<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>ObskureMag</title>
	
	<link>http://www.obskuremag.net</link>
	<description>Dark Global Media</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 16:09:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/ObskureMag" /><feedburner:info uri="obskuremag" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><item>
		<title>Clara Techkmeian – Interview (exposition photographique aux Frigos – Paris 13°)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/kp-rzrzftkY/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/articles/clara-techkmeian-interview-exposition-photographique-aux-frigos-paris-13/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 16:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sëbastien Desbarres</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles & Bonus]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=21023</guid>
		<description><![CDATA[Clara Tchekmeian est une artiste du corps ; du corps pensé par l’œil pensant, celui qui perce la substance intime sous la peau. Elle est une photographe urbaine qui donne au béton la mobilité de la faune humaine qui se le réapproprie. Elle est donc une photographe des identités, des mutations. Interview. Elle expose les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Clara Tchekmeian est une artiste du corps ; du corps pensé par l’œil pensant, celui qui perce la substance intime sous la peau. Elle est une photographe urbaine qui donne au béton la mobilité de la faune humaine qui se le réapproprie. Elle est donc une photographe des identités, des mutations. Interview. Elle expose les 25 et 26 mai à Paris, aux Frigos.</em></p>
<p><strong>Parle-nous un peu de ton parcours artistique. Comment en es-tu arrivée à la photo ?</strong><br />
Depuis très jeune, j&rsquo;étais très créative. Déjà, enfant, je créais toutes sortes de choses, des poèmes aux maquettes faites de toutes pièces, en passant par des dessins, des bd, des jeux et même des vêtements. Les circonstances ont fait que je me suis dirigée vers des études de droit, qui ont été longues et très dures, laissant peu de place aux loisirs et à la création. Cependant, ces études apportent beaucoup de bon sens et de rigueur à l&rsquo;esprit. Bref, une fois diplômée, je me suis confrontée à la vie de bureau et à toutes ses pires facettes, et j&rsquo;ai vite dû me rendre à l&rsquo;évidence: je ne pouvais m&rsquo;épanouir dans un tel milieu et dans un cadre de vie aussi étriqué. Toute ma jeunesse, toute mon existence, j&rsquo;avais pris des photos, on pouvait toujours compter sur moi pour cette tâche, car c&rsquo;était pour moi impensable de vivre quelque chose sans en ramener des images. Mais ce n&rsquo;est que vers 2011 que j&rsquo;ai imaginé en faire mon métier.</p>
<p><strong>Quelles sont tes sources d&rsquo;inspiration ? Quel est ton process créatif ?</strong><br />
J&rsquo;ai très tôt été férue d&rsquo;illustration. N&rsquo;ayant pas fait les beaux arts, ma culture classique n&rsquo;est pas imparable, mais ma culture &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo; est, elle, beaucoup plus vaste. J&rsquo;affectionne particulièrement ce qu&rsquo;on appelle le lowbrow art. J&rsquo;aime ces univers à la fois oniriques visuellement, et satiriques intellectuellement. J&rsquo;aime le contraste entre l&rsquo;image et le message délivré. J&rsquo;aime aussi beaucoup la culture street art. Ayant grandi en ville, la nature me manque, je ne suis pas une citadine inconditionnelle, j&rsquo;aime le monde sauvage, et c&rsquo;est pour ça que j&rsquo;aime le street art, car il égaye et rend la jungle urbaine plus sauvage, dans le bon sens du terme. Pour moi, le rayonnement culturel et artistique d&rsquo;une ville ressort de la couleur qui a investi ses murs. Enfin, j&rsquo;ai un peu de place aussi pour certaines références plus classiques. Que ce soit dans la photographie, avec des maîtres comme Doisneau, Riboud ou Boubat. Mais aussi pour la peinture. J&rsquo;ai toujours eu un faible pour les tableaux très poétiques de John William Waterhouse et ceux, dans un style différent, de Van Gogh. Mes photos résultent souvent d&rsquo;un coup de cœur sur le vif, d&rsquo;un feeling sur le moment. Mais il arrive aussi pour certains shootings, que je réfléchisse en amont aux différents aspects de la prise de vue et de l&rsquo;effet recherché.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/R1-28551.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/R1-28551-300x300.jpg" alt="R1-2855" width="300" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-21028" /></a></p>
<p><strong>Tu sembles être une fille carrément rock&rsquo;n'roll. Quel est ton univers musical ? Quelles sont tes références et t&rsquo;en sers-tu pour la photo ?</strong><br />
Je vis pour le rock&rsquo;n roll en effet! <img src='http://www.obskuremag.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  Je ne pourrais pas vivre sans musique, cela me paraît inconcevable. J&rsquo;en écoute beaucoup, et j&rsquo;en fais également. J&rsquo;ai des goûts assez larges: des classiques du rock comme Pink Floyd ou Jimi Hendrix, à des classiques plus modernes, comme Alice in Chains et ses premiers albums, ou Pantera, groupe culte. En passant par beaucoup beaucoup de styles: du black au death métal, du doom et stoner au hardcore, en passant par l&rsquo;horror punk, le psychobilly ainsi que l&rsquo;irish punk et la Oi. Si je devais citer des noms, ce serait dur, tant il y en a… Je pense, entre mille autres, à Paradise Lost, à My Dying Bride, à Misfits, à Mortician, Corrosion of Conformity, Morbid Angel, Immortal… Je pense que j&rsquo;aime autant de groupes que j&rsquo;ai de cellules qui composent mon corps! C&rsquo;est te dire! Toutes ces références, toutes ces ambiances, font partie de moi et sont donc en effet partie intégrante de mon inspiration. Une vieille Thunderbird sur une route poussiéreuse… Un motel louche et ses néons qui bourdonnent au-dessus de la piscine… Des vieux samples de films d&rsquo;horreur… Tu l&rsquo;auras compris, j&rsquo;aime aussi le côté cinématographique d&rsquo;un son ou d&rsquo;une image.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/R2-2788.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/R2-2788-294x300.jpg" alt="R2-2788" width="294" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-21025" /></a></p>
<p><strong>Tu es très active sur les réseaux sociaux concernant la cause animale. As-tu des projets qui pourraient traiter de ce sujet ?</strong><br />
Je pense effectivement que notre société actuelle est désastreuse sur beaucoup d&rsquo;aspects. Je rêve d&rsquo;un monde meilleur &#8211; c&rsquo;est notamment pour cela que j&rsquo;écoute du grind death et du doom. Un monde où les hommes ne seraient pas gouvernés par le profit et par des besoins superflus créés de toutes pièces, une société où la surconsommation ne serait plus, où chacun consommerait raisonnablement, et où des valeurs culturelles et éthiques remplaceraient le culte de l&rsquo;apparence, de l&rsquo;égocentrisme et de cette vulgarité qui est encensée par certains médias grand public.  Que ce soit les conséquences des cultures intensives sur les forêts dans le monde, celles d&rsquo;une rentabilité à outrance sur le dos du travail des enfants dans les pays pauvres, ou encore les conséquences de la surconsommation de produits de merde sur la souffrance animale, les problèmes sont nombreux. La 1ère étape consiste à informer les gens, dans l&rsquo;espoir que chacun prenne conscience. Et les réseaux sociaux apportent une aide non négligeable à ce stade. J&rsquo;ai plusieurs projets en tête qui vont dans ce sens, notamment un projet sur le long terme. J&rsquo;espère pouvoir les réaliser sans tarder.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/2-2742.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/2-2742-286x300.jpg" alt="2-2742" width="286" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-21024" /></a></p>
<p><strong>Comment vois-tu ton avenir de photographe ? Et as-tu d&rsquo;autres facettes artistiques que tu aimerais exploiter dans le futur ?</strong><br />
J&rsquo;espère justement mettre à profit mes compétences de photographe afin de réaliser des projets qui me tiennent à cœur et qui me permettront d&rsquo;apporter une pierre à l&rsquo;édifice des valeurs que j&rsquo;entends défendre. Esthétiquement, je me délecte de la photographie publicitaire et de mode. Mais intellectuellement, j&rsquo;ai aussi besoin de projets photo dans une veine plus artistique ou de reportage afin de délivrer un message fort sur un sujet sérieux. Par ailleurs, je suis également musicienne, chanteuse et jeune bassiste, et je compte bien remonter sur scène dans un avenir proche…</p>
<p><strong>Retrouvez Clara à l&rsquo;occasion de son exposition :</strong><br />
<a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Clara-Tchekmeian_frigos.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Clara-Tchekmeian_frigos-300x207.jpg" alt="Clara-Tchekmeian_frigos" width="300" height="207" class="aligncenter size-medium wp-image-21030" /></a></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Farticles%2Fclara-techkmeian-interview-exposition-photographique-aux-frigos-paris-13%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/kp-rzrzftkY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/articles/clara-techkmeian-interview-exposition-photographique-aux-frigos-paris-13/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/articles/clara-techkmeian-interview-exposition-photographique-aux-frigos-paris-13/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Satyricon révèle le titre de son prochain album</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/cXK1lk3j_WU/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/news/satyricon-revele-le-titre-de-son-prochain-album/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 06:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuël Hennequin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=21014</guid>
