<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
<channel>
<title>Les dernières critiques de Panorama-cinéma</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com</link>
<description>Panorama-cinéma vous livre ses dernières critiques.</description>
<lastBuildDate>Tue, 16 Jun 2026 09:41:38 GMT</lastBuildDate>
<managingEditor>info&#064;panorama-cinema.com</managingEditor>
<language>fr</language>
<generator>apostrophe.studio</generator>
<copyright>&#169; apostrophe.studio 2026</copyright>
<webMaster>info&#064;panorama-cinema.com</webMaster>
<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
<item>
<author></author>
<title>Disclosure Day</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1899</link>
<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1899</guid>
<description>
Il est presque 19&amp;nbsp;h un vendredi, soir de sortie en 70&amp;nbsp;mm de Disclosure Day, la salle est à moitié pleine. Le film marque pourtant le retour du maître vers la science-fiction, visiblement pour régler ses comptes 49 ans plus tard avec Close Encounters of the Third Kind&amp;nbsp;(1977). Avant la silhouette de E.T.&amp;nbsp;(1982) qui sert de logo à Amblin, les bandes-annonces du troisième Dune&amp;nbsp;de Villeneuve et de l’Odyssey&amp;nbsp;de Nolan défilent sur pellicule. C’est éloquent, car les deux font aujourd’hui partie de ses héritiers affirmés, des exemples d’auteurs démontrant leur sensibilité personnelle au cœur de la machine, mais dont le style brutal, calculateur, ne pourrait être plus éloigné de la naïveté curieuse de Spielberg. Comme de fait, aussitôt le film entamé, on retrouve cette curiosité dans les mouvements de caméra, les plans longs, étapistes, qui cadrent une situation avant de foncer droit vers le point où l’image est la plus......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>To Sleep So as to Dream</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1898</link>
<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1898</guid>
<description>
Dans The Most Terrible Time in My Life&amp;nbsp;(1994), premier film d'une trilogie réalisée par Kaizo Hayashi dans les années 1990, les bureaux du détective privé Maiku Hama sont situés au-dessus d'une vieille salle de cinéma de Yokohama. Afin de le rencontrer, ses clients sont donc obligés d'acheter un billet pour la projection en cours. On s'imagine sans peine que les enquêtes réelles et les intrigues fictives s'entremêlent dans la tête du maladroit limier, comme si les films présentés sur cet écran qu'il côtoie quotidiennement s'en échappaient par bribes pour aller contaminer le monde extérieur. Ou peut-être est-ce l'inverse ? Après tout, le titre affiché sur la marquise est toujours celui du long métrage que l'on s'apprête à regarder. La vie, chez Kaizo Hayashi, prend la forme d'un film ; ou, plus précisément, celle d'un songe se nourrissant de l'infinité de films s'accumulant peu à peu dans notre esprit. Ses héros ont un projecteur dans la tête.......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Fresh Kill</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1897</link>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1897</guid>
<description>
Près de 99&amp;nbsp;% du trafic internet international transite par 500&amp;nbsp;câbles sous-marins et assurent le bon fonctionnement de nos sociétés modernes [1].&amp;nbsp;L’eau nous connecte. Une branche des études écoféministes s’intéresse aux propriétés aqueuses et à leur faculté de pénétrer les matérialités pour les interrelier&amp;nbsp;: l’hydroféminisme. « Liquide, notre expérience de nous-mêmes est moins solitaire, plus tourbillonnante, océanique », explique la philosophe Astrida Neimanis, instigatrice de cette pensée théorique qui critique l’exceptionnalisme humain à partir de cet élément naturel [2].&amp;nbsp;Bien que vulgarisé en 2012, ce concept de porosité et de fluidité, qui laisse s’écouler les substances vitales et létales, est abordé dès 1994 par Shu Lea Cheang dans son premier long métrage Fresh Kill. Dans celui-ci, la transmission toxique revêt un double sens&amp;nbsp;: les fuites radioactives reliées aux sites de stockage de déchets......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Deux pianos</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1896</link>
