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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2frenchfull.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><title>Panikattak</title><link>http://www.panikattak.fr</link><description>Le blog qui fait mal à toi.</description><language></language><lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2009 14:22:06 PDT</lastBuildDate><media:copyright>Tout droits réservés</media:copyright><media:thumbnail url="http://www.panikattak.fr/logo2.png" /><media:keywords>culture,humour,humour,noir,sexe,dérision,humeur,coup,de,gueule</media:keywords><media:category scheme="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Society &amp; Culture/Personal Journals</media:category><itunes:author>Colin VETTIER</itunes:author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:image href="http://www.panikattak.fr/logo2.png" /><itunes:keywords>culture,humour,humour,noir,sexe,dérision,humeur,coup,de,gueule</itunes:keywords><itunes:subtitle>Un peu de tout, un peu de rien, mais surtout de la culture, de la mauvaise humeur et de l'encre amère.</itunes:subtitle><itunes:summary>Un peu de tout, un peu de rien, mais surtout de la culture, de la mauvaise humeur et de l'encre amère.</itunes:summary><itunes:category text="Society &amp; Culture"><itunes:category text="Personal Journals" /></itunes:category><image><link>http://www.panikattak.fr/</link><url>http://www.panikattak.fr/logo2.png</url><title>Panik Attak</title></image><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/Panikattak" type="application/rss+xml" /><feedburner:emailServiceId>Panikattak</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><feedburner:feedFlare href="http://www.newsgator.com/ngs/subscriber/subext.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FPanikattak" src="http://www.newsgator.com/images/ngsub1.gif">Subscribe with NewsGator</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.bloglines.com/sub/http://feeds.feedburner.com/Panikattak" src="http://www.bloglines.com/images/sub_modern11.gif">Subscribe with Bloglines</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FPanikattak" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FPanikattak" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FPanikattak" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FPanikattak" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [20&amp;21]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/fxKXtR9J1GI/</link><description>[1]Bonsoir à toutes, bonsoir à tous,
Ce soir, un nouvel épisode de la série Maigret contre le evil..., qui à défaut d'autre chose à au moins le mérite d'avoir un titre à coucher dehors. Si c'était à refaire, je pense que... ben que je le referai ! Hé ouais, parfaitement ! Parce que des fois, un titre à coucher dehors, vaut mieux que de long discours. Quand j'étais à Londres, j'avais montré un DVD troma à mon colloc (François !) et en mattant les bandes annonces, nous sommes tombés sur celle de Nymphoïd barbarian in Dinosaur Hell. Difficile de faire un titre plus pérave. Et pourtant, c'est exactement ce qui nous a attiré. Résultat, quelques semaines plus tard (le temps que le DVD arrive des USA) nous étions devant la télé en train de regarder Brett Piper (le réal, donc) jouer avec des dinos en plastique. Le pied quoi. Pour remercier de votre fidélité, voici donc avant l'épisode de Maigret..., la bande annonce du film litigieux. Enjoy !




 
Scène 20
Int. Cuisines du restaurant indien - nuit

Les portes de la cuisine s’ouvre à la volé, laissant apparaître l’inspecteur une arme dans chaque main. Derrière lui, Maigret approche d’un pas nonchalant. 

HARRY
Que les vivants se couchent sur le sol, que les morts le restent et que ceux qui n’ont pas d’opinion sur la question crèvent sous mes balles. 

Un jeune garçon de salle se jette au sol, suivi de près par un cuisinier. 
Le silence règne dans la cuisine. Rien ne bouge. 

Soudain, quelque part une assiette se brise. Aussi tôt l’inspecteur fait feu puis attend quelques instants. Une casserole tombe sur le sol, brisant le silence. 
A nouveau, Harry envoie une volée de plomb en direction de la casserole. 
Il relève ses pistolets fumants et prend la pose pour quelques instants.

HARRY
Encore des clients pour une troisième narine ?

Un GROGNEMENT résonne dans la cuisine. Une main putréfiée surgit de derrière l’un des éléments de cuisine. Un mort se relève avec difficulté. 

MAIGRET 
Harry, trouez moi ça, et sortez moi les cuistots de cette merde. Je fait évacuer le restaurant. 

L’inspecteur écrase la gâchette et la tête du macchabée éclate. 

HARRY
Bon, que les vivants se lèvent et quittent la cuisine. Les autres, vous pouvez rester, ça va chier pour votre cul pourri. 

Le cuisinier et son aide sortent de la salle tête baissé. Le cuisinier manque de s’écrouler en dérapant sur le contenu d’une assiette brisée sur le sol. 


Scène 21
Int. - salle du restaurant indien – nuit

Maigret fait évacuer les derniers clients.
Des coups de feu retentissent, en provenance de la cuisine. A chaque détonation, un flash lumineux illumine au travers des petites vitres surmontant la porte de la cuisine.

Les coups de feu s’arrêtent. Pendant quelques instants rien ne se passe. Puis l’inspecteur pousse les portes de la cuisine. Il est couvert de matières en tout genre, oscillant du rouge au vert, en passant par le jaune curry. 

HARRY
(essoufflé)
Problème réglé. 

L’inspecteur s’allume une cigarette. 

HARRY
Mais, heu, va falloir passer le karcher ® dans la cuisine. 

LEGISTE
Permettez que j’aille y jeter un œil ?

Le légiste, un sourire en coin, sort des gants en latex de l’une de ses poches arrière. 

HARRY
Heu, légiste, vous vous trimbalez toujours avec ça sur vous ?

LEGISTE
Je sors toujours couvert. 

Le légiste s’apprête à pousser les portes de la cuisine. 

HARRY
Ah, et… légiste ? 

L’homme se retourne et dévisage l’inspecteur Harry. 

HARRY
Attention, ça glisse 

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/acGyver&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1245</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [19]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/bhEc73_MwIk/</link><description>[1]Ce soir, c'est dimanche. Même ce midi c'était dimanche. Mais le dimanche soir, c'est particulier. C'est là merde. Il n'y a rien à faire. La lessive ? Étendre le linge ? Bof. 
On n'a juste à regarder la semaine passée pour savoir de quoi la suivante sera faite. Pas très joyeux. Ceci dit, je vous propose ce soir un nouvel épisode de la série "j'écris un scénario sur une feuille de p.q., et je vous en montre régulière une nouvelle chiée." 
Bon appétit. 


- l'image provient du court métrage explosif INDEMNE  [2]par Guillaume Pierret, avec: Rémi Leautier, Mathieu Bon, Yvon Rougier. -


Scène 19
Int. – restaurant indien – nuit

La fourchette de Maigret se plante dans un morceau de viande noyé dans une sauce brunâtre. Un peu de sauce gicle hors de l’assiette. Il porte la nourriture à sa bouche. 
En face de lui le médecin légiste mange un Palak Paneer. Le plat composé essentiellement d’épinard a une teinte verdâtre. Un bout tombe de la fourchette pour aller s’écraser dans l’assiette encore pleine. La chemise du légiste est mouchetée de traces verdâtres. 

LEGISTE 
Merde ! C’est vraiment pas mon jour… 

A côté de lui l’inspecteur Harry lui jette un regard en biais. La serviette qu’il a noué autours de son cou est badigeonnée de projections de sauce en tout genre. 

HARRY
Comment vous pouvez bouffer cette merde verdâtre ? 

Harry avale une énorme fourchetée de viande dégoulinante de sauce. Malgré sa bouche déjà plaine, il enfourne un bout de Cheese Naan pour pousser le tout au fond de sa gorge. 

HARRY 
(postillonnant)
Comment esch’ qu’un légichte peu être végétarien ? Moi cha me dépasse totalement. 

L’inspecteur dégluti bruyamment. 

Le légiste s’essuie les lèvres avec sa serviette d’un geste sophistiqué. 

LEGISTE
Justement, à force de passer la journée la tête dans la viande froide, ça m’a coupé toute envie carnassière. 
(souriant)
Et puis, mes légumes ne se relèveront pas pour tenter de me peler. 

HARRY
(de nouveau la bouche pleine)
Alors cha, ch’est pas dit. Chi les cadavres i’ ch’relèvent, pourquoi pas les légumes… hm ?

Le légiste hausse les épaules. 

Le commissaire lève la main et se racle la gorge pour attirer l’attention du serveur. Une fois que le garçon le regarde, Maigret agite nonchalamment la carafe de vin vide. 

MAIGRET 
La même chose. 
(regardant ses amis)
Bon, en parlant de rouge qui tâche, il va falloir trouver un moyen de mettre un terme à tout ça avant que les morts ne s’habituent à revenir à la vie. 

Harry tapote sa poche. 

HARRY
On a toujours la choluchion de fair des trous dedans. 

LEGISTE 
Dites moi commissaire, c’est qui ce mec, le poinçonneur des lilas ? Un monomaniaque du trou de balle ? 

MAIGRET 
C’est mon coéquipier. Il est américain, alors vous imaginez bien que son truc c’est de résoudre les problèmes à la pelleteuse. 

Le serveur apporte une nouvelle bouteille de vin et sert le fond d’un verre au commissaire pour le lui faire gouter. Alors que le serveur s’apprête à reposer la bouteille, Maigret place sa main dessous pour remplir son verre en totalité. 

MAIGRET 
Ca a ses inconvénients, mais sans mon partenaire et son besoin compulsif de faire parler la poudre, nous servirions de chair à pâté pour les cadavres de la morgue. Doc !

HARRY
Ch’est vrai cha. Chechi dit, chuis pas chûr que vous choyez vraiment comechtib’, doc ! La viande de toubib ch’est comme une vieille conserve éventée ! 

Le légiste hausse les épaules et baisse la tête vers son assiette.

LEGISTE
Quoiqu’il en soit, voilà qui écarte l’hypothèse de la secte. Un seul des cadavres portait le tatouage. 

MAIGRET
Pas nécessairement. Peut être que la secte à mis la main sur la recette pour faire revenir les morts… 

HARRY
Tous ? 

Maigret le regarde, interrogateur. 

HARRY
Tous les morts vont revenir pour tenter de nous mettre le grappin dessus ? 

MAIGRET
Qui sait… 

L’inspecteur se frotte les deux mains l’une contre l’autre. 

HARRY
Chouette… on va bien se marrer. 

UN PLAT TOMBE quelque part dans le restaurant et UN HURLEMENT déchire l’atmosphère feutrée du restaurant. 

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2008/11/remi.JPG
[2] http://www.surrender-lefilm.com/article-19692374-6.html#anchorComment&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1242</feedburner:origLink></item><item><title>L’usage du minotaure atteinte à la dignité humaine ?</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/x1aYk8ym77M/</link><description>"Je pense que ce labyrinthe va à l'encontre de la convention de Genève qui prohibe l'usage de monstre bovin qui balance une hache et a des dents supérieures à 9 pouces"




Is Using A Minotaur To Gore Detainees A Form Of Torture? [1]

[1] http://www.theonion.com/content/video/is_using_a_minotaur_to_gore?utm_source=videoembed&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1237</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [18.3]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/fN-YgjIXL30/</link><description>[1] Ce matin en me levant, je me suis dit "si j'ai pas un commentaire qui me demande la suite, je laisse Maigret quelques temps dans son placard". J'allume mon portable, et "ho un commentaire de Camif qui me demande la suite". Alors, comme je ne saurais résister au charme de mon confrère rédacteur, je me jette à l'eau. Voici donc la suite que certains attendaient. C'est aussi la clôture de cette scène 18 qui décidément est foutrement longue.
Plusieurs d'entre vous (ceux qui ne lisent pas les billets de Maigret à mesure) m'ont demandé un fichier les rassemblant tous... ce sera fait, mais pas tout de suite. En même temps rien ne presse. Asta luego.


Scène 18 (la suite again) 
INT - Bureau du légiste - nuit

Devant le trio de choc, les macchabée s'amassent. Ils ne font pas mine d'avancer pour les attaquer. Ils restent debout, oscillant d'un pied sur l'autre. Chacun porte les stigmates de sa mort. Certains ont la moitié de la tête arrachée, d'autres ont les yeux crevés ou un membre en moins. 
L'un d'entre eux s’avance vers le petit groupe. Au second pas qu'il fait, les points de sutures de l'autopsie lâche, et la totalité de ses entrailles pourrissantes se déverse sur le carrelage de la morgue. Le mort se prend les pieds dans ses tripes et s'écroule lamentablement. 

LEGISTE
Va falloir que je glisse une note de service pour qu'on nous achète du fil à suturer un peu plus solide. 

Les morts continuent de s’agglutiner doucement. Les grognements se font de plus en plus présents. 
DETONATION 
La tête d’un des pourris du premier rang explose. 

Harry tremble, son pistolet encore fumant au poing.

HARRY
(entre ses dents)
Ta gueule saloperie, on s’entend plus penser.

LEGISTE 
Mazette ! En plein dans le mille. Si on s’en sort, faudra que vous m’appreniez. 

L’inspecteur lui jette un regard curieux, puis hausse les épaules. 

HARRY
J’en peux d’attendre à les regarder suinter et grogner. En plus ça chlingue à mort ! 

Il se tourne vers le commissaire. 

HARRY
(se mordant la lèvre inférieure)
Dites commissaire, je peux faire des trous dedans ? 

Le commissaire regarde l’inspecteur en soupirant. 

MAIGRET 
Bon. Une petite seconde. 
(Haussant la voix, à l’attention des cadavres)
Dans quelques instants l’inspecteur va faire parler la poudre, une objection ? 

GROGNEMENTS

MAIGRET
C’est bien ce qu’il m’avait semblé. 

Le commissaire range son arme et sort sa pipe. Il la bourre doucement. 

MAIGRET
Inspecteur, vous avec le feu vert ! 

HARRY
Feu ?! FEU !!!

Fébrile, l’inspecteur écrase la détente de ses deux armes de poings. Les balles frappent les cadavres de plein fouet. De la viande vole en tout sens, et la flaque de sang et d’excréments s’étend sur le sol. 

Puis soudain plus un bruit seul le CLI-CLIC des pistolets vides. 

HARRY
Putain, c’est déjà fini ? 
(il s’essuie le front en soupirant)
Ca fait du bien. 

Le légiste le regarde les yeux comme des soucoupes. 
Harry recharge ses armes. 

HARRY
J’ai faim. On va manger ?

Maigret exhale doucement la fumée de sa pipe en regardant le tas de viande poinçonnée. 

MAIGRET 
Sacré merdier ! Je souhaite bien du plaisir à l’équipe de techniciens de surface qui vont s’occuper de remettre tout ça en ordre. 

Soudain, une main putréfiée à laquelle il manque le pouce, surgit de la pile de corps en décomposition. 
Immédiatement l’inspecteur, dégaine ses deux armes. 
Une seconde main s’élève. Le buste du cadavre apparait. Son orbite gauche a été totalement arraché par une balle, faisant un trou de plus de 10 cm. 

MAIGRET 
Nom de Dieu Harry, qu’est-ce que vous utilisez comme projectile ? 

L’inspecteur fait feu. La première balle arrache le poignet du macchabée. Sa main tombe au sol dans un BRUIT HUMIDE.

HARRY
Des balles pas assez puissantes, on dirait. 

Harry s’avance vers le cadavre qui tente de se remettre debout. Tout en marchant il l’arrose de balles. Ses chargeurs vidés, il recharge ses armes. 
Lorsqu’il arrive à la hauteur du mort, il lui enfonce un pistolet dans chaque orbite. 

HARRY
Regarde la lumière au fond du tunnel fils de pute. 

DOUBLE DETONATION

La tête du cadavre a disparu, laissant le visage de l’inspecteur couvert de bouillie sanglante. 
Harry s’essuie le visage du revers de la main, serrant toujours son arme. 
L’inspecteur se retourne vers ses deux compagnons. 

HARRY
Putain, c’est pas possible ! Elle a été construite sur un ancien cimetière indien votre morgue, ou quoi ? 

MAIGRET 
En France ? Ça me paraît peu probable. Mais j’ai une soudaine envie de poulet tikka massala. C’est moi qui régale.

Sur le chemin de la sortie, le légiste manque de s’étaler en glissant sur un mélange de sang et d’organes. 

LEGISTE
Marrant. Ca rend pas pareil sur le sol que sur la table d’autopsie… 

Il donne un coup de pied dans un foie qui trainait là. 
SQUISH.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2008/12/insomnia_1_.png&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1232</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [18.2]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/mWFQkZ0FTZM/</link><description>[1]Ce soir, nouvel épisode de Maigret. Un XXL pour la seconde fois. Il intervient un peu en réaction à la journée de merde que je viens de passer... du coup, j'ai un peu balancé la sauce, sans vraiment me soucier de où aller et comment en sortir. Ce n'est pas bien grave, je trouverai bien une issue.

Pour l'heure, il est tard, et je vais me coucher. Il est donc plus que probables, que les fôtes d'aurtograff soient légion. 

Braves gens, merci de me lire !



Scène 18 (la suite)
INT - Bureau du légiste - nuit
Alors que l'inspecteur et le commissaire s'apprêtaient à s'en aller, le sol tremble doucement pendant quelques instants.

Les trois protagonistes se regardent, perplexes. Une nouvelle secousse, plus violente et plus longue cette fois, mets des bocaux et ustensiles en tout genre à terre. Parmi ceux là, une autre livrée de neige carbonique fini sur le sol embrumant les alentours.

Alors que la brume s'opacifie, les secousses s'arrêtent.
MAIGRET
Etrange ces secousses. L'ile de France n'est pourtant pas sur une zone sismique....

HARRY
Ca sent le souffre…

LEGISTE
Non, ce n’est l’odeur du souffre, mais celle de la neige carbonique qui réagit au contact de l’air.
HARRY
Ce n’est pas exactement ce que je voulais dire… A mon avis, les emmerdes ne vont pas tarder à pleuvoir.

Harry dégaine son pistolet et en arme le chien, produisant un CLIC METALLIQUE.
MAIGRET
Harry… Rangez cette arme avant que je me fâche.

GROGNEMENT
HARRY
C’était quoi cette merde ?

MAIGRET
Harry, vous avez toujours votre arme en main ?
HARRY
(peu sûr)
Heu… Oui ?

MAIGRET
Alors agrippez vous y, vous avec ma bénédiction.
(sévèrement)
Par contre, faites moi plaisir, analysez la situation avant de tirer.

Nouveau CLIC METALLIQUE
MAIGRET
Harry ? C’était quoi ce bruit ?
HARRY
Ben, je me suis dit que si j’avais le droit d’avoir un flingue en main, vous n’auriez rien contre un second.

MAIGRET
Vous vous promenez avec deux armes ?

HARRY
(hésitant)
Heu… oui. J’en ai une troisième et couteaux aussi.


Le commissaire soupire.

Lentement, le brouillard se dissipe. Dès qu’il y voit un peu plus clair, l’inspecteur se relève d’un bon, un énorme pistolet à barillet dans chaque main. Il a les bras tendu à l’horizontale de part et d’autre du corps. Il fait un tour sur lui-même pour vérifier que les environs sont sécurisés.
HARRY
Vous pouvez vous lever, il n’y a personne.

BRUITS DE COUP SUR DU METAL

Le légiste et le commissaire qui avaient commencé à se relever, demeurent au sol.
HARRY
(criant)
On ne bouge pas !


NOUVEAUX BRUITS DE COUPS SUR DU METAL
HARRY
(criant encore plus fort)
J’ai dit, pas un geste. Qui êtes vous ?


La brume totalement dissipée, Maigret et le légiste se relèvent. Autour d’eux il n’y a rien que des débris variés et les tiroirs de la morgue.

Les BRUITS DE COUPS reprennent, accompagné de GRINCEMENTS.

L'inspecteur remarque qu'une des portes de l'un des tiroir en aluminium est gondolée.

COUP VIOLENT SUR DU METAL.

La porte de l'un des tiroirs contenant un cadavre éclate. En tombant au sol, elle produit un BRUIT METALLIQUE.

Une bouillie sanglante se déverse du casier mortuaire. Un GROGNEMENT terrifiant déchire le silence. Une main partiellement décomposée émerge de l'obscurité du tiroir. Elle attrape l'encadrement.
MAIGRET
Harry, qu'attendez vous pour ouvrir le feu ?

HARRY
(tremblant)
J'attends qu'il soit sorti. Je veux le regarder droit dans les yeux quand ça cervelle redécorera le plafond.

LEGISTE
Vous savez inspecteur, celui là il est mort brûlé, alors les yeux...

Le visage du mort émerge lentement du casier. Sa mâchoire pend lamentablement. Son visage n'est formés que de cratère luisants suintant. Là où aurait dût se trouver son net, ne reste qu'une paire de trou béant. En guise d'yeux, le cadavre exhibe deux globe vide.

Il GROGNE puis tend la main vers Harry.

L'inspecteur pose son arme gauche sur une table. Puis de la main gauche, il saisi la main du macchabée et l'attire violemment à lui. La main droite enfonce le canon du pistolet dans la bouche du mort.
HARRY
Die you ugly motherfucker!

DETONATION.

Sous l'effet de l'impact la tête du macchabée explose, mouchetant le visage de l'inspecteur de débris de chairs et de mucus en tout genre. Surpris l'inspecteur recule violemment, se retrouvant dos à une autre rangée de casiers mortuaires.
HARRY
(explose)
Putain, j'en ai dans l'œil, MERDE !

Les TAMBORINEMENTS reprennent de plus bel. Il semblent beaucoup plus nombreux cette fois. Harry se frotte l'œil du revers de la main. Alors que de nombreuses portes s'arrachent et tombent au sol, l'inspecteur récupère son arme. Il prend quelques mètres de recul, et se tient debout entre Maigret et le légiste.
HARRY
Si vous avez des armes, c'est le moment de les sortir.

Les GROGNEMENTS emplissent la pièce. Des tiroirs arrachés sortent des membres putréfiés.

Le légiste se saisit d'une petite scie circulaire utilisée pour couper les os. Il la démarre.
LEGISTE
C'est la première fois de ma carrière que je vais couper un mort contre son gré.


Le commissaire Maigret sort un petit pistolet, autrefois utilisé par les forces de l'ordre.
HARRY
C'est tout ce que vous avez en stock ?

MAIGRET
Cette arme à une immense valeur sentimentale.

HARRY
J'espère qu'elle va pas vous péter à la gueule.


Les trois compères se préparent à l'attaque.
HARRY
Ramenez donc vos sales gueules de pourris que je les remplissent de trous.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2008/12/zombies_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1228</feedburner:origLink></item><item><title>Panik en 2009</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/TaZFIeB3pbo/</link><description>[1]Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas importuné d'un billet sans plus d'intérêt qu'un poil d'anus incarné. C'est pour cette raison là, que je reprend ma plume molle et froide pour vous tartiner l'espace web de déjection morale. Le seul problème étant - et cela ne change pas - que je ne sais trop quoi vous dire.
Parce que finalement le quotidien dans lequel mon cul et le reste de mon être trempent, est plutôt insipide. Faut pas se voiler la face avec des peaux de saucissons, être "jeune" en 2009, ça pue la merde. La réalité pue le désespoir rance, l'absence d'horizon ensoleillé.

Le "no future" est d'une autre génération, et pourtant il n'a jamais été autant d'actualité. Penchons nous (relativement peu, mais suffisamment pour voir les seins des personnes en disposant) quelques instants sur la question. C'est une chose évoquée régulièrement sur ce blog, mais remettons en une couche.

En tant que "jeunes" (comprendre, nouvellement sorti de l'université) nous nous retrouvons face à deux choix. Celui du stage, ou comment se faire exploiter pour pas un rond, puis jeter comme une merde et toujours sans un sous. Puisqu'en tant que stagiaire nous avons le bonheur de ne cotiser à rien (ou presque) et donc de n'avoir le droit à rien (pas de chômage donc).
L'autre choix, est celui de prendre le premier boulot qui passe. De toutes façons, pas vraiment le choix en ce moment. La plupart des domaines sont affreusement bouchés, encore plus que le rectum d'un hippopotame constipé atteint de rigor mortis. En clair, comme on nous prend pour des trous du culs, on n'est pas dans la merde !

Toutefois, sachons profiter de notre jovial quotidien pour mettre à profit nos talents. Dans mon cas, j'aime assister des gens qui ont les doigts enfoncés tellement profond dans la pompe à chocolat qu'il ne leur en reste plus un seul de libre pour se gratter le nez. Ça pourrait être pire. Je pourrait nettoyer de la merde d'éléphant dans un zoo, ou déboucher des chiottes dans une gare...

Ça fait beaucoup de références aux excréments. Je sais, le stade pipi caca ça devrait m'être passé. POURQUOI ? POURQUOI est-ce que je ne pourrais pas parler de matières fécales librement ? C'est moins choquant d'exploiter son prochain peut-être ? D'obliger ceux qui n'ont pas eu de chance (car en l'état actuel, ce n'est qu'une question de chance d'avoir un emploi à la hauteur de ses espérances) à se prostituer ? On nage dans un état prostitutionnel, et on ferme sa gueule en baissant les yeux. Ce qui ne révolte personne, bien évidemment. Les vieilles luttes se sont éteintes, et les partis politiques ne sont plus bons qu'à se tirer des balles dans le pieds en soulevant des questions qui n'intéressent plus personne. Ou plutôt si, des questions sans fondement, si ce n'est celui de faire de l'audimat. Si une étude établissait que s'enfoncer des bananes dans le cul ferait gagner des voix, il n'y aurait pas longtemps à attendre avant de voir défiler des personnes publiques avec des régimes entiers dans le derrière.

Enfin... tout cela est bien affligeant. Cependant, gardons la tête haute. Créons et absorbons de la fiction, car bientôt ce sera la réalité.


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2008/12/Germaine_Goth_Chick_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1224</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [18]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/wSfJaICGEvs/</link><description>[1]Bonne fin de semaine à tous ! Ca fait du bien de ce dire que le weekend approche, n'est-ce pas. Pour fêter ça (sic) voici venir un nouvel épisode des aventures de Maigret. Définitivement flanqué de l'inspecteur Harry, le commissaire se retrouve mouillé dans une salle affaire. Pour ceux qui essayeraient de deviner la fin, vous pouvez lancer les paris, j'ai déjà entendu quelques proposition interessantes... mais bon, comme je ne sais pas encore moi même ce dont sera fait la fin... vous pouvez toujours y aller !

A part ça, il fait toujours aussi chaud dans cette ville ! Je me liquéfie, et je ne suis pas le seul. Pour le coup, je remet la même image ! et toc !




Scène 18
INT - Bureau du légiste - nuit

Fait irruption dans le bureau en beuglant.

HARRY
Que personne ne bouge ! Qu'avez vous fait du légiste ? Si j'en vois un sourciller de la narine, je lui fait un troisième trou de nez !

Le médecin légiste en tenue d'opération lève lentement les mains. Il tremble sous l'effet de la surprise. Ses doigts engourdis laissent échapper le bistouri. L'outil frappe la table d'aluminium dans un GRAND FRACAS.

Harry presse la détente. La DETONATION est assourdissante. La balle frappe un bocal de neige carbonique. Le verre explose, laissant le produit chimique en contact avec l'air. Rapidement la pièce est emplie d'une impénétrable brume blanche.

HARRY 
Putain ! Les cadavéreux ont balancé un sort pour se vaporiser.
(hurlant)
Je vais les truffer de pruneaux ces connards !

L'inspecteur arme son pistolet et s'apprête à tirer dans le tas. D'un geste lent, Maigret force l'inspecteur à baisser son énorme canon.

MAIGRET
Vous avez un sérieux problème de sang froid vous. Arrêtez donc de canarder tout ce qui bouge. C'est le légiste que vous avez failli transformer en passoire.

Harry rengaine son arme en GROMMELANT.

Nonchalamment, Maigret bourre sa pipe en attendant que le brouillard désépaississe.

HARRY
C'est pas interdit de fumer dans les lieux publics ?

MAIGRET 
Au point où on en est, un peu plus, un peu moins...

Le commissaire allume le foyer de sa pipe. Dans un geste presque gracieux, il recrache un petit nuage de fumée qu'il chasse du revers de la main.

Au bout de quelques minutes, le nuage se dissipe. Maigret frappe sa pipe contre le cadre de la porte pour en éjecter le tabac.
De l'autre côté de la pièce, le légiste est pétrifié, les mains en l'air.

MAIGRET
C'est bon, légiste, baisse les bras. Mon collègue est très émotif, dès qu'il le peut, il fait des trous partout.

Le commissaire attrape l'inspecteur par l'oreille.

MAIGRET 
Maintenant, ça suffit les conneries, tu vas t'excuser auprès du docteur !
(à lui même)
Quel merdier, qu'est-ce que je vais dire au préfet, moi ?

Il lâche l'inspecteur.

HARRY 
(petite voix)
S'cusez moi doc. J'ai cru que c'était la nuit des morts vivants, et je m'apprêtais à arroser la scène de plomb.

Le légiste devient blanc et manque de s'écrouler. Maigret s'approche de lui et l'attrape fermement par le bras.

MAIGRET 
Holà, légiste. Tu vas quand même pas nous faire un malaise ?!

LEGISTE
(voix tremblante)
Dans le tiroir "X", y a une bouteille de poire...

MAIGRET 
Je vois... Inspecteur, ouvrez moi ce tiroir "X" et amener moi la boisson du légiste.

Harry regarde les étiquettes des tiroir en acier. Lorsqu'il arrive à X, il ouvre le tiroir. Dedans est allongé un cadavre les yeux révulsés. L'inspecteur recule brusquement.

LEGISTE
Ben quoi, c'est une morgue ici. Vous vous attendiez à trouver quoi dans ce tiroir ? Le chapelier fou ?

HARRY
(bas)
Fucking french sense of humour. Damn froggies...

L'inspecteur finit par trouver la bouteille d'eau de vie, et l'apporte à Maigret. Le légiste sort un verre de derrière son bureau. Maigret le sert généreusement.

LEGISTE
Un petit verre commissaire.

MAIGRET 
Jamais pendant le service !

Le légiste porte le verre à ses lèvres. Le voyant faire, Maigret empoigne fermement le goulot de la bouteille et en avale quelques gorgée.

MAIGRET 
Très fruité.

Il repose la bouteille sur la table d'opération.

MAIGRET
Bon, paraît que vous vouliez me voir, légiste ?

Le légiste repose son verre d'un geste sec, et se redresse. Il s'essuie la bouche du revers de la main.

LEGISTE
Ah oui. Nous avons été interrompus hier soir ! En même temps c'est pas tout les jours que j'ai des clients mécontents.

Il fait un geste de la main, en signe d'impuissance.

LEGISTE
Quoi qu'il en soit, l'homme que j'étais en train d'autopsier, faisait partie d'une secte ou un d'un groupe d'occultistes...

Le légiste ouvre une enveloppe en papier craft, posée sur l'un des meubles. Il en tire quelques clichés.

LEGISTE
(il pointe du doigt les clichés)
A la base du poignet, il y avait un tatouage. Un signe cabalistique apparemment. Je pencherai donc pour un glyphe d'appartenance à une communauté.
(il hausse les épaules)
J'ai envoyé les négatifs pour analyse, mais j'ai un doute quant au résultats.

Le docteur remet les photos dans l'enveloppe et la tend à Maigret.

LEGISTE
Vous aurez peut être plus de succès en passant par des voies moins... conventionnelles.
Quant à l'identité de l'intéressé... rien ! Ce n'est pas un criminel connu des fichiers de police.
(il regarde Maigre en souriant)
Là, je vous souhaite bien du plaisir pour mettre la main sur un mort d'identité inconnu ayant ressuscité.

MAIGRET
(à part)
Y'a des religions qui ont commencé comme ça...

LEGISTE
Sauf que votre prophète, il à les dents longues, et il n'hésite pas à s'en servir.
De vous à moi, je vous conseil de le retrouver fissa, de le truffer de plomb, et de me le ramener pour examen. Cette fois, je l'attacherai à la table.

Le commissaire se dirige vers la porte.

MAIGRET
Merci du conseil légiste.

Le commissaire envoie une tape amicale derrière la tête d'Harry.

MAIGRET
T'entend ça petit, tu vas pouvoir sortir ta pétoire sans que j'aie à me facher.

