<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:blogger="http://schemas.google.com/blogger/2008" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777</atom:id><lastBuildDate>Thu, 19 Dec 2024 03:28:05 +0000</lastBuildDate><title>The Bis Factory</title><description></description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Bennett)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><language>en-us</language><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle/><itunes:category text="TV &amp; Film"/><itunes:owner><itunes:email>noreply@blogger.com</itunes:email></itunes:owner><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-6984508634118155665</guid><pubDate>Sun, 13 Jan 2013 11:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-13T08:38:48.132-08:00</atom:updated><title>The Master, l'Homme devient plus fort que Dieu</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjj-lpLvelGLnM9X4dh0QU4UdjMubOJURLV1xwoRMvXoFNPP81T7ws4RKCxEVfWnR7sDTUVbLArpLI04G24wcUPvFzk8RGdVdm7KxKDD0QIPfcHDPf6AWDQmPR0OCzniY5dvem3KmUa3a4/s1600/the+master.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjj-lpLvelGLnM9X4dh0QU4UdjMubOJURLV1xwoRMvXoFNPP81T7ws4RKCxEVfWnR7sDTUVbLArpLI04G24wcUPvFzk8RGdVdm7KxKDD0QIPfcHDPf6AWDQmPR0OCzniY5dvem3KmUa3a4/s320/the+master.jpg" width="216" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Ça faisait belle lurette que j'attendais ce film, le dernier du (toujours) jeune prodige Paul Thomas Anderson, qui certes n'est pas des plus prolifiques mais qui compense largement sa rareté par la richesse et la variété de sa filmographie. Assez proche de Altman et Scorsese à ses débuts, il s'est mué en émule de Stanley Kubrick depuis le monstrueux &lt;b&gt;There Will Be Blood&lt;/b&gt; (son plus grand film et aussi le plus grand film des années 2000), une étiquette qui peut paraitre lourde et injustifiée de visu, sauf qu'il a su imposer sa vision du cinéma et s'est véritablement mis en porte-a-faux des contingences hollywoodiennes à l'instar du barbu mégalo. Jusque là tout allait bien pour lui, mais &lt;b&gt;The Master&lt;/b&gt; se fera attendre plus pour des raisons de développement hell que d'un réel perfectionnisme (ici, visible dans une reconstitution méticuleuse de l'Amérique des 50's), en effet, le film posa énormément de problèmes vis-a-vis de son sujet, la Scientologie étant considérée comme une véritable église aux États-Unis et dont &lt;b&gt;The Master&lt;/b&gt; narre les prémices de sa diffusion en Amérique, ainsi que sur le Vieux Continent. Du coup, la plupart des majors refusent d'investir le moindre kopeck de peur de se mettre à dos des fidèles de L. Ron Hubbard (fondateur du mouvement Scientologue), c'est donc grâce à des fonds privés que le film se fera et permettra aussi l'entière indépendance de Anderson sur le projet, allant jusqu’à choisir une pellicule 65mm (le plus haut format de pellicule classique, juste avant le Imax) pour ne pas avoir à tourner en numérique comme cela est actuellement la norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.wired.com/images_blogs/underwire/2012/09/master_ensemble_660.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="191" src="http://www.wired.com/images_blogs/underwire/2012/09/master_ensemble_660.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Dès les premières images, on sent la totale confiance d'Anderson en son sujet et sa mise en scène, qui s'avère des plus dépouillés : exit le 2.35 qu'il chérissait tant depuis son premier film, place à un 1.85 moins cinégenique et plus aéré surtout, laissant peu de place au final pour balader le regard du spectateur dans les quatre coins du cadre et mieux l'hypnotiser tel le gourou Lancaster Dodd qui "manipule" le paumé Freddie Quell. Mais au final, &lt;b&gt;The Master&lt;/b&gt; est un film qui tient moins sur sa réalisation (d'ailleurs, il est étonnant de voir que les derniers tics andersoniens ont cette fois disparu) que par l'universalité de son sujet qui évite astucieusement la charge balourde et facile sur la Scientologie, préférant le questionnement profond de la nature humaine comme c’était déjà le cas avec &lt;b&gt;There Will Be Blood&lt;/b&gt;. En effet, c'est une quête existentielle qui se dévoile à nous, de personnages qui ne savent pas/plus ce qu'ils veulent, entre désir d'être puissant, aimé ou tout simplement de vivre avec le sentiment d'avoir marqué les gens qui nous entourent. Freddie Quell est un homme inadapté à la société, impulsif et rebelle qui ne semble avoir que faire d'une quelconque attache dans sa vie, vivant au gré des opportunités de ses rencontres mais qui paradoxalement va devenir le plus fidèle valet du charismatique Lancaster Dodd, lui offrant ainsi une stabilité qu'il n'avait jamais eue. Leur relation est le cœur du récit et de sa mécanique, à la fois proches et opposés, les deux hommes vont nouer une amitié pleine d’ambiguïté, proche du sadomasochisme, où chacun va jouer son rôle : Dodd comme maitre beau parleur mais finalement très cruel (ses interrogatoires qui démarrent de manière anodine et qui frisent le harcèlement sur la fin) et Quell qui sera finalement le clébard servile mais parfaitement conscient de sa condition, refusant malgré sa rébellion de façade, de se défaire de l'emprise de Dodd. Un jeu qui finira par aller de plus en plus loin, mais à force que les deux compères vont aller de mésententes en mésententes, leur liens resteront pourtant toujours présents, confirmant ainsi la célèbre maxime &lt;i&gt;"On aime ceux qui nous font du mal". &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.mindswork.co.uk/wpblog/wp-content/uploads/2012/12/The_Master_Paul_Thomas_Anderson-70.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="160" src="http://www.mindswork.co.uk/wpblog/wp-content/uploads/2012/12/The_Master_Paul_Thomas_Anderson-70.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b&gt;The Master&lt;/b&gt; nous parle surtout d'une hiérarchisation de l'humanité divisée en deux camps, celui des Maitres et celui des Servants, impossible selon Anderson de ne pas faire partie de l'un des deux et d'ailleurs il est très facile pour un Servant de devenir maitre à son tour, au final, il s'avère évident que nous sommes tous amenés un jour où l'autre prendre quelqu'un sous sa coupe, un regard très juste sur l'Homme qui n'a jamais fonctionné dans un principe d'égalité. Mais c'est surtout pour une question d’identité, celle qui forge notre caractère que le personnage de Joaquin Phoenix va accepter de passer par différentes épreuves à la limite de la démence, pour enfin devenir l'homme qu'il aurait toujours du être. Un chemin de croix auquel tout individu (qu'il soit perdu ou non) doit passer un jour où l'autre pour s'affirmer définitivement, &lt;b&gt;The Master&lt;/b&gt; nous rappelle à quel point l'Existence est douloureuse dans un monde tel que le notre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.cineheroes.net/chuploads/2012/05/the-master-movie-image-joaquin-phoenix-600x321.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="171" src="http://www.cineheroes.net/chuploads/2012/05/the-master-movie-image-joaquin-phoenix-600x321.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand film qui se doit d'être lu entre entre les lignes (comme &lt;b&gt;TWBB&lt;/b&gt;) pour en tirer toute sa substantifique moelle et saisir la grandeur de cet oeuvre, qui semble avoir été longuement réfléchie tant les degrés de lectures s'entrecroisent et sa minéralité digne des plus grands, ne doit rien au hasard. </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/the-master-lhomme-devient-plus-fort-que.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjj-lpLvelGLnM9X4dh0QU4UdjMubOJURLV1xwoRMvXoFNPP81T7ws4RKCxEVfWnR7sDTUVbLArpLI04G24wcUPvFzk8RGdVdm7KxKDD0QIPfcHDPf6AWDQmPR0OCzniY5dvem3KmUa3a4/s72-c/the+master.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-5018694241239098940</guid><pubDate>Tue, 08 Jan 2013 16:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-08T08:31:25.125-08:00</atom:updated><title>The Time You Need a Friend, du rire aux larmes</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://sphax666.free.fr/WOO/woo/THE%20TIME%20YOU%20NEED%20A%20FRIEND/th%20time%20you%20need%20a%20friend%20affiche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://sphax666.free.fr/WOO/woo/THE%20TIME%20YOU%20NEED%20A%20FRIEND/th%20time%20you%20need%20a%20friend%20affiche.jpg" width="205" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Time You Need a Friend&lt;/span&gt; s’apparente comme une énième commande grivoise de la part de John Woo, 
alors qu'en fait il s'agit d'une œuvre charnière dont l'importance reste
 encore sous-évalué par les soi-disant "spécialistes" du monsieur : 
comme &lt;b&gt;Hard Boiled&lt;/b&gt; fut une apothéose de son cinéma à Hong Kong, comme 
&lt;b&gt;Windtalkers&lt;/b&gt; fut une apothéose aux Etats-Unis, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Time You Need a Friend&lt;/span&gt;
 est en fait la boucle finale de son cycle "comédies", encore plus 
occidental dans l'esprit, plus touchant, plus personnel et surtout plus 
réflexif. Pourtant, c’était loin d'être gagné, Woo en avait alors plus 
qu'assez d'enchainer les comédies pour la Golden Harvest et ne résiste 
pas à l'offre des compères Raymond Wong et Karl Maka, alors patrons de 
la Cinema City (dont le but était de contrecarrer les grands studios, en
 offrant plus de liberté à leurs réalisateurs), qui lui proposent de 
faire des films qui sont plus dans ses cordes. Hélas, la société tombe 
entre de mauvaises mains et Woo se retrouve obligé de tourner à nouveau 
des comédies pour leur compte (l'affligeant &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Run Tiger Run&lt;/span&gt; et le film précité), sauf qu'il essayera d'investir le plus de thèmes personnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img577.imageshack.us/img577/5800/vlcsnap2013010817h25m47.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img577.imageshack.us/img577/5800/vlcsnap2013010817h25m47.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
A
 vrai dire, le film s'éloigne par de nombreux aspects de la comédie 
cantonaise type : déjà l'humour reste essentiellement basé sur des 
querelles et des gags visuels compréhensibles pour un public profane, le
 fond moral qui ressemble beaucoup aux films de Frank Capra avec une 
louchée de bons sentiments et un optimisme débordant, de plus, il 
accumule les clins d’œil au cinéma muet et au monde du spectacle. Un peu
 comme &lt;b&gt;Man on the Moon&lt;/b&gt;, Woo instille un regard cru sur le public et leur
 rapport aux artistes, qui doivent faire fi de leurs tracas personnels 
pour amuser le public sur commande. Car les deux thèmes principaux que 
traite dans ce film sont l'amitié et la vieillesse. Les deux héros du 
films sont en fait deux acteurs retraités, des anciens amis et 
partenaires, qui pour la bonne cause vont devoir rejouer ensemble et 
oublier leurs différents. Cette relation tendue est relativement bien 
montrée, d'autant que les acteurs évitent le surjeu pour la plupart 
(sauf le papy cardiaque, surmaquillé au possible) et le casting se 
montre composé d'illustres inconnus (en dehors du vétéran Sun Yueh, le 
boss de Chow Yun Fat dans &lt;b&gt;City on Fire&lt;/b&gt;), rajoutant un certain crédit aux 
situations tragiques du film, car il s'avère parfois plus proche du 
drame que de la comédie. Je parlais avant de portée réflexive, elle est 
surtout présente dans la dernière demi-heure du film où les masques 
tombent et nos deux amis se rendent comptent que les temps changent, que
 ce qui était drôle il y a 30 ans ne l'est plus aujourd'hui et qu'il 
sont en train d'être oubliés de tous, faute d'avoir perdu son temps et de
 ne pas avoir su s'adapter. Toute cette pensée triste lors du plan final
 qui renvoie à l'avenir cinématographique de Woo, qui allait enfin 
réaliser ses projets personnels, ainsi qu'a celui de nos héros qui se 
donnent corps et âme pour leur public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img803.imageshack.us/img803/6407/vlcsnap2013010817h26m45.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img803.imageshack.us/img803/6407/vlcsnap2013010817h26m45.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement je 
reprocherais au film de ne pas avoir cru suffisamment à sa portée 
dramatique et d'avoir caviardé des gags pas toujours appropriés, surtout
 quand ceux-ci sont étirés inutilement sans apporter grand chose à 
l'histoire, mais ça reste une très bonne surprise qui a su m'émouvoir de
 temps à autre et confirme une fois encore que John Woo sous-estime à tort la 
qualité de certains de ses premiers films.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/the-time-you-need-friend-du-rire-aux.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-6061812741665151889</guid><pubDate>Tue, 08 Jan 2013 10:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-08T02:35:31.691-08:00</atom:updated><title>Dead Bang, un superflic contre les fachos </title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images.moviepostershop.com/dead-bang-movie-poster-1989-1020248181.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://images.moviepostershop.com/dead-bang-movie-poster-1989-1020248181.jpg" width="214" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Dead Bang&lt;/b&gt; fait partie des polars oubliés des 80's, alors que celui-ci possède à priori tout les éléments requis pour faire partie des références : un acteur principal charismatique en diable possédant encore l'aura de sa série vedette (l'excellente &lt;b&gt;Miami Vice&lt;/b&gt;), un traitement qui évite étonnamment tous les travers usuels du polar de l'époque (on est vraiment à la lisière des 80/90's) et surtout un réalisateur de classe A, le vétéran John Frankenheimer qui met sa technique inoxydable au service d'un récit idéalement construit. &lt;b&gt;Dead Bang&lt;/b&gt; démarre comme un polar urbain poisseux où la patte de son metteur en scène nous saute au visage avec axes penchés et grand angle à la hongkongaise et également où Don Johnson brise littéralement son image de beau gosse dans la défroque de ce flic ordurier et alcoolo (il va jusque à gerber sur un suspect a la fin d'une longue course-poursuite à pied). Mais c'est surtout pour la confrontation de deux mondes opposés et la mise en abime de leur fonctionnement que le film s'avère à part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.fak-tvojfilm.net/wp-content/uploads/2011/05/dead-bang.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="209" src="http://www.fak-tvojfilm.net/wp-content/uploads/2011/05/dead-bang.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, &lt;b&gt;Dead Bang&lt;/b&gt; évoque le clivage des grandes villes (Los Angeles en l’occurrence) et du Midwest (la seconde moitié se déroule en rase campagne) à travers l'enquête forcené d'un flic seul contre tous, qui va relier un braquage sanguinolent dans le ghetto californien à un gigantesque réseau d'adorateurs néo-nazis connu de tous dans le Sud. D'ailleurs, la base scénaristique n'est pas sans rappeler l’intéressant film de Costa-Gavras &lt;b&gt;Betrayed&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;La Main Droite du Diable&lt;/b&gt; en VF) sorti l'année précédente, paradoxalement malgré des intentions plus commerciales le film de Frankenheimer s'avère au final plus incisif et pertinent que le Gavras, qui lui péchait par une prévisibilité et des raccourcis assez décevants de sa part. Chez Frankenheimer, il suffit de poser sa caméra l'air de rien et on en apprend bien plus, d'autant qu'il s'est effectivement documenté sur la situation avant de tourner quoi que ce soit.&lt;br /&gt;
Mais le film se permet également de vrais morceaux de bravoure qui restent dans la mémoire du spectateur, surtout cet excellent final où le style de Frankenheimer prend tout son sens : un long gunfight dans une caverne où les cadres étouffants se multiplient (longue focale oblige) et accroissant l'air de rien la tension au détriment du spectaculaire. L'art du climax dans toute sa splendeur et tel qu'on le verra régulièrement chez lui dans les années 90 (le doublé &lt;b&gt;Ronin&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Reindeer Games&lt;/b&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://bloodymurder.files.wordpress.com/2012/06/dead-bang-04.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="https://bloodymurder.files.wordpress.com/2012/06/dead-bang-04.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà un exemple idéal de film policier qui passe le cap des années avec grâce, prouvant aussi que la carrière de John Frankenheimer ne s’arrêtait pas à &lt;b&gt;l’Opération Diabolique&lt;/b&gt; et que sa période 80's est loin d'être jalonnée de film mineurs ou impersonnels (je pense à &lt;b&gt;The Challenge&lt;/b&gt; ou même &lt;b&gt;52 Pick-Up&lt;/b&gt;). Dommage qu'un éditeur français ne se soit pas penché sur ce film, il existe néanmoins un z1 américain avec VF peu couteux mais recadré, mais la meilleure édition reste le z2 allemand VOSTA au format respecté sorti chez Warner pour peu que l'absence de piste française ne vous rebute pas.&amp;nbsp; </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/dead-bang-un-superflic-contre-les-fachos.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-2529300701185489735</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2013 22:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-07T14:16:15.758-08:00</atom:updated><title>Stunt Woman, dur, dur d'être une femme...</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.asiatorrents.com/imgz/images/ahkamcover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.asiatorrents.com/imgz/images/ahkamcover.jpg" width="224" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Décidément j'aime bien le travail de Ann Hui dès qu'elle sort de ses trucs 
