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	<title>Mais où est-ce qu'on est ?</title>
	
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	<description>wihtin the social web</description>
	<lastBuildDate>Sat, 23 Jul 2011 20:36:44 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Twitter, Laurent Joffrin et le capital social/culturel</title>
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		<comments>http://maisouestcequonest.net/2011/07/23/twitter-laurent-joffrin-et-le-capital-socialculturel/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 08:54:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse]]></category>
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		<category><![CDATA[capital culturel]]></category>
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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2011/07/23/twitter-laurent-joffrin-et-le-capital-socialculturel/screenshots-joffrin/' title='Ouverture du compte Twitter de Laurent Joffrin'><img width="150" height="86" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin-150x86.png" class="attachment-thumbnail" alt="Ouverture du compte Twitter de Laurent Joffrin" title="Ouverture du compte Twitter de Laurent Joffrin" /></a>
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">Il  y a peu, twitter a vu débarquer en son sein un nouveau venu, un de  plus, issu du sérail politico-médiatique ! Chose convenue au vu de la  croissance du service de réseau social qui a récemment atteint <a href="http://www.journaldugeek.com/2011/07/12/twitter-france/">les 3,3 millions d’abonnés</a> en France : les “élites” puisqu’il faut les appeler ainsi, s’intéressent également à ce réseau social plutôt original qui fait frémir d’excitation les  journalistes et les passionnés de l’information. Ce nouveau venu, c’est <a href="http://fr.twitter.com/#%21/Laurent_Joffrin">Laurent Joffrin</a> &#8211; anciennement directeur de la rédaction de Libération et revenu au   Nouvel Observateur récemment. Bref, donc, un homme de médias influent et   dont les qualités ne sont pas contestées ici : ce n’est pas le but de  ce  billet. Il n’en est d’ailleurs pas l’objet, mais plutôt le prétexte à   une réflexion sur la nature du capital culturel propre à twitter et à  la question de la transitivité du capital  social. Donc  non, on ne  parlera pas de politique ici.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">In Social Media, you have &laquo;&nbsp;social&nbsp;&raquo;</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 7 mars, Laurent Joffrin ouvre un compte twitter :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-955" title="Ouverture du compte Twitter de Laurent Joffrin" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin.png" alt="" width="536" height="86" /></a>On remarque d&#8217;emblée l&#8217;objectif de son propriétaire : poursuivre d&#8217;une certaine façon un &laquo;&nbsp;éditorial&nbsp;&raquo;, format par excellence du journalisme d&#8217;opinion. Or ce journalisme là, comme tout journalisme par ailleurs, n&#8217;appelle pas au commentaire, à la réaction, à l&#8217;interaction. Si les médias web ont ouverts des commentaires sous leurs articles, c&#8217;est bien plus dans un souci d&#8217;adopter à la marge la culture web, que de la défendre et la promouvoir. La plupart des rédactions aujourd&#8217;hui ne répondent pas à ces commentaires et font modérer ces derniers par des sociétés  spécialisées (et quand je parle de &laquo;&nbsp;modération&nbsp;&raquo;, je parle de suppression des commentaires jugés hors propos ou insultants &#8211; en aucun cas de &laquo;&nbsp;community management&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire d&#8217;interaction constructive entre le journaliste et sa communauté de lecteurs &#8211; faisons clairement la nuance) &#8211; certains médias (Marianne par exemple) décidant même récemment de les fermer ! Tel un journaliste de l&#8217;ancienne garde donc, Laurent Joffrin s&#8217;essaie à Twitter avec la même culture journalistique qu&#8217;il pratique au Nouvel Observateur ou qu&#8217;il a pratiqué à Libération.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 5 mai, le journaliste s&#8217;essaie à une première interaction avec un des ses abonnés et commence à appréhender le mode de fonctionnement du réseau de micro-blogging même s&#8217;il y conserve une certaine distance rédactionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-956" title="Twitter Laurent Joffrin - premier @" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin2.png" alt="" width="529" height="82" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;">La culture Twitter</h2>
<p style="text-align: justify;">Puis, le 18 juillet, une remarque anodine vient gripper ce processus d&#8217;acculturation et déclenche un certain malaise parmi les usagers du réseau Twitter :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-958" title="Twitter Laurent Joffrin - tutoiement" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin3.png" alt="" width="532" height="69" /></a>Ce rappel à l&#8217;ordre (&laquo;&nbsp;qui vous autorise&nbsp;&raquo;) d&#8217;une norme sociale, si elle peut paraître au premier abord légitime, dérange sur twitter. Et ce pour deux raisons. Tout d&#8217;abord, parce que la &laquo;&nbsp;culture twitter&nbsp;&raquo; ne connaît pas le vouvoiement. Sur twitter, tout le monde se dit tu. Ce n&#8217;est pas une marque d&#8217;irrespect, mais bel et bien une norme sociale qui s&#8217;est imposée et qu&#8217;il faut prendre comme telle. Et après tout, l&#8217;anglais utilise  le &laquo;&nbsp;you&nbsp;&raquo; aussi bien pour le &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; que le &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo;. Laurent Joffrin témoigne donc ici de son manque de culture web et de sa méconnaissance des usages sociaux qui font la socialité notamment ici de twitter.  Si les membre du réseau de micro-blogging sont bel et bien tous différents les uns des autres, ils partagent une même culture qui les lie : des codes (le hashtag, le RT, le @ et donc le tutoiement&#8230;.), des rites (le follow friday, le #jeudiconfession&#8230;) et un langage en 140 caractères qui se veut volontiers badin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, ce qui choque le plus dans le tweet de Laurent Joffrin, c&#8217;est le ton condescendant. En prenant cette hauteur face à @peultier, Laurent Joffrin tente de mettre dans la balance le poids social de son statut d&#8217;élite pour faire la différence et révéler qu&#8217;en somme, le journaliste se place &laquo;&nbsp;au dessus de&nbsp;&raquo;. Le problème est que ce message adressé donc à @peultier est ressenti comme un défi à tout le réseau et dit à Twitter et ses membres en somme : &laquo;&nbsp;moi Laurent Jofrin, je suis une élite, on n&#8217;est pas du même niveau&nbsp;&raquo;. Sauf que Twitter a cette particularité plutôt égalisante qui font la grande attractivité des médias sociaux : chacun a les mêmes outils, les même moyens de parler sur la place publique, on y est donc un peu tous &laquo;&nbsp;égaux&nbsp;&raquo;, au moins dans la parole. Laurent Joffrin, homme de médias à l&#8217;ancienne, comprend difficilement cela :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin4.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-959" title="Twitter Laurent Joffrin 4" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/screenshots-Joffrin4.png" alt="" width="530" height="85" /></a>Mais le plus important est ici que le &laquo;&nbsp;capital social&nbsp;&raquo; qui fait de l&#8217;homme une élite est ici complètement inopérant. Si de nombreuses critiques sont venues des membres du réseau, trop peu sont venus défendre Laurent Joffrin. Il n&#8217;a pu bénéficier que d&#8217;un soutien social limité sur le réseau : il ne peut activer ses liens sociaux et se retrouve donc seul face à des internautes dont le capital social sur Twitter est plus important que le sien. Par méconnaissance des règles du réseau et à travers la croyance de la transitivité de son capital social dans la &laquo;&nbsp;société twitter&nbsp;&raquo;, Laurent Joffrin s&#8217;est posé en &laquo;&nbsp;outsider&nbsp;&raquo; :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/laurent-joffrin-tweets.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-968" title="Tweets sur Laurent Joffrin" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/07/laurent-joffrin-tweets.png" alt="" width="614" height="498" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Conclusion</h2>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;aimerais donc avancer quelques hypothèses :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>La &laquo;&nbsp;société twitter&nbsp;&raquo; utilise un capital culturel dont la nature est propre au réseau.</li>
<li>Si le capital social sur twitter se construit sur la base d&#8217;un capital culturel propre, alors on peut avancer l&#8217;idée que la société twitter génère une élite sociale qui n&#8217;est pas l&#8217;élite que l&#8217;on peut rencontrer IRL : c&#8217;est une élite sociale propre au réseau de micro-blogging.</li>
<li>Enfin, par conséquent, on peut avancer l&#8217;idée que twitter ne permet pas une pleine transitivité du capital social : le capital social de la société IRL n&#8217;est pas transposable, ou alors à la marge, sur le réseau de micro-blogging.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, ce ne sont que des hypothèses, et qui s&#8217;appuient sur un cas particulier. Et les contre-exemples existent tout aussi bien ne serait-ce que si on regarde le nombre de blogueurs qui ont réussi le transfert de leur capital social sur twitter. La transitivité du capital social IRL/twitter est certainement plus compliquée qu&#8217;elle n&#8217;en a l&#8217;air et ne repose certainement pas uniquement sur l&#8217;acquisition d&#8217;un capital culturel propre. Et si l&#8217;on est bien d&#8217;accord que la socialité online augmente et complète la socialité offline, reste à mieux comprendre comment et à s&#8217;intéresser aux canaux de transmission entre les deux.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Nous sommes tous des avatars</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 10:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
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<a href='http://maisouestcequonest.net/2011/06/05/nous-sommes-tous-des-avatars/attachment/19631731/' title='Tron Legacy - Avatars dans un monde virtuel'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/19631731-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Tron Legacy - Avatars dans un monde virtuel" title="Tron Legacy - Avatars dans un monde virtuel" /></a>
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">La technologie environnante nous aurait-elle tous transformé en <strong>cyborgs</strong>, ces trans-humains mi-homme mi-machine ? C’est l’avis récemment du blogueur <a href="http://www.cyroul.com/anticipation/nous-sommes-tous-des-cyborgs/">Cyroul </a>et de l’essayiste et rédacteur en chef du magazine <a href="http://culturemobile.net/">culturemobile.net</a> <a href="http://multitudes.samizdat.net/_Kyrou-Ariel_">Ariel Kyrou</a>. Notre quête de domination du monde par la technologie aurait fini par s’appliquer à l’être humain et les technologies de communication qui nous submergent en seraient la preuve&#8230; <strong>Et si au contraire cette quête de domination technologique de notre environnement avait échoué ? Et si &#8211; conscient de cet échec &#8211; l’Homme était en train de se construire un nouveau “Home” &#8211; un environnement conçu pour nos besoins et dans lesquels nous ne serions pas des cyborgs, ni moins des hommes &#8211; mais des avatars</strong> : des corps virtuels dans des univers virtuels&#8230;</p>
<h2><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/19631731.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-931" title="Tron Legacy - Avatars dans un monde virtuel" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/19631731-1024x574.jpg" alt="Tron Legacy - Avatars dans un monde virtuel" width="568" height="319" /></a><br />
Tous des cyborgs ?</h2>
