<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">
    <title>Le Blog Boursier</title>
    
    <link rel="hub" href="http://hubbub.api.typepad.com/" />
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/" />
    <id>tag:typepad.com,2003:weblog-1449196</id>
    <updated>2009-11-07T18:54:21+01:00</updated>
    <subtitle>De la bourse, rien que de la bourse. 
Avec tout ce qui va avec : l'économie, les sociétés, la culture, l'envie d'entreprendre, l'analyse financière...
Le tout écrit à plusieurs mains par des praticiens du métier.
Conformément aux règlements de l'AMF, les informations publiées ne sont pas des "recommandations d'investissement" ni des conseils d'achat ou de vente, mais un exposé des faits et hypothèses des auteurs.
C'est pourquoi nous ne publions ni analyse financière précise des titres, ni portefeuille recommandé sur ce blog.

  
 

=4)
{Xt_s=screen;Xt_i+='&amp;r='+Xt_s.width+'x'+Xt_s.height+'x'+Xt_s.pixelDepth+'x'+Xt_s.colorDepth;}
document.write(Xt_i+'&amp;ref='+Xt_r.replace(/[&lt;&gt;"]/g, '').replace(/&amp;/g, '$')+'" title="Internet Audience"&gt;');
//--&gt;


Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par 
  Recherche GOOGLE dans le blog     
</subtitle>
    <generator uri="http://www.typepad.com/">TypePad</generator>
    <link rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/LeBlogBoursier" type="application/atom+xml" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><entry>
        <title>Allocation d'actifs 2010</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/11/allocation-dactifs-2010.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/11/allocation-dactifs-2010.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f05437988340120a6afba31970c</id>
        <published>2009-11-07T18:54:21+01:00</published>
        <updated>2009-11-07T18:54:21+01:00</updated>
        <summary>Allocation d'actifs 2010 : Cette semaine, les banques centrales viennent de confirmer leurs politiques monétaires, maintien de leurs taux directeur...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Economie" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 14px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 15px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 16px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 17px">Allocation d'actifs 2010 :</span></span></span></span> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Cette semaine, les banques centrales viennent de confirmer leurs politiques monétaires, maintien de leurs taux directeur à leurs plus bas niveaux pour une durée indéterminée. Rappel s'il le fallait des précedentes politiques de stabilisation et de reconstitution des marges bancaires initiées par le passé par Alan Greenspan. Au moment où les statistiques économiques au sein des pays du G20 indiquent qu'il y a un potentiel de rebond économique important, basé sur une série de bonnes nouvelles que personne n'osait espéré au début de l'année : un ajustement de la consommation à la baisse aux Etats Unis et à la hausse en Chine, le maintien des investissements d'infrastructure ou de défense des pays producteurs de pétrole, la recomposition et le redémarrage des échanges internationaux sur ces nouvelles bases. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dans ce contexte d'"aisance monétaire", ils restent aux investisseurs institutionnels de se faire une idée des ajustements économiques et financiers en cours ; en attendant la confirmation du redressement des profits des entreprises, et de celle du rebond des croissances économiques au sein du G7. GAeons qu'à court terme, il y aura plus de volatilité, comme nous le constatons depuis ces deux dernières semaines. Les chiffres des différents déficits, la hausse du chomage ne favorisent pas l'optimisme et freinent les ardeurs des valeureux... Même si tout économiste pourrait justement dire qu'ils constituent, d'une part, des signes des restructurations nécessaires que les entreprises doivent faire afin de se rédéployer et, d'autre part, l'illustration du bon fonctionnement des stabilisateurs automatiques assurant le maintien de l'activité à un niveau plus élevé qu'il ne pourrait sinon (qui s'en plaindrait!!).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Et l'euro dans tout cela ? il n'est pas bon marché, avouons le. Une bonne chose pour les voyages qui forment la jeunesse mais aussi le jugement. Moins pour la pénétration de nos spécialisations internationales et nos comptes externes. Symbole justifié d'une excellente gestion monétariste de notre monnaie en devenir face au laxisme de la création monétaire américaine. Dans ce domaine, je crains que la bonne maitrise du réglage monétaire au sein de notre zone se distingue de l'impossibilité de maitriser quoique ce soit dans les années à venir au sein de la zone dollar. Les anciens se rappeleront des euro crédits et euro dollars des années 1970 qui empéchaient toute politique monétaire américaine. En attendant Volcker (qui est conseiller d'OBAMA, by the way...), le triplement des taux d'intéret et le doublement de la devise, fossoyeuse de la premiere crise systémique bancaire américaine puis occidentale en 1982. Les modernes  évoqueront le financement des guerres en Afghanistan et en Irak, et de manière plus confidentielle le soutien des banques centrales mondiales à l'égard du dollar au dépend d'une création domestique trop importante (Rueff réveille toi ils sont devenus fous); nous revoila donc avec des réserves en eurodollars expatriés. