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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" gd:etag="W/&quot;DEMFSX4_eip7ImA9WhdXGU4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819</id><updated>2011-09-02T06:06:58.042+02:00</updated><category term="révolution" /><category term="Etats-Unis" /><category term="International" /><category term="Sarkozy" /><category term="politique" /><category term="interview" /><category term="diplomatie" /><category term="santé" /><category term="société" /><category term="débat" /><category term="étranger" /><category term="Paris" /><category term="jeunes" /><category term="Culture" /><category term="capitalisme" /><category term="Obama" /><category term="Turquie" /><category term="France" /><category term="Histoire" /><category term="communisme" /><category term="crise" /><category term="cinéma" /><category term="Europe" /><category term="Chroniques" /><title>Le blog de la Dernière Génération</title><subtitle type="html">Bienvenue sur ce blog!

Ce blog est un espace de discussion entre internautes sur des sujets d'actualité politique, économique, sociale et culturelle . Il s'adresse à tous, étudiants, salariés, dirigeants d'entreprise, professeurs, militants politiques de tous bords... N'hésitez donc pas à laisser des commentaires!</subtitle><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>9</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/LeBlogDeLaDernireGnration" /><feedburner:info uri="leblogdeladerniregnration" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><entry gd:etag="W/&quot;CkQAQH07eip7ImA9WxNbE08.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-6176341785628570405</id><published>2009-11-05T15:15:00.010+01:00</published><updated>2009-11-15T22:25:41.302+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-15T22:25:41.302+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Etats-Unis" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="étranger" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="International" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="diplomatie" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Obama" /><title>États-Unis: Quelle évaluation provisoire de la politique étrangère du président Obama un an après sa victoire à l'élection présidentielle?</title><content type="html">Le 4 novembre 2008, Obama est élu président des États-Unis. Un an après, quel est le bilan de sa politique étrangère? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des politiques qui ne seront jamais à la hauteur des attentes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;a href="http://www.musanostra.fr/BaracObama.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://www.musanostra.fr/BaracObama.jpg" vr="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;Les politiques étrangères extrêmement ambitieuses de l'administration Obama sont un signe positif de l'implication de la démocratie américaine dans la gestion des conflits et des enjeux internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
Néanmoins, le président américain cherche surtout à tenir ses promesses électorales&amp;nbsp;avec des politiques diplomatiques qui ne pourront jamais être à la hauteur des espoirs suscités. D'ailleurs, la seule erreur de l'administration Obama a été le renforcement militaire de 21 000 soldats en Afghanistan décidé au printemps dernier. Rappelons que Barack Obama est un président de gauche qui doit faire énormément de concessions politiques au centre.&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le pragmatisme d'Obama: entre consensualisme et idéalisme démocratique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs critères peuvent caractériser la politique étrangère du président Obama: le pragmatisme, le centrisme volontariste et le réalisme politique. Bien qu'on puisse considérer Obama comme un «&amp;nbsp;démocrate idéaliste&amp;nbsp;», il reste toutefois un réaliste qui cherche toujours le compromis, comme on peut l'observer avec les problèmes d'application d'un système de santé aux États-Unis. En effet, la tentative de créer un système de sécurité sociale à portée universelle représente déjà un semi-succès. Tous les présidents américains ont tenté de réformer le système depuis Henry Truman. Mais, ici c'est différent, Obama est soutenu par ses pairs du Parti Démocrate – en tout cas pour cette réforme. Mais tout dépend du sort de cette législation, qui, déjà repoussée deux fois, sera votée au cours de cet automne. Si la législation échoue, les candidats démocrates auront de grosses difficultés pour les élections législatives de demi-mandat (en novembre 2010) et la crédibilité d'Obama sur la scène internationale en sera écornée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le mauvais choix d'Obama: commencer sa politique étrangère&amp;nbsp;par les colonies juives implantées sur le territoire arabe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'on peut surtout observer, c'est que l'administration Obama ouvre une quantité de dossiers en même temps, un peu comme Sarkozy au début de son mandat – d'ailleurs la plupart des réformes envisagées en France ont été soit ajournées, soit complétement oubliées. Dès son arrivée à la tête de l'administration américaine, Barack Obama a notamment ouvert le dossier du conflit israélo-palestinien qui est pourtant totalement piégé tant par les opinions divergentes du président américain et du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, que par la scission de la Palestine en deux États distincts – la bande de Gaza contrôlé par le Hamas et la Cisjordanie dirigée par le gouvernement de Mahmoud Abbas (Fatah). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, le président américain a mis la barre trop haut en se focalisant sur le problème des colonies israéliennes en Cisjordanie. Or, c'est le problème clés. La position israélienne est beaucoup plus facile à expliquer sur la question du retour des réfugiés palestiniens en Palestine que sur la présence de colonies juives dans les territoires arabes. On peut défendre ou s'opposer à l'arrivée de réfugiés mexicains dans le sud des États-Unis, mais le sujet des colonies est légitimement indéfendable aux yeux du monde. De plus, historiquement, Israël a annexé en 1980 Jérusalem-Est, ce qui ajoute une difficulté à la complexité diplomatique de la situation au Proche-Orient. C'est d'ailleurs cette complexité géopolitique qui ralentit depuis un an la diplomatie américaine dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. La première étape de la résolution de ce conflit serait-elle, comme l'a annoncé la secrétaire d'État, Hilary Clinton, un gel partiel des nouvelles implantations israéliennes dans le territoire palestinien? Cela risque de décevoir les Palestiniens, mais pour ouvrir de nouvelles négociations, cela pourrait suffire (dixit Benjamin Netanyahou).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une volonté de changement en prise avec une naïveté diplomatique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="http://www.cermam.org/fr/images/obama-cairo-speech.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="282" src="http://www.cermam.org/fr/images/obama-cairo-speech.jpg" vr="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;Après huit ans d'immobilisme exercé par l'administration Bush – l'ancien président américain n'était intervenu au Proche-Orient qu'à la fin de son second mandat, Obama montre clairement sa volonté de changement à l'international en étant entouré d'une équipe déterminée et assez agressive.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, Obama appuie les anciennes positions diplomatiques américaines dans le croissant fertile: ses discours au Caire et à Ankara nous font observer qu'il cherche à maintenir ses alliés égyptien et turc dans la région. D'après Obama, la Turquie serait le pays conciliateur entre le monde arabo-musulman et l'Occident, c'est d'ailleurs pourquoi il a soutenu l'adhésion de la Turquie dans l'Union Européenne. Or, maintenir ces positions-là montrent aussi une pointe de «&amp;nbsp;naïveté&amp;nbsp;» de la part de Barack Obama: Moubarak, le président égyptien, est à la tête d'une semi-dictature héréditaire et est en plein conflit avec les fondamentalistes musulmans; la Turquie est certes un pays laïc, mais l'État turc devient de plus en plus islamiste; et enfin, le peuple turc, d'après de récents sondages, ne souhaite pas encore entrer dans l'UE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le multilatéralisme, la marque de fabrique de l'administration Obama&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, la bonne nouvelle dans l'histoire pour l'Europe, c'est le retour au multilatéralisme des Etats-Unis. Obama a réussi à rétablir les relations avec l'Europe en intervenant sur la plupart des dossiers avec ses amis européens. Partout, il cherche des compromis avec les puissances étrangères par des politiques de coopération internationale. Par exemple, il a ouvert des négociations avec la Russie sur la question de l'implantation d'un bouclier anti-missile en Pologne et en République tchèque. Sur le dossier du nucléaire iranien, il a tenté la politique de la main tendue avec le président iranien Ahmadinejad en mettant en exergue le respect mutuel des deux puissances, ce qui peut d'ailleurs se ressentir&amp;nbsp;parmi la population estudiantine iranienne pro-américaine.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-6176341785628570405?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/7Hh5J0nLKZsO8AuWkvl94m9vGJM/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/7Hh5J0nLKZsO8AuWkvl94m9vGJM/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/7Hh5J0nLKZsO8AuWkvl94m9vGJM/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/7Hh5J0nLKZsO8AuWkvl94m9vGJM/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/M-37Lq8G3vA" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/6176341785628570405/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/11/etats-unis-quelle-evaluation-provisoire.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/6176341785628570405?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/6176341785628570405?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/M-37Lq8G3vA/etats-unis-quelle-evaluation-provisoire.html" title="États-Unis: Quelle évaluation provisoire de la politique étrangère du président Obama un an après sa victoire à l'élection présidentielle?" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/11/etats-unis-quelle-evaluation-provisoire.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0UCR3Y7fyp7ImA9WxNbFEs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-5552171962843547637</id><published>2009-11-04T15:44:00.011+01:00</published><updated>2009-11-17T15:47:46.807+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-17T15:47:46.807+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="communisme" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Chroniques" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Europe" /><title>Chronique du 4 novembre 2009: 1989, liberté à l'Est</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
A quelques jours du 20ième anniversaire de la chute du "mur de la honte", le &lt;a href="http://dernieregeneration.blogspot.com/"&gt;Blog de la Dernière Génération&lt;/a&gt; revient sur tous les évenements libératoires de l'année 1989.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/04/08/07b4c0c4-056c-11dd-987a-2bb641b34b5d.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/04/08/07b4c0c4-056c-11dd-987a-2bb641b34b5d.jpg" vr="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
«&amp;nbsp;Dans cinquante ou cent ans, le Mur sera toujours là&amp;nbsp;», Erich Honecker, le 19 janvier 1989. &lt;br /&gt;
&lt;/blockquote&gt;
