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  <title>Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot</title>
  <link>http://www.oliviervadrot.com/</link>
  
  <description>Le blog Music business se veut être un point de repère, pour toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir les méandres de l'univers du show business, tant convoité et pourtant si mal connu. A partir d'exemples concrêts et de mon expérience, je propose de mettre en lumière chaque semaine un point précis de ce monde si fascinant.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 May 2012 14:32:56 +0200</pubDate>
  <copyright />
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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    <title>Elise et moi ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/04/30/Elise-et-moi-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 30 Apr 2012 10:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Alain Souchon</category><category>campagne présidentielle</category><category>Françoise Hardy</category><category>Hadopi</category><category>Jean-Louis Aubert</category><category>Julien Clerc</category><category>musique et élection</category><category>Sony EMI</category><category>Universal</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Elise et moi ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de musique dans la campagne électorale présidentielle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’aura échappé à personne, sans doute, que la France entre dans la
dernière ligne droite d’une campagne électorale présidentielle. Dans sept
jours, au soir du 6 mai, nous découvrirons qui aura le soin de tenir les rênes
de notre pays et de prendre des engagements pour notre avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l’heure et depuis que les concurrents se sont retrouvés sur la ligne de
départ, j’ai entendu parler de quelques sujets médiatiquement porteurs, mais
sans que cela ne fasse frémir chez moi le moindre organe. Un mot a été tordu en
tous sens, à la manière d’un exercice de style à la Queneau c’est
« industrie » et trempé dans toutes les sauces du libéralisme et du
protectionnisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Industrie musicale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se trouve que chez nous aussi, on utilise ce vocable. Vous savez lorsque
l’on parle de ces gens qui produisent et ensuite vendent (ou essaient de
vendre) des CD dans les magasins prévus à cet effet, on dit « l’industrie
du disque ». Bien entendu, le petit label qui presse 500 exemplaires du dernier
opus d’un groupe local, lui n’est pas comptabilisé parmi les « artisans du
disque », car cela n’existe pas…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois sociétés qui forment ce conglomérat : Universal, Sony et
Warner, connaissent depuis une dizaine d’années de graves difficultés (et le
terme est faible). J’ai bien plus souvent entendu parler de plans sociaux que
de projets d’avenir ou de sorties massives de nouveaux artistes sur le marché.
On commence par ratiboiser les invisibles, les assistants, les secrétaires, on
fait quelques économies sur la masse salariale, si ça ne suffit pas on passe le
Kärcher sur le service promo, on dit qu’on externalise, ça fait plus propre, et
on finit le ménage par un coup de chiffon chez les D.A. Après cela, on s’étonne
que les majors soient moins performantes aujourd’hui qu’hier…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Artistes mis à la porte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand ce grand nettoyage a été fait, on n’hésite pas non plus à rendre des
contrats à des chanteurs qui coûtent très chers à ces sociétés en perte de
vitesse économique. Pour l’instant on n’en parle pas trop, mais le rachat d’EMI
par Universal pourrait bien entrainer la mise à la porte de certains
artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passera-t-il lorsque Françoise Hardy ou Alain Souchon se retrouveront
dans le bureau de Pascal Nègre et que celui-ci leur demandera de signer,
éventuellement, un nouveau contrat d’artiste, avec de nouvelles conditions,
beaucoup plus restrictives que par le passé ? Soit ils acceptent et ne
toucheront plus qu’une misère, soit ils refusent et se retrouveront à la
rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verra-t-on un jour une manifestation de chanteurs ? Un grand défilé
avec en tête Jean-Louis Aubert et Julien Clerc, hurlant contre le grand capital
qui met ses employés dehors ! Inimaginable et pourtant cela aurait de la
gueule, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EMI n'est pas Renault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, je me dis que si l’industrie automobile avait connu, comme le
disque, une chute de 60 % de son chiffre d’affaires, en moins de 10 ans, l’Etat
aurait déjà mis en place des aides pour encourager la vente et le maintien de
milliers d’emplois. Dès que l’on flirte avec une baisse de quelques points des
immatriculations, une petite prime est inventée et le soutien au secteur se
fait sentir. Dans la musique ? ? ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Nègre faisait remarquer que sa société était comparable à un hyper
marché, en recette annuelle. Je veux bien croire que le ministère de la
culture, tout comme celui de l’économie ne s’intéresse guère à la fermeture
d’un Auchan ou d’un Carrefour, à l’autre bout de la France. Evidemment, EMI
n’est pas Renault…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors aujourd’hui, je pense à cet employé de Sony que j’ai rencontré il y a
plusieurs jours et qui ne se faisait pas d’illusion sur son avenir. Une
nouvelle charrette serait prévue emportant avec elle 200 postes et lui avec. Il
coûte trop cher, paraît-il !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir réformer Hadopi, voire l’abolir pourquoi pas, mais l’industrie
musical et le discours politique ne doivent pas uniquement se résumer à cette
institution. Il y a des centaines d’emplois menacés dans ce secteur frappé de
plein fouet par la multiplication des moyens d’échanges numériques et
semble-t-il personne au sommet de l’Etat ne semble s’en émouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez entendu parler de Culture et de musique dans les discours des
deux finalistes à l’élection présidentielle, faites-moi signe ou alors
faites-en une chanson !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Poudre aux yeux ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/03/29/Poudre-aux-yeux-%21-%21</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Mar 2012 21:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Brèves, news, infos</category>
        <category>autobiographie</category><category>Laurent Karila</category><category>poudre aux yeux</category><category>Renaud Hantson</category><category>starmania</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Poudre aux yeux ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confessions d’un enfant du rail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 29 mars marque l’anniversaire de Renaud Hantson. Hasard du calendrier,
hier est sortie en librairie son autobiographie « Poudre aux yeux – Sexe,
drogues et show business », aux éditions Pygmalion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.oliviervadrot.com/public/Couv_autobio.jpg" alt="Poudre aux yeux" style="display:block; margin:0 auto;" title="Poudre aux yeux, mar. 2012" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le récit de sa vie, Renaud l’a découpé en autant de chapitres que d’années
passées dans les affres de la dépendance à la cocaïne. 17 ans en enfer, 17
morceaux d’un puzzle qui, lorsqu’il finit par être reconstitué, laisse le
lecteur le souffle coupé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours artistique de Renaud Hantson est à l’image du titre d’un de ses
albums : « Des plaies et des bosses ». Des marques sur le corps et
dans son âme, l’artiste en est bardé. Son véritable regret est « de ne pas
avoir livré bataille » au cours de toutes ces années et pour cause.
Lorsqu’il avait les armes en mains et la volonté farouche d’en découdre, on lui
a retiré ses munitions et laissé au bord chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ha ! Le magnifique visionnaire qu’était son D.A de l’époque. « On
fait un break d’un an et tu reviendras plus fort ! », lui avait-il dit et
Renaud le croyant à attendu, attendu et le retour n’est finalement pas venu
comme il l’espérait. C’est pendant cette longue période de désœuvrement que la
cocaïne a fait son entrée dans sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des trente années passées dans le show business, il a eu des
hauts et de bas, parfois en résille, parfois en gouffres profonds dont on se
demande comment il en est sorti. S’il est toujours sur pieds, il n’est pas
indemne. Tel un boxeur titubant sous les coups, Renaud n’abdique jamais et
repart à l’assaut, sans cesse. Jusqu’à présent, il a gagné tous ses
combats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succès bien sûr est largement présent dans cet ouvrage, car n’oublions
pas que sa carrière est ponctuée par les réussites de « Starmania »
et « La légende de Jimmy », de Berger et Plamandon et de la formidable
tournée au début des années 2000, de « Notre-Dame de Paris » ; qu’en
solo, il a sorti à ce jour, une dizaine d’albums, que ses projets parallèles
Satan Jokers et Furious Zoo sont plus que jamais d’actualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette autobiographie, nous croisons les routes de nombreux
musiciens : Glenn Hugues, Angus Young, Michel Berger, Jean-Jacques
Goldman, William Sheller… Grâce à ces rencontres, nous comprenons mieux
pourquoi Renaud réussit ce grand écart permanent entre Hard rock et variété
pop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Poudre aux yeux » est le point final d’une dérive qui l’a
entrainé très loin. Ce livre aurait pu s’intituler « Rédemption », tant
Renaud s’ouvre avec honnêteté. Aucun des sujets n’est épargné, son père absent,
ses conquêtes féminines, ses délires paranoïaques, ses doutes, ses envies, ses
bonheurs. Tout y est décortiqué avec sincérité, ce qui rend le récit encore
plus émouvant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà du simple fait de vouloir laisser une trace écrite, le souhait le
plus profond du chanteur est de savoir que son travail peut aider, voire éviter
à des jeunes de tomber dans les diverses drogues et substances qui rendent
dépendant et qui au bout du compte vous pourrissent la vie. « Poudre aux
yeux » est le complément nécessaire à l’album « AddictionS », sorti à
l’automne dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autobiographie à cœur ouvert n’aurait pu voir le jour sans la
rencontre magique avec le psychiatre Laurent Karila. Celui-ci a rédigé pour son
ami, une très belle préface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Poudre aux yeux » est un livre rock n’ roll, écrit sur le cuir
le plus dur, d’une peau tannée par les douleurs. Inutile de porter un perfecto
pour se le procurer. Il suffit d’avoir envie d’aller à la rencontre de Renaud
Hantson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Marché noir ! !</title>
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    <pubDate>Wed, 21 Mar 2012 22:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Brian Adams</category><category>Bruce Springsteen</category><category>Green day</category><category>industrie musicale</category><category>marché musical</category><category>U2</category><category>Van Halen</category><category>Willy Deville</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Marché noir ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui décide vraiment de ce que l’on écoute sur nos ondes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques jours, je goûte à nouveau au plaisir de me glisser dans les
Zéniths de France. L’obscurité du back stage est pour moi d’une douceur
inversement proportionnelle à l’éclatante lumière tant appréciée des artistes.
La vie en coulisses, dans l’arrière-boutique, est pleine de rencontres,
d’échanges et d’amitié. Que du bonheur ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un peu plus deux semaines, je reçois un appel. Au bout du fil, un de
mes premiers contacts professionnels. Il s’appelle Krishna, est américain,
écrit et compose une musique rock, très mainstream. Dans son pays natal, il est
musicalement associé à Bruce Springsteen, Willy Deville ou Brian Adams. Autant
dire des chanteurs qui envoient !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que je lui faisais part de mes nouveaux contacts, il me vint une idée.
