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	<title>Mot à  Mo</title>
	
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	<description>J'aime les mots et écrire, même maladroitement</description>
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		<title>A l’ombre de vos jours…</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 19:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je ne veux plus aller au cimetière... Je veux croire à chaque fois que cette visite sera la dernière... Je voudrais me souvenir que ce n'est pas vous que je retrouve là... Ce morceau de granit... Je ne peux vous associer à cette morne pierre qui ne me parle plus... D'ailleurs, qu'a t'elle donc pu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne veux plus aller au cimetière...</p>
<p>Je veux croire à chaque fois que cette visite sera la dernière... Je voudrais me souvenir que ce n'est pas vous que je retrouve là... Ce morceau de granit... Je ne peux vous associer à cette morne pierre qui ne me parle plus... D'ailleurs, qu'a t'elle donc pu me chuchoter en d'autres temps ? N'avais-je pas une telle envie de croire que vous ne soyez pas définitivement partis, pour m'imaginer que vous puissiez encore me parler ?...</p>
<p>Debout devant ce qu'il reste de vous, je suis désemparée, vide, je ne ressens rien. Ni chagrin, ni colère, ni regrets, et si quelques  larmes viennent troubler l'approche de votre morne sépulture, je ne sais ni les maitriser, ni en comprendre la raison... Je lis ces lettres de bronze qui s'alignent et réduisent vos existences à deux noms et deux dates... Quand passent d'autres chagrins anonymes dans l'allée, est-ce donc le seul héritage que nous vous autorisions à leurs transmettre ? Je ne peux accepter de vous résumer à ces quelques années que le quidam va décompter tout en détaillant l'état de votre fleurissement...</p>
<p>Puis l'air soudain se charge de plomb, brise mon indifférence, je ne peux plus rien contre cette vague de souffrance qui s'empare de moi sans surprise, qui colonise mon corps de mille morsures, qui creuse mon ventre et le fissure, contre ce vide abyssal, cette impuissance inhumaine, ce questionnement éternel, cette douleur sans remède... Cette incapacité à vous dire combien vous me manquez viscéralement, et toutes ces choses si simples à dire pourtant quand vous étiez vivants, et que la pudeur retenait comme autant de secrets à perpétuité...</p>
<p>C'est pour ça, Maman, que je ne peux plus pleurer, c'est pour ça que je ne supporte pas cette fragilité qui habille ta vieillesse et te rend si vulnérable, je t'aime mais te le dire c'est aussitôt m'exposer à ce que je fuis... Pour tenir je dois sans cesse regarder devant moi, le moindre regard en arrière me terrasse, et toi qui ne survis que dans la plainte et le souvenir...</p>
<p>Je ne sais comment faire autrement... Je n'ai plus assez de forces à partager, je crois que j'ai tout usé, et le peu qui me reste me permet juste de respirer... La feinte indifférence est mon seul recours, si je m'apitoie sur toi, je m'effondre, ma côte de maille se détricote si j'ai la moindre défaillance...</p>
<p>Ma route fut plus souvent via ferrata, j'ai failli dévisser à chaque faux pas... J'ai tenu à bout de bras tant de ceux autour de moi qui n'y arrivaient pas, je suis fatiguée, Maman, si fatiguée, et toi, si protégée sur ta petite allée sous les charmilles, qui ne comprends pas qu'ailleurs, si près de toi pourtant, pour d'autres le chemin fut plein d'embûches...</p>
<p>Me pardonneras-tu quand un jour tu les rejoindras dans cet ailleurs qu'il nous plait d'imaginer pour nous rassurer, quand je passerai, brisée, sous tes volets fermés ?...</p>
<p>Personne ne sait pourquoi il faut qu'un jour la vie s'échappe, ni quels mystères ou quel néant se cache sous nos corps de cire... Et moi devant cette tombe froide je ne vois plus qu'une pâle empreinte de ce que furent ceux que j'aime, leur absence me terrifie dans ce qu'elle a d'inéluctable, je ne comprends plus cette nécessité implacable...</p>
<p>Je ne veux plus aller au cimetière....</p>
