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<title>Les dernières critiques de Panorama-cinéma</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com</link>
<description>Panorama-cinéma vous livre ses dernières critiques.</description>
<lastBuildDate>Fri, 29 May 2026 07:29:10 GMT</lastBuildDate>
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<author></author>
<title>Obsession</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1894</link>
<pubDate>Fri, 29 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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La littérature abonde sur le monstre de Frankenstein, particulièrement l’incarnation de Boris Karloff dans l’adaptation de James Whale. Les amateur·ice·s se souviennent d’ailleurs bien moins de Colin Clive (qui interprétait le bon docteur) que de cette figure tragique, forcée d’errer dans la campagne en provoquant la haine et le mépris de la population. Et bien que certain·e·s commentateur·ice·s insistent sur l’origine « contre-nature », c’est-à-dire blasphématoire du monstre, ce n’est pas ce que nous ressentons devant le film. Ce que le réalisateur montre, c’est l’horreur de l’ostracisme et de l’intolérance vis-à-vis du pauvre golem, qui ne sait trop quoi faire de son existence impie. L’affront commis par le scientifique, ce n’est pas d’avoir créé la vie, mais d’avoir abandonné sa création, de l’avoir condamnée à souffrir. Or, si les enjeux d’Obsession diffèrent distinctement de ceux de Frankenstein (1931), on y......</description>
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<author></author>
<title>Blue Heron</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1893</link>
<pubDate>Tue, 26 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Leurs plats favoris sont les chips, les raisins secs et les miettes de tartines de beurre de cacahuète. Oui, il s’agit là du menu rêvé des hippos des familles, ces charmantes bêtes miniatures symbolisant l’esprit critique pour toute une génération de Canadiens et Canadiennes ayant grandi devant la télévision. Quand Sophy Romvari convoque cet iconique message d’intérêt public de 1999, non seulement elle ancre Blue Heron&amp;nbsp;dans une époque donnée grâce à ce référent précis, mais elle témoigne d’une réflexion souple et vaste sur son rapport aux images. Poursuivant cette veine intime qui l'a fait connaître à travers ses courts métrages retraçant entre autres son héritage artistique (et familial), Romvari approfondit cette étude sur la mémoire et le deuil. Elle le fait en interrogeant sa propre quête d’authenticité et de guérison, dans une approche résolument cathartique qui explore les possibilités qu’offre un cinéma à cheval entre la......</description>
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<author></author>
<title>Everything Everywhere Again Alive</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1892</link>
<pubDate>Mon, 25 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Le premier intertitre l’annonce. « It is spring. » C’est le printemps et la nature s’éveille lentement. Raquettes aux pieds, chaudières en main, un homme marche dans la neige. Il s’apprête à aller récolter la sève circulant dans les arbres qui sentent, eux aussi, que l’hiver est terminé. Tout, partout, est à nouveau vivant. À l’écran, de courtes phrases se succèdent sans se presser. « The winds are warming. The snow is melting. The rivers are warming. The creatures are stirring. » Comme une suite d’images simples, allant à l’essentiel pour décrire l’instant où une saison bascule vers l’autre. Qu’est-ce que cela veut dire, d’être à l’écoute du monde ? Comment s’affine et s’articule ce contact avec le réel ? Comment le cinéma peut-il le restituer et l’amplifier ? Voilà les questions qui bourdonnent et bouillonnent, sous la surface frémissante du superbe Everything Everywhere Again Alive&amp;nbsp;de Keith Lock — dans......</description>
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<author></author>
<title>Kaïros</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1891</link>
<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Dans Kaïros, la réalisatrice montréalaise d’origine suisse Jennifer Alleyn filme les fenêtres de la ville, derrière lesquelles on devine des bribes fugaces de vies anonymes, étrangères, mais d’une flagrante familiarité, celles des êtres fascinants dont nous frôlons les existences sans oser les partager. Omniprésent motif visuel, la fenêtre n’est pourtant pas envisagée comme une barrière, mais une paroi presque poreuse, du moins une invitation à la rencontre d’un autre (ethnique) qui nous permettrait de mieux nous connaître nous-mêmes. C’est au contact d’autrui que l’on devient libre, disait Spinoza ; la réalisatrice embrasse corps et âme cette idée et signe un film politique précieux à l’heure d’un nationalisme identitaire pétri de xénophobie. Se réappropriant les thèmes classiques de l’incommunicabilité et de l’aliénation, si chers au cinéma québécois, elle les déprend de toute considération ethnocentriste au profit d’un......</description>
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<author></author>
<title>Devil Wears Prada 2, The</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1890</link>
<pubDate>Fri, 08 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Nous honorons les riches parce qu’extérieurement ils ont la liberté,&lt;br /&gt;
	le pouvoir et la grâce que nous sentons être le propre de l’homme,&lt;br /&gt;
	le propre de nous-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	― Ralph Waldo Emerson, Histoire&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Quand Miranda Priestly (Meryl Streep) prend l’avion, et qu’elle apprend que le nouveau propriétaire de son magazine Runway ne paie plus pour la première classe, elle se retrouve avec les « pauvres ». Dans une allée encombrée, une section ne servant pas de champagne, à côté d’un homme en surpoids engouffrant un sandwich dégoulinant&amp;nbsp;: « Pourquoi supporte-t-elle ça ? », s’exclame son assistante Andy (Anne Hathaway), horrifiée à la vue de sa patronne devant subir ce sort choquant. Il pourrait y avoir une touche d’humour ici, si on sentait qu’on se moque des deux protagonistes en leur offrant une parodie de leur pire cauchemar, mais la mise en scène nous place franchement de leur côté, pour mieux relever la dignité de......</description>