politiques, là en l’occurrence elle s'attaque à un exercice que j'adore :
 la mise en abime. C'est l'univers du cinéma et précisément le monde des
 cascadeurs à travers le portrait d'une femme qui cherche à se faire une
 place dans le milieu, là c'est d'autant plus intéressant que les 
acteurs ont été à un moment où a un autre le rôle qu'ils incarnaient 
(surtout Sammo Hung en figure paternaliste de chorégraphe/réalisateur, 
soufflant d'humanité, certainement son rôle le plus touchant), que Hui 
ne nous cache strictement rien des réalités du métier et par extension 
de la misogynie de la société chinoise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.asiatorrents.com/imgz/images/ahkam2.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="182" src="http://www.asiatorrents.com/imgz/images/ahkam2.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Ah Kam&lt;/b&gt; est structurée en
 trois parties, la première s'attarde de façon documentaire aux aléas 
d'un tournage de Wu Xia Pian (film de sabre chinois) où les galères s'enchainent : l'intrusion de 
Triades sur le plateau qui foutent la merde, les égos des comédiens, les
 contraintes financières qui poussent à tourner de manière commando et 
bien sur les blessures graves que se font ces gens de l'ombre, préférant
 souffrir en silence pour empocher un maigre salaire que de se ménager 
physiquement. La seconde partie, elle verra le film glisser lentement 
vers le personnage d'Ah Kam et sa vie de femme, ce n’était d'ailleurs 
pas le souhait initial de la réalisatrice puisque Michelle Yeoh a subi 
une mauvaise chute pendant le tournage (triste coïncidence) et a été 
contrainte de minimiser son implication physique, dès lors le film 
change du tout au tout et aborde des thèmes plus féministes avec cette 
femme forte qui va devoir se plier aux exigences de la femme soumise 
telle qu'elle est perçue en Asie, devant renier ses passions et son 
amour propre pour un type qui n'a peu d'égard pour elle. Quelque part 
cette partie me rappelle toutes ces starlettes hongkongaises qui ont 
quitté le métier, juste après s’être mariées pour devoir vivre aux 
crochets de leurs époux (on peut citer au hasard Chingmy Yau, Amy Yip, Sharla Cheung, etc...), ce n'est pas une coïncidence puisque que Yeoh 
avait subi cette chose au début des années 90 en épousant le patron de 
la D&amp;amp;B, elle dut mettre un terme à sa carrière mais l'a reprise 
aussitôt après son divorce ! Misogyne dites-vous ? &lt;br /&gt;
Enfin, le film se
 conclut assez maladroitement et orchestre un retournement de situation 
exagéré qui fait retomber le film dans les travers de la production de 
tatanes HK, le côté documentaire et poignant du film s'en trouve très 
amoindri, voire décrédibilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://senorcalderon.files.wordpress.com/2009/09/ahkam.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="http://senorcalderon.files.wordpress.com/2009/09/ahkam.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Effectivement, &lt;b&gt;Ah Kam&lt;/b&gt; 
n’intéressera que ceux qui croient que Hong Kong ne se limite pas 
qu'aux polars et aux films de baston non-stop, c'est une vraie 
déclaration d'amour à un métier trop peu reconnu et un magnifique 
portrait de femme au sein d'un milieu machiste. Un beau film, quelque 
peu boiteux mais qui reste à découvrir. </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/stunt-woman-dur-dur-detre-une-femme.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-5560210100085782817</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2013 10:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-07T02:07:51.040-08:00</atom:updated><title>Nightmare Detective 2, "Hors du rêve, tu es seul"</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfR7UnTychNS8sArhHcHmwgABPDgKJjHELh6cJ6T0znCB0vWeZHIQipvZqx05vtSZc6N0cQs1VyIS0HBenyxhtSZ2jwJQk6lS3ZDFS-ZJKs6_sCV35XuWukn4wPXETuGf72tqzswPH8e7_/s1600/NightmareDetective2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfR7UnTychNS8sArhHcHmwgABPDgKJjHELh6cJ6T0znCB0vWeZHIQipvZqx05vtSZc6N0cQs1VyIS0HBenyxhtSZ2jwJQk6lS3ZDFS-ZJKs6_sCV35XuWukn4wPXETuGf72tqzswPH8e7_/s320/NightmareDetective2.jpg" width="228" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Shinya Tsukamoto est agaçant. Agaçant car il est sûrement en train de se
 construire l'une des plus brillantes filmographies du cinéma tous pays 
confondus. S'il reste l'un des plus grands, c'est surtout parce qu'il a 
un style inimitable ET qu'il s'est jamais permis de lui faire faux-bond,
 d'autant qu'a l'inverse d'un Tony Scott obligé de réinventer sa mise en
 scène, il ne vieillit pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://cdn-small.nipponcinema.com/trailer_thumbs/nightmare-detective-2-subbed-trailer.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="http://cdn-small.nipponcinema.com/trailer_thumbs/nightmare-detective-2-subbed-trailer.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Le principal regret du premier &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nightmare Detective&lt;/span&gt;
 résidait dans le fait que la caméra Tsukamotesque servait avant tout de
 gimmick avant toute réelle réappropriation du genre, bien que le 
résultat reste à mille coudées d'autres prods J-Horror. Cette fois fini 
l'intrigue prétexte pour prouver qu'il pouvait rentrer dans le rang, 
place à un regard plus poussé et intime sur ce personnage nébuleux 
qu'est le &lt;b&gt;Nightmare Detective&lt;/b&gt;. Tsukamoto a décidé de ne plus se retenir,
 si il est toujours entouré d'une équipe technique professionnelle et 
s'est limité aux postes les plus importants, sa caméra tremblotante se 
fait terriblement vivace et le montage y est carrément fou : jump cuts 
en pagaille, fondus enchainés à la pelle, des envies de montage rarement
 vues chez lui. D'autant que la photo est absolument magnifique avec ses
 teintes sépia, prenant le contre-pied de l'image froide et bleutée du 
premier volet. Cela colle parfaitement avec l'atmosphère triste et 
désenchantée du film. C'est peut être la seule fois que Tsukamoto 
réalise un film pessimiste dans sa carrière, si tout les personnages de 
ses autres films se fourvoyait dans la débauche, c’était pour mieux 
souligner leur énergie loin d'un monde oppressant écrasant toute 
individualité. Le &lt;b&gt;Nightmare Detective&lt;/b&gt; était un personnage dont on savait
 très peu de choses, cette suite lui est entièrement dédié et l'on ne 
peut pas dire que sa vie soit géniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.fantasiafest.com/2009/_media/images/films/63/photo_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="185" src="http://www.fantasiafest.com/2009/_media/images/films/63/photo_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Son don de voir dans les rêves semble pour lui plus un fardeau, qu'un 
véritable cadeau de la nature. Obligé de vivre dans la solitude et 
comble du malheur, sauver des gens qui ne lui donnent rien en retour, le
 &lt;b&gt;Nightmare Detective&lt;/b&gt; semble au bord du gouffre, condamné à revivre en 
permanence son pire cauchemar, celui de la destruction involontaire de 
sa famille. Le monde du cauchemar, c'est une piste qu'avait trop 
brièvement exploré Tsukamoto dans le premier film, cette fois sera un 
passage très important du film, alternant parfois très sournoisement 
rêve et réalité. Sa mise en scène plus sensitive que jamais nous immerge
 totalement dans un monde tordu, beaucoup plus poignant et réussi. A
 vrai dire, &lt;b&gt;ND 2&lt;/b&gt; est surement le plus humain de ses films, celui où le 
talent visuel parvient à toucher le spectateur au plus profond de 
lui-même, comme ce plan final d'une simplicité mais touchant par son 
insistance concluant de la plus triste des façons ce diptyque.&amp;nbsp; </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/nightmare-detective-2-hors-du-reve-tu.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfR7UnTychNS8sArhHcHmwgABPDgKJjHELh6cJ6T0znCB0vWeZHIQipvZqx05vtSZc6N0cQs1VyIS0HBenyxhtSZ2jwJQk6lS3ZDFS-ZJKs6_sCV35XuWukn4wPXETuGf72tqzswPH8e7_/s72-c/NightmareDetective2.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-9015932213330344599</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2013 09:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-07T01:10:18.227-08:00</atom:updated><title>Pedicab Driver, le chef d'oeuvre perdu de la kung fu comedy</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/18/Pedicab_Driver.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/18/Pedicab_Driver.jpg" width="219" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes à la fin des années 80, la Golden Harvest menée par Raymond Chow est alors au zénith de sa puissance financière et n'hésitera pas à en faire profiter ses deux poules aux œufs d'or : Jackie Chan et Sammo Hung, en acceptant de financer des films sur lesquels ils auront les mains libres (&lt;b&gt;Police Story II, Project A II, Eastern Condors&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;Shanghai Express&lt;/b&gt;). L'antagonisme et l'amitié solide entre les deux hommes-orchestres est bien connue, mais pour une fois, ils vont se renvoyer la balle en cette année 1989 avec deux films au décorum similaire : &lt;b&gt;Miracles&lt;/b&gt;, le semi-échec artistique de Jackie et &lt;b&gt;Pedicab Driver&lt;/b&gt;, qui lui est l'aboutissement stylistique de Hung.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.fareastfilms.com/cmsAdmin/uploads/pedicab_driver2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="197" src="http://www.fareastfilms.com/cmsAdmin/uploads/pedicab_driver2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Ne faites pas gaffe à cette affiche d'exploitation trompeuse, &lt;b&gt;Pedicab&lt;/b&gt; est tout sauf une comédie grasse et inoffensive qui a contribué à la prospérité commerciale du gros Sammo mais bien la synthèse parfaite de ses deux périodes (violente et comique). En gros, ça commence comme une comédie puis ça monte en puissance dans la noirceur à tel point que le final est certainement le plus éprouvant qu'il ait jamais fait. Hung détruit progressivement les rouages bien huilés de ses précédents faits d'armes, ce qui fait que votre serviteur s'est bien demandé pendant 50 minutes où était le chef d'oeuvre vendu par une poignée de veinards ayant eu la chance de le visionner (j'ai du me contenter d'un VCD au format, vu que le dvd n'a jamais été édité nulle part) croyant voir là une sympathique comédie kung fu aux chorégraphies très réussies, même s'il faut le reconnaitre que le film est quand moins gâté en production design que &lt;b&gt;Miracles&lt;/b&gt;. Si pour beaucoup &lt;b&gt;Prodigal Son&lt;/b&gt; semblait être jusque là son film le plus abouti (ce que je n'ai jamais pensé pour ma part, faute à une seconde partie qui retombe dans le comique comme si de rien n’était), &lt;b&gt;Pedicab&lt;/b&gt; l'enfonce de deux têtes ne serait-ce que dans l'évolution de la dramaturgie (ces personnages auquel on ne croit pas un instant et qui finissent par nous émouvoir !?) et l'extrême maitrise du découpage qui ferait pleurer de honte les gros metteurs en scène de blockbusters (le duel Sammo/Billy Chau est l'un des morceau de bravoure les plus intenses jamais filmés à HK) tellement l'espace est utilisé à bon escient pour construire des chorés millimétrées (il y a des cascades où l'on voit bien qu'a un demi-centimètre de décalage le mec finit à l'hosto).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://filmjournal.net/mjocallaghan/files/2008/06/pedicab1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="196" src="http://filmjournal.net/mjocallaghan/files/2008/06/pedicab1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une fois encore, Sammo nous livre un film d'arts martiaux violent et schizophrène comme lui seul à le secret, montrant bien son professionnalisme à livrer un produit cohérent et généreux jusqu'au bout (n'est-ce pas Jackie ?), osant nous prendre à revers (je pense surtout au couple Max Mok/Fennie Yuen qui prend une dimension glauquissime, j'en avais les poils de bras tout hérissés pendant la scène du repas !) à tel point que les rares éléments comiques de la seconde partie n'arrivent même plus à nous faire rire. Qui a dit que le kung fu pian ne pouvait pas être anticonformiste ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;iframe allowfullscreen='allowfullscreen' webkitallowfullscreen='webkitallowfullscreen' mozallowfullscreen='mozallowfullscreen' width='320' height='266' src='https://www.youtube.com/embed/pC3cBNRvG4U?feature=player_embedded' frameborder='0'&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/pedicab-driver-le-chef-doeuvre-perdu-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-8943718266270419773</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 19:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T11:11:56.451-08:00</atom:updated><title>Killer Joe, Friedkin est dans la place ! </title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/07/Killer-Joe-affiche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/07/Killer-Joe-affiche.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
2012 sera vraiment l'année de tous les come-back : entre la confirmation &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Exp 2&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prometheus&lt;/span&gt;
 de Ridley Scott et en attendant le prochain Walter Hill, il y en a un 
autre qui lui s'est définitivement fait persona non grata à Hollywood, 
William Friedkin, qui fait son retour en fanfare. Le wonder boy des 
70's, celui des hits commerciaux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;French Connection&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Exorciste&lt;/span&gt;
 (ses deux seuls films valables, à en croire les cinéphiles du 
dimanche), s'est métamorphosé en une sorte de polémiste de la pellicule,
 alternant commandes moins désinteressées qu'il n'y parait (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jade, Blue Chips&lt;/span&gt;), grands films malades laissant quasi-systématiquement le public sur le carreau (la seule exception étant le génial &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Traqué&lt;/span&gt; en 2003) et a fini par lasser les grands studios de sa vision sombre et pessimiste de l'âme humaine. Depuis la sortie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bug&lt;/span&gt;,
 on peut considérer dès lors que Friedkin est entré dans le giron du 
cinéma indépendant, le seul qui peut lui procurer encore assez de moyens
 pour réaliser ce qu'il a envie et effectivement, il n'en plus rien à 
faire de la gloire ou du succès commercial, sa glorieuse filmo parle 
pour lui aujourd'hui même s'il doit se montrer patient entre deux 
projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_1.jpg" width="320" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_18.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_18.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Si &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bug&lt;/span&gt; restait à mon sens une œuvre de transition, montrant la force tranquille de Bill sans forcément aller au bout de son propos, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Killer Joe&lt;/span&gt;
 est quant à lui, une œuvre terminale, faite de haine et de violence 
envers une industrie (et un public) qui ne veut plus de lui. Comme son 
confrère Paul Verhoeven du temps de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Showgirls&lt;/span&gt;
 (leur classification commune en NC-17 n'y est pas étrangère), il décide
 de faire l'exact inverse de ce qui est aujourd'hui la norme : on 
aseptise ? Bill fonce dans le tas et montre tout ce qu'il y a montrer. 
