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	<title>Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</title>
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	<description>Le blog qui rapporte, Critique, Propose</description>
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		<title>Les sélections africaines et les maillots maudits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 12:45:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun vs Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2019]]></category>
		<category><![CDATA[Les maillots porte-malheur]]></category>
		<category><![CDATA[Maillots maudits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Diantre ! Qu’est ce qui a bien passé par la tête des Lions indomptables pour s’habiller en jaune face au Nigeria ? Ne savaient-ils pas que ce maillot était maudit ?Et pourtant, ils devraient le savoir car ce n’est pas la première fois que cette tunique porterait malheur au Cameroun ». Telle est la perception de beaucoup de superstitieux camerounais. Le #Cameroun joue avec son maillot jaune réputé porte-malheur. Aucun lien avec le départ&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>« Diantre ! Qu’est ce qui a bien passé par la tête des Lions indomptables pour s’habiller en jaune face au Nigeria ? Ne savaient-ils pas que ce maillot était maudit ?Et pourtant, ils devraient le savoir car ce n’est pas la première fois que cette tunique porterait malheur au Cameroun ». Telle est la perception de beaucoup de superstitieux camerounais.<br />
</strong></span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-partner="tweetdeck">
<p dir="ltr" lang="fr">Le <a href="https://twitter.com/hashtag/Cameroun?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Cameroun</a> joue avec son maillot jaune réputé porte-malheur. Aucun lien avec le départ du <a href="https://twitter.com/hashtag/TdF2019?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#TdF2019</a> a priori.. <a href="https://twitter.com/hashtag/NIGCMR?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#NIGCMR</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/CAN2019?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CAN2019</a> <a href="https://t.co/DpjBs76l7H">pic.twitter.com/DpjBs76l7H</a></p>
<p>— Patrick Juillard (@PatrickJuillard) <a href="https://twitter.com/PatrickJuillard/status/1147537462509625345?ref_src=twsrc%5Etfw">July 6, 2019</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><span style="color: #000000;">Et bien, l’entraîneur Clarence Seerdorf et ses joueurs l’ont, peut-être, appris à leur dépend. En effet, au Cameroun, une superstition bien connue prétend que le maillot jaune porte malheur aux Lions indomptables. Vous savez bien que nous sommes en  Afrique où un malheur n’arrive jamais seul. Les champions d’Afrique sortant auraient battus les légendaires rivaux du Nigeria, s’ils n’avaient pas arboré cette couleur. </span></p>
<p><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://web.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Fstopblablacam%2Fvideos%2F2363185887106062%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Par exemple, lors de la Coupe du Monde 2014, la bande à Samuel Eto’o a disputé son premier match en jaune. La malédiction a frappé puisque <a href="https://www.aa.com.tr/fr/sante/d%C3%A9faite-du-cameroun-face-au-mexique-c-est-la-mal%C3%A9diction-du-maillot-jaune/151124">les Camerounais perdaient (1-0) contre le Mexique</a>. Malgré le retour du vert par la suite, ils ne sont jamais repris humiliés par la Croatie (4-0) et le Brésil (4-0). Toutefois, en 1984, lorsque la sélection remportait la Coupe d’Afrique face&#8230; à qui ? Et bien au même Nigeria, la sélection était habillée en jaune et rouge ! Oui. Comme le samedi 6 juillet. Un véritable fiasco.</span></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/P1OQkAfIHAM" width="783" height="438" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Burkina Faso n’est présent à la CAN 2019 en Égypte. Mais là-bas également, il existe une superstition concernant ces maillots maudits: La tunique rouge. En 1998, lors de la CAN qu’il organisait, les Étalons du Burkina habillés en rouge perdaient en demi-finale contre les Pharaons d’Egypte 2-0. Depuis lors, la superstition s’est renforcée. Sur l’action du premier but, l’on voit le gardien burkinabè Ibrahim Diarra repoussé le ballon et tenté à plusieurs reprises de le rattraper en vain. Hossam Hassan ne se fait pas prier pour le crucifier. Cette action serait le signe de la malédiction du maillot rouge. Pour beaucoup, les génies ont voulu punir les Burkinabè ce jour-là. Les Étalons ont fini par tronquer la tunique rouge contre le maillot blanc pour les matchs à domicile et le vert à l’extérieur. Mais le maillot blanc est privilégié bien que cette couleur ne figure pas sur le drapeau national.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Le maillot rouge maudit au Mali et au Togo</strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">C’est également le cas au Mali où la sélection de football évite depuis longtemps d’utiliser le maillot rouge bien que cette couleur figure sur le drapeau. En réalité, la couleur rouge revêt une puissance destructrice pour beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest. Le Mali préfère ainsi ses maillots aux couleurs blanc, jaune ou vert. Par contre certaines formations maliennes dans d’autres disciplines portent souvent des maillots rouges.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En Côte d’Ivoire, par contre, <a href="https://www.ivoirematin.com/news/Sport/can-2017-superstition-le-maillot-blanc-d_n_13612.html">le maillot blanc semble être aussi  maudit</a>. Et bien c’est le maillot que les Éléphants portaient contre le Maroc lors de leur deuxième match. La malédiction avait frappé puisqu’ils ont perdu par 1 à 0. Cependant, ce sont les mêmes couleurs qu’ils ont porté contre la Namibie balayée (4 à 1). Mais bon, le but encaissé par Sylvain Ggbouho est quand même resté en travers de la gorge. Signe ou malédiction rompue ! On verra aux prochains matchs. Cependant, les Ivoiriens semblent avoir oublié leur maillot vert qui leur a offert le premier trophée en 1992.</span></p>
<p><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://web.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Fsoutienauxelephantss%2Fposts%2F612083699195284&amp;width=500" width="500" height="510" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Au Togo, les couleurs porte-malheur sont les maillots jaune-vert et le maillot rouge. Lorsque le Togo porte ces couleurs, il perd ses matchs selon la superstition. C’est pourquoi, les Écureuils ont opté pour le maillot jaune qui était quand même le symbole de l’opposition au temps de Gilchrist Olympio. On dit là-bas qu’il fut un temps où les jeunes disparaissaient parce qu’ils étaient habillés en jaune.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Le jaune couleur porte-bonheur</strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Mais, grâce à l’équipe nationale qui a fini par adopter le jaune, il a permis de rompre la malédiction du maillot rouge et vert, couleurs avec lesquels le Togo ne gagnerait pas. Alors comme au Mali, les principales couleurs du Togo sont le jaune, le blanc et le vert. Cependant, plutôt que de maillot maudit, il est question de maillot porte-bonheur. Le maillot jaune porterait donc bonheur aux Eperviers. C&rsquo;est avec ces couleurs que Adebayor et ses coéquipiers s’étaient qualifiés pour la Coupe du Monde 2006. La première fois de son histoire à la surprise générale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Contrairement au Togo, en Algérie, la couleur porte malheur serait le vert. C’est <a style="color: #000000;" href="https://www.sofoot.com/des-histoires-de-maillots-maudits-178107.html">le site Sofoot qui raconte </a>: « <em>Entre 2006 et 2010, les Fennecs enfilent à huit reprises leur ensemble vert, pour des matchs contre le Gabon, le Burkina Faso, l&rsquo;Argentine, le Brésil, la Gambie, le Sénégal, l&rsquo;Égypte et le Malawi. Résultat des courses ? Bah, huit défaites… Et la malédiction du vert s&rsquo;est poursuivie au fil des années avec, entre autres, des défaites face aux USA lors du Mondial 2010, au Mali lors des éliminatoires du Mondial 2014, à la Tunisie lors de la CAN 2013, ou même lors du match aller des barrages de la Coupe du monde 2014 contre le Burkina Faso </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alors et chez vous ? Quels sont les maillots porte-bonheurs ou maudits ?</span></p>
<p class="title"><span style="color: #000000;">© Photo/cafonline.com</span></p>
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		<title>En football, c’est quoi la simba ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jul 2019 05:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Harambees, stars du Kenya, ont battu les Taifas de la Tanzanie, 3 buts à 2 lors de la CAN 2019. L’attaquant kenyan Michael Olunga, a marqué un but sur un geste technique magnifique qui a fait le tour des chaînes de télé. Le commentateur de CANAL+ s’est exclamé : « Ah la simba ! ». Mais de quoi s’agit-il exactement ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Les Harambees, stars du Kenya, ont battu les Taïfas de la Tanzanie, 3 buts à 2 lors du deuxième match du groupe C de la CAN 2019. Pendant ce match disputé le jeudi 27 juin, l’attaquant kenyan Michael Olunga, a marqué un but sur un geste technique magnifique qui a fait le tour des chaînes de télé. Le commentateur de CANAL+ s’est exclamé : « Ah la simba ! ». Mais de quoi s’agit-il exactement ?</strong></span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/5S2YkLUf3fg" width="820" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">La simba est considérée comme le geste technique le plus parfait dans un match de football. C’est une action d’éclat qui ne laisse aucun spectateur indifférent. Une vraie œuvre d’art. Seuls les plus doués techniquement, les plus audacieux peuvent oser ce geste technique. La simba, c’est l’expression du talent pure. Tous les joueurs peuvent tenter la simba, mais seuls les joueurs de classe peuvent la réussir à la perfection. </span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;">Comme Cristiano Ronaldo</h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Vous vous rappelez peut-être ce geste réalisé par le Portugais Cristiano Ronaldo contre la Juventus en Ligue des Champions. Le Portugais s’était envolé à l’air, dos au mur tête en arrière pour récupérer un ballon difficilement récupérable et l’envoyer au fond des filets. Les commentateurs des chaînes de télé ont utilisé tous les superlatifs possibles pour qualifier cette action de génie.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/02WGRsWAEQk" width="850" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour réussir cette réalisation hors du commun, il faut savoir voler. Voler haut dans le ciel. La simba est un tir de volée en extension. Dos au but, le joueur amorce une impulsion pour s’envoler. A ce moment, son dos est parallèle au sol. L’attaquant reprend alors de volée le ballon, avec le pied qui lui sert d’impulsion. Dans son envol, les deux pieds se croisent en l’air comme un ciseau. Il reprend ainsi le ballon avant qu’il ne touche le sol. D’où son nom ciseaux, la bicyclette, le chacala, le ciseau retourné ou le plus connu : la retournée acrobatique.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;">Et Zidane aussi</h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Et oui, car s’est bien d’acrobatie qu’il s’agit. Elle nécessite de la puissance, de l’esthétique, de la souplesse, une bonne coordination dans les mouvements pour surprendre adversaires et partenaires. Il a une variante comme la volée ou la demi-volée, où le ballon est frappé en pivot. Il peut toucher le sol. Dans ce cas, l’attaquant peut avoir un pied ou une main au sol. A ce sujet, la volée de Zidane en Ligue des champions est monumentale.<br />
</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/rFfomw-Z4uE" width="600" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">En cherchant les origines de la simba, je me suis rendu compte qu&rsquo;<a style="color: #000000;" href="https://www.slate.fr/story/89731/qui-invente-la-bicyclette-au-football">il n’y a pas d’unanimité</a>. Pour certains, l’Uruguayen Ramon Unzaga est celui qui a inventé ce geste acrobatique. Pour d’autres, c’est un joueur d’origine africaine, Chalao, qui tenta le premier. De toute façon, que ce soit l’une ou l’autre, la simba a été popularisé par un africain : Amara Simba.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;">Mais Amara Simba reste le maître</h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Natif de Dakar, Amara Simba est surnommé le roi de la bicyclette. Pendant sa carrière, il affectionnait ce geste technique. Surtout dans les situations difficiles. Décrit comme moyennement prolifique devant les buts, Amara Simba s’est quand même illustré par ce geste d’anthologie. Et ce, quand son équipe en a le plus besoin. Ce qui permettait de mieux savourer la splendeur du but. En sélection de France, Amara Simba compte trois buts dont&#8230;une retournée acrobatique.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/VXqKiDyZP5I" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur le site du journal <a style="color: #000000;" href="https://www.leparisien.fr/sports/simba-le-roi-de-la-bicyclette-29-12-2004-2005572276.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Parisien</em>, Amara Simba se rappelle</a> la première fois qu’il a tenté ce geste sur un terrain de football :</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;">« <em>Le terrain était gelé. J&rsquo;arrive lancé à toute vitesse dans la surface. Oumar Sène, sur un coup franc tiré de ma droite, transmet à Jean-Pierre Bosser, qui centre. J&rsquo;y vais pour prendre la balle de la tête au premier poteau mais, malheureusement, je suis complètement battu, car le ballon est derrière moi. Et le seul geste que je peux réaliser pour toucher la balle, c&rsquo;est celui-là. A dire vrai, tout s&rsquo;est déroulé en quelques dixièmes de secondes. C&rsquo;était plus instinctif qu&rsquo;autre chose et comme j&rsquo;étais plutôt souple, je me suis lancé en l&rsquo;air sans trop calculer. </em>»</span></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/NrwYAtba5GI" width="853" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Si ce geste technique est appelé simba, c’est donc en hommage à Amara Simba. Il en avait fait une spécialité. Alors, lorsque vous entendrez parler de retournée acrobatique, de ciseaux, de bicyclette, sachez qu’il s’agit de la simba et que c’est en hommage à Amara Simba. </span></p>
<p><strong>Sources images: https://www.journalpetitpont.fr</strong></p>
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		<title>CAN 2019 : « Tous les gardiens ont le même niveau »</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2019/07/01/can-2019-tous-les-gardiens-ont-le-meme-niveau-selon-un-ancien-gardien-de-but/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 13:16:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien gardien de buts des Étalons Mohamed Kaboré s’est prononcé sur le statut des gardiens de but de la CAN 2019. Avec deux CAN à son actif, Kaboré âgé de 38 ans estime qu'aucun gardien n’émerge du lot pour le moment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #000000;"><strong>L’ancien gardien de buts des Étalons Mohamed Kaboré s’est prononcé sur le niveau des gardiens de but de la Coupe d&rsquo;Afrique des nations. A 38 ans, avec deux CAN à son actif, il estime qu&rsquo;aucun gardien n’émerge du lot pour le moment.<br />