<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1896</guid>
<description>
On peut observer le nouveau film d’Arnaud Desplechin, Deux pianos, sous le prisme de sa filmographie et de ses thèmes favoris. Les sources ne manquent pas pour s’abreuver de ces exégèses dépléchiniennes ; elles sont si nombreuses qu’on peut même se faire façonner une critique sur mesure par une intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On peut aussi regarder Deux pianos&amp;nbsp;comme un film qui s’inscrit dans une autre tendance : celle de ces longs métrages qui, depuis quelques années, trouvent dans la musique classique ou l’univers des musiciens, un cadre si éloigné du quotidien des spectateurs qu’on pourrait le croire exotique, mais qui, à force d’être exploité sous de mauvais prétextes, finit par devenir convenu et lassant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’histoire de Deux pianos&amp;nbsp;nous amène à Lyon lors du retour d’un artiste hanté par son passé. L’analogie avec le formidable Un revenant&amp;nbsp;de Christian-Jaque (1946) — porté par les dialogues d’Henri Jeanson et un......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>With Hasan in Gaza</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1895</link>
<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1895</guid>
<description>
Dans son précédent long métrage, A Fidai Film&amp;nbsp;(2024), le cinéaste palestinien Kamal Aljafari travaillait à partir d’archives plus ou moins institutionnelles (documents, photographies, reportages) pour explorer l’espace de la domination coloniale, en Palestine comme au Liban. Son nouveau film, With Hasan in Gaza, trouve cette fois sa forme dans un montage d’archives personnelles, ancrées dans le territoire de la bande de Gaza. Emprisonné lors de la première Intifada en 1989, Aljafari retourne à Gaza douze ans après, à la recherche d’un de ses anciens codétenus. Muni d’un petit caméscope, il arpente les lieux avec Hasan, un guide local. Deux décennies plus tard, le cinéaste assemble ses trois cassettes pour restituer le récit de ce voyage à travers des images du quotidien, de déplacements et de rencontres. Le début du film coïncide avec l’entrée dans la ville de Gaza, irrémédiablement précédée par un checkpoint. La première image est ainsi......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Obsession</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1894</link>
<pubDate>Fri, 29 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1894</guid>
<description>
La littérature abonde sur le monstre de Frankenstein, particulièrement l’incarnation de Boris Karloff dans l’adaptation de James Whale. Les amateur·ice·s se souviennent d’ailleurs bien moins de Colin Clive (qui interprétait le bon docteur) que de cette figure tragique, forcée d’errer dans la campagne en provoquant la haine et le mépris de la population. Et bien que certain·e·s commentateur·ice·s insistent sur l’origine « contre-nature », c’est-à-dire blasphématoire du monstre, ce n’est pas ce que nous ressentons devant le film. Ce que le réalisateur montre, c’est l’horreur de l’ostracisme et de l’intolérance vis-à-vis du pauvre golem, qui ne sait trop quoi faire de son existence impie. L’affront commis par le scientifique, ce n’est pas d’avoir créé la vie, mais d’avoir abandonné sa création, de l’avoir condamnée à souffrir. Or, si les enjeux d’Obsession diffèrent distinctement de ceux de Frankenstein (1931), on y......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Blue Heron</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1893</link>
<pubDate>Tue, 26 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1893</guid>
<description>
