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    <title>L'atelier Ted et Eux</title>
    
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    <subtitle>Belles histoires à prendre ou à laisser </subtitle>
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        <title>Ténia fitness</title>
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        <published>2009-11-14T10:09:44+01:00</published>
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        <summary>- Ben vas-y, dis tout de suite que je t’emmerde. - Tu ne m’emmerdes pas. Je réponds à ta question. Tu veux savoir si ça va. Je te réponds que non. Moi, je voulais passer la soirée avec Julie… -...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> - Ben vas-y, dis tout de suite que je t’emmerde. <br />- Tu ne m’emmerdes pas. Je réponds à ta question. Tu veux savoir si ça va. Je te réponds que non. Moi, je voulais passer la soirée avec Julie…<br />- Tu dis toujours qu’on ne fait jamais rien ensemble. Et pour une fois que je te propose une soirée, tu fais la tronche…<br />- Je ne fais pas la tronche. Je me suis juste tordu la cheville sur leur paillasson à la con. J’ai le droit de faire la grimace. <br />- Quelle idée de se tordre la cheville sur un paillasson…<br /><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20128759fc579970c-pi" style="float: right;"><img alt="Talons-aiguilles" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20128759fc579970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20128759fc579970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 135px; height: 135px;" /></a>- Quelle idée de me pousser d’un coup d’épaule dès que l’autre pétasse nous a ouvert la porte. Tu ne pouvais vraiment pas attendre que je sois rentrée avant de te précipiter pour lui rouler une pelle ? Tu m'as cassé un talon, en plus...<br />- Je ne lui ai pas roulé une pelle : je l’ai embrassée affectueusement ! On se connait depuis 10 ans. <br />- Nous deux, on se connaît juste depuis 15 ans. Dans 5 ans, tu lui démolis l’épaule. Ça me console, dans un sens... <br />- N’empêche, pour une fois, tu pouvais changer tes habitudes. <br />- Comment ça, changer mes habitudes ? <br />- Tu dînes toutes les semaines avec Julie ! <br />- Je ne dîne pas toutes les semaines avec Julie. Tu as lu ça dans <em>Men’s Health ?</em><br />- Attends, que je me rappelle ! Ah oui, effectivement, l’année dernière, il y a une semaine où tu n’as pas dîné avec elle…<br />- Ah, ben tu vois, quand tu veux…<br />- … Oui, c’est quand elle s'est soignée pour le ver solitaire qui s’était incrusté dans sa plomberie intestinale. Y a pas de sot métier, tu me diras… <br />- Moque-toi d’elle ! C'est pas marrant d'enlever cette saloperie. Les médocs sont dégueulasses. Elle a souffert. <br />- Elles ont souffert ! Elles étaient deux. Pauvre parasite : ça n’a pas dû être drôle tous les jours, avec tout ce qu’elle s’enfile comme bouillies de régime. J’aurais bien voulu être là, tiens, quand ils lui ont retiré son ténia fitness… Il devait ressembler à un fil dentaire…<br />- Tu te crois drôle ? Tu n'es pas la mi-temps d’OM-PSG avec tes potes et ta bière !<br />- En tout cas, c’est bien la première fois qu’elle héberge quelqu’un gratuitement…<br />- Et ça continue. Julie est la femme la plus généreuse que je connaisse ! <br />- Avec toi ! J’attends toujours qu’elle NOUS invite dans sa maison de campagne. <br />- Arrête ! Elle NOUS a invités 20 fois. Mais TU t’arranges toujours pour ne pas pouvoir. <br />- Elle nous a invités 20 fois ? Parce que les intentions, ça compte ? Chouette, on a fait l’amour 28 fois cette semaine…<br />- Ne joue pas sur les mots. Elle a lancé l’idée à des tas d’occasion, et tu n’as jamais réagi. Tu veux qu’on t’envoie un carton pour un week-end à Neauphle ? <br />-  Non, mais c’est à elle d’organiser un peu les choses. <br />- Eh ben j’aurais entendu ça une fois dans ma vie… Qu’est-ce que tu as organisé dans ta vie, toi, à part ta faillite personnelle ?<br />- Oui, eh bien, je t’ai organisé un voyage surprise de l’an dernier. A Naples, plains-toi !<br />- Mais c’est vrai, ça, j’avais oublié.  Toi, c’est ta carte bleue que tu avais oublié… Bon, mais c’était gentil quand même. Donc Julie, tu veux qu’elle organise quoi, exactement ?<br />- Qu’elle nous appelle, qu’on trouve une date…<br />- Oui, jusqu’ici, elle a bon. Et après ? <br />- Ben qu’on se mette d’accord sur un week-end !<br />- Là, c’est chez toi que ça se gâte. Dès qu'on trouve une date, tu dis non. Tu préfères toujours te reposer. Monsieur est fatigué, soit disant…<br />- Ben oui, j’ai souvent des semaines de dingue, je te signale.<br />- 2e assistant de production sur un court-métrage dont le scénario n’est même pas encore écrit, je connais plus tuant, comme boulot…<br />- Justement, on cherche des financements… <br />- Eh ben, c’est pas des lève-tôt, les financiers…<br />- C’est compliqué, ça prend du temps...<br />- Si tu es si fatigué, on peut aller se reposer à la campagne chez Julie, où est le problème ?<br />-  Je préfère faire la grasse matinée à la maison. Là au moins…<br />- Au moins quoi ? <br />- Au moins, c’est plus intime…<br />- Nous y voilà… <br />- Ben c’est vrai, le week-end, on a toujours des tas de trucs à faire, les activités des enfants, la famille qui passe, les amis, les courses… C’est bien quand on reste un peu tranquille un peu, non ? Et puis merde, j’ai le droit d’aimer les câlins, non ? <br />- Le week-end prochain, on n’a rien de prévu, on reste à la maison…<br />- Ah mais oui, c’est vrai ! On fera plein de câlins ?<br />- Si tu veux. Ça compte toujours, les intentions ?</div>
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        <title>Le début d'une œuvre</title>
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        <published>2009-11-06T06:48:11+01:00</published>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><strong><span style="color: #00407f;">La deuxième session est lancée</span></strong>. Je publie les premiers textes que j'ai reçus, j'en ai encore deux ou trois sous le coude. Le thème consistait à démarrer son récit en utilisant la première phrase (l'incipit) d'un roman célèbre</p><p>- A quelques milles au sud de Soledad… (John Steinbeck - Des souris et des hommes)<br />- Personne ne pouvait deviner que c’était un… (<em />Boris Cyrulnik - Le murmure des fantômes)<br />- Une nuit, alors que j’avais quatre ans et que je dormais sur… (John Irving - Une veuve de papier)<br />- On était en janvier et dehors… (Philippe Labro - L'étudiant étranger)</p><p><strong><span style="color: #00407f;">L'incipit</span></strong>, comme le précise Wikipédia, informe, intéresse et noue le contrat de lecture. Voyons si ce que m'ont envoyé les participants de cette session remplit ces conditions. Je ferai un commentaire plus général à la fin de la session, le 20 novembre. A vous de nous donner vos premières impressions. </p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/alice-nouveau-pays-des-merveilles.html" title="Alice">Alice et le nouveau pays des merveilles</a> - Delphine</p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/le-chien.html" title="Le chien">Le chien</a> - <a href="http://www.reglesdejeux.com" title="Blog Carole Fabre">Carole Fabre</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/m%C3%A9moire-sensible.html" title="Mémoire sensible">Mémoire sensible</a> - Martine Dorval</p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/oublier-qu%C3%A9bec.html" title="Oublier Québec">Oublier Québec </a>- Le vengeur masqué</p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/au-sud-de-soledad.html" title="Le sud">Le sud</a> -<a href="http://vivelavis.canalblog.com/" title="Blog Annie Bellenger"> Annie Bellenger</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/la-fuite.html" title="La fuite">La fuite</a> - Framboise</p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/folle.html" title="Folle">Folle</a> - Béatrice Giraudeau - <a href="http://beatricegiraudeau.typepad.fr/sculpter_sa_vie/" title="Sculpter sa vie">Sculptersavie</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/le-simple-n%C3%A9cessaire.html" title="Le simple nécessaire">Le simple nécessaire</a> - <a href="http://www.didiermillot.net/" title="Site de Didier Millot">Didier Millot</a><strong><span style="color: #00407f;" /></strong></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/permission.html" title="La permission">La permission</a> - <a href="http://antoinehenry.peintre.online.fr/FR/frtab02.htm" title="Site d'Antoine Henry">Antoine Henry <br /></a></p><p><span style="text-decoration: none;" /><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/actors-studio.html" title="Actors Studio">Actors studio</a> Tiffany - <a href="http://creatif.over-blog.com" onmousedown="UntrustedLink.bootstrap($(this), &quot;fc618ab6fe865e9692e0baec4d3db015&quot;, event)" rel="nofollow" target="_blank" title="Blog de Tiffany">Le blog créatif</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/la-nuit-de-la-com%C3%A8te.html" title="La nuit de la comète">La nuit de la comète</a> - Joaquim</p></div>
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        <title>Twitter, ça m'agace !</title>
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        <published>2009-10-30T10:00:00+01:00</published>