</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Boukari Ouédraogo (B.O) : Que peut-on dire du niveau des gardiens de but lorsqu’il vous jouiez encore?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Mohamed Kaboré (M.K) :</strong> Que ce soit en Europe ou en Afrique, dans les stages, les gardiens de but sont négligés. S’il y a un domaine sur lequel il faut miser, ce sont les gardiens de but sinon ils vont disparaître dans l’avenir. C’est difficile aujourd’hui d’avoir de bons gardiens. Quand les enfants arrivent, personne ne veut être un gardien. Tout le monde veut être attaquant. Il faut savoir équilibrer car le football se joue à onze. Avec un gardien moyen, on peut avoir une très bonne équipe. Avec un très bon gardien encore, on a super équipe. Tu ne peux pas aller loin dans une compétition sans un grand gardien. Aujourd’hui, le football l’exige.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Les bons gardiens tapent vite dans l’œil</strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;"><strong>B.O : De ce que vous avez vu de la CAN 2019, pour le moment, comment jugez-vous le niveau des gardiens de but?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.K :</strong> Dans les grandes compétitions de football, quand il y a un gardien de but qui est au-dessus du lot, il est rapidement détecté. En réalité, dans cette CAN, il n’y en a pas. Quand je regarde, tous les gardiens ont le même niveau. Ce n’est pas comme du temps du gardien égyptien El Hadary. Lorsqu&rsquo;il apparaît à l&rsquo;époque, il est vite remarqué. En 1998, quand Ibrahim Diarra, le gardien du Burkina, est a fait son entrée, on l’a vite détecté. Il y a pas mal de gardiens que j’ai vu tout de suite émerger. Mais pour cette CAN 2019, il n’y en a pas un qui me vient à l&rsquo;esprit&#8230; A part Onana, qui a disputé la Champions League jusqu’en finale. Mais finalement, quand on regarde ses performances actuelles, il n&rsquo;est pas vraiment au-dessus du lot. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>B.O : Est ce qu’il y a tout de même des gardiens qu’il faut suivre ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.K :</strong> Je n’ai pas eu la chance de regarder tous les matchs et tous les gardiens. Par exemple, le gardien malien Djigui Diarra, c’est un bon gardien. Le gardien égyptien, Mohamed El-Shennawy, est également bon. Pareil pour Onana, le gardien du Cameroun, je l’ai vu jouer. C’est quand même un bon gardien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>B.O : A part Kameni, Ondoa, Vincent Enyema, on ne voit pas les gardiens africains s’intégrer dans les championnats européens. Comment expliquez-vous cela ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.K :</strong> Avant Kameni, il y a eu les Jack Songo’o, les Thomas N’Kono même si je l’ai pas vu jouer, les Joseph Antoine Bell. Ils étaient tous très forts. Ils ont eu la chance d’être encadré dès leur plus jeune âge. Ça compte beaucoup. Moi-même, dans ma carrière, je n’ai pas eu la chance d’avoir des encadreurs dans mon enfance. J’ai juste aimé la chose. Quand on était jeunes, on a vu de grands gardiens burkinabè, on a voulu leur ressembler. On a travaillé avec les moyens du bord pour arriver à un certain niveau, et on s’est fait une place sur le plan africain. Tout le monde n’a pas cette chance. Personne ne dira le contraire, les gardiens sont négligés. Pour avoir un bon contrat pour les gardiens en Afrique, il faut avoir de la chance.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Tout passe par la formation</strong></h4>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>B.O : Vous estimez que les gardiens sont négligés. Que faut-il faire alors ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.K :</strong> C’est la formation. Il faut former des gens qui ont envie. Ce n’est pas parce que j’ai été un grand gardien que je peux former des jeunes gardiens. Il faut avoir l’art de transmettre ton savoir à quelqu’un d’autre. Tu peux être fort, être un grand joueur, mais tu n’as pas l’art de transmettre ce que tu as vécu. Il faut chercher des gens qui ont envie, qui ont la qualité, la capacité à transmettre leur savoir à une autre personne. Tout passe par la formation. Il faut toujours se former. Quand on forme, ça paye.</span></p>
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		<title>« Ancien arbitre, j’ai dirigé un match d’ouverture de la CAN en Égypte »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 19:40:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Arbitres]]></category>
		<category><![CDATA[arbitres burkinabè]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2006]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2019]]></category>
		<category><![CDATA[CAN Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Lassina Paré]]></category>
		<category><![CDATA[VAR]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Presque tous les arbitres africains, de même que les sélections, rêvent d’officier à la Coupe d’Afrique des nations. Lassina Paré, 54 ans, fait partie de ceux qui ont eu cette chance. L&#8217;ancien arbitre burkinabé a été choisi pour le match d&#8217;ouverture de la CAN, en Égypte, il y a treize ans. C&#8217;était le 20 janvier 2006 au Caire. Aujourd’hui à la retraite, Lassina Paré évoque avec nostalgie ses souvenirs de la CAN&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Presque tous les arbitres africains, de même que les sélections, rêvent d’officier à la Coupe d’Afrique des nations. Lassina Paré, 54 ans, fait partie de ceux qui ont eu cette chance. L&rsquo;ancien arbitre burkinabé a été choisi pour le match d&rsquo;ouverture de la CAN, en Égypte, il y a treize ans. C&rsquo;était le 20 janvier 2006 au Caire.<br />
</strong></span></p>
<p><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2019/06/27/ancien-arbitre-jai-dirige-match-douverture-de-can-egypte/lassina-et-losseni-pare/#main" rel="attachment wp-att-2785"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-2785" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2019/06/Lassina-et-Losseni-paré.jpg" alt="" width="650" height="365" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2019/06/Lassina-et-Losseni-paré.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2019/06/Lassina-et-Losseni-paré-300x168.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd’hui à la retraite, Lassina Paré évoque avec nostalgie ses souvenirs de la CAN 2006. Avec son frère jumeau Losseni, il a eu la surprise d’être désigné pour officier pendant le match d’ouverture de cette compétition qui se déroulait aussi en Égypte. « <em>Faire l’ouverture d’une CAN, c’est une énorme tâche parce que cela comporte beaucoup de facettes qu’il faut savoir bien gérer. A l’annonce de la nouvelle, cela a été comme un coup de massue parce que derrière la joie, il y avait la peur bleue. On se demandait pourquoi nous sur ce match et si on pourrait tirer notre épingle du jeu </em>», me confie Lassina Paré.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’ancien arbitre m’explique qu&rsquo;un match d’ouverture de la CAN est pareil à la finale. Ce sont deux des matchs les plus suivis de la compétition. Le stade est toujours bondé. Une forte ferveur. La pression du public. Tout est au rendez-vous pour mettre la pression sur l&rsquo;arbitre. En plus de cela, l’Égypte et la Libye qui s&rsquo;affrontaient ce jour-là entretiennent de fortes rivalités sportives. Informés avec son frère alors qu’ils étaient au restaurant, les deux hommes en perdent l’appétit. Ils décident donc se de retirer pour retrouver leurs esprits. Finalement, hormis les difficultés pour accéder au stade du fait de l’arrivée du chef d’Etat au match d’ouverture, tout s’est bien passé, selon les souvenirs de Lassina Paré.</span></p>
<h4 style="text-align: left;"><strong><span style="color: #000000;">Des décisions déterminantes</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Diriger un match d’ouverture avec beaucoup d’enjeux peut pousser l’arbitre à commettre des erreurs s’il ne maitrise pas bien son sujet. A ce propos, Lassina Paré se rappelle avoir pris une bonne décision : « </span><em><span style="color: #000000;">il y a eu une situation de jeu où j’ai failli me tromper mais j’ai pris la bonne décision. Un joueur libyen (le gardien) a commis une faute et il y avait un penalty. Je lui ai donné un carton rouge parce qu&rsquo;il était le dernier défenseur. Il a protesté parce qu’il n’était pas d’accord avec le carton rouge. Pourtant, il était le dernier défenseur</span></em><span style="color: #000000;"> ». Au débriefing après le match, l&rsquo;arbitre Paré est conforté dans sa décision.</span><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tout n’a pas été forcément parfait pendant ce match d’ouverture. « <em>Il y a eu une phase de jeu où j’ai mis un carton de jaune à un joueur, l&rsquo;égyptien Mohamed Abou Treika, en le confondant avec un autre. Abou Treika est venu vers moi pour dire qu’il n’avait pas commis cette faute. Mais en tant qu’arbitre, on ne croit jamais les joueurs. S’il dit quelque chose et qu’il t’a trompé, tu récoltes les pots cassés </em>», prévient Paré. Son conseil : un arbitre doit se fier uniquement à ses assistants. Ces derniers sont là pour l&rsquo;aider dans ses décisions. Malgré cette mauvaise décision, Lassina Paré deviendra plus tard un bon ami de Mohamed Abou Treika.</span></p>
<h4 style="text-align: left;"><span style="color: #000000;"><strong>Lassina Paré pour la VAR</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;">Pour la première fois, la Confédération africaine de football a décidé d&rsquo;introduire l&rsquo;assistance vidéo (VAR) à la CAN. Lassina Paré est favorable à l&rsquo;arrivée de la vidéo dans le football. « <em>J’étais opposé à la vidéo parce que pour moi, le football doit demeurer naturel. Si c’est la machine qui doit diriger les matchs, quand elle tombe en panne, on fait comment ? (&#8230;) j’ai été d’accord avec les décideurs parce qu’ils ont pris <a href="https://mondial2018.mondoblog.org/2018/06/20/larbitrage-video-perturbe-cours-jeu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">uniquement quatre éléments sur lesquels la vidéo pouvait intervenir</a></em> », apprécie notre arbitre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au temps de Lassina Paré, il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;arbitrage vidéo. Il a eu une situation difficile qu’il a dû trancher sur le champ en contradiction avec le jugement de son assistant. <em>« Là encore c’était un match de l’Égypte, contre le Zimbabwe. C’était ma première participation. A un certain moment, il y a eu un but sur lequel l’assistant pouvait juger que le but est bon mais il n’était pas à la bonne position pour m’aider. J’ai pris le risque de siffler pour dire que le but est rentré »</em>, commente Paré. Il sera accueilli le même soir par une haie d’honneur de ses pairs. Bien que n’ayant pas profité des avantages de la VAR, Lassina Paré estime qu’elle permet de rétablir l’équité dans le football.<br />
</span></p>
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		<title>Traqués et malmenés, les terroristes risquent de changer de stratégie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Dec 2018 18:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme dans un match de football où chaque équipe a son temps fort, l’armée burkinabè est en train de prendre l’ascendant sur les terroristes. Pendant plusieurs mois, ils ont réussi à endeuiller des civiles et des militaires. Mais les forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina semblent ont laissé passer l’orage. Les terroristes sont en perte de vitesse en ce moment bien que de nombreuses écoles soient encore&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Comme dans un match de football où chaque équipe a son temps fort, l’armée burkinabè est en train de prendre l’ascendant sur les terroristes. Pendant plusieurs mois, ils ont réussi à endeuiller des civiles et des militaires. Mais les forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina semblent ont laissé passer l’orage.</strong></span></p>
<figure id="attachment_2760" aria-describedby="caption-attachment-2760" style="width: 668px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2018/09/04/lutte-contre-le-terrorisme-au-burkina/attaque-terroriste-soldat/#main" rel="attachment wp-att-2760"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2760" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldat.jpg" alt="" width="668" height="419" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldat.jpg 800w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldat-300x188.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldat-768x481.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldat-30x19.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 668px) 100vw, 668px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2760" class="wp-caption-text">Les FDS sont en train sont en train de s&rsquo;imposer malgré l’insuffisance en matériels (Photo Ahmed Ouoba)</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;"> Les terroristes sont en perte de vitesse en ce moment bien que de nombreuses écoles soient encore fermées. L’armée burkinabè qui était plutôt dans une stratégie défensive, une position de réaction (plutôt que d’action) est désormais passée à l’offensive. Depuis l’attaque de Ouagadougou, les FDS burkinabè ont mené de nombreuses opérations avec parfois des coalitions avec des forces étrangères pour déloger les terroristes de leurs retranchements.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les cas les plus médiatiques sont la neutralisation de trois terroristes présumés au quartier Rayongo en mai 2018, la frappe contre un quartier général qui a fait huit morts en octobre et l’embuscade déjouée par les FDS qui a permis de tuer six assaillants à l’Est du Burkina.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Mais ayant ont besoin d’une présence médiatique, ils tentent toujours de faire parler d’eux en continuant d’organiser des embuscades, de poser des mines et d’attaquer des commissariats. Cependant, les FDS ont bien étudié les différents plans de leurs ennemis. Ils déjouent de plus en plus de nombreuses attaques sans écho médiatique et les assauts contre les commissariats et gendarmerie font de moins en moins de victimes.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong> « Ils mangent du riz blanc salé »</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;"> En réalité, les terroristes ont désormais du mal à recruter compte tenu des nombreuses défaites que l’armée burkinabè leur a infligés. Les conditions de vie dans le maquis sont devenues difficiles pour eux parce que les sources de financements ne coulent plus. « Ils ne mangent que du riz blanc salé. Leurs pieds sont remplis de crasses&#8230;», selon des confidences faites par des « enfants ». Avec l’harmattan, les conditions de vie sont de plus en plus difficiles car les « enfants » sont obligés de dormir dans le froid. La nuit, venue, ils ne peuvent pas allumer du feu de peur d’être repérer par les drones de l’armée burkinabè.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Beaucoup de jeunes qui ont rejoint les rangs reviennent pour mendier avant de repartir. Les assaillants ont donc du mal à se ravitailler en armes et en nourriture même si certains complices essaient de les approvisionner.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Comme les FDS l’ont si bien dit, ceux qui attaquent sont des personnalités bien connues dans leur zone. Il s’agit souvent de leaders d’opinion dont la parole est très peu contestée. Leur influence sur la population fait que personne n’ose les dénoncés. « On se connaît tous. Mais qui va aller dénoncer ? Tu ne sais même pas si celui à qui tu vas parler n’est pas un terroriste », explique un habitant dans la région du Sahel. Ainsi, le sujet est très peu abordé par crainte de représailles et comme le disent certains « on ne sait pas qui est qui ».</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong> La nécessité d’une anticipation</strong></span></h4>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;"> Pour le moment, certaines prises d’otages permettent aux terroristes de forcer les a</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;">utorités burkinabè à négocier. A ce niveau, certains d’entre eux plaideraient pour une amnistie. Mais le gouvernement burkinabè devrait se méfier car, bien qu’étant en difficulté, les terroristes pourraient changer de méthodes. Jusqu’à présent, leurs principales cibles sont les FDS et les symboles de l’Etat. Ces assaillants pourrait s’attaquer aux civiles en adoptant la politique de Boko Haram, enlever des écoliers, utiliser des bombes humaines etc. Pour cela, le gouvernement doit anticiper pour que les marchés, les écoles soient protégés. Mais sur ce plan, ils ont réussi à semer la psychose dans certaines localités avec la fermeture de nombreux établissements.</span></p>
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		<title>Le rap agonise au Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Sep 2018 12:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Basic Soul]]></category>
		<category><![CDATA[Faso Kombat]]></category>
		<category><![CDATA[hip hop]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<category><![CDATA[rap au Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[rap burkinabè]]></category>
		<category><![CDATA[Smarty]]></category>
		<category><![CDATA[Smockey]]></category>
		<category><![CDATA[Yeleen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la fin des années 1990 et au début 2000, le mouvement hip hop et le rap en particulier ont envahi le Burkina Faso. Mais depuis l’avènement du coupé-décalé, cette musique est en train de connaître un essoufflement. Avant la sortie de l’album « Arrêt sur image » de Basic Soul en 1997,  le hip hop de façon générale était assimilé à la délinquance, la drogue, la violence à cause du rythme&#8230;</p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2018/09/24/rap-burkina-agonise/">Le rap agonise au Burkina Faso</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A la fin des années 1990 et au début 2000, le mouvement hip hop et le rap en particulier ont envahi le Burkina Faso. Mais depuis l’avènement du coupé-décalé, cette musique est en train de connaître un essoufflement.</strong></p>
<p>Avant la sortie de l’album <a href="https://basicsoul.free.fr/biographie.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« <em>Arrêt sur image</em> » de Basic Soul en 1997</a>,  le hip hop de façon générale était assimilé à la délinquance, la drogue, la violence à cause du rythme saccadé des textes, les stéréotypes venus des films américains. <strong>Le premier album rap de Basic Soul a permis de comprendre que le rap n&rsquo;était pas seulement « hardcore »,</strong> mais qu’il se mariait aussi aisément à la musique traditionnelle. Un <em>featuring</em> sur son titre « <em>Yennenga</em> » avec un chansonnier traditionnel a permis à certaines couches villageoises de s’intéresser à son rap.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/akuGABOtSIw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Mais il faut compter avec la structure <em>8<sup>e</sup> Sens</em> pour voir se produire de jeunes rappeurs, qui animent les plateaux de concours de rap et d’émissions radio. C’est ainsi qu’en <strong>1999 et 2001 les compiles Faso Connexion et Chronik Noir voient le jour</strong> et font découvrir une bonne brochette d’artistes. Le rap commence à se faire une place. Des animateurs comme Gérard Koala contribuent à la promotion du rap sur les stations de radio et à travers l’organisation de concours.</p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>L’ascension du hip hop au Burkina</strong></h4>
