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	<title>Mirrors in bedrooms</title>
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	<description>Le site officiel de RIVER</description>
	<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 19:30:01 +0000</pubDate>
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		<title>. final</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 19:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci sera mon dernier post.
Cela fait déjà plus de 5 ans que ce site existe et cela m&#8217;a apporté tant de bonheurs&#8230;et tant de tristesse.
Je ne ferais pas de longs discours. Mon hébergeur m&#8217;envoie comme chaque année ma date de renouvellement obligatoire. Je n&#8217;y donnerai pas suite.
Un simple merci à tout ceux qui ont laissé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceci sera mon dernier post.<br />
Cela fait déjà plus de 5 ans que ce site existe et cela m&#8217;a apporté tant de bonheurs&#8230;et tant de tristesse.<br />
Je ne ferais pas de longs discours. Mon hébergeur m&#8217;envoie comme chaque année ma date de renouvellement obligatoire. Je n&#8217;y donnerai pas suite.<br />
Un simple merci à tout ceux qui ont laissé des messages régulièrement. Ils se reconnaîtront.<br />
J&#8217;ai aimé ce site..passionnément, à la folie, pas du tout.<br />
Je n&#8217;ai plus ni le coeur , ni le temps de m&#8217;en occuper comme je devrais le faire.<br />
Toute histoire a une fin.<br />
Le bleu et le noir me manqueront à coup sûr mais c&#8217;est trop de travail et de souffrance que de tenir un site comme celui ci.<br />
Certains se réjouiront, d&#8217;autres le regretteront.<br />
Certains se souviendront, d&#8217;autres éclateront de rire.<br />
J&#8217;ai fait ce site sans aimer la vie. C&#8217;est maintenant que je comprends mieux la fragilité de cette vie que je quitte ce monde virtuel.<br />
Si la musique s&#8217;est arrêté naturellement, sans larmes et sans souffle court, l&#8217;écriture suivra certainement de la même façon.<br />
J&#8217;aimerai garder le peu qu&#8217;il me reste d&#8217;âme, de souffle vital pour eux, pour la vraie vie.<br />
Pour lutter contre les peurs. Pour lutter contre la maladie.<br />
Pardon, merci, merci et adieu. </p>
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		<title>Paradis artificiel</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 19:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Un verre à la main&#8230;le 3e ou peut être le 4e&#8230;pour faire semblant d&#8217;être heureux et oublier artificiellement les maux de ventre et les démons qui hurlent dans mon crâne.
Sa tête posée sur mes cuisses. Mon petit homme aime quand je lui caresse doucement les cheveux en allant dans le sens inverse de l&#8217;implantation.
Mon grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un verre à la main&#8230;le 3e ou peut être le 4e&#8230;pour faire semblant d&#8217;être heureux et oublier artificiellement les maux de ventre et les démons qui hurlent dans mon crâne.<br />
Sa tête posée sur mes cuisses. Mon petit homme aime quand je lui caresse doucement les cheveux en allant dans le sens inverse de l&#8217;implantation.<br />
Mon grand a la tête dans les mains. Il est devant la cheminée. Son ombre danse. Je ne vois que le dos de son pyjama rayé un peu trop petit pour lui. Il est si grand maintenant. Il parle de son école et du maître qui l&#8217;a fait pleurer hier parce qu&#8217;il ne se souvenait plus du conditionnel du verbe acquérir.<br />
Ma grande serre contre elle le gros coussin vert du canapé du salon. Elle me regarde et dit des choses gentilles à son frère. Elle sourit. </p>
<p>A. a un verre à la main, l&#8217;autre dans la mienne. Elle regarde la scène, la tête légèrement penchée sur le côté.<br />
Et si le temps s&#8217;arrêtait maintenant ?</p>
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		<title>Unforgettable (unfortunately&#8230;)</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 17:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Here in this gloomy room
Without a painting or a sculpture,
Unconfessed desires, improbable affairs
Collide and intertwine as glasses clink
And hot air swirls and swirls.
We check each other out
And strike our poses,
Laughing and crying at third-rate tales
Of dull lives lived in a vapid world.
