<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">
    <title>le blogue de tilly</title>
    
    
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/" />
    <id>tag:typepad.com,2003:weblog-87408</id>
    <updated>2012-01-27T11:06:56+01:00</updated>
    <subtitle>elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime</subtitle>
    <generator uri="http://www.typepad.com/">TypePad</generator>
    <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/LeBlogueDeTilly" /><feedburner:info uri="lebloguedetilly" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://hubbub.api.typepad.com/" /><feedburner:browserFriendly></feedburner:browserFriendly><entry>
        <title>[citation] je crois que c’est cela que nous dit tilly</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/citation-je-crois-que-cest-cela-que-nous-dit-tilly.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/citation-je-crois-que-cest-cela-que-nous-dit-tilly.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20168e62becaa970c</id>
        <published>2012-01-27T11:06:56+01:00</published>
        <updated>2012-01-27T17:01:22+01:00</updated>
        <summary>Parler de soi (en bien) sans être ridicule est un talent bien peu partagé. Citer celui qui parle de vous (toujours en bien) n'est pas plus facile. Je me lance après de longues hésitations : merci Alain B. pour vos mots qui me touchentlien (particulièrement ceux que je reprends ci-après) ! “ Les Alain ont de la chance, y a pas à dire autrement, parce que, quand elle se penche sur eux, c'est que du bonheur pour un long temps....</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Hum[o|e]ur" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Weblogs" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><div style="text-align: justify;"><em><strong> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e62beab4970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Alain D. à 31 ans, portrait de Jean-Marie Périer repris récemment pour une campagne de pub Dior" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20168e62beab4970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e62beab4970c-115wi" style="width: 110px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="Alain D. à 31 ans, portrait de Jean-Marie Périer repris récemment pour une campagne de pub Dior" /></a><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"> </span></strong></em>Parler de soi (en bien) sans être ridicule est un talent bien peu partagé.<br />Citer celui qui parle de vous (toujours en bien) n'est pas plus facile.<br />Je me lance après de longues hésitations : <a href="http://elyal-28.blogspot.com/2012/01/et-puis-je-me-dis-que-tout-ira-bien.html" target="_blank" title="très bel article d'Alain Baudemont sur les blogalams et le blog de tilly">merci Alain B. pour vos mots qui me touchent<sup>lien</sup></a> (particulièrement ceux que je reprends ci-après) !</div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><em><strong><span style="font-size: 10pt; color: #737373;">“  Les Alain ont de la chance, y a pas à dire autrement, parce que, quand  elle se penche sur eux, c'est que du bonheur pour un long temps.</span></strong></em></div>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong> Ce qui me semble essentiel dans ses mots, ses paroles, ses phrases des  blogalams (et ses billets), c’est ce qu’elle donne à comprendre, à  savoir que la vie, c’est d’être aimé sans être jugé. Sans juger. Elle  semble nous dire, qu’il faut être aimé, et aimer au delà des  performances. Je crois que c’est cela qu'elle nous dit, et que c’est ça  l’essentiel. C’est assez rare, tout de même. ”</strong></em><a href="http://elyal-28.blogspot.com/2011/12/alain-baudemont-affectionately-at-tilly_22.html" target="_blank" title="Alain Baudemont affectionately at tilly , 22 décembre 2011"><strong /></a></span></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[niguedouille] au bunraku</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/bunrakulautre-jour-je-vois-dans-paris-une-affiche-particuli%C3%A8rement-hideuse-annoncant-ce-qui-semblait-%C3%AAtre-un-film-western-s.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/bunrakulautre-jour-je-vois-dans-paris-une-affiche-particuli%C3%A8rement-hideuse-annoncant-ce-qui-semblait-%C3%AAtre-un-film-western-s.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20168e60138d7970c</id>
        <published>2012-01-26T17:53:06+01:00</published>
        <updated>2012-01-26T17:56:06+01:00</updated>
        <summary>moi je sais ce que c'est bunraku, quoi que...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Cinéma" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Hum[o|e]ur" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Voyages" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e6016a67970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="affiche d'un film..." class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20168e6016a67970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e6016a67970c-100wi" style="width: 100px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="affiche d'un film..." /></a>Il y a quelques semaines, on voyait dans Paris une affiche particulièrement hideuse annonçant ce qui semblait être un film <em>western-samouraï</em> américain.</p>
<p>Plusieurs fois j'ai eu envie d'arrêter les gens qui passaient comme moi à côté pour leur dire :</p>
<p>— mais c'est pas ça du tout <em>bunraku</em>, moi je sais ce que c'est <em>bunraku</em> !</p>
<p>Enfin, façon de parler !</p>
<p>En effet...</p>

Il y a de ça à la grosse louche trente ans, j'ai fait deux voyages professionnels au Japon, le premier à Tokyo, et deux ou trois ans plus tard à Kyoto.<br />Je faisais partie de la petite délégation française à des réunions internationales de normalisation dans le domaine des télécoms.<br />Mes hôtes japonais étaient très surpris de voir une jeune femme travailler dans un milieu très masculin à d'autres taches que celles de secrétariat, et je dois dire qu'ils me montraient un respect largement au-dessus de mes mérites.
<p>Ceux que j'avais connu à Tokyo à mon premier voyage, apprenant que je revenais à Kyoto, voulurent me faire une surprise à mon arrivée.<br />A peine remise du long voyage vers l'est (route de Moscou, à l'époque), un petit comité d'accueil m'a mise dans un train à grande vitesse pour Osaka.<br />C'était la saison du Bunraku, on me faisait un grand honneur en m'invitant à un spectacle rare et prisé. Seulement je n'y étais préparée en rien, et surtout passablement fatiguée. Dans mon souvenir, le spectacle durait 3 ou 4 heures : un opéra <em>kabuki</em> figuré par des marionnettes à taille humaine, somptueusement costumées, animées à vue par trois servants en noir pour chaque personnage (tête, bras, corps).<br />Je n'y comprenais strictement rien, le son du <em>shamisen</em> n'a même pas réussi à me tenir éveillée, et je suis tombée très vite dans un profond sommeil d'autant plus gênant (pour mes hôtes plus que pour moi) que la salle du théâtre restait illuminée <em>a giorno</em>... <br /><br />Alors dire que je sais ce que c'est que le <em>bunraku</em>, c'est limite de l'escroquerie !<br />Un qui sait, c'est <a href="http://thomasreverdy.tumblr.com/post/16407975112/bunraku-dosaka-yoshitsune-sembon-zakura" target="_blank" title="blog, notes et réflexions, photos, KYOTO, janvier - juillet 2012">Thomas Reverdy, écrivain en résidence à Kyoto</a>.</p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[débat] quel travail voulez-vous ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/d%C3%A9bat-quel-travail-voulez-vous-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/d%C3%A9bat-quel-travail-voulez-vous-.html" thr:count="4" thr:updated="2012-01-26T18:51:13+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2016300087942970d</id>
        <published>2012-01-24T18:47:35+01:00</published>
        <updated>2012-01-25T09:19:57+01:00</updated>
        <summary>surprenant pour quelqu'un comme moi qui ne suis pas branchée politique d'assister dans la même après-midi (lundi 23 janvier 2012, Théâtre du Rond-Point) aux interventions de François Hollande, Marine Le Pen et Cécile Duflot sur les problèmes de qualité de vie au travail (enquête Radio France, espace public) !</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Actu" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Boulot" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2016300087271970d-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="aux éditions Les Arènes, 250 pages, janvier 2012, 18 euros 50 — En avril 2011, Radio France a lancé une enquête sans équivalent sur le thème du travail. Le but ? Inviter les auditeurs à raconter ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent et ce qu’ils attendent du travail sous deux formes : une question ouverte « Que veut dire pour vous travailler aujourd’hui ? » et un questionnaire. L’intérêt des auditeurs pour cette enquête fut immédiat, témoignant de l’enjeu du sujet. Six mille d’entre eux ont répondu au 88 items du questionnaire et une bonne part ont accepté de livrer leur témoignage, révélant les représentations, les rêves, les craintes et les réflexions que suscite le travail. Comme pour la série des Paroles de, les arènes se sont associées à Radio France pour mettre en valeur et diffuser ce matériau. Une sociologue, un psychologue et un philosophe analysent les résultats de ce questionnaire dans un livre qui fait alterner la réflexion et les témoignages. Les dessins d’un humoriste émaillent ce tableau inédit de la France au travail." class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2016300087271970d" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2016300087271970d-150wi" style="width: 130px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="aux éditions Les Arènes, 250 pages, janvier 2012, 18 euros 50 — En avril 2011, Radio France a lancé une enquête sans équivalent sur le thème du travail. Le but ? Inviter les auditeurs à raconter ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent et ce qu’ils attendent du travail sous deux formes : une question ouverte « Que veut dire pour vous travailler aujourd’hui ? » et un questionnaire. L’intérêt des auditeurs pour cette enquête fut immédiat, témoignant de l’enjeu du sujet. Six mille d’entre eux ont répondu au 88 items du questionnaire et une bonne part ont accepté de livrer leur témoignage, révélant les représentations, les rêves, les craintes et les réflexions que suscite le travail. Comme pour la série des Paroles de, les arènes se sont associées à Radio France pour mettre en valeur et diffuser ce matériau. Une sociologue, un psychologue et un philosophe analysent les résultats de ce questionnaire dans un livre qui fait alterner la réflexion et les témoignages. Les dessins d’un humoriste émaillent ce tableau inédit de la France au travail." /></a>En m’inscrivant à la <a href="http://travail.radiofrance.fr/" target="_blank" title="site de la journée Radio France du 23 janvier 2012 — on y trouve les résultats complets de l'enquête &quot;Quel travail voulons-nous ?&quot; — le programme et le déroulé de la journée — une sélection de témoignages">journée-événement<sup>sic</sup> organisée<sup>fort bien</sup> par Radio France au théâtre du Rond-point</a>, je ne m’attendais pas, mais pas du tout, à y voir et à y entendre  deux candidats déclarés à l’élection présidentielle : <span style="color: #800000;"><strong>François Hollande</strong></span>... et <span style="color: #800000;"><strong>Marine Le Pen</strong></span> !</p>
<p>Et <span style="color: #800000;"><strong>Cécile Duflot</strong></span>, <span style="color: #800000;"><strong>François Chérèque</strong></span>, <span style="color: #800000;"><strong>Pierre Laurent</strong></span>, pour ne citer que les plus médiatiques de ceux qui se sont succédé tout l’après-midi<sup>le soir aussi, mais je n’y étais plus</sup> devant une salle comble, attentive et passionnée.<br /><br />J’ai vraiment apprécié ce <em>grand mezze</em> bien balancé entre les tables rondes d’experts (sociologues, psychiatres, syndicalistes, etc.), les interventions des politiques venus plancher sur le sujet, et les lectures de témoignages d’auditeurs ayant participé à l’enquête. Ils étaient très bien <span style="color: #800000;"><strong>Ariane Ascaride</strong></span> et <span style="color: #800000;"><strong>Philippe Torreton</strong></span>, mais ça aurait eu de la gueule d’inverser les rôles et de faire lire des bouts de vie de travailleurs par Hollande, Duflot et Le Pen !</p>