En affirmant en janvier 1989 que cinquante ou cent ans plus tard, le Mur de Berlin serait encore debout, le chef du parti communiste d'Allemagne de l'Est ne pensait pas qu'il serait détruit avant la fin de l'année. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de revenir sur l'événement principal de l'année 1989, lorsque pendant la nuit du 9 au 10 novembre des milliers d'allemands franchissaient pour la première fois la frontière de béton qui, depuis plus de 28 ans, symbolisait la guerre froide et coupait leur pays et l'Europe en deux, nous allons analyser ce qui a préparé et permis la chute du «&amp;nbsp;mur de la honte&amp;nbsp;». Ce sont naturellement tous les événements qui ont bouleversé l'histoire du monde il y a 20 ans en libérant six pays d'Europe de l'Est de la domination&amp;nbsp;soviétique avant de provoquer son effondrement: la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la République démocratique d'Allemagne (RDA) et la Roumanie qui, le jour de Noël, a renversé, puis exécuté par une révolution le dirigeant le plus stalinien du&amp;nbsp;bloc communiste, Ceaucescu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mais comment en l'espace d'une année, l'URSS a pu perdre ses satellites, son empire communiste en Europe? Quel est le rôle du pape polonais Jean Paul II qui soutenait activement le syndicat Solidarnosc («&amp;nbsp;Solidarité&amp;nbsp;»), de la politique de Reagan contre l'Empire du Mal ou encore du dirigeant le plus «&amp;nbsp;paradoxal&amp;nbsp;» de l'époque, Gorbatchev (Gorby pour les intimes)?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1989 est l'aboutissement d'une période troublante de l'histoire et est la conjonction de plusieurs facteurs. En réalité la résistance au communisme n'a jamais vraiment cessé à partir de l'instauration de tous ces régimes communistes en Europe de l'Est au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, il y a eu des explosions sporadiques pendant toute la guerre froide: le blocus de Berlin en 1948, l'insurrection de Budapest en 1956, l'occupation de la Tchécoslovaquie en 1968 qui suivit le printemps de Prague...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le tournant majeur de cette période est 1980 lors de la naissance du premier syndicat indépendant Solidarnosc en Pologne avec Lech Walesa. Cet événement retentit comme un signal démocratique dans tous les pays satellites de l'URSS (surtout la Hongrie et la Pologne): une opposition démocratique anticommuniste, voire une révolution&amp;nbsp;libératrice était possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cela s'ajoute l'arrivée d'un jeune leader à Moscou en mars 1985, Mikhaïl Gorbatchev, qui était un vrai communiste assez orthodoxe, mais qui, de façon pragmatique, prit conscience que le système soviétique ne pouvait plus tenir tel quel: de plus en plus de révoltes anti-soviétiques éclataient en Europe de l'est, le régime de pénurie, instauré par la doctrine Brejnev, mettait à bout de souffle l'économie de l'URSS et de tous ses pays satellites, et les Russes étaient engagés dans la guerre d'Afghanistan et dans une course à l'armement contre les États-Unis qui ruinaient petit à petit le bloc communiste. Tous ces dérèglements ont contraint Gorbatchev à réformer le système soviétique par des politiques de non-intervention militaire, de liberté d'expression (la glasnost) et de modernisation de l'économie&amp;nbsp;(la perestroïka).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, l'URSS n'interviendrait plus militairement dans les affaires d'autres États communistes, même si des révoltes se dressaient contre elle. Cette première mesure&amp;nbsp;plutôt "naïve" donnait la possibilité&amp;nbsp;à chaque peuple sous domination communiste de choisir librement&amp;nbsp;son régime sans aucune contestation de Moscou: ce fut l'un des prologues à l'éclatement du bloc de l'Est. Naturellement, Gorbatchev fut bien dépassé par les événements révolutionnaires de 1989, et ce fut son grand mérite de reconnaître que l'URSS et lui-même ne pouvaient&amp;nbsp;en rien&amp;nbsp;s'y opposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;PREMIER EPISODE: le 4 Juin 1989, premières élections libres en Pologne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières élections libres organisées dans le bloc soviétique depuis 40 ans, qui se soldèrent par la victoire du parti de Lech Walesa, le parti Solidarité, ont symbolisé le début de la fin du communisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les élections s'étaient déroulées le 4 juin, et le dépouillement et la comptabilisation des votes ont eu lieu toute la nuit: chaque parti faisait sa propre comptabilité. Au quartier général de Solidarité, qui se situait au centre de Varsovie (sur la place de la Constitution), personne ne s'attendait à une telle surprise: à l'aube du 5 juin 1989 (vers 5-6 heures du matin), le peuple polonais dans son unité démocratique n'a pu que constater la victoire massive de Solidarité - 99 % des voix du Sénat. Les dirigeants du parti s'attendaient évidemment à gagner – ils connaissaient plutôt bien les opinions des polonais, mais n'ont jamais espéré une si large victoire de leur parti. &lt;br /&gt;
Au même moment, à quelques milliers de kilomètres de l'euphorie électorale, dans un autre pays communiste se tenait le tragique écrasement d'un autre espoir anticommuniste: le massacre de la place Tian'anmen...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un long bras de fer opposant le Solidarnosc de Lech Walesa au parti ouvrier unifié du général Jaruzelski (le célèbre dirigeant polonais&amp;nbsp;aux lunettes noires), les dirigeants communistes négocièrent la transition pacifique vers la démocratie, toute répression étant impuissante: le 19&amp;nbsp;août&amp;nbsp;1989, Tadeusz Mazowiecki est investi à la tête du premier gouvernement non communiste en Europe de l'Est (grâce à une coalition entre Solidarité, le parti paysan et le parti démocrate). Simultanément, un autre pays est à la tête de la contestation de l'hégémonie soviétique: la Hongrie. C'est d'ailleurs ce pays qui provoquera la première brèche dans le très renommé rideau de fer... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/CAB89022255/id_utilisateur/921941/hash/bec8b5213c1edfd8a02a57c240e3f079" type="text/javascript"&gt;
&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;
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retrouver ce média sur &lt;a href="http://www.ina.fr/video/CAB89022255/elections-en-pologne.fr.html" style="color: #b4d2fe; font-weight: bold;" target="_blank"&gt;http://www.ina.fr/video/CAB89022255/elections-en-pologne.fr.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;DEUXIEME EPISODE: le 10 septembre 1989, la Hongrie décide d'ouvrir ses frontières avec l'Autriche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois avant la chute du mur, la Hongrie offrit la possibilité aux premiers allemands de l'Est de pouvoir partir vers l'Europe de l'Ouest, ce qui entraîna un raz-de-marrée d'immigrés venus se réfugier en République fédérale d'Allemagne (RFA).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la Hongrie, comme la Pologne, joua un rôle considérable dans la libéralisation et l'explosion du bloc soviétique. Tandis qu'en Pologne, les Polonais, via le Solidarnosc, menaient une opposition populaire soutenue par la religion catholique et le pape et appuyée par une longue tradition de résistance anticommuniste, en Hongrie, c'est au sein même du parti socialiste ouvrier hongrois (le courant des réformateurs) qu'on imposa d'ouvrir les frontières avec l'Autriche. La décision a d'ailleurs été prise le 2 mai 1989 par le premier ministre de l'époque, Miklós Németh, membre du parti communiste, mais qui paraissait tout à fait occidentalisé (formé à Harvard). Un million d'est-allemands sont alors venus se réfugier dans les ambassades de la RFA à Prague et à Budapest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une manifestation se tient en juin 1989, pendant laquelle le ministre autrichien des affaires étrangères de l’époque, Alois Mock, et son homologue hongrois, Gyula Horn,&amp;nbsp;cisaillent symboliquement à Sopron&amp;nbsp;la clôture de la frontière entre les deux pays &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette décision de «&amp;nbsp;briser le rideau de fer&amp;nbsp;» a provoqué un exode massif d'«&amp;nbsp;Ossies&amp;nbsp;» désespérés vers la Hongrie attendant par milliers à l'ambassade&amp;nbsp;ouest-allemande le démantèlement officiel du rideau de fer – qui eut donc lieu quelques mois plus tard&amp;nbsp;le 10&amp;nbsp;septembre 1989 – afin de rejoindre l'autre partie de l'Allemagne, la RFA. . Fin septembre 1989,&amp;nbsp;25 000 Allemands de l’Est sont passés légalement en Allemagne de l'Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre événement marque aussi le début du démantèlement du rideau de fer. Le 19 août 1989&amp;nbsp;est organisé un "pique-nique paneuropéen" près de la frontière austro-hongroise&amp;nbsp;à l'endroit même où le rideau de fer a été cisaillé par les minitres des affaires étrangères autrichien et hongrois . L'opposition hongroise et l'Union paneuropéenne ouvrirent un passage entre les deux pays pendant trois heures: 661 habitants de l'ex-RDA ont ainsi pu fuir vers l'Autriche.&amp;nbsp;Mais, suite à la fuite de plusieurs centaines d'Allemands de l'Est vers l'Autriche, la RDA va décider de verrouiller ses frontières. Le mécontentement des deux côtés du Rideau de Fer, qui s'élevait déjà depuis plusieurs mois, va se propager à l'ensemble de la population et l'opposition au régime de la RDA va s'amplifier, les manifestations se multipliant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Allemagne de l'Est, quelques semaines avant que le mur ne s'effondre et à cause des événements en Hongrie et en Pologne, le régime est-allemand se retrouve donc&amp;nbsp;dans une situation impossible et incontrôlée... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;TROISIEME EPISODE: le 9 novembre 1989 à 22h30, les informations de l’Ouest annoncent que «&amp;nbsp;les portes du Mur sont grandes ouvertes&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Honecker, le secrétaire général du Parti socialiste unifié d'Allemagne, reçoit le&amp;nbsp;6 octobre 1989 Gorbatchev à Berlin&amp;nbsp;à l'occasion&amp;nbsp;du 40ième anniversaire de la proclamation de la RDA, le dirigeant sovietique lâche publiquement Honecker:&amp;nbsp;« La vie punit celui qui arrive trop tard », déclare le responsable soviétique à Erich Honecker, 77 ans, secrétaire général du SED, le Parti communiste d’Allemagne de l’Est, et chef de l’Etat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'époque, il y avait deux types de pays: ceux qui résistaient au communisme en s'engageant dans un mouvement de libéralisation – la Pologne, la Hongrie et l'URSS dans une moindre mesure, et ceux qui étaient dirigés par des régimes durs qui étaient en complet déni des événements libératoires - la Roumanie, la Bulgarie et la&amp;nbsp;RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Allemagne de l'Est&amp;nbsp;appartenait donc à ce dernier groupe. C'est ainsi que le régime&amp;nbsp;communiste est-allemand&amp;nbsp;évoluait dans une double illusion: Honecker n'a jamais cru à la fin du communisme en Europe et pensait certainement que la RDA était tellement importante aux yeux de Moscou que l'URSS ne les laisserait pas tomber. D'ailleurs, tous les commentateurs de l'époque auraient pu imaginer que la Pologne et la Hongrie s'échappent du bloc communiste, mais personne n'aurait pu prédire la fin de l'Allemagne de l'Est. La RDA était le symbole même de la guerre froide – notamment par la division de l'Allemagne qui rendait légitime la constitution de deux blocs opposés: si la RDA s'écroulait, le monde communiste implosait et l'URSS chutait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la suite de la&amp;nbsp;fermeture des frontières avec la Tchécoslovaquie,&amp;nbsp;des manifestations explosèrent de toute part en RDA contre le régime communiste et, ce, lors&amp;nbsp;de la célébration&amp;nbsp;du quarantième anniversaire&amp;nbsp;de la&amp;nbsp;création de la RDA, les 6 et 7 novembre 1989.&amp;nbsp;Pendant le défilé, Gorbatchev est acclamé aux cris des manifestants: « Wir sind das Volk, Gorby, Freiheit ! » (« Le peuple, c’est nous, Gorbi, Liberté ! ») ou « Gorby, hilf uns ! Gorby, hilf uns ! » (« Gorbi, aide nous ! Gorbi, aide nous ! »). A la tribune, Mieczyslaw Rakowski, l'ex-premier ministre polonais, est à la tribune avec le général Jaruzelski, juste derrière Gorbatchev. Il&amp;nbsp;s'adresse alors au dirigeant soviétique: "Mikhaïl Sergueïevitch, vous comprenez l'allemand ? - Suffisamment pour comprendre ce que scandent les manifestants", rétorque Gorbatchev. Rakovski conclut:&amp;nbsp;"Vous comprenez que c'est la fin ?"&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pleine crise politique, Honecker est&amp;nbsp;contraint de démissionner le 18 octobre 1989. Il est alors remplacé par Egon Krenz, qui, en novembre, prend une décision incroyable, rendue publique le 9 novembre 1989 à 19 heures à la radio par un obscur membre du comité central, Günter Schabowski. C'est cette annonce qui provoquera la chute du Mur de Berlin: &lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