		<description><![CDATA[Les black metallers norvégiens viennent d&#8217;annoncer la tenue d&#8217;un show &#171;&#160;opératique&#160;&#187; avec les cinquante-cinq membres du National Opera Chorus (dirigés par David Maiwald) le 8 septembre au Norwegian National Opera House d&#8217;Oslo. Il se déroulera dans le cadre de l&#8217;Ultima Oslo Contemporary Music Festival, évènement qui coïncidera avec la sortie du nouvel album studio, lequel [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les black metallers norvégiens viennent d&rsquo;annoncer la tenue d&rsquo;un show &laquo;&nbsp;opératique&nbsp;&raquo; avec les cinquante-cinq membres du National Opera Chorus (dirigés par David Maiwald) le 8 septembre au Norwegian National Opera House d&rsquo;Oslo. Il se déroulera dans le cadre de l&rsquo;<em>Ultima Oslo Contemporary Music Festival</em>, évènement qui coïncidera avec la sortie du nouvel album studio, lequel portera le titre de&#8230; <em>Satyricon</em>. Il fallait y penser, bien sûr, pour ce qui sera le premier album du groupe depuis cinq ans.<br />
<em>Satyricon</em> comprendra une apparition du chanteur norvégien Sivert Høyem (Madrugada). Satyr annonce d&rsquo;emblée un album plein d&rsquo;atmosphère et au son peu compressé, &laquo;&nbsp;authentique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;dynamique&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;organique&nbsp;&raquo;. Rendu analogique en vue. Le leader précise qu&rsquo;il voit aussi en ce travail un album régénérateur pour le genre. En ses propres termes, le disque pourrait &laquo;&nbsp;aider le black metal à trouver son chemin pour l&rsquo;avenir&nbsp;&raquo;. Rien que ça.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/satyricon_opera2013.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/satyricon_opera2013.jpg" alt="satyricon_opera2013" width="475" height="337" class="aligncenter size-full wp-image-21019" /></a></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fnews%2Fsatyricon-revele-le-titre-de-son-prochain-album%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/cXK1lk3j_WU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/news/satyricon-revele-le-titre-de-son-prochain-album/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/news/satyricon-revele-le-titre-de-son-prochain-album/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Distel – Interview bonus Obsküre Magazine #15</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/7eGkXjASlHQ/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/articles/distel-interview-bonus-obskure-magazine-15/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 05:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mäx Lachaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles & Bonus]]></category>
		<category><![CDATA[Foküs]]></category>
		<category><![CDATA[Distel]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Johan Nijland]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20652</guid>
		<description><![CDATA[www.obskuremag.net dévoile les contenus restés inédits dans Obsküre Magazine #15 (mai / juin 2013, en kiosques le 9 mai) de l&#8217;entretien avec Peter Johan Nijland, aka Æter, autour du projet Distel à l&#8217;occasion de la parution de leur premier album, Puur. ObsküreMag :  Quels sont les liens entre Distel et Hadewych. L&#8217;un est-il la continuation [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>www.obskuremag.net dévoile les contenus restés inédits dans</em> Obsküre Magazine #15 <em>(mai / juin 2013, en kiosques le 9 mai) de l&rsquo;entretien avec Peter Johan Nijland, aka Æter, autour du projet Distel à l&rsquo;occasion de la parution de leur premier album,</em> Puur.</p>
<p><b>ObsküreMag</b> <b>:  Quels sont les liens entre Distel et Hadewych. L&rsquo;un est-il la continuation de l&rsquo;autre ?</b><br />
<b>Æter</b> : Hadewych est en quelque sorte un projet plus jeune que Distel ; nous avons commencé à jouer en tant que groupe en 2009 et nous avons changé plusieurs fois de line-up au cours des dernières années, ce qui rendait plus difficile le fait d&rsquo;écrire ou de se produire, mais le groupe existe toujours et nous travaillons actuellement sur un nouvel album qui devrait être terminé cette année &#8211; mais encore une fois à cause de mes engagements nombreux la progression du groupe est lente, puis la musique est sujette à beaucoup d&rsquo;expérimentations et d&rsquo;exploration sonore, beaucoup plus qu’avec Distel.</p>
<p><b>Distel se focalise entièrement sur l&rsquo;électronique, et les ambiances y sont encore plus étranges. Est-ce une contrepartie électronique ou est-ce que cela n&rsquo;a rien à voir ? </b><br />
Je pense que l&rsquo;on pourrait dire que ce n&rsquo;était pas une décision de « se concentrer exclusivement sur ​​l&rsquo;électronique », mais que la musique électronique est plus un « point de départ » de ma vie musicale en tant que telle, et elle est toujours présente dans le véhicule de Distel . En fait, mon intérêt pour les instruments acoustiques est arrivé à un stade ultérieur (fin des années 90), principalement à travers le black metal et les compositeurs avant-gardistes du 20e siècle et a abouti, entre autres, à la création d&rsquo;Hadewych, qui transcende le domaine électronique et explore des possibilités sonores dans le cadre d’un groupe, amélioré avec des instruments non conventionnels. Ainsi, les deux groupes sont à la fois musicalement et thématiquement des choses complètement séparées. De plus, l&rsquo;un n’est certainement pas la poursuite ou la contrepartie de l&rsquo;autre.</p>
<p><b>Avec Hadewych, tu t&rsquo;intéressais déjà beaucoup aux rituels, aux esprits de la forêt et les puissances de la nature. Est-ce que Distel reste de la musique rituelle? Dans les visuels, on te voit couvert de boue, ce qui est mélangé à l&rsquo;élégance des costumes que tu portes. Ces textures et éléments sales font-ils partie d&rsquo;une démarche alchimique ?</b><br />
Je pense que Hadewych se synchronise plus avec une répétition universelle et le rythme des choses qui sont apparemment «en dehors» de nous, ce qui permet un espace inter-personnel dans lequel quelque chose peut être ritualisée ouvertement. Distel est quelque chose de plus personnel, un exutoire pour l’obscurité individuelle qui m&rsquo;avait défini pendant de nombreuses années jusqu&rsquo;à récemment. Et c&rsquo;est un point général de différence entre Hadewych et Distel car le premier porte sur le grotesque de ce qui est incontestablement présent à nos yeux. Encore quelques-unes des chansons, comme &laquo;&nbsp;Hxxx&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Tide&nbsp;&raquo;, conservent cette dimension rituelle répétitive. La seule chose thématique qui ressemble à la nature répétitive des rituels sont les paroles qui traitent souvent des tendances compulsives, qui peuvent être perçues comme des rituels individuels forcés. Pourtant il y a des chances que Distel se déplace en effet dans le domaine du rituel musical dans un proche avenir.</p>
<p>La représentation visuelle de Distel, la vérité et la saleté combinées avec le costume servent à radicalement visualiser la souillure de la présence matérielle incontrôlable que nous pouvons trouver en nous-mêmes. Cela montre le schisme entre un esprit qui se pense comme un être à part, en termes de «temporalité linéaire» et «les choses qui restent les mêmes», alors que dans le même temps, de sa «tour abstraite», il ne peut pas s&rsquo;identifier à l’être physique dans un état constant de décomposition qui est son homologue. Je peux m’habiller dans un costume qui donne bonne allure, avec une cravate en soie et tout, mais c’est la seule chose que je peux réellement <i>contrôler</i>: Je serai toujours lié dans mon apparence à ce corps et sa transformation constante. Et malheureusement pour moi, mon esprit traite de cette transformation d&rsquo;une manière assez inquiétante &#8230;. que je pourrais être en mesure de transmettre au public à travers cette présentation visuelle.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/enfant22_400.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20654" alt="enfant22_400" src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/enfant22_400-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a></p>
<p><b><i>La musique de Distel est assez difficile à définir. Certains disent que c&rsquo;est de la angst-pop, du post-industriel, de la cold wave ou de l&rsquo;ambientronica. Ce son est-il le résultat d&rsquo;une longue recherche personnelle et ressens-tu une parenté avec une certaine tradition musicale ? </i></b></p>
<p>Avec Distel, comme avec d&rsquo;autres projets, j&rsquo;essaie d&rsquo;éviter l&rsquo;évidence et l&rsquo;assimilation complète de genres précis ou de clichés rythmiques, tout en conservant une qualité écoutable, des éléments qui collent à l&rsquo;esprit et une atmosphère particulière qui définit Distel en tant que tel. Je comprends certaines des définitions que tu cites : on peut par exemple dire qu&rsquo;il ya certainement quelque chose de « froid» ou de « angst pop »sur cet album, mais là encore, peut-être plus« pop » que « angoissé » parfois, ah ah. Quoi qu&rsquo;il en soit, ces définitions peuvent donner, surtout en combinaison les unes avec les autres, une allusion correcte à ce à quoi cela se rapproche, mais cela ne définit pas l&rsquo;album d’une manière concluante.<br />
C&rsquo;est drôle comment parfois les gens essayent de forcer les groupes dans des types spécifiques de niches, quand dans le même temps la chose qui échappe à toute définition est exactement la chose qui rend un groupe différent de la masse. Je pense à The Knife qui est un excellent exemple d&rsquo;un groupe qui pourrait facilement dépasser les étiquettes musicales qu’on met sur ​​eux – à part celles qui sont vraiment générales, comme « étant électronique », « rythmique » ou « pop ». De même, je ne m&rsquo;occupe pas de ces étiquettes ou de ces traditions comme guide dans ce que je fais, en rétrospective, je dirais que j&rsquo;ai essayé de créer un album avec des chansons électroniques sombres, parfois désolées ou claustrophobes. En dehors de cela, la musique est ce qu&rsquo;elle est.<br />
Cependant, quand il s&rsquo;agit de s&rsquo;aligner sur une tradition plus générale, je me sentais une certaine parenté avec les tendances expérimentales du mouvement hollandais des années 80 ULTRA, dont il y a eu une petite renaissance à l&rsquo;échelle nationale l’année dernière &#8211; et  à laquelle Distel a également participé.</p>
<p><b>Si je te demande quels seraient les cinq albums qui ont été les plus importants pour te forger en tant qu&rsquo;artiste ?</b><i><br />