Harry sourit.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/taxis_paris_1_.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1219</feedburner:origLink></item><item><title>Les pédophiles l’ont dans l’onion</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/37nwTwrsCrE/</link><description>Ex-Pedophile Shares Tips On How To Make Your Kids Less Attractive [1]

[1] http://www.theonion.com/content/video/ex_pedophile_shares_tips_on_how?utm_source=videoembed&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1204</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [16&amp;17]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/lc8IOhuS9jM/</link><description>[1]Et un nouvel épisode des aventures de Maigret. Ca y est, je lui ai flanqué un Side kick ; mais quel Side kick ! Ceci étant, entendons nous bien encore une fois, cette abondance de personnages mythiques n'est pas là pour me faire reluire les arpions. Si je les sors du placard, ce n'est pas pour faire mieux que leurs géniteurs (comment serait-ce possible ?) mais pour me faire plaisir. Et surtout, pour faire plaisir à ces gens qui me lisent. Si si, je sais que vous êtes là, quelque part. Pas nombreux, certes, mais suffisamment pour me donner envie d'aller encore plus loin dans ma débauche d'inepties !
Ce qui m'amène à vous dire que mon autre passion est le cinéma de genre. Il est vrai que les indices abondent en ce sens. Cependant, ça va mieux en le disant. Sur ce, bonne lecture !


Scène 16
INT - Couloirs du Commissariat - nuit

Maigret avance dans les couloirs du commissariat, direction la sortie. Alors qu'il approche de la porte, l'inspecteur Harry accourt. Sa manche est moucheté de sang.

HARRY 
Commissaire, c'est moi qui vous prêterai main forte sur cette affaire.

Le commissaire s'arrête et se tourne vers Harry.

MAIGRET
Fort bien. Un taxi nous attend.

HARRY
Vous préférez pas qu'on prenne ma caisse ?

Maigret le regarde d'un œil circonspect.

MAIGRET
Vous voulez dire votre tracteur amerloque ? Nous sommes à Paris mon petit gars, et vous aurez comme un soucis pour faire des créneaux avec votre tank.
(plus bas)
Quant à aller voir les putes à Montmartre...

HARRY
Ma Ford Galaxy 1963, un tank ? Ça c'est de la bagnole ! Rien à voir avec vos pots de yaourt de tarlouze. Les américaines ça en à dans le ventre !

MAIGRET 
C'est sûr que question obésité, vous en savez un rayon.

L'inspecteur souffle, excédé. Lentement il retrouve son calme.

HARRY
Bon. O.K. pour le taxi... Et où est-ce qu'on va ?

MAIGRET
Chez le légiste.

L'inspecteur Harry sort son flingue et vérifie qu'il est en état de marche. Puis satisfait, il le rengaine.

HARRY
(tapotant sur la bosse que l'arme forme sous sa veste)
Si y a un mort qui s'avise de se relever, je le recouche direct' avec quelques trou de balles tous neufs.

Maigret hausse les épaules et pousse la porte du commissariat. Dehors, un taxi les attend.



Scène 17
INT - Couloirs de la Morgue - nuit

Le commissaire Maigret entre dans la morgue, suivi par l'inspecteur. Leurs pas résonnent dans le couloir désert.
Harry dégaine son arme.

HARRY
C'est calme ici. Trop calme.

Il arme son énorme pistolet. Il continue d'avancer, prêt à tirer. Maigret le force à baisser son arme du plat de la main.

MAIGRET 
Un peu de sang froid. Si les couloir sont déserts, c'est pas un traquenard, mais les RTT. Ici, passé 20h, a part trois légistes qui découpent de la viande qui n'ira plus nulle part, y a plus personne. Alors tu te détends de la gâchette !

Harry, déçu range son arme.
Ils arrivent devant la porte du légiste. Alors qu'ils s'apprêtent à ouvrir, ils baissent le regard. Une mare de sang filtre sous la porte.

MAIGRET
(montrant la flaque de la main)
Voilà, maintenant tu peux sortir ton pétard.

Harry sourit. Il dégaine son flingue, et envoie un coup de pied d'une violence inouïe contre la porte. Sous la puissance du coup, le bois éclate au niveau des gonds dans UN BRUIT FRACASSANT.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/Redneck_Werewolf_in_my_Trailer_by_p[1]_1.jpg_t=1250371751&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1207</feedburner:origLink></item><item><title>Johnny Gruesome, du rock à mourir</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/wD_6NgldAKM/</link><description>[1]Salutations amis vacanciers, et même les autres !

Voici, en ce mois d'août, une petite critique de "Johnny Gruesome" (qui peut être traduit pas "Johnny Cradingue" ou "Johnny Dégueulasse"). Peut-être me direz vous, "mais d'où est-ce qu'il sort ce machin dont personne n'a jamais entendu parlé." Grave erreur, vil chenapan, je vous en ai déja parlé ICI [2]. Certes, c'était il y a deux ans et demi, mais quand on aime, on ne compte pas !
Depuis le temps, Greg "Slime City [3]" Lamberson a eut le temps d'arriver au bout de son projet. Et c'est Pop Cinema qui nous l'apporte en DVD, dans un chouette double DVD contenant pas moins de quatre films ("Slime City [3]", "Undying love", "Naked Fear [5]", et oui, "Johnny Gruesome").



Alors, mesdames, messieurs, la fiche de "Johnny Gruesome [6]" est à lire sur HORREUR.COM.

Pour les anglophones, un petit documentaire sur la question :



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/johnny_gruesome.jpg
[2] http://www.horreur.com/nouvelle-1013-johnny-cradingue.html
[3] http://www.horreur.com/critique-952-slime-city.html
[4] http://www.horreur.com/critique-952-slime-city.html
[5] http://www.horreur.com/critique-1534-naked-fear.html
[6] http://www.horreur.com/critique-1726-johnny-gruesome.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1210</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [14&amp;15]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/XkrPr7uQbaQ/</link><description>[1]Ca y est.  Je me suis débarrassé de l'abonnement Free, et j'ai de nouveau internet... pour fêter cela un nouvel épisode de Maigret... 
Ouha les amis, dites ! J'ai passé un de ces weekend. J'ai retrouvé mon idole le temps d'un dimanche. D'habitude j'aime pas les dimanches. Mais là, c'était juste orgasmique. Je ne pouvais pas y croire. Et à regarder Thierry diriger Lloyd, je me suis dit... même si je gagne pas de pognon, je sais pourquoi je fait ça ! Bref, revenons à nos moutons. 
L'épisode d'aujourd'hui est égal aux autres. On y rencontre de nouveaux personnages improbables, probablement un certain nombre de fautes d'orthographe... et voilà. Bonne lecture.





Scène 14
INT - Couloirs du Commissariat - crépuscule

Le commissaire arpente les couloirs du commissariat en direction de son bureau. En chemin il croise PLUSIEURS PREPOSES qu'il salue.

Un policier en uniforme de police américain, tenant une PROSTITUEE par le bras, le salue, l'air rieur.

MAHONY
Alors commissaire, j'ai entendu que vous étiez sur un dossier velu !

Maigret ne relève pas la plaisanterie. Il hausse les épaules.

Un homme sort d'une salle en claquant violemment la porte. Le petit écriteau "Salle d'interrogatoire" se décroche sous la puissance du coup. L'homme s'étire, laissant apparaitre un holster d'où dépasse un énorme révolver. Un policier au long duffle coat et à la mine défaite s'approche de l'homme.

COLUMBO
Alors Harry, vous avez réussit à en tirer quelque chose de votre caïd.

Harry se soupir, dégaine son pistolet et pénètre à nouveau la salle d'interrogatoire. Une série de huit coups de feu tirés les uns à la suite des autres retentit.

Maigret n'y prête pas attention et s'enfonce dans le couloir.


Scène 15
INT - Commissariat : secrétariat / bureau de Maigret - crépuscule

Le commissaire passe devant sa SECRETAIRE sans prêter attention aux signes qu'elle fait pour attirer son attention. Il s'enferme dans son bureau.

Il s'assoit dans son fauteuil sans prendre le temps d'allumer la lumière. Il craque une allumette pour allumer sa pipe, éteinte entre temps. La lumière vacillante révèle la SILHOUETTE musclée d'un individu debout dans un coin de la pièce.
Sous l'effet de la surprise, Maigret lâche l'allumette qui s'éteint.

MAIGRET
Vous avez pris rendez-vous auprès de ma secrétaire ?

La silhouette se rapproche dans les ténèbres. Un cape flotte derrière elle. Sur le haut de sa tête, deux pointes semblent faire office d'oreille.

MAIGRET
Je suppose que non, sinon vous n'attendriez pas dans le noir.

Le commissaire fait un geste lent vers son tiroir. Il tente de l'ouvrir sans bruit, mais un GRINCEMENT rompt le silence.
Le poing de l'inconnu s'abat sur la table. Sa voix est très grave et vibre de haine.

BATMAN 
Alors Gordon, on perd son sang froid devant les vieux amis ?!

Le commissaire se fige quelques instants puis répond.

MAIGRET 
(soupirant)
Vous vous êtes encore trompé de bureau ! Le commissaire Gordon est au fond du couloir à gauche, PAS A DROITE.

BATMAN 
(voix déconfite)
Excusez moi.

Le justicier encapé sort en tentant de garder un air digne.

Le commissaire attend que la porte se referme avant d'allumer la lumière. Puis il se penche en avant et appuit sur l'intercom.

MAIGRET
Miss Marple ? Vous pourriez faire attention à qui rentre et qui sort de mon bureau ! Ce n'est pas un moulin ici, c'est un lieu de travail !

MISS MARPLE 
J'ai essayé de vous prévenir commissaire, mais vous sembliez ailleurs.

MAIGRET
Bon. Très bien. Des appels ?

MISS MARPLE 
Très certainement.
Madame Peggy a appelé. Elle vous a trouvé un fournisseur qui pourrait vous procurer des armes en argent. J'ai noté l'adresse.
Le légiste souhaiterait que vous passiez le voir. Il a trouvé l'identité du cadavre ambulant.
Votre femme souhaiterait savoir si vous rentrez dîner ce soir.

MAIGRET
Dites à ma femme de ne pas m'attendre. Rappelez le légiste pour lui dire que je serait là dans une heure et demis. Ah ! et commandez moi un taxi.

MISS MARPLE 
Très bien monsieur le commissaire. Autre chose ?

MAIGRET
Oui. Donnez moi l'adresse de l'armurier.





[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/300px_Detective_Comics_31_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1199</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [11, 12, 13]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/lKZ42tmPU9o/</link><description>[1]Allez, hop ! Ce soir je vais essayer de faire court. Je suis un peu fatigué. La nuit précédente a été courte et agitée : il y a un moustique à Paris, il est pour moi. Et si il y en a deux, ne les cherchez pas, je sais où ils sont, ils ont fait une indigestion de mon sangs, ces salopards.

Mais je m'égare ; ce soir encore, une scène de Maigret. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai au format « billet » par la suite. Pour l'heure, le commissaire prend le taxi...






Scène 11
EXT – RUE devant chez les MAIGRET – JOUR

Maigret sort de chez lui. Il regarde autour de lui puis entre dans le taxi qui attend.


Scène 12
INT – TAXI – JOUR

Le conducteur jette un œil dans le rétroviseur et sourit.

CHAUFFEUR
Au commissariat ?

Le commissaire opine du chef. Le taxi démarre.

MAIGRET
Mais prenez votre temps, je ne suis pas pressé.



CHAUFFEUR
'Vous en faites pas pour ça, on n'est pas dans un film de Krawczyk.

MAIGRET
A vos souhaits...

Le commissaire appuie sa tête contre la vitre, et regarde vaguement dehors. Il réfléchit intensément.

CHAUFFEUR
Sale journée ?

Le commissaire semble se réveiller.

MAIGRET
Hmm ?

CHAUFFEUR
Vous' avez pas l'air dans votre assiette aujourd'hui.

MAIGRET
(à voix basse)
Pour ainsi dire, je serai plutôt dans celle d'un autre.

CHAUFFEUR
Pardon ?

Le commissaire hausse les épaules.

Le trajet s'achève en silence.

CHAUFFEUR
Inspecteur, vous voici arrivé.

Scène 13
EXT – RUE devant le commissariat – JOUR

En sortant, le commissaire passe la tête par la fenêtre, côté passager, pour tendre son dût au chauffeur.

MAIGRET
Commissaire !

CHAUFFEUR
Hein ?

MAIGRET
Je suis commissaire. Pas inspecteur.

Le chauffeur lui sourit largement.

CHAUFFEUR
A plus tard inspecteur.

Maigret s'avance vers le commissariat tout en fumant sa pipe.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/taxis_paris_1_.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1192</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [10]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/chgwQ7AuX_g/</link><description>[1]Voilà finalement la scène 10 des aventures du commissaire Maigret. Certains semblent apprécier l'effort, d'autres moins, et la majorité s'en fout éperdument. Pour ceux et celles (enfin surtout celle) qui pensent qu'il manque un liant à tout ce merdier, cette scène est pour vous. En outre je rappel qu'un scénario ne s'écrit pas comme je suis en train de le faire, et qu'il nécessite généralement plusieurs réécritures afin de trouver sa cohérence. Or, en l'occurrence j'hybride deux exercices : le feuilleton et le scénario. Parfaitement incompatibles, certes, mais je me marre bien. 

Quoiqu'il en soit, merci pour les commentaires, même critiques ils sont toujours les bienvenus... pourvus qu'ils soient constructifs.


Pour aujourd'hui, il sera question de blanquette, et d'introduire (encore) un nouveau personnage. Dans le même temps, j'en profite pour  vous souhaiter une bonne journée.



Scène 10
INT. - SALON DES MAIGRET - JOUR



Le commissaire est assis devant une immense table, le regard dans le vide. Devant lui deux couverts ont étés dressés. Au centre de la table trône une bouteille de vin. Maigret s'en empare, lit l'étiquette avec attention, puis s'en sert un grand verre qu'il écluse d'un trait. Il se ressert en vin.
Sa femme entre dans la salle à manger et pose un immense plat devant le commissaire.

MAIGRET 
Mme MAIGRET, je vous prie de me donner une double ration.

Mme Maigret allonge le bras pour se saisir de l'assiette de son mari. Elle sert généreusement de la blanquette à son homme. Puis sans dire un mot elle repose son assiette devant lui.
Elle répète le même geste pour elle, ne remplissant que peu l'assiette. Enfin elle s'assoit et ajuste son assise.
Au bout de quelques instants de silence elle interroge son mari.

Mme MAIGRET
Vous semblez soucieux mon cher.

Le commissaire qui allait enfourner une large portion de blanquette, remet sa fourchette dans son assiette dans un tintement de vaisselle. Lentement, il s'essuie les lèvres avec l'un des bords de sa serviette.

MAIGRET 
Mme Maigret, vous savez combien je vous aime. Nous avons traversé de nombreuses épreuves aux côtés l'un de l'autre. Mais il me semble à présent avoir totalement perdu les pédales.
Mme MAIGRET
Confiez vous, mon cher, cela soulagera votre âme et éclaircira votre jugement.

Le commissaire obéit à la femme qu'il aime et lui raconte son récit.

MAIGRET 
... et c'est pourquoi ma chère, j'ai bien peur que la folie me guète.

Mme MAIGRET
Allons, allons, ressaisissez vous mon cher. Reprenez donc un peu de blanquette.

Elle se penche en avant et ressert copieusement Monsieur Maigret.

Mme MAIGRET
Voyez vous, vous n'êtes qu'au balbutiement de cette affaire. Il est parfaitement normal que tout cela vous semble confus. De plus, vous n'avez pas dormi de la nuit. Finissez votre assiette, je fais couler du café -

MAIGRET 
(coupant sa femme)
Avec du calva, le café !

Mme MAIGRET
(imperturbable)
Avec du calva ! Ensuite, vous vous reposerez. N'oubliez pas que vous n'êtes pas chasseur de vampires ! Vous êtes commissaire. Faites donc fonctionner vos neurones et ne vous jetez pas bille en tête dans une affaire dont vous ne savez presque rien.

Le commissaire grommèle, avant de se saisir de sa fourchette.

Mme MAIGRET
Ne grommelez pas ! Vous savez très bien que j'ai raison.

Maigret enfonce un gros morceau de veau dégoulinant de sauce dans sa bouche. Il hausse les épaules.

Son assiette finie, le commissaire se lève. Il pose sa serviette à côté de son assiette puis se dirige vers un gros fauteuil en cuir. Il se tourne vers sa femme.

MAIGRET 
Pourrez vous m'appeler un taxi pour 17 heures ?

Mme Maigret acquiesce avant d'aller chercher le café.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/08_aout/blanquette_de_veau_facile_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1185</feedburner:origLink></item><item><title>OUVERT 24/7 sur Horreur.com</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/lKK-bx-Link/</link><description>Il suffit pour le voir, de cliquer sur le lien suivant NEWS sur HORREUR.COM [1]

Au passage, voici la bande annonce du métrage :


Plus d'info sur ce long métrage scénarisé par votre serviteur, très bientôt !

[1] http://www.horreur.com/nouvelle-1979-ouvert-24-7.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1181</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [8&amp;9]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Yo0llhoowE0/</link><description>[1]Bon, ce soir deux scène pour le prix d'une. Même si la première est courte et ne sert que d'introduction à la deuxième.
Là encore, un nouveau personnage. JE vous laisse le découvrir. Il faudra que j'arrête de créer de nouveaux protagonistes, je pourrais finir par m'emmêler les pinceaux. Ceci étant dit, je n'ai jamais promis de cohérence dans mes divagations. Alors, quitte à faire dans le barré, autant y aller franchement. La suite au prochain numéro !



SCENE 8 
EXT. JOUR – Parvis d'immeuble
Maigret s'arrête devant un vieil immeuble qui semble proche de l'abandon. 

Il appuie sur une vieille sonnette. Lorsqu'il retire son doigt, le bouton s'éjecte dans une gerbe d'étincelles. 

BOURDONNEMENT 

Maigret pousse la porte et se retrouve dans une vieille cage d'escalier. Les murs sont couverts de graffitis, et les escaliers souillés. Le commissaire traine son vélo dans la cage d'escalier et l'attache à la rampe d'escalier. 
SCENE 9 
INT. JOUR – Salon de Peggy
Après avoir poussé une lourde porte, le commissaire se retrouve dans une sorte de salon jeté dans la pénombre. Au murs pendent d'étranges tentures représentant des hommes armés luttant contre des démons de tout poils. Entre ces scènes guerrière, des masques et grigris d'origines diverses ont été cloués grossièrement aux murs. Contre un mur, une vieille bibliothèque comporte un tas d'ouvrages en tout genres.

Le commissaire enlève son chapeau.

De l'autre côté de la pièce PEGGY observe le commissaire. C'est une femme de petite taille assez corpulente et accoutrée d'une étrange façon. Ses énormes seins gonflent son étrange costume.
PEGGY
Commissaire Maigret... Je savais que vous viendriez.

MAIGRET
Vous l'avez lu dans le marc de café ?
PEGGY
Laissez votre cynisme en dehors de cette pièce, Commissaire.
(elle jette le journal du jour devant elle)
Je l'ai lu dans le journal.

En première page du journal : MASSACRE A LA MORGUE, UN CADAVRE EN FUITE.

Maigret reste impassible.

MAIGRET
J'ai besoin de vos bons tuyaux, Peggy. La nuit à mal commencée, et j'ai peur que la journée soit à l'avenant.

Le commissaire hume l'air en grimaçant.

MAIGRET
Dites, avec tout l'encens que vous brulez, ça ne vous dérangera sûrement pas que je me bourre une petite pipe.

Sur ce, il allie le geste à la parole.

MAIGRET
(fumant)
Cette nuit j'ai vu un cadavre se relever d'une table d'opération, se couvrir de poil face et s'enfuir dans la forêt. Je me suis lancé derrière lui pour faire la rencontre d'une sorte de margoulin soporifique, tout droit sorti du moyen âge. Un certain San Helving -

PEGGY
(le coupant)
Van Helsing!

MAIGRET
Ah, vous connaissez ? Bien, cet olibrius me menace avec son arbalète et disparait de même... Dans la police, ce sont des choses auxquelles nous n'apprenons pas à faire face. Comprenez bien, je ne sais plus à quel saint me vouer, et comme les vôtres ne sont pas mal dans leurs genre...

Il tend la main vers les seins de Peggy. La voyante lui envoie une tape sur le dos de la main.

PEGGY
Hop hop hop, on 'touche pas à mon PEL.
Je vais voir ce que je peux faire pour vous.

Elle se lève, et extrait de vieux ouvrages poussiéreux de la bibliothèque tout en marmonnant.

Elle en étale un devant Maigret. Sur la page de gauche, une vieille estampe présente une créature difforme. A droite, du texte dans une langue approximativement latine.

PEGGY 
(tapotant l'image de l'index)
Le voilà votre macchabée poilu. C'est un Necro Lycantropus, parfois connu sous le nom de ZombiGarou. C'est un mythe très rare, que seuls des groupuscules intégristes relayaient. Il semblerait qu'ils aient eut raison finalement. La légende dit qu'il faut leur hôter la tête avec une arme en argent.

Le commissaire soupire longuement.

MAIGRET
Merci pour le tuyau.

Il remet son chapeau.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/32004_1_basil_detective_prive_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1177</feedburner:origLink></item><item><title>Bonne fête à toutes les fellations</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/6zaXk53Lpj4/</link><description>TV Humour [1]

[1] http://www.wat.tv/guide/humour-tv&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1173</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [7]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Y_vrEd3OS2k/</link><description>[1]Et on continue dans le grand n'importe quoi ! N'hésitez pas à me laisser vos commentaires sur les billets, ça m'encouragerai beaucoup... et puis ça ne vous coûte absolument rien. Pour le reste je viens de regarder les film Les Vampires de Ferda / Bava et c'est un vrai bonheur. Décidément, la péloche noire et blanc bien éclairée, il n'y a rien de tel pour mettre l'ambiance (à l'instar du sublimissime Spider Baby [2]).
Bref, je ne vais pas vous bourrer le mou avec mes divagations de cinéphile. Je vais plutôt vous souhaiter bonne lecture.





Scène 7
EXT. JOUR - Rues de Paris

Au sortir du troquet, le commissaire titube légèrement. Il s'arrête quelques instant devant sa bicyclette.
Il se caresse le menton, pensif. Puis, il sort sa pipe et la bourre de tabac. Sur ce, il saisit son vélo sans l'enfourcher, s'en servant pour garder un équilibre convenable.

Au bout de quelques mètres, il aperçoit une cabine téléphonique. Il y entre et décroche le combiné.

MAIGRET 
Madame Maigret ?

MARMONEMENTS INAUDIBLES

MAIGRET 
La nuit à été longues et riches en émotions.

MARMONEMENTS INAUDIBLES

MAIGRET
Mais non voyons. Je travaillais. Je n'ai pas le temps d'aller "à la pêche à la morue" comme tu dis.


MARMONEMENTS INAUDIBLES

MAIGRET
(soupire)
Oh, la routine. Un quidam qui s'est fait refroidir et qui se relève de la table du légiste pour filer à l'anglaise par le soupirail.

MARMONEMENTS INAUDIBLES

Un grand bonhomme costaud avec des lunettes frappe à la porte de la cabine. Sous sa chemise de costume apparaît un justaucorps bleu orné d'un symbole rouge et jaune.
Il frappe à la parois vitrée. Il semble assez pressé d'utiliser la cabine téléphonique.
Maigret lui fait un signe agacé.

MAIGRET
J'ai besoin de réfléchir. Je ne rentrerais pas avant midi. Est-ce que tu pourrais...

MARMONEMENTS INAUDIBLES

MAIGRET
Oui, c'est ça : une blanquette.

Le commissaire raccroche et ramasse son fusil qui était appuyé contre l'une des parois de la cabine.

Après quelques minutes de marche accompagné de son vélo, Maigret s'arrête devant un immense bâtiment. Sur la façade il est écrit PREFECTURE.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/private_investigator_385x261_1_.jpg
[2] http://www.youtube.com/watch?v=v7RT9OGzXL4&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1170</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [5&amp;6]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/B9mbCoupY5I/</link><description>[1]Aujourd'hui, deux scène pour le prix d'une. Certes la première est très courte, et la seconde diablement statique. Mais là encore j'installe mon personnage. Ce n'est pas trop inspiré, mais j'espère pouvoir faire exploser les choses par la suite. Quoiqu'il en soit, nous verrons bien où cela nous mènera. J'ai le temps, dans la mesure où ce truc ne sera jamais ni publié, ni réalisé. Ceci dit, du moment que vous êtes au rendez-vous, je continuerais de fournir des scènes à Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue. Sur ce, bon dimanche (comme si c'était possible). 



SCENE 5
EXT. - PETIT MATIN – Porte d'Orléans

Maigret arrive sur son vélo, porte d'Orléans. Là, il trouve un petit bistrot ouvert, pose son vélo devant et entre.


SCENE 6
INT. - PETIT MATIN – Bistrot

L'endroit est vide. Maigret s'installe à une table près de la fenêtre. Dehors ils peut voir la ville de Paris se réveiller.
Derrière son comptoir, le PATRON essuie ses verres.
PATRON
Qu'est-ce que ce sera ?
MAIGRET 
Un café-calvados s'il vous plait.

Le commissaire a le regard vide. Il est perdu dans ses pensées.
Le tavernier dépose brusquement la commande devant Maigret.

PATRON
Ce s'ra 6,90€.

Le commissaire sursaute. Il plonge la main dans sa poche et en sort un porte monnaie dont il extrait 7€. Il dépose les pièces au creux de la main du patron.

MAIGRET
Gardez la monnaie.

Le commissaire boit ses breuvages, les yeux dans le vague.

MAIGRET
Dites, ce serait possible d'avoir la même chose ?

Le patron amène le café-calva.

MAIGRET
Vous êtes bien aimable.

Maigret répète l'opération, et vide sa tasse et son verre sans piper mot.

PATRON
La même chose ?

MAIGRET
S'il vous plait...

La porte du bar s'ouvre dans un grincement, laissant le vent d'engouffrer dans l'établissement. Des feuilles mortes et de vieux papiers volètent dans le bar.
Une SILHOUETTE imposante se découpe dans l'encadrement de la porte.

SILHOUETTE
Sarah CONNOR ?

PATRON
Non. Ici on sert du Johnny WALKER.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/nightmare_detective_haut_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1166</feedburner:origLink></item><item><title>Bande Annonce OUVERT 24/7</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/4IOmXoWvOCE/</link><description>En attendant les prochaines péripéties de Maigret, voici le trailer de OUVERT 24/7 [1], film dont je suis scénariste. Un ami m'a dit qu'on n'allait pas déboucher le champ' à chaque bande annonce. Certes. Mais putain, je suis fière du travail accompli - evidemment pas que du mien, je ne donne pas dans l'autosatisfaction.

Alors il ne vous reste qu'à suivre CE LIEN [2] !

[1] http://www.facebook.com/profile.php?id=1310434818#/video/video.php?v=1220168064201&amp;oid=22251952009&amp;ref=nf
[2] http://www.facebook.com/profile.php?id=1310434818#/video/video.php?v=1220168064201&amp;oid=22251952009&amp;ref=nf&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1162</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [4]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/hApUMelSKWs/</link><description>[1]Une petite scène de dialogue. Pas vraiment de l'exposition, mais on s'en approche. En réalité j'avais besoin de cette scène pour recadrer un peu le personnage de Maigret (que je ne connais quasiment pas) et tenter de m'approcher un peu plus de l'original. Il ne fait cependant aucun doute que mon but n'est pas de concurrencer Simenon. 
Pour le moment je me marre bien (même si j'aimerais avoir plus de commentaires pour savoir le fond de votre pensée) et tant que ce sera le cas, je continuerai à écrire cette connerie. 





Scène 4
EXT NUIT – Parking

Maigret sort de la forêt, d'un pas toujours tranquille.
Appuyé contre la Renault Safrane, un policier en civil fume sa cigarette. Il aperçoit le commissaire et jette sa cigarette.

OFFICIER DE POLICE
Dites, c'est pas vraiment de tout repos d'être votre chauffeur. Heureusement qu'on a une bonne assurance.

Il regarde sa montre.

OFFICIER DE POLICE
La voiture de remplacement ne devrait pas être là avant une petite heure. En attendant on ne peut pas faire grand chose. Le légiste à déjà emporté les victimes dans son antre...

Il fait un geste désinvolte pour indiquer le bâtiment avec le pouce.

OFFICIER DE POLICE
J'vous raconte pas la gueule qu'il a fait quand -

MAIGRET
Vous avez raison. Ne me le racontez pas.
Dites au toubib que je veux son rapport sur mon bureau demain à la première heure.

Il ouvre le coffre de la voiture. D'un geste lent il extirpe un vélo pliable de fourbi. Sous les yeux médusés de l'officier, il déplie le bicycle.

MAIGRET
Vous n'avez jamais vu un vélo pliable de votre ? Il faut sortir un peu mon vieux.

Le commissaire jette le fusil sur son épaule et enfourche l'engin.
Les GRINCEMENTS du pédalier se mêlent aux sonorités nocturnes.

L'officier reste quelques instants devant la voiture, à regarder le commissaire à vélo s'éloigner au lointain. Il soupire puis tourne les talons et rentre dans la morgue.


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/detective.gif&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1157</feedburner:origLink></item><item><title>I writing you a latter [SPAMalin]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/k3H8K-rIJfY/</link><description>[1]Qu'est-ce qu'on se marre avec les pécores qui font des spams... Y a pas à dire, c'est le pied. Bon, avouons que c'est le summum de l'oisiveté que de lire ses spams. Cependant, il n'y pas de sot métier. Non ça n'a rien à voir, mais je voulais le placer. 

Écrit dans un anglais (sic) plus l'approximatif, s'adressant uniquement au dernier bastion de crédules absolus. Cette couche de diarrhée vous est offerte gracieusement par votre hôte ! La photo était incluse dans le mail.Profitez donc de cette lecture qui élèvera votre intellect vers de nouvelles sphères jusque là inaccessibles. 






Hi! This is so unusual to write you this message now. To be honest
I was even a bit afraid! I hope my letter will not remain unnoticed for
you! Inessa me I'm 25 years old. I work for a school teacher
elementary grades. I do not know yet how to describe the purpose of my
letter. As you probably noticed in my profile, I am very sociable and I
I want to communicate. I am free and lonely girl. I want to find a man
with whom I can communicate without any problems, find common ground with him, and which
will support my internesy.Nadeyus that you respond to my letter.
If you really want to take a closer look, you can write on

Please reply only to my personal e-mail:  polskay@yahoo.com [2]

For me to be very pleased if you answer.
Inessa!!!

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/photsmy.jpg
[2] http://www.panikattak.frmailto:polskay@yahoo.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1152</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [3]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/JrUnpopXvw0/</link><description>[1]Et voilà la troisième scène de Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue. Je ne sais pas à qui ça plait, mais le concept est intéressant, et j'espère pousser le vice un peu plus loin. Vos avis ne sont pas les bienvenus, ils sont nécessaires. 
Le plus passionnant est de jouer au Roger Corman de superette, en tentant de glisser une idéepar sène au minimum. Le résultat serait probablement parfaitement indigeste ur unécran, mis pour l'heure, je me marre bien... et j'espère ne pas être le seul. 



SCENE 3
EXT. NUIT - FORET

Maigret avance d'un pas lent mais assuré. A bout de bras il tient le fusil à pompe. Autours de lui résonnent l'ACTIVITE de la faune nocturne.
Il s'arrête quelques instant devant un arbre déraciné. Il pose l'arme contre le tronc et s'assoit quelques instants.
Il retire son chapeau et s'éponge le front. Aux alentours, rien d'anormal.
Le commissaire profite de l'instant pour bourrer sa pipe. Il l'allume tranquilement, et tire quelques bouffées avant de se relever.

MAIGRET
(dans un soupir)
Je suis trop vieux pour ces conneries.
A cet instant une SILHOUETTE se jette du haut d'un arbre pour attérir à quelques mètres du commissaire. La forme humaine, sort une arbalète de sa cape et la pointe en direction de Maigret. Impassible, le commissaire tire sur sa pipe.
Après avoir exhalé un nuage de fumée, il s'adresse à l'inconnu d'une voix forte et claire.

