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	<title>Monde Solidaire – Fréquence Terre</title>
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		<title>Monde Solidaire – Fréquence Terre</title>
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		<title>Danielle Mitterrand, une vie de résistance et d’actions</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/11/16/danielle-mitterrand-une-vie-de-resistance-et-dactions/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 08:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous sommes en 1986. Danielle Mitterrand créé la Fondation France Libertés avec une volonté : défendre les droits humains et soutenir la résistance des peuples opprimés à travers le monde. Depuis, de l&#8217;Apartheid en Afrique du Sud au peuple kurde, du Tibet aux différents peuples autochtones, son engagement et ses prises de position ont fait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous sommes en 1986. Danielle Mitterrand créé la Fondation France Libertés avec une volonté : défendre les droits humains et soutenir la résistance des peuples opprimés à travers le monde.</strong></p>
<p>Depuis, de l&rsquo;Apartheid en Afrique du Sud au peuple kurde, du Tibet aux différents peuples autochtones, son engagement et ses prises de position ont fait le tour du monde.</p>
<p>35 ans après, la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a> rend hommage à l&rsquo;action de sa fondatrice… 10 ans après sa disparition. Une exposition, un livre et une grande cérémonie le 27 novembre, pour saluer une vie de résistance, et pour mieux construire l&rsquo;avenir.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Ludivine Porret</strong>, chargée des projets évènementiels à la Fondation Danielle Mitterrand, et <strong>Tatiana Caudron</strong>, de l&rsquo;équipe communication de la Fondation</li>
</ul>
<p>Après les rencontres de début novembre, <a href="https://frequenceterre.com/2021/10/19/pour-une-metamorphose-radicale-de-nos-societes/" target="_blank" rel="noopener">« Sans transition : utopies et métamorphoses »</a>, la Fondation va célébrer plus solennellement Danielle Mitterrand. Ce sera les 26 et 27 novembre, à Cluny, en Saône-et-Loire. Tout d&rsquo;abord, pourquoi ce choix de Cluny? Qu&rsquo;est-ce que cela représente ?</p>
<p><em>« Danielle Mitterrand est une ancienne résistante. Elle s&rsquo;est engagée à l&rsquo;âge de 17 ans dans la résistance du maquis bourguignon. <strong>Elle a gardé en elle cette envie de lutte, cette envie de résister. </strong>C&rsquo;est quelque chose qui la guidera jusqu&rsquo;à la fin de sa vie et que la Fondation essaie de perpétuer. Le choix de Cluny s&rsquo;est rapidement porté pour nous comme une évidence. C&rsquo;est un endroit qu&rsquo;elle affectionne tout particulièrement. C&rsquo;est là où elle a grandi. C&rsquo;est là où elle repose. Symboliquement, il y a un lien qui est très fort entre Danielle Mitterrand et le territoire de Cluny. Pour nous, cela faisait vraiment sens de faire cet hommage sur ce territoire qui lui est si cher. »</em></p>
<p><a href="http://www.lesartscluny.fr/danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener">Deux temps forts pour ce week-end</a>. Tout d&rsquo;abord la projection d&rsquo;un documentaire, <a href="https://www.les-docus.com/danielle-mitterrand-une-certaine-idee-de-la-france/" target="_blank" rel="noopener">« Danielle Mitterrand, une certaine idée de la France « </a>, ce sera le vendredi 26 novembre. Un film qui retrace les combats de Danielle Mitterrand.</p>
<p><em>« Il sera projeté au cinéma de Cluny le vendredi 26 novembre à 20h30. C&rsquo;est un documentaire réalisé par Laurence Thiriat et Thierry Gadault il y a deux ans. Il permet de retracer tous <strong>les moments forts de la vie de Danielle et toutes les luttes pour lesquelles elle s&rsquo;est engagée</strong>. Pour nous, c&rsquo;est important de pouvoir le diffuser pour pouvoir partager ces moments avec le territoire clunisien. On voulait qu&rsquo;il y ait un moment ouvert simplement aux Clunisois.  Et après, il y a un moment d&rsquo;échange de prévu avec Gilbert Mitterrand, le fils de Danielle Mitterrand et président de la Fondation. Il sera accompagné de Laurence Thiriat et Thierr Gadault pour compléter les débats et échanges. »</em></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Faire vivre l&rsquo;esprit de Danielle Mitterrand</strong></h4>
<p>Et le samedi 27 novembre, ce sera la grande cérémonie d&rsquo;hommage, 10 ans après sa disparition, l&rsquo;occasion de célébrer une vie d&rsquo;actions. Qu&rsquo;est-ce qui est prévu ?</p>
<p><em>« Il y a plusieurs temps forts. Ce sera un après-midi qui va mêler plusieurs interventions, plusieurs témoignages, que ce soit des peuples proches de Danielle, dont elle a soutenu les luttes et les causes, ou des personnes qui lui ont été proches et qui ont défendu son combat. On aura des peuples kurdes, des peuples sahraouis, des Iraniens. Mais nous reviendrons aussi sur son combat pour l&rsquo;eau et la lutte qu&rsquo;elle a mené pour rendre le droit à la nature, et sur son combat plus général pour <strong>défendre la voix des opprimés et la volonté de créer un monde plus juste et solidaire</strong>. L&rsquo;idée est de reprendre l&rsquo;esprit de Danielle et de continuer à le faire vivre à travers les témoignages de personnes qui l&rsquo;ont connu. »</em></p>
<figure id="attachment_787844" aria-describedby="caption-attachment-787844" style="width: 252px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-787844" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/11/livre-une-vie-de-resistance-252x357.jpg" alt="" width="252" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-787844" class="wp-caption-text">© Editions de l&rsquo;Observatoire</figcaption></figure>
<p>Et pour prolonger ce week-end, un <a href="https://www.france-libertes.org/fr/livre-danielle-mitterrand-une-vie-de-resistance/" target="_blank" rel="noopener">livre</a> vient de paraître, « Danielle Mitterrand, Une vie de résistance », une série de témoignages de ceux qui ont croisé sa route, vingt-deux personnalités françaises et internationales qui prennent la plume pour la raconter.</p>
<p><em>« C&rsquo;est un livre qui sort aux éditions de l&rsquo;Observatoire qui retrace la vie de Danielle Mitterrand et ses combats à travers le regard de ceux qui l&rsquo;ont connue. Ce sont des personnes en France ou à l&rsquo;international qui l&rsquo;ont connue soit dans l&rsquo;euphorie des années 1970, pendant sa période à l&rsquo;Elysée ou dans ses combats à la Fondation. Parmi les plus connues, on  peut citer le Dalaï Lama, Vandana Shiva, Jean Ziegler, Elise Lucet, Joan Baez, Akhenaton, Philippe Starck, Cécile Duflot… 22 personnalités qui ont participé à ce livre, qui ont croisé sa route et qui peuvent retracer à travers leur parole ce qu&rsquo;a fait Danielle Mitterrand et qui fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui <strong>notre vie et notre monde sont un peu meilleurs</strong>. »</em></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>35 ans d&rsquo;utopies en images</strong></h4>
<p>Enfin, pour ceux qui ne pourront pas être présents à Cluny, citons cette exposition photo que vous mettez en œuvre, pour raconter l&rsquo;histoire de la Fondation en images. 35 photos, 35 souvenirs pour construire l&rsquo;avenir.</p>
<figure id="attachment_787845" aria-describedby="caption-attachment-787845" style="width: 505px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-787845 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/11/danielle-mitterrand-dalai-lama-505x357.png" alt="" width="505" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-787845" class="wp-caption-text">Avec le Dalaï Lama en1999 © Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p><em>« C&rsquo;est exposition a été créée à partir du projet <a href="https://www.france-libertes.org/fr/35-ans-dutopies/" target="_blank" rel="noopener">35 ans d&rsquo;utopies</a>, qui a rythmé cette année anniversaire de la Fondation, et qui revient sur l&rsquo;histoire des luttes menées par Danielle Mitterrand. A travers cette exposition, il s&rsquo;agit de redonner à voir la manière dont <strong>Danielle Mitterrand était avant-gardiste</strong>, autant dans les valeurs qu&rsquo;elle a porté que dans les luttes qu&rsquo;elle a mené avec la Fondation. On pourra retrouver plusieurs photos où Danielle Mitterrand apparait aux côtés de peuples en lutte contre les oppressions et pour défendre leur droit. On peut voir notamment une photo prises avec le Dalaï Lama, lorsque Danielle Mitterrand reçoit de ses mains le prix Lumière de la vérité pour sa défense des droits du peuple tibétain. Malgré les nombreuses protestations du gouvernement chinois, elle a reçu à la Fondation plusieurs grandes figures de la résistance tibétaine. Sur une autre photo, elle apparaît aux côtés de Nelson Mandela, qui a été prise en juin 1991 dans les locaux de la Fondation. Après sa sortie de prison, la première visite en France de Nelson Mandela est pour Danielle Mitterrand pour saluer son implication dans la lutte contre l&rsquo;apartheid. Avec la Fondation, elle a organisé les première rencontres historiques entre Afrikaners blancs et les membres du Congrès national africain (ANC). »</em></p>
<figure id="attachment_787846" aria-describedby="caption-attachment-787846" style="width: 511px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-787846 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/11/danielle-mitterrand-femmes-sahraouies-511x357.png" alt="" width="511" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-787846" class="wp-caption-text">Aux côtés de femmes sahraouies à Dakhla au Sahara occidental en 1990 © Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p><em>« Et il y a une autre série de photos où l&rsquo;on voit Danielle Mitterrand sur le terrain, au plus près de celles et ceux qui sont en lutte et qu&rsquo;elle soutient. Il y a cette très jolie photo où elle apparaît assise au milieu de femmes sahraouis dans un camp de réfugiés lorsqu&rsquo;elle était venue les soutenir dans leur lutte pour le droit à l&rsquo;autodétermination, malgré les risques de créer un incident diplomatique. Cela s&rsquo;est joué à très peu de susciter la colère du roi du Maroc Hassan II. Et puis il y a des photos où on la voit lors d&rsquo;une manifestation pour le droit à l&rsquo;eau à Marseille. Il y a une grande diversité de thèmes qui sont abordés, qui reflètent cette <strong>diversité de luttes</strong> engagées par Danielle Mitterrand et la Fondation depuis 35 ans. »</em></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/evenement/hommage-a-danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener">S&rsquo;inscrire à la cérémonie hommage de Cluny</a></li>
<li><a href="http://www.lesartscluny.fr/danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener">Les deux temps forts de Cluny</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/livre-danielle-mitterrand-une-vie-de-resistance/" target="_blank" rel="noopener">Le livre « Danielle Mitterrand, une vie de résistance »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/35-ans-dutopies/" target="_blank" rel="noopener">35 souvenirs pour construire l&rsquo;avenir : l&rsquo;exposition photo</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">Danielle Mitterrand, son histoire</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;histoire de la Fondation</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-vision/" target="_blank" rel="noopener">La vision de la Fondation</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_787847" aria-describedby="caption-attachment-787847" style="width: 507px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-787847" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/11/35-ans-fondation-la-carte-des-engagements-507x357.jpg" alt="" width="507" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-787847" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Nous sommes en 1986. Danielle Mitterrand créé la Fondation France Libertés avec une volonté : défendre les droits humains et soutenir la résistance des peuples opprimés à travers le monde. Depuis, de l&amp;#8217;Apartheid en Afrique du Sud au peuple kurde, du Tibet aux différents peuples autochtones, son engagement et ses prises de position ont fait [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Nous sommes en 1986. Danielle Mitterrand créé la Fondation France Libertés avec une volonté : défendre les droits humains et soutenir la résistance des peuples opprimés à travers le monde. Depuis, de l&amp;#8217;Apartheid en Afrique du Sud au peuple kurde, du Tibet aux différents peuples autochtones, son engagement et ses prises de position ont fait [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Pour une métamorphose radicale de nos sociétés</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/10/19/pour-une-metamorphose-radicale-de-nos-societes/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 07:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation Danielle Mitterrand a 35 ans. Fidèle à sa volonté de rendre les utopies concrètes, elle nous invite pour l’occasion à sortir de notre zone de confort et à revoir nos façons de penser et d’agir. Les 5 et 6 novembre prochain, c’est à un week-end de rencontre, d’échanges et d’expérimentations qu’elle nous convie, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Fondation Danielle Mitterrand a 35 ans. Fidèle à sa volonté de rendre les utopies concrètes, elle nous invite pour l’occasion à sortir de notre zone de confort et à revoir nos façons de penser et d’agir.</p>
<p>Les 5 et 6 novembre prochain, c’est à un week-end de rencontre, d’échanges et d’expérimentations qu’elle nous convie, pour penser la métamorphose radicale de nos société.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Ludivine Porret,</strong> chargée des projets évènementiels à la Fondation Danielle Mitterrand, et <strong>Diego Olivares,</strong> responsable de la communication à la Fondation Danielle Mitterrand</li>
</ul>
<p><a href="https://www.france-libertes.org/fr/rencontres-sans-transition-utopies-et-metamorphoses/" target="_blank" rel="noopener">« Sans transition : utopies et métamorphoses »</a>, c&rsquo;est le titre de ces rencontres organisées par la Fondation. Elle fait le constat d&rsquo;un « libéralisme qui continue sa domination mortifère. En quoi est-ce mortifère ? Nos sociétés sont arrivées à un cap fatidique ?</p>
<p><em>« Aujourd&rsquo;hui, on est dans un système mortifère en raison d&rsquo;une construction sociétale qui est destructive à plusieurs niveau. On a une crise environnementale, avec une destruction massive du vivant, qui nous pousse à reconsidérer cette relation que nous avons avec la terre qui nous accueille. On a aussi une crise systémique politique, par la montée des systèmes de haine, de domination politique avec des dictatures qui augmentent. Il y a aussi des droits humains qui réduisent de plus en plus, et une crise sociétale avec une augmentations des inégalités, des discriminations, et de plus en plus de conflits. Ce système mortifère cultive une forme de mort, qu&rsquo;elle soit sociétale ou du vivant. Ce constat pousse à se questionner sur, comment <strong>changer notre rapport à l&rsquo;autre</strong>, au vivant, et comment opérer une métamorphose. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Construire ensemble des communs</strong></h3>
<p>Face à cette urgence, il n&rsquo;y a pas d’homme providentiel ou de solution unique magique. Il faut donc apprendre des uns et des autres, ensemble ?</p>
<p><em>« Oui. A la Fondation, on essaie de travailler sur un élément de langage qui est celui de la métamorphose. Cela apporte beaucoup d&rsquo;imaginaire et d&rsquo;espoir. La métamorphose peut se faire à plusieurs niveau, sociétal, écologique… C&rsquo;est un nouveau rapport à l&rsquo;autre, retrouver un peu plus de bienveillance, construire ensemble des communs, construire des choses à long terme qui puissent nous permettre de<strong> retrouver un peu de bon sens dans notre manière de vivre au quotidien</strong>. Il s&rsquo;agit de ne pus voir le vivant comme quelque chose qui appartiendrait à l&rsquo;être humain et utile à sa prospérité, mais plutôt quelque chose où l&rsquo;on a besoin mutuellement l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Il faut construire ces dynamiques communes qui font que nous pouvons vivre ensemble. »</em></p>
<figure id="attachment_786934" aria-describedby="caption-attachment-786934" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-786934" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/10/soiree-des-metamorphose-radicales-635x357.png" alt="" width="635" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-786934" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p>Lors de ces rencontres, vous allez mettre en lumière notamment les « utopies concrètes » qui se multiplient et que vous soutenez, en France et ailleurs, au <a href="https://frequenceterre.com/2021/05/11/chili-un-premier-pas-vers-une-nouvelle-constitution/" target="_blank" rel="noopener">Chili</a> ou au <a href="https://frequenceterre.com/2021/02/16/les-femmes-au-coeur-de-lexperimentation-democratique-au-rojava/" target="_blank" rel="noopener">Rojava</a> notamment. Quelles seront ces utopies concrètes et de ces manières de faire communs qui seront présentes lors de ce week-end.</p>
<p><em>« Je rajouterais utopies concrètes et <strong>radicales dans le sens d&rsquo;aller à la racine des problèmes</strong>. Et il y a aussi cette idée de « sans transition » dans le sens où nous avons vraiment besoin de donner vie aux utopies pour enclencher des métamorphoses. Seront présents notamment le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2020, <a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/2020/10/dp-burujuna-juzuruna.pdf" target="_blank" rel="noopener">Buzuruna Juzuruna</a>, mais aussi un représentant du village guyanais <a href="https://frequenceterre.com/2020/10/01/prosperite-le-village-de-guyane-qui-se-reinvente-une-independance/" target="_blank" rel="noopener">Atopo W+P+ (Prospérité)</a>, un village en voie d&rsquo;autonomisation, que la Fondation soutient pour faire éclore des métamorphoses radicales dans leur fonctionnement au quotidien. Il y a aura également le collectif <a href="https://lessemeuses.noblogs.org/" target="_blank" rel="noopener">Les Semeuses,</a> qui font un travail autour de l&rsquo;agroécologie près de Bure, dans la Meuse, là où il y a un projet d&rsquo;enfouissement de déchets nucléaires. Et puis le projet des <a href="https://lentilleres.potager.org/" target="_blank" rel="noopener">Lentillères</a> sera également présent, C&rsquo;est un projet, à Dijon, de revitalisation du territoire. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Expérimenter les mondes désirables de demain</strong></h3>
<p>Ces remontres se dérouleront à l’Hôtel de Ville de Paris les 5 et 6 novembre prochain. Deux jours pour entrer dans le concret, avec des ateliers d&rsquo;échanges et d&rsquo;expérimentation.</p>
<p><em>« Ces utopies permettent d&rsquo;illustrer de manière concrètes le changement que l&rsquo;on peut apporter au niveau local. Ce sont des moments de prise de paroles que nous allons retrouver dans les ateliers d&rsquo;échange des pratiques, des temps de concertation entre acteurs parties prenantes du mouvement altermondialiste. On va retrouver des intellectuels, des personnes de la société civile, des militants, tout un panel assez large pour réfléchir, ensemble, à comment on opère cette métamorphose. Nous allons essayer de <strong>poser un regard plus concret sur les mondes désirables de demain.</strong> Les ateliers d&rsquo;expérimentations vont essayer d&rsquo;apporter un peu de créatif dans nos manières de vivre. La métamorphose ne passe pas juste par la pensée, mais aussi par la métamorphose de nos corps, de nos envies. On y travaille avec un collectif, <a href="https://www.lafinecompagnie.com/" target="_blank" rel="noopener">la Fine compagnie,</a> qui va nous accompagner pour faire vivre nos imaginaires créatifs. »</em></p>
<p>Et avec ces ateliers, ces lieu d&rsquo;échange et d&rsquo;expérimentation, il y a aussi l&rsquo;idée d&rsquo;en repartir riches de ces échanges pour aller essaimer ailleurs.</p>
<p><em>« Cette rencontre nous permet aussi, en tant qu&rsquo;acteur au cœur du changement, de se poser cette question de comment, nous-même, on peut se métamorphoser. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un constat que l&rsquo;on pose à l&rsquo;extérieur mais que l&rsquo;on amène aussi à l&rsquo;intérieur de nos maisons. Nous-mêmes, en tant qu&rsquo;acteur de la société civile, on peut aussi avoir des pratiques à modifier. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Saisonnières de Huelva, Prix Danielle Mitterrand 2021</strong></h3>
<p>La journée du samedi se terminera par une « soirée des métamorphoses radicales », avec notamment la remise du prix Danielle Mitterrand 2021.</p>
<p><em>« Le Prix Danielle Mitterrand 2021 est remis au collectif des <a href="https://forumcivique.org/fr/artikel/agriculture-andalousie-les-saisonnieres-de-la-fraise-sorganisent/" target="_blank" rel="noopener">Saisonnières en lutte de Huelva</a>, en Andalousie, en Espagne. Ce collectif est une initiative autogérée qui défend les droits fondamentaux des travailleuses saisonnières du secteur fraisier. Leur initiative permet de mettre en lumière un effet néfaste de l&rsquo;agriculture intensive : les conditions de travail, voire d&rsquo;exploitations, des travailleuses et travailleurs au sud de l&rsquo;Espagne. C&rsquo;est un collectif ouvertement attaché aux luttes féministes et antiracistes et qui cherche à rompre avec la dynamique de rejet suscité par la sélection ciblée des travailleuses. Il tisse des liens de solidarité entre les saisonnières de différents pays et avec populations locales d&rsquo;Andalousie. »</em></p>
<p>Les ateliers du vendredi 5 et samedi 6 novembre sont sur invitation. La soirée des métamorphose radicales, à partir de 17h le samedi, est ouverte à tous.</p>
<p><strong>Pour vous inscrire :</strong> <a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/evenements/soiree-des-metamorphoses-radicales" target="_blank" rel="noopener">Soirée des métamorphose radicales</a></p>
<p><strong>Pour aller loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/rencontres-sans-transition-utopies-et-metamorphoses/" target="_blank" rel="noopener">Rencontres « Sans transition : utopies et métamorphoses »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/6-novembre-2021-la-soiree-des-metamorphoses-radicales/" target="_blank" rel="noopener">6 novembre 2021 : la Soirée des métamorphose radicales</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/2020/10/dp-burujuna-juzuruna.pdf" target="_blank" rel="noopener">Buzuruna Juzuruna, lauréat du Prix Danielle Mitterrand 2020</a></li>
<li><a href="https://forumcivique.org/fr/artikel/agriculture-andalousie-les-saisonnieres-de-la-fraise-sorganisent/" target="_blank" rel="noopener">Saisonnières en lutte de Huelva</a></li>
<li><a href="https://lessemeuses.noblogs.org/" target="_blank" rel="noopener">Les Semeuses, collectif agricole à Bure</a></li>
<li><a href="https://lentilleres.potager.org/" target="_blank" rel="noopener">Potager des Lentillères</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Fondation Danielle Mitterrand a 35 ans. Fidèle à sa volonté de rendre les utopies concrètes, elle nous invite pour l’occasion à sortir de notre zone de confort et à revoir nos façons de penser et d’agir. Les 5 et 6 novembre prochain, c’est à un week-end de rencontre, d’échanges et d’expérimentations qu’elle nous convie, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Fondation Danielle Mitterrand a 35 ans. Fidèle à sa volonté de rendre les utopies concrètes, elle nous invite pour l’occasion à sortir de notre zone de confort et à revoir nos façons de penser et d’agir. Les 5 et 6 novembre prochain, c’est à un week-end de rencontre, d’échanges et d’expérimentations qu’elle nous convie, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>« Chaque citoyen a la responsabilité de déconstruire les violences de la société » (Emmanuel Poilane)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/06/29/chaque-citoyen-a-la-responsabilite-de-deconstruire-les-violences-de-la-societe-emmanuel-poilane/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2021/06/29/chaque-citoyen-a-la-responsabilite-de-deconstruire-les-violences-de-la-societe-emmanuel-poilane/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 07:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[« Coupures d&#8217;eau : Victoire des citoyens face aux multinationales« , c&#8217;est le titre d&#8217;un ouvrage signé Emmanuel Poilane et Jean-Claude Oliva. C&#8217;est le récit de plus de quatre ans de combat contre les coupures d&#8217;eau et pour redonner de la dignité aux victimes de ces coupures. Avec Emmanuel Poilane, secrétaire général de la Fondation Danielle Mitterrand [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« <a href="https://frequenceterre.com/2021/06/22/coupures-deau-la-victoire-des-citoyens-face-aux-multinationales/" target="_blank" rel="noopener">Coupures d&rsquo;eau : Victoire des citoyens face aux multinationales</a>« , c&rsquo;est le titre d&rsquo;un <a href="https://www.canva.com/design/DAEceHBMMcA/WtpyHO2CrNOApJY7Qwj_Ww/view?website#2:extraits-de-pr-faces" target="_blank" rel="noopener">ouvrage</a> signé Emmanuel Poilane et Jean-Claude Oliva</strong>. C&rsquo;est le récit de plus de quatre ans de combat contre les coupures d&rsquo;eau et pour redonner de la dignité aux victimes de ces coupures.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, secrétaire général de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<p>Est-ce que les relations se sont un peu normalisées entre les usagers et les distributeurs d&rsquo;eau ? Est-ce qu&rsquo;elles sont plus à l&rsquo;écoute, plus conciliantes ?</p>
<p><em>« Il s&rsquo;est passé plusieurs choses. La première, c&rsquo;est que les coupures et les réductions d&rsquo;eau sont interdites. Les géants de l&rsquo;eau ont perdu l&rsquo;arme fatale pour récupérer les impayés. Maintenant, <strong>ils sont obligés de travailler sur une dynamique de récupération des impayés </strong>via par exemple des prélèvements sur salaire. Donc on est dans un mode normal. L&rsquo;impayé sur une facture d&rsquo;eau doit être payé, mais n&rsquo;amène plus à ce que les gens soient dans des conditions hallucinantes dans leur domicile. C&rsquo;est la grosse avancée de notre combat. Il y a un autre sujet qui a été très intéressant dans notre combat, c&rsquo;est quand on a travaillé avec l&rsquo;Institut national de recherche en sciences et technologies pour l&rsquo;environnement et l&rsquo;agriculture (<a href="https://www.inrae.fr/" target="_blank" rel="noopener">IRSTEA</a>), notamment avec Marie Tsanga-Tabi (ingénieure de recherche). Elle a travaillé avec ses étudiants et a récupéré les bases de données des 1 500 témoignages que l&rsquo;on a eu. Elle a fait un travail scientifique d&rsquo;analyse de ces témoignages. Elle a rendu un document qui est accessible sur le site de la Fondation. Ce document explique ce que vivent ces populations pauvres et en quoi <strong>la violence mises en œuvre par les multinationales était contre-productive pour tout le monde</strong>. A la fin de notre combat, on a pu présenter ce document avec Marie Tsanga, en présence de l&rsquo;ensemble des multinationales de l&rsquo;eau et des représentants des régies publiques, pour que les multinationales puissent s&rsquo;en emparer. Cela a clairement amené une évolution dans le fonctionnement des multinationales. Ces changements ont été très rapides chez certaines, notamment Suez. Elle a été la première multinationale condamnée et a ensuite très vite changer son mode de fonctionnement pour mieux accompagner les problématiques d&rsquo;impayés. Cela a été plus long pour Veolia et la Saur. Véolia, par exemple, a créé une nouvelle direction, qu&rsquo;ils appellent le suivi des consommateurs. Cette direction est clairement dédiée à l&rsquo;<strong>accompagnement des familles précaires qui n&rsquo;arrivent pas à payer la facture d&rsquo;eau</strong>. Je reviens sur quelque chose qui nous avait été dite au démarrage, comme quoi  les coupures d&rsquo;eau étaient indispensables au modèle économique de l&rsquo;eau. On se rend bien compte plusieurs années après que ce n&rsquo;est pas le cas. Les coupures d&rsquo;eau sont interdites et <strong>le modèle économique de l&rsquo;eau</strong> est toujours ce qu&rsquo;il est, avec ses faiblesses, avec ses forces. Il <strong>ne s&rsquo;est pas du tout écroulé avec l&rsquo;interdiction des coupures d&rsquo;eau. »</strong></em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Le renforcement du droit à l&rsquo;eau n&rsquo;est pas encore d&rsquo;actualité</strong></h3>
<p>Il reste encore un combat : celui de faire reconnaitre le droit à l&rsquo;eau pour tous dans la loi. Les députés avaient entamé le travail avant 2017. Où en est-on depuis ?</p>
<p><em>« D&rsquo;un point de vue de communication, tout le monde dit, le droit à l&rsquo;eau en France existe. Mais d&rsquo;un point de vue juridique, les multinationales partent du principe que le droit à l&rsquo;eau en France n&rsquo;existe pas. Malheureusement, le climat parlementaire actuel ne permet pas réellement de faire avancer les choses. On a eu des petites avancées, notamment dans la loi de proximité, où il y a eu des avancées, notamment sur l&rsquo;accès à l&rsquo;eau au niveau des fontaines. Ce sont de petites choses. Mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;<strong>on attend une vraie grande loi qui puisse permettre de renforcer encore la puissance du droit à l&rsquo;eau</strong>. Derrière, il serait formidable de pouvoir mettre en place un système préventif qui protège et renforce les familles qui n&rsquo;arrivent pas à payer l&rsquo;eau, qui n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau. On estime à peu près à 300 000 familles en France qui sont dans des difficultés très importantes, et un million de familles qui sont dans des difficultés réelles pour payer l&rsquo;eau. Si on pouvait mettre en place une vraie protection législative et un système préventif d&rsquo;aide, ce serait formidable. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas réellement d&rsquo;actualité pour l&rsquo;instant. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>A chaque citoyen d&rsquo;œuvrer pour l&rsquo;intérêt général</strong></h3>
<p>Vous avez intitulé votre livre « Victoire des citoyens face aux multinationales ». Est-ce que cela veut dire que votre combat va au-delà des géants de l&rsquo;eau ? Il s&rsquo;inscrit dans une autre dynamique ?</p>
<p><em>« C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on a fait ce livre. C&rsquo;est autant pour raconter l&rsquo;histoire, que pour inviter les citoyens qui sont engagés, qui mènent des combats, à se dire que, parfois, on peut renverser la table. On est dans une période aujourd&rsquo;hui qui est très violente. Je pense qu&rsquo;<strong>on a une responsabilité en tant que citoyen engagé pour déconstruire ces violences</strong>. Et derrière le combat qu&rsquo;on a mené, on a clairement déconstruit de la violence pour ces familles qui, chaque année, étaient victimes de ces coupures d&rsquo;eau. Je fais partie des personnes qui pensent qu&rsquo;on a la possibilité, chacun à notre endroit, de participer à la déconstruction que ces violences. On doit jouer un rôle. Ce qui a été formidable avec ce combat, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne s&rsquo;est pas mis en frontal, on n&rsquo;a pas fait des manifestations. On s&rsquo;est servi de deux outils. On s&rsquo;est servi en premier de la justice. Et cela a fonctionné. <strong>Aujourd&rsquo;hui il y a plein d&rsquo;associations qui travaillent sur cette dimension de judiciarisation des combats associatifs</strong>. La deuxième chose, c&rsquo;est le relais des médias qui, à chaque décision de justice, parlaient de nos affaires et mettaient en lumière la façon dont les entreprises se comportaient. Ils expliquaient la violence qui était faite aux familles. Les multinationales ont eu du mal à accepter ça. C&rsquo;est pour cela que Veolia nous a attaqué en diffamation. On a dû se défendre devant la Cour correctionnelle, et on a gagné. Et le juge, dans sa décision de justice, a dit « vous avez eu raison de dire ce que vous avez dit, même si cela pouvait paraître violent pour l&rsquo;entreprise. Parce qu&rsquo;en aucun cas vous ne l&rsquo;avez fait pour vous-même, vous l&rsquo;avez fait pour l&rsquo;intérêt général. Et à partir du moment où vous faites les choses pour l&rsquo;intérêt général, vous avez raison de le dire, de le crier et de faire en sorte que les choses changent ». Et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;<strong>on pourrait attendre des politiques, on pourrait des élites de notre pays, de travailler pour l&rsquo;intérêt général</strong>. On voit que malheureusement c&rsquo;est trop peu le cas. Et en tant qu&rsquo;association, en tant que militant, en tant que personne engagée, on a aujourd&rsquo;hui cette responsabilité de porter l&rsquo;intérêt général, non pas pour nous en tant que personne, mais bien pour le collectif.  C&rsquo;était formidable d&rsquo;être entendu par la justice comme légitime à porter cet intérêt général. Ce livre raconte cette histoire-là. Et il est là pour <strong>donner envie à celle et ceux qui portent ses combats, qui ont envie de faire des choses pour l&rsquo;intérêt général</strong>, de dire, nous sommes légitimes chacune et chacun pour l&rsquo;intérêt général. Je trouve que dans la période actuelle où il y a énormément de violence, cela doit participer à permettre à chacune et à chacun de s&rsquo;engager sans violence, et de participer au contraire à déconstruire les violences qui sont en œuvre dans notre pays. »</em></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/livre-coupures-deau-victoire-des-citoyens-face-aux-multinationales/" target="_blank" rel="noopener">Le livre « Coupures d&rsquo;eau : victoire des citoyens face aux multinationales »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/conference-28-mai-2021-en-finir-avec-la-vision-economique-de-leau/" target="_blank" rel="noopener">En finir avec la vision économique de l&rsquo;eau : revivez la conférence en ligne du 28 mai 2021</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/06/22/coupures-deau-la-victoire-des-citoyens-face-aux-multinationales/" target="_blank" rel="noopener">Coupures d&rsquo;eau, la victoire des citoyens face aux multinationales</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-784949 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/06/livre-coupures-1-696x1003.jpg" alt="" width="696" height="1003" /></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>« Coupures d&amp;#8217;eau : Victoire des citoyens face aux multinationales« , c&amp;#8217;est le titre d&amp;#8217;un ouvrage signé Emmanuel Poilane et Jean-Claude Oliva. C&amp;#8217;est le récit de plus de quatre ans de combat contre les coupures d&amp;#8217;eau et pour redonner de la dignité aux victimes de ces coupures. Avec Emmanuel Poilane, secrétaire général de la Fondation Danielle Mitterrand [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>« Coupures d&amp;#8217;eau : Victoire des citoyens face aux multinationales« , c&amp;#8217;est le titre d&amp;#8217;un ouvrage signé Emmanuel Poilane et Jean-Claude Oliva. C&amp;#8217;est le récit de plus de quatre ans de combat contre les coupures d&amp;#8217;eau et pour redonner de la dignité aux victimes de ces coupures. Avec Emmanuel Poilane, secrétaire général de la Fondation Danielle Mitterrand [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coupures d’eau, la victoire des citoyens face aux multinationales</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/06/22/coupures-deau-la-victoire-des-citoyens-face-aux-multinationales/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est le récit d&#8217;un combat de quatre ans contre les géants de l&#8217;eau. Un combat contre les multinationales pour faire respecter la dignité de chacun et pour faire avancer le droit à l&#8217;eau en France. Emmanuel Poilane, de la Fondation Danielle Mitterrand, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, signent « Coupures d&#8217;eau : [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est le récit d&rsquo;un combat de quatre ans contre les géants de l&rsquo;eau. Un combat contre les multinationales pour faire respecter la dignité de chacun et pour faire avancer le droit à l&rsquo;eau en France.</strong> Emmanuel Poilane, de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>, et Jean-Claude Oliva, directeur de la <a href="https://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener">Coordination Eau Ile-de-France</a>, signent « <a href="https://www.canva.com/design/DAEceHBMMcA/WtpyHO2CrNOApJY7Qwj_Ww/view?website#2:extraits-de-pr-faces" target="_blank" rel="noopener">Coupures d&rsquo;eau : Victoire des citoyens face aux multinationales</a>« , aux éditions 2031,  avec la collaboration de Justine Loubry et Benjamin Grimont. En 140 pages ils reviennent sur le parcours qui les ont mené à une victoire assez inattendue : contraindre les multinationales à respecter l&rsquo;interdiction des coupures d&rsquo;eau.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane,</strong> secrétaire général de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<p>Commençons par rappeler les origines de ce combat. En 2012, vous menez un travail sur le droit à l&rsquo;eau pour tous, cheval de bataille de Danielle Mitterrand. Et c&rsquo;est là que la question des coupures d&rsquo;eau s&rsquo;est présentée à vous.</p>
<p><em>« La Fondation et la Coordination travaillaient depuis très longtemps sur les questions de « l&rsquo;eau, bien commun », de la place de l&rsquo;eau dans la société, de cette ambition du droit à l&rsquo;eau pour tous, et pas seulement pour ceux qui peuvent payer. Ce sont ces sujets-là qui nous ont amenés à arriver jusqu&rsquo;aux coupures d&rsquo;eau. On a notamment porter un plaidoyer très important au moment du <a href="http://6.worldwaterforum.org/fr/accueil/" target="_blank" rel="noopener">Forum mondial de l&rsquo;eau à Marseille en 2012</a>, juste après la mort de Danielle Mitterrand. C&rsquo;est cette mobilisation qui nous nous a d&rsquo;abord poussé à travailler avec un groupe d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;organisations pour essayer de faire avancer le droit à l&rsquo;eau en France d&rsquo;un point de vue législatif. <strong>On a travaillé sur un texte, à la fois philosophique et juridique.</strong> On l&rsquo;a proposé notamment à Jean Glavany qui nous a aidé à regrouper un certain nombre de groupes parlementaires à l&rsquo;Assemblée de l&rsquo;époque pour porter une proposition de loi devant l&rsquo;Assemblée nationale et le Sénat afin de faire avancer le droit à l&rsquo;eau en France. C&rsquo;est à partir de cette initiative qu&rsquo;on a découvert la problématique des coupures d&rsquo;eau, et notamment grâce à <a href="http://www.coalition-eau.org/ong-membres/adede/" target="_blank" rel="noopener">Henri Smets</a> qui a écrit un article sur ce sujet disant notamment que le droit à l&rsquo;eau en France avançait avec la loi Brottes qui venait de passer. On s&rsquo;est donc rendu compte qu&rsquo;il y avait un texte qui interdisait les coupures d&rsquo;eau. On s&rsquo;est dit, c&rsquo;est formidable, le droit à l&rsquo;eau en France avance. A partir de ce moment-là, <strong>on s&rsquo;est retrouvé assailli par tout un tas de familles </strong>disant, « nous sommes coupés, vous dites que c&rsquo;est interdit, comment peut-on faire ? ». »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>25 procès gagnés et 1 500 familles aidées</strong></h3>
<p>Vous avez donc eu très vite une multitude de témoignages de Français victimes de ces coupures, des appels à l&rsquo;aide de personnes confrontées, au quotidien, à l&rsquo;absence d&rsquo;eau au robinet pendant des mois et des mois.</p>
<p><em>« Très vite, on a construit un appel à témoignage. Cet appel à témoignage nous amener des centaines et <strong>des centaines de témoignages de familles qui n&rsquo;avaient pas l&rsquo;eau</strong>. On a donc travaillé sur la base de ces témoignages, dans un premier temps plutôt en médiation, en échangeant avec les entreprises de l&rsquo;eau, en posant la question aux fédérations des acteurs de l&rsquo;eau, en interrogeant le ministère de l&rsquo;environnement. Et on s&rsquo;est retrouvé dans une situation où tout le monde nous répondait, « vous lisez mal la loi, les coupures d&rsquo;eau sont autorisées et sont même indispensables au modèle économique de l&rsquo;eau ». On a été confronté à quelque chose de nouveau pour nous, et pas très courant à ce moment-là pour les associations : <strong>le seul moyen possible, c&rsquo;est d&rsquo;aller devant un juge </strong>et de vérifier si la lecture de la loi qui est la nôtre est la bonne. C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;on a déclenché une première action en justice sur Soissons, une deuxième sur Bourges, et une troisième dans l&rsquo;Est et dans le Nord. Et petit à petit, on s&rsquo;est rendu compte que les juges validaient notre position de l&rsquo;interdiction des coupures d&rsquo;eau et indemnisaient très fortement les victimes. On a mené tout au long de ces quatre ou cinq années un travail complémentaire entre des médiations directes avec les acteurs de l&rsquo;eau pour que l&rsquo;eau soit remise, et de temps en temps, sur des cas emblématiques, des dépôts de plainte devant les tribunaux pour faire en sorte que ce système s&rsquo;arrête. On a aidé quasiment 1 500 familles en l&rsquo;espace de cinq ans, et on a gagné plus de 25 procès devant les tribunaux.</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-784931" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/06/emmanuel-poilane-et-jean-claude-oliva-635x293.png" alt="" width="635" height="293" /></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>« Une violence invraisemblable » contre les usagers</strong></h3>
<p>On l&rsquo;a déjà évoqué ici, mais on peut rappeler qu&rsquo;au quotidien, ne pas avoir d&rsquo;eau courante chez soi, c&rsquo;est un défi et une atteinte à la dignité.</p>
<p><em>« C&rsquo;est vraiment ce sujet qui nous a amené devant le Conseil constitutionnel. <strong>Les multinationales de l&rsquo;eau notamment traitaient les usagers du service public comme des numéros de facture.</strong> Ils n&rsquo;avaient pas conscience de ce que vivaient les gens dans les maisons quand ils coupaient l&rsquo;eau. Ils coupaient l&rsquo;eau le matin depuis la rue, sans même interroger les personnes, et « débrouillez-vous : tant que vous n&rsquo;avez pas payé, vous ne retrouverez pas l&rsquo;eau ». Et ils mettaient les familles dans des situations hallucinantes, où, quand on a plus d&rsquo;eau dans une maison, elle est clairement invivable. Ils ont confronté les gens à une violence invraisemblable. Dans l&rsquo;ensemble des jugements qu&rsquo;on a eu, les préjudices moraux qu&rsquo;on demandait étaient liés à cette violence qui leur était faite en leur coupant l&rsquo;eau. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Jusqu&rsquo;à 20000 euros pour préjudice moral</strong></h3>
<p><em>« Ces préjudices moraux étaient très importants au regard de ce que donnent d&rsquo;habitude les juges. Cela a d&rsquo;ailleurs fait l&rsquo;objet d&rsquo;une réaction de Veolia dans le deuxième ou troisième jugement, où l&rsquo;avocate de Veolia a dit, « si une personne était morte, le préjudice moral aurait été moins important ». Et les juges, malgré cette remarque, ont continué à demander des préjudices moraux très importants aux multinationales. C&rsquo;est même allé jusqu&rsquo;à près de 20 000 euros pour un cas dans le sud de la France qui a notamment été éclairé dans l&rsquo;émission « <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-coupures-d-eau-et-pompe-a-fric_2355961.html" target="_blank" rel="noopener">Complément d&rsquo;enquête</a> » qui raconte l&rsquo;histoire de ce monsieur qui a été le plus indemnisé dans le cadre du combat qu&rsquo;on a mené. »</em></p>
<p>Mais malgré toutes les condamnations, cela n&rsquo;a pas découragé les multinationales de continuer leurs pratiques.</p>
<p><em>« Les coupures d&rsquo;eau pour les multinationales, c&rsquo;était quand même <strong>l&rsquo;arme fatale.</strong> A partir du moment où on vous coupe l&rsquo;eau, vous n&rsquo;avez qu&rsquo;une solution pour vivre normalement : c&rsquo;est de payer la facture d&rsquo;eau. Donc quand on a une arme aussi puissante, on a du mal à s&rsquo;en priver. En trois jugements, la loi était bien énoncée. Les multinationales se sont accrochées et ont continué, jugement après jugement, en essayant d&rsquo;étouffer les affaires. Ils n&rsquo;allaient qu&rsquo;en première instance, ils ne faisaient pas appel, ils payaient rubis sur l&rsquo;ongle en espérant qu&rsquo;on arrête d&rsquo;en parler et qu&rsquo;on se fatigue. Et <strong>c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on ne s&rsquo;est pas fatigué</strong>. Mais cela a été un très long combat. »</em></p>
<p>Ce combat a forcé les multinationales à changer leurs pratiques. Un combat qui veut inciter les citoyens à oser s&rsquo;engager contre les violences de notre société. C&rsquo;est aussi le but de cet ouvrage. On en reparle la semaine prochaine.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/livre-coupures-deau-victoire-des-citoyens-face-aux-multinationales/" target="_blank" rel="noopener">Le livre « Coupures d&rsquo;eau : victoire des citoyens face aux multinationales »</a></li>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-coupures-d-eau-et-pompe-a-fric_2355961.html" target="_blank" rel="noopener">Coupures d&rsquo;eau et pompe à fric : le reportage de Complément d&rsquo;enquête sur France du 7 septembre 2017</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/conference-28-mai-2021-en-finir-avec-la-vision-economique-de-leau/" target="_blank" rel="noopener">En finir avec la vision économique de l&rsquo;eau : revivez la conférence en ligne du 28 mai 2021</a></li>
<li><a href="https://www.cairn.info/revue-revue-juridique-de-l-environnement-2011-1-page-79.htm" target="_blank" rel="noopener">« Le droit de l’homme a l’eau et a l’assainissement est finalement reconnu », par Henri Smets</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-784929" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/06/coupure-bandeau-635x312.jpg" alt="" width="635" height="312" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Coupures d&#039;eau et pompe à fric" frameborder="0" width="696" height="391" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x5zw9wq&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture"></iframe></p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C&amp;#8217;est le récit d&amp;#8217;un combat de quatre ans contre les géants de l&amp;#8217;eau. Un combat contre les multinationales pour faire respecter la dignité de chacun et pour faire avancer le droit à l&amp;#8217;eau en France. Emmanuel Poilane, de la Fondation Danielle Mitterrand, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, signent « Coupures d&amp;#8217;eau : [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C&amp;#8217;est le récit d&amp;#8217;un combat de quatre ans contre les géants de l&amp;#8217;eau. Un combat contre les multinationales pour faire respecter la dignité de chacun et pour faire avancer le droit à l&amp;#8217;eau en France. Emmanuel Poilane, de la Fondation Danielle Mitterrand, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, signent « Coupures d&amp;#8217;eau : [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Chili : un premier pas vers une nouvelle Constitution</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/05/11/chili-un-premier-pas-vers-une-nouvelle-constitution/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2021 07:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est un évènement démocratique particulier que va vivre le Chili le week-end prochain. Les 15 et 16 mai, les Chiliens sont appelés aux urnes. Ils désigneront notamment des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs. Mais ce scrutin est aussi celui où seront élus les membres de l’Assemblée constituante qui aura pour mandat de rédiger [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est un évènement démocratique particulier que va vivre le Chili le week-end prochain. Les 15 et 16 mai, les Chiliens sont appelés aux urnes. Ils désigneront notamment des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs.</strong></p>
<p>Mais ce scrutin est aussi celui où seront élus les membres de l’Assemblée constituante qui aura pour mandat de rédiger la nouvelle constitution du pays.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Diego Olivares</strong>, chargé de la communication à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<p>Ce week-end, les Chiliens vont donc élire ceux qui auront pour mission d&rsquo;écrire la nouvelle constitution. C&rsquo;est le fruit de revendications portées de longue date par la population.</p>
<p><em>« De longue date, oui. J&rsquo;oserais même dire que, depuis qu&rsquo;elle <strong>s&rsquo;est créée en 1980 en pleine dictature</strong> sous l&rsquo;époque de Pinochet, cette même Constitution est restée en place une fois la démocratie de retour au Chili au début des années 1990. Et <strong>elle n&rsquo;a cessé d&rsquo;être remise en question par la société civile </strong>et par les différentes générations qui ont vécu sous l&rsquo;ère de cette Constitution. Quand a débuté tout le mouvement social en 2019, qui avait été initié par la hausse du ticket de métro de 30 pesos, il est apparu tout de suite une logique qui s&rsquo;est traduite en une phrase emblématique de ce mouvement social : ce ne sont pas les 30 pesos de la hausse du ticket, ce sont les 30 années de la Constitution au Chili. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Tourner la page d&rsquo;une Constitution ultralibérale cadenassée</strong></h3>
<p>Derrière cette future constitution, il y a aussi l&rsquo;idée de mettre un terme à cette constitution de 1980, écrite sous la dictature militaire d’Augusto Pinochet.</p>
<p><em>« C&rsquo;est réellement essayer de tourner la page. Paradoxalement, la Constitution se vend au Chili dans les différents kiosques à journaux. Les gens sont très informés sur la Constitution. Et paradoxalement, <strong>c&rsquo;est une Constitution qui est complètement cadenassée</strong> quant à la possibilité la modifier. Ce processus de changement de Constitution ne date pas seulement de ces dernières années. Déjà en 2013, lors son second mandat, la présidente Michelle Bachelet avait initié tout un processus pour essayer de modifier les grandes lignes de cette Constitution. Donc c&rsquo;est un thème qui est assez récurrent. Il fallait sûrement tout ce soulèvement social qui n&rsquo;a pas été très facile. Il a été évidemment entouré de beaucoup de violences de la part des forces de l&rsquo;ordre chiliennes, et freiné ensuite par la situation sanitaire de la pandémie. Donc c&rsquo;est un processus qui a été très long à mettre en place. »</em></p>
<p>Cette constitution de 1980 consacrait totalement la vision néolibérale de l’économie et une approche conservatrice de la société.</p>
<p><em>« Tout à fait. La mise en place de cette Constitution a été largement appuyée par ce qu&rsquo;on appelait à cette époque les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chicago_Boys" target="_blank" rel="noopener">Chicago boys</a>. Ce sont toutes ces politiques néolibérales qui se sont traduites dans cette Constitution qui était assez unique pour l&rsquo;époque et qui a été après très célébrée par Margaret Thatcher entre autres. Basiquement, elle prévoit <strong>un démantèlement du service public et une privatisation de tous les services </strong>et les biens communs d&rsquo;une société et d&rsquo;un peuple. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Vers une Constitution paritaire et multiculturelle</strong></h3>
<p>Cette future nouvelle constitution est <a href="https://www.france-libertes.org/fr/une-nouvelle-constitution-pour-le-chili/" target="_blank" rel="noopener">souhaitée par près de 8 Chiliens sur 10.</a> Et elle devrait être réellement innovante.</p>
<p><em>« Elle a deux aspects très innovants. D&rsquo;une part, la parité de ses constituants, <strong>une parité vraiment effective</strong>. C&rsquo;était un désir de la population et de la société civile à vraiment intégrer un processus qui soit avec une parité exemplaire. C&rsquo;est quelque chose à remarquer. Et d&rsquo;autre part, le fait d&rsquo;avoir <strong>une proportion de représentants issus des peuples autochtones</strong> chiliens à l&rsquo;écriture de cette Constitution. C&rsquo;est assez remarquable et presque inattendu. Parce que le Chili est l&rsquo;un des très rares pays en Amérique latine, avec l&rsquo;Uruguay je crois, à ne pas avoir de reconnaissance de ces peuples autochtones au sein de la Constitution. Donc ces deux aspects donnent un espace, non seulement innovant, mais aussi, souhaitons-le, porteur pour cette future Constitution qui se veut, si possible, multiculturelle et très ouverte sur la réalité du Chili actuel. »</em></p>
<figure id="attachment_752889" aria-describedby="caption-attachment-752889" style="width: 587px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-752889" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/rodrigo-mundaca-587x357.png" alt="" width="587" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-752889" class="wp-caption-text">Rodrigo Mundaca © Modatima</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Rodrigo Mundaca, premier gouverneur issu des peuples autochtones ?</strong></h3>
<p>En dehors de cette constituante, le scrutin de ce week-end va aussi être l&rsquo;occasion pour les Chiliens d&rsquo;élire pour la première fois des gouverneurs de région. Et parmi les candidats, figure <a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2019/" target="_blank" rel="noopener">Rodrigo Mundaca, prix Danielle-Mitterrand 2019</a>, dont l&rsquo;un des grands combats est la question cruciale de l&rsquo;accès à l&rsquo;eau.</p>
<p><em>« Rodrigo Mundaca, depuis plusieurs années maintenant, est devenu <strong>une figure presque incontournable de la société civile au Chili</strong> et des différents mouvements sociaux. On le connaît à travers le mouvement qui s&rsquo;appelle <a href="http://modatima.cl/" target="_blank" rel="noopener">Modatima</a> (Mouvement pour la défense de l&rsquo;accès à l&rsquo;eau, à la terre et la protection de l&rsquo;environnement), qui lutte pour l&rsquo;accès et le droit à l&rsquo;eau au Chili entre autres. Lui-même viens d&rsquo;une ville qui s&rsquo;appelle Petorca, à qui est au nord de Santiago, et qui est un peu le symbole du vol par l&rsquo;agro-industrie de l&rsquo;avocat au Chili. C&rsquo;est une zone qui vit en stress hydrique. Le Chili, depuis une dizaine d&rsquo;années, vit une méga sécheresse. Donc dans des conditions déjà très compliquées de stress hydrique, cette méga industrie de l&rsquo;avocat vient renforcer ce modèle qui est complètement à l&rsquo;encontre des droits fondamentaux humains et de l&rsquo;accès à l&rsquo;eau. Rodrigo Munda, dans toute cette lutte, a préféré, non pas être dans la candidat en tant que représentant de la Constituante, mais plutôt en tant que gouverneur. Il faut savoir que ce rôle de gouverneur est une première au Chili. C&rsquo;est un rôle politique qui ressemble à ce qu&rsquo;on peut connaître en France comme les présidents de région. Et il devrait permettre, s&rsquo;il est élu, de pouvoir insuffler <strong>un programme très innovant</strong> et très local pour faire avancer tout ce qui peut être en lien à l&rsquo;environnement, au droit à l&rsquo;eau, mais aussi à une participation démocratique intéressante à suivre. »</em></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-chili-de-danielle/" target="_blank" rel="noopener">Le Chili de Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/webinaire-chili-soulevement-populaire-et-changement-de-constitution-quels-defis-et-perspectives/" target="_blank" rel="noopener">Le webinaire de la Fondation Danielle Mitterrand sur le Chili</a></li>
<li><a href="https://www.prendreparti.com/2021/01/25/rodrigo-mundaca-se-bat-pour-le-droit-a-leau-au-chili/" target="_blank" rel="noopener">Rodrigo Mundaca se bat pour le droit à l&rsquo;eau</a></li>
<li><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/l-assemblee-constituante-chilienne-la-plus-representative-du-monde" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;assemblée constituante chilienne</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CCPAAk9Lxt"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/10/01/rodrigo-mundaca-prix-danielle-miterrand-2019-prone-un-autre-rapport-a-la-nature/">Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/10/01/rodrigo-mundaca-prix-danielle-miterrand-2019-prone-un-autre-rapport-a-la-nature/embed/#?secret=vEPTCua4Hi#?secret=CCPAAk9Lxt" data-secret="CCPAAk9Lxt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C&amp;#8217;est un évènement démocratique particulier que va vivre le Chili le week-end prochain. Les 15 et 16 mai, les Chiliens sont appelés aux urnes. Ils désigneront notamment des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs. Mais ce scrutin est aussi celui où seront élus les membres de l’Assemblée constituante qui aura pour mandat de rédiger [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C&amp;#8217;est un évènement démocratique particulier que va vivre le Chili le week-end prochain. Les 15 et 16 mai, les Chiliens sont appelés aux urnes. Ils désigneront notamment des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs. Mais ce scrutin est aussi celui où seront élus les membres de l’Assemblée constituante qui aura pour mandat de rédiger [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Soutenir la métamorphose qui est en route</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/04/13/soutenir-la-metamorphose-qui-est-en-route/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 07:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[35 ans de combat pour un monde plus juste et plus solidaire, 35 ans d&#8217;action pour que soient reconnus les droits de tous les peuples… Aujourd&#8217;hui, la Fondation Danielle Mitterrand poursuit le chemin tracé par sa fondatrice et l&#8217;adapte à un monde toujours perturbé, plus chahuté. Avec Marion Véber, responsable des programmes à la Fondation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>35 ans de combat pour un monde plus juste et plus solidaire, 35 ans d&rsquo;action pour que soient reconnus les droits de tous les peuples…</strong></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, la Fondation Danielle Mitterrand poursuit le chemin tracé par sa fondatrice et l&rsquo;adapte à un monde toujours perturbé, plus chahuté.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Véber,</strong> responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<p>Danielle Mitterrand a toujours eu le souci de donner la voix aux sans-parole, aux sans-papiers, aux sans-terre. Le droit de tous les peuples était au centre de toutes ses préoccupations. Aujourd&rsquo;hui, est-ce que la Fondation revendique encore cette priorité ? Est-ce toujours le cas, voire encore plus ?</p>
<p><em>« C&rsquo;est toujours central. Le droit des peuples, c&rsquo;est ce qui nous a fait démarrer en tant que Fondation. Donner la voix aux sans voix, cela tenait beaucoup à cœur Danielle Mitterrand. On continue aujourd&rsquo;hui en mettant <strong>en lumière les actions qui sont portées directement par les peuples.</strong> A l&rsquo;époque, on défendait beaucoup les Sahraouis, les Tibétains et les peuples autochtones dans leur recherche d&rsquo;autodétermination et de respect de leurs droits. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est toujours d&rsquo;actualité. Il y a des soulèvements populaires un peu partout, au Liban, au Chili ou ailleurs, où le peuple se réveille, exige le respect de ses droits, exige de pouvoir retrouver son pouvoir. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on a développé tout un programme autour des questions de démocratie, et notamment de <strong>démocratie radicale</strong> qui essaie de dépasser les régimes représentatifs, pour retrouver l&rsquo;essence du mot démocratie : le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. »</em></p>
<figure id="attachment_782209" aria-describedby="caption-attachment-782209" style="width: 571px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-782209 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/marion-veber-1280x800-1-571x357.jpg" alt="" width="571" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-782209" class="wp-caption-text">Marion Veber © Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p>Droits des peuples, biopiraterie, droit à l&rsquo;eau, citoyenneté, sont l&rsquo;ADN de la Fondation. 35 ans après, quels sont les positionnements majeurs de la Fondation ?</p>
<p><em>« Globalement, cela reste le même ADN, la défense des droits humains et des biens communs du vivant. C&rsquo;est cet <strong>entrelacement entre les droits de l&rsquo;homme et de l&rsquo;environnement </strong>: comment les deux s&rsquo;interconnectent et comment une Terre viable au niveau écologique permet et facilite la réalisation des droits humains et leur plein épanouissement ? Vu l&rsquo;urgence actuelle et les enjeux majeurs aujourd&rsquo;hui, quand on voit les soulèvements populaires et ce qu&rsquo;il y a derrière comme critique des pouvoirs établis, du capitalisme et des ravages en cours, on est obligé <strong>d&rsquo;acter des positionnements encore plus forts</strong> pour remettre au centre un certain nombre de choses. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>« Redonner sa place au vivant »</strong></h3>
<p>La Fondation a donc désormais deux axes de travail, « Vivant et commun » et « Alternative démocratique et commun », avec l&rsquo;idée derrière de faire émerger un autre rapport au vivant.</p>
<p><em>« On le voit aujourd&rsquo;hui, le néolibéralisme productiviste entraîne des ravages majeurs, l&rsquo;extinction de la biodiversité, le réchauffement climatique… Cela pose la question de comment on doit habiter cette Terre, et de quel rapport on a avec les non-humains, avec les écosystèmes. Il faut essayer de redonner toute sa place au vivant. Cela a toujours été très central pour la Fondation, mais on le réaffirme encore plus. On essaie d&rsquo;adopter une démarche plus systémique qu&rsquo;avant où on avait une porte d&rsquo;entrée par l&rsquo;eau, une porte d&rsquo;entrée par l&rsquo;extractivisme, une porte d&rsquo;entrée par la biopiraterie. Là, l&rsquo;idée est de travailler tous ces enjeux en même temps. Derrière, <strong>c&rsquo;est un seul et même système qui est en cause</strong> : un vivant qui est là, à la disposition des humains, à exploiter, à aménager. L&rsquo;autre affirmation, c&rsquo;est d&rsquo;essayer de reposer ces questions de démocratie en actes, de démocratie radicale. On le lie à cette question de l&rsquo;autonomie, de l&rsquo;autodétermination. La question des communs est une piste intéressante pour essayer de repenser à la fois le rapport au vivant, le rapport à l&rsquo;autre, la manière de faire société. C&rsquo;est <strong>une alternative au capitalisme néolibéral</strong> et au dépassement de notion de propriété privée. »</em></p>
<figure id="attachment_782210" aria-describedby="caption-attachment-782210" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-782210" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/danielle-mitterrand-bandeau-droits-humains-635x227.png" alt="" width="635" height="227" /><figcaption id="caption-attachment-782210" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>« Opérer une rupture franche »</strong></h3>
<p>Il y a donc une nécessité de s&rsquo;adapter aux défis de plus en plus nombreux ?</p>
<p><em>« C&rsquo;est une bonne question. Une des premières piste a été d&rsquo;acter le caractère systémique de tous les ravages contre lesquels on essaie de lutter. On estime que cela va permettre d&rsquo;arrêter de raisonner en silo, qui est le problème aujourd&rsquo;hui, où l&rsquo;on ne raisonne que sur le climat, que sur la biodiversité que sur l&rsquo;eau. On a aussi acté que, face à l&rsquo;urgence, il fallait <strong>arrêter de croire à la transition</strong>, une notion qui induirait que l&rsquo;on va y aller petit à petit. Il faut opérer plutôt un rupture franche. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on parle de concept de métamorphose et de rupture. <strong>Comme disait Einstein, on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l&rsquo;on engendré</strong>. Ce n&rsquo;est pas en essayant de faire des petites améliorations par-ci par-là que l&rsquo;on va arriver à trancher le problème. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>« Multiplier les fronts de résistance »</strong></h3>
<p><em>« Face aux enjeux, on est obligés de multiplier les fronts de résistance, d&rsquo;entremêler les stratégie et de soutenir tous les acteurs qui essaient de se soulever, que ce soit par des actions classiques de plaidoyers, que par des occupations de territoires, des réappropriations de lieux. L&rsquo;urgence est de <strong>montrer qu&rsquo;il y a des alternatives qui se construisent</strong> et qui sont très importantes. Il faut essayer d&rsquo;ouvrir les imaginaires et se dire qu&rsquo;<strong>un autre monde est possible</strong>. On en revient à ce que Danielle Mitterrand a toujours dit. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elle était très proche du mouvement altermondialiste. Un autre monde est possible, il est déjà en construction. »</em></p>
<figure id="attachment_782208" aria-describedby="caption-attachment-782208" style="width: 250px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-782208" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/plaquette-donnons-vie-aux-utopies-250x357.jpg" alt="" width="250" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-782208" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p>Est-ce à dire que, malgré la force du message de Danielle Mitterrand, ses alertes n&rsquo;ont pas encore pleinement portés leurs fruits?</p>
<p><em>« Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est difficile de ne pas être au courant de la situation. La logique du court terme prime. Pour beaucoup, toutes les catastrophes à venir du changement climatique, c&rsquo;est encore assez loin. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on a décidé d&rsquo;arrêter le plaidoyer et le fait d&rsquo;attendre des Etats. On  fait le choix plutôt de <strong>soutenir ceux qui sont sur le terrain</strong>, ceux qui sont déjà en train de métamorphoser, ceux qui vont racheter des forêts pour les gérer en commun, ceux qui vont monter un réseau d&rsquo;entraide en lien avec le Covid, ceux qui vont récupérer des fruits et légumes pour en faire des repas. Des choses très diverses et variées, qui peuvent paraître anecdotiques, mais qui fleurissent un peu partout et qui sont assez profondes dans la rupture qu&rsquo;elles opèrent avec ce qu&rsquo;on a l&rsquo;habitude de faire. C&rsquo;est cela que l&rsquo;on veut les soutenir en priorité pour leur donner plus de visibilité afin d&rsquo;arriver à convaincre que, in fine, <strong>il y a déjà une métamorphose en route.</strong>« </em></p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/nouveau-manifeste-le-radicalisme-utopique/" target="_blank" rel="noopener">Nouveau manifeste de la Fondation Danielle Mitterrand : le radicalisme utopique</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/04/06/ne-plus-sindigner-dans-son-canape-mais-agir-un-contre-systeme-mortifere/" target="_blank" rel="noopener">« Ne plus s&rsquo;indigner dans son canapé, mais agir contre un système mortifère »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/podcasts-35-ans-dutopies/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand : les émissions spéciales « 35 ans d&rsquo;utopie »</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>35 ans de combat pour un monde plus juste et plus solidaire, 35 ans d&amp;#8217;action pour que soient reconnus les droits de tous les peuples… Aujourd&amp;#8217;hui, la Fondation Danielle Mitterrand poursuit le chemin tracé par sa fondatrice et l&amp;#8217;adapte à un monde toujours perturbé, plus chahuté. Avec Marion Véber, responsable des programmes à la Fondation [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>35 ans de combat pour un monde plus juste et plus solidaire, 35 ans d&amp;#8217;action pour que soient reconnus les droits de tous les peuples… Aujourd&amp;#8217;hui, la Fondation Danielle Mitterrand poursuit le chemin tracé par sa fondatrice et l&amp;#8217;adapte à un monde toujours perturbé, plus chahuté. Avec Marion Véber, responsable des programmes à la Fondation [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>« Ne plus s’indigner dans son canapé, mais agir contre un système mortifère »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/04/06/ne-plus-sindigner-dans-son-canape-mais-agir-un-contre-systeme-mortifere/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 07:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
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					<description><![CDATA[En mars 1986 Danielle Mitterrand se lançait dans un combat : celui pour un monde plus solidaire. Soucieuse de changer de monde, elle le voulait plus juste et respectueux du vivant. 35 ans après, c&#8217;est à une métamorphose radicale que nous invite la Fondation, qui se réinvente. Avec Jérémie Chomette, directeur de la Fondation Danielle [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En mars 1986 Danielle Mitterrand se lançait dans un combat : celui pour un monde plus solidaire.</strong> Soucieuse de changer de monde, elle le voulait plus juste et respectueux du vivant.</p>
<p>35 ans après, c&rsquo;est à une métamorphose radicale que nous invite la Fondation, qui se réinvente.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>.</li>
</ul>
<p>Pour concrétiser cette utopie, vous vous êtes fixés de nouveaux objectifs et des modes d&rsquo;actions renouvelés. Le vivant, la citoyenneté, restent toujours présents, mais d&rsquo;une autre manière.</p>
<p><em>« On travaillait beaucoup sur la question du droit à l’eau. On va continuer sur les lois mais cela va être beaucoup moins important. On est en train de se concentrer sur les questions du lien entre le droit à l&rsquo;eau et le droit de l&rsquo;eau. Il y a des initiatives territoriales où l&rsquo;on essaie de repenser notre rapport à l&rsquo;eau, pour que l&rsquo;élément eau, et tout ce qui le constitue &#8211; une rivière, des fleuves &#8211; puissent avoir des droits et participer à la vie du territoire. On voit foisonner par exemple des parlements, de la Loire, de la Seine, du Rhône. On va essayer de <strong>dialoguer avec les autres espèces vivantes</strong>, pour les prendre en compte. Et cela va aussi agir sur le changement climatique, sur l&rsquo;effondrement de la biodiversité, puisque l&rsquo;on va repenser notre façon d&rsquo;envisager le monde. C’est le champ d’un autre rapport aux vivants. C&rsquo;est notre programme Vivant et communs. »</em></p>
<p>Votre second programme s&rsquo;intitule Alternatives démocratiques et communs.</p>
<p><em>« Là, on va s&rsquo;intéresser aux droits humains en allant plus loin, en se posant la question de, <strong>comment faire société sans remettre des rapports de domination</strong>. Avec l&rsquo;État-nation, vous déléguez votre pouvoir à l’Etat une fois tous les 5 ans. Et finalement votre pouvoir vous est ôté. Vous pouvez avoir l’Etat qui rajoute de la domination sur les êtres. Donc, on regarde comment on peut s’extirper de ces modèles qui entraînent la domination des puissants. On s&rsquo;intéresse beaucoup notamment aux mouvements des communs, au communalisme, à l&rsquo;autogestion, à ce qui se passe dans les Zad, à ce qui se passe au nord-est de la Syrie. Cela va nous permettre de repenser et d’agir tous ensemble sans rapport de domination. Et il y a aussi la question de l’égalité homme-femme. Ce sont deux grandes entrées. Mais on travaille toujours sur la question de l&rsquo;eau et des peuples autochtones ou sur le Kurdistan, mais par ces deux entrées. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Rompre avec un système mortifère</strong></h3>
<p>2021 n&rsquo;est pas qu&rsquo;une année de célébration. C&rsquo;est aussi la poursuite des actions et le démarrage de nouvelles campagnes. Quels sont les grands rendez-vous de l&rsquo;année qui vient ?</p>
<p><em>« On a beaucoup d’événements. Sur la fin de l&rsquo;année on a deux temps. Un premier qui est ouvert à la société civile : les rencontres “Sans transition, donnons vie aux utopies”. On va essayer de réunir 250 personnes issues de la société civile, des artistes, des universitaires, des représentants du mouvement associatif, des politiques, pour <strong>s’interroger</strong> sur la situation d’aujourd’hui. Quand on regarde notre système actuel, les accords de Paris, s’ils sont suivis, on arrive à 3,2 degrés de réchauffement climatique à la fin du siècle. Cela nous amène dans une impasse. Aujourd&rsquo;hui notre système, tel qu’il est, nous amène dans une impasse. L&rsquo;idée de transition écologique telle qu&rsquo;elle est pensée par les gouvernants et la plupart de nos structures nous amène dans une impasse. Donc, plutôt que de rester dans un constat et dans la dénonciation, on va essayer de réfléchir ensemble à comment on peut <strong>opérer une rupture historique avec ce système mortifère.</strong> L&rsquo;agriculture intensive détruit des sols, elle détruit la vie. L’extractivisme, l’industrie pétrolière, c&rsquo;est la même chose. Nous aurons deux jours de rencontres pour discuter de cela, pour avoir <strong>des temps de réflexion sur la métamorphose.</strong> Comment on peut entrer en métamorphose et essayer d&rsquo;envisager d’autres pratiques, d’autres imaginaires? Ce sera notre gros événement à Paris. Les dates ne sont pas encore fixées. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Résister aux injustices</strong></h3>
<p><em>« Le deuxième événement sera une cérémonie hommage à Danielle Mitterrand, le 27 novembre à Cluny. Lors de cette cérémonie, on va <strong>donner la parole à celles et ceux que Danielle a soutenue </strong>et à ceux qui nous ont soutenus. Ce ne sera pas qu’un hommage. Il y a la volonté de rappeler ces valeurs fondamentales qu’avait Danielle Mitterrand, celle de la Résistance. Elle a été résistante et elle a résisté toute sa vie aux injustices. Là, il faut résister<strong>. On ne peut plus juste s’indigner dans notre canapé</strong>. Il faut s&rsquo;engager. Pour les deux événements, il y aura deux livres. Un premier sur le fond et sur les nouveaux positionnement de la Fondation. Le deuxième livre est un livre hommage à Danielle Mitterrand qui recueillera des témoignages de personnalités qui ont connu Danielle, pour remettre les actions transformatrices de Danielle Mitterrand au centre. Elle a été avant tout une militante et une figure de l’altermondialisme. »</em></p>
<figure id="attachment_781852" aria-describedby="caption-attachment-781852" style="width: 589px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-781852" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/phrase-danielle-mitterrand.png" alt="" width="589" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/phrase-danielle-mitterrand.png 589w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/phrase-danielle-mitterrand-300x163.png 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/phrase-danielle-mitterrand-512x278.png 512w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/phrase-danielle-mitterrand-190x103.png 190w" sizes="auto, (max-width: 589px) 100vw, 589px" /><figcaption id="caption-attachment-781852" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Un prix Danielle Mitterrand de la transformation</strong></h3>
<p>Un rendez-vous incontournable comme chaque année, c&rsquo;est le prix Danielle Mitterrand. Le prix 2021 aura une saveur particulière ?</p>
<p><em>« Ce prix sera remis lors de ces deux jours de rencontres. Comme ce sont aussi  les 35 ans de la Fondation et les 10 ans de disparition de Danielle Mitterrand, on va essayer de donner <strong>une dimension à la fois historique et qui nous prolonge vers l&rsquo;avenir</strong>. Ce prix sera donné à un collectif qui ne porte pas seulement une initiative, mais vraiment un collectif qui aura eu dans son histoire et dans son appréhension du monde, une symbolique très forte sur cette question de cette résistance et de transformation. La cérémonie en elle-même sera un peu plus importante que d’habitude. Elle aura une dimension festive plus importante que d’autres fois. Vu ce qu&rsquo;on vit actuellement, il est important de célébrer, de prendre des temps ensemble pour être joyeux, et se rappeler le bonheur d&rsquo;échanger les uns avec les autres. »</em></p>
<p>La Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand est redevenue cette année la Fondation Danielle Mitterrand. Pourquoi ce choix ? En quoi c&rsquo;est important et qu&rsquo;est-ce que cela change ?</p>
<p><em>« Danielle Mitterrand a créé sa structure en la nommant France Libertés. Elle ne voulait pas qu’elle ne porte que son nom. On est très attachés à ce nom de France Libertés. Mais on a voulu <strong>remettre la personnalité de Danielle Mitterrand au centre,</strong> parce qu&rsquo;il nous semble fondamental que ses valeurs soient plus reconnues et puissent nous guider. On a besoin d’éclaireurs. On va remettre Danielle Mitterrand au centre. Et la notion de fondation est importante. France Libertés pouvait faire penser à une ONG. Nous sommes une fondation politique, au sens noble du terme, pas liée à un parti. Nous sommes une fondation qui a pour objectif de travailler sur les idées, d’agiter les idées et de <strong>soutenir celles et ceux qui transforment notre société</strong> ici et ailleurs. Dans notre logo, qui est un petit peu retravaillé, France Libertés apparaît toujours, parce que c&rsquo;est notre histoire. »</em></p>
<figure id="attachment_781851" aria-describedby="caption-attachment-781851" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-781851" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/04/logo-fondation-danielle-mitterrand-635x353.jpg" alt="" width="635" height="353" /><figcaption id="caption-attachment-781851" class="wp-caption-text">© Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="//www.france-libertes.org/fr/edito-nous-souhaitons-partager-avec-vous-la-construction-des-alternatives-democratiques-solidaires-et-ecologiques/" target="_blank" rel="noopener">Gilbert Mitterrand, « Donnons vie aux utopies, pour une métamorphose radicale »</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/03/30/face-au-peril-transformons-le-monde/" target="_blank" rel="noopener">« Face au péril, transformons le monde »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/nouveau-manifeste-le-radicalisme-utopique/" target="_blank" rel="noopener">Nouveau manifeste de la Fondation Danielle Mitterrand : le radicalisme utopique</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>En mars 1986 Danielle Mitterrand se lançait dans un combat : celui pour un monde plus solidaire. Soucieuse de changer de monde, elle le voulait plus juste et respectueux du vivant. 35 ans après, c&amp;#8217;est à une métamorphose radicale que nous invite la Fondation, qui se réinvente. Avec Jérémie Chomette, directeur de la Fondation Danielle [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>En mars 1986 Danielle Mitterrand se lançait dans un combat : celui pour un monde plus solidaire. Soucieuse de changer de monde, elle le voulait plus juste et respectueux du vivant. 35 ans après, c&amp;#8217;est à une métamorphose radicale que nous invite la Fondation, qui se réinvente. Avec Jérémie Chomette, directeur de la Fondation Danielle [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>« Face au péril, transformons le monde »</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 07:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a 35 ans, Danielle Mitterrand s&#8217;engageait dans un combat : le combat contre toutes les souffrances des hommes. Avec sa Fondation, elle aspirait à une utopie : organiser une alternative à un monde plus juste et plus humaniste. 35 ans après, la Fondation continue de s&#8217;inscrire dans les pas de sa fondatrice et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 35 ans, Danielle Mitterrand s&rsquo;engageait dans un combat : le combat contre toutes les souffrances des hommes.</strong> Avec sa Fondation, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">elle aspirait à une utopie</a> : organiser une alternative à un monde plus juste et plus humaniste.</p>
<p>35 ans après, la Fondation continue de s&rsquo;inscrire dans les pas de sa fondatrice et appelle à une métamorphose radicale de la société.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette,</strong> directeur de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<p>Au mois de janvier, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/edito-nous-souhaitons-partager-avec-vous-la-construction-des-alternatives-democratiques-solidaires-et-ecologiques/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;éditorial de Gilbert Mitterrand</a>, le président de la Fondation, avait pour titre : « Donnons vie aux utopies pour une métamorphose radicale ». Un appel que ne renierai pas Danielle Mitterrand et qui sonne comme celui d&rsquo;une urgence.</p>
<p>En 35 ans, le monde et la société ont changé, trop ou pas assez, c&rsquo;est selon. Est-ce que les urgences de l&rsquo;époque sont les mêmes aujourd&rsquo;hui ? Est-ce que ce sont les mêmes combats ?</p>
<p><em>« Oui. Probablement. Sauf que <strong>les urgences sont encore plus importantes</strong> que par le passé. Dans les années 1980, on parlait d&rsquo;un péril écologique et d&rsquo;un péril néolibéral de la mondialisation. La grosse différence avec l&rsquo;époque, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on le ressent plus fortement. <strong>Le péril est là et n&rsquo;a jamais été aussi important. </strong>Dans les années 1980, on parlait d&rsquo;une possibilité d&rsquo;une transformation due au changement climatique. Aujourd&rsquo;hui, les effets sont là. C&rsquo;est notre génération et la génération de nos enfants qui sont en danger. La transformation est plus qu&rsquo;urgente. Elle ne peut pas s&rsquo;attaquer qu&rsquo;à la superficie et au premières conséquences, mais vraiment aux causes. Dès le début, l&rsquo;ambition de Danielle Mitterrand était de s&rsquo;attaquer aux causes, que tout le monde ait des droits et qu&rsquo;on puisse développer une justice qui permette d&rsquo;éviter des inégalités qui perturbent l&rsquo;équilibre de la planète. On avait déjà conscience de ça. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est face à nous. C&rsquo;est inédit dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité que l&rsquo;humanité elle-même puisse être en danger. Une partie de la vie sur terre est clairement en danger. <strong>Il faut développer d&rsquo;autres pratiques et d&rsquo;autres imaginaires. </strong>Il faut envisager d&rsquo;autres façons de vivre tous ensemble, joyeuses, et qui procurent du bien-être. C&rsquo;est ce moteur-là qui nous permettra de transformer nos sociétés. »</em></p>
<figure id="attachment_781644" aria-describedby="caption-attachment-781644" style="width: 225px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-781644 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jeremie-chomette.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jeremie-chomette.jpg 225w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jeremie-chomette-209x278.jpg 209w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jeremie-chomette-77x103.jpg 77w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-781644" class="wp-caption-text">Jérémie Chomette / © Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Vivre en harmonie avec les autres êtres vivants</strong></h3>
<p>Qu&rsquo;est-ce qui a changé réellement en 35 ans ? La dégradation du monde, de la société, la prise de conscience de citoyens ?</p>
<p><em>« Il y a pas mal de choses. Probablement qu&rsquo;il y a <strong>une prise de conscience plus importante du péril,</strong> mais moins de pourquoi il est là. On a toujours la volonté de remplacer les voitures au pétrole par des voitures électriques, ce qui malheureusement répond à un problème mais en pose un autre. Ce qui a pu changer c&rsquo;est que, notamment dans la société civile, on est sorti des grandes organisations, les grands syndicats, les grandes ONG, qui jouaient un rôle et que les états ont essayer de démanteler. Elles ont eu du mal à se pérenniser parce qu&rsquo;elle se sont probablement coupées de la base. Ces organisations s&rsquo;écroulent un peu et les syndicats sont de moins en moins attirants. Mais derrière, on a des citoyens qui disent, on va changer les choses. On ne va plus demander, mais on va réquisitionner le pouvoir et ne plus le déléguer. On a partout <strong>un foisonnement de collectifs qui ont envie de transformer les choses.</strong> Avant, on était sur une approche internationale. Dans les années 1980, 1990, on rêvait d&rsquo;un changement par des gouvernements internationaux. Aujourd&rsquo;hui, on en est un peu revenu. On a une relocalisation des luttes qui peut poser problème, parce qu&rsquo;on ne peut pas penser les choses qu&rsquo;à partir du territoire. Mais il faut les penser à partir du territoire en les liant aux autres territoires. La dernière chose qui a changé, c&rsquo;est de <strong>ne plus voir l&rsquo;être humain comme le maître du monde.</strong> On a toute une philosophie, issue notamment des peuples autochtone, où on ne veut plus transformer le monde pour le dominer, mais le transformer par des alliances, en vivant en harmonie avec les autres êtres vivants. Donc ce sont plutôt des choses positives à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un péril qui, lui, grandit. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Mettre en lumière les initiatives</strong></h3>
<p>La société change, le monde change,… la Fondation se doit donc de se réinventer ou d&rsquo;adapter son action ?</p>
<p><em>« Oui. Concrètement. On a décidé quasiment de ne plus faire de plaidoyer institutionnel. Comme on a moins de moyens, on ne va plus juste demander à l&rsquo;état de changer. On a décidé de <strong>soutenir celles et ceux qui, sur le terrain, agissent</strong>. Danielle faisait ça. On va les soutenir en les mettant en lumière. En les finançant ou en les liant à d&rsquo;autres, on va soutenir des collectifs qui envisagent le monde autrement, qui envisagent, dans leurs pratique, de prendre en compte les êtres vivants. Ce sont des collectifs où le pouvoir, à l&rsquo;intérieur,  va être partagé et va tendre vers l&rsquo;autonomie, mais une autonomie qui se fait toujours en interdépendance. On diminue fortement notre travail en direction des états. Et on se concentre sur la société civile, sur ces collectif. On va aussi renforcer les récits mobilisateurs. On a <strong>des initiatives qui sont extrêmement positives et qui donnent envie de se mobiliser</strong> et nous permettent de penser le monde autrement. Cela ouvre nos imaginaires et nos pratiques. On va les diffuser pour donner envie à d&rsquo;autres de se mobiliser. Il s&rsquo;agit de ne plus demander, mais de reprendre le pouvoir et de le redonner aux citoyennes et aux citoyens pour le partager. »</em></p>
<ul>
<li><strong>La semaine prochaine</strong>, quels sont les nouveaux champs d&rsquo;actions de la Fondation, et ses objectifs.</li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;histoire de la Fondation</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">Danielle Mitterrand, une vie d&rsquo;engagement</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/edito-nous-souhaitons-partager-avec-vous-la-construction-des-alternatives-democratiques-solidaires-et-ecologiques/" target="_blank" rel="noopener">Gilbert Mitterrand, « Donnons vie aux utopies, pour une métamorphose radicale »</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/03/16/fondation-danielle-mitterrand-35-ans-de-refus-de-lirreparable/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand : 35 ans de refus de l&rsquo;irréparable</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/03/23/fondation-danielle-mitterrand-il-faut-changer-de-cette-logique-financiere-qui-nie-tout-ce-qui-est-humain/" target="_blank" rel="noopener">35 ans de la Fondation Danielle Mitterrand : « Il faut changer de monde et de cette logique financière qui nie tout ce qui est humain »</a></li>
</ul>
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		<title>Fondation Danielle Mitterrand : « Il faut changer de cette logique financière qui nie tout ce qui est humain »</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 08:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[Lutter contre toutes les injustices et défendre les libertés de chacun. Depuis 35 ans, la Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand œuvre à la construction d&#8217;un monde plus solidaire. De la lutte contre l&#8217;apartheid au droit à l&#8217;eau pour tous, Danielle Mitterrand a été aux côtés des sans parole, des sans papier, des sans terre, pour refuser [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lutter contre toutes les injustices et défendre les libertés de chacun.</strong> Depuis 35 ans, la Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand œuvre à la construction d&rsquo;un monde plus solidaire. De la lutte contre l&rsquo;apartheid au droit à l&rsquo;eau pour tous, Danielle Mitterrand a été aux côtés des sans parole, des sans papier, des sans terre, pour refuser l&rsquo;irréparable.</p>
<p>Avec <strong>Jacqueline Madrelle</strong>, vice-présidente de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>.</p>
<p>« Une insoumise, une rebelle, qui a toujours résisté à toutes les injustices ». <a href="https://frequenceterre.com/2021/03/16/fondation-danielle-mitterrand-35-ans-de-refus-de-lirreparable/" target="_blank" rel="noopener">C&rsquo;est le portrait de Danielle Mitterrand que vous nous avez dressé la semaine dernière</a>. Elle s&rsquo;est engagée dans la lutte pour le droit des peuples. C&rsquo;est une constante de ses combats. On a évoqué avec vous son action aux côtés des enfants d&rsquo;Afrique du Sud. Mais il y a eu aussi le Cambodge, le Tibet ou encore le peuple kurde.</p>
<p><em>« Pour le Tibet, je me rappelle que Danielle Mitterrand était venue à Bordeaux. A l&rsquo;époque nous avions accueilli <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gao_Xingjian" target="_blank" rel="noopener">Gao Xingjian</a>, un Chinois, qui n&rsquo;était pas encore prix Nobel de littérature. On l&rsquo;avait accueilli au <a href="https://boulevard-des-potes.org/" target="_blank" rel="noopener">Boulevard des Potes</a>, le lieu de SOS racisme. C&rsquo;est un peintre, un homme de théâtre. Il avait donné une pièce qui s&rsquo;appelait « Dialoguer, interloquer ». J&rsquo;avoue que cette pièce était quelque peu hermétique. Et Danielle me dit, « décidemment, je ne comprendrai jamais rien aux Chinois ». Elle a accueilli aussi souvent le Dalaï-lama, pour défendre tous ces peuples opprimés. Il y a eu aussi les Kurdes. <strong>C&rsquo;est la « mère » des Kurdes. </strong>Quand il y avait eu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja" target="_blank" rel="noopener">le massacre d&rsquo;Halabja</a> (en 1988), on avait recueilli à l&rsquo;époque des sommes très importantes qui étaient données par des mécènes, des grandes surfaces. On les a amené dans le bureau de Danielle au Trocadéro pour aider à la reconstruction des écoles au Kurdistan. <strong>Elle a aussi mis en lumière cette nécessaire lutte contre l&rsquo;apartheid</strong>, avec les accords de <a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1989/12/01/la-rencontre-multiraciale-de-marly-le-roi-sur-l-afrique-du-sud-m-rocard-constate-le-lent-degel-de-l-apartheid_4162691_1819218.html" target="_blank" rel="noopener">Marly-le-Roi</a> avec les responsables de l&rsquo;ANC. On lui doit beaucoup de choses. Il y a eu le Chiapas, le Tibet, les Kurdes et toute l&rsquo;Amérique du Sud. Danielle Mitterrand est souvent plus connue à l&rsquo;étranger que dans son propre pays en France. C&rsquo;est le paradoxe. Et elle en jouait. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Le combat pour la reconnaissance du droit à l&rsquo;eau</strong></h3>
<p>Danielle Mitterrand disait vouloir organiser une alternative à la mondialisation capitaliste. Et elle l&rsquo;a mise en pratique notamment sur sa défense du droit à l&rsquo;eau pour tous. Comment ce combat est arrivé ? Pourquoi ce choix ?</p>
<p><em>« <a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;eau pour tous</a>, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle participait à beaucoup de forum mondiaux dans lesquels on dénonçait que l&rsquo;eau ne devait pas être une marchandise. Comme <strong>elle a toujours dénoncé les ravages de la dictature économique et financière,</strong> l&rsquo;eau en fait partie. C&rsquo;est la première, à l&rsquo;époque, qui a dénoncé avant tout le monde qu&rsquo;il y avait une contradiction entre le statut économique de l&rsquo;eau et son statut naturel. A partir de cette contradiction, elle a dit que l&rsquo;eau ne pouvait pas être considérée comme une marchandise et devait échapper à tout statut économique. <strong>L&rsquo;eau est comme l&rsquo;air qu&rsquo;on respire. Elle doit échapper à cette marchandise.</strong> D&rsquo;où après l&rsquo;élaboration de la charte des porteurs d&rsquo;eau. La Fondation avait un statut consultatif au sein de l&rsquo;ONU. Et elle a beaucoup bataillé pour qu&rsquo;il y ait cette reconnaissance du droit à l&rsquo;eau potable pour tous les peuples. C&rsquo;est la Bolivie je crois qui, la première en 2010, a fait passer cette déclaration à l&rsquo;ONU pour cette reconnaissance du droit à l&rsquo;eau potable. Elle n&rsquo;est pas encore acquise puisque la France ne l&rsquo;a même pas mise dans sa Constitution. Il y a encore beaucoup de travail à faire. La Fondation s&rsquo;est aussi beaucoup engagée, avec Emmanuel Poilane, sur <strong>la dénonciation des coupures d&rsquo;eau</strong> avec l&rsquo;application de la loi Brottes. Il y a beaucoup de choses de faites dans le domaine de l&rsquo;eau. On le doit d&rsquo;abord à l&rsquo;engagement de sa présidente. Elle était venue à Bordeaux pour lancer ce mouvement des porteurs d&rsquo;eau avec des sportifs de haut niveau. Et à chaque fois sa venue donnait lieu à des moments de grande complicité. Elle était très appréciée et très reconnue par les jeunes notamment. »</em></p>
<figure id="attachment_755545" aria-describedby="caption-attachment-755545" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-755545" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/leau-est-un-droit-635x200.jpg" alt="" width="635" height="200" /><figcaption id="caption-attachment-755545" class="wp-caption-text">© L&rsquo;eau est un droit</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Faire respecter la dignité humaine et le droit à la vie</strong></h3>
<p>La biopiraterie, la citoyenneté, le droit des peuples, l&rsquo;accès à l&rsquo;eau. Il y a bien un lien entre toutes ces causes, un point commun ?</p>
<p><em>« Le lien, c&rsquo;est <strong>la révolte contre toutes les injustices</strong>, contre toutes les oppressions. Son souhait était de faire respecter les droits de la nature. Nous humains, on fait partie de cette nature. Donc si on détruit cette nature, on se détruit nous-mêmes. C&rsquo;est le droit à la vie. Elle était toujours animée d&rsquo;un bon sens extraordinaire, qui manque à bon nombre de politique, un bon sens qui la guidait dans sa vie pour faire respecter la dignité humaine et le droit à la vie. L&rsquo;eau c&rsquo;est la vie. Lutter contre les oppressions, c&rsquo;est lutter pour qu&rsquo;on ait chacun une vie digne. C&rsquo;est le droit à la vie, le droit à l&rsquo;éducation, le droit à la santé, le droit à la culture. Tout ce qui l&rsquo;a guidée toute sa vie, c&rsquo;est le respect de la dignité humaine. <strong>Donner à chacun d&rsquo;entre nous une vie digne</strong>. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Changer de monde</strong></h3>
<p>Agir, plaider, sensibiliser, ce sont les trois volets de l&rsquo;action de la Fondation, trois volets voulus par Danielle Mitterrand. Pourquoi sont-ils si importants ?</p>
<p><em>« 35 ans d&rsquo;utopie, et 35 ans on le souhaite encore d&rsquo;utopie. Elle disait que <strong>chaque citoyen a le droit d&rsquo;agir</strong>. Si chacun fait sa part, on peut changer le monde. Elle n&rsquo;aimait pas d&rsquo;ailleurs cette expression, « on va changer le monde ». On peut <a href="https://www.france-libertes.org/fr/video-conference-debat-du-4-octobre-2011-changer-de-monde-comment-choisir-le-bon-sens/" target="_blank" rel="noopener">changer de monde</a>. Pour les 25 ans de la Fondation, le slogan était juste un monde plus juste. Plaidoyer, c&rsquo;est l&rsquo;action de faire connaitre. Et il faut sensibiliser la plus grande partie des citoyens à cette possibilité de changer de monde. C&rsquo;est très important. »</em></p>
<p>Changer de monde est un slogan qui résonne beaucoup en ce moment. Quelle voix la Fondation peut encore avoir aujourd&rsquo;hui ? Comment le message de Danielle Mitterrand peut perdurer, peut se prolonger dans cette période perturbée et alors qu&rsquo;on nous promet un « monde d&rsquo;après » différent ?</p>
<p><em>« C&rsquo;est d&rsquo;abord <strong>changer de cette logique financière</strong>, de cette loi du marché, de cette loi du profit, qui va à l&rsquo;encontre de la dignité humaine. Il faut montrer que <strong>les forces de l&rsquo;argent, les forces des multinationales, nient tout ce qui est humain.</strong> Donc revenir à un monde respectueux de la nature, respectueux de l&rsquo;humain. La Fondation s&rsquo;engage dans ce plaidoyer pour la défense du vivant, pour la défense de toutes ces initiatives citoyennes à travers le monde. Elles montrent qu&rsquo;on peut vivre autrement. Ce monde d&rsquo;après, il ne faut pas qu&rsquo;il soit pire que celui d&rsquo;avant. La Fondation va dans ce sens-là, de respect de la nature, de respect de l&rsquo;environnement. <strong>Il faut absolument changer de logiciel.</strong> Et la Fondation est le lieu par excellence pour avancer sur ce terrain-là. »</em></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;histoire de la Fondation</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">Danielle Mitterrand, une vie d&rsquo;engagement</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/nous-etions-la-pour-imaginer-lavenir/" target="_blank" rel="noopener">Cécile Sportis, secrétaire générale de la première Commission consultative des droits de l’homme</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2021/03/16/fondation-danielle-mitterrand-35-ans-de-refus-de-lirreparable/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand : 35 ans de refus de l&rsquo;irréparable</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener">Droit à l&rsquo;eau, le positionnement de la Fondation Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2020/07/14/10-ans-apres-le-droit-a-leau-nest-pas-encore-effectif/" target="_blank" rel="noopener">10 ans après, le droit à l&rsquo;eau n&rsquo;est pas encore effectif</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2021/03/23/fondation-danielle-mitterrand-il-faut-changer-de-cette-logique-financiere-qui-nie-tout-ce-qui-est-humain/feed/</wfw:commentRss>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Lutter contre toutes les injustices et défendre les libertés de chacun. Depuis 35 ans, la Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand œuvre à la construction d&amp;#8217;un monde plus solidaire. De la lutte contre l&amp;#8217;apartheid au droit à l&amp;#8217;eau pour tous, Danielle Mitterrand a été aux côtés des sans parole, des sans papier, des sans terre, pour refuser [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Lutter contre toutes les injustices et défendre les libertés de chacun. Depuis 35 ans, la Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand œuvre à la construction d&amp;#8217;un monde plus solidaire. De la lutte contre l&amp;#8217;apartheid au droit à l&amp;#8217;eau pour tous, Danielle Mitterrand a été aux côtés des sans parole, des sans papier, des sans terre, pour refuser [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Fondation Danielle Mitterrand : 35 ans de refus de l’irréparable</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/03/16/fondation-danielle-mitterrand-35-ans-de-refus-de-lirreparable/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 08:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire, ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand. En mars 1986, Danielle Mitterrand s&#8217;est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire,</strong> ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand.</p>
<p>En mars 1986, Danielle Mitterrand s&rsquo;est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde plus solidaire.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jacqueline Madrelle</strong>, vice-présidente de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>.</li>
</ul>
<p>Avec cette Fondation, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">Danielle Mitterrand</a> disait vouloir être le maillon d&rsquo;une alternative à la mondialisation capitaliste et à l&rsquo;injustice. Qu&rsquo;est-ce qui a motivé, il y a 35 ans, la création de cette Fondation ?</p>
<p><em>« La création de cette Fondation est d&rsquo;abord dû à la personnalité de Danielle Mitterrand qui a tout le temps été <strong>une insoumise, une rebelle, qui a toujours résisté à toutes les injustices</strong>, quelles qu&rsquo;elles soient. Souvent elle disait, mais quel mobile nous pense à défendre des causes indéfendables, qui semblent perdues ? Elle disait, sans doute, c&rsquo;est <strong>le refus de l&rsquo;irréparable</strong>. Toute la motivation de la création de la Fondation se trouve dans le refus de l&rsquo;irréparable. Elle ne pouvait pas supporter de voir des injustices et que ces injustices perdurent. Toute sa vie, elle n&rsquo;a été qu&rsquo;engagement et résistance. C&rsquo;était un mode de vie pour elle. Il ne faut pas oublier qu&rsquo;à 17 ans elle a obtenu la médaille de la Résistance. Je pense que c&rsquo;est ce qui a forgé sa raison de vivre, sa façon de résister à toutes les injustices quelles qu&rsquo;elles soient. <strong>Elle a toujours défendu tous ceux qui étaient sans, les sans-parole, les sans-papiers, les sans-terre</strong>. Elle a toujours été du côté des opprimés et des plus faibles. Elle ne supportait pas l&rsquo;injustice. Elle n&rsquo;aimait quand on disait d&rsquo;elle, c&rsquo;est une femme engagée. Non. Elle était engagement. C&rsquo;était une philosophie de vie. »</em></p>
<p><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">La Fondation est née de la fusion de trois associations humanitaires</a>, « L&rsquo;association du 21 juin », « Cause commune » et « La France est avec vous ». Et le choix s&rsquo;est vite porté sur le nom de France Libertés.</p>
<p><em>« C&rsquo;est un beau label, c&rsquo;est un beau nom France Libertés. Et libertés avec un S. Pour elle, la liberté n&rsquo;était pas un concept. C&rsquo;était défendre les libertés, tout ce qui fait la vie, les libertés dans notre vie. C&rsquo;est ce qui était important pour elle. Ce n&rsquo;était pas la liberté comme un concept philosophique. Il faut se rappeler le logo de la Fondation : le mélange du chêne, <strong>la force du chêne et la paix représentée par l&rsquo;olivier</strong>. »</em></p>
<figure id="attachment_17604" aria-describedby="caption-attachment-17604" style="width: 360px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17604" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-360x357.jpg" alt="" width="360" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-17604" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Un contre-pouvoir</strong></h3>
<p>Comment elle s&rsquo;adaptait entre son statut de femme du président et sa volonté, sa nécessité de s&rsquo;engager, de porter des combats ?</p>
<p><em>« Il y a eu des situations sans doute très délicates. Lors de petits déjeuners dans la rue de Bièvre, il y avait des discussions fort animées. C&rsquo;était très compliqué. Elle a dû donner des sueurs froides au ministre des Affaires étrangères qui était Roland Dumas à l&rsquo;époque. Je pense que <strong>c&rsquo;était une forme de contre-pouvoir</strong>. Et François Mitterrand devait apprécier cette situation. Il disait que tout pouvoir devait susciter son contre-pouvoir. Avec sa Fondation, elle exerçait une sorte de contre-pouvoir. Elle faisait ouvrir les yeux à certains. Elle allait voir les vrais gens. Elle racontait comment parfois elle s&rsquo;est un petit peu ennuyée quand elle devait tenir la conversation avec des femmes de présidents dans la diplomatie officielle.<strong> Elle préférait aller voir sur le terrain</strong>, déjouer les programmes qui étaient faits d&rsquo;avance pour aller voir la réalité des choses. C&rsquo;est à partir de cette réalité-là qu&rsquo;elle pouvait aller dénoncer toutes les injustices. Je pense qu&rsquo;elle a su utiliser cette position de « première dame », nom qu&rsquo;elle n&rsquo;aimait pas à juste titre, pour être active sur un autre terrain. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Un lieu de dialogue</strong></h3>
<p>Comment ses sont passés les premiers temps de la Fondation ?</p>
<p><em>« La Fondation au début était au Trocadéro avec la vue sur l&rsquo;esplanade qui s&rsquo;appelle maintenant l&rsquo;esplanade des Droits de l&rsquo;Homme. Chaque fois qu&rsquo;on allait dans les locaux de la Fondation, il y avait une ambiance très enthousiaste. On savait qu&rsquo;on allait rencontrer là des écrivains, des artistes de la planète toute entière. Je me souviens qu&rsquo;il y avait <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Breyten_Breytenbach" target="_blank" rel="noopener">Breyten Breytenbach</a> qui luttait pour les droits de l&rsquo;Afrique du Sud avec l&rsquo;ANC. C&rsquo;était toujours très joyeux, très enthousiaste. On savait qu&rsquo;on allait pouvoir dialoguer. <strong>Cela foisonnait d&rsquo;idée</strong>. C&rsquo;était plein de jeunes qui entouraient Danielle. Elle s&rsquo;est beaucoup entourée de la jeunesse. On pensait pouvoir réaliser plein de choses. Ces rencontres avec toutes les nationalités, c&rsquo;était extraordinaire. »</em></p>
<p>Vous étiez au démarrage de la Fondation. Vous étiez en Gironde, avec des comités relais. Comment ça fonctionnait ?</p>
<p><em>« Ce n&rsquo;était pas hiérarchisé comme une association. C&rsquo;était des comités qui n&rsquo;existaient que par le projet qu&rsquo;ils portaient. Les comités avaient le choix, soit de relayer les actions de la Fondation, soit de travailler sur des actions initiées par les associations locales. Il y avait des comités dans chaque département. A l&rsquo;époque, cela soulevait un enthousiasme considérable. »</em></p>
<figure id="attachment_781285" aria-describedby="caption-attachment-781285" style="width: 256px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-781285 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jacqueline-maderelle-avec-danielle-mitterrand.jpg" alt="" width="256" height="128" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jacqueline-maderelle-avec-danielle-mitterrand.jpg 256w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/03/jacqueline-maderelle-avec-danielle-mitterrand-206x103.jpg 206w" sizes="auto, (max-width: 256px) 100vw, 256px" /><figcaption id="caption-attachment-781285" class="wp-caption-text">Jacqueline Madrelle avec Danielle Mitterrand / © Fondation Danielle Mitterrand</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>La rencontre des enfants sud-africains</strong></h3>
<p>Et c&rsquo;est en Gironde que vous avez été amenée à accueillir des enfants sud-africains victimes de l&rsquo;apartheid. Une belle aventure humaine.</p>
<p><em>« Moi j&rsquo;ai des souvenirs extraordinaires avec le comité relais. Notamment quand Danielle Mitterrand nous avait demandé d&rsquo;accueillir ces enfants d&rsquo;Afrique du Sud, juste avant la libération de Nelson Mandela, cela devait être à l&rsquo;été 1989. On ne savait pas forcément tout de ces enfants qui était accompagnés par des adultes qui étaient membres de l&rsquo;ANC. C&rsquo;était <strong>une aventure humaine</strong> dont on se souvient encore avec beaucoup d&rsquo;émotion. Cela avait suscité un grand élan de solidarité de plein de corps de métiers, notamment de l&rsquo;Education nationale, de la médecine. Ces enfants étaient souvent victimes de crises de paludisme. C&rsquo;était des enfants de 10 ans à 18 ans. A l&rsquo;époque il y avait en France un racisme sous-jacent. Ces enfants devaient être accueillis dans des familles le week-end. Peu de maires ont acceptés de les accueillis dans un collège. A l&rsquo;époque, le collège d&rsquo;Hourtin dans le Médoc, dans le nord de la Gironde, a accepté d&rsquo;accueillir ces enfants. Et le week-end ils partaient dans des familles. Je me rappelle d&rsquo;être allé chercher ces enfants à la Fondation, d&rsquo;avoir pris le train avec eux. Et ces enfants ne voulaient pas s&rsquo;asseoir à côté des blancs dans le train, parce qu&rsquo;ils avaient l&rsquo;apartheid dans leur chair. Pour eux, <strong>marcher à côté d&rsquo;un blanc, c&rsquo;était du domaine de l&rsquo;interdit. </strong>Au fur et à mesure, on a appris à se connaître. Il se sont familiarisés avec la proximité des blancs. C&rsquo;était une aventure humaine très intéressante. »</em></p>
<p>Et ce chemin plein d&rsquo;humanité avec ces enfants s&rsquo;est achevé sur un grand spectacle.</p>
<p><em>« Ces enfants étaient dans une école de danse. La veille de leur départ, ils ont donné un grand spectacle à Hourtin, en présence de Julien Clerc qui était venu pour soutenir la lutte antiraciste. Il faut se replacer dans le contexte des années 1989. Les Touré Kunda ont chanté sur scène avec les enfants et les enfants ont donné un spectacle inoubliable en présence de Danielle. <strong>La Fondation pour moi c&rsquo;est une grande famille.</strong> Ca toujours été quelque chose de très joyeux, plein d&rsquo;humanité. Danielle donnait cette énergie-là. »</em></p>
<p>Et à travers cet accueil des enfants sud-africains, c&rsquo;est le droit des peuples qui était mis en avant par Danielle Mitterrand.. Une constante de l&rsquo;action de la Fondation, aux côtés également du droit à l&rsquo;eau ou de la citoyenneté. Une révolte contre toute les injustices que nous continuerons d&rsquo;évoquer la semaine prochaine.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;histoire de la Fondation</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener">Danielle Mitterrand, une vie d&rsquo;engagement</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/edito-nous-souhaitons-partager-avec-vous-la-construction-des-alternatives-democratiques-solidaires-et-ecologiques/" target="_blank" rel="noopener">Gilbert Mitterrand, « Donnons vie aux utopies, pour une métamorphose radicale »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/danielle-une-femme-une-fondation/" target="_blank" rel="noopener">Michel Joli, ancien Secrétaire Général de la Fondation entre 2006 et 2018, revient sur la création de la Fondation il y a 35 ans</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire, ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand. En mars 1986, Danielle Mitterrand s&amp;#8217;est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire, ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand. En mars 1986, Danielle Mitterrand s&amp;#8217;est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les femmes au cœur de l’expérimentation démocratique au Rojava</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2021/02/16/les-femmes-au-coeur-de-lexperimentation-democratique-au-rojava/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 08:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://frequenceterre.com/?p=780628</guid>

					<description><![CDATA[Atteindre l&#8217;autonomie économique des femmes, leur permettre de nouer du lien social et leur donner confiance, c&#8217;est l&#8217;objectif fixé par le marché des femmes au Rojava. Ce projet de souk est porté par les femmes au cœur d&#8217;une région, le Kurdistan syrien au nord-est de la Syrie, où une expérimentation politique inédite se déploie depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Atteindre l&rsquo;autonomie économique des femmes, leur permettre de nouer du lien social et leur donner confiance, c&rsquo;est l&rsquo;objectif fixé par le marché des femmes au Rojava.</strong></p>
<p>Ce projet de souk est porté par les femmes au cœur d&rsquo;une région, le Kurdistan syrien au nord-est de la Syrie, où une expérimentation politique inédite se déploie depuis dix ans. Le municipalisme, ou confédéralisme démocratique, anime ce territoire autonome où vivent trois à quatre millions de personnes.</p>
<p><strong>Chloé Troadec</strong>, est une volontaire française du <a href="https://rojavainformationcenter.com/" target="_blank" rel="noopener">Rojava Information Center</a>. Installée à Qamishlo, elle suit de près la société civile qui vit au rythme de ce confédéralisme démocratique, une expérience qui se fonde sur une idée…</p>
<p><em>« Toutes les décisions et la manière dont est organisée la vie part des communes. Les communes ne sont pas vraiment des municipalités, mais des regroupements de familles, entre 100 personnes et 100 familles en fonction des endroits. Elles sont rassemblées dans une commune. Ces communes se rassemblent à différents niveau de gouvernance, de quartier, de sous-district, de district, de canton et de régions, pour ensuite former l&rsquo;administration autonome du nord-est de la Syrie qui est l&rsquo;entité politique « parapluie » pour tout le nord-est de la Syrie. Toutes est basé sur les décisions, les propositions et les critiques qui vont être faites au niveau des communes. C&rsquo;est ensuite au niveau des assemblées plus larges que les décisions qui concernent plus de monde vont être prises. Mais chaque commune doit pouvoir être autonome dans ces décisions pour tout ce qui concerne la vie à l&rsquo;intérieur de la commune. »</em></p>
<p>Ce système a pris forme en 2011, avec le Printemps des peuples, qui a commencé en Tunisie, et s&rsquo;est répandu au Moyen-Orient.</p>
<p><em>« Il y a eu aussi un soulèvement au niveau du peuple syrien en entier. Les Kurdes, dans le nord de la Syrie, ont saisi l&rsquo;opportunité pour essayer d&rsquo;obtenir les droits politiques, sociaux et culturels qui n&rsquo;ont jamais pu obtenir du temps du régime Baas, qui était assez penché sur le nationalisme arabe. Il y a eu une fenêtre d&rsquo;opportunité ouverte à ce moment-là. Les Kurdes se sont organisés en unité d&rsquo;autodéfense, les YPJ YPG, qui sont devenus connus après la bataille de Kobané, et ont réfléchi au système à mettre en place. Cette proposition du confédéralisme démocratique vient aussi du mouvement de libération kurde en général et d&rsquo;Abdullah Öcalan en particulier. C&rsquo;était quelque chose de connu et défendu parmi les Kurdes au Rojava . L&rsquo;influence de cette idéologie du mouvement de libération du Kurdistan au Rojava était déjà très forte avant 2011. Et en 2011, ce sont les personnes qui défendaient ce projet politique-là qui ont été les plus actifs et qui l&rsquo;ont mis en place. A ce moment-là c&rsquo;était un peu le chaos en termes politique et militaire. Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;élections. Ce sont les gens par eux-mêmes qui se sont mis à réaliser ça, à créer ces communes et au fur et à mesure à créer leur système. »</em></p>
<figure id="attachment_780645" aria-describedby="caption-attachment-780645" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-780645" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/02/qamislo_6-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-780645" class="wp-caption-text">© Rojava Information Center</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Les femmes, parties prenantes des décisions</strong></h3>
<p>Ce confédéralisme démocratique concerne les sept régions du nord et de l&rsquo;est de la Syrie. A tous les niveaux de gouvernances, des comités sont mis en place, comité d&rsquo;éducation, de réconciliation, d&rsquo;autodéfense, de formation. Ces institutions sont coprésidées en mixité avec des quotas de parité, de genre et de nationalités. Les femmes y prennent toutes leurs places, à tous les échelons du fonctionnement.</p>
<p><em>« A tous les niveaux de gouvernance il y a, en parallèle des assemblées mixtes, une assemblée autonome des femmes. Et il y a de manière générale énormément d&rsquo;organisations autonomes des femmes. Une des plus efficaces, ce sont les maisons des femmes, des Mala Jin. Les femmes peuvent y aller pour exposer leur problèmes, chercher des solutions, pour trouver un travail. Elles sont là pour répondre aux besoins des femmes dans la société. Et il y a les assemblées des femmes qui décident de la même manière que pour les communes, qui s&rsquo;organisent en termes d&rsquo;autodéfense, de réconciliation, d&rsquo;éducation, d&rsquo;économie au niveau de leur commune. Il y a aussi une branche de l&rsquo;économie des femmes. Elles sont en charge de réaliser de projets de développement économique pour ouvrir des opportunités professionnelles et pour donner de l&rsquo;autonomie économique aux femmes. Elles ont créé plein de coopératives de femmes. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Vers une autonomie économique des femmes</strong></h3>
<p>Et à Qamishlo, c&rsquo;est de cette Assemblée autonome des femmes  qu&rsquo;a émergé un projet de souk, un marché porté par les femmes. Un projet lancé par la municipalité de Qamishlo, avec une vocation sociale et économique importante.</p>
<p><em>« L&rsquo;idée de ce projet c&rsquo;est de permettre aux femmes d&rsquo;atteindre une forme d&rsquo;autonomie économique. C&rsquo;est 14 femmes ensemble qui vont avoir chacune leur échoppe dans le marché. Certaines vont vendre des choses qu&rsquo;elles auront acheté au grossiste et vont revendre au détail. Mais d&rsquo;autres vont faite de la pâtisserie ou de l&rsquo;artisanat, vont produire chez elles les produits qu&rsquo;elles vont vendre au marché. <strong>L&rsquo;idée est de permettre à ces femmes d&rsquo;exercer une activité professionnelle, de sortir de la maisons de rencontrer d&rsquo;autres femmes.</strong> C&rsquo;est un aspect social, politique très important. Et au niveau économique cela développe une activité commerciale qui va leur fournir un revenu. Et ce revenu leur donne une autonomie financière qui fait qu&rsquo;elles ne sont pas dépendantes de leur mari si elles sont mariées ou de leur père ou de leur frère si elles sont toujours célibataires et qu&rsquo;elles vivent toujours chez leurs parents. Le but n&rsquo;est pas seulement, on fait un marché des femmes , ça leur donne une autonomie économique et c&rsquo;est terminé. <strong>L&rsquo;idée n&rsquo;est pas d&rsquo;imposer tout de suite un mode de fonctionnement</strong>, mais de laisser ces femmes commencer leur activité et par la suite développer par elles-mêmes leurs propositions et mettre en place ce qu&rsquo;elles ont envie. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Redonner confiance aux femmes</strong></h3>
<p>Et pour beaucoup, avoir une activité économique leur donne une place dans la société et les incitent à prendre plus de responsabilités au sein de la commune.</p>
<p><em>« Il y a énormément de femmes qui nous disent, quand elles ont commencé une activité économique, ou qu&rsquo;elles ont commencé à travailler dans une coopérative, ou commencé à travailler dans l&rsquo;administration autonome, <strong>cela ouvre tout un champ des possibles.</strong> Ce n&rsquo;est pas seulement cette activité, mais <strong>c&rsquo;est aussi la confiance en elle qu&rsquo;elles vont gagner.</strong> Après elles vont plus participer au sein de leur commune au fonctionnement démocratique. Après quelques années, elles vont vouloir travailler avec le bureau des femmes de la municipalité de Qamishlo pour développer d&rsquo;autres projets pour d&rsquo;autres femmes. <strong>C&rsquo;est un premier pas pour beaucoup d&rsquo;entre elles</strong> qui étaient chez elles, qui va les amener à faire énormément de choses. »</em></p>
<figure id="attachment_780646" aria-describedby="caption-attachment-780646" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-780646 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/02/qamislo_1-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-780646" class="wp-caption-text">© Rojava Information Center</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>Vers un modèle du vivre-ensemble</strong></h3>
<p>Dix ans après son émergence, ce confédéralisme démocratique pourrait, selon Cholé Troadec, servir de modèle pour la Syrie, et même au-delà, une manière de tracer un chemin pour le vivre-ensemble.</p>
<p><em>« Le but c&rsquo;est de dire que c&rsquo;est une solution d&rsquo;abord pour le Moyen-Orient. On voit qu&rsquo;il y a des Kurdes, des Arabes, des Assyriens, des Syriaques , des Arméniens, des Tchétchènes, des Turkmènes qui vivent ensemble et qui mettent en pratique ensemble ce système. L&rsquo;idée est de dire que ce système devrait être transposé au niveau de la Syrie et est <strong>une solution pour la crise actuelle en Syrie</strong> qui n&rsquo;est toujours pas résolue après bientôt dix ans de guerre civile, de tentative de révolution au niveau global de la Syrie. On retourne dans l&rsquo;impasse où c&rsquo;est toujours Bachar el Assad qui est au pouvoir à Damas. D&rsquo;abord ce doit être une solution pour toute la Syrie. Il y a le conseil démocratique syrien, qui est une institution qui vient du nord-est de la Syrie, qui travaille à ce regroupement de partis, d&rsquo;organisations, de personnalités politiques autour d&rsquo;un projet démocratique et fédéral pour la Syrie. Les modalités exactes de comment il devrait être mis en place restent à définir avec les Syriens dans les régions ou ils vivent. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Une expérience démocratique fragile</strong></h3>
<p>Mais en attendant, ce modèle démocratique du nord-est de la Syrie reste menacé, pris en tenaille entre les intérêts de ses différents voisins. Et cela ne rassure pas Chloé Troadec.</p>
<p><em>« <strong>L&rsquo;existence de ce modèle</strong> là en ce moment au nord-est de la Syrie <strong>est très clairement menacé</strong>, à la fois par les menaces permanentes de l&rsquo;Etat turc qui a déjà envahi les régions d&rsquo;Afrin, de Girê Spi Et de Serê Kaniyê. Tous les jours il y a des bombardements sur le front occupé par l&rsquo;Etat turc. Et l&rsquo;Etat turc a récemment menacé d&rsquo;attaquer la ville de Derik qui est une ville à l&rsquo;est du Rojava, une ville avec énormément de chrétiens. De fait, le nord-est de la Syrie est toujours pris en étau entre d&rsquo;un côté la Turquie, d&rsquo;un autre coté le régime syrien qui ne souhaite pas voir ce modèle-là implémenter en Syrie. Cela voudrait dire la fin du régime Baas, la fin de Bachar el Assad et cela voudrait dire un système démocratique pour le peuple syrien. Et aussi du côté est avec l&rsquo;Irak et la région du Kurdistan irakien qui n&rsquo;est pas favorable à un système démocratique. Le système qui est en place au Kurdistan irakien est plutôt un système de démocratie parlementaire mais qui est gangréné par la corruption et par la main mise par le clan Barzani sur la région. »</em></p>
<p>Et malgré ce contexte incertain, le confédéralisme démocratique au Rojava continue de se développer, avec notamment ce projet de souk des femmes à Qamishlo. Ce projet bénéficie du soutien de la Fondation Danielle Mitterrand.</p>
<figure id="attachment_780647" aria-describedby="caption-attachment-780647" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-780647 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/02/qamislo_4-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-780647" class="wp-caption-text">© Rojava Information Center</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/webinaire-une-alternative-systemique-au-coeur-du-moyen-orient-lexperimentation-inedite-du-nord-est-de-la-syrie/" target="_blank" rel="noopener">Webinaire : l&rsquo;expérimentation démocratique inédite au nord-est de la Syrie</a></li>
<li><a href="https://rojavainformationcenter.com/" target="_blank" rel="noopener">Rojava Information Center</a></li>
<li><a href="https://twitter.com/rojavaic?lang=fr" target="_blank" rel="noopener">Rojava Information Center sur Twitter</a></li>
<li><a href="https://kurdistan-au-feminin.fr/" target="_blank" rel="noopener">Le Kurdistan à travers le regard féminin</a></li>
<li><a href="http://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2015/10/charte-tev-dem.pdf" target="_blank" rel="noopener">La charte du mouvement de la société démocratique au Rojava</a></li>
<li><a href="http://projet.pcf.fr/88641" target="_blank" rel="noopener">La charte du Rojava sur « La Revue du projet » du PCF</a></li>
<li><a href="https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/060318/le-rojava-une-utopie-au-coeur-du-chaos-syrien" target="_blank" rel="noopener">Le Rojava: une utopie au cœur du chaos syrien</a></li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>A Montreuil, la cantine syrienne créé des ponts entre les peuples</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 08:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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					<description><![CDATA[Une cantine pour lutter contre le repli identitaire. C&#8217;est l&#8217;ambition de la cantine syrienne, soutenue par la Fondation Danielle Mitterrand. Installé depuis un peu plus d&#8217;un an à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, cet espace « non-lucratif », est pensé comme un lieu de rencontre et de partages de vies, d&#8217;expériences, de cultures… Rindala est la cofondatrice de ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une cantine pour lutter contre le repli identitaire.</strong> C&rsquo;est l&rsquo;ambition de la <a href="https://www.facebook.com/La-Cantine-Syrienne-de-Montreuil-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%A6%D8%AF%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1583058531828054" target="_blank" rel="noopener">cantine syrienne</a>, soutenue par la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterran</a>d. Installé depuis un peu plus d&rsquo;un an à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, cet espace « non-lucratif », est pensé comme un lieu de rencontre et de partages de vies, d&rsquo;expériences, de cultures…</p>
<p><strong>Rindala est la cofondatrice de ce collecti</strong>f, fruit d&rsquo;une série de rencontres en 2018 entre étudiants syriens, exilés en France.</p>
<p><em>« Il y avait un mouvement d&rsquo;occupation des facs en France. On s&rsquo;est demandé comment intervenir dans ce mouvement à partir de notre position d&rsquo;étudiants exilés syriens. Petit à petit on a pris des contacts, on a discuté. On a fait des rencontres dans plusieurs universités. Quand on a quitté l&rsquo;université, on a voulu continuer de faire des choses de manière plus stable, sur la longue durée, avec plus de consistance. On a rencontré par exemple des gilets jaunes de Montreuil. A travers ces rencontres diverses, éclatées sur la région parisienne, on s&rsquo;est retrouvé avec un groupe de Syriens et de Français. L&rsquo;idée est venue de faire une cantine, déjà parce que la nourriture syrienne nous manque. On voulait se réunir sur quelque chose qui n&rsquo;est pas que politique, mobilisation, soulèvement, répression. <strong>On voulait quelque chose de plus joyeux, d&rsquo;essentiel, de vie.</strong> On a décidé de faire un espace de rencontre et de solidarité. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Tisser des liens de solidarité</strong></h3>
<p>Le collectif a donc créé cette cantine populaire. On y partage un repas convivial, mais pas uniquement.</p>
<p><em>« Nous, on est loin de notre pays, du contexte politique. Etant donné qu&rsquo;on est exilé en France, on ne veut pas lâcher ce côté d&rsquo;être acteur et actrice, de réfléchir la politique, de la faire, de la discuter. Pour cela, il faut trouver notre propre place. On a pensé à <strong>des formes de solidarités nouvelles</strong>, pas qu&rsquo;avec des Syriens mais aussi avec d&rsquo;autres locaux. A Montreuil, les gens qui viennent sont originaires du Maghreb, d&rsquo;Inde… Ce sont des solidarités, des rencontres avec des étrangers qui partagent les mêmes conditions que nous. Mais c&rsquo;est aussi avec des Français avec qui on peut réfléchir sur la situation politique et les formes de solidarités et de rencontres possibles ici. »</em></p>
<p>Et à Montreuil, le lien avec le tissu associatif local est un pan fondateur de la cantine.</p>
<p><em>« On est installé dans un centre social et culturel qui accueille énormément d&rsquo;associations et de collectifs. Il y a des cours de français, des distributions alimentaires, des cours de yoga à prix libre, des cours de sports, des rendez-vous administratifs concernant des questions de sans-papier. Il y a vraiment <strong>un tissu associatif assez dense.</strong> Nous, on voulait s&rsquo;inscrire localement et tisser des liens avec des gens autour de nous. S&rsquo;installer dans cet espace a été un énorme avantage pour nous. »</em></p>
<figure id="attachment_779956" aria-describedby="caption-attachment-779956" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-779956" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/01/cantine-syrienne-2-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-779956" class="wp-caption-text">© Cantine syrienne</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center"><strong>A la rencontre de son voisin</strong></h3>
<p>Deux fois par semaine, le repas, préparer et organiser en commun, est surtout le prétexte à la rencontre et à la discussion.</p>
<p><em>« On invite ceux et celles qui veulent nous rejoindre, pas que pour aider dans la cuisine, mais aussi pour rencontrer d&rsquo;autres personnes, pour se sociabiliser. Petit à petit, pas mal de gens ont continué à venir. Parce qu&rsquo;au-delà de la cuisine, ils apprécient énormément ce temps de préparation. <strong>C&rsquo;est un espace de sociabilité assez chouette</strong>. Pas mal de gens qui reviennent apprécient ce moment. Parfois ils viennent avec leur potes. Parfois, en entendant les discussions des autres, ça commence à parler. Ce sont des grandes tables de découvertes, à la fois de la nourriture syrienne mais aussi des voisins, des gens qui travaillent dans le quartier. »</em></p>
<p>Au-delà de la seule Syrie, le lieu offre un lieu de débats pour créer des ponts entre les peuples et les cultures.</p>
<p><em>« On a des dîners-débats. On invite un collectif, un intervenant. On a déjà fait une rencontre avec les gilets jaunes de Montreuil, une soirée de soutien au soulèvement au Liban. Au printemps, on va organiser une rencontre avec un collectif iranien exilé à Paris. On essaie de ne pas rester sur des thématiques syriennes ou françaises, mais d&rsquo;internationaliser, de créer des ponts. Montreuil, c&rsquo;est une ville avec énormément de mixité. On s&rsquo;inscrit dans ce territoire. Et on veut dire que, pour la lutte, que ce soit ici ou ailleurs, on a besoin de se rencontrer, on a besoin de parler, <strong>on a besoin d&rsquo;apprendre, d&rsquo;être d&rsquo;accord et parfois ne pas être d&rsquo;accord</strong>. Mais parlons-en. »</em></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Combattre les préjugés</strong></h3>
<p>Et Rindala met en avant le rôle primordial de la cantine : Un moyen de lutter contre le repli sur soi, le repli identitaire, et apprendre à se connaître pour abattre les préjugés.</p>
<p><em>« Avec la révolution syrienne, il y a beaucoup d&rsquo;aspects qui sont méconnus, pas mal de préjugés, de conceptions qui sont fausses. Parfois on peut parler discrimination ou racisme. Pour nous c&rsquo;est important d&rsquo;expliquer notre point de vue, mais pas de manière idéologique. C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;on favorise les moments conviviaux autour des activités. On va avoir un ciné-club moyen-oriental, des cours de danse… On est en train de faire de la politique dans le sens où les gens se rencontrent. <strong>Ils ont un peu moins peur de cet autre Syrien</strong> quelque part très loin. Amener notre point de vue, pas de manière idéologique, politique, avec d&rsquo;abord la rencontre humaine, c&rsquo;est une manière un peu plus efficace de combattre les préjugés, les discriminations. Cela nous met moins sur la défensive. »</em></p>
<p>Soutenue par la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>, la cantine syrienne est en recherche de fonds pour se développer, mettre en place de nouvelles activités et améliorer son fonctionnement. Elle est à retrouver sur <a href="https://www.facebook.com/La-Cantine-Syrienne-de-Montreuil-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%A6%D8%AF%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1583058531828054" target="_blank" rel="noopener">leur page Facebook</a>.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.facebook.com/La-Cantine-Syrienne-de-Montreuil-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%A6%D8%AF%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1583058531828054" target="_blank" rel="noopener">La cantine syrienne de Montreuil</a></li>
<li><a href="https://www.helloasso.com/associations/la-cantine-syrienne-de-montreuil" target="_blank" rel="noopener">Soutenir la cantine syrienne</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_779957" aria-describedby="caption-attachment-779957" style="width: 535px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-779957" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2021/01/cantine-syrienne-4-535x357.jpg" alt="" width="535" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-779957" class="wp-caption-text">© Cantine syrienne</figcaption></figure>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Une cantine pour lutter contre le repli identitaire. C&amp;#8217;est l&amp;#8217;ambition de la cantine syrienne, soutenue par la Fondation Danielle Mitterrand. Installé depuis un peu plus d&amp;#8217;un an à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, cet espace « non-lucratif », est pensé comme un lieu de rencontre et de partages de vies, d&amp;#8217;expériences, de cultures… Rindala est la cofondatrice de ce [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Une cantine pour lutter contre le repli identitaire. C&amp;#8217;est l&amp;#8217;ambition de la cantine syrienne, soutenue par la Fondation Danielle Mitterrand. Installé depuis un peu plus d&amp;#8217;un an à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, cet espace « non-lucratif », est pensé comme un lieu de rencontre et de partages de vies, d&amp;#8217;expériences, de cultures… Rindala est la cofondatrice de ce [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Une alternative démocratique inédite au cœur du Moyen-Orient : suivez le webinaire</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 15:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre du Forum Social Mondial en ligne et de l’Université d’Eté des Mouvements Sociaux, la Fondation Danielle Mitterrand organise un webinaire en ligne le 28 janvier 2021, de 18h à 20h : « Une alternative systémique au cœur du Moyen-Orient : l’expérimentation inédite du Nord-est de la Syrie ». Depuis 2012, la région du Nord et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du <a href="https://wsf2021.net/" target="_blank" rel="noopener">Forum Social Mondial</a> en ligne et de l’<a href="https://ue2021.org/#:~:text=L'Universit%C3%A9%20d'%C3%A9t%C3%A9%20des,la%20destruction%20des%20biens%20communs." target="_blank" rel="noopener">Université d’Eté des Mouvements Sociaux</a>, la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a> organise un <a href="https://www.facebook.com/events/252262489846832" target="_blank" rel="noopener">webinaire</a> en ligne le 28 janvier 2021, de 18h à 20h : <strong>« Une alternative systémique au cœur du Moyen-Orient : l’expérimentation inédite du Nord-est de la Syrie ».</strong></p>
<p>Depuis 2012, la région du Nord et Est de la Syrie (anciennement Rojava ou kurdistan syrien) est le théâtre d’une expérimentation politique inédite. Pris en tenaille entre les régimes turcs, syriens et irakiens et la menace toujours présente de Daech, ce territoire autonome où vivent 3 à 4 millions de personnes invente une alternative systémique basée sur la démocratie locale, la reconnaissance du pluralisme national et linguistique, l’égalité des genres, l’émancipation et l’autonomisation des femmes et des jeunes, l’économie coopérative, et l’écologie.</p>
<p><strong>Des centaines de « communes » ont été impulsées dans les quartiers</strong> pour l’organisation des habitants. Les femmes disposent de structures d’organisation autonomes à toutes les échelles. Les institutions sont co-présidées en mixité et des quotas de parité de genre et de nationalités sont mis en place. Différentes nationalités – kurdes, arabes, syriaques, ézidis, turkmènes, etc – et religions – islam, christianisme, ézidisme, etc – coexistent pacifiquement malgré les tensions historiques. Des institutions de justice communautaire sont mise en place pour régler les conflits, en particulier ceux qui affectent les femmes dans une région où les mariages forcés et les crimes d’honneur sont encore monnaie courante.</p>
<p>Malgré les difficultés, les invasions turques récurrentes, <strong>cette région invente une alternative systémique qui dessine un chemin pour le vivre-ensemble,</strong> la démocratie et l’écologie au Moyen-Orient et au-delà.</p>
<p>La Fondation Danielle Mitterrand, impliquée sur le terrain depuis 2019, vous invite, avec ses partenaires, à découvrir cette expérimentation sociale encore trop peu connue, au-delà des lignes de front et des images d’Épinal, à travers des témoignages concrets de personnes impliquées sur place.</p>
<p><strong>Participant.e.s :</strong><br />
•  Rojava Information Center<br />
•  Bureau des femmes (Mektaba Jîn) de Qamishlo<br />
• Mouvement des coopératives de Jazira<br />
•  Centre Démocratique Kurde Français</p>
<p><strong>Pour plus d’information, voir l’événement sur la page <a href="https://www.facebook.com/events/252262489846832" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a> de la Fondation Danielle Mitterrand</strong></p>
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			<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator></item>
		<item>
		<title>Agenda solidaire 2021 : pour développer un autre regard et s’engager</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 08:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
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					<description><![CDATA[A quelques jours des fêtes de fin d&#8217;année, et après une année 2020 plutôt anxiogène, c&#8217;est un objet indispensable pour envisager 2021 de manière positive que nous vous proposons cette semaine : un agenda de la solidarité internationale. Cet agenda solidaire 2021 a pour ambition de vous inciter à participer à la construction d’une autre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A quelques jours des fêtes de fin d&rsquo;année, et après une année 2020 plutôt anxiogène, c&rsquo;est un objet indispensable pour envisager 2021 de manière positive que nous vous proposons cette semaine : un agenda de la solidarité internationale.</strong></p>
<p>Cet agenda solidaire 2021 a pour ambition de vous inciter à participer à la construction d’une autre société.</p>
<p>Avec Diego Olivares, responsable de la communication à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener">Fondation Danielle Mitterrand</a>.</p>
<p>Cet agenda solidaire existe depuis 2006.. et il est le fruit de la collaboration de différentes organisations qui œuvrent à la transformation sociale.</p>
<p><em>« C&rsquo;est projet qui est porté par le collectif <a href="https://www.ritimo.org/" target="_blank" rel="noopener">Ritimo</a>, le Réseau d’information et de documentation pour la solidarité et le développement durable, qui estime depuis 1985. Ce réseau impulse ce besoin du grand public d&rsquo;accéder à la compréhension de la solidarité internationale. »</em></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Développer un autre regard</strong></h4>
<p>Cet agenda de la solidarité internationale est plus qu&rsquo;un simple agenda. C&rsquo;est véritablement un outil pédagogique pour approfondir ses connaissances.</p>
<p><em>« Non seulement pour approfondir ses connaissances, mais aussi pour <strong>se relier à différents types d&rsquo;initiatives</strong> et développer d&rsquo;autres points de vue. Il y a par exemple <a href="https://ccfd-terresolidaire.org/nos-publications/nos-outils-d-animation/la-carte-peters-3862" target="_blank" rel="noopener">la carte du monde inversé de Peters et Mc Arthur</a>, dont l&rsquo;idée est de développer un autre regard. L&rsquo;agenda comporte 12 thématiques déclinées en deux initiatives porteuses de projets pour 2021. »</em></p>
<figure id="attachment_778147" aria-describedby="caption-attachment-778147" style="width: 532px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-778147" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/12/agendasolidaire202160-532x357.jpg" alt="" width="532" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-778147" class="wp-caption-text">© Ritimo</figcaption></figure>
<p>Accessible et ludique, il propose notamment de revenir chaque mois sur des initiatives qui ont porté leurs fruits. Pourquoi les mettre en avant ?</p>
<p><em>« L&rsquo;idée de les mettre en avant est de les découvrir et de voir qu&rsquo;elles sont porteuses, car elles marchent. Que ce soit dans le domaine de l&rsquo;agriculture, à la vie des femmes, au climat, on peut voir qu&rsquo;un peu partout sur la planète, il y a d<strong>es initiatives qui fonctionnent</strong>. Elles sont portées par des collectifs, soutenues par des associations. Cet aspect pédagogique donne envie à s&rsquo;investir sur des thématiques qui nous touchent tous aux quotidien »</em></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Des initiatives palpables</strong></h4>
<p>12 thématiques… comme l&rsquo;éducation, l&rsquo;eau, le droit des femmes, la lutte contre les discriminations, la santé ou les migrations…</p>
<p>Quelles sont celles que vous avez voulu porter, vous, à la Fondation Danielle Mitterrand ?</p>
<p><em>« D&rsquo;abord, ces thématiques sont débattues ensemble au sein du collectif. Il y a tout un processus éditorial tout au long de l&rsquo;année pour ressortir une diversité d&rsquo;initiatives. La Fondation Danielle Mitterrand a porté deux thématiques qui continueront en 2021. Sur <strong>les peuples autochtones</strong>, il y a <a href="https://frequenceterre.com/2020/01/14/radioka-le-media-autochtone-guyanais-qui-compte/" target="_blank" rel="noopener">Radioka</a>, qui est un média autochtone amazonien, en Guyane. Il a pour but de relayer les informations concernant les peuples autochtones en Guyane. Et il y a la thématique de la démocratie avec les initiatives au nord de la Syrie qui soutient <strong>l&rsquo;expérimentation politique inédite</strong> qui se met en place au <a href="https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/" target="_blank" rel="noopener">Rojava</a>. Dans le volet agriculture, il y a les semences paysannes, mises en lumière par le <a href="https://ccfd-terresolidaire.org/" target="_blank" rel="noopener">CCFD-Terre solidaire</a>, avec une fête des semences en Tunisie, qui permet un échange de savoir-faire. Et dans le domaine de l&rsquo;environnement, il y a cette initiative en Bolivie avec un système de cuisson solaire dans les Andes. Ce sont des initiatives qui sont rendues plus palpables par cet agenda. »</em></p>
<figure id="attachment_778149" aria-describedby="caption-attachment-778149" style="width: 532px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-778149" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/12/agendasolidaire202116-1-532x357.jpg" alt="" width="532" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-778149" class="wp-caption-text">© Ritimo</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Un accompagnement tout au long de l&rsquo;année</strong></h4>
<p>A côté de ces initiatives, il y a aussi des balises, des citations, des rendez-vous solidaires et les grandes journées mondiales à ne pas manquer…</p>
<p><em>« La citation qui ouvre l&rsquo;agenda est de Victor Hugo : <strong>« Rien n&rsquo;est solidaire, tout est solidaire »</strong>. C&rsquo;est une bonne accroche pour démarrer l&rsquo;année. On retrouve tous les mois différents rendez-vous. A la fin, il y a aussi une bande dessinée. C&rsquo;est tout un panel d&rsquo;informations qui rend cet agenda partenaire de relation nécessaire à la solidarité. »</em></p>
<p>Cet agenda est aussi une base de données, avec des suggestions de site, de livre ou de films qui abordent cette solidarité internationale.</p>
<p><em>« Cette organisation de ressources permet d&rsquo;avoir des outils et des éléments créatifs. C&rsquo;est cette dimension de l&rsquo;outil pédagogique qui s&rsquo;impose comme un accompagnement de toute l&rsquo;année pour <strong>s&rsquo;ouvrir aux différents projets solidaires qui existent</strong>. »</em></p>
<p>Cet Agenda solidaire 2021, ce sont 216 pages pour comprendre les grandes problématiques internationales, montrer le pouvoir des mobilisations et donner des envies d’engagement. Il est <a href="https://www.comprendrepouragir.org/produit/agenda-de-la-solidarite-2021/" target="_blank" rel="noopener">en vente au prix de 10 euros</a> sur le site de <a href="https://www.ritimo.org/" target="_blank" rel="noopener">Ritimo</a>, le Réseau d’information et de documentation pour la solidarité et le développement durable.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.ritimo.org/L-agenda-de-la-solidarite-internationale-2021-pour-une-annee-solidaire" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;agenda de la solidarité internationale pour une année solidaire</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lagenda-solidaire-2021-est-disponible/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;agenda solidaire 2021</a></li>
<li><a href="https://www.comprendrepouragir.org/produit/agenda-de-la-solidarite-2021/" target="_blank" rel="noopener">Commander l&rsquo;agenda solidaire 2021</a></li>
<li><a href="https://ccfd-terresolidaire.org/nos-publications/nos-outils-d-animation/la-carte-peters-3862" target="_blank" rel="noopener">Carte de Peters</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_778150" aria-describedby="caption-attachment-778150" style="width: 550px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-778150" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/12/carte_pour_une_terre_solidaire-550x357.png" alt="" width="550" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-778150" class="wp-caption-text">© CCFD-Terre solidaire</figcaption></figure>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>Buzuruna Juzuruna, le collectif qui réveille les consciences</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/11/19/buzuruna-juzuruna-le-collectif-qui-reveille-les-consciences/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2020 18:10:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna, le lauréat 2020 du Prix Danielle Mitterrand. L&#8217;objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna</strong>, le lauréat 2020 du <a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-collectif-buzuruna-juzuruna-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2020/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prix Danielle Mitterrand</a>.</p>
<p>L&rsquo;objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté alimentaire.</p>
<p>Tout est parti d&rsquo;un voyage autour du monde de Zoé et Ferdinand.  Ils sont frère et sœur… Arrivés au Liban, ils se sont retrouvés bloqués par la guerre en Syrie. Ferdinand, agronome de formation, est alors aller travailler dans une ferme… comme le raconte sa sœur, Zoé. Elle répond à Diégo Olivarès</p>
<blockquote><p><em>« Comme il vivait sur le domaine, il a beaucoup côtoyer de travailleurs qui étaient des réfugiés syriens. On a mangé avec eux, beaucoup discuté. On a écouté leur histoire. Les personnes qu&rsquo;on a côtoyé, comme Walid et Salem avec qui on a par la suite fondé Buzuruna Juzuruna, nous racontaient qu&rsquo;i<strong>ls avaient dû fuir leur village en Syrie.</strong> Il était en état de siège. Pour fuir la faim, il ont dû abandonner leur terrain, héritage familial depuis des générations, et leur maison qu&rsquo;ils venaient juste de construire. On s&rsquo;est dit, c&rsquo;est horrible ces histoires de paysans qui perdent tout leur patrimoine, leurs terres, leurs semences, et qui doivent fuir et reconstruire une vie ailleurs On a eu envie de créer un lieu, une ferme, pour retravailler sur ces semences qui allaient disparaitre. On a voulu construire un lieu qui fasse <strong>perdurer cet héritage</strong> pour pouvoir le transmettre »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_777136" aria-describedby="caption-attachment-777136" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-777136" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-zoe-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-777136" class="wp-caption-text">Zoé Beau © Buzuruna Juzuruna</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Réaliser un rêve</strong></h4>
<p>Après un aller-retour en France pour ramener des semences, ils se mettent en chasse d&rsquo;un terrain pour réaliser leur rêve. Un mécène va leur permettre de se lancer. Zoé.</p>
<blockquote><p><em>« Au début, c&rsquo;est la volonté, <strong>la folie, la curiosité et l&rsquo;envie de faire.</strong> Et tout d&rsquo;un coup, c&rsquo;est quelqu&rsquo;un avec des moyens qui permet de réaliser nos rêves les plus fous. C&rsquo;est à partir de là qu&rsquo;on a eu notre terrain de deux hectares. On a organisé une grande fête avec des gens qui sont venus de tout le Liban, avec plein de milieux sociaux différents et de nationalités différentes. On leur a expliqué notre projet, notre volonté monter un collectif, de faire de la semence, et de donner des formations. C&rsquo;est à l&rsquo;issue de cette fête qu&rsquo;on a trouvé le nom de Buzuruna Juzuruna. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_777137" aria-describedby="caption-attachment-777137" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-777137" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-nos-graines-sont-nos-racines-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-777137" class="wp-caption-text">Nos graines sont nos racines © Buzuruna Juzuruna</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Former pour accéder à l&rsquo;autonomie</strong></h4>
<p>La ferme école est née avec des jardins partagés et des formations, dans le but de faire ensemble, de transmettre un savoir, pour aller vers l&rsquo;autonomie des Libanais. Serge, le président de Buzuruna Juzuruna.</p>
<blockquote><p><em>« Le but est de pouvoir <strong>proposer un accès à la connaissance</strong> qui n&rsquo;est pas toujours facile dans notre région. Nous avons tout fait en arabe pour être beaucoup plus accessible. Ces formations sont divisées en plusieurs parties avec des grands thèmes comme les semences, le compost, les arbres, la préparation du sol, les biopesticides. Tout ce qui permet de faire les choses soi-même et de fonctionner en autonomie par rapport au grand marché de l&rsquo;agro-industrie. L&rsquo;idée est que, l&rsquo;année prochaine, on ne soit pas aussi investi que cette année. Il faut que ce soit le groupe lui-même qui mette en place un collectif, une charte interne. Petit à petit, grâce à nos formations et des formations proposées par d&rsquo;autres associations sur la gestion de conflits, sur la communication non-violente, <strong>ils ont tous les outils disponibles pour pouvoir continuer indépendamment de nous.</strong>« </em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>La force des différences</strong></h4>
<p>Au-delà de l&rsquo;aspect agricole, le collectif est aussi le fruit de formidables rencontres. Pour Lara, la compagne de Ferdinand, c&rsquo;est la diversité des membre du collectif qui fait sa force.</p>
<blockquote><p><em>« Un des challenge pour nous, c&rsquo;est qu&rsquo;on est un groupe très hétérogène. On ne parle pas tous la même langue. On est tous extrêmement différents. Moi je suis une femme noire. Je suis née à Madagascar, j&rsquo;ai grandi entre la Réunion et la métropole. Zoé, Cécile et Ferdinand sont parisiens. Lucas est de Lille et a vécu à Paris. Serge est de Tripoli. Charlotte a grandi dans une ferme en Ardèche. Oualid vient de la banlieue d&rsquo;Alep, Salem de la banlieue de Damas. Quand je nous vois tous ensemble, c&rsquo;est complètement improbable. <strong>Je suis hyper fière de me dire qu&rsquo;on réussi à construire tout ça ensemble.</strong>« </em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Multiplier le collectif</strong></h4>
<p>Sur fond de profonde crise sociale économique et politique, le collectif espère maintenant faire prospérer le projet et multiplier les initiatives. C&rsquo;est le souhait de Zoé.</p>
<blockquote><p><em>« A court et moyen terme, j&rsquo;aimerais que de plus en plus de personnes s&rsquo;intéresse à ce qu&rsquo;on fait ici dans la Bekaa, pour nous aider à reprendre la ferme ou pour nous aider à multiplier notre projet un peu partout au Liban. On est une équipe d&rsquo;étrangers. Il y a très peu de Libanais dans le collectif. On aimerait beaucoup que ce soit repris et faire une belle transmission qui prennent même plusieurs années et que le collectif se multiplie un peu partout qu&rsquo;il fasse des petits. On aimerait <strong>s&rsquo;inscrire dans un réseau international pour faire du plaidoyer</strong> autour de la semence et sur la petite paysannerie, et pouvoir rayonner un peu plus loin que la Bekaa. Il faut continuer à croire dans des projets, même s&rsquo;ils paraissent un peu absurdes. C&rsquo;est chouette. C&rsquo;est comme ça que, cinq ans après, il y a une trentaine de personnes qui vivent dans un jardin tout coloré au milieu de la Bekaa. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_777138" aria-describedby="caption-attachment-777138" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-777138" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-photo-groupe-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-777138" class="wp-caption-text">© Buzuruna Juzuruna</figcaption></figure>
<p>Buzuruna Juzuruna est donc le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2020, Lara n&rsquo;en revient pas et en ressent une énorme fierté.</p>
<blockquote><p><em>« Quand on a su qu&rsquo;on avait ce prix, on s&rsquo;est dit, comment c&rsquo;est possible, on n&rsquo;a même pas postulé ? Cela a fait du bien à tout le monde, particulièrement dans ce contexte. C&rsquo;est très compliqué. Ils ne se projettent plus dans le pays. Tout le monde est déprimé. Cela les rend fiers et cela nous rend fiers. Cela donne du sens. »</em></p></blockquote>
<p>La cérémonie de remise du prix Danielle Mitterrand sera à suivre sur <a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/evenements/prix-danielle-mitterrand-2020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Internet</a> le 23 novembre 2020, à 18h.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/evenements/prix-danielle-mitterrand-2020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La cérémonie du prix Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-collectif-buzuruna-juzuruna-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2020/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le collectif Buzuruna Juzuruna, lauréat du 8e prix Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://www.instagram.com/buzurunajuzuruna/?hl=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Buzuruna Juzuruna sur Instagram</a></li>
<li><a href="https://soundcloud.com/france-libert-s/bujuruna-juzuruna-laureat-prix-danielle-mitterrand-2020?fbclid=IwAR2QE7bglUbS_2YBl3-pvwnRWuzwxAi1QMwtLJxMBeCTyhpoi6a2uzua684" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Serge Harfouche, président de Buzuruna Juzuruna</a></li>
<li><a href="https://soundcloud.com/france-libert-s/sets/buzuruna-juzuruna-laureat-du" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Buzuruna Juzuruna, Zoé Beau</a></li>
<li><a href="https://www.lorientlejour.com/article/1146836/dans-la-bekaa-un-nouveau-mode-dagriculture-responsable-sinstalle.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dans la Békaa, un nouveau mode d’agriculture responsable s’installe</a></li>
<li><a href="https://ccfd-terresolidaire.org/nos-combats/souverainete/crise-alimentaire-et/temoignage-Liban-6674" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Témoignage de Serge Harfouche, agroécologue et président de Buzuruna Juzuruna, sur la crise alimentaire au Liban</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_777134" aria-describedby="caption-attachment-777134" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-777134" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-jardins-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-777134" class="wp-caption-text">© Buzuruna Juzuruna</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna, le lauréat 2020 du Prix Danielle Mitterrand. L&amp;#8217;objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna, le lauréat 2020 du Prix Danielle Mitterrand. L&amp;#8217;objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>La souveraineté alimentaire au Liban à l’honneur du prix Danièle Mitterrand</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 08:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Liban est à l&#8217;honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La Fondation a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna. Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa. Avec Joséphine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Liban est à l&rsquo;honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation</a> a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna.</strong></p>
<p>Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Joséphine Delesalle</strong>, chargée du Prix Danielle Mitterrand.</li>
</ul>
<p>Chaque année, le prix Danielle Mitterrand distingue les alternatives qui travaillent à une métamorphose démocratique, écologique et solidaire du monde. Et cette année, c&rsquo;est vers le Liban que vous vous êtes tournés, avec ce collectif, <a href="https://www.instagram.com/buzurunajuzuruna/?hl=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Buzuruna Juzuruna</a>. Qui est-il et que signifie son nom?</p>
<blockquote><p><em>« Buzuruna Juzuruna veut dire &lsquo;nos graines sont nos racines&rsquo; en arabe. Depuis 2015, il œuvre à la souveraineté alimentaire des Libanais et des réfugiés syriens au Liban. Et il participe au développement et à la distribution de semences paysannes, à la formation à l&rsquo;agriculture et l&rsquo;aide aux familles réfugiées. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Sauvegarder le patrimoine alimentaire</strong></h4>
<p>Le collectif dit vouloir s&rsquo;inscrire dans une démarche de souveraineté alimentaire. Qu&rsquo;est-ce que cela signifie ?</p>
<blockquote><p><em>« La notion de souveraineté alimentaire est dans l&rsquo;ADN du collectif. Elle est ancrée depuis toujours dans la construction du projet. C&rsquo;est un collectif qui est avant tout solidaire dans l&rsquo;idée de faire ensemble. Dès le départ, il a eu cette volonté de maintenir un patrimoine alimentaire et de participer à ce <strong>que personne ne fuit son pays pour cause de faim</strong>. Le projet est né de plusieurs chemins. Il y a Ferdinand et Zoé qui sont frères et sœurs. Ils sont partis de France pour faire un tour du monde. Et il se sont retrouvés au Liban dans l&rsquo;incapacité d&rsquo;avancer puisqu&rsquo;il y a la guerre en Syrie. Ferdinand, qui est ingénieur agronome de formation, a trouvé un travail dans une ferme. Ils y ont travaillé tous les deux. Dans cette ferme, ils ont rencontré Oualid et Salem, deux réfugiés syriens qui avaient dû tout abandonner pour fuir la faim de leur pays. En vivant tous ensemble sur cette ferme, ils ont construit beaucoup de liens. Ils se sont rendus compte qu&rsquo;il y avait un projet à créer et qu&rsquo;ils avaient envie de participer à ce que personne n&rsquo;ait besoin de fuir son pays pour ça. Ils ont donc voulu créer un lieu, une ferme où ils puissent travailler sur les semences, <strong>faire perdurer un héritage qui puisse être transmis à tout le monde</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Après avoir démarré leur projet sur bout de terrain prêté, le collectif a aujourd&rsquo;hui sa propre ferme qui se développe.</p>
<blockquote><p><em>« Ils ont pu développer leur ferme, vendre leurs légumes. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une volonté qui s&rsquo;est accentuée avec les années. Au Liban, il y a une énorme crise économique sans précédents. Donc c&rsquo;est plus que jamais une volonté et une nécessité que de pouvoir se nourrir et de <strong>participer à la formation des personnes</strong> pour qu&rsquo;elles puissent se nourrir. Les citoyens libanais ont perdu tout leur pouvoir d&rsquo;achat. Les denrées alimentaires sont encore aujourd&rsquo;hui importées sur le cours du dollars américain. Ces personnes ont besoin de retrouver une souveraineté alimentaire ne serait-ce que pour répondre à leurs besoins. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_776819" aria-describedby="caption-attachment-776819" style="width: 286px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-776819 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-patrimoine-alimentaire-286x357.jpg" alt="" width="286" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-776819" class="wp-caption-text">© Buzuruna Juzuruna</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Eveiller les consciences</strong></h4>
<p>Cette démarche du collectif prend encore plus de sens depuis le soulèvement des Libanais l&rsquo;an dernier, en octobre 2019. En quoi c&rsquo;est important ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a une crise économique. Et depuis un an, il y a une crise politique qui est venue s&rsquo;ajouter à tout ça. Cela a pris énormément d&rsquo;ampleur dans le collectif. Serge, le président de l&rsquo;association, est Libanais. Il a eu besoin de participer au soulèvement de son peuple. Afin de pouvoir toujours aider les paysans à avoir un peu d&rsquo;autonomie et de les libérer de monopoles alimentaires, ils ont proposé <strong>un accès à la connaissance</strong> qui n&rsquo;est pas toujours facile dans ce pays. Ils ont mis en place notamment des livrets de formation en arabe. Ils ont également fait une tournée partout dans le pays afin de visiter les communautés révolutionnaires pour parler de Buzuruna Juzuruna et de leurs actions. »</em></p></blockquote>
<p>Cette tournée dans le pays a eu un fort impact sur les populations.</p>
<blockquote><p><em>« Ces visites ont réveillé des consciences. Elles ont aussi <strong>réveillé des initiatives locales,</strong> les jardins partagés. En fonction des camps, ils trouvaient une parcelle de terrain qu&rsquo;ils pouvaient potentiellement exploiter et ils formaient les gens à cultiver leur jardin. Cela a éveillé beaucoup de choses chez les gens. Ils se sont rendu compte qu&rsquo;il était important d&rsquo;agir localement et de continuer cette révolte. Il y a eu une grosse <strong>transmission de savoirs</strong> pendant la révolte et une volonté toujours plus accrues de continuer les actions de Buzuruna Juzuruna. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Une belle utopie</strong></h4>
<p>En quoi il met en pratique les valeurs défendues par la Fondation ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est un super collectif qui représente les valeurs de la Fondation qui sont de croire aux utopies. Il s&rsquo;agit de montrer des utopies, des systèmes, qui, aux yeux de notre société, ne fonctionneraient jamais. Or, ce sont des alternatives qui fonctionnent. <strong>Buzuruna Juzuruna œuvre chaque jour à un monde plus juste</strong>, à un partage des connaissance, à une transmission de savoirs, à une souveraineté alimentaire qui est faite par les hommes de la meilleure manière possible. Aujourd&rsquo;hui, dans la vallée de la Bekaa, la ferme de Buzuruna Juzuruna est entourée de champs de monocultures intensives. Le collectif nous explique que chaque mois, ils saignent du nez tellement que les paysans autour d&rsquo;eux mettent de produits chimiques sur leurs fermes. C&rsquo;est tellement fort qu&rsquo;ils en arrivent à saigner du nez. On pense que par toutes leurs actions et par tout ce qu&rsquo;ils font, ils représentent les valeurs de la Fondation. C&rsquo;est un collectif qui se développe, qui transmet ses savoirs, qui participe à la formation de familles. Aujourd&rsquo;hui, ce sont énormément de familles qui ont été aidées et formées pour savoir elles-mêmes cultiver leur potager. Il y a aussi une grosse partie de plaidoyer, une grosse partie de développement des semences. Ils ont aujourd&rsquo;hui une maison de la semence. C&rsquo;est un acteur présent dans le réseau de semenciers. Ils ont de l&rsquo;énergie. Leur projet se développe. C&rsquo;est vraiment une petite pieuvre qui commence à prendre part dans des projets vraiment différents. En cela, on estime que c&rsquo;est une belle utopie. »</em></p></blockquote>
<p>Nous reviendrons dans le détail du collectif la semaine prochaine avec les témoignages des acteurs de Buzuruna Juzuruna.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-776817" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/11/buzuruna-juzuruna-prix-danielle-mitterrand-2020-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-collectif-buzuruna-juzuruna-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2020/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le collectif Buzuruna Juzuruna, lauréat du 8<sup>e</sup> prix Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://www.instagram.com/buzurunajuzuruna/?hl=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Buzuruna Juzuruna sur Instagram</a></li>
<li><a href="https://soundcloud.com/france-libert-s/bujuruna-juzuruna-laureat-prix-danielle-mitterrand-2020?fbclid=IwAR2QE7bglUbS_2YBl3-pvwnRWuzwxAi1QMwtLJxMBeCTyhpoi6a2uzua684" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Serge Harfouche, président de Buzuruna Juzuruna</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le Liban est à l&amp;#8217;honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La Fondation a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna. Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa. Avec Joséphine [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le Liban est à l&amp;#8217;honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La Fondation a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna. Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa. Avec Joséphine [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Prospérité : le projet d’autonomisation se heurte à un méga projet industriel</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/10/06/prosperite-le-projet-dautonomisation-se-heurte-a-un-mega-projet-industriel/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 07:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
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					<description><![CDATA[Prospérité, c&#8217;est un village de Guyane, non loin de Saint-Laurent-du-Maroni, qui se réinvente. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés, perte d&#8217;identité, de savoir-faire ancestraux, de cultures traditionnelles. Une situation qui a poussé ses habitants à se lancer dans un vaste projet d&#8217;autonomisation pour retrouver une indépendance. Un projet qui prend forme [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Prospérité, c&rsquo;est un village de Guyane, non loin de Saint-Laurent-du-Maroni, qui se réinvente.</strong></p>
<p>Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés, perte d&rsquo;identité, de savoir-faire ancestraux, de cultures traditionnelles. Une situation qui a poussé ses habitants à se lancer dans un vaste projet d&rsquo;autonomisation pour retrouver une indépendance. <a href="https://frequenceterre.com/2020/10/01/prosperite-le-village-de-guyane-qui-se-reinvente-une-independance/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un projet qui prend forme</a> à l&rsquo;heure où un méga projet industriel s&rsquo;impose à eux : la construction d&rsquo;une centrale électrique hybride qui devrait sortir de terre non loin du village.</p>
<p>Et c&rsquo;est ce qui inquiète Benoît Hurtrez, le coordinateur général du projet Prospérité.</p>
<blockquote><p><em>« On n&rsquo;est pas opposés au projet en lui-même, à son aspect technique, même s&rsquo;il y a beaucoup de choses à dire. C&rsquo;est une première mondiale. On n&rsquo;a pas de recul dessus. On parle de la Guyane comme zone d&rsquo;expérimentation. C&rsquo;est <strong>une centrale hybride</strong> qui va utiliser l&rsquo;électricité produite par les panneaux solaires pour casser la molécule d&rsquo;eau, stocker l&rsquo;hydrogène, et avec l&rsquo;hydrogène faire tourner des piles à combustibles. A priori, c&rsquo;est un système de production qui est vraiment adapté aux mines d&rsquo;or, à l&rsquo;orpaillage, en utilisant le cyanure.<strong> On ne pense pas que ce soit bénéfique pour les besoins en électricité des populations civiles</strong>. On ne se bat pas vraiment sur cet aspect technique, mais sur l&#8217;emplacement du projet. Les prometteurs du projet et les acteurs politiques savent que cette zone-là était demandée en concession. C&rsquo;est du foncier qui est demandé depuis des années. Et là, des entrepreneurs arrivent, et on leur dit oui au bout de quelques mois. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un terrain de 200 hectares qui va longer le village à 600 ou 700 mètres. Cela bloque toutes les activités de cueillette, de chasse, de promenade, de récolte dans la forêt. Ce qu&rsquo;on demande, c&rsquo;est de <strong>déplacer le projet</strong> pour que le village puisse continuer à respirer. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_775810" aria-describedby="caption-attachment-775810" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-775810" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/10/prosperite-benoit-hurtrez-635x355.jpg" alt="" width="635" height="355" /><figcaption id="caption-attachment-775810" class="wp-caption-text">© Chronique du Maroni</figcaption></figure>
<p>Benoît Hurtrez s&rsquo;inquiète également de l&rsquo;impact environnemental de la future centrale.</p>
<blockquote><p><em>« On nous promet qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune pollution et que c&rsquo;est 100% écologique. Mais on leur répond qu&rsquo;<strong>on ne déforeste pas l&rsquo;Amazonie pour mettre des panneaux solaires</strong>, alors qu&rsquo;il existe déjà des endroits déforestés en Guyane, à trois ou quatre kilomètres du projet. La première aberration, c&rsquo;est de déforester pour mettre des panneaux solaires. Ensuite, cela a un impact sur la circulation des animaux, la migration de la faune. Cela a un impact sur l&rsquo;eau, sur les rivières alentours. Et cela a un impact aussi dans les pays où sont extraits les matériaux pour produire les panneaux solaires, les batteries. On nous présente un projet 100% bio. Mais il ne l&rsquo;est pas du tout. Il y a une autre communauté, les Saramaka, qui habite un peu plus loin, qui aura des expropriations par rapport à la future cité pénitentiaire. Donc on va unir nos forces dans le combat sur un thème simple : ne pas coller des industries aux habitations. Laisser les usines, les industries, séparées des hommes, <strong>que les hommes puissent respirer.</strong> Il ne faut pas agglutiner ces installations dans des villes qui deviennent monstrueuses. On a la chance à Saint-Laurent-du Maroni, une ville qui est jeune en pleine expansion, de ne pas reproduire les erreurs qu&rsquo;on a pu constater à travers le monde. Au contraire, <strong>on peut faire une ville plus vert</strong>e, plus respectueuse de l&rsquo;homme et de la nature. »</em></p></blockquote>
<p>Pour mettre sur pied ce projet d&rsquo;autonomie, le village fait appel au soutien financier du plus grand nombre, faute d&rsquo;écoute des pouvoirs publics. Benoît Hurtrez….</p>
<blockquote><p><em>« Il nous faut des financements pour lancer cette phase matérielle du projet. Cela aboutira ensuite à une phase plus réflexive, plus philosophique. Comment on devient moins dépendant, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que l&rsquo;autonomie ? On a eu la chance d&rsquo;avoir des donations privées et de la Fondation Danielle Mitterrand qui nous soutient énormément. Nous avons une cagnotte solidaire sur Internet, sur le site <a href="https://www.leetchi.com/c/village-prosperite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Leetchi</a>. N&rsquo;hésitez pas, on a besoin de vous. Et on a fait d&rsquo;autres demandes de subventions. Il y a une philosophie dans notre projet, une éthique. C&rsquo;est une démarche où l&rsquo;<strong>on réfléchit à l&rsquo;assimilation, à la globalisation, au néocolonialisme</strong>. Aux yeux de l&rsquo;Etat, on a rarement des réponses favorables, parce que cela tique un peu. Cela peut poser des problèmes aux financeurs, aux bailleurs de fonds, de soutenir des termes comme stop à l&rsquo;assimilation, ou stop à l&rsquo;industrialisation de masse. Cela peut coincer parfois. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.leetchi.com/c/village-prosperite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La cagnotte Leetchi de Prospérité Autonome</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/chroniquedumaroni/videos/234413774340851/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La chronique du Maroni</a></li>
<li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHRteSCFnJ4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Village Prospérité Autonome : Le projet est en marche</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2020/10/01/prosperite-le-village-de-guyane-qui-se-reinvente-une-independance/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prospérité, le village de Guyane qui se réinvente une indépendance</a></li>
<li><a href="https://www.franceguyane.fr/actualite/societe-social-emploi/prosperite-se-dresse-contre-la-future-centrale-electrique-de-l-ouest-guyanais-470727.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prospérité se dresse contre la future centrale électrique de l&rsquo;ouest guyanais</a></li>
</ul>
<p><a href="https://www.facebook.com/chroniquedumaroni/videos/234413774340851/">https://www.facebook.com/chroniquedumaroni/videos/234413774340851/</a></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Prospérité, le village de Guyane qui se réinvente une indépendance</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 10:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
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					<description><![CDATA[En Guyane, c&#8217;est un village de 300 habitants qui se réinvente. Prospérité, c&#8217;est son nom, est un village amérindien Kalina situé à 15km à l&#8217;est de Saint-Laurent-du-Maroni. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés. Le village s&#8217;est donc lancé dans un vaste projet d&#8217;autonomisation pour retrouver une indépendance. Benoît Hurtrez, est le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Guyane, c&rsquo;est un village de 300 habitants qui se réinvente.</strong></p>
<p>Prospérité, c&rsquo;est son nom, est un village amérindien Kalina situé à 15km à l&rsquo;est de Saint-Laurent-du-Maroni. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés. Le village s&rsquo;est donc lancé dans un vaste projet d&rsquo;autonomisation pour retrouver une indépendance.</p>
<p><strong>Benoît Hurtrez</strong>, est le coordinateur général du projet <a href="https://www.leetchi.com/c/village-prosperite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prospérité</a>. Et selon lui son village se retrouve entre deux mondes et perd, peu à peu, son identité.</p>
<blockquote><p><em>« Cela ne concerne pas seulement les Amérindiens Kalina. <strong>Il y a différentes cultures qui se voient englober dans un système capitaliste</strong> qui fait que tout est chamboulé dans les cultures, dans les traditions, dans les familles, dans l&rsquo;organisation en général des modes de vie. On peut constater beaucoup ça en Guyane. Ce sont des cultures qui sont entre deux mondes. Elles sont malheureusement en train de perdre leur identité propre en essayant de rattraper un monde moderne occidental qu&rsquo;on leur présente par la télé, les réseaux sociaux, mais aussi par l&rsquo;administration. La grosse difficulté pour eux est de s&rsquo;adapter à un nouveau monde sans perdre la culture et les traditions d&rsquo;origine. Et c&rsquo;est vraiment un défi énorme qui ne fonctionne pas. Au final, on constate des communautés qui ne sont plus adaptées à leur monte d&rsquo;origine, ni au nouveau monde. Ce sont des situations qui mènent pour certaines communautés à des suicides. C’est un gros souci, notamment sur le haut du fleuve Maroni. <strong>Les gens sont perdus.</strong> On ne sait plus qui ont est. »</em></p></blockquote>
<p>Et comme beaucoup de communautés amérindiennes, les Kalina se sentent ignorées par la métropole.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>On a vraiment l&rsquo;impression de ne pas être entendu</strong> en tant qu’entité, en tant que communauté à part entière, avec des revendications spécifiques à nos communautés. Ici en Guyane, on pointe très souvent du doigt le premier article de la Constitution française qui dit que la République est une et indivisible. C&rsquo;est quelque chose qui pose régulièrement problème. On peut bien comprendre dans cet article que nous sommes tous des hommes au même titre, on a les mêmes droits. Or, je crois qu’avec cette formule-là, on lisse tout, on uniformise tout. Et <strong>on perd nos identités, on perd nos particularités.</strong> Par exemple, ici en Guyane, cela freine énormément pour le foncier. Il y a des peuples autochtones, qu’ils soient Bushinengé ou Amérindiens, qui réclament des zones de foncier, des parties de forêt pour continuer à vivre à leur manière. Ce sont des choses qui ne sont pas acceptées, parce qu’on leur dit, non, vous êtes soumis aux mêmes lois que tout le monde, il faut être propriétaire, il faut acheter. Or, la plupart du temps, ici chez les Kalina, la propriété individuelle n&rsquo;existe pas. C’est la propriété collective qui prime. »</em></p></blockquote>
<p>Face à ce constat, le village s&rsquo;est donc lancé dans un projet pour retrouver une autonomie perdue.</p>
<blockquote><p><em>« Les Amérindiens ont été autonomes pendant des siècles. Là, on va essayer de reprendre de l&rsquo;autonomie. Ce n’est plus l&rsquo;autonomie traditionnelle des Amérindiens. C’est une réflexion beaucoup plus moderne. Dans un premier temps, on va essayer d&rsquo;avoir un lieu de vie commun avec des machines en commun. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_775609" aria-describedby="caption-attachment-775609" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-775609" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/10/prosperite-2-635x337.jpg" alt="" width="635" height="337" /><figcaption id="caption-attachment-775609" class="wp-caption-text">© Prospérité</figcaption></figure>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHRteSCFnJ4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">De nombreuses activités sont prévues</a> sur le village, pour retrouver de l’autonomie et de l’indépendance.</p>
<blockquote><p><em>« On aura un atelier traditionnel, la mise en commun d’outils et savoir-faire, un atelier d&rsquo;agro transformation, où il s’agira de transformer et de conditionner les produits agricoles du village. Il y a aura un autre pôle d’atelier artisanat, où ce seront des machines à coudre, des tours de potier, tout le matériel pour réaliser des vêtements, des poteries, des bijoux, de la vannerie. Ensuite on a le pôle médiathèque, un lieu de réunion, de conférence, le bureau. C’est aussi là où on diffuse du cinéma au quartier, des reportages, des documentaires. Ensuite on a un jardin partagé, un potager en permaculture où on va essayer de réfléchir à de nouvelles techniques agricoles. Il y a aussi une basse-cour. Nous aurons également un carnet de passage. C’est une petite structure d&rsquo;hébergement qui peut accueillir soit des personnes extérieures au village, soit des touristes, soit des intervenants. C’est un lieu où on peut poser son hamac. Il y a la pépinière qui est construite. On a posé les premières plantes. L’idée, c’est de pouvoir replanter des bois d’œuvre, des bois de forêt. Elle va nous servir aussi à planter des fruitiers et tout type de plantes qu&rsquo;on va pouvoir vendre pour faire une petite rentrée d&rsquo;argent dans l&rsquo;association. Et puis, selon les avancées du projet, selon les financements de l&rsquo;association, on envisagera une autonomie énergétique avec des panneaux solaires, un four solaire, des séchoirs solaires pour conserver des produits d&rsquo;une autre manière. »</em></p></blockquote>
<p>Et une gouvernance qui entend réellement associer l&rsquo;ensemble de la communauté, réunie autour du chef coutumier.</p>
<blockquote><p><em>« C’est une gouvernance plutôt collégiale. La chefferie, chez les Kalina, est très particulière au niveau du village. Le chef coutumier est le porte-parole de la population. C&rsquo;est vraiment beau à voir pour qui ne connaît pas ce fonctionnement. Le chef coutumier va lancer la réunion, puis ce sont les anciens qui vont parler dans le calme, avec une écoute de l&rsquo;assemblée vraiment très respectueuse. Chacun va parler. C’est une espèce de consensus. <strong>C’est l’écoute qui fait la décision.</strong> Ce n’est pas le chef coutumier qui dira ce qui est décidé. C&rsquo;est une espèce de feeling, de bon sens dans la réunion. On a considéré les avis de chacun. et cela aboutit à telle proposition, telle action. »</em></p></blockquote>
<p>Le développement de Prospérité se heurte toutefois à un projet industriel de centrale électrique hybride qui devrait sortir de terre à proximité.</p>
