<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:blogger="http://schemas.google.com/blogger/2008" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-27763597</atom:id><lastBuildDate>Tue, 03 Feb 2026 10:09:47 +0000</lastBuildDate><category>Voyage</category><category>Narcissisme</category><category>Littérature</category><category>Politique</category><category>Cinéma</category><category>Histoires de tous les jours</category><category>Nostalgie</category><category>Arts</category><category>Oncle Sam</category><category>Vacances</category><category>Walou</category><category>Histoires marocaines</category><category>Maroc</category><category>Coups de gueule</category><category>Hommage</category><category>Ludisme</category><category>Émotions</category><category>Cuba</category><category>Injustice</category><category>Musique</category><category>Palestine</category><category>Amitié</category><category>Coups de coeur</category><category>Mort</category><category>Ramadan</category><category>Terrorisme</category><category>Actualité</category><category>Amalgames</category><category>Brièvement</category><category>Crétinisme</category><category>Déceptions</category><category>Fiction</category><category>Folie</category><category>Histoires de ouf</category><category>Identité</category><category>Immigration</category><category>OutOfNoWhere</category><category>Pays</category><category>Souvenirs</category><category>ignorance</category><category>théâtre</category><category>A.E</category><category>Arts culinaires</category><category>Blues</category><category>Canada</category><category>Choc des civilisations</category><category>Citoyenneté</category><category>Connerie humaire</category><category>GreenIsNotEasy</category><category>Islam</category><category>Italie</category><category>L&#39;idéal</category><category>Maïeutique</category><category>Mer</category><category>Mi-fiction mi-raisin</category><category>Mère</category><category>Pessimisme</category><category>Promesses</category><category>Précisions</category><category>Québec</category><category>Sport</category><category>Thèse</category><category>Who are you ?</category><category>Étalage</category><category>Études</category><title>La vérité n&#39;existe pas. Et si elle existait, elle serait fausse.</title><description></description><link>http://karlamassini.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Onassis)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>302</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3325728983987863562</guid><pubDate>Tue, 08 Mar 2011 03:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-03-09T23:09:08.452-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Mort</category><title>Le bout du tunnel</title><description>Je ne la connaissais pas. Je ne la connaissais point. Et la nouvelle est tombée. Comme un amat de rochers qui tombe dans une minuscule piscine. La terre a tremblé. La piscine ne pouvant tout prendre, l&#39;eau a débordé. Les larmes ont débordé. De partout. De partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est mourante. Cancer. Cancer du coeur. Il y en a cinq dans le monde entier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut aller la voir. Là-bas. À Laval. Les soins palliatifs. J&#39;ai eu mal au coeur. Et ce n&#39;était pas de circonstance. Il aurait fallu avoir mal au foie, aux poumons, aux ganglions, à la cheville droite. N&#39;importe quoi. N&#39;importe où. Mais pas le coeur. Je n&#39;avais pas le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une longue route. Un silence pire que le pire des vacarmes. Le noir. Car il fait nuit. Dehors et dans nos coeurs. Je n&#39;ai pas envie d&#39;y aller. Elle est mourante. Je sais que ça va me marquer. Je le sais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une longue route. Et au bout, la clinique. C&#39;est propre. Tout le monde sourit. Les bénévoles sourient toujours. Comme pour dire que oui, ils sont fiers de ce qu&#39;ils font. Que c&#39;est vrai. Que ça vient du coeur.&lt;br /&gt;Encore le coeur ! Je n&#39;ai pas le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre. Le lit. Vide. Où est-elle ? Partie fumer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas le temps pour la morale à deux sous. Elle fume. Elle va mourir. Elle peut bien fumer, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends un siège. Je fais le con. Un peu plus et je ferai des pirouettes. Pour adoucir l&#39;atmosphère. Mais elle ne s&#39;adoucit pas. Il n&#39;y a rien à faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille et le conjoint ont faim. Ils commandent quelque chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle entre. La peau blanche. Très blanche. Mais le sourire. Elle est vivante. Plus vivante qu&#39;un million de cons de ce monde. Brel surgit : &quot;Je te dis mort aux cons - Bien plus cons que toi - Mais qui sont mieux portants.&quot; Je la serre légèrement. Non. Pas la compassion. J&#39;ai pas le droit. Non. Pas la pitié. J&#39;ai pas le droit. Pas le droit. Pas le droit. Reste vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends mon siège. Je l&#39;écoute parler. Les assurances. La notaire. La mort. La mort. La mort. &lt;br /&gt;J&#39;ai mal au coeur.&lt;br /&gt;Pas de commentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commande arrive. Ils se sont trompés. La fille les appelle. Elle se fâche. Elle annule. Ils vont se déplacer. C&#39;est bien. La futilité de la vie qui continue. C&#39;est ça qu&#39;il faut. Sinon, ce serait la tragédie chaque jour. C&#39;est lourd à porter, la tragédie chaque jour. C&#39;est bien. Allez manger !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrière d&#39;&lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;elle&lt;/span&gt;, une guitare. Je me demande qui en joue. Je le demande discrètement. On me répond : les madelinois. Tous les madelinois chantent. Tous les madelinois jouent de la guitare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste tranquille. Ma tête arrête de fonctionner. Je suis amorphe. Fini. Une larve. Je n&#39;en peux plus. Que quelqu&#39;un prenne cette guitare et qu&#39;il me chante quelque chose. Du genre &quot;life is life, nana na na na&quot;. &lt;br /&gt;Oui, je sais. Je n&#39;ai pas le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s&#39;en va. Je la serre de nouveau. Légèrement. Sans exagération. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même route. Même silence. Même nuit. Mêmes démons. La route est longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux semaines plus tard (ou moins ??), elle n&#39;est plus. &lt;br /&gt;On l&#39;expose. &lt;br /&gt;Malgré une moitié de vie en occident, je n&#39;arrive pas à m&#39;habituer à cette tradition. On m&#39;appelle pour lire un (beau) texte, dédié à &lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;elle&lt;/span&gt;. C&#39;est à côté du corps. Mes jambes manquent de me lâcher. Je lis rapidement et galope vers la sortie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une discussion avec le frère. Un homme simple. Avec un bel accent. C&#39;est là que la vie devrait être comme facebook. J&#39;aurais cliqué &quot;J&#39;aime&quot;. Mais non. Ce n&#39;est pas comme ça, la vie. Je l&#39;écoute. Et ses histoires me bercent. Il me parle des îles. Et j&#39;ai envie d&#39;y aller. Quelque chose dans ses histoires me fait penser au Maroc. Est-ce la mer ? La simplicité des gens ? Plus il parle, plus je pense au Maroc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chameau aux Îles de la Madeleine, ça survivrait ? Un essai s&#39;impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s&#39;en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est partie. Derrière elle, des enfants heureux, des frères et soeurs amoureux de la vie. Une soeur pleurante. Une mère sanglotante. Des amis aux coeurs brisés. Un amoureux aux cernes grandes comme un océan, noires comme la nuit, creusées comme une tombe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tombe qui nous attend tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je meurs aimé comme elle, je mourrais satisfait. Ce sont mes dernières pensées. Alors que je m&#39;éloigne. Alors que dans mes oreilles bourdonnent encore les sanglots de la soeur et le cri étouffé de la mère; et que dans ma tête tourmentée se répète la même maudite question sans réponse : pourquoi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2011/03/le-bout-du-tunnel.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>7</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-4951448989078050049</guid><pubDate>Sat, 15 Jan 2011 05:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-01-15T00:13:09.707-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Politique</category><title>Tunisie</title><description>Adieu Zinochet !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2011/01/tunisie.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-7642633597275603764</guid><pubDate>Wed, 29 Sep 2010 16:58:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-09-30T10:30:18.992-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Maroc</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Vacances</category><title>Trois jour au Maroc</title><description>Pise-Marrakech. Beaucoup de marocains vivant en Italie. Des familles toutes entières avec des bagages pour vivre un demi-siècle. Des enfants, des jeunes, des adultes, quelques vieux. Un peu plus que deux heures de vol. La pagaille. On dirait la SNCF en avion. Je m&#39;endors souvent en avion. Pas cette fois. C&#39;était bizarre. Jamais je n&#39;étais venu au Maroc pour 3 jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l&#39;arrivée, nous cherchons un taxi. Le prochain train pour Rabat est dans une heure. Les chauffeurs veulent charger 100 DHRS. Je proteste énergiquement. Le &quot;chef&quot; me demande de patienter, il va appeler un &quot;ami&quot;. Ce sera 80 DRHS. J&#39;accepte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train. Quelques jeunes marocains dans notre compartiment. Ils se plaignent. Le Maroc ci, le Maroc ça. Je leur dis que c&#39;est partout pareil (ou presque) et que le Maroc a quand même ses &quot;atouts&quot;. Je me rends rapidement compte que je prends la &quot;chose&quot; avec une approche occidentale : positivisme, encouragement, etc. Je me tais. J&#39;ai presque honte. Pourquoi parler à mes frères en occidental. Ça n&#39;a l&#39;air de rien, mais ça pourrait faire l&#39;objet d&#39;un doctorat. Où est l&#39;oriental en moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je leur souhaite bonne chance. Vraiment de bons types.