«&amp;nbsp;Nous avons donc décidé aujourd’hui de prendre une disposition qui permet à tout citoyen de la RDA de sortir du pays par les postes-frontières de la RDA&amp;nbsp;», Günter Schabowski apprenant la nouvelle du démantèlement du mur en lisant aux journalistes l'annonce du parti&amp;nbsp;socialiste unifié est-allemand. &lt;br /&gt;
&lt;/blockquote&gt;
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&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
La chute du Mur de Berlin est très certainement l'événement le plus spectaculaire et le plus émouvant de l'année 1989, mais cela ne marque en rien le début de l'effondrement du communisme en Europe. Bien que la chute du Mur de Berlin représentait la destruction du principal symbole de la guerre froide qui scindait l'Europe et le monde en deux blocs, ce serait plutôt l'aboutissement d'une longue suite d'événements libératoires qui ont commencé en 1980 en Pologne avec la révolte des ouvriers de Gdansk conduite par le premier syndicat libre, le Solidarnosc. Si les est-allemands ont pu franchir ce mur le soir du 9 novembre 1989 ou s'échapper les semaines qui ont précédé sa chute, c'est donc surtout parce que des facteurs externes sont intervenus: les élections libres en Pologne, l'ouverture des frontières austro-hongroises, et enfin le soutien de l'Europe de l'Ouest et des États-Unis aux est-allemands, sans oublier l'active diaspora polonaise et hongroise présente en Occident.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, chaque pays s'est délivré de l'emprise communiste après un long processus de libéralisation auquel des facteurs extérieurs se sont ajoutés. L'URSS a elle aussi eu son «&amp;nbsp;lot d'événements&amp;nbsp;»: Andrei Sakharov, qui, délivré de son exil intérieur par Gorbatchev en décembre 1986, est revenu à Moscou et a continué à participer à la vie politique soviétique en luttant activement pour la démocratie (il est mort à la fin de cette année 1989). Plein de personnages à travers le bloc communiste ont ainsi joué un rôle important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la chute du mur le 9 novembre, c'est aussi un régime dur qui s'effondre: celui de la RDA. &lt;br /&gt;
Or, les puissances&amp;nbsp;européennes -&amp;nbsp;la France et&amp;nbsp;le Royaume-Uni&amp;nbsp;- ont un comportement plus que ambigü après la chute du mur. En vérité, les événements en Allemagne préoccupaient beaucoup François Mitterand et Margaret Thatcher. Tous deux étaient hostiles à une réunification allemande préférant deux Allemagnes à une puissance dont la population serait plus importante et un PIB plus élevé qu'en France et en Grande-Bretagne. Finalement la solution qui a été trouvée fut la célèbre formule&amp;nbsp; "2 + 4" (deux Allemagnes, la France, le Royaume Uni, les Etats-Unis et l'URSS). Ainsi, les deux Allemagnes&amp;nbsp;devaient régler&amp;nbsp;les questions territoriales dans un accord international avant que le pays ne redevienne uni et souverain. &lt;br /&gt;
Mais, la réunification allemande était surtout synonyme de succès électoral&amp;nbsp;pour le CDU de Helmut Kohl. En étroite collaboration avec le président américain de l'époque, George Bush, le chancelier allemand emboîte le pas à Gorbatchev et accélère l'unification des deux Allemagnes en présentant un plan en dix points sans même consulter son ministre des affaires étrangères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'histoire s'accélère alors, le pays se démocratise et des élections libres tenues le 18 mars 1990 conduisent à ce que le Parti socialiste unifié d'Allemagne perde le contrôle majoritaire de la Chambre du peuple (le Parlement est-allemand). Ainsi, le 23 août, la nouvelle assemblée vote l’extension de la République fédérale d'Allemagne aux territoires de la RDA. Cet acte prend effet le 3&amp;nbsp;octobre&amp;nbsp;1990, date à laquelle la République démocratique allemande disparaît.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;QUATRIEME EPISODE: l'effet domino suivant la chute du Mur de Berlin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10 novembre 1989, il restait encore trois pays dont le régime était très conservateur et attaché au système communiste: la Bulgarie, la Roumanie et la Tchécoslovaquie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lendemain de la chute du mur, le dirigeant bulgare Todor Jivkov est contraint de démissionner, dépassé tant par les événements en RDA que par les manifestations de protestataires contre la situation écologique désastreuse du pays. Il est remplacé à la tête de l'État par un réformateur, Maldenov, qui supprime la censure et dissout le parti communiste bulgare afin de mettre en place les premières élections libres en juin 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Roumanie a lieu cette impressionnante arrestation et condamnation à mort du couple Ceaucescu. Avant l'éclatement de la révolution, la Roumanie était un régime&amp;nbsp;assez fermé par rapport aux autres pays satellites de l'URSS: le pays ressemblait véritablement à une citadelle monarchique dirigée par un coupe infernal. C'était bien plus qu'un régime communiste, c'était une dictature totalement indépendante des volontés de Moscou qui, en l'espace de 45 ans, a fait 2 millions de morts civils. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au mois de décembre 1989, le peuple roumain est naturellement enhardi par la chute du mur. Mais c'est surtout la tentative de déportation en Transylvanie du pasteur hongrois László Tökés qui a provoqué soudainement une flambée de colère populaire anticommuniste dans la ville de Timisoara – réprimée de façon violente par les forces armées, la Securitate. Au même moment, Ceaucescu était en visite en Iran. Croyant pouvoir reprendre le contrôle de la foule, il organise&amp;nbsp;le lendemain de son retour, le 21 décembre, à Bucarest un rassemblement de masse censé soutenir le régime. Or, huit minutes après le début de son discours, la foule criait «&amp;nbsp;Timişoara&amp;nbsp;» et Ceaucescu, visiblement stupéfait, interrompit son discours tandis que la transmission télévisée fut interrompue. Le lendemain, pendant l'invasion du palais présidentiel par les manifestants, le couple s'enfuit en hélicoptère dans le but de rejoindre un palais de province. Mais rattrapé deux jours après par des citoyens insurgés, le couple Ceaucescu est arrêté.&amp;nbsp;A la suite d'un procès expéditif de 55 minutes, l'exécution du couple présidentiel - diffusée&amp;nbsp;le soir sur&amp;nbsp;toutes les chaines roumaines - a lieu&amp;nbsp;le 25 décembre 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tous les événements qui précédèrent l'arrestation du couple de dictateurs ne sont pas clairs. La Securitate, la police militaire, a t-elle joué un rôle dans l'arrestation du couple? Peut-on parler d'un complot organisé par la nomenclature communiste contre Ceaucescu? En effet, les premières personnalités politiques à apparaître à la télévision lors des premières heures de la Révolution roumaine sont devenues les sucesseurs de Ceaucescu à la tête de l'Etat roumain – Ion Illiescu est devenu président tandis que Petre Roman est devenu premier ministre de la république roumaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier événement à marquer cette année 1989 est l'élection du principal opposant politique à la présidence de la république tchécoslovaque. En effet, un homme qui était encore en prison au début de l'année 1989, l'âme de la dissidence tchèque a été élu par une assemblée totalement sous contrôle communiste le 29 décembre 1989, cet homme c'est le dramaturge Václav Havel. C'est ce dernier et ses compagnons de la charte 77 qui ont pris la tête de la révolution de velours – nommée ainsi à cause du peu de sang écoulé – qui a commencé le 17 novembre par une large manifestation d'étudiants après la chute du mur.&lt;br /&gt;
Pendant la révolution, le futur président de la république tchécoslovaque n'a jamais&amp;nbsp;pensé prendre le pouvoir à la fin de l'année: d'ailleurs il détenait toujours une brosse-à-dent au cas où il serait encore arrêté...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 1989 a lieu aussi&amp;nbsp;une rencontre historique à Malte&amp;nbsp;entre le dirigeant soviétique et le président américain. Bush et Gorbatchev déclarent alors: "nous ne sommes plus ennemis, la guerre froide est terminée."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;CONCLUSION: l'effondrement et l'éclatement de l'URSS en décembre 1991&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Tchécoslovaquie est donc le dernier pays satellite à se libérer du joug communiste. Cette disparition de l'empire soviétique va provoquer la chute de l'URSS comme si elle ne pouvait pas survivre à la perte de ses satellites européens puisque, un an plus tard, elle disparaîtra et avec elle le communisme – en tout cas dans cette partie du globe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, l'URSS était aussi soumise à des forces centrifuges internes: les pays baltes, le Caucase, l'Arménie, et la Géorgie. L'Arménie a été l'un des premiers pays à mettre le feu aux poudres en 1988 avec les premières manifestations. Les pays baltes ont accompagné les mouvements libératoires d'Europe de l'Est. Ainsi, l'histoire était aussi en marche en URSS. Gorbatchev espérait ralentir, sinon&amp;nbsp;maintenir les événements de libéralisation, mais ce fut un échec. En décembre 1991, l'URSS disparaissait...&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-5552171962843547637?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;a href="http://villemain.info/images/photos/2566145658.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="208" src="http://villemain.info/images/photos/2566145658.jpg" vr="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Article de La Croix du 27/10/2009 sur le rôle que souhaite jouer notre génération dans le monde dans lequel nous vivons...&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes en 2009, une génération pragmatique &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Selon l’Indice de confiance des jeunes La Poste-"Phosphore"-"La Croix", les 15-25 ans adoptent des stratégies d’adaptation face à un monde qui, selon eux, ne tourne pas rond. À défaut d’utopie, ils gardent l’envie de faire bouger les choses&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Alors que le gouvernement dit, avec le plan Hirsch présenté au début du mois, vouloir faire de la jeunesse l’une de ses priorités, voici une étude qui permet de mieux cerner les craintes, les espoirs, les attentes de ces fameux 15-25 ans. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L’indice de confiance La Poste-Phosphore-La Croix , dont nous dévoilons ici la teneur, conduit à dresser un portrait des jeunes tout en nuances. Parmi eux, 86 % considèrent que le monde va mal ou du moins pas tellement bien. Et ils sont encore 73 % à estimer que son état ne va pas s’améliorer, voire se dégrader.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pessimistes, alors ? Pas forcément. Car s’ils sont bien moins utopistes que leurs aînés, s’ils ne nourrissent pas non plus de nostalgie à l’égard d’un monde passé qu’ils n’ont pas connu, les jeunes de 2009 refusent de baisser les bras. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Les ressorts de cette confiance : sincérité, réciprocité&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Ainsi, 88 % déclarent qu’il faut changer les choses, non pas sur le mode de la transformation radicale mais davantage sur celui, plus pragmatique, de l’adaptation. De même, le regard lucide qu’ils portent sur la société ne les empêche pas, dans la plupart des cas, de croire en l’avenir, en leur avenir : 79 % des personnes interrogées pensent pouvoir s’en sortir.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pour ce faire, les jeunes pensent pouvoir s’appuyer notamment sur leurs parents ou leur fratrie. De fait, lorsqu’on leur demande sur qui ou sur quoi ils comptent le plus, 93 % citent au moins une fois leur famille. Cette réponse arrive même en première position pour 40 % des sondés. Signe que la valeur famille a la cote. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Signe aussi que les relations parents-enfants se sont pacifiées, même si l’usage intensif qu’adolescents et jeunes adultes font des nouvelles technologies rencontre chez leurs aînés une forme d’incompréhension. « Au sein de la famille, on n’a pas forcément besoin de se comprendre pour se faire confiance », souligne ainsi le sociologue Alain Mergier, directeur de l’institut Wei.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Chez les jeunes, les ressorts de cette confiance sont selon lui de la sincérité, de la réciprocité, de la bienveillance et du soutien. Aussi, les amis proches figurent également en bonne place (70 % de citations), surtout chez les plus jeunes. Logiquement, ce sont surtout les plus âgés, ceux qui vivent déjà en couple, qui comptent sur le soutien de leur conjoint (53 % de citation en moyenne sur l’ensemble des sondés).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Beaucoup ont le sentiment de devoir "avancer dans une jungle"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Ce qui frappe surtout : deux tiers des personnes interrogées comptent sur elles-mêmes pour s’en sortir. Un jeune sur trois déclare même compter en premier lieu sur ses propres qualités pour se construire un avenir. Ce qui ne signifie pas pour autant que la jeunesse actuelle soit rongée par l’individualisme. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Alors que les générations précédentes pouvaient, vaille que vaille, bénéficier de contacts qui leur étaient quasiment donnés avec la naissance, rares sont les jeunes d’aujourd’hui qui peuvent se prévaloir d’une route toute tracée. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Beaucoup ont le sentiment de devoir « avancer dans une jungle », note Alain Mergier. Et c’est avant tout en leurs capacités à se créer des réseaux qu’ils s’en remettent, via notamment les sites communautaires qu’offre la Toile. Ils se méfient en revanche des institutions (68 % ne font pas confiance à l’État français), autant que des leaders d’opinion : 87 % ne font pas confiance aux hommes politiques… et 71 % aux journalistes !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Dans ce paysage, l’école n’apparaît pas non plus sous un jour très flatteur. Ainsi, 56 % des sondés considèrent que la réussite scolaire ne garantit pas la réussite professionnelle. Des sondés qui, dans une proportion similaire, pensent que l’enseignement reçu les prépare au monde du travail. « Les positions, cependant, varient grandement suivant le parcours », note Véronique Royné, directrice de clientèle chez LH2 et auteur de l’étude. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La perception négative de l’état du monde a progressé.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« À 71 %, les jeunes qui préparent un baccalauréat professionnel, par exemple, font confiance à l’école pour leur ouvrir les portes de l’emploi. À l’inverse, les jeunes actifs, déjà en poste ou en quête d’un travail, et qui donc se sont déjà heurtés aux réalités du marché, portent un regard beaucoup plus négatif sur l’institution scolaire. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;À première vue, la crise économique et financière – qui aurait eu des incidences sur la vie de la moitié des sondés ou de leurs familles – ne semble pas avoir influencé significativement les points de vue. Il y a un an, 79 % des jeunes pensaient pouvoir s’en sortir, proportion qui est tombée à 75 % en janvier 2009, au plus fort des turbulences, pour retrouver son niveau initial ce mois-ci.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;De même, la perception négative de l’état du monde a progressé de 4 points entre octobre 2008 et janvier 2009, avant de repasser à 86 % lors du dernier sondage. Mais il serait erroné d’en conclure à un simple retour à la normale. Car sur les douze derniers mois, le pourcentage de jeunes convaincus que « tout se joue maintenant » et qu’ils ne doivent pas « perdre de temps » a grimpé de 15 points pour atteindre les 81 %. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Rien de bien étonnant si l’on rapproche ces chiffres de la proportion de sondés qui restent circonspects quant à l’issue de la crise (21 %) ou se disent persuadés que la vie sera désormais « plus dure qu’avant ». D’ailleurs, depuis octobre 2008, la part de jeunes qui considèrent que les parents et la société en général leur mettent trop de pression sur les épaules a chuté, de 77 % à 60 %. Beaucoup semblent donc avoir intériorisé cette notion d’urgence. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Denis PEIRON, 27/10/2009&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-7624925231893630772?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/HyrC9tRL_ywKWxmC2nHjorl8F6Y/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/HyrC9tRL_ywKWxmC2nHjorl8F6Y/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/HyrC9tRL_ywKWxmC2nHjorl8F6Y/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/HyrC9tRL_ywKWxmC2nHjorl8F6Y/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/6FAt60Du4c0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/7624925231893630772/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/article-de-la-croix-les-jeunes-en-2009.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/7624925231893630772?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/7624925231893630772?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/6FAt60Du4c0/article-de-la-croix-les-jeunes-en-2009.html" title="Article de La Croix: &quot;Les jeunes en 2009, une génération pragmatique&quot;" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/article-de-la-croix-les-jeunes-en-2009.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0IMRXkyeCp7ImA9WxNUE0k.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-3308506301125575079</id><published>2009-10-21T10:16:00.008+02:00</published><updated>2009-11-04T15:39:44.790+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-04T15:39:44.790+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Culture" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cinéma" /><title>Bande Annonce: "Paranormal Activity" (date de sortie: décembre 2009)</title><content type="html">&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;object height="340" width="560"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/46rt3-0WZgU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;




&lt;/param&gt;
&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;




&lt;/param&gt;
&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;




&lt;/param&gt;
&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/46rt3-0WZgU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;a href="http://chud.com/articles/content_images/5/paranormal-activity-poster.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://chud.com/articles/content_images/5/paranormal-activity-poster.jpg" vr="true" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;Le film qui a coûté seulement 15 000 dollars et qui rapportera très très gros. Il est pour l'instant 3e au box office américain. Il sortira en décembre de cette année en France, Belgique et Suisse. &lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
Vous allez aimer avoir peur...&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-3308506301125575079?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/682knRYDE_C9Vy4RAEBDgCCrfTQ/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/682knRYDE_C9Vy4RAEBDgCCrfTQ/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/682knRYDE_C9Vy4RAEBDgCCrfTQ/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/682knRYDE_C9Vy4RAEBDgCCrfTQ/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/XCMcW7pgCag" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/3308506301125575079/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/nouveau-film-paranormal-activity-date.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/3308506301125575079?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/3308506301125575079?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/XCMcW7pgCag/nouveau-film-paranormal-activity-date.html" title="Bande Annonce: &quot;Paranormal Activity&quot; (date de sortie: décembre 2009)" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/nouveau-film-paranormal-activity-date.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkUARHY-fCp7ImA9WxNUE0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-522713279401292285</id><published>2009-10-19T15:10:00.020+02:00</published><updated>2009-11-04T19:10:45.854+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-04T19:10:45.854+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="France" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Sarkozy" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique" /><title>La France: bienvenue en République bananière!</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StxsGwYUusI/AAAAAAAAABM/opI7WZk3MoI/s1600-h/45153243%5B1%5D.gif" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StxsGwYUusI/AAAAAAAAABM/opI7WZk3MoI/s320/45153243%5B1%5D.gif" vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
Le fils du président de la République, conseiller général du canton sud de Neuilly (Hauts-de-Seine), devrait être élu à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) en remplacement de Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de la relance, atteint par la limite d'âge (65 ans).&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons aussi que M. Devedjian avait préparé un décret afin de rallonger la limite d'âge de la présidence. Or, débouté par l'Elysée, le ministre de la relance doit alors quitter la présidence. Mais qui peut donc le remplacer? C'est là qu'intervient le fils du président: il faut éviter à tout prix que l'EPAD soit aux mains des socialo-communistes. Echange de bons procédés: Jean Sarkozy aurait "convaincu" le député-maire de Meudon, Hervé Marseille (Nouveau Centre), de de lui laisser sa place d'administrateur de l'EPAD. Question résolue: Jean Sarkozy se présentera comme candidat&amp;nbsp;à l'élection du président de l'établissement financier contre le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry. Il a d'ailleurs toutes ses chances d'être élu. En effet, neuf représentants de l'Etat (qui en fin de compte ne participeront pas à la votation),&amp;nbsp;quatre&amp;nbsp;élus UMP, quatre élus de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et de celle des Hauts-de-Seine, favorable à Jean Sarkozy,&amp;nbsp;siègent au conseil d'administration.&lt;br /&gt;
