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le Potiblog - tout sur le jardinage et les enjeux du bio http://www.lepotiblog.fr Le guide du jardinage et du bio Thu, 02 Feb 2012 19:20:39 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 en hourly 1 La conservation naturelle des fruits et légumes pour l’hiver… 2/2 http://www.lepotiblog.fr/conservation-naturelle-hiver/ http://www.lepotiblog.fr/conservation-naturelle-hiver/#comments Tue, 06 Dec 2011 21:58:54 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=3032 conservation hiver légumesLa conservation naturelle des fruits et légumes pour l’hiver… Part. 2

Nous avons vue dans l’article précédent les différents mode de conservation comme l’hivernage en pleine terre, la mise en jauge, la conservation en silos, en cave. Ce sont les techniques simples, naturelles et très anciennes car elles ne nécessitent aucune préparation à la différence du séchage, la lacto-fermentation, la pasteurisation, la conservation dans le sucre, le vinaigre, le sel, l’huile.

La conservation dans l’huile, le vinaigre, le sel, l’alcool, le sucre ne seront pas développées dans les lignes qui suivent car ces modes de conservation sont devenus très couteux, demandent beaucoup de temps de préparation et peuvent avoir des répercutions sur la santé (sel, alcool, sucre). Pour ce qui est du sucre, tout le monde peut faire de délicieuses confitures, continuez.

La stérilisation et la congélation ne seront pas abordées en raison de leur impact environnemental mais je dois admettre que j’aurais des difficultés à substituer ses deux techniques pour les préparations à base de tomates et la conservation de mon colis de viande qui séjourne systématiquement au congélateur.

En revanche, le séchage, la lacto-fermentation et la pasteurisation sont des techniques intermédiaires qui permettent de conserver également l’intérêt gustatif et nutritionnel des aliments dans des proportions intéressantes. Comme pour les modes de conservation au naturel, il s’agit de lutter contre les phénomènes naturels en inhibant l’action des micro-organismes.

Le séchage… Cette technique convient particulièrement aux fruits, aux champignons.

Le séchage est un mode de conservation ancestral également très facile et économique à mettre en œuvre. Il s’agitexemple de séchage de plantes médicinales d’éliminer l’eau qui se trouve dans les fruits ainsi les micro-organismes ne peuvent pas se développer. Cette technique est naturelle. Le séchage permet également de conserver les vitamines. Les légumes étant moins acides que les fruits, la technique du séchage leur convient moins. On fait sécher les plantes aromatiques et médicinales pour amplifier leur saveurs et principes actifs. Cette technique convient particulièrement aux fruits, aux champignons. On peut faire sécher dans un déshydrateur électrique, un séchoir solaire ou un four. Le séchage doux, long et progressif est préconisé pour conserver les intérêts nutritifs et le principes actifs, séchage dans un endroit ventilé en suspendant des morceaux de fruits à une corde, des herbes aromatiques ou des plantes médicinales. Rien de plus naturel et économique, faut-il disposer de l’endroit adéquat, le grenier… Attention à la pollution atmosphériques et votre production pourrait être envahie par les araignées.

Le séchage dans un séchoir solaire est une alternative très intéressante car l’effet du soleil accélère le processus. L’airtomate cornue des andes deshydratée est chauffé par l’effet de serre puis circule naturellement à travers une clayette et déshydrate les fruits ou les légumes. Le séchage est plus rapide tout en limitant son coût par l’auto-construction du séchoir et l’absence de consommation d’énergie, il fait rentrer le séchoir la nuit afin d’éviter que les fruits se réhydratent lors des nuits humides. C’est la seule précaution.

Il existe son équivalent électrique que l’on appelle un déshydrateur : une résistance électrique chauffe l’air qui est dirigé vers des clayettes par un ventilateur. Pour le déshydrateur électrique, il est primordial de maîtriser la température pour conserver les nutriments :Préparation des pommes et raisins au déshydrateur

  • herbe à 35° maximum
  • les fruits à 100° maximum
  • les légumes à 135° maximum

Personnellement je préconise d’adapter la température à la grosseur des morceaux à déshydrater. Je prépare mes fruits en les coupant en fine tranche pour les pommes, les poires, en deux pour les figues, les raisins. Je coupe en quatre les tomates. Je pose toujours sur la grille le côté avec la peau. Je minimise au maximum la température, il faut garder à l’esprit que le temps de séchage doit être long. Il m’arrive d’augmenter graduellement la température jusqu’au valeur limite ci-dessus pour diminuer le temps de séchage.

Je n’utilise jamais le four pour le séchage mais si vous deviez le faire, il fait mettre le four à température puis le couper lorsque vous enfournez les fruits. Sortir les fruits, mettre le four à température et enfourner à nouveau, ainsi de suite autant de fois que nécessaire.

Pour la conservation des fruits secs, j’utilise une poche en papier lorsque je les place en bas du réfrigérateur ou des bocaux à fermeture mécanique qui sont entreposés dans la cuisine.

La lacto-fermentation pour une meilleure conservation des nutriments…

La lacto-fermentation est la résultant du chou de notre fameuse choucroute. De nombreux légumes peuvent passer à l’épreuve de la lacto-fermentation : carotte, blette ou poirée, betterave, concombre, navet, haricot vert, courgette…

La lacto-fermentation est également une méthode naturelle et écologique de conservation des légumes. Elle permetExemple de lacto-fermentation une longue conservation qui plus est la plus saine mais l’acide lactique peut modifier le goût initial. Il s’agit d’une fermentation qui produit de l’acide lactique qui neutralise la prolifération des micro-organismes. De plus la fermentation produit du gaz carbonique qui stabilise l’atmosphère du pot. La lacto-fermentation a l’avantage de détruire les nitrates présents à la récolte, elle enrichit même certain légume en vitamine comme la vitamine C pour le chou, en vitamines du groupe B et elle produit de la vitamine B12 qui est rare dans le monde végétal. Elle améliore la digestibilité des aliments en détruisant certaines substances anti-nutritionnelles.

J’ai débuté avec des bocaux à visser mais j’utilise dorénavant des pots en grès dédiés à cet usage. L’immersion des légumes dans leur jus est assuré par deux poids en gré, le joint d’eau maintient le gaz carbonique à l’intérieur du pot, le dispositif est parfaitement adapté pour une longue conservation.

