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<title>Les dernières critiques de Panorama-cinéma</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com</link>
<description>Panorama-cinéma vous livre ses dernières critiques.</description>
<lastBuildDate>Wed, 21 Oct 2026 08:59:00 GMT</lastBuildDate>
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<author></author>
<title>You Can See Everything</title>
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<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Avec sa projection surprise au Telluride Film Festival le mois dernier et la diffusion en ligne de son teaser, You Can See Everything&amp;nbsp;a tôt fait d’enflammer le Web. Le long métrage, développé en secret durant quatre ans, n’était pas sorti en salles qu’on lui prédisait déjà une nomination historique dans la catégorie Meilleur film des Oscars, signe d’un engouement inusité pour un documentaire. Quels secrets pouvait-il bien révéler sur Elizabeth Holmes, cette milliardaire déchue de la Silicon Valley qui fut condamnée à 11 ans de pénitencier ? La fascination pour la criminelle, qui a su flouer plusieurs gouvernements et de redoutables hommes d’affaires avec la technologie bidon de son entreprise de services médicaux, avait déjà nourri le succès de plusieurs productions auxquelles elle avait refusé de collaborer ; mais voilà qu’on apprenait que, pendant les 34 jours précédant son incarcération, Holmes et son conjoint avaient accueilli de leur......</description>
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<title>Pauline Julien : femme pays</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1913</link>
<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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L’homme de ce temps porte le visage de la Flagellation&lt;br /&gt;
	et toi, Terre Québec, Mère Courage&lt;br /&gt;
	dans ta Longue Marche, tu es grosse&lt;br /&gt;
	de bons rêves charbonneux douloureux&lt;br /&gt;
	de l’innombrable épuisement des corps et des âmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;―&amp;nbsp;Gaston Miron&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est à l’aune du décès de Pauline Julien en 1998 que le dernier film d’Anaïs Barbeau-Lavalette se déploie. Le récit, en lambeaux, est fait de bribes de vie recollées en perspective de l’annonce tragique d’un déclin — un diagnostic d’aphasie dégénérative, que l’on apprend dans les premières scènes de Pauline Julien&amp;nbsp;: femme pays. L’autrice de Femme forêt, Femme fleuve&amp;nbsp;et La femme qui fuit&amp;nbsp;poursuit ainsi sa cartographie d’une flore boréale avec un grand F. Cette fois-ci en s’appropriant un concept, la « femme-pays », plutôt associé aux......</description>
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<author></author>
<title>Digger</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1917</link>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Pendant son premier acte, Digger ressemble au film que la campagne promotionnelle nous a vendu&amp;nbsp;: une satire sur les ultrariches avec un Tom Cruise méconnaissable derrière son fat suit&amp;nbsp;et son maquillage élaboré, interprétant avec son intensité habituelle un magnat du pétrole du nom de Digger Rockwell. Iñárritu n’a jamais fait dans la subtilité, alors on ne s’étonne pas s’il aborde la comédie de façon outrancière, s’il surligne chaque blague de la même manière qu’il appuyait son mélodrame, dans Babel (2006) ou Biutiful&amp;nbsp;(2010), quand il voulait nous soutirer des larmes. On ne s’étonne pas non plus que tout soit si gris, que les couleurs soient désaturées, les décors grandiloquents et délibérément artificiels, dans un mélange de Yórgos Lánthimos (pour l’excès et le grotesque) et de Roy Andersson (pour les teints blêmes et les personnages comme des cadavres ambulants). Le cinéaste mexicain n’abandonnant pas facilement le......</description>
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<author></author>
<title>Violence du corps de l'autre</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1916</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Il semble qu’à mesure qu’il traverse le temps et les épreuves, le cinéma de Denis Côté se tourne de plus en plus vers une forme d’hygiène cinématographique qu’il n’a plus envie de quitter, où le contrôle se maintient malgré les flous orchestrés, où le doigté de sa mise en scène s’exerce avec une précision clinique malgré la recherche des accidents et où les contrastes déréalisés des dialogues renvoient davantage à un complot ficelé qu’à l’exploratoire de la rencontre. Peu de films signés par le cinéaste ont pu donner l’impression d’autant espérer une résolution satisfaisante, même si, bien sûr, on reconnaît dans cette Violence du corps de l’autre tous ses autres films tressés en un seul, dans une sorte de somme actualisée où Larissa Corriveau déambule comme un ange de la mort, un visage blanchâtre avec des cheveux noirs, habillée d’un manteau de cuir noir et de gants noirs qui dissimulent à peine son sombre dessein. Une......</description>
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<author></author>
<title>Primetime</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1915</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Il va de soi que To Catch a Predator reposait sur une éthique douteuse. Après tout, n’y a-t-il pas de spectacle plus sordide que celui consistant&amp;nbsp;à tendre un piège à des pédophiles dans le cadre d’une émission populaire diffusée sur une chaîne généraliste pour s’amuser de leur arrestation brutale par des policiers dissimulés, taser&amp;nbsp;au poing ? La position morale de Lance Oppenheim dans Primetime&amp;nbsp;est on ne peut plus claire, sa fiction sur les coulisses de cette émission se présentant comme le cauchemar fiévreux d’une droite américaine éprise de vengeance, n’hésitant pas à recourir à la violence pour protéger une certaine vision de la communauté. Les éclairages glauques, malades, sombres, la mise en scène paranoïaque rappelant l’omniprésence des caméras, l’accent sur des interactions humaines basées uniquement sur l’exploitation de l’autre à des fins de gloire personnelle, l’humour noir aux dépens de la petitesse des......</description>