MAIGRET
Que faisiez vous perché dans cet arbre, au beau milieu de la nuit ?

D'un geste chevaleresque, l'inconnu fait disparaître l'arbalète derrière sa cape. Il s'avance d'un pas vers Maigret. Un rayon de lune l'éclaire. L'homme est habillé comme un Hérault moyenâgeux. Sa poitrine est bardée de crucifix et de grigri en tout genre. Son visage musclé porte une légère barbe et un nombre impressionnant de cicatrices.

VAN HELSING
Mon nom est Van Helsing. Je suis l'arrière-arrière-arrière-arrière petit fils de celui qui occît Vlad Teppes.

Le commissaire hausse les épaules, pas impressionné pour un sous.

VAN HELSING
La chasse au monstre, c'est une affaire de famille. Ce goût pour la traque des erreurs de la nature tout droit échappées de la mythologie, on a ça dans le sang. En même temps, on n'a pas tellement eu le choix. Depuis arrière-arrière-arrière-arrière grand papa, c'est nous qui nous tapons tout le sale boulot. C'est qu'il rigolait pas l'ancêtre. Des vampires, des loups garous, des momies. Résultat, le bon peuple à pris l'habitude que l'on veille sur lui.

Il s'interromp quelques instants, reniflant l'air comme une bête.

VAN HELSING
(hésitant)
Dites... vous n'auriez pas vu passer un individu d'environ cette taille
(il fait un geste de la main pour indiquer une t'aille d'environ 2m15)
le corps couvert de poils et pas terriblement frais, une haleine fétide et des crocs acérés.

Maigret hausse les épaules à nouveau.

VAN HELSING
Bon... ben je vais continuer de fouiller la forêt moi !
Bonne nuit mon bon monsieur. Prenez garde à la bête...

Le commissaire tourne les talons, et rebrousse chemin. Cette petite escapade champêtre lui a fait du bien, il sourit.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/how_to_become_a_private_investigator_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1146</feedburner:origLink></item><item><title>Vador fait péter MC HAMMER</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/hGyRjGojRdc/</link><description>&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1144</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue [2]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/raYkKrRCHEY/</link><description>[1]Après avoir posté le lien de la scène précédente de Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue sur Facebook, quelques un de mes amis (Yves, Shirl', Chris - merci de me suivre les aminches) m'ont demandé d'écrire une suite. 
Je ne sais pas où tout cela va me mener (surement pas plus loin que mon ordi), mais l'idée est amusante. Aussi amusante que les feuilletons pulp. J'aime le fait de devoir écrire quelque chose plus ou moins régulièrement, sans jamais savoir à l'avance ce dont il s'agira. C'est une certaine gymnastique de l'esprit. Et comme en matière de sexe, la branlette ça va bien deux seconde, mais y a un moment où il faut se trouver des petits camarades de jeux... A vos commentaires !


SCENE 2
EXT. NUIT – PARKING DE LA MORGUE

Le commissaire Maigret sort de la morgue d'un pas nonchalant. Son imperméable entrouvert flotte dans le vent. Ses mains sont bien enfoncées dans ses poches.
Il manque de trébucher sur quelque chose.
Il baisse la tête pour y voir de plus près. C'est le cadavre encore fumant du veilleur de nuit.
Sa chaire est à vif sur la totalité de son. Une partie de ses entrailles ont été sorties.

Le commissaire sort un vieux stylo bic de sa poche. Il s'en sert pour soulever tripes et boyaux. Il les regarde d'un œil circonspect.

MAIGRET
(pensif)
On dirait presque qu'elles ont été mâchouillée par endroit.

Il enfonce sa main dans la bouillie sanglante et la porte à son nez. Le geste lui laisse une trace de sang au bout du nez.

MAIGRET
(humant le vent)
La piste est fraiche.

Il se redresse en s'essuyant la main dans un vieux mouchoir.
D'un pas lent il se dirige vers sa voiture. Soudain un hurlement bestial déchire la nuit.
Le commissaire en perd ses clefs de voiture. Il se baisse pour les ramasser. Au moment où il se redresse, un cadavre s'écrase sur le pare-brise de sa Renault ® Safrane.

MAIGRET
(d'un air détaché)
Et merde.

Il fait le tour de la voiture pour aller en ouvrir le coffre. Il fouille quelques instants dans le coffre avant d'y trouver un fusil à pompe.

LE médecin légiste arrive en courant. A bout de souffle il lance au commissaire :

LEGISTE
J'ai appelé la police...

MAIGRET
La police, c'est moi !

Le légiste reste quelques instants bouche bée. Puis il reprend ses esprits.

LEGISTE
Et le...

Il s'interrompt.

MAIGRET
La bête ? elle s'est fait la belle on dirait.

Il arme son fusil.

MAIGRET
Mais j'en fait mon affaire personnelle.

Sur ce, il s'enfonce dans la nuit.
Au dessus du commissaire brille une lune ronde comme une soucoupe.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/detective_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1138</feedburner:origLink></item><item><title>Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/SZ3DaVHFiVE/</link><description>[1]Fallait pas m'chercher ! 
Parce que quand on me cherche on me trouve, surtout quand il s'agit de pondre une connerie grosse comme un oeuf de boeuf. Résultat, voilà une scène d'accroche pour l'épisode Maigret contre le evil loup garou dead mutant de la morgue.
Pour des raisons de budget, l'épisode sera entièrement tourné avec d'obscure acteurs de films pour adultes des années 80. 
A présent, je vous serai gré de lire ce qui suit. 




SCENE 1 
INT. JOUR – MORGUE

Le MÉDECIN LÉGISTE est occupé à disséquer un cadavre. Il enfonce son scalpel et du sang lui gicle au visage. Alors qu'il essuie ses lunette, il ne vois pas un HOMME passer la porte.


MAIGRET
Holà, légiste, t'en à pris plein les yeux.

Le médecin sursaute. Il regarde Maigret.

LEGISTE
C'est malin, vous m'avez fait peur.

Le commissaire hausse les épaules. Puis il fait un signe de la tête en direction du macchabée que le médecin découpait avant son entrée.

MAIGRET
Vous m'avez trouvez ce qui l'a refroidit celui là  ?

Sur ces paroles le MORT se redresse dans un craquement de vertèbre.
Il regarde Maigret et feule.

MAIGRET
Merde, le mort est vivant !

Le zombie se tourne vers l'un des soupirail. A travers la grille, il peut voir la pleine lune briller dans le ciel.

De nouveaux CRAQUEMENTS résonnent dans la morgue.
Le mort commence à se couvrir de poils. Sa face s'allonge pour former une gueule pleine de crocs.
Il hurle à la lune.

MAIGRET
Il 'a pas perdu d'temps pour reprendre du poil de la bête, çui là.

Sur ces bonnes paroles, le commissaire sort son pistolet et vide le chargeur sur la bête.
Le Zombie Garou tourne lentement sa tête en direction de MAIGRET. Il tousse profondément et recrache les balles.

Le commissaire se tourne vers le médecin, son arme encore fumante dans la main.

MAIGRET
Vous auriez pas un remède contre ça doc ?

Le médecin décroche un crucifix qui pendait à l'un des murs. Il le brandit vers l'animal.

LEGISTE
Arrière, Satan. Par la parole du divin, je t'ordonne de quitter ce corps sur le champs.

Le Zombie Garou donne un coup de patte dans le crucifix.
Le légiste regarde Maigret l'air abasourdi.
La bête hurle longuement, puis arrache le soupirail, emportant un large pan de mur. Elle se tourne une dernière fois vers le légiste et le commissaire puis s'enfuit dans la nuit.

MAIGRET
(range son arme en soupirant)
La nuit va être longue, doc.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/maigret_20voit_20rouge_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1131</feedburner:origLink></item><item><title>Musique Barbare à Woodstock en Beauce</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/9AwnQIh_wfE/</link><description>&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1128</feedburner:origLink></item><item><title>Mauvais Genre 2009, enfin le compte rendu</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/HqSF6KwhxKI/</link><description>[1]Enfin... quelques mois après le déroulement du festival Mauvais Genre 2009, voici le compte rendu. Pour votre confort, et afin d'en faciliter l'immersion, je me suis permis d'agrémenter l'écrit de nombreuses vidéos de bandes annonces.
J'espère que la lecture vous donnera envie de rejoindre les participants de la quatrième édition.

En ce qui me concerne, il ne fait aucun doute que j'y serai !

Avant de vous laisser à la lecture, merci à Steph, Damien (merci pour la serviette) et tout les autres bénévoles. Un salutations toute particulière à Gary pour la sélection courageuse, curieuse et originale.

LA LECTURE DU DOSSIER, C'EST PAR ICI [2] !

Et puis merci à toi, lecteur, de lire ma prose.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/affiche_2009_web_1_.jpg
[2] http://www.horreur.com/dossier.php?iddos=24&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1118</feedburner:origLink></item><item><title>Malajube pleure Luna</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/XOYrnrs4p_Q/</link><description>Nue, la musique de Malajube est superbe, légère par son onirisme et pourtant si lourde par son impact. Aux mots et à la musique s'ajoutent ici des images. Et quelles images ! Avec une réalisation aussi maitrisée, c'est tout simplement un volée en plein coeur.

Pour en savoir plus sur ce superbe groupe, un profil Myspace [1], et un site  [2]! (Pour profiter pleinement du clip, il faut le regarder en plein écran !)



Malajube || Luna [3] from Dare To Care Records [4] on Vimeo [5].

Voici un second clip où le groupe se met en scène dans un Cluedo géant, l'aspect surréaliste en plus ! Le titre est toujours tiré du troisième album du groupe : Labyrinthes.





Pour terminer, le clip de la toune "Montréal -40", issue de la seconde offrande de Malajube : Trompe l'Oeil :




Concluons par un petit concert à emporter :


[1] http://www.myspace.com/malajube
[2] http://www.malajube.com/
[3] http://vimeo.com/5516895
[4] http://vimeo.com/user460370
[5] http://vimeo.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1111</feedburner:origLink></item><item><title>rêves et mots</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/SzLGM4ee1dE/</link><description>[1]Si je pouvais plonger la tête dans vos rêves, qu'y verrai-je ? Que pourrais-je bien découvrir en plongeant les doigts dans vos phantasmes ?

Des cauchemars ? Dans des mondes de ténèbres, vous vous voyez errer nu et muet. Vos pieds s'engluent dans une substance indéfinie. Dans votre cou vous sentez le souffle d'une multitude d'ombres menaçantes. Vous essayez de courir, mais vos jambes ne vous obéissent plus. Déjà des mains crochues vous agrippent de part et d'autres...


Des rêves « grand luxe » ? Vous êtes allongé dans un transat au bord d'une piscine. A votre droite, un immense cocktail dans lequel est fiché un petit parasol en papier de soie. Devant vous, lorsque vous écartez les orteils, vous entrapercevez des créatures de rêves en train de jouer dans une immense piscine.

Des rêves inutiles ? Vous voilà dans un supermarché en train d'acheter une paire de soquette. Quel rêve étrange et sans intérêt. Pourquoi rêver, si c'est pour rêver de trucs aussi cons.

Des rêves érotiques ? Vous aimeriez bien que je vous raconte vos propres rêves érotiques... mais ça n'arrivera pas. Pas cette fois en tout cas.

Cependant, n'hésitez pas à m'envoyez vos rêves coquins par brouettes entières ! Et si je suis dedans, n'oubliez pas mon adresse internet : postmaster[@]panikattak[.]fr

P.S. : et là je m'aperçoit que j'ai complètement raté le coche. Je voulais faire une billet intimiste, et encore une fois je tappe dans la gaudriole.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/natural_dreams_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1114</feedburner:origLink></item><item><title>[Insert glamourous title here]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/8LnKmV8zcR0/</link><description>[1]Ma main s'enfonce légèrement dans ses hanche. Sous le fin tissus je sens la chaleur de sa peau m'irradier la main. Je plonge mes yeux dans les siens.
Quelle couleur ? Je ne saurais dire. Noisette ? A moins qu'il ne soient verts... Quelle importance ?
Ses cheveux, peut-être bruns. Ils dégagent une odeur enivrante en ondulant jusqu'à ses épaules.

Ses lèvres affichent un sourire mutin qui fait exploser mon cœur qui se meurt au fond de mon estomac.



Je m'agrippe à elle, j'ai peur de mourir. Ses seins s'écrasent doucement contre moi. Je les sens juste sous ma poitrine. Son cœur bat contre moi. Chaque pulsation me fait vibrer comme une détonation.
Et son sourire. Si elle n'arrête pas de me sourire, je crois que je vais vraiment mourir. J'ai déjà trop chaud. Mon corps ruissèle de sueur et mon âme craquelle.
Je sens son souffle dans mon cou.
Mes mains tremblent, incapables d'assurer leurs prises. Les siennes trouvent ma nuque. Une décharge électrique parcourt mon échine pour aller court-circuiter toute pensée rationnelle. Ses doigts remontent légèrement et s'enfoncent un peu plus.
Dans ma tête ne reste plus qu'un bourdonnement sourd.
Elle rapproche son visage du mien.  Dieu qu'elle est belle. Son image est pyrogravée dans tout les recoins de mon cerveaux. Ses lèvres s'arrêtent si proche des miennes. Si ma conscience n'avait pas été arrachée à mon corps, sûrement gouterais-je son souffle.
Le temps s'arrête. L'univers se fige, témoin d'une fusion nouvelle. Les nébuleuses curieuses, se fixent l'espace d'un instant. Temps et espace ne font plus qu'un.
Soudain, elle presse sa bouche contre la mienne. Ses lèvres sont douces et le contacte de sa langue fait brutalement revenir ma conscience.

[ami lecteur, si tu es romantique, arrête ta lecture à cet endroit précis. Si tu fais parti de l'autre catégorie : bienvenue dans mon monde]

Je me réveille comme un con. J'essaye de m'agripper à des lambeaux de ce superbe rêve, sans succès. Tout m'échappe, et la réalité me sort de cette idylle à coup de lattes. C'est con, j'y serais bien resté. D'autant plus que cette étreinte laisse place à mon emploi qui n'est malheureusement pas fictif.
Qu'importe. Je sais à quoi je penserai en distribuant courrier et fourniture.

Note supplémentaire : cet étrange rêve m'a motivé à relever un défi, discuté il y a quelques semaines avec mon ami Tophe. La question est, ce défi est-il relevé ?

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/236983_Z2BUBRGV7ET61Z3KPV13CQJR6UGJQS_calin_H111716_L_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1106</feedburner:origLink></item><item><title>rêve parti</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/k39ffVcfGmY/</link><description>[1]Ce matin je me réveille la gueule enfarinée. La journée d'hier à été rude. Je n'arrive pas à trouver un quelconque intérêt à mon job, excepté l'aspect alimentaire cela va sans dire. Cette horrible impression d'être pris pour un abruti fini à longueur de journée... j'ai bien envie de me taper la tête contre la table. Quoique n'importe où ailleurs ferait l'affaire.
Et puis j'ai fait un rêve sympa cette nuit, ce qui à considérablement réduit mon envie de me farcir une journée de plus de cette semaine de merde. Tout ça pourquoi ?

Pas grand chose.
Alors que dans mon rêve, y avait des zombies bien pourris, des aventuriers bien courageux et une actrice... Pour couper court à vos spéculation érotiques, il n'était pas question de sexe. Seulement d'aventure et de quelques sourires. Croyez moi, les rêves de séries B, c'est encore ce qu'il se fait de mieux. Le problème réside seulement dans la descente... et quelle descente.

Je doit avoir un truc niqué dans le ciboulot... parce que ça déconne sévère. Y'a quelques jours j'ai rêvé que je m'étouffait avec mon sang.
Bizarre.

Bon, je vais sûrement vous laisser là pour l'heure. C'est pas que je m'emmerde, mais je vais retourner quelques instants à mes fictions...


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/2_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1102</feedburner:origLink></item><item><title>Yann Perreau hypnose à plume</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/MPvUt0YEQFE/</link><description>[1]Comme je vous l'ai dit et répété l'objet de ce blogue n'est pas de remplacer les inrock. D'abord parce que vous ne pourrez pas l'emmener dans les toilettes, ensuite parce que j'ai choisi de vous laisser découvrir. Certes dans cette démarche il y a un aspect directif, puisque c'est moi qui décide quoi soumettre à votre jugement. Mais je ne vous dirai pas qu'il faut absolument écouter tel artiste parce que ça rend intelligent, ou parce que c'est trendy à mort.

Loin s'en faut. Et puis, écouter Yann Perreau ça ne rend pas intelligent, ça rend beau et brillant !



Ce que je souhaite, c'est simplement vous donner envie de vous pencher sur des artistes pas forcément connu de ce côté de l'atlantique... ou alors pas assez. Aujourd'hui c'est Yann Perreau [2] qui m'interesse. Son dernier album vient de sortir et c'est une véritable merveille. Ses compositions sont variés et cohérente, portées par sa voix vibrante de mélancolie.Certains ne manqueront pas de dire que ses paroles sont très "fin de siècle". C'est sûr que c'est pas Bénabar, et c'est tant mieux !

Si vous voulez une biographie du bonhomme, je vous suggère de vous sortir les doigts du falzard et d'aller sur son site [3]. Toutefois je ne doute pas que les plus hardis d'entre vous sont déjà passé par l'ami Wikipedia. Mais comme vous êtes gentils, voici ce qu'annonce sa page Facebook  [4]:
Né dans le Bar Salon de ses parents, Yann Perreau a toujours aimé le contact avec les gens. C'est la raison pour laquelle la scène a toujours été un terrain de jeu pour ce poète-compositeur et interprète autodidacte. À l'âge de 18 ans il fait ses premiers pas professionnels et commence à forger sa réputation de "bête qui avale les planches!" (Alexandre Vigneault, La Presse) et de ''batailleur de la scène'' (Patrick Gauthier, Journal de Montréal). Après cinq ans de rock'n'roll en tant que chanteur du groupe Doc et les Chirurgiens, accumulant deux albums et quelques centaines de spectacles, il prend son sac à dos et entreprend un voyage initiatique qui le mènera vers l'ouest des États-Unis.

C'est durant cette période qu'il débutera l'écriture de son premier album solo Western romance. À son retour et après quelques boulots alimentaires, il suivra un an de formation dans le DOJO pour acteur sous les enseignements de Pol Pelletier grande femme de théâtre. Cette rencontre sera déterminante pour Perreau. En novembre 2002, il lancera Western romance, co-produit et réalisé par Gilles Brisebois. Récipiendaire du prix belgo-québécois Rapsat-Lelièvre, remportant les prix Miroir au Festival d'Été de Québec et Félix-Leclerc aux Francofolies de Montréal, il présentera son show avec succès durant deux ans un peu partout au Québec, en passant par la Belgique, la France, le Canada et le Mexique.

En 2005, il produira son deuxième album. Nucléaire sera réalisé par Éric Goulet. Les critiques sont encore une fois unanimes pour dire que Yann Perreau est un cas à part dans le milieu musical québécois. En plus d'aller représenter le Québec au Sommet de la Francophonie de Bucarest en Roumanie, son spectacle remportera le prix des Diffuseurs Européens dans le cadre de la Bourse RIDEAU 2006. En découlera son tout nouveau concert: ''Perreau et la Lune'' qu'il promènera toute l'année 2007. Enseveli sous les commentaires plus qu'élogieux, ce show intimiste, rétrospective de ses deux premiers albums, nous permet de découvrir la face cachée de cet artiste hors-norme. "Après la lune, l'univers!" (Sylvain Cormier, Le Devoir)
Fini les mots, place au paroles de l'artiste et à son talent explosif.  Commençons par un tour sur son Myspace [5], avant d'aller voir son clip :



Ben restez pas là comme des burnes, sautez sur son album... pour les fanatiques numériques, il est dispo sur iTunes  [6]! Perso je préfère les CDs...

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/boncd007_1400px_300x265_1_.jpg
[2] http://www.yannperreau.com/
[3] http://www.yannperreau.com/blog/biographie
[4] http://www.facebook.com/yannperreau#/yannperreau?v=wall&amp;viewas=653891097
[5] http://www.myspace.com/yannperreau
[6] http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=305340024&amp;s=143455&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1097</feedburner:origLink></item><item><title>Feu d’artifice</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/kKAPVlm5_gM/</link><description>[1]J'ai vraiment la flemme de faire un billet sur le 14 juillet. Pourtant j'ai plein d'idées. Plein de choses à dire.
La première aurait été que, décidément l'été à Paris est riche en exposition mammaire. De ce 14 juillet je ne retiendrait que le défilé ininterrompu de poitrines opulentes. Les maniaques psychopathes qui ont la fâcheuse tendance à jeter des petits engins explosifs au milieu des rassemblements n'étaient pas de la partie. Ce qui est une bonne chose, parce que s'il est une chose que je déteste par dessus tout, c'est les pétards manipulés par des abrutis en phase terminale de lobotomie. Et ils sont un paquet ces cons.

Point d'explosions donc, ce qui m'a permis de regarder alentours. A force de me dévisser le cou, mon regard à fini par rencontrer celui de la plus belle femme du monde. Ses formes généreuses explosent la rétines jusqu'à parasiter le fonctionnement du cerveau. En la voyant, impossible de ne pas sourire ; impossible de rester de marbre.
Cette femme à un nom : Amitié.
Ben quoi ? C'est cliché ? Je m'en branle.
J'ai passé une superbe soirée en compagnie de mes (chers) amis. A chaque fois que je les vois, ça me frappe en pleine face : ils me sont parfaitement précieux. Même si ces cons me font brouter du gazon et me piquent mes pompes, je les aime.
Et puis partager avec eux la dilapidation (pour être exact, la mise en orbite) des impôts des Français sous la tour Eiffel, ça n'a pas de prix. Quand je pense à nos semaines et mois de chômage, à nos jobs alimentaires, et que je vois les fusées d'artifice décoller, je me dit que l'on vit une époque formidable. C'est la crise ?! Pas pour tout le monde apparemment.
Et puis il faut bien divertir le peuple, sinon il se met à réfléchir. Et quand il réfléchit trop et qu'il voit combien il se fait enfiler, il prend en otage des usines et menace de les faire sauter...
Ce serait tout de même dommage.

A moins que... pour le coup ça ferait un feu d'artifice beaucoup plus symbolique. Forcément plus que des pétards colorés au dessus de la perruque d'un rocker suant de la naphtaline.


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/1233208916_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1094</feedburner:origLink></item><item><title>Pour une poignée de pixels</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/E3a0Wve8lDo/</link><description>Pour ce billet là, il faudra vous contenter d'un simple vidéo. C'est que je bosse moi, et j'ai pas toujours le temps de pisser de la ligne au kilomètre pour peanuts.



Video Games [1] from MUSCLEBEAVER [2] on Vimeo [3].

[1] http://vimeo.com/1743331
[2] http://vimeo.com/musclebeaver
[3] http://vimeo.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1091</feedburner:origLink></item><item><title>Rigolons avec les morts</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/3buF2F1ZqT8/</link><description>[1]A l'heure où je commence à écrire ce billet, un ennui profond s'est emparé de moi. Je suis seul au boulot, et tout le monde semble faire le pont - ou avoir décidé de partir plus tôt. Résultat, il n'y a strictement rien à faire si ce n'est écouter le silence. C'est dingue ce qu'un bâtiment vide peu recéler comme bruits.


L'angoisse.


Ma tête irait bien dire bonjour au clavier de façon violente et répétée, mais quelque chose me dit que ce n'est pas une bonne idée. Au lieu de ça, mon esprit vagabonde. Rien de productif pour l'heure, malheureusement.


Alors que faire ?




Pour commencer, rigolons un brin avec les morts. Les amateurs de loisirs vidéo ludiques le savent probablement déjà, toutefois, je ne peu résister à l'envie de vous en parler. Un jeux vidéo permettra aux joueurs d'incarner Michael Jackson [2]. C'est pas génial ça ? Non ? Ben non, comme idée c'est carrément naze ; outre l'aspect morbide de la chose, on n'a pas du tout l'impression de faire du fric sur le dos d'un macchabée...


Avec un peu de chance, ce sera un jeu de tatanes où le joueur pourra savater la tronche d'Elvis, d'Hitler et de l'extraterrestre de Roswell.


Ou peut-être un jeu d'aventure, qui vous permettra de plonger dans Neverland, pour une partie de cache-cache avec les même protagonistes cités plus haut.


A moins que ce ne soit qu'une grosse merde qui exploite l'image d'une icône populaire... Il est encore trop tôt pour le savoir. Ce qui est plus que probable, c'est que le jeu sorte prématurément, pour capitaliser le décès de Michael Jackson.


Le King of Pop avait déjà eut le droit à un jeu vidéo de son vivant : Moonwalker. Je vous laisse constater les dégats en compagnie de l'inénarrable "Angry Video Games Nerd" :


Video Games [3] | ScrewAttack [4] | Angry Video Game Nerd: Moonwalker [5]
XBox 360 [6] | Playstation 3 [7] | Nintendo Wii [8]

Dédicace à mon p'tit Tophe !



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/moonwalker_431x300_1_.jpg
[2] http://www.kombo.com/article.php?artid=13342
[3] http://www.gametrailers.com
[4] http://www.gametrailers.com/game/3000.html
[5] http://www.gametrailers.com/player/44106.html
[6] http://www.gametrailers.com/platformlist/xb360/index.html
[7] http://www.gametrailers.com/platformlist/ps3/index.html
[8] http://www.gametrailers.com/platformlist/wii/index.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1084</feedburner:origLink></item><item><title>De retour de la Cantada II</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/NInrAd8ykV0/</link><description>[1]Salutations à tous,

Une petite bafouille pour faire le compte rendu de la soirée Cinéma Québecois Underground qui vient de s'achever à la Cantada II. Pour faire simple, rapide et efficace, c'était jouissif.
Malgré quelques petits problèmes techniques – incompatibilité des formats de certains fichiers – le jeune réalisateur Eric FALARDEAU garde le sourire. Avec sa bonne humeur communicative, il fait patienter le public... qui ne le regrettera pas.
Certes, nombreux sont les sièges vides, mais quoi, c'est le 13 juillet.



Les hostilités commencent avec Inner Debravity – vol. 1 de Remy C., un court métrage parfaitement répugnant. Alternant entre scènes de tortures et clichés des victimes, Inner Debravity fait preuve d'un réalisme tel que les hauts-le-cœur ne sont pas loin. En musique de fond, une sorte de black metal lo-fi, qui ajoute une couche supplémentaire à l'ambiance poisseuse et malsaine.
Brrrr.

Ensuite, c'est au tour de deux courts métrages de Frédéric Maheux d'être diffusé. Le premier est un clip pour le moins expérimental. Hypnotique et pas inintéressant, quoiqu'il ne m'ai pas transcendé outre mesure. La seconde œuvre, est plus tape à l'œil et s'intitule La Fonction de l'Orgasme. Là encore, le sombre et le malsain sont à l'honneur. L'image granule à l'excès et saute dans, parfois jusqu'à donner l'impression que la pellicule brule. Ce qui donne un certain cachet à cet étrange balais de chair et de sang.

Puis vient l'heure de projeter les courts d'Eric. "Purgatory [2]" duquel j'ai déjà dit et répété le plus grand bien, ouvre la danse. Suit le sublimement glacial "Coming Home [3]". Entre les deux est diffusé "Petite mort", une métaphore du crime comme acte sexuel.
A cet instant, je m'aventure en terrain inconnu, puisque j'assiste pour la première fois à la diffusion de "Le Cycle [4]", un court métrage au titre pour le moins explicite. Comme à son habitude Eric Falardeau frappe là où on ne l'attend pas, mais toujours avec un immense talent. Puisqu'après l'horreur ("Purgatory") et le polar ("Coming Home") le réalisateur Québécois met les mains dans le fantastique.

Teaser Le cycle [5]


Enfin, pour finir voilà la bande annonce de Thanatomorphose dont vous n'avez pas fini d'entendre parler. Parce qu'en un plan, je suis tombé amoureux du film – ma mâchoire a failli se décrocher – vous aurez le droit à des comptes rendus réguliers sur l'avancement du projet.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/Cantada_Falardeau.jpg
[2] http://www.youtube.com/watch?v=530zgHMqjfU
[3] http://www.youtube.com/watch?v=xqPzJAz5vfg
[4] http://www.youtube.com/watch?v=QHejZL6xuTc
[5] http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&amp;videoid=3104265&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1080</feedburner:origLink></item><item><title>futurs tromatismes</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/W0dmPq3Slmc/</link><description>[1]Petite présentation rapide de Troma pour ceux qui ne connaitraient pas.

Il s'agit d'une compagnie de production / édition / distribution... de film indépendants, lorgnants majoritairement vers le cinéma de genre. Accessoirement il s'agit de la plus vieille boîte de prod' indé ayant jamais existé.

Leur personnage phare est le Toxic Avenger, un super héro radioactif en tutu venu tout droit du New Jersey. Si avec ça vous n'avez pas envie de vous pencher un peu plus sur la question, c'est que vous êtes morts.



L'année dernière, Lloyd Kaufman (président de Troma entertainment inc.) avait accordé une interview à Fangoria à propos de "Toxic Avenger V".
Contrairement à Superman qui ne semble pas prendre une ride, Toxie vieilli d'un film à l'autre. Dans les Toxic Avenger Part II à IV il se marrie et fait des enfants .Maintenant il va devoir gérer la ménopause de sa femme, son problème d'érection (qui est une érection permanente) et son gamin rebelle.
Lundi dernier, Troma passait une annonce pour trouver un spécialiste des effets spéciaux... de là à penser que la production se met en branle, il n'y a qu'un pas.

Autres nouvelles :  [2]

Les anglophones pourront apprécier la sortie prochaine de la bande dessinée Poultrygeist: Return of the Chicken Dead.

La couleur est annoncé : ce sera de mauvais goût.

Le 29 septembre Troma sortira en DVD "Hanging Woman" en version non censurée. Cette galette de John Davidson est décrite comme un film éroctico-horrifique, combinant des éléments de « La nuit des Morts Vivants » et « Pulsions ».  C'est qu'ils ont l'art du superlatif chez Troma...

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/Toxie_super.jpg
[2] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/Troma BD_2.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=W0dmPq3Slmc:hs1PDe9LZFo:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=W0dmPq3Slmc:hs1PDe9LZFo:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=W0dmPq3Slmc:hs1PDe9LZFo:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=W0dmPq3Slmc:hs1PDe9LZFo:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=W0dmPq3Slmc:hs1PDe9LZFo:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1072</feedburner:origLink></item><item><title>Punk you !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/SkUE14gqoso/</link><description>[1]Ce soir, la fatigue m'embrume l'esprit. Alors au lieu de tenter de continuer quelques un de mes écrits de (relativement) longue haleine, je fait un billet. Un scribouillage "punk" comme me l'a dit l'une de mes lectrices.


J'aime bien le mot "punk", j'espère que je ne me trompe pas en pensant que j'ai un style d'écriture "punk"... tout au moins pour ce blog. Ca sonne bras d'honneur et expression de son mécontentement. C'est toujours mieux que "vieux grincheux". La différence se situe principalement dans l'âge : les vieux grincheux sont des punks ayant mal vieillis. Mais pas seulement, le vieux grincheux râle parce qu'il est à la traine, il n'arrive pas à suivre le mouvement. "Internet, c'est du microbe", "les jeux vidéos ça rend con"...



La vérité c'est que t'entrave rien, papy ! Toi aussi t'as envie de kiffer les nouvelles technologies, mais t'as l'impression que ça nécessite un doctorat en sorcellerie option marabout.


Donc, disais-je, une certaine dose de mauvaise humeur passe au travers de cet humble blog. Ça vous emmerde ? Pas de problème, rien ne vous oblige à lire mes inepties. Par contre, faudrait voir à resserer quelques boulons, il y a des fils qui se touchent, et ça ne donne pas la lumière à tout les étages. Le titre du blog c'est panikattak, et pas papillons et marguerites. Alors, vous vous attendiez à quoi ?! Aux courriers du cœur ?

A titre indicatif, Panic Attack se traduit par "crise d'angoisse". D'ailleurs l'ami Wikipédia l'explique :
Panic attacks are very sudden, discrete periods of intense anxiety, mounting physiological arousal, fear, stomach problems and discomfort that are associated with a variety of somatic and cognitive symptoms. The onset of these episodes is typically abrupt, and may have no obvious triggers.