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Du point de vue d'un allocataire d'actifs, un cri du coeur : "tout sauf du monétaire", donc. Et pour le reste, nous maintenons, comme depuis le mois de mars, nos préférences pour les actions d'abord et le crédit (tant qu'il n'y a pas de mouvement de hausse trop rapide). Et ce, malgré les résultats mitigés du mois d'octobre et les craintes illustrées depuis d'une consolidation plus marquée des bourses mondiales, juste prise de profits après plus de six mois de hausse discontinue, et juste respiration financière en attendant les futures résultats positifs des premiers trimestres 2010. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Les principales raisons tiennent d'abord à la rémunération du risque que l'on évalue par le rendement des dividendes et au niveau du rendement boursier des actions, qui sont encore tres largement supérieurs au taux d'intérêt sans risque. </p>
<ul>
<li>Coté crédit, qu'il s'agissent des crédits de qualité ou de haut rendement, nous pourrions assister à des réductions des marges dans un contexte d'amélioration des conditions de remboursement de l'endettement des entreprises. Mais, il nous faut aussi noter qu'en l'absence de réduction des liquidités, le système bancaire mondial dispose de véritables trésor de guerre leur permettant de s'assurer des gains de portage intéréssants sur le crédit comme les actions. </li>
</ul>
<ul>
<li>Il faudra aussi savoir investir hors la zone euro. Une aubaine pour la zone Asie du Sud comme du Nord, du continent américain,de la zone de la communauté des pays du golfe et de la Russie. Une seule mais importante interrogation sur les capacités de réaction des pays européens et de la zone euro, en particulier, pour ce qui nous occupe. Moins du fait de la dissociation des politiques de stabilisation anglaises et euro : acompagnement mimétique de leur ainé outre atlantique ( la banque d'Angleterre laissant filer sa monnaie tout en aménageant un nouveau plan de soutien de son système bancaire) et effort de maintien de la cohésion conjoncturelle continentale que par l'impact vigoureux de l'appréciation de l'euro sur les économies de la zone. </li>
</ul>
<ul>
<li>Et le dollar dans tout cela, nous devrions connaitre une bande de fluctuation sur les six prochains mois de 1.35 à 1.55 ; reprise relative plus forte que prévue de la croissance économique américaine oblige, taux de portage fort attractif aidant...). </li>
</ul>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Pour les plus courageux, les opportunités pourraient se situer et plutot au sein des gammes de crédit de haut rendement (hors de la zone euro) et plus si affinités, la dette dite en détresse. Bref dans des spécialités, ou il y a peu d'acheteurs et pas mal de vendeurs et peu d'informations, le bonheur!!!...</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Jean Christophe Cotta , <a href="http://www.allocation-selection.com" target="_blank">Allocation &amp; Sélection</a></p></div>
</content>


    </entry>
    <entry>
        <title>Où est le Kondratiev ? / par Alain Sueur</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/10/o%C3%B9-est-le-kondratiev-par-alain-sueur.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/10/o%C3%B9-est-le-kondratiev-par-alain-sueur.html" thr:count="2" thr:updated="2009-11-16T11:21:10+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f05437988340120a63cfdfb970b</id>
        <published>2009-10-30T11:49:10+01:00</published>
        <updated>2009-11-01T12:53:33+01:00</updated>
        <summary>Le cycle économique Kondratiev est un cycle long, qui court sur une soixantaine d’années. Il est tiré par l’innovation des...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Economie" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Le cycle économique Kondratiev est un cycle long, qui court sur une soixantaine d’années. Il est tiré par l’innovation des industries et des méthodes, qui ouvrent de nouveaux mondes ou des domaines neufs. Sa mesure est la productivité. Le cycle reflète les tendances lourdes de l’investissement de production, imperceptibles à l’œil nu, en termes de prix, d’activité et d’endettement.</p>
<p>Le grand cycle du début du XXe siècle avait pour moteur les innovations telles que la dynamo à courant continu de Gramme (1870), le téléphone (1877), la locomotive électrique Siemens (1878), l’acide nitrique (1880), le moteur à essence (1885) puis Diesel (1893) et les aéroplanes (1895). Ces techniques ont permis l’ouverture au marché mondial de pays excentrés tels que l’Australie, le Canada, l’Argentine, le Chili et la Russie (1890). Ce Kondratiev là se termine au krach de 1929 puis aux destructions de la Seconde guerre mondiale.</p>