<p>A mon mari ( + 2005) et mon Papa (+ 2007)... Et tous ceux que j'aime qui ne sont plus...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une mémoire effilochée…</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 15:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ton visage s'illumine quand tu m'aperçois au bout du couloir. Tu t'étonnes toujours de me voir ici, comme si j'avais dû traverser la France entière pour arriver jusqu'à toi... Sans doute l'empreinte d'un passé où je n'habitais pas si près, quand mes visites espacées nous donnaient à toutes deux tant de joie... Si maintenant nous nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ton visage s'illumine quand tu m'aperçois au bout du couloir. Tu t'étonnes toujours de me voir ici, comme si j'avais dû traverser la France entière pour arriver jusqu'à toi... Sans doute l'empreinte d'un passé où je n'habitais pas si près, quand mes visites espacées nous donnaient à toutes deux tant de joie... Si maintenant nous nous voyons presque chaque jour, ta défaillante mémoire t'en conserve l'heureuse surprise à chaque fois, comme si nous ne nous étions pas revues depuis des mois...</p>
<p>Je réussis cependant à savourer ces quotidiennes retrouvailles, tes yeux écarquillés de stupéfaction et aussitôt pétillants de plaisir me font oublier le murmure incohérent alentours, les relents de moiteurs froides qui habillent des murs sans couleurs...</p>
<p>Si tes journées sont toujours bien remplies, elles ne le sont pas, pour toi, par les activités proposées sur le carton aux arabesques colorées punaisé à l'entrée de la salle à manger... Tu as travaillé, reçu des clients à ton cabinet d'assurances, fait des courses dans une ville que ta mémoire a réinventé comme une mosaïque de toutes celles où tu as vécu... Tu n'as pas vu le temps passer...</p>
<p>Tu me demandes des nouvelles de ma soeur, qui est en fait la tienne, tu me parles de mes filles, je n'en ai qu'une, et tu as oublié mon fils... Tu apprends chaque semaine que je viens d'avoir un petit-fils dont le prénom t'enchante constamment, et soudain tu me demandes mon âge, ce qui a l'heur de te faire rire, puis te laisse sans voix...  Ton regard alors s'assombrit et se perd dans des pensées à cent lieues de celles qu'on pourrait parfois tenter de te prêter...</p>
<p>Puis tu reviens à toi et t'inquiètes de n'avoir aucune nouvelles de tes parents... Je te rassure et te convaincs que je m'en suis occupée, qu'ils n'ont besoin de rien... Eux qui reposent depuis près de quarante ans au cimetière... Ils n'ont certes plus besoin de grand chose...</p>
<p>Un vieil homme s'approche, il te parle et tu lui dis quelque chose qui n'a rien à voir avec la question qu'il t'a posé, mais il s'éloigne satisfait... Tu me reproches de n'avoir pas embrassé mon "oncle", et c'est moi qui brusquement m'échappe et me recueille sur sa tombe océane...</p>
<p>Toi si proche et si loin de nous pourtant, dans ce curieux Présent que tu tricotes au grè d'une mémoire effilochée...</p>
<p>Je n'ai jamais envie de te quitter, je redoute tellement de n'avoir pas à revenir... Je fais provision de toi, j'enregistre ta voix, j'apprends par coeur tes éclats de rire... J'ai si peur qu'un matin tu ne sois plus là...</p>
<p>A toi, ma douce, ma belle, ma si chère Marraine....</p>
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		<title>Joyeux Anniversaire « Petit Pierre » !…</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 04:53:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toi, cet âge là déjà ?... Comment veux-tu que je ne vieillisse pas ?!... Il me semble pourtant qu'il n'y a pas si longtemps que je te berçais dans mes bras... Je regardais émerveillée mon tout petit bébé que je ne me figurais pas devenir si vite un homme ! Le temps s'était figé, comme si ces instants là [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toi, cet âge là déjà ?... Comment veux-tu que je ne vieillisse pas ?!...</p>
<p>Il me semble pourtant qu'il n'y a pas si longtemps que je te berçais dans mes bras...</p>