— Drôle d'idée pour une retraitée de se passionner pour un débat public sur le travail et d'assister à cette journée !
<p>— J'y allais pour mieux comprendre et m'expliquer à moi-même ce que j'avais commencé à vivre et à ressentir, les dix dernières années de ma vie professionnelle. Comme beaucoup de baby-boomers épargnés longtemps par le mal-être au travail, je n'avais pas vu venir les changements. J'avais ressenti une forme d'injustice, beaucoup d'incompréhension, et un grand isolement face à ce qui m'arrivait à la fin d'une carrière que je jugeais plutôt heureuse jusque là (chômage, recherche d'emploi, nécessité d'adaptation à des formes de management nouvelles, perte de confiance, fragilité psychologique, etc.). Surtout, ce que j'ai entendu lors des débats m'aidera à partager les inquiétudes actuelles des jeunes, de mes enfants.</p>
<p>Au final, je retiens que cette manifestation devrait servir d'exemple pratique à suivre dans l'entreprise elle-même : se donner le temps, de temps en temps, d'écouter les salariés s'exprimer sur la valeur qu'il portent au travail, à tous les niveaux. Dans l'entreprise même, pas à l'extérieur, pas en séminaire off-site, sans l'aide de cabinets de consultants.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>quelques mots, idées force et propositions relevés au fil des débats...</strong></em></span></p>
<ul>
<li>il faut associer les salariés aux changements qui interviennent dans l’entreprise, le <strong>changement non concerté</strong> est mal vécu, le <strong>travail subi</strong></li>
<li>ce qui rend malade c’est le travail que l’on ne fait pas, ou qu'on fait mal, la <strong>qualité empêchée</strong></li>
<li>il y a trop de décalage entre le <strong>travail prescrit</strong> et le travail effectif (réalisable, réel)</li>
<li>pour supporter le travail subi, le salarié se protège, c'est le <strong>travail en apnée</strong></li>
<li>il faut remettre à l’honneur la valeur sociale du travail, le <strong>lien</strong>, rompre l’isolement du salarié face à son travail</li>
<li>en France la recherche de reconnaissance et d'<strong>estime de soi</strong> par le travail est particulièrement forte (fierté, honneur, etc.), la déception quand cela ne marche pas est d’autant plus forte, violente, pouvant aller jusqu'à l'extrême</li>
<li>lorsque le <em>burn-out</em> sera reconnu comme <strong>maladie professionnelle,</strong> on réduira le nombre de suicides dû au <strong>mal-être au travail</strong></li>
<li>dans les années 70 les <strong>progrès technologiques</strong>, et un enthousiasme exagéré dans les bienfaits escomptés, ont masqué les insuffisances de la gestion des personnes devenues des ressources ; on n’a rien vu venir, on ne s’est pas posé suffisamment de questions sur le management, ou pas les bonnes</li>
<li>la souffrance au travail est un symptôme que l’on commence à reconnaître ; il faut maintenant s’attaquer aux causes</li>
<li>historiquement, la <strong>pénibilité </strong>du travail s'est déplacée du physique au psychique ; en même temps le <strong>totalitarisme managérial </strong>a changé de forme : du taylorisme et du pouvoir de contrôle disciplinaire à une <strong>idéologie gestionnaire</strong> vantée et commercialisée par des sociétés de conseil</li>
<li>il faut venir à un <strong>management humaniste</strong><br /><br /></li>
</ul>
<p><span style="color: #737373;"><em><span style="font-size: 10pt;"><strong>quelques notes perso sur les intervenants politiques...</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>François Hollande</strong></span></p>
<ul>
<li>une intro qui se voulait légère pour un sujet plombant (la souffrance au travail), mais que j’ai trouvée un peu maladroite concernant son statut d’apprenti dans la fonction nouvelle à laquelle il aspire... </li>
<li>bon point pour l’idée d’<em>agence de notation</em> des entreprises françaises (sur le critère qualité de la vie au travail)</li>
<li>exposé sérieux et travaillé !</li>
</ul>
<p><br /><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>Marine Le Pen</strong></span></p>
<ul>
<li>malgré les sourires, la voix et la stature sont un rien menaçantes et brutales, et le discours tombe vite dans... <em>Travail, Famille</em>...</li>
<li>des idées baroques sur la participation, et sur les stages en entreprise !</li>
<li>contrairement aux autres interventions politiques, donnait l’impression de ne pas avoir suffisamment travaillé le sujet ni préparé son exposé</li>
</ul>
<p><br /><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>Cécile Duflot</strong></span></p>
<ul>
<li>étonnamment son débit était beaucoup plus calme et contrôlé que je ne m’y attendais, mais je n’ai rien retenu d’original dans son propos</li>
</ul>
<p><br /><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>Pierre Laurent</strong></span></p>
<ul>
<li>blabla-ronron, désolée, mais j’ai décroché tout de suite... </li>
</ul>
<p> <a href="http://travail.radiofrance.fr/la-web-tv/les-tables-rondes" target="_blank" title="site &quot;espace public radio france&quot; - webtv : interventions des politiques à la journée &quot;Quel travail voulons-nous ?&quot;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><strong>&gt;&gt; voir les vidéos </strong></span></a></p>
<p><a href="http://travail.radiofrance.fr/la-web-tv/les-tables-rondes" target="_blank" title="sur le site espace public radio france"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><strong>&gt;&gt; réécouter les débats</strong></span></a></p>
<ul>
</ul></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[radio] pierre richard à la coupole</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/entendu-pierre-richard-%C3%A0-la-coupole.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/entendu-pierre-richard-%C3%A0-la-coupole.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20168e5c3c719970c</id>
        <published>2012-01-19T17:46:41+01:00</published>
        <updated>2012-01-21T14:50:12+01:00</updated>
        <summary>Pierre Richard raconte que jeune comédien, il retrouvait à La Coupole des écrivains qui l'ont aidé à trouver son identité artistique : Jacques Sternberg, Roland Topor, André Ruellan. Les deux premiers ont disparu mais André Ruellan, nonagénaire, reste la figure tutélaire des lundis de la SF, rendez-vous hebomadaire du côté de Saint-Sulpice </summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Cinéma" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Parisianismes" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162ffd79686970d-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photo de Roger Viollet (c), décembre 1970 " class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20162ffd79686970d" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162ffd79686970d-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photo de Roger Viollet (c), décembre 1970 " /></a>Hier soir sur inter, j'écoutais <span style="color: #800000;"><strong>Pierre Richard</strong></span> raconter ses débuts de comédien et de réalisateur dans le <em>Grand Entretien</em> de François Busnel.<br />Au début le ronron radiophonique habituel à cette heure là, jusqu'à ce que je tende l'oreille quand il a parlé de La Coupole (le restaurant, pas l'Institut) et des personnages qu'il retrouvait là-bas au début de sa carrière. Pas les jeunes comédiens de sa génération comme on aurait pu s'y attendre. Non, ses copains d'alors c'étaient des intellos, a-t-il dit en les nommant : <span style="color: #800000;"><strong>Jacques Sternberg</strong></span>, <span style="color: #800000;"><strong>André Ruellan,</strong> <strong>Roland Topor</strong></span>. Surprenant. Ce sera d'ailleurs André Ruellan (médecin, auteur de SF, scénariste de Jean-Pierre Mocky) qui incitera le comédien à lire le portrait de <em>Ménalque</em> de La Bruyère. Tous les deux s'associeront pour écrire le scénario du <em>Distrait</em>, premier film réalisé par le comédien, et sorti en 1970.<br />Il faudra que je demande à <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/dorothee/" target="_blank" title="sur ce blog, les articles se rapportant à Dorothée et/ou à Jacques Sternberg"><span style="color: #800000;"><strong>Dorothée Blanck</strong></span></a> qui d'autre était dans les parages à l'époque pour compléter le casting...<br />Il y avait un autre rendez-vous un peu plus bas vers St Sulpice, où se rendaient Sternberg, Topor et Ruellan, et que connaît bien Dorothée. C'est celui des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_du_Lundi" target="_blank" title="notice wikipedia sur Le Prix du Lundi">spécialistes de la SF</a>, écrivains, collectionneurs, experts, universitaires, journalistes... qui se réunissent chaque lundi depuis les années cinquante... et encore aujourd'hui !<br />André Ruellan, nonagénaire fragile mais toujours actif, reste la figure tutélaire de ce club savant et bon vivant.</p>
<p><a href="http://blanckdorothee.blogspot.com/2012/01/au-hasard-des-lundis-chez-oneil.html" target="_blank" title="Journal d'une dériveuse, article du 9 janvier 20120: Au hasard des lundis chez O'Neil ">&gt;&gt; Lire l'article de Dorothée Blanck sur les rendez-vous SF du lundi</a></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[interlude, 2] balade “ in the white ”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/interlude-2-balade-in-the-white-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/interlude-2-balade-in-the-white-.html" thr:count="3" thr:updated="2012-01-25T09:17:44+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20168e5a57e6c970c</id>
        <published>2012-01-16T23:19:10+01:00</published>
        <updated>2012-01-16T23:27:21+01:00</updated>
        <summary />
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Voyages" />
        
        
<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;iframe width="350" height="267" src="http://www.youtube.com/embed/LCX9B1FkwAc" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[interlude, 1] ma boîte à vos idées</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/mon-think-tank-%C3%A0-moi-cest-vous-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/mon-think-tank-%C3%A0-moi-cest-vous-.html" thr:count="1" thr:updated="2012-01-18T11:21:43+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20162ff9ea476970d</id>
        <published>2012-01-15T19:14:44+01:00</published>
        <updated>2012-01-17T15:25:03+01:00</updated>
        <summary>— un peu en panne d'inspiration pour écrire de nouveaux billets, je profite de ce temps mort sur mon blog pour essayer des trucs nouveaux (pour moi), comme ce générateur d'enquête... — c'est un jeu, merci de le jouer en pianotant ce qui vous passe par la tête et les doigts, dans les cases ci-dessous — et peu importe (voire même le contraire) si vos contributions sont hors sujet, délirantes, sérieuses, drolatiques, etc. Loading...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Art" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Web/Tech" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Weblogs" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2016760ae990c970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="dessin de Roland Topor (via google images)" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2016760ae990c970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2016760ae990c970b-120wi" style="width: 120px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="dessin de Roland Topor (via google images)" /></a>— un peu en panne d'inspiration pour écrire de nouveaux billets, je profite de ce temps mort sur mon blog pour essayer des trucs nouveaux (pour moi), comme ce générateur d'enquête...</p>
<p>— c'est un jeu, merci de le jouer en pianotant ce qui vous passe par la tête et les doigts, dans les cases ci-dessous</p>
<p>— et peu importe (voire même le contraire) si vos contributions sont hors sujet, délirantes, sérieuses, drolatiques, etc.</p>

<iframe frameborder="0" height="1931" marginheight="0" marginwidth="0" src="https://spreadsheets.google.com/spreadsheet/embeddedform?formkey=dEktNlpwTXYxdHNYT2Zqc0dIeThHblE6MQ" width="760">Loading...</iframe></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[vu] le havre, film de aki kaurismaki</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/vu-le-havre-film-de-aki-kaurimaki.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/vu-le-havre-film-de-aki-kaurimaki.html" thr:count="8" thr:updated="2012-01-11T09:14:22+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2016760315a16970b</id>
        <published>2012-01-09T15:55:27+01:00</published>
        <updated>2012-01-10T16:28:57+01:00</updated>
        <summary>Le genre de film qui ne se raconte pas, mal servi par sa bande annonce, son affiche, et les promos télé [1], et qu'on voit faute de mieux en attendant les séances de rattrapage du festival Télérama [2]. Et là, surprise, ce film est un bonheur de film, de la première séquence à la dernière. Intemporel, comme toutes les œuvres quand elles sont réussies et que le spectateur s'y reconnaît contre toute attente. Le Havre est un conte pour grands...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Cinéma" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Etaix" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e532d0f4970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Le bon docteur Becker (Pierre Etaix) et Arletty (Kati Outinen) dans Le Havre d'Aki Kaurismaki — Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.  Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié.  Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.  " class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20168e532d0f4970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20168e532d0f4970c-200wi" style="width: 180px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="Le bon docteur Becker (Pierre Etaix) et Arletty (Kati Outinen) dans Le Havre d'Aki Kaurismaki — Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.  Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié.  Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.  " /></a>Le genre de film qui ne se raconte pas, mal servi par sa bande annonce, son affiche, et les promos télé <sup>[1]</sup>, et qu'on voit faute de mieux en attendant <a href="http://www.telerama.fr/divers/15eme-festival-cinema-telerama-films,76136.php" target="_blank" title="les films, les salles, 3 euros la séance du 18 au 24 janvier">les séances de rattrapage du festival Télérama</a> <sup>[2]</sup>.</p>
<p>Et là, surprise, ce film est un bonheur de film, de la première séquence à la dernière.<br />Intemporel, comme toutes les œuvres quand elles sont réussies et que le spectateur s'y reconnaît contre toute attente.</p>
<p><em>Le Havre</em> est un conte pour grands enfants qui aiment le cinéma (cinéphiles, comme on dit).</p>