Voices like heavy peals of bells
Ring out but don&#8217;t ring true,
And I just wait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Here in this gloomy room<br />
Without a painting or a sculpture,<br />
Unconfessed desires, improbable affairs<br />
Collide and intertwine as glasses clink<br />
And hot air swirls and swirls.</p>
<p>We check each other out<br />
And strike our poses,<br />
Laughing and crying at third-rate tales<br />
Of dull lives lived in a vapid world.</p>
<p>Voices like heavy peals of bells<br />
Ring out but don&#8217;t ring true,<br />
And I just wait for you to look my way,<br />
To tempt me with your charms then kill me with a phrase.</p>
<p>Three women – or is that six, or two? –<br />
Parading for me, laying their feminine words<br />
Like sweet, soft hands on my skin,<br />
But only you – wonderful silent one –<br />
Are singing your mute song inside my head.</p>
<p>Like some eternal letter B, I&#8217;m second<br />
On the heart&#8217;s list, every time – I don&#8217;t know why.<br />
And yet I wallow in my given role,<br />
Not blaming those who come in first&#8230; But I will see them damned.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mon cancer et votre argent (ceci n&#8217;est pas un spam)</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 18:59:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher bien aimé, 
Pardonnez moi de vous importuner avec mes problèmes mais peut être serez vous dans mon cas un jour prochain. Je suis atteinte d&#8217;un cancer incurable doublé d&#8217;une hépatite C et d&#8217;un herpès bucco-génital qui m&#8217;empêche de parler correctement. Peut être que vous aussi un jour vous aurez à faire face à ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher bien aimé, </p>
<p>Pardonnez moi de vous importuner avec mes problèmes mais peut être serez vous dans mon cas un jour prochain. Je suis atteinte d&#8217;un cancer incurable doublé d&#8217;une hépatite C et d&#8217;un herpès bucco-génital qui m&#8217;empêche de parler correctement. Peut être que vous aussi un jour vous aurez à faire face à ce drame de la vie. Car cela peut nous arriver à tous. Mais je sais que vous avez un grand coeur et que vous pouvez m&#8217;aider. J&#8217;ai trouvé votre mail de façon fortuite alors que je parcourais le Net à la recherche d&#8217;une solution pour soigner ma dysenterie et je me suis dis qu&#8217;avec l&#8217;aide de Jésus Christ et de votre aide, je pourrais peut être entrouvrir la fenêtre d&#8217;une guérison. Atteinte d&#8217;une mycose depuis l&#8217;âge de six ans, âge où ma mère a commencé à me faire découvrir les plaisirs coupables et que mon père m&#8217;a fourni les diverses substances nécessaires à la découverte d&#8217;horizons impurs mais tellement régénérateurs, je cherche le réconfort auprès de personnes de confiance. A la lecture des différents articles sur vous et votre carrière sur Internet, je sais que vous êtes l&#8217;une des personnes que Dieu a choisi pour guider les hommes vers le chemin de la rédemption et de la guérison. C&#8217;est la raison pour laquelle je vous demande aujourd&#8217;hui  votre aide. Ne soyez pas méfiant, ma séropositivité, ma leucémie et ma coqueluche ne doivent pas vous inquiéter outre mesure, je pense pouvoir guérir assez vite grâce à votre don. Déjà, Microsoft, Apple et d&#8217;autres entreprises américaines très connues ont déjà versés des sommes importantes pour que je puisse guérir et je sais votre importance dans le monde de la culture et des médias, de l&#8217;enseignement et des relations humaines pour être certaine de votre soutien.<br />
Ceci n&#8217;est pas un message facile à écrire et ce n&#8217;est pas l&#8217;un des nombreux messages que l&#8217;on peut recevoir et dont on se méfie comme d&#8217;un Spam&#8230;..envoyez moi donc un chèque du montant que vous désirez (Mme.G de Besançon m&#8217;a déjà envoyé 23000 euros). Je vous remercie à l&#8217;avance de votre aide et de votre soutien. Je prierai pour vous.</p>
<p>Tout ceux qui ont renvoyé ce message avec une somme d&#8217;argent conséquente ont vu leur vie changer rapidement. Pourquoi pas vous ?</p>
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		</item>
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		<title>François Hollande et moi</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 21:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment puis je détruire, annihiler enfin ce qui tanne mon cuir, la paume de mes mains ?
Endormir dans un souffle les promesses de mort que m&#8217;apportent les lendemains ?
Ils sont là, tous les quatre, pour toujours et à jamais.