Les légumes doivent être propres mais pas trop car les micro-organismes sont utiles au démarrage de la fermentation. Les légumes doivent être râpés ou coupés en morceaux. Disposez les légumes en couche successives dans le pot avec des épices et du sel marin à raison de 10g/kg de légume. Tassez fortement pour éliminer l’air. La lacto-fermentation est une fermentation en anaérobie. Les légumes vont dégorger et le jus salé protége les protéines des légumes en attendant que le fructose produise de l’acide lactique, principal élément de conservation. Les vertus antibactériennes du sel permet simplement de faire la transition entre le début de la fermentation et la production en quantité suffisante de l’acide lactique. La lacto-fermentation n’est pas un mode de conservation par le sel. Si au bout de quelques heures, il n’y a pas assez de jus pour recouvrir les légumes, ajoutez de l’eau de source légèrement salée. Les épices participent à la protection par leur propriété antibactériennes comme l’ail, le thym, la sarriette…

La fermentation se déroule en trois phases : à 20° de 3 à 5 jours pour favoriser le démarrage de la fermentation. La production d’acide lactique et acétiques débute immédiatement tant que la température ne chute pas en dessous de 20°. Se développe également des levures qui participent à la création d’arômes. Pour la seconde phase, une température de 15° à 18° est requise durant 3 semaines, l’acide lactique se développe pour atteindre un pH de 4. La dernière phase correspond à la période de conservation au dessous de 10°. La fermentation se poursuit et les arômes continuent à se développer. Vous pouvez consommer au bout de 5 semaines environ. Si vos légumes sont trop acides, la température de stockage était trop élevée ou vous avez attendu trop longtemps pour consommer. A chaque prélèvement, veillez à recouvrir les légumes de jus en tassant ou en ajoutant de l’eau de source salée.

Le vapo-fruit conserve les éléments nutritifs…

Dans la recherche de conservation des éléments gustatifs et nutritionnels, la pasteurisation me paraît une technique simple à mettre en œuvre. La préparation réduite est un gage de facilité. Et il peut être compliqué suivant les situations de conserver les fruits suffisamment longtemps. Cette technique permet également de sauver la récoltesirops de plantes sauvages lorsque la conservation est écourtée. Je conseille d’investir dans un système vapo-fruit. Lavez et découpez vos fruits et/ou légumes dans le vapo-fruit, mettre sur une source de chaleur, remplir d’eau puis attendre que le jus soit extrait des fruits grâce à l’effet de la vapeur et contenu dans son réceptacle. Le jus est, ensuite, soutiré dans des bouteilles à fermeture hermétique lorsqu’il est encore chaud pour que la pasteurisation se produise.

Avec la pasteurisation, il s’agit de chauffer un aliment à faible température inférieure à 88° afin qu’il ne soit pas détérioré puis à le refroidir rapidement. On parle de micro-conserve. L’aliment conserve une part importante de ses nutriments intacts. Il s’agit de détruire par la chaleur sur une durée déterminée les micro-organismes contenus dans l’aliment. Ces micro-organismes diffèrent en fonction des aliments et donc les températures à atteindre et les durées également ; pour les fruits et légumes, il s’agit d’enteroccocus et streptococcus . Vous pouvez conserver le jus ainsi réalisé durant plus d’un an, mais aussi confectionner très facilement des pâtes de fruit, des gelées, des sirops en additionnant du sucre en proportion différente à partir du jus chaud.

Pour conclure sur les méthodes de conservation au naturel, je souhaitais partager une idée aussi géniale qu’évidente. Mise en avant dans le livre de Philippe Delwiche et Myriam Verlaert, « Garder les fruits et les légumes » qui consiste à mettre en pot toute préparation, plats cuisinées ou compotes, encore chaude puis de retourner le pot comme nous le faisons pour les confitures. Une grande partie des micro-organismes sont détruits par la chaleur (phénomène de pasteurisation) donc la conservation est assurée par la pré-cuisson puis par le vide d’air qui se produit en refroidissant. Il suffit simplement que le contenu soit au minimum à 75° lors de la mise en pot. Ainsi la stérilisation pour les préparations à base de fruits et légumes ne nécessite plus systématiquement une stérilisation : les compotes, les ratatouilles, etc.

Voici un tour d’horizon complet des méthodes de conservation au naturel. Je les pratique toutes d’une façon ou d’une autre et je utilise de mins en moins de procédés énergivores pour conserver mes fruits et mes légumes. L’avantage étant que les vitamines et les éléments nutritifs sont conservés et restent utile pour ma santé.

Si vous souhaitez suivre ce cheminement, je vous conseille deux ouvrages qui m’ont ouvert la voie : « Garder les fruits et légumes » de Philippe Delwiche et Myriam Verlaet édité par Nature & Progrès Belgique et « Les conserves naturelles des quatre saisons » ouvrage collectif édité par Terre Vivante. Ce dernier est un recueil de recettes des lecteurs des 4 Saisons du jardinage biologique, une vie ne suffirait pas à expérimenter toutes les recettes proposées, il s’agit d’un véritable ouvrage de transmission du savoir.

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La conservation naturelle des fruits et légumes pour l’hiver… 1/2 http://www.lepotiblog.fr/conservation-fruits-legumes/ http://www.lepotiblog.fr/conservation-fruits-legumes/#comments Sat, 26 Nov 2011 11:59:54 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=3016 conserver fruits legumesLa conservation naturelle des fruits et légumes pour l’hiver… Part 1

Après l’abondance en l’été, les dernières récoltes d’automne sont l’occasion pour faire durer le plaisir de déguster des fruits et légumes du potager durant l’hiver. Vous l’avez remarqué : le stockage et la transformation ayant pour but la conservation provoque une perte des qualités gustatives et nutritives, congélation, stérilisation… De fait, il faut choisir les méthodes les mieux appropriées pour chaque légume et chaque fruit pour maintenir leur état de fraicheur sur une période la plus longue possible. Uniquement les méthodes simples permettent d’y parvenir comme la conservation en pleine terre, en jauge, en en silos, en cave, sous abri de jardin et par la lacto-fermentation, le séchage et la pasteurisation.

Vous pratiquez peut-être des méthodes radicales de conservation comme la congélation, la stérilisation, la lyophilisation mais je vous propose de détailler les méthodes que je pratique depuis plusieurs années et plus particulièrement des techniques plus respectueuses des aliments, plus simples, plus économiques et plus respectueuses de l’environnement car il le vaut bien.

Il s’agit de lutter contre un phénomène naturel de décomposition par les micro-organismes, enzymes, bactéries et autres champignons. Pour se développer les micro-organismes ont besoin de lumière, de chaleur et d’humidité. Si vous les privez de l’un ou plusieurs de ces éléments vous pouvez inhiber leur activité et leur développement. C’est l’objectif à atteindre pour une conservation efficace tout en préservant les intérêts nutritionnels c’est à dire sans grande transformation du produit à conserver. Il faudra également être particulièrement vigilant à protéger vos fruits et légumes du gel, de la déshydratation durant toute la période de conservation.

