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	<title>Bienvenue sur le blog d'Adenis</title>
	
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		<title>Skype et l’Arcep de nouveau en conflit</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 15:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Chamak</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Télécom Voix]]></category>
		<category><![CDATA[Arcep]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;autorité de régulation des communications électroniques et des postes alertait au début du mois de mars le procureur de la république de Paris sur les pratiques de Skype. La question du statut de la récente acquisition de Microsoft inquiète le régulateur français. L&#8217;histoire de Skype remonte à 2003, date à laquelle trois développeurs estoniens, pères [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;autorité de régulation des communications électroniques et des postes alertait au début du mois de mars le procureur de la république de Paris sur les pratiques de Skype. La question du statut de la récente acquisition de Microsoft inquiète le régulateur français.</p>
<p>L&rsquo;histoire de Skype remonte à 2003, date à laquelle trois développeurs estoniens, pères spirituels du logiciel Kazaa<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>, publient la première version  de ce logiciel, qui permet de communiquer avec les autres utilisateurs du logiciel de différentes manières : par messagerie instantanée, par la voix ou par vidéoconférence, le tout par le biais de la connexion internet de l&rsquo;utilisateur.</p>
<p>Le succès phénoménal du logiciel lui a valu de changer de mains plusieurs fois au cours des dernières années : après un premier rachat par eBay en 2005, celui-ci en revend 65% aux fonds d&rsquo;investissements Silver Lake<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup> et Andreessen Horowitz, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;organisme chargé de gérer les retraites des citoyens Canadiens. Le dernier changement en date est la cession de l&rsquo;intégralité de l&rsquo;entreprise à Microsoft intervenue en mai 2011 : Skype devient alors une division à part entière de l&rsquo;entreprise américaine, qui acquiert au passage toutes les technologies propriétaires de la société.</p>
<p>A l&rsquo;origine uniquement disponible pour PC, puis pour Mac et Linux, l&rsquo;essor des smartphones a entraîné le développement d&rsquo;une application sur tous les systèmes d&rsquo;exploitation mobiles : Windows Phone, iOS, BlackBerry et Android.</p>
<p>On sent déjà une certaine ambigüité se mettre en place : Skype est une application gratuite, qui permet donc d&rsquo;appeler gratuitement un smartphone depuis un autre smartphone<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>. Mais l&rsquo;ambigüité ne s&rsquo;arrête pas là, puisque Skype propose depuis 2007 des fonctionnalités permettant, moyennant paiement, de joindre des postes fixes ou mobiles classiques.</p>
<p>En invoquant un article du Code des postes et communications électroniques<sup class="note"><a href="#note">(4)</a></sup>, l&rsquo;Arcep demande à ce que Skype se déclare officiellement comme opérateur de communications électroniques, ce que Skype souhaiterait éviter. En effet, le statut d&rsquo;opérateur le contraindrait non seulement à permettre à ses utilisateurs de composer les numéros d&rsquo;urgence comme le 112, qui sont surtaxés et donc non inclus dans l&rsquo;offre à l&rsquo;heure actuelle, mais aussi permettre l&rsquo;interception des communications par la justice. Les sanctions pour le manquement à toute déclaration préalable vont jusqu&rsquo;à un an d&rsquo;emprisonnement et 75 000 euros d&rsquo;amende<sup class="note"><a href="#note">(5)</a></sup>.</p>
<p>A travers cette action, l&rsquo;Arcep cherche à rétablir une concurrence équitable entre les différents opérateurs, concurrence qui est à l&rsquo;heure actuelle déséquilibrée en raison des tarifs pratiqués par Skype. En effet, celui-ci n&rsquo;a à proprement parler pas de réseau propre, mais se sert de celui d&rsquo;opérateurs établis pour faire transiter ses communications, le tout à des tarifs bien moindre que ceux des appels standards, notamment dans le cas des communications internationales.</p>
<p>Des tarifs que les opérateurs &laquo;&nbsp;classiques&nbsp;&raquo; assurent ne pas pouvoir égaler, étant dans l&rsquo;obligation d&rsquo;amortir les investissements réalisés dans les infrastructures de leurs réseaux.</p>
<p>L&rsquo;Arcep avait déjà effectué la même démarche en 2007 ; Skype avait à l&rsquo;époque choisi de fermer ses bureaux européens pour ne conserver que son siège social au Luxembourg, se soustrayant ainsi aux demandes du régulateur français<sup class="note"><a href="#note">(6)</a></sup>. L&rsquo;affaire avait refait surface en 2011, au moment où l&rsquo;entreprise avait annoncé son intention d&rsquo;entrer en Bourse. Le gouvernement américain avait à l&rsquo;époque jugé que les services fournis par Skype n&rsquo;en faisaient pas un opérateur de communications électroniques, et qu&rsquo;il n&rsquo;était donc pas soumis aux obligations en vigueur.</p>
<p>Le renouvellement de la plainte du régulateur pourrait s&rsquo;expliquer par l&rsquo;adoption massive de la VoIP, qui représente une menace significative sur les opérateurs &laquo;&nbsp;classiques&nbsp;&raquo;, et profite actuellement d&rsquo;un flou juridique, tant sur le plan national qu&rsquo;européen, pour se développer<sup class="note"><a href="#note">(7)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie" id="note">Notes et sources</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> Logiciel d&rsquo;échanges en peer-to-peer, inactif depuis 2012.<br />
<span class="note-down">(2)</span> Fonds d&rsquo;investissement qui participe à la sortie de Bourse de Dell ; lire notre  <a href="http://blog.adenis.fr/comment-dell-compte-sortir-de-la-bourse/" target=_"blank">article</a> à ce sujet<br />
<span class="note-down">(3)</span> Gratuit est ici à comprendre comme sans surcoût pour l&rsquo;utilisateur, dans la limite de la quantité de données que son abonnement lui permet d&rsquo;échanger.<br />
<span class="note-down">(4)</span> l&rsquo;article L33-1 du code des postes et communications électroniques stipule que &laquo;&nbsp;la fourniture au public de services de communications électroniques sont libres sous réserve d&rsquo;une déclaration préalable auprès de l&rsquo;Autorité de régulation des communications électroniques et des postes.&nbsp;&raquo; Pour les curieux, l&rsquo;intégralité du texte est disponible <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024506015&#038;cidTexte=LEGITEXT000006070987" target=_"blank">ici</a>.<br />
<span class="note-down">(5)</span> D&rsquo;après l&rsquo;article paru sur <a href="http://www.numerama.com/magazine/25357-l-arcep-saisit-la-justice-contre-skype-pour-le-rendre-ecoutable.html" target=_"blank">numerama.com</a> le 12 mars 2013<br />
<span class="note-down">(6)</span> Lire à ce sujet l&rsquo;article du blog de <a href="http://blogs.lexpress.fr/tic-et-net/2011/02/22/le-service-skype-illegal-en-france/" target=_"blank">l&rsquo;Express</a> daté du 22 février 2011<br />
<span class="note-down">(7)</span> D&rsquo;après la section <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/VoIP#European_Union" target=_"blank">Legal issues : European Union</a> de l&rsquo;article de la version anglaise de Wikipedia sur la VoIP, datant de 2007. Aucune autre source n&rsquo;ayant été identifiée après recherche, nous vous invitons à laisser un commentaire si par hasard vous disposez de documents allant en ce sens, ou prouvant le contraire.<br />
</span></p>
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		<title>Informatique : quelques bonnes résolutions</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 12:16:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Marciano</dc:creator>