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabat-ville. Un autre taxi. On arrive chez mes parents. Ils sont réveillés. Il est presque minuit. Je suis content. Mais aussi triste : je pars dans 3 jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin. Direction le cimetière. Je ne peux déroger à la règle. Chaque année, visite de la tombe des défunts grands-parents et de leur fils, mon oncle. Et c&#39;est les larmes et l&#39;émotion. Et c&#39;est le coran qui te rentre par le nez, la bouche et les oreilles. Et c&#39;est ton âme qui vibre. Et tu ne sais plus si tu pleures leur mort ou la tienne dans l&#39;avenir. Et je suis soulagé. Oui, soulagé. Parce que l&#39;oriental en moi est toujours là bien vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La médina. Les babouches. Les bijoux. Ma soeur me reproche tout de suite ma latitude envers les marchands : je ne négocie presque pas. Mais que lui dire ? 3 jours au Maroc, ma soeur. 3 jours au Maroc. J&#39;ai presque honte. Ils n&#39;ont rien. Ils n&#39;ont que moi et tous les autres qui viennent en été. Laisse-les vivre. Et voilà. Chassez l&#39;occidental, il revient au galop. Je me tais encore une fois. Et j&#39;achète. Souvent ce dont j&#39;ai besoin. Des fois, ce dont je n&#39;ai pas besoin. Rien n&#39;a changé. Mêmes visages. Mêmes mendiants. Même médina. Le jour qu&#39;elle ne sera plus pareille. Je ne reviendrai plus. Je saurai que c&#39;est fini. À jamais. Mon enfance. Dans la poubelle. Dans la mer houleuse. Dans les nuages. Quelque part d&#39;autre qu&#39;ici, dans mon Rabat natal. Qui n&#39;existe certainement plus. Que dans mes rêves. Que dans ma nostalgie. Que dans mon idéal. Que dans mon pauvre cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille. Je les aime. Enfin, j&#39;en aime quelques un(e)s &lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;vraiment&lt;/span&gt;. Les autres, je les aime aussi. De tout mon coeur. Dans leurs yeux, je me revois à 10 ans, à 15 ans. Je me vois jeune et hésitant. Porteur de grands espoirs et (déjà) de grandes déceptions. Je les sais qui se disent : il a changé. Il &lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;parle&lt;/span&gt;. Avant, il était timide et maladroit. Maintenant, il nous &quot;explique&quot;. Pour qui se prend-il ? Je me tais. 3 jours au Maroc, ce n&#39;est guère facile. Alors, je n&#39;explique rien. Je regarde autour de moi. Des cousins beaucoup plus jeunes que moi, passent et repassent. La nouvelle génération. L&#39;avenir de la famille. Je suis la branche du grand arbre qui a pris racine ailleurs. L&#39;arbre est dans la forêt. La forêt pousse, grandit, brûle des fois. Et la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plage. Il ne fait pas beau. Gris. Nuageux. Rien n&#39;est comme avant. Même le soleil a déserté. Deux jeunes se disputent. Le plus fort gifle le plus frêle. J&#39;essaie de les séparer, de les raisonner. Le frêle pleure. Le fort bombe le torse et parle de son passé de prisonnier. J&#39;ai envie de leur dire que tout ça, c&#39;est de la pisse de chat. Que ça ne vaut pas la peine. Que c&#39;est vil. Mais qui suis-je ? Je me tais. Plus tard, un flic arrive et embarque le &quot;fort&quot;. Un semblant de justice. Enfin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma cousine et moi avons amené un cousin avec nous. Il ne parle que rarement. Tu veux manger ? Non. Tu veux boire ? Non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne reste pas longtemps. Il fait trop gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma cousine s&#39;en va à Marrakech le lendemain. Ma soeur part avec elle. Je reste avec ma mère et mon père. Je sors voir des matchs de foot (coupe du monde) avec des amis. Je ne vois chacun qu&#39;une fois. Des fois, &lt;span style=&quot;font-style:italic;&quot;&gt;je fais une mi-temps ici, l&#39;autre mi-temps là-bas&lt;/span&gt;. Le temps passe vite. Très vite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heure de départ. Ma mère me dit les larmes aux yeux que, peu importe 3, 2 ou même un jour, il faut que je vienne. Je hoche la tête en guise de oui. C&#39;est la station de train. Les gens courent à droite et à gauche sans savoir la tragédie gréco-marocaine qui leur passe sous le nez. Un fils. Une mère. Des kilomètres. Des larmes. Le déchirement. Ils courent, mais entre moi et ma mère le temps s&#39;est figé. Ses yeux. Ses yeux. Je ne les oublierai jamais. Jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne la tête et part. Je ne me retourne pas. Je la sais qui respire difficilement. Je la sens. Je sens son coeur battre. Maudite soit la vie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train. Je mets mes écouteurs sur les oreilles et je ferme les yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Insociable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;assume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;avion. Marrakech-Pise. Je ne sais pas comment décrire ce sentiment. Cette joie de les voir, cette tristesse de partir, tout en trois jours. Tout en 72 heures. C&#39;est les montagnes russes. C&#39;est l&#39;hiver montréalais et l&#39;été Marrakchi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette phrase d&#39;un ami. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne nous refais plus jamais ça. Je ne sais même plus si tu es vraiment venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, non plus, je ne le sais plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi non plus !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/09/trois-jour-au-maroc.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>8</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-657035026213824273</guid><pubDate>Wed, 14 Jul 2010 22:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-08-04T08:15:35.906-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Italie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Voyage</category><title>Goodbye Roma</title><description>J&#39;ai quitté la chambre vers 7h du matin. Les rues étaient fraîches. Mes joues étaient fraîches. Mes yeux étaient frais. Et ma gorge serrée. En arrière, j&#39;ai laissé 17 merveilleux jours de vacances et, surtout, ma cousine. Ma soeur. Mon âme soeur. C&#39;était fini. Mon avion partait à 9h 55 d&#39;un aéroport. Le sien partait à midi d&#39;un autre aéroport. C&#39;était fini. J&#39;ai pris ma douche, rangé mes affaires et l&#39;ai prise dans mes bras. L&#39;émotion était là, partout, dans l&#39;air, dans son visage et dans le mien, dans nos yeux d&#39;enfants qui refusent de grandir. &quot;Nous devrions faire ça chaque année. Voyager.&quot; &quot;Oui&quot;. Je l&#39;ai prise dans mes bras et je suis parti par la petite porte de l&#39;hôtel. Les fins sont toujours douloureuses. Les fins sont toujours par la petite porte. Deux semaines à prendre des avions, des bus, des petits-déjeuners pas si petits que ça, à marcher, marcher, marcher. Deux semaines à discuter de choses graves ou futiles. Deux semaines à voir des matchs de foot dans des bars aléatoirement choisis, en italien, avec deux ou trois cafés &quot;macchiato latté&quot; et quelques sandwiches choisis et mangés à la sauvette. Deux semaines à découvrir, à visiter, à se photographier mille fois et dormir quelques heures. Avant le prochain voyage. Avant la prochaine chambre d&#39;hôtel. Avant la prochaine pizza végétarienne. Avant la prochaine plage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, un homme qui essayait de monter une grosse armoire dans sa non-moins-grosse voiture, me parla en italien. Il semblait me demander de l&#39;aide. J&#39;avais deux valises et un sac dans la main et je courais vers le bus qui m&#39;amènerait vers l&#39;aéroport. Il me restait dix minutes et un bon petit trot à faire encore. Mais je ne pus lui refuser mon aide. Non pas que je sois foncièrement gentil. Mais le départ, les émotions, les vacances finies. J&#39;en avais marre de tout. Je l&#39;ai donc aidé. Pour ne pas parler. Car parler aurait signifié pleurer. Et je ne voulais pas pleurer là, devant un italien que je ne connais ni d&#39;Ève ni d&#39;Adam, qui en plus essayait de monter une grosse armoire dans une voiture, si tôt le matin. Je l&#39;aidai. Rapidement. Sans parler. Et je suis parti. Fuck la politesse et les formules de civilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un asiatique petit comme trois pommes me vendit mon billet d&#39;autobus. Ensuite, il me demanda l&#39;heure de départ de mon avion. 9h 55, lui lançai-je. Rends-moi mon billet tout de suite, me répondit-il. Pourquoi ? On n&#39;arrivera jamais à temps. Je lui rendis le billet, il me rendit mon argent. Je fais comment alors ? Prends le train. Il part quand ? Dans cinq minutes. Rangée 21. Et merde ! Faut encore que je coure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai couru. Et c&#39;est drôlement difficile de courir avec deux valises et un sac. J&#39;arrivai en sueur au train. Fiou. Je sortis mon petit croissant au chocolat de mon sac et le mangeai hâtivement. Émotion ou pas, j&#39;avais faim. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train démarra. J&#39;imaginai ma cousine seule dans la chambre. Elle devait être sur le balcon en train d&#39;admirer Rome dans sa robe matinale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être fort et ne pas pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est ce qu&#39;on nous a toujours enseigné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai pleuré dans mon train. Seul. Avec un croissant dans la bouche. Et mille images inoubliables dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hasta pronto Italia !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/07/good-bye-roma.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2036505595631373793</guid><pubDate>Thu, 03 Jun 2010 14:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-03T12:57:00.649-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Voyage</category><title>Chronique d&#39;un départ annoncé</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj8cLs5XdhGsB1IEnKGBQHzydlZreIG9XzXkQR22obbD8oZSJ369o2EAxIERZ3FAkI7735RcrVrlceLEm3Q_SVUatiXc1aZhE2JRpmnNAgvTQFt5-CPYxhrRYEZD09g7_pAdhzB/s1600/departures.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj8cLs5XdhGsB1IEnKGBQHzydlZreIG9XzXkQR22obbD8oZSJ369o2EAxIERZ3FAkI7735RcrVrlceLEm3Q_SVUatiXc1aZhE2JRpmnNAgvTQFt5-CPYxhrRYEZD09g7_pAdhzB/s400/departures.