<p>Dans <em>Le Havre</em>, chaque personnage amène avec lui  la couleur des années (de cinéma) qu'il représente dans le film :</p>
<ul>
<li><em>Marcel</em> / <em>Carné </em>/ Wilms et son <em>Arletty</em> : les années 30-40</li>
<li> Daroussin (le commissaire) : les années 50, peut-être la Stasi, l'autre côté du rideau de fer</li>
<li> <a href="http://youtu.be/88-GIdGS2-I" target="_blank" title="extrait du film, le concert de charité en faveur d'Idrissa"><em>Little Bob</em></a> (le rockeur normand craquant qui joue son propre rôle) : les années 60</li>
</ul>
<p>et ainsi de suite, mais ce n'est pas un système, c'est le style Kaurismaki qui ajuste miraculeusement ses personnages, leur histoire et leur décor, à la gueule de ses acteurs et à leur propre poésie. <em> </em><br /><br /> Et quel casting <em>silhouettes</em>... Pierre Etaix en bon <em>docteur Becker,</em> dont on  voudrait bien faire notre médecin référent à la Sécu. Jean-Pierre  Léaud en infâme corbeau délateur est juste effrayant.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>d'autres blogs amis en parlent...</strong></span></p>
<ol>
<li><a href="http://mhf.ublog.com/mhf/2012/01/le-havre-de-aki-kaurismaki.html" target="_blank" title="MHF, ses idées, ses créations, ses envies, ses coups de cœur, ses &quot;pour&quot;, ses &quot;contre&quot;, ses &quot;tout et rien&quot;... ">MHF, le 7 janvier 2012</a> (très pour)</li>
<li><a href="http://limpossibleblogcine.blogspot.com/2011/12/non-aux-chipmunks-oui-au-havre-enfin.html" target="_blank" title="l'ipossible blog ciné, chroniques d'un spectateur">David Tredler, le 22 décembre 2011</a> (plutôt contre)</li>
<li><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/01/01/le-havre-derniere-toile-de-kaurismaki/" target="_blank" title="Les soirées de Paris, revue fondée en 1912 par Guillaume Appolinaire (sic !)">Philippe Bonnet, le 1er janvier 2012</a> (absolument pour)</li>
</ol>
<p>——</p>
<p><sup>[1]</sup><a href="http://didiergouxbis.blogspot.com/2011/12/les-acteurs-sont-des-cons-andre-wilms.html" target="_blank" title="billet de blog de l'écrivain en bâtiment : les acteurs sont des cons (André Wilms en particulier), Didier Goux, 15 décembre 2011"> André Wilms, franchement mauvais un soir chez Taddeï</a></p>
<p><sup>[2]</sup> mon programme de rattrapage du 18 au 24 janvier, très ambitieux : <em>La Piel que abito</em>, <em>Drive</em>, <em>Les Bien-aimés</em>, <em>Une Séparation</em></p>
<p><em><br /></em></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[nabe, stein] gertrude, la camionneuse du cubisme...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/nabe-stein-gertrude-la-camionneuse-du-cubisme.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/01/nabe-stein-gertrude-la-camionneuse-du-cubisme.html" thr:count="1" thr:updated="2012-01-06T09:25:30+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e201675fda932a970b</id>
        <published>2012-01-04T23:29:47+01:00</published>
        <updated>2012-01-09T22:44:04+01:00</updated>
        <summary>extraits relevés, et notes prises en à-cotés, après avoir vu (et revu) l'exposition Matisse, Cézanne, Picasso, l'aventure des Stein, et lu l'Autobiographie d'Alice Toklas, Gertrude Stein, 1933 (préface et traduction de Bernard Faÿ) En novlangue on parlerait de cross-over. C’est ce qui m'a frappée en visitant l’exposition qui se termine ces jours-ci à Paris avant d'être installée à New-York. Cross-over, car passerelles entre deux continents (le Vieux, le Nouveau), deux modes de vie (la bourgeoisie aisée, la bohème pauvre), des...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Art" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Nabe" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>extraits relevés, et </strong><strong>notes prises en à-cotés, après avoir vu (et revu) l'exposition <a href="http://www.rmn.fr/stein" target="_blank" title="D'origine américaine, les Stein s'installent à Paris au début du XXe siècle : Gertrude, écrivain d'avant-garde, avec son frère Léo, rue de Fleurus ; Michael, l'aîné, avec son épouse Sarah, rue Madame. Premiers acheteurs de Matisse et de Picasso, ils accueillent chez eux toute l'avant-garde artistique et constituent ainsi une des plus étonnantes collections d'art moderne. — L'exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais, le Museum of Modern Art de San Francisco et le Metropolitan Museum of Art de New York. Elle est présentée du 21 mai au 6 septembre 2011 au San Francisco Museum of Modern Art, du 5 octobre 2011 au 16 janvier 2012 aux Galeries Nationales du Grand Palais à Paris,  et du 1er février au 3 juin 2012 au Metropolitan Museum of Art de New York."><em><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">Matisse, Cézanne, Picasso, l'aventure des Stein</span></em></a>, et lu l'<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Autobiography_of_Alice_B._Toklas" target="_blank" title="fiche wikipedia en anglais"><em><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">Autobiographie d'Alice Toklas</span></em></a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gertrude_Stein" target="_blank" title="fiche wikipedia en anglais (plus complète)"><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">Gertrude Stein</span></a>, 1933 (préface et traduction de Bernard Faÿ)</strong></span><br /><br /> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201675fda8af3970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Gertrude Stein et Alice Toklas, aquarelle de Marc-Edouard Nabe (c)" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e201675fda8af3970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201675fda8af3970b-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="Gertrude Stein et Alice Toklas, aquarelle de Marc-Edouard Nabe (c)" /></a>En <em>novlangue</em> on parlerait de <em>cross-over</em>. C’est ce qui m'a frappée en visitant l’exposition qui se termine ces jours-ci à Paris avant d'être installée à New-York.<em> Cross-over</em>, car passerelles entre deux continents (le Vieux, le Nouveau), deux modes de vie (la bourgeoisie aisée, la bohème pauvre), des arts (peinture, écriture, architecture), des époques (avant-guerre, entre-deux guerres). Tout ça incarné dans la vie et les réalisations d’une fratrie d’esthètes juifs américains, les Stein, exilés volontaires à Paris en 1903.</p>
<p>Ma préférée des Stein, c’est Gertrude : la plus fidèle, la plus singulière, la plus géniale.<br />Alors avant de retourner voir l’expo une seconde fois (mais pas la dernière !) j’avais lu sa drôle de biographie. En voici les dernières lignes :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Depuis quelque temps beaucoup de gens et même des éditeurs sont venus prier Gertrude Stein d’écrire son autobiographie, et elle a toujours répondu : “ Impossible ”. Elle s’est mise à me taquiner et à me dire que je devais écrire mon autobiographie. “ Pensez, mais pensez donc, dit-elle, quelle masse d’argent vous gagnerez. ” Elle s’est mise à inventer des titres pour mon autobiographie : Ma vie avec les Grands, Les Femmes des Génies avec qui j’ai conversé, Mes vingt-cinq ans avec Gertrude Stein.  Puis elle a commencé à prendre cela au sérieux et à dire : “ Vraiment, sérieusement, vous devriez écrire votre autobiographie. ” </strong></em></span></p>

<span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>Enfin j’ai promis que, si j’en pouvais trouver le temps, durant l’été, j’écrirais mon autobiographie. [...]  Il y a six semaines environ, Gertrude Stein m’a dit : “ On dirait que vous n’allez jamais vous décider à écrire cette autobiographie. Savez vous ce que je vais faire ? Je vais l’écrire pour vous. Je vais l’écrire tout simplement comme Defoe écrivit l’autobiographie de Robinson Crusoé. “ C’est ce qu’elle a fait et que voici. ” </strong></em></span>
<p>La traduction en français date de 1933. Elle est de Bernard Faÿ, un historien américanophile et ami fidèle de Gertrude qui devait boire du petit lait en transcrivant les compliments de l'auteur à son égard :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ C’est vers cette époque aussi que Bernard Faÿ traduisit un fragment de </strong></em><strong>Melanchtha</strong><em><strong> tiré de </strong></em></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><strong>Three Lives</strong></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>, pour le volume </strong></em></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><strong>Dix Romanciers américains</strong></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>, que publièrent les éditeurs français Denoël et Steele. On y ajouta comme préface son article de </strong></em></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><strong>La Revue européenne</strong></span><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>. Il vint rue de Fleurus un après-midi nous lire sa traduction. Madame de Clermont-Tonnerre se trouvait là et cette traduction produisit sur elle une impression profonde. ”</strong></em></span></p>
<p>Difficile de soupçonner Gertrude de flagornerie, car elle a parfois la dent dure...</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Hem' n'est pas franc du collier. ”</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Ce n'est pas que [Fitzgerald] manque d'un certain sirop, mais ça ne sort pas. ”</strong></em></span></p>
<p>Si je note parmi les innombrables amis et visiteurs prestigieux (prestige postmortem, souvent) de Gertrude et Alice, ce Bernard Faÿ mal connu, c'est qu'il apparait un peu plus tard avec un rôle beaucoup plus noir dans l'histoire de la Bibliothèque Nationale dont il fut l'Administrateur Général durant l'Occupation. Son destin croise donc celui de <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/01/suzanne-lisa-ren%C3%A9-des-nouvelles-de-mes-fant%C3%B4mes.html" target="_blank" title="article la mentionnant sur ce blog, janvier 2011">Suzanne Briet (ma <em>Madame Documentation)</em></a>.<br />Lors de l'Epuration, Bernard Faÿ — qui avait vraisemblablement protégé Gertrude Stein et Alice Toklas, jamais inquiétées par l'Occupant —, fut condamné à perpétuité, et amnistié seulement en 1959.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>Nabe et Stein</strong></span></p>
<p>Un jour d'août 86, Marc Dachy,<em> alors</em>-ami de Marc-Edouard Nabe l'emmène à la librairie Tschann et lui offre <em>Autobiographie d'Alice Toklas</em>. Découverte de Stein, pour Nabe. En 88, il rédige le synopsis de ce qui serait sa propre autobiographie. On verra que cela s'applique parfaitement à ce que Gertrude Stein fait d'un bout à l'autre de l'<em>Autobiographie</em> :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>“ L'auteur va travailler sur la matière même de sa propre vie comme s'il s'agissait d'un autre. A la troisième personne bien sûr, en étant le plus objectif possible et en recueillant des documents et des témoignages inédits sur lui.<br />La biographie couvrira la vie, jeune mais déjà bien remplie, d'un auteur qui a eu la chance de connaître suffisamment de monde et de vivre des situations assez inattendues pour que le récit de son expérience intéresse tout le monde. <br />M.-E.N. ”</strong></em></span></p>
<p>Nabe s'intéresse de plus en plus à Gertrude Stein et à son œuvre. Il étudie son style d'écriture, son ton. Il en parle souvent dans son <em>Journal intime</em> (ci-dessous des extraits tirés de <em>Inch'Allah </em>et<em> Kamikaze)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Le personnage de Gertrude Stein, bien grosse gouine juive prétentieuse yankee terrifiante, m’intéresse de plus en plus. Je devrais la dessiner avant d’écrire un texte sur elle. J’aime cette camionneuse du cubisme. D’après Dachy, c’est un pur génie de la langue anglaise, une révolutionnaire comme Joyce, et prolixe à la Balzac. Elle a écrit sans une rature plus de quatre vingts livres plus aberrants les uns que les autres. Mixant toutes sortes de techniques adaptées de la peinture moderne de son temps. Elle n’a pas été la première collectionneuse de Cézanne pour rien ! Chaque mot répété avait son son et sa couleur sur la page. Comme dit Dachy, Gertrude a vraiment entrevu ce que pouvait être la littérature à venir... Avec Simone Weil, il n’est pas étonnant que Gertrude Stein forme le seul couple valable de l’écrit féminin, la maigre chaste et la grosse lesbienne ! Les Laurel et Hardy de la Vulve d’encre ! ”</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>“ Ça rappelle [la façon de proser] de Gertrude Stein, mais les répétitions de Péguy et les répétitions de Gertrude Stein sont différentes. Roulements de tambour et flûte de fakir. De la musique de toute façon. Du jazz même. Jazz chrétien et jazz juif. Gertrude Stein, américaine est plus facilement jazz. Elle écrit, sans se reprendre, la musique de son temps. Une preuve supplémentaire que les Français ne comprennent rien au jazz : ils traduisent les mots répétés exprès de Gertrude Stein par des synonymes ! ”</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>“ Chez Gertrude aussi, on peut trouver cet esprit enfantin de psychologie détaillée fouille-coeur et très efficace. Dès qu’il est animé par une petite authenticité, le complexe de supériorité américain prend des dimensions acceptables. ”</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Gertrude Stein n’écrit pas comme une femme, elle écrit pour que celui, ou celle qui la lit se sente femme. ”</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong> </strong></em></span>Autre point de convergence entre Nabe et Stein, leur conception du métier d'écrivain, et de la mesure du succès :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Comme dit Gertrude Stein : l’important n’est pas d’avoir d’emblée des millions de lecteurs, mais un cercle d’admirateurs sincères, naïfs, enthousiastes qui ne fera que croître comme des ronds dans l’eau d’une mare, de plus en plus grands lorsqu’on jette un objet dedans, un livre par exemple... ”</strong></em></span></p>
<p>Gertrude faisait des <em>Portraits</em> (écrits) de ses amis, mais ne peignait ni ne dessinait. Nabe dessine et fait de nombreuses aquarelles représentant le couple Gertrude-Alice.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong>“ Débauche de portraits de Gertrude Stein. Elle m’en donne du mal la vache... Je feuillette la liasse de photos confiées par Dachy et lave presque trente variations gouachées sur sa gueule de romaine massive, avec ou sans son Alice Toklas tout asperge auprès d’elle, plus ou moins en gros plan... Je réussis mieux Gertrude en pied habillée de ses toges bizarres. Je m’amuse à placer aussi son fameux chien Basket dans ses bras ou pas loin... ”</strong></em></span></p>
<p>Nabe, en plus de dessiner, consacre un article duo à Gertrude Stein et à Raymond Roussel (<em>Gertrude et Raymond</em>) qui parait d'abord dans <em>L'Officiel de la Couture et de la Mode à Paris</em> en 1990, puis est republié en 1998 dans <em>Oui</em>, recueil de portraits de grands artistes qui déclenchèrent chez l'écrivain<span style="font-size: 10pt; color: #737373;"><em><strong> “ une rafale d'extases tous azimuts ”</strong></em></span>.</p>
<p><span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>“ Reine exilée, Stein porta toute l’Amérique sur ses épaules. Et quelle joie de vivre et de créer ! Elle écrivait comme Dizzy Gillespie souffle avec ses joues ballonnées dans sa trompette : sans respirer. ”</strong></em></span></p>
<p><span style="color: #737373; font-size: 10pt;"><em><strong>“ Un écrivain aujourd'hui qui se rêverait le fils de Raymond Roussel et de Gertrude Stein aurait dans le sang l'essence même de l'avant-garde, le nectar de l'art nec plus ultra. ”<br /></strong></em></span></p>
<p> </p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[voeux] an neuf et nouveaux nés</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/voeux-an-neuf-et-nouveaux-n%C3%A9s.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/voeux-an-neuf-et-nouveaux-n%C3%A9s.html" thr:count="4" thr:updated="2012-01-03T11:50:36+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20162feb3ad0b970d</id>
        <published>2011-12-30T14:29:39+01:00</published>
        <updated>2011-12-30T15:00:52+01:00</updated>
        <summary>Joshua et Anae, bébés nés dans les derniers jours de 2011, sont mes messagers très spéciaux mais tout à fait ignorants de leur mission, pour vous souhaiter une douce et belle année 2012 ! Joshua, né le 30 décembre à Singapour, fils premier né de mes neveux Magali et Julien Finet, petit-fils de ma sœur Claire, troisième arrière petit enfant pour mon père Charles, après Milan et Julia chez Agnès et Bastien Thouzeau-Finet. Les présentations à la famille sont faites...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Famille" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>Joshua</em> et <em>Anae</em>, bébés nés dans les derniers jours de 2011, sont mes messagers très spéciaux mais tout à fait ignorants de leur mission, pour vous souhaiter une douce et belle année 2012 !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #40a0ff;"><strong>Joshua</strong></span>, né le 30 décembre à Singapour, fils premier né de mes neveux Magali et Julien Finet, petit-fils de ma sœur Claire, troisième arrière petit enfant pour mon père Charles, après Milan et Julia chez Agnès et Bastien Thouzeau-Finet. Les présentations à la famille sont faites via skype !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #ff40ff;"><strong>Anae</strong></span>, née le 29 novembre. J'ai fait sa connaissance hier, alors qu'elle était profondément endormie dans les bras de sa maman Naomi pendant toute la cérémonie des obsèques de son arrière grand-mère Elisabeth Gérard (74 ans) au crématorium du Père Lachaise. Anae est la petite fille de Vincent Benveniste troisième fils d'Elisabeth et de Jacques Benveniste. Larmes et sourires pour accompagner la belle, l'élégante Elisabeth partie trop tôt, trop brusquement. Elisabeth avait pu rester chez elle jusqu'à la fin, auprès de Bob son compagnon depuis 25 ans, et recevoir jusqu'au bout ses proches, grâce au travail du <a href="http://www.reseauquietude.org/" target="_blank" title="L'association &quot;réseau Quiétude&quot; (association loi 1901) a pour objectif de favoriser le maintien à domicile des patien">Réseau Quiétude</a> qui assure soins palliatifs et maintien du malade en fin de vie à son domicile (on peut aider l'association en adressant un don par chèque à l'ordre du Réseau Quiétude 19, rue Béranger 75003 Paris)</p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[céline, nabe] le jour où bagatelles ressortira... </title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/nabe-sur-celine.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/nabe-sur-celine.html" thr:count="12" thr:updated="2012-01-11T10:58:37+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20162fe74561e970d</id>
        <published>2011-12-27T17:50:20+01:00</published>
        <updated>2012-01-02T18:23:22+01:00</updated>
        <summary>Durant deux heures d'entretien dont arte n'a retenu qu'une minute vingt secondes, Nabe fait un exposé magistral brillamment illustré par sa connaissance détaillée de l’œuvre célinienne, et ses réflexions personnelles originales sur l'écrivain. Sa démonstration tient en une phrase : Louis-Ferdinand Céline et  son œuvre sont absolument et nécessairement indissociables. Le dossier Céline est vide sur le plan judiciaire, et plein sur le plan littéraire. CQFD.

