un certain âge perd son travail et décide d'ouvrir un restaurant. Mais pas n'importe lequel : un restaurant sur un (vieux) bateau et dont la spécialité serait le couscous au poisson que son ex-femme fait si bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un scénario toute en finesse, en subtilité(s), en non-dit(s). &lt;br /&gt;J'ai aimé ce père, fatigué, tristounet, d'une dignité sans bornes, d'un courage sans limites. J'ai aimé cette ex-femme - son couscous m'a tellement mis l'eau à la bouche, que je m'en suis commandé un dès la fin du film - joyeuse et bonne cuisinière. J'ai aimé cette fille (de la concubine) qui n'a nullement froid aux yeux (ni au ventre d'ailleurs). J'ai aimé cette russe cocue qui pleure si bien, qui joue si bien que ça vous donne des frissons, si ce n'est des larmes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si &lt;em&gt;L'esquive &lt;/em&gt;a été une découverte pour moi, &lt;em&gt;La graine et le mulet&lt;/em&gt; est simplement la confirmation que &lt;em&gt;Kechiche &lt;/em&gt;a le don de nous &lt;em&gt;faire &lt;/em&gt; - cette fois-ci, il a aussi écrit le scénario - des bijoux de films ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-2866165574460081762?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/09/la-graine-et-le-mulet.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SrkbJ8ZhHOI/AAAAAAAAAWM/AcVsj-ZVH1s/s72-c/lagraine_aff.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-7474071487419293800</guid><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 14:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-04T14:47:03.871-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ramadan</category><title>La grande bouffe</title><description>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SqAptMewS7I/AAAAAAAAAWE/JnyReBCmpCk/s1600-h/harira_marrakchia.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 382px; height: 322px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SqAptMewS7I/AAAAAAAAAWE/JnyReBCmpCk/s400/harira_marrakchia.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377343811501444018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tu te réveilles la gorge sèche. Tu zyeutes le radio-réveil. 6h 45. Il est trop tard. Dans la salle de bain, juste avant de prendre ta douche, nu comme un vert, tu te pèses : poids stable. Moins deux, trois kilos, depuis le début. Mais depuis, stable. Tu prends ta douche. L'eau est chaude, mais tu as quand même envie d'ouvrir la bouche et de t'abreuver. L'eau tiède, hmm, c'est bon. Tu te repèses, pensant que savon et schampoing t'auront fait perdre un autre petit kilo. Non. Toujours le même poids. Tu t'habilles, te cravates, te désodorises, te peignes et tu sors. Tu sens que tu as les genoux qui plient, que tes jambes ne tiennent pas comme il faut, mais tu sais que c'est psychologique, tu sais que c'est dans ta tête, d'habitude, tu ne prends pas ton ptit-déj avant d'arriver au bureau, rien n'a changé pour l'instant. Tu prends le bus, les femmes sont belles, elles sortent de la douche, elles sentent bon, elles mettent des décolletés, c'est encore l'été, ou presque. Mais tu regardes ailleurs, tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux pas. Quand tu arrives au boulot, tout le monde te demande comment ça va, comment tu te sens, comme si tu étais en convalescence. Tu souris bêtement et tu dis que tout va bien, tout va bien. Ton ventre rugit tout de suite, comme pour te dire que, non, tout ne va pas bien. Tu t'assois et tu ouvres ton ordi. L'accro-connecté que tu es semble revivre, renaître, c'est une bouffée d'air fraîche qui te souffle dans le visage. Tu fais certes le tour de l'actualité, mais tu facebookes aussi, tu blogues, tu consultes des sites web spécialisés en sport, NBA, SPORT.ES, Marca, etc. 30 minutes plus tard, tu reviens à la réalité : tu as faim et ce n'est pas bientôt fini. De temps en temps, un collègue surgit de nulle part et te demande : tu peux boire de l'eau au moins ? Même pas de l'eau ? Comment tu fais ? Tu ne réponds même plus, ce n'est plus la peine, la répétition intensive n'est pas ta tasse de thé. Enfin, ne parlons pas de tasse de thé maintenant. Parlons d'autres choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu passes la journée à courir dans tous les sens. Les femmes sont aussi belles que celles du bus. Mais tu regardes ailleurs. Tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux pas. À midi, tu n'as rien à faire. Tu t'assois avec tes collègues à la cuisine. Ils mangent, mais tant d'années à jeûner ici ou en Europe t'ont immunisé contre ce genre de choses. L'odeur t'importe peu. Les patates jaunement appétissantes, la sauce tomato-délicieuse, le poulet qui te fait de l'oeil, la viande rouge qui, oublions le cancer, le cholestérol, les maladies cardiovasculaires et toutes ces conneries feng shui, te fait une danse du ventre assez suggestive, tout ça tu t'en fous, toi t'es fort, t'as de la volonté, t'as la foi. Tes collègues montrent une fausse gêne le premier jour, mettent des gants blancs, tournent autour du pot, pour finalement manger sans y aller d'une main morte. J'aurais fait la même chose. Quand j'ai faim, j'ai faim. Sauf exception. Sauf Ramadan. Exception de trente jours. Les trente plus longs jours de l'année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu reviens au bureau, un peu pâle, mais ça va. Tu souris, parles, gesticules. Le temps passe. De temps en temps, tu facebookes. Il faut que le temps passe. Ici, on ne joue pas à Rrounda, KantKoupi ou Kdbti. Ici, la baguette magique qui transforme une heure en 45 minutes n'existe pas. Ici, il faut bosser. Tous les jours. Production. Chiffres à la hausse. Actions qui montent et qui descendent. Les frais. Les taux. Tout continue comme d'habitude. En attendant, ton taux de sucre baisse, alors que ton taux de tolérance envers le bruit, les collègues à l'humour lourd et les esprits lents, monte en flèche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 17h, ton bronzage acquis à la sueur de ton front, au bord de douces plages marocaines, a disparu. Tu es pâle, javellisé, tu as l'oeil vitreux et la langue qui pend. Tes collègues te demandent encore si ça va. Orgueilleux, tu bombes le torse et souris : oui, ça va ! Ça va très bien même. Mais dieu et ses anges savent très bien que ça va moins, tu ne vis pas, tu survis. Et c'est le lot de tous tes frères jeuneurs de ce mois de ramadan, que malgré tout, tu aimes et tu chéris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 19h 30, il te reste trois minutes avant le repas. Youtube te fait le "Adhan" de la Mecque. Tu aimes cette voix grave et porteuse qui chante "Allahou Akbar". Ça te rappelle la table ramadanienne garnie de tes parents. Des sucreries à gogo. Une soupe chaude et invitante. Des oeufs durs fumants. Des dattes et des chbbakiyas. Tu jettes un coup d'oeil sur ta table : il n'y a pas photo. Un verre de lait. Une soupe bâtarde aux couleurs "vertement" douteuses. Des croissants au chocolat. Un repas préparé à la sauvette que tu ne saurais décrire et auquel tu n'inviterais guère ton pire ennemi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19h 33. C'est Waterloo. Tu manges tout. Ça vient de partout, de tous les sens et ça repart dans tous les sens. Sucré, salé. Salé, sucré. Sacré, sulé. Tu ne sais plus. Et c'est le record du monde tous poids confondus. En quinze minutes, tout ce qu'il y avait sur la table a disparu. Tout. Ne reste qu'un peu de sel dans un petit contenant, un verre vide avec deux gouttes de lait au fond et quelques noyaux de dattes, témoins impuissants d'un génocide scrupuleusement annoncé. Qu'importe, l'ONU n'aura pas ta peau ! Baltasar Garzón peut aller se rhabiller : dans ta cuisine, tu es le roi (et la reine s'il le faut) ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 20h, tu es vautré, quasi-zombie, dans ton canapé. La télé aboie des choses qui te paraissent floues. De toutes les manières, floues ou pas, tu t'en fous. Morphée t'appelle. Tu sautes dans ses bras pour ne te réveiller qu'une heure plus tard avec un léger mal de tête. Un thé chaud s'impose. Et tiens, un peu de baba (cake polonaise). Et tiens pourquoi pas, un toast au beurre d'arachides et au miel. Et tiens, un petit yaourt. Et de l'eau, de l'eau, de l'eau. À 23h, tu te couches, fatigué d'avoir si mangé en si peu de temps. Une bouteille d'eau gît juste à côté du lit. On n'est jamais à l'abri d'une soif soudaine à 4h 51, une minute avant le lever du soleil !