Mais alors où est le problème? Eh ben, ce n'est qu'un gamin qui sera à la tête de la&amp;nbsp;place financière la plus importante d'Europe (ndlr: La Défense).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le fils qui valait des milliards.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce encore à une crise de népotisme à laquelle nous assistons? Pour les détracteurs de Jean Sarkozy, il n'est aucunement légitime qu'il prenne la tête d'une institution financière - qui vaut quelques milliards et qui emploie 150 000 employés - en raison de ses expériences politiques et entrepreneuriales (il est entré en politique il y a moins de 2 ans), de sa formation quelque peu limitée (il n'est qu'en deuxième année de droit après avoir redoublé deux fois), et de son âge (il n'a que 23 ans).&amp;nbsp;Si l'on ne fait pas le lien avec son père, ces trois arguments suffisent largement à discréditer l'élection de Jean Sarkozy. Mais les suppos de Sarkozy ne l'entendent pas de cette manière: "Jean Sarkozy sera élu en raison de ses qualifications, et non grâce à son&amp;nbsp;patronyme"; "Martine Aubry était&amp;nbsp;bien la fille de&amp;nbsp;Jacques Delors." Il est vrai que la Première Secrétaire du Parti socialiste a été pistée par son père, qu'elle apprécie tant, quand elle est devenue ministre dans le gouvernement&amp;nbsp;Cresson en 1991&amp;nbsp;tandis que&amp;nbsp;son père était Président de la Commission européenne. Quelle humour! La majorité serait-elle à court de contre-arguments?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le plus troublant dans l'histoire est que le prochain président aura à sa charge un groupe qui comprendra l'EPAD pour la Défense et l'EPASA pour Nanterre. La fusion&amp;nbsp;de ces deux établissements publics&amp;nbsp;d'aménagement commercial et industriel, effective le 1er janvier 2010,&amp;nbsp;permettera de réaliser&amp;nbsp;un vaste et puissant&amp;nbsp;quartier d'affaires au centre-ouest du futur&amp;nbsp;Grand Paris, tant souhaité par Nicolas Sarkozy.&lt;br /&gt;
C'est difficile de se&amp;nbsp;rendre compte que ce n'est qu'un jeune adulte sorti prématurément de l'adolescence qui sera président d'un territoire&amp;nbsp;pourtant républicain et aussi riche que la Principauté de Monaco... &lt;br /&gt;
Ce qui est le plus paradoxal dans ce scandale politico-médiatique, c'est que le président a présenté (pour la deuxième fois en deux mois) sa réforme du lycée qui met en exergue les principes du lycée sous Napoléon: "Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur." J'ai bien l'impression que la carrière du fils du président&amp;nbsp;n'est pas l'exemple le plus claire de l'"égalité des chances".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La réplique de Sarko: "Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et dans le mille président! Sachez que les français ont horreur des monarchies, ça leur rappelle de très mauvais souvenirs, j'en ai même froid dans le dos rien que d'y penser. Cependant, au lieu de critiquer votre style monarchique, je vais m'effocer de critiquer le fond de votre politique. Depuis votre victoire à l'élection présidentielle du 6 mai 2007, vous avez entrepris beaucoup de chantiers de réformes: l'éducation, le déficit de la sécurité sociale&amp;nbsp;qui s'élève à 13 milliards d'euros -, les promesses de plein emploi et de reconversion industrielle de certains sites (Maubeuge, Gandrange...), le Grand Paris et le plan banlieue, la baisse des charges salariales, la baisse de la TVA sur les biens de consommation, la politique migratoire, le Traité de Lisbonne... Naturellement, un projet socio-politique ne se fait pas du jour&amp;nbsp;au lendemain. Néanmoins, en l'espace de 28 mois, seulement&amp;nbsp;quatre réformes ont abouti: le bouclier fiscal (août 2007), le renforcement de la politique migratoire (soutenue&amp;nbsp;par&amp;nbsp;le Pacte Européen sur l'immigration et l'asile&amp;nbsp;d'octobre 2007), la baisse de la TVA pour la restauration (mai 2009) et la mise en vigueur de la taxe carbone (en cours).&amp;nbsp;Je ne critique pas l'inefficacité de votre politique, mais la bêtise avec laquelle vous l'entreprenez. La réalité est que vous vous efforcez à nous mentir et à manipuler&amp;nbsp;les résultats&amp;nbsp;afin de nous cacher l'inefficience de vos réformes et les mauvais&amp;nbsp;chiffres de l'économie française. 8 millions de français vivent toujours sous le seuil de pauvreté (relative à la population française), le déficit de la Sécurité Sociale peine à se résorber, la dette publique explose, le chômage augmente, et de multiples sites industriels ferment et sont délocalisés.&lt;br /&gt;
Ce que je vous demande c'est de nous dire simplement la vérité. Cette simple&amp;nbsp;vérité que vous êtes incapable de changer les choses en France; cela vous épargnerait peut-être des acharnements contre votre famille et votre si jolie femme.&lt;br /&gt;
En parlant de votre famille,&amp;nbsp;ne vous inquiétez pas, je&amp;nbsp;suis sûr&amp;nbsp;que votre fils "chéri" sera quand même élu. C'est d'ailleurs&amp;nbsp;ce qui est assez frustrant dans les démocraties occidentales: on critique, on s'oppose, on lutte, et tout compte fait ça casse (ex: la loi Hadopi, les fichiers Edvige, le double référendum en Irlande, la fin des quotas laitiers...). Je vous le dis: arrêtez de vous opposer, le gouvernement trouvera toujours d'autres&amp;nbsp;moyens pour arriver à sa fin. C'est la démocratie, on n'y peut rien. Même Churchill l'a dit: "La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;"Nous sommes la risée du monde entier"&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fil info: la République française, pourtant exemplaire pour ses méthodes méritocratiques, ses droits de l'homme et sa démocratie semi-parlementaire (cachant de facto la dérive hyperprésidentielle du régime), ne se porterait plus très bien. Les chinois en rigolent, les anglais sont consternés, et les allemands restent de marbre. La France élitiste, népotiste,&amp;nbsp;despotiste? Jamais, il est vrai qu'il est aisément facile de briguer un poste élevé dans l'administration public: il suffit d'avoir un patronyme connu et un petit coup de pouce de son "papa chéri" ou encore de sortir de l'ENA, l'école nationale d'administration. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, Monsieur Bayrou, nous sommes bien la risée du monde! Mais, malheureusement chacun participe à cette tragédie humaine: les électeurs qui revoteront Nicolas Sarkozy en 2012 (j'y serai), la pâle opposition des socialistes qui sont incapables de proposer un projet alternatif à celui de Sarkozy et les médias qui n'ont comme tâche que de s'intéresser au "monde merveilleux du Petit Nicolas" sans informer la population de contenus importants (j'y suis encore). Même, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, peut appuyer mes propos: "L’opposition ne fait pas son travail alors ce sont les médias qui le font. Ils cherchent tous les matins un sujet de déstabilisation du président", a-t-il&amp;nbsp;déclaré ce matin sur RTL dans une interview de Jean-Michel Apathie.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-522713279401292285?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/LIimTS7mXH3i8p5HdLJpGMzk27U/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/LIimTS7mXH3i8p5HdLJpGMzk27U/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/LIimTS7mXH3i8p5HdLJpGMzk27U/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/LIimTS7mXH3i8p5HdLJpGMzk27U/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/qUU9gmhPR24" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="related" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/france-bienvenue-en-republique.html" title="La France: bienvenue en République bananière!" /><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/522713279401292285/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/france-bienvenue-en-republique.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/522713279401292285?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/522713279401292285?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/qUU9gmhPR24/france-bienvenue-en-republique.html" title="La France: bienvenue en République bananière!" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StxsGwYUusI/AAAAAAAAABM/opI7WZk3MoI/s72-c/45153243%5B1%5D.gif" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/france-bienvenue-en-republique.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkUGRns7fip7ImA9WxNUE0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-3138871003131042085</id><published>2009-10-13T12:56:00.016+02:00</published><updated>2009-11-04T19:10:27.506+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-04T19:10:27.506+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="diplomatie" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Paris" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Turquie" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Culture" /><title>La Tour Eiffel aux couleurs turques</title><content type="html">&lt;br /&gt;
Pour un week-end, la Tour Eiffel a adopté de nouvelles couleurs, celles du drapeau&amp;nbsp;turc, afin de présenter&amp;nbsp;la Saison culturelle de la Turquie en France qui se terminera en mars 2010. Ainsi, pendant quatre&amp;nbsp;soirs (du 6 au 11&amp;nbsp;octobre),&amp;nbsp;la Tour Eiffel était illuminée de rouge et de blanc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StRcxscY2nI/AAAAAAAAAAM/A-EvbL33MBQ/s1600-h/La+Tour+Eiffel+aux+couleurs+turques.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img $r="true" border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StRcxscY2nI/AAAAAAAAAAM/A-EvbL33MBQ/s400/La+Tour+Eiffel+aux+couleurs+turques.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Cette initiative peut plaire, elle montre naturellement que même en&amp;nbsp;France, hôte d'une grande culture, on doit être ouvert sur d'autres horizons tels que&amp;nbsp;la civilisation sino-mongole, la péninsule arabique, le Caucase, le Japon, la Turquie, et j'en passe...&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
L'événement attendu de la saison de la Turquie en France pourra en outre mettre en&amp;nbsp;exergue la diversité de la culture turque, composée de différentes ethnies et de différentes dynasties. De même, on pourra se questionner sur l'apport de l'histoire turque à la culture européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
"A travers cette illumination que j'ai voulue, c'est l'amitié entre nos peuples ainsi que la diversité de nos liens que Paris a choisi de célébrer.", Bertrand Delanoë, maire de Paris&lt;br /&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un contexte chargé d'actualités pour la Turquie, la Saison de la Turquie&amp;nbsp;a donc démarré&amp;nbsp;ce week-end après&amp;nbsp;maints ajournements&amp;nbsp;afin de ne pas géner les élections européennes.&lt;br /&gt;