</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Art" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Nabe" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="color: #800000; font-size: 11pt;"><strong>on verra... </strong></span></p>
<p><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong><em><span style="font-size: 8pt; color: #3b5738;">[ <a href="http://aldus2006.typepad.fr/" target="_blank" title="Aldus - depuis 2006 Un blog pour suivre l'actualité de la lecture numérique. A la découverte des livres numériques, des ebooks avec les nouveaux readers, liseuses, tablettes et autres &quot;lecteurs numériques&quot; conçus pour les lire ! "><span style="font-size: 8pt; color: #3b5738;">je dédie cette note à Hervé qui comprendra pourquoi !</span></a> ]</span></em><br /></strong></span></p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162fe7450b6970d-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="peinture de Marc-Edouard Nabe (c)" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20162fe7450b6970d" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162fe7450b6970d-200wi" style="width: 180px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="peinture de Marc-Edouard Nabe (c)" /></a>Aujourd'hui 27 décembre, c'est l'anniversaire de <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/nabe/" target="_blank" title="articles de ce blog se rapportant à l'oeuvre de Marc-Edouard Nabe"><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>Marc-Edouard Nabe</strong></span></a> (53 ans), et c'est lui qui fait le cadeau : <a href="http://www.dailymotion.com/video/xn6oy5_nabe-sur-celine-1-un-genie-ne-peut-pas-etre-un-salaud_creation" target="_blank" title="première de quatre videos à la suite ">deux heures d'entretien solo</a> sur <span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>Louis-Ferdinand Céline</strong></span> ! L'intégrale de l'interview réalisée le 1er avril 2011 dont <em>Arte</em> n'a retenu qu'une minute et vingt secondes dans son émission <a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/le_proces_celine-4195806.html" target="_blank" title="sur le site de arte"><em>Le Procès Céline</em></a>, diffusée le 17 octobre 2011.</p>
<p>C'est un exposé savant et passionnant, posé, puissant. Il est nourri, c'est évident, par l'admiration — de quel droit pourrait-on la juger <em>outrancière</em> ? — que Nabe porte à Céline. Le propos frappe par la masse de connaissances détaillées et de réflexions personnelles que l'auteur du <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2009/11/lu-au-r%C3%A9gal-des-vermines-marc%C3%A9douard-nabe.html" target="_blank" title="note de lecture sur ce blog, le 21 novembre 2009"><em>Régal des Vermines</em></a> a accumulées sur l’œuvre célinienne depuis le jour de son adolescence où son père le jazzman lui a mis <em>Rigodon</em> entre les mains. Son premier choc littéraire qui sera suivi de beaucoup d'autres, mais décisif et fondateur : le dessinateur satiriste précoce, le teen-ager amateur de bandes dessinées, le jeune musicien de jazz, le peintre en devenir, sera finalement et définitivement un écrivain.</p>
<p>Nabe le dit à un moment, Céline n'est pas le seul écrivain qu'il admire, mais il est pour lui le plus grand car il excelle dans tous les compartiments de la littérature (élégance, préciosité, violence, lyrisme, sarcasme, psychologie, humour, poésie, romanesque, tragédie, <em>blablaba</em>, ..., tous). C'est ce qui le rend exceptionnel comparé à d'autres très grands auteurs qui travaillent dans un registre ou deux, mais ne couvrent jamais, au fil de leur œuvre, le spectre entier de la littérature, comme fait Céline. Des écrivains de son niveau, il n'y a, dit Nabe, que Shakespeare et Dostoïevski.<em> </em></p>
<p>Pour en revenir au pseudo <em>Procès Céline</em> de l'émission télé (génie ou salaud ?), Nabe tranche net. Sa démonstration tient en une proposition : l'homme-écrivain et son œuvre sont absolument et nécessairement indissociables, et rien de l’œuvre ne peut en être soustrait. Le dossier Céline est vide sur le plan judiciaire, et plein sur le plan littéraire. CQFD.</p>


