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    <title>Le Blog Boursier</title>
    
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    <updated>2009-11-29T07:05:23+01:00</updated>
    <subtitle>De la bourse, rien que de la bourse. 
Avec tout ce qui va avec : l'économie, les sociétés, la culture, l'envie d'entreprendre, l'analyse financière...
Le tout écrit à plusieurs mains par des praticiens du métier.
Conformément aux règlements de l'AMF, les informations publiées ne sont pas des "recommandations d'investissement" ni des conseils d'achat ou de vente, mais un exposé des faits et hypothèses des auteurs.
C'est pourquoi nous ne publions ni analyse financière précise des titres, ni portefeuille recommandé sur ce blog.

  
 

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        <title>La finance confisquée</title>
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        <published>2009-11-29T07:05:23+01:00</published>
        <updated>2009-11-29T07:05:23+01:00</updated>
        <summary>Qui aurait imaginé, il y a quelques années, les montants engagés pour nous tirer d’affaire de cette nouvelle crise financière...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Culture et société" />
        
        
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&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Qui aurait imaginé, il y a quelques années, les montants engagés pour nous tirer d’affaire de cette nouvelle crise financière&amp;#0160;! Funeste avatar de l’ère des turbulences financières si bien orchestré par Greenspan. Illustration sans précédent du soutien en dernier ressort des banques centrales qu’elles ont mis en œuvre une nouvelle fois (routine oblige)dans un premier temps avant de faire appel, car cela n’a pas suffit, au soutien inconditionnel des gouvernements du monde des plus puissants de la planète. Faisant ainsi mentir l’histoire&amp;#0160;: A l’impossible financier les pouvoirs publics de tous pays sont désormais tenues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Sept mois après, nous nous relevons comme lors d’un cauchemar. Agité par les peurs d’une réelle dépression qui touche les économies mondiales, et pourrait déboucher sur les aspects&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#0160; &lt;/span&gt;les plus noirs et cruels des grandes crises économiques&amp;#0160;: la surproduction, le chômage, l’effondrement de pan entier des activités actuelles et la lente mise en place des activités nouvelles, la montée de la pauvreté et des décrochages sociaux, la paupérisation des classes moyennes. En ayant à l’esprit les craintes de graves débordements politiques qui remettraient en question pour plus d’une génération notre démocratie participative. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Sortons-nous transformé de cet incident majeur&amp;#0160;? Sans doute oui. Il est trop tôt pour savoir réellement en quoi ces événements vont changer nos vies de passionnés de la finance ou d’homme de la rue. Il est bien trop tôt pour tirer les conséquences personnelles et collectives de cette dernière panique boursière et financière. Depuis quelques semaines, nous sommes tout juste ahuri d’être encore là, à avoir échappé à la fin d’un monde. Nos habitudes se sont réinstallées, sans autre forme de conscience. Presque comme si de rien n’était. A tel point, que les professionnels réfléchissent déjà à quelques scénarios de sortie de crise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Certes, nous avons la possibilité d’aller de l’avant&amp;#0160;: Encore pour quelques temps, nos économies figurent parmi les plus puissantes du monde, le dispositif de stabilisation économique et financier nous semble durable. Installé pour deux ans au moins, il devrait permettre de se remettre plus rapidement et la reprise des spécialisations mondiales ferait désormais le reste. Mais avant tout, il sera nécessaire de créer de la richesse durable. Et force est de constater que le soutien de la demande globale national, européen ou mondial n’est pas encore gagné malgré tous les soutiens monétaires, budgétaires et fiscaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Cependant, nous avons du mal à nous faire une idée des efforts qu’il faudra consentir pour rembourser un jour les montants colossaux des capitaux qu’il a fallu mobiliser. Des trillions de dollars provenant du doublement ou du triplement des déficits publics, et du doublement du bilan de la plupart des banques centrales etc. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Seule s’impose à la base&amp;#0160;de notre stabilisation : le retour rapide de la santé des banques et des institutions non bancaires (qui est désormais d’intérêt international). Elles devront assurer les transferts d’épargne vers l’investissement des régions à excédent vers les zones déficitaires en capitaux et la bonne fin de toutes les opérations financières. Elles devront faire de même au sein de chaque pays, captation de l’épargne et redistribution sous forme de prêts et placements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Ce n&amp;#39;est pas cet aspect de la confiscation de la finance&amp;#0160;dont j&amp;#39;aimerai traité ici, mais plutot celui qui traite des activités&amp;#0160;de la banque française passée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Nous sommes nous demandés pour quelles raisons en une dizaine d’années, notre système d’intermédiation captait une part croissante du profit des entreprises françaises&amp;#0160;? Si il était normal que notre système d’intermédiation représente 15% des profits de nos entreprises pour seulement 3% de notre PIB&amp;#0160;? Nous militerions pour moins de profits et plus d’utilité économique… Et partant pour