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-7474071487419293800?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/09/la-grande-bouffe.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SqAptMewS7I/AAAAAAAAAWE/JnyReBCmpCk/s72-c/harira_marrakchia.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">10</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2060656628022275821</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2009 17:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-27T09:53:17.120-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Musique</category><title>Michael est né et mort à Rabat</title><description>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SpV2HBfhOyI/AAAAAAAAAV8/OUYozZKAs-s/s1600-h/mj.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SpV2HBfhOyI/AAAAAAAAAV8/OUYozZKAs-s/s400/mj.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374331593368353570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus quel âge j'avais. Neuf, dix ans, peut-être même onze ans. Mon oncle, fraîchement débarqué d'Europe avait amené cette cassette. La jaquette était noire et plastifiée. Dessus, trônait un frêle jeune homme, basané aux cheveux frisés, portant une veste rouge, un pantalon noir. Plus bas avec ses chaussures noires, le blanc de ses chaussettes me faisaient un clin d'oeil, comme pour me narguer, comme pour me dire que oui, chaussettes blanches avec souliers, c'était possible, c'était faisable. Surtout quand on s'appelait Michael Jackson et qu'on était roi du monde. C'était la cassette vidéo de Thriller, bien sûr. Je l'ai regardée. Regardée. Regardée. J'ai commencé à l'imiter, danser, sauter, chanter (en une langue que je ne comprenais pas) et du coup, je suis devenu l'attraction de mes parents. Quand un invité arrivait, j'étais systématiquement invité à me "produire". Je m'exécutais. &lt;br /&gt;C'était magique. Loin de moi l'idée qu'au même moment, partout dans le monde, des milliers, des millions de jeunes, faisaient exactement la même chose que moi. Loin de moi l'idée que je n'étais pas unique, que c'était la mode, que tout le monde thrillérisait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années, j'ai gardé le même émerveillement devant Michael. Pas de la même manière, bien sûr. L'âge m'avait appris la retenue. Je ne dansais plus devant tout le monde, ni même tout seul. Mais j'aimais toujours autant ses chansons, son univers, sa voix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, un lointain cousin, faisant ses études en ex-URSS, me demanda de lui prêter la cassette. J'ai accepté. Je ne l'ai plus jamais revue. Les soviétiques étaient friands de tout ce qui était américain. Monsieur achetait des jeans, des vestes de cuir et les revendait une fois à Leningrad. Il s'est dit : tiens, pourquoi pas la cassette de Thriller ? Méchant garnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Pour l'anecdote, il y a deux ans, je lui ai demandé tout de go : Puis, tu l'as vendue à combien ma cassette ? Il a ri jaune. J'ai ri NOIR !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, j'ai rencontré, de temps à autre, de vrais fans de Michael. Des vrais. Pas comme moi. Pas dans la retenue. Non. Les cheveux frisés, la mèche, le corps, les posters partout, la façon de danser, de crier, de bouger. Des vrais. Je me rappelle d'un fan en particulier : W., Frère de mon ami H. (que j'ai perdu de vue il y a quelques années). W. était un fan fini de Michael. Parfois, il faisait des spectacles dans des boîtes de nuits. Quand j'allais chez eux, ça sentait Michael partout, partout. Il l'aimait et l'idolait plus que rien au monde et l'attaquer, pour lui, était équivalent à s'attaquer à son frère ou à sa propre mère. &lt;br /&gt;Je les ai perdus de vue tous les deux. Mais Michael me faisait penser à W. et par ricochet à H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 juin 2009, j'étais à Rabat avec des amis, à l'institut Goethe, en train de dévorer une pizza. Il était onze heures, ou minuit, je ne sais plus. Mon cellulaire a &lt;em&gt;clignoté &lt;/em&gt;: j'avais reçu un message. Je l'ouvre "Michael Jackson is dead". Signé N. J'ai répondu "Call me now !". Elle m'a appelée. Elle était catégorique. Il est mort. Mort. Mort. Je n'en croyais pas mes oreilles. Ni mes yeux. Ni mon cerveau. J'avais des couteaux dans le dos. J'étais triste, malheureux, mélancolique, fatigué d'être là, alors qu'il ne l'était plus. Michael n'était pas seulement mon enfance, ni seulement mon adolescence, il était aussi mon Maroc. Ce Maroc où j'ai vécu pendant 17 ans a toujours eu Michael comme toile de fond, comme personnage omni-présent, comme défouloire aux idées sombres. Pour moi, Michael était né au Maroc et plus précisément à Rabat. Le voilà qui meurt à Rabat, trop tôt, trop jeune, trop vite. Et c'est trop peu pour moi, cinquante ans. Et c'est trop peu pour nous tous, ce rêve qui s'évapore du jour au lendemain, sans qu'on l'ait assez bercé, assez vécu, assez palpé. Mais la vie est faite ainsi, aussi bien de plaisirs insoupçonnés que de déserts indésirables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pensé à W. et par ricochet à H. Ma cousine me dira, quelques jours plus tard, qu'elle avait pensé à moi, quand elle sut...On pense toujours à quelqu'un quand on pense à Michael. C'est dire son importance pour notre génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, on écoute Michael partout. Dans les boîtes de nuits, dans les voitures, dans son chez-soi, sur son ipod. Partout. Ce qui était démodé, kitch, dépassé de son vivant, redevient à la mode, redevient la saveur du mois, de la saison, de l'année (parce que mort ?). Et on se dit que ç'aurait pu être mieux. Qu'il était plus beau dans le temps de "Billy Jean". Qu'il était devenu affreux avec le temps. Et pourquoi ? Et comment ? Mais comment deviner ce qui se passait dans sa tête : si j'avais été star mondiale avant mes quinze ans, si j'avais fait l'album le plus vendu de tous les temps à 23 ans, si j'avais été adulé par (presque) une planète entière à un si jeune âge (ou à n'importe quel âge) n'aurais-je pas été fou à lier ? Certainement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écouterai toujours "Billy Jean", "Dirty Diana", "Beat it", "Liberian girl", etc. avec la même douce nostalgie, la même naïveté, le même sourire au coin des lèvres. Quand je t'écoute, Michael, j'écoute les vagues qui ont bercé mon enfance, je revois les images qui ont marqué mon adolescence, je me revois moi, trente kilos de graisse en moins, une tonne d'innocence en plus, rêveur insatiable d'un monde inexistant. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-2060656628022275821?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/michael-est-ne-et-mort-rabat.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SpV2HBfhOyI/AAAAAAAAAV8/OUYozZKAs-s/s72-c/mj.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-7866253721349013229</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2009 18:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-20T14:23:16.150-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>Thist and Departures</title><description>J'ai beaucoup aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/So2T3I-cD2I/AAAAAAAAAV0/AH98-7cGKOQ/s1600-h/departures.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 364px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/So2T3I-cD2I/AAAAAAAAAV0/AH98-7cGKOQ/s400/departures.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372112506034327394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup aimé aussi : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/So2Tynp6XnI/AAAAAAAAAVs/I1lg4SyKMQQ/s1600-h/thirst-poster2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/So2Tynp6XnI/AAAAAAAAAVs/I1lg4SyKMQQ/s400/thirst-poster2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372112428370386546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-7866253721349013229?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/toujours-pas-de-critiques.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/So2T3I-cD2I/AAAAAAAAAV0/AH98-7cGKOQ/s72-c/departures.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-4594245234188569874</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2009 17:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-11T14:36:06.970-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><title>Sept jours et sept nuits</title><description>Il avait 22 ans et les cheveux longs. Elle avait 20 ans et des petites dents. Il avait les yeux noirs et la tête pleine d'espoir. Elle avait les mains longues et aimait sortir le soir, tous les soirs.&lt;br /&gt;Ils sortaient.&lt;br /&gt;Tous les soirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour il lui dit : "M'épouserais-tu ?". &lt;br /&gt;Elle lui répondit : "Ça dépend. Si sur tes épaules tu me levais et pendant sept jours tu marchais".&lt;br /&gt;Il la mit sur ses épaules et pendant sept jours, il marcha. &lt;br /&gt;Dans son village, dans leur village, tout le monde se moquait de lui, tout le monde le pointait du doigt. Il ne les regardait même pas. Son coeur frappait fort et peu importait le vent et peu importaient les cons, lui il l'avait sur ses épaules, lui il l'aimait. Eux ils allaient se marier. Eux, c'était pour toujours, pour tous les jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept jours passèrent et la sueur sur le front, il la déposa finalement devant chez elle, exténué mais amoureux, épuisé mais rêveur.&lt;br /&gt;Elle lui sourit et lui dit : "M'épouserais-tu ?"&lt;br /&gt;Il lui sourit et répondit : "Ça dépend. Si pendant sept jours, tu chantais pour moi, des poèmes sortis tout droit de ton esprit et pendant sept nuits tu me berçais, pleine d'amour et de bonne foi." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant sept jours, elle lui chanta les plus beaux poèmes jamais chantés et pendant sept nuits, elle le berça, dans ses bras enveloppants il se sentit maître et roi.&lt;br /&gt;Dans son village, dans leur village, tout le monde se moquait d'elle, tout le monde la pointait du doigt. Elle ne les regardait même pas. Elle, elle l'aimait. Et son amour en soie allait braver tous les ricaneurs de ce monde. Et son don de soi allait défier toutes les règles et toutes les lois. Eux ils allaient se marier. Eux, c'était pour toujours, pour tous les jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle perdit la voix et il ne put plus jamais réentendre son doux chant récitant ces beaux poèmes que, d'amour, elle inventa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il perdit la foi. Car un tel destin, comment et pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vécurent heureux. Elle muette. Lui incroyant. Elle d'un amour silencieux. Lui amoureux sans dieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils eurent treize enfants. Six chanteurs. Six coureurs. Et un enfant volage; que jamais on ne sut, si fille ou garçon, si humain ou mutant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tomba malade la veille de ses soixante-dix ans et en sept jours et sept nuit, c'était fini. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le lit de sa mort, il la regarda dans les yeux et lui demanda :"M'aimes-tu ?".&lt;br /&gt;Elle lui sourit et lui dit "Oui. Depuis le premier jour. Depuis le premier regard."&lt;br /&gt;Incrédule et mourant, il la regarda "Mais..tu parles !". Elle lui sourit et lui murmura "..." Il mourut, mi-heureux mi-confus, avant d'entendre ce qu'elle lui dit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis, chaque jour elle chante sur sa tombe mais jamais, jamais à un être humain, son mutisme volontaire elle n'expliqua.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-4594245234188569874?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/il-ne-faut-jamais-revenir.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3992878965745434350</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2009 17:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-05T15:40:37.076-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>The good and the ugly</title><description>J'ai aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Snm9qv6qd8I/AAAAAAAAAVc/_0F9hwpD9d4/s1600-h/500DaysPoster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Snm9qv6qd8I/AAAAAAAAAVc/_0F9hwpD9d4/s400/500DaysPoster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366528973103331266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Snm9-4_T8cI/AAAAAAAAAVk/bGTR9k02dFc/s1600-h/public-enemies-poster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 270px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Snm9-4_T8cI/AAAAAAAAAVk/bGTR9k02dFc/s400/public-enemies-poster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366529319136129474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-3992878965745434350?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/deux-avis-mais-pas-de-critiques.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Snm9qv6qd8I/AAAAAAAAAVc/_0F9hwpD9d4/s72-c/500DaysPoster.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1630453567064440518</guid><pubDate>Tue, 04 Aug 2009 15:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-04T12:01:16.816-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Coups de gueule</category><title>L'orthographe au Québec</title><description>Brièvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, on parle de préserver la langue française au Québec. Souvent, Des lieutenants de la langue montent sur leurs grands chevaux, statistiques et exemples à la main, pour nous montrer et convaincre que la langue française est en péril (et tout le discours idéologique qui, parfois, se glisse en même temps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fine (ne criez pas, je suis francophone quand même :))!