				<category><![CDATA[IT services]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Services]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous n&#8217;avez pas pris de bonnes résolutions conçernant votre équipement informatique au début de l&#8217;année ? En voici quelques-unes pour vous faire oublier l&#8217;avalanche de poissons d&#8217;avril à laquelle vous avez été exposés ces jours-ci. 1. Assurer votre sécurité Première étape : l&#8217;incontournable antivirus. Si vous n&#8217;en avez pas, téléchargez-en un … Si vous en [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n&rsquo;avez pas pris de bonnes résolutions conçernant votre équipement informatique au début de l&rsquo;année ? En voici quelques-unes pour vous faire oublier l&rsquo;avalanche de poissons d&rsquo;avril à laquelle vous avez été exposés ces jours-ci.</p>
<p><span class="partie">1. Assurer votre sécurité</span></p>
<p>Première étape : l&rsquo;incontournable antivirus. Si vous n&rsquo;en avez pas, téléchargez-en un … Si vous en avez un, installez la dernière version, ou téléchargez les dernières définitions si cela ne se fait pas de manière automatique.</p>
<p>Dans un second temps, des mises à jour venant corriger les failles potentielles de vos logiciels sont régulièrement publiées par les entreprises qui les éditent. Ces correctifs sont un moyen très simple de vous protéger, et doivent donc faire partie intégrante de votre stratégie de protection.</p>
<p>Par ailleurs, ne négligez pas le cryptage de vos informations sensibles, que ces données concernent vos clients ou vos employés, qu&rsquo;elles soient stockées sur un serveur, sur votre poste de travail ou sur un support externe comme une clé USB. Prenez en particulier bien soin des informations concernant les connexions à vos serveurs depuis l&rsquo;extérieur.</p>
<p>Enfin, les mots de passe restent un point crucial de la sécurité de tout système d&rsquo;information. Le choix d&rsquo;un mot de passe robuste reste crucial(1), mais les systèmes d&rsquo;identification multi-factoriels, c&rsquo;est-à-dire associant un mot de passe avec un code envoyé sur votre mobile ou un critère biométrique, sont de plus en plus utilisés. </p>
<p><span class="partie">2. Tenir compte des spécificités du matériel</span></p>
<p>Premier passage obligé : la mise à jour, autant logicielle que matérielle, des postes de travail de votre entreprise. Vous éviterez ainsi des surprises, comme par exemple un crash majeur à 24 heures du lancement d&rsquo;un produit phare élaboré avec amour. </p>
<p>Les postes fixes sont importants, mais les usages mobiles professionnels sont de plus en plus prépondérants, d&rsquo;où l&rsquo;importance d&rsquo;instaurer des mesures de sécurité spécifiques aux terminaux mobiles : chiffrement des données stockées sur l&rsquo;appareil, contrôle de la communication et de l&rsquo;échange de données avec le système d&rsquo;information interne à l&rsquo;entreprise &#8230;</p>
<p>Enfin, un diagnostic de votre réseau vous permettra de faire le point sur ses vulnérabilités. Il existe par exemple des solutions automatisées qui scannent les ports de votre réseau et vous indiquent lesquels sont ouverts, ce qui vous permet ensuite de prendre les mesures qui s&rsquo;imposent.</p>
<p><span class="partie">3. Augmenter votre efficacité</span></p>
<p>Le système de communication interne à l&rsquo;entreprise, et en particulier l&rsquo;outil de mail, occupe une place essentielle dans le fonctionnement de l&rsquo;entreprise. Il est donc capital que chacun puisse accéder sans entrave aux informations pertinentes diffusées en interne, un accès qui peut être facilité par la mise en place d&rsquo;un filtrage du spam pour éviter la pollution des boîtes aux lettres, ou bien un mode d&rsquo;archivage précis permettant de retrouver instantanément les messages les plus importants.</p>
<p>La consolidation des serveurs peut jouer un rôle important : il s&rsquo;agit de réorganiser votre matériel informatique de manière à diminuer le gaspillage d&rsquo;espace à l&rsquo;intérieur des tours elles-mêmes. Outre le gain d&rsquo;espace, il s&rsquo;agit aussi de réduire la consommation électrique et le coût de l&rsquo;entretien. On peut envisager une stratégie analogue en terme de système de fichiers.</p>
<p>En dernier lieu, la virtualisation peut vous permettre de réaliser des économies importantes : en externalisant la gestion de votre système d&rsquo;information, vous profiterez de l&rsquo;expertise d&rsquo;un prestataire dont c&rsquo;est le métier, et sur lequel vous pourrez vous décharger. Les multiples services gérés qui vous seront proposés vous faciliteront la vie ; enfin, la mutualisation des coûts (entretien, énergie, foncier …) que permet l&rsquo;externalisation est un critère à ne pas négliger.</p>
<p><span class="partie" id="note">Note</span><br />
(1) Pour plus de précisions à ce sujet, lire notre <a href="" target="_blank">article</a> sur les cinq erreurs à éviter en matière de choix de mot de passe.<br />
</span></p>
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		<title>42 : une réponse, beaucoup de questions</title>
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		<comments>http://blog.adenis.fr/42-une-reponse-beaucoup-de-questions/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 14:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Chamak</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[42]]></category>
		<category><![CDATA[Free]]></category>
		<category><![CDATA[free mobile]]></category>

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		<description><![CDATA[La conférence de presse de Xavier Niel était prévue pour le 26 mars au matin, mais des fuites dans la presse en ligne de la veille annonçaient déjà l&#8217;intention du porte-étendard de Free : la création d&#8217;une école d&#8217;informatique. On en sait maintenant plus sur ce projet appelé 42(1) : une école gratuite, présentée comme [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La conférence de presse de Xavier Niel était prévue pour le 26 mars au matin, mais des fuites dans la presse en ligne de la veille annonçaient déjà l&rsquo;intention du porte-étendard de Free : la création d&rsquo;une école d&rsquo;informatique. On en sait maintenant plus sur ce projet appelé 42<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup> : une école gratuite, présentée comme innovante et ouverte à tous, et hébergée dans des locaux flambant neufs du XVII° arrondissement de Paris. Une annonçe qui mérite qu&rsquo;on la décortique.</p>
<p>Quatre personnes étaient sur scène ce matin-là<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup> : Xavier Niel, qu&rsquo;on ne présente plus ; Nicolas Sadirac, fondateur de l&rsquo;école d&rsquo;informatique Epitech ; Kwame Yamgnane, membre de la direction de cette même école ; et Florian Bucher, de Ionis Group, l&rsquo;organisme privé qui gère entre autres Epitech et sa grande soeur Epita.</p>
<p>En bon marketeur et adepte des présentations à l&rsquo;américaine, Xavier Niel n&rsquo;en est pas à son premier coup d&rsquo;éclat. Free et Free Mobile se positionnaient en révolutionnaires du marché des télécoms ; la nouvelle cible de l&rsquo;entrepreneur est la formation française en informatique, dont il estime qu&rsquo;elle ne rend pas service aux élèves et provoque trop de situations d&rsquo;échec. L&rsquo;idée est d&rsquo;aller dénicher dans ceux qui ont été exclus du système éducatif traditionnel les &laquo;&nbsp;génies&nbsp;&raquo; de l&rsquo;informatique. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;entrée de son école est ouverte à tous les candidats ayant entre 18 et 30 ans, sans aucune exigence sur leur niveau d&rsquo;études ou de compétence.</p>
<p>Les quatre fondateurs de l&rsquo;école vont jusqu&rsquo;à utiliser des mots peut-être plus clinquants que pertinents, en qualifiant 42 d&rsquo;école 2.0, ou d&rsquo;école en peer-to-peer, pour mettre en valeur le fait que la pédagogie est basée sur une approche par projets successifs et sur un enseignement collaboratif, ou les élèves se forment et s&rsquo;évaluent les uns les autres.</p>