</blockquote>
<p>Après cet épisode, Smockey fait découvrir un autre style, plus dansant, en <em>featuring</em> avec Lam sur le titre « Steupi ». Son titre « Yaaba » est un grand succès. Le refrain en mooré de ce titre se laisse chanter facilement par les enfants. « <em>yaaba yélma yaa, tif gousouf menga yaaa, ka y a Wogodg ya, pa nassatenga ya&#8230; </em>»*. A partir de là, les regards commencent à changer. Le message en langue mooré est bien saisissable et fait l&rsquo;unanimité.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/JrcAQR64gTc" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>C’est encore lui qui permet à nombreux jeunes de <em>l’underground</em> de se faire connaître à travers la compil <strong>« <em>La part des ténèbres</em> » en 2002 qui va faire émerger et de nombreux rappeurs</strong>. Il y aura deux volumes. Cet album permet de découvrir le rap dans toutes ses dimensions, dans toutes ses facettes : du rap dur au style le plus doux ou tradi-moderne. Les arrangements sont meilleurs. « <strong>Diplômé Paumé » de Faso Kombat est l’un des titres qui se distinguent particulièrement, car chanté en mooré et en français.</strong> Le texte et le message touchent toutes les sensibilités. La question du chômage abordé est d’actualité. Le titre tourne en boucle sur les stations de télés et de radios.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/gEz2gkW6ndM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Bien que Hardcore, le groupe <em>2KAS, </em>qui sortira son album dans la foulée<em>,</em> est aussi une référence sur la compil grâce notamment au refrain et aux textes chantés en mooré. C’est également dans cette même compil que <strong>l’on voit pour la première fois, un titre d’album avec le mot « Assassin » du groupe Ben Cees</strong>. Après l’assassinat de Thomas Sankara, très peu d’artistes auraient pu oser. <a href="https://mathcoolj.skyrock.com" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le blog de Mathcoolj contribue</a> également à sa manière à faire découvrir cette tendance musicale. Le rap est définitivement le genre musical majeur de la jeunesse burkinabè.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/6IFqST-MI3Q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>L’apogée du rap<br />
</strong></h4>
</blockquote>
<p>Il est donc vrai que le studio Abazon (brûlé pendant le coup d’Etat du 16 septembre 2016) a permis la production d’un nombre important d’albums. Le rap a contribué à l’émergence de la musique burkinabè. En effet, jusque-là, les émissions  musicales étaient dominées par les productions étrangères et ivoiriennes notamment. C’est grâce au groupe <strong><em>La Censure</em> avec son titre « <em>Virée de Lascars</em> »</strong> que les Burkinabè comprendront que le rap peut se danser dans les boites de nuit. Le refrain : « <em>tout le monde ka bouger, même si ça te plait pas tout le monde ka danser</em> » est très dansant.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/A5qdptYbkQs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Le groupe <strong>Yeleen va définitivement permettre aux Burkinabè d’accepter le mouvement rap</strong>. Les qualités des textes, le flow de Smarty, la voie enivrante de Mwandoé font de ce groupe l’un des plus grands du Burkina et de la sous-région. L’album est écouté d’une traite. Le rap devient de plus en plus populaire. Les concours se multiplient. On aura, Hip Hop All Stars, Nescafé Rap Tour,  RAJS Talents de jeunes, Hip Hop All Stars, Craven A flow, etc.<br />
<iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/OTAQCXZ1DKs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Chaque station de radio a son émission rap. <em>Yeleen, Faso Kombat, Sofaa, Les Black Marabouts, La Censure, Clep To Gang, Pirratack</em>, Wedhyack, etc. Le festival Ouaga hip hop va permettre de réunir le gotha du rap burkinabè et africain chaque année à Ouagadougou. Le mouvement s’est développé à tel point qu’un chroniqueur d’un magazine international faisait de <strong>Ouagadougou, la capitale du rap africain</strong>. Au Burkina, le rap n’est plus simplement de la musique mais un outil de revendication. Le groupe <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gGPHIWbYN4Q">Sofaa ose même en réalisant un featuring avec le Professeur Laurent Bado.</a></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>La décadence du rap<br />
</strong></h4>
</blockquote>
<p>Cependant, depuis quelques années, le rap burkinabè agonise. Les productions d’albums deviennent de moins en moins nombreuses. La jeune garde, avec des groupes comme <em>Duni Yam</em> et <em>Kadjoba;</em> n’arrive plus à proposer du contenu rap. Les artistes rap s’orientent désormais vers de la musique d’ambiance et populaire. OBC, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs groupes de rap burkinabè, n’a plus sorti d’album. Le festival <strong>Ouaga Hip Hop a muté pour devenir un festival dédié aux musiques urbaines</strong>.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/XktUvOow0RE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Malgré l’émergence de Joey le Soldat et Art Melody et quelques autres débutants, <strong>le rap n’est plus ce mouvement populaire.</strong> La plupart des groupes (Black Marabouts, Clep To Gang, La Censure, Faso Kombat, Yeleen, Sofaa, 2KAS, 3<sup>e</sup> Régiment, Baloukou, Negramers, etc.) se sont disloqués, souvent après seulement leur premier album. <strong>Les titres de rap ne dominent plus les différentes émissions de radios et de télévisions</strong>. L&rsquo;émission All Flowz diffusée sur la télévision nationale a disparu.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/sa8TqftxoDA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Les festivals et concours de rap ont presque également presque tous disparus. À la place, ce sont des musiques d’ambiance dont les textes sont moins bien élaborés qui tournent en boucle sur les stations de télé. C’est peut-être ce qui a conduit des jeunes à mettre en place le mouvement <strong>« hip hop nékré »</strong> pour sonner le réveil du mouvement. Depuis 2005, l&rsquo;influence du coupé-décalé, arrivé de la Côte d&rsquo;Ivoire, a fait perdre à ce genre sa popularité. <strong>Même les rappeurs ont un à un suivi ce mouvement pour des raisons commerciales.</strong></p>
<p>Pour le moment, Smarty (prix découverte RFI 2013) Smockey et Dudn&rsquo;J dans une moindre mesure restent les deux véritables fers de lance du rap burkinabè, aux côtés de Art Melody et Joey le Soldat. Mais jusqu&rsquo;à quand? Pour le moment, c&rsquo;est le slam qui est en train de se faire une place.</p>
<p><strong>*« Mon grand m’a dit de faire attention parce qu’on est ici à Ouagadougou et non aux pays des Blancs »</strong></p>
<p><em>Crédit photo: https://neewram.files.wordpress.com </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme au Burkina : on parle beaucoup plus des défaites&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 22:33:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[attaques terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
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		<category><![CDATA[Terrorisme au Burkina]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, les médias ont tendance à prioriser dans leur agenda les défaites des forces de défenses et de sécurité (FDS) burkinabè plutôt que leurs victoires. On nous parlera de la règle du train qui arrive en retard... Et pourtant dans ce nouveau contexte, le paradigme doit changer.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, les médias ont tendance à prioriser dans leur agenda les défaites des forces de défenses et de sécurité (FDS) burkinabè plutôt que leurs victoires. On nous parlera de la règle du train qui arrive en retard&#8230; Et pourtant dans ce nouveau contexte, le paradigme doit changer.</strong></span></p>
<figure id="attachment_2762" aria-describedby="caption-attachment-2762" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2018/09/04/lutte-contre-le-terrorisme-au-burkina/attaque-terroriste-soldatchar/#main" rel="attachment wp-att-2762"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2762" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatchar.jpg" alt="" width="800" height="492" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatchar.jpg 800w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatchar-300x185.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatchar-768x472.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatchar-30x18.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2762" class="wp-caption-text">Dans la lutte contre le terrorisme, il faut des actions de communications qui motivent nos militaires (crédit photo Ahmed Ouoba)</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">En réalité, « <em>lorsque les terroristes frappent, ils sont assurés de bénéficier de l’attention des médias, et donc de celle de la population et des gouvernants du pays qu’ils ont pris pour cible », </em>affirme Brigitte Nacos dans son ouvrage intitulé <em>Médias et terrorisme : du rôle central des médias dans le terrorisme et le contre-terrorisme</em>. Pour l’auteur, les médias sont l’oxygène des terroristes. Elle ne croyait pas si bien dire. Depuis que le Burkina Faso est frappé par les attaques terroristes, nous avons l’impression que la hiérarchie militaire reste apathique et passive. Les défaites des Forces de défense et de sécurité (FDS) burkinabè sont abondamment relayés dans la presse locale et sur les réseaux sociaux. Et pourtant, comme le disait Raymond Aron, « <em>le terroriste ne veut pas que beaucoup de gens meurent, il veut que beaucoup de gens le sachent.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://imctc.org/UploadedImages/636546201954732490.pdf">Le professeur Taham Najem fait constater</a> que les terroristes «<em> calculent avec précision la portée et le but, le lieu et le timing des attaques afin de susciter l&rsquo;intérêt des médias, ou en d&rsquo;autres termes, pour diffuser leurs messages à l&rsquo;échelle mondiale. Et plus la couverture médiatique du terrorisme est importante et se prolonge, plus les sentiments de réussite, de puissance et d’influence des terroristes deviennent grands</em> ». Tout cela, à cause du traitement sensationnel et dramatique.</span></p>
<h5 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Les</strong> <strong>sacrifices des FDS ignorés</strong></span></h5>
<figure id="attachment_2761" aria-describedby="caption-attachment-2761" style="width: 405px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2018/09/04/lutte-contre-le-terrorisme-au-burkina/attaque-terroriste-soldatschar/#main" rel="attachment wp-att-2761"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2761" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatschar.jpg" alt="" width="405" height="581" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatschar.jpg 558w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatschar-209x300.jpg 209w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2018/09/Attaque-terroriste-soldatschar-21x30.jpg 21w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2761" class="wp-caption-text">Une bonne communication pourrait booster le moral des troupes (crédit photo Ahmed Ouoba)</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">En effet, les FDS burkinabè font d’incroyables sacrifices sur le front chaque jour que le soleil se lève pour traquer les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements. Après les trois attentats qui ont frappé Ouagadougou et ceux dans le Sahel, la contre-attaque burkinabè porte ses fruits, comme en témoigne l’attentat déjoué à Rayongo, un quartier de Ouagadougou, mais aussi de nombreuses arrestations et découvertes d’armes à Ouagadougou. Les cellules de contre-terrorisme déjouent des attentats. Cependant, ces actions n’ont pas fait l’objet de communication.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le cas des attaques à répétition à l’Est, ce que les autorités burkinabè oublient de dire, c’est qu’ils ont été les premiers à mener des offensives dans cette région grâce à plusieurs ratissages qui ont permis d’arrêter près d’une quarantaine de présumés terroristes. L’attaque ces derniers temps dans la région de l’Est est une riposte à toutes ces arrestations. En attaquant la gendarmerie de Pama (plus de 320 km de Ouagadougou) à la fin du mois d&rsquo;août 2018, ces terroristes pensaient avoir récupérer certains des leurs. Mais l’anticipation des FDS a permis de les transférer dans une autre zone mieux sécurisée. Des armes ont été découvertes dans des greniers de personnes âgées. Tout cela, on ne le dit pas. Des<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les objectifs des terroristes, c’est de briser notre cohésion sociale, l’unité de la nation. Ils y arrivent au vu de la polémique grandissante sur la gestion de cette crise par les autorités burkinabè.</span></p>
<h5 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Briser le silence</strong></span></h5>
<p><span style="color: #000000;">A mon avis donc, les journalistes doivent forcément prendre parti contre la terreur, sans pour autant fouler au pied les règles fondamentales du métier. En relayant à chaque fois ces actes de terreur, nous contribution indirectement à faire la publicité des terroristes. Le traitement sensationnel de ces événements, leur dramatisation tend à contribuer à l’apologie du terrorisme. Il faudrait une véritable sélection dans la mise sous agenda du traitement de « l’actualité terroriste ». Dans cette position, les médias doivent tout même éviter de faire le jeu des politiques (oppositions et majorité confondues) qui cherchent à chaque fois à faire de la récupération.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est également temps pour les autorités burkinabè de combattre les terroristes sur le terrain de la communication, car chaque attaque est une action de communication. Cela peut se faire sans pour autant fouler les droits fondamentaux de l’Homme. Les FDS, pour se donner le moral, ont aujourd’hui besoin que le sacrifice fait sur l’autel de la lutte contre le terrorisme soit valorisé. Il ne faut plus que nous ayons l’impression que les FDS qui succombent dans cette guerre sont morts pour rien. Cette communication doit se faire à travers un plan cohérent d’exaltation des efforts des FDS, de diffusion (ou non) de l’information. Dévoiler certaines informations sur les arrestations de terroristes va contribuer à rassurer la population, inquiète sur la capacité de son gouvernement à le protéger.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">N’oublions pas ce que disent <a style="color: #000000;" href="https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2008-4-page-33.htm">Audrey Ilpidi et Perle Reynaud-Fourton </a>: « <em>Le message terroriste est avant tout adressé à l’opinion publique. C’est un message écrit avec le sang des victimes. Le terrorisme cherche à frapper les esprits dans le dessein de les manipuler.</em> » Mais aujourd’hui, avec l’ampleur des réseaux sociaux, il est devenu difficile de filtrer l’information. C’est pourquoi il est désormais important de miser sur l’éducation aux médias et réseaux sociaux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Photos avec l&rsquo;aimable autorisation de Ahmed Ouoba</strong></span></p>
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		<title>En Afrique, on ne donne pas le Franc CFA avec la main gauche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2017 16:43:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[billet de banque]]></category>
		<category><![CDATA[Franc CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Kémi Séba]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’activiste franco-béninois Kemi Séba a été expulsé du Sénégal après avoir été emprisonné pour avoir brûlé un billet de 5000 francs CFA ((7,60 euros) le 19 août 2017 sur la place de l’Obélisque à Dakar (Sénégal). Son geste, on le sait, avait pour but de lutter contre le franc CFA jugé comme une monnaie impérialiste. Toutefois, son geste à créer une polémique, qui à sa place, à cause de la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>L’activiste franco-béninois Kemi Séba a été expulsé du Sénégal après avoir été emprisonné pour avoir brûlé un billet de 5000 francs CFA ((7,60 euros) le 19 août 2017 sur la place de l’Obélisque à Dakar (Sénégal). Son geste, on le sait, avait pour but de lutter contre le franc CFA jugé comme une monnaie impérialiste. Toutefois, son geste à créer une polémique, qui à sa place, à cause de la conception africaine de la monnaie.</strong></span></p>