<p>Il est suivi d’un nouveau cycle Kondratiev, initié en 1929 et permis par les multiples inventions issues de la guerre : le radar, l’atome, l’informatique lourde, les fusées, les médicaments. La reconstruction d’après-guerre et le baby boom des pays occidentaux ont conduit aux Trente glorieuses des années 1945-1973, vague ascendante du cycle, marquée aussi par l’explosion culturelle et la libération des mœurs autour de 1968. L’euphorie matérielle incite aux expériences affectives et spirituelles.</p>
<p>Nous sommes entrés depuis la fin des années 1970 dans sa phase descendante. La crise du pétrole, la stagflation 1973-1981, la chute de la natalité jusqu’autour du point d’équilibre, un certain retour de l’égoïsme et de l’ordre moral, ont marqué le net ralentissement de la croissance économique. Les causes d’une telle dépression cycliques résident en la concentration excessive des actifs financiers dans un petit nombre de mains et dans l’appauvrissement relatif du plus grand nombre. D’où hier le New Deal et une vision plus collective de l’économie (Keynes contre Friedman).</p>
<p><a href="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a692253e970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Kondratiev cycles" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54f05437988340120a692253e970c image-full " src="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a692253e970c-800wi" title="Kondratiev cycles" /></a> <br />La bulle d’une croissance factice des actifs financiers 1980-2009, provoquée par la désinflation puis attisée par des politiques monétaires laxistes – voire « exubérantes » à partir de 1995 - se termine par un krach suivi d’une dépression analogue à celle des années 30. Mais en plusieurs étapes : les actions entre 2000 et 2003, puis l’immobilier entre 2007 et 2010. Restent la dette, qui est peut-être le prochain actif atteint par le grand lessivage de la déflation, et peut-être les marchés émergents vers 2010-15 ? Les déséquilibres de ces deux actifs sont trop flagrant pour qu’ils puissent poursuivre leur envol sans dommages. La dernière phase du grand cycle est sensée nettoyer le surendettement par une crise bancaire, une atonie du crédit et de l’activité, puis par la déflation des actifs. Nous y sommes depuis 2000, allant de crise en crise où sont remis en cause successivement les quantités, les prix puis la dette. </p>
<p>Certains pensent qu’un nouveau grand cycle haussier Kondratiev est en cours, qu’il aurait débuté vers 1995 sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication et sur l’effondrement du bloc de l’Est qui a permis l’ouverture globale à la mondialisation. C’est probablement vrai. Sauf qu’on ne change pas d’un système à un autre sans période transition ni sans remises en causes des façons de faire, de gouverner et de penser. La phase terminale de dépression, se chevauche avec le levain du cycle qui suivra. Peut-être sommes-nous dans cette transition de phase, douloureuse à vivre, dans laquelle tous les éléments stables qui régissaient l’ancien monde, celui dans lequel nous avons été élevé, sont remis en cause ?</p>
<p>Le grand rebond suivant est initié par une révolution en cours technologique (internet) et sociologique (souci écologique et développement durable). Il verra probablement l’extension géographique du développement avec la maturité économique et géopolitique des pays encore considérés aujourd’hui comme « émergents ». En entreprise, le cycle se fondera peut-être sur une culture de fonds propres avec peu de dettes. Dans la société, un nouveau partage va émerger entre capital/travail, actifs/retraités, secteur public/secteur privé. Le capitalisme (non pas conçu à la Marx comme une phase de domination historique de classes, mais comme une technique d’efficacité économique structurelle) mutera du financier vers le « durable », sur l’exemple du capitalisme asiatique (japonais, coréen, chinois). Je l’ai évoqué dans mes livres, ce nouveau capitalisme sera fondé demain sur les besoins et le service aux clients (japonais/asiatique) plutôt qu’aujourd’hui sur la rentabilité avant tout (anglo-saxon) ou hier sur l’exclusif amour de la technique et du travail bien fait à n’importe quel prix, sans se préoccuper des débouchés (rhénan).</p>
<p>Nous ne sommes pas encore dans le « printemps » du nouveau cycle Kondratiev. Tout au plus abordons nous peut-être la fin de l’hiver. Le grand désendettement avec son cortège de chômage pour baisser les coûts et de moindre emploi des postes du nouveau cycle n’est pas achevé. Il faut encore purger toutes les bulles d’actifs : immobilier avec le krach des subprimes, emprunts avec les toxiques toujours là et les dettes d’État qui montent, actions des émergents (soufflées par les restrictions des véhicules d’épargne et le contingentement d’Etat des marchés bousiers). Puis probablement le dollar (considéré comme monnaie mondiale, actif de réserve analogue à l’or) verra son rôle remis en cause comme monnaie de l’économie-monde dans le nouveau paradigme qui se dessine.</p>