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5478592433702612354&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j&#39;arrive, ça sent différent. Moult personnes s&#39;activent dans tous les sens. Ils sont bruns ou blonds, grands ou petits. Elles sont belles ou moches, arrogantes ou effacées. Je m&#39;en fous. Je respire l&#39;air : ça sent la liberté. Je n&#39;ai plus faim. Je n&#39;ai plus soif. Je n&#39;ai plus rien. Je plane. Un sentiment d&#39;apesanteur m&#39;envahit. Je vais directement au &lt;em&gt;kiosque&lt;/em&gt;. Le Monde Diplomatique. Jeune Afrique. Première (en français). Hop, dans le sac. J&#39;ai déjà hâte de vous lire entre deux &lt;em&gt;pauses-roman&lt;/em&gt;. J&#39;ai des frissons. J&#39;ai tellement de frissons que j&#39;en ai finalement faim. Je ne mange presque jamais de junk-food. Mais ici, c&#39;est le &lt;em&gt;no-rule-land&lt;/em&gt;. Je mange tout. Je mange n&#39;importe quoi. Tout est permis. Un double whopper, un grand litre de coke, des frites, de la mayonnaise, du ketchup. Je suis prêt. Je n&#39;ai aucune peur de l&#39;adversaire. Je plonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est la première guerre mondiale dans mon ventre. Il y a des fusées, des charts d&#39;assaut, des tanks, ça mitraille de partout. Je reste assis. Le calme fera peut-être passer la tempête. Je regarde autour de moi. Les gens sont plus beaux que &quot;de l&#39;autre côté&quot;. Plus attentionnés aussi. Monsieur va chercher ceci pour sa femme. Il prend son sac, sa valise, son plateau. Elle finit de manger. Il débarasse pour elle. Est-il aussi galant dans la vie de tous les jours ? J&#39;en doute. J&#39;en doute fort. Ici, c&#39;est un autre monde. Le monde des gentils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, histoire de me dégourdir les jambes (et le ventre). Je finis par atterrir au même kiosque. Je regarde les livres. Des &quot;best-sellers&quot;. Leurs jaquettes me dégoûtent. Il y a du vert, du jaune, des couleurs fluorescentes. On dirait E.T en livre. J&#39;ai des à priori. C&#39;est comme ça. Une jaquette sobre avec (seulement) le titre dessus, ça ne leur disait pas ? Mon ventre me fait mal. Deuxième guerre mondiale. Je sors du magasin en vitesse, avant qu&#39;une attaque d&#39;angoisse ne vienne gâcher mon plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir de partir. Le plaisir de voyager. Le plaisir de voler, plus haut, plus loin, vers d&#39;autres cieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/06/chronique-dun-depart-annonce.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj8cLs5XdhGsB1IEnKGBQHzydlZreIG9XzXkQR22obbD8oZSJ369o2EAxIERZ3FAkI7735RcrVrlceLEm3Q_SVUatiXc1aZhE2JRpmnNAgvTQFt5-CPYxhrRYEZD09g7_pAdhzB/s72-c/departures.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-4876974027046479036</guid><pubDate>Thu, 20 May 2010 17:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-20T13:39:02.437-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Vacances</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Voyage</category><title>In three weeks</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBDjOcN0Qqz7gQcyZlipNWZDI1c4RAuBU5XCwkjUeuD0q91OUpHWN6TPmyDUuGCR5A_9_2TBmZ11Qp3OxOL-LNM_A_Gyn7o08XxR6LMvzWcXgo0i4dFgo3Zogc2GxCdiHaZ1L_/s1600/Amalfi%2520Kuste8.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 302px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBDjOcN0Qqz7gQcyZlipNWZDI1c4RAuBU5XCwkjUeuD0q91OUpHWN6TPmyDUuGCR5A_9_2TBmZ11Qp3OxOL-LNM_A_Gyn7o08XxR6LMvzWcXgo0i4dFgo3Zogc2GxCdiHaZ1L_/s400/Amalfi%2520Kuste8.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5473407909861206338&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amalfi coast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Can&#39;t wait !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/05/in-three-weeks.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBDjOcN0Qqz7gQcyZlipNWZDI1c4RAuBU5XCwkjUeuD0q91OUpHWN6TPmyDUuGCR5A_9_2TBmZ11Qp3OxOL-LNM_A_Gyn7o08XxR6LMvzWcXgo0i4dFgo3Zogc2GxCdiHaZ1L_/s72-c/Amalfi%2520Kuste8.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1124028721107892600</guid><pubDate>Fri, 07 May 2010 19:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-07T15:54:23.298-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Brièvement</category><title>Still here</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhX-IVF75_lPx7249xnd19KtCy8sD1kP0nfNhnI0MpuHsXwz62PTuBib4veUptiUTp2SQatnX_I3dX7b6tfmAEAB4HrcABrQuDmtqt661MA8jJD2Mg8YF8gvKDs5m2X6ETtQe1m/s1600/where-are-you.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 248px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhX-IVF75_lPx7249xnd19KtCy8sD1kP0nfNhnI0MpuHsXwz62PTuBib4veUptiUTp2SQatnX_I3dX7b6tfmAEAB4HrcABrQuDmtqt661MA8jJD2Mg8YF8gvKDs5m2X6ETtQe1m/s400/where-are-you.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5468618149867963650&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Facebook. Twitter. Nba finals. F.C Barcelone. Les cerfs-volants de Kaboul. Trop d&#39;anniversaires à fêter. Mon prochain voyage. Et tout le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas loin. De retour bientôt !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/05/still-here.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhX-IVF75_lPx7249xnd19KtCy8sD1kP0nfNhnI0MpuHsXwz62PTuBib4veUptiUTp2SQatnX_I3dX7b6tfmAEAB4HrcABrQuDmtqt661MA8jJD2Mg8YF8gvKDs5m2X6ETtQe1m/s72-c/where-are-you.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>10</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-361832803368180941</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-31T18:41:12.455-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Maroc</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Souvenirs</category><title>Merzouga, mon amour !</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjVXlXPVqA80BZJlOcBQUx8kYLwQe3f_Zl4RZpWYMYeUWlGYMYmrjnAcnq_RXRpUAGGBTqN0Z57d9uwV6ofvPNaUqW1SKgux4yhDANoATdvEseZzeYeziSf9ka1aWmRKEdyd16D/s1600-h/050921_merzouga.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 297px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjVXlXPVqA80BZJlOcBQUx8kYLwQe3f_Zl4RZpWYMYeUWlGYMYmrjnAcnq_RXRpUAGGBTqN0Z57d9uwV6ofvPNaUqW1SKgux4yhDANoATdvEseZzeYeziSf9ka1aWmRKEdyd16D/s400/050921_merzouga.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5451527320029869090&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il était presque 18h. Nous étions essoufflés, lavés, finis. La chaleur. Le soleil. La route. La route. La route. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu&#39;importe, le chant du désert nous appelait. Une fois les bagages dans la chambre d&#39;hôtel, une mini-toilette ultra-rapide faite, tout le monde s&#39;est dirigé vers ces charmants chameaux qui nous attendaient tranquillement, les jambes pliés, les yeux tristes (Ah que les yeux de chameaux sont tristes !), l&#39;air de s&#39;en foutre de tout, du soleil, du désert, des touristes. Surtout des touristes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai demandé au &quot;valet&quot; discrètement : ça prendra combien de temps pour arriver à l&#39;oasis ? Vingt minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne sentait pas bon. Les chameaux ont certes les yeux tristes, mais ils défèquent aussi où bon leur semble. Et ça ne sent pas l&#39;eau de rose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&#39;avais rien pour me couvrir la tête. J&#39;ai pris le châle bleu ciel de ma cousine et je l&#39;ai fichu dessus. Ça faisait bizarre. Avec ma peau brûlée par les deux semaines de vacances déjà passées à me bronzer au bord de la plage, avec mon t-shirt rouge, avec mes shorts trop grands beiges, avec mes espas noirs mis à la sauvette. J&#39;avais l&#39;air d&#39;un travesti. Un heureux travesti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;immensité du désert nous a calmés rapidement. On a commencé par chanter des chansons. Puis on s&#39;est tus. Un peu assomés par le soleil du désert. Un peu fatigués par cette longue journée en voiture à manger des kilomètres. Mais surtout blasés par autant de beauté. Je n&#39;en ai pas eu les larmes aux yeux. J&#39;étais plutôt ému. Je me disais que c&#39;était peut-être ici que tout avait commencé. Cette peau bronzée ne pouvait venir que de là. De ces infinies dunes de sable. Et l&#39;insupportable chaleur. Et les quelques insectes qui passent de temps en temps. Et on se surprend à se demander comment ils font pour (sur)vivre. La vie est parfois un mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vingt minutes sont devenues trente. Puis quarante. L&#39;un de nous est descendu de son chameau, les fesses en feu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai (re)demandé au &quot;valet&quot; discrètement : ça prendra combien de temps encore ? Vingt minutes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À chacun sa façon de mesurer le temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l&#39;arrivée, en descendant de nos respectifs chameaux, on marchait comme de &quot;nouveaux circoncis&quot;. Nos rires ont dû réveiller plusieurs familles de scarabées. Il faisait déjà nuit et j&#39;avais vu le plus beau coucher de soleil de ma vie. À dos de chameau, ce n&#39;est pas rien.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;avais faim. Soif. Et mal aux fesses. La forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de suite, on nous a amenés à nos tentes. Des lits, l&#39;un à côté de l&#39;autre et quelques couvertures. Une table à la sortie de la tente. Et des tapis. et c&#39;est tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mini-toilette - encore une fois ultra-rapide - (aux toilettes bâties pour les touristes) plus tard, nous étions en face d&#39;un plat chaud et de quelques verres de thé. La viande était tendre et bonne. Le pain était bon. Le ciel était haut. Nous avons mangé en silence tout en regardant autour de nous. Une oasis. Le désert. Un miracle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, les &quot;employés&quot; nous firent quelques chants et danses locales. Je regardais ça de loin. Ces choses-là me mettent toujours mal à l&#39;aise. S&#39;exhiber devant des touristes (dont moi) pour une bouchée de pain n&#39;a rien de valorisant. Ce qui est pour nous exotique, beau, gentil est d&#39;abord pour eux une routine, faite et refaite chaque jour, pour une poignée de dirhams. Je n&#39;aimerai jamais &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt;. Comme je n&#39;ai pas aimé me faire masser le dos par ces frêles dames d&#39;Indonésie qui offraient leur doigts pour une heure, en échange d&#39;un misérable dollar. &lt;br /&gt;Mais un misérable dollar pour moi n&#39;est pas si misérable pour eux.