<p>Je regardais émerveillée mon tout petit bébé que je ne me figurais pas devenir si vite un homme ! Le temps s'était figé, comme si ces instants là jamais ne se transformeraient...</p>
<p>Je n'avais pas trente ans et tout mon temps à te donner,  je n'avais pas imaginé que tous ces jours qui passaient allaient m'entrainer dans une spirale infernale que seul Chronos aurait pu freiner... J'ai pour toi escaladé des montagnes, traversé des forêts, j'ai voulu tout te donner, te protéger, mais je ne suis pas sûre d'avoir tout bien fait...</p>
<p>Ton Papa était si fier de toi... Le soir quand il rentrait fatigué de ses longues journées, il tenait à t'embrasser même si tu étais déjà couché. A pas de loup il pénétrait dans la chambre où déjà dans ton berceau tu sommeillais, et tout attendri il me revenait, triste déjà de n'avoir pas pu profiter davantage de toi...</p>
<p>Mine de rien tu grandissais, je n'ai de souvenirs que printaniers tant la douceur d'être "Maman" m'était un profond bonheur.</p>
<p>Petit blondinet aux cheveux bouclés, aux yeux  émerveillés du monde que tu découvrais... Ton père te prenait sur ses épaules et t'emmenait promener, très tôt il t'a appris à observer la nature. Les oiseaux te fascinaient. Comme lui tu as pris goût à nos échappées belles du côté des Grands Prés ou de Trémonzey. Une jeunesse aux reflets dorés, avec cet amour qu'il savait à toi si bien donner.</p>
<p>De nos vacances Méditerranéennes à nos escapades au bord du Der, de tes premières glissades de hockeyeur à celles de Ventron ou du Rouge Gazon, de tes bulletins de notes qui quelquefois laissaient à désirer à la fierté qu'il avait de te voir aussi bien te débrouiller quand un jour tu t'en es allé étudier à Paris, il y aurait là tant de mémoire à évoquer, mais je suis certaine que ces souvenances ont une place toute réservée au fond de ton cœur...</p>
<p>Puis vinrent des années plus sombres, il ne pouvait rien contre cette angoisse qui le rongeait... Il ne faut pas une seconde lui en vouloir ni penser qu'il t'a abandonné. Maintenant qu'à ton tour tu es devenu "Papa", qu'un petit Oscar se blottit tout contre toi, maintenant sans doute en es-tu bien convaincu... Je ne serais pas étonnée qu'il ne soit parfois pas si loin de toi à te chuchoter dans quelle direction aller... Il t'aimait.</p>
<p>Bon Anniversaire mon chéri ! Bon Anniversaire.... Je suis une Maman chanceuse !... Je suis tellement sereine puisque je te sens heureux...</p>
<p>Il faut préserver ce bonheur et cette chance que t'offre la vie, tu sais, tout est si fragile ici-bas...  On ne prend jamais assez de précaution avec ceux qu'on aime... Prends soin de Ta Douce et de ce petit garçon tout neuf qui un jour, à son tour, deviendra comme toi aujourd'hui celui qui protège ses aînés...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Pierre, mon fils, mon amour et ma fierté...</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cinq mois et neuf lunes…</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 10:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cinq mois et neuf lunes... Une bouille de canaille qui sourit pour mieux gagner ses batailles, un bébé câlin qui cherche asile dans mon cou, un choupinou de velours qui frotte ses petits yeux et s'endort dans son berceau... Des sourires à n'en plus finir, des billes grandes ouvertes sur un monde à découvrir, du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq mois et neuf lunes...</p>
<p>Une bouille de canaille qui sourit pour mieux gagner ses batailles, un bébé câlin qui cherche asile dans mon cou, un choupinou de velours qui frotte ses petits yeux et s'endort dans son berceau...</p>
<p>Des sourires à n'en plus finir, des billes grandes ouvertes sur un monde à découvrir, du gros chagrin jusqu'à l'éclat de rire...</p>
<p>Des gambettes potelées qui dans tous les coins gigotent l'impatience ou la gaîté, des menottes qui attrapent ses jouets ou saisissent mes doigts, de petits sourcils aussitôt froncés quand quelque chose de nouveau se pointe à l'horizon...</p>