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        <summary>Vous voulez mon avis ? Je vous le donne quand même ! Twitter, je dis que ça serait une superbe invention s’il n’y avait pas quelques inepties qui traînaient par ci, par là. Et surtout par là. Pour peu qu’on...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6901ca9970c-pi" style="float: right;"><img alt="Il_fullxfull92815852" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a6901ca9970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6901ca9970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 123px; height: 150px;" /></a> Vous voulez mon avis ?</span></strong> Je vous le donne quand même ! Twitter, je dis que ça serait une superbe invention s’il n’y avait pas quelques inepties qui traînaient par ci, par là. Et surtout par là. Pour peu qu’on pousse un peu la logique des geeks en baskets qui ont inventé ce robinet à soliloque du tout à l’égo (merci, Marc), on atteint rapidement les limites de l’exercice, qui consiste à dire :<br />- quelque chose d’intelligent<br />- en 140 caractères, pas un de plus<br />- quitte à copier sur ce que d’autres cerveaux plus stimulés et moins imbibés ont réussi à pondre en deux temps trois mouvement, alors que certains passent trois heures à glandouiller devant l’écran avant de s’endormir en sursaut sur la barre d’espace. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">On l’a déjà répété</span></strong> 100 000 fois, mais certains ont envie de redoubler, si c’est pas malheureux quand on voit comment leurs parents se sont saignés aux quatre veines pour leur offrir des études à l’Ecole des Cadres et un mac book pro même pas fini de payer. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a68ff554970c-pi" style="float: right;"><img alt="300px-Jack_Dorsey-20080723" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a68ff554970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a68ff554970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 179px; height: 120px;" /></a> Ainsi, par exemple,</span></strong> les crânes d’œuf de la firme de San Francisco (ci-contre, Jack Dorsey) ont inventé le retweet (je fais suivre, RT). Et la bienséance de bon aloi qui règne sur ce réseau social composé de personnalités éminentes et bien élevées, la bienséance, disais-je, voudrait qu’on laisse un peu de place dans un message Twitter si on veut qu’il ait une chance d’être repris par d’autres esprits éminents et bien élevés, sans qu’ils soient obligés de le retailler. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">A ce stade, j’imagine</span></strong> certaines personnes aux yeux inexpressifs qui me lisent en mâchonnant leur serviette en papier, tout en s’essuyant les mains avec une tartine beurrée. Je me dis que si je veux être compris, il faut que je donne un exemple. Alors, exemple. Je dis un truc renversant de pertinence et de perspicacité :<br /><br /><a href="http://twitter.com/Doespirito" title="Profil Twitter">Doespirito</a><strong> :</strong> <em>Mais il pleut aujourd’hui. Moi qui ai oublié mon parapluie. C’est vraiment pas de bol, pour une fois que j’en ai besoin, je suis maudit… !!!</em><br /><br />Top pile 140 caractères ! C’est beau, non ? J’ai envie de signer, tiens. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Evidemment, un médiocre </span></strong>qui cherche à se faire mousser se dépêche de ramener sa fraise et ses fautes d’orthographe, s'extasie devant ce bijou de littérature comme Sarkozy devant une Patek, et décide de le coller dans son statut sans se laver les mains avant. Mais comme il est poli (ce qui le différencie sur ce point du mot de Cambronne et du pet mal maitrisé), il indique par un signe de connivence (RT) que ce n’est pas lui, misérable tâcheron, mais moi, qui suis à l’origine de cette maxime de Larochefoucauld en puissance. Le clin d’œil révérencieux du vermisseau inculte devant l’homme de lettres honoré par ses pairs. Je ne mets pas de « e » pour rester poli, justement. <br /><br /><strong>DuCon : </strong><em>RT @Doespirito Mais il pleut aujourd’hui. Moi qui ai oublié mon parapluie. C’est vraiment pas de bol, pour une fois que j’en ai besoin, je suis maudit… !!</em><br /><br /><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a68ffb8d970c-pi" style="float: right;"><img alt="867" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a68ffb8d970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a68ffb8d970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 200px; height: 134px;" /></a> Et là, paf, la tuile : 153 caractères, 13 de trop. DuCon est certes bien élevé, mais il a un peu de mal avec les soustractions à trois chiffres. Je pose 153 et j’enlève 13… On ne lui demande pas de calculer le pourcentage de hausse des dépenses de la dernière Présidence française de l'Union Européenne, que je sache ! En plus, 13, ça porte malheur. Et on est vendredi. Je vais le faire à sa place, tiens ça m’énerve. Ça donne un truc comme ça. <br /><br /><strong>Ducon : </strong><em>RT @Doespirito Mais il pleut aujourd’hui . Moi qui ai oublié mon parapluie. C’est vraiment pas de bol, pour une fois que j’en ai besoin…</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Mais DuCon</span></strong> est un peu susceptible sur les bords. Il n’aime pas qu’on tripote ses tweets, même s’il n’a fait que les recopier sur Amélie Nothomb. Il se décide de retwitter en citant ses sources sans sourciller. Evidemment, pour que ça marche, il faut qu’il coupe au moins une quinzaine de signes. Lesquels ? Ben ça dépend, se dit Ducon. Il est comme ça, DuCon. Ignare, mais il vous répond direct. Ça lui donne un petit côté attachant. Parce qu’avec un nom pareil, la vie ne lui a pas fait de cadeau, faut dire. Mais c’est bien joli de dire ça dépend. Parce que ça dépend, ça dépasse encore une fois. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Heureusement,</span></strong> avant que je pique une crise, c’est un autre badaud numérique, Lapluie, qui retire les doigts de son nez et qui s’y colle. Je suis quand même obligé de veiller au grain. Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, le premier qui rigole, je lui en mets deux.<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><span style="color: #111111;">Lapluie</span> :</span></strong> <em>RT @Doespirito, @Ducon Mais il pleut aujourd’hui . Moi qui ai oublié mon parapluie. C’est pas de bol, pour une fois que j’en ai besoin…</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a63ab16c970b-pi" style="float: right;"><img alt="Christian-louboutin-rolando-pumps-in-black-patent-leather-pic8213" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a63ab16c970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a63ab16c970b-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 159px; height: 159px;" /></a> 132, 133, ok, c’est juste</span></strong>, le compte est bon. Mais après Lapluie, arrive Lebeautemps. En dehors d’être une plaisanterie facile, c’est aussi une fine linguiste qui pointe ses Louboutin, et qui se dit qu’on peut couper une phrase sans toucher au sens du message cardiaque, hu hu, elle est bien bonne, les linguistes, il leur en faut peu. En même temps, ça m’arrange. Parce que si on se met à expliquer 50 RT les uns derrière les autres, je vais finir par tirer dans le tas. Ce qui ne devrait rien arranger, car un meurtre en direct, ça va en faire, des tweets et des retweets. Bref, Latuile coupe en gardant l'esentiel. <br /><br /><strong>Lapluie :</strong> <em>RT @Lebeautemps, @Doespirito, @DuCon Mais il pleut aujourd’hui. #Cestpastoutça #Onestpasdici #Ladditionsiouplait</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Bon, j’ai déjà expliqué</span></strong> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/twitter-statut.html" title="Twitter et des poussières">ici l’histoire des « # »</a>, ne me coupez pas, c’est déjà assez compliqué comme ça. Malgré ça, on comprend encore vaguement qu’on parle d’averses passagères prenant un caractère orageux, fraichissant 4 sur Dogger, Fisher et Sandetier. A ce moment-là, alors qu’on aurait pu rester peinard, déboule Monsieur Météo qui vient nous prendre le melon au Porto, alors qu’il a déjà un cumulo-nimbus de Caïpirinha et deux giboulées de Vodka dans le pif. A sa place, je me ferais petit, petit, petit. Mais lui, non ! Il faut qu’il ouvre sa grande gueule. <br /><br /><strong>Monsieurmeteo :</strong> <em>RT @Lapluie, @Lebeautemps, @Doespirito, @DuCon Mais #keskibaveçuilà #yenajtjure #Roberttunousremetsça</em><br /><p>Et voilà, t’es content, Sébastien Follin ? On n’y comprend plus rien, maintenant. 140 signes, c’est pourtant pas difficile à retenir, merde !</p><p><em><span style="font-size: 11px;">Illustrations : Dqatabrick, Louboutin, Wikipedia, Arts et Métiers</span></em></p></div>
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        <title>La bise à Dujardin</title>
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        <published>2009-10-25T12:00:00+01:00</published>
        <updated>2009-10-26T10:38:15+01:00</updated>
        <summary>Lucha : You hou, t’es là Ted ? Ted : Ah salut beauté ! Lucha : Kestu fé là maintenant ? Ted : Rien, je bosse…Lucha : Comme moi. Suis fracassée!!! Ted : Ah oui au fait, c’était bien, la...</summary>