<p>On en reparle la semaine prochaine.</p>
<p>Le projet Prospérité est à retrouver sur la page de la cagnotte ouverte sur le site de <a href="https://www.leetchi.com/c/village-prosperite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Leetchi</a>.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="https://www.leetchi.com/c/village-prosperite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La cagnotte Leetchi de Prospérité Autonome</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Village Prospérité Autonome : le projet est en marche</strong></p>
<div class="youtube-embed" data-video_id="jHRteSCFnJ4"><iframe loading="lazy" title="Village Prospérité Autonome : Le projet est en marche" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/jHRteSCFnJ4?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>En Guyane, c&amp;#8217;est un village de 300 habitants qui se réinvente. Prospérité, c&amp;#8217;est son nom, est un village amérindien Kalina situé à 15km à l&amp;#8217;est de Saint-Laurent-du-Maroni. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés. Le village s&amp;#8217;est donc lancé dans un vaste projet d&amp;#8217;autonomisation pour retrouver une indépendance. Benoît Hurtrez, est le [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>En Guyane, c&amp;#8217;est un village de 300 habitants qui se réinvente. Prospérité, c&amp;#8217;est son nom, est un village amérindien Kalina situé à 15km à l&amp;#8217;est de Saint-Laurent-du-Maroni. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés. Le village s&amp;#8217;est donc lancé dans un vaste projet d&amp;#8217;autonomisation pour retrouver une indépendance. Benoît Hurtrez, est le [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Droit à l’eau  : la « vague verte » peut amener des avancées</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/07/21/droit-a-leau-la-vague-verte-peut-amener-des-avancees/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 07:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela fait 10 ans que l&#8217;ONU a reconnu que le droit à l&#8217;eau était un droit essentiel à la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme. Combat majeur de la Fondation France libertés, ce droit à l&#8217;eau n&#8217;est pas encore pleinement effectif. Mais le contexte politique peut peut-être y contribuer. Avec Marion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cela fait 10 ans que l&rsquo;ONU a reconnu que le droit à l&rsquo;eau était un droit essentiel à la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme.</strong></p>
<p>Combat majeur de la Fondation France libertés, ce droit à l&rsquo;eau n&rsquo;est pas encore pleinement effectif. Mais le contexte politique peut peut-être y contribuer.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber,</strong> responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>On a évoqué la semaine dernière la genèse de cette reconnaissance du droit à l&rsquo;eau, et de son accès pour tous. Il faut aussi rappeler le combat de la Fondation sur l&rsquo;interdiction des coupures d&rsquo;eau en France.</p>
<blockquote><p><em>« En France, il est interdit de couper l&rsquo;eau aux foyers, même si la facture d&rsquo;eau n&rsquo;a pas été payée. C&rsquo;est au regard de la dignité humaine. <strong>Sans eau, on n&rsquo;est plus du tout dans la vie, mais dans la survie</strong>. On a des questions d&rsquo;hygiène et de santé qui vont se poser. Nous avons mené un grand nombre de batailles juridiques devant les tribunaux, que nous avons tous gagnés y compris au Conseil constitutionnel. C&rsquo;était une bataille pour souligner le folie qu&rsquo;il y a derrière cette question du droit à l&rsquo;eau. <strong>Aujourd&rsquo;hui, de plus en plus de droits humains sont conditionnés à la capacité de payer.</strong> J&rsquo;ai droit à l&rsquo;eau si je peux payer ma facture d&rsquo;eau. J&rsquo;ai droit à la santé si je peux payer mon hôpital. Encore qu&rsquo;en France on est plutôt bien lotis. Mais il y a quand même une tendance à ce que ces droits humains soient conditionnés à cette capacité de payer. On considère que l&rsquo;eau a un prix et que c&rsquo;est au citoyen de la payer. On pourrait tout à fait être dans une autre démarche. Certains territoires, certaines villes, sont dans cette démarche où <strong>c&rsquo;est la collectivité qui prend en charge les litres d&rsquo;eau qui correspondent vraiment aux droits humains</strong>, aux besoins vitaux. Ensuite, la facture s&rsquo;applique aux besoins qui sont de l&rsquo;ordre du confort. Derrière ce combat des coupures d&rsquo;eau, c&rsquo;était de souligner l&rsquo;absurdité de couper l&rsquo;eau à des personnes au regard de leur situation économique. Aujourd&rsquo;hui nous avons une campagne « L&rsquo;eau est un droit » que l&rsquo;on mène avec 30 associations en France en lien avec les municipales pour rappeler le pouvoir des villes qui peuvent impulser des concrétisations du droit à l&rsquo;eau à échelle du territoire. <strong>En France, plus d&rsquo;un million de personnes n&rsquo;a pas accès à l&rsquo;eau de manière permanente et correcte</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Ce droit à l&rsquo;eau est encore à améliorer. Mais depuis 2017, le sujet est un peu tombé aux oubliettes. Où en est-on ?</p>
<blockquote><p><em>Le sujet est tombé au point mort. Cependant, avec le coronavirus, il y a une possibilité de reprendre conscience de l&rsquo;importance de l&rsquo;eau. On a vu qu&rsquo;il y a un lien entre l&rsquo;eau et la santé. <strong>Comment lutter contre un virus quand on ne peut pas se laver les mains,</strong> quand on ne dispose pas d&rsquo;une eau propre ? Cela fait aussi appel à cette question des inégalités en France. L&rsquo;outremer était d&rsquo;ailleurs extrêmement mal lotie de ce point de vue-là. Il y a probablement une possibilité de remettre à l&rsquo;ordre du jour ce type de question et de <strong>requestionner la place des droits humains dans nos sociétés</strong> et de comment ils peuvent se concrétiser en dehors de toute logique marchande. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Sortir l&rsquo;eau de la logique marchande</strong></h4>
<p>On sort d&rsquo;une longue campagne électorale. Les municipales ont vu l&rsquo;essor de gouvernances vertes, ou d&rsquo;exécutifs plus « citoyens ». Est-ce que c&rsquo;est une force pour porter cette question de l&rsquo;eau pour tous au-devant de la scène ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est très probable. On le voit dans les programmes et les discours des Verts. Il y a beaucoup de projets liés à la revégétalisation des villes. Qui dit revégétalisation des villes, dit un cycle de l&rsquo;eau qui se porte mieux. Le cycle de l&rsquo;eau est intimement lié à la végétation. Cela peut être une première approche de l&rsquo;eau d&rsquo;un point de vue environnemental et climatique. <strong>Il y a aussi une réflexion sur la remunicipalisation de l&rsquo;eau. </strong>Certaines villes vertes sont plutôt enclines à considérer l&rsquo;eau comme un commun qui ne peut pas être privatisé. On pense à Grenoble qui a remunicipalisé son eau. Aujourd&rsquo;hui le maire continue sur cette logique. Grenoble est montrée en exemple. <strong>On peut espérer ce genre d&rsquo;avancée liée à cette fameuse vague verte dont on parle.</strong>« </em></p></blockquote>
<p>Comment s&rsquo;inscrit la Fondation aujourd&rsquo;hui dans ce combat pour le droit à l&rsquo;eau 10 ans après ?</p>
<blockquote><p><em>« L&rsquo;action est multiple. Il y a ce combat avec la campagne focalisée sur la France. Mais on continue le combat au niveau international pour <strong>renverser le statut accordé à l&rsquo;eau et questionner le rapport qu&rsquo;on a au vivant</strong>. L&rsquo;eau est centrale dans cette question, puisque l&rsquo;eau est à la source de toute vie. C&rsquo;est un plaidoyer qui est fondamental. Si on abandonne cette bataille-là, je pense fondamentalement que rien ne changera. Sortir de cette logique marchande permettrait vraiment d&rsquo;aller vers des améliorations. On soutient aussi énormément de projets de terrain en lien avec l&rsquo;eau et le climat. <strong>Rendre l&rsquo;eau à la terre, c&rsquo;est une façon d&rsquo;atténuer les effets du changement climatique</strong>. On a aussi des projets de dénonciation de projets extractivistes qui mettent à mal le droit à l&rsquo;eau. L&rsquo;an dernier, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-revue-de-presse/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">NOTRE LAURÉAT DU PRIX DANIELLE MITTERRAND ÉTAIT UN MILITANT CHILIEN</a> pour le droit à l&rsquo;eau. C&rsquo;est aussi une façon qu&rsquo;on a de lutter pour que ce droit devienne effectif. Au Chili, la relation entre le statut de l&rsquo;eau et la concrétisation du droit à l&rsquo;eau est flagrante. L&rsquo;eau, en tant que telle, y a été privatisée. Des personnes peuvent détenir des droits d&rsquo;eau et priver d&rsquo;autres de jouir de leur droit à l&rsquo;eau. Pendant le coronavirus, encore aujourd&rsquo;hui,  la situation est catastrophique. Ces populations se sont retrouvées sans eau alors que les avocatiers à côté continuaient d&rsquo;être abondamment arrosés, alors que les activités extractives continuaient de pomper de l&rsquo;eau. Cela pose la question de la priorité des usages sur laquelle on mène un gros plaidoyer. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://leauestundroit.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;eau ne se mérite pas, c&rsquo;est un droit</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés : Agir pour rendre le droit à l&rsquo;eau effectif</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-revue-de-presse/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rodrigo Mundaca, lauréat du prix Danielle Mitterrand 2019</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-leau-au-chili-seul-le-peuple-aide-le-peuple/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l&rsquo;eau au Chili</a></li>
</ul>
<h4 style="text-align: center"><strong>Les facteurs bloquant l&rsquo;effectivité du droit à  l&rsquo;eau</strong></h4>
<p><a href="https://prezi.com/view/3ykuZyXk9uU6LPpvrxAt/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-770950" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2020/07/facteurs-bloquant-leffectivite-du-droit-a-leau-635x270.jpg" alt="" width="635" height="270" /></a></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Cela fait 10 ans que l&amp;#8217;ONU a reconnu que le droit à l&amp;#8217;eau était un droit essentiel à la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme. Combat majeur de la Fondation France libertés, ce droit à l&amp;#8217;eau n&amp;#8217;est pas encore pleinement effectif. Mais le contexte politique peut peut-être y contribuer. Avec Marion [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Cela fait 10 ans que l&amp;#8217;ONU a reconnu que le droit à l&amp;#8217;eau était un droit essentiel à la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme. Combat majeur de la Fondation France libertés, ce droit à l&amp;#8217;eau n&amp;#8217;est pas encore pleinement effectif. Mais le contexte politique peut peut-être y contribuer. Avec Marion [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>10 ans après, le droit à l’eau n’est pas encore effectif</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/07/14/10-ans-apres-le-droit-a-leau-nest-pas-encore-effectif/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit à l&#8217;eau a 10 ans. Le 28 juillet 2010, les Nations Unies reconnaissaient que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Mais 10 ans après, ce droit fondamental reconnu par l&#8217;ONU [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l&rsquo;eau a 10 ans.</strong> Le 28 juillet 2010, les Nations Unies reconnaissaient que<em> « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». </em></p>
<p>Mais 10 ans après, ce droit fondamental reconnu par l&rsquo;ONU n&rsquo;est pas encore un droit pour tous.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>La Fondation, sous l&rsquo;impulsion de Danielle Mitterrand, a très tôt milité pour la reconnaissance de ce droit à l&rsquo;eau. Qu&rsquo;est-ce qui a conduit à ce que l&rsquo;ONU s&#8217;empare de cette question ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a eu plusieurs phases. Dans les années 1970-1990, on était plutôt sur une approche liée à l&rsquo;eau en tant qu&rsquo;élément naturel, sur des questions environnementales et de développement. Dans les années suivantes, on passe sur une approche droits de l&rsquo;homme. Si le droit à l&rsquo;eau est reconnu en 2010, c&rsquo;est à la suite d&rsquo;une longue bataille, essentiellement de la société civile, des ONG, des experts, des chercheurs, des militants. Ils cherchaient à ce <strong>que ce droit soit reconnu </strong>au regard de la puissance qu&rsquo;il pourrait <strong>avoir comme rempart contre la privatisation et la marchandisation de l&rsquo;eau.</strong> Dans les années 1990 et 2000, cela avait fait des ravages dans de nombreux pays, avec une ressource qui était accaparée. Cela produisait des inégalités flagrantes, des gros problèmes d&rsquo;accès et des pollutions. »</em></p></blockquote>
<p>La Fondation France Libertés s&rsquo;est beaucoup impliqué à l&rsquo;époque sous l&rsquo;impulsion de Danielle Mitterrand.</p>
<blockquote><p><em>« Dès les années 2000, nos partenaires sur le terrain, en Amérique latine ou en Afrique, nous font remonter cette question de l&rsquo;eau à travers différents prismes. D&rsquo;abord la question de l&rsquo;accès, avec la difficulté de pouvoir avoir ses besoins essentiels les plus vitaux couverts. <strong>Et on </strong><strong>a </strong><strong>aussi énormément de partenaires qui nous contactent en lien avec leur droit à </strong><strong>l</strong><strong>&lsquo;eau qui est violé</strong>. Leur eau est polluée ou complètement accaparée, soit par le secteur minier ou pétrolier, soit par l&rsquo;agriculture intensive. C&rsquo;est sous ces deux angles qu’on est sollicités et qu&rsquo;on va produire un grand nombre de déclarations au sein même des Nations unies pour porter le sujet et le mettre à l&rsquo;agenda. Et <strong>on s&rsquo;est aussi mobilisé</strong><strong>s</strong><strong> en dehors des Nations</strong> <strong>unies</strong><strong>,</strong><strong> dans les forums alternatifs de l&rsquo;eau</strong>. Ils ont été imaginés par la société civile pour rassembler les acteurs mobilisés sur ces enjeux, en contrepoids des forums officiels organisés par l&rsquo;ONU et le secteur privé. C&rsquo;était clairement avec une approche économique où l&rsquo;eau était perçue comme une ressource  qu&rsquo;il fallait gérer de manière rationnelle, utilitariste et avec la logique de marché, donc de prix de l&rsquo;eau. »</em></p></blockquote>
<h4><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-769290" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/leau-ne-se-merite-pas-cest-un-droit-635x200.jpg" alt="" width="635" height="200" /></h4>
<h4 style="text-align: center"><strong>Les</strong><strong> enjeux </strong><strong>du</strong><strong> droit humain à l&rsquo;eau n&rsquo;ont pas été résolus</strong></h4>
<p>10 après, ce droit d&rsquo;accès l&rsquo;eau pour tous n&rsquo;est pas encore effectif, loin de là. Il est très disparate selon les pays ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est effectivement encore très disparate. Les pays latino-américains, africains, et en Asie, sont en très grande difficulté sur la jouissance de ce droit-là. De nombreuses populations ne sont pas du tout raccordées au service d&rsquo;eau et d&rsquo;assainissement. Aujourd&rsquo;hui, <strong>un très grand nombre de personnes est dépendant de l&rsquo;eau de surface ou de pluie</strong>. Qui dit eau de surface ou de pluie, dit qu&rsquo;il faut une qualité de l&rsquo;eau et une quantité. Avec le changement climatique et les perturbations environnementales, de plus en plus de gens voient leur source d&rsquo;eau se tarir ou se polluer. Il y a des inégalité d&rsquo;accès flagrantes. Finalement, ce droit à l&rsquo;eau a été proclamé en 2010. Mais aujourd&rsquo;hui, les enjeux qu&rsquo;il y avaient derrière cette bataille pour un droit humain à l&rsquo;eau, n&rsquo;ont pas été résolus. <strong>Ce droit n&rsquo;a pas remis en question le statut de l&rsquo;eau, à savoir une vision purement économique</strong>. Les acteurs plaidaient pour que l&rsquo;eau soit perçue pour ce qu&rsquo;elle est, un élément vital, nécessaire à la jouissance de tous nos droits humains. Comme cela n&rsquo;a pas été remis en cause, aujourd&rsquo;hui les racines des maux actuels ne sont pas remis en cause. <strong>La privatisation, la marchandisation, l&rsquo;extractivisme, ne sont pas remis en question</strong>. Malheureusement, on n&rsquo;atteint pas des résultats extraordinaires. En France, on est dans une situation qui n&rsquo;est pas non plus extrêmement bonne, même si évidemment en terme d&rsquo;accès on est un petit peu mieux lotis. »</em></p></blockquote>
<p>Justement en France, il a fallu transposer ce droit onusien dans notre arsenal législatif. Cela n&rsquo;a pas été sans mal.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est tout le principe du droit international. Tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas transposé au national, il n&rsquo;y a pas de recours juridique possible. En France, il y a plusieurs combats que l&rsquo;on a menés. Il y a eu notre volonté de s&rsquo;associer à plusieurs organisations pour proposer une proposition de loi pour que le droit à l&rsquo;eau soit reconnu et concrétisé. Il y a des choses très pratiques, comme par exemple l&rsquo;installation de toilettes, de bains-douches dans les villes, pour pallier aux personnes qui n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau en France, sont essentiellement les populations sans-abri, les migrants. C &lsquo;est pour résoudre ce problème qu&rsquo;on avait fait une proposition de loi en ce sens.  Il y a eu tout un processus juridique de navettes entre l&rsquo;Assemblée nationale et le Sénat. C&rsquo;était déjà une victoire en soi que la loi soit à l&rsquo;ordre du jour. Malheureusement en 2017, le Sénat a mis fin au processus. Depuis, on est complètement au point mort. »</em></p></blockquote>
<p>Ce droit à l&rsquo;eau doit encore être conforté. La Fondation s&rsquo;y attèle. On en reparlera la semaine prochaine.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés : Agir pour rendre le droit à l&rsquo;eau effectif</a></li>
<li><a href="https://www.coalition-eau.org/nos-actions/plaidoyer/droit-a-leau-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement en France</a></li>
</ul>
<div class="youtube-embed" data-video_id="E012z_aSou0"><iframe loading="lazy" title="Droit à l&#039;eau : 10 ans après, où en est-on ? Réponses de Sylvie Paquerot" width="696" height="522" src="https://www.youtube.com/embed/E012z_aSou0?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<p style="text-align: center"><strong>Droit à l&rsquo;eau : 10 ans après, où en est-on ? </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Réponses de Sylvie Paquerot, membre du Conseil d&rsquo;Administration et professeure à l&rsquo;Université d&rsquo;Ottawa spécialiste des problématiques de l&rsquo;eau.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit à l&amp;#8217;eau a 10 ans. Le 28 juillet 2010, les Nations Unies reconnaissaient que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Mais 10 ans après, ce droit fondamental reconnu par l&amp;#8217;ONU [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit à l&amp;#8217;eau a 10 ans. Le 28 juillet 2010, les Nations Unies reconnaissaient que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Mais 10 ans après, ce droit fondamental reconnu par l&amp;#8217;ONU [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coronavirus : « Une menace supplémentaire » pour les peuples autochtones</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/06/23/coronavirus-une-menace-supplementaire-pour-les-peuples-autochtones/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 07:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec la pandémie de coronavirus, les peuples autochtones deviennent encore plus vulnérables. Accès au soin difficiles, conditions de vie plus précaires, projets extractivismes qui reprennent de la vigueur, pollutions, leur fragilité s&#8217;accentue. Pourtant, des mobilisations existent et les populations parviennent à s&#8217;organiser. Avec Marion Veber, responsable de programmes à la Fondation France Libertés On a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec la pandémie de coronavirus, les peuples autochtones deviennent encore plus vulnérables</strong>. Accès au soin difficiles, conditions de vie plus précaires, projets extractivismes qui reprennent de la vigueur, pollutions, leur fragilité s&rsquo;accentue. Pourtant, des mobilisations existent et les populations parviennent à s&rsquo;organiser.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber,</strong> responsable de programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>On a vu la semaine dernière que les peuples autochtones étaient fragilisés par la crise du Covid-19. Il y a un autre effet collatéral à cette pandémie : les projets extractivistes profitent de l&rsquo;aubaine pour reprendre ou s&rsquo;étendre.</p>
<figure id="attachment_768305" aria-describedby="caption-attachment-768305" style="width: 225px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-768305" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/marion-veber-225x300-1.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/marion-veber-225x300-1.jpg 225w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/marion-veber-225x300-1-171x228.jpg 171w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-768305" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Oui, on peut dire ça malheureusement. Il y a eu de nombreux appels d&rsquo;autochtones pour dénoncer le fait que certaines exploitations reprenaient de plus belle comme les projets illégaux, l&rsquo;orpaillage illégal, notamment au Brésil ou en Guyane. L&rsquo;attention était focalisée sur le coronavirus et beaucoup moins sur leurs activités. Au début de la pandémie, il y avait énormément d&rsquo;appels et de messages d&rsquo;autochtones expliquant que tel fleuve était de plus en plus pollué, ce qui dénotait une augmentation de l&rsquo;orpaillage illégal. Il y a aussi les projets légaux, toutes <strong>ces entreprises multinationales qui continuent à chercher à amoindrir les normes environnementales</strong> pour pourvoir mieux extraire, avec moins de contraintes. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>« Certains Etats ont lancé des travaux en pleine pandémie »</strong></h4>
<blockquote><p><em>« Clairement, c&rsquo;est une menace supplémentaire. La difficulté est que les autochtones ne peuvent pas lutter aussi bien qu&rsquo;ils le faisaient auparavant, puisque les rassemblements sont compliqués. Et surtout, l&rsquo;attention est focalisée sur la santé de leur peuples avec des disparitions inquiétantes des aînés notamment. Et quand un aîné décède, c&rsquo;est aussi une partie de la culture et des savoirs qui potentiellement peut être mis en danger. C&rsquo;est une vraie menace. »</em></p></blockquote>
<p>Pour faire face à leur isolement, les peuples autochtones se sont organisés… en faisant appel à leurs pratiques ancestrales pour se protéger.</p>
<blockquote><p><em>« Une des mesures les plus classiques qui a été prise par différents peuples un peu partout sur la planète, c&rsquo;est de fermer les villages autochtones, de barrer l&rsquo;accès, pour <strong>réguler les flux et tenter de gérer tant bien que mal cette situation.</strong> On a eu aussi beaucoup d&rsquo;autochtones, qui vivaient en ville, qui ont cherché à revenir sur leur territoire natal, parce que c&rsquo;est perçu comme une façon de se protéger. Il y a cette idée que ce serait moins dangereux que la ville où cela grouille de personnes. Les interventions radios se sont multipliées, comme les portes-à-portes, pour diffuser les consignes sanitaires. C&rsquo;est extrêmement important que ces consignes soient diffusées dans leur langue. Certains peuples ont mis en place leur systèmes traditionnels liés à la santé, avec l&rsquo;utilisation de plantes, pour lutter contre des effets de la maladie. Il y a par exemple l&rsquo;ancienne rapporteuse spéciale de l&rsquo;Onu, Victoria Tauli Corpuz du peuple Kankana-ey Igorot aux Philippines, qui a expliqué que, dès que la pandémie s&rsquo;est déclarée, son peuple a mis en place une manière traditionnelle de <strong>verrouiller les communautés</strong>. Les gens vivent dans le village, et ensuite il y a de la solidarité, de l&rsquo;entraide qui s&rsquo;organise en fonction des villages qui sont le plus en difficulté. Ça ne suffit pas parce qu&rsquo;il y a un grand besoin d&rsquo;appui et de dénonciation de certaines politiques d&rsquo;Etat. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Au Brésil, « un risque de génocide »</strong></h4>
<p>Face à ces tragédies annoncées, des mobilisations s&rsquo;organisent, notamment avec une campagne qui a été lancée pour alerter sur la catastrophe en cours au Brésil.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est <a href="https://secure.avaaz.org/po/community_petitions/president_du_bresil_et_aux_leaders_de_sa_legistatu_lelia_et_sebastiao_salgado_aideznous_a_proteger_les_indigenes_damazonie_du_covid19/?cZZUvqb&amp;utm_source=sharetools&amp;utm_medium=copy&amp;utm_campaign=petition-995243-lelia_et_sebastiao_salgado_aideznous_a_proteger_les_indigenes_damazonie_du_covid19&amp;utm_term=ZZUvqb%2Bpo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la campagne</a> du photographe franco-brésilien <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/photographie/le-photographe-franco-bresilien-sebastiao-salgado-craint-un-genocide-sanitaire-pour-les-peuples-d-amazonie_3974717.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sebastiao Salgado</a> qui parle de génocide, parce qu&rsquo;il y a <strong>le risque pour certains peuples de disparition potentielle</strong>, notamment pour les peuples en isolement. Il s&rsquo;agit de porter l&rsquo;attention en France sur ce qui se passe ailleurs. Les yeux sont beaucoup rivés sur le Brésil parce qu&rsquo;il y a une situation dramatique. Depuis l&rsquo;élection de Bolsonaro, c&rsquo;est de pire en pire. On est sur <strong>un gouvernement qui est profondément anti-autochtone</strong>, avec une volonté ouvertement affichée de conversion forcée, de rentrer en contact avec les peuples isolés, d&rsquo;amoindrir les lois qui étaient passées et d&rsquo;ouvrir leur territoires à l&rsquo;exploitation minière, à l&rsquo;exploitation pour l&rsquo;agriculture industrielle. Les yeux sont fixés sur ce pays parce que c&rsquo;est emblématique de ce double problème : le problème de base, avec les question autochtones, et cette pandémie qui vient ajouter un risque accru, surtout quand on sait que Bolsonaro ne prend pas en compte la gravité de la situation avec le coronavirus. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/les-peuples-autochtones-tres-vulnerables-face-au-covid-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones très vulnérables face au Covid-19</a></li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/05/coronavirus-age-mortalite-departements-pays-suivez-l-evolution-de-l-epidemie-en-cartes-et-graphiques_6038751_4355770.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coronavirus : l’évolution de l&rsquo;épidémie en France et dans le monde</a></li>
<li><a href="http://gitpa.org/web/200522%20ArticleIBPACOVID.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones face au Covid-19: un tour d’horizon au 20 mai 2020, par Irene Bellier, anthropologue</a></li>
<li><a href="https://www.foragarimpoforacovid.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La campagne menée par les Yanomami au Brésil pour faire expulser les 20 000 chercheurs d&rsquo;or sur leur territoire </a></li>
<li><a href="https://www.survivalinternational.fr/actu/12410" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La campagne des Yanomami via l&rsquo;ONG Survival </a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Avec la pandémie de coronavirus, les peuples autochtones deviennent encore plus vulnérables. Accès au soin difficiles, conditions de vie plus précaires, projets extractivismes qui reprennent de la vigueur, pollutions, leur fragilité s&amp;#8217;accentue. Pourtant, des mobilisations existent et les populations parviennent à s&amp;#8217;organiser. Avec Marion Veber, responsable de programmes à la Fondation France Libertés On a [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Avec la pandémie de coronavirus, les peuples autochtones deviennent encore plus vulnérables. Accès au soin difficiles, conditions de vie plus précaires, projets extractivismes qui reprennent de la vigueur, pollutions, leur fragilité s&amp;#8217;accentue. Pourtant, des mobilisations existent et les populations parviennent à s&amp;#8217;organiser. Avec Marion Veber, responsable de programmes à la Fondation France Libertés On a [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coronavirus : pour les peuples autochtones, il y a « un arrière-goût de déjà-vu »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/06/16/coronavirus-pour-les-peuples-autochtones-il-y-a-un-arriere-gout-de-deja-vu/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 07:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre. Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre.</strong> Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le monde des zones où l&rsquo;inquiétude demeure.</p>
<p>C&rsquo;est le cas notamment dans les régions où vivent de nombreux peuples autochtones. Depuis très longtemps, leurs conditions de vie ont été précarisées par de multiples menaces liées à la colonisation. Mais l&rsquo;arrivée du Covid-19 les rend encore plus vulnérables et rappelle leur douloureuse histoire.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, responsables des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>La pandémie de coronavirus affecte sévèrement l&rsquo;ensemble des pays. Mais pour les peuples autochtones, ce genre de contamination n&rsquo;est pas quelque chose de totalement nouveau.</p>
<blockquote><p><em>« Malheureusement, cette pandémie a pour eux un arrière-goût de déjà-vu. Les processus de colonisation ont entrainé avec eux un certain nombre de maladies contre lesquelles les autochtones n&rsquo;étaient pas immunisés. Cela a conduit à la disparition de nombreux peuples et à des taux de mortalité extrêmement importants. Il y a ce vocabulaire de génocide qui est assez présent, avec <strong>ce risque de retomber sur un génocide des autochtones</strong>. Ce qu&rsquo;il faut rappeler, c&rsquo;est que les épidémies étaient importées aussi bien par les colons, qui se sont appropriés les territoires de ces peuples, que par ceux qui exploitaient les ressources, l&rsquo;or ou le caoutchouc, mais aussi par ceux qui cherchaient à les convertir au christianisme notamment. Les chiffres étaient glaçants. En Amérique latine, 90% des autochtones présents sur le territoire ont été décimés. En Guyane, on avait environ 36 peuples avant l&rsquo;arrivée des colons. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a plus que six peuples. On voit qu&rsquo;il y a un véritable traumatisme. Les autochtones continuent de porter cela en eux. Le terme de génocide revient souvent mais aussi l&rsquo;idée de « <strong>nous sommes les survivants à ces épidémies</strong>« . Là, ils font face à une nouvelle vague et cela ravive beaucoup de peurs. »</em></p></blockquote>
<p>Ils sont déjà en extrême fragilité. Le Covid-19 rajoute un danger supplémentaire ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela s&rsquo;ajoute à tout ce que les peuples autochtones doivent déjà subir : les processus d&rsquo;accaparement de leur territoire, d&rsquo;exploitation de leurs ressources qui viennent fragiliser, polluer leur territoire, mettre à mal leurs droits fondamentaux comme le droit à l&rsquo;eau. Il y a aussi les processus de discrimination. En fait <strong>c&rsquo;est tout un corpus incroyable de menaces qui pèsent sur les autochtones</strong>. Et la pandémie vient s&rsquo;ajouter. Comme ces autochtones, majoritairement, ont déjà des conditions de vie précaires, la pandémie ajoute un poids de plus. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>La pandémie aggrave la situation de peuples déjà fragilisés</strong></h4>
<p>Pourquoi sont-ils plus vulnérables que d&rsquo;autres populations ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est un ensemble de choses. Ce sont des personnes qui ont malheureusement souvent une santé fragilisées. Aujourd&rsquo;hui ce sont des communautés qui souffrent de malnutrition, de déficit immunitaire, de maladies chroniques, pour certain du diabète, d&rsquo;obésité, de l&rsquo;hypertension qui sont des facteurs aggravants face au coronavirus. Tout cela est lié au processus de colonisation qui les a contraint à la sédentarité, et fait devenir pour certain dépendants à des d&rsquo;aliments très industriels. Et sans parler des pollutions. Cela à des impacts assez importants. On a des taux de cancers très graves, de maladies liés aux poumons. On peut aussi parler des peuples non contactés, qui sont des peuples autochtones qui ont choisi d&rsquo;être en isolement et de ne pas entrer en contact avec « les blancs » et les autres populations pour se protéger. <strong>Ces peuples-là sont extrêmement vulnérables</strong> parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas les défenses immunitaires contre un grand nombre de maladies, dont le coronavirus en première ligne ».</em></p></blockquote>
<p>Et il y a aussi les autochtones qui vivent en milieu urbain ou ceux qui ont été déplacés.</p>
<blockquote><p><em>« Ce sont beaucoup d&rsquo;autochtones qui sont généralement dans les quartiers défavorisés, dans les favelas, dans des quartiers surpeuplés, qui vont augmenter les risques de contagion, puisque la distanciation va être compliquée. Il s&rsquo;agit souvent de quartiers qui n&rsquo;ont pas accès aux services les plus élémentaires. Il y a aussi ceux qui vivent au bord des routes parce qu&rsquo;ils ont été chassés de leur territoires. On peut parler des Guaranis-Kaiowa au Brésil, des Baka en République démocratique du Congo (RDC), ou de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés. L&rsquo;autre problème est celui de l&rsquo;accès aux soins. Aux Etats-Unis, la Nation Navajo est la nation la plus affectées. C&rsquo;est 175 000 habitants, 5 500 cas positifs, 250 décès. C&rsquo;est vraiment énorme. C&rsquo;est en partie lié à l&rsquo;éloignement des centres de santé mais aussi au fait que 40% de ces habitants n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau. C&rsquo;est un tout, mais qui démontre bien tout ce que peuvent subir les autochtones continuellement et que cette pandémie ne fait qu&rsquo;aggraver. »</em></p></blockquote>
<p>Autre effet collatéral  de la pandémie : les projets extractivistes profitent de l&rsquo;aubaine pour reprendre ou s&rsquo;étendre. Mais les mobilisations autour des peuples autochtones s&rsquo;organisent.</p>
<p>On en reparle la semaine prochaine avec Marion Veber de la Fondation France Libertés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/les-peuples-autochtones-tres-vulnerables-face-au-covid-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones très vulnérables face au Covid-19</a></li>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/infographies-covid-19-morts-hospitalisations-age-malades-l-evolution-de-l-epidemie-en-france-et-dans-le-monde-en-cartes-et-graphiques.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">INFOGRAPHIES : l’évolution de l&rsquo;épidémie en France et dans le monde</a></li>
<li><a href="http://gitpa.org/web/200522%20ArticleIBPACOVID.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones face au Covid-19: un tour d’horizon au 20 mai 2020 (Irène Bellier, anthropologue)</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre. Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre. Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Face aux pandémies, il faut repenser notre rapport à la nature</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/05/12/face-aux-pandemies-il-faut-repenser-notre-rapport-a-la-nature/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2020 14:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise du coronavirus doit-elle nous interroger sur notre modèle de société ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec nos espaces naturel ? Et doit-elle nous obliger à repenser nos relations avec la nature ? Ces questions, pourtant anciennes, refont surface depuis deux mois de manière plus prégnante, plus urgente. Avec Marion Veber, responsable des programmes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise du coronavirus doit-elle nous interroger sur notre modèle de société ?</strong> Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec nos espaces naturel ? Et doit-elle nous obliger à repenser nos relations avec la nature ?</p>
<p>Ces questions, pourtant anciennes, refont surface depuis deux mois de manière plus prégnante, plus urgente.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber,</strong> responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Depuis l&rsquo;apparition de l&rsquo;épidémie de Covid-19, c&rsquo;est un mammifère qui est pointé du doigt. Croisé sur un marché de Wuhan, en Chine, le pangolin serait à l&rsquo;origine de cette crise sanitaire mondiale. Est-ce qu&rsquo;on doit en faire un bouc émissaire, ou est-ce que c&rsquo;est juste un symbole révélateur d&rsquo;autre chose ?</p>
<blockquote><p><em>« On pointe du doigt ce pangolin et certains vont même pointer jusqu&rsquo;au Chinois. Donc on a des relents xénophobes qui refont surface aussi. Mais <strong>le problème est bien le modèle de société.</strong> Le Covid-19 est lié a priori, même si les recherches sont encore en cours, à un virus qui est d&rsquo;abord présent chez la chauve-souris, mais aussi chez le pangolin et peut-être même chez un troisième hôte. Ce qu&rsquo;on note, c&rsquo;est que notre modèle de société dominant, le capitalisme, une conception dominatrice, exploitatrice de la nature, est<a href="https://usbeketrica.com/article/faut-il-sanctuariser-nature-reponse-pandemie" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong> la cause de nouveaux virus, ce qu&rsquo;on appelle des zoonoses.</strong></a> Des animaux sauvages se rapprochent des humains et nous transmettent des virus dont ils sont les hôte. »</em></p></blockquote>
<p>Qu&rsquo;est-ce qui a favorisé cette transmission, cette destruction des remparts entre les espèces ?</p>
<blockquote><p><em>« Avec cette logique où la nature est à notre disposition et où va l&rsquo;exploiter pour nos besoins ou le profit de quelques-uns, on va déforester massivement. En déforestant, on expulse les animaux de leur habitat habituel. Ils se rapprochent des zones ou les humains vivent et où vivent nos animaux d&rsquo;élevage. Il y a aussi le braconnage, ce qui est le cas pour la crise du Covid-19. C&rsquo;est une vision dominatrice de la nature où l&rsquo;on va exploiter les animaux pour de soi-disant vertus qu&rsquo;ils pourraient avoir ou pour la richesse que vont procurer certaines parties du corps de ces animaux. C&rsquo;est ce qui a causé le Covid-19, mais c&rsquo;était aussi le cas pour le virus Ebola avec le braconnage de viande de brousse. Il y a aussi l&rsquo;élevage intensif qui est très lié à la déforestation. Cela va accroitre la promiscuité entre les animaux sauvages qui sont expulsés de leur territoire et la proximité avec les animaux d&rsquo;élevage, puis avec l&rsquo;homme. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center">La diversité des espèces en péril</h3>
<p>Cela met donc en danger la diversité des espèces. Et ce n&rsquo;est pas sans conséquence ?</p>
<blockquote><p><em>« Le fait que l&rsquo;on perde en nombre d&rsquo;espèces chaque année, et de la diversité au sein même d&rsquo;une espèce, fait que le virus se propage plus facilement. Plus une espèce est diverse, plus le virus a du mal à se propager. En fait <strong>la diversité est un excellent rempart face aux maladies.</strong> Sauf qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui la diversité est en péril. On parle de pourcentages très importants d&rsquo;espèces qui sont menacées de disparition et d&rsquo;une perte de la diversité au sein des espèces. C&rsquo;est un accélérateur potentiel de virus. Et <a href="https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-etre-humain-responsable-emergence-nouveaux-virus-80160/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le modèle de société actuel, très mondialisé, ne fait qu&#8217;empirer ce genre de virus</a> qui se propagent plus facilement à l&rsquo;échelle mondiale. C&rsquo;est vraiment le reflet de cette société de l&rsquo;excès, des échanges multiples. »</em></p></blockquote>
<p>Depuis quelques semaines, de nombreuse tribunes ont dénoncé les excès de la mondialisation, estimant notamment que cette crise sanitaire a pour origine la crise écologique. Si on ne change rien, de nouvelles pandémies apparaîtront ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. On en a déjà eu plein ces dernières années. Sauf que maintenant , avec cette pandémie, on prend davantage conscience des liens entre nouvelles maladies et ce <strong>rapport destructeur à la nature.</strong> Cette crise écologique, il faut absolument qu&rsquo;on en est conscience. Parce que le changement climatique qui est en cours pourrait encore venir accélérer d&rsquo;autres maladies. Je pense à la fonte du permafrost. Ces sols, qui sont gelées dans certaines régions du monde et notamment au niveau des pôles, contiennent dans la glace de potentiels virus, bactéries du passé, contre lesquels on ne pourra pas non plus se défendre. Donc on est vraiment sur <strong>un lien entre crise écologique et santé qui ne fait plus aucun doute</strong>. Les scientifiques ont alerté depuis des années. Sauf que là, ils se font davantage entendre parce qu&rsquo;on est face à quelque chose qui nous touche tous. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center">Retrouver du bon sens</h3>
<p>Pour éviter ces nouvelles pandémie, il faut donc un changement radical de nos comportements et remettre en cause les interactions entre les humains et la biodiversité. Quelles sont les pistes ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut rompre radicalement avec ce modèle de société-là. Quelques personnes sont en train de dresser une liste de solutions : relocaliser, stopper les projets miniers et d&rsquo;autres pistes. A notre sens, à la Fondation, il faut bien comprendre qu&rsquo;on est dans un crise systémique. <strong>Tout le système est en cause.</strong> Tout ce qui interagit entre l&rsquo;économie, le social, l&rsquo;écologie doit être repenser. Il faut retrouver du bon sens, comme ne cessait de le répéter Danielle Mitterrand. On voit bien que nos sociétés ne sont pas durables. On sait que l&rsquo;on va dans le mur. Mais pour certains, le profit, la rentabilité immédiate, sont prioritaires. Ca, c&rsquo;est ne pas penser aux générations futures. Et il faut essayer de se réinterroger plus profondément sur ce rapport à la nature. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center">L&rsquo;homme n&rsquo;est pas au-dessus du reste du vivant</h3>
<p>Sur quels leviers faut-il jouer ? Quel rôle joue la Fondation dans cette révolution nécessaire ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela fait des années que l&rsquo;on met en avant ce constat de crise écologique, quand on dénonce l&rsquo;extractivisme, les projets miniers, la biopiraterie, le fait de s&rsquo;approprier des savoirs et de marchandise le vivant par des brevets. On dénonce une certaine vision de la nature qui est à notre disposition, qui est exploitable, marchandisable, privatisable. C&rsquo;est complétement délirant et propre qu&rsquo;à quelques individus et sociétés organisées. Mais cela s&rsquo;est répandu comme la norme dominante. Si l&rsquo;on prend du recul et que l&rsquo;on va voir les façons de penser le rapport à la nature d&rsquo;autres sociétés, et notamment les peuples autochtones, c&rsquo;est très intéressant. C&rsquo;est ce que fait la Fondation. C&rsquo;est de<strong> mettre en avant les rapports que d&rsquo;autres sociétés ont avec ce que nous appelons nature,</strong> mais qu&rsquo;eux n&rsquo;ont pas forcément de mots pour exprimer cette idée de nature. Il faut montrer que pour d &lsquo;autres, c&rsquo;est une évidence que l&rsquo;humain fait partie du vivant, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas au-dessus des autres, des animaux, de la flore, etc… L&rsquo;objectif de leurs sociétés est une recherche du bien vivre. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center">Le droit environnemental à repenser</h3>
<p>Les peuples autochtones ont donc beaucoup à nous apprendre pour regarder le monde autrement ?</p>
<blockquote><p><em>« Le travail de la Fondation avec ces peuples a permis de se décentrer et de se rendre compte que ce rapport à la nature n&rsquo;est pas du tout un rapport universel que tout être humain entretiendrait avec le reste des non-humains. C&rsquo;est un rapport qui s&rsquo;est construit au fur et à mesure. Il faut leur donner la parole. C&rsquo;est ce que la Fondation va continuer de faire plus fortement en alliance avec des scientifiques et des juristes qui sont en train de repenser le droit. Le droit est le reflet de notre société. Et aujourd&rsquo;hui le droit est extrêmement construit en lien avec l&rsquo;homme. <strong>Le droit environnemental n&rsquo;est penser qu&rsquo;en fonction du préjudicie que cela cause à l&rsquo;homme</strong>, et non pas le préjudice que cela cause à l&rsquo;écosystème en tant que tel. Il y a plein de pistes qui se dessinent, qui sont en train de prendre de plus en plus de place dans le débat. Notre rôle sera de les appuyer de les faire connaitre davantage. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/reprenons-vie-reprenons-nos-vies-ensemble/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Reprenons vie, reprenons nos vies… ensemble !</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/les-peuples-autochtones-tres-vulnerables-face-au-covid-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones très vulnérables face au Covid-19</a></li>
<li><a href="https://usbeketrica.com/article/faut-il-sanctuariser-nature-reponse-pandemie" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Faut-il sanctuariser la nature en réponse au Covid-19 ?</a></li>
<li><a href="https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-etre-humain-responsable-emergence-nouveaux-virus-80160/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;être humain est responsable de l&rsquo;émergence de nouveaux virus</a></li>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/tribune-sur-lapres-coronavirus-il-faut-que-l-humain-se-rende-compte-que-cette-crise-sanitaire-a-pour-origine-la-crise-ecologique-explique-lun-des-signataires_3951287.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">“Il faut que l&rsquo;humain se rende compte que cette crise sanitaire a pour origine la crise écologique”</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2020/05/12/face-aux-pandemies-il-faut-repenser-notre-rapport-a-la-nature/feed/</wfw:commentRss>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La crise du coronavirus doit-elle nous interroger sur notre modèle de société ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec nos espaces naturel ? Et doit-elle nous obliger à repenser nos relations avec la nature ? Ces questions, pourtant anciennes, refont surface depuis deux mois de manière plus prégnante, plus urgente. Avec Marion Veber, responsable des programmes [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La crise du coronavirus doit-elle nous interroger sur notre modèle de société ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec nos espaces naturel ? Et doit-elle nous obliger à repenser nos relations avec la nature ? Ces questions, pourtant anciennes, refont surface depuis deux mois de manière plus prégnante, plus urgente. Avec Marion Veber, responsable des programmes [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coronavirus : une révolution des consciences pour le monde d’après</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/04/21/coronavirus-une-revolution-des-consciences-pour-le-mode-dapres/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 07:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
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					<description><![CDATA[Restons confinés, et imaginons le monde d&#8217;après ! La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ? Avec [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Restons confinés, et imaginons le monde d&rsquo;après !</strong></p>
<p>La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ?</p>
<p>Avec <strong>Jérémie Chomette,</strong> directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></p>
<p>La semaine dernière, nous avons vu que <a href="https://frequenceterre.com/2020/04/14/coronavirus-apres-la-crise-reinventons-demain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le municipalisme peut être un outil pour construire autre chose</a>. Mais l&rsquo;épreuve que chacun de nous traverse fait aussi naître ou réapparaître des solidarités. Comment capitaliser dessus ? Comment retisser des liens pour revenir à l&rsquo;essentiel ?</p>
<blockquote><p><em>« Revenir à l&rsquo;essentiel est fondamental. Et cette crise va peut-être nous aider. Il y a plusieurs mouvements qui existent déjà et qui se renforcent. D&rsquo;autres sont en train de naître. Si on veut qu&rsquo;ils perdurent, l&rsquo;important est de leur permettre de se structurer dans le temps et de garder leurs intentions. On sait qu&rsquo;une fois que l&rsquo;on va être déconfiné, on va avoir une tendance à oublier ce qui s&rsquo;est passé. <strong>C&rsquo;est très important de ne pas oublier ce qui s&rsquo;est passé et de se rappeler pourquoi c&rsquo;est arrivé</strong>. Il va falloir travailler sur les causes de cette crise, pourquoi on en est arrivé là. Et chercher des solutions pour que cela ne se reproduise pas. Ces solutions se retrouvent beaucoup dans les mouvements de solidarité. Il est important de relier ce qui est en train de se passer avec les autres crises. Tant qu&rsquo;on aura pas résolu les crises économiques, les crises écologiques, les crises démocratiques, ces mouvements n&rsquo;auront pas atteint leurs buts. »</em></p></blockquote>
<p>Vous l&rsquo;avez souligner dans <a href="https://www.france-libertes.org/fr/lhumain-le-vivant-coute-que-coute/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">votre édito</a> sur le site de la Fondation : <em>« Une grande majorité des Etats du monde ont fait passer l’humain avant l’économie et le profit néo-libéral</em>« . Est-ce que cette machine néo libérale <em>« mortifère »</em>, comme vous dites, peut être arrêtée ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on est en train de s&rsquo;apercevoir. Aujourd&rsquo;hui certes c&rsquo;est pour un temps court, mais la machine est quasiment à l&rsquo;arrêt. Les avions restent cloués au sol, le pétrole est de moins en moins raffiné. Donc on peut arrêter. Malheureusement, c&rsquo;est venu d&rsquo;une pandémie. Il faudrait qu&rsquo;on le fasse tous ensemble. <strong>On se rend compte qu&rsquo;on peut vivre, et qu&rsquo;on peut vivre autrement.</strong> Oui, elle peut être arrêtée, on le voit. La question c&rsquo;est, comment réussir pour qu&rsquo;elle le soit pour toujours. Et pour qu&rsquo;elle le soit pour toujours, on ne peut pas juste l&rsquo;arrêter. Il faut mettre en place des actions qui permettent de remplacer cette machine par plein d&rsquo;actions différentes. Et de substituer, à nos fonctionnement actuels, de nouveaux fonctionnements. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Renverser cette machine mortifère</strong></h3>
<p>Certains dirigeants de ce monde redécouvrent les  vertus d&rsquo;un service public fort, d&rsquo;une économie locale, de proximité, en dénonçant ce qu&rsquo;ils ont eu même vanté : la loi du marché. Est-ce qu&rsquo;on peut compter sur ces beaux discours ? Ou faut-il plus que jamais que l&rsquo;action collective amène les transformation nécessaires ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est vrai que cette pandémie est très importante. Mais ce n&rsquo;est pas la première crise très importante que nous vivons dernièrement. On a vu les méga-feux en Australie, les canicules, les catastrophes écologiques. On a perdu 60% des animaux sauvages, des insectes. A chaque fois, <strong>on a beaucoup de paroles et très peu d&rsquo;action de la part de nos gouvernants.</strong> D&rsquo;abord parce qu&rsquo;il ne savent pas faire autrement et parce qu&rsquo;il sont liés au modèle de société qui entraîne cette destruction. Les discours sont beaux. Mais la seule façon de changer, cela ne pourra apparaitre que par une action collective des citoyens, des associations, des syndicats. <strong>Il y a des possibilités de renverser cette machine mortifère</strong>, mais elle ne pourra pas venir de nos gouvernants. C&rsquo;est à nous de mettre en place d&rsquo;autres façons de vivre et de faire société. »</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Passer de l&rsquo;intention à la réalisation</strong></h3>
<p>On est au seuil d&rsquo;une vraie révolution des consciences ?</p>
<blockquote><p><em>« Je pense que la révolution des consciences est déjà là. Depuis 2018. <strong>On est arrivé au bout de ce monde qui s&rsquo;intéresse surtout à l&rsquo;argent</strong> et peu aux autres, peu à la santé, peu à l&rsquo;écologie. On en est conscient. La difficulté c&rsquo;est, comment on passe d&rsquo;en avoir conscience, à l&rsquo;action. On ne sait pas encore comment changer ce monde-là. Donc il nous faut proposer des exemples d&rsquo;endroits où cela marche, des outils qui nous montrent qu&rsquo;on peut vivre autrement. Se rendre compte que c&rsquo;est faisable, que c&rsquo;est possible. Ce qui permettra de passer de cette révolution des consciences à une réelle révolution ou transformation sociétale. C&rsquo;est un peu le pari. L&rsquo;ambition de la Fondation, c&rsquo;est de montrer que, partout sur la planète, cela se passe déjà. Il y a déjà des choses qui se produisent, qui vident les Etats et les multinationales de leur pouvoir et qui les remplacent par des choses bien plus agréables. Il y a un changement d&rsquo;échelle, à partir de cette révolution des consciences, à produire. <strong>Passer de l&rsquo;intention à la réalisation, c&rsquo;est l&rsquo;urgence aujourd&rsquo;hui.</strong>« </em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lhumain-le-vivant-coute-que-coute/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’humain, le vivant, « coûte que coûte »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/solidaires-dans-lepreuve/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Solidaires dans l&rsquo;épreuve</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2020/04/14/coronavirus-apres-la-crise-reinventons-demain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coronavirus : après la crise, réinventons demain !</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Restons confinés, et imaginons le monde d&amp;#8217;après ! La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ? Avec [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Restons confinés, et imaginons le monde d&amp;#8217;après ! La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ? Avec [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coronavirus : après la crise, réinventons demain !</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/04/14/coronavirus-apres-la-crise-reinventons-demain/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 07:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
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					<description><![CDATA[Restons chez nous ! Depuis un mois, c&#8217;est le mot d&#8217;ordre que nous devons suivre pour tenter d&#8217;endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d&#8217;avoir un service public [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Restons chez nous !</strong></p>
<p>Depuis un mois, c&rsquo;est le mot d&rsquo;ordre que nous devons suivre pour tenter d&rsquo;endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d&rsquo;avoir un service public fort et performant. Et depuis un mois, des nouvelles solidarités apparaissent, ou plutôt, reprennent du sens.</p>
<p>Avec <strong>Jérémie Chomette,</strong> directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></p>
<p>Comment la Fondation a abordé cette crise sanitaire inédite, dans son fonctionnement et dans ses missions ? Comment on arrive encore, dans cette période, à défendre les droits humains et les biens communs du vivant ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce n&rsquo;est pas évident, mais c&rsquo;est très important pour nous de rester mobilisés. L&rsquo;ensemble de l&rsquo;équipe est aujourd&rsquo;hui en télétravail. On essaie d&rsquo;être présent pour continuer à mettre en lumière les violations des droits humains &#8211; on le voit sur les questions d&rsquo;accès à l&rsquo;eau en France et dans le monde qui prennent une importance plus grande que d&rsquo;habitude. Et <strong>on est un inquiet sur la défense des libertés,</strong> notamment en France avec l&rsquo;état d&rsquo;urgence qui est censé durer jusqu&rsquo;en décembre. On espère que les violations des droits ne seront pas trop importantes. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center">L&rsquo;exemple du municipalisme</h4>
<p>Cette crise est arrivée à un moment majeur de la vie démocratique française. La campagne pour les élections municipales a porté un peu partout des projets de société divers. Certains ont tenté de proposer des façons nouvelles de faire société localement, de vivre la ville différemment,  avec la volonté de mettre en pratique le municipalisme. Concrètement, comment ce municipalisme prenait forme ?</p>
<blockquote><p><em>« On peut prendre l&rsquo;exemple de Barcelone où les citoyens qui s&rsquo;étaient mobilisés dans le <a href="https://www.bastamag.net/De-Madrid-a-Tel-Aviv-de-Zurich-a" target="_blank" rel="noopener noreferrer">MOUVEMENT OCCUPY</a> au début des années 2010, ne souhaitaient plus que ce soient des gens à qui on délègue un pouvoir par les élections, qui décident pour eux. Ils voulaient reprendre la main sur les décisions dans la cité. En élisant une liste citoyenne de personnes de personnes qui ne sont pas présentes dans des partis, ils voulaient<strong> mettre en place des outils collaboratifs et décentralisés</strong> pour permettre des prises de décisions où les citoyens ont leur mot à dire. C&rsquo;est assez facile à dire, mais plus compliqué à mettre en place. On l&rsquo;a vu à <a href="https://wiki.remixthecommons.org/index.php/Barcelone_en_commun" target="_blank" rel="noopener noreferrer">BARCELONE</a>, il y a eu une multiplication d&rsquo;ateliers pour les citoyens qui ont été pris en compte, des réformes proposées au niveau local où les citoyens peuvent suggérer des choses. En France, il y a l&rsquo;exemple de la petite ville de <a href="https://www.mairiedesaillans26.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Saillans</a> (Drôme), où l&rsquo;on a vu que c&rsquo;était assez compliqué à mettre en place, mais où on a essayé de de développer une démocratie où on organise, de manière régulière, des temps de rencontre et d&rsquo;échange avec la population, avec des ateliers, pour répondre aux besoins de la population et pour <strong>que chacun puisse s&rsquo;exprimer dans la prise de décisions</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Pendant la campagne des municipales, vous aviez lancé une initiative autour de ce municipalisme. Est-ce que vous avez des retours des projets qui portaient cette question ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a environ 500 listes citoyennes qui ont été déposées. Il y a des listes qui sont plutôt portées par des partis politiques, comme du greenwashing, avec cette idée de redonner le pouvoir aux citoyens, parce que cela porte bien. C&rsquo;était donc des citoyens encartés. C&rsquo;est un peu le défaut. Mais on estime qu&rsquo;il y a environ 200 listes qui ont été déposées vraiment par des citoyens. Beaucoup sont issus de ce qui s&rsquo;est passé à Barcelone, mais d&rsquo;autres du mouvement des gilets jaunes. Pendant le mouvement des gilets jaunes, il y a eu une assemblée des communes qui a essayé d&rsquo;insuffler un mouvement de reprise en main des municipalités par l&rsquo;autogestion. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center">Enclencher un vrai changement</h4>
<p>C&rsquo;est donc bien une autre manière de faire société qui est mise en avant dans ce projet. Comment aujourd&rsquo;hui ce municipalisme, ce besoin de penser la société autrement, peut être un outil pour construire autre chose ?</p>
<blockquote><p><em>« Si on veut aller vers un autre monde, ou un monde plus juste et plus solidaire, <strong>il nous faut obligatoirement la participation citoyenne</strong>. Ce municipalisme a cette vocation, cette force, de remettre les citoyens au centre du jeu dans les prises de décision. Ensuite, on a besoin d&rsquo;être beaucoup plus présent sur le terrain. C&rsquo;est souvent sur le plan local que c&rsquo;est plus facile d&rsquo;être présent et de sentir très rapidement des évolutions positives. Enfin, le municipalisme permet de développer une culture de la participation démocratique. On est en train de développer plein d&rsquo;outils qui permettent aux citoyens, pas juste de s&rsquo;exprimer, mais de trouver des moyens d&rsquo;échanger, dans le conflit, dans le désaccord, pour trouver des solutions collectives, bonnes pour tout le monde localement. Après, <strong>tout ne se résout pas par le municipalisme</strong>. Pour enclencher un vrai changement, on a besoin aussi des solidarités, à la fois nationales et internationales, et d&rsquo;essayer de faire plier les lois qui sont contraires aux bienfaits du vivant et des citoyens. On reste aussi dans une dynamique de processus électoral. On est toujours avec des listes qui vont gagner une municipalité et qui vont gérer la cité. Dans un système parfait, on aimerait que ce soient des élections sans candidat, où on va d&rsquo;abord avoir l&rsquo;ensemble des citoyens de la cité qui vont décider ensemble d&rsquo;un programme et qui, derrière, vont choisir, par des élections sans candidat, qui sont les profils des personnes qu&rsquo;ils voudraient voir administrer la cité. Et il faut comprendre que <strong>le changement ne peuvent arriver que sur le long terme</strong>. Cela fait des années qu&rsquo;on a l&rsquo;habitude que des gens décident pour nous. Et il y a des règles qui sont établies qui sont difficiles à contourner. Pour les modifier, il faut une action sur le long terme. Cela ne se fait pas en cinq ou six ans&rsquo;.</em></p></blockquote>
<p>Au-delà de ce municipalisme, la crise sanitaire fait naître ou réapparaître des solidarités. La question reste de savoir comment en faire un terreau pour imaginer le monde d&rsquo;après. C&rsquo;est ce que nous verrons avec vous la semaine prochaine.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.mairiedesaillans26.fr/gouvernance-collegiale-et-participative/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gouvernance collégiale et participative à Saillans</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lhumain-le-vivant-coute-que-coute/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’humain, le vivant, « coûte que coûte »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/solidaires-dans-lepreuve/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Solidaires dans l&rsquo;épreuve</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Municipalisme : l&rsquo;exemple du Rojava</a></li>
<li><a href="https://www.bastamag.net/De-Madrid-a-Tel-Aviv-de-Zurich-a" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le mouvement Occupy : tour du monde des Indignés</a></li>
<li><a href="https://wiki.remixthecommons.org/index.php/Barcelone_en_commun" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;exemple de Barcelone en Commun</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Restons chez nous ! Depuis un mois, c&amp;#8217;est le mot d&amp;#8217;ordre que nous devons suivre pour tenter d&amp;#8217;endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d&amp;#8217;avoir un service public [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Restons chez nous ! Depuis un mois, c&amp;#8217;est le mot d&amp;#8217;ordre que nous devons suivre pour tenter d&amp;#8217;endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d&amp;#8217;avoir un service public [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>En France, « il y a encore une énorme bataille pour que le droit à l’eau soit reconnu »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/03/17/en-france-il-y-a-encore-une-enorme-bataille-pour-que-le-droit-a-leau-soit-reconnu/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 11:25:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
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					<description><![CDATA[Dimanche 22 mars aura lieu la Journée mondiale de l’eau, une journée instituée par les Nations Unies en 1993. Cette journée est l’occasion pour de nombreuses associations et pour la société civile d’attirer l’attention sur les enjeux de l’eau. C’était le cas notamment lors de l’Assemblée des Habitants de la Terre qui s’est tenue le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dimanche 22 mars aura lieu la <a href="https://fr.unesco.org/events/journee-mondiale-leau-2020-leau-changement-climatique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Journée mondiale de l’eau</a>, une journée instituée par les Nations Unies en 1993.</strong></p>
<p>Cette journée est l’occasion pour de nombreuses associations et pour la société civile d’attirer l’attention sur les enjeux de l’eau. C’était le cas notamment lors de l’Assemblée des Habitants de la Terre qui s’est tenue le mois dernier.</p>
<p>Avec <strong>Marion Veber,</strong> responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></p>
<p>Les 21 et 22 février dernier s’est donc déroulée cette <a href="https://bassinesnonmerci.fr/index.php/assemblee-des-habitants-de-la-terre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Assemblée des Habitants de la Terre</a>. C’était à Aiffres, dans les Deux-Sèvres. Cette assemblée était consacrée notamment à l’eau, bien commun de l’Humanité, à son accaparement, et aux solutions pour sa sauvegarde. Tout d’abord, qu’est-ce que cette Assemblée des Habitants de la Terre ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est en lien avec un processus qui s’appelle l’<a href="https://docplayer.fr/105887760-L-agora-des-habitants-de-la-terre.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agora des habitants de la Terre</a>. Ce sont des processus autonomes, spontanés. L’idée est de <strong>mettre en avant la responsabilité de l’Humanité dans la destruction de l’ensemble du vivant</strong> et d’essayer de trouver des solutions pour changer radicalement le système qui provoque cette destruction. Il faut réfléchir ensemble, associations, individus, et constituer cette Agora. Elle doit être une sorte de contre-pouvoir aux Etats, aux multinationales, et aux instances qui décident de tout. Cette Agora doit être force de proposition en ayant l’audace de réaliser ces mutations radicales. »</em></p></blockquote>
<p>Un des objectifs affichés de cette Agora est de « modifier le devenir de la Terre et le sortir de l’état critique auquel nous l’avons réduit ». C’est-à-dire ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a plusieurs facteurs bloquants qu’on va essayer de déverrouiller au fur et à mesure. Il s’agit de dépasser la souveraineté nationale. Aujourd’hui, la souveraineté nationale, le fait que ce soit les Etats qui aient la main mise sur les ressources naturelles, empêche d’être dans une coopération entre Etats, entre différents écosystèmes. On est plutôt dans une logique de compétition, de course au profit. C’est un premier facteur qu’on va essayer de déverrouiller. On va aussi se dire, <strong>remettons en avant la sacralité de la vie</strong>. C’est essayer de réinterroger ce qui nous conduit dans le mur et de proposer des solutions. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>L&rsquo;eau menacée</strong></h4>
<p>L’eau a donc été au cœur de l’Assemblée des Habitants de la Terre le mois dernier. Il a notamment été question de l’accaparement de la ressource.</p>
<blockquote><p><em>« C’est une des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’eau. On a certains acteurs qui vont s’accaparer l’eau. L’assemblée avait lieu à Aiffres, dans les Deux-Sèvres, où il y a un énorme enjeu de <strong>l’accaparement de l’eau pour l’agriculture intensive</strong>. Ce sont les projets de bassines, des sortes de réserves géantes, remplies d’eau. Mais elles ne sont pas remplies d’eau de pluie. On vient pomper massivement dans les nappes souterraines en hiver dans l’optique que l’été, on puisse irriguer massivement les cultures intensives. On est sur une agriculture qui n’est pas soutenable. Pour l’alimenter, cela implique de s’accaparer massivement des énormes quantités d’eau des nappes souterraines et mettre en péril le droit à l’eau des autres populations. Cela met en péril les autres agriculteurs de plus petites échelles ou qui souhaitent être dans une logique bio et qui n’auront pas ces réserves d’eau. C’est une logique d’accaparement que l’on retrouve en Afrique où on de l’accaparement des terres par les multinationales, pour des projets industriels, mais aussi l’accaparement de l’eau pour, là encore, de l’agriculture intensive mettant à mal l’agriculture de subsistance des populations. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-761015 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/bassines-sevre-niortaise-2-696x381.jpg" alt="" width="696" height="381" /></p>
<h4 style="text-align: center"><strong>1,4 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau en France</strong></h4>
<p>A cette Assemblée des Habitants de la Terre, vous avez notamment défendu, au nom de France Libertés, la nécessité d’un droit universel de l’eau et d’un droit à l’eau. L’Onu a adopté une résolution en ce sens il y a 10 ans déjà, le 28 juillet 2010. On est encore loin de l’effectivité de ce droit. Il y a besoin encore de le clamer ?</p>
<blockquote><p><em>« Malheureusement, oui. On a toujours 2,2 milliards de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à des services d’eau correct, 7,2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à un assainissement correct. Ce sont des chiffres hallucinants. <strong>L’eau est au cœur de toute vie</strong>. Il y a encore une énorme bataille pour que le droit à l’eau soit reconnu. Ce qu’il faut souligner, c’est qu’en France, il y a aussi des énormes enjeux qui sont peu visibles. Quand on pense à l’accès à l’eau, on a tendance à avoir en tête les pays dit en développement. Mais en France, on estime à 1,4 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau, et notamment dans les outremers. Donc il y a de vrais enjeux. Et c’est tout le travail qu’on fait avec une campagne qui s’appelle « <a href="https://www.france-libertes.org/fr/30-associations-lancent-la-campagne-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’eau ne se mérite pas, c’est un droit</a> ». L’idée est de se dire que, si l’eau est un droit humain, alors pour en jouir, cela ne doit pas être conditionné à notre capacité à payer ou à notre niveau de vie pour avoir accès à ce droit. Normalement un droit humain, il est là de manière directe, pour tous, quel que soit sa condition. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Les premiers litres d’eau qui concernent notre dignité devraient être gratuits</strong></h4>
<p>Cet enjeu de l’eau, la Fondation l’a porté lors de la campagne des municipales. Les communes ont des leviers pour faire valoir ce droit ?</p>
<blockquote><p><em>« Les communes sont un échelon extrêmement important. Dans le cadre de la campagne, il y a eu la volonté d’aller vers les élus et les candidats pour qu’ils s’engagent sur certains enjeux pour <strong>réaliser le droit à l’eau au moins à l’échelle de leur territoire</strong>. Il y a des choses très basiques. C’est par exemple remettre des fontaines publiques en ville, remettre des toilettes publiques et gratuites pour faciliter l’accès. En France, on a beaucoup de populations sans abri, des migrants, des roms, qui n’ont pas un accès aussi aisé que le reste de la population. On peut aussi jouer sur la tarification. On invite les maires ou les futurs maires à se lancer dans <strong>des expérimentations de tarification qui soient le plus en adéquation avec la consommation d’eau</strong>, ou avec le revenu des personnes et des foyers. Idéalement, à notre sens à la Fondation, pour ce qui concerne l’aspect vital &#8211; les premiers litres d’eau qui concernent notre dignité, pour la boisson, la cuisine, la toilette &#8211; ils devraient être gratuits. Ce devrait être la collectivité qui prend en charge ces premiers litres d’eau. Ensuite il peut y avoir une tarification progressive. Il y a certaines communes qui se mettent dans cette dynamique, on les salue. On espère que ce sera le cas pour d’autres après les municipales. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/30-associations-lancent-la-campagne-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’eau ne se mérite pas, c’est un droit</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/12/10/municipales-2020-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’eau ne se mérite pas, c’est un droit, sur Fréquence Terre</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/evenement/lassemblee-des-habitants-de-la-terre-a-aiffres-niort-79-le-21-et-22-fevrier-2020/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Assemblée des Habitants de la Terre</a></li>
<li><a href="https://docplayer.fr/105887760-L-agora-des-habitants-de-la-terre.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agora des Habitants de la Terre</a></li>
<li><a href="https://bassinesnonmerci.fr/index.php/assemblee-des-habitants-de-la-terre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Retour et propositions de l&rsquo;Assemblée des Habitants de la Terre</a></li>
<li><a href="https://fr.unesco.org/events/journee-mondiale-leau-2020-leau-changement-climatique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Journée mondiale de l&rsquo;eau</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dimanche 22 mars aura lieu la Journée mondiale de l’eau, une journée instituée par les Nations Unies en 1993. Cette journée est l’occasion pour de nombreuses associations et pour la société civile d’attirer l’attention sur les enjeux de l’eau. C’était le cas notamment lors de l’Assemblée des Habitants de la Terre qui s’est tenue le [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Dimanche 22 mars aura lieu la Journée mondiale de l’eau, une journée instituée par les Nations Unies en 1993. Cette journée est l’occasion pour de nombreuses associations et pour la société civile d’attirer l’attention sur les enjeux de l’eau. C’était le cas notamment lors de l’Assemblée des Habitants de la Terre qui s’est tenue le [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>France Libertés prône « un radicalisme utopique »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/02/18/france-libertes-prone-un-radicalisme-utopique/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Le système capitaliste et consumériste est à bout de souffle. L&#8217;Humanité est en train de dépasser les limites de la Terre. Il est donc temps d&#8217;inventer d&#8217;autres formes de rapport au monde. C&#8217;est le sens d’un texte que publiera prochainement France Libertés. La Fondation défend un « radicalisme utopique ». Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le système capitaliste et consumériste est à bout de souffle. L&rsquo;Humanité est en train de dépasser les limites de la Terre. Il est donc temps d&rsquo;inventer d&rsquo;autres formes de rapport au monde.</strong></p>
<p>C&rsquo;est le sens d’un texte que publiera prochainement <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>. La Fondation défend un « radicalisme utopique ».</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de France Libertés</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Pour nous, il n’y a pas une seule solution, mais <strong>il y a une multitude de façons de penser, d’autres façons de faire société.</strong> On part du principe qu’il est fondamental de reprendre à la racine les problèmes et d’essayer de développer quelque chose d’autre. Aujourd’hui, on a par exemple l’écoféminisme qui est extrêmement intéressant. Cela croise des formes de dominations. A travers cette domination des hommes sur les femmes, celle du patriarcat ou de la domination des humains sur la nature, on voit comment on contre cela en recréant d’autres système. Il y a l’écoféminisme, le confédéralisme démocratique qu’on voit au Rojava, et la question des communs : comment on va essayer de créer des liens sociaux pour interagir et préserver nos relations dans la durée ? »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Les limites de la transition</strong></h4>
<blockquote><p><em>« On ne peut plus passer par une délégation du pouvoir, où on va élire quelqu’un qui va diriger pour nous. Il s’agit de se dire, on va créer des lieux où on va pouvoir prendre des décisions entre humains, qui concernent les autres êtres vivants. C’est la seule possibilité de sortir de là où on en est. Ce qu’on dit, c’est exclure cette idée de transition qu’on entend partout. Souvent, quand on pense à transition, on pense écologie. On va remplacer le pétrole par des énergies renouvelables. En fait, les énergies renouvelables, dans la plupart des cas, on vient, notamment de manière industrielle, ponctionner la Terre. On vient chercher des minerais pour développer des énergies. Mais en fait on vient taper dans les limites que nous offre la planète. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_547989" aria-describedby="caption-attachment-547989" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-547989" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300-228x228.jpg 228w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-547989" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>La transition a ses travers. Vous pointez le fatalisme de certains, d&rsquo;autres qui rejettent les responsabilités à plus tard, ou qui comptent sur la technologie qui va nous sauver… Que reste-t-il à opposer ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a une forme de sagesse. On travaille beaucoup avec Hindou Ibrahim qui est une femme peule du Tchad qui dit, « <strong>la meilleure technologie aujourd’hui pour combattre le changement climatique, c’est ma grand-mère »</strong>. Il ne s’agit pas de glorifier le passé. Mais cela veut dire : on a des savoirs assez simples qui nous permettent de repenser notre monde et de beaucoup plus prendre soin de la planète. On le voit au travers des structures que l’on soutient, au Kurdistan de Syrie notamment, au <a href="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rojava</a>. On a vu comment, quand les femmes qui s’étaient révoltées voulaient créer un autre monde, ont réutilisé des techniques de constructions anciennes. Ces constructions permettraient d’avoir une température beaucoup moins importante, et donc de ne pas utiliser de climatiseur. Il n’y a pas besoin toujours d’avoir une technologie qui va nous sauver. On peut revenir à des solutions qui existaient. Repenser notre conception du savoir est aussi très importante. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Penser le monde autrement</strong></h4>
<p>C&rsquo;est ce que vous appelez le radicalisme utopique ?</p>
<blockquote><p><em>« On a repris l’idée de radical, puisqu’on disait toujours que Danielle Mitterrand était radicale. Mais c’était dans le sens premier du terme : reprendre à la racine les problèmes. Le climat est une conséquence de nos actions. Ce n’est pas une cause. Chercher à agir sur le climat nous semble problématique. Il faut agir sur les causes. Les causes, ce sont notre rapport à la nature, avec cette idée qu’il faut toujours consommer plus pour aller plus loin. Donc il y a cette idée de proposer des solutions qui prennent les problèmes à la racine. Et il y a l’idée d’utopie. Aujourd’hui, il nous semble fondamental de <strong>créer de nouveaux imaginaires,</strong> de penser le monde autrement. C’est important de repenser les utopies, de penser que l’on peut sortir de ce système capitaliste, productiviste, et imaginer d’autres mondes beaucoup agréables à vivre. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_283721" aria-describedby="caption-attachment-283721" style="width: 474px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-283721" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/04/Danielle-Mitterrand-France-Libertés-30-ans-474x357.jpg" alt="" width="474" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-283721" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center"><strong>Des lueurs d’espoir</strong></h4>
<p>On le voit en France et dans le monde, il y a des crises sociales, démocratiques, environnementales. Cette année 2020 est année d&rsquo;élections, aux Etats-Unis avec le présidentielle, en France avec les municipales. Vous voyez des lumières ? Des raisons de ne pas désespérer ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. On est dans une époque qui est cruciale. <strong>2020 démarre la décennie la plus importante de l’histoire de l’Humanité.</strong> C’est ce que dit le secrétaire général de l’Onu. On n’a même pas dix ans pour tout changer si on veut la survie d’une partie de l’Humanité et du vivant. Parfois, on pourrait être dans le désespoir. Mais on voit aussi qu’un basculement est complétement possible. On sent que, même sur le plan des élections, on a de plus en plus de listes citoyennes. On l’a vu avec les gilets jaunes, dont on pensait que c’était d’abord juste un mouvement de contestation. C’est, à la base de la contestation. Mais une partie des personnes cherche à reprendre le pouvoir de façon positive, à le partager. On peut très vite tourner vers quelque chose de beaucoup plus positif. On peut voir arriver au pouvoir des personnes qui détruirons un peu moins vite la planète et qui laisserons le temps, aux populations, aux associations, de se battre pour repenser ce monde. Il y a beaucoup de lueurs d’espoirs. On ne sait pas ce que le futur nous réserve. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller pus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2020/02/13/on-est-a-la-fin-dun-systeme-le-manifeste-de-france-libertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« On est à la fin d&rsquo;un système », le regard de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/nos-valeurs/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les valeurs de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rojava, une utopie démocratique en Syrie</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Municipalisme au Rojava – une utopie menacée</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>« On est à la fin d’un système », le regard de France Libertés</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/02/13/on-est-a-la-fin-dun-systeme-le-manifeste-de-france-libertes/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
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					<description><![CDATA[Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir. Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d&#8217;un texte que va présenter dans quelques [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir.</strong></p>
<p>Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d&rsquo;un texte que va présenter dans quelques temps <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>. Sous le titre « Radicalisme utopique », la Fondation pointe l’urgence de la situation et lance des pistes pour changer de cap.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, le directeur de France Libertés</li>
</ul>
<p>Il y a plus de 30 ans, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Danielle Mitterrand</a> affirmait la nécessité pour l’humanité de repenser son rapport au monde. En ce début 2020, son constat est toujours d’actualité ?</p>
<blockquote><p><em>« Plus encore qu’avant peut-être. Il y a 30 ans, on parlait de <a href="https://frequenceterre.com/2016/11/22/30-ans-de-france-libertes-celebrent-resistances/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LUTTER CONTRE TOUTES LES OPPRESSIONS</a>. Aujourd’hui, ces oppressions se multiplient et s’accélèrent. Donc il faut complètement reprendre les choses à la racine. <strong>Il faut repenser notre rapport au monde</strong>, repenser notre rapport aux autres, repenser notre rapport aux autres êtres vivants, et pas seulement aux êtres humains »</em></p></blockquote>
<p>Vous estimez qu’il y a une multiplication des crises ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui, et c’est logique que ces crises soient liées les unes aux autres et qu’elles se multiplient. On est à la fin d’un système. On s’aperçoit que <strong>nos ressources sont de plus en plus limitées</strong>. Forcément, les personnes les plus riches ou celles qui sont au pouvoir, qui constituent une minorité, vont chercher à garder leurs privilèges au maximum. Elles voient qu’elles ne pourront plus faire autant de bénéfices en détruisant la planète. Elles vont chercher à survivre. Ce sont elles qui ont le pouvoir. Donc les crises vont se multiplier. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Pour produire du bonheur, « il faut une forme d’esclavage »</strong></h4>
<p>Qu’est-ce qui cloche dans le monde de 2020 ?</p>
<blockquote><p><em>« On voit qu’on est arrivé à bout de notre système de fonctionnement. <strong>Notre système occidental est basé sur la domination d’une poignée d’hommes</strong> sur d’autres êtres humains, mais aussi des êtres humains sur toutes les ressources planétaires. Pour qu’on produise une forme de bonheur, qui est souvent de très artificiel, on a besoin de consommer énormément, de chercher à toujours développer la croissance économique. Pour développer la croissance économique, il faut des formes d’esclavage. C’est ce qu’on voit sur le plan social où, pour faire des vêtements, on va toujours délocaliser pour les concevoir là où on va payer 30 euros ou 30 dollars du mois les gens, que ce soit au Cambodge, en Chine ou en Ethiopie. On voit qu’on est obligé de dominer certaines autres personnes. De la même façon, pour continuer cette croissance, on est obligé d’extraire énormément de ressources, d’éléments naturels du sol. En fait, <strong>on est en train d’arriver au bout.</strong> La planète ne peut plus supporter tout ça. Il en est de même des humains qui sont dominés et qui se révoltent. Donc on est vraiment sur la fin d’un système. Les crises se multiplient puisque les privilégiés ne veulent pas lâcher et vont chercher à garder leurs privilèges. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-758638 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/utopie.jpg" alt="" width="350" height="200" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/utopie.jpg 350w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/utopie-300x171.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/utopie-264x151.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></p>
<p>Le système capitaliste et consumériste, que vous dénoncez dans le texte, est à bout de souffle ?</p>
<blockquote><p><em>« Exactement. C’est même les systèmes capitalistes et productivistes. Même dans d’autres façons de faire société, toute l’idée qui est basée sur la croissance, sur le productivisme, de devoir toujours faire plus, on ne peut plus. Il y a des limites et on est en train de dépasser toutes les limites. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Inventer d’autres formes de rapport au monde</strong></h4>
<p>Pourtant, les plus grandes nations continuent en ce sens. Comment contrer tout ça ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est la question à laquelle on essaie de répondre tous les jours. Les méthodes traditionnelles, qui étaient de reprendre le pouvoir notamment par les élections, nous semblent un petit peu dépassées. <strong>Il faut inventer d’autres choses.</strong> Il faut plutôt vider les Etats et les grandes multinationales de leur pouvoir en inventant d’autres formes de rapport au monde. Il faut multiplier les initiatives locales, en liant ces initiatives. Aujourd’hui, on a beaucoup d’initiatives avec une autre façon de voir le monde, un autre façon d’exercer le pouvoir, une autre façon de penser le bonheur. Il s’agit d’être plutôt dans <strong>le lien social, le lien vers les autres.</strong> Ces initiatives existent un petit peu partout. Maintenant, l’important c’est qu’elles puissent faire du lien entre elles pour convaincre de plus en plus de de gens et pour que les Etats et les multinationales n’est plus rien à se mettre sous la dent. »</em></p></blockquote>
<p>Nous poursuivrons la réflexion la semaine prochaine pour voir quelles sont les autres façons de faire société que préconise la Fondation.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« J’observe un capitalisme qui se fissure et se détruit lui-même », Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2016/11/22/30-ans-de-france-libertes-celebrent-resistances/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les 30 ans de France Libertés célèbrent les résistances</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2020/02/13/on-est-a-la-fin-dun-systeme-le-manifeste-de-france-libertes/feed/</wfw:commentRss>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir. Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d&amp;#8217;un texte que va présenter dans quelques [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir. Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d&amp;#8217;un texte que va présenter dans quelques [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Radioka, le média autochtone guyanais qui compte</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2020/01/14/radioka-le-media-autochtone-guyanais-qui-compte/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 14:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien. Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre. Avec Ludovic Pierre, fondateur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien.</strong> Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Ludovic Pierre</strong>, fondateur de <a href="https://radioka.makan-dev.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Radioka</a>.</li>
</ul>
<p>Qu&rsquo;est-ce qui vous a poussé à monter ce projet et quel est l&rsquo;objectif de Radioka ?</p>
<blockquote><p><em>« Radioka est axé sur trois grands objectifs. C’est tout d’abord de relayer les actualités autochtones de Guyane. Mais il s’agit également de relayer les actualités autochtones de par le monde, que ce soit en Nouvelle-Calédonie, au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, etc… Et le plus important c’est d’apporter l’analyse des peuples autochtones sur l’actualité, que ce soit sur l’économie, les enjeux scientifiques et divers sujets. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Donner de l&rsquo;écho aux autochtones</strong></h4>
<p>Quelle est la signification du nom Radioka ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela vient d’Oka, qui signifie <strong>écho, nouvelles d’ailleurs</strong>. en langue kali’na, une des langues autochtones de Guyane. »</em></p></blockquote>
<p>Radioka veut donc être un espace d’expression des peuples autochtones. Cela veut dire que ces peuples n’étaient pas entendus jusqu’alors sur les médias traditionnels ?</p>
<blockquote><p><em>« Pas suffisamment en tous cas et pas de la manière dont on voudrait aborder ces sujets-là. Pour pouvoir traiter un sujet comme un autochtone pourrait le faire, il faut <strong>redéfinir certains concepts, certains traits spécifiques aux autochtones.</strong> Il faut être capable de traduire quelques concepts de nos langues vers les langues européennes pour pouvoir apporter au mieux une analyse plus complète que ce que les médias actuels ont apporté jusqu’à aujourd’hui. »</em></p></blockquote>
<p>Les angles choisis par les médias clastiques ne prennent pas suffisamment en compte les peuples autochtones ?</p>
<blockquote><p><em>« Disons que la manière de traiter les sujet, à Guyane 1ere par exemple, c’est très académique. Cela baigne dans un contexte social où on a été exclu pendant longtemps. Du coup, la manière dont on traite le sujet enlève cet héritage social qu’ont les autochtones et les autres communautés. Cela entre en jeu dans l’analyse et la perception de toute information. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_756903" aria-describedby="caption-attachment-756903" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-756903 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/municipales-saint-laurent-du-maroni.jpeg" alt="" width="600" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/municipales-saint-laurent-du-maroni.jpeg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/municipales-saint-laurent-du-maroni-300x150.jpeg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/municipales-saint-laurent-du-maroni-264x132.jpeg 264w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-756903" class="wp-caption-text">Jessi Américain, candidat aux municipales 2020 de Saint-Laurent du Maroni © Radioka</figcaption></figure>
<p>Pour être concret, il y a un exemple des sujets que vous abordez et de la manière dont vous les traitez ?</p>
<blockquote><p><em>« <a href="https://radioka.makan-dev.com/entretien-avec-jessi-americain-candidat-aux-municipales-2020-de-saint-laurent-du-maroni?fbclid=IwAR0ArX916pPqStyqglXreFKf2_WjiU5Jb2v0hNBy9Dh80L3-uDivE5Dk2Gk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le dernier article qui est paru</a> concerne les élections municipales de 2020 à Saint-Laurent du Maroni, dans l’ouest guyanais. Dans l’interview, j’ai abordé l’héritage traditionnels, la coutume, dans les enjeux urbains. La ville est un espace urbain. Nous on vient de communautés où <strong>la tradition et les coutumes sont encore très vivants</strong>. La plupart des médias ne s’intéressent pas beaucoup à ça. Ils attaquent directement les programmes de manière frontale, par l’économie par exemple à Saint-Laurent. Or Saint-Laurent et une commune où il y  a énormément de communautés différentes. Il faut vraiment prendre ça en compte. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Riches d&rsquo;une histoire pour exister</strong></h4>
<p>Vous voulez également mieux valoriser les langues et cultures autochtones ?</p>
<blockquote><p><em>« Bien évidemment cela va ensemble. Dans Radioka il y aura quelques émissions qui seront en langues autochtones. Ce sera un espace pour découvrir les différentes langues qui existent en Guyane et un espace où les locuteurs peuvent pratiquer d’une autre manière. Cela pourra être un espace d’expression dans leur lague. La culture va avec. Il y aura une présentation des différentes cultures et des cultures qui ont existé avant. Parce qu’il y a eu plus de 30 peuples <a href="https://frequenceterre.com/2023/10/09/bifurquons-ep-1-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">autochtones qui étaient présents en Guyane</a> avant la colonisation européenne. <strong>Cela participe à l’histoire et à la manière d’aborder l’histoire.</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_756898" aria-describedby="caption-attachment-756898" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-756898 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/drapeau-amazonie-autochtone-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-756898" class="wp-caption-text">© Radioka</figcaption></figure>
<p>Vous êtes un militant autochtone, membre du réseau Jeunesse Autochtone de Guyane. Radioka est la suite logique de votre engagement ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un projet sur lequel on a réfléchi pendant longtemps. Le militantisme est venu avec tous les enjeux politiques, mais on avait déjà réfléchi à un espace médiatique où on pouvait s’exprimer. Aujourd’hui, on va aborder plus de sujets. Il y a l’aspect politique, les enjeux environnementaux qui seront abordés. Le projet, initialement pensé il y a quelques années, s’est enrichi de notre expérience militante pour pouvoir exister. Cela revient à dire, dans quel type de société on vit, <strong>dans quel type de société on souhaiterait vivre</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Radioka n&rsquo;est pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un site internet, mais a la vocation de devenir un média global, une radio avec une offre de podcast et de productions vidéo. L&rsquo;idée est également d&rsquo;avoir des points de <strong>production de contenus dans les différentes régions</strong> de Guyane. Radioka veut également impliquer la jeunesse guyanaise dans le projet en les intéressant aux métiers du web et du journalisme. Tout cela a un coût. Un <a href="https://www.lepotsolidaire.fr/pot/rfu1hdda" target="_blank" rel="noopener noreferrer">financement participatif</a> est en ligne, sur le post solidaire, pour mener à bien le projet.</p>
<figure id="attachment_756900" aria-describedby="caption-attachment-756900" style="width: 620px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-756900 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/soutenez-radioka.jpeg" alt="" width="620" height="308" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/soutenez-radioka.jpeg 620w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/soutenez-radioka-300x149.jpeg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/soutenez-radioka-600x298.jpeg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/soutenez-radioka-264x131.jpeg 264w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption id="caption-attachment-756900" class="wp-caption-text">© Radioka</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://radioka.makan-dev.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Radioka</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/RadiokaGuyane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Radioka sur Facebook</a></li>
<li><a href="https://www.lepotsolidaire.fr/pot/rfu1hdda" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Financement participatif de Radioka</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien. Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre. Avec Ludovic Pierre, fondateur [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien. Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre. Avec Ludovic Pierre, fondateur [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Municipales 2020 : l’eau est un droit</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/12/10/municipales-2020-leau-est-un-droit/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 08:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires. Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les Nations Unies d’assurer à ces milliards [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires.</strong></p>
<p>Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les <a href="https://www.un.org/fr/sections/issues-depth/water/index.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Nations Unies</a> d’assurer à ces milliards de personnes des services d’alimentation en eau et d’assainissement d’ici 2030. De quoi leur assurer une vie digne.</p>
<p>Cet objectif concerne également la France. A l’occasion des élections municipales de 2020, 29 associations s’unissent à la campagne lancée par la <a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition eau</a> et la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/29-associations-lancent-la-campagne-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« L’eau ne se mérite pas, c’est un droit »</a>.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer,</strong> chargée du programme “Eau, bien commun” à la Fondation France Libertés</li>
</ul>
<p>On connaît les difficultés, voir l’impossibilité d’accéder à l’eau et à l’assainissement dans énormément de régions dans le monde. Ce qu’on sait moins, c’est qu’en France aussi, des millions de personnes connaissent ces carences.</p>
<blockquote><p><em>« En France métropolitaine on compte 1,4 millions de Français qui n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. Ce sont des chiffres de l’OMS et de l’Unicef qui datent de 2019. Ce sont des chiffres dont on n’a pas forcément conscience. On entend toujours parler de la situation mondiale dans laquelle 40% de la population seront confrontés à des pénuries d’eau d’ici 2050. Mais <strong>on sait moins ce qui se passe en France, alors que 7,5 millions de personnes en métropole ne disposent pas de service d’assainissement géré en toute sécurité.</strong> La situation en Outre-mer est encore plus alarmante. Par exemple en Guyane, 35 000 personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable. Ce ce sont plus de 4 700 personnes qui pratiquent la défécation en plein air. Et 16 000 personnes recueillent leur eau de boisson directement à partir de sources d’eau de surface. »</em></p></blockquote>
<p>A quoi est-ce dû ?</p>
<blockquote><p><em>« En France, les raisons de ces difficultés d’accès sont principalement dues à des raisons économiques et de précarité. Ce sont des estimations qui recouvrent aussi bien des personnes qui vivent dans la rue, que des personnes vivant dans des bidonvilles, dans des squats, dans leur voiture, des gens du voyage. Il y a évidemment les personnes vivant dans des camps de migrants et qui sont dépourvus de confort sanitaire de base. Et il y a ces personnes qui voient leur facture d’eau dépasser 3% du revenu du ménage. Ce sont principalement des personnes sans emploi, seules, des retraités également. On considère au niveau de l’OCDE qu’une facture d’eau qui dépasse 3% du revenu d’un ménage, ce n’est pas acceptable. »</em></p></blockquote>
<p>Quelle conséquences concrètes pour ces familles touchées par ce manque d’accès à l’eau ou à l’assainissement ?</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Une source d’angoisse au quotidien</strong></h4>
<blockquote><p><em>« Les familles qui sont touchées par ce manque d’accès à l’eau sont obligées de trouver des solutions intermédiaires, des plans B. Par exemple, elles vont devoir trouver des accès à l’eau beaucoup plus loin de chez elles. Cela va provoquer <strong>un manque d’hygiène et une source d’angoisse au quotidien qui perturbe la vie sociale</strong>. Il y a par exemple des enfants qui ne veulent plus aller à l’école parce qu’ils sont moqués. Dans des habitats précaires ou mal isolés, on a des cas de propagations de maladies, cela peut être très rapide. Cela concerne les populations les plus vulnérables. »</em></p></blockquote>
<p>A l’occasion des élections municipales, vous avez donc lancé ce Manifeste « L’eau ne se mérite pas, c’est un droit », à destination des élus locaux, actuels et futurs. Pourquoi les impliquer eux ? C’est à l’échelon le plus local que les solutions existent ?</p>
<blockquote><p><em>« On a lancé ce manifeste pour provoquer un engagement des élus et des futures élus, parce qu’ils ont un rôle à jouer pour la promotion de l’accès à l’eau et à l’assainissement en France dans leur commune. Il est proposé <strong>cinq engagements clés pour le droit à l’eau et à l’assainissement et pour surtout l’effectivité de ces droits.</strong> On propose la mise en place d’un tarif de l’eau et de l’assainissement accessible, c’est-à-dire une tarification sociale pour faire en sorte que les populations les plus vulnérables paient leur facture d’eau moins chère que les personnes les plus aisées. On propose également de garantir l’accès à des infrastructures d’eau et de toilettes publiques. Par exemple par la mise en place de fontaines à eau. Et évidemment on incite au dialogue avec tous les acteurs, toutes les parties prenantes, pour des solutions adaptées et pérennes, en comprenant les citoyens, les collectivités et les associations. Il faut savoir que <strong>les élus ont aussi un rôle à jouer au niveau à jouer au niveau international</strong> par le développement d’une coopération décentralisée pour favoriser l’accès à l’eau et à l’assainissement. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-755539 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/les-defis-de-lacces-a-leau-assainissement-768x377-635x312.jpg" alt="" width="635" height="312" /></p>
<p>Est-ce qu’il y des exemples d’initiatives déjà en œuvre et qui sont porteuses de solutions ?</p>
<blockquote><p><em>« Un des meilleurs exemple, c’est la Ville de Paris. Depuis la création de Eau de Paris, il y a aujourd’hui <strong>une soixantaine de fontaine</strong>s qui se maintiennent dans la ville, qui sont en fonctionnement, même en période de gel. Il y a la ville de Matori, en Guyane, où quatre <strong>bornes fontaines monétiques</strong> à carte ont été ouvertes. Elles permettent d’assurer l’alimentation en eau potable de zones urbaines qui ne sont pas desservies par le réseau public. Cela réduit le risque sanitaire. On compte également la communauté d’agglomération d’Arcachon-sud, qui a mis en circulation fin 2010 <strong>un accueil social ambulant de jour.</strong> C’est un camping-car itinérant qui assure un service d’accès à l’eau et à l’hygiène pour les hommes et les femmes en situation de précarité et d’errance. Et on peut citer la Métropole de Nantes qui a mis en place une tarification progressive en fonction des revenus et de la composition familiale. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un manifeste qui engage</strong></h4>
<p>Un manifeste est en ligne, à destination des candidats aux municipales. Ils peuvent donc venir le signer. Mais après ? Comment faire pour que ce ne soit pas un engagement de façade ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour le lancement de la campagne, on était installé au Salon des Maire mi-novembre. On a eu 130 signatures en trois jours. On voit déjà un intérêt à s’engager en terme d’information et en terme moral. Mais effectivement, il ne s’agit que d’un engagement moral. Cependant, en signant et en nous laissant leurs contacts, ils nous laissent une possibilité de les recontacter. Or, il s’agit de personnes qui vont être en campagne pour les municipales dès le début de l’année 2020. Donc <strong>on a une arme. Celle de communiquer auprès des citoyens qui vont décider de l’élu pour lequel ils vont voter</strong>. Si on fait savoir au citoyen que, tel candidat s’est engagé pour l’accès à l’eau et à l’assainissement dans sa commune, cela risque évidemment de faire pencher la balance. Et à l’inverse, si le candidat, une fois élu, ne s’engage pas, on va pouvoir aller le chercher en lui rappelant son engagement et en insistant en termes de plaidoyer. Et <strong>il y a la sensibilisation des citoyens</strong> qui peuvent toujours appuyer les processus de plaidoyer auprès des élus. »</em></p></blockquote>
<p>La Fondation et les ONG partenaires vont suivre ce que vont faire les élus qui se engagés en signant le manifeste, à travers notamment la mise en place d’un observatoire.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://leauestundroit.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’eau ne se mérite pas, c’est un droit, le manifeste</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/29-associations-lancent-la-campagne-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">29 associations lancent la campagne « L’eau est en droit »</a></li>
<li><a href="http://leauestundroit.fr/wp-content/uploads/2019/11/Coalition-Eau_Local.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’eau est un droit – les recommandations aux candidats aux municipales</a></li>
<li><a href="http://leauestundroit.fr/wp-content/uploads/2019/11/Coalition-Eau_National.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’eau est un droit – les recommandations au gouvernement et aux parlementaires</a></li>
<li><a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition eau</a></li>
<li><a href="https://www.un.org/fr/sections/issues-depth/water/index.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l’eau – Nations Unies</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_755545" aria-describedby="caption-attachment-755545" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-755545" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/leau-est-un-droit-635x200.jpg" alt="" width="635" height="200" /><figcaption id="caption-attachment-755545" class="wp-caption-text">© L&rsquo;eau est un droit</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires. Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les Nations Unies d’assurer à ces milliards [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires. Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les Nations Unies d’assurer à ces milliards [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>« La Chose » Bolsonaro : un an après, un livre témoignage sur la vie des Brésiliens</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/11/26/la-chose-bolsonaro-un-an-apres-un-livre-temoignage-sur-la-vie-des-bresiliens/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 08:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un peu plus d’un an, Jair Bolsonaro était élu président de la République du Brésil. C’était le 28 octobre 2018. Les Brésiliens portaient au pouvoir cet ancien militaire proche de l’extrême droite. Depuis, ils assistent à un profond bouleversement de leur pays, tant économique, sociétal, environnemental, ou encore sécuritaire. Muriel Pérez est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a un peu plus d’un an, Jair Bolsonaro était élu président de la République du Brésil. C’était le 28 octobre 2018.</strong> Les Brésiliens portaient au pouvoir cet ancien militaire proche de l’extrême droite. Depuis, ils assistent à un profond bouleversement de leur pays, tant économique, sociétal, environnemental, ou encore sécuritaire.</p>
<p><strong>Muriel Pérez est photographe et auteure.</strong> Il y a un an, elle a passé plus d’un mois aux côtés de ces Brésiliens. Elle témoigne, <a href="https://www.facebook.com/events/2257333481224586/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dans un livre à paraitre prochainement</a>, de l’ascension au pouvoir de Jair Bolsonaro et du ressenti de la population.</p>
<p><strong>Muriel Pérez, vous êtes une ancienne membre de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</strong> Vous avez beaucoup travaillé dans le développement international. <a href="https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/o-coiso" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« O Coiso, la chose »</a> est un récit sur votre voyage au Brésil de l’an dernier. Vous connaissez bien le Brésil pour y avoir vécu plusieurs années. Avant de parler de cette élection qui a changé la vie des Brésiliens, d’’abord, quel souvenir, quelle impression gardez-vous de ces années passées là-bas ?</p>
<blockquote><p><em>« La première fois que j’y suis allée, c’était en 2012. Je suis arrivé à Rio, c’était l’époque vraiment dorée. On avait envie d’y aller, on avait envie d’y vivre. <strong>Tout était encore très lumineux là-bas.</strong> C’est vraiment une période très lumineuse que je garde en mémoire. C’était avant toute la période des Jeux olympiques et de la Coupe du Monde, et le début des grands mouvements sociaux qui s’opposaient à cela. Très lumineux, c’est le mot qui me vient. »</em></p></blockquote>
<p>Vous y êtes donc retournée l’année dernière à l’occasion d’un festival de cinéma. Qu’est-ce qui vous a marqué en y arrivant ?</p>
<blockquote><p><em>« J’y retourne depuis 2015.  J’y passe trois mois dans l’année. Et à chaque fois je vois la situation changer. <strong>C’est toujours Rio qui m’impressionne le plus parce qu’il y a une augmentation de la violence qui est réelle, palpable.</strong> Même dans ma bulle des beaux quartiers de Rio, il y a des choses que je pouvais faire en 2012, il y a des rues dans lesquelles je pouvait marcher en 2012, dans lesquelles je ne peux plus marcher maintenant. Ce sont des choses tout à fait palpables. C’est ce qui est le plus marquant. <strong>L’Etat de Rio est un Etat qui est en faillite.</strong> C ‘est quelque chose qui est en train de s’effondrer. Ça évidement, ça m’a tout à fait marqué. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>« Tout était devenu politique »</strong></h4>
<blockquote><p><em>« L’an dernier, j’ai passé un mois dans le Nordeste. C’était la période des élections.  A ce moment-là tout était devenu politique. Il n’y avait pas une discussion qui ne retombait pas là-dessus. Tout le monde se positionnait. Même quand on passait à la caisse du supermarché, il y avait un échange là-dessus, pour qui on allait voter, qu’est-ce qui allait se passer. On montait dans un bus, on parlait avec le voisin. <strong>Tout était politique tout le temps et du coup tout très polarisé.</strong> C’était très impressionnant de voir à quel point on n’arrivait pas à penser à autre chose, à parler d’autre chose. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_754097" aria-describedby="caption-attachment-754097" style="width: 1748px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-754097 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales.jpg" alt="" width="1748" height="1240" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales.jpg 1748w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-300x213.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-1024x726.jpg 1024w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-768x545.jpg 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-1536x1090.jpg 1536w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-846x600.jpg 846w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-744x528.jpg 744w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-600x426.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/cachoeira-bahia-cartes-postales-264x187.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 1748px) 100vw, 1748px" /><figcaption id="caption-attachment-754097" class="wp-caption-text">© Muriel Pérez</figcaption></figure>
<p>Depuis l&rsquo;élection, vous dites que les Brésiliens se sont retrouvés face à l’horreur qui se déploient de jour en jour. Quelle est-elle cette horreur ?</p>
<blockquote><p><em>« Moi j’y étais pendant toute cette période où il a constitué le gouvernement. On ne savait pas encore ce qu’il allait faire. Mais malgré ça, tous les jours on recevait des nouvelles. Par exemple le ministre de la Justice qu’il allait nommer, c’était le juge Moro qui a mis Lula en prison, ou son nouveau ministre de l’Environnement qui est un climatosceptique. Il a nommé pendant cette période-là une ministre de la famille qui est une pasteur évangélique. <strong>L’une des premières choses qu’il a fait c’est de supprimer le ministère de la Culture.</strong> Tous les jours il y avait une nouvelle pire que la veille qui arrivait et on se demandait quand est-ce que cela allait s’arrêter. C’était juste hallucinant. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>« Ne pas se laisser faire »</strong></h4>
<p>Face à cette horreur vous mettez en avant la résistance des Brésiliens et leur force créatrice.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a sur place des mouvements qui se créent, des gens qui se solidarisent, qui ont envie plus que jamais de ne pas se laisser faire, de ne pas laisser faire, de parler, de dénoncer. Du coup, <strong>beaucoup de mouvements de résistance se sont organiser,</strong> des films se sont faits, des collectifs se sont organisés. Il y a énormément de choses qui se passent au Brésil et en dehors du Brésil par les communautés brésiliennes, ou solidaires avec le Brésil. <strong>C’est quelque chose qui en fait m’a aussi donnée de l’espoir.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Par le biais de vos amis sur place, quel sentiment vous avez sur ces Brésiliens qui se sont laissé tenter par Bolsonaro? Où ils en sont?</p>
<blockquote><p><em>« Ça, c’est très rigolo. Dès le lendemain de l’élection, il y avait déjà des dizaines de groupes WhatsApp, Facebook, Instagram qui s’étaient constitués de gens qui regrettaient d’avoir voté pour lui. Dès les premiers jours après son élection, il a commencé à faire des trucs. Dans son premier gouvernement, il avait nommé trois personnes qui étaient poursuivies dans des histoires de corruption. Donc les gens disaient, <strong>on pensait qu’on avait voté contre la corruption et on nous met des corrompus au pouvoir</strong>. » </em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>« Une grande partie de la population a vu les masques tomber »</strong></h4>
<blockquote><p><em>« Il y a quand même une grande partie de la population qui n’y a vite plus cru, ou qui a vu les masques tomber. Et il y a une autre partie de la population qui profite de l’ultralibéralisme économique qu’il est en train de mettre en place, qui profite du système et qui continue de l’encourager. C’est encore un président qui a du soutien, mine de rien. Je ne crois pas qu’il soit encore devenu le président le plus impopulaire du Brésil. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>« Comme Voldemort, on ne pouvait pas prononcer son nom »</strong></h4>
<p>De ce voyage, vous en êtes revenu avec des notes et des photos… Vous les réunissez dans ce recueil… « O Coiso, la chose ». Quel témoignage voulez-vous livrer ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut déjà expliquer le titre, O Coiso, la Chose. <strong>O Coiso, c’est un des multiples surnoms qu’avait Bolsonaro.</strong> C’était vraiment devenu un peu <strong>comme Voldemort, on ne pouvait pas prononcer son nom.</strong> Du coup il y avait des dizaine de surnoms, dont O Coiso, qui veut dire La chose. En fait, j’ai toujours sur moi un petit carnet dans lesquels j’écris beaucoup quand je voyage. Et quand j’étais au Brésil je m’étais mis cette règle de faire une photo par jour. Quand je suis rentrée en France, tout ce que je venais de vivre au Brésil avait été tellement intense, je n’arrivais pas beaucoup à écrire pour les gens. <strong>Je n’arrivais pas à raconter à mes amis ce qui se passait.</strong></em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un document précieux</strong></h4>
<blockquote><p><em>Un jour, je revenais d’aller récupérer mes négatifs que j’avais fait développer. J’étais super contente des photos que j’avais faites. Une amie d’enfance qui est graphiste me dit Muriel, cette fois-ci, il faut qu’on en fasse quelque chose. I<strong>l faut qu’on en fasse un livre, il faut que cela sorte,</strong> que ce ne soit plus uniquement à tes amis à qui tu racontes. Ce que tu as vu, ce que tu as témoigné, ce que tu as vécu, c’est un document qui est précieux, qui raconte le Brésil de ton point de vue, qui est le point de vue de quelqu’un d’extérieur, mais qui connait bien l’intérieur aussi. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_754096" aria-describedby="caption-attachment-754096" style="width: 588px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-754096" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/o-coiso-couverture-588x357.jpg" alt="" width="588" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-754096" class="wp-caption-text">© Muriel Pérez</figcaption></figure>
<p>Le livre <a href="https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/o-coiso" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« O Coiso, la chose » va paraitre grâce à un financement participatif,</a> disponible notamment via le site de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/o-coiso-la-chose-38-jours-autour-de-lelection-bresilienne/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France libertés</a>. Et les photos de Muriel Pérez seront exposées à Paris à la <a href="https://www.facebook.com/events/964397570597897/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">galerie du Floréal Belleville</a> du 12 décembre au 7 janvier 2020.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/o-coiso-la-chose-38-jours-autour-de-lelection-bresilienne/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">O Coiso, la chose : 38 jours autour de l’élection brésilienne</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/events/2257333481224586/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lancement du préachat du livre « O Coiso, la chose »</a></li>
<li><a href="https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/o-coiso" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le financement participatif</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/events/964397570597897/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le vernissage de l’exposition des photos de Muriel Pérez le 12 décembre 2019</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il y a un peu plus d’un an, Jair Bolsonaro était élu président de la République du Brésil. C’était le 28 octobre 2018. Les Brésiliens portaient au pouvoir cet ancien militaire proche de l’extrême droite. Depuis, ils assistent à un profond bouleversement de leur pays, tant économique, sociétal, environnemental, ou encore sécuritaire. Muriel Pérez est [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il y a un peu plus d’un an, Jair Bolsonaro était élu président de la République du Brésil. C’était le 28 octobre 2018. Les Brésiliens portaient au pouvoir cet ancien militaire proche de l’extrême droite. Depuis, ils assistent à un profond bouleversement de leur pays, tant économique, sociétal, environnemental, ou encore sécuritaire. Muriel Pérez est [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Rendre l’eau à la terre pour restaurer le climat : trois alternatives en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/10/29/rendre-leau-a-la-terre-pour-restaurer-le-climat-trois-alternatives-en-afrique-du-sud-en-colombie-et-en-inde/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2019 08:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[Sécheresses, inondations, désertifications&#8230; l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource. Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l&#8217;environnement et des populations. Avec Justine Richer, chargée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sécheresses, inondations, désertifications&#8230; l’eau et le climat sont intrinsèquement liés.</strong> Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource.</p>
<p>Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l&rsquo;environnement et des populations.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme “Eau, bien commun” à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<h4 style="text-align: center"><strong>Une école sur l’eau en Afrique du Sud</strong></h4>
<p>Avec la Fondation Abbé Pierre et le R20 Fond vert pour les femmes, vous avez choisi d’apporter votre soutien à trois projets de terrain, portés par trois ONG qui agissent en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde. Trois porteurs d’alternatives autour du droit à l’eau et des valeurs de la Fondation, sensibiliser, plaider agir.</p>
<p>Commençons par l’Afrique du Sud, au Cap… où une ONG fait de la sensibilisation au changement climatique.</p>
<blockquote><p><em>« On a décidé de soutenir l’ONG <a href="http://www.emg.org.za/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">EMG, Environmental Monitoring Group</a>. C’est une ONG qui a décidé de créer <strong>une école sur l’eau et le changement climatique</strong> pour ses militants. L’objectif de cette école est le renforcement des capacités pour faire face à la pénurie d’eau au Cap qui sévit un peu plus chaque année. Ces militants souhaitent parvenir à un accès équitable et durable à l’eau pour toutes les communautés marginalisées du Cap qui sont les principales touchées. Ce beau projet doit aboutir à des études de cas, qui se traduiront par des livrets et des cours, types vidéo. Le  but est d’avoir un maximum de communication entre ces militants et de sensibiliser toutes les parties prenantes du Cap. Par la suite, ces militants vont pouvoir s’approprier ces études et les partager plus largement ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Restaurer les plans d’eau à New Dehli</strong></h4>
<p>En Inde, c’est à New Delhi que vous soutenez les communautés dans leur action contre le changement climatique.</p>
<blockquote><p><em>« Nous soutenons <a href="http://haiyya.in/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">HAIYYA</a>, une organisation féministe à la base, dirigée par des jeunes principalement. Ces jeunes œuvrent à la transformation du processus de changement au niveau local. Il faut comprendre le contexte. A New Dehli, la ville dépend de la rivière Yamuna pour l’approvisionnement en eau. Or, <a href="http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20180316-new-delhi-riviere-sacree-yamuna-souillee-eaux-usees" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les plans d’eau alimentés par cette rivière sont quasiment détruits à cause des décharges de déchets et des eaux usées déversées dans la rivière</a>. De plus, la nappe phréatique s’épuise de plus en plus. Le tout créé<strong> des terrain propices au paludisme et à la dengue</strong>. Donc il s’agit du droit à l’eau qui est en jeu, mais aussi du droit à la santé de ces communautés qui sont souvent de milieux socioéconomiques très défavorisés. Ce sont donc les plus touchées par la perturbation de ces plans d’eau. Ici, le projet de cette ONG est de mobiliser de jeunes porte-parole pour tenter de restaure ces plans d’eau par le biais de plaidoyer. L’objectif va être d’organiser un groupe de 1 000 jeunes leaders qui seront eux-mêmes dirigés par 25 jeunes entrepreneurs du changement. Cela permettra de créer une campagne de plaidoyer pour sensibiliser davantage le public et pour créer un plan de plaidoyer. Puis il y aura une réunion à la mairie avec le gouvernement concerné et les inciter à agir pour restaurer ces plans d’eau ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>En Colombie, protéger les sources d’eau</strong></h4>
<p>Enfin direction la Colombie. Il s’agit là de préserver les sources d’eau locales.</p>
<blockquote><p><em>« Le projet est mené par l’ONG <a href="https://corpenca.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Corpenca (Corporación Ecológica y Cultural Penca de Sábila)</a>. Il est un peu plus technique et concret. Il vise à restituer et conserver des sources d’eau locales par de la <strong>gestion communautaire.</strong> Cette gestion communautaire doit aboutir à la restauration, l’entretien et la conservation de micro-bassins dans la municipalité de Cocorna en Colombie. 12 groupes de gestion communautaires vont être mis en place pour contribuer à cette <strong>restauration des sources d’eau.</strong> Cela va permettre un renforcement organisationnel de ces groupes pour gérer ces menaces environnementales qui pèsent sur ces sources d’eau. Un plan collectif va être mis en place pour l’entretien, et un bassin test pour diagnostiquer les besoins en restauration. En parallèle, les groupes de gestion communautaires vont essayer d’identifier des alternatives pour purifier l’eau afin de la rendre potable et utilisable, par exemple via l’installation de filtres à base de sable. C’est tout un processus de formation qui va se mettre en place mais également des activités plus concrètes ».</em></p></blockquote>
<p>Le soutien que vous apportez à ces projets, comment se concrétise-t-il ?</p>
<blockquote><p><em>« Il s’agit d’un soutien financier initialement, permis par le R20 Fond vert pour les femmes et la Fondation Abbé Pierre qui nous aident. L’objectif principal est de partager un maximum ces pratiques par de la communication, par de la sensibilisation.<strong> Cela permet d’expliquer qu’il y a des alternatives, des possibilités pour protéger l’équilibre du cycle de l’eau</strong> et ainsi rétablir le climat des environnements atteints qui, parfois, n’ont plus la possibilité d’avoir un accès çà l’eau et qui ne peuvent plus jouir de leur droit humain à l’eau ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Valoriser et faire grandir les projets</strong></h4>
<p>L’idée n’est pas seulement de les aider sur le court terme, mais bien de les rendre autonomes et complètement acteurs.</p>
<blockquote><p><em>« Tout à fait. On a entièrement confiance en ces organisations. Par rapport à d’autres ONG françaises, <strong>on décide de leur laisser entièrement la main</strong>. Eux ont les capacités et les connaissances pour gérer les enjeux locaux. Nous, on se contente de leur faire confiance et de leur permettre d’avoir plus d’échos au niveau international, et nommant en France, pour potentiellement leur permettre d’accéder à plus de financement et de valoriser encore plus et de faire grandir leur projet ».</em></p></blockquote>
<p>Ces trois projets complètent une réflexion collective de la Fondation sur la restauration du climat en respectant le cycle de l’eau. Elle a déjà été amorcée par trois autres projets de terrain depuis plusieurs mois par les ONG KWDT (Ouganda), SAPSRI (Sri Lanka) et Yikilo (Soudan du Sud).</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/3-nouveaux-projets-pour-rendre-leau-a-la-terre-et-restaurer-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les projets de terrain de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/3-projets-rendre-leau-a-terre-restaurer-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Trois projets en Ouganda, au Sri Lanka et au Soudan du Sud</a></li>
<li><a href="http://www.emg.org.za/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">EMG, Environmental Monitoring Group</a></li>
<li><a href="http://haiyya.in/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">HAIYYA</a></li>
<li><a href="https://corpenca.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Corpenca</a></li>
<li><a href="https://blog.francetvinfo.fr/bureau-new-delhi/2018/10/25/video-la-mousse-toxique-de-la-yamuna.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La mousse toxique de la Yamuna</a></li>
<li><a href="http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20180316-new-delhi-riviere-sacree-yamuna-souillee-eaux-usees" target="_blank" rel="noopener noreferrer">A New Delhi, la rivière sacrée Yamuna souillée par les eaux usées</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Sécheresses, inondations, désertifications&amp;#8230; l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource. Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l&amp;#8217;environnement et des populations. Avec Justine Richer, chargée [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Sécheresses, inondations, désertifications&amp;#8230; l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource. Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l&amp;#8217;environnement et des populations. Avec Justine Richer, chargée [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Offensive militaire turque : « Des années d’efforts anéanties par cette invasion »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/10/12/offensive-militaire-turque-des-annees-defforts-aneanties-par-cette-invasion/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 15:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée « source de paix ». Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée « source de paix ».</strong> Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech dans la région.</p>
<p>Un peu partout dans le monde, des voix s’élèvent pour condamner ce coup de force du président Erdogan. La communauté internationale monte au créneau et des ONG s’inquiètent du brasier ravivé par la Turquie.</p>
<p>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></p>
<p>Par cette opération militaire, que vise le président turc Recep Tayyip. Erdogan ? Quel est son objectif ?</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif est multiple. Officiellement, c’est d’imposer une zone appelée « de sécurité » de 20 kilomètres à l’intérieur du nord de la Syrie pour, soi-disant, protéger ses populations. Ce qu’il faut savoir, c’est que les 20 kilomètres dont il parle, c’est tout le nord de la Syrie. C ’est là où se situe l’essentiel des populations kurdes. La seconde chose, il veut renvoyer les populations réfugiées syriennes dans ces zones-là pour qu’elles reviennent en Syrie ».</em></p></blockquote>
<p>Est-ce qu’on peut rappeler le rôle que jouent les YPG ?</p>
<blockquote><p><em>« Les YPG sont les forces de défense. Ce sont elles qui ont combattu Daech pendant plusieurs années et qui en sont venues à bout avec l’aide de la coalition internationale. Aujourd’hui, elles défendent toutes les populations du nord de la Syrie face à l’invasion turque. <strong>Ce sont également elles qui essayaient de nettoyer les dernières cellules de Daech</strong>, puisqu’il reste des cellules dormantes de Daech dans la région. Il y a encore des attentats de temps en temps ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Daech peut se relancer sans forcer</strong></h4>
<p>Quelle peut-être la conséquence de cette opération militaire pour la région ?</p>
<blockquote><p><em>« Les conséquences sont multiples et graves. La première, c’est que toutes les opérations contre les cellules de Daech sont arrêtées. Daech peut se relancer sans forcer. La deuxième, c’est qu’il y a encore énormément de prisonniers jihadistes. On estime à 70 000 jihadistes dans la région. <strong>Ces jihadistes ne vont plus être surveillés dans les prisons</strong>, puisque les forces démocratiques syriennes doivent empêcher l’invasion turque. Derrière, cela va raviver certaines autres milices, notamment du côté syrien. On a déjà entendu parler d’attaques du côté de Raqqa ou de Deir ez-Zor pour aller récupérer des villes et entraîner encore un peu plus la Syrie dans le chaos. Et <strong>on peut aussi s’attendre à une nouvelle grande vague de déplacements de personnes</strong>, puisque les populations du nord de la Syrie vont chercher à fuir vers l’Europe ».</em></p></blockquote>
<p>Autre conséquence à prendre en compte : celles pour l’Europe et la France. Il y a déjà plus de 100 000 déplacés depuis mercredi. Est-ce qu’il y a une nouvelle crise migratoire à craindre ?</p>
<blockquote><p><em>« Complètement. Sur la zone dont on parle, il y a trois millions de personnes. Ils vivent quasiment tous à proximité de la frontière turque. <strong>Ces personnes vont devoir se mettre en sécurité</strong>. Beaucoup partent dans le Sud. Mais là vous avez des résurgences et le retour de Daech. Donc elles risquent d’être menacées également. Elles vont chercher à se sauver. Elles ne peuvent pas aller en Turquie. Il ne reste plus qu’à aller côté irakien pour essayer de remonter vers l’Europe. Donc on peut s’attendre à une nouvelle masse de personnes qui partent. Dans la région, on a aussi le Liban ou la Jordanie où il y a déjà énormément de réfugiés syriens, énormément de déplacés ou de réfugiés irakiens. Donc <strong>la situation va encore être plus difficile qu’avant </strong>».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Des années d’efforts qui risquent anéanties</strong></h4>
<p>Est-ce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas le risque que les camps de prisonniers de Daech soient moins surveillés ?</p>
<blockquote><p><em>« Exactement. Les jihadistes, qui sont dans ces camps-là, sont maintenus sous surveillance par les YPG notamment. Là, on est dans une question de survie face à une attaque. Donc les moyens ne pourront plus être mis sur ces camps-là. On a encore énormément de jihadistes dans ces camps, des jihadistes européens et notamment beaucoup de France. <strong>Ces jihadistes vont revenir par la Turquie</strong>, ils peuvent revenir en France ou en Europe <strong>ou continuer à agir dans la région</strong>. C’est des années et des années d’efforts qui risquent d’être anéanties par cette invasion perpétrée par le gouvernement turc ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Au Rojava, la fin d’un espoir</strong></h4>
<p>Une des inquiétudes des ONG concerne <a href="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Rojava</a>. Que craignez-vous ? Et quelle conséquence sur le projet démocratique sur ce territoire ?</p>
<blockquote><p><em>« Elles sont multiples. La première, c’est d’abord une question de survie des populations sur place, puisqu’il y a déjà plusieurs morts. Ce sont les morts, les grands déplacements. Et ce sont des populations qui ont subi la guerre depuis des années et qui demandent juste une seule chose, c’est de vivre en paix. On va encore une fois leur enlever cela. Sur le plus long terme, <strong>c’est aussi la fin d’un projet d’émancipation et de transformation radicale</strong> dans ces territoires. C’est un projet qu’on a pu voir sur place en juillet, où les femmes notamment et les minorités prennent le pouvoir et développent un nouveau modèle de société démocratique, féministe et écologiste, dans une région qui en a profondément besoin et sur une planète qui en a profondément besoin. Pour nous, ce qui se passe là-bas est une vraie source d’inspiration. <strong>C’est aussi la fin marquée, si l’invasion venait à durer, d’un espoir très fort pour la région et pour la planète</strong> ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un appel à des sanctions et à une plus grande protection des populations</strong></h4>
<p>Avec la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan (CNSK) vous avez signé <a href="https://www.france-libertes.org/fr/soutenons-les-kurdes-et-les-populations-du-nord-de-la-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un appel à l’adresse du gouvernement français</a>. Gilbert Mitterrand, le président de la Fondation, a également signé <a href="https://www.liberation.fr/debats/2019/10/11/n-abandonnons-pas-les-kurdes-et-les-populations-de-syrie_1756743" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une tribune</a>. Que demandez-vous, Qu’attendez-vous ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour nous, c’est très clair. Il faut que la France agisse le plus fortement possible pour empêcher cette invasion turque. Il y a plusieurs moyens. La première, ce sont les forces sur place. Il est important de mobiliser la coalition internationale pour qu’elle empêche des frappes aériennes. On lui demande de faire le maximum et de prendre des sanctions contre la Turquie. Après, c’est aux Nations-Unies de continuer à f<strong>aire un travail au niveau du Conseil de sécurité pour arriver à avoir une résolution</strong>. Enfin, on demande à faire un travail sur le long terme pour <strong>que ces populations soient enfin protégées à long terme</strong> et qu’elles ne connaissent plus la guerre comme c’est le cas actuellement ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/soutenons-les-kurdes-et-les-populations-du-nord-de-la-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soutenons les Kurdes et les populations du nord de la Syrie</a></li>
<li><a href="https://www.liberation.fr/debats/2019/10/11/n-abandonnons-pas-les-kurdes-et-les-populations-de-syrie_1756743" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tribune : « N&rsquo;abandonnons pas les Kurdes et les populations de Syrie »</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NeMXhcfHFf"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/">Rojava &#8211; Une utopie démocratique en Syrie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rojava &#8211; Une utopie démocratique en Syrie » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/embed/#?secret=4HiYZ8pNM8#?secret=NeMXhcfHFf" data-secret="NeMXhcfHFf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FdO84I0Zkd"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/">Municipalisme au Rojava &#8211; une utopie menacée</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Municipalisme au Rojava &#8211; une utopie menacée » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/embed/#?secret=advsgQ4TFe#?secret=FdO84I0Zkd" data-secret="FdO84I0Zkd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée « source de paix ». Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée « source de paix ». Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/10/01/rodrigo-mundaca-prix-danielle-miterrand-2019-prone-un-autre-rapport-a-la-nature/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
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					<description><![CDATA[Il se bat pour le droit à l’eau au Chili et subit censure et intimidation pour son action. Rodrigo Mundaca, est le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2019. Il est à la tête du Modatima, le Mouvement de défense pour l&#8217;accès à l&#8217;eau, la terre et la protection de l&#8217;environnement. Avec Marion Veber, responsable du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il se bat pour le droit à l’eau au Chili et subit censure et intimidation pour son action. Rodrigo Mundaca, est le lauréat du <a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2019/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">prix Danielle Mitterrand 2019</a>.</strong></p>
<p>Il est à la tête du <a href="http://modatima.cl/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Modatima</a>, le Mouvement de défense pour l&rsquo;accès à l&rsquo;eau, la terre et la protection de l&rsquo;environnement.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, responsable du programme Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Rodrigo Mundaca vit dans la province de Petorca, au nord de Santiago. C’est au centre du pays. Avec ce prix, la Fondation a distingué son action avec le Modatima, il se bat contre l’accaparement de l’eau par les grand propriétaires fonciers.</p>
<blockquote><p><em>« Modatima s’est créé en 2010 sur cette question des conflits liés à l’eau et à l’accaparement de l’eau par les grands propriétaires fonciers, notamment pour la culture des avocats destinés à l’exportation en Europe et en Chine. <strong>Modatima cherche à dénoncer ces accaparements des eaux par ces grands groupes d’agro-business</strong>, soutenus par les politiques en totale connivence. Parfois même, ce sont des politiques qui détiennent ces droits à l’eau. Modatima cherche à rendre visible ces conflits liés à l’eau et à mettre en avant la question des usages de l’eau ».</em></p></blockquote>
<p>Son combat, il le mène dans un pays, le Chili… l’un des États du monde qui va le plus loin dans la marchandisation et la privatisation de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« C’est très particulier au Chili. L’eau est décorrélée de la terre. On peut être propriétaire d’une terre, mais pas propriétaire des eaux qui sont sous la terre. Et ce n’est pas l’Etat qui détient les eaux. On a aujourd’hui des politiques et des personnes de l’agro-business qui achètent les eaux souterraines et qui vont pouvoir, soit les conserver, soit les revendre pour spéculer dessus. L’eau est perçue comme une marchandise. On est dans un statut très particulier avec le Chili. C’est l’Etat qui va le plus loin dans ce que la Fondation et Modatima dénoncent, à savoir cette <strong>marchandisation et privatisation de l’eau</strong>. Cela date de l’époque de la dictature de Pinochet, en 1981. Cela n’a jamais été remis en question. Cela fait 38 ans que les Chiliens subissent les effets néfastes de cette privatisation et marchandisation de l’eau ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Consommer un avocat qui vient du Chili met à mal le droit à l&rsquo;eau des Chiliens</strong></h4>
<p>Quelle forme prend la lutte de Rodrigo Mundaca ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela passe essentiellement par sensibiliser les premiers concernés qui souffrent de l’assèchement des eaux par la culture de l’avocat liée à la privatisation de l’eau. Mais cela passe aussi par les étudiants, des marches pour l’eau, des rencontres avec les décideurs. Ce sont des formes assez multiples. La pierre angulaire, c’est de faire connaître ces enjeux et y compris les faire connaître en dehors du Chili. On peut rattacher ce qui se passe au Chili à la consommation en Europe de ces avocats. Un chiffre éloquent : <strong>90% des terres agricoles au Chili sont entièrement dédiées aux avocats</strong>. C’est la culture sur laquelle le Chili a misé. C’est une culture qui est très gourmande en eau qui vient assécher les rivières, sachant qu’on est déjà dans une région aride. C’est très important pour les consommateurs européens d’avocats de savoir que, quand on consomme un avocat qui vient du Chili, on participe quelque part à la mise à mal du droit à l’eau des Chiliens ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Menacé de mort pour son action</strong></h4>
<p>Les action de Rodrigo Mundaca ne sont pas sans risque. Cela lui vaut d’être régulièrement pourchassé, voir persécuté. Il subit même censure et intimidation.</p>
<blockquote><p><em>« En 2012, il a eu le malheur de dénoncer cet accaparement de l’eau. Un des responsables qu’il dénonçait était l’ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement Bachelet. En dénonçant cette personne, forcément il s’attaquait à des gens très puissants. Cela a entraîné un long processus judiciaire. On l’a <strong>accusé de diffamation</strong>. Il y a eu quatre procédures pénales à son encontre qui visaient très clairement à démotiver Modatima, à les faire cesser leurs actions. Il a été condamné à 61 jours de prison pour diffamation à l’issue de l’une de ces procédures. C’était assorti d’un sursis à condition qu’il se présente à la police tous les mois pendant un an et qu’il paie une amende. C’est quelque chose de très lourd. Cela vient mettre à mal la lutte quotidienne. En 2015 il a carrément été <strong>agressé physiquement</strong> dans la rue. On a un climat de violence assez fort. En 2007 il a même reçu un appel téléphonique lors duquel on lui a dit : « On va te tuer enfoiré ». On passe à un niveau au-dessus, à savoir la <strong>menace de mort</strong>. C’est pour cela qu’Amnesty International avait lancé une campagne pour faire reconnaître les actions de Modatima et protéger Rodrigo Mundaca. Ce n’est pas le seul de son organisation à avoir reçu des menaces. C’est un vrai enjeu, cette criminalisation qui est subie par les défenseurs des droits humains et de l’environnement ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_753548" aria-describedby="caption-attachment-753548" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-753548" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/modatima-banniere-635x205.png" alt="" width="635" height="205" /><figcaption id="caption-attachment-753548" class="wp-caption-text">© Modatima</figcaption></figure>
<p>Avec Modatima, Rodrigo Mundaca agit surtout localement. Mais il fait aussi <a href="http://modatima.cl/propuestas/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">des propositions pour défendre le droit à l’eau partout dans le monde</a>, de la reconnaissance de l’eau comme droit humain, à la nécessité d’en faire un bien public non marchand.</p>
<blockquote><p><em>« L’idée est de se poser la question de quel statut devrait avoir l’eau. Il prône un statut particulier, à savoir que <strong>l’eau est patrimoine commun de l’humanité et de la nature</strong>, pour son caractère vital, et que l’eau n’est pas une marchandise. Vraiment,<strong> il se positionne dans la même mouvance que Danielle Mitterrand</strong> et plein d’autres acteurs pour que le droit à l’eau soit effectif. Il faut aussi que cet élément vital soit considéré, non pas comme une marchandise, mais bien comme un élément qui soutient toute vie sur terre ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Pour une métamorphose du monde et un autre rapport à la nature</strong></h4>
<p>Rodrigo Mundaca est le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2019. En quoi son combat est dans la lignée de celui de Danielle Mitterrand ?</p>
<blockquote><p><em>« Evidemment pour son combat pour l’eau. C’est une thématique qui est très forte à la Fondation. On a été pionniers avec d’autres, dès les années 2000, pour qu’on fasse reconnaître le droit à l’eau par l’Onu, ce qui a été le cas en 2010. Cela fait aussi écho ce que l’on porte à la Fondation de métamorphose du monde et notamment d’un autre rapport à la nature. <strong>Il prône clairement l’importance vitale de l’eau et de ne plus la percevoir comme une marchandise.</strong> Cela fait écho à ce que l’on porte à la Fondation. Gilbert Mitterrand, qui était membre du jury cette année, a dit : « L’engagement de Rodrigo Mundaca, il est radical, il est humaniste, comme l‘était celui de Danielle Mitterrand ». <strong>Il est source d’inspiration pour la construction d’un monde plus juste</strong>, qui est ce qui sous-tend toutes les actions de la Fondation ».</em></p></blockquote>
<p>Rodrigo Mundaca recevra son prix Danielle Mitterrand le mercredi 20  novembre à la Bellevilloise à Paris.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-laureat-du-prix-danielle-mitterrand-2019/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rodrigo Mundaca, lauréat du Prix Danielle Mitterrand 2019</a></li>
<li><a href="http://modatima.cl/propuestas/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le plaidoyer de Modatima : les 13 propositions pour l’eau</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/07/16/les-peuples-autochtones-au-coeur-du-prix-danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les peuples autochtones au cœur du Prix Danielle Mitterrand</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QnQPEAQQwl"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/05/28/nouvelle-caledonie-il-y-a-urgence-pour-les-generations-futures-subama-mapou/">Nouvelle-Calédonie : « Il y a urgence pour les générations futures » (Subama Mapou)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvelle-Calédonie : « Il y a urgence pour les générations futures » (Subama Mapou) » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/05/28/nouvelle-caledonie-il-y-a-urgence-pour-les-generations-futures-subama-mapou/embed/#?secret=G2t3OFc96A#?secret=QnQPEAQQwl" data-secret="QnQPEAQQwl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>« Repenser notre rapport au vivant » et aller vers « une métamorphose du monde »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/09/24/repenser-notre-rapport-au-vivant-et-aller-vers-une-metamorphose-du-monde/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 07:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
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		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Amazonie, ou le déracinement du monde. C’était le thème du festival Climax qui s’est déroulé début septembre à Bordeaux. Si les festivaliers ont pu échanger sur la situation dramatique que connaît l’Amazonie actuellement, ce fut aussi l’occasion de réfléchir, d’échanger, de débattre sur la nécessaire métamorphose de nos sociétés. Et le message des peuples autochtones [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Amazonie, ou le déracinement du monde.</strong> C’était le thème du <a href="https://climaxfestival.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">festival Climax</a> qui s’est déroulé début septembre à Bordeaux. Si les festivaliers ont pu échanger sur la situation dramatique que connaît l’Amazonie actuellement, ce fut aussi l’occasion de réfléchir, d’échanger, de débattre sur la nécessaire métamorphose de nos sociétés. Et le message des peuples autochtones a été très écouté.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber,</strong> responsable du programme droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Le fondateur du festival a souligné la responsabilité de l’Europe dans le drame amazonien. En quoi cette responsabilité est prégnante ?</p>
<p>« Il y a plusieurs aspects. Il y a <strong>les importations de l’Europe de produits issus de l’Amazonie</strong> via une déforestation de ce territoire, on peut penser au soja. Un conférencier, Nicolas Bourcier, qui a donné ce chiffre : 60% du soja importé en France vient du Brésil. C’est énorme. On peut aussi pointer <strong>la responsabilité des banques</strong> qui financent des projets destructeurs de l’Amazonie. Il y a des banques françaises ou européennes. Cela peut être à la fois via la consommation que les Européens ont de certains produits, mais aussi tout le système économique banquier ou financier où l’Europe est très puissante et investit dans ces projets-là ».</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Changer de système, de mode de pensée</strong></h4>
<p>La Fondation était présente à Bordeaux, pour écouter et rencontrer. Quel message vous avez pu porter, ou quel est celui avec lequel vous revenez ?</p>
<p>« C’était l’idée de dire qu’aujourd’hui, face aux enjeux, aux défis cruciaux auxquels on fait face, il va falloir se mettre dans <strong>une métamorphose du monde</strong>. Non pas une transition, mais une véritable métamorphose. Donc véritablement <strong>changer de système, changer de mode de pensée, changer de postulat.</strong> Cela demande un très gros travail qui commence notamment sur le plan des idées. Il faut porter d’autres idées que celles liées au système en vigueur basé sur l’exploitation de la nature et de l’homme. Autre point intéressant, c’était la question de la décolonisation : décolonisation des savoirs, de l’école, le devoir de mémoire. Il y a un gros enjeux pour les peuples autochtones, mais aussi pour les afro-descendants qui étaient fortement présents à Climax. Et cela fait écho au travail de la Fondation de chercher à promouvoir une autre pensée, et notamment une pensée décoloniale. L’idée est d’avoir des <strong>coopérations entre autochtones et non autochtones</strong> qui soient apaisées, dans la co-construction, dans la collaboration. Et on a aussi porté un sujet lors d’une conférence sur la biopiraterie. Le fait de voler les savoirs des peuples autochtones est une chose qui est trop peu connue. C’est une nouvelle forme de colonisation, tant de la nature que des peuples autochtones. Cela participe au déracinement ».</p>
<figure id="attachment_753412" aria-describedby="caption-attachment-753412" style="width: 548px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-753412" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/decolonize-2-548x357.jpg" alt="" width="548" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-753412" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center"><strong>Convergence des luttes et première campagne sur la pollution au mercure</strong></h4>
<p>Le festival a eu une résonance particulière dans les médias, vu l’actualité. Quelle portée les échanges peuvent-ils avoir ? Quelles suites à ces rencontres ?</p>
<p>« Le plus important c’est que c’est un festival très fréquenté. Il y avait plusieurs milliers de personnes, notamment pour la conférence avec Pablo Servigne, Nicolas Hulot et Edgar Morin. Edgar Morin, souffrant, n’était pas là. Mais ne serait-ce qu’à cette conférence, il y avait une file d’attente énorme. On voit que les gens sont mobilisés, intéressés. C’est un événement qui permet de sensibiliser un large public. Il y avait aussi beaucoup d’enfants, d’adolescents, de publics scolaires. C’est aussi fondamental parce que c’est <strong>ce genre d’évènements</strong>, avec des rencontres très fortes, des discours puissants des autochtones, qui <strong>peuvent marquer une personne et la faire basculer dans un nouveau comportement, un nouveau rapport au monde</strong>. Cela permet aussi d’entamer des convergences de luttes avec l’ensemble des associations qui étaient présentes. Il y a eu aussi la volonté des organisateurs de lancer une première campagne ensemble. Avec l’idée de travailler sur un cas concret lié à l’Amazonie, à savoir <strong>la pollution au mercure par l’orpaillage illégal en Guyane</strong>. Cela permet de mettre des forces en commun des différentes associations et de travailler à former les juristes et à porter un recours à la fin du programme qui a été lancé pendant le festival. C’est une action concrète qui découle du festival. Ces événements permettent de revenir avec plus d’énergie, plus de force. C’est un partage des luttes, des résistances, de pensées ».</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://climaxfestival.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival Climax</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/climaxfestival/posts/2928208840529143/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Festival Climax sur Facebook</a></li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/06/l-amazonie-et-son-actualite-brulante-au-c-ur-du-festival-climax-a-bordeaux_5507408_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Amazonie au cœur du festival Climax</a></li>
<li><a href="http://memoiresetpartages.com/bordeaux-des-amerindiens-debaptisent-la-caravelle-el-galeon-photos-video/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">A Bordeaux, des Amérindiens débaptisent la Caravelle El Galéon</a></li>
</ul>
<div class="youtube-embed" data-video_id="_XlWb4iOnQA"><iframe loading="lazy" title="Raoni Metuktire : &quot;On a besoin de l’appui de tous pour sauver l&#039;Amazonie&quot;" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/_XlWb4iOnQA?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KuoAxsufYs"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/09/17/le-drame-de-lamazonie-et-du-deracinement-des-peuples-autochtones/">Le drame de l’Amazonie et du déracinement des peuples autochtones</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le drame de l’Amazonie et du déracinement des peuples autochtones » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/09/17/le-drame-de-lamazonie-et-du-deracinement-des-peuples-autochtones/embed/#?secret=3s0E7oUtk0#?secret=KuoAxsufYs" data-secret="KuoAxsufYs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’Amazonie, ou le déracinement du monde. C’était le thème du festival Climax qui s’est déroulé début septembre à Bordeaux. Si les festivaliers ont pu échanger sur la situation dramatique que connaît l’Amazonie actuellement, ce fut aussi l’occasion de réfléchir, d’échanger, de débattre sur la nécessaire métamorphose de nos sociétés. Et le message des peuples autochtones [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’Amazonie, ou le déracinement du monde. C’était le thème du festival Climax qui s’est déroulé début septembre à Bordeaux. Si les festivaliers ont pu échanger sur la situation dramatique que connaît l’Amazonie actuellement, ce fut aussi l’occasion de réfléchir, d’échanger, de débattre sur la nécessaire métamorphose de nos sociétés. Et le message des peuples autochtones [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le drame de l’Amazonie et du déracinement des peuples autochtones</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/09/17/le-drame-de-lamazonie-et-du-deracinement-des-peuples-autochtones/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 07:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Amazonie brûle… et c’est le monde qui brûle. C’est le message délivré au Festival Climax qui s’est déroulé à Bordeaux début septembre. La plus grande forêt tropicale du monde est grignotée depuis des semaines par des incendies. Alors face aux grands discours des chef d’Etat du monde entier et à l’inertie international, le Festival s’est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Amazonie brûle… et c’est le monde qui brûle. C’est le message délivré au Festival Climax qui s’est déroulé à Bordeaux début septembre.</strong></p>
<p>La plus grande forêt tropicale du monde est grignotée depuis des semaines par des incendies. Alors face aux grands discours des chef d’Etat du monde entier et à l’inertie international, le Festival s’est donnés cette année comme mission de tisser des liens entre les cultures, avec un thème : « L’Amazonie, ou le déracinement du monde ».</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, responsable du programme droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Ce Festival s’est tenu dans un contexte particulier. Les dernières données scientifiques sont accablantes. La déforestation a quasiment doublé entre janvier et août par rapport à la même période de l’an dernier. A quoi est due cette déforestation ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>Cette déforestation a des causes assez nombreuses</strong>, et notamment la question de l’extractivisme. C’est l’exploitation des ressources naturelles un petit peu partout sur la planète. C’est notamment celles qui se trouvent dans ces forêts primaires, que ce soit les ressources de pétrole, de mines ou tout simplement le bois. Et puis il y a la déforestation pour installer du bétail ou des cultures de soja qui viennent alimenter les animaux de l’élevage intensif. Il y  des causes nombreuses. Ce que l’on note, c’est <strong>une accélération depuis l’arrivée du président Bolsonaro au Brésil.</strong> C’est assez inquiétant. Lui-même, en tant que président, a largement incité à cette déforestation en cherchant à faire de cette forêt, qu’il considère comme improductive et qui ne contribue pas suffisamment à l’économie, un territoire a exploiter ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_753399" aria-describedby="caption-attachment-753399" style="width: 268px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-753399" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/climax-268x357.jpg" alt="" width="268" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-753399" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un sentiment d&rsquo;insécurité</strong></h4>
<p>Depuis l’élection de Bolsonaro, les choses se sont vraiment aggravées ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. En termes de déforestation, cela s’aggrave. On peut aussi noter les attaques que subissent les peuples autochtones, notamment deux assassinats récemment. Là aussi, ses propos sur les peuples autochtones n’incitent pas à un climat de paix. Bien au contraire. Sur la question de la violence, <strong>on est sur une augmentation du sentiment d’insécurité chez les autochtones</strong> face à des discours présidentiels qui invitent à ce que les autochtones soient intégrer le plus possible à la population brésilienne, qu’ils n’aient plus de territoire. On est sur des propos assez forts qui incitent à la violence de ces peuples. Donc monsieur Bolsonaro indirectement, et directement avec certaines de ses politiques, commencent à faire s’aggraver la situation en Amazonie brésilienne ».</em></p></blockquote>
<p>Le thème de ce festival Climax a été décidé avant que Bolsonaro ne soit élu. Les choses ont donc changé depuis. Le festival a donc pris une autre dimension ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est sûr que le choix du sujet est on ne peut plus dans l’actualité. Le sujet complet du festival c’était, l’Amazonie ou le déracinement du monde. C’était l’idée d’avoir <strong>une analyse des causes du déracinement</strong>. C’est la déforestation. Et , moins littéral, le déracinement, c’est ces peuples autochtones toujours plus déracinés, perdus entre tradition et modernité. C’est aussi la question des Noir-Marrons, ou des Bushinengués, ces anciens esclaves qui ont fui ce système et se sont retrouvés à créer une nouvelle façon de faire société. C’est aussi<strong> la question du rapport à l’autre</strong> qui était posée dans ce festival. C’était à la fois le rapport à la nature, mais aussi le rapport à l’autre et comment réharmoniser tout cela ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>L&rsquo;appel de Raoni</strong></h4>
<p>De nombreuses personnalités étaient présentes à cette édition dédiée aux peuples autochtones. Beaucoup de leurs représentants étaient à Bordeaux, à commencer par le chef Raoni. Quel message a-t-il voulu faire passer ?</p>
<figure id="attachment_753401" aria-describedby="caption-attachment-753401" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-753401" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/raoni-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-753401" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Malheureusement c’est un peu le même message qu’il nous délivre depuis des années. C’est un message de destruction de l’Amazonie, de destruction plus générale de la nature et du vivant, une véritable menace qui pèse à la fois sur les peuples autochtones mais qui nous concerne tous. Car <strong>en détruisant l’Amazonie, on détruit des équilibres écosystémiques</strong> très importants pour l’équilibre du bien-être de notre système Terre. Son discours était très axé aussi sur la situation avec monsieur Bolsonaro où les tensions avec les peuples autochtones sont d’autant plus fortes.<strong> Il a appelé à ce qu’une solidarité se créée avec les peules autochtones du Brésil.</strong> C’est l’idée de faire connaître la situation de ces peuples et d’appeler à un climat beaucoup plus de paix et de solidarité entre les peuples ».</em></p></blockquote>
<p>Ces peuples sont les sentinelles de la planète ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. C’était une idée très forte du festival. C’est pour cela qu’il y avait un grand nombre de représentants autochtones invités. Une des idées majeures était la nécessité d’avoir un autre rapport à la nature, de repenser les relations avec les humains et les non-humains. Et de <strong>repenser notre rapport au vivant et de revenir à l’élément essentiel. Nous humains, faisons partie de la nature.</strong> On a eu trop tendance à se mettre au-dessus et à chercher à exploiter la nature et faire en sorte qu’elle ne serve seulement qu’aux intérêts des humains. Dans ce cadre de réflexion, les peuples autochtones ont beaucoup à nous apporter puisqu’ils entretiennent des relations avec la nature qui sont beaucoup plus harmonieuses que nous, occidentaux ».</em></p></blockquote>
<p>Et la semaine prochaine nous reviendrons sur ce festival et sur son message d’une nécessaire métamorphose de nos sociétés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://climaxfestival.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival Climax</a></li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/06/l-amazonie-et-son-actualite-brulante-au-c-ur-du-festival-climax-a-bordeaux_5507408_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Amazonie au cœur du festival Climax</a></li>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/bresil-la-deforestation-de-l-amazonie-a-presque-double-sur-un-an_3608557.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : la déforestation a presque doublé sur un an</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’Amazonie brûle… et c’est le monde qui brûle. C’est le message délivré au Festival Climax qui s’est déroulé à Bordeaux début septembre. La plus grande forêt tropicale du monde est grignotée depuis des semaines par des incendies. Alors face aux grands discours des chef d’Etat du monde entier et à l’inertie international, le Festival s’est [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’Amazonie brûle… et c’est le monde qui brûle. C’est le message délivré au Festival Climax qui s’est déroulé à Bordeaux début septembre. La plus grande forêt tropicale du monde est grignotée depuis des semaines par des incendies. Alors face aux grands discours des chef d’Etat du monde entier et à l’inertie international, le Festival s’est [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Après le G7, France Libertés « attend des actes » d’Emmanuel Macron</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/09/03/apres-le-g7-france-libertes-attend-des-actes-demmanuel-macron/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 07:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ». Avec Jérémie Chomette, le directeur de la Fondation France Libertés Le G7, « des pompiers pyromanes » La [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ?</strong> A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ».</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, le directeur de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<h3 style="text-align: center">Le G7, « des pompiers pyromanes »</h3>
<p>La Fondation était présente à Biarritz, au contre-sommet. Avant d’en parler, quel regard portez-vous sur ce G7 ? Est-ce que son bilan, notamment sur la question climatique, est positif ?</p>
<p>« Cela dépend de là où l’on regarde. Pour nous, le bilan n’est pas du tout positif. Le symbole, c’est cette aide qui est apportée au Brésil et à l’Amazonie. En fait, <strong>on a des pyromanes.</strong> Les Etats, par leurs actions, entrainent ces feux et cherchent à agir sur les conséquences plutôt que sur les causes. On va donner de l’argent pour envoyer les canadairs, plutôt que de se poser la question à long terme : pourquoi ces feux existent et pourquoi la planète est en feu ? <strong>Ces questions sont directement liées au capitalism</strong>e et aux méthodologies employées par les Etats ».</p>
<p>C’est donc un double discours du chef de l’Etat, comme l’ont souligné les peuples autochtones de Guyane, par la voix du <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/incendies-en-amazonie-ce-ne-sont-pas-de-simples-feux-cest-loeuvre-du-capitalisme-denonce-le-grand-conseil-coutumier-des-peuples-amerindiens_3590305.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Grand conseil coutumier</a> ?</p>
<p>« C’est exactement ça. On va dire qu’on va agir. On agit sur les conséquences. Et dans le même temps, on dit qu’il faut sauver l’Amazonie, mais on donne plus de 360 000 hectares de la Guyane, de la partie française de l’Amazonie, à des multinationales. Dans le même temps, les premiers protecteurs de l’Amazonie et des forêts dans le monde ne sont pas associés à ces décisions. Et la France, alors qu’Emmanuel Macron aime à rappeler l’importance de l’écologie, n’a toujours pas ratifier la <a href="https://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:12100:0::NO::P12100_INSTRUMENT_ID:312314" target="_blank" rel="noopener noreferrer">convention 169 de l’OIT</a> (Organisation internationale du travail) qui reconnaît les droits des peuples autochtones. La France est l’un des rares pays à ne pas l’avoir fait. On a d’un côté, un discours, et de l’autre côté des actes. Et <strong>les actes ne correspondent pas aux discours</strong>. »</p>
<h3 style="text-align: center">La France « incite à faire de la déforestation »</h3>
<p>Le Grand conseil coutumier a aussi mis en cause les importations faites par l’Europe en général et la France en particulier. C’est un des éléments qui vous amène à dire que les discours et les actes ne sont pas en cohérence ?</p>
<p>« Exactement. C’est lié à notre fonctionnement. Les États tentent au maximum de développer la croissance. Pour développer la croissance, ils font de l’agrobusiness. Pour réussir cela, ils ont besoin d’un maximum de soja. C’est ce qui permet de nourrir une grande quantité d’animaux. Et le soja est importé du Brésil et notamment de l’Amazonie. Donc on autorise la coupe et la déforestation de l’Amazonie pour planter des champs de soja pour les vendre à l’étranger. Donc <strong>la France, en privilégiant un modèle d’agriculture intensive, incite les Brésiliens à faire de la déforestation</strong> pour pouvoir faire des champs de soja ».</p>
<p>Emmanuel Macron a un peu a reconnu une part de responsabilité dans la déforestation. Il a aussi mis en avant la menace de ne pas signer l’accord UE-Mercosur. Vous ne lui en donnez pas quitus ?</p>
<p>« <strong>On attend des actes.</strong> Cela fait deux ans qu’Emmanuel Macron est président, deux ans qu’il lance des grands discours. Mais dans les actes, il n’y a rien qui se passe. On attend des actes. La reconnaissance des peuples autochtones en est un, mais aussi le changement de système d’agriculture ».</p>
<h3 style="text-align: center">« Il n’y a pas qu’une seule vision du monde »</h3>
<p>Un <a href="https://g7ez.eus/fr/accueil/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">contre-sommet</a> s’est déroulé à Biarritz. La Fondation était présente. Quel en était la raison d’être ?</p>
<p>« La raison première est de dire qu’il n’y a pas qu’une seule vision du monde. Il y a d’autres formes d’actions et de penser le monde. Il y a ces sept Etats qui se retrouvent et qui veulent faire la pluie et le beau temps, et il y a des gens qui ne sont pas d’accord ».</p>
<figure id="attachment_753103" aria-describedby="caption-attachment-753103" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-753103" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/g7-basque-635x340.png" alt="" width="635" height="340" /><figcaption id="caption-attachment-753103" class="wp-caption-text">© G7-EZ</figcaption></figure>
<p>Que faut-il en retenir ? Quels ont été les grands thèmes discutés, les pistes de réflexion ?</p>
<p>« La première volonté est de dire « <strong>un autre monde est possible »</strong>. Cet autre monde est déjà en marche. Il y a des alternatives au capitalisme et à ce que nous propose le G7. Elles existent. Il s’agit de les montrer et de se réunir pour les réaliser. On avait construit sept thématiques : la lutte contre le capitalisme, la question du climat et de l’environnement, le féminisme, diversité et liberté des peuples, la démocratie, la solidarité, notamment internationale, et les questions des migrations et d’accueil des migrants et des frontières. On avait défini ces sept thématiques pour opposer, aux actions de destruction, des alternatives concrètes ».</p>
<p>Est-ce que c’est juste un moment où les ONG échangent, où on confronte les expériences, ou est-ce que cela a vocation à ouvrir sur des actions ?</p>
<p>« La première vocation est d’échanger et de mettre en lumière. C’est aussi une base pour aller de l’avant et créer des liens entre les différents mouvements. <strong>L’idée est de créer des passerelles, de montrer notre pluralité</strong>. Dans notre pluralité, on a envie de faire ensemble ».</p>
<h3 style="text-align: center">« Notre modèle d’agriculture doit complément changer »</h3>
<p>Sur la question de l’Amazonie, est-ce qu’il y a eu des débats ou des propositions d’action lors de ce contre-sommet ?</p>
<p>« C’est quelque chose qui était assez transversal. On parle beaucoup de l’Amazonie. Mais on sait qu’il y avait des feux de forêt énormes en Afrique centrale et en Russie. On a beaucoup parlé d’agriculture. C’est notre modèle d’agriculture pour réussir à vivre et à se nourrir qui doit complément changer. Ces importations massives, qui sont faites en provenance de ces différents pays et qui incitent la déforestation, sont à remettre en cause. En plus, ces importations ont un coût environnemental très fort. <strong>Il s’agit de réinvestir dans une agriculture beaucoup plus locale</strong>, beaucoup plus raisonnée et qui prend soin à la fois de la nature et des gens, et notamment des paysans. On avait la Confédération paysanne et d’autres paysans qui racontaient la souffrance que peuvent vivre certains agriculteurs de devoir produire sans cesse, en fonction de la politique agricole commune qui incite surtout à faire de la quantité et pas de la qualité ».</p>
<p>L’Amazonie, nous aurons l’occasion d’en reparler dans 15 jours, avec Marion Veber, à l’occasion du <a href="https://climaxfestival.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">festival Climax</a> qui se déroule du 5 au 8 septembre à Bordeaux.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/incendies-en-amazonie-ce-ne-sont-pas-de-simples-feux-cest-loeuvre-du-capitalisme-denonce-le-grand-conseil-coutumier-des-peuples-amerindiens_3590305.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Amazonie : la tribune du Grand conseil coutumier</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/G7-le-contre-sommet-reussi-malgre-la-pression-policiere" target="_blank" rel="noopener noreferrer">G7, le contre-sommet réussi malgré la pression policière</a></li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/08/22/le-contre-sommet-du-g7-federe-autour-de-la-lutte-contre-le-systeme-capitaliste_5501528_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le contre-sommet du G7 fédère autour de la lutte contre le système capitaliste</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/manifeste-lappel-du-contre-g7/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manifeste : l’appel du Contre-G7</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/contre-le-g7/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Face au G7, résistance et alternatives</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ». Avec Jérémie Chomette, le directeur de la Fondation France Libertés Le G7, « des pompiers pyromanes » La [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ». Avec Jérémie Chomette, le directeur de la Fondation France Libertés Le G7, « des pompiers pyromanes » La [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les peuples autochtones au cœur du prix Danielle Mitterrand</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/07/16/les-peuples-autochtones-au-coeur-du-prix-danielle-mitterrand/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au prix Danielle Mitterrand 2019. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés. Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au <a href="https://www.france-libertes.org/fr/qui-sera-le-prochain-laureat-du-prix-danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">prix Danielle Mitterrand 2019</a>. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés.</strong></p>
<p>Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde plus juste et plus solidaire.</p>
<p>Avec <strong>Léna Bauer</strong>, responsable de la communication de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<p>Quatre candidats sont mis à l’honneur. Trois femmes et un homme. On commence les présentations avec <a href="https://www.france-libertes.org/fr/autumn-peltier-la-mobilisation-de-la-jeunesse-pour-la-planete-1-4/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Autumn Peltier</a>. C’est une jeune militante autochtone du Canada, plus précisément de l’Ontario. Elle a 13 ans et elle se mobilise pour le droit à l’eau.</p>
<figure id="attachment_752888" aria-describedby="caption-attachment-752888" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-752888 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/autumn-peltier-536x357.png" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-752888" class="wp-caption-text">Autumn Peltier © CSIA-Nitassinan</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« L’année dernière, elle a prononcé un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York dans lequel <strong>elle a demandé à l’Onu d’accorder à l’eau les mêmes droits et la même protection qu’aux êtres humains</strong>. Depuis, elle a rejoint toutes les mobilisations contre la construction d’oléoducs aux Etats-Unis comme au Canada. Ce sont des constructions qui menacent le droit à l’eau et le droit des populations locales et autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>Elle est aussi le symbole de la lutte de la jeunesse pour la protection de la Terre, de l’eau et du climat, très en pointe en ce moment.</p>
<blockquote><p><em>« Effectivement. Elle vient d’être nommée commissaire en chef de l’eau par la nation Anishinaabe, au Canada. Son action fait d’elle <strong>un symbole de cette jeunesse qui se lève</strong> aujourd’hui un peu partout dans le monde pour l’eau, le climat et pour la Terre en général. »</em></p></blockquote>
<p>La deuxième personnalité est <a href="https://www.france-libertes.org/fr/rodrigo-mundaca-la-lutte-contre-la-marchandisation-de-leau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rodrigo Mundaca</a>. Il est Chilien. Il défend l’accès à l’eau dans la province de Petorca. Il a cofondé le Mouvement de défense pour l’accès à l’eau, la protection de la terre et de l’environnement, Modatima.</p>
<figure id="attachment_752889" aria-describedby="caption-attachment-752889" style="width: 587px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-752889" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/rodrigo-mundaca-587x357.png" alt="" width="587" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-752889" class="wp-caption-text">Rodrigo Mundaca © Modatima</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Il est l’un des fondateurs d’un mouvement très important au Chili, le Mouvement de défense pour l’accès à l’eau, la protection de la terre et de l’environnement au Chili (Modatima). Ce mouvement est né en résistance à l’accaparement des terres et de l’eau par les grands propriétaires fonciers, notamment par l’industrie de l’avocat. Ce qui est très intéressant dans le mouvement Modatima, c’est qu’il <strong>refuse cette privatisation et cette marchandisation de l’eau</strong>. Ils affirment que l’eau est un bien commun et que l’accès à l’eau est un droit commun. »</em></p></blockquote>
<p>Et pour son combat, lui et ses amis sont menacés de violences et d’emprisonnement. <a href="https://www.amnesty.org/fr/get-involved/take-action/protect-chile-human-rights-defender-rodrigo-mundaca-and-modatima-members/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Amnesty a d’ailleurs pris leur défense</a> et appelle à signer une pétition pour que ces défenseurs des droits humains soient protégés.</p>
<blockquote><p><em>« Comme beaucoup de défenseurs des droits humains, Rodrigo Mundaca a subi des représailles pour son action. D’une part il a été poursuivi en justice, parce qu’il a dénoncé l’un des responsables politiques qui était responsable de cet accaparement de l’eau. Cela lui a valu un long processus judiciaire et une condamnation pour diffamation. D’autre part il subit des menaces, notamment des menaces de mort, ainsi que d’autres personnes de son organisation. »</em></p></blockquote>
<p>Une autre femme est à l’honneur pour ce prix Danielle Mitterrand.  Ilham Amare est syrienne. Elle à la tête de la première “Maison des femmes”, dans le Rojava, au nord-est de la Syrie.</p>
<figure id="attachment_752890" aria-describedby="caption-attachment-752890" style="width: 469px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-752890" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/ilham-amare-469x357.jpg" alt="" width="469" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-752890" class="wp-caption-text">Ilham Amare © Rojava Information Center</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Elle a parcouru toute la région du Rojava au fur et à mesures que Daesh était repoussé, pour installer des Maisons de femmes dans chaque ville, à Kobané ou à Raqa. Ces maisons sont vraiment des lieux sûrs pour les femmes où elles peuvent venir demander de l’aide si elles sont en danger, où elles peuvent acquérir de l’autonomie, des compétences ou encore revendiquer leurs droits. »</em></p></blockquote>