<figure id="attachment_2736" aria-describedby="caption-attachment-2736" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/09/29/franc-cfa-afrique-on-ne-donne-largent-main-gauche/billet-de-dix-mille-franc-cfa/#main" rel="attachment wp-att-2736"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2736" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/09/Billet-de-dix-mille-Franc-CFA.jpg" alt="" width="650" height="436" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/09/Billet-de-dix-mille-Franc-CFA.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/09/Billet-de-dix-mille-Franc-CFA-300x201.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/09/Billet-de-dix-mille-Franc-CFA-30x20.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2736" class="wp-caption-text">Des billets de dix mille francs CFA de la Banque centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">En effet, pour Kémi Sema, l’Afrique doit avoir sa propre monnaie arrimée à aucune autre monnaie étrangère notamment occidentale. Il n’est pas le seul à lutter contre le franc CFA car déjà, les multiples pressions d’analystes, d’organisations de la société civile ont conduit les Etats ayant le franc CFA en partage à poser le débat. Au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les discussions semblaient être en bonne voie même si depuis 2009, <a style="color: #000000;" href="https://afrique.lepoint.fr/economie/cedeao-la-monnaie-unique-prend-encore-du-retard-20-08-2017-2151100_2258.php">l’idée de la création de cette monnaie est chaque fois reportée</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, en brûlant un billet de Cinq mille francs CFA Kemi Séba se mettait à dos une grande masse de la population africaine. Ils ne pouvaient pas être compris par ces hommes et femmes qui croupissent à longueur de journée sous le chaud soleil, la pluie, bravant le vent, les marécages infestés de punaises, cultivant le solde aride etc. et qui ne rêvent que d’avoir un petit billet de mille francs CFA.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Un débat qui a raison d’être</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">En fait, il s’adressait à une certaine élite qui sait déjà que le Franc CFA est forcément un instrument de domination française, que le franc CFA pénalise l’Afrique dans les exportations de leurs produits, que cette monnaie est inféodée au ministère d’un pays qui n’est pas africain <a style="color: #000000;" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/29/kako-nubukpo-le-franc-cfa-asphyxie-les-economies-africaines_5177907_3212.html">qu’il asphyxie l’économie africaine</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, si la lutte de Kémi Séba se comprend, elle est difficile de passer dans la mentalité de bon nombre d’africains qui ne savent rien de l’arrimage du franc CFA à l’euro, qui ne connaissent rien des institutions de Breton Woods, qui ne comprennent pas grand-chose de cette monnaie sous tutelle. Ils ne comprendront pas en quoi le fait que des administrateurs français siègent aux conseils d’administration des banques centrales concernées et ont le droit de véto, c’est-à-dire un droit de regard pour ne pas menacer les intérêts occidentaux et français en particulier.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>De la sacralité de l’argent en Afrique</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">En Afrique, l’argent est sacré qu’il soit le franc CFA, le cédi, ou le franc guinéen. Dans un tel contexte, brûler un billet de cinq mille francs CFA n’est pas forcément perçu comme une stratégie de lutte mais plutôt un sacrilège qui peut vous attirer toutes les malédictions possibles. Kémi Séba, le panafricaniste a-t-il tenu compte de cet aspect ? Pas sûr tant l’incompréhension et l’acceptation est grande. Si beaucoup comprennent et supportent même la lutte de Kémi Séba, ils ont eu du mal à accepter qu’il brûle un billet de banque : « <em>ça ne se fait pas</em> » ! C’est un totem ! Kémi Séba a presque manger son totem en faisant cela.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bien sûr, il s’agit d’un héritage culturel à commencer par les cauris utilisés auparavant comme pièce de monnaie.  Ils sont aujourd’hui encore utilisés pour des pratiques mystiques. Certains intellectuels africains sortis de cette moule comprennent donc difficilement ce geste de l’activiste franco-béninois. Au-delà de cela, brûler un billet de banque alors que certains vivent avec moins de 650 francs CFA (moins d’un euro) par jour passe mal dans l’entendement des africains. Sinon, sur la stratégie de Kémi Séba avait été accepté, il y aurait eu une grande vague de soutien et beaucoup auraient imité Kémi Séba.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Lutte contre la corruption et la gabegie</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Voilà donc une autre lutte que doivent mener les élites africaines anti-francs CFA. De toutes les luttes qui ont porté fruit en Afrique, la grande masse a toujours été impliquée. Il est donc temps, en plus des débats élitistes, d’impliquer ces paysans qui en réalité font la force de cette monnaie. Sinon, le combat mené, quel que soit les stratégies (choquantes, négociées), restera vain. Très souvent, il faut sortir de ces carcans de lutte élitiste, des conférences et panels réservés à un groupe et se rapprocher du peuple à la base pour faire comprendre le sens de la lutte. Sinon Kémi Séba restera incompris (et même méprisé) comme l’ont été beaucoup, aussi noble que soit (sera) son combat.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, voyons le sujet sur un autre angle. A quoi servirait une monnaie africaine si les dirigeants restent incapables à proposer de plans sérieux de développement à leur population, continuent dans la corruption et la gabegie et n’arrivent pas à s’émanciper mentalement et politiquement des puissances occidentales ? A rien bien sûr.<br />
</span></p>
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		<title>Kounkoufouanou, ce village burkinabè où les habitants sont des sdf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 14:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[déguerpis de Kounkoufouanou]]></category>
		<category><![CDATA[Droits à la terre]]></category>
		<category><![CDATA[Kounkoufouanou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installée depuis 1983, la population du village de Kounkoufouanou (situé à 70 km de Fada N’Gourma chef-lieu de la province du Gourma dans l’Est du Burkina)est désormais des sans domiciles fixes (SDF). Le village est situé sur l’axe Fada-Frontière du Bénin. Les habitants ont été déguerpis un beau matin de juin 2015. Ils ont fui leur localité laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, ils demandent au gouvernement burkinabè de respecter leurs droits&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Installée depuis 1983, la population du village de Kounkoufouanou (situé à 70 km de Fada N’Gourma chef-lieu de la province du Gourma dans l’Est du Burkina)est désormais des sans domiciles fixes (SDF). Le village est situé sur l’axe Fada-Frontière du Bénin. Les habitants ont été déguerpis un beau matin de juin 2015. Ils ont fui leur localité laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, ils demandent au gouvernement burkinabè de respecter leurs droits les plus élémentaires.</strong></span></p>
<figure id="attachment_2709" aria-describedby="caption-attachment-2709" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/09/kounkoufouanou-village-burkinabe-habitants-sdf/habitants_precaires-2/" rel="attachment wp-att-2709"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2709" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/habitants_precaires-2.jpg" alt="" width="650" height="365" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/habitants_precaires-2.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/habitants_precaires-2-300x168.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/habitants_precaires-2-30x17.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2709" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Cet habitant déguerpie de Kounkoufouanou habite dans une hutte précaire</span></figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">« </span><em><span style="color: #000000;">Officiellement, on nous accusait d’occuper illégalement la zone pastorale de Kabongo. Et pourtant, on avait respecté la distance qui nous était imposée  d’au moins 500 m pour les habitations et 1 km pour les champs.  Ce jour là, les forces  de l’ordre  armées jusqu’aux dents ont  mis à feu et à sac nos habitations.  Beaucoup d’entre nous ont été tabassés dont des femmes et des enfants, arrêtés et conduits derrière les barreaux.  Nos maisons  ont été brûlées avec tout ce qui s’y trouvait </span></em><span style="color: #000000;">», nous apprend Bernadette Koborini/Hanro mère éducatrice de l’école de Kounkoufouanou.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>« Nous vivons dans la faim »</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Elle poursuit son histoire : « <em>Nos réserves alimentaires sont parties en fumée. L’unique école où nos enfants pouvaient recevoir l’éducation a été défenestrée et fermée laissant nos enfants dans la rue. L’accès  de l’unique source d’eau, la fontaine du village, nous a été coupé.  Le choc fut immense et ses répercussions psycho-sociales désastreuses pour toute la communauté. Depuis lors, nos conditions de vie ne cessent de se dégrader. Nous vivons la faim par manque de terre pour produire. Le manque d’eau portable nous expose à des maladies diarrhéiques graves</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>« La situation c’est désormais aggravé pour les ressortissants de cette localité. « Nous  sommes reclus désormais dans des huttes de fortune  et certains ont  même perdu la vie dont une enfant à la suite de morsure de serpent. Quant à nos enfants, ils n’ont eu d’autres choix que d’abandonner l’école, compromettant ainsi leur avenir pour toujours</em> », explique, indignée, Bernadette Koborini/Hanro.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Les habitants déguerpis de Kounkoufouanou veulent être dédommager </strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Deux ans sont passés. La population de Kounkoufouanou reste dans une situation précaire alors que l’Etat burkinabè n’a aucun droit de regard sur eux. Ils reconnaissent néanmoins avoir reçu des vivres (quelques sacs de mils, de l’huile, des biscuits). Mais tout cela est en deçà  des préoccupations de ces populations à la recherche d’une terre où vivre, nourrir leurs enfants, les envoyés à l’école et les soigner.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C’est pourquoi, ils attendent du gouvernement burkinabè, des mesures urgentes pour leur permettre de subvenir à leurs besoins alimentaires. Ils souhaitent que le dossier de Kounkoufouanou soit rouvert pour résoudre clairement la question de la délimitation de la zone pastorale, de dédommager les membres de la communauté pour les pertes éprouvées lors du déguerpissement. Ils seraient plus de sept mille personnes à la recherche d’une terre où vivre.</span></p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/09/kounkoufouanou-village-burkinabe-habitants-sdf/">Kounkoufouanou, ce village burkinabè où les habitants sont des sdf</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
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		<item>
		<title>Liberté de la presse : le Burkina mieux classé que les Etats-Unis</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/03/liberte-presse-burkina-mieux-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2017 16:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Reporters sans frontière (RSF)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de liberté de la presse, le Burkina Faso est mieux classé que les États-Unis, pourtant considérés comme un pays de tradition démocratique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span><strong><span style="color: #000000;">La presse au Burkina Faso est libre si l’on croit le dernier classement de Reporter Sans frontière (RSF). </span><a style="color: #000000;" href="https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2017-le-grand-basculement">Le Burkina Faso occupe la 4<sup>e</sup> place devant les États-Unis</a><span style="color: #000000;"> selon le dernier classement sur la liberté de la presse dans le monde. Un classement qui peut paraître surprenant quand on se trouve au pays des hommes intègres.</span><br />
</strong></span></p>
<p><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/03/liberte-presse-burkina-mieux-etats-unis/liberte-de-la-presse/" rel="attachment wp-att-2703"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2703 aligncenter" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/liberté-de-la-presse.jpg" alt="" width="620" height="406" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/liberté-de-la-presse.jpg 620w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/liberté-de-la-presse-300x196.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/liberté-de-la-presse-30x20.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Burkina Faso, 42<sup>e</sup> dans le classement de RSF est en effet juste devant les États-Unis qui arrivent 43<sup>e</sup> en matière de liberté de la presse. En plus de cela, le Burkina Faso n’est pas si loin de la France qui se place à la 39<sup>e  </sup></span><span style="color: #000000;">position. Les trois pays se trouvent tous dans la même zone jaune, qui désigne les parties du globe à la « <em>situation plutôt bonne </em>» selon la légende du tableau de RSF. La surprise réside dans le fait qu’au Sud du Sahara, les États-Unis et la France sont considérés comme des modèles historiques de démocratie, tandis que le Burkina Faso sort de 27 ans de règne de Blaise Compaoré. Le pays n’avait jamais connu une alternance  démocratique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais en parcourant la documentation du site de Reporter Sans Frontière (RSF), on se rend compte « <em>en l’espace d’un an seulement, le nombre de pays où la situation pour les médias est considérée comme “bonne” ou “plutôt bonne” a diminué de 2,3% </em>». Et pourtant, RSF constate que c’est dans les pays de traditions démocratiques que l’on constate une dégradation de la liberté de la presse.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Donald Trump coupable ?</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Qu’est ce qui peut expliquer une telle situation ? « <em>A force de rogner sur la liberté fondamentale d’informer au prétexte de protéger leurs citoyens, les démocraties risquent d’y perdre leurs âmes </em>», souligne le secrétaire général de RSF Christophe Deloire. Les élections présidentielles aux États-Unis et en France semblent expliquer en partie la baisse de la côte de ces deux pays avec des attaques répétées, des insultes, « dans un climat violent et délétère». De plus en plus, les hommes politiques tendent à s’immiscer dans le travail fait par les journalistes dans ces pays qui avaient pourtant bonne réputation. RSF donne pour exemple le cas de la Finlande où le Premier ministre s’est personnellement « <em>immiscé dans les programmes de la radio publique Yle pour qu&rsquo;elle ne traite plus d’un possible conflit d&rsquo;intérêts dans lequel il serait impliqué</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sous pression, les médias sont de plus en plus traqués dans ces nations dites de démocratie avec l’adoption parfois de charte élargissant le pouvoir des services secrets sans protection pour les journalistes. C’est le cas précisément au Royaume-Unis, classé juste à deux points de plus que le Burkina Faso. Dans certains pays, les journalistes sont mêmes obligés de livrer leurs sources alors que d’autres sont mis sur écoute comme c’est le cas au Canada.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>La précarité du métier menace les journalistes burkinabè</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Si le Burkina Faso occupe un bon rang dans ce classement, c’est à la suite du sacrifice du journaliste Norbert Zongo, assassiné en 1998. Le rôle joué par les médias pendant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2017 a aussi favorisé ce climat. Mais la menace demeure avec les lourdes amendes et les sanctions pouvant conduire à la fermeture des journaux demeure une limite selon RSF.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, ce classement ne doit pas cacher les nombreux problèmes que rencontrent les journalistes burkinabè. La précarité (bas salaire, mauvaises conditions de travail, la pression du travail, de l’employeur etc.) empêche souvent les journalistes de faire leur travail de façon indépendant et consciencieuse. Ils sont souvent obligés d’accepter des <em>perdiems</em> de cinq mille, dix mille francs CFA lors des couvertures d&rsquo;événements pour souvent joindre les deux bouts. L’amélioration des conditions de travail des journalistes burkinabè est le défi à relever.</span></p>
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		<item>
		<title>Au Burkina-Faso, un documentaire décrit la chute de Compaoré</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/01/burkina-faso-documentaire-chute-compaore/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 18:39:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Balai Citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[Blaise Compaoré]]></category>
		<category><![CDATA[cinema burkinabe]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hamidou Valian]]></category>
		<category><![CDATA[Insurection populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Rasmané Zidnaba]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sams'K le Jah]]></category>