<p>L&rsquo;absence de frais de scolarité est une conséquence de la volonté d&rsquo;ouverture de l&rsquo;école : le but affiché est de faire en sorte que l&rsquo;argent ne soit pas un obstacle. Une intention louable mais qui oublie un léger détail : le coût de la vie parisienne, toujours plus élevé qu&rsquo;en province. Pour garantir la gratuité de l&rsquo;école, Xavier Niel a néanmoins investi 20 millions d&rsquo;euros, et estime à 50 millions le montant nécessaire au fonctionnement de l&rsquo;école sur les dix prochaines années, montant qu&rsquo;il est prêt à puiser dans sa fortune personnelle.</p>
<p>Le plus surprenant est que la formation ne délivrera pas de diplôme, en tout cas aucun qui ne soit reconnu par l&rsquo;état ou par l&rsquo;Europe. L&rsquo;argument avancé est le suivant : l&rsquo;informatique française manque d&rsquo;innovateurs, de personnes qui ont une approche différente. Or, les certifications nécessaires à la reconnaissance d&rsquo;un diplôme par l&rsquo;enseignement supérieur ne permettraient selon Niel et son équipe que de produire des individus normés, et donc incapables d&rsquo;innovation.</p>
<p>Un discours séduisant, dans l&rsquo;air du temps ; mais un choix risqué quand on connaît la réticence des entreprises françaises à embaucher en l&rsquo;absence de diplôme. La question a été soulevée pendant la présentation par Patrice Dumoucel, fondateur d&rsquo;Epita, qui notait en passant les similitudes entre la pédagogie décrite et celle déjà en place dans son école ; une question rapidement éludée par Xavier Niel, qui profite de l&rsquo;intervention de celui qui est maintenant son concurrent pour critiquer à mots couverts le modèle mis en place par celui-ci.</p>
<p>Peu de certitudes donc quant aux débouchés de l&rsquo;école, même si une start-up française annonçait dans la foulée vouloir embaucher l&rsquo;intégralité de la première promotion de 42<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>.</p>
<p>Ce qui est sûr, c&rsquo;est que la communication est efficace, même si les ficelles ne sont pas très subtiles : en se plaçant dans la continuité de l&rsquo;image de challenger de Free Mobile, en mettant en avant des « cancres » devenus des « génies », et en jouant sur les stéréotypes associés aux geeks<sup class="note"><a href="#note">(4)</a></sup>, l&rsquo;école est au moins assurée de remplir sa première promotion. La forme a été soignée ; pour ce qui est du fond, certaines voix s&rsquo;inquiètent déjà de la pertinence du projet<sup class="note"><a href="#note">(5)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources et notes</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> Référence à l&rsquo;auteur brittanique de science-fiction Douglas Adams et son Guide du voyageur intergalactique. Dans l&rsquo;univers qu&rsquo;il a créé, 42 est la réponse à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_grande_question_sur_la_vie,_l'univers_et_le_reste" target=_"blank">la question sur la vie, l&rsquo;univers et le reste</a><br />
<span class="note-down">(2)</span> L&rsquo;intégralité de la conférence de presse, y compris la scéquence des questions/réponses, est disponible sur <a href="http://www.dailymotion.com/video/xyhn5k_conference-de-presse-lancement-de-42_school#.UVV3ysDE9oh" target=_"blank">dailymotion.com</a><br />
<span class="note-down">(3)</span> D&rsquo;après un article paru sur <a href="http://www.challenges.fr/high-tech/20130328.CHA7790/un-salaire-de-45-000-euros-offerts-aux-futurs-diplomes-de-l-ecole-de-xavier-niel.html?xtor=RSS-16" target=_"blank">challenges.fr</a> le 28 mars 2012<br />
<span class="note-down">(4)</span> Les définitions de ce mot d&rsquo;origine anglaise varient. Il désignait à l&rsquo;origine un individu ayant une passion pour l&rsquo;informatique proche de l&rsquo;obsession. Il est de plus en plus utilisé pour parler d&rsquo;un individu passionné par un champ de connaissance, quel que soit celui-ci. Le terme avait également une connotation négative, qu&rsquo;il perd peu à peu.<br />
<span class="note-down">(5)</span> Lire les articles de <a href="http://blog.mageekbox.net/?post/2013/03/28/42-est-elle-la-reponse" target=_"blank">mageekblog</a>, <a href="https://larlet.fr/david/blog/2013/eduquer-joie/" target=_"blank">David Larlet</a>, <a href="http://www.niptech.com/podcast/2013/03/42-fr-a-une-guerre-de-retard-2/" target=_"blank">NipTech</a>, <a href="http://n.survol.fr/n/42-pour-une-seule-ecole-ca-fait-41-de-trop" target=_"blank">Eric Daspet</a></p>
<p><strong>Mise à jour</strong> : La Société informatique de France, groupement des départements et laboratoires d&rsquo;informatique des universités françaises, publiait le 28 mars un <a href="http://www.societe-informatique-de-france.fr/actualite/2013/Communiqué_28_3.pdf" target="_blank">communiqué</a> détaillant sa position officielle, dans lequel elle attire l&rsquo;attention sur les dangers d&rsquo;une formation basée seulement sur le projet et qui négligerait une approche théorique plus générale et donc plus pérenne.<br />
</span></p>
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		<title>Comprendre le big data</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 16:06:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Marciano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[big data]]></category>
		<category><![CDATA[tendances]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;avènement de la société de l&#8217;information a introduit tout un ensemble de termes, pour la plupart d&#8217;origine anglosaxonne, désignant des concepts novateurs et parfois difficiles à appréhender. Le cloud computing, ou informatique en nuage, qui a pendant un temps fait les frais de notre aversion aux anglicismes, est de mieux en mieux cerné par les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;avènement de la société de l&rsquo;information a introduit tout un ensemble de termes, pour la plupart d&rsquo;origine anglosaxonne, désignant des concepts novateurs et parfois difficiles à appréhender. Le cloud computing, ou informatique en nuage, qui a pendant un temps fait les frais de notre aversion aux anglicismes, est de mieux en mieux cerné par les professionnels de l&rsquo;informatique, et le grand public en général. Nous vous proposons aujourd&rsquo;hui de décrypter ensemble un autre de ces termes : le big data.</p>
<p>L&rsquo;apparition de l&rsquo;informatique, d&rsquo;abord dans les milieux professionnels, puis sur le marché du grand public, l&rsquo;ubiquité des composants électroniques, ou encore la création des réseaux sociaux sont quelques unes des raisons de l&rsquo;explosion de la quantité et des types de données produites par l&rsquo;activité humaine au sens large. La masse de données générée chaque jour est estimée à 2,5.10^18 octets, de quoi remplir quotidiennement 2,5 milliards de clés USB d&rsquo;un gigaoctet<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>.</p>
<p>Le big data naît de la volonté de certains acteurs, qu&rsquo;ils soient gouvernementaux ou privés, d&rsquo;analyser et de croiser ces quantités de données de plus en plus importantes de manière à en dégager des tendances générales, autrement dit de faire le tri entre bruit de fond et information pertinente. On peut citer quelques exemples d&rsquo;applications concrètes :</p>
<p>- Les expériences scientifiques du LHC, ou Large Hadron Collider, ont produit en 2012 25 petaoctets de données<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup> (25 millions de clés USB d&rsquo;un Go), des données qui ont ensuite été analysées par 170 centres de calculs répartis dans 36 pays autour du globe ;</p>
<p>- Twitter génère 12 téraoctets de données par jour<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup> (12 000 clés USB d&rsquo;un Go) ; l&rsquo;analyse de ces données peut permettre à une marque d&rsquo;obtenir des informations sur l&rsquo;impact de tel produit, que ce soit le sien ou celui d&rsquo;un concurrent, et de prendre des décisions en conséquence ;</p>