Il transforme une intrigue de film noir tout ce qu'il y a de plus banal 
et y verse un tel degré de vulgarité pure, que cela en force le respect,
 du full frontal en pagaille, du sexe archi-déviant, une violence filmée
 en gros plan mais le tout avec la force technique d'un gars qui n'a 
plus rien à prouver à qui que ce soit (il a gardé de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bug&lt;/span&gt;,
 le goût de la direction d'acteur et de leur emploi dans un espace 
clos). Une chose est sure, le film va diviser une fois encore car Bill 
fait absolument ce qu'il veut en termes de ton et de rythme, on peut 
passer d'une scène faussement légère à un tabassage d'une brutalité 
insoutenable et même oser passer du polar au fantastique, sans que cela 
ne soit incohérent. D'ailleurs, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Killer Joe&lt;/span&gt;
 est certainement, outre son ton très franc, son film le plus désespéré 
de sa carrière. Aucun personnage ne respire la sympathie, tous ne vivent
 que pour assouvir leurs besoins sexuels ou monétaires, de fait le 
spectateur n'aura jamais le moindre point d'ancrage moral dans ce film, 
alors qu'il gardait jusque là une certaine ambigüité, laissant augurer 
d'une éventuelle prise de conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images3.static-bluray.com/reviews/7153_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images3.static-bluray.com/reviews/7153_3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images.static-bluray.com/reviews/7153_10.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une œuvre sur le Mal et ses conséquences, que l'on peut voir 
de deux façon différentes (l'une justifiant davantage l'aspect 
omniscient de Joe, sa capacité à manipuler les gens et arriver à ses 
fins) : au premier degré, en le matant comme un polar vulgos, ou bien en
 le voyant surtout pour sa fascination à montrer des personnages 
maléfiques, McConaughey s'avère un Lucifer texan horrible et attirant à 
la fois, qui prend sous son emprise, une famille non sans l'avoir dominé
 de la façon plus abjecte possible. Et toute cette lecture "mystique" 
donne une aura vraiment à part à ce film, qui puise finalement pas mal 
dans &lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2013/01/la-nurse-ne-lui-faites-jamais-confiance.html"&gt;la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nurse&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images2.static-bluray.com/reviews/7153_15.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images2.static-bluray.com/reviews/7153_15.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Killer Joe&lt;/span&gt;
 est donc la preuve flagrante que Bill pète la forme, qu'il est plus en 
guerre que jamais (sa démarche est limite punk) et qu'il a enfin réalisé
 son film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"poil à gratter"&lt;/span&gt;, 
celui qui fera figure d'exception en termes d'impact et de ressenti. Une
 chose est sure, nous ne regarderez plus le poulet frit de la même 
manière. </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/killer-joe-friedkin-est-dans-la-place.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-7955488907271395023</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 17:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-07T01:13:16.716-08:00</atom:updated><title>Pantyhose Hero, quand Cruising renconte La Cage aux Folles</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://pics.filmaffinity.com/Pantyhose_Hero-183739112-large.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://pics.filmaffinity.com/Pantyhose_Hero-183739112-large.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Quand &lt;b&gt;la Cage aux Folles&lt;/b&gt; rencontre &lt;b&gt;Cruising&lt;/b&gt;, ça donne &lt;b&gt;Pantyhose Hero&lt;/b&gt; : un truc de pas très bon goût mais qui recèle quelques moments de grâce martiale. &lt;br /&gt;
C'est toujours un coup dur quand un projet qui nous tient à cœur s'avère être un désastre financier, en l’occurrence pour Sammo Hung son bébé &lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2013/01/pedicab-driver-le-chef-doeuvre-perdu-de.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Pedicab Driver&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; a subi les foudres d'un public qui n'avait pas compris la force de ce joyau noir. Si son copain Jackie parviendra à s'en relever sans mal (&lt;b&gt;Opération Condor&lt;/b&gt; le remettra en selle en moins de deux), Sammo lui n'aura plus l'occasion de redorer son blason et préférera enchainer les commandes qu'il essayera de légèrement de remanier quand il le pourra (&lt;b&gt;Moon Warriors&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;Blade of Fury&lt;/b&gt;), pour revenir aujourd'hui à ses premières amours, la chorégraphie. Triste destin pour celui qui est encore aujourd'hui à mes yeux l'un des rares grands auteurs du cinéma d'arts martiaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://lovingmovies.free.fr/photos/p/Pantyhosehero02.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://lovingmovies.free.fr/photos/p/Pantyhosehero02.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Pantyhose Hero&lt;/b&gt; est sorti donc juste après &lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2013/01/pedicab-driver-le-chef-doeuvre-perdu-de.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Pedicab Driver&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; et s'avère être un retour en arrière des plus frustrants : on retourne à la comédie façon &lt;b&gt;Lucky Stars&lt;/b&gt;, avec un ratio précis, 80% de comédie pour 20% d'action. Pourtant le film commence de façon magistrale avec une scène d'action qui condense en moins de dix minutes ce pourquoi Hung est un cinéaste à part dans le genre : tout commence comme une vulgaire comédie pour amorcer un gigantesque carnage, des mecs se font tronçonner la colonne vertébrale en gros plan et les coups font super mal. Une scène de fou où l'on ressent la douleur de son précédent échec, comme s'il voulait d'emblée mettre le spectateur mal à l'aise, sauf qu'il est plus résigné qu'auparavant et n'arrivera jamais à tutoyer les sommets de ses précédents films. A l'image d'un gamin qui finit par faire n'importe quoi sous le coup de la colère, Sammo réutilise les ingrédients qu'il avait employé pour "détruire" le calme apparent de &lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2013/01/pedicab-driver-le-chef-doeuvre-perdu-de.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Pedicab&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; mais a mauvais escient, toutes les tentatives qu'il fait pour rendre son film sérieux ne fonctionnent pas et le film reste ce qu'il est au départ : une pantalonnade beaufisante et vulgaire, pas forcément désagréable à mater (le combat d'ouverture et le final restent d'une violence inouïe) mais quand même en deçà de ce que peut nous offrir Hung. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://lovingmovies.free.fr/photos/p/Pantyhosehero07.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://lovingmovies.free.fr/photos/p/Pantyhosehero07.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Parlons aussi de la toile de fond du film, qui se pose chez la communauté gay de HK, hautement méprisée de façon générale et c'est pas ce film qui fera changer la donne : on a deux flics beaufs qui vont devoir apprendre à être gays pour infiltrer leurs clubs et traquer un tueur qui opère dans leur milieu. Comme on peut s'y attendre, on a le droit a des interprétations façon &lt;b&gt;Cage aux Folles&lt;/b&gt;, des blagues très homophobes et même une misogynie quelque peu gratuite (je m'attarderai pas sur la façon dont les femmes sont dépeintes dans ce film), &lt;b&gt;Pantyhose Hero&lt;/b&gt; est donc une ode au beauf macho qui boit de la bière en restant avec ses potes. Dispensable pour le commun des mortels, mais largement recommandable pour les habitués de ce genre de cinéma en somme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;iframe allowfullscreen='allowfullscreen' webkitallowfullscreen='webkitallowfullscreen' mozallowfullscreen='mozallowfullscreen' width='320' height='266' src='https://www.youtube.com/embed/L62Q26jkleU?feature=player_embedded' frameborder='0'&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/pantyhose-hero-quand-cruising-renconte.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-7389905664486623597</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 16:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T08:51:51.797-08:00</atom:updated><title>A Battle of Wits, l'intellect au service de la paix</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://english.cri.cn/mmsource/images/2006/11/06/a110413_1162626121.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://english.cri.cn/mmsource/images/2006/11/06/a110413_1162626121.jpg" width="237" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Je dois vous faire une confidence, j'ai une sainte horreur de cette vague de films en costumes surfriqués venues de Chine : souvent impersonnels, plus attachés à bien montrer ses milliers de figurants et blindé d'une pseudo-propagande nationaliste, ces films sont le reflet même du nouveau cinéma chinois, qui commencent à employer les mêmes méthodes restrictives artistiquement qu'Hollywood sont couvert de se racheter une image auprès du grand public qui en veut toujours plus en termes de gros budget. Plus de pognon, moins d'âme, enfin c’était du moins ce que je pensais avant de voir &lt;b&gt;Seven Swords, Detective Dee&lt;/b&gt; de l'inoxydable Tsui Hark et l'outsider &lt;b&gt;A Battle of Wits&lt;/b&gt; du méconnu Jacob Cheung, qui en deux films m'a bluffé par sa perception pure des rapports humains (son &lt;b&gt;Cageman&lt;/b&gt; dont je parlerais bientôt est du même niveau). &lt;br /&gt;
Ca va passer pour de la provocation, mais pour moi &lt;b&gt;A Battle of Wits&lt;/b&gt; réussit là où Woo n'avait pas osé s'engouffrer dans la deuxième partie des &lt;b&gt;Trois Royaumes&lt;/b&gt; : l'aspect stratégique et humain d'un conflit guerrier, et apporte en prime une portée philosophique brillamment amenée au sein de l'histoire sans jamais tomber des travers moralistes à la noix. En plus de cela, le film jouit des avantages de la co-production japonaise évitant ainsi les écueils nationalistes et surtout l'emploi de techniciens japonais qui restent les meilleurs en termes d'esthétisme, pour peu que l'on leur donne les moyens de leurs ambitions avec une image très ambrée, presque westernienne qui m'a fait regretter de ne pas avoir vu le film sur un support HD tellement il y avait une véritable identité visuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img822.imageshack.us/img822/1251/7538b.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img822.imageshack.us/img822/1251/7538b.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img405.imageshack.us/img405/3931/7531.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img405.imageshack.us/img405/3931/7531.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Mais revenons-en au fond du film, qui reste l'un des films de guerre les plus interessants qu'il m'ait été donné de voir ces derniers temps : prenant racine dans une structure de film de siège, &lt;b&gt;A Battle of Wits&lt;/b&gt; va tisser lentement des tensions internes, Cheung ne se contentant pas de filmer les hautes sphères du palais, il va aussi s'attacher à donner du corps aux civils et instaurer un vrai climat oppressant où le personnage joué par Andy Lau va être au centre de toutes les discussions, entre ceux qui contestent ses ordres, ceux qui veulent juste fuir et les autres qui lui obéissent aveuglément. Le film s'attache donc davantage aux enjeux humains qu'aux batailles qui n'ont finalement qu'une place symbolique et demeurent avares en money shots, pour mieux étaler leur aspect très stratégique et calculé (dans le film, le village comptant 4000 personnes doit résister à une armée de 100.000 soldats) avec usages de pièges et autres techniques visant à maximiser leur force défensive, montrant de façon convaincante l'importance d'une préparation avant une bataille. Pour autant, le film n'est aucun cas une apologie de l'auto-défense, le personnage de philosophe Mozi (qui s'oppose a l'idéologie confucéenne) joué par Andy Lau (impérial et sobre comme toujours), l'homme providentiel qui va retrouver meneur de guerre se refuse à un massacre généralisé en minimisant les pertes ennemies, en jouant plus la carte de l'intimidation, tout en se positionnant devant l'injustice numérique du conflit et en essayant tant bien que mal de raisonner une sphère politique peu encline à se laisser dompter pour un homme venu de nulle part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img405.imageshack.us/img405/477/7534k.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img405.imageshack.us/img405/477/7534k.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img266.imageshack.us/img266/5707/7535.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img266.imageshack.us/img266/5707/7535.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Le film pose donc un regard désenchanté sur les hommes qui ne croient ni aux valeurs spirituelles, ni à la stratégie, ni au respect de l'adversaire, retournant leur veste au moindre écart pour préserver leur statut. Mais il fourmille aussi d'une multitude de détails historiques rarement vus de souvenir dans des films chinois comme l'exploration de la pensée Mozi (bien la première fois que j'en entends parler et j'ai trouvé ça passionnant) ou bien de la présence d'esclaves venus d'Afrique, en atteste un personnage noir qui va se joindre à la cause de Lau et rien que pour ça, &lt;b&gt;A Battle Of Wits&lt;/b&gt; mérite aisément sa place parmi mes films en costumes chinois actuels préférés !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/je-dois-vous-faire-une-confidence-jai.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-9198745673172088884</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 15:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T07:51:49.689-08:00</atom:updated><title>Starship Troopers, "Un bon insecte est un insecte mort !"</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhclwQgWGnZbGahTR7fhWdpp77HxpoUnoDTL3qL_ZlCVApGnhGTs7I_5y4rbXa4WOzkQWzNugi1cNqXhP27uadYEiS5UWocPYdDnzZLC9Xv5ECfdoIn_fshe8oqz_KyCNT2hdKDbGsy1XY/s1600/Starship+Troopers.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhclwQgWGnZbGahTR7fhWdpp77HxpoUnoDTL3qL_ZlCVApGnhGTs7I_5y4rbXa4WOzkQWzNugi1cNqXhP27uadYEiS5UWocPYdDnzZLC9Xv5ECfdoIn_fshe8oqz_KyCNT2hdKDbGsy1XY/s320/Starship+Troopers.jpg" width="235" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;"Dans mon unité tout le monde se bat, personne se barre !"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est par cette phrase culte que j'entame ma critique de &lt;b&gt;Starship Troopers&lt;/b&gt;, film hautement méta-textuel, terrifiant et jouissif sans aucun égal en dehors peut-être de &lt;b&gt;Battle Royale&lt;/b&gt; dans l'histoire du cinéma. On aura décidément beaucoup jasé à tort et à travers sur le résultat final qui s'avère être un mélange saugrenu de &lt;b&gt;Beverly Hills, Star Wars&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Full Metal Jacket&lt;/b&gt;, le tout emballé avec le cynisme légendaire du hollandais Verhoeven durant sa carrière américaine. Après un &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; qui aura certes bien fonctionné commercialement, Paulo s'est résigné à revenir au genre qui l'a popularisé et s'est entouré à nouveau de sa dream team du temps de &lt;b&gt;Robocop&lt;/b&gt; : le chef opérateur Jost Vacano (fidèle du réalisateur depuis &lt;b&gt;Soldier of Orange&lt;/b&gt;), le scénariste Ed Neumeier et le terrible Basil Poledouris à la musique répondent présents. Le résultat sera à la hauteur de leur précédente collaboration, c'est peu de le dire ! &lt;br /&gt;
La filmographie de Verhoeven à la particularité d'avoir souvent eu des films miroirs, comme &lt;b&gt;Katie Tippel&lt;/b&gt; qui annonce &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; ou bien &lt;b&gt;le Quatrième Homme&lt;/b&gt; qui est un lointain précurseur de son &lt;b&gt;Basic Instinct&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Starship Troopers&lt;/b&gt; ne déroge pas à la règle, il est en quelque sorte le petit frère de &lt;b&gt;Robocop&lt;/b&gt; dans son aspect satirique et institutionnel. Par institutionnel, j'entends qu'il emploie tout les codes de la série B, les respecte et fait qu'il peut aisément supporter une vision au premier degré, du coup Paul fait le travail qu'on lui demande de faire : réaliser une œuvre populaire et accessible, il suffit d’enlever l'imagerie nazie du film et on a la un superbe actionner SF qui en donne pour son fric. Voilà la plus grande force de la carrière US de Verhoeven, avoir saisi les vertus du cinéma de genre pour réussir à toucher tout les publics, qu'ils soient distraits ou exigeants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img696.imageshack.us/img696/5130/4921e.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img696.imageshack.us/img696/5130/4921e.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img88.imageshack.us/img88/8739/4926e.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img88.imageshack.us/img88/8739/4926e.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait en rester là et vanter le film sur ses mérites objectifs, mais ce serait bien sous-estimer sa portée méta-textuelle qui n'est pas tant une allégorie du nazisme (écouter à ce propos le commentaire audio du réalisateur qui se défoule comme un malade à ce sujet, pour info, c'est à cause de ce supplément en particulier que tous les gros éditeurs ont apposés un carton au début de chaque disque pour se dédouaner de tout propos émanant d'un bonus), qu'une désacralisation de l'American Way of Life : le futur y est montré de façon idyllique, le ciel est bleu, les décors sont propres et les gens sont beaux, trop pour être vrais, une vraie société fascisante qui ne laisse pas de place au grain de sable qui pourrait gripper ses rouages (il est amusant aussi de constater que nos héros playboys sont installés à Buenos Aires, laissant augurer une harmonisation territoriale et donc une disparation progressive de la culture latine au profit de la société WASP, même leurs noms latinos ne font pas illusion là dessus). Dès le premier plan, &lt;b&gt;Starship Troopers&lt;/b&gt; joue la carte de la dérision et du second degré avec une succession de spots visuellement kitsch aux images aberrantes vantant tour à tour le confort de vie sur Terre, les armes à feu (des gamins vont jusqu’à jouer avec des fusils mitrailleurs en rigolant !) et bien sur la menace insectoïde, soi-disant nuisible pour la vie humaine qui en prend pour son grade. Mais plus que dans ce procédé qui est le lien le plus flagrant avec &lt;b&gt;Robocop&lt;/b&gt;, c'est davantage dans sa mise en scène volontairement télévisuelle, proche d'un épisode de &lt;b&gt;Beverly Hills&lt;/b&gt; que la vision radicale de Verhoeven prend forme, en jouant sur des codes connus de tous, il s'attaque donc à l'image qu'un pays nous renvoie par sa culture bien pensante où seuls la beauté et la bonne morale ont le droit de cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img217.imageshack.us/img217/2535/4922y.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img217.imageshack.us/img217/2535/4922y.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img684.imageshack.us/img684/9149/4924d.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img684.imageshack.us/img684/9149/4924d.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Loin de se limiter qu'a la seule image médiatique des States, &lt;b&gt;Starship Troopers&lt;/b&gt; est aussi une métaphore plus qu'évidente sur l'interventionnisme américain et ses échecs, je pense que l'on s'égare à vouloir faire le rapprochement avec la Seconde Guerre Mondiale (qui a toujours travaillé la tête de Verhoeven) qui en dehors de la débâcle de Klendathu qui renvoie à celle du Débarquement en juin 44 et des tenues de SS portées par nos braves troufions, le vrai parallèle se situe davantage vers le conflit vietnamien où l'Amérique à payé très cher son ingérence. Comme &lt;b&gt;Aliens le Retour&lt;/b&gt;, on y voit une armée trop sure d'elle et de ses technologies, reléguant la stratégie et la compréhension de l'ennemi au second plan, on a donc une bande de rambos en puissance qui se mettent à 10 sur un seul insecte au lieu de les repousser tous progressivement, et qui tombent comme des bleus dans des pièges à cons sur un terrain qu'il ne connaissent absolument pas (les fameux "tunnels rats" qui ont contribué à la victoire des viet congs sont présents). Ceux qui y ont vu une apologie de l'armée américaine auront bien tort, puisqu'on est plus chez &lt;b&gt;GI Joe&lt;/b&gt; que dans &lt;b&gt;Stalingrad&lt;/b&gt; pour le coup, avec une armée totalement désorganisée, croyant gagner en fonçant droit dans le mur, mais n'oublions pas que Paulo reste un cynique et au lieu d'en faire une leçon, il va persévérer à montrer cette confiance inaltérable en eux, leur donnant le dernier mot de l'histoire, alors que nous spectateurs savons très bien que nos troufions s'égarent et vont contribuer sans s'en rendre compte à la machine de propagande fasciste où il faut humilier l'ennemi sans vraiment comprendre pourquoi ils doivent agir avec tant de cruauté. Difficile de faire plus retors comme point de vue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img820.imageshack.us/img820/3830/4923c.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img820.imageshack.us/img820/3830/4923c.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img14.imageshack.us/img14/3540/4929t.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img14.imageshack.us/img14/3540/4929t.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Starship Troopers&lt;/b&gt; demeure l'une des plus belles réussites de la période US de Paul Verhoeven, en étant tout d'abord un redoutable actionner SF fun, généreux et qui n'a absolument pas vieilli en termes de SFX (alors que le film a 15 ans, chapeau !), un vrai film culte qui supporte indéfiniment les revisionnages et donc un film révolté dont l'acidité de la satire peine à faire des petits dans le paysage cinématographique mondial.</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/starship-troopers-un-bon-insecte-est-un.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhclwQgWGnZbGahTR7fhWdpp77HxpoUnoDTL3qL_ZlCVApGnhGTs7I_5y4rbXa4WOzkQWzNugi1cNqXhP27uadYEiS5UWocPYdDnzZLC9Xv5ECfdoIn_fshe8oqz_KyCNT2hdKDbGsy1XY/s72-c/Starship+Troopers.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-94134791352169265</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 12:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T04:21:16.896-08:00</atom:updated><title>La Porte du Paradis, le western maudit du Nouvel Hollywood</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img244.imageshack.us/img244/8846/heavensgategb0.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://img244.imageshack.us/img244/8846/heavensgategb0.jpg" width="209" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;La Porte du Paradis&lt;/b&gt; reste à ce jour, une œuvre sans précédent dans l'histoire du cinéma et dans celle de Michael Cimino, LE génie sacrifié du cinéma américain : un film cultivant ses paradoxes sans honte, d'un côté la mégalomanie avec une débauche de moyens ahurissante (on ne compte pas les plans où les figurants s'exposent par centaines) pour reproduire l'esprit d'une époque, de l'autre, une véritable humilité thématique où la petite histoire se parallélise face à la Grande, une histoire d'amour liée à un terrible génocide, un fait historique gravissime longtemps renié par l'Amérique : celle du massacre de Johnson County, un village accueillant une majorité d'immigrants européens (français, allemands, slaves), perpétré par de riches propriétaires terriens peu enclins à laisser des étrangers s'installer dans leur pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img805.imageshack.us/img805/7786/largeheavensgatebluray0.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img805.imageshack.us/img805/7786/largeheavensgatebluray0.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img259.imageshack.us/img259/2946/70018.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img259.imageshack.us/img259/2946/70018.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