En effet, le président turc Abdullah Gül fit une visite à Paris ce week-end&amp;nbsp;afin d'inaugurer avec Nicolas Sarkozy et son ministre de la culture, Frédéric Mitterand, l'exposition &lt;em&gt;De Byzance à Instanbul, un port deux villes. &lt;/em&gt;Cette rencontre éclaire au Grand Palais&amp;nbsp;entre les présidents turc et français montre le désarroi&amp;nbsp;de Sarkozy envers une exposition qui promeut&amp;nbsp;les relations historiques entre l'Europe et la Turquie dont sa principale métropole, Istanbul,&amp;nbsp;est le diapason d'un possible ancrage des turcs dans la culture européenne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le président français est toujours opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et ne s'est d'ailleurs pas entretenu sur ce sujet-là avec le président turc, mais a évoqué les partenariats économiques et industriels&amp;nbsp;entre les deux pays,&amp;nbsp;notamment dans les secteurs de l'énergie et de l'aéronautique. Du côté de Bruxelles,&amp;nbsp;la Commission Européenne a ouvert en septembre dernier des négociations avec la Turquie en vue d'une adhésion au traité instituant la Communauté de l'énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, une future entrée de la Turquie dans l'Union Européenne&amp;nbsp;reste illusoire. Certes, on peut constater quelques avancées économiques et diplomatiques, mais il reste encore des&amp;nbsp;points à éclaircir tels&amp;nbsp;que le respect des objectifs économiques de stabilité des prix imposés par la&amp;nbsp;Banque Centrale Européenne (maintenir l'inflation à 2 % et contenir le déficit budgétaire&amp;nbsp;de chaque pays&amp;nbsp;à 3&amp;nbsp;% du PIB), l'occupation turque d'une partie de l'île chypriote et la question arménienne et des droits de l'homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, samedi, la Turquie a signé un accord historique à Zürich (Suisse) afin de normaliser ses relations avec l’Arménie en présence des ministres des affaires étrangères turc, arménien, américain, français,&amp;nbsp;russe et suisse. Mais, il est évident que cet accord diplomatique ne suffira pas à&amp;nbsp;solutionner, à la fois, le débat turco-arménien sur l'étymologie du terme "génocide" et la question de l'appartenance de la Turquie à la culture européenne.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-3138871003131042085?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Z7kE-4LOmFX-6KIZmpSdl0qhRrQ/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Z7kE-4LOmFX-6KIZmpSdl0qhRrQ/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Z7kE-4LOmFX-6KIZmpSdl0qhRrQ/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Z7kE-4LOmFX-6KIZmpSdl0qhRrQ/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/tQE9zhvSauE" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="related" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/la-tour-eiffel-aux-couleurs-turques.html" title="La Tour Eiffel aux couleurs turques" /><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/3138871003131042085/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/la-tour-eiffel-aux-couleurs-turques.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/3138871003131042085?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/3138871003131042085?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/tQE9zhvSauE/la-tour-eiffel-aux-couleurs-turques.html" title="La Tour Eiffel aux couleurs turques" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_tzmTfYephlA/StRcxscY2nI/AAAAAAAAAAM/A-EvbL33MBQ/s72-c/La+Tour+Eiffel+aux+couleurs+turques.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/la-tour-eiffel-aux-couleurs-turques.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkUFSHg5eSp7ImA9WxNUFU0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-513725619487405879</id><published>2009-10-12T17:32:00.013+02:00</published><updated>2009-11-06T12:50:19.621+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-06T12:50:19.621+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Etats-Unis" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="santé" /><title>La santé peut-elle devenir un droit universel aux Etats-Unis?</title><content type="html">&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YA7-BvVDV10&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;


&lt;/param&gt;
&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;


&lt;/param&gt;
&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;


&lt;/param&gt;
&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/YA7-BvVDV10&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;
&lt;a href="http://therealbarackobama.files.wordpress.com/2009/09/beck-glenn4.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="138" src="http://therealbarackobama.files.wordpress.com/2009/09/beck-glenn4.jpg" vr="true" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
Le débat autour d'un système de santé universel fait rage aux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Etats-Unis&lt;/span&gt;, voici un exemple troublant d'un journaliste américain très réputé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Glenn&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Lee&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Beck&lt;/span&gt; est un journaliste à la radio et à la télévision (Fox), politiquement proche du parti conservateur (parti républicain). Voici une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;interaction&lt;/span&gt; entre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Glenn&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Beck&lt;/span&gt; et une auditrice canadienne dans son émission radiophonique &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Glenn&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Beck&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Program&lt;/span&gt; sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Premiere&lt;/span&gt; Radio &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Networks&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-513725619487405879?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/4Ctcortf4rzl3x2eShrYBQ6XmFg/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/4Ctcortf4rzl3x2eShrYBQ6XmFg/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/4Ctcortf4rzl3x2eShrYBQ6XmFg/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/4Ctcortf4rzl3x2eShrYBQ6XmFg/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/GWD7--qncf4" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/513725619487405879/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/la-sante-peut-elle-devenir-un-droit.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/513725619487405879?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/513725619487405879?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/GWD7--qncf4/la-sante-peut-elle-devenir-un-droit.html" title="La santé peut-elle devenir un droit universel aux Etats-Unis?" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/la-sante-peut-elle-devenir-un-droit.html</feedburner:origLink><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="enclosure" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~5/3saKP1wM9kI/watch" length="0" /><feedburner:origEnclosureLink>http://www.youtube.com/watch?v=YA7-BvVDV10</feedburner:origEnclosureLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;AkUFQn45eip7ImA9WxNUE0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-5571845445039874092</id><published>2009-10-12T17:04:00.013+02:00</published><updated>2009-11-04T19:10:13.022+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-04T19:10:13.022+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Etats-Unis" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="International" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Obama" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique" /><title>L'élection de Barack Obama, un espoir qui masque la réalité</title><content type="html">A l’heure où l’Amérique a élu son candidat, issu de la diversité, du métissage et de la multiculture, elle fait un pas en avant dans l’histoire de l’égalité des hommes, montre à chacun que la qualité d’une personne, ses compétences et ce qu’elle représente sont les éléments essentiels de sa nature, et nous guide vers une nouvelle ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_hntojuBOgo0/SREHdvTLSSI/AAAAAAAAFOk/MAoSPNL3OY8/s1600/Obama2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_hntojuBOgo0/SREHdvTLSSI/AAAAAAAAFOk/MAoSPNL3OY8/s320/Obama2.jpg" vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Ce fort engouement international pour le « candidat noir » transcende toutes les races, les couleurs et les origines de chacun. Certes, les minorités et les Noirs se sentiront mieux représentés par un homme qui leur ressemble. Cependant, au-delà d’un communautarisme afro-américain exacerbé, la frénésie obamanienne a dépassé toutes les frontières politiques, sociales et culturelles : ce ne sont pas seulement des Noirs qui ont soutenu le futur ex-sénateur de l’Illinois, c’est toute une population en révolte contre elle-même, contre les inégalités sociales croissantes, contre les multiples guerres dans lesquelles elle est embourbée au Moyen-Orient et en Asie, contre les nombreuses crises, tant économique que socioculturelle, dont elle est à l’origine et dont ses conséquences seront désastreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élection d’un président noir nous envoie un signe évident d’un changement nécessaire aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde. Les Etats-Unis ne seront plus ce pays patriotique à l’extrême, fier de son ignorance et culturellement dominant, mettant en avant l’analyse de Tocqueville sur la séparation obligée des Noirs et des Blancs. Bien plus qu’une redécouverte de la démocratique imaginée par Weber, l’Amérique de Barack Obama sera révolutionnaire pour trois raisons : elle mettra un terme au cycle économique néolibéral, elle investira le premier président de couleur 44 ans après les droits civiques, ce dont Martin Luther King a tant rêvé, et, enfin, elle se confrontera à l’essoufflement de son hégémonie désavouée par nombre de ses alliés.&lt;br /&gt;
Le futur président des Etats-Unis est en passe de devenir un leader incontestable, tant il rassemble tous les peuples de ce monde : les noirs, les arabes, les asiatiques, les juifs, les blancs, les latino-américains, les hétérosexuels, les homosexuels, les pauvres, les riches, les handicapés, toutes les religions, tous les laïcs…la terre entière en somme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, cette élection présidentielle a un arrière-goût de naïveté, certes moins grave qu’une « gueule de bois mccainienne », mais qui peut faire des dégâts tout aussi colossaux.&lt;br /&gt;
Tandis que les citoyens américains ont fait « leur choix », le plus légitimement possible, tous les idolâtres obamaniaques commettent une erreur en embellissant avec trop d’euphorie « leur candidat ». Premièrement Obama n’est pas un dieu, et surtout il ne faut pas qu’il le devienne. Deuxièmement, des espérances excessives susciteraient, indéniablement, des déceptions incongrues.&lt;br /&gt;
Bien qu’il y ait une forte probabilité que l’ex-candidat démocrate devienne l’un des meilleurs présidents des Etats-Unis, qu’il puisse régler de nombreux conflits mondiaux, qu’il améliore les conditions sociales des milieux les plus défavorisés, il fait face à une situation dramatique tant sur le plan politique, qu’idéologique. En effet, les défis qui lui sont lancés sont plus que démesurés : il succède à l’un des pires présidents que l’histoire américaine ait connu, et il doit répondre aux attentes d’un monde qui voit en lui une chance inespérée de se relever. Comme il ne résoudra pas tout, ce n’est pas d’un seul Obama que nous aurions besoin « to change the world », mais de plus de six milliards…&lt;br /&gt;
Ce n’est pas une critique qui est faite ici à l’ex-candidat démocrate, c’est un signal d’alarme qui sonne pour tous ses supporteurs qui croient qu’un seul homme peut changer la face du monde. Cet homme-là, quand bien même il est puissant,&amp;nbsp;ne peut devenir ce&amp;nbsp;papillon qui, précédent une suite d’événements, bouleverse les lois naturelles les plus fondamentales. Un papillon, seulement en battant des ailes, ne peut en rien changer le monde sans soutiens importants.&lt;br /&gt;