<p>Et mon coeur qui chancelle quand c'est à moi que s'adresse ton sourire, et mon âme qui chavire quand trois larmes glissent sur ta tendre frimousse...</p>
<p>Cet avenir qui désormais t'appartient et me poussent plus loin, ces petits chaussons  que pour toi j'aimerais  tricoter avec cette douce laine de bonheur, cette envie d'éternité qui soudain s'empare de moi... Mais à qui donc brader mon âme pour à jamais cheminer à tes côtés ?...</p>
<p>Ces ailes que j'aimerais me voir pousser pour narguer les kilomètres qui nous séparent, ce départ que je repousse sans cesse pour quelques instants encore de serrer contre moi, et cette joie que j'ai, là, au fond de moi, de te savoir là...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour Oscar, petit-enfant bonheur...</p>
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		<title>« Tesekkür Ederim » aux Derviches Tourneurs ! (Trad. « Merci »)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:15:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans un révérend silence une rangée de moines coiffés de toques en feutre beige s'incline respectueusement vers la Mecque, bras haut croisés sur une chasuble immaculée qu'épouse pieusement une grande cape noire. Tambourins, flûte en biais, voix nasillardes, une musique monotone et obsédante entraine les danseurs dans une ronde blanche, une ronde douce et sans surprise. Et tombent les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un révérend silence une rangée de moines coiffés de toques en feutre beige s'incline respectueusement vers la Mecque, bras haut croisés sur une chasuble immaculée qu'épouse pieusement une grande cape noire.</p>
<p>Tambourins, flûte en biais, voix nasillardes, une musique monotone et obsédante entraine les danseurs dans une ronde blanche, une ronde douce et sans surprise. Et tombent les pelerines pour que mieux tournent les derviches...</p>
<p>Une main ouverte vers le Ciel, l'autre tournée vers la Terre, la tête penchée sur le côté, les paupières closes sur l'Amour intransigeant qu'ils portent à Dieu pour mieux le servir, doucement ondulent les derviches...</p>
<p>Comme des corolles sous le vent s'épanouissent leurs chasubles en tournoyant... Chants monocordes et roulements assourdis, ils s'enroulent sur eux-mêmes pour se confondre dans leur mystique, dans une harmonie tranquille et douce, comme si rien ni personne ne pouvait envisager de les entraver, ainsi glissant sur le parquet tournent et tournent de plus en plus vite les derviches...</p>
<p>Une main recevant d'Allah de quoi se nourrir spirituellement , semant à la ronde le ravissement de leur foi et la compréhension de tous ses mystères, dans une transe souriante tournent tournent tournent et tournent les derviches...</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tcha tcha tcha…</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 09:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un dancing, un dimanche après-midi... Tandis qu'un tango  entraine les danseurs dans une chorégraphie  argentine, un hidalgo emmène une Barbie moyenâgeuse emballée dans une robe mauve et volantée dans un pas de deux torride et déterminé... Pour la plupart des couples qui se sont élancés sur la piste, les jeux sont faits depuis belle lurette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un dancing, un dimanche après-midi...</p>
<p>Tandis qu'un tango  entraine les danseurs dans une chorégraphie  argentine, un hidalgo emmène une Barbie moyenâgeuse emballée dans une robe mauve et volantée dans un pas de deux torride et déterminé...</p>
<p>Pour la plupart des couples qui se sont élancés sur la piste, les jeux sont faits depuis belle lurette ! Ils virevoltent sans contretemps, habitués qu'ils sont à leurs accords cadencés et harmonieux. Un deux trois, un deux trois... Une valse... C'est un spectacle étonnant que de les voir dans ce balancement sans accroc, glissant sur le parquet, s’agrippant l'un à l'autre comme s'ils s'étourdissaient pour mieux oublier que tant d'années avaient déjà grisé leurs cheveux...</p>