&lt;br /&gt;Je sais.&lt;br /&gt;Mais c&#39;est comme ça...&lt;br /&gt;La nuit, je me suis réveillé en sursaut, alarmé par un bruit assez fort : le vent. Le vent du désert. Ce n&#39;était donc pas une légende. Je n&#39;ai pas pu mettre le pied dehors. Il n&#39;y avait pas manière. Je me suis assis deux minutes. Les autres dormaient à poings fermés. Le vent chantait. Je me sentais bien. Bien dans ma peau, dans mon corps, dans ma tête. Je me suis rarement senti aussi bien. Je me suis recouché bercé par quelques souvenirs d&#39;enfance, que je cache exprès dans un coin de ma tête et que je ressors de temps en temps, à souhait. Surtout quand j&#39;ai besoin de dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 6h 30, une agitation anormale me réveilla de nouveau. Les gens (touristes) couraient dans tous les sens. J&#39;ai entendu quelqu&#39;un parler du lever de soleil et je me suis rappelé ce que W. m&#39;avait dit un jour : le plus beau lever de soleil du monde, c&#39;est Merzouga, fils. Je n&#39;ai fait ni une, ni deux, ma brosse à dent dans la poche, mes espas dans les pieds, mes lunettes de soleil, j&#39;ai réveillé ma cousine et hop, au galop. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous montâmes dans une des dunes et nous nous assîmes, ébahis par autant de beauté. Les touristes étaient partout, chacun sur sa dune. Tout autour, des kilomètres de sable et le soleil qui montrait le bout du nez petit à petit, rayon par rayon. Et plus rien n&#39;importait. Ni le sable dans mes espas, ni Che Guevarra sur mon t-shirt noir, ni ma brosse à dents dans la poche, ni mes foutues lunettes, ni même ma cousine. Rien. Moi, les dunes et le soleil. Nous formions désormais une famille. Une famille unie, compacte, indestructible. Le reste importait peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille ne fit pas long feu. Quinze minutes plus tard, j&#39;étais en bas et je ramassais mes affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux autres heures sur un chameau. Pardonnez-moi chères fesses, je ne savais pas.&lt;br /&gt;Rachid marcha tout le long. Deux heures à marcher en plein désert. Parce que ses fesses ne lui auraient apparemment pas pardonné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n&#39;est que le lendemain, pendant que nous nous dirigions vers Essaouira, qu&#39;il me le dit : Tu sais, la viande, hier. C&#39;était bon, hein ? Très bon. C&#39;était du chameau. Tu rigoles ? Non. Je t&#39;assure, c&#39;était de la kefta de chameau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est bonne, la viande de chameau. Vachement bonne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/03/merzouga-mon-amour.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjVXlXPVqA80BZJlOcBQUx8kYLwQe3f_Zl4RZpWYMYeUWlGYMYmrjnAcnq_RXRpUAGGBTqN0Z57d9uwV6ofvPNaUqW1SKgux4yhDANoATdvEseZzeYeziSf9ka1aWmRKEdyd16D/s72-c/050921_merzouga.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>7</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-4983877375780763052</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2010 15:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-04T10:41:30.775-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Arts</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>Toujours dans la rubrique &quot;j&#39;ai beaucoup aimé&quot;</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi_TpkYdTvxccOC4IiL8U1E9njXq2RMBR_CDFiJnPxxePwsZ3pkxehNBl2vREF677W_j5D1ecWijpYyxQJwlUTOAr8nzHhhsUh7Mg6wNipyNxd7-cBIaKdAbkJnAF8IUsQW7xjl/s1600-h/un-prophete.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi_TpkYdTvxccOC4IiL8U1E9njXq2RMBR_CDFiJnPxxePwsZ3pkxehNBl2vREF677W_j5D1ecWijpYyxQJwlUTOAr8nzHhhsUh7Mg6wNipyNxd7-cBIaKdAbkJnAF8IUsQW7xjl/s400/un-prophete.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5444804084487822242&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est très bon ! &lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/03/toujours-dans-la-rubrique-jai-beaucoup.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi_TpkYdTvxccOC4IiL8U1E9njXq2RMBR_CDFiJnPxxePwsZ3pkxehNBl2vREF677W_j5D1ecWijpYyxQJwlUTOAr8nzHhhsUh7Mg6wNipyNxd7-cBIaKdAbkJnAF8IUsQW7xjl/s72-c/un-prophete.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3944527994790742024</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2010 20:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-17T15:21:49.474-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>Le meilleur livre que j&#39;ai lu en 2009</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjrZIi9TscbHHWtdqfUr5ve-s3hkz56Nd5QN05QfTsEI8e9jYGEC7DRfMxs66ZByuAXB_YJO0iFDy6dzM4tyVm0-KTKeq8GtIcDs-VMaoINAD5oYgi53ZnuVtKLblPkGr8b57UB/s1600-h/la-tache.gif&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 271px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjrZIi9TscbHHWtdqfUr5ve-s3hkz56Nd5QN05QfTsEI8e9jYGEC7DRfMxs66ZByuAXB_YJO0iFDy6dzM4tyVm0-KTKeq8GtIcDs-VMaoINAD5oYgi53ZnuVtKLblPkGr8b57UB/s400/la-tache.gif&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5439310010281947282&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours là. Mais très occupé...désolé ! Bientôt des nouvelles !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2010/02/le-meilleur-livre-que-jai-lu-en-2009.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjrZIi9TscbHHWtdqfUr5ve-s3hkz56Nd5QN05QfTsEI8e9jYGEC7DRfMxs66ZByuAXB_YJO0iFDy6dzM4tyVm0-KTKeq8GtIcDs-VMaoINAD5oYgi53ZnuVtKLblPkGr8b57UB/s72-c/la-tache.gif" height="72" width="72"/><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8636341748077222117</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2009 20:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-10T15:10:49.444-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><title>Je vous survivrai</title><description>Quand j&#39;ai ouvert les yeux, je l&#39;ai su tout de suite. &lt;em&gt;It was one of these days. &lt;/em&gt;Dans mon sang, depuis tellement de temps, depuis si longtemps, courait un virus que je traîne souvent dans mes veines, et qui, des fois, sans crier gare, atteint son paroxysme : je l&#39;avoue, je suis nostalgico-positif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai eu envie de voir ma mère passer en coup de vent, cherchant le séchoir à cheveux, qui, en passant, était toujours, toujours, sur la même étagère. J&#39;ai eu envie de voir mon père fumer sa première cigarette de la journée, dans la cuisine, devant son &quot;Al Ittihad Al Ichtiraki&quot;, sans se préoccuper - années 80 obligent - de la fumée secondaire. Je ne le savais pas : j&#39;ai longtemps fait partie de ces fumeurs (secondaires) qui grillent leur première cigarette avant même de prendre leur p&#39;tit-déj. Et ce, avant même d&#39;avoir 18 ans. Bad. I was bad. So bad ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai eu envie de sentir l&#39;odeur du lait qui chauffait, comme chaque matin, dans une petite casserole grise, qui, soldat fidèle et téméraire, résistait au temps et aux années, sans faiblir. Ma mère me le disait souvent à la blague : cette casserole est plus vieille que toi. Tu lui dois le respect. Et je la respectais. Surtout que sinon, niet de chocolat chaud quotidien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai eu envie d&#39;entendre le bruit agressant, de la petite radio noire qui trônait sur une armoire. Ses chiffres rouges qui indiquaient l&#39;heure, me donnaient la chair de poule : Le rouge n&#39;était pas anodin. Ça rimait avec urgence. L&#39;urgence de se bouger les fesses. Car sinon, le collège allait fermer ses portes. Et bonjour l&#39;heure d&#39;absence. Bonjour le billet d&#39;absence. Bonjour le proviseur. Les questions. L&#39;absence de réponses. Non. Il ne fallait pas être en retard. La radio aboyait des nouvelles, jamais &lt;em&gt;nouvelles&lt;/em&gt;. Et on écoutait à peine. Et de temps en temps elle nous disait l&#39;heure. Je pense même que les proviseurs de collèges soudoyaient les directeurs de programmation pour nous rafraîchir la mémoire aux dix minutes. Je l&#39;entends encore aujourd&#39;hui &quot;&lt;em&gt;3inda l ichara takounou SSa3a...&lt;/em&gt;&quot;. J&#39;en ai la chair de poule(s).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait souvent les mêmes chansons qui revenaient jour après jour. Les hits du moment. Une en particulier me revient à l&#39;esprit souvent. Une chanson kitsch, certes. Mais marquante. Je me souviens même qu&#39;un matin, on en avait &quot;discuté&quot;, mon père, ma mère et moi. Que veut-il dire par &quot;je te survivrai&quot; ? L&#39;un disait que c&#39;était une sorte de &quot;dans ma mémoire, tu survivras, quoi qu&#39;il arrive&quot;. L&#39;autre disait que ça parlait plutôt de rupture et qu&#39;&quot;il survivrait à leur rupture&quot; finalement. (Je ne me rappelle plus vers quel camp je penchais. Je devais être en train de me brosser les dents...)Des questions d&#39;une haute importance vous en conviendrez. Le monde entier retenait son souffle : que voulait dire Jean-Pierre François par son &quot;je te survivrai&quot; ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, je les survis. Je les survis tous les jours !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/12/je-vous-survivrai.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1375765549878815617</guid><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 19:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-16T14:14:25.401-05:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>Au sud de la frontière, à l&#39;ouest du soleil</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgSkOJvHNvZjwXhJXktu02T6DcjVlcgJ-ajLB2yG4EMclt2LVkNCF0RaVXjwfPUpUkDS9wWUnfGH1QhdGgvevL47wfTW8ySjItehJEyx57sJSq1CO65QWytdLls_UGKBOggCO-a/s1600/Murakami.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgSkOJvHNvZjwXhJXktu02T6DcjVlcgJ-ajLB2yG4EMclt2LVkNCF0RaVXjwfPUpUkDS9wWUnfGH1QhdGgvevL47wfTW8ySjItehJEyx57sJSq1CO65QWytdLls_UGKBOggCO-a/s400/Murakami.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5404781131548138594&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire d&#39;amour captivante et pas du tout à l&#39;eau de rose. Murakami confirme. Je prends une pause (petit thriller américain pour me &quot;reposer&quot; : &lt;em&gt;Gone for good&lt;/em&gt; - Coben est un dangereaux manipulateur !) et je reprends. Prochain : &lt;em&gt;Les amants du spoutnik&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/11/au-sud-de-la-frontiere-louest-du-soleil.