En clair, c'est un accès violent d'anxiété, auquel s'ajoute une excitation physiologique, des problèmes gastriques... En bref, tu chies dans ton ben' !


Conclusions ? Je vais continuer à gueuler, à tergiverser sur des sujets aussi divers que variés, et à parler de musique québécoise, parce que ça, c'est mon kiffe.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/mauriceetpatapon3_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1066</feedburner:origLink></item><item><title>Eric Falardeau, sa vie, son oeuvre, la Cantada II</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/qTZtkVFKec8/</link><description>[1]Vous le saviez déjà, nous vous en avions parlé dans une précédente news [2], Eric Falardeau débarque à Paris pour présenter ses travaux. Lundi 13 juillet, dans le bar, la Cantada II soufflera un vent glacial tout droit venu du Québec. La petite mort, Coming Home, Cam Shot et Purgatory seront diffusés.

Mais pas seulement, puisque sera projeté pour la première fois en France, Le Cycle, le plus récent court métrage du réalisateur ainsi que la bande annonce de Thanatomorphose, son premier long. Évidemment, nous vous tiendrons informés des évolutions de Thanatomorphose.

Et puis, Eric n'est pas venu seul puisque en première partie, vous seront proposés des courts métrages de Frédérick Maheux, Syl ''Zordax'' Disjonk, Frédéric Lefebvre et Jackyll Ramones.
Vous n'allez tout de même pas rater ça !

Récapitulons : Eric Falardeau au Cantada II (13 rue Moret, Paris) de 20h30 à 23h30 pour une rétrospective de son œuvre et une sélections de courts métrages underground québécois.
P.a.F : 5€ / DVDs et T-shirts en vente.


[courtesy of HORREUR.COM [3]]

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/Cantada_Falardeau.jpg
[2] http://www.horreur.com/nouvelle-1862-descente-au-purgatoire-avec-eric-falardeau.html
[3] http://www.horreur.com/nouvelle-1952-eric-falardeau,-son-oeuvre-a-la-cantada-ii.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1062</feedburner:origLink></item><item><title>Est-ce que j’ai une gueule d’adulte responsable ?</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/76qT6ygrY6g/</link><description>[1]Méfiez vous de la vie ! On attrape cette saloperie tout petit. Mais au début, on est innocent, on ne se doute pas du mal qui nous ronge. De cette force supérieure qui nous pousse chaque jour un peu plus vers le trou. Ou l'incinérateur, ça dépend des goûts. A moins que ce ne soit la noyade, mais arrêtez de me faire chier avec vos idées morbides, c'est une figure littéraire. Ne vous faites pas plus con que vous l'êtes déjà, je sais que vous avez compris où je voulais en venir.
Donc disais-je, dans la vie, vous commencez par être innocent.
Ca c'est l'âge dit "irresponsable". Ce qui est un qualificatif sombrement con, dans la mesure où c'est à ce moment là où l'on profite le plus de la vie. Certes, à cet période, les conneries faites sont légion. Vous ne connaissez rien à la vie et c'est d'ailleurs pour ça que vous en profitez autant.

Vous mangez des vers de terre, chiez dans le bac à sable, vous bourrez la gueule et vomissez - parfois - dans les poubelles. Certains jouent de la musique, d'autres sont de fervents pratiquants de la masturbation. Les deux pratiques n'étant pas contradictoires, nombre de guitariste ne font pas qu'astiquer l'ébène du manche de leur instrument.
Parfois, à cet âge, on se fait des illusions. On se dit qu'on écrit bien, ou qu'on gratte bien sa guitare, et que ça pourrait nous mener quelque part.
Perdu ! Le seul endroit où ça vous mène, c'est Pôle Emploi. Et ça, c'est si vous avez de la chance. Pour les autres ce sera dépressions chroniques et idées noires.
Puis vient l'âge responsable, l'âge où vous découvrez le vrai sens de la vie : cotiser pendant 45 ans pour ne pas crever comme une merde, et pouvoir se payer un enterrement un peu plus digne qu'une cagette en sapin.
La feuille d'impôt chaque année vous rappelle que malgré votre existence négligeable, l'Etat saura où vous trouver pour vous ponctionner. Sans oublier tout les autres organismes qui vous délestent ponctuellement de quelques sous.
Parce que jusqu'à la fin de la fac (ou de n'importe quel cursus pseudo éducatif) on se dit qu'on est éternel, et que les murges entre potes, c'est pour la vie. Mais non ! Parce que ces cons, ils se marient et ils se reproduisent - quand ce n'est pas vous. Et là adieu les murges, bonjour la purge.
Vous croulez sous les factures, les relevés bancaires, les fiches de soins et toutes ces merdes qui vous empoisonnent la vie. Vous faites des pochettes entières de ses résidus d'arbres tronçonnés, que vous rangez soigneusement... pour ne plus jamais les ressortir.
La poussière s'accumule. C'est ça aussi être "grand" : collectionner la poussière.
Etre un adulte responsable c'est aussi, et surtout, faire une croix (même au crayon de papier) sur vos rêves. Affronter le monde du travail en ses temps sombre, c'est comme sauter à l'élastique, en ayant oublié de l'attacher au pont. Vous vous écrasez comme une merde. Alors vous prenez votre courage à deux mains, et faites contre mauvaise fortune bon coeur.
Fini la carrière de guitariste, bonjour le boulot alimentaire.
Fini les flirts à deux sous, de toutes façons vous n'avez plus l'énergie.
Fini les beuveries entre potes, ou alors seulement le weekend, pour oublier la semaine de merde qui vient de passer et celle qui pointe le bout de son vilain nez.
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait chier d'être un adulte responsable. Je n'ai pas envie de penser à ma retraite alors que je n'ai pas encore l'impression d'avoir commencé ma vie. J'ai envie de passer des nuits à regarder des films cons, à jouer à des jeux vidéos violents, à refaire le monde avec mes potes...
La réalité, c'est qu'on n'a pas du tout refait le monde. C'est lui qui nous a refait.
Alors en attendant des lendemains meilleurs, je pisse mon vinaigre sur mon petit blog.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/cravate_originale_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1056</feedburner:origLink></item><item><title>Regarder les filles…</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/C3b7nFt4jtw/</link><description>[1]Cela fait quelques temps déjà que je n'ai pas parlé de cul. Or c'est un sujet qui nous intéresse tous ; en tout cas qui nous touche tous. Mais avant d'entamer le propos – dont je n'ai aucune idée à l'instant même où j'écris cette ligne – je souhaiterais vous mettre en garde. Je suis fatigué et peut être mon esprit n'est-il pas particulièrement apte à l'exercice d'écriture que je lui inflige. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'écris un billet au lieu d'avancer l'une de mes nouvelles et / ou scénario.
Ceci étant dit, allons y. Je me jette à l'eau, ce qui, par les chaleurs actuelles, n'est pas un mal, loin s'en faut. Le temps rêvé pour se débarrasser du surplus de tissus. On raccourci les manches, certes. Mais les manches... ah, les manches, ben tout le monde s'en fout.
 La vérité est ailleurs.
Les rétrécissement critique se font au niveau des bronches, et au niveau des membres inférieurs.  Le taux de rétrécissement est proportionnelle à l'érection du thermomètre. Plus le thermomètre monte, plus les habits se raccourcissent.
Ce qui n'est pas un mal en soit. Les poitrine généreuses prennent l'air, le galbe des cuisses se révèle... ça donnerait presque envie de mettre les mains dans les poches, d'ouvrir sa chemise et de siffloter.
Presque ?
Presque ! Parce qu'à Paris, on en montre beaucoup, mais ça sent la morue (aucune référence à un éventuel lectorat portugais). La parisienne marche le menton haut, parle fort, et méprise à peu près tout. Mais surtout, cette conne porte ces robes à la mode, sortes de saloperies lâches sans bretelles qui doivent s'agripper quelque part au niveau des seins. Alors, c'est très certainement sexy, parce que tout y est question de suggestion. On devine les formes lorsqu'un coup de vent plaque le tissus sur le corps de la donzelle.
Sauf qu'au niveau des nichons, ça écrase, et ça a tendance à donner un aspect gélifié aux poitrails généreux. Pires, ces merdes ne disposant pas de bretelles, elle nécessitent d'être remontée régulièrement. C'est peut être le geste que j'ai le plus vu ces dernier jours : hop, on presse sur le sein d'une main, et on tire la robe vers le haut de l'autre.
C'est élégant, ça ?! C'est joli et distingué ?
Foutre Dieu, sûrement pas. Pourtant, il y a comme un charme discrètement érotique derrière tout ça... (soyons clair, ça sent carrément le cul).

Bref, tout ça, pour ne rien dire vraiment. Sinon que j'aime tout particulièrement regarder les filles. Mais encore plus que les regarder s'éloigner, j'aime en parler avec mes potes. Plus qu'un pas nonchalant, qu'un déhanchement ou qu'une poitrine rebondie, c'est l'influence grisante qu'ils ont sur la conversation qui font tout leurs charmes.

Les intéressés se reconnaitront.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/strapless_dress_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1052</feedburner:origLink></item><item><title>Les Beastie Boys in : « SABOTAGE» </title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Awv22f0jCjs/</link><description>Si vous avez aimez le clip, je ne peux que vous conseiller chaudement de vous procurer le film Lethal Force :&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1050</feedburner:origLink></item><item><title>Shock-o-Rama, les sorties estivales</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/EzmY7LGeLxQ/</link><description>[1]Cela faisait quelques temps déjà que nuos n'avions plus de nouvelles de l'excellentissime éditeur Pop Cinema. C'est maintenant chose faite puisque la collection Shock-O-Rama vous propose deux sorties pour vous occuper cet été.

La première dans la collection Retro Shock-O-Rama se nomme Women In Prison Triple Feature. Sorti le 4 juin, ce double DVD propose trois films (étonnant non ?).

Escape From Hell (1980) : des femmes sont faites prisonnières d'un camp perdu au milieu de la jungle. Pour échapper à la torture quotidienne, elle font appel au docteur alcoolique... Pour les connaisseurs, ce titre était anciennement proposé chez Troma.



Women In Cell Block 7 (1973) : encore des femmes, des prisons pour les torturer (avec des douches pour les déshabiller) et des mafieux.

The Hot Box (1972) : et enfin, des femmes, des prisons... enfin vous avez compris le topo, c'est le genre qui veux ça. Au passage, The Hot Box est produit par Corman !

Patienter un instant, car le petit bijoux est à venir. Le 28 juillet, Shock-O-Rama sort une superbe édition Slime City Grindhouse Collection. Là encore, il s'agit d'un double DVD contenant (accrochez vous)

Slime City, un commentaire audio, Making Slime (mini-doc) et Slime Heads (interview)

Undying Love, un commentaire audio, Making Love the Grindhouse way (mini -doc)

Naked Fear, un commentaire audio.

Johnny Gruesome (mini film sur un rocker d'outre-tombe) qui sort enfin en DVD, Meeting His Maker (mini doc)

Un miniposter et des notes d'intention du scénariste / réalisateur Roy Frumkes.

Pour tout ceux qui n'en pouvait plus d'attendre des nouvelles de Greg Lamberson, ce double DVD est du pain béni.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/Slime_Grindhouse.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1046</feedburner:origLink></item><item><title>Appelles moi con !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/3OXf01CIAoI/</link><description>[1]Aujourd'hui un petit billet d'humeur. De mauvaise humeur, pour être précis (pas de l'humeur qui sort des yeux, le matin quand vous vous levez et que, souffrant d'une encéphalorectomie avancée, vous tentez de trouver le café).
Comme beaucoup de français, vos pas ont croisés des affiches étranges - moches - dépeignant des scènes de la vie courante. En dessous d'une photo, un texte en gras, commente "ERIC sort Biscotte". S'en suivent tout un tas de petits caractères que peu de gens liront. Parce qu'on s'en branle qu'Eric sorte Biscotte. Il peut bien sortir ce qu'il veut, Eric, tout le monde s'en fiche. Éventuellement, s'il avait sorti sa bite, ces affiches auraient rencontrées un franc succès.

Je vous parle d'Eric, mais ce n'est pas le seul à bénéficier d'une jolie affiche. D'autres que lui ont une affiche décrivant un geste simple de la vie quotidienne (par exemple, Jean-Pierre fait coucou). Quelque chose dont tout le monde se tamponne bien !

Maintenant, regardons les (relativement) petits caractères. Cette campagne de publicité provient de la sécurité routière, et s'intitule les 12000. 12000 comme le nombre de vie "sauvées" sur les routes entre 2003 et 2009. Si l'on en croit cette campagne, l'attitude des conducteur à évoluée positivement, faisant une économie de 12000 vies. Enfin, lisez les petits caractères, il y a même une astérisque pour les débiles congénitaux, qui ne comprendraient pas.
Pour célébrer cette victoire (toute relative, comme nous le verrons plus tard), la sécurité routière, et le ministère y afférant (je ne vous donne pas son nom, d'abord parce que je m'en cogne, mais aussi parce qu'il aura probablement changé dans deux mois) ont eut l'idée de cette campagne d'affichage. D'un aspect esthétique plus que douteux (étonnant ?), le message relayé par ces affiches trouve un écho sur le site internet les12000.com [2].

Là vous pourrez lire douze faux témoignages de l'une des 12000 personnes qui ne sont pas mortes dans un accident de voiture entre 2003 et 2009.
Merci aux automobilistes d'avoir changé de comportement... Ou pas. Il faut tout de même se méfier des statistiques. Pourquoi ? Sur une aussi longue durée, peut-être que le changement n'a été que ponctuel. Par exemple peut-être que l'installation des radars en a calmé quelques un pendant un temps... le temps de savoir où se trouvaient les radars justement.
Peut-être aussi que la crise doublée des importantes fluctuations du prix à la pompe (à essence) a amené un certains nombre de personne à reconcidérer leur usage de la voiture. Pas seulement à réduire la vitesse, mais pourquoi pas à renoncer carrément à ce mode de transport. Si au final il revient moins cher de prendre les transports en commun, pourquoi s'emmerder à prendre son automobile. D'autant qu'en bus, les difficulté de stationnement n'ont pas lieu d'être.
Et pourquoi cela ne viendrait-il pas des constructeurs automobiles ? Les airbags et autres dispositifs de sécurité ont très bien pu s'améliorer durant ces dernières années, faisant ainsi chuter le taux d'accidents mortels.
Tout cela pour dire : "restons vigilants et gardons un œil critique, quant à la soupe que l'on nous sert".


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/07_juillet/michel_big_mosaique_1_.jpg
[2] http://www.les12000.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1042</feedburner:origLink></item><item><title>La vile lumière</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Sr_zmQFYVKo/</link><description>[1]Je n'ai toujours rien à dire, mais je le dit quand même !

Puisque je mets les pieds dedans au moins cinq jour par semaine, parlons donc de choses qui fâchent : Paris.
La ville lumière. Il paraît.
Personnellement la seule lumière que j'ai vu ici, c'est celle blanchâtre des lampadaires. Déjà que les gens d'ici ont l'air mort en temps normal... mais alors, sous l'éclairage public, ça devient carrément la Nuit des Morts Vivants. Tout le monde fait la tronche ici. Difficile de sourire quand on passe deux heures dans les transports et qu'on a un boulot de merde. Certes. Mais le weekend, c'est pareil. Seuls les habits changent.


Il y a quelques mois, un étranger - un peu pété - me hèle dans le métro. Avec un très fort accent, il me demande : "hé, tou say twoa pourkwa tout le monde il fait le gueule à Parwis ?"
Bonne question. Je me demande si quelqu'un à déjà fait une étude là desssus.
Que l'on ne vienne pas me dire que c'est la crise. L'amabilité des gens ici est légendaire. [Pour les ânes bâtés, il s'agit d'une forme d'humour, appelé ironie]. Si les français ne sont pas réputés pour leurs sourires et leur bonne humeur, Paris est un concentré absolu en la matière. Car le Parisien n'est jamais content, rarement aimable et souvent agressif.
J'oubliais, il a un sens des priorité et du civisme assez personnel. 
Un exemple. Prenons le métro en heure de pointe. Les gens qui sorte râle parce que les gens qui rentre ne les laissent pas sortir. Mais quelques minutes plus tard et les rôles s'inversent. Et ceux qui bouchent l'entrée grommèlement parce que ceux qui tentent de s'extraire du wagon les bousculent. 
Si ça c'est pas un magnifique paradoxe. D'autant que ce n'est pas le seul exemple. 

Sur ce, je vous laisse ne pas méditer sur mes conneries. La prochaine fois, nous verrons comment être un adulte raisonnable revient à suicider l'enfant qui est en vous. 
Bonne journée. 


[P.S. : le livre de Stephen CLARKE est une petite merveille... ainsi que sa suite. Ils illustrent fort bien cet esprit ronchon français, et les contradiction d'un système.]



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/a_year_in_the_merde_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1038</feedburner:origLink></item><item><title>Y’a plus de jeunesse</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/LKjOFCs_tZ4/</link><description>[1]Boom  !

Encore éparpillé. Gros besoin d'essorer ma plume. Enfin, métaphoriquement parlant, puisque – blog oblige – c'est ici un clavier qui sert de vecteur à mes idées.

Samedi promenade dans Paris. En plus des soldes, les rues étaient remplies par la Gay Pride. Allons donc d'un magasin à l'autre en rasant les murs, et en tachant d'éviter les magasins de vêtements pris d'assaut par les shoppeuses névrosée.

Résultat on fini par atterrir dans le Gibert livres, boulevard saint michel. Ma copine cherche un livre, et moi l'inspiration. Résultat je me retrouve avec deux livres sous le bras (un Boris Vian, conseillé par Philippe et un Cormac McCarty). Et puis au moment de sortir on passe devant une table où trois affreux de chez Charlie  [2](Hebdo) son assis. J'avais résisté à l'aller, mais là... J'attrape un bouquin de Charb et Fischetti et demande une petite dédicace au dessinateur (Charb, donc).  Comme souvent lorsque je rencontre quelqu'un que j'admire, je rougis, et toutes les questions que je voulais lui poser s'effacent. Et dire que je le lis dans les chiottes (ezndroit où mes parents stockaient les Charlies) depuis que j'ai 10-12 ans...
Merde.
Au moins, j'ai un joli bouquin personnalisé !

Bon, allez ; la suite !

Dimanche, pas très loin de Saint Michel, sur les quais de seine. Je bois un smoothie assis sur un muret. Ma petite amie essaye désespérément de préserver son cornet de crème glacée d'une fonte prématurée.
Et puis une gosse et ses parents passe non loin de nous. Sur la seine, un bateau mouche.
La gamine « Ohé, bande d'abrutis ». Sur ces belles paroles, elle agites les bras énergiquement. Des touristes souriants, lui font signe.
Le père : « non, prend exemple ». Il crie « OHE, BANDE D'ABRUTIS », et répète le signe en levant les bras bien hauts.

Qui a dit qu'il n'y avait plus de jeunesse ?

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/Charb_bio_1_.jpg
[2] http://www.charliehebdo.fr/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1034</feedburner:origLink></item><item><title>Rien de neuf</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Lc1nVquFTus/</link><description>[1]Ce soir, je suis assis face à mon écran. Les vieilles enceintes fatigué de la chaine qui n'a d'hi-fi que le nom, crachent la B.O. de Good Morning England. Ce n'est cependant pas pour vous parler de ce film – ô combien magnifique – que je prend mon clavier ce soir.
A vrai dire, je ne sais pas vraiment pourquoi j'écris... comme bien des fois sur ce blog, je me laisse guider. Mon inconscient ne prend pas tout à fait le relais, mais les mots s'enchainent pour tisser des idées. Probablement, des idées anthracites, noircies par toutes les questions que je me pose (que je m'impose ?).
 Toutefois, la seule chose que je sais, c'est que j'ai besoin d'écrire. D'être lu aussi, quoique ce billet face plutôt office d'exutoire.

Bref, je me perd volontiers, me prend les pieds dans le tapis des méandres de mon esprit. C'est que c'est un vrai merdier là dedans ; une sorte de Verdun spirituel.

Mais qu'importe ! L'essentiel est que j'arrive encore à pondre des conneries à la pelle, bien que le temps manque pour me permettre de mener à bien tout ce que je voudrais. Entre les projets de coécriture avec des amis, d'autres  plus personnels, mes blogs (Claire, où es tu ?), quelques nouvelles... Bref, de quoi me liquéfier la citrouille.

Donc, vous venez de lire un billet parfaitement inutile, mais qui m'a fait du bien. Et y a pas de mal à se faire du bien.
Rien de neuf

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/left_brain_right_brain_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1029</feedburner:origLink></item><item><title>Mononc’ Serge &amp; Anonymus prennent l’amère</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/uJlforexQEA/</link><description>&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1025</feedburner:origLink></item><item><title>Dédé chante « Le Répondeur» </title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/Qr84abcCxTk/</link><description>Une chanson magnifique du groupe mythique "Les Colocs" : le répondeur chanté par Dédé.



Voici les paroles de la toune :


Y'a ben du monde qui grouille dehors
Malgré l'hiver qui fait son smate
Si y'a un soleil y brille pas fort
J'aime la lumière c'est un peu plate

Coudonc ça va-tu mal dans l'monde
Ou ben y'a juste moi qui capote
C'est p't'être ben parce que j'ai pu d'blonde
Qu'la vie a l'air pas mal moins hot

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Y'a des tracteurs partout dans'rue
Y vont aller mettre la neige ailleurs
Ça sert à rien y vont être déçus
Ça fait même pas plus de chaleur

Hier j'ai rencontré un pauvre
Y vit dans rue pu rien pantoute
Y m'a dit une phrase j'l'ai trouvé drôle:
"La vie c'est court mais c'est long des p'tits boutes"

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

J'y'ai jamais dit je t'aime tout court
J'ajoute toujours quequ'chose après
C'comme ça qu'on voit si on est en amour
Je t'aime beaucoup ça fait moins vrai

Peut-être qui neige peut-être qui pleut
L'hiver est même pas sur de lui
Y'est fait comme moi y'est aussi peureux
Dans l'fond l'hiver c'est mon ami

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

À soir c'est mon anniversaire
Ben oui gard' donc j'ai 35 ans
Je l'sais, je l'sais j'en ai pas l'air
Pis j't'encore plus jeune par en dedans

Ouais ben l'amour la mort pis toute
C'est des questions trop grandes pour moi
Pis à part de ça le monde entier
Veut juste savoir combien ça coute

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Si j'ai pas l'gout d'aller vous voir
Vous autres qui dansez commme le feu
C'pas parce que j'aime pas vos histoires
Ch't'un peu jaloux d'vous voir heureux

J'vas m'réveiller demain matin
Y va avoir un beau gros soleil
P't'être ben que j'vas avoir un p'tit refrain
V'nir au monde entre mes deux oreilles&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1020</feedburner:origLink></item><item><title>World Of Warcraft, la crise de manque</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/8iM96-HgUbw/</link><description>Maman supprime le compte WoW de fiston.

Fiston pête les plombs.

Frangin filme le résultat.

Étonnant, non ?



[source : le journal du geek [1]]

[1] http://feedproxy.google.com/~r/LeJournalduGeek/~3/nKi33Vmm6oM/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1016</feedburner:origLink></item><item><title>Cadillac et bigoudis…</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/nOjds8eifqE/</link><description>[1]Vite, vite, il faut que je l'écrive avant que les détails s'effacent de ma mémoire. Encore, que j'ai dans l'idée que ce weekend restera gravé dans ma mémoire. Tout d'abord il s'agit du dernier weekend de tournage pour OUVERT 24/7. Deux jours chargés en énergies multiples, et en émotions fortes.
L'aventure a commencé vendredi soir, à 20h30. Je sors du boulot et me précipite dans le métro. J'avais une heure pour rallier la gare de l'Est depuis mon lieu de travail... cela me paraissait bien peu, compte tenu des facéties ponctuelles de la RATP. Finalement j'arrive à la gare sans encombres, ce qui me permet d'acheter le dernier Fluide Glacial (Série OR). Quelque part c'est comme un rituel, lorsque je prend le train pour Thionville, je lis le Fluide Glacial. Ce détail n'a que peu d'intérêt pour la suite, vous pouvez donc l'oublier dès maintenant.

Arrivé en gare de Thionville à minuit moins dix après une journée plus qu'éprouvante, mon ami ne me reconnait pas tout de suite. Un costume, ça vous change un homme... enfin, il paraît. A l'origine, l'idée était de rentrer directement chez lui pour pouvoir se coucher tôt. Quelques Whiskies plus tard, nous voilà dans son studio à regarder les rushes des semaines précédentes. Ce petit écart nous a mener jusqu'à 2h30. L'heure de rendez-vous pour préparer le tournage du samedi était à 7h30.
Je n'ai rejoint l'équipe que plus tard.
Mais à mon arrivée sur le plateau, il y avait quelques nouveaux jouets : un énorme truck Kenworth, une cadillac eldorado rouge et une grue Bullcrane de 6,50 mètres. Le tout, installée aux abords du restoroute "Chez Claudine et Gérard", un endroit réputé pour sa tête de veau. C'est donc dans ce décor passablement surréaliste, que s'est tourné le fil conducteur de OUVERT 24/7.
Et là, entre deux véhicules américains, s'affairait toute l'équipe de Singapour 1939 Productions. Je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises, pourtant je ne résisterai pas à la tentation de le répéter : cette équipe est formidable. D'abord pour son immense gentillesse, mais pas seulement. Chacun est d'un professionnalisme absolu, et tend vers un seul but : qu'OUVERT 24/7 voit le jour. Personne n'est là parce qu'il y est obligé, mais parce qu'il le veut. Je ne pourrai pas citer tout le monde dans ce billet, sinon je peux commencer tout de suite un roman, cependant, sachez que le cœur y est. Tout le cœur.
Où en étais-je avant de faire une digression... ? Ah oui. Au milieu de tout ces chromes rutilants, et du rouge explosif de la cadillac, deux actrices et un acteur attendaient patiemment leur tour de jouer. Pendant qu'Alix se faisait coiffer, Emilie apprenait à manier la cadillac. Conduire une petite peugeot est une chose, mais s'assoir derrière le volant d'un monstre de 6 mètres de long, ç'en est une autre.
La lueur malicieuse qui dansait dans ses yeux, lorsqu'elle conduisait ne laissait aucun doute : la jeune actrice prenait son pied. Et plutôt deux fois qu'une ! Comment aurait-il pu en être autrement ? Le moteur gronde sous les impulsions de la jeune demoiselle. Quelques passants s'arrête de passer pour regarder.
France 3 région s'est même déplacé pour l'occasion, déformant à peu près tout ce qu'il y avait à déformer. Mais je ne crache pas dans la soupe, c'était très sympathique de leur part de venir voir l'équipe au travail !
Alors que vient le temps de faire une pause, le chauffeur du camion (pas l'acteur, le vrai) propose d'emmener les filles de l'équipe faire un petit tour. Elles étaient nombreuses à apprécier le geste. Surtout celles qui en ont profité, cela va sans dire. [A cet instant précis, je m'aperçoit de l'inutilité imbécile de ma phrase. Tant pis, je la laisse quand même.]
Puis est venu le temps de tourner la séquence avec les deux actrices. Entre chaque prise, Pascal couvre les demoiselle d'un parasol pour leur éviter les coups de soleil.
Ensuite Philippe descend du truck, dans le rôle du camionneur.
La journée s'achève doucement, alors que nous devons remettre les lieux en états, afin que le bar puisse être praticable le soir même.
Le soir, une partie de l'équipe se retrouve chez Thierry pour déguster les pâtes de Claudine (pas celle du bar, mais la femme de Thierry). Dehors, les rayons du soleil brûlant s'étiolent doucement.


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/4563_1195592569829_1228891521_30569477_5940016_n_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1011</feedburner:origLink></item><item><title>La bourse ou la Scandinavie [3]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/IVZRtFVtuNQ/</link><description>[1]Le réveil s'est bien passé. La suite du séjour aussi. C'est au moment du départ où j'ai serré les fesses. Ce n'était pas gagné d'avance de quitter le pays des mangeurs de poissons fumés, avec mon seul permis de conduire. Je passe la douane, pas de problème. C'est après que cela se complique. Je voyageais avec Colin en passager basse priorité (c'est-à-dire que l'on monte dans l'avion après tout le mode, et sous réserve qu'il reste de la place à bord). C'est là qu'était toute la difficulté, si nous n'embarquions pas, nous risquions de mourir de faim dans l'aéroport. Nous n'avions absolument plus de sous.

En attendant que le dernier des passagers soit rentré, nous nous asseyons près du comptoir d'enregistrement. Un forte odeur de pizza nous chatouille les narines. A quelques pas de nous, il y a une enfilade de restaurants fast food, dont une pizzeria.
« Si on ne rentre pas dans cet avion, je crois que je meurs noyé dans ma salive » me lance Colin.
Finalement, le dernier passager rentre dans l'habitacle de l'aéroplane, et nous aussi. Pas de problème ! C'est lorsque je m'assois dans l'avion qu'un problème se pose. Un espèce de yuppie encostumé rabaisse la tablette de son siège pour y installer un petit ordinateur portable. Il pianote sur son clavier en soufflant toute la masse de stress qui l'écrase. Les chiffres s'alignent dans son tableur. Je le regarde, on dirait un écureuil névrosé qui trierait ses noisettes ; la cravate en plus, cela va sans dire.
Le costume-cravate est détestable. Il maudit l'hôtesse de l'air qui lui demande de rabattre la tablette lors de la phase de décollage. Quelle perte de temps, ses chiffres n'attendent pas ! Même cinéma lors de l'arrivée des plateaux-repas. L'homme avale son repas en une minute trente secondes. Puis il tend son plateau à l'hôtesse qui est toujours en train de servir la rangée.
« Non monsieur je ne peux pas reprendre votre plateau, je suis encore en train de servir. »
Soupir excédé de l'homme. « Mais c'est pas possible ! » L'hôtesse le fusille du regard. « Comment je fais, moi ? » pleurniche-t-il.
« Hé bien vous n'avez qu'à le poser sous votre siège ! »
L'encostumé grommelle, et peste. Il doit pester contre le personnel de la compagnie de vol. Quelle salope, doit-il penser, et en plus elle à un cul mieux que celui de ma femme ! De toute façon sa femme, il l'a engrossé deux ou trois fois avant de la laisser le nez dans la couche des gosses pour se consacrer corps et âme à sa carrière. Maintenant la seule avec qui il couche, c'est son entreprise. Triste constat.

Lorsque je descend de l'avion, j'ai des envies de meurtre. Le yuppie m'a complètement rongé le système nerveux.

NdA : cette histoire n'est pas une fiction, et ne comporte qu'un très faible taux de fantaisies. Merci à Tisane, Fanche et Tophe pour l'aventure !

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/Oslo_20175_1_.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=1008</feedburner:origLink></item><item><title>La bourse ou la Scandinavie [2]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/VC3X3BDoHmc/</link><description>[1]Une heure plus tard, un nouvel autocar pour Stavengard centre arrive. Un autre chauffeur ouvre les portes. Je lui explique tous mes problèmes. A bout de souffle, je le supplie du regard.
« Montez. Je vous fais un tarif spécial. »
Je lui laisse tout ce qu'il me reste d'argent, et vais m'assoir au fond du bus.

A ma descente du bus, je retrouve mes amis. Ils on l'air plutôt surpris de me voir...
Le prochain bus qui doit nous mener à notre prochaine étape est dans deux heures. Voyons les choses du bon côté, ça me laissera le temps de leur raconter mon périple. L'auditoire est tout ouïe, d'autant qu'ils avaient parié que je resterais coincé à la frontière.
Les enfoirés.