Envie de dire pardon et m&#8217;abaisser à donner mon âme au diable qui pleure derrière les volets [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment puis je détruire, annihiler enfin ce qui tanne mon cuir, la paume de mes mains ?<br />
Endormir dans un souffle les promesses de mort que m&#8217;apportent les lendemains ?<br />
Ils sont là, tous les quatre, pour toujours et à jamais.<br />
Envie de dire pardon et m&#8217;abaisser à donner mon âme au diable qui pleure derrière les volets verts.<br />
Je ne voulais pas, je ne veux plus.<br />
Et j&#8217;écoute cette chanson d&#8217;automne qui claque au revers de mes cheveux.<br />
Riez et parlez, mangez et dormez, enfants baptisés, mariés de l&#8217;an 0, révérends des consciences, amis du passé, bricoleurs du dimanche et futurs perdants.<br />
Être debout, encore, envers et contre vous.</p>
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		<title>The servant</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 14:34:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Semblable à l&#8217;ombre du promeneur solitaire qui prolonge, esclave, la forme de son maître, je suis le mouvement d&#8217;un monde qui s&#8217;écroule.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Semblable à l&#8217;ombre du promeneur solitaire qui prolonge, esclave, la forme de son maître, je suis le mouvement d&#8217;un monde qui s&#8217;écroule.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>News of the f&#8230; world</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 15:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[De nouvelles photographies sont disponibles dans différentes rubriques.
Je rattrape le retard des derniers mois.
La solitude vendéenne ne peut être palliée que par l&#8217;occupation de l&#8217;esprit.
Une pensée pour Amy W&#8230;Resquienscant in Pace

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nouvelles photographies sont disponibles dans différentes rubriques.<br />
Je rattrape le retard des derniers mois.<br />
La solitude vendéenne ne peut être palliée que par l&#8217;occupation de l&#8217;esprit.</p>
<p>Une pensée pour Amy W&#8230;<em>Resquienscant in Pace</em></p>
<p></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Gothique</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 22:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce fut un jour comme les autres, dans le Sud de la France, où des chemins de terre ocres sillonnaient des champs de blé cuits sous la lumière orange d&#8217;une fin de jour.
L&#8217;homme venu là, par souci de silence, ne semblait cependant pas goûter à la puissance du lieu.
Il caressait lentement ces bras faibles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce fut un jour comme les autres, dans le Sud de la France, où des chemins de terre ocres sillonnaient des champs de blé cuits sous la lumière orange d&#8217;une fin de jour.<br />
L&#8217;homme venu là, par souci de silence, ne semblait cependant pas goûter à la puissance du lieu.<br />
Il caressait lentement ces bras faibles et contemplait le miroir de ces ecchymoses, tâches rougeoyantes, ondulantes sous sa peau comme autant de médailles sur le corps d&#8217;un soldat mourant. </p>
<p>Au détour d&#8217;une venelle, pris d&#8217;une fatigue saine de forçat usé, il tomba assis le long d&#8217;un mur de pierre.<br />
Des odeurs de sureaux et d&#8217;orties fanées rendaient à ce lieu sans nom l&#8217;hommage sublime des sens éveillés.<br />
A quelques mètres de lui, en contre jour, à quelques pieds, était une princesse des mille et deux journées qui ne semblait ni le voir ni totalement l&#8217;ignorer.<br />
Il la vit ainsi dansant pieds nus sous les charmes et son coeur, nourri d&#8217;un sang rare, vomit encore une fois les doutes les plus âpres.<br />
Elle dansait et virevoltait, légère et insouciante, sans se soucier du trouble, qu&#8217;à renfort de sourires, elle jetait sur l&#8217;homme nu figé là, sur le mur froid tout couvert d&#8217;agapanthes.<br />
Son ventre plat était le terrain de jeux de ses mains aux phalanges sans fins et son cou altier se brisait serein au rythme des vents qui soufflait agile dans ses cheveux noirs.<br />
Au bout d&#8217;un long moment, elle accouru vers lui et offrit sa bouche aux odeurs de lavande.<br />
Il se leva alors et entonna serein le chant du condamné, lente mélodie aux rythmes saccadés.<br />
Elle l&#8217;écouta un peu, s&#8217;assombrit pas à pas et partit en courant quand il lui dit &#8220;et maintenant&#8221; ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Comme un parfum de &#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 22:25:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Je conserve une vaste capacité à souffrir de la déliquescence de ceux que je connais.[...]