Obama ne peut donc pas être le seul homme sur cette terre à battre des ailes, il a besoin de nous : « soyez vous-mêmes le changement que vous voulez voir dans le monde. » (Gandhi)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecrit le 09 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-5571845445039874092?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/N8sb_uPYWjF3PCIiCxJsxCkj774/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/N8sb_uPYWjF3PCIiCxJsxCkj774/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/N8sb_uPYWjF3PCIiCxJsxCkj774/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/N8sb_uPYWjF3PCIiCxJsxCkj774/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~4/PlWHCsVMYK0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/feeds/5571845445039874092/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/lelection-de-barack-obama-un-espoir-qui.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/5571845445039874092?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/3523343625919193819/posts/default/5571845445039874092?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/LeBlogDeLaDernireGnration/~3/PlWHCsVMYK0/lelection-de-barack-obama-un-espoir-qui.html" title="L'élection de Barack Obama, un espoir qui masque la réalité" /><author><name>Ghislain</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="16" height="16" src="http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_hntojuBOgo0/SREHdvTLSSI/AAAAAAAAFOk/MAoSPNL3OY8/s72-c/Obama2.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://dernieregeneration.blogspot.com/2009/10/lelection-de-barack-obama-un-espoir-qui.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DE8HR389fCp7ImA9WxNUEkU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-3523343625919193819.post-343197059044997596</id><published>2009-10-12T16:46:00.008+02:00</published><updated>2009-11-03T23:20:36.164+01:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2009-11-03T23:20:36.164+01:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="communisme" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="révolution" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="interview" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="débat" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="capitalisme" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique" /><title>La crise du capitalisme, par Alain Badiou, philosophe révolutionnaire (retranscription de l'émission "Ce soir ou jamais")</title><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="http://socio13.files.wordpress.com/2009/04/arton138911.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://socio13.files.wordpress.com/2009/04/arton138911.jpg" vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;La crise actuelle du capitalisme représente-t-elle un moment propice à la révolution ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La crise ne représente pas un moment par elle-même. La crise de 1929 a certes entraîné des mouvements révolutionnaires importants à travers l’Europe, mais elle a aussi débouché sur des fascismes, et finalement sur la guerre. Il faut se méfier des crises ; les crises ne sont jamais que l’aspect négatif des choses : c’est la destruction, et d’une part la consommation de nouvelles valeurs révolutionnaires et émancipatrices et d’autre part le rejet de valeurs périmées qui ont amené à la crise, elle-même. La crise crée indéniablement des troubles, de la misère et de l’incertitude. De plus, les forces révolutionnaires actuelles ne sont pas en bon état. La circonstance est une chose, la préparation en est une autre. En effet, la Droite est toujours prête pour la révolution, les révolutionnaires jamais. C’est une loi néfaste de l’histoire : ce n’est que dans certaines circonstances très particulières que surgissent les moments.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Peut-être va-t-on nous économiser des discours sur la gloire du capitalisme, d’un système unique, magnifique, formidable que l’histoire a enfanté.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;Est-ce le capitalisme dans son entièreté qui est en échec, ou seulement une partie, le capitalisme financier, comme l’annonce de nombreux dirigeants ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Les défenseurs du capitalisme sont nombreux, actifs et puissants. Certes, ils sont moins nombreux qu’avant la crise mais ce sont eux qui détiennent le pouvoir. Ils ont donc tout intérêt à dire que ce n’est pas le capitalisme, lui-même, qui est en cause, mais simplement une partie du capitalisme. Ils ont ainsi commencé par annoncer que les coupables étaient les irresponsables de la finance. Somme toute, cela fait cinq siècles que le capitalisme financier est une partie constitutive et fondamentale du capitalisme en général. Ensuite, ils ont reconnu avoir commis des imprudences. Et enfin, ils ont laissé entendre qu’il y avait un certain banditisme au sein du capitalisme, c’est-à-dire que la rapacité, l’appropriation privée, et la volonté absolue de s’engraisser par tous les moyens pouvaient conduire à des difficultés, à des écroulements ou à des impasses. Or, cette crise est une leçon sur le sens véritable du capitalisme qui est qu’on ne peut confier la direction d’une société dans son économie, dans sa politique et dans ses rapports sociaux aux appétits privés. L’enrichissement permanent conduit à un moment donné, généralement au bout de séquences qui ne dépassent guère une vingtaine d’années, à des crises dramatiques, d’autant plus dramatiques que ceux qui supportent leurs conséquences ne sont pas les principaux intéressés, mais la masse des gens ordinaires.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;Et un mouvement international aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le grand problème aujourd’hui, c’est l’unité au sens de l’unité populaire, l’unité active. Non seulement du point de vue de la dimension internationale, mais même à l’intérieur des pays, de nombreuses manifestations, de nombreuses protestations et de nombreuses révoltes restent encore séparées et disjointes, pourtant toutes référées à des intérêts communs, mais ne cherchant que l’intérêt particulier des acteurs de chaque contestation.&lt;br /&gt;
Ces mouvements de contestation, y compris les séquestrations, qui ont lieu notamment en France, peuvent rappeler les prémisses des révoltes de la fin des années 1960. En effet, il y a eu des séquestrations de patrons à Saint-Nazaire et à Caen qui ont précédé mai 1968. Toute forme de violences, modérées soient-elles, peut être prise comme un signal d’un éventuel moment révolutionnaire, et non comme une situation particulière. Elles apparaissent à un instant où la situation économique ou politique est vécue de façon intolérable par une partie de la population. Les cas de licenciement généralisés ou de fermeture d’usines se confrontent à des gens dont la vie risque d’être brisée et dont l’existence est brusquement et entièrement réduite. Ils ont donc le sentiment d’être dans leur bon droit, à tort ou à raison, en protestant de façon véhémente contre ceux qu’ils tiennent pour responsables de cette situation. Le dirigeant d’entreprise est l’emblème et la source de la situation nouvelle, et donc dans ce cas-là il doit subir avec ses victimes.les décisions qu’il a prises.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;La morale est-elle en passe de changer ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Des formes d’intervention, d’action et de mobilisation, qui avaient disparu pendant une longue période, réapparaissent telles que la séquestration des patrons, les nombreuses manifestations – et participations – répétées et insistantes, ou encore le mouvement des étudiants et professeurs en France. Des corps de métier, d’ordinaire flegmatiques ou intégrés dans l’ordre établi, manifestaient une virulence certaine. Ca a été le cas de la magistrature, de la médecine hospitalière. Tout cela dessine un paysage tourmenté dans lequel les formes d’action, elles-mêmes, changent. Bien qu’il y ait des caractéristiques différentes entre chaque pays, tous les mouvements de contestation, qui se dévoilent aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays en développement, commencent à se construire, certes de façon encore un peu obscur, mais cherchent une nouvelle vision du monde. Ce qui annonce que le grand cycle réactionnaire qui a commencé au début des années 1980, au moment du triomphe incontesté du libéralisme économique, vient de s’achever. Depuis l’effondrement du communisme, la vision que les gens peuvent avoir de l’avenir est prisonnière de cette unicité capitaliste, de ce fait le sujet n’est plus considéré que, d’un côté comme une pièce travailleuse de ce système, et de l’autre comme un consommateur de masse, source de profits pour les exploitants et producteurs avérés. L’avenir de l’individu est ainsi la somme du salariat et de la consommation. Cela ne vaut naturellement que pour la partie du monde qui peut s’offrir des biens et services en masse. Pour le reste du monde, dans les pays en développement (pays moins avancés de l’époque), misère, guerre civile et expatriation forcée se sont substituées à la consommation de masse en subissant les premières foudres de la mondialisation. C’est ainsi qu’à partir des années 1980, on nous répète que l’économie de marché est le seul et le meilleur système économique possible. Toutefois, on ne peut nier dans une vision objective que le capitalisme est le seul système qui a permis l’enrichissement des populations et leur accès à un confort et une qualité de vie supérieure. En exportant le modèle économique occidental dans des pays comme la Chine et l’Inde, ces derniers ont pu participer à l’enrichissement de pays qui jusque-là étaient extrêmement pauvres. Si à un moment donné le capitalisme s’est imposé, c’est surtout parce que l’autre hypothèse, l’hypothèse communiste, s’était effondrée.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;Le capitalisme est-il l’intérêt de quelques uns ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Le capitalisme est un système complexe d’organisation de la production qui malgré tout considère qu’en dernier ressort le moteur le plus efficace de l’organisation de la production est l’intérêt privé ; et non pas l’intérêt de chacun. Il ne représente l’intérêt que d’une petite oligarchie, telle que le monde de la finance. Après quoi, on nous affirme que l’intérêt de cette oligarchie peut faire le bonheur général. Mais, ce n’est pas prouvé. En réalité, ce n’est prouvé que dans des séquences temporelles extrêmement courtes, ce n’est prouvé ni à l’échelle planétaire, ni à l’échelle du temps tout entier. Certes tout le monde profite de cet enrichissement, mais jusqu’au moment où une crise éclate, où une guerre chemine et où les catastrophes se préparent. Le capitalisme a une longue histoire et on sait de quoi il est capable. Le communisme avait 70 ans lorsqu’il s’est effondré, mais le capitalisme, lui, existe depuis cinq siècles et les dévastations qu’il a provoquées ont été plus grandes que celles engendrées par le communisme ou le socialisme. Les désastres qui se passent en ce moment-même sont considérables. Nous vivons certes dans des petits secteurs protégés et opulents, mais nous ne restons pas à l’abri de la crise pour autant et il faut voir la situation mondiale dans son ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;Critique de la démocratie, corolaire du capitalisme:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Quand les banques ont commencé à flancher, on a trouvé dans les poches de l’Etat des milliards dont on ne connaissait auparavant pas l’existence et qui ont servi à les renflouer. Le grand mot d’ordre des Etats face à la crise a été d’approvisionner en capitaux le passif des banques afin de sauver et soutenir un système économique dérégulé, sans foi, ni loi. Les démocraties libérales sont donc bien au service de ce système et sont en état de trouver des ressources qu’elles déclaraient inexistantes lorsqu’il s’agissait de venir en aide aux gens ordinaires. Néanmoins, la démocratie, en théorie, représente le droit de vote, le droit de s’exprimer et la liberté d’opinion. Mais fondamentalement, la démocratie telle qu’elle existe aujourd’hui, est un système particulier de construction des gouvernements. Et ces gouvernements construits ainsi ne fonctionnent vraiment que dans les pays où il existe un capitalisme développé. D’où l’hypothèse que cette forme de gouvernement est la forme appropriée au développement de ce système économique inégalitaire et excessif.