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            <name>Ted et Eux</name>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754d09970c-pi" style="float: right;"><img alt="MSN" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a6754d09970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754d09970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 368px; height: 122px;" /></a> Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> You hou, t’es là Ted ?</span></p><p><span style="font-family: Trebuchet MS;" /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> Ah salut beauté !</span></p><p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Kestu fé là maintenant ?</span></p><p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Rien, je bosse…</span></p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Comme moi. Suis fracassée!!!</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ah oui au fait, c’était bien, la soirée Bulles ?</span><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;"><br /><br />Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Top ! Chuis rentrée faite. Super bonne musica. Le Laurent-Perrier à gogo, ça claquait sa chatte.</span><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;"><br /></span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;" /><span style="font-family: Trebuchet MS;">A propos de claquer, tu sais à qui j’ai fait la bise ?</span> <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754bce970c-pi" style="display: inline;"><img alt="304" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a6754bce970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754bce970c-120wi" style="width: 45px; height: 40px;" /></a> <span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;"><br /><br />Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Tu sais, moi, les devinettes…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Ouais ben devine quand même, ça fera travailler la neurone qui te reste…</span> <br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Guillaume Canet ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Non…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mathieu Kassovitz ?</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Tu refroidis…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Benoît Poelvoorde ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Nan…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Frédéric Lefèvre ?</span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="text-decoration: underline;" /> <span style="font-family: Trebuchet MS;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61dde7e970b-pi" style="display: inline;"><img alt="015" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61dde7e970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61dde7e970b-120wi" style="width: 52px; height: 52px;" /></a> </span> <br /><p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">George Clooney ?</span></p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Presque. Jean Dujardin ! Tu te rends compte !!!! <br /> </span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ouah, la classe internationale ! </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Très sympa. Virginie a tenté aussi, mais elle s’est pris un vent. Trop contente : je vais pas me laver la joue pendant 15 jours.</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ah ben comme d’hab, alors…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Fous-toi de ma gueule ! T’étais même pas là !!!</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mais-euh, j’déconne. Tu le connais ?</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Non, c’est Virginie qui connaît l’attachée de presse de son producteur. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Elle était là, Virginie ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Non, j’y suis allée avec Cindy, sa maquilleuse. Elle est amie FB avec Virginie.</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Elle est copine avec Fort Boyard ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Pffff… T’es relou parfois, Ted. <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ddf05970b-pi" style="display: inline;"><img alt="C005" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61ddf05970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ddf05970b-120wi" /></a> </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Et sinon, y avait qui d’autre ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Marion Cotillard qui faisait sa pimbêche. Tony Parker est resté 2 minutes chrono. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Le temps de se rappeler qu’il s’était trompé de fête…</span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong><span style="color: #111111; font-family: Trebuchet MS;">Quand même, il est mimi...</span><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;"> </span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ddbd6970b-pi" style="display: inline;"><img alt="304" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61ddbd6970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ddbd6970b-120wi" /></a> <br /> <br /></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ah ! Et aussi Beigbeder, en pleine descente. Enfin, je dis ça, je dis rien…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ouah la mauvaise langue. Je lui répéterai.</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">T’es là ?</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">J’ai dit quelque chose qui t’a vexée ?…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Non, c’est pas toi. C’est mon boss qui est entré dans le bureau. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Mais pourquoi t’es pas venu, au fait ? Je t’ai attendu. </span><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;"><br /><br />Ted :</span></strong> </span>Tu m’as dit que tu y allais avec une copine…<span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;"><br />Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> ??? J’ai dit «j’y vais avec une copine». J’ai pas dit «j’y vais pas avec toi  !», nuance ! </span><span style="font-weight: bold;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754877970c-pi" style="display: inline;"><img alt="C018" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a6754877970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a6754877970c-120wi" style="width: 59px; height: 36px;" /></a></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;"><br /></span></strong></span><p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Gueule pas ! </span></p><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Juste tu m’énerves, par moment. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">La prochaine fois, je viendrai, promis. Même si tu me dis que tu viens avec une copine. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Promis ?</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Promis !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Hu hu hu… Ben alors, tu viens avec moi, ce soir. Je vais AVEC UNE COPINE voir l’avant-première du film « Le concert ».<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a67549d3970c-pi" style="display: inline;"><img alt="C011" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a67549d3970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a67549d3970c-120wi" /></a> </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Et tu as une place pour moi ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Evidemment, sinon, je ne te le proposerai pas. Je connais bien la script d’Yvan Attal. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Sympa. Mais ce soir, je peux pas, désolé…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Paske tu fais quoi d’autre, ce soir ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">J’ai un autre truc de prévu ! </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Laisse-moi deviner : t’as rencard avec les ours polaires du Jardin des Plantes ? Tu leur dois une revanche à World of warcraft !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Toi et tes devinettes… Essaie les charades, un de ces quatre. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> OK. Mon premier est un ours de Sibérie…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ça, c’est un coup bas. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;">OK. Je retire. Mon premier est un ours du Caucase…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mais puisque je te dis que je ne peux pas !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Le prends pas mal…</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Tu m’en veux ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Non. Mon boss est re-rentré dans mon bureau. Il me stresse, çui là. J’arrive pas à me concentrer. Mais toi t’es un gros dégonflé… Tu ne veux pas me dire que tu n’as pas envie d’y aller. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mais si j’adore les avant-premières. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Oui, et les soirées Bulles, aussi....</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mais j’ai un autre truc, ce soir, je te dis !</span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Ah ouais ?  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61de67f970b-pi" style="display: inline;"><img alt="C008" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61de67f970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61de67f970b-120wi" style="width: 50px; height: 42px;" /></a> <br /> </span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Je suis aussi invité à une avant-première, d’abord ! Et j’avais une entrée pour toi. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong>Ah non, merde ! </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Ça fait plaisir, je te propose un plan et tu m’insultes. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha : </span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Mais non, pas toi ! J’ai reçu un mail de ma copine script. Elle a donné la place à cette pétasse de Claudia ! Je vais lui arracher les yeux. Bon ben, OK, on va voir quoi finalement ?</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">"Micmacs à tire-larigot". Y aura Dany Boon ! Et Jean-Pierre Marielle !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Que des canons… Tu veux que je finisse carmélite ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Qu’est-ce que tu es difficile... </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Je veux juste des mecs mignons, normaux, quoi. Je te demande pas le portable de Jude Law !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Sinon, Manuella propose deux places sur Twitter pour L’immortel, qui sort en janvier prochain. </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Y aura qui ? </span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Euh… Kad Merad… Et Jean-Pierre Darroussin..</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Je sens le pâté, c’est ça ? Avoue !</span><br /><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #c00000; font-family: Trebuchet MS;">Ted :</span></strong> </span><span style="font-family: Trebuchet MS;">Bon OK. Sinon, j’ai des entrées Presse pour l’expo Louis XIV, à Versailles. </span><br /><span style="font-family: Trebuchet MS;"><strong><span style="color: #00407f; font-family: Trebuchet MS;">Lucha :</span></strong></span><span style="font-family: Trebuchet MS;"> Tu vois quand tu veux... Y aura Dujardin ? </span>