A la fin de la journée, nous arrivons finalement à l'auberge de jeunesse « Prekeistolita ». Le temps de remplir les quelques formulaires nécessaires, et nous voilà dans une toute petite chambre où deux lits superposés occupent plus de la moitié de l'espace vital. Les murs sont boisés, façon « chalet de vacances au ski de mon enfance. » L'étroitesse de la pièce – qui s'apparente de fait, plus à un couloir tapissé de lambris, qu'à une chambre habitable – est compensée par une vue imprenable sur un fjord. Je penche la tête par la fenêtre. Il fait frais. Devant moi, à quelques centaines de mètres en contre bas, une eau d'un bleu turquoise lèche la terre ciselée. Un peu plus loin, de l'autre coté de l'étendue liquide reflétant les derniers rayons de soleil, d'immenses montagnes cachent l'horizon. Le pied ! Excepté le fait, que lorsque nous descendons enfin au réfectoire, il n'y a plus rien ni personne. Du coup, au menu sandwichs plats et chips écrasées, résidus comestibles de la journée ; le tout arrosé de soda et de barres chocolatées achetées à l'accueil.
Le lendemain, après un petit déjeuner gargantuesque – nous avions prélevé la veille les horaires d'ouverture de la cafétéria – nous partons pour le Prekeistolen. Après trois heures de marche laborieuse, parmi les cailloux et les gravillons, le but est atteint. Le Prekeistolen, est un éclat de montagnes parfaitement angulaire, dont la particularité est de surplomber un fjord à quelques 600 mètres au-dessus du niveau de l'eau. Le tout sans aucune barrière de sécurité. La tradition – ou l'imbécile curiosité qui meut chaque touriste normalement constitué et équipé d'un appareil photo – exige que l'on s'assoie au bord du rocher, les pieds dans le vide. Et quand on regarde ses godasses et le gouffre de 600 mètres qui les séparent de l'eau, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est impressionnant ! De quoi coller le vertige à Mermoz et son pote Saint Ex'.

A la fin de la journée, ce sont donc quatre loques qui retrouvent l'auberge de jeunesse, dont deux – Fanch' et moi même – passablement rougies par le soleil. Le soleil Norvégien est aussi traitre que notre fasciés ressemble aux fesses d'un babouin de zoo atteint d'hémorroïdes avancées. L'haleine fétide en moins.
C'est vidé de toute énergie, que nous nous avachîmes (un petit coup de passé pas si simple pour crâner) face à l'étendue verte et bleue qu'un paysage enchanteur (comme merlin, la baguette en moins) offrait à nos pupilles dilatées par l'effort mais néanmoins attentives à la beauté de mère nature. En bref, on a bouffé des sandwichs sur une table de pique-nique en bois vermoulu en regardant dans le vague.

Après une bonne nuit, nous nous réveillons guillerets. Le petit déjeuner consommé, chacun de nous explique aux autres, qu'il a trop mangé, qu'il aurait pas dû, mais que comme ça il tiendra la journée. Il est l'heure de prendre le taxi, puis le bateau jusqu'à Lizbotn. Ce nom barbare reflète l'amour immodéré du slave pour les syllabes à voyelles multiples (excusé l'apostrophe dont le français se fiche, et le slave les mains), et fait toutefois référence à un endroit délicieusement rupestre. Arrivés à bon port, nous évacuons le ferryboat pour une courte heure : le temps d'engloutir un hamburger dans le seul snack à des kilomètres à la ronde. Là encore la vue est magnifique et la nourriture gouleyante. C'est donc repus, (et assurés que Fanch' capte un réseau Wi-Fi avec son Ipod Touch ®) que nous retournons vers le bateau. La croisière s'achève avec la journée.
Lise-Anne appelle le propriétaire du chalet dans lequel nous sommes sensés passer la nuit. Surprise ! Finalement l'habitation n'est plus à quelques minutes du centres ville, mais à 45 minutes en voiture. Aucun bus ne peut nous y conduire.
Dépités, mais pas découragés, nous quittons le terminal portuaire pour nous diriger vers le centre ville. Là, nous entreprenons d'appeler tous les hôtels et toutes les auberges de jeunesse. Aucune n'est libre. Lise-Anne, qui était reparti au port pour y chercher son téléphone portable qu'elle avait oublié, revient avec le sourire. « Alors, on a quelque part où dormir ? » Son sourire s'efface quand je hausse les épaules en signe d'impuissance.

Deux choix s'offrent alors à nous. Nous pouvons tenter de prendre le train en changeant les billets. Problème, le tarif de nuit est beaucoup plus élevé que le prix qu'affichent nos billets. L'autre solution est de dormir dehors ; quoique le mois d'avril soit passablement tiède, les nuits sont froides et humides. Au-delà de la fraîche rosée, nous ne savons pas comment la police locale accueillerait des étrangers cloisonnés dans leurs duvets au beau milieu du parc. Probablement pas très bien, s'il n'y a pas un papier à côté des poubelles, leur tolérance en matière de touristes ratés doit être assez restreinte.

Après quelques négociations avec le chef de gare et le contrôleur, nous gagnons le droit de prendre le train du soir avec nos billets du lendemain préachetés sur internet. Le train part à 22h15. Il nous reste 45 minutes pour trouver de quoi nous sustenter. En prévision du voyage nocturne, nous galopons donc vers le supermarché du coin qui ferme à 22h. A 21h55 nous somme de retour à la gare, les bras plein de victuailles. Au moment de poinçonner les billets... plus de billets. Nous vidons tous les sacs, fouillons toutes les poches : rien. Ah ! Le comptoir du supermarché, peut-être qu'ils sont restés sur le bord du zinc, posés là pour se libérer les mains. En tout cas nous ne le saurons jamais, puisque Fanch', parti en courant vérifier l'hypothèse, n'a pu que constater la ponctualité Norvégienne. A 22h 00 le rideau de fer était baissé.
Retour de Fanch', sans les billets. Panique. Rachat de billets. Pas assez de liquide. Les cartes bancaires ne sont pas acceptés. Course jusqu'à la banque la plus proche pour effectuer un retrait. Stress. Finalement, nous accédons au train juste à temps, mais avec des billets achetés quelques minutes plus tôt, et pour le train du lendemain.

Cette nuit là, bercés par les soubresauts métalliques et ferroviaires, chacun de nous s'est endormi en pensant que décidément, la réalité dépassait largement la fiction.
Assis peu confortablement, je me réveillais régulièrement, pour voir le soleil poindre par delà les forêt habitées par des brumes fantomatiques. Et puis, un blaireau avait retiré ses chaussures, et un lourd fumet de chaussette faisandée planait dans le wagon... difficile de dormir dans ces conditions.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/Oslo_20122_1_.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
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(Article publié sur le blogue de Bande à Part, le 11 juin 2009 à 10:52 par François Lemay)

[1] http://www.bandeapart.fm/blogue/Entree.aspx?id=58805&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=991</feedburner:origLink></item><item><title>La bourse ou la Scandinavie [1]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/n2L3WNdgSnI/</link><description>[1]« T'as déjà fouillé dans ce sac là ? » Ma colocataire se tient dans l'encadrement de la porte, un poing sur la hanche. Elle me regarde vider toutes mes poches, inspecter chacun des recoins de ma chambre.
Je m'essuie le front du revers de la main en soupirant. « Oui. Ça fait la troisième fois que je retourne tout mon bordel. »
Il est 21h. Demain je prends le premier avion, direction Copenhague. De là, je prendrais le train pour rejoindre Hélène en Suède. Deux jours de festival plus tard, je quitterais mon amie pour m'envoler vers la Norvège où m'attendent Lise-Anne, Fanch' et Colin.


Caroline s'approche de moi. Elle observe le capharnaüm d'un œil désolé. Le lit est recouvert de papiers en tout genre. Ah, tient, deux emballages de préservatifs ; qu'est-ce qu'ils font ici ?
« Et c'est quand la dernière fois que tu l'as vu ta carte d'identité ? »

23h30, toujours pas de trace de cette foutue carte.
« Et un passeport, t'en a bien un, non ? Même périmé... » Effectivement, j'en ai un. Mais il est resté à Dijon, chez ma mère. J'inspecte une dernière fois ma trousse de toilette. Rien dedans non plus.
« Tant pis ! Je la retrouverais en rentrant. Je tente avec mon permis. Au cas où j'emmène ma carte d'électeur et mon passe navigo ®. »
Ma colocataire me regarde comme si je venais d'une autre planète. Cookie, ma chatte, se frotte contre ses jambes en miaulant terriblement fort. Cette saleté de bestiole a ses chaleurs et passe le plus clair de son temps à ramper dans l'appartement, le croupion bien en l'air. Caroline la repousse du bout du pied.
« Je voudrais pas être pessimiste, mais à mon avis t'iras pas plus loin que l'aéroport. » Quelque chose s'enclenche dans ma tête.
« Tiens, au fait, comment je fais pour aller à l'aéroport ? »
Caroline se frappe la tête du plat de la main. « J'ai rien dit. T'arriveras même pas jusqu'à là-bas. »

Mon vol est à 6h30. A cette heure il n'y a pas de métro, pas de bus, et pas de car Air France.
Je lâche ma valise et m'assois devant l'ordinateur. Après quelques rapides recherches, je vois que le premier RER part à 4h56 de Gare du Nord. C'est à trois stations de métro de chez Sabrina.
« Allô ma chérie ? Je peux dormir chez toi ce soir ? »

3h45. A peine deux heures de sommeil. Douche froide.
4h00. Café. J'attrape mon téléphone pour appeler un taxi. L'homme n'a pas l'air heureux d'avoir été réveillé.
« Dans 10 minutes en bas de chez vous, ou ce sera un autre taxi. »
Je regarde ma montre. 4H10. « D'accord. » Je raccroche. J'embrasse Sabrina et j'empoigne ma valise.
Ma petite amie, les yeux plein de sommeil me regarde passer la porte. « Bon voyage » me lance-t-elle dans un bâillement. Une fois dans le taxi j'ai la vague impression qu'il me manque quelque chose. Ce n'est qu'une fois arrivé à l'aéroport, que je réalise que j'ai oublié l'essentiel : les billets ! Comme ma valise n'était pas pratique, j'ai emprunté un sac à Sabrina. Les billets ont échappé à ma vigilance et sont encore dans ma valise. L'enregistrement prend fin dans 10 minutes.
A bout de souffle, je pose mes bagages sur le tapis à côté de l'hôtesse d'accueil.
Elle me regarde en souriant : « Vos billets et une pièce d'identité s'il vous plait.
- Vous allez rire... »
Heureusement, j'avais acheté mes billets sur internet. Je sors mon portable, me connecte à ma boîte mail grâce au WAP. Ouf ! J'ai gardé la confirmation de ma commande.
Je tends le téléphone et mon permis de conduire à l'employée abasourdie. Les yeux écarquillés et la bouche entrouverte, elle se saisit des objets.
Quelques instants plus tard, elle me rend le tout, accompagné du précieux laissez-passez vers le Danemark. « Embarquement porte B-53. »


Enfin arrivé sur le territoire Danois. Il me reste encore 20 minutes pour acheter mes billets de train et rallier la Suède.
A l'approche des bornes automatisées, une petite chose brune et passablement chevelue se rue sur moi en faisant de grand geste. Sa voix haut perchée me vrille les tympans. « You Swedish. Help me with the machine » crie-t-elle avec un fort accent Italien. J'ouvre la bouche pour lui expliquer qu'il y a méprise, que je ne suis pas Suédois. Peine perdue, elle empoigne ma manche et m'entraîne devant la machine.
« I want tickets for the train » continue-t-elle, « to go to sweden. » Avant que j'ai eu le temps de lui dire que je n'avais aucune idée de comment obtenir quoi que ce soit de ces bornes, la jeune femme valide le choix de la langue.
SWEDISH.

Le prochain train est dans deux heures. Il me faut pas moins de six tentatives avant que la borne automatisée daigne lire ma carte bancaire. Les billets de train en main, je m'installe dans un café de l'aéroport, et commande un roulé à la cannelle et un jus de chaussette légèrement caféiné. Comme j'ai un peu de temps devant moi je décide d'appeler ma banque. Résultat, près un appel qui aura duré 6€, j'ai la confirmation que ma carte est démagnétisé. Par conséquent je risque d'avoir quelques difficultés à l'utiliser. Mon interlocuteur m'informe qu'en étant à l'étranger, je n'ai pas arrangé mon cas. Avant de raccrocher il me souhaite bonne chance.

J'arrive à Vaxjo où je retrouve une amie pour trois jours. Le troisième jours je décide de me rendre au commissariat le plus proche pour déclarer la perte de mes papiers d'identité. Les agents me disent qu'ils ne peuvent rien y faire. Cela concerne la police des douanes à laquelle je devrais avoir à faire à l'aéroport. Après m'avoir donné cette précieuse information, eux aussi me souhaitent bonne chance. C'est encourageant ! A croire que mes vacances vont s'achever dans un camps de rétention provisoire, dans l'attente du premier charter.

A l'aéroport de Stockholm, la police se montre très coopérative. Leur intérêt à mon cas se limite à un haussement de sourcil.
Je finis par atterrir dans la salle d'embarquement. Avant de me laisser entrer dans l'avion, l'hôtesse regarde mon permis avec circonspection.
« Tiens je ne connaissais pas. C'est là nouvelle carte d'identité Suédoise ? » Comme cela à l'air de lui faire plaisir, je ne la contredis pas et pénètre l'air de rien dans l'aéroplane.

“Les ceintures s'attachent et se détachent de la façon suivante.” Je regarde l'hôtesse de l'air gesticuler, une ceinture dans les mains. A présent elle explique comment enfiler un gilet de sauvetage. Très utile, des fois que l'avion coule.
A côté de moi, une vieille fille soupire avec force. Son front dégouline de sueur.
« PNC aux portes. Armement des toboggans. Préparez-vous au décollage. »
La vieille fille se tend tout d'un coup. Chacun de ses muscles est encore plus bandé que le sexe d'un acteur X devant le sexe de sa collègue qui s'offre à lui. Elle respire comme si elle allait mettre bas. Merde. C'est bien ma veine : une aviophobe.
Après une heure passée à suinter tous les liquides de son corps, ma voisine de siège attaque les accoudoirs. J'entends très distinctement les cris de douleur du plastique sous la pression de ses grandes mains osseuses.
« Veuillez redresser le dossier de votre siège et relever votre tablette, nous amorçons notre descente vers Stavengard ». Ma voisine me regarde, l'œil vide, le teint blafard. A la première turbulence, elle se jette sur les consignes de sécurité.

Enfin sur le plancher des vaches ! Je récupère ma valise sur le tapis. C'est la première. Étrange.
Je sors de l'aéroport pour aller prendre le bus. Je monte dans le premier autocar que je vois et demande à aller au centre de Stavengard.
« 80 couronnes » me lance le chauffeur. Je fouille mon sac de fond en comble. Je réussis à en exhumer un billet de 5€. Je le brandis, triomphant. Le chauffeur n'apprécie pas mon exploit : « 80 couronnes. »
Je descends du véhicule, et me précipite vers le bureau de change de l'aéroport. La jeune femme prend mon billet de 5€ et me tends 35 couronnes. J'empoche la somme, et cours comme un dératé vers le bus qui démarre. A bout de souffle je dépose les 35 couronnes sur le petit comptoir, à côté du chauffeur.
« 80 couronnes. 35, ça suffit. Vous n'avez qu'à prendre les bus verts. ». Je descends, dépité. Je traine mes guêtres vers le dépôt des bus verts. « Pas de service le dimanche. » C'est pas vrai...

[A SUIVRE]

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/Oslo_20096_1_.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=n2L3WNdgSnI:HO5PU6VDCmQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=n2L3WNdgSnI:HO5PU6VDCmQ:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=n2L3WNdgSnI:HO5PU6VDCmQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=n2L3WNdgSnI:HO5PU6VDCmQ:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=n2L3WNdgSnI:HO5PU6VDCmQ:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=987</feedburner:origLink></item><item><title>Choucroute et Cadillac (short)</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/w_n3SOHZfnI/</link><description>Ce weekend, tournage à Hauconcourt d'OUVERT 24/7... Un sacré weekend avec la venue de France 3, qui a réalisé un  PETIT REPORTAGE [1], plutôt cocâsse. Cliquez ICI [2], et direction la vidéo sur Facebook.

[1] http://www.facebook.com/video/video.php?v=1172027864559&amp;ref=mf
[2] http://www.facebook.com/video/video.php?v=1172027864559&amp;ref=mf&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=w_n3SOHZfnI:TvLQT_n7r3k:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=w_n3SOHZfnI:TvLQT_n7r3k:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=w_n3SOHZfnI:TvLQT_n7r3k:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=w_n3SOHZfnI:TvLQT_n7r3k:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=w_n3SOHZfnI:TvLQT_n7r3k:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=984</feedburner:origLink></item><item><title>David Fincher fait hurler le metal</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/a3eWNQ1mMqs/</link><description>[1]Un petit article pour vous parler de « Heavy Metal ». Non, pas la musique, vil malandrin, le film ! Vous le connaissez peut-être sous le titre de « Métal Hurlant », du nom du magazine qui a inspiré le film. Sorti en 1981, le premier « Heavy Metal » est un film culte, composé de courtes histoires.
En 2000, une suite voit le jour. L'héroïne pour le moins pulpeuse, est calquée sur les traits de Julie Strain.

Voilà qu'en 2010, ces deux films d'animation auront un suivant. Certes, vous direz vous peut-être, mais qui s'intéresse à ces vieilleries poussiéreuses ? D'abord, jeunes cons, je vous prie de surveiller votre langage. Et ensuite, attendez donc de lire ce qui suit, le casting est sacrément excitant.

A l'instar du premier volet, ce nouveau venu sera composé de différents segments, chacun réalisé par un cinéaste différent. Le premier nom a être associé au projet est celui de David « se7en » Fincher. Puis s'est ajouté celui de Kevni Eastman, co-créateur des « Tortues Ninja ».

Ajoutez à cela James Cameron, Zack Snyder, Mark « Kung Fu Panda » Osborne en duo avec Jack Black, et vous aurez un projet diablement intéressant.

[source : rottentomatoes.com]

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/heavy_metal_poster_1_.jpg?PHPSESSID=2892dd9ec3064f021f82e316471ab2dc&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=a3eWNQ1mMqs:ED32_eRJ1T8:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=a3eWNQ1mMqs:ED32_eRJ1T8:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=a3eWNQ1mMqs:ED32_eRJ1T8:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=a3eWNQ1mMqs:ED32_eRJ1T8:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=a3eWNQ1mMqs:ED32_eRJ1T8:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=981</feedburner:origLink></item><item><title>Brève explication</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/GTVjW-qIZzc/</link><description>Bonjour à toutes et à tous.

Un billet foutrement court pour vous informer de la création du petit module "Panik En Short" sur le côté droit (en dessous du module "Panik Video"). C'est un petit cadre dans lequel vous pourrez trouver des billets de tailles relativement courte. Disons que pour l'essentiel, ce seront des liens et quelques mots.

Ah oui ! Cette rubrique dispose d'un flux RSS propre. Ces petits articles n'apparaîtront donc pas dans votre agrégateur de flux RSS sous le lien de Panik Attak.

Merci de votre attention.&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=977</feedburner:origLink></item><item><title>Parti Pirate</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/zGarDmsGqP0/</link><description>Un billet rapide sur la Parti Pirate, parti suédois créée en 2006 pour défendre la vie privée sur Internet, et le libre partage des fichier. A la surprise de tous, le Parti Pirate a recueilli 7,1 % des voix aux dernières élections européennes. Plus d'informations sur ce petit évènement sur JOURNALDUNET.COM [1]



[1] http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/international/39701/le-parti-pirate-suedois-entre-au-parlement-europeen.shtml&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=974</feedburner:origLink></item><item><title>Assise dans ma tête</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/KsVznAzmhZM/</link><description>[1]Ah ben dites moi les enfants, je ne pensais pas que mon blog était lu par d'autres gens que mes amis, et ma mère (salut môman). Et puis là, pan ! je découvre que Michèle O. (voir l'article Michèle O. (oui, encore !) [2] est a découvert Panik Attak, avant même que je ne lui envoie un lien vers l'article en question.

Alors, là, laissez moi vous dire que ça me fait plus que plaisir. On est bien peu de choses...

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/l_b93984ad3f8147718fa81eec5440d222_1_.jpg
[2] http://www.panikattak.fr/2009/06/06/michele-o-oui-encore/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=970</feedburner:origLink></item><item><title>Toute ma vie j’ai rêvé d’être hotesse de l’air…</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/rJqGi2E44DM/</link><description>[1]Suite à la catastrophe aérienne survenue lundi 1er juin sur le vol Rio / Paris, le monde.fr a choisit de faire un chat entre ses lecteurs et François Grangier, pilote de ligne et expert enquêtes-accidents.
Une initiative tout à fait louable s'il en est. Moi qui ne suis pas tellement rassuré en avion, j'ai tout lu d'une traite...
Au sein de cet échange numérique, une question - mais surtout sa réponse - a attiré mon attention. La voici pour vos sublimes yeux éclairés par la curiosité.
Pas sûr que je sois plus rassuré en avion à présent...



Lauryk : En tant que pilote de ligne, pourriez-vous trouver un mot, une raison, un chiffre-clé qui pourrait apaiser mes craintes une bonne fois pour toutes ? 
Il faudrait plutôt s'adresser à un prêtre qu'à un pilote de ligne !

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/de_brunhoff_laurent_babar_en_avion_7800043_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=rJqGi2E44DM:4FsekJId8Lo:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=rJqGi2E44DM:4FsekJId8Lo:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=rJqGi2E44DM:4FsekJId8Lo:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=rJqGi2E44DM:4FsekJId8Lo:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=rJqGi2E44DM:4FsekJId8Lo:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=961</feedburner:origLink></item><item><title>Michèle O. (oui, encore !)</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/_NF_NNCInX8/</link><description>[1] Puisque l'un de mes fidèles lecteurs (sic) me l'a demandé, je vais continuer à tenter de vous faire partager ma passion obsessionnelle pour les musiciens Québecois.

Ceci étant dit, comme je ne suis pas critique musical pour un sous, je ne pourrais que vous conseiller de vous faire votre propre opinion en allant de ce pas écouter Michèle O. sur son Myspace [2].


Pour l'heure la belle donzelle à la voix aux accents joie sucrée, n'a sorti qu'un petit E.P. Les quatre chansons que la galette contient sont disponibles à l'écoute sur son Myspace. Une sympathique fleur faite à l'auditeur.

Le quatre tounes sont toutes lumineuses et douces à l'oreille. La poésie est efficace et frappe droit au cœur. Le superbe phrasé de la chanteuse n'y est surement pas pour rien...

J'abrège mes tentatives de descriptions de l'univers musical de Michèle O. Voyons plutôt ce que l'artiste en dit :
En résumé, l'univers "Michèle O." c’est sans prétention, festif et formidablement chaleureux. Les mélodies délicieusement accrocheuses sur les anecdotes imagées de ses textes réveilleront à tout coup l’esprit country-folk qui sommeille en vous. Entourée de Pierre-Louis Lavoie à la guitare et au banjo, Maxime Audet à la basse et contrebasse ainsi que Jonathan Gauthier à la batterie, son bonheur est total! Une toute petite soirée en leur compagnie et pas de doute, vous devrez bien avouer que vous raffolez du country-folk!
Je ne sais pas vous, mais cette voix accompagnée de lancées folk, ça me donnerai presque une érection acoustique. En tout cas, ça me donne le sourire et de l'énergie pour quelques instants. Et c'est fort agréable.
Comme la plupart des artistes québécois, j'ai découvert Michèle O. grâce au podcast de Bande à Part [3].
Musiciens

Maxime Audet, Basse et Contre-Basse
Pierre-Louis Lavoie, Guitare électrique &amp; Banjo
Jonathan Gauthier, Batterie

David Leroux Trombone basse
Invité sur le E.P. - Chanson Assise dans ma tête

Réalisation Villemure
Jean-Philippe Villemure

Ingénieur de son au Studio Indygène
Luc Tellier

Mastering
Ryan Morey

Illustration réalisée par Frédéric Tremblay

Le E.P. est une production de PUBLIK


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/l_b93984ad3f8147718fa81eec5440d222_1_.jpg
[2] http://www.myspace.com/omichele
[3] http://www.bandeapart.fm/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=948</feedburner:origLink></item><item><title>Le feu au dortoir</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/qPXkvOdNdrY/</link><description>Police Slog Through 40,000 Insipid Party Pics To Find Cause Of Dorm Fire [1]

[1] http://www.theonion.com/content/video/police_slog_through_40_000?utm_source=videoembed&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=953</feedburner:origLink></item><item><title>Un p’tit passage au Groland</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/eFb9VDwo240/</link><description>&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=950</feedburner:origLink></item><item><title>L’amour et le printemps</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/XQkpN92o83w/</link><description>Un article très TRES court pour vous inciter à vous ruer lire l'article d'Elodie Gagnon, sur l'amour et le printemps. C'est par ici, sur le blog de bande à part [1] !Et surtout cliquez sur les liens présents dans l'article.

[1] http://www.bandeapart.fm/blogue/Entree.aspx?id=58594&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XQkpN92o83w:5Eh8bSw-fSs:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XQkpN92o83w:5Eh8bSw-fSs:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XQkpN92o83w:5Eh8bSw-fSs:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XQkpN92o83w:5Eh8bSw-fSs:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=XQkpN92o83w:5Eh8bSw-fSs:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=940</feedburner:origLink></item><item><title>f(r)iction</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/XDPuC_Hv--g/</link><description>[1]Ceci est une fiction. Je le dit, parce qu'on ne sait jamais ce que les gens vont penser. Non pas que j'accorde un intérêt excessif au regard des autres, mais bon... on ne sait jamais.

La lumière se rallume dans la petite salle de cinéma. Le générique a fini de défiler. Tout les spectateurs ont quitté la salle. Et toi, à côté de moi, tu sanglotes doucement. Peut-être était-ce trop pour toi ; trop triste, trop beau.

Alors je prend ta main dans la mienne et plonge mes yeux dans les tiens.
« Tiens, tant que tu pleures, j'aimerai te dire quelque chose : c'est fini entre nous. »

Alors, là, j'ai pas très bien compris. Tu t'es mise à pleurer de plus belle. Ton visage était inondé de larmes, et tu sanglotais tellement fort qu'on aurait cru que quelqu'un égorgeait un âne.
Quelques rangs devant nous, la jeune femme qui ramassait les pots de pop corn éventrés s'est arrêté. Et elle s'est mise à nous dévisager. Vraiment il y avait de quoi : ton visage bouffi et tes ahanements en aurait figé plus d'un(e).
Au bout de quelques instants, comme tu ne te calmais pas, je me suis levé de mon siège de toile rouge. Tu restais là, le visage dans tes mains à sangloter bruyamment. J'ai appelé doucement ton nom. Tu as levé vers moi un regard plein d'espoir. C'est l'instant que j'ai choisi pour te coller une baffe monumentale. Comme dans les films, pour calmer les filles hystériques.

Ça n'a pas marché.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/06_juin/42_16070619_1_.jpg_size_572_uid__2B7374C9_C995_4603_9178_A3B16D130786_&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XDPuC_Hv--g:yRw3btjggZY:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XDPuC_Hv--g:yRw3btjggZY:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XDPuC_Hv--g:yRw3btjggZY:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=XDPuC_Hv--g:yRw3btjggZY:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=XDPuC_Hv--g:yRw3btjggZY:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=945</feedburner:origLink></item><item><title>La bonne fellation de M. Mazaurette</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/4mZn_FTQlWI/</link><description>Bon, je reviens tout juste du blog de Maïa Mazaurette (qui écrit les Pêchés Mignons illustrés par A. De Pins). C'est un ami qui me l'a conseillé, en pointant du doigt un article en particulier. Cet article, je ne résiste pas à l'envie de le partager avec vous. Toutefois, si votre intellect ne supporte pas l'évocation d'une sexualité épanouie, je vous conseille de ne pas cliquer les liens suivants (et accessoirement de mettre fin à vos jours).

PARTOUANE [1]

PARTOU [2]

[1] http://www.sexactu.com/2009/05/27/questions-pour-garcons/
[2] http://www.sexactu.com/2009/05/29/la-bonne-fellation-suite/&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=4mZn_FTQlWI:qYKLx-9P_tc:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=4mZn_FTQlWI:qYKLx-9P_tc:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=4mZn_FTQlWI:qYKLx-9P_tc:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=4mZn_FTQlWI:qYKLx-9P_tc:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=4mZn_FTQlWI:qYKLx-9P_tc:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=943</feedburner:origLink></item><item><title>Un homme jouer de la guitare sans corde</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/gCZQjoAUMOU/</link><description>[1]Un homme jouer de la guitare sans corde
Faire courir ses doigt noirs sur le bois ébène
Un garçon regarder les filles graciles
D'un pas léger balancer les hanches
Se perdre dans de molles rêveries
Lentement caresser le dos d'une main
Le gravier craquer sous les pieds
Le vent porter les songes et les passants
La chaleur du soleil effeuiller les gens



Tout ça pour dire que j'ai passé une très bonne soirée. Je suis passablement rétamé, et de ce fait il semble que je n'étende pas la prose de ce billet outre mesure. Je vais plutôt aller le me flatter les cages à miel à coups de WD-40 [2]. J'avoue qu'en ce moment mes oreilles portent presque exclusivement pour la musique indy-folk québécoise.



Allons, je vous laisse tranquille pour ce soir. Non pas seulement parce qu'il est tard, mais aussi, parce que j'ai comme un doute quant aux qualité intrinsèques de ce billet. Je vais plutôt aller écrire quelques lignes...

Bonsoir.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/105481_1_.jpg
[2] http://www.myspace.com/wd40toutpourlerock&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=gCZQjoAUMOU:gy1V04bWz3o:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=gCZQjoAUMOU:gy1V04bWz3o:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=gCZQjoAUMOU:gy1V04bWz3o:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=gCZQjoAUMOU:gy1V04bWz3o:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=gCZQjoAUMOU:gy1V04bWz3o:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=936</feedburner:origLink></item><item><title>Photocopies</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/asdkcqAgXvw/</link><description>J'ai déjà traité le sujet plusieurs fois, avec du ressentiment, du désespoir, de l'humour et même avec Claire (cf Textuellement Transmissible [1]). Pourtant je brule d'envie de le traiter à nouveau. Pourquoi ? Pour la même raison que celle qui vous mène aux toilettes lorsque vous avez envie de pisser. C'est un besoin naturel de vider une partie de soit. Je n'établirai aucune corrélation avec le processus d'accouplement, cependant, nulle doute qu'elle existe. En effet, tirer un coup ou vider son sac, quelle différence ?

Quoi qu'il en soit, ne tournons plus autours du pot. La journée avait bien commencée. Dans le métro une superbe femme me gratifie d'un sourire sublime. Après une vérification discrète, ma braguette n'est pas ouverte.
C'était donc bien à moi qu'était destiné cette belle manifestation de joie mêlée de je ne sais quel autre sentiment. C'est donc avec le sourire que je sors du métro. Le bus arrive très rapidement, et je me retrouve sur mon lieu de travail, ni trop en avance, ni trop en retard. Décidément, il y avait dans l'air quelque chose de primesautier. Comme un je-ne-sais quoi qui me laisse con.
Tout ça pour quoi ? Pour passer ma journée à faire des photocopies de merde. Pas en petite quantité bien sûr, en grande quantité. Avec des parties agrafées, histoire de bien faire chier. Forcément, les documents agrafés, il ne rentrent pas dans la chargeur de la photocopieuse. Il faut aller chercher un "désagrafeur" (personne ne sait comment s'appelle cette saloperie, alors chacun lui donne un petit nom). Une fois cette saloperie d'agrafe enlevée, les feuilles peuvent être photocopiées puis agrafée à nouveau.
Lorsque tout le dossier est copiées, il peut être relié. Là encore, c'est un pur moment de divertissement intense et d'accomplissement de soi.
Ensuite la course au courrier. Entre trois bâtiments, sinon ce ne serait pas drôle. Puis de nouveau des photocopies.
Je ne vous décrit que la partie la plus intéressante de mon taf. Je vais vous épargner le reste, toute souffrance prolongée est inutile.
Et là, le regard vide, la bouche entre-ouverte, vous vous demandez : mais comment est-ce possible ? (en réalité personne ne se posera la question, les seuls lecteurs de ce blog étant mes proches... si ce n'est pas le cas, levez le doigt, et mettez un commentaire). La réponse est simple : faites des études supérieures. J'ai deux licences, un master II et un magistère en Droit. Avec ça, le tour est joué, direction pôle emploi (ça, c'est une autre histoire). Laissez mariner, et bientôt vous aurez une main d'œuvre qualifiée prête à accepter n'importe quel job de merde pour se nourrir.
Elle est pas belle ma génération ? C'est pas génial de devenir un adulte responsable qui voit tout ses idéaux piétinés à peine sorti de la fac ?
Peut être suis-je un peu trop pisse vinaigre. Il existe des emplois largement pire. Mais quand même, pour en arriver là avec autant d'années d'études, faut quand même ravaler un bon bout de son amour propre.