Certain cultive avec la lune ; faut-il récolter avec la lune ?

Pour ceux qui en sont persuadés que la lune joue un rôle certain, cette approche débute au moment des semis ; semer les radis en pleine lune permettrait une meilleure conservation. Vous allez me dire que vous mangez les radis sur l’instant, moi aussi, mais des jardiniers ont constaté cet effet de la lune. Récolter les légumes « racine » en jour « racine » semble bénéfique pour la conservation, il en serait de même pour les jours « feuille », « fruit », « fleur » en fonction des végétaux. Si votre pratique corrobore cet argument, n ’hésitez pas à nous faire part de vos expériences.

La respiration quotidienne des végétaux a-t-il une influence également ?

Le matin, les végétaux s’ouvre à la lumière, la sève monte puis redescendant dans l’après-midi . Pour les légumes « feuille », une récolte en fin de matinée permettrait d’obtenir des légumes gorgés de sève qui se dessècheraient moins rapidement. De même, pour les légumes « racine », une récolte le matin avant la montée de la sève serait préférable.

Comment optimiser la période de conservation ?

De toute évidence, il faut récolter le plus tard possible dans la saison : avant la première gelée pour les légumes et lorsque que les fruits sont à maturité sans trace de pourriture. Ainsi vous diminuerez d’autant la durée de conservation. C’est une histoire de bon sens !

Sélectionnez des variétés tardives qui résistent bien au froid pour avoir à intervenir au minimum ; vous pourrez les récolter tardivement voire les laisser en terre, la mâche, la poirée, le panais, le chou de Bruxelles, la chicorée sauvage… C’est une aberration par exemple de récolter le poireau pour le mettre au congélateur, il suffit simplement d’éviter que la terre soit gelée pour permettre la récolte, le poireau résiste parfaitement au gel.

L’hivernage en pleine terre est la solution la plus simple…

Les manipulations sont également néfastes. Il faut conserver les légumes et fruits entiers et si possible dans son élément naturel pour les légumes racines. L’hivernage en pleine terre répond à ces exigences. Il ne nécessite par de récolte à proprement parlé puisqu’il suffit simplement de recouvrir la terre d’une couverture isolante de feuilles mortes ou de paille ou de BRF sur une vingtaine de centimètres pour éviter que le sol ne gèle. La pompe naturel du végétal étant la partie aérienne, il faut impérativement la supprimer pour que l’hivernage n’épuise pas la racine pour les légumes « racine ». Dès que le végétal aura surmonter le traumatisme de cette taille sauvage, il mettra toute son énergie pour fabriquer du « vert ». Ce qui signifie que cette technique peut avoir une limite temporelle, soyez vigilent en fin d’hiver à la reprise de la végétation. Il sera temps de consommer. Cette technique est idéale pour les légumes « racine » et les bulbes (ail, oignon, ne taillez pas) si pour ces derniers vous parvenez à contenir l’excès d’humidité en couvrant le paillis d’une bâche ou une tôle par exemple. Si cette technique ultra simple et évidente fait le plaisir du jardinier par sa simplicité, elle ravit également les campagnols pour le garde-manger qu’elle représente. L’hivernage en pleine terre préserve efficacement les nutriments et reste la méthode la plus écologique. Ne vous privez pas de réaliser un test.

La mise en jauge…

La mise en jauge consiste à récolter le légume en veillant à préserver sa motte. Entreposé à l’abri du gel, il pourra continuer à vivre au ralentit en fonction de l’humidité de la motte. Le stockage est effectué en cave ou sous abri en pot ou en cagette. Il faut veiller à récolter lorsque que l’humidité matinale s’est évaporée. Cette technique fonctionne pour les légumes « feuille». Prenez le temps d’assainir les pommes des salades des feuilles en mauvais état.

La mise en silos…

La technique du silos est le meilleur mode de conservation pour les légumes « racine » comme les carottes, lesUn dalle et un tambour de machine à laver pour confectionner un silos pommes de terre, les navets, betteraves… La mise en silos offre une bonne conservation des vitamines et ne modifie pas la saveur car le légume reste en vie. Il faut simplement maîtriser la déshydratation pour un silos à l’abri de la pluie et le drainage de l’eau du sol pour un silos en pleine terre. Attention au système de drainage en terrain argileux ; au lieu d’évacuer l’eau, vous pourriez la capter et inonder le silos. La technique est très ancienne, il suffit de creuser un trou dans le sol habiller les murs et le fond de dalles en terre cuite, briques… Vous pouvez utiliser un récipient comme une lessiveuse en perçant un trou au fond. Personnellement j’ai récupéré un tambour de machine à laver (le tambour du sèche-linge convient également) que j’ai enterré. Cet ustensile est très répandu, obsolescence programmée des machines à laver aidant. Le tambour est inoxydable et les nombreux trous participent à la régulation de l’humidité tout en limitant l’attaque des rongeurs. Le sable limite la progression des limaces et escargots. Je cale le tambour afin qu’il dépasse légèrement du niveau du sol pour le fermer avec une dalle en terre cuite. Je remplis autour du tambour avec du sable. Ce sable régule l’humidité. Dans mon terrain argileux, le tambour est à l’abri de la pluie. Il ne me reste plus qu’à stocker les légumes « racine » dans le sable. Attention aux attaques des rongeurs par l’orifice.Préparation du navet pour la conservation en silos

La préparation des légumes est simple, couper le collet. Laisser sécher et cicatriser à l’air. Disposer les légumes les uns à côté des autres puis recouvrir de sable. Je vous conseille d’alterner les légumes en couche successive : pomme de terre, carotte, navet… Afin d’accéder facilement à la diversité qu’offre votre silos.

La conservation dans l’abri de jardin…

J’utilise également un énorme pot en terre cuite que je stocke dans un abri de jardin. De la même manière que pour silos, j’y entrepose les légumes « racine » dans du sable. Je suis obligé de veiller à l’humidité du sable afin que mes légumes ne se déshydratent pas.Vous pouvez mettre en jauge vos salades dans des cagettes, de même pour les légumes « racine ». Dans l’abri de jardin, il faut pouvoir réguler les températures pour éviter les variations et se maintenir en deça de 10°, les germes ne se développeront plus. Pour éviter le gel, vous pouvez aller une lampe à pétrole utiliser aussi en serre. Vous pouvez également recouvrir vos légumes des feuilles séchées. La ventilation naturelle est un allier pour lutter contre les maladies cryptogamiques. L’obscurité est nécessaire. Il ne vous reste plus qu’à poser sur des étagères vos récoltes les une à côté des autres pour faciliter le contrôle visuel. Contre les rongeurs qui cherchent une cantine pour l’hiver, les feuilles de noyer séchées ont leur efficacité.