<p>Elle prône <a href="https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une alternative démocratique dans la province du Rojava</a>, une alternative portée par l&rsquo;action des femmes, autour du municipalisme.</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Elle participe complètement à la construction de cette alternative qu’on voit au Rojava aujourd’hui. En faisant avancer les droits des femmes, elle fait reculer l’idéologie de Daesh. Ilham Amare et son équipe des Maisons des femmes subissent des attaques, sont confrontées à l’hostilité d’une partie de la population qui est conservatrice. Mais malgré tout, petit à petit, on voit qu’<strong>elles réussissent à obtenir la confiance des communautés locales et leur coopération</strong>. Elle parcourt chaque quartier, chaque village du Rojava pour mettre en place de nouvelles Maisons des femmes. C’est vraiment en cela que, dans la persévérance de leur lutte, elles participent vraiment à construire un avenir meilleur dans toute la région. »</em></p></blockquote>
<p>Quatrième et dernière candidate à ce prix Danielle Mitterrand, Subama Mapou, C’est <a href="https://frequenceterre.com/2019/05/28/nouvelle-caledonie-il-y-a-urgence-pour-les-generations-futures-subama-mapou/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une jeune Kanak que nous avons déjà entendu sur Fréquence Terr</a>e. Cette chercheuse s’attache à défendre les intérêts des populations et de la biodiversité locale.</p>
<figure id="attachment_752891" aria-describedby="caption-attachment-752891" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-752891" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/subama-mapou-400x357.png" alt="" width="400" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-752891" class="wp-caption-text">Subama Mapou © IKAPALA</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Elle a été initiée très jeune aux pratiques médicinales traditionnelles par son grand-père. C’est pour cela qu’<strong>elle a voulu participer à la reconnaissance et à la valorisation des savoirs traditionnels kanaks</strong>.  Elle est en cours de thèse sur la cosmétopée de la Nouvelle-Calédonie dans laquelle elle réalise des enquêtes tout en respectant les droits des peuples autochtones. Par exemple, elle a rédigé un document de consentement préalable à la collecte des savoirs traditionnels qui a reçu l’aval du Sénat coutumier. »</em></p></blockquote>
<p>C’est également la porte-parole et secrétaire générale d&rsquo;<a href="https://www.facebook.com/Ikapala-Institut-Kanak-2278663092423243/?__xts__[0]=68.ARCU2NBKQuQ65oTHfN0ieA4X3SN_2su2TtGx3X_rqJl_xAuJ_XkBM9Y4KPYJoFGqVuKfncXt5hFmKIwQFhKppOIXSbJy9YdKp0cKKiOXTcSD9ZzZ1o9RAojnxGeZ0DhuOyHnqioiEvpa4NDaf5C0-p1luBFa-RLwTmf-soS2VdsFELqeef5U71u00mPhzd-ATt8_jnKPfUcC7U8GG82wnFt6w5WIejEUoLRZLWfNXP1PpG7Cu5s6Zn-Lu7GXMWgqsdRXSFq6pfKO" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ikapala</a>, l&rsquo;Institut Kanak des Plantes, de l&rsquo;Artisanat et les Langues Autochtones, qui défend les intérêts des savoirs peuples autochtones</p>
<blockquote><p><em>« Subama Mapou est porte-parole de l’Ikapala, un institut qui regroupe une quarantaine d’associations, à la fois de femmes, de jeunes ou de coutumiers. Cet institut a notamment organisé l’année dernière un congrès international sur les savoirs traditionnels qui a réuni des peuples autochtones, des experts juridiques et des scientifiques. <strong>Ikapala cherche à défendre le patrimoine matériel immatériel kanak</strong>. Subama Mapou s’est rendue d’ailleurs à l’instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, au mois d’avril dernier, pour demander la reconnaissance des savoirs traditionnels kanaks devant l’Onu. »</em></p></blockquote>
<p>Trois femmes, un homme et une même vision : promouvoir et défendre les peuples autochtones pour mieux préserver la planète.</p>
<p><strong>Le jury, composé notamment de Christiane Taubira, Agnès B, ou encore la Tchadienne Hindou Oumarou Ibrahim, prix Danielle Mitterrand 2017, dévoilera son lauréat à l’automne prochain.</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/qui-sera-le-prochain-laureat-du-prix-danielle-mitterrand/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Qui sera le prochain lauréat du prix Danielle Mitterrand ?</a></li>
<li><a href="https://positivr.fr/autumn-peltier-autochtone-indigene-wikwemikong-canada-eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Indigène Autumn Peltier défend l&rsquo;eau dans sa réserve indienne</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hf7jtps74f"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/05/28/nouvelle-caledonie-il-y-a-urgence-pour-les-generations-futures-subama-mapou/">Nouvelle-Calédonie : « Il y a urgence pour les générations futures » (Subama Mapou)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvelle-Calédonie : « Il y a urgence pour les générations futures » (Subama Mapou) » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/05/28/nouvelle-caledonie-il-y-a-urgence-pour-les-generations-futures-subama-mapou/embed/#?secret=k4thKkLmnm#?secret=Hf7jtps74f" data-secret="Hf7jtps74f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au prix Danielle Mitterrand 2019. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés. Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au prix Danielle Mitterrand 2019. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés. Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Nos sociétés sont-elles menacées d’effondrement ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/07/02/nos-societes-sont-elles-menacees-deffondrement/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jul 2019 07:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations ? Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle. Cette réflexion, Corinne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations ?</strong></p>
<p>Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle.</p>
<p>Cette réflexion, <a href="http://www.lespetitspoissontrouges.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Corinne Morel Darleux</a> l’a menée dans un livre, <em>« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce »</em>. La conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes cherche des moyens pour endiguer le naufrage généralisé.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Corinne Morel Darleux était l’invité d’un débat le 18 juin dernier, organisé par la Fondation France Libertés. Dans son livre, elle fait le constat, comme beaucoup de théoriciens, que nous sommes arrivés au bout d’un cycle. C’est également votre analyse ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un constat assez proche de ce qu’on peut faire. Aujourd’hui, quand on regarde ce qui se passe sur la planète, on a un effondrement de la biodiversité et des espèces. 60% des mammifères ont disparus en l’espace de 40 ans. C’est une extinction dramatique. En même temps on a une montée des individualismes, des extrémismes, qui est très forte, l’arrivée au pouvoir de dictateurs ou de personnes très proches de l’extrême droite, et des inégalités sociales qui explosent. <strong>On a un cocktail de plein de crises qui nous font penser que tout cela est systémique et lié à nos modèles de faire société.</strong> Avec la fin à venir des énergies fossiles, forcément, nos sociétés étant tellement dépendantes de l’énergie, on s’inquiète. Il nous semble préférable d’anticiper ces changements de société et de proposer une autre société. »</em></p></blockquote>
<p>Cet effondrement énoncé par beaucoup est à la fois écologique, économique, politique, sociétal ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Il est clair que sur le plan économique on peut aussi voir un effondrement. Il y a une multitude de facteurs qui, pris individuellement, nous font croire à des moments difficiles. Mais mis bout à bout, on est très inquiet. Et on peut estimer qu’il puisse y avoir un effet boule de neige. Si la biodiversité continue à s’effondrer, on va avoir des gros problèmes de ressources, qui vont avoir un problème sur notre énergie, notre économie et ainsi de suite. »</em></p></blockquote>
<p>https://www.facebook.com/Francelibertes/posts/10157172508859156</p>
<p>Est-ce que la montée des extrêmes, l’arrivée des populistes au pouvoir dans certains pays, est aussi un signe de cet effondrement ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Tout est lié. Quand on voit l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro au Brésil, on a une inquiétude très forte avec une dimension très populiste et avec un impact très fort sur nos sociétés. Tout est lié. Il est très lié au monde économique et de la finance, à cette pensée d’une croissance infinie. C’est ce qu’il l’amène à faire des accords horribles avec des entreprises pour déforester ce qu’il reste de l’Amazonie pour développer la croissance du Brésil sur le court terme. Mais <strong>ces effets de destruction de l’Amazonie vont être terribles, à la fois au Brésil, mais aussi un peu partout dans le monde</strong>. On sait que c’est le poumon de la planète. Donc on ne peut pas juste regarder la dimension climatique ou écologique, sans se poser la question démocratique et d’accaparement du pouvoir. C’est la même chose aux Etats-Unis. Et on pourrait prendre aussi l’exemple de la Chine et d’un planning à long terme de développement productiviste très dangereux. »</em></p></blockquote>
<p>Face à cette situation, il y a plusieurs attitudes possibles : se préparer au pire ou agir pour renverser la tendance. Dans son livre, Corinne Morel Darleux entend instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé ? Que veut-elle dire ?</p>
<blockquote><p><em>« Il ne faut pas se projeter trop loin et se dire, tout va s’effondrer et on ne peut rien y faire. On ne sait pas ce qu’il va se passer exactement. Et si on essaie d’être juste – c’est ce qui fait écho avec l’action de la Fondation et avec Danielle Mitterrand qui parlait de l’importance d’être juste,<strong> faire ce qui est bon pour l’humain et le vivant</strong> – si on se dit, aujourd’hui, je vais essayer d’agir pour le présent et essayer d’être au maximum de justesse, peut-être que cela va avoir des effets bénéfiques. Elle dit, il faut lutter contre chaque dixième de degré. Au quotidien,<strong> il est nécessaire de lutter pour que chaque dixième de degré, ou chaque espace de liberté qu’on essaie de nous enlever</strong>, ne soit pas enlevé. Il faut agir de la manière la plus juste en restant digne. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_752820" aria-describedby="caption-attachment-752820" style="width: 450px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-752820 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Corinne-Morel-Darleux.png" alt="" width="450" height="600" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Corinne-Morel-Darleux.png 450w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Corinne-Morel-Darleux-225x300.png 225w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Corinne-Morel-Darleux-396x528.png 396w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Corinne-Morel-Darleux-171x228.png 171w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption id="caption-attachment-752820" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Corinne Morel Darleux prône des îlots de résistance et la désobéissance civique. Quelles sont ces autres voies qu’elle préconise ?</p>
<blockquote><p><em>« Elle a fait le choix de sortir du monde politique, qui demande un temps important. Le temps que l’on utilise en politique est surtout fait pour avoir un rapport de force entre les partis politiques pour acquérir ce pouvoir et pas forcément pour agir. Elle pense, et nous avec elle, que <strong>les actions de désobéissance civile que l’on voit naître, appuyées par des réflexions politiques au sens noble du terme, peut avoir un vrai impact.</strong> Il y a ce mouvement qui émerge, Extinction Rébellion, qui dit qu’il faut dire la vérité aux citoyens sur l’état de notre planète. Et c’est un moment où les citoyens doivent se rebeller si les Etats ou les multinationales nous entraînent vers une catastrophe ou vers une destruction du vivant. »</em></p></blockquote>
<p>Un mot sur le parcours atypique de Corinne Morel Darleux, qui l’a mené de grands groupes du CAC 40 à la France insoumise. Quand on regarde ce parcours, est-ce que cela sous-entend que le champ politique n’est pas propice à un vrai changement de nos modes de vie ?</p>
<blockquote><p><em>« Le monde politique comme on le pense actuellement est tourné vers une délégation du pouvoir des citoyens. De temps en temps on vote, et on a des personnes qui passent le plus de temps à chercher à se faire élire plutôt que d’utiliser ce pouvoir pour amener un changement sociétal. Ce mode de fonctionnement est, à notre avis, un peu caduque. C’est notamment pour cela qu’elle a décidé de se retirer de la France insoumise. Par contre, le besoin de politique est très fort. <strong>Le besoin de faire société et de réinventer des façons de faire politique est très important.</strong> C’est notamment pour cette raison qu’on se rend avec Corinne Morel Darleux au Rojava, au Kurdistan syrien, dans les prochaines semaines. C’est pour aller voir ce mode de fonctionnement qui s’appelle le fédéralisme démocratique, basé sur une démocratie directe et une façon de faire politique beaucoup plus libérée des questions d’élections et des rapports de forces qu’on retrouve en Europe. »</em></p></blockquote>
<p><em>« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce »</em>, le livre de Corinne Morel Darleux, est édité chez Libertalia.</p>
<figure id="attachment_752819" aria-describedby="caption-attachment-752819" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-752819 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Livre-Corinne-Morel-Darleux-Ed-Libertalia-696x1147.jpg" alt="" width="696" height="1147" /><figcaption id="caption-attachment-752819" class="wp-caption-text">« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce », © Edition Libertalia</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lespetitspoissontrouges.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le blog de Corinne Morel Darleux</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/La-dignite-du-present-contre-le-naufrage-generalise" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La dignité du présent contre le naufrage généralisé</a></li>
<li><a href="https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/corinne-morel-darleux-plutot-couler-en-beaute-que-flotter-sans-grace" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations ? Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle. Cette réflexion, Corinne [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations ? Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle. Cette réflexion, Corinne [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Le projet Montagne d’Or est-il enterré ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2019 07:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d&#8217;Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d&rsquo;Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait que “cela ne se fera pas”. Mais les opposants au projet restent sceptiques.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, responsable des programmes à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés.</a></li>
</ul>
<p><strong>Le Conseil de défense écologique (CDE) a jugé que « le projet actuel Montagne d&rsquo;Or était incompatible avec les exigences de protection de l&rsquo;environnement ». Est-ce que c’est un projet enterré ?</strong></p>
<blockquote><p><em>« Ce qu’il faut constater, c’est que la plupart des collectifs et des personnes impliquées n’ont pas crié victoire de suite. On voit qu’il y avait une certaine méfiance. Aujourd’hui, <strong>on ne peut pas dire que le projet est enterré.</strong> Il a été expliqué qu’en l’état, le projet n’était pas compatible avec les exigences de protection de l&rsquo;environnement. Mais à partir du moment où on ouvre une potentielle réforme du code minier, l’entreprise peut tout à fait redéposer un dossier qui soit davantage conforme avec les évolutions du code minier. Donc ce projet n’est pas vraiment totalement enterré ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Derrière cette réforme qu’est-ce qu’il y a ?  A quoi faut-il s’attendre ?</strong></p>
<p><em>« C’est une réforme qui est attendue d’ici décembre 2019. Cela fait des années que les gouvernements successifs parlent d’une réforme du code minier. Mais cela ne se fait jamais. Donc à voir si cela va clairement avoir lieu. Quant au contenu, l’idée avancée est de <strong>mettre davantage en cohérence le code minier actuel avec les exigences environnementales</strong> qui sont de plus en plus présentes dans les consciences. Le code minier est un ensemble de règles que les entreprises doivent respecter quand elles souhaitent explorer ou exploiter les ressources du sous-sol français ».</em></p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un code minier daté</strong></h4>
<p><em>« Cet ensemble de règles date de 1956. Il a été réformé plusieurs fois. Mais la plupart des associations environnementales considèrent que ce code minier est encore très ancré dans une certaine vision du passé, très industriel, et très peu en accord avec les rapports sur la biodiversité. <strong>Jusqu’où ira le gouvernement</strong> et quel sera la réaction des parlementaires ? On peut avoir de gros doutes. A notre sens à la Fondation, et c’est une idée partagée par d’autres, c’est que monsieur Macron veut faire passer l’idée d’une mine responsable et de <strong>faire passer l’idée qu’une mine peut être verte et propre</strong>. Ce que l’on conteste totalement ».</em></p>
<figure id="attachment_538682" aria-describedby="caption-attachment-538682" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-538682" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/10/Or-de-question-contre-la-mine-dor-635x242.jpg" alt="" width="635" height="242" /><figcaption id="caption-attachment-538682" class="wp-caption-text">© Or de question</figcaption></figure>
<p><strong>Quand Brune Poirson ou Emmanuelle Wargon disent que montagne d’Or ne se fera pas, il faut comprendre « en l’état » </strong>?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Il faut comprendre cela. A partir du moment où le code minier sera réformé et acté, il y aura un nouveau cadre, peut-être plus exigeant. Mais pour autant, <strong>cela ne veut pas dire « non » à toute forme d’exploitation minière.</strong> Le projet Montagne d’Or peut revenir sur la table, mais modifié. Mais il n’y a pas que le projet Montagne d’Or. C’est ce que les militants du collectif <a href="https://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Or de Question</a> soulignent. C’est un projet parmi tant d’autres en Guyane. On s’est focalisé sur celui-ci parce que c’était le plus emblématique. On savait que si celui-ci passait, tous les autres plus petits passeraient plus facilement. Aujourd’hui en <strong>Guyane, on a plus de 300 000 hectares dédiés à l’exploitation minière.</strong> Donc c’est un enjeu plus global que simplement Montagne d’Or ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Quelle est la réaction des autochtones de Guyane ?</strong></p>
<blockquote><p><em>« La confiance n’est pas au rendez-vous. Jusqu’à présent, monsieur Macron poussait très fort pour que le projet voit le jour. Là, il y a un revirement de dernière minute. Mais c’est un revirement qui n’est pas définitif, puisqu’il y a la porte ouverte avec la réforme du code minier. Les peuples autochtones, et notamment Christophe Pierre, pointent du doigt la question plus générale de l’extractivisme. <strong>Est-ce qu’on a réellement besoin de ces métaux ?</strong> Christophe Pierre pose la question de la préservation des territoires et la question de l’eau. Quand on regarde une carte de la Guyane, les concessions minières sont souvent calquées sur le bassin hydrographique. On sait qu’aujourd’hui, extraction minière rime avec pollution des cours d’eau. Le moindre accident, la moindre rupture de barrages de déchets miniers viendrait mettre à mal une très grosse partie du bassin hydrographique de Guyane ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Un droit de veto bafoué</strong></h4>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones mettent aussi en avant la question du droit de veto. Il se sont exprimés à plusieurs reprises en disant non au projet. Si on suit à la lettre le droit international des droits des peuples autochtones, les autochtones sont censés donner leur consentement, ou non, sur tous projets les concernant. Cela fait plusieurs fois qu’ils disent non clairement. Donc normalement, on est face à un droit de veto et donc on abandonne le projet. C’est ce qu’ils souhaitent, <strong>que soit intégrée plus fortement cette question du consentement.</strong> Quand on interroge le public, que la décision soit réellement contraignante ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Quelle est la prochaine étape ? La décision est prévue pour quand ?</strong></p>
<blockquote><p><em>« Il n’y a pas de décision à attendre puisque l’entreprise n’a toujours pas déposé son dossier. Tant que l’entreprise ne soumet pas officiellement son projet aux autorités étatiques chargées de l’analyser, le projet n’existe pas. Pour le moment, l’entreprise n’a pas déposer son dossier. Au vu des signaux envoyés par le gouvernement, je pense qu’elle n’a pas intérêt à le faire. Elle a plutôt intérêt à le remanier de fond en comble pour espérer qu’il passe s’il y a la réforme du code minier. Concernant la suite, il faut être très attentif à cette réforme du code minier pour qu’on soit au maximum des exigences environnementales, climatiques et des enjeux de société ».</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center"><strong>Quel modèle de société doit être privilégier ?</strong></h4>
<blockquote><p><em>« Derrière cette réforme du code minier se pose la question de <strong>quelle société avoir au XXIe siècle</strong>, avec des enjeux climatiques et de biodiversité extrêmement forts. Comment mettre ça en cohérence avec des besoins industriels en interrogeant bien la notion de besoins ? Est-ce qu’on parle de besoins ou de société de surconsommation qui est totalement à revoir ? Il faut se poser les bonnes questions, surtout sur un territoire comme la Guyane où on a une véritable richesse. Au-delà de la richesse du sous-sol qui attire beaucoup, <strong>il y a une richesse qui est celle de la biodiversité, de ces fleuves, d’une forêt tropicale.</strong> Il va falloir se poser, selon nous à la Fondation, les bonnes questions ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller pus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/?s=montagne+d%27or" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’Or sur France Libertés</a></li>
<li><a href="https://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Or de question</a></li>
<li><a href="https://www.fne.asso.fr/dossiers/montagne-or-guyane-projet-mine" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’Or : un gouffre environnemental et financier</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pU9lmZseKx"><p><a href="https://frequenceterre.com/2017/11/28/montagne-dor-une-destruction-environnementale-sociale-culturelle/">Montagne d’or : une destruction environnementale, sociale, culturelle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montagne d’or : une destruction environnementale, sociale, culturelle » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2017/11/28/montagne-dor-une-destruction-environnementale-sociale-culturelle/embed/#?secret=BFPiB6oLk8#?secret=pU9lmZseKx" data-secret="pU9lmZseKx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ePLlC1fNV1"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/02/19/montagne-dor-premiere-victoire-judiciaire-en-guyane/">Montagne d’Or &#8211; Première victoire judiciaire en Guyane</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montagne d’Or &#8211; Première victoire judiciaire en Guyane » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/02/19/montagne-dor-premiere-victoire-judiciaire-en-guyane/embed/#?secret=s8vWrfp9P3#?secret=ePLlC1fNV1" data-secret="ePLlC1fNV1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d&amp;#8217;Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d&amp;#8217;Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Nouvelle-Calédonie : « Il y a urgence pour les générations futures » (Subama Mapou)</title>
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		<pubDate>Tue, 28 May 2019 07:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels ! C’est le plaidoyer lancé à la tribune de l’ONU fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’Ikapala, Institut Kanak [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels !</strong> C’est le plaidoyer lancé à <a href="https://www.facebook.com/Francelibertes/videos/809271679450853/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la tribune de l’ONU</a> fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’<a href="https://fr-fr.facebook.com/Ikapala-Institut-Kanak-2278663092423243/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ikapala</a>, Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones, présent sur les huit aires coutumières, cette chercheuse s’attache à défendre les intérêts des populations et de la biodiversité locale.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Subama Mapou</strong></li>
</ul>
<p>Vous avez donc fait des savoirs traditionnels votre combat principal. Vous voulez valoriser ces connaissances en associant totalement les populations. Qu’en est-il des terres, des ressources naturelles, de la culture ? Est-ce qu&rsquo;elles sont protégées, valorisées ?</p>
<blockquote><p><em>« En fait c’est un ensemble, expression culturelle, pratiques culturelles. Par exemple, on a un geste coutumier que l’on fait quotidiennement quand on arrive chez quelqu’un. Cela a une symbolique. On a tous nos totems. Nous, on vit avec nos animaux, nos plantes, notre mer, notre eau. Quand on fait un geste coutumier, c’est pour dire, on arrive avec tout cela avec nous, et on vient vous expliquer d’où on vient. C’est un geste d’humilité aussi. On va se dire, il y a une histoire dans ce lieu : notre lien à la terre. Quand vous arrivez en Nouvelle-Calédonie maintenant, vous pouvez vous acheter un tissu à Nouméa, et vous allez dire que vous allez faire la coutume avec ce tissu, qui comporte des dessins de fleurs. Nous, on le faisait avec des nattes tressées en Pandanus, ou des Tapas, qui sont faits à base de racines de plantes. Donc en fait, c’est <strong>une appropriation culturelle qui permet aux entreprises commerciales de Nouméa de se faire de l’argent</strong>. Pour nous, il y a sur tous les niveaux des appropriations culturelles. Comment stopper cela ? L’idée est qu’on puisse essayer de protéger, à partir d’éléments juridiques, pour qu’il y ait une retombée économique pour les peuples kanaks. Car c’est vraiment une pratique qui se fait traditionnellement par le peuple kanak, et pas par un autre peuple. »</em></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Subama Mapou exige la protection des savoirs traditionnels kanaks" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/pT5DMsmsmuk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Dans le plaidoyer que vous avez soutenu devant l’ONU, quelle a été votre demande, votre revendication ?</p>
<blockquote><p><em>« Sur les savoirs traditionnels, la grande question est la prise en compte du droit des peuples autochtones dans le cadre de consentements libres et éclairés. Cela veut dire que toutes les données qu’on nous communique soient bien expliquées pour que les personnes puissent décider. L’idée est qu’on ne continue plus dans cette logique-là. C’est-à-dire qu’il y ait un gouvernement, un Congrès qui vote les lois. Mais pour nous, il est important de prendre en compte notre Sénat coutumier qui découle des accords de Nouméa. Aujourd’hui on n’a aucun retour sur ce qu’ils ont essayé de mettre en place, notamment la chartre du peuple kanak. La charte du peuple kanak a été un long travail que le Sénat coutumier a mené pendant plusieurs années pour que toutes les chefferries puissent la valider ensemble. Aujourd’hui, <strong>cette charte du peuple kanak n’est pas prise en considération par les politiques</strong>. La démarche du plaidoyer que l’on a défendu à l’ONU, c’est de dire, on a un Sénat coutumier qui a été mis en place depuis les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Noum%C3%A9a#L'identit%C3%A9_kanak" target="_blank" rel="noopener noreferrer">accords de Nouméa</a> : qu’en est-il de tout ce qu’ils ont proposé comme projet de loi ? A Ikapala, nous travaillons en collaboration avec le Sénat coutumier. L’idée est qu’on puisse évoluer dans ce processus de prise en compte du peuple kanak. <strong>C’est l’avenir de notre pays.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Quel espoir vous formulez après cette tribune à l’ONU ? Comment vous envisagez l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ?</p>
<blockquote><p><em>« L’avenir est simple. C’est que toutes les communautés arrivent à très bien vivre ensemble. Ce qui pose problème aujourd’hui c’est qu’on ait des politiques qui sont menées sans concertation avec les populations. <strong>L’avenir et l’espoir de toutes les personnes qui vivent en Nouvelle-Calédonie, </strong>c’est qu’on arrive à communiquer et à avancer dans le bon sens, à<strong> prendre en compte les impacts environnementaux mondiaux</strong>. On a une extinction des espèces qui avance à grands pas. Il y a <strong>une urgence pour les générations futures.</strong> Pour nous, c’est le cœur de notre volonté de travailler sur le terrain pour l’avenir. On n’a pas trop le choix que de prendre en compte les savoirs traditionnels pour faire évoluer les programmes de recherche, pour faire avancer le travail de conservation de nos espaces naturels, de la gestion de nos ressources naturelles au niveau marin et terrestre. C’est très important pour l’avenir en Nouvelle-Calédonie. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a href="https://www.facebook.com/Francelibertes/videos/809271679450853/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Subama Mapou du peuple Kanak a prononcé une allocution durant l’Instance des Nations Unies sur les questions autochtones</a></li>
<li><a href="https://fr-fr.facebook.com/Ikapala-Institut-Kanak-2278663092423243/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones (IKAPALA)</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lurgence-de-reconnaissance-france-de-communaute-peuples-autochtones/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’urgence de la reconnaissance par la France des peuples autochtones</a></li>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Noum%C3%A9a#L'identit%C3%A9_kanak" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Accords de Nouméa</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7Amrd6QwbH"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/05/21/proteger-les-savoirs-traditionnels-des-kanaks/">Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/05/21/proteger-les-savoirs-traditionnels-des-kanaks/embed/#?secret=PlkBy4bcrc#?secret=7Amrd6QwbH" data-secret="7Amrd6QwbH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels ! C’est le plaidoyer lancé à la tribune de l’ONU fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’Ikapala, Institut Kanak [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels ! C’est le plaidoyer lancé à la tribune de l’ONU fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’Ikapala, Institut Kanak [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2019 07:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits. France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits.</p>
<p><a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi eux, <strong>Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie</strong>, très active sur la question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Subama Mapou</strong></li>
</ul>
<p>Vous préparez actuellement une thèse à Marseille…. autour de l’usage des plantes traditionnelles en cosmétique. Vous vous êtes intéressée très tôt aux vertus des plantes médicinales. De quelle manière ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela vient de ma famille. <strong>On a grandi quotidiennement avec les pratiques médicinales à base de plantes</strong> que les grands-mères et les grands-pères préparaient au quotidien. Mon arrière-grand-père était tradipraticien. On a plusieurs usages qui nous ont été transmis. C’est comme une mission. Chaque enfant a plus ou moins des rôles dans la famille. Notre organisation sociale est comme cela. Ma mission était d’utiliser les plantes. C’est quelque chose qui est venue très jeune. J’ai poursuivi mes études en métropole sur les plantes médicinales parce qu’il fallait comprendre ce que les chercheurs venaient voir chez nous. »</em></p></blockquote>
<p>Ces savoirs traditionnels, vous avez souhaité très tôt qu’ils soient reconnus, protégés et valorisés. C’est l’objet de votre projet de recherche. Quel est son objectif ?</p>
<blockquote><p><em>« J’ai commencé une thèse à l’université de Nouvelle-Calédonie en 2017 sur la cosmétopée en Nouvelle-Calédonie. Cela correspond à toutes les plantes décrites pour leur usage en cosmétique. Dans le cadre de ma thèse, <strong>j’ai  voulu qu’il y ait une reconnaissance de ces pratiques.</strong> J’ai fait une comparaison entre les extraits réalisés selon les méthodes traditionnelles et les extraits aux solvants. On a eu des grandes surprises. Les pratiques traditionnelles peuvent parfois montrer une activité plus importante que les extraits conventionnels. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_751116" aria-describedby="caption-attachment-751116" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-751116" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Subama-Mapu-ONU-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-751116" class="wp-caption-text">Subama Mapou à la tribune de l&rsquo;ONU© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Vous avez le projet de créer Gardénia cosmétique.. une société un peu particulière qui entend valoriser les savoirs kanaks. Dans quel but et avec quelle philosophie ?</p>
<blockquote><p><em>« La philosophie de ce projet est de valoriser ces connaissances traditionnelles, mais en intégrant totalement les populations du pays, au niveau des tribus. Gardénia cosmétique a pour objectif de produire des extraits végétaux à partir d’un procédé d’extraction écologique innovant. C’est le cœur de mon projet : <strong>créer un prototype d’extraction écologique à 100%.</strong> Les extraits vont être obtenus à partir des plantes des matières qu’on va collecter au niveau des tribus. L’idée est qu’il y ait de jeunes qui puissent s’orienter vers ces filières d’avenir, développement durable et commerce équitable. L’idée est de récupérer la matière au niveau des tribus, <strong>créer des pépinières de proximité</strong> pour permettre un développement économique de manière raisonnée et écoresponsable au niveau des tribus. »</em></p></blockquote>
<p>Dans votre recherche, comme dans <a href="http://www.technopole.nc/fr/start-ups/gardenia-cosmetique-0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gardénia cosmétique</a>, votre démarche est d’associer au maximum les différentes communautés et de ne rien faire sans leur accord. Vous avez élaboré un document de consentement préalable à la collecte des savoirs locaux.</p>
<blockquote><p><em>« C’est le cœur du projet de recherche. Je n’ai pas réalisé d’enquête ethnobotanique tant que je n’avais pas ce <strong>document de consentement préalable libre et éclairé</strong> avec les détenteurs de savoirs. C’est le cœur du processus. Il faut que tous les acteurs soient d’accord pour qu’on puisse valoriser telle ou telle plante. L’idée est qu’il y ait un lien entre les détenteurs de savoir et le projet de valorisation. Cela ne pourra pas se faire sans leur accord. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_751113" aria-describedby="caption-attachment-751113" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-751113" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Ikapala-635x294.jpg" alt="" width="635" height="294" /><figcaption id="caption-attachment-751113" class="wp-caption-text">© Ikapala</figcaption></figure>
<p>Il y a deux ans, vous avez monté l’Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones (<a href="https://fr-fr.facebook.com/Ikapala-Institut-Kanak-2278663092423243/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ikapala</a>). De quoi s’agit-il ? Dans quel but ?</p>
<blockquote><p><em>« Cet institut regroupe 40 associations culturelles, artistiques ou coutumières. L’idée est de jouer un rôle de consultant dans tout programme de recherche qui va être mis en place en Nouvelle-Calédonie. On peut avoir par exemple un projet de recherche de conservation de la barrière de corail. Les instituts de recherche vont passer par les tribus situées tout le long de la côte. Nous Ikapala, notre idée est de <strong>mettre à disposition des documents juridiques auprès des tribus pour qu’elles puissent défendre leurs intérêts</strong>. Dire par exemple , « vous n’allez pas à tel endroit parce que pour nous c’est une réserve tabou qui appartient à la chefferie ». C’est le droit de consentement qui découle du protocole de Nagoya. »</em></p></blockquote>
<p>Selon vous, les savoirs traditionnels ne sont pas protégés ?</p>
<blockquote><p><em>« A l’heure actuelle, les instituts de recherche, disent, « non, le protocole de Nagoya a été ratifié par la France, mais tant que le gouvernement de Nouvelle-Calédonie ne le vote pas au congrès, nous on ne voit pas pourquoi on va demander le consentement, expliquer réellement quel échantillon on va prélever, à quoi cela va nous servir ». Ça, les gens des tribus n’ont aucune donnée. Il n’y a aucune donnée qui est transmise auprès des personnes vivant dans ces tribus. L’objectif est qu’il y ait une communication qui se créé et qu’on puisse avancer sereinement pour que les droits autochtones soient respectés et qu’on ait une véritable restitution de ces travaux de recherches.<strong> Cela fait 30 ans qu’on fait des travaux de recherches en Nouvelle-Calédonie, mais les populations locales n’en voient aucun effet.</strong> A part les publications, qu’est-ce qui va faire évoluer leur vie quotidienne ? Jusqu’à présent, nos savoirs traditionnels nous ont permis de conserver cette biodiversité et l’action de l’homme nous empêche d’évoluer dans le bon sens. La démarche d’Ikapala est qu’on puisse <strong>avoir une consultation</strong> et réellement discuter avec les organismes publics pour <strong>que les droits des personnes soient respectés.</strong> »</em></p></blockquote>
<ul>
<li>Et la semaine prochaine nous reviendrons sur le plaidoyer soutenu par Subama Mapou à l’ONU.</li>
</ul>
<figure id="attachment_751114" aria-describedby="caption-attachment-751114" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-751114 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/onu-avril-2019-1024x768-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-751114" class="wp-caption-text">Subama Mapou à l&rsquo;ONU avec Christophe Pierre (autochtone de Guyane)© France Libertés</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lurgence-de-reconnaissance-france-de-communaute-peuples-autochtones/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’urgence de la reconnaissance par la France des peuples autochtones</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/Francelibertes/videos/809271679450853/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Subama Mapou devant l’Instance des Nations Unies sur les questions autochtones</a></li>
<li><a href="http://www.technopole.nc/fr/start-ups/gardenia-cosmetique-0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gardénia cosmétique</a></li>
<li><a href="https://fr-fr.facebook.com/Ikapala-Institut-Kanak-2278663092423243/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones (Ikapala)</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits. France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits. France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Autochtones du Brésil : l’art comme arme de sensibilisation</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/04/30/autochtones-du-bresil-lart-comme-arme-de-sensibilisation/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 07:00:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la crise des droits humains et au défi environnemental, les voix des peuples autochtones peuvent être des sources d’inspiration pour l’ensemble de la planète. Partage, solidarité et action… C’est ce à quoi nous invitent notamment les peuples indigènes du Brésil. Dans un contexte politique qui marque selon eux un véritable retour en arrière, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Face à la crise des droits humains et au défi environnemental, les voix des peuples autochtones peuvent être des sources d’inspiration pour l’ensemble de la planète. Partage, solidarité et action… C’est ce à quoi nous invitent notamment les peuples indigènes du Brésil. Dans un contexte politique qui marque selon eux un véritable retour en arrière, trois de leurs représentants étaient à Grenoble début avril. Ils sont venus témoigner de la situation dans leur pays et apporter leurs pistes d’actions.</p>
<p>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<p>Ils sont artistes ou avocats. Ces trois représentants sont venus porter la lutte de leur peuple face aux attaques incessantes sur leurs droits et leur mode de vie. Ce qu’ils entendent dénoncer, c’est aussi le danger qui pèse sur leur culture, leurs langues et sur leur diversité.</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd&rsquo;hui on a 305 peuples autochtones rien qu&rsquo;au Brésil et 274 langues. C&rsquo;est une réelle diversité, c&rsquo;est une véritable richesse. Mais aujourd&rsquo;hui, avec toutes ces politiques-là, on craint effectivement une disparition de langues, de peuples. C&rsquo;est ce que les autochtones dénoncent.<strong> C&rsquo;est un ethnocide, une mise à mal de leur culture </strong>».</em></p></blockquote>
<p>Ils entendent aussi sensibiliser à leur combat à travers l’art.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est vrai que les trois autochtones qui étaient présents avaient une sensibilité artistique très forte, notamment <a href="http://www.jaideresbell.com.br/site/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">JAIDER ESBELL</a> qui est probablement un des plus grands artistes autochtones du Brésil et <a href="https://www.facebook.com/daiaratukano/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">DAIARA TUKANO</a> qui est elle-même artiste. L&rsquo;idée était de montrer l&rsquo;art autochtone contemporain, puisqu&rsquo;on a très peu, malheureusement, d&rsquo;exposition sur cette thématique. Par exemple Jaider Esbell est venu avec un livre d&rsquo;histoire de l&rsquo;art qu&rsquo;il a trouvé dans une brocante, qui est un livre particulièrement classique de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, très européo-centré. Il s&rsquo;est complètement réapproprié cette histoire en dessinant sur cet ouvrage. Du coup il a trouvé un autre titre à ce libre qu&rsquo;il a appelé « Lettre au vieux monde ». Avec cette œuvre de Jaider, et les œuvres aussi de Daiara, l&rsquo;idée est de <strong>nous faire réfléchir sur ce qu&rsquo;on pense être la norme</strong>, sur ce qu&rsquo;on nous apprend à l&rsquo;école, sur ce qu&rsquo;on apprend en histoire. Et de nous réinterroger sur un grand nombre de concepts, notamment par exemple la fameuse idée de découverte de l&rsquo;Amérique, qu&rsquo;ils réfutent complètement, et qui est de plus en plus mise en cause. Mais ils préfèrent appeler ça une invasion ou un génocide. <strong>Ils nous invitent avec cet art à repenser l&rsquo;histoire, à décoloniser nos mentalités</strong> et à nous ouvrir à leur cosmovision. On a énormément de leurs dessins qui mettent en avant leur façon d&rsquo;appréhender le monde, la nature, le fait que l&rsquo;homme est au centre de la nature et n&rsquo;est pas un être au-dessus de la nature. Donc cela donne des dessins extrêmement riches en termes de réflexion ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_751011" aria-describedby="caption-attachment-751011" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-751011" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Daiara-Tukano.jpg" alt="" width="300" height="262" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Daiara-Tukano.jpg 275w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Daiara-Tukano-261x228.jpg 261w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-751011" class="wp-caption-text">© Daiara Tukano</figcaption></figure>
<p>Ils témoignent de leur attachement profond à leur territoire. Et ce n’est pas pour rester confinés dans le passé, mais bien pour envisager collectivement l’avenir de la planète, durablement.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est ça. Ils sont venu aussi en Europe pour interpeller sur les interconnexions entre leur bataille qui mènent sur leur territoire et le défi auquel toute l&rsquo;humanité doit faire face du changement climatique et d&rsquo;un autre rapport au monde pour qu&rsquo;il soit plus pérenne. Et effectivement <strong>ils nous invitent à s&rsquo;allier à eux et à résister ensemble pour ce territoire</strong>, pour une eau pure, pour un air pur, etc.. C&rsquo;est effectivement une invitation à travailler ensemble ».</em></p></blockquote>
<p>Quel est leur message à la communauté internationale à travers leur témoignage… ? quelle vision du monde entendent-ils promouvoir ?</p>
<blockquote><p><em>« Il sont venus effectivement pour <strong>dénoncer la situation des violations de leurs droits</strong>, mais aussi montrer toutes les résistances qui sont en cours au Brésil et donner à voir les luttes en cours et donner un minimum d&rsquo;espoir. Dans les exemples concrets qui peuvent être mis en place, ils ont beaucoup insisté sur le boycott. Le boycott par exemple de l&rsquo;agrobusiness brésilien, c&rsquo;est à dire de ne plus acheter de soja, de canne à sucre, de bœuf qui viennent d&rsquo;Amazonie, parce que la plupart du temps ça voudrait dire qu&rsquo;il y aura eu déforestation, accaparement de leur territoire, et bien évidemment utilisation de pesticides de manière abondante. Ils vont nous demander également de ne plus consommer de produits qui intègrent leurs savoirs traditionnels sans qu&rsquo;ils y aient consenti : par exemple le Coca Life qui intègre des savoirs d&rsquo;autochtones du Brésil et du Paraguay. Ils nous invitent à prendre des mesures déjà en tant qu&rsquo;individus pour <strong>être en accord avec ce qu&rsquo;on souhaite promouvoir</strong>, et après en tant que société civile, d&rsquo;alliance, de sensibilisation et d&rsquo;actions communes ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/evenement-resistances-peuples-autochtones-ecocide/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Résistances des peuples autochtones et écocide</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Voix-et-Visions-Autochtones-du-Bresil.FR_.pdf">Voix-et-Visions-Autochtones-du-Bresil.FR</a></li>
<li><a href="http://www.jaideresbell.com.br/site/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jaider Esbell</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/daiaratukano/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Daiara Tukano</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6YezzpaJai"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/04/23/peuples-autochtones-et-planete-des-combats-communs/">Peuples autochtones et planète : des combats communs</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peuples autochtones et planète : des combats communs » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/04/23/peuples-autochtones-et-planete-des-combats-communs/embed/#?secret=1YRVjR2IrZ#?secret=6YezzpaJai" data-secret="6YezzpaJai" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Face à la crise des droits humains et au défi environnemental, les voix des peuples autochtones peuvent être des sources d’inspiration pour l’ensemble de la planète. Partage, solidarité et action… C’est ce à quoi nous invitent notamment les peuples indigènes du Brésil. Dans un contexte politique qui marque selon eux un véritable retour en arrière, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Face à la crise des droits humains et au défi environnemental, les voix des peuples autochtones peuvent être des sources d’inspiration pour l’ensemble de la planète. Partage, solidarité et action… C’est ce à quoi nous invitent notamment les peuples indigènes du Brésil. Dans un contexte politique qui marque selon eux un véritable retour en arrière, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Peuples autochtones et planète : des combats communs</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/04/23/peuples-autochtones-et-planete-des-combats-communs/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2019 07:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[La protection de la planète est l’enjeu majeur de ce siècle pour la communauté internationale. Mais cette lutte rejoint le combat des peuples autochtones pour leur survie. Cette convergence des luttes était au cœur d’une table ronde organisée début avril à Grenoble, dans le cadre d’une quinzaine dédiée à la résistance des peuples autochtones et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La protection de la planète est l’enjeu majeur de ce siècle pour la communauté internationale. Mais cette lutte rejoint le combat des peuples autochtones pour leur survie.</strong></p>
<p>Cette convergence des luttes était au cœur d’une table ronde organisée début avril à Grenoble, dans le cadre d’une quinzaine dédiée à la résistance des peuples autochtones et aux écocides. Avec en point d’orgue, la question des menaces qui pèsent sur les peuples autochtones du Brésil.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber,</strong> chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Vous étiez présente à Grenoble le 9 avril dernier où vous participiez à cette table ronde qui s&rsquo;est tenue autour de cette idée : respect de la nature et défense des peuples autochtones restent totalement liés.</p>
<blockquote><p><em>« Un chiffre pour illustrer cette proximité entre défense des droits des peuples autochtones et défense de l&rsquo;environnement : aujourd&rsquo;hui, <strong>les peuples autochtones occupent environ 20% des territoires sur la planète.</strong> Mais dans ces 20% se trouvent 80% de la biodiversité mondiale. Donc effectivement, le lien entre protection des écosystèmes de la nature et droits des peuples autochtones est extrêmement fort. Aujourd&rsquo;hui, un de nos axes de plaidoyer très fort est, justement, que la lutte contre le changement climatique et pour la préservation des écosystèmes passe par la reconnaissance des droits des peuples autochtones pour qu&rsquo;ils puissent gérer leurs territoires comme ils le souhaitent. On sait que, de par leur mode de vie, <strong>ils ont un rapport à la nature qui est généralement beaucoup plus harmonieux que nos sociétés occidentale</strong>s, même si on ne peut pas généraliser ça à tous les autochtones. Mais, quand même, on constate un autre rapport à la nature que celui qu&rsquo;on a en Occident »</em>.</p></blockquote>
<p>Et inversement, le dérèglement climatique menace la biodiversité et donc leur survie.</p>
<blockquote><p><em>« Ce sont effectivement parmi les premières victimes de ces menaces environnementales et climatiques, mais aussi du coup les premiers en front de résistance. Ils sont extrêmement mobilisés en fait pour défendre leur territoire. Donc ils se mobilisent aussi pour nous tous ».</em></p></blockquote>
<p>Face à ces attaques, les peuples autochtones s’organisent et agissent, notamment dans les instances internationales.</p>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones ont pénétré dans les instances internationales depuis plusieurs dizaines d&rsquo;années. Mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;avec la COP 21, on a eu une plus grande visibilité de leur lutte. Et aujourd&rsquo;hui, <strong>des instances comme le GIEC reconnaissent même leurs connaissances traditionnelles</strong> comme un des éléments à réellement prendre en compte, puisqu&rsquo;ils ont une connaissance très fine de la biodiversité, des écosystèmes. Ils peuvent prévoir des changements de météo, de par leurs observations de la biodiversité . Donc ils arrivent à faire reconnaître leurs connaissances au même titre que de la science dite occidentale. Donc c&rsquo;est un premier élément. Et le deuxième élément, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, dans de nombreux textes internationaux, la question des peuples autochtones et de leurs droits est souvent mise en avant, malheureusement très souvent que dans le préambule et dans des articles non contraignants. Mais c&rsquo;est déjà un premier pas pour rendre visible cet enjeu-là ».</em></p></blockquote>
<p>Et il y a aussi l’enjeu de l’écocide qui est porté par leurs représentants.</p>
<blockquote><p><em>« Pour eux, l&rsquo;écocide, le fait de tuer les éléments qui constituent la nature et les équilibres des écosystèmes, elle va de pair avec ce qu&rsquo;eux nomment génocide ou parfois ethnocide. C&rsquo;est à dire que, <strong>en tuant la nature, on tue ces peuples, puisqu&rsquo;on met à mal leur mode de vie.</strong> Donc souvent, ils lient les deux. Ecocide et génocide sont extrêmement liés. Donc ils se font en fait les porteurs effectivement de nouveaux termes juridiques qui sont aujourd&rsquo;hui de plus en plus repris par des juristes occidentaux qui visent à repenser notre système de droit. C&rsquo;est le même principe aussi avec la montée en puissance de ce qu&rsquo;on appelle les droits de la nature : reconnaître des droits à la nature ».</em></p></blockquote>
<p>Exemple concret de ces menaces : le Brésil. Là-bas, les peuples autochtones subissent depuis longtemps ces attaques, déforestation, exploitation minière, entre autres. Trois représentants des ces populations étaient présents à Grenoble… des artistes et avocats militants qui sont venus témoigner. Quel constat de la situation qu’ils vivent depuis des années ont-ils mis en avant ?</p>
<blockquote><p><em>« Effectivement, le constat c&rsquo;est que la situation se perpétue dans le temps, mais qui, avec la récente élection de Bolsonaro, s&rsquo;intensifie. Ce qu’ils venaient faire avec cette tournée en Europe, c&rsquo;était d&rsquo;alerter sur toutes les menaces qui pèsent sur les peuples autochtones en ce moment au Brésil, avec, notamment, <strong>ce nouveau président</strong> qui est ouvertement raciste et qui <strong>entend mener une politique extrêmement assimilationniste des autochtones</strong> et ouvrir leur territoire à l&rsquo;exploitation. Il considère que les territoires autochtones sont improductifs. C&rsquo;est à dire que le fait que ce soit une forêt inexploitée, dont les ressources, telles que l&rsquo;or, l&rsquo;eau, ne sont pas exploitées, c&rsquo;est une perte pour le développement du pays. Donc il souhaite vraiment ouvrir à l&rsquo;exploitation tous ces territoires. C&rsquo;est <strong>une véritable menace pour les autochtones</strong> aujourd&rsquo;hui ».</em></p></blockquote>
<p>La situation s’est aggravée depuis l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir. Les représentants autochtones parlent clairement d’un retour en arrière sur toute un tas de droits humains.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est ça. On a eu plusieurs exemples. Cela fait seulement un peu plus de 100 jours que monsieur Bolsonaro a été élu. Mais <strong>on a eu déjà énormément de signes extrêmement négatifs,</strong> avec par exemple la démarcation des territoires autochtones qui permet aux autochtones d&rsquo;avoir des droits sur leur territoire. Elle a été transférée du ministère de la Justice au ministère de l&rsquo;Agriculture. Or, quand on sait qu&rsquo;au Brésil, l&rsquo;agrobusiness est extrêmement puissant, on se doute que ce n&rsquo;est pas anodin que cette décision a été prise et que ce soit maintenant le ministère de l&rsquo;Agriculture qui soit en charge de cette question. On craint finalement une montée en puissance des exportations de soja, de bœuf, notamment, sur ces territoires. Un autre exemple plus récent, il y a quelques semaines, le gouvernement a aussi souhaité mettre fin au système de santé autochtone, qui permettait aux autochtones d&rsquo;avoir accès à des soins sur leur territoire et des soins adaptés à leurs besoins spécifiques. Monsieur Bolsonaro souhaitait rompre avec ce système. Mais évidemment les autochtones se sont très fortement mobilisés. Il y a eu énormément de protestations et finalement il y a eu un retour en arrière du ministre de la Santé. Mais c&rsquo;est pour montrer qu&rsquo;effectivement il y a <strong>une réelle volonté affichée du gouvernement Bolsonaro de retour en arrière sur cette question autochtone.</strong> Il considère par exemple aussi que les autochtones, aujourd&rsquo;hui, ont trop de territoires, des territoires trop importants au vue du nombre d&rsquo;autochtones qui vivent sur cette terre. Mais monsieur Bolsonaro, probablement, oublie qu&rsquo;avant l&rsquo;existence du Brésil ces peuples-là étaient sur leur territoire, étaient chez eux. Donc c&rsquo;est aussi ce que les trois autochtones étaient venus nous dire : de repenser nos conceptions ».</em></p></blockquote>
<p>Et la semaine prochaine nous verrons quelle vision nous invitent les autochtones brésiliens à partager pour surmonter les crises que nous connaissons.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/evenement-resistances-peuples-autochtones-ecocide/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Résistances des peuples autochtones et écocide</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jkOEp4ycqB"><p><a href="https://frequenceterre.com/2019/03/05/extractivisme-au-bresil-un-systeme-a-bout-de-souffle/">Extractivisme au Brésil : un système à bout de souffle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Extractivisme au Brésil : un système à bout de souffle » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2019/03/05/extractivisme-au-bresil-un-systeme-a-bout-de-souffle/embed/#?secret=cO3gBASapa#?secret=jkOEp4ycqB" data-secret="jkOEp4ycqB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La protection de la planète est l’enjeu majeur de ce siècle pour la communauté internationale. Mais cette lutte rejoint le combat des peuples autochtones pour leur survie. Cette convergence des luttes était au cœur d’une table ronde organisée début avril à Grenoble, dans le cadre d’une quinzaine dédiée à la résistance des peuples autochtones et [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La protection de la planète est l’enjeu majeur de ce siècle pour la communauté internationale. Mais cette lutte rejoint le combat des peuples autochtones pour leur survie. Cette convergence des luttes était au cœur d’une table ronde organisée début avril à Grenoble, dans le cadre d’une quinzaine dédiée à la résistance des peuples autochtones et [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Municipales 2020 : un pacte pour la transition</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/04/09/municipales-2020-un-pacte-pour-la-transition/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2019 07:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ? Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020. C’est le pari que fait le Collectif pour une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ?</strong></p>
<p>Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020.</p>
<p>C’est le pari que fait le <a href="https://transition-citoyenne.org/lecollectif/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif pour une Transition Citoyenne</a>. 27 mouvements, dont France Libertés, ont lancé le <a href="https://www.communecter.org/costum/co/index/id/pactePourLaTransition#" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacte pour la Transition</a> à destination des futurs candidats, pour peser sur les orientations de leurs programmes.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer,</strong> chargée du programme « Eau, bien commun » à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Quel est le but de ce pacte ?</p>
<blockquote><p><em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;un outil qui vise à favoriser la <strong>participation citoyenne</strong> pour construire des communes de demain, plus solidaire écologique et démocratique, pour faire face à tous les enjeux qu&rsquo;ils soient environnementaux ou sociaux ».</em></p></blockquote>
<p>L’idée de ce pacte, lancé en octobre 2018, est bien d’interpeller les futurs candidats aux municipales. C’est à cet échelon que la transition peut se faire plus facilement ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui, absolument. La façon d&rsquo;agir du pacte va être d&rsquo;encourager un dialogue entre les citoyens et les candidats dans le cadre des campagnes pour les municipales de 2020. Ce pacte vise une liste de <strong>30 mesures concrètes et applicables à l&rsquo;échelle d&rsquo;une commune</strong> pour favoriser la transition écologique, solidaire, et démocratique dans ces communes. Il y a une plateforme numérique qui a été mise en place pour que les participants puissent voter pour ces fameuses mesures à mettre en œuvre. Et puis évidemment il y a un soutien par les réseaux de transition ».</em></p></blockquote>
<p>Une large consultation des citoyens s’est achevée fin février. Economie, démocratie, biens communs, agriculture, logement ou alimentation, les mesures proposées sont nombreuses.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a plus de 140 mesures qui ont été proposées. C&rsquo;est un vrai succès pour cette consultation citoyenne qui a rassemblé 22 000 votes. Les mesures étaient assez variées, comme par exemple développer les énergies renouvelables locales, ou expérimenter un revenu de base, ou encore développer l&rsquo;utilisation du vélo en ville qui était une proposition d&rsquo;Enercoop. Les priorités vont être établies et seront portées par un groupe de citoyens auprès des candidats pour les élections municipales ».</em></p></blockquote>
<p>France Libertés a apporté sa contribution à la rédaction de ces propositions. Vous avez mis en avant trois mesures. Première d’entre elles : l’installation d’infrastructures d’eau et d’assainissement publiques et gratuites.</p>
<blockquote><p><em>« L&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable aujourd&rsquo;hui est loin d&rsquo;être une réalité pour tous en France. Il y a beaucoup de personnes qui sont déconnectés d&rsquo;un accès à l&rsquo;eau. Donc <strong>le droit à l&rsquo;eau n&rsquo;est pas du tout effectif pour près de 650 000 personnes.</strong> Donc ce qu&rsquo;on demande, c&rsquo;est un accès gratuit à des points d&rsquo;eau potable, à des toilettes pour les personnes les plus vulnérables qui ne sont pas raccordées au réseau ».</em></p></blockquote>
<p>Deuxième proposition de France Libertés : pousser les collectivités locales à instaurer une tarification sociale de l’eau pour faciliter le paiement des factures d’eau pour les ménages en difficultés.</p>
<blockquote><p><em>« Cette fois encore il s&rsquo;agit vraiment de l&rsquo;effectivité du droit à l&rsquo;eau. Ce n&rsquo;est pas le tout d&rsquo;avoir un accès à l&rsquo;eau, encore faut-il pouvoir la payer. On constate que pour près d&rsquo;un million de ménages en France, la facture de l&rsquo;eau représente plus de 3% des revenus du ménage. Ce n&rsquo;est pas soutenable pour des personnes en difficulté. Et donc<strong> la création d&rsquo;un tarif social</strong> permettrait de venir en aide à ces personnes en situation de précarité dans leurs difficultés à payer leurs factures d&rsquo;eau ».</em></p></blockquote>
<p>Enfin la troisième mesures proposée par la Fondation a un caractère plus environnemental. Il s’agit de végétaliser la ville en créant des espaces verts pour rétablir le cycle de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« Depuis quelques années, France Libertés travaille sur ce lien entre l&rsquo;équilibre du cycle de l&rsquo;eau et l&rsquo;équilibre du climat. C&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on voit particulièrement dans les milieux urbains, puisque l’imperméabilisation des sols contribue beaucoup à la dégradation du microclimat. Elle limite l&rsquo;évapotranspiration des arbres de la végétation. Cela créé même des îlots de chaleur. Donc, ce qu&rsquo;on souhaiterait vraiment, c&rsquo;est de <strong>déminéraliser les villes</strong>, par exemple en végétalisant les façades ou les toitures ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_750730" aria-describedby="caption-attachment-750730" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-750730" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/transitioncitoyenne-635x266.jpg" alt="" width="635" height="266" /><figcaption id="caption-attachment-750730" class="wp-caption-text">© Collectif pour une transition citoyenne</figcaption></figure>
<p>Comment l’interpellation des candidats va se dérouler ?</p>
<blockquote><p><em>« Un comité d&rsquo;experts va être mis en place qui sera composé de scientifiques, d&rsquo;élus, d&rsquo;organisations et de citoyens qui seront tirés au sort. A l&rsquo;issue des travaux de ce comité, on aura une idée finale des mesures portées par le Pacte pour la transition. Cette liste sera rendue publique. L&rsquo;étape d&rsquo;après sera de mettre en place une mobilisation locale en vue des élections municipales, mobilisation dans laquelle aussi bien les citoyens que les organisations auront un rôle à jouer pour que les élus puissent s&#8217;emparer de ces 30 propositions ».</em></p></blockquote>
<p>Et une fois les élections passées, est-ce qu’il y aura un suivi des promesses ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui bien sûr, il y aura un suivi de ces propositions de la part de ce collectif pour une transition citoyenne pour vérifier que ces trente mesures sont quand même en voie d&rsquo;application dans les villes désireuses d&rsquo;agir pour une transition écologique solidaire et démocratique. C&rsquo;est <strong>une démarche d&rsquo;agir localement, plutôt que globalement</strong>, de responsabiliser les citoyens et surtout de leur donner la possibilité de se mobiliser et d&rsquo;agir à une échelle qui leur parle, qui est l&rsquo;échelle de leur commune ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/participez-pacte-transition/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Participez au Pacte pour la transition</a></li>
<li><a href="https://transition-citoyenne.org/pacte/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif pour une transition citoyenne</a></li>
<li><a href="https://www.communecter.org/costum/co/index/id/pactePourLaTransition#" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacte pour la transition</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ? Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020. C’est le pari que fait le Collectif pour une [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ? Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020. C’est le pari que fait le Collectif pour une [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Municipalisme au Rojava – une utopie menacée</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/03/26/municipalisme-au-rojava-une-utopie-menacee/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 08:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Au Kurdistan syrien, le territoire du Rojava, situé au nord du pays, a engagé depuis plusieurs années une véritable révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique, basée sur le municipalisme libertaire. Mais cette expérience démocratique inédite, en plein cœur du chaos syrien est sérieusement menacée. Avec Jérémie Chomette, directeur de France libertés. Ce municipalisme, ou confédéralisme [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au Kurdistan syrien, le territoire du Rojava, situé au nord du pays, a engagé depuis plusieurs années une véritable révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique, basée sur le municipalisme libertaire.</strong></p>
<p>Mais cette expérience démocratique inédite, en plein cœur du chaos syrien est sérieusement menacée.</p>
<p>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France libertés</a>.</p>
<p>Ce municipalisme, ou confédéralisme démocratique, est inspiré par un écologiste américain. Qui est-il et que prône-t-il ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Murray_Bookchin" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Murray Bookchin</a>. C&rsquo;est lui qui a fondé ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;écologie sociale, qui est un mouvement américain des années 1960-1970-1980, avec l&rsquo;idée de <strong>sortir des relations de domination, notamment de domination et la nature et de la domination des êtres humains sur les autres.</strong> C&rsquo;est pour cela que Murray Bookchin pensait qu&rsquo;il fallait sortir de l&rsquo;Etat : ne plus avoir un fonctionnement de l&rsquo;Etat nation. A partir du moment où on a un gouvernement étatique, on retrouve toujours des mécanismes de domination. C&rsquo;est là où il a inventé le municipalité libertaire qui a influencé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdullah_%C3%96calan" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Abdullah Öcalan</a>, qui a créé le confédéralisme démocratique. Pour prendre des décisions et faire société, il faut repartir des échelles locales, et ne plus avoir un Etat tout en haut qui va décider pour les gens localement. C&rsquo;est localement que l&rsquo;on va prendre des décisions. Quand il y aura besoin de prendre des décisions communes qui vont toucher à plein de localités, il faudra se réunir en assemblée, avec des gens qui sont mandatés pour porter une parole et pas des gens qui sont élus pour diriger un pays et accentuer une forme de domination d&rsquo;êtres humains sur l&rsquo;autre ».</em></p></blockquote>
<p>« Le municipalisme libertaire au Rojava peut-il être une source d’inspiration pour les mouvements municipalistes en Europe ? » C’était le thème de la conférence qui s’est tenue le 12 mars dernier. En quoi ce qui se vit au Rojava peut-il servir de modèle pour nos sociétés ?</p>
<p>Bob</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui est très intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on a une mise en pratique. On n&rsquo;est pas sur quelque chose de théorique. Dans un contexte qui est vraiment très particulier, on a vraiment des gens qui essaient de mettre concrètement en pratique un autre modèle de société, à l&rsquo;échelle d&rsquo;une région entière qui correspond à plusieurs millions de personnes. Donc forcément, il y a des tentatives, il y a des erreurs, il y a des réussites. <strong>Cela peut nous inspirer en Europe</strong>. En Europe on a des mouvements municipalistes qui ne se revendiquent pas forcément des mêmes idées qu&rsquo;au Rojava, mais avec quand même certaines lignes directrices qui se regroupent : <strong>partir du bas et redonner le pouvoir aux citoyens localement.</strong> On a des mouvements, comme ce qui se passe par exemple en Espagne, où des listes de citoyens ont repris le pouvoir de leurs municipalités comme à Barcelone. Derrière, ils essaient d&rsquo;organiser collectivement et localement l&rsquo;organisation de la cité. Et c&rsquo;est vrai que ce qui se passe au nord de la Syrie, au Rojava, est très inspirant. On peut s&rsquo;intéresser à leurs pratiques, pour ne pas faire les mêmes erreurs ou pour mettre en place les réussites qu&rsquo;ils ont eu. On peut prendre en exemple la Maison du peuple, ou la Maison des femmes, qui viennent répondre à des besoins très locaux. L&rsquo;idée est de partager ce pouvoir avec les habitants ».</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-750577" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Rojava-une-utopie-au-coeur-du-chaos-syrien-635x340.jpg" alt="" width="635" height="340" /></p>
<p>Cette révolution démocratique est en train d’être mise à mal. Pris dans le chaos syrien, le Rojava a essuyé notamment les bombardements de la Turquie. Pour quelle raison ? Quel est l’enjeu ?</p>
<blockquote><p><em>« On est vraiment au centre de plein de jeux d&rsquo;acteurs. On se retrouve avec tout ce qui se passe en Syrie, l&rsquo;influence turque, l&rsquo;influence russe, même l&rsquo;Arabie saoudite et l&rsquo;Iran. On se retrouve autour d&rsquo;enjeux géopolitiques très complexes. Mais pour simplifier les choses, on a le voisin, la Turquie, qui voit d&rsquo;un très mauvais œil la réussite de ce projet-là. <strong>La Turquie voit qu&rsquo;il y a un territoire qui est un peu auto-administré par la majorité de la population kurde.</strong> Elle ne voudrait pas que la même chose se fasse sur son territoire en Turquie, où il y a 25 millions de Kurdes, à peu près, ce qui correspond à plus d&rsquo;un quart de la population. Le gouvernement turc a très peur d&rsquo;un soulèvement kurde et d&rsquo;une reproduction de ce modèle-là en Turquie. Et on a un pouvoir, celui du gouvernement turc et d&rsquo;Erdogan, qui est aujourd&rsquo;hui mis à mal. Ils ont des grosses difficultés économiques. Pour garder ce pouvoir et garder l&rsquo;adhésion de la population, ils essaient de revenir aux sentiments nationalistes en essayant d&rsquo;annexer des anciennes parties de l&rsquo;Empire ottoman et de ce qu&rsquo;il revendique comme la grande Turquie. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;ils ont intérêt à dire qu&rsquo;ils veulent récupérer une partie du nord syrien pour montrer à leurs électeurs qu&rsquo;ils ont une Turquie forte, qui saura redonner un vrai sentiment de fierté aux nationalistes turcs qui attendent de retrouver le grand empire ottoman ».</em></p></blockquote>
<p>https://vimeo.com/316782950</p>
<p>Quel avenir pour le Rojava et son modèle démocratique ? Est-ce- qu’il y a un soutien de la communauté internationale ou de la société civile ?</p>
<p>Bob</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd&rsquo;hui il n&rsquo;y a pas un soutien international, en tout cas pas des Etats, au modèle en lui-même. Il y a un soutien géopolitique, lié aux enjeux, des Américains et des Français. On a un soutien armé mais qui n&rsquo;est absolument pas un soutien au projet. Et donc les soutiens au projet en lui-même se trouvent plutôt au niveau des mouvements. Il y a une partie des <a href="https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/130219/solidarite-des-gilets-jaunes-de-commercy-avec-la-revolution-au-rojava-video" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« gilets jaunes », qui se sont réunis à Commercy</a>, en février dernier, pour déclarer leur soutien au Rojava et à ce projet politique. Il y a pas mal de mouvements et de populations en Allemagne, au Royaume-Uni et un petit peu en France et en Italie, qui essayent de se mobiliser, à la fois pour dire combien ce mouvement est inspirant et en même temps pour l&rsquo;appuyer et faire connaître ce projet-là. <strong>L’idée est de faire en sorte qu&rsquo;il ne s&rsquo;arrête pas et de faire pression sur les gouvernements.</strong> Aujourd&rsquo;hui, il y a vraiment une importance très forte à faire pression sur le gouvernement français et sur le gouvernement britannique pour qu&rsquo;ils ne s&rsquo;en aillent pas. Car si tout le monde venaient à se retirer, là ça serait vraiment très très compliqué pour ces populations-là de s&rsquo;en sortir ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://reporterre.net/Au-Rojava-la-Turquie-menace-une-revolution-inspiree-par-l-ecologiste-Murray?fbclid=IwAR3TBsWnl7hsDtd7Xa89LueKiegx3tnFWtLSM7hZ5jwzG9VjMsB6GMMvkAY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Au Rojava, la Turquie menace une révolution inspirée par l’écologiste Murray Bookchin</a></li>
<li><a href="http://www.rojavafrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Représentation du Rojava en France</a></li>
<li><a href="https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/060318/le-rojava-une-utopie-au-coeur-du-chaos-syrien" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Rojava: une utopie au cœur du chaos syrien</a></li>
<li><a href="http://www.kedistan.net/2017/02/27/jinwar-village-de-femmes-au-rojava/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jinwar, village de femmes au Rojava</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/Murray-Bookchin-l-utopie-anarchiste-au-prisme-de-l-ecologie" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Murray Bookchin, l’utopie anarchiste au prisme de l’écologie</a></li>
<li><a href="https://www.arretsurimages.net/articles/a-commercy-des-gilets-jaunes-pour-le-communalisme-libertaire" target="_blank" rel="noopener noreferrer">À Commercy, des Gilets jaunes pour le « communalisme libertaire »</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Au Kurdistan syrien, le territoire du Rojava, situé au nord du pays, a engagé depuis plusieurs années une véritable révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique, basée sur le municipalisme libertaire. Mais cette expérience démocratique inédite, en plein cœur du chaos syrien est sérieusement menacée. Avec Jérémie Chomette, directeur de France libertés. Ce municipalisme, ou confédéralisme [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Au Kurdistan syrien, le territoire du Rojava, situé au nord du pays, a engagé depuis plusieurs années une véritable révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique, basée sur le municipalisme libertaire. Mais cette expérience démocratique inédite, en plein cœur du chaos syrien est sérieusement menacée. Avec Jérémie Chomette, directeur de France libertés. Ce municipalisme, ou confédéralisme [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Rojava – Une utopie démocratique en Syrie</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/03/19/rojava-une-utopie-democratique-en-syrie/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 08:00:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien ! Le Rojava, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique. Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés. Vous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien !</strong> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rojava" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Rojava</a>, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique.</p>
<p>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<p>Vous avez participé le 12 mars dernier à la conférence sur ce municipalisme libertaire au Rojava. Revenons d’abord sur cette expérience démocratique unique au monde. C’est en juillet 2012 que tout a commencé. Comment cela a-t-il débuté ?</p>
<blockquote><p><em>« D&rsquo;abord il y a un contexte vraiment particulier. En 2011, il y a eu la révolution en Syrie. Les populations, notamment kurdes, se sont retrouvées du côté de l&rsquo;opposition démocratique. Très vite, elles se sont retrouvées coincées entre les rebelles de l&rsquo;opposition, plutôt à tendance islamiste, et le régime syrien, une fois que la révolution a été stoppée par de ceux forces en 2012. Comme ils étaient armés, ils ont réussi à prendre une région qui correspond à peu près à celle de là où les populations kurdes sont les plus importantes : le Rojava au Kurdistan syrien. <strong>Ils ont réussi à acquérir une certaine forme d&rsquo;autonomie.</strong> Cela leur a permis de s&rsquo;autoorganiser et de mettre en place ce modèle qui avait été déjà imaginé depuis 2004 par le leader des kurdes <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdullah_%C3%96calan" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Abdullah Öcalan</a> depuis sa prison. C&rsquo;est un leader kurde turc qui était emprisonné par le gouvernement turc depuis 1999 ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_750578" aria-describedby="caption-attachment-750578" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-750578 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Carte-Rojava-Alternatives-libertaire-635x333.png" alt="" width="635" height="333" /><figcaption id="caption-attachment-750578" class="wp-caption-text">© Alternatives libertaire</figcaption></figure>
<p>Le Rojava, c’est donc un territoire autonome de six millions d’habitants. Ce sont des milliers de communes qui s’y sont autoorganisées. Concrètement, quel est le principe ? Comment cela fonctionne-t-il ?</p>
<blockquote><p><em>« L&rsquo;idée de base c&rsquo;est qu&rsquo;il y a trois cantons. Nous on pourrait appeler ça des régions. Chaque canton s&rsquo;autoorganise. Après on a une réunion des cantons. Pour s&rsquo;autoorganiser, ils s&rsquo;organisent par le bas, vraiment très très localement .Vous avez des assemblées locales qui démarrent dans les quartiers ou dans les villages. On peut avoir de 30 à 150 personnes qui se réunissent, qui vont prendre des décisions et qui vont mandater quelqu&rsquo;un de la communauté pour une durée de six à douze mois. Cette personne va représenter la communauté dans un cercle un petit peu plus haut, et ainsi de suite. En fait on a trois cercles pour arriver au niveau cantonal. En gros, si je schématise : moi dans ma petite communauté avec 150 personnes on va prendre des décisions liées à ma communauté ; et après, pour les décisions qui sont liées à un plus grand territoire, la communauté va mandater quelqu&rsquo;un pour aller les représenter dans un autre cercle plus haut qui prendra en compte plus de personnes ».</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Une idée du « vivre ensemble »</strong></h3>
<p>De nombreux réseaux militants européens vantent les pratiques innovantes du territoire, les institutions démocratiques, le souci écologique, les pratiques féministes. C’est une certaine idée du « vivre-ensemble » qui est mis en pratique ?</p>
<blockquote><p><em>« En fait on peut même aller plus loin. <strong>C&rsquo;est vraiment un autre modèle de société.</strong> Eux appellent cela le confédéralisme démocratique. L&rsquo;idée est basée sur cinq grands piliers, dont un des pilier est très lié au <strong>« vivre ensemble »</strong>. le premier pilier est organisé autour de l&rsquo;économie coopérative. Le deuxième, c&rsquo;est la question de l&rsquo;écologie, qui peut aussi revenir à la question du « vivre ensemble » : comment vivre ensemble avec la nature avec les êtres vivants. Le troisième, c&rsquo;est celui du féminisme. Le quatrième, c&rsquo;est celui de la démocratie directe. La cinquième, c&rsquo;est comment toutes les communautés qui sont présentes sur place, les Kurdes, les Turkmènes, les Arabes chiites et sunnites, les chrétiens, peuvent vivre tous ensemble et chacun trouver sa place dans la communauté ».</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-750579" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Drapeau-Rojava-536x357.png" alt="" width="536" height="357" /></p>
<p>Particularité de cette organisation : les femmes et les jeunes ont leur propres structures et ont leur mot à dire sur tout ce qui les concernent.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est quelque chose qui est vraiment central et qui est très abouti. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;on a des choses qui sont rentrées dans leur contrat social, puisqu&rsquo;ils ont un contrat social depuis 2016. Sur la partie des élections,<strong> au niveau cantonal, on a toujours une parité et on a toujours des coprésidents.</strong> Il faut toujours qu&rsquo;il y ait une femme et un homme. Ensuite ils sont allés beaucoup plus loin. Ils ont un petit peu partout des « maisons des femmes ». Ce sont des maisons où les femmes peuvent se retrouver et où la communauté peut aussi se rassembler pour gérer les conflits familiaux, ou liés à la place que peut occuper l&rsquo;homme au centre de la famille ou de la communauté. Il y a des sortes de commissions de justice où les femmes siègent et ont le même pouvoir que les hommes. Il y a aussi des quotas de femmes pour l&rsquo;assemblée parlementaire. Et puis on a des structures spécifiques. Par exemple les <a href="http://www.kedistan.net/2017/02/27/jinwar-village-de-femmes-au-rojava/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jinwar</a>, la Terre des femmes, où des femmes qui ont éprouvé des difficultés assez importantes peuvent se retrouver entre femmes et développer un projet dans lequel elles peuvent se sentir partie prenante et en sécurité ».</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Coopération interethnique</strong></h3>
<p>La dimension multiethnique est aussi primordiale dans le fonctionnement du Rojava ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui complètement. Il faut savoir que quand l&rsquo;Etat syrien a été créé, cela remonte à 1920, on avait plein de populations différentes. Et puis les dirigeants qui se sont succédés ont cherché à diviser. Et ils ont cherché à diviser notamment les Arabes et les Kurdes avec une politique d&rsquo;assimilation des Kurdes sur la partie nord de la Syrie. Donc on est quand même avec un certain ressentiment dans la population, principalement chez les Kurdes. Quand ils sont arrivés au pouvoir dans la partie du Rojava, ils ont cherché à éviter de diffuser ces tensions, mais au contraire à créer du vivre ensemble. C&rsquo;est pour ça que tout le monde est concerné par le projet actuel. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’<strong>on va pouvoir retrouver parfois sur des coprésidence de canton, un cheikh arabe, souvent un homme assez traditionnel, qui va faciliter la gouvernance avec une femme chrétienne, par exemple, à ses côtés.</strong> On a l&rsquo;idée de diviser le pouvoir et d&rsquo;avoir aussi toutes les communautés représentées. Au sein du Parlement, on a des quotas de représentants pour s&rsquo;assurer que tout le monde puisse avoir la parole. Ça marche plutôt bien. Alors bien entendu il y a toujours des tensions qu&rsquo;il faut régler. Mais il y a aussi des commissions pour permettre ça. Et il y a dans toutes les assemblées locales, à travers ce qu&rsquo;on appelle les maisons du peuple, des lieux où les gens peuvent se réunir. Et puis actuellement le projet est aussi mis en place dans des villes à majorité arabe. Et dans ces villes-là, il y a une représentation proportionnelle. On a une duplication du modèle, et cela prend. <strong>Leur ambition c&rsquo;est de le développer à la toute la Syrie, voire au Moyen-Orient,</strong> d&rsquo;avoir un modèle où on sort de l&rsquo;Etat et on sort des questions ethniques et religieuses pour permettre un vivre ensemble général ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rojava" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Rojava</a></li>
<li><a href="http://www.rojavafrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Représentation du Rojava en France</a></li>
<li><a href="https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/060318/le-rojava-une-utopie-au-coeur-du-chaos-syrien" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Rojava: une utopie au cœur du chaos syrien</a></li>
<li><a href="https://www.revue-ballast.fr/le-municipalisme-libertaire-quest-ce-donc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le municipalisme libertaire, qu’est-ce que c’est ?</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/Au-Rojava-la-Turquie-menace-une-revolution-inspiree-par-l-ecologiste-Murray?fbclid=IwAR3TBsWnl7hsDtd7Xa89LueKiegx3tnFWtLSM7hZ5jwzG9VjMsB6GMMvkAY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Au Rojava, la Turquie menace une révolution inspirée par l’écologiste Murray Bookchin</a></li>
<li><a href="https://www.bastamag.net/Dans-le-Rojava-syrien-une-marche-vers-l-ecologie-ralentie-par-la-guerre" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dans le « Rojava » syrien, une marche vers l’écologie ralentie par la guerre</a></li>
</ul>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien ! Le Rojava, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique. Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés. Vous [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien ! Le Rojava, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique. Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés. Vous [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>« Agir ou disparaître », un livre pour éveiller les consciences</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 08:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales. Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps.</strong> Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales.</p>
<p>Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la planète et de mettre en lumière les initiatives qui œuvrent pour sa protection.</p>
<p><strong>Cette belle aventure de Fréquence Terre, c’est aujourd’hui un livre.</strong></p>
<p><em><strong>« Agir ou disparaître »</strong></em>, revient sur plus d&rsquo;une décennie de chroniques consacrées à l’environnement réalisées par l&rsquo;ensemble des intervenants du site.</p>
<p>Coordonné par Pierre Guelff, le livre retrace les attaques menées contre la planète et donne un coup de projecteur sur les solutions mises en œuvre par les associations, les citoyens, ou les collectivités.</p>
<p>Ce petit recueil espère, sans prétention accompagner la prise de conscience écologique de chacun, le souci de l’environnement, les actions du quotidien pour la survie de notre espèce.</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Agitateur de curiosité</strong></h4>
<p>Dans ce livre, vous retrouverez <a href="https://frequenceterre.com/author/pierre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pierre Guelff</a> qui vous parle avec passion de la nature, du terroir, de solidarité et de fraternité. Cet agitateur de curiosité, vous emmène à la rencontre d’altermondialistes, des lycéens qui font la grève du climat, comme la Suédoise Greta Thunberg, du moine bouddhiste Matthieu Ricard ou encore d’Alexandre Jollien. A travers ses rencontres littéraires, il nous parle de vie, d’engagement, et nous fait part des réflexions d’hommes et de femmes engagées pour la planète et l’humanité.</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Sentinelle des mers</strong></h4>
<p><a href="https://frequenceterre.com/author/daniel/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Daniel Krupka</a>, fidèle à son engagement, vous propose de découvrir ou redécouvrir la beauté de notre environnement et des océans. Il n’hésite pas à faire le constat des ravages de l’homme sur les écosystèmes. Mais il donne aussi des pistes sur la façon de les préserver. Comme Paul Watson, qu’il a pu interviewer pour Fréquence Terre, Daniel est notre sentinelle des mers.</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Donner des signes d&rsquo;espoirs</strong></h4>
<p>Et puis évidemment vous retrouverez un condensé des actions de France Libertés relatées depuis plusieurs années dans Monde solidaire. Ce sont celles pour les peuples autochtones qui luttent pour leur survie, ou le combat contre l’extractivisme, que ce soit au Brésil, qui a connu plusieurs catastrophes minières, ou en Guyane avec le projet Montagne d’or. Les actions pour le droit à l’eau, l’éducation à l’environnement, les villes qui s’engagent sur le chemin de la transition, toutes ces initiatives et mobilisations sont des signes d’espoirs pour notre avenir et celui de nos enfants.</p>
<h4 style="text-align: center"><strong>Continuer d&rsquo;agir, pour ne pas disparaître</strong></h4>
<p>Parce que les bons réflexes de consommation se prennent très tôt&#8230; Parce que notre planète mérite qu’on s’attèle à sa préservation pour le bien-être de l’humanité, « Agir ou disparaître » apporte sa pierre à la lutte contre les dérèglements climatiques générés par l’homme.</p>
<p>La planète survivra sans nous. Mais nous, nous ne pouvons pas survivre dans un environnement dégradé…</p>
<p>« Agir ou disparaître » est disponible au prix de 7 euros sur <a href="https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/1067-agir-ou-disparaitre" target="_blank" rel="noopener noreferrer">internet</a>. Toutes les recettes des ventes sont au bénéfice de l&rsquo;association qui édite Fréquence Terre.</p>
<p><strong>L’urgence est là. Il faut agir… ou disparaître ! A nous tous de continuer d’agir, à notre niveau.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales. Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales. Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Extractivisme au Brésil : un système à bout de souffle</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/03/05/extractivisme-au-bresil-un-systeme-a-bout-de-souffle/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 08:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus. Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus.</strong></p>
<p>Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est la vie d’un autre peuple autochtone qui est menacée, les Pataxó Hã-hã-Hãe.</p>
<p>Avec <strong>Marion Veber,</strong> chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></p>
<p>Les représentants de cette population dénoncent l’exploitation démesurée de la nature au nom du développement. Est-ce que cette nouvelle tragédie en annonce d’autres ? Est-ce qu’elles peuvent se reproduire au Brésil ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. On le constate puisque, suite au crime de 2015, le PDG s&rsquo;engage à prendre des mesures, mais ce n&rsquo;est pas le cas. Ce qu&rsquo;on constate c&rsquo;est qu&rsquo;au Brésil il y a des failles d&rsquo;un point de vue de la sécurité des barrages et de la surveillance de ces structures minières en général. Mais ce n&rsquo;est pas que le cas du Brésil. Partout dans le monde, on a connu des ruptures de barrages de déchets miniers, que ce soit en Roumanie ou dans d&rsquo;autres Etats. Et donc <strong>cela pose finalement la question de l&rsquo;extractivisme en général qui</strong>, en mettant les profits en priorités, <strong>fait fi des droits humains, de l&rsquo;environnement</strong> et des potentiels morts que cette activité pourrait générer ».</em></p></blockquote>
<p>Le 27 janvier, soit deux jours après la catastrophe, une alerte a été lancée non loin de là face au risque d&rsquo;<a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/bresil-un-deuxieme-barrage-minier-menace-de-rompre-deux-jours-apres-l-accident-qui-a-fait-au-moins-34-morts-et-300-disparus_3163717.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une rupture imminente d&rsquo;un deuxième barrage</a> appartenant à la même entreprise. Le 8 février, c’est <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20190208-rupture-barrage-bresil-personnel-arcelormittal-evacue" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ArcelorMittal qui a évacué 200 personnes</a> d’une communauté située sous un barrage de la multinationale. Est-on dans un cycle infernal ? Le système est-il à bout de souffle ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est exactement ça. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que dénoncent les peuples autochtones avec lesquels on travaille, mais aussi un grand nombre d&rsquo;ONG et d&rsquo;habitants qui souffrent de ces crimes. C&rsquo;est effectivement <strong>un système qui aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a plus de sens</strong> parce qu&rsquo;on voit ses limites, mais qui malgré tout semble indépassable. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;on vend ce système comme indépassable, comme forcément nécessaire à la société telle qu&rsquo;elle est construite aujourd&rsquo;hui. Et c&rsquo;est vrai que l&rsquo;extractivisme est le premier maillon d&rsquo;une chaîne qui nous conduit jusqu&rsquo;au consumérisme et la société telle qu&rsquo;elle a été imaginée ces dernières décennies. Donc effectivement<strong> il faut aujourd&rsquo;hui réfléchir à réformer tout ce système</strong>. Il y a des initiatives en ce sens à l&rsquo;international notamment pour mieux encadrer les activités des multinationales pour que, a minima, les droits humains passent en priorité sur les profits. Mais on est encore très loin d&rsquo;une réelle évolution sur ce plan-là ».</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Les dangers de la politique de Bolsonaro</strong></h3>
<p>Dans ce contexte, en quoi la politique du nouveau président Jair Bolsonaro constitue un danger pour ces peuples et pour l’environnement ?</p>
<blockquote><p><em>« Quand on a appris l&rsquo;élection de Jair Bolsonaro, la plupart de nos partenaires au Brésil, très inquiets, nous ont communiqué leurs craintes parce que <strong>Bolsonaro a clairement annoncé vouloir augmenter les projets extractivistes, et notamment en Amazonie sur les territoires autochtones.</strong> Donc ce sont effectivement des annonces qui sont assez menaçantes pour ces peuples, pour leurs droits, pour l&rsquo;environnement. Et les premières politiques prisent déjà par Bolsonaro du côté autochtone sont déjà un signal très fort. La démarcation des territoires autochtones vient de changer de ministère de tutelle. Elle passe à l&rsquo;Agriculture qui au Brésil est très proche des lobbies de l&rsquo;agrobusiness. Donc il y a déjà plusieurs signaux comme ça qui nous donne à voir que la politique de Bolsonaro serait une véritable dévastation pour les peuples et l&rsquo;environnement. Et quand on sait le rôle que joue le Brésil dans le climat et les régulations climatiques sur le plan international, c&rsquo;est vraiment dramatique. Donc il y a des fronts de résistance qui essayent de s&rsquo;organiser. Mais étant donné que Bolsonaro prône aussi un renforcement de la criminalisation des gens qui vont s&rsquo;opposer à ces politiques et aux projets de développement, il est à craindre que les marges de manœuvre soient assez compliquées au Brésil. C&rsquo;est pour ça que<strong> la solidarité internationale doit vraiment être d&rsquo;autant plus forte </strong>».</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center"><strong>Une leçon pour Montagne d&rsquo;Or</strong></h3>
<p>Est-ce que ces drames qui ont lieu au Brésil peuvent interpeller la France et faire réfléchir, notamment sur le projet Montagne d’or en Guyane ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Ils interpellent. Ils donnent de la matière au collectif ou à la société civile qui s&rsquo;opposent ou qui montre les limites de certains projets et notamment de Montagne d&rsquo;or. Ce nouveau crime de janvier 2019 a été régulièrement évoqué par les députés, même par le ministre de l&rsquo;Environnement récemment à l&rsquo;Assemblée nationale. Donc effectivement c&rsquo;est un événement qui marque, mais pour autant est-ce que les conséquences seront prises derrière ? La question est encore entière ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/bresil-apres-la-rupture-du-barrage-de-brumadinho-le-pdg-de-vale-quitte-temporairement-ses-fonctions_3215873.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : après la rupture d&rsquo;un barrage qui avait fait plus de 300 victimes, le PDG de Vale quitte « temporairement » ses fonctions</a></li>
<li><a href="https://www.bastamag.net/Au-Bresil-la-multinationale-Vale-provoque-des-catastrophes-en-toute-impunite" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Au Brésil, la multinationale Vale provoque des catastrophes en toute impunité</a></li>
<li><a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20190205-bresil-barrage-mine-justice-bassin-retenue" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rupture du barrage au Brésil : la justice sanctionne le géant minier Vale</a></li>
<li><a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20190208-rupture-barrage-bresil-personnel-arcelormittal-evacue" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rupture de barrage au Brésil: le personnel d’ArcelorMittal évacué</a></li>
<li><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/bresil-un-deuxieme-barrage-minier-menace-de-rompre-deux-jours-apres-l-accident-qui-a-fait-au-moins-34-morts-et-300-disparus_3163717.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : un deuxième barrage minier menace de céder, deux jours après l&rsquo;accident qui a fait au moins 34 morts</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dZdEuLKpZS"><p><a href="https://frequenceterre.com/2017/06/13/extractivisme-stop-aux-zones-de-sacrifice/">Extractivisme : stop aux zones de sacrifice</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Extractivisme : stop aux zones de sacrifice » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2017/06/13/extractivisme-stop-aux-zones-de-sacrifice/embed/#?secret=m7K4vRrUXm#?secret=dZdEuLKpZS" data-secret="dZdEuLKpZS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus. Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus. Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Brésil : l’extractivisme tue encore</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/02/26/bresil-lextractivisme-tue-encore/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2019 08:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
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					<description><![CDATA[C’était le 25 janvier dernier. Un barrage de déchets miniers se rompt. Cela se passe dans le sud du Brésil, dans l’État du Minas Gerais. La rupture du barrage de Brumadinho, près de la capitale de l’État, Belo Horizonte, a libéré un fleuve de boue toxique détruisant tout sur son passage. Au moins 169 morts [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’était le 25 janvier dernier. Un barrage de déchets miniers se rompt. Cela se passe dans le sud du Brésil, dans l’État du Minas Gerais.</strong> La rupture du barrage de Brumadinho, près de la capitale de l’État, Belo Horizonte, a libéré un fleuve de boue toxique détruisant tout sur son passage. Au moins 169 morts et presque autant de disparus.</p>
<p>La mine à l’origine de la catastrophe est exploitée par la multinationale brésilienne Vale. C’est la même société qui est impliquée dans une autre catastrophe minière qui a eu lieu dans la même région le 5 novembre 2015.</p>
<p>Avec Marion Véber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés.</p>
<p>Trois ans après, l’histoire se répète, avec même la entreprise qui est pointée du doigt. Qu’est-ce qui s’est passé ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est effectivement le même enchaînement que le crime qui s&rsquo;est produit en 2015 à Mariana. C&rsquo;est, une fois encore, un barrage minier qui cède avec cette coulée de boue qui part sur des kilomètres et des kilomètres tout dévaster, des villages, la biodiversité, jusqu&rsquo;à aller polluer et même assassiner un fleuve. Aujourd&rsquo;hui on considère que <strong>le fleuve Paraopeba est considéré comme mort.</strong> C&rsquo;est effectivement la même entreprise. Pour le cas de Mariana de 2015, c&rsquo;était une joint-venture entre Vale et la multinationale BHP Billiton. Là pour le cas de Brumadinho, on est sur Vale exclusivement ».</em></p></blockquote>
<p>A Mariana en 2015, on parlait de la plus grande catastrophe environnementale qu’avait connu le Brésil. 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total. Cette fois, un nouveau cap est franchi ?</p>
<blockquote><p><em>« Effectivement on a franchi un cap puisque, actuellement, on en est à 169 morts et 141 disparus aux derniers chiffres annoncés. En revanche, sur la question de l&rsquo;impact environnemental, il est encore trop tôt pour dire laquelle des deux ruptures sera la plus impactante. Mais ce qui est sûr, c&rsquo;est que <strong>l&rsquo;effet cumulé des deux est déjà dramatique</strong> ».</em></p></blockquote>
<p>Lors de sa prise de fonctions en mai 2017, le PDG de Vale, Fabio Schvartsman, avait fait sien le slogan « Mariana, plus jamais ». Vale n’a donc tiré aucune conséquence du drame de Mariana ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est bien le drame. Parce qu&rsquo;effectivement, malgré cet engagement, on constate que rien n&rsquo;a été fait. Comme pour Mariana, a priori l&rsquo;entreprise savait que son barrage était défectueux. C&rsquo;est la même chose pour Brumadinho. Il y a une enquête qui commence à révéler que l&rsquo;entreprise était en possession de documents et de rapports faisant état d&rsquo;un barrage qui risquait assez fortement de s&rsquo;effondrer et de tout dévaster. Donc on voit bien que<strong> l&rsquo;entreprise est consciente du fait que ces barrages ont des fortes chances de se rompre</strong>, mais ne prend pas les mesures pour atténuer le risque et préfère continuer sur la lancée du profit, quitte à mettre en péril la vie de plusieurs personnes. Donc c&rsquo;était vraiment dramatique. Ce qu&rsquo;on constate, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui Vale nie sa responsabilité et va plutôt jouer sur la question de l&rsquo;accident. C&rsquo;est un accident, « oh, pauvre compagnie. C&rsquo;est vraiment pas de chance pour nous, ça tombe sur nous ». Cela est vraiment très dénoncé aujourd&rsquo;hui par la société civile, cette carte de victimisation que l&rsquo;entreprise essaye de jouer ».</em></p></blockquote>
<p>Vous avez parlé de crime. L’extractivisme tue encore. Et comme à Mariana avec le peuple Krenak, là, c’est un autre peuple autochtone qui est en première ligne. Les Pataxó Hã-hã-Hãe vivent sur les berges du fleuve Paraopeba totalement ravagé par les boues toxiques. C’est leur vie qui est ainsi mise en danger ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. La rupture du barrage a affecté évidemment énormément de personnes, des villageois, mais aussi un peuple autochtone, les Pataxó Hã-hã-Hãe. Tout comme pour le peuple Krenak, qui avait été affecté par le crime de 2015, et bien les conséquences sont encore plus dramatiques pour <strong>ces peuples</strong> parce qu&rsquo;ils <strong>vivent vraiment en relation directe avec leur environnement et notamment le fleuve.</strong> Dans le cas de 2015 c&rsquo;était le fleuve Rio Doce, qui était considéré comme mort empêchant les Krenak de pêcher, de se baigner dans le fleuve, de boire. Et là on retrouve exactement les mêmes conséquences, le même scénario, avec les Pataxó Hã-hã-Hãe, qui aujourd&rsquo;hui sont dans un même état que les Krenak de véritable désespoir, avec certains qui ne voient plus d&rsquo;avenir possible avec un fleuve mort à leurs côtés qui, en plus, a une importance vraiment forte pour eux sur le plan spirituel et culturel ».</em></p></blockquote>
<p>Et comme pour les Krenak, c’est vraiment leur vie, leur culture, leur histoire qui est mise en péril.</p>
<blockquote><p><em>« Pour les Krenak, on pouvait même dire leur identité même puisqu&rsquo;elle était vraiment liée au Rio Doce. Les Pataxó Hã-hã-Hãe eux aussi parlent d&rsquo;<strong>une relation très forte à l&rsquo;eau</strong>, où le mythe de création de leur peuple serait lié à une goutte d&rsquo;eau. Donc effectivement, il y a cette dimension très forte qui n&rsquo;est pas du tout prise en compte par les compagnies minières qui vont s&rsquo;attacher plutôt à regarder les dommages matériels ».</em></p></blockquote>
<p>Les représentants des Pataxó Hã-hã-Hãe ont dénoncé  l’exploitation démesurée de la nature au nom du développement. Des inquiétudes amplifiées avec le nouveau président Jair Bolsonaro.</p>
<p>On continue d’en parler la semaine prochaine avec Marion Veber.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/bresil-nouveau-crime-de-lentreprise-miniere-vale/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : le nouveau crime de l’entreprise minière Vale</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/bresil-cest-mere-nature-vomit-lhomme-blanc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : c’est « la mère nature qui vomit ce que l’homme blanc a fait »</a></li>
<li><a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20190205-bresil-barrage-mine-justice-bassin-retenue" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rupture du barrage au Brésil : la justice sanctionne le géant minier Vale</a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RIxe52TwAO"><p><a href="https://frequenceterre.com/2018/11/27/bresil-depuis-trois-ans-les-krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite-anne-suarez/">Brésil : depuis trois ans, les Krenak vivent “une violation de leur identité” (Anne Suarez)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Brésil : depuis trois ans, les Krenak vivent “une violation de leur identité” (Anne Suarez) » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2018/11/27/bresil-depuis-trois-ans-les-krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite-anne-suarez/embed/#?secret=mHixsQUPBf#?secret=RIxe52TwAO" data-secret="RIxe52TwAO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’était le 25 janvier dernier. Un barrage de déchets miniers se rompt. Cela se passe dans le sud du Brésil, dans l’État du Minas Gerais. La rupture du barrage de Brumadinho, près de la capitale de l’État, Belo Horizonte, a libéré un fleuve de boue toxique détruisant tout sur son passage. Au moins 169 morts [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’était le 25 janvier dernier. Un barrage de déchets miniers se rompt. Cela se passe dans le sud du Brésil, dans l’État du Minas Gerais. La rupture du barrage de Brumadinho, près de la capitale de l’État, Belo Horizonte, a libéré un fleuve de boue toxique détruisant tout sur son passage. Au moins 169 morts [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Montagne d’Or – Première victoire judiciaire en Guyane</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/02/19/montagne-dor-premiere-victoire-judiciaire-en-guyane/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 08:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une première victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’Or. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Guyane, a annulé un arrêté préfectoral qui autorisait la société Montagne d&#8217;or à ouvrir des travaux d&#8217;exploitation d&#8217;or alluvionnaire dans le département. La décision du tribunal ne concerne pas le projet de méga mine d’or contesté, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une première victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’Or.</strong> Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Guyane, a annulé un arrêté préfectoral qui autorisait la société Montagne d&rsquo;or à ouvrir des travaux d&rsquo;exploitation d&rsquo;or alluvionnaire dans le département.</p>
<p>La décision du tribunal ne concerne pas le projet de méga mine d’or contesté, mais elle reste très importante dans le combat des communautés sur place.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Ce sont deux associations qui avaient demandé l&rsquo;annulation de l’arrêté préfectoral. Il concernait un permis d’exploitation situé au lieu-dit Bœuf mort. Pourquoi cet arrêté a été annulé ?</p>
<blockquote><p><em>« Il a été annulée pour deux raisons. La première raison concerne les études d&rsquo;impact qui avaient été menées pour ce projet d&rsquo;exploitation d&rsquo;or. Elles sont considérées par le juge comme ne permettant pas d&rsquo;avoir une vue précise et cohérente de tous les enjeux, parce que justement <strong>le juge dénonce le fait que l&rsquo;étude d&rsquo;impact ait été dissociée du mégaprojet de Montagne d&rsquo;or</strong> qui se situe juste à côté de la concession de Bœuf mort. Le juge a tranché en disant que ces deux projets ne pouvaient pas être si dissociés que ce que la compagnie minière disait dans son étude d&rsquo;impact. Et donc le juge a considéré que cela violait finalement le code de l&rsquo;environnement. La deuxième raison c&rsquo;est la violation du droit qui oblige à l&rsquo;autonomie de l&rsquo;autorité qui va trancher ‘pour ou contre’ l&rsquo;autorisation de permis d&rsquo;exploiter. Là, les ONG qui ont fait le recours dénonçaient la double casquette de la Direction de l&rsquo;environnement de l&rsquo;aménagement et du logement (DEAL), qui était à la fois juge et partie. Le juge administratif a clairement considéré que la DEAL n&rsquo;était pas du tout autonome et donc venait violer ce droit fondamental ».</em></p></blockquote>
<p>Le tribunal administratif de Guyane parle de violation du droit dans le cas de la mine de Bœuf d’or. Qu’est-ce qui est pointé ?</p>
<blockquote><p><em>« On parle de cette technique de saucissonnage. Une compagnie va présenter plusieurs études d&rsquo;impact sur différents projets. Mais, en fait, chaque étude d&rsquo;impact est vraiment faite sans prendre en considération les impacts des projets aux alentours. Du coup, on ne prend pas en compte les impacts cumulés qui sont pourtant extrêmement importants d&rsquo;un point de vue environnemental et de l&rsquo;atteinte à la biodiversité. Donc <strong>cette technique du saucissonnage amène forcément à avoir une vision de ce projet beaucoup moins impactante pour le territoire</strong> que si on prend ensemble la totalité des projets aux alentours. Là le juge expose que <strong>c&rsquo;est une violation du code de l&rsquo;environnement</strong> parce que l&rsquo;étude d&rsquo;impact, qui a été soumise, est considérée comme limitée et ne permettait pas à la personne autorisant ou non le projet d&rsquo;avoir tous les éléments en main. Donc c&rsquo;est une violation du code de l&rsquo;environnement ».</em></p></blockquote>
<p>Il faut préciser qu’entre Montagne d’or et Bœuf mort, on est sur deux types d’extraction différents.</p>
<blockquote><p><em>« Sur Bœuf mort, on est sur un petit projet d&rsquo;exploitation de l&rsquo;or alluvionnaire, c&rsquo;est à dire lorsqu&rsquo;il se trouve dans l&rsquo;eau. Alors que sur Montagne d&rsquo;or, on est sur un mégaprojet, le plus gros qui verrait le jour s&rsquo;il est autorisé en Guyane. Donc on est sur une échelle vraiment énorme, du gigantisme. Et on est sur de l&rsquo;or, qui se trouve dans la roche. Il serait exploité à ciel ouvert en dynamitant des tonnes et des tonnes de roches en essayant d&rsquo;extraire l&rsquo;or qui est dans ces roches. Donc on est sur deux projets très différents mais qui sont juste à côté, situés dans la même zone. Ce qu&rsquo;on avait expliqué avec le collectif qui s&rsquo;oppose à Montagne d&rsquo;or, c&rsquo;est que Montagne d&rsquo;or, en demandant cette exploitation juste à côté, c&rsquo;est finalement <strong>un cheval de Troie pour pouvoir commencer des travaux et des exploitations</strong> à côté de la future zone de Montagne d&rsquo;or. C&rsquo;est une façon de s&rsquo;implanter sur le territoire et de préparer la venue pour Montagne d&rsquo;or ».</em></p></blockquote>
<p>Est-ce que cette décision est très importante dans la bataille contre le projet de méga mine d’or ? C’est un premier pas ?</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est une première victoire qui déjà réconforte les opposants parce que c&rsquo;est une bataille très longue et qui est encore loin d&rsquo;être finie. Donc c&rsquo;est un premier pas sur le plan judiciaire. C&rsquo;est un premier élément qui donne à montrer que <strong>la compagnie minière Montagne d&rsquo;or n&rsquo;est pas très sérieuse dans ses études d&rsquo;impact</strong>, même sur un projet de taille très petite sur Bœuf mort. C&rsquo;est important pour les opposants. C&rsquo;est un premier une première victoire ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_361848" aria-describedby="caption-attachment-361848" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-361848 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/04/infographie_sur_montagne_d_or-543x768.jpg" alt="" width="543" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-361848" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Sans vouloir extrapoler et faire du catastrophisme, cette décision s’inscrit dans un contexte dramatique, avec la rupture d’un barrage à Brumadinho au Brésil, qui a fait au moins 166 morts fin janvier. Est-ce que cela n’a rien à voir, ou est-ce que cette tragédie peut être un tournant pour Montagne d’or ? Est-ce que cela peut servir de leçon, d’exemple à ne pas suivre pour le gouvernement français ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela montre que les risques de l&rsquo;exploitation minière sont bien réels. Quand on dit en tant qu&rsquo;opposant à Montagne d&rsquo;or que <strong>le principal risque c&rsquo;est la rupture des barrages</strong> ou le drainage minier acide, on voit que ce n&rsquo;est pas juste des risques. Cela peut se produire concrètement. Ce n&rsquo;est pas fantasmé. Dans un pays qui est juste à côté, le Brésil, qui est limitrophe de la Guyane, ça se produit et cela s&rsquo;est déjà produit en 2015, ça se reproduit en 2019. Quand on voit les conséquences, avec le nombre de morts, les fleuves qui sont considérés comme morts aujourd&rsquo;hui, les impacts environnementaux qu&rsquo;on n&rsquo;arrive même pas à calculer, on voit que finalement <strong>les positions avancées par les opposants à Montagne d&rsquo;or ne sont pas si fantasmés que ça.</strong> Donc c&rsquo;est important de le replacer dans ce débat. D&rsquo;ailleurs à l&rsquo;Assemblée nationale le 7 février il y avait un premier débat sur le projet Montagne d&rsquo;Or et l&rsquo;interdiction du cyanure. Un grand nombre de députés, y compris le ministre de l&rsquo;Environnement, ont fait référence à cette rupture de barrage comme un élément à prendre en compte de ce que ça peut vouloir dire l&rsquo;exploitation minière ».</em></p></blockquote>
<p>Pour en revenir à au méga projet Montagne d’or, où en est le dossier ? Il y a eu la consultation publique. Quelle est la prochaine étape ?</p>
<blockquote><p><em>« Monsieur de Rugy a annoncé qu&rsquo;il allait se déplacer en Guyane très prochainement, dans les semaines à venir a priori, pour rencontrer les acteurs concernés qu&rsquo;il n&rsquo;a pas vu pour l&rsquo;instant, en particulier le Grand Conseil coutumier, qui représente les intérêts des autochtones. Les autochtones se sont opposés à de multiples reprises à ce projet. C&rsquo;est déjà un élément intéressant de savoir que le ministre se rend en Guyane, va enfin écouter les autochtones. Et il a annoncé également prendre <strong>une décision au nom du gouvernement d&rsquo;ici la fin du premier semestre 2019.</strong> On devrait être fixé assez rapidement ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/victoire-judiciaire-opposants-a-montagne-dor/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’or</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/non-a-la-mega-mine-dor-industrielle-en-guyane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Non à la méga mine d’or industrielle en Guyane</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/2019/02/cp-or-de-question.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Communiqué de presse du collectif Or de question </a></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3CHXfvC4un"><p><a href="https://frequenceterre.com/2017/11/28/montagne-dor-une-destruction-environnementale-sociale-culturelle/">Montagne d’or : une destruction environnementale, sociale, culturelle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montagne d’or : une destruction environnementale, sociale, culturelle » &#8212; Fréquence Terre" src="https://frequenceterre.com/2017/11/28/montagne-dor-une-destruction-environnementale-sociale-culturelle/embed/#?secret=3KOftQCLKi#?secret=3CHXfvC4un" data-secret="3CHXfvC4un" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’est une première victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’Or. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Guyane, a annulé un arrêté préfectoral qui autorisait la société Montagne d&amp;#8217;or à ouvrir des travaux d&amp;#8217;exploitation d&amp;#8217;or alluvionnaire dans le département. La décision du tribunal ne concerne pas le projet de méga mine d’or contesté, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’est une première victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’Or. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Guyane, a annulé un arrêté préfectoral qui autorisait la société Montagne d&amp;#8217;or à ouvrir des travaux d&amp;#8217;exploitation d&amp;#8217;or alluvionnaire dans le département. La décision du tribunal ne concerne pas le projet de méga mine d’or contesté, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>L’espace démocratique se réduit-il en France ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/02/05/lespace-democratique-se-reduit-il-en-france/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2019/02/05/lespace-democratique-se-reduit-il-en-france/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 08:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Poursuites des multinationales contre les associations, attaques des médias par les politiques, criminalisation des mouvements sociaux, mesures anti-terrorismes qui peuvent être liberticides, les questions de la liberté d’expression et du droit à l’information sont de plus en plus prégnantes. Et l’actualité sociale de ces dernières semaines nous le rappelle fortement. Cet espace démocratique menacé a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuites des multinationales contre les associations, attaques des médias par les politiques, criminalisation des mouvements sociaux, mesures anti-terrorismes qui peuvent être liberticides, les questions de la liberté d’expression et du droit à l’information sont de plus en plus prégnantes. Et l’actualité sociale de ces dernières semaines nous le rappelle fortement.</p>
<p>Cet espace démocratique menacé a fait récemment l’objet d’un colloque. C’était le 14 janvier à Paris.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Léna Bauer,</strong> responsable de la communication à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Vous avez participé à ce colloque sur la <a href="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/CR-colloque-Reconfig-espaces-democratiques.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">reconfiguration des espaces démocratiques</a>. Il y a donc une vraie menace sur la liberté d’expression en France ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Aujourd&rsquo;hui il y a des menaces qui pèsent sur la liberté d&rsquo;expression en France. On peut penser à des menaces de type différent. Par exemple aux <strong>usages liberticides qui ont été faits des outils antiterroristes avec les écologistes</strong> qui ont été empêchés de manifester en étant assignés à résidence dans le cadre de l&rsquo;état d&rsquo;urgence. Mais on peut penser également à ces procédures bâillon. Ce sont les multinationales qui sont de plus en plus nombreuses à attaquer en justice ceux qui les critiquent. Et je pense également à la loi sur le secret des affaires qui a été votée l&rsquo;année dernière et qui menace les lanceurs d&rsquo;alerte et les journalistes. On voit qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui <strong>les menaces sont multiples</strong> et que les démocraties sont questionnées à la fois sur la restriction de leurs droits fondamentaux, mais également sur le rétrécissement des marches de protestation ».</em></p></blockquote>
<p>Quels types d’attaques sont les plus fréquentes et les plus visibles ?</p>
<blockquote><p><em>« Je ne sais pas quelles attaques sont les plus fréquentes mais on sait que, par exemple, <strong>les poursuites-bâillons sont de plus en plus courantes en France.</strong> <a href="https://frequenceterre.com/2019/01/23/relaxe-de-france-libertes-la-fin-des-poursuites-baillons/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Fondation France Libertés en a elle-même été victime</a>. Elle a été accusée de diffamation par Veolia, même si cette procédure s&rsquo;est soldée par une relaxe de la Fondation au bout de deux ans de procédure. Mais il y en a plein d&rsquo;autres actuellement. Je pense à Vinci par exemple contre l&rsquo;association <a href="https://www.asso-sherpa.org/accueil" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sherpa</a>, à Bolloré contre le journal <a href="https://www.bastamag.net/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Basta Mag</a>, ou à nouveau Bolloré contre la journaliste Fanny Pigeaud de Médiapart. Il y a environ une quarantaine de personnes qui sont poursuivies par Bolloré aujourd&rsquo;hui dans une vingtaine de procédures différentes. Donc on voit que c&rsquo;est quelque chose de courant. Et ce n&rsquo;est pas une problématique spécifique à la France. Par exemple aux Etats-Unis, il y a un groupe forestier, qui s&rsquo;appelle Résolu, qui a attaqué Greenpeace en réclamant 300 millions de dollars de dommages et intérêts, même si ces demandes ont été heureusement rejetées par la justice ».</em></p></blockquote>
<p>On a vu bon nombre de politiques s’en prendre ouvertement aux médias… Des politiques de tous bords… du président de la République à des responsables de partis. Est-ce que c’est du parler vrai, du sans langue de bois, ou alors ce sont des dérives inquiétantes ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui, il y a vraiment à un climat très inquiétant pour les médias aujourd&rsquo;hui, mais qui touche de diverses façons les médias. Par exemple, je peux parler de <strong>la loi sur le secret des affaires</strong> qui a été votée l&rsquo;année dernière en France, et qui prétend protéger les entreprises de l&rsquo;espionnage industriel. Mais on voit bien que cette loi bride la capacité d&rsquo;investigation des médias. Il y avait une revendication de limiter le champ d&rsquo;application de ce secret des affaires aux acteurs économiques, puisque le secret des affaires ne devrait s&rsquo;appliquer qu&rsquo;aux relations commerciales et non pas au journalisme. Mais cette revendication a été complètement rejetée. Et aujourd&rsquo;hui cette loi est <strong>une véritable restriction au droit d&rsquo;informer.</strong> Elle s&rsquo;insère dans un contexte qui est vraiment très difficile pour les médias aujourd&rsquo;hui en France. Et on peut dire que de manière générale il y a de plus en plus de contournements de la loi sur la liberté de la presse. Mais heureusement il y a certaines personnes qui luttent contre ces dérives. Je pense notamment au collectif qui s&rsquo;appelle <a href="https://informernestpasundelit.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Informer n&rsquo;est pas un délit »</a>, et qui rassemble des journalistes qui défendent la liberté d&rsquo;expression ».</em></p></blockquote>
<p>Les attaques se portent aussi du politique sur les mouvements sociaux. Il y a une vraie criminalisation de ces mouvements ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Il y a un exemple qui est vraiment frappant, c&rsquo;est l&rsquo;acharnement contre les militants à Bure. Ce sont ces militants qui luttent contre le projet d&rsquo;enfouissement des déchets radioactifs à plus de 500 mètres sous terre. Il y a déjà eu plus d&rsquo;une cinquantaine de procès contre ces personnes qui s&rsquo;opposent au projet. Donc ça inclut des centaines de mois de prison avec sursis distribués, des années de prison ferme, des interdictions de territoire, des milliers d&rsquo;euros d&rsquo;amende. Il y a même eu récemment une trentaine de gardes à vue, dont celle de l&rsquo;avocat. Une enquête pour association de malfaiteurs a été ouverte, un escadron de gendarmes mobiles s&rsquo;est installé sur place. On voit que c&rsquo;est <strong>une criminalisation de cette lutte.</strong> Les habitants de Bure et des alentours sont surveillés, sont suivis, fichés. Ils sont contrôlés parfois plusieurs fois par jour. C&rsquo;est un exemple extrême de criminalisation d&rsquo;une lutte <strong>qui a vraiment pour but d&rsquo;asphyxier la contestation</strong>« .</em></p></blockquote>
<p>Les ONG sont aussi victimes de cette remise en cause de la liberté d’expression… de la part des multinationales… qui sont de plus en plus friandes de « poursuites-bâillons »… Que recherchent-elles ?</p>
<blockquote><p><em>« Les multinationales cherchent avant tout à intimider et à faire taire les voix critiques. Ils attaquent en justice vraiment ceux qui les dérangent sous diverses accusations. cela peut être n&rsquo;importe qui, des professeurs d&rsquo;université, des ONG, des avocats, des lanceurs d&rsquo;alerte. En fait tous ceux qui dénoncent au grand public les violations des droits humains et les violations environnementales. <strong>C&rsquo;est un peu un renversement du sens de l&rsquo;accusation</strong>. On estime aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;en France il y a environ 90% des poursuites-bâillons, intentées pour diffamation, qui n&rsquo;aboutissent pas. Donc on voit bien que, <strong>gagner en justice, n&rsquo;est vraiment pas le but de ces multinationales.</strong> L&rsquo;objectif, c&rsquo;est d&rsquo;affaiblir, psychologiquement, financièrement, les personnes ou les organisations qui sont visées. Cà cherche à confisquer le débat public aux dépens de l&rsquo;intérêt général ».</em></p></blockquote>
<p>Le collectif <a href="https://onnesetairapas.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« On ne se taira pas »</a> créé il y a deux ans, a eu une véritable portée ? une prise de conscience ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui, c&rsquo;est le but du collectif. Pendant toute l&rsquo;année 2018, le collectif « On ne se taira pas » a essayé de <strong>sensibiliser et de faire connaître cette question</strong>. On est passé par plusieurs outils de sensibilisation, des vidéos, des tribunes dans les médias. On s&rsquo;est doté d&rsquo;un compte <a href="https://twitter.com/Onnesetairapas" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Twitter</a> et un <a href="https://onnesetairapas.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site Internet.</a> Et puis le collectif a commencé l&rsquo;année 2019 en organisant ce colloque sur la reconfiguration des espaces démocratiques avec des intervenants très divers, aussi bien des chercheurs, que des militants, des journalistes. Et c&rsquo;est vraiment cette approche croisée qui est essentielle. Croiser les approches universitaires militantes pour créer du savoir et renforcer la lutte contre ces dérives ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://onnesetairapas.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">On ne se taira pas</a></li>
<li><a href="https://informernestpasundelit.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Informer n&rsquo;est pas un délit</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2019/01/23/relaxe-de-france-libertes-la-fin-des-poursuites-baillons/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Relaxe de France Libertés : la fin des poursuites-bâillons</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/CR-colloque-Reconfig-espaces-democratiques.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Reconfiguration des espaces democratiques</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Poursuites des multinationales contre les associations, attaques des médias par les politiques, criminalisation des mouvements sociaux, mesures anti-terrorismes qui peuvent être liberticides, les questions de la liberté d’expression et du droit à l’information sont de plus en plus prégnantes. Et l’actualité sociale de ces dernières semaines nous le rappelle fortement. Cet espace démocratique menacé a [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Poursuites des multinationales contre les associations, attaques des médias par les politiques, criminalisation des mouvements sociaux, mesures anti-terrorismes qui peuvent être liberticides, les questions de la liberté d’expression et du droit à l’information sont de plus en plus prégnantes. Et l’actualité sociale de ces dernières semaines nous le rappelle fortement. Cet espace démocratique menacé a [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Relaxe de France Libertés : la fin des poursuites-bâillons</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 22:13:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression. Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia. Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression.</strong> Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia.</p>
<p>Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le cadre de la lutte de la Fondation pour le droit à l’eau en France. La Fondation France Libertés et la Coordination eau Ile-de-France ont accompagné en justice durant ces années de nombreuses victimes de coupures d’eau et de réductions de débit d’eau pour impayés.</p>
<p>Après plus de deux ans de procédure, c’est un combat pour la liberté d’expression qui est reconnu.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, administrateur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et ancien directeur de la Fondation</li>
</ul>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Emmanuel-Poilane-2.jpg" alt="" width="400" /><figcaption>© Emmanuel Poilane</figcaption></figure>
<p>C’est en cette qualité de directeur que Veolia vous poursuivait. Que vous reprochait l’entreprise ?</p>
<blockquote><p><em>« L’entreprise me reprochait à l’époque de les diffamer en exprimant sur les médias le fait qu’ils avaient des pratiques illégales et qu’ils faisaient peser un risque assez fort sur les collectivités en lien avec des avenants qu’ils essayaient de faire signer sans fournir aux élus les informations suffisantes pour pouvoir réellement prendre une décision fiable. C’était un moment fort. C’était un moment où les multinationales refusaient encore d’arrêter les pratiques de coupures d’eau. Et c’est vrai que deux ans plus tard le fait de remporter ce procès, c’est une étape très importante ».</em></p></blockquote>
<p>Avec la Coordination Eau ile de France, qui avait également été poursuivie, vous dénonciez les poursuites-bâillons des multinationales. Qu’est-ce que cela signifie ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est utiliser la justice française pour tenter de faire taire et de décrédibiliser des associations</strong> qui portent non pas des revendications personnelles mais bien des revendications d’intérêt général. Cela embête ces multinationales que les grands médias français puissent relayer des informations qui mettent à mal leur image de marque. C’est vraiment cette ambition de mettre une grosse pression sur les associations. On est vraiment dans une volonté de faire connaître ces plaintes-bâillons pour faire que cela se produise le moins souvent possible, et puis ensuite qu’on imagine les évolutions pour faire en sorte que ce ne soit plus possible pour une multinationale d’attaquer des associations sans fondement ».</em></p></blockquote>
<p>Vous n’êtes pas les seuls à avoir été poursuivi par des multinationales. Du coup, avec d’autres associations vous avez monté un collectif, “<a href="https://onnesetairapas.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">On ne se taira pas</a>“. Quel le but de ce collectif ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un collectif qui s’est créé au moment où on a été attaqué nous, parce que quand on a été attaqué on s’est dit que l’on ne pouvait pas se défendre seul sur cette question-là. Donc on a fait le choix d’appeler à l’aide et de demander à toutes les associations et à toutes les personnalités qui souhaitaient de nous soutenir pour faire en sorte qu’on puisse être aidé tant financièrement, qu’en soutien avec d’autres associations. Cela a très bien marché, tant et si bien qu’on a aujourd’hui un vrai groupe avec tout un tas d’organisations plus ou moins connues comme <a href="https://www.asso-sherpa.org/accueil" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sherpa</a>, comme <a href="https://www.greenpeace.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Greenpeace</a>, comme <a href="https://www.amisdelaterre.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les Amis de la Terre</a>, comme <a href="https://www.foodwatch.org/fr/accueil/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Foodwatch</a>,… On a aussi des universitaires qui sont intéressés par cette question-là, parce qu’ils sont eux-mêmes attaqués par des multinationales sur des commentaires d’arrêts par exemple. Il y a vraiment un collectif d’acteurs très différents. L’ambition pour nous est de donner un soutien aux personnes physiques ou aux personnes individuelles qui sont attaquées par les multinationales pour avoir relayé certaines informations. <strong>Il faut absolument que la liberté d’expression soit renforcée dans notre pays</strong> et ne puisse pas être attaquée par des multinationales qui ont des moyens surdimensionnés et qui se fichent pas mal de perdre devant les tribunaux, mais qui mettent à mal la capacité d’acteurs individuels ou d’organisations de pouvoir critiquer ce qu’elles font ».</em></p></blockquote>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/On-ne-se-taira-pas.png" alt="" width="473" /><figcaption>© On ne se taira pas</figcaption></figure>
<h4>Une victoire pour la liberté d’expression</h4>
<p>Jérémie Chomette, l’actuel directeur de France Libertés, parle d’une “victoire pour la liberté d’expression”. Cette victoire va vous permettre de poursuivre votre action de dénonciation des dérives des multinationales, vous et d’autres associations ?</p>
<blockquote><p><em>« Disons que ce qui est très intéressant dans la décision qui a été porté par la 7ème Chambre correctionnelle du tribunal de Paris, c’est qu’elle fonde notre légitimité à intervenir dans les grands médias pour dénoncer des pratiques illégales d’acteurs économiques. Donc cela est très intéressant en soi, parce que c’est vrai qu’on doute toujours quand on intervient devant un média, qu’on dit des choses qui sont assez fortes et qu’on est attaqué ensuite, on peut se dire, peut-être que j’ai eu tort, peut-être qu’on n’aurait pas dû dire ça. Le fait que le juge, dans sa décision, explique clairement qu’on a eu totalement raison de dire ça de cette façon-là et que le risque était réel et que dans l’intérêt général c’était important de pouvoir dire ça, cela nous renforce dans notre ambition de continuer ce travail. Mais surtout <strong>cela construit une jurisprudence qui sera utile à d’autres personnes</strong> qui sont attaquées pour dire, quand on attaque dans l’intérêt général et qu’on le fait de façon intelligente, informée, structurée, on a le droit, voire même le devoir, d’interpeller, devant les médias, ces entreprises multinationales qui travaillent contre l’intérêt général global. C’est en cela qu’on est renforcé ».</em></p></blockquote>
<p>Depuis 2014, vous avez accompagné et soutenu de nombreuses familles victimes de coupures d’eau.. Vous avez d’ailleurs gagné de nombreux procès contre les distributeurs d’eau qui ne respectaient pas la loi sur les coupures. Aujourd’hui, où en est-on de ces coupures d’eau ? Elles appartiennent au passé ?</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd’hui clairement l’ensemble des acteurs du secteur ont arrêté de mettre en œuvre les coupures d’eau de façon systématique. Il y a peut-être encore des petits accidents par-ci par-là, mais c’est vrai qu’on en reçoit plus. Donc on peut dire qu’<strong>on a gagné vraiment dans les grandes largeurs sur ce combat-là</strong>. C’est d’ailleurs intéressant de voir que la condamnation en diffamation arrive deux ans après le temps fort du combat et que dans la dynamique de vouloir faire taire les associations. Ils se servent aussi du temps juridique, qui est beaucoup plus long que le temps des médias, pour essayer de profiter de cette attaque pour nous discréditer. Clairement, cela n’a pas marché. Au contraire, on a pu se servir de cette attaque pour dire que, non seulement les multinationales étaient hors la loi, mais en plus elles essayaient de nous faire taire. Cela a été quelque chose qui a été bien reçu par les journalistes et qui a été relayé. Cela nous a renforcé dans notre combat, cela nous a permis de gagner ce combat. Le fait qu’on soit relaxé devant la 17e Chambre correctionnelle, c’est un peu la cerise sur le gâteau pour nous. C’est <strong>la conclusion d’un lourd combat de cinq années.</strong> On a pu faire plier les multinationales et faire réellement en sorte que l’interdiction des coupures d’eau soit mise en œuvre dans notre pays. Et en plus on garde cette ambition de liberté d’expression, qui est renforcée par les juges, qui nous confirment la légitimité à pouvoir porter des messages d’intérêt général devant le grand public pour faire en sorte que chacun sache ce qui se passe et quelle est <strong>l’ambition de faire en sorte que chacun puisse vivre dignement en France</strong> ».</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/victoire-france-libertes-relaxee/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Victoire : France Libertés relaxée</a></li>
<li><a href="https://onnesetairapas.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">On ne se taira pas</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2017/03/14/face-a-veolia-france-libertes-ne-se-taira/">Face à Veolia, France Libertés ne se taira pas</a></li>
<li><a class="yoast-link-suggestion__value" href="https://frequenceterre.com/2018/01/09/idees-recues-coupures-deau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les idées reçues sur les coupures d’eau</a></li>
</ul>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-749783-2" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-22-09-00-00-philippe-Relaxe-de-France-Libertes-la-fin-des-poursuites-baillons.mp3?_=2" /><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-22-09-00-00-philippe-Relaxe-de-France-Libertes-la-fin-des-poursuites-baillons.mp3">https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-22-09-00-00-philippe-Relaxe-de-France-Libertes-la-fin-des-poursuites-baillons.mp3</a></audio>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression. Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia. Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression. Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia. Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 24 : un manque de volonté des Etats</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2019/01/01/cop-24-un-manque-de-volonte-des-etats/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jan 2019 08:24:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[désobéissance civile]]></category>
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					<description><![CDATA[Du sur place et aucune prise en compte de la réalité du changement climatique. C’est le sentiment général qui a prévalu mi-décembre lors de la clôture de la COP24. La conférence des parties sur le climat qui se déroulait à Katowice en Pologne a accouché d’une souris. Limiter le réchauffement climatique en dessous 1,5°C semble [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du sur place et aucune prise en compte de la réalité du changement climatique. C’est le sentiment général qui a prévalu mi-décembre lors de la clôture de la <a href="https://cop24.gov.pl/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP24</a>.</strong></p>
<p>La conférence des parties sur le climat qui se déroulait à Katowice en Pologne a accouché d’une souris. Limiter le réchauffement climatique en dessous 1,5°C semble aujourd’hui compromis. Face à l’inertie des dirigeants de la planète, reste l’action des citoyens.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Rappelons tout d’abord quelle était la mission de cette COP24 ?</p>
<blockquote><p><em>« La COP 24 fait suite bien entendu aux COP23 et 22 avant, mais surtout à la COP21 de Paris. Il s’agissait, pendant cette COP24, de se mettre d’accord sur les règles d’application de l’accord de Paris de la COP21, à savoir quelles mesures vont être prises par chaque Etat pour arriver collectivement à rester sous la barre des 2°C à la fin du siècle. »</em></p></blockquote>
<p>Donc ce qui a été signé mi-décembre, c’est juste une manière d’acter l’accord de Paris, sans aller plus loin ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un petit peu plus que cela. Il y a des règles de mise en œuvre qui ont été votées et qui ont été adoptées, ce qui n’était pas gagné. La difficulté est que ces règles sont encore loin d’être suffisantes pour permettre d’arriver à moins à 2°C. Avec les règles les plus optimistes, le GIEC pense qu’on arrivera à 3°C d’ici la fin du siècle. »</em></p></blockquote>
<p>Un accord a minima, sans ambition, une urgence ignorée, un compromis sans éclat… Les critiques sont nombreuses après un accord qualifié de gâchis énorme. En quoi ce qui a été conclu à Katowice est décevant, voire inquiétant ?</p>
<blockquote><p><em>« On a la sensation qu’il n’y a <strong>pas une prise en compte vraiment des difficultés actuelles.</strong> Par exemple, il a fallu plusieurs jours pour se mettre d’accord entre eux pour savoir s’ils saluaient le rapport du GIEC où s’ils l’accueillaient, alors que ce n’est pas le pire des rapports. Et puis il y a eu beaucoup de discussions sur “qui doit payer”. Par exemple, si on prend l’exemple de la Turquie, jusqu’au bout elle a essayé de rentrer dans les nations qui devaient recevoir de l’argent pour mettre en place l’accord de Paris et pas dans ceux qui doivent payer. »</em></p></blockquote>
<h3><strong>Le désintérêt de la France ?</strong></h3>
<p>A noter notamment, la quasi-absence de représentants du gouvernement français. C’est un signe inquiétant ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui est hallucinant, c’est qu’à la session de clôture il n’y a pas eu de représentant ministériel. On avait un délégué, mais il n’y avait pas le ministre de l’Environnement. Il y a eu Brune Poirson, qui est secrétaire d’Etat, mais on n’a pas eu de représentant élevé du gouvernement, ni Premier ministre de ministre de l’Environnement. Déjà, qu’il n’y ait pas le Premier ministre ou le président, c’est inquiétant. Mais le ministre de la Transition écologique, <strong>c’est un signe très très inquiétant lancé par la France.</strong> C’est difficile de vraiment comprendre, parce que ce n’était pas très compliqué d’aller en Pologne. Donc oui, c’est un signe de désintérêt. »</em></p></blockquote>
<p>Le contexte dans lequel s’est tenu cette COP24, en Pologne, pays très carboné, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, celui, probable du Brésil, le poids des lobbys, est-ce que cela a pesé sur la COP24 ? Est-ce que cela compromet, clairement, la limitation du réchauffement climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui clairement. Il n’y a pas une vraie volonté des Etats. On sent que tout accord est difficile à atteindre. Il a fallu deux jours de plus pour arriver à un accord qui est très minimal, où le Brésil remet en cause les principes qui étaient acquis, notamment sur les questions d’échange de carbone. La Turquie essaie de changer de groupe. Donc on voit que tout ça est compliqué et qu’il n’y a pas de réelle volonté. On a eu deux faits marquants qui sont venus de l’intérieur de la COP, mais plutôt de ce qu’on entend peu. Le premier, ce sont les pays vulnérables, notamment les pays insulaires qui ont appelé à la rébellion pour empêcher l’extinction de leur pays, voire de l’humanité. C’est un peu une première pendant les COP d’avoir un discours aussi fort. Et puis le deuxième discours très très fort est venu d’une jeune lycéenne qui a appelé les étudiants des collèges et lycées à se mettre en grève pour dire que les adultes ne font rien contre le changement climatique. Mais <strong>du côté des Etats, on a l’impression que rien n’avance.</strong> Beaucoup d’organisations de la société civile appellent bien sûr les Etats à agir, mais aussi appellent à sortir les lobbys de ces négociations, puisque les grosses entreprises et les multinationales sont toujours présentes, et par leurs lobbys, elles empêchent d’atteindre un accord. »</em></p></blockquote>
<p>Alors il y a les atermoiements des gouvernements. Face à ça, il y a eu cet appel très fort de la jeune suédoise à la tribune de la COP24, il y a les mobilisations citoyennes, les marches pour le climat…. Est-ce qu’on peut y voir un contrepoids, une forme d’espérance ? est-ce que c’est un bon signe ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui, il est évident qu’<strong>il faut reprendre espoir.</strong> C’est probablement ce qu’amènent ces marches. Elles amènent la dimension de masse, c’est à dire de ne pas se sentir seul face aux événements qui sont très difficiles. Et elles invitent aussi à forcer les Etats à prendre des décisions beaucoup plus ambitieuses. C’est vrai que beaucoup d’acteurs aujourd’hui se disent que ces marches sont une première étape. Je pense bien sûr aux marches en France, mais qui sont faites dans différents pays. Elles permettent de mobiliser la société civile. Mais aujourd’hui beaucoup d’acteurs appellent à quelque chose de plus fort. On voit au Royaume-Uni le mouvement qui s’appelle <a href="https://rebellion.earth/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Extinction Rebellion,</a> qui appelle à des actions de désobéissance civile, c’est à dire à bloquer vraiment des lieux pour obliger les Etats à prendre des décisions beaucoup plus importantes. »</em></p></blockquote>
<h4></h4>
<h3><strong>Un plaidoyer pour rendre l’eau à la terre</strong></h3>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/schema-cycle-eau-886x1024-665x768.jpg" alt="" width="665" /><figcaption>© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Parmi ces mobilisations citoyennes et d’associations, on le rappelle, il y a votre <a href="https://www.france-libertes.org/fr/eau-et-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">plaidoyer “Eau et Climat”</a>.. Il s’inscrit dans cette dynamique… dans cette espérance citoyenne ? C’est un des outils de mobilisation ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui bien sûr. Ce qui est très intéressant dans notre plaidoyer c’est de montrer qu’il y a des solutions qui sont envisageables. Ce sont des solutions qui ne demandent pas une technique extraordinaire, mais plutôt de revenir à des choses assez simples pour permettre de <strong>rendre l’eau à la terre.</strong> Aujourd’hui nos territoires, un petit peu partout dans le monde, sont bétonnisés. Et en débétonnisant et en rendant perméables nos territoires, on peut permettre à travers l’eau qui s’infiltre et en retrouvant le cycle local normal de l’eau, de combattre le changement climatique. On a des exemples absolument extraordinaires notamment au Rajasthan, où l’action très simple de villageois sur plus de vingt ans et sur un territoire assez conséquent, a permis de combattre la sécheresse en faisant revenir le cycle de l’eau, et de combattre le changement climatique. Donc il y a des solutions qui existent. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est que quand les citoyens du monde entier s’impliquent. Mais <strong>cela ne peut pas venir que des citoyens. Il faut forcer les Etats à agir.</strong> Ils ne le feront pas d’eux-mêmes si les citoyens ne les bougent pas. Il faudrait une action conjointe. Et puis on a aussi des jeunes entreprises qui bougent. Il y a des choses qui existent et des choses qui se font. C’est ce qu’on montre dans notre plaidoyer. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://cop24.gov.pl/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP24</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/eau-et-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plaidoyer Eau et climat de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://rebellion.earth/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Extinction Rebellion</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Du sur place et aucune prise en compte de la réalité du changement climatique. C’est le sentiment général qui a prévalu mi-décembre lors de la clôture de la COP24. La conférence des parties sur le climat qui se déroulait à Katowice en Pologne a accouché d’une souris. Limiter le réchauffement climatique en dessous 1,5°C semble [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Du sur place et aucune prise en compte de la réalité du changement climatique. C’est le sentiment général qui a prévalu mi-décembre lors de la clôture de la COP24. La conférence des parties sur le climat qui se déroulait à Katowice en Pologne a accouché d’une souris. Limiter le réchauffement climatique en dessous 1,5°C semble [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>En Afrique et en Uruguay, le droit à l’eau défendu par France Libertés</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Dec 2018 08:20:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Sensibiliser, plaider et agir. Ces trois valeurs fondatrice de France Libertés sont au cœur des projets de terrain que la Fondation soutient et accompagne depuis de nombreuses années. Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis. Quatre projets qui œuvrent pour le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sensibiliser, plaider et agir. Ces trois valeurs fondatrice de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> sont au cœur des projets de terrain que la Fondation soutient et accompagne depuis de nombreuses années.</p>
<p>Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis. Quatre projets qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives.</p>
<p>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme « Eau, bien commun » à France libertés.</p>
<p>Nous avons évoqué avec vous la semaine dernière les projets que vous avez suivi aux Etats-Unis et en Uruguay. Direction cette semaine l’Equateur, où vous avez soutenu les communautés locales qui se sont mobilisées pour dénoncer les pollutions dues aux activités pétrolières. Quel est l’état des lieux ?</p>
<blockquote><p><em>« Les impacts de l’extraction sur l’environnement sont toujours très lourds. Ce sont des <strong>conséquences en termes de pollution des écosystèmes et de pollution de l’eau.</strong> Et c’est le cas en Equateur. L’ONG <a href="http://www.accionecologica.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Accion Ecologica</a> travaille au renforcement des capacités des communautés pour essayer de lutter contre cela. Accion Ecologica a créé une organisation locale qui se réunit régulièrement et interpelle les autorités. Cela fait trente ans que l’ONG travaille sur ces problématiques liées à la pollution causée par l’exploitation du pétrole en Equateur. Une assemblée sociale permanente des communautés affectées a été créée et Accion Ecologica travaille régulièrement en cours de co-construction avec les populations locales pour les renforcer. 25 communautés ont été structurées pour pouvoir parler d’une seule voix et pouvoir réclamer leurs droits humains à l’eau face à cette pollution massive de l’eau en Equateur, à cause de l’extraction du pétrole. <strong>Les citoyens prennent part aux débats, sont écoutés</strong> par les entreprises et les autorités locales, grâce à cette structuration permise par Accion Ecologica. »</em></p></blockquote>
<p>Ils sont écoutés par les entreprises et les autorités. Concrètement, quel sont les effets sur ces activités ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a un vrai enjeu de transmission et de diffusion des informations notamment sur la qualité de l’eau en Equateur. Donc ces paroles de communautés sont entendues puisque justement, en essayant de s’allier et former une communauté plus massive, évidemment l’écho de leur parole est plus fort et est nécessairement entendu par les entreprises et les autorités. Après, la prise en compte diffère des cas. Mais il est certain que <strong>cette capitalisation des expériences et ce renforcement communautaires</strong> permet d’avoir un poids plus fort. »</em></p></blockquote>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/projets-du-monde-france-libertes-2017.jpg" alt="" width="600" /><figcaption>© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Pour se faire entendre, pour dénoncer, pour revendiquer, les populations ont besoin aussi d’être informées. C’est le cas en Afrique sub-saharienne, il s’agissait d’aider à la mobilisation en amplifiant l’information des populations sur les dégâts des activités extractives. Quel effet sur les revendications des populations et sur l’écoute qu’elles peuvent avoir ?</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés a soutenu la <a href="http://www.gaiafoundation.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaïa Fondation</a>, qui est une ONG britannique qui renforce les capacités de la société civile, et notamment en Afrique subsaharienne, dans les communautés où le droit à l’eau est affecté par les activités extractives. Le but est de <strong>relier les organisations entre elles</strong> et les connecter pour les intégrer aux mouvements internationaux et créer un renforcement de leurs capacités. Pour ce faire, des dialogues communautaires ont été organisés sur les zones affectées. Et Gaïa Fondation a également produit du matériel d’information en plusieurs langues, plusieurs supports, des rapports des affiches et des vidéos, dans le but de sensibiliser les acteurs locaux. Le tout a été réuni pour créer <strong>un kit de mobilisation qui permet d’éclairer sur les impacts de l’industrie extractive sur les ressources en eau</strong> et puis s’informer. Ce kit de mobilisation et d’information est essentiel pour les populations locales puisque la première étape pour pouvoir se mobiliser est d’être informés des menaces que représentent ces activités pour construire une mobilisation locale. »</em></p></blockquote>
<p>Et aujourd’hui, les populations se prennent “plus en main” pour aller revendiquer ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Ce type de mobilisation a été largement diffusé en Afrique subsaharienne mais également dans d’autres pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe. Cela permet vraiment d’informer un maximum les populations, de créer une mise en lien, et une mise en réseau, qui permet un renforcement de la mobilisation pour avoir un poids plus fort. C’est un petit peu le même principe que d’autres projets soutenus par France Libertés. On croit sincèrement en cet effet de masse et de mise en réseau qui permet d’avoir une voix plus forte et d’être entendue à la fois par les autorités et les entreprises extractives. »</em></p></blockquote>
<p>Ces actions locales ont maintenant leurs propres vies. Le financement que vous leur apportez se termine. Vous allez malgré tout continuer à avoir un œil dessus, à rester en appui ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui absolument. Il s’agit de projets de très long terme, puisque ce sont des projets orientés vers des activités de sensibilisation, d’information, de renforcement de capacités, de plaidoyer. Donc on est vraiment sur du long terme. Et malheureusement, ce type de projet la plupart du temps souffre d’un manque de visibilité, voire d’intérêt de la part de bailleurs de fonds. Donc s’il s’agissait vraiment pour France Libertés de <strong>donner l’opportunité à des associations porteuses de ce type de projets très valorisables, de concrétiser leurs actions</strong>. Bien sûr on va continuer à suivre ces quatre structures et tenter de leur donner un maximum d’écho, via de la communication notamment et de la mise en réseau, pour essayer d’aller vers leur duplication peut être sur du long terme. »</em></p></blockquote>
<p>Dès 2019, France Libertés va se tourner vers d’autres projets, d’autres communautés locales. Nous en reparlerons ici-même prochainement.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/france-libertes-reprend-son-soutien-aux-projets-de-terrain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les projets de terrain de France Libertés</a></li>
<li><a href="http://www.accionecologica.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Accion Ecologica</a></li>
<li><a href="http://www.gaiafoundation.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaia fondation</a></li>
<li><a href="https://fr-fr.facebook.com/thegaiafoundationmalta/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaia fondation sur Facebook</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/publication/france-libertes-sur-le-terrain-des-cles-pour-agir/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés sur le terrain : des clés pour agir</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Droit à l’eau contre extractivisme : les projets soutenus par France Libertés</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/12/18/droit-a-leau-contre-extractivisme-les-projets-soutenus-par-france-libertes/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 08:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 30 ans, la Fondation France Libertés soutien des projets de terrain un peu partout sur la planète. Objectif : offrir un soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives. Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 30 ans, la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> soutien des projets de terrain un peu partout sur la planète. Objectif : offrir un soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives.</strong></p>
<p>Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis, autour des trois valeurs de la Fondation, sensibiliser, plaider et agir.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme « Eau, bien commun » à France libertés.</li>
</ul>
<p>Cela fait maintenant plus de deux ans que vous suivez ces quatre projets. Ils avaient été amorcés dès 2014. On le rappelle, il s’agit, ici comme ailleurs, de défendre les droits humains et les biens communs du vivant. Tout d’abord, rappelons ce qu’est l’extractivisme.</p>
<blockquote><p>« Les activités extractives correspondent à l’extraction de produits minéraux présents à l’état naturel, solide, liquide ou gazeux. Cela inclut les minerais, les hydrocarbures ou les gaz. Typiquement, les mines à ciel ouvert ou les forages de gaz de schiste en sont de bonnes illustrations. La raréfaction de minerais, liée à leur surexploitation, implique d’aller les chercher toujours plus loin, plus profond, et d’employer <strong>des techniques toujours plus invasives et dangereuses pour la santé et l’environnement</strong>. Or, le modèle extractiviste se développe de plus en plus pour assouvir la croissance économique, notamment de pays désormais émergents comme la Chine. Et c’est également à cause de la prolifération d’accords commerciaux libéraux comme l’Alena qui facilite l’accès aux hydrocarbures non conventionnels, comme le pétrole le gaz de schiste ou les sables bitumineux. »</p></blockquote>
<p>Et cet extractivisme a des impacts très forts sur l’environnement et la ressource en eau.</p>
<p><em>« L’extractivisme induit une surexploitation de la ressource en eau pour les activités qui provoquent souvent la baisse du niveau des nappes phréatiques ou le transfert de masses d’eau. On voit parfois des détournements de cours d’eau. Cela perturbe le cycle de l’eau local, et évidemment cela porte atteinte au droit à l’eau des populations, que l’on définit par un accès culturellement acceptable en quantité et qualité suffisantes pour tous. Or, les activités extractives impactent la qualité et la quantité de l’eau disponible pour les populations et mettent donc en péril leur accès à l’eau, sa disponibilité et sa potabilité. »</em></p>
<p>Vous avez donc soutenu quatre projets de terrain depuis 2017. Commençons par exemple par les Etats-Unis… où vous êtes aux côtés d’une communauté de défense de l’environnement, la <a href="https://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CELDF</a> (Community Environmental Legal Defense Fund). Il s’agissait d’aider ces communautés à faire voter le bannissement des activités extractives sur un territoire donné.</p>
<blockquote><p><em>« Pour venir à bout de ces violations du droit à l’eau, le CELDF, aux Etats-Unis, passe par la structure de la loi dans les villes et états américains, en créant un dispositif légal favorable au niveau local par l’adoption des chartes. C’est à dire qu’ils vont dénoncer le manque de protection juridique du droit à l’eau pour tous face aux activités extractives, qui elles, aux Etats-Unis, bénéficient de réglementations plus souples. Le vrai défi du CELDF est de <strong>promouvoir une gouvernance locale qui puisse s’opposer au modèle de développement qui ne sont pas du tout durables.</strong> C’est pourquoi les membres des CELDF sont principalement des juristes. Ils tentent de faire adopter, au niveau de la municipalité, ces chartes communautaires qui établissent un droit humain à un environnement sain et à une eau pure. Cela implique évidemment de passer par une <strong>démocratie participative</strong>, ce qui est particulièrement important dans ces cas de figure. Le CELDF soutient donc la formation de comités citoyens et assure cet appui juridique à la rédaction de cette charte. »</em></p></blockquote>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/FicheA4-donateurs-900x636.jpg" alt="" width="900" /><figcaption>© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Dans le contexte politique américain, comment ces actions sont perçues par les habitants et les dirigeants locaux ? Vous parlez de démocratie participative. Est-ce que c’est évident aux Etats-Unis ?</p>
<blockquote><p><em>« Non, ce n’est pas du tout évident puisque là-bas le droit à l’eau n’est pas une évidence. Les entreprises bénéficient vraiment d’une réglementation très souple par rapport à l’usage de la ressource. Mais on constate que partout où ces chartes sont passées, partout où le CELDF a soutenu les communautés, en passant notamment par des référendums au niveau des municipales, cela a été très efficace. Les entreprises ont finalement parfois abandonné, parfois revus à la baisse leurs activités. Par exemple, à <strong>Columbus</strong>, une ville de 800 000 habitants, <strong>une charte a réussi à faire bannir la fracturation hydraulique</strong> et à déclarer le droit à une eau pure. »</em></p></blockquote>
<p>Autre exemple, en Uruguay. Vous avez soutenu une association qui cherche à impulser des politiques alternatives et protectrices du droit à l’eau. Quelle la portée de son action ?</p>
<blockquote><p><em>« En Uruguay, France Libertés a soutenu le projet de <a href="https://www.redes.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">REDES</a> qui vise à améliorer la gestion durable et participative de l’eau, en renforçant les capacités des institutions présentes sur le territoire par des activités de formation, de plaidoyer et d’activités juridiques. L’objectif de ce projet était de provoquer un changement politique dans la vision de l’eau et dans sa gestion participative au niveau local, en essayant de renforcer les capacités des communautés. Les activités menées par REDES visent à apporter une expertise juridique sur les accords signés entre l’Etat uruguayen et les entreprises extractives, comme Total notamment. Il s’agit vraiment de participer activement aux échanges avec les autorités nationales compétentes en matière de gestion de l’eau. REDES a cherché à impulser ces politiques alternatives pour protéger le droit à l’eau et générer un véritable débat public. Alors évidemment l’idée est d’amplifier ce débat public, mais également d’ajouter une mise en valeur des alternatives de développement local pour les territoires ruraux. REDES a notamment fait des propositions en termes d’activité d’agroécologie. »</em></p></blockquote>
<p>La semaine prochaine, nous reviendrons sur les deux autres projets que vous avez accompagné, en Equateur et en Afrique sub-saharienne.</p>
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<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/france-libertes-reprend-son-soutien-aux-projets-de-terrain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les projets de terrain de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CELDF, Community Environmental Legal Defense Fund</a></li>
<li><a href="https://www.redes.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">REDES (Amis de la Terre)</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2017/05/02/droit-a-leau-actions-de-terrains-soutenues-france-libertes/">Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Libertés</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Depuis 30 ans, la Fondation France Libertés soutien des projets de terrain un peu partout sur la planète. Objectif : offrir un soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives. Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Depuis 30 ans, la Fondation France Libertés soutien des projets de terrain un peu partout sur la planète. Objectif : offrir un soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives. Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Droits de l’homme : 70 ans après, un combat toujours d’actualité</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/12/13/droits-de-lhomme-70-ans-apres-un-combat-toujours-dactualite/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 08:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU. Ce texte, fondateur pour le combat en faveur des droits humains, s’ouvre sur un préambule affirmant “un idéal commun à atteindre par tous les peuples [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la <a href="http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="C’étaitle 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU. (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Déclaration universelle des droits de l’Homme</a> (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’<a href="http://www.un.org/fr/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU. (s’ouvre dans un nouvel onglet)">ONU</a>.</p>
<p>Ce texte, fondateur pour le combat en faveur des droits humains, s’ouvre sur un préambule affirmant <em>“<strong>un idéal commun à atteindre</strong> par tous les peuples et toutes les nations”</em>.</p>
<p>Elaboré au sortir de la seconde guerre mondiale, le texte s’impose à tous les Etats et protège tous les êtres humains contre toutes les discriminations. Il garantit le droit à la vie, à la dignité, à l’égalité, à la sécurité, à la santé, à la liberté d’expression et d’opinion, à l’éducation et à une justice équitable.</p>
<p>Mais ce n’est pas un texte de loi. La déclaration, retranscrite dans plus de 500 langues, a été voulue non contraignante pour les Etats afin de pouvoir être adoptée rapidement. Elle traduit <strong>un idéal de justice et de liberté</strong>.</p>
<p>Cet idéal à atteindre a été renforcé par un ensemble de textes de droit international qui ont été signés ou ratifiés par la majorité des États membres de l’ONU. Ils permettent, eux, de revendiquer ces droits et de poursuivre ceux qui ne les respectent pas.</p>
<p>Les 30 articles du texte exposent l’ensemble des droits civils, politiques,sociaux, économiques et culturels inhérents à toute personne humaine. Des droits inaliénables, interdépendants et universels.</p>
<h4>70 ans après, l’idéal de la déclaration reste encore un objectif à atteindre.</h4>
<p>Les violations des droits humains sont multiples et des millions de personnes à travers le monde ne jouissent toujours pas ces droits et de ces libertés.</p>
<p>Emprisonnement de militants des droits de l’homme ou de journalistes, populations civiles en insécurité permanente dans les pays en guerre, traitement inhumain des réfugiés dans les pays d’accueil, l’actualité regorge d’exemple de ces violations, sur tous les continents, sans exception.</p>
<p>En2018, de plus en plus de personnes se mobilisent pour agir en faveur de ces droits. Parce qu’il est impensable de vivre comme si ce qu’il se passe ailleurs sur le globe ne nous concernait pas. Mais ce n’est pas sans risque.</p>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Amnesty-International-logo.svg-900x333-2.png" alt="" width="900" /><figcaption>© Amnesty International</figcaption></figure>
<p>Pour célébrer ces 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la faire vivre, les associations se mobilisent, à défaut de voir le gouvernement français les mettre à l’honneur. Parmi elles, <strong><a href="https://www.amnesty.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Pour célébrer ces 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la faire vivre, les associations se mobilisent, à défaut de voir le gouvernement français les mettre à l’honneur. Parmi elles, Amnesty international a mis en avant 10 femmes. 10 défenseures des droits qui se mettent en danger pour défendre les droits humains. (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Amnesty international</a> a mis en avant 10 femmes.</strong> 10 défenseures des droits qui se mettent en danger pour défendre les droits humains.</p>
<p>Au Brésil, c’est Marielle Franco, conseillère municipale à Rio, qui est assassinée en mars 2018 parce qu’elle dénonçait les violences policières.</p>
<h4>Les défenseurs des droits humains en danger</h4>
<p>Au Kenya, c’est le peuple Sengwer qui s’élève contre leur expulsion de leur territoire naturel.</p>
<p>En Iran, c’est Atena Daemi, une militante pour l’abolition de la peine de mort,qui est emprisonnée pour avoir manifesté et distribué des tracts.</p>
<p>En Egypte, c’est Amal Fathy, mère de famille de 33 ans, qui a été condamnée à deux ans de prison pour avoir dénoncé, dans une vidéo, le harcèlement sexuel.</p>
<p>En Ukraine, au Venezuela, au Maroc, en Inde, d’autres citoyennes paient cher leur engagement pour un monde respectueux des droits universels.</p>
<p>A travers un numéro spécial de son journal <a href="https://www.amnesty.fr/la-chronique" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="A travers un numéro spécial de son journal La Chronique et une déclinaison sur son site Internet, Amnesty International revient sur la genèse de la Déclaration universelle, et met en lumière certains territoires où la notion de droits humains n’est encore qu’une chimère. (s’ouvre dans un nouvel onglet)">La Chronique</a> et une déclinaison sur son site Internet, Amnesty International revient sur la genèse de la Déclaration universelle, et met en lumière certains territoires où la notion de droits humains n’est encore qu’une chimère.</p>
<p>Fin octobre, à Paris, 150 hommes et femmes venus du monde entier sont venus, sous l’égide d’Amnesty, pour échanger sur leur expérience et pour <strong>imaginer les stratégies d’action pour faire vive l’universalité des droits humains</strong>. 150 défenseurs qui ont dit leur inquiétude face à la répression et les dangers qui les menacent.</p>
<p>Amnesty International le clame haut et fort : <em>“Il y a urgence à s’organiser en réseaux et à faire communauté, au-delà des frontières”</em>.</p>
<p>Parce que faire triompher l’idéal des droits universel est une affaire de conscience collective. Il en va de la responsabilité de chacune et de chacun d’entre nous., et pour le bien de tous.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin : </strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="La déclaration universelle des droits de l’Homme  Qu’est-ce que la déclaration universelle des droits de l’Homme ? La Déclaration universelle des droits de l'homme a 70 ans (s’ouvre dans un nouvel onglet)">La déclaration universelle des droits de l’Homme </a></li>
<li><a href="https://www.amnesty.fr/focus/declaration-universelle-des-droits-de-lhomme" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="La déclaration universelle des droits de l’Homme  Qu’est-ce que la déclaration universelle des droits de l’Homme ? La Déclaration universelle des droits de l'homme a 70 ans (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Qu’est-ce que la déclaration universelle des droits de l’Homme ?</a></li>
<li><a href="http://www.un.org/fr/events/humanrightsday/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="La déclaration universelle des droits de l’Homme  Qu’est-ce que la déclaration universelle des droits de l’Homme ? La Déclaration universelle des droits de l'homme a 70 ans (s’ouvre dans un nouvel onglet)">La Déclaration universelle des droits de l’homme a 70 ans</a></li>
</ul>
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<p>&nbsp;</p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU. Ce texte, fondateur pour le combat en faveur des droits humains, s’ouvre sur un préambule affirmant “un idéal commun à atteindre par tous les peuples [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU. Ce texte, fondateur pour le combat en faveur des droits humains, s’ouvre sur un préambule affirmant “un idéal commun à atteindre par tous les peuples [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Le drame des peuples autochtones “nous concerne tous” (Anne Suarez)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/12/04/le-drame-des-peuples-autochtones-nous-concerne-tous-anne-suarez/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 09:51:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes”, c’est ce que martèlent Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans une tribune publiée début novembre dans le journal Le Monde. Les deux comédiens, qui sont à l’affiche de la série Guyane, sont les parrains de la campagne “Justice for Krenak”. Ils ont remis début novembre le prix [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes”</strong>, c’est ce que martèlent Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans une tribune publiée début novembre dans le journal Le Monde. Les deux comédiens, qui sont à l’affiche de la série Guyane, sont les parrains de la campagne “Justice for Krenak”. Ils ont remis début novembre le prix Danielle Mitterrand décerné au peuple Krenak, ce peuple autochtone brésilien.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Anne Suarez</strong>
</li>
</ul>
<p>En quoi le drame de ce peuple brésilien nous concerne tous ? Il est symptomatique des dérives et des dangers que court la planète ?</p>
<blockquote>
<p><em>« C’est symptomatique d’une chose qui prend une ampleur phénoménale partout sur la planète. Le drame des Krenak, c’est celui de plein de peuples autochtones qui doivent subir la pollution liée à l’extractivisme. C’est vrai en Amazonie, au Brésil, en Equateur. Mais c’est aussi vrai au Canada. C’est d’abord les peuples autochtones qui sont impactés par ces pollutions parce qu’ils ont des sous-sols, la plupart du temps, super riches en matière fossile. Mais cela nous concerne tous parce que cela devient absurde d’imaginer que, quand il se passe des choses avec un impact sur la nature aussi fort, même si c’est à l’autre bout du monde, <strong>cela devient compliqué d’imaginer que cela n’a pas d’impact plus global sur le climat, sur les mouvement migratoires et sur l’organisation du monde dans lequel on vit.</strong> Cela nous concerne tous. Et cet extractivisme est à l’œuvre un peu partout. Il y a des choses qui fonctionnent de la même manière en Allemagne avec le charbon, il y a une tentative en France avec le gaz de schiste. Ce sont des méthodes qui peuvent être sur nos territoires. Par exemple en Guyane avec Montagne d’or, c’est exactement ce qu’il sont en train d’essayer de faire. La Guyane est un bout de territoire français. Moi, j’estime que cela me concerne. »</em></p>
</blockquote>
<p>Vous le soulignez, il y a un parallèle entre ce qu’a vécu le peuple Krenak et ce qui menace les peuples autochtones en Guyane. Avec la série Guyane, quel regard portez-vous sur l’orpaillage, sur l’extraction d’or, qu’elle soit légale ou totalement illégale ?</p>
<blockquote>
<p><em>« On a découvert l’ampleur de la problématique en étant sur place. Ce qu’on a vu, compris, c’est que l’orpaillage, que ce soit légal ou illégal, cela se fait toujours au détriment des peuples autochtones. Soit on ne leur demande pas leur avis, soit on leur demande vaguement leur avis et on en tient pas compte, puisqu’ils disent non. Pour eux c’est un saccage de leurs terres sacrées. Pour ce qui est de l’orpaillage illégal, les déchets sont encore moins bien gérés. Cela apporte une forte criminalité sur place. Cela change complétement le mode de vie. Mais même de manière légale, il n’y a tellement rien qui est fait, ou c’est tellement mal fait. Toutes les obligations de réhabilitation de sites miniers sont mal surveillées. J’ai vu des cratères partout, dans un état effrayant. <strong>L’orpaillage abime la forêt guyanaise et impacte les populations locales qui ne peuvent pas vivre comme ils ont envie de vivre</strong>. »</em></p>
</blockquote>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Montagne-dor-1024x768-10.jpg" alt="" width="1024"/><figcaption>© Collectif Or de question</figcaption></figure>
<h4>Ouvrir les yeux et les consciences</h4>
<p>Guyane reste une fiction, mais très proche de la réalité. La présence au casting de membres des Jeunesses autochtones de Guyane a été un plus pour la crédibilité de la série ? Leur présence apporte quelque chose de plus à la lutte des peuples autochtones ?</p>
<blockquote>
<p><em>« C’est ce qu’on pense et qu’on espère. Pour Christophe Yanuwana Pierre, leader de la Jeunesse autochtone guyanaise, les réalisateurs qui ont travaillé avec lui, lui ont beaucoup demandé son avis sur le scénario, sur ce qu’on disait, sur qu’on ne disait pas. Il y a des impondérables liés à la fabrication d’une série grand public de divertissement. Mais Christophe a veillé à ce qui soit dit soit vrai et juste. Pour nous, c’est une chose énorme de l’avoir avec nous. C’est comme si <strong>cela donnait un poids encore plus réel à cette histoire</strong>. Christophe Yanuwana Pierre et Alexis Tiouka, qui ne sont pas acteurs, se sont dit que cela pouvait être un vrai moyen que l’on parle d’eux et de leur combat. »</em></p>
</blockquote>
<p>Je ne sais pas si on peut dire que Guyane est une série militante. mais actuellement le projet Montagne d’Or est au cœur du débat. La décision devrait intervenir sous peu. Est-ce que cette série peut ouvrir les yeux de la population de métropole, et du gouvernement, sur le danger que fait courir le projet Montagne d’Or ?</p>
<blockquote>
<p><em>« Que la série soit militante, je ne pense pas qu’elle le soit tant que cela. Mais en même temps elle montre des choses. Elle n’a pas été faite pour cela, même si on était tous très contents de développer ce sujet-là. La chance qu’on a, c’est qu’elle a été diffusée en plein milieu du débat sur Montagne d’or. Je sais, par le retour que j’ai eu, que les gens ont été très touchés et très attentifs à cette problématique-là. Je pense que <strong>cela ouvre des yeux et des consciences sur ces sujets-là</strong>. En fait, on ne sait pas forcément : d’abord qu’il y a des peuples autochtones français ; deuxièmement, des peuples qui sont exposés à ces dangers-là ; et troisièmement ce qu’on fait à notre forêt. Je pense que, sur les gens qui voient la série, cela fonctionne plutôt bien. Et c’est un bon outil pour la campagne contre Montagne d’or. Ensuite, pour le gouvernement, je ne peux pas imaginer qu’il ne soit pas au courant des dangers qui sont pris, des risques qui sont pris, des choix qui sont fait contre la population. Il y a une concertation qui a été négative, qui n’a pas vraiment été entendue. Forcément le gouvernement est au courant. Sur ce genre de choses, cela ne peut être que politique. C’est impossible de dire que la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) et le gouvernement mettent en place ce projet Montagne d’or en croyant réellement qu’il n’y aura pas de danger. On sait que <strong>l’extractivisme exemplaire n’existe pas</strong>. C’est une histoire de volonté. »</em></p>