</i>Je répondrais que ce sont les questions les plus difficiles de toutes <em>(rire)</em>. Je suis souvent inspiré par des artistes issus d&rsquo;autres domaines et disciplines, ou parfois par le modus operandi d&rsquo;un musicien, mais pas nécessairement par sa musique. Des musiciens que je trouve inspirant, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, sont Scott Walker, Michael Gira, John Cage, mais aussi, par exemple Deathspell Omega et Idiot Flesh. Pourtant, je suppose que cela n&rsquo;est peut-être pas facile à trouver dans la musique de Distel. Mais je dois admettre que je n&rsquo;écoute quasiment jamais de musique électronique en ce moment, ou de la musique de « niche » électronique.</p>
<p><b>L&rsquo;album <em>Puur</em> fait suite à plusieurs morceaux sortis sur des compilations, ainsi qu&rsquo;un single. Les chansons ont-elles été écrites sur une longue période ou en même temps que les morceaux que l&rsquo;on connaît déjà ?</b><i> </i><br />
Certains titres sont, en effet, plus anciens mais ils ont été réenregistrés et finis entre 2009 et 2011, le reste a principalement été écrit et enregistré à l&rsquo;automne 2010.</p>
<p><b>Distel est un duo. Parle moi un peu de la manière dont vous fonctionnez ensemble&#8230;</b><br />
Scramasax contribue principalement en tant que percussionniste sur scène, mais sur cet album, il a également fait un travail de percussion supplémentaire. Nous sommes en train de discuter de la façon de procéder dans l&rsquo;avenir et peut-être modifier la façon dont nous collaborons, ce qui mettrait plus du processus de composition dans ses mains et élargir le rôle de la percussion dans le groupe.</p>
<p><b>Tu as aussi créé ton propre langage. Certains mots semblent se référer à des choses très obscures. Tu aimes aussi mêler les langues. On pourrait tisser un lien avec le langage complexe et élaboré d&rsquo;un groupe comme Autechre. Peux-tu nous dire d&rsquo;où vient le nom Distel (qui en France peut rappeler un chanteur de variété qui a donné des cauchemars à toute une génération!) ? </b><br />
Je ne suis malheureusement pas vraiment familier avec le travail de Autechre donc c&rsquo;est un peu dur pour moi de revenir sur cela. Le truc, c&rsquo;est que je suis un peu un dingue de langues; j&rsquo;aime vraiment les sons de la parole et de la grande variété que l’on trouve dans les sons vocaux et la façon dont ils sont retranscrits. Et avec des mots étrangers j&rsquo;aime la façon dont leur beauté n&rsquo;est pas encore obscurcie par une utilisation quotidienne. Comme avec le contenu thématique, la plupart des paroles et titres résident dans un cadre opaque de référence, mais bien que les paroles elles-mêmes ne sont pas destinées à transmettre un message concret à l&rsquo;auditeur directement, elles ne sont pas que des mots posés au hasard sur la musique non plus. Je pensais que ce serait bien de mettre en œuvre l&rsquo;utilisation de plusieurs langues, comme par exemple Liaisons Dangereuses l’a déjà fait dans les années 80. Les langues sur cet album sont le néerlandais, l’anglais, français, norvégien et un petit peu de japonais (mon accent dans certaines langues peut porter à croire que c&rsquo;est une langue inventée cependant <img src='http://www.obskuremag.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> ). La même chose s&rsquo;applique aux titres des chansons, ils sont tous formés de mots de quatre lettres pris dans plusieurs langues.<br />
Le nom &laquo;&nbsp;Distel&nbsp;&raquo; peut en effet faire trembler des Français à l&rsquo;idée de la voix de Sacha, mais dans ce cas, il est en fait un mot néerlandais qui se prononce un peu différemment (le « e » n&rsquo;est pas un « è », mais comme dans le dernier « e » dans « verbe ») et est le nom d&rsquo;un type de plante, « thistle » en anglais ou « chardon » en français. J&rsquo;ai choisi ce mot spécifique en raison de l&rsquo;esthétique naturelle sévère et de l&rsquo;imagerie angulaire en épi qui remplissait ma tête la première fois que j&rsquo;ai considéré le nom (en néerlandais).</p>
<p><b>Le terme &laquo;&nbsp;puur&nbsp;&raquo; me fait penser à la pureté, la quête de l&rsquo;absolu. Distel retranscrit-il une sorte de quête mystique ? </b><br />
Tu as raison, c&rsquo;est le mot néerlandais pour « pure ». J&rsquo;ai choisi le mot, car il peut à la fois se référer à quelque chose d’exalté et d’éminent et aussi pour quelque chose qui n&rsquo;est pas édulcoré, quelque chose de &laquo;&nbsp;brut&nbsp;&raquo;, ou trop fort pour le goût moyen &#8230;. Dans les deux sens cela fait référence à un certain type d&rsquo;être « indivis » ou « vierge ». Pendant longtemps, j&rsquo;ai essayé de parvenir à une sorte de pureté dans les choses que je faisais. En regardant en arrière &#8211; également en faisant cet album &#8211; il y a eu beaucoup d&rsquo;errance et de recherche. Mais le processus lui-même est un chemin sur lequel la créativité pure peut être canalisée vers quelque chose de tangible. D&rsquo;une certaine manière, je vais toujours voir les morceaux eux-mêmes comme une série d&rsquo;échecs, mais des échecs qui sont purs, car ils sont des tremplins à l’intérieur d’ un certain développement. Et peut-être en ce sens, le titre a quelque chose d&rsquo;ironique aussi.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Peter3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20655" alt="Peter3" src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Peter3-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a></p>
<p><b>Sur &laquo;&nbsp;ämne&nbsp;&raquo;, on entend aussi des voix dans une langue française parfaite. La voix de la chanteuse m&rsquo;a fait penser à Dolina. Peux-tu m&rsquo;en dire plus sur l&rsquo;inspiration du texte ? </b><br />
C’est en effet Najah de Dolina (bravo pour avoir deviné correctement). Nous nous sommes rencontrés deux fois et impressionné par sa performance vocale je voulais vraiment travailler avec elle sur une chanson.<br />
La chanson elle-même traite d&rsquo;une forme d&rsquo;évasion dans laquelle une personne commence à se concentrer exclusivement sur les choses qui sont &laquo;&nbsp;plus grandes que nature&nbsp;&raquo; &#8211; Lorsqu&rsquo;on est submergé par exemple par l&rsquo;ampleur du cosmos et fasciné par l&rsquo;esthétique de l&rsquo;existence à une telle ampleur, on peut juste comprendre que cette immensité défie l&rsquo;entendement humain et le fait d’être « simplement » humain, en contraste, peut perdre sa sensibilité et se fondre dans l&rsquo;insignifiance.</p>
<p><b>On ressent aussi une tension oppressante dans plusieurs morceaux. Est-ce que ce sont des émotions que tu cherches à provoquer chez l&rsquo;auditeur ?</b><br />
Beaucoup de morceaux de Distel puisent leur énergie dans le sentiment d&rsquo;être piégé dans un corps qui échappe au contrôle, régi par la peur et la colère &#8211; ou, même, d&rsquo;être emprisonné à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une structure sociale et souffrant d&rsquo;une impuissance similaire. Et puis il y a la rébellion silencieuse, la structuration de soi contre le corps, contre ses sentiments ou le contrat social. Même si ce n&rsquo;est pas écrit pour provoquer certaines émotions, c’est sans doute écrit avec des émotions oppressives à l&rsquo;esprit et j’imagine que cela interpelle les gens en raison de cette atmosphère particulière.</p>
<p><b>Marcus Moonen a fait une très belle vidéo pour &laquo;&nbsp;Hxxx&nbsp;&raquo;. Es-tu intéressé pour développer ce lien entre image et son ? Le film ressemble en lui même à une performance dans un bâtiment abandonné qui aurait pu être détruit par la guerre. A un moment, on te voit manger des asticots. Peux-tu nous en dire plus sur cette expérience et tes choix artistiques ? </b><br />
Le bâtiment dans la vidéo est un hôtel de la région néerlandaise de Veluwe qui a été abandonné dans les années 70 et est resté dans un état de délabrement persistant jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il finisse par s&rsquo;effondrer il ya quelques années. Le thème de la vidéo et de la chanson est une circularité inévitable &#8211; trouver quelques plaisirs dans la vie pour la rendre supportable, mais étant principalement régné par quelque chose qu&rsquo;on ne peut pas contrôler qui entache en permanence les joies de l&rsquo;existence et nous piège dans ce cercle vicieux d’essayer convulsivement de contrôler notre propre être. Dans ma vie personnelle, j&rsquo;ai été coincé dans une situation similaire pendant très longtemps, jusqu&rsquo;à récemment, quand j&rsquo;ai trouvé des moyens d&rsquo;y faire face. L&rsquo;album et la vidéo en particulier sont en quelque sorte un simulacre artistique de &#8211; et l&rsquo;adieu à &#8211; cette période.<br />
Pour la combinaison de l&rsquo;image et du son, je pense que nous pourrions faire plus de vidéos à l&rsquo;avenir, mais il n&rsquo;y a rien de prévu pour le moment. A ce stade, notre objectif principal est de faire quelques spectacles en Europe avec cet album et j&rsquo;espère de finir les derniers enregistrements pour le nouvel album d’Hadewych.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/articles/distel-interview-bonus-obskure-magazine-15/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Photos : Thijmen Sietsma</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Farticles%2Fdistel-interview-bonus-obskure-magazine-15%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/7eGkXjASlHQ" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/articles/distel-interview-bonus-obskure-magazine-15/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/articles/distel-interview-bonus-obskure-magazine-15/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>The Mission UK : nouvel album en plein mix</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/B9rbUOvarno/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/news/the-mission-uk-nouvel-album-en-plein-mix/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuël Hennequin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=21005</guid>