<p>Il faudrait faire une captation à l'écrit (verbatim) de tout ce que Nabe dit dans l'entretien. </p>
<p>Cet entretien de deux heures couvre la vie et l’œuvre entière de Céline sous d'innombrables aspects (la cohérence totale, la chronologie et les romans, les titres, l'orgueil littéraire, la revanche, l'exagération, le rire, l'argent/l'or, les femmes, le personnage composé et son décor, Lucette, etc.). Nabe se resservira sûrement de cet exposé magistral d'une façon, d'une autre, ou de plusieurs, dans ses prochains livres. En attendant j'ai pris quelques  notes sur les <em>Pamphlets </em>parce qu'on entend dans l'entretien que  Nabe travaille actuellement à restituer leur statut  d’œuvres littéraires à <em>Bagatelles, Mea Culpa, L'Ecole des cadavres, Les Beaux Draps</em>. La thèse de Nabe est que ce que l'on appelle en raccourci <em>Les Pamphlets </em>ne peut être <em> </em>dissocié du reste de l’œuvre.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><strong><em>“ Se poser la question de savoir si </em>Les Pamphlets<em> sont une</em></strong><em> </em></span><span style="color: #5b5b5b;"><em><strong><span style="font-size: 10pt;">œuvre </span></strong></em></span><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><strong><em>littéraire, c'est à la fois : ne pas les avoir lus et ne pas savoir ce qu'est une œuvre littéraire.  ”</em></strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><strong>des notes sur la seconde video (11:29 à 11:42) </strong></span><br /><br /><em>Bagatelles pour un massacre</em> est une réaction très forte de Céline qui se venge des critiques littéraires qui n’ont pas bien compris <em>Mort à crédit</em>, son roman précédent.   Avec <em>Mort à crédit</em>, Céline et son éditeur espéraient prendre une revanche sur l’échec au Goncourt quatre ans plus tôt. Céline avait déjà très mal vécu le prix Renaudot attribué au <em>Voyage au bout de la nuit</em>. Mais loin d’obtenir le Goncourt, <em>Mort</em>, très mal accueilli, est une énorme déception, un choc émotionnel pour l’écrivain lâché par ses admirateurs du <em>Voyage</em>.  De là date sa rupture nette et définitive avec le milieu littéraire, et l’abandon de l’espoir qu’il avait porté de pouvoir lui plaire, en être. Son orgueil (grand, justifié) est bafoué. Tout part de là. Il interrompt l’écriture de <em>Casse-Pipe</em>, la suite de <em>Mort à crédit</em> qui devait couvrir la période 1912-1914 de son incorporation dans l’armée. <br />On est en 36, il a fait un voyage décevant à Moscou, et publié au retour <em>Mea Culpa</em>, son premier essai dans le genre pamphlétaire. Paradoxalement, <em>Mea Culpa</em> est bien reçu. On le flatte en louant sa plume de pamphlétaire. Cela enrage encore plus Céline. C’est un comble ! Un pamphlet de vingt-sept pages pondu durant l’été, un devoir de vacances, remporte plus de succès qu’une fresque romanesque sur laquelle il a travaillé pendant quatre ans !<br /><br />Après le communisme pour <em>Mea Culpa</em>, il cherche et trouve une autre thématique, une autre <em>tête de turc</em> ! Ce sera <em>Bagatelles</em>. Sa secrétaire d’édition a rapporté qu’elle n’avait jamais entendu de la bouche de Céline, ou lu de sa plume quoi que ce soit d’antisémite avant les premières pages de <em>Bagatelles pour un massacre</em>. Pour Nabe, l’antisémistisme de <em>Bagatelles</em> est un projet littéraire. Cela ne vient pas de l'éducation. C’est apparu brutalement, par l’écriture.<br /><br />Nabe remarque que tout le monde parle de <em>Bagatelles</em>, mais que personne ne dit ce que c’est, ce qu’il y a dedans :<br />— Je n'ai jamais vu, dit-il,  dans aucun livre de spécialiste ou pas, quelqu’un qui nous fasse le plan de <em>Bagatelles</em> !<br />— Et c'est pour ça que je vais le faire, d'ailleurs ! Mais pas chez vous <em>(rire franc)</em> ! Je vais l'écrire.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong><em>“ </em>Bagatelles pour un massacre <em>est un chef d'</em></strong><strong><em>œuvre</em></strong><strong><em>, et le jour où il ressortira.... on s'en apercevra ”</em></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong><em><br /></em></strong></span></p>
<p><iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn6oy5" width="320" /><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn6oy5_nabe-sur-celine-1-un-genie-ne-peut-pas-etre-un-salaud_creation" target="_blank">Nabe sur Céline / 1. « Un génie ne peut pas être un salaud</a></p>
<p><iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn6p0y" width="320" /><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn6p0y_nabe-sur-celine-2-bagatelles-pour-un-massacre-a-eviter_creation" target="_blank">Nabe sur Céline / 2. « Bagatelles pour un massacre à éviter</a></p>
<p><iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn72vk" width="320" /><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn72vk_nabe-sur-celine-3-il-n-a-jamais-commis-un-seul-acte-dit-antisemite-ou-collaborationniste-jamais_creation" target="_blank">Nabe sur Céline / 3. « Il n'a jamais commis un seul acte dit antisémite ou collaborationniste, jamais.</a></p>
<p><iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn78dr" width="320" /><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn78dr_nabe-sur-celine-4-cherchons-un-domaine-dans-lequel-il-n-excelle-pas-cherchons_creation" target="_blank">Nabe sur Céline / 4.  « Cherchons un domaine dans lequel il n'excelle pas. Cherchons.</a></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[wanted] m'en fiche !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/wanted-men-fiche-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/wanted-men-fiche-.html" thr:count="13" thr:updated="2011-12-28T10:41:08+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e201675f278261970b</id>
        <published>2011-12-22T16:24:58+01:00</published>
        <updated>2011-12-26T15:25:59+01:00</updated>
        <summary>Fichés, exposition des Archives nationales, Paris, jusqu'au 26 décembre 2011 Je demande pardon pour cette gaminerie à tous les fichés d'hier, d'aujourd'hui et de demain, victimes peu ou prou de l'arbitraire ou du systématisme d'une institution ou d'une autre. Et j'en profite pour vous souhaiter un tendre et joyeux noël !</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Parisianismes" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/musee/musee-exposition-fiches-identification.html" style="color: #800000;" target="_blank"><em>Fichés</em>, exposition des Archives nationales, Paris, jusqu'au 26 décembre 2011</a></strong></span></p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162fe3359ae970d-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photomaton dans la cour de l'Hotel de Soubise, 2 euros la fiche (cliquer pour agrandir)" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20162fe3359ae970d" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162fe3359ae970d-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photomaton dans la cour de l'Hotel de Soubise, 2 euros la fiche (cliquer pour agrandir)" /></a></p>
<p>Je demande pardon pour cette gaminerie à tous les fichés d'hier, d'aujourd'hui et de demain, victimes peu ou prou de l'arbitraire ou du systématisme d'une institution ou d'une autre.<br /><br />Et j'en profite pour vous souhaiter un tendre et joyeux noël ! </p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[exercice] histoire (courte) de balles et de trous</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/exercice-histoire-de-balles-et-de-trous.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/exercice-histoire-de-balles-et-de-trous.html" thr:count="4" thr:updated="2011-12-18T17:47:14+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20162fdcbc069970d</id>
        <published>2011-12-14T16:26:44+01:00</published>
        <updated>2011-12-19T18:04:30+01:00</updated>
        <summary>billet en forme de souvenir de l'atelier d'écriture que j'ai suivi un weekend de décembre l'animateur était le comédien et auteur Jean-Jacques Vanier thème de l'exercice : sur le principe des cent Crimes exemplaires de Max Aub, vous êtes victime d’un fâcheux, vous vous vengez, racontez votre petit crime parfait ! Sur le green du trou n°6, elle m'accusa d'avoir mal replacé ma balle, et ricana : — Deux points de pénalité ! Au trou n°9, j'étais en bordure du...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Hum[o|e]ur" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><ul>
<li>billet en forme de souvenir de l'atelier d'écriture que j'ai suivi un weekend de décembre</li>
<li>l'animateur était le comédien et auteur <a href="http://www.vanier.fr/" target="_blank" title="son site">Jean-Jacques Vanier</a></li>
<li>thème de l'exercice : sur le principe des cent <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xfaqpc_max-aub-crimes-exemplaires_news" target="_blank" title="video ina, présentation de l'ouvrage par Olivier Barrot pour l'émission 1 livre, 1 jour"><span style="color: #800000;"><em>Crimes exemplaires</em> de Max Aub</span></a></strong></span>, vous êtes victime d’un fâcheux, vous vous vengez, racontez votre petit crime parfait !</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201675ebf70f9970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photo by moi : sous-bois beurton (44) avec cyclamens et balle de golf, le jeudi 13 octobre 2011" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e201675ebf70f9970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201675ebf70f9970b-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photo by moi : sous-bois beurton (44) avec cyclamens et balle de golf, le jeudi 13 octobre 2011" /></a><br /><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>Sur le green du trou n°6, elle m'accusa d'avoir mal replacé ma balle, et ricana :</strong></em></span><br /><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>— Deux points de pénalité !</strong></em></span></p>
<p><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>Au trou n°9, j'étais en bordure du bois, elle ne me voyait pas.</strong></em></span><br /><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>Cette fois, j'ai bien placé la balle.</strong></em></span><br /><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>Dans sa tempe.</strong></em></span><br /><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>— Sans pénalité.</strong></em></span></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[extraits] veuf, récit de jean-louis fournier</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/extrait-veuf-r%C3%A9cit-de-jean-louis-fournier.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/extrait-veuf-r%C3%A9cit-de-jean-louis-fournier.html" thr:count="4" thr:updated="2011-12-05T12:50:09+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2015394090c5e970b</id>
        <published>2011-12-05T11:28:28+01:00</published>
        <updated>2011-12-05T12:03:46+01:00</updated>
        <summary>Un texte inoubliable. Jean-Louis Fournier a été l'ami proche de Pierre Desproges avec qui il travaillait pour La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède  et d'autres choses encore. C'est lui Fournier, qui a composé le texte fameux de la dépêche AFP du 18 avril 1988 : " Pierre Desproges est mort d'un cancer. Etonnant, non ? ". Il a reçu le prix Fémina 2008 pour Où on va, papa ? </summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://www.amazon.fr/Veuf-Jean-Louis-Fournier/dp/2234070899" target="_blank" title="sur amazon, 14 euros 75"><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>chez Stock, 160 pages, octobre 2011</strong></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437dd900a970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photo de Manuela Feuchot Gazquez, guide, voir son site &quot;Visitez Paris avec Manuela !&quot; www.manuelafg.com" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015437dd900a970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437dd900a970c-200wi" style="width: 180px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photo de Manuela Feuchot Gazquez, guide, voir son site &quot;Visitez Paris avec Manuela !&quot; www.manuelafg.com" /></a><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>[...] J’ai reçu un questionnaire du crématorium du Père-Lachaise, ils veulent savoir si j’ai été satisfait des prestations. Je dois mettre des croix dans des petites cases, de “ insatisfait ” à “ très bien ”. On demande aussi mes observations et mes suggestions. Tout est passé en revue, l’accueil, la courtoisie, le choix des textes, le choix des musiques. il y a aussi un service traiteur. A la rubrique  “ suggestion ”, je vais proposer un barbecue géant. </strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong> </strong></em><span style="color: #5b5b5b; font-size: 10pt;"><em><strong>Je dois noter le maître de cérémonie, sa tenue, son savoir-faire, sa courtoisie. Le nôtre était bien dans la note, il avait une tête d’enterrement, ce qui est la moindre des choses, il était vêtu sobrement, pas de couleurs vives, un peu triste. Ensuite, on parle de la salle, du décor. On demande si la remise des cendres s’est bien déroulée... Qu’est-ce que ça peut être, une remise des cendres qui se déroule mal ? Une erreur de cendres, une urne qu’on renverse ? </strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>Pour la fin, je garde le meilleur : “ Recommanderiez-vous le crématorium du Père-Lachaise à vos proches ? ”</strong></em></span></p>

<span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>[...] Je pense à la petite niche du pigeonnier des morts dans laquelle tu loges. J’ai été te voir au columbarium, c’est gai comme un parking. Ta case est au numéro 97TR2010, on dirait un numéro d’immatriculation de voiture. Tu es au troisième sous-sol, il fait très sombre.</strong></em></span><br /><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>[...] Je n’ai pas envie que tu restes dans cet endroit. Je voudrais que tu sois à la lumière. Je vais essayer d’acheter un petit bout de terrain en surface, et faire un caveau, un biplace pour nous deux, un peu comme un side-car. Tu seras assise dans l’habitacle, à l’abri avec un chat sur les genoux qui te tiendra chaud, et moi je serai sur la moto, cheveux au vent. On sera près de Molière, Chopin et Pierre Desproges. Sur la dalle, on gravera nos deux noms, comme sur un générique, quand on travaillait ensemble à la télévision et une épitaphe : “ Finalement, nous ne regrettons pas d’être venus.  ”</strong></em></span>
<p>Jean-Louis Fournier a été l'ami proche de Pierre Desproges avec qui il travaillait pour<em> La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède</em> <strong><em> </em></strong>et d'autres choses encore. C'est lui Fournier, qui a composé le texte fameux de la dépêche AFP du 18 avril 1988 :<span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong> " Pierre Desproges est mort d'un cancer. Etonnant, non ? </strong></em>".</span><br />Il a reçu le <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2008/11/ou-on-va-papa-roman-de-jean-louis-fournier.html" target="_blank" title="note de lecture sur ce blog, novembre 2008">prix Fémina 2008 pour <em>Où on va, papa ? </em></a></p>
<p>Je dédie ces petits morceaux choisis à la bande de joyeux graphomanes, frères et soeurs de remue-méninges, réunis dans un atelier donnant sur le Père-Lachaise, le temps d'un formidable weekend d'écriture.</p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[lu] l'architecture de la reconstruction, livre d'art, de gilles plum</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/lu-larchitecture-de-la-reconstruction-livre-dart-de-gilles-plum.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/12/lu-larchitecture-de-la-reconstruction-livre-dart-de-gilles-plum.html" thr:count="3" thr:updated="2011-12-05T12:37:24+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2015393e77718970b</id>
        <published>2011-12-02T16:20:32+01:00</published>
        <updated>2011-12-28T17:10:16+01:00</updated>
        <summary>éditions Nicolas Chaudun, 288 pages, septembre 2011, 35 euros [ note de lecture pour les-agents-litteraires.fr ] Je regrette de n'avoir pu montrer ce livre à ma mère (1921-2007) dont la maison avait été écrasée sous les bombes à Caen. Mes grand-parents ont habité ensuite dans un immeuble reconstruit dont je garde le souvenir : la pierre blanche (Paris d’où je venais pour les vacances, était si noir à l’époque), le large balcon, la grande salle de bains. Mais aussi la...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Art" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.editions-nicolaschaudun.com" style="color: #800000;" target="_blank" title="le site de l'éditeur">éditions Nicolas Chaudun, 288 pages, septembre 2011, 35 euros</a></strong></span><a href="http://www.editions-nicolaschaudun.com/" target="_blank" /></p>
<p> <strong>[ note de lecture pour <a href="http://www.les-agents-litteraires.fr/larchitecture-de-la-reconstruction-de-gilles-plum" target="_blank" title="mobilisés au service des livres peu médiatisés">les-agents-litteraires.fr</a> ]</strong></p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437bb163e970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="présentation de l'éditeur : Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France ne compte plus ses villes martyres. On ne pouvait condamner leur population à vivre plus longtemps dans les planches ; il fallut les relever dans l’urgence. Tiraillée entre régionalisme et modernité, cette architecture de la nécessité, longtemps méprisée, brille par sa cohérence et son idéal d’harmonie. Elle porte à son apogée la maîtrise du béton armé : peu ou point de décor, mais une composition raffinée des façades, l’ampleur et la luminosité des espaces intérieurs… Gilles Plum, docteur en histoire de l’art, relate l’aventure avec conviction." class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015437bb163e970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437bb163e970c-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="présentation de l'éditeur : Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France ne compte plus ses villes martyres. On ne pouvait condamner leur population à vivre plus longtemps dans les planches ; il fallut les relever dans l’urgence. Tiraillée entre régionalisme et modernité, cette architecture de la nécessité, longtemps méprisée, brille par sa cohérence et son idéal d’harmonie. Elle porte à son apogée la maîtrise du béton armé : peu ou point de décor, mais une composition raffinée des façades, l’ampleur et la luminosité des espaces intérieurs… Gilles Plum, docteur en histoire de l’art, relate l’aventure avec conviction." /></a>Je regrette de n'avoir pu montrer ce livre à ma mère (1921-2007) dont la maison avait été écrasée sous les bombes à Caen. Mes grand-parents ont habité ensuite dans un immeuble reconstruit dont je garde le souvenir<strong> :</strong> la pierre blanche (Paris d’où je venais pour les vacances, était si   noir à l’époque), le large balcon, la grande salle de bains. Mais aussi   la vue sur le terrain vague pas encore complètement déblayé des ruines,   de l’autre côté du boulevard... du <em>11 novembre</em>. A la fin de sa vie mon grand-père habita   Le Havre. J’étais dans la pré-adolescence, souvent d’humeur boudeuse,  et  j’ai détesté alors les promenades familiales ventées entre les hauts   immeubles gris et froids. Aujourd’hui cette ville est classée au   patrimoine mondial par l’UNESCO !</p>
<p>A la réserve près de quelques réalisations utopiques contestables (on pense parfois à la maison de <em>Mon Oncle</em>, le film de Tati), l<strong>es   photos de l’époque expriment l’idée-force d’un nouveau départ, sur des   bases neuves, simples mais confortables, modernes, à dimensions   humaines.</strong></p>
<p><strong>Comme à moi, ce livre parlera aux baby-boomers. </strong>Même   ceux qui ne sont pas férus en architecture reconnaîtront avec   tendresse, amusement, parfois étonnement ou admiration rétrospective,   des paysages urbains qu’ils ont traversés, ou habités, pour certains. Un   <strong>livre de mémoire</strong>, un bel objet transgénérationnel à regarder en famille et à commenter pour les jeunes !</p>