</blockquote>
<figure><img decoding="async" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Jeunesse-autochtone-de-Guyane-635x340-10.jpg" alt="" width="635"/><figcaption>© Jeunesse autochtone de Guyane (JAG)</figcaption></figure>
<p>Ce combat, que ce soit pour le peuple Krenak ou contre Montagne d’Or, c’est quelque chose que vous allez continuer à mener ?</p>
<blockquote>
<p><em>« Je crois que oui. Olivier Rabourdin est complètement impliqué dans cette lutte-là. Evidemment on va suivre Geovani Krenak et son combat et essayer de relayer les choses tant qu’on pourra. Pour Montagne d’or on est carrément très mobilisés contre. Alexis Tiouka est devenu un ami. Donc indépendamment du sujet global, sa vie nous intéresse et nous préoccupe. On est sensible à tous ses combats et tout ce qu’il porte. On va continuer ce combat-là autant qu’on peut. »</em></p>
</blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lopposition-a-montagne-dor-plus-forte-jamais/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’opposition à la Montagne d’Or plus forte que jamais</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/histoire-celle-peuple-krenak-celle-de-souffrance-de-lutte-de-resistance/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Mon histoire, celle du peuple Krenak, est celle de la souffrance, de la lutte et donc de la résistance ! »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/prix-danielle-mitterrand-2018-photos/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Prix Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/bresil-defendre-peuple-krenak-cest-defendre-memes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-même »</a></li>
<li><a href="https://www.ecolodio.com/2018/11/27/bresil-depuis-trois-ans-les-krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite-anne-suarez/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : depuis trois ans, les Krenak vivent « une violation de leur identité » (Anne Suarez)</a></li>
</ul>
<p><audio preload="none" controls="controls"><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-04-09-00-00-philippe-Le-drame-des-peuples-autochtones-nous-concerne-tous.mp3">https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-04-09-00-00-philippe-Le-drame-des-peuples-autochtones-nous-concerne-tous.mp3</a></audio></p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes”, c’est ce que martèlent Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans une tribune publiée début novembre dans le journal Le Monde. Les deux comédiens, qui sont à l’affiche de la série Guyane, sont les parrains de la campagne “Justice for Krenak”. Ils ont remis début novembre le prix [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes”, c’est ce que martèlent Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans une tribune publiée début novembre dans le journal Le Monde. Les deux comédiens, qui sont à l’affiche de la série Guyane, sont les parrains de la campagne “Justice for Krenak”. Ils ont remis début novembre le prix [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Brésil : depuis trois ans, les Krenak vivent “une violation de leur identité” (Anne Suarez)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/11/27/bresil-depuis-trois-ans-les-krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite-anne-suarez/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Nov 2018 08:24:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 3 novembre dernier la Fondation France Libertés remettait à Paris les prix Danielle Mitterrand mettant en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. Parmi les lauréats : le peuple Krenak, ce peuple autochtone du Brésil victime en 2015 d’un drame humain et environnemental. Leur prix leur a été décerné par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 3 novembre dernier la Fondation France Libertés remettait à Paris les prix Danielle Mitterrand mettant en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. Parmi les lauréats : le peuple Krenak, ce peuple autochtone du Brésil victime en 2015 d’un drame humain et environnemental.<br />
Leur prix leur a été décerné par Anne Suarez et Olivier Rabourdin, les deux comédiens à l’affiche de la série “Guyane” dont la diffusion de la saison 2 s’est achevée le mois dernier sur Canal Plus.<br />
Avec Anne Suarez</p>
<p>Avec Olivier Rabourdin vous êtes les parrains de la campagne « Justice for Krenak ». Pourquoi avoir accepté ce parrainage ? Est-ce que cela allait de soi après “Guyane” ?<br />
Anne Suarez et Olivier Rabourdin © France Libertés</p>
<blockquote><p>« Oui. Il se trouve que sur le tournage de la deuxième saison de Guyane, on a rencontré cette année beaucoup de représentants des peuples autochtones guyanais. Certains jouaient avec nous et se trouvent être de grands militants pour la cause des peuples autochtones, comme Christophe Yanuwana Pierre et Alexis Tiouka. Comme on était en plein dans le début de la concertation pour ou contre la Montagne d’or, on a pris connaissance de ce qu’était l’extractivisme En fait on s’est mobilisé Olivier et moi et une grande partie de l’équipe contre ce projet. On a été contacté par France Libertés. Cela nous semblait évident de soutenir l’appel de Geovani Krenak et de le faire entendre le plus possible, parce qu’ils vivent exactement les conséquences des problèmes liés à l’extractivisme. »</p></blockquote>
<p>Au Brésil, la vie du peuple Krenak a été dévastée depuis la rupture de ce barrage de déchets miniers en 2015, mettant à mal toute la vallée du Rio Docé. Depuis, les Krenak se battent pour obtenir réparation et pour que leurs droits soient respectés. Aujourd’hui, quel est leur quotidien ?</p>
<blockquote><p>
« Il y a deux choses très marquantes qui font que leur vie a complètement changé. Evidemment ce fleuve est complètement devenu impropre à toute utilisation et consommation et donc il sont devenus complètement dépendants en eau. Il n’ont plus d’accès à l’eau. L’eau leur donne leurs moyens de subsistance évidemment à la fois par la pêche, l’utilisation des plantes qui avaient dans le fleuve, l’eau pour l’agriculture, pour boire. Ils sont devenus totalement dépendants de l’aide extérieure en eau. Ce sont des ressources extérieures qui ne correspondent pas à leurs besoins particuliers. Et comme beaucoup de peuples autochtones, les Krenak ont un rapport très très fort à leur environnement. Là pour eux, la mort de ce fleuve, le fait qu’il soit totalement pollué, c’ést comme si ils avaient réellement perdu un membre de leur famille parce qu’ils ont une spiritualité et un culte et une manière de vivre qui est totalement fondée autour du fleuve. Et aujourd’hui ils ne peuvent que le regarder couler à leurs pieds, sans plus du tout pouvoir avoir des rapports avec lui. C’est vraiment comme s’ils avaient perdu quelqu’un de la famille. »</p></blockquote>
<p>Dans leur relation avec le fleuve, il y a vraiment une dimension environnementale et humaine très forte ?</p>
<blockquote><p>
« Il y a un truc culturel qui est très fort. C’est vraiment quelque chose qui fonde leur identité profondément. Geovani Krenak raconte que son peuple se sent affaibli, et lui-même se sent affaibli, parce qu’il ne peuvent plus du tout avoir la communication qu’ils ont l’habitude d’avoir avec le fleuve qui est une chose quotidienne. En fait, c’est vraiment une manière de vivre avec le fleuve et pas du tout uniquement en s’en servant. »</p></blockquote>
<p>Au Brésil, les responsables locaux continuent de parler d’accident, au sujet de la rupture du barrage. Les associations, elle, évoquent un crime. Vous l’avez-vous-même rappelé. En quoi y a -t-il eu crime ?</p>
<blockquote><p>
« On parle très clairement de crime mais pas du tout de catastrophe. Il a été démontré, prouvé, qu’il y a des études qui ont été portées à la connaissance de la multinationale Samarco qui démontraient les failles des barrages de rétention des eaux polluées. Ils ont eu connaissance des fragilités de leur système de stockage de déchets et rien n’a été fait pour consolider les digues ou pour retravailler ces déchets pour en faire quelque chose. Donc c’est d’une manière consciente que cette entreprise a laissé les choses se faire en prenant le risque qu’il se passe ce qui s’est passé, à savoir la mort de gens et une vie condamnée pour les 600 km de fleuve dans lesquels les boues se sont déversées. On estime que c’est un crime puisque ils avaient connaissance du danger potentiel. »</p></blockquote>
<p>Vous avez signé une tribune dans le journal Le Monde où vous en appelez à la solidarité de la communauté internationale. Que peut-elle faire ?</p>
<blockquote><p>
« C’est une demande de Geovani Krenak lui-même. C’est une recherche de soutien international pour plusieurs raisons. D’abord parce que ils se sentiront moins isolés de savoir qu’il y a des gens qui s’intéressent à leur combat. Ensuite c’est évidemment pour eux une possibilité en étant au Brésil de dire ‘regardez il y a tel article de journaux, tant de signatures, tant de parution de gens qui parlent de notre combat. La communauté internationale a un œil dessus’. Et puis, concrètement, je pense que plus on va parler d’eux, plus ils vont exister de manière internationale et plus ils vont être protégé, et moins cette multinationale pourra continuer à faire des dégâts et à les malmener. Le fait que la communauté internationale soit au courant de leur existence les protège aussi d’une certaine manière. »</p></blockquote>
<p>En quoi l’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil fait peser une menace sur les peuples autochtones ?</p>
<blockquote><p>
« Je crois que c’est assez terrifiant. Geovani Krenak était à Paris quand il y a eu le deuxième tour des élections. C’était tout à fait tangible de voir l’angoisse que ça lui a procuré. Il est tout à fait conscient du fait que Jair Bolsonaro et ses équipes n’auront qu’une volonté, c’est de les mettre au pas. Ils n’auront absolument aucune volonté d’écouter leurs revendications et encore moins de faire respecter les droits des peuples autochtones qui sont marqués dans la Constitution au Brésil qu’il faut appliquer et qu’il faut faire respecter. C’est évident que Jair Bolsonaro, cela ne va pas du tout être son sujet. Ce sont donc des populations qui sont encore en très grande précarité, en très grande fragilité. Se dire qu’il y a des gens à l’international qui soutiennent ce combat, cela peut être une manière de les protéger un petit peu. »</p></blockquote>
<p>Geovani Krenak avec la Jeunesse autochtone guyanaise (JAG), dont Christophe Yanuwana Pierre © France Libertés“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes”, c’est ce qu’Anne Suarez et Olivier Rabourdin soulignent dans leur tribune… Pour eux ce combat est symptomatique des dérives et des dangers que court la planète.<br />
On retrouve Anne Suarez la semaine prochaine pour parler de la Guyane et du projet Montagne d’Or.<br />
Pour aller plus loin</p>
<p>Geovani Krenak dénonce le crime du Rio Doce<br />
“Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-même”<br />
Le Prix Danielle Mitterrand</p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-749203-14" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-27-09-00-00-philippe-Bresil-depuis-trois-ans-les-Krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite.mp3?_=14" /><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-27-09-00-00-philippe-Bresil-depuis-trois-ans-les-Krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite.mp3">https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-27-09-00-00-philippe-Bresil-depuis-trois-ans-les-Krenak-vivent-une-violation-de-leur-identite.mp3</a></audio>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 3 novembre dernier la Fondation France Libertés remettait à Paris les prix Danielle Mitterrand mettant en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. Parmi les lauréats : le peuple Krenak, ce peuple autochtone du Brésil victime en 2015 d’un drame humain et environnemental. Leur prix leur a été décerné par [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 3 novembre dernier la Fondation France Libertés remettait à Paris les prix Danielle Mitterrand mettant en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. Parmi les lauréats : le peuple Krenak, ce peuple autochtone du Brésil victime en 2015 d’un drame humain et environnemental. Leur prix leur a été décerné par [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Défendre les droits humains</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 08:20:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Changement climatique, montée des nationalismes et de la xénophobie, appropriation du vivant, marchandisation des biens publics, ce début du XXIe siècle concentre tout un tas de menaces pour le bien-être de l’Humanité. Dans ce contexte, la protection des droits humains s’inscrit comme une nécessité absolue et un moyen de restaurer des solidarités. C’est dans cet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Changement climatique, montée des nationalismes et de la xénophobie, appropriation du vivant, marchandisation des biens publics, ce début du XXIe siècle concentre tout un tas de menaces pour le bien-être de l’Humanité.<br />
Dans ce contexte, la protection des droits humains s’inscrit comme une nécessité absolue et un moyen de restaurer des solidarités. C’est dans cet esprit que s’est tenu à Paris fin octobre le Sommet des défenseurs des droits humains. 150 militants du monde entier se sont rassemblés, à l’appel notamment d’Amnesty international, et soutenu par de nombreuses ONG, dont France Libertés.<br />
Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés<br />
Cela fait 20 ans que la Fondation agit en faveur des droits humains. Votre participation à ce sommet allait de soi. Quelle est l’idée majeur portée par ce sommet ?<br />
« C’est de poursuivre la dynamique qui avait été enclenchée 20 ans plus tôt, lors du premier sommet, de la poursuivre et de l’accentuer à une heure où les difficultés sont très fortes pour les défenseurs des droits humains. L’idée est de créer un espace de solidarité et de rencontres entre ces défenseurs pour alerter largement l’opinion publique. »<br />
Il y a 20 ans, les Etats Généraux des Défenseurs des Droits Humains s’étaient achevés sur la Déclaration de Paris et sur un Plan d’action. La Déclaration déplorait la criminalisation des défenseurs, invitait les Etats à “respecter et faire respecter le droit à la liberté d’action des défenseurs des droits humains”. 20 ans après l’urgence reste la même ?<br />
« Malheureusement elle reste la même, voire pire, puisque que le nombre de défenseurs des droits humains incarcérés ou même assassinés ne fait qu’augmenter, que les États malheureusement se radicalisent dans le mauvais sens. Il y a de plus en plus de lois liberticides qui sont prises et il y a plus en plus de latitudes données aux entreprises et aux multinationales ou à d’autres acteurs pour oppresser les défenseurs des droits humains. »<br />
Quels sont les violations de droits dont ces militants font l’objet ?<br />
« Il y a un peu de tout. Cela dépend bien sûr des pays. On pense en ce moment à la Turquie, où il y a énormément de personnes qui sont incarcérés – plus de 150 000 personnes, c’est quasiment une purge. On voit en Russie que les défenseurs des droits des homosexuels et des LGBT sont réprimés et se retrouvent sous les coups, parfois de la part de la police. Et puis dans des pays comme au Brésil, où on a carrément des assassinats. On pense à Marielle Franco, militante des droits LGBT et des droits des minorités, engagée en politique et qui a été assassinée en mars dernier. »<br />
A propos du Brésil, parmi les intervenants, il y avait un représentant Krenak, ce peuple brésilien qui lutte pour ses droits dans la vallée du Rio Doce. C’est un symbole de cette oppression ?<br />
« Oui complètement parce qu’en ce moment on a une vraie montée d’oppression des défenseurs des droits pour l’environnement, tous les gens qui se battent notamment pour empêcher que des terres soit reprises pour faire de l’extraction minière. Et il y a aussi les minorités ou les peuples les plus opprimés, comme les peuples autochtones qui en font partie. Le combat de Giovanni Krenak et tout le peuple Krenak est très symbolique. C’est pour des questions environnementales qu’ils sont opprimés et en même temps pour des questions de minorité, de non reconnaissance des différences, dans la volonté d’imposer un monde uniforme, notamment par les États ou par les entreprises. »<br />
© France LibertésL’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil…  fait planer une menace sur les droits des peuples autochtones ?<br />
« Cette élection ne fait qu’empirer les choses. Malheureusement c’est une menace pour toutes les minorités, mais encore plus pour les peuples autochtones puisque le nouveau président a déclaré ouvertement pendant sa campagne que tous les défenseurs des droits humains et les ONG pouvaient être des terroristes. Ensuite il a clairement dit qu’il couperait toute l’Amazonie, qu’il viendrait ravager l’Amazonie pour laisser la place à des activités extractives pour développer des activités lucratives en Amazonie mais aussi ailleurs. Il a clairement ciblé les peuples autochtones qui sont souvent les premiers gardiens de l’environnement. »<br />
Le sommet s’est achevé sur un nouveau plan d’action en soutien des défenseurs des droits humains. Quelles sont les axes de travail ?<br />
« La majeure partie du plan d’action, c’est d’interpeller tous les acteurs pour permettre de créer un environnement sain et un environnement de sécurité pour tous les défenseurs des droits humains. Donc le plan d’action s’adresse aux États bien sûr, mais également aux entreprises, aux institutions financières, aux gouvernements ou les institutions privées qui financent notamment les organisations de protection des droits humains. Et enfin les organisations intergouvernementales et onusiennes pour qu’elles mettent en œuvre la déclaration des Nations Unies qui a été adopté il y a 20 ans et qui a toujours du mal à voir le jour. »<br />
Quel sont les moyens pour faire valoir ces engagements ?<br />
« Le principal moyen, c’est de faire pression largement. Amnesty et toutes les organisations organisatrices de ce sommet, avec les défenseurs des droits d’humains présents, viennent de lancer une grande pétition en espérant recueillir plus d’un million de signatures avant décembre 2018, puisqu’on a une session spéciale des Nations Unies qui va être consacrée aux défenseurs. Donc l’idée est de rappeler aux Nations Unies et à tous les États membres des Nations Unies, leurs engagements pour respecter les défenseurs des droits humains un petit peu partout à travers le monde. C’est vraiment le moyen principal qui est proposé. L’autre moyen c’est de poursuivre ces temps de rencontre entre les défenseurs. Ce sont eux qui les appuient et qui, au quotidien, pourront se battre pour que ces droits soient respectés. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
Sommet des défenseurs des droits humains<br />
Justice pour le peuple Krenak</p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-748707-18" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-13-09-00-00-philippe-Sommet-des-defenseurs-des-droits-humains.mp3?_=18" /><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-13-09-00-00-philippe-Sommet-des-defenseurs-des-droits-humains.mp3">https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-11-13-09-00-00-philippe-Sommet-des-defenseurs-des-droits-humains.mp3</a></audio>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<title>Prix Danielle Mitterrand 2018 – le courage d’un peuple et d’une femme</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/11/02/prix-danielle-mitterrand-2018-le-courage-dun-peuple-et-dune-femme/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2018 08:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés. Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe loading="lazy" title="Prix Danielle Mitterrand 2018 – le courage d’un peuple et d’une femme" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/cxV6xK7ZbFQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés.</strong></p>
<p>Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent pour défendre les droits humains. Et cette année, c’est l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani, et le Peuple Krenak qui auront les honneurs de la Fondation le samedi 3 novembre à Paris…</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Qu’est-ce qui a motivé la création de ce prix il y a 5 ans ?</p>
<blockquote><p><em>« Le prix a été créé en 2013, une quinzaine de mois après le décès de Danielle Mitterrand. L’idée était de dire que le chemin qu’avait tracé Danielle Mitterrand se poursuivait. Mais plutôt que de parler d’elle, ce qui nous intéressait était de mettre en lumière les valeurs qu’elle défendait à travers notamment des initiatives ou des luttes de peuples, de collectifs ou de personnalités remarquables. <strong>Ce sont les questions de liberté, de justice, d’un monde démocratique et soutenable</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Cette année la Fondation récompense le Peuple Krenak ainsi que Golshifteh Farahani. Commençons par elle. Qui est-elle ?</p>
<blockquote><p><em>« <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Golshifteh_Farahani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Golshifteh Farahani</a> est une actrice iranienne de 35 ans qui a démarré sa carrière dans les années 2000, qui a fait un grand nombre de films en Iran, mais surtout depuis 2008 en Europe et aux Etats-Unis et qui a tourné dans de grands films comme « Mensonges d’Etat » ou « Pirates des Caraïbes », ou encore « My Sweet Pepperland ».  Ce qui nous a intéressé chez elle c’est son combat au quotidien d’<strong>incarnation des valeurs de justice et de liberté</strong>. Très jeune elle s’est fait remarquer, puisque, adolescente elle se bandait les seins et se rasait le crane pour pouvoir sortir dans les rues de Téhéran et être libre, ne pas avoir à porter le voile et les contraintes liées aux femmes. Elle incarne cette idée de liberté et elle a continué cela tout au long de son parcours. Elle a refusé les contraintes en se présentant dévoilée à plusieurs rencontres aux Etats-Unis et en Europe, ce qui lui valu d’être exclue de l’Iran par le régime des mollahs. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-748134 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/golshifteh-farahani-748x768.jpg" alt="" width="748" height="768" /></p>
<p>Pourquoi la distinguer ? Quel est parcours remarquable, son combat ?</p>
<blockquote><p><em>« Quand on l’écoute, quand on la lit, on retrouve ce qu’il y avait en Danielle Mitterrand, c’est-à-dire ce courage et cette volonté de résister à toute forme d’injustice et de privation de liberté. Cela commence par une privation de liberté individuelle et c’est vrai qu’il faut une réaction par soi-même qui demande du courage, ce qui nous a beaucoup marqué chez elle. Mais c’est aussi certains rôles qu’elle incarne au cinéma et notamment dans « My Sweet Pepperland » qui se joue au Kurdistan d’Irak, région qu’aimait beaucoup Danielle Mitterrand. Elle joue une institutrice dans les montagnes qui se bat pour l’émancipation des enfants et du peuple kurde par l’instruction. Cela nous a beaucoup touché. »</em></p></blockquote>
<p>L’autre lauréat est l’ensemble du peuple Krenak. Rappelons d’abord ce que ce peuple autochtone, subit, depuis plusieurs années, au Brésil.</p>
<blockquote><p><em>« <a href="https://www.france-libertes.org/fr/justice-peuple-krenak/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le peuple Krenak</a> vit sur les rives du Rio Doce. Le 5 novembre 2015, un barrage de déchets miniers s’est rompu dans l’Etat brésilien du Minas Gérals et a provoqué le déferlement de millions de mètres cubes de boues rouges toxiques sur ce fleuve. Ce qui a entrainé des morts, 19 morts, la destruction de villages et une pollution irréversible des eaux de cette vallée et de ce fleuve. Ce qui fait que le peuple Krenak, dont la vie tournait tout autour de ce fleuve, se retrouve aujourd’hui complètement en péril. C’est à la fois ses modes de vies mais aussi sa spiritualité, ses traditions et son modèle de ressources économiques qui est détruit. Cette rupture du barrage aurait pu être anticipée. La compagnie minière qui gérait la mine était au courant et n’a rien fait. Donc c’est pour cela que l’on parle de crime. Et on voudrait que ce crime soit reconnu. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_748129" aria-describedby="caption-attachment-748129" style="width: 698px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-748129 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/peuple-krenak-768x845-698x768.png" alt="" width="698" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-748129" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>En quoi leur combat s’inscrit dans la philosophie de la fondation ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a plusieurs raisons. La première c’est que la Fondation se bat depuis toujours pour <strong>le droit à l’eau.</strong> Dans ce cadre-là, on a été amené à beaucoup lutter contre l’extractivisme. Car cela a des conséquences très néfastes sur l’environnement et sur les peuples autochtones. Ce cas est assez emblématique de ces luttes. On fait beaucoup le lien avec ce qui se passe sur Montagne d’or en Guyane. L’autre raison c’est qu’à travers ce peuple Krenak, par son mode de vie, par ce qu’il défend, c’est-à-dire une relation à l’eau et à la nature respectueuse, c’est<strong> une source d’inspiration pour les défis qui se présentent face à nous</strong>, notamment le défi du changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Leur prix leur sera remis par Anne Suarez et Olivier Rabourdin, qui sont les parrain et marraine de la campagne <a href="https://justicekrenak.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Justice For Krenak</a>. Pourquoi eux ?</p>
<blockquote><p><em>« On avait rencontré Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans le cadre de ce combat contre Montagne d’or, en Guyane. Ils jouent dans une série qui s’appelle « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guyane_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Guyane </a>». Cette série montre les méfaits de l’extractivisme, notamment pour l’extraction de l’or. Dans le discours d’Olivier et d’Anne, ce qui nous semblait fondamental, c’est qu’ils présentent les dangers de l’extractivisme, pas de manière misérabiliste pour les peuples, mais plutôt d’une manière très respectueuse et en mettant en avant combien ces peuples autochtones, que ce soit les peuples amérindiens en Guyane ou les peuples Krenaks au Brésil, sont <strong>des gardiens de la nature et des gardiens d’un mode de vie</strong> qui soit respectueux du vivant et de la nature. Oliver Rabourdin et Anne Suarez se sont beaucoup investit dans notre campagne. On se retrouve beaucoup dans nos combats respectifs. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/laureats-prix-danielle-mitterrand-2018/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Qui sont les lauréats du Prix Danielle Mitterrand 2018 ?</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/peuple-krenak-laureat-prix-danielle-mitterrand-2018/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Qui est le peuple Krenak ?</a></li>
<li><a href="https://www.ecolodio.com/blog/2018/10/02/bresil-justice-pour-le-peuple-krenak/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Brésil : justice pour le peuple Krenak</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés. Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés. Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/10/16/des-cosmetiques-pour-la-defense-des-peuples-autochtones/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Oct 2018 07:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986. Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe loading="lazy" title="Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/7d1-kzKe-6Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986.</strong></p>
<p>Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie des produits disponibles. Aujourd’hui, une gamme de cosmétiques vient compléter l’offre pour mettre en avant la défense des peuples autochtones.</p>
<p>Avec <strong>Léna Bauer</strong>, responsable de la communication à <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></p>
<p>On peut se dire que la vente de produits en ligne par une association de votre type peut paraître étonnant. Quelle est l’idée ?</p>
<blockquote><p><em>« La boutique en ligne de la Fondation, c’est avant tout une boutique solidaire. Tous les bénéfices qui sont issus des ventes reviennent aux actions de la Fondation pour <strong>défendre les droits humains et les biens communs</strong>. Aujourd’hui, on a une cinquantaine de produits sur notre boutique en ligne. Ce sont uniquement des produits qui correspondent à nos valeurs. On peut y trouver des jeux qu’on a développé pour sensibiliser aux peuples autochtones, il y a des gourdes pour éviter de consommer des bouteilles d’eau en plastique, il y a de nombreux livres sur nos thématiques ».</em></p></blockquote>
<p>Est-ce une manière de toucher plus de gens, de sensibiliser un autre public à vos actions ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. La plupart des produits qui sont sur notre boutique en ligne sont des outils de sensibilisation, sont des outils de découverte des autres. On touche effectivement un autre public grâce à cette boutique, puisque ce sont des personnes qui ne sont pas forcément sensibilisés, engagés, militants, qui vont sur notre site internet pour trouver des produits de qualité, des produits qui leur servent dans la vie de tous les jours mais qui respectent leurs valeurs. »</em></p></blockquote>
<p>Vous lancez une gamme de cosmétiques. Quelles sont leurs particularités ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une collaboration entre la marque de cosmétiques <a href="https://www.ainy.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Aïny</a> et la Fondation France Libertés. On a en vente une dizaine de produits cosmétiques, des gommages, des crèmes, des sérums. Dans tous ces produits, on retrouve <strong>des plantes d’Amérique du Sud, et plus particulièrement des Andes et d’Amazonie</strong>, qui sont utilisés dans des rituels ancestraux de protection et de guérison. »</em></p></blockquote>
<p>Vous travaillez avec la société Aïny, qui développe et commercialise ses produits. Quels sont ses engagements ?</p>
<blockquote><p><em>« Aïny est engagée dans une logique de commerce équitable. Elle achète ses plantes aux producteurs à des prix justes. Elle est également engagée pour la nature, puisque ses produits sont biologiques. Ils sont certifiés <a href="http://www.ecocert.com/index/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ecocert</a>, ils ont une labellisation <a href="https://www.cosmebio.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cosmébio</a>. Et ils respectent les animaux, puisque ni les ingrédients, ni les produits ne sont testés sur les animaux. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_748034" aria-describedby="caption-attachment-748034" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-748034" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Vallée-Sacrée-Pérou-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Vallée-Sacrée-Pérou-536x357.jpg 536w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Vallée-Sacrée-Pérou.jpg 696w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Vallée-Sacrée-Pérou-630x420.jpg 630w" sizes="auto, (max-width: 536px) 100vw, 536px" /><figcaption id="caption-attachment-748034" class="wp-caption-text">© pvdberg</figcaption></figure>
<p>Avec quelles populations l’entreprise a-t-elle noué des partenariats ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela dépend des plantes. Pour le <a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/2014/02/fiche_sacha_inchi.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sacha Inchi</a>, l’entreprise a noué des partenariats avec les Ashaninkas et les Yaneshas, qui sont des producteurs de Sacha Inchi en Amazonie péruvienne. <strong>Le Sacha Inchi, est une plante qui était déjà connue des Incas</strong> et qui est utilisée encore aujourd’hui au Pérou comme un onguent anti vieillissement. Pour d’autres plantes, Aïny a noué des partenariats avec d’autres peuples, par exemple le peuple Quecha, qui habite dans la Vallée Sacré autour de Cuzco au Pérou, et qui sont les descendants directs des Incas. Ou encore avec le peuple Achuar qui habitent en Equateur et au Pérou et qui auparavant était connu sous le nom de Jivaros. »</em></p></blockquote>
<p>Quels sont les bénéfices pour ces peuples autochtones ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour les peuples autochtones, cela leur permet surtout de valoriser leur savoir traditionnels, puisque <strong>la marque respecte leurs connaissances et développe avec eux des alternatives à la biopiraterie</strong>, c’est-à-dire à l’accaparement de la biodiversité et des savoirs traditionnels. Les peuples autochtones, qui sont les partenaires d’Aïny, reçoivent 4% du chiffre d’affaire de la marque comme droits d’utilisation de leurs savoirs traditionnels. <strong>Les peuples ont l’assurance qu’aucun brevet ne sera déposé</strong> sur les plantes par la marque. »</em></p></blockquote>
<p>C’est un soutien financier et un outil d’aide à leur combat ?</p>
<blockquote><p><em>« Tout à fait. C’est un soutien financier qui n’est pas un soutien caritatif. C’est vraiment un soutien dans le cadre des droits d’utilisation de leurs savoirs traditionnels. Les peuples autochtones, ici, sont de véritables partenaires de l’entreprise. C’est une manière de <strong>protéger leurs savoirs traditionnels</strong> et de les accompagner dans la défense de leurs droits. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-748035" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/produits-ainy-bio-768x512-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /></p>
<p>En quoi la démarche de l’entreprise rejoint celle de la Fondation ?</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés lutte contre la biopiraterie depuis plusieurs années. Cette démarche prouve qu’<strong>il y a des alternatives à l’appropriation des savoirs</strong>, y compris dans le secteur cosmétique. Et plus largement, cela montre que c’est possible pour les citoyens de consommer des produits qui sont en accord avec leurs valeurs et leurs convictions. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/cosmetiques-bio-respectent-droits-peuples-autochtones/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Des cosmétiques bio qui respectent les droits des peuples autochtones</a></li>
<li><a href="https://www.ainy.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Aïny, le pouvoir des plantes sacrées</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/boutique-solidaire/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La boutique solidaire de France Libertés</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986. Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986. Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Brésil : Justice pour le peuple Krenak</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/10/02/bresil-justice-pour-le-peuple-krenak/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe loading="lazy" title="Brésil : Justice pour le peuple Krenak" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/lK0ZjsGSDqo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. </strong>Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total.</p>
<p>Trois ans après la rupture, les plaies ouvertes par les boues toxiques sont toujours à vif pour le peuple Krenak, au mode de vie et à la culture profondément connectés au fleuve.</p>
<p>Aujourd’hui, la Fondation France Libertés lance <a href="https://www.france-libertes.org/fr/justice-peuple-krenak/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une grande campagne de sensibilisation</a> sur la question du peuple Krenak.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Camille Dechambre,</strong> chargée de communication à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Revenons sur cette journée du 5 novembre 2015. Qu’est-ce qui s’est passé il y a trois ans ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a trois ans, le 5 novembre 2015, à 15h30, le barrage de déchets miniers de Mariana s’est rompu. Ce bassin de rétention de déchets miniers extrêmement toxiques s’est déversé dans la vallée du fleuve du Rio Doce. <strong>Des millions de mètres cubes de boues toxiques se sont déversées dans la vallée,</strong> détruisant tout sur leur passage et tuant le fleuve du Rio Doce. Les boues se sont écoulées au milieu de la vallée en détruisant des dizaines de villages, en tuant 19 personnes. Ce sont près de quatre millions de personnes qui ont été affectées par ce drame criminel. La coulée de boues toxiques a fini par se déverser dans l’océan atlantique le 21 novembre, créant une véritable zone sacrifiée dans toute la région du Rio Doce. »</em></p></blockquote>
<p>Quelles ont été les conséquences pour les peuples riverains de la mines, et du fleuve ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a énormément de personnes qui vivent sur les berges de ce fleuve. Il y a eu des conséquences humaines et environnementales. Il y a <strong>une pollution gigantesque qui a brisé tous les équilibres naturels</strong> et les écosystèmes de tout le bassin du fleuve. Les peuples riverains parlent d’ailleurs de la mort du Rio Doce. Aujourd’hui il n’y a plus aucune culture, plus aucune pêche possible. Tous les millions de poissons vivant dans le fleuve sont morts asphyxiés, la végétation du fleuve a entièrement succombé. Tout ce qui poussait sur les rives est aujourd’hui mort ou contaminé par des métaux lourds et impossibles à exploiter. »</em></p></blockquote>
<p>La ressource en eau a également été touchée, affectant notamment le peuple Krenak.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>Le fleuve du Rio Doce est mort</strong>, et par là, toute la ressource en eau de la région a été touchée, affectant directement le droit à l’eau des populations vivant à côté du fleuve et vivant du fleuve. A coté du fleuve vit notamment le peuple autochtone Krenak, dont toute la culture est intimement liée à l’eau du fleuve.  Non seulement c’est leur source de subsistance pour la pêche, ou l’artisanat, mais ils ont aussi une relation spirituelle très forte au fleuve. Ils en parle comme d’un parent. Donc <strong>c’est la mort de leur parent</strong>. Et toute leur culture qui tourne autour du fleuve est aujourd’hui morte. »</em></p></blockquote>
<div class="youtube-embed" data-video_id="ebg6M6y6vCc"><iframe loading="lazy" title="Justice pour le peuple Krenak !" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/ebg6M6y6vCc?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<p>A l’époque, Samarco, le propriétaire de la mine de fer, parle d’accident. Vous parlez plutôt de crime. Quelle est vraiment sa responsabilité ?</p>
<blockquote><p><em>« Samarco, c’est un consortium de deux multinationales, le géant minier brésilien Vale et une compagnie anglo-australienne BHP Billiton. C’est une multinationale qui est spécialisée dans la production de minerais de fer. Il y a différentes mines de fer dans la même région. L’entreprise ainsi eu l’Etat brésilien, qui donne des autorisations d’exploitation des mines aux entreprises, sont responsables de ce crime. Eux parlent d’accident. Mais <strong>ce n’est pas une catastrophe naturelle, c’est un crime.</strong> L’entreprise savait pertinemment avant le crime que le barrage était défectueux. Ils avaient été informés par des rapports et des études que le barrage pouvait s’effondrer à tout moment. L’entreprise a fait des choix irresponsables qui ont causé la pollution du Rio Doce. »</em></p></blockquote>
<p>Cela fait 3 ans que les Krenak se mobilisent. Que demandent-ils ?</p>
<blockquote><p><em>« Tout d’abord, le peuple Krenak demande que ce drame soit reconnu comme un crime et non comme un accident. En parlant d’accident, on opère une déresponsabilisation totale de l’entreprise et de l’Etat. Déjà en reconnaissant la rupture du barrage du Rio Doce comme un crime, cela permettrait de reconnaitre la violation d’un certain nombre de droits du peuple Krenak et ainsi d’obtenir justice. <strong>Plusieurs droits humains des Krenak ont été bafoués</strong>, comme le droit à l’eau, à cause de la pollution et de leur lien très intime à l’eau, mais aussi le droit à la santé, le droit à l’alimentation, puisque le peuple Krenak vivait de ce fleuve, et aussi le droit des Krenak d’exercer leurs manifestations culturelles et leur religion traditionnelle qui sont liées à ce fleuve qui est sacré pour eux. Le peuple Krenak demande aussi une réparation intégrale et juste du préjudice qui a été causé par Samarco. Ce peuple, en tant que peuple autochtone, a des droits spécifiques liés aux peuples autochtones qui sont reconnus par les déclarations des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Ils demandent une reconnaissance à la propriété de leurs terres traditionnelles, à l’autodétermination. Cela leur permettrait aussi de pouvoir récupérer des terres qui n’ont pas été dévastées par le crime du Rio Doce et de pouvoir retrouver leur droit d’accès à l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés est déjà intervenue sur la question au mois de mars lors du Forum social mondial et se mobilise aujourd’hui avec cette campagne <a href="https://justicekrenak.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Justice for Krenak</a>. De quelle manière ?</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés et le peuple Krenak lancent ensemble une campagne internationale dans le but de <strong>mobiliser un maximum de personnes en Europe, au Brésil et ailleurs dans le monde</strong>, contre les responsables de ce crime qui est sans précédent dans l’histoire du peuple. C’est d’ailleurs le plus grand crime environnemental qui s’est produit au Brésil. France Libertés et le peuple Krenak demandent à un maximum de personnes de se mobiliser pour réclamer que justice soit faite par l’application du droit et donc un procès juste et équitable pour les Krenak. Chacun peut se connecter sur le site Justice for Krenak pour signer l’appel à solidarité appeler à ce que justice soit faite. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/justice-peuple-krenak/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Justice pour le peuple Krenak</a></li>
<li><a href="https://justicekrenak.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La campagne Justice for Krenak</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/peuple-krenak-sadaptera-ne-disparaitra-temoignage-dun-peuple-lutte/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Peuple Krenak s’adaptera mais ne disparaîtra pas</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>L’eau et le climat expliqués aux enfants</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/09/18/leau-et-le-climat-expliques-aux-enfants/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 07:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeudi prochain, le 20 septembre, sort un numéro spécial de Mon Quotidien, le journal à destination des 10-14 ans des éditions Play Bac. Centré sur le lien entre l’eau et le climat, ce numéro, accompagné d’un dossier pédagogique à destination des enseignants, a été réalisé en collaboration avec la Fondation France Libertés. Avec Justine Richer, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jeudi prochain, le 20 septembre, sort un numéro spécial de <a href="https://monquotidien.playbacpresse.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mon Quotidien</a>, le journal à destination des 10-14 ans des éditions Play Bac.</strong> Centré sur le lien entre l’eau et le climat, ce numéro, accompagné d’un dossier pédagogique à destination des enseignants, a été réalisé en collaboration avec la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<p>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme « Eau, bien commun » à France Libertés.</p>
<p>« Protégeons la Terre pour préserver le climat », c’est la thématique de ce dossier spécial. Vous avez donc choisi de décliner le thème de l’eau et du climat. Pourquoi ce choix ? C’est une œuvre pédagogique ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a quatre objectifs. Le premier, c’est de permettre aux enfants de comprendre l’implication de l’eau dans le changement climatique et dans son atténuation, ainsi que les impacts des activités humaines sur le cycle de l’eau. Notre deuxième objectif est de réussir à mobiliser les enfants pour la protection de la ressource par des actions citoyennes en leur montrant tout ce qui est possible de réaliser. Notre troisième objectif est de sensibiliser les enfants sur la question du droit à l’eau, que chacun dans le monde puisse accéder à l’eau en qualité et quantité suffisante. Et enfin, <strong>nous voulons faire avancer l’idée que l’eau est un bien commun</strong> puisqu’elle est indispensable pour vivre. Elle doit être partagée, gérée communément et non comme une marchandise. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_747906" aria-describedby="caption-attachment-747906" style="width: 515px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-747906 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Mon-quotidien-1-515x768.jpg" alt="" width="515" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-747906" class="wp-caption-text">© Mon Quotidien</figcaption></figure>
<p>Le dossier s’attarde notamment sur les grandes catastrophes que peut connaître notre planète. On y voit des images d’ouragan, d’inondations, de sécheresse, de glissement de terrain. Il faut donc montrer des images chocs aux enfants, à des préados, c’est nécessaire pour leur faire prendre conscience de l’urgence climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Effectivement, on a décidé de démarrer le numéro spécial sur une page qui fait état des catastrophes liées aux dérèglements du climat, mais surtout liées à l’eau, pour <strong>expliquer ce vers quoi on tend et comment on peut essayer d’atténuer tous ces changements</strong> et ces catastrophes qui sont désastreuses. On parle notamment de l’ouragan Harvey qui avait touché le Texas en 2017, de glissements de terrains, de vagues de chaleurs en Inde, de la fonte des glaces ou encore de la sécheresse qui sévit en Afrique de l’Est et en Afrique du Sud. C’est une façon d’ouvrir le sujet qui est certes un peu alarmante, mais il faut garder à l’esprit qu’on s’adresse tout de même à des enfants qui connaissent un tout petit peu ces phénomènes-là ou qui commencent à les appréhender. Ensuite on déroule le numéro avec des chiffres clés, des visuels… »</em></p></blockquote>
<p>Il n’y a pas que les catastrophes qui sont abordées. Vous expliquez également le cycle de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« On explique le cycle de l’eau en s’appuyant notamment sur des schémas, une interview du climatologue Hervé letreute. On s’appuie aussi sur des chiffres comme le fait que 30% des habitants de la planète vivent sans accès direct à l’eau potable. Il y a beaucoup de visuels pour étayer l’aspect très journalistique et sensibiliser les enfants. On a pu y intégrer  un dessin de la BD que nous avions développé avec Jérôme Eho, avec les personnages de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/noneau-et-bubulle/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Noneau et Bubulle</a>. On donne quelques définitions pour permettre aux enfants de comprendre ce que représente l’eau. On parle par exemple de l’empreinte eau. Et <strong>on a toute une rubrique sur les actions citoyennes</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Vous mettez aussi en avant les solutions qui existent, la place de la nature en ville et puis les actions que peuvent mener les enfants avec une mini BD, « Toi aussi tu peux rendre l’eau à la terre ».</p>
<blockquote><p><em>« Ce qu’on a voulu mettre en avant, c’est le fait que les enfants peuvent avoir un rôle positif par rapport à l’eau et au climat, par leurs propres gestes, mais aussi en sensibilisant les parents, les camarades. C’est ce quelque chose sur lequel on compte beaucoup dans la stratégie de sensibilisation des enfants.»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_747907" aria-describedby="caption-attachment-747907" style="width: 452px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-747907 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Noneau-et-Bubulle-452x357.jpg" alt="" width="452" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-747907" class="wp-caption-text">© France Libertés / Jérôme Eho</figcaption></figure>
<p>En quoi est-ce important de sensibiliser les enfants au réchauffement climatique et à ce lien entre eau et climat ? Ils font office de prescripteurs ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Cela nous semble très important de <strong>sensibiliser les enfants qui sont de futurs citoyens, afin de maximiser les chances de voir des futurs citoyens informés.</strong> Ave France Libertés cela fait partie des projet que nous avons développer depuis plusieurs années. On avait développé un jeu, <a href="https://www.lequilibro.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Equilibro</a>. On a la BD Noneau et Bubulle qui reprend toute cette thématique de l’eau et du climat, des relations entre les deux, des possibilités pour atténuer le changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/publication/brochure-eau-et-climat-rendre-leau-a-la-terre-pour-restaurer-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau et climat : rendons l’eau à la terre pour restaurer le climat</a></li>
<li><a href="https://www.lequilibro.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Equilibro</a></li>
<li><a href="https://frequenceterre.com/2015/09/15/lequilibro-le-changement-climatique-explique-aux-enfants/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Equilbro sur Ecolodio</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/noneau-et-bubulle/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Nono et Bubulle</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="L’eau et le climat expliqués aux enfants" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/-Ur1AbJefw8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Jeudi prochain, le 20 septembre, sort un numéro spécial de Mon Quotidien, le journal à destination des 10-14 ans des éditions Play Bac. Centré sur le lien entre l’eau et le climat, ce numéro, accompagné d’un dossier pédagogique à destination des enseignants, a été réalisé en collaboration avec la Fondation France Libertés. Avec Justine Richer, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Jeudi prochain, le 20 septembre, sort un numéro spécial de Mon Quotidien, le journal à destination des 10-14 ans des éditions Play Bac. Centré sur le lien entre l’eau et le climat, ce numéro, accompagné d’un dossier pédagogique à destination des enseignants, a été réalisé en collaboration avec la Fondation France Libertés. Avec Justine Richer, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Marches pour le climat : et maintenant ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/09/11/marches-pour-le-climat-et-maintenant/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 07:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir. Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG 350.org, le mot d’ordre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe loading="lazy" title="Marches pour le climat : et maintenant ?" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/BUF5a1cFWCU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir.</strong></p>
<p>Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG <a href="https://350.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a>, le mot d’ordre était « Rise fot Climate », <strong>« Debout pour le climat »</strong>. Objectif : exiger des gouvernements, qu&rsquo;ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, à trois mois de la <a href="http://cop24.gov.pl/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP 24</a>. Plus de 850 actions ont émaillé cette journée sur tous les continents. De San Francisco à Bangkok, de Berlin à Sidney, De Tokyo à Abuja, les citoyens sont descendus dans la rue pour exiger des gouvernements de passer véritablement à l’action.</p>
<p>En France, cette journée a pris une résonance particulière, moins de deux semaines après la démission surprise de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire. Un appel citoyen a initié une marche en réaction à cette démission pour reprendre l’alerte lancée par le désormais ex-ministre.<em> <strong>« Changer le système, pas le climat »</strong></em>. Le slogan a été repris un peu partout dans l’hexagone. Les banderoles en appellent à <em>« la justice climatique »</em> et à <em>« stopper l&rsquo;industrie fossile »</em>.</p>
<p><em>« Les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent »</em>, affirme Clémence Dubois, la responsable des campagnes de 350.org en France. <strong><em>« La société est en avance sur les gouvernements en matière d&rsquo;écologie »</em></strong>, estime de son côté le député européen EELV Yannick Jadot. Et pour l’économiste Maxime Combes d’Attac, <em>« ce succès montre que le sursaut citoyen est là ! <strong>Il ne manque que le sursaut politique !</strong>« </em> Selon lui, <em>« des mesures courageuses et visionnaires doivent être imposées à des lobbys qui n’en veulent pas. Car en matière d’écologie, le &lsquo;En même temps&rsquo; d’Emmanuel Macron ne fonctionne pas ! »</em> L’économiste plaide pour un abandon durable <em>« des vieilles recettes libérales et productivistes qui aggravent la situation »</em>. Il préfère <em>« soutenir les voies alternatives qui s’expérimentent déjà »</em>.</p>
<h4 style="text-align: center;">La transformation de la société n&rsquo;est « pas une utopie »</h4>
<p>Cette marche pour le climat est intervenue aussi quelques jours avant le <a href="https://www.un.org/fr/climatechange/index.shtml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sommet mondial d’action pour le climat</a> qui se tient cette semaine, du 12 au 14 septembre à San Francisco. Ce sommet rassemble tous les grands acteurs internationaux non-étatiques pour définir de nouvelles ambitions pour la planète.</p>
<p>Clémence Dubois, de l’association 350.org le rappelle, <em>« on ne peut pas se reposer uniquement sur les chefs d&rsquo;Etat. La responsabilité de tous les décideurs est nécessaire pour changer d’échelle »</em>. Société civile, collectivités locales, entreprises réunies à ce sommet souligneront l&rsquo;urgence de la menace du changement climatique en mobilisant les voix et l&rsquo;expérience citoyenne, dans des communautés déjà confrontées à des menaces réelles.</p>
<figure id="attachment_747828" aria-describedby="caption-attachment-747828" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-747828 size-large" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/Marche-pour-le-climat-Paris-2018-696x464.jpg" alt="" width="696" height="464" /><figcaption id="caption-attachment-747828" class="wp-caption-text">© Olivier Gollain</figcaption></figure>
<p>Au-delà de cet énième sommet mondial, les rassemblements de samedi interrogent les marcheurs de monde entier qui se sont mobilisés. Et maintenant, que fait-on ? Car <strong>l’enjeu est désormais d’inscrire ce sursaut citoyen dans la durée.</strong></p>
<p>Indépendamment des Etats, les villes se sont récemment engagées. 23 villes et régions à travers le monde, dont Paris, ont pris l’engagement fin août de réduire de 50% d’ici 2030 leur volume de déchets incinérés ou mis en décharge.</p>
<p>Il faut passer <em>« de l&rsquo;incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone »</em> ont de leur côté lancé 700 scientifiques dans <a href="http://www.liberation.fr/planete/2018/09/07/rechauffement-climatique-nous-en-appelons-aux-decideurs-politiques_1677176" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un appel aux politiques</a> publié samedi dernier par le journal <a href="http://www.liberation.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Libération</a>. <em>« <strong>Les discours sont insuffisants</strong>. Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à l’horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique »</em>. Les scientifiques l’assurent :  <strong>la transformation en profondeur de la société <em>« n’est pas une utopie »</em></strong>.</p>
<p>Prochain rendez-vous citoyen de grande ampleur : les 6 et 7 octobre à Bayonne, avec l’arrivée du <a href="https://tour.alternatiba.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tout Alternatiba</a>&#8230; Pour faire entendre la voix de la société civile, porter les alternatives et résistances qui fleurissent partout en France et lancer un appel à entamer dès maintenant la transition à partir des territoires.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/marches-pour-le-climat-il-est-encore-temps" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marches pour le climat : il est encore temps</a></li>
<li><a href="http://www.liberation.fr/planete/2018/09/07/rechauffement-climatique-nous-en-appelons-aux-decideurs-politiques_1677176" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’appel de 700 scientifiques aux décideurs politiques</a></li>
<li><a href="https://www.un.org/fr/climatechange/index.shtml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sommet mondial d’action pour le climat</a></li>
<li><a href="https://alternatiba.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Alternatiba</a></li>
<li><a href="http://cop24.gov.pl/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP 24 du 3 au 14 décembre en Pologne</a></li>
</ul>
<p><iframe loading="lazy" title="Marches pour le climat : et maintenant ?" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/BUF5a1cFWCU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir. Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG 350.org, le mot d’ordre [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir. Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG 350.org, le mot d’ordre [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Université d’été de la solidarité : pour un autre choix de société</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/09/04/universite-dete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 07:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3 Plus de 2 200 personnes ont participé fin août à Grenoble à la première université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens. Soutenue par plus de 300 associations, syndicats et collectifs citoyens, dont le mouvement Attac et le Crid (Centre de recherche et d&#8217;information pour le développement), cette université s’est attachée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-747560-22" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3?_=22" /><a href="https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3">https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3</a></audio>
<p><strong>Plus de 2 200 personnes ont participé fin août à Grenoble à la première université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens.</strong> Soutenue par plus de 300 associations, syndicats et collectifs citoyens, dont le mouvement Attac et le Crid (Centre de recherche et d&rsquo;information pour le développement), cette université s’est attachée à « renforcer le rapport de force », à construire des alternatives en préparant des prochaines mobilisations, dans un contexte de réformes gouvernementales.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, le nouveau directeur général de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Avec la Fondation, vous avez participé à cette première université d’été des mouvement sociaux et citoyens. Avant d’en tirer les grands enseignements, qu’est-ce qui a motivé la tenue de ce rassemblement ?</p>
<blockquote><p><em>« Chaque année, Attac organisait une université d’été. Le Crid organisait une université tous les deux ans. Il y a quelques années ils s’étaient rapprochés pour faire des universités ensemble. Mais <strong>face à l’urgence, climatique mais aussi sociale provoquée par le gouvernement Macron</strong>, les deux structures se sont dites qu’il était temps de rassembler au maximum les mouvements sociaux pour faire face à ces difficultés posées par le changement climatique, mais aussi par les mesures gouvernementales actuelles. »</em></p></blockquote>
<p>Il y avait vraiment urgence à ce rassemblement ?</p>
<blockquote><p><em>« Complètement. En tous cas il y a une urgence climatique. On l’a encore vu cet été. Il y avait même un atelier sur la collapsologie, des personnes qui pensent que d’ici 15 à 20 ans, une partie de notre monde pourrait s’effondrer, sur le plan lié au changement climatique, mais aussi à cause des mesures sociales qui sont prises actuellement, sur les questions migratoires, économiques, de finance.. <strong>L’urgence est totale</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Plus de 2 200 participants sur cinq jours ont participé à cette université. Des dizaines d’ateliers et de débats ont eu lieu. Quels ont été les grands thèmes d’échanges et de rencontres ?</p>
<blockquote><p><em>« Ils ont été multiples, mais tous avec en toile de fond l’idée de changer notre modèle de société actuelle. Les thèmes qui revenaient assez fortement étaient ceux de l’écologie, de la lutte contre les discriminations, de l’accueil des migrants, de la montée du féminisme et de l’écoféminisme, des alternatives possibles à ce monde-là, notamment l’émergence ou la résurgence des communs, des nouvelles façons de faire de l’économie – on pense aux coopératives. Et il y a eu tout un débat autour du <strong>rétrécissement des libertés</strong> et de la société civile qui subit des attaques assez fortes des Etats. Cela reste une université des mouvements français, même s’il y avait des représentants de douze pays invités avec qui on a pu discuter d’enjeux internationaux. Mais sur les mobilisations à venir, c’est resté concentré sur ce que l’on peut faire nous, au niveau franco-français. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés a largement pris part à ces débats. Quels étaient, pour la Fondation, les grands enjeux de cette semaine, les thématiques fortes ?</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés étant dans une période de restructuration, nous y sommes allés principalement pour écouter, pour voir les tendances actuelles et pour se poser des questions sur les grandes orientations à venir. On a participé à des ateliers, notamment sur les communs : comment les citoyens peuvent faire ensemble, <strong>créer des nouvelles règles démocratiques pour gérer des biens commun</strong>s. Nous qui travaillons énormément sur l’eau, c’est quelque chose sur lequel on a beaucoup insisté. On a aussi été partie prenante en coorganisant un atelier sur la criminalisation de la société civile, puisqu’on avait fait l’objet d’attaques de Véolia en diffamation. On a raconté ce combat et la campagne « On ne se taire pas », pour inviter nos partenaires à ne pas se laisser faire et à contrecarrer les attaques, à la fois des multinationales et des Etats envers la société civile. »</em></p></blockquote>
<p>Plus de 300 associations étaient présentes, avec des collectifs et des mouvements citoyens. Le monde associatif, que l’on dit en perte de vitesse, reste très mobilisé.</p>
<blockquote><p><em>« Complètement. On était très nombreux. Et il y avait une grosse diversité, notamment générationnelle. Le monde associatif fait face à des attaques économiques, les budgets sont en baisse, les subventions d’Etat sont limitées. Et on a des lois assez liberticides qui sont passées. C’est difficile, mais <strong>le monde associatif se rend compte que c’est le moment d’agir</strong> et qu’il faut agir ensemble. C’est pour cela qu’il a répondu présent. On sent que le monde associatif se transforme. Donc il reste mobilisé mais il agit différemment, dans les associations, mais aussi en dehors des associations, on l’a vu avec Nuit debout, les ZAD ou d’autres actions. »</em></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="VidéoUE18" src="https://player.vimeo.com/video/286770689?dnt=1&amp;app_id=122963" width="696" height="392" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture"></iframe></p>
<p>Quels enseignements tirez-vous de cette première université d’été ? Est-ce qu&rsquo;il y a une vision politique qui s’en dégage ?</p>
<blockquote><p><em>« La vision politique forte, c’est qu’on ne peut plus être dans de l’adaptation, on ne peut plus être juste dans la réponse à des attaques, mais qu’il faut construire dès maintenant des alternatives et <strong>créer un nouveau modèle de société</strong>. Toutes les organisations étaient d’accord là-dessus. Il y a une pluralité de mouvements, une pluralité d’actions, d’engagements politiques, mais qui rejoignent tous une idée, celle de devoir construire un autre qu’il est urgent de faire émerger. »</em></p></blockquote>
<p>« De l&rsquo;énergie, de l&rsquo;écoute, de la bienveillance, de l&rsquo;envie, de la détermination, de l&rsquo;espoir, de la conviction qu&rsquo;il faut faire l&rsquo;impossible pour éviter l&rsquo;impensable. » Ce résumé de l’économiste et membre d’Attac Maxime Combes vous convient-il ?</p>
<blockquote><p><em>« Complètement. Il y avait une atmosphère assez extraordinaire, tout le monde est ressorti avec beaucoup d’énergie. On a eu cette sensation que tout le monde tirais dans le même sens et a été capable de s’écouter. Il n’y avait pas un uniformisation de la pensée. Il y avait plein d’actions différentes. <strong>C’est dans notre diversité qu’il faut qu’on agissent</strong> pour aller tous dans le même sens. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_747562" aria-describedby="caption-attachment-747562" style="width: 364px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-747562 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/index.jpg" alt="" width="364" height="138" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/index.jpg 364w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/index-300x114.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/index-264x100.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /><figcaption id="caption-attachment-747562" class="wp-caption-text">© ue2018</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></p>
<p><a href="https://ue2018.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens</a></p>
<p><a href="https://www.placegrenet.fr/2018/08/24/grenoble-luniversite-dete-solidaire-et-rebelle-des-mouvements-sociaux-et-citoyens-bat-son-plein/204032" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’université sur Place Gre’net</a></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Université d’été de la solidarité : pour un autre choix de société" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/VFVLSMQKFAo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3 Plus de 2 200 personnes ont participé fin août à Grenoble à la première université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens. Soutenue par plus de 300 associations, syndicats et collectifs citoyens, dont le mouvement Attac et le Crid (Centre de recherche et d&amp;#8217;information pour le développement), cette université s’est attachée à [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-04-09-00-00-philippe-Universite-d-ete-de-la-solidarite-pour-un-autre-choix-de-societe.mp3 Plus de 2 200 personnes ont participé fin août à Grenoble à la première université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens. Soutenue par plus de 300 associations, syndicats et collectifs citoyens, dont le mouvement Attac et le Crid (Centre de recherche et d&amp;#8217;information pour le développement), cette université s’est attachée à [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Caimanes : un territoire sacrifié dans une logique coloniale</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/07/31/caimanes-un-territoire-sacrifie-dans-une-logique-coloniale/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jul 2018 07:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[Caimanes, un territoire sacrifié&#8230; Le webdocumentaire publié par France Libertés met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa. Avec Elif Karakartal, anthropologue et documentariste, réalisatrice du webdocumentaire « Caimanes, chronique d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Caimanes, un territoire sacrifié</strong>&#8230; Le webdocumentaire publié par <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Elif Karakartal</strong>, anthropologue et documentariste, réalisatrice du webdocumentaire « <a href="https://uneseuleplanete.org/CAIMANES-CHRONIQUE-D-UN-TERRITOIRE-SACRIFIE" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Caimanes, chronique d’un territoire sacrifié</a>« </li>
</ul>
<p>Ce réservoir de déchets miniers a un impact majeur sur l’environnement. Mais les populations locales en subissent les retombées néfastes dans leur vie quotidienne.</p>
<blockquote><p><em>« Outre le danger, il y quelque chose de lié au danger : c’est cette angoisse. J’ai vécu un an à Caimanes. Dès qu’il y a une petite secousse, on est terrorisé. Cela signifie vivre dans <strong>une sorte d’angoisse quotidienne</strong> par rapport à un danger potentiel. En plus de cela, pour s’implanter, l’entreprise minière a utilisé des stratégies pour essayer d’empêcher les résistances et de diviser la population, c’est-à-dire de favoriser par des projets certains habitants et pas d’autres. Donc elle s’est implantée en créant des zizanies locales. Caimanes était aussi une vallée où il y avait essentiellement des éleveurs, des agriculteurs. On vivait beaucoup du fromage de chèvre. <strong>L’entreprise minière, en s’implantant en amont, a bloqué le cours des eaux.</strong> Il y a eu beaucoup moins d’eau. Avec le tarissement de la rivière et des affluents, les agriculteurs ont dû pour la plupart cesser leur activité. Donc on a vraiment un <strong>bouleversement total de l’économie, et du social</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Ces populations locales se sont organisées pour résister au projet. Aujourd’hui que vivent-elles ? Comment agissent-elles ?</p>
<figure id="attachment_742757" aria-describedby="caption-attachment-742757" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-742757 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/vlcsnap-2013-04-30-08h59m02s223-87736-635x357.png" alt="" width="635" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-742757" class="wp-caption-text">Les habitants de Caimanes résistent © Elif Karakartal</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Depuis le début du projet, depuis le début les années 2000, cela a été une lutte de longue haleine pour résister. Une des caractéristiques de cette lutte, c’est qu’elle était toujours très pacifique. Cela m’a toujours frappé de voir cette importance du respect, d’une lutte qui se situe dans le domaine du droit, pas avec des actes de sabotage mais en essayant de lutter avec des moyens corrects. Aujourd’hui la communauté est toujours en résistance. <strong>Cela fait 14 ans que les gens sont en lutte</strong>. Au départ cette lutte était pour que ce projet ne se fasse pas. Le réservoir a commencé à fonctionner en 2008. Il contient deux milliards de tonnes de déchets miniers. Cela serait difficile aujourd’hui d’enlever ce réservoir. En revanche, <strong>les gens avaient demandé qu’il y ait une mise en sécurité</strong> des zones qui risquent d’être rasées en cas de déferlement des déchets miniers. Par exemple qu’on rehausse les parties du village, qu’on reconstruise des habitations au-dessus de la ligne rouge, la zone à risque, qu’on déplace l’école. Les habitants souhaitaient qu’on leur fournisse une eau propre qui vienne de la Cordillère, des montagnes, qui ne soit pas une eau désalinisée, par une eau industrielle, mais qui arrive d’une source naturelle. Ils avaient gagné en justice pour cela. Il y avait au moins des aménagements. La lutte se situait à ce niveau-là. Pour d’autres habitants, pour lesquels il était impossible de continuer à vivre sous ce réservoir de déchets miniers, la solution était de partir. »</em></p></blockquote>
<p>Vous parlez de zone de sacrifice, de dépendance économique, et même de logique coloniale. Qu’est-ce que cela veut dire ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qu’on montre dans le webdocumentaire c’est qu’il y a un revers de ce développement minier. Derrière cela, il y a des territoires, des zones de sacrifice. En fait, en s’implantant sur ce territoire, il y a un impact sur les ressources naturelles, la mise en danger, la disparition des activités traditionnelles. Cela devient des enclaves. Finalement, <strong>des zones comme Caimanes, deviennent des territoires dépendants</strong>. Comme les emplois traditionnels ont disparus, les emplois qui restent sont liés à l’entreprise minière. Tout devient lié au développement minier. Quand le réservoir de déchets miniers va se fermer, on ne sait pas ce qui va se passer à Caimanes. Cela va rester une zone où les activités agricoles ne sont plus possibles, et où il n’y a plus rien. C’est vraiment <strong>un territoire sacrifié</strong> parce qu’il ne peut plus exister en dehors du réservoir de déchets miniers. Pourquoi on rapproche cela de la <strong>logique coloniale</strong> ? D’abord parce qu’il s’agit toujours d’un modèle de pays primo-exportateur. On base le développement des pays sur l’exploitation des ressources naturelles qui vont être exportées et qui ne va pas permettre au pays de se développer de manière autonome. Donc on reste sur le même modèle. C’est pour cela qu’on parle de logique coloniale. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[vimeo 257376397 w=425 h=350]
<p style="text-align: center">Extrait de « Caimanes un proceso de enseñanza a la dignidad », Réalisé par Elif Karakartal</p>
<p>Ce parcours numérique, conçu comme un documentaire, est aussi un outil de sensibilisation de ce que vivent les populations du Chili, pour d’autres régions du monde confrontées aux mêmes types de projets.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/caimanes-chronique-dun-territoire-sacrifie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Caimanes, chronique d’un territoire sacrifié</a></li>
<li><a href="https://uneseuleplanete.org/CAIMANES-CHRONIQUE-D-UN-TERRITOIRE-SACRIFIE" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le réservoir de déchets miniers de Caimanes : chronique d’un territoire sacrifié</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Gb9yJRelor0]
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/07/31/caimanes-un-territoire-sacrifie-dans-une-logique-coloniale/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Caimanes, un territoire sacrifié&amp;#8230; Le webdocumentaire publié par France Libertés met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa. Avec Elif Karakartal, anthropologue et documentariste, réalisatrice du webdocumentaire « Caimanes, chronique d’un [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Caimanes, un territoire sacrifié&amp;#8230; Le webdocumentaire publié par France Libertés met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa. Avec Elif Karakartal, anthropologue et documentariste, réalisatrice du webdocumentaire « Caimanes, chronique d’un [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Caimanes : Chronique d’un territoire sacrifié</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/07/24/caimanes-chronique-dun-territoire-sacrifie/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2018/07/24/caimanes-chronique-dun-territoire-sacrifie/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 24 Jul 2018 07:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Au centre du Chili, dans la province du Choapa, s’est implanté il y a 10 ans le troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde. Dans la vallée du Mauro, cette mine se trouve sur le territoire de la communauté rurale de Caimanes. Pour mieux comprendre les enjeux de cette exploitation et les conséquences [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au centre du Chili, dans la province du Choapa, s’est implanté il y a 10 ans le troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde.</strong> Dans la vallée du Mauro, cette mine se trouve sur le territoire de la communauté rurale de Caimanes.</p>
<p>Pour mieux comprendre les enjeux de cette exploitation et les conséquences sur l’environnement et la population, <a href="https://www.france-libertes.org/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> propose un webdocumentaire, véritable chronique d’un territoire sacrifié.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Elif Karakartal,</strong> anthropologue et documentariste, réalisatrice du webdocumentaire « <a href="https://uneseuleplanete.org/CAIMANES-CHRONIQUE-D-UN-TERRITOIRE-SACRIFIE" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Caimanes, chronique d’un territoire sacrifié</a>« </li>
</ul>
<p>Avant de regarder les conséquences de ce cas d’extractivisme, que représente, pour le Chili, l’exploitation des ressources minières ?</p>
<blockquote><p><em>« Depuis de nombreuses années, <strong>le Chili a basé sa croissance sur l’exploitation des ressources naturelles</strong>, en particuliers, les ressources minières. Pinochet avait mis en place une série de lois &#8211; le code minier et la réforme du code de l’eau &#8211; pour permettre aux multinationales de travailler plus facilement sur le territoire. C’est à partir des années 1990 que les mines à grande échelle vont s’implanter sur le territoire chilien. Cela va signifier <strong>une plus grande permissivité par rapport aux entreprises minières</strong> qui vont s’implanter sur le territoire. Beaucoup de projets, des mines de plus en plus grandes, qui veulent soutirer le minéral de plus en plus rapidement. C’est un modèle qui génère peu d’emploi, environ 2% pour le secteur minier. Il y a beaucoup d’emplois indirects. Cela rapporte beaucoup d’argent aux entreprises minières. Il n’y a pas beaucoup d’argent pour l’Etat. <strong>On va baser l’essor du Chili sur l’extractivisme</strong>. On est dans le cas d’une économie qui est dans un modèle de dépendance par rapport aux cours mondiaux du cuivre et qui ne permet par réellement un développement autonome. On reste dans un schéma colonial, où on dépend de l’achat de cuivre par l’étranger. »</em></p></blockquote>
<p>Ce réservoir de déchets miniers se trouve à Caimanes, un petit village du centre du Chili.</p>
<blockquote><p><em>« Caimanes se situe à 200 kilomètres au nord de Santiago. On est dans la partie la plus étroite du Chili. La mine de cuivre est située à côté de l’Argentine et le réservoir de déchets miniers, au-dessus de Caimanes, est situé à 60 kilomètres de la mine de cuivre. Les déchets miniers sont acheminés dans le réservoir à 10 kilomètres au-dessus de Caimanes. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_742750" aria-describedby="caption-attachment-742750" style="width: 526px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-742750 size-full" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/vue-davion-du-reservoir-de-dechets-miniers-el-mauro.jpg" alt="" width="526" height="394" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/vue-davion-du-reservoir-de-dechets-miniers-el-mauro.jpg 526w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/vue-davion-du-reservoir-de-dechets-miniers-el-mauro-300x225.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/vue-davion-du-reservoir-de-dechets-miniers-el-mauro-264x198.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /><figcaption id="caption-attachment-742750" class="wp-caption-text">Le réservoir de déchets miniers de Caimanes © Elif Karakartal</figcaption></figure>
<p>A proximité se trouve ce réservoir de déchets miniers qui a ouvert en 2008. C’est un réservoir important. A quoi sert-il ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qu’il faut savoir c’est que l’exploitation du cuivre génère énormément de déchets. L’entreprise minière a décidé au début des années 2000 d’entreposer ces déchets dans une vallée fertile, en forme de cuvette. Il a suffi de construire un mur de contention pour barrer les entrées de la vallée et d’amener <strong>les déchets miniers qui sont composés de beaucoup de produits toxiques, de métaux lourds.</strong> Malheureusement, ce ne sont pas des déchets qui disparaissent facilement. »</em></p></blockquote>
<p>Quels dangers fait courir ce réservoir pour l’environnement ?</p>
<blockquote><p><em>« La surface est telle qu’il a été impossible d’isoler complètement les déchets de la terre. Les déchets pénètrent dans la terre et polluent l’environnement de manière durable. Il y a un contact avec l’eau. Le danger, c’est la contamination de l’eau. Il y a eu des analyses faites dans cette vallée qui ont démontrés que <strong>les métaux lourds ont été en contact avec l’eau potable.</strong> En 2012, il y a eu un rapport qui disait que l’eau n’était pas apte pour la consommation humaine, ni animale, ni même les cultures. On a un danger immédiat par rapport à la consommation de l’eau. En outre, il s’agit d’un édifice de 300 mètres de haut situé en amont de Caimanes. Le Chili est l’un des pays les plus sismiques de la planète. Le réservoir est en plus situé sur des failles géologiques. <strong>En cas de tremblement de terre, il pourrait y avoir une rupture de la paroi de la digue de contention.</strong> Les déchets miniers déferleraient dans la vallée. Il suffirait de 10 minutes pour que les déchets miniers ensevelissent une grande partie du village et aille jusque dans l’Océan Pacifique. Ce serait une disparition de Caimanes et une contamination de toute la vallée jusqu’à l’Océan. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[vimeo 257104988 w=425 h=350]
<p style="text-align: center">Extrait de « CAIMANES L’HISTOIRE QUI RESTE » Réalisation Abel Campos, Luz Badillo, Elif Karakartal</p>
<p>La semaine prochaine, nous verrons ce que ce réservoir a comme conséquences sur la vie des habitants de la région.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/caimanes-chronique-dun-territoire-sacrifie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Caimanes, chronique d’un territoire sacrifié</a></li>
<li><a href="https://uneseuleplanete.org/CAIMANES-CHRONIQUE-D-UN-TERRITOIRE-SACRIFIE" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le réservoir de déchets miniers de Caimanes : chronique d’un territoire sacrifié</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=SCle0dVrMTY]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Au centre du Chili, dans la province du Choapa, s’est implanté il y a 10 ans le troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde. Dans la vallée du Mauro, cette mine se trouve sur le territoire de la communauté rurale de Caimanes. Pour mieux comprendre les enjeux de cette exploitation et les conséquences [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Au centre du Chili, dans la province du Choapa, s’est implanté il y a 10 ans le troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde. Dans la vallée du Mauro, cette mine se trouve sur le territoire de la communauté rurale de Caimanes. Pour mieux comprendre les enjeux de cette exploitation et les conséquences [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les coupures d’eau sont inhumaines et traumatisantes</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/07/17/les-coupures-deau-sont-inhumaines-et-traumatisantes/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 07:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[L’accès à l’eau est un droit humain fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. En France, les coupures d’eau sont interdites par la loi depuis 2013, une interdiction validée par le Conseil constitutionnel deux ans plus tard.  Mais les multinationales ont encore eu recours à cette pratique après 2015, plongeant les usagers dans une profonde détresse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’accès à l’eau est un droit humain fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. En France, les coupures d’eau sont interdites par la loi depuis 2013,</strong> une interdiction validée par le Conseil constitutionnel deux ans plus tard.  Mais les multinationales ont encore eu recours à cette pratique après 2015, plongeant les usagers dans une profonde détresse économique et sociale.</p>
<p><strong>Une <a href="http://www.irstea.fr/toutes-les-actualites/departement-eaux/coupures-eau-menages-etude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">étude</a> vient de paraitre</strong>, publiée par <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et la <a href="https://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile-de-France</a>. <strong>Elle révèle l’aspect inhumain de ces coupures et réduction de débit d’eau.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marie Tsanga Tabi</strong>, Chercheuse à l&rsquo;<a href="http://www.irstea.fr/accueil" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Irstea -Institut national de recherche en sciences et technologies pour l&rsquo;environnement et l&rsquo;agriculture</a></li>
</ul>
<p>C’est vous Marie Tsanga Tabi qui avez rédigé ce rapport pour les deux ONG. Vous vous êtes appuyés sur les quelques 1200 témoignages de familles victimes de coupures d’eau reçus par la Fondation entre 2014 et 2017. Quels sont les profils des foyers concernés ?</p>
<blockquote><p><em>« Les ménages sont en bout de chaîne du processus de recouvrement des impayés. Ce sont des ménages dont le dernier recours était de chercher une solution auprès des deux ONG. Les profils qu’on retrouve sont des profils plutôt problématiques. 75% des ménages de l’échantillon sont en situation de grande précarité ou de fragilité socio-économique. 71% ont des enfants. 70% de ces ménages sont des parents ou des personnes isolées. De manière très générale, ce sont plutôt des ménages dont les situations d’impayés sont problématiques. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_742700" aria-describedby="caption-attachment-742700" style="width: 369px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-742700" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2018/07/Irstea-logo.svg_-369x357.png" alt="" width="369" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-742700" class="wp-caption-text">© irstea</figcaption></figure>
<p>Comment expriment-elles les difficultés rencontrées face à cette absence d’eau ou ces réductions de débit ?</p>
<blockquote><p><em>« De manière générale, la coupure est plutôt vécue comme <strong>une expérience traumatisante</strong>, à la fois sur le plan psychologique que sur le plan moral. C’est même vécu comme un choc. Un exemple de verbatim de quelqu’un qui a été coupé : « Accidenté en moto depuis juin 2013, je suis depuis en soins et en reconversion professionnelle, après avoir été reconnu travailleur handicapé. J’ai obtenu un logement social. On m’a coupé l’eau sans préavis, ni lettre. Je suis resté sans eau pendant près d’un an et demi, car je ne pouvais pas payer la réouverture du compteur. Ce problème était devenu énorme. J’allais chercher de l’eau dans des bidons. Cela me prenait beaucoup de temps, d’énergie et d’essence. <strong>J’ai supporté le regard des voisins</strong>, de mes amis. Puis <strong>la dépression</strong>… les odeurs quand il n’y avait plus d’eau et que je n’avais plus d’essence pour aller en chercher. » Voilà un exemple de récit qui rend compte du vécu de la coupure. »</em></p></blockquote>
<p>Vous parlez de traumatismes… Concrètement, quel est le quotidien de ces familles ?</p>
<blockquote><p><em>« Le quotidien, c’est simplement de se retrouver sans eau et d‘être dans <strong>le désarroi le plus complet,</strong> parce qu’on a plus d’eau pour satisfaire ses besoins essentiels, besoins sanitaires, boire de l’eau, les besoins en hygiène. Il y a plusieurs personnes qui disent, « mon foyer a besoin d’eau pour les besoins de la vie courante. Sans elle, ma vie s’arrête ». C’était vraiment <strong>un appel au secours</strong>. On a beaucoup de verbatim qui disent, je ne sais plus quoi faire, je suis au bord de la rupture, j’ai besoin d’aide. »</em></p></blockquote>
<p>Ces familles racontent aussi les relations qu’elles ont eu avec leur distributeur d’eau.  Qu’est-ce qui en ressort ? (indifférence&#8230; aspect inhumain des coupures d’eau… vulnérabilité des victimes…)</p>
<blockquote><p><em>« Le défaut de prise en charge, que ce soit pour des litiges, ou pour ces conditions sociales dégradées, est lié au fait que la prise en charge relationnelle est difficile pour les agent des services qui sont en contact avec ces personnes. Le vécu du relationnel, pour beaucoup, il en ressort <strong>de l’indifférence</strong> du distributeur vis-à-vis de la situation des ménages. Pour d’autres c’est de la violence relationnelle. Cette violence est liée au fait qu’il y a de la dureté, <strong>un manque de considération, un manque respect</strong>. Ou a alors c’est une prise en charge minimaliste. Il y a très peu de situation où il y a une relation bienveillante vis-à-vis des ménages. »</em></p></blockquote>
<p>Et vous pointez aussi que couper l’eau aux ménages les plus précaires participe à leur exclusion sociale ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>L’eau, qui est un bien essentiel et est aussi un service public.</strong> L’une des missions du service public, même si pour l’eau c’est un service public marchand, est une missions de cohésion sociale, donc de maintien du lien social avec les usagers du service d’eau. Pour les ménages, dont la durée de coupure est longue, et ceux qui se sont carrément retirés du service parce qu’ils ne pouvaient pas régler leur facture, cela correspond à une exclusion du service public. De ce point de vue là, <strong>cela interroge la capacité des services d’eau à pouvoir maintenir le lien social avec les ménages,</strong> et à tenir compte du fait que l’eau est un bien essentiel, vital, fondamental. On ne peut pas penser vivre sans eau. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/etude-revele-aspects-inhumains-coupures-deau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une étude révèle les aspects inhumains des coupures d’eau</a></li>
<li><a href="http://www.irstea.fr/toutes-les-actualites/departement-eaux/coupures-eau-menages-etude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ménages confrontés aux coupures d’eau : une étude inédite</a></li>
<li><a href="https://irsteadoc.irstea.fr/exl-php/document-affiche/p_recherche_publication/OUVRE_DOC/51003?fic=201806/synthese_du_rapport_d_analyse_de_la_plateforme_des_coupures_d_eau.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La synthèse du rapport</a></li>
<li><a href="https://irsteadoc.irstea.fr/exl-php/document-affiche/p_recherche_publication/OUVRE_DOC/51003?fic=2018/ly2018-pub00057824.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le rapport complet</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=mOqe2_DaDGo]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/07/17/les-coupures-deau-sont-inhumaines-et-traumatisantes/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’accès à l’eau est un droit humain fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. En France, les coupures d’eau sont interdites par la loi depuis 2013, une interdiction validée par le Conseil constitutionnel deux ans plus tard.  Mais les multinationales ont encore eu recours à cette pratique après 2015, plongeant les usagers dans une profonde détresse [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’accès à l’eau est un droit humain fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. En France, les coupures d’eau sont interdites par la loi depuis 2013, une interdiction validée par le Conseil constitutionnel deux ans plus tard.  Mais les multinationales ont encore eu recours à cette pratique après 2015, plongeant les usagers dans une profonde détresse [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Kurdistan irakien : l’enfance est un droit</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/05/22/kurdistan-irakien-lenfance-est-un-droit/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2018 07:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Favoriser la résilience et resocialiser les peuples déracinés, c’est l’objectif de la Fondation France Libertés qui mène un programme d’éducation et de formation au sein des camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits, dont 500 000 enfants, ont trouvé refuge sur ce territoire. Pour endiguer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Favoriser la résilience et resocialiser les peuples déracinés, c’est l’objectif de la Fondation France Libertés qui mène un <a href="https://www.france-libertes.org/fr/jeunesse-au-kurdistan/#" target="_blank" rel="noopener noreferrer">programme d’éducation et de formation</a> au sein des camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits, dont 500 000 enfants, ont trouvé refuge sur ce territoire.</strong></p>
<p>Pour endiguer les traumatismes et donner espoirs à ces populations d’un retour à une vie équilibrée, la Fondation organise depuis deux ans des activités pédagogiques pour les enfants et forme les adultes aux méthodes d&rsquo;éducation populaire.  Un programme qui a un coût. D’où la campagne de financement participatif actuellement en cours intitulée « L’enfance est un droit ».</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Léna Bauer</strong>, responsable de la communication à<a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Dans quelles conditions vivent ces réfugiés dans ces camps du Kurdistan irakien ?</p>
<blockquote><p><em>« Les conditions de vie sont assez variable selon les camps. Il faut imaginer <strong>des camps qui rassemblent des milliers de personnes qui vivent sous les tentes avec un accès limité à l’eau</strong> et à l’électricité. Les enfants peuvent bénéficier de quelques heures d’école par jour. Mais en termes psychologiques, c’est assez difficile, puisque il y a beaucoup d’inactivité et d’isolement. »</em></p></blockquote>
<p>D’où viennent ces réfugiés ? Il n’y a pas que des Kurdes ?</p>
<blockquote><p><em>« Non, il y a assez peu de Kurdes au Kurdistan irakien. Le camp d’Ashti où nous intervenons est un camp de déplacés. Ce sont des irakiens qui rassemble des communautés shabaks, arabes, des Yézidis, des Turkmènes. Beaucoup de ces réfugiés viennent de Syrie et de la ville de Mossoul, en Irak, d’où ils sont été chassés par la guerre et par l’Etat islamique. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_711546" aria-describedby="caption-attachment-711546" style="width: 663px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-711546 size-large" src="/wp-content/uploads/2018/05/Carte-camps-de-r&eacute;fugi&eacute;s-Kurdistan-irakien-663x768.png" alt="" width="663" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-711546" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Quel est l’objectif du programme d’éducation que vous menez sur place, en partenariat avec la <a href="http://www.leolagrange.org/des-activites-resilientes-pour-les-enfants-yezidis-du-camp-de-sharia-au-kurdistan-irakien/#.WwE_Ipc6-Uk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération Léo Lagrange</a> ?</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif général du programme, c’est de <strong>contribuer au retour de la paix</strong>. Nous pensons que le retour de la paix passe par le fait de <strong>favoriser la résilience,</strong> c’est-à-dire la capacité à surmonter les traumatismes. Pour cela, on organise des activités constructives dans ces camps de réfugiés. »</em></p></blockquote>
<p>De quelle nature sont les activités que vous menez ?</p>
<blockquote><p><em>« Ces activités, on les mène avec la Fédération Léo Lagrange et avec des associations kurdes sur place. Pour les adultes, ce sont des activités de formation. On forme à deux métiers, des animateurs et des formateurs d’animateurs. Pour les enfants, ce sont des activités pédagogiques, beaucoup d’activités d’expression, comme le théâtre, la peinture, le dessin, le slam, et des activités de coopération. Les apprentissages sont essentiels, avec l’anglais, les sciences. Mais l’objectif, c’est également de <strong>développer la capacité des enfants à se projete</strong>r et à imaginer leur avenir par ses activités. »</em></p></blockquote>
<p>Dans votre programme, il y a aussi une partie de formation de formateurs, pour que les adultes sur place prennent votre relais.</p>
<blockquote><p><em>« Cette formation de formateurs, d’animateurs, cela permet à ce projet de se pérenniser, d’être valable dans le temps. C’est l’un des deux parcours de formation qui est sanctionné par un diplôme, un certificat reconnu par le gouvernement kurde. »</em></p></blockquote>
<h1 style="text-align: center;">Rêver son futur</h1>
<p>Quels sont les résultats perceptibles depuis deux ans ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. En deux ans, on a déjà formé 45 personnes à l’un de ces deux cycles de formation. Et <strong>6 000 enfants ont bénéficié de ces activités constructives</strong>. Mais au-delà des chiffres, les témoignages sur le terrain montrent qu’il y a une évolution de toutes les personnes impliqués dans ce programme, que ce soient les adultes ou les enfants. L’épanouissement, notamment des enfants, est beaucoup plus grand. Ils arrivent beaucoup mieux à côtoyer les communautés et à surmonter leur traumatismes dus à l’exil et à la guerre. »</em></p></blockquote>
<p>Vous avez parlé de résilience à travers ses activités. En quoi cette notion est importante pour ces enfants ?</p>
<blockquote><p><em>« La résilience c’est une notion fondamentale pour permettre de surmonter des traumatismes, quand on a vécu des choses difficiles, pour permettre de s’adapter et de se projeter. Quand on a perdu la capacité à se projeter dans l’avenir, à faire des projets, à rêver son futur, on ne peut pas se reconstruire. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_711545" aria-describedby="caption-attachment-711545" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-711545" src="/wp-content/uploads/2018/05/Objectifs-campagne-Kurdistan-irakien-635x289.png" alt="" width="635" height="289" /><figcaption id="caption-attachment-711545" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Ce programme a un coût. D’où le financement participatif que vous avez lancé. Vous cherchez à récolter 10 000 euros. A quoi serviront les fonds récoltés ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous cherchons à étendre ce programme à deux nouveaux camps, les camps de Hassan Sham 2 et de Ozal. Nous cherchons à récolter 10 000 euros, 6 000 euros qui seront consacrés à la formation de 15 nouvelles personnes, 2 000 euros pour les activités pour environ 1 200 enfants. Les 2 000 euros restant serviront à l’achat de matériel. Quand on fait un don de 50 euros sur cette campagne de financement participatif, on permet à 60 enfants de bénéficier d’activités pendant deux semaines. C’est vraiment quelque chose de concret. »</em></p></blockquote>
<p>Comment participer à ce financement ?</p>
<blockquote><p><em>« On participe sur la plateforme HelloAsso, sur la page de la campagne <a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/collectes/l-enfance-est-un-droit" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« L’enfance est un droit »</a>, que l’on retrouve sur la page <a href="https://fr-fr.facebook.com/Francelibertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Facebook</a>. On peut participer jusqu’au début du mois de juin. Pour l’instant nous avons atteint 40% de notre objectif des 10 000 euros. Nous sommes très contents d’avoir récolté cette somme. Mais la campagne continue. Faire un don, cela prend quelques minutes. C’est déductible des impôts. Un don de 50 euros revient à 17 euros après la déduction fiscale. Et cela permet vraiment d’aider les personnes qui sont touchées par la guerre à se reconstruire. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;">[vimeo 265558438 w=425 h=350]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/jeunesse-au-kurdistan/#" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’enfance est un droit : la jeunesse au Kurdistan</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/des-activites-resilientes-pour-les-enfants-yezidis-du-camp-de-sharia-au-kurdistan-irakien/#.WwE_Ipc6-Uk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Des activités « résilientes » pour les enfants yézidis du camp de Sharia au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/collectes/l-enfance-est-un-droit" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Participer au financement de la campagne « L’enfance est un droit »</a></li>
<li><a href="/2017/02/07/agir-jeunesse-kurde/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agir pour la jeunesse au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="/2017/02/14/pour-une-politique-jeunesse-ambitieuse-au-kurdistan/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pour une politique jeunesse ambitieuse au Kurdistan</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=osHEjIv8hxU]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/05/22/kurdistan-irakien-lenfance-est-un-droit/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Favoriser la résilience et resocialiser les peuples déracinés, c’est l’objectif de la Fondation France Libertés qui mène un programme d’éducation et de formation au sein des camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits, dont 500 000 enfants, ont trouvé refuge sur ce territoire. Pour endiguer [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Favoriser la résilience et resocialiser les peuples déracinés, c’est l’objectif de la Fondation France Libertés qui mène un programme d’éducation et de formation au sein des camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits, dont 500 000 enfants, ont trouvé refuge sur ce territoire. Pour endiguer [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>São Paulo : quand près de 11 millions d’habitants ont failli être privé d’eau</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/04/17/sao-paulo-quand-pres-de-11-millions-dhabitants-ont-failli-etre-prive-deau/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2018 07:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[11 millions d’habitants sans eau ! C’est ce qu’a failli vivre la ville brésilienne de São Paulo en 2014. Une pénurie d’eau aux conséquences plus que préoccupantes…. Le réchauffement climatique et la main de l’homme en sont sans doute en grande partie responsable. Avec Justine Richer, chargée du programme Eau Bien commun à la Fondation France [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>11 millions d’habitants sans eau ! C’est ce qu’a failli vivre la ville brésilienne de São Paulo en 2014.</strong></p>
<p>Une pénurie d’eau aux conséquences plus que préoccupantes…. Le réchauffement climatique et la main de l’homme en sont sans doute en grande partie responsable.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme Eau Bien commun à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>« Et puis un jour, l’eau s’est arrêtée », c’est le titre d’une grande enquête publiée par Bastamag, dans le cadre d’une série de reportages en partenariat avec France Libertés.</p>
<p>Nous sommes au sud du Brésil, dans une région de la côte atlantique. Que s’est-il passé au cœur de l’été 2014 à São Paulo ?</p>
<blockquote><p><em>« São Paulo a connu en 2014 une crise sans précédent, <strong>une énorme pénurie d’eau qui a amené la ville a couper l’eau pendant parfois plusieurs jours</strong> à ses habitants. Des camions d’approvisionnement en eau étaient obligés de passer régulièrement pour que les habitants puissent continuer à vivre. Il y a des kits de survie qui ont été distribués pour savoir comment rationner l’eau et comment la préserver. C’était une crise de l’eau comme le Brésil n’en avait jamais connue avant. »</em></p></blockquote>
<p>Alors comment expliquer cette méga pénurie d’eau ? Pourquoi en est-on arrivé là ?</p>
<blockquote><p><em>« On peut parler de quatre facteurs qui, combinés, ont menés à cette pénurie d’eau. D’abord le manque de précipitations. On a connu une baisse du régime des pluies qui a provoqué une baisse du niveau des réserves d’eau qui alimentent la ville. Donc, sans précipitation et sans niveau adéquat des réserves d’eau, l’approvisionnement en eau était insuffisant. Le second facteur, c’est <strong>la déforestation de l’Amazonie</strong>, même si cela paraît un peu plus lointain, puisque là on est dans le nord-ouest du Brésil. <strong>Les milliers d’hectares qui disparaissent chaque année,</strong> pour faire place à des productions de soja ou faire paître le bétail, ont perturbé le cycle de l’eau. La coupe des arbres fait baisser le niveau d’évapotranspiration et cela perturbe les fleuves aériens de vapeur d’eau qui règnent dans la forêt amazonienne. Toutes les vapeurs d’eau qui sont créées par l’évapotranspiration des arbres se dispersent jusqu’au sud du pays sous forme de nuages. Ce sont ces fleuves aériens, créés au Nord, qui alimentent en pluies le sud du pays. »</em></p></blockquote>
<p>Autre cause de cette pénurie d&rsquo;eau, la gestion de la ressource.</p>
<blockquote><p><em>« On peut parler de <strong>la gestion de la société Sabesp</strong>, qui est chargée de la distribution et de l’assainissement de la région de São Paulo. Malheureusement, la société n’avait lancé aucun projet sur la durabilité et n’a fait que réagir à la pénurie d’eau via des coupures. Les fleuves aux abords de São Paulo sont extrêmement pollués par des rejets. L’eau est inutilisable par les habitants. Et <strong>la société a préféré verser des dividendes à ses actionnaires plutôt que d’investir sur le long terme pour la gestion de l’eau</strong> pour la région. On peut parler enfin de l’inaction des pouvoirs publics. En 2014 on était en plein contexte politique d’élection présidentielle.  En parallèle se jouait la Coupe du monde de football. Donc les yeux du monde entier étaient rivés sur le Brésil, qui avait plutôt intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de vagues. Dans un premier temps, les pouvoirs publics et les politiques de la région ont nié cette pénurie d’eau. Donc la gestion a été très tardive. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_683406" aria-describedby="caption-attachment-683406" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-683406" src="/wp-content/uploads/2018/04/Sao-Paulo-1-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-683406" class="wp-caption-text">© Bastamag</figcaption></figure>
<p>Quelles ont été les conséquences de cette pénurie à l’époque ?</p>
<blockquote><p><em>« La première conséquence est due à la gestion complètement inégalitaire de l’eau. Cela a exacerbé les tensions dans un territoire où les inégalités sont déjà extrêmement fortes. On a pu voir des débuts d’émeutes, des manifestations. Des entreprises comme Nestlé ou Ford bénéficiaient de tarifs préférentiels sur le prix de l’eau pour la raison qu’elles utilisaient un volume plus grand. C’est typiquement le genre de situations qui augmentaient les tensions et les inégalités. Une autre conséquence liée à cette crise de l’eau, c’était la menace sur l’approvisionnement en électricité, puisque la majorité de la production d’électricité provient de barrages hydroélectriques. »</em></p></blockquote>
<p>Est-ce qu’il y a des solutions alternatives qui ont été imaginées et mises en pratique pour éviter que le problème ne se reproduise ?</p>
<blockquote><p><em>« Il existe beaucoup de solutions qui pourraient être mises en place et qui, à l’époque, ont été mises en place à l’échelle des communautés en tant que système D, comme la récupération des eaux de pluie, <strong>le développement de l’agroécologie.</strong> Ensuite, ce sont des solutions qui nécessitent un portage politique comme l’assainissement des fleuves ou la réparation des fuites du réseau. »</em></p></blockquote>
<p>A l’époque, on a donc frôlé la catastrophe. Est-ce que cela pourrait se reproduire ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Le meilleur exemple est la déforestation de l’Amazonie qui continue aujourd’hui énormément. Le gouvernement actuel est plutôt enclin à laisser les entreprises couper les arbres pour des projets agro-industriels. Or, les deux tiers de la production de la richesse régionale dépend de la pluviométrie. Donc on marche un peu sur la tête. Cela pourrait tout à fait se reproduire sans changement de paradigme. Cela vaut aussi bien pour la région de Sao Paulo, que pour le pays, que pour le monde. Aujourd’hui, il y a deux milliards de personnes qui manquent d’eau. On estime que deux tiers de la population mondiale pourrait être exposée à des situations de stress hydrique. Donc <strong>il faut revoir toute la place de l’eau et sa gestion au sein des sociétés</strong>. Il faut que l’on arrive à une gestion démocratique, à une application du droit à l’eau, pour que chacun puisse avoir accès à l’eau. L’eau doit contribuer à la solidarité entre les communautés et ne pas amplifier les inégalités. »</em></p></blockquote>
<p>Cette enquête au cœur de São Paulo est à retrouver sur <a href="https://www.bastamag.net/Et-puis-un-jour-l-eau-s-est-arretee-quand-Sao-Paulo-et-ses-11-millions-d" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Bastamag</a>, en partenariat avec France Libertés, dans une série de reportages et d’enquêtes sur les enjeux de la gestion de l’eau et des sols dans le contexte du réchauffement climatique.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.bastamag.net/Et-puis-un-jour-l-eau-s-est-arretee-quand-Sao-Paulo-et-ses-11-millions-d" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Et puis un jour, l’eau s’est arrêtée »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/campagne/rendre-leau-a-terre-eclairages-alternatives-alter-medias/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rendre l’eau à la terre : éclairages et alternatives</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7ehSaPwqaeo]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>11 millions d’habitants sans eau ! C’est ce qu’a failli vivre la ville brésilienne de São Paulo en 2014. Une pénurie d’eau aux conséquences plus que préoccupantes…. Le réchauffement climatique et la main de l’homme en sont sans doute en grande partie responsable. Avec Justine Richer, chargée du programme Eau Bien commun à la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>11 millions d’habitants sans eau ! C’est ce qu’a failli vivre la ville brésilienne de São Paulo en 2014. Une pénurie d’eau aux conséquences plus que préoccupantes…. Le réchauffement climatique et la main de l’homme en sont sans doute en grande partie responsable. Avec Justine Richer, chargée du programme Eau Bien commun à la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Otoktonia : sauver la Terre par la coopération (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/04/10/otoktonia-sauver-la-terre-par-la-cooperation/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2018/04/10/otoktonia-sauver-la-terre-par-la-cooperation/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2018 07:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Sauver la Terre par la coopération. C’est l’objet d’un jeu lancé par la Fédération Léo Lagrange, la Fondation France Libertés et Les petits citoyens. Otoktonia, c’est son nom, va permettre aux participants de découvrir les peuples autochtones de la planète et leurs savoirs traditionnels, de prendre conscience des menaces qui pèsent sur eux et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sauver la Terre par la coopération. C’est l’objet d’un jeu lancé par la <a href="http://www.leolagrange.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération Léo Lagrange</a>, la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> et <a href="http://lespetitscitoyens.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les petits citoyens</a>.</strong></p>
<p>Otoktonia, c’est son nom, va permettre aux participants de découvrir les peuples autochtones de la planète et leurs savoirs traditionnels, de prendre conscience des menaces qui pèsent sur eux et de se familiariser avec les actions à mener pour les aider à lutter contre ces menaces.</p>
<ul>
<li>Avec<strong> Marion Véber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés.</li>
</ul>
<p>C’est un jeu coopératif. La Fondation avait déjà publié <a href="http://lequilibro.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Equilibro </a>sur la place de l’eau sur la planète. Pourquoi passer par le jeu, et le jeu coopératif,  pour faire de la sensibilisation aux intérêts de ces peuples ? Qu’est-ce qui a motivé la démarche ?</p>
<blockquote><p><em>« On l’avait fait avec Equilibro et on a trouvé que c’était un bel outil pour toucher un public différent des actions que l’on mène habituellement. La Fondation agit plus généralement dans de actions de sensibilisation du grand public adulte, ou du plaidoyer envers les institutions. A travers le jeu, c’est <strong>une façon d’élargir le public et d’amener la question des peuples autochtones, peu débattue en France, auprès d’un public large,</strong> y compris des enfants. Cela permet qu’enfants et adultes s’emparent de cette question et activent leur curiosité pour ces peuples. »</em></p></blockquote>
<p>Quels peuples allons-nous découvrir ?</p>
<blockquote><p><em>« On a choisi huit peuples répartis sur l’intégralité de la planète. Les Munduruku, qui vivent en Amazonie brésilienne, les Matuche, les Pygmées, les Massaï, les Mentawai en Indonésie, les Jummas du Bangladesh, les Inuits et les Kanaks pour la France. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_369456" aria-describedby="caption-attachment-369456" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-369456" src="/wp-content/uploads/2017/04/Otoktonia-2-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-369456" class="wp-caption-text">© Otoktonia</figcaption></figure>
<p>Comment se déroule le jeu ? Le joueur incarne un citoyen, un membre, de ces peuples ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un jeu coopératif. Les petits citoyens font face à une planète surmenée par les menaces, telles que le changement climatique, la déforestation, la discrimination. Ils vont faire appel aux peuples autochtones. <strong>Chaque joueur incarne un petit citoyen en alliance avec un peuple.</strong> Il y a une double dynamique. A la fois, les joueurs jouent sur un plateau de jeu central qui représente la planète. Leur objectif est de faire en sorte qu’il n’y a ait pas trop de menaces sur <a href="https://frequenceterre.com/2023/10/09/bifurquons-ep-1-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">Terre</a> pour qu’elle soit vivable, pour les écosystèmes et pour les habitants. Il y a un jeu d’échange qui se créé avec la mise en place de stratégies entre les joueurs. L’autre volet c’est que chaque joueur a devant lui un plateau qui représente son peuple autochtone. Au-delà de nettoyer les menaces, les joueurs vont aussi en apprendre le plus possible sur leur peuple, ce qui va les renforcer dans le jeu. On découvre que les peuples autochtones ne sont pas juste des victimes de toutes ces menaces, mais que ce sont bien des acteurs à part entière et qu’ils ont des moyens d’action. <strong>Ces peuples ont énormément de choses à nous apprendre</strong> et c’est en mettant en avant tous leurs savoirs traditionnels et leurs modes de vie que l’on peut trouver des solutions pour lutter contre les nombreux défis auxquels on fait face. »</em></p></blockquote>
<p>Au cours du jeu, on va donc pouvoir découvrir les peuples et leurs savoirs traditionnels, les menaces qui pèsent sur eux, et les actions à entreprendre pour les protéger ?</p>
<blockquote><p><em>« On n’est pas dans un jeu purement éducatif, mais il est globalement très ludique. On va tirer des leçons par le jeu. Quand on tombe sur la case discriminations, on a une action de moins. <strong>On s’aperçoit que la discrimination donne moins de chances à certaines personnes.</strong> On n’est pas obligé d’avoir des effets de questions-réponses à la Trivial Poursuite, mais on est plus  dans de l’apprentissage en vivant le jeu. Avec le coté coopératif, soit tous les joueurs gagent, soit ils perdent tous ensemble. Cela donne envie de rejouer, soit parce qu’on a perdu et qu’on essaie de gagner, et on sera dans du  coopératif plus intensif, soit parce qu’on a gagné mais que l’on cherchera à avoir de meilleurs conditions de victoires dépendantes du nombre de savoirs traditionnels acquis. <strong>Plus on apprend sur son peuple, plus on est renforcé dans le jeu. </strong>»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_369458" aria-describedby="caption-attachment-369458" style="width: 537px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-369458" src="/wp-content/uploads/2017/04/otoktonia_jeu-1-537x357.jpg" alt="" width="537" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-369458" class="wp-caption-text">© Otoktonia</figcaption></figure>
<p>C’est un jeu qui s’adresse à toute la famille. Comment faire pour être pédagogique et didactique pour les plus jeunes, sans être trop simpliste pour les adultes ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était un grand défi. On a fait en sorte d’être au plus près de la réalité des peuples tout en ayant un langage le plus compréhensible pour les enfants. On peut d’abord jouer sans être obligé de lire tous les explicatifs. On peut jouer et s’arrêter sur une illustration pour comprendre ce qu’elle représente, et venir aux explications sans y être forcé. Avec le <a href="http://www.otoktonia.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site internet,</a> il y a des éléments pour les animateurs ou les adultes pour approfondir une question. A travers ce jeu on donne à voir toutes les actions que mène France Libertés, comme l’extractivisme, ou la biopiraterie. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.otoktonia.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Otoktonia</a></li>
<li><a href="/2015/09/15/lequilibro-le-changement-climatique-explique-aux-enfants/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Equilibro, le changement climatique expliqué aux enfants</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/04/10/otoktonia-sauver-la-terre-par-la-cooperation/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Sauver la Terre par la coopération. C’est l’objet d’un jeu lancé par la Fédération Léo Lagrange, la Fondation France Libertés et Les petits citoyens. Otoktonia, c’est son nom, va permettre aux participants de découvrir les peuples autochtones de la planète et leurs savoirs traditionnels, de prendre conscience des menaces qui pèsent sur eux et de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Sauver la Terre par la coopération. C’est l’objet d’un jeu lancé par la Fédération Léo Lagrange, la Fondation France Libertés et Les petits citoyens. Otoktonia, c’est son nom, va permettre aux participants de découvrir les peuples autochtones de la planète et leurs savoirs traditionnels, de prendre conscience des menaces qui pèsent sur eux et de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Brevet de l’IRD : le sentiment d’injustice du peuple Wayana de Guyane</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/03/20/brevet-de-lird-le-sentiment-dinjustice-du-peuple-wayana-de-guyane/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2018 08:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Fréquence Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Les droits des peuples autochtones ignorés ! C’est en ces termes que la Fondation France Libertés a réagi le mois dernier après la décision de l’Office européen des brevets de reconnaitre un brevet déposé par l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement. Ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques de la plante Quassia Amara (aussi appelée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les droits des peuples autochtones ignorés !</strong> C’est en ces termes que la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> a réagi le mois dernier après la décision de l’Office européen des brevets de reconnaitre un brevet déposé par l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement. Ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques de la plante <em>Quassia Amara</em> (aussi appelée Couachi), identifiées en Guyane grâce à l’apport de savoirs traditionnels.</p>
<ul>
<li><strong>Tapo Aloïke</strong> est un autochtone Wayana de Guyane. Actuellement étudiant en philosophie à Toulouse, il est allé à Munich, en Allemagne, pour témoigner devant l’Office européen des brevets et faire valoir les droits de son peuple. Sans succès. L’office lui a refusé le droit de prendre la parole.</li>
</ul>
<p>Au micro de Fréquence terre, Tapo Aloïke témoigne du combat de son peuple. L’étudiant a le sentiment d’avoir été exclu du débat.</p>
<blockquote><p><em>« Je ne dirai pas que c’est humiliant, mais c’est un peu réducteur. Cela a été un choc. On a refusé d’entendre la communauté amérindienne, son avis, ses positions, ses choix, ses décisions. Cela m’a un peu touché. Je n’ai pas ressenti de haine mais <strong>un sentiment d’injustice et de négligence</strong>. Une sorte de mépris. J’ai l’impression qu’on n’était pas considéré au niveau des instances européennes. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est le sens du témoignage que vous vouliez porter ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était un message de constat. Il y a eu pendant des années une forme d’injustice. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui persiste. On est attaqué par la société qui prend une place énorme dans notre manière de vivre, dans notre monde, qui amène à un certain <strong>effacement de notre identité</strong> comme peuple amérindien. <strong>Nous sommes victimes de l’exploration de l’Amérique.</strong> Que nous soyons considérés et qu’on arrête cette forme de pillage de nos savoirs, de nos terres, de nos richesses ! »</em></p></blockquote>
<p>En quoi la Quassia Amara est-elle symbolique pour les Wayana ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une plante qui est assez importante. C’est la plante qui a des vertus curatives, en particulier antipaludique, qui est utilisée par toutes les communautés amérindiennes, que ce soit en Amérique du Sud ou centrale, et pas seulement spécifique aux Amérindiens de Guyane. Pour notre communauté, <strong>cela fait partie du patrimoine, des connaissances et de la richesse des traditions amérindiennes.</strong> Le fait d’avoir une exclusivité sur cette plante, pour nous c’est un affront qui aurait pu être arrangé par notre participation à l’OEB. On le prend encore plus mal. Il y a une sorte de mépris. On refuse de reconnaitre notre participation à la découverte de cette plante, même si nous en tant qu’Amérindien, on a utilisé cette plante de manière générale pour ses vertus. Mais on avait bien connaissance, et découvert de manière constatable, que cette plante avait bien des propriétés curatives. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_657582" aria-describedby="caption-attachment-657582" style="width: 538px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-657582 size-medium" src="/wp-content/uploads/2018/03/Quassia_amara-538x357.jpg" alt="" width="538" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-657582" class="wp-caption-text">La Quassia Amara, aussi appelée Couachi</figcaption></figure>
<p>Avec ce brevet de l’IRD, quel est le sentiment de votre communauté ?</p>
<blockquote><p><em>« La communauté amérindienne de Guyane a un sentiment d’injustice. On se méfie maintenant des Européens qui viennent faire des recherches, parce qu’<strong>on ne nous témoigne pas de respect</strong> ni de reconnaissance, ni de considération. On n’a plus envie de faire d’efforts. Nous offrons des choses, nous avons une certaine générosité, mais il n’y a pas de retour, ni de reconnaissance. »</em></p></blockquote>
<p>Quelles sont les conséquences de ce brevet pour votre peuple ?</p>
<blockquote><p><em>« Le brevet va changer des choses dans le sens strict. L’IRD, qui possède ce brevet, peut interdire l’utilisation de la plante. De manière juridique, l’IRD privatise cette plante. Nous, les peuples autochtones, nous n’avons plus, en théorie, le droit d’utiliser cette plante. Nous n’avons pas de retours. Il n’y a pas eu de consentement. On veut bien partager nos savoirs, c’est un plaisir. Mais <strong>nous vivons dans un monde où tout n’est qu’intérêt du modèle occidental.</strong> Il faut savoir que nous sommes particulièrement en difficultés par rapport à notre insertion dans ce monde que nous ne maîtrisons pas. Notre contribution à améliorer ce monde par le biais de notre connaissance, par ce partage-là, n’est pas récompensé. <strong>Ce monde ne nous renvoie pas d’ascenseur</strong> en retour pour que nous puissions mieux nous adapter. »</em></p></blockquote>
<p>Tapo Aloïke et sa communauté souhaite simplement une reconnaissance de leurs droits et de leurs apports à la recherche. Pour que la richesse de leurs terres bénéficie directement au développement des peuples autochtones et de la Guyane.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="/2018/03/13/un-brevet-biopirate-legalise-en-guyane-un-deni-du-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un brevet biopirate légalisé en Guyane : « un déni du droit »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/biopiraterie-droits-peuples-autochtones-nies-loffice-europeen-brevets/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : les droits des peuples ignorés par l’office européen des brevets</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/tapo-aloike-autochtone-wayana-reclamons-de-justice/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tapo Aloïke, autochtone Wayana : « Nous réclamons un peu de justice »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/arguments-de-lird-cas-couachi-passes-a-loupe/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les arguments de l’IRD sur le cas Couachi passé à la loupe</a></li>
<li><a href="https://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2018/pour-l-ird-france-libertes-se-trompe-de-cible-et-de-combat/(language)/fre-FR" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pour l’IRD, France Libertés se trompe de cible et de combat</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=e0uo6ScwCpU]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les droits des peuples autochtones ignorés ! C’est en ces termes que la Fondation France Libertés a réagi le mois dernier après la décision de l’Office européen des brevets de reconnaitre un brevet déposé par l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement. Ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques de la plante Quassia Amara (aussi appelée [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les droits des peuples autochtones ignorés ! C’est en ces termes que la Fondation France Libertés a réagi le mois dernier après la décision de l’Office européen des brevets de reconnaitre un brevet déposé par l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement. Ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques de la plante Quassia Amara (aussi appelée [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Un brevet biopirate légalisé en Guyane : « Un déni du droit »</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/03/13/un-brevet-biopirate-legalise-en-guyane-un-deni-du-droit/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 08:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 21 février dernier, l’Office européen des brevets a validé un brevet considéré comme biopirate. Déposé par l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement, ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques d’une plante de Guyane française, la Quassia Amara utilisée par les populations autochtones dans leurs remèdes traditionnels ancestraux pour lutter contre le paludisme. L’IRD [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 21 février dernier, <a href="https://www.epo.org/index_fr.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Office européen des brevets</a> a validé un brevet considéré comme biopirate. </strong>Déposé par l’IRD, <a href="https://www.ird.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Institut de recherche pour le développement</a>, ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques d’une plante de Guyane française, la Quassia Amara utilisée par les populations autochtones dans leurs remèdes traditionnels ancestraux pour lutter contre le paludisme. L’IRD a choisi de breveter la molécule extraite à son seul bénéfice.</p>
<p>Un cas flagrant de biopiraterie selon les associations, dont <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, qui ont fait opposition à la demande de brevet devant l’Office européen des brevets. Sans succès.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Leandro Varison</strong>, juriste spécialisé Droits des peuples à la Fondation France Libertés.</li>
</ul>
<p>Comment interpréter la décision de l’Office européen des brevets ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est un déni de droit.</strong> Cela montre à quel point l’Office européen des brevets a une posture encore hermétique à l’adoption et au respect des droits des peuples autochtones, malgré tous les développements de ces droits à l’échelon international et dans différents pays. L’Office européen des brevets continue encore à être fermer à l’avancée de ces droits. »</em></p></blockquote>
<p>En quoi les pratiques de l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement, sont-elles condamnables ?</p>
<blockquote><p><em>« L’IRD a envoyé en Guyane des chercheurs pour sonder auprès des populations locales quels étaient les remèdes traditionnels qu’elles utilisaient. Des recettes que les chercheurs ont collectés ressortaient des références à une plante, la Quassia Amara, qui est utilisée par la population native de Guyane pour traiter le paludisme. A partir des remèdes traditionnels des communautés guyanaises, ils ont procédé à des recherches pour identifier quelle était la substance que contient cette plante qui permet de lutter contre le paludisme. L’IRD dit, « nous avons trouvé cette molécule, non pas grâce aux savoirs autochtones, mais parce que les chercheurs se sont impliqués dans la recherche. » Dans ce cas, pourquoi ont-ils envoyé des chercheurs en Guyane pour recueillir des recettes traditionnelles ? <strong>Les chercheurs eux-mêmes</strong>, dans des articles scientifiques qu’ils ont publiés, <strong>reconnaissent tout à fait l’apport des savoirs autochtones</strong> au développement de la recherche. Ce que nie, par la suite, l’IRD. »</em></p></blockquote>
<p>Lors de l’audience devant l’OEB, Tapo Aloïke, le représentant des communautés amérindiennes Wayana de Guyane n’a pas été autorisé à témoigner. Comment l’interprétez-vous ?</p>
<blockquote><p><em>« La participation des peuples autochtones dans les affaires qui les concernent est un droit acté dans la sphère internationale depuis des années. Aujourd’hui, dans n’importe quelle instance internationale, il n’y en a pas une seule qui n’accueille pas l’avis des peuples autochtones avant de prendre une décision. <strong>La présence d’un représentant autochtone</strong> lors de l’audience <strong>aurait permis aux examinateurs de poser des questions très précises permettant d’éclairer la démarche de l’IRD</strong> et la nouveauté du brevet en question. Or, d’après les règles de procédure de l’OEB, Tapo Aloïke aurait très bien pu prendre la parole. Mais l’IRB a commencé l’audience en refusant le droit de parole à Tapo Aloïke. La seule excuse était « il y a beaucoup de choses à discuter, si on écoute en plus le représentant autochtone, cela va rallonger la procédure. » Ce qui ne veut rien dire. Mais l’OEB a donné raison à l’IRB. C’est révoltant qu’aujourd’hui, en 2018, un représentant autochtone ne soit pas autorisé à parler. C’est étonnant qu’une instance internationale ne respecte pas le droit international des peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-657583" src="/wp-content/uploads/2018/03/Office-europ&eacute;en-des-brevets-635x318.png" alt="" width="635" height="318" /></p>
<p>Quelles peuvent-être les conséquences, pour les peuples autochtones, de la décision de l’OEB ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a une conséquence très pratique. C’est le fait que <strong>les propriétés de la plante appartiennent maintenant à l’IRD.</strong> Si les peuples autochtones souhaitent développer et exploiter leurs savoirs traditionnels concernant la plante, la Quassia Amara (Quassi en Guyane), ils ne le peuvent plus. S’ils essaient de le faire, ils deviennent des contrefacteurs. Les peuples qui sont les détenteurs d’un savoir traditionnels et qui ont découvert les propriétés antipaludiques de cette plante ne peuvent plus le faire. S’ils le font, il doivent demander l’autorisation à l’IRD et payer si l’IRD le demande. Cela a des connaissances plus importantes. <strong>C’est le manque de reconnaissance totale et le mépris des populations autochtones.</strong> En Guyane c’est un grand enjeu. La reconnaissance des peuples autochtones veut dire que ce ne sont pas des êtres du passé, qu’ils contribuent au développement de l’humanité, y compris la science occidentale. Là, l’IRD est en train de nier tout cet apport de connaissances traditionnelles des peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>Au-delà de ce cas, comment concilier recherche scientifique et respect du patrimoine et des pratiques ancestrales ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a plusieurs exemples dans le monde. Les pays du continent américain nous fournissent de très bons exemples. <strong>Au Canada, au Pérou, au Brésil, on voit très bien comment le fait d’associer les communautés autochtones dans tous les étages de la recherche produit de bons résultats.</strong> Ce qui m’étonne le plus, c’est que l’IRD, au lieu prendre ce cas pour changer ses pratiques, pour intégrer les communautés autochtones, pour demander leur avis, pour établir de bons rapports avec elles, elle reste fermée. C’est dommage pour l’IRD, c’est dommage pour la recherche française, c’est dommage pour les peuples autochtones. »</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p>Fin février, <a href="https://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2018/pour-l-ird-france-libertes-se-trompe-de-cible-et-de-combat/(language)/fre-FR" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’IRD a répondu sur son site</a> à France libertés en récusant <em>« vivement les accusations de biopiraterie formulées à son encontre »</em> et affirme qu’elle s’est engagée en mars 2016 <em>« à partager sans restriction les éventuels avantages découlant d’une licence de brevet, selon les modalités qui seront définies par les autorités compétentes en Guyane française, en application du protocole de Nagoya. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/biopiraterie-droits-peuples-autochtones-nies-loffice-europeen-brevets/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : les droits des peuples ignorés par l’office européen des brevets</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/tapo-aloike-autochtone-wayana-reclamons-de-justice/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tapo Aloïke, autochtone Wayana : « Nous réclamons un peu de justice »</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/arguments-de-lird-cas-couachi-passes-a-loupe/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les arguments de l’IRD sur le cas Couachi passé à la loupe</a></li>
<li><a href="https://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2018/pour-l-ird-france-libertes-se-trompe-de-cible-et-de-combat/(language)/fre-FR" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pour l’IRD, France Libertés se trompe de cible et de combat</a></li>
<li><a href="https://www.epo.org/index_fr.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Office européen des brevets</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=CKwXkrYVdtc]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/03/13/un-brevet-biopirate-legalise-en-guyane-un-deni-du-droit/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 21 février dernier, l’Office européen des brevets a validé un brevet considéré comme biopirate. Déposé par l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement, ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques d’une plante de Guyane française, la Quassia Amara utilisée par les populations autochtones dans leurs remèdes traditionnels ancestraux pour lutter contre le paludisme. L’IRD [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 21 février dernier, l’Office européen des brevets a validé un brevet considéré comme biopirate. Déposé par l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement, ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques d’une plante de Guyane française, la Quassia Amara utilisée par les populations autochtones dans leurs remèdes traditionnels ancestraux pour lutter contre le paludisme. L’IRD [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le droit à l’eau de retour dans le débat public</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/02/20/droit-a-leau-de-retour-debat-public/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2018/02/20/droit-a-leau-de-retour-debat-public/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 08:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit à l’eau et à l’assainissement sera-t-il un jour un droit effectif pour tous ? Il y a un an, en février 2017, une proposition de loi portée par plusieurs associations était débattue par les parlementaires. La discussion s’est interrompue alors que le texte était sur le bureau des sénateurs. La fin de session [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l’eau et à l’assainissement sera-t-il un jour un droit effectif pour tous ?</strong> Il y a un an, en février 2017, une proposition de loi portée par plusieurs associations était débattue par les parlementaires. La discussion s’est interrompue alors que le texte était sur le bureau des sénateurs. La fin de session parlementaire et les élections présidentielles et législatives ont stoppé l’examen du projet de loi.</p>
<p>Mais, 2018 pourrait bien être l’année du droit à l’eau en France. Dans une lettre ouverte, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, la <a href="http://coordination-eau.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau bien commun France</a> et la <a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition eau</a> interpellent les parlementaires pour relancer le débat.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Vous reprenez le flambeau de ce combat pour faire reconnaître le droit à l’eau. Avec les associations qui vous soutiennent, qu’attendez de la part des élus par rapport à l’ancienne mandature ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour nous c’est une continuité. On a l’ambition de faire en sorte que le droit à l’eau soit reconnu en France. On n’a pas réussi à le faire dans le précédent quinquennat. Là, on a fait le choix, avec la quarantaine d’associations engagées sur le sujet, de faire une lettre à l’ensemble des parlementaires pour leur indiquer les priorités qu’il y avait à mettre le droit à l’eau en œuvre dans notre pays. On espère, par ce travail, constituer un petit groupe de parlementaires vraiment engagés sur le sujet pour qu’ils nous aident à <strong>construire une proposition de loi pour que, dans un horizon de deux ou trois ans, le droit à l’eau soit validé</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Le 1er février, le groupe des Insoumis a tenté de faire passer une loi pour faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable. Sans succès. Le texte n’a même pas pu être discuté. Ce n’est pas vraiment de bon augure pour votre démarche ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce n’est jamais inintéressant d’avoir une proposition de loi qui arrive à l’assemblée sur le thème de l’eau. Nous avons soutenu la proposition faite par les Insoumis. C’était une proposition très ambitieuse qui proposait une révision constitutionnelle pour la mise en œuvre du droit à l’eau. Il y a eu un vrai débat très intéressant. Derrière ce débat, il ressort que, dès que l’on parle de l’accès à l’eau, tout le monde à une vision particulière. Mais on ne pense pas à protéger ceux qui devraient l’être. On va donc faire le choix de vraiment axer notre proposition sur le droit à l’eau, sans parler de l’accès, pour pouvoir valider que l’eau, c’est la vie. Le fait d’avoir droit à une quantité d’eau pour vivre est quelque chose d’absolument nécessaire. <strong>Si on pouvait, dans ce quinquennat, franchir cette première étape de dire, article 1, le droit à l’eau pour tous est garanti par l’Etat., ce serait formidable.</strong> Ensuite, il y a la <a href="http://droit-finances.commentcamarche.com/faq/47428-coupure-d-eau-interdite-que-dit-la-loi" target="_blank" rel="noopener noreferrer">loi Brottes</a> qui va arriver à terme. C’était inscrit dans la loi qu’il y aurait cinq ans d’expérimentation sur la question des tarifications sociales. Le terme arrive en avril prochain. Le gouvernement va être obliger d’enclencher un processus de proposition de loi pour mettre à jour la loi Brottes et la prolonger. Cela va nous permettre de débattre de l’ensemble des sujets sur la question du droit à l’eau en France. »</em></p></blockquote>
<p>Les députés et sénateurs sont-ils vraiment mieux disposés à cette évolution du droit ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est encore très difficile à dire. Ce que l’on sent, c’est qu’il n’y a pas un engouement formidable sur le droit à l’eau, même si un certain nombre de députés sont sensibles à ces questions-là. On a un groupe LREM qui est important avec plus de 300 députés. On a la possibilité de trouver un petit groupe qui soutiennent la proposition de loi. On va regarder avec eux quels sont les sujets sur lesquels on est d’accord pour faire avancer ce que l’on peut faire avancer sur ce quinquennat. <strong>La proposition de loi sera sans doute moins ambitieuse</strong> que celle que l’on portait durant les cinq dernières années. Mais on le fera au rythme des parlementaires pour franchir des étapes, marche après marche, pour que le droit à l’eau en France soit une réalité. »</em></p></blockquote>
<p>Au mois de novembre 2017, le président Emmanuel Macron a annoncé la tenue prochaine d’Assises de l’eau. Vous en attendez quoi ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour l’instant, on ne sait pas vraiment. On a très peu d’informations sur la façon dont cela va se mettre en œuvre. Pour nous, les Assises de l’eau, c’est une opportunité. C’est quelque chose que l’on réclamait depuis très longtemps en lien avec l’opération « Transparence » menée avec 60 millions de consommateurs pendant plus de cinq ans. Ce que l’on espère, c’est que ce seront des Assises ouvertes où tout le monde pourra parler, où l’on pourra imaginer le droit à l’eau et l’accès à l’eau et à l’assainissement en France dans un horizon de 30 à 50 ans. Il faut imaginer les solutions indispensables pour demain. <strong>On est trop habitué en France à mettre des rustines sur une roue de vélo qui est complètement crevée.</strong> On va se heurter à des murs, notamment sur la question des investissements et du renouvellement des réseaux. On se heurte aussi à une réalité d’une partie de la population française qui ne peut pas payer son eau et qui doit être aidée. Si les Assises sont prévues comme quelque chose de très ouvert où l’ensemble des acteurs de l’eau auront la parole, y compris les acteurs de la société civile, ce sera très intéressant. Si par contre c’est fait en catimini entre les trois grands opérateurs et les services de l’Etat, c’est quelque chose que l’on dénoncera. Nous, on est prêt à coopérer avec l’Etat et l’ensemble des acteurs pour faire profiter de notre expérience et <strong>donner une voix à la société civile qui replace la problématique de l’eau dans une ambition philosophique : l’eau c’est la vie.</strong> Et il faut réfléchir à comment on repense la place de l’eau en France, pour le faire bien chez nous et porter une ambition à l’international. Il faut permettre d’imaginer, demain, ne plus avoir 800 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau et deux milliards de personnes qui n’ont pas accès à des toilettes régulièrement. Il y a de vrais enjeux. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-leau-devenir-priorite-politique/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l’eau doit devenir une priorité politique</a></li>
<li><a href="http://coordination-eau.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau bien commun France</a></li>
<li><a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition eau</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/ce-que-dit-la-loi-les-multinationales-dans-lillegalite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ce que dit la loi : les multinationales dans l’illégalité</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 14px"><strong>Les organisations qui soutiennent cette initiative</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14px">Actionaid France</span><br />
<span style="font-size: 14px"> ADEDE</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Association de défense de l’environnement et de la nature de l’Yonne (ADENY)</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Association de défense des utilisateurs de l’eau de Salernes</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Association Eau Bien Commun Côte d’or</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Eau Bien Commun Gard</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Collectif national droits de l’homme Romeurope</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Coordination Eau Bien Commun Auvergne Rhône Alpes (AURA)</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Coordination Eau Bien Commun Bourgogne Franche Comté (BFC)</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Coordination Eau Bien Commun Provence Alpes Côte d’Azur (PACA)</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Coordination Eau Ile-de-France</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Coordination Jurassienne Eau et Assainissement-CoJEA </span><br />
<span style="font-size: 14px"> Eau Vive France</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Emmaüs International</span><br />
<span style="font-size: 14px"> FNASAT Gens du voyage</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Fondation Abbé Pierre</span><br />
<span style="font-size: 14px"> France Amérique Latine</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Green Cross International</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Hé’EAU ! Association des Usagers de l’eau d’Héricourt et du Pays d’Héricourt</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Hydraulique Sans Frontières</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Ingénieurs Sans frontières</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Intersolidar</span><br />
<span style="font-size: 14px"> La voix des rroms</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Ligue des droits de l’homme</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Mouvement Utopia</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Réseau foi et justice</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Réseau Foi et Justice Afrique Europe</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Secours islamique France</span><br />
<span style="font-size: 14px"> Toilettes du monde</span></p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=0V9wuOyiG2o]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit à l’eau et à l’assainissement sera-t-il un jour un droit effectif pour tous ? Il y a un an, en février 2017, une proposition de loi portée par plusieurs associations était débattue par les parlementaires. La discussion s’est interrompue alors que le texte était sur le bureau des sénateurs. La fin de session [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit à l’eau et à l’assainissement sera-t-il un jour un droit effectif pour tous ? Il y a un an, en février 2017, une proposition de loi portée par plusieurs associations était débattue par les parlementaires. La discussion s’est interrompue alors que le texte était sur le bureau des sénateurs. La fin de session [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Boire ou skier : la neige artificielle en question</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/02/06/boire-skier-neige-artificielle-question/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Feb 2018 08:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[Les vacances d’hiver débutent ce samedi 10 février. Certains d’entre vous en profiteront peut-être pour partir à la montagne, direction les pistes enneigées. Mais si des stations ont déjà de la neige en abondance, ce n’est pas le cas partout. De plus en plus de communes d’altitudes ont recours à de la neige artificielle pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les vacances d’hiver débutent ce samedi 10 février. Certains d’entre vous en profiteront peut-être pour partir à la montagne, direction les pistes enneigées.</strong></p>
<p>Mais si des stations ont déjà de la neige en abondance, ce n’est pas le cas partout. De plus en plus de communes d’altitudes ont recours à de la neige artificielle pour offrir aux vacanciers le maximum de pistes accessibles. Et c’est là que cela pose problème. L’utilisation des canons à neige est loin d’être sans conséquence.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme Eau Bien commun à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Comment les stations de sports d’hiver en sont venues à compter sur la neige de culture pour assurer leur saison de ski ? Est-ce que le réchauffement climatique est passé par là ?</p>
<blockquote><p><em>« Absolument. Avec le réchauffement des températures dans les Alpes, estimé entre 1,6 degrés et 2,2 degrés depuis 1950, on a une baisse de l’enneigement. Le phénomène s’est accéléré depuis la fin des années 1980. <strong>On est à 25 jours d’enneigement de moins en moyenne par an dans les Alpes.</strong> Face à cette raréfaction de la neige, les professionnels ont dû tracter de la neige pour essayer de maintenir leur activité, notamment dans les stations de sports d’hiver de moyenne montagne, celles qui se trouve en-dessous de 1 500 mètres d’altitude. Ce sont les plus menacées. Il y a des stations qui ont déjà dû abandonner leur activité d’hiver à cause des conséquences du changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Le recours à ces canons à neige n’est pas sans conséquence sur le cycle naturel de l’eau ?</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd’hui, on estime qu’à peu près un tiers des pistes des Alpes en sont équipées. Mais cela nécessite énormément d’eau pour produire de la neige artificielle. <strong>Un hectare de piste en neige artificielle représente 4 000 mètres cubes d’eau par an.</strong> C’est environ une piscine olympique. Sur une année entière sur les pistes en neige artificielle, on est à 28 millions de mètres cubes d’eau consommés chaque année par les canons à neige. <strong>C’est la consommation en eau potable d’un demi-million de Français.</strong> Cette eau issue des canons à neige ne se retrouve pas mécaniquement une fois la neige fondue dans le cycle naturel. On a une déperdition d’environ 30% du taux d’eau par sublimation, quand elle passe à l’état gazeux et se transforme en neige artificielle. En termes de quantité cela pose des problèmes. En termes de qualité également puisque c’est de la neige artificialisée dont le pH est modifié. On utilise des additifs dont les effets sur la santé ne sont pas encore tout à fait clarifiés, ce qui peut soulever quelques enjeux de santé. Ces canons à neige sont alimentés bien souvent par des retenues collinaires qui sont construites spécifiquement pour la production de neige. C’est de l’eau qui se retrouve entraînée dans ce système de canons à neige en quantité considérable et qui est donc sortie de son cycle naturel. <strong>Cela perturbe tout le fonctionnement hydrologique.</strong> L’eau est stockée et utilisée dans des endroits où elle ne devrait pas l’être, à des endroits où elle aurait coulé autrement. Cela implique tous les impacts que l’on peut imaginer au niveau des étiages ou des cours d’eau, notamment dans le bassin versant. »</em></p></blockquote>
<p>Cela met également en lumière les conflits d’usage ?</p>
<blockquote><p><em>« Toutes ces réserves locales en eau potable sont utilisées pour les canons à neige. Cela pose des questions éthiques au niveau de l’usage de l’eau, notamment en milieu alpin où les usages sont multiples, de l’usage domestique en passant par l’agriculture, l’hydroélectricité. Et il y a la question de la biodiversité. Un étiage trop bas dans les rivières va mettre en péril les milieux naturels. <strong>Il est indispensable de réfléchir à la préservation de cette ressource.</strong> Des soucis de répartition vont créer des problèmes au niveau de la biodiversité. Est-ce que la priorité collective est celle d’avoir de la neige artificielle pour les sports d’hiver ? »</em></p></blockquote>
<p>Il y a nécessité pour les stations de se réinventer ?</p>
<blockquote><p><em>« Tout à fait. Une bonne solution serait certainement de <strong>penser plus localement, de sortir de cette logique de marché.</strong> Il faut aller sur des priorités collectives, sur des analyses géographiques locales en lien avec les territoires, avec la participation de tous les acteurs liés à l’eau, allant des agriculteurs en passant par les consommateurs ou les professionnels des sports d’hiver. C’est important que chacun y retrouve un équilibre. Mais l’eau est avant tout un bien commun et doit être gérer en tant que tel. »</em></p></blockquote>
<p>En quoi est-ce révélateur de notre rapport à l’eau et à son utilisation, et à la place de l’eau dans la société ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est révélateur dans le sens où là, l’eau est considérée comme un bien économique, elle est utilisée dans le cadre d’une logique de marché. Or l’eau est un bien commun et devrait être pensé en tant que tel, collectivement, on devrait respecter son utilisation, le cycle de l’eau dont elle est issue. Actuellement ce n’est pas le cas avec l’utilisation de canons à neige. Et d’autant moins dans un contexte de pénurie hydrique. »</em></p></blockquote>
<p>Cette question du choix à faire entre boire ou skier est à retrouver sur <a href="https://www.bastamag.net/Boire-de-l-eau-ou-skier-faudra-t-il-bientot-choisir" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Bastamag</a>, en partenariat avec France Libertés, dans une série de reportages et d’enquêtes sur les enjeux de la gestion de l’eau et des sols dans le contexte du réchauffement climatique.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.bastamag.net/Boire-de-l-eau-ou-skier-faudra-t-il-bientot-choisir" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Boire ou skier, le reportage de Bastamag</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/campagne/rendre-leau-a-terre-eclairages-alternatives-alter-medias/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rendre l’eau à la terre : éclairages et alternatives</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=LfmCQtEED3s]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les vacances d’hiver débutent ce samedi 10 février. Certains d’entre vous en profiteront peut-être pour partir à la montagne, direction les pistes enneigées. Mais si des stations ont déjà de la neige en abondance, ce n’est pas le cas partout. De plus en plus de communes d’altitudes ont recours à de la neige artificielle pour [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les vacances d’hiver débutent ce samedi 10 février. Certains d’entre vous en profiteront peut-être pour partir à la montagne, direction les pistes enneigées. Mais si des stations ont déjà de la neige en abondance, ce n’est pas le cas partout. De plus en plus de communes d’altitudes ont recours à de la neige artificielle pour [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Extractivisme, refaire des choix de société</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/01/23/extractivisme-refaire-choix-de-societe/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2018/01/23/extractivisme-refaire-choix-de-societe/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2018 08:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
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					<description><![CDATA[L’extractivisme. Une notion une peu abstraite et complexe qui mérite pourtant une attention particulière en ces temps où les questions environnementales, sociales, économiques et humaines sont au cœur des enjeux de société. Pour mieux comprendre ce que recouvre ces activités et leurs conséquences, la Fondation France Libertés a réalisé un webdocumentaire interactif, synthétique et didactique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’extractivisme. Une notion une peu abstraite et complexe qui mérite pourtant une attention particulière en ces temps où les questions environnementales, sociales, économiques et humaines sont au cœur des enjeux de société.</strong></p>
<p>Pour mieux comprendre ce que recouvre ces activités et leurs conséquences, la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> a réalisé un webdocumentaire interactif, synthétique et didactique sur ces exploitations intensives des ressources naturelles.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alice Richomme,</strong> ancienne volontaire service civique à la Fondation France Liberté et conceptrice du webdoc, réalisé en partenariat avec le programme <a href="https://uneseuleplanete.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une seule Planète</a>.</li>
</ul>
<p>Pourquoi avoir choisi ce support pour faire de la pédagogie sur cette thématique ?</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif était de fournir un support accessible sur une question très compliquée. Il a été pensé en complément <a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/2017/06/stop-aux-zones-de-sacrifice.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">d’une première brochure</a> que France Libertés a produite sur le sujet, mais qui était beaucoup plus longue. Là, c’était l’idée de faire quelque chose d’interactif et de synthétique. Le format est pensé pour deux types de publics. D’abord pour un public novice qui ne connait pas du tout le sujet et qui voudrait se familiariser avec cette thématique, avec des ressources interactives, ludiques, des vidéos, des podcasts, et pas uniquement de la lecture. Et pour un public plus averti. Cela peut être intéressant pour des associations travaillant sur ce sujet d’avoir un support par lequel elles pourraient diffuser leurs idées et se l’approprier en rajoutant des ressources dessus. <strong>Le webdoc est pensé comme un outil collaboratif. Il n’est pas exhaustif. </strong>»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_620909" aria-describedby="caption-attachment-620909" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-620909" src="/wp-content/uploads/2018/01/Une-seule-planete-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-620909" class="wp-caption-text">© Une seule Planète</figcaption></figure>
<p>L’extractivisme n’est pas une pratique récente, mais bien un processus qui remonte à la nuit des temps. L’extraction des ressources naturelles a forgé l’histoire du monde.</p>
<blockquote><p><em>« L’extraction de matière première a toujours existé. Mais l’extractivisme est une nouveauté dans le sens où cela se fait à une échelle et avec un impact environnemental et social encore jamais vu. Les moyens techniques que nous possédons pour extraire des ressources sont nouveaux à l’échelle de l’histoire de l’Humanité. On peut creuser plus profond, avec des volumes beaucoup plus importants. L’extraction de matières premières s’est faite pour répondre à des besoins. <strong>L’idée d’extractivisme est que cela ne répond pas seulement à des besoins</strong>, mais surtout à l’idée qu’il y a de la spéculation derrière, des projets financiers qui lient toute cette exploitation à un profit recherché par des investisseurs. C’est  complétement décalé de la demande mondiale. »</em></p></blockquote>
<p>On a déjà abordé ici les conséquences environnementales, sociales, économiques et humaines de l’extractivisme. Mais on va se faire l’avocat du diable. Les ressources minières sont devenues indispensables pour nos sociétés, les objets du quotidien, les nouvelles technologies, les moyens de transports. Il faut donc bien continuer à explorer et exploiter les sous-sols ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une question qui est très compliquée. Le problème majeur est le refus de penser les limites de notre environnement et du support écologique sur lequel nous vivons et sur lequel nous tirons ces ressources. Il y a des limites. Mais comme nous ne les prenons pas en compte, <strong>on ne réfléchit pas non plus à  nos modes de consommation</strong>, à nos modes de production. Il y a deux problèmes. En refusant de penser les limites comme incompatibles avec certains rouages de notre système économique mondialisé, on ne se donne pas les moyens de changer les choses. Et il y aussi une question de conscience de chacun. Les gens ne s’interrogent pas sur ce qu’ils consomment, sur l‘idée que tous les objets électroniques nécessitent beaucoup de métaux dont on ne sait pas toujours comment ils sont extraits. Quand ils sont en fin de vie, cela créé des déchets électroniques dont on ne s’occupe pas vraiment. C’est aux gens de prendre conscience de tout cela. Les changements, s’il sont apportés par quelques associations qui crient dans le désert, seront forcément marginaux.<strong> Il faut porter le sujet comme quelque chose de politique</strong> et pas seulement comme un débat technique. »</em></p></blockquote>
<p>L’idée du webdoc est donc aussi de montrer que des alternatives à l’extractivisme existent. Et que l’on peut agir en tant que citoyen, en tant que consommateur ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée n’est pas de déprimer les gens mais de leur monter que tout cela repose sur des choix qui doivent être repenser aujourd’hui, au vu des différents symptômes de cirse écologique auxquels on est confrontés. Il y a des pistes pour ne pas faire un changement radical du jour au lendemain, mais <strong>il faut changer le système, être beaucoup moins dans l’excès et repenser les besoins.</strong> Il y a des initiatives qui ont été mises en place dans l’idée de réorienter les investissements. Le problème de cette fuite en avant, c’est avant tout les financements massifs investis dans ces projets. En coupant cette manne financière, on pourrait réorienter l’argent vers des projets plus propres. Il faut sortir des énergies fossiles. Les premières initiatives citées dans le webdoc, comme <a href="https://gofossilfree.org/francais/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">FossilFree</a>, de l’association <a href="https://350.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a>, souhaitent désinvestir les grandes institutions, universités, banques, des projets particulièrement polluants, pour aller vers des projets d’énergies renouvelables. Cela pose la question de comment on fait à grandes échelle des projets d’énergies renouvelables, sachant que cela nécessite aussi des infrastructures gourmandes en étaux rares. Ce sont des questions extrêmement compliquées. On ne peut pas y répondre aussi facilement. Il n’y a pas de solutions miracles. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_620910" aria-describedby="caption-attachment-620910" style="width: 580px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://uneseuleplanete.org/Exploitation-intensive-des-ressources-naturelles-refaire-des-choix-de-societe" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-620910 size-medium" src="/wp-content/uploads/2018/01/Webdoc-580x357.jpg" alt="" width="580" height="357" /></a><figcaption id="caption-attachment-620910" class="wp-caption-text">© Une seule Planète</figcaption></figure>
<p>Ce sont des choix de société à faire ?</p>
<blockquote><p><em>« Les choix que l’on fait impliquerons forcément des conséquences sur l’avenir. Il faut savoir si ces conséquences on les veut, ou pas. Si on ne les veut pas, il faut se dire que <strong>rien n’est verrouillé,</strong> même si le système, tel qu’il est actuellement, parait très difficile à remettre en question, tellement il est ancré dans le quotidien. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://uneseuleplanete.org/Exploitation-intensive-des-ressources-naturelles-refaire-des-choix-de-societe" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Exploitation intensive des ressources naturelles : refaire des choix de société </a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/publication/stop-aux-zones-de-sacrifice-alternatives-a-systeme-predateur-ressources-naturelles-2017/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Stop aux zones de sacrifice</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/resistons-ensemble-a-lextractivisme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Résistons ensemble à l’extractivisme</a></li>
<li><a href="https://350.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Stop aux combustibles fossiles – 350.org</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/questions-alice-richomme-webdocumentaire-extractivisme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pourquoi avoir réalisé un webdocumentaire sur l’extractivisme ?</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7EcL3wxXzSs]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’extractivisme. Une notion une peu abstraite et complexe qui mérite pourtant une attention particulière en ces temps où les questions environnementales, sociales, économiques et humaines sont au cœur des enjeux de société. Pour mieux comprendre ce que recouvre ces activités et leurs conséquences, la Fondation France Libertés a réalisé un webdocumentaire interactif, synthétique et didactique [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’extractivisme. Une notion une peu abstraite et complexe qui mérite pourtant une attention particulière en ces temps où les questions environnementales, sociales, économiques et humaines sont au cœur des enjeux de société. Pour mieux comprendre ce que recouvre ces activités et leurs conséquences, la Fondation France Libertés a réalisé un webdocumentaire interactif, synthétique et didactique [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les idées reçues sur les coupures d’eau</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/01/09/idees-recues-coupures-deau/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Jan 2018 08:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[L’eau est un besoin vital. Et pourtant, les coupures d’eau ou les réductions de débit d’eau pour impayés continuent. Les distributeurs d’eau poursuivent ces pratiques illégales en s’abritant derrière tout un tas d’idées reçues tout droit sorties d’une discussion de comptoir. Avec Justine Loubry, chargée de mission Droit à l’eau en France à la Fondation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’eau est un besoin vital. Et pourtant, les coupures d’eau ou les réductions de débit d’eau pour impayés continuent. Les distributeurs d’eau poursuivent ces pratiques illégales en s’abritant derrière tout un tas d’idées reçues tout droit sorties d’une discussion de comptoir.</strong></p>
<ul>
<li>Avec Justine Loubry, chargée de mission Droit à l’eau en France à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Ces idées reçues sur les familles qui ne payent pas leurs factures d’eau, vous les avez recensées, et elles méritent d’être décortiquées. Alors tordons le cou à la première d’entre elle. Les personnes à qui on coupe l’eau sont de mauvais payeurs de mauvaise foi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>« C’est un terme que l’on entend très souvent de la part des distributeurs. Cela signifie que quelqu’un qui ne paie pas est quelqu’un qui ne le veut pas. C’est totalement faux. Pour nous, <strong>les gens qui ne paient pas leurs factures n’ont pas les moyens financiers de le faire.</strong> Il faut ajouter qu’il y a un facteur interne aux entreprises, des dysfonctionnements. Il y a des usagers qui ne reçoivent jamais de facture d’eau. Ils pensent que, par défaut, leur eau est comprise dans leur loyer. Ils se retrouvent trois ans plus tard avec des factures immenses qu’ils ne sont pas en capacité de payer. Ils demandent un échéancier qui n’est pas accepté. Parfois ils envoient un règlement qui n’est pas pris en compte, des demandes de mensualisation qui ne sont pas prises en compte et qui mènent à des impayés. On s’aperçoit que <strong>derrière des factures impayées</strong>, on ne voit pas grand-chose d’autre qu’un mauvais payeur, alors qu’au final, <strong>il y a un individu, une famille, qui se retrouve sans eau et qui est encore plus vulnérable.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Autre idée avancée : les distributeurs, comme Véolia par exemple, prétendent qu’ils n’ont pas d’autres moyens pour recouvrer les impayés.</p>
<blockquote><p><em>« Selon eux, couper l’eau est la seule manière d’obliger les gens à payer. Pourtant il existe différents moyens de recouvrer ces impayés qui font qu’il n’est pas utile d’utiliser un moyen de pression aussi violent. Un distributeur peut envoyer une lettre de mise en demeure dans laquelle on demande à l’usager de payer sa dette en s’appuyant sur différents principes juridiques. Si, à partir de là, la facture n’est toujours pas réglée, on peut saisir la justice en faisant une injonction qui peut être délivrée par un huissier de justice. Si le paiement n’est toujours pas réglé, on peut faire une saisie sur salaire, sur meuble ou sur compte bancaire. Dans le cas d’une régie publique, on aura recours à un tiers détenteur. Cela permet au Trésor public d’exiger d’un tiers le paiement d’une somme qui est due. Il y a plusieurs solutions qui sont possibles. Mais malgré cela, ce sont les coupures d’eau qui sont énormément pratiquées. »</em></p></blockquote>
<p>Et selon les distributeurs, ces solutions seraient moins compliquées pour eux ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Et il y a un business qui se cache derrière cela. Quand on coupe l’eau, au-delà de la coupure d’eau, il y a des frais de coupure qui sont facturés, des frais de remise en eau. La somme de tous ces frais d’interventions est parfois plus élevée que la facture initiale. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_245167" aria-describedby="caption-attachment-245167" style="width: 309px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-245167 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/10/Eau-droit-humain-309x357.jpg" alt="" width="309" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-245167" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>A côté des coupures d’eau, les multinationales procèdent fréquemment à des réductions de débit d’eau qui, selon elles, n’empêcheraient pas les familles de vivre dignement.</p>
<blockquote><p><em>« Bien entendu, c’est faux. <strong>Les conséquences d’une réduction de débit sont similaires à celle d’une coupure d’eau.</strong> Une réduction de débit, c’est ce que l’on appelle le lentillage. On pose une petite pastille avec un trou dans la canalisation de l’usager, ce qui va réduire son alimentation en eau. L’usager va juste avoir un petit filet d’eau. Dans ces conditions, il est compliqué de prendre une douche, parce qu’il faut remplir une bassine d’eau, attendre qu’elle se remplisse. Souvent avec une réduction de débit, le chauffe-eau ne fonctionne pas. Il faut faire chauffer l’eau. C’est une procédure qui doit être répétée plusieurs fois par jour, tous les jours, pour laver la vaisselle, le linge ou cuisiner. <strong>Le préjudice moral est très grand et la vie de la victime est totalement bouleversée</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Rappelons aussi que ces réductions sont tout aussi illégales que les coupures.</p>
<blockquote><p><em>« Dès le 13 mars 2015, il y a eu la première condamnation pour réduction de débit. Depuis, sept condamnations à ce sujet ont été prononcées. Cela a permis la construction d’une jurisprudence à ce sujet qui fait qu’aujourd’hui, toute récidive de la part d’un distributeur traduit un déni de la législation en vigueur. »</em></p></blockquote>
<p>Poussons enfin le raisonnement des distributeurs à l’extrême. L’eau au robinet, ce n’est pas si vital que cela… On peut acheter des bouteilles comme substitution.</p>
<blockquote><p><em>« Il faut comprendre que, <strong>sans eau, c’est tout un quotidien qui se retrouve bouleversé.</strong> On va avoir tendance à se débrouiller autrement, en allant chez le voisin, chez des proches, pour se doucher ou remplir des bidons d’eau, ou en allant acheter des bouteilles. Mais comme on ne peut ni se doucher, ni laver la vaisselle, le linge, ni tirer la chasse d’eau ou boire, il faut acheter beaucoup d’eau. Selon l’OMS, il faut 20 à 50 litres d’eau pour boire et satisfaire ses besoins d’hygiène, par jour et par personne. Cela signifie qu’il faudrait acheter plus de trois packs de bouteilles d’eau de neuf litres par jour, par personne. Et c’est sans compter l’eau nécessaire pour cuisiner par exemple. Cela nécessite un budget conséquent, de pouvoir transporter cette eau, et donc d’être en bonne forme physique et d’être véhiculé. Ce sont des facteurs qu’on ne retrouve pas forcément chez <strong>des victimes</strong> de coupure d’eau qui sont <strong>souvent en situation de précarité.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Et les coupures d’eau feront l’objet d’un livre publié par la Fondation France Libertés, dans lequel ces idées reçues seront recensées. Il paraitra dans le courant du premier trimestre 2018.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agir pour rendre le droit à l’eau effectif</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/en-justice-contre-les-coupures-deau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">En justice contre les coupures d’eau et réductions de débit</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/alerte/que-faire-en-cas-de-coupure-deau" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Que faire en cas de coupure d’eau ?</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/replay-complement-denquete-coupures-deau-illegales/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Complément d’enquête » sur les coupures d’eau illégales – France 2, septembre 2017</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=_O1NEEYbjIk]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’eau est un besoin vital. Et pourtant, les coupures d’eau ou les réductions de débit d’eau pour impayés continuent. Les distributeurs d’eau poursuivent ces pratiques illégales en s’abritant derrière tout un tas d’idées reçues tout droit sorties d’une discussion de comptoir. Avec Justine Loubry, chargée de mission Droit à l’eau en France à la Fondation [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’eau est un besoin vital. Et pourtant, les coupures d’eau ou les réductions de débit d’eau pour impayés continuent. Les distributeurs d’eau poursuivent ces pratiques illégales en s’abritant derrière tout un tas d’idées reçues tout droit sorties d’une discussion de comptoir. Avec Justine Loubry, chargée de mission Droit à l’eau en France à la Fondation [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>2018 l’année des espoirs pour le climat ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2018/01/02/2018-lannee-espoirs-climat/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jan 2018 08:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[2018 sera-t-elle l’année des espoirs pour le climat ? Le 12 décembre 2017 à Paris, Emmanuel Macron affirme lors du sommet One Planet « Ce que nous entamons aujourd&#8217;hui, c&#8217;est le temps de l&#8217;action car l&#8217;urgence est devenue permanente »… « On ne pourra pas dire qu&#8217;on ne savait pas » On l’a vu la semaine dernière, ce sommet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2018 sera-t-elle l’année des espoirs pour le climat ?</strong></p>
<p>Le 12 décembre 2017 à Paris, Emmanuel Macron affirme lors du sommet One Planet <em>« Ce que nous entamons aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le temps de l&rsquo;action car l&rsquo;urgence est devenue permanente »… « On ne pourra pas dire qu&rsquo;on ne savait pas »</em></p>
<p>On l’a vu la semaine dernière, ce sommet est resté très timide sur les annonces. Beaucoup de communication et peu d’initiatives concrètes. Les ONG de leur côté prennent leur part.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Début janvier 2017, Emmanuel Poilane affirmait ici même que l’année 2017 serait cruciale pour la planète… Et effectivement, cela a été l’année de tous les records en matière de réchauffement climatique.</p>
<blockquote><p><em>« C’est aussi l’année de tous les records en termes d’évènements climatiques majeurs. C’est important de bien comprendre que, quand on parle de réchauffement de deux ou trois degrés, ce ne sont pas des températures constantes. On ne va pas avoir 30 degrés plutôt que 28 l’été. <strong>On va avoir des pics de chaleur,</strong> des évènements climatiques majeurs qui vont avoir des conséquences très importantes sur le modèle de société dans lequel on vit. Avec les ouragans sur les Caraïbes, les incendies, les inondations, on a vu les prémices de ce que peuvent être des évènements majeurs pour le climat et les conséquences économiques qui en découlent directement. »</em></p></blockquote>
<p>A l’occasion de ce sommet One Planet, les ONG ont lancé un appel, « Pas un euro de plus pour les énergies du passé ». Concrètement, quelle était l’idée ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée était de pouvoir se rassembler. On a fait un travail de rassemblement de l’ensemble des associations qui travaillent sur la lutte contre le changement climatique. On ne voulait pas que chacun fasse quelque chose de son côté. On voulait se dire, on le fait tous ensemble pour avoir un impact plus important. Dans les années qui viennent, il va falloir impacter plus fort. <strong>Quand on est rassemblés, on impacte plus fort</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Comment cet appel a été entendu par les dirigeants des Etats, par les décideurs ?</p>
<blockquote><p><em>« On sait que pour imaginer rester dans les deux degrés, il faut qu’on sorte des énergies fossiles très rapidement. Il faut qu’on arrête de rechercher des nouveaux gisements de pétrole, de gaz, de charbon. Ce n’est pas du tout ce qui se passe aujourd’hui. Et pourtant, tout le monde est d’accord pour dire que c’est quelque chose d’indispensable. Le choix des ONG est de dire, sortons rapidement de ces sujets-là, faisons-en sorte que les grands financiers arrêtent de mettre de l’argent là-dessus et parient sur l’avenir et sur les énergies renouvelables. <strong>De façon symbolique, sortons du charbon, l’énergie la moins utile</strong>, pas efficace et extrêmement polluante. On peut dire que l’<strong>on a remporté une première victoire</strong> même si on est un petit peu déçu que le président Macron appuie sur la sortie du charbon pour dire que le nucléaire est indispensable. Selon nous, l’argent qui est mis dans le nucléaire serait beaucoup plus intéressant à mettre dans les énergies renouvelables. Mais le signal donné de dire que toutes les centrales à charbon françaises seront fermées d’ici la fin de ce quinquennat, c’est un signal qui est tout à fait intéressant. Dans le même temps, il y a des annonces d’Axa et de la Banque mondiale qui sont très fortes. Pour les ONG, c’est un sujet qui est porté depuis plus de trois ans. Quand on a commencé à porter ce sujet-là, personne n’en parlait. Aujourd’hui, <strong>on a gagné la bataille de l’information</strong> pour faire en sorte que les Etats n’aient pas d’autres choix que de se positionner sur le sujet. »</em></p></blockquote>
<p>Face aux atermoiements des Etats, la société civile et les associations sont en marche de bataille. Au mois de novembre, les ONG se sont retrouvées pour lancer une campagne de sensibilisation sur un Recours climat, lancé par l’association Notre affaire à tous. Quel est ce recours dont France Libertés est l’un des fers de lance ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée est de faire une campagne sur cinq requêtes vers l’Etat, pour dire, on n’en fait pas suffisamment sur la lutte contre le changement climatique. C’est important d&rsquo;acter certaines choses de façon forte. La première, c’est d’<strong>inscrire le climat dans la Constitution française</strong>. Cela ne semble rien, mais c’est indispensable si on veut avoir des lois de programmation qui prennent réellement en compte les urgences de la lutte contre le changement climatique. La deuxième, c’est de reconnaître le changement climatique comme un crime d’écocide. Il s’agit de rappeler que c’est l’action de l’homme qui fait que l’on est dans cette situation climat. C’est quelque chose qui doit être reconnue de façon forte par les Etats. Si la France, demain, reconnaît cela de façon officielle, elle met le pied dans un engrenage où l’on n’aura pas d’autre choix que de faire évoluer nos modes de fonctionnement pour être plus respectueux de la nature. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_603527" aria-describedby="caption-attachment-603527" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-603527" src="/wp-content/uploads/2017/12/5-requ&ecirc;tes-pour-le-climat-635x339.jpg" alt="" width="635" height="339" /><figcaption id="caption-attachment-603527" class="wp-caption-text">© Notre affaire à tous</figcaption></figure>
<p>Pour les trois autres requêtes, il y a la possibilité pour tout citoyen de défendre le climat en justice, la réduction effective des émissions de CO2, l’idée de réguler les activités des multinationales et l’arrêt du financement des énergies fossiles. Alors au terme de ces requêtes, si elles ne sont pas entendues, quelle est l’étape d’après ?</p>