<span style="font-weight: bold;"> <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61de7e1970b-pi" style="display: inline;"><img alt="304" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61de7e1970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61de7e1970b-120wi" style="width: 48px; height: 43px;" /></a> <br /><br /><br /></span></div>
</content>


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        <title>Twitter et des poussières</title>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a60c3d9f970b-pi" style="float: left;"><img alt="Twitterstatut" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a60c3d9f970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a60c3d9f970b-500wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 383px; height: 162px;" /></a> Aujourd’hui, je vous la fais courte</span></strong> : 140 caractères. Bon, vous avez deviné, on va parler de Twitter, gna gna gna microblogging et patati site communautaire et patin couffin croissance de folie… Si vous n'êtes pas capable d'aligner deux mots sur le sujet, c'est vraiment que vous résidez dans une yourte nature au fin fond du désert de Gobi. Et encore, je suis sûr que même les chameaux des caravanes qui sillonnent ce riant paysage twittent en douce à chaque escale, un truc du style <em>«Vivement qu'on s’en jette un à Oulan Bator, j’en ai plein les bosses de porter ces allumés de Terre d'Av'... »</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">C’est entendu, ça marche</span></strong> du feu de Dieu, Twitter. Et comme tous les phénomènes tendance, ça rameute quelques personnages pittoresques. J’ai noté quelques-uns de ces personnages et leurs messages, en changeant les noms et en mélangeant les situations, pour ne pas avoir d’histoires avec les voisins. Ils finiront bien par se reconnaître, mais d’ici là, je serai loin…<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Il y en d’abord ceux</span></strong> qui confondent Twitter avec le papier collé au magnet sur la porte du frigo :<br /><strong>- Mamounette :</strong> J’ai fait une lessive, étend tes jeans !<br /><strong>- Ekip2nuit :</strong> ‘tain, chui o také, tu ve pas ke je fass les kourses, tan kon niais?<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Ou alors celui qui</span></strong> nous fait profiter de ses déceptions éthylo-belges :<br /><strong>- Voldemorve :</strong> Nan, ya pu d’Leffe. Quelqu’un sait si ya un Franprix d’ouvert à la Motte-Picquet ?<br /><strong>- Henri_Potier :</strong> Mode con on. Google maps, c’est pas pour les chiens. Mode con off.  <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a662bc9b970c-pi" style="float: right;"><img alt="Twitterch4" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a662bc9b970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a662bc9b970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 180px; height: 135px;" /></a> Petit arrêt rapide sur l’éternel rouspéteur</span></strong>, qui passe ses nerfs sur ses contemporains, sur les sujets les plus divers, avec des têtes de turcs qu’il démolit en boucle. Comme par exemple, les footeux.<br /><strong>- Grosselin :</strong> le premier qui commente le foot, ce soir, je le défollow (je l’enlève de mes contacts, ndr) direct !<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Mais notre homme</span></strong>, rédacteur en chef d’un journal au modèle économique approximatif, n’a pas que des sujets de mécontentement. Il se laisse aller parfois à quelques emportements enthousiastes, qui le rendent finalement attachant :<br /><strong>- Grosselin :</strong> Officiel, 3 lecteurs de plus ! Bientôt 25 lecteurs hebdomadaires. Encore un effort, amis lecteurs ! <br />Si c’est pas mignon. Dans le fond, c’est un tendre… Dans le fond du fond. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">On ne risque pas non plus</span></strong> de rater une espèce plus intello, les détourneurs de hashtags. Pour les incultes et les mal-comprenants, le hashtag est le mot-clé qu’on joint à un message, précédé de « # ». En cliquant sur le mot, on tombe en principe sur l’ensemble des messages qui parlent de ce thème. C’est bien une invention de geek, ça… Heureusement, le détournement du système est plus drôle que de se fatiguer à le respecter :<br /><strong>- Misstresse :</strong> Cherche programmeur-web designer pour un chouette projet qui a besoin d’un joli site #payé#pasdesmasses<br /><strong>- Forçatduoueb :</strong> Je finis le site des JO de Londres #payé#desclopinettes et je m’y colle. Accepte paiement par tickets restau #manger#resterpropre<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Côté phéromones en folie</span></strong>, je lis toujours avec plaisir ces femmes qui dragouillent dans le métro et le font savoir. Ça serait moi, je me ferais démonter la tête. Mais là, elles y vont carrément :<br /><strong>LeçonAubadeN12 :</strong> y a un petit brun mimi en face de moi qui lit #Nouvel Obs, j’en ferais bien mon #goûter #hôtel #bonbenonsappelle…<br />Vu du côté du brun mimi, ça donne :<br /><strong>Rugbyman15 :</strong> petit canon en face, juste intéressée par son Iphone. Dommage, j’en aurais bien fait mon #goûter #Salondumariage #Venise…<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a662bbf2970c-pi" style="float: right;"><img alt="Twitterhibou" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a662bbf2970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a662bbf2970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 172px; height: 140px;" /></a> Dans la soirée, on croise aussi </span></strong>des Desperate Housewives malicieuses qui utilisent le réseau pour titiller leur geek de mari, continuellement online, au point d’en oublier l’heure de venir écouter sa chère et tendre lui raconter sa journée par le menu :<br /><strong>- MoiJane :</strong> @ToiTarzan Chéri-i-i !!! You hou ! A table !!!!!<br /><strong>- MoiTarzan :</strong> @ToiJane On bouffe quoi ? Je digère pas les #miso#poireau-pommedeterre… <br /><strong>- MoiTarzan :</strong> cool ! Une pizza surgelée #McCain #Content Je te kiffe ma #Louloudamour<br /><strong>- MoiJane :</strong> @ToiTarzan : Mâche bien, 4Mo de calories #poignéesd’amour #Dodo #Bon débarras. Je vais mater tranquillou #DocteurHouse. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Et puis voilà que débarquent </span></strong>les novices, comme ces députés qui nous bassinent avec des tweets totalement inintéressants :<br /><strong>- Marcel_Dugland :</strong> Début de la commission d’attribution des primes à la vache allaitante. Je compte bien rester ferme. <br /><strong>- Rikaner69 :</strong> doucement avec la blonde d’Aquitaine, Marcel ! Le harcèlement est sévèrement puni. En plus, méfie-toi, c’est une vache. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">J’ai gardé pour la fin</span></strong> deux jolies pépites. D’abord, le tweet que t’y crois pas, comme on dit chez Fluide Glacial, envoyé par une artiste du comique de situation:<br /><strong>- EOLIEN : </strong>comment ça, y a pas de wifi dans cette salle ?<br />Et puis, cet autre bijou, venu du Canada, ce tweet à lire avec l’accent de Montréal :<strong><br />- EBLOTRIC :</strong> dm ton cellular que j’te call<p>Cela dit, comme c'est jamais fini, la suite au prochain numéro. </p></div>
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        <title>La belle session </title>
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        <summary>Voilà, déjà le 20 octobre, la première session de l’Atelier virtuel d’écriture se termine. Le temps de faire un premier bilan, et on peut démarrer la suivante (voir le nouveau thème en bas de cette note) D’abord, un grand merci...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><strong><span style="color: #00407f;">Voilà, déjà le 20 octobre</span></strong>, la première session de l’Atelier virtuel d’écriture se termine. Le temps de faire un premier bilan, et on peut démarrer la suivante (<strong>voir le nouveau thème en bas de cette note</strong>)<br /><br />D’abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé en envoyant un texte. On est toujours inquiet quand on lance une idée qui repose sur la participation des autres, et je dois reconnaître que vous m’avez fait très plaisir, de ce point de vue-là. Vous êtes des gens formidables, vous le saviez, je vous le confirme. </p><strong><span style="color: #00407f;">Voici ensuite quelques faits et chiffres</span></strong> sur cette première édition, la première donc forcément la plus belle. <br />- <strong>61</strong> inscrits sur le groupe Facebook (au 10 octobre 2009)<br />- <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/les-objets-qui-nous-suivent-partout.html" title="Les objets qui nous suivent partout">11 contributions pour la première session</a>, dont 5 viennent de gens qui n'étaient pas inscrits dans le groupe en question. Comme quoi, les réseaux fonctionnent bien…<br /><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a64de6f8970c-pi" style="float: right;"><img alt="6a00d83451f4e569e20120a63b0774970c-pi" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a64de6f8970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a64de6f8970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 165px; height: 120px;" /></a> - C’est <strong>Carole</strong> qui a ouvert le bal, en envoyant son texte sur la dent de lait d’origine inconnue qu’elle conserve depuis de nombreuses années.  Je la remercie vivement ici de s’être lancée la première (il fallait bien que quelqu’un le fasse…), et aussi d’avoir relayé les messages que j’ai postés sur Twitter.