<p>- L&rsquo;analyse des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, à telle ou telle déclaration d&rsquo;un homme politique peut permettre aux équipes de campagne d&rsquo;ajuster la stratégie de communication à mettre en place ; ces méthodes ont notamment été utilisées dans la campagne de ré-élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>.</p>
<p>Les principales caractéristiques de ces méthodes de traitement de l&rsquo;information sont au nombre de 4 : volume, vitesse, variété et véracité<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>. Outre la taille de l&rsquo;ensemble de données récoltées, la vitesse à laquelle l&rsquo;information est acheminée puis traitée est cruciale pour des usages comme la modification d&rsquo;une stratégie de campagne ; la variété des différents types de données récoltées dans les expériences du LHC, ou des sources dans l&rsquo;analyse de réactions à un discours (commentaires sur les sites d&rsquo;informations, blogs, réseaux sociaux), requiert de multiples croisements pour faire émerger des tendances significatives ; enfin, dans le cas de sources multiples, il peut être important d&rsquo;apporter plus de crédit à une source qu&rsquo;à l&rsquo;autre, et donc de donner un poids différent aux sources dans les calculs.</p>
<p>Une subtilité du modèle étant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas nécessaire qu&rsquo;un jeu de données ait une taille importante pour pouvoir être traité par la méthode du big data. Ce qui fait la complexité des données produites en une heure par un avion de ligne n&rsquo;est pas la taille de l&rsquo;ensemble des données, mais la multiplicité des sources, dans ce cas des milliers de capteurs (vitesse de l&rsquo;écoulement de l&rsquo;air et pression à différents points de l&rsquo;appareil, température de la cabine …), ce qui représente une quantité impressionnante de croisements possibles.<sup class="note"><a href="#note">(4)</a></sup></p>
<p>Comme le dit David Williams, contributeur sur Forbes.com, &laquo;&nbsp;le Big Data n&rsquo;est pas une révolution mais une évolution provoquée par la numérisation accrue de tous les aspects de l&rsquo;activité humaine. (…) Il s&rsquo;agit toujours d&rsquo;utiliser des méthodes d&rsquo;analyse pour transformer ces données brutes en information sensée et exploitable, comme nous l&rsquo;avons toujours fait.&nbsp;&raquo;<sup class="note"><a href="#note">(5)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources et notes</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> Chiffres extraits d&rsquo;une présentation réalisée par <a href="http://www-01.ibm.com/software/data/bigdata/" target=_"blank">IBM</a><br />
<span class="note-down">(2)</span> Informations disponibles sur le site du <a href="http://wlcg.web.cern.ch/" target=_"blank">CERN</a><br />
<span class="note-down">(3)</span> Lire l&rsquo;article de <a href="http://bosmol.com/2013/02/how-big-data-analysis-helped-president-obama-defeat-romney-in-2012-elections.html#.UUwbu8DE9oh" target=_"blank">Bosmol</a> consacré à la place des réseaux sociaux et du Big Data dans la seconde campagne présidentielle de Barack Obama<br />
<span class="note-down">(4)</span> Informations tirées du site <a href="http://mike2.openmethodology.org/wiki/Big_Data_Definition" target=_"blank">MIKE2.0</a>, membre du Open Methodology Framework<br />
<span class="note-down">(5)</span> Article paru sur <a href="http://www.forbes.com/sites/davidwilliams/2012/09/19/if-big-data-simply-meant-lots-of-data-we-would-call-it-lots-of-data/" target=_"blank">forbes.com</a> le 19 septembre 2012<br />
</span></p>
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		<title>Comment Dell compte sortir de la Bourse</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 10:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Marciano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[bourse]]></category>
		<category><![CDATA[Dell]]></category>
		<category><![CDATA[economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dell annonçait il y a une semaine sa volonté de sortir de la bourse par le biais d&#8217;un rachat d&#8217;actions, pour un montant total de 24,4 milliards de dollars. Nous revenons aujourd&#8217;hui un peu plus en détail sur le contexte de cette opération. Les difficultés du marché du PC ne sont un mystère pour personne. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dell annonçait il y a une semaine sa volonté de sortir de la bourse par le biais d&rsquo;un rachat d&rsquo;actions, pour un montant total de 24,4 milliards de dollars. Nous revenons aujourd&rsquo;hui un peu plus en détail sur le contexte de cette opération.</p>
<p>Les difficultés du marché du PC ne sont un mystère pour personne. Avec la domination des consoles sur le marché du jeu d&rsquo;une part, et le succès croissant des smartphones et des tablettes d&rsquo;autre part, les ventes mondiales de PC ont connu un ralentissement jusqu&rsquo;en 2011, puis une chute de 3,5% en 2012<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>, potentiellement dûe au remplacement progressif des PC par les tablettes dans les usages courants.</p>
<p>Dell s&rsquo;était très tôt positionné comme l&rsquo;un des leaders du marché, et s&rsquo;était distingué par la priorité accordée à la vente directe, autant aux particuliers qu&rsquo;aux entreprises, ainsi que le fait de laisser au client une grande latitude dans le choix des composants. Même s&rsquo;il est toujours parmi les trois meilleurs vendeurs de PC au monde, Dell accuse au quatrième trimestre 2012 un recul des ventes de 20% par rapport à la même période en 2011, là où le recul global des ventes n&rsquo;est que de 4,9%. Un constat inquiétant, auquel s&rsquo;ajoute une baisse de l&rsquo;action jusqu&rsquo;à un niveau équivalent à celui atteint fin 2008, au coeur de la crise des subprimes<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup>.</p>
<p>Michael Dell, fondateur du groupe, justifie ce rachat par la nécessité de se mettre à l&rsquo;abri des fluctuations du marché et des volontés des actionnaires, de manière à pouvoir opérer en toute tranquilité et comme il l&rsquo;entend la restructuration de son entreprise, et renforcer son offre de services professionnels (cloud computing, virtualisation …), une stratégie qu&rsquo;il n&rsquo;aura aucun problème à imposer s&rsquo;il ne dépend d&rsquo;aucun actionnaire.</p>
<p>Pour arriver à ses fins, Michael Dell est prêt à mettre sur la table sa part dans la société, à savoir 14% ; le reste du financement viendrait d&rsquo;une dette contractée auprès de Microsoft ; du fonds d&rsquo;investissement Silver Lake, spécialisé dans la haute technologie ; de MSD Capital, une société d&rsquo;investissement co-fondée par Michael Dell ; et des quatre banques d&rsquo;investissement Barclays, Bank of America Merril Lynch, Credit Suisse et RBC Capital, qui investissent 15 milliards.</p>
<p>Le magazine Slate avance une autre raison, qui tient à une subtilité du mécanisme de financement du rachat, appelé LBO<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>. Une grande part des fonds de Dell seraient stockés sur des comptes offshore ; la société ne peut en disposer qu&rsquo;après les avoir &laquo;&nbsp;rapatriés&nbsp;&raquo; aux Etats-Unis, et donc payé une taxe de 35%. Mais d&rsquo;après Slate, l&rsquo;argent utilisé pour payer les intérêts ne serait pas soumis au prélèvement d&rsquo;une taxe ; l&rsquo;opération prévue par Michael Dell permettrait ainsi à l&rsquo;entreprise d&rsquo;éviter un prélèvement conséquent du fisc américain, et ce en toute légalité<sup class="note"><a href="#note">(4)</a></sup>.</p>
<p>Mais la transaction n&rsquo;est pas encore enterrinée : la procédure impose un délai appelé « go shop period », pendant lequel les actionnaires peuvent, à la manière d&rsquo;un appel d&rsquo;offre, recevoir d&rsquo;autres propositions, qui seront ensuite soumises à un vote après examen<sup class="note"><a href="#note">(5)</a></sup>.</p>