une modification des activités bancaires à direction du redéploiement économique&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Ce soutien indéfectible aux banques nous fait courir un risque non négligeable de voir d’une part, apparaitre de nouvelles aberrations nées de la rationalité toute humaine de ses salles de marché ou d’autre part que perdure l’accaparement d’une part non négligeable de capitaux dédiés à leurs activités propres. Au dépend du plus grand nombre. Des entreprises aux ménages et partant de l’économie tout entière. Il en va du soutien des activités traditionnelles, du financement de l’Etat et du redéploiement vers les nouvelles activités du tertiaire et du quaternaire de demain. Et sommes toutes du financement des Pme et des emplois d’aujourd’hui et de demain. Et aussi de celui de l’Etat et des grandes entreprises. Tout un programme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Il faudrait déjà que les banques réduisent certaines sources de «&amp;#0160;profit excessif&amp;#0160;»,&amp;#0160; voir «&amp;#0160;facile&amp;#0160;» :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;le financement des bilans bancaires par leurs propres fonds monétaires, en faisant bénéficier les porteurs d’une partie de la marge de crédit ainsi financé, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;les marges exorbitantes du crédit à la consommation court terme, qui ne tiennent compte aucunement du risque de défaut des épargnants, et conduisent les plus faibles au surendettement,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;les ponctions sur l’épargne longue sous forme de droit de souscription et frais de gestion qui peuvent aller jusqu’à la moitié des rendements long terne de l’épargne,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;A chaque fois, le fait de faire payer très cher un service ou se permettre l’accès à une source de financement bon marché aboutit à une distorsion de marché et une mauvaise allocation des capitaux. Dans ces cas d’espèce, les sur profits ralentissent ou empêchent de nouvelles opportunités de création de richesse&amp;#0160;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Faire payer très cher les excédents de trésorerie journaliers de ses comptes courants, réduit le pouvoir d’achat de ses clients.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Capter environ la moitié de la performance d’actifs risqués de sa clientèle sans risque déséquilibre quelque peu la décision d’investissement des épargnants&amp;#0160;; actuellement, la banque récupère sur un fonds actions, la moitié de la performance long terme de ce type d’actif&amp;#0160;; pas étonnant qu’une étude scientifique constate que les épargnants ne placent pas leurs capitaux correctement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Proposer des produits garantis ou à formule en récupérant un partie de sa marge dans le prix de l’option du fonds lancé fixe un résulta à la banque sans performance réelle du placement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 14pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt &amp;#39;Times New Roman&amp;#39;"&gt; &amp;#0160;&amp;#0160;&amp;#0160; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Loger des créances dans des véhicules d’investissement sans réels débouchés. L’investisseur final étant soit la banque, ou les détenteurs de billets à court terme. Avec les excès que l’on pu constater et les dégâts irrémédiables pour de nombreuses banques et nations au final.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Il faudrait aussi établir la vérité des prix. Tant que dans une économie actuelle, qui comporte un secteur tertiaire de plus de 70% le prix du service ne sera pas clairement exprimé, et consenti par le client, nous aurons un problème collectif d’affectation de nos ressources rares. Il serait nécessaire d’aboutir à une externalisation du prix du service d’intermédiation. (Je défie quiconque de me dire combien sa ou ses banques lui prennent globalement chaque année, malgré les nouvelles dispositions légales). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;On connait l’argument&amp;#0160;en appui : les français ne paient pas le service….et il ne change pas facilement de banque.En soit, c’est vrai. Mais, que d’excès ont été pratiqué dans un grand nombre de domaines en suivant cette idée. Et ce malgré, l’application des directives européennes. Pourtant, s’ils constataient le prix réel, nul doute que les marges bancaires devraient vraiment baisser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Mais ou donc est passée la finance&amp;#0160;utile ? Celle qui s’engage à prêter pour assurer les besoins en fonds de roulement, les investissements &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#0160;&lt;/span&gt;ou à participer à la levée de fonds propres d’entreprise responsable participant ainsi au recentrage ou au décollage des activités réelles. Je nous rassure ces activités existent. Mais au regard des profits potentiels de la finance de marché ou de la gestion de fonds, elles n’étaient pas assez rentables hier. Elles le sont aujourd’hui pour assurer la transition économique dans la durée. Mais, &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#0160;&lt;/span&gt;gageons que le chemin sera dur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Je ferai le pari qu’une réaffectation des activités stériles mais lucratives ci-dessus permettraient de répondre favorablement aux besoins de financement des entreprises de toutes tailles, dont nous savons que les plus petites sont les employeurs principaux sur lesquelles reposent l’amortissement du choc social, qui va se dérouler sous nos yeux dans les prochaines années. Actuellement, c’est sans doute dans ces activités que la crise aura marqué les personnels (de terrain)&amp;#0160;d’où qu’ils proviennent: ceux des banques, la direction des sociétés, les fonds d’investissement de private equity, les chambres de commerce et les tribunaux. Il n’est pas facile d’avoir à réduire la trésorerie des entreprises sur ordre de Paris au moment ou elles en ont le plus besoin&amp;#0160;et bien entendu de constater en tant que clients l’incapacité de ses fournisseurs bancaires à assumer en partenaire les vicissitudes de la récession.