<p>Combien de temps ? Peut-être une génération depuis 1995 (soit pas avant 2020 ?) tant la démographie bascule de l’Occident technologique vers les pays en développement où l’éducation doit être faite et les structures sociales établies avant d’aller plus loin. La croissances des émergents reste aujourd’hui une croissance de rattrapage, la recherche continue de se faire majoritairement dans les pays développés. Or c’est là que la démographie n’aide pas. A moins que ne se développe une coopération internationale ou une immigration encore jamais vues ? Mais les freins culturels, religieux, nationalistes, pèsent de tous leur poids dans cette phase de transition où chacun a la tentation du repli sur soi.</p></div>
</content>


    </entry>
    <entry>
        <title>Le grand secret / par Alain Sueur</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/10/le-grand-secret-par-alain-sueur.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/10/le-grand-secret-par-alain-sueur.html" thr:count="4" thr:updated="2009-10-11T18:39:47+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f05437988340120a6077290970c</id>
        <published>2009-10-02T06:50:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-02T06:50:00+02:00</updated>
        <summary>Il n’est pas celui du groupe Indochine mais celui des fonds communs et SICAV : la gestion, c’est fini. Entre...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Vie des marchés" />
        
        
<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 16px; line-height: 18px; "&gt;Il n’est pas
celui du groupe Indochine mais celui des fonds communs et SICAV&amp;#0160;: la
gestion, c’est fini. &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Entre le trading (qui joue les écarts à court terme) et
le private equity (qui joue les fondamentaux à long terme) – il n’y a plus
RIEN.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Le monde financier est en crise dès 1999. Depuis cette
«&amp;#0160;exubérance irrationnelle&amp;#0160;», suivant le mot célèbre d’Alan, le chaos
s’installe&amp;#0160;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul style="margin-top:0cm" type="disc"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2000 des actions technologiques mal
   analysées (les analystes actualisaient des bénéfices promis et des actifs
   immatériels) et mal vendues (tout le monde suivait le voisin sans regarder
   au fond)&amp;#0160;;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2001 géopolitique des attentats du
   11-Septembre et faillite américaine de la guerre en Afghanistan puis en
   Irak, avec revendications iraniennes et instrumentation du Hamas autour
   d’Israël et double jeu pakistanais et saoudien&amp;#0160;;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2007 des subprimes pour cause de mal
   contrôle des autorités publiques, avec la pire crise du système financier
   depuis 1929, suivie d’une récession économique et d’un changement radical
   de modèle de production. Le capitalisme financier anglo-saxon est
   probablement fini au profit du capitalisme «&amp;#0160;durable&amp;#0160;», de type
   asiatique (service au client japonais, clanisme chinois, social business
   indien de Mohammed Yunus ou de la voiture Tata à 1000€).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Avez-nous
noté que 1929 + 70 ans = 1999&amp;#0160;? &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Or, 70 ans, c’est en gros la révolution d’un cycle long
Kondratiev.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Nous changeons de cycle, nous voici dans un nouveau
processus d’innovations technologiques, avec son cortège de remises en causes
industrielles et de bouleversement des habitudes acquises&amp;#0160;: &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul style="margin-top:0cm" type="disc"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit le fordisme hiérarchique où une poignée de
   technocrates savants mènent des manœuvres ignorants&amp;#0160;; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit la culture publique du je-m’en-foutisme et
   du petit travail tranquille, l’opinion qui paye ses impôts réclame des
   comptes&amp;#0160;; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit le tout pétrole devenu trop rare et très
   cher. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Pas
facile&amp;#0160;! Des États-providence aux monopoles protégés, de la devise
nationale dévaluée au gré des nécessités, nous voilà passés aux démocraties ouvertes,
aux secteurs déréglementés et aux grandes devises communes… Le modèle
industriel fondé sur l’énergie bon marché est à réinventer et un nouvel
équilibre ville-campagne à trouver (fin de la culture bagnole et des banlieues
interminables et vides). &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Cela ne va pas sans stress, interrogations
existentielles, perte de confiance en l’avenir. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Pourquoi
voulez-vous donc que la bourse, cette chambre d’écho de l’économie, soit
florissante&amp;#0160;? Elle révèle non plus les espoirs de bénéfices des
entreprises mais le chacun pour soi de l’égoïsme nanti, la sophistication
technocratique des modèles mathématisés, les errements et lâchetés des
organismes publics chargés de réguler – toujours trop peu, toujours trop tard.