		<category><![CDATA[Smockey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le documentaire « Place à la révolution », film de 84 minutes plonge le spectateur dans les moments de lutte qui ont conduit à la chute de l’ancien président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré. Il s’intéresse surtout à l’organisation, la mobilisation, la sensibilisation  et la lutte menée sur le terrain par les leaders du Balai Citoyen contre la modification de l’article 37 de la Constitution du Burkina. Cet article permettait à l’époque au&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le documentaire « Place à la révolution », film de 84 minutes plonge le spectateur dans les moments de lutte qui ont conduit à la chute de l’ancien président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré. Il s’intéresse surtout à l’organisation, la mobilisation, la sensibilisation  et la lutte menée sur le terrain par les leaders du <a href="https://www.lebalaicitoyen.com/">Balai Citoyen</a> contre la modification de l’article 37 de la Constitution du Burkina. Cet article permettait à l’époque au Président Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat et d’instituer un pouvoir à vie.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/05/01/place-revolution-balai-citoyen-tomber-compaore/smockey-samsk-le-jah-balai-citoyen/" rel="attachment wp-att-2695"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2695" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/Smockey-SamsK-Le-Jah-Balai-Citoyen.jpg" alt="Place à la révolution revient sur le processus de mobilisation du Balai Citoyen (Boukari Ouédraogo)" width="686" height="515" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/Smockey-SamsK-Le-Jah-Balai-Citoyen.jpg 960w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/Smockey-SamsK-Le-Jah-Balai-Citoyen-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/Smockey-SamsK-Le-Jah-Balai-Citoyen-768x576.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/05/Smockey-SamsK-Le-Jah-Balai-Citoyen-30x23.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></a></p>
<p>Lorsqu’il met la radio offerte par sa grand-mère en marche, Kiswendsida Parfait Kaboré dit Galadio tombe sur la voix de Sams’K Le Jah, à l’époque animateur d’une émission reggae sur la Radio Ouaga FM. Il décide alors de le rencontrer. D’un portrait de Sams’K le Jah qu’il voulait réaliser, il sort le documentaire « Place à la révolution ». Un film qui résume la lutte menée par le <a href="https://www.lebalaicitoyen.com/">Balai Citoyen</a> avec ses deux leaders principaux Sams’K Le Jah et Smockey.  Il a été co-fondé durant l&rsquo;été 2013 par ces deux artistes militants, inspirés des idées de l&rsquo;opposant, Thomas Sankara. Ils ont organisé différentes actions de protestation durant l&rsquo;année 2014, dont la tenue d&rsquo;un meeting conjoint avec une trentaine de partis d&rsquo;opposition,  le 31 mai 2014, contre le président d&rsquo;alors, Blaise Compaoré.</p>
<p><span style="color: #000000;">La caméra de Galadio est braquée principalement sur Sams K Le Jah et son compagnon de lutte Smockey deux artistes engagés dès les premières heures contre la modification de l’article 37. A travers des images inédites et presque uniques, il nous montre les coulisses de ce processus de révolution. Mais, c’est aussi une épopée musicale (concerts de sensibilisation grands-publics, des campagnes de reboisement et surtout des rencontres d’échanges dans les différents quartiers, les villages, les écoles loin de la capitale Ouagadougou) que propose le réalisateur etc.</span></p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>De la parole aux actes</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;"> « <em>Il ne s’agit pas de parler seulement de Sankara, il a posé des actes il faut transmettre ça</em> », résume Le Jah. Cette réalisation, est une plongée au cœur des différents évènements faisant en gros plan sur les marches, les meetings, les résistances face à Blaise Compaoré qui comptait s’éterniser au pouvoir. Le spectateur se sent véritablement acteur de tout ce qui passe. Mieux, Il vit les ambiances de meetings géants, respire les gaz lacrymogènes, prend part aux affrontements avec la police etc.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, ce film tranche donc avec plusieurs autres par le fait qu’il met le spectateur au cœur de l’action, comme premier acteur. Normal dans la mesure où le réalisateur était au cœur de l’évènement. La caméra est surtout braquée uniquement sur le Balai Citoyen et ses leaders. Si « Place à la révolution » commence sur des notes musicales, il s’achève aussi sur des notes slam alors que l’assemblée nationale est en plein feu.</span></p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Il n’y a pas que Smockey et le Jah</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, aucune mention faite aux partis politiques, aux autres associations qui ont lutté aux côtés du Balai Citoyen. Une volonté du réalisateur qui se comprend aisément. Pour ceux qui n’ont pas été au cœur de cette lutte, ils découvrent de nouveaux visages tels que le slameur Hamidou Valian présent tout le long du film à travers ses verts décapants. Il a presque volé la vedette aux deux principaux leaders du Balai Citoyen. A côté de lui,  Rasmané Zidnaba qui s’est révélé être un véritable harangueur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On reste sur sa faim sur certains points. La caméra est surtout braquée sur Sams’K Le Jah. Smockey ne semble joué qu’un rôle d’accompagnateur. En plus de cela, « Place à la révolution » n’entre pas assez dans les coulisses : réunion sécrètes, briefing avant et après les manifestations, les dessous de l’arrivée du général Isaac Zida au pouvoir. D&rsquo;ailleurs, le tournage a débuté depuis octobre 2012. </span><span style="color: #000000;">Malgré tout, Place à la Révolution est un chef d’œuvre qui permet à celui qui n’a pas vécu la révolution burkinabè en direct de le vivre comme s’il y était.</span></p>
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		<item>
		<title>Téléphonie mobile au Burkina : une vraie galère</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/20/telephonies-mobiles-au-burkina-vraie-galere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2017 16:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Onatel]]></category>
		<category><![CDATA[Orange Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[téléphones portables]]></category>
		<category><![CDATA[téléphonies]]></category>
		<category><![CDATA[téléphonies mobiles]]></category>
		<category><![CDATA[Telmob]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une concurrence entre trois compagnies de téléphonie mobile, les clients sont confrontés à une mauvaise qualité du réseau.</p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/20/telephonies-mobiles-au-burkina-vraie-galere/">Téléphonie mobile au Burkina : une vraie galère</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Lorsque certains burkinabè ont appris que Orange Burkina prenait la place de Airtel Burkina, ils ont crié « vivent la concurrence, que le consommateur gagne ! ». Au même moment, le réseau de téléphonie mobile Telecel testait sa 3G. On partait vers une concurrence qui devait pousser les trois réseaux de téléphonies mobiles à s’améliorer en qualité. Mais hélas… Le consommateur burkinabè continue de galérer.</strong></span></p>
<figure id="attachment_2685" aria-describedby="caption-attachment-2685" style="width: 550px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/20/telephonies-mobiles-au-burkina-vraie-galere-burkinabe/antenne-relai_reference/" rel="attachment wp-att-2685"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2685" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/antenne-relai_reference.gif" alt="" width="550" height="368" /></a><figcaption id="caption-attachment-2685" class="wp-caption-text">(ph. ird.fr)</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">La situation a même empirée. Depuis que Airtel Burkina est devenu Orange Burkina, la qualité du réseau est devenue horrible. D’abord, la connexion internet est pénible. Il faut souvent prendre plusieurs heures pour ouvrir une page avec sa clé de connexion Orange Burkina. Ouvrir une page Facebook qui semble être l’une des pages les plus légères s’avère être un véritable chemin de croix.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’ailleurs, dans certaines zones de la capitale burkinabè, il est devenu impossible de se connecter à Internet tant la connexion est défectueuse. Même certaines zones de Ouagadougou bien couvertes auparavant connaissent des soucis.</span></p>
<h3 style="text-align: center;">Mauvaise qualité de la connexion et des appels</h3>
<p><span style="color: #000000;">En plus de la mauvaise qualité de la connexion, il est devenu tout aussi pénible de joindre son correspondant. Lorsque vous tentez d’appeler, votre téléphone vous indique que le réseau est occupé, le portable de votre correspondant est éteint ou qu’il se trouve dans une zone hors connexion.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Et pourtant, Airtel Burkina était considéré comme le meilleur en matière d’appels téléphoniques. Qu’est ce qui explique ce changement ? Certains connaisseurs du domaine pensent que les travaux de basculement du service indien vers celui français en serait la raison. Mais selon les vérifications d&rsquo;agents, le problème ne viendrait pas de là. </span></p>
<h3 style="text-align: center;">ONATEL et Telecel, pas mieux que Orange</h3>
<p><span style="color: #000000;">Quant au réseau ONATEL (telmob), il ne semble aucunement faire des progrès dans la qualité de ses offres. Il est actuellement presque dans la même situation qu’Orange Burkina : difficile de joindre son correspondant, mauvaise qualité de la connexion 3G qu’il prétend offrir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Telecel déjà célèbre pour la mauvaise qualité de ses services est le réseau à la traine. Son offre de service et la qualité de son réseau sont limitées. Il vient tout de même de lancer sa 3G. Mais pour le moment, il faut se connecter à 5000 francs CFA pour 1 giga valable une semaine et 10.000 Francs CFA pour 5 gigas valables un mois. Dans un tel contexte, ce n’est qu’une minorité de burkinabè qui peut bénéficier de ces services. Car, les revenues des burkinabè ne leur permettent pas de payer le luxe d’une connexion à ces prix-là.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au vu de tous ces problèmes, on se demande comment ces trois services de téléphonie mobile pourront échapper à des sanctions de la part l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes au Burkina Faso (ARCEP).</span></p>
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		<title>Enterrement d’une grand-mère dans un village au Burkina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2017 20:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[Gassongo]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Tikaré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est 20 heures à Gassongo, village situé dans le département de Tikaré (Province du Bam) dans le nord du pays lorsque j’arrivais de Ouagadougou (environs 85 km).  La concession habituellement vide de Ignan (mère, par imitation du cri des poussins) refuse du monde. L’ambiance est festive. Une troupe musicale féminine chante, tapant sur des calebasses posées sur un cousin. C’est la fête. Et pourtant, Yaaba, ma grand-mère est morte&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="color: #000000;"><strong>Il est 20 heures à Gassongo, village situé dans le département de Tikaré (Province du Bam) dans le nord du pays lorsque j’arrivais de Ouagadougou (environs 85 km).  La concession habituellement vide de Ignan (mère, par imitation du cri des poussins) refuse du monde. L’ambiance est festive. Une troupe musicale féminine chante, tapant sur des calebasses posées sur un cousin. C’est la fête. Et pourtant, Yaaba, ma grand-mère est morte le matin même.</strong></span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Mondoblog Audio #105 @Boukari Ouedraogo - Enterrement grand-mère au Burkina Faso by RFI" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F1249933630&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/12/enterrement-dune-grand-mere-village-burkina/enterrement-gassongo-3/" rel="attachment wp-att-2674"><img loading="lazy" decoding="async" width="650" height="365" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/enterrement-gassongo-3.jpg" alt="" class="wp-image-2674" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/enterrement-gassongo-3.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/enterrement-gassongo-3-300x168.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/enterrement-gassongo-3-600x337.jpg 600w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/enterrement-gassongo-3-30x17.jpg 30w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption>Des femmes accompagnant le défunt dans sa tombe chantent et dansent</figcaption></figure></div>



<p><span style="color: #000000;">C’était la coutume. &nbsp;Quand une personne âgée s’en allait, c’était une fête. L’on fêtait son départ vers un autre monde. C’était un voyage&nbsp;! On m’invita à voir son corps. Je n’avais jamais fait ça. Je n’aurai d’ailleurs jamais fait ça. Mais c’était ma grand-mère, la personne la plus importante de ma vie. &nbsp;Elle était couchée sur une natte, la tête rasée. On semblait dormir.</span></p>



<blockquote><h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Du monde pour le dernier voyage</strong></span></h4></blockquote>



<p><span style="color: #000000;">Plus la nuit avançait, plus la concession devenait petite. Les femmes arrivaient d’un peu partout. Certaines venues de loin avaient fait leurs affaires dès qu’elles avaient appris le décès le matin même. La musique redoublait d’intensité. Les femmes rivalisaient de créativité dans leurs chants. Elles en inventaient sur place, vantaient les qualités &nbsp;humaines de cette dame véritable modèle d’intégrité. Gardienne des traditions, elle a toujours joué sa partition pour le respect des coutumes ancestrales. &nbsp;</span></p>



<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/ndCrwm5nfKY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>



<p><span style="color: #000000;">Dans la cour donc, chantaient, dansaient, criaient, se taquinaient. Les plateaux plats de riz circulaient de main à main, se posaient autour de groupes de femmes. Alors, un vieil homme m’appela de côté&nbsp;: «&nbsp;<em>votre grand-mère n’a pas eu de de garçon. C’est à vous de l’honorer</em>&nbsp;». Ce qui signifie que la fête devait être grandiose. Je devais acheter du dolo (bière traditionnel), des liqueurs et aussi du café pour que ces dames se droguent. Après ça, elles pouvaient chanter jusqu’au matin. Je m’exécutais. Les femmes n’arrêtèrent pas de chanter les louanges de Yaaba que lorsque les premiers rayons de soleil transpercèrent le ciel.</span></p>



<blockquote><h4 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">L&rsquo;enterrement sous la canicule</span></strong></h4></blockquote>



<p><span style="color: #000000;">Quand le soleil installa vraiment son trône dans le ciel dégagé, elles revinrent avec des bidons d’eaux portée sur la tête où à l’aide de pousse-pousse. D’autres apportèrent du bois pour la cuisine.</span></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/12/enterrement-dune-grand-mere-village-burkina/ambiance-enterrement-gassongo/" rel="attachment wp-att-2675"><img loading="lazy" decoding="async" width="650" height="365" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/ambiance-enterrement-gassongo.jpg" alt="" class="wp-image-2675" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/ambiance-enterrement-gassongo.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/ambiance-enterrement-gassongo-300x168.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/ambiance-enterrement-gassongo-600x337.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption>Au son des tambours, le village de Gassongo rend un dernier hommage à Yaaba</figcaption></figure></div>



<p><span style="color: #000000;">L’enterrement de Yaaba était prévu pour 11 heures ce samedi 8 avril. Plus l’heure approchait, plus le monde grossissait. De villages parfois lointains, des femmes et des hommes souvent à pied, arrivèrent pour assister au dernier voyage de ma grand-mère. Ils tenaient tous à lui rendre un dernier hommage. Une heure avant, sous une forte canicule, le cercueil de Yaaba fut exposé sous un grand arbre pour le dernier hommage. De nombreux villageois se rassemblèrent autour.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Après des incantations, on demandait à des jeunes de transporter le corps au cimetière. Ils se bousculèrent. Chacun voulait raconter un jour qu’il a tenu le cercueil de ma grand-mère. «&nbsp;<em>Ne vous en faites pas. Chacun pourra porter le cercueil. Il faut vous relayer</em>&nbsp;», expliqua un vieil homme. Ils se mirent à chanter au son du tam-tam.</span></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Kouma yela mè (le défunt vous parle)</strong></span></p><p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Kouma yela mè (le défunt vous parle)</strong></span></p><p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Kouma yela mè yaaa (le défunt vous dit)</strong></span></p><p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ti ra yondg mana biig yéééé (de ne pas faire du mal à ses enfants après son départ)…</strong></span></p></blockquote>