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;L’échec du communisme :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Le communisme était initialement l’idée, telle que Marx, Engels, Fourier ou Proudhon l’ont formulée, qu’une autre organisation de la société que celle dirigée par les intérêts privés était possible ; une société dans laquelle ce qui est commun, soit le collectif, doit être la finalité, et non les appétits et la férocité des intérêts privés de quelques uns. Pendant le XXe siècle, le communisme a signifié autre chose, une technique de pouvoir : un parti unique, une révolution violente et une organisation centralisée de la production. Cette signification-là du communisme a échoué. Le communisme en tant que forme d’Etat, en tant que forme de pouvoir et en tant qu’organisation centralisée et bureaucratisée de l’économie ne s’est avéré pas assez compétitif avec le capitalisme en dernier ressort. La conclusion peut donc être double : soit on oublie le communisme puisque cela été un échec et on se rallie tous au capitalisme et en avant pour les grandes fortunes et l’exploitation des plus pauvres, soit on tente de réformer le communisme en rénovant la doctrine marxiste et en s’appuyant sur les erreurs du passé. Certes le communisme a échoué, mais il arrive, y compris dans l’histoire des sciences, que des tentatives premières de formuler des hypothèses, de les réaliser ou de résoudre des problèmes échouent. Est-ce pour cela que l’on va abandonner le problème ? De même, va-t-on abandonner le problème du capitalisme sous prétexte qu’il a échoué provisoirement pendant cette crise ?&lt;br /&gt;
Effectivement, le capitalisme ne doit pas être abandonné parce qu’il vient d’entraîner le monde économique dans une crise importante, mais parce qu’il aurait dû être abandonné depuis bien plus longtemps que cela. Les raisons de l’abandon du capitalisme sont des raisons de principe, ce ne sont pas des raisons de fait : le capitalisme est l’organisation systématique d’une injustice et d’une inégalité à l’échelle mondiale et à l’échelle interne des pays. Cette organisation des inégalités, quelle que soit ses vertus marchandes, est inacceptable. On doit donc reconsidérer l’idée d’une société qui serait organisée de façon collective ou commune et qui ne serait livrée à aucun banditisme des appétits privés. Aujourd’hui, il faut rénover l’hypothèse communiste et réformer cette doctrine en redonnant une valeur positive au mot « communisme » : redorer le blason communiste !&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;L’aspect naturel du capitalisme :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Le capitalisme est basé sur une pulsion humaine que l’on appelle l’esprit de compétition qui est présent partout dans le règne animal, entre toutes les espèces, entre spermatozoïdes et entre différentes firmes compétitives, ce qui concéderait un aspect naturel au capitalisme. A l’inverse, une grande force de la théorie communiste est précisément qu’elle rompt avec l’idée d’un destin naturel de l’espèce humaine, c’est-à-dire qu’elle ne cesse d’infirmer que l’espèce humaine est une espèce animale comme les autres qui doit vivre dans la compétition, le darwinisme social et la lutte de tous contre tous. L’homme peut en effet s’élever au-dessus de sa condition ou de sa structure animale, il n’est donc pas obligé d’être gouverné par ses pulsions. Depuis très longtemps, la philosophie se défend que la pensée ne peut se construire qu’au-delà des passions humaines. Pourquoi la politique échapperait-elle à ce destin où elle-seule serait livrée aux pulsions ? L’idée communiste, qui est apparue dès les origines de la philosophie avec Platon dans son ouvrage République, affirme que l’espèce humaine peut suivre un autre destin que celui du reste des êtres vivants.&lt;br /&gt;
Au cours du XXe siècle, que ce soit en URSS, dans la Chine de Mao, chez Castro ou chez les Khmers Rouges de Pol Phot, le communisme a apporté unité et discipline, qui ont permis des victoires révolutionnaires. Jusque-là, il n’y en avait pas eu. Sans unité, ni discipline, la Commune de Paris a été une défaite. La question de la discipline est une des questions centrales de la politique de quelle que façon qu’on la prenne. Même le système politique démocratique a besoin de partis qui, d’une manière ou d’une autre, obéissent à une certaine conformité et à un certain ordre, celui de la grande discipline du capitalisme. La grande problématique du XXe siècle a été que le modèle de la discipline, choisie par les révolutionnaires, été calqué sur un modèle militaire et autoritaire. En examinant le succès de la révolution bolchévique d’octobre 1917 ou celui de l’insurrection populaire chinoise en 1949, on observe que les victoires communistes ont été liées à la guerre. Et en vérité, les Etats que l’on nommait socialistes ou démocraties populaires ont été des Etats qui ont adopté, pour la construction présumée pacifique de la société, des moyens utilisés pour l’insurrection ou pour la guerre. La tentative d’appliquer à une société civile et à la production d’un pays des méthodes de discipline militaires destinés à l’insurrection victorieuse a provoqué l’échec de la mise en pratique de la doctrine communiste. Mais quelle peut être une discipline communiste du temps de paix ?&lt;br /&gt;
Où trouve-t-on une discipline de pensée aussi rigoureuse que celle des mathématiciens ou des physiciens ? Personne ne soutient que les mathématiques, la physique ou la biologie sont des goulags totalitaires et pourtant y règne dans ses matières scientifiques la plus implacable discipline de pensée. Certes la science ne nous impose pas un style de vie, elle véhicule toutefois des conséquences sérieuses pour la vie de tous les jours et pour l’ensemble de la production technique et scientifique. La question de la discipline de pensée subsiste dès que l’on entreprend une action quelconque qui fait appel à la collectivité afin d’aboutir à une finalité commune à l’aide de moyens appropriés. Quelle est alors la nature de cette discipline ? En réalité, deux types de discipline coexistent : une discipline extérieure qui est de type militaire, mais en réalité passive, et une discipline intérieure assumée qui permet d’atteindre un but en procédant par démonstration comme un mathématicien. Cette dernière discipline est étrangère à toute contrainte externe, différemment de l’obéissance militaire mécanique, en se fondant sur des convictions intérieures singulières. Les enjeux de la politique aujourd’hui, que l’on peut appeler révolutionnaire, émancipatrice, égalitariste ou communiste, sont de renouer avec l’idée d’une discipline intérieure dont le sujet sera convaincu que pour parvenir à des objectifs d’égalité et de communisation, un certain nombre de règles doivent être respectées. L’hypothèse communiste, telle qu’elle a été formulée tout au long du XXe siècle mettant en exergue l’application autoritaire et permanente de la dictature marxiste, a échoué : les goulags, la police de la pensée, la Nomenklatura, les milliers de déportés et les millions de morts. Sur les siècles d’existence du capitalisme, les dégâts et les morts ont été tout aussi incommensurables : il y a eu des génocides entiers, des déportations de millions de gens d’un continent à un autre qui ont créé les bases historiques de la puissance financière et économique du capitalisme.&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: red;"&gt;Comment parvenir à une nouvelle politique communiste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Devons-nous encore nous appuyer sur la lutte des classes pour parvenir à une nouvelle politique communiste ? La question des classes est une question, qui tentait, au XIXe siècle, de partir de l’analyse objective et scientifique de la société et d’en déduire une politique égalitariste. Or, actuellement, l’identification scientifique des classes est extrêmement difficile à appréhender. Aujourd’hui, il faut mieux se reposer sur certains principes. Marx était, d’un côté, un analyste très rigoureux du capitalisme et, d’un autre côté, il mettait en avant des principes fondamentaux, notamment dans Le Manifeste du Parti Communiste de 1848. Ces différents principes réorienteraient l’idée communiste. A propos de la lutte des classes, la seule force sur laquelle on puisse compter pour agir dans le sens d’une politique communiste est celle des gens les plus démunis, ce qu’appelle Marx « les représentants génériques de l’humanité ». Ils représentent l’humanité, non parce qu’elle possède telle ou telle propriété, mais parce qu’ils représentent l’humanité en elle-même, l’humanité nue, l’humanité qui est dans la simple force de son existence. C’est avec cela que prioritairement les politiques dites révolutionnaires ont fonctionné. Naturellement, les politiques communistes se sont aussi réalisées par l’alliance entre les figures intellectuelles, qui sont nécessaires à la construction de la pensée et des idées, et la masse populaire, qui se compose aujourd’hui des victimes de la crise économique, de la répartition inégalitaire du monde, de la misère, de l’exclusion et de l’oppression (étudiants, salariés sous-payés, sans-abris, sans-papiers et chômeurs). Le problème reste à savoir comment ces deux composantes de la société peuvent cohabiter ensemble. Si un jour véritablement, les étudiants, lycéens et jeunes des cités, les intellectuels de l’émancipation et de la révolution, et la masse des salariés ordinaires se rassemblaient sous des mots d’ordre qu’ils reconnaîtraient comme communs et étaient capables d’un minimum d’unité, particulièrement dans la discipline de la pensée, il y aurait des chances que la révolution ne soit plus une hypothèse en cette première décennie du XXIe siècle. Pour le moment, les facteurs de désorganisation sociale, les manques d’unité, et l’égoïsme collectif, qui se maintient dans des revendications propres au groupe et non universelles, dominent encore et se mélangent à la crise du capitalisme créant ainsi un avenir incertain et obscur à une possible révolution. Heureusement, toute obscurité prépare une lumière. Ainsi, des pratiques invisibles nourrissent les avant-gardes révolutionnaires unifiées. Ce sont celles qui sont peu médiatisées parce qu’elles sont limitées et restreintes, au sens que le poète Mallarmé parlait d’« action restreinte », à des revendications qui traversent l’univers social telles que les intellectuels qui participent de longue date à l’organisation du mouvement des sans-papiers. Ce n’est pas la société dans ce qui la domine ou dans le spectacle qu’elle produit, mais plutôt l’envers de la société dans son intérieur véritable. On voit ainsi se dessiner petit à petit des connexions sociales inexistantes autrefois à travers le travail invisible de l’hypothèse communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x92r26_alain-badiou-ce-soir-ou-jamais-12-0_news"&gt;Emission du jeudi 9 avril - Ce soir ou jamais - France 3&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Site de l'émission: &lt;a href="http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/"&gt;ce-soir-ou-jamais.france3.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre d'Alain Badiou: &lt;em&gt;L'hypothèse communiste&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3523343625919193819-343197059044997596?l=dernieregeneration.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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