Faire écouter son dernier album à un tourneur, comme ça, juste pour avoir le
point de vue d’un spécialiste de la vente de concerts en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussitôt dit, aussitôt fait. J’envoie un lien et un mot d’explication à mon
ami. A ma grande surprise, sa réponse ne se fit pas attendre longtemps. Au-delà
des points positifs qu’il releva, ce qui retint surtout mon attention, dans son
court message fut la phrase : « Potentiel limité en France ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis tout à fait d’accord avec son analyse, car nous savons depuis de
nombreuses années que malheureusement la France n’est pas un pays très rock n’
roll, du moins médiatiquement et que le « marché » est trusté par
tout un tas de musiques qui n’ont rien à voir avec les riffs puissants de Guns
N’ roses, le lyrisme éruptif d’Aérosmith ou l’énergie de My chemical
romance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui fait le « marché » ? Toutes les explications sont données
et à mon sens aucune ne tient la route. Car si nous ne savons pas très bien
produire ce type de musique, le public lui est bien toujours au rendez-vous. Il
me semble bien que lorsque Green day, AC/DC ou U2 viennent en France, ils
remplissent tous assez facilement les plus grands stades du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette histoire de « marché » n’est-ce pas un petit doigt qui
tenterait de cacher une inculture crasse et protéger des intérêts de maisons de
disques sournoises ? Je me souviens que dans les années 80, un groupe de
jeunes garçons est apparu avec une musique datée des années 60. Ils
s’appelaient « Les forbans ». Personne ne croyait vraiment en eux et
pourtant à l’heure de la new wave triomphante, ils se sont imposés à la tête de
tous les classements. Je pense que déjà, avant leur explosion, d’obscures
Pythies avaient sans doute décrété que le « marché » n’était pas
favorable à ce type de produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exemples qui démontrent que la fameuse loi du « marché » a
été, par le passé, mise à mal de nombreuses fois sont légions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, d’ailleurs, qui fait le « marché » ? Le public ! Les
majors ! Un peu les deux… Les maisons de disques nous disent sans cesse
qu’elles produisent ce que les gens veulent entendre, ce qui est bon et surtout
ce qui rapporte. Sitôt qu’un produit fonctionne, les dirigeants clament haut et
fort : « Vous voyez, les gens adorent ! », en ayant pris le plus
grand soin de matraquer sur les ondes prescriptrices des plus gros médias le
hit savamment produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles oublient souvent de nous dire qu’elles se sont également quelquefois
bien plantées sur d’autres artistes. Mais là, c’est toujours de la faute du
public. Ha ! Satané peuple qui ne veut pas marcher dans les clous qu’on
lui fixe ! ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons que demain un producteur ait le courage, oui, je crois que nous
pouvons employer ce mot, de sortir le dernier single de Van Halen, pas tout à
fait en accord avec le paysage musical ambiant, n’est-ce pas et qu’il passe des
accords, enfin achète des espaces publicitaires et abandonne des parts sur
l’édition, par exemple, avec TF1 et NRJ, je suis certain qu’après quelques
semaines tous les mômes sensibles au solos du guitariste américain, se
précipiteront sur leur iPad et téléchargeront le titre. D’un seul coup le
« marché » aura changé de tendance…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela me laisse perplexe et dubitatif. Je crains que nos amis rockers
aient tout de même du souci à se faire, car je ne vois pas poindre à l’horizon
une fenêtre de large diffusion de cette musique. Quel dommage…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la mauvaise foi des décideurs de l’industrie musicale et des
faiseurs de « marché », elle est incommensurable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/03/21/March%C3%A9-noir-%21-%21#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>La mal aimé ! !</title>
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    <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 21:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Catherine Ringer</category><category>Claude François</category><category>Cloclo</category><category>Gilbert Bécaud</category><category>Hubert-Félix Thiéfaine</category><category>Jean-Louis Aubert</category><category>Laurent Voulzy</category><category>stars de la chanson</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le mal aimé ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a plus de « stars » de la chanson, en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche 11 mars 2012, le monde entier se souvenait avec émotion de la
catastrophe survenue au Japon, l'an passé, avec l'explosion de la centrale
nucléaire de Fukushima, suite au séisme, puis au tsunami qui dévastèrent la
côte nippone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce triste jour de fin d'hiver marque également, depuis 34 ans, la
disparition de Claude François. Tous les 365 jours, nous reprenons notre dose
de « Magnolia for ever » et de «Lundi au soleil ». Cette année,
l'ordonnance est agrémentée de « Cloclo », un long métrage de cinéma, dans
lequel le comédien Jérémie Rénier serait, aux dires de ceux qui ont déjà vu le
film, im-pressionnant de ressemblance et de réalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenons-nous qu'avant ce film, d'autres acteurs sont entrés dans la peau
de chanteurs avec brio. La môme Cotillard, obtint un Oscar, pour son
interprétation de Piaf, Eric Elmosnino reçut quant à lui, le César du meilleur
acteur pour son interprétation de Gainsbourg. Johnny Hallyday, ne se dinstigua
dans aucun festival, pour son propre rôle dans « Jean-Philippe ».
Ha ! Oui, c'est vrai il n'est pas acteur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui me frappe aujourd'hui, c'est toujours cette impression de vide.
Il n'y a plus en France de vedettes ! Certes, il y a des gros vendeurs
occasionnels ; des tournées qui fonctionnent pas trop mal ; de belles
chansons qui sortent, mais le phénomène de vedettariat a disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière vague de « folie » autour d’un chanteur doit dater
d’il y a une vingtaine d’années avec ce que l’on a appelé la « Bruelmania
». Des filles hystériques lors des concerts, des fanatiques qui dormaient
devant les hôtels, qui s’introduisaient dans les coulisses, qui hurlaient
jusqu’à l’évanouissement et j’en passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si demain, on apprenait la disparition tragique, de l'un ou l'autre des
artistes qui font la une des divers classements, je ne suis pas certain que
cela créerait un émoi national, comme nous l'avons connu en 1978. Même si, la
belle et talentueuse, Nolwenn Leroy se tranchait les veines maladroitement, en
ouvrant des huîtres de Bretagne, cela ne ferait la une des journaux que les
jours suivants et puis on passerait allègrement à d’autres infos…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui peut me citer deux ou trois noms de chanteurs leaders, en France, de nos
jours ? Lorsque je dis « leader », j'entends : Connu de
tous ; Ayant une dé-marche avant-gardiste ; Présent sur tous les
fronts médiatiques. J'en vois bien peu qui réunissent au moins ces trois points
là.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je regarde à nouveau le palmarès des Victoires de la musique, je
constate que l’arrière garde est plus présente que jamais : Jean-Louis
Aubert, Hubert-Félix Thiéfaine, Catherine Ringer, Laurent Voulzy…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute ne leur incombe pas, bien sûr. Les artistes sont des victimes
collatérales de l’évolution des technologies. L'arrivée d'internet, la
multiplication des chaînes de télé et de radios ont contribué à la dilution de
la diffusion. Les vannes ont été tellement ouvertes qu'elles ont fini par noyer
le terrain qu'elles étaient sensées irriguer. Chaque chanteur, chaque groupe
s’adresse directement à sa propre chapelle. Point de Rock, sur Nostalgie, ni de
R’n’ B sur T.S.F. Ceux-là même qui souvent dénoncent notre société de castes,
se trouvent eux aussi enfermés dans le schéma de morcellisation de leur
univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je reviens quelques instants encore sur Claude François, c’est aussi pour
constater que s’il était parmi nous, il est fort à parier qu’il serait comme
les autres de sa génération et que la plupart des gamins ne le connaitrait pas
ou si peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je pense que nous avons célébré le dixième anniversaire de la mort de
Gilbert Bécaud, il y a quelques semaines, dans une légère indifférence
générale, alors qu’il était une immense vedette de son vivant, en particuliers
au cours des années 60 et 70, je me dis que si vous connaissez, jeunes amis
chanteurs, futurs stars, un jour la gloire, il pourrait être bon pour votre
postérité de mourir lorsque vous vous trouverez en haut de l’affiche. Une fois
que celle-ci sera décollée, il se pourrait bien que l’on finisse par vous
oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite, avant tout, plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>J'avais deux amis ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/javaisdeuxamis</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Mar 2012 13:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Caruso</category><category>Gérard Rinaldi</category><category>les charlots</category><category>Lucio Dalla</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J’avais deux amis ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux grands chanteurs disparaissent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des semaines quelconques. Celles qui passent inaperçues. Celles dont
on se dit « tiens, déjà dimanche, j’ai rien vu venir ». Et puis il y a
celles qui marquent, qui vous donnent comme un coup de poing dans la gueule.
Qui vous laissent groggy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deux jours nous avons perdu deux chanteurs. Tout d'abord Lucio Dalla,
grand auteur, compositeur et interprète italien. Trois jours avant sa
disparition et deux semaines avant sa prestation prévue à Paris, il travaillait
encore à Milan, sur des projets d’avenir. Et puis subitement, le cœur s’arrête,
fatigué sans doute de trop de route, de concerts, de vie bien remplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n’aurons malheureusement pas le plaisir d’aller l’entendre une nouvelle
fois, en ce mois de mars, interpréter son célèbre « Caruso », immortalisé
par son ami Pavarotti, boulevard des capucines, à l’Olympia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis comme si le sort s’acharnait, le lendemain du décès de Lucio, un
autre artiste au nom italien s’en allait vers d’autres cieux. Gérard Rinaldi,
fondateur des « Problèmes », groupe qui accompagna Antoine à ses débuts,
puis ensuite leader des « Charlots ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai eu la chance, car s’en était une, de côtoyer Gérard pendant quelques
mois l’an passé. Cet homme était d’une gentillesse, d’une discrétion et surtout
d’une simplicité incroyable. Toujours le sourire, toujours un mot gentil à tout
le monde et surtout souvent une bonne histoire graveleuse à vous glisser dans
le creux de l’oreille, qui immanquablement vous faisait éclater de rire.
C’était ce contraste que nous aimions tous chez lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gérard avait la position de leader chez les « Charlots ». Autant ses
camarades passaient pour de gentils imbéciles heureux, autant Rinaldi était
toujours le séducteur de la bande, le premier de cordée, celui qui menait la
troupe, d’où cet aimable surnom de « mère supérieure », donné par ses
camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa carrière fut exemplaire. On peut ne pas aimer « Paulette, la reine
des paupiettes » ou « L’apérobic », mais les choix musicaux qu’il a
faits, il les a toujours assumés. D’ailleurs, suite à ces fantasques parodies
et autres galéjades, il a su véritablement bien rebondir, en poursuivant une
carrière d’acteur autant au théâtre qu’à la télévision, sans oublier que sa
belle voix grave a été utilisée à de très nombreuses reprises pour doubler
Dustin Hoffman, Tommy Lee Jones ou John Malkovitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière fois que j’ai vu Gérard, c’était à Roanne, début février 2011.