<p>Leurs cheveux : ceux trop blonds ou trop bouclés de "Dalida" ménopausées, lâchés sur les épaules nues d'un décolleté fripé, ceux trop colorés d'hommes habillés comme des "minets", ou ces mèches clairesemées, ramenées et plaquées sur un front ou un crâne réduit à l'état de caillou vernis... Que ne restent t'ils pas de dos ceux pour qui la silhouette ferait encore illusion ? Las, en virevoltant on les devine vite retraités grimés de leurs musiques nostalgiques...</p>
<p>Tcha tcha tcha, quelques jeunettes sexygénaires osent montrer davantage qu'un genou, leurs maris en retrait, tout rougeots, reprenant leur souffle appuyés au zinc du bar le temps d'une danse de célibataire... Plus loin c'est un "Frédéric François" qui passe une main fatiguée dans sa masse de cheveux gominés, étreignant, fataliste, sa douce moitié dans un slow que seul "Mike Brant" pouvait inventer... Quelques esseulés surveillent d'un œil avisé celles qui semblent être venues sans cavalier, d' œillades audacieuses en conquêtes maladroites, d'invitations à danser en rebuffades, parfois un nouveau duo s'acoquine et bredouille quelques pas engourdis...</p>
<p>L'après-midi se fatigue entre" rock" et "slow", quelques opiniâtres continuent de s'agiter sur des "jerks" démodés, mais beaucoup se sont assis, attendant un rythme plus lent pour une dernière danse avant de rentrer. Beaucoup d'épuisés se sont éffondrés sur leur chaise, sirotant un verre en les regardant chalouper. Les musiciens tentent de relancer la cadence en vain, les couples sont fatigués et ne leurs réclament plus leurs airs préférés...</p>
<p>Et petit à petit la salle se vide, le dancing n'est plus qu'un bazar de chaises et de tables emmêlées, de miettes éparpillées, de verres vides ou renversés. Des serviettes en papier jonchent le sol griffé de trainées noirâtres laissées par les semelles en caoutchouc. Des portes vitrées s'échappent une odeur rance de bière chaude et de transpiration qui n'invitent guère à un retour en arrière, la danse est bel et bien terminée...</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Myrtille…</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 20:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un petit chien est mort hier... Une petite boule de poils tous noirs va manquer très fort à mon "petit" frère. Il a beaucoup de chagrin, il erre de pièces en pièces à le chercher partout ce petit compagnon qui occupait tant de place dans son appartement. Il croit l'entendre, il ne parvient pas encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un petit chien est mort hier...</p>
<p>Une petite boule de poils tous noirs va manquer très fort à mon "petit" frère.</p>
<p>Il a beaucoup de chagrin, il erre de pièces en pièces à le chercher partout ce petit compagnon qui occupait tant de place dans son appartement. Il croit l'entendre, il ne parvient pas encore à réaliser que jamais plus il ne pourra lui témoigner son attachement...</p>
<p>Comment dites-vous ???...  Ça n'était qu'un chien, quand même !... Non, ça n'était pas qu'un chien, c'était son chien tout simplement !</p>
<p>Vous n'en avez pas, vraisemblablement... Ou si vous en avez, on peut d'ores et déjà presque le regretter...</p>
<p>Car un chien, voyez-vous, si c'est un animal selon nos classifications humaines, un chien , soyez en certains, a la plupart du temps bien davantage d'humanité que la plupart de nos concitoyens...</p>
<p>Un chien ne vous abandonne pas, lui... Un chien sait la reconnaissance et la fidélité.</p>
<p>Ne dit-on pas qu'on a le chien qu'on mérite ? Je ne serais pas étonnée que le vôtre vous ressemble et ce ne serait pas, le pauvre,  à son avantage !</p>
<p>Comment s'étonner qu'on puisse avoir du chagrin quand on perd son chien ? Un chien, c'est un ami, un compagnon de route ! Un chien ça comprend tout, si, si... ne vous en déplaise, le mien vous le confirmera quand vous voulez !</p>
<p>C'est celui qui sans jamais se lasser vous attend et vous accueille avec joie quand vous rentrez à la maison, c'est celui qui vous écoute, qui vous regarde  et qui au tintement d'un trousseau de clefs bondit vers la porte et vous jappe son plaisir d'aller se promener !</p>
