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&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;par David Larousserie&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les mailles du filet se resserrent autour d'une mystérieuse particule, le boson de Higgs, la pièce cruciale - encore manquante - du modèle standard de la physique. Certes, il échappe toujours à la traque menée dans le temple de la recherche internationale dans le domaine de l'infiniment petit, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de Genève. Mais les caches où il pourrait se dissimuler sont de plus en plus réduites.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le directeur général de l'installation, Rolf-Dieter Heuer, et les responsables des deux principales expériences, Fabiola Gianotti (pour l'équipe d'Atlas) et Guido Tonelli (pour celle de CMS), devaient dévoiler, mardi 13 décembre après-midi, les résultats très attendus d'une année consacrée à tenter de percer les secrets de la matière. Leur espoir est de trouver le chaînon manquant qui permettrait de résoudre un des grands mystères de l'Univers : pourquoi les particules élémentaires ont-elles une masse ? Le responsable présumé est cet insaisissable boson, dit de Brout-Englert-Higgs (du nom des théoriciens qui ont postulé son existence), ou tout simplement de Higgs. Mais personne ne l'a encore jamais vu.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;D'où la construction d'un microscope géant, le Large Hadron Collider (LHC), qui, depuis fin 2009, fracasse à grande vitesse des protons les uns contre les autres, dans un manège souterrain de 27 kilomètres de circonférence. Dans ce genre d'expérience, "voir" c'est en effet "détruire". Et, comme pour une orange pressée, les chercheurs espèrent faire sortir un pépin - le Higgs - de ces collisions à très haute énergie.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ce pépin, les responsables des expériences Atlas et CMS ne l'ont pas encore observé. Mais, mardi, ils devaient confirmer les rumeurs qui circulaient ces derniers jours. Un "frémissement" de boson est apparu sur leurs écrans, indiquant une masse possible, pour cette particule furtive, de quelque 133 fois la masse du proton, soit environ 125 giga-électrons-volts (GeV) dans les unités utilisées en physique. Sur les courbes enregistrant les collisions, ce frémissement prend la forme d'une légère bosse.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Eurêka ? Pas encore. Trouver ce boson n'est pas comme découvrir la mâchoire d'un australopithèque dans des sédiments africains, ou une nouvelle molécule dans une éprouvette. Dans le monde de l'infiniment petit, les statistiques règnent en maître. Ainsi, les signaux détectés et attribués au Higgs auraient une chance sur 300 d'être le fait du hasard. C'est peu, mais encore bien trop pour sonner l'hallali. Cela suffit toutefois pour affirmer, en langage de physicien, que "la courbe d'exclusion n'exclurait pas le boson de Higgs à basse masse". Autrement dit, qu'il y a comme un pépin qui semble percer la peau d'orange, dans une fourchette de masse comprise entre 115 et 130 GeV.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les chercheurs ne seront sûrs de leur fait que lorsque les lois statistiques leur diront qu'il existe moins d'une chance sur plus d'un million que le phénomène observé soit dû à un aléa expérimental. Pour ce faire, ils doivent, comme il en va pour les sondages, multiplier le nombre de collisions entre protons, donc le nombre possible d'apparitions d'un Higgs. On ne parle pas là d'un petit millier de "personnes interrogées", mais de millions de milliards de collisions. C'est dire si la chasse est délicate.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pour l'ensemble de l'année 2011, sur quelque 400 000 milliards de collisions, une dizaine de sondés seulement ont répondu "oui" : une dizaine de chocs dans lesquels un boson de Higgs serait apparu avant de se désintégrer aussitôt en d'autres particules, repérées par les détecteurs CMS et Atlas. Pour atteindre le niveau de précision requis, il faudra tripler, voire quadrupler le nombre de collisions l'an prochain. Fonctionnant 24 heures sur 24, le LHC devrait atteindre ce niveau avant l'été. On saura alors sans doute définitivement si les signaux présentés mardi persistent et sont donc bien imputables au Higgs.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;"Nous observons une mer bouillonnante et, de temps en temps, une vague passe au-dessus de la jetée. C'est une fluctuation qui ne nous intéresse pas. Nous devons descendre tout près de la surface de cette mer agitée pour trouver quelque chose qui sorte de l'ordinaire", image Yves Sirois (CNRS), de l'expérience CMS. Malgré toutes les données déjà accumulées, "nous restons prudents", souligne Daniel Fournier (CNRS), de l'expérience Atlas. Si finalement bosses et pics se dégonflent, les physiciens devront soit prendre encore plus de temps pour fouiller d'ultimes recoins mal explorés, soit se passer du Higgs pour expliquer la masse des particules.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les idées ne manquent pas. Du reste, même avec une éventuelle découverte du boson de Higgs certifiée conforme aux canons de la rigueur scientifique, l'histoire ne s'arrêtera pas l'été prochain. Il faudra jauger la bête, la tester. Car sur le papier, plusieurs bosons existent. Certains portent une charge électrique, d'autres non. Ils peuvent interagir avec les autres particules plus ou moins fortement. Certains ne seraient même pas des particules élémentaires ! Ces "détails" sont fondamentaux pour poursuivre le chemin, encore inconnu, qui mène des énergies sondées actuellement jusqu'à celles qui régnaient aux débuts de l'Univers, lorsque tout n'était qu'une "soupe" de particules élémentaires extrêmement chaudes et agitées.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Quelles lois physiques régissent ces domaines d'énergie que le LHC commence à peine à sonder ? Telle est la quête dont le boson n'est que la première étape. En fonction des résultats de 2012, des choix seront faits, en concertation internationale, pour savoir quel type d'accélérateur-microscope sera nécessaire : un "bélier" avec des protons pour explorer des énergies toujours plus hautes, ou un scalpel très fin avec des électrons, pour décrire au mieux ce qui se passe déjà aux échelles d'énergie du LHC ? C'est le financement et la localisation de ces recherches qui seront alors peut-être un pépin.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Article paru dans l'édition du journal &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/" target="_blank"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/13/la-chasse-au-boson-de-higgs-touche-presque-a-sa-fin_1617905_3244.html" target="_blank"&gt;13.12.11&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8268240736866060324?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/hxVtXsxOnwg" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/hxVtXsxOnwg/higgs-ou-la-levee-du-voile.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2011/12/higgs-ou-la-levee-du-voile.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-1373836230231226525</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2011 07:14:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-10-03T09:42:04.415+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Colloque « Temps et Émergence »</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;École Normale Supérieure, Salle Dussane, 45 rue d’Ulm&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Paris - le 14 &amp;amp; 15 octobre 2011 &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;(Métro Censier-Daubenton, Luxembourg, ou Monge.&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le Colloque s'attachera à une approche résolument transdisciplinaire du sujet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Participation libre, dans la mesure des places disponibles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Rémy Lestienne et Yves Abrioux, pour le Comité d'Organisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Programme &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Vendredi 14 octobre / Friday, October 14.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Session 1 : Universalité de l'émergence / The Universality of Emergence&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;09.30 : Claude Debru, « Introduction au colloque. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;09.50 : Paul Harris, Time and Emergence : « Passages between the Physical and Metaphysical. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;10.30 : Dennis Costa, « A Pre-modern Description of Emergence. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;11.10 : pause café / coffee break &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Session 2 : Les niveaux de Temporalité / Levels of Temporality&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;11.30 : Alexis De Saint Ours, « The Emergence of Time in Quantum Gravity and its Philosophical Consequences. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;12.10: Helen Sills, « Emergent Temporalities in Stravinski’s&amp;nbsp; ‘Rite of Spring’. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;12.50 : pause déjeuner / lunch break –&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;14.40 : Elie&amp;nbsp; During, « Régimes de coexistence et niveaux de temporalité. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Session 3 : Hasard et Emergence des Formes / Chance and the Emergence of Forms&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;15.20 : Roger&amp;nbsp; Balian, « Emergences dans un processus de mesure quantique. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;16.00 : Jacques Ricard, « Physical Bases of Emergence in Simple Biological Systems. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;16.40 : pause café / coffee break&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;17.00 : Frederic Turner, « Damn Lies and Statistics : an Emergentist Critique of Probability. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;17.40 : Yves&amp;nbsp; Abrioux, « Aiôn and Chronos in the Emergence of Semantic Forms. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;18 :20 : Fin de la journée / end of day 1&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Samedi 15 octobre / Saturday October 15.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Session 4 : Universalité de l’Emergence / The Universality of Emergence&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;09.30 : Hervé&amp;nbsp; Barreau, « L’émergence comme fait métaphysique. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;10.10 : Gilles Cohen-Tannoudji, « Relativité générale et cosmologie quantique :l’universalité de l’émergence.&amp;nbsp; »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;10.50 : Erica W. MAGNUS, « The Emergence of Theatrical Praxis as a Meditative Technology for Individual Consciousness. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;11.30 : pause café / coffee break &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Session 5 : Les niveaux de Temporalité / Levels of Temporality&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;11.50 : Nicolas Go: « Temporalité et émergence en éducation. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;12.30 : pause déjeuner / lunch break&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;14.30 : Virginie Van Wassenhove, « Empirical Findings in the Theoretical Context of Time Perception/Processing. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;15.10 : Pierre Uzan, « Co-émergence et enchevêtrement temporel des aspects psychiques et physiologiques de l’unité psychosomatique. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;i&gt;Session 6 : Emergence des formes / The Emergence of Forms&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;15.50 : Michael Crawford, « The Emergence of Form : Classical Embryology Meets Genome Biology. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;16.30 : pause café / coffee break&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;16.50 : Rémy Lestienne, « Emergence and the Mind-Body Problem in Roger Sperry’s Studies. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;17.30 : Hans Mooij, « Time and the Emergence of Values. »&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;18.10 : Clôture du colloque / End of&amp;nbsp; the conferency &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pendant le Colloque, un certain nombre de contributions écrites seront également distribuées :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Christophe Bouton : L'émergence du Temps.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Pierre Martinetti : Émergence du Temps en gravité quantique&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Nicholas Tresilian&amp;nbsp; : Time and Emergence – Attractors as a source of emergent meaning&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Michelle VanNatta : Hypnotic manipulation of time. Perception as a technique of creation of a new self&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-1373836230231226525?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/RHsLrHwaGUU" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/RHsLrHwaGUU/colloque-temps-et-emergence-paris.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2011/10/colloque-temps-et-emergence-paris.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-3064799758516759669</guid><pubDate>Fri, 18 Mar 2011 08:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-03-18T09:29:48.038+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Quel(s) modèle(s) pour la science ?</title><description>&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;International Conference: The Collective Dimension of Science&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Nancy, France&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;date: &lt;b&gt;December 8-10th 2011&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: center;"&gt;(&lt;a href="http://poincare.univ-nancy2.fr/TheCollectiveDimensionofScience/?contentId=8901"&gt;http://poincare.univ-nancy2.fr/TheCollectiveDimensionofScience/?contentId=8901&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Keynote speakers&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;li&gt;John Greco (Saint Louis University)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Philip Kitcher (Columbia University)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Paul Thagard (University of Waterloo)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;John Woods (University of British Columbia)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jesus Zamora-Bonilla (UNED, Madrid)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Program Committee&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Anouk Barberousse (IHPST, University Paris 1-ENS), Alvin Goldman (Rutgers), Gerhard Heinzmann (Archives Poincaré, University Nancy 2), Cyrille Imbert (Archives Poincaré, University Nancy 2), Johannes Lenhard (University of Bielefeld), Olivier Roy (Ludwig-Maximilians-Universität München), Roger Pouivet (Archives Poincaré, University Nancy 2), Jan Sprenger (Tilburg University), John Woods (University of British Columbia).&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Presentation of the conference&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;The goal of the conference is to discuss philosophical issues related to the collective aspects of science, especially within computational science and "big science". While studies within social epistemology already investigate the social dimension of the production and validation of beliefs and knowledge, science is not their core object of study. This conference will be devoted to examining to what extent a too individualistic and resource-insensitive philosophical perspective about scientific practices and the making of scientific knowledge is insufficient and conversely to what extent a focus upon extended and/or social agents is needed. We wish to create fruitful interactions between researchers from different fields or subfields such as philosophy of science, (social) epistemology, epistemic logic, formal epistemology, philosophy of economics, philosophy of logic but also mathematics, computer science or cognitive science (especially distributed cognition).&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Though this conference mainly addresses philosophical questions, submissions in history or sociology of science that are clearly connected with some of the research questions will also be considered.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;The conference language is English.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;A few travel grants will be available for students presenting a paper at the conference. To apply for a travel grant, please send an email to Cyrille.Imbert@univ-nancy2.fr after submitting your abstract and include a CV with description of status and affiliation.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Organizers&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Anouk Barberousse (CNRS, IHPST - University Paris 1 - ENS) 1&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cyrille Imbert (CNRS, Archives Poincaré - University Nancy 2)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Information about submissions&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;We invite submissions of extended abstracts. Submissions should take the form of an extended abstract of 1000 words. All submissions must be made electronically through our automatic submission system (see the submission page) by May 30, 2011 at the latest. Papers should be suitable for a presentation of around 30 minutes with a 15 minute question-and-answer session. Decisions will be made by June 30, 2011 and authors notified by the beginning of July. All enquiries about the call for papers should be addressed to Cyrille.Imbert@univ-nancy2.fr.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Questions of interest include, but are not limited to:&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Similarities and differences (definitional, epistemological, etc.) between individual and collective or computer-based scientific knowledge&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Description and analysis of collective and/or computational scientific agents and their capacities&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Role and epistemology of various types of computer (personal computers, giant computers, parallel computers, etc.)&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;How is collective scientific work achieved in practice?&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Scientific understanding within collective and computational science&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Role and modalities of scientific communication within collective and computational science&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Transmission and diffusion of scientific results: role of images, formats, summaries, versions of results, etc.&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;The epistemology of scientific storage: (open) encyclopedias, public databases, scientific archives, etc.&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Division and distribution of scientific work, modularity of tasks and scientific optimality&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Empiricism, conventionalism and pragmatism at the age of collective and computational science&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Individual and collective scientific rationality&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Tacit knowledge within scientific interactions and practices&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Traditional questions within social epistemology (e.g. expertise, testimony, judgment aggregation, organization of knowledge communities, etc.) applied to science&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Comparative approaches between formal and empirical sciences about the listed topics&lt;/li&gt;