<strong> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437bb11d7970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="display: inline;"><img alt="Reconstruction" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015437bb11d7970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437bb11d7970c-320wi" title="Reconstruction" /></a><br />C’est un ouvrage magnifique, un beau livre d’art. </strong>Des  coloris francs et clairs, jaune et bleu-gris, ont été choisis pour la  couverture, les pages qui précédent le texte, la table des matières, le  titrage, le cartouche de pagination. La typographie des titres, très  élégante et un peu rétro, et celle du texte plus stricte, rendent la  lecture facile et agréable. Les photos sont très logiquement disposées  pour accompagner le texte, les légendes sont déportées en marge. <strong>Du grand art éditorial, sobre, attrayant et efficace.</strong>
<p><strong>C’est également un livre technique, une monographie, un ouvrage de référence. </strong>D’où  mon embarras pour le commenter, ce que ferait bien mieux que moi un  étudiant en architecture. Je reconnais ne pas avoir lu « tout » le  texte, je manque de bases… Mais les photos, fascinantes, sont plus  belles les unes que les autres. Elles portent déjà à elles seules le message de Gilles Plum : <strong>l’architecture de reconstruction (années 50) a été injustement mésestimée</strong>.</p>
<p> </p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[voyage] billet de départ</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/voyage-billet-de-d%C3%A9part.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/voyage-billet-de-d%C3%A9part.html" thr:count="2" thr:updated="2011-12-23T18:46:00+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2015437708522970c</id>
        <published>2011-11-26T21:21:59+01:00</published>
        <updated>2011-11-26T21:23:56+01:00</updated>
        <summary>Ceci est un billet fantôme pour garder la place de ceux dont l'idée m'a traversé l'esprit mais que je n'ai pas (encore) écrit. De l'esprit de billet, du rêve de billet. Il m'aidera à retrouver mes esprits quand je reviendrai de voyage.</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Voyages" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Weblogs" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437707a46970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="ce sera demain matin, le 8:13 ! retour jeudi 1er décembre " class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015437707a46970c" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015437707a46970c-120wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px;" title="ce sera demain matin, le 8:13 ! retour jeudi 1er décembre " /></a>Sur les rayonnages des bibliothèques, les <em>fantômes </em>prennent la place des livres empruntés. On glisse une fiche qui porte la description de l'ouvrage absent entre les volumes qui l'entouraient. On voit ça aussi sur les murs des musées, un petit carton parfois illustré d'un facsimile, qui signale un tableau enlevé pour un prêt à l'occasion d'une exposition à l'extérieur. Ça occupe le terrain. Ça rappelle et facilite ce qu'il faudra faire au retour de l'objet au sein de la collection : replacer le livre, le tableau.<br /><br />Ceci est un <em>billet fantôme</em> pour garder la place de ceux dont l'idée m'a traversé l'esprit mais que je n'ai pas (encore) écrit. De l'<em>esprit de billet</em>, du <em>rêve de billet</em>. Il m'aidera à <em>retrouver mes esprits</em> quand je reviendrai dans quelques jours d'une belle balade anglaise (Bath, le Somerset, New Forest, le Sussex, Rye).</p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[hommage] le temps retrouvé, dernières pages</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/hommage-le-temps-retrouv%C3%A9-derni%C3%A8res-pages.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/hommage-le-temps-retrouv%C3%A9-derni%C3%A8res-pages.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20154375c8aff970c</id>
        <published>2011-11-25T09:45:04+01:00</published>
        <updated>2011-11-25T09:51:11+01:00</updated>
        <summary>Chaque année le 18 novembre, Dominique Drouin rend hommage à Marcel Proust en mettant en images une lecture de l'écrivain</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><em><strong>Chaque année le 18 novembre, <a href="http://scriptogram.free.fr" target="_blank" title="écrivain autoédité, voir son site : Scriptogram">Dominique Drouin</a> rend un hommage personnel à Marcel Proust en mettant en images une lecture de quelques pages de son œuvre.</strong></em></span></p>
<p><iframe frameborder="0" height="301" src="http://www.youtube.com/embed/Lpz1KqFTprM" width="400" /></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[interlude] mont' là-d'sus, tu verras montmartre...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/interlude-mont-l%C3%A0-dsus-tu-verras-montmartre.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/interlude-mont-l%C3%A0-dsus-tu-verras-montmartre.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e201539373cac3970b</id>
        <published>2011-11-23T19:53:57+01:00</published>
        <updated>2011-11-23T23:36:43+01:00</updated>
        <summary>c'est ce que me disait mon grand-père Félix qui habitait rue de Cléry (années... 50 !), et que je fis ce lundi...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Famille" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Parisianismes" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Voyages" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://desfraisesetdelatendresse.blogspot.com/2011/11/lundi-sur-les-toits-de-paris.html" target="_blank" title="lundi sur les toits de Paris... un superbe cadeau exclusif à moi offert pour mon anniversaire par Laurent, avec la complicité de Jean-Michel"><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><em><strong>c'est ce que me disait mon grand-père Félix qui habitait rue de Cléry (années... 50 !),<br />et que je fis ce lundi...</strong></em></span></a></p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201539373c3ea970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="display: inline;"><img alt="la photo est de Laurent (voir lien au dessus de la photo), j'avais trop le vertige pour sortir mon appareil ;)" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e201539373c3ea970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e201539373c3ea970b-250wi" style="width: 230px;" title="la photo est de Laurent (voir lien au dessus de la photo), j'avais trop le vertige pour sortir mon appareil ;)" /></a></p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[polémique] du temps que marc weitzmann aimait la violence littéraire de marc-édouard nabe</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/pol%C3%A9mique-du-temps-que-weitzmann-aimait-la-violence-litt%C3%A9raire-de-nabe.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/pol%C3%A9mique-du-temps-que-weitzmann-aimait-la-violence-litt%C3%A9raire-de-nabe.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e20162fca44566970d</id>
        <published>2011-11-20T14:59:23+01:00</published>
        <updated>2011-11-22T15:45:38+01:00</updated>
        <summary>extraits du journal intime de Marc-Edouard Nabe relatant sa rencontre avec Marc Weitzmann en 1988, à l'occasion d'une commande de chronique littéraire sur Genet refusée de manière peu élégante</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Nabe" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><blockquote>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><em><strong>— Il n'y a aucun problème du moment que c'est drôle...</strong></em></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><em><strong>— Pas forcément drôle, précise Weitzmann... Mais violent, ça oui ! Vous pouvez y aller ! [...]</strong></em></span></p>
</blockquote>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20153934f4ca8970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="l'écrivain Marc Weitzmann, snapshot de l'émission CSOJ du 2 mai , spéciale mort d'Oussama Ben Laden, Avec : Percy Kemp (écrivain), Marc-Edouard Nabe (écrivain), Marc Weitzman (écrivain), Dominique de Villepin (président de République solidaire), Jean-Pierre Filiu (spécialiste d'Al Qaïda), Basma Kodmani (universitaire) " class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20153934f4ca8970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20153934f4ca8970b-200wi" style="width: 180px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="l'écrivain Marc Weitzmann, snapshot de l'émission CSOJ du 2 mai , spéciale mort d'Oussama Ben Laden, Avec : Percy Kemp (écrivain), Marc-Edouard Nabe (écrivain), Marc Weitzman (écrivain), Dominique de Villepin (président de République solidaire), Jean-Pierre Filiu (spécialiste d'Al Qaïda), Basma Kodmani (universitaire) " /></a>Dans la récente <span style="font-size: 8pt;"><a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/11/17/les-bienveillants_1604907_3260.html" target="_blank" title="Les bienveillants, article du 17 novembre 2011">tribune du <span style="font-size: 10pt;"><em>Monde des Livres</em></span></a></span>, Marc Weitzmann fustige la  bienveillance suspecte, complaisante, et coupable selon lui, de figures  <em>zinfluentes</em> du monde littéraire (ils sont cités) pour <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/10/lu-lencul%C3%A9-roman-de-marc-edouard-nabe.html" target="_blank" title="ma note de lecture sur ce blog, 14 octobre 2011"><span style="font-size: 10pt;"><em>L'Enculé</em></span> de Marc-Edouard Nabe</a>, leur reprochant de soutenir des thèses  négationnistes au nom de la littérature et de la défense de la liberté  de création.  A décharge, on pourra lire sur son blog la <a href="http://www.leoscheer.com/blog/2011/11/18/1762-les-bienveillants-par-marc-weitzmann-dans-le-monde-des-livres#c68934" target="_blank">réaction de l'éditeur Léo Scheer</a> (mis en cause) et la discussion qui suit dans les commentaires.</p>
<p>De façon plus légère et moins téméraire (!) j'ai relevé dans <em>Kamikaze</em> (tome 4 du journal intime de Marc-Edouard Nabe (Mai 1988 - Septembre 1990), publié en 2000, épuisé) ces extraits qui prennent aujourd'hui, mis en parralèle avec le réquisitoire de Marc Weizmann, encore plus de saveur.</p>