<p><span style="color: #000000;">500 mètre séparent la cour de Yaaba à sa tombe. Mais, cette distance fut parcourue en une heure. Après 50 mètres, on s’arrêtait, on chantait, on dansait, on lançait des youyous alors que les jeunes balançaient le cercueil au rythme des tambours. Généralement, les plus âgés restent à la maison. Ceux qui ne pourraient pas retenir leurs larmes n’avaient pas leur place. C’était une fête et non un deuil&nbsp;!</span></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/12/enterrement-dune-grand-mere-village-burkina/tombe-gassongo-2/" rel="attachment wp-att-2676"><img loading="lazy" decoding="async" width="650" height="487" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Tombe-Gassongo-2.jpg" alt="" class="wp-image-2676" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Tombe-Gassongo-2.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Tombe-Gassongo-2-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Tombe-Gassongo-2-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption>La tombe de Yaaba à Gassongo</figcaption></figure></div>



<blockquote><h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>La fête continue après l&rsquo;enterrement</strong></span></h4></blockquote>



<p><span style="color: #000000;">Puis, arrivées au cimetière, les femmes rebroussent chemin. Quelques jeunes gens restent pour l’enterrement. La tombe de Yaaba, creusée la veille compte deux parties. La première partie est sous la forme d’un cercle de deux mètres environs de rayon et un mètre de profondeur. A partir de ce trou, ils creusèrent ensuite un rectangle d’environ deux mètres de longs et 50 mètres de large.</span></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/04/12/enterrement-dune-grand-mere-village-burkina/enterrement-gassongo/" rel="attachment wp-att-2673"><img loading="lazy" decoding="async" width="650" height="365" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Enterrement-Gassongo.jpg" alt="" class="wp-image-2673" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Enterrement-Gassongo.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Enterrement-Gassongo-300x168.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/04/Enterrement-Gassongo-600x337.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption>Cérémonie d&rsquo;enterrement d&rsquo;une grand-mère dans un village burkinabè</figcaption></figure></div>



<p><span style="color: #000000;">Quand le cercueil fut placé minutieusement, on le recouvrir avec des pierres avant d’y jeter la terre. C’était la fin. Je ne reverrai plus Yaaba. Mais la fête continue.&nbsp; On continua à manger et à boire comme si c’était à Noël ou la fête de tabaski. Enfin, toute la nuit la troupe de danse du village dansa tout en buvant les nombreuses bouteilles de liqueur, de dolo et aussi du café.</span></p>
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		<title>A Ouagadougou, le marché des lampes solaires se développe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2017 23:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[Lampes solaires]]></category>
		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
		<category><![CDATA[Rood Wooko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La forte demande a fait exploser le marché des lampes solaires au Burkina Faso. Elles permettent de vaincre l'obscurité en période de délestage.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le commerce des lampes solaires connait un véritable bond actuellement au Burkina Faso et à Ouagadougou notamment. Avec cette période de canicule où les délestages sont quotidiens et durent de longues heures, le recours à ces lampes permet de vaincre l’obscurité.</strong></span></p>
<p><figure id="attachment_2661" aria-describedby="caption-attachment-2661" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/03/30/ouagadougou-le-marche-des-lampes-solaires/lampes-solaires-2/" rel="attachment wp-att-2661"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2661" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-2.jpg" alt="" width="652" height="489" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-2.jpg 960w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-2-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-2-768x576.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-2-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2661" class="wp-caption-text">Les lampes solaires marchent bien à Ouaga (Ph. Boukari Ouédraogo)</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un pays où le taux d’ensoleillement est élevé, le recours à l’énergie solaire s’impose de fait. Depuis la fin du mois de février, les lampes solaires ont pris place dans les étalages. Elles s’arrachent comme des petits pains. Entre le mois de mars et de mai, les délestages sont fréquents à Ouagadougou et durent en général plusieurs heures. C’est pourquoi les Burkinabè se tournent de plus en plus vers les lampes solaires.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alors, partant de ce constat, j’ai tenté de me faire une petite idée sur le commerce de ces petites machines. Pour cela, j’ai choisi de me rendre au grand marché de Ouagadougou, <strong>Rood Wooko</strong>. Du côté Est de ce marché se trouve un commerçant qui propose diverses marchandises. Il dispose d’une variété de lampes solaires et accessible à presque toutes les bourses.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Marchander le prix des lampes </strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Je négocie avec lui deux petites lampes qu’une connaissance avait acheté pour 2 000 francs CFA. Il refuse de me les céder à ce prix. Je dois ajouter 500 francs CFA. A prendre ou à laisser. « <em>Quelque chose qui ne suffit pas</em> », fait-il semblant de dire à son voisin pendant que je m’éloigne sur ma moto. C’est une manière de me faire comprendre qu&rsquo;elles seront vendues que ce soit à moi ou à une autre personne.</span></p>
<p><figure id="attachment_2662" aria-describedby="caption-attachment-2662" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/03/30/ouagadougou-le-marche-des-lampes-solaires/lampes-solaires-3/" rel="attachment wp-att-2662"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2662" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-3.jpg" alt="" width="652" height="489" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-3.jpg 960w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-3-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-3-768x576.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-3-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2662" class="wp-caption-text">Il suffit d&rsquo;exposer ces lampes au soleil pour les faire fonctionner (Ph. Boukari Ouédraogo)</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Quelques minutes après, je me retrouve carrément du côté opposé. Là-bas également se trouve un autre vendeur de lampes solaires. Après discussions, il accepte de me vendre chacune des lampes pour 2 000 francs CFA. J’en achète trois. Effectivement, comme m’expliquera ce commerçant, depuis deux à trois ans, la demande en lampes solaires est très forte. Auparavant vendeur de postes radio, il s’est convertit peu à peu dans le commerce des lampes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« Avant, me fait-il comprendre, les lampes à piles avaient déjà pris la place des lampes à pétrole ». Il est devenu de plus en plus difficile de trouver du pétrole sur le marché. En plus de cela, les lampes à piles épargnent des odeurs du pétrole et de la fumée qui s’échappe. Pourtant elle n’éclaire pas aussi bien que les lampes à piles et désormais les lampes solaires.</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Une bonne affaire pour les fonctionnaires des villages</strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Hormis les délestages, beaucoup de quartiers périphériques de Ouagadougou n’ont pas de réseau électrique. Pour éviter de dormir dans le noir, ils sont donc obligés de recourir aux lampes solaires qui n’occasionnent aucun autre frais à part le prix d’achat. Il suffit de la laisser se charger pendant toute la journée sous le soleil. L’énergie emmagasinée permet de l’utiliser pendant la nuit.</span></p>
<p><figure id="attachment_2660" aria-describedby="caption-attachment-2660" style="width: 658px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/03/30/ouagadougou-le-marche-des-lampes-solaires/lampes-solaires/" rel="attachment wp-att-2660"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2660" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires.jpg" alt="" width="658" height="494" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires.jpg 960w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-768x576.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/lampes-solaires-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 658px) 100vw, 658px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2660" class="wp-caption-text">Un étale de lampes et appareils solaires (ph. Boukari Ouédraogo)</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Ensuite, les lampes solaires sont très demandées par les enseignants et fonctionnaires vivant dans les villages. « Il y a beaucoup de fonctionnaires <em>des villages qui viennent acheter les lampes ici pour repartir dans les villages. Quand ils viennent, ils peuvent acheter deux ou trois comme vous venez de le faire » </em>m’assure le vendeur. Le principal avantage est qu’il y en a pour toutes les bourses. « <em>Les prix vont de deux mille à ce que tu peux </em>».</span></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Les lampes à défaut des plaques solaires</strong></h4>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, la qualité de la batterie de certaines d&rsquo;entre elles permet d’éclairer la maison, de charger des téléphones portables, faire fonctionner la radio et parfois même de brancher la télévision ou le ventilateur. « <em>Mais je n’ai pas ça</em> », prévient-t-il. Néanmoins, il existe aussi des radios, des torches, des ventilateurs qui fonctionnent grâce à l’énergie solaire. Certaines lampes bien que disposant de plaques solaires minuscules peuvent être chargée avec des piles ou de l’électricité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ceux qui ont recours aux lampes solaires n’ont pas forcément les moyens de s’acheter les grosses plaques solaires et les batteries pour éclairer toutes les pièces de leurs maisons à cause du coût. Au moins, avec ces lampes solaires, bon marché, ils peuvent faire l’essentiel de leur travail.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lutte contre les terroristes : la psychose s’est installée au nord du Burkina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 21:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Nassoumbou]]></category>
		<category><![CDATA[Nord du Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme au Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Terroristes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités burkinabè peuvent enfin bomber la poitrine. Malmenées depuis longtemps par de multiples attaques de terroristes, elles ont annoncé avoir abattu l&#8217;un d&#8217;entre eux et arrêté 18 autres dans la nuit du 22 au 23 mars 2017 à Pétéga, une localité située à 25 km de Dori, au nord du Burkina Faso. Bonne nouvelle. Effectivement, les terroristes ont multiplié les victoires depuis les attentats du 14 janvier 2016, l’enlèvement&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Les autorités burkinabè peuvent enfin bomber la poitrine. Malmenées depuis longtemps par de multiples attaques de terroristes, elles ont annoncé avoir abattu l&rsquo;un d&rsquo;entre eux et arrêté 18 autres dans la nuit du 22 au 23 mars 2017 à Pétéga, une localité située à 25 km de Dori, au nord du Burkina Faso. Bonne nouvelle.<br />
</strong></span></p>
<p><figure id="attachment_2653" aria-describedby="caption-attachment-2653" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/03/27/lutte-contre-les-terroristes-la-psychose-sest-installee-au-nord-du-burkina/1701-burkina-faso-soldats-jpeg/" rel="attachment wp-att-2653"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2653" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/1701-Burkina-Faso-soldats.jpeg.jpg" alt="" width="720" height="405" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/1701-Burkina-Faso-soldats.jpeg.jpg 720w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/1701-Burkina-Faso-soldats.jpeg-300x169.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2653" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La lutte contre les terroristes sera de longue haleine mais le gouvernement burkinabè doit tout faire pour que la population soit rassurée et collabore (ph. France24.com)<br /></span></figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, les terroristes ont multiplié les victoires depuis les attentats du 14 janvier 2016, l’<a href="https://www.rfi.fr/afrique/20161126-burkina-otage-australien-naturalise-soutiens-esperent-progres-dr-elliott">enlèvement du Dr Elliot</a>, les attaques de <a href="https://www.rfi.fr/afrique/20161225-burkina-faso-renforcement-securite-ouagadougou-attaque-nassoumbou">Nassoumbou</a> (province du Soum au Nord du pays) du 15 décembre 2016 et surtout l’assassinat de l’enseignant et directeur d’école Salif Badini dans la même région. Ces attaques à répétition donnaient l’impression d’une armée burkinabè faible, impuissante et même sans arme face à des ennemis mieux préparés et apparemment plus déterminés.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Justement, la période d&rsquo;immobilisme du gouvernement et des forces de sécurité burkinabè a permis l’installation d’un moment de doute et de peur. On se posait (on continue d’ailleurs à se poser) des questions sur les capacités réelles de l’armée burkinabè à faire face aux attaques.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>La méfiance au nord</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">En effet, le point d’orgue de cette psychose définitivement installée est l’assassinat de Salif Badini. Il faut être au nord du pays pour comprendre la peur des populations. D’ailleurs, j’en ai fait l’amère expérience. Perdu en pleine brousse avec un ami et une grosse moto, nous nous sommes arrêtés pour demander notre route. Mais les deux individus que nous avons vus à moto ont filé automatiquement lorsque nous nous sommes approchés. Plus tard, j’ai appris que depuis cet épisode douloureux, l’on se méfie des grosses motos et de toute personne enturbannée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malgré la première véritable victoire annoncée par les autorités, sur le terrain, les informations ne rassurent pas. Les forces de défense et de sécurité manquent cruellement de moyens et de matériel. Il suffit de voir comment sont équipés les gendarmes et policiers sur les différents axes routiers. Pendant que les terroristes se promènent avec des B12, les militaires burkinabè patrouillent parfois avec de simples kalachnikovs. Face à la puissance de feu des terroristes, la détermination ne suffit pas.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>La population doit collaborer mais&#8230;<br />
</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">En plus de cela, les autorités burkinabè communiquent mal. Le gouvernement, par exemple, a doté l’armée burkinabè de 500 motos pour lutter contre le terrorisme. Elles ont été présentées à la presse. Dans le contexte burkinabè, ces informations sont du pain béni pour le camp adverse. Ils vont désormais s’attaquer à tous ceux qui rouleront sur ces types de motos.  L’effet de surprise n’existe plus. Ils auraient déjà récupéré trois motos aux forces de défense burkinabè. Un militaire, tombé dans une embuscade lors d’une patrouille, aurait été tué à croire certaines causeries.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais, le problème le plus important, c’est que la population ne collabore pas. La plupart des attaques se passent dans les villages où les gens se connaissent tous. Cependant, personne n’ose dénoncer de peur de représailles. Justement, c’est le manque de confiance au gouvernement burkinabè resté longtemps laxiste et amorphe. De par le passé, de simples bandits sont ressortis régler des comptes parce qu’ayant appris l’identité de ceux qui les ont dénoncés. Partant de ces expériences douloureuses, difficile aux populations de faire confiance quand ils ne voient aucune garantie de sécurité et protection.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour arrêter cette psychose, l’armée doit burkinabè doit à son tour multiplié les victoires. Ce qui permettra de rassurer la population et récréer le lien de confiance. Sinon pour le moment, l&rsquo;avantage est dans le camp des terroristes dans cette guerre.<br />
</span></p>
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		<title>Le FESPACO doit créer un véritable marché du cinéma africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 16:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma africian]]></category>
		<category><![CDATA[Culture burkinabè]]></category>
		<category><![CDATA[Fespaco]]></category>