L’abri de jardin comme le grenier est l’endroit idéal pour stocker l’ail, l’ognon et l’échalote en raison de la ventilation.

La conservation en cave…Stockage en silos et sable de pomme de terre

La cave présente de meilleures garanties que l’abri de jardin car les variations de températures sont moindres, l’idéale est d’environ 5°. La fraicheur et l’obscurité totale ne permettent pas aux micro-organismes de se développer. Vous pouvez y stocker vos fruits, pommes, poires, vos œufs (conservation plus d’un mois) emballés dans du papier journal, les potirons, courges. Comme pour labri de jardin, vous pouvez conserver les légumes « racine » dans du sable ou en jauge.

La cave est idéal également pour conserver les semences du potager. L’effet de dormance y est favorisé.

Je peux vous assurer qu’il existe pour chaque légume plusieurs méthodes qui fonctionnent. Vous pourrez la ou les mettre en pratique quelque soit votre conteste. Vous n’aurez plus d’excuses pour vous réfugier derrière les techniques moderne très énergivore et qui détruisent l’intérêt nutritionnel des végétaux. Nous aborderons dans la seconde partie de ce dossier d’autres modes de conservation tout aussi naturels comme le séchage et la lacto-fermentation…

Si vous souhaitez suivre ce cheminement, je vous conseille deux ouvrages qui m’ont ouvert la voie : « Garder les fruits et légumes » de Philippe Delwiche et Myriam Verlaet édité par Nature & Progrès Belgique et « Les conserves naturelles des quatre saisons » ouvrage collectif édité par Terre Vivante. Ce dernier est un recueil de recettes des lecteurs des 4 Saisons du jardinage biologique, une vie ne suffirait pas à expérimenter toutes les recettes proposées, il s’agit d’un véritable ouvrage de transmission du savoir.

A bientôt ! Franck T.

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Comment faire pousser des champignons? partie 2 http://www.lepotiblog.fr/faire-pousser-champignons/ http://www.lepotiblog.fr/faire-pousser-champignons/#comments Sat, 08 Oct 2011 12:22:28 +0000 Corentin http://www.lepotiblog.fr/?p=3003 comment faire pousser champignons

Les champignons peuvent être cultivés sur plusieurs sortes de supports.  Si certaines espèces comme les truffes ou les girolles vivent en symbiose avec un écosystème particulier sans quoi elles ne peuvent se développer, d’autres espèces ,comme les pleurotes, sont capables de s’adapter à beaucoup de matériaux. Découvrez comment vous pouvez faire pousser des champignons, en collaboration avec http://champignonscomestibles.com/.

Les supports sur lequels vous allez faire pousser des champignons sont communément appelés substrats dont voici une liste nonexhaustive:

Le bois:

Qu’il s’agisse de copeaux, de sciure ou de bûches, le bois peut être utilisé sous toutes ses formes pour la culture de champignons saprophytes (ceux qui décompose le bois), comme le shiitaké.  De nombreuses essences de bois sont compatibles avec la culture; les plus utilisés sont les bois durs comme l’aulne, le bouleau, le châtaignier, l’hêtre, le mélèze, le saule, le peuplier ou le chêne. Le bois fraichement coupé est très appréciez des champignons!

Le papier:

Grâce aux champignons, nous pouvons recycler  nos papiers,  cartons,  journaux publicitaires, vieux livres ou annuaires téléphoniques! Le papier est fait de cellulose et les champignons saprophytes en raffolent.

Les céréales:

Le blé,  le seigle, l’orge, l’avoine, le mais, le millet, le riz, le quinoa: les champignons peuvent s’épanouir sur un substrat composé de ces céréales.

La paille céréalière:

La paille et le son de blé, de riz, ou  l’avoine peuvent être utilisés pour cultiver beaucoup d’espèces comme le coprin chevelu mais aussi les pleurotes pour lesquels la paille céréalière est le substrat le plus rentable . La paille doit simplement être pasteurisée avant l’inoculation.

Les additifs:

Ce sont des compléments que vous peut ajouter pour booster le substrat et donc le rendement . Les additifs seront le sujet d’un futur article mais en voici quelques un: les levures, les huiles végétales, le mare de café, le son de blé et de riz.

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Cultiver des champignons soi-même! partie 1 http://www.lepotiblog.fr/cultiver-champignons/ http://www.lepotiblog.fr/cultiver-champignons/#comments Tue, 04 Oct 2011 19:39:12 +0000 Corentin http://www.lepotiblog.fr/?p=2997 cultiver champignonsOn pense souvent que la culture de champignons est difficile et réservée aux initiés. Pourtant, avec un faible investissement financier, un peu de temps et un minimum de connaissances vous aurez la satisfaction de cultiver vos propres champignons ! Découvrez notre nouvelle série d’article sur ce passionnant sujet, en collaboration avec http://champignonscomestibles.com/.

Voilà  quelques bonnes raisons de cultiver des champignons soi même:

C’est amusant - Si vous êtes quelqu’un de créatif, vous découvrirez avec étonnement qu’il y a énormément de satisfaction et d’amusement à voir pousser de jours en jours vos propres champignons.

C’est éducatif - Il est impossible de cultiver des champignons sans apprendre quelque chose. Vous apprendrez le rôle des moisissures dans l’écosystème, le cycle de vie des différents  champignons et  leurs bizarreries. La culture de champignons peut-être un très bon projet scolaire pour les enfants.

Vous produisez votre nourriture – Tel un jardinier produisant ses légumes, vous deviendrez indépendant pour consommer vos champignons préférés

C’est économique - Après un faible investissement vous serez capable de produire des champignons à un coût défiant toute concurrence

Les champignons sont beaux – De la pleurote rose, au reishi, en passant par le shiitake, tous sont d’aspect différent, agréable à contempler et attirent les regards, particulièrement lorsque la culture est faite en intérieur

Développer votre sens du goût – Découvrez des saveurs nouvelles et inattendues qui vous donneront l’envie de préparer des recettes aux champignons afin de surprendre votre entourage

C’est écologique – Les champignons peuvent pousser sur du compost, de la paille, du fumier, du bois, du marc de café, du papier, des journaux, du carton. Tous ces matériaux (et bien d’autres) sont recycler et transformer en… nourriture !