		<description><![CDATA[Le line-up quasi-originel des vétérans gothiques britanniques est actuellement à Londres pour mixer le prochain vrai album studio. L&#8217;épreuve se fait en la compagnie de Dave Allen et Mark &#171;&#160;Ralphie&#160;&#187; Ralph. Ça risque de ne pas chômer, cette histoire, puisque onze jours sont bloqués en studio pour le mixage d&#8217;une totalité de seize titres. La [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le line-up quasi-originel des vétérans gothiques britanniques est actuellement à Londres pour mixer le prochain vrai album studio. L&rsquo;épreuve se fait en la compagnie de Dave Allen et Mark &laquo;&nbsp;Ralphie&nbsp;&raquo; Ralph. Ça risque de ne pas chômer, cette histoire, puisque onze jours sont bloqués en studio pour le mixage d&rsquo;une totalité de seize titres. La majorité des morceaux a été composée par le chanteur et guitariste Wayne Hussey, pour un album dont le titre de travail était, début avril, <em>Ain’t no Prayer in the Bible can save us now</em>. Ce titre est d&rsquo;ailleurs confirmé dans les récentes déclarations de Wayne sur la page <a href="https://www.facebook.com/themissionuk">facebook</a> officielle du groupe. </p>
<p>L&rsquo;album comprendra dix des seize nouvelles compositions mais le tracklisting reste à définir, ce dont Wayne fera l&rsquo;annonce une fois les derniers choix effectués.<br />
Le groupe respecte donc l&rsquo;agenda prévu avec une finition de l&rsquo;ensemble pour début juin, suivi d&rsquo;une sortie en septembre. Parmi les nouveaux titres figurent notamment &laquo;&nbsp;Ain’t no Prayer in the Bible can save me now&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;From the Oyster comes the Pearl&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;The Girl in the Fur Skin Rug&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;When the Trap clicks shut behind us&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;The long Way&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Round is Sometimes the only Way Home&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Everything but the Squeal&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Atomic Heart&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;April Fool&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;This Joke ain’t funny anymore&nbsp;&raquo;.<br />
Enfin, Hussey précise qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas là de &laquo;&nbsp;l&rsquo;album que certains fans pourraient espérer&nbsp;&raquo;. Au regard des performances live, il reste néanmoins peu probable que surgisse un nouveau <em>Masque</em>, aussi peu probable que restent les chances d&rsquo;un nouveau <em>Gods own Medicine</em> ou <em>Carved in Sand</em>. Personne ne sera-t-il donc jamais content ? Réponse en septembre, et tournée dans la foulée, comprenant quelques dates anglaises fin 2013 avec <a href="http://www.fields-of-the-nephilim.com">Fields Of The Nephilim</a>, sous la bannière du <em>Revelations Tour</em>.<br />
(Photo : Rhory Danniells)</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fnews%2Fthe-mission-uk-nouvel-album-en-plein-mix%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/B9rbUOvarno" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/news/the-mission-uk-nouvel-album-en-plein-mix/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/news/the-mission-uk-nouvel-album-en-plein-mix/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Paradise Lost : tournée XXVe anniversaire</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/g0g5-WJAYCA/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/news/paradise-lost-tournee-xxve-anniversaire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 06:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuël Hennequin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20997</guid>
		<description><![CDATA[La formation pionnière du gothic metal donnera en Angleterre sur fin octobre/début novembre 2013 une mini-série de quatre dates, qui culminera début novembre au Roundhouse londonien. Cette tournée aura pour vocation de célébrer le quart de siècle du groupe, lequel pourrait à l&#8217;occasion jouer sur scène un titre auquel pas grand monde ne s&#8217;attend de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La formation <a href="http://www.paradiselost.co.uk">pionnière</a> du gothic metal donnera en Angleterre sur fin octobre/début novembre 2013 une mini-série de quatre dates, qui culminera début novembre au <em>Roundhouse</em> londonien. Cette tournée aura  pour vocation de célébrer le quart de siècle du groupe, lequel pourrait à l&rsquo;occasion jouer sur scène  un titre auquel pas grand monde ne s&rsquo;attend de sa part, dixit le chanteur Nick Holmes. Première partie (de luxe, diront certains) : les Italiens <a href="http://www.lacunacoil.it">Lacuna Coil</a>, soit une autre manière de voir le goth metal &#8211; façon catchy et fort pop. </p>
<p>Les places sont en prévente à partir de ce 22 mai et à la vente publique générale sera lancée quant à elle vendredi 24. Un package VIP sera mis en vente (limité à vingt-cinq packs par date) incluant entre autre  un coffret deluxe comprenant divers items, un accès en prime-time au show concerné et une opportunité de  photographie avec le groupe (amenez votre propre appareil, bien sûr).</p>
<p><strong>PARADISE LOST UK XXV tour 2013 :</strong><br />
30/10 &#8211; Wolverhampton, Wulfrun Hall<br />
31/10 &#8211; Glasgow, ABC<br />
01/11 &#8211; Manchester, The Ritz<br />
03/11 &#8211; London, Roundhouse</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/paradise-lost_25thanniv.jpg"><img src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/paradise-lost_25thanniv.jpg" alt="paradise-lost_25thanniv" width="427" height="600" class="aligncenter size-full wp-image-20998" /></a></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fnews%2Fparadise-lost-tournee-xxve-anniversaire%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/g0g5-WJAYCA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/news/paradise-lost-tournee-xxve-anniversaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/news/paradise-lost-tournee-xxve-anniversaire/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Interview d’Anthelme Hauchecorne, auteur du roman Âmes de Verre</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/Eh8uNoaLk58/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/articles/interview-danthelme-hauchecorne-auteur-du-roman-ames-de-verre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 05:52:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vïncent Tassy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles & Bonus]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / Roman Noir / SF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20975</guid>
		<description><![CDATA[Énorme claque que ce premier tome de la série Sidh, Âmes de Verre, qui confirme tout le talent d’Anthelme Hauchecorne en matière de fantaisie urbaine sombre, addictive et intelligente. On avait découvert le jeune auteur français avec La Tour des Illusions et le recueil de nouvelles Baroque’n’Roll (Lokomodo/Asgard), et son potentiel explose littéralement dans le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><i>Énorme claque que ce premier tome de la série </i>Sidh, Âmes de Verre, <i>qui confirme tout le talent d’Anthelme Hauchecorne en matière de fantaisie urbaine sombre, addictive et intelligente. On avait découvert le jeune auteur français avec </i>La Tour des Illusions<i> et le recueil de nouvelles </i>Baroque’n’Roll <i>(Lokomodo/Asgard), et son potentiel explose littéralement dans le gros monstre </i>Âmes de Verre. <i>Dans une Lille contemporaine dystopique, une organisation appelée </i>La Vigie<i> lutte contre les Daedalos, monstres venus d’un monde parallèle : autour de ce canevas, l’auteur parvient à créer une mythologie passionnante, nourrie de légendes Celtes et urbaines, et à interroger la bêtise humaine. Difficile d’en révéler plus sans grignoter le plaisir de la découverte qui préside à chaque page d’un roman impeccablement écrit et maîtrisé – 650 pages qui passent beaucoup trop vite à notre goût. Anthelme Hauchecorne a répondu en profondeur à nos (nombreuses) questions, et nous aurions eu tort de ne pas restituer la mise en page géniale qu’il nous a proposée. Si vous n’avez pas encore lu la prose du monsieur, voici de quoi se donner l’eau à la bouche. Et céder à l’appel du Sidh !</i></p>
<p align="center"><b> </b></p>
<p style="text-align: center" align="center"><b>« CONCERTO POUR CLOPORTES ET CANCRELATS… »</b></p>
<p style="text-align: center" align="center"><i>UN ENTRETIEN INTERLOPE AVEC ANTHELME HAUCHECORNE</i></p>
<p style="text-align: center" align="center"><i>RÉALISÉ PAR VINCENT TASSY</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Obsküre Magazine : <i>Âmes de Verre</i></b><b> est ton troisième livre, et représente un tournant dans ton œuvre : non seulement, c’est ton roman le plus long, mais en plus, c’est le premier volume d’une tétralogie. Quand et comment est né l’univers du <i>Sidh</i> ? L’ensemble du cycle est-il déjà terminé dans ton esprit ?</b><br />
<strong>Anthelme Hauchecorne :</strong> <b><i>Le Sidh</i></b> résulte d’une longue gestation amorcée avec la découverte de <b><i>Neverwhere</i></b> de Neil Gaiman puis celle de l’incomparable <b><i>Féérie pour les ténèbres</i></b> de Jérôme Noirez.<br />
L’écriture de ce roman a débuté en 2007. Six versions ont vu le jour avant qu’<b><i>Âmes de verre </i></b>ne parvienne à maturité. Je n’étais pas pleinement satisfait de mon premier roman, <b><i>La Tour des illusions</i></b>, qui m’avait laissé avec un goût d’inachevé. Je sentais confusément que je tenais les pièces d’un récit plus ambitieux, un puzzle déliquescent dont la recomposition m’a pris cinq années.<br />
<b><i>Âmes de verre</i></b> est né d’une observation des métropoles. J’ai coulé mon enfance dans de petites villes, avant d’habiter la quatrième agglomération de France. Un choc. L’urbanité, les rues bondées, les regards absents. Un panorama gris rincé par la pluie. J’ai conçu l’univers des <i>Streums</i> parce qu’il m’a fallu combler ce vide. Celui des nuits d’insomnie. Celui des jours de torpeur. Le vide des rêves creux et des élans brisés. J’ai ouvert les vannes du merveilleux pour noyer la métropole sous une cataracte de légendes d’antan.<br />
Le cycle du <b><i>Sidh</i></b> devrait se conclure d’ici trois ou quatre ans. La structure des trois tomes à paraître est déjà arrêtée. Hélas, je ne peux en dévoiler beaucoup au risque d’écorner le plaisir des lecteurs. Tout au plus puis-je confirmer ce que certains ont dû pressentir : qu’au fil des pages la fantaisie prendra une part croissante, à mesure que nous nous enliserons dans le monde des <i>Streums</i>.<br />