Nous étions à la même table de restaurant. Au cours de ce repas, j’ai découvert
une nouvelle facette de sa personnalité. En tant qu’épicurien, il avait une
grande connaissance du vin et savait reconnaitre certains crûs. Il nous a
véritablement épatés en citant précisément les noms de quelques producteurs des
Côtes du Rhône et nous invitant à nous renseigner sur tel viticulteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, l’heure du train est arrivée. Nous nous sommes levés et nous sommes
embrassés. Comme trop souvent dans ce beau monde du show business, nous nous
sommes dits heureux d’avoir fait un bout de route ensemble et puis surtout
« On s’appelle !». Cette magnifique phrase lancée gratuitement, avec un
fond de sincérité tout de même. Gérard devait jouer au théâtre quelques mois
plus tard, alors l’occasion était trouvée. On allait se revoir, c’était
certain. Je te donne mon numéro, tu prends le mien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps a passé et bien entendu, on ne s’est jamais rappelé. Aujourd’hui,
je le regrette sincèrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gérard, j’ai toujours ton 06 avec moi. Je crains fort que tu ne me répondes
pas là où tu es. On ne sait jamais, si mon numéro s’affiche et que tu as deux
minutes, n’hésite pas, rappelle-moi. Je serai heureux d’entendre ta voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Chanter ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/02/06/Chanter-%21-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9835578446dd1cd78c5cb01613693bdc</guid>
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 21:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Brel</category><category>Concours de chant</category><category>Imany</category><category>Madonna</category><category>super bowl</category><category>Zicmeup tour 2012</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Chanter ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Zicmeup Tour 2012 est lancé&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« T’as regardé ? » Non, je n’ai pas allumé la télé pour regarder
la mi-temps du super bowl. Il y avait pourtant Madonna qui y faisait son grand
retour. C’est dans un mini show pharaonique, d’un petit quart d’heure, que la
chanteuse a présenté d’anciens titres ainsi que son nouveau single.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis tout de même fendu du visionnage de la vidéo sur le net, afin de
pouvoir critiquer en toute connaissance de cause. Rien de neuf sous le soleil.
Elle chante très bien en playback (d’autres avant elle ont également usé de cet
artifice) et bouge son corps, toujours aussi bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci étant dit, Je n’ai à aucun moment été bouleversé, ni même ému, par sa
prestation. C’était taillé à la mesure de l’évènement. Grand, démesuré, parfait
pour attirer les annonceurs et se faire un max de beurre sur le dos des
téléspectateurs. La grande lessiveuse capitaliste, quoi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zicmeup tour 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, là n’est pas mon propos. Je viens de voir passer sur ma page facebook,
l’annonce du lancement du « Zicmeup-tour 2012 ». Je profite donc de cette
information pour vous parler aujourd’hui des concours. Cette question, de la
participation ou non à de telles épreuves, est récurrente dans les messages que
je reçois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai pour habitude de dire aux jeunes artistes qu’il ne faut rien négliger
en termes de visibilité. Partout où vous pourrez vous montrer et surtout vous
faire entendre, il faudra y être. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises
scènes, de bons ou de mauvais jurés. Il y a des lieux et des structures qui
accueillent de jeunes auteurs compositeurs, interprètes, des groupes, des
collectifs, des qui rêvent de monter sur la plus haute marche et d’autres qui
se contenteraient bien d’un strapontin, pour peu que celui-ci soit un minimum
rémunérateur de leur art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'artiste doit se dépasser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, chaque candidat à la médaille met tous ses espoirs dans ces
trois minutes sur scène et aspire à une reconnaissance quasi immédiate.
Contrairement à ce qu’ils laissent tous entendre, s’ils viennent c’est avec le
souhait de repartir avec le numéro de téléphone de la personne qu’ils croiront
providentielle et qui leur ouvrira les portes du succès.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
« T’as qu’à croire ! », répétait sans cesse un de mes copains de jeunesse, faisant comprendre à celui qui se trouvait face à lui qu’il rêvait tout debout. Un concours aussi beau soit-il, aussi prestigieux et bien doté soit-il, avec le plus beau des jurys, n’en reste pas moins qu’un concours. J’entends par là que ce n’est pas l’épreuve qui fait l’artiste. C’est l’artiste qui se fait remarquer, y compris s’il finit dans les profondeurs du classement.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une belle découverte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le Zicmeup-tour, j’ai au moins un exemple à citer. Lors
de la première édition est arrivée en finale, au Show case, une grande jeune
femme, originaire des Comores et ancien mannequin aux USA. Elle débutait dans
la chanson et avait passé les étapes de sélection avec une détermination dans
la voix et une nonchalance dans la tenue en scène qui en surprirent plus d’un.
On se regardait du coin de l’œil, pressentant qu’il allait se passer quelque
chose. On notait tous généreusement et sincèrement sa prestation.
Malheureusement pour elle, en mêlant nos notes à celles du public, elle ne
termina que 5ème du classement général.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fus très heureux d’apprendre, en passant devant une affiche dans les
couloirs du métro parisien, il y a quelques semaines de cela, que cette
chanteuse répondant au joli prénom d’Imany, serait à l’Olympia, rien que ça, au
printemps prochain. Comme bien souvent, j’ai beaucoup de mal aujourd’hui, à me
souvenir des noms des quatre artistes qui l’ont précédée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aime également à rappeler que lors d’un de ses premiers
« radio-crochet », c’est le nom que l’on donnait au milieu du siècle
dernier aux concours de chant, Jacques Brel finit bon dernier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tremplin n’est pas la rampe d’accès au succès. C’est un caillou de plus
que vous mettrez sur le bord de votre chemin. Grâce à celui-ci vous pourrez
baliser votre route et aurez une juste vision du chemin que vous avez déjà
parcouru. Celui qui reste à faire encore hélas, nous ne le savons pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis à part quelques chanceux qui auront su tirer leur épingle du jeu des
émissions télé, la réussite ne se trouve pas dans un trophée. Pourtant,
allez-y ! Inscrivez-vous, partout et chantez. Chantez ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Aidez-moi ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/30/Aidez-moi-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>droits d auteur</category><category>droits voisins</category><category>musique</category><category>news</category><category>sacem</category><category>SCPP</category><category>SPPF</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Aidez-moi ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne négligez aucune des aides qui existent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le savez sans doute, si vous me suivez depuis plusieurs mois,
outre ce blog, j’écris également pour d’autres supports sur le net. Je
collabore, depuis le début de cette année, avec Horscène, qui traite de
l’information musicale autrement, mais également avec un site qui, lors de son
lancement a fait grand bruit, je veux parler du Huffington Post.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux professionnels et anonymes reprochent à cette société de faire
travailler gratuitement des rédacteurs. A ceux-là je répondrais simplement, que
si mes lignes se trouvent publiées, c’est que je le veux bien et ai conscience
de mon apport à leur commerce. Je suis libre d’interrompre à tout moment cette
collaboration. Par ailleurs, il me semble que les sites participatifs existent
depuis bien longtemps et n’ont jamais créé de polémique lors de leur mise en
ligne…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je note qu’en l’espace d’un mois, j’ai vu le nombre de connexions à mon blog
et les demandes de conseils augmenter de façon significative. Ce qui m’amène à
penser que le grand philosophe de la chanson Enrico Macias a bien raison de
dire : « Donner, donner, do do donner, Dieu vous le rendra ». Il faut
parfois savoir être désintéressé et ne pas manquer de dire « Que puis-je
faire pour t’aider ? » A longue cela finit par payer.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
&lt;strong&gt;SPPF ou SCPP ?&lt;/strong&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n’est pas de cela que je souhaite vous parler cette semaine. Non, il
y a bien plus sérieux comme sujet. En effet, j’ai été contacté, à la fin de
l’an dernier, pour faire diffuser le clip d’un de mes artistes, sur une chaîne
du câble. La condition était qu’il fallait que le producteur du vidéogramme
soit affilié à une société civile de perception de droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe quelques coups de téléphone, je me renseigne. Personne ne sait.
Même le patron du petit label m’avoue ne pas avoir entrepris les démarches pour
affilier sa structure de productions à ces petites mains qui vont récupérer des
petits sous, là où vous n’imaginez pas qu’il puisse y en avoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N’étant répertorié nulle part, finalement le clip sera tout de même diffusé,
mais le producteur ne pourra toucher le moindre centime, sans avoir
préalablement effectué les démarches administratives, en remplissant les divers
feuillets de tout un tas d’informations légales et rébarbatives à la fois. Que
voulez-vous, c’est justement le prix à payer pour voir revenir dans la poche de
celui qui a payé, le fruit de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des aides à la création et au développement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos jeunes amis qui se lancent dans le métier, la plupart du temps pensent
gagner de l’argent avec les concerts, en premier lieu, puis avec la vente de
musique, qu’elle soit physique ou numérique. De ces deux activités découlent
des droits d’auteur, qu’ils toucheront s’ils envoient bien leur déclaration à
la SACEM, en espérant qu’ils soient inscrits auprès de la vénérable vieille
dame. Tout ceci est très bien et déjà vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cependant une seconde catégorie de droits, un peu trop oubliés par
les novices. Ce sont les droits voisins. Ceux-ci ont pris vie, il y a une
trentaine d’années, sous l’impulsion de Jack Lang, alors Ministre de la
Culture. Ils permettent entre autre, aux producteurs de phonogrammes et de
vidéogrammes (dénomination officielle), de toucher un pourcentage sur
l’exploitation des œuvres pour lesquelles ils ont investi de l’argent. Ce n’est
plus seulement la rémunération au support vendu mais à l’utilisation qui en est
faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà pourquoi, j’incite vivement toutes celles et ceux qui possèdent une
structure de production, y compris associative, à entamer les démarches
nécessaires à leur régularisation, auprès de la SPPF, par exemple. Outre le
fait de pouvoir compter sur des droits, les producteurs pourront également
bénéficier de nombreuses aides, environ une dizaine. Cela va de la production
musicale au montage d’un show case, au support de tournée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps c'est de l'argent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais que cela demande du temps, que de se consacrer au remplissage de
dossiers, mais quand vous obtenez une subvention ou lorsque vous recevez un
relevé de droits et que ô miracle, la société de collecte vous verse quelques
dizaines, voire centaines d’euros, je vous assure que cela fait du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, des âmes tristes, me rétorquent que c’est bien de la transpiration
pour pas grand-chose. Ce à quoi je réponds, qu’il ne faut jamais rien négliger.