<p><a href="http://www.cyroul.com/anticipation/nous-sommes-tous-des-cyborgs/">Cyroul </a>et Ariel Kyrou sur <a href="http://owni.fr/2011/06/03/nous-sommes-tous-des-cyborgs-12/">Owni </a>ont tous deux récemment publié deux articles au titre similaire :  “<strong>Nous sommes tous des cyborgs</strong>”. Mais qu’est-ce qu’un <strong>cyborg </strong>? Rapidement, on peut dire qu’il s’agit de la fusion de l’Homme et de la machine. D’abord, une fusion d’ordre biologique qui vient ajouter aux organes de chair et de sang des organes non-organiques. Mais le cyborg est aussi par extension, l’alliance de l’Homme et de la machine dans une démarche de conquête de l’environnement à travers tous les outils qui permettent à l&#8217;humanité d&#8217;interagir avec cet environnement. Un rapide coup d’oeil sur les éléments de technologie qui nous entourent nous fait alors comprendre l’ampleur de notre transformation cyborg :  téléphone portable, ordinateur, vêtements, voiture, chaussures&#8230; toutes ces “technologies” ont pour objectif de nous assurer une meilleure emprise sur le monde sur de nombreux plans : agriculture, fabrication, soins médicaux, communication&#8230; Cyroul et Ariel Kirou font alors peu ou prou le même constat : le foisonnement de ces technologies sonnerait l’avènement de l’Homme cyborg.</p>
<h2>Une histoire de corps avant tout</h2>
<div style="text-align: justify;">Bien que séduisante, le principal défaut de ces articles réside dans leur argumentation qui ne s’appuie en somme que sur les technologies de télécommunication. Or la notion de cyborg &#8211; avant d’être une question de technologie &#8211; reste bel et bien une question du corps ! Il nous faut ainsi resituer la pensée cyborg : née au milieu des années 60 comme nous le rappelle Ariel Kirou avec le mouvement cybernéticien, le <strong>cyborg </strong>est l’expression d’un double mouvement : le prolongement de l’expression d’une volonté de domination de l’Homme sur la nature (Robocop, Terminator&#8230;), mais aussi le dépassement de la nature humaine à travers la vision que nous en donne Donna Haraway au début des années 80. Ainsi le mouvement <strong>cyborg </strong>s’inscrit dans la continuité d’une vision de la science toute puissante qui après avoir assuré sa domination sur la nature, chercherait à conquérir la machinerie biologique imparfaite de l’Homme pour l’améliorer, la faire échapper aux vicissitudes de la vie et finalement sortir l’Homme de sa condition humaine.</div>
<h2>Cybernétique et virtualité</h2>
<div style="text-align: justify;">On peut voir alors la théorie cyborg comme une réponse dominatrice aux changement de notre environnement. La techno-structure que l’homme a cherché à appliquer sur son environnement naturel s&#8217;est révélée dévastatrice dans ces effets : pollutions, déstructurations sociales, nouvelles maladies (cancers&#8230;), et finalement destruction de l’environnement initial&#8230; Non seulement le rêve technologique détruit l’environnement existant au lieu de l’améliorer, mais l’écosystème qu’il crée n’est même pas adapté à l’homme ; pire, l’environnement généré se révèle mortifère pour l’espèce humaine. Face à cet échec, l&#8217;utopie cyborg est apparue un temps comme une réponse possible : puisque l’environnement changeait, il fallait également changer l&#8217;Homme. Or la réponse cyborg pose un double problème : elle ne résout pas la question d&#8217;origine de l&#8217;environnement, elle cherche à s&#8217;y adapter. Mais également, elle se pose comme la continuité des conquêtes de la science sur la nature. Ainsi, à côté du mouvement cybernéticien, une autre solution a commencé à se faire jour avec la montée en puissance de l&#8217;informatique. Puisque l&#8217;humanité ne pouvait pas dominer son environnement sans en subir les conséquences néfastes, il fallait tout simplement en créer un de toutes pièces : créer un environnement dont les caractéristiques viendrait répondre en tous points aux besoins de l’Homme. C’est cette utopie qui est en train de se réaliser aujourd’hui à travers le web et ses univers virtuels. Las d’appliquer sa technologie à son environnement, l’homme s’est forgé son propre environnement. Las de changer le monde, il s’est donné les moyens de s’en créer un : un univers virtuel modifiable à loisir selon ses désirs &#8211; sans contraintes physiques, ni aucune limites autres que celles de son imagination.</div>
<h2>Tous des avatars</h2>
<div style="text-align: justify;">Or dans cet univers de bits idéalisé, le cyborg -<em> être humain amélioré pour faire face à son environnement physique</em> &#8211; n’a plus raison d’être. Et cela pour deux raison : d’abord, on l’a dit, il s’agit d’un environnement virtuel qui se place donc sur un autre plan et que notre environnement matériel ne peut atteindre. Ensuite, parce que si l’univers virtuel est bel et bien parfait, notre corps virtuel n’a alors lui plus besoin de machines pour l’assister.  Ce corps virtuel que l’on dénomme avatar remplace aujourd’hui le cyborg dans nos imaginaires  <em>(l’industrie du divertissement ne nous parle d’ailleurs plus de cyborgs &#8211; fini les Terminators et les Robocops des 80’s et place à Avatar, Tron Legacy, Matrix&#8230;) </em>mais aussi dans la réalité : en faisant notre shopping en ligne, en gérant notre vie professionnelle sur le web et en vivant notre socialité sur le web 2.0 nous sommes déjà en train de transposer notre vie dans cet éden virtuel. Aujourd’hui, nous sommes tous des avatars !</div>
<h2>De la corporéité aux corporéités</h2>
<div style="text-align: justify;">Evidemment, la première faille de mon argumentation réside dans ce que je fais semblant d’oublier qu’il faut bien s’y connecter &#8211; à cet univers virtuel. C’est d’ailleurs sur ces technologies de connexion que Cyroul, qui reprend la <a href="http://www.ted.com/talks/view/lang/eng//id/1050">démonstration de l&#8217;anthropologue Amber Case à la conférence TED</a> et Ariel Kyrou s’appuient : ces technologies de télécommunication formeraient une extension de notre cerveau et c’est ce en quoi nous serions aujourd’hui tous des cyborgs. Je répondrai à cela en m’appuyant sur le concept <strong>d’instanciation </strong>développé par <strong>E.A.Amato, </strong>chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Paris 8 : en étant connecté à un univers virtuel, notre corporéité se décompose à travers différentes instances  :</div>
<div style="text-align: justify;">
<ol>
<li>en un corps qui ressent, en tant que spectateur derrière l’écran,</li>
<li>un corps qui orchestre, via la manipulation d’interfaces</li>
<li>et enfin un corps qui agit &#8211; celui de l’avatar. Or c’est bien celui-là qui nous importe.</li>
</ol>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<div id="attachment_943" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.omnsh.org/auteur.php3?id_auteur=2"><img class="size-full wp-image-943" title="Instances et corporéités - E.A.Amato 2008 - &quot;Le jeu vidéo comme dispositif d'instanciation&quot;" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/corporéité.png" alt="Instances et corporéités - E.A.Amato 2008 - &quot;Le jeu vidéo comme dispositif d'instanciation&quot;" width="500" height="520" /></a><p class="wp-caption-text">Instances et corporéités - E.A.Amato 2008 - &quot;Le jeu vidéo comme dispositif d&#39;instanciation&quot;</p></div>
</div>
<div style="text-align: justify;">Si le cyborg est bel et bien cet <em>“organisme augmenté de composants exogènes dans le but de s’adapter à un nouvel environnement</em>” (Amber Case), alors c’est bien la corporéité agissante qui nous intéresse &#8211; celle qui va agir sur l’environnement, et non pas celle qui ressent ou qui orchestre. L’Homme connecté interagit avec un environnement virtuel &#8211; certes composés d’autres hommes connectés &#8211; mais qui reste un univers virtuel. Il n’agit pas sur le monde réel. Dans l’Homme connecté, ce n’est donc pas l’Homme physique pianotant frénétiquement sur son smartphone qu’il faut prendre en compte, mais l’homme virtuel : l’avatar, corporéité agissante sur l’environnement virtuel. Point de &laquo;&nbsp;corps&nbsp;&raquo;  cyborg donc &#8211; puisqu&#8217;il n&#8217;y pas d&#8217;action sur le monde réel &#8211; mais bel et bien un un &laquo;&nbsp;corps&nbsp;&raquo; avatar agissant dans le monde virtuel par le biais d&#8217;une corporéité virtuelle.</div>
<h2>Conclusion</h2>
<div style="text-align: justify;">L&#8217;avatarisation de l&#8217;humanité trouverait ses sources dans le renoncement à la maîtrise technologique de notre environnement physique, un renoncement à améliorer le monde (<em>on y est pas arrivé, pire, on l&#8217;a dégradé</em>). La nouvelle stratégie de l’humanité résiderait ainsi dans ces espaces virtuels &#8211; ces environnements créés de toutes pièces par et pour l&#8217;Homme. Dans ces univers virtuels,  notre nouvelle corporéité d&#8217;avatar nous permettrait alors de prolonger la douce utopie humaine d’un contrôle absolu sur les éléments de notre environnement &#8211; sans en subir les mêmes conséquences que nous avons fait peser sur notre monde réel. Non nous ne sommes pas des cyborgs. Nous avons déjà abandonné la partie et transféré notre corporéité agissante dans les mondes virtuels. Nous sommes tous des avatars !</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><em>*La réflexion menée dans cet article, si elle est libre, s’appuie en grande partie sur les lectures des séminaires donnés par Antonio Casilli, sociologue, chercheur au Centre Edgar-Morin et dont vous pourrez trouver les slides sur les deux séances du </em><em><a href="http://www.bodyspacesociety.eu/2010/12/10/archeologies-du-cyborg-hybridation-contamination-individuation/">cyborg ici </a></em><em>et de </em><em><a href="http://www.bodyspacesociety.eu/2011/01/14/avatars-slides/">l’avatar ici</a></em>.</p>
</div>
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		<title>Le geek, le sage et Google</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 08:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href="http://maisouestcequonest.net/2011/06/04/le-geek-le-sage-et-google/" class="excerpt_thumb_link" title=" " ><img src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/plugins/superslider-excerpt/plugin-data/superslider/ssExcerpt/excerpt-thumbs/random-image-1.jpg"   width="150" height="150" class="excerpt_thumb  cat-comics " alt="excerpt thumb" /></a><p>
			
				
			
		



Le geek, le sage et Google
<p> by anthonybesson





</p>]]></description>
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			</a>
		</div>
<table class="toonlet-embed-table">
<tr>
<td>
<h3 class="toonlet-title" style="display:inline;"><a href="http://toonlet.com/archive?i=58454" target="_new">Le geek, le sage et Google</a></h3>
<p><span class="toonlet-byline" style="font-style:italic"> by <a href="http://toonlet.com/creator/anthonybesson" target="_new">anthonybesson</a></span></td>
</tr>
<tr valign="top">
<td colspan="2"><a href="http://toonlet.com/archive?i=58454" target="_new"><img class="toonlet-embed-strip" style="border:0" title="Le geek, le sage et Google" alt="Le geek, le sage et Google" src="http://toonlet.com/render/anthonybesson/panelset/58454-Le_geek__le_sag-sfull.png" height="870" width="580"/></a></td>
</tr>
</table>
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		<item>
		<title>La guerre des boutons : le  “like”, le “follow” et le “+1”</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 07:58:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Google]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2011/06/03/la-guerre-des-boutons-le-%e2%80%9clike%e2%80%9d-le-%e2%80%9cfollow%e2%80%9d-et-le-%e2%80%9c1%e2%80%9d/lebon-la-brute-et-le-truand/' title='Le bon la brute et le truand'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/Lebon-la-brute-et-le-truand-150x150.png" class="attachment-thumbnail" alt="Le bon la brute et le truand" title="Le bon la brute et le truand" /></a>
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			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fmaisouestcequonest.net%2F2011%2F06%2F03%2Fla-guerre-des-boutons-le-%25e2%2580%259clike%25e2%2580%259d-le-%25e2%2580%259cfollow%25e2%2580%259d-et-le-%25e2%2580%259c1%25e2%2580%259d%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fmaisouestcequonest.net%2F2011%2F06%2F03%2Fla-guerre-des-boutons-le-%25e2%2580%259clike%25e2%2580%259d-le-%25e2%2580%259cfollow%25e2%2580%259d-et-le-%25e2%2580%259c1%25e2%2580%259d%2F&amp;source=anthonybesson&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;service_api=maisou%3AR_2482953243bfafba9b8f1df288b08102&amp;space=10&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">En  février 2011, <strong>Facebook </strong>rendait possible l’incorporation du <strong>bouton  “like”</strong> sur n’importe quel site Internet. Le 31 mai et le 1 juin, se sont  respectivement Twitter et Google qui ont annoncé un produit similaire :  le premier propose son traditionnel “<strong>follow</strong>” alors que Google continue  de pousser son récent <strong>bouton +1</strong>. <strong>Ces 3 boutons qui se font la guerre ont une même vocation  symbolique : conquérir les territoires de l&#8217;Internet</strong> . Mais ne peut-on déceler des nuances parmi ces 3 boutons &#8211; autres que  fonctionnelles ? J&#8217;aimerais explorer ici <strong>une mythologie du “like”, du “follow” et du  “+1”&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/Lebon-la-brute-et-le-truand.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-902" title="Le bon la brute et le truand" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/Lebon-la-brute-et-le-truand.png" alt="" width="598" height="118" /></a></p>