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<author></author>
<title>Hokum</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1889</link>
<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Depuis 2009, l'Irlandais Damian McCarthy charpente discrètement un corpus de films d'horreur indépendants remarqué par les amateur·rice·s du genre. Avec son dernier long métrage, distribué par Neon et mettant en scène Adam Scott (Severance, 2022 -&amp;nbsp;), son travail atteint enfin un large public qui y trouvera la consolidation de ses thèmes, de ses logiques narratives et de sa sensibilité usuels, inspirés par les histoires des seanchaithe (conteurs traditionnels gaéliques). À un moment où le folk horror semble indissociable des « productions de prestige » qui se parent de discours intellectuels et artistiques, Hokum sort du lot par son approche pleine de sincérité et efficacement jouissive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le film met en scène Ohm Bauman, un auteur bourru et un brin misanthrope qui quitte à contrecœur ses États-Unis d’origine pour visiter un vieil hôtel isolé au cœur de la campagne irlandaise. L'homme ne voyage pas seul puisqu'il amène avec lui les cendres de......</description>
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<author></author>
<title>Pillion</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1888</link>
<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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De la variété italienne dans une petite voiture, un pub anglais en période de Noël, un quatuor barbershop dans des costumes douteux et un premier rendez-vous où le malaise affleure à chaque silence&amp;nbsp;: on entre ici comme dans un film romantique classique. Pour son premier long métrage, Harry Lighton joue précisément de cette familiarité pour mieux déplacer les lignes du genre. Là où la comédie romantique dissimule souvent un arrière-plan social ou moral, Pillion opère un décalage : ici, l’homosexualité des personnages ne constitue ni un enjeu ni un conflit. Elle est donnée, intégrée, presque anodine. Le trouble surgit ailleurs. Colin (Harry Melling) un vieux garçon introverti, est progressivement initié à une relation sadomasochiste par Ray (Alexander Skarsgård), motard mutique et autoritaire. Ce qui pourrait n’être qu’un dispositif sulfureux devient le cœur même du film : non pas tant la sexualité BDSM que les formes concrètes que peut......</description>
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<author></author>
<title>Faces of Death</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1887</link>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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« Pourquoi Faces of Death (1978) ? », demande une héroïne accablée au meurtrier psychopathe du film de Daniel Goldhaber. « C’est une question d’algorithme », répond celui-ci, « on peut faire une tuerie avec les remakes ces jours-ci ». Délivré sur un ton excessivement sérieux, le jeu de mots tombe à plat, non sans révéler l’essence d’une œuvre qui adhère à l’air du temps, mais sans la perspicacité nécessaire pour développer une réflexion éclairante sur les enjeux sensibles qu’elle aborde. « Il y a plein de belles choses là-dessus », déclare le meurtrier à une future victime à propos de la plateforme de diffusion sur laquelle il compte l’exécuter&amp;nbsp;: « le Zeitgeist. » Encore faudrait-il que le désir de s’inscrire dans le Zeitgeist ne soit pas ici une finalité en soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Inspiré par le film mondo éponyme, ce « remake » repose sur un récit banal, dans la lignée des productions de Blumhouse ou de A24,......</description>
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<author></author>
<title>Drama, The</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1886</link>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Quand Charlie (Robert Pattinson) rencontre Emma (Zendaya) dans un café, il l’approche pour lui parler du livre qu’elle a entre les mains. Comme elle est sourde d’une oreille, elle n’entend pas le début de son discours préparé et prend seulement conscience de sa présence lorsqu'il se trouve au milieu d’une phrase embarrassante, s’excusant de venir la draguer. Le malaise s’installe — dans le rire nerveux de Charlie, son visage souriant mais crispé, ses gestes maladroits —, mais Emma paraît plus curieuse qu’agacée et apaise rapidement la situation en demandant à son interlocuteur de se reprendre, de recommencer du début. De refaire la scène, comme si rien ne s’était passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette première séquence de The Drama en dit long sur la démarche de Kristoffer Borgli, qui signe la mise en scène et le scénario&amp;nbsp;: pas besoin d’explorer un problème, on peut simplement le désamorcer et faire semblant qu’il n’y en a pas. On peut en rester aux......</description>
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<author></author>
<title>Secret Agent, The</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1885</link>
<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Une route poussiéreuse dans la campagne brésilienne des années&amp;nbsp;1970. On connaît déjà le lieu et l’époque parce que le réalisateur Kleber Mendoça Filho a fait défiler, juste avant, un montage d’archives photographiques en noir et blanc montrant diverses scènes de la vie brésilienne, où la mode arborée par les gens représentés, le grain des images esquissent clairement la géographie et la temporalité des clichés. Une VW&amp;nbsp;Coccinelle jaune roule vers une station-service et s’y arrête. Son chauffeur, Marcelo, remarque un peu plus loin un corps sur le sol, recouvert grossièrement comme pour le masquer. Le cadavre est là depuis trois jours, lui apprend le pompiste, laissé à la merci des chiens errants et de l’implacable soleil de l’été austral, oublié en raison du Carnaval et d’autres préoccupations jugées plus importantes par les autorités locales. La police fédérale arrive sur l’entrefaite. Son apparition n’a rien à voir avec le......</description>
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