Il est indécent de se plaindre de ne plus vendre comme avant, de voir ses
revenus fondre comme neige au soleil et en même temps, ne pas profiter du
système qui existe et qui tout de même permet de mettre un peu d’argent dans la
tirelire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Nouvelle ère ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/23/Nouvelle-%C3%A8re-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 13:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>dailymotion</category><category>diffuser la musique</category><category>midem</category><category>nouveaux labels</category><category>orange</category><category>Placébo</category><category>U2</category><category>Youtube</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Nouvelle ère ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les géants du net seront les maisons de disques de demain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le savez, si vous me lisez régulièrement, j’ai pour habitude de
commencer mon article par un petit retour en arrière, sur les sept derniers
jours. Aujourd’hui, je vous dirai bien que c’est l’avenir qui m’intéresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MIDEM.NET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, s’ouvrira dans quelques jours, à Cannes, le MIDEM. Alors que les
années précédentes, on faisait figurer le web, en parallèle du grand raout
musical, cette fois-ci, le tout numérique sera totalement intégré à la fête.
Oui, en général, on parle de la « grand-messe » ou « fête »
du monde de la musique, quand on évoque le rassemblement de ce que la terre
entière ou presque compte d’éditeurs en recherche de producteurs et de
valorisation d’un catalogue quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un peu plus d’une semaine, on saura ou du moins on espère connaitre la
vision, si ce n’est à long terme, mais au moins pour les prochaines années, de
tout ce beau monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n’y suis allé qu’une seule fois, il y a cinq ans. Déjà à cette époque,
j’entendais les anglo-saxons dirent que le bateau avait fait naufrage et que
nous, européens, étions accrochés à une planche de salut qui ne tarderait pas à
couler elle aussi, si nous ne prenions pas rapidement les bonnes décisions. En
clair, cela voulait dire, ne tournez plus autour du pot, modifiez vos modes de
pensées et de travail, avant de toucher le sol et de vous écraser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, il a fallu ce quinquennat pour que le marché prenne la décision de
faire figurer le net en bonne place. On va y arriver !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diffuseurs = producteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque je vous parle du net, j’aimerais revenir sur une notion qui semble
échapper à beaucoup d’entre nous. Je dois bien avouer que je faisais également
partie des béotiens, il y a peu encore, sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd‘hui, nous savons qu’Internet a le pouvoir. Demain, il supplantera
tous les autres modes de diffusion d’informations visuelles, musicales,
sonores… Plus de postes de télé ou de radio, il n’y aura plus qu’un appareil
connecté au web et qui permettra de passer d’un média à un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, la production musicale a toujours été, en grande partie,
tenue par des grosses sociétés qui possédaient les moyens de la diffuser. C’est
parce que Warner avait des réseaux de télévision ou que Philips fabriquait des
électrophones qu’ils ont pris en main, ce segment de leur propre marché. Le
discours était simple et efficace : « Nous possédons les tuyaux,
créons donc ce qui passera dedans ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouveaux acteurs &amp;quot;virtuels&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, la donne a changé. Ce ne sont plus les fabricants de matériel
qui ont le pouvoir. Alors, qui possède ces fameux canaux et génère beaucoup
d’argent ? Internet, bien sûr. Les fournisseurs d’accès, les moteurs de
recherches, les plates-formes de diffusion de vidéos…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne serait donc pas étonnant que d’ici peu, nous ayons des divisions de
production de contenus musicaux au sein de Google, Apple ou Youtube.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous verrez, les magnats du web feront bientôt la danse du ventre pour
signer le prochain album de U2 ou de Placébo. Fini les logos Umusic sur les
livrets des CD (il n’y en aura plus de toute façon, alors…), on ara le droit au
joli calicot à la pomme déjà croquée !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entendra des discours comme « T’as signé avec Youtube, toi ?
C’est bien ? Ils t’ont donné une grosse avance sur les futures lectures de
ton clip ! Génial ! Moi, j’aimerais bien signer avec Orange, mais ils
ne sont encore au top. Non, ils veulent juste me donner un pourcentage sur le
nombre de pages-vues de publicité. Remarque depuis qu’il n’y a plus qu’eux qui
diffusent des vidéos musicales, c’est sans doute un bon plan, non ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique sera désacralisée et deviendra un simple produit d’appel pour
lessiviers assoiffés de reconnaissance. C’est toujours bon d’avoir un artiste
dans son entourage, ça permet de rêver, de faire rêver et d’engranger…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est sans doute ce à quoi il faut s’attendre dans les années qui viennent.
Voir, l’apparition de « web labels », tenus dans l’ombre de montages
administratifs fumeux, par les grands tireurs de ficelles de l’internet. A vrai
dire cela ne sera pas choquant. Cela s’appelle l’évolution. En revanche, ce qui
risque de l’être est la répartition des droits. Là, il y aura sans doute encore
un gros chantier à organiser, mais cela fera l’objet d’un débat, j’en suis
certain, au cours du MIDEM 2017 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de web succès !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La p'tite monnaie ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/16/La-p-tite-monnaie-%21-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e22a95ad92947834cc85fdc9aedae0e0</guid>
    <pubDate>Mon, 16 Jan 2012 14:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Bichon</category><category>Julien Doré</category><category>musique</category><category>nouveauté</category><category>payer les chanteurs pour chanter</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La p’tite monnaie ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si on payait les chanteurs quand ils chantent…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel plaisir de commencer une semaine en découvrant un article dans le
quotidien Métro, consacré au travail de Renaud Hantson et Laurent Karila,
autour du concept-album « AddictionS », disque intégralement consacré aux
risques et dangers liés à la prise de produits stupéfiants, d’une part et
d’autre part un excellent Live report du Satan’s Fest III, toujours organisé
par le fondateur de Satan Jokers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite à chacun de mes lecteurs, de connaitre un jour, le plaisir de
participer à une aventure aussi enrichissante humainement que
professionnellement. Je suis certain que nous ne faisons que commencer un long
chemin qui nous mènera vers des réussites significatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Course à la visibilité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la relecture de deux articles consacrés aux ventes d’albums physiques, sur
les six derniers mois de l’année 2011, m’est venue une réflexion, quant à
l’importance de la visibilité médiatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis de nombreuses années, et cela s’est accéléré avec le temps, une fois
qu’un artiste avait un nouveau disque, tout beau tout chaud, sorti des presses,
il fallait se précipiter, se battre, se déchirer, pour passer dans une des
grandes émissions de télé, afin d’être certain d’en écouler un bon gros paquet
de 10 000, dès l’ouverture du Monop’, le lendemain matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut même un temps où les chanteurs touchaient un cachet, pour chanter sur
les plateaux des buttes Chaumont, dans les studios antiques et disparus de la
légendaires S.F.P. A cette époque, la télé n’avait que trois chaines publiques.
On y entendait les dernières niaiseries des hit-parades, mais pas seulement.
Des artistes installés depuis bien longtemps dans le paysage, venaient
interpréter un titre et s’en allait, empochant au passage une enveloppe aussi
épaisse que leur renommée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Télé &amp;quot;commerciale&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis est arrivée la télé commerciale, celle qui doit conserver des
« temps de cerveau disponible, pour vendre du coca cola ». A partir de ce
moment, les médias ont cessé de payer au motif que chaque passage à l’antenne
étant promotionnel, le producteur allait s’y retrouver à l’arrivée. Cela a été
vrai jusqu’à il n’y a pas longtemps. Effectivement, quand on sait ce que coûte
un spot de publicité sur une chaine importante, on se dit qu’un plateau gratuit
à 20 h 50 et 6 millions de spectateurs qui regardent c’est toujours bon à
prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut vrai pour presque tous. Cela ne l’est plus que pour quelques-uns. Je
ne prendrai qu’un seul exemple. Quand on regarde à nouveau le matraquage
médiatique qu’il y a eu l’an passé, pour la sortie de « Bichon », l’album
de Julien Doré et que l’on s’intéresse aux chiffres de vente, on est en droit
de se poser plusieurs questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, l’album méritait-il cette présence aussi accrue sur les
antennes ? Je n’en suis pas persuadé, mais le plus important est ailleurs.
Julien Doré est un « bon client » pour les médias. Il a une bonne
petite gueule ; il n’est pas aussi idiot que certains le disent ; il
plaît aux jeunes filles. C’est donc le bon produit à faire de l’audience. Un
booster d’audimat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c’est quoi l’audimat, si ce n’est de l’argent qui rentre dans les caisses
de la chaine qui diffuse ? L’artiste lui, aujourd’hui passe à la télé,
mais ne vend plus rien. Comme dans une équation, on devrait faire une
proposition inverse : Comme ce n’est plus la télé qui fait gagner de
l’argent aux artistes, mais le contraire, il serait donc logique que les
chanteurs qui se produisent devant les caméras touchent de nouveau un cachet,
pour chacune de leur prestation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est temps de changer l'ordre des choses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays limitrophe et francophone, de notre hexagone, il existe une
émission de variétés, à l’ancienne, qui paie les artistes. Je fus d’ailleurs
très surpris lorsqu’on me demanda quel serait le montant du cachet, pour que
telle chanteuse aille sur leur plateau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne pourra plus faire croire encore longtemps aux créateurs, que le simple
fait de passer sur la une ou la douze, permet de se faire une réputation et
d’engranger ensuite des tonnes d’euros. Ce temps touche à sa fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rêvons un peu. Et si, chaque fois qu’un média contactait un agent, celui-ci
répondait : « D’accord pour venir dans votre programme, c’est
5000 ! » et que l’autre accepte, alors le monde aurait changé. Mais, tant
que le show business attirera à lui des papillons éphémères, prêts à tout, y
compris à payer, pour s’exhiber face aux caméras, alors il ne sert à rien de se
battre. Les mass-média ont gagné. Tant pis pour les artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Michel Jonasz au Casino de Paris</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/14/Michel-Jonasz-au-Casino-de-Paris</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f172e1fc396e938c290d8d24c69bae24</guid>
    <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 19:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Live report</category>
        <category>Casino de Paris</category><category>Hors scène</category><category>Live report</category><category>Michel Jonasz</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'inaugure avec ce premier Live report, de Michel Jonasz au Casino de Paris,
une collaboration avec &amp;quot;Hors scène&amp;quot;, le nouveau site d'information musicale,
autrement. http://www.horscene.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MICHEL JONASZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Casino de Paris&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 janvier 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Libre et bleu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela faisait une vingtaine d’années que je n’avais plus revu Michel Jonasz
sur une scène parisienne. A l’époque, fin 80 début 90, le chanteur raflait les
prix et écrasait les charts avec « La boite de jazz » et « La
fabuleuse histoire de Mister swing ». Présent dans le paysage musical depuis
presque vingt ans, il connaissait enfin une consécration largement méritée et
parachevait son œuvre avec un spectacle, aussi beau qu’émouvant sur la scène du
Zénith de Paris, dont un double CD sera tiré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, comme le soleil disparaît après une belle journée d’été, Michel
Jonasz s’est fait plus discret, nous laissant dans la douce obscurité de la
nuit. Une présence en retrait du jeu médiatique. Pourtant, il a toujours été
sur les routes, avec un spectacle consacré à la musique tzigane ou une pièce de
théâtre écrite en hommage à son grand-père et puis quelques disques originaux
« Pôle ouest », « Où vont les rêves », des reprises « Chanson
française », un « best of ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.oliviervadrot.com/public/Michel_Jonasz.jpg" alt="Michel Jonasz" style="display:block; margin:0 auto;" title="Michel Jonasz, janv. 2012" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011 sort « Les hommes sont toujours des enfants », un album de 12
titres, sans, a priori, de « tubes » à l’intérieur. Qu’importe. Même
sans renfort de grande promotion télévisuelle ou de support radiophonique,
Michel Jonasz s’offre en ce mois de janvier, quatre soirs de suite, le Casino
de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est avec une formation musicale réduite : claviers, guitare,
percussions et deux choristes, qu’il entre en scène. La première chanson, est
dit-on « sacrifiée », sur l’autel de l’entrée en matière et des
retardataires qui cherchent à rejoindre le fauteuil du milieu du rang en
dérangeant tout le monde. « J’suis dans l’coton, j’suis dans l’bleu »,
miaule Jonasz d’emblée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des tempos très souvent lents et des mélodies enrobées dans une espèce de
guimauve, ô combien reconnaissable, dans sa bouche, mais malheureusement pas
toujours accessible quand on ne connait pas les paroles. Le blues domine, sur
la scène de la rue de Clichy. Mais pas le blues américain, non, le blues de
Jonasz. Le seul auteur compositeur à savoir marier les influences de ses jeunes
années avec ses racines d’Europe centrale. Nostalgie, temps qui passe, mort,
souvenirs d’enfance, des thèmes qui lui sont chers depuis ses débuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans craindre déstabiliser le public, venu en nombre écouter ses standards,
il chante la moitié de son dernier disque ! Il faut reconnaitre que
celui-ci contient quelques perles comme « Avant », « Les bougies de
secours » et le bouleversant « Est-ce que je retrouverai ma douce ».