		<category><![CDATA[festival de cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FESPACO doit s'impliquer davantage pour la promotion des films africains sur le continent. Ce qui permettra à ces films d'être vus par des africains. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">La 15e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a pris fin samedi 4 mars 2017 avec le deuxième sacre du Sénégalais <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Gomis">Alain Gomis</a>. Le FESPACO est terminé. C’en est fini pour ces films africains d&rsquo;être l&rsquo;objet d&rsquo;une attention particulière pendant une semaine. Ils sont presque tous rangés dans les tiroirs des réalisateurs, hormis les quelques-uns qui ont l’avantage de voyager dans d’autres festivals.</span></strong></p>
<p><figure id="attachment_2644" aria-describedby="caption-attachment-2644" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/03/14/fespaco-creer-marche-cinema-africain/fespaco-2017-cinema/" rel="attachment wp-att-2644"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2644 size-full" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/FESPACO-2017-cinéma.jpg" alt="" width="650" height="436" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/FESPACO-2017-cinéma.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/03/FESPACO-2017-cinéma-300x201.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2644" class="wp-caption-text">Le FESPACO doit contribuer à la promotion des films sur le continent</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Les organisateurs du FESPACO diront que ce n’est pas leur rôle de promouvoir les différents films africains. Erreur. Il ne doit pas être comme les autres festivals. Les films européens voyagent beaucoup. Les productions, les distributions et les salles (exploitations) sont mieux structurées. En amont comme en aval, les chaînes de télévisions sont de véritables soutiens pour ces films.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, le Burkina Faso doit permettre, ou mieux contribuer, à créer un véritable marché du cinéma africain. Ce qui permettra une meilleure circulation des films produits par les africains. Sinon, combien d’entre eux auront la chance de suivre « <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=243543.html">Félicité</a> », de Alain Gomis sacré Étalons d’or de Yennenga (la récompense suprême du festival), l’Orange africain de Sylvestre Amoussou qui a véritablement conquis le public encore moins « A miles in my shoes » du Marocain Said Khallaf, classé troisième. Que dire donc des 150 autres vus tout au long du festival ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D&rsquo;ailleurs, je me rappelle qu’en 2011, le thème retenu à l’occasion de la 22e édition était « <em>Cinéma africain et marchés</em>« . L’objectif était de réfléchir sur l’accès des films africains sur le marché cinématographique que ce soit sur le continent ou à l’international. Six ans après, où en sommes-nous ? Toujours à la case départ. C’est vrai, les salles de cinéma ferment de plus en plus en Afrique. Mais, à mon avis, cela est beaucoup plus dû au fait qu’elles ne diffusent que des films américains que ce même public achète à bon prix en CD au petit marché de n’importe quel village d’Afrique. Pendant ce temps, ce public ignore tout des films du continent.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Faire voir les meilleurs films dans d&rsquo;autres capitales</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">C’est au FESPACO et aux cinéphiles africains (les acteurs directs) de s’impliquer et faire en sorte que, au-delà de la biennale, ces films puissent voyager dans différents pays africains. Certains pays africains se battent pour accueillir l’événement et certains ont émis l’idée d’un FESPACO « tournant », à l’image de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Les organisateurs doivent s’appuyer sur cet intérêt pour interpeller les gouvernants africains et les ministères en charge de la culture pour créer des mini-événements cinéma pour commencer. Par la suite, elle pourra penser à étaler les projections des meilleurs films africains tout au long de l’année.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sinon, on pourrait peut-être imaginer un concept « Le FESPACO à Abidjan », « Le FESPACO à Dakar », le « FESPACO à Bamako » comme cela a déjà été fait avec « Le FESPACO à Bobo » etc. Le FESPACO doit donc s’impliquer pour une distribution en chaîne des films africains. Cela peut se faire par la création d’un réseau de salles de cinéma qui pourraient accueillir les meilleures productions africaines. Des productions labellisées FESPACO pourraient bien attirer le public dans les salles. L’avènement du numérique réduit les coûts d’exploitation. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Et pourtant, à la création du FESPACO, l’objectif était de promouvoir le cinéma africain. Aujourd&rsquo;hui il est en train de perdre ce rôle de promotion au détriment des réalisateurs africains. C’est pourquoi, l’Union africaine doit elle-même s’impliquer car, pendant qu’au FESPACO, l’Union européenne offre des prix et des soutiens, l’instance africaine reste muette. Dommage ! </span></p>
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		<title>Madagascar: Sur les traces de l’auteur de « Sankara le rebelle »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 19:32:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Antananarivo]]></category>
		<category><![CDATA[Antsirabé]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Sennen Andriamirao]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Andriamirado]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Sankara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque j’ai eu l’occasion de rencontrer un malgache, je n’ai jamais hésité à demander d’après Sennen Andriamirado. Sennen Andriamirado était un journaliste malgache travaillant pour le journal Jeune Afrique. C’est lui qui a écrit les livres« Il s’appelait Sankara » et « Sankara le Rebelle ». C&#8217;est à travers ses œuvres que beaucoup de jeunes de ma génération ont pu apprendre l’histoire du père de la révolution burkinabè et ce qui a marqué cette&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Lorsque j’ai eu l’occasion de rencontrer un malgache, je n’ai jamais hésité à demander d’après Sennen Andriamirado. Sennen Andriamirado était un journaliste malgache travaillant pour le journal Jeune Afrique. C’est lui qui a écrit les livres« Il s’appelait Sankara » et «<a href="https://thomassankara.net/sankara-le-rebelle-un-livre-de-sennen-andriamirado/"> Sankara le Rebelle »</a>. C&rsquo;est à travers ses œuvres que beaucoup de jeunes de ma génération ont pu apprendre l’histoire du père de la révolution burkinabè et ce qui a marqué cette période pendant laquelle YouTube DailyMotion n’existaient pas. Malheureusement, personne ne connaissait Sennen.</strong></span></p>
<p><figure id="attachment_2622" aria-describedby="caption-attachment-2622" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/20/traces-de-lauteur-de-sankara-rebelle/thomas-sankara-sennen-andriamirado-sankara-le-rebelle/" rel="attachment wp-att-2622"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2622" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thomas-Sankara-Sennen-Andriamirado-Sankara-le-rebelle.jpg" alt="" width="700" height="407" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thomas-Sankara-Sennen-Andriamirado-Sankara-le-rebelle.jpg 700w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thomas-Sankara-Sennen-Andriamirado-Sankara-le-rebelle-300x174.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2622" class="wp-caption-text">Ce livre a marqué la génération Sankara (phNdèye Fatou Kane)</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, Thomas Sankara est si populaire en Afrique que pour moi, l’un des principaux personnages par lesquels des millions d’Africains l’ont connu Thomas Sankara, Sennen Andriamirado devait être aussi ou connu. Même s’il ne l’était pas sur le continent, il devait l’être sur la grande ile de Madagascar. C’était oublié que nul n’est prophète en son pays.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Finalement  en novembre 2016, lors d’un voyage à Madagascar, j’ai rencontré par le plus grand des hasards <a href="https://fr-fr.facebook.com/thierry.andriamirado">Thierry Andriamirado</a>, le neveu de Sennen. Oui. Un parent de celui qui a écrit : « Il s’appelait Sankara » et « Sankara le rebelle ». Un soir dans un hôtel d’Antanarivo, nous faisions connaissances avec des blogueurs malgaches. Lorsqu’ils se présentèrent, le nom Thierry Andriamirado me tiqua. Je ne fis pas trop attention malgré tout. Mais c’est plus tard qu’un ami malgache me confia : « <em>Boukari tu sais, <a href="https://thierry.andriamirado.netsika.net/blog/la-francophonie-2016-est-elle-un-mythe-pour-la-population-malgache">Thierry est le neveu de Sennen</a>. Regarde, il a écrit un billet et il a pointé un lien sur lui</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La magie du net. Il fallait que je le rencontre et que je puisse comprendre. Cela faisait plusieurs années que je cherchais quelqu’un qui pourrait me parler de Sennen Andriamirado. C’était donc l’occasion.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Thierry, le neveu qui s&rsquo;opposait à l&rsquo;oncle Sennen</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Lorsque j’ai rencontré Thierry, son admiration pour son oncle sautait aux yeux même si apparemment, les deux avaient des avis divergents sur beaucoup de sujet. « <em>Je n’ai pas toujours été d’accord avec lui. Il y avait parfois de grandes engueulades lors des discussions. C’est plus tard lors que je me suis trouvé dans l’administration que j’ai compris beaucoup de choses que mon oncle me disait</em>», m’explique Thierry.<br />
</span></p>
<p><figure id="attachment_2635" aria-describedby="caption-attachment-2635" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/20/traces-de-lauteur-de-sankara-rebelle/thierry-andriamirado-boukari-ouedraogo-1/" rel="attachment wp-att-2635"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2635" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thierry-Andriamirado-Boukari-Ouédraogo-1.jpg" alt="" width="650" height="433" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thierry-Andriamirado-Boukari-Ouédraogo-1.jpg 650w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thierry-Andriamirado-Boukari-Ouédraogo-1-300x200.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/Thierry-Andriamirado-Boukari-Ouédraogo-1-400x266.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2635" class="wp-caption-text">Avec Thierry Andriamirado, le neveu de Sennen (gauche) /Ph. Andriamilay Ranaivoson</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais cela ne veut pas dire qu’il s’autocensurait. « <em>Je le croisais souvent avec des hommes politiques. Il n’hésitait pas à les interpeller sur des sujets sérieux et leur disait ce qu’il pensait</em> », s’étonne encore le neveu. Il était franc mais sa méthode était douce. Le souhait de Thierry, c’est de savoir comment son oncle se serait exprimé aujourd’hui sur les problèmes que connaît l’Afrique. « <em>Les bêtises des gouvernements d’avant sont reprises aujourd’hui. J’aurai voulu savoir ce qu’il aurait dit avec son style journalistique </em>», s&rsquo;interroge Thierry. Mais, les articles de Sennen étaient très attendus dans Jeune Afrique et redoutés en même temps.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La force de son oncle, c&rsquo;est qu&rsquo;il trouvait des moins « sages » de convaincre alors que l’esprit fougueux de son neveu voulait que les choses soient dites de façon crue. En réalité, c’est ce qui opposait Sennen le sage à Sankara le rebelle. C’est aussi cette opposition d&rsquo;attitude qui a rapproché les deux hommes passionnés de débat et assoiffé de connaissance. C’est toujours avec surprise qu’il revoit son oncle à l’aise pour parler des problèmes de l’Afrique.Thierry pensait qu’il négligeait Madagascar. Mais non.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, il y a du Sankara en Thierry Andriamirado. Révolutionnaire, très critique envers le pouvoir, il a l&rsquo;âme d&rsquo;un justicier. C&rsquo;est peut-être son coté « sankara » (fougueux) qui provoquait toutes ces oppositions avec son oncle. Mais détrompez vous: « <em>Sennen était connu pour ses reportages retentissants et son style fulgurant. Globe trotter, militant farouche de la négritude, il avait fait de l’Afrique son espace professionnel</em>« . Très en verve sur les réseau, Thierry n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;attaquer aux injustices sociales dans son pays.</span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Nul n&rsquo;est prophète en son pays</span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Comme je le disais plus haut, j’étais un peu sonné de constater que les Malgaches ne connaissaient pas Sennen. Par contre, il leur arrivait de me parler de Sankara. L’ancien Président du Faso a étudié à l’académie militaire d’Antsirabe, ville malgache, où se trouverait encore une de ses cartes  militaires. Mais tout cela à une explication selon Thierry :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>On n’avait rien à l’époque. Il y avait seulement une chaîne de télé ou c’était le président seul qui parlait à longueur de journée. Les générations actuelles ont manqué des livres. Des pans entiers de notre histoire on ne le connait pas, parce que ce n’est pas écrit. Le peu qui est là n’a pas assez de puissance. Il y a toute une génération qui a été sacrifiée. Sennen n’est pas le seul homme qui a marqué son temps qui reste inconnu. Il y a beaucoup de gens malgaches qui auraient mérité qu’on parle d’eux. Mais on n’en parle pas. Même le blogging malgache n&rsquo;est assez structuré. Il y a des pans de cultures, de gens entiers qui restent des héros  inconnus ».</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Même si Sennen Andriamirado n’a pas forcément la carrure de Thomas Sankara, je suis quand même surpris qu’il soit peu connu alors qu’il a grandement contribué à faire connaître le mythique Sankara le Rebelle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>je suis tombée sur le livre de Sennen Andriamirado. Ça peut paraître bizarre, mais<em> Sankara, le rebelle</em> est l’une des premières biographies jamais écrites sur Sankara, mais je n’arrivais pas à mettre la main dessus pour la bonne et simple raison qu’il … n’est plus édité ! Sankara, le rebelle, un livre à lire et à faire lire ! (&#8230;) Sennen Andriamirado, qui lui aussi a été fauché à la fleur de l’âge, a effectué un superbe travail de mémoire !</strong></p>
<p><a href="https://cequejaidanslatete.wordpress.com/2016/11/19/lu-adore-sankara-le-rebelle-de-sennen-andriamirado/">A lire en cliquant ici</a></p></blockquote>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/20/traces-de-lauteur-de-sankara-rebelle/">Madagascar: Sur les traces de l’auteur de « Sankara le rebelle »</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
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		<title>Coupe d&#8217;Afrique des Nations (CAN) : du football pour endormir les consciences</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/06/can-football-endormir-consciences/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 23:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe d'Afrique des Nations]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[football au Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Sport au Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Sport en Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir rêvé pendant trois semaines lors de la CAN, les Burkinabè connaissent un réveil douloureux. Ils sont rattrapés par leurs problèmes quotidiens.</p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/06/can-football-endormir-consciences/">Coupe d&rsquo;Afrique des Nations (CAN) : du football pour endormir les consciences</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Pendant trois semaines, les amoureux du ballon rond avaient les yeux, les oreilles et les cœurs tournés vers le Gabon où se disputait la 31</span><sup style="color: #000000;">e</sup><span style="color: #000000;"> édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Ces événements sont des occasions pour les dirigeants d’éloigner leurs peuples des vrais problèmes. La CAN étant terminée, on se rendra compte que nos problèmes sont toujours là et nous attendent.</span><br />
</strong></p>
<p><figure id="attachment_2606" aria-describedby="caption-attachment-2606" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/02/06/can-football-endormir-consciences/football/" rel="attachment wp-att-2606"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2606" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/football.jpg" alt="" width="650" height="487" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/football.jpg 1200w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/football-300x225.jpg 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/football-768x576.jpg 768w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/02/football-1024x768.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2606" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Au Burkina, le football se joue partout. Ces enfants espèrent un jour disputer la CAN. Crédit Boukari Ouédraogo<br /></span></figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Les Étalons du Burkina sont en effet rentrés triomphalement du Gabon où ils ont réalisés un parcours inattendu à la CAN. Mobilisation exceptionnelle. Quand on participe à un concours ou à une compétition, l’objectif est forcément de remporter le trophée. Malgré leur troisième place, les Burkinabès sont légitimement fiers de leur équipe nationale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Car personne n’attendait les Étalons à ce stade de la compétition. Qualification difficile, des cadres en manque de compétition dans leurs clubs, des jeunes évoluant dans des équipes de bas niveau… tous les ingrédients étaient réunis pour que cette formation sorte au premier tour. Les Burkinabès ont été agréablement surpris du « jeu barcelonais » produit par leur équipe. Un vrai délice !</span></p>