[1] http://www.textuellement-transmissible.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=929</feedburner:origLink></item><item><title>Prose à Hics</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/aqaMVAMdgQc/</link><description>[1]
Un peu de musique !  [2]
Trop longtemps sans billet... Pour différentes raisons, toutes aussi bonnes les unes que les autres cela va sans dire. Pour délier ma plume – qui n'est cependant pas restée inactive pendant toutes ces semaines sans article – j'ai décidé de me laisser porter par les mots. J'ai très peu d'alcool dans le sang, donc le propos devrait garder une certaine cohérence pour quiconque comprend les rouages certainement niqués de mon intellects.
Encore que, j'ai comme l'impression que mes divagations « intellectuelles » (pour ce qu'elles ont d'intellectuelles...) sont parfois un tantinet brumeuse. Pour ne pas dire opaques.

J'aurais pu vous parler du monde. Il va mal. Le problème étant que ce n'est pas une nouveauté. Bien au contraire, cela fait la une de tout les clameurs de nouvelles. La crise par ci, la crise par là. Il paraît qu'elle a bon dos la crise. La vérité c'est qu'on est dans la merde jusqu'au cou. Et quand je dis jusqu'au cou, je pense à ceux qui ont des talonnettes. Les autres sont en train de boire la tasse. Or, personne ne me dira le contraire – ou alors, qu'il se lève et me jette la première pierre – se noyer dans les déjections, c'est pas la panacée.
A la place, nous pourrions revenir à des valeur plus primaire... disons le sexe par exemple. Mais non, ça aussi c'est un problème. La seule vision des immenses affiches de prévention de l'hépatite B englué à chaque coin de rue suffirait à couper l'érection la plus ferme même chez un érotomane converti. Quand aux nymphomane... je ne devrais pas en parler, de peur d'être lapidés par des féministes belliqueuses.
Et puis de toutes façons, si c'est pour se renifler le cul pendant des heures, pour finalement se cracher à la gueule, quel est l'intérêt. La phase de séduction est certes très intéressante, mais il faudrait peut être penser à la suite. Un peu de dévergondage ne fait de mal à personne. Alors je dis – et je le fait en ponctuant ma parole de gestes secs de l'index droit – forniquons ! Vautrons nous dans la stupre !

Sinon il y a toujours le cinéma. Peut-être que dans le prochain article de ce blog, je disserterai du septième art, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Pas pour son intellectualisation à l'extrême, mais plutôt pour sa capacité à émouvoir le spectateur. « Emouvoir » comme, donner des émotions !

Enfin bref, tout ça pour dire, que j'espère réussir à continuer de cracher ma prose sur ce blog, fût-elle déglinguée. Comme ça je pourrais continuer à raconter plein de conneries aux rares lecteurs qui s'usent les mirettes à me lire.



[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/martine_cover_site_8_2_54722_3_1_.jpg
[2] http://www.panikattak.fr http://www.deezer.com/track/13511&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=924</feedburner:origLink></item><item><title>Guiness, encore un p’tit coup ?</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/EixzrMcbSfM/</link><description>Bonjour à tous, encore une fois,  par manque de temps, ce billet sera rapide ! Juste une petite publicité pour la meilleur bière du monde...



Merci à TiZAnne de m'avoir mis le nez dans la pub !&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=920</feedburner:origLink></item><item><title>Ouvert 24/7 l’interview – deuxième</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/FxKFPqgPsH8/</link><description>Une nouvelle petite interview de Thierry et moi même au sujet du film OUVERT 24/7. Cette fois c'est le site HORREUR.COM [1] qui passe le message.



Le cinéma indépendant en France, ça existe ! Si, si. Pas mal d'amateurs se lancent dans le court-métrage de genre, et on a souvent de bien bonnes surprises dans ce domaine.

Thierry Paya a débuté très tôt dans la réalisation de court-métrage de genre (en 1987 pour être précis), son dernier en date étant "Jogging", d'après une idée d'un certain Colin Vettier. Les lecteurs de ce site connaissent bien Colin puisqu'il est l'un des rédacteurs leur proposant de nombreuses chroniques de films indépendants, dont une grande majorité venant de chez Troma Films.

La rencontre Thierry/Colin ne pouvait s'arrêter là et les deux complices travaillent actuellement sur un long-métrage intitulé "OUVERT 24/7". Un film à sketches qui bénéficiera des effets spéciaux de David Scherer ou de la présence de l'actrice Maud Galet-Lalande.



CONSULTER L'INTERVIEW [2] !

[1] http://www.horreur.com/nouvelle-1888-ouvert-24-7-interview-thierry-paya-et-colin-vettier.html
[2] http://www.horreur.com/interview-55-thierry-paya-et-colin-vettier-(ouvert-24-7).html&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=FxKFPqgPsH8:Lay5bw2pL_c:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=FxKFPqgPsH8:Lay5bw2pL_c:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=FxKFPqgPsH8:Lay5bw2pL_c:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=FxKFPqgPsH8:Lay5bw2pL_c:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=FxKFPqgPsH8:Lay5bw2pL_c:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=916</feedburner:origLink></item><item><title>High / Low, c’est parti !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/X0tadXBKEtM/</link><description>Pour changer, l'article du jour sera fort court. Juste pour vous informer que le site de High / Low [1] est en ligne. Il s'agit d'un court métrage réalisé par Fabien DUBOIS et coécrit avec Colin VETTIER.

Vous pouvez déjà admirer les talents de réalisateur Fabien en visionnant la bande annonce !


HIGH / LOW - Teaser [2] from fabien Dubois [3] on Vimeo [4].

Plus d'information à venir sur le site : http://www.highlow-themovie.com/

[1] http://www.highlow-themovie.com/
[2] http://vimeo.com/4507862
[3] http://vimeo.com/fabiendubois
[4] http://vimeo.com&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=X0tadXBKEtM:nQFqklAWuLQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=X0tadXBKEtM:nQFqklAWuLQ:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=X0tadXBKEtM:nQFqklAWuLQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=X0tadXBKEtM:nQFqklAWuLQ:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=X0tadXBKEtM:nQFqklAWuLQ:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=914</feedburner:origLink></item><item><title>Interview Ouvert 24/7</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/cIKRW50y1dA/</link><description>Un article très succint aujourd'hui, dans le seule but de vous annoncer qu'une interview de Thierry PAYA et Colin VETTIER, est parue sur le site CINEMAFANTASTIQUE.BE [1] !

Extrait :
Une explication sur le titre : "Ouvert 24/7" ?
CV : Le fil conducteur se passe dans un lieu qui est ouvert 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Super explication, non ? On avait tempêté nos cerveaux pour trouver un titre accrocheur, qui sente bon le terroir, un peu comme "Nos régions ont du talent". Et au final, rien ne convenait pour l’ensemble des trois segments. Du coup, on a opté pour un titre simple, facile à retenir, et qui situe parfaitement l’action du film...
TP : Dur de trouver un titre reflétant trois histoires ! Donc, on s’est dit que le titre sera celui du fil conducteur, qui se passe dans un bar routier à choucroute.

Retrouvez donc l'intégralité de l'interview EN CLIQUANT ICI !  [2]

Good Day !

[1] http://cinemafantastique.be/Ouvert-24-7.html
[2] http://cinemafantastique.be/Ouvert-24-7.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=909</feedburner:origLink></item><item><title>C’était un rendez-vous</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/vOaAa7mlDwY/</link><description>C'était un Rendez-Vous [1] from Thom Graves [2] on Vimeo [3].

[1] http://vimeo.com/2840720
[2] http://vimeo.com/salutthom
[3] http://vimeo.com&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=902</feedburner:origLink></item><item><title>Quand les cochons toussent !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/R_it812rQdM/</link><description>[1]Après les piafs qui éternuent, les porcs se mettent à renifler. Résultat, les médias nous vendent du cochon à tout bout de champ. Dans ce de lisier journalistique, impossible de distinguer le lard du cochon.
Tout le monde serre les fesses et croise les doigts.
Oh mon Dieu, faites que ce ne soit pas une pandémie. 
Inch Allah, j'leur avait dit qu'c'était de la merde. 
J'savais bien que Babe c'était que des conneries !

C'est ainsi que le Sus Scrofa n'est plus cette gentille bestiole nonchalamment vautrées dans la boue. Maintenant, c'est l'Ennemi Public n°1, la cible à abattre. Fini Porcinet, bonjour Pourcinator.

Ça fait peur ? Oui, mais c'est pas grave, ça fait vendre. (Pas du porc, certes !)

En attendant le prochain article alarmiste, lisons tous ensemble « Le Fleau » de Stephen King.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/cochon_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=899</feedburner:origLink></item><item><title>Pour une Poignée de fayots</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/wDcunjoa22Y/</link><description>[1]
Préparation : 5 h
Cuisson : 4 h

Ingrédients (pour 6 à 8 personnes) :

- 1 kg de haricots blancs
- 1 jarret de porc demi-sel
- 6 à 8 saucisses de Toulouse (ou à défaut saucisses au couteau)
- 6 à 8 cuisses de canard ou d'oie confites
- 1 carotte
- 1 oignon
- de l'ail
- clou de girofle
- thym
- laurier



Préparation :

Faire gonfler la veille les haricots.
Faire dessaler la veille le jarret.

Le lendemain : 

Faire blanchir ensemble les haricots, le jarret désossé et coupé en morceaux avec l'oignon piqué de maximum trois clous de girofle, la carotte coupée en quatre dans le sens de la longueur, le thym et le laurier.
Juste recouvrir d'eau froide et faire bouillir à petit feu pendant une heure à 1 h 15 écumez si besoin.

Pendant ce temps tapisser le fond de la cocotte avec la couenne (gras côté cocotte) et frotter les parois de la cocotte avec l'ail.
Faire dorer la saucisse en entier dans de la graisse de canard (ou d'oie) que d'un seul côté.

Tapisser le fond de la cocotte avec une petite moitié des haricots.
Mettre au-dessus les morceaux de jarret, saler et poivrer (très peu le jarret est déjà salé). Écraser un peu d'ail et recouvrir avec le reste de haricots (mettre quelques gousses d'ail avec le reste de haricots elles fondront à la cuisson) rajouter deux à trois louches (pas plus) de bouillon précédent.

Enfourner à 165°C (thermostat 5-6) pendant environ 4 heures à découvert.

Toutes les demi-heures casser la croûte et arroser avec le jus de cuisson, si le plat se dessèche, rajouter de l'eau (ne rajouter que de l'eau et rien d'autre).
Ne pas hésiter sur la graisse de canard.

Sur la dernière demi-heure incorporer les cuisses dans les haricots et disposer la saucisse entière sur le dessus du plat.
Si possible servir réchauffé.




Amuse Bouche



Il est 6 heures du matin et le soleil se lève à peine. Les pavés des rues suintent de la rosé matinale. Les lampadaires éclairent encore les trottoirs gris où de rares anonymes pressent le pas. Sur les murs, les phares de voitures étirent des ombres. Dans les maisons, les réveils sonnent, les habitants se réveillent enfin, secouant les dernières poussières de rêve accrochées à leurs paupières.

Pour George D., le réveil n'est plus qu'un lointain souvenir. Son petit déjeuner est déjà digéré et son café tient compagnie à toutes sortes de matières dans la fosse sceptique. « L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » lui disait son père. Chaque jour de sa vie, il a eu à cœur de mettre cette devise en pratique. De toutes façons il n'a jamais vraiment eu le choix. Il lui a fallu suer sang et eau pour en arriver à sa position actuelle. Toujours faire don de sa personne, se dédier corps et âme à sa profession. A présent qu'il a escaladé tous les échelons, il lui faut maintenir sa position au sommet. Lorsque l'on est un cuisinier de renom, il faut des produits de premier choix. La fraîcheur, pour l'avoir il faut être le premier à écumer les halles et les marchés.

Par exemple, bien choisir son poisson, c'est tout un art. Il faut le tenir par une extrémité. La queue par exemple. Si le poisson s'affaisse comme une érection déçue, alors il n'est pas bon. S'il a l'œil morne, la nageoire triste et l'ouïe peu fine, alors sa chair ne sera pas bonne.

Pour le reste, trois sens sont à utiliser : la vue, le toucher et l'odorat.

Ce matin George s'intéresse au flageolets, aux saucisses et aux cuisses de canards. Hier il a trouvé de beaux jarrets de porc demi-sel. A l'heure actuelle, les pièces de viande sont en train de dessaler en prévision de la soirée à « Campagnarde ».  Ce soir dans le restaurant le plus chic de Paris, les convives se délecteront d'une sélection de mets rustiques, avec comme plat de résistance, le cassoulet à la George. En guise de dessert son pâtissier préparera des tartes rustiques aux fruits de saison. La salle sera décorée de fétus de pailles, de bouquets de fleurs séchées et de vieux outils d'agriculture. Dans un coin de la salle, un feu de bois crépitera, répandant une chaude lueur alentours. Le personnel lui aussi revêtira des couleurs rurales avec ses chapeaux de paille, ses motifs à carreaux et ses sabots en bois. Il aura fallu quelques heures d'entrainement et un grand nombre de chutes et de fous rires pour que tous soient capables d'assurer le service ainsi chaussé.

C'était là l'une de ses rares satisfactions. Au fil des années il avait réussi à s'entourer d'une équipe compétente. Chacun de ses employés était comme l'un de ses enfants. Pour cette raison, tous avaient un intéressement au bénéfice engendré par le restaurant. En outre, la configuration de l'équipe était plutôt stable, chose peu commune dans le métier où le personnel a tendance à se succéder à la vitesse de l'éclair.

Pour l'heure, sa bonhomie habituelle s'était effacée. Une forme d'aigreur l'avait remplacée, déteignant quelque peu sur son personnel. Ce soir c'sera une véritable corvée.

Toute la bourgeoisie parisienne sera au rendez-vous, se pressant à l'entrée du restaurant de George D., « La Serrurerie ». Tout ces culs pincés, rehaussés de crétins maniérés défileront sur ses chaises. Probablement la plupart d'entre eux ne seront-ils là que pour se montrer. Une soirée d'arrivistes bourgeois, exhibitionnistes pervertis par la richesse.  Le seul gratin qu'il n'avait jamais pu digérer, c'était bien celui-là. Comble de l'ironie, chacun de ces olibrius auront/ont les sens tellement altérés par le stress, la caféine et la cocaïne qu'ils ne seront/sont aucunement en état de sentir une quelconque saveur. Autant leur servir de la merde, ça irait plus vite. Pour George, cela lui épargnerait de vains efforts. Pour ses clients, ce serait un gain de temps. Cela leur épargnerait d'avoir à digérer. « Menu spécial VRP1 [2], n'altère pas votre productivité ».

Depuis que son restaurant avait été investi par la jet set, il avait l'impression de donner du lard aux cochons. Finalement, ces étoiles Michelin ® étaient d'une utilité douteuse. Comme la bouse attirait les mouches, ces récompenses attiraient les nouveaux riches. Il s'en serait volontiers passé.
Entrée
En cuisine, la tension monte. Il est 18 heures. Le dîner se profile à l'horizon. Tout doit être millimétré, calculé à la seconde près. L'approximation n'est pas une option.  L'imprécision est à bannir.

Une décharge électrique met le feu au gaz de l'un des plans de cuisine. Un cuisinier y abat une casserole. D'un mouvement du poignet, il en remue le contenu avec une cuillère en bois. Il la fait glisser pour l'éloigner de la chaleur. Poivre. Herbes. Aromates. Nouveau coup de cuillère pour homogénéiser. La casserole retourne sur le feu.

A quelques mètres de là, un jeune homme désosse et dégraisse un jarret de port. Ses mouvements sont d'une violente précision. Le hachoir de boucher s'abat sur la viande encore et encore. Sa main cherche un nouvel ustensile. Il tire un long couteau à la lame affutée. L'acier s'enfonce dans la chair comme il l'aurait fait d'un motte de beurre.

Plus loin, le pâtissier pétrit une pâte sablée. Ses mains écrasent, étalent, caressent et frappent tour à tour. D'un geste grandiose, il projette de la farine sur son plan de travail et y jette à nouveau sa boule de pâte.

Pendant ce temps, son second apprête les fruits de saison.

Les cuisines, c'est l'enfer. Les flammes de cuisson, les fours et les friteuses font monter la température jusqu'à l'insoutenable. Au milieu de cette fournaise, s'affairent des hommes et des femmes pétris de stress. Tous courent après le temps. Chaque seconde qui file semble les opprimer encore un peu plus. Est-ce que tout sera prêt à temps ?

A la chaleur s'ajoute le bruit ; sonorité fracassante, toute droit sortie des entrailles de l'enfer. Une véritable apocalypse, faite de métal battu, de cri et de bruits organiques résonne en ces lieux. Chaque son est amplifié par les murs carrelés de blanc.

George pénètre (dans) la cuisine en frappant dans ses mains. Tout à coup le silence s'installe. Seul demeure le gargouillis des mets et sauces en ébullition.

« Bien, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, les clients arrivent dans deux heures. Comme chaque soir, je compte sur vous et j'ai confiance. »

A nouveau il tape dans ses mains.

« Allez ! Retournez au travail maintenant. »

Le chef cuisinier demeure quelques instants immobile à observer ses employés s'affairer. Il aime à regarder ces gens unir leurs efforts dans un but commun. Pas de doute, la cuisine est un art collectif.

Il chasse ces quelques pensées pour revenir à la réalité. La première qualité d'un cuisinier c'est d'avoir les pieds sur terre.

George s'avance dans les cuisines. Il goûte toutes les sauces, ponctionne toute les casseroles une à une. Parfois, il émet un avis. « Pas assez salé », « manque d'aromates », « à déglacer »... Parfois il secoue la tête en signe d'approbation.

Les papilles en émoi, il sourit. A la fin de la soirée, son tiroir caisse finira lui aussi crampé d'indigestions.
Plat
Par le hublot des portes battantes qui séparent la cuisine des gastronomes, George D. observe. En salle, les convives font ripailles. Les discussions vont bon train. Sans doute d'importants contrats vont-ils se jouer ce soir. Au fond de la salle, une table de 7, présidée par un homme d'âge moyen, le menton haut, au-dessus de son costume sur mesure. Autour de lui, une blonde à décolleté laisse entrevoir les formes généreuses de sa poitrine. Probablement la secrétaire. Puis il y a un deuxième homme encostumé. Il échange des regards complices avec le premier. Son associé sûrement. Enfin, six japonais pénètrent dans la salle ; eux aussi sont tirés à quatre épingles. A cette table plus qu'aux autres, le vin coule à flot. Georges D. imagine très bien l'enfilade de zéros sur le chèque signé à la fin du repas.

A la table d'à côté, un marquis avec un nom à particule. Il se tient droit sur sa chaise. Ses cheveux gominés sont jetés en arrière. Chaque cheveu parallèle à celui qui le jouxte. Le petit doigt toujours levé ; perpendiculairement à l'ustensile cela va sans dire. Madame la baronne est de sortie elle aussi. Et toute une ribambelle de gamins aussi. Tous, prisonniers dans des costumes qui font office de camisole de force pour enfant turbulent. Une sacrée reproductrice Madame la baronne, une grande dame qui n'en est pas moins un corps avec ses organes et ses désirs. Georges D., quand il avait encore le temps de rêver, fantasmait sur les bourgeoises. Il  les croit cochonnes sous leurs airs de ne pas y toucher. Gainées dans de luxueuses lingeries, il les imagine gémir de plaisir, la bouche humide d'un désir brûlant. Salopes !

Enfin, le premier serveur approche des cuisines, quelques commandes en main. Georges D. s'écarte des portes battantes, pour céder le passage au garçon de salle.

« Trois kirs, deux limonades, un jus de framboise et cinq kirs royaux. Sommelier ! Ça va bientôt être à toi d'entrer en scène. »

Les commandes se suivent. Chacune est notée sur un petit bout de papier que le serveur enfonce sur un pal miniature, sur le comptoir, juste devant les cuisiniers.

À 19h30, c'est une véritable brochette de notes prises à la va-vite par les garçons de salle qui trône, s'élève en cuisine. Ces feuillets couvert d'inscriptions illisibles s'apparentent aux pages d'un grimoire, recouvertes de signes cabalistiques.

« Et encore quatre cassoulets rustiques. » Il plante le petit mémo au-dessus de la pile puis marque une pause. La cuisine embaume les aromates provençales, la graisse de canard et le flageolet. Les effluves lui vont droit au cœur du cerveau. Elles se répandent dans chacune de ses alvéoles, en flattent chaque partie.

Georges D. sourit.

A 20h15 arrive Robert F., un magnat de la conserve. Tout ce qui se mange, Robert F. a à cœur de le mettre dans des petites boites en fer dont l'étiquette clame « produit 100% terroir français ».

Cela fait des années que Robert F. tente de convaincre Georges D. de parrainer ses produits. Pendant tout ce temps, le cuisinier a refusé l'offre. Voir sa tête et son nom sur des conserves dont le goût n'a rien à envier à la pâtée pour chien, non merci. Peut-être que le jour où il manquera d'argent, il reconsidèrera l'offre de l'industriel. Pour l'heure ses revenus lui suffisent ; de toutes façons il n'a pas le temps de dépenser l'argent qu'il gagne.
Dessert
Petits à petits les gourmets quittent la salle du restaurant. Ils parlent fort et rient beaucoup, la grande cuisine et les grands vins ont un effet euphorisant sur la riche clientèle. Debout à côté de la porte, George sourit, salue et sert des mains.

Le géant de la conserve s'approche de Georges et le félicite chaudement, « et n'oubliez pas, mon offre tient toujours ! ». Puis Robert F. s'éloigne d'un pas assuré vers la voiture qui l'attend devant la porte.

Arrivé chez lui, dans une grande maison richement décorée, Robert F. monte les marches d'escalier quatre à quatre. Il ouvre une porte, puis une autre. Il la referme derrière lui. Là, seul dans l'immensité à la blancheur irréprochable de la pièce carrelé, il défait sa ceinture. Un grondement sourd s'échappe du ventre de l'industriel. Son pantalon tombe à ses chevilles, et il se laisse choir lourdement sur le trône.

Ainsi installé, le prince de la conserve, n'a pas l'air plus malin qu'un chat dans sa litière. Son anus se dilate et produit moult bruits et projections fécales. Dans le bol des toilettes, les inconvenances intestinales de Robert F. produisent une étrange agitation. L'eau bout, fume et s'illumine.

Il est d'acception commune que le démon ne peut être invoqué qu'à partir de messes noires, de bougies rougies par du sang de pucelles, et des tripes de poulets. Pourtant ce soir-là, Belzébuth se sentait d'humeur mélomane, il est donc remonté des enfers jusqu'au conduit d'évacuation de Robert F.

Robert F. était donc tranquillement en train de soulager ses intestins alourdis par le cassoulet, lorsque soudain, un main griffue surgit du bol des toilettes. Lentement, les doigts se recroquevillent sur l'entrejambe de Robert F.

Surprit d'une telle familiarité, et se souvenant soudainement de ses cours de catéchisme, l'homme d'affaire se met à hurler.

« Satan m'habite, Satan m'habite ! »

Une voix d'outre-tombe s'élève des profondeurs de la fosse sceptique. « Pas d'accord, je la trouve plutôt molle ! » Sur ce, le démon farceur s'extrait de la cuvette en porcelaine. Son corps rouge et humide fait face à Robert F. qui s'il n'avait pas été sur le trône, en aurait chié dans son pantalon.

Le démon tend la main en direction de l'homme assis. Des flammes jaillissent soudainement du creux de sa paume ; rapidement elles laissent place à un parchemin.

« J'ai des projets pour toi, Robert. De très grands projets, chiffrables en milliers de kilo €uros. »

Afin d'accentuer l'effet dramatique de son offre, Belzébuth marque une courte pause.

« Mais il y a une contrepartie ».

Les yeux du démon s'illuminent de rouge et de la fumée sort de ses naseaux immenses.

« Signe en bas. »

Robert F. relève les yeux du contrat et demande « avec mon sang ? ».

« Mais non connard, avec un stylo ! »

Une explosion entre le pouce et l'index de Lucifer laisse place à un luxueux stylo.
Digestif
Ce matin-là, quelle ne fût pas la surprise de Georges D. en lisant le journal.

A la une, le quotidien titrait :

« Robert F. le magna de l'agroalimentaire se lance dans la production massive de Cassoulet. »

Colin VETTIER

1 [3]Very 	Rich Personnality

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/2_26_1_.jpg
[2] http://www.panikattak.fr#sdfootnote1sym
[3] http://www.panikattak.fr#sdfootnote1anc&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=893</feedburner:origLink></item><item><title>Mauvais Genre, le rappel !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/AUctIvQTlxg/</link><description>[1]Bonjour à tous et à toutes.
Ou plutôt bonne nuit.
Petit rappel pour ceux qui ne le sauraient pas : Samedi 11/04, soit aujourd'hui commence le festival Mauvais Genre... alors foncez à Tours !
Dès 14h30 à la Fnac (de Tours, donc) se tiendra une conférence de tout les réalisateurs invités du festival.
Ne ratez l'évènement sous AUCUN prétexte. J'ai déjà eut l'opportunité de voir « Chasseur de Rêve », le court métrage d'ouverture, et laissez moi vous dire, que si toute la programmation est de cette envergure, ce seront trois jours d'intenses jouissance cinématographique.
En effet « Chasseur de Rêve » est l'un de ses courts métrages diablement poignant. La sublime photographie dont bénéficie le film, n'y est pas étrangère. Un vrai régal de très haute volée.
Allez, bandes de petits chenapans, voici le programme du festival :

SAMEDI 11 AVRIL


14h30-16h : Forum Fnac. Débat avec une partie des membres du jury et des invités autour du thème «Le cinéma de genre en France, bilan et perspectives». Seront présents Franck Vestiel, Jean Rollin, Julien Séri, Samuel Bodin. Ouvert à tous. (gratuit)
16h-18h : Parcours Zombie. Départ place de la Gare. Arrivée jardin de l’institut de Touraine, à côté de la salle du Petit Faucheux. Différentes animations dans certains endroits de la ville, stand de maquillage, animation. Venir déguiser ou se faire déguisé en zombie, monstres. Ouvert à tous. Evénement organisé par la Compagnie  Albynos. (gratuit)
18h-20h : Jardin Institut de Touraine, dégustation de vins et mix DJ Keke
20h15 : Cérémonie d’ouverture de l’Edition 2009 du Festival «Mauvais Genre», au Petit Faucheux (4 euros)
-Discours
-Présentation du jury
- Projection « Le Chasseur de Rêves »
- Projection « The Painter of Skies »
- Projection « The Disappeared » (compétition)
DIMANCHE 12 AVRIL


13h30 : Nightmare Detective 2 (compétition)  au Petit Faucheux (4 euros)
15h30 : Le Viol du Vampire (hommage Jean Rollin)   au Petit Faucheux (4 euros)
17h30 : Who is KK Downey ? (compétition)  au Petit Faucheux (4 euros), en la  présence du réalisateur Pat Kiely.
20h30 : Nuit Interdite au Petit Faucheux (7 euros)
Courts-métrages (+ surprises) (Side Effect, The Intruder, I Live in the Woods, Treevenge)
Longs-métrages (Seventh Moon, La Raiz del Mal)
LUNDI 13 AVRIL
13h30 : Compétition Internationale de Courts-Métrages  au Petit Faucheux (4 euros)
16h30 : La Nuit des Horloges (hommage Jean Rollin) au Petit Faucheux (4 euros)
18h10 : The Unknown (Ciné-Concert) (6 euros)
20h30 : Cérémonie de clôture au Petit Faucheux (4 euros)
-Palmarès
21h : On Verra Demain
21h10 : Love is Protein
21h30 : Home Movie
23h00 : FIN.
J'y serais. Soyez y ! (si ça, ça fait pas publicité kitsh pour un lieu de vacance...).
Ceci étant, laissez les cloches de côté pour ce weekend end pascal, et déplacez vos chairs cinéphiles jusqu'à Tours !
ATTENTION : cette année toutes les projections ont lieu au petit faucheux !
Rue Léonard de Vinci
37000 Tours
02 47 38 29 34
www.petitfaucheux.fr


[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/affiche_2009_web_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=889</feedburner:origLink></item><item><title>Stash, un film fumant</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/cLWE0_e5VYI/</link><description>[1]Stash
Réalisateur : Jacob Ennis  – Scénario : Jacob Ennis – Année : 2007 – Pays : – Musique : Toshiyuki Hiraoka – genre : tueur(s) débile(s) – Avec : Karen Boles, Nathan Day, Stacey T. Gillespie, Kevin Taylor, Billy W. Blackwell, Chris Begley, Deborah Tucker, Belinda Cooke, David Workman, Tom M. Niehaus, Debbie Rochon, Leslie Rogers, Matthew Perry, Elysee, Tiffany Taylor...

Les séries Z c'est comme les Sushis, c'est bon quand c'est frais. Alors asseyez-vous confortablement, et lisez ce qui suit.

« Ce qui suit. »

Sarah est Jolie. Sarah va chez ses parents qui habitent au fin fond d'une cambrousse de bouseux. Sarah tombe en panne. Mais Sarah ne capte pas. C'est alors que débarquent deux tocards.
Sarah est enlevée par les deux tocards. Sarah est donnée à Bud un troisième tocard, envers lequel les deux premiers ont une dette. Mais Bud est pire que les deux d'avant, et pas seulement parce qu'il est poilu, qu'il vient du Kentucky et qu'il cultive de la marijuana en quantité astronomique.
Le papa de Sarah n'est pas content. Il appelle son ami policier. Tous les deux ils vont chercher Sarah.
Pendant ce temps-là, les deux tocards qui l'ont enlevée fument des pétards [1] et cherchent une autre nana à ramener à Bud.

Non ce n'est un amphibien attardé qui a écrit ce résumé. C'est moi que je l'ai fait tout seul, avec les lettres de mon clavier.

La suite maestro.




Tout d'abord, et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, une petite explication de titre. Pour les non-anglophones, Stash doit à la limite évoquer une coloration douteuse sur un support quelconque. Faux ! Stash, se traduit par « planque » et plus particulièrement, le genre de planque dans laquelle on met de la drogue. Ce n'est pas un hasard si le poster du film annonce « Blood, Crime, Weed, Moonshine ». Du sang, du crime, de l'herbe et du clair de lune, voilà le programme de Stash. Ce pourrait être un polar romantique sur les narcotrafiquants ; en réalité c'est une série B parfaitement inoffensive. Ce qui est bien dommage, car l'intérêt d'une série c'est justement d'en prendre plein les ratiches pour pas un rond. D'avoir du gore gratuit, du mauvais goût, et des propos douteux, or de tout cela Stash ne propose qu'une chose : le gratuit.
Comme vous l'aurez deviné à la lecture du résumé du film, le scénario n'est guère plus épais qu'une feuille de papier à rouler.
 [2]Petit hic, sans scénario pour tenir le spectateur en haleine, que propose Stash pour amuser le chaland ? Pour être tout à fait honnête : pas grand chose, si ce n'est deux où trois titres de country bien sympa. Notamment un morceau qui saura vous flatter les esgourdes, en retraçant l'histoire de Bud.
Une histoire qui aurait pu aboutir à un personnage puissant, violent et rustre : un déjanté qui n'aurait pas fait tache parmi les protagonistes de « Devils Reject ». Au lieu de ça, Bud est une espèce de crétin démoulé trop chaud, doté du charisme d'une moule. Niveau crédibilité, pour un narco-fermier tueur/violeur en série, c'est zéro pointé.
En parlant de pointé,malgré son sujet, et son « packaging » de série Z, le nombre de tétons dévoilés dans Stash est incroyablement bas. Non pas que la qualité d'un film se mesure à la quantité de proéminences mammaires exposées, cependant une série Z sans nichon, c'est comme les culottes qui remontent jusqu'aux seins : ça devrait pas exister.