&lt;li style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Epistemological issues within “big science” e.g. climate science, explorative biological research programs (HGP, barcoding of life), collective science in high-energy physics, etc.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Dates and Deadlines&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;li&gt;May 30 2011: &lt;i&gt;&lt;b&gt;Abstract submission deadline&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;June 30 2011: Notification of acceptance&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;November 1 2011: Registration deadline&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;December 8-10 2011: Conference&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Financial support for the conference is provided by the MSH Lorraine, the Archives Poincaré and the IHPST.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;-- &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Etienne AUCOUTURIER&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Ingénieur d'Etudes (remplaçant)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Médiation scientifique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;IHPST-UMR8590 (Paris 1/CNRS/ENS)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;13 rue du four 75006 Paris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Tél : +33 (0) 1 43 54 94 60&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Fax : +33 (0) 1 43 25 29 48&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;a href="http://www-ihpst.univ-paris1.fr/43,etienne_aucouturier.html"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;http://www-ihpst.univ-paris1.fr/43,etienne_aucouturier.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-3064799758516759669?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/zCueDeJR5qI" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/zCueDeJR5qI/quels-modeles-pour-la-science.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2011/03/quels-modeles-pour-la-science.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-8993176890597439061</guid><pubDate>Tue, 01 Mar 2011 13:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-03-01T14:15:45.000+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Du savoir à la pratique - De la pratique au savoir (Congrès)</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Approche Systémique de la Diversité&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Du savoir à la pratique - De la pratique au savoir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;8ème Congrès de l'Union Européenne de Systémique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;organisé par &lt;i&gt;Systèmes &amp;amp; Organisations&lt;/i&gt;, les &lt;b&gt;20&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;21 &lt;/b&gt;et&lt;b&gt; 22 octobre 201&lt;/b&gt;1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;avenue Jeanne 44 -1050 Bruxelles&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;b&gt;Soirée inaugurale le 19 octobre à partir de 19h&lt;/b&gt; par le professeur Christian de Duve, Prix Nobel de Médecine &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Titre de la conférence :&amp;nbsp; "Le poids du passé sur l'avenir du vivant"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Le congrès de 2011 à l'ambition de mobiliser tous les partenaires, des champs tant scientifiques, économiques, politiques, que de la santé mentale, du social, du culturel, du médical, des technologies et autour d'une lecture systémique de la diversité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Les 3 journées s'articuleront autour des thèmes principaux suivants :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Compréhension et connaissance disciplinaire - Systémique, transdisciplinarité et diversité ;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Actions et réponses pratiques - Des réponses systémiques face aux crises ;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Humanité et respect des différences - La diversité et l'approche systémique au service de l'humanité.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Andrée Piecq,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Présidente de l'Union Européenne de systémique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;et de Systèmes &amp;amp; Organisations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;_______________________________________&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;INFORMATIONS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.systemica2011.eu/"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;http://www.systemica2011.eu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="mailto:info@systemica2011.eu"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;info@systemica2011.eu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;ORGANISATION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Systèmes &amp;amp; Organisations asbl&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ve n e l l e a u x J e u x , 4 3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;1150 Bruxelles - Belgique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="mailto:info@s-o.be"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;info@s-o.be&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: white; font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8993176890597439061?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/utO1bG-vNIU" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/utO1bG-vNIU/du-savoir-la-pratique-de-la-pratique-au.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2011/03/du-savoir-la-pratique-de-la-pratique-au.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-8953077780271120203</guid><pubDate>Fri, 03 Dec 2010 07:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-12-03T08:58:43.072+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>L'isomorphie entre systèmes intriqués et systèmes émergents est-elle fondée ? (thèse)</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Sébastien POINAT&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Département de Philosophie et Sciences de l’Éducation de l’IUFM Célestin Freinet,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Université de Nice-Sophia Antipolis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse :&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Mécanique quantique, émergence et réduction : entre formalisme mathématique et problèmes conceptuels&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;le mercredi 8 décembre&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;à 14h30&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Université de Nice-Sophia Antipolis, UFR Lettres, Arts et Sciences Humaines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;98, Bd Édouard Herriot, à Nice&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Salle du Conseil, bât. A&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Devant le jury est composé de :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Ali Benmakhlouf (Directeur de thèse, Professeur à l’Université de Nice-Sophia Antipolis)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Jocelyn Benoist (Examinateur, Professeur à l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Joseph Kouneiher (Rapporteur, Maître de Conférences Habilité à l’Université de Nice-Sophia Antipolis)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Giuseppe Longo (Examinateur, Directeur de Recherche au CNRS, ENS Ulm)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Thierry Paul (Co-directeur de thèse, Directeur de Recherche au CNRS, École Polytechnique)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Résumé :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;L’émergence et la réduction sont des modèles d’intelligibilité des systèmes composés, qui sont au cœur de deux doctrines opposées, l’émergentisme et le réductionnisme. Selon le réductionnisme, le comportement de tout système composé peut être expliqué en le déduisant du comportement des parties qui le constituent. Au contraire, l’émergentisme considère que certains systèmes composés ont des comportements que l’on ne peut pas expliquer à partir de celui de leurs parties, et qu’ils doivent être appelés « des systèmes émergents ». Afin de prouver la validité de leur thèse, de très nombreux partisans de l’émergentisme se sont appuyés sur la mécanique quantique et sur le phénomène d’intrication, considérant que les systèmes intriqués apportaient la preuve irréfutable qu’il existe bien dans la nature des systèmes émergents. La mécanique quantique pourrait ainsi, à leurs yeux, arbitrer le conflit entre le réductionnisme et l’émergentisme, en donnant raison à ce dernier. Notre premier travail vise à discuter l’hypothèse implicite de cet argument, à savoir qu’un système intriqué est bien un système composé. Pour cela, nous proposons un critère général permettant, au sein du domaine de la physique, de distinguer les systèmes simples et les systèmes composés. On montre alors qu’un tel « critère de composité » a pour conséquence que les systèmes intriqués ne sont pas des systèmes composés, et donc qu’ils ne sont pas concernés par le débat entre l’émergentisme et le réductionnisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Plus largement, notre travail est une contribution à la question : comment faut-il penser la mécanique quantique ? Notre réponse est qu’il faut s’appuyer sur le langage utilisé, au sein de la communauté scientifique, dans le cadre des activités professionnelles de recherche et d’enseignement, par opposition à tout langage fondé sur des images classiques ou qui permettrait de formuler ce qu’on appelle « une interprétation » de la mécanique quantique. Le langage utilisé par la communauté des physiciens est pour nous le langage propre de la mécanique quantique et c’est à partir de lui qu’il faut penser cette dernière et la comprendre. L’argument émergentiste appliqué à la mécanique quantique est au contraire un exemple des apories qui apparaissent lorsqu’on ne pense pas la mécanique quantique dans son langage propre. Dans cette perspective, le travail de compréhension qu’il nous faut accomplir ne consiste ni à chercher une nouvelle interprétation de la mécanique quantique, ni à établir la meilleure parmi celles existantes, mais plutôt à expliciter le sens des concepts nouveaux de la mécanique quantique, à partir de leurs définitions et de leurs conséquences, et du contexte mathématique dans lequel ils opèrent.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8953077780271120203?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/WH_7DCAGE9g" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/WH_7DCAGE9g/lisomorphie-entre-systemes-intriques-et.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/12/lisomorphie-entre-systemes-intriques-et.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-2522874660827223192</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2010 08:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-10-27T10:44:15.730+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Les séminaires du Temps</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Séminaire sur le Temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jiri Benovsky (U. de Fribourg), Isidora Stojanovic (CNRS-IJN)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le temps, 24h (Benovsky: 15h; Stojanovic: 9h)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;jeudi de 14h à 17h&lt;/span&gt; ENS, Salle des conférences au RdC du 46 rue d'Ulm, Paris.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dates confirmées&lt;/span&gt; : 4, 18 et 25 novembre, 2 décembre, 20 et 27 janvier, 3 février. 6 ECTS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Site web :&lt;a href="Site%20web:%20http://www.jiribenovsky.org/timejn.html%20%20Nous%20existons%20tous%20dans%20le%20temps,%20et%20persistons%20%C3%83%C2%A0%20travers%20le%20temps.%20%20%20Toutes%20nos%20exp%C3%83%C2%A9riences%20et%20toutes%20nos%20pens%C3%83%C2%A9es%20sont%20localis%C3%83%C2%A9es%20dans%20le%20temps,%20et%20durent.%20Tous%20les%20objets%20qui%20nous%20sont%20familiers%20et%20que%20nous%20c%C3%83%C2%B4toyons%20dans%20la%20vie%20de%20tous%20les%20jours%20sont%20%C3%83%C2%A9galement%20dans%20le%20temps.%20%20%20Mais%20le%20temps,%20qu%C3%A2%C2%80%C2%99est-ce%20que%20c%C3%A2%C2%80%C2%99est%20?%20Et%20que%20voulons-nous%20dire%20en%20disant%20que%20nous%20existons%20%C3%A2%C2%80%C2%98dans%C3%A2%C2%80%C2%99%20le%20temps,%20que%20nous%20%C3%A2%C2%80%C2%98persistons%C3%A2%C2%80%C2%99%20%C3%83%C2%A0%20travers%20le%20temps,%20que%20des%20%C3%83%C2%A9v%C3%83%C2%A9nements%20%C3%A2%C2%80%C2%98ont%20lieu%C3%A2%C2%80%C2%99,%20que%20le%20temps%20%C3%A2%C2%80%C2%98passe%C3%A2%C2%80%C2%99%20?%20Nous%20%C3%83%C2%A9tudierons%20dans%20ce%20s%C3%83%C2%A9minaire%20ces%20questions%20ainsi%20que%20certaines%20questions%20reli%C3%83%C2%A9es%20:%20le%20voyage%20dans%20le%20pass%C3%83%C2%A9%20est-il%20possible%20?%20peut-il%20y%20avoir%20du%20temps%20s%C3%A2%C2%80%C2%99il%20ne%20se%20passe%20rien,%20s%C3%A2%C2%80%C2%99il%20n%C3%A2%C2%80%C2%99y%20a%20aucun%20changement%20?%20le%20temps%20a-t-il%20un%20commencement%20?%20une%20fin%20?%20Nous%20nous%20int%C3%83%C2%A9resserons%20%C3%83%C2%A9galement%20au%20temps%20tel%20qu%27il%20appara%C3%83%C2%AEt%20dans%20le%20raisonnement%20et%20dans%20le%20langage.%20Nous%20finirons%20avec%20un%20aper%C3%83%C2%A7u%20des%20logiques%20temporelles%20et%20de%20leur%20application%20en%20s%C3%83%C2%A9mantique%20des%20langues%20naturelles."&gt; http://www.jiribenovsky.org/timejn.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous existons tous dans le temps, et persistons à travers le temps. &lt;br /&gt;Toutes nos expériences et toutes nos pensées sont localisées dans le temps, et durent. Tous les objets qui nous sont familiers et que nous côtoyons dans la vie de tous les jours sont également dans le temps. &lt;br /&gt;Mais le temps, qu’est-ce que c’est ? Et que voulons-nous dire en disant que nous existons ‘dans’ le temps, que nous ‘persistons’ à travers le temps, que des événements ‘ont lieu’, que le temps ‘passe’ ? Nous étudierons dans ce séminaire ces questions ainsi que certaines questions reliées : le voyage dans le passé est-il possible ? peut-il y avoir du temps s’il ne se passe rien, s’il n’y a aucun changement ? le temps a-t-il un commencement ? une fin ? Nous nous intéresserons également au temps tel qu'il apparaît dans le raisonnement et dans le langage. Nous finirons avec un aperçu des logiques temporelles et de leur application en sémantique des langues naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séminaire ouvert, les auditeurs/trices libres sont bienvenu(e)s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Isidora Stojanovic&lt;br /&gt;Institut Jean-Nicod&lt;br /&gt;ENS - Pavillon Jardin&lt;br /&gt;29 rue d'Ulm, 75005 Paris&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ira.stojanovic.online.fr"&gt;http://ira.stojanovic.online.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-2522874660827223192?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/BPH9HJT1WbI" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/BPH9HJT1WbI/les-seminaires-du-temps.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/10/les-seminaires-du-temps.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-4188059831827374548</guid><pubDate>Thu, 23 Sep 2010 07:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-09-23T10:24:59.399+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Corrélations et complexité du réel</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;A la recherche d'un éventuel Réel quantique &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;par &lt;/span&gt;Jean-Paul Baquiast &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et &lt;/span&gt;Christophe Jacquemin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En présentant dans notre rubrique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livres en bref&lt;/span&gt;  (sur le site d'&lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/"&gt;Automates Intelligents&lt;/a&gt;) le dernier livre de Stephen Hawking,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; The Great Design&lt;/span&gt;, co-écrit avec le physicien Leonard Mlodinow, nous indiquions ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stephen Hawking et son collègue et co-auteur estiment que la découverte en 1992 d'une planète orbitant autour d'une autre étoile que le soleil (découverte suivie depuis de dizaines d'autres) oblige à déconstruire la vision d'Isaac Newton selon laquelle l'univers n'est pas sorti du chaos. On sait que, pour Newton, du fait de son ordre parfait, l'univers aurait été créé par Dieu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour les auteurs, la découverte de systèmes planétaires lointains dément les affirmations des partisans du principe anthropique fort, selon laquelle des paramètres soigneusement choisis ont permis l'apparition de l'homme sur la Terre. Le fait que le Soleil soit unique (au lieu d'être double comme dans certains systèmes), qu'il soit situé à la bonne distance de la Terre et qu'il soit doté d'une masse adéquate, sont de simples coïncidences dues au hasard des lois physiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ajoutons que l'on pourra en dire autant de ces lois et au-delà des constantes cosmologiques, dont les défenseurs du même principe anthropique disent qu'elles ont été réglées au millimètre près (fine tuned) pour que l'homme puisse apparaître.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le livre ne se limite pas à énoncer ce qui pour les scientifiques matérialistes constitue une évidence. Il reprend les réponses que peuvent apporter les hypothèses de la physique et de la cosmologie moderne aux grandes questions philosophiques: quand et comment a commencé l'univers ? Pourquoi nous y trouvons-nous ? Pourquoi quelque chose au lien de rien ? Qu'est-ce que la réalité ? Pourquoi les constantes physiques semblent-elles justifier notre présence ? Et finalement, la science offre-t-elle d'autres perspectives que le recours à un Grand Dessein ou un Grand Créateur pour expliquer tout ce qu'elle observe ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parmi les réponses de la science qu'ils recensent, les auteurs se réfèrent à une interprétation de la mécanique quantique dite du &lt;/span&gt;multivers&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, souvent évoquée sur notre site, selon laquelle le cosmos n'a pas une seule histoire. Toutes les histoires possibles de l'univers coexistent simultanément. Mais cela, appliqué à l'univers dans sa totalité remet en question la relation entre la cause et l'effet, indispensable à la science quotidienne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour Hawking et Mlodinow, le fait que le passé n'aurait pas une forme bien définie signifie que nous créons l'histoire de l'Univers en l' « observant » autrement dit en y agissant. Ce n'est donc pas l'histoire passée de l'univers qui nous crée. On retrouve là les conclusions des travaux de Mioara Mugur-Schächter, résumés par le concept de MCR, Méthode de Conceptualisation Relativisée. A leurs yeux, nous sommes nous-mêmes le produit de fluctuations quantiques inhérentes à l'univers dans sa toute première forme. Selon eux, la mécanique quantique prédit de façon très solide le multivers, hypothèse selon laquelle notre univers n'est que l'un des nombreux univers qui apparurent (ou peuvent encore apparaître) spontanément à partir du vide quantique, chacun d'eux doté de lois fondamentales différentes.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lecteurs de notre site savent que le concept de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;multivers&lt;/span&gt;, souvent évoqué dans nos colonnes, rencontre à la fois un accord assez général des physiciens quantiques et une défiance de la plupart des autres scientifiques, du fait notamment qu'à ce jour il n'a pas paru directement observable. Il paraît donc intéressant de faire le point sur la façon dont il est aujourd'hui reçu, en s'appuyant sur les travaux récents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière l'hypothèse du multivers, se pose directement celle encore plus fondamentale de la Réalité. Nous venons de voir ce qu'en pensent Hawking et Mlodinow. Mais le profane pourrait se dire que le concept de multivers n'évacue pas l'idée qu'il existe une réalité sous-jacente aux descriptions de la science. Elle serait seulement plus complexe que ce que la science, elle-même limitée par les capacités cognitives de notre cerveau, pourrait se représenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un petit effort cependant, on pourrait imaginer des univers multiples, s'étendant à l'infini. Le concept même d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;infini &lt;/span&gt;est d'ailleurs utilisé depuis des temps immémoriaux par les religions, puis plus récemment par les mathématiques. Sans se le formuler nettement, ceux qui l'emploient considèrent qu'il correspond à quelque chose de réel, se situant « hors de notre réalité à nous » mais appartenant à un réel de catégorie supérieure. Dans cet esprit, les concepts mathématiques utilisés par les sciences dites &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;réalistes&lt;/span&gt;, par exemple la mécanique newtonienne décrivant la gravité, sont des symboles pertinents pour se représenter le réel. Mais le réel ne s'éclipse pas derrière ces symboles. Il est toujours là. On doit par conséquent constamment améliorer les formulations mathématiques pour se rapprocher de ce réel en soi, quitte à se résigner à ne jamais pouvoir l'atteindre pleinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'esprit de ceux - sans doute rares selon Feynman - qui l'ont comprise, la mécanique quantique postule tout autre chose. Ses structures mathématiques, autrement dit son formalisme (fonctions d'onde, vecteurs d'état, matrices, espace de Hilbert), n'ont pas et ne cherchent pas à avoir de relations avec l'hypothèse d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réel &lt;/span&gt;dont, selon une formule célèbre de Laplace s'appliquant à Dieu, elle n'a pas besoin. Le paradoxe est que, si ces structures mathématiques opèrent parfaitement bien dans le monde de la physique macroscopique quotidienne, il n'est pas possible de les rattacher à un ensemble de principes ou postulats dont elles dériveraient. Certains diront qu'il en est de même de la physique newtonienne, dont les postulats de base ressemblent beaucoup à des choix philosophiques puisqu'ils ne sont pas vérifiables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, comme rappelé ci-dessus, Newton et ses successeurs n'ont jamais évacué la question de la réalité du Réel sous-jacent à leurs descriptions mathématiques du monde. Or la physique quantique adopte un point de vue différent. Certains de ses représentants évoquent parfois un « monde quantique » ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;infra-quantique&lt;/span&gt; sous-jacent à ce que décrit le formalisme, mais il s'agit d'une manière de parler car ce terme de monde quantique ne peut susciter de recherches destinées à en préciser le contenu. La recherche de « variables cachées », qui avaient été évoquées par Louis de Broglie puis David Bohm dès les premières années de la physique quantique, n'a toujours pas abouti(1). L'idée dominante face au mystère du monde quantique pourrait ainsi être résumée par cette expression de la police urbaine après un attentat : « circulez, il n'y a rien à voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques années cependant, certains jeunes physiciens s'efforcent de trouver des méthodes permettant, non de décrire le monde quantique en termes réalistes - ce qui ne sera jamais sans doute possible à moins de découvrir une loi qui serait déjà opérante parmi nous et que nous n'aurions pas vu jusqu'ici (comme Newton l'avait fait de la gravité), mais de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;réduire quelques unes des incertitudes&lt;/span&gt; ou bizarreries qui donnent son originalité épistémologique à la mécanique quantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le multivers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première direction en ce sens peut être signalée. Il s'agit précisément de la question du multivers évoquée au début de cet article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi se mettre en peine à cet égard puisque en termes observationnels, le fait que dans un univers supposé parallèle au nôtre, et en application du principe d'incertitude, un autre moi découvre un chat de Schrödinger &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mort &lt;/span&gt;alors que moi je l'avais observé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vivant &lt;/span&gt;n'est d'aucune importance [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;nb&lt;/span&gt; : à propos du chat de Schrödinger, consulter l'article de Christophe Jacquemin &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.editions-bayol.com/PMF/ch1s1_1.php"&gt;Petit rappel sur la décohérence et la réduction de la fonction d'onde&lt;/a&gt;]. Ce qui compte et comptera toujours pour moi est mon chat à moi, même si dans une infinité d'univers parallèle, une infinité d'observateurs analogues à moi constatent la vie ou la mort d'une infinité de chats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les probabilités de trouver le chat soit vivant soit mort se calculent en utilisant une fonction complexe représentant l'état de la particule radioactive commandant l'ouverture de la bouteille de gaz toxique supposée tuer le pauvre animal. Il s'agit de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fonction d'onde&lt;/span&gt; et le principe dit de Born permet de calculer la probabilité de trouver le chat vivant ou mort. Mais s'il existe une multiplicité d'univers, que deviendra cette probabilité à l'échelle de l'ensemble de ces univers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment les physiciens Anthony Aguirre, Max Tegmark et David Layzer ont suggéré(2) une « interprétation cosmologique » de la mécanique quantique. Selon cette interprétation, la fonction d'onde décrirait l'ensemble « réel » de systèmes quantiques identiques dotés d'autant d'observateurs obtenant chacun des résultats différents. Il ne serait plus besoin de faire appel à la règle de Born pour connaître la probabilité de trouver le chat vivant ou mort, il suffirait de dénombrer les observateurs et leurs observations. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il n'y aurait plus alors d'incertitude globale. L'incertitude quantique serait alors locale&lt;/span&gt;, si l'on peut dire. Elle serait attribuable à l'incapacité de tel observateur individuel à se localiser dans cet ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bel avantage, dira-t-on, puisque ce dénombrement serait irréalisable, du fait de l'impossibilité d'accéder aux différents univers du multivers. Mais pour les auteurs, leur proposition a l'avantage de tuer, non le chat, mais l'hypothèse du multivers, qui devient inutile. Le physicien se retrouve dans l'interprétation classique dite de Copenhague, ne postulant qu'un univers mais reposant sur le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;principe d'incertitude&lt;/span&gt;. Sauf que ce principe d'incertitude ne fait pas appel ce que l'on pourrait appeler le caractère définitivement étrange (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;weird&lt;/span&gt;) du monde quantique. Le monde quantique serait en ce cas « réel », au sens du réalisme traditionnel, bien que composé d'une infinité d'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes pour connaître la probabilité de survenue de tel événement, nous serions comme avant obligé de faire appel aux probabilités, c'est-à-dire à la fonction d'onde et à la règle de Born. Mais beaucoup de physiciens déconcertés par le principe d'incertitude pourraient alors nourrir l'espoir, en s'appuyant sur l'hypothèse que le monde quantique est d'une façon ou d'une autre réel, envisager de nouvelles approches permettant de préciser cette réalité, non seulement en termes de formulations mathématiques, mais pourquoi pas un jour d'expériences sur le terrain. Ainsi pourrait-on espérer pouvoir un jour comprendre la raison du caractère probabiliste du monde quantique, qui reste évidemment encore à découvrir(3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les corrélations  quantiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne se trompera pas en pensant que cette première approche ne suffira pas à satisfaire ceux qui voudraient élucider la raison des caractères intrinsèquement bizarres du monde quantique. On trouve une autre piste.dans un article du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;NewScientist&lt;/span&gt; dont la publication a précédé de quelques jours celle citée ci-dessus(4). Elle est principalement explorée par le physicien Caslav Brukner de l'université de Vienne(5). Ce savant voudrait revenir sur ce qu'il estime être une démission de la physique quantique face à l'effort de mieux comprendre ce que serait une réalité quantique, autrement dit un monde quantique de type réel sous-jacent au nôtre. Pour cela, il propose de retrouver la démarche qui a toujours été celle de la science : observer, élaborer des hypothèses de lois, en déduire des hypothèses de faits et soumettre ces dernières à l'expérimentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais par où commencer ? Brukner juge inopérant de rejoindre les nombreuses équipes qui dans le cadre de la gravitation quantique s'efforcent, sans succès à ce jour, de concilier gravitation et mécanique quantique. Pour lui, comme pour des chercheurs explorant des pistes voisines, plutôt qu'aborder la question à partir de la gravité comme le font les théoriciens de la théorie des cordes, mieux vaudrait le faire par l'autre extrémité, c'est-à-dire en approfondissant les fondements physiques de la mécanique quantique elle-même. Une relecture critique de la question des corrélations quantiques leur paraît offrir une voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle corrélation le fait que deux corps ou événements non connectés puissent disposer d'états similaires, en fonction de ce que permet ou non la théorie s'y appliquant. Dans la physique classique ces corrélations ne peuvent se produire que si d'une part les objets ou événements disposent de propriétés réelles intrinsèques et si, d'autre part, ils partagent la même localité ou, en le disant autrement, si leurs propriétés ne sont pas définies par des influences extérieures. Il s'agit des conditions de réalisme et de localité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la théorie quantique de la corrélation, ces deux conditions ne sont pas nécessaires. Cette théorie définit dans ses termes propres les conditions selon lesquelles des objets apparemment non corrélés peuvent l'être, comme dans le cas de plus en plus étudié de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;intrication&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;entanglement&lt;/span&gt;). Or des chercheurs ont montré que des lois physiques simples non quantiques permettent des corrélations encore plus grandes que celles permises par la corrélation quantique. Le monde qui en résulterait serait très bizarre. Le moindre des gestes entraînerait un grand nombre de conséquences corrélées, si bien que la vie et l'évolution y deviendraient impossibles. Ce serait le cas, cité dans l'article de Webb, d'un monde n'obéissant qu'à une seule règle, celle selon laquelle la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cause &lt;/span&gt;et l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;effet &lt;/span&gt;ne peuvent se propager plus vite que la lumière (principe de « causalité relativiste »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la physique quantique est loin de permettre des corrélations aussi systématiques. Elle en limite strictement les possibilités. Mais alors se pose la question de savoir pourquoi elle est si restrictive, et quel facteur a déterminé le maximum de degré de corrélation qu'elle admet. En 2001 le physicien Lucien Hardy a proposé un ensemble d'axiomes physiquement plausibles qui devrait suffire à définir la mécanique quantique et elle seule(6). Malheureusement, comme il le reconnaît lui-même, certains de ces axiomes permettent aussi la construction de systèmes mathématiques extérieurs à la théorie quantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais par la suite, à partir de l'un des axiomes de Hardy, Brukner a développé trois règles décrivant comment, en conformité avec l'expérimentation, la théorie quantique intervient dans le cas du plus simple des systèmes quantiques, à savoir un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbit &lt;/span&gt;qui résulte de la superposition de deux états possibles. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Si les trois règles de Bruckner s'appliquaient uniquement à la théorie quantique, cela permettrait d'éliminer les autres axiomes de Hardy et conduirait au fondement de l'intrication&lt;/span&gt;, la plus significative des corrélations permises par la théorie quantique(7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sont les règles de Brukner ?&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La première est qu'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbit &lt;/span&gt;peut passer en continu d'un état de superposition à l'autre. Ceci n'est pas possible dans la physique classique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La seconde règle est que l'on ne peut extraire d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbit &lt;/span&gt;en état de superposition, en le mesurant, qu'un seul bit d'information à la fois.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La troisième règle ne s'applique qu'à des systèmes composites de deux ou plusieurs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbits&lt;/span&gt;. Connaissant les probabilités que les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbits &lt;/span&gt;individuels soient dans un état particulier et les probabilités de corrélation entre eux, on obtient l'état du système complet. Ceci enferme les propriétés de l'intrication entre des états quantiques que l'expérience peut faire apparaître dans le monde réel. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;La chose serait alors d'une grande importance. L'intrication quantique, et les expériences qui permettent de la mesurer, lesquelles portent dorénavant sur des systèmes de plusieurs atomes, représentent une base indiscutable. Or seule une théorie aussi précisément corrélée que la théorie quantique peut à la fois obéir à tous les axiomes proposés et produire le type d'intrication quantique observable expérimentalement. Des théories moins précisément corrélées ne produisent aucune intrication. Dans d'autres, on peut mesurer tous les états de tous les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qbits&lt;/span&gt; d'un système, connaître leurs corrélations et ne pas pouvoir connaître l'état global du système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi l'intrication quantique joue-t-elle un tel rôle dans la nature ? La question n'a pas encore de réponse. Pour Brukner, on pourrait envisager que,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; sans intrication, la matière ordinaire ne serait pas stable&lt;/span&gt; ; Il faudrait dans ce cas poursuivre l'observation des états d'intrication dans des corps de plus en plus proches de ceux de la matière ordinaire. Mais beaucoup de chercheurs ne sont pas convaincus. Ils soupçonnent qu'une règle encore à découvrir devrait permettre d'expliquer plus complètement la « réalité » du monde quantique, aussi bizarre que puisse être cette explication. On pourrait alors espérer trouver par une autre voie la relation entre la mécanique quantique et la gravité(8).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit en tous cas que le temps n'est plus où, devant la bizarrerie du monde quantique, la réponse la plus courante des physiciens quantiques aux curieux était « circulez, il n'y a rien à voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Notes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(1) Voir sur ce point la discussion avec Michel Gondran "&lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/interviews/2009/gondran.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretien sur les expériences EPR, interaction d'échange et non-localité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;(2) Anthony Aguirre, Max Tegmark et David Layzer "Born in an Infinite Universe: a Cosmological Interpretation of Quantum Mechanics" &lt;a href="http://arxiv.org/abs/1008.1066"&gt;http://arxiv.org/abs/1008.1066&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(3) Sur ce qui précède, voir un article de Rachel Courland dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Newscientist &lt;/span&gt;du 28 août 2010 dont nous nous sommes inspirés &lt;a href="http://www.newscientist.com/article/mg20727753.600-infinite-doppelgangers-may-explain-quantum-probabilities.html?full=true"&gt;http://www.newscientist.com/article/mg20727753.600-infinite-doppelgangers-may-explain-quantum-probabilities.html?full=true&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(4) Voir Richard Webb, "Reality gap"&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.newscientist.com/article/mg20727741.300-is-quantum-theory-weird-enough-for-the-real-world.html?full=true"&gt;http://www.newscientist.com/article/mg20727741.300-is-quantum-theory-weird-enough-for-the-real-world.html?full=true&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(5)Caslav Brukner : &lt;a href="http://homepage.univie.ac.at/caslav.brukner/"&gt;http://homepage.univie.ac.at/caslav.brukner/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(6) Voir Lucien Hardy "Quantum Theory From Five Reasonable Axioms" &lt;a href="http://arxiv.org/abs/quant-ph/0101012v4"&gt;http://arxiv.org/abs/quant-ph/0101012v4&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(7) Voir Borivoje Dakic, Caslav Brukner, "Quantum Theory and Beyond: Is Entanglement Special ? &lt;a href="http://arxiv.org/abs/0911.0695"&gt;http://arxiv.org/abs/0911.0695&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(8) Voir Voir Miguel Navascués, Harald Wunderlich : "A glance beyond the quantum model"&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rspa.royalsocietypublishing.org/content/466/2115/881.abstract?sid=ec83aa34-dc51-4c20-a77c-8998fff2c503"&gt;http://rspa.royalsocietypublishing.org/content/466/2115/881.abstract?sid=ec83aa34-dc51-4c20-a77c-8998fff2c503&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;© &lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/"&gt;Automates Intelligents&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt; n°&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;93 de septembre 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-size:85%;" &gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-4188059831827374548?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/d5yXA5_YpU4" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/d5yXA5_YpU4/correlations-et-complexite-du-reel.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>7</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/09/correlations-et-complexite-du-reel.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-1184557122114315624</guid><pubDate>Fri, 17 Sep 2010 00:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-09-17T03:04:05.927+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Au hasard de l'expression des potentialités</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;Séminaire PhilBio de l'Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques&lt;br /&gt;13, rue du Four - 75006 PARIS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vers une intégration de la stochasticité et du contrôle génétique dans les modèles du développement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par &lt;/span&gt;Pierre-Alain Braillard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;jeudi 23 septembre&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14h &lt;/span&gt;à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;15h30&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;grande salle de l'IHPST (2ème étage)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nombre croissant de résultats expérimentaux a récemment révélé l'importance de la stochasticité dans de nombreux mécanismes moléculaires, en particulier l'expression des gènes. Pour certains chercheurs, ces données constituent une réfutation des modèles classiques du développement embryonnaire, qui décrivent celui-ci comme le déroulement d'un programme informatique déterminé jusque dans ses moindres détails. Selon eux, un modèle de type darwinien, dans lequel l'ordre émerge du couple hasard-sélection, offre une bien meilleure explication du développement que les modèles de contrôle génétique, qui sont fondamentalement déterministes.&lt;br /&gt;Ma présentation cherchera à montrer que différentes approches empiriques et théoriques offrent un cadre alternatif, capable d'intégrer le caractère stochastique de l'expression génique, sans toutefois nier l'importance du contrôle génétique. Ces approches sont fondées sur l'application de la théorie des systèmes dynamiques aux réseaux moléculaires. Elles ne sont pas certes pas complètement nouvelles, mais les récents progrès de la génomique fonctionnelle et de la biologie des systèmes ont donné à ce cadre une certaine assise empirique. L'intérêt de ces approches réside dans le fait qu'elles reconnaissent différentes possibilités de couplage entre hasard et déterminisme, et évitent par conséquent les dangers d'une vision monolithique d'un processus aussi complexe que le développement.&lt;br /&gt;Je conclurai par quelques remarques sur la possibilité d'une comparaison entre processus évolutifs et développementaux. Je soulignerai un certain nombre de différences importantes qui font douter de la possibilité d'appliquer le schéma darwinien au développement embryonnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Courriel : &lt;a href="mailto:ihpst@univ-paris1.fr"&gt;ihpst@univ-paris1.fr&lt;/a&gt; .&lt;br /&gt;Site web :&lt;a href="http://sites.google.com/site/philosophiedelabiologie/"&gt;http://sites.google.com/site/philosophiedelabiologie/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séminaire de Philosophie de la Biologie : PhilBio 2010-2011, organisé par Antonine Nicoglou (&lt;a href="mailto:antoninenico@hotmail.com"&gt;antoninenico[at]hotmail.com&lt;/a&gt;) et Francesca Merlin (&lt;a href="mailto:francesca.merlin@gmail.com"&gt;francesca.merlin[at]gmail.com&lt;/a&gt;), bi-mensuel, de 14h à 15h30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-1184557122114315624?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/QIbsxbia7tE" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/QIbsxbia7tE/au-hasard-de-lexpression-des.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/09/au-hasard-de-lexpression-des.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-2494129687514240884</guid><pubDate>Mon, 30 Aug 2010 10:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-08-30T12:38:50.525+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Simplicité et complexité du vivant : le geste</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Journée scientifique et musicale au Collège de France&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;20 septembre 2010&lt;/span&gt;, salle 4 de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;9h à 18h&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Journée a pour thème « La Simplexité » objet du dernier ouvrage de Alain Berthoz. Elle comportera une première partie d’Atelier avec exposés et débats théoriques et une deuxième partie de concert de musique du XXe s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Simplicité et complexité du vivant : le geste »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Dans divers secteurs des sciences biologiques, on peut noter la récurrence d'un ancien paradoxe : la « simplicité » - réelle ou apparente - des solutions du vivant aux problèmes que la « complexité » de l'environnement (externe et interne) pose pour sa survie (Uri Alon, Nature 2007 ; Alain Berthoz, La simplexité, 2009 ; Leland H. Hartwell et al, Nature 1999 ; Ron Milo et al. Science 2002, 2004 ; Tal Kenet Nature 2003 ; Kestutis Kveraga et al. 2007 ; Hishshi Ohtsuki et al. Nature 2006). Cette nouvelle tendance peut se concevoir comme tentative de réponse à une difficulté que crée la multiplication des niveaux d'analyse. De la psychophysiologie de la posture et du comportement (voire de l'écologie de l'Umwelt) à la cartographie du cortex cérébral et à la biochimie des molécules, nos modes d'approche tendent à une spécialisation toujours plus poussée et telle qu'à chaque niveau le progrès de la recherche ouvre sur une complexité sans limites. Sans parler de l'intrication buissonnante des relations entre ces niveaux, relations qu'on découvre ne pas être seulement hiérarchiques, ascendantes ou descendantes, mais aussi hétérarchiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. La difficulté, sans doute, est d'abord de nature épistémologique : le défaut d'un discours intégrateur capable d'articuler les uns avec les autres cette variété d'aperçus partiels en une conception unitaire du vivant devient moins tolérable à mesure qu'ils se multiplient. Mais elle n'est pas limitée à l'épistémologie, car personne ne croit que la vie a évolué de manière à ce que son fonctionnement nous devienne intelligible. La difficulté fondamentale est de nature ontologique ou ontique : comment des processus, qu'à travers leurs modélisations « sur le papier » nous devinons d'une formidable complexité, ont-ils pu rendre capables les organismes dans la Nature (ou les agents humains dans la société) de faire face en temps voulu aux contraintes du milieu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Pour les neurosciences cognitives le problème de la connaissance comme recherche de la vérité ne se présente pas sous la forme idéalisée par Descartes dans le Discours de la Méthode et dans les Règles pour la direction de l'esprit. Il est hors de question de vouloir ramener le compliqué au plus simple, afin de repartir du plus simple pour résoudre toutes les difficultés. La raison en est que le problème de la connaissance pour le chercheur se double « du problème de la cognition posé au cerveau », c'est-à-dire de ce que le chercheur interprète en ces termes, tout en se gardant de confondre la cognition avec l'acte de connaître, le cerveau avec un sujet connaissant.&lt;br /&gt;Impossible de sauvegarder la réciprocité entre l'analyse en éléments simples et le retour graduel à la complexité initiale par simple renversement de l'ordre de progression. Non seulement parce que les éléments simples appartiennent à d'autres sciences de même que les totalités, respectivement : chimie, physique - économie, sociologie, écologie. Mais, toute tentative de formulation du problème de la cognition cérébrale par analogie avec les conditions générales de la résolution de problème amène à subdiviser l'expérience individuelle en « tâches » distinctes et nous engage dans une énumération des tâches présumées pour le cerveau qui ne peut avoir aucun terme assignable.&lt;br /&gt;Comprendre comment il est possible pour l'organisme humain d'avoir un comportement adapté dans un environnement complexe et changeant, cette ambition, si limitée à première vue, est repoussée à une échéance toujours plus lointaine par la multiplication des tâches intermédiaires à accomplir. Le dialogue permanent de la vision ou de la perception et de l'action dans la vie quotidienne, où un même sujet percevant et agissant passe continuellement d'un contexte à un contexte nouveau, nous pose un persistant défi. Témoins : l'écart toujours considérable entre la vision naturelle et « le traitement d'image » des ingénieurs, entre le mouvement humain de la marche et la déambulation des robots, la limitation des robots autonomes à des « petits mondes » sans commune mesure avec l'environnement ordinaire d'un agent humain, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Dans la mesure où elle débouche sur un emboîtement sans fin de mécanismes et de fonctionnalités, une telle multiplication des niveaux d'analyse n'aide guère à comprendre comment il est possible que tout cela apparaisse en définitive de façon « simple » à quelqu'un dans son vécu. Car, quelle que soit la complexité interne que celui-ci recèle en tant qu'organisme, quelle que soit la complexité des lois des systèmes physiques environnants, le vivant est un individu autonome (en particulier une personne) actuellement plongé dans une certaine situation locale, qui se configure pour lui d'une façon typique qui le plus souvent correspond à ses anticipations, une situation aux exigences de laquelle ses capacités ordinaires lui permettent habituellement de répondre de façon relativement satisfaisante.&lt;br /&gt;L'adéquation entre la forme anticipée et perçue de la situation et la réponse normalement adaptative du vivant exclut la longue médiation qu'exigerait (d'après l'analogie entre la computation neuronale et le calcul humain) le traitement les unes à la suite des autres de complexités renvoyant en cascade à des complexités toujours nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Qu'un Lebenswelt, monde de vie doué de sens pour un vivant, puisse venir à se manifester au sujet dans l'évidence, que la masse des mécanismes et processus inconscients qui sous-tendent sa vie organique puisse comporter une phase privilégiée telle que la perception consciente et la décision volontaire, que cette phase privilégiée soit en outre constituante pour toutes les autres phases en tant que porteuses de sens, de cela nous nous sommes fait un mystère. Notre science, engagée dans la fuite en abîme vers des niveaux toujours plus profonds de complexités sous-jacentes aux phénomènes, n'a plus de place pour l'idée même de la phénoménalité du vécu. Pour autant, la thèse phénoménologique du caractère originaire du phénomène, à travers la déclinaison variée qu'en donnent les œuvres de Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty, etc., doit-elle être tenue pour périmée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. N'avons-nous donc rien à redire à ce que dans l'intervalle entre les mécanismes physiologiques du milieu interne, d'une part, et les mécanismes physiques du milieu externe, d'autre part, la perception, l'action, toute cette continuelle interaction perceptive, pratique, affective, etc. entre un sujet percevant et agissant et les autres sujets au sein d'un monde commun qui constitue par son entrelacs le sol solide et permanent du vécu, tende à se réduire sous l'effet d'une sorte de vertige de l'explication à une interface sans épaisseur : insubstantielle, évanouissante, illusoire. « Sauver les phénomènes » : ici la formule ne renvoie pas comme autrefois au rétablissement de la régularité des mouvements des corps célestes malgré les irrégularités observées. Il s'agit plutôt de comprendre comment le vivant a trouvé moyen de ne pas se noyer dans sa propre complexité immanente. Il ne suffira pas de pointer du doigt au cas par cas le procédé appliqué pour résoudre telle ou telle difficulté. Ce qu'il faut ressaisir c'est la méthode générale du vivant pour rejoindre « la clairière de l'être » de l'évidence phénoménale et s'y maintenir fermement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Si un paysan du Nordeste brésilien souhaite composer le nom de ses enfants d'un morceau du sien recollé à un morceau du nom de la mère, le fonctionnaire d'état civil ne lui refusera pas l'enregistrement. « La référence des noms propres n'est pas affectée par l'arbitraire de leur composition » : le principe vaut pour les noms de personnes.