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<author></author>
<title>Héritiers, Les</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1914</link>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Le documentaire animalier est souvent synonyme d’images impressionnantes de la nature dans ce qu’elle a de plus grandiose, de bêtes en tous genres dont l’histoire est racontée par une voix ténébreuse aux accents lyriques. À rebours de ces tropes classiques, le cinéaste Serge-Olivier Rondeau s’intéresse à une race souvent peu considérée, dans un environnement loin d’une image de carte postale. Il pose en effet sa caméra sur la plus grande colonie de goélands à bec cerclé d’Amérique du Nord, qui migre tous les ans vers le Canada pour nicher dans le plus vaste dépotoir du pays. Sur des montagnes de détritus humains prospèrent ainsi des êtres qui se sont acclimatés pour survivre dans un environnement tout sauf naturel. Le film s’interroge en filigrane sur la possibilité même de l’existence d’une espèce à l’ombre de ses prédateur·rice·s et de ses multiples voisin·e·s&amp;nbsp;; les héritiers du titre semblent désigner tant les oiseaux, qui......</description>
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<author></author>
<title>Resident Evil</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1912</link>
<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Resident Evil est pour moi l’une des plus belles surprises de l’année, ne serait-ce que pour son savoir-faire technique, garant d’un affect qui en fait l’adaptation idéale de la série de jeux vidéo éponyme, malgré l’absence de Jill ou de Leon. A priori, j’étais angoissé par l’incursion du réalisateur de Barbarian&amp;nbsp;(2022) et de Weapons (2025) dans le monde vaseux des adaptations de jeux vidéo, où j’appréhendais le voir s’embourber comme tant de prédécesseur·e·s. Je craignais que son style ne résiste pas au travail périlleux de transposition, plombé par l’impératif de fidélité malavisé qui avait torpillé les adaptations des classiques de mon enfance, Mortal Kombat (1994), Street Fighter (1994), Doom (2005)… Mais c’était sans compter sur le fait que l’efficacité de sa mise en scène saurait se suffire à elle-même dans les circonstances, jusqu’à nous imposer la question de ce qui constitue vraiment une bonne adaptation de jeu......</description>
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<author></author>
<title>Meilleure façon, c’est par accident, La</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1911</link>
<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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La meilleure façon, c’est par accident&amp;nbsp;émerge du manque d’images&amp;nbsp;: comme la photographie inexistante qu’on croyait avoir capturée ; comme le moment qu’on a laissé se déployer et dont on réalise, seulement des années plus tard, la valeur signifiante qui aurait justifié sa capture. Après la mort de son père adoptif, Noémie D. Leclerc réalise que sa seule archive filmique du défunt réside dans un portrait qui n’existe qu’à-demi, capté par erreur dans le mouvement fugace d’un film de famille. Quelques photogrammes témoignant d’une mémoire involontaire, attrapés, on l’aura compris, par accident, dans l’entre-deux de l’intention. C’est en jugeant ce souvenir trop partiel que se tisse l’impulsion d’un film à venir&amp;nbsp;: vouloir fixer la trace de tous les gestes beaux, de tous les êtres chers, pour leur offrir la possibilité d’étendre leur vie au-delà de leur vie, et d’employer la pellicule comme le support d’une......</description>
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<author></author>
<title>Hope</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1910</link>
<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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À son meilleur, le dernier film de Na Hong-jin se montre un digne successeur de War of the Worlds&amp;nbsp;(2005) de Steven Spielberg et de The Host&amp;nbsp;(2006) de Bong Joon-ho. Ce n’est pas un mince compliment, ces deux œuvres demeurant les références ultimes en termes de blockbuster&amp;nbsp;contemporain, autant pour leur mise en scène du spectacle que pour leur capacité à articuler avec une grande force dramatique leurs riches enjeux thématiques à partir de la quête de leurs protagonistes. Na n’élève jamais son matériel à ces hauteurs, mais il démontre une maîtrise singulière du suspense durant les quarante premières minutes, une séquence d’anticipation où nous suivons Ko Bum-seok (Hwang Jung-min), le chef de police d’un village portuaire, parcourir les rues désertes à la chasse d’une créature encore inconnue, mais vraisemblablement immense et meurtrière. Un trou dans un immeuble, des voitures projetées dans les airs depuis un hors-champ mystérieux,......</description>
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<author></author>
<title>Coyote vs. Acme</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1909</link>
<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Le piège de la catapulte qui se replie sur elle-même en y coinçant son utilisateur méticuleux. Le classique de la peinture qui n’est plus un tunnel mais un mur. Le pont qui tombe au complet au lieu de la petite soucoupe d’asphalte restée là, flottante au-dessus du ravin après avoir été découpée par en dessous à coups de scie. Le vertige du canyon qui apparaît sous les pieds du poursuivant, l’inlassable coyote qui plonge vers son destin comique. La boursouflure de fumée au fond du plan a toujours été rondement animée, comme une consolation pour le vaudeville de lunatique — looney — qui se joue et se rejoue sous nos yeux, avec les mêmes pulsions de ratage, la même pitié qui s’amplifie au fil des années pour le pauvre Wile E. Ses courses-poursuites aux trousses du Road Runner sont aussi indémodables que les Looney Tunes d’où elles sont tirées, un précieux mode de survivance du slapstick dans un cinéma (d’animation) grand public coupable de......</description>
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