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	<title>Omnilogismes du jour : questions et réponses de culture générale</title>
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		<title>Omnilogismes du jour : questions et réponses de culture générale</title>
		<link>http://omnilogie.fr</link>
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	<description>Chaque jour, un article de culture générale sur tout et n'importe quoi. Une infusion de savoir quotidienne !</description>
	<managingEditor>omni@neamar.fr (Administrateurs Omnilogie)</managingEditor>
	<language>fr-FR</language>

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		<title><![CDATA[Perrier : l'omnilogisme, du jour, c'est fou !]]></title>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Damien)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DQ</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Perrier_%3A_l%27omnilogisme%2C_du_jour%2C_c%27est_fou_%21</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/1706.png" alt="Perrier : l'omnilogisme, du jour, c'est fou !" />
			<p><sup><a class="footnote" id="Note-1" href="#Ref-1" title="Pshiiiiiit&nbsp;! ouverture de l'article">(1)</a></sup>&hellip; </p>

<p>Tout fidèle omnilogiste en a déjà bu un jour ou l'autre, et peut-être même tous les jours&hellip; Fait-il encore attention à la bouteille verte qui se trouve sur la table&nbsp;? <strong> Mais d'où viennent donc les bulles qui animent l'eau d'une bouteille de Perrier&nbsp;? </strong> Et quelle est l'origine de la forme bien spéciale de cette bouteille&nbsp;? </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/541c65d2707f7593ec4d0e97ebf263cd.png" alt="Perrier" title="Perrier" /></p>

<p>La source se trouve à Vergèze, dans le Gard<sup><a class="footnote" id="Note-2" href="#Ref-2" title="à 15&nbsp;km de Nîmes">(2)</a></sup>, et elle est exploitée depuis 1863, et ce sont un milliard de bouteilles vertes qui seront produites cette année. </p>

<p>Mais faisons un bond en arrière, 120&nbsp;millions d'années plus tôt&nbsp;: l'eau rencontre au plus profond de la Terre un pétulant gaz carbonique d'origine volcanique. De cette union se crée une eau qui jaillit au lieu-dit «&nbsp;Les Bouillens&nbsp;», dont la tradition prétend que Hannibal se désaltéra avant d'aller conquérir Rome&hellip; </p>

<p>Sous Napoléon III, la source obtient le statut d'eau minérale naturelle et peu avant le nouveau siècle, le docteur Perrier l'acquiert et l'embouteille. </p>

<p>Mais elle ne deviendra vraiment célèbre que sous l'impulsion de sir John Harmworth, qui lui donne ses lettres de noblesse en 1903, en lui donnant le patronyme du docteur Perrier, référence toujours rassurante pour le chaland. Elle rentrera plus tard dans le giron de Nestlé, en 1992. </p>

<p>Et quelle forme donner à la bouteille contenant le précieux breuvage&nbsp;? Gymnaste régulier, il utilise des massues indiennes&nbsp;; l'idée est née&nbsp;: ses bouteilles seront modelées sur cette référence. </p>

<p>Les puissantes colonies britanniques apprécient beaucoup cette boisson, qui obtient en outre le titre de fournisseur attitré de la Couronne. Elle se vend alors beaucoup plus à l'étranger que sur le territoire français. </p>

<p>L'eau Perrier est déclarée d'utilité publique par un décret du 19&nbsp;mai 1933. <br />
Entre 1948&nbsp;et 1952&nbsp;la production explose, passe de 30 à 150&nbsp;millions bouteilles par an. </p>

<p>La publicité explique sans doute en partie cette augmentation&nbsp;; qui n'a pas en tête la célèbre exclamation&nbsp;:  «&nbsp;Perrier, c'est fou&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;? </p>

<p>La petite bouteille sera décorée par Andy Warhol en 1983. Ses sérigraphies ornent le millésime 2013, après d'autres éditions limitées signées Agnès b. , Paul &amp; Joe, Dita von Teese&hellip; <img src="http://omnilogie.fr/images/O/d8e4d60991ef805a29cdd07f8d40827d.png" alt="Perrier séries spéciales" title="Perrier séries spéciales" /></p>

<p>Elle est maintenant distribuée dans 140 pays, soit environ 50&nbsp;% de la production, et n'a sans doute pas manqué de piquer votre curiosité à la lecture bouillonnante de cet article&nbsp;! </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-1" href="#Note-1"><sup>(1)</sup> <small>&uarr;</small></a> Pshiiiiiit&nbsp;! ouverture de l'article
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-2" href="#Note-2"><sup>(2)</sup> <small>&uarr;</small></a> à 15&nbsp;km de Nîmes
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Pourquoi dit-on Montagnes russes ?]]></title>
		<pubDate>Mon, 20 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Daniel Blaimène)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DN</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Pourquoi_dit-on_Montagnes_russes_%3F</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/1703.png" alt="Pourquoi dit-on Montagnes russes ?" />
			<p>Toi, fidèle lecteur d'Omnilogie, tu es sans doute un jour monté dans cette attraction qui a pour but de créer une sensation de peur et à la fois d'amusement&nbsp;! </p>

<p>Cette attraction est basée sur un système de chemin de fer qui monte et descend selon des schémas spécifiques, avec parfois un ou plusieurs retournements tel que les loopings. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/67fb89adf9cbd9ba9f68994fd5a701d3.jpg" alt="Montagnes russes" title="Montagnes russes" /></p>

<p>Cette attraction est apparue en Russie au <span class="century">XVI</span><sup>e</sup> siècle. À l'origine, il s'agissait de pentes construites en bois, couvertes de glace en hiver, sur lesquelles les gens se laissaient glisser dans des sièges en osier. </p>