&lt;br /&gt;S'applique-t-il aux expressions de concepts renvoyant à un état de choses abstrait ? Le fait pour un gouvernement d'hésiter entre la rigueur et la relance ne constitue pas une politique originale qu'on puisse désigner du terme composite de « rilance ». Qu'il suffise d'avoir recollé les morceaux des lexèmes 'simplicité' et 'complexité' en 'simplexité' pour gagner avec ce néologisme le bénéfice conceptuel de la simplicité tout en sauvegardant l'essentiel de la complexité d'un système biologique, c'est ce que nous ne devrions pas assumer sans un examen approfondi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. [D'après P. Livet] Plusieurs idées de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;simplexité &lt;/span&gt;semblent être en jeu : il importe de savoir si elles s'accordent entre elles, si elles résonnent les unes avec les autres :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Un procédé capable de contracter les données multiples d'un problème parce qu'il revient à une situation plus simple (système contractant, point fixe dans l'odorat) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une mise en perspective qui permette de déployer plusieurs approches comme autant de variantes d'une structure fondamentale (géométrie affine) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La combinaison de plusieurs variables en une seule permettant de traiter le problème dans un espace plus simple - ou de passer du non linéaire au linéaire (poulies pour les muscles de l'œil, grille en triangles pour les repérages, variable complexe qui combine position, vitesse, accélération) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La mise en œuvre de dispositifs qui répondent à un problème de plus grands degrés de liberté, tenant à des contraintes affaiblies (ex : non commutativité, conduction plus rapide pour le pied plus éloigné que la main, etc.) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La modularité (elle simplifie localement, mais pose un problème plus complexe, celui des changements de référentiels appropriés entre modules) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le réemploi d'une même structure par des variantes pour traiter des problèmes différents (marche et course, mais cela pose le problème complexe de trouver les bonnes variantes) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le maintien d'une stabilité au sein de l'instabilité d'une dynamique (mais il s'agit de trouver les solutions pour le faire : maintenir la stabilité en rotation de la plateforme de la tête, lier perception, mouvement et usage du mouvement.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Les deux premières formes de simplexité consistent en des réductions de complexité qui auraient du mal et se recharger en complexité. Les deux suivantes posent le complexe comme simple globalement, mais ne peuvent pas non plus retrouver sa richesse (en analysant ce qui a été combiné), ni même retrouver une simplicité moins liée à des contraintes locales. Les deux suivantes partent d'une structure plus simple, mais demandent des transformations ou des changements de référentiels pour rendre compte de la complexité. La dernière pose le problème général, un problème qui a des solutions particulières, bien qu'on ne connaisse pas de stratégie générale pour trouver ces solutions. Il est donc possible qu'une certaine simplexité ne consiste pas forcément à trouver une stabilité dans une dynamique, mais à entretenir des dynamiques qui, si elles pouvaient être globalisées et sommées, donneraient une stabilité, alors qu'en fait, cette sommation n'est pas possible : nous ne disposons jamais à la fois des vertus de la stabilité et de celles de la dynamique, de celles des modules et des changements de référentiels, de la structure de base et de ses transformations. La simplexité, ce jeu de renvois entre la complexité sous-jacente des structures et la simplicité manifeste du geste comportemental (saillance de l'objet perçu, valence affective d'une expression faciale, relation inverse entre vitesse et courbure de la trajectoire du mouvement biologique, etc.), la simplexité appelle une nouvelle épistémologie : une épistémologie qui rejette la totalisation insensible de l'axiomatique pour mieux éclairer cette mystérieuse capacité du vivant - comme « écart prolongé par rapport à l'équilibre dans une zone de criticité étendue » (Bailly, Longo) - de faire vivre sa propre dynamique constitutive. Mais ici, encore une fois, l'épistémologie renvoie à l'ontologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. [D'après D. Bennequin] Contrairement au préjugé de la complexité des lois des systèmes physiques, les lois de la physique sont certainement simplexes elles aussi. En effet, à première vue, les phénomènes naturels sont complexes (une pierre qui tombe de la tour de Pise est loin d'être une masse ponctuelle dans un espace vide) ; tandis que la loi est "simple" car elle élimine la complexité en introduisant des symétries artificielles, "simplificatrices" (solution possible des points 1 et 2 ci-dessus). Cependant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que la complexité n'a pas disparu. D'abord, parce que la loi explique au moins en partie le phénomène (comme Hubel et Wiesel expliquent une partie de la réponse des cellules de V1).&lt;br /&gt;Mais, surtout parce qu'avec cette loi est opéré un déplacement conceptuel vers un espace de phase, ou au moins une utilisation de la notion de "vitesse" et d'accélération dont l'émergence au cours de l'histoire des sciences a été rien moins que simple. C'est là, un aspect du problème sur lequel la notion de simplexité nous fait avancer : un bon concept (ici en physique) dépasse la complexité sans la nier simplement. La physique ne manque pas d'exemples de changements de niveaux, montrant qu'un milieu complexe, avec une dynamique elle-même on ne peut plus complexe (au sens de Kolmogorov), peut tout de même donner lieu à des évolutions simples (prédits par l'ergodicité, ou mieux, par des "dualités"). On peut penser, mais cela reste à prouver, que l'évolution des organismes vivants procède de la même manière, mais que les outils pour en rendre compte demanderont une extension de la Physique, comme celle qu'a constitué la Chimie (c'était le point de vue de Heisenberg). Encore plus intéressant philosophiquement, la "conceptualisation" en Physique doit sans doute elle-même être incluse dans les processus de "simplexité" de la nature, qui incluent les sociétés modernes d'humains comme ils incluent aussi les facettes des yeux des mouches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jean-Luc PETIT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pr de philosophie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Université de Strasbourg&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(UFR PLISE)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Laboratoire de Physiologie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;de la Perception et de l'Action&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(UMRC 7152) Collège de France&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.jlpetit.com/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;www.jlpetit.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-2494129687514240884?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/d4Aqb50OY2E" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/d4Aqb50OY2E/simplicite-et-complexite-du-vivant-le.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/08/simplicite-et-complexite-du-vivant-le.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-7023841752720520011</guid><pubDate>Sun, 11 Jul 2010 08:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-11T10:24:37.623+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Éthique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Relier ou isoler ?</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les deux bouts de la langue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;par Michel Onfray&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement était Babel, chacun connaît l'histoire : les hommes parlent une seule et même langue, dite "adamique", celle du premier d'entre eux. Puis ils se proposent de construire une immense tour destinée à pénétrer les cieux. Pareille architecture suppose que les hommes habitant le même élément que Dieu en deviendraient &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de facto&lt;/span&gt; les égaux. Cette volonté prométhéenne agit comme une autre formule du péché originel car, goûter du fruit de l'arbre de la connaissance, c'est savoir tout sur chaque chose, autrement dit, une fois encore, égaler Dieu. Il y eut une sanction pour le geste d'Ève, personne n'a oublié... De même pour celui des constructeurs de Babel : la confusion des langues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu qui est amour, rappelons-le pour qui aurait la fâcheuse tendance à l'oublier, descend sur Terre pour constater de visu l'arrogance de ces hommes. "Il dit : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voilà qu'à eux tous ils sont un seul peuple et ont un seul langage ; s'ils ont fait cela pour leur début, rien désormais pour eux ne sera irréalisable de tout ce qu'ils décideront de faire. Allons ! Descendons et là, brouillons leur langage, de sorte qu'ils n'entendent plus le langage les uns des autres."  Et Yahvé les dispersa, de là, à la surface de toute la Terre, et ils cessèrent de bâtir la ville.&lt;/span&gt;" (Gen. 11, 6-7) - où comment semer la discorde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, il y eut des langues, certes, mais surtout l'incompréhension parmi les hommes. De sorte que la multiplicité des idiomes constitue moins une richesse qu'une pauvreté ontologique et politique. On se mit alors à parler local, ce que d'aucuns célèbrent aujourd'hui comme le fin du fin. Je songe aux "nationalistes", plus justement nommés "indépendantistes régionaux", qui font de la langue un instrument identitaire, un outil de fermeture sur soi, une machine de guerre anti-universelle, autrement dit un dispositif tribal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons que le politiquement correct passe souvent sous silence cette information qu'il n'existe pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une &lt;/span&gt;langue corse, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une &lt;/span&gt;langue bretonne, mais des dialectes corses ou bretons, chacun correspondant à une étroite zone géographique déterminée par le pas d'un homme avant l'invention du moteur. Le mythe d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;une &lt;/span&gt;langue corse ou d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un &lt;/span&gt;unique parler breton singe paradoxalement le jacobinisme honni, car lesdites langues régionales sont compartimentées en groupe de dialectes - j'eus des amis corses qui, le vin aidant, oubliaient un instant leur religion et leur catéchisme nationaliste pour avouer qu'un berger du cap corse ne parlait pas la même langue que son compagnon du cap Pertusato ! Babel, Babel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue régionale exclut l'étranger, qui est pourtant sa parentèle républicaine. Elle fonctionne en cheval de Troie de la xénophobie, autrement dit, puisqu'il faut préciser les choses, de la haine de l'étranger, de celui qui n'est pas "né natif" comme on dit. Or, comme une espèce animale, une langue obéit à des besoins relatifs à une configuration temporelle et géographique ; quand ces besoins disparaissent, la langue meurt. Vouloir faire vivre une langue morte sans le biotope linguistique qui la justifie est une entreprise thanatophilique. Son équivalent en zoologie consisterait à vouloir réintroduire le dinosaure dans le quartier de la Défense et le ptérodactyle à Saint-Germain-des-Prés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'autre bout de la langue de fermeture, locale, étroite, xénophobe, il existe une langue d'ouverture, globale, vaste, cosmopolite, universelle : l'espéranto. Elle est la création de Ludwik Zamenhof, un juif de Bialystok, une ville alors située en Russie (en Pologne aujourd'hui). Dans cette cité où la communauté juive côtoyait celle des Polonais, des Allemands et des Biélorusses, les occasions de ne pas se comprendre étaient nombreuses. En ces temps, déjà, Dieu pouvait jouir de son forfait. Fin 1870-début 1880, l'espéranto se propose donc le retour au Babel d'avant la colère divine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure où le mythe d'une langue adamique semble prendre la forme d'un anglais d'aéroport parlé par des millions d'individus, on comprend que la langue de Shakespeare mutilée, amputée, défigurée, massacrée, dévitalisée, puisse triompher de la sorte puisqu'on lui demande d'être la langue du commerce à tous les sens du terme. Vérité de La Palice, elle est langue dominante parce que langue de la civilisation dominante. Parler l'anglais, même mal, c'est parler la langue de l'Empire. Le biotope de l'anglais a pour nom le dollar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette langue agit aussi comme un régionalisme planétaire : elle est également fermeture et convention pour un même monde étroit, celui des affaires, du business, des flux marchands d'hommes, de choses et de biens. Voilà pour quelle raison l'espéranto est une utopie concrète à égalité avec le projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre, autant d'idées de la raison dont le biotope n'est pas "l'avoir" mais "l'être" - plus particulièrement "l'être ensemble" sans perspective d'échanges autres que de biens immatériels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espéranto propose d'habiter une langue universelle, cosmopolite, globale qui se construit sur l'ouverture, l'accueil, l'élargissement ; elle veut la fin de la malédiction de la confusion des langues et l'avènement d'un idiome susceptible de combler le fossé de l'incompréhension entre les peuples ; elle propose une géographie conceptuelle concrète comme antithèse à la religion du territoire ; elle parie sur l'être comme généalogie de son ontologie et non sur l'avoir ; elle est le voeu d'une nouvelle Grèce de Périclès pour l'humanité entière - car était grec quiconque parlait grec : on habitait la langue plus qu'un territoire - ; elle est la volonté prométhéenne athée non pas d'égaler les dieux, mais de faire sans eux, de quoi prouver que les hommes font l'histoire - et non l'inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du journal &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du &lt;a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/10/les-deux-bouts-de-la-langue-par-michel-onfray_1386278_3232.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;10.07.10&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-7023841752720520011?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/vXUcxLH8eOs" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/vXUcxLH8eOs/relier-ou-isoler.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/07/relier-ou-isoler.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-551019403151354464</guid><pubDate>Sat, 26 Jun 2010 08:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-26T10:31:52.766+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>L'espace et le temps (appel)</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philosophia Scientiae&lt;/span&gt; lance un appel à contributions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pour un numéro spécial sur le thème :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'espace et le temps. Approches en philosophie, mathématiques et physique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cahier thématique de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philosophia Scientiae&lt;/span&gt; 15/3 (automne 2011)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Editeurs invités : Christophe Bouriau, Catherine Dufour, Philippe Lombard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Date limite de soumission : 1er décembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les concepts d'espace et de temps ont beaucoup évolué à la fois au gré des différentes théories physiques et mathématiques et au gré de la pensée philosophique. L'espace et le temps absolus de Newton, encore proches de l'intuition, trouvent une justification dans la construction transcendantale de Kant. La thermodynamique, et en particulier le second principe, semble apporter une solution au problème de la direction du temps, auquel la mécanique ne répond pas. L'irruption des géométries non-euclidiennes puis le développement de l'algèbre linéaire conduisent à une redéfinition du concept d'espace en mathématiques, indépendante de l'intuition. En physique, la relativité restreinte puis générale rendent obsolète l'espace-temps newtonien. Depuis Poincaré, les physiciens se sont attachés à construire espace et temps à partir des propriétés de groupes de transformations. La difficulté à construire une théorie quantique de la gravitation laisse à penser que ces concepts d'espace et temps ne sont pas aboutis. En théorie des boucles quantiques par exemple, espace et temps émergent naturellement de la théorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif du numéro est de réunir des contributeurs qui examineront certaines de ces conceptions modernes ou anciennes de l'espace et/ou du temps. Quels liens existent-ils entre les concepts de l'espace et du temps développés par les mathématiciens, les physiciens et les philosophes ? Faut-il et peut-on résoudre la question de la nature de l'espace et du temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Philosophia Scientiæ&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; est une revue scientifique à comité de lecture qui publie des travaux en épistémologie, en histoire et en philosophie des sciences. Elle accueille notamment des études traitant des mathématiques, de la physique et de la logique, mais elle est ouverte aux travaux portant sur les autres disciplines scientifiques.&lt;br /&gt;Elle est publiée aux éditions Kimé (Paris).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les manuscrits des articles individuels, écrits en français, en allemand ou en anglais, doivent contenir un résumé en français et en anglais de 10 à 20 lignes, et être préparés pour une évaluation anonyme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour toute information supplémentaire (anciens numéros, consignes aux auteurs, résumés), merci de consulter le site de la revue : &lt;a href="http://poincare.univ-nancy2.fr/PhilosophiaScientiae/Accueil/"&gt;http://poincare.univ-nancy2.fr/PhilosophiaScientiae/Accueil/&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le comité de rédaction (&lt;a href="mailto:philosophiascientiae@univ-nancy2.fr"&gt;philosophiascientiae[at]univ-nancy2.fr&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-551019403151354464?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/FlRxzW1bznA" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/FlRxzW1bznA/lespace-et-le-temps-appel.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/06/lespace-et-le-temps-appel.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-1503434354587716240</guid><pubDate>Tue, 08 Jun 2010 10:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-08T12:40:32.653+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Épistémologie relationnelle de la physique quantique</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Kant, nouveau sage tibétain de la physique quantique ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;par Hicham-Stéphane  Afeissa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sur le livre de &lt;/span&gt;&lt;span class="txtblk"  style="font-size:85%;"&gt;Bitbol, M. (2010)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span class="txtora"  style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De l'intérieur du monde. Pour une  philosophie et une science des relations&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span class="txtblk"  style="font-size:85%;"&gt;Paris : &lt;/span&gt;&lt;span class="txtblk"  style="font-size:85%;"&gt;Flammarion.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philosophie et physique quantique. L’intitulé, à lui tout seul, risque d’en effrayer plus d’un et d’en étonner de nombreux autres qui ne  verront pas bien, de prime abord, ce que la philosophie peut apporter à  une entreprise scientifique dont Richard Feynman disait, en badinant, que personne n’y comprend rien, pas même lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, il y a non seulement beaucoup à dire sur ce sujet, mais  il y a même matière à écrire un grand livre de philosophie, comme vient tout juste de le démontrer Michel Bitbol, qui s’est distingué en France depuis de nombreuses années par ses remarquables travaux de vulgarisation et de recherche sur la philosophie de la physique quantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Physique quantique et principe d’indétermination&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a fort à parier que le lecteur un peu averti de ce dont il retourne en physique quantique s’empressera de citer le célèbre "principe d’indétermination" de Werner Heisenberg, ce qui ne constitue pas, après tout, un mauvais point de départ pour parler de ces choses-là. Ce principe énonce, en substance, qu’il est impossible de  connaître simultanément la position d’une particule atomique et sa quantité de mouvement. Plus une mesure de position est précise, plus elle modifie de manière imprévisible la quantité de mouvement et par  suite la vitesse du corpuscule. La trajectoire de la particule étudiée reste ainsi inconnue. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Position &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vitesse &lt;/span&gt;sont des grandeurs  incomposables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première interprétation de ce fait consisterait à dire que l’indétermination des valeurs d’un couple de variables résulte de ceci que leur mesure requiert deux dispositifs expérimentaux incompatibles. Le problème porterait alors sur l’appareillage qui serait incapable d’écarter l’écueil de la perturbation des phénomènes observés par les moyens d’investigation. La physique quantique donnerait des moyens de prédiction, à condition d’ordonner toutes les prédictions pouvant être faites à des conditions expérimentales données. Ce qui serait perdu, c’est la possibilité de prédire avec certitude la valeur des deux  variables conjuguées pour un système. Mais même dans le cas de la prédiction de l’une seule des deux variables, la prédiction resterait conditionnelle (suspendue à l’utilisation d’un certain appareillage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relations d’incertitude de Heisenberg n’interdiraient pas par elles-mêmes que l’on puisse fournir simultanément des valeurs des deux variables conjuguées, mais elles indiqueraient plutôt que les valeurs fournies n’ont qu’une valeur prédictive mutuellement limitée : une  mesure perdrait en imprécision ce que l’autre gagnerait en précision. Les mouvements des corpuscules continueraient d’obéir aux lois de la  mécanique classique – une impossibilité matérielle nous empêchant seulement de déterminer les conditions initiales, ayant pour conséquence d’interdire toute prédiction. Il y aurait donc en réalité déterminisme (de droit), et seulement indéterminisme apparent dû à la faiblesse de nos procédés de mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La révolution épistémologique de la physique quantique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout l’intérêt de la réflexion des principaux acteurs de la physique quantique consiste précisément dans les efforts répétés visant à dépasser cette première interprétation, pour jeter les bases d’une théorie de la connaissance adéquate à cette nouvelle physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quantité de mouvement et position ne sont pas des grandeurs incomposables en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fait &lt;/span&gt;(faute de savoir les mesurer simultanément), elles  sont incomposables en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;droit&lt;/span&gt;, parce qu’à chacune de ces mesures se trouvent associées des fonctions d’onde qui ont des propriétés incompatibles les unes avec les autres. Comme il est d’usage de le dire,  il n’y a pas de "paramètre caché", tel que, si sa valeur était connue, il y aurait déterminisme. Les phénomènes d’aspect &lt;span style="font-style: italic;"&gt;corpusculaire &lt;/span&gt;et les  phénomènes d’aspect &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ondulatoire &lt;/span&gt;s’excluent mutuellement : une théorie  ondulatoire classique permettra de prouver qu’il n’y a pas de phénomènes  corpusculaires ; une théorie ponctuelle prouvera qu’il n’y a pas de  phénomènes ondulatoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les implications d’une telle interprétation des résultats expérimentaux sont considérables, à commencer par "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’éclatement complet  du cadre conceptuel dualiste&lt;/span&gt;" dans lequel se situe clairement la première interprétation du principe d’indétermination : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au lieu d’une relation causale transcendante entre  une entité microscopique et une instrumentation, ce qui se trouve désormais mis en jeu est une relation de codépendance entre classes d’occurrences immanentes. (…) Les phénomènes dépendent pour leur  manifestation, les vecteurs d’état dépendent pour leur validité  prédictive, d’un réseau d’actes expérimentaux. Au lieu d’en rester à une  impasse à propos de la connexion transitive de l’interaction, on  développe les possibilités qu’offre la connexion corrélative de la contextualité.&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute une épistémologie relationnelle demande par conséquent à être élaborée pour permettre de comprendre à la fois les relations des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sujets  &lt;/span&gt;avec les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;objets&lt;/span&gt;, et les relations qui prévalent entre les objets – tâche à laquelle se consacre Michel Bitbol en réservant la première  partie à l’examen du première genre de relations, et la seconde à la discussion du second genre de relations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naturalisation de la connaissance et épistémologie transcendantale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi doit-on poser deux genres distincts de relations ? N’est-il pas tentant de fondre ces genres de relations en une seule famille, en considérant que la relation entre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sujets &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;objets&lt;/span&gt; est un  cas particulier des relations entre objets (selon une stratégie de  naturalisation de la connaissance et d’objectivation du sujet) ; ou en  considérant que la focalisation des sciences sur les relations entre objets n’est que la conséquence du caractère relationnel de la  connaissance (selon la stratégie de l’épistémologie transcendantale) : le sujet n’étant confronté qu’à des phénomènes, il n’a rien à dire sur ce que sont les choses en elles-mêmes, mais seulement sur les relations réglées qu’il aperçoit entre elles grâce à la relation qu’il entretient avec elles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réfutation de ces deux stratégies épistémologiques occupe le cœur de l’ouvrage de Michel Bitbol et détermine son orientation générale. Selon lui, la conception naturalisée des relations comporte un risque d’autodestruction : si le sujet objectivé est immergé dans la toile relationnelle du monde, il ne peut espérer s’en détacher suffisamment  pour en offrir une représentation fiable : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par suite, la représentation  relationnelle du monde n’est pas plus fiable qu’une autre, et tombe  sous le coup de sa propre critique&lt;/span&gt;.".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’épistémologie transcendantale, elle porte en elle le germe de son propre affaiblissement : si le sujet n’a accès aux choses que par la façon dont ses relations avec elles l’affectent, l’information dont il dispose se réduit à une combinaison inextricable de sa contribution  et de celles des choses : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En quoi peut-on alors dire qu’il a acquis un  savoir &lt;/span&gt;&lt;em style="font-style: italic;"&gt;à propos&lt;/em&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; des choses (y compris à propos de leurs  relations mutuelles) s’il ne peut pas extraire, dans l’information mêlée  qui lui est accessible, ce qui lui revient en propre ?&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là l’idée de la troisième partie du livre de Michel Bitbol entièrement consacrée à mettre au jour un mode inédit de coopération  pour les deux approches à première vue antinomiques que sont la réflexivité transcendantale et la démarche de naturalisation, où il s’agit de coupler la clause critique de relativité des connaissances  avec la représentation scientifique des réseaux de relations entre  phénomènes observables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kant, Nagarjuna, Protagoras et les sceptiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est, à grands traits, le projet que poursuit Michel Bitbol dans cet ouvrage ambitieux qui vise rien de moins qu’à élaborer une nouvelle théorie de la connaissance à la lumière de la philosophie de physique quantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en œuvre de ce projet, examinée dans son détail, fournit un  autre motif d’admiration au lecteur. Michel Bitbol se révèle être un guide très sûr dans le dédale des discussions qui agitent le milieu des  théoriciens contemporains de la physique quantique, de l’épistémologie et de la métaphysique de part et d’autre de l’Atlantique. Il faut lire ces pages où l’on salue tout autant le véritable talent de pédagogue que la richesse étonnante de la culture mobilisée, par exemple celles – lumineuses – qui sont consacrées à une histoire abrégée de l’ontologie des relations depuis Aristote jusqu’au structuralisme, où celles qui nous proposent une relecture du scepticisme antique déjà préoccupé par les  problèmes d’une épistémologie relationnelle, ou du relativisme de Protagoras tel que Platon en  parle dans le &lt;em&gt;Théétète &lt;/em&gt;et Aristote dans le livre de la &lt;em&gt;Métaphysique&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut surtout lire l’étonnante enquête comparative portant sur les  théories de la connaissance kantienne et néokantienne, et l’enseignement  de l’école bouddhique Madhyamika dont l’auteur de référence est  Nagarjuna – enquête qui constitue peut-être l’un des traits les plus  originaux du livre de Michel Bitbol. Pour reprendre la formule de Lucien Febvre en  conclusion de son compte rendu de &lt;em&gt;La Méditerranée &lt;/em&gt;de Fernand Braudel : bien plus qu’un livre qui nous instruit, un livre qui nous  grandit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article de &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.nonfiction.fr/"&gt;Nonfiction.fr&lt;/a&gt; du &lt;span class="date"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.nonfiction.fr/article-3400-p1-kant_nouveau_sage_tibetain_de_la_physique_quantique_.htm"&gt;08 mai 2010&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-1503434354587716240?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/bYwcI6wriLM" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/bYwcI6wriLM/epistemologie-relationnelle-de-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/06/epistemologie-relationnelle-de-la.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-8316170869480748895</guid><pubDate>Sun, 30 May 2010 08:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-30T10:16:29.198+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><title>Comment la matière l'a emporté de justesse sur l'antimatière</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;par &lt;/span&gt;&lt;b style="font-weight: bold;"&gt;Pierre Le Hir&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;S&lt;/span&gt;i l'on en croit le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;modèle standard&lt;/span&gt; de la  physique, la page de journal où est imprimé cet article, ou l'écran sur  lequel il s'affiche, ne devraient pas exister. Pas plus que les  journalistes, les lecteurs, ni rien d'autre. Pas de galaxies, d'étoiles,  de planètes. Pas de vie. Pourtant, nous sommes vivants, et le monde qui  nous entoure bien réel. Parce que l'Univers a choisi la matière plutôt  que l'antimatière. De très peu : une infime pincée supplémentaire de la  première, qui a suffi à faire toute la différence. Pourquoi, comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des expériences menées au Fermilab de Chicago, avec le détecteur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;DZero &lt;/span&gt;du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tevatron &lt;/span&gt;- le collisionneur de particules le plus puissant au monde après le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Large Hadron Collider&lt;/span&gt; (LHC) de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de Genève -, lèvent peut-être un coin du voile. Tout en ébranlant le socle de la physique fondamentale. Ces travaux, auxquels participent 500 physiciens de 19 pays, parmi lesquels une cinquantaine de chercheurs français du CNRS et du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), ont été soumis pour publication à la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Physics Review D&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En théorie, lors du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Big Bang&lt;/span&gt; originel, voilà 13,7 milliards d'années, matière et antimatière ont été formées en quantités égales. Leurs composants élémentaires sont de même masse, mais de charge électrique opposée, à chaque particule de matière correspondant une antiparticule : ainsi de l'électron, de charge négative, et du positon, chargé positivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;lorsqu'une particule et une antiparticule se rencontrent, elles disparaissent dans un flash de lumière, leur masse se transformant en énergie&lt;/span&gt;. Si matière et antimatière étaient restées en quantités égales, elles auraient donc dû s'annihiler. A moins de supposer que l'Univers s'est scindé en domaines distincts, faits soit de matière, soit d'antimatière. Mais, alors, des déflagrations devraient se produire en permanence aux frontières de ces domaines, créant des rayons gamma cosmiques parvenant jusqu'à la Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les calculs montrent que, compte tenu du flux de ces rayons gamma, de tels domaines auraient au moins la taille de la totalité de l'Univers visible. Conclusion : l'antimatière primitive a totalement disparu de notre Univers. Celle qu'observent aujourd'hui les physiciens provient des rayons gamma heurtant l'atmosphère terrestre, ou des collisionneurs où elle est fabriquée en très petites quantités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"VIOLATION DE SYMÉTRIE"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cosmologistes imaginent que l'Univers primordial a connu à ses tout premiers instants, alors qu'il était encore extrêmement dense et chaud, une phase de transition au cours de laquelle son équilibre thermodynamique a été rompu, explique Antonio Riotto, du groupe de recherche théorique du CERN. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une particule de matière sur 10 milliards aurait survécu à l'annihilation générale entre particules et antiparticules&lt;/span&gt;. C'est de ces rescapées que serait né le monde que nous connaissons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin des années 1960, le physicien russe Andreï Sakharov (Prix Nobel de la paix en 1975) a suggéré que des forces agissaient de façon différenciée entre matière et antimatière, provoquant une "violation de symétrie" entre particule et antiparticule. Cette asymétrie a ensuite été mise en évidence par plusieurs expériences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La percée réalisée par les chercheurs du Fermilab, qui ont procédé, pendant huit ans, à plusieurs centaines de milliards de milliards de collisions entre protons et antiprotons, est d'avoir mesuré une différence de 1 % entre le nombre de particules (des muons) et d'antiparticules (des antimuons) générées par ces chocs, rapporte Marc Besançon (CEA). Un écart considérable que - c'est le plus vertigineux de l'histoire - le modèle standard de la physique, qui prévoit un taux d'asymétrie inférieur à 1 pour 1 000, est impuissant à expliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces résultats ne pourront qu'aiguillonner les équipes du CERN, dont l'un des détecteurs, le LHCb, est dédié à l'étude de l'asymétrie entre matière et antimatière. S'ils demandent à être validés par de nouvelles mesures, ils marquent, commentent les chercheurs, une "nouvelle étape vers la compréhension de la prédominance de la matière dans l'Univers ", en faisant apparaître "l'existence de nouveaux phénomènes qui dépassent nos connaissances actuelles". Et qui appellent rien de moins qu'une nouvelle physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du journal &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;&lt;em&gt;Le  Monde&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; du &lt;a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/28/comment-la-matiere-l-a-emporte-de-justesse-sur-l-antimatiere_1364415_3244.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;28.05.10&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8316170869480748895?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/9AfeFB6ZqnY" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/9AfeFB6ZqnY/comment-la-matiere-la-emporte-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/05/comment-la-matiere-la-emporte-de.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-6273362193158286797</guid><pubDate>Wed, 26 May 2010 08:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-26T10:49:08.980+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Éthique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><title>L'Intelligence Artificielle aujourd'hui</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Redéfinir l’Intelligence Artificielle (IA)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;par Jean-Paul Baquiast&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce texte commente un article qui vient de paraître dans la revue du MIT : MIT News &lt;a href="http://web.mit.edu/newsoffice/2009/ai-overview-1207.html"&gt;http://web.mit.edu/newsoffice/2009/ai-overview-1207.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un article que nous publions simultanément sur ce site [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cf.&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/"&gt;Automates Intelligents&lt;/a&gt; : "La Chine bientôt première puissance scientifique mondiale ?"] nous envisageons la perspective selon laquelle la Chine entreprendrait dans les prochaines années ou décennies la construction d’une vaste Intelligence Générale artificielle (AGI) qui pourrait être fortement marquée par ses propres valeurs civilisationelles. Si cette perspective inquiète certains chercheurs en IA américains ou européens, c’est que l’IA, tant aux États-Unis qu’en Europe, marque le pas depuis des années. Cela tient à différentes causes. D’une part, les crédits et chercheurs disponibles sont attirés par les recherches militaires (par exemple la réalisation de drones et satellites de plus en plus autonomes). Ces recherches restent confidentielles, car leurs retombées civiles sont étroitement réglementées. D’autre part, d’étranges peurs, quasiment religieuses, continuent à régner dans le domaine de l’IA et dans celui, associé, des cerveaux et consciences artificiels. On craint de voir remettre en cause le préjugé selon lequel il n’est d’intelligence possible qu’humaine et que, par ailleurs, il n’est d’intelligence humaine que d’inspiration divine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne doit pas cependant minimiser les énormes progrès réalisés par l’IA sous ses différentes formes depuis les origines. Même si la prédiction d’Herbert Simon en 1960 : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Machines will be capable, within 20 years, of doing any work a man can do.&lt;/span&gt;" n’a pas été tenue, il suffit de se référer aux travaux des différentes sociétés savants consacrées à l’IA, par exemple en France l’Association Française pour l’IA, ou Afia), pour s’en rendre compte. Mais nos lecteurs savent par ailleurs que les ambitieuses et semble-t-il très pertinentes idées du professeur Alain Cardon relativement à la réalisation d’une conscience artificielle n’ont jamais reçu de soutiens officiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis cependant, où l’IA fut inventée il y a plus de 50 ans, un certain nombre de pionniers, rejoints par des chercheurs plus jeunes, pensent aujourd’hui qu’une nouvelle opportunité s’ouvre pour la définition d’une IA tenant compte des divers progrès réalisés par ailleurs : nouvelles technologies de la communication, neurosciences computationnelles, biologie évolutionnaire, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le MIT s’engage résolument dans cette direction, puisque il vient de lancer un projet nommé Mind Machine Project, ou MMP, doté d’un budget de 5 millions de dollars programmé sur 5 ans. La somme de 5 millions peut paraître faible, au regard des crédits bien plus importants consacrés par la DARPA du Département de la défense à des thèmes voisins. Mais aux USA il n’y a pas de barrières étanches entre agences, et le crédit sera sans doute augmenté en cas de réussite. Certes, il faut toujours, face à de telles annonces, tenir compte d’une possible « intox » destinée à décourager d’autres tentatives analogues de par le monde. Le prétendu projet de Calculateur de 5e génération japonais en avait donné un exemple emblématique dans les années 1970-80. Cependant, concernant le MIT, l’affaire parait sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe servant de point de départ au projet et lui donnant tout son intérêt consiste à revoir entièrement les conceptions actuelles relatives au fonctionnement de l’esprit, de la mémoire et de l’intelligence afin de mieux pouvoir les transposer sur des bases matérielles artificielles. L’ambition affichée est de revenir aux présupposés fondamentaux ayant guidé 30 ans de recherches sur l’IA, afin de retrouver les visions initiales qui avaient été gelées faute des connaissances et des technologies adéquates. Selon un des promoteurs du MMP, Neil Gershenfeld, il convient ainsi de redéfinir l’esprit, la mémoire et le corps tels que l’IA traditionnelle s’était efforcée jusqu’à présent de les simuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l’esprit se pose la question de la modélisation de la pensée. Le cerveau humain s’est formé au cours de millions d’années d’évolution et comporte un ensemble complexe de solutions et systèmes, auquel il fait appel pour résoudre les problèmes qui se posent à lui. Malheureusement, les processus qu’il utilise ne sont pas modélisables. L’IA dispose de son côté de nombreuses solutions dispersées qui donnent de bons résultats dans des cas précis mais ne peuvent à elles seules servir de base à la construction d’une IA générale. L’objectif serait aujourd’hui de faire coopérer ces processus afin d’obtenir un outil général de résolution de problèmes (general problem solver).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant la mémoire, il est admis que le cerveau humain navigue dans l’immense stock de pensées et de souvenirs qu’il a mémorisé au cours d’une vie entière sans utiliser des algorithmes précis. Il s’accommode au contraire des ambiguïtés et des no n-pertinences. Vouloir que l’IA utilise des processus rigoureux de recherche en mémoire représente d’une part une impossibilité pratique et surtout, d’autre part, une erreur de direction. Il faut au contraire trouver des méthodes gérant l’ambiguïté et l’inconsistance, comme le fait le cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant enfin l’équivalent du corps pour un système d’IA, il conviendra également de changer de perspectives. Selon Gershenfeld, les ordinateurs sont programmés pour écrire des séquences de lignes de code. Mais le cerveau ne travaille pas, là encore, de cette façon. Dans le cerveau, tout peut arriver tout le temps. Gershenfeld propose une nouvelle approche pour la programmation, intitulée RALA (pour « reconfigurable asynchronous logic automata »). L’objectif sera de réorganiser les calculs sous forme d’unités physiques dans le temps et dans l’espace, afin que la description informatique d’un système coïncide avec le système qu’elle représente. On pourrait ainsi obtenir des traitements en parallèle à un niveau de détail aussi fin que celui réalisé dans le cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet MMP regroupe 5 générations de chercheurs en AI, à commencer par le plus ancien, Marvin Minsky. Il est dirigé par Newton Howard, qui est venu au MIT après des activités diverses dans l’industrie. Le financement du projet provient de la “Make a Mind Company” presidée par Richard Wirt, de Intel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres du projet se donnent de grandes ambitions, destinées à exploiter les ressources désormais disponibles des neurosciences observationnelles et d’ordinateurs capables de performances élevées pour des coûts négligeables. C’est ainsi que Marvin Minsky voudrait obtenir un système capable de passer avec succès un Test de Turing renforcé, par exemple lire un livre pour enfant, comprendre l’histoire qui y est présentée, la résumer avec ses propres termes et répondre à des questions raisonnablement compliquées à son sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre objectif serait d’obtenir ce que le groupe nomme des « systèmes d’assistance à la cognition ». Ceux-ci pourraient dans un premier temps fournir des aides aux personnes souffrant de déficits tels que la maladie d’Alzheimer. Mais plus généralement ils pourraient augmenter les capacités cognitives des individus normaux. Ils identifieraient exactement les informations dont les sujets auraient besoin pour accomplir telle ou telle tâche et s’efforceraient de les mettre à leur disposition. Ils utiliseraient à cette fin les bases de données personnelles disponibles ainsi bien entendu que les ressources de l’Internet. A plus long terme, l’objectif serait de permettre aux cerveaux des individus de se comporter comme l’i-Phone aujourd’hui : faire appel à des centaines d’applications permettant de résoudre aussi bien les problèmes courants que les questions les plus théoriques. Mais dans cette perspective, le cerveau n'aurait pas besoin de l’intermédiaire d’un i-Phone. Ce seraient les assistants à la cognition dont il disposerait qui joueraient ce rôle, avec une efficacité que l’on voudrait bien meilleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les promoteurs du projet, un délai de 5 ans peut être considéré comme convenable pour atteindre ces divers objectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour en savoir plus&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Mind Machine Project (MMP) : &lt;a href="http://mmp.cba.mit.edu/"&gt;http://mmp.cba.mit.edu/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Afia, nouveau portail : &lt;a href="http://www.afia-france.org/tiki-index.php"&gt;http://www.afia-france.org/tiki-index.php&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;On lira aussi de Gérard Sabah un petit ouvrage de présentation, que vient de publier l’Académie des Technologies : « Sur l’Intelligence artificielle et la technologie ». &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pr Neil Gershenfeld Home page : &lt;a href="http://ng.cba.mit.edu/"&gt;http://ng.cba.mit.edu/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;© Automates Intelligents&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-6273362193158286797?