Supporter le discours des biens-pensants n&#8217;est déjà pas facile mais cela devient intolérable quand on découvre l&#8217;ampleur de la haine dissimulée derrière ce catéchisme&#8221;
                  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Je conserve une vaste capacité à souffrir de la déliquescence de ceux que je connais.[...]<br />
Supporter le discours des biens-pensants n&#8217;est déjà pas facile mais cela devient intolérable quand on découvre l&#8217;ampleur de la haine dissimulée derrière ce catéchisme&#8221;</p>
<p>                                                           <strong>  Amélie Nothomb - Le voyage d&#8217;hiver</strong><em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;alimentation générale</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 22:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Les choses trop belles doivent être dites tout bas parce que la beauté est toujours un secret.
Il y avait la pluie, la fureur et le fracas mais il y avait les rues, l&#8217;odeur et puis tes bras
Coulant comme du sang tes artères parcourues
Par de puissants moteurs aux klaxons inconnus
Mêlant leurs musiques sourdes aux voix de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les choses trop belles doivent être dites tout bas parce que la beauté est toujours un secret.</em></p>
<p>Il y avait la pluie, la fureur et le fracas mais il y avait les rues, l&#8217;odeur et puis tes bras<br />
Coulant comme du sang tes artères parcourues<br />
Par de puissants moteurs aux klaxons inconnus<br />
Mêlant leurs musiques sourdes aux voix de filles de rues.<br />
Marchant comme une ombre le long des voies obscènes, j&#8217;ai vu au loin descendre le cours de la Seine.<br />
Et j&#8217;ai caché mes yeux, affolés de lumière,<br />
Derrière des cheveux, d&#8217;ambre et de lumière,<br />
ne rêvant dès alors que de me protéger des néons trop criards de boudoirs ouverts.<br />
L&#8217;odeur des corps du métropolitain, les doigts frôlés à peine quand on descend du train<br />
Et la vision enfin d&#8217;un abri éphémère, refuge pour un soir de mon amour vaincu.<br />
Je saurais me souvenir pour demain et encore des nourritures persanes du corps et de l&#8217;esprit,<br />
de l&#8217;ange de la Bastille qui sourit sous la pluie.<br />
Et des gays inconnus, francs bourgeois partisans qui quittent le marais trop humide et trop froid,<br />
j&#8217;ai voulu regarder la parade nocturne.<br />
Trop voyeur sans doute, j&#8217;ai mis fin aux élans de garçons aux yeux tristes qui traînent en soupirant<br />
leurs fatigues et leurs doutes tout en chantonnant un air d&#8217;Indie pop des années 2010.<br />
C&#8217;est l&#8217;été et je chante d&#8217;une voix bien trop claire les promesses impies, les histoires impures.<br />
Souviens toi de tout comme je cacherai encore que je t&#8217;aime Paris<br />
Mais sache enfin amour que je ne pourrais jamais rester<br />
Dans ton ventre si trouble aux matins qui se donnent<br />
Car mon amour pour toi est bien trop adultère et que ma ville à moi est sûre de ma foi.   </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Les sorcières de la nuit</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 18:51:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Dormir et s&#8217;éveiller, tourner et retourner dans le lit-camisole, pris des fièvres et des transes, j&#8217;ai tant appris des sorcières de la nuit.
Elles m&#8217;ont emprisonnées sous leurs ailes noires, capelines de taffetas légères sur mon dos nu.