<h2>Le “like”</h2>
<p style="text-align: justify;">Pensé par les <a href="http://www.quora.com/Facebook-Inc-company/Whats-the-history-of-the-Awesome-Button-that-eventually-became-the-Like-button-on-Facebook">cerveaux Facebookéens dès 2007</a>,  le “like button” de Facebook est devenu l’égérie d’une génération  d’internautes, un symbole de ralliement, d’appartenance à une même  “bande”. Le “like” se montre, s’affiche, il témoigne tel un tatouage de  gang de l’appartenance au clan :</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>“YES, I do “<strong><em>like</em></strong>” Lady Gaga!”</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le “like”  est l’expression d’une identité, ou plutôt d’une collection d’identités &#8211;  le “like” est partageur.  Le like veut surtout étendre son pouvoir sur  le monde et “liké-iser” tout se qui se compose de 0 et de 1.</p>
<p style="text-align: justify;">Le  “like” est une transaction également : une preuve de fidélité contre  laquelle on attend une preuve d’amour, une attention particulière, des  petits mots gentils laissés sur son wall Facebook, le sentiment d’un  privilège. Les “likers” font partie ainsi d’une caste de favorisés : en  échange de leur temps de cerveau disponible qu’ils  donnent bien volontiers pour abreuver leur passion intarissable, les  likers se voient offrir des faveurs : coupons de réduction, annonces en  avant première, amusements divers et variés&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La  communauté des “likers” s’avère également une communauté très soudée.  On aime ensemble, on partage ensemble, mais aussi on se révolte ensemble  quand la trahison se fait sentir : <a href="http://www.guardian.co.uk/media/2010/oct/12/gap-logo-redesign">toucher à l’iconographie du culte est sacrilège</a> ! Les “likers” connaissent la solidarité et la fidélité. Ils forment un  groupe homogène inter-reliés et unis autour de leur objet d’adoration.</p>
<h2>Le “follow”</h2>
<p style="text-align: justify;">Le  follow de Twitter sonne comme un appel messianique : suivez moi !  Suivez-moi si vous voulez écouter la bonne parole. Le follow est un acte  démonstratif, un acte de foie qui attend une bénédiction : je te suis,  et en échange tu me suis. Le follow est une connexion inaltérable, un  pacte de sang, une acceptation d’un “vivre ensemble”, de parcourir un  chemin main dans la main. Le follow est la promesse d’entrer dans la vie  de son followé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le  follower cherche un guide, un guide qu’il pourra suivre. Un guide qu’il  pourra écouter. Les followers ne veulent rien manquer du flot de tweets  de leur messie &#8211; messie que l’on suit dans ses moindres mouvements et  duquel on attend fébrilement le prochain tweet qui apportera la  révélation. Révélation que les followers pourront répandre sur le web et  amplifier par leur retweets intempestifs. Le follower est un apôtre de la bonne parole !</p>
<p style="text-align: justify;">A  la différence des likers, les followers entre eux sont comme des loups.  S’ils vénérèrent inconditionnellement leurs guides, chaque follower se  garde un objectif secret et poursuit inlassablement le même but :  devenir messie à la place du messie. Les followers ne travaillent en  fait que pour une seule gloire : la leur.</p>
<h2>Le “+1”</h2>
<p style="text-align: justify;">Le  “+1” googlien est secret, il ne s’expose pas. Il est une allégeance  discrète. Le “+1” est également un soutien pesé : un acte calculateur  pour pousser sur le devant de la scène son idole. Le <em>plussoyeur </em>veut  modifier l’ordre du monde/web, il veut peser sur les équilibres et  travaille dans l’ombre des algorithmes pour faire éclater sa vérité.  Plussoyer est un sacerdose &#8211; point de salut possible, aucune récompense à  l’horizon. Tel un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sisyphe">Sisyphe</a> des temps moderne, la tâche de l’ouvrier <em>plussoyeur </em>n’a pas de fin &#8211;  elle se répète inlassablement devant chaque nouvelle “query” : analyse,  trier et enfin plussoyer les messages de l&#8217;oracle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les <em>plussoyeurs </em>forment  une armée de l’ombre qui travaille pour la gloire de l’oracle. Ils sont  les ouvriers d’une machine qui les dépasse &#8211; une machine qui brasse les  savoirs du monde et apporte la vérité à quiconque vient la lui  demander. Les <em>plussoyeurs </em>sont une caste de sans-visages dont la mission  reste immuable : alimenter le grand calculateur. Tel un méta-algorithme,  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6gmP4nk0EOE">ils sont la machine</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">S’ils  travaillent à une même but, les <em>plussoyeurs </em>ne se croisent pas, ne se  parlent pas &#8211; chacun est emmuré dans sa tâche. Il n’y a pas de  communication possible autre qu’avec l’oracle. Dénués de  parole, les <em>plussoyeurs </em>sont tout entier à leur mono-tâche, obsédés par  leur or immatériel : le data. Tels des hommes machines, leur pensée est fonctionnelle, binaire et ne permet pas la transgression. Les <em>plussoyeurs </em>sont les nouveaux robots de krawl du web.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">La guerre des boutons a commencé</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette guerre des boutons, c&#8217;est bien entendu d&#8217;abord une guerre de chapelles, mais aussi une guerre de territoire. Il faut coloniser les territoires du web qui restent vierges du 2.0. Il faut évangéliser le web &#8211; et pour cela, chacun des trois champions s&#8217;emploie à recruter des armées de fidèles toujours plus grandes et plus prosélytes. Qui gagnera ? L&#8217;avenir nous le dira, mais qu&#8217;on se le dise :  la guerre des boutons ne fait que commencer&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>*je précise pour les âmes sensibles que ce court article reste une mythologie, soit une belle histoire <img src='http://maisouestcequonest.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<div class="shr-publisher-900"></div><!-- Start LikeButtonSetBottom --><!-- End LikeButtonSetBottom --><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Maisouestcequonest/~4/hfOowjKIBEY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Twitter au « procès » DSK : un journalisme pointilliste</title>
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		<comments>http://maisouestcequonest.net/2011/06/01/twitter-au-proces-dsk-un-journalisme-pointilliste/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 08:18:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[twitter]]></category>
		<category><![CDATA[DSK]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[pointillisme]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2011/06/01/twitter-au-proces-dsk-un-journalisme-pointilliste/dsk-brafman/' title='DSK-Brafman'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/DSK-Brafman-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="DSK et Brafman" title="DSK-Brafman" /></a>
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			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fmaisouestcequonest.net%2F2011%2F06%2F01%2Ftwitter-au-proces-dsk-un-journalisme-pointilliste%2F"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fmaisouestcequonest.net%2F2011%2F06%2F01%2Ftwitter-au-proces-dsk-un-journalisme-pointilliste%2F&amp;source=anthonybesson&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;service_api=maisou%3AR_2482953243bfafba9b8f1df288b08102&amp;space=10&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">L’affaire  DSK qui a récemment défrayé le web a mis également en lumière &#8211; du  moins pour le public français &#8211; <strong>u</strong><strong>ne forme inattendue de journalisme faits de tweets live</strong>. Le phénomène n’est certes pas nouveau, mais  c’est peut-être la première fois que s’est révélé de manière aussi  flagrante (tout du moins à mes yeux) ce que j’aimerais appelé le <strong>journalisme </strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pointillisme"><strong>pointilliste</strong> </a>-  du nom du courant du maître impressionniste Seurat. C’est qu’il ne faut  pas s’égarer &#8211; le journalisme sur Twitter est avant tout un journalisme  d’image et non une question littéraire !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/DSK-Brafman.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-890" title="DSK-Brafman" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/06/DSK-Brafman.jpg" alt="DSK et Brafman" width="580" height="435" /></a></p>
<h2>Le Twitter journalisme, encore du journalisme ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Connectés  à Twitter par leur mobile, les journalistes présents devant les locaux  de la police de New-York ou à  l’intérieur du tribunal nous ont fait vivre tweet après tweet les évènements  comme si nous y étions. Certes, cette tendance journalistique n’est pas  nouvelle. De plus en plus d&#8217;évènements sont couverts de la sorte car là  où les caméras ne peuvent entrer, Twitter grâce aux mobiles le  peut. Ces retranscriptions en temps réel viennent souligner les détails  les plus insignifiants de l’événement : tenues vestimentaires des uns et  des autres, expressions des visages, ressenti personnel, descriptions  des gestes&#8230; Ces informations peuvent paraître triviales à posteriori et  même fort éloignées de considérations journalistiques au yeux de  certains obesrvateurs. Pas d’analyse dans ces tweets, pas de compréhension  globalisante d’un événement, pas de prise de recul&#8230; Alors est-ce encore du  journalisme ? Certains en doutent. Prenons le contre-pied de cette  approche et affirmons d’emblée le contraire : oui, il s’agit bien de  journalisme et peut-être même d’une nouvelle forme de journalisme : un  journalisme d’image, un journalisme qui s&#8217;apparenterait à une peinture pointilliste.</p>
<h2>Un journalisme d’image</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est  bien là qu’il ne faut pas se tromper. Ce n’est pas parce que Twitter  s’appuie sur l’écriture qu’il faut l’assimiler à une nouvelle forme de presse écrite.  Limité à 140 caractères, il paraît évident que Twitter aura du mal à  rentrer dans les labyrinthes syntaxiques d’une analyse approfondie. Pour  le journaliste qui utilisera Twitter, il s’agira plutôt de saisir  l’événement à la volée pour en  retranscrire son essence brute. On l’aura  compris, dans les événements tels que vécus lors de l’arrestation de  DSK, c’est bien l’image que l’on nous transmet en 140 caractères. Il ne  s’agit pas d’une information qui répondrait au canon journalistique des  5W : Who, What, Why, Where, When &#8211; mais plutôt d’une retranscription  imagée : une sorte de <strong><em>twittervision</em></strong>. Faut-il s’en étonner dans un monde  où l’information reine est celle de l’image ?</p>
<h2>Un journalisme pointilliste ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pourrait-on  aller jusqu’à dire : “<em>a 140 characters tweet is worth an image</em>”  pour détourner en bonne et due forme l&#8217;expression consacrée (“an image  is worth a thousand words”) ? Pas vraiment. C’est que Twitter ne se lit  pas comme ça. Il s’agit tout d’abord d’un flux. Pour reprendre notre  exemple de l’affaire DSK, nombre d’abonnés au réseau de micro-blogging  avaient constitués des listes de membres présents lors du procès. En  suivant ces listes, on pouvait donc suivre en un seul et unique “stream” toutes  les publications des journalistes présents au procès. <strong>Dans ce flux  précis d’information, chaque tweet apporte sa petite touche &#8211; mais  c’est bien l’ensemble de ce flux qu’il faut prendre en compte pour  saisir la “big picture” de l’image du procès</strong>. Comme un tableau  pointilliste  que l’on visiterait dans un musée, il faut s’en éloigner  de quelques pas pour saisir l&#8217;entièreté de l’image. C’est la même chose  pour Twitter. C’est bien le flux qu’il faut prendre en considération et  non le tweet.</p>