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que je me pose souvent : Si sur LAPRESSE, journal lu, par une certaine élite (ce n'est pas Le Devoir, mais pas le Journal De Montréal non plus !!), chaque jour, je lis des coquilles du &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/ailleurs-sur-le-web/200908/04/01-889691-obama-menace-30-fois-par-jour.php"&gt;&lt;/a&gt;genre :  "&lt;em&gt;le nombre d'attentats fomentés contre le chef d'État américain a bondi&lt;strong&gt;T&lt;/strong&gt; de 400% comparativement au nombre recensé pendant le règne de George W. Bush&lt;/em&gt;", comment voulez-vous qu'on parle, s'exprime, écrive bien en français ????&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Navrant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-1630453567064440518?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/lorthographe-au-quebec.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8342922509928360914</guid><pubDate>Fri, 17 Jul 2009 17:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-17T15:25:00.547-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Maroc</category><title>Le vent souffle sur les braises de ta douleur</title><description>Nous étions finalement à Essaouira. Il ventait à souhait, des mouettes chantaient et c'était comme toutes les fois que j'ai foulé la terre d'Essaouira : un sentiment de liberté m'envahissait le coeur et je me sentais presque voler, planer, flotter au dessus de ces terres bénites. Nulle part ailleurs dans ce monde, je ne me suis senti aussi libre. Nulle part ailleurs dans ce monde, je ne me suis senti aussi léger. Et c'est un peu pour ça que je viens ici à chaque fois que je viens au Maroc. Du moins, j'essaie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes assis au premier café disponible. C'est une vaste place qui permet l'accès à la médina d'Essaouira. Des touristes vont et viennent de tous les sens. Ce ne sont, toutefois, pas les mêmes touristes qu'à Agadir, Marrakech ou Rabat. C'est une autre catégorie de touristes, un peu gauchistes, un peu hippies, un peu &lt;em&gt;Bob-Marleyiens&lt;/em&gt;. Un marocain en sous-vêtement blanc et shorts noirs parle à un couple d'anglophones. Il parle fort. Il est au milieu du café, des lunettes noires, des cheveux dorés par le soleil. Le parfait look surfeur. On s'assoit tranquillement et on commande chacun une salade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive sans s'annoncer. Tranquillement. Petit pas par petit pas. Il a les cheveux très courts et ce regard triste qu'on devrait interdire à ceux de son âge. Il tend la main et demande "une pièce pour pouvoir manger quelque chose". &lt;br /&gt;- Pour manger ?&lt;br /&gt;- Oui. Pour manger.&lt;br /&gt;Il baisse la tête.&lt;br /&gt;- Je peux te commander quelque chose à manger alors ?&lt;br /&gt;- Oui merci.&lt;br /&gt;Il me regarde dans les yeux.&lt;br /&gt;Je commande une omelette pour lui. &lt;br /&gt;Il reste à côté de nous, debout, baissant la tête de nouveau. Muet. Timide. Triste. &lt;br /&gt;Le serveur s'approche et l'appelle par son nom : Badr, viens t'asseoir ici ! Il le tire par le bras et l'éloigne de nous. Une fois assis, je vais le chercher, lui tire une chaise et lui demande de s'asseoir avec nous. &lt;br /&gt;- Tu as quel âge ?&lt;br /&gt;- 12 ans.&lt;br /&gt;Je lui donnais 7-8 ans, pas plus.&lt;br /&gt;- Tu vas à l'école ?&lt;br /&gt;- Plus maintenant.&lt;br /&gt;- Tu as des frères et soeurs ?&lt;br /&gt;- Un frère et une soeur. Je suis l'aîné.&lt;br /&gt;- Et ton père ?&lt;br /&gt;- Il est parti.&lt;br /&gt;Silence.&lt;br /&gt;- Tous les dirhams que je collecte, je les donne à ma mère à la fin de la journée.&lt;br /&gt;Il a toujours la tête baissée.&lt;br /&gt;Nos salades arrivent. Je prends un bout de pain, lui mets des légumes dans le pain et le lui donne.&lt;br /&gt;Il mange tranquillement. Avec retenue. Une retenue que je n'ai pas quand j'ai faim. &lt;br /&gt;Le reste n'est que banalités. J'ai essayé d'avoir une conversaion &lt;em&gt;normale &lt;/em&gt;avec lui. Sans lieux communs. Sans clichés. Sans pitié. D'égal à égal. Mais on tombe toujours dans les pièges de la platitude humaine. On essaye de donner des conseils, de guider, d'avoir un &lt;em&gt;impact&lt;/em&gt; sur la personne. Mais qui est-on ? Mais qui suis-je pour prétendre à tel &lt;em&gt;accomplissement &lt;/em&gt;?&lt;br /&gt;Son omelette arrive. &lt;br /&gt;- Tu n'es pas obligé de manger ici Badr, tu peux y aller.&lt;br /&gt;Il me sourit, me remercie et part.&lt;br /&gt;Derrière mes lunettes fumées noires - qui l'auraient peut-être nourri pour une semaine - dans mon visage joufflu de bien nanti, deux yeux rougissent timidement et lâchent une chétive larme. Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? Pourquoi cette chance ? Pourquoi ce destin ? Encore des lieux communs que je ne peux éviter. Le sol tremblait. Les mouettes ne chantaient plus, elles gémissaient. Le vent soufflait plus fort. Je n'avais plus d'appétit. Quelques mouches ravies sautèrent sur les tomates fraîches trempées d'huile d'Argan. Je les laissai à leur festin. Et moi à ma désolation. À mes questions sans réponses. Au mystère de cette vie que je ne comprendrai jamais. &lt;br /&gt;Je me suis retourné vers l'entrée de la médina. Des enfants jouaient allégrement au foot-ball. Parmi eux, un petit garçon, cheveux courts, le visage innocent. Cette fois, il n'était pas triste. Cette fois Badr courait dans tous les sens et riait. Mon unique larme s'est évaporée avec le vent. J'ai presque souri. La vie continue. La vie avance et nous sommes là par pur hasard. Nous sommes futiles, de passage, éphémères.&lt;br /&gt;Et c'est tant mieux que ça !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8342922509928360914?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/07/le-vent-souffle-sur-les-braises-de-ta.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8066602355476014055</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2009 19:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-13T15:47:20.692-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pays</category><title>Le Maroc dans toutes ses couleurs</title><description>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SluKztKLLnI/AAAAAAAAAVU/sx_YPZ_GXPw/s1600-h/maroc.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 281px; height: 315px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SluKztKLLnI/AAAAAAAAAVU/sx_YPZ_GXPw/s400/maroc.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358028802587569778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait le plein de mer. J'ai (finalement) vu, touché, palpé, aimé le désert. J'ai vu des paysages que je ne soupçonnais pas. J'ai voyagé, voyagé, voyagé; mangé, bu et chanté. J'ai ri, ri et ri; pleuré, pleuré et pleuré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne fut pas assez long. Ce ne sera &lt;em&gt;jamais &lt;/em&gt;assez long. Comment revivre sa jeunesse en trois semaines ? Comment &lt;em&gt;guérir &lt;/em&gt;sa nostalgie en si peu de temps ? &lt;em&gt;L'inaccessible étoile comme disait l'autre. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce fut rafraîchissant. Mentalement reposant. Et si mon coeur bat toujours, ce n'est certainement qu'un miracle. Et si la mer pouvait parler, elle vous raconterait le déchirement que j'eus en la quittant. Et si ma gorge pouvait s'exprimer, elle vous dirait les kilomètres de rasoirs que j'ai avalés, en partant, encore, encore, encore, loin de mes racines, loin de mes origines, loin de tout &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt; et d'autres choses inexprimables, loin d'&lt;em&gt;eux&lt;/em&gt;, d'&lt;em&gt;elle&lt;/em&gt; et de moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'inspiration ne me fait pas défaut, je vous en dirai plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8066602355476014055?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/07/le-maroc-dans-toutes-ses-couleurs.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SluKztKLLnI/AAAAAAAAAVU/sx_YPZ_GXPw/s72-c/maroc.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8758912507145270660</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2009 18:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-19T14:23:43.480-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Actualité</category><title>Quand le ridicule devrait tuer !</title><description>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjvXq6Z5Q4I/AAAAAAAAAVM/leN8PgBhxjI/s1600-h/che.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 305px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjvXq6Z5Q4I/AAAAAAAAAVM/leN8PgBhxjI/s400/che.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349106114664940418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70425239"&gt;Pauvre che ! &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8758912507145270660?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/quand-le-ridicule-devrait-tuer.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjvXq6Z5Q4I/AAAAAAAAAVM/leN8PgBhxjI/s72-c/che.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2454870346534058239</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2009 00:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-17T21:10:53.748-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Vacances</category><title>Laissez un message, merci !</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjmT3dhzzhI/AAAAAAAAAVE/FEw0PBxYYrs/s1600-h/carte_maroc_fr.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjmT3dhzzhI/AAAAAAAAAVE/FEw0PBxYYrs/s400/carte_maroc_fr.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348468613507698194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serai quelque part dans ce royaume pour (presque) le prochain mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-2454870346534058239?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/laissez-un-message-merci.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjmT3dhzzhI/AAAAAAAAAVE/FEw0PBxYYrs/s72-c/carte_maroc_fr.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3791255704196922978</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2009 18:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-11T15:06:26.032-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>Milliénium</title><description>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjFON2l063I/AAAAAAAAAUs/k6Q9nVKPJso/s1600-h/mill.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjFON2l063I/AAAAAAAAAUs/k6Q9nVKPJso/s400/mill.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346140232564927346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mai 2008. Deux de mes meilleures amies, me sachant amoureux de livres et (un peu) en panne de "nouveauté", m'offrirent les trois tomes de Millénium pour mon anniversaire. Elles me tendirent un gros sac que je m'empressai d'ouvrir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne connais pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi qui pensais que tu étais au courant de tout ce qui se passait en littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en avais pas entendu parler. Je ne suis pas au courant de tout. Loin de là. C'est pas parce que j'aime la musique que je sais que Britney Spears vient de sortir un nouvel album. Ce n'est pas parce que j'aime le cinéma que je sais que le dernier Ben Stiller est sorti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'analogie entre Millénium, Britney et Ben n'est pas fortuite. Un livre à succès ? J'ai toujours la même réaction : du snobisme que je sais injustifié, mais que j'assume pleinement. C'est ainsi que je n'ai toujours pas lu Dan Brown ou Marc Levy, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, c'était différent. Tes meilleures amies t'offrent une trilogie pour ton anniversaire, tu fais quoi ? Tu joues le snob ? Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai plongé dedans quelques semaines plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fini le dernier tome à Punta Cana en Août. Entre un article de Jeune Afrique et un autre du Monde Diplomatique (qui parlait de la détresse des Haïtiens en République Dominicaine : bonjour le sentiment de culpabilité en pleines vacances), je les ai littéralement dévorés. La partie la plus dure fut, sans doute, la première moitié du deuxième tome, car un peu ardue, un peu trop descriptive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je regrette ? Pas du tout. Qu'est-ce que j'en pense ? Un bon divertissement. Un très bon divertissement même. On arrête ça là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ceux qui mettent Larsson aux nues, parce que mort quelques jours après avoir déposé les trois tomes chez son éditeur, parce qu'il parle de féminisme, fascisme, etc, je dis : vous exagérez. Il n'y a pas de quoi en faire un plat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ceux qui honnissent ce genre de littérature, je dis : je vous comprends. Mais tout dépend de comment on le prend. Un bon Bruce Lee est un bon Bruce Lee sans être un chef-d'oeuvre de cinéma. Un bon Pierre Lapointe est un bon Pierre Lapointe sans en faire du Brel. Il faut relativiser. Mais je vous comprends. J'aurais eu le même réflexe. Mais j'aurais eu tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu le film Millénium. Correct. Encore une fois, un bon divertissement. Pas plus. Pas moins. Pas besoin de s'emoustiller. Pas besoin de se fâcher non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, Millenium a été un tournant dans ma &lt;em&gt;carrière de lecteur&lt;/em&gt; : depuis, j'ai moins d'à priori. Depuis j'ai lu au moins six livres de Harlan Coben, un maître du roman-thriller, toujours avec le même plaisir, mais aussi avec la même conviction : je n'apprends rien, je me divertis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qui se pose est la suivante : Doit-on toujours apprendre quelque chose ? Apprend-on quoi que ce soit quand on joue aux cartes ? Quand on fume un cigare cubain ? Les exemples pleuvent, mais vont dans la même direction...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je voudrais parler brièvement d'une dernière chose : À ceux qui ont lu Millénium, Anges et démons ou Da Vinci Code et qui ont aimé, adoré, trippé, de grâce, lâchez-nous avec vos : Ah oui, tu lis ? As-tu lu Da Vinci Code ? &lt;br /&gt;C'est trop &lt;em&gt;simple&lt;/em&gt;, trop &lt;em&gt;gaga&lt;/em&gt;, trop &lt;em&gt;fraises, framboises et myrtilles&lt;/em&gt; ! Vous avez aimé ? Bien. On est contents pour vous ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-3791255704196922978?