<p>L&rsquo;opération proposée par Michael Dell est loin de faire l&rsquo;unanimité, et ce malgré sa tentative de calmer les inquiétudes de certains<sup class="note"><a href="#note">(6)</a></sup>. Après Southeastern Asset Management, c&rsquo;est au tour de T. Rowe Price, un autre fonds d&rsquo;investissement, d&rsquo;annoncer son opposition à l&rsquo;opération : les deux principaux actionnaires extérieurs, avec respectivement 8,5% et 4,4% du groupe, estiment que le prix proposé (près de 13,65 $ par action) est trop faible par rapport à leur estimation de la valeur de l&rsquo;action, qui est de 23,72 $<sup class="note"><a href="#note">(7)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources et notes</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> D&rsquo;après le cabinet de conseil en technologie <a href="http://www.gartner.com/newsroom/id/2301715" target="_blank">Gartner</a><br />
<span class="note-down">(2)</span> D&rsquo;après un article paru sur le site de <a href="http://www.economist.com/news/business/21571425-michael-dell-plans-buy-out-firm-he-founded-will-it-work-dell-goes-private" target="_blank">The Economist</a> le 9 février 2013<br />
<span class="note-down">(3)</span> Un &laquo;&nbsp;leveraged buy-out&nbsp;&raquo; (en français opération de rachat par levier) fait intervenir une dette contractée auprès d&rsquo;une banque pour racheter une entreprise potentiellement rentable, les bénéfices servant ensuite à rembourser la dette. Pour plus d&rsquo;informations, lire l&rsquo;article sur les LBO de <a href="http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Mots-de-la-finance/LBO" target="_blank">lafinancepourtous.com</a><br />
<span class="note-down">(4)</span> D&rsquo;après l&rsquo;article publié sur <a href="http://www.slate.com/articles/business/moneybox/2013/02/dell_goes_private_leveraged_buyout_will_help_dell_pay_investors_while_minimizing.html" target="_blank">Slate</a> le 5 février 2013<br />
<span class="note-down">(5)</span> D&rsquo;après la définition de <a href="http://www.investopedia.com/terms/g/go-shop-period.asp#ixzz2LL5cWFMT" target="_blank">Investopedia.com</a><br />
<span class="note-down">(6)</span> D&rsquo;après un article publié sur <a href="http://www.channelnews.fr/actu-societes/65/14858-michael-dell-ecrit-a-ses-clients-.html" target="_blank">channelnews.fr</a><br />
<span class="note-down">(7)</span> Lire à ce sujet deux articles sur les sites de <a href="http://www.forbes.com/sites/abrambrown/2013/02/08/dell-largest-external-shareholder-is-indeed-fighting-the-24-4-lbo/" target="_blank">Forbes</a> et du <a href="http://www.ft.com/intl/cms/s/0/5c8b88a8-7542-11e2-b8ad-00144feabdc0.html#axzz2Ks1Cc6Aa" target="_blank">Financial Times</a>, en anglais.<br />
</span></p>
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		<title>Très haut débit et fibre : les annonces du gouvernement</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 11:06:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Benbihi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[fibre]]></category>
		<category><![CDATA[THD]]></category>
		<category><![CDATA[très haut débit]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement donnait il y a quelques jours le coup d&#8217;envoi de l&#8217;application du plan très haut débit, ou plan THD, en se fixant des objectifs symboliques en terme de couverture du territoire : 50% d&#8217;ici cinq ans et 100% d&#8217;ici dix ans(1). Alors que certains fournisseurs d&#8217;accès à internet traînent des pieds devant les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement donnait il y a quelques jours le coup d&rsquo;envoi de l&rsquo;application du plan très haut débit, ou plan THD, en se fixant des objectifs symboliques en terme de couverture du territoire : 50% d&rsquo;ici cinq ans et 100% d&rsquo;ici dix ans<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>. Alors que certains fournisseurs d&rsquo;accès à internet traînent des pieds devant les investissements nécessaires, une décision radicale et lourde de conséquences pourrait changer la donne : l&rsquo;extinction du cuivre, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;abandon pur et simple de l&rsquo;infrastructure actuelle du réseau, basée sur le fil de cuivre.</p>
<p>C&rsquo;est encadré par Fleur Pellerin, ministre déléguée à l&rsquo;économie numérique, et Stéphane Richard, PDG de France Télécom, que François Hollande a dévoilé le 20 février la structure de son plan d&rsquo;action pour le très haut débit, structuré en trois tranches :</p>
<p>- la première concerne les zones densément peuplées, et donc les plus rentables, et relèvera de la responsabilité des opérateurs ;<br />
- la deuxième aura pour objet les zones de moyenne densité et sera cofinancée par les opérateurs et les collectivités locales ;<br />
- la troisième tranche concerne les zones blanches et grises, ces zones où la connectivité par ADSL est faible ou inexistante.</p>
<p>C&rsquo;est ce dernier aspect de la situation qui freinait jusque là le développement du très haut débit : ces zones sont en général des zones rurales, donc peu peuplées, où les opérateurs ne peuvent attendre un retour sur investissement suffisant pour justifier leur mise de départ. Un raisonnement qui n&rsquo;a plus lieu d&rsquo;être avec le soutien financier de l&rsquo;état, issu d&rsquo;une enveloppe d&rsquo;une vingtaine de milliards d&rsquo;euros financée, entre autres, par la hausse du plafond du livret A. La participation de l&rsquo;état devrait couvrir 50% des besoins en investissement concernant le troisième tiers de l&rsquo;opération.</p>
<p>Aucune déclaration en revanche sur le choix technologique qui sera fait pour l&rsquo;application concrète du plan, question qui est loin de mettre tout le monde d&rsquo;accord. On se contentera donc pour l&rsquo;instant de la ligne officielle du gouvernement, définie par la mission Très Haut Débit créée il y a quelques mois. Les recommandations de cette mission : l&rsquo;extinction du cuivre partout où les conditions économiques le permettent, et l&rsquo;utilisation de technologies comme la 4G ou le satellite dans les zones les moins densément peuplées.</p>
<p>Certains opérateurs, notamment Free, freinent des quatre fers devant les investissements qu&rsquo;une telle migration représente, mais une solution avancée par Antoine Darodes de Tailly, chargé de la mission THD, serait d&rsquo;utiliser le prix du cuivre comme levier pour contraindre les opérateurs réticents à faire les investissements nécessaires<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup>.</p>
<p>A l&rsquo;autre extrémité du spectre, France Télécom &#8211; Orange prend le contrepied de Free et expérimente déjà l&rsquo;extinction du cuivre à Palaiseau<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>. Une expérimentation ayant pour but de &laquo;&nbsp;mesurer les difficultés opérationnelles de la transition [ainsi que] les économies d&rsquo;exploitation réalisables en évitant de gérer deux réseaux&nbsp;&raquo;, mais aussi de &laquo;&nbsp;fibrer directement les nouveaux logements pour éviter les doublons d&rsquo;investissement, aussi bien pour l&rsquo;opérateur que pour les constructeurs de ces logements&nbsp;&raquo;, d&rsquo;après les propos d&rsquo;Yves Rome, président de l&rsquo;AVICCA.</p>
<p>Des précisions sur les annonces faites par le Président de la République devraient être apportées lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement, à l&rsquo;occasion du séminaire gouvernemental sur le numérique prévu aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources et notes</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> Article publié sur <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/fibre-optique-20-milliards-d-euros-pour-100-de-couverture-d-ici-10-ans-39787441.htm" target="_blank">zdnet.fr</a> le 21 février 2013<br />
<span class="note-down">(2)</span> Article publié sur <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/mission-thd-l-extinction-du-cuivre-est-essentielle-pour-faire-decoller-la-fibre-juge-antoine-darodes-de-tailly-39786120.htm" target="_blank">zdnet.fr</a> le 10 janvier 2013<br />