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;J’appelle aussi de mes vœux dans le domaine de la gestion pour compte de tiers l’ouverture &lt;span style="text-decoration: underline"&gt;réelle &lt;/span&gt;des réseaux à la concurrence des gestionnaires externes, qui passent d’abord par l’acceptation d’une baisse du prix du service de moitié et la mise en place d’une réelle capacité de conseil de placement et d’arbitrage des portefeuilles de la clientèle à la hauteur. Je n’irai pas toutefois comme le pense certains banquiers classiques jusqu’à l’abandon total de cette activité par les banques. L’épargnant paye cher le pouvoir de distribution impressionnant par ailleurs des réseaux bancaires et n’a pu se défendre des carences des conseils bancaires et assurantiels sur leur portefeuille financier qu’en concentrant ses avoirs pour moitié en monétaire. Ce qui n’arrange pas forcément la formation des fonds propres de nos entreprises….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Dans le domaine du crédit court terme, je n’ai jamais compris comment il était possible de faire payer des marges de 11% à 15% uniforme pour tous les clients de réseaux bancaires ou d’ institutions spécialisées à cet effet. A priori, à ce prix là, on équilibre les clients qui remplissent leurs contrats et &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#0160;&lt;/span&gt;ceux qui entrent dans une spirale négative d’emprunt supplémentaire pour rembourser les intérêts de leurs dettes&amp;#0160;; ces derniers finissant par accepter soit de restructurer un crédit à la consommation normale, soit de constituer un dossier de surendettement. A ce jeu, ce sont les plus fragiles qui sont les perdants. Espérons que l’établissement d’un fichier central suffît à réduire la masse des emprunteurs à gros problème. La mise en place d’un système de marges de crédit dépendant du risque du client est une solution.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Je fais confiance à l’avenir, et ne doute que les banques ne fassent dans la durée les mutations nécessaires dans un grand nombre de domaine&amp;#0160;: la formation du personnel (vive la certification), le renforcement des capacités d’analyse et de diagnostic et de &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#0160;&lt;/span&gt;décisions locales qui pourraient répondre aux nouvelles exigences du redéploiement économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%; FONT-SIZE: 14pt"&gt;Reste qu&amp;#39;avant cela, il&amp;#0160;vaudrait mieux comprendre pourquoi les clients (nous) ont pu consentir&amp;#0160;la palette&amp;#0160;de&amp;#0160;services bancaires actuels. Car si il y eu confiscation de la finance, nous y avons tous librement consenti.&amp;#0160;(A suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;Jean Christophe Cotta, Allocation &amp;amp; Sélection&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Sortir de la crise / par Alain Sueur</title>
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        <published>2009-11-23T10:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-23T10:05:00+01:00</updated>
        <summary>L’appropriation privée du capital reste le seul système qui ait réussi à sortir l’humanité du régime de subsistance - pour...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>L’appropriation privée du capital reste le seul système qui ait réussi à sortir l’humanité du régime de subsistance - pour l’Occident dès le  moyen-âge, pour les pays émergents dès les années 1980. Aucun système alternatif (servage, féodalité, socialisme, jacobinisme d’Etat, social-interventionnisme) n’a réussi aussi bien. Il n’en reste pas moins que tout système laissé à lui-même dérive ; la technique peut devenir folle si elle n’est pas conduite. Il existe un autre « ordre » pour contrôler ses effets. Il s’agit de la politique, ce qui concerne le projet et les compromis dans la cité. Or, la politique des prochaines années sera difficile ! </p>
<p>La logique des choses reste la suivante : toute croissance se fonde sur le crédit, c’est toute la différence entre prendre un risque pour innover et se contenter de gérer l’immobilisme. La gestion du risque s’appelle « spéculation », pari sur l’avenir ; c’est à ce niveau que des modèles de simulation mathématiques sont volontiers utilisés. Mais les récentes techniques de l’information et de la communication rendent instantanés et réflexifs tout mouvement dans un sens ou dans l’autre. On y voit la propension très humaine à l’imitation et au panurgisme. Amplifié par la technique, ce comportement est redoutable. L’autorégulation du système trouve très vite ses limites lorsque la technique permet de gagner beaucoup d’argent en peu de temps.</p>