Leurs plats favoris sont les chips, les raisins secs et les miettes de tartines de beurre de cacahuète. Oui, il s’agit là du menu rêvé des hippos des familles, ces charmantes bêtes miniatures symbolisant l’esprit critique pour toute une génération de Canadiens et Canadiennes ayant grandi devant la télévision. Quand Sophy Romvari convoque cet iconique message d’intérêt public de 1999, non seulement elle ancre Blue Heron&amp;nbsp;dans une époque donnée grâce à ce référent précis, mais elle témoigne d’une réflexion souple et vaste sur son rapport aux images. Poursuivant cette veine intime qui l'a fait connaître à travers ses courts métrages retraçant entre autres son héritage artistique (et familial), Romvari approfondit cette étude sur la mémoire et le deuil. Elle le fait en interrogeant sa propre quête d’authenticité et de guérison, dans une approche résolument cathartique qui explore les possibilités qu’offre un cinéma à cheval entre la......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Everything Everywhere Again Alive</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1892</link>
<pubDate>Mon, 25 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1892</guid>
<description>
Le premier intertitre l’annonce. « It is spring. » C’est le printemps et la nature s’éveille lentement. Raquettes aux pieds, chaudières en main, un homme marche dans la neige. Il s’apprête à aller récolter la sève circulant dans les arbres qui sentent, eux aussi, que l’hiver est terminé. Tout, partout, est à nouveau vivant. À l’écran, de courtes phrases se succèdent sans se presser. « The winds are warming. The snow is melting. The rivers are warming. The creatures are stirring. » Comme une suite d’images simples, allant à l’essentiel pour décrire l’instant où une saison bascule vers l’autre. Qu’est-ce que cela veut dire, d’être à l’écoute du monde ? Comment s’affine et s’articule ce contact avec le réel ? Comment le cinéma peut-il le restituer et l’amplifier ? Voilà les questions qui bourdonnent et bouillonnent, sous la surface frémissante du superbe Everything Everywhere Again Alive&amp;nbsp;de Keith Lock — dans......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Kaïros</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1891</link>
<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1891</guid>
<description>
Dans Kaïros, la réalisatrice montréalaise d’origine suisse Jennifer Alleyn filme les fenêtres de la ville, derrière lesquelles on devine des bribes fugaces de vies anonymes, étrangères, mais d’une flagrante familiarité, celles des êtres fascinants dont nous frôlons les existences sans oser les partager. Omniprésent motif visuel, la fenêtre n’est pourtant pas envisagée comme une barrière, mais une paroi presque poreuse, du moins une invitation à la rencontre d’un autre (ethnique) qui nous permettrait de mieux nous connaître nous-mêmes. C’est au contact d’autrui que l’on devient libre, disait Spinoza ; la réalisatrice embrasse corps et âme cette idée et signe un film politique précieux à l’heure d’un nationalisme identitaire pétri de xénophobie. Se réappropriant les thèmes classiques de l’incommunicabilité et de l’aliénation, si chers au cinéma québécois, elle les déprend de toute considération ethnocentriste au profit d’un......</description>
</item>
<item>
<author></author>
<title>Devil Wears Prada 2, The</title>
<link>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1890</link>
<pubDate>Fri, 08 May 2026 12:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.panorama-cinema.com/V2/critique.php?id=1890</guid>
<description>
Nous honorons les riches parce qu’extérieurement ils ont la liberté,&lt;br /&gt;
	le pouvoir et la grâce que nous sentons être le propre de l’homme,&lt;br /&gt;
	le propre de nous-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	― Ralph Waldo Emerson, Histoire&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Quand Miranda Priestly (Meryl Streep) prend l’avion, et qu’elle apprend que le nouveau propriétaire de son magazine Runway ne paie plus pour la première classe, elle se retrouve avec les « pauvres ». Dans une allée encombrée, une section ne servant pas de champagne, à côté d’un homme en surpoids engouffrant un sandwich dégoulinant&amp;nbsp;: « Pourquoi supporte-t-elle ça ? », s’exclame son assistante Andy (Anne Hathaway), horrifiée à la vue de sa patronne devant subir ce sort choquant. Il pourrait y avoir une touche d’humour ici, si on sentait qu’on se moque des deux protagonistes en leur offrant une parodie de leur pire cauchemar, mais la mise en scène nous place franchement de leur côté, pour mieux relever la dignité de......</description>
</item>
</channel>
</rss>