On retient encore aujourd'hui de ce film son immense four commercial qui brisa à la fois le Nouvel Hollywood et la carrière de Michael Cimino, n'ayant plus jamais l'occasion de jouir d'une telle liberté artistique (du moins jusqu’à &lt;b&gt;&lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2012/12/the-sunchaser-le-dechirant-adieu-de.html"&gt;Sunchaser&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;). Le limiter néanmoins à cette réputation de nadir, occulte la richesse de la vision profondément humble et intense de son récit, celle d'un western désenchanté, ralenti et hors du temps où les moments simples ont parfois plus de valeur que que les "grosses" scènes : que dire de cette longue introduction à Harvard où nous voyons les personnages du film vivre leurs derniers moments de pure candeur, où les rires francs et les danses majestueuses remplacent les massacres organisés de leur vie d'adulte ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img685.imageshack.us/img685/6434/70013.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img685.imageshack.us/img685/6434/70013.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première séquence s'amorce tel un écho à son précédent film &lt;b&gt;The Deer Hunter&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Voyage au Bout de l'Enfer&lt;/b&gt; en VF) qui fonctionnait aussi sur cette opposition passages légers/tragiques, amplifiant ainsi le destin de chacun des personnages, devenant plus incarnés aux yeux du spectateur en montrant plusieurs facettes de leur existence. Il est d'ailleurs intéressant de constater qu'il procède aussi comme &lt;b&gt;Deer Hunter&lt;/b&gt; à des ellipses temporelles, laissant chaque fois plus de deux décennies passer entre chaque étape de la vie de Kristofferson, un choix d'autant plus malin qu'il laisse toute place à l'intelligence du spectateur pour méditer sur ses expériences qu'il a pu endurer durant tout ce temps, là où un autre réalisateur aurait préféré jouer jouer la carte du trop-plein de séquences justificatives au vu de la durée (ce que Leone a fait avec &lt;b&gt;Once Upon a Time in America&lt;/b&gt; mais dont la narration éclatée excuse cet était de fait avec la réussite que l'on sait). Chez Cimino, à l'instar de Leone à ses débuts justement, et plus que jamais dans &lt;b&gt;Heaven's Gate&lt;/b&gt;, on prend son temps pour mieux se laisser porter par l’atmosphère à une heure où le &lt;b&gt;Hobbit&lt;/b&gt; de Peter Jackson nous vend une technologie ridicule (le HFR 3D) pour soi-disant nous immerger dans un film. Que ce soit entre les milliers de figurants utilisés dans les plans dans la grande ville construite en taille réelle ou bien perdu dans les immenses vallées de l'Idaho, on est définitivement plongé en plein cœur d'une époque révolue et ce uniquement par le choix d'un axe, la durée d'un plan et la réelle authenticité qui s'en dégage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img197.imageshack.us/img197/6608/700117.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img197.imageshack.us/img197/6608/700117.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img823.imageshack.us/img823/7786/largeheavensgatebluray0.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img823.imageshack.us/img823/7786/largeheavensgatebluray0.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Heaven's Gate&lt;/b&gt; forme aussi le premier volet d'une trilogie sur les fondations de la nation américaine avec &lt;b&gt;Year of The Dragon&lt;/b&gt; (qui sera son pendant contemporain, en s'attardant sur une autre communauté immigrante, celle des asiatiques) et &lt;b&gt;&lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2012/12/the-sunchaser-le-dechirant-adieu-de.html"&gt;The Sunchaser&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (la synthèse de ses prédécesseurs), où l'accent est porté donc sur l'importance des valeurs et des archétypes face à la vilénie du genre humain, Kris Kristofferson dit d'ailleurs qu'&lt;b&gt;Heaven's Gate&lt;/b&gt; est un film qui montre que l'argent est plus important que les gens (lecture un tantinet simpliste, mais indéniable de raison). A mes yeux, c'est surtout ce rêve illusoire de toucher du doigt l'essence d'une époque mais avec l'extrême conscience de savoir qu'il n'y aura pas de lendemains meilleurs, à l'image de la scène finale quasi-silencieuse où l'on voit le héros se fermer littéralement à la vie, n'ayant plus la force d'exprimer grand chose à ses proches après les terribles épreuves qu'il a vécues. Un grand film donc, autant dans la forme que dans le fond, qui sonnait inconsciemment le glas d'une époque et d'un genre, se refusant à une quelconque forme d'intellectualisme élitiste et que tout amoureux du western se doit d'avoir vu dans sa version intégrale, la seule qui trouve grâce tant chaque scène est parfaitement à sa place, contribuant ainsi à la force de cette gigantesque épopée presque trop courte tant elle a de choses a nous montrer.</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/la-porte-du-paradis-le-western-maudit.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-8446948222879971324</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2013 12:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T04:07:11.425-08:00</atom:updated><title>La Nurse, ne lui faites jamais confiance ! </title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://filmaster.com/static/img/obj/f/73/67/the-guardian-1990.240x340.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://filmaster.com/static/img/obj/f/73/67/the-guardian-1990.240x340.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Si on a toujours célébré William Friedkin pour ses polars, il s'est aussi brillamment illustré dans le fantastique avec l’Exorciste et le moins connu &lt;b&gt;la Nurse&lt;/b&gt;, film hautement controversé dans sa filmo puisqu'il est régulièrement cité comme un de ses plus mauvais films, ce que pense également votre serviteur sur la foi de son souvenir télévisuel datant d'il y a quelques années. Pourtant, comme j'aime bien donner une seconde chance à certaines œuvres et surtout à celles de Bill, qui ont cette particularité de s’avérer captivantes même dans l'échec (le remontage de &lt;b&gt;Cruising&lt;/b&gt;, le méconnu &lt;b&gt;Deal of The Century&lt;/b&gt; entre autres), le cas de la &lt;b&gt;Nurse&lt;/b&gt; se devait d'être réexaminé une bonne fois pour toutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://media7.fast-torrent.ru/media/files/s4/qu/rl/strazh-scene-5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="174" src="http://media7.fast-torrent.ru/media/files/s4/qu/rl/strazh-scene-5.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Alors ratage ou pas ratage ? Tout dépend comment l'on aborde le film, si on le voit comme une énième variation opportuniste du home invasion movie (sous-genre à tendance réac' qui connut son heure de gloire entre la fin des 80's et le début des années 90), ce qui semble évident puisque tout les codes du genre sont présents MAIS car il y a un mais, le film se distingue par une approche fantastique héritée du &lt;b&gt;Suspiria&lt;/b&gt; de Dario Argento (la référence avouée par Bill pour ce film) où la notion de rationalité se frotte sans ciller aux événements les plus surnaturels (voire satanistes), du coup, il s’avèrerait plus logique de fureter dans cette hypothèse dans la mesure où effectivement Friedkin a compris énormément de choses de &lt;b&gt;Suspiria&lt;/b&gt; mais aussi de l’œuvre d'Argento en général (loin d'un certain Brian De Palma qui s'est toujours rêvé en élève dépassant le maitre) : que ce soit le choix d'un acteur principal indécis, loin d'être un homme fort, ce raccordement à une imagerie quasi-féerique digne de la trilogie ésotérique du maestro italien avec cet arbre tueur sorti tout droit d'un conte mais aussi donc cette virtuosité qui intervient quand le réalisateur le souhaite (cf &lt;a href="http://bennett-lewildblog.blogspot.fr/2013/01/tenebres-le-giallo-new-wave-par-dario.html"&gt;&lt;b&gt;Ténèbres&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;), posant dès lors les règles de son univers et ses limites, entre raffinement et zèderie assumée où une simple altercation en forêt peut virer en massacre gore digne de &lt;b&gt;Story of Ricky&lt;/b&gt;, sans parler du final qui pousse le surréalisme dans ses derniers retranchements, William Friedkin, un schizophrène ? Ça ne fait pas l'ombre d'un doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://desmond.imageshack.us/Himg441/scaled.php?server=441&amp;amp;filename=guardian903.jpg&amp;amp;res=landing" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="http://desmond.imageshack.us/Himg441/scaled.php?server=441&amp;amp;filename=guardian903.jpg&amp;amp;res=landing" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Hélas, car dans ce tableau idyllique, il y a quand même pas mal de tares à notifier,&amp;nbsp; notamment la psychologie qui reste anormalement simpliste là où Bill pose toujours un soupçon d’ambiguïté morale/sexuelle (là ça se limite à une simple scène de cauchemar, mais sans réelles conséquences sur le héros) quand il le faut, du coup, le supplément d'âme qui manque parfois aux films précités aurait pu jouer en faveur de &lt;b&gt;la Nurse&lt;/b&gt;, mais s'avère être au final, un simple exercice de style qui démontre les capacités visuelles de son auteur au détriment d'une histoire pas toujours bien pensée (que penser de la scène de l'accident de vélo arrivant comme un cheveu sur la soupe ?). </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/la-nurse-ne-lui-faites-jamais-confiance.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-2886712756018338440</guid><pubDate>Sat, 05 Jan 2013 19:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-05T11:34:41.521-08:00</atom:updated><title>Dangereuse Sous Tous Rapports, un road movie emblématique des 80's</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://cdn.movieclips.com/keyart/453443x480.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://cdn.movieclips.com/keyart/453443x480.jpg" width="206" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Dangereuse Sous Tous Rapports (ou Something Wild en VO, titre plus approprié) est ce genre de film qui vous cueillent sans crier gare : on s'attend tout au plus à une sympathique comédie qui fera passer nos 90 minutes réglementaires de façon agréable mais sans lendemain, mais c'est sans compter la présence d'un élément de marque, l'illustre Jonathan Demme, ancien poulain de l'écurie Corman qui est devenu par le fil des événements un réalisateur hollywoodien côté pour ses drames engagés (Philadelphia et Beloved) et surtout la célébrissime adaptation du Silence des Agneaux qui le propulsa sous les projecteurs. Pourtant, c'est un type qui revient de loin, qui se fit broyer par la machine hollywoodienne au début des années 80, à partir du moment où il s'émancipa de la galaxie Corman en allant tourner un véhicule à la gloire de Goldie Hawn (épouse de Kurt Russell, s'il vous plait), Swing Shift, un budget énorme dans lequel il avoua s'être beaucoup investi mais qui au final sera totalement défiguré par la Warner, effrayé par les idées apportées par le duo Demme/Tak Fujimoto (son chef opérateur attitré). Logiquement écœuré par ces manœuvres frauduleuses, cette expérience le poussera à se reconvertir vers la réalisation de documentaires (ce qu'il fait encore aujourd'hui) et plus surprenant, de concerts (pour les Talking Heads notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images4.static-bluray.com/reviews/4209_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images4.static-bluray.com/reviews/4209_9.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on on lui propose donc Something Wild, c'est un homme profondément démotivé qui se lance dans l'aventure mais quand il comprend qu'on laissera toute latitude pour réaliser ce petit film, il se laisse prendre au jeu et choisit l'intégralité de ses collaborateurs, les habitués reviennent (ses potes réalisateurs comme John Waters et John Sayles viennent faire coucou le temps de savoureux caméos) et il en profite pour caster des petits nouveaux qui feront carrière : Jeff Daniels et surtout Ray Liotta pour qui ce fut le premier grand rôle au cinéma, dans un rôle mythique d'ex-mari psychopathe sur le fil du rasoir. Mais c'est surtout sur la fraicheur de son ambiance musicale très colorée et les surprises permanentes du scénario que Demme va s'attacher, passant à l'envie de la comédie au thriller sans briser une quelconque continuité esthétique. C'est d'ailleurs ce film qui révelera au grand jour son goût très affirmé pour les bandes originales éclectiques bien avant le Goodfellas de Scorsese, avec du reggae, du rock, de la pop, de la country en fond sonore de manière permanente qui contribuent à renforcer le côté "cult movie" indéniable de mon point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images2.static-bluray.com/reviews/4209_16.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images2.static-bluray.com/reviews/4209_16.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Something Wild compense à peu près tout ce qui fait aimer les 80's : du fun, de la bonne musique, une esthétique mi-ringarde, mi-classe (à noter que les lumières de Fujimoto sont particulièrement subtiles et recèlent de trouvailles étonnantes) et surtout un mood comme on en voit plus. Si on me demande, j'en reprends sans hésiter ! </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/dangereuse-sous-tous-rapports-un-road.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-5266397996296715987</guid><pubDate>Sat, 05 Jan 2013 13:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-05T05:50:33.600-08:00</atom:updated><title>Sous les Drapeaux, l'Enfer : la guerre au bercail. </title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLfkcqIUNJZhzdoArcMZQKUoK5pQoKBZadP9fRtJ09FeoTeykxewX4V8HWmpWDTRmUZqY-sw8y6Y82nU8j_K8tKGN6P0tSsrrzda6jgYlgPbeATVriJkDS2_O0d144EOzM3g6d6HgXnF0P/s1600/gunki-si.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLfkcqIUNJZhzdoArcMZQKUoK5pQoKBZadP9fRtJ09FeoTeykxewX4V8HWmpWDTRmUZqY-sw8y6Y82nU8j_K8tKGN6P0tSsrrzda6jgYlgPbeATVriJkDS2_O0d144EOzM3g6d6HgXnF0P/s320/gunki-si.jpg" width="230" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Décidément les 70's furent la décennie magique de Kinji Fukasaku, celle où il aligna ses plus grandes oeuvres de façon quasi-industrielle (2 à 4 films par an quand même) essentiellement dans le genre yakuza-eiga, alors en plein boom. Pourtant, à côté il réalisera un film en particulier qui sortira de cette mouvance, tout en gardant de nombreux traits avec ses précédents faits d'armes : le fabuleux [b]Under The Flag of The Rising Sun[/b] en 1972, qui narre le combat d'une veuve qui cherche à faire la lumière sur le décès de son mari mort au combat et le réhabiliter aux yeux d'une institution qui l'accuse sans preuves d'être un déserteur. Rien qu'avec un pitch pareil qui remet véritablement en question les rouages de la société japonaise pas encore remise de l'effet Hiroshima et de la capitulation (détail important, qu'encore beaucoup de japonais ne veulent pas admettre), Fukasaku met les mains dans la merde, la retourne et en ressort quelque chose de honteux, d'enfoui depuis trop longtemps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://imageshack.us/a/img222/4989/vlcsnap2012092311h23m24.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://imageshack.us/a/img222/4989/vlcsnap2012092311h23m24.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://imageshack.us/a/img835/7093/vlcsnap2012092311h24m17.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://imageshack.us/a/img835/7093/vlcsnap2012092311h24m17.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
On savait qu'il était franc-tireur dans ses films de yakuza, mais se servait surtout du genre comme d'une allégorie, c'etait d'ailleurs pas un hasard si ils se réfère régulièrement a la Seconde Guerre Mondiale dans ses polars, lui même fut marqué directement par ce conflit durant son adolescence. Avec Under The Flag of The Rising Sun , il a l'occasion d'adopter une approche plus franche, à travers la peau d'une femme qui veut juste avoir une réponse à ses question mais qui va finir par révèler malgré elle, les immondices d'une guerre qui fait encore ses ravages : en employant une structure à la Rashomon, Fukasaku confronte les différences de point de vue mais aussi la lâcheté collective du Japon qui ne semble plus vouloir endosser ses responsabilités (on est dans une époque anti-Hara Kiri, si je puis dire), préférant garder une façade d'usage et n'hésitant pas à mentir pour se dédouaner. A vrai dire, le film dépasse allègrement son statut de film "anti-guerre" et est avant tout un film politique, assez proche d'un JFK dans sa fabrication et ses intentions, un film accouché dans un contexte politique sensible, osant dire tout haut, ce que personne ne voulait plus entendre. Mais il sait aussi garder une vraie dimension humaniste en se focalisant sur les petites gens, les vraies victimes collatérales de la guerre, qui aspirent à la paix et au bonheur mais qui n’oublieraient pour rien au monde le prix de la vie (le personnage du vétéran vivant dans la décharge en cela, est superbe, nous communiquant tout d'abord un sentiment de lâcheté avant d'apercevoir une lueur d’optimisme dans son regard, quand bien même il a du se rabaisser à faire des choses horribles pour s'en sortir), pourtant Fukasaku n'est pas dupe et l'homme seul ne peut rien contre l'immense barrage qu'est l'Institution. Il faut aussi souligner l'extrême parcimonie avec laquelle sont employés ses effets de style habituels (plans penchés, arrêts sur image, voix off), certes toujours aussi impactants mais réellement quand le récit exige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://imageshack.us/a/img171/3003/vlcsnap2012092311h25m53.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://imageshack.us/a/img171/3003/vlcsnap2012092311h25m53.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://imageshack.us/a/img341/162/vlcsnap2012092311h26m28.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://imageshack.us/a/img341/162/vlcsnap2012092311h26m28.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Un film fort qui reste longtemps en tête par ces petits moments qui 
respirent l'humanité (le long passage où Tetsuro Tamba "savoure" son 
dernier repas, son expression stoïque, presque rassurée m'a filé une 
petite larmichette), sa violence abrupte, sans concession (les hommes 
meurent dans la souffrance, la saleté et l'ignorance) et son propos dont