<p>Tant que roule le vélo, la logique positive s’autoalimente ; dès que le vélo roule sur un clou, il crève et le cycliste tombe. La logique du système s’est inversée aussi naturellement qu’à la hausse. C’est ce qui est arrivé en août 2007 à American Home Mortgage, l’une des principales sociétés indépendantes de crédit immobilier : les prix baissent et les crédits à risque (subprimes) deviennent des faillites individuelles. En septembre 2008, la banque Lehman-Brothers est acculée à la faillite, durant la période de transition politique entre Républicains et Démocrates aux Etats-Unis, précipitant le monde financier dans la panique. Une fois établie, la panique est difficile à enrayer. Tout a baissé, la bourse, l’immobilier, les emprunts ; nous avons assisté à une déflation des actifs généralisée. Cela au profit des espèces en coffre, des liquidités en bons du Trésor d’Etats solvables et de l’or. Tout ce petit monde des anticipateurs a réajusté ses positions, coupé les risques devenus au sens propre « incalculables ». Il n’y a que de l’offre et aucune demande. </p>
<p>Les Etats ont joué sur toute la panoplie pour briser l’engrenage :<br />• Baisse des taux <br />• Concertation internationale élargie entre Etats (G20) et entre banques centrales<br />• Dollar qui file pour favoriser les exportations (et yuan collé à parité)<br />• Relance budgétaire (baisse d’impôts, incitations fiscales à investir, hausse des prestations sociales, prime automobile à la casse)<br />• Refinancement des banques nationales par les banques centrales pour assurer la liquidité en dernier ressort entre banques<br />• Soutien d’Etat ou nationalisation d’établissements financiers en difficulté <br />• Dépense publique d’investissements</p>
<p>Mais il faut du temps pour compter les cadavres et restaurer le crédit. Plus grave, c’est tout un système hédoniste qui s’est trouvé brutalement remis en cause. Il était fondé sur l’endettement facile, l’énergie pas chère, le levier incontrôlé, la sophistication sans mesure des produits financiers, la rationalité des élites shootées aux mathématiques qui méprisent les hommes. </p>
<p>Les conséquences directes sont déjà là :<br />• Déclin net de l’empire américain, matérialisé par la chute relative du dollar, la remise en cause des gros 4×4 suceurs d’essence et renouveau du multilatéralisme diplomatique.<br />• Emergence accélérée de la Chine, de l’Inde et du Brésil. Revendications d’exister de l’Iran, de la Turquie, de la Syrie, de l’Equateur… G20 au lieu de G8.<br />• Irruption dans le capital des plus grandes sociétés occidentales des fonds souverains du Golfe, de Chine et d’ailleurs ; prises de participation directes d’entreprises et de banques par les pays émergents dans les pays développés.<br />• Envol de la rente des pays à ressources naturelles (Golfe, Russie, Venezuela, Nigeria, Algérie, etc.)<br />• Course aux matières premières dans le monde, notamment de la part de la Chine et notamment en Afrique, avec déstabilisations sociales et guerres qui vont avec.<br />• Laminage de la classe moyenne occidentale prise entre dépenses obligatoires et impôts en hausse, en même temps que salaires et emplois sont en baisse. </p>
<p>La mondialisation ne sera pas heureuse. Il y aura déclin du rationalisme occidental, retour de l’identitaire, du religieux, de l’égoïsme nationaliste, d’un certain protectionnisme économique. Il y aura particulière remise en cause du « modèle » français trop rigide (dont on voit la faillite avec les suicides au travail). Comment allons-nous nous dépêtrer de la croissance molle, du faible investissement qui préfère les pays à meilleure croissance, des déficits publics, des déséquilibres croissants des régimes de retraite et de santé ? Il nous faut croire au nouveau modèle de croissance durable et d’investissement vert. Mais il reste à inventer.</p>
<p>La question est surtout : qui va payer ? La génération actuelle, vieillissante, peu employée (surtout en France après 50 ans) et qui voit le financement de sa retraite fondre petit à petit tandis qu’augmente peu à peu celui de sa santé et des dépenses contraintes (essence et fioul, loyers) ? Les générations futures, moins nombreuses, ayant du mal à trouver leur premier emploi et prêtes à s’expatrier pour échapper aux castes hexagonales et aux relations de travail exécrables en France ? L’Etat s’endette et cherche à faire sortir la richesse privée des bas de laine, cela suffira-t-il ? Peut-on croire à l’initiative d’Etat en économie ?</p>
<p>Il faudra beaucoup d’habileté politique pour définir un nouveau modèle imaginé et à peu près accepté par tous. Et sans doute un nouveau dynamisme dont on ne voit guère quelles sont les troupes prêtes à l’assumer.</p></div>
</content>


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        <title>Allocation d'actifs 2010</title>
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        <published>2009-11-07T18:54:21+01:00</published>
        <updated>2009-11-07T18:54:21+01:00</updated>
        <summary>Allocation d'actifs 2010 : Cette semaine, les banques centrales viennent de confirmer leurs politiques monétaires, maintien de leurs taux directeur...</summary>
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            <name>Alain Sueur</name>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 14px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 15px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 16px"><span style="FONT-FAMILY: ; FONT-SIZE: 17px">Allocation d'actifs 2010 :</span></span></span></span> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Cette semaine, les banques centrales viennent de confirmer leurs politiques monétaires, maintien de leurs taux directeur à leurs plus bas niveaux pour une durée indéterminée. Rappel s'il le fallait des précedentes politiques de stabilisation et de reconstitution des marges bancaires initiées par le passé par Alan Greenspan. Au moment où les statistiques économiques au sein des pays du G20 indiquent qu'il y a un potentiel de rebond économique important, basé sur une série de bonnes nouvelles que personne n'osait espéré au début de l'année : un ajustement de la consommation à la baisse aux Etats Unis et à la hausse en Chine, le maintien des investissements d'infrastructure ou de défense des pays producteurs de pétrole, la recomposition et le redémarrage des échanges internationaux sur ces nouvelles bases. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dans ce contexte d'"aisance monétaire", ils restent aux investisseurs institutionnels de se faire une idée des ajustements économiques et financiers en cours ; en attendant la confirmation du redressement des profits des entreprises, et de celle du rebond des croissances économiques au sein du G7. GAeons qu'à court terme, il y aura plus de volatilité, comme nous le constatons depuis ces deux dernières semaines. Les chiffres des différents déficits, la hausse du chomage ne favorisent pas l'optimisme et freinent les ardeurs des valeureux... Même si tout économiste pourrait justement dire qu'ils constituent, d'une part, des signes des restructurations nécessaires que les entreprises doivent faire afin de se rédéployer et, d'autre part, l'illustration du bon fonctionnement des stabilisateurs automatiques assurant le maintien de l'activité à un niveau plus élevé qu'il ne pourrait sinon (qui s'en plaindrait!!).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Et l'euro dans tout cela ? il n'est pas bon marché, avouons le. Une bonne chose pour les voyages qui forment la jeunesse mais aussi le jugement. Moins pour la pénétration de nos spécialisations internationales et nos comptes externes. Symbole justifié d'une excellente gestion monétariste de notre monnaie en devenir face au laxisme de la création monétaire américaine. Dans ce domaine, je crains que la bonne maitrise du réglage monétaire au sein de notre zone se distingue de l'impossibilité de maitriser quoique ce soit dans les années à venir au sein de la zone dollar. Les anciens se rappeleront des euro crédits et euro dollars des années 1970 qui empéchaient toute politique monétaire américaine. En attendant Volcker (qui est conseiller d'OBAMA, by the way...), le triplement des taux d'intéret et le doublement de la devise, fossoyeuse de la premiere crise systémique bancaire américaine puis occidentale en 1982. Les modernes  évoqueront le financement des guerres en Afghanistan et en Irak, et de manière plus confidentielle le soutien des banques centrales mondiales à l'égard du dollar au dépend d'une création domestique trop importante (Rueff réveille toi ils sont devenus fous); nous revoila donc avec des réserves en eurodollars expatriés. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Du point de vue d'un allocataire d'actifs, un cri du coeur : "tout sauf du monétaire", donc. Et pour le reste, nous maintenons, comme depuis le mois de mars, nos préférences pour les actions d'abord et le crédit (tant qu'il n'y a pas de mouvement de hausse trop rapide). Et ce, malgré les résultats mitigés du mois d'octobre et les craintes illustrées depuis d'une consolidation plus marquée des bourses mondiales, juste prise de profits après plus de six mois de hausse discontinue, et juste respiration financière en attendant les futures résultats positifs des premiers trimestres 2010. </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Les principales raisons tiennent d'abord à la rémunération du risque que l'on évalue par le rendement des dividendes et au niveau du rendement boursier des actions, qui sont encore tres largement supérieurs au taux d'intérêt sans risque. </p>
<ul>
<li>Coté crédit, qu'il s'agissent des crédits de qualité ou de haut rendement, nous pourrions assister à des réductions des marges dans un contexte d'amélioration des conditions de remboursement de l'endettement des entreprises. Mais, il nous faut aussi noter qu'en l'absence de réduction des liquidités, le système bancaire mondial dispose de véritables trésor de guerre leur permettant de s'assurer des gains de portage intéréssants sur le crédit comme les actions. </li>
</ul>
<ul>
<li>Il faudra aussi savoir investir hors la zone euro. Une aubaine pour la zone Asie du Sud comme du Nord, du continent américain,de la zone de la communauté des pays du golfe et de la Russie. Une seule mais importante interrogation sur les capacités de réaction des pays européens et de la zone euro, en particulier, pour ce qui nous occupe. Moins du fait de la dissociation des politiques de stabilisation anglaises et euro : acompagnement mimétique de leur ainé outre atlantique ( la banque d'Angleterre laissant filer sa monnaie tout en aménageant un nouveau plan de soutien de son système bancaire) et effort de maintien de la cohésion conjoncturelle continentale que par l'impact vigoureux de l'appréciation de l'euro sur les économies de la zone. </li>
</ul>
<ul>
<li>Et le dollar dans tout cela, nous devrions connaitre une bande de fluctuation sur les six prochains mois de 1.35 à 1.55 ; reprise relative plus forte que prévue de la croissance économique américaine oblige, taux de portage fort attractif aidant...). </li>
</ul>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Pour les plus courageux, les opportunités pourraient se situer et plutot au sein des gammes de crédit de haut rendement (hors de la zone euro) et plus si affinités, la dette dite en détresse. Bref dans des spécialités, ou il y a peu d'acheteurs et pas mal de vendeurs et peu d'informations, le bonheur!!!...</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Jean Christophe Cotta , <a href="http://www.allocation-selection.com" target="_blank">Allocation &amp; Sélection</a></p></div>
</content>


    </entry>
    <entry>
        <title>Où est le Kondratiev ? / par Alain Sueur</title>
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        <published>2009-10-30T11:49:10+01:00</published>
        <updated>2009-11-01T12:53:33+01:00</updated>
