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<title>Les dernières critiques de Panorama-cinéma</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com</link>
<description>Panorama-cinéma vous livre ses dernières critiques.</description>
<lastBuildDate>Wed, 09 Sep 2026 07:49:18 GMT</lastBuildDate>
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<title>Renversement, Un</title>
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<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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« Les femmes ne sont jamais mieux servies que par les femmes », déclare l’une des intervenantes de cet enlevant documentaire sur les coulisses du pouvoir au Québec. Et c’est là l’idée centrale du film, commandé par le producteur Serge Desrosiers, proche de Louise Harel, à l’extraordinaire court métragiste Amélie Hardy, qui réalise pour l’occasion un premier long métrage certes plus convenu que ses œuvres précédentes, mais habilement scénarisé, qui porte bien sa griffe. Usant des témoignages entrecroisés d’une douzaine de politiciennes issues de divers partis (Pauline Marois, Louise Harel, Monique Jérôme-Forget, Françoise David, Manon Massé, Véronique Hivon, Marwah Rizqy, Émilie Foster, Catherine Fournier, France Bélisle et Marjolaine Étienne), accompagnées de la journaliste Jocelyne Richer, Un renversement mise sur un idéal transpartisan afin d’éclaircir les eaux troubles des affaires publiques à la découverte du boys’ club qui se......</description>
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<title>Onslaught</title>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Après avoir revu Pop Skull (2007) pour la rétrospective Fantasia, j’avais des attentes indues envers le nouveau film d’Adam Wingard. J’avais été consterné par Godzilla x Kong&amp;nbsp;: The New Empire (2024), par son métarécit mince, d’un internationalisme terne, qui n’avait presque rien de l’humanité des premiers films du cinéaste. J’espérais naïvement un retour aux sources pour lui et son partenaire Simon Barrett, qui se retrouvait à nouveau seul à la barre du scénario. Mais sans vouloir avouer qu’il s’agissait d’un renouvellement impossible pour le metteur en scène tennesséen, dont les perles de mumblecore ne sont plus que les lointains souvenirs d’une époque fauchée où la créativité et l’honnêteté émotionnelle venaient d’une sorte de nécessité économique. Wingard est désormais un « gros » réalisateur, et même cette « humble » incursion dans le cinéma de style grindhouse (qui, à 15&amp;nbsp;millions, représente le......</description>
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<author></author>
<title>Maddie's Secret</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1905</link>
<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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C’est en apercevant lors de son jogging matinal l’émoji d’une aubergine sur un panneau publicitaire que Maddie est frappée par une sorte d’épiphanie gourmande. Tandis qu’on y vend la ferveur revigorée d’un organe sexuel, la protagoniste a une petite idée de recette. On connaît bien cet air candide de jeune première humant les grappes de jasmin rose sur son passage, chevelure blonde au vent. C’est la grâce virginale de France Gall qui chante Les Sucettes sans saisir la nature salace du texte. L’incipit de Maddie’s Secret, c’est en quelque sorte un univers parallèle où France Gall aurait écrit les paroles de la chanson et jouerait elle-même de ce deuxième degré… ou encore la version où Serge Gainsbourg interpréterait la gamine innocente en absorbant la perversité originelle du geste. Car cette gentille Maddie n’est pas incarnée par une actrice typique du calibre America’s sweetheart&amp;nbsp;mais par son créateur, le réalisateur et......</description>
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<title>End of Oak Street, The</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1904</link>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Bien avant de voir l’image d’une bande d’enfants défilant à vélo dans les rues d’une banlieue américaine, on comprend que David Robert Mitchell avait en tête le modèle Amblin&amp;nbsp;: ce décor emblématique, la famille nucléaire avec des parents sur le bord du divorce, une fille anxieuse de rentrer à l’université, un fils poursuivi par des bullies, des problèmes financiers, un voisin détestable… Tout est là, le concept — une bulle temporelle transportant un bout de quartier à l’ère jurassique — venant refléter cette entreprise essentiellement nostalgique, comme si le film lui-même était une bulle nous amenant en 1982, à l’été de E.T. et de Poltergeist. On ne s’étonnera donc pas de voir le nom de J.J.&amp;nbsp;Abrams comme producteur, lui qui nous avait déjà offert son propre calque spielbergien avec Super 8&amp;nbsp;(2011).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans une certaine mesure, l’idée marche bien, l’absence d’explications au phénomène de brèche temporelle......</description>
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<author></author>
<title>Sad and Beautiful World, A</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1903</link>
<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Pour son troisième long métrage, Cyril Aris poursuit son exploration de la vie libanaise, cette fois à travers l’histoire d’un couple, Nino (Hasan Akil) et Yasmina (Mounia Akl). Après Danser sur un volcan (2023), qui suivait une équipe de tournage au moment de l’explosion du port de Beyrouth en 2020, A Sad and Beautiful World commence également par une déflagration. Celle de l’arrivée au monde, à quelques minutes d’intervalle, des deux protagonistes, mais aussi celle d’une voiture qui fonce dans une vitrine. Au volant, assommé, Nino reprend connaissance et propose, pour se faire pardonner, un dîner dans son restaurant. Le film reprendra ensuite régulièrement le motif du choc comme moteur du récit ; à l’accident succède le coup de foudre entre le jeune homme et Yasmina, membre de la famille présente au repas qui se révélera complètement chaotique. Et comme si ce hasard de la vie ne suffisait pas, il ne s’agit pas ici d’une simple rencontre,......</description>