N’avons-nous pas quelques 20 à 30 ans de marasme financier à venir, comme dans
les années 1930 à 1960&amp;#0160;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Les gens
d’âge mûr aujourd’hui, quelles perspectives ont-ils&amp;#0160;? Stagnation des
carrières, voire long chômage ou petits boulots après licenciement, en
attendant l’âge légal qui se recule de prendre une retraite qui sera largement
amputée de toutes les années non ou mal cotisées… &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:
normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Pourquoi voudriez-vous qu’ils consomment,
ces inquiets pour leurs vieux jours&amp;#0160;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Placeront-ils leur
épargne en bourse pour la valoriser&amp;#0160;? Pareil pour les jeunes, surdiplômés
ou recalés du système scolaire qui, de stages en boulots précaires, de
recherche publique mal payée en recul des salaires à l’embauche pour cause de
pléthore d’offre, consomment peu, n’investissent que très tard et se demandent
comment ils vont payer pour leur retraite, leur santé en plus de celle des la
génération d’avant qui a accumulé les déficits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol start="1" style="margin-top:0cm" type="1"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Cela fait près de dix ans que les actions ont
   touché leur plus haut et qui a acheté en 1999 reste perdant sur les
   indices. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Les obligations sont-elles plus
   attrayantes&amp;#0160;? A rendement très bas pour cause de taux au plancher et
   d’inflation quasi nulle, l’avenir ne peut que leur être défavorable&amp;#0160;:
   toute reprise d’inflation, hausse des taux ou augmentation du prélèvement
   social va amputer allègrement leur rendement&amp;#0160;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Iront-ils vers l’assurance-vie&amp;#0160;? Mais c’est toujours
   investir en actions et obligations, même si elles sont gérées par des
   professionnels. Et avec les 4.5% de frais d’entrée, c’est 3 ans
   d’inflation au rythme actuel ou 2 ans de rendement du Livret A qu’il faut
   désormais rattraper avant d’espérer gagner de l’argent en cas de
   stagnation des marchés&amp;#0160;! Sans parler de la fiscalisation de ces
   montants immobilisés, qui fait saliver Bercy.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Que reste-t-il donc aux gens inquiets pour leurs
   vieux jours&amp;#0160;: &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;l’immobilier pour au moins se loger et le monétaire.
   &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Pas passionnant pour les gestions…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Reste-t-il
au moins des «&amp;#0160;gérants&amp;#0160;»&amp;#0160;? Que nenni&amp;#0160;! &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:
normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Le métier s’est éclaté sous la pression du
professionnalisme exigé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, soit vers l’allocation d’actifs (le métier
de stratège), soit vers l’analyse des sociétés (le métier d’analyste), soit
vers l’arbitrage, le pari et la couverture (le métier de trader). Les seuls
gérants qui restent sont très spécialisés&amp;#0160;: le monétaire, le rendement,
l’indiciel avec garanties ou cliquet de performance, la multigestion – ces
gérants trop spéciaux sont sous la coupe des technocrates de direction des
gestions. Les dits ‘gérants’, de toute façon trop nombreux, sont de plus en
plus des commerciaux et des comptables, leur autonomie de gestion se réduit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%;color:#C00000"&gt;Le grand secret est celui-là&amp;#0160;:
entre les analystes à long terme et les traders du &lt;em style="mso-bidi-font-style:
normal"&gt;day trading&lt;/em&gt;, il n’y a plus rien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:
12.0pt;line-height:115%"&gt; Les premiers jouent les actifs décotés ou un concept
sectoriel porteur&amp;#0160;; les seconds ne prennent que des positions courtes, fondées
sur l’analyse technique, au jour le jour. Les gérants sont sans idées, sans
pouvoir, sans comprendre des marchés erratiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Or pour être
un bon trader, il faut des années d’expérience et de discipline&amp;#0160;(voyez
George Soros) ; pour être un bon analyste fondamental aussi (voyez Warren Buffet).