Il met en avant des extraits de « pôle ouest » et des titres dont les
noms m’échappent totalement, sortis apparemment de fonds d’albums anciens. Le
show est ponctué ça et là d’incontournables « Les fourmis rouges »,
« Super nana », bien sûr, « Du blues, du blues » et un super
vitaminé « Joueur de blues », pour clore un spectacle de deux heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle réclame « Lucille » et « La boite de jazz », mais
sitôt sorti de scène, les lumières du Casino de Paris se rallument, nous
invitant à quitter prestement les lieux. Un fois sur le trottoir, on se repasse
le show, on regrette qu’il n’y ait pas eu de bassiste derrière le chanteur,
cela aurait permis d’avoir le groove qui manquait cruellement sur certains
morceaux, on aurait aimé entendre « Gigi », « Les fils
électriques » et bien d’autres, on se demande pourquoi Jonasz veut
ressembler à ce point à Chédid avec cette moustache, on se dit finalement que
ce chanteur a bien raison de creuser son sillon, dans le vinyle noir de la
liberté et de l’indépendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Vadrot www.oliviervadrot.com&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/14/Michel-Jonasz-au-Casino-de-Paris#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Il n'y a plus rien ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/09/Il-n-y-a-plus-rien-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 15:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>musique</category><category>Reprises musicales</category><category>Shym</category><category>Star sur Seine</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il n’y a plus rien ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop de reprises tue la création&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai eu à rencontrer un peu avant Noël, une équipe de production
audiovisuelle. Alors que nous parlions d’un projet bien précis, j’ai demandé
quelles étaient les émissions qu’ils avaient déjà produites. La jeune femme,
face à moi, me fit une liste aussi longue qu’un ticket de supermarché, au début
du mois quand le compte en banque est approvisionné. Je ne retins qu’un seul
programme. Bien entendu, celui-ci était musical et s’appelait « Star Sur
Seine »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’idée était bonne et me plaisait bien. Je la manque le jour de diffusion,
mais la retrouve en replay. J’en regarde quelques minutes et au-delà de
l’aspect « Déjà vu », oui parce que ce concept n’est pas nouveau, ce qui
m’a une nouvelle fois marqué et interrogé, c’est la prestation de Shym. De son
superbe sourire, elle nous a présenté son nouveau single « En apesanteur
», reprise de Calogero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que de reprises ! !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je venais d’évoquer dans un autre article, les résultats des meilleures
ventes pour l’année 2011. Force était de constater que les prêtres et Nolwenn
Leroy caracolaient en tête, avec des albums composés uniquement de
reprises !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis alors souvenu, d’un propos de Charles Aznavour qui n’hésitait pas
à défendre ce type d'enregistrement, dans un de ses livres, mettant en avant le
fait que le patrimoine devait vivre et qu’il était bon que des chanteurs, en
mal de bonnes chansons, s’attaquent à un répertoire pioché dans le passé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela pouvait se justifier à une époque où les auteurs n’étaient pas si
nombreux, où les compositeurs avaient du mal à faire entendre leurs musiques,
aujourd’hui ce n’est plus pareil. Grâce aux nouveaux moyens de communication,
un artiste ne peut plus être isolé et mourir dans l’indifférence générale, pour
peu qu’il soit entouré de quelques personnes qui l’aideront à exister sur le
web, puisque c’est bien de cela qu’il s’agît.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De moins en moins de créativité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi depuis plusieurs mois maintenant, il semble qu’il y ait une
course à la « reprise » ? Est-ce qu’il y a un bonus offert par le
gouvernement ? Chacun y va d’ailleurs, de son soi-disant « petit plus
», qui en fait n’apporte pas grand-chose de neuf. Bref, passons…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai l’étrange sensation que plus le temps passe et plus la créativité
s’étiole. Qui peut me citer un ou deux grands courants musicaux actuels ?
Le rap ne connaît toujours pas l’essor auquel il aspire, depuis bientôt 30 ans.
L’electro est représentée par des DJ aux figures emblématiques, mais pas par
des œuvres inoubliables. Le rock est le style qui survit le mieux aux années.
Et après ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un de mes amis, musicien de formation classique, me fit remarquer que dans
son domaine de compétence, il n’y avait presque pas de compositeurs, juste
beaucoup d’interprètes et qu’il leur était impensable de se mettre à composer
durant les périodes de disette de représentation, tant la création était
réservée à certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doit-on imaginer le monde de la chanson, de la variété, comme celui du
classique ? Avec simplement une quantité incalculable, de plus ou moins
bons interprètes et seulement une petite poignée de « vrais »
auteurs, compositeurs ? Si tel est le cas, alors sonnera le glas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus belles pages ont été écrites, semble-t-il. Plus personne ne paraît
en mesure de se frotter aux statues de commandeur, qui trône dans les mémoires
de chacun d’entre nous. Il semble que nous ne retrouverons pas de sitôt de
grandes figures qui nous marqueront pour longtemps et enrichiront le
patrimoine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand une société n’est plus capable de se renouveler, c’est qu’elle est au
bord de la destruction. Au début, elle s’asphyxie, puis disparaît.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soyez originaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’envie vous venait de vouloir faire des reprises, ce qui est naturel
lorsque l’on débute une carrière, ne vous contentez surtout pas de faire du
copier-coller. Apportez à la chanson ce petit supplément qui vous caractérise.