 la virulence cherche encore des émules viables. </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/sous-les-drapeaux-lenfer-la-guerre-au.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLfkcqIUNJZhzdoArcMZQKUoK5pQoKBZadP9fRtJ09FeoTeykxewX4V8HWmpWDTRmUZqY-sw8y6Y82nU8j_K8tKGN6P0tSsrrzda6jgYlgPbeATVriJkDS2_O0d144EOzM3g6d6HgXnF0P/s72-c/gunki-si.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-3707220897394860444</guid><pubDate>Fri, 04 Jan 2013 23:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-04T15:31:03.447-08:00</atom:updated><title>Ténèbres, le giallo new wave par Dario Argento</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.aoa-prod.com/wp-content/gallery/lepouvantable-vendredi/tenebre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.aoa-prod.com/wp-content/gallery/lepouvantable-vendredi/tenebre.jpg" width="228" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Ténèbres sort en salles, on peut dès lors considérer le giallo comme mort et surtout le cinéma italien en sursis à cause d'une concurrence déloyale de la télévision berlusconienne, non contente de s’accaparer de plus en plus de moyens financiers au détriment du cinéma, celle-ci vide progressivement les salles, obligeant ainsi les faiseurs soit à jouer de budgets indigents (Lamberto Bava, Joe d'Amato ou Ruggero Deodato) ou de tout simplement s'exiler en comptant sur le soutien de financiers étrangers (le cas Antonio Margheriti reste le plus notable). C'est donc une ambiance très morose que Dario Argento va réaliser ce qui restera son œuvre la plus violente, une excroissance dégénérée du giallo, putassière à souhait, capable autant de viser les cimes du genre (le plan séquence en louma) que son caniveau (les scènes de transition digne d'un mauvais soap, trop mal torchées/jouées pour que ce soit involontaire). Et c'est justement son caractère schizophrène et contraint qui cache une réelle maitrise du ton qui font de ce film, une œuvre majeure. Tuer le giallo pour mieux le faire revivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img838.imageshack.us/img838/5422/26125eimagedetenebres10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img838.imageshack.us/img838/5422/26125eimagedetenebres10.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img820.imageshack.us/img820/3980/121825eimagedetenebres4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img820.imageshack.us/img820/3980/121825eimagedetenebres4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
A vrai dire, Ténèbres est une réponse directe à l'avilissement du cinéma par la télévision ne serait-ce que dans ses choix esthétiques directement inspirés des séries policières américaines où le scope flamboyant et coloré de ses précédents films laisse place à un 1.85 où les blancs sont poussés au maximum et ainsi décupler l'intrusion du sang quand celui ci gicle (de manière généreuse d'ailleurs), les cadres plus serrés aussi, Argento et son chef op' Luciano Tovoli (le meilleur Dp avec qui il ait pu jamais travailler, d'ailleurs il n'hésite jamais à partager la paternité de ce film avec lui) réinventent donc l'esthétique d'un genre qui avait fini par trouver ses limites. Fini le rock progressif et les bourgeois gentillets du temps de Profondo Rosso, place aux synthés new wave (c'est d'ailleurs ma BO favorite de tous les temps), aux buildings post-modernes à l'architecture incertaine et aux tordus en tout genre, lesbiennes, travelos, couples adultères et persos schizos qui plongent définitivement Ténèbres dans une ambiance à la fois témoin et critique de son époque. Mais c'est aussi une œuvre abondamment ludique, consciente de ce qu'elle est et qui s'en amuse, peu importe de griller le tueur ou de remarquer l'ineptie des dialogues, ces failles (qui n'en sont pas finalement) sont là pour mieux nous tromper et redonne au giallo ses lettres de noblesses, celle d'un genre qui ne cherche pas la rationalité mais plutôt la surprise et les désirs plastiques sans concession où le meurtre devient tout un art. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img845.imageshack.us/img845/3945/3d383bd57d875ec4d4fd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img845.imageshack.us/img845/3945/3d383bd57d875ec4d4fd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img580.imageshack.us/img580/6544/tenebre7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img580.imageshack.us/img580/6544/tenebre7.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant aussi de noter qu'il s'agit de la première fois où Argento pratique la mise en abime dans un de ses films de façon concrète via le personnage de Peter Neal, auteur de bouquins violents auquel on reproche son irresponsabilité morale, chose qui lui arriva aussi dans la réalité à cette époque où il était considéré comme un paria par la critique, il admet d'ailleurs avec amusement avoir eu l'idée du film pour se venger indirectement d'eux et effectivement il ne fait pas bon être critique dans Ténèbres (je ne spoilerai pas plus) ! &lt;br /&gt;
Rageur, définitif et hors du temps, Ténèbres suinte de tous ses pores la latinité affichée de son metteur en scène, qui n'est jamais plus à l'aise que lorsque il laisse libre cours à sa folie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cadeau, un extrait de la BO cultissime signée par les inimitables Goblins !&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;iframe allowfullscreen='allowfullscreen' webkitallowfullscreen='webkitallowfullscreen' mozallowfullscreen='mozallowfullscreen' width='320' height='266' src='https://www.youtube.com/embed/ZDfAKQ1Xsa8?feature=player_embedded' frameborder='0'&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/tenebres-le-giallo-new-wave-par-dario.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-9203316181347702491</guid><pubDate>Thu, 03 Jan 2013 20:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-03T12:32:57.190-08:00</atom:updated><title>Godzilla, LE monstre incontournable du cinéma Japonais</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.arretsurimages.net/media/breve/s107/id10616/original.35067.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.arretsurimages.net/media/breve/s107/id10616/original.35067.jpg" width="229" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je découvre enfin ce pilier incontournable du cinéma populaire japonais, à l'origine de tout un genre (le kaiju-eiga ou "film de monstres géants") et qui pourtant au final, est bien éloigné de tout ses successeurs à ma très grande surprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images3.static-bluray.com/reviews/5362_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images3.static-bluray.com/reviews/5362_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le kaiju eiga en soi est un genre où il faut se laisser aller à une forte dose de crédulité, chose qui hélas ne m'a pas suffi au visionnage de la poignée de Godzillas sortis chez Aventi où l'on plongeait dans le nanar à plus d'une reprise, pourtant masochiste comme je suis, j'ai persévéré dans mon approche du genre et surtout sur les films de l'artisan qui le créea : Ishiro Honda, un nom qui ne sera peut-être jamais cité à sa juste valeur, mais qui pourtant s'avère le seul véritable maitre du kaiju, le seul dont les films m'ont plus ou moins convaincu par leurs thémas écolos ou humanistes, utilisant le genre avant tout comme une métaphore sociétale (voir Mothra contre Godzilla). Découvrir Godzilla aujourd'hui, après les purges enquillées par paquet de 12 qui l'ont précédé fait l'effet d'une bombe, car au lieu de jouer la carte de la destruction massive et décomplexée, le film n'est plus ni moins que l'ancêtre des films catastrophes où l'attention est portée sur les action politiques, scientifiques et humaines. Le lézard n’étant pas encore la némesis manichéenne d'un Japon glorieux en toutes circonstances, mais bien le spectre d'une politique foireuse qui porte la honte de l'échec de la Seconde Guerre Mondiale et par extension des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, d'ailleurs cette analogie est explicitement annoncée dans le récit ce qui en fait une œuvre relativement courageuse et lucide pour son époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images4.static-bluray.com/reviews/5362_19.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="179" src="http://images4.static-bluray.com/reviews/5362_19.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dois-je ajouter que la créature n'apparait finalement que très peu et le plus souvent en hors champ, Honda préférant montrer les conséquences réelles de la catastrophe, en multipliant les scènes d’hôpital où les blessés comblent les cadres. On se retrouve donc avec une variation intelligente inspirée du cinéma fantastique occidental, où l'horreur ne bannit pas la réflexion&amp;nbsp; et s'avère au final, le kaiju eiga le plus intemporel qui soit (d'ailleurs, le NB s'avère être un plus pour l'incrustation des maquettes, celles ci s'avèrent moins voyantes et donc plus plaisantes à voir). </description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2013/01/godzilla-le-monstre-incontournable-du.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-8957060516152079397</guid><pubDate>Mon, 31 Dec 2012 14:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-12-31T06:26:09.542-08:00</atom:updated><title>Tango, la comédie noire revue par Leconte</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img845.imageshack.us/img845/4662/tango1993affiche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://img845.imageshack.us/img845/4662/tango1993affiche.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;On limite souvent Patrice Leconte a son rôle de technicien pour les comédies populaires écrites par les membres du Splendid (les Bronzés restant certainement son plus grand succès public), or celui-ci a très vite voulu se défaire de ce statut et prouver qu'il pouvait être un "auteur" (du moins dans la définition que l'on se fait de la chose en France, autrement dit : bannir la moindre accointance avec le cinéma de genre). Si le film de la transition, Tandem, s’était avéré être un véritable coup de boule dans les gencives où le contre-emploi était le maitre-mot, les films suivants eux, se montreront moins convaincants et pire, afficheront une austérité due à leur prétention de vouloir plaire à la critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/65/66/28/18880805.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/65/66/28/18880805.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tout cela s'avère amplement excusé par ce Tango sorti de nulle part, dans une époque creuse de son oeuvre et qui s'avère être tout simplement un de ses meilleurs films, ainsi qu'une des comédies noires les plus couillues jamais faites en France. Prenez la forme très élaborée du cinéma de Leconte depuis Tandem, saupoudrez là d'un esprit vulgaire beauf à la Bertrand Blier et vous avez la recette de Tango : une comédie faussement arty, prenant à revers les schémas habituels (à vrai dire, je comprends pourquoi le film reste assez peu connu et disponible uniquement à l'étranger en dvd) et qui nous propose un rire différent, quelque chose de sombre et cynique. Sur la base d'un road movie, Leconte brise littéralement les conventions du genre et se lance dans une odyssée machiste où la finesse de l'écriture n'a d'égal que l'excellence de la mise en scène, ce mélange saugrenu entre élégance et grossièreté est pour beaucoup dans le charme indicible de cet OVNI&amp;nbsp; trop polémique pour être fédérateur. Si l'humour ne fonctionne pas toujours, le film a au moins le mérite d'aller jusqu'au bout de son délire pince-sans-rire où les "héros" s'avèrent aussi attachants que grotesques dans leur façon d'agir (Noiret et Lhermitte y sont remarquables, l'un en gros beauf total et l'autre en mari dupé qui ne sait choisir sa cause).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://image.toutlecine.com/photos/t/a/n/tango-1993-03-g.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="195" src="http://image.toutlecine.com/photos/t/a/n/tango-1993-03-g.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Parce que c'est limite dans son propos et dans son ton, parce qu'on manque cruellement de choses originales en France, parce que Leconte s'avère un cinéaste plus qu’intéressant tant dans ses réussites que dans ses échecs (on pourra jamais lui reprocher de manquer d'éclectisme, c'est sur), Tango se doit d'être sorti de l'oubli une bonne fois pour toutes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/12/tango-la-comedie-noire-revue-par-leconte.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-8116150731237851734</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2012 16:39:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-12-07T08:40:21.335-08:00</atom:updated><title>The Sunchaser, le déchirant adieu de Michael Cimino</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://www.joblo.com/posters/images/full/1996-sunchaser-poster1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.joblo.com/posters/images/full/1996-sunchaser-poster1.jpg" width="214" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;i&gt;"May beauty be all around me"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Il est encore difficile aujourd'hui de considérer l'ampleur de la courte filmographie de Michael Cimino, 7 films en 30 ans de carrière, c'est peu mais pourtant mis bout à bout (en dehors de &lt;b&gt;Desperate Hours&lt;/b&gt; qui reste à ses yeux qu'une simple commande alimentaire) chaque film se pose comme une pierre d'un édifice artistique incroyable racontant à chaque fois l'histoire de l'Amérique à travers ses mythes et ses réalités , se posant cette question &lt;i&gt;"Qu'est ce que veut dire, être Américain ?"&lt;/i&gt;. Un cinéaste qui a toujours subi l'incompréhension des critiques et des majors qui n'y voient pour les uns, qu'un gourou de l'Amérique réactionnaire et pour les autres, une perte considérable de temps et d'argent, raison principale pour laquelle aujourd'hui Cimino n'est pas prêt à retourner derrière une caméra, trop fatigué de devoir se battre pour ses idéaux. Mais tout cela n'est pas grave, car son dernier long métrage sera l'occasion de boucler la boucle une bonne fois pour toutes et condenser deux heures tout ce qu'il n'avait jamais pu faire jusque là, tout en restant dans les codes du cinéma populaire américain avec ce road movie sur fond de prise d'otages qui va prendre des allures mystiques. Difficile pour moi de surpasser ce qui s'annonce comme une oeuvre-somme, le film le plus important des années 90 avec &lt;b&gt;Dead Presidents&lt;/b&gt;, rien que ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img19.imageshack.us/img19/9916/vlcsnap2012070418h59m45.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img19.imageshack.us/img19/9916/vlcsnap2012070418h59m45.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img266.imageshack.us/img266/5461/vlcsnap2012070419h02m48.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img266.imageshack.us/img266/5461/vlcsnap2012070419h02m48.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant enfin acquis l'indépendance qu'il avait perdue lors de la débâcle de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Heaven's Gate&lt;/span&gt; avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The &lt;span class="posthilit"&gt;Sunchaser&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;,
 Cimino n'en oublie pas son passé avec Dino DeLaurentiis et garde une 
trame narrative extrêmement simple, accessible pour le public normal (il
 y a beaucoup de degrés de lecture qui s'entrecroisent dans ce film, 
c'est remarquable). Sa mise en scène classique prend sens dans la 
caractérisation des personnages et de leurs rapports sociaux dans 
l'Amérique d'aujourd'hui, d'un côté un médecin bourgeois amateur de 
belles bagnoles et vivant une classe huppée et de l'autre un jeune 
délinquant de 16 ans, inéduqué au premier abord, vivant dans un climat 
social trouble et peu enclin à suivre les règles imposées par la société
 vont être mis face à face dans leurs différences et se rendre compte 
malgré eux du problème qui ronge l'Amérique d'aujourd'hui : le fait que 
cette terre d'accueil préfère cultiver l'indifférence et les inégalités,
 dans des futilités d'usage (appât du gain, carriérisme, égoïsme), là où
 beaucoup de réalisateurs prendrait un film entier sur la chose, il ne 
faut que 30 minutes à Cimino pour poser un regard lucide, plein 
d’amertume mais quelque part optimiste sur un pays qui perd peu à peu 
ses idéaux. &lt;br /&gt;
Le film aurait pu s'en arrêter là, mais la subtilité de 
Cimino est telle qu'il va employer une narration à rebours, comme un 
oignon dont on ôterait progressivement ses nombreuses peaux pour arriver
 au cœur, la pureté absolue de l'âme humaine. Plus nos compères avancent
 vers leur eldorado plus les enjeux matériels s'amincissent : le docteur
 attaché à ses objets, va balancer tout ce qui lui appartient, devenir 
moins donneur de leçons, tandis que Blue, lui va montrer une 
intelligence, une grandeur d'âme que n'importe quel être humain n'aurait
 pu soupçonner. Ils représentent le yin et le yang, deux opposés mais 
qui réunis sont quelque part le juste milieu d'une société telle que 
l'imagine Michael Cimino : une société égalitaire qui ne regarderait pas
 la race, n’effectuerait aucun jugement moral et s'attacherait à montrer
 ce que chaque individu à de meilleur en lui (Blue le montrera à 
plusieurs reprises).&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img23.imageshack.us/img23/3696/vlcsnap2012070419h00m52.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img23.imageshack.us/img23/3696/vlcsnap2012070419h00m52.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img100.imageshack.us/img100/2262/vlcsnap2012070419h01m28.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img100.imageshack.us/img100/2262/vlcsnap2012070419h01m28.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
Comme je l'ai dit le film adopte une narration à rebours, à travers le motif du road-movie, &lt;span class="posthilit"&gt;Sunchaser&lt;/span&gt;
 demeure à mes yeux un voyage dans le temps, où l'on passe des grands 
espaces urbains sans charme et sans vie de Los Angeles, aux bourgades 
rétrogrades qui furent le chainon manquant entre le Far West et 
l'Amérique moderne, jusqu'au réserves indiennes qui restent le dernier 
vestige ce qui fut l'Amérique d'autrefois. Car contrairement à ses 
congénères auquel il est souvent comparé comme Eastwood ou Costner, 
Cimino insiste lourdement sur le fait que l'Amérique n'est pas née avec 
les cowboys et tient à rétablir la vérité sur les fondements de la 
pensée américaine censée s'ouvrir aux différentes cultures et non les 
détruire (rien d’étonnant à cela, puisque l'Amérique est une terre 
d'immigrés en tout genres). &lt;span class="posthilit"&gt;Sunchaser&lt;/span&gt; 
parle aussi de croyance, dans le sens le plus large du terme, la 
différence entre le médecin et le prisonnier, c'est que l'un est cynique
 par sa formation et ne croit donc donc au mysticisme, alors que Blue 
base tout ses espoirs dessus pour espérer guérir de sa maladie incurable
 par la médecine traditionnelle, par là le film sous-entend qu'il vaut 
parfois mieux croire en quelque chose jusqu'au bout même si cela ne se 
concrétise pas, plutôt de rester les bras et réfuter la moindre parcelle
 d'espoir, c'est probablement la plus grande leçon qu'il aura a lui 
offrir et à nous spectateurs par la même occasion.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://img855.imageshack.us/img855/5113/vlcsnap2012070419h03m54.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://img855.imageshack.us/img855/5113/vlcsnap2012070419h03m54.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
Difficile de retenir ses larmes devant un voyage aussi beau, plein 
d'espoir et qui nous donne foi en ce pays aussi bordélique que 
l'Amérique. C'est l’œuvre d'un amoureux, qui serait prêt à tout pour 
défendre ses valeurs nobles, merci pour pour tout monsieur Cimino, si 
seulement un réalisateur parvenait à atteindre un centième de la pureté 
de votre film, qu'il en soit loué et vous pourrez mourir tranquille.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin: 10px; text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/12/the-sunchaser-le-dechirant-adieu-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-6798244870188438442</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 21:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-30T14:22:47.426-07:00</atom:updated><title>Ken, quand la voie du Sabre détruit les Hommes</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgyfZQEOBfEShg4QhiSjBC-XqL15_nHt8SFQjtusi7U4c8GRF5yr1a2zJ5nbC7pOnrEpZUSVK5FZCbD_YUPYqe3IbHNe0_XIvbBfXRKmsa_6g_iZJ7Vh-J0VDJxYecW1ZTEXyhAziuVYh4/s1600/ken-affiche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgyfZQEOBfEShg4QhiSjBC-XqL15_nHt8SFQjtusi7U4c8GRF5yr1a2zJ5nbC7pOnrEpZUSVK5FZCbD_YUPYqe3IbHNe0_XIvbBfXRKmsa_6g_iZJ7Vh-J0VDJxYecW1ZTEXyhAziuVYh4/s320/ken-affiche.jpg" width="229" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui mieux que Kenji Misumi est capable de retranscrire l'intensité du 
pessimisme de Yukio Mishima, auteur obsédé par la discipline physique et
 morale du Japon féodal ? &lt;b&gt;Le Sabre&lt;/b&gt; réussit le tour de 
force de détonner dans la filmo très portée sur le film en costumes de 
Kenji Misumi en choisissant un cadre contemporain, ce qui ne nuit en 
aucun cas au talent visuel de son auteur qui semble plus inspiré que 
jamais à marquer cette œuvre de ses obsessions : la peur du monde 
moderne et la perte des valeurs japonaises. 