<p>Un chien ça vous regarde, oui, ça vous regarde, avec curiosité, avec intérêt, ça prend la peine de vous écouter, ça penche la tête pour mieux saisir ce que vous allez lui dire... Un chien, c'est un échange, un partage, une histoire d'amour, que voulez-vous que je vous dise, un chien c'est mieux que tout ce qu'on peut en dire, et si vous êtes à ce point étonné qu'il puisse avoir autant de chagrin, eh bien,  c'est que du chagrin, vous ne sauriez en avoir ni pour un chien ni pour quelqu'un d'autre, car la tendresse ça ne s'économise pas et vous m'avez l'air d'en être bien pingres !!!</p>
<p>Pardonnez moi, mais moi aussi ce soir,  j'ai de la peine, et si vous ne comprenez pas ce genre de tristesse la, laissez moi, laissez nous au moins le droit de l'épuiser dans notre coin... Dans le fond, je vous plains, mais tant pis pour vous, vous vous serez privés de beaucoup de bonheur, et si ce bonheur la, un jour,  il faut le payer d'un immense chagrin, nous, on le revendique de tout notre cœur, parce que nos chiens le méritent bien !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Myrtille et Jean-Etienne, mais aussi à tous nos chagrins de chiens, Capitaine, Lex, Titoune, Mortimer, Doucky, Bouloule, Toumy et tous ceux qu'on a aimé, qu'on aime, qu'on aimera et qu'on voudrait garder bien plus longtemps que ça !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Jésus, que ma joie demeure… »</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 08:45:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le printemps s'est depuis quelques jours enfin décidé à s'installer, timidement d'abord, entre matins givrés et ciel bleuté... Puis le voilà lumineux, gazouillant et fleurissant... Après quelques douleurs et froidures hivernales, je me retrouve enfin, la fatigue s'est envolée, l'espoir et les projets ont refait surface... "Jésus, que ma joie demeure..." A Montauban, un homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le printemps s'est depuis quelques jours enfin décidé à s'installer, timidement d'abord, entre matins givrés et ciel bleuté...</p>
<p>Puis le voilà lumineux, gazouillant et fleurissant... Après quelques douleurs et froidures hivernales, je me retrouve enfin, la fatigue s'est envolée, l'espoir et les projets ont refait surface... "Jésus, que ma joie demeure..."</p>
<p>A Montauban, un homme vient de tirer à bout portant sur un militaire venu lui proposer sa moto... Interrogations... Un homme, le même ?... Vient d'abattre deux autres militaires... Un homme en scooter, en moto... Un homme ?... Un fou ?... Un terroriste ?... "Jésus que ma joie demeure"...</p>
<p>A Toulouse, un homme en grosse cylindrée, un homme, en êtes-vous sûr ?... vient d'abattre froidement à l'entrée d'une école juive, un professeur, un Papa et ses deux petits enfants, poursuivant une petite fille jusque dans la cour de récréation pour la tuer à bout "touchant" !...(c'est fou ce que fleurissent les nouvelles expressions pour être encore plus près de l'horreur...) Un monstre ?... Une erreur de la nature ?... "Jésus que ma joie demeure"....</p>
<p>Une enquête... La campagne présidentielle mise en veilleuse ?... Et les voilà presque tous à se taire bruyamment... La vérité sera faite sur ces abominables assassinats !... La République nous protège, veille et cherche... "Jésus que ma joie demeure..."</p>
<p>"Ils" l'ont trouvé, "ils" l'ont cerné, acculé dans une banlieue de la ville rose... "Ils" vont le capturer vivant et "ils" le traduiront en justice.... Ce garçon de 23 ans, ce djihadiste, devra rendre compte de ses actes ! "Jésus, que ma joie demeure..."</p>
<p>Des heures de siège, de discussions, de négociations, de manipulations.... Heureusement nous sommes tenus au courant... Rien ne nous échappera de ces évènements tragiques, nous serons même "informés" de ce qui ne se passe pas...La presse est là, rien ne lui échappera, le ridicule, lui,  heureusement, ne tue pas... "Jésus, que ma joie demeure"...</p>