<blockquote>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Après les CAN, le dur retour à la réalité</strong></span></h3>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">D’ailleurs toute la classe politique, les syndicats, la société&#8230; tous ont tenu à marquer leur soutien et leur admiration aux Étalons. En tout cas, personne n’est resté en marge au risque d’être traité d’apatride. Oui, le football, sport roi, est un facteur d&rsquo;unification des peuples. C’est aussi un moyen de calmer les tensions.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, ce n’est pas pour rien que les dirigeants sont prêts à dépenser des sommes faramineuses pour payer les droits de retransmission télé. Il faut scotcher le peuple devant la télévision. Endormis, ils oublient vite leurs vrais problèmes. C’est un moyen efficace pour abêtir le peuple. Ils sont conscients que plus le peuple est idiot, plus il est manipulable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les Burkinabès ont jubilé. Ils ont tellement jubilé qu’ils ne se sont pas rendu compte que le litre d’huile est passé à 950 francs CFA. Le kilo de sucre en poudre coûte désormais 600 francs CFA (au lieu de 500 francs CFA) … Ils ne se sont même pas rendu compte <a style="color: #000000;" href="https://apanews.net/fr/news/un-conseiller-municipal-et-son-fils-tue-par-des-assaillants-au-nord-du-burkina">qu’un conseiller municipal et son fils, ont été abattus</a> dans le nord du pays. Une piste terroriste est évoquée.</span><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://lefaso.net/spip.php?article75567">La supposée cache d’arme terroristes découverte au nord</a> du Burkina est aussi passée presqu’ inaperçue. <a style="color: #000000;" href="https://www.aib.bf/m-8448-bogande-une-nouvelle-manifestation-pour-exiger-le-bitumage-de-la-route-fada-taparko.html">Quand les populations de l’Est du Burkina</a>, ont manifesté parce que la route qui relie leurs localités à la capitale Ouagadougou est devenue impraticable, cela est resté sous silence. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">On a rêvé, on est redescendu sur terre. Le réveil est douloureux. Les mêmes problèmes demeurent. On dirait même qu’ils se sont accumulés.</span></p>
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		<title>Constitution du Burkina : l&#8217;avant-projet omet des questions importantes</title>
		<link>https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/24/projet-de-constitution-burkina-questions-importantes-non-prises-compte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 14:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Avant-porjet de constitution du Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Commission constitution au Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution du Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle constitution au Burkina]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'avant-projet de nouvelle Constitution du Burkina occulte d’importants sujets comme le statut de la chefferie traditionnelle ou l’homosexualité.</p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/24/projet-de-constitution-burkina-questions-importantes-non-prises-compte/">Constitution du Burkina : l&rsquo;avant-projet omet des questions importantes</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Mardi 10 janvier, la Commission constitutionnelle a publié l’<a href="https://burkina24.com/wp-content/uploads/2017/01/Avant-projet-Constitution-der-der.pdf">avant-projet de la nouvelle Constitution du Burkina Faso</a> pour passer à une cinquième République. Cet avant-projet de Constitution propose de nombreuses réformes positives, comme l’adoption d’un régime semi-présidentiel, la limitation du pouvoir du président. Mais il ne prend pas en compte les spécificités socioculturelles du pays et certains thèmes d’actualités. A mon avis, cet avant-projet de Constitution ressemble à une sanction contre l’élite politique actuelle.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/24/projet-de-constitution-burkina-questions-importantes-non-prises-compte/avant-projet-constitution-du-burkina/" rel="attachment wp-att-2594"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2594" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Avant-projet-constitution-du-Burkina.png" alt="" width="650" height="387" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Avant-projet-constitution-du-Burkina.png 1017w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Avant-projet-constitution-du-Burkina-300x178.png 300w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Avant-projet-constitution-du-Burkina-768x457.png 768w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La chefferie traditionnelle, mise de côté par la Commission constitutionnelle</strong></h3>
<p><span style="color: #000000;"> En effet, la Commission constitutionnelle a omis  plusieurs considérations socio-politiques et des questions d’actualités qui ont fait l’objet de débats ces dernières années au Burkina. C’est le cas précisément de <strong>la question de la participation politique de la chefferie traditionnelle</strong>. Beaucoup de burkinabè pensent que <a href="https://news.aouaga.com/h/7940.html">les chefs traditionnels</a> faussent le jeu politique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, leur influence sur certains sujets ne permet pas de faire des choix libres. Il arrive tout de même qu’ils soient désavoués par leurs sujets. Dans ce cas, de quelle autorité morale, un chef traditionnel peut-il relever si pour des questions politiques, il est l’objet de contestations ?<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Néanmoins, <a href="https://lepays.bf/statut-chefferie-traditionnelle-en-rcia-tour-du-burkina/">les chefs coutumiers font de la politique</a> même si l’actuelle constitution leur reconnait un statut moral. « <em>La chefferie coutumière et traditionnelle en tant qu’autorité morale dépositaire des coutumes et des traditions dans notre société</em> » dit l&rsquo;avant-projet dans son préambule. Souvent des citoyens se plaignent des nombreuses sollicitations dont fait l’objet le Mogho Naba pour des question de médiations. Il y a plusieurs autres chefs traditionnels qui ont le même statut que le chef de Ouagadougou. Le mieux, c&rsquo;est de définir un statut et des attributions clairs à ces derniers pour qu’ils puissent apporter une contribution au jeu politique et démocratique sans forcément occuper des places politiques. Et aussi, cela permettra d&rsquo;éviter d’éventuels conflits.</span></p>
<h3><strong><span style="color: #000000;">Quid des risques liés à l&rsquo;orientation sexuelle ?</span></strong></h3>
<p><span style="color: #000000;"> En plus, <a href="https://www.sidwaya.bf/m-9419-homosexualite-dans-la-clandestinite-avec-les-bannis-du-sexe.html">la question de l’homosexualité</a> a fait couler beaucoup d’encre et de salive ces derniers temps au Burkina Faso. La Commission constitutionnelle n’a pas évoqué le sujet pourtant crucial. Je me souviens bien qu’une marche a été organisée par des associations pour <a href="https://burkina24.com/2013/10/29/projet-municipal-en-faveur-des-homosexuels-un-groupe-de-jeunes-a-ouagadougou-proteste/">dénoncer des financements d’un projet en faveur des homosexuels</a>. <a href="https://kaceto.net/spip.php?article1569">A Bobo Dioulasso, deuxième ville du Burkina, certains ont été attaqués</a>. Il faudrait bien oser et poser le débat. Il a fallu passer par des stratagèmes pour calmer la situation. Mais qu’en sera-t-il si des homosexuels venaient à être attaquer ? Je pense que la commission constitutionnelle a expressément occulté la question.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Concernant cette question relative à la famille, nous estimons que la Commission constitutionnelle aurait pu aller loin. Un exemple,  le cas du mariage au Burkina Faso. Pour se marier, un burkinabè est obligé de passer par le mariage traditionnel communément appelé Pog PouSoum (PPS), le mariage religieux et enfin le mariage civil à la marie. Je m’attendais au moins à ce que cette commission décide de légaliser aussi le mariage religieux et le mariage traditionnel pour réduire les dépenses mais aussi contribuer à une meilleure protection des femmes exploitées. Surtout celles qui vivent en concubinage. <strong>Nous parlerons de cette question dans un billet prochainement.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>A mon avis, l&rsquo;avant-projet de Constitution manque d&rsquo;originalité.</strong> Il y a beaucoup d&rsquo;autres sujets qui auraient pu faire l&rsquo;objet d&rsquo;explorations. Mais, elle permet au moins de renforcer le contrôle des actions des élus et prépare le renouvellement de la classe politique à travers la limitation des mandats.</span></p>
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		<title>Live-tweet du Président Kaboré : Des questions importantes sans réponse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Boukari Ouédraogo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 18:28:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Live-Tweet]]></category>
		<category><![CDATA[PNDES]]></category>
		<category><![CDATA[Roch Marc Chrisitian Kaboré]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Ouagadougou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré n'a pu répondre à toutes les questions lors de son live-tweet. Pourtant, certaines étaient très importantes.</p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/13/live-tweet-president-kabore-questions-importantes-reponses/">Live-tweet du Président Kaboré : Des questions importantes sans réponse</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a organisé un live-tweet inédit mercredi 28 décembre 2016. Le Président du Faso voulait échanger un an après son investiture. Un échange direct avec les internautes.  Mission réussie pour certains mais beaucoup de questions d’internautes, pourtant très importantes, n’ont pas trouvé de réponses. </strong></span></p>
<p><figure id="attachment_2584" aria-describedby="caption-attachment-2584" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/13/live-tweet-president-kabore-questions-importantes-reponses/burkina-emploi-roch-marc-christian-kabore-2/" rel="attachment wp-att-2584"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2584" src="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Burkina-emploi-Roch-Marc-Christian-Kaboré.jpg" alt="" width="630" height="328" srcset="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Burkina-emploi-Roch-Marc-Christian-Kaboré.jpg 630w, https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/files/2017/01/Burkina-emploi-Roch-Marc-Christian-Kaboré-300x156.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2584" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Roch Marc Christian Kaboré n&rsquo;a pu répondre à toutes les préoccupations des internautes</span></figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>A quand une organisation du marché agricole au Burkina ?</em> », interroge Moussa Pathe Diallo dans la mesure où le Burkina Faso est un pays essentiellement agricole. Le secteur agro-sylvo-pastoral occupe près de 90% de la population active et représente près de 40% du PIB du Burkina. Ce qui justifie l’inquiétude de Cellou Diallo qui pose cette question au chef de l’Etat du Burkina  « <em>Le Burkina Faso importe + 2/3 la quantité riz pendant qu&rsquo;il y a des milliers d&rsquo;ha aménageables ? A quand une politique d&rsquo;autosuffisance alimentaire</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, en 2015, le gouvernement de la Transition a institué le Programme Socio-économique d’urgence de la Transition (PSUT) qui devrait financer 10 000 projets de jeunes, et favoriser la création de 5 000 micro-entreprises des femmes. La mise en œuvre de ce programme piétine. Ce qui a suscité la question de Yaméogo Nadège lors de ce live-tweet : « <em>Vous aviez dit que tous les engagements pris par le gouvernement burkinabè seront respectés. Pourquoi le PSUT n’est pas toujours résolu ?</em> ». Lors de l’émission Dialogue en avril 2016 Roch Marc Christian Kaboré avait pourtant promis la mise en œuvre des engagements.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-partner="tweetdeck">
<p dir="ltr" lang="fr"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://twitter.com/hashtag/pfdirect?src=hash">#pfdirect</a> Pourquoi la question du PSUT n&rsquo;a toujours pas trouvé de solution, quand on sait que ce sont des millier de jeunes qui attendent?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">— KABORE D. DIEUDONNE (@KDD_DIEUDONNE) <a style="color: #000000;" href="https://twitter.com/KDD_DIEUDONNE/status/814206029613371392">December 28, 2016</a></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000000;"><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></span></p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Le chômage et l’Université de Ouagadougou préoccupent </strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">En plus, dans un pays où le chômage touche une grande majorité des jeunes, Seydou Nacro, lui, demande « <em>Pourquoi le ministère des infrastructures ne lance pas de concours sur mesures nouvelles ?</em> ». Une question qui rejoint celle de Raymond Zongo: «<em> excellence où en êtes-vous avec le projet d&rsquo;ouverture d&rsquo;une banque de financement des jeunes entrepreneurs ? </em>». Mais une chose est de former les jeunes, mais une autre est de leur permettre d’avoir des emplois décents d’où la question de Dieudonné Lankoandé : « <em>Le PNDES propose des formations professionnalisantes pour résorber le chômage. Mais que faire avec ceux déjà formés?</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Hormis la question de l&#8217;emploi la situation de l’Université de Ouagadougou où les années académiques s’enchevêtrent et ou certaines promotions entament la première année un an après l’obtention du BAC préoccupe les internautes. Et Sylver Clest interpelle : « <em>Monsieur le Président la situation à l&rsquo;Université de Ouagadougou est toujours identique. A quand le changement? </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Concernant toujours l’Université de Ouagadougou lors de ce live-tweet Esther Konsimbo pose cette question : « <em>Que prévoyez-vous pour pallier l’insuffisance des enseignants-chercheurs dans les universités ?</em> » Les syndicats d’enseignants ont à plusieurs reprises interpellé le gouvernement qui avait promis une vague de recrutement. Cela piétine toujours.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-partner="tweetdeck">
<p dir="ltr" lang="fr"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://twitter.com/rochkaborepf">@rochkaborepf</a>, que prévoyez-vous pour pallier l&rsquo;insuffisance des enseignants-chercheurs dans les universités? <a style="color: #000000;" href="https://twitter.com/hashtag/PFdirect?src=hash">#PFdirect</a></span></p>
<p><span style="color: #000000;">— Esther Konsimbo (@EstherKonsimbo) <a style="color: #000000;" href="https://twitter.com/EstherKonsimbo/status/814198700834770944">December 28, 2016</a></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000000;"><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>L’utilisation des TIC peut impulser le développement</strong></span></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Pendant ce temps,  les syndicats multiplient les grèves pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Faisant allusion à ce cas, Kaboré Ilyasse semble attendre une augmentation des salaires.  « <em>Son excellence, ne pensez-vous pas qu&rsquo;il est nécessaire de revisiter la grille salariale de tous les fonctionnaires du Burkina</em> », questionne l’intéressé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin, les technologies de l’information et de la communication occupent une place importante dans le développement d’un pays. « <em>Quelle stratégie d&rsquo;introduction des TIC dans l&rsquo;éducation, la santé, la sécurité etc pour soutenir le développement du Burkina (Ky Serge A.W) </em>». Mais comme pour signifier qu’il n’y a qu’une minorité de burkinabè qui a accès à Internet, un twitto Tientega Lionel pose la question suivante : <em>« A quand un exercice pour rendre compte aux populations rurales qui n&rsquo;ont pas accès à Interne</em>t ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, il faut noter que plusieurs autres questions préoccupantes n&rsquo;ont pas été prises en compte pendant ce live-tweet encore moins dans ce billet.</span></p>
<p>The post <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org/2017/01/13/live-tweet-president-kabore-questions-importantes-reponses/">Live-tweet du Président Kaboré : Des questions importantes sans réponse</a> appeared first on <a href="https://lemessagerdafrique.mondoblog.org">Le Messager d&#039;Afrique depuis Ouagadougou</a>.</p>
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