<p>Au <span class="century">XVIII</span><sup>e</sup> siècle, certains entrepreneurs reprirent l'idée en remplaçant les traineaux par des chariots sur rails. Plusieurs manèges de ce type furent ouverts à Paris au début du <span class="century">XIX</span><sup>e</sup> siècle, sous le nom de «&nbsp;montagnes russes&nbsp;». </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/93c881a786d3daca0956df1f6dfe8a75.jpg" alt="L'attraction «&nbsp;Les Montagnes russes de Belleville&nbsp;» à Paris en 1877" title="L'attraction «&nbsp;Les Montagnes russes de Belleville&nbsp;» à Paris en 1877" /></p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/82fc0d4ccef2328e8f21d4f612f4a109.jpg" alt="Premier circuit complet&nbsp;: Thompsons Switchback Railway 1884" title="Premier circuit complet&nbsp;: Thompsons Switchback Railway 1884" /></p>

			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Celsius, centigrade : une unité peut en cacher une autre]]></title>
		<pubDate>Sun, 19 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Amaury)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DL</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Celsius%2C_centigrade_%3A_une_unit%E9_peut_en_cacher_une_autre</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/Default.png" alt="Celsius, centigrade : une unité peut en cacher une autre" />
			<p>Vous avez certainement entendu parler du <a href="http://omnilogie.fr/O/Le_degr%C3%A9_et_la_temp%C3%A9rature">degré Celsius</a>, l'échelle de température habituelle dans les pays d'Europe. Mais vous avez probablement également croisé le <strong>degré centigrade</strong>. Alors, pourquoi ces deux noms pour une même échelle&nbsp;? Car 0 degré centigrade est strictement égal à 0 ºC. </p>

<p>Pourquoi deux noms pour une même unité, donc&nbsp;? Simplement car  oh, surprise  ce n'est pas la même unité. En effet, si 0 ºC = 0 ºC<sup>ent</sup><sup><a class="footnote" id="Note-3" href="#Ref-3" title="Je noterai désormais «&nbsp;degré centigrade&nbsp;» ainsi, car mine de rien, c'est lourd dans une phrase. ">(3)</a></sup>, température de fusion de l'eau, la température d'ébullition du monoxyde de dihydrogène<sup><a class="footnote" id="Note-4" href="#Ref-4" title="Liquide très courant et autrement connu sous l'appellation «&nbsp;eau&nbsp;». ">(4)</a></sup>, elle, est de 100 ºC<sup>ent</sup> et de seulement 99,975 ºC<sup><a class="footnote" id="Note-5" href="#Ref-5" title="Chiffres à pression standard&nbsp;: 1&nbsp;000 hPa. ">(5)</a></sup>. <br />
Certes, la différence est infime&hellip; mais elle existe. D'où vient-elle&nbsp;? D'une différence de définition. </p>

<p>Le degré Celsius est défini par rapport au degré kelvin<sup><a class="footnote" id="Note-6" href="#Ref-6" title="Le degré kelvin, quant à lui, est défini par rapport au point triple de l'eau&nbsp;: un kelvin est égal à 1/273,16&nbsp;fois la température de ce point triple. Une conséquence est que 0&nbsp;K correspond au zéro absolu (c'est fait pour, aussi). ">(6)</a></sup>, l'unité de température absolue. Ainsi, il est dit que&nbsp;: </p>


<ul >
<li>un intervalle de température en degré Celsius et en degré kelvin a la même valeur numérique<sup><a class="footnote" id="Note-7" href="#Ref-7" title="Si la température augmente de 4 degrés Celsius, elle augmente également de 4 degrés Kelvin. ">(7)</a></sup>&nbsp;;</li>
<li>0 ºC = 273,15 K. 
</li>
</ul>

<p>Le degré Celsius n'est donc qu'une translation de l'échelle absolue qu'est le kelvin. Cependant, le degré centigrade, lui, est défini différemment. Contrairement au degré Celsius, qui se base sur un unique point de repère (à 0&nbsp;&#8451;), le degré centigrade repose sur deux points. Ainsi, on pose une échelle de température tel que&nbsp;: </p>


<ul >
<li>0&nbsp;&#8451;<sup>ent</sup> soit la température de fusion de l'eau à pression standard&nbsp;;</li>
<li>100&nbsp;&#8451;<sup>ent</sup> soit la température d'ébullition de l'eau à pression standard. 
</li>
</ul>

<p>Ainsi, le degré centigrade est défini différemment (par deux points) que le degré Celsius actuel. Le nom de <em>centigrade</em> vient d'ailleurs de là&nbsp;: la «&nbsp;distance&nbsp;» entre les deux points de repère est de 100&nbsp;&#8451;. </p>

<p>C'est pourquoi 100 ºC<sup>ent</sup> = 99,975 ºC. </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-3" href="#Note-3"><sup>(3)</sup> <small>&uarr;</small></a> Je noterai désormais «&nbsp;degré centigrade&nbsp;» ainsi, car mine de rien, c'est lourd dans une phrase. 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-4" href="#Note-4"><sup>(4)</sup> <small>&uarr;</small></a> Liquide très courant et autrement connu sous l'appellation «&nbsp;eau&nbsp;». 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-5" href="#Note-5"><sup>(5)</sup> <small>&uarr;</small></a> Chiffres à pression standard&nbsp;: 1&nbsp;000 hPa. 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-6" href="#Note-6"><sup>(6)</sup> <small>&uarr;</small></a> Le degré kelvin, quant à lui, est défini par rapport au <a href="http://omnilogie.fr/O/La_mati%C3%A8re_dans_tous_ses_%C3%A9tats_(2)">point triple</a> de l'eau&nbsp;: un kelvin est égal à 1/273,16&nbsp;fois la température de ce point triple. Une conséquence est que 0&nbsp;K correspond au zéro absolu (c'est fait pour, aussi). 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-7" href="#Note-7"><sup>(7)</sup> <small>&uarr;</small></a> Si la température augmente de 4 degrés Celsius, elle augmente également de 4 degrés Kelvin. 
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Couleurs Garonne : bleus et verts]]></title>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Patrick76)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DI</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Couleurs_Garonne_%3A_bleus_et_verts</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/Default.png" alt="Couleurs Garonne : bleus et verts" />
			<p>Nous avons laissé la Garonne courir au pied des Pyrénées. Et maintenant&nbsp;? Du Piémont jusqu'à Toulouse elle traverse des plaines céréalières. Elle y perdra peu à peu sa transparence. </p>