<p style="text-align: justify;">Avions-nous  oublié que notre époque était celle de l’image et que le web était un  média participatif ? Twitter s’inscrit dans ces deux tendances et offre à  l’internaute contemporain <strong>une &laquo;&nbsp;information image&nbsp;&raquo;  composée de multiples tweets écrits par une multitude et qu’il nous  faut saisir tel un flux </strong>- dans sa globalité et à la volée &#8211; pour en saisir l&#8217;essence.</p>
<div class="shr-publisher-887"></div><!-- Start LikeButtonSetBottom --><!-- End LikeButtonSetBottom --><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Maisouestcequonest/~4/BkfwKjSnfnM" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le jeu vidéo, un Super Media ?</title>
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		<comments>http://maisouestcequonest.net/2011/02/14/le-jeu-video-un-super-media/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 07:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[amato]]></category>
		<category><![CDATA[instanciation]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2011/02/14/le-jeu-video-un-super-media/ttt_play/' title='OXO - premier jeu vidéo - 1952 créé par A.S. Douglas '><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/01/ttt_play-150x150.gif" class="attachment-thumbnail" alt="OXO - premier jeu vidéo - 1952 créé par A.S. Douglas" title="OXO - premier jeu vidéo - 1952 créé par A.S. Douglas" /></a>
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			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start LikeButtonSetTop --><!-- End LikeButtonSetTop --><div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Serious Game , <a href="../2010/11/11/social-gaming-vers-de-nouvelles-modalites-dinteraction-sociale/">Social Game</a>, advergame, information game</strong>… le jeu vidéo sort de son univers purement ludique pour investir la formation, la sensibilisation,  et aussi l&#8217;information. A travers la multiplication et la diversification des contenus que le jeu investit, peut-on considérer le <strong>jeu vidéo</strong> aujourd&#8217;hui comme un nouveau <strong>média </strong>? Le jeu vidéo semblerait en tous cas paré de toutes les vertus en termes de <strong>communication </strong>: différenciant, plus crédible, plus captif&#8230; le jeu vidéo est surtout différent dans sa façon même de penser la communication, le message et son public : le jeu vidéo ne demande pas des spectateurs, il veut des acteurs !</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_881" class="wp-caption aligncenter" style="width: 564px"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/02/happy-night-club1.jpg"><img class="size-full wp-image-881" title="Happy Night, un Serious Game de sensibilisation au risque alcool" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/02/happy-night-club1.jpg" alt="Happy Night, un Serious Game de sensibilisation au risque alcool" width="554" height="344" /></a><p class="wp-caption-text">Happy Night, un Serious Game de sensibilisation au risque alcool</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">Le jeu vidéo, nouveau média ?</h2>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Est-ce que les jeux sont des mass média ? Il faut répondre oui. » Mc Luhan</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis Mc Luhan, la recherche a commencé à approcher le jeu, bien avant le jeu vidéo, en tant que support de communication. Ernest Armand Amato, docteur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris 8 et auteur d’une <a href="http://www.omnsh.org/spip.php?article185">thèse récente sur le sujet des jeux vidéos</a> leur reconnaît une valeur de message :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« c’est un message culturel d’un genre bien à part : c’est un message exécutable, c’est-à-dire un message qu’il faut accomplir pour en saisir la teneur ». (Amato 2008, p.71)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">En dehors de la recherche, c’est dans la diversification de la production des jeux vidéos eux-même que nous pouvons nous apercevoir de l’usage des jeux vidéos comme médias.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_870" class="wp-caption alignright" style="width: 296px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/01/ttt_play.gif"><img class="size-full wp-image-870" title="OXO - premier jeu vidéo - 1952 créé par A.S. Douglas " src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2011/01/ttt_play.gif" alt="OXO - premier jeu vidéo - 1952 créé par A.S. Douglas " width="286" height="280" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">OXO &#8211; premier jeu vidéo &#8211; 1952 créé par A.S. Douglas </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Si depuis la naissance des premiers jeux vidéos, les cybermondes étaient destinés au pur divertissement, le &laquo;&nbsp;video game&nbsp;&raquo; se voit désormais superposer à son usage premier d’autres objectifs pour se décliner en différents genres : le Serious Game, destiné à la formation ou la sensibilisation, le Social Game qui lui s’inscrit dans une dynamique de réseau social permettant au joueur de jouer avec ses amis, en s’appuyant sur un « layer » existant, en l’occurrence Facebook, ou encore l’advergame, qui n’est autre qu’une déclinaison sous forme de jeu vidéo de notre bonne vielle publicité. On peut également parler d&#8217;information game avec le <a href="http://www.rslnmag.fr/blog/2010/5/20/au-monde-fr_le_serious-game_s-invite-dans-le-journalisme/">dernier projet du Monde.fr</a> qui cherche à &laquo;&nbsp;<em>« informer avec le jeu vidéo »</em> comme le dit Florent Maurin, journaliste sur RSLNmag.fr.  <strong>Le jeu vidéo s’il sert donc à &laquo;&nbsp;jouer&nbsp;&raquo;, est aujourd&#8217;hui utilisé pour plus : sensibiliser, former, communiquer,  informer&#8230;</strong> Doté d&#8217;une fonction monotâche, celle de divertir, il devient une plateforme qu&#8217;on peut manipuler à sa guise pour servir différents objectifs, porter différents contenus :  il devient un support média. A côté de l&#8217;affiche, du livre, de la presse, la radio, la télévision, de l&#8217;Internet ou plus récemment du mobile, le jeu vidéo semble bien ouvrir une nouvelle voie dans le monde des médias. Tout en s&#8217;appuyant sur les supports techniques de la télévision, du micro-ordinateur et du mobile, il les utilise différemment, et en tout cas à meilleur escient !</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Un Super média ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le jeu vidéo semble en effet tirer son épingle du jeu par ses performances cognitives surprenantes. En effet, dans la masse des informations dans laquelle nous baignons chaque jour, le jeu vidéo apparaît comme un support différent, qui retient l’attention. A ce sujet, on peut retenir 3 chiffres significatifs (Etude &#8216;Game On&#8217; de Yahoo!, OMD Insight &amp; Interactive Design Agency “Skive”) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>en termes de <strong>notoriété </strong>:      60% des joueurs exposés à un advergame s’en souviennent 3 mois après.</li>
<li>en termes d’<strong>image </strong>et de      préférence de marque : 50% de la génération Y considèrent une marque      plus crédible lorsqu’elle communique par le jeu.</li>
<li>en termes de <strong>comportement      d’achat</strong> : 45% des internautes satisfaits d’un advergame deviennent      clients de la marque.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le jeu vidéo semble donc paré de toutes les vertus : différenciant, plus crédible, et parvenant à capter l’attention au delà de la moyenne. On pourrait reprocher au jeu vidéo qu’il est réservé à une population de jeunes geeks accros à la manette ? Point du tout ! En réalité, 63% des français sont des joueurs de jeu vidéo (CNC-GFK 2010)…. Mieux, 70% des joueurs de « Casual Games», ces jeux vidéo occasionnels, sont des femmes (<a href="http://www.nintendo-actu.fr/news_1151.html">Parker Associates, 2006</a>). Tout le monde joue, donc ! Et pas seulement dans les jeux vidéo d&#8217;ailleurs : selon <a href="http://www.ted.com/talks/view/id/936">Seth Priebatsch, expert en la matière qui intervenait lors des très prestigieuses conférences TED à Boston en juillet 2010</a>, le jeu est partout dans nos sociétés, jusqu’au célèbre happy hour qui nous fait aller dans des bars / pubs à des heures bien précises et qui puiserait dans les mécaniques du jeu.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Vous ne serez plus simple spectateur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais le jeu vidéo n&#8217;est pas qu&#8217;un Super Media. A la différence des médias traditionnels et même de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperm%C3%A9dia">hypermédia </a>de l&#8217;Internet qui « distribuent » une information, le jeu vidéo offre à l’émetteur la possibilité de « faire vivre » l&#8217;information, le message à son public, son récepteur. Il ne s’agit donc plus de simplement « lire », « écouter », « visualiser », mais pour le joueur d’interagir avec le message – interaction qui révèle le message tout autant qu’il  produit par subjectivation son propre message :</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>&laquo;&nbsp;il s’agit d’un message formalisé mis au point par un tiers, message qu’il faudra accomplir pour en saisir le sens, et il s’agit aussi d’un système par lui-même producteur de messages, en l’occurrence significatifs quant au(x) participant(s) au jeu.&nbsp;&raquo; (Amato, 2008)</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Avec le jeu vidéo, l’image n’est plus consommée, mais « interagie » nous dit encore <a href="http://www.omnsh.org/auteur.php3?id_auteur=2">Etienne Armand AMATO</a>. Avec le Communication Game, le <em>message de marque</em> devient <em>expérience de marque</em>, l&#8217;information n&#8217;est plus consommée mais vécue : la « cible » n’est plus cantonnée dans un simple dispositif d’ « <strong>effectuation </strong>» (Etienne Péreny*, 2010) : cliquer ou non sur la bannière, changer de chaîne ou non… mais se voit transportée dans un nouveau dispositif d’ « <strong>instanciation </strong>»  (Amato,  2008) où le récepteur du message devient l’acteur du message. Ce concept d&#8217; &laquo;&nbsp;<strong>instanciation</strong>&nbsp;&raquo; développée par E. A. Amato fait toute la différence : il met le doigt sur la transformation du spectateur en acteur du média. <em>[edit 1 du 05.06.2011] Ainsi pour E.A.Amato, le joueur en action vit différentes instances : une instance &laquo;&nbsp;sensorielle&nbsp;&raquo; : celle du spectateur, une instance &laquo;&nbsp;orchestrale&nbsp;&raquo; et parfois &laquo;&nbsp;fonctionnelle&nbsp;&raquo; :  instance de manipulation de l&#8217;avatar à travers une interface (clavier, souris, manette de jeu vidéo) et enfin une instance &laquo;&nbsp;opérationnelle&nbsp;&raquo; via le corps de l&#8217;avatar joué dans le jeu vidéo.</em></p>
<p style="text-align: justify;">A travers le pilotage d&#8217;un avatar, le &laquo;&nbsp;joueur&nbsp;&raquo; est donc projeté dans une posture qui change son statut :<em> [edit 1 du 05.06.2011] en plus de</em> spectateur, il devient acteur du récit qu’il contribue à actualiser à travers une interface vidéo-ludique fonctionnelle. Mais il change aussi la nature de l&#8217;information, qui par définition, en tant qu&#8217;unité de sens, s&#8217;évanouit, puisque c&#8217;est l&#8217;acteur, qui pas ses actions, va donner &laquo;&nbsp;sens &nbsp;&raquo; à son récit.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Conclusion ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le jeu vidéo, en explorant de nouveaux contenus autres que ludiques, apparaît de plus en plus comme un support média légitime capable de véhiculer une large palette d&#8217;information. Comme tout nouveau média, il reconfigure les schémas de communication existants et ouvre des nouveaux possibles en termes de contenus. Comme le web a changé la donne médiatique en initiant l’hypermédia et l’individu média, le jeu vidéo change notre façon de voir ce qu’est un média tout comme il offre de nouvelles façons de communiquer. Alors que l’intérêt du monde de la communication pour les médias sociaux semble arriver à maturité, on pourrait être tenté de voir dans le cybermedium qu&#8217;est le jeu vidéo un nouvel eldorado de la communication.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
En savoir plus sur le jeu vidéo :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><em>Articles et thèse d’Etienne Amand AMATO : <a href="http://www.omnsh.org/auteur.php3?id_auteur=2">http://www.omnsh.org/auteur.php3?id_auteur=2</a></em></li>