        <summary>Le cycle économique Kondratiev est un cycle long, qui court sur une soixantaine d’années. Il est tiré par l’innovation des...</summary>
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            <name>Alain Sueur</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Le cycle économique Kondratiev est un cycle long, qui court sur une soixantaine d’années. Il est tiré par l’innovation des industries et des méthodes, qui ouvrent de nouveaux mondes ou des domaines neufs. Sa mesure est la productivité. Le cycle reflète les tendances lourdes de l’investissement de production, imperceptibles à l’œil nu, en termes de prix, d’activité et d’endettement.</p>
<p>Le grand cycle du début du XXe siècle avait pour moteur les innovations telles que la dynamo à courant continu de Gramme (1870), le téléphone (1877), la locomotive électrique Siemens (1878), l’acide nitrique (1880), le moteur à essence (1885) puis Diesel (1893) et les aéroplanes (1895). Ces techniques ont permis l’ouverture au marché mondial de pays excentrés tels que l’Australie, le Canada, l’Argentine, le Chili et la Russie (1890). Ce Kondratiev là se termine au krach de 1929 puis aux destructions de la Seconde guerre mondiale.</p>
<p>Il est suivi d’un nouveau cycle Kondratiev, initié en 1929 et permis par les multiples inventions issues de la guerre : le radar, l’atome, l’informatique lourde, les fusées, les médicaments. La reconstruction d’après-guerre et le baby boom des pays occidentaux ont conduit aux Trente glorieuses des années 1945-1973, vague ascendante du cycle, marquée aussi par l’explosion culturelle et la libération des mœurs autour de 1968. L’euphorie matérielle incite aux expériences affectives et spirituelles.</p>
<p>Nous sommes entrés depuis la fin des années 1970 dans sa phase descendante. La crise du pétrole, la stagflation 1973-1981, la chute de la natalité jusqu’autour du point d’équilibre, un certain retour de l’égoïsme et de l’ordre moral, ont marqué le net ralentissement de la croissance économique. Les causes d’une telle dépression cycliques résident en la concentration excessive des actifs financiers dans un petit nombre de mains et dans l’appauvrissement relatif du plus grand nombre. D’où hier le New Deal et une vision plus collective de l’économie (Keynes contre Friedman).</p>
<p><a href="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a692253e970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Kondratiev cycles" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54f05437988340120a692253e970c image-full " src="http://leblog-boursier.typepad.com/.a/6a00e54f05437988340120a692253e970c-800wi" title="Kondratiev cycles" /></a> <br />La bulle d’une croissance factice des actifs financiers 1980-2009, provoquée par la désinflation puis attisée par des politiques monétaires laxistes – voire « exubérantes » à partir de 1995 - se termine par un krach suivi d’une dépression analogue à celle des années 30. Mais en plusieurs étapes : les actions entre 2000 et 2003, puis l’immobilier entre 2007 et 2010. Restent la dette, qui est peut-être le prochain actif atteint par le grand lessivage de la déflation, et peut-être les marchés émergents vers 2010-15 ? Les déséquilibres de ces deux actifs sont trop flagrant pour qu’ils puissent poursuivre leur envol sans dommages. La dernière phase du grand cycle est sensée nettoyer le surendettement par une crise bancaire, une atonie du crédit et de l’activité, puis par la déflation des actifs. Nous y sommes depuis 2000, allant de crise en crise où sont remis en cause successivement les quantités, les prix puis la dette. </p>
<p>Certains pensent qu’un nouveau grand cycle haussier Kondratiev est en cours, qu’il aurait débuté vers 1995 sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication et sur l’effondrement du bloc de l’Est qui a permis l’ouverture globale à la mondialisation. C’est probablement vrai. Sauf qu’on ne change pas d’un système à un autre sans période transition ni sans remises en causes des façons de faire, de gouverner et de penser. La phase terminale de dépression, se chevauche avec le levain du cycle qui suivra. Peut-être sommes-nous dans cette transition de phase, douloureuse à vivre, dans laquelle tous les éléments stables qui régissaient l’ancien monde, celui dans lequel nous avons été élevé, sont remis en cause ?</p>
<p>Le grand rebond suivant est initié par une révolution en cours technologique (internet) et sociologique (souci écologique et développement durable). Il verra probablement l’extension géographique du développement avec la maturité économique et géopolitique des pays encore considérés aujourd’hui comme « émergents ». En entreprise, le cycle se fondera peut-être sur une culture de fonds propres avec peu de dettes. Dans la société, un nouveau partage va émerger entre capital/travail, actifs/retraités, secteur public/secteur privé. Le capitalisme (non pas conçu à la Marx comme une phase de domination historique de classes, mais comme une technique d’efficacité économique structurelle) mutera du financier vers le « durable », sur l’exemple du capitalisme asiatique (japonais, coréen, chinois). Je l’ai évoqué dans mes livres, ce nouveau capitalisme sera fondé demain sur les besoins et le service aux clients (japonais/asiatique) plutôt qu’aujourd’hui sur la rentabilité avant tout (anglo-saxon) ou hier sur l’exclusif amour de la technique et du travail bien fait à n’importe quel prix, sans se préoccuper des débouchés (rhénan).</p>