<br />- Nous avons cette fois-ci une dent de lait, donc, deux jeans, une tête de linotte, une boucle d'oreille, un Opinel, des <strong><span style="color: #00407f;">chaussons de danse</span></strong>, un poisson rouge (enfin, je me comprends...), un sac à main, un stylo à plume, et quelques objets divers. <br />- Pour l’essentiel, et jusqu’à plus ample informé, les contributions viennent de <strong>France</strong>, mais nous avons aussi une Canadienne. Une amie belge est venue voir le groupe, mais rien pour l’instant venant de ce côté-ci de l’Europe. <br />- Nous avons <span style="font-weight: bold;">trois</span><strong> hommes</strong>, Gilles, JC et Mateo (tchique-tchique-tchique… Ayayaïe !), pour huit femmes (ouuuéééééé !!!!). Je pense qu’on pourra en tirer des conclusions sur la sur-représentation de l’un ou l’autre des sexes au bout de deux ou trois sessions. Je vais essayer de mobiliser mes amis de mon genre pour rétablir un peu l’équilibre, non mais des fois… Merci à Dorine qui a invité tous les garçons de son carnet d’adresses Facebook., en précisant « on se croirait à une boum...! ». <br />- J’ai reçu neuf textes en prose et deux qu’on peut ranger dans la catégorie poésie : les participants ont varié les plaisirs de l’écriture. <br />- L’humour est souvent au rendez-vous. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">J’ai trouvé tous les textes</span></strong> de bonne qualité, chacun dans leur genre. J’ai fait quelques modifs par ci par là, avec l’accord des intéressés, pour améliorer la ponctuation, corriger quelques fautes d’orthographe ou enlever quelques mots décalés par rapport au contenu que je lisais. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Les règles du jeu</span></strong><br />J’ai reçu un texte, qui avait été écrit plusieurs mois auparavant, alors que l’Atelier a besoin de textes frais. Après avoir refusé dans un premier temps (voilà le genre de décisions que j’éviterai de prendre seul, à l’avenir), je me suis dit qu’il fallait encourager les bonnes volontés et j’ai donc finalement publié cette contribution dans la session. J’ai entre temps reçu un autre texte de cette participante, que je n’ai pas encore publié, par manque de temps. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">La durée de la session </span></strong><br />Un mois, c’est trop court ? Trop long ? Je ne sais pas quel est le bon timing. Vous me direz ce que vous en pensez vous-même. Ce qui est sûr, c’est que j’espacerai les mails vers le groupe facebook, pour éviter de trop solliciter les participants.  <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">La langue</span></strong><br />Pour le moment, on reste en Français. Si des non-francophones sont intéressés, je lancerai une session parallèle, en anglais ou en espagnol, les deux seules langues que je maitrise à peu près correctement. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Le message qui m’a fait le plus plaisir</span></strong><br /><em>«Cette participation m'a redonné l'envie d'écrire, et c'est fort important pour moi... Vraiment merci !»</em>. C’est un des buts de cet atelier, je serai ravi que d’autres puissent se motiver grâce à l’Atelier et que leur envie d’écrire ne se limite pas à ce cadre. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Dernière info</span></strong>, je vais animer mon premier atelier d’écriture, réel celui-là : je suis en effet invité à animer une session de ce type lors de l’Artcamp de Dijon, le samedi 28 novembre, à l’invitation d’une des participantes de ce groupe, Isabelle. <br /><p>-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------<strong><span style="font-size: 20px;"><span style="font-size: 15px; color: #00407f;"><span style="font-size: 14px; color: #00407f;"><br />Le sujet du mois (20 octobre-20 novembre)</span></span></span></strong></p>Le voici. Cette fois-ci, nous allons faire comme si nous commencions une vraie histoire, à l’image des monuments littéraires les plus célèbres. Vous vous souvenez toutes et tous du fameux :<br /><em>«Longtemps je me suis couché de bonne heure»</em> Marcel Proust, du côté de chez Swann)<br />ou le non moins fameux :<br /><em>«Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas»</em> (L'Étranger, Albert Camus). <br />Ou encore le précis :<br /><em><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a64de85a970c-pi" style="float: right;"><img alt="450px-2008.06.09._Michel_Houellebecq_Fot_Mariusz_Kubik_01" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a64de85a970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a64de85a970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 125px; height: 167px;" /></a> Le 1er juillet 1998 tombait un mercredi</em> (Michel Houellebecq, Les Particules élémentaires)<br />Ou cet autre début aussi précis : <br /><em>Henri-Maximilien Ligre poursuivait par petites étapes sa route vers Paris</em> (Marguerite Yourcenar, L’œuvre au noir)<br />Et encore, le noir, si noir :<br /><em>Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd… Bientôt, je serai vieux. Et ce sera enfin fini. </em>(Céline, Mort à crédit). <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Alors, cette fois-ci</span></strong>, nous allons démarrer une histoire à partir d’une phrase existante, empruntée au début d'un livre d'un auteur célèbre : <br />Choisissez une de ces quatre phrases<br /><strong>- A quelques milles au sud de Soledad…<br />- Personne ne pouvait deviner que c’était un…<br />- Une nuit, alors que j’avais quatre ans et que je dormais sur…<br />- On était en janvier et dehors…</strong><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Guide touristique ?</span></strong> Fait divers ? Décor de cauchemar ? Récit de rêve amusant ? Souvenir ? Invention ? Peu importe. A vous de jouer, à vous d’écrire la suite, <strong>avec une autre contrainte</strong> : <strong>pas plus de 2000 signes</strong>, blancs compris. Si vous n’arrivez pas à faire assez court, précisez-le en envoyant votre texte : je vous donnerai un coup de main pour couper un peu. Je garde une citation en réserve, au cas où certains d'entre vous ne seraient pas inspirés par celles-ci. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">J’ai modifié</span></strong> l’une des citations pour les besoins de l’exercice. Je vous donnerai les noms des auteurs et les livres cités à la fin de la session. Si vous avez pensez avoir trouvé les auteurs et les livres, n'hésitez pas à faire vos propositions ici, en commentaire. Bon courage et fin de la session, <strong>le jeudi 19 novembre 2009.</strong></div>
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        <title>Chamonix à l'orange</title>
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        <published>2009-10-17T10:00:00+02:00</published>
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        <summary>Résumé des chapitres précédent Le matin, dans le froid, les écoliers se groupent sur les branches des arbres morts. Et leurs petits chefs décident de bonnes et de mauvaises actions. Je faisais partie du clan surtout pour éviter de me...</summary>
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            <name>Ted et Eux</name>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>R</strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong>ésumé des chapitres précédent</strong></span></p><p><strong>Le matin, dans le froid, les écoliers se groupent sur les branches des arbres morts. Et leurs petits chefs décident de bonnes et de mauvaises actions. </strong><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Je faisais partie du clan</span></strong> surtout pour éviter de me faire remarquer. Rester à l’écart aurait signé mon arrêt de mort. On jouait au chat, aux billes, aux quatre coins, à une sorte de gagne terrain joué avec une balle faite de rondelles découpées dans des chambres  à air reliées par une ficelle. Le chat avait une variante, le délo, où un gars coursait les autres et les emprisonnait en les touchant. Au cours d’un de ces jeux acharnés, Lelièvre, un des costauds du village, m’arracha mes gants, que je récupérai plus tard, troués et en piteux état, encore moins efficaces par ces temps de glaciation climatique. La perspective de me peler n’était rien à côté de celle de prendre une avoinée par ma mère, pour cause de négligence envers le matériel dument tricoté avec la laine des moutons des Trois Suisses. </p><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5ea1a53970b-pi" style="float: right;"><img alt="55d30191-0755-4544-9eb9-6ce1fed90bdd" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a5ea1a53970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5ea1a53970b-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 182px; height: 137px;" /></a> Quelques jours après l’incident</span></strong>, la leçon de morale du jour galvanisa certains élèves et accoucha dans mon dos d’une bonne action collective. Je quittais à peine mon manteau, en arrivant le matin en classe, quand Chauveau (on s’appelait tous par nos noms) vint vers moi, avec des gestes cérémonieux. C’était une sorte de chef de classe, dont l’autorité n’avait pas d’équivalent dans ses résultats scolaires. Simplement, ce fils de dentiste en imposait. Je ne faisais pas partie de sa garde rapprochée. Je fus d’autant plus surpris qu’il m’adresse la parole. <em>«Tu n’as plus de gants depuis que Lelièvre t’a abimé les tiens. Alors, on s’est cotisé pour t’en racheter une paire»</em>. Il me remit mon paquet cadeau et retourna s’asseoir. Je l’ouvris : une paire de moufles fourrés à l’intérieur avec une matière chaude, colorée comme un Chamonix à l’orange. Quand je les mettais, j’avais l’impression d’enfoncer la main dans des charentaises. Le froid était vaincu, il battait en retraite devant de telles défenses redoublées. J’étais fin prêt pour hiverner dans l’Everest et l’attaquer par la face Nord. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">J’étais soufflé</span></strong>. Pas tant par le cadeau que par le fait qu’on ait repéré mon dénuement, mes hardes, les trous dans les pulls, et qu’on ait tenté d’y remédier, au terme d’une réunion secrète tenu un matin dans mon dos par les grands chefs et leurs sous-fifres des ténèbres. J‘avais été au menu de ces conversations nocturnes avant mon arrivée. Le clan de la nuit avait décidé de mon sort et j’en étais vaguement contrarié. On avait réparti les rôles sans que j’en sache un traître mot : l’un pour collecter les pièces, l’autre pour acheter les moufles, le troisième pour trouver un emballage, le quatrième pour me le remettre le jour même de mon anniversaire ! Moi qui ne l’avait jamais fêté auparavant… <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a640bedd970c-pi" style="float: left;"><img alt="1023th013" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a640bedd970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a640bedd970c-320wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a> Le tribunal des ombres</span></strong>, qui rendait la justice des écoliers, assis dans la nuit sur les branches de chêne sec, avait, pour une obscure raison, rendu son verdict et décidé de faire une bonne action à l’égard du pauvre diable que j’étais, au lieu de m’enfoncer la tête dans la boue, comme je l’aurais mérité pareillement. J’étais maintenant sensé faire bonne figure et remercier éternellement mes bienfaiteurs par l’offrande de ma soumission réaffirmée. Je fis de mon mieux. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">A peine une semaine plus tard</span></strong>, je partais à l’école en pleurant de rage tout le long du chemin. Je m’esquintais les poings nus sur la pierre des murs. Je shootais dans les silex, de désespoir et de dépit. Je maudissais la vie, le monde, ma bêtise crasse, ma désinvolture, ma cervelle de linotte. J’hurlais contre les forces aveugles qui menaient l’Univers. J’étais près de mourir, pendant que je ralliais l’assemblée silencieuse, dans la pénombre glacée, attendant sur les branches la sonnerie de l’école. Bientôt, je devrais la bredouiller, cette fable, ce mensonge auquel je ne croyais pas moi-même, pour essayer d’expliquer pourquoi je venais sans gant, alors qu’on venait de se saigner aux quatre veines pour m’en payer, en épargnant sur les goûters, si ça se trouve. Je les avais perdus, corps et biens. Le gauche et le droit, en même temps. Il ne m’en restait même pas un pour tromper l’ennemi. Le triangle des Bermudes poussait jusqu’à chez moi. <br /><p><strong><span style="color: #00407f;">Je n’avais pas la moindre idée</span></strong> de l’endroit où je les avais laissés, ces putains de gants. Même en cherchant bien. Même en essayant de me rappeler. Même en faisant un effort. Même en repensant à ce que j’avais fait. Même en me disant que ce n’était pas possible, qu’ils étaient là encore hier. Rien, nib, nada, que dalle, zéro. Le vide dans ma tête, le néant sur mes mains. Volatilisés. C’était de la magie, mais de la magie noire. Pas la peine de soulever les pierres, de regarder dans les sacoches en cuir de la moto de mon père, de chercher dans le caniveau, de revenir en arrière, de changer de trottoir... C’était ma faute. Ah, c’était bien le moment de chialer ! Ah ça valait bien le coup ! C’était comme ça, la vie ? On m’offrait des gants et je le balançais n’importe où ? La malédiction était sur moi. J’avais la distraction délinquante. J’étais bon pour l’échafaud. Je perdais et je perdrais désormais jusqu’à la fin des temps, revoyant à chaque fois les ombres qui s’agitaient, le paquet cadeau qui craquait dans mes mains, les gants fourrés à l’orange, sentant les larmes chaudes couler sur mes joues et le sang suinter sur mes doigts, poursuivi à jamais par le reproche sévère et silencieux des copains de la nuit. </p><p><strong>Episodes précédents</strong></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/09/objets-perdus.html" title="Episode 1 : La relique">1 - La relique<br /></a><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/09/distrait.html" title="Le distrait magnifique">2 - Le distrait magnifique<br /></a><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/les-marrons-du-feu.html.html" title="Les marrons du feu" /><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/les-marrons-du-feu.html" title="Les marrons du feu">3 - Les marrons du feu</a><br /><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/caids-arbres-morts.html" title="Les caïds des arbres morts">4 - Les caïds des arbres morts</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/communaut%C3%A9-des-ombres.html" title="La communauté des ombres">Lire l'histoire dans la continuité</a></p><p><strong>Pour accéder à la session en cours de L'Atelier virtuel d'écriture, <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/les-objets-qui-nous-suivent-partout.html" title="Atelier Virtuel d'écriture">c'est par ici</a></strong> </p><p><em><span style="font-size: 12px;">Illustrations : Les disparus de Saint-Agil, de Christian-Jaque (1938), DR</span></em><span color="maroon" style="font-family: Book Antiqua;"><span style="font-size: 11pt;"><br /></span></span></p></div>
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        <title>Hyper-Extra-Giga Lol !</title>
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        <published>2009-10-12T11:33:12+02:00</published>
        <updated>2009-10-12T16:37:12+02:00</updated>
        <summary>Excellent ! Extraordinaire ! A mourir de rire ! A voir absolument ! Les vidéos postées sur Internet sont souvent gratifiées d'accroches ronflantes par celles et ceux qui les diffusent. C'est normal, on a tellement envie de partager le plaisir...</summary>
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            <name>Ted et Eux</name>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><strong><span style="color: #00407f;">Excellent ! Extraordinaire !</span></strong> A mourir de rire ! A voir absolument ! Les vidéos postées sur Internet sont souvent gratifiées d'accroches ronflantes par celles et ceux qui les diffusent. C'est normal, on a tellement envie de partager le plaisir qu'on a eu. Mais le summum étant atteint à chaque fois, le nirvana n'est que provisoire : les nouvelles vidéos qui arrivent en rajoutent dans les superlatifs. Jamais vu ! A diffuser largement ! Trop drôle ! Attendez ! Je n'ai pas encore partagé la précédente, laissez-moi une minute. Le temps de souffler, le temps de digérer. Mais non, rien à faire, une autre vidéo arrive, encore plus extraordinaire, dix fois plus amusante, cent fois plus étonnante. Etant moi-même un consommateur peu regardant (même si je les regarde beaucoup, les deux ensemble sont possibles, si, si...), je peux témoigner que le classement est sans cesse tourneboulé. Superbe ! Ah non, là c'est éclatant ! Ah et puis, non, finalement, c'est à ne pas manquer ! Oh et puis non, c'est absolument superbe...<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5db5bb2970b-pi" style="float: right;"><img alt="Marrade" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a5db5bb2970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5db5bb2970b-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 207px; height: 137px;" /></a> Déjà, les mots s'essoufflent</span></strong>. Après excellent, c'est quoi ? Top excellent ? Et après drôle, qu'est-ce qu'il faut dire ? Méga-Lol ? Giga-Mdr ? Hyper-Ptdr ? C'est possible sans se décrocher carrément la mâchoire ? Mais plus ça va, plus les effets annoncés se révèlent décevants. Et plus les procédés scénaristiques montrent le fil blanc avec lesquels ils sont cousus. Maintenant, dès que je vois une vidéo qui démarre dans le registre sensuel, j'attends le moment où ça va tourner au vinaigre. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4js45qZp-dM" title="Pub NewYorker">La jeune femme qui allume</a> tous les hommes sur son passage, ça sent très vite le cliché. Ça ne rate pas, elle finit enterrée vivante dans la tranchée d'un chantier urbain. Le beau baigneur qui flashe sur une naïade, on se doute que ça va mal finir pour lui. Gagné ! Elle quitte son bas de maillot de bain, le lance à l'amoureux transi. Il fait pareil avec le sien. Elle sort de l'eau avec le bermuda du comique. Lui se retrouve avec le string... Ark, ark, que c'est drôle. N'est-ce pas superbe, que dis-je, éclatant ! A ne pas manquer, sous aucun prétexte.<br /> 
<object height="344" width="425"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pNLa7PVnBzQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="344" src="http://www.youtube.com/v/pNLa7PVnBzQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" width="425" /></object><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Dans le registre tarte à la crème</span></strong>, vous avez tous vu la vidéo de la petite mémé qui franchit un passage clouté. Comme elle met dix bonnes minutes à traverser, le conducteur s'impatiente et fait ronfler ses 500 chevaux. Alors, super-Mémé se fâche et lui colle un grand coup de sac à main sur la calandre. Il doit y avoir une enclume dans son sac à main parce que ça déclenche l'airbag, en plein dans les lunettes du malpoli. Si elle avait eu son déambulateur, je n'ose imaginer la forme du capot après le coup de sang de l'ancêtre... Superbe ! Eclatant ! A ne pas manquer ! Et puis, honneur encore au troisième âge, avec cette mamie qui lance un susucre au chien qu'elle tient en laisse. Le chien, une sorte de dogue allemand genre chien des Baskerville, bondit... et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RIFJC2eIsUM" title="Mamie s'envole">Mamie qui s'envole</a> ! Ou encore ce pauvre monsieur qui rate la première marche de l'escalator, et se retrouve <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bGXXG-lNkfY" title="Monsieur qui tombe">transporté les quatre fers en l'air</a> jusqu'au premier étage. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Superbe ! Eclatant ! A ne pas manquer. <em>«Moi c'est la première marche que j'ai manquée»</em>, confirme Pépé, encore tout retourné après sa promenade cul par dessus tête. <object height="340" width="560"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IQGhq0IlVok&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="340" src="http://www.youtube.com/v/IQGhq0IlVok&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" width="560" /></object><br /><p><strong><span style="color: #00407f;">De temps en temps</span></strong>, on voit passer une vidéo un peu plus osée que les autres. Comme <strong><span style="color: #00407f;">ces femmes qui ont descendu la rue Montorgueil</span></strong> à poil, en se relayant tous les cent mètres, chaque relayeuse quittant sa robe pour la refiler à celle qui venait d'arpenter les cent mètres précédents dans le plus simple appareil. Moi même qui en ait vu des vertes et des pas mûres, j'ai trouvé ce sac à buzz particulièrement époustouflant. La vision des trois nymphettes en tenue d'Eve, passant devant mon boucher, mon caviste et mon boulanger, avec un carré noir opportunément placé au montage devant les seins et le triangle d'or, c'était un grand moment. J'espère qu'on les a correctement défrayés pour ça. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Résultat : un carton</span></strong>. 1 422 538 téléchargements sur youtube. Oui, enfin dans les jours qui ont suivi la diffusion de la vidéo. Parce que là, maintenant, l'idée ne me viendrait même pas de partager cette daube avec mon pire ennemi Facebook. Car tout ce cirque était censé promouvoir une musique (les relayeuses du cul portaient une sorte de transistor de Barbie sur l'épaule), musique tellement nulle <em>(«Baby, Baby, Baby...»)</em> que personne ne serait capable de fredonner, là maintenant. Un beau gâchis, finalement. Car, on a beau dire, traverser une rue piétonne et populeuse à poil, il fallait être particulièrement gonflée. Ou bien avoir très faim. Nos amies étaient superbes. Le soleil était éclatant, et c'est tant mieux pour leur petite gorge, assez mal protégée. On n'a donc pas manqué de se ruer dessus (moi le premier), alléché par l'odeur du sexe en mouvement, comme tous les moutons de Panurge qui broutent en bêlant les plaines du web. Comment transformer en bouse une "bonne idée" et des actrices culottées... Enfin, je veux dire déculottées. </p>

<p><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5db57bf970b-pi" style="float: left;"><img alt="Anne_Frank" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a5db57bf970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5db57bf970b-320wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 168px; height: 214px;" /></a> <strong>Et puis il y a cette vidéo d'Anne Frank</strong></span>. Les seules images animées, datant du 22 juillet 1941, où l'on aperçoit Anne, alors âgée de 12 ans, regardant par la fenêtre le mariage d'une voisine. Ces images muettes sont maintenant sur youtube. Je devrais dire que je les ai revues, car je me souviens les avoir visionnées sur Internet il y a bien trois ans. Mais à l'époque, c'était le Moyen-âge. Il n'y avait pas autant de gens sur les réseaux sociaux, et on ne pouvait partager aussi facilement des vidéos. Maintenant, elles sont sur des tas de statuts Facebook, et tout le monde parle d'images inédites, exclusives. Comme si on venait de les découvrir, ce qui n'est pas vrai. </p>

<p><strong><span style="color: #00407f;">Et pourquoi n'accompagne-t-on</span></strong> pas cette diffusion des commentaires extatiques habituels ? Honnêtement, on fait bien, car ça ne les vaut pas. C'est en noir et blanc, même pas colorisé. Il n'y a pas de son. C'est pas faute de disposer de musique de circonstance : dans la moindre émission de télé-réalité, on ponctue les émotions fabriquées avec des violons enregistrés. Et puis le scénario est faible. Pas de fou rire déclenché par une petite mémé qui vandalise le capot d'une voiture. Pas d'émotions sexuelles allumées par trois canons enquillant la rue Montorgueil, avec ce déhanchement de mannequin digne du dernier défilé de Karl Lagerfeld. Pas de situation burlesque comme notre baigneur fort marri de se retrouver avec un string en guise de moule-bite. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Juste quelques secondes d'images</span></strong> tremblotantes d'une petite jeune fille brune vive, enjouée, créative, profonde, sentimentale, écrivain en puissance à qui il restait ce jour-là à peine quatre ans à vivre. Dont deux ans cloîtrée dans la promiscuité étouffante d'une annexe exiguë. Puis sept mois dans la nuit glacée et sans issue d'Auschwitz et de Bergen Belsen. Nelson Mandela a raconté qu'il avait lu le Journal d'Anne Frank pendant sa captivité et que cela lui avait donné du courage pour supporter quelques-unes de ses 27 années de cachot. Non franchement, cette vidéo de 21 secondes ne mérite pas de superlatif. Ni superbe. Ni éclatant. Ni à ne pas manquer. L'émotion ressentie est indicible. Simplement indicible. 
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        <title>Les caïds des arbres morts</title>
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        <published>2009-10-11T08:34:05+02:00</published>
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        <summary>Résumé des chapitres précédents Ma distraction chronique rend furieux mon entourage. En même temps, je deviens la coqueluche des repas de famille avec mes histoires de pertes et d'oublis d'objets les plus divers... L’école primaire a été le théâtre de...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><strong><span style="color: #00407f;">Résumé des chapitres précédents</span></strong><br /><span style="font-weight: bold;" /><strong>Ma distraction chronique</strong><strong> rend furieux mon entourage. En même temps, je deviens la coqueluche des repas de famille avec mes histoires de pertes et d'oublis d'objets les plus divers...</strong><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a62d87ca970c-pi" style="float: left;"><img alt="101020094448" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a62d87ca970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a62d87ca970c-500wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 379px; height: 267px;" /></a> L’école primaire a été le théâtre </span></strong>de mes premières pertes en ligne. Au temps où le CM1 sculptait nos scolioses. On y apprenait à courber le dos sous la férule d’un instituteur rapatrié et autoritaire. J'étais le premier de la classe, avec une myopie naissante et des culottes courtes. J’évitais autant que faire se pouvait les coups de la badine punitive du maître, une sorte de bambou souple aux extrémités renforcées par du sparadrap, qui fouettait l’air avant de s’abattre sur la paume tendue du fautif. Les coups avaient la même intensité, qu’on les prenne par un bout ou par l’autre. L’instituteur du CM2, lui, nous obligerait plus tard, à choisir entre <em>«le gros bout»</em> et <em>«le petit bout»</em> de sa matraque en bois. </p><strong><span style="color: #00407f;">J’avais une blouse, une sorte de sarrau</span></strong> d’un autre âge, les cheveux courts, les jambes à l’air en toute saison, des brodequins solides ou des sandales, et des pulls tricotés. Le plus couramment porté arborait un écusson ramené de colonie de vacances en Auvergne. Je ne me voyais pas différent des autres. Et pourtant, je l’étais. Je m’en rendis compte quelques jours après une leçon de morale serinée avec emphase par l’instituteur, et recopiée à la plume, à l’encre violette, sur nos cahiers d’écolier. Il était question d’aider son prochain et de donner aux pauvres. La phrase était calligraphiée à la craie sur le tableau noir. Je participais avec beaucoup d’application aux débats, sans me douter qu’on m’épiait du coin de l’œil. J’aurais dû me méfier. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Les matins d’hiver étaient sombres</span></strong> et sans éclairage public. Le jour, transi, rechignait à se lever et se cachait la tête sous l’oreiller. Je partais à l’école dans le noir glacé, cache-col relevé sur le nez, des gants en laine troués qui protégeaient de tout, sauf du gel. Près de l’école de garçons s’agitaient des ombres familières. Les cris des copains perçaient la nuit froide. Leurs silhouettes encapuchonnées ou coiffés de bérets sombres colonisaient des arbres morts couchés près de la mare du chantier de la future école primaire, comme des corbeaux patientant sur les branches. Je les entendais s’apostropher dans l’obscurité. On finissait par les reconnaître en tendant l’oreille. Alors, on pouvait s’approcher de son groupe de référence. <br /><p><strong><span style="color: #00407f;">Les caïds régnaient, la nuit</span></strong>, sur la multitude. Si le jour les rendait plus docile à l’autorité, l’obscurité leur conférait le pouvoir des invisibles. La plèbe scolaire approuvait leurs grasses plaisanteries, leurs jugements à l’emporte-pièce, les coups sur les souffre-douleurs habituels. Ils distribuaient les images Poulain, taxaient les bonbons, soupesaient les cartables, rendaient une justice sommaire et exécutable immédiatement, donnaient leur avis sur les maîtres et éreintaient les remplaçants. Un de ces intérimaires qui s’appelait M. Mabille, fut aussitôt surnommé <em>«Boubine»</em> par le gang nocturne. Il rentra chez lui le soir sous une bordée <em>«A bas Boubine»</em>, braillés sur l’air des lampions au passage de sa voiture par une volée de sales gamins fanatisés. L’aubade méprisante avait été décidée le matin même par l’un des petits chefs. </p><p><strong><span style="color: #00407f;">Ce groupe sans visage</span></strong> avait aussi ses légendes, ses lieux de réunion, ses mots de passe, sa liturgie. Un ancien tunnel médiéval, comblé plus tard par l’urbanisation, devint le rendez-vous de la communauté des ombres.  On s’y retrouvait par un signe pas très discret (une sorte de V de la Victoire), à la sortie de l’école, après l’étude. On en revenait les souliers crottés de glaise blanchâtre, au désespoir de nos mères. Il était si bon de s’aventurer si loin sous terre, 15, 20, 30 mètres à peine, mais si profond dans nos imaginations, dans le noir le plus complet, au point qu’on pouvait fermer et rouvrir les yeux sans que ça change quelque chose. Jusqu’à ce qu’un cri d’un des compagnons d’exploration nous sauve en commandant la fuite éperdue du bataillon d’apprentis spéléo. </p><p><strong>Episodes précédents</strong></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/09/objets-perdus.html" title="Episode 1 : La relique">1 - La relique<br /></a><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/09/distrait.html" title="Le distrait magnifique">2 - Le distrait magnifique<br /></a><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/les-marrons-du-feu.html.html" title="Les marrons du feu">3 - Les marrons du feu</a></p><p><a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/communaut%C3%A9-des-ombres.html" title="La communauté des ombres">Lire l'histoire dans la continuité</a></p><p><strong>Pour accéder à la session en cours de L'Atelier virtuel d'écriture, <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/les-objets-qui-nous-suivent-partout.html" title="Atelier Virtuel d'écriture">c'est par ici</a></strong> </p><p /><p>