C’est surprenant – Les gens sont fascinés par les champignons et sont souvent très curieux quand ils apprennent que vous les cultivez. C’est un excellent sujet de conversation et une passion permettant de faire des rencontres intéressantes.

Meilleure qualité qu’en magasin – car ils sont frais, n’auront pas voyagé  pour arriver dans votre assiette. De plus, vous pourrez les cultiver de façon bio en les préservant des pesticides, et engrais utilisés par l’industrie agro-alimentaire

Cela rapproche de la nature – Vous serez plus conscients de votre environnement, du rythme du monde naturel. Il y a du sens, de l’étonnement et de la joie dans l’observation des choses qui grandissent et les champignons ne sont pas une exception!

Prêt à cultiver vos propres champignons ?

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Comment stocker ma production des graines ? Part 4/4 http://www.lepotiblog.fr/stocker-production-graines/ http://www.lepotiblog.fr/stocker-production-graines/#comments Sat, 24 Sep 2011 12:16:01 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=2857 Comment stocker ma production des graines ? Part 4/4

Une fois les graines bien sèches de fleurs ou fruits secs, je retire les impuretés en les passant au tamis ou à la passoire pour les graines les plus petites. Sinon, j’opère un tri manuel.

Je les range ensuite dans des enveloppes en papier sur lesquelles je note au crayon à papier la variété, la date de la récolte et toutes informations utiles. Ne pas utiliser de sachet en plastique qui faciliterait un départ de fermentation avec un rien d’humidité. Je crée une enveloppe pour chaque récolte afin de ne pas mélanger les graines de deux plantes différentes.

Je stocke les enveloppes dans des boîtes en plastique, une boîte par mois de semis. Les boîtes sont entreposées dans une pièce sombre et fraiche moins de 15°.

Je sais que certaines personnes conservent les graines au bas du réfrigérateur. Personnellement, il serait trop petit.

Conservation en enveloppe papier de toutes les graines

Faut-il faire un test de germination pour ma production de graines ?

Personnellement je n’en fais jamais car le test consomme des graines. Je porte plutôt mon attention à récolter peu de graines mais au bon moment de leur maturité.

Dans le pire des cas, vous pouvez semer d’avantage si vous avez un doute ou si vous pensez avoir des graines mortes dans votre récolte.

Pour les cucurbitacées, il est facile de repérer les graines qui ne germeront pas car elles peuvent être vides. Ce sont toutes les graines qui ne sont pas renflées.

Ces graines creuses de concombre ne germeront pas

Certains prennent le temps d’éliminer les graines de tomates qui ne germeront pas en les trempant dans un verre d’eau : celles qui flottent ne donneront rien. Remettre à sécher les graines qui sont tombées dans le fond du verre puis les conserver de façon identique.

Test de germination sur les graines de tomate

Combien de temps puis-je conserver ma production de graines ?

Les graines présentent naturellement un effet de dormance plus ou moins long. La graine se met en sommeil pour passer l’hiver mais il se peut que la dormance dure plusieurs années selon les espèces. Pour lever la dormance, il y a plusieurs possibilités : le trempage ou la vernalisation.

Le trempage consiste à mettre dans de l’eau tiède les graines jusqu’à 48h en changeant l’eau tous les jours. Cette technique permet de ramollir le tégumentaire, la carapace de la graine. L’embryon peut alors se développer.

La vernalisation consiste à mettre au froid les graines durant une semaine environ au bas du réfrigérateur. A la sortie, il faut semer immédiatement. Entre le changement de température, la lumière et l’humidité de l’arrosage, la graine germera comme si c’était le printemps. C’est le feu vert pour un nouveau cycle !

Personnellement, je fais des graines chaque année des variétés que je préfère. J’ai deux ans d’avance et je consomme les plus anciennes, les plus vielles datent de 2005 pour des tomates. Je rencontre davantage de problème de semis que de germination. C’est vraiment hyper facile de produire des graines.

Faut-il prendre des précautions particulières pour semer les graines de ma production ?

Absolument aucune ! Sinon levée la dormance comme expliqué ci-dessus. Dès qu’elles seront dans des conditions de semis, soleil, lumière, humidité, l’embryon démarrera. Ce sera un feu d’artifice végétal…

Expérimentations de l’automne 2011…

Afin de coller au maximum avec cycle végétatif, je souhaite tenter une nouvelle expérimentation sur mes tomates. A l’automne, je vais mettre dans une barquette une tomate que je vais laisser se décomposer sur du terreau de semis, une variété de tomate par barquette. Je vais positionner mes barquettes à même le sol dans le potager pour que l’hiver fasse son travail. La tomate décomposée, je vais l’étaler dans sa barquette pour répartir les graines. Début février, je rentrerai mes barquettes sous un châssis pour donner le signal au végétal de démarrer grâce à la chaleur provoquée par l’effet de serre. Je n’aurai pus qu’à éclaircir au printemps.

A vous de jouer désormais ! Au moins c'est une solution très économique qui vous laissera plus de disponibilités pour acquérir de nouveaux accessoires et outillage de jardin.

Et si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d’essayer d’y répondre. Bonne récolte et n’oubliez pas que vous pouvez échanger vos graines grâce au www.lepotiron.fr .

Découvrez ma sélection de tomate !

Anecdote !

Savez-vous que je vie comme un milliardaire grâce à mon potager car toutes les semaines, je récolte des kilos d’une variété ancienne tomate appelée « Téton de Venus Jaune » (Solanum lycopersicum) qui valent entre 9 et 15€/kg.

Variété ancienne de tomate : téton de venus

A bientôt ! Franck T.

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Comment faire ses graines de plantes potagères ? Part 3/4 http://www.lepotiblog.fr/graines-plantes-potageres/ http://www.lepotiblog.fr/graines-plantes-potageres/#comments Sat, 24 Sep 2011 12:08:43 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=2856 Comment faire ses graines de plantes potagères ? Part 3/4

Je vous propose de passer à la pratique. Nous allons aborder en détails la récolte des graines pour les variétés que je vous propose : les courgettes (Cucurbitacées), les blettes (Chénopodiacées), les tomates (Solanacées), les radis (Brassicacées), le basilic (Labiées) , le poireau (Alliacées), la carotte (Apiacées), la laitue (Astéracées), les pois (Fabacées)… A quelques exceptions, vous pourrez reproduire chaque technique pour les variétés d’une même espèces.