<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong><em>Lundi 30 mai 1988</em> .— Après un petit saut chez Simion pour lui apporter les numéros de <em>Vertiges des lettres</em> qu'il m'a demandés (il a tout perdu dans la débâcle), je vais voir les gens de <em>7 à Paris</em> chez Filipacchi. Je suis accueilli très admirativement par une petite fille intimidée (Sophie Chérer) qui me dit qu'il n'y a que moi de lisible aujourd'hui, et qui sache s'exprimer à la télé. Un autre type arrive : tout petit aussi (comme Bonnand), rouquinet au sourire très doux... C'est Marc Weitzmann. Je me disais bien que je le connaissais. C'est lui dont m'a reparlé Simion. C'est vrai, on se connaissait du temps de<em> Vertiges des lettres</em>. Il s'y occupait de Noam Chomsky. 1984 ! Weitzmann me demande donc si ça m'intéresserait d'écrire cette chronique toutes les semaines. Je pourrais dire ce que je veux et ne serais même pas obligé de parler de l'actualité. Je réponds qu'il n'est pas question que je fasse de la critique littéraire et je ne parlerai pas de mes confères, je veux bien écrire seulement sur les morts ! Puisqu'il n'y a que moi de vivant ! C'est eux qui viennent de me le dire ! Il y a suffisamment de livres qui paraissent sur les grands du passé (Genet, Bernstein, Pirandello, Gadda en ce moment) pour que je ne manque pas de sujets...</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>— Tout à fait, s'enthousiasme Chérer... Vous pouvez même parler de Suarès, si ça vous chante !... Demain vous me donnez la liste des livres que vous désirez recevoir et vous commencez votre texte... O.K. ?</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>Un troisième type se ramène.</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>— Il n'y a aucun problème du moment que c'est drôle...</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>— Pas forcément drôle, précise Weitzmann... Mais violent, ça vous pouvez y aller ! On veut du “ Billet Doux ”...</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>Reste la question fric. Chérer et l'autre type s'éclipsent. Ils me laissent Weitzmann qui m'apprend que c'est Simion qui l'a poussé à me requérir ici. En souvenir des bons moments passés à <em>Vertiges</em>, je lui ferai un prix : 10 000 francs par mois ! Je tente le coup... Weitzmann manque avaler ses yeux. Un peu cher ? Mais c'est du boulot pour moi... Trois feuillets par semaine... Lire des livres, réfléchir, avec tout ce que j'ai à faire... Et ils ont Filipacchi au robinet quand même... Weitzmann “ en référera à ses supérieurs ”. A suivre.</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>Je repars en songeant déjà à ma  première chronique (sur Jean Genet ?)... Comment vais-je réussir à faire passer ma langue par ce nouveau trou journalistique : la  “ critique littéraire ” ? C'est tout le travail de vigilance et de roublardise auquel les écrivains de cette fin de siècle doivent sacrifier une partie de leur énergie. Ne pas dire <em>non</em>, mais rester soi-même dans le <em>oui</em>. Ouvrir le sexe du langage et y installer sa poésie, sans que la Grande Presse s'en plaigne ! Il faut pour cela bien étudier l'esprit du journal, caresser la mauvaise conscience des journalistes dans le sens de se payer  “ une danseuse ”, repérer le talon d'Achille de ce désir et y enfoncer le poignard de la jouissance !...</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong><em>Mardi 31 mai 1988 </em>.— Sophie Chérer, de <em>7 à Paris</em>, au téléphone, prend note des livres sur Jean Genet dont j'ai besoin et me passe Weitzmann, assez désolé, qui en a référé... Leur budget est restreint et il est impossible de me payer 10 000 francs par mois... Tout au plus 5 000, cest certainement ce qu'a Claude-Jean Philippe. Filipacchi ne les abreuve pas infiniment. Il faut que je comprenne... 5 000 francs par mois, c'est correct... Ce sera une base honnête, surtout que je ne sais pas où je vais : Gallimard va-t-il enchaîner la mensualité de Denoël ?</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>— Bon, j'accepte à 5 000... Appréciez le sacrifice ! J'attends les bouquins et je vous apporte ma première chronique sur Genet mardi prochain...</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>[...]</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong><em>Vendredi 3 juin 1988</em> .— Toujours pas reçu les livres sur Genet. J'abandonne l'idée de commencer par lui. Ma première chronique sera plutôt une sorte de présentation générale. Je n'ai plus le temps de potasser ces foutus bouquins promis. Je téléphone à<em> 7 à Paris</em> d'ailleurs pour m'inquiéter... Là s'opère le fabuleux renversement cher à la Presse : le désiré devient le quémandeur... Quelle gigantesque muflerie ! C'est la Méthode, toujours la même. On veut absolument que vous veniez au château mais si vous avez le malheur de demander où sont les toilettes, on vous regarde comme le dernier des mendigots exigeants.</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>— Ah, oui... Excusez-nous, on vous a pas rappelé, chuchote Weitzmann... Désolés... C'était pour vous dire que ne recevrez pas les livres parce que votre prix est trop élevé... On ne peut pas vous donner 5 000 comme à Claude-Jean Philippe, d'ailleurs on ne sait pas combien il a Claude-Jean Philippe... On ne peut pas aller au-delà de 800 francs par article, vous comprenez c'est ce que touchent les autres journalistes de la rédaction, on ne veut pas créer de précédent... Alors si vous n'acceptez pas, on va laisser tomber l'idée pour l'instant... Vous avez déjà commencé ? Apportez-nous quand même votre chronique mardi, on essaiera au moins une fois. Venez toujours...</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>Ah ! Ce Weitzmann se fout de ma gueule ! C'est trop beau...Ça vaut le coup ! Qu'ils aillent se faire foutre, eux et leur “ admiration ”, et leur 3 200 balles par mois ! Bande de goujats ! Quelle inconséquence... Me laisser m'investir une semaine pour ça, ne pas oser m'appeler, me proposer leur misère et me considérer pour finir comme le dernier de leurs pigistes qui annoncent les concerts p. 8 ?... Mais où vit-on ? A quel lait d'ânesse ces débiles ont-ils été élevés ?... Et ces eunuques cyniques voudraient encore que je me retrouve dans la position du type qui vient leur prop<em>oser </em>un papier la semaine prochaine ? Pour en profiter quand même une fois (comme si ça m'intéressait de publier une fois dans <em>7 à Paris</em> !!!) ou pour se payer le luxe de me le refuser comme si c'était moi le demandeur ? C'est ça ? Ah ! Les minables jeunots déjà pourris !... Et moi qui leur avais apporté mes chroniques de Nancy pour leur donner une idée du ton que j''emploierais, moi qui me suis <em>emprisonné</em> toute la semaine dans Jean Genet ! Par procuration de couilles au cul, ils vivent ces pleutres cadres ! Ils ne savent pas penser. Ils ne pensent pas. Ils disent n'importe quoi. Je connaissais le coup du texte “ carte blanche ” commandé puis refusé, mais pas celui du feu vert sur tapis rouge qui passe au rouge quand on avance sur le tapis qui devient volant ! On me fait venir en tant qu'écrivain et on me fout dehors comme journaliste gourmand... Pas de privilège ! 800 balles comme tout le monde !... Les journalistes sont là pour empêcher empêcher d'écrire les écrivains. Ils ne se rendent même pas compte de l'honneur que nous leur faisons d'envisager de revaloriser leur torchon ! Il faut des tordus comme moi pour dire “ oui, mais à telle ou telle condition ”, et pour prendre la peine de leur expliquer en quoi consiste le pervers rapport art/médias. Il faudrait d'emblée les mépriser, leur balancer un <em>non</em> tonitruant, systématique... Mais c'est trop tôt, un jour quand je serai grand, je hurlerai mon <em>non</em>, sur l'estrade la mieux située, là où ça portera le plus... En attendant, je peux dire adieu à mes 5 000 balles par mois ! Il faudrait qu'ils reviennent en rampant avec un contrat en dur pour que je daigne me souvenir de leurs petites existences.</strong></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><strong>[...]</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 8pt; color: #5b5b5b;"><strong><em>(c) Marc-Edouard Nabe</em></strong></span></p>
<p> </p>
   </div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[fan de] jackie et marcel, une leçon de swing et de gentillesse</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/fan-de-jackie-et-marcel-une-le%C3%A7on-de-swing-pour-les-nuls.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/fan-de-jackie-et-marcel-une-le%C3%A7on-de-swing-pour-les-nuls.html" thr:count="2" thr:updated="2011-11-26T12:32:20+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2015392fff844970b</id>
        <published>2011-11-13T18:38:02+01:00</published>
        <updated>2011-11-16T12:38:50+01:00</updated>
        <summary>une formidable leçon de swing à la radio avec Marcel Zanini et Jackie Berroyer ; une heure de complicité souriante (oui, ça s'entend) avec des anecdotes originales et pertinentes, malicieusement amenées par le juvénile presque-nonagénaire, avant chacun des morceaux de la programmation musicale : Charlie Ventura, Thelonious Monk, Art Tatum, Django Reinhardt, Charlie Christian, Miles Davis, Lester Young et Billie Holiday...</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Musique" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Nabe" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Vraiment pas fait exprès... mais revoilà Marcel qui pointe le bout de sa clarinette ici... et justement aujourd'hui, <a href="http://journee-de-la-gentillesse.psychologies.com/" target="_blank" title="13 novembre 2011, la revue Psychologies présente la première Journée de la Gentillesse">journée de la gentillesse</a> !</p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015393003fcb970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photo de moi : Marcel Zanini et Jackie Berroyer à la galerie L'Oeil du Huit, 11 avril 2011" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015393003fcb970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015393003fcb970b-200wi" style="width: 200px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photo de moi : Marcel Zanini et Jackie Berroyer à la galerie L'Oeil du Huit, 11 avril 2011" /></a>Dimanche dernier Jackie Berroyer recevait Marcel Zanini dans son <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #737373;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.lemouv.com/files/rfPlayer/player.html?PD94bWwgdmVyc2lvbj0iMS4wIiBlbmNvZGluZz0iaXNvLTg4NTktMSIgPz48aXRlbT48dGl0bGU+TcOpbG9tYW5pZTwvdGl0bGU+PGxpbms+YXVkaW8vbWVsb21hbmllLTMwPC9saW5rPjxndWlkPjwvZ3VpZD48cHViRGF0ZT4xMzIwNzY0NDA1PC9wdWJEYXRlPjxyY3NpZD48L3Jjc2lkPjxhcnRpc3RfbmFtZT48L2FydGlzdF9uYW1lPjxzb25nX3RpdGxlPk3DqWxvbWFuaWU8L3NvbmdfdGl0bGU+PHBhdGg+ZmlsZXMvbWVkaWEvYXVkaW8vTWVsb21hbmllLS1TMDJfRTEwXzA2LTExLTIwMTEtLU5FVF80MTkyYWU3MC0zMDZhLTQ4YzUtYjZlZC1iYzBmNmFiOGEzMzdfTU9VVi5tcDM8L3BhdGg+PGR1cmF0aW9uPjMzNTI8L2R1cmF0aW9uPjx1aWQ+MDwvdWlkPjx1bmFtZT48L3VuYW1lPjwvaXRlbT4=" target="_blank" title="radio player, émission du 6 novembre">émission <em>Mélomanie</em> sur la radio LeMouv</a>'</span></strong></span></span>.</p>
<p>Cela donne une heure de complicité souriante (ça s'entend dans le poste) avec des anecdotes originales et pertinentes, malicieusement amenées par le juvénile presque-nonagénaire, avant chacun des morceaux de la <span style="color: #800000;"><strong>programmation musicale</strong></span>.</p>
<p>L'émission démarre sur un long et beau solo de Marcel au saxo, en direct et en public. Les vrais jazzomaniaques reconnaîtront, moi pas (soupir). Peut-être un thème du <em>Prez</em> ? A moins que ce ne soit une composition de Marcel ?</p>