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/millienium.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SjFON2l063I/AAAAAAAAAUs/k6Q9nVKPJso/s72-c/mill.bmp" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8643021920021377612</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2009 22:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-03T18:42:14.111-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>Les hirondelles de Kaboul</title><description>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Sib57QczRYI/AAAAAAAAAUk/dAzlV8xM4uo/s1600-h/kab.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Sib57QczRYI/AAAAAAAAAUk/dAzlV8xM4uo/s400/kab.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343232804345038210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou la vie quotidienne de quelques afghans pris au piège dans leur pays natal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou la vie horrible de quelques afghans dans un régime totalitaire(lire "horrible"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou encore, la vie terrible de quelques afghans dans un régime taliban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est court. C'est précis. C'est bien écrit. Ça finit un peu en queue de poisson. Mais, ça ne pouvait finir autrement : cette histoire absurde que Yasmina Khadra décrit ne pouvait qu'avoir une fin absurde. La fin, dans ce Kaboul, c'est tous les jours, toutes les heures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En refermant le livre, j'ai eu cette pensée fatale (et certainement voulue par Khadra) : Si c'est ça l'islam, je démissionne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8643021920021377612?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/les-hirondelles-de-kaboul.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Sib57QczRYI/AAAAAAAAAUk/dAzlV8xM4uo/s72-c/kab.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1471208258861847624</guid><pubDate>Wed, 27 May 2009 14:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-28T16:48:44.488-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><title>Les arbres, la pluie, la vie !</title><description>C'est par un matin gris et légèrement pluvieux que commence cette nouvelle année de ma vie. Je n'ai qu'une vue restreinte du paysage : de ma cuisine, je vois quelques branches d'arbre vertes et un semblant de pluie qui ne cesse de tomber. Les gouttes d'eau gênent parfois le vert immaculé des branches. Et c'est comme un enfant qui colorie au dessus de couleurs déjà existantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clochers de l'église polonaise (la plus proche église) me réveillent et effacent ces pensées furtives, teintées de douce tristesse. Et c'est comme pour me rappeler que je ne suis pas chez moi. C'est drôle, l'exil. Les cinq premières années, tu cours comme un joyeux luron, dans tous les coins du (nouveau) monde, fier d'être loin, fier de voir toutes ces têtes qui ne te ressemblent pas, fier de tout et de rien. Les cinq années suivantes, tu te sens chez toi, c'est plutôt là-bas que tu n'es plus chez toi, c'est plutôt là-bas qu'ils ont ces pensées bizarres, ces dogmes irrationnels, ces règles enfouies, chuchotées, subites mais (presque) jamais exprimées à haute voix, incompréhensibles pour ta tête d'occidentalisé. Tu es bien. Dans le pays d'accueil que tu as choisi, qui t'a choisi, tu te sens chez toi. Tu as lu leurs livres et leurs journaux, vu leurs films, écouté leur musique. Tu les as bus. Au goulot ! Et maintenant, tu es chez toi. Chez toi. Chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà. 15 ans d'exil, ce n'est pas 5, 10, 12 ans. C'est différent. Voilà que la moindre chanson d'Oum Kelthoum - dont tu n'as jamais, jamais, acheté de CD, à laquelle tu t'es vaguement intéressée - te fait vibrer. Cette chanson, triste et larmoyante, cette élégie chantée par cette diva de la musique arabe, était inscrite quelque part dans ton cerveau, cachée dans un de ces tiroirs ultra-secrets, que même le plus grand des serruriers du monde, ne saurait ouvrir, ne saurait dévaliser. Les clés (car il y en a plusieurs) sont nombreuses et différentes. Il y a l'enfance, l'adolescence, l'interdit, le beau, la jolie. Il y a l'embarras, les complexes, les frustrations, les fou-rires, le bonheur, le débile, le ridicule, mais aussi l'insoupçonné, le vécu passif, le subit. Et c'est là qu'Oum Kelthoum, Abdlouhab, Farid El Atrach et Fairouz viennent, surgissent. Ils étaient là dans ton vécu passif, jouant sur une radio lointaine pendant que, toi, enfant fou, tu jouais au Nintendo, tu écoutais Michael Jackson ou tu te peignais les cheveux à la Vinnie Terranova. Et le cerveau enregistre, classe, cache, dissimule, et un jour crache ! Et c'est des kilomètres de poils qui s'hérissent, et c'est ton coeur qui bat la chamade, et tu ne sais pas pourquoi, mais tu t'arrêtes, tu figes, prisonnier de ta mémoire, de ton coeur, de tes trippes, et tu écoutes, mi-ravi, mi-triste, entre deux mondes, à l'image de ta vie, à l'image de tes choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne pleut plus. Le silence règne. Seul le frigo ronronne, clamant à douce voix qu'il est toujours vivant. Le frigo est le gardien du chez-soi. Toujours debout. Toujours au même endroit. Maître de tous ces autres, qui au moindre chuchotement, à la moindre indiscipline, se font sermonner par le vaillant frigo qui les ramène à l'ordre, avec son vague toussotement régulier, constant, comme une horloge qui refuse de rendre les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne pleut plus. Et devant moi, dans ma cuisine, Ché Guevarra regarde au loin, comme si ici, ce n'était pas assez. Je crois que notre valeureux Ché a toujours regardé au loin, levant les yeux, il voyait devant lui et des décennies, des siècles se dessinaient dans son cerveau. Lui, ce n'était pas le vécu passif, c'était l'imaginé actif, une autre discipline à laquelle je ne me suis pas encore attaquée. J'aurais voulu que tu regardes ici Ché. Ici. Avec nous. Avec nous. Mais, l'ironie de la vie aurait fait que je ne t'aurais alors probablement pas connu. Parce que...enfin..tu me comprends... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent souffle maintenant. L'arbre me l'a chuchoté, me l'a singé, du bout de quelques branches qui dansent le tango. Et je ne sais toujours pas quoi faire de cette journée de vacances que j'ai prise. Un peu pour regarder le Barça jouer sa finale, un peu pour me remettre de mes émotions de jeune vieux, de &lt;em&gt;jeune &lt;/em&gt;trentenaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent souffle toujours. Et je sais que si j'avais un mercredi par semaine, j'écrirais plus souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-1471208258861847624?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/05/les-arbres-la-pluie-la-vie.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8018365146153897710</guid><pubDate>Fri, 22 May 2009 18:03:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-22T14:08:35.435-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Narcissisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Identité</category><title>Le temps qui passe</title><description>Je regarde des photos de moi, enfant, et je ne me reconnais pas. Reste le regard. Un peu triste. Un peu sérieux. Un peu rêveur. Restent les lèvres pendantes qui pendent toujours. Restent les cheveux noirs qui sont toujours noirs. Mais le coeur. Mais l'esprit que j'aurais voulu libre, mais qui s'enchaîne, s'attache, s'encercle de dogmes et de principes infinis. Mais tout le reste. Et des fois, je me réveille la nuit et je crie : Où es-tu ? (Pourtant, Marc Levy, pas vraiment !). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...bientôt 32 ans ! Ça passe vite, très vite ! Et je n'ai pas hâte au reste ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8018365146153897710?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/05/le-temps-qui-passe.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3261274913702854906</guid><pubDate>Mon, 04 May 2009 17:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-04T13:42:30.257-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Connerie humaire</category><title>La connerie sur deux jambes</title><description>C'était il y a quelques mois. L'hiver gris et froid pesait sur ma petite tête de montréalais. Je rentrais chez moi. Parce que je n'avais rien d'autre à faire. Parce qu'il faisait froid dehors. Parce que c'est chez moi et c'est pour ça que c'est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, un club-vidéo juste à côté de chez moi. Tiens, c'est avec des guichets automatiques (concept que j'avais vu 10 ans plus tôt dans une petite ville d'Espagne : Grenade !). Tiens, la pancarte est orange. C'est beau l'orange en hiver ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais l'aider, je me suis dit. Je crois au développement communautaire. Ça grandit en petits cercles, en petits quartiers, puis c'est la ville, puis c'est le pays, puis c'est le continent, puis..vous voyez où je veux en venir. Je suis comme ça : idéaliste, même en hiver !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc rentré. Il était là à classer ses DVDs. De taille moyenne, un petit ventre, pas de cheveux sur la tête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pour m'inscrire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfait. Deux pièces d'identité s'il vous plaît. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui donne ma carte d'assurance-maladie et mon permis de conduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il jette un coup d'oeil sur le permis de conduire. Mon nom commence par "ALK". Chacun ses défauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde et il lâche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est comme Alqaida. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuivit un rire sonore, épais, gras. Aussi gras que la blague. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je manque d'humour ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis quand même inscrit. Idéaliste, malgré les mauvaises blagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a fermé trois mois plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans mon portefueille, trône toujours la petite carte de location de DVDs. Il me reste 17$ de crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en fais quoi ? Don à Alqaida ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne vous fait pas rire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous manquez d'humour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-3261274913702854906?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/05/la-connerie-sur-deux-jambes.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3675916253336416747</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 18:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-22T14:37:26.440-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Musique</category><title>Sentiments humains</title><description>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Se9jQVoe4LI/AAAAAAAAAUc/yyQBldSWPdE/s1600-h/Lapointe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Se9jQVoe4LI/AAAAAAAAAUc/yyQBldSWPdE/s400/Lapointe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327586016538583218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, ce refrain n'arrête de bourdonner dans ma tête :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J'ai frappé contre le mur ma tête &lt;br /&gt;J'ai frappé contre le mur ma tête &lt;br /&gt;J'espère qu'elle éclatera&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais aimé le spectacle (dont sont tirées les chansons de cet album). Beaucoup aimé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-3675916253336416747?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/04/sentiments-humains.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/Se9jQVoe4LI/AAAAAAAAAUc/yyQBldSWPdE/s72-c/Lapointe.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-339627949606648606</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2009 19:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-15T15:22:59.554-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>Rachel getting married</title><description>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SeYxh2a8DgI/AAAAAAAAAUU/WrkM9GZ2R7A/s1600-h/rachel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 85px; height: 126px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SeYxh2a8DgI/AAAAAAAAAUU/WrkM9GZ2R7A/s400/rachel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324998067026136578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une montagne de préjugés. Sur les livres. Les films. Les gens. Une montagne. Je les assume mes préjugés. J'en ris. Je m'en veux. Mais pas toujours. Des fois j'ai raison. C'est moi qui vous le dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, voilà. Ce film. Avec son titre. Son affiche. Je me suis dit tout de suite : Un film à l'eau de rose. De la bouillie de merde. De quoi nous faire pleurer à souhait. De quoi nous faire rire à souhait. De quoi nous faire faire tout à souhait. En utilisant une recette bien établie, bien définie. Bien sûr, on va s'émerveiller devant tel paysage. Bien sûr, on va chanter avec telle chanson qu'on avait presque oubliée. Bien sûr, on va lâcher une larme ou deux devant telle situation. Tout ça est prévisible. Tellement prévisible que je n'ai pas envie. Pas envie. Pas envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement. Je &lt;em&gt;piétine&lt;/em&gt; mes préjugés des fois. Justement, parce que c'est des préjugés. Et des préjugés c'est con. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement. Parce que Rachel getting married, ce n'est pas vraiment pas un film à l'eau de rose. Nâh. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été agréablement surpris par le réalisateur de &lt;em&gt;Silence of the lambs &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Philadelphia&lt;/em&gt;, entre autres. Par le jeu de Hathaway. Mais surtout par le jeu de tous les autres. (Ils viennent d'où ces gens, d'ailleurs ? Je ne les ai jamais vus !) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I liked ! Je ne vous en dis pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-339627949606648606?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/04/rachel-getting-married.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_1DVfD6B2KDo/SeYxh2a8DgI/AAAAAAAAAUU/WrkM9GZ2R7A/s72-c/rachel.