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        <title>Eléphant et fraises des bois</title>
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        <published>2009-10-07T09:00:00+02:00</published>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><strong><span style="color: #00407f;">Voilà, on se saigne aux quatre veines</span></strong> pour élever des enfants. On leur apprend des tas de trucs. On bat des mains avec ravissement à leurs premiers pas, on s'extasie devant leur première dent qui pousse, puis quand la première tombe. On suit leur progrès en lecture, en dessin, en musique... On s'amuse de leur naïveté, de leurs yeux écarquillés devant des découvertes qui nous paraissent si banales, à nous les adultes au front buriné par tant d'épreuves. Il faut parfois écouter sans mot dire des histoires qu'on connaît déjà. Féliciter une diction craquante de poésie qu'on a eu tant de mal à se mettre dans la tête, au même âge qu'eux. Répéter avec eux des chansons gnangnans qui nous trottent dans la tête dans la journée, au plus mauvais moment. </p><p><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5c3fe7a970b-pi" style="float: right;"><img alt="AdosLes1_20052006" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a5c3fe7a970b " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a5c3fe7a970b-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 170px; height: 227px;" /></a> Puis, petit à petit, nos oisillons</span></strong> grandissent, déploient leurs ailes, prennent de la place, envahissent la maisonnée de leurs vêtements portés ici puis jetés là, comme ça, juste à un mètre du porte-manteaux. De leurs chaussures qu'on ne va pas tarder à pouvoir mettre, alors qu'on les voit encore jouer au grand, se baladant bruyamment dans l'appartement avec les escarpins de maman ou les mocassins de papa au pied. De cette odeur d'ado qui se néglige, tenace et capiteuse, qu'il faut subir dès le matin, quand on entre dans leur chambre pour signaler gentiment à Sa Majesté que son cours est censé commencer dans trois minutes. Soit à peine le temps pour son Altesse d'ouvrir un œil, et le bon. </p><strong><span style="color: #00407f;">On sait tout, on connaît</span></strong>. On s'y fait, avec fatalisme. Chaque étape de leur développement nous ravit en même temps qu'elle nous ajoute une ride. Mais au fond, on ne leur en veut pas. On se dit qu'on aura produit "ça". Ce machin informe et mal peigné qu'on croise dans le couloir, accompagné de son inimitable fumet. Ce truc qui occupe la salle de bains pendant des heures et qui vous rend une douche entièrement submergée par les eaux, des flacons de shampooing dont pas un n'est refermé, des serviettes piétinées par terre... et plus une goutte d'eau chaude, même pour se laver les mains. Cette chose qui baragouine un langage d'alien en guise de réponse aux aspects pratiques de la vie en commun, qui vous ignore dès que les copains sont dans les parages, et qui vient pleurnicher sur votre épaule à la première contrariété. Cette forme mal dégrossie débordante de chair, de poils, de cheveux, de muscles, de fesses, de boutons, de seins (rayer la mention vraiment inutile), qui vous réduirait à néant si elle avait seulement conscience de sa force.  <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61a3c2b970c-pi" style="float: right;"><img alt="Elephant1" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61a3c2b970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61a3c2b970c-320wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 150px; height: 150px;" /></a> Mais c'est leur esprit</span></strong> qui nous touche le plus. On a tellement l'habitude de penser pour eux, qu'on imagine difficilement un développement intellectuel capable de nous en remontrer. Par exemple, avec l'humour. Au début, quand ils sont tout petits, on leur raconte ça : <br />- Tu sais pourquoi les éléphants sont gris ?<br />- Non ? <br />- C'est pour ne pas les confondre avec les fraises des bois<br />On prononce d'ailleurs ça à la façon enfantine :<br />- C'est pour pas les confondre avec les fraises des bois...<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Et mon Chouchou</span></strong> de rire de bon cœur, de ce rire de bébé touchant, cristallin, émouvant de beauté. On a tous connu ce nourrisson qui éclate de rire sur commande (quand on éternue, quand on attrape un jouet, quand on lui fait coucou...), et qui nous offre ainsi la voix que son absence de parole ne nous avait pas donné le plaisir d'entendre. Alors écouter à nouveau ce débordement de joie incontrôlée, ça vous met la larme à l'œil en moins de temps qu'il n'en faut aux clandestins pour revenir à Calais après leur soi-disante expulsion par Besson.<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">N'empêche, pendant quelques années</span></strong>, on aura eu l'avantage du répertoire. On connaît déjà leurs histoires drôles, on les écoute gentiment en faisant mine de s'esclaffer à ces bêtises rabâchées d'une génération à l'autre. Les histoires de Toto des cours de récréation de notre enfance sont devenues une collection de BD. Mais dans le fond, rien de bien nouveau.<br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61a3e4b970c-pi" style="float: left;"><img alt="CoffreJones" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61a3e4b970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61a3e4b970c-320wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 221px; height: 147px;" /></a> Et puis, un jour,</span></strong> vient une blague plus drôle, plus fine, plus recherchée, et on se dit que nos petits diables sont en train de devenir grands. Qu'il est temps de se mettre à niveau ou de rendre les armes. Qu'on ne les fera plus jamais rire avec nos histoires d'éléphants, qui ont d'ailleurs piétiné les carrés de fraises des bois depuis belle lurette. Pendant un goûter d'anniversaire, devant la tablée d'enfants, on croit faire le malin en racontant un extrait de <em>Pirates des Caraïbes</em> :<br /><em>- Vous avez la carte ? <br />- J'ai mieux : le cœur de Davy Jones !</em><br />Inconscient que vous êtes, vous exploitez le filon en lançant le jeu <em>«Je refais le dialogue»</em> :<br /><em>- Vous avez la carte<br />- J'ai mieux : les pantoufles de Davy Jones !</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Et nos bambins de s'ébaubir</span></strong> en trouvant chacun son tour une autre fin, pendant que vous remplissez les verres de Champomy et les assiettes en carton de gâteau au chocolat. Honneur aux invités : <br />Ludivine :<br /><em>- Vous avez la carte ?<br />- J'ai mieux : les cartes Pokémon de Davy Jones, </em><br />Mathilde :<br /><em>- Vous avez la carte ?<br />- J'ai mieux : les lunettes de Davy Jones !</em><br />Julien : <br /><em>- Vous avez la carte<br />- J'ai mieux : la DS de Davy Jones... </em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">C'est au tour de la chair</span></strong> de votre chair, du sang de votre sang. Que va-t-elle dire, cette coquine ? L'éléphant de Davy Jones ? Les fraises des bois de Davy Jones ? Ah, Ah, j'en ris déjà. En effet, Tsilla, l'enfant blond, douce comme l'aurore, se trémousse déjà sur sa chaise, et vous décoche un de ces regards malicieux qui vous fige sur place. Ouip ! Ouip ! Alerte rouge ! Enormité en vue ! Coupez le son ! Fermez les portes blindées ! Trop tard : la blondinette bouclée avale sa gorgée de jus de pomme pétillant et lâche à toutes volées : <br /><em>- Vous avez la carte<br />- J'ai mieux : les couilles de Davy Jones !</em><br /><br /><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ab904970c-pi" style="float: left;"><img alt="Anniversaire_enfant" class="asset asset-image at-xid-6a00d83451f4e569e20120a61ab904970c " src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20120a61ab904970c-320wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 127px; height: 134px;" /></a> Les éclats de rire des enfants</span></strong> s'additionnent et recouvrent inexorablement vos tentatives de ramener le calme. De toutes façons, vous vous êtes étranglé de rire et de surprise avec votre part de gâteau au chocolat. Vous faites bien de prendre ça à la rigolade : désormais, plus rien ne sera comme avant. Vos histoires d'éléphant et de fraises des bois ont pris un sacré coup de vieux. Les enfants ont admirablement saisi le cynisme et l'ironie amère que vous avez tenté de leur inculquer. Au piquet, l'âne : déjà, l'élève surpasse le maître. <br /><br /><strong><span style="color: #00407f;">Chaque prochaine histoire </span></strong>ou répartie drôle sera désormais une étape de votre long chemin de croix. Les contes de Perrault et les histoires de Toto vont passer à la moulinette. Témoin ce dialogue entendu hier en allant au Palais Royal. Un des garçons est en train de dépiauter une balle en mousse et jette les petits morceaux par terre, tout le long du chemin. <em>«Pourquoi tu fais ça ?</em>», lui demande une fille ? <em>«Pour venger le p'tit Poucet !»</em>, répond imperturbable, le garçon. Non seulement ils ne respectent pas les jouets qu'on leur achète. Mais en plus, ils s'en servent pour nous ridiculiser !</div>
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