N’hésitez pas à malmener les arrangements, à torturer les harmonies, à ralentir
le rythme, à transposer d’un style dans un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vous faudra vous amuser avec la matière existante, afin de vous
l’approprier à part entière. Sinon, cela ne sera qu’une version en plus, en
moins bien, d’un titre que tout le monde connait déjà et préfère
l’originale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Archimède</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/archimede-le-bonheur</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Jan 2012 16:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Quelques notes de plus</category>
        <category>Archimède</category><category>le bonheur</category><category>Trafalgar</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Quand on aime, il faut le faire savoir, dit-on ! Je ne me priverai donc
pas de dire à quel point j'apprécie Archimède. Non, pas le grec d'il y a 2000
ans, mais le jeune groupe de Pop rock, de chez nous. Il est de plus en plus
rare de trouver des chansons avec des vrais bons textes, de vrais mélodies que
l'on retient sans peine, voire même qui persiste dans votre mémoire et vous
donne la banane toute une journée et surtout un véritable interprète. A n'en
pas douter, vous entendrez parler de ces jeunes gens encore longtemps. Un petit
extrait de leur théorème du bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.oliviervadrot.com/?pf=player_mp3.swf" width="200" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.oliviervadrot.com/?pf=player_mp3.swf" /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.oliviervadrot.com/public/Archimede.jpg" alt="Archimède" style="display:block; margin:0 auto;" title="Archimède, janv. 2012" /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dans ma boule de cristal ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/02/Dans-ma-boule-de-cristal-%21-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a5e63f69230914b193b34fa25788a527</guid>
    <pubDate>Mon, 02 Jan 2012 14:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Carla Bruni</category><category>EMI</category><category>Hadopi</category><category>Johnny Hallyday</category><category>Laurent Karila</category><category>musique 2012</category><category>Patrick Bruel</category><category>Renaud Hantson</category><category>Satan jokers</category><category>Universal</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans ma boule de cristal ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je vois pour 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière page de 2011 est refermée depuis peu. Ce fut pour moi presque un
plaisir. Alors que je m’apprêtais, en cette fin de journée du 31 décembre, à
réaliser un dernier achat, afin de festoyer dans la joie et la bonne humeur,
j’entrai chez un marchand de journaux. J’eus un joli pincement au cœur en
découvrant une bonne chronique de l’album « AddictionS », de Satan Jokers,
écrit et composé par Renaud Hantson et Laurent Karila, dans le nouveau numéro
de bassiste magazine. Grâce à ce papier, la dernière soirée de l’année eut la
saveur d’une gorgée de Champagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voilà que 2012 démarre en trombe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d’évoquer concrètement ce qui m’occupera au cours des 366 prochains
jours, j’aimerais jouer à un petit jeu. Quoi de plus amusant que de débuter une
nouvelle année légèrement, avec un brin d’insouciance, de futilité, voire même
d’innocence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons tous été assommés, ces dernières semaines par tout un tas de
rétrospectives, nous ressassant les succès des uns et surtout les déboires des
autres. Et si, on s’amusait à faire un peu d’anticipation pour 2012 ? Que
pourrait-il bien se passer dans les mois à venir ? Je vais en bon devin,
vous livrer ma vision des grands évènements qui marqueront cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au rachat d’EMI par Universal, de nombreux artistes se retrouveront
sans contrat ! En effet, il n’est pas logique pour une entreprise de
conserver des produits identiques. On peut travailler dans l’artistique, mais
tout de même avoir une belle vision capitaliste du rendement d’un
chanteur ! Si tu doublonnes avec une autre référence de notre catalogue et
que tu rapportes moins, on t’invitera à aller voir ailleurs si l’herbe est plus
verte et les contrats plus juteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la HADOPI ne décède pas prématurément, en passant l’arme à gauche, soyons
certain qu’elle enverra ses premiers hommes, chercher manu militari, les
terribles resquilleurs du net qui auront eu l’outrecuidance de télécharger le
dernier album de Patrick Bruel, parce que ceux qui pillent Lady Gaga ou les
Strokes, savent comment faire pour se dissimuler derrière des adresses IP
n’appartenant à personne ou renvoyant sur des serveurs fantômes. Des drames
familiaux vont se jouer dans les cuisines de pavillons de banlieue, lorsque des
parents découvriront deux gendarmes embarquer des enfants, pourtant si sages
habituellement et l’ordinateur criminel, chargé à bloc de toute la discographie
des 2 be 3. Espérons que la maréchaussée n’aura pas à écouter tous les titres
conservés sur disque dur, car des dépressions nerveuses pourraient se
déclarer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johnny Hallyday chantera bien en juin au stade de France. A moins que, à
moins que…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous verrons fondre, comme neige au soleil, les rayons disques, dans
certains magasins dits spécialisés. Il se pourrait bien que ceux-ci
disparaissent totalement, tels que nous les connaissons, à l’horizon 2013. On
ne sait pas encore ce qui les remplacera…Il paraît que l’avenir se trouve dans
la création de jeux vidéo, que ce secteur aura de plus en plus besoin de
compositeurs. Bientôt pour découvrir le dernier Metallica, il faudra chausser
des lunettes 3D et piloter, sans se prendre un mur, une grosse cylindrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carla Bruni enregistrera un nouvel album, si l’activité de son mari le lui
permet…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles règles seront imposées aux diffuseurs de musique, afin de
mettre davantage en avant les créations françaises. Peut-être même que l’on
interdira de playlister plus de 8 fois par jour un même titre ! Alors là,
ce serait pour le coup une vraie révolution ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le carton de l’année 2012 sera un album de reprises ! ! On ne sait pas
encore lequel, mais lorsque l’on voit le palmarès de 2011, on se dit qu’après
Nolwenn Leroy et Les prêtres, tout est envisageable. Ils ne sont pas nés les
artistes qui réaliseront des scores de ventes aussi importants avec des titres
originaux. D’ailleurs y en aura-t-il encore ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe Hondelatte n’enregistrera pas un second album.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous donne, d’ores et déjà, rendez-vous début 2013, afin de voir si je
suis plus fort qu’Elisabeth Tessier, au jeu des prévisions sans intérêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite, plus sérieusement, plein de succès pour cette nouvelle
année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.oliviervadrot.com/post/2012/01/02/Dans-ma-boule-de-cristal-%21-%21#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Petit Papa Noël ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/12/19/Petit-Papa-No%C3%ABl-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 13:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>disques</category><category>Hadopi</category><category>majors</category><category>musique</category><category>noël</category><category>vente de cd</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Petit papa Noël ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des disques pour cadeaux, quelle idée !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici arrivés dans la dernière ligne droite de cette année 2011. La
semaine prochaine, pour moi, sera off. Dernier billet, dernière chronique,
avant d’attaquer les 366 prochains jours, plein de bonnes résolutions. Si j’en
crois les projets qui sont posés sur le coin de mon bureau, 2012 sera
résolument musicale ! On s’en reparle très vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Noël ne connaît pas la crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S’il y a bien une période qui ne connaît pas la crise, c’est celle de Noël.
En effet, année après année, les chiffres liés à l’industrie de la musique sont
toujours de plus en plus mauvais. Les ventes de disques ont chuté de manière
vertigineuse, ça nous le savons tous. En revanche, la lecture détaillée des
statistiques démontre que sur le mois de décembre, le CD reste un produit
phare ! Les années passent, mais les résultats liés aux fêtes de Noël sont
à peu de chose près constants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les consommateurs continuent d’offrir de la musique ! Je veux dire, des
disques. Vous conviendrez qu’il est plus agréable de remettre entre les mains
de ceux qu’on aime, un coffret comprenant les symphonies de Beethoven ou
l’intégrale des Beatles. Je ne me vois pas glisser dans une santiag, au pied du
sapin, une carte prépayée qui ne ressemble à rien et qui surtout, ne permet pas
de symboliser la marque du cadeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si nous évoluons de plus en plus dans un univers dématérialisé, le
besoin de se raccrocher au réel reste fort. Nous ne pouvons mettre toutes nos
émotions, nos envies, nos rêves, dans du numérique. Voilà pourquoi, une fois
par an, faire sauter le joli bolduc rouge et éclater le papier coloré qui
emballe le paquet est rassurant et nous comble de bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le vinyle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais même aller plus loin. Alors que je déambulais dans les rayons de la
FNAC, la semaine dernière, j’ai eu plaisir à passer en revue tout le linéaire
(pas très important certes) de disques vinyles. Je trouve que l’idée de
rééditer des albums de U 2 ou d’AC/DC est judicieuse. Ne serait-il pas
subversif de ne sortir que des nouveautés sous cette forme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande partie du marché se fait dans les caves de l’internet, en douce.
Même si Hadopi court après les resquilleurs, elle n’en attrape qu’une infime
partie. Le reste s’échange des fichiers sur des sites que tout le monde connaît
mais fait comme si ils n’existaient pas… Alors que risquerait-on à sortir le
dernier Moby ou le prochain Biolay sur une belle galette noire de 30 cm ?
Pas grand-chose. Cela aurait de la gueule, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le disque témoin de notre histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous devez me trouver passéiste. Pas tant que cela. Je trouve extraordinaire
de pouvoir faire tenir dans un petit objet de quelques centimètres carrés, des
milliers de chansons ! Je veux juste attirer l’attention sur le fait, qu’à
mon sens, il y aura toujours de la musique vendue sous forme physique. Les
linéaires disparaitront ou presque, des magasins de janvier à novembre, puis
refleuriront pour les fêtes de fin d’année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les majors ne sachant plus quoi faire pour enrayer la fuite des
capitaux, vers l’économie souterraine, multiplient les offres, comprenant
parfois des inédits, des remix, des raretés, bref de bons produits. Alors,
pourquoi s’en priver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l’on se rassure, il y aura toujours de la musique pour Noël.
Aujourd’hui, nous offrons les titres qui appartiennent au patrimoine, comme
nous mettons les œuvres complètes de Balzac, dans notre bibliothèque. C’est
autant un geste d’attachement au passé, qu’un éventuel acte de découverte d’un
artiste pour les plus jeunes. L’objet en lui-même possède le pouvoir du témoin
que l’on se passe au cours d’un relai. Il est la matérialisation de notre
histoire. En sera-t-il de même, demain, avec un simple fichier ? ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas certain que les téléchargements soient en forte croissance ces prochains
jours… On en reparlera, chiffres à l’appui, une fois que seront publiées les
statistiques du troisième trimestre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l’heure, je vous souhaite de bien finir cette année, en musique, bien
entendu et vous donne rendez-vous en janvier 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonnes fêtes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/12/19/Petit-Papa-No%C3%ABl-%21-%21#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tu parles trop ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/12/12/Tu-parles-trop-%21-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 17:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Bénabar</category><category>Les bénéfices du doute</category><category>musique</category><category>médias</category><category>Pascal Nègre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Tu parles trop ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chanteurs ne chantent plus, ils parlent…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai lu hier une interview de Pascal Nègre. A ma grande surprise, le
puissant patron d’Universal se dit heureux. En effet, selon lui la révolution
numérique est une réussite et le marché de la musique est reparti. Il est vrai
que lorsque l’on est presque mort, il est bien légitime, au moindre signe
positif, de se croire Lazare ressuscité. Que les dieux de la musique, d’Hadopi
et de la carte prépayée t’entendent, Pascal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Bénéfices du doute&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n’est pas de cela que je veux parler en ce lundi. Je crois
effectivement que le verbe « parler » n’aura jamais aussi bien collé
à la réalité de ce qu’est la chanson actuellement. Non pas que les artistes
parlent plus qu’ils ne chantent, mais se font entendre plus par leur discours
que par leurs œuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’aura échappé à personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’actualité
des sorties d’albums, que nous avons eu la dernière livraison de Bénabar. Un
album de variété intitulé : « Les bénéfices du doute ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’occasion de la promotion de cet opus, le chanteur a fait la tournée des
médias. Jusqu’ici tout semble normal. Là où ça se gâte, à mon sens, c’est qu’en
zappant ces dernières soirées, j’ai retrouvé Bénabar dans plusieurs émissions
invité, non pas à chanter, mais à s’expliquer sur les polémiques de son disque
précédent, sur les paroles de ces chansons que certains parfois trouvent un peu
légères, sur ses nouveaux textes tellement engagés dans le politiquement
correct, sur les musiques, les arrangements, la photo de la pochette…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire du buzz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, les médias semblent préférer davantage le bla bla à la
chanson ! Bien entendu un échange verbal peut déraper, peut entrainer un
clash, peut amener l’artiste là où il ne souhaitait pas aller et en fin de
compte créer un buzz qui sera bien plus bénéfique au programme concerné et peu
au chanteur. Une chanson dure trois petites minutes, au cours desquelles il ne
se passe rien qui puisse être repris dans le zapping le lendemain et faire
s’esclaffer les fans du Grand journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà pourquoi, on préfèrera de plus en plus bavarder tranquillement,
deviser gaiement, batifoler autour d’une grande table aux côtés de chroniqueurs
qui n’auront de cesse de dire « allez, on regarde un extrait du dernier
clip », puis enchaîneront sur des questions aussi fondamentales que
« êtes-vous plutôt fromage ou dessert ? » ou tout aussi sympathique
« les critiques, ça fait mal, non ? ». Ce à quoi le chanteur tentera
de répondre avec le plus de gentillesse possible, parce que son attaché de
presse lui a fait comprendre que c’est super important de passer pour un garçon
sensible et émouvant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez, je vais jouer une nouvelle fois à l’ancien combattant, mais il fut un
temps où les émissions musicales existaient et permettaient aux chanteurs de
chanter ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ping pong verbal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux que conseiller aux jeunes prétendants de faire du media training.