Il y a deux types de fruits : les fruits secs issus d’une fleur ou d’une coque, les pois, et les fruits charnus et aqueux comme les tomates, concombres, courgettes…

Graines de fenouil

Graines fruits charnus

Pour les fruits secs, les blettes, les radis, le basilic, le poireau, la carotte, la laitue, il suffit de récolter la graine à maturité sur la fleur. A ce stade, elle tombe naturellement. Suivant le climat et les végétaux, cette période débute en septembre. J’interviens après deux journées ensoleillées et je cueille plutôt en milieu d’après-midi, attention aux rosées matinales qui ajoute de l’humidité sur les graines sèches. Lorsque vous constatez que des graines se décrochent vous pouvez secouer la plante au dessus d’un sac en papier pour récolter les graines.

Recolte de graines de Carvi

Pour récolter d’avantage de graines, sans attendre qu’elles murissent ou être sur qu’elles seront correctement sèches, vous pouvez arracher la plante et enfourner les épis floraux dans une poche en papier.

Suspendu les racines en haut, en séchant la plante permettra aux graines de finir de mûrir. Elles tomberont toutes seules au fond du sac. Je tamise ensuite pour séparer les graines des morceaux de végétaux.

Séparation graines et residus de fleurs

Je fais ainsi pour toutes les plantes aromatiques et médicinales.

Pour les pois, je laisse sécher le pieds-mère et je récolte les gousses tout aussi sèches. Elles sont noirâtres. Je les fais sécher encore quelques jours avant de les écosser. Lorsque la graine est flétrie , je suis sûr qu’elles ne vont pas pourrir. Je stocke les grosses graines dans des poches en papier.

Fruit sec à coque, les haricots

Pour les fruits charnus, tomate, courgette, la manipulation est plus délicate car les graines sont dans un milieu aqueux. Il faut ôter les graines de la chair à l’aide d’une cuillère.

Graines de tomate Reine d'Or

Pour les cucurbitacées, je prélève graine par graine en ne sélectionnant que les plus grosses.

Selection de graines pour les cucurbitacees

Je les nettoie ensuite des résidus de pulpe dans une passoire à l’eau tiède. J’étale ensuite les graines sur une assiette pour les faire sécher à l’ombre avant le stockage.

Graines de patisson

Pour les tomates, je laisse fermenter les graines durant quelques jours jusqu’à la formation d’une pellicule blanche sur l’enveloppe gélatineuse qui n’est plus un problème pour séparer les graines.

Fermentation des graines de tomates

Lorsque la moisissure se développe, il est trop tard ; vous ne pourrez plus extraire les graines des filaments du champignon.

Trop de fermentation provoque la moisissure

Avant l’apparition de la moisissure, je les recouvre d’un filet d’eau puis je verse le liquide : la pellicule blanchâtre flotte, elle sera éliminer en partie.

Le filet d'eau décolle les graines de l'assiette

Il arrive que les graines aient collé au support en les mouillant elles vont se décoller au bout de quelques minutes. Je verse les graines et les résidus de fruit dans une écumoire puis je nettoie à l’eau.

Premier nettoyage à l'eau tiède pour enlever un maximum de pulpe

Hors de l’eau, je forme un petit tas que je mets dans un verre d’eau.

Systématiquement les graines tombent au fond du verre. Je sépare ainsi les résidus de pulpe qui surnagent sur les graines. En remplissant et vidant le verre à plusieurs reprises si nécessaire, je m’aide en formant un tourbillon avec le doigt pour séparer les matières.

Séparation des résidus de pulpe et des graines

Vidange du verre pour extraire la pulpe

Je nettoie une dernière fois à l’eau dans la passoire.

Dernier nettoyage à l'eau des graines de tomates

J’étale les graines sur une surface lisse pour séchage complet.

Séchage des graines propres durant plusieurs jours

Il est important de remuer les graines toutes les 4 heures pour qu’elles n’adhèrent pas au support sinon vous risquez de les endommager en les décollant.

Certaines personnes utiliseraient un verre d’eau pour identifier les graines mortes car elle flotteraient. J’ai personnellement essayé une saison, aucune graine n’a flotté sur 15 variétés de tomate. J’essaierai au printemps avant les semis avec des graines sèches.

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Comment débuter dans l’art de faire ses graines ? Part 2/4 http://www.lepotiblog.fr/debuter-faire-graines/ http://www.lepotiblog.fr/debuter-faire-graines/#comments Sat, 24 Sep 2011 12:02:40 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=2854 Comment débuter dans l’art de faire ses graines ? Part 2/4

Lorsqu’un ami me demande conseil pour la réalisation de son potager, je réponds toujours qu’il faut toujours commencer par une petite superficie de 20m² maximum. Pour faire ses graines, la démarche est similaire car les graines et les fruits n’arrivent pas à maturité au même moment. Il faut y consacrer 5 minutes par ci par là… Au final, cette démarche peut prendre du temps surtout lorsqu’on débute.

Commencez tranquillement avec peu d’espèces pour prendre le temps de traiter correctement les graines. Gardez à l’esprit que vous n’avez pas besoin de faire beaucoup de graines ; un fruit comme la tomate procure suffisamment de graines pour un potager familiale. Une récolte de graines permet de tenir 2 ans en moyenne. Personnellement, je fais mes graines chaque année pour 30 variétés environ. Je consomme toujours les plus anciennes ; j’ai ainsi une sécurité en cas de fausse manipulation, je pioche dans le sachet de l’année suivante…

Je vous conseille des variétés que nous apprécions tous et qui sont tout de suite valorisant pour le jardinier comme les courgettes (Curcubitacées), les blettes (Chénopodiacées), les tomates (Solanacées), les radis (Brassicacées), le basilic (Labiées) , le poireau (Alliacées), la carotte (Apiacées), la laitue (Astéracées), les pois (Fabacées)… Je m’intéresse uniquement à ces plantes car elles sont très communes et de familles différentes ce qui vous permettra de reproduire sauf exception, la méthode sur d’autres espèces de même genre par exemple la courgette (Cucurbita) et le concombre (Cucumis sativa) ou le melon (Cucumis melo).

Il ne vous reste plus qu’à sélectionner un porte-graines, Comment le choisir ?

Sélectionner un végétal qui portera les futures graines ou fruits n’est pas une obligation. Il m’est arrivé de piocher ici et là dans mon potager, de me faire piéger par la montée en graine des laitues ou les chicorées que j’ai laissées fleurir pour récolter les graines.