<p>Elle a passé Saint-Gaudens. À Cazères elle est encore gris bleuté, claire. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/7943d9573e3e8eae016356321dc6c6be.jpg" alt="Cazères-sur-Garonne" title="Cazères-sur-Garonne" /></p>

<p>Mais les cultures traitées vont la colorer. Un cours d'eau s'opacifie par la présence de corps en suspens. L'orage par exemple érode les sols&nbsp;: le flot devient trouble. C'est la <strong>turbidité</strong>. Les colloïdes diffus empêchent la transparence.  <br />
En fait une rivière se teint par pollution agricole ou industrielle. L'arrachage des haies accroît le ruissellement sur herbages ou sur les champs que les pesticides compactent. Les eaux sont salies. En arrosant ces plaines le fleuve s'alourdit d'engrais, directement ou par ses affluents. Pour se peindre, notre ondine bucolique reçoit une jolie palette NPK (azote, phosphore, potassium). Vous savez, ces granulés dont fleure la campagne. Plus les blés sont d'un vert éclatant plus ils sont gavés d'azote. <br />
La Garonne se colore en amont de Toulouse. Les maïs<sup><a class="footnote" id="Note-8" href="#Ref-8" title="Un demi-million d'hectares. ">(8)</a></sup> réclament un arrosage intense. Cette irrigation consomme énormément&hellip; Il y a donc perte d'eau mais retour d'engrais.  </p>

<p>Le parc industriel du Sud-Ouest borde la Garonne. Ses usines absorbent et recrachent 86&nbsp;% des eaux pompées après avoir retenu les deux tiers des boues et éliminé la moitié des toxiques. L'eau sale restituée, la Garonne la digère<sup><a class="footnote" id="Note-9" href="#Ref-9" title="Ce qui fait quand même à Bordeaux, chaque jour&nbsp;: 5&nbsp;t de phosphore, 10&nbsp;t d'azote, 57&nbsp;t de boues, et 62&nbsp;t de matières oxydables">(9)</a></sup>. Agroalimentaire, chimie,  pâte à papier&nbsp;: de quoi faire. Oublions ses deux piles atomiques<sup><a class="footnote" id="Note-10" href="#Ref-10" title="1) Golfech,  Agenais&nbsp;;  2) CN du Blayais, sur l'estuaire. ">(10)</a></sup>, non polluantes&nbsp;; et ajoutons ses quatre villes industrielles (Saint-Gaudens, Toulouse, Agen, Bordeaux) avec leurs rejets. <br />
En arrivant à Toulouse elle est déjà souillée mais son débit la protège. À Toulouse sa turbidité augmente par la pollution urbaine. Elle gagne ce bleu-vert légèrement jaune&nbsp;: </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/7e5fe866ad930ddcac56e8e07f905c3b.jpg" alt="la Garonne à Toulouse" title="la Garonne à Toulouse" /></p>

<p>Mais la pollution diminue&nbsp;: l'Agence de l'eau veille, les ménages gaspillent moins, les usines font faillite. </p>

<p>Entre Toulouse et Agen nombreuses cultures fruitières. Celles-ci ne requièrent d'engrais que sur un sol pauvre. Les alluvions devraient donc aider le fleuve, mais Agen est la ville la plus polluée d'Aquitaine (gaz, particules fines) et les eaux trinquent aussi par pollution atmosphérique. <br />
Cela dit, d'où viennent les variations de couleur&nbsp;? Pourquoi sous une même lumière le bleu clair domine-t-il ici, là le bleu plus foncé, et ailleurs le vert&nbsp;? La pollution n'explique pas tout, mais je n'ai pas la réponse. <br />
La voici, belle et agreste, à mi-distance de Toulouse et d'Agen&nbsp;: <br />
<img src="http://omnilogie.fr/images/O/c2ef8387b96e3f3f765ade684ab09800.jpg" alt="la Garonne à Boudou" title="la Garonne à Boudou" /></p>

<p>Un fleuve peut-il faire une indigestion&nbsp;? <br />
Quand nous bâfrons nous finissons par vomir. Nous quittâmes la Mesure pour choir en Hybris<sup><a class="footnote" id="Note-11" href="#Ref-11" title="La Démesure, que les anciens Grecs abhorraient par-dessus tout. ">(11)</a></sup>, source de tous les maux. «&nbsp;Le SAMU&nbsp;! Appelle le SAMU, je meurs&nbsp;!&nbsp;»<br />
«&nbsp;Une rivière, direz-vous, ne saurait souffrir d'indigestion.&nbsp;» <br />
Hé si. Un cours d'eau chargé de matières se densifie et accroît sa force d'érosion et de transport des solides. Il est gavé. Encore un peu plus et il s'asphyxie. C'est l'<strong>eutrophisation</strong>. </p>

<p>Peut-être avez-vous sur les côtes bretonnes joué aux batailles de boules de neige verte&nbsp;: laitues molles, délicieusement fluo &ndash; <em>eutrophisation</em>. Ces algues transmutent lisiers et pesticides. Dévorent notre orgie phosphorique et nitreuse, combattent la mort des eaux.  Prolifèrent au grand dam de touristes qui ne savent pas s'adapter et jouer avec elles&nbsp;; et les pays et riverains conspuent un effet dont ils sont cause. Une rivière eutrophe est si lourde de colloïdes que seuls les rayons lumineux jaunes la pénètrent. Elle jaunit. Elle dépérit. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/27a689d027fcbdb979140175c249e23f.jpg" alt="Eaux saines, et eaux eutrophes" title="Eaux saines, et eaux eutrophes" /></p>