<span class="note-down">(3)</span> Atricle publié sur <a href="http://www.silicon.fr/palaiseau-fibre-optique-79617.html" target="_blank">silicon.fr</a> le 15 octobre 2012</p>
<p></span></p>
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		<item>
		<title>Blackberry lance sa nouvelle plate-forme mobile, Blackberry 10</title>
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		<comments>http://blog.adenis.fr/blackberry/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 08:43:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Chamak</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[équipementier]]></category>
		<category><![CDATA[mobile]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>

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		<description><![CDATA[Les produits Blackberry sont depuis le début tournés vers les professionnels : à l&#8217;époque où les beepers ne permettent que de recevoir de courts messages, souvent un numéro de téléphone à rappeler, RIM, futur créateur de la marque, commence par se poser en innovateur avec le premier réseau sans fil permettant d&#8217;envoyer et recevoir des [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les produits Blackberry sont depuis le début tournés vers les professionnels : à l&rsquo;époque où les beepers ne permettent que de recevoir de courts messages, souvent un numéro de téléphone à rappeler, RIM, futur créateur de la marque, commence par se poser en innovateur avec le premier réseau sans fil permettant d&rsquo;envoyer et recevoir des emails avec notification en temps réel, une fonctionnalité qui permet aux professionnels et aux officiels du gouvernement américain de pouvoir gérer leurs affaires sans dépendre d&rsquo;un poste fixe pour l&rsquo;accès à Internet<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>.</p>
<p>La cible de la marque est alors toute trouvée ; l&rsquo;entreprise continue sur cette lancée et propose en avril 2000 le BlackBerry 957, un PDA considéré par certains comme le précurseur des smartphones actuels.</p>
<p>Mais ces dernières années ont été difficiles pour la société canadienne, qui a vu ses parts de marché passer de 20% à 5% depuis 2009. La faute à Apple et Android, devenues peu à peu des plate-formes majeures, qui représentaient respectivement 22% et 70% du marché en 2012<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup>. Des concurrents si solides que RIM fait désormais figure d&rsquo;outsider sur un marché qu&rsquo;il avait contribué à créer.</p>
<p>Il s&rsquo;agit donc pour la marque de reconquérir les clients déçus ; c&rsquo;est ce que RIM entend faire, d&rsquo;abord à travers une campagne de re-branding, c&rsquo;est-à-dire un changement d&rsquo;image commerciale. RIM change de nom, et opte pour BlackBerry<sup class="note"><a href="#note">(3)</a></sup>, signifiant par là sa volonté de se recentrer sur son produit phare.</p>
<p>Autre changement, l&rsquo;abandon du clavier physique, du moins dans un premier temps. Il ne s&rsquo;agit pas simplement de céder à une mode du tactile : le clavier virtuel du Z10, premier né de la nouvelle vague, suggère les mots non pas directement dans le champ de texte, mais sur la lettre suivante du mot que l&rsquo;utilisateur écrit ; le logiciel est aussi capable de suggérer des mots anglais dans une phrase en français, et vice versa. L&rsquo;accent est également mis sur les fonctionnalités de défilement des applications, permettant de passer de l&rsquo;une à l&rsquo;autre d&rsquo;un simple mouvement du doigt sur l&rsquo;écran. On notera que le prochain modèle, le Q10, orienté haut de gamme, comprendra bien un clavier physique.</p>
<p>Mais le changement de cap le plus important est celui qui intervient dans les usages : BlackBerry est conscient de la variété des besoins de sa clientèle. Un professionnel pourra souhaiter utiliser son BlackBerry pour envoyer des messages personnels ou se connecter aux réseaux sociaux pendant sa pause ; inversement, on peut vouloir utiliser un smartphone déjà en notre possession dans un nouveau cadre plus professionnel. La fonctionnalité Balance permet aux utilisateurs de BlackBerry d&rsquo;utiliser un même appareil pour satisfaire ces deux aspects de l&rsquo;expérience utilisateur, en séparant données personnelles et données professionnelles, en empêchant les copier-coller intempestifs …</p>
<p>On notera aussi l&rsquo;intégration des technologies NFC (pour &laquo;&nbsp;near field communication&nbsp;&raquo; ou communication en champ proche<sup class="note"><a href="#note">(4)</a></sup>), qui permettent des interactions à courte distance avec les terminaux compatibles. On pense par exemple à des applications comme le paiement sans contact, mais BlackBerry est plus ambitieux, et va jusqu&rsquo;à envisager l&rsquo;utilisation de son téléphone comme badge d&rsquo;accès au lieu de travail, ou même comme substitut à une pièce d&rsquo;identité.</p>
<p>On ne tardera pas à savoir si le lancement du dernier né de BlackBerry est un succès ; en tout cas, les quelques modèles ayant filtré lors de la conférence de lancement du produit s&rsquo;arrachent déjà sur Amazon à plus de deux fois le prix annoncé dans la grande distribution<sup class="note"><a href="#note">(5)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources et notes</span></p>
<p><span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> D&rsquo;après la page <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/BlackBerry#History" target="_blank">Wikipedia</a> de BlackBerry<br />
<span class="note-down">(2)</span> D&rsquo;après un article publié sur <a href="http://www.challenges.fr/high-tech/20130128.CHA5622/plus-des-2-3-des-smartphones-vendus-en-2012-sont-des-android.html" target="_blank">challenges.fr</a> le 28 janvier 2013<br />
<span class="note-down">(3)</span> D&rsquo;après un article paru sur <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/rim-change-de-nom-et-lance-deux-smartphones-sous-blackberry-os-10.N190647" target="_blank">usinenouvelle.com</a> le 30 janvier 2013<br />
<span class="note-down">(4)</span> Voir l&rsquo;article de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_en_champ_proche" target="_blank">Wikipedia</a> sur les communications en champ proche<br />
<span class="note-down">(5)</span> D&rsquo;après un article paru sur<a href="http://www.01net.com/editorial/585865/sur-le-web-le-blackberry-z10-est-deja-revendu-par-ceux-qui-l-ont-eu-gratuitement/" target=_"blank">01net.com</a> le 4 février 2013<br />
</span></p>
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		<item>
		<title>Offres en région : un datacenter peut en cacher un autre</title>
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		<comments>http://blog.adenis.fr/offres-en-region-un-datacenter-peut-en-cacher-un-autre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 15:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Marciano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hébergement]]></category>
		<category><![CDATA[cloud]]></category>
		<category><![CDATA[datacenter]]></category>
		<category><![CDATA[hébergement]]></category>
		<category><![CDATA[tendances]]></category>

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		<description><![CDATA[Devant la multiplication des offres d&#8217;hébergement et de cloud computing en région, qui ont l&#8217;avantage d&#8217;être moins onéreuses, une observation s&#8217;impose : l&#8217;appellation &#171;&#160;data center&#160;&#187; recouvre parfois des réalités bien différentes selon les prestataires. Voici quelques uns des constats que l&#8217;on peut faire à l&#8217;heure actuelle. D&#8217;après une étude du cabinet Markess International, spécialisé dans [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Devant la multiplication des offres d&rsquo;hébergement et de cloud computing en région, qui ont l&rsquo;avantage d&rsquo;être moins onéreuses, une observation s&rsquo;impose : l&rsquo;appellation &laquo;&nbsp;data center&nbsp;&raquo; recouvre parfois des réalités bien différentes selon les prestataires. Voici quelques uns des constats que l&rsquo;on peut faire à l&rsquo;heure actuelle.</p>