Exit donc les particuliers boursicoteurs&amp;#0160;: ils n’ont ni les moyens
techniques, ni l’expérience stratégique, ni les nerfs du trader. S’ils gagnent
deux fois, ils vont perdre huit. Sauf coup de chance ou suivisme indiciel. &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Et cela va
durer des années…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</content>


    </entry>
    <entry>
        <title>Déclin de l’altermondialisme / par Alain Sueur</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/09/d%C3%A9clin-de-laltermondialisme-par-alain-sueur.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/09/d%C3%A9clin-de-laltermondialisme-par-alain-sueur.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f05437988340120a5ef45d0970c</id>
        <published>2009-09-25T10:24:50+02:00</published>
        <updated>2009-09-25T10:24:50+02:00</updated>
        <summary>Tous les deux mois a lieu au CERI un Rendez-vous de la mondialisation. Celui d’hier soir portait sur ‘La contestation...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Culture et société" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><div>Tous les deux mois a lieu au CERI un Rendez-vous de la mondialisation. Celui d’hier soir portait sur ‘La contestation de la mondialisation’. Alfredo Valladao (ScPo), Zaki Laïdi (ScPo), Eddy Fougier (IRIS), Dominique Plihon (univ. Paris-Nord) étaient animés par Eric Le Boucher, docteur en économie de Paris-Dauphine et directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Échos. Hauts fonctionnaires, syndicalistes, partisans, journalistes et étudiants étaient conviés dans une salle basse de plafond, mal ventilée, d’aspect soviétique mais située idéalement entre Science Po et l’ENA.</div><div> <br /></div><div><a href="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a598963d970b-pi" style="display: inline;"><img alt="2009 09 mondialisation logo" border="0" class="at-xid-6a00e54f05437988340120a598963d970b image-full " src="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a598963d970b-800wi" title="2009 09 mondialisation logo" /></a><br /></div><div>Qu’est-ce que l’altermondialisme ? Pour Eddy Fougier, ce n’est pas une nouvelle Internationale révolutionnaire mais une nébuleuse qui regroupe à la fois le cœur antilibéral issu de la société civile (ATTAC), une mouvance d’associations dont l’objet subit les inconvénients de la mondialisation (Greenpeace, Caritas, Confédération paysanne), enfin des mouvements institués plus classiques mais très divers, allant du Monde Diplomatique aux partis politiques de la gauche radicale ou verte. <br /></div><br /><div>Paradoxe : les altermondialistes ne sont plus dominants dans la critique de la mondialisation. Pourquoi ? Parce que les pays du sud et notamment l’Amérique latine, dit Alfredo Valladao, se sont relocalisés. Ils pensent moins global que local, ils sont plus pragmatiques que les théoriciens nantis des pays du nord. Le libre-échange menaçait les positions acquises, surtout clientélistes, des classes moyennes et de l’aristocratie ouvrière, d’où sa contestation sud-américaine. Mais, durant 15 ans, ledit libre-échange a favorisé l’essor de la croissance, à assuré du crédit à très bas taux et des investissements étrangers qui ont créé de vrais emplois : désormais, les pays du sud sont très attachés au libre-échange et soucieux de négocier à l’OMC pour se faire entendre. Beaucoup moins les pays du nord… D’autre part, la question sociale et la démocratie participative, cruciales dans le sud, a été reprise par les États et fait moins question (Brésil, Venezuela, Bolivie, Chili). Le souci de l’environnement, lui, est repris par le marché, vidant l’altermondialisme d’une grande partie de sa substance. </div><br /><div>Nous sommes en effet en phase de déglobalisation, explique Zaki Laïdi. Tout retour vers l’étatisme d’hier est improbable et les partis de gauche (dont le PS) n’arrivent pas à convaincre. Au contraire, le parti Libéral allemand regagne du terrain car l’État a l’habitude de soutenir les gros, pas les petits ! Cette déglobalisation est à la fois subie et volontaire. Subie parce que la crise économique rétracte le commerce mondial (-30% sur un an) et que les échanges mondiaux amplifient tout mouvement, de croissance comme de décroissance. Volontaire parce que le libre-échange n’a jamais été populaire parmi les électeurs, soucieux de leur emplois (surtout aux États-Unis !) et qu’un certain protectionnisme revient au travers de la préférence nationale pour l’acier américain, le soutien automobile à condition de ne pas délocaliser français, le maintien des emplois Opel en Allemagne mais pas en Belgique, le plan de relance chinois orienté vers le marché intérieur… Sans parler du nouveau protectionnisme vert à base