<p>Hormis quelques soucis ponctuels, la Garonne y échappe. Enfin les accidents sont rares&nbsp;; dus surtout aux micropolluants, matières toxiques dont la très faible présence dans l'eau (ng ou µg par litre) peut corrompre un milieu. Tels les pesticides, benzènes et gélatines, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9taux_lourds">métaux lourds</a>. Ainsi en 1986&nbsp;un rejet de cadmium dans le Lot empoisonne la Garonne&nbsp;: poissons mourants, huîtres contaminées. </p>

<p>Cependant l'Agence de l'Eau, ces dernières années, a considérablement assaini le fleuve et ses affluents. Malgré de nouvelles alarmes comme la pollution médicamenteuse qui, vu le nombre de molécules impliquées, échappe aux traitements. </p>

<p>Aux deux tiers de cette croisière en demi-teinte il nous reste à rencontrer une jolie châtaine. Dans la ville de Montaigne, Montesquieu et Mauriac. </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-8" href="#Note-8"><sup>(8)</sup> <small>&uarr;</small></a> Un demi-million d'hectares. 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-9" href="#Note-9"><sup>(9)</sup> <small>&uarr;</small></a> Ce qui fait quand même à Bordeaux, chaque jour&nbsp;: 5&nbsp;t de phosphore, 10&nbsp;t d'azote, 57&nbsp;t de boues, et 62&nbsp;t de matières oxydables
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-10" href="#Note-10"><sup>(10)</sup> <small>&uarr;</small></a> 1) Golfech,  Agenais&nbsp;;  2) CN du Blayais, sur l'estuaire. 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-11" href="#Note-11"><sup>(11)</sup> <small>&uarr;</small></a> La Démesure, que les anciens Grecs abhorraient par-dessus tout. 
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Les rats plongeurs]]></title>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Yucca)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DP</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Les_rats_plongeurs</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/1705.png" alt="Les rats plongeurs" />
			<p>Imaginez un groupe de rats, enfermés dans une cage. Une seule issue&nbsp;: un tunnel rempli d'eau conduisant à un distributeur de croquettes. Six rats, six estomacs vides, vingt-quatre incisives acérées, et un étroit tunnel plein d'eau froide qu'il faut traverser en apnée. Beuh&hellip; </p>

<p>Vous n'aimeriez sans doute pas être à la place d'un de ces rats. Vous vous diriez sans doute&nbsp;: Pourquoi moi&nbsp;? Pourquoi ce tunnel&nbsp;? Pourquoi cette eau&nbsp;? Que faire&nbsp;? D'où viens-je, qui suis-je, où vais-je&nbsp;?&hellip; Dur. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/1e0d8c8a51815c61db14fce573305419.jpg" alt="Les rats plongeurs et racketteurs" title="Les rats plongeurs et racketteurs" /></p>

<p>Mais peut-être vous sentiriez-vous mieux à la place de l'expérimentateur&nbsp;; c'est ce que s'est dit également Didier Desor, un éthologue<sup><a class="footnote" id="Note-12" href="#Ref-12" title="Éthologue&nbsp;: scientifique qui s'intéresse aux comportements des différentes espèces animales et aux interactions des individus au sein de l'espèce. ">(12)</a></sup> chercheur en neurosciences comportementales. Il a décidé d'observer de quelle manière les rats résolvaient les différentes questions existentielles qui se posaient à eux en de telles circonstances, et quelle pouvait être l'influence de leur entourage sur leur comportement. </p>

<p>Revenons à nos rats&nbsp;: après moult hésitations, l'un d'eux va se jeter à l'eau pour rejoindre le distributeur. Il récupère sa croquette, et ne pouvant la consommer sur place il rejoint la cage où se trouve le reste du groupe. Là, deux options s'offrent à lui&nbsp;: </p>

<ul>
	<li>soit il se fait prendre sa croquette par un congénère et il retourne en chercher une autre&nbsp;; </li>
	<li>soit il se défend âprement et parvient à garder et à consommer sa ration. </li>
</ul>
<p>Pour les autres rats demeurés dans la cage, trois possibilités&nbsp;: </p>

<ul>
	<li>soit ils rackettent les croquettes des plongeurs&nbsp;; </li>
	<li>soit ils plongent et résistent aux rats-quêteurs&nbsp;; </li>
	<li>soit ils plongent et se font détrousser plusieurs fois, jusqu'à ce que tous les autres soient rassasiés, et alors ils pourront enfin manger la croquette qu'ils auront ramenée. </li>
</ul>
<p>Chose étonnante, Didier Desor a constaté que trois comportements bien définis apparaissent très rapidement dans la cage, à savoir le rôle de «&nbsp;rat plongeur systématiquement volé&nbsp;», «&nbsp;rat plongeur non-volé&nbsp;» et «&nbsp;rat voleur non-plongeur&nbsp;». (pour simplifier nous les nommerons dans le même ordre «&nbsp;ravitailleur&nbsp;», «&nbsp;radin&nbsp;» et «&nbsp;racketteur&nbsp;»). Plus surprenant encore, ces trois rôles se répartissent toujours dans les mêmes proportions, à savoir, pour six rats testés&nbsp;: trois ravitailleurs, un radin, deux racketteurs. Ces rôles s'établissent dès le départ et ne changent plus, que l'expérience dure deux jours ou bien six mois<sup><a class="footnote" id="Note-13" href="#Ref-13" title="Pour des rats dont la durée de vie se situe aux alentours de 2-3 ans, une expérience de six mois est assez longue. ">(13)</a></sup>. Si l'on augmente le nombre de rats dans la cage, les trois rôles réapparaissent, et les proportions sont respectées. </p>