<blockquote><p><em>« L’étape suivante, si l’Etat français ne répond pas à ces cinq requêtes, c’est d’organiser ce recours devant la justice française avec un grand nombre d’organisations associatives, sous le pilotage de Notre affaire à tous. Des citoyens lambda seront invités à signer ce recours pour qu’il soit porté, non pas seulement par des organisations mais bien par une partie de la population française. Si l’Etat français ne veut pas de lui-même porter ces requêtes, <strong>il faut que ce soit la justice française qui l’oblige à mettre en œuvre les politiques nécessaires pour avancer</strong>. Symboliquement, le fait que le Premier ministre se bagarre pour ne pas fermer sa centrale à charbon sur Le Havre, cela montre bien que les politiques sont probablement convaincus de la réalité du changement climatique, mais qu’ils ne sont pas encore convaincus de l’obligation que l’on a de mettre en œuvre toutes les politiques par cet angle de la lutte contre le changement climatique. Ce recours, c’est pouvoir dire à l’Etat français, vous n’avez pas d’autre choix que de corréler l’ensemble des politiques qui sont mises en œuvre sur <strong>la lutte contre le changement climatique. C’est la priorité numéro une de l’Humanité.</strong> C’est valable pour nous et pour l’ensemble des continents. C’est plus prégnant pour les petites nations qui sont sous le risque de l’élévation du niveau de la mer. Soyons, dès l’année qui commence, les acteurs exemplaires de la lutte contre le changement climatique. La justice est là pour le rappeler. »</em></p></blockquote>
<p>Belle année à la planète et à France Libertés. Et belle année 2018 sur Frequenceterre.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/colloque-justice-climatique-1ere-etape-recours-climat-francais/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Justice climatique : première étape du recours climat français</a></li>
<li><a href="https://notreaffaireatous.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cinq requêtes pour la justice climatique</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/euro-de-plus-energies-fossiles/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pas un euro de plus pour les énergies fossiles</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=wmRMxIZgkeU]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2018/01/02/2018-lannee-espoirs-climat/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>2017, une année sombre pour le climat</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/12/26/2017-annee-sombre-climat/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/12/26/2017-annee-sombre-climat/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 26 Dec 2017 08:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a deux ans, lors de la Cop21 qui s’est déroulée à Paris, 195 pays s’étaient engagés à limiter la hausse des températures mondiales à 2°C, d’ici 2100. Deux ans plus tard, les engagements pris par les Etats, s’ils sont respectés, nous porteraient, selon l’ONU, à un réchauffement de 3,2°C à la fin du siècle. Cette année [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a deux ans, lors de la Cop21 qui s’est déroulée à Paris, 195 pays s’étaient engagés à limiter la hausse des températures mondiales à 2°C, d’ici 2100. Deux ans plus tard, les engagements pris par les Etats, s’ils sont respectés, nous porteraient, selon l’ONU, à un réchauffement de 3,2°C à la fin du siècle.</strong></p>
<p>Cette année le président américain Donald Trump a tourné le dos à l’accord de Paris sur le climat pour se réfugier dans les énergies fossiles… Face à lui, le reste de la planète, et l’Europe notamment, tente de faire bonne figure.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, directeur de <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Lors du <a href="https://www.oneplanetsummit.fr/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">One Planet Summit</a>, le sommet climat organisé par la France à Paris le 12 décembre dernier, Emmanuel Macron a affirmé « On est en train de perdre la bataille ». Il y a vraiment le feu ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>L’année qui se termine a été jalonnée de tout un tas d’évènements climatiques majeurs.</strong> On pense à la série d’ouragans sur l’Atlantique, avec pour la France la destruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Mais de façon plus impactante encore, on pense à tous les dégâts qu’il y a eu sur Houston, tous les incendies qu’il y a eu en Californie, une sécheresse comme rarement vu en France pendant tout l’été… Il y a tout un tas de phénomènes qui nous montrent que le changement climatique c’est maintenant et qu’effectivement, il y a le feu. En 2017, on est dans une année où le phénomène El Nino n’est pas présent. Donc on aurait dû avoir une année plus calme. Cela montre bien que <strong>les effets du changement climatique sont maintenant au-delà des évènements climatiques standards</strong> et qu’il y a bien ce dérèglement du climat qui est en train de se mettre en place. »</em></p></blockquote>
<p>Ce sommet de Paris début décembre, est-ce le début de quelque chose ou un simple show qui ne sert qu’à de l’affichage, une opération de communication ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>« Sur un plan technique et sur la mise en œuvre des modalités de lutte contre le changement climatique, on peut dire <strong>que c’est un coup de communication.</strong> Le lieu pour prendre des décisions, pour avancer tous ensemble sur le changement climatique, c’est la COP. Malheureusement, on sort d’une COP23, organisée par les Fidji à Bonn, où il n’y a pas eu d’engagements des grands Etats. On a même eu quelque chose d’hallucinant, avec une conférence organisée par les Etats-Unis sur le charbon propre ! <strong>On est dans quelque chose qui ne tourne pas rond.</strong> Donc, ce sommet de Paris, c’est un coup de Com’. Si on peut parler d’un effet positif de ce sommet, c’est notamment la mobilisation des Américains autres que le gouvernement : les gouverneurs des grands Etats, des stars du cinéma américain, des grandes villes comme new York, tous très mobilisés. Ils disent, « ok on a un président qui veut sortir des accords de Paris, mais nous on va faire en sorte d’engager les Etats-Unis à la hauteur de ce qui était prévu et nécessaire pour lutter contre le changement climatique. » C’est un signal qui est intéressant. Mais sur le fond, cela ne change rien. Quand le président Macron dit que l’on ne va pas suffisamment vite et que l’on est en train de perdre la bataille, il a raison. Mais que fait la France au-delà de la communication ? »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-599915" src="/wp-content/uploads/2017/12/arton1592-635x357.jpg" alt="" width="635" height="357" /></p>
<p>Il y a eu quelques annonces lors de ce sommet. La Banque mondiale a promis d’arrêter de financer l&rsquo;exploration et l&rsquo;exploitation de pétrole et de gaz après 2019. Mais l’essentiel de ces annonces sont venues de fonds privés. Axa a par exemple annoncé un désengagement accéléré de l&rsquo;industrie du charbon.  Mais où sont les engagements des Etats, leurs initiatives ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est exactement le problème. On ne voit pas encore les engagements forts des Etats, même si on sent que, par exemple, l<strong>a Chine est en train de faire tout un tas de révolutions sur son territoire pour sortir du charbon.</strong> Ce n’est d’ailleurs pas sans conséquences. Il y a toute une région du nord de la Chine qui n’a plus droit de se chauffer au charbon mais qui n’est pas encore bénéficiaire des énergies alternatives. Mais au moins il y a des décisions fortes qui sont prises. En France, on est un peu dubitatif. Le président a dit qu’on allait fermer nos centrales à charbon sur le territoire français d’ici la fin de ce quinquennat. Mais on sait que le Premier ministre ne veut pas que sa centrale à charbon du Havre ferme. Dans le même temps, l’Agence française de développement finance encore des projets de centrales à charbon, notamment en Chine et au Sénégal. Ce que nous demandons, c’est <strong>que l’Agence française de développement soit exemplaire sur ce sujet-là</strong>. Si une agence qui fait des prêts pour le développement n’est pas capable elle-même d’être force de décision pour sortir du charbon, on ne s’en sortira pas. »</em></p></blockquote>
<p>Cette annonce sur l’arrêt des explorations du charbon ne concerne que ce qui se passe en France. Cela n’empêche pas les entreprises d’aller faire leurs recherches ailleurs et d’émettre du CO2 sur d’autres territoires ?</p>
<blockquote><p><em>« La France a un impact à l’international qui est important. Donc il faut que l’on soit exemplaire dans notre impact international. Mais, symboliquement,<strong> il faut d’abord que l’on soit exemplaire chez nous.</strong> Car aujourd’hui on n’est, ni exemplaire à l’international, ni exemplaire chez nous. C’est très bien de faire de la communication et dire que l’on est les leader du climat. Mais un jour ou l’autre, si on n’est pas exemplaire, cela va nous revenir dans la figure. A ce moment-là, toutes les positions prises par la France seront contre-productives. On dira, vous parlez, mais à l’arrivée, vous ne faites rien. Donc c’est très important que, dès cette année, on puisse commencer à enclencher des évolutions qui puissent permettre de sortir du charbon, la priorité absolue. Et <strong>il faut enclencher les transformations nécessaires, les investissements, indispensables sur les énergies renouvelables.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Face aux atermoiements des Etats, la société civile et les ONG sont en marche de bataille. Au mois de novembre, elles se sont retrouvées pour lancer une campagne de sensibilisation sur le Recours climat. On en parle la semaine prochaine sur Frequenceterre.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/colloque-justice-climatique-1ere-etape-recours-climat-francais/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Justice climatique : première étape du recours climat français</a></li>
<li><a href="https://notreaffaireatous.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cinq requêtes pour la justice climatique</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/euro-de-plus-energies-fossiles/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pas un euro de plus pour les énergies fossiles</a></li>
<li><a href="https://www.bastamag.net/Pendant-que-Macron-organise-son-sommet-climat-l-Etat-continue-de-financer" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pendant que Macron organise son sommet climat, l’Etat continue de financer le réchauffement planétaire</a></li>
<li><a href="https://www.oneplanetsummit.fr/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">One Planet Summit</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=tbbaC1J2few]
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il y a deux ans, lors de la Cop21 qui s’est déroulée à Paris, 195 pays s’étaient engagés à limiter la hausse des températures mondiales à 2°C, d’ici 2100. Deux ans plus tard, les engagements pris par les Etats, s’ils sont respectés, nous porteraient, selon l’ONU, à un réchauffement de 3,2°C à la fin du siècle. Cette année [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il y a deux ans, lors de la Cop21 qui s’est déroulée à Paris, 195 pays s’étaient engagés à limiter la hausse des températures mondiales à 2°C, d’ici 2100. Deux ans plus tard, les engagements pris par les Etats, s’ils sont respectés, nous porteraient, selon l’ONU, à un réchauffement de 3,2°C à la fin du siècle. Cette année [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Montagne d’or : une destruction environnementale, sociale, culturelle</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/11/28/montagne-dor-une-destruction-environnementale-sociale-culturelle/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 08:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Un pillage économique, une destruction environnementale, sociale, culturelle et institutionnelle. C’est en ces termes que le Tribunal international des droits de la nature a jugé le méga projet de mine d’or en Guyane, Montagne d’or. C’est les 7 et 8 novembre à Bonn, en marge de la COP23, que ce Tribunal s’est réuni. Dans sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un pillage économique, une destruction environnementale, sociale, culturelle et institutionnelle.</strong> C’est en ces termes que le <a href="http://www.naturerights.com/blog/?p=1126" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tribunal international des droits de la nature</a> a jugé le méga projet de mine d’or en Guyane, Montagne d’or.</p>
<p>C’est les 7 et 8 novembre à Bonn, en marge de la COP23, que ce Tribunal s’est réuni. Dans sa décision, le juge a recommandé la suspension immédiate du projet Montagne d’or et tiendrait l’Etat français pour responsable s’il venait à l’autoriser.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Ce Tribunal international des droits de la nature est une juridiction citoyenne créée par des ONG, qui s’est donné pour mission de proposer une alternative à la protection environnementale. Avec deux associations guyanaises, <a href="https://sites.google.com/site/maiourinature/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Maiouri Nature Guyane</a> et <a href="https://www.facebook.com/jeunesseautochtone/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jeunesse autochtone de Guyane</a>, France Libertés a porté le cas de <a href="/2017/10/24/montagne-dor-un-desastre-annonce-pour-la-guyane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’or</a> devant cette juridiction. Que souhaitiez-vous mettre en lumière ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un tribunal citoyen qui s’inscrit dans une autre démarche de droit : <strong>les droits de la nature.</strong> Pour nous c’était important, dans notre mobilisation contre ce projet, de mettre en avant ces droits de la nature qui sont peu étudiés par le monde politique et la société civile. Ce sont encore <strong>des droits en construction</strong>. On a pu porter à l’attention des juges les différentes conséquences qu’aurait, selon nous, ce projet sur les écosystèmes et comment cela atteindrait les droits de la nature. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center">Les droits de la Terre Mère violés</h4>
<p>Le tribunal demande la suspension immédiate du projet. Pour quels motifs ? Quels manquements aux droits de la nature le juge a-t-il pointé ?</p>
<blockquote><p><em>« Le tribunal a demandé la suspension car, pour lui, il y a un danger clair et spécifique de violation de ces droits de la nature. <strong>Cela viole essentiellement les droits de la Terre mère</strong> et particulièrement l’article 2. Cela comprend le droit de la nature à régénérer sa bio-capacité et à maintenir ses équilibres vitaux. Cela inclut aussi le droit à l’eau, le droit à un air pur et le droit d’être exempt de toute pollution. Les juges ont compris les différents enjeux autour de ce projet puisque, de par le gigantisme de ce projet, les conséquences environnementales sur les écosystèmes seraient très importants. Cela viendrait bouleverser ce droit à l’eau, à l’air pur et finalement bouleverser les équilibres. »</em></p></blockquote>
<p>Le jugement attire aussi l’attention sur les droits des peuples autochtones.</p>
<blockquote><p><em>« Au tribunal, nous avions comme témoin Christophe Pierre, qui est Amérindien Kali’na de Guyane. Il a mis en avant les relations que son peuple, et en général les peuples amérindiens de Guyane, entretiennent avec la nature. Il a pu souligner<strong> l’harmonie qu’il y a encore entre ces peuples et la forêt</strong>, mais aussi tous les fleuves guyanais et notamment l’Amana. C’est une rivière très importante d’un point de vue spirituel pour ces peuples. Elle serait mise en danger par le projet Montagne d’or. Cela a beaucoup touché les juges de voir cette relation particulière entre peuples autochtones guyanais et nature. Il est clair que le projet pourrait violer leurs droits fondamentaux, et notamment mettre en danger leur subsistance en polluant la forêt et les rivières. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_547991" aria-describedby="caption-attachment-547991" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-547991" src="/wp-content/uploads/2017/11/Or-de-question-contre-la-mine-dor-635x242.jpg" alt="" width="635" height="242" /><figcaption id="caption-attachment-547991" class="wp-caption-text">© Or de question</figcaption></figure>
<p>Le jugement dénonce également le modèle économique du projet, qui exclut, de fait, toute autre activité pour la région.</p>
<blockquote><p><em>« Ce point-là est revenu très souvent dans les différents cas qui étaient portés à l’attention du tribunal les 7 et 8 novembre. Toute activité extractive, que ce soit une activité minière, une exploitation pétrolière ou un barrage va perturber les écosystèmes et tout le tissu social qu’il y a dans cette zone. Cela va mettre en péril le tourisme, en défigurant les paysages. Et cela va mettre à mal toutes les pratiques agricoles de par la pollution. Cela vient bouleverser toute l’économie locale. »</em></p></blockquote>
<p>La suspension immédiate du projet est demandée par le tribunal qui tient l’Etat français pour responsable des dommages que la mine pourrait provoquer. Qu&rsquo;est-ce que cela veut dire ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un cas préventif. Le projet Montagne d’or, pour le moment, n’est qu’à sa phase d’exploration. Le tribunal a dit clairement que, si le gouvernement venait à donner les autorisations pour exploiter le filon de l’or sur Montagne d’or, alors ce serait <strong>l’Etat français qui serait responsable de toutes les conséquences environnementales, sociales, climatiques que cela engendrerait</strong>. C’est pour cela que c’était important pour nous de présenter ce cas maintenant, en préventif, pour que cela vienne alimenter les débats qu’il y aujourd’hui autour de ce projet pour le stopper à temps. »</em></p></blockquote>
<p>Les associations parties prenantes de ce procès, dont France Libertés, se réjouissent de ce jugement qui reste toutefois symbolique. Quelle portée peut-il malgré tout avoir ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est effectivement symbolique. Mais c’est déjà très fort pour nous. Cela conforte nos positions et cela vient donner de la visibilité au cas Montagne d’or à l’international. La société civile, les citoyens qui étaient présents sont maintenant conscients de ce projet qui a lieu sur le territoire français. Et cela met en éclairage ces droits de la nature qui sont plus forts car cela nous met dans une autre relation à la nature. On la considère comme un sujet de droit. Le plus gros reste encore à faire. Mais ce sont des éléments positifs qui viennent crédibiliser notre lutte puisque ce sont des experts qui ont tranché via un dossier assez conséquent et via les témoignages entendus pendant la séance. »</em></p></blockquote>
<h4 style="text-align: center">Emmanuel Macron doit prendre ses responsabilités</h4>
<p>Quelles suites attendez-vous maintenant des différents acteurs du projet et notamment du gouvernement ? Emmanuel Macron s’est encore récemment clairement prononcé en faveur du projet lors de son voyage en Guyane. Qu’attendez-vous du Président de la République ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce que l’on attend c’est qu’il écoute la population beaucoup plus fortement. En Guyane, le mouvement contre Montagne d’or grandi. A l’international, cela va grandir aussi. Nous avons eu plusieurs ralliements à cette cause via les juges et d’autres membres éminents de la société civile internationale. Il faut avoir en tête que <strong>ce projet est complétement climaticide</strong>. Il ne permettrait pas à la France de tenir ses engagements climatiques. <strong>Monsieur Macron ne cesse de se mettre en avant sur ses positions environnementales</strong> et climatiques très fortes. On voit que, sur Montagne d’or, il n’est pas en accord avec ce qu’il dit sur la scène internationale. <strong>Il est temps qu’il prenne ses responsabilités</strong> et qu’il n’autorise pas ce projet, qu’il l’arrête de suite. Plus globalement, il faut qu’il déclare <strong>un moratoire</strong> sur l’exploitation minière à grande échelle en Guyane, car cette exploitation ne permettra pas de relever les défis climatiques qui sont à relever le plus rapidement possible. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.naturerights.com/blog/?p=1126" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tribunal international des droits de la nature</a></li>
<li><a href="http://www.rightsofmotherearth.com/droits-de-la-terre-m%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/montagne-dor-tribunal-international-droits-de-nature/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’or au tribunal international des droits de la nature</a></li>
<li><a href="http://www.naturerights.com/site/accueil.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Naturerights</a></li>
<li><a href="https://sites.google.com/site/maiourinature/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Maiouri Nature Guyane</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/jeunesseautochtone/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jeunesse autochtone de Guyane</a></li>
<li><a href="/2017/10/24/montagne-dor-un-desastre-annonce-pour-la-guyane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’Or &#8211; un désastre annoncé pour la Guyane</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=z786QXBKRL4]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Un pillage économique, une destruction environnementale, sociale, culturelle et institutionnelle. C’est en ces termes que le Tribunal international des droits de la nature a jugé le méga projet de mine d’or en Guyane, Montagne d’or. C’est les 7 et 8 novembre à Bonn, en marge de la COP23, que ce Tribunal s’est réuni. Dans sa [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Un pillage économique, une destruction environnementale, sociale, culturelle et institutionnelle. C’est en ces termes que le Tribunal international des droits de la nature a jugé le méga projet de mine d’or en Guyane, Montagne d’or. C’est les 7 et 8 novembre à Bonn, en marge de la COP23, que ce Tribunal s’est réuni. Dans sa [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Eau et climat : les initiatives locales oubliées de la COP23</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/11/21/eau-climat-initiatives-locales-oubliees-de-cop23/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Nov 2017 08:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP23, qui vient de se tenir à Bonn, en Allemagne, devait être une étape importante dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. En 2015, lors de la COP21, les Etats s’étaient alors engagés à contenir le réchauffement climatique en deçà des deux degrés d’ici 2100. Mais pour beaucoup de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La COP23, qui vient de se tenir à Bonn, en Allemagne, devait être une étape importante dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.</strong> En 2015, lors de la COP21, les Etats s’étaient alors engagés à contenir le réchauffement climatique en deçà des deux degrés d’ici 2100. Mais pour beaucoup de scientifiques, bientôt, il sera trop tard. Et la société civile, présente à Bonn, s’avoue très sceptique.</p>
<p>Avec <strong>Perrine Bouteloup</strong>, volontaire « Eau et climat » à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<p>Quels étaient les enjeux de cette 23<sup>e</sup> conférence des parties sur le climat ?</p>
<blockquote><p><em>« Cette COP23 était une COP de transition. Ses objectifs étaient, comme ceux de la COP22, de définir les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris. <strong>De cette COP23 était attendu de définir le fonctionnement et l’application de l’Accord de Paris</strong> et de préparer le terrain pour 2018 avec la mise en place du <a href="http://unfccc.int/items/10265.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dialogue de Talanoa</a>. Il s’agit d’un dialogue de facilitation permettant de faire un bilan des actions menées jusqu’en 2018 par les Etats et de préparer le renforcement des engagements climatiques qui arriveront d’ici 2020. »</em></p></blockquote>
<p>Il n’y a pas que les Etats qui ont droit de parole lors de ces COP, ces conférences des parties. La société civile a aussi son mot à dire. France Libertés était présente à Bonn. Même s’il est trop tôt pour dresser un bilan, est-ce que vous avez perçu des avancées durant cette conférence à votre niveau ?</p>
<blockquote><p><em>« On a pu avoir des retours sur les premières négociations qui ont permis de développer le dialogue de Talanoa et de dessiner les grands principes d’application de l‘Accord de Paris. Mais en revanche, il y a eu des gros blocages au niveau des financements. Un des objectifs de la COP était de renforcer la confiance entre les pays du sud et les pays du nord pour mettre en place des fonds d’adaptation permettant aux pays du sud de s’adapter aux conséquences du changement climatique. A ce niveau-là, <strong>la confiance a été très difficile à mettre en place</strong> et n’a pas beaucoup avancée, comparé aux dernières COP. »</em></p></blockquote>
<p>Dans quel cadre la Fondation est intervenue et avec quel message ?</p>
<blockquote><p><em>« La Fondation s’est mobilisée pour la journée d’action pour l’eau, dont l’objectif était de tirer parti des progrès réalisés pour intégrer l’eau dans le programme de l’action climatique au niveau mondial. Notre volonté était de présenter le plaidoyer de la Fondation qui démontre qu’il n’y a pas que les gaz à effet de serre sur lesquels il faut agir. <strong>Il faut agir à tous les niveaux et notamment au niveau de l’équilibre du cycle de l’eau.</strong> Il permet de lutter contre le changement climatique et contre ses conséquences, mais aussi de restaurer les microclimats, et donc de diminuer les impacts du changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Les liens entre l’eau et le climat sont démontrés. C’est l’un des axes de bataille de France Libertés. A travers le <a href="https://www.france-libertes.org/fr/eau-et-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">plaidoyer Eau et climat</a>, la Fondation met en avant les alternatives qui existent afin de <em>« rendre l’eau à la Terre pour restaurer le climat »</em>. Exemple, <a href="http://www.uneseuleplanete.org/Des-oasis-contre-l-avancee-du-desert" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ces oasis recréés en Tunisie</a>, pour combattre la désertification, un projet qui a démarré en 2012.</p>
<figure id="attachment_577150" aria-describedby="caption-attachment-577150" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-577150" src="/wp-content/uploads/2017/11/Accacia-for-all-oasis-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-577150" class="wp-caption-text">© Acacia for all</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« C’est à l’initiative de <a href="https://twitter.com/sarahtoumi?lang=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sarah Toumi</a>, une Tunisienne qui a mis en place une association, Acacia for all. En 2012, elle a lancé le projet de combattre la désertification en recréant des oasis dans le désert. L’idée est de<strong> restaurer l’environnement, favoriser la vie des habitants dans ces régions et relancer l’agriculture.</strong> Ce projet passe par une étape de reforestation, en replantant des acacias qui ont la particularité de pouvoir aller puiser l’eau très profond, mais aussi de pouvoir la redistribuer à un niveau un peu plus superficiel. Ils alimentent donc en eau et en nutriment les plantes et les végétaux alentours. L’avantage du projet permet de maintenir l’eau dans le sol et de le restructurer. Cela récrée ainsi un microclimat qui permet de conserver l’eau qui tombe beaucoup plus facilement et plus longtemps. L’agriculture est relancée, l’environnement est préservé, et le cycle de l’eau est restauré en permettant l’infiltration et l’évapotranspiration au niveau local. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=GJFnlUesPCY]
<p style="text-align: center"><em>Accacia for all / TV5 Monde</em></p>
<p>Autre exemple, au Pérou cette fois, où France Libertés met en avant un projet qui souhaite remettre au goût du jour une ancienne méthode de gestion des eaux de pluie.</p>
<blockquote><p><em>« Cela se passe à Lima, où on a un climat assez rude et avec une alternance d’épisodes de sécheresse et d’inondations. Historiquement, les indiens de l’association <a href="https://hidraulicainca.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Hidraulica Inca</a> se sont penchés sur les techniques de gestion d’eau et sont tombés sur <a href="https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/le-genie-hydraulique-d-une-civilisation-pre-inca-pour-sauver-lima-de-la-secheresse_21863" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le système imaginés par les Hari</a>, une civilisation pré-Incas. Ils avaient développé <strong>un système hydraulique, les <a href="http://uneseuleplanete.org/Rehabilitation-des-amunas-ancienne-technologie-pre-Inca-pour-la-gestion-des" target="_blank" rel="noopener noreferrer">amunas</a>, qui permettait de récolter l’eau de pluie dans les hauteurs.</strong> Ils installaient des canaux perméables à ciel ouvert qui favorisait l’infiltration de l’eau dans le sol en suivant les courbes de niveau. L’eau de pluie en excès allait directement dans des bassins de rétention plus bas. L’eau était stockée jusqu’à la période sèche pour alimenter Lima en eau. Cela permettait à la fois de limiter les inondations lors des périodes de fortes pluies et de pallier à la sécheresse quand elle avait lieu. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=e6W-SzLaIrI]
<p style="text-align: center"><em>Les Amunas</em></p>
<p>Toutes ces initiatives ont valeurs d’exemple. Elles sont transposables ailleurs. Face à ces actions concrètes, l’impression reste que les Etats n’avancent que très peu… Les scientifiques sont d’ailleurs très pessimistes sur le respect de l’Accord de Paris. Que peut-on attendre, aujourd’hui, après les négociations de Bonn et des promesses pour les suivantes ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qu’on peut espérer c’est que les négociations continuent d’avancer et que l’Accord de Paris se mette réellement en œuvre. Mais il ne faut pas oublier qu’en parallèle des négociations <strong>il y a une société civile qui est présente et dense</strong>. C’est de ce côté-là qu’il faut espérer que les COP suivantes permettent de <strong>continuer à échanger les bonnes pratiques</strong>, les alternatives. Il faut que l’on ait connaissance de beaucoup plus de projets existant à l’international. Cela permet d’agir concrètement avec des acteurs locaux pour l’adaptation au changement climatique tout en permettant une atténuation de ses conséquences. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/wp-content/uploads/save/pdf/eau_et_climat.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plaidoyer Eau et Climat, rendons l’eau à la terre</a></li>
<li><a href="http://www.uneseuleplanete.org/Eau-et-Climat-Rendons-l-039-eau-a-la-Terre-pour-restaurer-le-Climat" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau et Climat : le webdocumentaire interactif de France Libertés</a></li>
<li><a href="http://www.uneseuleplanete.org/Des-oasis-contre-l-avancee-du-desert" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tunisie : des oasis contre l’avancée du désert</a></li>
<li>Acacia for all</li>
<li><a href="https://hidraulicainca.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Hidraulica Inca</a></li>
<li><a href="https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/le-genie-hydraulique-d-une-civilisation-pre-inca-pour-sauver-lima-de-la-secheresse_21863" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le génie hydraulique d’une civilisation pré-Inca pour sauver Lima de la sécheresse</a></li>
<li><a href="http://uneseuleplanete.org/Rehabilitation-des-amunas-ancienne-technologie-pre-Inca-pour-la-gestion-des" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réhabilitation des Amunas</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=-LAcUuk9EoA]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La COP23, qui vient de se tenir à Bonn, en Allemagne, devait être une étape importante dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. En 2015, lors de la COP21, les Etats s’étaient alors engagés à contenir le réchauffement climatique en deçà des deux degrés d’ici 2100. Mais pour beaucoup de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La COP23, qui vient de se tenir à Bonn, en Allemagne, devait être une étape importante dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. En 2015, lors de la COP21, les Etats s’étaient alors engagés à contenir le réchauffement climatique en deçà des deux degrés d’ici 2100. Mais pour beaucoup de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les lauréats du Prix Danielle Mitterrand 2017</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/11/07/laureats-prix-danielle-mitterrand-2017/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/11/07/laureats-prix-danielle-mitterrand-2017/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2017 08:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 novembre, la Fondation France Libertés remettra son prix Danielle Mitterrand à deux lauréats, deux acteurs de la société civile qui œuvrent pour un monde plus humaniste : le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim. Avec Marie de França, volontaire en service civique sur le programme « Droits des peuples » à la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 novembre, la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> remettra son prix Danielle Mitterrand à deux lauréats, deux acteurs de la société civile qui œuvrent pour un monde plus humaniste : le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marie de França</strong>, volontaire en service civique sur le programme « Droits des peuples » à la Fondation France Libertés.</li>
</ul>
<p>Ce prix existe depuis 2013. Qu’est-ce qui a motivé sa création et qu&rsquo;entend-il mettre en lumière ?</p>
<blockquote><p><em>« Le but était de poursuivre l’œuvre de Danielle Mitterrand et de <strong>transmettre ses valeurs, sa vision d’un monde un peu plus solidaire.</strong> C’est sa cinquième édition. Il s’agit de récompenser les initiatives citoyennes qui reposent sur le refus du fatalisme et une envie d’un monde plus juste. Il y a deux prix, le prix Danielle Mitterrand et le prix spécial Danielle Mitterrand. C’est toujours en rapport avec les thématiques de France Libertés, le droit à l’eau, le droit des peuples autochtones, la lutte contre la biopiraterie et l’extractivisme, et le peuple kurde. En 2015, nous avions remis le prix aux combattants peshmerga pour leur résistance, et en 2016 c’était Vandana Shiva qui lutte contre la biopiraterie. »</em></p></blockquote>
<p>Les deux lauréats cette année sont le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim. Commençons par elle. Qui est-elle ?</p>
<figure id="attachment_547989" aria-describedby="caption-attachment-547989" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-547989" src="/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/11/hindou-oumarou-ibrahim-portrait-300x300-228x228.jpg 228w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-547989" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« C’est une jeune femme du Tchad. Elle est Peul Mbororo. C’est la coordinatrice de l’association des femmes peuls et peuples autochtones du Tchad. Elle a participé à sa création quand elle avait 15 ans. Elle est aussi représentante régionale du bassin du Congo au comité de <a href="https://www.ipacc.org.za/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">coordination des peuples autochtones de l’Afrique</a>, un comité qui regroupe 140 associations de 22 pays, et vice-présidente du <a href="http://www.iipfcc.org/french-home/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique</a>. »</em></p></blockquote>
<p>Pour quoi lui décerner ce prix spécial Danielle Mitterrand cette année ? Quel est son combat ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous l’avons mise en lumière car son combat est très proche de celui de France Libertés. Hindou Oumarou Ibrahim œuvre pour <strong>la représentation des peuples autochtones au niveau international</strong> et pour la reconnaissance de l’importance de leurs savoirs traditionnels dans la lutte contre le changement climatique. Elle est très impliquée dans la lutte contre le changement climatique, pour la protection de l’environnement et pour le droit à l’eau. Et elle est très féministe. Elle travaille sur inclusion de femmes et le droit des femmes. »</em></p></blockquote>
<p>Et Hindou Oumarou Ibrahim est également l’auteur de l’ouvrage « La fille peule autochtone du Tchad », qui décrit les conditions de vie difficiles des femmes au Tchad.</p>
<p>Le collectif <a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Or de question</a> est aussi à l’honneur cette année. Il se mobilise contre le projet de mine d’or Montagne d’Or en Guyane qui, si elle était construite, serait la plus grande mine d’or à ciel ouvert jamais construite en France. En quoi ce collectif est emblématique ?</p>
<blockquote><p><em>« Il est emblématique car c’est un collectif d’organisations guyanaises. C’est une <strong>action de résistance citoyenne</strong> face à un projet d’extractivisme type. C’est un des risques les plus importants au niveau de la Guyane en termes de pollution des sols, des eaux, de l’air. Mais c’est aussi un risque en termes d’impact sur les populations locales. Ce sont les Guyanais qui vont être les premiers impactés, dont les peuples amérindiens. Et on n’a pas obtenu leur consentement. Les chefs coutumiers se sont réunis. 13 d’entre eux se sont opposés fortement au projet. Le conseil consultatif des peuples amérindiens a envoyé une lettre au président de la République pour s’opposer au projet. La <a href="http://www.cncdh.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CNCDH</a>, commission nationale de consultation des droits de l’homme, a demandé un moratoire sur le projet. Tous les peuples de Guyane qui ont été appelés à s’exprimer ont montré leur opposition au projet. C’est pour cela que c’est emblématique. On considère à France Libertés que <strong>les peuples autochtones ont un droit à l’autodétermination</strong>, qu’ils ont le droit de choisir leur développement, qu’ils ont le droit de refuser les projets qui vont les impacter en premier lieu. On soutient le collectif car c’est un exemple type d’extractivisme et à aucun moment leur consentement n’a été demandé. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_538682" aria-describedby="caption-attachment-538682" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-538682 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/10/Or-de-question-contre-la-mine-dor-635x242.jpg" alt="" width="635" height="242" /><figcaption id="caption-attachment-538682" class="wp-caption-text">© Or de question</figcaption></figure>
<p>Quel est l’impact de ce prix pour les combats des lauréats ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela dépend de chaque combat. Mais l’impact est bénéfique car cela permet à ce combat de prendre plus d’ampleur. Et cela permet de <strong>dénoncer plus fortement ce contre quoi ils s’opposent.</strong> Nous invitons des personnages politiques lors de la remise des prix et on répand la nouvelle qu’il y a encore des gens qui sont prêts à lutter contre certains projets et ils peuvent agréger plus de soutiens. »</em></p></blockquote>
<p>Les deux prix Danielle Mitterrand seront remis le 18 novembre lors du lancement du <a href="https://www.festivaldessolidarites.org/evenements/evenement-de-lancement-regional-ile-de-france-4113" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival des solidarités</a> à Paris.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/laureats-du-prix-danielle-mitterrand-2017/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les lauréats du prix Danielle Mitterrand 2017</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/pourquoi-un-prix-danielle-mitterrand-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pourquoi un prix Danielle Mitterrand ?</a></li>
<li><a href="https://www.festivaldessolidarites.org/evenements/evenement-de-lancement-regional-ile-de-france-4113" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival des solidarités – évènement de lancement</a></li>
<li><a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Or de question</a></li>
<li><a href="http://www.iipfcc.org/french-home/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique</a></li>
<li><a href="https://www.ipacc.org.za/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination des peuples autochtones de l’Afrique</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Rl40Ng0f1wI]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 18 novembre, la Fondation France Libertés remettra son prix Danielle Mitterrand à deux lauréats, deux acteurs de la société civile qui œuvrent pour un monde plus humaniste : le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim. Avec Marie de França, volontaire en service civique sur le programme « Droits des peuples » à la [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 18 novembre, la Fondation France Libertés remettra son prix Danielle Mitterrand à deux lauréats, deux acteurs de la société civile qui œuvrent pour un monde plus humaniste : le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim. Avec Marie de França, volontaire en service civique sur le programme « Droits des peuples » à la [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Montagne d’Or : le temps du débat public</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/10/31/montagne-dor-le-temps-du-debat-public/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/10/31/montagne-dor-le-temps-du-debat-public/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 08:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
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					<description><![CDATA[La plus grande mine d’or à ciel ouvert pourrait voir le jour en Guyane. Montagne d’or, c’est son nom, suscite les inquiétudes et la mobilisation des associations locales et de plusieurs ONG. Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi, on l’a vu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La plus grande mine d’or à ciel ouvert pourrait voir le jour en Guyane. Montagne d’or, c’est son nom, suscite les inquiétudes et la mobilisation des associations locales et de plusieurs ONG.</strong></p>
<p>Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi, on l’a vu la semaine dernière, restent hypothétiques.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>La Fondation France Libertés était en Guyane au mois de septembre, et a pu rencontrer les associations locales, mais aussi les représentants des entreprises. Première petite victoire : un débat public va avoir lieu sur le sujet, à partir de mars 2018. Le débat va-t-il pouvoir être posé honnêtement ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous sommes très content de ce premier pas car la compagnie avait demandé un débat organisé par l’entreprise elle-même. Cela biaisait d’emblée le débat. Heureusement, <a href="http://www.fne.asso.fr/communiques/le-pharaonique-projet-minier-de-la-montagne-dor-en-guyane-m%C3%A9rite-bien-un-d%C3%A9bat-public" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Nature Environnement </a>a saisi la commission nationale de débat public qui a décidé qu’il était préférable d’avoir un débat public organisé par une commission particulière avec des experts neutres, au vu de l’ampleur du projet de ce ses conséquences possibles. <strong>Les experts vont organiser l’information de la population en Guyane sur plusieurs mois</strong>, avec l’objectif qu’aucune question posée par la population ne soit sans réponse. L’objectif est que l’entreprise réponde à tous les enjeux et que la population puisse se faire son avis après ces longs mois d’échanges. C’est vraiment <strong>une première victoire</strong> car cela va permettre de poser clairement les enjeux avec des experts neutres. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est la responsabilité de l’Etat français dans ce projet ? D’un côté, il y les discours déterminés sur la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, et de l’autre, <a href="https://reporterre.net/Emmanuel-Macron-confirme-son-soutien-au-desastreux-projet-de-mine-en-Guyane">cette main tendue aux industriels</a> qui vont sacrifier une partie de l’environnement de notre territoire. Quelle est la cohérence ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est ce que l’on dénonce dans des tribunes et lorsque l’on a l’occasion de rencontrer les pouvoirs publics. Le gouvernement s’affiche très fortement dans cette après Cop21, dans cette mouvance d’action en faveur du climat. Il y a eu le discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies. <strong>Il y a un affichage pour le climat, la France qui donne des leçons,</strong> qui s’affiche comme étant en avance. Mais <strong>en même temps, elle ne tranche pas du tout,</strong> et notamment le ministère de l’environnement, sur cet énorme projet de Montagne d’Or. Il y a un réel double discours. Il faut vraiment que le gouvernement prenne ses responsabilités et comprenne que cela pose la question de la crédibilité. <strong>Quelle crédibilité</strong> la France va avoir à donner des leçons d’écologie si elle accepte ce projet titanesque qui sera en plus la porte ouverte à de nombreux projets de la même ampleur. Rappelons que le projet se situe en plein cœur de l’Amazonie, poumon de la planète, entre deux réserves intégrales de biodiversité. Donc la France devrait vraiment refuser cette implantation. C’est ce que nous demandons : l’arrêt immédiat de ce projet, mais également de tout projet de ce type sur le territoire guyanais au regard de cette exceptionnelle biodiversité. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_361847" aria-describedby="caption-attachment-361847" style="width: 561px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-361847 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/04/R&eacute;serve-biologique-Lucifer-et-D&eacute;kou-D&eacute;kou-561x357.jpg" alt="" width="561" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-361847" class="wp-caption-text">© Conservatoire d’espaces naturels de Guyane</figcaption></figure>
<p>L&rsquo;arrêt du projet, c’est ce que la Fondation entend défendre auprès des autorités. Quelle réponse avez-vous en retour ? Quel argument vous est opposé ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce que l’on nous rétorque, c’est ce mirage de la mine responsable, mine verte, qui est fortement mise en avant par l’entreprise et par les politiques. Pour nous, <strong>la mine verte n’existe pas. Elle a forcément des impacts.</strong> Quand on lit les premières études faites par l’entreprise, on voit que le cortège d’impact est gigantesque, notamment sur la faune, dont des espèces protégées. Il faut vraiment que la France prenne ses responsabilités et fasse de ce projet un projet emblématique de son engagement pour le climat. »</em></p></blockquote>
<p>Et pour mettre en lumière le combat des associations locales, le collectif <a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Or de question</a> recevra de la part de France Libertés, le 18 novembre prochain, le prix Danielle Mitterrand.</p>
<blockquote><p><em>« Le collectif Or de question regroupe plusieurs structures guyanaises. On salue leur action d’information de la population en Guyane, mais aussi le fait qu’ils soient inscrit dans cette radicalité de refuser le projet. C’est ce qui fait échos aux actions de la Fondation en ce qui concerne l’extractivisme. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/projet-mine-dor-guyane-avis-defavorable/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Projet de mine d’or en Guyane : France Libertés publie son avis défavorable</a></li>
<li><a href="/2017/10/24/montagne-dor-un-desastre-annonce-pour-la-guyane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Montagne d’Or, un désastre annoncé pour la Guyane</a></li>
<li><a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Or de question</a></li>
<li><a href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&amp;v=7_wLI7TEEMM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Interview de Pascal Canfin WWF : Montagne d&rsquo;or Colombus Nordgold en Guyane.</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/laureats-du-prix-danielle-mitterrand-2017/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les lauréats du prix Danielle Mitterrand 2017</a></li>
<li><a href="http://www.fne.asso.fr/communiques/le-pharaonique-projet-minier-de-la-montagne-dor-en-guyane-m%C3%A9rite-bien-un-d%C3%A9bat-public" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le pharaonique projet minier de la « Montagne d&rsquo;or » en Guyane mérite bien un débat public</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/Emmanuel-Macron-confirme-son-soutien-au-desastreux-projet-de-mine-en-Guyane" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Emmanuel Macron confirme son soutien au désastreux projet de mine en Guyane</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=LBRC21F4Jj4]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2017/10/31/montagne-dor-le-temps-du-debat-public/feed/</wfw:commentRss>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La plus grande mine d’or à ciel ouvert pourrait voir le jour en Guyane. Montagne d’or, c’est son nom, suscite les inquiétudes et la mobilisation des associations locales et de plusieurs ONG. Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi, on l’a vu [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La plus grande mine d’or à ciel ouvert pourrait voir le jour en Guyane. Montagne d’or, c’est son nom, suscite les inquiétudes et la mobilisation des associations locales et de plusieurs ONG. Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi, on l’a vu [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Montagne d’Or : un désastre annoncé pour la Guyane</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/10/24/montagne-dor-un-desastre-annonce-pour-la-guyane/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/10/24/montagne-dor-un-desastre-annonce-pour-la-guyane/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La Montagne d’Or. Une dénomination flatteuse pour réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane. Derrière ce projet titanesque se trouvent deux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Montagne d’Or. Une dénomination flatteuse pour réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle.</strong></p>
<p>Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane. Derrière ce projet titanesque se trouvent deux entreprises, une canadienne et une russe, et un blanc-seing : celui du gouvernement français. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent depuis de nombreux mois pour démontrer l’aberration d’un tel projet. Marion Veber, chargée de mission droit des peuples à la Fondation France Libertés, et Emmanuel Poilane, son directeur, se sont rendus au mois de septembre en Guyane pour rencontrer les associations locales.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission droit des peuples à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Quels sont les risques que fait peser ce projet de mine d’or ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>« On est dans le gigantisme. <strong>Les impacts sur l’environnement sont nombreux.</strong> Il y a la quantité des déchets miniers qui peuvent entrainer du drainage minier acide, donc des pollutions massives des eaux et des écosystèmes. Il y a le risque de la rupture des barrages de ces déchets miniers. Et il y a la question de l’impact climatique, avec une augmentation de la consommation électrique du fait de la mine qui consommerait 100% de l’électricité actuellement consommée par la ville de Cayenne. Cela nécessiterait des besoins énergétiques colossaux avec une pollution atmosphérique très forte, générée par les aller-retours des méga camions, mais aussi des déforestations. »</em></p></blockquote>
<p>Il y a des risques environnementaux, mais aussi des risques humains.</p>
<blockquote><p><em>« Sur les droits de l’homme, à partir du moment où les écosystèmes sont mis à mal, on peut craindre une atteinte au droit à l’environnement sain. Il y a un impact particulier pour les populations autochtones qui ont des territoires de chasse et de subsistance aux alentours. Il y a aussi un impact sur le droit à l’eau de l’ensemble de la population de la Guyane s’il y avait une catastrophe telle qu’une rupture de barrage de déchet minier. Et comme souvent dans les projets miniers, il y a un grand risque pour les droits des travailleurs et notamment par la criminalisation de ceux qui vont s’opposer à la mine. <strong>C’est tout un cortège de bouleversements environnementaux, sociaux, économiques qui découleront de cette mine. </strong>»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_361848" aria-describedby="caption-attachment-361848" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-361848 size-large" src="/wp-content/uploads/2017/04/infographie_sur_montagne_d_or-543x768.png" alt="" width="543" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-361848" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Quels arguments avancent les promoteurs de cette mine d’or, pour en justifier la réalisation ?</p>
<blockquote><p><em>« L’emploi. C’est vraiment l’argument majeur avancé par les promoteurs et les politiques guyanais qui sont pour la majorité en faveur de ce projet. Il faut savoir qu’en Guyane il y a un très gros problème de chômage, en particulier chez les moins de 25 ans avec 40% de chômage. L’entreprise promet 1 000 emplois en phase de construction, et 800 durant l’exploitation. C’est donc perçu comme étant très bénéfique. Sauf que l’on est frappé de voir que le seul arbitrage est d’ordre économique. Si on rapporte ces emplois à la population locale, ils sont assez fables. Et on est très sceptique sur le fait que ces emplois soient locaux. L’entreprise affiche un objectif de 80% d’emplois locaux. Ce que l’on constate sur les projets miniers sur lesquels on a travaillé, c’est que c’est très rare d’atteindre un tel taux d’emplois locaux. En Nouvelle-Calédonie, on est sur 90% d’emplois non locaux. Cela met en question cet argument de l’emploi qui créé <strong>une dépendance de la population vis-à-vis de projets du passé</strong>, sur des ressources qui sont non-renouvelables, qui vont s’épuiser, qui ne sont pas des filières d’avenir et qui vont créer une nouvelle forme de dépendance de la population vis-à-vis de compagnies minières étrangères. »</em></p></blockquote>
<p>Au mois de septembre, France Libertés a pu rencontrer les associations locales et les populations qui sont très déterminées à se faire entendre.</p>
<blockquote><p><em>« Le collectif <a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Or de question</a> est très mobilisé pour faire connaitre tous les tenants et les aboutissants de ce projet au niveau de la population, car il y a un gros problème d’information sur place. Ils sont très investis pour mener à bien des conférences. Lorsqu’on y était, ils ont organisé un grand meeting pour faire venir des gens qui ne sont pas à priori intéressés par cette question mais qui pourront se faire leur avis. Ce qui est important pour nous, c’est que <strong>les organisations autochtones sont très mobilisées</strong>, y compris la jeunesse, qui a d’ailleurs crée un mouvement qui essaie d’informer les populations autochtones. <strong>Les chefs coutumiers se sont positionnés contre ce projet</strong>, en août, mais aussi les organsinions de défense des droits des peuples autochtones qui revendiquent leur rapport à la nature, le besoin de protéger cette forêt amazonienne. Nous, on essaie d’éclairer ces questions-là au niveau de la métropole. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7_wLI7TEEMM]
<p>Première étape d’un dialogue qui semble s’ouvrir : un débat public est prévu sur cette mine d’or en Guyane. Nous en reparlerons la semaine prochaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/projet-mine-dor-guyane-avis-defavorable/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Projet de mine d’or en Guyane : France Libertés publie son avis défavorable</a></li>
<li><a href="http://ordequestion.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Or de question</a></li>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_d%27or_(mine)" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La mine de la Montagne d&rsquo;Or</a></li>
<li><a href="https://www.franceinter.fr/sciences/le-projet-de-mine-d-or-en-guyane-une-mauvaise-idee" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mine d’or en Guyane : vers la catastrophe écologique</a></li>
<li><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20171017.OBS6135/drainage-acide-rupture-de-digues-la-montagne-d-or-va-t-elle-devaster-la-guyane.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Drainage acide, rupture de digues : la Montagne d’or va-t-elle dévaster la Guyane ?</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=tpecrTeFNg4]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Montagne d’Or. Une dénomination flatteuse pour réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane. Derrière ce projet titanesque se trouvent deux [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Montagne d’Or. Une dénomination flatteuse pour réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane. Derrière ce projet titanesque se trouvent deux [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>La désertification, un phénomène réversible</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/10/17/la-desertification-un-phenomene-reversible/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[La lutte contre la désertification est l’une des priorités des Nations-Unies, au même titre que celle contre le changement climatique. La 13e conférence des parties sur le sujet, la Cop13 , s’est achevée à la mi-septembre en Chine. Dégradation de terres, perte de biodiversité, disparition de la végétation, sols surexploités, les causes du phénomène sont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La lutte contre la désertification est l’une des priorités des Nations-Unies, au même titre que celle contre le changement climatique. La 13<sup>e</sup> conférence des parties sur le sujet, <a href="http://www2.unccd.int/convention/conference-parties-cop/unccdcop13-6-16-september-2017-ordos-china" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la Cop13</a> , s’est achevée à la mi-septembre en Chine.</strong></p>
<p>Dégradation de terres, perte de biodiversité, disparition de la végétation, sols surexploités, les causes du phénomène sont multiples. Près de deux milliards de personnes subissent la désertification qui touche presque la moitié de la superficie de la planète.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme Eau, bien commun, à la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Nous avons vu la semaine dernière ce qui caractérisait cette désertification.  Le phénomène est-il irréversible et quelles actions peut-on mener ?</p>
<blockquote><p><em>« L’avantage de cet enjeu est qu’il existe des solutions et c’est réversible. Jusqu’à un certain point évidemment car le temps de constitution d’un sol est beaucoup plus élevé que son temps de dégradation. Mais les Nations-Unies se sont emparées de la désertification. Parmi les objectifs de développement durable, le numéro 15 vise à préserver et restaurer les écosystèmes terrestres. Il s’agit de lutter contre la désertification, restaurer les terres, les sols dégradés et lutter contre les sécheresses et les inondations. <strong>L’Onu souhaite changer de paradigme dans la gestion des terres</strong>, en passant d’un triptyque qui est actuellement dégradation des terres, abandon et migration, sur quelque chose qui va sur la protection des sols, les maintenir et restaurer le cycle de l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Concrètement, il s’agit donc de changer les modes de culture, revenir à des pratiques plus respectueuses du cycle de la biodiversité.</p>
<blockquote><p><em>« Exactement. Dans la lutte contre la désertification, il y a l’échelle onusienne. Mais il y a énormément de travail sur l’échelle locale à effectuer. En termes de territoire, on va de la région agricole à la parcelle. Au niveau décisionnel, il y a l’Etat, l’échelle internationale, mais aussi l’échelle de la famille, des agriculteurs, notamment en Afrique ou en Asie. Ce sont <strong>des solutions transversales qui vont intégrer plusieurs disciplines</strong>, du social à l’agricole, et faire appel à des techniques qui existent déjà, ou qui évoluent. »</em></p></blockquote>
<p>Comment les résolutions prises à Ordos en Chine sont-elles intégrées aux réflexions de la Cop23 sur le changement climatique qui va avoir lieu en novembre à Bonn, en Allemagne ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a des liens qui sont fait entre les conventions. Mais pour France Liberté, <strong>l’important est de soutenir les alternatives locales et de les dupliquer.</strong> Nous avons créé un <a href="https://www.france-libertes.org/fr/un-webdoc-pour-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">webdocumentaire</a>, issu du <a href="https://www.france-libertes.org/fr/france-libertes-lance-sa-campagne-de-plaidoyer-eau-et-climat-rendons-leau-a-la-terre-pour-restaurer-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">plaidoyer Eau et Climat</a>, qui vise à rendre compte de toutes les alternatives existantes qui pourraient être valorisées. Par exemple, il y a le <a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0023/002301/230123f.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mouvement de la ceinture verte</a>, un projet majeur de lutte contre la désertification. C’est une bande de végétation, que l’on essaie de mettre en place, qui traverse l’Afrique, et qui est issu de la biologie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Wangari_Muta_Maathai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Wangari Muta Maathai,</a> prix Nobel de la paix an 2004. Ce mouvement vise à encourager les gens, et notamment les femmes, à planter des arbres pour créer une barrière contre l’érosion. Cela permet aussi d’améliorer le niveau de vie. Ces solutions passent bien souvent par l’amélioration de la gestion de l’eau de pluie. Cela peut être, par exemple, en adoptant des techniques culturelles qui limitent les besoins en eau des plantes, en choisissant des plantes plus adaptées au climat, en conservant l’eau au niveau de la parcelle pour limiter le ruissellement. Il y a aussi l’agroécologie dont un des grands principes est d’associer les plantes de façons à avoir des cultures vertueuses. <strong>La désertification est un enjeu qui nécessite un apport de toutes les solutions,</strong> à toutes les échelles et de toutes les disciplines. Cela doit être encadré par des échelles territoriales plus grandes pour prendre en compte les contraintes qui peuvent endiguer la lutte contre la désertification, comme le non-respect du droit d’accès à la terre et à l’eau. C’est ce droit d’accès qui permet de garantir aux populations un accès à long terme à leurs parcelles. La paix et la sécurité civile sont essentielles au bon fonctionnement des sociétés et la diffusion de ces pratiques. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_523778" aria-describedby="caption-attachment-523778" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0023/002301/230123f.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-523778 size-medium" title="http://unesdoc.unesco.org/images/0023/002301/230123f.pdf" src="/wp-content/uploads/2017/10/Wangari-Muta-Maathai-mouvement-de-la-ceinture-verte-635x278.jpg" alt="" width="635" height="278" /></a><figcaption id="caption-attachment-523778" class="wp-caption-text">Wangari Muta Maathai &#8211; mouvement de la ceinture verte © UNESCO</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lutte-contre-desertification-cycle-de-leau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La lutte contre la désertification passe par la préservation du cycle de l’eau</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/un-webdoc-pour-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un webdoc pour le climat</a></li>
<li><a href="http://www2.unccd.int/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention des Nations-Unies pour la lutte contre la désertification</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/france-libertes-lance-sa-campagne-de-plaidoyer-eau-et-climat-rendons-leau-a-la-terre-pour-restaurer-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plaidoyer Eau et Climat : rendons l’eau à la terre pour restaurer le climat</a></li>
<li><a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0023/002301/230123f.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mouvement de la ceinture verte</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=HIoOdCfy8ao]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La lutte contre la désertification est l’une des priorités des Nations-Unies, au même titre que celle contre le changement climatique. La 13e conférence des parties sur le sujet, la Cop13 , s’est achevée à la mi-septembre en Chine. Dégradation de terres, perte de biodiversité, disparition de la végétation, sols surexploités, les causes du phénomène sont [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La lutte contre la désertification est l’une des priorités des Nations-Unies, au même titre que celle contre le changement climatique. La 13e conférence des parties sur le sujet, la Cop13 , s’est achevée à la mi-septembre en Chine. Dégradation de terres, perte de biodiversité, disparition de la végétation, sols surexploités, les causes du phénomène sont [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>La lutte contre la désertification, enjeu des Nations-Unies</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/10/10/lutte-contre-desertification-enjeu-nations-unies/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 07:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’instar du climat ou de la biodiversité, le phénomène de la désertification est sous le regard des Nations Unies. Elle a sa Cop, sa conférence des parties. Et la 13e du nom s’est achevé le 16 septembre dernier, à Ordos, en Chine. Ordos, une ville érigée en plein milieu du désert mongol. Avec Justine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l’instar du climat ou de la biodiversité, le phénomène de la désertification est sous le regard des Nations Unies. Elle a sa Cop, sa conférence des parties. Et la 13<sup>e</sup> du nom s’est achevé le 16 septembre dernier, à Ordos, en Chine. Ordos, une ville érigée en plein milieu du désert mongol.</strong></p>
<p>Avec Justine Richer, chargée du programme Eau, bien commun à la Fondation France Libertés.</p>
<p>Cette <a href="http://www2.unccd.int/convention/conference-parties-cop/unccdcop13-6-16-september-2017-ordos-china" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cop 13</a> tient ses origines du sommet de Rio en 1992. La lutte contre la désertification est alors devenue une des priorités des Nations Unies.</p>
<blockquote><p><em>« Suite à ce sommet sur les questions environnementales mondiales, trois conventions ont été développées. L’une sur la diversité biologique, une sur le changement climatique, celle que l’on connaît le plus et qui a donné lieu notamment à la Cop 21 de Paris en 2015. Et il y a la convention des nations Unies sur la lutte contre la désertification. C’est vraiment en enjeu très important dans la mesure où <strong>la désertification touche plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde</strong>. Et on estime que douze millions de terres arables disparaissent chaque année. Cela touche principalement l’Afrique et l’Asie. »</em></p></blockquote>
<p>Qu’est-ce qui provoque, non pas cette avancée des déserts, mais bien cette désertification ?</p>
<blockquote><p><em>« Contrairement aux idées reçues, la désertification ne correspond pas nécessairement à l’avancée du désert, mais véritablement à la dégradation des terres. <strong>C’est lié à la perte de biodiversité et cela contribue au changement climatique global.</strong> En fait, on a une altération de la végétation qui disparaît, avec les racines. Les sols deviennent beaucoup moins poreux, puisqu’il n’y a plus de racines qui s’y enfoncent. Donc l’eau de pluie ne s’y infiltre plus. Elle ruisselle sur la surface, ce qui va encore plus dégrader le sol. L’eau n’est plus stockée. On a donc une modification du régime hydrique et des échanges avec l’atmosphère. Le sol n’est plus protégé et est complètement soumis à l’érosion mécanique des pluies ou l’érosion à cause du vent. Le sol est complètement fragilisé. »</em></p></blockquote>
<p>Le réchauffement climatique est-il le principal facteur à cette désertification ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela y participe, mais on estime que les principaux facteurs sont anthropiques. <strong>Les ressources naturelles, à la base renouvelables, sont surexploitées</strong> et n’ont plus le temps de se régénérer. Le sol est complètement appauvri. Ce sont les activités humaines comme le surpâturage, le déboisement, la monoculture, pas adaptées au milieu environnemental, qui exercent une pression sur les ressources. Il y a aussi l’extension urbaine ou le tourisme qui ont un effet. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_518266" aria-describedby="caption-attachment-518266" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-518266" src="/wp-content/uploads/2017/10/S&eacute;n&eacute;gal-635x357.jpg" alt="" width="635" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-518266" class="wp-caption-text">Sénégal &#8211; © BBC</figcaption></figure>
<p>La désertification a un impact sur les sols, la végétation. Est-ce que cela a aussi un impact sur les populations ?</p>
<blockquote><p><em>« Absolument. C’est un cercle vicieux. On a une baisse de la végétation, donc une baisse de la matière organique, donc des sols moins fertiles. La conséquence est l’appauvrissement des terres et donc une production agricole insuffisante. Or, on parle de cultures soit vivrières, soit destinées au commerce. <strong>Il va y avoir de larges conséquences socio-économiques sur les populations et une augmentation de la pauvreté.</strong> Ce sont généralement des populations très vulnérables, à la variabilité climatique, à la variabilité des prix agricoles. Cela peut alimenter des tensions sociales et arriver à des situations de migrations. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est l’impact du cycle de l’eau sur le phénomène ?</p>
<blockquote><p><em>« L’enjeu de désertification est souvent étudié sous l’angle du sol. On prend moins en compte le cycle de l’eau, alors que c’est essentiel pour lutter contre la désertification et pour permettre au sol de rester stable ou de se restaurer. Les sécheresses, qui sont une insuffisance de pluie, participent grandement au processus de désertification et l&rsquo;accélèrent. <strong>Selon le dernier rapport du Giec, nous allons avoir une recrudescence de ces sécheresses et donc une progression de la désertification.</strong> Lutter contre cette désertification passe beaucoup par restaurer la végétation pour augmenter l’évapotranspiration, et ensuite remettre en place un cycle de l’eau comme un cercle vertueux. Les racines vont permettre à l’eau de s’infiltrer le sol qui va pouvoir stocker l’eau. Sur le long terme, cela permet d’avoir un sol régénéré. C’est un enjeu international de climat et de développement dans lequel le cycle de l’eau peut être une solution. »</em></p></blockquote>
<p>La semaine prochaine nous verrons avec vous quelles sont les actions possibles pour lutter contre cette désertification.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/lutte-contre-desertification-cycle-de-leau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La lutte contre la désertification passe par la préservation du cycle de l’eau</a></li>
<li><a href="http://www2.unccd.int/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention des Nations-Unies pour la lutte contre la désertification</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/un-webdoc-pour-le-climat/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un webdoc pour le climat</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=53aexmSceRk]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>A l’instar du climat ou de la biodiversité, le phénomène de la désertification est sous le regard des Nations Unies. Elle a sa Cop, sa conférence des parties. Et la 13e du nom s’est achevé le 16 septembre dernier, à Ordos, en Chine. Ordos, une ville érigée en plein milieu du désert mongol. Avec Justine [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>A l’instar du climat ou de la biodiversité, le phénomène de la désertification est sous le regard des Nations Unies. Elle a sa Cop, sa conférence des parties. Et la 13e du nom s’est achevé le 16 septembre dernier, à Ordos, en Chine. Ordos, une ville érigée en plein milieu du désert mongol. Avec Justine [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Réduction de débit d’eau : deux multinationales de nouveau condamnées</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/09/12/reduction-de-debit-deau-deux-multinationales-de-nouveau-condamnees/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Veolia et la Saur à nouveau condamnées pour réduction de débit d’eau dans deux foyers pour impayés ! 4 000 euros pour Veolia par le tribunal d’instance de Lens, 9 000 euros pour la Saur par le tribunal de grande instance de Perpignan. Pourtant, depuis la loi Brottes en 2013, couper l’eau pour impayé est illégal. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Veolia et la Saur à nouveau condamnées pour réduction de débit d’eau dans deux foyers pour impayés ! 4 000 euros pour Veolia par le tribunal d’instance de Lens, 9 000 euros pour la Saur par le tribunal de grande instance de Perpignan.</strong></p>
<p>Pourtant, depuis la loi Brottes en 2013, couper l’eau pour impayé est illégal. Et la réduction de débit a également été jugée illégale dans des cas similaires par des cours d’appel. Mais les entreprises de l’eau continuent leurs pratiques.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Loubry</strong>, volontaire service civique Eau, bien commun à la <a href="https://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>Ces condamnations viennent sanctionner des réductions de débit chez des particuliers déjà en grande difficultés, et pour des durées qui ne sont pas anodines.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>Le premier cas a duré pendant trois mois.</strong> Cette personne d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, était au RSA, en situation de précarité. Elle s’est retrouvée sans eau de février à mai, en partie pendant une période hivernale. Elle a dû aller laver son linge à l’extérieur, elle mettait plus de <strong>trois heures pour prendre une douche</strong>, sans eau chaude car en réduction de débit, le chauffe-eau ne fonctionne pas. La deuxième personne, domiciliée à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, a eu <strong>une réduction de débit pendant quinze mois.</strong> Elle était aussi en situation de précarité. Il ne lui était pas possible non plus d’utiliser son lave-linge, d’utiliser plusieurs robinets d’eau à la fois. C’était très compliqué pour ces personnes. »</em></p></blockquote>
<p>Concrètement, que signifie avoir son débit réduit, au quotidien, socialement ? Dans les témoignages, les deux personnes se sont dites très marquées.</p>
<blockquote><p><em>« Quand on pense « vivre sans eau », on imagine simplement que l’on ne peut pas boire et qu’il suffit d’aller acheter des bouteilles d’eau. Mais c’est plus important que cela. Vivre eau, c’est vivre sans douche, sans toilettes, ne pas pouvoir se laver, laver ses vêtements, <strong>faire difficilement à manger, acheter plusieurs litres d’eau en bouteille par jour</strong>, ce qui revient très cher et nécessite d’être véhiculé. Les gens, quand ils ont des invités, c’est compliqué de leur dire de ne pas aller au toilettes, « je n‘ai pas fait la vaisselle », ou, comme on n’a pas pu prendre de douche, on ne sent pas forcément très bon. Ça, c’est pour une coupure d’eau, mais pour une réduction de débit, c’est la même chose. »</em></p></blockquote>
<p>Veolia et la Saur accumulent les condamnations. Pourtant la loi est claire. Comment justifier leurs comportements ? Pourquoi poursuivent-elles ces pratiques ?</p>
<blockquote><p><em>« A l’échelle de leurs entreprises, ce qu’elles perdent financièrement lors d’un procès, c’est très peu. On peut penser que les distributeurs d’eau, qui continuent à couper, se disent que cela leur rapporte plus que ce que cela leur coûte. <strong>Ils n’ont aucun intérêt économique à arrêter leurs pratiques.</strong>  Pourtant, ils ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas la loi. Selon eux, le fait de réduire le débit ou de couper l’eau, c’est une moyen de pression pour que les gens paient leurs factures et que, avec la loi Brottes, il y aurait une hausse des impayés. Nous ne sommes pas d’accord. <strong>Aucune personne ne pourrait accepter de vivre sans eau.</strong> Il n’y a pas de raison qu’une personne qui peut payer l’eau ne la paie pas. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-303408" src="/wp-content/uploads/2016/07/droit-&agrave;-leau-bleu-309x357.jpg" alt="" width="309" height="357" /></p>
<p>Alors comment justifient-elles leurs positionnements devant les tribunaux ?</p>
<blockquote><p><em>« Ils disent qu’ils sont au courant de la loi, qu’ils comprennent que c’est illégal, mais que malheureusement ce sont de grandes entreprises, et le temps qu’ils mettent cela en place, cela prend du temps et qu’il subsiste encore certains cas exceptionnels. Nous, nous remarquons que ce n’est pas exceptionnel étant donné qu’on en reçoit encore plusieurs fois par jour. »</em></p></blockquote>
<p>Ces entreprises assurent qu’elles ne pratiqueraient plus ces lentillages. Il y a une jurisprudence qui existe en la matière. Est-ce qu’elles ont réellement cessé ces pratiques ?</p>
<blockquote><p><em>« On continue de recevoir des témoignages quotidiennement de Veolia, de la Saur. Même si par période, on semble en recevoir un peu moins. Malheureusement, <strong>tous les matins, on constate que ces pratiques continuent,</strong> et ne semblent pas s’arrêter, même si elles deviennent moins nombreuses. »</em></p></blockquote>
<p>Le droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est encore par totalement une réalité dans la loi française. Les élections présidentielles et législatives ont interrompu la navette parlementaire du projet de loi qui était en cours de discussion. Avec la nouvelle majorité en place et la composition des deux assemblées, que faut-il espérer pour ce texte ?</p>
<blockquote><p><em>« On souhaite profiter de ce renouveau politique pour<strong> relancer le processus en proposant un nouveau texte de loi</strong> afin de permettre à la France de mettre à jour, conformément à la déclaration des Nations Unies de 2010 considérant le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit fondamental. On va faire un nouveau projet  en prenant conscience de ce qui n’est pas passé la dernière fois et faisant quelque chose qui a beaucoup plus de chance de passer cette fois-ci. »</em></p></blockquote>
<p>En attendant le retour du texte devant les parlementaires, rappelons que France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France continuent de recueillir les témoignages des particuliers victimes de coupures ou réductions de débit d’eau, et les accompagnent dans leurs démarches.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/droit-a-l-eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agir pour rendre le droit à l’eau effectif</a></li>
<li><a href="https://www.france-libertes.org/fr/alerte/que-faire-en-cas-de-coupure-deau" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : que faire ?</a></li>
<li><a href="/2017/02/28/droit-a-leau-suspens-enterre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l’eau en suspens, ou enterré ?</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=9r2zjOzbMVU]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Veolia et la Saur à nouveau condamnées pour réduction de débit d’eau dans deux foyers pour impayés ! 4 000 euros pour Veolia par le tribunal d’instance de Lens, 9 000 euros pour la Saur par le tribunal de grande instance de Perpignan. Pourtant, depuis la loi Brottes en 2013, couper l’eau pour impayé est illégal. Et [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Veolia et la Saur à nouveau condamnées pour réduction de débit d’eau dans deux foyers pour impayés ! 4 000 euros pour Veolia par le tribunal d’instance de Lens, 9 000 euros pour la Saur par le tribunal de grande instance de Perpignan. Pourtant, depuis la loi Brottes en 2013, couper l’eau pour impayé est illégal. Et [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Stevia : le temps de la négociation avec Coca-Cola</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/07/25/stevia-temps-de-negociation-coca-cola/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Jul 2017 07:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Près de 290 000 personnes ont signé la pétition afin que Coca-Cola cesse ses pratiques de biopiraterie, notamment en commercialisant la Stevia, une plante aux propriétés édulcorantes, découverte il y a des siècles par les Guaranis. Initiée par France Libertés, avec trois autres associations, cette campagne de signature souhaitait rendre justice aux peuples autochtones détenteurs de savoirs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Près de 290 000 personnes ont signé la pétition afin que Coca-Cola cesse ses pratiques de biopiraterie, notamment en commercialisant la Stevia, une plante aux propriétés édulcorantes, découverte il y a des siècles par les Guaranis.</strong></p>
<p>Initiée par France Libertés, avec trois autres associations, cette campagne de signature souhaitait rendre justice aux peuples autochtones détenteurs de savoirs ancestraux.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission « droits des peuples » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Qu’est-ce qui était demandé à Coca-Cola au travers de cette pétition ?</p>
<blockquote><p><em>« On a lancé cette pétition avec <a href="https://www.sumofus.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">SumOfUs</a>, Stevia Schweiz et <a href="https://www.publiceye.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Public Eye</a> pour demander à Coca-Cola, et à travers elle à toutes les entreprises qui utilisent de la Stevia, de rendre justice aux Guaranis qui ont découvert les propriétés sucrantes de la plante Stevia. Au regard du droit international, <strong>ces entreprises sont censées partager les bénéfices</strong> qu’elles réalisent en utilisant leurs savoirs. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6Qlj2vzWA_Q]
<p>La pétition a été remise à Coca-Cola le 7 juin dernier. Quel accueil a-t-elle reçu ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour nous, le fait que Coca-Cola nous propose ce rendez-vous, c’est déjà une réussite et un dialogue constructif qui s’engage. Depuis le début de notre campagne, nous étions en lien avec Coca-Cola. Nous échangions par courrier et les réponses n’étaient pas très positives. Elles étaient assez peu en lien avec la biopiraterie mais plus sur des enjeux d’agriculture. Les enjeux n’étaient pas vraiment bien compris de leur part. Lors de ce rendez-vous, on a pu leur expliquer les enjeux autour de cette question de biopiraterie. <strong>Maintenant, les enjeux sont compris et un dialogue a été ouvert.</strong> Lors de la rencontre, Coca-Cola a invité International Stevia Council, qui est la plateforme au niveau international qui promeut la Stevia pour les entreprises. Pour le moment, il n’y a pas d’engagement de la part de Coca-Cola. Mais Coca-Cola France a les cartes en mains et va vers Coca-Cola Compagny, le siège, pour les informer et voir quelle décision prendre. On attend leur retour. On reste assez confiant. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_441655" aria-describedby="caption-attachment-441655" style="width: 420px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-441655" src="/wp-content/uploads/2017/07/Stevia-p&eacute;tition-Coca-Cola-768x768.png" alt="" width="420" height="420" /><figcaption id="caption-attachment-441655" class="wp-caption-text">Un représentant de SumOfUs, Marion Veber de France Libertés, et un représentant de Public Eye &#8211; © France Libertés</figcaption></figure>
<p>Coca-Cola n’est pas la seule entreprise à tirer des bénéfices de la Stevia. Le dialogue est plus avancé avec ces autres entreprises ?</p>
<blockquote><p><em>« La pétition ciblait Coca-Cola parce qu’effectivement c’est l’un des principaux utilisateurs de la Stevia et que le produit Coca Life est connu de tous. Mais <strong>derrière Coca, il y a plein d’autres entreprises telles que Nestlé, Carrefour, Casino ou Uni Lever qui utilisent de la Stevia et avec lesquels on dialogue</strong>, depuis le début de la campagne, pour leur expliquer les enjeux et voir dans quelle mesure elles sont prêtes à entrer en négociation. On a des entreprises qui se positionnent pour le respect des principes de droits internationaux et pour un potentiel partage. Pour le moment il n’y a pas d’engagement concret, parce qu’il faut que chaque entreprise identifie quels produits sont concernés, comment les négociations pourraient se passer, le poids que cela représente en terme financier pour elles. <strong>Il y a des entreprises qui sont déjà dans une démarche avancée.</strong> Ce que nous voulions avec Coca-Cola, c’est qu’ils s’inscrivent dans cette même démarche et rejoigne ce petit groupe d’entreprises pionnières. »</em></p></blockquote>
<p>Les Guaranis peuvent-ils espérer quelque chose de concret suite à ces démarches ?</p>
<blockquote><p><em>« On tient informés les Guaranis des actions en Europe. Ils sont ravis du succès de la pétition car cela permet au grand public de faire connaître la Stevia, leur peuple, leurs problématiques et la question de la biopiraterie. Cela commence à être connu, d’autant qu’il y a eu la loi biodiversité en France. Il y a un contexte qui est favorable à ces questions-là. <strong>On reste prudent sur les résultats concrets, mais il y a une dynamique positive.</strong> Il faut être clair que les partages des avantages ne vont pas se faire dans un futur très proche. Cela prend du temps, du côté des entreprises, pour réfléchir à ces questions de négociations, et du côté <strong>des Guaranis qui sont encore en train de s’organiser pour défendre leurs droits.</strong> Il se réunissent régulièrement pour discuter de la Stevia et de la biopiraterie. Nous, nous essayons d’appuyer pour qu’ils puissent réaliser un protocole communautaire, un document écrit dans lequel ils poseraient clairement leurs conditions de négociations. Cela prend du temps car les Guaranis sont nombreux et éparpillés sur la frontière Brésil-Paraguay. Il y en a pour un an. Mais la dynamique est positive. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_441656" aria-describedby="caption-attachment-441656" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-441656 size-full" src="/wp-content/uploads/2017/07/stevia.png" alt="" width="500" height="356" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/stevia.png 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/stevia-300x214.png 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/stevia-264x188.png 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-441656" class="wp-caption-text">© DB / Clerici Partner Design</figcaption></figure>
<p>La pétition Share Stevia est toujours accessible sur le site de France Libertés, où vous retrouverez la suite de cette campagne pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Stevia : signez la pétition</li>
<li><a href="https://www.facebook.com/Francelibertes/videos/10155105823474156/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Stevia, nouvel édulcorant à la mode</a></li>
<li><a href="/2016/11/29/biopiraterie-coca-cola-viseur-de-france-libertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : Coca-Cola dans le viseur de France Libertés</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7qgC5zSpN7g]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Près de 290 000 personnes ont signé la pétition afin que Coca-Cola cesse ses pratiques de biopiraterie, notamment en commercialisant la Stevia, une plante aux propriétés édulcorantes, découverte il y a des siècles par les Guaranis. Initiée par France Libertés, avec trois autres associations, cette campagne de signature souhaitait rendre justice aux peuples autochtones détenteurs de savoirs [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Près de 290 000 personnes ont signé la pétition afin que Coca-Cola cesse ses pratiques de biopiraterie, notamment en commercialisant la Stevia, une plante aux propriétés édulcorantes, découverte il y a des siècles par les Guaranis. Initiée par France Libertés, avec trois autres associations, cette campagne de signature souhaitait rendre justice aux peuples autochtones détenteurs de savoirs [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les Etats-Unis face à l’injustice climatique</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/07/18/etats-unis-face-a-linjustice-climatique/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jul 2017 07:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[désobéissance civile]]></category>
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					<description><![CDATA[Les records de températures sont régulièrement battus dans nos pays tempérés comme un peu partout sur la planète. Les victimes de ce bouleversement se multiplient et les réfugiés climatiques sont dorénavant légion. Face à ces dérèglements, certains états n’agissent pas ou trop peu, par incapacité à prendre des mesures, par absence de volonté ou par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les records de températures sont régulièrement battus dans nos pays tempérés comme un peu partout sur la planète. Les victimes de ce bouleversement se multiplient et les réfugiés climatiques sont dorénavant légion.</strong></p>
<p>Face à ces dérèglements, certains états n’agissent pas ou trop peu, par incapacité à prendre des mesures, par absence de volonté ou par refus de voir la réalité des choses en face.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Antonin Laurent</strong>, volontaire « justice climatique » en service civique à la <a href="https://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Cette injustice climatique, les Etats-Unis ont déjà dû y répondre. <a href="/2017/07/11/justice-climatique-sinvite-tribunaux/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les associations ne restent pas inactives</a>.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a une coalition qui se nomme <a href="https://www.ourchildrenstrust.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Our Children Trust</a>, composée de 21 enfants, qui ont porté plainte contre l’état fédéré des États-Unis. Ils ont remporté une première étape en cours fédérale. Ils vont bientôt avoir la deuxième instance en cour d’appel fédérale. C’est très encourageant, car <strong>on voit que les juges peuvent se substituer à l’inaction des politiques</strong>, surtout quand l’inaction des politiques est illégale du point de vue du droit des états et du droit international. »</em></p></blockquote>
<p>Ces procédures juridiques pour dénoncer les injustices climatiques ne sont pas seulement l’apanage des pays dit développés. Les citoyens des pays en voie de développement ont recours à ces démarches.</p>
<blockquote><p><em>« Le mouvement est parti des pays développés. Il y a eu des actions judiciaires en Belgique, en Suisse, aux <a href="http://www.telerama.fr/monde/cop21-d-amsterdam-a-paris-la-longue-marche-d-urgenda-pour-le-climat,134229.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pays-Bas</a>, aux États-Unis, en <a href="http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/06/24/climat-une-etudiante-en-droit-attaque-en-justice-le-gouvernement-neo-zelandais_5150512_1652612.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Nouvelle-Zélande</a>. Mais <strong>au Pakistan et en Inde, des acteurs locaux ont également saisi les juridictions</strong> sur ces questions-là. Un paysan au Pakistan a fait condamné le gouvernement pakistanais pour son inaction et la Cour suprême a enjoint l’État du Pakistan à agir davantage. En Inde, une fille de neuf ans, qui avait été victime des inondations dans sa région, a saisi les juridictions pour lutter contre le réchauffement climatique. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_432414" aria-describedby="caption-attachment-432414" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-432414" src="/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat.png" alt="" width="400" height="266" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat.png 400w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-300x200.png 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-76x50.png 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-123x82.png 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-83x55.png 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-125x83.png 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/07/logo-plan-climat-264x176.png 264w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-432414" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>La revue Science vient de publier une étude qui laisse apparaitre que, <a href="http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-changement-climatique-risque-d-aggraver-les-inegalites-aux-etats-unis_2262227.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">si les États-Unis ne font rien, le pays va s’appauvrir et les inégalités s’aggraver</a>. Dans le même temps, Donald Trump a rompu l’élan de la Cop 21. Ces actions juridiques peuvent-elles forcer le président américain, et d’autres, à s’investir dans la lutte contre le changement climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Je pense que, pour arriver à avancer sur cette question du réchauffement climatique, <strong>il faut vraiment utiliser toutes les formes d’actions politiques qui sont possibles</strong>. Il y a le plaidoyer. Il y a aussi des actions de désobéissance civile, comme toutes les mobilisations qui ont eu lieu contre le pipeline Keystone XL qui devait traverser l’ensemble des Etats-Unis. <a href="http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/733686/keystone-xl-non-rejet-barack-oabama-pipeline-projet-oleoduc-petrole" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Barak Obama l’a abandonnée</a> du fait des grandes mobilisations qui ont eu lieu à ce moment-là. Il y a la possibilité d’utiliser le droit et les juridictions pour contraindre les gouvernements à agir davantage. <strong>L’action contre le réchauffement climatique constitue un droit fondamenta</strong>l pour les citoyens, en particulier ceux qui sont menacés par le réchauffement climatique. Il y a des iles dans le Pacifique et dans l’océan indien qui sont menacés par la montée des eaux et qui sont amenées à disparaitre. On peut imaginer, un jour, que ces populations se retournent contre les principaux responsables, et notamment l’administration Trump, pour demander des comptes devant des juridictions internationales. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>La justice climatique s’invite dans les tribunaux</li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/30/des-experts-evaluent-l-impact-du-changement-climatique-sur-les-etats-unis_5153467_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Climat : des experts soulignent un risque de creusement des inégalités aux Etats-Unis</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/08/le-changement-climatique-met-a-mal-l-eradication-de-la-pauvrete_4805432_4527432.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le changement climatique va faire exploser l’extrême pauvreté</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/06/24/climat-une-etudiante-en-droit-attaque-en-justice-le-gouvernement-neo-zelandais_5150512_1652612.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Climat : une étudiante attaque en justice le gouvernement néo-zélandais</a></li>
<li><a href="http://www.telerama.fr/monde/cop21-d-amsterdam-a-paris-la-longue-marche-d-urgenda-pour-le-climat,134229.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pays-Bas : Urgenda fait condamner l’État néerlandais pour non-respect de ses engagements climatiques</a></li>
<li><a href="http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1012690/trump-decrets-presidentiels-oleoducs-pipeline-keystone-xl-transcanada-dakota-access" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Trump relance les projets d’oléoducs Keystone XL et Dakota Access</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=PbHqOQLNfWA]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les records de températures sont régulièrement battus dans nos pays tempérés comme un peu partout sur la planète. Les victimes de ce bouleversement se multiplient et les réfugiés climatiques sont dorénavant légion. Face à ces dérèglements, certains états n’agissent pas ou trop peu, par incapacité à prendre des mesures, par absence de volonté ou par [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les records de températures sont régulièrement battus dans nos pays tempérés comme un peu partout sur la planète. Les victimes de ce bouleversement se multiplient et les réfugiés climatiques sont dorénavant légion. Face à ces dérèglements, certains états n’agissent pas ou trop peu, par incapacité à prendre des mesures, par absence de volonté ou par [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>La justice climatique s’invite dans les tribunaux</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/07/11/justice-climatique-sinvite-tribunaux/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Jul 2017 07:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Les conséquences du changement climatique se font, d’année en année, de plus en plus prégnantes. Face à ces dérèglements, nous ne sommes pas tous égaux, suivant où nous nous trouvons sur la planète. Certains états, n’agissent pas, ou trop peu, par incapacité ou par absence de volonté. Mais des associations commencent à entreprendre des actions [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les conséquences du changement climatique se font, d’année en année, de plus en plus prégnantes. Face à ces dérèglements, nous ne sommes pas tous égaux, suivant où nous nous trouvons sur la planète.</strong> Certains états, n’agissent pas, ou trop peu, par incapacité ou par absence de volonté. Mais des associations commencent à entreprendre des actions en justice contre les réfractaires.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Antonin Laurent</strong>, volontaire « justice climatique » en service civique à la <a href="https://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient. Qui sont les principales victimes du changement climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Dernièrement, nous avons eu des grosses vagues de chaleur en métropole. La canicule a été atteinte. Mais ce type d’évènement arrive de plus en plus un peu partout à la surface du globe, avec des sécheresses importantes associées. On peut en trouver de plus en plus dans les pays du Nord. Mais dans les pays du Sud, au Sahel ou au Brésil, dans la région de Sao Paulo, par exemple, on a des épisodes de sécheresse pluriannuels qui sont importants et posent de gros problèmes aux populations locales. Une étude montre que les vagues de chaleur sont meurtrières pour les populations, principalement pour les pays du Sud, du fait du réchauffement climatique. On estime qu’à l’horizon 2100, 75% de la population mondiale serait menacée par ce type d’épisodes caniculaires meurtriers. »</em></p></blockquote>
<p>Le paradoxe, c’est que les principales populations touchées par les effets du changement climatique vivent dans des pays qui sont de très petits émetteurs de gaz à effet de serre. Peut-on parler d’injustice pour ces pays en insécurité climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui. Si on regarde les émissions cumulées depuis 1850, début de la révolution industrielle, les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre sont issus des pays du Nord, c’est-à-dire l’Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis), l’Europe et la Russie. Le reste, 25%, c’est très peu du côté de l’Afrique ou de l’Amérique latine, ou en Asie. On voit que la responsabilité des pays du Nord est très importante, puisque ce sont les gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique, alors que les conséquences de ces changements vont avoir lieu davantage sur les pays du Sud et les populations les plus pauvres. Une étude de la Banque mondiale et une autre de la FAO montrent que les populations les plus vulnérables, les plus proches des problèmes de nutrition, sont les premières touchées par les conséquences du réchauffement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Le constat que vous faite est que la responsabilité des pays dit  « développés » est grande. Il y a pourtant eu l’accord de Paris, mais est-ce réellement suffisant ?</p>
<blockquote><p><em>« L’accord de Paris n’est clairement pas suffisant, d’abord en ce qui concerne les contributions de chaque pays et en particulier des pays riches. On voit, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, qu’il va falloir accentuer, notamment en Europe, nos efforts pour agir contre le réchauffement climatique. Mais ce qui est intéressant, c’est que, progressivement, on fait entrer dans le droit, le droit de l’environnement. On développe des outils juridiques, au niveau mondial par les accords internationaux, mais aussi au sein des états eux-mêmes, pour promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique. Il y a un certains états qui se prennent les pieds dans le tapis avec des associations qui attaquent en justice pour que ces états agissent davantage. Ces associations considèrent que l’inaction contre le réchauffement climatique est une atteinte grave aux droits de l’Homme, au droit à la vie, sachant que les conséquences seront extrêmes. »</em></p></blockquote>
<p>Parmi ces pays, les États-Unis se voient déjà convoqués devant la justice par des associations pour répondre de leur attitude passive devant le réchauffement climatique. C&rsquo;est ce que nous verrons cela la semaine prochain.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>La justice climatique s’invite dans les tribunaux</li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/06/24/climat-une-etudiante-en-droit-attaque-en-justice-le-gouvernement-neo-zelandais_5150512_1652612.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Climat : une étudiante attaque en justice le gouvernement néo-zélandais</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=rCpxspMmW5k]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les conséquences du changement climatique se font, d’année en année, de plus en plus prégnantes. Face à ces dérèglements, nous ne sommes pas tous égaux, suivant où nous nous trouvons sur la planète. Certains états, n’agissent pas, ou trop peu, par incapacité ou par absence de volonté. Mais des associations commencent à entreprendre des actions [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les conséquences du changement climatique se font, d’année en année, de plus en plus prégnantes. Face à ces dérèglements, nous ne sommes pas tous égaux, suivant où nous nous trouvons sur la planète. Certains états, n’agissent pas, ou trop peu, par incapacité ou par absence de volonté. Mais des associations commencent à entreprendre des actions [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Eau et climat : un web-documentaire pour la planète</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/06/27/eau-climat-web-documentaire-planete/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Jun 2017 07:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 11 juillet paraitra un web-documentaire rappelant le lien essentiel entre l’eau et le climat. Initié par l’association Une seule planète et la Fondation France libertés, ce web-doc, « Eau et climat, rendons l’eau à la terre », sera lancé à l’occasion d’un grand apéro numérique. Avec Perrine Bouteloup, volontaire Eau et climat à la Fondation France [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 11 juillet paraitra un web-documentaire rappelant le lien essentiel entre l’eau et le climat. Initié par l’association <a href="http://www.uneseuleplanete.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une seule planète</a> et la <a href="https://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France libertés</a>, ce web-doc, « Eau et climat, rendons l’eau à la terre », sera lancé à l’occasion d’un grand apéro numérique.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Perrine Bouteloup</strong>, volontaire Eau et climat à la <a href="https://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Ce web-documentaire prolonge le plaidoyer de France Libertés « Eau et climat, rendons l’eau à la terre ». Plus que jamais, le changement climatique met en lumière la nécessité d’assurer le bon fonctionnement du cycle de l’eau. En quoi le cycle de l’eau et le climat sont liés ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est plus précisément le grand cycle de l’eau qui est affecté par les activités humaines depuis 1960. Au travers différents mécanismes, soit dans l’industrie, le domaine agricole ou en zone urbaine, <strong>l’homme modifie le cycle de l’eau et le dérègle</strong>. Par le dérèglement du cycle de l’eau global, on retrouve le dérèglement du cycle de l’eau local. Par exemple en ville, pour limiter les processus de précipitation, d’infiltration ou d’évapotranspiration, on perturbe les transferts d’eau au sein d’un bassin versant. Donc les modifications de ce cycle de l’eau vont perturber les microclimats et vont renforcer les conséquences du changement climatique. On va retrouver une baisse de la quantité d’eau disponible dans les nappes phréatique, et cela aura tendance à augmenter les températures locales et à augmenter les épisodes de sécheresses ou d’inondations. »</em></p></blockquote>
<p>Ce lien entre l’eau et le climat fait donc l’objet d’un web-documentaire, présenté le 11 juillet, « Eau et climat, rendons l’eau à la terre ». Quel est le contenu de ce web-doc et son message ?</p>
<blockquote><p><em>« Le web-documentaire présente les liens qui existent entre le cycle de l’eau et le climat. Il cherche à mettre en avant les impacts des activités humaines sur le cycle de l’eau et à valoriser les moyens d’actions, localement, pour rétablir l’équilibre du cycle de l’eau. Le web doc est constitué de différentes étapes qui présentent ces interactions et qui expliquent comment le dérèglement du cycle de l’eau affecte le climat. Ensuite on explique nos moyens d’action en prenant <strong>l’eau comme levier d’action pour l’homme pour rétablir l’équilibre.</strong> Nous présentons les impacts connus dans le domaine de l’agriculture ou de l’industrie et exposer les alternatives qui existent aujourd’hui. <strong>On met en avant des projets qui ont déjà été réalisé</strong>, au Portugal ou en Afrique, ou des initiatives de gestion des eaux pluviales qui existent en France ou au Pérou. Ce sont des projets qui permettent de restaurer l’eau à la terre et de conserver les mécanismes qui existent au sein du cycle de l’eau pour rétablir cet équilibre et restaurer le climat. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_409633" aria-describedby="caption-attachment-409633" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-409633" src="/wp-content/uploads/2017/06/eau_et_climat-2-705x768.jpg" alt="" width="500" height="544" /><figcaption id="caption-attachment-409633" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Le web-doc présente une problématique illustrée par des exemples de terrain, des initiatives pratiques.</p>
<blockquote><p><em>« En ville, on va voir par exemple que beaucoup de mécanismes se mettent en place pour gérer les eaux pluviales pour ne pas que toutes les eaux de pluie aillent dans le tout à l’égout, puis dans les stations d’épuration et soient rejetées dans le milieu naturel. On va <strong>favoriser des espaces verts</strong> qui vont permettre d’infiltrer l’eau de pluie, de la garder localement dans le sol pour qu’elle soit ensuite évapo-transpirée par les plantes grâce à la chaleur et au rayonnement du soleil. Ce sont des mécanismes très simples mais qui permettent de conserver l’eau à l’endroit où elle tombe pour être ensuite restituée dans le cycle de l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Le lancement de ce web doc se fera lors d’un apéro numérique, participatif. De quoi s’agit-il ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un format de rencontre qui mélange la présentation du web doc, un peu formelle, avec la réflexion et la rencontre. Les participants vont former des groupes et auront des ordinateurs à disposition pour faire des propositions sur les thématiques et enrichir le web doc par des ressources ou par des exemples de nouvelles alternatives. Aujourd’hui on a un web-doc finalisé mais qui évoluera dans le temps. On va chercher tout au long des années à<strong> l’enrichir d’alternatives et de ressources documentaires</strong> et à le rendre de plus en plus concret, complet, pour qu’il s’ouvre plus tard à de nouvelles questions qui touchent l’eau et le climat. »</em></p></blockquote>
<p>Ce web doc est présentée en partenariat avec l&rsquo;association Une seule planète.</p>
<p>Bob</p>
<blockquote><p><em>« L’association Une seule planète est un programme d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale. Elle réunit plusieurs organisations dont France libertés. Son objectif est de <strong>sensibiliser les citoyens sur des questions de transition, d’alternatives</strong>, sur différentes thématiques. Cette sensibilisation se fait à travers une plateforme qui permet de créer ces parcours pédagogiques que sont les web-documentaires. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Plaidoyer Eau et climat</li>
<li><a href="http://www.uneseuleplanete.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une seule planète</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=riYlfYaM58A]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 11 juillet paraitra un web-documentaire rappelant le lien essentiel entre l’eau et le climat. Initié par l’association Une seule planète et la Fondation France libertés, ce web-doc, « Eau et climat, rendons l’eau à la terre », sera lancé à l’occasion d’un grand apéro numérique. Avec Perrine Bouteloup, volontaire Eau et climat à la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 11 juillet paraitra un web-documentaire rappelant le lien essentiel entre l’eau et le climat. Initié par l’association Une seule planète et la Fondation France libertés, ce web-doc, « Eau et climat, rendons l’eau à la terre », sera lancé à l’occasion d’un grand apéro numérique. Avec Perrine Bouteloup, volontaire Eau et climat à la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Extractivisme : stop aux zones de sacrifice</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/06/13/extractivisme-stop-aux-zones-de-sacrifice/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/06/13/extractivisme-stop-aux-zones-de-sacrifice/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2017 07:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[La lutte contre l’extractivisme constitue l’un des axes forts des actions de France libertés. La Fondation vient de publier un nouveau rapport intitulé « Stop aux zones de sacrifice ». Avec Marion Veber, chargée de mission « droits des peuples » à la Fondation France libertés. L’extractivisme fait-il partie de l’ADN de la Fondation France Libertés. Pourquoi est-ce si important [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La lutte contre l’extractivisme constitue l’un des axes forts des actions de France libertés. La Fondation vient de publier un nouveau rapport intitulé « Stop aux zones de sacrifice ».</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission « droits des peuples » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France libertés</a>.</li>
</ul>
<p>L’extractivisme fait-il partie de l’ADN de la Fondation France Libertés. Pourquoi est-ce si important ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela fait partie des thématiques fortes que l&rsquo;on traite aujourd&rsquo;hui à la Fondation. <strong>Ce modèle d&rsquo;exploitation des ressources naturelles est basées sur l&rsquo;excès et l&rsquo;irresponsabilité.</strong> Au regard des impacts sociaux, économiques, environnementaux et climatiques, on s&rsquo;est senti obligé de travailler dessus parce que ces impacts mettent à mal les droits humains. Aujourd&rsquo;hui,<strong> il y a 28% des violations de droits humains qui sont dus à ces activités extractives.</strong> C&rsquo;est une responsabilité importante. Quand on a commencé à travailler sur la question de l&rsquo;eau, nos partenaires sur le terrain notaient leurs préoccupations sur les activités de mines d&rsquo;or ou d&rsquo;hydrocarbures qui venaient mettre à mal l&rsquo;effectivité de leur droit à l&rsquo;eau. Les activités extractives sont une menace majeure pour ce droit. On a décidé d&rsquo;appuyer les luttes pour revendiquer la primauté des droits sur la recherche de profits. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_401259" aria-describedby="caption-attachment-401259" style="width: 252px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-401259 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/06/stop_aux_zones_de_sacrifice-252x357.jpg" alt="" width="252" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-401259" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>France Libertés publie un nouveau rapport sur cette thématique de l’extractivisme, le premier porté uniquement par la Fondation.  Quel est l’objet de cette publication ?</p>
<blockquote><p><em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;expliquer ce système extractiviste en décortiquant toutes les structures et les impacts. Il y a trois parties. Cela explique en quoi l&rsquo;extractivisme est un choix de civilisation qui a des conséquences dévastatrice partout sur la planète. <strong>Cela engendre aussi des pratiques autoritaires,</strong> comme la non-consultation des populations, la criminalisation de ceux qui vont s&rsquo;opposer au projet, ou la toute-puissance des multinationales qui vont se placer au-dessus des lois. La brochure se termine en essayant de donner des pistes d&rsquo;actions et de mobilisation. L&rsquo;objectif est de montrer que <strong>l&rsquo;extractivisme peut être dépassé</strong> et que l&rsquo;on peut tendre vers une société post-extractivisme. Dans cette optique, on considère que les peuples autochtones ont beaucoup à nous apporter. »</em></p></blockquote>
<p>Avec ce rapport, France Libertés souligne que l’extractivisme touche tout le monde, aussi bien en Afrique, en Amérique centrale, qu’en Europe.</p>
<blockquote><p><em>« Contrairement à une croyance largement répandue, où on pense que ces projets n’affectent que les populations autochtones, des communautés rurales ou des territoires non habités, cela peut toucher n’importe qui, à partir du moment il y a dans le sous-sol une ressource qui peut être exploitée et permettre d’engranger des profits à une entreprise ou un État. Nous, on essaie d’insister sur cette idée de zone de sacrifice. Cela concerne aussi la France, ou l’Allemagne, par exemple. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans cette brochure, une attention particulière est portée sur les peuples autochtones. Pourquoi s&rsquo;attarder aussi fortement sur cette question ?</p>
<blockquote><p><em>« Même si l’extractivisme touche toute le monde, il fait rappeler que les peuples autochtones sont les premiers touchés. Ils sont plus en lien avec leur environnement, plus dépendants des écosystèmes pour leur subsistances ou leurs traditions. Dès qu’un projet arrive sur leur territoire, les impacts sont d’autant plus forts pour eux. Par exemple, il y a 50 % de l’or du monde qui provient des territoires autochtones. Donc on voit bien que les territoires sur lesquels ils vivent sont fortement dotés de ressources naturelles et il y a donc un plus grand risque de projets sur leurs territoires. Ce sont aussi les premières victimes. <strong>En termes d’assassinats de défenseurs des droits humains et de l’environnement, il y a 40% des victimes qui sont autochtones</strong> et autant de violations de droits humains sont liées aux activités extractives. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_401262" aria-describedby="caption-attachment-401262" style="width: 535px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-401262 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/06/stop_aux_zones_de_sacrifice-Colombie-britannique-535x357.jpg" alt="" width="535" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-401262" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>La brochure montre également qu’il n’y a pas lieu de victimiser les peuples autochtones, mais qu’au contraire, ces peuples nous poussent à la résistance.</p>
<blockquote><p><em>« Ces peuples sont effectivement des victimes de l’extractivisme. Mais il ne faut pas les voir que comme des victimes.<strong> Il faut refuser cette victimisation</strong> comme le font par exemple les <a href="http://350pacific.org/pacific-climate-warriors/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacific Climate Warriors</a>, qui sont un groupe de peuples autochtones des îles du Pacifique qui sont dans la résistance et dans l’action. Ces peuples se mobilisent et il serait intéressant de s’allier à eux en tant que précurseurs dans la lutte contre l’extractivisme. De par leurs modes de vie et les philosophies qui les fondent, qui se basent sur un respect de l’environnement avec l’idée n’est pas au-dessus de l’environnement mais une partie des différents éléments de l’environnement, <strong>il y a un équilibre plus important entre nature et homme chez les peuples autochtones.</strong> Il faut donc s’inspirer de ces visions-là. Cela peut être des outils de lutte. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_401263" aria-describedby="caption-attachment-401263" style="width: 546px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-401263" src="/wp-content/uploads/2017/06/stop_aux_zones_de_sacrifice-Br&eacute;sil-546x357.jpg" alt="" width="546" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-401263" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Stop aux zones de sacrifices : pour des alternatives à notre système prédateur de ressources naturelles</li>
<li>Le droit à l’eau face aux activités extractives : des clés pour agir</li>
<li><a href="http://350pacific.org/pacific-climate-warriors/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacific Climate Warriors</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7PJ0V9cqlnc]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2017/06/13/extractivisme-stop-aux-zones-de-sacrifice/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La lutte contre l’extractivisme constitue l’un des axes forts des actions de France libertés. La Fondation vient de publier un nouveau rapport intitulé « Stop aux zones de sacrifice ». Avec Marion Veber, chargée de mission « droits des peuples » à la Fondation France libertés. L’extractivisme fait-il partie de l’ADN de la Fondation France Libertés. Pourquoi est-ce si important [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La lutte contre l’extractivisme constitue l’un des axes forts des actions de France libertés. La Fondation vient de publier un nouveau rapport intitulé « Stop aux zones de sacrifice ». Avec Marion Veber, chargée de mission « droits des peuples » à la Fondation France libertés. L’extractivisme fait-il partie de l’ADN de la Fondation France Libertés. Pourquoi est-ce si important [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>OMPI, les droits des peuples autochtones en discussion à l’ONU</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/06/06/ompi-droits-peuples-autochtones-discussion-a-lonu/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Jun 2017 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 12 juin, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’OMPI, débattra de la place des savoirs traditionnels, des ressources génétiques et des expressions culturelles traditionnelles dans le grand marché mondial. Ces questions sont au cœur des actions de France Libertés. La Fondation sera d’ailleurs présente à Genève lors de ces négociations. Avec Leandro Varison, chargé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 12 juin, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’<a href="http://www.wipo.int/portal/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">OMPI</a>, débattra de la place des savoirs traditionnels, des ressources génétiques et des expressions culturelles traditionnelles dans le grand marché mondial. Ces questions sont au cœur des actions de France Libertés. </strong></p>
<p>La Fondation sera d’ailleurs présente à Genève lors de ces négociations.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Leandro Varison</strong>, chargé de mission Droits des peuples à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>L’OMPI est un organisme des Nations Unies très peu connu. Comment définir ses missions ?</p>
<blockquote><p><em>« Cette institution spécialisée des Nations-Unies s’occupe de la gestion internationale de la propriété intellectuelle. Cela concerne les droits d’auteurs des brevets, des marques, des dessins, des modèles, des appellations d’origine. »</em></p></blockquote>
<p>Est-ce que c’est une simple instance consultative ou est-ce qu’elle a un vrai poids dans les grands textes internationaux ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une instance de négociation. Il y a 185 États membres de l’OMPI. Les délégations de ces États vont négocier l’élaboration des instruments normatifs qui vont régler la question au niveau international. Pour l’instant, il y a 24 traités internationaux gérés par l’OMPI. »</em></p></blockquote>
<p>Les peuples autochtones ont-ils un poids dans cette instance ?</p>
<blockquote><p><em>« Les seules parties aux négociations sont les États, comme dans la plupart des organisations internationales. A l’OMPI, les ONG peuvent avoir un statut consultatif. Elles peuvent être présentes aux discussions, elles peuvent avoir la parole, mais elles ne peuvent pas proposer de textes et n’ont pas de poids pour participer aux négociations. Mais <strong>l’OMPI a besoin de la présence des  peuples autochtones pour donner de la légitimité à ce qui est discuté</strong> et aux traités qui sont négociés. Sans la présence des peuples autochtones, ces traités n’auraient pas de légitimité. L’OMPI a mis un fond de participation volontaire. Les États, s’ils le veulent, donne de l’argent qui sert à financer le voyage des peuples autochtones jusqu’à Genève pour qu’ils puissent participer aux négociations. »</em></p></blockquote>
<p>Quel regard portent les États sur la présence des peuples autochtones dans cette instance ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela dépend de la bonne volonté des États. Certains sont plutôt favorables à la reconnaissance des droits des peuples autochtones, comme les États d’Amérique Latine, les États d’Asie du Sud, ou les États africains. En revanche, les pays du Nord, où siègent les entreprises et les instituts de recherche qui sont intéressés par l’exploitation économiques des savoirs traditionnels, ont tendance à s’opposer à ces droits, à essayer de bloquer l’avancée des travaux, comme l’Union européenne ou les États-Unis. De plus, des pays ne reconnaissent pas l’existence des peuples autochtones, comme la Chine ou <strong>la France, qui a par exemple demandé de supprimer l’expression « peuples autochtones » car elle ne reconnait pas ces peuples</strong>. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=pYZxqJCno44]
<p>Les ONG présentes à l’OMPI se font-elles les porte-paroles des peuples autochtones ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela a été le cas dans le passé. Aujourd’hui, ce sont les peuples autochtones eux-mêmes qui prennent la parole pour exposer leurs besoins, leurs revendications. Les ONG comme France Libertés essaient de soutenir la prise de position des peuples. <strong>Nous ne parlons pas à leur place.</strong> Nous essayons toujours de soutenir leurs positions. Nous finançons également la participation d’au moins un représentant autochtone à l’OMPI. »</em></p></blockquote>
<p>Une séance de négociations de l’OMPI démarre le 12 juin à Genève.  Qu’est-ce qui sera débattu ?</p>
<blockquote><p><em>« La thématique est la protection des expressions culturelles et traditionnelles. Par exemple, on voit fréquemment des entreprises qui vendent des vêtements inspirés de dessins Navajo. On trouve aussi des musiques qui s’inspirent des musiques traditionnelles des peuples autochtones. <strong>Cette exploitation économique des savoirs autochtones est faite sans demander l’avis des peuples autochtones.</strong> On ne les reconnait pas comme auteur de cette production artistique et on ne va pas partager avec eux les bénéfices économiques. Lors de la prochaine session, nous allons discuter pour voir comment la propriété intellectuelle peut s’emparera du sujet et comment protéger des droits collectifs. Car il faut savoir qu’aujourd’hui le système de la propriété intellectuelle est basé sur des droits individuels. L’auteur doit forcément être un individu. Alors que chez les peuples autochtones la plupart des ces expressions culturelles sont d’origine collectives. <strong>Le système actuel ne protège pas ces droits collectifs</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés sera à Genève mi-juin pour cette séance de négociations. Qu’est-ce qu’attend la Fondation de cette réunion ?</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés a un statut d’observateur. Nous soutenons ce que l’on appelle le Cocus autochtone. C’est un petit groupe de représentants autochtones qui essaie de faire pression sur les délégations. On explique par exemple que tel article ne protège pas les peuples mais plutôt l’industrie, ou que tel autre ne va pas protéger le droit moral des populations. Nous ne parlons pas à la place des peuples mais soutenons leurs positions. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.wipo.int/portal/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">OMPI, Organisation mondiale de la propriété intellectuelle</a></li>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’OMPI en quelques mots</a></li>
<li><a href="http://www.wipo.int/pressroom/fr/news/2016/news_0009.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’OMPI en trois minutes (en anglais)</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/France-Libertes-a-l-OMPI.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés et l’OMPI</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=TheoKJnqbUg]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 12 juin, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’OMPI, débattra de la place des savoirs traditionnels, des ressources génétiques et des expressions culturelles traditionnelles dans le grand marché mondial. Ces questions sont au cœur des actions de France Libertés. La Fondation sera d’ailleurs présente à Genève lors de ces négociations. Avec Leandro Varison, chargé [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 12 juin, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’OMPI, débattra de la place des savoirs traditionnels, des ressources génétiques et des expressions culturelles traditionnelles dans le grand marché mondial. Ces questions sont au cœur des actions de France Libertés. La Fondation sera d’ailleurs présente à Genève lors de ces négociations. Avec Leandro Varison, chargé [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Une feuille d’eau porteuse de messages d’humanité</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/05/30/feuille-deau-porteuse-de-messages-dhumanite-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 07:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[En 2010, France Libertés lançait la feuille d’eau, une gourde urbaine symbole de l’eau, bien commun de l’humanité. 7 ans après, la feuille d’eau s’est diversifiée pour multiplier les messages des porteurs d’eau. Avec Léna Bauer, chargée de la communication à France Libertés. La feuille d’eau se renouvèle et se décline sous différents messages. Quelle [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2010, France Libertés lançait la feuille d’eau, une gourde urbaine symbole de l’eau, bien commun de l’humanité. 7 ans après, la feuille d’eau s’est diversifiée pour multiplier les messages des porteurs d’eau.</p>
<p>Avec <strong>Léna Bauer</strong>, chargée de la communication à <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<p>La feuille d’eau se renouvèle et se décline sous différents messages. Quelle est l’idée qui est à l’origine de la création de cette feuille d’eau ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est le fruit d’une rencontre entre le designer Philippe Starck et Danielle Mitterrand. A l’époque elle cherchait à faire passer ses messages et son engagement de manière originale. Cette rencontre avec Philippe Starck a abouti à la feuille d’eau en 2010, une gourde qui porte le message <strong>« bien commun de l’humanité, l’eau n’a pas de prix. »</strong> »</em></p></blockquote>
<p>C’est donc le créateur, Philippe Starck, qui a réalisé cette feuille d’eau.  Quel était son cahier des charges ?</p>
<blockquote><p><em>« On ne peut pas dire qu’il y avait un cahier des charges. C’est vraiment deux personnalités qui ont insufflé leurs personnalités et leur engagement dans cette création. Ils ont voulu que la gourde soit utile et pratique, puisque cette gourde est plate et peut se glisser dans un sac, ou peut s’emporter facilement. <strong>C’est aussi un objet écologique</strong>. Elle est en plastique mais elle est recyclable. Elle ne comporte pas de bisphénol A, pas de phtalates. Elle permet d’éviter la production de déchets plastiques car elle remplace les bouteilles qui se jette à chaque utilisation. Sa durée de vie est d’à peu près deux ans. »</em></p></blockquote>
<p>A côté des différentes campagnes de la Fondation, cet objet peut paraitre anodin, voir futile. En quoi cette feuille d’eau joue-t-elle un rôle dans vos actions en faveur de l’eau ?</p>
<blockquote><p><em>« Elle a plusieurs rôles. Elle joue un rôle de sensibilisation. Il y a eu 300 000 feuilles d’eau de diffusées depuis son lancement, quelques dizaines de milliers depuis. <strong>Cela permet de porter le message que l’eau est la source essentielle de la vie pour tous les êtres vivants.</strong> Cela a un effet direct sur le nombre de déchets plastiques. Chaque année en France, il y a 5 milliards de bouteilles d’eau qui sont vendues. Cela fait 240 000 tonnes de matières plastiques. La feuille d’eau permet d’éviter ces déchets. Les bénéfices issus des ventes de feuilles d’eau sont versés directement à nos actions, soit à nos projets de terrain, soit à nos campagne de sensibilisation ou nos actions de plaidoyer pour défendre les droits humains ou les biens communs du vivant. »</em></p></blockquote>
<p>A qui s’adresse cette feuille d’eau ? Quels sont les utilisateurs ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a des citoyens, des militants, mais cela peut aussi être des organisations, des collectivités. Il y a des mairies ou des régions qui en ont achetées. Il y a des entreprises qui choisissent de les décliner pour les offrir à leurs employés ».</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_393661" aria-describedby="caption-attachment-393661" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-393661" src="/wp-content/uploads/2017/05/Les-porteurs-deau-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-393661" class="wp-caption-text">© France-Libertés</figcaption></figure>
<p>La feuille d’eau est liée à la campagne des porteurs d’eau. C’est quoi être porteur d’eau et où en est cette campagne 7 ans après ?</p>
<blockquote><p><em>« Le mouvement des Porteurs d’eau est né au Canada. Il existe en Italie au Brésil ou en France où c’est la Fondation France Libertés qui porte ce mouvement. C’est un citoyen, une institution qui affiche son engagement pour l’eau comme un bien commun et non pas comme une marchandise. <strong>Les porteurs d’eau refusent l’idée qu’un homme ou une femme puisse mourir par manque d’eau</strong> et porte l’idée que tout le monde est responsable, à son niveau, de la sauvegarde de l’eau. La feuille d’eau est le signe de reconnaissance de la communauté des porteurs d’eau ».</em></p></blockquote>
<p>La feuille d’eau n’est pas le seul objet porteur de ce message ?</p>
<blockquote><p><em>« La campagne « porteurs d’eau » continue de vivre aujourd’hui. Il y a la lame d’eau qui est la petite sœur de la feuille d’eau. C’est une carafe en verre. Et contrairement à la gourde, qui est un objet nomade, la carafe est utilisée dans les maisons, dans les restaurants ou les lieux de restauration collective ».</em></p></blockquote>
<p>La feuille d’eau se décline désormais avec différents messages qui sont en liens avec vos campagnes.</p>
<blockquote><p><em>« Actuellement, il y en a cinq. Il y a la feuille d’eau originale qui porte le message « L’eau n’a pas de prix ». Une autre est déclinée sur le thème des gaz de schistes, une autre sur l’eau et le climat, et enfin une feuille d’eau sortie à l’occasion des 30 ans de la Fondation, qui porte une citation poétique de Danielle Mitterrand <strong>« Comme l’idée engage l’action, le rêve engage la réalité »</strong>. On peut les retrouver sur le site ou dans certains magasins Biocoop. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_393660" aria-describedby="caption-attachment-393660" style="width: 318px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-393660" src="/wp-content/uploads/2017/05/lamedeau_131-318x357.jpg" alt="" width="318" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-393660" class="wp-caption-text">© France-Libertés</figcaption></figure>
<p>La feuille d’eau est disponible au prix de 5 euros sur la page de la boutique de France libertés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>La feuille d’eau</li>
<li>Le mouvement des porteurs d’eau</li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=I9zsXfUuANw]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>En 2010, France Libertés lançait la feuille d’eau, une gourde urbaine symbole de l’eau, bien commun de l’humanité. 7 ans après, la feuille d’eau s’est diversifiée pour multiplier les messages des porteurs d’eau. Avec Léna Bauer, chargée de la communication à France Libertés. La feuille d’eau se renouvèle et se décline sous différents messages. Quelle [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>En 2010, France Libertés lançait la feuille d’eau, une gourde urbaine symbole de l’eau, bien commun de l’humanité. 7 ans après, la feuille d’eau s’est diversifiée pour multiplier les messages des porteurs d’eau. Avec Léna Bauer, chargée de la communication à France Libertés. La feuille d’eau se renouvèle et se décline sous différents messages. Quelle [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Nicolas Hulot au gouvernement : entre espoirs et interrogations</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/05/23/nicolas-hulot-gouvernement-entre-espoirs-interrogations/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 07:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé la semaine dernière, le 17 mai. 22 ministres et secrétaires d’États ont été nommés par le président Emmanuel Macron. Des ministres de droite, de gauche, et de la société civile, et parmi eux, une surprise, la présence de l’animateur et journaliste Nicolas Hulot à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé la semaine dernière, le 17 mai. 22 ministres et secrétaires d’États ont été nommés par le président Emmanuel Macron.</strong></p>
<p>Des ministres de droite, de gauche, et de la société civile, et parmi eux, une surprise, la présence de l’animateur et journaliste Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette nomination laisse espérer de bonnes choses même si les craintes restent nombreuses.</p>
<ul>
<li>Avec Emmanuel Poilane, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>La présence de Nicolas Hulot à la tête d’un grand ministère de l’environnement est a priori rassurante, mais est-ce que ses positions très affirmées pourront être entendues au sein d’un gouvernement où certains membres ne sont pas totalement acquis à la cause écologique ?</p>
<blockquote><p><em>« Il est en charge d&rsquo;un ministère d&rsquo;État qui inclue l&rsquo;énergie. Connaissant le tempérament de Nicolas Hulot, c&rsquo;était très important qu&rsquo;il ait l&rsquo;Énergie pour peser sur les décisions qui seront prises. Sa nomination va au-delà de ces points précis. <strong>Ce qui fait sa force, c&rsquo;est sa conscience et son engagement pour la question de la lutte contre le changement climatique</strong> de façon globale. Nicolas Hulot n&rsquo;est pas juste quelqu&rsquo;un qui s&rsquo;intéresse à l&rsquo;environnement. Il a énormément travaillé pour imaginer une version compatible de la société avec la lutte contre le changement climatique.</em></p>
<p><em> Depuis plusieurs années, il est l&rsquo;un des acteurs qui pose la question du capitalisme, tels qu&rsquo;il est mis en œuvre aujourd&rsquo;hui, comme chemin irréconciliable avec la possibilité de travailler réellement à la lutte contre le changement climatique. Cela tranche avec d&rsquo;autres postes ministériels, notamment ceux confiés à des personnalités de LR avec Bruno Le Maire à l&rsquo;Économie qui n&rsquo;est pas du tout sur cette position. <strong>Ce sera très intéressant de vérifier les arbitrages et si Nicolas Hulot est bien le numéro 2 du gouvernement.</strong>« </em></p></blockquote>
<p>Sur les solidarités, l’accès à l’eau, le droit à l’eau, est-ce qu’un ministre tel que Nicolas Hulot peut être un point d’appui pour les actions et engagements de France Libertés ?</p>
<blockquote><p><em>« On est dans l&rsquo;expectative. Ce gouvernement vaudra si et seulement si les législatives permettent de dégager une majorité qui soit compatible avec le gouvernement tel qu&rsquo;il a été créé. Si on est dans la configuration d&rsquo;un gouvernement qui s&rsquo;installe et qui dure, alors un ministre, issu de la société civile devrait être plus à même à nous aider à faire avancer ces questions. Sur le droit à l&rsquo;eau, nous avons eu la sensation, à tort ou à raison, que Ségolène Royal était plutôt un frein que réellement engagée à nos côtés sur le droit à l&rsquo;eau.</em></p>
<p><em>C&rsquo;est important pour les associations d&rsquo;avoir un ministre issu de la société civile qui connaisse bien ces sujets et avec qui nous avons eu l&rsquo;occasion de travailler ensemble. <strong>Cela peut changer la donne s&rsquo;il a les pouvoirs de mettre en œuvre les politiques qu&rsquo;il souhaite porter</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Sur vos actions à l’international, comme la lutte contre l’extractivisme, le brevetage des savoirs des peuples autochtones ou sur les liens entre les entreprises transnationales, qu’espérer-vous du nouveau ministre sachant que le président Macron est un fervent partisan des traités tel que le CETA ou le TAFTA, alors Nicolas Hulot s’est clairement positionné contre ?</p>
<blockquote><p><em>« A priori, <strong>Emmanuel Macron aurait garanti à Nicolas Hulot le fait d&rsquo;enclencher un processus d&rsquo;audit de l&rsquo;accord du CETA</strong> pour en vérifier les tenants et les aboutissants en termes de lutte contre le changement climatique. Cela reste à vérifier. Mais cela montre qu&rsquo;il y a eu des négociations entre eux sur ces points-là. C&rsquo;est plutôt encourageant. Mais on sait que le ministère des Affaires étrangères est au cœur des négociations diplomatiques sur ces sujets-là. Avec l&rsquo;arrivée de monsieur Le Drian, on peut être interrogatif.</em></p>
<p><em>Il faut espérer qu&rsquo;il intègre bien dans ses nouvelles fonctions toute la dimension environnementale qui aura été au cœur de l&rsquo;action de Laurent Fabius, notamment à la Cop 21. On avait un ministre des Affaires étrangères qui était très engagé sur la question environnementale. Il faut souhaiter que l’on ait demain un ministre des Affaires étrangères qui soit capable de travailler avec Nicolas Hulot de façon très forte. <strong>Avec l&rsquo;accord de Paris, la France est légitime pour être au cœur d&rsquo;un pool de nations ambitieuses sur le sujet</strong>. On attend du gouvernement qu&rsquo;il soit sur ces lignes-là.</em></p>
<p><em>Avec Nicolas Hulot c&rsquo;est possible. Soit il peut travailler et faire avancer sur cette ligne, et la société civile sera avec lui pour que l&rsquo;on aille plus vite. Soit il ne peut pas et il faudra qu&rsquo;il quitte ce gouvernement très rapidement pour ne pas perdre toute la crédibilité qu&rsquo;il a aujourd&rsquo;hui. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé la semaine dernière, le 17 mai. 22 ministres et secrétaires d’États ont été nommés par le président Emmanuel Macron. Des ministres de droite, de gauche, et de la société civile, et parmi eux, une surprise, la présence de l’animateur et journaliste Nicolas Hulot à [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé la semaine dernière, le 17 mai. 22 ministres et secrétaires d’États ont été nommés par le président Emmanuel Macron. Des ministres de droite, de gauche, et de la société civile, et parmi eux, une surprise, la présence de l’animateur et journaliste Nicolas Hulot à [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Lilo : vos activités sur internet sont utiles contre l’extractivisme</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/05/16/lilo-vos-activites-internet-utiles-contre-lextractivisme/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 May 2017 07:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[Régulièrement dans Monde Solidaire, nous vous parlons des actions de la Fondation France Libertés Mais ces projets qu’elle mène en France et à l’étranger ont un coût. Et c’est là que votre présence sur internet peut être utile. Avec Camille Dechambre, chargée de communication à France Libertés. Cette semaine vous venez nous parler d’un moteur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Régulièrement dans Monde Solidaire, nous vous parlons des actions de la Fondation France Libertés Mais ces projets qu’elle mène en France et à l’étranger ont un coût. Et c’est là que votre présence sur internet peut être utile.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Camille Dechambre</strong>, chargée de communication à <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>Cette semaine vous venez nous parler d’un moteur de recherche un peu plus futé que les autres, <a href="http://www.lilo.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lilo</a>, qui va vous permette à France Libertés d’agir plus efficacement. Qu’est-ce que Lilo, a de particulier ?</p>
<blockquote><p><em>« Lilo, c’est un moteur de recherche alternatif et utile avec lequel chacun peut faire ses recherches quotidiennes sur internet tout en finançant gratuitement des projets à visée sociale ou environnementale. Il faut savoir que, <strong>chaque année, chacun de nous rapporte 30€ aux moteurs de recherche grâce à la publicité</strong>. Lilo utilise cet argent pour financer des causes utiles. Il reverse la moitié de ses revenus publicitaires à des projets que les internautes peuvent choisir. »</em></p></blockquote>
<p>Concrètement comment ça marche ?</p>
<blockquote><p><em>« A chaque recherche effectuée <strong>sur Lilo, on cumule des gouttes d’eau qui sont ensuite transformées en dons</strong> reversés à des projets associatifs. Vous pouvez choisir à quel projet vous versez vos gouttes d’eau. Chaque goutte d’eau compte. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_335632" aria-describedby="caption-attachment-335632" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-335632 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/01/Lilo-financement_fr-635x323.png" width="635" height="323" /><figcaption id="caption-attachment-335632" class="wp-caption-text">© Lilo</figcaption></figure>
<p>Au lieu de donner de l’argent à Google, l’argent généré par nos recherches va aller à Lilo et vous permettre de mener notamment des actions contre l’extractivisme. Qu&rsquo;est-ce que ce terme recouvre ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>L’extractivisme,</strong> ce sont toutes les activités qui touchent à l’extraction de produits minéraux. Cela concerne les minerais, les gaz, les hydrocarbures, comme les mines à ciel ouvert ou les forages de gaz de schiste. L’extractivisme a des graves conséquences. Il <strong>détruit les écosystèmes</strong> et on assiste aussi à <strong>des violations de droits humain</strong>s partout dans le monde. Cela concerne tout le monde. On fait de l’extraction en France, en Amérique latine, en Afrique, en Asie. France Libertés, dans ses actions et dans son plaidoyer, met en avant des pratiques de résistance aux projets extractifs. Entre 2014 et 2016, France Libertés a financé neuf projets de terrain, qui défendent le droit à l’eau face aux activités extractives. La Fondation organise des évènements pour sensibiliser à cette question et donne la parole aux peuples autochtones qui sont les plus touchés par les industries extractives. »</em></p></blockquote>
<p>Quel soutien attendez-vous de ce partenariat avec Lilo ? Quels sont  ces projets que vous espérez pouvoir mener à bien ?</p>
<blockquote><p><em>« Jusqu’ici, France Libertés a financé des projets, fait du plaidoyer et de la sensibilisation. Aujourd’hui on souhaite améliorer notre action et mener une campagne médiatique autour de l’extractivisme pour faire connaître cette problématique au plus grand nombre. <strong>Nous voulons aussi mener une action juridique de grande ampleur</strong> pour lutter contre des entreprises ciblées qui violent les droits humains. Cela nécessite de grands moyens. Donc, par la plateforme Lilo, les internautes pourront nous aider financièrement, mais gratuitement pour eux. C’est une nouvelle opportunité de se mobiliser de manière simple et gratuite. »</em></p></blockquote>
<p>Ce partenariat avec Lilo va-t-il rester ponctuel ou est-ce que l’on peut imaginer d’autres liens entre le moteur de recherche et vos actions ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est le premier partenariat avec Lilo. On est en phase de test. C’est un projet de long terme. On attend de voir l’impact que l’on peut avoir auprès des internautes. <strong>L’expérience pourra être renouvelée</strong> pour financer d’autres actions comme la défense du droit à l’eau, ou pour donner de la voix aux peuples autochtones dans la défense de l’environnement. »</em></p></blockquote>
<p>Le mode d&#8217;emploi de Lilo ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut se rendre sur <a href="http://www.lilo.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le site de Lilo</a>, télécharger la plateforme qui s’incruste sur Google et faire ses recherches tous les jours. Les gouttes d’eau s’accumulent. De temps en temps, vous pouvez aller sur la plateforme et choisir les projets auxquels vous voulez reverser vos gouttes d’eau sous forme de dons. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_335630" aria-describedby="caption-attachment-335630" style="width: 227px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-335630 size-full" src="/wp-content/uploads/2017/01/IMlogoheader.png" width="227" height="144" /><figcaption id="caption-attachment-335630" class="wp-caption-text">© Lilo</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Soutenez-gratuitement-le-projet-de-france-libertes.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soutenez gratuitement le projet de France Libertés</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Resistons-ensemble-a-l.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Résistons à l’extractivisme</a></li>
<li><a href="http://www.lilo.org/fr/france-libertes-lutte-contre-lextractivisme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés lutte contre l’extractivisme</a></li>
</ul>
<p style="text-align: left"> [youtube https://www.youtube.com/watch?v=ZkJbMlzyf_Y]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Régulièrement dans Monde Solidaire, nous vous parlons des actions de la Fondation France Libertés Mais ces projets qu’elle mène en France et à l’étranger ont un coût. Et c’est là que votre présence sur internet peut être utile. Avec Camille Dechambre, chargée de communication à France Libertés. Cette semaine vous venez nous parler d’un moteur [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Régulièrement dans Monde Solidaire, nous vous parlons des actions de la Fondation France Libertés Mais ces projets qu’elle mène en France et à l’étranger ont un coût. Et c’est là que votre présence sur internet peut être utile. Avec Camille Dechambre, chargée de communication à France Libertés. Cette semaine vous venez nous parler d’un moteur [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>La ressource en eau : une préservation essentielle mais difficile</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/05/09/ressource-eau-preservation-essentielle-difficile/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 07:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Sensibiliser, plaider et agir, ce sont les trois volets de l’action de France Libertés. Depuis 30 ans, la Fondation soutient des projets de terrain pour défendre les droits humains, les biens communs du vivant et pour préserver les savoirs traditionnels des communautés locales pour s’en inspirer. Cette année, quatre projets portés par des associations locales [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sensibiliser, plaider et agir, ce sont les trois volets de l’action de France Libertés. Depuis 30 ans, la Fondation soutient des projets de terrain pour défendre les droits humains, les biens communs du vivant et pour préserver les savoirs traditionnels des communautés locales pour s’en inspirer.</strong></p>
<p>Cette année, quatre projets portés par des associations locales œuvrant au quotidien pour préserver la ressource en eau, sont soutenus par la Fondation.</p>
<p><a href="/2017/05/02/droit-a-leau-actions-de-terrains-soutenues-france-libertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La semaine dernière, Monde solidaire a évoqué les projets soutenus en Afrique subsaharienne et en Équateur</a>, des actions de formation et de sensibilisation. Direction cette semaine Les États-Unis et l&rsquo;Uruguay.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Nadja Bedock</strong>, chargée de mission Eau bien commun à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Uruguay, France Libertés soutient l’association <a href="https://www.redes.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">REDES</a>, une branche locale des Amis de la Terre,  qui a une action plus politique .</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif du projet est de provoquer un changement politique dans la vision de l’eau et sa gestion durable et participative au niveau local, en renforçant les capacités des institutions et des communautés rurales. Les activités menées visent à apporter une expertise juridique sur les accords signés entre l’État uruguayen et les entreprises transnationales extractives telles que Total. Et il s’agit également  de <strong>participer activement aux échanges avec les autorités nationales compétentes en matière d’eau.</strong> REDES va vraiment chercher à impulser des politiques alternatives et protectrices du droit à l’eau pour tous et générer un véritable débat public. C’est effectivement un projet très politique. L’idée est d’amplifier ce débat public impulsé par REDES et  d’y ajouter la <strong>mise en valeur des alternatives de développement local pour ces territoires ruraux.</strong> La mise en place de l’agroécologie comme mode de développement est l’une des solutions. »</em></p></blockquote>
<p>Aux États-Unis, France Libertés apporte son soutien à une communauté de défense de l’environnement. On imagine pourtant que là-bas les associations sont organisées. Quel est votre contribution sur ce droit à l’eau aux États-Unis ? Existe-t-il ?</p>
<blockquote><p><em>« <a href="https://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le CELDF</a>, notre partenaire aux Etats-Unis, travaille dans la lutte contre la menace extractive que représente le fracking (fracturation hydraulique) ou l’exploitation des gaz de schistes. C’est une activité qui est extrêmement développée sur certains territoires aux Etats-Unis. Le CELDF est une association de juristes qui travaillent sur la structure de la loi. <strong>Aux Etats-Unis, il existe un droit des entreprises à l’eau mais pas un droit humain à l’eau.</strong> L’association va chercher à agir auprès des communautés locales afin de faire passer des chartes communautaires. Ces textes de loi, qui reconnaissent le droit à l’eau pour les communautés humaines et naturelles dans les limites d’un territoire donné, privilégient les usages humains et naturels aux usages industriels. Le CELDF va apporter <strong>un appui juridique à la rédaction des chartes qui sont soumises au vote citoyen.</strong> L’ambition est de donner des outils juridiques en introduisant des procédés de démocratie participative assez efficaces. <strong>De nombreux territoires ont voté le bannissement d’activités extractives.</strong> La première ville à l’avoir voté est celle de Pittsburg. Le CELDF est très actif auprès de communautés en Pennsylvanie, en Oregon ou en Ohio. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-303408" src="/wp-content/uploads/2016/07/droit-&agrave;-leau-bleu-309x357.jpg" alt="" width="309" height="357" /></p>
<p>Quels sont les points communs à tous ces projets ?</p>
<blockquote><p><em>« Toutes ces associations cherchent à renforcer les capacités des populations locales face aux activités extractives. L’objectif est de permettre aux communautés d’être acteurs dans la défense de leur droit à l’eau sur le long terme. C’est cet objectif qui anime le travail de nos partenaires locaux. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Les projets de terrain de France Libertés</li>
<li><a href="/2017/05/02/droit-a-leau-actions-de-terrains-soutenues-france-libertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Liberté</a>s</li>
<li><a href="https://www.redes.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">REDES (Amis de la Terre)</a></li>
<li><a href="https://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CELDF, Community Environmental Legal Defense Fund</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=fVx&#8211;MuG4vE]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Sensibiliser, plaider et agir, ce sont les trois volets de l’action de France Libertés. Depuis 30 ans, la Fondation soutient des projets de terrain pour défendre les droits humains, les biens communs du vivant et pour préserver les savoirs traditionnels des communautés locales pour s’en inspirer. Cette année, quatre projets portés par des associations locales [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Sensibiliser, plaider et agir, ce sont les trois volets de l’action de France Libertés. Depuis 30 ans, la Fondation soutient des projets de terrain pour défendre les droits humains, les biens communs du vivant et pour préserver les savoirs traditionnels des communautés locales pour s’en inspirer. Cette année, quatre projets portés par des associations locales [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Libertés</title>
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		<pubDate>Tue, 02 May 2017 07:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau. Avec Nadja Bedock, chargée de mission Eau [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Nadja Bedock</strong>, chargée de mission Eau bien commun à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Quelle est l’optique de ce soutien que vous apportez aux projets locaux depuis la création de la fondation ?</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif de la Fondation c’est d’agir par trois modes complémentaires, <strong>sensibiliser, plaider et agir</strong>. C’est au titre de ce troisième volet que France Libertés soutient des projets de terrain depuis sa création il y a 30 ans. On a toujours adopté une relation à double sens dans ces projets de terrain. L’objectif est de soutenir des actions d’intérêt général mais aussi d’apprendre des concepts et des pratiques venus d’ailleurs. Il s’agit à la fois de <strong>défendre les droits humains et les biens communs du vivant</strong>, mais aussi de préserver les modes de vie et les savoirs traditionnels des communautés locales et de nous en inspirer. »</em></p></blockquote>
<p>En cette année 2017 vous avez choisi de soutenir plus particulièrement quatre projets. En Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis. Comment s’est faite cette sélection  ?</p>
<blockquote><p><em>« Ces quatre choix s’inscrivent dans le prolongement d’un appel à projet lancé en 2014 sur le droit à l’eau face aux activités extractives. Dans ce cadre, neuf projets avaient été soutenus. Quatre d’entre eux nous ont sollicités pour un prolongement de notre soutien. Cela nous a paru justifié car c’était des projets aux objectifs de longue haleine travaillant sur un changement profond et politique sur leur terrain d’action. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_96497" aria-describedby="caption-attachment-96497" style="width: 508px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-96497" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Droit-&agrave;-leau-France-Libert&eacute;s.jpg" alt="" width="508" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-96497" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>En Afrique sub-saharienne vous soutenez la Gaïa Fondation qui s’est engagée dans un projet de formation et de sensibilisation des populations ?</p>
<blockquote><p><em>« La <a href="http://www.gaiafoundation.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaïa Fondation</a> est un partenaire britannique qui agit un peu partout dans le monde et plus spécifiquement en Afrique afin d’organiser une société civile capable de résister à l’extension massive des activités extractives en Afrique subsaharienne. Entre 2014 et 2016 plusieurs supports ont été réalisés, des rapports, des affiches, des vidéos, des kits de formation pour sensibiliser les acteurs locaux. Cela visait à éclairer les impacts de l’industrie extractive sur les ressources en eau au niveau local et régional. L’objectif, c’est de transformer et rassembler ces supports en un kit de mobilisation et d’information intitulé « l’eau, c’est la vie ». Car <strong>il est essentiel pour les populations locales d’avoir accès aux informations clés sur les menaces que représentent ces activités</strong> pour construire une mobilisation locale. L’autre ambition est de pouvoir diffuser ce kit au-delà de l’Afrique subsaharienne, auprès des partenaires de Gaïa Fondation et de France Libertés, pour qu’un maximum de communautés touchées par ces activités extractives puissent être accompagnées. »</em></p></blockquote>
<p>En Equateur, c’est une assemblée des communautés locales qui qui s’est engagée pour préserver l’eau des pollutions.</p>
<blockquote><p><em>« Notre partenaire Accion Ecologica en Equateur agit dans la zone pétrolière Libertador qui est une zone exploitée par l’entreprise étatique Petroamazonas. Au vu des pollutions provoquées par cette exploitation pétrolière, une assemblée sociale permanente des communautés affectées a été créée. Elle rassemble des délégués de 25 communautés rurales ou peuples autochtones. Accion Ecologica accompagne cette assemblée pour<strong> permettre aux acteurs locaux de porter eux-mêmes leurs revendications.</strong> Elle l’aide à s’affirmer comme un interlocuteur incontournable face à l’Etat et l’entreprise dans les travaux de réhabilitation des sols et des ressources en eau. Le programme va poursuivre le renforcement des capacités de cette assemblée qui existe depuis 2015 et d’apporter un soutien dans des activités notamment de sensibilisation à destination des enfants et des adolescents des communautés. »</em></p></blockquote>
<p>La semaine prochaine nous irons en Uruguay et aux Etats-Unis pour les deux autres projets que la Fondation accompagne, toujours dans cette optique de préservation de la ressource en eau.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Les projets de terrain de France Libertés</li>
<li>Accion Ecologica</li>
<li><a href="http://www.gaiafoundation.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaia fondation</a></li>
<li><a href="https://fr-fr.facebook.com/thegaiafoundationmalta/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gaia fondation sur Facebook</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6_vokZr0fx8]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau. Avec Nadja Bedock, chargée de mission Eau [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau. Avec Nadja Bedock, chargée de mission Eau [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Montagne d’Or : la biodiversité de la Guyane menacée</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/04/11/montagne-dor-la-biodiversite-de-la-guyane-menacee/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Apr 2017 07:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Montagne d’Or ! C’est le nom choisi, à dessein, pour un méga projet de mine d’or en Guyane. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent contre ce qu’ils considèrent come une aberration industrielle. Avec Marion Veber, chargée de mission Droit des peuples à la Fondation France Libertés Dans Monde Solidaire la semaine dernière, nous avons abordé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Montagne d’Or ! C’est le nom choisi, à dessein, pour un méga projet de mine d’or en Guyane. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent contre ce qu’ils considèrent come une aberration industrielle.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droit des peuples à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Dans <a href="/2017/04/04/guyane-laberration-dune-mega-dor/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Monde Solidaire la semaine dernière</a>, nous avons abordé l&rsquo;impact social de ce projet de mine d&rsquo;or, dans un contexte politique et social de fortes tensions.</p>
<p>Cette semaine regardons les origines de Montagne d&rsquo;Or. Quelles sont les entreprises qui sont derrière ce projet ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un consortium canadien et russe. D’un côté, il y a <strong>Colombus Gold, une compagnie minière canadienne</strong> qui a les concessions minières depuis 2011 et le permis d’exploration. De l’autre côté, pour l’exploitation, il y a <strong>Nordgold, une entreprise russe,</strong> qui a été décriée pour son action de mines d’or au Burkina Faso. Tout un rapport de l’ONG <a href="https://actiondecareme.ch/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Action de Carême</a> montre les conséquences et la mise à mal du mode de vie des populations au Burkina Faso. »</em></p></blockquote>
<p>Est-il encore indispensable d’extraire de l’or ?</p>
<blockquote><p><em>« Cela interroge sur ce que l’on peut qualifier de besoin réel. Nous, nous considérons que <strong>c’est une aberration industrielle</strong>, aujourd’hui, d’être dans de telles proportions. Ce qu’il faut savoir c’est que la majorité de l’or qui est extrait part pour le secteur de la joaillerie, à 57%. Pour le reste, 35% va au secteur bancaire. Et <strong>il n’y a seulement que 8% de l’or extrait qui part pour l’usage industriel</strong>, que l’on pourrait donc qualifier de nécessaire. En plus, en 2015, le recyclage a fourni trois fois plus d’or que ce que les industriels avaient besoin, alors que la filière du recyclage est sous-développée. Cela nous invite à poser cette question du besoin réel ou pas. Cette extraction est loin d’être indispensable. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_366530" aria-describedby="caption-attachment-366530" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-366530" src="/wp-content/uploads/2017/04/Montagne-dor-476x357.jpg" alt="" width="476" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-366530" class="wp-caption-text">© Collectif Or de question</figcaption></figure>
<p>Quels sont les risques que ce projet fait porter sur l’environnement ?</p>
<blockquote><p><em>« Les risques sont multiples. Avec ce projet Montagne d’Or, en Guyane, on se trouve entre deux réserves naturelles. Les risques sont graves, puisque <strong>cela porterait atteinte au poumon de la planète et à la biodiversité.</strong> On est sur des conséquences environnementales classiques. Il y a un nombre de déchets miniers conséquents avec l’utilisation de produits chimiques importants et très toxiques qui peuvent se retrouver dans l’environnement lors des pluies drainantes. Il y a donc des risques majeurs pour le milieu hydrographique de la région. L’autre risque porte sur la question des résidus miniers qui vont être stockés. On a vu au Brésil qu’il y a eu une rupture de digue. Quand cela arrive, ce sont des tonnes de liquides extrêmement toxiques qui se déversent sur l’ensemble du territoire et qui vont le contaminer pour des temps au-delà de l’échelle humaine et <strong>mettre à mal la biodiversité et les populations locales</strong> qui vivent non loin de l’exploitation minière. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_366529" aria-describedby="caption-attachment-366529" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-366529 size-medium" src="/wp-content/uploads/2017/04/Or-de-question-357x357.jpg" alt="" width="357" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-366529" class="wp-caption-text">© Collectif Or de question</figcaption></figure>
<p>18 organisations se mobilisent contre ce projet. Que demandez-vous concrètement au gouvernement français ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous appelons à l’arrêt immédiat du projet. Il faut ouvrir le débat et inviter la population à s’informer concrètement des conséquences sociales, économiques et environnementales que l’on peut espérer ou non. C’est à chacun de se positionner en ayant tous les éléments en tête. C’est pour cela qu’il y a des conférences publiques qui sont organisées pour faire monter le débat. Actuellement la quasi majorité de la sphère politique est pour le projet. Il faut ouvrir le débat. <strong>Nous demandons un moratoire sur l’exploitation minière à grande échelle</strong>. Si ce projet voit le jour, c’est la porte ouverte à toutes les multinationales étrangères qui pourraient venir exploiter les ressources du sous-sol guyanais aux dépens d’une richesse inestimable que constitue l’Amazonie et au dépens des populations locales. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_361848" aria-describedby="caption-attachment-361848" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-361848 size-large" src="/wp-content/uploads/2017/04/infographie_sur_montagne_d_or-543x768.png" alt="" width="543" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-361848" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Non-a-la-mega-mine-d-or.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Non à la méga-mine d’or industrielle en Guyane</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/La-foret-guyanaise-menacee-par-les-mines-d-or" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La forêt guyanaise menacée par les mines d’or</a></li>
<li><a href="https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1084/non-a-la-mine-d-or-industrielle-en-foret-guyanaise" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pétition : Non à la mine d’or industrielle en forêt guyanaise</a></li>
<li><a href="https://fr-fr.facebook.com/ordequestion/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Or de question</a></li>
<li><a href="/2017/04/04/guyane-laberration-dune-mega-dor/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Guyane, l&rsquo;aberration d&rsquo;une méga mine d&rsquo;or</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=O_E0httM1Ik]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Montagne d’Or ! C’est le nom choisi, à dessein, pour un méga projet de mine d’or en Guyane. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent contre ce qu’ils considèrent come une aberration industrielle. Avec Marion Veber, chargée de mission Droit des peuples à la Fondation France Libertés Dans Monde Solidaire la semaine dernière, nous avons abordé [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Montagne d’Or ! C’est le nom choisi, à dessein, pour un méga projet de mine d’or en Guyane. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent contre ce qu’ils considèrent come une aberration industrielle. Avec Marion Veber, chargée de mission Droit des peuples à la Fondation France Libertés Dans Monde Solidaire la semaine dernière, nous avons abordé [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Guyane : l’aberration d’une méga mine d’or</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/04/04/guyane-laberration-dune-mega-dor/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/04/04/guyane-laberration-dune-mega-dor/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 07:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde Solidaire est en Guyane cette semaine. Le département au cœur de l’actualité avec une situation sociale et économique est des plus préoccupantes. Santé, éducation, emploi, sécurité, mais aussi situation sanitaire sont au cœur des revendications… Les questions de l’eau et de l’environnement sont  entre autres très problématiques. 18 organisations, dont France Libertés, pointent, depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde Solidaire est en Guyane cette semaine. Le département au cœur de l’actualité avec une situation sociale et économique est des plus préoccupantes.</strong></p>
<p>Santé, éducation, emploi, sécurité, mais aussi situation sanitaire sont au cœur des revendications… Les questions de l’eau et de l’environnement sont  entre autres très problématiques. 18 organisations, dont France Libertés, pointent, depuis déjà pas mal de temps, un projet de méga mine d’or, baptisé <a href="http://www.france-libertes.org/Non-a-la-mega-mine-d-or.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Montagne d’or »</a>, qui doit démarrer en 2018.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droit des peuples à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Qu&rsquo;est-ce exactement que ce projet « Montagne d’or » ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France. Pour l’ensemble des associations mobilisées, c’est vraiment un cas emblématique de ce que l’on appelle l’extractivisme, cette volonté d’exploiter de manière effrénée les ressources naturelles. Dans ce contexte guyanais, on est dans la partie amazonienne avec une mine qui se situe entre deux réserves intégrales de biodiversité que sont Lucifer et Dékou-Dékou. Ce projet est une aberration. Pour montrer le gigantisme, il faut imaginer le creusement d’une fosse de 2,5 kilomètres de long, 500 mètres de large, 400 mètres de profondeur. Une fois terminée, la fosse pourra accueillir l’équivalent de 32 Stades de France. On est sur un volume de déchets miniers de 400 millions de mètres cubes, soit cinq Dunes du Pilat. Et pour obtenir 1,5 grammes d’or, il faudra extraire une tonne de roche. Cette roche est ensuite transformée en déchet stérile. Au niveau des besoins énergétiques, c’est encore colossal, avec l’équivalent de 20% de la consommation annuelle de la Guyane ou 100% de la ville de Cayenne, uniquement pour une mine d’or. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_361848" aria-describedby="caption-attachment-361848" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-361848 size-large" src="/wp-content/uploads/2017/04/infographie_sur_montagne_d_or-543x768.png" alt="" width="543" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-361848" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Le côté économique et social du projet est à prendre en compte. Quel est son impact, sur les populations ? Qu’est-ce qu’il met en péril ?</p>
<blockquote><p><em>« Il met en péril l’équilibre du mode de vie des populations qui va probablement être bouleversé. S’il ne l’est pas par un accident au départ, il le sera au moins lors de la construction avec le passage de camions, la construction de routes… L’argument que l’on a souvent entendu de la part des politiques et des industriels, c’est que l’entreprise promet des emplois, 1 000 en phase de construction, 800 en phase d’exploitation. Il faut rappeler que l’exploitation ne sera que de treize ans. Selon nous, on peut revoir ces estimations à la baisse quand on compare avec ce qui s’est fait à l’échelle mondiale. On peut aussi questionner le nombre d’emplois qui seront vraiment locaux. L’entreprise s’engage à 90% d’emplois locaux, mais dit que ce ne sera pas effectif au départ, qu’il faudra un temps de formation. Cela permet de relativiser cette promesse d’emplois. Est-ce qu’il ne serait pas plus pertinent de créer de l’emploi dans le secteur de la biodiversité, sa protection, sa mise en valeur, dans le tourisme. Au-delà de la question de l’emploi, il y a celle de la consultation publique, du débat public. Il y en a eu très peu. Est-ce que oui ou non la population a envie de ce projet minier ? C’est un problème majeur de démocratie. On est avec des populations locales autochtones qui, d’après la loi française, sont censées être consultées. Elles ne l’ont pas été. C’est un problème de violation de droit. Il faut aussi rappeler qu’il y a presque 30% des violations des droits de l’homme qui sont liées à des activités extractives. Donc on peut s’attendre à ce genre de conséquences en Guyane, sur le droit à l’eau, à l’environnement ou la criminalisation des personnes qui pourraient s’opposer à ce projet industriel. »</em></p></blockquote>
<p>Dans le contexte social actuel,  les conséquences de ce projet sont-elles prises en compte ? Quelle est la mobilisation sur place ?</p>
<blockquote><p><em>« Les organisations qui sont mobilisées en Guyane sur le projet Montagne d’Or essaient de faire monter la question auprès de la Préfecture. Elles ont remis leurs revendications le 25 mars avec la volonté d’interroger sur l’intérêt de cette mine d’or dans le cadre de la mobilisation sur l’avenir de la Guyane. Est-ce qu’on ne peut pas créer de l’emploi ailleurs ? Est-ce que l’Etat français pourrait respecter les réglementations en termes de consultation ? Il y a la volonté pour les associations nationales qui se mobilisent de mettre en question ces choix industriels et économiques. »</em></p></blockquote>
<p>La semaine prochaine nous reviendrons sur la mobilisation autour de ce projet de mine d’or et sur son impact environnemental.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Non-a-la-mega-mine-d-or.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Non à la méga-mine d’or industrielle en Guyane</a></li>
<li><a href="https://reporterre.net/La-foret-guyanaise-menacee-par-les-mines-d-or" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La forêt guyanaise menacée par les mines d’or</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=hhs3aqlxHZo]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Monde Solidaire est en Guyane cette semaine. Le département au cœur de l’actualité avec une situation sociale et économique est des plus préoccupantes. Santé, éducation, emploi, sécurité, mais aussi situation sanitaire sont au cœur des revendications… Les questions de l’eau et de l’environnement sont  entre autres très problématiques. 18 organisations, dont France Libertés, pointent, depuis [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Monde Solidaire est en Guyane cette semaine. Le département au cœur de l’actualité avec une situation sociale et économique est des plus préoccupantes. Santé, éducation, emploi, sécurité, mais aussi situation sanitaire sont au cœur des revendications… Les questions de l’eau et de l’environnement sont  entre autres très problématiques. 18 organisations, dont France Libertés, pointent, depuis [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Face à Veolia, France Libertés ne se taira pas</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/03/14/face-a-veolia-france-libertes-ne-se-taira/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/03/14/face-a-veolia-france-libertes-ne-se-taira/#comments</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 08:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia. Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia.</strong></p>
<p>Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> et la <a href="http://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile-de-France</a>. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, France Libertés n’a pas l’intention de se taire.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Sur quoi portent ces plaintes de Veolia à votre encontre ?</p>
<blockquote><p><em>« Depuis plusieurs mois, Veolia nous faisait comprendre par courrier qu’ils souhaitaient, qu’on retire, de notre site internet notamment, toutes les informations où l’on dit qu’ils ont des pratiques illégales. Pour ne pas envenimer les choses, à chaque courrier, on retirait les éléments d’informations concernés, pour voie de pacification. Mais en aucun cas on ne voulait arrêter de communiquer sur ces pratiques illégales, puisqu’il y en a toujours.</em></p>
<p><em>Donc Veolia a fait le choix de porter plainte contre nous, non pas sur quelque chose d’inadmissible, mais sur plein de petites choses. Il y a quatre plaintes qui ont été déposées conter nous pour des faits relativement similaires. Cela permet de multiplier les procédures, donc de multiplier les frais. Donc<strong> on considère que ce sont clairement des poursuites « bâillons ».</strong> Veolia, plutôt que d’arrêter ses pratiques illégales, préfère mettre son énergie à nous empêcher de communiquer dessus. C’est pour cela que nous lançons cette <a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/collectes/on-ne-se-taira-pas" target="_blank" rel="noopener noreferrer">campagne de crowdfunding</a>, à la fois pour faire connaitre cette situation et faire savoir qu’on ne se taira pas. Et on invite ceux qui nous soutiennent à verser, même une petite somme, pour nous aider à couvrir les frais d’avocat.</em></p>
<p><em>Ce qui caractérise ce genre de procédure, c’est que c’est du pénal. On s’attaque aux personnes et pas aux institutions. Cela coute relativement cher en frais de justice. <strong>L’argent que l’on a pour aider les victimes des coupures illégales, on va être obliger d’en mettre pour nous défendre</strong>, nous même, contre les attaques de Veolia. C’est pour cela que nous appelons à l’aide. Cela nous permettra aussi d’aider plus de victimes. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_352942" aria-describedby="caption-attachment-352942" style="width: 479px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-352942" src="/wp-content/uploads/2017/03/T&eacute;moignages-France-Libert&eacute;s-479x357.jpg" alt="" width="479" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-352942" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Ces plaintes en diffamation interviennent alors que les coupures d’eau continuent, d’où votre volonté de ne pas vous taire ?</p>
<blockquote><p><em>« On vient de reposer deux plaintes contre Veolia, l’une à Toulon, l’autre à Nanterre, qui vont être jugées courant mars, pour des coupures d’eau et des réductions de débit illégales. C’est un petit peu comme si Veolia se refusait à appliquer la loi et essayait de nous empêcher de parler. C’est pour cela que l’on a appelé la campagne « on ne se taira pas ». <strong>En aucun cas, les attaques de Veolia ne nous font peur.</strong> Mais c’est clair qu’on a besoin d’aide pour être en mesure pour continuer le combat et faire en sorte que les victimes qui témoignent sur notre site tous les jours, puissent être aidées au cas par cas. On espère que cette campagne permettra à Veolia de se rendre compte que l’énergie qu’ils doivent mettre, c’est d’arrêter ces pratiques illégales. »</em></p></blockquote>
<p>Les autres acteurs de l’eau semblent avoir cessé leurs pratiques. Il y a des  différences de stratégie entre les entreprises de l’eau ?</p>
<blockquote><p><em>« La vraie différence de stratégie, on l’a vu chez <strong>Suez</strong>. Dès la première condamnation que l’on a obtenue ils ont Immédiatement convoqué le service client. <strong>Ils ont réorganisé le processus. Ils ont fait en sorte d’accorder des délais de paiement systématique.</strong> Ils ont vraiment mis en place une stratégie pour retrouver du lien entre leur service client et les usagers du service public qui leur sont confiés. Alors que chez Veolia, c’est l’inverse. On les a vu s’arque-bouter contre nous en partant du principe que c’était de notre faute. Alors que nous ne faisons qu’aider les personnes qui viennent vers nous. A partir du moment où on n’a plus de cas qui viennent de chez Suez, on n’a plus de problème avec Suez. Le jour où l’on n’aura plus de témoignages qui viendront de chez Veolia, on n’aura plus de problème avec Veolia. On ne comprend pas leur stratégie. On a quasiment l’impression que Veolia prend cela de manière très personnelle. Au lieu de regarder leurs pratiques, ils ont plutôt décider de nous considérer comme les méchants associatifs qui empêchent les multinationales de fonctionner. Cette attaque en diffamation est le symptôme d’une réussite pour nous. Cela montre que <strong>la campagne que l’on mène pour mettre un terme aux coupures illégales fonctionne.</strong> Mais cette stratégie de Veolia est d’un autre âge. Il n’est d’ailleurs pas exclu que <strong>la Fondation travaille à proposer un texte législatif pour empêcher les multinationales de mener ce type de plaintes baillons</strong>, qui n’ont d’autre ambition que d’empêcher les associations de parler. On n’est pas les seules à subir ce genre d’attaques. </em><em>C’est une pratique très répandue au Canada. Le parlement canadien a voté une loi pour empêcher ces plaintes baillons. On aura de la matière, à partir de ce qui s’est fait au Canada pour faire une proposition en France sur ce sujet. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est l’objectif en termes de collecte pour cette campagne de financement participatif ?</p>