de considérations éthiques et de protection du consommateur. </div><br /><div>Mais une traduction politique de cette déglobalisation est difficile : comment penser radicalement un « autre monde » possible quand c’est le sien qui intéresse ? Tout le monde converge sur l’idée que tout bouleverser n’est pas la solution (le vieux marxisme n’a rien à proposer) et que les groupes sociaux n’y sont pas prêts du tout (chacun cherche à sauver son emploi, sa santé et ses retraites). L’idée dominante est que le libre-échange est inégalable et qu’il vaut mieux le réguler, tout en redonnant un certain rôle à l’État. Mais un certain rôle seulement, pas celui de la gauche triomphante d’il y a 30 ans ! Le keynésianisme primaire engendre de l’inégalité et de l’inefficacité pour des budgets très serrés et un endettement inouï. La réhabilitation réclamée de l’État est donc plus qualitative, réclamant une protection et un recours, pas un assistanat soviétisé.</div><br /><div>ATTAC bouge encore, déclare Dominique Plihon, il est le troisième pouvoir face aux gouvernements et institutions internationales, et aux entreprises et lobbies : il est la société civile. L’idéal de cette société est de s’émanciper, pour cela « penser et agir global, construire des alternatives, constituer des contre-pouvoirs » (et blabla)… ATTAC se veut mouvement d’éducation populaire, de propositions critiques, de mise en réseaux des luttes locales. C’est toujours la Révolution qui continue, le retour au Paradis depuis la Chute, la Sociale en mondial.</div><br /><div>Face à ce cocorico resté dans la ligne du XIXe siècle, il semble que les altermondialistes intellos occidentaux soient tombés dans le travers de la gauche hégélienne : ils ont créé une poupée vaudou qui schématise le réel en la prenant pour la vérité révélée. Hélas, affirme Eddy Fougier, les altermondialistes étaient parfaits sous George W. Bush mais ils n’ont pas vu que le monde avait changé en catimini. Désormais, les critiques du libéralisme sont internes au système, tous les libéraux veulent de la régulation et un certain protectionnisme. Bush et les néocons étaient faciles à caricaturer et à brocarder : beaucoup moins la Chine d’aujourd’hui par exemple, ou la défense de l’OMC par les pays émergents. </div><br /><div>Au fond, trop marxiens, trop téléologiques à l’occidentale, les altermondialistes n’ont plus grand-chose à dire sur le monde qui naît.</div></div>
</content>


    </entry>
    <entry>
        <title>La question du dollar</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/09/la-question-du-dollar.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2009/09/la-question-du-dollar.html" thr:count="3" thr:updated="2009-10-06T09:41:58+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f05437988340120a5dd64f9970c</id>
        <published>2009-09-21T14:43:19+02:00</published>
        <updated>2009-09-21T14:43:54+02:00</updated>
        <summary>Mostafa Belkhayate est un trader qui a réussi. Il a notamment prédit la chute des obligations américaines (T-bonds) pour septembre...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Vie des marchés" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><div>Mostafa Belkhayate est un trader qui a réussi. Il a notamment prédit la chute des obligations américaines (T-bonds) pour septembre 2001 – dès le mois de juin. Ce qui l’a fait arrêter à sa descente d’avion à New York par le FBI, curieux de savoir par quel miracle il avait été « initié ». Il n’y avait pas de miracle, simplement l’observation rationnelle des variations des cours et le risque dégagé par certaines analyses techniques. Ainsi raconte-t-il son histoire aux auditeurs du Revenu, qui organisait une table ronde vendredi après midi au Salon du trading. M. Belkhayate prédit désormais une chute des marchés due à la chute du dollar par une prochaine mauvaise humeur chinoise et proche-orientale. </div><div><p class="asset asset-image"><a href="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a5dd64e9970c-pi" style="display: block;"><img alt="2009 09 dollar contre euro et yen" border="0" class="at-xid-6a00e54f05437988340120a5dd64e9970c " src="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a5dd64e9970c-800wi" style="margin: 0px;" title="2009 09 dollar contre euro et yen" /></a>
</p> </div><div>La thèse est intéressante et nous la suivons à moitié : </div><div><ul>
<li>oui pour la baisse des marchés, nous en avons évoqué les fondamentaux dans notre note précédente ;</li>
<li>non au krach du dollar, pour une raison bien simple qui est « par quoi le remplacer » ? </li>
</ul>