<p>&mdash; Est-ce que le rôle social serait inscrit dans les gènes&nbsp;? se sont aussitôt demandé les chercheurs. Pour vérifier cette hypothèse, ils ont prélevé dans différents groupes de six rats les individus étiquetés «&nbsp;ravitailleurs&nbsp;» et ont reproduit l'expérience en les enfermant ensemble. On aurait pu s'attendre à ce que chacun des rats, habitué à plonger et à se faire voler au retour, savoure cette fois tranquillement sa croquette, tandis que les autres rats iraient chercher la leur. Eh bien non&nbsp;: les rôles de radin et de racketteur ont refait surface (si l'on peut dire) avec leur lots de bagarres, de morsures et de frustrations. Au final, trois ravitailleurs, un radin et deux racketteurs&nbsp;! Même chose si l'on enferme ensemble six radins, ou six racketteurs. <br />
Le rôle sociétal dépend donc de l'entourage plus que des prédispositions de départ, et un racketteur peut devenir ravitailleur si son entourage l'y&hellip; hum&nbsp;! encourage. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/29a6b016e5c831cba2d4b87c0e78a2d1.jpg" alt="Rat nageur" title="Rat nageur" /></p>

<p>L'analogie avec certains comportements humains est certes tentante, mais il ne faut pas perdre de vue le fait que les sociétés humaines sont d'un fonctionnement beaucoup plus complexe, avec une multitude de problèmes variés à résoudre pour chacun de nous, à tout moment. À cela s'ajoutent des sentiments comme la pitié, le désintéressement, l'amitié, le sadisme, le calcul&hellip; (loin de moi l'idée que les rats sont incapables d'agissements de ce type, mais il faudrait de nombreuses autres expériences pour le mettre en évidence). </p>

<p>Il est toutefois amusant de constater qu'à l'autopsie, les rats présentant le plus haut niveau de stress se trouvaient être les racketteurs &ndash; ceci étant par ailleurs confirmé par les résultats d'une autre expérience où les rats mis sous anxiolytiques devenaient systématiquement des ravitailleurs&hellip; </p>

<p>Il est donc plus stressant d'être racketteur que racketté&hellip; mais ce n'est pas une raison pour se laisser ratiboiser&nbsp;! </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-12" href="#Note-12"><sup>(12)</sup> <small>&uarr;</small></a> Éthologue&nbsp;: scientifique qui s'intéresse aux comportements des différentes espèces animales et aux interactions des individus au sein de l'espèce. 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-13" href="#Note-13"><sup>(13)</sup> <small>&uarr;</small></a> Pour des rats dont la durée de vie se situe aux alentours de 2-3 ans, une expérience de six mois est assez longue. 
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Dis Papa, comment ça vole un avion ?]]></title>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Elëaith)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DT</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Dis_Papa%2C_comment_%E7a_vole_un_avion_%3F</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/1709.png" alt="Dis Papa, comment ça vole un avion ?" />
			<p>-Dis Papa, comment ça vole un avion&nbsp;? </p>

<p><em>Damned</em>, vous espériez éviter la question. Pourtant vous ne pouvez reculer&nbsp;: </p>

<p>&mdash; En planant. </p>

<p>Bon il est petit et il s'en contentera sans doute mais que dire si il vous demande comment il plane&nbsp;? Heureusement, Omnilogie est là et je vais, sans calculs, vous expliquer comment cette machine de fer de plusieurs tonnes peut s'élever dans les airs. <br />
Pour commencer je vais vous demander d'intégrer une règle simple&nbsp;: la forme incurvée permet à l'air qui passe au dessus de s'accélérer, la pression de l'air diminue, il en résulte une aspiration. Inspectons le profil d'une aile, vous remarquerez que le dessous est droit et le dessus arrondi. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/b6003f485c8705ba63be9405fc6d8e60.png" alt="Portance" title="Portance" /></p>

<p>Appliquons la règle, imaginons un couple de molécules d'air qui se promène tranquillement au gré du vent, soudain elles sont séparées par le bord d'attaque. Celle en dessous va garder sa vitesse mais celle du dessus a plus de chemin, donc pour rattraper sa fiancée, il doit accélérer. Quand il augmente sa vitesse, il distance celle de derrière, provoquant un vide&hellip; Mais il n'y a pas de vide donc pour le combler une aspiration est crée, dans le jargon c'est la portance. Plus il y a de molécules qui passent au dessus, plus la portance est importante (dans les livres du B.I.A&nbsp;: la portance augmente avec la vitesse de circulation de l'air sur le profil.). C'est pour cela que les avions décollent face au vent pour avoir le minimum de piste à parcourir avant de décoller. Mais si c'était tout ce serait trop simple, donc quand l'air arrive sur l'arrière de l'aile, il provoque des turbulences&nbsp;: c'est la traînée. Elle le tire vers l'arrière. Plus la portance augmente, plus la traînée augmente. Donc pour avoir un mouvement rectiligne horizontal uniforme (voler droit et à la même vitesse en version littéraire) il faut faire en sorte que la traînée soit égale à la force de l'hélice tractive (pour avancer) et la portance à la gravité (pour voler). S'applique alors le principe d'inertie. <br />
Voilà maintenant vous pouvez répondre à votre fils&hellip; Et, pourquoi pas, apprendre à piloter ces monstres de zinc. </p>

			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[De l'art de partager le risque financier]]></title>
		<pubDate>Wed, 15 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Neamar)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1D9</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/De_l%27art_de_partager_le_risque_financier</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/Default.png" alt="De l'art de partager le risque financier" />
			<p>Nous sommes tous confrontés à des risques financiers&nbsp;: investissement risqués, confiance dans la banque, stockage de matières premières&hellip; S'il est une peur courante chez l'homme, c'est de perdre sa mise&nbsp;: l'aversion à la perte est bien connue pour provoquer des comportements irrationnels chez l'humain (on préfère éviter les risques quand on vise une récompense, et par un étrange renversement on préfère en prendre pour minimiser une perte.)</p>