<li><em>Soutenance de thèse d&#8217;E.A.Amato [video] : </em><a href="http://dai.ly/h0cbmB ">http://dai.ly/h0cbmB </a></li>
<li><em><a href="http://www.jeux-serieux.fr/2007/11/06/entretien-avec-e-a-amato-13/">Interview      d’Etienne Armand AMATO sur le concept de Serious Game</a> </em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
*Etienne Perény est  Maître de Conférences à l&#8217;Université Paris 8 au département Hypermédia</em></p>
<div class="shr-publisher-866"></div><!-- Start LikeButtonSetBottom --><!-- End LikeButtonSetBottom --><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Maisouestcequonest/~4/0CN_R33Ajrg" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Wikileaks : l’État, le réseau et le territoire</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Maisouestcequonest/~3/M8pwel5wdAk/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 09:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[réseau]]></category>
		<category><![CDATA[territoire]]></category>
		<category><![CDATA[wikileaks]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2010/12/12/wikileaks-l%e2%80%99etat-le-reseau-et-le-territoire/photo1/' title='Le site de Wikileaks le 4 décembre 2011'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/photo1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Le site de Wikileaks le 4 décembre 2011" title="Le site de Wikileaks le 4 décembre 2011" /></a>
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			</a>
		</div>
<p>“ <a href="http://www.kelblog.com/article-wikileaks-la-premiere-infowar-a-commence-62283450.html">Infowar</a>”, “<a href="http://www.guardian.co.uk/news/blog/2010/dec/08/wikileaks-us-embassy-cables-live-updates?CMP=twt_gu">cyber warfare</a>”, “<a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/09/operation-riposte-debut-d-une-cyberguerre-ou-simple-escarmouche_1451026_651865.html">opération riposte</a>”, “<a href="http://owni.fr/2010/12/09/la-guerre-de-linformation-nest-pas-la-cyberguerre/">guerre de l’information</a>”,   … les titres couvrant l’affaire <strong>Wikileaks </strong>ont largement puisé dans le   vocabulaire <strong>militaire </strong>pour décrire les événements qui ont suivi la   publication des “<strong>cables</strong>” diplomatique par le site de <strong>Julian Assange</strong>. La   multiplication des déclarations violentes de journalistes et hommes   politiques à l’encontre de Wikileaks, l’acharnement des États a vouloir   faire fermer le site en vain via les hébergeurs ou les fournisseurs de   noms de domaines, et bien sûr <a href="http://bluetouff.com/2010/12/08/wikileaks-infowar-des-sites-gouvernementaux-francais-sont-la-cible-des-anonymous/">la “riposte” des Anonymous</a> par attaques   DDoS, tout cela participe bien d’un climat de “guerre”. Mais quelle   guerre ? Et surtout, pourquoi parle-t-on de “guerre” ?</p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/photo1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-826" title="Le site de Wikileaks le 4 décembre 2011" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/photo1.jpg" alt="Le site de Wikileaks le 4 décembre 2011" width="579" height="391" /></a>J’aimerais proposer ici l’idée que l’affaire Wikileaks relève bel et  bien d’un conflit   qui serait de nature territorial entre d’un côté  l’État qui s’appuie  sur  un territoire physique délimité par des  frontières au sein duquel est déployée une domination via la mise en scène d&#8217;une<a href="http://www.barbier-rd.nom.fr/violencesymbolique.html"> violence symbolique légitime </a>et de l’autre le   réseau en tant que territoire “virtuel”  étranger sur lequel l’État   n’aurait pas prise : tant physiquement que  symboliquement. Si ces deux   territoires se sont longtemps ignorés, ces  dernières années ont vu   apparaître une préoccupation grandissante de  l’État face à ce “voisin” menaçant ! Pourquoi menaçant ? Parce que le  réseau suit une politique   expansionniste des plus agressives : <a href="http://www.maxisciences.com/infographie/l-incroyable-taille-d-internet_mrm47158.html">5 millions de terabytes</a>, et une croissance qui <a href="http://blog.websourcing.fr/etude-internet-doublerait-sa-taille-tous-les-5-ans/">doublerait sa taille tous les 5 ans</a>.    Si l’Internet est un territoire, il se nourrit et s’agrandit de par   les  informations que nous mettons en ligne. Car <strong>pour le réseau,    l’information est le territoire.</strong> Dans ce sens, la mise sur le réseau des &laquo;&nbsp;cables&nbsp;&raquo; ne relève pas que du simple journalisme, mais met en lumière    l’agrandissement du territoire du réseau au dépend, cette fois-ci non    plus de données privées (données sous copyright ou données  personnelles),   mais de données appartenant à l&#8217;État. La mise en ligne des “cables”,  c’est   l’annexion par le réseau d’une partie du territoire de l’État !</p>
<h2>L’Internet, un territoire étranger</h2>
<blockquote><p>“L’idée  que l’Internet soit virtuel, au sens naïf de «coupé du réel», est en  passe d’être abandonnée, et les tensions, conflits, relatifs à  l’Internet, sont manifestes, qu’ils touchent à des formes concrètes du  territoire (câbles, juridictions nationales) ou à des formes moins  repérables (réseaux sociaux en construction&#8230;)” (<a href="http://barthes.enssib.fr/articles/Guichard-internet-territoire.pdf">Eric Guichard, 2007</a>)</p></blockquote>
<p>Si  le réseau des réseaux n’est plus considéré comme un territoire virtuel par ses usagers qui <a href="http://www.liaisonsnumeriques.fr/?p=1268">prolongent sur les réseaux  sociaux leur vie sociale IRL</a>, ce territoire est longtemps  passé inaperçu aux yeux de l’État qui ne voyait dans l’Internet qu’un  espace immatériel, donc par nature sans aucun danger pour la réalité  matérielle sur laquelle l’État exerce son contrôle.</p>
<p>Cela  dit, la menace terroriste ou les questions de droits d’auteurs que  soulèvent les usages de l’Internet attirent l’attention de l’État sur le réseau. En même  temps que le réseau devient “espace public” apparaît pour l’État  l’impérieuse nécessité d’étendre son contrôle sur les citoyens online et  de garantir le prolongement de sa domination symbolique sur ce qui  apparaît de plus en plus comme un territoire. Mais comment ? La vérité  est que l’État n’y parvient pas. Les lois qui sont mises en place :  ACTA, LOPSI, HADOPI si elles proposent des moyens de coercitions, sont  des moyens qui interviennent en dehors du réseau, et ce de manière très  limitée : les individus agissant de manière illégale sont arrêtés si et  seulement si le lien est fait entre l’internaute et l’individu, et si  bien entendu l’individu en question réside physiquement sur le  territoire de l’Etat en question.</p>
<p>De  même, si les sanctions évoluent (des sanctions traditionnelles de type  amendes ou enfermement, on est passé à une sanction d’un nouveau genre  avec la loi Hadopi qui prévoit l’interdiction de l’accès au réseau),  elle s’arrêtent toujours à la porte du réseau. Il ne s’agit plus  d’enfermer l’individu dans un espace qui le coupe de la société, mais de  l’enfermer dans le territoire du réel, de lui interdire de sortir du  territoire national pour se réfugier dans le territoire “virtuel”. La  coupure du réseau n’est pas vécue comme une punition, mais comme <a href="http://www.numerama.com/magazine/9264-l-europe-fait-exploser-la-riposte-graduee-de-denis-olivennes.html">une atteinte, une privation de liberté</a>.</p>
<p>Ainsi,  ces sanctions interviennent IRL : suppression de l’accès par les FAI,  suppression de l’hébergement&#8230; l’Etat n’intervient pas à l’intérieur du  réseau, mais sur les accès physiques au réseau, révélant ainsi  cruellement son absence totale de moyen de coercition sur le territoire du réseau.</p>
<p>Le  seul organisme mondiale ayant un tant soit peu de pouvoir sur le réseau  est l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Corporation_for_Assigned_Names_and_Numbers">ICANN</a>, l’institution en charges des TLD (Top-Level-domains),  c’est à dire les .fr, .com, .org&#8230; Cet organisme (sous la coupe du  département du commerce US) chapeaute les entreprises privées qui gèrent  ces TLD et a ainsi le pouvoir, en faisant pression sur un fournisseur  de TLD, en l’occurence pour Wikileaks la <a href="http://www.pir.org/home">Public Internet Registry</a>,  de faire supprimer des index (DNS) le nom de domaine Wikileaks.org ! Ce  “pouvoir” reste cela dit limité, car l’adresse d’un site Internet reste  équivalent à une adresse IP, l’index (le DNS) se contentant de faire  l’équivalence entre l’adresse IP et le nom de domaine pour notre simple confort (il est plus facile de retenir un mot qu&#8217;une suite de chiffres).</p>
<p>Même le gigantesque firewall chinois n’est qu’une chimère. Comme le dit <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/55131-bill-gates-censure-chine-great-firewall.htm">Bill Gates</a> :</p>
<blockquote><p>« Les efforts chinois pour censurer Internet ont été très limités. Il est facile de les contourner »</p></blockquote>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/780px-Iceland_satellite.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-835" title="780px-Iceland_satellite" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/780px-Iceland_satellite.jpg" alt="" width="574" height="441" /></a></p>
<p>On  voit donc bien que l’Internet représente pour l’État une entité sur laquelle il n’a pas le contrôle. Si l’Internet est un territoire, il est  un territoire étranger, un territoire où les États ne peuvent exercer  leur pouvoir, un territoire où les moyens de coercition légitimes sont  impuissants. L’Internet apparaît comme un espace où la démonstration de  la violence symbolique et physique des États ne peut être mise en scène &#8211;  l’action de l’État se limitant à l’extérieur du réseau. Ce qui fait d&#8217;ailleurs  dire à Jean-Christophe  Féraud que la fronde de Wikileaks, face à  laquelle l’État semble impuissant, révèle l’Internet comme une <a href="http://monecranradar.blogspot.com/2010/12/et-si-wikileaks-ouvrait-lere-des-zones.html">zone autonome temporaire</a>.</p>
<h2>Ce qui est inscrit sur le réseau devient le réseau</h2>
<p>La  “fuite” des &laquo;&nbsp;cables&nbsp;&raquo; n’en est également pas vraiment une. Elle n’est pas  non plus un vol. Elle met en avant au contraire la douloureuse remise en  question du concept de propriété que les Majors, les  producteurs de jeux vidéos ou de cinéma ont découvert à leur dépend :  ce qui est transformé en bits, en devenant immatériel, ne nous  appartient plus ; <strong>ce qui est inscrit dans le réseau devient le réseau et  donc appartient au réseau</strong>. C’est pourquoi beaucoup considèrent  aujourd’hui naturel d’avoir accès à ces fameux &laquo;&nbsp;cables&nbsp;&raquo; comme toute une  génération trouve naturel de télécharger de la musique en ligne ou de  regarder la dernière série à la mode en streaming sur Internet. On parle  même de wikileaks comme d’un nouveau Napster !</p>
<p>La  particularité d’Internet est donc qu’il se nourrit de ce que l’on y  met. Il se construit sur les informations qui sont mises en ligne, il  est un territoire qui s’agrandit chaque fois qu’une nouvelle page  Internet s’ouvre, qu’une adresse URL est créée, que nous tweetons, ou  likons&#8230; <strong>L’Internet est donc un territoire et les internautes sont ses  soldats luttant pour l’agrandissement, la conquête de nouveaux espaces,  de nouvelles données.</strong> Ainsi, l’information devient sur l’Internet un  enjeu “territorial” et l’agrandissement exponentiel du réseau une  campagne expansionniste qui se nourrit de data.</p>
<p>Jusque  là, le réseau se nourrissait essentiellement de données privées (dans  le sens de “qui appartient à quelqu’un” et “qui ne dépend pas de  l’État”)  : fichiers de musique, films en streaming, données  personnelles sur Facebook&#8230;  Mais pour la première fois, le réseau  absorbe des données qui appartiennent &#8211; non pas à un individu lambda, ou  à une entreprise, mais à des États.</p>
<div id="attachment_836" class="wp-caption aligncenter" style="width: 571px"><a href="http://www.flickr.com/photos/st3f4n/3951143570/sizes/l/in/photostream/"><img class="size-full wp-image-836" title="L'Etat face au réseau" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/3951143570_20b4eccd3f_b.jpg" alt="L'Etat face au réseau" width="561" height="378" /></a><p class="wp-caption-text">Photographie sous licence CC - Stéfan Le Dû : http://www.flickr.com/people/st3f4n/</p></div>