<p>D&rsquo;après une étude du cabinet Markess International, spécialisé dans les NTIC, 72% des décideurs interrogés préfèreraient exploiter un datacenter situé sur le territoire français<sup class="note"><a href="#note_1">(1)</a></sup>. Le GIMELEC, groupement de 230 entreprises ayant notamment comme membres les filiales Energie de Vinci, Alstom et GE, estime quant à lui à 130 le nombre de datacenters implantés sur le territoire fin 2011, dont 52 en région parisienne, et le reste réparti dans les régions les plus denses en population et donc en besoins<sup class="note"><a href="#note_2">(2)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie">L&rsquo;importance des aspects techniques</span></p>
<p>L&rsquo;explosion des besoins en stockage de données et en gestion du traffic, ainsi que l&rsquo;innovation que représente le cloud computing, ont provoqué un développement fulgurant du secteur des centres de traitement de données, ou datacenters. La demande croissante a naturellement créé une offre, et le prix du m2 en région parisienne, qui en décourage plus d&rsquo;un, a donc accéléré le développement de cette offre en région.</p>
<p>Mais force est de constater que la variété des offres cache parfois des surprises. Selon Didier Soucheyre, PDG de Neo Telecoms, 80% du parc français a plus de dix ans<sup class="note"><a href="#note_2">(2)</a></sup> et risque donc de ne pas répondre aux exigences techniques de services comme le cloud computing, tant en terme de qualité et de sécurité de l&rsquo;installation électrique que de capacité de refroidissement.</p>
<p>La problématique technique touche particulièrement les collectivités locales. Pour fournir de plus en plus de services à leurs administrés avec de moins en moins de moyens, une des solutions employées est la création de leur propre datacenter dans des bâtiments parfois inadaptés.</p>
<p><span class="partie">Une grande variété d&rsquo;acteurs</span></p>
<p>La région Bretagne a, elle, choisi de faire appel à un prestataire. Seul problème : elle a choisi Amazon, concurrence étrangère qui n&rsquo;a pas manqué de susciter la grogne des acteurs français du marché.</p>
<p>Un marché français lui-même assez hétérogène : on trouve parmi les nouveaux arrivants deux sociétés en partie financées par des fonds publics, CloudWatt et Numergy, émanations de grands groupes, qui s&rsquo;attirent les foudres de leurs concurrents financés sans aide de l&rsquo;état<sup class="note"><a href="#note_3">(3)</a></sup>.</p>
<p>Sans parler du fait que des concurrents américains comme IBM, Google ou Amazon, présents sur le territoire, obéissent à la législation de leur pays d&rsquo;origine, et en particulier au Patriot Act, qui confère aux autorités américaines un droit de regard sur toutes les données qui transitent par les datacenters, mêmes français, de ces sociétés.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Déjà qu&rsquo;aller dans le cloud ou héberger constitue traditionnellement une barrière psychologique pour un client français, la protection des données et le patriot act en est une autre pour les dissuader d&rsquo;aller dans le cloud&nbsp;&raquo;, explique Nicolas Leroy-Fleuriot, dirigeant de Cheops Technology<sup class="note"><a href="#note_2">(2)</a></sup>, qui propose à ses clients, en plus des garanties techniques et financières, une garantie juridique de confidentialité des données.</p>
<p>Avec des usages de plus en plus courants et intensifs, et une demande en constante expansion, la multiplication des datacenters en région n&rsquo;est pas près de s&rsquo;arrêter. Il est donc capital d&rsquo;ouvrir l&rsquo;oeil, de manière à ne pas céder à une offre alléchante qui ne tiendra pas la charge sur le long terme.</p>
<p><span class="partie">Notes</span><br />
<span class="refs"><span id="note_1" class="note-down">(1)</span> L&rsquo;étude est disponible sur le <a href="http://blog.markess.fr/2012/02/cartographie-des-datacenters-en-france.html" target="_blank">blog</a> de Markess International.<br />
<span id="note_2" class="note-down">(2)</span> Données et citations extraites d&rsquo;un article du site <a href="http://www.distributique.com/actualites/lire-datacenters-en-region-le-nombre-ne-fait-pas-forcement-la-qualite-19652-page-1.html" target="_blank">Distributique</a><br />
<span id="note_3" class="note-down">(3)</span> Lire à ce sujet l&rsquo;article publié sur <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-cloud-de-numergy-et-cloudwatt-c-est-de-la-concurrence-deloyale.N181536" target="_blank">usinenouvelle.com</a></p>
<p>Crédit photo : iStock<br />
</span></p>
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		<title>Croissance record pour Veeam, spécialiste des outils de sauvegarde de machines virtuelles</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 10:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Benbihi</dc:creator>
				<category><![CDATA[IT services]]></category>
		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel]]></category>
		<category><![CDATA[Veeam]]></category>
		<category><![CDATA[virtualisation]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;entreprise américaine Veeam annonce pour 2012 une croissance globale de 61% par rapport à la même période en 2011(1). Une année déjà faste pour l&#8217;éditeur, dont les produits de support à la virtualisation sont de plus en plus largement adoptés. Faisons un point rapide sur la virtualisation, et comparons-la au mode de fonctionnement &#171;&#160;normal&#160;&#187; d&#8217;un [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;entreprise américaine Veeam annonce pour 2012 une croissance globale de 61% par rapport à la même période en 2011<sup class="note"><a href="#note">(1)</a></sup>. Une année déjà faste pour l&rsquo;éditeur, dont les produits  de support à la virtualisation sont de plus en plus largement adoptés.</p>
<p>Faisons un point rapide sur la virtualisation, et comparons-la au mode de fonctionnement &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; d&rsquo;un ordinateur. Deux couches entrent en jeu : d&rsquo;une part, le logiciel choisi par l&rsquo;utilisateur (tableur, navigateur internet …); d&rsquo;autre part, les ressources matérielles (espace disque, RAM, processeur …) dont l&rsquo;utilisateur dispose sur son poste de travail. Le logiciel, pour répondre à une instruction de l&rsquo;utilisateur (calcul, affichage d&rsquo;une page web …), sollicite les ressources matérielles de l&rsquo;ordinateur sur lequel il est installé.</p>
<p>La virtualisation fait intervenir une couche intermédiaire entre logiciel et matériel : le logiciel s&rsquo;adresse à cette couche, elle aussi logicielle, qui transmet la demande aux ressources matérielles. L&rsquo;intérêt étant que, là où un logiciel lambda ne peut utiliser que les ressources de la machine sur laquelle il est installé, la couche intermédiaire peut, elle, s&rsquo;adresser non seulement aux ressources de la machine, mais aussi à celles d&rsquo;une ou plusieurs autres machines.</p>
<p>En clair, l&rsquo;utilisateur n&rsquo;est plus limité par les seules ressources de son propre poste de travail, mais fait appel à une machine virtuelle. Les applications sont multiples : on peut par exemple utiliser depuis son poste un logiciel qui n&rsquo;y est pas réellement installé, ou travailler sur un logiciel demandant plus de ressources que le poste n&rsquo;en possède physiquement.</p>
<p>Le rôle de Veeam dans les utilisations professionnelles de la virtualisation est de plus en plus important. Son produit phare, Veeam Backup &#038; Replication, intervient en soutien de logiciels comme VMWARE ESX ou HyperV, et réalise à la fois une sauvegarde des données et des répliques de machines virtuelles, protégeant ainsi les données que ses clients traitent et produisent.</p>