<p>Dès l'Antiquité, l'homme à mis en place des mécanismes permettant de minimiser le risque encouru par l'<em>homo economicus irrationalis</em>. <br />
La première assurance connue, datant de 2000 avant J.-C. prend le nom de <strong>prêt à la grosse aventure</strong> (un nom poétique s'il en est). Il s'agit d'un prêt consenti bien au delà des taux d'usure habituels (jusqu'à 20&nbsp;% quand l'usure standard ne dépasse pas 4%). Ce prêt est bien particulier, car il doit servir à financer un voyage maritime. Seule condition&nbsp;: en cas de naufrage, le prêt n'a pas à être remboursé. Le prêteur partage donc le risque de l'armateur, en espérant une forte plus-value mais en prenant le risque de tout perdre. </p>

<p>Il faut attendre 1000 avant notre ère pour que le risque se mutualise et devienne acceptable. Cette assurance s'applique toujours pour les navires (beaucoup d'argent, beaucoup de risques)&nbsp;: les navires qui arrivent à bon port paient une «&nbsp;taxe&nbsp;» pour rembourser ceux qui ne sont pas arrivés</p>

<p>De nos jours, l'assurance prend de nombreuses formes&nbsp;: logement et vie, souvent complexes à comprendre (les contrats sont rarement lus&nbsp;!) ou pour son automobile. Il est obligatoire depuis 1958 d'avoir <a href="http://www.gmf.fr/besoins/assurance-auto/index.jsp">une assurance pour son véhicule</a> (qui doit couvrir «&nbsp;toute personne ayant la garde, ou la conduite même non autorisée du véhicule ainsi que les passagers du véhicule&nbsp;», et ce pour tout «&nbsp;engin destiné au transport de personnes ou de choses circulant sur le sol mû par une force motrice&nbsp;»<sup><a class="footnote" id="Note-14" href="#Ref-14" title="Ce qui inclut donc aussi les chariots élévateurs&nbsp;! ">(14)</a></sup>). La variété des contrats et des situations empêche l'exhaustivité, mais le principe reste le même&nbsp;: en payant une somme faible mais récurrente, l'assuré cotise et pourra, en cas de sinistre, être remboursé des dommages. <br />
Avec le temps, de nombreuses subtilités sont venues se greffer sur les assurances auto&nbsp;; par exemple le système de bonus / malus pour récompenser les «&nbsp;bons&nbsp;» conducteurs. Le c&oelig;fficient de réduction, compris entre 0,5 (on paie moitié moins) et 3,5, débute à 1&nbsp;: puis chaque année sans accident, l'assuré bénéficie d'un bonus (on multiplie la prime de l'année précédente par 0,95). Il faut donc 13&nbsp;ans sans accident pour bénéficier du bonus maximal&nbsp;! <br />
En cas d'accident (dont la responsabilité est totalement imputée à l'assuré), la prime d'assurance est multipliée par 1,25 (et ce autant de fois qu'il y a eu d'accidents). Partiellement responsable&nbsp;? Le malus n'est «&nbsp;que&nbsp;» de 1,125. </p>

<p>Il est intéressant de remarquer qu'il s'agit d'un système perdant pour la plupart des gens, mais la méconnaissance du futur rend le système utile et rentable pour tous &ndash; de la même façon que la sécurité sociale&nbsp;: tout le monde paie, en espérant ne jamais devoir «&nbsp;profiter&nbsp;» du service pour lequel il paie&nbsp;! </p>

<p>Maintenant, petit cas théorique. Je suis assureur, j'assure 1&nbsp;000&nbsp;personnes pour un risque de 1&nbsp;000. Chaque personne paie 10 / mois. Que se passe-t-il si, par malchance particulière, tous mes assurés sont touchés par le risque&nbsp;? (c'est le cas pour une catastrophe naturelle par exemple, même si les assurances font normalement très attention à ne pas mettre tous leurs &oelig;ufs dans le même panier&nbsp;!). Je dois, théoriquement, fournir <span class="TexTexte">1000 &times; 1000</span>&hellip; une somme bien au delà de mes moyens d'assureur&nbsp;! <br />
Bienvenue dans le monde de la réassurance&nbsp;: les assureurs des assureurs&nbsp;! Toutes les compagnies d'assurances sont réassurées, permettant un nouveau transfert de risque. <br />
Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin&nbsp;? Qui va assurer les assureurs des assureurs&nbsp;? La rétrocession d'assurance&nbsp;! Il s'agit d'un marché obscur, considéré comme le plus risqué&nbsp;: si les profits attendus sont gros, le jour où cet assureur d'assureurs d'assureurs doit payer, le montant en jeu est énorme&nbsp;: seules les pertes immenses peuvent remonter aussi haut dans la chaine. Récemment, l'ouragan Katrina a durement frappé cette catégorie d'assureurs (une facture de plus de 25&nbsp;milliards de dollars ferait blanchir toute entreprise). <br />
Lorsque la loi le permet, ces assureurs de troisième niveau sont simplement des réassureurs qui assurent d'autres réassureurs. Même si cela simplifie les choses, cela amène rapidement à des gros problèmes, chaque réassureur réassurant plusieurs réassureurs, créant une spirale vicieuse pouvant potentiellement amener un réassureur à posséder de façon très indirecte des parts de lui-même &ndash; et donc à assurer ses propres risques&nbsp;! </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-14" href="#Note-14"><sup>(14)</sup> <small>&uarr;</small></a> Ce qui inclut donc aussi les chariots élévateurs&nbsp;! 
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Vous avez demandé le 17 Police Secours]]></title>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Damien)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DG</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Vous_avez_demand%E9_le_17_Police_Secours</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/Default.png" alt="Vous avez demandé le 17 Police Secours" />
			<p>Tout fidèle lecteur omnilogiste l'a sans aucun doute composé un jour ou l'autre, pour être connecté avec la police nationale de sa commune ou <a href="http://omnilogie.fr/O/Tritttttt_!!_police...">la gendarmerie</a> de son canton&nbsp;: <strong>le 17</strong>. </p>