<b><i>Âmes de verre</i></b> propose une invitation onctueuse et (presque) indolore à rejoindre le cercle restreint des <i>Éveillés</i>. Je crains en revanche que <b><i>L’En-Deçà</i></b> (Le Sidh / 2), <b><i>Nuits païennes</i></b> (Le Sidh / 3) et <b><i>Le Sacre d’automne</i></b> (Le Sidh / 4) ne malmènent quelque peu le lectorat délicat.<br />
La guérilla urbaine n’est pas un club de vacances pour touristes désœuvrés.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Ames-de-Verre-couv.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-20977" alt="Ames de Verre couv" src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Ames-de-Verre-couv-185x300.jpg" width="185" height="300" /></a></p>
<p><b>Comment t’y es-tu pris pour écrire <i>Âmes de Verre</i> ? Son caractère gigogne, à tous les niveaux – structurel et diégétique –, même s’il donne une impression de fluidité incroyable à la lecture, a dû être délicat à concevoir…</b><br />
Nonobstant son apparence bordélique,<b><i> Âmes de verre</i></b> demeure un chaos construit. Sa structure scénaristique doit beaucoup au regard aiguisé de Rémy Guyard, mon directeur d’ouvrage. En habile légiste littéraire, il a su diagnostiquer les escarres et les nécroses du manuscrit originel. Nous avons œuvré de concert à la scie à os et au fendoir afin de rendre intelligible l’histoire alambiquée d’<b><i>Âmes de verre</i></b>.</p>
<p>Pour les personnes désireuses de reproduire l’expérience chez elles (prévoyez une bâche tout de même), les ingrédients de cette truculente recette sont les suivants :</p>
<ul>
<li>400 grammes de narration alternée, reprenant les points de vue de deux personnages centraux (disponible dans toutes les bonnes boucheries, rayon « Polar à la coupe »)</li>
<li>75 centilitres de concentré d’assassin charismatique aux mobiles troubles</li>
<li>20 louches d’un univers chamarré, présenté sous forme de volets arrachés à un Codex de l’étrange</li>
<li>5 années d’effort, un quintal d’aspirine, une dépression et un directeur d’ouvrage adepte des châtiments corporels.</li>
</ul>
<p>Servir frappé avec sa garniture de 600 pages.</p>
<p><b>Parlons un peu des magnifiques illustrations de Pascal Quidault. Comment en es-tu venu à travailler avec lui pour <i>Le Sidh</i> ? Et comment la collaboration s’est-elle passée ?</b><br />
Tel un vilain garnement confronté à un bocal de confiseries, j’ai salivé devant les couvertures que Pascal a réalisé pour d’autres romans de mon éditeur (<b><i>Sohl</i></b>, <b><i>La Cité noire</i></b>…). Son style coïncidait avec mes univers. A débuté alors un patient travail de harcèlement, au terme duquel (de guerre lasse) Pascal a consenti à travailler avec moi. Le bougre croule sous les demandes, il m’a fallu montrer patte blanche.<br />
Je m’immisce beaucoup dans le graphisme de mes parutions, de la maquette jusqu’aux illustrations que je perçois comme une extension de mon travail. Pascal, au contraire, préfère qu’on lui laisse le champ libre. Moyennant une période d’ajustement, nous avons trouvé notre équilibre. Initialement, je lui soumets des concepts de visuels, des suggestions. Ensuite, je le laisse créer à sa guise. Je me réjouis de pouvoir compter sur lui pour les prochains tomes, lesquels intègreront un nombre grandissant d’illustrations.<br />
Enfin, je serais un épouvantable ingrat si j’occultais la contribution de notre maquettiste, Yoann Dolomieu de <b><i>Tristelune Productions</i></b>. Avec ses variations de polices, de cliparts, de fonds et ses visuels, l’embaumement d’<b><i>Âmes de verre</i></b> a relevé du véritable casse-tête, avant son envoi à l’imprimeur pour la mise en bière.</p>
<p><b>Pourrais-tu m’en dire plus sur ce choix de placer ton intrigue autour de la ville de Lille, et de mettre en avant, notamment dans le langage du personnage du Craqueuhle, le patois lorrain ?</b><br />
Lille demeure une métropole chargée d’Histoire, de patrimoine, de friches industrielles et de maisons hantées, de légendes urbaines et de lieux insolites. Autant d’éléments exhumés au fil de mes recherches, lesquels confèrent à <b><i>Âmes de verre</i></b> son vernis de crédibilité.<br />
Quant au patois lorrain, il renvoie à ma région natale. À ses mines et à sa misère, à la rude existence des générations qui l’ont forgée dans le creuset de la sidérurgie et des luttes sociales.<br />
J’aime la langue française et les affluents qui la nourrissent. Le patois ressemble à une musique désuète, empreinte de sonorités oubliées. Un lexique que je me délecte à dépoussiérer. Certains passages d’<b><i>Âmes de verre</i></b> sonnent à la manière d’un album de musique classique, un opéra baroque avec <i>remix</i> de patois lorrain, sans oublier le <i>featuring</i> bénévole de sa sirupeuse majesté le <i>Craqueuhle</i>.</p>
<p><b>Au départ, le lecteur adhère inévitablement au point de vue des membres de la Vigie, mais très vite, le manichéisme vole en éclats, et on ne sait plus à qui se fier. C’était une manière de symboliser le monde dans lequel nous vivons ? D’ailleurs, <i>Âmes de Verre</i> a une portée politique : peux-tu en dire plus sur ta conception du lien entre réalité et imaginaire en littérature ?</b><br />
Je n’ai aucune espèce de confiance dans notre « société » (la France, sa classe politique, son corps électoral, ses institutions…). Sauf peut-être dans sa crétinerie crasse. Sur ce point, je ne suis jamais déçu.<br />
Quant au manichéisme, je l’abomine. Construction mentale pour esprits chétifs, sur laquelle sont assis tous les dogmatismes, toutes les démagogies.<br />
Cette critique de l’aveuglement général transparaît en effet dans l’attitude des membres de la <i>Vigie</i>. Leur haine des <i>Streums</i> fait écho à cette haine de l’autre, palpable, qui sévit dans les rues de l’Hexagone.<br />
Les milliers de manifestants mobilisés par la <i>Manif pour tous</i> donnent la mesure du nombre de nuisibles qui encombrent notre pays avec le poids de leur médiocrité. Des groupuscules sont passés maîtres dans cette discipline qui consiste à ériger les minorités en boucs émissaires, pour mieux occulter les vrais enjeux (les inégalités, le climat, notre legs aux générations futures). Nous détenons la preuve désormais que la droite chrétienne trimballe son intellect dans son slip ; la calotte crânienne n’est là que pour faire joli.<br />
Réalité et imaginaire me semble étroitement liés. Mon travail d’écriture se nourrit de recherches (sur l’Histoire, les faits divers, les débats sociaux…). En tant que lecteur, j’apprécie de me divertir et de m’enrichir tout en même temps. Un plaisir que j’essaye de restituer, à ma petite échelle.</p>
<p><b>Que penses-tu de ce que l’on appelle <i>Urban Fantasy</i> aujourd’hui ? Si <i>Âmes de Verre</i> correspond forcément à cette étiquette, ce roman fout quand même un sacré coup de pied au cul à ce qu’on associe au genre de nos jours, non ?</b><br />
Une confusion récente s’est formée, je crois, entre la <i>Fantaisie urbaine</i> d’une part et de l’autre la <i>Romance paranormale</i>. Or, une frontière substantielle sépare l’ambroisie de la menthe à l’eau. Il est certain que la filiation d’<b><i>Âmes de verre </i></b>penche davantage du côté d’un <b><i>Neverwhere</i></b> patibulaire que d’un <b><i>Twilight</i></b> fadasse.<br />
En ce qui me concerne, j’associe à la <i>Fantaisie urbaine </i>française des bijoux tels que <b><i>Le Passe-muraille</i></b> de Marcel Aymé. Une référence qui pourra surprendre, et pourtant. Tout y est : la ville, la magie, l’absurde, la satire de société.<br />
La <i>Fantaisie urbaine </i>française contemporaine peut s’enorgueillir de compter des auteurs aussi talentueux que Johan Heliot et son <b><i>Faërie Hackers</i></b>, ou Catherine Dufour avec <b><i>L’Ivresse des providers</i></b>. Sans oublier l’incontournable Franck Ferric.</p>
<p><b>La mythologie celtique imprègne l’ensemble du roman, donne un souffle primordial à l’univers que tu as créé. Simple héritage d’un lecteur vorace de fantasy, ou, plus loin, matière inhérente à la raison d’être de ton œuvre ?</b><br />
<b><i>Le Sidh</i></b> emprunte à l’imaginaire celtique comme à ses survivances dans les folklores français (breton, lorrain et picardo-nordiste, entre autres), mais aussi irlandais, gallois et cornique. Cette mythologie fournit l’argile brute dont <b><i>Âmes de verre</i></b> tire sa substance.<br />
Plus qu’un clin d’œil, l’irruption de cette imagerie féérique, barbare et pouilleuse dans notre routine standardisée suscite quelques interrogations. Sur le matérialisme du quotidien. Sur les fissures qui étoilent le béton de nos cages. Sur le divorce du corps et de l’esprit auquel nous assistons, en spectateurs oisifs. L’hédonisme nous diminue. Les loisirs nous aliènent. Dans notre cocon de confort sucré, nous pourrissons tels des cadavres candis.<br />
Face à ce tableau décadent, la mythologie celtique et le regain d’intérêt dont elle fait l’objet (appelons cela une <i>Renaissance païenne</i>) pourraient constituer un sursaut salvateur. Dans mon enthousiasme, j’idéalise peut-être. À travers l’engouement autour de cette culture, j’espère que se cristallisera la volonté de renouer avec une certaine spiritualité…<br />
Le désir de nous interroger sur notre place dans l’univers, notre rapport à la Terre, aux autres et les responsabilités qui nous incombent.</p>
<p><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Anthelme-NB-1-224x300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-20978" alt="Anthelme-NB-1-224x300" src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/Anthelme-NB-1-224x300.jpg" width="224" height="300" /></a></p>
<p><b>D’ailleurs, on ne peut pas éviter le sujet : tes influences ! Quels auteurs et/ou quels romans ont marqué ton imaginaire de manière décisive ? Et dans quelle mesure transparaissent-ils dans <i>Âmes de Verre</i> ?</b><br />
Du <b><i>Neverwhere</i></b> de Neil Gaiman, <b><i>Âmes de verre</i></b> reprend cette esthétique de féérie crève-la-faim, ce somptueux mélange de magie souterraine et de broyeur à ordures.<br />
De même les lecteurs de l’excellent <b><i>Féérie pour les ténèbres</i></b> de Jérôme Noirez établiront peut-être une parenté nauséeuse entre mes <i>Streums</i> et nos amis les <i>Rioteux</i>.</p>
<p>D’autres influences saillent, de façon plus ténue. Citons <b><i>Âmes perdues</i></b> de Poppy Z. Brite où la musique a la part belle ; <b><i>À l’estomac</i></b> de Chuck Palahniuk qui explore la fine lisière séparant le banal de l’absurde ou encore <b><i>The Hellbound heart</i></b> de Clive Barker pour son horreur faconde. Je mentionnerai aussi Ray Bradbury, George R. R. Martin, Graham Masterton, Oscar Wilde…<br />