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgSkOJvHNvZjwXhJXktu02T6DcjVlcgJ-ajLB2yG4EMclt2LVkNCF0RaVXjwfPUpUkDS9wWUnfGH1QhdGgvevL47wfTW8ySjItehJEyx57sJSq1CO65QWytdLls_UGKBOggCO-a/s72-c/Murakami.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2437000405135298094</guid><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 19:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-27T16:14:50.823-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>La ballade de l&#39;impossible</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsThhVMa5Q6CwGoX73vNvKerWgu1VIwQTxRXWSQsytM6a_8zn-bIJnXLZipTBQfGkWe9sEzltGkPQskFsjo2-MUp2J4wWcEjBProCMdoYAAB6q8B7owWhYI90R0d-79sVdr1P8/s1600-h/Murakami.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsThhVMa5Q6CwGoX73vNvKerWgu1VIwQTxRXWSQsytM6a_8zn-bIJnXLZipTBQfGkWe9sEzltGkPQskFsjo2-MUp2J4wWcEjBProCMdoYAAB6q8B7owWhYI90R0d-79sVdr1P8/s400/Murakami.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5397370934310374210&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est un livre qui se lit vite, à la hâte, sans jamais qu&#39;on s&#39;en lasse. Pourtant, ça n&#39;appartient pas à cette catégorie hautement (et malheureusement) suspecte qu&#39;est celle des &quot;thrillers&quot;. C&#39;est tout simplement un jeune homme qui, lentement mais sûrement, passe à l&#39;âge adulte et qui se questionne à travers tous ces drames qu&#39;il vit, toutes ces personnes qu&#39;il rencontre, sur la vie en général et, parfois, la mort en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suicide est présent, très présent. Car on est au Japon. Et au Japon, je ne vous apprends rien, le taux de suicide est très élevé. &lt;br /&gt;L&#39;amour est présent. Car on vit les soubresauts de la vie d&#39;un adolescent. Et un adolescent, on le sait tous, ça aime. Intensément. Étrangement (des fois). &lt;em&gt;Jusqu&#39;au-boutistement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d&#39;autres &lt;em&gt;choses &lt;/em&gt;sont présentes. L&#39;amitié. La fidélité. Les relations humaines. Le mal de vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai aimé. &lt;strong&gt;Murakami &lt;/strong&gt;a une écriture particulière, fluide, parfois poétique, parfois directe et sans &lt;em&gt;détournements&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Mais je n&#39;ai pas lu le livre du siècle. Je vois le potentiel. Mais pas encore l&#39;étendue du talent. C&#39;est comme si j&#39;avais lu &quot;L&#39;attrape-coeur&quot; à soixante ans. Ou &quot;le père Goriot&quot; à sept ans. Ce n&#39;est peut-être pas un livre à lire à trente-deux ans. Peut-être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, j&#39;ai acheté trois autres romans de Murakami (c&#39;est dire si j&#39;ai aimé son écriture). Et j&#39;en ai déjà commencé un : Au sud de la frontière, à l&#39;ouest du soleil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous en donnerai des nouvelles !</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/10/la-ballade-de-limpossible.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsThhVMa5Q6CwGoX73vNvKerWgu1VIwQTxRXWSQsytM6a_8zn-bIJnXLZipTBQfGkWe9sEzltGkPQskFsjo2-MUp2J4wWcEjBProCMdoYAAB6q8B7owWhYI90R0d-79sVdr1P8/s72-c/Murakami.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>7</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8782163387514488141</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2009 18:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-19T14:16:23.943-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Littérature</category><title>L&#39;amour au temps du choléra</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEicmMXDugDtxQUjHUn9y2Pm3uPe2l5teVE6BwpKYX4_mYNFUx5imrhMoUvGoi-TLMqhIGqrJp4rg1WsGQ1TdFIUAkm_rQXUMRgsgGsmizpxEXyh8KL-jBd3hwBNeEI6TaJdFYB2/s1600-h/marquez.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEicmMXDugDtxQUjHUn9y2Pm3uPe2l5teVE6BwpKYX4_mYNFUx5imrhMoUvGoi-TLMqhIGqrJp4rg1WsGQ1TdFIUAkm_rQXUMRgsgGsmizpxEXyh8KL-jBd3hwBNeEI6TaJdFYB2/s400/marquez.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5394375326285602082&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m&#39;a pris du temps. Pas parce que ce n&#39;est pas bon. Mais l&#39;été, la plage, le soleil...Ce fut long. Mais voilà, c&#39;est fini. Et ce ne fut aucunement une perte de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marquez et sa verve littéraire, son verbe chancelant, ses images marquantes, sa non-peur d&#39;écrire le jamais écrit, le jamais décrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième meilleur livre de Marquez après &quot;Cent ans de solitude&quot;, à mon avis. Mais je ne les ai pas tous lus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À lire ! &lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/10/lamour-au-temps-du-cholera.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEicmMXDugDtxQUjHUn9y2Pm3uPe2l5teVE6BwpKYX4_mYNFUx5imrhMoUvGoi-TLMqhIGqrJp4rg1WsGQ1TdFIUAkm_rQXUMRgsgGsmizpxEXyh8KL-jBd3hwBNeEI6TaJdFYB2/s72-c/marquez.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2866165574460081762</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 18:39:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-23T19:14:33.422-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>La graine et le mulet</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgQLGEmrZpAJJ_KoFllhOc-xLx7C9NigQll_6Mnmy402YuVZqPBASLyHHeXSzBDD-gX-8SahTYd3LzNwLt_GNIgSJpKoKgTjwtYjAuwYtvCWDd9nJM17p1O45LWQD-yFAyfP7jf/s1600-h/lagraine_aff.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 292px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgQLGEmrZpAJJ_KoFllhOc-xLx7C9NigQll_6Mnmy402YuVZqPBASLyHHeXSzBDD-gX-8SahTYd3LzNwLt_GNIgSJpKoKgTjwtYjAuwYtvCWDd9nJM17p1O45LWQD-yFAyfP7jf/s400/lagraine_aff.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5384364687144066274&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, un maghrébin d&#39;un certain âge perd son travail et décide d&#39;ouvrir un restaurant. Mais pas n&#39;importe lequel : un restaurant sur un (vieux) bateau et dont la spécialité serait le couscous au poisson que son ex-femme fait si bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&#39;est un scénario toute en finesse, en subtilité(s), en non-dit(s). &lt;br /&gt;J&#39;ai aimé ce père, fatigué, tristounet, d&#39;une dignité sans bornes, d&#39;un courage sans limites. J&#39;ai aimé cette ex-femme - son couscous m&#39;a tellement mis l&#39;eau à la bouche, que je m&#39;en suis commandé un dès la fin du film - joyeuse et bonne cuisinière. J&#39;ai aimé cette fille (de la concubine) qui n&#39;a nullement froid aux yeux (ni au ventre d&#39;ailleurs). J&#39;ai aimé cette russe cocue qui pleure si bien, qui joue si bien que ça vous donne des frissons, si ce n&#39;est des larmes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai tout aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si &lt;em&gt;L&#39;esquive &lt;/em&gt;a été une découverte pour moi, &lt;em&gt;La graine et le mulet&lt;/em&gt; est simplement la confirmation que &lt;em&gt;Kechiche &lt;/em&gt;a le don de nous &lt;em&gt;faire &lt;/em&gt; - cette fois-ci, il a aussi écrit le scénario - des bijoux de films ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/09/la-graine-et-le-mulet.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgQLGEmrZpAJJ_KoFllhOc-xLx7C9NigQll_6Mnmy402YuVZqPBASLyHHeXSzBDD-gX-8SahTYd3LzNwLt_GNIgSJpKoKgTjwtYjAuwYtvCWDd9nJM17p1O45LWQD-yFAyfP7jf/s72-c/lagraine_aff.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-7474071487419293800</guid><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 14:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-04T14:47:03.871-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ramadan</category><title>La grande bouffe</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVM20ianrIlBVkCwyhFIJtjHlYtRD21EhgsI3ZR3qKdrzeYAfUhDKx4QbXTK7kER_pPasi7u-ZPg-ZNEN_cDZHLc9KC1RmEcdeZ5R-uaa9X0vIa4DLFCdLfM59H7579AI-1cJT/s1600-h/harira_marrakchia.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 382px; height: 322px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVM20ianrIlBVkCwyhFIJtjHlYtRD21EhgsI3ZR3qKdrzeYAfUhDKx4QbXTK7kER_pPasi7u-ZPg-ZNEN_cDZHLc9KC1RmEcdeZ5R-uaa9X0vIa4DLFCdLfM59H7579AI-1cJT/s400/harira_marrakchia.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5377343811501444018&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tu te réveilles la gorge sèche. Tu zyeutes le radio-réveil. 6h 45. Il est trop tard. Dans la salle de bain, juste avant de prendre ta douche, nu comme un vert, tu te pèses : poids stable. Moins deux, trois kilos, depuis le début. Mais depuis, stable. Tu prends ta douche. L&#39;eau est chaude, mais tu as quand même envie d&#39;ouvrir la bouche et de t&#39;abreuver. L&#39;eau tiède, hmm, c&#39;est bon. Tu te repèses, pensant que savon et schampoing t&#39;auront fait perdre un autre petit kilo. Non. Toujours le même poids. Tu t&#39;habilles, te cravates, te désodorises, te peignes et tu sors. Tu sens que tu as les genoux qui plient, que tes jambes ne tiennent pas comme il faut, mais tu sais que c&#39;est psychologique, tu sais que c&#39;est dans ta tête, d&#39;habitude, tu ne prends pas ton ptit-déj avant d&#39;arriver au bureau, rien n&#39;a changé pour l&#39;instant. Tu prends le bus, les femmes sont belles, elles sortent de la douche, elles sentent bon, elles mettent des décolletés, c&#39;est encore l&#39;été, ou presque. Mais tu regardes ailleurs, tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux pas. Quand tu arrives au boulot, tout le monde te demande comment ça va, comment tu te sens, comme si tu étais en convalescence. Tu souris bêtement et tu dis que tout va bien, tout va bien. Ton ventre rugit tout de suite, comme pour te dire que, non, tout ne va pas bien. Tu t&#39;assois et tu ouvres ton ordi. L&#39;accro-connecté que tu es semble revivre, renaître, c&#39;est une bouffée d&#39;air fraîche qui te souffle dans le visage. Tu fais certes le tour de l&#39;actualité, mais tu facebookes aussi, tu blogues, tu consultes des sites web spécialisés en sport, NBA, SPORT.ES, Marca, etc. 30 minutes plus tard, tu reviens à la réalité : tu as faim et ce n&#39;est pas bientôt fini. De temps en temps, un collègue surgit de nulle part et te demande : tu peux boire de l&#39;eau au moins ? Même pas de l&#39;eau ? Comment tu fais ? Tu ne réponds même plus, ce n&#39;est plus la