Conservez vos forces et votre voix pour les scènes et plateaux, autres que ceux
de la télé ou de la radio. Préparez-vous à avoir à répondre à tout un tas de
questions aussi idiotes qu’insensées. Si vous ne possédez pas le minimum de
répartie nécessaire, alors vous pourriez vivre des moments douloureux. Si, en
revanche, vous êtes à la hauteur du ping pong que l’on vous fera jouer, alors
vous aurez une chance de sortir la tête haute de ce face à face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons tout de même une époque très paradoxale. Plus on multiplie les
canaux de diffusion : Radios, télés, sites web, plus laisse d’espace pour
la chanson, moins on en entend ! ! Comment comprendre cette
situation ? Malheureusement, je n’en ai pas la moindre idée…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/12/12/Tu-parles-trop-%21-%21#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Imitation ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/Imitation</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c0d274eb8b4dbaae2d9221c25f36b798</guid>
    <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 14:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>concours</category><category>dojo</category><category>génération stars</category><category>musique</category><category>Renaud Hantson</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Imitation ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imiter le passé, pour mieux envisager l’avenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi et vendredi de la semaine dernière, j’étais sur la route, avec Renaud
Hantson. Tout d’abord, un très beau moment vécu lors du concert donné au casino
2000, de Mondorf les bains, au Luxembourg. Le public, à la fois fidèle et
conquis par la prestation tellement humaine du chanteur, restera jusque tard
dans la nuit aux cotés de l’artiste. Qu’il est bon et réconfortant de sentir
autant d’amour autour de celui que l’on doit accompagner, pour son retour dans
la lumière. Ce n’est jamais gagné d’avance, mais je me dis que la voie(x) est
libre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Génération Stars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, vendredi soir, nous étions à Vesoul, pour la finale de
« Générations Stars ». Ce concours récompense celui ou celle qui demain
prendra la place de Yannick Noah ou Nolwenn Leroy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun des candidats devaient présenter deux titres. A priori, il n’y avait
pas de contrainte de forme. Reprises ou compositions, tout était permis. A mon
sens, cela biaise quelque peu le jeu, car celui qui prend un vrai risque en se
présentant avec une chanson originale aura finalement plus de chance de
l’emporter, car les professionnels apprécient beaucoup ceux qui se mettent en
danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien chanter un titre de Goldman ou un extrait de Starmania, peut donner
l’impression parfois d’assister à un Karaoké géant. Dans ce cas, les
comparaisons fusent et les claques peuvent tomber plus rapidement qu’on ne le
pense. Il est finalement bien plus casse gueule de croire au bénéfice du déjà
existant au détriment de l’originalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, n’étant pas membre de l’organisation de cette épreuve, je me garderai
bien de donner des conseils à l’équipe qui gère cette compétition depuis sept
ans déjà. Si cela dure c’est que l’ensemble des participants s’y
retrouvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'imitation est-elle limitation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais simplement revenir sur un aspect, que nous avons été plusieurs à
noter. A différents moments, au cours des prestations, nous avons entendu, dans
la salle des : « Ho ! t’as vu, on dirait untel ! » et
« Il essaie trop de ressembler à… ». On m’a posé la question au cours de
l’entracte : « ne trouves-tu pas qu’il y a parfois trop d’imitation
dans les interprétations ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce moment-là m’est revenu en mémoire un article paru dans un magazine
d’arts martiaux. Celui-ci était intitulé « L’imitation est-elle
limitation ? », car bon nombre de pratiquants ont tendance à chercher les
postures et attitudes de leurs ainés pour progresser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que répondait le maître à cette interrogation ? Hé bien, qu’il est tout
à fait naturel qu’un jeune qui débute et qui cherche sa voie soit guidé par les
pas de ceux qui le précèdent. Attention, il est primordial d’avoir à ses côtés,
si l’on veut avancer, un guide, un coach, un professeur, qui aide à apprendre
les bonnes postures, à corriger les mauvaises habitudes et qui montre le
chemin. C’est ainsi qu’en partant d’un statut d’imitateur, on se libère d’un
carquant et que l’on devient soi-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la chanson, il en est de même. Que l’on admire Michael Jackson ou
Mylène Farmer, au point de travailler leurs chansons, face à sa télé, avec un
DVD de Karaoké, pourquoi pas, mais à ce moment-là, il est préférable de n’avoir
aucune velléité artistique. Vous finirez par obtenir, le ton juste, la
gestuelle parfaite de vos idoles, mais après ? Vous ne serez qu’un clone à
travers lequel on retrouvera une part de l’original, mais sans l’être !
Quand vous serez entrés dans la peau de celui que vous admirez, vous ne vous en
sortirez qu’avec beaucoup de mal. Si vous pouvez, d’ailleurs…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail pour aller de l'avant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail sur le passé est nécessaire. On a tous gratouillé et massacré,
sur des guitares désaccordées, les succès de Brassens ou Leforestier. Il faut à
un moment s’affranchir des anciens et partir sur sa propre route. Le drame est
que bien souvent les jeunes artistes sont peu ou pas du tout entourés, ce qui
ne leur permet pas de se trouver. Ils végèteront, prendront de mauvaises
directions et finiront par se perdre dans le dédale du petit monde du show
business.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai déjà écrit, peut-être une centaine de fois, que devenir chanteur c’est
avant tout beaucoup de travail et ce travail ne peut se réaliser seul, dans sa
chambre ou sa cave. Il faut avoir face à soi un miroir qui renvoie non pas ce
que l’artiste veut voir, mais ce qu’il faut savoir. C’est le rôle du maître
dans un dojo d’arts martiaux, corriger, afin de permettre à l’élève d’aller de
l’avant, de se découvrir, pour connaitre ensuite l'harmonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’espère que vous aurez tous à cœur de trouver celui ou celle qui vous
aidera à prendre les bonnes décisions et vous permettra de faire naitre
véritablement l’artiste qui est en vous, sans limites !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La ! La ! La !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/La-%21-La-%21-La-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ceb3bee1e640039447fffc85e4c83f07</guid>
    <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 15:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>2012</category><category>concert</category><category>jeune groupe</category><category>recette de la réussite</category><category>U2</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La ! La ! La !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le théorème de la réussite par Archimède&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez sans doute eu, comme moi, votre période « croyance
irrationnelle ». Je veux parler de ces années au cours desquelles tout
événement particulier prend une dimension inénarrable et est ponctué d’un
« Waow ! Quand j’te disais que j’y pensais. Tu vois c’est
arrivé ! ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hé ! bien, je dois avouer que je suis retombé en adolescence, vendredi
dernier. Si vous avez lu mon article intitulé « Que reste-t-il de nos
amours ? », vous aurez constaté que je me lamentais sur la jeune
génération pop-rock et ne voyais qu’un seul groupe qui sorte du lot
actuellement : Archimède.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une claque ! !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En milieu de semaine, je retrouve un mail du booker de ce groupe qui
gentiment me propose de venir les entendre à la Maroquinerie. Tiens !
J’avais oublié cette invitation. Je m’empresse d’accepter et me rends donc, en
ce début de week-end, dans la salle du XXème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, j’ai pris une claque ! ! Ce qui m’a d’emblée étonné, c’est le
public. Sitôt joués les accords de la première chanson que 500 personnes se
sont mises à chanter couplets et refrains. J’ai pensé que cela devait être le
single qui passe en radio et que l’on devait absolument le connaitre pour être
dans la salle. Pas du tout. Il en fut ainsi sur l’ensemble du show. Une
vingtaine de titres, durant lesquels, 1000 cordes vocales soutinrent
énergiquement le chanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois bien l’avouer, lors de ce concert, je me suis surpris à hocher de la
tête, à taper des mains et à joindre ma voix à celle des autres. Il ne manque
plus qu’un bon coup de pouce des médias « grand public » et la
poussée d’Archimède se vérifiera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous allez me demander, pourquoi faire un reporting de concert en ce lundi
matin ? Tout simplement pour vous dire que malgré ce que j’ai pu écrire
ces derniers temps, concernant la morosité ambiante, il peut m’arriver (et
c’est souhaitable le plus souvent possible), d’être emballé par de nouveaux
artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recette de la réussite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que les ingrédients utilisés par ce groupe sont les bons. Des
textes écrits en français, ce qui devient de plus en plus rare, ciselés avec
justesse. Des histoires qui touchent ceux qui les écoutent. De nombreuses
critiques rapprochent leur univers à celui de Renaud ou de Dutronc. Une voix
reconnaissable à la première note émise. Un petit quelque chose de rocailleux,
au fond de la gorge. Des mélodies qui se retiennent facilement et qui
permettent, grâce à ces fameuses onomatopées La ! La ! La !,
déclinées sur tous les tons, de faire participer le spectateur ; si bien
que l’on passe parfois de l’ambiance concert à celle, Ô combien agréable, de
feu de camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai d’ailleurs retrouvé une espèce de ferveur païenne. Celle qui existait à
la fin de concert de Mano Solo, avec son hymne « Shalala » ou encore
lorsque U2 quittait la scène sur « 40 », laissant des milliers de fans
chanter jusqu’au bout de la nuit « How long to sing this song ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux que vous inciter, vous jeunes auteurs-compositeurs, à ne pas
avoir peur de la langue française. D’autres s’y sont attaqués avant vous et
avec succès : Noir désir, Saez, Téléphone… Ne sombrez pas dans la pseudo
facilité, en croyant que chanter en anglais ça passera mieux. C’est dans
l’ensemble assez faux. Si vous avez des choses à dire, dites-le dans votre
langue. Ha ! ça oui, pour trouver son style, son écriture, cela demande
plus de temps que de rédiger un texte comprenant trois prétérit et une forme
passive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas craindre de composer de « vraies » mélodies et non
des balbutiements sur quelques notes. Aujourd’hui, les professionnels craignent
« les voix », celles qui s’envolent et traversent plusieurs octaves. On
préfère le minimalisme, reflet sans doute de l’époque, ne pas faire de vagues…
Souhaitons que cela change et que les chanteurs retrouvent rapidement le droit
de citer. Que l’on reconnaisse le talent d’un interprète également à sa
capacité de pousser l’aiguille du compte-tours au maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2012 ? ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si 2012 marquait un retournement de situation ? Pourquoi ne pas
imaginer qu’entrainées par une force surnaturelle, d’un seul coup, les majors
décideraient de redonner une vraie place aux chanteurs qui ont des choses à
dire et qui ont les moyens de l’exprimer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant cette heure, je conclurai cet article par quelques mots,
d’Archimède : « Le bonheur est à la portée de tous » et ça, e
n’est pas une croyance d’adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Que reste-t-il de nos amours ? ?</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/11/21/Que-reste-t-il-de-nos-amours</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Nov 2011 11:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>Archimède</category><category>Baptiste Trotignon</category><category>Grands prix SACEM</category><category>Jean-Louis Aubert</category><category>Johnny Hallyday</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Que reste-t-il de nos amours ? ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait temps que les artistes retrouvent « l’envie »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi de la semaine dernière, j’ai assisté à la remise des « Grands
prix de la SACEM ». Comme d’habitude, les soirées d’autocongratulation sont
assez ennuyeuses dès les discours commencent. Une fois que les artistes passent
devant le micro cela va un peu mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avoir envie !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai toutefois été très surpris du manque d’envie de la part des impétrants.