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKyz-w0VGeaLNoXt1UnLKy_eFtLVxBKq3YhdYMJd0kENZOd6hJxidGNI2qbNVpRr-FQ_UwaqfXxA8KtL0APeRz_LI4fWH1rPFRP9EFQyOmeYZfH7XiRMiI_PsQYCSzau00yK4rsxPsrkM/s1600/2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="133" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKyz-w0VGeaLNoXt1UnLKy_eFtLVxBKq3YhdYMJd0kENZOd6hJxidGNI2qbNVpRr-FQ_UwaqfXxA8KtL0APeRz_LI4fWH1rPFRP9EFQyOmeYZfH7XiRMiI_PsQYCSzau00yK4rsxPsrkM/s320/2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
L'histoire est centré sur un club universitaire de kendo dont l'un des 
membres nommé Kokubo prend la discipline très à cœur (un alter-égo de 
Mishima) , passant son temps à s'entrainer pour gagner un championnat 
important et pousse aussi ses camarades à la même rigueur personnelle, 
sauf que cette volonté n'est pas partagée car préférant les plaisirs 
faciles. L'un d'entre eux va même instiller une rivalité où tout est 
prétexte à déstabiliser l'autre et prouver que toute cette histoire de 
discipline n'est une mascarade. Misumi filme d'ailleurs très peu de 
combats pour mieux cerner ce qu'il passe dans la vie d'un combattant. 
Selon Mishima, un vrai combattant ne fléchit jamais et ne redevient pas 
un homme lambda après l'entrainement, il y a tout un cheminement tant 
physique que psychique qui s'applique à l'individu en toutes 
circonstances, toute défaillance à ce cheminement devient intolérable et
 ne peut finir que par la mort. Telle est la vision sans concession du 
kendo par Mishima, mise brillamment en images dans un scope noir et 
blanc d'une beauté renversante qui transcende un propos percutant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiUnpkfqauWs8beNEQxUTkdoh56rd_F8qU_iyKgQs7S4hR1vUU80IbTcF0C4KiG9mrhV-yCQzPDW2-lVi_T498nrYHuzgNTqT4z9SIvtonerFA5boyphwoJtbV8LVyNjnOmB6l5wawgv1M/s1600/5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="140" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiUnpkfqauWs8beNEQxUTkdoh56rd_F8qU_iyKgQs7S4hR1vUU80IbTcF0C4KiG9mrhV-yCQzPDW2-lVi_T498nrYHuzgNTqT4z9SIvtonerFA5boyphwoJtbV8LVyNjnOmB6l5wawgv1M/s320/5.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Le Sabre est une œuvre au fond et à la noirceur très japonaises, qui 
nous montre que le Japon se perd à force de relâchement et pressent 
aussi l'avenir de la société japonaise où tout le monde semble voué à 
des grandes études pour ensuite finir comme salaryman dans un bureau. On
 est loin des grands guerriers vaillants qui endossaient leurs 
responsabilités sans broncher et qui avaient une certaine force de 
caractère. Si l'extrémisme de l'auteur pourra choquer, il n'en reste pas
 moins intriguant et met son pays face au miroir de ses échecs. 
Un chef d'oeuvre unique dans la carrière de Kenji Misumi qui doit trôner
 fièrement dans les dvdthèques de tous les amoureux du réalisateur, de 
Mishima et des arts martiaux tout simplement qui en trouveront là une 
représentation sublime de leur talents respectifs.</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/ken-quand-la-voie-du-sabre-detruit-les.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgyfZQEOBfEShg4QhiSjBC-XqL15_nHt8SFQjtusi7U4c8GRF5yr1a2zJ5nbC7pOnrEpZUSVK5FZCbD_YUPYqe3IbHNe0_XIvbBfXRKmsa_6g_iZJ7Vh-J0VDJxYecW1ZTEXyhAziuVYh4/s72-c/ken-affiche.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-2322758806998830651</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 20:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2013-01-06T09:35:05.494-08:00</atom:updated><title>Showgirls, le film polémique de Paul Verhoeven</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVhp_Am_O2b_vTZuoItxurN34ur6w5Ox76jYLJHpNe0ZRMEP6-Ovext9FK3eGhL37O6qZaXMvYo6pL68kFQIBkz2S9ukDB7YN5b7Z8bCxckhPfBmMOQToHfMNJWhyzRJRjJtsTlH5jdkA/s1600/MPW-2408.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVhp_Am_O2b_vTZuoItxurN34ur6w5Ox76jYLJHpNe0ZRMEP6-Ovext9FK3eGhL37O6qZaXMvYo6pL68kFQIBkz2S9ukDB7YN5b7Z8bCxckhPfBmMOQToHfMNJWhyzRJRjJtsTlH5jdkA/s320/MPW-2408.jpg" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; se situe entre deux films majeurs de la carrière américaine de Paul Verhoeven. Déjà bien installé dans le système hollywoodien en tâtant d'abord du cinéma d'anticipation qu'il a su exploiter avec brio, puis en laissant parler ses désirs cinéphiles avec son hommage hitchcockien avec &lt;b&gt;Basic Instinct&lt;/b&gt; dont le succès commercial lui laissera les pleins pouvoirs financiers pour réaliser ce qui aurait dû être son œuvre la plus ambitieuse : &lt;b&gt;The Crusades&lt;/b&gt;. Hélas, malgré l'accord de la tête d'affiche Arnold Schwarzennegger, le film s'embourba dans les méandres du developpement hell, laissant le projet à l'état embryonnaire même si un scénario signé par Walon Green a circulé. Quelque peu enragé par ce qu'il a considéré comme sa plus grande douleur de cinéaste, Verhoeven va miser toute sa réputation sur un projet qui sent l'opportunisme : le duo Verhoeven/Eszterhas se réunit à nouveau pour un film très axé cul, mais la variante qui fait pencher la balance en leur faveur, c'est l'incroyable liberté de ton dont ils ont disposé pour monter &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVh-3-kL5EHthKrUfMKOfv8-sUUER038tNNXax8gbSe-l3zL1V8Ck4Y3-i_bTzv2d45CxfepzuweaErPp_6lM-kHUIk321dCCoFuDsvs8yxVYn30G8nVI82-vLgv90ZMx60CrEzmQgPX0/s1600/showgirls-black-swan.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="148" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVh-3-kL5EHthKrUfMKOfv8-sUUER038tNNXax8gbSe-l3zL1V8Ck4Y3-i_bTzv2d45CxfepzuweaErPp_6lM-kHUIk321dCCoFuDsvs8yxVYn30G8nVI82-vLgv90ZMx60CrEzmQgPX0/s320/showgirls-black-swan.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Doté d'un budget colossal (50 millions de $), le film possède la particularité unique d'être le seul gros film de studio a avoir bénéficié d'une classification NC-17 (qui équivaut à une interdiction aux moins de 18 ans chez nous et lui interdit toute campagne promo à la télé et à la radio), lui assurant donc un ton radical, quasi-pornographique. Mais c'est surtout le fait qu'un cinéaste étranger ait réussi à faire plier la machine hollywoodienne à ses exigences qui rend &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; fascinant à plus d'un égard, en tournant une œuvre qui critique sans langue de bois toute la vicissitude de la société américaine, qui l'étale sans états d'âme quitte à tomber pieds joints dans le vulgaire. En plaçant l'action à Las Vegas surnommé "Sin City", Verhoeven retrouve la frange violente et directe qui composait le principam intérêt de sa période hollandaise, fini les discours déguisés dans des actionners SF, place à une oeuvre qui nous place dans une réalité tellement dure et crasseuse qu'elle nous parait aberrante : les hommes sont avides de sexe et usent de leur pouvoir ; les femmes, elles, n'hésitent pas à jouer le jeu de la promotion canapé pour arriver à leurs fins, le tout dissimulé dans un univers de paillettes et de musique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjjQ0gR9R8felh7A3D5clQJBv-wVAWfgzPMxC5-YIqgg7MLXbbhFl8UWfznZsK2KMjIFQEL0phyyCWlcN7hjbkrD5XTE_WeCkvk6z7Dzw7ooEqULLv6L1anBFKPUBcsOjoj4K_A0xkOXpk/s1600/showgirls_cristal_nomi.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="148" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjjQ0gR9R8felh7A3D5clQJBv-wVAWfgzPMxC5-YIqgg7MLXbbhFl8UWfznZsK2KMjIFQEL0phyyCWlcN7hjbkrD5XTE_WeCkvk6z7Dzw7ooEqULLv6L1anBFKPUBcsOjoj4K_A0xkOXpk/s320/showgirls_cristal_nomi.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Que l'on soit directeur de casino ou un simple portier, on veut tous se taper la petite strip-teaseuse d'un cabaret miteux ou bien la grande danseuse d'un show soi-disant "prestigieux" (les numéros de danse à ce titre là sont parfois limites, avec même une simulation de viol !), pour Verhoeven ça ne fait pas de différence, l'homme et la femme sont voués éternellement à se manipuler l'un, l'autre, le statut social n'y est pour rien, seul le pouvoir de domination du sexe compte. &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; n'est donc pas l'apologie d'une société machiste, qui vend de la fesse en gros, mais un vrai regard misanthrope et insolent sur une société hypocrite qui a toujours défendu des valeurs puritaines mais qui possède en son sein une ville entièrement dédié au vice, paradoxal, non ? J'irais même jusqu'a dire qu'il s'agit du plus hollandais de ses films américains, certes ses deux périodes ont parfois eu des correspondances thématiques (on pourrait citer par exemple &lt;b&gt;Le Quatrième Homme&lt;/b&gt; qui n'est pas sans rappeler &lt;b&gt;Basic Instinct&lt;/b&gt;) mais &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; ressemble à s'y méprendre à &lt;b&gt;Katie Tippel&lt;/b&gt; (on pourrait presque parler de remake), qui racontait l'histoire d'une paysanne qui accédait à un nouveau statut social en utilisant son corps et en apprenant les "règles" du milieu. Sauf que la naive paysanne hollandaise s'est transformée en une femme fatale calculatrice aux States, difficile de faire plus éloquent comme jugement....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEivG2VeIpWeCjwbF25D3OAA6Fd7vcSVQrtw5x3DR6Q4BklAuW1cg1nHJXGHBoPFc1T9b4c3WGv2mxCXUzbS_7uRZpyBTyu_F1FOunsLEo1mW7x97CHCHJ7URCo3eqkl4NUAqSRWIn-bBTA/s1600/showgirls.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="153" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEivG2VeIpWeCjwbF25D3OAA6Fd7vcSVQrtw5x3DR6Q4BklAuW1cg1nHJXGHBoPFc1T9b4c3WGv2mxCXUzbS_7uRZpyBTyu_F1FOunsLEo1mW7x97CHCHJ7URCo3eqkl4NUAqSRWIn-bBTA/s320/showgirls.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Pas étonnant de voir un tel film se ramasser une réputation critique assez désastreuse, vu qu'il pointe du doigt de façon insistante sur notre propre attirance pour le sexe et qu'il en joue perpétuellement pour mieux nous mettre mal à l'aise : on pense le voir pour se rincer l'oeil mais c'est au final, un putain d'uppercut que l'on prend dans la mâchoire, tellement sec et brut de décoffrage qu'il marque durablement. Pour cela, c’était la moindre des choses de rendre un petit hommage à ce film bien trop méprisé.</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/showgirls-le-film-polemique-de-paul.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVhp_Am_O2b_vTZuoItxurN34ur6w5Ox76jYLJHpNe0ZRMEP6-Ovext9FK3eGhL37O6qZaXMvYo6pL68kFQIBkz2S9ukDB7YN5b7Z8bCxckhPfBmMOQToHfMNJWhyzRJRjJtsTlH5jdkA/s72-c/MPW-2408.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-5379318295776549431</guid><pubDate>Fri, 20 Apr 2012 21:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-20T14:10:47.040-07:00</atom:updated><title>Nemesis, un must 90's des vidéo-clubs</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiAEqzMD542bfBGTASG0NnHUYzUT0uAPpJmLEKj2W72kOGQ2V5d6ynJti6vOuJswq8aDjNaHeLu0ZDrmNleRZFL5XhwFrgnbKjiAlCC0tIZWhfmpd0MVuw9m8ZwoY6uYvCiEkgCjhnMFuQ/s1600/Nemesisposter93.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiAEqzMD542bfBGTASG0NnHUYzUT0uAPpJmLEKj2W72kOGQ2V5d6ynJti6vOuJswq8aDjNaHeLu0ZDrmNleRZFL5XhwFrgnbKjiAlCC0tIZWhfmpd0MVuw9m8ZwoY6uYvCiEkgCjhnMFuQ/s320/Nemesisposter93.jpg" width="214" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Pyun est quand même un sacré gars dans l'industrie du DTV, ayant appris le métier sous l'égide du grand Akira Kurosawa dont il fut l'assistant, se vouant à réaliser des œuvres ambitieuses mais qui a fini par enquiller les tournages commando (il est réputé pour tourner ses films entre 5 et 10 jours) où il essaya de mêler sa passion pour le western, le chambara et la SF à travers des micro-budgets. Pyun est un auteur dans le sens où son œuvre est cohérente en dehors de quelques commandes et que l'on arrive à reconnaitre son travail en une poignée de plans, ce qui lui donnera une aura culte auprès des rats de vidéo-clubs dont je fis partie, bien loin des techniciens interchangeables qui œuvraient dans le même secteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsJkOz5huK0i_LUIokdU-h7H6sBctgO4eaTVlw20kW5_VAyJLeHzfvIg1DtSS7w23gjqHUvhZsm2ia9nM89kOvsIxm5IM-WbAjac0Dq7VqNGrBIFSD50M7aE5ooQXyxiFwLZJNF7scqxA/s1600/images.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsJkOz5huK0i_LUIokdU-h7H6sBctgO4eaTVlw20kW5_VAyJLeHzfvIg1DtSS7w23gjqHUvhZsm2ia9nM89kOvsIxm5IM-WbAjac0Dq7VqNGrBIFSD50M7aE5ooQXyxiFwLZJNF7scqxA/s1600/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tout bon stakhanoviste qui se respecte, Pyun aura enchainé avec plus ou moins de réussite les films, mais il aura marqué les années 90 avec un bon paquet de films dont le désespérément inédit &lt;b&gt;Nemesis&lt;/b&gt; qui reste son plus gros budget et l'un de ses plus gros musts commerciaux. Après avoir bossé pour la Cannon et repris la franchise &lt;b&gt;Kickboxer&lt;/b&gt;, on peut dire notre ami Albert était alors en pleine ascension et en profite pour réaliser ce film d'action futuriste avec la future micro-star du DTV, le frenchie Olivier Gruner et ses acolytes habituels (Brion James, Tim Thomerson, Thom Matthews, Yuji Okumoto devant la caméra et l'incontournable George Mooradian à la photo) dans la droite lignée de ce a quoi il nous avait habitué : des cyborgs, de l'action, des entrepôts désaffectés, de l'action, des héros mutiques, de l'action....&lt;br /&gt;