<p>Nous ne sommes pas encore dans le « printemps » du nouveau cycle Kondratiev. Tout au plus abordons nous peut-être la fin de l’hiver. Le grand désendettement avec son cortège de chômage pour baisser les coûts et de moindre emploi des postes du nouveau cycle n’est pas achevé. Il faut encore purger toutes les bulles d’actifs : immobilier avec le krach des subprimes, emprunts avec les toxiques toujours là et les dettes d’État qui montent, actions des émergents (soufflées par les restrictions des véhicules d’épargne et le contingentement d’Etat des marchés bousiers). Puis probablement le dollar (considéré comme monnaie mondiale, actif de réserve analogue à l’or) verra son rôle remis en cause comme monnaie de l’économie-monde dans le nouveau paradigme qui se dessine.</p>
<p>Combien de temps ? Peut-être une génération depuis 1995 (soit pas avant 2020 ?) tant la démographie bascule de l’Occident technologique vers les pays en développement où l’éducation doit être faite et les structures sociales établies avant d’aller plus loin. La croissances des émergents reste aujourd’hui une croissance de rattrapage, la recherche continue de se faire majoritairement dans les pays développés. Or c’est là que la démographie n’aide pas. A moins que ne se développe une coopération internationale ou une immigration encore jamais vues ? Mais les freins culturels, religieux, nationalistes, pèsent de tous leur poids dans cette phase de transition où chacun a la tentation du repli sur soi.</p></div>
</content>


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        <title>Le grand secret / par Alain Sueur</title>
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        <published>2009-10-02T06:50:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-02T06:50:00+02:00</updated>
        <summary>Il n’est pas celui du groupe Indochine mais celui des fonds communs et SICAV : la gestion, c’est fini. Entre...</summary>
        <author>
            <name>Alain Sueur</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Vie des marchés" />
        
        
<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 16px; line-height: 18px; "&gt;Il n’est pas
celui du groupe Indochine mais celui des fonds communs et SICAV&amp;#0160;: la
gestion, c’est fini. &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Entre le trading (qui joue les écarts à court terme) et
le private equity (qui joue les fondamentaux à long terme) – il n’y a plus
RIEN.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Le monde financier est en crise dès 1999. Depuis cette
«&amp;#0160;exubérance irrationnelle&amp;#0160;», suivant le mot célèbre d’Alan, le chaos
s’installe&amp;#0160;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul style="margin-top:0cm" type="disc"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2000 des actions technologiques mal
   analysées (les analystes actualisaient des bénéfices promis et des actifs
   immatériels) et mal vendues (tout le monde suivait le voisin sans regarder
   au fond)&amp;#0160;;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2001 géopolitique des attentats du
   11-Septembre et faillite américaine de la guerre en Afghanistan puis en
   Irak, avec revendications iraniennes et instrumentation du Hamas autour
   d’Israël et double jeu pakistanais et saoudien&amp;#0160;;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l2 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;krach 2007 des subprimes pour cause de mal
   contrôle des autorités publiques, avec la pire crise du système financier
   depuis 1929, suivie d’une récession économique et d’un changement radical
   de modèle de production. Le capitalisme financier anglo-saxon est
   probablement fini au profit du capitalisme «&amp;#0160;durable&amp;#0160;», de type
   asiatique (service au client japonais, clanisme chinois, social business
   indien de Mohammed Yunus ou de la voiture Tata à 1000€).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Avez-nous
noté que 1929 + 70 ans = 1999&amp;#0160;? &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Or, 70 ans, c’est en gros la révolution d’un cycle long
Kondratiev.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Nous changeons de cycle, nous voici dans un nouveau
processus d’innovations technologiques, avec son cortège de remises en causes
industrielles et de bouleversement des habitudes acquises&amp;#0160;: &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul style="margin-top:0cm" type="disc"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit le fordisme hiérarchique où une poignée de
   technocrates savants mènent des manœuvres ignorants&amp;#0160;; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit la culture publique du je-m’en-foutisme et
   du petit travail tranquille, l’opinion qui paye ses impôts réclame des
   comptes&amp;#0160;; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l1 level1 lfo3"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;exit le tout pétrole devenu trop rare et très
   cher. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Pas
facile&amp;#0160;! Des États-providence aux monopoles protégés, de la devise
nationale dévaluée au gré des nécessités, nous voilà passés aux démocraties ouvertes,
aux secteurs déréglementés et aux grandes devises communes… Le modèle
industriel fondé sur l’énergie bon marché est à réinventer et un nouvel
équilibre ville-campagne à trouver (fin de la culture bagnole et des banlieues
interminables et vides). &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Cela ne va pas sans stress, interrogations
existentielles, perte de confiance en l’avenir. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Pourquoi
voulez-vous donc que la bourse, cette chambre d’écho de l’économie, soit
florissante&amp;#0160;? Elle révèle non plus les espoirs de bénéfices des
entreprises mais le chacun pour soi de l’égoïsme nanti, la sophistication
technocratique des modèles mathématisés, les errements et lâchetés des
organismes publics chargés de réguler – toujours trop peu, toujours trop tard.