Mais vous pouvez opérer une sélection sur des critères subjectifs comme la beauté du pieds-mère, sa grandeur, la Porte-graines de bettes en deuxième annéecouleur, le goût, la grosseur, la résistance aux maladies, sa précocité… Les végétaux s’adaptent perpétuellement à leur terroir (sol et climat), cette adaptation naturelle provoque des modifications sans parler des hybridations par pollinisation croisée. Un autre argument est à prendre en compte si vous souhaitez perpétrer une variété. Le pieds-mère devra se rapprocher au plus près de la description du végétal d’origine, la référence. Il faut éviter toute évolution du végétal jusqu’à le protéger des éléments extérieurs comme ses cousins ou cousines de la même espèce, des insectes pollinisateurs… Bref ! Il vous faudra cultiver qu’une seule variété et la protéger.

Quand faire ses graines ? Suivez le cycle végétatif…

Je programme mes interventions sur le cycle de la plante en tenant compte du niveau de maturation de la graine ou du fruit en fonction du climat local qui rythme l’ensemble.Récolte graines de laitue, Reine de Mai

Il faut observer la nature et intervenir juste avant que les graines se décrochent naturellement de la fleur. Il faut choisir les graines venues à maturité, elles sont généralement brunes ou noires. Elles ont séchées naturellement, elles pourront être stockées sans problème.

Pour les fruits, il faut les cueillir très mûres voire proche de la décomposition. Il faudra parfois laisser le fruit se décomposer ou sécher après la cueillette pour les courges. Le mois de septembre et d’octobre avant les premières gelés sont les périodes propices aux meilleures récoltes. Pour les plantes qui produisent plusieurs fruits comme les tomates, les poivrons, je pense qu’il est intéressant de laisser venir le plus longtemps possible les premiers fruits pour prélever les graines. Elles sont programmées pour arriver tôt dans la saison. J’ai constaté que mes tomates étaient de plus en plus tardives peut-être parce que je préparais mes graines à partir du mois de septembre et qu’elles étaient programmées pour donner des fruits de plus en plus tard. Aujourd’hui, je tente d’inverser cette tendance en faisant certaines graines plus tôt dans la saison à partir des premiers fruits.

Cet argument présente l’avantage d’étaler la récolte des graines sur 3 mois en commençant au début de la saison pour les fruits charnus vers le mois de juillet.

En général, je me cale sur le rythme naturel de la plante en fonction des saisons, le procédé est optimal pour la maturité de la graine. Par exemple, l’unique mode de reproduction pour l’angélique est le semis. La seconde année, je pourrai récolter toutes les graines pour les mettre en sachet mais je préfère les laisser tomber sur le sol que j’ai préalablement préparé avec le grattoir. Au printemps suivant, j’obtiens de jeunes plants sans rien faire. D’ailleurs, on ne peux faire autrement car la durée de germination de la graine d’angélique est inférieur à 1 an. Alors inutile d’acheter ces graines dans le commerce car avec la rotation des rayons en fonction des saisons, vous achetez probablement des graines qui ont plus de douze mois. C’est un exemple d’argent jetée par la fenêtre, elles ne germeront jamais.

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Initiation à faire ces graines ! Part. 1/4 http://www.lepotiblog.fr/initiation-faire-graines/ http://www.lepotiblog.fr/initiation-faire-graines/#comments Sat, 17 Sep 2011 12:26:08 +0000 franck http://www.lepotiblog.fr/?p=2844 Initiation à faire ces graines ! Part. 1/4

Faire ses graines permet d’une année sur l’autre de cultiver une plante potagère, aromatique ou médicinale sans avoir à passer par la case porte-monnaie. C’est économique mais surtout très satisfaisant de préserver une variété ancienne pour avoir le plaisir de la partager avec ses amis… Il s’agit également d’une démarche militante pour préserver la biodiversité face aux pratiques de certains semenciers qui commercialisent des graines modifiées à usage unique. Comme la nature est bien faite et qu’elle a pour habitude de s’adapter à son milieu, vous pourrez en sélectionnant les plus beaux fruits ou les plus beau porte-graines, d’année en année, obtenir une variété qui soit parfaitement adapté à votre sol et votre climat. Ainsi la nature vous aide à créer le végétal idéal pour votre jardin.

Pourquoi faire ses graines ? Pour préserver la diversité génétique du monde végétal…

En préambule, je me dois de vous rappeler que la commercialisation des semences est sujet à une réglementation stricte régie par le Groupe National Interprofessionnel des Semences et des Plantes. Comme pour tous les domaines de notre monde moderne, l’homme a besoin de normer, codifier, contrôler… Cette réglementation a pour vocation de standardiser les semences pour leur productivité, leur résistance, leur calibre… Elle a pour effet de rejeter les végétaux qui ne correspondraient pas à ces critères ou certains enjeux économiques. Certaines espèces sont, donc, directement menacées de disparition car il n’y pas plus d’intérêt à les reproduire car le commerce en est interdit. D’où l’intérêt de conserver ces variétés anciennes au niveau amateur pour préserver notre patrimoine végétal. Je pourrai rappeler l’exemple de la pomme de terre en France avec 559 variétés conservées par l’INRA alors que le guide officiel autorise la commercialisation de 10 variétés pour l’usage industriel. Ce sont ces 10 variétés que nous retrouvons sur Conservation des variétés anciennes au jardin de Baugnacles étals et dans la cuisine, quid des autres ?

Cependant nous pouvons constater que les choses avancent dans le bon sens car il existe pour la France une liste annexe réservée pour la commercialisation à destination des jardiniers amateurs en espérant qu’un jour les consommateurs pourront avoir accès à cette diversité. Pour l’instant, aucune variété ancienne de pomme de terre n’y est inscrite, il reste donc du travail.

Voici pourquoi il est primordial de faire ses graines et de préserver la diversité génétique du monde végétal entre tous les jardiniers amateurs.

Quel type de plantes dois-je choisir pour faire mes graines en tant que jardinier amateur ?

Vous trouverez sur les rayons des jardineries des semences dites « hybrides » notées F1 pour la première génération. Ces graines ont été modifiées par croisement avec l’aide de l’homme pour obtenir de meilleurs résultats selon des critères subjectifs propres à l’inventeur de cette nouvelle variété : meilleur rendement, résistance aux maladies, calibre des fruits, adaptation au climat… Pour faciliter la croissance, la graine peut subir une modification ou un traitement comme le pelliculage ou l’enrobage. On dit que la reproduction des semences hybrides donne des résultats aléatoires mis en évidence par Georges Mendel. Je l’ai personnellement constaté que la plante pouvait avoir des problèmes de développement ou que le plante ne donne pas satisfaction au niveau des fruits, trop petits ou qui ne murissent pas…

En revanche l’hybridation orchestré par le végétal fonctionne bien mieux, merci aux abeilles et au vent. Il faut rappeler,aussi, que les plantes s’hybrident naturellement dans le potager. Les variétés anciennes ne ressemblaient plus complètement aux variétés anciennes que nous pouvons acheter aujourd’hui en raison de l’adaptation naturelle de la plante à son terroir et par les pollinisations croisées avec d’autres variétés. En 2005, j’ai obtenu des doubles cornues des Andes sur un seul et unique pieds. Preuve que le végétal évolue…Récolte des graines de cerfeuil commun

Les graines de variétés fixes, rustiques, anciennes, issues de l’agriculture biologique offrent toutes les garanties de réussite lorsqu’on souhaite produire des graines car elles n’ont subies aucune modification, aucune aide de la part de l’homme. De plus, seules les graines des variétés fixes ayant peu évoluées permettent de préserver les espèces en voie d’extinction.