Du bourrin donc, mais du bon ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhGquDcsfqUNLK0QxZnvc7SojIiSTYZb2k4wpMpK4A4h4ka9ZRsr_H2184PeoFMUst1lYUWRO9slS-UqzWn6NSI_EKBYE-g4PDzd8DF2nW3b0Hq0BcIj2S60i2PlXs4NB_ko4cf8dePtbU/s1600/Nemesis-1992-Albert-Pyun_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="232" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhGquDcsfqUNLK0QxZnvc7SojIiSTYZb2k4wpMpK4A4h4ka9ZRsr_H2184PeoFMUst1lYUWRO9slS-UqzWn6NSI_EKBYE-g4PDzd8DF2nW3b0Hq0BcIj2S60i2PlXs4NB_ko4cf8dePtbU/s320/Nemesis-1992-Albert-Pyun_4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhRR5n1iM7rIf-l2evhf2FDpdgMMhNopGn27bW5Ql_zkAE6DK_-429YdtVrX07D9wXtitnBns3PzFo_h1flkQ_eu7f0DpmbG5fs1bRDV2RT2f-jmXMFvUd_-alFDTdUvWjjLjKNasSnJzQ/s1600/Nemesis-1992-Albert-Pyun_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="232" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhRR5n1iM7rIf-l2evhf2FDpdgMMhNopGn27bW5Ql_zkAE6DK_-429YdtVrX07D9wXtitnBns3PzFo_h1flkQ_eu7f0DpmbG5fs1bRDV2RT2f-jmXMFvUd_-alFDTdUvWjjLjKNasSnJzQ/s320/Nemesis-1992-Albert-Pyun_7.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Un pur actionner cyberpunk fier de ses emprunts (de &lt;b&gt;Blade Runner&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Terminator&lt;/b&gt; en passant par Sergio Leone et même Alan Clarke !), dégraissé de tout les défauts facepalmesques de Mister Pyun tout en gardant ses qualités avec une réalisation au steadycam super énergique et une photo de très haute volée (même si Mooradian fera encore mieux avec &lt;b&gt;Postmortem, Crazy Six&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Mean Guns&lt;/b&gt;). Il est bien dommage qu'un dvd de bonne qualité ne soit pas disponible pour en profiter au maximum, mais bon on est habitué à voir les œuvres de Pyun malmenés sur support numérique, entre les recadrages assassins, les absences de compatibilité 16/9 ou les colorimétries foireuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh96_RjWY3ZTHlSXqoGVI7jXRi7YdJIYC7G7cNaRBAzxeaknEnzR5fQ6JSoHHmX2nmssMKbe5MrxpzewA-RqPDpiMZt6WjDS1F6emp3bRF9XF7uJX7OaJY0dwC2wdhOyBGZd0iuGjl0dt4/s1600/shot0005.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh96_RjWY3ZTHlSXqoGVI7jXRi7YdJIYC7G7cNaRBAzxeaknEnzR5fQ6JSoHHmX2nmssMKbe5MrxpzewA-RqPDpiMZt6WjDS1F6emp3bRF9XF7uJX7OaJY0dwC2wdhOyBGZd0iuGjl0dt4/s320/shot0005.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que trois suites (!) désastreuses seront tournées dans la foulée mais sans grand rapport avec le premier opus, donc aucune raison de regretter une éventuelle découverte dans les bacs à soldes, vous économiserez une poignée de centimes pour des achats plus interessants je l'espère.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/nemesis-un-must-90s-des-video-clubs.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiAEqzMD542bfBGTASG0NnHUYzUT0uAPpJmLEKj2W72kOGQ2V5d6ynJti6vOuJswq8aDjNaHeLu0ZDrmNleRZFL5XhwFrgnbKjiAlCC0tIZWhfmpd0MVuw9m8ZwoY6uYvCiEkgCjhnMFuQ/s72-c/Nemesisposter93.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-3568563565087870642</guid><pubDate>Wed, 18 Apr 2012 20:24:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-18T13:24:38.015-07:00</atom:updated><title>Invasion USA, fallait pas emmerder Chuck...</title><description>&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjupR2W0naW33j1XTRuT32CNtMJuDkHfs4SyL3_V_GyqvFNHUXAZEqFK4-BcZYCkn5Jet1eh3omiJSLX2Rnyimc610fq_8-3_lnnxzYdtyvnSmWoyQdGgQjIr_ww0xTM5eAPnNkW84Q-Ko/s1600/invasionusa.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjupR2W0naW33j1XTRuT32CNtMJuDkHfs4SyL3_V_GyqvFNHUXAZEqFK4-BcZYCkn5Jet1eh3omiJSLX2Rnyimc610fq_8-3_lnnxzYdtyvnSmWoyQdGgQjIr_ww0xTM5eAPnNkW84Q-Ko/s320/invasionusa.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Ah Chuck....Chuck....Son nom fait frémir les bourgeois et saliver les beaufs en manque de castagne. C'est à coups de lattes dans la gueule qu'il a laissé son empreinte &lt;strike&gt;sur le visage des bad guys&lt;/strike&gt; dans l'Histoire du Cinéma, du moins pas celle que l'on nous enseigne dans les bouquins BCBG. Aimer Chuck, c'est assumer jusqu'au bout sa déviance et ça tombe bien, je suis très déviant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiGpgNSVpiWJ1Gb_4sXvSUatemDirmoJzFIi8cdHLb67XF3AhPIUp_9g9UhTEkpoxVTRRs3Y2vDzMwxn3ZIFLTAAqOuQogIkGS52zXUi4tAYLlJEwKn55r6SazyW3aiATxl7Ts6CTAdmf8/s1600/Invasion+USA+4.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiGpgNSVpiWJ1Gb_4sXvSUatemDirmoJzFIi8cdHLb67XF3AhPIUp_9g9UhTEkpoxVTRRs3Y2vDzMwxn3ZIFLTAAqOuQogIkGS52zXUi4tAYLlJEwKn55r6SazyW3aiATxl7Ts6CTAdmf8/s320/Invasion+USA+4.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;"Je mets les pieds où je veut et c'est souvent dans ta gueule ! Tiens dans les dents, vilain !"&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Ce petit préambule mis en place, annoncer avec le plus grand sérieux du monde que Invasion USA est le chef d'oeuvre du moustachu devient beaucoup moins choquant. Je ne vous rebattrai pas les oreilles en ressortant le sempiternel sous-texte politique reaganien, qui est ici fièrement assumé et que nombre de chroniques faussement complaisantes se sont chargés de trainer dans la boue. Mais c'est oublier qu'il s'inscrit dans la droite lignée du cinéma d'action américain des années 80, celui de Mark Lester, la Cannon et de Joel Silver, on exacerbe l'image du héros patriotique en décuplant ses attributs physiques (il est invincible et hérite de pouvoirs de téléportations qui le font toujours débarquer au bon endroit), sans pour autant ignorer le second degré (les fameuses punchlines en sont le symbole le plus flagrant) qui permet de désamorcer l'aspect too much et contribue à cet élan de sympathie que j'éprouve toujours pour ces films qui sont mille fois plus jouissifs et revisionnables que leurs petits-fils actuels qui n'ont pas encore trouvé un ton convaincant qui leur permettra de passer le cap des années. On pourra critiquer Invasion USA sur différents aspects, mais il a la qualité d'assumer ce qu'il est, c'est-à-dire un gros divertissement comic-book, en ne prenant jamais le spectateur pour un con qui plus est. On est venu voir Chuck botter du fion de coco et on y aura droit ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgpXcmp6mLEDWxbxTIhpvnLoF2utdTVNZMltoiwH15-L4nhPHZrdq4yoGt3vd1EOdjXosXz9DA-K3fd0yO3bEBsQVZPOBq8DCEXKQLO4VRCXCLoQK3yPj6vHHWoSdx4T3taFo7UsBSXoJ0/s1600/Invasion+USA4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgpXcmp6mLEDWxbxTIhpvnLoF2utdTVNZMltoiwH15-L4nhPHZrdq4yoGt3vd1EOdjXosXz9DA-K3fd0yO3bEBsQVZPOBq8DCEXKQLO4VRCXCLoQK3yPj6vHHWoSdx4T3taFo7UsBSXoJ0/s320/Invasion+USA4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;"C'est fini, Rostov..."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgGkljnEL3T93LJ7RNa0gxmeeM6QwIHOau8ThJoVf9DKKqKZk7xZfVF-ev-zHBrfsCJtJW0yvl76php0ugc46V3VfYOJCd5IdU7vgwZHW65JapqsS-cmaDIYtB8HaD-boYX4trHAp2tUxM/s1600/images.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgGkljnEL3T93LJ7RNa0gxmeeM6QwIHOau8ThJoVf9DKKqKZk7xZfVF-ev-zHBrfsCJtJW0yvl76php0ugc46V3VfYOJCd5IdU7vgwZHW65JapqsS-cmaDIYtB8HaD-boYX4trHAp2tUxM/s1600/images.jpg" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Chuck se relaxe pépère devant un épisode de Walker Texas Ranger&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
C'est d'ailleurs un routard tout-terrain de la série B qui s'attelle à la tâche, le doué Joseph Zito qui nous offre un festival pyrotechnique quasi-ininterrompu où Chuck dézingue du cubain et du ruskof par paquets de douze et ce sans jamais abîmer sa jolie chemise en jean bien vintage ! En cadeau bonus, je vous offre une petite vidéo, l'une des scènes cultes du film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/5_jrX960RJ8/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5_jrX960RJ8&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;
&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;
&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/5_jrX960RJ8&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/invasion-usa-fallait-pas-emmerder-chuck.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjupR2W0naW33j1XTRuT32CNtMJuDkHfs4SyL3_V_GyqvFNHUXAZEqFK4-BcZYCkn5Jet1eh3omiJSLX2Rnyimc610fq_8-3_lnnxzYdtyvnSmWoyQdGgQjIr_ww0xTM5eAPnNkW84Q-Ko/s72-c/invasionusa.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-1679083435570857320</guid><pubDate>Tue, 17 Apr 2012 22:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-17T15:12:45.445-07:00</atom:updated><title>Femme dans Un Enfer d'Huile, le film testament de Gosha</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfUAr0KElztPCnV7VPUjM0VgSHEXhxlz-N4cEKmSAywUQlmJ7UFQzI9_yrwNsxkObmP8UR6UOrLRn4JqNElfRMzRo2ZGlCn67tayhLSn0Z5nkh1McYQ1bQbFOVrwIXO_7whZXY9kTcUZw/s1600/b5-oilhell.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfUAr0KElztPCnV7VPUjM0VgSHEXhxlz-N4cEKmSAywUQlmJ7UFQzI9_yrwNsxkObmP8UR6UOrLRn4JqNElfRMzRo2ZGlCn67tayhLSn0Z5nkh1McYQ1bQbFOVrwIXO_7whZXY9kTcUZw/s320/b5-oilhell.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes en 1992, Hideo Gosha allait réaliser sans le savoir sa dernière œuvre avant de nous quitter brusquement quelques semaines après sa sortie, pourtant, il est difficile après vision du film &lt;b&gt;Femme dans Un Enfer d'Huile&lt;/b&gt; de lui retirer son aura crépusculaire, voire prémonitoire sur le sombre devenir du metteur en scène japonais. En effet, son précédent film &lt;b&gt;Kagero&lt;/b&gt; entamait déjà un bilan d'une carrière pleine de hauts et de bas, de différents genres brassés mais avec un regard plus léger et surtout plus "bis" comme s'il savait qu'il ne pourrait jamais revenir à cette forme de cinéma, mais Femme, quant à lui, c'est la maturité d'un style arrivé à son terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgoU-BjMZqYptQzTpzyn_LMNsEK_Smgax4XcFlNQqtoBhohcgHUDlocntbtYsajmeOzri5TwjXci1Ku_vfjCbo8URSjjScmF6us-6qzqYYQwZnJE0R9pJv6xSIihRaOwGBky2KB93uZF60/s1600/34ga7mf.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgoU-BjMZqYptQzTpzyn_LMNsEK_Smgax4XcFlNQqtoBhohcgHUDlocntbtYsajmeOzri5TwjXci1Ku_vfjCbo8URSjjScmF6us-6qzqYYQwZnJE0R9pJv6xSIihRaOwGBky2KB93uZF60/s320/34ga7mf.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une décennie entière consacrée aux films en costumes qui marquait un changement esthétique frappant, où le découpage nerveux fit place à une succession de lents plans séquences, qui d'après son chef opérateur attitré (Fujio Morita) serait dus à la maladresse de Gosha, qui avait bien du mal à segmenter ses séquences, dénotant donc un certain manque de confiance chez lui (difficile de croire cela de la part de l'homme derrière des bijoux comme &lt;b&gt;Goyokin, Quartier Violent&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;Hitokiri&lt;/b&gt;). Cette confiance en lui, il va la retrouver et exploser les limites de son travail avec une mise en scène complexe qui va servir un récit dégraissé de toutes ses aspérités socio-politiques pour se recentrer sur son but ultime : réhabiliter le cinéma de la chair, sensuel et organique où l'on sent véritablement la forme vivre et nous immerger dans un monde de plaisirs cruels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgUIDFEnuK32lnrfKIYXxXJ1uUlhDcybbLUxdol7lTwnlK1850H8fT5Z0sAs_MFjJUCBMHTobUMyx4SIWgcdAqo1YVc-Vv-7BHye21aWnjQVkJcrkpkV0xiAqrtNXarR1KVfWDvI1JmtsU/s1600/30jh25k.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgUIDFEnuK32lnrfKIYXxXJ1uUlhDcybbLUxdol7lTwnlK1850H8fT5Z0sAs_MFjJUCBMHTobUMyx4SIWgcdAqo1YVc-Vv-7BHye21aWnjQVkJcrkpkV0xiAqrtNXarR1KVfWDvI1JmtsU/s320/30jh25k.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sexe comme seul lien possible entre les hommes et les femmes ? Quand on voit la vision qui en est faite, on est en droit de répondre par l'affirmative tant la misanthropie de Gosha atteint ici son paroxysme, les hommes utilisent les femmes et vice-versa, sans jamais chercher un semblant d'âme chez l'autre, ni même d’espérer un peu d'amour vu que seul le plaisir charnel semble compter. Quelque part cette vision désenchantée et terriblement réaliste des rapports humains n'est pas sans rappeler le controversé &lt;b&gt;Showgirls&lt;/b&gt; de Paul Verhoeven, qui cachait sous un vernis crade et vulgaire, une véritable réflexion sur la place du sexe dans l'évolution sociale et surtout dans la fabulation d'une société machiste qui abuserait de la faiblesse des femmes, ce qui n'est entendu pas le cas, puisque les femmes parviennent aussi quand elles souhaitent à leurs fins. Comme Verhoeven, Gosha ne fait que rappeler les rapports hommes/femmes ne sont qu'une éternelle loterie où chacun finit par dominer l'autre en le tenant par ses désirs, chacun y trouve son compte au final et tout est beau dans le meilleur des mondes en somme (ou presque...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj-y-lGxepRVbFucCqY3fz6PSgLvI39AXHxupbbsfDibjKxiwv0U0nnNbCkc8d0AUTJ1hMtXr9F-RhkijaaT6E6YXW9TajLK-VSJIpHkajrAlE7Uukw8Z6WORdCj3PA9AVEWTbs83JoAGQ/s1600/301olfm.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj-y-lGxepRVbFucCqY3fz6PSgLvI39AXHxupbbsfDibjKxiwv0U0nnNbCkc8d0AUTJ1hMtXr9F-RhkijaaT6E6YXW9TajLK-VSJIpHkajrAlE7Uukw8Z6WORdCj3PA9AVEWTbs83JoAGQ/s320/301olfm.