<blockquote><p><em>« Les frais d’avocat qui sont liés à la plainte en diffamation, on est obligé de les payer. C’est pour cela que l’<strong>on a lancé un crowdfunding à hauteur de 15 000 euros.</strong> Si jamais cela marche bien, et si on récupérait plus de 15 000 euros, cela nous aiderait à porter d’autres cas en justice de personnes victimes des pratiques illégales de Veolia, pour que les choses rentrent dans l’ordre. Si on pouvait transformer cette attaque en un plaidoyer pour que Veolia respecte le droit et qu’il y ait plus de moyens pour aider les familles victimes de ces pratiques illégales, ce serait une réussite. »</em></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="On ne se taira pas !" frameborder="0" width="696" height="522" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x5dedw5&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture"></iframe></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/On-ne-se-taira-pas.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« On ne se taira pas », l’appel au financement participatif de France Libertés</a></li>
<li><a href="https://www.helloasso.com/associations/france-libertes-fondation-danielle-mitterrand/collectes/on-ne-se-taira-pas" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La campagne de financement participatif de France Libertés</a></li>
<li><a href="http://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile-de-France</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=B5io2D5V0gA]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia. Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia. Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Plus de 220 000 personnes contre la biopiraterie de Coca-Cola</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/03/07/plus-de-220-000-personnes-contre-biopiraterie-de-coca-cola/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 08:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons. Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons.</strong></p>
<p>Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du cola respecte les droits des Guarani, ce peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil.</p>
<ul>
<li>Au mois de novembre, <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, nous détaillait ce qu’était cette biopiraterie.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. <strong>Il s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles,</strong> en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent  concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.</em></p>
<p><em>Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_350486" aria-describedby="caption-attachment-350486" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-350486" src="/wp-content/uploads/2017/03/Brevets-et-savoirs-traditionnels.jpg" alt="" width="630" height="315" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/03/Brevets-et-savoirs-traditionnels.jpg 630w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/03/Brevets-et-savoirs-traditionnels-300x150.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/03/Brevets-et-savoirs-traditionnels-600x300.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/03/Brevets-et-savoirs-traditionnels-264x132.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /><figcaption id="caption-attachment-350486" class="wp-caption-text">© Public Eye</figcaption></figure>
<p>Une biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.</p>
<blockquote><p><em>« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, <strong>si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité.</strong> C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »</em></p></blockquote>
<p>En brevetant la Stevia, Coca-Cola s’est approprié une plante, connue de longue date par les Guaranis, pour ses produits allégés en sucre.</p>
<blockquote><p><em>« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par les Guarani. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or l<strong>es Guarani n’ont jamais permis l’accès à leurs savoirs</strong> ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_264610" aria-describedby="caption-attachment-264610" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-264610" src="/wp-content/uploads/2016/01/Stevia-Guarani-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-264610" class="wp-caption-text">© Keystone, Florian Kopp</figcaption></figure>
<p>Ces appropriations des savoirs et techniques ancestraux des peuples autochtones ont des conséquences sur leur survie.</p>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité. La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais i<strong>l y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.</strong></em></p>
<p><em>Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficiles pour les peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6Qlj2vzWA_Q]
<p><strong>C’est donc par une pétition en ligne que France Libertés demande à Coca-Cola d’ouvrir des négociations avec les Guaranis pour un partage équitable des avantages issus des produits à base de Stevia.</strong></p>
<p><strong>Plus de 220 000 personnes</strong> ont déjà apporté leur soutien à cette <a href="https://actions.sumofus.org/a/coca-cola-partagez-les-profits-percus-grace-aux-produits-a-base-de-stevia/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">campagne</a>. Pourquoi-pas vous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Share Stevia : signez la petition</li>
<li><a href="https://actions.sumofus.org/a/coca-cola-partagez-les-profits-percus-grace-aux-produits-a-base-de-stevia/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coca-cola, cessez de voler les savoirs traditionnels des Guaranis </a></li>
<li><a href="https://guarani.publiceye.ch/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les Guaranis face aux multinationales</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Enjeux.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : enjeux éthiques et environnementaux</a></li>
<li><a href="https://www.ladb.ch/medias/communique-de-presse/press/stevia_des_entreprises_suisses_profitent_de_la_biopiraterie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Stevia : des entreprises suisses profitent de la biopiraterie</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=dE84gsj5-qo]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons. Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons. Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le droit à l’eau en suspens, ou enterré ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/02/28/droit-a-leau-suspens-enterre/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 08:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[La mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est pas encore tout à fait une réalité. La semaine dernière, les sénateurs ont largement nettoyé la proposition de loi, votée au mois de juin dernier à l’Assemblée nationale. La discussion a été interrompue, faute de temps. Le texte devra donc revenir [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est pas encore tout à fait une réalité. La semaine dernière, les sénateurs ont largement nettoyé la proposition de loi, votée au mois de juin dernier à l’Assemblée nationale.</strong></p>
<p>La discussion a été interrompue, faute de temps. Le texte devra donc revenir au Sénat, mais pas avant l’été prochain. La fin de la session parlementaire laisse donc en suspens un texte qui devait donner de l’air aux plus démunis.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Cette proposition de loi est le fruit de cinq années de travail des associations pour valider le droit à l’eau pour tous. Quel est l’esprit du texte ?</p>
<blockquote><p><em>« La volonté du texte était de mettre en adéquation la loi française avec les engagements internationaux de la France aux Nations Unies. La France avait signé la résolution sur le droit à l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous en juillet 2010. <strong>L’article 1 du projet de loi inscrivait le droit à l’eau pour tous en France.</strong> Ensuite, le texte visait à remettre l’eau au cœur de nos villes et de nos villages avec des fontaines, des toilettes et des douches publiques. Cela fait consensus  globalement dans un grand nombre de rapport. A l’Assemblée, il y avait vraiment la volonté de traduire cela. La dernière chose était de mettre en place une aide pour les deux millions de familles qui galèrent pour avoir accès à l’eau, en leur garantissant une aide préventive leur permettant de ne pas avoir à aller chercher une aide curative, souvent humiliante ou inaccessible. On a fait en sorte d’écrire cette proposition de loi pour qu’elle soit la moins contraignante possible, et qu’elle puisse permettre une réelle avancée du droit à l’eau dans le pays. <strong>Il y avait cinq groupes parlementaires à l’Assemblée qui étaient dans une vraie dynamique de consensus avec les associations.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Malgré tout, la semaine dernière, les sénateurs ont réussi à stopper net le processus. Plusieurs dispositions ont été retoquées. Qu’est-ce qui s’est passé ? Sur quoi cela a achoppé ?</p>
<blockquote><p><em>« La première chose, c’est que le gouvernement ne s’est jamais opposé à la proposition de loi, mais il a toujours fait en sorte de la freiner, voire d’en supprimer le financement à l’Assemblée en juin dernier. Cette position du gouvernement, qui n’a pas souhaité travailler avec nous pour que cela aille vite, nous a mis dans une situation politique compliquée. On est arrivé au Sénat en toute fin de mandature. <strong>On a donc été très surpris de la position de la droite sénatoriale.</strong> En commission, le 15 février, on avait réussi à obtenir une abstention du groupe centriste et le vote d’un sénateur LR en faveur du texte. Cela avait permis de faire voter conforme le texte en commission. En plénière au Sénat, <strong>dans un mouvement très politicien, on s’est retrouvé avec le groupe LR et le groupe centriste qui ont voté contre le texte, en supprimant un à un l’ensemble des articles.</strong> »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-303408" src="/wp-content/uploads/2016/07/droit-&agrave;-leau-bleu-309x357.jpg" alt="" width="309" height="357" /></p>
<p>C’est vraiment l’esprit du texte qui a été remis en cause. Qu’est-ce qui a été supprimé ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui était très choquant, à la fois pour les rapporteurs de ce texte, les sénateurs qui ont voté pour, et surtout pour les associations, c’est que <strong>la droite sénatoriale a supprimé l’article 1</strong>. Et l’article 1 c’est juste l’inscription du droit à l’eau en France, en lien avec les textes internationaux qui ont été signé à l’époque où Nicolas Sarkozy était président. Donc, <strong>la droite sénatoriale renie, par ce vote, les engagements internationaux de la France.</strong> C’était quand même le plus choquant. Derrière, il y a eu des arguments plus absurdes les uns que les autres. C’était une vraie volonté d’obstruction politicienne, et pas quelque chose de réfléchi sur le fond. Les sénateurs n’ont pas fait l’effort de vérifier avec les députés tous les échanges qui avaient eu lieu, dans le cadre des auditions, avec les acteurs des collectivités territoriales. Elles étaient favorables à l’article 2. Il a été supprimé par les sénateurs, sur l’objet que cela allait faire une charge supplémentaire pour les collectivités territoriales, alors qu’elles, ne voyaient pas le problème. On est dans un moment politique absurde avec la destruction de cette proposition de loi. »</em></p></blockquote>
<p>Humainement, comment analyser cela, par rapport aux plus démunis et à l’esprit de ce qui est en jeu ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui est très intéressant, c’est que l’<strong>on voit le déni des sénateurs de droite sur la situation des Français qui vivent en précarité.</strong> Il y a un déni sur le fait qu’il y ait entre 100 000 et 300 000 Français qui vivent sans accès à l’eau, qui galèrent pour trouver des points d’eau. Il y a un déni sur le fait qu’il y ait 2 millions de familles qui n’arrivent pas à payer leur facture d’eau. Un sénateur de l’Ardèche a même dit que, chez lui, il n’y avait aucun Français qui manquait d’eau. <strong>C’est une vision complètement fermée d’une France qui n’existe pas.</strong> Ce sont des sénateurs qui feraient bien de retourner sur le terrain pour comprendre exactement ce qui se passe. Aujourd’hui, <strong>ils sont complètement déconnectés de la réalité.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>La navette parlementaire est maintenant interrompue pour plusieurs mois. Le Sénat ne reprendrait pas ses travaux avant au moins l’été. Comment abordez-vous cette période ? Qu’est-ce que vous comptez-vous faire ?</p>
<blockquote><p><em>« On sait, grâce à un sondage que l’on avait fait avec Ipsos, que les Français étaient très favorables à cette idée de mettre en place des fontaines, des toilettes, des douches, et à la mise en place de cette aide préventive. 90 à 95% des Français étaient favorables à cette démarche. <strong>Il faut que les Français sachent que, s’ils votent pour des députés et des sénateurs de droite, ils proposent une France qui nie la réalité des plus démunis</strong> et qui nie la solidarité nécessaire pour que ces familles puissent être aidées. Pour nous, c’est plein d’arguments pour la campagne qui s’ouvre. Il faut espérer, qu’après la présidentielle et les législatives, on ait un président, un gouvernement et une Assemblée qui puissent porter cette thématique du droit à l’eau pour tous, dans l’idée de mettre simplement les textes français en accord avec la signature française sur la scène internationale. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/La-droite-senatoriale-enterre-la-proposition-de-loi-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l’eau potable et à l’assainissement : la droite sénatoriale enterre la proposition de loi</a></li>
<li><a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-droit-a-l-eau-et-a-l-assainissement-rejete-par-les-senateurs,79827" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l’eau et à l’assainissement rejeté par les sénateurs</a></li>
<li><a href="http://www.senat.fr/leg/ppl16-416.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le texte de la proposition de loi examinée au Sénat le 22 février 2017</a></li>
<li><a href="http://www.senat.fr/cra/s20170222/s20170222_3.html#par_113" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Compte-rendu des débats des sénateurs le 22 février 2017</a></li>
<li><a href="/2016/07/19/droit-a-leau-premiere-etape-capitale/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l’eau : première étape capitale</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8hqcnmap7VQ]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est pas encore tout à fait une réalité. La semaine dernière, les sénateurs ont largement nettoyé la proposition de loi, votée au mois de juin dernier à l’Assemblée nationale. La discussion a été interrompue, faute de temps. Le texte devra donc revenir [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est pas encore tout à fait une réalité. La semaine dernière, les sénateurs ont largement nettoyé la proposition de loi, votée au mois de juin dernier à l’Assemblée nationale. La discussion a été interrompue, faute de temps. Le texte devra donc revenir [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Pour une politique jeunesse ambitieuse au Kurdistan</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/02/14/pour-une-politique-jeunesse-ambitieuse-au-kurdistan/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2017/02/14/pour-une-politique-jeunesse-ambitieuse-au-kurdistan/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 08:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Chomette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://frequenceterre.com/?p=340625</guid>

					<description><![CDATA[Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés qui fuient les conflits, dont 500 000 enfants. Le Kurdistan irakien accueille sur son territoire des populations traumatisées par la guerre. Dans les camps de réfugiés, l’isolement et l’inactivité s’ajoutent aux nombreux traumatismes. Pour favoriser la résilience et resocialiser ces peuples déracinés, la Fondation France Libertés lance [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés qui fuient les conflits, dont 500 000 enfants. Le Kurdistan irakien accueille sur son territoire des populations traumatisées par la guerre. Dans les camps de réfugiés, l’isolement et l’inactivité s’ajoutent aux nombreux traumatismes.</strong></p>
<p>Pour favoriser la résilience et resocialiser ces peuples déracinés, la Fondation France Libertés lance pour trois ans un projet d’éducation et de formation au sein même de ces camps.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, chargé de mission à <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Fidèle à l’engagement de Danielle Mitterrand, la Fondation s’attache à nouveau à venir en aide au peuple kurde. Pourquoi, et quelle est l’idée de ce projet ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée est d’amener une valeur ajoutée, quelque chose qui manque dans les camps de réfugiés et de déplacés du Kurdistan irakien. La Fondation a eu l’occasion d’être présente sur place depuis plusieurs années avec la Fondation Léo Lagrange. Nous avons mené des actions à destination de la jeunesse kurde. Nous avons pu observer que <strong>dans ces camps, les enfants avaient accès à un peu d’éducation, 3h par jour</strong>, et avaient peu accès à des activités constructives. D’autres ONG sont actives et proposent des activités récréatives, mais qui ne permettent pas d’accéder à une forme d’épanouissement, ni à leur permettre de reprendre vie, d’aller de l’avant et de laisser leur traumatisme derrière eux. »</em></p></blockquote>
<p>Le but premier du projet est d’extraire ces enfants de leur traumatisme pour les amener vers autre chose, de plus pacifique.</p>
<blockquote><p><em>« Cela va être à la fois individuel et collectif. A travers des activités d’éducation populaire, de l’animation périscolaire ou extrascolaire, en faisant beaucoup de théâtre d’activités d’expression, de coopération, <strong>les enfants vont pouvoir regarder de l’avant, sortir de leur traumatisme et s’imaginer un futur.</strong> Ils ont accès aussi plus d’apprentissage que ce qu’ils vont trouver à l’école. L’autre but c’est la préparation de la reconstruction de la paix. Face à nous, on a des enfants traumatisés, qui ont subi la guerre et qui reproduisent par moment les actes de guerre de leurs parents ou ce qu’ils ont pu voir. <strong>On essaie de travailler avec les enfants à des actions non-violentes</strong>, et notamment entre les différentes communautés. Car au sein d’un même camp vous pouvez avoir différentes communautés qui ont eu l’occasion de se battre par le passé. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_340770" aria-describedby="caption-attachment-340770" style="width: 576px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-340770" src="/wp-content/uploads/2017/02/camp_bardarash_-_kurdistan_irakien.jpg" alt="" width="576" height="266" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/02/camp_bardarash_-_kurdistan_irakien.jpg 576w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/02/camp_bardarash_-_kurdistan_irakien-300x139.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/02/camp_bardarash_-_kurdistan_irakien-264x122.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /><figcaption id="caption-attachment-340770" class="wp-caption-text">© Fondation Léo Lagrange &#8211; Camp Bardarash Kurdistan irakien</figcaption></figure>
<p>Le projet s&rsquo;articule autour d&rsquo;activités de formation, pédagogique et culturelle et va se dérouler sur 3 ans. Comment se met-il en œuvre ?</p>
<blockquote><p><em>« Le programme a démarré en septembre 2016 avec le recrutement d’une coordinatrice expatriée et d’un salarié local. L’idée, c’est d’agir dans neuf camps sur trois ans, donc trois camps par an. A chaque fois, nous formons douze animateurs que l’on va salarier. Depuis novembre, nous sommes sur trois camps, et à partir de l’été prochain, nous démarrerons dans trois autres camps. Et on finira par un dernier cycle. Pour être dans une idée d’échange et d’apport de connaissances, et <strong>pour que les compétences restent sur place, on va développer un parcours de formation de formateurs</strong> à destination des jeunes kurdes. On va les former à devenir formateurs, et ce seront eux, ensuite, qui mettront en place les formations en direction des animateurs de ces camps. Ainsi, derrière, il restera une trace et on pourra avoir des gens qui reviennent dans leur région d’origine et qui pourront continuer de développer des activités d’éducation populaire. »</em></p></blockquote>
<p>Combien d&rsquo;enfants sont-ils concernés ?</p>
<blockquote><p><em>« Sur trois ans, notre cible est de l’ordre de 5 000 à 6 000 enfants. Mais on s’aperçoit que nos chiffres manquaient d’ambition. On a déjà touché plus de 1 500 enfants en l’espace de cinq mois. Donc on va être sur 10 000 enfants sur trois ans. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés ne travaille pas seule sur ce programme. Quels sont les partenaires pour sa mise en œuvre ? Et est-ce que le gouvernement kurde est-il partie prenante ?</p>
<blockquote><p><em>« En France, on travaille de manière très étroite avec la <a href="http://www.leolagrange.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation Léo Lagrange</a>, car ils ont des compétences sur la formation et l’animation péri et extrascolaires. Mais ce qui est important, c’est de travailler au maximum à la fois avec le gouvernement et les ONG locales. <strong>Tout le travail a été co-construit avec le ministère de la Jeunesse et de la Culture du gouvernement régional kurde</strong>, avec qui nous avons une convention de partenariat depuis plusieurs années. Nous allons pouvoir faire reconnaitre ces formations d’animateurs et de formateurs. Notre volonté est aussi de travailler avec les ONG locales, comme <a href="http://www.cdo-iraq.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CDO </a>(<a href="http://www.unhcr.org/partners/ngodirectory/4ea917eb27/civil-development-organization.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Civil Development Organization</a>), une association kurde qui a une quinzaine d’années, qui est très active dans les camps notamment sur l’approche des besoins vitaux des populations et sur les violences faites aux femmes. »</em></p></blockquote>
<p>D&rsquo;autres ONG locales seront associées à ce programme. Le projet bénéficie également du soutien de l’Agence française du développement et de la mairie de Paris.</p>
<figure id="attachment_340771" aria-describedby="caption-attachment-340771" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-340771" src="/wp-content/uploads/2017/02/instantane-kurdistan-536x357.jpg" alt="" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-340771" class="wp-caption-text">© Fondation Léo Lagrange</figcaption></figure>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Agir-pour-la-jeunesse-au-Kurdistan-irakien.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agir pour la jeunesse au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/leducation-populaire-au-kurdistan-irakien/#.WI8-u_K3TiU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’éducation populaire au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/lanimation-peri-et-extrascolaire-au-kurdistan-irakien/#.WJxLfjXE0mg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le programme Education au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/developpement-de-lanimation-peri-et-extrascolaire-pour-les-enfants-refugies-et-deplaces-du-kurdistan-irakien/#.WJxM_TXE0mg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Développement de l’animation péri et extrascolaire au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="http://www.unhcr.org/partners/ngodirectory/4ea917eb27/civil-development-organization.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CDO, Civil Development Organization</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=KHQGE3INkvs]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés qui fuient les conflits, dont 500 000 enfants. Le Kurdistan irakien accueille sur son territoire des populations traumatisées par la guerre. Dans les camps de réfugiés, l’isolement et l’inactivité s’ajoutent aux nombreux traumatismes. Pour favoriser la résilience et resocialiser ces peuples déracinés, la Fondation France Libertés lance [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés qui fuient les conflits, dont 500 000 enfants. Le Kurdistan irakien accueille sur son territoire des populations traumatisées par la guerre. Dans les camps de réfugiés, l’isolement et l’inactivité s’ajoutent aux nombreux traumatismes. Pour favoriser la résilience et resocialiser ces peuples déracinés, la Fondation France Libertés lance [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Agir pour la jeunesse au Kurdistan irakien</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/02/07/agir-jeunesse-kurde/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 08:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde solidaire s’attarde cette semaine sur la situation du Kurdistan irakien où deux millions de réfugiés et de déplacés vivent dans des camps après avoir fui la guerre. Fidèle à ses engagements, la Fondation France Liberté se lance pour trois ans dans un programme d’éducation et de formation à destination de ces populations isolées, dont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde solidaire s’attarde cette semaine sur la situation du Kurdistan irakien où deux millions de réfugiés et de déplacés vivent dans des camps après avoir fui la guerre.</strong></p>
<p>Fidèle à ses engagements, la Fondation France Liberté se lance pour trois ans dans un programme d’éducation et de formation à destination de ces populations isolées, dont les besoins psychologiques et sociaux restent importants.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Jérémie Chomette</strong>, chargé de mission à <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, de retour du Kurdistan irakien.</li>
</ul>
<p>Quelle est la situation du Kurdistan irakien ?</p>
<blockquote><p><em>« Le Kurdistan est une région qui est à cheval sur quatre pays, la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak. Nous, nous sommes actifs sur le Kurdistan irakien, une région au nord de l’Irak. Sa particularité est d’être une région autonome à l’intérieur d’un Etat, l’Irak. <strong>On estime à deux millions de personnes réfugiées et déplacées.</strong> Il y a des réfugiés qui arrivent de Syrie, entre 250 000 et 400 000 personnes. Et il y a un grand nombre d’Irakiens qui se déplacent vers le Kurdistan irakien. Ils vivent dans 49 camps. <strong>On a entre 7 000 et 15 000 personnes dans ces camps.</strong> Les plus grands peuvent accueillir jusqu’à 30 000 personnes. »  </em></p></blockquote>
<figure id="attachment_338864" aria-describedby="caption-attachment-338864" style="width: 492px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-338864" src="/wp-content/uploads/2017/02/carte_kurdistan-492x357.jpg" alt="" width="492" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-338864" class="wp-caption-text">© Institut kurde de Paris</figcaption></figure>
<p>L’engagement de France Libertés au Kurdistan irakien n’est pas nouveau. Danielle Mitterrand a très tôt pris fait et cause pour le peuple kurde. Elle l’a soutenu dès 1988.</p>
<blockquote><p><em>« Le soutien de la Fondation a démarré après l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Anfal</a>, la tentative de génocide de Saddam Hussein sur le peuple kurde, notamment après le massacre d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Halabja</a>. <strong>En 1989-1989, Saddam Hussein a fait gazer la ville, soit plus de 6 000 personnes</strong>, et a enclenché un processus de guerre qui a provoqué le départ de nombreuses populations, parties se réfugier en Turquie et en Iran. Danielle Mitterrand ayant entendu parler du massacre, elle a souhaité se rendre dans les camps de réfugiés en Turquie et en Iran. C’est là où elle a découvert ce qui s’est passé, ce qui a provoqué chez elle une grande colère. »</em></p></blockquote>
<p>A l’heure actuelle, dans quelles conditions vivent ces réfugiés dans les camps du Kurdistan irakien ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut imaginer que c’est un peu comme des villes. Les personnes vivent sous tente, avec toute la partie sanitaire et la cuisine, et un accès limité à l’électricité et à l’eau. Mais on est plutôt dans des bonnes conditions pour des camps. <strong>Les populations kurdes ayant elles-mêmes été réfugiées dans le passé, elles ont fait un effort important pour accueillir ces populations.</strong> Il y a aussi un accès à l’éducation, même si c’est un peu restreint, environ trois heures d’école par jour pour les enfants. Il y aussi un hôpital dans chaque camp. Les conditions sont difficiles, mais restent remarquables pour des camps de réfugiés et de déplacés, en comparaison à d’autres camps dans la région, comme au Liban et en Jordanie. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ces populations qui sont déracinées et pour faire face à leur souffrance sociale et psychologique,  France Libertés se lance dans un programme d’éducation et de formation à destination de la population des camps et notamment de la jeunesse. De quoi s’agit-il ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut revenir un peu en arrière pour comprendre le projet. La dernière fois où Danielle Mitterrand s’est rendue au Kurdistan irakien, en 2009, elle avait rencontré le président et plusieurs personnes du gouvernement régional autonome. Elle s’est dit qu’il fallait faire quelque chose pour la jeunesse, car on était sur <strong>une nation qui était en train de voir le jour</strong>. Elle s’est rapprochée de la Fédération Léo Lagrange, une fédération d’éducation populaire. Ensemble, <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et la <a href="http://www.leolagrange.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération Léo Lagrange </a>ont appuyé le gouvernement kurde dans la mise en place de formations des cadres de la jeunesse pour développer les politiques de jeunesse. Cela s’est fait de 2013 à 2016. Lorsque nous étions sur place, est arrivée la guerre et la crise des réfugiés et des déplacés. Nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de mener, dans ces camps, des actions d’animation périscolaire et extrascolaires, qui puissent <strong>permettre aux enfants de s’épanouir et d’évacuer les traumatismes.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>La semaine prochaine, nous reviendrons en détails un peu plus longuement sur ce programme de la Fondation dans ces camps de réfugiés au Kurdistan irakien.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Agir-pour-la-jeunesse-au-Kurdistan-irakien.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agir pour la jeunesse au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/leducation-populaire-au-kurdistan-irakien/#.WI8-u_K3TiU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’éducation populaire au Kurdistan irakien</a></li>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le massacre d’Halabja et la campagne Anfal</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">[youtube https://www.youtube.com/watch?v=b6PIdHOHrls]
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Monde solidaire s’attarde cette semaine sur la situation du Kurdistan irakien où deux millions de réfugiés et de déplacés vivent dans des camps après avoir fui la guerre. Fidèle à ses engagements, la Fondation France Liberté se lance pour trois ans dans un programme d’éducation et de formation à destination de ces populations isolées, dont [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Monde solidaire s’attarde cette semaine sur la situation du Kurdistan irakien où deux millions de réfugiés et de déplacés vivent dans des camps après avoir fui la guerre. Fidèle à ses engagements, la Fondation France Liberté se lance pour trois ans dans un programme d’éducation et de formation à destination de ces populations isolées, dont [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>2017 sera cruciale pour la planète et pour les peuples</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/01/17/2017-sera-cruciale-planete-peuples/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 08:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[2017, année cruciale pour la planète et pour les peuples. La semaine dernière dans Monde Solidaire nous avons fait le point sur l’année 2016 qui s’est achevée notamment sur des perspectives sombres, avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et les alertes répétées des scientifiques sur l’accélération du changement climatique. En France 2017 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2017, année cruciale pour la planète et pour les peuples. <a href="/2017/01/10/2017-planete-questions/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La semaine dernière dans Monde Solidaire</a> nous avons fait le point sur l’année 2016 qui s’est achevée notamment sur des perspectives sombres, avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et les alertes répétées des scientifiques sur l’accélération du changement climatique.</strong></p>
<p>En France 2017 c’est aussi l’année de la présidentielle. Et une année de combat pour la Fondation France Libertés.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Commençons par cette présidentielle française. On a vu que la primaire de la droite n’a pas vraiment abordé la question écologique .On va voir ce qu’il en sera lors de la primaire de la gauche. Mais pour l’instant, on constate que l’avenir de la planète n’est pas vraiment mise en avant. Les Français doivent se saisir de cette thématique ?</p>
<blockquote><p><em>« Tout dépendra de ce qui émergera de la primaire de la gauche. On a des candidats qui sont tout de même très portés sur cette question de la lutte contre le changement climatique. <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong>, pour le Front de gauche, est dans une dynamique de dire, <strong>on ne peut plus penser l’évolution économique sans l’évolution écologique</strong>. C’est important. C’est un espace politique qui était plutôt productiviste. Aujourd’hui, il est clairement écolo-compatible. On verra comment cela va émerger dans la campagne.</em></p>
<p><em>Le fait que EELV ait fait le choix d’avoir un vrai candidat avec <strong>Yannick Jadot</strong>, cela <strong>peut permettre de faire entendre cette réalité de la lutte contre le changement climatique</strong> qui ne sont pas mis en œuvre. Le dernier rapport de la Cour des comptes a expliqué que la France avait mis en œuvre plus de financements climaticides que de financements en accord avec l’Accord de Paris.</em></p>
<p><em>Enfin, <strong>Benoit Hamon</strong> fait un travail très important pour <strong>placer toute sa politique en étant compatible avec le changement climatique</strong>. On a plus de chance d’avoir des candidats à gauche qui sont dans cette ambition-là. Reste à savoir comment les Français réagiront et s’ils peuvent avoir une réelle prise de conscience de l’importance qu’aura ce sujet pour les dix à vingt années qui arrivent. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_335587" aria-describedby="caption-attachment-335587" style="width: 550px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-335587" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/12312416groenland-jpg.jpg" alt="" width="550" height="285" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/12312416groenland-jpg.jpg 550w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/12312416groenland-jpg-300x155.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/12312416groenland-jpg-264x137.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px" /><figcaption id="caption-attachment-335587" class="wp-caption-text">© http://planete-endanger.e-monsite.com/</figcaption></figure>
<p>Environnement, climat, droit des peuples, droit à l’eau. France Libertés est sur beaucoup de fronts. Quels sont les attentes, les espoirs, les combats à mener, les résistances à faire valoir pour la Fondation pour cette année ?</p>
<blockquote><p><em>« Comme depuis 30 ans, mais encore plus aujourd’hui, la Fondation  se place dans <strong>une dynamique de résistance</strong>. On va continuer à aider et promouvoir les idées des peuples autochtones qui sont mis en danger par notre mode de civilisation. En entendant ces paroles de ces peuples, on pourra comprendre qu’il faut, nous, changer et trouver des modes plus adaptés pour être en équilibre avec notre environnement. On va continuer notre <strong>bataille sur le droit à l’eau.</strong> Malheureusement les multinationales continuent de couper l’eau et de mettre en œuvre des réductions de débit. La violence qui se construit dans notre pays est aussi faite des violences faites par ces entreprises auprès des citoyens. Je n’ai aucune envie de voir arriver Marine Le Pen à la présidence en mai prochain. Donc,<strong> j’appelle les multinationales à comprendre que leurs actions, leurs modes de fonctionnements économiques violents, amènent à plus d’électeurs vers Maine Le Pen.</strong> Il faut qu’elles en aient conscience. On va continuer notre bagarre. On espère qu’à un moment ou à un autre, Veolia et la Saur entendront raison sur ce sujet-là. Et on va porter nos messages sur la lutte nécessaire contre le changement climatique avec l’ambition de creuser la problématique de la justice climatique. Il s’agit de <strong>poser des ultimatums à nos Etats et aux multinationales</strong> pour que les décisions qu’ils prennent soient bien compatibles avec la lutte contre le changement climatique. On ne peut plus se permettre d’avoir des politiques ou des décisions économiques qui nous emmène vers le gouffre du changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller pus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
<li><a href="/2017/01/10/2017-planete-questions/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">2017, ma planète en questions</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_301156" aria-describedby="caption-attachment-301156" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-301156" src="/wp-content/uploads/2016/07/urgence_climatique_6601-660x300-635x289.jpg" alt="" width="635" height="289" /><figcaption id="caption-attachment-301156" class="wp-caption-text">© Piero – Altermondes</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/8xMD9cx58ks" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>2017, année cruciale pour la planète et pour les peuples. La semaine dernière dans Monde Solidaire nous avons fait le point sur l’année 2016 qui s’est achevée notamment sur des perspectives sombres, avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et les alertes répétées des scientifiques sur l’accélération du changement climatique. En France 2017 [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>2017, année cruciale pour la planète et pour les peuples. La semaine dernière dans Monde Solidaire nous avons fait le point sur l’année 2016 qui s’est achevée notamment sur des perspectives sombres, avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et les alertes répétées des scientifiques sur l’accélération du changement climatique. En France 2017 [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>2017 : la planète en questions</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2017/01/10/2017-planete-questions/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2017 08:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[2017 devrait être une année capitale pour la planète. Si les États ont pris des engagements pour lutter contre le réchauffement climatique lors des deux dernières conférences environnementales, l’année qui s’ouvre laisse planer quelques incertitudes. En ce début d’année, prenons le temps de voir quels sont les défis à relever et les résistances à faire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2017 devrait être une année capitale pour la planète. Si les États ont pris des engagements pour lutter contre le réchauffement climatique lors des deux dernières conférences environnementales, l’année qui s’ouvre laisse planer quelques incertitudes. En ce début d’année, prenons le temps de voir quels sont les défis à relever et les résistances à faire valoir.</strong></p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Regardons d’abord dans le rétroviseur. 2016 a été l’année de la Cop 22, qui s’est tenue à Marrakech. La conférence devait donner du corps à l’Accord de Paris de 2015, ratifié par 111 pays. Est-ce que l’édition 2016 du sommet a tenu ses promesses ?</p>
<blockquote><p><em>« Malheureusement non. On voit bien que les Etats sont en très grande difficultés pour passer à l’action. Cela a déjà été une épreuve incroyable de pouvoir signer un accord diplomatique à Paris en 2015. Mais on sent bien que, derrière cet accord diplomatique, il y a de très grandes difficultés pour les Etats de dire, je fais ça. Quand on met cela au regard du changement climatique lui-même, on se rend compte qu’il y a deux éléments qui ne fonctionnent pas à la même vitesse. <strong>C’est ce qui est inquiétant. 2016 a battu les records de températures qu’avaient déjà battu 2015 et 2014.</strong> En novembre et décembre 2016, on a eu des chiffres très inquiétants sur la reconstitution des glaces en Arctique et en Antarctique, avec des données que l’on n’avait jamais eu de l’histoire du climat. Ce que l’on peut garder de l’année 2016, c’est une accélération forte du changement climatique, et malheureusement, pas d’accélération forte de la part des Etats pour la mise en application concrète de l’Accord de Paris. Et <strong>avec l’élection de Donald Trump pendant cette Cop22, c’est un virage climato-sceptique qui arrive.</strong> Les nominations qui ont été faites à l’Agence environnementale américaine, ou bien le représentant des Affaires étrangères qui est le grand patron d’Exon, on voit bien que les signaux qui sont donnés aujourd’hui par le nouveau président américain ne nous emmènent pas vers un chemin d’accélération des actions de lutte contre le changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-334954 aligncenter" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/Dupont-chaleur.jpg" alt="" width="500" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/Dupont-chaleur.jpg 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/Dupont-chaleur-300x180.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2017/01/Dupont-chaleur-264x158.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>En fin d’année, la Suède a dit vouloir viser 100% d’énergie renouvelable en 2040 et envisage de supprimer totalement la taxe sur la production d’énergie solaire en 2017… Le Canada a de son côté  annoncé fin novembre vouloir fermer ses centrales au charbon d’ici 2030. D’autres avancées existent aussi ailleurs. Est-on sur la bonne voie ?</p>
<blockquote><p><em>« Oui et non. Quand on voit le Canada qui veut fermer ses centrales au charbon mais qui continue les sables bitumineux à fond, cela n’a aucun sens. La Fondation France Libertés a lancé une petite carte de vœux en parlant de résistance. C’était le sujet de notre 30<sup>ème</sup> anniversaire en novembre dernier. Je pense qu’aujourd’hui, <strong>les sociétés civiles, les citoyens et les citoyennes, doivent se saisir de ces questions-là et dire à leurs Etats, c’est terminé</strong>. On ne peut plus mettre en œuvre nos économies, le fonctionnement de nos pays, de la façon dont ils étaient mis en œuvre au 19<sup>ème</sup> siècle. Les petits coups de pub que les Etats se donnent, ne sont rien au regard de ce qu’il faudrait faire aujourd’hui pour enrayer la machine du changement climatique et espérer préserver un climat sain pour les générations futures. <strong>Il ne faut pas tomber dans un emballement climatique qui pourrait nous emporter tous.</strong> Les citoyens doivent se saisir de ces questions-là et poser des ultimatums dans tous les pays pour faire en sorte que cette question soit le premier sujet. Quand on voit ce qui s’est passé en France lors de la primaire de la droite, aucun des candidats n’a réellement parlé de la lutte contre le changement climatique. Alors que cela devrait être la base de toutes les décisions politiques qui vont être prises dans les dix prochaines années. Il faut changer la donne. »</em></p></blockquote>
<p>2017 c’est aussi l’année de la présidentielle en France. Nous verrons la semaine prochaine ce qu’il faut attendre, notamment, des candidats de gauche qui sont sur la ligne de départ, et quels sont les grands chantiers de la Fondation France Libertés.</p>
<p>En attendant, une belle année à France Libertés et aux auditeurs de Frequenceterre.</p>
<blockquote><p><em>« Belle année à Frequenceterre avec l’espoir que 2017 nous apporte des choses positives. <strong>Il faut résister</strong> pour les construire. J’espère qu’on pourra le faire ensemble. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/21/le-canada-dit-stop-au-charbon-d-ici-a-2030_5035366_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Canada dit Stop au charbon d&rsquo;ici 2030</a></li>
<li><a href="http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/11/21/97002-20161121FILWWW00194-la-suede-va-pratiquement-eliminer-la-taxe-sur-l-energie-solaire.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Suède va pratiquement éliminer la taxe sur l’énergie solaire</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/PYu2yF2YCKs" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>2017 devrait être une année capitale pour la planète. Si les États ont pris des engagements pour lutter contre le réchauffement climatique lors des deux dernières conférences environnementales, l’année qui s’ouvre laisse planer quelques incertitudes. En ce début d’année, prenons le temps de voir quels sont les défis à relever et les résistances à faire [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>2017 devrait être une année capitale pour la planète. Si les États ont pris des engagements pour lutter contre le réchauffement climatique lors des deux dernières conférences environnementales, l’année qui s’ouvre laisse planer quelques incertitudes. En ce début d’année, prenons le temps de voir quels sont les défis à relever et les résistances à faire [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Quand les villes réinventent la gestion de l’eau dans l’espace urbain</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/12/20/villes-reinventent-gestion-de-leau-lespace-urbain/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2016/12/20/villes-reinventent-gestion-de-leau-lespace-urbain/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2016 08:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[L’espace urbain doit mieux intégrer la question de l’eau pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Le 14 décembre dernier, une conférence s’est tenue à Paris autour de ce défi : la réintroduction de l’eau en ville. De plus en plus de municipalités se penchent sur cette problématique et appliquent des  techniques alternatives avec [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’espace urbain doit mieux intégrer la question de l’eau pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Le 14 décembre dernier, une conférence s’est tenue à Paris autour de ce défi : la réintroduction de l’eau en ville. De plus en plus de municipalités se penchent sur cette problématique et appliquent des  techniques alternatives avec succès.</strong></p>
<p>Cadre de vie, espaces urbains, santé publique, jardins partagés et vivre ensemble doivent être conjugués en y intégrant l’eau.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Nadja Bedock</strong>, chargée de mission « Eau, bien commun » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>On a vu la semaine dernière que des techniques alternatives existent pour gérer l’eau en ville. Ce ne sont pas que grandes idées. Elles n’existent pas que sur le papier. Des villes les ont mises en pratique, et sont passées des intentions aux actes.</p>
<blockquote><p><em>« Un exemple est particulièrement intéressant. C’est celui de la ville de <strong>Douai</strong>. Elle a été novatrice sur la question en mettant en place une politique de gestion alternative des eaux de pluie dès les années 1990. La motivation première de la ville n’était pas la lutte contre le changement climatique mais la lutte contre les inondations. L’élément déclencheur a été la succession de cinq inondations en cinq ans dans le même quartier. Face à ça les experts ses sont demander comment lutter contre. Ils ont mis en place des techniques alternatives en insérant par exemple des structures alvéolaires sous les espaces verts qui permettent d’infiltrer l’eau dans le sol. Ils ont également installé <strong>des réservoirs de stockage des eaux de pluie sous les voiries.</strong> Ils ont mis en pratique ces solutions, y compris dans le centre ville historique de Douai qui n’est pas un espace propice à la mise en place de structures de ce genre. La logique a été de systématiser l’ajout d’une fonction de stockage ou d’infiltration à chaque rénovation urbaine. Cela leur a permis de mettre en place une politique alternative peu couteuse. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_331326" aria-describedby="caption-attachment-331326" style="width: 533px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-331326" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/chaussee_poreuse_cite_delestraint_douai-533x357.jpg" alt="" width="533" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-331326" class="wp-caption-text">Chaussée poreuse &#8211; © Eau-Artois-Picardie</figcaption></figure>
<p>D’autres villes ont mis en pratique ces méthodes alternatives avec un véritable effet sur le cycle de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd’hui, on constate que la lutte contre le changement climatique est de plus en plus intégrée dans les motivations des collectivités locales quand elles mettent en place une gestion alternative des eaux pluviales. De nombreuses villes ont été novatrices. On peut penser à Rennes, Valenciennes, Strasbourg, Lyon, Paris ou Besançon, où l’on constate que dans leur plan d’adaptation au changement climatique, la gestion alternative des eaux pluviales est de plus en plus intégrée dans ces plans, et encouragée par les législations récentes.</em></p>
<p><em>L’objectif de ces méthodes alternatives des eaux pluviales consiste à limiter les surfaces minérales qui font ruisseler l’eau et l’emmène vers les canalisations. Cela passe par la mise en place de chaussées poreuses, ou de toitures végétalisées. Il y a d’autres exemples comme <strong>l’installation d’espaces verts à double fonction</strong>. Un stade de football peut servir par exemple d’espace de stockage des eaux de pluies en cas d’épisodes de précipitations violents. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés a publié un livret intitulé « Gestion des eaux pluviales en milieu urbain : engagez vous dans la lutte contre le changement climatique ».</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Gestion des eaux pluviales en milieu urbain : engagez vous dans la lutte contre le changement climatique </li>
<li>Eau et climat : rendons l’eau à la terre pour restaurer le climat</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Reinventons-l-eau-en-ville.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réinventons l’eau en ville</a></li>
<li><a href="http://www.association4d.org/blog/2016/11/24/4325/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Association 4D &#8211; Réinventons l’eau en ville</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/kSMc3ABP5Lw" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’espace urbain doit mieux intégrer la question de l’eau pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Le 14 décembre dernier, une conférence s’est tenue à Paris autour de ce défi : la réintroduction de l’eau en ville. De plus en plus de municipalités se penchent sur cette problématique et appliquent des  techniques alternatives avec [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’espace urbain doit mieux intégrer la question de l’eau pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Le 14 décembre dernier, une conférence s’est tenue à Paris autour de ce défi : la réintroduction de l’eau en ville. De plus en plus de municipalités se penchent sur cette problématique et appliquent des  techniques alternatives avec [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Réinventer l’eau en ville</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/12/13/reinventer-leau-ville-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2016 08:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
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					<description><![CDATA[Une ville durable peut-elle exister sans intégrer l’eau à son développement ? C’est la question au centre d’une conférence « Réinventons l’eau en ville » organisée par l’association 4D, ce mercredi 14 décembre à Paris, en association la Fondation France Libertés. Changer son regard sur l’eau en ville, mieux appréhender le lien entre changement climatique et cette question [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une ville durable peut-elle exister sans intégrer l’eau à son développement ? C’est la question au centre d’une conférence « Réinventons l’eau en ville » organisée par l’<a href="http://www.association4d.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">association 4D</a>, ce mercredi 14 décembre à Paris, en association la Fondation France Libertés.</strong></p>
<p>Changer son regard sur l’eau en ville, mieux appréhender le lien entre changement climatique et cette question de l’eau dans l’espace urbain : les défis à relever sont nombreux.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Nadja Bedock,</strong> chargée de mission « Eau, bien commun » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>La question de l’eau en ville a été si négligée ces dernières décennies ?</p>
<blockquote><p><em>« Pas forcément négligée. Mais l’eau en ville a été traitée historiquement en France comme une menace. On a cherché à évacuer l’eau des villes, à la canaliser, voire à la cacher. Elle a été assimilée à un danger dans l’imaginaire collectif, associée à la prolifération de maladies ou au risque de noyade. La conséquence est que l’<strong>on a vidé l’eau de nos villes en imperméabilisant et en artificialisant nos sols</strong>. Aujourd’hui les eaux de pluie qui tombent en ville quittent le cycle local de l’eau, parce qu’elles sont canalisées, traitées dans les stations d’épuration puis rejetées à l’extérieur des villes sans pouvoir jouer leur rôle de recharge des nappes phréatiques.</em></p>
<p><em>Les conséquences, on les subit au quotidien : hausse des températures, des phénomènes d’îlots de chaleurs urbains, des inondations. En raison du changement climatique, on s’aperçoit que de plus en plus de villes françaises et d’institutions qui s’intéressent à la question de l’eau remettent en question ce schéma et se penchent sur la réintroduction de l’eau en ville. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est le lien entre ressource en eau et changement climatique ?</p>
<blockquote><p><em>« Les conséquences principales du changement climatique sont des catastrophes telles que inondations, sécheresse, désertification. <strong>Toutes ces catastrophes sont liées à l’absence ou au surplus d’eau.</strong> La ressource en eau est également liée au changement climatique par les sols.</em></p>
<p><em>Notre gestion de l’eau, qui est rarement considérée comme un facteur du changement climatique, jour son rôle dans ce changement. En déforestant, en imperméabilisant les sols, en surexploitant les nappes phréatiques pour des usages industriels, agricoles ou énergétiques, on contribue à assécher et à appauvrir nos sols. Cela perturbe le cycle local de l’eau et, au final, le climat qui est intrinsèquement lié à la question de l’eau. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_330769" aria-describedby="caption-attachment-330769" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-330769" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D.jpg" alt="" width="500" height="334" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D.jpg 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-300x200.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/12/eau-en-ville-4D-264x176.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-330769" class="wp-caption-text">© 4D</figcaption></figure>
<p>Il y a donc nécessité de restaurer le cycle de l’eau en ville, de valoriser l’eau. Par quels biais ?</p>
<blockquote><p><em>« Un des principaux leviers qui est activé par les villes en France, c’est de mettre en place une gestion alternatives des eaux de pluies. France Libertés  a d’ailleurs publié un livret « Gestion des eaux pluviales en milieu urbain : engagez vous dans la lutte contre le changement climatique ».</em></p>
<p><em>En France, les méthodes traditionnelles de gestion des eaux pluviales mises en place en ville consistent à prendre en charge rapidement les eaux pluviales dans les réseaux d’assainissement, à les envoyer vers les stations d’épuration, et à les traiter au même titre que les eaux usées. De plus en plus d’experts constatent une inefficacité grandissante de ces méthodes face au changement climatique et insistent sur la nécessité de restaurer le cycle de l’eau en ville. <strong>Il faut favoriser l’infiltration de l’eau, la revégétalisation des villes et la réapparition de l’eau dans la ville.</strong> L’eau a un vrai pouvoir rafraichissement en milieu urbain. Avoir des surfaces perméables permet de lutter contre les inondations et contribue au bien-être des populations urbaines qui sont en manque de nature et de verdure en ville. »</em></p></blockquote>
<p>Une conférence « Réinventons l’eau en ville » se tient donc à Paris ce mercredi 14 décembre. Quel en est l’enjeu ?</p>
<blockquote><p><em>« Il s’agit d’une part de sensibiliser le public aux interrelations entre eau, changement climatique et ville. Mais cette conférence a aussi pour but d’inviter le public à <strong>changer son regard sur l’eau en ville.</strong> L’eau peut soulager les pressions exercées par le changement climatique. Mais elle peut aussi avoir une fonction ludique et pédagogique. »</em></p></blockquote>
<p><a href="http://www.france-libertes.org/Reinventons-l-eau-en-ville.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Réinventons l’eau en ville »</a>, c’est mercredi 14 décembre, à 17h30, au Pavillon de l’eau, avenue de Versailles à Paris.</p>
<p>Nous verrons la semaine prochaine les exemples concrets mis en œuvre par certaines municipalités. Des techniques alternatives qui ne demandent qu’à se développer.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Gestion des eaux pluviales en milieu urbain : engagez vous dans la lutte contre le changement climatique </li>
<li>Eau et climat : rendons l’eau à la terre pour restaurer le climat</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Reinventons-l-eau-en-ville.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réinventons l’eau en ville</a></li>
<li><a href="http://www.association4d.org/blog/2016/11/24/4325/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Association 4D &#8211; Réinventons l’eau en ville</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/WahgBrPM5no" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Une ville durable peut-elle exister sans intégrer l’eau à son développement ? C’est la question au centre d’une conférence « Réinventons l’eau en ville » organisée par l’association 4D, ce mercredi 14 décembre à Paris, en association la Fondation France Libertés. Changer son regard sur l’eau en ville, mieux appréhender le lien entre changement climatique et cette question [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Une ville durable peut-elle exister sans intégrer l’eau à son développement ? C’est la question au centre d’une conférence « Réinventons l’eau en ville » organisée par l’association 4D, ce mercredi 14 décembre à Paris, en association la Fondation France Libertés. Changer son regard sur l’eau en ville, mieux appréhender le lien entre changement climatique et cette question [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Sauvons les mers des déchets plastiques (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/12/06/sauvons-mers-dechets-plastiques-rediffusion/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2016/12/06/sauvons-mers-dechets-plastiques-rediffusion/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 08:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
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					<description><![CDATA[Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1"><strong>Sauvons les mers des déchets plastiques.</strong> C’est la campagne menée par le <a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/programme-general/qui-sommes-nous-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Expeditions MED</a>. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens de légiférer sur la production des déchets plastiques et leur dispersion en mer.</p>
<p class="Normal1">La Fondation France Libertés s’est associée à cette initiative à l’occasion de la Journée européenne de la mer, le 20 juin.</p>
<ul>
<li class="Normal1">Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p class="Normal1">Concrètement, quelle est cette pollution marine ? Qu’est-ce qui menace les océans ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était essentiel pour France Libertés de s’associer à cette campagne. Derrière les pollutions plastiques dans les océans, il y a nos consommations au quotidien, et notamment l’eau en bouteille qui est une véritable catastrophe écologique. Même si les publicités de l’eau en bouteille nous montrent la pureté de l’eau, en réalité, lorsque vous achetez de l’eau en bouteille plastique, vous payez le plastique, le transport, la publicité, mais en aucun cas l’eau. Derrière ces habitudes de consommation qui produisent des tonnes de plastiques, il y a la question de savoir où finit le plastique. Malheureusement, il y en a une quantité non négligeable qui finit dans les océans. Allez voir sur internet les images de ce que l’on appelle l<strong>e septième continent, qui est un continent de plastique qui est en train de s’agglomérer  au cœur de  l’Océan Pacifique</strong>, et qui montre combien cette pollution est pernicieuse. On ne la voit pas, mais elle est en train d’abimer durablement nos océans. »</em></p></blockquote>
<p>Le collectif rappelle qu’il faut une seconde pour fabriquer un sac plastique. Il est utilisé pendant 20 minutes. Mais il polluera pendant des siècles. Ce sont des véritables bombes à retardement pour le milieu marin.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est une bombe à retardement qui est récente.</strong> On oublie souvent que le plastique est un matériau récent. Nos grands-parents utilisaient très peu de plastiques. Derrière il y a une explosion exponentielle de ces pollutions. On sait aujourd’hui  qu’avec les déchets présents dans les océans, on pourrait recouvrir la planète de plastique. Il faut se poser les bonnes questions dès maintenant. C’est le sens de cette campagne. C’est d’abord dire au consommateur que l’on peut faire autrement… consommer de l’eau du robinet, utiliser des gourdes. On n’est pas obligé de consommer de l’eau en bouteille plastique. Et c’est aussi l’engagement citoyen que l’on doit avoir pour dire aux acteurs politiques – français, européens, mondiaux – que l’on souhaite qu’il y ait un engagement pris, notamment européen, pour que l’on sorte de cette impasse du plastique dans les océans. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;">[youtube]https://youtu.be/MEnKHL97Nro[/youtube]
<p>Initiatives individuelles, en modifiant nos pratiques… Initiative citoyenne européenne également&#8230; L’association Expéditions MED lance donc cette pétition d’initiative européenne. C’est un outil de démocratie participative qui avait déjà été utilisé sur le droit à l’eau.</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« C’est important de comprendre que l’on n’est pas dans un cadre de pétition habituelle, où l’on signe un document sans savoir l’impact que cela a. <strong>On est ici dans une initiative citoyenne européenne (ICE)</strong>. C’est un espace créé par l’Europe pour permettre aux citoyens de poser des questions au Parlement européen. C’est un petit plus compliqué à signer qu’une pétition standard, où on met juste son e-mail. Là, il y a l’obligation de rentrer son numéro de carte d’identité. C’est un petit peu comme si on allait voter pour une élection. Derrière cette initiative, si elle se concrétise, c’est tout un tas de débats qui avancent et qui permettent de faire évoluer les législations. Cela a été le cas pour la première initiative européenne sur le droit à l’eau pour tous. Elle avait fait l’objet d’un million huit cent mille signatures. Une des victoires de l’ICE à l’époque, cela a été de faire retirer l’eau de la résolution sur les délégations de service publics en Europe. <strong>C’est l’occasion pour les citoyens européens d’avoir un impact concret sur les politiques européennes</strong>. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">La campagne « Stop Plastic in the Sea » espère récolter 1 million de signatures d’au moins sept pays de l’Union Européenne. Sur quoi doit-elle aboutir ? Quelle est la demande vis à vis de la Commission européenne ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« L’objectif est d’obtenir un engagement de l’Europe pour réglementer et encadre la production, la consommation et l’importation de plastiques. Ensuite, il y a la volonté de favoriser d’autres modes de plastiques qui soient recyclables, biodégradables. Il s’agit aussi de faire évoluer les normes pour que les acteurs industriels ne se satisfassent pas de la simplicité du plastique qu’ils utilisent aujourd’hui. Il faut qu’ils aillent plus loin. Ils ont la possibilité d’utiliser des matières moins nocives pour la planète. Il ne faut pas penser que la réussite de l’ICE va en elle-même tout transformer. Mais c’est un moyen de pression considérable des citoyens. Cela donne une vraie parole aux citoyens pour s’exprimer et être entendus par le Parlement et la Commission européenne. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1" style="text-align: center;">[youtube]https://youtu.be/FlnVlIt2rXk[/youtube]
<p class="Normal1"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Expeditions MED</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/category/agir-avec-nous/je-signe-la-petition/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sauvons les mers des déchets plastiques : la pétition</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/wp-content/uploads/2015/11/MED-Les-enjeux-site-internet.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sauvons les mers des déchets plastiques : les enjeux</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;">[youtube]https://youtu.be/RGvbJEEOFQo[/youtube]
<p class="Normal1">
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Biopiraterie : Coca-cola dans le viseur de France Libertés</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/11/29/biopiraterie-coca-cola-viseur-de-france-libertes/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 08:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. France Libertés s’est engagée depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années.</strong></p>
<p>Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions.</p>
<p>France Libertés s’est engagée depuis 2007 dans des actions visant à mieux connaitre ces appropriations du vivant pour mieux les combattre. La Fondation vient d’ailleurs de mettre sur pied une campagne de pétition en ligne, pour demander à l’entreprise Coca-Cola de cesser ses pratiques de biopiraterie et de respecter les droits des peuples Guaranis.</p>
<ul>
<li><strong>Justine Richer</strong> est chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la<a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Fondation France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>Qu’est-ce que la biopiraterie ?</p>
<blockquote><p><em>« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. I<strong>l s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles</strong>, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.</em></p>
<p><em>Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, comme par exemple une propriété cicatrisante ou insecticide, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »</em></p></blockquote>
<p>Cette biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.</p>
<blockquote><p><em>« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, <strong>si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité.</strong> C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »</em></p></blockquote>
<p>La biopiraterie nous concerne directement dans nos achats quotidiens. Exemple avec une plante, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stevia" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la stevia</a> que Coca-Cola s’est appropriée pour ses produits allégés en sucre, mais qui utilisent des édulcorants dérivés de la stevia.</p>
<figure id="attachment_264607" aria-describedby="caption-attachment-264607" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-264607" src="/wp-content/uploads/2016/01/biopiraterie-_fleur-medicament.jpg" alt="© France Libertés" width="480" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/biopiraterie-_fleur-medicament.jpg 480w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/biopiraterie-_fleur-medicament-300x200.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption id="caption-attachment-264607" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par l<a href="http://www.survivalfrance.org/peuples/guarani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">es Guarani</a>, un peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or <strong>les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leur savoir</strong> ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »</em></p></blockquote>
<p>Quels sont les dommages collatéraux de ces appropriations sur la vie traditionnelles des peuples autochtones et sur leur survie ?</p>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. <strong>Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité.</strong> La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.</em></p>
<p><em>Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Elle peut aussi demander des royalties aux peuples. Cela a déjà été le cas. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficile pour les peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>Et la campagne <a href="https://actions.sumofus.org/a/coca-cola-partagez-les-profits-percus-grace-aux-produits-a-base-de-stevia/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Coca-cola, cessez de voler les savoirs traditionnels des Guaranis »</a> est en ligne sur le site de France libertés… Pour protéger la stevia et contre la biopiraterie.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Share Stevia : signez la petition</li>
<li>France Libertés se mobilise contre la biopiraterie</li>
<li><a href="https://actions.sumofus.org/a/coca-cola-partagez-les-profits-percus-grace-aux-produits-a-base-de-stevia/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coca-cola, cessez de voler les savoirs traditionnels des Guaranis </a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Enjeux.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : enjeux éthiques et environnementaux</a></li>
<li><a href="http://www.wipo.int/tk/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Propriété intellectuelle – les savoirs traditionnel</a></li>
<li><a href="https://www.ladb.ch/medias/communique-de-presse/press/stevia_des_entreprises_suisses_profitent_de_la_biopiraterie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Stevia : des entreprises suisses profitent de la biopiraterie</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. France Libertés s’est engagée depuis [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. France Libertés s’est engagée depuis [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les 30 ans de France Libertés célèbrent les résistances</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/11/22/30-ans-de-france-libertes-celebrent-resistances/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Un combat initié dès 1986 par Danielle Mitterrand qui aspire alors à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. Pour marquer cet anniversaire, la Fondation Danielle Mitterrand organise le jeudi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Un combat initié dès 1986 par Danielle Mitterrand qui aspire alors à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.</strong></p>
<p>Pour marquer cet anniversaire, la Fondation Danielle Mitterrand organise le jeudi 24 novembre une grande soirée pour célébrer toutes les résistances, et décernera deux prix à deux porteurs des valeurs défendues depuis 30 ans.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Les motifs d’engagements qui étaient ceux de Danielle Mitterrand en 1986 sont toujours d’actualité. Ses indignations seraient les mêmes aujourd’hui.</p>
<blockquote><p><em>« La Fondation a 30 ans, mais le combat de Danielle Mitterrand sur les résistances date de beaucoup plus longtemps. Elle avait fondé son ambition au moment où elle était avec ses parents dans la résistance au nazisme, quand la France était privée de liberté. <strong>Elle a toujours eu un regard de résistante</strong> et d’attachement aux personnes qui étaient dans une injustice. Avant la fondation elle avait créé plusieurs associations.</em></p>
<p><em>Le travail sur les résistances en 1986 se faisait plutôt sur les droits et libertés des peuples. C’était la fin de l’apartheid, les liens à reconstruire pour la France avec le Dalaï Lama, avec les Sahraoui au Maroc. Au fil du temps, <strong>ses résistances se sont plutôt portées sur les droits humains fondamentaux</strong> avec la question du droit à l’eau. Et puis il y a également la sauvegarde des peuples autochtones et de leurs modes de vie. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/O0w12DJ3tjk" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Film hommage à Danielle Mitterrand réalisé à l&rsquo;occasion du 25ème anniversaire de France Libertés</em></strong></p>
<p>Depuis 1986, le monde s’est transformé. Entre la montée des nationalismes, ou les urgences environnementales, elle se serait accaparé ces combats.</p>
<blockquote><p><em>« Danielle gardait toujours cette volonté d’<strong>éclairer les injustices fondamentales des peuples</strong>. On a beaucoup travaillé à l’époque sur le Chili, la Bolivie, ou le Brésil. Plus récemment, il y a eu le peuple Juma en Indonésie. Aujourd’hui, on est dans la volonté d’éclairer toutes les résistances, qu’elles soient liées à des résistances directes comme au Kurdistan. Il y a les résistances vis-à-vis de Daech, et vis-à-vis du terrorisme. Et il y a celles contre le modèle économique omnipotent qui écarte trop souvent les femmes, les enfants et les hommes des réalités qu’il impose. C’est quelque chose de global qui mérite une attention particulière pour imaginer, demain, un monde plus humaniste et plus juste. »</em></p></blockquote>
<p>Le jeudi 24 novembre, France Libertés célèbre cet anniversaire. Deux porteurs des combats de la Fondation seront à l&rsquo;honneur : le collectif Alternatiba et l’écologiste indienne Vandana Shiva.</p>
<blockquote><p><em>« La volonté dans cette remise des prix c’est d’éclairer des acteurs avec qui on ne travaille pas forcément, mais qui portent des sujets pour lesquels Danielle Mitterrand s’est toujours sentie investit. Pour le prix « collectif », on a choisi le collectif <a href="https://alternatiba.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Alternatiba </a>qui porte depuis plusieurs années la volonté d’<strong>expliquer l’ensemble des alternatives qui existent sur la planète</strong> pour lutter contre le changement climatique. Pour le prix spécial Danielle Mitterrand, on a choisi Vandana Shiva, qui est une militante indienne qui travaille sur la protection des semences. Son but est que les populations indiennes puissent travailler sur leurs propres semences pour<strong> être libres et trouver une indépendance</strong>, nécessaire face aux multinationales semencières. C’est une militante acharnée de la lutte contre la biopiraterie. Elle est très heureuse de recevoir ce prix et d’honorer la mémoire de son amie, 5 ans après sa mort. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_285288" aria-describedby="caption-attachment-285288" style="width: 418px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-285288 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/04/wolinski_-_2001_-_france_libertes-418x357.jpg" alt="© France Libertés" width="418" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-285288" class="wp-caption-text">Le dessinateur Wolinski, tombé sous les balles des terroristes à la rédaction de « Charlie Hebdo » avait croqué la fondation en 2001 / © France Libertés</figcaption></figure>
<p>Au-delà de cette remise de prix, quels sont les temps forts de cette soirée du 24 novembre ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y aura une Agora sur les résistances. L’ambition est d’<strong>éclairer les résistances du passé pour comprendre comment les sociétés démocratiques se sont construites</strong>. Il s’agit aussi de donner la parole à tous ceux qui portent des résistances. On est dans un moment un peu sombre où l’on sent qu’il y a des risques de dérives et des risques de guerres plus nombreuses. L’idée est que tous ces acteurs porteurs de résistances se sentent soutenus les uns les autres. Il faut fédérer cette ambition de promouvoir un monde plus juste et plus humain pour être fier de construire la société sans avoir l’impression de la subir, et de subir le diktat de l’argent. Quand on parle de la valeur argent, on oublie que <strong>valeur, cela veut dire force de vie</strong>. Derrière le mot valeur, c’est cette force de vie qu’on veut voir grandir. Pour la faire grandir, les résistances et les alternatives sont les moyens de ne pas se laisser faire tout en proposant des solutions concrètes et accessibles pour tous. C’est quelque chose qui était très important pour Danielle Mitterrand. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/France-Libertes-vous-invite-a-sonanniversaire.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés fête ses 30 ans</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/30-ans-d-actions.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés 30 ans d’actions</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/prix-danielle-mitterrand-2016.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les prix Danielle Mitterrand</a></li>
<li><a href="https://alternatiba.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Alternatiba</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Vandana-Shiva-pour-une.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Vandana Shiva : pour une désobéissance créatrice</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/yZ6IYAnBx9c" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Un combat initié dès 1986 par Danielle Mitterrand qui aspire alors à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. Pour marquer cet anniversaire, la Fondation Danielle Mitterrand organise le jeudi [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Un combat initié dès 1986 par Danielle Mitterrand qui aspire alors à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. Pour marquer cet anniversaire, la Fondation Danielle Mitterrand organise le jeudi [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le Prix Goldman contre l’exploitation minière au Pérou (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/11/15/prix-goldman-contre-lexploitation-miniere-perou-rediffusion/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 08:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. <a href="http://www.goldmanprize.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Prix Goldman</a> récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature.</strong></p>
<p>Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six zones géographiques sont ainsi distingués. Cette année, le 27<sup>ème</sup> Prix Goldman récompense notamment la péruvienne Máxima Acuña Chaupe.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alice Richomme</strong>, chargée de mission lutte contre l’extractivisme à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Qui sont Máxima Acuña Chaupe et sa communauté ?</p>
<figure id="attachment_289308" aria-describedby="caption-attachment-289308" style="width: 238px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289308" src="/wp-content/uploads/2016/05/prix_goldman_maxima_chaupe-238x357.jpg" alt="© Goldman Environmental Prize" width="238" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289308" class="wp-caption-text">© Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Máxima est une Péruvienne de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Altiplano" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Altiplano andin</a>, de la région de Cajamarca, dans le nord du Pérou. Elle vit à 3000 mètres d’altitude avec sa communauté. Elle pratique une agriculture vivrière depuis 1994 avec son mari. Ses terres sont revendiquées depuis 2011 par le consortium de multinationales Yanacocha qui développe le mégaprojet minier Conga.</em></p>
<p><em>Les habitants de cette région sont de culture Quechua. Ils vivent de la terre et entretiennent avec elle un rapport très spirituel. La terre est une entité vivante, la terre mère, et est respectée comme telle. De nombreuses associations qui défendent la terre contre le projet Conga, ont pris comme slogan <strong>« défendre la terre et tous ceux qui nous donnent la vie, particulièrement l’eau »</strong>. Un des slogans fort est «<strong> Oui à l’eau, Non à l’or »</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Depuis 2011, Maxima s’oppose aux entreprises d’extraction d’or. Sa lutte et la mobilisation des communautés locales sont un symbole fort de la résistance à l’extractivisme. Pourquoi cette mobilisation ? Quel est l’enjeu ?</p>
<blockquote><p><em>« Máxima, avec d’autres membres de sa famille et de sa communauté, tente d’empêcher l’installation de l’entreprise Yanacocha, sur ces terres, pour ce qui serait l’une des plus grandes mines à ciel ouvert d’Amérique latine. <strong>Le projet nécessiterait de vider cinq lagunes, soit pour récupérer l’or qui est en dessous, soit pour y déverser quotidiennement 90.000 tonnes de déchets miniers accompagnés de substances toxiques pendant 17 ans. La technique utilisée nécessiterait le déversement massif de cyanure dans la nature et utiliserait 11 millions de mètres cubes d’eau chaque année.</strong> On se rend compte que le projet menace de détruire le complexe hydrique local, qui canalise les infiltrations d’eau de pluie tout en alimentant les champs et les villages de la région. C’est tout un mode de vie ancestral qui est menacé et tout un équilibre que ces communautés maintiennent de puis très longtemps.</em></p>
<p><em>La mobilisation est tenace et massive. Il y a des rondes paysannes qui se sont montées pour assurer une présence permanente sur les sites menacés, pour surveiller que le projet ne démarre pas. Dès la fin 2011, des milliers de personnes ont campés à plus de 4000 mètres d’altitude au plus près des sites et des lacs menacés pour les protéger. Plusieurs grèves générales ont paralysé toute la région de Cajamarca. Des conflits locaux ont également éclatés. <strong>L’entreprise applique le « diviser pour mieux régner ».</strong> Elle va offrir de l’argent à certains membres de la communauté et pas à d’autres pour susciter des jalousies. Elle promet des emplois  en échange du soutien inconditionnel au projet. Cela brise des familles, des solidarités entre voisins. Ce sont toutes sortes de pratiques qui s’apparentent au chantage et à la corruption, et visent à briser la solidarité et le sentiment d’appartenance à la communauté. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_289307" aria-describedby="caption-attachment-289307" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289307" src="/wp-content/uploads/2016/05/2016_MaximaAcuna_04-536x357.jpg" alt="© Goldman Environmental Prize" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289307" class="wp-caption-text">© Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<p>Une lutte environnementale, une lutte humaine, qui peut parfois être violente, au prix de la vie de certains militants.</p>
<blockquote><p><em>« Cette mobilisation a déjà couté la vie à cinq personnes, suite à la déclaration d’état d’urgence dans la région en 2012. C’était des leaders paysans victimes de la répression violente qui s’abat sur toute forme de contestation du projet. 110 opposants dont des élus locaux sont poursuivis en justice. Il y a une criminalisation de la protestation. Il y a aussi une forte collusion entre l’entreprise et le gouvernement. Les lagunes visées par le projet sont gardés par des policiers mis à disposition par l’état et directement rémunérés par l’entreprise. Ces moyens considérables visent à empêcher toutes mobilisations qui sont désastreuses pour l’entreprise et pour l’image du gouvernement péruvien. Le président avait pourtant fait campagne en 2011 sur le fait qu’il défendrait l’eau plutôt que l’or dans ce genre de conflits environnementaux. C’est une ironie de très mauvais goût.</em></p>
<p><em>La répression est particulièrement visible dans le cas de Máxima. L’entreprise a vraiment eu recours à tous les moyens pour l’expulser de ses terres. On lui a volé son bétail, elle a été menacée de mort, on lui a incendié ses biens, torturé ses animaux. Elle a été frappée avec sa fille par des policiers. Elle ne peut plus se déplacer librement ni vendre ses produits agricoles sur le marché, ce qui pose énormément de problèmes financiers à sa famille. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés est très en pointe dans le soutien à cette lutte.</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés soutient la lutte contre le projet Conga depuis plus de 5 ans et avait organisé plusieurs actions pour donner la parole à ces résistants péruviens et mettre en lumière les enjeux de leur combat. En septembre 2013, à Genève, nous avions ainsi organisé un side-event à l’occasion la réunion du 24e Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Milton Sanchez, président de la plateforme interinstitutionnelle de Celendín au Pérou (qui regroupe toutes les associations locales qui luttent contre le projet Conga), avait pu présenter l’impact humain du projet minier Conga à Cajamarca et dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux. En mai 2014, c’est Máxima Acuña Chaupe qui prenait la parole dans une conférence de presse dans les locaux de France Libertés. Et en février 2014 et mars 2015, plusieurs déclarations de France Libertés aux Nations Unies sont venues appuyer les revendications des communautés de Cajamarca. »</em></p></blockquote>
<p>Que peut apporter le Prix Goldman pour Máxima et les siens ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est très positif puisqu’il va donner de la visibilité à cette lutte et aux violences que subit Máxima au quotidien. <strong>Mais l’obtention d’un prix, malgré la notoriété qu’il apporte, ne suffit pas à protéger un défenseur des droits de l’homme et de l’environnement comme elle</strong>, étant donné les menaces qui pèsent sur elle et sur ses proches.  L’exemple de <a href="http://www.france-libertes.org/la-leader-indigene-Berta-Caceres-assassinee-au-Honduras.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Berta Caceres,</a> titulaire du prix Goldman en 2015 est frappant. C’était une leader indigène du Honduras qui a été assassinée au mois de mars 2016 suite à sa lutte contre des projets de barrages hydroélectriques. Même si un prix donne davantage de visibilité à une personne, elle ne la protège pas contre la répression et les assassinats. Mais on espère que cela ne se passera pas comme çà pour Máxima. Il faut rester vigilant et ne pas prendre çà pour acquis. » </em></p></blockquote>
<figure id="attachment_289310" aria-describedby="caption-attachment-289310" style="width: 496px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289310" src="/wp-content/uploads/2016/05/bertacaceres_onu-496x357.jpg" alt="Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize" width="496" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289310" class="wp-caption-text">Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<p>Et le prix Goldman, c’est aussi 125000 dollars pour le lauréat et sa communauté pour les aider à poursuivre le combat et la mobilisation pour leur région.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.goldmanprize.org/recipient/maxima-acuna/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Máxima Acuña Chaupe, prix Goldman 2016</a></li>
<li><a href="http://www.goldmanprize.org/prize-recipients/current-recipients/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les lauréats 2016 du Prix Goldman</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/France-Libertes-et-la-lutte-contre-Cajamarca.html">France Libertés et la lutte contre le mégaprojet minier à Cajamarca</a></li>
<li><a href="http://solidaritecajamarca.blogspot.fr/">La lutte contre le projet Conga</a></li>
<li><a href="http://multinationales.org/Projet-Conga-quand-l-or-du-Perou" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Enquête sur le projet Conga </a></li>
<li><a href="http://www.bastamag.net/Maxima-Chaupe-le-combat-d-une" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le combat de Máxima Acuña</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/la-leader-indigene-Berta-Caceres-assassinee-au-Honduras.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La leader Berta Caceres assassinée au Honduras</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>De la Cop21 à la Cop22 : des intentions à l’action</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/11/08/de-cop21-a-cop22-intentions-a-laction/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 08:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[La 22ème conférence des parties de l&#8217;ONU sur les changements climatiques, la Cop22, s&#8217;ouvre cette semaine à Marrakech. Du 7 au 18 novembre, la conférence ouvre une nouvelle page des négociations climatiques internationales entamées l’an dernier à Paris. L’accord de Paris est d’ailleurs entré officiellement en vigueur le vendredi 4 novembre. Il fallait que 55 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La 22ème conférence des parties de l&rsquo;ONU sur les changements climatiques, la Cop22, s&rsquo;ouvre cette semaine à Marrakech. Du 7 au 18 novembre, la conférence ouvre une nouvelle page des négociations climatiques internationales entamées l’an dernier à Paris. L’accord de Paris est d’ailleurs entré officiellement en vigueur le vendredi 4 novembre.</strong></p>
<p>Il fallait que 55 pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre ratifient le texte signé lors de la Cop21 pour que l’accord soit actif. Au final, le 4 novembre, sur les 193 pays signataires l’an dernier, 97 pays représentant 69,21% des émissions ont ratifié l’accord. Un succès rapide, mais qui ne veut pas dire pour autant que tout est gagné. Loin de là. C’est au tour de la Cop22 de préciser maintenant <em>« les règles de mise en œuvre de l’accord de Paris et de se mettre d’accord sur la date de finalisation de ces règles communes »</em>, comme le précise Laurence Tubiana, l’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique pour la France. Un point d’étape de l’accord climat était initialement fixé à 2020. Mais puisque les ratifications sont intervenues plus vite qu’espéré, de nombreux Etats demandent à ce que ce point d’étape soit avancé à 2018.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/Q0e9WQS-s6A" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>D’autant que depuis un an, l’urgence climatique s’est accélérée encore un peu plus.<strong> En 2016, la hausse des températures a été continue.</strong> La planète devrait battre cette année son troisième record consécutif de chaleur. L’ancien président du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Robert Watson, souligne d’ailleurs que le réchauffement se produit beaucoup plus vite que prévu. <strong>La Cop22 va donc devoir passer du constat à l’action avec des objectifs et des moyens chiffrés.</strong> Chaque pays engagé dans ce processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre va donc devoir montrer sa détermination par des actes forts. Encore faut-il que les engagements pris par les gouvernements en place ne soient pas dénoncés au gré des changements de majorité. Il va falloir scruter ce qui se joue en ce moment aux Etats-Unis. La nouvelle administration américaine devra assumer les choix volontaires de Barak Obama en matière de protection de la planète, et aller plus loin. Il y a de la marge.</p>
<p>En France, les élections de mai 2017 laissent planer également un sérieux doute sur l’engagement de Paris. Les déclarations de certains candidats de la primaire de la droite peuvent inquiéter. Et puis <strong>certains dossiers en cours ne sont guère en accord avec l’accord de Paris.</strong> Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par exemple, dont plusieurs recours sont en train d’être étudiés par la justice, paraît hors du temps en regard des engagements climatiques français. Le nombre de passagers aériens au niveau mondial pourrait doubler d’ici 2030, passant d’un peu plus de 3 milliards aujourd’hui à 6 milliards dans moins de 15 ans. Un casse-tête. <a href="http://www.sciencemag.org/news/2016/11/average-us-family-destroys-football-fields-worth-arctic-sea-ice-every-30-years" target="_blank">La dernière étude publiée par la revue américaine Science </a>est frappante. Selon les chercheurs, une tonne de CO2 émise fait disparaître plusieurs mètres carrés de glace dans l’Arctique. Une tonne de CO2, c’est de ce que représente, par passager, un vol entre Paris et New York. C’est également 4000 kilomètres en voiture. Notre-Dame-des-Landes pose également le problème de l’impact sur les zones humides et sur l’équilibre écologique de la région. Mais entre contraintes environnementales et respect des engagements internationaux d’une part, et intérêts politiques et économiques de l’autre, il semble que nos gouvernants aient tranché. Les échéances électorales y sont peut-être pour quelque chose.</p>
<p>Parions sur les mobilisations et initiatives citoyennes, localement et dans les urnes, pour orienter durablement les choix de société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>La Cop22</li>
<li>Les enjeux de la Cop22</li>
<li>L&rsquo;Accord de Paris</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/Oo-FIeiuGAQ" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La 22ème conférence des parties de l&amp;#8217;ONU sur les changements climatiques, la Cop22, s&amp;#8217;ouvre cette semaine à Marrakech. Du 7 au 18 novembre, la conférence ouvre une nouvelle page des négociations climatiques internationales entamées l’an dernier à Paris. L’accord de Paris est d’ailleurs entré officiellement en vigueur le vendredi 4 novembre. Il fallait que 55 [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La 22ème conférence des parties de l&amp;#8217;ONU sur les changements climatiques, la Cop22, s&amp;#8217;ouvre cette semaine à Marrakech. Du 7 au 18 novembre, la conférence ouvre une nouvelle page des négociations climatiques internationales entamées l’an dernier à Paris. L’accord de Paris est d’ailleurs entré officiellement en vigueur le vendredi 4 novembre. Il fallait que 55 [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le défi du festival Alimenterre</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/11/01/defi-festival-alimenterre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 08:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est une personne sur neuf. En 2050, nous serons 10 milliards sur terre. Pour les millions d’agriculteurs, ce sera alors un vrai défi. Depuis 2007, le Festival Alimenterre tente de faire comprendre les causes de la faim dans le monde. Et entend mobiliser les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est une personne sur neuf. En 2050, nous serons 10 milliards sur terre. Pour les millions d’agriculteurs, ce sera alors un vrai défi.</strong></p>
<p>Depuis 2007, le <a href="http://www.festival-alimenterre.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival Alimenterre </a>tente de faire comprendre les causes de la faim dans le monde. Et entend mobiliser les citoyens pour le droit à l’alimentation.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission « Droit des peuples » à la <a href="http://www.france-libertes.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Ce 10<sup>ème</sup> Festival Alimenterre se tient jusqu’au 30 novembre un peu partout en France. Quels sont les grands objectifs du festival cette année ?</p>
<blockquote><p><em>« Le festival a vraiment pour objectif de faire comprendre au grand public les causes de la faim, et de mobiliser pour le droit à l’alimentation. C’est à la fois informer au travers de films sur les thématiques d’accès à la terre, de la vie paysanne, et des grands enjeux des droits humains qui se trouvent derrière. <strong>Il s’agit aussi de provoquer des débats participatifs,</strong> à la suite de la diffusion des films, avec des acteurs français et internationaux mobilisés sur ces thématiques. Des alternatives sont aussi proposées dans un objectif de mobilisation autour de la faim dans le monde. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//player.vimeo.com/video/176164710?title=0&amp;amp;byline=0" width="425" height="350" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>France Libertés est partenaire du festival. La Fondation a sélectionné plusieurs films sur ses terrains d’action privilégiés.</p>
<blockquote><p><em>« Cette année, sur les films sélectionnés, il y en a quatre qui font échos à nos thématiques. Il y a « <a href="http://www.festival-alimenterre.org/film/the-change-0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Change </a>», qui va traiter de la question du <strong>changement climatique, de la déforestation et de la pollution de l’eau</strong> au Mozambique. Il y a « <a href="http://www.festival-alimenterre.org/film/liberte" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Liberté </a>», qui raconte l’histoire de la communauté afro-brésilienne descendante des esclaves et <strong>leur bataille pour retrouver leur terre.</strong> « <a href="http://www.festival-alimenterre.org/film/guerre-graines" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La guerre des graines </a>» parle des problèmes liés aux semences en France et en Union européenne. C’est la question de <strong>l’appropriation du vivant</strong>. Enfin « <a href="http://www.festival-alimenterre.org/film/guerrieres-babassu" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les guerrières du babassu </a>», qui est un film qui présente les femmes du Brésil qui collecte les noix du babassu. Cela fait écho à <strong>la question des savoirs traditionnels des peuples</strong> qui vivent au plus près de leur environnement et qui développent ces connaissances ancestrales. Au-delà de ces quatre films, il y « <a href="http://www.festival-alimenterre.org/film/perou-nouvelle-loi-jungle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pérou, la nouvelle loi de la jungle </a>», qui est un film de 25 minutes qui traite de la <strong>biopiraterie</strong>. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//player.vimeo.com/video/173735836?title=0&amp;amp;byline=0" width="425" height="350" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Droits des peuples, biopiraterie… Quel est le lien avec la faim dans le monde ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a la question du droit à la terre. <strong>Si des communautés n’ont pas le droit à leur terre, leur subsistance peut être grandement mise en difficulté.</strong> Car il y a des communautés locales qui vivent de la chasse et de la pêche ou de l’agriculture. Sans terre, cela devient plus compliqué. Sur la question des semences, cela touche directement la possibilité des agriculteurs d’utiliser les semences qu’ils souhaitent. Si des brevets sont posés sur les semences, ils vont devoir payer des royalties. L’accès à leur activité économique et à leur alimentation devient plus cher. Sur la biopiraterie, il y a l’exemple du maca, un tubercule andin cultivé depuis l’époque incas. C’est un savoir ancestral qui est approprié par les multinationales, par le marché chinois, et qui est en train de déposséder la population péruvienne de cette plantes très présente dans leur alimentation. »</em></p></blockquote>
<p>La Fondation participe à plusieurs conférences et propose également des supports pédagogiques. Quel est le but ?</p>
<blockquote><p><em>« On s’est associé avec le CFSI pour réaliser les fiches qui accompagnent les films. Elles éclairent les enjeux des films. Elles sont disponibles sur le site Alimenterre. <strong>L’objectif de la Fondation est d’apporter son expertise.</strong> On est mobilisé depuis 10 ans sur la question de la biopiraterie et du respect du droit des peuples. Lors des projections débats, on intervient pour éclairer ces enjeux. »</em></p></blockquote>
<p>Le Festival est coordonné par le <a href="http://www.cfsi.asso.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CFSI</a>, Comité français pour la solidarité internationale. Il a lieu partout sur le territoire français, et également à l’international.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.festival-alimenterre.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival Alimenterre : le programme</a></li>
<li><a href="http://www.cfsi.asso.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CFSI, Comité français pour la solidarité internationale</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/sncSe69NBgk" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est une personne sur neuf. En 2050, nous serons 10 milliards sur terre. Pour les millions d’agriculteurs, ce sera alors un vrai défi. Depuis 2007, le Festival Alimenterre tente de faire comprendre les causes de la faim dans le monde. Et entend mobiliser les [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est une personne sur neuf. En 2050, nous serons 10 milliards sur terre. Pour les millions d’agriculteurs, ce sera alors un vrai défi. Depuis 2007, le Festival Alimenterre tente de faire comprendre les causes de la faim dans le monde. Et entend mobiliser les [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Face aux entreprises de l’eau, les communes s’organisent</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/10/25/face-aux-entreprises-de-leau-les-communes-sorganisent/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 07:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Quand la loi fait obstacle à ses intérêts économiques, il faut la contourner. C&#8217;est en substance ce que se sont dit les entreprises de l&#8217;eau. Elles tentent en ce moment de faire pression sur les élus locaux pour que les réductions de débit d&#8217;eau soient inscrites dans les avenants des contrats de délégation de service [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand la loi fait obstacle à ses intérêts économiques, il faut la contourner. C&rsquo;est en substance ce que se sont dit les entreprises de l&rsquo;eau. Elles tentent en ce moment de faire pression sur les élus locaux pour que les réductions de débit d&rsquo;eau soient inscrites dans les avenants des contrats de délégation de service public. C&rsquo;est la Fondation France Libertés qui a mis au jour ces pratiques. Comme nous l&rsquo;avons vu la semaine dernière, les nouvelles clauses autoriseraient les réductions de débit, en infraction avec la loi.</strong></p>
<p>Pour justifier leurs exigences, les entreprises de l&rsquo;eau mettent en avant le volet économique et le surcout engendré par l&rsquo;interdiction des coupures. Les impayés auraient explosés depuis la loi. Info ou Intox ?</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Intox. Les multinationales de l&rsquo;eau mélangent deux informations différentes : les retards de paiement et les impayés. . Si vous ne payez pas la facture au moment où vous la recevez, c&rsquo;est un retard de paiement. Il faut alors enclencher un processus de recouvrement pour savoir pourquoi la facture n&rsquo;a pas été réglée. On ne parle d&rsquo;impayé, de créance douteuse, qu&rsquo;à partir du moment où s&rsquo;est écoulée l&rsquo;ensemble de la procédure de recouvrement. Parfois, pour déclarer une facture impayée, il faut attendre deux, trois ou quatre ans, une fois que l&rsquo;ensemble des recours sont mis en oeuvre. Dans le service public de l&rsquo;eau, il y a la possibilité de faire couvrir un certain nombre de factures par le fond social départemental pour l&rsquo;eau. Les collectivités mettent également des procédures pour aider les familles les plus démunies à payer leur facture d&rsquo;eau, via leurs services sociaux. En disant en raccourci que l&rsquo;ensemble des factures en retard de paiement sont des impayés,<strong> les entreprises s&rsquo;exonèrent de leur travail de recouvrement et du risque qui est calculé dans leur délégation de service public.</strong> Ils prennent le beurre, et rejettent les risques sur la collectivité. »</em></p></blockquote>
<p>Les maires des communes concernées ont donc interpelé France Libertés pour qu&rsquo;elle leur vienne en aide. Les collectivités semblent assez mobilisées sur la question. La FNCCR (la Fédération nationale des collectivités locales concédantes et régie) prend la chose au sérieux&#8230; Quel est le rôle de cette fédération et que préconise-t-elle ?</p>
<blockquote><p><em>« Cette fédération travaille spécifiquement sur l&rsquo;eau et l&rsquo;énergie. Elle préconise aux élus de ne pas signer ces avenants. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;est pas possible pour les collectivités et les délégataires de savoir si les impayés vont exploser. Ces avenants arrivent beaucoup trop tôt. Au delà du fait que ces avenants demandent aux élus de pouvoir mettre en place des réductions de débits, <strong>tout ce qui est proposé sur les impayés n&rsquo;a pas lieu d&rsquo;être. C&rsquo;est en cela que c&rsquo;est une arnaque.</strong> Les entreprises n&rsquo;ont pas encore la capacité de savoir quelle sera, in fine, le niveau réel des impayés.</em></p>
<p><em>Les collectivités, et la FNCCR sont mobilisés. Ils disent aux élus : surtout ne faites rien. Il faut demander le maximum d&rsquo;information aux multinationales pour savoir quel est le surcoût réel pour eux. Cela leur évitera de se retrouver avec des surfacturations contractuelles. A aucun moment les entreprises ne proposent des clauses de réversibilité si demain il y avait des baisses d&rsquo;impayés. C&rsquo;est donc uniquement dans l&rsquo;ambition de faire plus d&rsquo;argent. »</em></p></blockquote>
<p>Il y aurait donc urgence, selon France Libertés, à repasser la gestion du service public de l&rsquo;eau en régie publique.</p>
<blockquote><p><em>« Dans le cas de la commune du nord de la France, dont on a parlé la semaine dernière, on voit que ces avenants sont construits par des services juridiques de Véolia, de la Saur et de Suez, qui sont puissants, centralisés sur Paris. Ces avenants sont mis en oeuvre par des délégués régionaux. En face d&rsquo;eux, les élus locaux sont bien incapables de savoir si c&rsquo;est bon ou pas pour la mise en oeuvre du service public de l&rsquo;eau. Quand on a l&rsquo;occasion de leur expliquer de quoi il retourne, ils se rendent compte qu&rsquo;ils se font arnaquer. Là, la question de mettre en oeuvre le service public par une régie publique, se pose. Pour une petite collectivité ou un petit syndicat, c&rsquo;est la capacité de savoir ce qui se passe, de faire les investissements, de choisir ses tarifs, de maitriser ses évolutions, de mettre en place des vraies dynamiques sociales. </em></p>
<p><em>Ce que mettent en lumière ces pratiques, c&rsquo;est que<strong> les multinationales veulent se dégager au maximum de toute la dynamique du social.</strong> Dans la mise en oeuvre d&rsquo;un service public, c&rsquo;est justement cette dynamique qui est importante pour être sur de protéger tout le monde. C&rsquo;est ce qu&rsquo;avait mis en lumière le Conseil constitutionnel dans sa décision de mai 2015. On doit interdire les coupures d&rsquo;eau partout en France pour être sur de protéger tout le monde et notamment les plus démunis. Les multinationales démontrent l&rsquo;inverse. Ils sont dans une pratique économique. La gestion sociale ne les intéresse pas. <strong>Il vaudrait mieux que ces collectivités mettent en place des régies publiques pour reprendre en main toute la dynamique sociale</strong> indispensable à une bonne mise en oeuvre du service public de l&rsquo;eau dans notre pays. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Illégalité et arnaque : comment les multinationales tentent de piéger nos élus</li>
<li>Coupures et réductions de débit d&rsquo;eau : témoignez</li>
<li><a href="/2016/10/18/les-multinationales-de-leau-tentent-de-pieger-nos-elus-locaux/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les multinationales de l&rsquo;eau tentent de piéger nos élus locaux</a></li>
</ul>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/WXDCWHwucV8" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Quand la loi fait obstacle à ses intérêts économiques, il faut la contourner. C&amp;#8217;est en substance ce que se sont dit les entreprises de l&amp;#8217;eau. Elles tentent en ce moment de faire pression sur les élus locaux pour que les réductions de débit d&amp;#8217;eau soient inscrites dans les avenants des contrats de délégation de service [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Quand la loi fait obstacle à ses intérêts économiques, il faut la contourner. C&amp;#8217;est en substance ce que se sont dit les entreprises de l&amp;#8217;eau. Elles tentent en ce moment de faire pression sur les élus locaux pour que les réductions de débit d&amp;#8217;eau soient inscrites dans les avenants des contrats de délégation de service [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les multinationales de l’eau tentent de piéger nos élus locaux</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/10/18/les-multinationales-de-leau-tentent-de-pieger-nos-elus-locaux/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2016 07:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[La gestion du service public de l&#8217;eau entre dans une nouvelle ère. Les délégataires s&#8217;étaient déjà faits remarqués avec les coupures et réductions de débit d&#8217;eau illégales, avec les conséquences juridiques que l&#8217;on sait. Aujourd&#8217;hui, les multinationales de l&#8217;eau tentent de nouvelles pratiques pour parvenir à leur fin et contourner la loi. Elles font pression [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La gestion du service public de l&rsquo;eau entre dans une nouvelle ère. Les délégataires s&rsquo;étaient déjà faits remarqués avec les coupures et réductions de débit d&rsquo;eau illégales, avec les conséquences juridiques que l&rsquo;on sait. Aujourd&rsquo;hui, les multinationales de l&rsquo;eau tentent de nouvelles pratiques pour parvenir à leur fin et contourner la loi. Elles font pression sur les collectivités locales.</strong></p>
<p>Ces multinationales innovent. Selon la Fondation France Libertés, elles lancent une « arnaque à grande échelle » pour tromper les élus locaux.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Les multinationales de l&rsquo;eau, notamment Véolia, la Saur et Suez, ont la volonté de s&rsquo;appuyer sur les modifications législatives, comme l&rsquo;application de la loi Brottes contre les coupures d&rsquo;eau, pour mettre en place des avenants visant à couvrir les soi-disant frais supplémentaires qu&rsquo;entrainent cette loi. Et <strong>ils en profitent pour augmenter leurs profits sur le dos des élus.</strong> Ils pratiquent ces avenants sans rien expliquer, et en disant aux élus qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le choix. »</em></p></blockquote>
<p>Dans ces avenants, des mentions autorisent les réductions de débit avec l&rsquo;aval de la commune.</p>
<blockquote><p><em>« C&rsquo;est la partie illégale qui nous fait bondir. On se bat depuis un an et demi pour faire valoir qu&rsquo;une réduction de débit est la même chose qu&rsquo;une coupure d&rsquo;eau. On a été suivi par plusieurs tribunaux d&rsquo;instance et par une cour d&rsquo;appel le 12 septembre dernier à Limoges. Pour se couvrir, <strong>les multinationales essaient de faire signer des avenants en leur demandant  l&rsquo;autorisation de pratiquer des réductions de débit.</strong> Alors qu&rsquo;elles savent pertinemment que c&rsquo;est illégal. »</em></p></blockquote>
<p>Par ce biais, les multinationales se payent trois fois. France Libertés parle de « racket ».</p>
<blockquote><p><em>« Dans l&rsquo;avenant d&rsquo;un contrat d&rsquo;une ville du Pas-de-Calais, Véolia explique que l&rsquo;ensemble des petits montants d&rsquo;impayés seront pris en charge par la collectivité directement, sans préciser ni le montant de ces impayés, ni quel est le montant à mettre en oeuvre pour les recouvrer. La collectivité n&rsquo;a aucun moyen de savoir comment les choses vont se passer. Dans un deuxième temps, Véolia explique que s&rsquo;il y a un doublement des impayés, Véolia aura la main libre pour augmenter le tarif de l&rsquo;eau. <strong>Véolia n&rsquo;aura aucun intérêt à recouvrer les impayés, car s&rsquo;ils doublent ils auront la possibilité d&rsquo;augmenter le tarif de l&rsquo;eau unilatéralement.</strong> Enfin, ils proposent de mettre en place un abonnement supplémentaire annuel de 8€ par abonné pour couvrir le montant de ces impayés. Donc ils se paient trois fois. »</em></p></blockquote>
<p>La Saur continue de pratiquer coupures et réductions de débits d&rsquo;eau, en toute transparence. Elle a même prévenu le maire d&rsquo;une petite commune du Calvados.</p>
<blockquote><p><em>« Le maire a reçu cette lettre avec une liste de 25 personnes qui vont être victime d&rsquo;une réduction de débit dans la semaine du 17 octobre. Cela représente plus de 1% des abonnés de ce syndicat d&rsquo;eau. Ce n&rsquo;est pas anecdotique. Cela prouve que, <strong>pour la Saur, la pratique des réductions de débit est systématique malgré les condamnations qu&rsquo;ils ont eu.</strong> Ils ne font même pas attention si cette pratique est autorisée par le règlement de service. Pour ce syndicat d&rsquo;eau, les coupures étaient mentionnées, mais pas les réductions de débit. Heureusement, le syndicat d&rsquo;eau fait passer une délibération pour modifier le règlement de service en interdisant les coupures et réductions de débits. »</em></p></blockquote>
<p>Nous verrons la semaine prochaine que les collectivités s&rsquo;organisent face aux pratiques des multinationales et à leur communication très aiguisée.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Illégalité et arnaque : comment les multinationales tentent de piéger nos élus</li>
<li>Coupures et réductions de débit d&rsquo;eau : témoignez</li>
</ul>
<p><iframe loading="lazy" title="Les multinationales de l&#039;eau tentent de piéger nos élus locaux" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/b-cQ5CiZwvE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>Après l’Accord de Paris, l’urgence climatique et environnementale au quotidien</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/10/11/lurgence-climatique-et-environnementale-au-quotidien/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Oct 2016 07:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est fait ! Début novembre, l&#8217;Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l&#8217;ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc. Avec la ratification du texte par l&#8217;Union européenne, et avant elle par l&#8217;Inde, le seuil nécessaire pour activer l&#8217;accord signé à Paris l&#8217;année dernière lors de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est fait ! Début novembre, l&rsquo;Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l&rsquo;ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc.</strong></p>
<p>Avec la ratification du texte par l&rsquo;Union européenne, et avant elle par l&rsquo;Inde, le seuil nécessaire pour activer l&rsquo;accord signé à Paris l&rsquo;année dernière lors de la COP21 a été atteint. Il fallait que 55 pays, représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre, ratifient l&rsquo;accord pour qu&rsquo;il soit effectif. Au final, 72 pays représentant 56,75% des émissions mondiales ont paraphé le texte.</p>
<p>Si l&rsquo;on peut se réjouir que les plus gros pollueurs de la planète aient validé l&rsquo;accord, le plus dur reste à faire. <strong>Il faut maintenant que chaque Etat passe des intentions aux actes</strong>, et prenne les bonnes mesures pour diminuer significativement leurs émissions. Et sans attendre.</p>
<p>Car comme l&rsquo;a rappelé<strong> Robert Watson, l&rsquo;ex-président du GIEC</strong>, le groupe des experts mondiaux sur le climat, <em>« Le réchauffement se produit beaucoup plus vite que prévu »</em>. Selon lui, Il faudrait <em>« doubler, voire tripler les efforts pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, liées pour l&rsquo;essentiel aux énergies fossiles. »</em> De son côté <strong>Pascal Canfin, le directeur du <a href="http://www.wwf.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">WWF France</a></strong>, estime <em>« qu&rsquo;il faut aller plus vite entre 2016 et 2020 »</em>.</p>
<p>Car les dernières études sur le climat sont alarmantes. Le <a href="http://www.noaa.gov/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Centre National d&rsquo;Information sur l&rsquo;Environnement</a> (NOAA), a sorti début août 2016 un rapport sur l&rsquo;année 2015, qui montre que l&rsquo;ensemble des records de chaleur et d&rsquo;évènements climatiques exceptionnels ont été battus en 2015 un peu partout sur la planète. Sur Frequenceterre le mois dernier, <strong>Emmanuel Poilane, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></strong>, nous alertait. <em>« Aujourd&rsquo;hui, on sait comment faire pour améliorer les choses rapidement. Cela demande des décisions politiques, des changements de modes de vie, mais c&rsquo;est possible. Si on ne le fait pas, on a un risque de dérèglement du climat de la planète très important, avec la possibilité de voir disparaitre l&rsquo;humanité. Il faut que l&rsquo;on se prenne en main maintenant. Il faut que la société civile soit mobilisée sur ces questions-là. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La chasse aux déchets</strong></h2>
<p>Il faut donc se mobiliser pour réduire notre empreinte sur le climat, dans notre quotidien, ou en participant aux actions initiées par les associations.</p>
<p>Ce fut le cas le week-end dernier par exemple où <strong>500 bénévoles ont participé au nettoyage du Vieux-Port de Marseille</strong>. Organisé à l&rsquo;initiative de la <a href="http://www.fsn13.fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération des sociétés nautiques des Bouches-du-Rhône</a>, cette pêche s&rsquo;est révélée dramatiquement miraculeuse. Des bouteilles, des pneus, des harpons, mais aussi des batteries, des chariots de supermarché, ou même une Alfa Roméo des années 70&#8230; Les plongeurs ont avoué leur dégoût face au comportement des personnes qui  considèrent la mer comme une poubelle.</p>
<p>Comme la Méditerranée à Marseille, les océans sont remplis de déchets, et ça se voit de plus en plus. De véritables continents de déchets dérivent. <strong>Des poubelles flottantes. Au large de la Californie et d&rsquo;Hawaï</strong> l&rsquo;organisation néerlandaise <a href="https://www.theoceancleanup.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Ocean Cleanup</a> a survolé le Pacifique pour observer le plus grand de ces continents de plastique. « <em>C&rsquo;est une bombe à retardement, car ils vont se désagréger en micro-plastique dans les prochaines années si nous ne faisons rien », selon</em> Boyan Silat, le fondateur de The Ocean Cleanup. L&rsquo;organisation tente de mettre en place une barrière flottante pour contenir ses déchets et les traiter. Une technique à l&rsquo;état de prototype.</p>
<p>Face à tous ces déchets que nous produisons et qui se retrouvent dans la nature,<strong> un Américain a décidé d&rsquo;éveiller les consciences de ses concitoyens</strong> sur la quantité produite par chaque individu au quotidien. Ce New-Yorkais a décidé de porter sur lui tous les détritus qu&rsquo;il allait produire pendant un mois. Habillé de ses déchets, il se promène en ville pour alerter les passants sur leur impact environnemental. D&rsquo;ici le 18 octobre, date de la fin de son expérience, il aura sur le dos plus de 60kg d&rsquo;ordures en tout genre. La preuve par l&rsquo;exemple.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-des-dechets-de-plus-en-plus-gros-retrouves-sur-le-continent-de-plastique-au-milieu-de-l-ocean-pacifique_1857403.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le continent de déchets au milieu du Pacifique</a></li>
<li><a href="http://www.francetvinfo.fr/choix/video-un-americain-s-habille-avec-les-dechets-qu-il-a-consommes_1855935.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un Américain s&rsquo;habille de ses déchets</a></li>
<li><a href="http://www.tdg.ch/monde/rechauffement-vite-prevu/story/19637699" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le réchauffement va plus vite que prévu</a></li>
<li><a href="/2016/09/20/lurgence-de-lutte-contre-rechauffement-climatique/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;urgence de la lutte contre le réchauffement climatique</a></li>
</ul>
<p><iframe loading="lazy" title="Après l&#039;Accord de Paris, l&#039;urgence climatique et environnementale au quotidien" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/XFbTCMlYnn8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C&amp;#8217;est fait ! Début novembre, l&amp;#8217;Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l&amp;#8217;ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc. Avec la ratification du texte par l&amp;#8217;Union européenne, et avant elle par l&amp;#8217;Inde, le seuil nécessaire pour activer l&amp;#8217;accord signé à Paris l&amp;#8217;année dernière lors de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C&amp;#8217;est fait ! Début novembre, l&amp;#8217;Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l&amp;#8217;ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc. Avec la ratification du texte par l&amp;#8217;Union européenne, et avant elle par l&amp;#8217;Inde, le seuil nécessaire pour activer l&amp;#8217;accord signé à Paris l&amp;#8217;année dernière lors de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Réduction de débit d’eau : la SAUR condamnée</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/10/04/reduction-de-debit-deau-la-saur-condamnee/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2016/10/04/reduction-de-debit-deau-la-saur-condamnee/#comments</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier. En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier.</strong> En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de Limoges. La Fondation <a href="http://france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et la <a href="http://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile-de-France</a> sont à l’origine des poursuites contre la SAUR. C&rsquo;est une nouvelle victoire pour les associations.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane,</strong> le directeur de <a href="http://france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Cette famille de Limoges est donc restée pendant trois mois avec un débit réduit.  Qu’est-ce que cela signifie au quotidien ?</p>
<blockquote><p><em>« La décision du juge d’appel de Limoges est intéressante. Il explique par exemple que dans les conditions de cette famille, <strong>c’est 2h40 pour prendre une douche, 5h pour prendre un bain, une demi-heure pour remplir une chasse d’eau, et c’est surtout l’impossibilité d’utiliser touts les appareils qui fonctionnent avec de l’eau et notamment le lave-linge</strong>. C’est pire qu’un inconfort,  <strong>c’est une indignité.</strong> C’est l’impossibilité de vivre dignement chez soi. Cela oblige à aller quémander à droite, à gauche, à faire des kilomètres pour prendre une douche. Le Conseil constitutionnel le mettait en avant dans sa décision de mai 2015 : interdire les coupures d’eau et les réductions de débit, c’est permettre à chacun de vivre dignement chez lui. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-303408 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2016/07/droit-&agrave;-leau-bleu-309x357.jpg" alt="droit à l'eau - bleu" width="309" height="357" /></p>
<p>La décision de la cour d’Appel de Limoges est inédite et importante. Elle fera date, et fera jurisprudence.</p>
<blockquote><p><em>« Elle est inédite, parce que c’est la première. Elle est importante parce que jusqu’à maintenant on avait obtenu des décisions d’instance sur cette question de la réduction de débit. Les entreprises et les collectivités locales nous répondaient que  la loi n’était pas claire… et qu’elles continuaient leurs pratiques parce que la loi le permettait&#8230; ! La décision de la cour d’Appel de Limoges, très bien fondée sur le droit international et le droit français, s’appuient aussi sur les décisions du Conseil constitutionnel. Donc <strong>il est évident maintenant que, comme les coupures d’eau, les réductions de débit sont strictement interdites en France.</strong> On peut espérer que les entreprises arrêtent de réduire le débit et de couper l’eau. »</em></p></blockquote>
<h2 style="text-align: center;"><em>« On n&rsquo;est plus dans un Etat de droit » (E.Poilane)</em></h2>
<p>Il s’agit de la treizième condamnation, mais pour autant, les entreprises continuent malgré tout leurs pratiques. Il faut rappeler que la SAUR a été condamnée cet été dans deux autres affaires. C’était pour des coupures d’eau en Seine-et-Marne et dans les Pyrénées-Atlantiques.</p>
<blockquote><p><em>« C’est ce qui est difficile. Il y a deux entreprises, Véolia et la SAUR, qui continuent leur pratiques comme si de rien n’était, et qui refusent même de discuter avec nous pour trouver des solutions. On leur envoie les témoignages des personnes qui viennent vers nous pour qu’ils les règlent. Quand nous leur envoyons les témoignages, ils les règlent. Mais cela ne protège pas l’ensemble des personnes qui sont victimes. Il y a aussi toutes les petites mairies qui mettent en œuvre l’eau elles-mêmes. <strong>Elles savent que c’est illégal de couper l’eau mais elles le font quand même parce qu’elles estiment que c’est le seul moyen pour récupérer l’argent.</strong> On est dans un moment où des élus et des entreprises refusent d’appliquer la loi pour des raisons économiques. Cela me choque énormément. Si dans une République comme la notre, des acteurs publics et privés disent, on n’applique pas la loi parce que cela ne nous arrange pas économiquement parlant, <strong>cela veut dire que l’on n’est plus dans un Etat de droit.</strong> »</em></p></blockquote>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Obtenir des étalements de dettes » (E.Poilane)</em></strong></h2>
<p>Quelles autres solutions les fournisseurs d’eau pourraient mettre en œuvre pour palier les défauts de paiement ?</p>
<blockquote><p><em>« On  attend que les acteurs publics et privés des services de l’eau remettent en place des services à l’usager. Il faut qu’ils soient présents su le terrain et soient capables de comprendre ce qui se passe. <strong>Il faut aussi que l’on puisse rendre systématique l’étalement de factures.</strong> Aujourd’hui pour l’électricité on peu très facilement obtenir des étalements de dette. Donc il faut que cela se mette en place pour l’eau. Et dans le cas de mauvais payeurs, de mauvaise foi, il y a la possibilité de mettre en place des procédures d’huissier. Cela ne pose pas de problème. Cela aurait le mérite de faire cesser les coupures ou les réductions de débit pour des petites dettes. Certaines entreprises coupent l’eau pour une trentaine d’euros. Il faut que cela s’arrête. S’ils veulent mettre en œuvre du service public, cela doit se faire dans des conditions d’intérêt général, mais pas dans des conditions économiques standards. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France continuent à récolter les témoignages de victimes de coupures et de réductions de débit d&rsquo;eau.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/La-Cour-d-Appel-de-Limoges.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La cour d’Appel de Limoges confirme l’interdiction des réductions de débit d’eau</a></li>
<li>L’arrêt de la cour d’Appel de Limoges</li>
<li>Coupures et réductions de débit d’eau : témoignez</li>
</ul>
<p><strong>Mercredi 5 octobre 2016, France Libertés est à Avignon pour débattre des avancées et des blocages dur les coupures d&rsquo;eau illégales.</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>« Le droit fondamental à l&rsquo;eau : état des lieux et perspectives »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>une conférence publique et un débat, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Mercredi 5 octobre 2016, à 18h</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Médiathèque Jean-Louis Barrault, Avignon</strong></p>
<p><strong>Avec :</strong></p>
<ul>
<li>Emmanuel POILANE, Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés</li>
<li>Zehor Z. DURAND, Avocat – Docteur en droit public &#8211; Cabinet Blanc-Tardivel</li>
<li>Valérie BERNAUD, Maître de Conférences &#8211; Constitutionnaliste &#8211; Co-auteur du code constitutionnel annoté et commenté</li>
</ul>
</blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Réduction de débit d&#039;eau : la SAUR condamnée" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/A5XgDp-X81E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier. En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier. En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>L’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/09/20/lurgence-de-lutte-contre-rechauffement-climatique/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 07:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[La Chine et les Etats-Unis ont ratifié début septembre l’accord de Paris sur le Climat. Presqu’un an après la COP21, ces deux ratifications viennent à point nommé pour donner un nouvel élan au processus de ratification, jusqu’alors un peu en panne. En décembre 2015, 195 Etats signaient l’accord de la COP21 et s’engageaient à tout [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Chine et les Etats-Unis ont ratifié début septembre l’accord de Paris sur le Climat. Presqu’un an après la COP21, ces deux ratifications viennent à point nommé pour donner un nouvel élan au processus de ratification, jusqu’alors un peu en panne.</strong></p>
<p>En décembre 2015, 195 Etats signaient l’accord de la COP21 et s’engageaient à tout faire pour lutter contre le réchauffement climatique. Courant septembre, le Brésil ou encore le Mexique se sont joint au mouvement. Mais le chemin est encore long. Pour que l’accord de Paris entre en vigueur, il faut que 55 pays, représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, aient ratifié le texte avant la fin de l’année et l’ouverture de la COP22. Une course contre la montre, d’autant que les dernières études parues sur le sujet montrent que le réchauffement climatique n’est vraiment plus une chimère.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>La dernière étude est alarmante. Les records ont été battus durant l’année 2015 sur tous les critères du réchauffement climatique.</p>
<blockquote><p><em>« Le <a href="http://www.noaa.gov/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Centre National d’Information sur l’Environnement</a> (NOAA), a sorti début août 2016 un rapport sur l’année 2015, qui montre que l’ensemble des records de chaleur et d’évènements climatiques exceptionnels ont été battus en 2015 un peu partout sur la planète. Aujourd’hui on ne parle plus d’une année exceptionnelle, mais d’une augmentation chronologique. <strong>En 2015, sur chaque mois de l’année, les records de chaleur ont été battus globalement sur la planète.</strong> Il y a eu des évènements climatiques très forts un peu partout : en Amérique du Nord, en Alaska, des inondations en Louisiane, des records de chaleur en Amérique centrale, en Amérique du Sud et en Asie, des records de pluviométrie en Argentine, des inondations en Europe, des records de pluie en Australie, des fontes de glace que l’on a jamais vu en Arctique comme en Antarctique. Globalement on est sur un paysage qui évolue. <strong>Et sur les sept premiers mois de l’année de 2016, tous les records de 2015 sont battus.</strong></em></p>
<p><em>Il y a un évènement qui a surpris les scientifiques en Antarctique. Ils partaient du principe que les effets du réchauffement climatique auraient des impacts sur les côtes de l’Antarctique. Ils se sont rendu compte qu’il y avait l’apparition de lacs bleus au cœur de l’Antarctique. Ils ne savent pas comment le phénomène a pu se produire. On est dans un moment où il risque d’y avoir une accélération très forte. Ce qui est dommage, c’est que dans le même temps, on voit qu’il n’y pas d’accélération des prises de décisions des Etats. La COP22 approche à grands pas. Même s’il y a un engagement de la diplomatie française pour obtenir les ratifications nécessaires, on voit bien que ce n’est pas une priorité pour les Etats pour le moment. Il faut mettre la pression sur tous les Etats. Si on ne fait rien, les dommages seront très importants. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-316957 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2016/09/Dupont-chaleur.jpg" alt="dupont-chaleur" width="500" height="300" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/09/Dupont-chaleur.jpg 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/09/Dupont-chaleur-300x180.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/09/Dupont-chaleur-264x158.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Quelques pays européens ont déjà finalisé la procédure de ratification, comme la France, l’Autriche ou la Hongrie. Reste que l’Union européenne doit elle aussi ratifier l’accord de Paris. La mobilisation de tous, citoyens et politiques, est donc plus que jamais un impératif.</p>
<blockquote><p><em>« Les grands pays pollueurs sont directement impactés par les effets du changement climatique. Ces épisodes climatiques intenses sont de plus en plus nombreux. Ce dont on a besoin aussi c’est que les médias s’emparent de ces questions là. Il faut que l’on arrête de nous prendre la tète avec des sujets qui sont sans importance, et que l’on commence à éclairer de façon systématique les évolutions de l’impact du changement climatique, les impacts directs de ces évènement extraordinaires sur la vie des populations de la planète.<strong> Il faut que la conscience collective nous aide à trouver les solutions pour avancer.</strong> Aujourd’hui, on sait comment faire pour améliorer les choses rapidement. Cela demande des décisions politiques, des changements de modes de vie, mais c’est possible. Si on ne le fait pas, on a un risque de dérèglement du climat de la planète très important, avec la possibilité de voir disparaitre l’humanité. Il faut que l’on se prenne en main maintenant. Il faut que la société civile soit mobilisée sur ces questions là. »</em></p></blockquote>
<p>La prochaine Conférence mondiale sur le climat, la COP22, se tiendra du 7 au 18 novembre au Maroc, à Marrakech, et devra mettre en œuvre l’accord de Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/09/03/climat-la-chine-premier-pollueur-mondial-ratifie-l-accord-de-paris_4992017_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Chine et les Etats-Unis ratifient l’accord de Paris sur le climat</a></li>
<li>L’UE met les gaz pour ratifier l’accord de Paris sur le climat</li>
<li>Réchauffement climatique : les tristes records de l’année 2015</li>
<li><a href="http://www.noaa.gov/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">NOAA, Centre National d’Information sur l’Environnement</a></li>
<li><a href="/2016/07/05/2016-lannee-derapage-climatique/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">2016, l&rsquo;année du dérapage climatique</a></li>
</ul>
<p><iframe loading="lazy" title="L&#039;urgence de la lutte contre le réchauffement climatique" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/JLPOJwCcMEg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Chine et les Etats-Unis ont ratifié début septembre l’accord de Paris sur le Climat. Presqu’un an après la COP21, ces deux ratifications viennent à point nommé pour donner un nouvel élan au processus de ratification, jusqu’alors un peu en panne. En décembre 2015, 195 Etats signaient l’accord de la COP21 et s’engageaient à tout [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Chine et les Etats-Unis ont ratifié début septembre l’accord de Paris sur le Climat. Presqu’un an après la COP21, ces deux ratifications viennent à point nommé pour donner un nouvel élan au processus de ratification, jusqu’alors un peu en panne. En décembre 2015, 195 Etats signaient l’accord de la COP21 et s’engageaient à tout [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le droit à l’eau : un combat quotidien partout dans le monde (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/09/13/le-droit-a-leau-un-combat-quotidien-partout-dans-le-monde-rediffusion/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 07:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète.</strong> Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde.</p>
<p>Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de la Fondation France Libertés qui s’attache à défendre un accès pour tous à une eau de qualité.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Sara Lickel,</strong> chargée du suivi des projets « Eau et Extractivisme » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>France Libertés milite notamment pour inscrire <strong>le droit à l’eau potable et à l’assainissement dans toutes les Constitutions</strong>…. Mais la Fondation n’est pas que dans le travail législatif ou de sensibilisation. Elle est aussi dans l’action… France Libertés soutien de nombreux projets à travers la planète.</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif de la Fondation France Libertés a toujours été de soutenir les initiatives au niveau local. Cela passe depuis quelques années par des appels à projets. En mars 2014, la Fondation a publié un appel sur le droit à l’eau face aux industries extractives pour lequel nous avons reçu de nombreuses propositions de la part d’organisations, partout dans le monde, qui travaillent au plus près des communautés. La sélection s’est faite à partir d’un ensemble de critères préétablis, comme par exemple la défense des droits humains et des biens communs du vivant, des valeurs que défend la Fondation. La qualité du projet et son impact environnemental ont également été pris en compte. Il s’agit de voir comment le projet répond, sur le long terme, à un problème qui est posé par la présence d’une industrie extractive et de son impact sur les populations locales et sur leur droit humain à l’eau. En 2014-2015, la Fondation a soutenu 9 projets. Elle en avait soutenu 10 en 2012-2013. »</em></p></blockquote>
<p>A l&rsquo;issue de ces appels projets, la Fondation en a soutenu plusieurs, comme en Amérique Latine.</p>
<blockquote><p><em>« Un exemple intéressant est ce projet qui a été financé en Equateur. L’ONG équatorienne Acción Ecológica travaille depuis 30 ans sur les problématiques liées à la pollution causée par l’exploitation du pétrole en Equateur. On connait le cas de l’entreprise américaine Chevron qui a été condamnée pour les dégâts environnementaux qu’elle a causée. Mais Acción Ecológica a voulu mettre en lumière le fait que l’entreprise d’état PetroAmazonas, qui exploite du pétrole, n’est pas meilleure.</em></p>
<figure id="attachment_267602" aria-describedby="caption-attachment-267602" style="width: 222px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-267602" src="/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica.jpg" alt="© accion-ecologica" width="222" height="266" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica.jpg 222w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica-190x228.jpg 190w" sizes="auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px" /><figcaption id="caption-attachment-267602" class="wp-caption-text">© accion-ecologica</figcaption></figure>
<p><em>Leur travail est vraiment intéressant. Ils ont réussi à créer une assemblée sociale permanente des communautés affectées de Pacayaku et Dureno, qui sont deux localités extrêmement concernées par la pollution de l’eau à cause du pétrole. Jusque là, les réclamations se faisaient au niveau individuel. Souvent les populations réclamaient des emplois auprès des entreprises. <strong>Acción Ecológica a travaillé en co-construction avec les populations locales.</strong> Ils on regroupé 25 communautés afin qu’elles puissent parler d’une seule voie au sein de cette assemblée, et qu’elles puissent réclamer leur droit humain à l’eau. L’entreprise a essayé au départ de diviser les communautés. Mais <strong>grâce au soutien de France Libertés, le pouvoir du citoyen est devenu plus fort.</strong> Ils ont gagné en crédibilité et prennent part au débat. Ils sont écoutés par les entreprises et les autorités locales. »</em></p></blockquote>
<p>Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que France Libertés intervient. La Fondation est présente également en Asie, ou en Afrique. Des projets sont soutenus aussi dans les pays du Nord, comme aux Etats-Unis par exemple.</p>
<blockquote><p><em>« Le projet est radicalement différent mais a le même objectif. Il est mené avec le <a href="http://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Community Environmental Legal Defense Fund</a> (CELDF), le Fond de défense légal de l’environnement au niveau communautaire. <strong>Aux Etats-Unis, il y a un droit des entreprises à l’eau, mais il n’y a pas de droit humain à l’eau.</strong> L’Etat favorise le développement des projets extractifs plutôt que le droit à l’eau.</em></p>
<p><em>Les membres du CELDF sont principalement des juristes. Plutôt que de lutter contre la fracturation hydraulique qui vise à extraire le gaz de schistes, technique gourmande en eau et polluante, ils se sont dit qu’il serait plus efficace de lutter contre la philosophie de la loi qui vise cette croissance économique sans prendre en compte les droits humains et le respect des écosystèmes. C’est donc au niveau local que le travail s’est fait. Il s’agit de faire passer, au niveau de la municipalité, des chartes communautaires qui permettent d’établir le droit humain à un environnement sain et à une eau pure. Cela implique de passer par une démocratie participative particulièrement importante.</em></p>
<p><em>L’ONG a trouvé un moyen efficace de bannir les entreprises extractives des ressources naturelles de certains territoires. Ils soutiennent la formation de comités citoyens. Dans le cas où ils sont élus, ils vont assurer un appui juridique à la rédaction de la charte. Cela permet de donner des outils juridiques à la lutte contre les entreprises extractives.</em></p>
<p><em>A Colombus, ville de 800.000 habitants, ils ont réussi à faire passer <strong>cette charte</strong>, le <a href="http://www.columbusbillofrights.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Community Bill of Rights</a>, <strong>qui bannit la fracturation hydraulique et déclare le droit à une eau pure.</strong> Partout où ces chartes sont passées, elles sont souvent soumises au referendum au niveau de la municipalité. Ce qui a été efficace. Les entreprises ne sont pas revenues. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_267603" aria-describedby="caption-attachment-267603" style="width: 646px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-267603" src="/wp-content/uploads/2016/01/AAEAAQAAAAAAAASaAAAAJGYxOGEyZjQxLWFkN2EtNDhiOS04ZWFiLTYwYmVkMTU4NjUxZQ.png" alt="© France Libertés" width="646" height="224" /><figcaption id="caption-attachment-267603" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>A travers ces deux exemples, on voit que France Libertés souhaite surtout ne pas faire à la place des peuples. Elle agit aussi pour que les peuples autochtones prennent l&rsquo;initiative des actions de terrain.</p>
<blockquote><p><em>« Les deux exemples concernent des peuples autochtones. <strong>L’idée de France Libertés, c’est qu’en finançant un projet de terrain, on encourage les communautés à devenir actrices.</strong> On favorise les projets de terrain avec le moins d’intermédiaires possible. On a aussi l’exemple de l’organisation <a href="http://fundar.org.mx/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fundar </a>au Mexique, qui travaille sur une région très menacée aussi par la fracturation hydraulique. Cette équipe forme les communautés à leur propre défense dans le cas où leur territoire serait menacé. En connaissant les textes de loi, en maitrisant les droits qui sont les leurs, les communautés sont en mesures de mieux résister. Ces projets nous servent à nourrir par de nombreux exemples notre plaidoyer auprès des décideurs français et internationaux. <strong>France Libertés part du principe que nous avons beaucoup à apprendre de ces peuples</strong>, de leur mode de vie qui est harmonieux avec la nature et respectueux de la nature et des écosystèmes, et de leurs savoirs traditionnels. C’est donc important que France Libertés ait cet ancrage sur le terrain. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Appel-a-propositions-droit-a-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les projets « Droits à l’eau face aux activités extractives » 2014 </a></li>
<li>France Libertés soutient l’initiative d’Acción Ecológica</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Une-ONG-propose-des-solutions-pour.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Acción Ecológica : une ONG propose des solutions pour le climat face à l’industrie pétrolière </a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/CELDF-extractivisme.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’action de CELDF aux Etats-Unis</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Mexique-Fundar.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mexique: le travail sans relâche de Fundar</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/E7Ycv8MaMBY[/youtube]
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Interdiction néonicotinoïdes : ni ici, ni ailleurs</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/09/06/interdiction-neonicotinoides-ni-ici-ni-ailleurs/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 07:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Les néonicotinoïdes sont  interdits en France à compter du 1er septembre 2018. Les députés ont voté au mois de juin cette interdiction dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le 4 août dernier, le Conseil constitutionnel a confirmé  la constitutionnalité de la loi. Les sages [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les néonicotinoïdes sont  interdits en France à compter du 1er septembre 2018.</strong><br />
<strong> Les députés ont voté au mois de juin cette interdiction dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.</strong><br />
Le 4 août dernier, le Conseil constitutionnel a confirmé  la constitutionnalité de la loi. Les sages avaient été saisis par plusieurs députés contestant la validité du texte. Mais le Conseil n’a en revanche fait aucune remarque sur le fait que les fabricants français puissent continuer à produire ces substances et à les exporter.</p>
<p>Face à ce silence, La Fondation France Libertés et l’association Générations futures lancent un appel à l’Etat français pour que ces pesticides soient totalement interdits.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote>
<p class="Normal1"> <em>« Toutes les associations étaient ravies que le Conseil constitutionnel valide la loi telle qu’elle est et ne la change pas. C’est une très bonne décision pour la France. C’est un petit peu dommage qu’il faille attendre 2018 avec des dérogations jusqu’à 2020. Mais ce qui nous surprend, c’est qu’on sent bien que la pression économique est toujours forte dans un pays comme le notre. <strong>Les problématiques environnementales passent après la pression économique.</strong> Dans son texte, le Conseil constitutionnel dit que l’usage de ces produits et des semences traitées par ces produits est interdit en France. Mais en revanche, il n’est interdit, ni de fabriquer ces produits, ni de les exporter. Dans un monde globalisé comme le notre, on doit se poser la question. Comment le législateur, comment le Conseil constitutionnel, qui a un rôle éthique, peut d’un coté dire « c’est pas bon pour la France, et on changera pas », et d’un autre « vous pouvez le fabriquer et l’envoyer chez les autres, cela ne nous pose aucun problème » ?</em></p>
<p class="Normal1"><em>Evidemment, on va accentuer les écarts qui existent déjà entre des pays avec des normes assez fortes en termes de protection de l’environnement, et de protection des droits humains. Et d’un autre coté, des pays où on pourra faire ce que l’on veut et où les populations seront directement touchées, par des produits dont on sait qu’ils sont dangereux pour la santé et pour les abeilles qui sont absolument nécessaires à la mise en œuvre d’une agriculture équilibrée. »</em></p>
</blockquote>
<figure id="attachment_313910" aria-describedby="caption-attachment-313910" style="width: 458px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-313910" src="/wp-content/uploads/2016/09/N&eacute;onicotino&iuml;des-458x357.jpg" alt="© Red / Reporterre" width="458" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-313910" class="wp-caption-text">© Red / Reporterre</figcaption></figure>
<p>Que cachent ces exceptions mentionnées dans la loi ? Quels sont les intérêts que l’ont protège ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est clairement les enjeux des lobbys.</strong> Il y a une pression très forte sur le législateur et sur le Conseil constitutionnel de la part des grandes entreprises françaises qui cherchent à ne pas perdre cette part de marché. Ils disent clairement au législateur « en nous interdisant d’utiliser ces produits en France, vous nous mettez en danger par rapport à nos concurrents internationaux ».</em></p>
<p><em> Ces règles de la concurrence à tout crin, déjà aperçu dans le TAFTA, c’est des choses qui visent à baisser les normes. C’est encourageant de voir que le législateur prend des décisions fortes pour protéger les abeilles et faire en sorte qu’on utilise plus des produits dangereux. Derrière cette petite ligne du Conseil constitutionnel, c’est le message de dire, « c’est une décision qui est prise là parce qu’il y a une pression forte, mais on va toujours vous aider à vendre des produits à l’extérieur même si on sait que c’est dangereux ». Comme on l’avait dit à une époque pour le gaz de schiste :<strong> les néonicotinoïdes, c’est ni ici, ni ailleurs</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>La Fondation France Libertés et l’association Générations futures en appellent donc le gouvernement français à étendre cette interdiction.</p>
<blockquote><p><em>« On appelle à faire en sorte que l’Etat français puisse veiller à ce que la mise au ban des néonicotinoïdes soit faite en France, mais aussi qu’on n’encourage pas nos entreprises à en vendre à l’étranger. Et c’est symptomatique de toutes les décisions que l’on prend. On est avec des entreprises multinationales qui travaillent un peu partout sur la planète. On trouve dommage que des décisions qui sont prises pour des évolutions positives dans notre pays, ne puissent pas faire obligation aux entreprises d’avoir ce type de pratiques chez nous, mais aussi de les avoir dans l’ensemble des pays dans lesquels ils travaillent et investissent.</em></p>
<p><em><strong>Regardons le monde avec une vision plus humaniste qu’économique</strong>, et arrêtons de penser qu’il faut protéger les Français sous prétextes que l’on est riche, et qu’on aille pas en protéger d’autres sous prétexte qu’ils n’ont pas les moyens de se battre. Derrière cet exemple, il y a la volonté d’imaginer que l’on puisse demain prendre des décisions politiques, avec des ambitions environnementales et de droits humains qui peuvent valoir chez nous, mais aussi à l’extérieur. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li class="Normal1"><a href="http://www.france-libertes.org/Pesticides-trop-toxiques-pour-la-France.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pesticides : trop toxiques pour la France mais pas pour les ventes à l’étranger</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2016/2016-737-dc/decision-n-2016-737-dc-du-4-aout-2016.147728.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La décision du Conseil constitutionnel</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/06/22/les-deputes-se-prononcent-sur-l-epineux-dossier-des-pesticides-tueurs-d-abeilles_4956095_1652692.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les députés se prononcent sur le dossier des pesticides tueurs d’abeilles</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Interdiction néonicotinoïdes : ni ici, ni ailleurs" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/254jBxih6E8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les néonicotinoïdes sont  interdits en France à compter du 1er septembre 2018. Les députés ont voté au mois de juin cette interdiction dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le 4 août dernier, le Conseil constitutionnel a confirmé  la constitutionnalité de la loi. Les sages [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les néonicotinoïdes sont  interdits en France à compter du 1er septembre 2018. Les députés ont voté au mois de juin cette interdiction dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le 4 août dernier, le Conseil constitutionnel a confirmé  la constitutionnalité de la loi. Les sages [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>France Libertés : une alternative pour un monde plus juste (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/08/23/france-libertes-alternative-monde-plus-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2016 07:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1"><strong>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.</strong></p>
<p class="Normal1">Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.</p>
<ul>
<li class="Normal1">Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p class="Normal1">La semaine dernière, nous avons abordé ici <a href="/2016/04/12/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les origines de la Fondation et les premières actions</a> menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.</p>
<p class="Normal1">Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. <strong>Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement.</strong> Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. <strong>Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous.</strong> Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. <strong>Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir</strong>. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. <strong>Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance.</strong> La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »</em></p>
</blockquote>
<figure id="attachment_285288" aria-describedby="caption-attachment-285288" style="width: 418px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-285288" src="/wp-content/uploads/2016/04/wolinski_-_2001_-_france_libertes-418x357.jpg" alt="© France Libertés" width="418" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-285288" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p class="Normal1">30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d&rsquo;extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. <strong>C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité.</strong> »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]
<p class="Normal1"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li class="Normal1"><a href="http://www.france-libertes.org/30-ans-d-actions.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés 30 ans d’actions</a></li>
<li class="Normal1" style="text-align: left;"><a href="/2016/04/12/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">30 ans de combats contre les souffrances des hommes</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>France Libertés : 30 ans de combats contre les souffrances des hommes (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/08/16/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2016 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes.</strong></p>
<p>En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane,</strong> directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Quel était la volonté première de Danielle Mitterrand, il y a 30 ans, en créant la Fondation France Libertés?</p>
<blockquote><p><em>« La volonté c’était de poursuivre son engagement associatif. Danielle Mitterrand avait toujours été très engagée au travers de diverses associations. Sauf que ce format n’était pas très compatible avec son statut de « Première Dame ». Elle a donc fait le choix de créer la Fondation pour avoir un cadre d’utilité publique qui soit fort, respectueux de l’Etat. <strong>Elle a fait le choix d’œuvrer pour la justice sur la planète.</strong> C’était quelqu’un de très radicale, très tournée vers l’injustice pour faire en sorte de la régler et d’aider ceux qui la subissaient. Au fur et à mesure de son action, elle a évolué pour être toujours dans le tempo de la modernité. Elle était toujours très attachée à regarder les combats du moment et pas ceux du passé. »</em></p></blockquote>
<p>Danielle Mitterrand disait vouloir organiser <strong>une alternative à la mondialisation capitaliste</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« C’est vrai qu’elle assez basculé assez rapidement sur la question du droit à l’eau pour ça. Elle estimait que la question des biens communs était le moyen le plus efficace, à coté de la sphère du capitalisme économique, d’avoir une vraie sphère du bien commun, du partage, de la coopération, pour que l’on ne soit plus prisonnier d’un modèle économique qui nous étouffe et qui casse les dynamiques de nos sociétés pour enrichir quelques personnes. C’était quelque chose de très important pour elle. »</em></p></blockquote>
<p>Nous parlerons de l’eau la semaine prochaine, mais parmi ses premiers combats, il y avait les droits des peuples, Cambodge, Afrique du Sud, Tibet ou le peuple kurde. Qu’est-ce qui motivait ces engagements là ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était vraiment la volonté d’aider les peuples qui vivaient des traumatismes très forts. <strong>Le combat qu’elle a menée pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud</strong> par exemple, lui a valu de rencontrer Nelson Mandela a plusieurs reprises, et cela vaut à la Fondation d’être citée dans les livres d’histoire sud-africains. <strong>C’est un combat emblématique</strong>.</em></p>
<p><em>Avec le Kurdistan, c’est encore plus fort. Danielle Mitterrand a fait connaitre le Kurdistan à l’ensemble de la planète. Elle a permis d’accueillir 3000 orphelins en France qui sont aujourd’hui des Français intégrés, qui agissent en France et au Kurdistan avec l’association qu’ils ont créé <a href="http://www.net1901.org/association/KURDISTAN-LIBERTES-ASSOCIATION-DANIELLE-MITTERRAND-KLADM,1384063.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Kurdistan Libertés</a>. Elle a pu aussi faire en sorte que, là-bas, les ethnies qui étaient parfois les uns contre les autres, deviennent plus solidaires, travaillent ensemble. Le travail qu’elle a fait pour réconcilier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massoud_Barzani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">M Masoud Barzani </a>de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jalal_Talabani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">M Jalal Talabani</a>, marque pour longtemps de son empreinte l’action de Danielle Mitterrand au Kurdistan. <strong>C’est pour cela qu’elle est considérée comme la mère de la patrie là-bas</strong>, qu’il y a des écoles, des statues. C’est assez impressionnant de voir les résultats de son action au Kurdistan. »</em></p></blockquote>
<p>Au delà de son engagement pour le droit des peuples dans le monde, il faut souligner qu’elle s’engageait aussi en France. Cela a été le cas notamment au moment des sans-papiers de l’église St Bernard, en 1996.</p>
<blockquote><p><em>« Danielle Mitterrand a toujours été très ouverte à tous les combats qui puissent permettre de lutter contre les injustices et d’aider les minorités. C’est aussi ce qui fait aujourd’hui notre identité. On travaille autant en France qu’à l’international. Danielle était très présente en France, elle faisait beaucoup de conférences, elle allait beaucoup aider ceux qui le souhaitaient. Par exemple, le 10 mai 2011, 30 ans après l’accession au pouvoir de François Mitterrand, elle était devant l’Assemblée Nationale pour lutter conter le gaz de schiste qui faisait l’objet d’une loi à l’étude pour son interdiction. <strong>Elle a toujours été dans tous les combats possibles pour faire en sorte que la planète soit respectée, que les hommes et les femmes soient respectés et que l’injustice ne passe pas sa porte.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Un combat contre toutes les formes d’injustices que nous continuerons d’aborder la semaine prochaine, à l’occasion de ces 30 ans de France Libertés.</p>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/30-ans-d-actions.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés 30 ans d’actions</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/25-ans-d-Histoire-France-Libertes.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés soutient le peuple kurde</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/EhBj_7K6L5A[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Forum social mondial 2016 : un autre monde est possible</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal. Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12ème édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal.</strong></p>
<p>Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12<sup>ème</sup> édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, où chaque personne et chaque peuple a sa place et peut faire entendre sa voix.</p>
<p>Avec <strong>Marion Veber</strong>, en charge du programme “Droit des peuples” à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> et <strong>Nadja Bedock</strong>, chargée de mission “Eau-Bien commun”  à la <strong>Fondation France Libertés</strong>.</p>
<p>Ce Forum social Mondial est le plus grand rassemblement de la société civile dans le monde. C’est avant tout un espace de rencontre et d’échange de ceux qui proposent des alternatives au capitalisme effréné.</p>
<blockquote><p><em>« Pour resituer un peu l’origine du Forum Social Mondial, il faut rappeler qu’il est né à l’initiative d’acteurs de la société civile essentiellement du Sud. A Porto Alegre, la société civile brésilienne était particulièrement impliquée dès le départ. <strong>Cela a été construit en opposition au système économique néolibéral</strong>, et en particulier en contestation du Forum économique mondial de Davos, et des institutions internationales comme l’OMC, le FMI, la banque Mondiale…</em></p>
<p><em>Le FSM, c’est plus qu’un espace de rencontre. Chaque année, c’est un processus permanent de dialogue entre les acteurs de la société civile internationale. Avec l’idée de contester la mondialisation telle qu’elle est aujourd’hui, avec ces conséquences parfois néfastes en termes de droit humain, de justice sociale et environnementale. <strong>Il s’agit aussi de proposer des alternatives concrètes</strong>, afin de ne pas être dans la simple contestation mais aussi dans la proposition. »</em></p></blockquote>
<p>Quelles sont les grandes thématiques ou orientation qui seront abordées durant cette semaine ?</p>
<blockquote><p><em>« Les thématiques sont à chaque fois extrêmement variées : l’économie, la démocratie… remettre le citoyen au cœur du débat politique… La lutte contre le racisme, la citoyenneté, l’immigration… Cette année, il y a 13 thématiques qui ont été dressées, mais avec deux sujets qui semblent un peu plus prioritaires. C’est la question des impacts environnementaux des activités économiques, et celle des peuples autochtones, très présents au Canada. L’une des particularités de cette édition, c’est qu’elle se déroule dans un pays du Nord alors que la totalité des FSM se sont passés au Sud. Cela a été particulièrement contesté, mais c’est <strong>une façon de déconstruire le concept de Nord et de Sud</strong>. Les questions se posent à tous et tous les acteurs ont leur mot à dire. »</em></p></blockquote>
<p>Quelle sera la contribution de France Libertés lors de ce Forum ?</p>
<figure id="attachment_306435" aria-describedby="caption-attachment-306435" style="width: 252px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-306435" src="/wp-content/uploads/2016/08/France-Libert&eacute;s-forum_social_mondial_2016-252x357.jpg" alt="© France Libertés" width="252" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-306435" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Pour France Libertés, c’est un lieu et un moment important en termes d’information et de mobilisation de la société, mais aussi en termes de sensibilisation du grand public. Nous organisons une conférence <strong>« Extractivisme, eau et changement climatique : focus sur l’Amérique du Nord »</strong>. L’objectif est de traiter des enjeux essentiels dans notre travail au quotidien à la Fondation : les liens entre eau et changement climatique, et les interrelations le cycle de l’eau et le climat. Avec une question : comment les activités extractives vont venir perturber cet équilibre de l’eau et du climat et vont contribuer aux émissions de gaz à effet de serre.</em></p>
<p><em>Il nous semblait aussi important de traiter des impacts des activités extractives et du changement climatique sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, et de <strong>mettre en valeur les solutions et les alternatives possibles à l’extractivisme</strong>. Ces solutions sont proposées par la société civile mais également par les peuples autochtones du Canada. </em></p>
<p><em>Pour nous, le Canada est un lieu essentiel de lutte contre l’extractivisme de par l’ampleur des activités extractives qui s’y déroulent ou qui sont en projet. C’est également un lieu de vie de nombreux peuples autochtones qui sont affectés par le changement climatique et par l’extractivisme. Ils ont des luttes très construites et très efficaces. Le Canada c’est aussi des lieux très importants pour l’équilibre climatique. C’est par exemple <strong>la forêt Boréale, l’une des dernières forêts vierges du monde, qui est touchée par l’exploitation des sables bitumeux.</strong> Il y a là un impact fort sur le climat puisque cela produit des émissions de gaz à effet de serre et cela perturbe le cycle de l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Les alternatives proposées ne s’arrêtent pas à la semaine du Forum. Comment les travaux du FSM sont-ils pérennisés ?</p>
<blockquote><p><em>« Durant le Forum Social Mondial, il y a des outils qui sont mis en place pour <strong>permettre la construction des mobilisations futures</strong>. Il y a la mise en place des assemblées de convergences. Ce sont des réunions stratégiques sur les grandes thématiques du FSM. Elles réunissent les principaux acteurs actifs sur cette thématique et définissent les plans d’action et les déclarations mettant en commun les grands principes et les grandes valeurs qui nous réunissent. Ce sont ces outils qui vont nous permettre de construire les mobilisations internationales et nationales. Et chacun s’en sert ensuite dans son pays ou dans son territoire.</em></p>
<p><em>Le FSM, c’est aussi un moment essentiel pour recharger les batteries des militants altermondialistes. Cela permet de rentrer riches de nouvelles rencontres et de nouvelles connaissances. Elles permettent de<strong> redynamiser les mobilisations pour la construction d’un monde plus juste</strong>. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://fsm2016.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum Social Mondial 2016</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/France-Libertes-agit-au-Forum-Social-Mondial.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés agit au Forum Social Mondial</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Forum social mondial 2016 : un autre monde est possible" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/vKBZAtORr_A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal. Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12ème édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal. Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12ème édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Droit à l’eau : première étape capitale</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/07/19/droit-a-leau-premiere-etape-capitale/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une première étape capitale dans la reconnaissance du droit à l’eau pour tous. La proposition de loi sur la mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau potable et à l’assainissement a été adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale. Un premier pas qui donne espoir notamment aux ménages les plus démunis. Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une première étape capitale dans la reconnaissance du droit à l’eau pour tous. La proposition de loi sur la mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau potable et à l’assainissement a été adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale.</strong></p>
<p>Un premier pas qui donne espoir notamment aux ménages les plus démunis. Le vote des députés le 14 juin dernier est un signe positif par rapport au combat que mène <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> avec d’autres associations depuis des années.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane,</strong> directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« C’est un vrai signe positif. D’abord, parce que c’est la concrétisation d’un travail en commun avec le Parlement et notamment avec les députés. C’est un texte qui a été co-construit continuellement avec les parlementaires et la société civile. Sur un sujet aussi fondamental qui touche au droit à la vie, il est essentiel de pouvoir travailler conjointement avec nos élus sur un texte législatif qui aille de l’avant.</em></p>
<p><em>Dans la période actuelle, où il y a beaucoup de reculs, où il y a une prédominance des choix économiques qui sont faits aux dépends de choix en lien avec des droits fondamentaux, il  est possible d’avancer sur un droit aussi important que celui du droit à l’eau pour tous. La présentation orale de la ministre Barbara Pompili et des différents députés montrent combien le droit à l’eau pour tous est symboliquement très fort. <strong>Ils ont rappelé le combat qu’a mené Danielle Mitterrand</strong> sur ce sujet là, à une époque où personne ne parlait du droit à l’eau pour tous. C’est bien que la France s’engage sur ce chemin là. »</em></p></blockquote>
<p>Quelles sont les avancées majeures de ce texte ?</p>
<blockquote><p><em>« La première avancée c’est de valider ce droit à l’eau pour tous. C’est l’article 1. On était jusqu’alors sur une approche très économique du droit à l’eau. C’est ce qui avait fait que, dans notre combat sur les coupures d’eau, les avocats de Véolia et de la Saur disaient que le droit à l’eau n’existait pas. Le Conseil Constitutionnel a dit l’inverse. Il a dit que le droit à l’eau était un droit fondamental même s’il n’était pas totalement clair dans la loi. Avec cette proposition de loi, cet élément devient clair. Il peut être mis au regard du droit au logement, de l’approche au droit à l’énergie… <strong>C’est une évolution globale sur l’accès aux éléments fondamentaux : se loger, se chauffer, se nourrir, boire.</strong></em></p>
<p><em>Le deuxième point très important, c’est l’accès aux fontaines, aux toilettes publiques gratuites et aux bains douches gratuites pour les plus démunis partout en France. C’est <strong>« remettre l’eau au cœur de la cité »</strong> pour que les Français se rendent compte de la place de l’eau dans la société. L’enjeu est que partout sur la planète on puisse vivre dignement avec à la fois, un accès à l’eau, un accès à l’assainissement et un accès à la capacité de se laver pour pouvoir vivre dignement. Et pour pouvoir envoyer ses enfants à l’école, travailler… »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_294683" aria-describedby="caption-attachment-294683" style="width: 485px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-294683" src="/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau.jpg" alt="© France Libertés" width="485" height="220" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau.jpg 485w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau-300x136.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau-264x120.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 485px) 100vw, 485px" /><figcaption id="caption-attachment-294683" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>A l’inverse, la question du financement d’un fond d’aide a été repoussée. Quel était le but de ces aides et pourquoi cette question a posé problème ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce fond d’aide devait permettre de réunir 50 millions d’euros pour apporter une aide préventive sur l’accès à l’eau pour toutes les familles dont la facture représente plus de 3% des revenus. C’est le seuil reconnu de manière internationale pour l’accès à l’eau. <strong>Il y a à peu près 1 million de ménages en France qui sont en très grande précarité</strong> et qui ont du mal à payer leur facture d’eau. Il y avait la volonté de leur apporter une aide pour que leur facture repasse sous le seuil des 3% du revenu. Cela a posé un problème à l’Assemblée Nationale. Nous avions proposé un financement alternatif innovant en mettant une contribution solidaire sur les bouteilles d’eau. Mais l<strong>es lobbys sur les bouteilles d’eau sont très puissants et ont fait un gros travail auprès des députés.</strong> Ils ont fait en sorte que des députés viennent spécifiquement pour voter contre cet article. Pendant la discussion, il y avait une dizaine de députés. Et au moment du vote de l’article, une vingtaine de députés sont venus spécialement. Cela montre bien que notre démocratie fonctionne de façon bizarre parfois.</em></p>
<p><em>On espérait basculer sur un financement de l’Etat. C’est l’élément qui est en discussion actuellement. On a pu en parler de vive voix avec le Président de la République. <strong>On espère un geste du Président et du gouvernement pour faire que ce fond de 50 millions d’euros soit mis en place</strong> dans le cadre de la loi de finance du mois de septembre. Il faut mettre cela en comparaison avec le fond d’aide de 650 millions d’euros qui est mis en place pour l’énergie. Donc 50 millions, ce n’est pas énorme. Cela mériterait que l’Etat français mette cet argent sur la table. On pourra dire alors que l’on a mis le droit à l’eau pour tous en France, que l’on a permis de remettre l’eau au cœur de la cité, et que l’on aide le million de familles qui sont en grande précarité. Elles méritent qu’on leur donne un coup de pouce pour payer leur facture d’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Aux Nations Unies, la France a reconnu ce droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement. Il faut donc encore se mobiliser pour qu’elle l’inscrive réellement dans le droit français.</p>
<blockquote><p><em>« On est dans une période où c’est difficile. Ce que l’on propose, c’est simplement de <strong>permettre à chacun de vivre dignement chez lui</strong>. Cela ne semble pas irrationnel ou impossible à mettre en œuvre. Malgré tout, sur des sujets comme cela, on a beaucoup de difficultés à avancer. Mais on n’est pas loin. On fait confiance aux parlementaires pour faire que ce travail débouche d’ici la fin de l’année. La France pourra alors s’enorgueillir à d’être le premier pays occidental à valider dans ces textes le droit à l’eau et à l’assainissement pour tous. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Droit-a-l-eau-en-France-la-proposition-de-loi-adoptee.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l’eau en France : proposition de loi adoptée</a></li>
<li><a href="http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/14/ta/ta0758/(index)/ta" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La proposition de loi sur la mise en œuvre du droit à l’eau potable et à l’assainissement adoptée en première lecture</a></li>
<li><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160214.asp#P812185" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La discussion du projet de loi à l’Assemblée Nationale – partie 1</a></li>
<li><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160215.asp#P812714" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La discussion du projet de loi à l’Assemblée Nationale – partie 2</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/VFYtT4IUUek[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>2016, l’année du dérapage climatique</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/07/05/2016-lannee-derapage-climatique/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jul 2016 07:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[2016 sera-t-elle l’année du dérapage climatique ? C’est la question que pose le directeur de France Libertés dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Six mois après la COP 21, la question du climat a disparu des Unes de la presse. Pourtant, certains signes sont alarmants. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2016 sera-t-elle l’année du dérapage climatique ?</strong></p>
<p>C’est la question que pose le directeur de France Libertés dans <a href="http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/urgence-climatique_b_10710542.html?utm_hp_ref=france" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une tribune publiée sur le Huffington Post</a>. Six mois après la COP 21, la question du climat a disparu des Unes de la presse. Pourtant, certains signes sont alarmants.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Dans cette tribune, vous tentez d’attirer l’attention des médias sur une étude américaine plutôt inquiétante.</p>
<blockquote><p><em>« On sait qu’il y a quelques mois, le niveau de concentration de CO² dans l’air a dépassé les 400ppm (particules par mètre cube d’air), notamment sur Hawaï et dans des zones très peuplées. Ce qu’apporte cette nouvelle enquête, c’est que <strong>ce niveau a été dépassé dans une station météo basée au sud du Pôle Sud, dans une zone extrêmement protégée.</strong> C’est la première fois depuis 4 millions d’années, qu’il y a autant de CO² dans l’air. Derrière ce chiffre, il faut être conscient de l’accélération la pression de nos modes de vie sur la température et sur la concentration de carbone.</em></p>
<p><em>On est dans un moment de l’humanité où l’ensemble des acteurs politiques, économiques et citoyens devraient avoir les yeux rivés sur ces statistiques afin de se poser les bonnes questions : comment transforme-t-on nos sociétés pour lutter fortement contre ce changement climatique ? Malheureusement, quand une telle étude sort, on n’en parle absolument pas. On parle de foot, de Brexit, d’élections, de croissance… Mais on ne regarde pas l’évidence : l’accélération de ce processus. »</em></p></blockquote>
<p>Cette accélération du processus de réchauffement, on la voit clairement dans la tribune que vous publiez sur le Huffington Post. Il y a deux graphiques, l’un sur la température du globe et l’autre sur la concentration de CO² dans l’air. Et c’est saisissant.</p>
<blockquote><p><em>« Comme tous les scientifiques le disent, il y a un moment où le climat risque de s’emballer. Et le jour où le climat s’emballe, on ne peut plus rien faire. C’est donc plus qu’une urgence. Il faut absolument qu’il y ait une reprise en main de nos sociétés pour faire en sorte que cette problématique de la lutte contre le changement climatique ne soit pas une option ou un thème politique pour une rencontre comme la COP21. Elle doit être une urgence de tous les jours dans la transformation des sociétés qui sont les nôtres. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_301157" aria-describedby="caption-attachment-301157" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-301157" src="/wp-content/uploads/2016/07/climat.gif" alt="Température du Globe" width="300" height="323" /><figcaption id="caption-attachment-301157" class="wp-caption-text">Température du Globe</figcaption></figure>
<figure id="attachment_301158" aria-describedby="caption-attachment-301158" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-301158" src="/wp-content/uploads/2016/07/co2.gif" alt="Concentration de CO² dans l'air" width="300" height="313" /><figcaption id="caption-attachment-301158" class="wp-caption-text">Concentration de CO² dans l&rsquo;air</figcaption></figure>