<p>L’action  de Wikileaks, parce qu’elle se déroule sur l’Internet, n’est donc pas  qu’une révélation médiatique, une fuite d’information : elle devient une  appropriation, une captation de  territoire qui passe par une dépossession de l’État. L’affaire Wikileaks apparaît comme une nouvelle atteinte à  l’objet État en défiant sa domination symbolique. Si l’internaute n’est  atteignable par l’État qu’en dehors du réseau, de la même façon, l&#8217;État ne peut atteindre Wikileaks que via ses créateurs physiques, en l&#8217;occurrence Julian Assange. Mais en aucun cas l’État ne peut  atteindre les données qui font le &laquo;&nbsp;territoire Wikileaks&nbsp;&raquo; &#8211; alors qu’au  contraire, le réseau de son côté continue inlassablement et sans crainte de  représailles, d’étendre son territoire par l’acquisition de nouvelles  données.</p>
<p>Le réseau pose un double problème territorial à l’État : elle  met en avant les limites de l&#8217;État qui ne peut agir en dehors de ses frontières nationales alors que le  réseau lui est mondial. Mais l’affaire Wikileaks révèle également que le  réseau est bel et bien un territoire d’une nouvelle nature au sein  duquel l’État n’a pas de moyens de coercition et où par conséquent, son  monopole de la violence symbolique légitime s’évanouit laissant  l’internaute libre de toutes dominations &#8211; ou tout du moins libre de la  domination de l’État.</p>
<p><em>Edit [1] : Vous pouvez retrouver cet article sur <a href="http://owni.fr/2010/12/13/wikileaks-l%E2%80%99etat-le-reseau-et-le-territoire/">Owni.fr</a></em></p>
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		<item>
		<title>Communautés de marque : mais c’est quoi déjà une communauté ?</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 07:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Community Management]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[communauté de marque]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Tönnies]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2010/12/01/communautes-de-marque-mais-c%e2%80%99est-quoi-deja-une-communaute/community-management/' title='Communauté de marque'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/community-management-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Communauté de marque" title="Communauté de marque" /></a>
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			</a>
		</div>
<p>Le web, en créant un territoire qui ne connaît pas la  distance a permis  aux entreprises d’envergure  mondiale d’envisager  la possibilité de renouer un lien direct avec leurs  clients &#8211; lien dont l&#8217;aboutissement serait la &laquo;&nbsp;<strong>communauté de marque</strong>&laquo;&nbsp;. Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;une communauté de marque ? Une<strong> communauté d&#8217;intérêt</strong> ? Mieux, la communauté de marque existe-t-elle réellement ou n&#8217;est-elle qu&#8217;une chimère de communiquants ? Grégory Pouy <a href="http://gregorypouy.blogs.com/marketing/2010/11/les-communaut%C3%A9s-de-marque-nexistent-pas-ou-presque.html">s&#8217;intéresse à la question et répond que non, les communautés de marque n&#8217;existent pas.</a> Si la communauté de marque n&#8217;est pas nécessairement une communauté d&#8217;intérêt, je propose de s&#8217;intéresser de plus près à ce qu&#8217;est une communauté (virtuelle ou non) en regardant du côté de la sociologie. A l&#8217;aune de cette recherche préalable, nous pourrons ainsi essayer de dresser un portrait de la communauté de marque idéale et des barrières qui se dressent entre la marque et son idéal communautaire.</p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/community-management.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-794" title="Communauté de marque" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/community-management.jpg" alt="Communauté de marque" width="565" height="373" /></a></p>
<h2>Une communauté de marque n’est pas nécessairement une communauté d’intérêt</h2>
<p>La  définition que propose Grégory est celle communément admise – tout du  moins de ce que j’en sais de la blogosphère marketing francophone : la  communauté est un groupe social réuni autour d’un même centre d’intérêt.  Moi-même, je me suis déjà appuyé sur cette approche dans mes  réflexions. En fait, cette définition est celle des communautés  virtuelles. Serge Proulx, sociologue à l’Université du Québec à Montréal  nous dit ainsi que <a href="http://www.lcp.cnrs.fr/pdf/pro-04a.pdf">les « communautés virtuelles » sont surtout des communautés d’intérêt</a> (2004, p.3). Ce n’est donc pas forcément le cas des communautés qui  peuvent se créer autour d&#8217;une marque. Un café ou un pub par exemple peut  développer une communauté d’habitués : on aura ainsi à faire à une  communauté de lieu, plus qu’à une communauté d’intérêt. Pour en savoir  plus sur les communautés de marque, il faut donc sortir de la typologie  et s’intéresser à ce qu’est une communauté.</p>
<h2>Qu’est-ce qu’une communauté ?</h2>
<p>Si  l’on lorgne toujours du côté de la sociologie, on y trouve des concepts  plutôt éclairants pour notre discussion ici présente. Il faut dire que  la communauté est une marotte de la sociologie depuis ses débuts. A  la  fin du XIXème siècle, Ferdinand Tönnies, sociologue allemand proposait  ainsi une définition de la communauté en opposition au concept de  société. Pour Ferdinand Tönnies, la communauté est caractérisée par des  liens traditionnels et familiaux, alors que la société est issue de  liens sociaux à caractère contractuel. Cette distinction trouve son  origine psychologique chez Tönnies entre <a href="http://00h00.giantchair.com/html/ExtraitsPDF/27454100596820_1.PDF">deux types de volontés </a>:  la «volonté organique» qui correspond au désir, à l&#8217;habitude et la  mémoire et la «volonté réfléchie» qui elle est rationnelle et se  manifeste par la réflexion et la décision. Depuis cette définition, le  concept a été largement exploité et manipulé dans tous les sens comme le  décrit  Cherry SCHRECKER, sociologue à l’université de Nancy dans “<a href="http://books.google.fr/books?id=tdSLFREahdAC">La communauté : histoire critique d&#8217;un concept dans la sociologie anglo-saxonne</a>”  (2006). Mais en vérité, le concept en lui même n’a pas beaucoup évolué :  il reste lié à cette nature organique, affective, familiale du lien  social ainsi qu&#8217;à l’attachement de la communauté à un territoire défini.</p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/3.png"><br />
</a><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/structures-communatés-Société.png"></a><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/structures-communatés-Société1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-810" title="Structures communautés VS Société" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/structures-communatés-Société1.png" alt="Structures communautés VS Société" width="564" height="271" /></a></p>
<p>Osons  compléter cet idéaltype en y ajoutant une nouvelle caractéristique : en  se basant sur la communauté familiale en tant que communauté idéale, on peut  gager que <strong>dans une communauté tonnisienne, tous ses membres se  connaissent</strong>. Alors que la société de Tönnies est une agrégation de  groupes sociaux indépendants sans liens entre eux, les communautés de Tönnies présentent des structures de  liens sociaux en étoile ou chacun est lié à chacun. Dans cette  structure, les liens peuvent ne pas être réels mais “imaginés” comme le propose <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Imagined_communities">Anderson </a>dans son approche de la communauté nationale.</p>
<p>Rajoutons à cela l’ “<strong>harmonie</strong>” qui anime les communautés. Comme le précise <a href="http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1188">Durkheim (1889)</a> dans son exégèse de Tönnies :</p>
<blockquote><p><em>“Ce  qui tient les individus unis et confondus dans ce cas, c&#8217;est ce que  l&#8217;au­teur appelle Verständnis (consensus). C&#8217;est l&#8217;accord silencieux et  spontané de plusieurs consciences qui sentent et pensent de même, qui  sont ouvertes les unes aux autres, qui éprouvent en commun toutes leurs  impressions, leurs joies comme leurs douleurs, qui, en un mot, vibrent à  l&#8217;unisson. Cette harmonie ne se produit pas à la suite d&#8217;une entente  préalable, d&#8217;un contrat antérieure­ment débattu et portant sur des  points déterminés. Mais elle est un produit nécessaire de la nature des  choses, de l&#8217;état des esprits. Quand les conditions sont favorables et  que le germe d&#8217;où elle naît est donné, elle croît et se déve­loppe par  une sorte de végétation spontanée.”</em></p></blockquote>
<p>Pour résumer notre idéaltype de la communauté &#8211; largement inspiré de celle de Tönnies &#8211; nous avons donc 4 éléments :</p>
<ol>
<li>des liens sociaux de nature affective issus d’une volonté organique</li>
<li>le rattachement du groupe social à un territoire</li>
<li>une structure sociale en étoile ou chacun est connecté avec chacun, même si cela l’est de manière imaginée</li>
<li>une garantie de la structure sociale qui passe par un “consensus”, un “accord silencieux”</li>
</ol>
<h2>Communauté et marque : une rencontre impossible ?</h2>
<p>A  présent que nous avons défini notre idéaltype de ce qu’est une  communauté, tentons de voir si il peut s’appliquer aux “communautés de  marque”.</p>
<ol>
<li>Le  premier point de notre idéaltype de la communauté s’attache aux <strong>liens  sociaux qui doivent être de nature organique</strong> : c’est peut-être là le  challenge le plus difficile à réaliser pour une marque. Tout d’abord  parce qu’elle est contre-nature pour la marque. <a href="../2010/10/15/le-marketing-relationnel-sur-les-reseaux-sociaux-met-il-en-peril-la-re-invention-du-contrat-marchand-que-promettait-le-social-media/">La nature du lien qui  lie une entreprise à ses client est avant tout marchande </a>! Et ce n’est  pas seulement du côté de la marque que ça coince. Les études sur les  motivations des internautes à “liker” une page Facebook de marque par exemple ne laissent aucun doute sur le sujet puisque  <a href="http://www.timrubber.com/quelles-sont-les-motivations-pour-liker-une-marque-sur-facebook/">40% des internautes qui s’abonnent à une page Facebook de marque le font dans l’objectif d’obtenir des promotions</a>. Ces résultats mettent à mal un certain idéal que l’on peut se faire des communautés  de marque. Si une marque veut construire une communauté, il faut donc  qu’elle réinvente le lien qui la lie à ses clients pour dépasser le  stade marchand et inventer une relation où la marque se construit main dans la main avec  son client.</li>
<li><strong>le  rattachement du groupe social à un territoire.</strong> Cette étape est la plus  évidente quand il s’agit d’un café ou d’un bar comme on l’a vu plus  haut. En vérité, même les marques mondiales aujourd’hui partagent un  même espace avec leurs publics : cet espace, c&#8217;est le web. Ce nouveau territoire sans  limite a aussi l’avantage de ne pas connaître la distance :  il ne faut  ainsi qu’un pas pour sauter de Facebook à Google&#8230;. La communauté de  marque peut donc utiliser le web pour établir un territoire commun avec ses publics au sein duquel elle pourra développer sa communauté.</li>
<li><strong>une  structure sociale en étoile ou chacun est connecté avec chacun.</strong> C’est  là également un point qui peut s’avérer difficile à réaliser pour une  marque. D’autant que les outils ne les y aident pas forcément. Pour ce qui est des communautés en ligne, Facebook par exemple n’est clairement pas un outil  adapté au principe communautaire. Au delà de toute analyse conceptuelle,  il n’y a qu’à regarder les interactions présentes sur les pages  Facebook des grandes marques. Le dialogue se fait uniquement entre la  marque et les membres de la page : jamais entre les membres eux-mêmes.  Au lieu de susciter la conversation entre les membres, les pages  Facebook créent une structure dans laquelle la conversation est  monopolisée par la marque et dans laquelle les membres de communiquent pas entre eux.<a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/Image2.png"><br />
</a><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/exemploe-facebook.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-811" title="Structure du lien social sur une page Facebook" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/structure-facebook3.png" alt="" width="529" height="255" /><img class="aligncenter size-full wp-image-812" title="Exemple de structure sociale d'une page Facebook" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/12/exemploe-facebook.png" alt="Exemple de structure sociale d'une page Facebook" width="539" height="347" /></a></li>