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà en somme la principale raison de découvrir cette œuvre lourde de sens, intemporelle dont la beauté plastique n'a d'égal que la richesse de son propose assené avec une justesse rare, celle d'un cinéaste qui aura vu défiler les décennies avec pertes et fracas mais qui était alors au dessus de tout désidérata commercial, libre de s'exprimer comme bon lui semble.&amp;nbsp;</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/femme-dans-un-enfer-dhuile-le-film.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfUAr0KElztPCnV7VPUjM0VgSHEXhxlz-N4cEKmSAywUQlmJ7UFQzI9_yrwNsxkObmP8UR6UOrLRn4JqNElfRMzRo2ZGlCn67tayhLSn0Z5nkh1McYQ1bQbFOVrwIXO_7whZXY9kTcUZw/s72-c/b5-oilhell.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-7701179924098357961</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2012 20:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-16T13:50:27.910-07:00</atom:updated><title>El Mercernario/Companeros, la quintessence du western italien</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKP-GX_b4e5BWsrMe5HEDZopUGHX4bxH7jDKVLCPf8bKlC1422eTvGKGapUeT4je7SWRKT2FgT8IDPqDhvIhQTrTk1ymgOLFSjFFXhFt50nkxBLZehs-c7qFRiJVTujcdp6ylaOiQM6_E/s1600/220px-The_Mercenary.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKP-GX_b4e5BWsrMe5HEDZopUGHX4bxH7jDKVLCPf8bKlC1422eTvGKGapUeT4je7SWRKT2FgT8IDPqDhvIhQTrTk1ymgOLFSjFFXhFt50nkxBLZehs-c7qFRiJVTujcdp6ylaOiQM6_E/s1600/220px-The_Mercenary.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgkunvNkGkg90VeBfKudhgr0yvUaLSlLf1a86J6IK29VdhbAQBKCXofXmdq0pQrx9T1T3eAryyuKSlx6nJI4acd7i8uwWTXFyh6m5Zp0C6R30Q7Mo8cZIJ9lWLdoRDWA03cU5754Vh5DcA/s1600/medium_Companeros.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgkunvNkGkg90VeBfKudhgr0yvUaLSlLf1a86J6IK29VdhbAQBKCXofXmdq0pQrx9T1T3eAryyuKSlx6nJI4acd7i8uwWTXFyh6m5Zp0C6R30Q7Mo8cZIJ9lWLdoRDWA03cU5754Vh5DcA/s320/medium_Companeros.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Sergio Corbucci et moi, c'est une grande histoire d'amour, plus qu'un Sergio Leone dont le culte est indéniable dans le western italien, plus qu'un Sergio Sollima plus axé politique et moins enclin aux mélanges des genres, il est pour moi la définition même du western spaghetti : un mélange contre-nature d'émotions et de mythologies, où la violence nihiliste côtoie l'humour cynique tout en y instillant parfois une légère satire politique. Bref on est pas là pour brosser les mythes dans le sens du poil, on veut s'en prendre plein les mirettes et en avoir pour notre argent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTfm9Y6yYkDKqvA_kC1_4A8r3n93qJrSdcCcia46tAHb30eXQlA7dLvVCe2JwGcnbSbVDgb9n6Y5omLWkUWKEBIl6L2Ep16jKVYj66FNbjuD0s9orcWN8nWoSZK2vxYa69pNCD-HcIhm8/s1600/vlcsnap04ix8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="137" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTfm9Y6yYkDKqvA_kC1_4A8r3n93qJrSdcCcia46tAHb30eXQlA7dLvVCe2JwGcnbSbVDgb9n6Y5omLWkUWKEBIl6L2Ep16jKVYj66FNbjuD0s9orcWN8nWoSZK2vxYa69pNCD-HcIhm8/s320/vlcsnap04ix8.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhp12E8j4WjfrLcKonZBOJXwlNacCUjncO4i5P3ROV-vmQBkHRLzsoEO3DMZt1zoeDVqYfPTQv3fHxomSoQm24mwLzvq9K_CwAZlJDVt36MmmRil0E-ZNwYrP60NoYb5u-9I6FtX6qFJyM/s1600/vlcsnap02ww3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="137" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhp12E8j4WjfrLcKonZBOJXwlNacCUjncO4i5P3ROV-vmQBkHRLzsoEO3DMZt1zoeDVqYfPTQv3fHxomSoQm24mwLzvq9K_CwAZlJDVt36MmmRil0E-ZNwYrP60NoYb5u-9I6FtX6qFJyM/s320/vlcsnap02ww3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusque là catalogué comme un faiseur bis aux accents violents avec des films comme &lt;b&gt;Navajo Joe, Le Grand Silence&lt;/b&gt; et surtout &lt;b&gt;Django (1966)&lt;/b&gt; qui le fera connaitre, il va lancer avec &lt;b&gt;El Mercenario&lt;/b&gt; la seconde phase de son travail, où l'humour tient une place prépondérante dans le récit sans pour autant se montrer parodique (on est plus dans une ironie latine), ni contredire la violence d'un background chaotique (ici, la Révolution Mexicaine, départ de toutes les trahisons et prises de pouvoir). Corbucci a toujours eu comme mot d'ordre de ne jamais se prendre au sérieux et de nous faire rire de choses affreuses, filmant avec désinvolture des exécutions publiques ou en exagérant un pseudo-duel léonien que la sublime musique symphonique d'Ennio Morricone se charge d'intensifier à son paroxysme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;El Mercenario&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Companeros&lt;/b&gt;, sortis respectivement en 1968 et 1970, sont indubitablement des films jumeaux, auquel ils partagent la même structure narrative (l'occidental cynique face au naïf peon mexicain dans le foutoir de la Révolution) et surtout la même équipe (De l'indispensable Franco Nero, à l'improbable Jack Palance en passant le maestro Ennio Morricone qui réalise là ses deux plus belles partitions) qui se regardent comme deux variations sur le même thème, chacune ayant une raison d'être : &lt;b&gt;El Mercenario&lt;/b&gt; est plus léger et classique dans son déroulement, alors que &lt;b&gt;Companeros&lt;/b&gt; est décomplexé, tout en rendant son propos encore plus grave. Quoi qu'il en soit, difficile de ne pas prendre de plaisir face à ces deux cadeaux faits aux spectateurs avides de flingages et de bonnes vannes, c'est bien là tout le génie de Sergio Corbucci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiNpgmO1PT1fJPy8FqOWYhWQWH9M1aSCmIei8vieyUcMeiEL33cE6olsFbzqgcSYYzjuROwKrsfR151kLe1xZqTs1hlNj4wVmhFO7zGjaNWQSo5ihJUdcBFeT8d50NwhaRktP-mGDCm_Io/s1600/20110511.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="142" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiNpgmO1PT1fJPy8FqOWYhWQWH9M1aSCmIei8vieyUcMeiEL33cE6olsFbzqgcSYYzjuROwKrsfR151kLe1xZqTs1hlNj4wVmhFO7zGjaNWQSo5ihJUdcBFeT8d50NwhaRktP-mGDCm_Io/s320/20110511.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVSC47-JSJQz2htGfjdsRyqtOGZGG44-PMPpFMYYE2SMZS6y3WRaYC4XKCsu2nGeKUSdfNCI3PGe2YjI0n3UJHukBh9gMNCJgtIcHBXK6e9OOYAMUhLgjM6V5QN2e3rBoYfoc_btpsc_w/s1600/20110514.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="141" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiVSC47-JSJQz2htGfjdsRyqtOGZGG44-PMPpFMYYE2SMZS6y3WRaYC4XKCsu2nGeKUSdfNCI3PGe2YjI0n3UJHukBh9gMNCJgtIcHBXK6e9OOYAMUhLgjM6V5QN2e3rBoYfoc_btpsc_w/s320/20110514.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj6ddBXsRmZVPJDp1aTq5mth9kfy8QhsDjgUS0UYWwH5MC42yLra9ZtHzkJY162Rm6P8vzobF6f2ZZETr5ZIleC_TqtjpjA5wQ5yNmQN3h3bbtkgZr153KwqQWR-FohrZI2R7Njzndh058/s1600/Vamos+a+matar+companeros.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="131" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj6ddBXsRmZVPJDp1aTq5mth9kfy8QhsDjgUS0UYWwH5MC42yLra9ZtHzkJY162Rm6P8vzobF6f2ZZETr5ZIleC_TqtjpjA5wQ5yNmQN3h3bbtkgZr153KwqQWR-FohrZI2R7Njzndh058/s320/Vamos+a+matar+companeros.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai hâte de découvrir un jour le troisième volet de cette saga "Révolutionnaire" sobrement intitulé (sic) &lt;b&gt;Mais Qu'est ce Que Je Viens Foutre au Milieu de Cette Révolution ? (1974) &lt;/b&gt;qui annonce la couleur de l'orientation beaucoup plus parodique de la carrière de Corbucci (et du western italien plus globalement), après un &lt;b&gt;Far West Story (1972)&lt;/b&gt; qui clôt de façon magistrale un cycle incontournable.</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/el-mercernariocompaneros-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKP-GX_b4e5BWsrMe5HEDZopUGHX4bxH7jDKVLCPf8bKlC1422eTvGKGapUeT4je7SWRKT2FgT8IDPqDhvIhQTrTk1ymgOLFSjFFXhFt50nkxBLZehs-c7qFRiJVTujcdp6ylaOiQM6_E/s72-c/220px-The_Mercenary.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8674606459758696777.post-4549578088508232610</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2012 04:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2012-04-15T12:57:52.756-07:00</atom:updated><title>Electra Glide in Blue, l'anti-Easy Rider ?</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvzHoTPiult9GiU8MfmyDZ9YZXogNmqRaEbzmI7TE05keOBcaygpjD9Qo2JMpXmjgshirWaTSjICQ-EO2sdtQCmy9Yt1AQ9Io8Jzb3_tStChEfM787vJr19CAI4J3bkMo7ray7mxLv6c/s1600/electra_glide_in_blue_1973.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvzHoTPiult9GiU8MfmyDZ9YZXogNmqRaEbzmI7TE05keOBcaygpjD9Qo2JMpXmjgshirWaTSjICQ-EO2sdtQCmy9Yt1AQ9Io8Jzb3_tStChEfM787vJr19CAI4J3bkMo7ray7mxLv6c/s320/electra_glide_in_blue_1973.jpg" width="207" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un fait, &lt;b&gt;Easy Rider&lt;/b&gt; aura marqué un tournant dans l'histoire du cinéma américain, celui de l'avènement du Nouvel Hollywood : une nouvelle vague de réalisateurs, formés à la cinéphilie et qui vivent avec leur époque, rejetant de fait le système de studios mis en place, avec des films à contenu politique qui encourageaient une liberté des mœurs. Cette idéologie s'effondrera à la fin des années 70, même si déjà des films "réacs" se tournaient entre temps, &lt;b&gt;Electra Glide in Blue&lt;/b&gt; qui est sorti en 1973, reste l'un des plus oubliés mais pourtant l'un des plus beaux de ce courant alternatif. Cri d'amour à l'Amérique des grands espaces, celle du western fordien, des valeurs fondamentales et du héros idéaliste, voilà un film qui tranche avec la tendance de l'époque et qui n'hésite jamais à prendre en ridicule &lt;b&gt;Easy Rider&lt;/b&gt; (et vu ce que je pense du film de Hopper, je trouve ça pas plus mal...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiyVLHexB2A6lt74ZSlrRZzToaaQemGMC4DKwaz13pkqyXSeTWk8qaCRXrwecEx0Sap_B0GDGaTN_8AX97bSFlP8jEVFOUi_79hPm3acSkin1XDSVGlA1elSUvUDJ7GfPNC3bGT-bffQxE/s1600/ELECTRA-GLIDE-BLUE--2-.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="135" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiyVLHexB2A6lt74ZSlrRZzToaaQemGMC4DKwaz13pkqyXSeTWk8qaCRXrwecEx0Sap_B0GDGaTN_8AX97bSFlP8jEVFOUi_79hPm3acSkin1XDSVGlA1elSUvUDJ7GfPNC3bGT-bffQxE/s320/ELECTRA-GLIDE-BLUE--2-.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La particularité la plus surprenante du film est certainement son équipe technique : tout d'abord, il s'agit de l'unique film du musicien James William Guercio, qui n'a eu aucune éducation cinématographique au préalable en dehors d'un visionnage intensif de &lt;b&gt;la Prisonnière du Désert&lt;/b&gt; durant son enfance, mais il s'est entouré de prestigieux techniciens, du chef opérateur Conrad Hall au préparateur des cascades de &lt;b&gt;Bullitt&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;French Connection&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; pour réussir à faire un film de qualité malgré le budget riquiqui et les contraintes de temps. Le cinémascope retrouve toute sa grandeur et on sent un amour démésuré pour son sujet, chaque plan semble nous dire &lt;i&gt;"This is America"&lt;/i&gt;, car c'est la véritable motivation utopiste de notre ami Guercio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhruBHR8kSzW8xk5DJCHZXOXEE2xg3zLTYxdIKfOiMUaQLsD0Cg4CN6w06Ea-sWaAyMGcyX3EoxiDwhnkej9aToNyRYcz9nVE_TGk1GyCrouOguUx7vpjiCNfqEEuUYzzDUVeBuDPEu6w8/s1600/images.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="137" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhruBHR8kSzW8xk5DJCHZXOXEE2xg3zLTYxdIKfOiMUaQLsD0Cg4CN6w06Ea-sWaAyMGcyX3EoxiDwhnkej9aToNyRYcz9nVE_TGk1GyCrouOguUx7vpjiCNfqEEuUYzzDUVeBuDPEu6w8/s320/images.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, les temps changent, les moeurs aussi. &lt;b&gt;Electra Glide in Blue&lt;/b&gt;, en exacerbant les mythes américains à travers le regard d'un petit flic de bourgade qui s'imagine inspecteur (le générique d'ouverture est à ce titre très éloquent), va progressivement basculer dans un désenchantement tant moral que sociétal. Si j'ai parlé d'anti-&lt;b&gt;Easy Rider&lt;/b&gt;, qui sont effectivement opposés politiquement parlant, pour autant les deux films se rejoignent dans cette impossibilité de concilier deux idéologies et deux générations, d'un côté les hippies libertaires et de l’autre les policiers garants de la loi (et de l'Etat républicain par essence), qui préfèrent les flingues aux discussions. En réalité &lt;b&gt;Electra Glide in Blue&lt;/b&gt; condense en moins de 90 minutes, ce qui compose l'histoire américaine, une société née dans la violence et qui continue encore de répéter toujours ses erreurs, tout en gardant un vrai attachement à ses fondamentaux (après tout la Constitution Américaine n'a jamais été réformée depuis son écriture, par exemple).&lt;br /&gt;
Un très grand film qui en vous apprendra certainement bien plus que de nombreux cours d'histoire réunis, un grand merci à Wild Side d'avoir exhumé cette perle qui parlera à tout les cinéphiles de goût !</description><link>http://bennett-lewildblog.blogspot.com/2012/04/electra-glide-in-blue-lanti-easy-rider.html</link><author>noreply@blogger.com (Bennett)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvzHoTPiult9GiU8MfmyDZ9YZXogNmqRaEbzmI7TE05keOBcaygpjD9Qo2JMpXmjgshirWaTSjICQ-EO2sdtQCmy9Yt1AQ9Io8Jzb3_tStChEfM787vJr19CAI4J3bkMo7ray7mxLv6c/s72-c/electra_glide_in_blue_1973.jpg" width="72"/><thr:total>0</thr:total></item></channel></rss>