 [3]
Le plus rageant, c'est qu'au milieu de cette  bouillie vidéographique, se dessinent les bonnes intentions du cinéaste. Par exemple, le choix du lieu (les tréfonds du Kentucky) est une excellente idée. Surfant sur la vague des thrillers redneck qui sentent le cambouis, la poussière et l'exultation gazeuse made in budweiser, Stash tente de faire sa place. Sans argent, sans histoire digne de ce nom, et plombé par des acteurs mal castés (excepté Debbie Rochon, toujours impeccable) le métrage garde difficilement la tête hors de la fange.

Cependant, qu'on se le dise, Stash n'est pas infâme. La réalisation n'est ni tape à l'œil ni ramollie de l'objectif, elle se fait immédiatement oublier pour laisser place au plus important : l'histoire. Ah, mince, j'oubliais, elle est inintéressante.
Pour autant, Stash se laisse regarder de bout en bout, a la manière du voyageur qui regarde le paysage défiler pendant 1h20 et qui en descendant du train ne se souvient plus de rien. Stash n'est pas  mauvais, il oscille tout simplement entre le négligeable et l'insipide.

Dommage !

 [4]Le problème avec les films comme Stash, c'est qu'il n'y a rien à en dire, puisqu'ils laissent le spectateur outrageusement indifférent. Résultat, je me retrouve comme une buse, à combler la dernière partie de la critique avec des banalités encore plus tièdes que celles dégorgées précédemment.

Comme à son habitude Bloody Earth Films, présente un DVD impeccable, truffé de bonus en tous genres (commentaire, interview, scènes coupées, bêtisier, bandes-annonces...). Encore une fois, l'éditeur prouve ses compétences, et ne prend pas son public pour un ramassis d’imbéciles décérébrés. Alors si vous n'avez vraiment plus rien à vous mettre sous les yeux, Stash remplira 80 minutes de votre vie, sans insulter votre intelligence.


[1] Panik Attak tient à conserver ses lecteurs en vie, et aimerait à ce titre, rappeler que Fumer Tue, fait tousser et paye vos impôts.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/
[2] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/Stash_1.jpg
[3] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/Stash_4.jpg
[4] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/Stash_3.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=884</feedburner:origLink></item><item><title>transport transpire</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/HoOwU6RXwMI/</link><description>[1]Salutations à tous.
Mes excuses aux quelques lecteurs pour le manque de matière à se mettre sous la dent ces derniers temps, mais j'ai enfin trouvé un travail. Rien de bien excitant rassurez vous ; tout au plus un travail alimentaire.
La vérité c'est qu'avec un bac +6 je me suis retrouvé à chercher du travail sans succès pendant plus de 8 mois. Au final, ma patience ayant des limites – et mon porte-monnaie aussi – j'ai accepté un emploi que je n'aurais pas accepté il y a de cela quelques mois.
Et me voilà réceptionniste. Le travail en lui même n'est pas pire qu'un autre – il n'y a pas de sot métiers – seulement, ce n'est pas ce que j'imaginais en sortant de mon magistère (une formation d'excellence paraît-il).

Mais aujourd'hui je ne vous parlerai pas de mes problèmes existentiels, en tout cas pas ceux relatifs à mon nouvel – premier – emploi. Non ce que je désirais vous conter aujourd'hui relevais plus du transport.

Pour vous resituer l'action, mon second jour en temps que secrétaire d'accueil, et tout ce qui pouvais déraper avec les transports en commun... dérape en bonne et due forme.
J'arrive à la gare de Gentilly pour prendre la ligne B. L'intention eût été bonne, s'il y avait eût des RERs. En effet suite à un incident technique, les RER accusent un certain retard. Au bout de dix minutes, je déserte le quai, paniqué d'arriver en retard pour mon deuxième jour... (l'histoire nous dira plus tard, que l'incident a été réparé à 20h55, et qu'entre temps, le trafic n'était pas assuré). Donc, je me précipite à l'arrêt de bus. Rien avant 8 minutes. Je téléphone à mon frère pour qu'il m'envoie le numéro du standard de l'entreprise.
Le bus finit par arriver. J'appelle mon employeur pour lui annoncer un léger retard.
Du fait d'important travaux, le bus s'arrête 150m avant la bouche de métro. Je cours.
Une fois dans le métro, a peine a-t-il fait 2 stations, qu'un étrange sonnerie retenti. Et voilà le métro immobilisé à quai cinq minutes.
Arrivé à bon port, je me catapulte hors du wagon. Des escaliers. Des portes. Encore des escaliers. Ah l'air libre ! Je tourne la tête pour voir le bus qui m'amènera là ou je dois me rendre. MERDE !
Je cours comme un dératé, traverse les passages piétons sans établir de discrimination vis-à-vis de la couleur du petit bonhomme. Je réussit à entrer dans le bus... ouf !

J'étais déjà stressé en partant, alors autant vous dire que mon niveau de panique intérieure était très élevé.
[soupir] la joie des transports en commun parisiens.

Et aujourd'hui, rebelotte. Ligne 4 immobilisée suite à un incident voyageur. « S'il y a un médecin dans la station, merci de vous rendre dans le deuxième wagon ! ».

Oh purée !

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/04_avril/lapinblanc2_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=880</feedburner:origLink></item><item><title>Le voyage déforme la jeunesse : « Il s’en passe du temps en dix minutes. » [2/2]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/bzMLe4ufj5Y/</link><description>[1]L'auteur, afin de tromper le lecteur, et pris d'un élan de fainéantise, va à présent établir une rupture dans son texte. Il lui sera ainsi plus facile de glisser vers une première personne du singulier, et de délivrer de ce fait, un récit introspectif sur sa propre (?) vision du voyage. Sur ce, il vous souhaite une bonne poursuite de votre lecture.

A côté de moi, une famille nombreuse. De celles qui ont écrit sur le front « Made In Versailles ». Une sorte de reproduction surréaliste de la famille Lequénois. Les enfants sont passablement calmes, grâce à la vigilance d'un duo parental digne d'un couple de cerbères sous stéroïdes. Trop occupés à veiller sur leur progéniture ayant atteint un état végétatif, ils ne se soucient guère de leur environnement. Personne ne pourrait donc leur en vouloir de ne pas avoir remarqué qu'une équipe de déminage tente de désamorcer leur sac de chaussures.

Alors que les forces de l'ordre s'apprêtent à évacuer le hall de l'aéroport, l'un des enfants se retourne.
« Hé maman, regarde ! C'est rigolo, on dirait notre sac à chaussure. »
La mère jette un regard sévère à son enfant : « Henry-Paul ! Tiens-toi correctement et cesse de raconter des bêtises, veux-tu ?
- Mais maman, regarde, je te jure que je ne mens 	pas ! »
Elle se dévisse la tête pour observer distraitement la scène qui se déroule derrière elle.
Le temps se fige, à la manière de Matrix, sans les balles. Mais avec la famille Lequénois dans le rôle des trous des dites balles. La femme regarde son mari avec le regard d'une biche qui se serait retrouvée en tête à tête improvisé avec le canon d'un fusil. Elle bât des cils comme si elle essayait de s'envoler.
« C'était à toi que j'avais confié le... » sa voix meurt.
L'homme, beaucoup plus réactif bondi hors de son siège. Les démineurs le regardent les yeux grands ouverts. Le père tente de garder tant bien que mal son sang froid diplomate. Plutôt mal que bien, au vu des tics nerveux qui lui crispent le visage et des grands gestes qu'il fait pour expliquer qu'il n'était qu'à quelques mètres de là.

A ma droite, deux hommes se sont trouvés un point commun.
« Leur bagage était à deux mètres derrières eux, et ils ne se sont rendus compte de rien. C'est fou ça !
- C'est un monde ça tout de même...
- Un monde de fous, oui ! Les gens ne prêtent plus attention à rien. Ils ne prennent même plus le temps de vivre si vous voulez mon avis.
- Alors là, je vous arrête tout de suite, je suis entièrement de votre avis. Comme quoi les bourgeois, ils pètent tellement plus haut que leur cul, que ça leur bouche la vue. Et je reste poli ! »
Sur ce, la femme de l'un des deux hommes revient de son périple au Relais presse de l'aéroport.
D'un regard circulaire et parfaitement morne, elle analyse la situation. Elle voit un homme bien habillé tenter de plaider sa cause auprès d'une horde de policiers et de démineurs en tout genre. Derrière lui, une femme et quelques enfants attendent sagement, l'air embarrassé. Elle, a l'air de contenir ses larmes.
La nouvelle venue regarde son mari et son ami d'infortune avant de lancer avec majesté :
« Il s'en est passé du temps en dix minutes ! »
La philosophie quitte les comptoirs pour s'inviter aux aéroports. Le résultat est à la hauteur de ce qu'aurait pu être le fruit des réflexions philosophales d'un être, croisement improbable entre Aristote et Jean-Marie Bigard. Autrement dit, ça ou le vieux Léon qui partage sa philosophie de la vie, entrecoupée de relents d'alcool frelaté... la différence est minime.

« Embarquement immédiat pour le vol AF 7049. »

Je me lève. Il est tant de me soumettre à la sécurité drastique de l'aéroport. La tâche est confiée à une compagnie privée qui a à cœur de protéger le citoyen dans le moindre de ses déplacements. Peut-être un jour l'un de ces gardes sera mandaté pour vous accompagner aux toilettes. Il vérifiera alors que vous ne portez pas atteinte à votre intégrité rectale en utilisant un peu trop fort le papier toilette un peu trop rêche de l'aéroport. Il s'assurera ensuite que vous laissez de l'argent à Dame Pipi. Au moins 2 euros. « Hé oui mon p'tit, c'est l'inflation, la baisse du pouvoir d'achat. »
Devant moi, un petit enfant dépose son sac sur le tapis roulant du détecteur à rayons X puis passe sous le portique. L'un des employés saisit le bagage dès sa sortie de la machine et débute son inspection sous le regard tétanisé du gamin. Il en extrait une ferme miniature qu'il place sur la table prévue à cet effet. Puis, conscient de l'importance capitale de sa tâche, il extrait tous les animaux en plastique. Un par un il les aligne méticuleusement à côté de la ferme.
Le vigile me demande d'enlever tout objet métallique que je pourrais avoir sur moi. Un couteau, une barre à mine, un revolver. Je passe sous le portique. Il sonne. Le vigile me fusille du regard.
« Vous avez une ceinture ? Enlevez là. » Il regarde mes pieds d'un air pensif. « Déchaussez-vous et mettez le tout là-dedans. » Il me tend un plateau prévu pour passer de petits objets dans la machine à rayon X. 
Quinze minutes plus tard, l'enfant à la ferme est enfin libéré. Pour lui, jouer au berger et à la bergère, c'est de l'histoire ancienne. A présent place aux accidents de voitures, aux avions encastrés dans des objets divers et variés, et à la guerre des Action Men ® contre les Barbies ®. Pendant ce temps là, je tente tant bien que mal, de freiner la descente de mon pantalon, dépourvu de ceinture « pour raison de sécurité ».
Probablement ais-je pensé un peu trop fort que cet employé devrait être récompensé pour son travail exemplaire. Ou alors peut-être m'a-t-il pris pour un athée extrémiste.
« Ouvrez votre sac. »
Et merde. J'ai mis 25 minutes à tout tasser dans ce foutu machin, et en 15 secondes, l'agent de sécurité a tout sorti. Bien évidement, tout ce qui était plié est déplié, secoué, puis jeté sur la table. Il trouve un range CD. Il l'ouvre, puis en inspecte tout le contenu, observe chaque disque.
Au fond de mon sac, et sur tout ce qu'il contenait, une poudre rose / rouge brille d'un éclat malicieux. Mince ! Mon paquet de Fraises Tagada ® a explosé.
L'homme se saisit du sachet éventré du bout des doigts. Un bonbon écrasé s'en échappe, et s'écrase mollement sur le sol. Le regard de l'agent est empreint de suspicion. Il inspecte chaque objet dans ses moindres détails. Une fois sa tâche achevée, il prélève un peu du résidu sucré du fond de mon sac à l'aide d'un étrange appareil. La machine clignote puis émet un « bip » de satisfaction.
Il pousse toutes mes affaires sur le côté. « C'est bon ! » me lance-t-il sans autre cérémonie, puis il entreprend de fouiller le voyageur suivant.

Je cours vers la porte d'embarquement, mon bardas sous un bras, l'autre occupé à maintenir mon pantalon à une hauteur décente.
Je suis le dernier à pénétrer dans l'appareil. Je m'assoie, et là, juste devant moi, un jeune couple flanqué d'un nouveau-né inconsolable. Ça a beau être petit, le bruit produit rappelle celui d'une sirène d'alerte à incendie. Les moteurs de l'avion se mettent en route. Le gosse hurle plus que jamais, et malgré le bruit des réacteurs, ses pleurs restent parfaitement audibles.
« Préparez-vous au décollage » annonce une hôtesse.
Je veux descendre !

Suivant la durée du vol, vous aurez le droit à « une petite collation » ou « un plateau-repas ». La « petite collation » se compose d'une mini canette de la boisson de votre choix et d'un paquet de biscuits, salés ou sucrés, c'est selon.
Je me suis toujours demandé pourquoi leurs boîtes de soda et autres jus étaient tellement petites. Quand le contenu de celle de ma voisine, qui a enfin réussi à ouvrir son paquet de biscuit, m'atterrit sur les genoux je comprends pourquoi. Parce que ça mouille (et parfois même, ça tâche) ! Or il est très désagréable de rester assis tout un vol, avec l'entrejambe humide et collant. Une seconde explication, encore plus pragmatique, peut être avancée. Si le liquide à disposition est si peu abondant, c'est pour éviter la queue devant les toilettes. Deux cabinets de toilettes pour un avion entier, il vaut mieux éviter que tout le monde ait un besoin pressant au même moment.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/aeroport_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=876</feedburner:origLink></item><item><title>Le voyage déforme la jeunesse : « Il s’en passe du temps en dix minutes. » [1/2]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/RMNQR7aGhy0/</link><description>« Il s'en passe du temps en dix minutes. »

 [1]Lorsque l'on pense au mot voyage, plein de belles images nous viennent à l'esprit. Le plus souvent, du sable dans lequel des cocotiers ont été négligemment plantés. Des fruits exotiques cueillis par de jeunes naïades habillées de feuilles de palme, et de colliers de fleurs. De l'eau salée et clapotante d'une couleur bleue turquoise à faire pâlir les pastilles anti-bactéries spéciales cuvette de toilette. Peut-être de la neige et des chiens de traineaux pour les mono-maniaques de Jack London.
Voyager, un verbe qui s'accorde à tous les temps de l'optimiste.

Pourtant avant d'arriver à la destination rêvée, tout un parcours du combattant vous attend. Peut-être est-ce un test pour déterminer votre mérite. Un peu comme l'enfant qui doit promettre au Père-Noël d'avoir été sage s'il veut de beaux cadeaux.

Tout d'abord il faut choisir la destination. De tout temps l'Homme s'est demandé qui il était et où il allait. Alors ce n'est pas l'hôtesse d'accueil d'une agence de voyage quelconque qui réussira à lui soutirer la réponse. Au mieux elle réussira à vous refiler quelques billets vers une destination paradisiaque transformée en bunker à touristes géant par quelques investisseurs immobiliers peu scrupuleux.
Après avoir longuement réfléchi sur la destination que vous souhaitez rallier, vous vous décidez enfin. Hésitant, vous vous levez lentement. "Et si ce n'était pas le bon choix ?" La femme qui s'est assise à la place que vous venez de quitter, demande un aller-retour Poitiers - Sarreguemines. Finalement vous quittez l'endroit le menton bien haut.

Les ennuis ne font que commencer, car décider où partir est une chose, partir en est une autre. Certains n'atteignent même pas l'aéroport et craquent devant leur valise. 



Peut-être n'êtes vous pas de ces conducteurs psychotiques qui se font les dents sur le volant de leur automobile, rien qu'à l'idée d'avoir à imaginer que peut-être il puissent avoir à affronter un embouteillage. Pourtant nombreux sont ceux dont les nerfs ont lâché. En général, ceux là sont retrouvés quelques jours plus tard sur la bande d'arrêt d'urgence, warnings enclenchés, se balançant d'avant en arrière en répétant « y arriverais jamais, y arriverais jamais. »
A l'instar des cadeaux qui se trouvent dans les œufs mi-lait mi-chocolat, les embouteillages sont de petites saletés difficiles à (sur)monter.
En admettant que vous ayez atteint l'aéroport à temps, et dans un état de santé mentale suffisant pour vous permettre de continuer le périple, vous êtes accueillis par un escadron d'employés qui semblent comploter pour vous offrir un aller simple à l'asile.
« Ah on vous a dit de vous présenter à ce comptoir ? Mais c'est le comptoir des abonnés ça monsieur. Vous n'êtes pas abonné ? Montrez moi vos billets. C'est bien ce que je pensais, vous n'êtes pas abonné. Vous devriez aller voir ma collègue là-bas. Oui, vous devrez faire la queue à nouveau. Rassurez vous, ce n'est pas la même file. » Kafka s'est retourné dans sa tombe.

Après 35 minutes à déplacer votre valise par portions de 20 centimètres, vous arrivez enfin en tête de file. Le cœur battant, vous vous tenez droit comme un « i » derrière la ligne jaune tracée sur le sol. Soudain, vous manquez de vous étouffer : le voyageur au comptoir, devant vous, a un excédent de bagages. Pour faire simple, il va devoir ouvrir ses bagages, et inventorier un à un les tas de frusques et de bibelots qu'il a tenté d'emporter avec lui. Quelques fois, après une intense réflexion, il se résoudra à renoncer à l'une de ses possessions.
A ce stade vos jambes flagellent.
Il enlève une brosse à dents de son sac. Vous hésitez entre pratiquer une coloscopie avec la brosse, ou tout simplement lui faire avaler le contenu de sa foutue valise. En silence, vous le maudissez sur trois générations. Que lui et sa progéniture soient réincarnés en papier toilette bon marché. Celui que l'on retrouve dans les toilettes publiques en rouleaux de trois kilos. C'est cela, celui-là même qui après usage vous dissuade de vous assoir pendant quelques heures.
Enfin, il semble que vous soyez devant le bon préposé. Vous posez vos bagages sur le tapis, une goutte de sueur perle sur votre front : est-ce que vous n'avez pas eu la main un peu lourde sur le contenu des valises ? Était-ce bien nécessaire de prendre toutes ces crèmes ? Et les trois pulls pour aller en Martinique ?
Ouf ça passe. De justesse, mais ça passe.

La précieuse carte d'embarquement est à présent entre vos mains. Vous n'avez jamais autant chéri un bout de carton. Toutes les cinq minutes vous vérifiez qu'il ne s'est pas dissous dans l'abîme de vos poches.
Plus que quarante minutes avant le début de l'enregistrement. Vos mains sont moites, et vous n'en pouvez plus d'attendre. Désœuvré, vous vous dirigez vers la rangée de sièges mi fer, mi mousse. Leur confort est loin d'être convaincant. Pourtant comme vous, des millions de fesses impatientes se sont laissées séduire par cet espace de repos spartiate.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/france_roissy_charles_de_gaulle_1_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=865</feedburner:origLink></item><item><title>Psycho Kickboxer</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/r3IRZY8b3jA/</link><description>– The Dark Angel: Psycho Kickboxer –

 [1]Réalisateur : David Haycox, Mardy South   – Scénario : Danny Dennison, Kathy Varner  – Année : 1997 – Pays : USA – Musique : Danny Dennison  – genre : Ninja américain – Avec : Chad Bernhard, Curtis Bush, Rick Clark, George James, Jeffrey Kotvas, Kim Reynolds, Tom Story,  Rodney Suiter...


Vous êtes en mal de sensation fortes ? Depuis le dernier volet de Rambo, vous tremblez et pleurez, recroquevillé sur vous même ? Vous n'êtes pas normal, faites vous consulter. En attendant de vous allonger sur le canapé de votre psy, vous pourrez toujours vous soigner en regardant "Psycho Kickboxer" un étron cosmique, et à peine cinégénique ; tellement mauvais qu'il en devient bon.
Un jeune kickboxer décide de devenir le héros du coin en éradiquant tout les voyous à coup de pompe dans les gencives.

Pour les néophytes du genre, préférez "Lethal Force [2]", qui est un véritable chef d'oeuvre.





Comparer ce film à un Chuck Norris, c'est un peu comme comparer Proust à un Harlequin.

Alex Hunter est un jeune talent du kickboxing. Seulement voilà, y a un vilain qui aimerait bien le voir renoncer à sa carrière. Alors qu'est-ce qu'il fait le petit sacripant ? Il enlève le père et la pintade gloussante qui sert de fiancée à Alex. Submergé par ses hormones, le kickboxer se jette dans la gueule du loup. Pas de chance, le canidé a la dent dure et exécute violemment père et femme devant les yeux d'un Alex bouleversé.

Laissé pour mort, Alex va se remettre doucement de ses blessures. Entrainé par un vétéran du Vietnam en chaise roulante, le jeune kickboxer va devenir The Dark Angel, un justicier sans peur et sans reproche. A coup de latte dans la gueule et de tatane dans les valseuses, Alex Hunter va lutter contre la criminalité.

Vous aimez la finesse, humer le pistil frais des fleurs écloses du matin ? Alors vous pouvez dors et déjà considérer que vous êtes à la mauvaise adresse.

 [3]Avec Alex Hunter, même la crise a mal aux lombaires.
Psycho Kickboxer fait partie de cette flopée de films de ninja américains qui ont été engendrés par le ventre humide du cinéma d'exploitation étatsunien dans les années 90. Aucune fierté à en tirer, en général ces métrages sont des nanars instantanés, des étrons fumants posés sans délicatesse sur la porcelaine du septième art. Et pourtant, il est une communauté qui semble apprécier regarder dans le fond de la cuvette. J'en veux pour preuve ce DVD double programme (le second film est «Canvas of Blood» ou l'histoire « d'un vétéran du Vietnam armé d'un étrange appendice mécanique »). Et que dire de l'adoration soudaine de Chuck Norris ? (Alors que tout le monde sait que Van Damme, il est vachement plus fort). Ainsi, le film de ninja américain trouve ses adeptes, le plus souvent auprès d'individus dotés d'un solide sens de la dérision.
Mais je digresse, et délaisse Alex Hunter, champion de Kickboxing qui arpente les rues, tout de noir vêtu, et le visage masqué. Comme Alex est un gentil, il a la haine des méchants ; alors il les tape. Et quand Alex s'énerve et entreprend de refaire le portrait à un voyou, le résultat est en général plus proche d'une régurgitation artistique post-moderne, que d'un œil au beurre noir.


 [4]Objectivement, Psycho Kickboxer est un étron vidéographique repoussant toutes les barrières du ridicule si loin, qu'il en atteint un état de grâce (ou qu'il vous donnera l’impression d'avoir été écrit par un attardé, filmé par un aveugle et monté par un manchot). Tout y est parfaitement surréaliste et hallucinatoire.
Le meurtre du père et de la dulcinée du héros dans le premier quart du film annonce la couleur. De même que la présence du mentor noir et cul-de-jatte qui prodigue des conseils avisés à Alex.

Mais rassurez-vous, tout l'humour qui découle de ce métrage est parfaitement involontaire. C'est à dire que des gens se sont rassemblés, et très sérieusement, se sont dits qu'ils feraient bien un film qui parlerait de l'histoire d'un kickboxer qui tatane des méchants pour faire régner l'ordre et la sécurité. C'est ce qu'on appelle un Vigilante, oui madame !

 [5]
Et ces gens qui se sont réunis pour écrire Psycho Kickboxer ne sont autres que Curtis « Explosive Thin Man » Bush et sa petite amie.
Curtis est quintuple champion du monde de Kickboxing ; c'est lui l'ange noir de Psycho Kickboxer. Depuis tout petit il rêve de devenir acteur, pour faire comme Bruce Lee. Résultat, il auditionne pour les deux premiers épisodes de « Tortues Ninja » et se retrouve dans la peau d'un footsoldier. « Ce fût une très bonne expérience, mais selon toute évidence, je n'ai pas pu faire la démonstration de toutes mes capacités – actions et jeu d'acteur. » [1]
C'est alors que le prétendu producteur se fait la malle avec l'argent amassé pour produire le film. « Même si j'ai été volé et trahi, je savais que je ne serais pas découragé et dissuadé de mettre sur pied le projet de mes rêves. Je le devais à ma famille et a moi-même d'achever The Dark Angel. »
Au final, Psycho Kickboxer sera réalisé. Il aura tout de même fallu 17 jours éparpillés sur plus de 14 mois pour arriver à bout du tournage.
Comme quoi, Psycho Kickboxer est plus qu'un film, c'est un sacerdoce... pour son scénariste / acteur tout au moins.

 [6]Au final, Psycho Kickboxer est un bel enchaînement de tatanes en tous genres, de punchlines moisies, et de stéréotypes éculés (mais qui ne resteront pas dans les annales). Pour ne rien gâcher, l'hémoglobine coule à flot, et le spectateur peut assister à quelques fatalités qui ont dû faire plaisir aux producteurs de sauce tomate.
Ainsi, le métrage s'adresse exclusivement aux amis des poussées exaltantes de testostérone, aux inconditionnels de la mandale dans les babines et aux drogués des pires séries B.

Le DVD étant édité par Shock-O-Rama, il est irréprochable en matière de contenu. Ainsi, ceux qui n'auraient pas eu leur dose de cassage de vilains voyous, pourront profiter d'un film bonus : « Canvas Of Blood ». Chouette, deux nanars pour le prix d'un !



NOTE : 3/6


[1] C. Bush, Alternative Cinema Magazine #15, Automne 1998.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Psycho_Kickboxer.jpg
[2] http://www.horreur.com/critique-1603-lethal-force.html
[3] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Psycho_KB_2.jpg
[4] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Psycho_KB_6.jpg
[5] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Psycho_KB_3.jpg
[6] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Psycho_KB_4.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=855</feedburner:origLink></item><item><title>we f*ck the world</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/gtBMTedZSZM/</link><description>[1]Avant de commencer ce billet, je voulais disserter de comment la génération dont je suis issu, a grandi avec une constante frustration.
Finalement, je vais parler de cul. C'est l'un des éléments qui contribue à ladite frustration [1], et pourtant...
Pourtant on peut rire du sexe.
On peut en jouir, mais potentiellement, on a cent fois plus de chance d'en rire que d'en jouir.

Parce qu'avant d'en jouir, un élément crucial est nécessaire : un(e) partenaire. Je ne parle pas d'autosatisfaction manuelle, la satisfaction susditement évoquée est incomparablement plus forte à deux (ou plus).

Je ne répèterais pas ce qui a déjà été dit 100 fois : si le sexe n'était pas un tel problème, rien ne le serait.
Si tout le monde était clair sur la question, ça épargnerait bien des conflits à l'humanité toute entière.
« Enchanté, moi c'est Jean-Pascal, et si vous n'y voyez pas d'inconvénient majeur, je serait flatté que vous m'autorisiez l'accès à vos parties génitales afin de mener à bien un coït. Et plus si affinité. »
N'oublions pas la variante : « salut moi c'est Thérèse, et ça me dirait vachement bien qu'on baise ».

Au lieu de ça, il faut se tourner autours pendant des jours ; se renifler le cul pour déterminer si oui ou non il y a une ouverture. Et c'est valable pour un sexe comme pour l'autre. Maintenant, pour pouvoir obtenir les faveurs du sexe opposé [2], il faut analyser, décrypter, et séduire. Sans oublier qu'il faudrait peut être penser à mettre un bon coup de pompe aux tabous et poncifs de la séductions. Parce que j'entends encore des « oui mais les filles qui ont quelques partenaires, c'est des salopes... ». Parfaitement, et c'est une qualité. Car une « salope » c'est avant tout une femme qui sait jouir de son corps en s'affranchissant de tout ces préjugés moisis. A titre purement personnel,n je ne respecte rien tant qu'une femme qui sait ce qu'elle veut – où plutôt devrais-je dire qui elle veut.
Alors allumez nous, mais n'oubliez pas d'engloutir ou entretenir la flamme que vous avez éveillé. Inutile de créer des raisons supplémentaires d'être frustré.

« Mais pauvre con, me direz vous, que fais tu du romantisme, des petits oiseaux qui font cuicui et des ruisseaux qui font glouglou ? » C'est très simple, on aura tout le temps d'être romantiques quand on sera vieux, alors autant profiter de l'absence d'arthrite pour pratiquer des rapports qui font oui-oui !
Mieux, faisons les deux à la fois. Baisons avec romantisme.

Et surtout n'écoutez pas le vieux sénile rétrograde, protégez vous !

Pour finir une petite note musicale, suivie des paroles... Mononc' Serge – Fourrer.






Inspecteur, je me mets à table
J'avoue tout: je suis coupable
Laissez vos amis constables
Fesser sur mon etre lamentable
J'ai une urgence
J'ai besoin d'une ambulance
J'ai besoin d'une sirène qui crie
J'ai la fièvre, j'ai besoin d'une paire de lèvres
Où mon gland puisse cracher du blanc

Parce que

Fourrer
C'est une fatalité
C'est ma finalité
C'est ma raison d'etre
Ce mot de sept lettres
Qui veut dire se mettre
J'en suis l'esclave soumis
Je lui obéis

Que la Fédération des femmes
Et la Sainte Vierge me pardonnent
J'ai tout essayé pour rester dans les bornes
De la bonne pensée socialement acceptée
Mais rien à faire: je ne suis qu'une machine à fourrer
Quand je vois une femme passer
J'aimerais bien penser
Ah! La noble créature que Dieu a créée!
Mais non! Je spotte ses tetons, j'imagine sa plotte
Dans ses p'tites culottes
Je veux tirer ma botte
Pitié Mgr Turcotte
Sortez votre goupillon
Chassez le démon
De ce pauvre garçon

Qui veut fourrer
C'est une fatalité
C'est ma finalité
C'est ma raison d'etre
Ce mot de sept lettres
Qui veut dire se mettre
J'en suis l'esclave soumis
Je lui obéis

Un jour chu venu pour fourrer Jacinthe Durand
Mais malheureusement, chu venu avant dans mes sous-vetements
J'ai passé l'reste d'la soirée à licher sa plotte
A m'a jamais rappelé, j'étais pas assez hot
Depuis ce jour, quand je me crosse, je pense à elle
Je revois son vagin, ses seins et han!
Le rouleau de Cotonnelle
Honteux, ridicule, je m'essuie
J'ai besoin d'une lobotomie ou d'une amie mouillée

J'ai besoin defourrer

S'a rue Saint-Denis l'été est dur, à chaque coin c'est la torture
Mes yeux brillent, c'est plein de p'tites filles, y'en a pas gros qu'j'ai pas l'goût d'fourrer
Mais faut faire semblant de penser à autre chose
À politique, aux grandes causes
Aux handicapés
Aux millions d'affamés
Mais entre mes deux oreilles
Il n'y a qu'une idée: c'est l'idée de

Fourrer
C'est une absurdité
C'est une calamité
C'est ma raison d'etreCe mot de sept lettres
Qui veut dire se mettre
J'en suis l'esclave soumis
Je lui obéis

Un jour j'irai dans le Grand Nord
Là où il n'y a que des renards
Tout sera paix, tout sera mort
Au sommet de la terre
Sur l'île d'Ellesmere
Aux confins de la terre de Baffin
Pas de Stéphanie, de Fanny, de Mélanie, pas d'Isabelle
M'as-tu etre bin sans elles
Pas de plotte dans le permafrost
Pas de touffe dans la toundra
Là-bas dans la froidure
M'a arreter de faire dur
M'a faire d'la philosophie pis d'la littérature
M'a etre bin, loin, pas de pitoune nulle part
Quand j'aurai d'l'argent m'a aller dans l'nord
J'aurai plus de remord
Les couilles gelées pour l'éternité
Je n'aurai plus jamais envie de fourrer.

Plus jamais envie de...

FOURRER...


[1] ça et le pognon, la bouffe, le travail, les études, la culture...