<p>Concrètement, quels sont les facteurs aggravants, responsables de cet accélération ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour les scientifiques, il est clair que le niveau de CO² dans l’air est l’élément le plus important. Nous sommes à un moment de l’humanité où il y a tout un tas de sociétés qui émergent en terme économique et qui impactent autant, voire plus que nous, en terme de CO² sur la planète. <strong>L’humanité n’a jamais produit autant de CO²</strong>. L’atmosphère, c’est exactement comme une bouteille. La concentration de CO² dans l’atmosphère, c’est comme si l’on remplissait une bouteille d’eau. Plus la bouteille est pleine, plus elle est lourde et plus elle pèse sur le climat. Plus cette accélération se produit, plus les impacts sont évidents et rapides.</em></p>
<p><em>Il ne faut pas penser que les choses vont rester en l’état et vont s’accélérer tout doucement et que ce sera pour d’autres générations. Cette accélération peut être exponentielle. Il faut lire notamment les rapports du GIEC sur cette question. Le GIEC essaie vraiment de nous alerter. Pour beaucoup de gens, le GIEC s’emballe ou est trop pessimiste. Or, c’est l’inverse. Le GIEC essaie de convaincre les acteurs politiques, uniquement sur des données dont ils sont absolument certains. Ils ne sont pas sur un scénario catastrophe, mais sur un scénario réaliste. Le risque que l’on court aujourd’hui, c’est que, au lieu de freiner nos productions de CO², on les augmente tous les ans. <strong>Les schémas que nous proposent les scientifiques risquent donc fort d’être dépassés.</strong> Il faut que l’opinion publique comprenne que, non seulement les scientifiques sont prudents, mais ils sont même probablement plutôt optimistes par rapport aux évolutions du climat. Et cela risque d’être plus violent qu’il n’y parait. »</em></p></blockquote>
<p>Face à ce dérapage climatique que vous dénoncez, que faire concrètement ?</p>
<blockquote><p><em>« Il est essentiel que les citoyens soient conscients de cette urgence pour peser sur les acteurs politiques. Mais il faut surtout que les politiques et les acteurs économiques comprennent que la fête du capitalisme néolibéral est terminée et que l’on doit rentrer dans une aire d’une économie climatique. On ne peut plus envisager l’avenir de nos économies et de nos politiques sans prendre en compte de façon très importante cette problématique du changement climatique. C’est ce que répète Nicolas Hulot souvent. Il l’a répété sur le cas de Notre-Dame des Landes, en disant que l’on ne pouvait pas d’un coté, signer l’accord de la COP21, et construire l’aéroport de Notre-Dame des Landes.</em></p>
<p><em><strong>L’accord de la COP21 n’est absolument pas à la hauteur du défi climatique.</strong> Si on n’est même pas capable, politiquement et économiquement, de respecter l’accord de la COP21, alors on est très mal parti. Il faut une prise de conscience globale pour que 2016 ne reste pas l’année du dérapage climatique, l’année où l’on aura pris conscience que les choses sont en train de s’affoler. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_301160" aria-describedby="caption-attachment-301160" style="width: 481px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-301160" src="/wp-content/uploads/2016/07/Rendons-leau-&agrave;-la-terre.jpg" alt="© France Libertés" width="481" height="105" /><figcaption id="caption-attachment-301160" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/urgence-climatique_b_10710542.html?utm_hp_ref=france" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La tribune d’Emmanuel Poilane sur le Huffington Post</a></li>
<li>Le plaidoyer « Eau et Climat » de France Libertés</li>
<li><a href="http://www.goodplanet.info/actualite/2016/06/27/pole-sud-concentration-de-c02-a-plus-haut-niveau-4-millions-dannee" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pôle Sud, la concentration de CO² à son plus haut niveau</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/04/climat-5-rapports-du-giec-5-chiffres-alarmants_4517326_4355770.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Climat : les alertes du GIEC</a></li>
<li>400 ppm : Comprendre la concentration de CO² dans l’atmosphère</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/oycR04ylQwY[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2016/07/05/2016-lannee-derapage-climatique/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>2016 sera-t-elle l’année du dérapage climatique ? C’est la question que pose le directeur de France Libertés dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Six mois après la COP 21, la question du climat a disparu des Unes de la presse. Pourtant, certains signes sont alarmants. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>2016 sera-t-elle l’année du dérapage climatique ? C’est la question que pose le directeur de France Libertés dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Six mois après la COP 21, la question du climat a disparu des Unes de la presse. Pourtant, certains signes sont alarmants. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Sauvons les mers des déchets plastiques</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/06/21/sauvons-mers-dechets-plastiques/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2016 07:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
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					<description><![CDATA[Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1"><strong>Sauvons les mers des déchets plastiques.</strong> C’est la campagne menée par le <a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/programme-general/qui-sommes-nous-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Expeditions MED</a>. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens de légiférer sur la production des déchets plastiques et leur dispersion en mer.</p>
<p class="Normal1">La Fondation France Libertés s’est associée à cette initiative à l’occasion de la Journée européenne de la mer, le 20 juin.</p>
<ul>
<li class="Normal1">Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p class="Normal1">Concrètement, quelle est cette pollution marine ? Qu’est-ce qui menace les océans ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était essentiel pour France Libertés de s’associer à cette campagne. Derrière les pollutions plastiques dans les océans, il y a nos consommations au quotidien, et notamment l’eau en bouteille qui est une véritable catastrophe écologique. Même si les publicités de l’eau en bouteille nous montrent la pureté de l’eau, en réalité, lorsque vous achetez de l’eau en bouteille plastique, vous payez le plastique, le transport, la publicité, mais en aucun cas l’eau. Derrière ces habitudes de consommation qui produisent des tonnes de plastiques, il y a la question de savoir où finit le plastique. Malheureusement, il y en a une quantité non négligeable qui finit dans les océans. Allez voir sur internet les images de ce que l’on appelle l<strong>e septième continent, qui est un continent de plastique qui est en train de s’agglomérer  au cœur de  l’Océan Pacifique</strong>, et qui montre combien cette pollution est pernicieuse. On ne la voit pas, mais elle est en train d’abimer durablement nos océans. »</em></p></blockquote>
<p>Le collectif rappelle qu’il faut une seconde pour fabriquer un sac plastique. Il est utilisé pendant 20 minutes. Mais il polluera pendant des siècles. Ce sont des véritables bombes à retardement pour le milieu marin.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est une bombe à retardement qui est récente.</strong> On oublie souvent que le plastique est un matériau récent. Nos grands-parents utilisaient très peu de plastiques. Derrière il y a une explosion exponentielle de ces pollutions. On sait aujourd’hui  qu’avec les déchets présents dans les océans, on pourrait recouvrir la planète de plastique. Il faut se poser les bonnes questions dès maintenant. C’est le sens de cette campagne. C’est d’abord dire au consommateur que l’on peut faire autrement… consommer de l’eau du robinet, utiliser des gourdes. On n’est pas obligé de consommer de l’eau en bouteille plastique. Et c’est aussi l’engagement citoyen que l’on doit avoir pour dire aux acteurs politiques – français, européens, mondiaux – que l’on souhaite qu’il y ait un engagement pris, notamment européen, pour que l’on sorte de cette impasse du plastique dans les océans. »</em></p></blockquote>
[youtube]https://youtu.be/MEnKHL97Nro[/youtube]
<p>Initiatives individuelles, en modifiant nos pratiques… Initiative citoyenne européenne également&#8230; L’association Expéditions MED lance donc cette pétition d’initiative européenne. C’est un outil de démocratie participative qui avait déjà été utilisé sur le droit à l’eau.</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« C’est important de comprendre que l’on n’est pas dans un cadre de pétition habituelle, où l’on signe un document sans savoir l’impact que cela a. <strong>On est ici dans une initiative citoyenne européenne (ICE)</strong>. C’est un espace créé par l’Europe pour permettre aux citoyens de poser des questions au Parlement européen. C’est un petit plus compliqué à signer qu’une pétition standard, où on met juste son e-mail. Là, il y a l’obligation de rentrer son numéro de carte d’identité. C’est un petit peu comme si on allait voter pour une élection. Derrière cette initiative, si elle se concrétise, c’est tout un tas de débats qui avancent et qui permettent de faire évoluer les législations. Cela a été le cas pour la première initiative européenne sur le droit à l’eau pour tous. Elle avait fait l’objet d’un million huit cent mille signatures. Une des victoires de l’ICE à l’époque, cela a été de faire retirer l’eau de la résolution sur les délégations de service publics en Europe. <strong>C’est l’occasion pour les citoyens européens d’avoir un impact concret sur les politiques européennes</strong>. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">La campagne « Stop Plastic in the Sea » espère récolter 1 million de signatures d’au moins sept pays de l’Union Européenne. Sur quoi doit-elle aboutir ? Quelle est la demande vis à vis de la Commission européenne ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« L’objectif est d’obtenir un engagement de l’Europe pour réglementer et encadre la production, la consommation et l’importation de plastiques. Ensuite, il y a la volonté de favoriser d’autres modes de plastiques qui soient recyclables, biodégradables. Il s’agit aussi de faire évoluer les normes pour que les acteurs industriels ne se satisfassent pas de la simplicité du plastique qu’ils utilisent aujourd’hui. Il faut qu’ils aillent plus loin. Ils ont la possibilité d’utiliser des matières moins nocives pour la planète. Il ne faut pas penser que la réussite de l’ICE va en elle-même tout transformer. Mais c’est un moyen de pression considérable des citoyens. Cela donne une vraie parole aux citoyens pour s’exprimer et être entendus par le Parlement et la Commission européenne. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">[youtube]https://youtu.be/FlnVlIt2rXk[/youtube]
<p class="Normal1"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Expeditions MED</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/category/agir-avec-nous/je-signe-la-petition/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sauvons les mers des déchets plastiques : la pétition</a></li>
<li class="Normal1"><a href="http://www.expeditionmed.eu/fr/wp-content/uploads/2015/11/MED-Les-enjeux-site-internet.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sauvons les mers des déchets plastiques : les enjeux</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/RGvbJEEOFQo[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p class="Normal1">
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Vers un droit humain à l’eau</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/06/07/vers-droit-humain-a-leau/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 07:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit de l’homme à l’eau potable bientôt reconnu. L’Assemblée Nationale étudie, à partir du 14 juin prochain, une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement. C’est le terme d’une réflexion menée depuis quatre ans par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales humanitaires, caritatives [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit de l’homme à l’eau potable bientôt reconnu.</strong></p>
<p>L’Assemblée Nationale étudie, à partir du 14 juin prochain, une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement. C’est le terme d’une réflexion menée depuis quatre ans par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales humanitaires, caritatives et environnementales. Le but : instituer le droit à l’eau comme un droit fondamental des citoyens.</p>
<p>La <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> et la <a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition Eau</a> ont coordonné les travaux qui aboutissent à cette  proposition de loi signée par plusieurs parlementaires, dans une démarche transpartisane.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de France Libertés</li>
</ul>
<p>Cette reconnaissance du droit de l’homme à l’eau était devenu indispensable. Le droit d’accès à l’eau existe dans plusieurs textes, mais il n’était pas vraiment effectif.</p>
<figure id="attachment_294683" aria-describedby="caption-attachment-294683" style="width: 485px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-294683 size-full" src="/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau.jpg" alt="Eau bien commun bouteille feuille d'eau" width="485" height="220" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau.jpg 485w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau-300x136.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Eau-bien-commun-bouteille-feuille-deau-264x120.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 485px) 100vw, 485px" /><figcaption id="caption-attachment-294683" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« C’est un droit qui existe sur un plan international. La France a signé une résolution en juillet 2010 sur le sujet, comme la quasi intégralité des pays du monde. Mais pour transformer cette résolution, qui n’a pas force de loi, dans nos textes, on voit qu’il n’y a pas de volonté des pays du Nord de faire ce pas. Pour deux raisons. L’accès à l’eau fonctionne globalement correctement dans nos pays, alors que dans certains pays du Sud qui ont transformé leur constitution, il y a l’ambition de trouver des solutions pour un véritable accès à l’eau pour leur population. La deuxième chose, c’est que nous sommes dans des pays où les Etats essaient de limiter leurs obligations par rapport aux droits fondamentaux. Le travail que l’on fait avec cette proposition de loi c’est de <strong>faire en sorte que les résolutions internationales soient transcrites dans le droit français.</strong> Et c’est négocier avec les acteurs économiques pour que ce soit gérable. »</em></p></blockquote>
<p>Cette proposition de loi, et ce n’est pas anodin, est le fruit d’un travail entamé par les associations, et poursuivi par les parlementaires. Il y a eu une vraie coopération entre les différents acteurs, entre la société civile et les politiques.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a une vraie ambition forte des associations pour faire que le droit à l’eau soit reconnu comme un droit humain fondamental en France. Et il y a des parlementaires qui comprennent la force philosophique de cette thématique <strong>« l’eau c’est la vie »</strong>. Ensuite, ils sont pris par les obligations budgétaires qui rendent complexe l’avancée d’un texte de loi. On a eu la chance d’avoir le soutien de cinq groupes parlementaires à l’Assemblée. Ce travail se poursuit depuis presque quatre ans. On débouche enfin sur son vote à l’Assemblée Nationale le 14 juin. C’est un travail qui est facile pour les associations, mais difficile pour les parlementaires. On est heureux de pouvoir le mener à leurs cotés pour que ce soit un droit fondamental qui avance en France. »</em></p></blockquote>
<p>« Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme garanti par l’État. » C’est l’article 1 de cette proposition de loi. Concrètement, qu’est-ce que cela implique ? Comment cela va se traduire ?</p>
<figure id="attachment_294682" aria-describedby="caption-attachment-294682" style="width: 320px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-294682" src="/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon.jpg" alt="© Ville de Lyon" width="320" height="214" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon.jpg 320w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-300x201.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/06/Fontaine-Lyon-264x177.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /><figcaption id="caption-attachment-294682" class="wp-caption-text">© Ville de Lyon</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« La première traduction, c’est de <strong>remettre l’eau au cœur de la ville et des villages</strong>, avec des toilettes gratuites, des fontaines gratuites, des douches gratuites… C’est l‘idée que pour avoir accès à l’eau partout pour tous, il faut que, dans le paysage public, il y ait ces espaces d’accès à l’eau et  à l’hygiène pour tous. Il faut que l’on sorte de l’obligation de se rentre dans un café pour aller aux toilettes. C’est quelque chose qui existait il y a quelques décennies. Cela a disparu pour des raisons économiques. On pense que c’est très important que cela puisse retrouver sa place, pour que l’on redécouvre la place de l’eau dans la cité.</em></p>
<p><em>La deuxième traduction, c’est<strong> la mise en place d’un fond national d’aide pour aider les familles en précarité à payer leur facture d’eau.</strong> Aujourd’hui,  les personnes en précarité peuvent être aidé, mais suite à la facture. C’est donc quelque chose de stigmatisant et complexe pour atteindre de aides. Il est indispensable de mettre en place des aides préventives pour lesquelles on soit certain qu’elles puissent aider toutes les personnes qui sont aujourd’hui en précarité par rapport à leur facture d’eau. Il engager l’ensemble des acteurs à comprendre que l’accès à l’eau pour vivre dignement chez soi est quelque chose d’indispensable. Il y a un véritable consensus sur ces deux points. »</em></p></blockquote>
<p>La campagne de France Libertés a mis en exergue la part importante de l&rsquo;eau dans le budget des familles en difficultés. Cette loi sera un vrai bénéfice pour elles.</p>
<blockquote><p><em>« Autour de la campagne sur les coupures d’eau, on a pu montrer ce que cela représentait comme difficulté pour les familles. Et les réactions politiques étaient très fortes pour dire « nous devons garantir la capacité des familles à vivre dignement chez elles ». Avec ce fond d’aide national, on peut imagier que demain, comme on le fait sur le logement avec les allocations logement, comme on le fait sur l’électricité avec le chèque énergie, on puisse le faire sur l’eau. Ce que l’on a mis en exergue avec la campagne des coupures d’eau, c’est que c’était encore plus violent de vivre sans eau que de vivre sans électricité. <strong>Il est indispensable de permettre à chacun de vivre dans des conditions dignes chez lui.</strong></em></p>
<p><em>Derrière cette loi, c’est l’ambition de dire que, si on est capable de penser « l’eau c’est la vie », on doit être capable de le mettre en œuvre pour tous chez nous.</em></p>
<p><em>Cela nous renvoie ensuite à une action plus importante à l’international pour faire en sorte que chaque humain sur la planète puisse avoir accès à l’eau et à l’assainissement pour vivre dignement chez lui. <strong>Rappelons qu’il y a près d’un milliard de personnes qui n’a pas accès l’eau dans des conditions normale et deux milliards qui n’ont pas accès à un assainissement minimum</strong>. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_294684" aria-describedby="caption-attachment-294684" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-294684" src="/wp-content/uploads/2016/06/panorama-hemicycle-635x357.jpg" alt="© Assemblée Nationale" width="635" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-294684" class="wp-caption-text">© Assemblée Nationale</figcaption></figure>
<p>L’examen de ce projet de loi débute le 14 juin, à l’Assemblée Nationale. L’issue du débat parlementaire sera à retrouver sur le site de France Libertés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
<li><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2715.asp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Proposition de loi visant à la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement</a></li>
<li><a href="http://www.coalition-eau.org/actualite/droit-a-l-eau-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Droit à l’eau en France : la proposition de loi inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/KjmzQXbu7pk[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit de l’homme à l’eau potable bientôt reconnu. L’Assemblée Nationale étudie, à partir du 14 juin prochain, une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement. C’est le terme d’une réflexion menée depuis quatre ans par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales humanitaires, caritatives [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit de l’homme à l’eau potable bientôt reconnu. L’Assemblée Nationale étudie, à partir du 14 juin prochain, une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement. C’est le terme d’une réflexion menée depuis quatre ans par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales humanitaires, caritatives [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Chamanga : une bourse des vocations pour les jeunes uruguayens</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/05/24/chamanga-bourse-vocations-jeunes-uruguayens/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2016 07:17:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Une bourse des vocations pour aider les jeunes à financer leur formation, c&#8217;est ce que propose la Fondation Chamanga, en Uruguay. Agir, plaider, sensibiliser… ces trois piliers sont au cœur de l’action de France Libertés au quotidien. Soutenir les initiatives locales, former les citoyens localement, c’est la volonté de la Fondation depuis sa création. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une bourse des vocations pour aider les jeunes à financer leur formation, c&rsquo;est ce que propose la Fondation Chamanga, en Uruguay.</strong></p>
<p>Agir, plaider, sensibiliser… ces trois piliers sont au cœur de l’action de France Libertés au quotidien. Soutenir les initiatives locales, former les citoyens localement, c’est la volonté de la Fondation depuis sa création. Et elle s’engage notamment cette année auprès de la <a href="http://www.fundacionchamanga.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation Chamanga</a>, en Uruguay sur un programme de bourses à destination de jeunes uruguayens.</p>
<p>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<p>Quelle est la mission de cette Fondation Chamanga en Uruguay ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une fondation qui a 15 ans. Elle a pour ambition de permettre à des jeunes qui sont en situation de précarité de pouvoir mener leurs études. Mais elle fait aussi en sorte d’aider des jeunes qui ont une véritable vocation pour un métier particulier. Ce qui est intéressant dans le fonctionnement, c’est qu’il y a l’ambition d’aider ces jeunes, de leur donner un vrai tutorat pour les appuyer et <strong>les engager dans une action sociale</strong> afin de mettre leur métier au service des autres. »</em></p></blockquote>
<p>Quel est le profil de ces jeunes ? Qui sont-ils et quel sont leurs projets ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce sont des jeunes au profils très éclectiques. Il y en a évidemment qui se forment dans les métiers de l’agriculture, de l’élevage, ou de l’industrie… Mais il y a aussi des vocations artistiques, des chanteurs, des musiciens… Il y a des journalistes, des guides touristiques… Il n’y a pas de sélection sur le métier en tant que tel. Chaque jeune, à partir du moment où il peut défendre l’idée d’être en vocation pour un métier, la Fondation Chamanga le reçoit, et ouvre son écoute autour du métier qu’il propose.</em></p>
<p><em>Dans des pays comme les nôtres, on a un peu oublié ce que pouvait représenter la vocation pour un jeune. On les pousse plutôt à faire telle ou telle filière, parce qu’il y aura du travail, que cela lui permettra d’avoir plus d’argent… On n’est plus dans cet exercice du métier qui doit normalement permettre, un épanouissement, d’avoir les moyens de vivre et de faire ce que l’on a envie de faire… Essayer de trouver sa voie dans un métier où on ne se pose pas la question du pourquoi on se lève le matin. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_291650" aria-describedby="caption-attachment-291650" style="width: 491px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-291650" src="/wp-content/uploads/2016/05/Chamanga-jeunes-boursiers-491x357.jpg" alt="© Fondation Chamanga" width="491" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-291650" class="wp-caption-text">© Fondation Chamanga</figcaption></figure>
<p>Il n’y a pas de critères particuliers pour l&rsquo;attribution des bourses, si ce n’est la motivation et la vocation ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée n’est pas de financer des bourses à des jeunes qui n’ont pas besoin d’aides. Il y a évidemment un critère de ressource financière, mais il n’y en a pas d’autres que celui de la vocation. Le processus de sélection de ces trente bourses est très long et fait l’objet d’une sélection très approfondie. Cela implique tout un tas de personnalités uruguayennes qui ont traversé toutes les époques, de la dictature à la mise en place de la République sociale. Elles sont l’ambition de mettre en avant des personnalités et des vocations importantes pour le pays. <strong>Elles ont aussi le souci d’accompagner la jeunesse pour que le souffle qu’ils ont connu à la fin de la dictature puisse perdurer</strong>, afin que les jeunes soient porteurs de connaissance et d’ambition pour la société uruguayenne. »</em></p></blockquote>
<p>L&rsquo;action de Chamanga ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;attribution de la bourse. Elle assure le suivi et l&rsquo;accompagnement des boursiers ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est passionnant. Il y a une petite équipe qui suit la partie administrative et d’accompagnement psychologique des candidats. Derrière, il y a une centaine de bénévoles, des tuteurs qui exercent les métiers que les jeunes veulent préparer. Ils accompagnent les bénéficiaires des bourses tout au long du parcours scolaire. C’est ce relais qui est intéressant. Des gens qui portent un métier comme vocation font en sorte que celle-ci soit transmise à un jeune qui a la même envie. Il y a en plus <strong>un fond de solidarité de bourses scolaires.</strong> Ce fond est alimenté par l’ensemble des gens qui ont été bénéficiaires du système scolaire uruguayen pour atteindre leur diplôme. Tout au long de l’exercice de leur métier, ils reversent une petite somme pour permettre aux jeunes de bénéficier d’une bourse. Il faudrait que l’on reconstruise çà chez nous. Donner du sens à l’appui que l’on donne aux boursiers, c’est un système clair, précis, extérieur au financement de l’état. »</em></p></blockquote>
<p>Comment France Libertés s’inscrit-elle dans ce programme ?</p>
<blockquote><p><em>« La Fondation Chamanga a été créé il y a 15 ans par des cadres uruguayens et une personnalité française, Mme Anne-Marie Sendic, qui a fait fortune sur un héritage. Elle a investit l’ensemble des intérêts de son argent pour financer Chamanga. L’âge avançant, elle a souhaité que la Fondation France Libertés prenne le relais  de son action pour que les bourses Chamanga puissent perdurer. Daniele Mitterrand, la connaissait bien. A l’époque de la dictature, Danièle Mitterrand avait été très proche des réfugiés d’Amérique latine et notamment uruguayens. C’est par ce lien que Mme Sendic est revenue vers nous pour faire ce travail d’accompagnement, et pour renforcer les liens entre la France et l’Uruguay.</em></p>
<p><em>C’est un partenariat qui commence, que l’on espère voir grandir dans les années qui viennent. <strong>Danièle Mitterrand tenait beaucoup que les jeunes soient aidés, qu’ils trouvent leur place dans la société</strong> et puissent devenir des personnes engagées au niveau social et sociétal. C’est un bel exemple d’action qui permet de montrer que quand on investit des jeunes dans une ouverture sociale de leur vocation, cela peut amener des élans tout à fait intéressants pour nos sociétés. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_291651" aria-describedby="caption-attachment-291651" style="width: 499px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-291651" src="/wp-content/uploads/2016/05/Chamanga-Fresque-des-10-ans.jpg" alt="© Fondation Chamanga" width="499" height="304" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/05/Chamanga-Fresque-des-10-ans.jpg 499w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/05/Chamanga-Fresque-des-10-ans-300x183.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/05/Chamanga-Fresque-des-10-ans-264x161.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 499px) 100vw, 499px" /><figcaption id="caption-attachment-291651" class="wp-caption-text">© Fondation Chamanga</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.fundacionchamanga.org.uy/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation Chamanga</a></li>
<li>Chamanga &#8211; un programme de bourses</li>
<li><a href="http://cocomagnanville.over-blog.com/article-uruguay-decouvrez-la-fondation-chamanga-105828168.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir la Fondation Chamanga</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/YMWKJp02bSI[/youtube]
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Une bourse des vocations pour aider les jeunes à financer leur formation, c&amp;#8217;est ce que propose la Fondation Chamanga, en Uruguay. Agir, plaider, sensibiliser… ces trois piliers sont au cœur de l’action de France Libertés au quotidien. Soutenir les initiatives locales, former les citoyens localement, c’est la volonté de la Fondation depuis sa création. Et [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Une bourse des vocations pour aider les jeunes à financer leur formation, c&amp;#8217;est ce que propose la Fondation Chamanga, en Uruguay. Agir, plaider, sensibiliser… ces trois piliers sont au cœur de l’action de France Libertés au quotidien. Soutenir les initiatives locales, former les citoyens localement, c’est la volonté de la Fondation depuis sa création. Et [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le Prix Goldman contre l’exploitation minière au Pérou</title>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2016 07:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[déchets miniers]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. <a href="http://www.goldmanprize.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Prix Goldman</a> récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature.</strong></p>
<p>Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six zones géographiques sont ainsi distingués. Cette année, le 27<sup>ème</sup> Prix Goldman récompense notamment la péruvienne Máxima Acuña Chaupe.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alice Richomme</strong>, chargée de mission lutte contre l’extractivisme à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>Qui sont Máxima Acuña Chaupe et sa communauté ?</p>
<figure id="attachment_289308" aria-describedby="caption-attachment-289308" style="width: 238px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289308" src="/wp-content/uploads/2016/05/prix_goldman_maxima_chaupe-238x357.jpg" alt="© Goldman Environmental Prize" width="238" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289308" class="wp-caption-text">© Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« Máxima est une Péruvienne de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Altiplano" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Altiplano andin</a>, de la région de Cajamarca, dans le nord du Pérou. Elle vit à 3000 mètres d’altitude avec sa communauté. Elle pratique une agriculture vivrière depuis 1994 avec son mari. Ses terres sont revendiquées depuis 2011 par le consortium de multinationales Yanacocha qui développe le mégaprojet minier Conga.</em></p>
<p><em>Les habitants de cette région sont de culture Quechua. Ils vivent de la terre et entretiennent avec elle un rapport très spirituel. La terre est une entité vivante, la terre mère, et est respectée comme telle. De nombreuses associations qui défendent la terre contre le projet Conga, ont pris comme slogan <strong>« défendre la terre et tous ceux qui nous donnent la vie, particulièrement l’eau »</strong>. Un des slogans fort est «<strong> Oui à l’eau, Non à l’or »</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Depuis 2011, Maxima s’oppose aux entreprises d’extraction d’or. Sa lutte et la mobilisation des communautés locales sont un symbole fort de la résistance à l’extractivisme. Pourquoi cette mobilisation ? Quel est l’enjeu ?</p>
<blockquote><p><em>« Máxima, avec d’autres membres de sa famille et de sa communauté, tente d’empêcher l’installation de l’entreprise Yanacocha, sur ces terres, pour ce qui serait l’une des plus grandes mines à ciel ouvert d’Amérique latine. <strong>Le projet nécessiterait de vider cinq lagunes, soit pour récupérer l’or qui est en dessous, soit pour y déverser quotidiennement 90.000 tonnes de déchets miniers accompagnés de substances toxiques pendant 17 ans. La technique utilisée nécessiterait le déversement massif de cyanure dans la nature et utiliserait 11 millions de mètres cubes d’eau chaque année.</strong> On se rend compte que le projet menace de détruire le complexe hydrique local, qui canalise les infiltrations d’eau de pluie tout en alimentant les champs et les villages de la région. C’est tout un mode de vie ancestral qui est menacé et tout un équilibre que ces communautés maintiennent de puis très longtemps.</em></p>
<p><em>La mobilisation est tenace et massive. Il y a des rondes paysannes qui se sont montées pour assurer une présence permanente sur les sites menacés, pour surveiller que le projet ne démarre pas. Dès la fin 2011, des milliers de personnes ont campés à plus de 4000 mètres d’altitude au plus près des sites et des lacs menacés pour les protéger. Plusieurs grèves générales ont paralysé toute la région de Cajamarca. Des conflits locaux ont également éclatés. <strong>L’entreprise applique le « diviser pour mieux régner ».</strong> Elle va offrir de l’argent à certains membres de la communauté et pas à d’autres pour susciter des jalousies. Elle promet des emplois  en échange du soutien inconditionnel au projet. Cela brise des familles, des solidarités entre voisins. Ce sont toutes sortes de pratiques qui s’apparentent au chantage et à la corruption, et visent à briser la solidarité et le sentiment d’appartenance à la communauté. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_289307" aria-describedby="caption-attachment-289307" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289307" src="/wp-content/uploads/2016/05/2016_MaximaAcuna_04-536x357.jpg" alt="© Goldman Environmental Prize" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289307" class="wp-caption-text">© Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<p>Une lutte environnementale, une lutte humaine, qui peut parfois être violente, au prix de la vie de certains militants.</p>
<blockquote><p><em>« Cette mobilisation a déjà couté la vie à cinq personnes, suite à la déclaration d’état d’urgence dans la région en 2012. C’était des leaders paysans victimes de la répression violente qui s’abat sur toute forme de contestation du projet. 110 opposants dont des élus locaux sont poursuivis en justice. Il y a une criminalisation de la protestation. Il y a aussi une forte collusion entre l’entreprise et le gouvernement. Les lagunes visées par le projet sont gardés par des policiers mis à disposition par l’état et directement rémunérés par l’entreprise. Ces moyens considérables visent à empêcher toutes mobilisations qui sont désastreuses pour l’entreprise et pour l’image du gouvernement péruvien. Le président avait pourtant fait campagne en 2011 sur le fait qu’il défendrait l’eau plutôt que l’or dans ce genre de conflits environnementaux. C’est une ironie de très mauvais goût.</em></p>
<p><em>La répression est particulièrement visible dans le cas de Máxima. L’entreprise a vraiment eu recours à tous les moyens pour l’expulser de ses terres. On lui a volé son bétail, elle a été menacée de mort, on lui a incendié ses biens, torturé ses animaux. Elle a été frappée avec sa fille par des policiers. Elle ne peut plus se déplacer librement ni vendre ses produits agricoles sur le marché, ce qui pose énormément de problèmes financiers à sa famille. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés est très en pointe dans le soutien à cette lutte.</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés soutient la lutte contre le projet Conga depuis plus de 5 ans et avait organisé plusieurs actions pour donner la parole à ces résistants péruviens et mettre en lumière les enjeux de leur combat. En septembre 2013, à Genève, nous avions ainsi organisé un side-event à l’occasion la réunion du 24e Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Milton Sanchez, président de la plateforme interinstitutionnelle de Celendín au Pérou (qui regroupe toutes les associations locales qui luttent contre le projet Conga), avait pu présenter l’impact humain du projet minier Conga à Cajamarca et dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux. En mai 2014, c’est Máxima Acuña Chaupe qui prenait la parole dans une conférence de presse dans les locaux de France Libertés. Et en février 2014 et mars 2015, plusieurs déclarations de France Libertés aux Nations Unies sont venues appuyer les revendications des communautés de Cajamarca. »</em></p></blockquote>
<p>Que peut apporter le Prix Goldman pour Máxima et les siens ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est très positif puisqu’il va donner de la visibilité à cette lutte et aux violences que subit Máxima au quotidien. <strong>Mais l’obtention d’un prix, malgré la notoriété qu’il apporte, ne suffit pas à protéger un défenseur des droits de l’homme et de l’environnement comme elle</strong>, étant donné les menaces qui pèsent sur elle et sur ses proches.  L’exemple de <a href="http://www.france-libertes.org/la-leader-indigene-Berta-Caceres-assassinee-au-Honduras.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Berta Caceres,</a> titulaire du prix Goldman en 2015 est frappant. C’était une leader indigène du Honduras qui a été assassinée au mois de mars 2016 suite à sa lutte contre des projets de barrages hydroélectriques. Même si un prix donne davantage de visibilité à une personne, elle ne la protège pas contre la répression et les assassinats. Mais on espère que cela ne se passera pas comme çà pour Máxima. Il faut rester vigilant et ne pas prendre çà pour acquis. » </em></p></blockquote>
<figure id="attachment_289310" aria-describedby="caption-attachment-289310" style="width: 496px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-289310" src="/wp-content/uploads/2016/05/bertacaceres_onu-496x357.jpg" alt="Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize" width="496" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-289310" class="wp-caption-text">Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize</figcaption></figure>
<p>Et le prix Goldman, c’est aussi 125000 dollars pour le lauréat et sa communauté pour les aider à poursuivre le combat et la mobilisation pour leur région.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.goldmanprize.org/recipient/maxima-acuna/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Máxima Acuña Chaupe, prix Goldman 2016</a></li>
<li><a href="http://www.goldmanprize.org/prize-recipients/current-recipients/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les lauréats 2016 du Prix Goldman</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/France-Libertes-et-la-lutte-contre-Cajamarca.html">France Libertés et la lutte contre le mégaprojet minier à Cajamarca</a></li>
<li><a href="http://solidaritecajamarca.blogspot.fr/">La lutte contre le projet Conga</a></li>
<li><a href="http://multinationales.org/Projet-Conga-quand-l-or-du-Perou" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Enquête sur le projet Conga </a></li>
<li><a href="http://www.bastamag.net/Maxima-Chaupe-le-combat-d-une" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le combat de Máxima Acuña</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/la-leader-indigene-Berta-Caceres-assassinee-au-Honduras.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La leader Berta Caceres assassinée au Honduras</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/jh_krFUtALY" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature. Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>France Libertés : une alternative pour un monde plus juste</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/04/19/france-libertes-alternative-monde-plus/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2016/04/19/france-libertes-alternative-monde-plus/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 07:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1"><strong>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.</strong></p>
<p class="Normal1">Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.</p>
<ul>
<li class="Normal1">Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p class="Normal1">La semaine dernière, nous avons abordé ici <a href="/2016/04/12/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les origines de la Fondation et les premières actions</a> menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.</p>
<p class="Normal1">Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. <strong>Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement.</strong> Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. <strong>Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous.</strong> Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. <strong>Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir</strong>. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. <strong>Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance.</strong> La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »</em></p>
</blockquote>
<figure id="attachment_285288" aria-describedby="caption-attachment-285288" style="width: 418px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-285288" src="/wp-content/uploads/2016/04/wolinski_-_2001_-_france_libertes-418x357.jpg" alt="© France Libertés" width="418" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-285288" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p class="Normal1">30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?</p>
<blockquote>
<p class="Normal1"><em>« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d&rsquo;extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. <strong>C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité.</strong> »</em></p>
</blockquote>
<p class="Normal1">[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]
<p class="Normal1"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li class="Normal1"><a href="http://www.france-libertes.org/30-ans-d-actions.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés 30 ans d’actions</a></li>
<li class="Normal1" style="text-align: left;"><a href="/2016/04/12/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">30 ans de combats contre les souffrances des hommes</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples. Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste. [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>France Libertés : 30 ans de combats contre les souffrances des hommes</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/04/12/france-libertes-30-ans-de-combats-contre-souffrances-hommes/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 07:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes.</strong></p>
<p>En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane,</strong> directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
</ul>
<p>Quel était la volonté première de Danielle Mitterrand, il y a 30 ans, en créant la Fondation France Libertés?</p>
<blockquote><p><em>« La volonté c’était de poursuivre son engagement associatif. Danielle Mitterrand avait toujours été très engagée au travers de diverses associations. Sauf que ce format n’était pas très compatible avec son statut de « Première Dame ». Elle a donc fait le choix de créer la Fondation pour avoir un cadre d’utilité publique qui soit fort, respectueux de l’Etat. <strong>Elle a fait le choix d’œuvrer pour la justice sur la planète.</strong> C’était quelqu’un de très radicale, très tournée vers l’injustice pour faire en sorte de la régler et d’aider ceux qui la subissaient. Au fur et à mesure de son action, elle a évolué pour être toujours dans le tempo de la modernité. Elle était toujours très attachée à regarder les combats du moment et pas ceux du passé. »</em></p></blockquote>
<p>Danielle Mitterrand disait vouloir organiser <strong>une alternative à la mondialisation capitaliste</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« C’est vrai qu’elle assez basculé assez rapidement sur la question du droit à l’eau pour ça. Elle estimait que la question des biens communs était le moyen le plus efficace, à coté de la sphère du capitalisme économique, d’avoir une vraie sphère du bien commun, du partage, de la coopération, pour que l’on ne soit plus prisonnier d’un modèle économique qui nous étouffe et qui casse les dynamiques de nos sociétés pour enrichir quelques personnes. C’était quelque chose de très important pour elle. »</em></p></blockquote>
<p>Nous parlerons de l’eau la semaine prochaine, mais parmi ses premiers combats, il y avait les droits des peuples, Cambodge, Afrique du Sud, Tibet ou le peuple kurde. Qu’est-ce qui motivait ces engagements là ?</p>
<blockquote><p><em>« C’était vraiment la volonté d’aider les peuples qui vivaient des traumatismes très forts. <strong>Le combat qu’elle a menée pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud</strong> par exemple, lui a valu de rencontrer Nelson Mandela a plusieurs reprises, et cela vaut à la Fondation d’être citée dans les livres d’histoire sud-africains. <strong>C’est un combat emblématique</strong>.</em></p>
<p><em>Avec le Kurdistan, c’est encore plus fort. Danielle Mitterrand a fait connaitre le Kurdistan à l’ensemble de la planète. Elle a permis d’accueillir 3000 orphelins en France qui sont aujourd’hui des Français intégrés, qui agissent en France et au Kurdistan avec l’association qu’ils ont créé <a href="http://www.net1901.org/association/KURDISTAN-LIBERTES-ASSOCIATION-DANIELLE-MITTERRAND-KLADM,1384063.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Kurdistan Libertés</a>. Elle a pu aussi faire en sorte que, là-bas, les ethnies qui étaient parfois les uns contre les autres, deviennent plus solidaires, travaillent ensemble. Le travail qu’elle a fait pour réconcilier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massoud_Barzani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">M Masoud Barzani </a>de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jalal_Talabani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">M Jalal Talabani</a>, marque pour longtemps de son empreinte l’action de Danielle Mitterrand au Kurdistan. <strong>C’est pour cela qu’elle est considérée comme la mère de la patrie là-bas</strong>, qu’il y a des écoles, des statues. C’est assez impressionnant de voir les résultats de son action au Kurdistan. »</em></p></blockquote>
<p>Au delà de son engagement pour le droit des peuples dans le monde, il faut souligner qu’elle s’engageait aussi en France. Cela a été le cas notamment au moment des sans-papiers de l’église St Bernard, en 1996.</p>
<blockquote><p><em>« Danielle Mitterrand a toujours été très ouverte à tous les combats qui puissent permettre de lutter contre les injustices et d’aider les minorités. C’est aussi ce qui fait aujourd’hui notre identité. On travaille autant en France qu’à l’international. Danielle était très présente en France, elle faisait beaucoup de conférences, elle allait beaucoup aider ceux qui le souhaitaient. Par exemple, le 10 mai 2011, 30 ans après l’accession au pouvoir de François Mitterrand, elle était devant l’Assemblée Nationale pour lutter conter le gaz de schiste qui faisait l’objet d’une loi à l’étude pour son interdiction. <strong>Elle a toujours été dans tous les combats possibles pour faire en sorte que la planète soit respectée, que les hommes et les femmes soient respectés et que l’injustice ne passe pas sa porte.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Un combat contre toutes les formes d’injustices que nous continuerons d’aborder la semaine prochaine, à l’occasion de ces 30 ans de France Libertés.</p>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/30-ans-d-actions.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés 30 ans d’actions</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/25-ans-d-Histoire-France-Libertes.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés soutient le peuple kurde</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/EhBj_7K6L5A[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes. En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire. Avec Emmanuel Poilane, directeur de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Marée noire au Pérou : la compagnie pétrolière pointée du doigt</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/03/22/maree-noire-perou-compagnie-petroliere-pointee-doigt/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 08:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Une marée noire au Pérou ! Depuis le début de l’année, un oléoduc a cédé par deux fois dans le nord du pays. L’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Les régions de Loreto et Amazonas subissent  une catastrophe environnementale et humaine de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une marée noire au Pérou ! Depuis le début de l’année, un oléoduc a cédé par deux fois dans le nord du pays. L’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. </strong></p>
<p>Les régions de Loreto et Amazonas subissent  une catastrophe environnementale et humaine de grande ampleur. 8000 habitants dont plusieurs communautés autochtones sont particulièrement mis en danger en raison de la pollution des eaux.</p>
<p>Cette catastrophe qui aurait pu être évitée. PetroPerú, la compagnie pétrolière responsable de cette marée noire, a déjà été pointée du doigt par les autorités dans le passé pour défaut d’entretien.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alice Richomme</strong>, chargée de mission « Droit des peuples et extractivisme » à la <a href="http://www.france-libertes.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Ce n’est pas la première catastrophe. <strong>Il y en a eu d’autres avec la même entreprise, le même oléoduc, et dans des conditions similaires.</strong> Depuis 2011, l’OEFA, l’Organisme d’Evaluation et de Supervision Environnemental (un organisme public péruvien qui s’occupe de surveiller les activités des entreprises et de réguler le secteur des hydrocarbures) a signalé que 20 urgences environnementales avaient été enregistrées sur l’oléoduc Norperuano.</em></p>
<p><em>Un autre organisme public péruvien, l’OSINERGMIN (l’Organisme Superviseur de l’Investissement dans l’Energie et les Mines), affirme que depuis 1977, 61 ruptures et fuites ont été constatées sur l’oléoduc. A la vue de ces chiffres, on s’interroge. C’est pourquoi il faut poser la question de l’efficacité du contrôle des industries extractives, et de l’autorité des organismes comme l’OEFA. En 2014, cet organisme avait initié un processus de sanctions administratives contre PetroPerú par rapport à une fuite qui a eu lieu le 30 juin 2014 dans la même région. Dans les infractions, il était  déjà mentionné le fait qu’il y avait un manque de maintenance de l’oléoduc, et la non-détection à temps des fuites. <strong>Comment expliquer que PetroPerú n’ait pas été contraint de faire les travaux et qu’il n’y ait pas eu de mesures plus coercitives de prises ?</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_278902" aria-describedby="caption-attachment-278902" style="width: 482px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-278902" src="/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2.jpg" alt="© www.actualidadambiental.pe " width="482" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2.jpg 482w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-300x199.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/03/infographie_perou_catastrophe_petroliere-2-264x175.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 482px) 100vw, 482px" /><figcaption id="caption-attachment-278902" class="wp-caption-text">© www.actualidadambiental.pe</figcaption></figure>
<p>Pour obtenir réparatio, l’action sur place s&rsquo;organise.</p>
<blockquote><p><em>« Au début de la catastrophe, l’entreprise a tenté de minimiser l’évènement et de nier sa responsabilité. Ils ont évoqué un glissement de terrain et la foudre pour expliquer la rupture de l’oléoduc. <strong>Les premiers rapports de l’OEFA ont permis de démontrer que c’était vraiment un problème de maintenance</strong>. Les organisations ont fait valoir la responsabilité de l’entreprise. Elles ont souligné que c’était la faute de PetroPerú. L’AIDESEP, l’Association interethnique de Développement de l’Amazonie péruvienne qui fédère plus de 1300 communautés autochtones, a organisé  un sitting devant les bureaux de PetroPerú le 19 février dernier. Elle a réclamé la réparation immédiate de cette catastrophe, une indemnisation des communautés affectées, ainsi que l’interruption totale du transfert de pétrole via l’oléoduc Norperuano jusqu’à ce que les travaux soient faits pour qu’il n’y ait plus de catastrophes similaires.</em></p>
<p><em><strong>D’autres organisations ont lancé une pétition</strong> à destination du Ministère de l’Energie et des Mines péruvien afin que les populations soient prises en compte dans le PAMA, le Programme d’Adéquation et de Gestion Environnementale qu’une entreprise a pour réguler ses impacts sur l’environnement. Ces populations demandent que le nouveau PAMA pour PetroPerú soit fait avec leur avis. <strong>Ils veulent avoir un droit d’influence sur la rédaction de ce nouveau programme.</strong> Ils considèrent que ce sont eux qui ont fait les frais de ces catastrophes. Il est indispensable de les mettre dans la participation vis-à-vis de ces procédures. Le droit à la consultation, c’est ce que l’on défend à France Libertés par rapport aux peuples autochtones.»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_278903" aria-describedby="caption-attachment-278903" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-278903" src="/wp-content/uploads/2016/03/manif-ong-indig&egrave;nes.jpg" alt="© www.actualidadambiental.pe " width="500" height="333" /><figcaption id="caption-attachment-278903" class="wp-caption-text">© www.actualidadambiental.pe</figcaption></figure>
<p>France Libertés et d’autres ONG apportent leur soutien aux populations autochtones.</p>
<blockquote><p><em>«  L’impact médiatique a été majeur dans la réaction de l’entreprise. <strong>Il y a eu un point de rupture qui a été le soutien de Leonardo di Caprio lors de son discours aux Oscars.</strong> Il est très investit sur ces questions amazoniennes. Il a appelé ses fans à s’engager et à signer la pétition d’Amazon Watch. Les projecteurs se sont braqués sur le Pérou, et cela a accéléré les processus de  nettoyage. <strong>La couverture médiatique, c’est indispensable,</strong> pour nous ONG, pour faire avancer ces causes.</em></p>
<p><em>Certaines communautés ont été reconnues comme affectées, et d’autres non. Elles demandent d’avoir plus de visibilité et d’être entendues, car les leaders indigènes ont vraiment souligné que, si l’oléoduc passait dans une zone plus centrale du pays, il aurait été davantage entretenu. Mais comme il passe sur leur territoire indigène, cela ne posait pas de problème. <strong>Ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone.</strong> Il y a un problème de gestion territorial de la crise. Le territoire péruvien n’est pas occupé de la même façon par l’Etat. Il n’y a pas d’infrastructures pour aider ses populations isolées. La montée en flèche des conflits sociaux-environnementaux attestent d’une réelle tension entre les industries extractives et les populations locales. <strong>L’absence de l’Etat dans ces zones fragilise les communautés</strong> qui agissent sans intermédiaires avec ces multinationales qui jouent sur cet isolement. Ces entreprises essayent de les convaincre qu’elles peuvent apporter aux populations les emplois et les infrastructures que l’Etat ne peut pas leur apporter. <strong>Il faut vraiment souligner ce problème d’isolement de ces populations qui sont marginalisées. </strong>»</em></p></blockquote>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=orppKBzfd80[/youtube]
<p>Le témoignage d&rsquo;un leader amérindien vivant aux abords de la zone de l&rsquo;accident pétrolier.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Catastrophe-petroliere-au-Perou-recidive.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Catastrophe pétrolière au Pérou</a></li>
<li><a href="http://www.reporterre.net/Le-Perou-declare-l-etat-d-urgence-apres-une-maree-noire-en-Amazonie" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Pérou déclare l’état d’urgence après une marée noire en Amazonie</a></li>
<li><a href="http://www.aidesep.org.pe/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AIDESEP, l’Association interethnique de Développement de l’Amazonie péruvienne</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Une marée noire au Pérou ! Depuis le début de l’année, un oléoduc a cédé par deux fois dans le nord du pays. L’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Les régions de Loreto et Amazonas subissent  une catastrophe environnementale et humaine de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Une marée noire au Pérou ! Depuis le début de l’année, un oléoduc a cédé par deux fois dans le nord du pays. L’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Les régions de Loreto et Amazonas subissent  une catastrophe environnementale et humaine de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Pérou : une catastrophe pétrolière touche l’Amazonie</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/03/15/perou-catastrophe-petroliere-touche-lamazonie/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 08:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une catastrophe pétrolière qu’est en train de vivre le Nord du Pérou. Par deux fois depuis le début de l’année, un oléoduc s’est rompu. Résultat : l’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Avec des dommages environnementaux et humains considérables. Plus de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une catastrophe pétrolière qu’est en train de vivre le Nord du Pérou. Par deux fois depuis le début de l’année, un oléoduc s’est rompu. Résultat : l’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore.</strong> Avec des dommages environnementaux et humains considérables.</p>
<p>Plus de 8000 habitants sont directement touchés par cette catastrophe.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alice Richomme,</strong> chargée de mission « Droit des peuples et extractivisme » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Cette catastrophe s’est produite dans le nord du Pérou, assez proche de la frontière avec l’Equateur, au cœur de l’Amazonie péruvienne. L’oléoduc Norperuano , d’où provient la fuite, traverse tout le nord du Pérou sur 854 km, du cœur de l’Amazonie jusqu’au Pacifique. Il traverse de nombreuses régions dont Loreto et Amazonas qui sont les deux régions touchées. Il y a eu deux fuites à deux lieux différents. … La première le 25 janvier dans le district Imaza (Amazonas). La deuxième, le 3 février, dans le district de Morona (Loreto) qui couvre un tiers du territoire péruvien. »</em></p></blockquote>
<p>Les régions touchées ont une biodiversité exceptionnelle. Les dommages de cette marée noire sur l&rsquo;environnement sont considérables.</p>
<blockquote><p><em>« En tout ce sont 3000 barils de pétrole qui se sont déversés. <strong>On estime que plus de 10.000 mètres carrés ont été recouverts par du pétrole et affectés par cette pollution.</strong> C’est une région qui a une importante biodiversité. On se situe non loin d’une zone protégée, celle de Santiago Comaina, créée en 2000. Cette région pourrait être la plus riche en faune du pays. <strong>On y découvre régulièrement des espèces que l’on ne connaissait pas.</strong> La flore est aussi très importante, avec énormément d’orchidées notamment. Ce sont des dommages sur l’environnement considérables, d’autant plus que les affluents de la rivière Marañón, rivière principale de la région qui se jette dans l’Amazone, ont été touchés. »</em></p></blockquote>
<p>Des dégâts importants sont aussi à déplorer sur les populations.</p>
<blockquote><p><em>« Du fait que cette rivière ait été touchée, le pétrole se répand d’avantage. Le nombre de gens affectés est donc plus important. <strong>On compte à peu près 8000 personnes affectées dans cette région,</strong> où la démographie est assez faible. Les premiers effets concernent la santé, puisque beaucoup de gens ont été en contact direct avec le pétrole brut. <strong>Ce contact direct par l’inhalation de benzène notamment va poser des problèmes au niveau de la peau</strong>, des yeux, et des problèmes respiratoires entrainant des maladies qui peuvent être très graves. L’inhalation de benzène est également source de cancer. <strong>Il faut noter aussi que l’eau est contaminée.</strong> Ces populations n’ont pas accès à l’eau potable en dehors des points naturels dans la rivière. Les exploitations de cacao sont également touchées. Cela remet en cause leur agriculture pour vivre. La pêche est devenue impossible. Et l’eau est inutilisable pour irriguer les cultures. Cela pose énormément de <strong>problèmes quant à la subsistance des populations sur place</strong>, qui se retrouvent dans une situation critique pour survivre. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_277010" aria-describedby="caption-attachment-277010" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-277010" src="/wp-content/uploads/2016/03/P&eacute;trole-P&eacute;rou-3-635x344.jpg" alt="© www.actualidadambiental.pe" width="635" height="344" /><figcaption id="caption-attachment-277010" class="wp-caption-text">© www.actualidadambiental.pe</figcaption></figure>
<p>Face à cette catastrophe, La compagnie pétrolière fait-elle tout ce qu&rsquo;il faut pour dépolluer ? Y met-t-elle les moyens ?</p>
<blockquote><p><em>« La réponse à la crise devrait être double. <strong> Il faudrait répondre d’abord à l’urgence</strong>, c&rsquo;est-à-dire fournir aux populations de l’eau potable et de la nourriture en quantité suffisante et le temps qu’il faudra pour qu’elles retrouvent leur moyens de subsistance naturels. Il faudrait ensuite accompagner sur le plan médical toutes les personnes qui ont été exposées et qui présentent des symptômes d’intoxication. Enfin il faut nettoyer la zone le plus vite possible pour évacuer le plus gros du pétrole pour éviter qu’il se répande d’avantage en mettant des barrages. <strong>On sait qu’il faudra plus d’un an pour que la zone soit de nouveau propre.</strong></em></p>
<p><em>Par rapport à ces points cruciaux, l’entreprise a mis énormément de temps à répondre. Pour ce qui est des vivres et de l’assistance médicale, les autorités d’Amazonas n’ont reçu de l’aide que début mars, soit un mois après le début de la catastrophe. La commission des peuples indigènes du Congrès a dénoncé ce retard. Pas une goutte d’eau n’a été envoyée aux populations en un mois. Une aide tardive arrive, mais pas partout. Des communautés se sont plaintes de n’avoir rien reçu quand d’autres avaient reçu quelques aides. »</em></p></blockquote>
<p>Pour cette phase de dépollution, des enfants ont été mis à contribution pour nettoyer</p>
<blockquote><p><em>« La compagnie a changé de versions sur ce point. Le 14 février, le président du groupe PetroPerú indiquait dans un journal avoir donné des directives pour ne pas employer d’enfants pour le nettoyage. Mais, après que des photos aient été publiées, il a changé de version, reconnaissant que <strong>des enfants avaient bien étés employés</strong> mais qu’il n’y était pour rien, et qu’il condamnait ces pratiques. Pour contrer le scandale de ces enfants qui ont présentés des symptômes d’intoxication, l’entreprise a pris en charge un de ces enfants pour l’hospitaliser dans une clinique de Lima. Peut-être qu’une enquête approfondie sera menées pour déterminer les responsabilités de l’entreprise. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li>Et cette responsabilité de PetroPerú, la compagnie pétrolière, est clairement montrée du doigt. Nous verrons la semaine prochaine que <strong>cette catastrophe aurait pu être évitée.</strong></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/DoFJiayZ2CM[/youtube]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Catastrophe-petroliere-au-Perou-recidive.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Catastrophe pétrolière au Pérou</a></li>
<li><a href="http://www.reporterre.net/Le-Perou-declare-l-etat-d-urgence-apres-une-maree-noire-en-Amazonie" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Pérou déclare l’état d’urgence après une marée noire en Amazonie</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/mAWU2PEQUog[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2016/03/15/perou-catastrophe-petroliere-touche-lamazonie/feed/</wfw:commentRss>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>C’est une catastrophe pétrolière qu’est en train de vivre le Nord du Pérou. Par deux fois depuis le début de l’année, un oléoduc s’est rompu. Résultat : l’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Avec des dommages environnementaux et humains considérables. Plus de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>C’est une catastrophe pétrolière qu’est en train de vivre le Nord du Pérou. Par deux fois depuis le début de l’année, un oléoduc s’est rompu. Résultat : l’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Avec des dommages environnementaux et humains considérables. Plus de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Une traversée militante et solidaire (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/03/01/une-traversee-militante-et-solidaire/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 08:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation. Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation.</strong></p>
<p>Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette traversée militante, soutenue par la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, <a href="http://emmaus-france.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Emmaüs France</a> et l’OCU, l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle, et parrainée par le navigateur Titouan Lamazou, entendait mettre en lumière ceux qui n’ont d’autre solution que l’exil pour sauver leur vie.</p>
<ul>
<li><strong>Esa Olaizola</strong> est chargée de mission « droits des populations autochtones » à la Fondation France Libertés.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Maria Guerra et Alain Gomez sont deux responsables de la communauté Emmaüs de St Etienne qui ont eu cette idée de traverser le détroit de Gibraltar à la nage. Ce ne sont pas des sportifs professionnels, mais ils se sont entrainés depuis 2 ans pour réussir cette traversée extrêmement dangereuse. Ils sont partis de Tarifa en Espagne, pour arriver à Tanger au Maroc. Maria en kayak et Alain à la nage. Une traversée de 18km en 5h. » </em></p></blockquote>
<a href="/wp-content/uploads/2015/09/Traversée-Gibraltar-3.jpg"></a> Emmaüs France
<p>C’était une traversée sportive, mais pas seulement. Ce défi souhaitait avant tout dénoncer la situation des réfugiés et les discours des responsables européens.</p>
<blockquote><p><em>« Maria et Alain travaillent avec beaucoup de migrants dans leur communauté de St Etienne, et notamment des Roms. Ils donc ont souhaité faire cette traversée comme message de soutien à tous ces migrants qui prennent des routes extrêmement dangereuses pour se rendre en Europe. Mais<strong> c’était surtout un acte de dénonciation de cette fermeture des frontières qui provoquent des morts et des drames.</strong> La traversée du détroit de Gibraltar est la troisième route la plus meurtrière en Europe.</em></p>
<p><em>Ils souhaitaient aussi dénoncer cette absurdité des politiques migratoires européennes qui se basent sur du non-sens. Certains vont dire qu’il faut fermer les frontières pour des raisons de sécurité. <strong>Mais de quelle sécurité parle-t-on ?</strong> La sécurité de qui ? De quoi ? Ces migrants, qui essaient de rentrer, en Europe fuient des situations terribles, des situations de pauvreté ou de guerre. La seule question de sécurité qu’il faut se poser c’est leur sécurité.</em></p>
<p><em>D’autres personnes vont affirmer qu’il faut fermer les frontières pour des raisons économiques. Mais de nombreux rapports prouvent que les apports des migrants en termes économiques sont très importants pour nos sociétés. Cette traversée dénonçait donc aussi l’inhumanité des ces arguments et leur non-sens. Maria et Alain ont aussi voulu alerter l’opinion sur la différence de traitement entre occidentaux et non-occidentaux, puisqu’ils n’ont eu aucun problème pour passer la frontière. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_199956" aria-describedby="caption-attachment-199956" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/09/DEF-CARTE-TRAVERSÉE.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-199956" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/DEF-CARTE-TRAVERS&Eacute;E.jpg" alt="© Emmaüs France" width="650" height="486" /></a><figcaption id="caption-attachment-199956" class="wp-caption-text">© Emmaüs France</figcaption></figure>
<p>Cette traversée s’est déroulée sous le drapeau de <a href="http://article13-emmaus.wesign.it/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’article 13</a> de la déclaration universelle des droits de l’homme.</p>
<blockquote><p><em>« Cet article 13 dit que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, et que toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Et <strong>le fait que ce droit de circuler dans le monde soit inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme signifie que le droit de circuler est reconnu comme un droit fondamental.</strong> C’est un droit intouchable, qui ne dépend pas des circonstances. Il n’y a pas de bons ou de mauvais migrants comme on voudrait nous le faire croire. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons pour migrer. L’être humain, juste parce qu’il est humain, a le droit de circuler dans le monde. Pour l’OCU cet article 13 est fondamental et représente tout notre travail, puisque nous nous battons pour la liberté de circulation dans le monde et pour la liberté d’installation et donc la promotion de cette idée de citoyenneté universelle. »</em></p></blockquote>
<p>A l’issue de leur traversée, Maria Guerra et Alain Gomez ont reçu le Passeport de citoyenneté universelle.</p>
<blockquote><p><em>« Ce passeport est délivré par l’OCU (l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle), une organisation créée par France Libertés, Emmaüs International et le <a href="http://www.mouvementutopia.org/blog/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mouvement Utopia</a>. C’est un outil symbolique et politique qui est remis à des personnalités ou à des migrants qui se battent pour la liberté de circulation et la liberté d’installation dans le monde. L’idée est que ce document soit un document de voyage qui serait reconnu par les Etats et permettrait à toute personne de circuler dans le monde. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_199955" aria-describedby="caption-attachment-199955" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/09/Traversée-Gibraltar-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-199955" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Travers&eacute;e-Gibraltar-2.jpg" alt="© Emmaüs France" width="650" height="371" /></a><figcaption id="caption-attachment-199955" class="wp-caption-text">© Emmaüs France</figcaption></figure>
<p>Cette traversée militante est à revivre sur le blog qui relate le périple de Maria Guerra et Alain Gomez. Un blog qui met également à disposition une <a href="http://article13-emmaus.wesign.it/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">pétition pour dire non aux politiques migratoire meurtrières</a> et pour demander l’application de l’article 13.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://article13-emmaus.org/01/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La traversée de Maria Guerra et Alain Gomez</a></li>
<li><a href="http://emmaus-france.org/detroit-de-gibraltar-une-traversee-militante/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une traversée pour l’application de l’article 13</a></li>
<li><a href="http://article13-emmaus.wesign.it/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La pétition « Stop aux politiques migratoires meurtrières</a></li>
<li>OCU, l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle</li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/bAY-ZkL4X3E[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation. Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation. Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Primevère : le salon de l’écologie et des alternatives a 30 ans !</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/02/23/primevere-le-salon-de-lecologie-et-des-alternatives-a-30-ans/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 08:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Les 26, 27 et 28 février se tient le 30ème salon Primevère, le salon-rencontres de l’alter-écologie, au parc des expositions Eurexpo, près de Lyon. Primevère a 30 ans. 30 ans d’écologie, d’alternatives, de débats de société… Un salon de rencontres né en 1986, à Lyon. Quelques militants font alors le pari de rassembler en un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les 26, 27 et 28 février se tient le 30<sup>ème</sup> salon Primevère, le salon-rencontres de l’alter-écologie, au parc des expositions Eurexpo, près de Lyon.</strong></p>
<p>Primevère a 30 ans. 30 ans d’écologie, d’alternatives, de débats de société… Un salon de rencontres né en 1986, à Lyon. Quelques militants font alors le pari de rassembler en un même lieu des artisans, des producteurs, des militants politiques ou associatifs, tous désireux de promouvoir un autre modèle de société.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Alain Dorieux, </strong>le président de <a href="http://salonprimevere.org" target="_blank">Primevère</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« La première édition, c’était une fête des écologistes pour préparer les élections régionales. Devant le succès, ils se sont dit qu’ils allaient reconduire cela l’année suivante. Petit à petit, le salon a pris son envol, il a grossi. Il est devenu autonom</em>e. »</p></blockquote>
<p>30 ans après, l’association Primevère c’est 500 bénévoles qui font vivre le salon. Primevère draine un public toujours plus nombreux et plus large et s’affiche comme Le salon-rencontre de l’alter-écologie.</p>
<blockquote><p><em>« Les militants et les visiteurs du début sont toujours là. Par contre, on essaie de faire venir des gens qui n’ont pas trop entendu parler de l’écologie ou qui ne savent pas ce que cela veut vraiment dire. C’est l’un de nos succès. Les anciens militants sont là et discutent. <strong>Primevère, c’est un salon de l’écologie, mais aussi des rencontres.</strong> Rencontres avec les exposants, les conférenciers, les artisans… Mais aussi rencontre avec le public. Il y a des espaces repos, restaurant, enfants, animations…des espaces où les gens peuvent discuter, où les gens communiquent beaucoup. »</em></p></blockquote>
<p>Au fil des rencontres et des débats, la prise de conscience du citoyen est aujourd’hui bien réelle. Chacun se doit d’agir à son niveau. Pourtant, il faut toujours et encore convaincre.</p>
<blockquote><p><em>« Il faut toujours répéter, mais on voit bien que les idées avancent. Les gens prennent conscience. Ils ont de plus en plus d’informations. Les politiques sont les moins bien informés et les moins prêts à bouger. Nous, on est les militants de base. <strong>Les gens ont envie de bouger. Ils prennent des initiatives.</strong> Ils n’attendent plus que les politiques leur montre le chemin. C’est à Primevère que l’on peut les rencontrer pour voir ce qui se passe vraiment dans la société, et pas seulement à la télé. »</em></p></blockquote>
<p>L’actualité fait régulièrement échos à l’écologie… soit pour saluer les prises de conscience, soit pour déplorer les projets qui portent atteinte à la planète… Après une COP 21 qui sera restée plutôt frileuse… la société civile est donc plus que jamais porteuse de projets alternatif… de transition…</p>
<blockquote><p><em>« La COP 21 a beaucoup déçu par rapport au battage que l’on a fait autour. Mais quand on voit qui a participé, cela ne pouvait pas être autrement. Quand l’énergie est fournie par EDF, GDF ou AREVA, on ne peut pas avoir des alternatives. <strong>Primevère est dans une actualité qui est moins faite de piques, mais qui est faite d’actions et d’initiatives</strong> qui se développent, qui sont pérennes. Les 20 exposants qui étaient là à la première édition, ils sont toujours là. Qui peut se vanter de sociétés, d’artisans et de créateurs qui ont 30 ans d’existence ? »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_272907" aria-describedby="caption-attachment-272907" style="width: 253px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-272907" src="/wp-content/uploads/2016/02/Affiche_Primevere2016_web-253x357.jpg" alt="© Salon Primevère" width="253" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-272907" class="wp-caption-text">© Salon Primevère</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Primevère c’est aujourd’hui 5200 exposants, des espaces d’animations, de restauration… C’est également <a href="http://salonprimevere.org/salon_programme" target="_blank">plus de 150 heures de débats… en 3 jours</a>… avec quelques grandes thématiques…</p>
<blockquote><p><em>« Il y a des thématiques qui sont en lien avec l’actualité, comme le lobbying pharmaceutique. On a vu les dégâts des expériences de médicaments récemment… Une autre actualité est celle de l’agriculture. <strong>Fabrice Nicolino</strong> va venir parler de son livre <a href="http://fabrice-nicolino.com/?p=2038" target="_blank">« Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture »</a>. Et puis il y a des sujets un peu plus précurseurs comme le transhumanisme : toutes les réparations que l’on fait sur l’être humain, nous amène à « espérer » un homme augmenté, vivant beaucoup plus vieux. Un conférencier va venir nous en parler. On pourra débattre de savoir quelles sont les vraies perspectives, quelle est la part de fantasme, quelle est la part de réalité… ? »</em></p></blockquote>
<p>Au fil des années, Primevère a démontré que l’écologie et les alternatives ce ne sont plus que les actions de protection de l’environnement. C’est aussi la défense d’un autre modèle de société…</p>
<blockquote><p><em>« Primevère, c’est l’écologie dans son ensemble, dans ses idées, dans son débat… ses perspectives. Mais c’est aussi l’écologie dans sa vie quotidienne. Chaque visiteur pourra trouver sur le salon ce qu’il lui faut pour vivre écologiquement chaque instant de sa vie : comment s’habiller, se nourrir, comment éduquer ses enfants dans le respect de la planète, comment construire sa maison, comment se déplacer, en respectant la planète et les autres… »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><strong>Le 30<sup>ème</sup> salon-rencontres de l’alter-écologie Primevère, c’est le 26, 27 et 28 février, au parc des expositions Eurexpo de Lyon-Chassieu.</strong></li>
</ul>
<p>Pour aller plus loin :</p>
<ul>
<li><a href="http://salonprimevere.org" target="_blank">Salon Primevère</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/salonprimevere" target="_blank">La page facebook de Primevère</a></li>
<li><a href="http://salonprimevere.org/_media/doc/rencontres_Prim16.pdf" target="_blank">Le programme des 30 ans de Primevère</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/obIvS1sYUIc[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les 26, 27 et 28 février se tient le 30ème salon Primevère, le salon-rencontres de l’alter-écologie, au parc des expositions Eurexpo, près de Lyon. Primevère a 30 ans. 30 ans d’écologie, d’alternatives, de débats de société… Un salon de rencontres né en 1986, à Lyon. Quelques militants font alors le pari de rassembler en un [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les 26, 27 et 28 février se tient le 30ème salon Primevère, le salon-rencontres de l’alter-écologie, au parc des expositions Eurexpo, près de Lyon. Primevère a 30 ans. 30 ans d’écologie, d’alternatives, de débats de société… Un salon de rencontres né en 1986, à Lyon. Quelques militants font alors le pari de rassembler en un [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Paludisme : une molécule ancestrale brevetée par des chercheurs français</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/02/16/paludisme-une-molecule-ancestrale-brevetee-par-des-chercheurs-francais/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2016 08:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[En plein débat sur la biodiversité, des chercheurs français ont breveté une molécule connue depuis des siècles pour ses vertus contre le paludisme. Un cas de biopiraterie suivi de près par les associations. La loi sur la biodiversité a été votée en première lecture en janvier au Sénat. Parmi les dispositions de cette loi, un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En plein débat sur la biodiversité, des chercheurs français ont breveté une molécule connue depuis des siècles pour ses vertus contre le paludisme. Un cas de biopiraterie suivi de près par les associations.</strong></p>
<p>La loi sur la biodiversité a été votée en première lecture en janvier au Sénat. Parmi les dispositions de cette loi, <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-loi-biodiversite-brevet-vivant-interdiction-gene-natif-semences-paysannes-26085.php4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un amendement prévoit de limiter le brevetage du vivant</a>. Une bonne nouvelle pour les associations de l’environnement, mais entachée par une autre annonce. Des scientifiques de <a href="https://www.ird.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Institut de Recherche pour le Développement</a>, l’IRD, ont déposé un brevet sur une molécule prometteuse pour soigner le paludisme. Problème : cette plante, la Quassia Amara, est utilisée depuis des siècles en Guyane et dans les régions tropicales pour ses vertus médicinales contre le paludisme. Pour les associations, ce brevetage du vivant tombe mal. Elles ont déposé un recours auprès de <a href="https://www.epo.org/index_fr.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Office Européen des Brevets</a> (OEB).</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Marion Veber</strong>, chargée de mission Droits des peuples à <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, et <strong>Justine Richer</strong>, chargée de mission Biropiraterie à France Libertés.</li>
</ul>
<p>La « découverte » de l’IRD n’en est pas vraiment une. Qu’a fait exactement l’Institut de Recherche pour le Développement ?</p>
<ul>
<li>Justine Richer.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Dans une recherche pour trouver un médicament contre le paludisme, l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement, est allé en Guyane française. Ils ont questionné les peuples autochtones sur leurs remèdes utilisés contre le paludisme.  A partir de leurs réponses, ils ont pu identifier une plante, la Quassia Amara, comme étant un traitement très efficace contre le paludisme. Mais <strong>cette plante et son activité antipaludique sont connues depuis des générations</strong> par les peuples autochtones guyanais. Par le brevet, l’IRD ne fait que souligner scientifiquement l’activité antipaludique de la plante. »</em></p></blockquote>
<p>Ce brevetage va avoir des conséquences sur les populations locales.</p>
<ul>
<li>Marion Veber.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« C’est un remède traditionnel très rependu en Guyane, utilisé souvent sous forme de tisane. En déposant un brevet, <strong>l’IRD s’accapare un savoir traditionnel.</strong> Il détiendra, une fois le brevet délivré, un monopole d’exploitation commerciale, alors même que les populations autochtones n’ont pas été reconnues comme à l’origine de la recherche de l’IRD. Si les communautés locales avaient voulu déposer un médicament, elles ne pourront désormais plus le faire. Mais au delà du monopole d’exploitation commerciale, cela pose la question de la culture de la Quassia Amara. Dans le cas où l’IRD aurait un partenariat avec un laboratoire pharmaceutique pour développer le médicament, on pourrait s’attendre à une augmentation de la culture de cette plante. Cela poserait des questions de conservation de la plante, d’équilibre des écosystèmes, et d’inflation des coûts de la plante. »</em></p></blockquote>
<p>Le dépôt d’un brevet répond à des critères très précis. Pourquoi France Libertés s’oppose à celui-ci ?</p>
<ul>
<li>Justine Richer.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Notre opposition contre le brevet déposé à l’Office Européen des Brevets porte sur les critères même de brevetabilité. Normalement, la délivrance d’un brevet dépose sur trois critères : la nouveauté, l’inventivité et l’application industrielle. Or, les deux premiers critères ne sont pas du tout respectés. <strong>Les chercheurs de l’IRD ont mobilisé des connaissances traditionnelles ancestrales largement connues</strong> et utilisées par les peuples autochtones de Guyane. »</em></p></blockquote>
<p>Depuis la mobilisation de France Libertés et les révélations de Mediapart, les réactions sont nombreuses en Guyane, du coté des collectivités et de celui des associations.</p>
<ul>
<li>Marion Veber.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« La collectivité territoriale de Guyane a réagi par un communiqué où elle fait part de sa surprise quant aux pratiques de l’IRD en Guyane. Les parlementaires de Guyane, Mme Chantal Berthelot à l’Assemblée National et Monsieur Antoine Karam au Sénat, ont demandé à l’IRD de renoncer à ce brevet afin que l’IRD témoigne de sa bonne foi, puisqu’il s’agit d’un institut qui travaille pour le développement. Il faut souligner que l’opposition n’a pas pour but de faire cesser les recherches de l’IRD contre le paludisme. Nous soutenons ces recherches. Mais l’idée est de souligner que, dans la forme, l’IRD devrait <strong>appliquer des pratiques plus éthiques envers les peuples autochtones.</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_271783" aria-describedby="caption-attachment-271783" style="width: 291px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-271783" src="/wp-content/uploads/2016/02/logo_ird.jpg" alt="© IRD" width="291" height="151" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/02/logo_ird.jpg 291w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/02/logo_ird-264x137.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 291px) 100vw, 291px" /><figcaption id="caption-attachment-271783" class="wp-caption-text">© IRD</figcaption></figure>
<p>L’IRD a réagi à ces révélations. France Libertés les a rencontrés.  Que dit l’IRD et quelles actions vont maintenant être menées ?</p>
<ul>
<li>Justine Richer.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Il y a eu plusieurs choses évoquées, comme l’idée d’une conférence publique, organisée par France Libertés et l’IRD, pour mettre en débat cette question du lien entre la recherche et les peuples autochtones. Cette conférence pourrait avoir lieu à l’Assemblée ou au Sénat au printemps dans le but de sensibiliser le grand public. Cela poserait la question de l’évolution nécessaire des pratiques de la recherche vers plus de respect envers les communautés locales, dans un souci du respect des principes internationaux. Ces principes sont l’information des peuples autochtones concernant les recherches, l’acquisition, leur consentement et le partage des avantages. Ce sont les trois grands principes à respecter par la recherche et le secteur privé dès lors qu’il y a une interaction avec les peuples autochtones. L’IRD travaille également avec les différentes parties en Guyane, collectivités, parlementaires et peuples autochtones, pour trouver un protocole d’accord afin de <strong>sortir de cette crise par le haut et d’avoir des partages d’avantages.</strong> »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Des-chercheurs-francais-biopiraterie.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Des chercheurs français s’approprient des savoirs guyanais ancestraux</a></li>
<li>La biopiraterie enfin dans le débat public</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Reconnaitre-l-apport-des-populations-autochtones.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Reconnaitre l’apport des populations autochtones dans la recherche</a></li>
<li><a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-loi-biodiversite-brevet-vivant-interdiction-gene-natif-semences-paysannes-26085.php4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les sénateurs fixent des limites à la brevetabilité du vivant</a></li>
<li><a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/250116/des-chercheurs-francais-sur-le-paludisme-accuses-de-biopiraterie" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mediapart : Des chercheurs français sur le paludisme accusés de biopiraterie</a></li>
<li><a href="https://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2016/l-ird-va-proposer-aux-autorites-guyanaises-un-protocole-d-accord-conjoint-pour-le-partage-des-avantages-issus-du-brevet-ske" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’IRD va proposer un protocole d’accord aux autorités guyanaises</a></li>
<li><a href="http://www.franceguyane.fr/actualite/culture-et-patrimoine/france-libertes-depose-un-recours-contre-l-ird-277575.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés dépose un recours contre l’IRD</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/ltfH6_QgwL4[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>En plein débat sur la biodiversité, des chercheurs français ont breveté une molécule connue depuis des siècles pour ses vertus contre le paludisme. Un cas de biopiraterie suivi de près par les associations. La loi sur la biodiversité a été votée en première lecture en janvier au Sénat. Parmi les dispositions de cette loi, un [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>En plein débat sur la biodiversité, des chercheurs français ont breveté une molécule connue depuis des siècles pour ses vertus contre le paludisme. Un cas de biopiraterie suivi de près par les associations. La loi sur la biodiversité a été votée en première lecture en janvier au Sénat. Parmi les dispositions de cette loi, un [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Le droit à l’eau : un combat quotidien partout dans le monde</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/01/26/le-droit-a-leau-un-combat-quotidien-partout-dans-le-monde/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2016 08:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète.</strong> Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde.</p>
<p>Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de la Fondation France Libertés qui s’attache à défendre un accès pour tous à une eau de qualité.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Sara Lickel,</strong> chargée du suivi des projets « Eau et Extractivisme » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<p>France Libertés milite notamment pour inscrire <strong>le droit à l’eau potable et à l’assainissement dans toutes les Constitutions</strong>…. Mais la Fondation n’est pas que dans le travail législatif ou de sensibilisation. Elle est aussi dans l’action… France Libertés soutien de nombreux projets à travers la planète.</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif de la Fondation France Libertés a toujours été de soutenir les initiatives au niveau local. Cela passe depuis quelques années par des appels à projets. En mars 2014, la Fondation a publié un appel sur le droit à l’eau face aux industries extractives pour lequel nous avons reçu de nombreuses propositions de la part d’organisations, partout dans le monde, qui travaillent au plus près des communautés. La sélection s’est faite à partir d’un ensemble de critères préétablis, comme par exemple la défense des droits humains et des biens communs du vivant, des valeurs que défend la Fondation. La qualité du projet et son impact environnemental ont également été pris en compte. Il s’agit de voir comment le projet répond, sur le long terme, à un problème qui est posé par la présence d’une industrie extractive et de son impact sur les populations locales et sur leur droit humain à l’eau. En 2014-2015, la Fondation a soutenu 9 projets. Elle en avait soutenu 10 en 2012-2013. »</em></p></blockquote>
<p>A l&rsquo;issue de ces appels projets, la Fondation en a soutenu plusieurs, comme en Amérique Latine.</p>
<blockquote><p><em>« Un exemple intéressant est ce projet qui a été financé en Equateur. L’ONG équatorienne Acción Ecológica travaille depuis 30 ans sur les problématiques liées à la pollution causée par l’exploitation du pétrole en Equateur. On connait le cas de l’entreprise américaine Chevron qui a été condamnée pour les dégâts environnementaux qu’elle a causée. Mais Acción Ecológica a voulu mettre en lumière le fait que l’entreprise d’état PetroAmazonas, qui exploite du pétrole, n’est pas meilleure.</em></p>
<figure id="attachment_267602" aria-describedby="caption-attachment-267602" style="width: 222px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-267602" src="/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica.jpg" alt="© accion-ecologica" width="222" height="266" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica.jpg 222w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/accion-ecologica-190x228.jpg 190w" sizes="auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px" /><figcaption id="caption-attachment-267602" class="wp-caption-text">© accion-ecologica</figcaption></figure>
<p><em>Leur travail est vraiment intéressant. Ils ont réussi à créer une assemblée sociale permanente des communautés affectées de Pacayaku et Dureno, qui sont deux localités extrêmement concernées par la pollution de l’eau à cause du pétrole. Jusque là, les réclamations se faisaient au niveau individuel. Souvent les populations réclamaient des emplois auprès des entreprises. <strong>Acción Ecológica a travaillé en co-construction avec les populations locales.</strong> Ils on regroupé 25 communautés afin qu’elles puissent parler d’une seule voie au sein de cette assemblée, et qu’elles puissent réclamer leur droit humain à l’eau. L’entreprise a essayé au départ de diviser les communautés. Mais <strong>grâce au soutien de France Libertés, le pouvoir du citoyen est devenu plus fort.</strong> Ils ont gagné en crédibilité et prennent part au débat. Ils sont écoutés par les entreprises et les autorités locales. »</em></p></blockquote>
<p>Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que France Libertés intervient. La Fondation est présente également en Asie, ou en Afrique. Des projets sont soutenus aussi dans les pays du Nord, comme aux Etats-Unis par exemple.</p>
<blockquote><p><em>« Le projet est radicalement différent mais a le même objectif. Il est mené avec le <a href="http://celdf.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Community Environmental Legal Defense Fund</a> (CELDF), le Fond de défense légal de l’environnement au niveau communautaire. <strong>Aux Etats-Unis, il y a un droit des entreprises à l’eau, mais il n’y a pas de droit humain à l’eau.</strong> L’Etat favorise le développement des projets extractifs plutôt que le droit à l’eau.</em></p>
<p><em>Les membres du CELDF sont principalement des juristes. Plutôt que de lutter contre la fracturation hydraulique qui vise à extraire le gaz de schistes, technique gourmande en eau et polluante, ils se sont dit qu’il serait plus efficace de lutter contre la philosophie de la loi qui vise cette croissance économique sans prendre en compte les droits humains et le respect des écosystèmes. C’est donc au niveau local que le travail s’est fait. Il s’agit de faire passer, au niveau de la municipalité, des chartes communautaires qui permettent d’établir le droit humain à un environnement sain et à une eau pure. Cela implique de passer par une démocratie participative particulièrement importante.</em></p>
<p><em>L’ONG a trouvé un moyen efficace de bannir les entreprises extractives des ressources naturelles de certains territoires. Ils soutiennent la formation de comités citoyens. Dans le cas où ils sont élus, ils vont assurer un appui juridique à la rédaction de la charte. Cela permet de donner des outils juridiques à la lutte contre les entreprises extractives.</em></p>
<p><em>A Colombus, ville de 800.000 habitants, ils ont réussi à faire passer <strong>cette charte</strong>, le <a href="http://www.columbusbillofrights.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Community Bill of Rights</a>, <strong>qui bannit la fracturation hydraulique et déclare le droit à une eau pure.</strong> Partout où ces chartes sont passées, elles sont souvent soumises au referendum au niveau de la municipalité. Ce qui a été efficace. Les entreprises ne sont pas revenues. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_267603" aria-describedby="caption-attachment-267603" style="width: 646px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-267603" src="/wp-content/uploads/2016/01/AAEAAQAAAAAAAASaAAAAJGYxOGEyZjQxLWFkN2EtNDhiOS04ZWFiLTYwYmVkMTU4NjUxZQ.png" alt="© France Libertés" width="646" height="224" /><figcaption id="caption-attachment-267603" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>A travers ces deux exemples, on voit que France Libertés souhaite surtout ne pas faire à la place des peuples. Elle agit aussi pour que les peuples autochtones prennent l&rsquo;initiative des actions de terrain.</p>
<blockquote><p><em>« Les deux exemples concernent des peuples autochtones. <strong>L’idée de France Libertés, c’est qu’en finançant un projet de terrain, on encourage les communautés à devenir actrices.</strong> On favorise les projets de terrain avec le moins d’intermédiaires possible. On a aussi l’exemple de l’organisation <a href="http://fundar.org.mx/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fundar </a>au Mexique, qui travaille sur une région très menacée aussi par la fracturation hydraulique. Cette équipe forme les communautés à leur propre défense dans le cas où leur territoire serait menacé. En connaissant les textes de loi, en maitrisant les droits qui sont les leurs, les communautés sont en mesures de mieux résister. Ces projets nous servent à nourrir par de nombreux exemples notre plaidoyer auprès des décideurs français et internationaux. <strong>France Libertés part du principe que nous avons beaucoup à apprendre de ces peuples</strong>, de leur mode de vie qui est harmonieux avec la nature et respectueux de la nature et des écosystèmes, et de leurs savoirs traditionnels. C’est donc important que France Libertés ait cet ancrage sur le terrain. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Appel-a-propositions-droit-a-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les projets « Droits à l’eau face aux activités extractives » 2014 </a></li>
<li>France Libertés soutient l’initiative d’Acción Ecológica</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Une-ONG-propose-des-solutions-pour.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Acción Ecológica : une ONG propose des solutions pour le climat face à l’industrie pétrolière </a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/CELDF-extractivisme.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’action de CELDF aux Etats-Unis</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Mexique-Fundar.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mexique: le travail sans relâche de Fundar</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/E7Ycv8MaMBY[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde. Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Loi biodiversité : un cadre pour protéger les peuples autochtones ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/01/19/loi-sur-la-biodiversite-un-cadre-pour-proteger-les-peuples-autochtones/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 08:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[A partir de ce mardi 19 janvier 2016, le Sénat examine le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le texte doit notamment garantir un cadre juridique clair à la recherche et développement sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles. Véritable patrimoine des peuples autochtones, ces [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A partir de ce mardi 19 janvier 2016, le Sénat examine le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le texte doit notamment garantir un cadre juridique clair à la recherche et développement sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles.</strong></p>
<p>Véritable patrimoine des peuples autochtones, ces ressources subissent depuis vingt ans un véritable pillage de la part des multinationales. Une biopiraterie qui menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. Protéger ces ressources et connaissances traditionnelles, c’est une question d’éthique. Mais quels sont les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour protéger ces savoirs ancestraux ?</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Justine Richer</strong>, chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Cela peut prendre plusieurs formes. C’est déjà important de dénoncer les brevets illégitimes. Cela passe par la coordination d’actions médiatiques et juridiques de la part d’associations comme la Fondation France Libertés. C’est aussi important de sensibiliser les citoyens. Il faut avoir également des alternatives de commercialisation par des entreprises qui privilégient la consultation et le travail direct avec les populations autochtones. Cela passe aussi par la mise en place de systèmes alternatifs de protection des savoirs. Enfin, <strong>il faut des cadres juridiques qui puissent protéger les peuples autochtones, leurs droits et leurs savoirs traditionnels.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Agir, plaider, sensibiliser, c’est le credo de France Libertés qui agit pour proposer des alternatives à la biopiraterie… Le projet de loi sur la biodiversité,  sur le quel travaille France Libertés, est sur les rails depuis 2014. Il arrive au Sénat.</p>
<blockquote><p>«<em> Il y a en fait deux textes clés pour protéger les peuples face à la biopiraterie : la <a href="https://www.cbd.int/doc/legal/cbd-fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention sur la diversité biologique</a>, et le <a href="https://www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Protocole de Nagoya </a>qui précise les moyens pour mettre en œuvre cette convention. Ces textes portent sur l’accès et le partage des avantages. C&rsquo;est-à-dire comment pallier à la biopiraterie, et comment mettre en place un système plus juste et plus efficace. La France a ratifié le protocole de Nagoya. Elle doit donc l’appliquer dans sa loi. En ce moment, on est sur un projet de loi biodiversité. France Libertés travaille à la mise en œuvre de cette loi de façon à ce qu’elle soit la plus juste possible et la plus efficace pour protéger les peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-266395 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2016/01/science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery.jpg" alt="science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery" width="640" height="480" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery.jpg 640w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery-300x225.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery-600x450.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/science-animaux-plantes-20100826101913-2805-gallery-264x198.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Cette loi sur la biodiversité est-elle LA solution ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce serait bien ! C’est clairement une avancée pour les peuples et contre la biopirateire, car elle met quand même en place un système d’accès aux ressources génétiques et aux savoirs traditionnels beaucoup plus équitable. Le but n’est pas non plus de mettre sous cloche la biodiversité. Cependant, la convention sur la diversité biologique, dont découle le projet de loi biodiversité français, va faire en sorte que l’acte de biopiraterie soit interprété comme un vol, un prélèvement sans autorisation et sans contrepartie financière. A travers cette convention, on admet donc aussi que l’on peut très bien s’approprier la nature, lui donner une valeur marchande et l’inclure à un système capitaliste. Là, on se trouve assez loin des perceptions et des croyances de beaucoup de peuples autochtones. <strong>On reste ancré dans un modèle occidental.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>France Libertés se mobilise contre la biopiraterie</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Enjeux.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : enjeux éthiques et environnementaux</a></li>
<li><a href="http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/201506/projet_de_loi_pour_la_reconquete_de_la_biodiversite_de_la_nature_et_des_paysages.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Projet de loi sur la biodiversité</a></li>
<li>L’analyse du projet de loi par France Libertés</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/za70gwdfXIE[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>A partir de ce mardi 19 janvier 2016, le Sénat examine le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le texte doit notamment garantir un cadre juridique clair à la recherche et développement sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles. Véritable patrimoine des peuples autochtones, ces [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>A partir de ce mardi 19 janvier 2016, le Sénat examine le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le texte doit notamment garantir un cadre juridique clair à la recherche et développement sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles. Véritable patrimoine des peuples autochtones, ces [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les réductions de débit d’eau sont illégales</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/01/15/les-reductions-de-debit-deau-sont-illegales/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2016 14:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales. Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales.</strong> Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier.</p>
<p>La <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés </a>et la <a href="http://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile-de-France</a> se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat pour le droit à l’eau pour tous en France.</p>
<ul>
<li><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la Fondation France Libertés.</li>
</ul>
<p>La décision du tribunal de Limoges marque une nouvelle victoire dans cette bataille pour le droit à l’eau pour.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Traitement social de l’accès à l’eau</strong></p>
<blockquote><p><em>« C’est une avancée réelle, peut-être plus importante que la précédente. L’interdiction des coupures d’eau était un moment très important, mais on savait déjà que les distributeurs utilisaient la réduction de débit pour faire la même chose mais en un petit moins violent. Avec la décision de Limoges et l’interdiction pure et simple des réductions de débit, c’est l’obligation pour les acteurs de l’eau de recouvrer les impayés par des moyens normaux et non par des moyens violents. On peut donc espérer que cette décision de justice amène un traitement plus social de l’accès à l’eau pour tous. »</em></p></blockquote>
<p>Au même titre que les coupures d’eau, les réductions de débit portent atteinte à la dignité de la personne.</p>
<blockquote><p><em>« C’est la même chose. C’est une lentille qui est déposée à l’entrée du logement et cela vous empêche de prendre une douche, de faire fonctionner la machine à laver ou d’avoir de l’eau chaude… A moins d’une grande patience et de faire couler un goutte à goutte dans la baignoire pour se laver de temps en temps, <strong>cela rend la vie impossible. </strong>»</em></p></blockquote>
<p>Cette condamnation vient renforcer <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2715.asp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous</a> qui devrait être à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale début février 2016.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Consensus parlementaire</strong></p>
<blockquote><p><em>« Le travail que l’on mène sur les coupures d’eau et sur la réduction de débit fait que la jurisprudence se construit en France sur le droit à l’eau pour tous. Les juges sont très favorables à çà. A chaque jugement, ils renforcent l’arsenal des liens avec les décisions du Conseil Constitutionnel. On attend énormément de cette proposition de loi que l’on a construite et qui est <strong>soutenue par cinq groupes parlementaires à l’Assemblée</strong>. Elle inscrirait le droit à l’eau pour tous dans notre législation, ce qui indispensable après la signature par la France de la résolution des Nations Unies sur le droit à l’eau pour tous. Cela permettrait en plus d’aider le million de ménages très en difficulté pour payer leur facture d’eau et qui sont souvent les victimes des coupures ou des réductions de débit. Le fait de les aider en amont, c’est dire que dans notre société, <strong>l’eau, c’est vital.</strong> On fait tout pour que l’accès à l’eau pour tous ne soit pas qu’une déclaration mais une réalité. »</em></p></blockquote>
<p>Cette proposition de loi provoque pourtant des réactions assez hostiles de la part notamment du président du <a href="http://www.comitenationaldeleau.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Comité National de l’Eau</a> (CNE) Jean Launay…</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une opportunité politique</strong></p>
<blockquote><p><em>« On ne comprend pas bien le sens de cette intervention de Jean Launay auprès de la ministre. Il désapprouve le calendrier et l’opportunité de cette proposition de loi. On est dans un moment où la crise est très forte. Le droit à l’eau prend du sens. S’il y a une opportunité politique, c’est bien en ce moment. Si on a cinq groupes parlementaires, c’est que <strong>ce n’est pas quelque chose de conflictuel.</strong> Jean Launay ne tient pas compte des avis au sein même du CNE qui sont très favorable à la proposition de loi. Il y a eu deux réactions. Celle du professeur de droit Bernard Drobenko, membre du CNE, qui a réagit très fortement par un courrier à la ministre. Et la <a href="http://www.clcv.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CLCV</a>, l’association de consommateurs, est aussi très favorable et ne comprend pas la position de Jean Launay. Il y a de plus l’ensemble des députés signataires qui ont écrit à la ministre pour lui dire que cette proposition était une opportunité pour la France. Et les associations ont aussi réagi pour faire en sorte que les choses bougent. »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Renforcer l’égalité de chaque citoyen</strong></p>
<blockquote><p><em>« Le ministère de l’environnement et les bureaux du Premier ministre connaissent cette proposition de loi. Ils ont souhaité être présent à l’étude de cette proposition en commission du développement durable en novembre dernier. Il y a un intérêt. On a rencontré l’ensemble des acteurs. En regard du consensus qu’il y a à l’Assemblée, on attend qu’il y ait un soutien clair de la ministre pour faire en sorte que le droit à l’eau pour tous avance. <strong>On est dans une période de crise et d’insécurité.</strong> Le fait que les gens puissent se sentir rassurés chez eux par la garantie de l’accès à l’eau, c’est conforter notre pays dans la liberté, l’égalité et la fraternité que l’on accorde à chaque citoyen. »</em></p></blockquote>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Une-multinationale-de-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une multinationale condamnée pour réduction de débit d’eau</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Rendons-effectif-le-droit-a-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rendons effectif le droit à l’eau en France</a></li>
<li><a href="http://www.clcv.org/communiques-de-presse/eau-la-reduction-de-debit-condamnee.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La CLCV se félicite de la décision</a></li>
<li><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2715.asp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous</a></li>
<li><a href="http://eau-iledefrance.fr/wp-content/uploads/2016/01/Courrier-ministre-e%CC%81cologie-JL-291215.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le courrier du député Jean Launay à la ministre de l’écologie</a></li>
<li><a href="http://eau-iledefrance.fr/wp-content/uploads/2016/01/CNE-EAU-LETTRE-MINISTRE-MEDDE-DROBENKO-sign%C3%A9.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La réaction de Bernard Drobenko, membre du Comité National de l’eau</a></li>
<li><a href="http://eau-iledefrance.fr/wp-content/uploads/2016/01/PPL-eau-courrier-S-Royal-14012016.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La réponse des députés porteurs de la proposition de loi</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/9r7WF_3rVs0[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales. Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales. Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Biopiraterie : le pillage des peuples autochtones</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/01/12/biopiraterie-le-pillage-des-peuples-autochtones/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 08:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[biopiraterie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Richer]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. La Fondation France Libertés s’est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années.</strong></p>
<p>Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions.</p>
<p>La Fondation France Libertés s’est engagée depuis 2007 dans des actions visant à mieux connaitre ces appropriations du vivant pour mieux les combattre.</p>
<ul>
<li><strong>Justine Richer</strong> est chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la<a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Fondation France Libertés.</a></li>
</ul>
<p>Qu’est-ce que la biopiraterie ?</p>
<blockquote><p><em>« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. I<strong>l s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles</strong>, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.</em></p>
<p><em>Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, comme par exemple une propriété cicatrisante ou insecticide, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »</em></p></blockquote>
<p>Cette biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.</p>
<blockquote><p><em>« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, <strong>si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité.</strong> C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »</em></p></blockquote>
<p>La biopiraterie nous concerne directement dans nos achats quotidiens. Exemple avec une plante, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stevia" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la stevia</a>.</p>
<figure id="attachment_264610" aria-describedby="caption-attachment-264610" style="width: 536px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-264610 size-medium" src="/wp-content/uploads/2016/01/Stevia-Guarani-536x357.jpg" alt="© Keystone, Florian Kopp" width="536" height="357" /><figcaption id="caption-attachment-264610" class="wp-caption-text">© Keystone, Florian Kopp</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par l<a href="http://www.survivalfrance.org/peuples/guarani" target="_blank" rel="noopener noreferrer">es Guarani</a>, un peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or <strong>les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leur savoir</strong> ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »</em></p></blockquote>
<p>Quels sont les dommages collatéraux de ces appropriations sur la vie traditionnelles des peuples autochtones et sur leur survie ?</p>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. <strong>Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité.</strong> La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.</em></p>
<p><em>Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Elle peut aussi demander des royalties aux peuples. Cela a déjà été le cas. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficile pour les peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>Pour protéger ce patrimoine des peuples autochtones, des moyens d’actions sont mis en œuvre par les associations. Et par ailleurs <strong>un projet de loi sur la biodiversité sera en discussion au Sénat à partir du 19 janvier 2016</strong>.</p>
<p>Nous en reparlerons la semaine prochaine avec Justine Richer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>France Libertés se mobilise contre la biopiraterie</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Enjeux.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Biopiraterie : enjeux éthiques et environnementaux</a></li>
<li><a href="http://www.wipo.int/tk/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Propriété intellectuelle – les savoirs traditionnels</a></li>
<li>Projet de loi sur la biodiversité</li>
<li><a href="https://www.ladb.ch/medias/communique-de-presse/press/stevia_des_entreprises_suisses_profitent_de_la_biopiraterie/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Stevia : des entreprises suisses profitent de la biopiraterie</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. La Fondation France Libertés s’est [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années. Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. La Fondation France Libertés s’est [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 21 – Après Paris, tout reste à concrétiser avant la COP 22</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2016/01/05/cop-21-apres-paris-tout-reste-a-concretiser/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 08:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait. Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait.</strong></p>
<p>Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique, ou l’intérêt des peuples autochtones sont les points qui font débat.</p>
<ul>
<li><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« <strong>L’accord est imparfait parce qu’il n’est pas suffisamment ambitieux.</strong> Il renvoie aussi aux calanques grecques la révision des différents objectifs de réduction des gaz à effets de serre, puisque la prochaine étape de discussion de ces engagements, c’est 2025. C’est beaucoup trop loin.</em></p>
<p><em>Il est imparfait aussi au niveau du financement. Par contre, il doit pouvoir enclencher une dynamique économique. On craint évidement les fausses solutions des multinationales qui cherchent à gagner de l’argent. Mais <strong>il n’est pas exclu que cet accord engage le monde de la finance à donner un vrai changement de direction</strong> pour que les financements de demain soient plutôt dirigées vers le renouvelable, parce que c’est l’avenir, plutôt que vers les énergies fossiles qui appartiennent au passé.</em></p>
<p><em>Il y a un enjeu très fort, pour la société civile, d’appuyer là où çà fait mal, et de faire en sorte que la finance et l’économie se redirige vers les solutions de demain. De ce point de vue, l’accord pourrait dépasser les entités politiques si les entités économiques s’en emparent. Ça, c’est notre ambition. C’est pour cela que l’on participe à la campagne « <a href="http://350.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a> », qui engage l’ensemble des acteurs économiques de la planète à se désinvestir des énergies fossiles. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_260749" aria-describedby="caption-attachment-260749" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/350-logo-org.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-260749" src="/wp-content/uploads/2015/12/350-logo-org.png" alt="© 350.org" width="500" height="193" /></a><figcaption id="caption-attachment-260749" class="wp-caption-text">© 350.org</figcaption></figure>
<p>Et puis les peuples autochtones ont aussi été oubliés lors de cette conférence, oubliés en tous cas des discussions officielles</p>
<blockquote><p><em>« C’est un paradoxe. Ils ont été très présents au Bourget, où il y a avait un espace « Peuples autochtones » très intéressant, très fourni. Il y a eu beaucoup de conférences et beaucoup d’écoute aussi des négociateurs des peuples présents. Mais évidemment, cela ne figure pas dans l’accord qui est un accord d’état à état. Mais cela pèse très fortement. Cela pèse aussi sur l’ambiance médiatique car il y a un vrai écho positif de la part de la population et des médias pour éclairer la réalité des peuples autochtones. »</em></p></blockquote>
<p>Le travail ne s’arrête pas avec la COP 21… Sur quoi France Libertés va maintenant concentrer son action dans les mois et les années qui viennent ?</p>
<blockquote><p><em>« <strong>Première action : le travail que l’on doit faire sur un plaidoyer « Eau et extractivisme »</strong> pour éclairer le passéisme de ces énergies fossiles. Et on va se positionner vers la COP22 de Marrakech. La France aura un rôle très important sur le suivi entre les deux conférences. La COP22 sera organisée avec le France et le Maroc, puisque la France reste présidente de la Conférence jusqu’à l’ouverture de la COP22. Avec l’ensemble de la société civile, on fera en sorte que notre voix soit forte entre Paris et Marrakech. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_260752" aria-describedby="caption-attachment-260752" style="width: 350px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2016/01/cop22.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-260752" src="/wp-content/uploads/2016/01/cop22.jpg" alt="© Cop22" width="350" height="210" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/cop22.jpg 350w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/cop22-300x180.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2016/01/cop22-264x158.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a><figcaption id="caption-attachment-260752" class="wp-caption-text">© Cop22</figcaption></figure>
<p>Et on suivra ces initiatives sur Frequenceterre tout au long de l’année 2016.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/COP-21.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP21 : un accord majeur et beaucoup d’actions restant à mener</a></li>
<li>Plaidoyer « Eau et Climat » de France Libertés</li>
<li><a href="http://350.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Campagne « 350.org »</a></li>
<li><a href="http://www.politis.fr/Le-Maroc-ouvre-la-COP-22,33116.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Maroc ouvre la COP22</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/6gI_vJRGmFM[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait. Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait. Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 21 – Un accord pour signer la fin des énergies fossiles ?</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/12/29/cop-21-un-accord-pour-signer-la-fin-des-energies-fossiles/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2015 08:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent. Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent.</strong></p>
<p>Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager la fin de ces énergies fossiles et des activités extractives, c’est là-dessus que les ONG vont essayer de travailler maintenant.</p>
<ul>
<li><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Evidement oui. Cela va être le sujet principal pour la Fondation France Libertés pour 2016. Nous allons construire un plaidoyer sur le sujet. Nous avons été très marqués par l’ensemble des peuples autochtones qui sont venus à cette COP21. On avait d’ailleurs organisé un side-event avec la Région Ile-de-France. Devant plus de 500 personnes, une dizaine de représentants de peuples autochtones ont mis en exergue que<strong> les industries extractives</strong>, et notamment les industries des énergies fossiles,<strong> mettent à mal leur mode de vie et leur droit à l’eau.</strong> Il y a quelque chose à construire par rapport à çà.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, on sent que les lignes bougent. Elles évoluent très fortement sur le charbon. C’est un premier pas. Il faut qu’elles bougent plus fortement sur les gaz de schistes, et sur les sables bitumeux qui sont des horreurs monumentales. Pour s’en rendre compte, vous pouvez aller voir le documentaire « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vrZETNkTo74" target="_blank" rel="noopener noreferrer">H2Oil : les sables bitumeux de l’Alberta </a>» qui montre à quel point ces industries fossiles sont dévastatrices et inhumaines. France Libertés va faire en sorte de rendre ces éléments plus accessibles au grand public et que les mondes de l’économie, de la finance et du politique s’engagent sur la sortie des énergies fossiles et la promotion des énergies renouvelables. C’est un enjeu essentiel dans l’ambition d’atteindre les deux degrés. Car on sait que s’il on veut respecter ce cap, il faut laisser dans le sol 80% des réserves connues à ce jour. On ne peut pas se permettre d’attendre. »</em></p></blockquote>
<p>Et les résolutions de la COP 21 peuvent y contribuer</p>
<blockquote><p><em>« On sait que c’est impossible de rester sous la barre des deux degrés s’il on continue à utiliser les énergies fossiles comme on le fait aujourd’hui. Ce n’est pas explicitement écrit dans l’accord. On aurait bien aimé. Mais aucun état ne pourra dire qu’il a l’ambition de rester sous les deux degrés s’il ne change pas radicalement sa politique vis-à-vis des énergies fossiles. C’est très intéressant d’avoir le regard des peuples autochtones sur ce point de vue. <strong>Ils sont victimes de ces énergies fossiles et ont en plus la connectons avec la terre, la forêt, et l’eau.</strong> Il faut qu’ils soient en réelle capacité d’expliquer au grand public pourquoi c’est essentiel de faire évoluer nos modes de vie très rapidement. »</em></p></blockquote>
<p>Reste malgré tout à cet accord de Paris quelques bémols qu’il convient de souligner. Nous en reparlerons dans une troisième partie, la semaine prochaine.</p>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=vrZETNkTo74[/youtube]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.france-libertes.org/COP-21.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP21 : un accord majeur et beaucoup d’actions restant à mener</a></p>
<p>Les Rencontres Eau, Panète et Peuples : changeons de paradigme sur l’eau</p>
<p><a href="http://www.coalition-eau.org/nos-actions/plaidoyer/eau-planete-et-peuples/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples : les actions</a></p>
[youtube]https://youtu.be/UQFzunSFpj8[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent. Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent. Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 21 – L’accord de Paris : un espoir à transformer</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/12/22/cop-21-laccord-de-paris-un-espoir-a-transformer/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2015 08:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP 21 s’est refermée sur un espoir. Que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2 degrés d’ici 2100. Les 195 pays et l’Europe ont réussi à s’accorder sur cet objectif commun qui laisse entrevoir un avenir plus positif que lors des précédentes Conférences des parties. Cet accord est certes imparfait, mais il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La COP 21 s’est refermée sur un espoir. Que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2 degrés d’ici 2100.</strong></p>
<p>Les 195 pays et l’Europe ont réussi à s’accorder sur cet objectif commun qui laisse entrevoir un avenir plus positif que lors des précédentes Conférences des parties. Cet accord est certes imparfait, mais il va permettre d’agir. Malgré les bémols que l’on peut mettre sur le résultat des négociations, il y a dans cette issue inespérée par rapport à ce que l’on pouvait craindre, des raisons d’être optimistes.</p>
<p><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<blockquote><p><em>« L’économiste Jean Gadrey a très bien résumé cette situation dans un récent article. Il a dit en substance : <strong>« Si on regarde ce qui aurait pu être, cet accord est formidable, et si on regarde ce qui aurait du être, c’est un désastre »</strong>. Cela pose bien les bases de l’endroit où nous sommes pour le moment.</em></p>
<p><em>On ne peut pas attendre des Etats qu’ils prennent des décisions contraignantes pour transformer la société en vue de la lutte contre le changement climatique. Il faut avoir conscience que les Etats sont dans des dynamiques économiques et qu’ils essaient de faire évoluer leur modèle économique pour être le moins perturbant possible et lutter le plus possible contre le changement climatique. Du coup, c’est très imparfait.</em></p>
<p><em>Par contre, un accord comme celui de la COP21 signé par l’ensemble des parties prenantes, va nous permettre à nous, société civile, de rappeler constamment aux Etats leurs engagements et la nécessité d’aller plus loin pour être en capacité de rester sous les 2 degrés réellement. De ce point de vue, l’accord va être un point d’appui pour la société civile pour l’avenir. »</em></p></blockquote>
<p>Sur les combats particuliers de la Fondation, il y a des effets à attendre de cette COP. Il y a des appuis à trouver sur certains des engagements de la Fondation.</p>
<blockquote><p><em>« Ce que l’on voit c’est que cet accord va entrainer des évolutions, notamment sur les mesures d’adaptations. A partir de la COP22 au Maroc, on devrait commencer à traiter des problématiques thématiques. Pour l’instant, l’ambition des états était de dire « on se met d’accord sur la lutte contre le changement climatique, mais on n’entre pas dans les différents thèmes, agriculture, océan, eau…» Normalement, à partir de la COP22, les thématiques vont s’ouvrir. <strong>Pour nous, il y aura un enjeu très fort avec la thématique de l’eau.</strong> Car on sait que les mesures d’adaptation sur l’eau et les évolutions positives sur le grand cycle de l’eau pourraient avoir un impact sur la planète de l’ordre de 4 milliards de tonnes de CO2. Sur un total des émissions de CO2 de l’ordre de 10 milliards de tonnes, cela impacterait très positivement la lutte contre le changement climatique. Nous allons faire en sorte que les chercheurs du GIEC soient plus ambitieux sur la thématique de l’eau pour que l’on puisse engager les états dans de vraies batailles sur ce thème. Cette question est essentielle pour que l’on puisse s’en sortir. »</em></p></blockquote>
<a href="/wp-content/uploads/2015/10/Eau-et-Climat-ok.jpg"></a> © France Libertés
<p>Sur cette question du cycle de l’eau, des mesures pourraient être prises au niveau des Etats pour qu’ils soient en accord avec leurs engagement.</p>
<blockquote><p><em>« C’est beaucoup de plantation de forêts, c’est travailler sur nos zones humides, redonner de l’espace vital à nos rivières, rafraichir les villes et faire en sorte que l’espace végétal y soit beaucoup plus fort… <strong>C’est remettre l’eau au cœur des villes, pour qu’elle trouve sa place et permette des espaces de rafraichissement…</strong> Il y a tout un tas de solutions très concrètes qui ne rapportent pas d’argent, mais qui amènent du bien vivre et du bien être. Il faut donc absolument que nos collectivités territoriales s’emparent de ces questions-là pour que cela deviennent une priorité dans le développement de nos villes et de nos territoires dans les années qui viennent. »</em></p></blockquote>
<p><strong>L’accord de Paris nécessite par ailleurs que l’Humanité doive laisser 80% des énergies fossiles dans le sol.</strong></p>
<p>On en reparle la semaine prochaine avec France Libertés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/COP-21.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP21 : un accord majeur et beaucoup d’actions restant à mener</a></li>
<li>Plaidoyer « Eau et Climat » de France Libertés</li>
<li><a href="http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/economie-sociale-et-solidaire/isr-rse/jean-gadrey-le-risque-climatique-peut-etre-une-opportunite-pour-un-autre-type-de-developpement-economique-et-social-143678.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jean Gadrey : le risque climatique, une opportunité pour un autre développement économique et social</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/iJGZit8TD44[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<itunes:duration>5:04</itunes:duration>
	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La COP 21 s’est refermée sur un espoir. Que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2 degrés d’ici 2100. Les 195 pays et l’Europe ont réussi à s’accorder sur cet objectif commun qui laisse entrevoir un avenir plus positif que lors des précédentes Conférences des parties. Cet accord est certes imparfait, mais il [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La COP 21 s’est refermée sur un espoir. Que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2 degrés d’ici 2100. Les 195 pays et l’Europe ont réussi à s’accorder sur cet objectif commun qui laisse entrevoir un avenir plus positif que lors des précédentes Conférences des parties. Cet accord est certes imparfait, mais il [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP21 – Les étudiants soucieux de leur empreinte carbone (rediffusion)</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/12/15/les-etudiants-soucieux-de-leur-empreinte-carbone/</link>
					<comments>https://frequenceterre.com/2015/12/15/les-etudiants-soucieux-de-leur-empreinte-carbone/#respond</comments>
		
		
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 08:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP21 se termine sur un accord qui semble être de bon augure pour les années à venir. Mais ce résultat ne doit pas empêcher pas les acteurs de terrain de poursuivre leurs initiatives pour que la planète reste vivable.      Le monde étudiant prend sa part dans cette lutte contre le réchauffement climatique et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La COP21 se termine sur un accord qui semble être de bon augure pour les années à venir. Mais ce résultat ne doit pas empêcher pas les acteurs de terrain de poursuivre leurs initiatives pour que la planète reste vivable.     </strong></p>
<p>Le monde étudiant prend sa part dans cette lutte contre le réchauffement climatique et se mobilise pour trouver les moyens de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. <strong>La <a href="http://www.fage.org/" target="_blank">FAGE</a>, la Fédération des Association Générales Etudiantes vient de lancer, à l’occasion de la COP21, son calculateur carbone.</strong></p>
<ul>
<li><strong>Alexandre Leroy</strong> est le président de la <strong>FAGE</strong>.</li>
</ul>
<figure id="attachment_259805" aria-describedby="caption-attachment-259805" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/Logo_FAGE_Bleu.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-259805 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/12/Logo_FAGE_Bleu-586x357.png" alt="© FAGE" width="586" height="357" /></a><figcaption id="caption-attachment-259805" class="wp-caption-text">© FAGE</figcaption></figure>
<p>Qu’est-ce qui à poussé les étudiants et la fédération à mettre au point ce calculateur carbone ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a un peu plus d’un an et demi, à l’approche de la COP21, on s’est demandé à la FAGE, quel était le rôle d’une organisation de jeunes et d’éducation populaire dans cette lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi dans la prise de conscience de la toute société de l’intérêt du développement durable. On a mené des réflexions qui nous on conduit à créer ce calculateur carbone, en parallèle à une charte d’engagement, pour sensibiliser tous les campus. <strong>Cet outil doit nous permettre de faire prendre conscience à toute la communauté de l’enseignement supérieur de l’intérêt de notre propre mobilisation</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>Le monde étudiant est sensibilisé à la protection de la planète ? Est-il malgré tout un gros « gaspilleur » ?</p>
<blockquote><p><em>« Je ne sais pas si c’est un grand gaspilleur, mais le monde étudiant est particulièrement engagé et conscient des enjeux qui se sont joués à la COP21 et qui vont se jouer dans les années qui viennent. C’est un terreau assez fertile pour pouvoir travailler et prendre conscience, par exemple, de ne pas laisser un ordinateur branché dans un local d’association, ou d’utiliser un certain type d’ampoule et pas d’autres…<strong> L’idée de notre démarche est de capitaliser sur cette volonté de changement</strong>, qui est vraiment présente chez les jeunes, en les dotant d’un outil qui nous permettra, dans les mois et les années qui viennent, d’adapter les campagnes de sensibilisation et de faire en sorte que l’on puisse nous même incarner ce changement que l’on appelle auprès de nos responsables politiques ou auprès de la société toute entière. »</em></p></blockquote>
<p>Des calculateurs existent déjà… Comment fonctionne le calculateur de la FAGE ?</p>
<blockquote><p><em>« Il s’adresse directement aux associations étudiantes. Il fonctionne simplement. Il suffit d’y entrer, toute au long de l’année, ses actions… l’organisation d’un week-end de formation ou d’un déplacement… On renseigne comment on s’y est rendu, qu’est-ce que l’on a organisé… Le logiciel va transformer tout cela en bilan carbone, qui sera édité tous les ans accompagné de conseils, poste par poste, de réduction de l’impact carbone. C’est un outil de suivi qui nous permet d’évaluer les préconisations tous les ans et de faire prendre conscience que l’on peut s’améliorer et que chaque petit geste est utile. <strong>Cela doit impulser un changement culturel au long terme.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Quels types de conseils sont donné aux associations et aux étudiants ?</p>
<blockquote><p><em>« On s’appuie sur le bilan carbone de la FAGE. On a joué le jeu et on a des premières préconisations qui s’appuient surtout sur les déplacements… Il s’agit par exemple de privilégier le covoiturage… On peut aussi mettre l’accent sur les circuits courts. Les associations étudiantes organisent énormément d’évènements. <strong>Il faut donc les sensibiliser sur l’intérêt social, économique et environnemental de ces circuits courts.</strong> Il y a énormément de pistes. Et en parallèle de ce calculateur, on invite les associations à signer une <strong>charte d’engagement pour le développement durable</strong>, qui porte surtout sur le volet environnemental, qui permet d’identifier des bonnes pratiques et de s’engager au long terme avec toute une liste d’actions. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_259806" aria-describedby="caption-attachment-259806" style="width: 596px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/12/IMAG7188.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-259806 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/12/IMAG7188-596x357.jpg" alt="Présentation du calculateur au Grands Palais à Paris pendant la COP21 - © FAGE" width="596" height="357" /></a><figcaption id="caption-attachment-259806" class="wp-caption-text">Présentation du calculateur au Grands Palais à Paris pendant la COP21 &#8211; © FAGE</figcaption></figure>
<p>Cette <a href="http://www.fage.org/ressources/documents/2/3011,Charte-d-engagements-pour-le-develo.pdf" target="_blank">Charte d’engagement pour le développement durable</a>  s’appuie sur les trois piliers du développement durable : social, économique et environnemental…</p>
<blockquote><p><em>« On rappelle effectivement les trois piliers mais on est pour l’instant plus sur le volet environnemental. Les signataires s’engagent à mettre en œuvre tout un ensemble de bonnes pratiques pour promouvoir une gestion équilibrée des ressources, opter pour des produits de basse consommation, faciliter l’utilisation de matériaux recyclés… Ils s’engagent aussi à assurer une veille au sein de leur association dans une logique d’amélioration continue en intégrant dans toutes les actions une démarche de développement durable… Le plus important est de sensibiliser, de former, de faire ce travail d’éducation populaire sur les campus en faisant savoir directement aux étudiants, aux enseignants et aux différents personnels que l’association est engagée dans ce processus environnemental. <strong>Il faut populariser cette démarche sur les campus, car il y a encore un gros travail à faire</strong>. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.fage.org/news/actualites-fage-federations/2015-12-10,fage-ma-fage-resolument-pour-le-developpement-durable-pendant-la-cop-21.htm" target="_blank">La FAGE résolument engagée pour le développement durable</a></p>
<p><a href="http://www.fage.org/ressources/documents/2/3011,Charte-d-engagements-pour-le-develo.pdf" target="_blank">La Charte d’engagement pour le développement durable de la FAGE</a></p>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/cLKGTptmiCI[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La COP21 se termine sur un accord qui semble être de bon augure pour les années à venir. Mais ce résultat ne doit pas empêcher pas les acteurs de terrain de poursuivre leurs initiatives pour que la planète reste vivable.      Le monde étudiant prend sa part dans cette lutte contre le réchauffement climatique et [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La COP21 se termine sur un accord qui semble être de bon augure pour les années à venir. Mais ce résultat ne doit pas empêcher pas les acteurs de terrain de poursuivre leurs initiatives pour que la planète reste vivable.      Le monde étudiant prend sa part dans cette lutte contre le réchauffement climatique et [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>COP 21 : écouter la voix des peuples autochtones</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2015 08:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP 21 vient de s’ouvrir et les discussions qui se sont engagées entre les dirigeants des 195 états promettent d’être âpres. En marge de ces négociations officielles, des tables rondes ont lieu afin d’aborder toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce mercredi 2 décembre au Bourget, la vision des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La COP 21 vient de s’ouvrir et les discussions qui se sont engagées entre les dirigeants des 195 états promettent d’être âpres. En marge de ces négociations officielles, des tables rondes ont lieu afin d’aborder toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce mercredi 2 décembre au Bourget, la vision des peuples autochtones pour faire face au réchauffement climatique sera au centre de l’un de ces évènements parallèles, organisé par France Libertés, la Région Ile de France et l’association Paroles de nature.</strong></p>
<p>Ces peuples autochtones ressentent fortement les effets du changement climatique. C’est à ce titre que la parole leur sera donnée lors de cette table ronde.</p>
<p><strong>Elsa Olaizola</strong> est chargée de mission sur les migrations à la <strong><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></strong>…</p>
<blockquote><p><em>« Les peuples autochtones sont les premiers affectés par les changements climatiques. Ils sont particulièrement vulnérables du fait de leur mode de vie traditionnel, parce qu’ils sont culturellement très liés à la nature et entièrement dépendant d’elle pour subvenir à leurs besoins. Mais ils combattent aussi le changement climatique et ont des solutions à proposer. Le problème, c’est que <strong>la COP 21, c’est une réunion entre états où les peuples autochtones en tant que tels ne peuvent pas porter leur message</strong>, que ce soit l’impact qu’ils subissent ou leurs solutions. »</em></p></blockquote>
<p>Le mode de vie des peuples autochtone est en première ligne face aux menaces climatiques.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a d’abord les menaces que fait peser le changement climatique de manière directe : par exemple la montée des eaux qui va engloutir des îles du Pacifique ou la fonte des glaces qui change complètement l’écosystème en Arctique et qui impacte les peuples autochtones de ces régions. Mais il y a aussi les menaces qui pèsent sur ces peuples du fait du mode de vie des occidentaux qui accélère le changement climatique. C’est par exemple l’accaparement des terres pour créer des champs de monoculture, ou pour les industries extractives qui détruisent les écosystèmes dans lesquels vivent les peuples autochtones, qui polluent leur terre, leur air, leur eau, et qui les empêchent de vivre selon leur mode de vie traditionnel. »</em></p></blockquote>
<p>Ces populations ont un savoir ancestral sur la nature, la biosphère. Elles ne nous ont pas attendus pour prendre conscience de la nécessité de préserver leur cadre de vie. Elles sont porteuses de solutions qui peuvent nous éclairer.</p>
<blockquote><p><em>« Il est nécessaire de prendre en compte ce que disent ces peuples du fait de la relation particulière qu’ils ont avec la nature. <strong>Ils peuvent nous apprendre à la respecter et à ne plus considérer la terre comme une matière première sur laquelle on aurait tous les droits.</strong> Un leader d’Amazonie brésilienne, <a href="http://danslapeaudunpapou.survivalfrance.org/content/journal-yanomami-lesprit-foret" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Davi Kopenawa</a>, disait sa surprise que les occidentaux aient mis autant de temps à comprendre que couper les arbres entrainaient la disparition de la pluie. Ce savoir ancestral, qui pour eux était une évidence, nous, nous avons eu besoin de preuves scientifiques pour nous en rendre compte. »</em></p></blockquote>
 © Eau Planète et Peuples
<p>Parmi les intervenants des tables rondes, des représentants de populations autochtones… Quelles solutions ou actions, localement ont été mises en œuvre ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y d’abord les actions qui ont pour but de bloquer des projets qui sont mortifères. Nous aurons un représentant des <a href="http://world.350.org/pacificwarriors/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacific Climate Warriors</a>, des habitants des îles du Pacifique, qui mènent des actions pour bloquer les projets extractifs en Australie. Il y a aussi des actions de mises en œuvre de projets alternatifs comme celui de <a href="https://www.facebook.com/benkiashaninka/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Benki Piyako</a>, leader politique et spirituel en Amazonie brésilienne. Il a mis en place des écoles pour les peuples autochtones et non-autochtones de la région. Il y enseigne des pratiques de gestion environnementale, basées sur les savoirs traditionnels des peuples autochtones. Cela a permis de créer des emplois dans l’état de l’Acre, au Brésil, et de reboiser la région. Cela a aussi permis de responsabiliser les communautés locales sur la gestion de l’environnement tout en renforçant l’identité culturelle de ces peuples. »</em></p></blockquote>
<p>Des partenariats entre ces populations et les pays du Nord peuvent-être envisagés. Les solutions locales sont-elles transposables ?</p>
<blockquote><p><em>« Il y a des solutions clairement transposables. Il ne s’agit pas de dire que les populations du Nord doivent vivre comme les peuples d’Amazonie, mais <strong>il est important d’écouter ce qu’elles ont à dire de notre système pour changer nos pratiques</strong>. Il y a par exemple cette nécessité de revenir vers le local au niveau de la production et de la consommation, et de diminuer notre consommation et de l’adapter au respect de la nature. Il faut aussi prendre en compte leurs pratiques politiques pour nous en inspirer, en revenant au local et en créant une démocratie qui soit réellement participative et inclusive. Les exemples des peuples que nous allons porter à la COP 21, ce sont des peuples qui prennent les décisions en assemblée générale, où tous les peuples de la région participent et où tous ont une voix pour dire les messages qui veulent porter et les modes de développement qu’ils souhaitent. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><strong>La vision des peuples autochtones pour faire face au changement climatique</strong>, c’est ce <strong>mercredi 2 décembre</strong>, de 14h45 à 18h45, au Parc des Expositions de Paris le Bourget.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<ul>
<li>Eau, Planète et Peuples se mobilise pendant la COP 21</li>
<li><a href="http://www.coalition-eau.org/nos-actions/plaidoyer/eau-planete-et-peuples/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples : les actions</a></li>
<li><a href="https://www.weezevent.com/collectivites-territoriales-et-peuples-autochtones-pour-une-foret-vivante?wsid=WSID56563ca09cedd14484921925jsslg9153q3ijtme3v5d94mf2" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La vision des peuples autochtones pour faire face au changement climatique &#8211; Programme</a></li>
<li><a href="https://blogs.mediapart.fr/jade-lindgaard/blog/250915/nous-ne-coulons-pas-nous-nous-battons" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacific Climate Warriors : <strong>« </strong>Nous ne coulons pas, nous nous battons <strong>»</strong></a></li>
<li><a href="http://world.350.org/pacificwarriors/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pacific Climate Warriors</a></li>
<li><a href="http://danslapeaudunpapou.survivalfrance.org/content/journal-yanomami-lesprit-foret" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Davi Kopenawa</a></li>
<li><a href="https://www.facebook.com/benkiashaninka/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Benki Piyako</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La COP 21 vient de s’ouvrir et les discussions qui se sont engagées entre les dirigeants des 195 états promettent d’être âpres. En marge de ces négociations officielles, des tables rondes ont lieu afin d’aborder toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce mercredi 2 décembre au Bourget, la vision des [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La COP 21 vient de s’ouvrir et les discussions qui se sont engagées entre les dirigeants des 195 états promettent d’être âpres. En marge de ces négociations officielles, des tables rondes ont lieu afin d’aborder toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce mercredi 2 décembre au Bourget, la vision des [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>COP 21 : ne rien lâcher face à la menace terroriste</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/11/24/cop-21-ne-rien-lacher-face-a-la-menace-terroriste/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2015 08:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cop 21 - Paris 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Ne rien lâcher ! C’est le mot d’ordre lancé par les mouvements citoyens à quelques jours de la COP 21. Sonnées par les attentats de Paris du 13 novembre, les associations mobilisées sur les manifestations citoyennes qui doivent se tenir en parallèle de la Conférence Mondiale sur le Climat, ne comptent pas baisser les bras. Face [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ne rien lâcher !</strong></p>
<p><strong>C’est le mot d’ordre lancé par les mouvements citoyens à quelques jours de la COP 21. Sonnées par les attentats de Paris du 13 novembre, les associations mobilisées sur les manifestations citoyennes qui doivent se tenir en parallèle de la Conférence Mondiale sur le Climat, ne comptent pas baisser les bras.</strong></p>
<p>Face à l’état d’urgence, qui vient d’être prolongé pour 3 mois, et après l’annonce de l’interdiction des marches citoyennes, les militants associatifs sont plus que déterminés à faire entendre la voix des peuples pour peser sur les négociations. La marche pour le climat du 29 novembre est annulée. De même que la mobilisation citoyenne prévue le 12 décembre à Paris.</p>
<p>Pour <strong>Txetx Etcheverry</strong>, de la coordination européenne des <a href="https://alternatiba.eu/" target="_blank">Alternatiba</a>, ces annulations imposées par le gouvernement sont <strong>un coup dur pour le mouvement citoyen et une faute politique</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« On aurait très bien compris et admis de discuter avec le gouvernement de la modification du format des mobilisations afin d’en assurer la sécurité la plus complète possible. Mais interdire brutalement sans alternative, c’est une faute. C’est contradictoire avec ce qui a été fait après l’attentat de Charlie Hebdo, avec la manifestation regroupant des dizaines de chefs d’Etats du monde. Quand on disait « il y a des risques d’attentats », le gouvernement avait dit « la liberté de la presse et la liberté d’expression valent que l’on prenne des risques. Et les gens viendront à la manifestation en connaissance de cause. Ils sont adultes. »</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, quelques mois après, on a changé le fusil d’épaule, et on considère que le changement climatique n’est pas une cause qui vaut de prendre les mêmes risques que la liberté de la presse. Et <strong>on considère que les gens ne sont plus adultes pour savoir s’ils doivent participer ou non à de tels rassemblements ? </strong>»</em></p></blockquote>
<p>L’autre faute, selon Txetx Etcheverry, est la contradiction affichée avec entre autre, l’ouverture des marchés de Noël de la capitale, tout aussi difficile à sécuriser. Pour lui, le message est clair. <strong>Eviter que les citoyens contestent l’accord qui sera signé entre les Etats</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« L’accord, tel qu’il est préparé actuellement, est un accord qui ne permet pas de limiter le réchauffement climatique au dessous des seuils d’emballement climatique. Si cet accord nous amène à bruler la planète, à plonger dans le chaos climatique, il est de notre devoir d’alerter l’opinion publique mondiale en disant : « Ne prenez pas pour argent comptant les satisfécits que vont s’auto-adresser les chefs d’Etats du monde en disant qu’il y a eu un accord ». <strong>C’est une responsabilité historique que l’on a de porter ce message à l’opinion publique mondiale.</strong> C’est pour çà que l’on ne peut pas accepter l’interdiction du gouvernement. »</em></p></blockquote>
<p>Pourtant des alternatives avaient été proposées. Sans succès. <strong>Le refus est donc politique</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« Dans les discussions avec le gouvernement, on était tout à fait prêts à envisager l’hypothèse de faire un rassemblement dans un hippodrome ou dans un stade, avec des conditions de sécurité. Mais là, c’est une interdiction sans alternative. On voit bien qu’elle est motivée politique<strong>ment. Quand on a eu la réunion avec Laurent Fabius et son équipe, il a clairement dit qu’autant il pouvait se poser la question de proposer ou non des alternatives à la marche du 29 novembre, autant le 12 décembre, c’était quelque chose qui ne leur plaisait pas politiquement.</strong> Donc il ne fallait pas nous proposer d’alternatives. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_213704" aria-describedby="caption-attachment-213704" style="width: 227px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/09/Coalition-Climat-badge_vert.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-213704" src="/wp-content/uploads/2015/09/Coalition-Climat-badge_vert.jpg" alt="© Coalition Climat 21 " width="227" height="227" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Coalition-Climat-badge_vert.jpg 227w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Coalition-Climat-badge_vert-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 227px) 100vw, 227px" /></a><figcaption id="caption-attachment-213704" class="wp-caption-text">© Coalition Climat 21</figcaption></figure>
<p>La Coalition Climat 21 étudie actuellement des alternatives aux manifestations initiales. Les mobilisations pourraient prendre des formes diverses.</p>
<blockquote><p><em>« La Coalition Climat a défini aujourd’hui des propositions pour permettre aux gens de se manifester malgré tout le 29 novembre et le 12 décembre. Cela n’aura pas l’allure de rassemblements massifs, mais d’occupation de l’espace public sur le parcours que devait emprunter la marche du 29 novembre, entre la République et la Nation. Cela peut être en occupant les terrasses de café, en y organisant des discussions sur le climat, en décorant les rues, en circulant à vélo… <strong>Que des milliers de citoyens puissent, sans manifester communément, être tous présents au même moment, de manière individuelle et donner quand même la couleur de ce qu’aurait été cette marche pour le climat.</strong> Et le 12 décembre, il est proposé de tracer, par un système de géo-localisation à travers tout Paris, un immense lettrage qui dirait « Climat Justice for Peace ».</em></p>
<p><em>On pense qu’il faut maintenir des rassemblements, des marches, le samedi 12 décembre, car c’est important que la société civile, que ceux qui ont à cœur de stabiliser le climat disent leur avis sur le contenu de l’accord qui va sortir de cette COP 21. Cela aura une importance décisive pour les batailles sur le climat qui seront menées dans les mois et les années à venir. <strong>En 2040, on nous jugera pour ce que l’on aura fait ou pas fait à la fin de cette COP. Et nous, on veut pouvoir se regarder dans la glace en 2040. </strong>»</em></p></blockquote>
<p>De son coté la coordination des <strong>Alternatiba appelle à ne rien lâcher</strong> et invite les citoyens à rester mobiliser tout au long de la COP 21. Avec l’espoir que la mobilisation citoyenne du 12 décembre puisse exister.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Coalition Climat 21 : son nouveau plan de mobilisation</li>
<li><a href="https://alternatiba.eu/2015/11/appel-pour-le-maintien-des-mobilisations-citoyennes-pour-le-climat/" target="_blank">Alternatiba : appel pour le maintien des mobilisations pour le climat</a></li>
<li><a href="https://alternatiba.eu/2015/11/alternatiba-se-mobilise-les-28-et-29-novembre-pour-le-climat/" target="_blank">Alternatiba se mobilise les 28 et 29 novembre</a></li>
<li>Marchons pour le Climat partout ailleurs</li>
<li><a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/191115/cop21-declarons-letat-durgence-climatique" target="_blank">COP 21 : déclarons l’état d’urgence climatique – Le Blog de Maxime Combes</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/n5bjy4ZNtfY[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Ne rien lâcher ! C’est le mot d’ordre lancé par les mouvements citoyens à quelques jours de la COP 21. Sonnées par les attentats de Paris du 13 novembre, les associations mobilisées sur les manifestations citoyennes qui doivent se tenir en parallèle de la Conférence Mondiale sur le Climat, ne comptent pas baisser les bras. Face [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Ne rien lâcher ! C’est le mot d’ordre lancé par les mouvements citoyens à quelques jours de la COP 21. Sonnées par les attentats de Paris du 13 novembre, les associations mobilisées sur les manifestations citoyennes qui doivent se tenir en parallèle de la Conférence Mondiale sur le Climat, ne comptent pas baisser les bras. Face [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 21 : l’eau, un bien commun à protéger</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/11/17/cop-21-leau-un-bien-commun-a-proteger/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 08:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cop 21 - Paris 2015]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans « Monde Solidaire », gros plan cette semaine sur les rencontres « Eau, Planètes et Peuples ». A l’occasion de la COP 21, ce rassemblement d’organisations de la société civile du monde entier se mobilise pour partager une idée : celle d’une eau, bien commun de l’humanité et du vivant. Pendant les quinze jours de la conférence, « Eau, Planètes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans « Monde Solidaire », gros plan cette semaine sur les rencontres « Eau, Planètes et Peuples ».</strong></p>
<p><strong>A l’occasion de la COP 21, ce rassemblement d’organisations de la société civile du monde entier se mobilise pour partager une idée : celle d’une eau, bien commun de l’humanité et du vivant. Pendant les quinze jours de la conférence, « Eau, Planètes et Peuples » mettra l’accent sur ce lien entre la ressource et le changement climatique, à travers des expositions, des rencontres, des débats.</strong></p>
<p>Avec <strong>Nadja Bedoc</strong>, chargée de mission Eau à France Liberté, rappel de ce que sont ces rencontres « Eau, Planètes et Peuples ».</p>
<blockquote><p><em>« France Libertés fait partie de ceux qui ont lancé ces rencontres en 2012. Elles rassemblent des dizaines d’organisations de la société civile du monde entier, pour partager leurs expériences et leur vision de l’eau, en lien avec l’environnement et le droit à l’eau. <strong>« Eau, Planètes et Peuples » visent à une mise en commun de nos savoirs, de nos propositions et de nos luttes pour faire de l’eau un enjeu prioritaire pour tous.</strong> Une même idée nous ressemble : l’eau comme bien commun, accessible à tous les êtres vivants et comme élément constitutif de la vie à protéger. »</em></p></blockquote>
<p>C&rsquo;est en 2012, à Marseille, que ces rencontres ont démarré.</p>
<blockquote><p><em>« Dès leur origine, ces rencontres avaient pour objectif de porter un message humaniste fort. Les débats de 2012 ont abouti à une déclaration finale, portée par des centaines d’organisations au sein du Forum alternatif mondial de l’eau. En mars 2015, dans le cadre du Forum social mondial Tunis, les rencontres ont analysé les liens entre eau et énergie, eau et droit, eau et agriculture, eau et climat. Aujourd’hui, dans le cadre de la COP 21, les rencontres parleront des liens entre eau et climat. »</em></p></blockquote>
<p>La question de l’eau est primordiale dans la problématique du climat. C’est la raison de la mobilisation d’« Eau, Planètes et Peuples » pendant la COP 21.</p>
<blockquote><p><em>« A Tunis, la nécessité d’amplifier nos actions sur cette thématique de l’eau et du climat nous est apparue essentielle. Deux constats nous ont amené à l’approfondir. D’abord, <strong>le changement climatique est intrinsèquement lié à l’eau, tant pas ses causes que par ses conséquences.</strong> Les conséquences sont connues : sécheresse, désertification, inondations, et autres catastrophes climatiques sont toutes liées au surplus ou à la pénurie d’eau. En ce qui concerne les causes, notre gestion de l’eau est rarement considérée comme un des facteurs du changement climatique. Pourtant, en déforestant, en imperméabilisant les sols, en surexploitant les nappes phréatiques pour des usages industriels ou énergétiques, ou en pratiquant l’agriculture intensive, nous asséchons et appauvrissons les sols et perturbons le cycle de l’eau.</em></p>
<p><em>Deuxième constat : partout dans le monde, <strong>des alternatives</strong> urbaines agricoles, énergétiques et industrielles respectueuses du cycle de l’eau et du climat <strong>existent et se multiplient</strong>. Pendant la COP 21, l’objectif sera d’expliciter ce lien entre eau et climat et de mettre en valeur ces alternatives qui nous permettent de lutter contre le changement climatique en respectant le cycle de l’eau et en garantissant le droit à l’eau pour tous. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_252646" aria-describedby="caption-attachment-252646" style="width: 540px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/11/Agenda-mobilisations-CC21-rognée1-540x300.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-252646" src="/wp-content/uploads/2015/11/Agenda-mobilisations-CC21-rogn&eacute;e1-540x300.jpg" alt="© Coalition Climat" width="540" height="300" /></a><figcaption id="caption-attachment-252646" class="wp-caption-text">© Coalition Climat</figcaption></figure>
<p>Des expositions, des rencontres, des débats auront lieu pendant la COP 21, à l’initiative d’Eau, Planète et Peuples. A retenir notamment ce « side-event », cette <strong>manifestation parallèle, qui aura lieu au Bourget le 2 décembre</strong> sur la question des populations autochtones et de leurs contributions pour le climat.</p>
<blockquote><p><em>« L’intitulé de l’évènement est « Eau et changement climatique : ce que les peuples autochtones ont à proposer ». Des peuples autochtones de tous les continents seront présents à cette occasion. L’évènement a pour objectif de rappeler les relations entre peuples autochtones, climat et eau, et de faire entendre la voix des peuples autochtones qui sont souvent laissés pour compte alors qu’ils sont souvent les premiers touchés par ce changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Autre temps fort, autre lieu&#8230; Le <a href="http://www.104.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Centquatre</a>, à Paris, accueillera la ZAC, <strong>la Zone Action Climat, du 7 au 11 décembre</strong>. Eau, Planète et Peuples y proposera des animations à destination des jeunes et des scolaires.</p>
<blockquote><p><em>« Notre objectif est de les sensibiliser à ce lien entre eau et changement climatique à travers deux outils : le jeu éducatif « L’Equilibro », et des activités théâtrales. L&rsquo;objectif est que les enfants deviennent acteurs eux-mêmes de la lutte contre le réchauffement. Une des activités proposée dans le cadre du jeu « L’Equilibro » est de récolter les slogans créés par les enfants et de les faire remonter notamment à la ministre de l’écologie Ségolène Royal. »</em></p></blockquote>
<p>Beaucoup de conférences, de débats sur cette question du lien entre eau et climat se dérouleront également au Sommet citoyen pour le Climat. Il se tiendra à <strong>Montreuil et au Pavillon de l’eau à Paris.</strong></p>
<blockquote><p><em>« L’une de ces conférences s’intitule « Eau et Climat : lutte contre le changement climatique en rendant l’eau à la terre ». Elle se fera en présence de nombreux porteurs d’alternatives venus d’Inde, de Slovaquie et de France. Elle a pour vocation de diffuser le message sur ce lien entre eau et climat. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong> :</p>
<ul>
<li>Le programme Eau, Planète et Peuples</li>
<li><a href="http://www.coalition-eau.org/actualite/les-4-temps-forts-de-la-mobilisation-citoyenne/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP 21 : les temps forts de la mobilisation citoyenne</a></li>
<li>La marche pour le climat</li>
<li>Le Sommet citoyen pour le Climat</li>
<li>La Zone d’Action Climat</li>
<li>La mobilisation citoyenne du 12 décembre</li>
<li>Le plaidoyer eau et Climat</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/nFAFMFPWVDc[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dans « Monde Solidaire », gros plan cette semaine sur les rencontres « Eau, Planètes et Peuples ». A l’occasion de la COP 21, ce rassemblement d’organisations de la société civile du monde entier se mobilise pour partager une idée : celle d’une eau, bien commun de l’humanité et du vivant. Pendant les quinze jours de la conférence, « Eau, Planètes [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Dans « Monde Solidaire », gros plan cette semaine sur les rencontres « Eau, Planètes et Peuples ». A l’occasion de la COP 21, ce rassemblement d’organisations de la société civile du monde entier se mobilise pour partager une idée : celle d’une eau, bien commun de l’humanité et du vivant. Pendant les quinze jours de la conférence, « Eau, Planètes [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>COP 21 : les inquiétudes de la société civile</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/10/29/cop-21-inquietudes-de-societe-civile/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2015 11:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cop 21 - Paris 2015]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un mois, la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, aura entamé ses travaux dans l’espoir d’arriver à un accord ambitieux et contraignant. Mais la société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un mois, la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, aura entamé ses travaux dans l’espoir d’arriver à un accord ambitieux et contraignant. Mais la société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne.</strong></p>
<p>La Coalition Climat, dont fait partie <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, se dit assez pessimiste sur la volonté du gouvernement d’associer la mobilisation citoyenne à la COP 21. Il y a d’ailleurs des soucis pour organiser la grande Marche pour le Climat.</p>
<ul>
<li>Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de France libertés.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Aujourd’hui, le gouvernement soutien la société civile puisque la Coalition Climat 21 a reçu le label « Grande cause » du Premier Ministre pour 2015. On voit donc bien qu’il y a un écho qui est favorable. Mais dès que l’on rentre dans la mise en œuvre de ce que souhaite faire la société civile, on nous met des bâtons dans les roues. Cette grande marche du 29 novembre vise à montrer aux politiques que les citoyens de tous les pays sont engagés sur cette lutte contre le changement climatique. Là, on nous empêche d’organiser une manifestation qui se veut être l’écho de celle du 11 janvier. Que ce soit dans la lutte contre le terrorisme ou dans la lutte contre le changement climatique, on a besoin de savoir que les citoyens sont dans la rue pour faire en sorte que les choses changent.<strong> Il faut que l’on puisse transformer l’organisation de nos sociétés pour la promotion d’une société plus sobre et respectueuse de la planète qui puisse préserver l’humanité dans les décennies et les siècles à venir.</strong> Cet engagement de la société civile n’est que trop peu entendu par notre gouvernement. »</em></p></blockquote>
<p>Parmi les demandes de la société civile il y a celle de France Libertés entre autre qui souhaite que l’eau soit considérée comme un levier d’action pour lutter contre le changement climatique. Un appel qui n&rsquo;est pas vraiment entendu.</p>
<blockquote><p><em>« Il n’est pas entendu à ce jour. Or, tout le monde sait que l’ensemble des conséquences du changement climatique passe par l’eau. Que ce soit les sécheresses, les inondations, les tempêtes, la fonte des glaces, tout est lié à l’eau. Mais pour trouver des solutions, on ne parle jamais de l’eau. Comme si le fait de mettre l’eau au centre de la table allait obliger les Etats à parler des vrais problèmes. Comme ce n’est pas leur ambition, comme cela n’apporte pas de business, ils écartent l’eau. On ne lâche pas, et on essaie de faire valoir, auprès du grand public et des institutionnel, notre vision de la place de l’eau dans le changement climatique. <strong>France Libertés publie d’ailleurs un plaidoyer de 60 pages</strong> sur ce thème, qui permet de comprendre les liens entre eau et climat. Cela permet également de trouver les idées et les solutions à mettre en œuvre soi-même pour lutter contre le changement climatique par l’eau. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_245762" aria-describedby="caption-attachment-245762" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/eau-et-climat.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-245762 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/10/eau-et-climat.png" alt="© France Libertés" width="300" height="299" /></a><figcaption id="caption-attachment-245762" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.liberation.fr/debats/2015/10/22/cop-21-le-gouvernement-sourd-aux-demandes-de-la-societe-civile_1408121" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COP 21 : le gouvernement sourd aux demandes de la société civile</a></li>
<li>Coalition Climat</li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Accord-de-la-COP21-France-Libertes.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés : considérer l&rsquo;eau comme levier d&rsquo;action contre le changement climatique</a></li>
<li>Plaidoyer « Eau et Climat »</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/VqKCtAdt5XQ[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dans un mois, la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, aura entamé ses travaux dans l’espoir d’arriver à un accord ambitieux et contraignant. Mais la société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne. [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Dans un mois, la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, aura entamé ses travaux dans l’espoir d’arriver à un accord ambitieux et contraignant. Mais la société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne. [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Vers un droit à l’eau pour tous</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/10/27/vers-un-droit-a-leau-pour-tous/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2015 08:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans quelques jours, une proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous arrivera en discussion à l’Assemblée Nationale. Après la validation par le Conseil Constitutionnel de la loi Brottes interdisant les coupures d’eau en France, c’est une étape supplémentaire dans le combat de France Libertés et de la Coordination Eau ile de France [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans quelques jours, une proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous arrivera en discussion à l’Assemblée Nationale. Après la validation par le Conseil Constitutionnel de la loi Brottes interdisant les coupures d’eau en France, c’est une étape supplémentaire dans le combat de France Libertés et de la Coordination Eau ile de France pour que l’eau soit considérée comme un bien vital premier. Pourtant, malgré cette loi, les coupures d’eau continuent.</strong></p>
<p>Depuis le mois de mai et la décision prise par le Conseil Constitutionnel on aurait pu croire que s’en était fini des coupures délibérées et que la loi l’emporterait sur les intérêts des entreprises de l’eau. Pourtant il n’en est rien. Mi-octobre c’est la Saur qui a été une nouvelle fois condamnée.</p>
<ul>
<li><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<blockquote><p><em>« C’est l’aboutissement d’une longue procédure avec une condamnation très forte de 16000€. C’était important de montrer que les juges étaient toujours dans la même sensibilité par rapport à la question des coupures d’eau et que les condamnations étaient toujours violentes. Ce qui nous inquiète, c’est que depuis la décision du Conseil Constitutionnel fin mai 2015, on a reçu plus de deux cent témoignages de familles victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit. Les pratiques ne changent pas. Les grandes multinationales, et notamment la Saur et Véloia, continuent des pratiques illégales. »</em></p></blockquote>
<p>Malgré la loi, malgré les combats de France Libertés et les saisines des tribunaux, les coupures d’eau se poursuivent. Les grandes entreprises de l’eau continuent  à braver la loi en toute impunité. Elles ne craindraient donc pas les condamnations ?</p>
<blockquote><p><em>« Elles ne craignent pas les condamnations parce qu’elles savent pertinemment que les gens les plus démunis n’ont pas la capacité de se porter en justice. Ils se sentent fort dans le fait d’être riche. Quand il y a une condamnation, ils payent et ils continuent des pratiques qu’ils font subir à des milliers de familles. Nous, nous n’avons pas la capacité de porter tous les cas devant la justice. Donc on attendait de la décision du Conseil Constitutionnel une mise au pas des multinationales, mais on voit qu’il n’en est rien. Pour eux c’est la politique de la force et la politique de l’argent. Et la politique de la loi ne les intéresse pas. »</em></p></blockquote>
<p>Les témoignages se multiplient, mais pour quelques procès il reste encore pas mal de cas non traités. Les entreprises jouent là-dessus et sur la méconnaissance de la loi de la part des citoyens. Et l’impression est forte que les élus ne bougent pas pour que la loi s’applique.</p>
<blockquote><p><em>« C’est pour çà que l’on engage tous les citoyens qui sont victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit à témoigner sur notre site internet. Et on engage tous les élus à prendre contact avec leur délégataire pour que ces pratiques cessent. Car la mise en œuvre du service public est bien de la responsabilité des élus et non pas des entreprises. Si les élus tapent du poing sur la table, changent le règlement de service pour bien préciser les choses et pour que l’accès à l’eau en France soit sacralisé, ils peuvent le faire. La loi le permet. Ils peuvent faire en sorte que la loi soit respectée. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_108944" aria-describedby="caption-attachment-108944" style="width: 485px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-108944" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3.jpg" alt="© France Libertés" width="485" height="488" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3.jpg 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3-298x300.jpg 298w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-pour-tous3-227x228.jpg 227w" sizes="auto, (max-width: 485px) 100vw, 485px" /></a><figcaption id="caption-attachment-108944" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Un des leviers est d’aller encore plus loin sur le plan législatif. Le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu depuis 2010 par les Nations Unies comme un droit fondamental de l’Homme. <strong>La proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous, portée par France Libertés avec d’autres associations, arrive dans quelques jours en discussion à l’Assemblée Nationale.</strong> Que préconise-t-elle ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est une proposition de loi portée par une quarantaine d’ONG française, très bien accueillie par les députés de cinq groupes parlementaires, de l’UDI au Front de Gauche. Il y a un vrai travail consensuel. </em></p>
<p><em>Le texte dit plusieurs choses. D’abord que le droit à l’eau pour tous est garanti par l’Etat. C’est essentiel puisque la France à ratifié en juillet 2010 la déclaration devant l’Assemblée Générale des Droits de l’homme sur le droit à l’eau pour tous. Il faut que nos lois mettent en application cette signature de la France devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.</em></p>
<p><em>Ensuite, <strong>le texte dit qu’il faut remettre en marche des points d’eau gratuits</strong> dans toutes les villes et les villages, des toilettes gratuites pour les villes de plus 3500 habitants, et des bains douches accessibles aux plus démunis pour les villes de plus de 15000 habitants. C’est remettre l’eau au cœur de la cité. C’est indispensable pour comprendre que nos sociétés fonctionnent autour de l’accès à l’eau. L’eau c’est la vie et cela doit être apparent dans le mode de fonctionnement de nos sociétés.</em></p>
<p><em>C’est aussi<strong> la mise en place d’un fond d’aide national pour faire en sorte que les deux millions de familles en très grande précarité soient aidées préventivement et ne soient pas stigmatisées.</strong> Ce fond national sera alimenté par une contribution solidaire pris sur l’eau en bouteille. Le paradoxe c’est que l’on est d’accord pour payer l’eau en bouteille jusqu’à mille fois plus cher que l’eau du robinet. Mais cette eau en bouteille ne participe aucunement à la solidarité pour l’accès à l’eau en France. Avec une simple contribution solidaire d’un centime par bouteille d’eau, on peut réunir les 50 millions d’euros nécessaires pour aider les familles démunies pour leur accès à l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Cette proposition de loi aura aussi son utilité pour faire plier les entreprises de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« Elle a une nécessité pour remettre l’accès à l’eau dans une dynamique sociale et la faire sortir de la dynamique économique dans laquelle elle est enfermée. On est confronté à des acteurs politiques et économiques qui sont obnubilés par leur profit et par les équilibres financiers et qui en oublie l’importance sociale de l’accès à l’eau.</em></p>
<p><em>Le site Service Public publiait encore il y a peu une note complètement erronée par rapport à la loi, affirmant que les réductions de débit sont autorisées. Ce qui est faux. On a besoin à tout moment de rappeler à notre gouvernement, à nos élus et aux acteurs économiques de l’eau que la loi est claire. Si cette loi est claire c’est pour <strong>permettre à chacun de pouvoir vivre chez lui avec un accès à l’eau qui puisse lui permettre de boire, de s’alimenter, et de vivre dignement.</strong> »</em></p></blockquote>
<p><strong>La proposition de loi sera étudiée le 4 novembre en commission développement durable de l’Assemblée Nationale, avec l’espoir d’être mise à l’agenda en février prochain.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Coupures d’eau : une multinationale condamnée à 16000€ d’amendes</li>
<li>Alerte coupure d’eau : déposez vos témoignages</li>
<li>Halte aux coupures d’eau</li>
<li>Ce que dit la loi : les multinationales dans l’illégalité</li>