Me voici démasqué. Je ne suis qu’un vil plagiaire.</p>
<p><b>Je suis obligé d’en parler : <em>Obsküre Magazine</em> apparaît dans le roman, à côté d’<em>Elegy</em> ! Es-tu un lecteur assidu du magazine ? En tout cas, les références musicales citées dans les remerciements ne laissent aucun doute : on sait d’où vient l’atmosphère résolument dark du roman !</b><br />
Au risque de passer pour un flagorneur, je suis abonné aux deux revues. Je les trouve remarquablement complémentaires. J’y puise nombre d’idées. Votre article traitant du <b><i>Manoir de Paris</i></b> (Obsküre n°12) m’a mis notamment sur la piste d’un thriller gothique qui verra peut-être le jour d’ici deux ou trois ans.</p>
<p><b>Parlons-en, de la musique : elle occupe une place essentielle dans le roman, notamment parce qu’elle est une autre forme de <i>Vue</i>, et que l’invisible est la question essentielle, il me semble, de ce premier volume – et sans doute de la quadrilogie entière. Pourrais-tu revenir sur la symbolique du <i>Requiem du Dehors</i>, cette musique terrifiante qui contamine des êtres prédisposés à recevoir en eux sa malédiction ?</b><br />
La symbolique du <i>Requiem</i> n’est qu’esquissée dans <b><i>Âmes de verre</i></b>. Elle se développera dans le Tome 2, <b><i>L’En-Deçà</i></b>, lorsque cette composition maudite battra sa pleine mesure. Je suis donc limité dans ce que je peux dévoiler ici, évoluant sur la corde raide du <i>spoiler</i>.<br />
Pour rester concis, Le <i>Requiem du dehors</i> symbolise la force créatrice, le démiurge qui sommeille en nous. Je crois que l’art tout à la fois façonne et reflète les valeurs d’une société. Ce n’est pas un hasard si sous l’Ancien Régime, la création artistique tombait sous le patronage des puissants et la coupe de la censure. L’art peut être autant un outil de contrôle de masse que le véhicule d’idées contestataires. Un moyen aussi de soulever des questions de société, à l’instar du film <b><i>Promised land</i></b> de Gus Van Sant, et de bien d’autres.<br />
Avec Internet, la démocratisation de l’information et des outils numériques, créer devient plus facile aussi bien intellectuellement que matériellement. Peut-être vivrons-nous, nous ou nos descendants, l’émergence de la démocratie véritable.<br />
Le <i>Requiem du dehors</i> figure cette délivrance, le cri des sans-voix.<br />
J’espère qu’à la lecture d’<b><i>Âmes de verre</i></b>, certains auront envie d’empoigner leur guitare, leur micro, de saisir leur stylo et de créer… Car il n’est rien de plus beau.</p>
<p><b>Quel regard portes-tu sur l’univers SFFF francophone actuel ?</b><br />
La création hexagonale n’a pas à rougir sur le plan de la littérature. Pour s’en convaincre il suffit de découvrir des auteurs tels Serge Brussolo, Anaïs Cros, Alain Damasio, Jeanne-A Debats, Catherine Dufour, Mélanie Fazi, Franck Ferric, Johan Heliot, Jean-Philippe Jaworski, Xavier Mauméjean, Jérôme Noirez, Pierre Pevel…<br />
Et j’en oublie. De très grandes plumes.<br />
Je suis plus critique concernant le manque de relais dans les médias télévisuels (à ce titre, louée soit l’émission <b><i>Rêves et cris</i></b> de la chaîne Nolife). Ainsi que le peu de transposition dont jouit cette littérature au cinéma. Dommage, lorsqu’on se remémore l’incommensurable talent de Caro et de Jeunet (<b><i>La Cité des enfants perdus</i></b>), de Besson (<b><i>Le Cinquième élément</i></b>), d’Enki Bilal (<b><i>Immortel</i></b>), d’Éric Valette (<b><i>Maléfique</i></b>)…<br />
Là aussi, je pèche par ignorance : cette liste pourrait être complétée.<br />
Enfin, il me semble que le manque de traduction handicape sérieusement le rayonnement de la SFFF francophone à l’étranger.</p>
<p><b>Tu publies chez Lokomodo depuis La Tour des Illusions, ton premier roman : comment es-tu entré en contact avec la maison d’édition ?</b><br />
À dire vrai, ce sont les éditions Lokomodo qui sont entrées en contact avec moi. <b><i>La Tour des Illusions</i></b> a bénéficié d’une première édition grand format chez l’<b><i>Atelier de presse</i></b> sous la direction avisée de Gilles Vidal.<br />
Cette primo-publication a permis à Peggy van Peteghem, mon actuelle directrice d’ouvrage, de me repérer. À la liquidation de l’<b><i>Atelier de presse</i></b>, elle est venue me proposer de rééditer <b><i>La Tour des Illusions</i></b> en format poche.<br />
Mon travail chez Lokomodo résulte d’une démarche active de sa part, de ses conseils et de ses encouragements. Je lui dois beaucoup.</p>
<p><b>Pas trop dur, la double vie d’écrivain (prolifique) et d’enseignant ? Comment ça se gère ?</b><br />
Avec beaucoup de café et de courtes nuits. Je ne m’estime pas prolifique, loin de là. Mes projets de romans et mes nouvelles en souffrance s’entassent faute de temps à leur consacrer. J’ai la matière pour quatre ou cinq parutions par an. Hélas, je dois me restreindre pour le moment à une ou deux.<br />
Un épouvantable crève-cœur.</p>
<p><b>Tu publieras sous peu un deuxième « Cercueil de Nouvelles », <i>Punk’s not dead</i>, et un roman dont on ne sait rien pour l’instant, Le Carnaval aux Corbeaux : tu peux m’en dire plus sur ce dernier ? Le titre laisse présager une atmosphère macabre et foraine, comme l’univers créé par le Craqueuhle dans <i>Âmes de Verre</i> ! Mais je fais peut-être fausse route…</b><br />
Non, du tout. L’effroyable univers forain du <i>Craqueuhle</i> m’a beaucoup inspiré. Hélas, je n’aurai pas la place de le développer dans le cycle du <b><i>Sidh</i></b> déjà passablement chargé.<br />
<b><i>Le Carnaval aux corbeaux</i></b> paraîtra au premier semestre 2014. Il s’agit d’un conte nocturne pour petits et grands, dédié à tous les cœurs qui aiment jouer à se faire peur. Ce roman dépeint Rabenheim, village d’Alsace où les légendes prennent vie. Où l’ombre des créatures du folklore germanique rôde sous les frondaisons des cyprès. Où le sous-bois obscur d’une mystérieuse forêt cèle tout un cortège de maléfices. L’apparition d’une foire du macabre entraîne l’existence des villageois dans l’onde glacée des mythes teutons.<br />
Là encore, un soin tout particulier sera apporté à la maquette qui profitera des coups de crayon de Mathieu Coudray et de Pascal Quidault. Une bouffée d’air pur aux senteurs automnales, pour les lecteurs que l’exploration d’<b><i>Âmes de verre</i></b> aurait quelque peu éprouvés, et désireux d’une plaisante convalescence. Des vacances de Toussaint, en somme, au pays des rêves sombres et de la magie d’effroi.<br />
Entretemps paraîtra <b><i>Punk’s not dead</i></b> (octobre 2013), mon deuxième recueil de nouvelles. Cet opus se hissera un cran au-dessus de son grand frère <b><i>Baroque’n’Roll</i></b> en termes de finitions. Son esthétique rétrofuturiste ravira les amateurs de <i>Steampunk</i>, enrichie de somptueuses illustrations de Loïc Canavaggia. L’ouvrage comportera également une longue nouvelle finale, intitulée le <b><i>Roi d’Automne</i></b> et tirée de l’univers d’<b><i>Âmes de verre</i></b>, dans laquelle je reviens sur la genèse de l’ombrageuse <i>Ambre Karmina</i>.<br />
De quoi fêter Halloween en grandes pompes (funèbres).</p>
<p><b>Quelques infos en exclusivité sur le deuxième tome de Sidh ? Siouplé m’sieur…</b></p>
<p style="text-align: center" align="center"><b>[ATTENTION : SPOILER MÉCHANT…]</b></p>
<p><b><i>L’En-Deçà</i></b> devrait intégrer 20 illustrations de Pascal Quidault.</p>
<p style="text-align: center" align="center"><b>[…VOUS ÊTIEZ PRÉVENU(E)]</b></p>
<p>Ce deuxième tome nous entraînera sous la ville de Lille, à travers <i>l’En-Deçà</i> peuplé de monstres. Une sorte d’<i>Interzone</i> pluriethnique et glauque qui n’ira pas sans rappeler le cadre du <i>Festin nu</i> de William S. Burroughs. Nous délaisserons la <i>Vigie</i> pour nous rapprocher des <i>Indés</i> et de leurs mœurs. Les projets du <i>Craqueuhle</i> et le rôle que tient le <i>Requiem</i> dans ses calculs seront en partie révélés.</p>
<p>Après cette timide introduction que constitue <b><i>Âmes de verre</i></b>, nous pourrons enfin pénétrer le vif du sujet.</p>
<p><b>Un immense merci pour tout ça : tu as bien du courage de faire face à cette mitraillette de questions ! Le mot de la fin est pour toi, si tu te sens inspiré !</b><br />
Merci. Merci à l’équipe d’Obsküre pour ses chroniques et pour ses interviews.<br />
Merci aux lecteurs qui auraient pris la peine de lire mes digressions oiseuses jusqu’ici.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Les sites des illustrateurs :</b></p>
<p>Pascal Quidault</p>
<p><a href="http://www.k-ido.com/">http://www.k-ido.com/</a></p>
<p>Loïc Canavaggia</p>
<p><a href="https://www.facebook.com/Canavaggia">https://www.facebook.com/Canavaggia</a></p>
<p>Mathieu Coudray</p>
<p><a href="http://www.mathieucoudray.com/">http://www.mathieucoudray.com/</a></p>
<p>Jimmy Kerast</p>
<p><a href="https://www.facebook.com/JimKerast">https://www.facebook.com/JimKerast</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le site de l’éditeur :</b></p>
<p><a href="http://blog.editions-midgard.fr/">http://blog.editions-midgard.fr/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le site de l’auteur :</b></p>
<p><a href="http://www.anthelmehauchecorne.fr/">http://www.anthelmehauchecorne.fr/</a></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Farticles%2Finterview-danthelme-hauchecorne-auteur-du-roman-ames-de-verre%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/Eh8uNoaLk58" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/articles/interview-danthelme-hauchecorne-auteur-du-roman-ames-de-verre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/articles/interview-danthelme-hauchecorne-auteur-du-roman-ames-de-verre/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Ray Manzarek (The Doors) est mort</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/DBXZch6VnaA/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/news/ray-manzarek-the-doors-est-mort/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 06:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuël Hennequin</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le reste]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20991</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;organiste Ray Manzarek, cofondateur des Doors avec le regretté Jim Morrison et auteur de l&#8217;ouvrage Light my Fire : my Life with the Doors, est décédé hier, lundi 20 mai, à l&#8217;âge de soixante-quatorze ans. La fin est survenue dans un hôpital de Rosenheim (Allemagne), semble-t-il des suites de son cancer. Gaegons que Ian Astbury, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;organiste Ray Manzarek, cofondateur des Doors avec le regretté Jim Morrison et auteur de l&rsquo;ouvrage <em>Light my Fire : my Life with the Doors</em>, est décédé hier, lundi 20 mai, à l&rsquo;âge de soixante-quatorze ans. La fin est survenue dans un hôpital de Rosenheim (Allemagne), semble-t-il des suites de son cancer.<br />