Si vous souhaitez plus de détails sur la structuration de la graine, vous en trouverez ici.

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Préparer son jardin pour partir en vacances http://www.lepotiblog.fr/preparer-jardin-vacances/ http://www.lepotiblog.fr/preparer-jardin-vacances/#comments Sat, 09 Jul 2011 12:10:29 +0000 Corentin http://www.lepotiblog.fr/?p=2837 jardin retour vacancesComme chaque année, vous êtes nombreux à partir en vacances pour plusieurs semaines. Et comme chaque année, au retour de vacances c’est la désolation dans le jardin: plantes grillées, une jungle de mauvaises herbes, des fleurs fanées des fruits et légumes inconsommables, des salades montées en graines….

Voici comment préparer votre jardin au mieu avant votre départ pour limiter au maximum ces désagréments:

Le désherbage et la préparation du sol

Désherbez un maximum autour de vos cultures (voir notre page sur le desherbage bio) et travaillez le sol en surface avec une binette, car comme le dit le vieil adage, un binage vaut deux arrosage.

Le paillage et l’arrosage

Une fois désherbé et biné, il vous faut pailler pour empêcher les mauvaises herbes de repousser et pour limiter au maximum l’évaporation de l’eau. Paillez épais (min 3 cm) et n’hésitez pas à vous approvisionnez si votre jardin ne produit pas assez de matériau (tonte de gazon, compost) pour le paillage :cosse de Sarrasin, paillettes de Lin, (voire notre page sur le paillage).

Taillez et tuteurez les plantes

Tuteurer tous les végétaux qui risquent de casser, ou de se coucher sous l’effet du vent ou de la pluie. Taillez dans vos cultures tout ce qui arrivera à maturité pendant vos vacances, perdu pour perdu, autant que la plante garde son énergie pour votre retour.

Traitez vos cultures si besoin et arrosez de façon intelligente.

Faite un tour de vos cultures minutieux pour y déceler des débuts de maladies et traitez le cas échéant. Espacez les arrosages progressivement avant de partir, afin de préparer les plantes et n’arrosez de façon trop abondante juste avant de partir. Mettez en place des bouteille remplies d’eau à l’envers avec le bouchon percé sur les cultures les plus sensibles pour y diffuser régulièrement de l’eau.

Protégez les plantes en pot

Regroupez-les en formation serrée et en mettant en place un système d’arrosage automatique (sinon utilisez les bouteilles à l’envers comme ci-dessus), si possible à mi-ombre et à l’abri du vent.

Enfin, rangez le jardin pour ne rien laisser traîner dehors,et mettez à l’abri des rongeurs et des insectes vos graines, bulbes et récoltes qui sèchent.

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Installer une ruche dans son jardin (2ème partie) http://www.lepotiblog.fr/materiel-apiculteur-amateur/ http://www.lepotiblog.fr/materiel-apiculteur-amateur/#comments Sun, 19 Jun 2011 11:44:36 +0000 Corentin http://www.lepotiblog.fr/?p=2827 apicultureAprès avoir fait le tour dans la première partie sur les réglementations et précautions à prendre avant de pouvoir installer une ruche dans son jardin, voyons à présent le matériel et les notions de bases qui sont nécessaires.

Le Matériel indispensable pour se lancer

- une ou des ruches (plancher, corps, grille à reine, cadres, 2 hausses, couvre-cadres, toit).
- chasse-abeilles, nourrisseurs.
- une tenue de protection (voile et gants au minimum), un enfumoir (ou pipe), du combustible, un lèvecadres.
- des bobines de fil de fer galvanisé ou étamé, cires gaufrées, alimentation électrique.
- un ou des maturateur(s), batteur.

Combien ça coûte pour se lancer?

Il est raisonnable de compter sur un investissement d’environ 300 € en matériel,sans les ruches. Cet investissement sera toutefois amorti à moyen terme avec la vente du miel qui sera produit. Il est également possible de diminuer ses dépenses en partageant ou en en empruntant le matériel.
Le prix d’une ruche varie entre 75 et 150 € suivant le modèle et la qualité, dans laquelle il faudra ajouter une seconde hausse ( 35 €), une grille à reine, un plateau chasse-abeilles, un nourrisseur et des partitions (de 30 à 40 €). Une colonie sur cadre coûte environ 60 €.

Aménagements pour l’installation des ruches

Il est important que le sol soit nivelé afin que les ruches soit placées horizontalement. Les ruches seront placées sur un appui commun ou individuels, à environ 30-40 cm en espaçant les ruches d’au moins un mètre l’une de l’autre. Le sol devant les ruches doit être dégagé afin d’en faciliter l’accès aux abeilles et afin de permettre à l’apiculteur d’observer les déchets rejetés par les abeilles.

Comment peupler ses ruches

Les colonies sur cadres

Il est possible d’acheter une colonie sur cadres. Il est alors important de s’informer sur l’âge, la race et la valeur de la reine, , sur l’âge des cires et sur la quantité de provisions disponibles. Vérifiez également les cadres soient bien à la même dimension que ceux de vos ruches. Il est conseillé de les acheter au printemps, ce qui permet d’entamer l’hiver dans de bonnes conditions.

Récupérer un essaim

C’est la façon la plus simple et la plus abordable de se procurer les abeilles. Faites vous connaitre auprès d’un apiculteur ou d’une association apicole. La période d’essaimage dure de fin avril à juin, et il faudra donc capturer un essaim et l’installer progressivement dans votre ruche. Il est évidemment nécessaire de s’informer au préalable ou de s’entourer d’un apiculteur plus expérimenté.

Les ruches d’occasion

C’est également un moyen économique pour débuter l’apiculture, mais la prudence est de mise car une ruche à l’abandon ou en mauvais état. Assurez-vous de la conformité du type de ruche proposée et de l’état de la colonie.

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