<p>Mais pourquoi ce numéro, et pas un autre&nbsp;?&hellip; <sup><a class="footnote" id="Note-15" href="#Ref-15" title="Bon, il est vrai que si l'on avait choisi un autre, vous auriez pu demander&nbsp;: et pourquoi pas le 17&nbsp;? ">(15)</a></sup></p>

<p>C'est en 1928 qu'est créé à Paris le système de fonctionnement de la <strong>Police Secours</strong>, avec une grande diversité des missions, surtout à l'époque, puisque les missions de secours aux victimes étaient alors dévolues aux policiers, avec des notions bien rudimentaires il est vrai<sup><a class="footnote" id="Note-16" href="#Ref-16" title="et aussi les missions de pompes funèbres pour les décès sur la voie publique&nbsp;! ">(16)</a></sup>&nbsp;! </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/094fada290f67a79d040aae56b2b429f.jpg" alt="description" title="description" /></p>

<p>Mais s'est rapidement posée la question de joindre rapidement les forces de police, sans avoir à trouver le numéro du Commissariat le plus proche, voire un téléphone&nbsp;! </p>

<p>Et c'est ainsi que nait le numéro unique 17, en 1930, associé aux bornes d'appel placées tous les 500 mètres sur les trottoirs, à une époque où les téléphones sont d'ailleurs très rares et les listes d'attente pour en être doté fort longues&hellip; </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/2ea89fc1567d72c259e19c9bfc83bcb7.jpg" alt="description" title="description" /></p>

<p>Voilà qui permet donc de joindre à coup sûr la maréchaussée. </p>

<p>Le début d'indicatif avec le chiffre 1 était attribué à l'administration, ou ce qui relevait alors de l'administration&nbsp;: le 11 était donc l'annuaire, qui deviendra le 3&nbsp;611&nbsp;avec le minitel, le 12&nbsp;les renseignements téléphoniques, le 13&nbsp;les dérangements pour les lignes en panne, fort nombreuses à l'époque, et le 14&nbsp;pour obtenir l'opérateur PTT. Le 15&nbsp;sera attribué à l'assistance médicale, et le 18&nbsp;aux pompiers. </p>

<p>Alors pourquoi pas le 16&nbsp;? hé bien, c'était l'inter urbain&nbsp;: lorsque l'on voulait obtenir un correspondant en Province, il fallait préalablement composer ce numéro 16, puis le numéro de son correspondant, à 8&nbsp;chiffres à l'époque. </p>

<p>Ce sont aujourd'hui pas moins de 25&nbsp;OOO appels qui sont gérés chaque jour en France sur le numéro 17, d'accès gratuit, quel que soit l'origine de l'appel, téléphone fixe ou portable, même avec un crédit épuisé. Les appels arrivent au Centre d'Information et de Commandement (1 par département en général), dans des salles maintenant modernes et informatisées, avec enregistrement et horodatage de la gestion de l'événement. </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/65bdde56e5ce6c612685034c988661e6.jpeg" alt="Centre d'Information et de Commandement" title="Centre d'Information et de Commandement" /></p>

<p>Le 17&nbsp;vous permettra aussi d'appeler la police en Algérie, au Sénégal, au Tchad et plus près de nous à Monaco. </p>

<p>Le 17&nbsp;est un beau chiffre&nbsp;: il se dit que 17&nbsp;centilitres est l'une des deux contenances standardisées des flutes de Champagne&hellip; <br />
Il existe un numéro cousin peu connu, le 114, destiné aux appels d'urgence pour les sourds-muets, accessible par fax et sms. </p>

<p>Les bornes d'appel police-secours ont disparu me direz-vous&nbsp;? pas encore tout à fait&nbsp;; elles ont encore quelques cousines qui perdurent&hellip; </p>

<p><img src="http://omnilogie.fr/images/O/fa36370862564de3bbe592c75f2047b8.jpg" alt="description" title="description" /></p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-15" href="#Note-15"><sup>(15)</sup> <small>&uarr;</small></a> Bon, il est vrai que si l'on avait choisi un autre, vous auriez pu demander&nbsp;: et pourquoi pas le 17&nbsp;? 
</li>
	<li><a class="footnote" id="Ref-16" href="#Note-16"><sup>(16)</sup> <small>&uarr;</small></a> et aussi les missions de pompes funèbres pour les décès sur la voie publique&nbsp;! 
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Le Lapin de Pâques, ou le jeu de l'intrus]]></title>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Yucca)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DK</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/Le_Lapin_de_P%E2ques%2C_ou_le_jeu_de_l%27intrus</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/1700.png" alt="Le Lapin de Pâques, ou le jeu de l'intrus" />
			<p>Le lundi de Pâques est un funeste jour pour l'espèce des <em>chocolatus</em>. Poules, lapins et &oelig;ufs en chocolat se terrent en tremblant dans leurs nids décorés, en espérant rester hors de vue et de portée de la marmaille affamée. </p>

<p>Peu avant l'ouverture de la «&nbsp;chasse&nbsp;», on voit s'aligner dans les vitrines des confiseurs de longues rangées de lapins, de poules et d'&oelig;ufs géants en chocolat, bariolés de coulées de sucre. Si la présence des poules s'explique aisément  elles pondent les &oelig;ufs  celle des lapins est plus énigmatique&nbsp;: quel rapport entre le petit mammifère lagomorphe à grandes oreilles et la fête religieuse ancestrale aujourd'hui réduite à une orgie de sucreries&nbsp;? </p>

<p>Appelé <em>Easter Bunny</em> chez les Britanniques, ou encore <em>Osterhase</em> en Allemagne, le Lapin de Pâques est chassé sur tout le territoire européen en période pascale. Quelle est son origine&nbsp;? </p>