</div><div>Car c’est bien beau de trouver tous les défauts à la monnaie américaine : le pays est très endetté, il vit au-dessus de ses moyens, ses taux ne rapportent rien, son industrie a accusé sévèrement la crise, les Chinois comme les pays arabes sont gavés de dollars et aimeraient bien s’en débarrasser. Mais par quelle monnaie mondiale – solide, liquide et d’avenir – remplacer le dollar ? Par rien :</div><div><ul>
<li>Le yuan chinois n’est pas convertible et nous avons énuméré les déséquilibres intérieurs chinois, qui laissent mal augurer de sa stabilité politique à moyen terme si les tendances se poursuivent.</li>
<li>L’euro n’est qu’une monnaie de gestion, pas une monnaie puissance, car seule la Banque centrale européenne est indépendante – mais ni la politique économique, ni la fiscalité, ni le droit du travail, ni les budgets ne sont en commun… </li>
<li>Le yen ? Le pays dépend trop de la Chine, à l’étroit sur son île et sans matières premières, avec une population vieillissante, pour remplacer le dollar.</li>
<li>La livre sterling ? le franc suisse ? le rand sud-africain ? </li>
</ul>
</div><div>Pour le moment, aucune monnaie ne présente les avantages du dollar américain : la puissance économique, la liquidité, l’innovation technique et l’aura mondiale du militaire et de la culture. AUCUNE. Les États-Unis sont une économie-monde et leur monnaie échappe donc au jugement habituel sur les monnaies. Un jour, le yuan chinois remplacera vraisemblablement le dollar comme monnaie de référence mondiale – à moins que les grands pays ne réussissent à se mettre d’accord sur une référence abstraite, comme les droits de tirage spéciaux du FMI. Mais, à constater les chamailleries sur n’importe quel point à n’importe quel ordre du jour de n’importe quel organisme international, gageons que ce n’est pas pour demain !<br /></div><br /><div>Ma position diffère de celle de M. Belkhayate parce que nous exerçons chacun un métier différent :</div><div><ul>
<li>Lui est trader, attaché à l’analyse technique ; il constate un risque et chercher à l’expliquer en fondamental par des théories qui courent les marchés. </li>
<li>Moi suis stratège pour la gestion, attaché au fondamental ; j’analyse les forces en présence et les rendements/risques relatifs en m’appuyant aussi sur l’analyse technique mais comme outil parmi d’autres. </li>
</ul>
</div><div>Nous convergeons </div><div><ul>
<li>sur le prochain mouvement : probablement à la baisse ; </li>
<li>de même sur la tendance du dollar : un probable effritement continu. </li>
</ul>
</div><div>Mais nous divergeons sur sa brutalité, sur sa survenue très rapide et sur ses causes. </div><br /><div>Mon analyse est géopolitique (la puissance américaine, qui reste inégalée malgré les 8 ans désastreux des néoconservateurs sous George W. Bush) et fondée sur les cycles (la rencontre du Kondratiev de 60 ans – 1929-1999 – qui poursuit ses vagues, avec le Juglar de 8 ans – 1999-2007 – qui rééquilibre les bilans et la dette, et le cycle saisonnier psychologique qui fait prendre ses bénéfices à l’automne quand les performances ont été inespérées et restent fragiles). La Chine est trop jeune et trop fragile monétairement pour se libérer brutalement du dollar : elle en a besoin pour acheter son pétrole et ses matières premières comme pour investir dans les entreprises de technologies occidentales à vendre. Pourquoi vendre la branche sur laquelle elle est assise ? Les Chinois ne jouent pas au poker mais sont experts en go : leur politique n’est jamais la confrontation du tout ou rien mais le patient investissement du terrain par contournement. Pourquoi croire que sa mentalité est calquée sur l’américaine ? La Chine réclame que l’étalon-dollar soit remplacé par les Droits de tirages spéciaux du FMI, soit un panier des quatre monnaies principales du monde – mais il s’agit de diplomatie, de montrer ce vers quoi l’on tend. Pourquoi imaginer que tout soudain, au prochain G20, le monde entier serait unanime pour larguer le dollar et faire confiance à un « machin » international – contrôlé par les Occidentaux ?</div><br /><div>Seul le marché, bien sûr, aura raison car nul ne le contrôle – surtout pas les traders - et la somme des acteurs rationnels ne fait pas un marché rationnel, mais chaotique.</div><br /><div><strong>Pour en savoir plus :</strong></div><br /><div>Mostafa Belkhayate, société Belkhayate Asset Management : <a href="http://www.tradingsat.com/conseils-experts-belkhayate-116.html">sur le dollar</a>, sur <a href="http://www.capital.fr/bourse/interviews/la-reprise-en-2010-est-un-reve-429929">la reprise</a>.  </div><br /><div>Alain Sueur, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2212539169?&amp;camp=2498&amp;creative=9166&amp;linkCode=wsw&amp;tag=fuguefougu-21">Les outils de la stratégie boursière</a>, Eyrolles 2007, analyse du dollar et de l’économie-monde.</div></div>
</content>


    </entry>
 
</feed><!-- ph=1 --><!-- nhm:dynamic-ssi -->