<li><strong>une  garantie de la structure sociale qui passe par un “consensus”, un  “accord silencieux”</strong>. Ce point là peut difficilement fonctionner  également. Pourquoi ? Tout simplement parce que la base de la relation  entre la marque et ses clients est contractuelle. C’est le cœur de  notre économie de marché. Si le contrat garantit l’équité de l’échange,  il le vampirise également, et empêche toute autre alternative entre les  deux parties que de passer par le contrat. La nature contractuelle de la  relation marque / client empêche donc par nature une relation de  confiance, une “harmonie” qui serait basée sur un accord silencieux.  Cette harmonie entre le client et  l’entreprise passe par exemple par un service client compréhensif qui  cherchera à aider le client et à réparer ses torts le cas échéant sans  tenter de “tricher” avec lui.</li>
</ol>
<p><strong>Si  le web est donc bien un nouveau territoire qui fait miroiter aux entreprises la  possibilité de renouer un lien avec leurs publics, il apparaît donc  clairement que cela ne suffit pas. La communauté de marque est possible,  mais elle nécessite une remise en question du lien social qui lie  l’entreprise à ses publics, de la structure sociale qui encadre ces relations, et enfin une redéfinition des règles qui régissent la relation client/marque par un contrat de confiance entre les deux parties, plus que par un contrat d’ordre  “juridique”.</strong></p>
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		<title>Social Gaming : vers de nouvelles modalités d’interaction sociale ?</title>
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		<comments>http://maisouestcequonest.net/2010/11/11/social-gaming-vers-de-nouvelles-modalites-dinteraction-sociale/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 09:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Social Gaming]]></category>
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		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[free]]></category>
		<category><![CDATA[social game]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2010/11/11/social-gaming-vers-de-nouvelles-modalites-dinteraction-sociale/www-farmville-com-screen-capture-2010-11-7-19-10-42/' title='Farmville, un Social Game'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/www.farmville.com-screen-capture-2010-11-7-19-10-42-150x150.png" class="attachment-thumbnail" alt="Farmville, un Social Game" title="Farmville, un Social Game" /></a>
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			</a>
		</div>
<p>Le <strong>Social Gaming</strong>, s&#8217;il part à l&#8217;assaut de l’industrie du jeu vidéo de part son modèle économique du gratuit, s&#8217;avère également très intéressant dans l&#8217;approche qu&#8217;il propose des<strong> interactions sociales</strong>. Ces jeux doivent leur succès à la plateforme qui leur fournit les joueurs : <strong>Facebook </strong>et son<strong> Social Graph</strong> comme le souligne Tiris sur <a href="http://www.gameblog.fr/article-lecteur_420_social-gaming-pourquoi-ca-marche">Gameblog.fr</a>. Le Social Game est en fait un jeu vidéo qui attache moins d&#8217;importance à l&#8217;expérience ludique qu&#8217;aux joueurs avec qui vous jouez. Mieux, le Social Gaming nous apporte de nouvelles fonctionnalités d&#8217;interaction avec nos amis : en nous offrant des modalités de communication nouvelles, les Social Game nous dote d&#8217;une sorte de nouveaux organes qui s&#8217;appelleraient Farmville, Mafia Wars, &#8230;</p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/www.farmville.com-screen-capture-2010-11-7-19-10-42.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-702" title="Farmville, un Social Game" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/www.farmville.com-screen-capture-2010-11-7-19-10-42.png" alt="" width="566" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<h2><strong>Ce qui est important, ce n&#8217;est pas le jeu en lui même, mais avec qui vous jouez</strong></h2>
<p>Le Social Media est le média de l’interaction. A la différence de la TV, la radio, les journaux, les médias sociaux ont cette particularité qu’ils fonctionnent sur une interaction entre le blogueur et son lecteur, entre les membres d’un même réseau social ou d’un forum. Le Social Game est donc un jeu qui vient s&#8217;inscrire dans une matrice de relations sociales déjà existante. Ainsi, à la différence des MMORPG <em>(Massively Multiplayer Online Role-Playing Game)</em> ou des salles de jeux en ligne telles que Yahoo Games par exemple, le Social Game s’appuie sur l’infrastructure sociale que permet Facebook. Or la structure sociale de nos réseaux sur Facebook est composée de liens forts puisqu’elle s’appuie sur les amis, la familles les collègues : bref, des gens que l’on connaît en vrai. Dans un Social Game, il ne s’agit donc pas  de jouer avec un internaute inconnu à l’autre bout de la planète, mais bien de jouer avec sa famille, ses amis. Si le jeu en lui même reste relativement pauvre en terme de gameplay, de design, &#8230; c’est le lien qu’on entretient avec les autres joueurs qui fait la différence. Et comme le souligne <a href="http://www.bodyspacesociety.eu/about/bio/">Antonio A. Casilli</a> dans <a href="http://www.liaisonsnumeriques.fr/">&laquo;&nbsp;Les liaison numériques&nbsp;&raquo;</a> :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;[...] les usagers [des communautés online] reproduisent souvent en ligne le même type d&#8217;environnement sociologique que ceux auxquels ils appartiennent hors ligne&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Dans le Social Game qui se joue sur Facebook, le joueur se retrouve donc naturellement dans un environnement social connu. A cet égard, il est tout a fait intéressant de se pencher sur WOW (World Of Warcraft) pour les néophytes. Ce célèbre MMORPG qui a connu un succès mondial tient à mon avis plus à la construction sociale de ses équipes de joueurs qu’ à son expérience de jeu. Pour avoir eu des amis qui ont y ont joué, je peux dire que les équipes (les guildes) qui interagissent dans le jeu ne sont pas composées d’inconnus : famille, amis, mais aussi collègues sont les partenaires de jeu avec lesquels on accompli les missions demandées ou avec lesquels on va affronter d’autres équipes (guildes). Comme le dit Neferneith sur <a href="http://www.healing-addiction.com/2010/04/20/guilde-entreprise-ou-famille/">Deux gars en robe</a> :</p>
<blockquote><p>“Une guilde c&#8217;est 25% d&#8217;amis, 25% de collègues, 25% de chieurs et 25% d&#8217;inconnus”</p></blockquote>
<p>Je passerai également sur le non moins célèbre Counter-Strike, autre jeu en réseau : voilà encore un jeu qui se joue par équipe et dont les membres sont les amis que l’on côtoie IRL.</p>
<div id="attachment_709" class="wp-caption aligncenter" style="width: 523px"><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/guilde.jpg"><img class="size-full wp-image-709" title="Une guilde WoW - Social Gaming ?" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/guilde.jpg" alt="" width="513" height="358" /></a><p class="wp-caption-text">Un exemple de guilde WOW IRL</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>La force du Social Game, ce n’est donc pas tant son potentiel viral comme le souligne Tiris, mais plus l’infrastructure sociale sur lequel il s’appuie : le fameux Social Graph. Si les premiers jeux vidéos nous faisaient jouer contre des ordinateurs, l&#8217;arrivée des jeux online nous avaient fait découvrir le plaisir de joueur contre nos semblables : le Social Game, lui, nous propose de jouer avec nos amis via des ordinateurs interposés.</p>
<h2>Quand le jeu redéfinit les contours de l&#8217;interaction sociale</h2>
<p>Non content de nous ouvrir la possibilité de jouer avec nos amis où qu&#8217;ils soient sur le globe (pourvu qu&#8217;ils aient une connexion Internet), le Social Game nous offre qui plus est de nouvelles possibilités d&#8217;interactions avec nos amis. Déjà avec l&#8217;introduction du like, Facebook nous donnait un nouvel outil de communication : la possibilité d&#8217;exprimer notre approbation via une sorte de nouvel organe mono-tâche.<strong> Le Social Game va plus loin puisque il recrée tout un univers de jeu accompagné de fonctionnalités diverses et variées qui vont nous permettre toute une palette d’interactions nouvelles avec nos amis</strong>. Si nous prenons Farmville par exemple, et bien je peux choisir mon voisinage parmi mes amis, ou encore échanger mes récoltes avec eux. Ces échanges sont même nécessaires à la réussite du jeu. Il ne s&#8217;agit donc plus seulement d&#8217;échanger des mots de vocabulaire, le Social Gaming invente un nouveau langage, de nouvelles formes d&#8217;interactions qui seraient impossible dans la réalité. Mais qu&#8217;importe, puisque c&#8217;est bien la symbolique qui compte, tels des preuves d&#8217;amitié ou de bonne camaraderie, ces actions virtuelles forment comme une sorte d&#8217;extension de nos outils de communication, comme un nouvel organe de communication dont les tâches seraient définies au préalable.</p>
<p>Le Social Gaming développe ainsi une sur-couche de jeu sur la matrice de notre réseau social, tel un &laquo;&nbsp;game layer on top of the world&nbsp;&raquo; comme le décrit Seth Priebatsch lors de cette conférence TED à Boston en juillet 2010 :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="545" height="431" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="bgColor" value="#ffffff" /><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/SethPriebatsch_2010X-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/SethPriebatsch-2010X.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=936&amp;introDuration=15330&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=830&amp;adKeys=talk=seth_priebatsch_the_game_layer_on_top_of_the_world;year=2010;theme=tales_of_invention;theme=the_creative_spark;theme=what_s_next_in_tech;theme=the_rise_of_collaboration;theme=ted_under_30;theme=a_taste_of_tedx;event=TEDxBoston+2010;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" /><param name="src" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="545" height="431" src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" flashvars="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/SethPriebatsch_2010X-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/SethPriebatsch-2010X.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=936&amp;introDuration=15330&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=830&amp;adKeys=talk=seth_priebatsch_the_game_layer_on_top_of_the_world;year=2010;theme=tales_of_invention;theme=the_creative_spark;theme=what_s_next_in_tech;theme=the_rise_of_collaboration;theme=ted_under_30;theme=a_taste_of_tedx;event=TEDxBoston+2010;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" bgcolor="#ffffff" wmode="transparent" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
Le monde ne serait-il ainsi qu&#8217;un vaste jeu ? Peut-être faut-il en douter. Certains actes de la vie de tous les jours peuvent nous paraître assez éloignés des notions de plaisir et d&#8217;amusement qu&#8217;accompagnent le jeu. Mais il est vrai que les réseaux sociaux online permettent d&#8217;un simple clic de se débarrasser d&#8217;un ami trop encombrant, ou de signifier la fin d&#8217;une relation amoureuse. Ces actions qui peuvent s&#8217;avérer pénibles et douloureuses peuvent être exprimées et réduites à un simple click online : plus besoin de s&#8217;expliquer, l&#8217;action est réduite à un simple choix binaire comme savent si bien le matérialiser les jeux vidéos.</p>
<h2>Demain, tous Social Gamers ?</h2>
<p>Les Social Games compteraient près des 400 millions de joueurs à travers le monde. Comme beaucoup de jeux, le Social Gaming peut s&#8217;avérer addictif et devient alors pour les joueurs la seule modalité de contact social. Entendons-nous bien, le jeu ne désocialise pas le joueur &#8211; il offre de nouvelles modalités d&#8217;interactions sociales de l&#8217;individu avec son réseau. Il n&#8217;en reste pas moins que les nombreux cas d&#8217;addiction à ces nouvelles formes de jeu posent la question d&#8217;une <strong>nouvelle forme de sociabilité dont les modalités relationnelles seraient contenues toutes entières dans les fonctionnalité du jeu, oubliant les outils de langage &laquo;&nbsp;traditionnels&nbsp;&raquo;.</strong> Si le Social Game devient un nouveau mode d&#8217;expression sociale, un nouveau langage, pourrait-il aller jusqu&#8217;à remodeler nos usages communicationnels et transformer nos sociétés en un gigantesque jeu vidéo ?</p>