peine, la répétition intensive n&#39;est pas ta tasse de thé. Enfin, ne parlons pas de tasse de thé maintenant. Parlons d&#39;autres choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu passes la journée à courir dans tous les sens. Les femmes sont aussi belles que celles du bus. Mais tu regardes ailleurs. Tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux pas. À midi, tu n&#39;as rien à faire. Tu t&#39;assois avec tes collègues à la cuisine. Ils mangent, mais tant d&#39;années à jeûner ici ou en Europe t&#39;ont immunisé contre ce genre de choses. L&#39;odeur t&#39;importe peu. Les patates jaunement appétissantes, la sauce tomato-délicieuse, le poulet qui te fait de l&#39;oeil, la viande rouge qui, oublions le cancer, le cholestérol, les maladies cardiovasculaires et toutes ces conneries feng shui, te fait une danse du ventre assez suggestive, tout ça tu t&#39;en fous, toi t&#39;es fort, t&#39;as de la volonté, t&#39;as la foi. Tes collègues montrent une fausse gêne le premier jour, mettent des gants blancs, tournent autour du pot, pour finalement manger sans y aller d&#39;une main morte. J&#39;aurais fait la même chose. Quand j&#39;ai faim, j&#39;ai faim. Sauf exception. Sauf Ramadan. Exception de trente jours. Les trente plus longs jours de l&#39;année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu reviens au bureau, un peu pâle, mais ça va. Tu souris, parles, gesticules. Le temps passe. De temps en temps, tu facebookes. Il faut que le temps passe. Ici, on ne joue pas à Rrounda, KantKoupi ou Kdbti. Ici, la baguette magique qui transforme une heure en 45 minutes n&#39;existe pas. Ici, il faut bosser. Tous les jours. Production. Chiffres à la hausse. Actions qui montent et qui descendent. Les frais. Les taux. Tout continue comme d&#39;habitude. En attendant, ton taux de sucre baisse, alors que ton taux de tolérance envers le bruit, les collègues à l&#39;humour lourd et les esprits lents, monte en flèche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 17h, ton bronzage acquis à la sueur de ton front, au bord de douces plages marocaines, a disparu. Tu es pâle, javellisé, tu as l&#39;oeil vitreux et la langue qui pend. Tes collègues te demandent encore si ça va. Orgueilleux, tu bombes le torse et souris : oui, ça va ! Ça va très bien même. Mais dieu et ses anges savent très bien que ça va moins, tu ne vis pas, tu survis. Et c&#39;est le lot de tous tes frères jeuneurs de ce mois de ramadan, que malgré tout, tu aimes et tu chéris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 19h 30, il te reste trois minutes avant le repas. Youtube te fait le &quot;Adhan&quot; de la Mecque. Tu aimes cette voix grave et porteuse qui chante &quot;Allahou Akbar&quot;. Ça te rappelle la table ramadanienne garnie de tes parents. Des sucreries à gogo. Une soupe chaude et invitante. Des oeufs durs fumants. Des dattes et des chbbakiyas. Tu jettes un coup d&#39;oeil sur ta table : il n&#39;y a pas photo. Un verre de lait. Une soupe bâtarde aux couleurs &quot;vertement&quot; douteuses. Des croissants au chocolat. Un repas préparé à la sauvette que tu ne saurais décrire et auquel tu n&#39;inviterais guère ton pire ennemi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19h 33. C&#39;est Waterloo. Tu manges tout. Ça vient de partout, de tous les sens et ça repart dans tous les sens. Sucré, salé. Salé, sucré. Sacré, sulé. Tu ne sais plus. Et c&#39;est le record du monde tous poids confondus. En quinze minutes, tout ce qu&#39;il y avait sur la table a disparu. Tout. Ne reste qu&#39;un peu de sel dans un petit contenant, un verre vide avec deux gouttes de lait au fond et quelques noyaux de dattes, témoins impuissants d&#39;un génocide scrupuleusement annoncé. Qu&#39;importe, l&#39;ONU n&#39;aura pas ta peau ! Baltasar Garzón peut aller se rhabiller : dans ta cuisine, tu es le roi (et la reine s&#39;il le faut) ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 20h, tu es vautré, quasi-zombie, dans ton canapé. La télé aboie des choses qui te paraissent floues. De toutes les manières, floues ou pas, tu t&#39;en fous. Morphée t&#39;appelle. Tu sautes dans ses bras pour ne te réveiller qu&#39;une heure plus tard avec un léger mal de tête. Un thé chaud s&#39;impose. Et tiens, un peu de baba (cake polonaise). Et tiens pourquoi pas, un toast au beurre d&#39;arachides et au miel. Et tiens, un petit yaourt. Et de l&#39;eau, de l&#39;eau, de l&#39;eau. À 23h, tu te couches, fatigué d&#39;avoir si mangé en si peu de temps. Une bouteille d&#39;eau gît juste à côté du lit. On n&#39;est jamais à l&#39;abri d&#39;une soif soudaine à 4h 51, une minute avant le lever du soleil !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/09/la-grande-bouffe.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVM20ianrIlBVkCwyhFIJtjHlYtRD21EhgsI3ZR3qKdrzeYAfUhDKx4QbXTK7kER_pPasi7u-ZPg-ZNEN_cDZHLc9KC1RmEcdeZ5R-uaa9X0vIa4DLFCdLfM59H7579AI-1cJT/s72-c/harira_marrakchia.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>10</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2060656628022275821</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2009 17:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-27T09:53:17.120-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Musique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Nostalgie</category><title>Michael est né et mort à Rabat</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgla6C8RVwy20Tb9ar1CXiZwewnvTkdawupwW3GNkg8TkRLtl1BVle1osUjI9ZpfdrbRxdNArQxpdIGp6vVd-borwIlzvanLqEifNdS9cXTXz9J5RyiLnxDeJ07pWz_FJQe7B0r/s1600-h/mj.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgla6C8RVwy20Tb9ar1CXiZwewnvTkdawupwW3GNkg8TkRLtl1BVle1osUjI9ZpfdrbRxdNArQxpdIGp6vVd-borwIlzvanLqEifNdS9cXTXz9J5RyiLnxDeJ07pWz_FJQe7B0r/s400/mj.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5374331593368353570&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus quel âge j&#39;avais. Neuf, dix ans, peut-être même onze ans. Mon oncle, fraîchement débarqué d&#39;Europe avait amené cette cassette. La jaquette était noire et plastifiée. Dessus, trônait un frêle jeune homme, basané aux cheveux frisés, portant une veste rouge, un pantalon noir. Plus bas avec ses chaussures noires, le blanc de ses chaussettes me faisaient un clin d&#39;oeil, comme pour me narguer, comme pour me dire que oui, chaussettes blanches avec souliers, c&#39;était possible, c&#39;était faisable. Surtout quand on s&#39;appelait Michael Jackson et qu&#39;on était roi du monde. C&#39;était la cassette vidéo de Thriller, bien sûr. Je l&#39;ai regardée. Regardée. Regardée. J&#39;ai commencé à l&#39;imiter, danser, sauter, chanter (en une langue que je ne comprenais pas) et du coup, je suis devenu l&#39;attraction de mes parents. Quand un invité arrivait, j&#39;étais systématiquement invité à me &quot;produire&quot;. Je m&#39;exécutais. &lt;br /&gt;C&#39;était magique. Loin de moi l&#39;idée qu&#39;au même moment, partout dans le monde, des milliers, des millions de jeunes, faisaient exactement la même chose que moi. Loin de moi l&#39;idée que je n&#39;étais pas unique, que c&#39;était la mode, que tout le monde thrillérisait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années, j&#39;ai gardé le même émerveillement devant Michael. Pas de la même manière, bien sûr. L&#39;âge m&#39;avait appris la retenue. Je ne dansais plus devant tout le monde, ni même tout seul. Mais j&#39;aimais toujours autant ses chansons, son univers, sa voix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, un lointain cousin, faisant ses études en ex-URSS, me demanda de lui prêter la cassette. J&#39;ai accepté. Je ne l&#39;ai plus jamais revue. Les soviétiques étaient friands de tout ce qui était américain. Monsieur achetait des jeans, des vestes de cuir et les revendait une fois à Leningrad. Il s&#39;est dit : tiens, pourquoi pas la cassette de Thriller ? Méchant garnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Pour l&#39;anecdote, il y a deux ans, je lui ai demandé tout de go : Puis, tu l&#39;as vendue à combien ma cassette ? Il a ri jaune. J&#39;ai ri NOIR !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, j&#39;ai rencontré, de temps à autre, de vrais fans de Michael. Des vrais. Pas comme moi. Pas dans la retenue. Non. Les cheveux frisés, la mèche, le corps, les posters partout, la façon de danser, de crier, de bouger. Des vrais. Je me rappelle d&#39;un fan en particulier : W., Frère de mon ami H. (que j&#39;ai perdu de vue il y a quelques années). W. était un fan fini de Michael. Parfois, il faisait des spectacles dans des boîtes de nuits. Quand j&#39;allais chez eux, ça sentait Michael partout, partout. Il l&#39;aimait et l&#39;idolait plus que rien au monde et l&#39;attaquer, pour lui, était équivalent à s&#39;attaquer à son frère ou à sa propre mère. &lt;br /&gt;Je les ai perdus de vue tous les deux. Mais Michael me faisait penser à W. et par ricochet à H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 juin 2009, j&#39;étais à Rabat avec des amis, à l&#39;institut Goethe, en train de dévorer une pizza. Il était onze heures, ou minuit, je ne sais plus. Mon cellulaire a &lt;em&gt;clignoté &lt;/em&gt;: j&#39;avais reçu un message. Je l&#39;ouvre &quot;Michael Jackson is dead&quot;. Signé N. J&#39;ai répondu &quot;Call me now !