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<author></author>
<title>Space Cadet : L'Odyssée de Céleste</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1902</link>
<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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On a souvent des doutes quand un·e artiste bien connu·e dans un domaine montre tout à coup un désir de s’essayer au cinéma. La transposition sera-t-elle réussie ? Ou même possible ? On a beau avoir l’esprit créatif, le cinéma n’est pas toujours facile à apprivoiser&amp;nbsp;; la technique, le langage sont particuliers. Quand le couturier Tom Ford a décidé de passer à la réalisation en 2009 avec A Single Man, la surprise a été de taille, plusieurs l’ont avoué (moi la première) lorsqu’on a découvert une œuvre sensible et rigoureuse, d’une beauté esthétique peut-être attendue, mais aussi d’une justesse exceptionnelle dans l’écriture, la mise en scène et la direction d’acteurs. On pourrait dire la même chose de Space Cadet, premier long métrage d’animation très réussi du Québécois Eric San, mieux connu sous son nom de musicien, Kid&amp;nbsp;Koala, bien qu’il ait déjà d’autres cordes à son arc (artiste visuel, producteur de......</description>
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<author></author>
<title>Homles</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1901</link>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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J’étais soulagé de voir Homles parmi la sélection des Rendez-Vous Québec Cinéma cette année, heureux de constater que le cinéma artisanal de Bruno Chouinard avait encore des ailes, particulièrement dans ce Québec de propriétaires où les bandits de la CAQ nous embourbent. Il y a cinq ans, le documentariste nous invitait à découvrir des Canards errants&amp;nbsp;(2021) dans une production sympathique, idiosyncrasique où il voyageait à la recherche de palmipèdes en plastique, livrant au passage un discours poétique sur la liberté et le spectre des changements climatiques. Aujourd’hui, il revient au réalisme social pamphlétaire et au traitement frontal de son Pouding chômeurs (2015) en s’intéressant à un autre animal ambulant, Steeve G.&amp;nbsp;Pelletier, qui transporte sa maison avec lui à travers les quartiers de Montréal (et les franges de Marieville), sous le soleil plombant de juillet ou les neiges floconneuses de Noël. Épousant l’intimisme et la......</description>
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<author></author>
<title>Backrooms</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1900</link>
<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Dans The Oldest View&amp;nbsp;(2023-2024), une minisérie web de Kane Parsons, un explorateur urbain est obsédé par un immense escalier dissimulé sous un chêne. Son goût pour l’aventure le pousse bien évidemment à sillonner cette vertigineuse construction humaine. Téléphone en main, il narre en direct ses descentes vers les profondeurs. Son troisième périple le mène bizarrement à un centre d’achat abandonné, dont la structure lui rappelle « […] The Backrooms, from TikTok. » Ce renvoi appuyé peut tout aussi bien faire sourire que grincer des dents, Parsons citant explicitement l’univers auquel il doit sa renommée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Triomphe inespéré au box-office, le premier long métrage de Parsons est voué à interpeller plusieurs niveaux de lecture contradictoires. Si les Backrooms sont suffisamment grandes pour accueillir la perspective de tout·te·s et chacun·e, cette cohabitation ne saurait générer la moindre harmonie. Pareille discorde s’explique par les......</description>
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<title>Disclosure Day</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1899</link>
<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Il est presque 19&amp;nbsp;h un vendredi, soir de sortie en 70&amp;nbsp;mm de Disclosure Day, la salle est à moitié pleine. Le film marque pourtant le retour du maître vers la science-fiction, visiblement pour régler ses comptes 49 ans plus tard avec Close Encounters of the Third Kind&amp;nbsp;(1977). Avant la silhouette de E.T.&amp;nbsp;(1982) qui sert de logo à Amblin, les bandes-annonces du troisième Dune&amp;nbsp;de Villeneuve et de l’Odyssey&amp;nbsp;de Nolan défilent sur pellicule. C’est éloquent, car les deux font aujourd’hui partie de ses héritiers affirmés, des exemples d’auteurs démontrant leur sensibilité personnelle au cœur de la machine, mais dont le style brutal, calculateur, ne pourrait être plus éloigné de la naïveté curieuse de Spielberg. Comme de fait, aussitôt le film entamé, on retrouve cette curiosité dans les mouvements de caméra, les plans longs, étapistes, qui cadrent une situation avant de foncer droit vers le point où l’image est la plus......</description>
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<author></author>
<title>To Sleep So as to Dream</title>
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<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
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Dans The Most Terrible Time in My Life&amp;nbsp;(1994), premier film d'une trilogie réalisée par Kaizo Hayashi dans les années 1990, les bureaux du détective privé Maiku Hama sont situés au-dessus d'une vieille salle de cinéma de Yokohama. Afin de le rencontrer, ses clients sont donc obligés d'acheter un billet pour la projection en cours. On s'imagine sans peine que les enquêtes réelles et les intrigues fictives s'entremêlent dans la tête du maladroit limier, comme si les films présentés sur cet écran qu'il côtoie quotidiennement s'en échappaient par bribes pour aller contaminer le monde extérieur. Ou peut-être est-ce l'inverse ? Après tout, le titre affiché sur la marquise est toujours celui du long métrage que l'on s'apprête à regarder. La vie, chez Kaizo Hayashi, prend la forme d'un film ; ou, plus précisément, celle d'un songe se nourrissant de l'infinité de films s'accumulant peu à peu dans notre esprit. Ses héros ont un projecteur dans la tête.......</description>
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