<p>Dans la lignée d&rsquo;une année 2011 bien menée et malgré des démêlés avec Symantec et la justice américaine pour violation de propriété intellectuelle<sup class="note"><a href="#note">(2)</a></sup>, Veeam affiche pour 2012 une progression de 60% de son chiffre d&rsquo;affaires d&rsquo;après son directeur des activités partenaires pour l&rsquo;Europe, le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique, Gilles Pommier.</p>
<p>Celui-ci ajoute que de nouveaux partenariat avec Microsoft et HP, mais aussi un éventail de solutions techniques toujours plus diversifié, expliquent la réussite exemplaire de la société , et devraient lui permettre d&rsquo;aborder l&rsquo;année 2013 avec beaucoup d&rsquo;optimisme.</p>
<p><span class="partie" id="note">Sources</span><br />
<span class="refs"><span class="note-down">(1)</span> D&rsquo;après l&rsquo;<a href="http://www.channelnews.fr/actu-societes/fournisseurs/14679-veeam-france-acheve-2012-sur-une-croissance-superieure-a-50.html">article</a> de Channel News du 23 janvier 2013<br />
<span class="note-down">(2)</span> D&rsquo;après l&rsquo;<a href="http://www.itespresso.fr/brevets-symantec-met-acronis-et-veeam-en-quarantaine-51127.html">article</a> de IT Espresso du 17 février 2012<br />
</span></p>
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		<title>Les dessous de l’IPv6</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2013 13:45:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Benbihi</dc:creator>
				<category><![CDATA[IT services]]></category>
		<category><![CDATA[IP]]></category>
		<category><![CDATA[IPv4]]></category>
		<category><![CDATA[IPv6]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l&#8217;invention d&#8217;Internet, le protocole IP joue un rôle capital, puisqu&#8217;il fait partie des outils qui assurent le bon déroulement des communications entre les différentes machines qui composent le réseau. La nouvelle version du protocole, dite IPv6, est de plus en plus utilisée ; l&#8217;équipe du blog se propose, dans les grandes lignes, de vous [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l&rsquo;invention d&rsquo;Internet, le protocole IP joue un rôle capital, puisqu&rsquo;il fait partie des outils qui assurent le bon déroulement des communications entre les différentes machines qui composent le réseau. La nouvelle version du protocole, dite IPv6, est de plus en plus utilisée ; l&rsquo;équipe du blog se propose, dans les grandes lignes, de vous expliquer pourquoi.</p>
<p><span class="partie">Quelques notions de base</span></p>
<p>IP signifie Internet Protocol : ces deux lettres désignent le protocole de communication qui permet de transférer des paquets de données d&rsquo;une machine à l&rsquo;autre, en utilisant leurs adresses respectives. Les données nécessaires par exemple à l&rsquo;affichage d&rsquo;un site internet ne peuvent pas vous parvenir si elles n&rsquo;ont pas été encapsulées, c&rsquo;est-à-dire mises dans une enveloppe sur laquelle sont inscrites, entre autres, l&rsquo;adresse du destinataire et celle de l&rsquo;expéditeur, les fameuses adresses IP.</p>
<p>C&rsquo;est dans l&rsquo;encodage des adresses qu&rsquo;intervient la première différence entre IPv4, le standard actuellement le plus répandu, et IPv6, qui peine encore à s&rsquo;imposer<sup class="note"><a href="#note_1">(1)</a></sup>. Ces adresses sont encodées sur un certain nombre de bits, c&rsquo;est-à-dire de caractères ayant pour valeur 0 ou 1. Une adresse IPv4 est encodée sur 32 bits, ou quatre groupe de huit bits, appelés octets. Une adresse IPv6 sera, elle, encodée sur 128 bits, ou seize octets.</p>
<p>Par exemple, une adresse comme 10101000.11000000.00000000.00000001, écrite 192.168.0.1 pour plus de lisibilité par l&rsquo;utilisateur humain, correspond à une adresse en IPv4 sur un réseau privé ; alors qu&rsquo;une adresse Ipv6 qui s&rsquo;écrirait 172.178.83.108.183.36.103.79.201.203.44.54.192.168.0.1 en notation condensée prendrait deux lignes à écrire comme suite de 0 et de 1.</p>
<p>Un rapide calcul montre que ce nouveau protocole permet d&rsquo;attribuer 2<sup>128</sup> adresses, contre 2<sup>32</sup> adresses en IPv4. Un calcul un peu moins rapide rend ces chiffres un peu plus parlants : avec autant de grains de sable que d&rsquo;adresses attribuables en IPv6, on pourrait reconstituer 1000 Soleils, là où l&rsquo;ancien standard en fournissait moins que d&rsquo;êtres humains sur Terre à l&rsquo;heure actuelle, soit assez de grains de sable pour obtenir l&rsquo;équivalent d&rsquo;un astéroïde de taille moyenne<sup class="note"><a href="#note_2">(2)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie">Un engorgement des possibilités d&rsquo;adressage</span></p>
<p>La première conséquence de la création et de l&rsquo;utilisation du nouveau standard est donc un nombre d&rsquo;adresse disponible plus important, ce qui résout un problème majeur qui menacait Internet depuis plusieurs années : l&rsquo;épuisement des adresses disponibles.</p>
<p>La simple croissance de la population mondiale, et donc du nombre de connexions, aurait mené à cet épuisement, mais la popularisation des connexions haut débit permanentes, qui utilisent des IPs fixes là où les anciens modems utilisaient des IPs dynamiques, ainsi que l&rsquo;arrivée imminente de la technologie 4G, ont contribué à l&rsquo;accélération du phénomène.</p>
<p>La répartition des 5 derniers blocs d&rsquo;adresses entre les cinq continents ayant eu lieu en janvier 2011<sup class="note"><a href="#note_3">(3)</a></sup>, l&rsquo;amenuisement du stock a créé une situation telle qu&rsquo;un marché des adresses s&rsquo;est même créé : certains acteurs en possession d&rsquo;adresses non attribuées les revendent au plus offrant, ce qui compromet la neutralité d&rsquo;Internet, et d&rsquo;un point de vue global ne fait que retarder l&rsquo;échéance.</p>
<p><span class="partie">En conclusion</span></p>
<p>Côté utilisateur, la transition devrait se faire en douceur, puisque les systèmes d&rsquo;exploitation grand publics et leurs mises à jour, ainsi que le matériel récent, sont compatibles avec le standard IPv6<sup class="note"><a href="#note_4">(4)</a></sup>.</p>
<p>Du point de vue des acteurs (gestionnaires de réseau, hébergeurs, FAI), la transition nécessite certes un investissement, mais moins conséquent que celui nécessaire au maintien sur le long terme d&rsquo;une architecture basée uniquement sur l&rsquo;IPv4<sup class="note"><a href="#note_5">(5)</a></sup>.</p>
<p><span class="partie">Sources et notes</span><br />
<span class="refs"><span id="note_1" class="note-down">(1)</span> D&rsquo;après les statistiques publiées par <a href="http://www.google.com/ipv6/statistics.html" target="_blank">Google</a>, moins d&rsquo;1% des connexions au moteur de recherche le plus utilisé au monde serait opérée sous le standard IPv6.<br />
<span id="note_2" class="note-down">(2)</span> Détail des calculs disponible à la demande<br />
<span id="note_3" class="note-down">(3)</span> Plus d&rsquo;explications sur le processus d&rsquo;attribution des adresses dans un article de <a href="http://www.computerworld.com/s/article/9207438/Address_allocation_kicks_off_IPv4_endgame" target="°blank">computerworld.com</a> en anglais, ou sur les pages Wikipedia de l&rsquo;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Assigned_Numbers_Authority" target="_blank">IANA</a> (Internet Assigned Numbers Authority) et des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Registre_Internet_r%C3%A9gional" target="_blank">RIR</a> (Regional Internet Registries)<br />
<span id="note_4" class="note-down">(4)</span> D&rsquo;après la version anglaise de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/IPv6_deployment" target="_blank">Wikipedia</a>, Windows est compatible IPv6 depuis Windows 2000, Mac OS depuis la version 10.3, Linux depuis sa version 2.6 &#8230;<br />
<span id="note_5" class="note-down">(5)</span> Pour plus de détails et quelques recommendations, lire la <a href="http://www.afnic.fr/medias/afnic-dossier-ipv6-2011-05.pdf" target="_blank">publication</a> de l&rsquo;AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération)</p>
<p>Crédit photo : iStock<br />
</span></p>
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