N’avons-nous pas quelques 20 à 30 ans de marasme financier à venir, comme dans
les années 1930 à 1960&amp;#0160;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Les gens
d’âge mûr aujourd’hui, quelles perspectives ont-ils&amp;#0160;? Stagnation des
carrières, voire long chômage ou petits boulots après licenciement, en
attendant l’âge légal qui se recule de prendre une retraite qui sera largement
amputée de toutes les années non ou mal cotisées… &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:
normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Pourquoi voudriez-vous qu’ils consomment,
ces inquiets pour leurs vieux jours&amp;#0160;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Placeront-ils leur
épargne en bourse pour la valoriser&amp;#0160;? Pareil pour les jeunes, surdiplômés
ou recalés du système scolaire qui, de stages en boulots précaires, de
recherche publique mal payée en recul des salaires à l’embauche pour cause de
pléthore d’offre, consomment peu, n’investissent que très tard et se demandent
comment ils vont payer pour leur retraite, leur santé en plus de celle des la
génération d’avant qui a accumulé les déficits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol start="1" style="margin-top:0cm" type="1"&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Cela fait près de dix ans que les actions ont
   touché leur plus haut et qui a acheté en 1999 reste perdant sur les
   indices. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Les obligations sont-elles plus
   attrayantes&amp;#0160;? A rendement très bas pour cause de taux au plancher et
   d’inflation quasi nulle, l’avenir ne peut que leur être défavorable&amp;#0160;:
   toute reprise d’inflation, hausse des taux ou augmentation du prélèvement
   social va amputer allègrement leur rendement&amp;#0160;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Iront-ils vers l’assurance-vie&amp;#0160;? Mais c’est toujours
   investir en actions et obligations, même si elles sont gérées par des
   professionnels. Et avec les 4.5% de frais d’entrée, c’est 3 ans
   d’inflation au rythme actuel ou 2 ans de rendement du Livret A qu’il faut
   désormais rattraper avant d’espérer gagner de l’argent en cas de
   stagnation des marchés&amp;#0160;! Sans parler de la fiscalisation de ces
   montants immobilisés, qui fait saliver Bercy.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
 &lt;li class="MsoNormal" style="mso-list:l0 level1 lfo2"&gt;&lt;span style="font-size:
   12.0pt;line-height:115%"&gt;Que reste-t-il donc aux gens inquiets pour leurs
   vieux jours&amp;#0160;: &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;l’immobilier pour au moins se loger et le monétaire.
   &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Pas passionnant pour les gestions…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Reste-t-il
au moins des «&amp;#0160;gérants&amp;#0160;»&amp;#0160;? Que nenni&amp;#0160;! &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:
normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Le métier s’est éclaté sous la pression du
professionnalisme exigé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, soit vers l’allocation d’actifs (le métier
de stratège), soit vers l’analyse des sociétés (le métier d’analyste), soit
vers l’arbitrage, le pari et la couverture (le métier de trader). Les seuls
gérants qui restent sont très spécialisés&amp;#0160;: le monétaire, le rendement,
l’indiciel avec garanties ou cliquet de performance, la multigestion – ces
gérants trop spéciaux sont sous la coupe des technocrates de direction des
gestions. Les dits ‘gérants’, de toute façon trop nombreux, sont de plus en
plus des commerciaux et des comptables, leur autonomie de gestion se réduit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%;color:#C00000"&gt;Le grand secret est celui-là&amp;#0160;:
entre les analystes à long terme et les traders du &lt;em style="mso-bidi-font-style:
normal"&gt;day trading&lt;/em&gt;, il n’y a plus rien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:
12.0pt;line-height:115%"&gt; Les premiers jouent les actifs décotés ou un concept
sectoriel porteur&amp;#0160;; les seconds ne prennent que des positions courtes, fondées
sur l’analyse technique, au jour le jour. Les gérants sont sans idées, sans
pouvoir, sans comprendre des marchés erratiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;line-height:115%"&gt;Or pour être
un bon trader, il faut des années d’expérience et de discipline&amp;#0160;(voyez
George Soros) ; pour être un bon analyste fondamental aussi (voyez Warren Buffet).
Exit donc les particuliers boursicoteurs&amp;#0160;: ils n’ont ni les moyens
techniques, ni l’expérience stratégique, ni les nerfs du trader. S’ils gagnent
deux fois, ils vont perdre huit. Sauf coup de chance ou suivisme indiciel. &lt;strong style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#C00000"&gt;Et cela va
durer des années…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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