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/ud7hCzctQs4" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/ud7hCzctQs4/lintelligence-artificielle-aujourdhui.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/05/lintelligence-artificielle-aujourdhui.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-4211635810971254958</guid><pubDate>Thu, 20 May 2010 10:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-20T12:29:46.016+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Nouveau n° de la revue Texto !</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Numéro &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;XV-2&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;coordonné par Carine Duteil-Mougel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texto ! &lt;/span&gt;est  une revue électronique en libre accès.&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Texto ! &lt;/span&gt;est une publication scientifique consacrée au sens et à         l'interprétation.         Son point d'ancrage principal est la  sémantique, en particulier         la sémantique des textes, mais aussi les sémantiques lexicales,         diachroniques, cognitives… Outre la linguistique, d'autres         disciplines, comme l'herméneutique et la philologie, sont         naturellement questionnées.&lt;br /&gt;Par ailleurs, comme aujourd'hui l'accès aux textes se développe         avec les banques textuelles numérisées, tout ce qui concerne  leur         exploitation assistée est bienvenu : il faut en effet développer         de nouveaux modes de lecture et d'interprétation.&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Texto ! &lt;/span&gt;ne respecte guère  la séparation entre             les lettres et les sciences ; et la théorie l'intéresse  autant             que la pratique.&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Texto ! &lt;/span&gt;est sensible à l'éthique de la             discussion ; fuyant la routine des &lt;i&gt;gate-keepers&lt;/i&gt;, il             peut publier des textes qui ne se soucient pas trop des             habitudes académiques, et se réserve le droit de favoriser  des genres             oubliés ou négligés, comme la lettre ou l'entretien. Il  refuse             l'esprit de &lt;i&gt;lobby&lt;/i&gt; (car la recherche ne se fait pas  avec             de la complaisance et des renvois d'ascenseur). Cela lui             permet de traiter sur un même pied les jeunes chercheurs et             les vétérans : la valeur n'attend pas la notoriété - et             d'ailleurs la jeunesse est un défaut qui se corrige toujours             trop vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Texto ! &lt;/span&gt;cherche un juste déséquilibre             entre les tristes nécessités académiques, les saines  exigences             scientifiques et les ambitions intellectuelles : que les             dernières l'emportent !&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texto ! &lt;/span&gt;publie des inédits, comme des  articles             récents déjà publiés mais difficiles d'accès. Il privilégie  la             nouveauté et le débat. Il enregistre depuis son lancement             plusieurs centaines de connexions par jour, et, sur la  plupart             des grands moteurs de recherche, constitue la première             référence proposée pour l'interrogation sur le mot texte.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Sommaire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;XV-2&lt;/span&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/p&gt;           &lt;dl class="listArticles"&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;                 François &lt;span class="familyName"&gt;Rastier&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2526"&gt;                   Naturalisation et culturalisation                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=55"&gt;Dits  et inédits&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Astrid &lt;span class="familyName"&gt;Guillaume&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2557"&gt;                   Diachronie et synchronie : passerelles (étymo)logiques             &lt;br /&gt;             &lt;span class="sousTitre"&gt;                   La dynamique des savoirs millénaires &lt;/span&gt;                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=61"&gt;Repères  pour l'étude&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Marc &lt;span class="familyName"&gt;Cavazza&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2569"&gt;                   Narratologie et Sémantique : pour une refondation  interprétative                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=61"&gt;Repères  pour l'étude&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Verónica &lt;span class="familyName"&gt;Portillo Serrano&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2562"&gt;                   Problématique des genres dans les productions écrites  universitaires : cas du résumé scolaire chez des étudiants français et  mexicains                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=58"&gt;Parutions  et trésors&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Verónica &lt;span class="familyName"&gt;Portillo Serrano&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2577"&gt;                   La notion de genre en Sciences du Langage                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=61"&gt;Repères  pour l'étude&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;François &lt;span class="familyName"&gt;Rastier&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2587"&gt;                   Pour un remembrement de la linguistique             &lt;br /&gt;             &lt;span class="sousTitre"&gt;                   Enquête sur la sémantique et la pragmatique &lt;/span&gt;                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=55"&gt;Dits  et inédits&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Patrick &lt;span class="familyName"&gt;Sériot&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2600"&gt;                   Oxymore ou malentendu ?             &lt;br /&gt;             &lt;span class="sousTitre"&gt;                   Le relativisme universaliste de la métalangue  sémantique naturelle universelle d'Anna Wierzbicka &lt;/span&gt;                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=55"&gt;Dits  et inédits&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/dt&gt;&lt;dt class="auteur"&gt;Mathieu &lt;span class="familyName"&gt;Valette&lt;/span&gt;               &lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;                 &lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=2613"&gt;                   Approche textuelle du lexique                 &lt;/a&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;dd style="font-style: italic;" class="paruDans"&gt;                         &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=62"&gt;Corpus  et trucs&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;               &lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;       &lt;br /&gt;       &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-texto.net/index.php?id=54" class="indexBack"&gt;               &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&gt;&gt; Numéros de &lt;i&gt;Texto !&lt;/i&gt; (Nouvelle série)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-4211635810971254958?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/hwXLlYN6SVc" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/hwXLlYN6SVc/nouveau-n-de-la-revue-texto.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/05/nouveau-n-de-la-revue-texto.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-7621165620418958835</guid><pubDate>Tue, 11 May 2010 08:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-11T10:23:35.310+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Épistémologie peircienne (thèse)</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Lois de l'esprit chez Charles S. Peirce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Université Paris-Est UPEC&lt;br /&gt;(métro : ligne 8, station Créteil-Université)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;samedi 15 mai&lt;/span&gt; à partir de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14h&lt;/span&gt; en salle des thèses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;par Jean-Marie Chevalier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;Thèse soutenue devant le jury composé de :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: left;"&gt;&lt;li&gt;Anouk Barberousse (CNRS)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pascal Engel (Université de Genève)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Gerhard Heinzmann (Université Nancy-2)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Claudine Tiercelin (dir. de thèse ; Institut Jean Nicod / Université Paris-12)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pierre Wagner (Université Paris-1)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Résumé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Malgré un antipsychologisme plusieurs fois réasserté, le philosophe américain Charles S. Peirce (1839-1914) maintient une dépendance ambiguë de la connaissance objective envers les états mentaux de la conscience. La thèse rend compte de ce paradoxe apparent en montrant que le projet peircien n’est pas logique mais épistémologique, et consiste en une étude critique de notre pouvoir de connaître. Peirce a cherché différentes manières de naturaliser la connaissance, c’est-à-dire de l’inscrire dans nos facultés réelles sans pour autant renoncer à son ambition fondationnelle et normative.&lt;br /&gt;On peut en distinguer plusieurs phases successives : la correction de la psychologie des facultés, la théorie de l’enquête, les recherches en psychologie expérimentale, la création d’un associationnisme logique, une cosmologie de la préformation de la raison, l’invention d’une phénoménologie, et finalement le dialogisme graphique. Ces tentatives plus ou moins heureuses fournissent des outils pour penser aujourd’hui une théorie de la connaissance dans un cadre naturaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Abstract:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;In spite of his several times restated antipsychologism, the American philosopher Charles S. Peirce (1839-1914) still ambiguously assumes that objective knowledge depends on the mental states of consciousness. The thesis accounts for this apparent paradox in showing that Peirce’s purport is epistemological, not logical, and consists in a critical approach to our power of knowing. Peirce sought various ways of naturalizing knowledge, i.e. making it rely on our real faculties, yet without giving up a normative foundation. One can identify a sequence of such attempts : correcting faculty psychology, the theory of inquiry, experimental psychology, logical associationism, a cosmology of preformed reason, the invention of a phenomenology, and finally graphical dialogism. These more or less successful attempts provide tools to conceive today a theory of knowledge in a naturalistic frame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soutenance sera suivie d'un pot de thèse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-7621165620418958835?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/KRnjRxz1ndo" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/KRnjRxz1ndo/epistemologie-peircienne-these.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/05/epistemologie-peircienne-these.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-8356982499260158924</guid><pubDate>Sat, 10 Apr 2010 08:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-10T11:39:23.105+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>La Mécanique Quantique comme modèle formel de l'énaction (publication)</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le paradigme de l'énaction aujourd'hui&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Apports et limites d'une théorie cognitive&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;« révolutionnaire »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Plastir&lt;/em&gt;, 2010, 18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;par Olivier Penelaud&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Résumé :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est question ici, de soulever le problème d'opérationnabilité souvent rencontré par les chercheurs des Sciences Cognitives qui, séduits par le cadre novateur de la théorie de l'énaction, ont voulu faire leur, ce paradigme. Pour tenter de comprendre le pourquoi de cette difficulté, nous allons : remonter à l'origine du concept, dont on trouve les prémisses dans la théorie de l'&lt;em&gt;autopoïèse&lt;/em&gt; ; analyser son développement, en étudiant les notions spécifiques qui le définissent ; puis, focaliser notre attention sur les incohérences générées par sa pleine expression, en pointant notamment son difficile rapport avec le langage et sa dimension symbolique. Nous verrons qu'une des difficultés d'appropriation de l'énaction provient du cadre épistémique dans lequel on se place pour l'appréhender. En-effet, celle-ci convoque un changement paradigmatique, impliquant un changement d'ontologie non-trivial, identifié ici, comme être à la source du problème posé. Enfin, nous montrerons que le cadre de la Mécanique Quantique, plus particulièrement dans sa perspective &lt;em&gt;informationnelle&lt;/em&gt;, peut apporter des éléments de réponses quant-aux limites évoquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;Sommaire :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Introduction &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le vivant comme système autopoïétique &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une cognition incarnée exempte de représentation &lt;/li&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;La corporéité des connaissances &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Circularité, expérience du vécu et renversement phénoménologique &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;li&gt;Cognition sans représentation, quid du langage ? &lt;/li&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Pour une perspective énactive du langage &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sous-détermination du troisième terme &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;li&gt;Enaction et modèles formels &lt;/li&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Pourquoi, malgré tout, une théorie « révolutionnaire » ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mécanique Quantique Informationnelle et théorie cognitive relationnelle &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;li&gt;Conclusion &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://plasticites-sciences-arts.org/Plastir18_fr.html"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 16px; FLOAT: left; HEIGHT: 16px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458435278028899906" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_XwWu1UpiNtU/S8BB9yBfhkI/AAAAAAAAANA/2ejmc6SfKqo/s400/pdf.png" /&gt;&lt;/a&gt;Article du &lt;a href="http://plasticites-sciences-arts.org/Plastir18_fr.html"&gt;n°18&lt;/a&gt; de la revue &lt;a href="http://plasticites-sciences-arts.org/"&gt;&lt;em&gt;Plastir&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; disponible en &lt;a href="http://plasticites-sciences-arts.org/PLASTIR/Penelaud%20P18.pdf"&gt;&lt;em&gt;pdf&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8356982499260158924?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/D-Sydd-R2XY" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/D-Sydd-R2XY/la-mecanique-quantique-comme-modele.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><media:thumbnail url="http://1.bp.blogspot.com/_XwWu1UpiNtU/S8BB9yBfhkI/AAAAAAAAANA/2ejmc6SfKqo/s72-c/pdf.png" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><enclosure url="http://plasticites-sciences-arts.org/PLASTIR/Penelaud%20P18.pdf" length="1906307" type="application/pdf" /><media:content url="http://plasticites-sciences-arts.org/PLASTIR/Penelaud%20P18.pdf" fileSize="1906307" type="application/pdf" /><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle> Le paradigme de l'énaction aujourd'hui Apports et limites d'une théorie cognitive« révolutionnaire » Plastir, 2010, 18 par Olivier Penelaud Résumé : Il est question ici, de soulever le problème d'opérationnabilité souvent rencontré par les chercheurs des</itunes:subtitle><itunes:author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</itunes:author><itunes:summary> Le paradigme de l'énaction aujourd'hui Apports et limites d'une théorie cognitive« révolutionnaire » Plastir, 2010, 18 par Olivier Penelaud Résumé : Il est question ici, de soulever le problème d'opérationnabilité souvent rencontré par les chercheurs des Sciences Cognitives qui, séduits par le cadre novateur de la théorie de l'énaction, ont voulu faire leur, ce paradigme. Pour tenter de comprendre le pourquoi de cette difficulté, nous allons : remonter à l'origine du concept, dont on trouve les prémisses dans la théorie de l'autopoïèse ; analyser son développement, en étudiant les notions spécifiques qui le définissent ; puis, focaliser notre attention sur les incohérences générées par sa pleine expression, en pointant notamment son difficile rapport avec le langage et sa dimension symbolique. Nous verrons qu'une des difficultés d'appropriation de l'énaction provient du cadre épistémique dans lequel on se place pour l'appréhender. En-effet, celle-ci convoque un changement paradigmatique, impliquant un changement d'ontologie non-trivial, identifié ici, comme être à la source du problème posé. Enfin, nous montrerons que le cadre de la Mécanique Quantique, plus particulièrement dans sa perspective informationnelle, peut apporter des éléments de réponses quant-aux limites évoquées. Sommaire : Introduction Le vivant comme système autopoïétique Une cognition incarnée exempte de représentation La corporéité des connaissances Circularité, expérience du vécu et renversement phénoménologique Cognition sans représentation, quid du langage ? Pour une perspective énactive du langage Sous-détermination du troisième terme Enaction et modèles formels Pourquoi, malgré tout, une théorie « révolutionnaire » ? Mécanique Quantique Informationnelle et théorie cognitive relationnelle Conclusion Article du n°18 de la revue Plastir disponible en pdf. .</itunes:summary><itunes:keywords>Pragmatique, Ontologique, Épistémologique</itunes:keywords><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/04/la-mecanique-quantique-comme-modele.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-892998229855102667</guid><pubDate>Tue, 06 Apr 2010 08:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-06T10:15:13.723+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Ontophylogenèse et déterminisme génétique</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ontophylogenèse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Jean-Jacques Kupiec&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(biologiste, Centre Cavaillès)&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 3 juin 2010&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris)&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;de &lt;strong&gt;18h00 à 20h00&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;entrée libre dans la limite des places disponibles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;L’évolution des espèces (&lt;em&gt;phylogenèse&lt;/em&gt;) et le développement des organismes individuels (&lt;em&gt;ontogenèse&lt;/em&gt;) sont considérés comme deux phénomènes distincts. La biologie repose sur cette ontologie qui pose l’espèce et l’individu comme réels et coextensifs, l’espèce étant une collection d’individus identiques. Dans sa version moderne cette ontologie s’appuie sur la théorie du programme génétique : une espèce est une collection d’individus possédant le même programme génétique et l’évolution des espèces est le résultat des mutations qui affectent leurs programmes (théorie synthétique de l’évolution).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Cette conception est aujourd’hui invalidée par les données expérimentales. En effet, la théorie du programme génétique repose sur l’idée que les interactions des molécules biologiques sont spécifiques. Au contraire, des données récentes montrent que les protéines manquent de spécificité. Elles peuvent interagir avec de nombreux partenaires moléculaires. En conséquence, les interactions moléculaires sont intrinsèquement stochastiques et il est par ailleurs aussi démontré que l’expression des gènes est probabiliste. Cela contredit la théorie du programme génétique à sa racine, jusqu’à l’ontologie qui la soutient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;La prise en considération de ce manque de spécificité des protéines et du caractère intrinsèquement probabiliste des interactions entre molécules biologiques débouche sur une nouvelle conception. La sélection naturelle agit non seulement dans la phylogenèse mais aussi l’ontogenèse. Celle-ci, au lieu d’être un processus déterministe dans lequel l’information génétique circule uniquement des gènes vers le phénotype (l’organisme individuel), est au contraire probabiliste et duale : les gènes fournissent les protéines, mais leurs interactions probabilistes sont triées par les contraintes sélectives produites par les structures cellulaires (et multicellulaires), qui sont elles mêmes soumises à la sélection naturelle.