<p><em>EDIT 1 du 23/11/2010 : je vous invite à consulter la <a href="http://socialmediaclub.fr/2010/11/social-gaming-la-video-de-la-conference-du-3-novembre-a-la-cantine/comment-page-1/#comment-2811">vidéo de la conférence organisée par le Social Media Club France sur le sujet le 3 novembre 2010</a> qui a inspiré en partie ce billet.</em></p>
<div class="shr-publisher-701"></div><!-- Start LikeButtonSetBottom --><!-- End LikeButtonSetBottom --><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Maisouestcequonest/~4/ai7WJZowfbY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Médias Sociaux dans l’entreprise : « It’s [NOT] the marketing, stupid! »</title>
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		<comments>http://maisouestcequonest.net/2010/11/08/medias-sociaux-dans-lentreprise-its-not-the-marketing-stupid/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 12:03:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
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		<category><![CDATA[médias sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[
<a href='http://maisouestcequonest.net/2010/11/08/medias-sociaux-dans-lentreprise-its-not-the-marketing-stupid/facebook-marketing-for-dummies/' title='Facebook-Marketing-for-Dummies'><img width="150" height="150" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/Facebook-Marketing-for-Dummies-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Facebook-Marketing-for-Dummies" title="Facebook-Marketing-for-Dummies" /></a>
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			</a>
		</div>
<p>Quand elle s&#8217;intéresse aux<strong> médias sociaux</strong>, l&#8217;entreprise n&#8217;y voit souvent  qu&#8217;un nouveau canal marketing, un nouveau moyen de toucher et fidéliser sa clientèle. Les entreprises qui l&#8217;entendent de cette  oreille passent malheureusement à côté du véritable potentiel des médias  sociaux. Car <strong>la réelle opportunité &laquo;&nbsp;Social Media&nbsp;&raquo; dans l&#8217;entreprise n&#8217;est pas marketing</strong>. Malgré toutes les magnifiques campagnes qui utilisent les médias sociaux de manière toutes plus ingénieuses les unes que les autres, ce n&#8217;est pas là le réel potentiel pour une entreprise sur le web social. <strong>La révolution &laquo;&nbsp;Social Media&nbsp;&raquo; dans l&#8217;entreprise est une révolution culturelle, une révolution de management qui doit faire passer la communication par tous les organes de l&#8217;organisation</strong> : service client, R&amp;D, produit, RH, maintenance&#8230;</p>
<p><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/Facebook-Marketing-for-Dummies1.jpg"></a><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/social-media-workers.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-728" title="social media dans l'entreprise" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/social-media-workers.jpg" alt="" width="576" height="324" /></a></p>
<p>Le problème aujourd&#8217;hui de l&#8217;utilisation des médias sociaux dans l&#8217;entreprise, c&#8217;est qu&#8217;elle est souvent accaparée par le département marketing&#8230; qui donc les utilise à des fins marketing. Cette approche, à mon sens,  néglige totalement le changement de paradigme médiatique qu&#8217;a entraîné l&#8217;adoption des médias sociaux par les internautes. Pour l&#8217;entreprise, cela veut dire notamment :</p>
<ol>
<li>Je n&#8217;ai plus le monopole de ma communication / Traduction : <strong>mes clients peuvent parler de moi avec la même puissance que moi<br />
</strong></li>
<li>Mes clients sont devenus eux-aussi des marques / Traduction : <strong>il faut donc traiter dorénavant ses clients comme ses pairs</strong></li>
<li>La communication médiatique se veut dialogue sur les médias sociaux / Traduction : <strong>avant de parler, il faut écouter</strong></li>
</ol>
<p>A partir de là, à quoi bon investir Facebook ou Twitter si c&#8217;est pour s&#8217;y comporter de la même manière que sur les médias traditionnels ? Si l&#8217;on prend de nombreuses pages Facebook de marques, on s&#8217;aperçoit que leur utilisation va complètement à l&#8217;encontre de cette nouvelle donne :</p>
<ul>
<li>Tout d&#8217;abord l&#8217;espace d&#8217;expression qui est offert aux internautes se résume le plus souvent aux commentaires : la parole de l&#8217;entreprise reste toute puissante et ne questionne les membres que sur des sujets futiles qui ne concernent en rien les produits ou stratégies de l&#8217;entreprise -  réduisant la parole du fan à un feedback binaire insignifiant : &laquo;&nbsp;j&#8217;aime&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;j&#8217;aime pas&nbsp;&raquo;</li>
<li>elles recréent un modèle de diffusion de l&#8217;information one-to-many, renvoyant l&#8217;internaute 2.0 dans la masse consumériste anonyme</li>
<li>ces pages de fan ne sont pas des espaces d&#8217;écoute, elles  sont d&#8217;abord des espaces de diffusion de l&#8217;information pour les entreprises</li>
</ul>
<p>Si les fonctionnalités propres à Facebook ont certainement leur part de responsabilité, c&#8217;est tout de même la façon de l&#8217;utiliser qui fait la différence<strong>. Et dans la philosophie marketing, l&#8217;internaute reste un simple prospect/client dont il faut capter l&#8217;attention.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_713" class="wp-caption aligncenter" style="width: 573px"><strong><strong><a href="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/social-media-officer-job-futur-L-1.jpeg"><img class="size-full wp-image-713" title="social-media-officer-job-futur-L-1" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/social-media-officer-job-futur-L-1.jpeg" alt="" width="563" height="174" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">&quot;Dilbert&quot; de Scott Adams</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p>L&#8217;erreur dans cette approche marketing, c&#8217;est d&#8217;oublier le &laquo;&nbsp;Social&nbsp;&raquo; de l&#8217;expression Social Media. Ou plutôt de mal l&#8217;interpréter. Il ne s&#8217;agit pas seulement de viralité, d&#8217;UGC (User Generated Content) ou encore de SCRM (Social Customer Relationship Management). Le Social Media, c&#8217;est l&#8217;individu média. C&#8217;est réduire le point d&#8217;émission de la communication à son unité la plus petite et incompressible, c&#8217;est à dire l&#8217;individu, afin de retrouver l&#8217;humanité du discours, un lien social de la communication de pair à pair. Et qu&#8217;elle est la plus petite unité  incompressible des rouages d&#8217;une entreprise ? C&#8217;est l&#8217;employé ! <strong>Le Social Media dans l&#8217;entreprise, c&#8217;est donner la parole aux employés.</strong> L&#8217;opportunité du Social Media dans l&#8217;entreprise, c&#8217;est de casser ce discours mercantile, froid et méprisant pour le client afin de retrouver un véritable dialogue entre &#8211; non pas la marque et ses clients (une marque n&#8217;est pas une entité sociale) &#8211; mais entre les clients d&#8217;un côté et les femmes et les hommes qui font l&#8217;entreprise de l&#8217;autre. Les médias sociaux concernent ainsi tous les maillons de l&#8217;entreprise &#8211; tout simplement parce que la conversation digitale que lance les clients  à l&#8217;entreprise s&#8217;adresse à tous les organes de cette dernière :</p>
<ul>
<li><strong>Le service client </strong>: <span style="font-weight: normal;">les médias sociaux permettent une tout nouvelle approche de la relation  client : publique, transparente, le service client n&#8217;a surtout plus le droit  d&#8217;ignorer le moindre client mécontent sans effet boomerang sur l&#8217;image de la marque (puisque le mécontentement s&#8217;exprime publiquement). Le Social Media, en fait, oblige le service client à revenir aux fondamentaux : fini les serveurs vocaux, les call centers externalisés incompétents,  les lettres clients impersonnelles produites en série. Les médias sociaux  obligent le service client à retrouver la voie du dialogue vrai et du service avec ses clients. Bien  sûr, cela coûte plus cher, mais les plus grands biens des entreprise ne  sont-ils pas ses clients ?</span></li>
<li><strong>R&amp;D et crowdsourcing</strong> : <span style="font-weight: normal;">le web social est un immense réservoir d&#8217;idées pour les entreprises en  mal d&#8217;innovation. Et quoi de plus pertinent que de solliciter l&#8217;imagination des utilisateurs finaux de ses produits ? Les médias sociaux sont alors de formidables outils pour susciter et récupérer ces précieuses idées. Dell a été l&#8217;un des pionniers en la  matière en lançant <a href="http://www.ideastorm.com/">IdeaStorm </a>dans le but d&#8217;implémenter les services et  fonctionnalités les plus demandées par ses clients.<br />
</span></li>
<li><span style="font-weight: normal;"><strong>RH : </strong><a href="http://www.itrmanager.com/articles/111040/reseaux-sociaux-risques-opportunites-recrutement.html">les médias sociaux permettent une nouvelle transparence dans le processus d&#8217;embauche</a>. Le candidat peut rencontrer &laquo;&nbsp;virtuellement&nbsp;&raquo; son employeur avant l&#8217;entretien. Le relation est plus informelle et se veut moins guindée : ce n&#8217;est plus l&#8217;entreprise qui embauche, mais le directeur des ressources humaines.<br />
</span></li>
<li><strong>Vos produits/services ne sont pas sans défauts</strong> : <span style="font-weight: normal;">pour les ingénieurs produits, les développeurs, les médias sociaux  permettent d&#8217;obtenir un feedback direct et en temps réel sur leur travail qu&#8217;ils n&#8217;auraient pas  autrement. Et il ne s&#8217;agit pas seulement de détecter les éventuels défauts  du produits ou les potentielles améliorations du service. Les clients, quand  ils sont satisfaits, le disent également. Les médias sociaux cassent l&#8217;inter-médiation de nos modèles économiques modernes : les producteurs se retrouvent face aux  utilisateurs.</span></li>
</ul>
<div id="attachment_714" class="wp-caption aligncenter" style="width: 478px"><a href="http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://mashable.com/wp-content/uploads/2009/12/telstra-socialmedia.jpg&amp;imgrefurl=http://mashable.com/2009/12/16/telstra-social-media/&amp;usg=__fbHoGoiUcaIfMVWjLbVhNBPWQII=&amp;h=160&amp;w=315&amp;sz=14&amp;hl=fr&amp;start=28&amp;zoom=1&amp;um=1&amp;itbs=1&amp;tbnid=4Gz7yLKbNRadKM:&amp;tbnh=59&amp;tbnw=117&amp;prev=/images%3Fq%3Demployees%2Bsocial%2Bmedia%2Bcommunication%2Bcompanies%26start%3D20%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D20%26tbs%3Disch:1"><img class="size-full wp-image-714" title="telstra-socialmedia" src="http://maisouestcequonest.net/wp-content/uploads/2010/11/telstra-socialmedia.jpg" alt="" width="468" height="237" /></a><p class="wp-caption-text">Telsra, entreprise australienne de télécom lance une formation aux médias sociaux pour ses employés</p></div>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>Les médias sociaux invitent donc tous les employés à devenir eux même  des communicants.</strong> Est-ce la fin pour autant du département  communication ? Non. C&#8217;est plutôt un nouveau rôle à jouer pour les  experts communication de l&#8217;entreprise :  un rôle d&#8217;organisation, de formation, de centralisation et de  coordination. Si les médias sociaux sonnent l&#8217;heure du &laquo;&nbsp;<em>tous communicants</em>&nbsp;&raquo; c&#8217;est parce qu&#8217;ils changent la nature profonde de la  communication tout autant qu&#8217;ils modifient les attentes des clients dans leur relation à l&#8217;entreprise. La révolution des médias sociaux n&#8217;est  pas une révolution marketing, elle est une révolution culturelle, qui  place la communication à tous les étages, brise les barrières entre les organes de l&#8217;entreprise , et oriente tous les employés vers un seul et unique but qui ne  devrait jamais être autre : la satisfaction client. Elle est là la vraie rupture que peuvent apporter les médias sociaux dans l&#8217;entreprise &#8211; si tant est que l&#8217;organisation en saisisse l&#8217;opportunité.</span></p>
<div class="shr-publisher-663"></div><!-- Start LikeButtonSetBottom --><!-- End LikeButtonSetBottom --><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Maisouestcequonest/~4/f8i-BuMqy2w" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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