<li>En justice contre les coupures d’eau</li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/A9kLrQgKIN8[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>Une COP 21 mal engagée</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/10/26/une-cop-21-mal-engagee/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 11:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cop 21 - Paris 2015]]></category>
		<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, c’est dans un mois. En coulisse, les travaux préparatoires s’accélèrent et les documents qui doivent servir de base aux discussions et aux négociations sont en train d’être finalisés. Et à Bonn, la dernière réunion avant la COP 21 qui s’est tenue la semaine dernière à huit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, c’est dans un mois. En coulisse, les travaux préparatoires s’accélèrent et les documents qui doivent servir de base aux discussions et aux négociations sont en train d’être finalisés. Et à Bonn, la dernière réunion avant la COP 21 qui s’est tenue la semaine dernière à huit clos, n’a guère rassuré la société civile.</strong></p>
<p><strong>Emmanuel Poilane</strong>, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, a lu les premiers textes et eu les échos des réunions. Pour lui, le compte n&rsquo;y est pas.</p>
<blockquote><p><em>« Effectivement, le compte n’y est pas, notamment dans le dernier texte de préaccord qui a permis de ramener le document de 80 pages à 20 pages. Le problème c’est que l’ensemble des thématiques qui tournent autour du changement climatique ont été retirées de ce texte.<strong> On a aujourd’hui un document qui est vierge, qui tergiverse sur les mots,</strong> et qui hésite par exemple entre « les Etats doivent » ou « les Etats devraient ». On aboutit à un document qui, certes, sera consensuel, mais qui sera vide. Cela a entrainé une réaction très forte de la part du G77, les 77 payes les plus pauvres qui négocient autour de l’accord, lors de l’ouverture de la dernière session des négociations à Bonn. La première journée a été consacrée à une confrontation entre le G77 et l’ensemble des autre pays, pour dire que ce préaccord est inacceptable. Il faut remettre sur la table un document qui tienne compte à la fois des pays les plus pauvres et des thématiques les plus évidentes à intégrer pour lutter contre le changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>Pas d&rsquo;objectifs clairs et contraignants dans ces documents&#8230; Les Etats donnent l’impression qu’ils ne sont pas prêts à renoncer à un modèle de développement qui a montré ses effets néfaste pour la planète.</p>
<blockquote><p><em>« C’est ce qui est le plus troublant. Tous les pays font des déclarations sur l’urgence à agir. Et autour de la table, on n’est absolument pas dans des négociations qui pourraient permettre de lutter contre le changement climatique, mais dans des négociations qui sont économiques. Les acteurs de la société civile, qui sont normalement observateurs, ont été exclus des négociations qui se tenaient à Bonn, à la demande du Japon. Sur une thématique qui fait consensus à l’international, on est confronté à une réalité de négociations opaques, qui a pour volonté de trouver un accord à minima. <strong>C’est une grande désillusion pour la société civile.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Autres inquiétudes : ce sont ces déclarations du nouveau président du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui laissent penser que le poids des lobbies pourrait nuire sur l’issue de la COP 21.</p>
<blockquote><p><em>« C’est surprenant et inquiétant. Le président du GIEC a déclaré qu’il ferait en sorte que les contributions des cercles économiques et financiers soient bien prises en compte dans les travaux du GIEC. Le GIEC rassemble l’ensemble des scientifiques spécialistes du Climat. En quoi les contributions du monde de la finance pourraient apporter des éléments sur une analyse du changement climatique ? Aujourd’hui, les tenants du système font une pression énorme pour garder la main et pour nous entrainer vers une situation que l’on ne veut pas connaitre. <strong>La nécessaire transparence sur les données scientifiques et sur l’engagement des sociétés civiles sont les deux éléments primordiaux pour réussir la COP 21.</strong> S’il n’y a pas d’éléments qui changent et qui permettent de nous rassurer, il y aura probablement des espaces de confrontation. Ce n’est pas ce que nous souhaitions mais c’est là où nous entrainent les Etats à ce jour. »</em></p></blockquote>
<p>La société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne. Nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir dans Monde Solidaire.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/pre-accord-cop21_b_8306104.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pré-accord COP 21 : les Etats n&rsquo;osent pas, bousculons-les !</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/climat/article/2015/10/07/un-economiste-sud-coreen-elu-a-la-tete-des-experts-du-climat_4783816_1652612.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un économiste sud-coréen à la tête du GIEC</a></li>
<li><a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/081015/climat-le-projet-daccord-est-inacceptable-non-aux-crimes-climatiques" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Climat : le projet d&rsquo;accord est inacceptable !</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]https://youtu.be/VZ6UEnaItnQ[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, c’est dans un mois. En coulisse, les travaux préparatoires s’accélèrent et les documents qui doivent servir de base aux discussions et aux négociations sont en train d’être finalisés. Et à Bonn, la dernière réunion avant la COP 21 qui s’est tenue la semaine dernière à huit [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, c’est dans un mois. En coulisse, les travaux préparatoires s’accélèrent et les documents qui doivent servir de base aux discussions et aux négociations sont en train d’être finalisés. Et à Bonn, la dernière réunion avant la COP 21 qui s’est tenue la semaine dernière à huit [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Eau et Climat : un équilibre à trouver</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2015 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde Solidaire s’intéresse cette semaine au lien entre le cycle de l’eau et le climat. Dans un mois et demi, le changement climatique sera au cœur de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra à Paris. L’enjeu des discussions est de trouver un accord permettant de réduire les émissions [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde Solidaire s’intéresse cette semaine au lien entre le cycle de l’eau et le climat.</strong></p>
<p>Dans un mois et demi, le changement climatique sera au cœur de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra à Paris.</p>
<p>L’enjeu des discussions est de trouver un accord permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle.</p>
<p>Le changement climatique perturbe notamment le cycle de l’eau, comme le reconnait le GIEC, le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.</p>
<p>A l’occasion de cette COP21, France Libertés met l’accent sur les liens qui existent entre le cycle de l’eau et le climat. La question de l’eau doit faire partie des discussions de la Conférence.</p>
<ul>
<li><strong>Sarah Loudin</strong> est chargée de mission Plaidoyer eau COP 21, à la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Les négociations sur le climat ne parlent pas de l’eau. Elles se focalisent sur les gaz à effet de serre pour résoudre la crise climatique. Pourtant, l’eau est à la fois une ressource fortement impactée par le changement climatique, et qui, lorsque son cycle est déréglé, l’affecte en retour. La COP 21, par son impact médiatique, sera l’occasion de mettre en lumière cette variable cruciale du dérèglement climatique : l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Expliquer le rapport entre cycle de l’eau et climat, présenter des alternatives existantes et donner des pistes d’actions pour que chacun s’engage, ce sont les objectifs que s’est fixée la Fondation. Alors en quoi le cycle de l’eau et le climat sont-ils liés ?</p>
<blockquote><p><em>« Le changement climatique impacte le cycle de l’eau. On peut le voir au travers d’évènements tels que les sécheresses, les typhons ou les inondations. Il impacte les ressources en eau et modifie par exemple les précipitations ou l’écoulement des cours d’eau. Mais <strong>les perturbations du cycle de l’eau affectent aussi gravement le climat à l’échelle locale.</strong> L’eau des pluies ruisselle et s’infiltre pour se stocker dans la nappe phréatique, qui elle-même alimente les cours d’eau. En parallèle, l’eau s’évapore sous l’action du soleil, ce qui conditionne l’humidité de l’air et la formation de nuages et de pluies. Toutes ces interactions définissent un climat. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_236255" aria-describedby="caption-attachment-236255" style="width: 497px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Cycle-de-leau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-236255 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/10/Cycle-de-leau-497x357.jpg" alt="© Agence de l’Eau Seine-Normandie" width="497" height="357" /></a><figcaption id="caption-attachment-236255" class="wp-caption-text">© Agence de l’Eau Seine-Normandie</figcaption></figure>
<p>Les activités humaines ont modifié durablement l’environnement dans de nombreuses régions. C’est le cas notamment avec la déforestation. C’est l’un des exemples les plus frappants.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>Lorsque l’on perturbe le cycle de l’eau, on perturbe le climat.</strong> Dans le cas de la déforestation, couper une forêt sur une large région empêche l’eau de s’infiltrer normalement dans le sol, grâce aux racines des arbres. L’eau ne s’évapore plus pour former des nuages et garder un certain taux d’humidité dans l’air pour créer des précipitations. <strong>Moins d’humidité, moins de pluies : conséquence, les températures augmentent.</strong> C’est ce qui se passe par exemple au Mozambique, où la forêt primaire est fortement déforestée et où les températures de toute la région sont en train d’augmenter. »</em></p></blockquote>
<p>L’urbanisation à outrance est aussi un facteur important de modification du cycle de l’eau. On l’a vu dernièrement avec les inondations dans le sud-est de la France.</p>
<blockquote><p><em>« Avec l’urbanisation et la disparition du couvert végétal dans les villes, apparaissent l’effet d’ilots de chaleur urbain et une sensibilisation très accrue aux inondations. <strong>Les effets d’ilots de chaleur urbains, c’est quand la chaleur du soleil est stockée par le béton. Cela créé un effet de dôme thermique au dessus des villes, et la température augmente fortement</strong> sur des espaces qui sont très localisés. A Tokyo par exemple, qui est le plus grand ilot de chaleur au monde, on a relevé des écarts de température qui vont jusqu’à 10 degrés entre le centre de la ville et la campagne. On peut aussi voir chaque année des exemples où, lors de précipitations intenses, l’eau ne peut plus s’infiltrer puisque le sol des villes est imperméabilisé. Elle ruisselle et créé des inondations parfois très violentes. »</em></p></blockquote>
<p>Pourtant, pour restaurer le cycle local de l’eau et les microclimats, des alternatives existent. Par exemple en agriculture,  des solutions peuvent être mises en œuvre.</p>
<blockquote><p><em>« De nombreuses formes d’agricultures, autres qu’intensives et polluantes, existent et permettent de mieux respecter le cycle de l’eau. On peut par exemple réintégrer des haies et des bocages au paysage agricole, on peut favoriser les cultures en bandes alternées qui suivent les courbes de niveau et évitent l’érosion. On peut aussi <strong>adapter les cultures au climat</strong> local pour limiter l’irrigation intensive. Ces principes sont repris dans l’agroécologie, l’agriculture écologique ou la permaculture. »</em></p></blockquote>
<p><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Agro-e_cologie-c9865.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-236257 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2015/10/Agro-e_cologie-c9865.png" alt="Agro-e_cologie-c9865" width="500" height="413" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/10/Agro-e_cologie-c9865.png 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/10/Agro-e_cologie-c9865-300x248.png 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/10/Agro-e_cologie-c9865-264x218.png 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Les alternatives existent donc en agriculture, en milieu urbain et même pour les industries.</p>
<blockquote><p><em>« Pour moins impacter le cycle de l’eau, l’industrie peut par exemple se tourner vers les énergies renouvelables plutôt que fossiles. Les usines peuvent aussi réutiliser leurs eaux usées pour les processus industriels de façon à moins pomper dans les nappes phréatiques. <strong>L’usine Pochéco, par exemple, située dans le Nord-Pas-de-Calais, est autosuffisante en eau</strong>, puisqu’elle récupère les eaux de pluie. Elle a aussi installé un système d’isolation thermique, avec une toiture végétalisée. Des panneaux photovoltaïques lui permettent également de réduire sa consommation d’énergie. »</em></p></blockquote>
<p>Ces solutions de grande échelle ne sont pas les seules à devoir être mises en œuvre. Des initiatives locales et individuelles peuvent également porter leurs fruits.</p>
<blockquote><p><em>« Chaque citoyen peut, à son échelle, impacter positivement le cycle de l’eau et restaurer le climat. Dans un premier temps, en s’informant sur ce qui est réalisable. Chacun peut économiser son eau, et prendre en compte <a href="http://www.wwf.fr/nos_priorites/reduire_l_empreinte_ecologique/gerer_durablement_l_eau_douce/empreinte_eau/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’empreinte eau</a> de ses produits de consommation. On peut aussi réduire sa consommation d’énergie et choisir d’utiliser des énergies renouvelables, en optant par exemple pour un fournisseur comme <a href="http://www.enercoop.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Enercop</a>. A l’échelle collective, <strong>les citoyens peuvent se rassembler pour interpeler leurs élus et les pousser à intégrer le climat et l’eau dans leurs plans d’actions politiques.</strong> Ils peuvent aussi se former sur la question de l’eau et du climat pour agir ensemble. »</em></p></blockquote>
<p>Toutes ces alternatives destinées à restaurer le cycle de l’eau et à influer sur le climat seront mises en avant au moment de la COP21 et sont à découvrir sur le site de France Libertés.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Le Plaidoyer Eau et Climat de France Libertés</li>
<li>La COP 21</li>
<li><a href="http://www.empreinteh2o.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Calculer son empreinte eau</a></li>
<li>Coalition Climat</li>
<li><a href="http://www.enercoop.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Enercoop</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Eau et Climat : un équilibre à trouver" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/et3SldVEG1c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Monde Solidaire s’intéresse cette semaine au lien entre le cycle de l’eau et le climat. Dans un mois et demi, le changement climatique sera au cœur de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra à Paris. L’enjeu des discussions est de trouver un accord permettant de réduire les émissions [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Monde Solidaire s’intéresse cette semaine au lien entre le cycle de l’eau et le climat. Dans un mois et demi, le changement climatique sera au cœur de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra à Paris. L’enjeu des discussions est de trouver un accord permettant de réduire les émissions [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Les Jummas du Bangladesh : un peuple menacé</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/09/29/les-jummas-du-bangladesh-un-peuple-menace/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2015 07:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Veber]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, nous emmène cette semaine au Bangladesh où les Jummas, un peuple autochtone qui vit depuis plus de 30 ans sous le joug du pouvoir central, est menacé de disparition. France Libertés et 8 autres associations viennent de lancer une pétition à destination de la Première Ministre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, nous emmène cette semaine au Bangladesh où les Jummas, un peuple autochtone qui vit depuis plus de 30 ans sous le joug du pouvoir central, est menacé de disparition.</strong></p>
<p><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et 8 autres associations viennent de lancer une pétition à destination de la Première Ministre du Bangladesh pour que soient reconnus les droits des Jummas.</p>
<p>Qui sont ces Jummas ?</p>
<ul>
<li><strong>Marion Veber</strong>, chargée du programme « droits des peuples » à France Libertés.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« Les Jummas sont des peuples autochtones qui vivent sur leurs terres ancestrales au sud-est du Bangladesh, dans la région des collines des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chittagong_Hill_Tracts" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Chittagong Hill Tracts</a>. Le terme Jummas est un nom collectif donné aux onze peuples autochtones de la région. Ils représentent un million de personnes sur une population de 150 millions d’habitants. <strong>Les Jummas</strong> diffèrent profondément du reste de la population bengalie, majoritaire dans le pays. Ils <strong>sont ethniquement, culturellement et linguistiquement distincts du reste de la population du pays</strong>. Par exemple, les bengalies sont majoritairement musulmans et parlent le bengali, alors que les Jummas sont bouddhistes et ont leur propre langue. »</em></p></blockquote>
<p><a href="/wp-content/uploads/2015/09/Carte-CHT.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-225345 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/09/Carte-CHT-499x357.jpg" alt="Carte CHT" width="499" height="357" /></a></p>
<p>Dès 1979, les territoires de ces peuples autochtones ont été colonisés et sa population a été victime d’exactions par le gouvernement bengali.</p>
<blockquote><p><em>« Entre 1979 et 1984, le gouvernement a considéré le territoire Jummas comme une terre vierge, et a installé entre 350.000 et 450.000 Bengalis sans terre dans la région. Ce qui a provoqué une forte augmentation de la population bengalie par rapport au reste des Jummas. Ce processus s’est accompagné <strong>de nombreuses violences, d’expulsions, d’incendies criminels et d’agressions sexuelles.</strong> Autant de moyens pour terroriser les communautés et les obliger à quitter leurs maisons. La résistance des Jummas a mené à un conflit pour lutter contre cette colonisation, dès les années 70. Ce conflit, qui a duré jusqu’en 1997, a fait <strong>plus de 10.000 victimes et provoqué le départ en exil de plus de 100.000 réfugiés.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Pourtant des accords de Paix ont été signés en 1997 par la Première Ministre actuelle, Madame Sheikh Hasina.</p>
<blockquote><p><em>« Ces accords prévoyaient trois engagements : le démantèlement des camps militaires et la fin de la militarisation excessive de la région des Jummas ; la restitution des terres confisquées et l’arrêt du processus de colonisation ; et la délégation de pouvoir aux institutions locales afin que les populations Jummas puissent jouir d’une plus grande autonomie politique. »</em></p></blockquote>
<p>Des accords qui sont restés lettre morte… Ils n’ont pas été respectés… Les Jummas subissent encore des violations des Droits de l&rsquo;Homme.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>L’accord a été signé il y a 18 ans et il n’a toujours pas été respecté.</strong> Il y a même une réelle flambée des violences qui fait peser un climat d’insécurité permanente. La militarisation excessive continue. Un rapport des Nations Unies estimait qu’il y avait 1 soldat pour 40 civils dans les Chittagong Hill Tracts contre 1 soldat pour 1.750 civils dans le reste du pays. Le processus d’accaparement des terres continue. La terre est d’ailleurs reconnue par les rapporteurs des nations Unies comme le problème le plus critique. <strong>Il n’y a pas de volonté politique pour faire appliquer les accords.</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_225352" aria-describedby="caption-attachment-225352" style="width: 609px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/09/peaceforjummas.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-225352 size-medium" src="/wp-content/uploads/2015/09/peaceforjummas-609x357.jpg" alt="© France Libertés" width="609" height="357" /></a><figcaption id="caption-attachment-225352" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>France Libertés et huit autres associations de défense des Droits de l’Homme ont donc lancé une pétition. Ce n’est pas anodin que France Libertés s’intéresse particulièrement à ce peuple.</p>
<blockquote><p><em>« La Fondation est investit pour le peuple Jummas depuis très longtemps. <strong>Danièle Mitterrand était déjà intervenu en 1986 à la télévision pour dénoncer le génocide qui avait lieu dans la région des Chittagong Hill Tracts.</strong> Elle avait réussi en 1987 à faire venir 72 enfants Jummas orphelins et qui étaient particulièrement menacés par le conflit. Après l’accord de Paix de 1997, la Fondation a été très active pour dénoncer la non-application de cet accord et les violations des Droits de l’Homme. Nous attirons d’ailleurs régulièrement l’attention du Conseil des Droits de l’Homme sur le sujet. »</em></p></blockquote>
<p>Que demandent les associations dans cette pétition ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous demandons l’application des accords de Paix de 1997. <strong>Nous appelons la Première Ministre du Bangladesh, Madame Sheikh Hasina, à respecter les accords de Paix et à honorer sa promesse.</strong> La pétition a une dimension internationale. A nos cotés il y a notre partenaire historique « <a href="http://www.jummas.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Voix des Jummas</a> », mais aussi des associations françaises comme le  « Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones » (GITPA),  « <a href="http://www.survivalfrance.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Survival International France</a>« , ou « <a href="http://www.icrainternational.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ICRA International</a>« . Il y a aussi des associations au Bangladesh ou au Japon. Outre Gilbert Mitterrand, le président de la Fondation, nous comptons à nos coté le député Noël Mamère, ainsi que le Roi et le Reine des Chakmas, ont accepté de parrainer la pétition pour mettre en lumière les violations des Droits de l’Homme dont sont victimes les Jummas. »</em></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Campagne #PEACEFORJUMMAS : Appel de Noël Mamère" frameborder="0" width="696" height="522" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x37760f&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture"></iframe></p>
<p>Cette pétition, lancée le 21 septembre, à l’occasion de la <a href="http://www.un.org/fr/events/peaceday/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Journée Internationale de la Paix</a>, prendra fin le 2 décembre 2015, date des 18 ans de la signature de l’accord de Paix.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Signez-la-petition-Peace-for-Jummas.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La pétition « Peace for Jummas »</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Deja-700-signataires.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les premiers signataires de la pétition</a></li>
<li><a href="http://www.jummas.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La Voix des Jummas</a></li>
<li><a href="http://www.gitpa.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones (GITPA)</a></li>
<li><a href="http://www.survivalfrance.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Survival International France</a></li>
<li><a href="http://www.icrainternational.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ICRA International</a></li>
</ul>
[youtube]https://youtu.be/Lt2RD3OW4wM[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>L’Equilibro, le changement climatique expliqué aux enfants</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/09/15/lequilibro-le-changement-climatique-explique-aux-enfants/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 07:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
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					<description><![CDATA[Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés, et son directeur Emmanuel Poilane. L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la Fédération Léo Lagrange et la Fondation France Libertés afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, et son directeur Emmanuel Poilane.</strong></p>
<p>L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la <a href="http://www.leolagrange.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération Léo Lagrange</a> et la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un sacré défi que d’aborder cette question ardue avec des enfants. Pourquoi avoir édité ce jeu ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un sujet qui va intéresser l’Humanité dans les 10 prochaines années et comme les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, il faut absolument qu’ils puissent comprendre ce qu’est le changement climatique et imaginer comment eux-mêmes ils peuvent contribuer à lutter contre ce phénomène. C’est pour çà que l’on a fait le choix d’utiliser la porte d’entrée de l’eau. <strong>Quand on parle de catastrophes climatiques, on parle de la montée des océans, donc de l’eau, de tsunamis, donc de l’eau… On parle de sécheresse, donc de l’absence d’eau.</strong> Au travers de tous ces éléments on peut facilement expliquer aux enfants quelles sont les conséquences du changement climatique. On a fait tout un travail pour leur partager du savoir, mais surtout pour leur demander de réfléchir à ce qu’est pour eux ce changement climatique. <strong>L’idée est aussi de les amener à imaginer comment ils peuvent agir pour être acteurs de la protection du climat, dès aujourd’hui.</strong> C’est un investissement sur le futur. »</em></p></blockquote>
 © Les Petits Citoyens
<p>Il n’est pas toujours évident de capter l’attention des enfants. L’Equilibro relève ce défi.</p>
<blockquote><p><em>« C’est un grand puzzle de 36 pièces qui fait environ deux mètres, utilisable en intérieur ou en extérieur. On installe le puzzle avec une planète qui est abimée avec tous les fléaux que l’on rencontre aujourd’hui. Et au travers des questions de savoirs, d’actions, ou de partages d’idées, <strong>les enfants  vont, au fur et à mesure de leurs réponses, retourner les pièces du puzzle pour reconstituer petit à petit la terre saine.</strong> Au travers de cet exercice ils vont découvrir tout un tas de sujets et vont pouvoir construire leurs propres propositions. A la fin du jeu, ils les partagent sous forme de slogans pour interpeler les adultes qui les entourent et leur proposer un certains nombre de solutions. »</em></p></blockquote>
[vimeo]https://vimeo.com/131854282 [/vimeo]
<blockquote><p><em>« On est sur des questions à destination d’enfants de 6 à 12 ans environ. C’est par exemple <strong>« Quelle quantité d’eau vous avez dans le corps »</strong>, pour qu’ils comprennent l’importance de la place de l’eau dans la vie… C’est aussi voir quel type d’action ils peuvent mener pour agir concrètement… planter un arbre, faire attention à économiser son eau… Et puis <strong>il y a des questions de connaissance générale sur l’évapotranspiration par exempl</strong>e, qui les amènent à comprendre qu’un arbre transpire, qu’un lac transpire, et que c’est cette transpiration des éléments naturels qui entraine le cycle de l’eau. Il y a aussi des questions sur le traitement des déchets, sur les modes d’énergie, sur les grandes catastrophes climatiques…»</em></p></blockquote>
<p>L’Equilibro n’est pas un jeu classique. Ici, pas d’équipes qui s’affrontent, mais plutôt une démarche collaborative.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>C’est un démarche coopérative</strong> car tous les groupes participent à l’amélioration de la planète. C’est un jeu pédagogique, destiné principalement aux écoles, aux centres de loisirs ou aux ludothèques. On peut y jouer de 8 à 32 enfants, avec des modes de jeux modulables qui permettent de faire une partie en 20 minutes ou en 3 heures, en fonction de ce que les adultes souhaitent. Ce jeu n’est pas fixé dans le temps. On le lance au moment de la COP21, pour faire entendre ces messages d’enfants à la Conférence. Mais on va le faire vivre dans les cinq années qui viennent car cela nous semble indispensable que les enfants s’emparent bien de cette question du changement climatique. »</em></p></blockquote>
<p>La démarche participative est même poussée au-delà du jeu puisque les enfants sont amenés, au cours du jeu, à proposer des solutions qui seront soumises à la COP21.</p>
<blockquote><p><em>« Ce que l’on recueille déjà au travers des slogans que l’on reçoit, c’est la clairvoyance des enfants. Par exemple, <strong>« pour protéger la planète, mangeons moins de viande… »</strong>. Derrière leurs messages, on voit qu’ils ont une compréhension de ce qu’est la complexité du système aujourd’hui… Quand on veut manger beaucoup de viande, il faut beaucoup de céréales pour nourrir les animaux. On est dans un processus de maximisation d’utilisation de la terre qui n’est pas forcément bon pour la planète. On voit qu’il faut retrouver une forme d’équilibre, une forme de sobriété, et <strong>les enfants sont sensibles à cette question de la sobriété</strong>. On l’est moins à l’âge adulte, et donc c’est intéressant aussi que les adultes entendent ce message de sobriété venu des enfants. »</em></p></blockquote>
<p>Le jeu a été présenté il y a quelques mois,… Il a depuis été testé j’imagine dans les centres de loisirs… Il fait aujourd’hui son entrée dans les écoles, et notamment sur Paris.</p>
<blockquote><p><em>« On a pu distribuer ce jeu dans 360 centres de loisirs en France, en partenariat avec la fédération Léo Lagrange, ce qui nous a permis de faire jouer 15000 enfants pendant l’été. On récupère actuellement les slogans, pour les mettre en forme et les rendre accessibles à nos dirigeants au moment de la COP 21. Actuellement on tisse un partenariat avec la <a href="http://www.paris.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mairie de Paris</a> et <a href="http://www.eaudeparis.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau de Paris</a>, qui démarre début octobre, pour faire jouer une centaine d’écoles sur Paris. Cela va permettre aux enfants parisiens, qui vont accueillir la COP 21, de <strong>contribuer à un message porteur d’avenir pour la lutte contre le changement climatique. </strong>»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_213688" aria-describedby="caption-attachment-213688" style="width: 620px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-213688" src="/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu.jpg" alt="© Fédération Léo Lagrange" width="620" height="413" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu.jpg 620w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-300x200.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-600x400.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/09/Equilibro-plateau-de-jeu-264x176.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a><figcaption id="caption-attachment-213688" class="wp-caption-text">© Fédération Léo Lagrange</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>L’Equilibro, une approche originale du changement climatique</li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/a-vous-de-jouer-avec-lequilibro/#.VfLVXH1HB2E" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Equilibro : à vous de jouer !</a></li>
<li>La COP 21</li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/A8E2pxFk2q0[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés, et son directeur Emmanuel Poilane. L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la Fédération Léo Lagrange et la Fondation France Libertés afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés, et son directeur Emmanuel Poilane. L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la Fédération Léo Lagrange et la Fondation France Libertés afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Coupures d’eau : la dignité humaine en question</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2015 07:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout faire pour que les coupures d’eau soient déclarées illégales ! Tel a été le grand combat de France Libertés ces douze derniers mois. Un combat que nous avons relayé ici même dans Monde Solidaire. Une mobilisation qui a payé, puisque de procès en procès et après de longs débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout faire pour que les coupures d’eau soient déclarées illégales ! Tel a été le grand combat de France Libertés ces douze derniers mois. Un combat que nous avons relayé ici même dans Monde Solidaire.</strong> Une mobilisation qui a payé, puisque de procès en procès et après de longs débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la loi Brottes qui interdit les coupures d’eau a été validée définitivement par le Conseil Constitutionnel au mois de mai.</p>
<p>Mais cela n’a pas encore tout réglé…</p>
<p>On pouvait croire, naïvement, qu’une fois la loi Brottes validée, les mauvaises pratiques allaient disparaitre. Mais on s’aperçoit on contraire que, dans un Etat de droit, les multinationales semblent se complaire dans l’illégalité.</p>
<figure id="attachment_17706" aria-describedby="caption-attachment-17706" style="width: 320px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-17706" src="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg" alt="© Coordination Eau Ile de France" width="320" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg 320w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-300x300.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17706" class="wp-caption-text">© Coordination Eau Ile de France</figcaption></figure>
<p><strong>Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Ce n’est pas valable pour tous. Nous pensions que tout le monde allait respecter la loi avant d’avoir à les porter devant les tribunaux. Cela n’a pas le cas. Le fait que l’on ait porté plusieurs cas au tribunal, cela a fait changer d’avis les Régies Publiques assez rapidement. C’est intéressant en termes de démocratie, car on voit que des entités de mise en œuvre du service public, qui sont directement sous direction des élus, changent d’avis plus vite, car les élus sont sensibles à ces problématiques de respect de la loi. Donc au niveau des Régies Publiques, on a quasiment plus de souci. Au niveau des entreprises, il y a Suez Environnement qui a clairement appliqué la décision du Conseil Constitutionnel. Et il y a Véolia et la Saur qui, aujourd’hui, se comportent comme des bandits de grand chemin. Quand les personnes n’ont pas la capacité de se rendre devant la justice, <strong>c’est plus rentable pour ces entreprises d’être hors la loi que de respecter la loi.</strong> La réalité est bien celle de la loi du plus fort. Si vous êtes suffisamment riche et dégourdi pour aller devant la justice, vous gagnerez à coup sûr. Mais Véolia s’en fiche, car pour eux, c’est un business de plusieurs millions d’euros par an, et ce n’est pas les quelques cas devant la justice qui remettront en question ce business.</em></p>
<p><em>On en appelle nous au Ministre de l’Intérieur et au Président de la République, car aujourd’hui la loi française ne permet pas de porter plainte contre Véolia pour non-respect de la loi. Donc i<strong>l faut attaquer cas après cas, en espérant qu’un jour Véolia accepte simplement de respecter la loi.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Ces coupures peuvent paraitre aux yeux de certains comme anecdotiques. Et pourtant, on parle bien là de respect de la dignité humaine.</p>
<blockquote><p><em>« On parle aussi de démocratie. <strong>Une société qui ne partage pas son eau entre ses citoyens, ce n’est plus une société.</strong> L’accès à l’eau c’est çà ! Quand on dit « mettre en œuvre le service public de l’eau », c’est permettre à chacun de vivre dignement où qu’il soit, dans notre pays et ailleurs. C’est un enjeu sociétal premier. Il n’y a pas plus vital que l’eau.</em></p>
<p><em>Derrière çà, <strong>c’est la question de la démocratie.</strong> A partir du moment où un acteur économique est suffisamment riche pour se dire, « je peux faire ce que je veux, parce de toutes façons j’aurai toujours les moyens d’aller devant les tribunaux, de payer ce que je dois en terme d’amende et que cela ne remet pas en question l’ensemble de mon processus économique qui va me rapporter plus que ce que vont me coûter les amendes », on est dans un espace de non droit. J’interroge le Président de la République et tous les députés et sénateurs qui sont nos législateurs pour savoir si la loi française est réellement en adéquation avec les pratiques de ces multinationales. Malheureusement, ce qui est valable chez nous et que l’on met en exergue avec les coupures d’eau, c’est encore plus valable à l’international. On a rencontré récemment des représentants du peuple Munduruku du Brésil, qui sont victimes de la construction d’un barrage hydroélectrique qui ne respecte pas les lois brésiliennes. Dans l’affaire, il y a EDF que l’on a rencontré et qui nous dit, « c’est des choses que l’on sait, mais on y peut rien, c’est comme çà ! » Cette idée même que les grandes entreprises peuvent se permettre de ne pas respecter la loi parce qu’elles ont les moyens financiers de le faire, cela interroge sur la réalité de la démocratie. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_175979" aria-describedby="caption-attachment-175979" style="width: 488px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-175979" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3.jpg" alt="© Forum Alternatif Mondial de l’Eau " width="488" height="488" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3.jpg 755w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3-300x300.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3-600x600.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3-528x528.jpg 528w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/forum-eau-affiche-3-228x228.jpg 228w" sizes="auto, (max-width: 488px) 100vw, 488px" /></a><figcaption id="caption-attachment-175979" class="wp-caption-text">© Forum Alternatif Mondial de l’Eau</figcaption></figure>
<p>Dans son Edito du mois de juillet, Emmanuel Poilane soulignait que ces contournements de la loi en disaient long sur le modèle de société qui semble vouloir s’imposer.</p>
<blockquote><p><em>« Je réagissais à ce qui s’est passé sur Uber-Pop, et à la réaction des taxis qui était assez violente. Quand on est dans une société dont les acteurs les plus riches et les plus puissants ne respectent pas la loi, on va vers des dérives globales. <strong>Pourquoi un citoyen lambda respecterait-il la loi si une multinationale qui se doit de respecter la loi</strong>, qui a des services juridiques conséquents qui connaissent parfaitement les lois, <strong>ne les respecte pas,</strong> on marche à l’envers.</em></p>
<p><em>Nous on a la volonté d’aider les plus démunis, d’essayer de construire une société qui s’appuie sur les biens communs. Quand on est confronté à toujours plus de violences dans la société et que l’on voit que ces multinationales puissantes, au lieu de créer de la mise en œuvre du service public serein qui permet de vivre dignement chez lui, on accentue cette dynamique de violence par des pratiques hors la loi. <strong>Il ne faut donc pas s’étonner que l’on se retrouve avec des votes nationalistes en masse.</strong> Avec le travail que l’on fait pour aider les plus démunis, on contribue à faire sorte que ces personnes là reprennent confiance dans le système puisqu’ils auront été aidé, et que la justice aura tranché en leur faveur. Demain, ils pourront de nouveau voter sur des dynamiques positives et pas sur le « tous pourris ». C’est en cela que nous sommes très inquiets sur l’attitude des multinationales. On espère qu’elles vont se ressaisir et mettre en œuvre le service public de l’eau autrement que ce qu’elles font actuellement. »</em></p></blockquote>
<p><strong> Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Coupures-deau-illegales.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau illégales : comprendre les enjeux juridiques</a></li>
<li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/coupures-eau-saur-veolia_b_7670966.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : Etat de droit ou multinationales hors-la-loi</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/maVbaqE6nMQ[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>En Amazonie, la déforestation n’élimine pas que des arbres</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/08/04/en-amazonie-la-deforestation-nelimine-pas-que-des-arbres/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2015 07:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>
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					<description><![CDATA[La déforestation en Amazonie et le droit des peuples autochtones sont à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés. Il y a 15 jours, deux indiens Guarani-Kaiowa étaient à Paris, à l’initiative de France Libertés et Planète Amazone, pour alerter la communauté internationale sur les souffrances de ce peuple du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La déforestation en Amazonie et le droit des peuples autochtones sont à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</strong></p>
<p>Il y a 15 jours, deux indiens Guarani-Kaiowa étaient à Paris, à l’initiative de France Libertés et Planète Amazone, pour alerter la communauté internationale sur les souffrances de ce peuple du sud-ouest du Brésil et sur la menace qui pèse sur la forêt amazonienne.</p>
<p>C’est lors du <a href="httpss://www.whydoicare.org/fr/le-sommet-des-consciences" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sommet des consciences sur le Climat</a>, organisé par Nicolas Hulot, que <strong>Valdelice Veron et Nathanaël Vilharva-Cáceres</strong>, les deux représentants Guarani-Kaiowa,<strong> ont lancé un cri d’alarme pour dénoncer les atteintes à leurs droits et le saccage du poumon vert de la planète.</strong></p>
<p>Qui sont ces indiens Guarani-Kaiowa ?</p>
<ul>
<li><strong>Elsa Olaizola</strong> est chargée de mission « droits des populations autochtones » à France Libertés.</li>
</ul>
<blockquote><p> <em>« Les Guarani-Kaiowa, c’est un peuple autochtone du Brésil. Ils sont 45.000 à vivre dans l’Etat du Mato Grosso do Sul au sud-ouest du pays, région limitrophe avec le Paraguay et la Bolivie. C’est le plus gros peuple autochtone du pays qui compte 890.000 indiens de 305 ethnies différentes. « Guarani-Kaiowa » signifie « peuple de la forêt ». »</em></p></blockquote>
<p><a href="/wp-content/uploads/2015/08/Mato_Grosso_do_Sul_in_Brazil.svg_.png"><img loading="lazy" decoding="async" class=" size-full wp-image-174979 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2015/08/Mato_Grosso_do_Sul_in_Brazil.svg_.png" alt="Mato_Grosso_do_Sul_in_Brazil.svg" width="280" height="277" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/Mato_Grosso_do_Sul_in_Brazil.svg_.png 280w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/Mato_Grosso_do_Sul_in_Brazil.svg_-230x228.png 230w" sizes="auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px" /></a></p>
<p>Valdelice Veron et Nathanaël Vilharva-Cáceres, les deux représentants de ce peuple, ont mis en avant les menaces qui pesaient sur eux.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>La menace est extrêmement grave, puisque l’on parle de disparition de leur peuple</strong>. Les Guarani-Kaiowa sont expulsés de leurs terres au profit de grands propriétaires terriens ou de multinationales. Ils sont parfois entassés dans des réserves où ils vivent dans des conditions indignes. Mais ils vivent aussi sous des bâches au bord de l’autoroute. La seule perspective de travail qu’ils ont est de travailler pour ces grands propriétaires dans des conditions qui sont proches de l’esclavage. Et pour ceux qui décident de résister et de rester sur leurs terres, comme c’est le cas pour Valdelice Veron et Nathanaël Vilharva-Cáceres, <strong>ils font face à des agressions ou des assassinats de la part des hommes de main des grands propriétaires.</strong> Depuis 2003, il y a 299 chefs indiens qui ont été assassinés. Ils font face aussi à de la détention arbitraire et à la destruction de leurs villages. Quand ils se font attaqués, leurs villages sont incendiés, leurs cultures et leurs biens sont détruits. Il y a des enfants qui souffrent de malnutrition : entre 2003 et 2008, 80 enfants indigènes sont morts dans cet Etat. Et cette population a un des taux de suicide les plus élevés du monde. »</em></p></blockquote>
<p>Persécutions, accaparement de terres, déforestations… Tout cela se fait au profit d&rsquo;autres cultures.</p>
<blockquote><p><em>« Dans cette région du Brésil, les terres sont utilisés pour la culture du soja et de la canne à sucre, notamment pour faire des agro-carburants, et pour l’élevage du bétail. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_174982" aria-describedby="caption-attachment-174982" style="width: 446px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/08/guarani-kaiowa_-_marion_veber_-_amazonie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-174982" src="/wp-content/uploads/2015/08/guarani-kaiowa_-_marion_veber_-_amazonie.jpg" alt="© France Libertés" width="446" height="257" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/guarani-kaiowa_-_marion_veber_-_amazonie.jpg 446w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/guarani-kaiowa_-_marion_veber_-_amazonie-300x173.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/guarani-kaiowa_-_marion_veber_-_amazonie-264x152.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 446px) 100vw, 446px" /></a><figcaption id="caption-attachment-174982" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Les droits des peuples autochtones sont pourtant garantis par la Constitution brésilienne. Mais le gouvernement ne fait pas ce qu’il faut pour les reconnaitre totalement.</p>
<blockquote><p><em>« Les terres desquelles sont expulsés les Guarani-Kaiowa sont des terres traditionnelles. Dans la constitution de 1988, il est dit que les terres traditionnelles indiennes sont la propriété des populations autochtones. Reconnaitre une terre traditionnelle est un processus qui se fait en quatre étapes. Un groupe d’experts fait d’abord un rapport qui détermine si la terre où se trouvent les populations est, ou non, traditionnelle. Puis le Tribunal Supérieur Fédéral vérifie la constitutionnalité de ce rapport. Ensuite, le Fond National de l’Indien publie un décret de démarcation des terres, et enfin le gouvernement doit valider cette démarcation. Dans le cas des Guarani-Kaiowa, depuis des années tout ce processus est fait, sauf que <strong>le gouvernement bloque la validation. Il viole ainsi la constitution brésilienne pour permettre l’expropriation des populations autochtones pour l’agro-business.</strong> Il faut savoir qu’une grande majorité des députés brésiliens ont des intérêts dans l’agro-business. »</em></p></blockquote>
<p>En plus de ces conséquences humaines, il y a aussi les conséquences environnementales…</p>
<p>En Amazonie, c’est l’équivalent un terrain de foot qui disparaît toutes les trois secondes… A ce rythme là, la forêt ne durera plus longtemps, ce qui ne va pas sans poser de graves problèmes pour le climat.</p>
<blockquote><p><em>« Cela a des conséquences très grave puisque la déforestation impacte le cycle de l’eau. En détruisant les arbres, on imperméabilise le sol, parce que l’eau s’infiltre dans le sol grâce aux racines des arbres. Les nappes phréatiques ne sont donc plus rechargées en eau. Les arbres absorbent l’eau. Par un phénomène d’évaporation, ils renvoient l’eau dans les airs pour former des nuages, et donc de la pluie. Avec cette déforestation au Brésil, on a d’énormes problèmes de sécheresse, comme début 2015, lorsque la ville de Sao Paulo a subi une sécheresse extrêmement importante. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_174985" aria-describedby="caption-attachment-174985" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/08/981.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-174985" src="/wp-content/uploads/2015/08/981.jpg" alt="Valdelice Veron - © Raoni.com" width="400" height="266" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981.jpg 400w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-300x200.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/981-264x176.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a><figcaption id="caption-attachment-174985" class="wp-caption-text">Valdelice Veron &#8211; © Raoni.com</figcaption></figure>
<p>Valdelice Veron dit se battre contre le génocide et l&rsquo;ethnocide pratiqués au Brésil. Que demandent les Guarani-Kaiowa à la communauté internationale ?</p>
<blockquote><p><em>« Valdelice Veron et Nathanaël Vilharva-Cáceres sont venus en Europe parce que le gouvernement brésilien est sourd à leurs demandes. Il est surtout proactif dans le désastre qui se passe sur leurs terres. <strong>L’idée est d’attirer l’attention internationale sur ce qu’ils appellent un génocide, pour que nous ne puissions plus dire « nous ne savions pas »</strong>. Venir en Europe c’est aussi parce que ces cultures qui provoquent la déforestation et la mort des Guarani Kaiowa sont en partie importées en Europe soit pour l’agro-carburant, soit pour le bétail. <strong>Les Guarani Kaiowa parlent aussi d’un écocide.</strong> L’écocide, c’est la destruction massive de la nature. C’est une destruction qui concerne le monde entier mais aussi les générations futures car elles ne pourront pas bénéficier des bienfaits de la nature au nom de la croissance à tout prix. »</em></p></blockquote>
<p>C’est la reconnaissance de la notion de crime contre les générations futures. A quelques semaines de la COP21, c’est l’occasion ou jamais de mettre au devant de la scène ce peuple et l’urgence qu’il y a à agir pour garantir leurs droits et l’avenir de la planète.</p>
<blockquote><p><em>« Notre idée c’est de profiter de la COP 21 pour mettre en avant les destructions qui sont liées à ces cultures intensives. C’est aussi faire en sorte <strong>que soit reconnu l’impact de nos choix économiques sur les peuples autochtones.</strong> Ces peuples qui, en plus d’avoir le droit d’être consultés sur leur choix de vie, devraient faire partie intégrante de notre processus de lutte contre le réchauffement climatique. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_174983" aria-describedby="caption-attachment-174983" style="width: 267px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/08/i-am-guarani-kaiowa-images.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-174983" src="/wp-content/uploads/2015/08/i-am-guarani-kaiowa-images.png" alt="© Raoni.com" width="267" height="189" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/i-am-guarani-kaiowa-images.png 267w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/08/i-am-guarani-kaiowa-images-264x187.png 264w" sizes="auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px" /></a><figcaption id="caption-attachment-174983" class="wp-caption-text">© Raoni.com</figcaption></figure>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Le-cri-des-indiens-Guarani-Kaiowa.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le cri des indiens Guarani-Kaiowa du Brésil face à la déforestation</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/07/22/valdelice-veron-la-porte-parole-des-guarani-kaiowa-accuse-le-bresil-d-ecocide_4693676_3244.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Valdelice Veron, la porte-parole des Guarani-Kaiowa, accuse le Brésil “d’écocide”</a></li>
<li>Amazonie : face à la déforestation, le cri d’alarme des Guarani-Kaiowa</li>
<li><a href="http://www.franceinter.fr/emission-le-debat-de-midi-la-deforestation-ne-decime-pas-que-les-arbres" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La déforestation ne décime pas que des arbres</a></li>
<li><a href="http://raoni.com/actualites.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Planète Amazone</a></li>
<li><a href="httpss://www.whydoicare.org/fr/le-sommet-des-consciences" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Sommet des Consciences</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/_MFkKXn9SWU[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La déforestation en Amazonie et le droit des peuples autochtones sont à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés. Il y a 15 jours, deux indiens Guarani-Kaiowa étaient à Paris, à l’initiative de France Libertés et Planète Amazone, pour alerter la communauté internationale sur les souffrances de ce peuple du [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La déforestation en Amazonie et le droit des peuples autochtones sont à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés. Il y a 15 jours, deux indiens Guarani-Kaiowa étaient à Paris, à l’initiative de France Libertés et Planète Amazone, pour alerter la communauté internationale sur les souffrances de ce peuple du [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>Coupures d’eau : Le droit encore bafoué</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2015 07:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde Solidaire s’intéresse une fois encore aux coupure d’eau à travers deux cas où Véolia brave la loi. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Les coupures d’eau sont illégales. Le Conseil Constitutionnel &#8211; Coupures d&#8217;eau illégales l’a clairement énoncé il y a quelques semaines. Et pourtant, cela n’empêche pas les grandes entreprises de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde Solidaire s’intéresse une fois encore aux coupure d’eau à travers deux cas où Véolia brave la loi. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</strong></p>
<p>Les coupures d’eau sont illégales. Le <a href="http://www.france-libertes.org/Le-Conseil-Constitutionnel.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conseil Constitutionnel &#8211; Coupures d&rsquo;eau illégales</a> l’a clairement énoncé il y a quelques semaines. Et pourtant, cela n’empêche pas les grandes entreprises de l’eau de continuer à couper délibérément l’eau à des familles entières.</p>
<p>Dernièrement, c’est Véolia qui, en pleine canicule, a privé d’eau 10 familles d’un immeuble de Sète, dans l’Hérault, pendant 25 jours. Et à Puteaux, c’est encore Véolia qui doit justifier ses pratiques devant le tribunal  d’instance.</p>
<p><strong>A Sète, tout d’abord, les habitants d’un immeuble sont pris en otage par Véolia</strong> qui est en litige avec le syndic.</p>
<blockquote><p><em>« Cette coupure sur un immeuble a duré pratiquement un mois. Véolia a l’habitude de couper l’eau à des immeubles entiers, avec l’idée que, sous pression des locataires, le syndic va payer immédiatement la facture et qu’ils vont pouvoir remettre l’eau le lendemain.</em></p>
<p><em>Le cas particulier de Sète nous permet d’éclairer des pratiques qui sont inadmissibles. Quand une entreprise rencontre un problème économique, comme ici à Sète, elle doit pouvoir traiter le problème devant un tribunal ou par voie d’huissier, mais absolument pas en prenant en otage des usagers. Et encore moins en période de canicule, quand on sait que dans cet immeuble il y a une dame de 98 ans à qui on conseille de se rafraîchir toutes les heures alors que dans la réalité elle n’a pas d’eau.</em></p>
<p><em>Le comble, c’est que quand on discute avec cette entreprise, elle dit qu’elle ne pratique pas ces coupures, alors que l’on a sans cesse des exemples qui contredise cela.</em></p>
<p><em>C’est un cas emblématique qui devrait nous permettre de faire en sorte qu’à l’avenir, en aucun cas une entreprise puisse couper un immeuble à cause d’un conflit de syndic. »</em></p></blockquote>
<p>Véolia joue ici sur les mots parce qu’il n’y a pas eu coupure d’eau, mais réduction du débit d’eau.</p>
<blockquote><p><em>« Au final c’est la même chose. Si vous réduisez la pression dans un immeuble de deux étages, l’eau ne monte pas au deuxième étage, et si tout le monde ouvre le robinet en même temps, il n’y a plus d’eau du tout.</em></p>
<p><em>On en a marre de ces entreprises qui jouent avec les mots pour continuer à jouer la loi du plus fort. On a besoin, notamment dans la mise en oeuvre d’un service public de l’eau, d’avoir des acteurs économiques ou publics qui jouent le jeu du service public, et non pas le jeu du business. Cela pose plusieurs questions. <strong>Quel est le jeu des élus par rapport à çà ?</strong> Est-ce que les élus sont d’accord avec ces pratiques ? Est-ce qu’ils les connaissent et est-ce qu’ils les valident ? Si c’est le cas, cela pose un vrai problème de démocratie dans notre pays. Comment confier alors un service public à des entreprises si derrière elles se comportent de cette façon là ? Est-ce qu’il n’y a pas là matière à <strong>penser une reprise en main du service public de l’eau par les collectivités</strong> elle mêmes pour cesser ces dérives insupportables ? »</em></p></blockquote>
<p>En ce qui concerne l’affaire de <strong>Puteaux</strong>, c’est le même cas d’espèce. <strong>Véolia met en doute la bonne foi des locataires… en faisant preuve de mauvaise foi</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« Ce cas met en exergue les dysfonctionnements majeurs de la machine Véolia. La locataire affirmait dans un reportage sur TF1 qu’elle n’avait pas d’eau. Le directeur de la communication de Véolia a mis la pression sur TF1 pour dire que c’était un faux reportage. Le service clientèle nous affirmait également que c’était faux, que la personne avait l’eau et que c’était elle même qui avait coupé son robinet d’arrêt. On a donc envoyé un huissier de justice chez la dame pour prouver qu’elle n’avait pas d’eau du tout. Cela met en exergue que, <strong>quand un haut responsable de Véolia parle, il ne faut pas forcément lui faire confiance, parce qu&rsquo;il n’a pas la capacité de savoir ce qui se passe sur le terrain</strong>. Donc, confier le service public de l’eau à des entreprises qui gèrent cela de façon globale sans avoir la capacité de tisser ce lien avec l’usager du service public, cela pose question sur la mise en oeuvre de l’accès à l’eau qui est primordial pour vivre dignement. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li>Les jugements de ces deux affaires seront rendus à l’automne.</li>
</ul>
<figure id="attachment_167103" aria-describedby="caption-attachment-167103" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167103 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes.png" alt="©" width="650" height="374" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes.png 1636w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-300x173.png 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-1024x590.png 1024w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-768x442.png 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-1536x884.png 1536w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-1042x600.png 1042w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-600x345.png 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/8b6ea2f458defb51c5e2f85a358bb73fa80e5640_actu_esop_rythmes-264x152.png 264w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-167103" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>On termine par un coup de projecteur sur <strong>une initiative ludique de France Libertés</strong>, puisque le droit à l’eau passe aussi par l’éducation à l’eau et à l’environnement.</p>
<blockquote><p><em>« On a lancé un nouveau jeu destiné aux écoles et aux centres de loisirs sur la question “Eau et Climat”. Le jeu s’appelle « <a href="http://www.france-libertes.org/L-Equilibro.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Equilibro</a> » et est disponible sur la Equilibro sur le boutique en lignede notre site internet. Il va être testé dans la plupart des centres de loisirs Léo Lagrange durant l’été. Il sera également testé dans une centaine d’écoles parisiennes dès la rentrée de septembre. C’est un bel outil pour faire jouer des groupes d’enfants afin de leur faire mieux comprendre ce qu’est le changement climatique et les mettre ainsi dans l’action pour qu’ils deviennent des acteurs de la lutte contre le changement climatique. »</em></p></blockquote>
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x2vd0gy_jeu-l-equilibro-pour-une-planete-bien-dans-ses-baskets_news[/dailymotion]
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/En-pleine-canicule-Veolia-coupe-l.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">En pleine canicule, Véolia coupe l’eau à 10 familles pendant 25 jours</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Coupures-deau-illegales.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : comprendre les enjeux juridiques</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/L-Equilibro.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L’Equilibro, le jeu qui sensibilise au changement climatique</a></li>
<li><a href="http://www.leolagrange.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération Léo Lagrange</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/6b27zvQ0rso[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://frequenceterre.com/2015/07/21/coupures-deau-le-droit-encore-bafoue/feed/</wfw:commentRss>
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Monde Solidaire s’intéresse une fois encore aux coupure d’eau à travers deux cas où Véolia brave la loi. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Les coupures d’eau sont illégales. Le Conseil Constitutionnel &amp;#8211; Coupures d&amp;#8217;eau illégales l’a clairement énoncé il y a quelques semaines. Et pourtant, cela n’empêche pas les grandes entreprises de [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Monde Solidaire s’intéresse une fois encore aux coupure d’eau à travers deux cas où Véolia brave la loi. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Les coupures d’eau sont illégales. Le Conseil Constitutionnel &amp;#8211; Coupures d&amp;#8217;eau illégales l’a clairement énoncé il y a quelques semaines. Et pourtant, cela n’empêche pas les grandes entreprises de [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les Français inégaux face à l’assainissement</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/07/07/les-francais-inegaux-face-a-lassainissement/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2015 07:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Français sont inégaux face à l’assainissement. 5 millions de foyers ne sont pas reliés au tout-à l’égout mais sont équipés d’une installation d’assainissement totalement autonome. Ces installations sont soumises au contrôle d’un Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC), qui veille à la conformité des dispositifs. Mais ce service manquerait d’une vraie transparence. Qu&#8217;est-ce que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Français sont inégaux face à l’assainissement. 5 millions de foyers ne sont pas reliés au tout-à l’égout mais sont équipés d’une installation d’assainissement totalement autonome.</strong> Ces installations sont soumises au contrôle d’un Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC), qui veille à la conformité des dispositifs. Mais ce service manquerait d’une vraie transparence.</p>
<p>Qu&rsquo;est-ce que ce Service Public d’Assainissement non Collectif et comment fonctionne-t-il ? Les réponses de <strong>Sara Lickel</strong>, chargée de la campagne « Opération Transparence » au sein de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a deux solutions d’assainissement pour les français : l’assainissement collectif, dont dépendent la majorité des français, et l’assainissement non collectif. Les 5 millions de foyers qui ne sont pas relayés au tout-à-l’égout représentent 12 à 13 millions de personnes qui ont une fosse septique relié à leur habitation. <strong>Depuis 1992, la loi sur l’eau a donné aux collectivités locales la compétence de l’assainissement non collectif</strong> à travers ces Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC) qui sont chargés de gérer ce réseau. Elles sont donc en charge de vérifier si ces fosses septiques sont conformes et ne polluent pas l’eau et les sols. Leur objectif est principalement environnemental. »</em></p></blockquote>
<p>Ces SPANC et leur mode de gestion créent des disparités sur le territoire.</p>
<blockquote><p><em>« C’est précisément ce qui pose problème. <strong>Il existe 4000 SPANC</strong> qui sont gérées par la commune ou la communauté de communes. <strong>C’est donc autant de règlement de services, de tarification, de périodicité des contrôles.</strong> On a des exemples d’habitants voisins qui vivent dans deux commues limitrophes, et qui se voient imposer des prix qui sont complètement différents. Par exemple, le différentiel de prix du premier contrôle va de 0 à 150€, ou la périodicité de ces contrôles obligatoires peut aller de 4 à 10 ans. On voit que les différences sont énormes. Pourtant les SPANC sont un service public. <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, <a href="http://www.60millions-mag.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">60 millions de consommateurs</a> et le <a href="http://reseauconfiance.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">réseau d’usagers « Confiance »</a> dénoncent ces énormes disparités et particulièrement cette rupture du principe constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_155966" aria-describedby="caption-attachment-155966" style="width: 616px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-155966" src="/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif.jpg" alt="© Matthieu Debris" width="616" height="226" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif.jpg 616w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif-300x110.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif-600x220.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/07/Assainissement-non-collectif-264x97.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 616px) 100vw, 616px" /></a><figcaption id="caption-attachment-155966" class="wp-caption-text">© Matthieu Debris</figcaption></figure>
<p>Les contrôles effectués par ces SPANC (Service Public d’Assainissement non Collectif) ne seraient pas toujours pertinents ou efficaces. Il serait fait à minima.</p>
<blockquote><p><em>« Il y a 8 contrôles obligatoires en France au niveau des logements. Et celui portant sur les installations d’assainissement non collectif est le seul contrôle qui rende les travaux obligatoires, et ce dans un délai de un an. Cela pose un problème de répartition des fonctions puisque l<strong>e SPANC est à la fois un service public qui vous impose des travaux et une mise aux normes, et en même temps le prestataire par lequel vous devez passer pour vous mettre aux normes.</strong> Selon les témoignages que l’on reçoit, des travaux sont prescrits dans 60% des cas, et ils coûtent parfois très chers : 10.000€ en moyenne, mais parfois cela monte à 20.000 ou 30.000€. Les contrôles peuvent durer 10 minutes ou 1 heure. Des contrôles de 10 minutes débouchent parfois sur un rapport de 30 pages qui prescrit 20.000€ de travaux. Le prix de ces contrôles pose question. Une première étude a permis à France libertés d’évaluer le marché du contrôle et de l’entretien à plusieurs centaines de millions d’euros, et celui des travaux après contrôles à plus de 40 milliards d’euros. Ce n’est pas anecdotique. Les contrôles posent aussi le problème de la formation des contrôleurs et des agents des SPANC. Si certains sont tout à fait compétents, beaucoup sont des personnes formés sur le tas. Il n’y a pas de référentiel de compétences professionnelles à avoir ni d’organisme de formation spécifique qui uniformise ces formations. La qualité des contrôles s’en ressent puisqu’ils sont très disparates. »</em></p></blockquote>
<p>France Libertés lance donc un appel à témoignage, dans le cadre de son opération transparence. En partenariat avec 60 millions de consommateurs et le réseau d&rsquo;usagers Confiance.</p>
<blockquote><p><em>« Notre enquête s’appuie sur la participation des usagers qui sont appelés à témoigner des difficultés qu’ils rencontrent, et sur l’étude de légalité des règlements de services de la France entière. <strong>L’enquête a pour objectif de pointer le manque de transparence dans la gestion des services, l’inégalité des usagers qui sont isolés face aux SPANC, et d’informer ces usagers sur le fonctionnement de ces services publics.</strong> Chacun est donc invité à remplir le questionnaire en ligne et à faire parvenir le règlement de service et la grille tarifaire. France Libertés et ses partenaires ont, de leur coté, sollicité tous les SPANC en leur demandant les mêmes documents : règlement de service et grille tarifaire. Il n’y a pour le moment que 41 réponses, ce qui pose un réel problème de transparence. »</em></p></blockquote>
<p>Conséquence de ce manque de transparence : les usagers ne sont pas très au fait du fonctionnement de ces SPANC.</p>
<blockquote><p><em>« Les premiers témoignages démontrent que les usagers ont énormément de mal à connaitre précisément leurs obligations et leurs droits. Une propriétaire témoigne que sur sa facture apparait une redevance de frais de gestion alors qu’elle a investit seule dans son installation et qu’elle n’a jamais vu les contrôleurs. Elle a donc une dépense dont elle ne sait pas à quoi elle correspond. Et parmi les témoignages reçus, 45% affirment n’avoir pas reçu leur règlement de service alors que les collectivités ont obligation de le communiquer. »</em></p></blockquote>
<p>L&rsquo;objectif de cette Opération transparence est au final d&rsquo;encourager ces services publics à s’harmoniser et à produire des contrôles qui rendraient les citoyens égaux et qui éviteraient les disparités sur tout le territoire. Les résultats de l’enquête sortiront courant mars 2016.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
<li><a href="http://vip.sphinxonline.net/inc60/spanc-opetransparence/spanc-opetransparence.hyp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">SPANC – Opération transparence</a></li>
<li><a href="http://www.60millions-mag.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">60 millions de consommateurs</a></li>
<li><a href="http://reseauconfiance.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réseau d’usagers « Confiance »</a></li>
<li><a href="http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tout savoir sur l’assainissement non collectif</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/wEKFnCssnn0[/youtube]
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Les Français sont inégaux face à l’assainissement. 5 millions de foyers ne sont pas reliés au tout-à l’égout mais sont équipés d’une installation d’assainissement totalement autonome. Ces installations sont soumises au contrôle d’un Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC), qui veille à la conformité des dispositifs. Mais ce service manquerait d’une vraie transparence. Qu&amp;#8217;est-ce que [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Les Français sont inégaux face à l’assainissement. 5 millions de foyers ne sont pas reliés au tout-à l’égout mais sont équipés d’une installation d’assainissement totalement autonome. Ces installations sont soumises au contrôle d’un Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC), qui veille à la conformité des dispositifs. Mais ce service manquerait d’une vraie transparence. Qu&amp;#8217;est-ce que [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Les coupures d’eau sont illégales</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/06/23/les-coupures-deau-sont-illegales/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2015 07:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans Monde Solidaire cette semaine nous nous arrêtons sur le droit à l’eau qui vient d’être conforté. Le Conseil Constitutionnel a finalement statué en faveur de l’interdiction totale des coupures d’eau pour impayé. Avec Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés. Après plusieurs allée-retours législatifs et une question prioritaire de constitutionnalité déposée par la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans Monde Solidaire cette semaine nous nous arrêtons sur le droit à l’eau qui vient d’être conforté.</strong> Le Conseil Constitutionnel a finalement statué en faveur de l’interdiction totale des coupures d’eau pour impayé. Avec <strong>Emmanuel Poilane</strong>, directeur de la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>.</p>
<p>Après plusieurs allée-retours législatifs et une question prioritaire de constitutionnalité déposée par la Saur, le jugement prononcé par le Conseil Constitutionnel inscrit définitivement cette interdiction des coupures d’eau dans la loi. C’est <strong>une victoire non négligeable pour les associations</strong> qui s’étaient emparées de la question et pour les populations les plus démunies.</p>
<blockquote><p><em>« C’est une grande victoire ! C’est assez rare que des associations de la société civile puissent gagner devant le Conseil Constitutionnel. On est habitué à voir les grandes entreprises sortir les grands avocats pour faire avancer leurs ambitions. Pour une fois <strong>c’est le service public qui sort gagnant de cette décision</strong>, avec un appui non négligeable du gouvernement et du Premier Ministre sur le sujet. On est très heureux que cette décision puisse faire valoir que l’accès à l’eau dans les résidences principales est une obligation pour pouvoir vivre dignement. Maintenant, <strong>les entreprises n’ont plus d’autres recours que d’accepter la loi telle qu’elle est.</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_147707" aria-describedby="caption-attachment-147707" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/06/conseil-constitutionnel-logo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-147707" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/conseil-constitutionnel-logo.jpg" alt="© Conseil Constitutionnel" width="650" height="366" /></a><figcaption id="caption-attachment-147707" class="wp-caption-text">© Conseil Constitutionnel</figcaption></figure>
<p><strong>Cette décision</strong>, qui est l’aboutissement de longs mois de combat devant les tribunaux pour faire plier les entreprises de l’eau, <strong>met finalement en lumière leur cupidité</strong>.</p>
<blockquote><p><em>« Pour nous qui travaillons en confrontation avec ces entreprises depuis longtemps, nous étions toujours choqués qu’elles disent qu’elles étaient pour le droit à l’eau pour tous. L’avocat de la Saur devant le Conseil Constitutionnel a rappelé à trois reprises que le droit à l’eau en France n’existait pas ! <strong>Cela permet de montrer qui est qui.</strong> Aujourd’hui, les multinationales de l’eau mettent en œuvre le service public de l’eau pour leur profit et pas pour les usagers du service. Ce combat, au-delà de ce que cela représente pour les plus démunis désormais mieux protégés, montre que les multinationales ne sont pas là pour le service public de l’eau, mais pour mettre en œuvre leur contrat comme elles l’ont rappelé devant les tribunaux et devant le Conseil Constitutionnel. C’est une victoire qui montre que pour avoir un vrai service public de l’eau, il faut des élus engagés sur cette question là. »</em></p></blockquote>
<p>L&rsquo;obstination des entreprises de l’eau a permis d’affirmer que <strong>l’eau n’est pas une marchandise</strong>. Cela met en exergue cette question du droit à l’eau. À quelques mois de la proposition de loi qui sera débattue à l’Assemblée Nationale en novembre, c’est un atout non négligeable.</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui inquiétant, c’est que depuis la décision du Conseil Constitutionnel on a toujours des témoignages de coupures. Cela veut dire que les entreprises, notamment Véolia et la Saur, n’ont pas changé leurs pratiques, et n’ont pas communiqué en interne ou en externe pour que la décision du Conseil Constitutionnel soit appliquée. Cela veut dire qu’elles s’assoient sur la loi. D’autant plus que le service public de l’eau est mis en œuvre par des élus locaux. <strong>On en appelle donc à ces élus pour faire respecter la loi et pour qu’ils demandent à leurs délégataires d’arrêter de couper l’eau.</strong> C’est dans ce contexte que la proposition de loi que l’on porte avec une quarantaine d’associations et l’appui de cinq groupes parlementaires, arrive à l’Assemblée Nationale en novembre prochain. On espère que ce sera la sacralisation du droit à l’eau pour tous dans notre pays, avec le soutien des politiques et du gouvernement, pour faire en sorte que l’on accepte plus qu’il y ait deux millions de familles qui n’ont pas un accès à l’eau correct. Ce n’est pas acceptable en France au XXIème siècle. »</em></p></blockquote>
<p>Il reste aux associations à rester vigilantes afin que les entreprises de l’eau appliquent réellement la loi. Elles lancent un appel aux distributeurs et aux pouvoirs publics pour protéger les plus démunis.</p>
<blockquote><p><em>« On lance un appel public ! On a rencontré les distributeurs. Ils ne veulent rien savoir pour le moment. <strong>Il n’y a que Suez Environnement qui a déclaré avoir fait passer l’information en interne</strong> et qu’il n’y a plus de coupures d’eau chez eux. La FNCCR, Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies, a fait passer l’information dans tout son réseau d’élus que les coupures d’eau étaient interdites. Mais chez Véolia et à la Saur, les choses tardent. Mais on espère que ces communications seront faites afin que les usagers ne soient plus mis devant des pratiques illégales. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li>Un guide est en ligne sur le site de France Libertés, avec un appel à témoignages où les usagers peuvent expliquer la situation qu’ils rencontrent afin d’obtenir l’aide nécessaire des associations.</li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.france-libertes.org/Le-Conseil-Constitutionnel.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Conseil Constitutionnel confirme que les coupures d’eau sont illégales</a></p>
<p>La décision du Conseil Constitutionnel</p>
<p><a href="http://www.france-libertes.org/Coupures-d-eau-les-entreprises-de.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : les entreprises de l’eau doivent respecter la loi</a></p>
<p>Que faire en cas de coupures d’eau ? Recueil de témoignages</p>
[youtube]http://youtu.be/t-a74T2d-sA[/youtube]
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]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dans Monde Solidaire cette semaine nous nous arrêtons sur le droit à l’eau qui vient d’être conforté. Le Conseil Constitutionnel a finalement statué en faveur de l’interdiction totale des coupures d’eau pour impayé. Avec Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés. Après plusieurs allée-retours législatifs et une question prioritaire de constitutionnalité déposée par la [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Dans Monde Solidaire cette semaine nous nous arrêtons sur le droit à l’eau qui vient d’être conforté. Le Conseil Constitutionnel a finalement statué en faveur de l’interdiction totale des coupures d’eau pour impayé. Avec Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés. Après plusieurs allée-retours législatifs et une question prioritaire de constitutionnalité déposée par la [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Grands barrages, changement climatique et droits des populations</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/06/09/grands-barrages-changement-climatique-et-droits-des-populations/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2015 07:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Cap sur l’Amazonie cette semaine. Avec la Fondation France Libertés, Monde Solidaire s’intéresse aux effets des grands barrages sur le climat et sur les droits des populations autochtones. Avec Elsa Olaizola, chargée de mission sur les migrations à France Libertés. A quelques mois de la COP 21, France Libertés organise le mercredi 24 juin, en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cap sur l’Amazonie cette semaine. Avec la Fondation France Libertés, Monde Solidaire s’intéresse aux effets des grands barrages sur le climat et sur les droits des populations autochtones. Avec Elsa Olaizola, chargée de mission sur les migrations à France Libertés.<br />
</strong></p>
<p>A quelques mois de la COP 21, <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> organise le mercredi 24 juin, en partenariat avec d’autres associations (<a href="http://raoni.com/planete-amazone.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Planète Amazone</a>, <a href="http://amazonwatch.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Amazon Watch</a>, <a href="http://www.internationalrivers.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">International Rivers</a>), des tables rondes en marge du <a href="http://www.ohchr.org/FR/HRBodies/HRC/Pages/HRCIndex.aspx" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU</a>, afin d&rsquo;alerter sur les violations commises contre les populations autochtones au cœur de l&rsquo;Amazonie.</p>
<p>Ces grands barrages, présentés comme une énergie renouvelable bénéfique pour le Climat, participent pourtant au changement climatique.</p>
<blockquote><p><em>« Les grands barrages sont souvent présentés par leurs promoteurs comme une énergie verte alors qu’ils accélèrent le changement climatique. La construction de grands barrages entrainent la construction de retenues d’eau sur des terres qui étaient soit cultivées, soit des forêts, et qui sont des espaces riches en matières organiques. Or, la construction de ces retenues entraine la décomposition de ces matières qui libèrent de grandes quantités de gaz à effet de serre, comme le méthane, qui est bien plus puissant que le CO2.</em></p>
<p><em><strong>Ces constructions entrainent le bouleversement du fonctionnement des cours d’eau et des éco-systèmes</strong> dans des environnements qui ont souvent une biodiversité très importante. Et c’est donc à terme la disparition de nombreuses espèces végétales et animales. »</em></p></blockquote>
<p>En plus des effets sur l’environnement, <strong>ces barrages sont subis par les populations locales comme une nouvelle « dictature »</strong> après avoir endurée celle des militaires. Leurs droits fondamentaux sont menacés.</p>
<blockquote><p><em>« L’impact négatif des grands barrages sur l’environnement des populations autochtones, à travers la baisse de la qualité de l’eau dans laquelle ils pêchent, ou la submersion de terres fertiles sur lesquelles ils travaillent, signifie pour eux la perte de leur autonomie alimentaire et le changement de leur mode de vie traditionnelle.</em></p>
<p><em><strong>La construction de ces grands barrages entraine le déplacement de force de ces populations</strong> ou la submersion de terres traditionnelles ou de terres qui étaient, pour elles, sacrées. On parle d’atteinte au droit car le droit international et certains droits nationaux comme au Brésil reconnaissent le droit des populations autochtones à être informés et consultés librement sur les grands projets qui les concernent. Ce droit n’est pas respecté. Ces populations n’ont donc pas le droit de choisir leur mode de vie et de développement. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_138201" aria-describedby="caption-attachment-138201" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/06/Barrage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-138201 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/06/Barrage.jpg" alt="©" width="500" height="354" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Barrage.jpg 500w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Barrage-300x212.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Barrage-264x187.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a><figcaption id="caption-attachment-138201" class="wp-caption-text">© Raoni.com</figcaption></figure>
<p>Face aux violations de leurs droits, les populations s’organisent et tentent malgré tout de mobiliser l’opinion locale et l’opinion internationale.</p>
<blockquote><p><em>« Au Brésil, les populations autochtones de l’Amazonie brésilienne s’organisent. Nous travaillons avec les Munduruku qui ont écrits un protocole sur la manière dont ils souhaitaient être consultés, conformément aux droits qui leur sont reconnus. Ce protocole a été remis au gouvernement brésilien qui tient un double discours. D’un coté il se dit à l’écoute de ces populations, mais de l’autre, il continue d’avancer sur la mise en œuvre de ces barrages sans aucune consultation des populations locales.</em></p>
<p><em>Plus généralement au Brésil, les peuples essaient de s’unir pour faire entendre leur voix à Brasilia. Ainsi, quatre peuples ont publiés un manifeste au Brésil dans lequel ils parlent d’un risque de génocide sur leurs terres. »</em></p></blockquote>
<p>Ces figures emblématiques seront prochainement en Europe. Le mercredi 24 juin, France Libertés organise donc un évènement parallèle au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, à Genève. Quel en est le but et que va-t-il se dérouler ?</p>
<blockquote><p><em>« Nous souhaitons porter le combat des populations autochtones à l’ONU pour que le gouvernement brésilien les entendent.<strong> Ce gouvernement viole ces obligations internationales, notamment la convention 169 de l’OIT,</strong> l’Organisation Internationale du Travail, sur la libre consultation.</em></p>
<p><em><strong>Ce gouvernement</strong>, qui dit vouloir tirer un trait sur la dictature, notamment par la mise en place de commissions de vérité, <strong>utilise un mécanisme juridique de la dictature, qui s’appelle la suspension de sécurité</strong>, pour casser des décisions de justice qui demandent l’arrêt des grands barrages, illégaux au regard des droits brésiliens et internationaux. C’est pour cela que nous allons à l’ONU.  </em></p>
<p><em>Pour cet évènement parallèle de la session de juin du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, nous avons invité un leader Munduruku qui se bat contre la construction de grands barrages sur ces terres, et un procureur fédéral brésilien qui a demandé à plusieurs reprises l’arrêt de ces constructions. Il a été suivi par les tribunaux, mais ces décisions de justice ont été cassées par le gouvernement fédéral. Il y aura des rencontres avec les rapporteurs spéciaux de l’ONU pour les inviter à venir au Brésil pour constater les violations qui ont lieu dans ce pays. »</em></p></blockquote>
<p>Au-delà de ce qui se passera à l’ONU, les deux défenseurs de la cause amazonienne, de la cause brésilienne, passeront aussi par Paris.</p>
<blockquote><p><em>« La France va accueillir la COP21, et le gouvernement dit qu’il souhaite un accord sur le climat à cette occasion. Or, <strong>deux entreprises françaises, EDF et Engie (ex GDF-Suez) sont impliqués dans la construction de grands barrages dans l’Amazonie brésilienne.</strong> Ces grands barrages ont un impact sur le réchauffement climatique, et l’Etat français est majoritaire dans ces deux entreprises. Il était donc important d’inviter ces deux défenseurs de la cause amazonienne à Paris.</em></p>
<p><em>Nous allons organiser différents évènements entre le 21 et le 29 juin. Il y aura une rencontre avec des parlementaires français, un évènement public afin d’alerter l’opinion nationale, et des rencontres avec des anthropologues et des juristes au Collège de France. »</em></p></blockquote>
<p><a href="/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" size-medium wp-image-138202 aligncenter" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni.jpg" alt="Stop Barrages  Raoni" width="628" height="488" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni.jpg 1200w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-300x233.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-1024x796.jpg 1024w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-768x597.jpg 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-772x600.jpg 772w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-679x528.jpg 679w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-600x467.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/06/Stop-Barrages-Raoni-264x205.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 628px) 100vw, 628px" /></a></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a></li>
<li>Barrages au Brésil : mettre un terme à la violation du droit des populations autochtones</li>
<li>France Libertés à l&rsquo;ONU : Dossier de presse</li>
<li><a href="http://www.ohchr.org/FR/HRBodies/HRC/Pages/HRCIndex.aspx" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]http://youtu.be/3LUO5uu4qBk[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>1000 initiatives pour le climat</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/05/26/1000-initiatives-pour-le-climat/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2015 07:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Des initiatives pour le climat à la Une cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation. Les 30 et 31 mai prochain, la Coalition Climat appelle à l’organisation de 1000 initiatives pour le climat afin de changer nos modèles de développement. A quelques [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des initiatives pour le climat à la Une cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.</strong></p>
<p>Les 30 et 31 mai prochain, la Coalition Climat appelle à l’organisation de 1000 initiatives pour le climat afin de changer nos modèles de développement. A quelques mois de la COP 21, la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique qui se tiendra à Paris en décembre, cet appel à mobilisation entend contribuer à ce que cette COP 21 soit ambitieuse et porteuse d’espoir.</p>
<p>Présentation de cette Coalition Climat qui réuni des associations de tout bords.</p>
<blockquote><p><em>« Pendant un grand nombre d’années, les problématiques climat étaient réservées aux associations et ONG qui traitaient des problèmes environnementaux. Aujourd’hui le cercle s’élargi et la Coalition regroupe des associations de tous horizons. Cela va d’<a href="http://www.actioncontrelafaim.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Action Contre la Faim</a> à la <a href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation Nicolas Hulot</a>, en passant par <a href="http://www.emmaus-international.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Emmaüs International</a>, Greenpeace, le <a href="http://www.secours-catholique.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Secours Catholique</a>, le <a href="http://www.wwf.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">WWF</a> ou encore la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>. Ce regroupement d’associations très hétérogènes doit nous interroger sur l’implication nécessaire de l’ensemble du secteur associatif, et derrière lui de l’ensemble des citoyens, sur la problématique du climat qui va être une question d’actualité en France avec la Conférence Climat de Paris. Mais ce problème du changement climatique va au-delà de cette année 2015. Il y a une implication de l’ensemble des populations sur cette question, à la fois pour mieux comprendre, et ensuite pour agir chez soi, dans son village, dans sa région, dans son pays… Pour <strong>faire en sorte que ce changement climatique ne soit pas subit</strong> et que l’on puisse envisager d’intervenir positivement pour le limiter. »</em></p></blockquote>
<p>Pour relever le défi climatique, la Coalition parie donc sur la mobilisation des citoyens. Il y a un besoin d&rsquo;engagements individuels et d&rsquo;alternatives concrètes pour la réussite de la conférence.</p>
<blockquote><p><em>« On n’a pas trop d’illusion sur la réussite ou non de la COP21 de Paris. On sait quelles sont les réalités des relations entre les Etats. Il y a des Etats comme le Canada par exemple qui sont très négatifs sur le sujet. Il ne faut pas attendre de grands jours à Paris en décembre prochain. Par contre <strong>il faut profiter de ce débat pour impliquer les populations pour qu’un jour les politiques n’aient d’autres choix que d’écouter ce que les populations disent sur le sujet.</strong> Pour être capable d’imaginer une mobilisation citoyenne très forte, il faut faire ce travail d’explication, de compréhension, pour qu’ensuite chacun puisse intervenir dans le débat public pour montrer ce que revêt pour lui et ses enfants le fait de préserver un climat qui puisse permettre à l’homme, et l’ensemble des espèces vivantes, de vivre sereinement sur la planète. La problématique du climat, c’est la capacité que l’humanité aura de se construire un avenir radieux en équilibre sur la planète. C’est pour çà qu’il y a autant d’associations qui sont mobilisées sur le sujet. Et c’est aussi pour çà que la Coalition a obtenu le label <strong>« <a href="http://www.gouvernement.fr/partage/4053-coalition-climat-21-grande-cause-nationale-pour-l-annee-2015" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Grande cause nationale</a> »</strong> du Premier Ministre qui devrait permettre à la Coalition d’avoir de la communication dans les médias durant le deuxième semestre 2015. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_123261" aria-describedby="caption-attachment-123261" style="width: 227px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/05/100-initiatives-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-123261 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/05/100-initiatives-2.jpg" alt="" width="227" height="227" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/100-initiatives-2.jpg 227w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/100-initiatives-2-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 227px) 100vw, 227px" /></a><figcaption id="caption-attachment-123261" class="wp-caption-text">© Coalition Climat</figcaption></figure>
<p>C’est un appel à une transformation radicale de nos modèles de développement. Et ce développement, c’est vraiment le cœur de l&rsquo;engagement de la Fondation France Libertés.</p>
<blockquote><p><em>« Dans une période où on nous parle continuellement de crise et de la croissance qui ne revient pas, nous on part du principe qu’il faut absolument imaginer l’avenir autrement. <strong>On ne peut pas se satisfaire de reproduire ce qui a été fait au XIX° et XX° siècle.</strong> On peut très bien voir le changement climatique comme une opportunité formidable de repenser le modèle de fonctionnement de l’humanité sur la planète. Ce qui devrait faire la force du politique par rapport au secteur de l’économique, c’est que le politique fixe les règles et que l’économique s’en empare. Et aujourd’hui, on sent bien qu’il y a un défaut d’ambition politique sur de nouvelles règles pour faire en sorte que le changement climatique soit combattu. Si les acteurs politiques ne se saisissent pas de çà, c’est aux peuples eux-mêmes de faire comprendre à leurs politiques qu’il y a lieu de s’engager pour le climat et de définir de nouvelles règles qui puissent permettre à l’humanité de ne pas faire du copié-collé du XX° siècle. On est dans un monde mondialisé, donc la lutte contre le changement climatique doit se faire chez nous, et sur l’ensemble des cinq continents, et <strong>l’humanité sortira grandie si elle réussit à faire ce travail là en commun.</strong> »</em></p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.france-libertes.org/1000-initiatives-pour-le-climat.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">1000 initiatives pour le Climat</a>, c’est donc ce week-end des 30 et 31 mai.</strong> Comment France Libertés s’y implique ?</p>
<blockquote><p><em>« Chacun peut profiter du week-end du 30 et 31 mai pour organiser des évènements sur la lutte contre le changement climatique. La Fondation France Libertés sera présente sur le <strong>« Festival de l’Oh »</strong> qui a lieu à Créteil. C’est symbolique de traiter de la question climatique par le biais de l’eau. On est souvent accroché par des conséquences du changement climatique sur l’eau, avec des sécheresses, des tempêtes, des inondations, des tsunamis. On veut aller au-delà de çà pour montrer que l’eau est bien présente dans tous les aspects du changement climatique et qu’on peut facilement agir pour redonner de la dynamique au cycle de l’eau et participer soi même positivement sur le changement climatique. Pour cela nous avons créé un jeu <strong>« Equilibr’eau »</strong> qui est dédié aux scolaires, collèges et début du lycée, pour parler de la problématique de l’eau, du climat et de l’équilibre sur la planète. Un certain nombre de questions seront présentées au public durant ce Festival de l’Oh pour rendre plus accessible un certain nombre de questions qui paraissent techniques, et pour essayer d’<strong>engager les personnes présentes à faire un premier geste pour le Climat</strong> et montrer aux gouvernants que par l’action de tous que l’on pourra faire de grandes choses. <strong>C’est un peu la part du Colibri, chère à Pierre Rabhi. </strong>»</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_123260" aria-describedby="caption-attachment-123260" style="width: 370px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-123260 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh.jpg" alt="" width="370" height="208" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh.jpg 370w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-300x169.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-366x205.jpg 366w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-165x92.jpg 165w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-249x140.jpg 249w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-232x130.jpg 232w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-344x193.jpg 344w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Festival-de-lOh-264x148.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px" /></a><figcaption id="caption-attachment-123260" class="wp-caption-text">© Festival de l&rsquo;Oh</figcaption></figure>
<p><strong>1000 initiatives pour le Climat, c’est donc ce week-end des 30 et 31 mai.</strong> L’ensemble des évènements qui vont avoir lieu à Paris, en Province ou ailleurs sur la planète sont à retrouver sur le site de la Coalition Climat. D’autres rendez-vous sont par ailleurs prévus par la Coalition Climat tout au long de l’année.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/1000-initiatives-pour-le-climat.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés – 1000 initiatives pour le climat</a></li>
<li>Coalition Climat 21</li>
<li><a href="http://coalitionclimat21.org/sites/default/files/kitmob_pdf.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">1000 initiatives pour le climat – Kit de mobilisation</a></li>
<li>Festival de l’Oh</li>
<li>COP 21</li>
<li><a href="http://www.gouvernement.fr/partage/4053-coalition-climat-21-grande-cause-nationale-pour-l-annee-2015" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition Climat &#8211; Grande cause nationale </a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/T4q2CHPlpvE[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Migrations : France Libertés interpelle François Hollande</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/05/12/migrations-france-libertes-interpelle-francois-hollande/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2015 07:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans Monde Solidaire cette semaine, France Libertés interpelle le Président François Hollande afin de discuter en urgence des politiques migratoires à mettre en place pour répondre aux drames actuels et garantir le droit des migrants. Plus de 2000 disparus en Méditerranée depuis le début de l’année… Plus de 20000 migrants morts aux frontières de l’Europe [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans Monde Solidaire cette semaine, <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> interpelle le Président François Hollande afin de discuter en urgence des politiques migratoires à mettre en place pour répondre aux drames actuels et garantir le droit des migrants.</strong></p>
<p>Plus de 2000 disparus en Méditerranée depuis le début de l’année… Plus de 20000 migrants morts aux frontières de l’Europe en 20 ans… Il y a urgence à agir… c’est l’objet de l’appel que France Libertés et plusieurs autres organisations lancent auprès des élus nationaux et européens, ainsi qu’au Président de la République François Hollande… Un appel intitulé « <a href="http://www.france-libertes.org/Contre-les-naufrages.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Des ponts pas des murs</a> ».</p>
<ul>
<li><strong>Elsa Olaizola</strong> est chargée de mission sur les migrations à France Libertés.</li>
</ul>
<blockquote><p><em>« C’est un appel écrit conjointement par une quarantaine d’organisations. Après les drames qui se sont déroulés en Méditerranée, ces ONG travaillant sur les migrations se sont rendu compte qu’elles avaient des positions communes et qu’il y avait urgence à agir. Nous avons voulu porter un message commun à destination des médias, des citoyens et des personnels politiques.</em></p>
<p><em>Dans ce texte, les ONG portent quatre demandes. La première, c’est qu’une opération de sauvetage soit menée par tous les Etats membres dans la Méditerranée. La deuxième demande est qu’un mécanisme d’accueil des migrants basé sur la solidarité des Etats membres soit mis en place. Les ONG demandent aussi l’ouverture de voie d’accès aux migrants. Enfin, elles demandent que soit bannie, en matière d’immigration, toute coopération avec des Etats tiers. Cet appel est assorti d’une lettre à M François Hollande demandant une réunion d’urgence afin de discuter des politiques migratoires à mettre en place.</em></p>
<p><em>Dans ce texte, les ONG appellent aussi à une mobilisation forte en France du 20 au 30 mai, avec un temps fort le soir du 22 mai. Elles appellent aussi à une mobilisation à l’échelle européenne en juin et une mobilisation à l’échelle méditerranéenne en septembre. »</em></p></blockquote>
<p>Cet appel urgent intervient après le sommet européen qui a tenté d’apporter des réponses aux situations dramatiques. Selon vous, ce sommet n’est pas allé assez loin ou ne donne pas les bonnes réponses à l’urgence actuelle ?</p>
<blockquote><p><em>« D’une part il ne va pas assez loin, car <strong>il faut vraiment mettre en place une opération de sauvetage d’envergure dans la Méditerranée</strong> qui soit portée de façon égale par touts les Etats membres. Et puis il faut ouvrir des voies d’accès aux migrants en Europe. Car la faute est rejetée trop souvent aux passeurs. Mais si les passeurs existent, c’est qu’il y a trop peu de voies d’accès en Europe. Ces personnes qui risquent leur vie, qui fuient des situations dramatiques, ne vont pas cesser de prendre des embarcations parce que l’Europe ferme ses frontières. <strong>Nous devons permettre aux migrants d’accéder en Europe par des voies légales qui leur font prendre le moins de risques possible.</strong> »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_113395" aria-describedby="caption-attachment-113395" style="width: 250px" class="wp-caption alignleft"><a href="/wp-content/uploads/2015/05/pour-une-citoyennete-universelle.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-113395 size-thumbnail" src="/wp-content/uploads/2015/05/pour-une-citoyennete-universelle-250x188.jpg" alt="Pour une citoyenneté universelle- Chiffres clés" width="250" height="188" /></a><figcaption id="caption-attachment-113395" class="wp-caption-text">© OCU</figcaption></figure>
<p>Dans le contexte des drames humains récents, il y a une nécessité de trouver des alternatives aux politiques migratoires actuelles. C’est dans cette optique que se tiendra <strong>les vendredi 22 et samedi 23 mai une rencontre internationale « Gouvernance alternative des migrations »</strong>… Cette rencontre est organisée conjointement par le CCFD et l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle, l’OCU, qui est l’une des organisations signataires de l’appel « Des ponts pas des murs ».</p>
<p>Qu’est-ce que l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle ?</p>
<blockquote><p><em>« L’OCU a été créée par France Libertés, <a href="http://www.emmaus-international.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Emmaüs International</a> et le <a href="http://www.mouvementutopia.org/blog/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mouvement Utopia</a> en 2013. C’est au Forum social de Dakar en 2011 que ces organisations se sont rendu compte qu’elles partageaient la même vision sur l’immigration, à savoir qu’il est nécessaire de permettre la liberté de circulation et d’installation dans le monde. Les objectifs de l’OCU c’est d’agir pour cette liberté de circulation et d’installation et de changer le regard sur l’immigration. <strong>Nous souhaitons remettre les valeurs et la solidarité au centre du débat, valeurs trop souvent oubliées dans les discours sur l’immigration.</strong> Et nous rappelons qu’aucun être humain n’est illégal. Pour atteindre ces objectifs, <strong>nous appelons à la tenue d’une conférence mondiale au sein des Nations Unies</strong> sur cette liberté de circulation et d’installation, au regard notamment des crises humanitaires et écologiques présentes et à venir. Nous proposons également l’écriture d’un traité sur le sujet. Nous sommes enfin nous sommes en négociation avec l’Equateur qui est très intéressé par le projet. »</em></p></blockquote>
<p>Dans les outils de cette Organisation pour une Citoyenneté Universelle, il y a le Passeport de Citoyen Universel. Quel est sa vocation ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce n’est pas un document d’identité mais un document de voyage. C’est un outil de sensibilisation sur le sujet. Pour l’instant, lors d’évènements que nous organisons sur la liberté de circulation et d’installation, nous délivrons ce passeport à des personnalités qui sont sensibles à ce sujet, comme dernièrement à Edgar Morin ou Guy Bedos. Notre projet est d’élargir la diffusion de ce passeport de citoyenneté universelle avec l’accord de pays qui accepteraient que des personnes voyagent chez eux avec ce passeport. Nous travaillons notamment avec l’Equateur et l’Uruguay sur ce sujet. »</em></p></blockquote>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=iqTson7yEuE[/youtube]
<p>Les 22 et 23 mai se tiendra donc cette rencontre internationale « <a href="http://www.france-libertes.org/Rencontre-internationale.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gouvernance alternative des migrations</a> ». Quel est son objectif ?</p>
<blockquote><p><em>« L’idée est de travailler avec différentes ONG qui agissent sur la question des migrations pour définir une feuille de route sur ce que nous, organisations, nous allons faire pour porter des alternatives aux politiques migratoires actuelles. Trois tables rondes vont avoir lieu. L’une sur les politiques migratoires existantes, les modèles dominants et les modèles alternatifs. Une autre table ronde sur les acteurs de cette gouvernance des migrations. Et une sur le rôle de l’ONU dans une gouvernance mondiale des migrations. Des ateliers se tiendront également sur la liberté d’installation, les enjeux économiques des migrations, du vivre ensemble dans nos sociétés et de la question des réfugiés climatiques. »</em></p></blockquote>
<p>Cette rencontre se veut donc une force de proposition et devrait déboucher sur des actions concrètes pour influer sur les modes de gouvernance.</p>
<blockquote><p><em>« C’est un séminaire de réflexion et d’action. Notre objectif est bien d’avoir une feuille de route sur les actions que nous pourrons mener. Le soir du 22 mai, nous allons remettre des passeports de citoyenneté universelle à des personnalités. <strong>Des actions seront organisées afin de sensibiliser les citoyens et les politiques sur les drames récents en Méditerranée</strong> et sur les propositions que nous portons de liberté de circulation et d’installation, pour montrer que d’autres politiques sont possibles. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Contre-les-naufrages.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Contre les naufrages en Méditerranée : des ponts, pas des murs !</a></li>
<li>Organisation pour une Citoyenneté Universelle</li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/05/une-quarantaine-de-migrants-perissent-noyes-en-mediterranee_4628075_3214.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Drame des migrations : l’Italie interpelle l’UE</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/Rencontre-internationale.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rencontre Internationale « Gouvernance alternative des migrations »</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/BE-w9FWa-z4[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dans Monde Solidaire cette semaine, France Libertés interpelle le Président François Hollande afin de discuter en urgence des politiques migratoires à mettre en place pour répondre aux drames actuels et garantir le droit des migrants. Plus de 2000 disparus en Méditerranée depuis le début de l’année… Plus de 20000 migrants morts aux frontières de l’Europe [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Dans Monde Solidaire cette semaine, France Libertés interpelle le Président François Hollande afin de discuter en urgence des politiques migratoires à mettre en place pour répondre aux drames actuels et garantir le droit des migrants. Plus de 2000 disparus en Méditerranée depuis le début de l’année… Plus de 20000 migrants morts aux frontières de l’Europe [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
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		<title>L’eau, entre texte de loi et affaire judiciaire</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/05/05/leau-entre-texte-de-loi-et-affaire-judiciaire/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2015 07:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[L’eau à la Une de notre rendez-vous Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés et son directeur Emmanuel Poilane, entre débat législatif et condamnation en correctionnelle. L’interdiction des coupures d’eau a été rétablie dans la loi par l’adoption d’un amendement à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la transition [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’eau à la Une de notre rendez-vous Monde Solidaire cette semaine, avec la <a href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> et son directeur Emmanuel Poilane, entre débat législatif et condamnation en correctionnelle.</strong></p>
<p>L’interdiction des coupures d’eau a été rétablie dans la loi par l’adoption d’un amendement à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique. C’est la fin d’un ping-pong législatif entre Assemblée Nationale et Sénat, Sénat qui, par l’intermédiaire du sénateur Cambon, avait supprimé cette interdiction des coupures d’eau…</p>
<blockquote><p><em>« Le sénateur Cambon espérait faire bouger la loi à l’insu du travail des associations. Le député Brottes s’est emparé de cette question en lien avec le gouvernement. <strong>Cet amendement confirme ainsi l’interdiction totale des coupures d’eau en France dans la loi.</strong> Cela a permis de débattre de cette question, tant mieux. Aujourd’hui tout le monde est au courant de ce que sont les coupures d’eau.<strong> Il reste un point particulier sur lequel nous allons être vigilants, c’est l’autorisation donnée à la réduction de débit.</strong> Il va falloir être très attentif pour voir dans quelles conditions ces réductions de débit vont être mises en œuvre. Nous avons déjà fait condamner Véolia sur Lyon dans le cadre d’une réduction de débit qui avait été faite un peu n’importe comment, et nous avions gagné. Il va donc falloir travailler avec l’ensemble des parties prenantes pour construire un décret sur la mise en œuvre des réductions de débit pour que l’on soit certain que, quand on met en place une telle mesure, cela puisse permettre aux personnes de vivre dignement chez elles, et notamment d’avoir du chauffage, puisque qui dit réduction de débit dit impossibilité de faire fonctionner le chauffage. Il y a encore des détails à voir mais ce renforcement de la loi est une grande victoire. Mais ce n’est pas fini puisqu’il y a encore des entreprises qui coupent encore l’eau. On continue à négocier avec elles pour qu’elles appliquent la loi. »</em></p></blockquote>
<p>Ce vote de l’Assemblée Nationale intervient aussi alors qu’une nouvelle condamnation vient d’être prononcée par le tribunal d’instance de Gonesse cette fois-ci contre la Compagnie des eaux de Goussainville, là aussi pour une coupure d’eau abusive.</p>
<blockquote><p><em>« Ce que met en exergue ce jugement, c’est le fait que l’entreprise était violente, traitant son client comme étant de mauvaise foi systématiquement, et à l’arrivée, la juge voit bien la réalité et condamne l’entreprise à plus de 3000 euros d’amende. Cela renforce notre combat pour faire changer le mode de pensée des entreprises. <strong>Il y a aujourd’hui en France des gens qui sont dans une très grande précarité</strong>, qui doivent absolument être aidées pour vivre dignement chez eux. S’ils veulent s’en sortir et rebondir, la moindre des choses c’est de pouvoir se laver, se nourrir et boire correctement pour être en mesure d’avoir plus de force pour trouver des solutions à leurs problèmes. <strong>L’eau c’est la vie. Quand on coupe l’eau on vous enfonce. On ne vous aide pas à vous en sortir.</strong> »</em></p></blockquote>
<p>Autre affaire judiciaire qui concerne cette fois le fabricant d’eau en bouteille Cristaline condamné pour publicité comparative abusive. Dans l’une de ses campagnes publicitaires, le groupe dénigrait en fait l’eau du robinet.</p>
<figure id="attachment_108945" aria-describedby="caption-attachment-108945" style="width: 575px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-108945 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2.jpg" alt="© Eau de Paris" width="575" height="488" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2.jpg 1920w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-300x255.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-1024x869.jpg 1024w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-768x652.jpg 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-1536x1304.jpg 1536w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-707x600.jpg 707w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-622x528.jpg 622w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-600x509.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/05/Eau-de-Paris2-264x224.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 575px) 100vw, 575px" /></a><figcaption id="caption-attachment-108945" class="wp-caption-text">© Eau de Paris</figcaption></figure>
<blockquote><p><em>« C’est la régie publique <a href="http://www.eaudeparis.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau de Paris</a> qui avait mis Cristaline au tribunal. Ce jugement est exemplaire. L’eau en bouteille ne peut pas constamment dénigrer l’eau du robinet. C’est quelque chose qui devient courant. Aujourd’hui, il y a des moyens publicitaires énormes du coté des fabricants d’eau en bouteille, des moyens que n’ont pas les acteurs de l’eau du robinet.<strong> Cette eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé en France,</strong> qui est d’une très bonne qualité, notamment sur Paris, et qui peut permettre d’avoir accès à l’eau pour 100 à 600 fois moins cher que l’eau en bouteille. Cette décision résonne avec la proposition de loi que l’on porte à l’Assemblée, et qui devrait arriver au mois de juin, et pour laquelle on demande que l’eau en bouteille participe à la solidarité pour l’eau. <strong>C’est un paradoxe : l’eau en bouteille est un produit de luxe !</strong> C’est le seul bien que l’on accepte de payer de 100 à 600 fois plus cher, et pour autant elle ne participe pas à la solidarité. Avec la condamnation de Cristaline et cette proposition de loi, on espère qu’il y aura demain un meilleur équilibre entre les communications faite pour l’eau du robinet et celles faites pour l’eau en bouteille. »</em></p></blockquote>
<p>Et ces différentes affaires mettent en lumière la nécessité de reconnaitre la vraie valeur du service public de l’eau.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/CP-Brottes-contre-Cambon.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le service public de l’eau à nouveau garanti</a></li>
<li><a href="http://www.france-libertes.org/CP-nouvelle-victoire-en-justice-Gonesse.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupure d’eau : une nouvelle victoire en justice</a></li>
<li>Procès Cristaline : une condamnation exemplaire</li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/Ws7mpsakiBs[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>L’eau à la Une de notre rendez-vous Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés et son directeur Emmanuel Poilane, entre débat législatif et condamnation en correctionnelle. L’interdiction des coupures d’eau a été rétablie dans la loi par l’adoption d’un amendement à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la transition [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>L’eau à la Une de notre rendez-vous Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés et son directeur Emmanuel Poilane, entre débat législatif et condamnation en correctionnelle. L’interdiction des coupures d’eau a été rétablie dans la loi par l’adoption d’un amendement à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la transition [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Drame des migrations : l’Europe reste timide</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/04/28/drame-des-migrations-leurope-reste-timide/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 07:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[Monde Solidaire et le drame des migrations cette semaine avec la Fondation France Libertés, et Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation. Des populations entières tentent de fuir les rives sud de la méditerranée pour rejoindre les côtes européennes. 800 personnes ont encore perdu la vie il y a 10 jours en tentant de fuir [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monde Solidaire et le drame des migrations cette semaine avec la Fondation France Libertés, et Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.</strong></p>
<p>Des populations entières tentent de fuir les rives sud de la méditerranée pour rejoindre les côtes européennes. 800 personnes ont encore perdu la vie il y a 10 jours en tentant de fuir leur pays pour sauver leur vie justement, et tenter de prétendre à une vie meilleure.</p>
<p>Ce nouveau drame de la migration, qui a suscité émotion et condamnations de la part des dirigeants européens a profondément ulcéré <a title="France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<blockquote><p><em>« Aujourd’hui on est dans une configuration incroyable où le drame est tous les jours plus importants et où <strong>notre pays, qui est en guerre, n’assume pas le retour de ces guerres.</strong> Il y a énormément de migrants qui viennent parce qu’ils fuient la Syrie, le nord du Nigéria ou d’autres théâtre de guerre dans le monde. Ils cherchent simplement une terre sur laquelle ils pourront vivre en paix et faire grandir leurs enfants.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, il y a un décalage entre ce que l’on dit de ces guerres, et notamment la guerre contre le terrorisme et contre Daesh, et l’attention que l’on porte aux migrants qui sont directement liés à ces évènements. On est soumis à une volonté de l’Europe de se sécuriser, mais de ne surtout pas regarder ces populations qu’on laisse mourir au cœur de la Méditerranée. »</em></p></blockquote>
<p>Cela fait plus de dix ans que des migrants meurent dans ces traversées désespérées, et pourtant l’impression est que rien ne bouge. Dernier acte en date : la tenue d’un Sommet Européen extraordinaire qui était destiné à prendre des dispositions visant à mieux secourir ces réfugiés. Mais au final, <strong>la réponse à cette dramatique crise migratoire semble manquer d’ambition.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Elle manque clairement d’ambition. Ce qui est le plus terrible c’est quand on se rappelle ce que disait le président de la commission européenne, M Baroso, au moment du drame de Lampedusa il y a deux ans, et que l’on écoute les paroles de la commissaire en charge aujourd’hui de la question des réfugiés et des migrants, les phrases sont exactement les mêmes. Au lieu de basculer sur la nécessaire obligation que l’on a d’imaginer comment accueillir ces populations là, on reste sur cette volonté de sécuriser.</em></p>
<p><em><strong>Le discours ne change pas : « Ce n’est pas la faute de l’Europe, c’est la faute des trafiquants »,</strong> mais on oublie de se poser la question de pourquoi ces gens viennent. S’ils viennent, c’est qu’ils sont dans des conditions insupportables qui leur font prendre des risques insensés de traverser la Méditerranée sur des coquilles de noix.</em></p>
<p><em><strong>L’Europe et la France doivent changer de politique pour aller vers une politique de l’accueil et de la solidarité.</strong> On ne peut pas dire d’un coté que notre pays est en guerre contre Daesh, et de l’autre coté ne pas accueillir les gens qui sont les premières victimes de Daesh. On ne comprend absolument pas pourquoi notre gouvernement ne se saisit pas de cette question là.</em></p>
<p><em><strong>La réponse du sommet est terrifiante.</strong> On a l’impression qu’il a été posé trois jours après le drame pour que l’émotion médiatique retombe. Du coup on ne parle pas beaucoup des résultats du sommet. Cela attendra bien la prochaine catastrophe ! C’est insupportable ! »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_100195" aria-describedby="caption-attachment-100195" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-100195" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty.jpg" alt="© Amnesty" width="650" height="433" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty.jpg 800w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-300x200.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-768x512.jpg 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-76x50.jpg 76w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-123x82.jpg 123w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-83x55.jpg 83w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-125x83.jpg 125w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-600x400.jpg 600w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/SosEurope-Amnesty-264x176.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-100195" class="wp-caption-text">© Amnesty</figcaption></figure>
<p>Si les moyens alloués pour le sauvetage des réfugiés a été augmenté, le volet accueil et solidarité est le parent pauvre.  C’est en amont qu’il faudrait aussi intervenir, en aidant les pays d’émigration à répondre aux souffrances de leur population.</p>
<blockquote><p><em>« Sur les moyens mis en œuvre, c’est ridicule. <strong>La force Triton, en triplant son budget, sera toujours moins importante que l’opération Mare Nostrum de l’Italie seule.</strong> L’Europe ne met franchement pas les moyens suffisants. Sur la dynamique de solidarité et d’accueil, il y a des choses à réfléchir sur l’aide internationale pour faire en sorte d’aider ces populations réfugiées en Jordanie, en Irak et ailleurs. Et il faut imaginer quelle part on doit prendre dans l’accueil de ces réfugiés pour les aider à avoir une vie meilleure.</em></p>
<p><em>La réponse apportée est une réponse militaire. Et quand on regarde le cas de la Lybie, la France, sous l’impulsion du président Sarkozy, a enclenché un appui militaire pour faire tomber Khadafi. Et quand il a fallu parler de reconstruction et de solidarité, il n’y avait plus personne. <strong>C’est un échec de nos sociétés occidentales qui pensent se protéger elle mêmes sans aider les populations les plus démunis.</strong> On a besoin de repenser notre rapport au monde et de reconstruire des espaces de solidarité envers ces populations ».</em></p></blockquote>
<p>Vous dites que nos politiques migratoires resteraient liées à un discours raciste et intolérant ?</p>
<blockquote><p><em>« Le Front National ayant posé les bases d’un discours raciste et intolérant sur l’immigration, et ayant gagné des voix, on a l’impression que les partis politiques, même de gauche, se retrouvent dans l’obligation de se coller sur ce discours là pour lutter contre le Front National. C’est ahurissant ! Aujourd’hui on voit ce que fait le FN et on ne voit pas ce que les partis de gauche notamment proposent en face.</em></p>
<p><em><strong>On a besoin d’avoir des partis de gauche qui soient engagés dans la lutte contre ces pensées racistes et xénophobes et qui puissent promouvoir des politiques migratoires qui soient basées sur de la solidarité et de l’humanisme.</strong> Aujourd’hui, ceux qui peuvent faire la différence de politique entre les gouvernements Hollande et les gouvernements Sarkozy sont forts. C’est la même politique. On a besoin d’avoir une politique de gauche sur la question migratoire.</em></p>
<p><em>Il faut peut-être réagir en échos à ce que propose actuellement la Grèce qui détonne complètement par rapport à la position européenne et qui mériterait d’être étudié de plus près notamment par les gouvernements de gauche progressiste. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<a href="/wp-content/uploads/2015/04/Pour_un_nouveau_traite_international_sur_les_droits_des_migrant-es.jpg"></a> © o-c-u.org
<ul>
<li>A l’Agenda de France Libertés signalons justement la rencontre internationale « <a title="Rencontre internationale « Gouvernance alternative des migrations " href="http://www.france-libertes.org/Rencontre-internationale.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gouvernance alternative des migrations</a> » qui aura lieu les 22 et 23 mai, dans le cadre de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle. Ces rencontres ont pour objectif de <strong>faire un état des lieux des politiques migratoires dominantes et de mettre en lumière des modèles alternatifs. </strong>Nous en reparlerons en détail dans notre prochaine émission.</li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Migrants morts en Méditerranée : tous responsables de politiques irresponsables</li>
<li><a title="Morts en Méditerranée : le déshonneur du Conseil Européen" href="http://www.france-libertes.org/Morts-en-Mediterranee-le-deshonneur-du-Conseil-europeen.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Morts en Méditerranée : le déshonneur du Conseil Européen</a></li>
<li><a title="Drames en Méditerranée : la priorité de l’Europe doit être de sauver des vies" href="http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/La-priorite-des-gouvernements-europeens-doit-etre-de-sauver-des-vies-en-Mediterranee-14898" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Drames en Méditerranée : la priorité de l’Europe doit être de sauver des vies</a></li>
<li><a title="La mer est un cimetière pour les migrants (2013)" href="http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/La-mer-est-un-cimetiere-pour-les-migrants-8437" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La mer est un cimetière pour les migrants (2013)</a></li>
<li><a title="Rencontre internationale « Gouvernance alternative des migrations" href="http://www.france-libertes.org/Rencontre-internationale.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rencontre internationale « Gouvernance alternative des migrations</a></li>
<li>Organisation pour une citoyenneté universelle (O.C.U)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]http://youtu.be/ShaS4BRCp4s[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Le droit à l’eau face aux activités extractives</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/04/21/le-droit-a-leau-face-aux-activites-extractives/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 07:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
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					<description><![CDATA[La défense du droit à l’eau face aux activités extractives… et la campagne de désinvestissement qui trouve écho à Paris, c’est le sommaire de ce nouveau numéro de Monde Solidaire, avec la Fondation France Libertés, en compagnie cette semaine d&#8217;Anne-Laure Sablé et Khayne Solis. En 2014, la Fondation a lancé un appel pour mettre en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La défense du droit à l’eau face aux activités extractives… et la campagne de désinvestissement qui trouve écho à Paris, c’est le sommaire de ce nouveau numéro de Monde Solidaire, avec la Fondation <a title="France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>, en compagnie cette semaine d&rsquo;Anne-Laure Sablé et Khayne Solis.</strong></p>
<p>En 2014, la Fondation a lancé un appel pour mettre en lumière ceux qui oeuvrent à la défense du droit à l’eau faces aux activités extractives. Que sont ces activités extractives, quelles sont leurs conséquences, quelles actions mener pour y faire face ? Les réponses d&rsquo;<strong>Anne-Laure Sablé, chargée de mission eau et extrativisme à France Libertés.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Lorsque l’on parle d’activités extractives, on se réfère surtout à l’extraction de produits minéraux présents à l’état naturel sous forme liquide, solide ou gazeuse. Cela comprend les minerais, tel que l’or ou le cuivre, mais aussi les hydrocarbures, comme le pétrole ou le gaz naturel, ou plus récemment les gaz et huiles de schistes qui font débat. »</em></p></blockquote>
<p>Ces activités répondent à des choix économiques induits par le développement humain. Mais elles ont évidemment un impact et des conséquences non négligeables pour la ressource en eau ?</p>
<blockquote><p><em>« On a souvent abordé le problème des activités extractives par le biais de l’accaparement des terres. Aujourd’hui, on voit une vraie mobilisation autour de la thématique de l’eau en tant que bien commun qui affecte les populations concernées. <strong>Les conséquences sont importantes sur la ressource en eau aussi bien de manière quantitative que qualitative.</strong></em></p>
<p><em>De manière quantitative, on a des soucis de pompage des nappes phréatiques. Lorsque les forages sont fait dans la fracturation hydraulique, c’est 10 à 15000 mètres cubes d’eau nécessaires pour un seul forage, soit l’équivalent de quatre piscines olympiques ! Il y a aussi l’utilisation intensive de l’eau au niveau du traitement des minerais. Tout cela créée des conflits d’usages qui mènent à une priorisation de l’industrie sur les usages agricoles et domestiques, ce qui implique des bouleversements dans les modes de vie des communautés locales.</em></p>
<p><em>Au niveau qualitatif, il y a <strong>des problèmes de contamination des eaux.</strong> Lorsque l’on extrait un minerai, on décape les sols, on va déboiser, ce qui engendre de nombreux résidus dans l’eau et nuit à sa potabilité. On a aussi une perturbation des équilibres chimiques avec des rejets d’acide sulfurique dans l’eau. Et la plupart des industries extractives ont recours à des substances chimiques pour extraire et traiter les minerais, comme dans l’exploitation du cyanure dans l’or qui peut amener à des contaminations volontaires ou non. On peut avoir des problèmes d’infrastructures défaillantes comme en Roumanie en 2000 lorsqu’un affluent du Danube a été contaminé de façon importante. Cela peut aussi être de façon volontaire comme dans l’exploitation illégale de mines d’or.</em></p>
<p><em><strong>Tout cela a des conséquences dramatiques sur les populations vivant aux alentours</strong> de ces sites avec des conséquences sanitaires telles que lésion de la peau, lésion oculaire, malformation des nouveau-nés. C’est un réel enjeu sanitaire que représentent ces industries. »</em></p></blockquote>
<p>Face à ces bouleversements, quelles actions sont menées pour faire face à ces activités, quels moyens sont déployés (par France Libertés ou d’autres associations) pour faire prendre conscience des désastres générés par ces activités ?</p>
<blockquote><p><em>« Dans ce contexte, nombreux sont les gouvernements qui choisissent de privilégier la promesse économique de ces industries sur les droits fondamentaux des populations locales. Beaucoup d’organisation s’engagent pour mettre en lumière ce phénomène. La Fondation France Libertés agit en amont et en aval de ces projets. </em></p>
<p><em>En amont, on cherche à informer les populations, à faire connaitre les impacts des industries extractives sur leurs droits fondamentaux et sur le droit à l’eau. Par exemple, au Mexique, en Equateur ou en Uruguay, les partenaires de la Fondation cherchent à informer les populations, car c’est le problème le plus important. Il y a un grand manque de consultation, de connaissance, de vulgarisation de l’information auprès des communautés locales. </em></p>
<p><em>En aval, <strong>la Fondation essaie de chercher à promouvoir des modèles de gestion durable et locale de la ressource en eau</strong>, comme la récupération des eaux de pluie lorsque les nappes phréatiques ont été contaminées. Ce n’est pas l’idéal mais malheureusement beaucoup de communautés ont besoin de ces alternatives pour échapper à une atteinte de leur droit à l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>La mobilisation de la société civile pour défendre ce droit à l’eau face aux activités extractives est multiple. Ces actions en Afrique, en Amérique latine ou en Europe sont à retrouver sur le site de <a title="Le droit à l'eau face aux activités extractives" href="http://www.france-libertes.org/Appel-a-propositions-droit-a-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés.</a></p>
<figure id="attachment_96498" aria-describedby="caption-attachment-96498" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-96498" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free.jpg" alt="© gofossilfree.org" width="650" height="393" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free.jpg 936w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free-590x357.jpg 590w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free-696x421.jpg 696w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free-695x420.jpg 695w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Fossile-free-800x484.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-96498" class="wp-caption-text">© gofossilfree.org</figcaption></figure>
<p>France Libertés s’est engagée il y a quelques temps dans la campagne internationale pour le désinvestissement. L’idée étant que l’État, les collectivités et toutes les institutions ou fondations retirent leur fonds et leurs placements des entreprises du secteur de l’énergie fossile pour les réinvestir dans les énergies renouvelables et la transition énergétique.</p>
<p><strong>Paris vient de prendre position en votant un vœu pour que la capitale désinvestisse du secteur fossile</strong>.</p>
<p>Cette orientation affirmée par Paris est un signe positif, salué par la Fondation France Libertés. Que cible le vœu pris par le Conseil de Paris ? <strong>Khayne Solis suit ce dossier désinvestissement à la Fondation France Libertés.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Ce vœu demande que le fond de dotation nouvellement créé n’investisse pas dans l’industrie fossile, et que le fond de réserve des retraites des conseillers de Paris mette fin à ces investissements. Dans le même esprit, lors de la journée internationale de désinvestissement, nous avions demandé avec nos partenaires <a title="ATTAC " href="https://france.attac.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ATTAC </a>et <a title="350.org" href="http://350.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a> le retrait de près de deux milliards d’euros d’investissements du Fond National pour les retraites qui dépend de la Caisse des Dépôts, dans l’idée que le financement de notre avenir ne doit pas se faire au détriment de la sauvegarde de la planète. »</em></p></blockquote>
<p>Cette prise de position de la Ville de Paris est une première intention. Quelles actions concrètes doivent maintenant suivre ce vœu exprimé par le Conseil de Paris ?</p>
<blockquote><p><em>« Pour que ce vœux ne reste pas un vœu pieu, France Libertés a cosigné la lettre ouverte publiée par la journaliste Naomie Klein et <a title="350.org" href="http://350.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a>. <strong>La mise en œuvre de ces décisions pourrait avoir un impact mondial et serait un signal fort à l’approche de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique.</strong> Et l’idée que Paris, ville hôte de la COP 21 joue un rôle de premier plan en étant la première capitale mondiale à désinvestir serait un espoir pour le climat et pour la réussite de cette conférence majeure. »</em></p></blockquote>
<p>Pour soutenir cette campagne qui entend rompre avec le secteur fossile et se tourne vers le futur, vous pouvez vous aussi signer cette lettre ouverte adressée à la Ville de Paris sur le site <a title="Gofossilefree - Lettre ouverte à la Maire de Paris" href="http://gofossilfree.org/fr/paris-lettre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gofossilefree</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<blockquote>
<ul>
<li><a title="Le droit à l'eau face aux activités extractives : les projets" href="http://www.france-libertes.org/Appel-a-propositions-droit-a-l-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit à l&rsquo;eau face aux activités extractives : les projets</a></li>
<li>Le droit à l&rsquo;eau face aux activités extractives</li>
<li><a title="Désinvestir pour mettre les combustibles à la retraite" href="http://www.france-libertes.org/Journee-mondiale-desinvestissement.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Désinvestir pour mettre les combustibles à la retraite</a></li>
<li><a title="Paris, première capitale à désinvestir du secteur fossile" href="http://www.france-libertes.org/Paris-premiere-capitale-a-desinvestir.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Paris, première capitale à désinvestir du secteur fossile</a></li>
<li><a title="Zéro fossile, la lettre ouverte à la Maire de Paris" href="http://gofossilfree.org/fr/paris-lettre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Zéro fossile, la lettre ouverte à la Maire de Paris</a></li>
<li><a title="350.org" href="http://350.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">350.org</a></li>
<li><a title="ATTAC" href="https://france.attac.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ATTAC</a></li>
</ul>
</blockquote>
[youtube]http://youtu.be/xqKa6V-5XAE[/youtube]
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>La défense du droit à l’eau face aux activités extractives… et la campagne de désinvestissement qui trouve écho à Paris, c’est le sommaire de ce nouveau numéro de Monde Solidaire, avec la Fondation France Libertés, en compagnie cette semaine d&amp;#8217;Anne-Laure Sablé et Khayne Solis. En 2014, la Fondation a lancé un appel pour mettre en [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>La défense du droit à l’eau face aux activités extractives… et la campagne de désinvestissement qui trouve écho à Paris, c’est le sommaire de ce nouveau numéro de Monde Solidaire, avec la Fondation France Libertés, en compagnie cette semaine d&amp;#8217;Anne-Laure Sablé et Khayne Solis. En 2014, la Fondation a lancé un appel pour mettre en [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>L’accès à l’eau, un droit inaliénable</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2015 07:00:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
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		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;accès à l&rsquo;eau au coeur du Forum Social de Tunis, le Conseil Constitutionnel saisie du dossier des coupures d’eau, et un projet de financement participatif sur la thématique de l’eau, c’est le sommaire de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d&rsquo;Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le cadre du <a title="Forum Social Tunis 2015" href="httpss://fsm2015.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum Social</a> qui se tenait à Tunis fin mars, avaient lieu les Rencontres « <a title="Eau, Planète et Peuples" href="http://www.france-libertes.org/Eau-Planete-et-Peuples-edition2015.html#.VR6i245HB2E" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples</a> » organisées par France Libertés. Ces rencontres ont réaffirmé le droit inaliénable de l’accès à l’eau. Plusieurs ateliers sur l’eau se sont tenus durant ces cinq jours… autour de l’agriculture, du climat, du droit ou de l’énergie.</p>
<p>Quels sont les enseignements, et les pistes d’actions qui ont émergé de ces rencontres ?</p>
<blockquote><p><em>« L’ambition de nos Rencontres « Eau, Planète et Peuples » étaient de balayer tous les aspects de l’eau, que nous avions abordés lors de la première éditions des Rencontres, mais aussi d’avoir un angle spécifique sur la question eau et climat en préparation de la Conférence Climat COP 21 en décembre prochain.</em></p>
<p><em>Nous avons approfondi les trois thématiques « Eau et droit », « Eau et énergie » « Eau et agriculture » avec un certains nombre d’acteurs d’Amérique latine, Amérique du Nord et d’Europe, pour renforcer notre plaidoyer sur ce sujet, mais l’angle majeur était la dynamique « Eau et Climat », avec l’ambition de rapprocher la question du grand cycle de l’eau avec la question du changement climatique.</em></p>
<p><em>Trois infos viennent illustrer cette question :</em></p>
<ul>
<li><em>Le record de chaleur battu en Antarctique avec au mois de mars une chaleur de 17,5 degrés, qui correspond à une température de Nice ou de Cannes à la même époque…</em></li>
<li><em>Une sécheresse très forte en Californie qui amène de vrais problèmes d’approvisionnement en eau et en énergie et qui est directement liée à l’activité humaine, qui a fait le choix de diriger l’eau vers les villes aux dépends des surfaces agricoles. Il y a une forme de désertification sur cette zone des Etats Unis qui amène des pénuries d’eau et une transformation du cycle de l’eau sur ces zones.</em></li>
<li><em>Et une sécheresse très importante au Brésil, et notamment à Sao Paulo où des manifestations pour l’accès à l’eau commencent à émerger. Cette sécheresse est à mettre en lien directement avec la déforestation et l’impact sur le cycle de l’eau.</em></li>
</ul>
<p><em>Au regard de ces évènements <strong>il faut faire grandir cette dynamique Eau et Climat</strong>, pour ne pas penser que seul l’axe du CO2 est une solution pour le changement climatique, mais que le cycle de l’eau est un axe majeur sur lequel il faut s’investir plus. <strong>On peut tous être acteur de ce cycle de l’eau</strong>, en plantant un arbre, en entretenant une haie, en mettant en valeur la végétation. On peut agir au niveau de son village ou de sa ville en mettant en valeur les espaces verts pour participer à l’évapotranspiration et redonner du souffle au grand cycle de l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Ces actions, ce <em>« tous acteurs de l’eau »</em> qui ont émergé durant ces rencontres, c’est un vivier qui va servir de point d’appui pour la Conférence Climat. De quelle manière ?</p>
<blockquote><p><em>« L’ambition est de faire que tous les partenaires internationaux présents à Tunis puissent se retrouver dans le cadre d’un « Pavillon bleu » lors de la Conférence Climat à Paris. En amont, ces mêmes acteurs vont participer à la « Medcop 21 » début juin à Marseille qui se penchera sur la lutte contre le changement climatique sur le basin méditerranéen.</em></p>
<p><em><strong>On travaille aussi sur un jeu « Equilibre Eau » qui veut faire découvrir cette problématique eau et climat aux enfants de 7 à 11 ans.</strong> Ce jeu sortira début juin pour que les enfants puissent y jouer sur le deuxième semestre et apportent leurs contributions à la Conférence Climat. »</em></p></blockquote>
<p>Avec au bout l’idée que les déclarations finales de la Conférence Climat porte bien eau cette problématique de l’eau.</p>
<blockquote><p><em>« Il ne faut pas s’arrêter à la seule Conférence Climat de décembre. C’est le sujet qui va nous occuper dans les 10 ou 20 prochaines années. <strong>Le cœur du monde va battre au rythme du changement climatique.</strong> Il faut que les politiques s’en emparent. Il faut transformer nos activités humaines en fonction de ce paramètre. La COP n’est qu’une étape. »</em></p></blockquote>
<p><a title="Eau, Planète et Peuples, au Forum Social de Tunis" href="http://www.france-libertes.org/Eau-Planete-et-Peuples-edition2015.html#.VR6i245HB2E%20" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples, au Forum Social de Tunis</a></p>
<p>COP 21 : les collectivités s’invitent aux débats de la conférence sur le climat</p>
<p>Les régions se mobilisent sur la route de la Conférence Paris Climat 2015</p>
<figure id="attachment_17706" aria-describedby="caption-attachment-17706" style="width: 320px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-17706" src="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg" alt="© Coordination Eau Ile de France" width="320" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg 320w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-300x300.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17706" class="wp-caption-text">© Coordination Eau Ile de France</figcaption></figure>
<p><strong>Le Conseil Constitutionnel va devoir se prononcer sur l’interdiction des coupures d’eau</strong> introduite par la loi Brottes. Une question prioritaire de constitutionnalité a été déposée par la SAUR qui conteste le bienfondé de cette loi.</p>
<p>Qu’est-ce que tente de faire valoir la SAUR dans cette démarche ?</p>
<blockquote><p><em>« La SAUR souhaite faire valoir son droit à l’exercice du contrat. En faisant cela elle oublie son engagement de service public. Elle oublie que derrière son contrat il y a un monopole. Quand on habite dans une ville, on n’a pas le choix de choisir son distributeur d’eau.</em></p>
<p><em>On a bon espoir que le Conseil Constitutionnel se saisisse complètement de cette question du service public de l’eau pour faire en sorte que la mise en œuvre de ce service se fasse dans le respect des contrats et dans le respect d’un équilibre général sans avoir recours aux coupures d’eau. <strong>Bon nombre de services publics mettent en œuvre ce service sans pratiquer de coupures d’eau.</strong> Et on ne comprend pas pourquoi certaines entreprises multinationales s’acharnent à ne pas respecter la loi.</em></p>
<p><em><strong>Il y a une volonté de business</strong> qui pousse les multinationales à couper l’eau pour faire de l’argent supplémentaire au dépends des plus démunis.</em></p>
<p><em>On a le soutien de Francois Brottes, qui confirme sa volonté de faire respecter cette loi. Et on a le soutien de la ministre Ségolène Royal qui, après avoir tergiversé, à bien compris toute l’importance d’interdire ces coupures d’eau. <strong>Il y a d’autres moyens pour récupérer les impayés.</strong> »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a title="Les coupures d’eau devant le Conseil Constitutionnel" href="http://www.france-libertes.org/CP-Cour-de-cassation-oublie-service-public.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les coupures d’eau devant le Conseil Constitutionnel</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_87474" aria-describedby="caption-attachment-87474" style="width: 648px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/04/Enjeux-deau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-87474" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Enjeux-deau.jpg" alt="© Enjeux d'eau" width="648" height="304" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Enjeux-deau.jpg 700w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Enjeux-deau-635x299.jpg 635w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/04/Enjeux-deau-696x328.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 648px) 100vw, 648px" /></a><figcaption id="caption-attachment-87474" class="wp-caption-text">© Enjeux d&rsquo;eau</figcaption></figure>
<p>Enfin,<strong> le navigateur Titouan Lamazou se lance dans un projet de solidarité internationale</strong> entre enfants du Nord et du Sud sur la thématique de l’eau intitulé « Enjeux d’eau : échanger pour la Paix », un projet éducatif dont France Libertés est partenaire.</p>
<blockquote><p><em>« C’est l’ambition de rapprocher les enfants de tous les continents. Avec les attentats de Paris et de Tunis, ou les actions de Bokho Haram en Afrique, on mesure la nécessité de faire se rapprocher les cultures sur l’essentiel. <strong>L’eau, c’est l’accès à la vie. C’est l’essentiel. Il faut faire comprendre aux enfants qu’ils vivent la même chose.</strong> Par ces échanges, c’est la volonté de construire un espace pédagogique, un espace de rencontre, un espace d’explication qui puisse contribuer à avoir plus de paix sur la planète.</em></p>
<p><em>On invite tous ceux qui sont sensibles à ces aspects à participer au financement de ce projet pluriannuel avec Titouan Lamazou. Les enfants, avec une approche plus solidaire et humaniste, peuvent être eux même contributeurs des nouveaux enjeux sur l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Vous pouvez prendre part à ce projet à travers une plate forme de financement participatif accessible via le site de <a title="France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>.</p>
<ul>
<li>Participer au financement de « Enjeux d&rsquo;eau »</li>
</ul>
<p><strong>Dans l’agenda de France Libertés :</strong></p>
<ul>
<li>Une réunion publique organisée par la Coordination Eau ile de France intitulée <strong><em>« Et si on choisissait la Régie publique de l’eau pour notre agglomération </em></strong>». Cette réunion, à laquelle France Libertés participe, aura lieu <strong>au Kremlin Bicêtre le 15 avril</strong>.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]http://youtu.be/Zj2BkJgmq9U[/youtube]
]]></content:encoded>
					
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				<itunes:author>Philippe Boury</itunes:author>
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		<item>
		<title>Prix de l’eau et Forum Social Mondial de Tunis</title>
		<link>https://frequenceterre.com/2015/03/24/prix-de-leau-et-forum-social-mondial-de-tunis/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 08:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France Libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Monde solidaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d&#8217;Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation. Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation Depuis 2011, la Fondation France Libertés et 60 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d&rsquo;Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.</strong></p>
<figure id="attachment_17604" aria-describedby="caption-attachment-17604" style="width: 336px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-17604" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg" alt="© France Libertés" width="336" height="332" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg 732w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-696x690.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 336px) 100vw, 336px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17604" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><strong>Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation</strong></p>
<p>Depuis 2011, la Fondation <a title="France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a> et <a title="60 Millions de consommateurs" href="http://www.60millions-mag.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">60 Millions de consommateurs</a> mènent l’Opération Transparence sur le prix de l’eau en France, <strong>une enquête collaborative avec les usagers destinée à apporter une plus grande lisibilité des services de l’eau.</strong> Au fil des années l&rsquo;enquête a mis en lumière un prix de l’eau parfois inéquitable, des factures opaques ou une qualité dégradée. Cette dernière enquête s’est portée sur le prix de l’eau et sur les coupures d’eau. Quels en sont les enseignements ?</p>
<blockquote><p><em>« La volonté était de faire le lien avec la première enquête de 2011 pour regarder les hausses du prix de l’eau. Et les résultats sont surprenants.<strong> Pour 85% des grandes villes françaises, le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation.</strong> Et dans une ville sur deux, la hausse est même deux fois supérieure à l’inflation. En tête de liste, on trouve le Grand Evreux, Bar-le-Duc, Agen Chaumont, Le Puy-en-Velay… On peut parfois trouver 37% d’augmentation.</em></p>
<p><em>Il y a donc la nécessité d’expliquer aux français ce qu’est le pris de l’eau et comment il se construit. <strong>Il faut réfléchir à des Assises de l’eau pour repenser l’ensemble du modèle du service public de l’eau</strong>. Il y a des enjeux très forts pour un service public essentiel qui permet de vivre dignement chez soi. »</em></p></blockquote>
<p>Ces augmentations sont-elles dues uniquement à l’inflation ou est-ce que l’état du réseau et les bénéfices des sociétés sont également en cause ?</p>
<blockquote><p><em>« Ce qui compte c’est les choix politiques qui sont faits. Notamment les choix faits pour rendre l’eau potable, pour l’assainir. <strong>On a une ressource en eau qui est de plus en plus abimée, avec des choix industriels qui coutent très chers.</strong> Il y a une obligation de repenser ce service. On peut imaginer de protéger la ressource en eau en amont. Cela couterait beaucoup moins cher à mettre en œuvre pour avoir une eau du robinet avec moins de traitements. Et puis des modes de traitements actuellement très industriels alors qu’ils pourraient être mis en œuvre avec des systèmes de phytorestauration, des jardins filtrants… On le fait en France, comme à Honfleur, mais cela reste marginal. Il y aurait donc matière à faire des économies en imaginant une autre façon de concevoir ce service public de l’eau.</em></p>
<p><em>Sur les fuites, il y a un problème d’investissement régulier. Les élus doivent s’en emparer et trouve des moyens de mutualisation pour avoir plus de financement à mettre en œuvre sur le renouvellement de leur canalisation. »</em></p></blockquote>
<p>L’autre volet de l’enquête porte sur les coupures d’eau.</p>
<blockquote><p><em>« L’idée est de mettre en avant la campagne que l’on mène depuis 8 mois, par deux exemples. D’une part la condamnation de Véolia sur Lyon sur un cas de diminution de débit d’eau. Cela montre que les juges sont sensibles à la notion de privation d’eau. L’autre exemple concerne une coupure d’eau en Région parisienne dans un immeuble accueillant 9 familles suite à un désaccord entre Véolia et le syndic.<strong> Les familles ont été prises en otages par Véolia pour faire payer le syndic.</strong></em></p>
<p><em>Ce sont des attitudes inadmissibles. D’autant que le sénateur Cambon, vice-président du SEDIF qui a mis en œuvre cette coupure sur cet immeuble, dit qu’il faut prévoir les coupures d’eau pour les familles de mauvaise foi. En l’occurrence, dans ce cas, les locataires n’étaient pas de mauvaise foi. Il y a donc un vrai problème de fond. <strong>Véolia n’applique pas la loi</strong> qui est pourtant claire. Ils utilisent la coupure d’eau pour régler des conflits financiers qui ne regardent qu’eux. »</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<ul>
<li>Opération Transparence sur le prix de l’eau</li>
<li><a title="60 Millions de consommateurs" href="http://www.60millions-mag.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">60 Millions de consommateurs</a></li>
<li>Factures d&rsquo;eau : le palmarès des hausses dans 130 villes de France</li>
</ul>
<figure id="attachment_80150" aria-describedby="caption-attachment-80150" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-80150" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015.jpg" alt="© Forum Social Mondial Tunis 2015 " width="650" height="301" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015.jpg 1920w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-300x139.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-1024x474.jpg 1024w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-768x356.jpg 768w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-1536x711.jpg 1536w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-696x322.jpg 696w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2015/03/Forum-Social-Mondial-Tunis-2015-1068x495.jpg 1068w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a><figcaption id="caption-attachment-80150" class="wp-caption-text">© Forum Social Mondial Tunis 2015</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><strong>Forum Social Mondial de Tunis, malgré l&rsquo;horreur<br />
</strong></p>
<p>Du 24 au 28 mai se déroule le <a title="Forum Social Mondial Tunis 2015 " href="httpss://fsm2015.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum Social Mondial</a> à Tunis, au cours duquel se tiendront les secondes rencontres « <a title="Eau, Planète et Peuples, édition 2015" href="http://www.france-libertes.org/Eau-Planete-et-Peuples-edition2015.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples</a> » organisées par France Libertés.</p>
<p>Ce Forum va se dérouler alors que la Tunisie vient d’être confrontée à l’horreur avec l’attentat du musée de Tunis… Un attentat qui touche un symbole culturel dans un pays en pleine reconstruction démocratique. Malgré tout, le Forum se tiendra bien. Une manière de dire non aux fanatismes.</p>
<blockquote><p><em>« Organiser ce Forum sur Tunis c’est la volonté de dire qu’on doit aider ces pays qui réinventent des espaces de démocratie à émerger. Il faut que les sociétés civiles de tous les pays du monde puisent discuter de tout un tas de sujet et renforcer la Tunisie dans son ambition de mettre en place une vraie démocratie. On pense aux familles des victimes. Cet attentat est terrible. On a voulu marquer notre engagement à surtout ne pas tomber dans la peur. Aller sur Tunis pour cette semaine de Forum, c’est marquer que le peuple a raison, que l<strong>’engagement citoyen aura raison des fanatismes.</strong> Il ne faut pas s’enterrer quand il se passe quelque chose comme çà. Il faut se déplacer et porter des engagements citoyens pour que le monde soit plus égalitaire, plus respectueux de tous, plus respectueux de la planète. »</em></p></blockquote>
<p>A quelques mois de la Conférence Mondiale sur le Climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015, quel est l’objectif de ces rencontres « Eau, Planète et Peuples » ?</p>
<blockquote><p><em>« L’objectif est de discuter de toutes les alternatives liées à l’eau, à la foi sur les thématiques « eau et énergie », « eau et agriculture », « eau et climat », « eau et droit », de récupérer les initiatives qui existent sur la planète, et ainsi pouvoir construire un plaidoyer qui permettra de montrer aux dirigeants que quand on parle de climat on ne parle pas que de CO2. La place de l’eau est aussi très importante par rapport à ces questions. Ce plaidoyer, qui sera construit sur Tunis, il sera porté vers pour la COP 21 (la Conférence Mondiale sur le Climat) en décembre.</em></p>
<p><em>On mesure combien l’activité humaine peut influer directement sur le climat. <strong>Il y a urgence à prendre en compte la place de l’eau dans les grands cycles de la vie de la planète et de l’humanité.</strong> Il n’est pas trop tard pour prendre des décisions et co-construire des sociétés et de modes de vie plus respectueuses de la planète. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><a title="Tunis : assurer la victoire de la lutte civile et pacifique" href="http://www.france-libertes.org/Tunis-assurer-la-victoire-de-la.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Tunis : assurer la victoire de la lutte civile et pacifique</a></li>
<li><a title="Forum Social Mondial Tunis 2015" href="httpss://fsm2015.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum Social Mondial Tunis 2015</a></li>
<li><a title="Eau, Planète et Peuples, édition 2015" href="http://www.france-libertes.org/Eau-Planete-et-Peuples-edition2015.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eau, Planète et Peuples, édition 2015</a></li>
</ul>
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	<dc:creator>benotf@gmail.com (Philippe Boury)</dc:creator><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d&amp;#8217;Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation. Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation Depuis 2011, la Fondation France Libertés et 60 [&amp;#8230;]</itunes:subtitle><itunes:summary>Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d&amp;#8217;Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation. Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation Depuis 2011, la Fondation France Libertés et 60 [&amp;#8230;]</itunes:summary><itunes:keywords>solidarité,internationale,solidarité,entre,les,peuples</itunes:keywords></item>
		<item>
		<title>Coupures d’eau : le méli-mélo politique</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2015 08:00:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le débat sur les coupures d’eau et la biopiraterie sont les deux sujets de cette deuxième édition de Monde Solidaire avec le Fondation France Libertés, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la fondation. &#160; Les coupures d’eau au cœur d’un vaste méli-mélo politique ! Un amendement déposé par le sénateur Cambon a été voté le 19 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le débat sur les coupures d’eau et la biopiraterie sont les deux sujets de cette deuxième édition de Monde Solidaire avec le <a title="Fondation France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/%20" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la fondation.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_17604" aria-describedby="caption-attachment-17604" style="width: 492px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-17604 size-medium" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg" alt="© France Libertés" width="492" height="488" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg 732w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-300x298.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-696x690.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 492px) 100vw, 492px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17604" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><strong>Les coupures d’eau au cœur d’un vaste méli-mélo politique !</strong></p>
<p><a title="Coupures d’eau : un sénateur au service des multinationales" href="http://www.france-libertes.org/Un-senateur-au-service-des-multinationales-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Un amendement déposé par le sénateur Cambon</a> a été voté le 19 février dernier, rétablissant la possibilité aux entreprises de l’eau de couper l’eau en cas d’impayé… <strong>Un amendement soutenu dans un premier temps par la ministre de l’écologie Ségolène Royal</strong>, qui a provoqué un levé de bouclier des associations de consommateur et de France Libertés…</p>
<p>L’argument du sénateur Cambon était qu’interdire les coupures d’eau provoquerait des hausses d’impayés… En fait, que <strong>les plus démunis profiteraient en fait du système pour ne plus payer</strong>…</p>
<p><strong>Emmanuel Poilane.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Dans sa bouche ce n’était pas les démunis profites du système, c’était les mauvais payeurs profitent du système… Mais pour nous, cet amendement c’était la volonté de permettre aux opérateurs de l’eau de continuer de couper l’eau aux plus démunis. On est très content du revirement de la ministre Ségolène Royal qui a pris la mesure du dossier. Depuis son revirement, toutes ses déclarations ont expliqué le pourquoi de son changement de position.</em></p>
<p><em>Cet amendement questionne notre mode de démocratie, puisque la loi Brottes, été votée en avril 2013, était très claire. On avait pu le prouver devant les tribunaux. Nous avons pu gagner face aux distributeurs de l’eau à plusieurs reprises. Avec cet amendement dans une loi qui n’avait rien à voir avec l’eau, cela donnait la possibilité aux multinationales de l’eau, avec des élus qui leur sont proches, de modifier la loi à leur gré…</em></p>
<p><em>On remercie l’action de la CLCV et de son délégué général François Carlier pour leur relais dans ce dossier. Et on remercie également le journal Le Parisien pour son article qui a permis à tous les médias de s’emparer de cette question. Cela nous à aidé à protéger les plus démunis et à monter que l’on ne peut pas faire des petits arrangements entre amis sur la loi. »</em></p></blockquote>
<p>Comme le rappelle la Fondation France Libertés avec les autres associations, la <a title="CLCV" href="http://www.clcv.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CLCV</a>, la <a title="Coordination Eau Ile de France" href="http://eau-iledefrance.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coordination Eau Ile de France</a> ou encore l’<a title="UFC Que Choisir" href="http://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">UFC Que Choisir</a>, personne ne peut vivre sans eau, et donc <strong>le fait de ne pas payer n’est pas un acte volontaire mais subit.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Ne pas payer sa facture, c’est anormal, mais on doit absolument protéger ceux qui ne peuvent pas payer. Et le fait de recourir à la coupure d’eau comme premier moyen pour recouvrir ces impayés est très violent.</em></p>
<p><em>Il y a d’autres moyens, notamment le nécessaire contact avec les usagers du service public de l’eau pour qu’ils puissent bénéficier d’échelonnement de leur dette. Car souvent ceux qui ne peuvent pas payer veulent payer mais ont besoin de modalités de paiement compatibles avec leurs moyens.</em></p>
<p><em>Le rejet de cet amendement et le renforcement de la loi Brottes, c’est la volonté de l’Etat français d’être très attentif aux plus démunis notamment pour leur accès à l’eau. »</em></p></blockquote>
<p>Si les entreprises privées restent encore réticentes à appliquer la loi, <strong>les Régies publiques de l’eau, elle, viennent de décider d’un moratoire sur ces coupures</strong>… Est-ce un signe positif ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est un signe extrêmement positif. <strong>Il y a une vraie prise de conscience de la Fédération des Régies Publiques de l’eau qui reconnait que la loi est claire.</strong> Appliquons-la, trouvons des modalités pour recouvrir les impayés sans passer par la coupure d’eau. On espère que les autres fédérations (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies &#8211; FNCCR &#8211; et la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’eau &#8211; FPEE) vont pouvoir prendre des décisions du même ordre. »</em></p></blockquote>
<p>Encore beaucoup de témoignages de cas de coupures abusives arrivent à la Fondation France Libertés.</p>
<blockquote><p><em>« En une semaine, depuis les déclarations de la ministre, on a eu une quinzaine de témoignages. C’est encore un sujet important. »</em></p></blockquote>
<p>Le texte doit encore revenir à l’Assemblée. <strong>La confiance est-elle toujours là ?</strong></p>
<blockquote><p><em>« On a rencontré le député François Brottes. Il nous a fait part de son intention de garder sa loi intacte. Il participe à la commission mixte paritaire qui va avoir lieu sur la loi de transition énergétique. On imagine qu’il va faire en sorte de retirer cet amendement. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a title="Coupures d’eau : Ségolène Royal renonce à l’amendement Cambon" href="http://www.france-libertes.org/CP-Segolene-Royal-renonce-amendement-Cambon.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : Ségolène Royal renonce à l’amendement Cambon</a></li>
<li>Que faire en cas de coupure d’eau ?</li>
<li>France Libertés : en justice contre les coupures d’eau</li>
</ul>
<figure id="attachment_67566" aria-describedby="caption-attachment-67566" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><a href="/wp-content/uploads/2015/03/Biopiraterie.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-67566" src="/wp-content/uploads/2015/03/Biopiraterie.png" alt="© France Libertés" width="600" height="200" /></a><figcaption id="caption-attachment-67566" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><strong>Agir contre la biopiraterie</strong></p>
<p> Les <a title="Troisièmes Rencontres Internationales contre la biopiraterie" href="http://www.france-libertes.org/Retour-troisiemes-rencontres-biopiraterie.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Troisièmes Rencontres Internationales contre la biopiraterie</a> se sont tenues ce jeudi 5 mars à l’Assemblée Nationale, à l’initiative de France Libertés. Ce colloque souhaitait mettre l’accent sur les actions à construire sur le terrain et sur les mesures législatives à prendre, mesures politiques et éthiques, pour mener à bien cette lutte…</p>
<p><strong>Qu’est-ce que l’on entend par Biopiraterie ?</strong></p>
<p>Emmanuel Poilane.</p>
<blockquote><p><em>« <strong>La biopiraterie c’est le fait qu’une entreprise ou un laboratoire de recherche s’approprie des connaissances ancestrales pour en faire un brevet.</strong> C’est s’accaparer ces connaissances qui sont dans le domaine public ou qui sont propriétaires des peuples autochtones qui les ont développés pour en faire un profit ou une commercialisation. Cela peut être lié à des entreprises de médicaments, de produits de beauté, ou toute autre chose touchant à l’accaparement des savoirs traditionnels.</em></p>
<p><em>C’est un sujet qui permet d’éclairer des peuples qui vivent dans une notion d’équilibre global, respectueux de leur environnement, de la production de leur richesse et du partage de leur richesse.</em></p>
<p><em>Dans ce colloque, on avait fait le choix de traiter des alternatives à la biopiraterie pour montrer que l’on peut mener des actions économiques rentables en étant respectueux de chacun, des peuples autochtones, du partage des avantages.</em></p>
<p><strong><em>On ne dépose pas un brevet pour quelque chose que l’on n’invente pas. Et quand on s’accapare une connaissance qui n’est pas breveté pour la breveter, on essaie d’effacer des millénaires de connaissance traditionnelles.</em></strong></p>
<p><em>On avait des experts de toute la planète, un grand spectre d’intervenants, des députés de toutes sensibilités. Ce sujet qui n’est pas très connu du grand public intéresse énormément de gens. On a le devoir de le vulgariser. Et sur notre site internet, il y aura un enregistrement intégral du colloque pour permettre de découvrir tout ce que revêt cette question de la biopiraterie. »</em></p></blockquote>
<p>Quelles sont<strong> les actions de terrain qui sont à mener et quels sont les outils pour mener à bien cette lutte</strong>, dans le cadre notamment de la loi sur la biodiversité qui sera présenté les 16 et 17 mars 2015 ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>« Le projet de loi sur la biodiversité, <strong>c’est la volonté d’encadrer les pratiques, de faire en sorte qu’il y ait une traçabilité dans la conception de ces brevets</strong> et de mettre à jour les liens possibles avec les connaissances traditionnelles. Il y a ensuite le lien avec tout un tas d’acteurs sur la planète, en Amérique Latine, en Afrique ou en Europe, pour accentuer la vigilance et mettre en lumière tous les cas d’entreprises qui profitent du fait que des connaissances ne soient pas brevetées pour se les accaparer. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a title="Retour sur les troisièmes rencontres internationales contre la biopiraterie " href="http://www.france-libertes.org/Retour-troisiemes-rencontres-biopiraterie.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Retour sur les troisièmes rencontres internationales contre la biopiraterie</a></li>
</ul>
<p><strong>Dans l’Agenda de France Libertés :</strong></p>
<ul>
<li>Publication, le 20 mars prochain, des résultats de l’Opération Transparence, sur le prix de l’eau en France…</li>
<li>Du 24 au 28 mars prochain se tiendra à Tunis le Forum Social Mondial au cours duquel France Libertés organise la 2<sup>ème</sup> édition des rencontres <a title="Eau, Planète et Peuples" href="http://www.france-libertes.org/Eau-Planete-et-Peuples-2eme-edition.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Eau, Planète et Peuples »</a>.</li>
</ul>
<p>Deux évènements sur lesquels nous reviendrons dans la prochaine émission, dans quinze jours.</p>
<ul>
<li><a title="Fondation France Libertés " href="http://www.france-libertes.org/%20" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a></li>
</ul>
<figure id="attachment_17735" aria-describedby="caption-attachment-17735" style="width: 649px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/prix-eau-france-transparence.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-17735 size-full" src="/wp-content/uploads/2014/10/prix-eau-france-transparence.png" alt="© France Libertés" width="649" height="172" /></a><figcaption id="caption-attachment-17735" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
[youtube]http://youtu.be/y-XWxg1V8u8[/youtube]
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		<title>Des indicateurs de richesse plus respectueux de l’humain</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 08:00:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Nouveaux indicateurs de richesse, coupures d’eau, désinvestissement et biopiraterie au menu de Monde Solidaire, votre nouveau rendez-vous avec ceux qui agissent pour une société plus solidaire, plus respectueuse de l’homme, de son environnement. Des associations, des fondations, des médias porteurs de solutions qui changent le monde. Tous les quinze jours, nous retrouverons la Fondation France [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nouveaux indicateurs de richesse, coupures d’eau, désinvestissement et biopiraterie au menu de <strong>Monde Solidaire, votre nouveau rendez-vous avec ceux qui agissent pour une société plus solidaire</strong>, plus respectueuse de l’homme, de son environnement. Des associations, des fondations, des médias porteurs de solutions qui changent le monde.</p>
<p>Tous les quinze jours, nous retrouverons la <a title="Fondation France Libertés" href="http://www.france-libertes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a> pour un tour d’horizon de l’actualité, et de son actualité. Ses actions en cours, ses prises de position, ses combats, avec <strong>Emmanuel Poilane le directeur de France Libertés.</strong></p>
<figure id="attachment_17604" aria-describedby="caption-attachment-17604" style="width: 333px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-17604" src="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg" alt="© France Libertés" width="333" height="330" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok.jpg 732w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-300x298.jpg 300w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/09/Fondation_france_libertes_logo-ok-696x690.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 333px) 100vw, 333px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17604" class="wp-caption-text">© France Libertés</figcaption></figure>
<p>Alors que <strong>la loi Macron pour la croissance est au cœur de l’actualité</strong>, une proposition de loi sur la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale. Une loi qui replacerait l’économie au service de l’homme ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut se donner les bons indicateurs. On sait que le PIB n’est pas un bon indicateur. Il est obsolète Il faut absolument construire des indicateurs qui soient réellement probants et qui prennent en compte le développement humain et pas seulement le développement économique. »</em></p></blockquote>
<p>Une loi à rapprocher de ce qui est déjà en vigueur au Bhoutan, <strong>le BNP, Bonheur National Brut.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Sans aller aussi loin, ces indicateurs sont déjà testés dans des régions françaises. Le Nord Pas de Calais mène des actions sur ce thème depuis de nombreuses années avec des résultats intéressants. C’est une urgence de faire que des problématiques déjà prises en compte au niveau locale le soient aussi au niveau national et international. <strong>On ne peut plus se satisfaire de Nations qui n’ont pour ambition que l’augmentation de la croissance liée au PIB alors que l’on sait que c’est néfaste pour l’ensemble des populations.</strong>« </em></p></blockquote>
<p>Des nouveaux indicateurs de richesse, proposition paradoxale à l’heure où la loi Macron mobilise toutes les attention.</p>
<blockquote><p><em>« Pour nous qui travaillons avec des philosophes et des économistes, il y a urgence de sortir de l’orthodoxie économique. Tous les signaux sont au rouge.<strong> Il faut inventez les modèles de demain plus respectueux de l’humain</strong>. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li>Croissance : du dogme à la croyance</li>
<li><a title="Proposition de loi pour la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse les politiques publiques" href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2285.asp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Proposition de loi pour la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse les politiques publiques</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La loi Brottes</strong> interdisant les coupures d’eau qui est en vigueur depuis tout juste un an, est l’un des combats de France Libertés. Elle est aujourd’hui <strong>visée par un amendement</strong> déposé par un sénateur, Christian Cambon, <strong>qui souhaite revenir sur cette interdiction.</strong></p>
<blockquote><p><em>« Cela fait 8 mois que France Libertés travaille sur ce sujet dans une réalité où les multinationales et les régies publiques de l’eau n’appliquent pas la loi. Des postures soutenues par les élus eux-mêmes. Sur la proposition du sénateur Cambon, il y a un ralliement des élus et des entreprises de l’eau pour dire « on ne veut pas appliquer la loi, changeons la ». Et le fait que M Cambon soit proche de la Lyonnaise des eaux par l’intermédiaire de son adjoint à la mairie de St Maurice dans le Val de Marne, cela trouble le propos. »</em></p></blockquote>
<figure id="attachment_17706" aria-describedby="caption-attachment-17706" style="width: 320px" class="wp-caption aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-17706" src="/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg" alt="© Coordination Eau Ile de France" width="320" height="320" srcset="https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau.jpg 320w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-150x150.jpg 150w, https://frequenceterre.com/wp-content/uploads/2014/10/coupure-eau-300x300.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17706" class="wp-caption-text">© Coordination Eau Ile de France</figcaption></figure>
<ul>
<li><a title="Coupures d’eau : un sénateur au service des multinationale" href="http://www.france-libertes.org/Un-senateur-au-service-des-multinationales-eau.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coupures d’eau : un sénateur au service des multinationales</a></li>
<li><a title="Amendement relatif aux coupures d’eau illégales" href="http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/264/Amdt_146.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Amendement relatif aux coupures d’eau illégales</a></li>
<li>France Libertés : en justice contre les coupures d’eau</li>
</ul>
<p><strong>Pour mettre fin aux combustibles fossiles, désinvestissons !</strong> C’est la campagne internationale à laquelle France Libertés s’est associée.</p>
<blockquote><p><em>« C’est une campagne qui se veut positive qui vise à convaincre ceux qui placent de l’argent sur les marchés financiers de désinvestir les industries fossiles. Il y a un enjeu pour le climat et pour la recherche pour de nouvelles énergies… <strong>L’argent qui est placé pour nos retraites vers les énergies fossiles, soit près de deux milliards d’euros, autant le déplacer vers les énergies renouvelables.</strong> C’est une campagne positive, constructive et tournée vers le futur. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a title="Pour mettre les combustibles fossiles à la retraire : désinvestissons !" href="http://www.france-libertes.org/Journee-mondiale-desinvestissement.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pour mettre les combustibles fossiles à la retraire : désinvestissons !</a></li>
</ul>
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=GMrVSnQ_MZI[/youtube]
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin à l’Agenda de France Libertés, les <strong>Troisièmes rencontres internationales contre la Biopiraterie</strong> qui se tiennent à Paris le jeudi 5 mars, à l&rsquo;Assemblée Nationale.</p>
<blockquote><p><em>« C’est une caisse de résonnance pour le projet de loi biodiversité qui sera présenté à l’Assemblée Nationale les 16 et 17 mars 2015, et qui traite de la biopiraterie dans son titre IV. La France est ambitieuse sur la question. C’est l’occasion de sensibiliser le grand public et les acteurs politiques sur cette lutte contre la biopiraterie. Il s’agit notamment de mettre en place des mesures pour un partage plus juste et équitable des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques et des savoirs traditionnels. »</em></p></blockquote>
<ul>
<li><a title="Troisièmes rencontres internationales contre la Biopiraterie" href="http://www.france-libertes.org/Troisiemes-rencontres.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Troisièmes rencontres internationales contre la Biopiraterie</a></li>
</ul>
[youtube]http://youtu.be/-PaHaXKbQ5I[/youtube]
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