<p>Une vieille légende allemande raconte qu'une pauvre femme, ne pouvant acheter des friandises à ses enfants, eut l'idée de décorer des &oelig;ufs et de les disperser dans son jardin. En cherchant les &oelig;ufs, les enfants découvrirent un lapin et crurent que c'était lui qui les avait pondus. Dès lors, chaque année à la même date, les petits prirent l'habitude de fabriquer un nid et de le laisser dans leur jardin en espérant que le Lapin de Pâques viendrait déposer ses &oelig;ufs dedans. </p>

<p>Selon une autre tradition bien plus ancienne répandue en Saxe, le lapin de Pâques devrait son origine au culte d'Eastre ou Eostre, déesse de la fertilité. Les lièvres &ndash; espèce prolifique s'il en est &ndash; lui étaient dédiés. Eastre, honorée au printemps, est à l'origine de l'appellation anglaise de Pâques&nbsp;: Easter. (à noter que la fête de Pâques, tout comme le culte d'Eastre, correspond à l'équinoxe de printemps, seul jour de l'année où le soleil se lève exactement à l'est). </p>

<p>Ainsi, le Lapin de Pâques était initialement un lièvre. Un lièvre, tiens, tiens&hellip; Cela ne vous rappelle rien&nbsp;? Un lièvre blanc, qui traverse un jardin où l'on peut trouver tout et n'importe quoi&nbsp;? Un lièvre toujours pressé&nbsp;? <br />
Et oui, le Lièvre de Mars&nbsp;! Né de l'imagination débridée de Lewis Carroll, ce lièvre offre volontiers des tasses de thé, mais pas de chocolats&nbsp;! Et oui, il est pressé, lui, il est sérieux. Pas le temps pour les friandises&hellip; </p>

			]]>
		</description>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La cervelle de canut]]></title>
		<pubDate>Sun, 12 May 2013 01:00:00 +0200</pubDate>
		<author>omni@neamar.fr (Damien)</author>
		<guid>http://omnilogie.fr/1DE</guid>
		<link>http://omnilogie.fr/O/La_cervelle_de_canut</link>
		<description>
			<![CDATA[<img src="http://omnilogie.fr/images/Banner/Default.png" alt="La cervelle de canut" />
			<p>Tout fidèle lecteur omniogiste se rappellera ne rien ignorer de nombreuses spécificités lyonnaises&nbsp;: il sait (presque) tout de la célèbre <a href="http://omnilogie.fr/O/La_tour_métallique_de_Fourvière_à_Lyon">tour métallique de Fourvière</a>, il connait <a href="http://omnilogie.fr/O/La_fête_des_Lumières_:_les_lumignons_du_8_décembre_à_Lyon">les origines de la fête mariale du 8 décembre et des traditionnels lumignons</a>, &hellip; </p>

<p>Mais intéressons nous maintenant à une autre spécificité bien lyonnaise&nbsp;: la gastronomie. Nous avons déjà évoqué le cas des <a href="http://omnilogie.fr/O/Les_papillotes&#8206;">papillotes</a>, d'origine lyonnaise elles aussi. </p>

<p>Mais tous les lecteurs connaissent-ils <strong>la cervelle de canut</strong>, qui leur est proposée avant le dessert&nbsp;? <br />
<img src="http://omnilogie.fr/images/O/f83b7eb60e6ade7223b5cadadc37d095.jpg" alt="cervelle de canut" title="cervelle de canut" /></p>

<p>Si la recette est bien simple, l'origine du mets est plus prosaïque&hellip; Mais point de cervelle n'attendez vous à trouver&nbsp;! </p>

<p><strong>Commençons par la recette</strong>&nbsp;: procurez vous un bon fromage blanc en faisselle, artisanal si possible, ajoutez y de la crème fraîche, puis ciboulette, persil, échalotes. Salez, poivrez&nbsp;! </p>

<p>Certains lyonnais ajoutent leur petite touche personnelle, qui tel rasade de vin, qui telle lichette d'huile, ou encore un &oelig;uf poché&hellip; </p>

<p>Mais <strong>comment est donc venue l'idée d'accommoder de la sorte son fromage blanc</strong>&nbsp;? Hé bien, c'est que la vie n'a pas toujours été prospère à Lyon&hellip; Voilà qui a fait le célèbre caractère frondeur de ses habitants, avec quelques révoltes célèbres qui ont marqué l'histoire, dont celle dite «&nbsp;des canuts&nbsp;»<sup><a class="footnote" id="Note-17" href="#Ref-17" title="Le terme est une insulte&nbsp;: un article viendra bientôt vous expliquer pourquoi">(17)</a></sup>&nbsp;; la vie était alors bien dure et les fins de mois difficiles. Aussi, pas question de gaspiller la nourriture&nbsp;: on gardait à l'issue des repas toutes les croûtes de fromages, qui étaient immergées dans du petit-lait de fromage blanc, et le produit obtenu était consommé par la suite. On imagine bien que pour faire glisser la mixture au goût parfois bien incertain et peu constant, il n'était pas inutile de cacher le goût à l'aide de quelques procédés peu coûteux&nbsp;:  et voila que l'on retrouve nos ingrédients&nbsp;: herbes diverses, sel et poivre&hellip; Le tout avec quelques rasades de beaujolais&nbsp;! </p>

<p>Alors, à votre tour, proposez la cervelle de canut à vos amis qui vous font plaisir en vous rendant une petite visite&hellip; </p>

<p>Comme le dit la plaisante sagesse lyonnaise, «&nbsp;<em>on fait toujours plaisir aux gens en leur rendant visite. Si c'est pas en arrivant, c'est en partant</em>&nbsp;»&nbsp;! </p>

<hr class="footnote court" />
<ol>	<li><a class="footnote" id="Ref-17" href="#Note-17"><sup>(17)</sup> <small>&uarr;</small></a> Le terme est une insulte&nbsp;: un article viendra bientôt vous expliquer pourquoi
</li>
</ol>			]]>
		</description>
	</item>
</channel>
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