Gaegons que Ian Astbury, membre du Cult et actif dans la formation ayant fait revivre l’œuvre des Doors sous le nom The Doors Of The 21st Century (devenue par la suite Manzarek-Krieger pour des raisons légales), aura comme nous une pensée pour Ray ce jour.</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fnews%2Fray-manzarek-the-doors-est-mort%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/DBXZch6VnaA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/news/ray-manzarek-the-doors-est-mort/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/news/ray-manzarek-the-doors-est-mort/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Echo &amp; The Bunnymen : prochain album produit par Youth</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/nG5XKf9xJBk/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/news/echo-the-bunnymen-prochain-album-produit-par-youth/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 04:20:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuël Hennequin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20986</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est avec les démos du prochain album (finalisées) dans les cartons que les têtes pensantes du groupe, à savoir le chanteur Ian McCulloch et le guitariste Will Sergeant, investiront les six prochaines semaines les studio en compagnie de Youth (Killing Joke) afin de produire le douzième album du groupe. Ce retour au collectif conclut une [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est avec les démos du prochain album (finalisées) dans les cartons que les têtes pensantes du groupe, à savoir le chanteur Ian McCulloch et le guitariste Will Sergeant,  investiront les six prochaines semaines les studio en compagnie de Youth (Killing Joke) afin de produire le douzième album du groupe. Ce retour au collectif  conclut une période de deux années durant laquelle les deux comparses s&rsquo;étaient voués à diverses occupations solo.<br />
Selon McCulloch ce prochain opus s&rsquo;intitulera <em>The Garden of Meedin&rsquo;</em>. Il succèdera au plus que correct (mais  un brin surproduit) <em>The Fountain</em>, sorti en 2009. Dans des déclarations faites en mars à <em>The Quietus</em>, McCulloch disait espérer une sortie du prochain album pour fin 2013.</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fnews%2Fecho-the-bunnymen-prochain-album-produit-par-youth%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/nG5XKf9xJBk" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/news/echo-the-bunnymen-prochain-album-produit-par-youth/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/news/echo-the-bunnymen-prochain-album-produit-par-youth/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Mimetic – Interview bonus Obsküre Magazine #15</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/h9ZFKyT4QOM/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/articles/mimetic-interview-bonus-obskure-magazine-15/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 04:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mäx Lachaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles & Bonus]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Mimetic]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20685</guid>
		<description><![CDATA[www.obskuremag.net publie les passages de notre entretien avec Jérôme Soudan, alias Mimetic, autour de son nouvel album, Where we will never go. Ces contenus complètent la substance publiée dans Obsküre Magazine #15 (mai / juin 2013, en kiosques le 9 mai) et font le point sur l&#8217;activité du projet electro de l&#8217;ex-Von Magnet/Tétines Noires et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>www.obskuremag.net publie les passages de notre entretien avec Jérôme Soudan, alias Mimetic, autour de son nouvel album, </em>Where we will never go<em>. Ces contenus complètent la substance publiée dans</em> Obsküre Magazine #15<em> (mai / juin 2013, en kiosques le 9 mai) et font le  point sur l&rsquo;activité du projet electro de l&rsquo;ex-Von Magnet/Tétines Noires et collaborateur d&rsquo;Art Zoyd, plus passionnant que jamais.</em></p>
<p><b>Obsküre Magazine </b>: Cela faisait quelques temps que nous n&rsquo;avions pas eu de nouvelles. Cet album a-t-il pris du temps à être réalisé ou as-tu travaillé sur plusieurs autres projets qui t&rsquo;ont laissé moins de temps pour ta création personnelle?<br />
<b>Jérôme Soudan</b> : Les projets se sont diversifiés ces dernières années. Après la sortie de mon livre en 2008 j&rsquo;ai pris la direction artistique du festival Electron à Genève. Programmer 100 artistes par an minimum te prend pas mal de temps… Ensuite notre équipe organise aussi le Présences Electroniques Genève, festival qui existe depuis bientôt dix ans à Paris et que nous avons décliné dans deux salles Genevoises. J&rsquo;ai arrêté de travailler avec Von Magnet, même si on s&rsquo;entend encore très bien et que j&rsquo;ai dernièrement fait un remix pour eux. J&rsquo;ai composé pour Art Zoyd (double CD <i>Eye Catcher</i> sorti en 2010) avec qui j&rsquo;ai joué aussi avec Prodigy et le groupe Europe en Roumanie, ha ha ha… Composé aussi pour le Groupe F (groupe de pyrotechnie) pour des feux d&rsquo;artistes synchrones avec musique dans des stades…. Composé pour une pièce de théâtre du psychiatre metteur en scène Patrick Heller en 2010, pour un film de l&rsquo;écrivain et artiste Marie L (<a href="http://www.sophiemariel.fr/" target="_blank">http://www.sophiemariel.fr/</a>), également pour le site interactif &laquo;&nbsp;camera war&nbsp;&raquo; du réalisateur Lech Kowalski (qui a travaillé avec les Sex Pistols, les Ramones, Johnny Thunders, etc… <a href="http://www.camerawar.tv/" target="_blank">http://www.camerawar.tv/</a>, <a href="http://www.lechkowalski.com/fr" target="_blank">http://www.lechkowalski.com/fr</a>), j&rsquo;ai aussi fait un projet de duo avec un bidouilleur Ukrainien, Younnat, avec qui j&rsquo;ai tourné en Suisse et en Russie (<a href="http://www.younnat.com/" target="_blank">http://www.younnat.com/</a>)…<br />
Ce qui peut surprendre c&rsquo;est que jusqu&rsquo;en 2007-2008, je sortais régulièrement des CD ou des vinyles, mais en 2008 à la sortie du livre des dix ans du projet je suis passé à un autre cap, j&rsquo;ai alors sorti tous les albums d&rsquo;inédits et de raretés qui sont d&rsquo;ailleurs offerts sur mon shop online et j&rsquo;ai décidé de me concentrer sur une période plus longue pour la création de <i>Where we will never go</i>, en essayant d&rsquo;assimiler tout ce que j&rsquo;ai appris avec mon festival tout en continuant à faire des remixes pour des occasions diverses (Norma Loy, Abs6, Microben Krieg&#8230;). La situation des disques aujourd&rsquo;hui étant mouvante, beaucoup d&rsquo;artistes ne sortent plus d&rsquo;albums dans le milieu electro, mais plutôt des EP ou des remixes à droite à gauche, il me paraissait important de sortir un nouvel album dans ce contexte, même si je suis conscient que la plupart des gens qui vont l&rsquo;acheter online ne choisiront que les titres qui les intéressent sans prêter attention à l&rsquo;histoire et l&rsquo;enchainement des morceaux… Bon j&rsquo;ai quand même sorti un vinyle orange trois titres en 2011 <i>Grow up &amp; wait</i>.<br />
En ce qui concerne les lives, j&rsquo;ai aussi fait plus de choix, car vu mon emploi du temps à Genève j&rsquo;ai privilégié des festivals espacés comme Reworks en Grèce, Insomnia en Norvège, Kinetik au Canada, et j&rsquo;ai aussi tourné deux fois en Inde&#8230;</p>
<p><b>On connaît ton passé dans la scène expérimentale et postindustrielle, ta participation à des projets comme Art Zoyd, Column One ou Von Magnet. Gardes-tu une approche expérimentale du son? Travailler sur un album est-ce que cela se rapproche d&rsquo;un atelier de recherche ? Le titre lui même <i>Where we will never go</i> semble mettre l&rsquo;accent sur l&rsquo;idée d&rsquo;exploration?</b><br />
Oui, le compositeur est un chercheur, cela peut paraître prétentieux mais je le pense. C&rsquo;est pour ça que je programme aussi de la danse contemporaine, des installations, des workshops, du cinéma et des conférences dans mes événements, car les compositeurs qui ont utilisés ces médias se sont transcendés pour explorer les limites de leurs sons. Quand Cristian Vogel, encore aujourd&rsquo;hui DJ résident au club Tresor à Berlin, compose pour la compagnie Gilles Jobin il expérimente, cherche, bidouille, et pourtant c&rsquo;est le même qui vous fait danser à 6h du matin au Berghain. Je considère qu&rsquo;utiliser uniquement des sons d&rsquo;usines ou des programmes tout prêts ne transforme pas l&rsquo;utilisateur en compositeur. C&rsquo;est l&rsquo;éternel opposition entre consommateur et créateur. On consomme de la machine, comme de l&rsquo;alcool ou de la dope, ça n&rsquo;apporte rien aux autres, juste à soi-même, c&rsquo;est sûrement cathartique pour certains, mais en ce qui me concerne je ne vois pas l&rsquo;intérêt d&rsquo;éditer mon taux d&rsquo;alcoolémie au yeux du monde, ce que je veux mettre en avant c&rsquo;est quand j&rsquo;explore, quand je me mets en danger. alors que je mette trente danseurs avec Murcof et un chorégraphe au milieu d&rsquo;une salle de concert rock en scrutant ce que cela donne ou que je sorte un album en 2013 pour moi cela part du même geste, j&rsquo;explore, je cherche les sensations, les doutes, les sentiments. Je suis tout à fait conscient de la prétention de ces propos, mais quelque part maintenant je peux me permettre de le dire, <i>Where we will never go</i> peut aller dans plusieurs directions en suivant cette explication. c&rsquo;est là ou je n&rsquo;irais jamais car je ne peux pas y aller, ou encore je ne veux pas y aller, c&rsquo;est autant négatif que positif… L&rsquo;homme va vers sa perte comme vers son avènement dans un apprentissage permanent, c&rsquo;est le principe &laquo;&nbsp;Cagien&nbsp;&raquo; du tout dans le tout.</p>