&quot;. Elle m&#39;a appelée. Elle était catégorique. Il est mort. Mort. Mort. Je n&#39;en croyais pas mes oreilles. Ni mes yeux. Ni mon cerveau. J&#39;avais des couteaux dans le dos. J&#39;étais triste, malheureux, mélancolique, fatigué d&#39;être là, alors qu&#39;il ne l&#39;était plus. Michael n&#39;était pas seulement mon enfance, ni seulement mon adolescence, il était aussi mon Maroc. Ce Maroc où j&#39;ai vécu pendant 17 ans a toujours eu Michael comme toile de fond, comme personnage omni-présent, comme défouloire aux idées sombres. Pour moi, Michael était né au Maroc et plus précisément à Rabat. Le voilà qui meurt à Rabat, trop tôt, trop jeune, trop vite. Et c&#39;est trop peu pour moi, cinquante ans. Et c&#39;est trop peu pour nous tous, ce rêve qui s&#39;évapore du jour au lendemain, sans qu&#39;on l&#39;ait assez bercé, assez vécu, assez palpé. Mais la vie est faite ainsi, aussi bien de plaisirs insoupçonnés que de déserts indésirables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai pensé à W. et par ricochet à H. Ma cousine me dira, quelques jours plus tard, qu&#39;elle avait pensé à moi, quand elle sut...On pense toujours à quelqu&#39;un quand on pense à Michael. C&#39;est dire son importance pour notre génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, on écoute Michael partout. Dans les boîtes de nuits, dans les voitures, dans son chez-soi, sur son ipod. Partout. Ce qui était démodé, kitch, dépassé de son vivant, redevient à la mode, redevient la saveur du mois, de la saison, de l&#39;année (parce que mort ?). Et on se dit que ç&#39;aurait pu être mieux. Qu&#39;il était plus beau dans le temps de &quot;Billy Jean&quot;. Qu&#39;il était devenu affreux avec le temps. Et pourquoi ? Et comment ? Mais comment deviner ce qui se passait dans sa tête : si j&#39;avais été star mondiale avant mes quinze ans, si j&#39;avais fait l&#39;album le plus vendu de tous les temps à 23 ans, si j&#39;avais été adulé par (presque) une planète entière à un si jeune âge (ou à n&#39;importe quel âge) n&#39;aurais-je pas été fou à lier ? Certainement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;écouterai toujours &quot;Billy Jean&quot;, &quot;Dirty Diana&quot;, &quot;Beat it&quot;, &quot;Liberian girl&quot;, etc. avec la même douce nostalgie, la même naïveté, le même sourire au coin des lèvres. Quand je t&#39;écoute, Michael, j&#39;écoute les vagues qui ont bercé mon enfance, je revois les images qui ont marqué mon adolescence, je me revois moi, trente kilos de graisse en moins, une tonne d&#39;innocence en plus, rêveur insatiable d&#39;un monde inexistant. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/michael-est-ne-et-mort-rabat.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgla6C8RVwy20Tb9ar1CXiZwewnvTkdawupwW3GNkg8TkRLtl1BVle1osUjI9ZpfdrbRxdNArQxpdIGp6vVd-borwIlzvanLqEifNdS9cXTXz9J5RyiLnxDeJ07pWz_FJQe7B0r/s72-c/mj.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-7866253721349013229</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2009 18:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-20T14:23:16.150-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>Thist and Departures</title><description>J&#39;ai beaucoup aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOZDW6mi9W75wmEElTzZ8ZSjbu0OPRrW2xN8rWN3zBoinIM3YfaRVr_71MgJs6Ol-7BFwRMRnzbqFRkEJ9ca9EFVjLXbDkKy_lJiYOP-b679-nj-h36Gt-N6BoAelvWr3xngS_/s1600-h/departures.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 364px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOZDW6mi9W75wmEElTzZ8ZSjbu0OPRrW2xN8rWN3zBoinIM3YfaRVr_71MgJs6Ol-7BFwRMRnzbqFRkEJ9ca9EFVjLXbDkKy_lJiYOP-b679-nj-h36Gt-N6BoAelvWr3xngS_/s400/departures.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5372112506034327394&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai beaucoup aimé aussi : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiweWi3hyphenhyphenSrhNQK6p3WjJx4Y9D-4XJOKus8irwJQ_e5HT7PcaCRSdVBqPr1y6aE6P5YTjnPpIAFTqCkyBaLGnKYpjB3Wj43Ru_1yXk1GzEnMM0NwWVSYM5py7tJeNy01rgEGdrB/s1600-h/thirst-poster2.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiweWi3hyphenhyphenSrhNQK6p3WjJx4Y9D-4XJOKus8irwJQ_e5HT7PcaCRSdVBqPr1y6aE6P5YTjnPpIAFTqCkyBaLGnKYpjB3Wj43Ru_1yXk1GzEnMM0NwWVSYM5py7tJeNy01rgEGdrB/s400/thirst-poster2.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5372112428370386546&quot; /&gt;&lt;/a&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/toujours-pas-de-critiques.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOZDW6mi9W75wmEElTzZ8ZSjbu0OPRrW2xN8rWN3zBoinIM3YfaRVr_71MgJs6Ol-7BFwRMRnzbqFRkEJ9ca9EFVjLXbDkKy_lJiYOP-b679-nj-h36Gt-N6BoAelvWr3xngS_/s72-c/departures.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-4594245234188569874</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2009 17:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-11T14:36:06.970-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Walou</category><title>Sept jours et sept nuits</title><description>Il avait 22 ans et les cheveux longs. Elle avait 20 ans et des petites dents. Il avait les yeux noirs et la tête pleine d&#39;espoir. Elle avait les mains longues et aimait sortir le soir, tous les soirs.&lt;br /&gt;Ils sortaient.&lt;br /&gt;Tous les soirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour il lui dit : &quot;M&#39;épouserais-tu ?&quot;. &lt;br /&gt;Elle lui répondit : &quot;Ça dépend. Si sur tes épaules tu me levais et pendant sept jours tu marchais&quot;.&lt;br /&gt;Il la mit sur ses épaules et pendant sept jours, il marcha. &lt;br /&gt;Dans son village, dans leur village, tout le monde se moquait de lui, tout le monde le pointait du doigt. Il ne les regardait même pas. Son coeur frappait fort et peu importait le vent et peu importaient les cons, lui il l&#39;avait sur ses épaules, lui il l&#39;aimait. Eux ils allaient se marier. Eux, c&#39;était pour toujours, pour tous les jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept jours passèrent et la sueur sur le front, il la déposa finalement devant chez elle, exténué mais amoureux, épuisé mais rêveur.&lt;br /&gt;Elle lui sourit et lui dit : &quot;M&#39;épouserais-tu ?&quot;&lt;br /&gt;Il lui sourit et répondit : &quot;Ça dépend. Si pendant sept jours, tu chantais pour moi, des poèmes sortis tout droit de ton esprit et pendant sept nuits tu me berçais, pleine d&#39;amour et de bonne foi.&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant sept jours, elle lui chanta les plus beaux poèmes jamais chantés et pendant sept nuits, elle le berça, dans ses bras enveloppants il se sentit maître et roi.&lt;br /&gt;Dans son village, dans leur village, tout le monde se moquait d&#39;elle, tout le monde la pointait du doigt. Elle ne les regardait même pas. Elle, elle l&#39;aimait. Et son amour en soie allait braver tous les ricaneurs de ce monde. Et son don de soi allait défier toutes les règles et toutes les lois. Eux ils allaient se marier. Eux, c&#39;était pour toujours, pour tous les jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle perdit la voix et il ne put plus jamais réentendre son doux chant récitant ces beaux poèmes que, d&#39;amour, elle inventa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il perdit la foi. Car un tel destin, comment et pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vécurent heureux. Elle muette. Lui incroyant. Elle d&#39;un amour silencieux. Lui amoureux sans dieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils eurent treize enfants. Six chanteurs. Six coureurs. Et un enfant volage; que jamais on ne sut, si fille ou garçon, si humain ou mutant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tomba malade la veille de ses soixante-dix ans et en sept jours et sept nuit, c&#39;était fini. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le lit de sa mort, il la regarda dans les yeux et lui demanda :&quot;M&#39;aimes-tu ?&quot;.&lt;br /&gt;Elle lui sourit et lui dit &quot;Oui. Depuis le premier jour. Depuis le premier regard.&quot;&lt;br /&gt;Incrédule et mourant, il la regarda &quot;Mais..tu parles !&quot;. Elle lui sourit et lui murmura &quot;...&quot; Il mourut, mi-heureux mi-confus, avant d&#39;entendre ce qu&#39;elle lui dit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis, chaque jour elle chante sur sa tombe mais jamais, jamais à un être humain, son mutisme volontaire elle n&#39;expliqua.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/il-ne-faut-jamais-revenir.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>6</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-3992878965745434350</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2009 17:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-05T15:40:37.076-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Cinéma</category><title>The good and the ugly</title><description>J&#39;ai aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtqaRJa4SV28t5K5C6cPDRwy8uhRm6XJN9o3x3QRvJyzwTsZcuR5iUad0-rFCmU2x0rdD5nDSn6a0EUGiDnNfzm8I9LF85rFSI0NsSH-npb1ihZvGckFCyzzUBAb7GrkREwYtt/s1600-h/500DaysPoster.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtqaRJa4SV28t5K5C6cPDRwy8uhRm6XJN9o3x3QRvJyzwTsZcuR5iUad0-rFCmU2x0rdD5nDSn6a0EUGiDnNfzm8I9LF85rFSI0NsSH-npb1ihZvGckFCyzzUBAb7GrkREwYtt/s400/500DaysPoster.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5366528973103331266&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&#39;ai pas aimé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj3xFy2xsD43LdwSCEPIHhaQTkfYOqyx5eDZrZDX6lpn34Utg_fcQw1Iq3uqKKs0hdWF6sDWgHN-WPui2eu8qCucncZ155M4VVkQS5R5R4NvjDdcLLFYn1Z3cxyclOtquUbZFaF/s1600-h/public-enemies-poster.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 270px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj3xFy2xsD43LdwSCEPIHhaQTkfYOqyx5eDZrZDX6lpn34Utg_fcQw1Iq3uqKKs0hdWF6sDWgHN-WPui2eu8qCucncZ155M4VVkQS5R5R4NvjDdcLLFYn1Z3cxyclOtquUbZFaF/s400/public-enemies-poster.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5366529319136129474&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/deux-avis-mais-pas-de-critiques.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtqaRJa4SV28t5K5C6cPDRwy8uhRm6XJN9o3x3QRvJyzwTsZcuR5iUad0-rFCmU2x0rdD5nDSn6a0EUGiDnNfzm8I9LF85rFSI0NsSH-npb1ihZvGckFCyzzUBAb7GrkREwYtt/s72-c/500DaysPoster.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-1630453567064440518</guid><pubDate>Tue, 04 Aug 2009 15:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-04T12:01:16.816-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Coups de gueule</category><title>L&#39;orthographe au Québec</title><description>Brièvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, on parle de préserver la langue française au Québec. Souvent, Des lieutenants de la langue montent sur leurs grands chevaux, statistiques et exemples à la main, pour nous montrer et convaincre que la langue française est en péril (et tout le discours idéologique qui, parfois, se glisse en même temps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fine (ne criez pas, je suis francophone quand même :))!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que je me pose souvent : Si sur LAPRESSE, journal lu, par une certaine élite (ce n&#39;est pas Le Devoir, mais pas le Journal De Montréal non plus !!), chaque jour, je lis des coquilles du &lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/actualites/ailleurs-sur-le-web/200908/04/01-889691-obama-menace-30-fois-par-jour.php&quot;&gt;&lt;/a&gt;genre :  &quot;&lt;em&gt;le nombre d&#39;attentats fomentés contre le chef d&#39;État américain a bondi&lt;strong&gt;T&lt;/strong&gt; de 400% comparativement au nombre recensé pendant le règne de George W. Bush&lt;/em&gt;&quot;, comment voulez-vous qu&#39;on parle, s&#39;exprime, écrive bien en français ????