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2749681628836223775</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 14:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-07T15:55:41.106-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Coups de gueule</category><title>FaceDeBouc</title><description>Je te déteste FaceDeBouc. Je te déteste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, tu m'envoies des demandes d'&lt;em&gt;ami(e)s&lt;/em&gt; que je ne connais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, grâce à toi, à cause de toi, on me pince, on me chatouille, on me fout des baffes, sans mon consentement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, je retrouve de vieux &lt;em&gt;amis&lt;/em&gt;. Et c'est &lt;em&gt;back to the future&lt;/em&gt;, et des fois c'est rose, des fois c'est noir. Et c'est pas cool, pas cool !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis depuis deux mois, c'est la cerise sur le gâteau. Depuis deux mois, je joue au poker avec toi. Chaque jour. Chaque jour. Bien sûr, c'est gratuit. Mais je lis moins. Mais je perds mon temps. Et le temps, c'est de l'argent. Et &lt;em&gt;Monsieur Malaussène &lt;/em&gt;attend toujours. Et c'est pas gentil. Pas gentil. Parce que &lt;em&gt;Malaussène&lt;/em&gt;, on l'aime. On l'aime beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te déteste FaceDeBouc. Mais c'est l'amour-haine. Et j'ai essayé deux fois la rupture. Et j'ai désactivé. Et je me disais "fini, fini. Jamais plus". Mais je suis revenu au galop. Et ça fait mal. Très mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te déteste FaceDeBouc. Mais chaque jour, chaque jour, je vais &lt;em&gt;te voir&lt;/em&gt;. Et c'est comme ça. &lt;em&gt;A never ending relationship&lt;/em&gt;. Et l'avenir nous dira. Et peut-être, peut-être qu'avec le temps va tout s'en va. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-2749681628836223775?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/04/facedebouc.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-9141924738822688161</guid><pubDate>Thu, 12 Mar 2009 14:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-22T17:08:04.922-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Maroc</category><title>C'est toujours comme ça</title><description>C'est toujours comme ça. Il suffit d'un semblant de rayon de soleil. Il suffit d'une simple odeur de fraîcheur matinale. Il suffit d'une seule image volée au coin d'une rue aux allures tiers-mondistes. Et je flanche. Madame nostalgie surgit de nulle part, envahissante, dictaturale. Subitement, j'ai la gorge qui fait des kilomètres de noeuds, le coeur qui galope à toute allure, les yeux qui clignotent sans arrêt. Subitement, j'ai 16 ans et c'est le Maroc, partout, partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne parle plus français. Pas de A à Z en tout cas. Pas de bout-en-bout. Je parle franco-darija. Un dialecte mystérieusement fascinant, inventé au fil des ans, dans un pays mi-oriental mi-occidental, mi-cool mi-raoul, mi-n3na3 (menthe) mi-sorbet aux fraises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne parle plus français. Je ne parle plus anglais. Je ne parle plus espagnol. Je ne parle plus rien. Je parle avec les mains. Je gesticule (sans me remonter les testicules à chaque fin de phrase, quand même !). Je suis bavard, opiniâtre, enragé, vaguement engagé, énervé sans savoir pourquoi. J'ai une opinion sur tout. La guerre en Irak, la coupe du monde de foot, Barça-Real, Michael Jordan, la guerre en Afghanistan, le Tibet, les chinois, le prix des tomates, le prix de l'essence, l'huile d'argan, les français, les américains, Bob Marley, Maradona, Bruce Lee, Monica Belucci, le 11 septembre, la Palestine, Raja-Widad, Messi le messie, Michael Jackson, la saga Rihanna-Chris Brown, les français de Marrakech, DST, Mossad, FBI, NBA...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'arrête au coin d'une rue, trop moderne, trop gratte-ciels, trop ça-sent-l'eau-de-javel et je veux un thé à la menthe. Ici, au milieu de &lt;em&gt;tout ça&lt;/em&gt;, je voudrais vingt jeunes et moins jeunes testostéronés, six jeunes trop maquillées, trop parfumées, et des thés à la menthe, des cafés au lait (nss-nss), des jus-d'orange-de-banane à n'en plus finir. Et je sais. Ce serait ridicule. Et je sais. Ça ne passerait pas. Et je sais. Ce n'est pas si &lt;em&gt;cool &lt;/em&gt;que ça. Mais il n'est pas question de raison ici. Il n'est pas question de logique ni de bon sens. C'est madame nostalgie qui frappe à la porte. Et je lui ouvre la porte les bras ouverts. Et c'est quatre chats qui dorment en dessous de vieilles voitures aux couleurs désormais indéfinissables, pour se réchauffer. Et c'est la médina au milieu de centaines de babouches et d'odeur insupportable de cuir et un cellulaire dernier cri, surgi de nulle part, qui émet une sonnerie folklorique. Et je veux qu'on me pince. Parce que c'est &lt;em&gt;presque &lt;/em&gt;irréel. Parce que c'est &lt;em&gt;presque &lt;/em&gt;incompréhensible. Si je n'étais né là-bas. Si je n'étais né ici. Si ce n'était les anachronismes qui pleuvaient depuis la naissance. Et c'est comme un vaccin à l'effet impérissable : ça reste pour toujours. Indélibile protection contre la surprise. Et on n'est jamais, mais plus jamais, bouche bée devant quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrive au travail. Trop parfumé. Trop rasé. Trop after-shavé. Les cheveux trop gominés. Je prends le téléphone. Je change de message d'accueil. Et ça me réveille. Le 11 mars 2009. Vous avez bien joint la boîte vocale de...et non. On n'est pas en 1993. On n'est PLUS en 1993. On n'est pas au Maroc. On n'est pas à Rabat. Et personne, personne ce matin ne passera à côté en criant "MIYYYA. MIYYYA". Et personne, personne ce matin ne se bagarrera au coin de la rue. Et personne, personne ce matin n'essayera de te vendre le DVD du dernier Brad Pitt ou Angelina très-jolie à 10 DRHS. Et c'est comme ça. C'est ton choix Jean-Jacques. Ton choix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assume ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'assume. Mais ma mémoire est là. Et je refuse de l'éteindre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-9141924738822688161?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/03/cest-toujours-comme-ca.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">9</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8831735187973659969</guid><pubDate>Mon, 09 Mar 2009 15:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-09T11:47:30.944-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><title>Toujours là</title><description>Je suis toujours là. J'écris moins, c'est tout. Le travail. Le manque d'inspiration. L'hiver. Le sport (moins). Tout ça à la fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens très bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de perdre un peu de cette &lt;em&gt;barriga&lt;/em&gt; qui "ne veut rien savoir" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'il disait l'autre, déjà ? &lt;em&gt;Avec le temps va, tout s'en va&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas vraiment. Il est des choses qui ne s'en vont pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas si facilement en tout cas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27763597-8831735187973659969?l=karlamassini.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/03/toujours-l.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item></channel></rss>