Je dois préciser que le palmarès est connu longtemps à l’avance et qu’il n’y a
donc aucun suspens, aucune surprise. Les artistes montent sur le plateau,
s’embrouillent dans des remerciements convenus et sans intérêt, reçoivent une
médaille, dont ils ne savent que faire pendant qu’ils interprètent un titre,
font un peu de musique et puis s’en vont. On les retrouvera en fin de soirée au
bar VIP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur une dizaine de récompensés, un seul m’a fait un véritable effet.
Baptiste Trotignon, pianiste de jazz. Lorsqu’il prend place au clavier, son
corps se transforme, c’est imperceptible mais visible, il « entre en
musique ». Durant les quelques minutes, au cours desquelles il jouera un de ses
titres, on le sent pénétré par quelque chose de supérieur. Il est comme touché
par la grâce divine. On voit qu’il est dedans et non au-dessus de son
piano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle ne s’y est pas trompé et une fois la dernière note jouée, perdue
dans le silence de l’écoute quasi religieuse, une vague d’applaudissements a
envahi le casino de Paris. L’émotion était palpable. A ce moment-là, il s’est
vraiment passé quelque chose. C’est cet instant si infime et si léger que l’on
recherche lorsque l’on se rend dans une salle de spectacle. Ces brèves secondes
qui nous font aimer la musique, qui nous poussent à revenir sans cesse dans ces
lieux obscures, qui nous font battre le cœur un peu plus vite et rêver à des
vies plus belles et qui, au fond, donne raison à Nietzsche « Sans musique,
la vie serait une erreur ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la jeune génération ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voilà, il y a un mais ! Cette fougue, ce plaisir de jouer, cette
irradiation qui doit émaner du chanteur, je ne la retrouve quasiment plus sur
nos scènes ! Qui, de nos jours, enflamme le public ? Quel artiste
français monte sur scène et déchaîne les passions ? C’est terrible, mais
je pense qu’un des derniers à avoir encore cette capacité à électriser les
foules, c’est Johnny Hallyday ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la jeune génération, alors ? Elle peine ! Quand je repense aux
années 60, je me souviens qu’il y avait régulièrement des joutes, montées de
toute pièce par des magazines, qui opposaient les Chats sauvages aux
Chaussettes noires, dans les 70’s il y avait Ange, Magma, Martin Circus et plus
tard on aura Trust, Téléphone, Starshooter, Taxi girl, pour finir en apothéose
avec La Mano Négra et Noir désir. Depuis ? ? Archimède aujourd’hui, s’en
sort plutôt bien. Sinon ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A avoir voulu tant démocratiser l’accès à la musique, il me semble que l’on
a fini par affadir la filière. Je lis actuellement l’autobiographie de Steven
Tyler, le leader charismatique du célèbre groupe « Aérosmith ». J’aime
lorsque je tombe sur un passage, au cours duquel, il dit qu’à l’adolescence, il
ne laissait rien passer de la mode, de la façon dont ses idoles de l’époque
s’habillaient, se coiffaient, se chaussaient, se comportaient. Il jouait à la
rock star, pour finir par en devenir une !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'y a plus de star !&lt;/strong&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, lorsque j’ouvre n’importe quel magazine, je ne tombe quasiment
plus que sur de jeunes anglo-saxons, qui me sont totalement inconnus et qui ne
véhiculent à mon sens rien d’extraordinaire. A force d’avoir voulu faire
descendre les chanteurs dans la rue, on a fini par se priver de la saveur que
l’on recherchait auparavant. Les vedettes sont des gens comme vous, comme moi.
Ils ne font presque plus rêver et de ce fait, eux-mêmes ne se sentent pas en
position de force avec la capacité d’assommer le public en quelques minutes.
Ils viennent, chantent, juste ce qu’il faut et puis s’en vont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui parle d’émeute ? De groupies en furie qui attendent désespérément
au bas de l’hôtel que leur idole montre son nez ? De filles raides dingues
du petit chanteur ? De voiture bousculée par des fans chauds
bouillants ? De fausses sirènes d’ambulance pour éloigner la star des
mains poisseuses d’hystériques prêtes à tout, pour toucher ce corps, comme on
effleurerait une relique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je ne vois rien. Si, peut-être sur le net. D’ailleurs, on
ne dit plus adoration, on dit buzz. On ne parle plus de spectateur, mais de
pages vues. On n’est plus fan, on est ami…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au casino de Paris, j’ai tout de même vu Jean-Louis Aubert et HF Thiéfaine.
C’était bien. Oui, mais eux c’est le passé…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pas très motivante l'actualité musicale...</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/2011/11/10/Pas-tr%C3%A8s-motivante-l-actualit%C3%A9-musicale...</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 16:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>podcast</category>
        <category>actualité musicale</category><category>major</category><category>playlist</category><category>podcast audio</category><category>radio</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Petite séance de rattrapage audio, pour ceux qui ont manqué l'article de
lundi.&lt;/p&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.oliviervadrot.com/?pf=player_mp3.swf" width="200" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.oliviervadrot.com/?pf=player_mp3.swf" /&gt;
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      </item>
    
  <item>
    <title>La désabusion ! !</title>
    <link>http://www.oliviervadrot.com/post/la-d%C3%A9sabusion</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 12:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier Vadrot</dc:creator>
        <category>Les articles du lundi</category>
        <category>black eyed peas</category><category>lady gaga</category><category>musique business</category><category>playlist</category><category>webradio</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La désabusion ! !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’actualité musicale à l’image du monde, pas très motivante…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques jours, je reçois des mails, des appels téléphoniques, des
sms, de la part de certains de mes lecteurs assidus, inquiets de ne pas avoir
vu mis en ligne de nouveaux articles depuis trois semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sus tout d’abord pas trop comment répondre à ceux-là. J’aurais pu
prétexter la période de vacances scolaires et un éloignement volontaire de la
trépidante vie parisienne. Il faut savoir souffler et prendre du recul.
J’aurais également pu faire croire à un agenda surchargé, me laissant peu de
temps pour l’écriture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’en est rien. Aussi étrange que cela puisse paraitre, j’ai été frappé
par cette étrange maladie, que vous connaissez, amis créateurs, mieux que moi,
l’absence d’inspiration !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n’a rien à voir avec la peur de la page blanche, qui tétanise celui qui
livre son âme sur le papier. N’ayant pas la prétention d’apporter une pierre
fondamentale et supplémentaire à l’édifice fragile du monde du business de la
musique, je ne crains donc pas de rencontrer la virginité de la feuille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire, en fait, est bien plus simple. Cela fait deux ans et demi que
j’écris toutes les semaines ou presque, un article. Les sujets me sont inspirés
par l’actualité, celle que je vis, les rencontres, les projets, les aventures
et mésaventures, mais aussi par celle que je lis, que je déniche ici ou là sur
tous les supports existants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que le paysage musical actuel est atone ! Pardon
de le dire, mais lorsque l’on regarde le top 3, des meilleures ventes d’albums,
que découvre-t-on ? Les premières places sont trustées par des disques de
reprises ! « Les enfoirés », « Nolwenn Leroy » et
« Les prêtres ». Il n’est bien entendu pas question de remettre en
question la qualité de ces productions, mais elles nous renseignent assez bien
sur ce qu’est le marché aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis abonné aux tweets des plus gros labels de notre pays. A de très
rares exceptions je me sens concernés par leurs annonces. La plupart du temps,
ils nous expliquent que tels artistes américains va sortir son nouveau clip,
que tel groupe anglais sera de passage en France ou encore que les australiens
de … seront dans l’émission de … A croire que la création française, tous
styles confondus, est si pauvre qu’elle ne parvient pas à surnager dans cette
jungle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peine à vendre des disques (j’essaie de rester positif). On transpire à
grosses gouttes pour remplir les salles de spectacles. On annule, aux prétextes
bidons qui ne trompent personne ou presque, des dates de concerts, voire des
tournées entières. On ressert les playlist des radios, afin de n’avoir plus que
Lady Gaga et Black eyed peas huit fois par jour. On rassure la ménagère de plus
de 35 ans, avec Julien Clerc et Gérard Lenorman. On a fait disparaitre la jeune
variété française des programmes télés. On n’a pas donné davantage de place au
rock, au rap, au jazz… On a tellement multiplié les canaux de diffusion :
chaînes de télé et radios spécialisées, plus web radios encore plus segmentées,
que l’on finit par ne plus savoir ce qui se joue chez le voisin. On a créé des
journaux qui ne parlent d’artistes que si ceux-ci ont acheté des placards
publicitaires. Pas d’argent ! Pas de visibilité ! Pas de
notoriété ! On a fabriqué tellement de sites web que l’on ne sait plus où
donner de la tête, des oreilles et des yeux. On a fait croire à des inconnus,
ayant un peu de voix, qu’ils pourraient devenir de vraies stars !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que si je me donnais encore deux semaines de recul et de réflexion,
j’allongerai cette liste jusqu’à l’écœurement. Mais je ne veux pas rajouter à
la morosité ambiante une couche supplémentaire. Celle-ci est déjà bien
épaisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors face cette montagne de sommes négatives, les bras m’en sont un instant
tombés et l’inspiration a fui ma plume. Que dire ? Quoi écrire en
direction des jeunes artistes en quête d’informations positives ? Comment
faire croire que tout va bien, alors que c’est faux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aurais pu vous faire des articles de « remplissage », noircir des
lignes, afin de donner l’impression que je suis toujours sur le coup. J’en
étais incapable. Je n’ai pas voulu tricher. Parfois, il faut savoir se taire et
rendre copie blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais tout de même finir sur un point encourageant. J’ai retrouvé le
moral en regardant un épisode d’Hannah Montana, sur Disney Channel ! (je
faisais plaisir à ma fille, que voulez-vous !). Alors que l’action au premier
plan n’avait aucun intérêt, mon attention fut attirée par un écriteau, à
l’arrière-plan. Sur celui-ci était écrit : « The art of music :
Practice ! Practice ! Practice ! ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite tout de même plein de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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