Nous avons volés au dessus des villes endormies, des chemins de traverse, par delà de petites maisons sans charmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dormir et s&#8217;éveiller, tourner et retourner dans le lit-camisole, pris des fièvres et des transes, j&#8217;ai tant appris des sorcières de la nuit.<br />
Elles m&#8217;ont emprisonnées sous leurs ailes noires, capelines de taffetas légères sur mon dos nu.<br />
Nous avons volés au dessus des villes endormies, des chemins de traverse, par delà de petites maisons sans charmes où dormaient les bienheureux.<br />
Elles riaient et riaient tant, hurlement lancinant, mélopée immonde aux sons de crécelles.<br />
Quand de leurs mains rêches où coule des rivières de sang froid elles ont touchés ma joue et poser sur ma bouche leurs salives infectes, mes yeux se sont ouverts et j&#8217;ai vu. J&#8217;ai vu et j&#8217;ai compris.<br />
J&#8217;ai vu leurs masques de haine fondre dans mes sourires.<br />
J&#8217;ai compris qu&#8217;aucune de leurs incantations, qu&#8217;aucuns de leurs gestes abjects n&#8217;avaient en fait sur moi l&#8217;effet attendu.<br />
Et j&#8217;ai ri, j&#8217;ai ri si longtemps que j&#8217;ai dû troubler leurs sombres desseins. Elles m&#8217;ont lâché dans un souffle assourdissant de flûtes stridentes et de cors anglais.<br />
Et parce que la vie m&#8217;a donné un peu de goût pour les choses écrites, et parce que ma mère, qui me voit et me parle encore ces nuits dont je n&#8217;ai plus peur, m&#8217;a donné dans son dernier souffle le sens du mot bonheur, je veux continuer à rêver, à sourire, à envoyer ma voix très haut dans le ciel, à envoyer mes flèches et mes mots, mon amour aux êtres qui le mérite et ma haine à ceux qui ne me feront pas taire.</p>
<p>Des sorcières de la nuit, il ne me reste que cette estafilade juste en dessous du coeur.<br />
Mais les cicatrices ne sont pas mortelles, elles sont apprentissages.<br />
Tout au plus elles ont laissées dans mes veines un peu de sang froid.</p>
<p><em>Parce qu&#8217;ils me suivent dans tous les instants essentiels et que je suis religieusement leurs paroles et leurs enseignements, cette chanson est un résumé de mes 6 derniers mois.</em></p>
<p></p>
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		<title>une page qui se tourne&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 19:15:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vais continuer à écrire&#8230;mais ailleurs, dans un lieu de mon âme où il n&#8217;y aura que mes mots.
Plaisir littéraire et onaniste. Orgasme solitaire.
Privilège certes douloureux de la vieillesse que de garder pour soi les maux et les rancœurs.
On me dit qu&#8217;il est laid de dévoiler ainsi les images de mon âme sur un support [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais continuer à écrire&#8230;mais ailleurs, dans un lieu de mon âme où il n&#8217;y aura que mes mots.<br />
Plaisir littéraire et onaniste. Orgasme solitaire.<br />
Privilège certes douloureux de la vieillesse que de garder pour soi les maux et les rancœurs.</p>
<p>On me dit qu&#8217;il est laid de dévoiler ainsi les images de mon âme sur un support virtuel.<br />
On siffle, on s&#8217;agite, on commente, on soulève les contenus troubles, les moindres doutes sur les règles de grammaire ou d&#8217;orthographe pour mieux alimenter son venin intérieur, sans comprendre un seul instant la nécessité vitale d&#8217;une écriture qui sauve mon coeur et mon âme.<br />
Incapable d&#8217;écrire quoi que ce soit, on se cache alors dans l&#8217;argumentation rassurante que je suis fou de m&#8217;exposer ainsi aux foudres plébéiennes et que je ne vis que par procuration une existence de rêve.</p>
<p>Je pourrais me battre et décider alors de poursuivre dans l&#8217;exultation de ma haine et dans le mépris des faibles de coeurs et d&#8217;esprit. Je pourrais encore rire et respirer le souffle de mes inspirations et dire que j&#8217;aime mais j&#8217;y perdrai alors le goût de mes sentiments et écrirait encore et encore des choses trop belles pour être ainsi livré en pâture aux odieux et malfaisants.<br />
Je ne vous aime pas, je vous ai trop aimé.<br />
Je ne vous aime plus, et mes mains, tremblantes de déception et de colère, resteront les armes secrètes de mon écriture future.<br />
Je ne peux que m&#8217;incliner, comme l&#8217;acteur vieillissant, devant ceux et celles qui sont passés devant cette scène bleue et noire sans jamais laisser le moindre commentaire, le mot d&#8217;encouragement, un sourire ou une larme.<br />
Que mille flèches acérées traversent vos âmes sèches ! </p>
<p>Vous ne m&#8217;avez jamais aidé, jamais un mot qui eut pu vous sauver de votre jalousie.<br />
Vous ne m&#8217;avez jamais aidé. Personne n&#8217;aide personne. </p>
<p>Alors, par lassitude, ou par lâcheté, comme un dernier pied de nez à la face du vide, je laisse ici le terrain en friche.</p>
<p>Dormez braves gens, je ne vous dérangerai plus.<br />
Je reviendrai peut être, les soirs de belles lunes, glisser mes yeux sur ce passé révolu mais ce soir, je caresse, comme la main passée par le vieux paysan sur les premiers épis de blé, ces textes que j&#8217;ai livré depuis tant d&#8217;années aujourd&#8217;hui. Ils sont ma fierté, mon alpha et mon oméga.<br />
Il est des friches admirables, des jachères abandonnées sur lesquelles pousseront pour toujours les plus belles des herbes toxiques.<br />
Mes textes m’apparaissent ainsi, sans fierté ni modestie.</p>
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		<title>Loin</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 18:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de l&#8217;Univers, la fin d&#8217;un monde. Samedi 7 Mai 2011. Tant de travail pour tant de tristesse, tant d&#8217;alcools pour tant de mélancolie, tant de force et tant de vides.Un homme seul dans une voiture. Des bonbons verts. Et mon départ.