<p>Une minute de silence sera faite un peu partout... Le monde est plein de compassion... "Jésus, que ma joie demeure..."  Les enfants des classes maternelles eux aussi sont effondrés et participent spontanément à ce recueillement... "Jésus, que ma joie demeure..."</p>
<p>L'assaut a été donné, "IL" est mort sans avoir accepté de se rendre, la tension retombe, si si, les journalistes l'ont dit... Les policiers du RAID sont des héros, la République nous a sauvés, vive la France et la campagne peut reprendre, mais il ne faudra plus rien faire ni dire "comme avant", si si, les politiques l'ont dit... "Jésus, que ma joie demeure..."</p>
<p>Mais voici qu'une polémique prend forme, et si l'on nous avait trompé ? Et si le GIPN avait pu faire mieux ? Et si l'on avait pu le prendre vivant ?  "Jésus, que ma joie demeure..." heureusement, des gens se posent les bonnes questions !...</p>
<p>"Y'avait qu'à".... "On" aurait du... "Il aurait fallu"... Le printemps reprend ses droits, le soleil a de nouveau pignon dans le ciel bleu de nos quotidiens, tiens, à la télé "ils" ont dit que le Festival de Cannes approchait... "Jésus, que ma joie demeure..."</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En mémoire de tant d'innocents sacrifiés à l'inhumanité, à la bêtise, aux extrémismes et à l'arrivisme... "Jésus, que ma joie demeure !..."</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cap Frehel…</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 09:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un voile d'humidité grise recouvrait la lande tandis que s'effaçait bientôt le vieux phare de pierres sombres posé sur le bord de la falaise. La Manche roulait ses eaux terreuses vers le rivage ourlant chaque rouleau d'une écume de rage... Depuis un moment déjà un ciel lourd de reproches nous annonçait le grain qui  au loin zébrait Fort [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un voile d'humidité grise recouvrait la lande tandis que s'effaçait bientôt le vieux phare de pierres sombres posé sur le bord de la falaise. La Manche roulait ses eaux terreuses vers le rivage ourlant chaque rouleau d'une écume de rage...</p>
<p>Depuis un moment déjà un ciel lourd de reproches nous annonçait le grain qui  au loin zébrait Fort La Latte et plus loin les côtes de Saint-Brieuc. Le vent de plus en plus fort s'engouffrait entre les bâtiments donnant un écho lugubre à ses brutales rafales.</p>
<p>Face à la mer, vacillante et fragile, à scruter un horizon estompé et brumeux, je ne pouvais détacher mon regard de ces flots impétueux qui inlassablement s'attaquaient aux  schistes bruns soulignant la côte. Plus rien alentour. Depuis un moment nul ne se risquait au bord de la falaise, et le rideau de pluie masquait le littoral. Plus rien qu'une houle fiévreuse...</p>
<p>Alors je réalisai combien la nature ce jour là avait su fidèlement traduire mes sentiments et mon idée de la solitude. La force démesurée de cet océan démonté me ramenait brutalement à l'essentiel, me rappelant sans ambages ma vulnérabilité... Ce tumulte d'eau et de vent ressemblait  curieusement au silence, car expurgé de tous bruit civilisé, un silence primitif ... L'eau  sauvage amante pour quelques heure seulement d'un ciel  nébuleux et fuyant, dénuée de la moindre humanité... Seule, je me sentais l'Eve d'un monde originel, seule, sans recours et cependant libérée... Toute ma colère, toutes mes attentes me semblaient vaines... Chaque rouleau fracassé me remémorait mon douloureux passé, me donnait  l'envie d'un cri que personne n'entendrait, mais qui me libérerait de cet souffrance inavouée... Chaque lame argentée me rappelait combien mon avenir était précaire... Non, les années n'avaient rien apaisé, ou pas autant que je voulais bien m'en persuader...</p>
<p>Le crachin depuis un moment se dérobait sous la morsure d'une pluie glaciale, il me fallut presque m'arracher à ce spectacle cyclopéen tant la violence des éléments m'hypnotisait... A quelques mètres seulement de l'à-pic le brouillard diaphane permettait l'esquisse d'une civilisation, le charme était rompu...</p>