<span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>1954 : son rêve américain exaucé</strong></span>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:09:45 <em>(titre non relevé) </em></strong></span>didap douda, le scat de <span style="color: #800000;"><strong>Charlie Ventura</strong></span> choisi par Berroyer n'a pas l'air de convaincre Marcel qui en a fait d'autres !</p>
<p>On est dans les années d'après-guerre. A trente ans, Marcel rêve. Il rêve de jazz, de cow-boys et d'indiens, il rêve américain. Un bon copain de régiment qui avait suivi avec toute sa famille le retour victorieux des GIs et émigré aux States, tient la promesse faite à Marcel et le fait venir à New-York. Il y restera quatre années avec sa femme Suzy avant de rentrer à Marseille pour la naissance de leur fils unique, Alain.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>Charlie Christian</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:14:05 <em>Swing to Bop</em></strong></span></p>
<p>Mort à 26 ans de la tuberculose. C'était, dit Marcel un musicien génial, le meilleur de tous les temps. Il a imposé la guitare électrique comme instrument soliste de jazz. Il jouait notamment dans l'orchestre de Benny Goodman (c'est en voyant un film avec Benny Goodman que Marcel a découvert la clarinette et le jazz). Monk disait qu'après Charlie Christian, il ne pouvait plus écouter une autre guitare. Qui s'intéresse à la guitare en jazz doit connaître la (courte) discographie de Charlie Christian et rechercher ses enregistrements.<br /> <br /> <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>Django Reinhardt</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:21:45 <em>Brasil</em></strong></span></p>
<p>Marcel raconte l'anecdote connue de Django et son cousin découverts par un patron de bar et un coiffeur de Sète. Le client du coiffeur restant en rade sur le trottoir avec sa barbe savonnée mais pas rasée parce que le coiffeur a été appelé par son copain bistrotier pour venir écouter les deux gitans toutes affaires cessantes. Ça c'est la légende, dit Marcel ! Mais ce qui a le plus étonné Marcel, c'est de voir Django en concert changer une corde cassée de sa guitare sans s'arrêter de jouer !<br /> <br /> <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>John Coltrane</strong></span></p>
<p>Marcel est arrivé à New-York depuis quelques semaines seulement quand on lui propose un job qui va lui aller comme un gant : tenir le bureau de Manhattan du distributeur mondial d'anches Vibrator. Cerise sur le gâteau, le local est installé sur Broadway, juste au-dessus du mythique <em>Birdland</em> où Charlie Parker souffle ses derniers solos désespérés. Bientôt Marcel verra défiler tous les grands saxophonistes et clarinettistes de jazz qui viennent essayer ses anches sur leurs instruments. John Coltrane passe chaque semaine. Avec Marcel il compose et transcrit des solos sur du papier ordinaire où ils dessinent les portées à la main. Un jour Naima Coltrane entend Marcel jouer et s'adressant à son mari s'exclame <em>"He sounds like you!". </em>Coltrane un peu vexé détourne la conversation et gromelle de vagues <em>"Yes, yes, yes"</em>. Marcel en rigole encore mais regrette un peu que Naima n'ait pas tourné sa phrase autrement : <em>"Hey, listen, you sound like him!"</em> !<br />Sans doute en signe de reconnaissance, Marcel interprète souvent en concert : <em>Naima</em>, la composition de Coltrane.</p>
<p><br /> <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>Thelonius Monk</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:29:05 <em>Rythm-a-ning</em></strong></span>, avec Charlie Rose (sax), enregistré à Paris en 65</p>
<p>Dans le journal de Nabe j'ai lu que chez les Zanines, il y avait au mur du salon, une gigantesque photo noir et blanc de Monk qui occupait un mur du sol au plafond.  A la mesure de l'admiration de Marcel pour le pianiste légendaire qui lui-même vénérait son prédécesseur Art Tatum.<br /> <br /> <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Art Tatum</span></strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:36:50 <em>Willow weep for me</em></strong></span></p>
<p>Marcel fait une intéressante digression sur l'utilisation de la chansonnette dans le jazz. Ce sont dit-il, souvent des chansons un peu anodines qui ont donné les plus beaux standards du jazz comme par exemple : <em>Those foolish things</em> pour Lester Young, <em>Body and Soul</em> pour Coleman Hawkins. Marcel pense-t-il un peu aussi à sa propre chansonnette qui fit fureur dans les années 70 ?<br /> <br /> <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>Miles Davis</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:42:00 <em>Seven steps to heaven</em></strong></span></p>
<p>Marcel a rencontré Miles à plusieurs reprises, d'abord à NYC, puis lors de concerts en France. Il a touvé son style, dit Marcel, dans les années 50. Au début, avec Charlie Parker il n'était pas encore à la hauteur, mais Parker avait deviné ce qu'il deviendrait. Mais...<br /> <br /> <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>y'a pas que Miles dans la vie...</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:48:00 <em>Scotch shower</em></strong></span> composition de <span style="color: #800000;"><strong>Marcel Zanini</strong></span>, album <em>Tu Veux ou Tu Veux Pas</em></p>
<p>Jackie Berroyer a choisi ce morceau qui avait été récupéré dans un carton par le fils de Marcel pour être enregistré. <em>"Un morceau qui aurait pu être beaucoup mieux joué !"</em>. C'est rare qu'un artiste se montre sévère sur ses propres performances, s'étonne Berroyer.<br />Mais si Marcel le dit c'est que ça doit être un peu vrai... Pour vérifier, l'album n'est pas encore épuisé. <em>"Et moi non plus !"</em> rigole Marcel.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>... et last but not least</strong></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #800000;"><strong>00:52:14 <em>All of me</em></strong></span>, Lady Day et Le Prez (<span style="color: #800000;"><strong>Billie Holiday, Lester Young</strong></span>)</p>
<p><br /> <br /> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20162fc599afd970d-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"> </a> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20153930457ea970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="photo de moi : Marcel Zanini à la galerie L'Oeil du Huit, 11 avril 2011" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e20153930457ea970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e20153930457ea970b-200wi" style="width: 200px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="photo de moi : Marcel Zanini à la galerie L'Oeil du Huit, 11 avril 2011" /></a></p>
<p><span style="font-size: 8pt; color: #800000;"><strong>question subsidiaire et néanmoins importante :<br /></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 8pt; color: #800000;"><strong> </strong></span>Marcel a composé, et compose toujours, nombre de sublimes mélodies comme par exemple : <span style="font-size: 10pt;"><em>Histoire de mai</em>, <em>Quitte-moi</em>, <em>C'est tout</em></span>... et tout plein d'autres.</p>
<p>La plupart ont été <a href="http://www.amazon.fr/mn/search/?ref_=nb_sb_noss&amp;url=search-alias%3Daps&amp;field-keywords=marcel%20zanini&amp;x=10&amp;y=13&amp;rd=1" target="_blank" title="discographie de Marcel Zanini sur amazon">enregistrées sur des albums</a>. Pourquoi ne les entend-on pas ? Pourquoi les réalisateurs cinéma et télé ne les reprennent-ils pas pour leurs films, leurs génériques, que sais-je ? Paie-t-il trop cher le succès de <em>Tu Veux ou Tu Veux Pas</em> ?</p>
<p>Marcel <em>n'en f'ra pas une maladie</em> comme il dit dans sa chanson, mais quel dommage, non ?</p></div>
</content>



    </entry>
    <entry>
        <title>[filiations] " choron a un fils, c'est zanini qui l'a fait "</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/filiations-choron-a-un-fils-zanini-la-fait-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/11/filiations-choron-a-un-fils-zanini-la-fait-.html" thr:count="9" thr:updated="2011-11-13T18:51:16+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00d83451648169e2015436c2b1ac970c</id>
        <published>2011-11-10T10:55:48+01:00</published>
        <updated>2011-11-12T18:27:37+01:00</updated>
        <summary>En publiant L'Enculé, Marc-Edouard Nabe confirme sa filiation spirituelle avec Georges Bernier, alias Professeur Choron. Marcel Zanini qui fut l'ami de Choron, tremble-t-il pour les risques pris une fois encore par son garçon ?</summary>
        <author>
            <name>tilly</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Livres" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="Nabe" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong /></span><span style="font-size: 10pt;"><strong /></span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>sur une idée de <a href="http://www.lolmede.mobi/blognotes/" target="_blank" title="le blog-notes de Lolmède">La</a></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.lolmede.mobi/blognotes/" target="_blank" title="le blog-notes de Lolmède">urent Lolmè</a></strong></span><span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong><a href="http://www.lolmede.mobi/blognotes/" target="_blank" title="le blog-notes de Lolmède">de</a>, inventeur de cette formidable formule </strong></span></em></p>
<p>Dans ses limbes, il doit bien rigoler, Georges Bernier. Rigoler, jubiler, bicher. Quand l'<a href="http://www.marcedouardnabe.com/index.php?page=shop.product_details&amp;category_id=2&amp;flypage=flypage-ask.tpl&amp;product_id=27&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2&amp;vmcchk=1&amp;Itemid=2" target="_blank" title="roman de Marc-Edouard Nabe sur l'Affaire DSK, édité par l’auteur (son 29ème livre), 250 pages, octobre 2011, 24 euros"><em>Enculé</em></a> dans sa prison de Rikers Island se lance dans une <em>ode à sa bite</em>, Georges sait bien que c'est un hommage très spécial que lui rend son spirituel fils spirituel et ça le fait marrer encore plus fort, Le Professeur Choron.<br /> <br /> <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015392ef447b970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Marcel Zanini by Lolmède (c) - à l'expo &quot;Les Orients de Nabe&quot;, Paris, mars 2009" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015392ef447b970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015392ef447b970b-200wi" style="width: 180px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="Marcel Zanini by Lolmède (c) - à l'expo &quot;Les Orients de Nabe&quot;, Paris, mars 2009" /></a>Marcel Zanini aussi, est très fier de Marc-Edouard Nabe. Seulement une fois de plus il doit trembler pour son guitariste trop culotté, car c'est à tous les âges qu'un papa tremble pour son garçon quand il le croit en danger. Il devrait pourtant être blindé, Marcel, depuis le temps. Et savoir que son fils depuis toujours s'en tire tout seul, et plutôt bien.<br /> <br /> Comme l'a écrit <a href="http://www.lepoint.fr/editos-du-point/patrick-besson/la-fortune-de-nabe-27-10-2011-1389820_71.php" target="_blank" title="&quot;La fortune de Nabe&quot;, éditorial du 27 octobre 2011">Patrick Besson dans <em>Le Point</em></a>, Nabe est un <em>grand retourneur</em> de situations, dans ses livres comme dans sa vie. Jamais là où on l'attend. Résurrectionnant quand on l'a cru enterré par le boycott des libraires et des médias ; simulant le renoncement à l'écriture pendant quatre ans avant de débouler sur la table du jury Renaudot 2010 (qu'il manque de très peu) avec <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2010/02/journal-de-lecture-lhomme-qui-arrêta-décrire-roman-de-nabe.html" target="_blank" title="ma note de lecture sur ce blog, 3 février 2010"><em>L'Homme qui arrêta d'écrire</em></a>. Au printemps 2011 il laissait entendre qu'il travaillait sur les révolutions arabes, et puis il y avait aussi la réédition attendue du <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2009/11/lu-au-r%C3%A9gal-des-vermines-marc%C3%A9douard-nabe.html" target="_blank" title="ma note de lecture sur ce blog, 21 novembre 2009"><em>Régal des vermines</em></a>...</p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/10/lu-lencul%C3%A9-roman-de-marc-edouard-nabe.html" target="_blank" title="ma note de lecture, sur ce blog, le 14 octobre 2011">Sacrée surprise, cet <em>Enculé</em></a> !</p>

Alors est-ce que Nabe a joué avec le feu en publiant <em>L'Enculé, Roman</em> ? Voici ce qu'il dit dans <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20111107.OBS4022/nabe-dsk-c-est-moi.html" target="_blank" title="&quot;DSK, c'est moi &quot; : Nabe dit (presque) tout sur l'Enculé, 9 novembre 2011">un entretien fouillé avec Pierre Anceny pour <em>BibliObs</em></a> :<span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong> <br /></strong></em></span>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>" Il est évident que si j'avais soumis le texte à un avocat, il m'aurait dissuadé de le faire, comme un éditeur m'aurait dissuadé de l'écrire. C'est un livre impossible à récupérer. "</strong></em></span><br /><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong> </strong></em></span></p>
<p>Dans <a href="http://www.slate.fr/story/45743/dsk-nabe-ecrivain-tout-ecrire" target="_blank" title="Affaire DSK: un romancier peut-il tout écrire ?, 7 novembre 2011">un papier distinct pour <em>Slate</em></a>, le même journaliste interroge un avocat sur la prise de risque de l'écrivain.<br /> <span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong /></em></span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: #5b5b5b;"><em><strong>" La postérité a depuis largement donné raison à Flaubert et à Baudelaire et il ne reste plus personne pour soutenir la position du procureur Ernest Pinard, qui avait requis à la fois contre Madame Bovary et Les Fleurs du Mal. Un siècle et demi après, leurs procès respectifs résonnent comme la victoire de la liberté absolue de l'artiste face à l'ordre moral de leur époque. Car après tout, passés les quelques désagréments juridiques, quelle plus belle marque de distinction, pour un écrivain, que de voir son travail condamné par la justice? "</strong></em></span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>note - </strong>Nabe s'était précédemment exprimé sur la censure littéraire dans l'émission <a href="http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Cafe-decouvertes/Sons/Le-procureur-Ernest-Pinard-le-censeur-de-Flaubert-et-Baudelaire-415887/" target="_blank" title="&quot;Le procureur Ernest Pinard, le censeur de Flaubert et Baudelaire&quot;, présentation et débat avec Emmanuel Pierrat, avocat au barreau de Paris, Alexandre Najjar, avocat et écrivain, Marc-Edouard Nabe et Régine Deforges, écrivains">Café découvertes de Michel Field sur Europe 1</a> le 16 février 2011</p>
<p>Egalement dans l'<a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20111107.OBS4022/nabe-dsk-c-est-moi.html" target="_blank" title="&quot;DSK, c'est moi&quot; entretien pour BibliObs le 9 novembre 2011">entretien pour BibliObs</a>, l'écrivain titille une fois de plus les médias officiels qui selon lui n'ont pas eu les couilles de parler de <em>L'Enculé</em>, son dernier roman. Notamment <em>L'Express</em> et le <em>Nouvel Obs</em> (papier) qui avaient pourtant très bien couvert <em>L'Homme</em>, et où il compte des amis fidèles. Est-il trop impatient ? Après tout il ne s'est écoulé qu'un mois depuis l'annonce sur <a href="http://marcedouardnabe.com" target="_blank" title="plateforme de vente des livres de Marc-Edouard Nabe">marcedouardnabe.com</a> ! Pendant ce temps, le premier tirage à 2000 exemplaires s'épuisant, un retirage à 8000 est en cours.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #5b5b5b;"><em><strong><span style="font-size: 10pt;">" Le livre se vend et se lit. Aujourd'hui un écrivain comme moi n'a plus besoin des médias. "</span></strong></em></span></p>
<p>Merci Georges, merci Marcel, de nous avoir donné ce Nabe.</p>
<p><a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015392ef488b970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="display: inline;"><img alt="Laurent Lolmède, illustrateur et Georges Bernier" class="asset  asset-image at-xid-6a00d83451648169e2015392ef488b970b" src="http://tillybayardrichard.typepad.com/.a/6a00d83451648169e2015392ef488b970b-200wi" style="width: 200px;" title="Laurent Lolmède, illustrateur et Georges Bernier" /></a></p>
<p><iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x28y1t" width="320" /><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x28y1t_provocateurs-debat-nabe-choron_people" target="_blank">Provocateurs : débat Nabe/Choron</a></p></div>
</content>



    </entry>
 
</feed><!-- ph=1 -->