RIVER: The light of the weak (live au &#8220;be green&#8221; festival - le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le début de l&#8217;Univers, la fin d&#8217;un monde. Samedi 7 Mai 2011. Tant de travail pour tant de tristesse, tant d&#8217;alcools pour tant de mélancolie, tant de force et tant de vides.Un homme seul dans une voiture. Des bonbons verts. Et mon départ.</p>
<p><span style="color: #990000"><strong>RIVER: The light of the weak (live au &#8220;be green&#8221; festival - le concert dans son intégralité se trouve dans la rubrique &#8220;<em>river music</em>&#8220;) </strong> <em></em></p>
<p></p>
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		<title>Eux&#8230; lui&#8230; et moi</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 14:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8221; Ton opinion était juste, toute autre était folle, extravagante, anormale. Et avec cela, ta confiance en toi-même était si grande que tu n&#8217;avais pas besoin de rester conséquent pour continuer à avoir raison.[...] Tu pris à mes yeux ce caractère énigmatique qu&#8217;ont les tyrans dont le droit ne se fonde pas sur la réflexion, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8221; Ton opinion était juste, toute autre était folle, extravagante, anormale. Et avec cela, ta confiance en toi-même était si grande que tu n&#8217;avais pas besoin de rester conséquent pour continuer à avoir raison.[...] Tu pris à mes yeux ce caractère énigmatique qu&#8217;ont les tyrans dont le droit ne se fonde pas sur la réflexion, mais sur leur propre personne.&#8221;</p>
<p><strong>Franz Kafka - Lettre au père</strong></p>
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		<title>Europe, mon amour</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2011 11:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RIVER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A pain that I'm used to]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai cueilli le printemps au détour des vitrines où des femmes orchidées plus seules que la mer
déversent dans nos yeux des sourires amers.
De canaux en graines d&#8217;or, j&#8217;ai trouvé l&#8217;absolu dans cette ville assoupie que ne réveille guère
que les cloches aiguës qui emportent avec elles nos sourires d&#8217;hier.
Au lendemain qui cogne aux portes de nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai cueilli le printemps au détour des vitrines où des femmes orchidées plus seules que la mer<br />
déversent dans nos yeux des sourires amers.<br />
De canaux en graines d&#8217;or, j&#8217;ai trouvé l&#8217;absolu dans cette ville assoupie que ne réveille guère<br />
que les cloches aiguës qui emportent avec elles nos sourires d&#8217;hier.<br />
Au lendemain qui cogne aux portes de nos âmes, j&#8217;ai vu l&#8217;enfant perdu et les sourires d&#8217;Asie.<br />
Et le vent qui souffle dans les rues de Bruxelles apaise un temps seulement les douleurs acides qui gravissent depuis tant de temps les parois abîmées de mon oesophage brûlé.<br />
J&#8217;ai monté les pentes des jardins du Luxembourg, frotté mes doigts aux murs des casemates et courbé l&#8217;échine dans l’ascension qui mène au Kirshberg, parcours initiatique vers la fille de Zeus.<br />
Prends moi dans tes bras, Europe, et faisons ensemble vibrer nos corps et nos coeurs dans un long chant plaintif et mélodieux.</p>
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