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		<title>« Silicone » Valley…</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 15:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Raisonnable jusqu'à nier mes craintes face aux carabins qui jusqu'ici m'affirmaient combien mon inquiétude était injustifiée... Patiente jusqu'à retarder de les rappeler pour ne pas ajouter aux centaines de patientes affolées par les dernières informations passées au travers du filet de silence dont on nous entourait... Je ne sais plus à quel "sein" me vouer !... [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Raisonnable jusqu'à nier mes craintes face aux carabins qui jusqu'ici m'affirmaient combien mon inquiétude était injustifiée... Patiente jusqu'à retarder de les rappeler pour ne pas ajouter aux centaines de patientes affolées par les dernières informations passées au travers du filet de silence dont on nous entourait...</p>
<p>Je ne sais plus à quel <strong>"sein"</strong> me vouer !...</p>
<p>Pendant des mois taire ma préoccupation qui aurait été taxée d'absurde ou d'illégitime... Sagement décider de n'écouter qu'une voix, celle de mon chirurgien, peu prolixe par ailleurs, de ne pas me perdre dans les méandres d'Internet, de ne pas me laisser bêtement alarmer par des avis non contrôlés...</p>
<p>Et toujours cette incertitude... A quand " l'Intercession des <strong>"seins"...</strong></p>
<p>Apprendre la mort d'une femme aux <strong>seins</strong> siliconés et jusqu'à l'effarement constater qu'alors seulement l'urgence semblerait s'imposer... Être enfin convoquée et repasser tous ces examens qui vous laissent des heures dans l'attente et le tourment des résultats...</p>
<p>Ne pas réussir à obtenir une réponse claire à une question simple : "Faut-il ou non conserver en son  <strong>sein</strong> ces prothèses frelatées ? Pire, devoir se justifier d'une inquiétude, pour ne jamais savoir si la décision prise le sera pour des raisons thérapeutiques, de budget, de politique sanitaire, ou de protection contre une patiente  hypocondriaque potentiellement "à problèmes" pouvant éventuellement "porter plainte" contre un état de faits dont personne n'endosse la responsabilité ni ne trouve de solution !</p>
<p>Un laboratoire qui n'existe plus et n'est donc plus ni crédible ni solvable... Des médecins qui parlent à mots pesés, qui ne s'engagent en rien dans une décision qu'ils vous laissent "libre" de prendre ou pas.... Comme si soudain  leur science toute entière nous était déléguée !!!!!</p>
<p><strong>LÂCHETÉ !!!</strong></p>
<p><em><strong>Je réclame seulement un diagnostic et un conseil précis à des professionnels instruits et expérimentés, dont c'est le métier,  pour éclairer les victimes néophytes que nous sommes !</strong></em></p>
<p><em><strong>Et qu'enfin, on cesse d'opposer porteuses de prothèses à des fins thérapeutiques et porteuses de prothèses à des fins esthétiques ! Comme si ces dernières étaient tenues pour responsables des malversations d'un laboratoire malhonnête ! Comme si cette quête d'esthétisme devait être jugée et punie d'une façon ou d'une autre ! Si bien entendu la démarche n'a rien de comparable, le résultat espéré doit en tous cas répondre aux mêmes impératifs sanitaires de santé publique, et l'obligation pour elles comme pour nous de repasser sur le billard doit être pris en charge de la même façon ! Que je sache, nous nous en serions bien passées  les unes et les autres !</strong></em></p>
<p><em><strong>A toutes les victimes des profits réalisés au détriment de notre santé par des gens peu scrupuleux !</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On serre toujours contre son <strong>sein</strong> ceux qu'on aime, et l'art d'écrire n'est que celui d'allonger ses bras... (Diderot dans une lettre à Sophie VOLLAND)</p>
<p>* Voir précédemment "<a title="Crabes fourbes ou méduses frelatées…" href="http://www.mot-a-mo.com/2011/03/crabes-fourbes-ou-meduses-frelatees/">Crabes fourbes ou méduses frelatées</a>" Mot-a-mo.com Mars 2011</p>
<p>&nbsp;</p>
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