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;Au final, cette conception débouche sur une nouvelle ontologie : il n’existe qu’un seul phénomène d’« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;ontophylogenèse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » expliqué par la seule théorie de sélection naturelle agissant en même temps sur &lt;em&gt;l’ontogenèse&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;phylogenèse&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J.-J. Kupiec, &lt;em&gt;L’origine des individus&lt;/em&gt;, Fayard, 2008. (Trad. angl. &lt;em&gt;The Origin of Individuals&lt;/em&gt;, World Scientific, 2009). Sous la direction de J.-J. Kupiec, O. Gandrillon, M. Morange, M. Silberstein, &lt;em&gt;Le hasard au cœur de la cellule&lt;/em&gt;, Syllepse, 2009. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-892998229855102667?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/Uryd4rhSmjM" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/Uryd4rhSmjM/ontophylogenese-et-determinisme.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/04/ontophylogenese-et-determinisme.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-5195325380316876134</guid><pubDate>Sun, 04 Apr 2010 07:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-04T13:03:56.745+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Qu'est-ce que la réalité ?</title><description>&lt;a href="http://www.amazon.fr/QuEst-Ce-Que-Realite-Nicolescu-Basarab/dp/2895781915"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 263px; FLOAT: left; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456175302590135650" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_XwWu1UpiNtU/S7g6h5ck_WI/AAAAAAAAAM4/SiwF0_tIsoY/s400/R%C3%A9alit%C3%A9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réflexions autour de l'oeuvre de Stéphane Lupasco&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;par Basarab Nicolescu&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Broché: 180 pages&lt;br /&gt;Editeur : &lt;a href="http://www.liber.fr/"&gt;Liber&lt;/a&gt; - Montréal (15 octobre 2009)&lt;br /&gt;Langue : Français&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Disponible chez &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/QuEst-Ce-Que-Realite-Nicolescu-Basarab/dp/2895781915"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Amazon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; (20.42€)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot "réalité" est un des plus prostitués de toutes les langues du monde. Nous croyons tous savoir ce qu'est la réalité mais, si on nous interroge, nous découvrons qu'il y a autant d'acceptions de ce mot que d'habitants sur la terre. Il n'est donc pas étonnant que les conflits sans nombre agitent sans cesse les individus et les peuples : réalité contre réalité. C'est une sorte de miracle que, dans ces conditions, l'espèce humaine existe encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de soixante ans après l'affirmation de Wolfgang Pauli, un des fondateurs de la mécanique quantique: "la formulation d'une nouvelle idée de réalité est la tâche la plus importante et la plus ardue de notre temps", cette tâche reste inaccomplie. Et pour illustrer cette quête, je prends, comme cas exemplaire, l'œuvre de Stéphane Lupasco (1900-1988). J'ai eu le privilège de partager lamitié de Lupasco de 1968 à sa mort. Ce livre voudrait prolonger nos échanges intellectuels et spirituels au-delà de ce terme. En effet, la pensée de Lupasco est un système ouvert, soumis à un perpétuel questionnement constructif. Elle nous aide à avancer vers une sagesse en conformité avec les défis majeurs de notre siècle.&lt;br /&gt;Basarab Nicolescu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Table des matières&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Chapitre 1. L'œuvre de Stéphane Lupasco: vision panoramique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 2. Au centre du débat: le tiers inclus &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 3. Niveaux de réalité et multiple splendeur de l'Être &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 4. Jung, Pauli, Lupasco face au problème psychophysique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 5. Stéphane Lupasco et Gaston Bachelard: ombres et lumières &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 6. Du monde quantique au monde de l'art &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 7. Le tiers inclus, le théâtre de l'absurde, la psychanalyse et la mort &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 8. Dieu &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 9. Le dialogue interrompu: Fondane, Lupasco et Cioran &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 10. Abellio et Lupasco. Un idéal partagé &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 11. Entretien avec Edgar Morin &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chapitre 12. Pour ne pas conclure &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Données biographiques et bibliographie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;L'auteur :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Basarab Nicolescu est physicien théoricien, professeur à la Faculté d'Etudes Européennes de l'Université de Babes-Bolyai (Cluj-Napoca, Roumanie) et président-fondateur du Centre International de Recherche et Etudes Transdisciplinaires (CIRET). Homme de grand engagement humain et intellectuel, il est l'auteur d'un grand nombre de publications, notamment &lt;em&gt;Nous, la particule et le monde&lt;/em&gt; (Rocher, 2002), &lt;em&gt;La science, le sens et l'évolution&lt;/em&gt; (Le Félin, 1988) et &lt;em&gt;Le tiers secrètement inclus&lt;/em&gt; (Babel, 2003).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Commentaire :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre écrit dans un style accessible à tous, renoue avec la Métaphysique telle qu'elle était pratiquée dans la Grèce antique, c.-à-d. originellement comme &lt;em&gt;ta meta ta physica&lt;/em&gt; (ce qui vient après la Physique), abandonnée depuis les attaques acerbes assenées par les positivistes logiques au début du XXe siècle, et remise au goût du jour depuis les inconsistances théorétiques révélées par les &lt;em&gt;théorèmes d'incomplétudes&lt;/em&gt; de Gödel en Mathématiques et les limites empiriques, révélant l'indétermination intrinsèque du monde subatomique, de la Mécanique Quantique. Loin d'être un traité de Métaphysique - qu'on ne s'y trompe pas - il essaie d'établir sur la base de l'oeuvre du Philosophe et Logicien Stéphane Lupasco (oeuvre à laquelle B. Nicolescu a personnellement participé en y-apportant le concept de &lt;em&gt;niveaux de réalité&lt;/em&gt;) une conception claire mais néanmoins &lt;em&gt;complexe&lt;/em&gt; - ternaire - de cette notion que nous croyons tous unanimement partagée et qui pourtant, est en reconstruction permanente : la &lt;em&gt;Réalité&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;O.P.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-5195325380316876134?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/NRrCJ-rG6yk" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/NRrCJ-rG6yk/quest-ce-que-la-realite.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><media:thumbnail url="http://2.bp.blogspot.com/_XwWu1UpiNtU/S7g6h5ck_WI/AAAAAAAAAM4/SiwF0_tIsoY/s72-c/R%C3%A9alit%C3%A9.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/04/quest-ce-que-la-realite.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-7108325981719020418</guid><pubDate>Fri, 02 Apr 2010 08:14:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-02T10:24:04.151+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Pragmatique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><title>Big Bang en sous-sol</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Par Pierre Le Hir&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Champagne au frais et ambiance fiévreuse, mardi 30 mars au petit matin, à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de Genève. Une expérience jamais réalisée, à partir du Large Hadron Collider (LHC, "&lt;em&gt;grand collisionneur de hadrons&lt;/em&gt;"), le plus grand instrument scientifique du monde, doit peut être permettre d'éclaircir le mystère de la création de l'Univers. Dans les salles de contrôle, les équipes retenaient leur souffle. Une tension comparable à celle qui précède, à Cap Canaveral ou à Kourou, le lancement d'une navette ou d'une fusée Ariane. Jusqu'à la dernière minute, un paramètre non conforme pouvait faire retarder le tir. Non pas d'un lourd engin spatial, mais de minuscules faisceaux de particules subatomiques. Un défi technologique tout aussi complexe. "&lt;em&gt;Cela revient un peu à lancer des aiguilles à travers l'Atlantique et à les faire entrer en collision à mi-parcours&lt;/em&gt;", expliquait Steve Myers, directeur des accélérateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Nous sommes prêts, et nous sommes confiants&lt;/em&gt;", assurait, quelques jours plus tôt, le directeur général du CERN, Rolf-Dieter Heuer. "&lt;em&gt;Mais, ajoutait-il, nous ne sommes jamais à l'abri d'un incident. Il s'agit d'une machine nouvelle, pas d'une machine de série. Il faudra peut-être des heures, voire des jours, pour obtenir des collisions.&lt;/em&gt;" Les chercheurs s'apprêtaient à provoquer, dans l'anneau de 27 km de circonférence enfoui, à 100 m sous terre, à la frontière franco-suisse, les premiers chocs entre protons à 7 millions de millions d'électrons-volts (7 tera-électrons-volts ou TeV). Une énergie encore jamais atteinte dans un accélérateur de particules. Trois fois et demie celle de l'instrument jusqu'alors le plus puissant, le Tevatron américain du Fermilab de Chicago, limité à 2 TeV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une collision titanesque&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De quoi sont faites, par exemple, la matière noire et l'énergie sombre qui forment 96 % de l'Univers, dont nous ne connaissons qu'une infime partie ? Qu'est devenue l'antimatière qui, à l'aube de l'espace-temps, a sans doute été produite en même quantité que la matière, mais dont il ne reste plus trace ? Pourquoi les particules ont-elles une masse, et pourquoi certaines sont-elles lourdes et d'autres légères ? Le boson de Higgs, postulé par la théorie mais jamais observé, est-il la clé de cette masse ? Comment, encore, la "soupe primordiale" de l'Univers s'est-elle transformée, en quelques millièmes de seconde, en protons et en neutrons qui allaient donner naissance aux noyaux, aux atomes, puis aux étoiles et aux galaxies ? Existe-t-il des dimensions cachées, comme l'imagine un étrange scénario selon lequel les particules fondamentales ne ressemblent pas à des points, mais à des cordes en vibration? Nul ne sait si le LHC résoudra ces énigmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les physiciens sont hommes de grande foi. Et de grande humilité. De la foi, il en faut pour construire, avec la ferveur des bâtisseurs de cathédrales, de gigantesques détecteurs où ils vont guetter, sans relâche, un signe venu de l'au-delà du monde visible. De l'humilité aussi, pour surmonter les coups du sort qui se sont acharnés sur eux. En septembre 2008, neuf jours après sa mise en service, une panne a plongé la machine dans le noir absolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une nouvelle physique aux lois inconnues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;La patience paie&lt;/em&gt;", se réjouit aujourd'hui le patron du CERN. Depuis son redémarrage, en novembre 2009, le LHC aligne les succès. Fin novembre, des faisceaux de protons de 1,18 TeV ont circulé – sans se croiser – dans la boucle. En décembre ont été enregistrées des collisions à 2,36 TeV, qui amélioraient déjà, d'une courte tête, le record détenu depuis 2001 par la machine américaine. Enfin, le 19 mars, des faisceaux séparés ont été accélérés à 3,5 TeV. Restait le test crucial, tenté ce mardi : faire se percuter les faisceaux de protons, pour atteindre 7 TeV. Si tout va bien, annonce le CERN, le LHC sera exploité en continu "&lt;em&gt;pendant une période allant de dix-huit à vingt-quatre mois, avec un court arrêt technique à la fin de 2010&lt;/em&gt;". Avant de monter en régime jusqu'à son énergie maximale de 14 TeV. Deux escadrons de chacun sept moustiques se heurtant de plein fouet pour le progrès de la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car cette débauche d'énergie n'a d'autre finalité que l'avancée de la connaissance. L'espoir de voir naître une physique aux lois encore inconnues. Obligeant peut-être à repenser notre représentation du monde. "&lt;em&gt;Les premières collisions de protons à haute énergie sont un événement très attendu par les physiciens du monde entier, pour lesquels de nouveaux horizons scientifiques s'ouvriront&lt;/em&gt;", piaffent d'impatience le CNRS et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), très impliqués dans ces travaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes ici dans un pur sanctuaire de la recherche fondamentale. Même si le CERN s'enorgueillit d'être à l'origine du Web – inventé en 1989 pour permettre aux scientifiques de partager leurs informations – et d'avoir fait progresser les systèmes de calcul – chaque année, le LHC va collecter une masse de données équivalant à une pile de CD haute de 20 km –, les expériences n'auront aucune retombée pratique. Du moins à court ou à moyen terme. "&lt;em&gt;La recherche fondamentale a toujours des applications, mais on ne sait jamais quand ni dans quel domaine&lt;/em&gt;", assure M. Heuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toute la beauté de cette aventure. A l'heure de la "&lt;em&gt;science utile&lt;/em&gt;", des nations – le CERN regroupe vingt Etats membres et cinq autres, Chypre, Israël, la Serbie, la Slovénie et la Turquie, ont fait acte de candidature – n'ont pas hésité à investir près de 4 milliards d'euros dans cet instrument. Et à en faire bénéficier 10 000 chercheurs de 85 pays. Déjà, cette communauté se projette dans le futur. Deux nouveaux accélérateurs sont à l'étude, pour prendre le relais du LHC à l'horizon 2025. Et repousser encore les frontières de la physique. Ou de la métaphysique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du journal &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;du &lt;a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/30/big-bang-en-sous-sol_1326131_3244.html"&gt;&lt;em&gt;30.03.10&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-7108325981719020418?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/kXHy__elnTU" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/kXHy__elnTU/big-bang-en-sous-sol.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/04/big-bang-en-sous-sol.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-3093583380156666883</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2010 09:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-19T10:32:36.059+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Towards the Origins of Universe and Matter</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Theoretical and epistemological approaches&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;National Network of Complex Systems&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;CREA-École Polytechnique&lt;/em&gt;,&lt;br /&gt;and&lt;br /&gt;&lt;em&gt;CNRS Interdisciplinary Program Particles and the Universe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Organisation : M. Bitbol, P. Bourgine, S. Katsavenas)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;22-24 Mars 2010&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.crea.polytechnique.fr/LeCREA/colloques.htm#origins"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.crea.polytechnique.fr/LeCREA/colloques.htm#origins&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auditorium du CNRS - 3, rue Michel Ange - 75016 Paris &lt;/div&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;Our understanding of the large scale structure of the cosmos has achieved a spectacular progress during the last 10 years; cosmology has left the realm of philosophical speculation to become high precision science. Furthermore, since the Universe evolved from a state of extremely high energy and density one can use the knowledge obtained in the study of the elementary particles to approach the origin of the Universe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;According to this view, as one probes smaller and smaller distance scales, or equivalently higher energies, one discovers particles and interactions of higher symmetry. A different set of particles and interactions reveals itself at each scale, up to the highest energies where the unification of gravity and subatomic physics promises to derive particles, forces and even space-time properties from a minimal set of fundamental entities, as it is the case, for example, in the recently developed super-string theories .&lt;br /&gt;Conversely, as the Universe “cools down” from its original high temperature state a series of successive phase transitions break the initial symmetries to form our present-day asymmetric but sufficiently eventful cosmic structures. An intensive experimental program tries to trace these transitions and the particle content that they correspond, using a series of different instruments from accelerators to gravitational wave antennas. Furthermore, since the vacuum contains virtually the higher energy physics, one can study the latter through “radiative” precision corrections to low-energy observables.&lt;br /&gt;Concurrently, another philosophical point of view has gained strength recently, wondering whether one should make a distinction between the origin of things and the origin of their organisation. This standpoint criticises what it sees as the will to designate a fundamental entity as ultimate source of all things. It points to the fact that the question of the origin of laws and the organisation of matter in large scales has achieved also considerable progress through the refinement of the concepts of emergence and complexity. The idea of “protection” of the order of the emergent level from the details of the process of the level below, coming from condensed matter physics, permitted the understanding of several laws hitherto unexplained.&lt;br /&gt;In this view, there is a symmetry between emergent levels : one should not distinguish between a “substratum” scale equipped with “fundamental properties” and a higher scale whose laws can be reduced to a variety of dynamical relationships between the “fundamental” entities of the scale below. The “emergentist” school puts thus in question the distinction between levels and would like to generalize the relational or organisational model to all scales, including the scale of “elementary” processes. The idea of an ultimate foundation of things is also put in question. If there is no difference between fundamental and emergent levels, the first should not receive any theoretical priority.&lt;br /&gt;To these arguments, those accused of being “fundamentalists” answer that far from giving priority to the “fundamental” level they simply believe that different processes should be examined at their pertinent scale and that new mathematical laws can be explored at each scale.&lt;br /&gt;This workshop has the ambition to trigger a high level discussion of the above views; they do correspond after all to the two meanings of “Arche”, the Greek word for origin, both foundation and organisation principle.&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;PROGRAM&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;22 March 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;13h30 George Smoot Cosmology ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;14h30 Joe Silk Formation of cosmological structures ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;15h30 COFFEE ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;16h00 Erik Verlinde Origins of gravity (tbc) ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;17h00 Tian Yu Cao Philosophical reflections on emergence in cosmology ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;18h00 Matteo Smerlak Uncertain cosmogony.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;23 March 2010&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;09h30 Pierre Binetruy Multiverses ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;10h30 Jean Iliopoulos Symmetries ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;11h30 COFFEE ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;12h00 Gerard t'Hooft What is an elementary particle ? (tbc) ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;14h00 Hitoshi Murayama Elementarity and phase transition (tbc) ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;15h00 Elena Castellani Fundamentality, emergence and scales ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;16h00 COFFEE ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;17h00 Yves Couder Path memory and wave-particle duality ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;18h00 Michel Bitbol On the concept of origin.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;strong&gt;24 March 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;09h30 Paul Humphreys Synchronic and diachronic fundamentalism ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;10h30 Christophe Malaterre Chemical evolution and the emergence of biological entities ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;11h30 Mike Turner Origins in particle physics and cosmology (tbc).&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-3093583380156666883?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/KWkM338HPnw" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/KWkM338HPnw/towards-origins-of-universe-and-matter.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/03/towards-origins-of-universe-and-matter.