<p><b>Tu as aussi souvent apprécié les collaborations, cette fois-ci on retrouve des invités fort singuliers, dont Vorph, le chanteur du groupe black metal suisse Samael, ou la chanteuse et joueuse de scie musicale Agnès Martin-Sollien. Peux-tu nous en dire plus sur les personnes avec qui tu as travaillées sur ce disque et comment tu les as rencontrées et eu envie de les inviter à participer?</b></p>
<p>Oui, cela part du même double principe d&rsquo;exploration et d&rsquo;influence du quotidien. J&rsquo;ai rencontré Scalper quand il travaillait avec 2nd Gen, je ne le connaissais pas encore quand il participait à Fun Da Mental ; et quand j&rsquo;ai composé &laquo;&nbsp;One of us&nbsp;&raquo; je me suis dit que c&rsquo;était pour lui, alors que jusqu&rsquo;à maintenant je ne voulais pas partir dans ces directions hip-hop. La version live est complètement différente, sans guitares, et le remis de Niveau Zero est particulièrement réussi je trouve, Fred est vraiment un super artiste. Il y a quelques années j&rsquo;ai joué dans un festival à Vilnius avec Tiamat, et le chanteur m&rsquo;a fait une mise à niveau générale du metal sur la planète. Je ne connaissais pas tout les albums de Samael avant de rencontrer Vorph, moi j&rsquo;avais joué dans les même festivals que Ministry ou Treponem Pal quand je jouais dans les Tétines Noires mais le vrai métal je dois avouer que je ne suis pas un grand spécialiste, par contre il y a des morceaux clés qui sont franchement grandioses dans le métal… Bref quand j&rsquo;ai rencontré Vorph j&rsquo;ai été impressionné par le timbre chaud de sa voix, juste quand il parlait, c&rsquo;est là que je me suis dit que ce serait cool d&rsquo;essayer un titre avec lui, c&rsquo;est pas du &laquo;&nbsp;name dropping&nbsp;&raquo; car vu les facilités avec lesquelles je pouvais le rencontrer j&rsquo;aurais pu le faire avant si j&rsquo;avais voulu faire un coup, c&rsquo;est juste sa voix qui m&rsquo;a parlé, ça m&rsquo;a rappelé la première fois où j&rsquo;ai parlé avec Phil Von, une sorte de chaleur physique avec des vibrations profondes… Alors j&rsquo;ai demandé à Vorph d&rsquo;écrire un texte et quand j&rsquo;ai composé le morceau il m&rsquo;a paru évident qu&rsquo;il fallait que j&rsquo;essaie celui-ci avec lui, car ce titre est à l&rsquo;opposé du métal, très électronique avec des sons de clic &amp; cut, une sorte de métronome instable en cinq temps… En ce qui concerne Agnès, c&rsquo;est une chanteuse lyrique qui a la particularité de jouer de la scie musicale. J&rsquo;avais travaillé avec elle sur la pièce de théâtre que j&rsquo;ai cité plus haut. Pour finir je suis particulièrement content d&rsquo;avoir pu collaborer avec Mira Calix qui a complètement remanié le titre &laquo;&nbsp;Sparkling Love&nbsp;&raquo; et le fait que notre vieil ami Mika aie finalement fait un remix m&rsquo;a comblé. En juin sortira sur mon label Les Arts Minis, un EP 4 titres (vinyle) comprenant aussi un remix de Kangding Ray (Raster Noton) et un de Paul Kendall (producteur de Depeche Mode, NIN, etc.)…</p>
<p><b>Au départ, Mimetic était souvent suivi d&rsquo;un autre terme, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de plein de projets différents. Cet album est sous le nom simple de Mimetic, cela veut-il dire qu&rsquo;on y retrouve l&rsquo;essence même de ton univers, peut-être dans ce qu&rsquo;il a de plus pur?</b><br />
Ce que je peux dire, c&rsquo;est que cet album me correspond bien. On le voit déjà à travers le design et les photos de la pochette, c&rsquo;est très simple, ça va à l&rsquo;essentiel. C&rsquo;est un album de Mimetic tout court. Plus besoin d&rsquo;attributs supplémentaires…</p>
<p><b>Cela fait maintenant de nombreuses années que tu es impliqué dans la scène électronique. J&rsquo;aurais voulu avoir ton point de vue sur la scène électronique actuelle? Quelles sont les choses qui t&rsquo;ont le plus interpellé dernièrement? Quelle évolution peut-on envisager pour le genre?</b><br />
Ce qui a changé c&rsquo;est le business. Avec la chute des ventes de disques, c&rsquo;est bateau de dire que les labels ont souffert, et les majors ont été dépassées… Mais on parle moins du fait que du coup le business s&rsquo;est complètement transformé et que le pouvoir a changé de main… Il y a maintenant des multinationales qui gèrent des méga festivals ou des méga agences d&rsquo;artistes, phénomène qui n&rsquo;existait pas il y a quinze ans. C&rsquo;est pour ça que le moindre petit nouveau style qui nait dans une banlieue difficile de Bamako ou de Cape Town, même si c&rsquo;est vite récupéré par le mainstream, cela restera toujours intéressant. Avec du recul, un exemple parlant pourrait être le dubstep, si on étudie un peu tout ça et qu&rsquo;on a un minimum de mémoire on peut se souvenir que des gars comme Scorn, lui même batteur de métal pour Napalm Death faisait du dubstep il y a plus de dix ans déjà, ça explique beaucoup les liens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui avec des artistes comme Skrillex, récupéré par les producteurs d&rsquo;events dans des stades tout en produisant Korn… Bon, cela dit ce que je constate aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est que en réalité les styles se mélangent de plus en plus et, maintenant que la plupart des pays ont accepté la musique électronique comme un mouvement à part entière on en retrouve partout, dans le rock, la pop etc… Quand tu programmes dans un festival des artistes noirs d&rsquo;Afrique du sud qui font du moombahton ou des Argentins qui font de la cumbia digitale tu comprends qu&rsquo;il y a un souffle.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/artist_image_38_49098.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-20687" alt="artist_image_38_49098" src="http://www.obskuremag.net/wp-content/uploads/2013/05/artist_image_38_49098-300x170.gif" width="300" height="170" /></a></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Farticles%2Fmimetic-interview-bonus-obskure-magazine-15%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/h9ZFKyT4QOM" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/articles/mimetic-interview-bonus-obskure-magazine-15/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/articles/mimetic-interview-bonus-obskure-magazine-15/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Heligoland – Sainte Anne EP</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/ObskureMag/~3/7I1rXX43Wkw/</link>
		<comments>http://www.obskuremag.net/chroniques/heligoland-sainte-anne-ep/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 04:05:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Swäno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[4AD]]></category>
		<category><![CDATA[dream pop]]></category>
		<category><![CDATA[Heligoland]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Anne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.obskuremag.net/?p=20124</guid>
		<description><![CDATA[Groupe d’origine australienne établi en France depuis 2007, Heligoland fait partie des quelques oubliés de nos colonnes. Malgré une discographie composée de quatre albums et autant de formats EP, nous sommes honteusement passés à travers ce brouillard dream pop aux légères exhalaisons mélancoliques. Ddepuis 2003 (et leur premier album : Shift these thoughts sorti sur Big Rig Records), [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Groupe d’origine australienne établi en France depuis 2007, Heligoland fait partie des quelques oubliés de nos colonnes. Malgré une discographie composée de quatre albums et autant de formats EP, nous sommes honteusement passés à travers ce brouillard dream pop aux légères exhalaisons mélancoliques. Ddepuis 2003 (et leur premier album : <i>Shift these thoughts </i>sorti sur Big Rig Records), Heligoland partage ses secrets, ses douceurs et délivre un message bienveillant : quelques mots abandonnés sur un rythme feutré, ambiances cotonneuses desquelles se dégagent un mystère, une voix délicieuse telle une brise rassurante sur la nuque… la magie opère instantanément. Contrariés de ne pas les avoir approchés auparavant, on se réjouit à présent de chaque seconde passée en leur compagnie.</p>
<p>Exaltant pour bien des raisons, <i>Sainte Anne</i> enveloppe l’auditeur dès les premières secondes. Pas de mise en condition, aucun temps d’observation, les portes s’ouvrent, laissant découvrir l’écrin d’une musique sensible, douce et planante (« One more Day »). Si les vibrations exquises de ces cinq titres nous rappellent la définition de la dream pop et l’une de ses figures tutélaires, Cocteau Twins, on ne saurait réduire Heligoland à cette seule et évidente connivence. Et puis qu’importe, bien loin de nous intéresser au pourquoi du comment,  on apprécie simplement cette musique slowcore aux réflexes eighties et aux atmosphères nébuleuses qui nous emportent. Caresse interminable qui nous désarme, elle sait nous faire oublier l’angoisse des nuits, l’absurdité des jours qui passent ; langage astral, elle se pose en chant pour les sirènes. Mélopées séraphiques, arpèges délicats et effets de guitares guident la mélodie appuyée par une basse sensuelle, poétisée par une Karen Vogt au chant céleste et voluptueux. Jeu de visions évanescentes, une chaleur mélodieuse se dégage (« Always another ») et nous invite loin des tumultes des affaires de la vie moderne… exercice de style réussi, voyage assuré.</p>
<p>Cet EP enregistré en 2011 à Nans-sous-Sainte-Anne (Franche-Comté) et mixé par le maître Robin Guthrie (Cocteau Twins), ravira les esprits sensibles et nostalgiques de l’ère 4AD ; il nous rappellera surtout à quel point ce groupe discret et affable mérite une plus large audience. Cent cinquante exemplaires de cet océan de douceur sont disponibles, ne manquez pas l’invitation de vous y baigner.</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.obskuremag.net%2Fchroniques%2Fheligoland-sainte-anne-ep%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/ObskureMag/~4/7I1rXX43Wkw" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.obskuremag.net/chroniques/heligoland-sainte-anne-ep/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.obskuremag.net/chroniques/heligoland-sainte-anne-ep/</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss><!-- Dynamic page generated in 0.634 seconds. --><!-- Cached page generated by WP-Super-Cache on 2013-05-23 17:09:45 -->