&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Navrant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/08/lorthographe-au-quebec.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8342922509928360914</guid><pubDate>Fri, 17 Jul 2009 17:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-17T15:25:00.547-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Maroc</category><title>Le vent souffle sur les braises de ta douleur</title><description>Nous étions finalement à Essaouira. Il ventait à souhait, des mouettes chantaient et c&#39;était comme toutes les fois que j&#39;ai foulé la terre d&#39;Essaouira : un sentiment de liberté m&#39;envahissait le coeur et je me sentais presque voler, planer, flotter au dessus de ces terres bénites. Nulle part ailleurs dans ce monde, je ne me suis senti aussi libre. Nulle part ailleurs dans ce monde, je ne me suis senti aussi léger. Et c&#39;est un peu pour ça que je viens ici à chaque fois que je viens au Maroc. Du moins, j&#39;essaie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes assis au premier café disponible. C&#39;est une vaste place qui permet l&#39;accès à la médina d&#39;Essaouira. Des touristes vont et viennent de tous les sens. Ce ne sont, toutefois, pas les mêmes touristes qu&#39;à Agadir, Marrakech ou Rabat. C&#39;est une autre catégorie de touristes, un peu gauchistes, un peu hippies, un peu &lt;em&gt;Bob-Marleyiens&lt;/em&gt;. Un marocain en sous-vêtement blanc et shorts noirs parle à un couple d&#39;anglophones. Il parle fort. Il est au milieu du café, des lunettes noires, des cheveux dorés par le soleil. Le parfait look surfeur. On s&#39;assoit tranquillement et on commande chacun une salade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive sans s&#39;annoncer. Tranquillement. Petit pas par petit pas. Il a les cheveux très courts et ce regard triste qu&#39;on devrait interdire à ceux de son âge. Il tend la main et demande &quot;une pièce pour pouvoir manger quelque chose&quot;. &lt;br /&gt;- Pour manger ?&lt;br /&gt;- Oui. Pour manger.&lt;br /&gt;Il baisse la tête.&lt;br /&gt;- Je peux te commander quelque chose à manger alors ?&lt;br /&gt;- Oui merci.&lt;br /&gt;Il me regarde dans les yeux.&lt;br /&gt;Je commande une omelette pour lui. &lt;br /&gt;Il reste à côté de nous, debout, baissant la tête de nouveau. Muet. Timide. Triste. &lt;br /&gt;Le serveur s&#39;approche et l&#39;appelle par son nom : Badr, viens t&#39;asseoir ici ! Il le tire par le bras et l&#39;éloigne de nous. Une fois assis, je vais le chercher, lui tire une chaise et lui demande de s&#39;asseoir avec nous. &lt;br /&gt;- Tu as quel âge ?&lt;br /&gt;- 12 ans.&lt;br /&gt;Je lui donnais 7-8 ans, pas plus.&lt;br /&gt;- Tu vas à l&#39;école ?&lt;br /&gt;- Plus maintenant.&lt;br /&gt;- Tu as des frères et soeurs ?&lt;br /&gt;- Un frère et une soeur. Je suis l&#39;aîné.&lt;br /&gt;- Et ton père ?&lt;br /&gt;- Il est parti.&lt;br /&gt;Silence.&lt;br /&gt;- Tous les dirhams que je collecte, je les donne à ma mère à la fin de la journée.&lt;br /&gt;Il a toujours la tête baissée.&lt;br /&gt;Nos salades arrivent. Je prends un bout de pain, lui mets des légumes dans le pain et le lui donne.&lt;br /&gt;Il mange tranquillement. Avec retenue. Une retenue que je n&#39;ai pas quand j&#39;ai faim. &lt;br /&gt;Le reste n&#39;est que banalités. J&#39;ai essayé d&#39;avoir une conversaion &lt;em&gt;normale &lt;/em&gt;avec lui. Sans lieux communs. Sans clichés. Sans pitié. D&#39;égal à égal. Mais on tombe toujours dans les pièges de la platitude humaine. On essaye de donner des conseils, de guider, d&#39;avoir un &lt;em&gt;impact&lt;/em&gt; sur la personne. Mais qui est-on ? Mais qui suis-je pour prétendre à tel &lt;em&gt;accomplissement &lt;/em&gt;?&lt;br /&gt;Son omelette arrive. &lt;br /&gt;- Tu n&#39;es pas obligé de manger ici Badr, tu peux y aller.&lt;br /&gt;Il me sourit, me remercie et part.&lt;br /&gt;Derrière mes lunettes fumées noires - qui l&#39;auraient peut-être nourri pour une semaine - dans mon visage joufflu de bien nanti, deux yeux rougissent timidement et lâchent une chétive larme. Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? Pourquoi cette chance ? Pourquoi ce destin ? Encore des lieux communs que je ne peux éviter. Le sol tremblait. Les mouettes ne chantaient plus, elles gémissaient. Le vent soufflait plus fort. Je n&#39;avais plus d&#39;appétit. Quelques mouches ravies sautèrent sur les tomates fraîches trempées d&#39;huile d&#39;Argan. Je les laissai à leur festin. Et moi à ma désolation. À mes questions sans réponses. Au mystère de cette vie que je ne comprendrai jamais. &lt;br /&gt;Je me suis retourné vers l&#39;entrée de la médina. Des enfants jouaient allégrement au foot-ball. Parmi eux, un petit garçon, cheveux courts, le visage innocent. Cette fois, il n&#39;était pas triste. Cette fois Badr courait dans tous les sens et riait. Mon unique larme s&#39;est évaporée avec le vent. J&#39;ai presque souri. La vie continue. La vie avance et nous sommes là par pur hasard. Nous sommes futiles, de passage, éphémères.&lt;br /&gt;Et c&#39;est tant mieux que ça !&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/07/le-vent-souffle-sur-les-braises-de-ta.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><thr:total>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8066602355476014055</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2009 19:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-13T15:47:20.692-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pays</category><title>Le Maroc dans toutes ses couleurs</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi0KMTFWAbeNXJ3mjWTM97oBdIaquYahyphenhyphenxNcuigsEJ-wR4A90lkPy04d4Wp5T6bxfExKFdPJCMPJ18fLVC3sbdfDaFyhQ5FTJjD-cWoH3JZjwCfounssfpohyphenhyphen7HMbLLAN274DzS/s1600-h/maroc.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 281px; height: 315px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi0KMTFWAbeNXJ3mjWTM97oBdIaquYahyphenhyphenxNcuigsEJ-wR4A90lkPy04d4Wp5T6bxfExKFdPJCMPJ18fLVC3sbdfDaFyhQ5FTJjD-cWoH3JZjwCfounssfpohyphenhyphen7HMbLLAN274DzS/s400/maroc.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5358028802587569778&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&#39;ai fait le plein de mer. J&#39;ai (finalement) vu, touché, palpé, aimé le désert. J&#39;ai vu des paysages que je ne soupçonnais pas. J&#39;ai voyagé, voyagé, voyagé; mangé, bu et chanté. J&#39;ai ri, ri et ri; pleuré, pleuré et pleuré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne fut pas assez long. Ce ne sera &lt;em&gt;jamais &lt;/em&gt;assez long. Comment revivre sa jeunesse en trois semaines ? Comment &lt;em&gt;guérir &lt;/em&gt;sa nostalgie en si peu de temps ? &lt;em&gt;L&#39;inaccessible étoile comme disait l&#39;autre. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce fut rafraîchissant. Mentalement reposant. Et si mon coeur bat toujours, ce n&#39;est certainement qu&#39;un miracle. Et si la mer pouvait parler, elle vous raconterait le déchirement que j&#39;eus en la quittant. Et si ma gorge pouvait s&#39;exprimer, elle vous dirait les kilomètres de rasoirs que j&#39;ai avalés, en partant, encore, encore, encore, loin de mes racines, loin de mes origines, loin de tout &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt; et d&#39;autres choses inexprimables, loin d&#39;&lt;em&gt;eux&lt;/em&gt;, d&#39;&lt;em&gt;elle&lt;/em&gt; et de moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l&#39;inspiration ne me fait pas défaut, je vous en dirai plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/07/le-maroc-dans-toutes-ses-couleurs.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi0KMTFWAbeNXJ3mjWTM97oBdIaquYahyphenhyphenxNcuigsEJ-wR4A90lkPy04d4Wp5T6bxfExKFdPJCMPJ18fLVC3sbdfDaFyhQ5FTJjD-cWoH3JZjwCfounssfpohyphenhyphen7HMbLLAN274DzS/s72-c/maroc.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-8758912507145270660</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2009 18:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-19T14:23:43.480-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Actualité</category><title>Quand le ridicule devrait tuer !</title><description>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgnb3uVcfzsF_vm4f7PEE9Z7q46WPggsvQe0wOp87bBRtjdIekXFOfBvleVZObqXazt9u1sb6oyJi5xBjXwMYS4HINXw45zmmpo4GpZNrQIXTLvoA75HkhfE-mjU4_nbgux4vJU/s1600-h/che.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 305px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgnb3uVcfzsF_vm4f7PEE9Z7q46WPggsvQe0wOp87bBRtjdIekXFOfBvleVZObqXazt9u1sb6oyJi5xBjXwMYS4HINXw45zmmpo4GpZNrQIXTLvoA75HkhfE-mjU4_nbgux4vJU/s400/che.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5349106114664940418&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70425239&quot;&gt;Pauvre che ! &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/quand-le-ridicule-devrait-tuer.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgnb3uVcfzsF_vm4f7PEE9Z7q46WPggsvQe0wOp87bBRtjdIekXFOfBvleVZObqXazt9u1sb6oyJi5xBjXwMYS4HINXw45zmmpo4GpZNrQIXTLvoA75HkhfE-mjU4_nbgux4vJU/s72-c/che.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-27763597.post-2454870346534058239</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2009 00:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-17T21:10:53.748-04:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Vacances</category><title>Laissez un message, merci !</title><description>&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEga3e_gq-kbVKJxpPdrPjvVFKsMYCYWDqvEY_q8VKVil6UrAVd_5ZyxojeUeya28Z-tB_BZJfGtZ8t9hbX0YIorAZAvSIVLqQd4NWHr3j30WSqjIFNE4aSVFqnO2tM3QD17tKTD/s1600-h/carte_maroc_fr.gif&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEga3e_gq-kbVKJxpPdrPjvVFKsMYCYWDqvEY_q8VKVil6UrAVd_5ZyxojeUeya28Z-tB_BZJfGtZ8t9hbX0YIorAZAvSIVLqQd4NWHr3j30WSqjIFNE4aSVFqnO2tM3QD17tKTD/s400/carte_maroc_fr.gif&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot;id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5348468613507698194&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serai quelque part dans ce royaume pour (presque) le prochain mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;</description><link>http://karlamassini.blogspot.com/2009/06/laissez-un-message-merci.html</link><author>noreply@blogger.com (Onassis)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEga3e_gq-kbVKJxpPdrPjvVFKsMYCYWDqvEY_q8VKVil6UrAVd_5ZyxojeUeya28Z-tB_BZJfGtZ8t9hbX0YIorAZAvSIVLqQd4NWHr3j30WSqjIFNE4aSVFqnO2tM3QD17tKTD/s72-c/carte_maroc_fr.gif" height="72" width="72"/><thr:total>6</thr:total></item></channel></rss>