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-423616745853106668</guid><pubDate>Sun, 21 Feb 2010 08:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-21T09:22:53.956+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Éthique</category><title>Le stress et l'avenir d'une illusion</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;par Didier Toussaint&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Le 1er février, la lutte contre le stress en France aura sa date anniversaire. Le ministère du travail enjoint toute entreprise de plus de 1 000 salariés d'entamer des négociations avec les partenaires sociaux sur le sujet avant cette échéance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut que se réjouir de la prise de conscience à l'endroit de ce fléau bien réel. Mais entre le constat et le diagnostic, il y a un gouffre. A une époque où l'efficience est devenue une religion, on a pris l'habitude de confondre le moyen d'action avec la fin. Or, il faut bien le dire, devant l'inflation de dispositifs censés détecter les risques psycho-sociaux sous forme d'observatoires ou d'indices en tous genres, le diagnostic sur le stress semble quelque peu bâclé. Trois mythes, en particulier, doivent être dissipés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier d'entre eux est celui du management. On ne cesse d'associer stress et harcèlement, et de voir une cause dans un soi-disant style de management. L'apparence des faits légitime cette analyse, leur réalité l'infirme. Le stress est un symptôme mondial. Les causes en sont connues ; pression exercée sur les salariés au nom de la rentabilité, mondialisation, chômage, sans oublier les sollicitations permanentes d'un temps réel rythmé par les technologies de l'information et de la communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui cesse d'être mondial parce que propre à la France, c'est le thème de la souffrance au travail, popularisé par Christophe Dejours il y a déjà dix ans. La conversion du stress en souffrance est un symptôme national dont la mise en scène s'organise autour d'un pouvoir soupçonné de harcèlement volontaire et d'une victime que cette souffrance pousserait au suicide. Il y a chez nous ce réflexe largement partagé consistant à mettre en accusation des personnes, là où dans des pays comme ceux de l'Europe du Nord, on a conscience que dans un monde qui change très vite, ce sont les structures qui doivent s'adapter en premier. Dans un pays où l'on est convaincu que l'enfer c'est les autres, l'action collective est plus volontiers envisagée sous l'angle d'un huis clos infernal entre personnes que sous son aspect institutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième mythe sur le stress est la question de son coût. On ne cesse d'avancer que l'absentéisme et le manque d'efficacité sont un coût économique, comme si la lutte contre le mal n'allait pas de soi et devait être justifiée. Or, en matière de coût il est préférable de raisonner sur des soldes que sur des postes isolés. L'économie du stress est malheureusement globalement positive, son coût apparent étant largement compensé et dépassé par ses bénéfices. Il suffit pour s'en rendre compte de voir comment un titre s'apprécie en Bourse sur simple annonce d'un plan de licenciement. Tout indique aujourd'hui, dans la vie des affaires, que ce qui pour les personnes est facteur de stress sera pour certaines institutions financières une source de bénéfice dans des proportions qui demeurent largement favorables aux secondes. Il faut voir les choses en face ; ce qui est un coût pour elles, c'est la ressource humaine en tant que telle, et non sa souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier mythe enfin, celui d'une corrélation entre l'épanouissement des salariés et la rentabilité de l'entreprise. On entend souvent dire qu'une entreprise n'est performante que si ses salariés sont heureux. L'expérience indique systématiquement le contraire. Les exemples ne manquent pas. Renault, à l'ambiance chroniquement tendue depuis l'origine, est le seul des deux survivants français d'un secteur automobile qui comptait plus de cent acteurs au début du XXe siècle. Qui veut croire aujourd'hui qu'Apple, Wall-Mart ou Toyota sont des havres de bonheur ? On ne conteste pas en revanche leur place de leaders.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est important de ne pas se tromper de cible. On cherche à mesurer ce qui, au fond, relève de phénomènes à la fois culturels et inconscients. Ce n'est pas seulement en quantifiant les suicides et les risques qui les induisent qu'on parviendra à contenir le mal, même si la démarche est fort utile. Chiffrer, c'est constater, c'est s'en remettre une fois de plus à ce que Robert Musil qualifiait d'arrogant langage des mathématiques. Démonter les mécanismes institués produisant de la souffrance appelle un autre type de langage, celui qui privilégie le sens des faits par rapport à leur mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, ce n'est pas tant le stress qui génère de la souffrance que la misère institutionnelle de nos entreprises qui livrent les individus en pâture à des remèdes dont l'apparence technique, sous forme de sondages, questionnaires et formation au management, suffit à les rendre légitimes. Ce sont là des applications maladroites de pratiques anglo-saxonnes qui n'ont de sens que dans leur contexte culturel d'origine. Le choix des moyens présuppose une certaine conscience des fins.&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Didier Toussaint&lt;/strong&gt; est consultant DIT et co-auteur de &lt;em&gt;Vers un autre monde économique&lt;/em&gt; (ouvrage collectif), éd. Descartes &amp;amp; Cie, Paris, 2009. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du journal &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;du &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/28/le-stress-et-l-avenir-d-une-illusion-par-didier-toussaint_1298258_3232.html#ens_id=1266317"&gt;&lt;em&gt;28.01.10&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-423616745853106668?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/LFJGOf1LLo0" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/LFJGOf1LLo0/le-stress-et-lavenir-dune-illusion.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/02/le-stress-et-lavenir-dune-illusion.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-1664817305669165936</guid><pubDate>Tue, 16 Feb 2010 07:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-16T09:18:35.352+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>A partir de l’incomplétude : indécidabilité logique et aléatoire physique</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Six cours brefs, ouvert à tous&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CNRS et DI, ENS, 45 rue d’Ulm, Paris&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mardi et jeudi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;9 et 11, 16 et 18, 23 et 25 mars 2010, &lt;strong&gt;17h – 19h&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.di.ens.fr/users/longo/Enseignement/CoursLongoPaul.htm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.di.ens.fr/users/longo/Enseignement/CoursLongoPaul.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Présentation&lt;/strong&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Poincaré présente son grand théorème de 1890 sur l’imprédictibilité de certaines dynamiques physiques comme “résultat négatif” ; il constitue en fait un passage important pour la compréhension de l’aléatoire classique. Un autre grand “non”, l’incomplétude de tout formalisme suffisamment expressif, est au coeur de l’article de Gödel de 1931 ; la notion d’incomplétude sera utilisé aussi dans un célèbre article d’Einstein, Podolsky et Rosen de 1935 (EPR), au sujet de la Mécanique Quantique. L’aléatoire mathématique (asymptotyque) nous permettra de corréler ces cadres très différents et de poser le problème de l’aléatoire en biologie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce mini-cours, ouvert à tous, on se propose de présenter une réflexion philosophique et certains aspects mathématiques de ces incidences de l’incomplétude logique et de l’imprédictibilité physique, comme forme de l’aléatoire, ainsi que quelques résonances contemporaines. Quand au caractère du cours, au-delà de la première séance, totalement informelle, les autres leçons essayeront d’introduire les notations mathématiques utilisées et également d’expliciter les cadres conceptuels et l’impact philosophique des résultats techniques présentés (voir Introduction : &lt;a href="http://www.di.ens.fr/users/longo/Papers/Incompletude.pdf"&gt;L'incomplétude&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Programme&lt;/strong&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Mathématiques, physique et philosophie, une introduction :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savoir positif et savoir critique ou l’importance des résultats négatifs : du Théorème des Trois Corps de Poincaré à l’incomplétude de Gödel. L’aléatoire et la physique quantique : la question de la mesure. L’alphabet et la détermination : le mythe de la complétude des analyses moléculaires en biologie.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Gödel - Déduction formelle et indécidabilité :&lt;/li&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;codage et représentation : premier théorème d’incomplétude ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;codage et cohérence : deuxième théorème d’incomplétude ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;le sens et la preuve ; des “philosophies” contre Hilbert : Poincaré, Weyl et Wittgenstein.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Poincaré - l’aléatoire comme imprédictibilité dynamique :&lt;/li&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;L’aléatoire classique entre détermination et mesure. L’aléatoire à la Birkhoff ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;L’aléatoire algorithmique, comme forme de l’indécidabilité gödelienne: Poincaré &lt;em&gt;vs.&lt;/em&gt; Gödel à la limite asymptotyque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;L’incomplétude en logique, aujourd’hui : l’incomplétude mathématique des formalismes :&lt;/li&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;La forme finie de Friedman du théorème de Kruskal ; le sens et l’ordre, la cognition &lt;em&gt;vs.&lt;/em&gt; les ordinaux ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Les théorèmes de normalisation en Théorie des Types et la cohérence de l’analyse.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Einstein - Mécanique quantique et incomplétude :&lt;/li&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;la structure logique et la structure de l’espace dans l’analyse de EPR ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;La MQ, est-elle complète ? Le rôle de l’aléatoire et de la mesure, au delà de EPR ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Synthèse : les différentes formes physiques et algorithmiques de l’aléatoire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Entre physique et biologie :&lt;/li&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;L’état vivant de la matière : l’apport méthodologique de la physique quantique et les dualités théoriques entre physique et biologie. La question de l’aléatoire en biologie ;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Quelques extensions théoriques : la criticité étendue et l’anti-entropie. La marche aléatoire de la “complexification” des organismes au cours de l’évolution des espèces.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;(Cette séance pourra être suivi par deux autres, si suffisamment d’élèves et d’étudiants sont intéressés à ces thèmes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Salles&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mardi et jeudi 9 et 11, 16 et 18, 23 et 25 mars 2010, 17h – 19h&lt;br /&gt;(les &lt;strong&gt;mardis &lt;/strong&gt;9, 16, 23 : Salle H. Cartan, étage -2, Maths-Info ; les &lt;strong&gt;jeudis &lt;/strong&gt;11, 18 et 25 : Salle W, étage 4, escalier B, Maths-Info)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Compléments&lt;/strong&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.di.ens.fr/~longo/Enseignement/Notes-Cours/NotesLongoPaul09.html"&gt;Notes de Cours&lt;/a&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.di.ens.fr/users/longo/Enseignement/sujets-theses.htm"&gt;Sujets de thèse ou mémoires&lt;/a&gt;. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-1664817305669165936?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/ejJzkEp2Hp4" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/ejJzkEp2Hp4/partir-de-lincompletude-indecidabilite.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><enclosure url="http://www.di.ens.fr/users/longo/Papers/Incompletude.pdf" length="389366" type="application/pdf" /><media:content url="http://www.di.ens.fr/users/longo/Papers/Incompletude.pdf" fileSize="389366" type="application/pdf" /><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Six cours brefs, ouvert à tous CNRS et DI, ENS, 45 rue d’Ulm, Paris Mardi et jeudi9 et 11, 16 et 18, 23 et 25 mars 2010, 17h – 19h http://www.di.ens.fr/users/longo/Enseignement/CoursLongoPaul.htm Présentation : Poincaré présente son grand théorème de 1890</itunes:subtitle><itunes:author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</itunes:author><itunes:summary>Six cours brefs, ouvert à tous CNRS et DI, ENS, 45 rue d’Ulm, Paris Mardi et jeudi9 et 11, 16 et 18, 23 et 25 mars 2010, 17h – 19h http://www.di.ens.fr/users/longo/Enseignement/CoursLongoPaul.htm Présentation : Poincaré présente son grand théorème de 1890 sur l’imprédictibilité de certaines dynamiques physiques comme “résultat négatif” ; il constitue en fait un passage important pour la compréhension de l’aléatoire classique. Un autre grand “non”, l’incomplétude de tout formalisme suffisamment expressif, est au coeur de l’article de Gödel de 1931 ; la notion d’incomplétude sera utilisé aussi dans un célèbre article d’Einstein, Podolsky et Rosen de 1935 (EPR), au sujet de la Mécanique Quantique. L’aléatoire mathématique (asymptotyque) nous permettra de corréler ces cadres très différents et de poser le problème de l’aléatoire en biologie. Dans ce mini-cours, ouvert à tous, on se propose de présenter une réflexion philosophique et certains aspects mathématiques de ces incidences de l’incomplétude logique et de l’imprédictibilité physique, comme forme de l’aléatoire, ainsi que quelques résonances contemporaines. Quand au caractère du cours, au-delà de la première séance, totalement informelle, les autres leçons essayeront d’introduire les notations mathématiques utilisées et également d’expliciter les cadres conceptuels et l’impact philosophique des résultats techniques présentés (voir Introduction : L'incomplétude). Programme : Mathématiques, physique et philosophie, une introduction : Savoir positif et savoir critique ou l’importance des résultats négatifs : du Théorème des Trois Corps de Poincaré à l’incomplétude de Gödel. L’aléatoire et la physique quantique : la question de la mesure. L’alphabet et la détermination : le mythe de la complétude des analyses moléculaires en biologie. Gödel - Déduction formelle et indécidabilité : codage et représentation : premier théorème d’incomplétude ; codage et cohérence : deuxième théorème d’incomplétude ; le sens et la preuve ; des “philosophies” contre Hilbert : Poincaré, Weyl et Wittgenstein. Poincaré - l’aléatoire comme imprédictibilité dynamique : L’aléatoire classique entre détermination et mesure. L’aléatoire à la Birkhoff ; L’aléatoire algorithmique, comme forme de l’indécidabilité gödelienne: Poincaré vs. Gödel à la limite asymptotyque. L’incomplétude en logique, aujourd’hui : l’incomplétude mathématique des formalismes : La forme finie de Friedman du théorème de Kruskal ; le sens et l’ordre, la cognition vs. les ordinaux ; Les théorèmes de normalisation en Théorie des Types et la cohérence de l’analyse. Einstein - Mécanique quantique et incomplétude : la structure logique et la structure de l’espace dans l’analyse de EPR ; La MQ, est-elle complète ? Le rôle de l’aléatoire et de la mesure, au delà de EPR ; Synthèse : les différentes formes physiques et algorithmiques de l’aléatoire. Entre physique et biologie : L’état vivant de la matière : l’apport méthodologique de la physique quantique et les dualités théoriques entre physique et biologie. La question de l’aléatoire en biologie ; Quelques extensions théoriques : la criticité étendue et l’anti-entropie. La marche aléatoire de la “complexification” des organismes au cours de l’évolution des espèces. (Cette séance pourra être suivi par deux autres, si suffisamment d’élèves et d’étudiants sont intéressés à ces thèmes) Salles : Mardi et jeudi 9 et 11, 16 et 18, 23 et 25 mars 2010, 17h – 19h (les mardis 9, 16, 23 : Salle H. Cartan, étage -2, Maths-Info ; les jeudis 11, 18 et 25 : Salle W, étage 4, escalier B, Maths-Info) Compléments : Notes de Cours ;Sujets de thèse ou mémoires. </itunes:summary><itunes:keywords>Didactique, Épistémologique</itunes:keywords><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/02/partir-de-lincompletude-indecidabilite.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-602239525790183908</guid><pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-07T09:12:30.074+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Didactique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>A la Confluence de Deux Cultures - Lupasco Aujourd'Hui</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Colloque International&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 24 mars 2010, 9h-18h&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Paris, UNESCO, Salle 9&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Colloque international co-organisé par la Délégation Permanente de la Roumanie auprès de l'UNESCO et le CIRET, avce le soutien de l'Institut Culturel Roumain et de l'association "Les Roumains de France", à l'occasion du Jour de la Francophonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Conférenciers invités :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Horia-Roman Patapievici (Roumanie)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Oana Soare (Roumanie)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Pompiliu Craciunescu (Roumanie)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Ioan Chirila (Roumanie)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Edgar Morin (France), Lupasco et les pensées qui affrontent les contradictions&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Michel Cazenave (France)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Thierry Magnin (France)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Jean-Louis Revardel (France)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Michel De Caso (France), La mise à jour des Lumières - &lt;em&gt;Tiers Inclus&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Niveaux de Réalité&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Rectoversion&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Basarab Nicolescu (France et Roumanie), Interférences : Stéphane Lupasco, André Breton, Salvador Dali, Georges Mathieu, Eugène Ionesco&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Jean-François Malherbe (Canada et Suisse))&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Paul Ghils (Belgique)&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="left"&gt;Joseph Brenner (Suisse) – sous réserve, Stéphane Lupasco et la rejonction métalogique&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="left"&gt;Les communications au colloque de l'UNESCO vont analyser l'impact de la philosophie du &lt;a href="http://basarab.nicolescu.perso.sfr.fr/ciret/bulletin/b13/b13c11.htm"&gt;&lt;em&gt;tiers inclus&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;de Stéphane Lupasco (1900-1988) dans le monde de la peinture, de la littérature, de l'éthique, de la logique, de la théorie du langage, de la théologie, de la psychanalyse, de l'épistémologie et de la transdisciplinarité.&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;Le nombre de places est limité à 80, inscription conseillée auprès de &lt;a href="http://basarab.nicolescu.perso.sfr.fr/"&gt;Basarab Nicolescu&lt;/a&gt; par mail &lt;strong&gt;à la condition d'être sûr de sa présence&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-602239525790183908?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/E8LierVYDmU" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/E8LierVYDmU/la-confluence-de-deux-cultures-lupasco.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/02/la-confluence-de-deux-cultures-lupasco.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-790656021757196338.post-8488153230720353356</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2010 12:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-05T13:20:14.142+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Ontologique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Épistémologique</category><title>Whitehead : métaphysique du potentiel</title><description>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Whitehead et les pères fondateurs de la mécanique quantique&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Par Sébastien Poinat&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Introduction&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le contraste est frappant entre les textes de Whitehead traitant de la théorie de la relativité et ceux consacrés à la mécanique quantique : autant les premiers sont longs et nombreux, autant les seconds sont rares et, en général, assez brefs. Dans &lt;em&gt;Procès et Réalité&lt;/em&gt;, le texte majeur de Whitehead, on ne trouve que quelques allusions aux phénomènes quantiques ; il en va de même des autres ouvrages de Whitehead où les remarques sur la mécanique quantique sont finalement assez marginales. La seule exception concerne &lt;em&gt;La Science et le monde moderne&lt;/em&gt;, où un chapitre d’une dizaine de pages est consacré à la mécanique quantique. En revanche, Whitehead mène, à plusieurs reprises, des discussions très serrées de la théorie de la relativité, notamment dans Le &lt;em&gt;Concept de nature&lt;/em&gt; et dans &lt;em&gt;La Science et le monde moderne&lt;/em&gt;. De même, Whitehead évoque très souvent le nom d’Einstein, à propos de ses travaux sur la relativité, alors que ceux de Bohr, de Heisenberg, ou de Schrödinger n’apparaissent pas dans les ouvrages qu’on vient de citer. Cette absence de mention explicite est d’autant plus remarquable que Whitehead écrit ses principaux ouvrages de philosophie au moment même où la mécanique quantique est en train de naître, c’est-à-dire dans les années 1920–1930.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, en suivant les éléments de réflexion donnés par Whitehead à propos de la mécanique quantique, il est possible de tisser des liens avec la nouvelle physique et les scientifiques qui l’ont bâtie. Ces derniers ont en effet été amenés à réfléchir sur des questions que l’on retrouve dans la philosophie de Whitehead : quels sont les composants ultimes de la nature ? Quel est le rapport entre les ondes et les corpuscules ? Qu’est-ce que la réalité ? La mécanique quantique est en effet une théorie physique mais la signification profonde des formules qu’elle contient est si délicate à saisir qu’elle nous oblige à repenser ces grandes questions de métaphy&amp;shy;sique et d’épistémologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que nous nous proposons de faire ici, c’est justement d’expliciter ces liens, de construire les éléments d’un débat qui n’eut malheureusement pas lieu directement. Pour cela, nous suivrons progressivement les éléments de réflexion donnés par Whitehead sur la mécanique quantique ; nous pourrons ainsi les confronter aux analyses des pères fondateurs de la mécanique quantique, et voir comment Whitehead se situe dans les débats qui les occupèrent au début du xxe siècle. Insistons sur ce point : il ne s’agira pas ici de faire de nouveaux rapprochements entre la philosophie de Whitehead et la mécanique quantique en général, mais de situer Whitehead par rapport aux physiciens de son époque qui fondèrent la théorie quantique. &lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;[...]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte intégral&lt;/strong&gt; disponible sur le site de &lt;a href="http://noesis.revues.org/"&gt;&lt;em&gt;Noesis&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, à : &lt;a href="http://noesis.revues.org/index1628.html"&gt;http://noesis.revues.org/index1628.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/790656021757196338-8488153230720353356?l=opportunisme-cognitif.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/LopportunismeCognitif/~4/JRmfHMHVWqo" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feedproxy.google.com/~r/LopportunismeCognitif/~3/JRmfHMHVWqo/whitehead-metaphysique-du-potentiel.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier Penelaud)</author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/02/whitehead-metaphysique-du-potentiel.html</feedburner:origLink></item><language>en-us</language><media:rating>nonadult</media:rating></channel></rss>