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/PhotoID15428.jpg
[2] http://www.deezer.com/track/2318553&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=847</feedburner:origLink></item><item><title>Casting urgent !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/jq9I9CEva1s/</link><description>Dans le cadre de la production du long métrage intitulé "Ouvert 24/7", en tournage actuellement, "Singapour 1939 Productions" (association loi 1909) recherche, pour l'un des deux rôles principaux de la 3ème partie d'un film :

UNE ACTRICE

âgée de 18 à 25 ans, mince, paraissant "fragile".

Le personnage à interpréter est une jeune femme qui, lassée d'une vie isolée à la campagne, décide de se rendre en ville avec sa soeur pour réaliser son rêve...

Autiste, elle communique avec son visage et ses gestes plus qu'avec des mots.

Tournage prévu en avril et mai, principalement en week-end, mais aussi, occasionnellement, en semaine (soirées), dans la Vallée de la Fensch.

Pour participer au casting, merci de contacter Guillaume, 1er assistant réalisateur :
guillaume.s1939p[at]gmail[point]com
tel: 06 87 89 01 33

Pour info, voici la bande annonce, montage d'images des deux premiers sègments :&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=845</feedburner:origLink></item><item><title>Grosse fatigue</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/LUWHm8Gbdgc/</link><description>[1]Aujourd'hui manifestation.
Ça fait quelques jours déjà que ça me démange le bout des doigts... l'atmosphère actuelle est le parfait terreaux pour une fiction bien glauque, à la violence utérine.
Seul petit hic, la réalité dépasse actuellement toute fiction. Et sans problème, deux doigts dans le nez, et les autres dans nos fondements.
Ce sera tout pour ce soir, je suis trop lessivé pour pouvoir verbaliser quoi que ce soit. Alors je vais opter pour l'option douche dodo.
Je vous salue bonne nuit.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/TEE_I__1111.JPG&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=842</feedburner:origLink></item><item><title>Bourrage pas pire</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/NL6vT22YTuA/</link><description>[1]Bon, alors ce billet promet d'être parfaitement apocalyptique, dans la mesure où mon taux d'alcoolémie est largement supérieur au nombre de touches présent sur mon clavier. Résultat, c'est plutôt pas évident de viser lesdites touches. Veuillez m'en excuser, vous qui lirez ce billet – et ce même si vous n'êtes pas bien nombreux.
Disons que c'est un défi que je me lance à moi même ; a mon moi alcoolisé. Pourquoi ? Parce que – même si je le savais – une ami m'a botté le fondement. Ce n'est pas particulièrement inhabituel, vu les capacités dont elle dispose pour remuer l'intérieur de ses comparses. Et je ne parle pas de pratique sexuelles avec les doigts, mais bien d'assauts moraux avec les neurones.
En attendant, cliquez ici pour lire en musique [2] !

Et donc, disais-je avant de sombrer dans des considérations purement désinvoltes quoique dignes d'intérêt, cette jeune femme, m'a fait comprendre qu'il fallait que je me remue un peu, sous peine de rester définitivement coincer dans ce costume de clown triste que le chômage et l'exaspération envers tout m'ont contraint d'enfiler. Je l'en remercie donc grassement, du bout de mes lèvres luisantes de la graisse résiduelle d'un sandwich grec – pour les non parisianophones, un grec, c'est ce que le commun des mortels tend à appeler un Kebab.
Toujours est-il que si j'ai commencé la soirée avec un nuage au dessus de la tête, à mesure que le temps passait, une éclaircie pointait le bout de son nez. Et bien évidemment, j'ai fini la soirée, le sang épaissi par l'alcool, et la bouche pleine de boutades qui n'auraient pas fait rire un clown obsédé sexuel. Mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Tout cela pour dire, que je remercie mon cercle d'amis proches qui m'aide à tenir la route sans trop aller brouter le gazon des fossés. Au rang de ceux là j'aimerai surtout soulever mon chapeau fictif à mon blond ami, co-chomiste et remodeleur de ce monde qui suinte la précarité et l'échec absolu.
J'aimerai aussi – et ça c'est mon petit plaisir – remercier tout les faiseurs de films indépendants, qui continuent de se bouger la caméra pour dilater les rates d'un public dont l'humour atteint des profondeur septiques. Et puis tout ceux qui m'ont permit de mettre des mots sur des univers fantasmés.

Je convient tout à fait que la cohésion de ce billet est parfaitement douteuse, mais qu'importe. Après tout si cette vie de con avait une quelconque cohésion, que l'on me fasse signe, j'ai du rater un épisode !

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/kiss_me_im_shitfaced_irish_hat_p148150132995465627qz14_400_1_.jpg
[2] http://www.deezer.com/track/1038940&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=836</feedburner:origLink></item><item><title>Yeti: A Love Story</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/9JfagRIP2so/</link><description>[1]

Aujourd'hui, c'est jour de fête ! Pourquoi ? Parce que voici la critique d'un nouveau Troma, et cela n'était pas arrivé depuis quelques temps déjà.

Un groupe de jeunes – car il faut au moins ça pour faire un bon film, en l'agrémentant d'au moins un individu du sexe féminin, dont les attributs mammaires feraient pâlir Noël – est pris d'une furieuse envie de camper. Et quand on a envie de camper, faut pas se priver ! Donc, les pas-tout-à-fait-très-mûrs décident d'aller planter leurs tentes au milieu de nulle part, mais de préférence dans un endroit glauque où les seuls âmes qui vivent aux environs sont notoirement désaxées. Comme dans tout bon bled perdu du fin fond des États-Unis d'Amérique, cette concentration de tocards cache un terrible secret dont les cinq jeunes campeurs feront les frais.

Ce terrible secret quel est-il ? Vous le saurez en découvrant Yeti : a love story, un film poilu et poilant.



 [2]


Yeti : a love story est un film indépendant édité par Troma, ce qui lui confère une aura toute particulière. Pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui l'auraient oublié, Troma demeure la plus vieille compagnie de cinéma indépendant ayant jamais existé. Elle est le symbole d'une culture alternative, underground et largement engagée (plutôt côté punk). C'est donc toujours avec un grand plaisir que j'accueille leurs nouvelles sorties ; un plaisir mêlé d'appréhension. En effet, Troma propose une certaine quantité de films assez peu accessibles (ce qui est une façon de nuancer le qualificatif « totalement merdiques »).
Lorsque j'ai placé le disque dans mon lecteur je me suis dit : « bon, Yeti : a love story, une histoire d'amour avec un Yeti ? Pourquoi pas. »
Un peu plus d'une heure plus tard, le métrage s'achève. Qu'était-ce donc que ce délire filmique hallucinatoire et surtout profondément con ? N'ayez pas peur des mots, et lisez le à nouveau : ce Yeti : a love story est complètement con, et c'est ce qui fait tout son charme, et toute sa qualité.

N'oublions cependant pas, que malgré les qualités « rigolatoires » et dilatantes de la rate, Yeti : a love story est parfaitement fauché. Subséquemment si votre intellect peine a appréhender avec quelques difficultés les obstacles surmontés avec difficulté d'un manque de budget flagrant ne permettant pas aux réalisateurs d'exprimer sa vision créatrice par le prisme d'une mise en image de leurs idées alors votre maturité de jugement qualitatif du domaine de l'artistique est à revoir car vous ne saurez apprécier cette petite perle. Je me permets d'insulter votre intelligence en vous perdant dans une bouillie verbale sans queue ni tête mais qui paraît tout à fait intelligente. Alors que finalement, ce que je voulais vous dire se résume à : si les micro-budgets vous rebutent, passez votre chemin.
 [3]

En effet, contrairement à un film de Michael Bay, ici pas d'explosion, pas de destruction de villes entières, même pas d'effets crédibles. Ce micro-budget là a choisi de compenser ses limitations budgétaires par l'utilisation du schlock. J'ai déjà expliqué le concept dans l'une de mes précédentes critiques, mais pour les nouveaux arrivants, et ceux qui auraient marché sur un râteau entre temps, je vais me répéter (sachez que je ne suis pas payé à la ligne, je ne suis pas payé du tout). Mais avant la petite leçon, je vous propose de regarder une image.

Schlock, mot anglais d'origine Yiddish, désigne quelque chose de mauvaise qualité. En matière de cinéma pratiquer le schlock c'est utiliser délibérément des effets spéciaux grossiers à des fins humoristique. Le but n'est pas que le public croit aux effets, mais qu'il en rigole, qu'il se sente complice de la réalisation. Accessoirement schlock est aussi le titre d'un film de John Landis. Voilà la partie didactique est finie, vous pouvez revenir.

Ainsi, Yeti : a love story vous propose de découvrir un Yeti « encostumé » façon babouin albinos de carnaval. Toutefois, un monstre de pacotille ne suffirait pas à faire un film, les scénaristes y ont donc ajouté une dose de mysticisme en créant un cul(te) vénérant le Yeti. Leurs rituels d'adoration sont pour le moins singuliers : ils attachent une jeune victime à un pilori, lui baisse le pantalon et attendant l'arrivée du Yeti...
La bande d'illuminés ayant pollué l'esprit de tous les villageois, personne ne trouve rien à redire à ces pratiques pour le moins inhumaines. C'est là qu'interviennent nos 5 amis, guidés sur leur chemin par un prêtre déglingué.
 [4]

Alors que retenir de ce Yeti : a love story qui nous vient de derrière les fagots américains, qui sont décidément bien riches en surprises. Déjà il vous faudra une bonne dose d'humour pour venir à bout de cette histoire d'amour. Et pas d'un humour fin et léché, mais plutôt d'une capacité à esthétiser la vulgarité.
Parce qu'au delà de son scénario déjanté, Yeti : a love story montre rapidement ses limites. Ce n'est pas avec une poignée de dollars que l'on devient Michael Bay. Cependant, si vous êtes en mesure de faire fi de l'image vidéo et de l'absence totale de budget, alors Yeti : a love story se dévoilera tout entier, rien que pour vous. Entre humour corrosif, parodie de teenage movie et vulgarité pleine et entière, le film d’Adam Deyoe &amp; Eric Gosselin (qui sont accompagnés de Jim Martin &amp; Moses Roth pour écrire ce méfait) est sacrément bon. Et pour ne rien gâcher il est outrageusement bien monté (ce n'est pas seulement du film dont il est ici question).

Pour ceux qui en reprendrait bien une couche, sachez que la fine équipe a fini «Psycho Sleepover» en 2008, et que la critique du film ne devrait plus tarder.
[youtube:N2ix8sxtR68]

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/yeti_a_love_story.jpg
[2] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Yeti_a_love_story_1.jpg
[3] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Yeti_a_love_story_3.jpg
[4] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Yeti_a_love_story_6.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=829</feedburner:origLink></item><item><title>La fin de la crise, c’est facile !</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/0SPpOXpoCbk/</link><description>[1]J'ai trouvé la solution pour mettre fin à cette crise de merde. Comme tout les gens intelligents  semblent s'être entendus pour donner des noms incompréhensibles à des concepts qui ne le sont pas moins, j'en ferai de même.
Cette solution à la crise donc, s'appelle le principe « de symétrie économique solidaire » ou « la ruse à robin des bois ».

Maintenant, l'explication du concept.


Faites donc la moyenne des revenus (et non des salaires, c'est important) annuels Français. LE but est donc de cumulez tout les chiffres pour les diviser par le nombre total de revenus entrant dans l'équation. Ce qui devrait nous donner le Revenu National Brut divisé par le nombre de revenus.
Par exemple M = (Sx + Sy) / 2 où Sx est le plus bas revenu, et Sy le plus haut.
Bref, en france le revenu moyen était de 15 839 € en 2003.

C'est laborieux, mais bougez pas, la suite est intéressante.

Ce revenu moyen servira d'axe de symétrie. Vous aurez donc quelque chose comme cela
Sy
- RM (15,839€)
Sx

Et là vous renversez le graphique afin d'obtenir :
Sx
- RM
Sy

En clair, il s'agit de verser les salaires les plus exorbitants aux plus indigents et de procéder ainsi graduellement. Parce que les riches ont plein de fric (par définition, ils sont riches !) et les pauvres plein de temps pour le dépenser.
Les riches eux s'agrippent à leurs valeurs, leurs privilèges, et essaye de soutirer encore plus de sous aux pauvres. Ils investissent dans des valeurs financières, placent leurs pécule dans des paradis fiscaux. Les pauvres eux n'ont pas un radis, mais ils ont tout le loisir de dépenser leur revenu.
Ainsi donner l'argent des riches au pauvres reviendrait à le réinjecter très rapidement dans l'économie. Et paf ! Le pays redémarre.




Cependant, un seul petit problème reste à régler : c'est ceux qui ont le pognons qui seuls pourrait mettre en œuvre un tel principe. J'ai comme dans l'idée que c'est pas gagner.

Demain je vous expliquerait comment financer la recherche en instaurant une taxe sur les tickets repas des resto' U.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/Ppe_de_sym__trie.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=823</feedburner:origLink></item><item><title>Sunday early mo(u)rning</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/RFsxK6uZZuY/</link><description>Voilà une heure que je suis rentré chez moi. Une heure que je cherche dans mes dossiers quelque chose à finir d'écrire. Une heure que je ne trouve rien, donc finalement j'ouvre un nouveau document et j'y vomi une prose tiède est plutôt rouge. Rouge comme le vin consommé ce soir avec quelques amis. Un « cuvée des Arpettes » il me semble. Chose qui finalement, n'a que peut d'importance ; comme tellement d'autres.
Peu d'importance la serveuse qui m'a fait piétiné le scrotum en me prenant de haut.
Peu d'importance le poids qui m'écrase constamment la poitrine et me force à écrire en pensant m'en débarrasser.
Peu d'importance la faim, les grèves, l'exploitation de l'homme par l'homme.
Peu d'importance la culture de plus en plus réservée à une élite passablement riche.
Peu d'importance la ville suffocante que j'endure chaque jours.

Merde. C'est pas tellement marrant tout ça, aucune dilatation de la rate à l'horizon, aucune gaudriole littéraire... Va falloir arranger ça.&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=819</feedburner:origLink></item><item><title>Le lapin de pâques se fait mauvais genre.</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/ZlfTeJ_jtQY/</link><description>[1]Mesdames, mesdemoiselles (même si vous êtes peu nombreuses), messieurs.

Si je m'adresse à vous aujourd'hui, et en ces termes, c'est pour vous faire état du constat difficile qui nous accable. En effet, nous vivons là une triste période où le nombres de nos options futures s'étiolent jusqu'à disparaître sans laisser de trace.
Ainsi les 11 – 12 et 13 avril, vous devrez choisir entre le gigot de pâques, (assis en face de pépé qui postillonne tellement qu'on croirait un brumisateur, et à côté de mémé qui n'est toujours pas passé à l'€uro et qui vous tend des billets de 100 en vous faisant un clin d'œil « c'est pour t'acheter des bonbons ») et le festival Mauvais Genre.



Pour les attardés culturels, et les réfractaires à toute manifestation alternative un tant soit peu digne d'intérêt, Mauvais Genre est un festival consacré au cinéma de genre sous toutes ses formes qui se déroule dans la ville de Tours. L'ambiance très bonne enfant du festival, me pousse à faire des petites croix sur les murs depuis bientôt un an.

Voyons voir ce que Gary Constant, organisateur sympathique et dynamique (mais définitivement mauvais genre, parce que faut pas déconner, c'est quand même pas le club med) nous à concocté cette année.
Dans son shaker il y a du fantastique, de l'animation, de l'horreur de l'érotisme et du polar. Après avoir bien secoué tout ça, Gary s'est retrouvé bien seul. Alors il s'est dit qu'il allait inviter des potes à boire son mélange finalement sacrément relevé.
Au comptoir nous trouverons donc (asseyez vous confortablement, au cas où vos sens vous joueraient des tours) Franck "Eden Log" Vestiel en président du Jury, François Rollin (ça y est, j'ai des palpitations), ainsi que quelques chaleureuses surprises que je ne manquerai pas de vous dévoiler par la suite.

Vous croyez avoir tout vu ? Perdu !
Les joyeux organisateurs vous attendent pour une véritable armada d'évènement que les festivaliers ne sont pas prêt d'oublier. Cependant, comme je n'aime pas lever le voile d'un seul coup sur un tel évènement, je vous laisserai – non sans un malin plaisir – mariner dans votre jus de circonspection et de curiosité.
Je garde le dossier de presse sous clé et je lui fait un câlin tout les soirs en attendant le début des hostilité.

Par simple sadisme je vous susurrerait à l'oreille que comme chaque l'an dernier il y aura une cession érotique, un ciné concert, une nuit interdite (mineurs de moins de 16 ans restez chez vous), et des compétitions (cette année il y aura deux compétition : l'une pour les longs métrages, et l'autre pour les courts).

Guettez le site du festival [2].

Colin VETTIER supporter du mauvais genre

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/03_mars/affiche_2009_web_1_.jpg
[2] http://www.festivalmauvaisgenre.com/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=815</feedburner:origLink></item><item><title>No life, Internet et Création</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/lnAwxTiDRM4/</link><description>Il est midi. Je jette un oeil sur mon agrégateur de flux RSS, et pan, deux claques dans la gueule.

La première provient du site jeuxvideo.com. Un petit coup d'oeil au sondage fait apparaître cela :


	 53.8 % Par leur prénom
	 2.8 % Par leur nom
	 29.6 % Par leur surnom
	 3.9 % Par leur pseudo
	 8.5 % Je n'ai pas d'amis
	 1.5 % Ne se prononce pas


Alors pour ceux qui auraient des peaux de saucissons devant les yeux, on peut lire sur ce joli petit graphique, que 8,5 % des personnes ayant répondu à ce sondage - dont 100% sont des lecteurs de jeuxvideo.com - n'ont pas d'amis. Mince alors. Même pas sur WoW ? Bon, d'accord, je sors, et j'y vais de ce pas.

L'autre curiosité est issue d'un récent billet des Alinéas du Droit [1]. Vous n'êtes pas sans le savoir le projet de loi Internet et Création [2] pointe le bout de son sale museau. Issu des vapeurs toxiques et nauséabondes que dégagent les cerveaux qui pensent à notre place (ou qui le fantasment), cette future (?) loi a fait grand bruit parce qu'elle instaure la riposte graduée. Quoiqu'il en soit, si vous voulez plus d'info, cliquez donc sur le lien ci-avant, il est inutile que j'énumère tout ce que la Loi Internet et Création entend apporter comme bouleversements (sic) au paysage multimédia français, ni comment elle laisse transparaître comment certains s'accrochent à leur privilèges commes des morpions aux poils pubiens d'une prostituée de la rue Blondel. Rappelons seulement que le maître mot qui nous est assèné est "protection des droits d'auteurs".
C'est donc, non sans un certain humour que Anne Laure Henault a introduit son article pour les Alinéas du Droit :


A l’heure où l‘UMP se voit accusé de contrefaçon pour avoir utilisé sans aucune autorisation la musique du groupe américain MGMT lors du conseil national du 24 janvier et du premier déplacement de Xavier Bertrand le 25 janvier dernier à Avrillé notamment, il est temps de revenir sur ce que la ministre de la culture Christine Albanel nous concocte afin de juguler les fraudes aux droits des artistes.

Et ça vous fait rire ?


[1] http://lesalineasdudroit.com/2009/02/projet-de-loi-%c2%ab-creation-et-internet-%c2%bb-des-tensions-en-perspective/
[2] http://www.legalbiznext.com/droit/Projet-de-loi-Creation-et-internet&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=lnAwxTiDRM4:AEeBuvJZuP0:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=lnAwxTiDRM4:AEeBuvJZuP0:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=lnAwxTiDRM4:AEeBuvJZuP0:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=lnAwxTiDRM4:AEeBuvJZuP0:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=lnAwxTiDRM4:AEeBuvJZuP0:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=812</feedburner:origLink></item><item><title>L’Etrangleur de Boston</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/xPzJZdT8rr4/</link><description>[1]En 2008 Michael Feifer réalise six "films". Il écrit le scénario de quatre d'entre eux, et joue dans deux. Autant dire que cet homme applique une logique capitaliste à ce qui devrait être son art. Le résultat s'en fait ressentir, sa logique de productivité a des effets littéralement dévastateurs sur ses réalisations.

N'étant pas personnellement fan de films traitant de véritables histoires de serial killers, j'ai abordé ce film avec une certaine appréhension. D'autant que peu de temps avant, j'avais déjà subit sur "B.T.K. 2008 [2]" de piètre qualité.
Soyons honnêtes, ce métrage là est une insulte craché au visage du spectateur. Doté d'une histoire sans intérêt car traité par dessus la jambe, arborant une esthétique qui ne se donne pas les moyens de son ambition, "Boston Strangler 2008 [3]" est à éviter de toute urgence. Mercantile, sordide et pédant  "Boston Strangler 2008 [3]" est une preuve supplémentaire que les spectateurs sont vraiment pris pour des ahuris décérébrés.

Lire la fiche de  "Boston Strangler 2008 [3]".




[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/Boston_Strangler___the_untold_story.jpg
[2] http://www.horreur.com/critique-1578-b.t.k.-2008.html
[3] http://www.horreur.com/critique-1629-boston-strangler-2008.html
[4] http://www.horreur.com/critique-1629-boston-strangler-2008.html
[5] http://www.horreur.com/critique-1629-boston-strangler-2008.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=807</feedburner:origLink></item><item><title>On a tous en nous quelque chose de Tennessee* [partouane]</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/_eLhutCbu-Q/</link><description>[1]Je vais essayer de faire le plus simple possible. Assis sur une chaise au confort plus que douteux, un verre de vin blanc de piètre qualité – qui a dit que le vin blanc n'était pas du vin ? Il avait raison – résidu de mes expérimentations culinaires. Le breuvage était sensé accompagner une soupe de poisson « à la russe », mais finalement, la soupe s'accompagnait très bien d'elle même.
A présent, musique maeströ, et l'ouverture se fait avec Space Oddity de David Bowie [2].
Titre qui colle tout à fait avec le sujet dont je désire vous entretenir depuis déjà plus de deux semaines – je crois.

Il est arrivé plusieurs fois au cours des derniers mois que je me rende à Hayange, dans la vallée de la Fensh. Pour les absent des cour de géographie française et ceux qui n'ont pas deviné qu'il s'agit de l'Est français, Hayange se situe près de Thionville, qui se situe pas tellement loin de Metz (prononcé Messe, car si les Messins – le Z a disparu – vous entendent prononcer le « z » vous risquez de gouter à la tarte lorraine).  Ce qui tombe bien, car c'est là que se débute mon périple. A Metz, à la sortie de la gare.

Lorsque je suis sortie de la gare, de gros nuage gris menaçaient de déchainer sur la ville leurs éléments majoritaire hydrographiables. Je me suis dirigé vers l'arrêt de bus, ai donné son dû au chauffeur et me voilà en direction du lieu de travail de mon ami Thierry. Thierry et moi entretenons la même passion brûlante pour le cinéma de genre. C'est d'ailleurs pour cette raison précise que je me rendait dans l'Est de la France. J'arrivais un mardi, et le lendemain, nous accueillions une chanteuse venue tout droit du Tennessee – Chattanooga – exercer son magnifique organe vocale pour les besoins d'un film que Thierry réalise – et dont je suis l'humble (mais pas toujours) scénariste.
Ce film s'appelle OUVERT 24/7, c'est un film à sketches old school et c'est du cinéma de genre.
Bref, la journée du mardi – aussi entamée qu'un boulimique face à un choux à la crème – passe tranquillement. Quoique par tranquillement j'entends « hors de la quatrième dimension », cependant, nous nous évertuons à programmer les 5 prochains jours qui s'avèreront riches en rebondissements et en émotion. Peut être même un peu trop.
Mardi s'achève et nous déplaçons un clavier maître, des enceintes et l'ampli qui va avec, du logis du compositeur jusqu'au studio de répétition. Alors là, il vous faudra bien suivre, car ce studio – qui n'est autre que celui où sont tournés les scènes dites en studio du film – est différent du studio où sera enregistré la chanson.

Mercredi matin. Je me réveille. Accompagné d'un membre de l'association Singapour 1939 Productions, je vais chercher Michelle (la chanteuse donc) à l'aéroport de Luxembourg où elle nous attends depuis quelques minutes, debout à côté de deux énormes valises. Dans la voiture les présentations se font timidement, presque du bout des lèvres. La première question que Michelle pose est de savoir si elle pourra aller chanter dans une maison de retraite. Mes yeux s'écarquille. J'ai comme un doute, ai-je bien compris ou mon anglais à-t-il foutu le camps ? Elle explique alors qu'elle aime partager son talent, et qu'elle aime aussi le faire face à un auditoire âgé, et souvent défavorisés (un jour peut-être vous parlerais-je de mon sentiment vis-à-vis de ces mouroirs javellisés). Ca, c'est la première claque du séjour.
La seconde, mais certainement pas la dernière, intervint quelques instants plus tard.
Arrivée à la maison, Michelle fait la connaissance des deux filles de Thierry, et de sa femme Claudine. Il est l'heure de manger, et la maisonnée est emprunte de l'odeur des talents culinaires de Claudine. Afin de célébrer son arriver, et « pour mériter [son] repas » la chanteuse du Tennessee souhaite nous offrir un petit spectacle de 30 minutes. Celui là même qu'elle joue dans les maison de retraite (entendre « retirement home » dans sa langue natale). Elle place son disque dans le lecteur et commence à chanter. Quelques « My heart will go on » et « Over the rainbow » plus tard, nous voilà tous comme des ronds de flan dans le canapé, a se tenter de trouver une explication rationnelle à cet événement hors du commun. En guise de point d'exclamation à notre béatitude, la fille ainée sort sa clarinette de son étui et interprète deux chansons.

Il faut savoir qu'à l'heure où nous nous attablions pour le repas, la chanteuse avait effectué un trajet de son bled à l'aéroport d'où elle avait décollé pour Amsterdam. Là elle avait embarqué pour le Luxembourg où nous sommes venu la chercher.

Plus ou moins assommée par le décalage horaire elle demande à faire une sieste d'une à deux heures avant de filer au studio de répétition – dit Studio 12.
En fin d'après midi, comme promis, elle fait la découverte du Studio 12. Le clavier maître trône au beau milieu d'un reste de décor, d'accessoires et de projecteurs en tout genre. Là dessus le compositeur nous rejoint, et les hostilités commencent. Après qu'ils aient discuté une heure, il est l'heure de l'apéro.
Qui dit apéro, dit ambiance détendue et langue déliée. Conséquence directe : plus de traduction à faire, et plus de réactivité. Heureusement l'un des membres de l'association prend régulièrement le relais pour laisser à ma matière grise en ébullition le temps de refroidir. Chose peu aisée tant Michelle est avenante et bavarde. Comme le reste du groupe ne manque pas de répondant...

Fin du repas. La chanteuse est amenée chez Michèle, qui l'hébergera. Le crâne fendu comme une pastèque trop mur, je me laisse choir dans le canapé. Je discute avec Thierry pendant quelques heures, probablement un verre de whisky à la main. Nous sommes tout les deux conquis par Michelle, tant d'un point de vue humain qu'artistique. Difficile de réaliser que tout ceci n'est pas un rêve, tellement la situation est surréaliste.
Puis on s'est mis à parlé cinéma, et forcément, nous nous sommes couchés trop tard. Le lendemain matin lui travaille, et moi... il serait préférable que j'ai les idées claires lorsque Michelle arrivera. Sans compter qu'il me faut lui écrire un petit rôle pour le film et réécrire une scène entière dans l'urgence, pour palier aux conditions météorologiques défavorables.
Pour résumer la situation, deux choix s'offrent à nous : soit toute l'équipe meurt noyée à l'orée de la forêt transformée en marécages, soit je fait chauffer la pointe de mon stylo. Le choix est vite fait, et avec l'aide du réalisateur, l'affaire sera réglée... 30 min avant de tourner ladite scène.

La suite au prochaine épisode.

* Extrait de Quelque chose de Tennessee [3] compo: Michel Berger ; int: Johnny Hallyday

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/twilight_zone_1_.png
[2] http://www.deezer.com/track/28456
[3] http://www.deezer.com/track/2148738&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=801</feedburner:origLink></item><item><title>la science musicale</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/NO3m98WZSX8/</link><description>[1]Suite à un article sur le superbe blog de Bande à Part, j'ai découvert une avancée scientifique majeure. Non, le cancer ne se soigne toujours pas, le sida non plus, et on n'a toujours envoyé personne respirer l'air de Mars. Pour les gueules de bois, toujours rien de plus efficace que le coca ou l'alcaseltzer.

Par contre un trio de savants fous de Houston à "composé" le pire morceau de musique jamais créé. Pour ce faire, ils ont posté sur leur site un questionnaire que les visiteurs pouvaient remplir en indiquant quelle musique ils détestaient le plus. Le résultat à fini dans des alambics et ...


[...] Dave Soldier and Komar &amp; Melamid, [...] scientifically created the world's worst song. It clocks in at over 20 minutes. The trio has a Web site [2] where they asked visitors to list their most hated sounds, be they operatic hip-hop with cowboy lyrics, swelling harps  or marching-band music from hell. They claim that "fewer than 200 individuals of the world's total population will enjoy this," but released it anyhow.
En clair, les trois gugusses on créé de manière purement scientifique, un morceau de 20 minutes que seuls 200 individus au mondes, sont susceptibles d'aimer.
The guys basically used the thought behind software that figures out the most desirable musical tones, and went the sadistic route by doing the opposite. The result is elevator music for schizophrenics and those enduring acid flashbacks.
Le trio a donc utilisé des logiciel de génération musicale, et leur ont demandé de faire l'inverse. Ce qui donne une musique d'ascenseur pour schizophrènes et nostalgiques sous acides.

Pour écouter rendez vous sur la page du Houston Press [3] dont sont tirées les présentes citations. Là, cliquez sur le bouton "How Long Can You Make It?" et c'est parti. Perso', 2 minutes m'ont suffies.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/cdcoversm_1_.jpg
[2] http://www.diacenter.org/km/musiccd.html
[3] http://blogs.houstonpress.com/rocks/2009/02/the_scientifically_engineered.php&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=787</feedburner:origLink></item><item><title>Gènes et rations précaires</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/wRjJ8m_9XN4/</link><description>NdlA : j'ai peut-être eu la main un peu lourde en écrivant ce billet, que les gens qui s'y perdront m'en excusent. Pour les autres, cet article est mon exutoire, et ne constitue en aucun cas un appel à la violence sous quelque forme que ce soit. [1]
C'est pas de ma faute si je me réveille le matin avec une furieuse envie de meurtre. Mais jamais je ne pourrais consommer la vie d'un innocent. Je ne suis pas – et ne serais jamais – un meurtrier. Quant à l'idée de nettoyer le monde de sa lie, non merci ! Jouer les super héros ne fait pas partie de mes capacité ; et puis le bénévolat j'en ai ma claque. Ne reste que le suicide, seul moyen légitime de détruire une vie sans atteindre à celle de son prochain. Toutefois se pose la question du comment en finir ?  Je vous ferai grâce d'une énumération à la Prévert à laquelle s'est déjà adonné Pierre Desproges par le passé. De toute façon je n'ai pas envie de m'exterminer maintenant. Principalement parce qu'il y a encore quelques personnes qui valent le coups d'être fréquentées. (Je ne pense pas à celles qui se disent amies et dont on n'entend plus jamais parler dès lors que plus de 50 kilomètres nous séparent).
Donc je crois que je vais continuer à vivre – tout au moins aussi longtemps que possible, sauf circonstances exceptionnelles.


Chaque matin, à peine ai-je ouvert les yeux que déjà une haine sourde me suffoque. C'est comme un poids qui appuierai constamment sur ma poitrine ; comme un cri qui ne pourrait pas sortir. Mes yeux sont enflammés, mes muscles douloureux et mes idées embrouillées.
De la tôle froissée. Du verre brisé. Un pavé dans la marre ou dans une vitre.
La brume se lève dans mon esprit, mais pas le hurlement qui gronde en moi. Lui ne s'efface pas. Il ne s'efface plus. Il se fait discret parfois, pour mieux éclater plus tard.
Parfois j'ai envie d'enfoncer mon poing dans une vitre. Voir le verre éclater et s'incruster sous la peau de mes phalanges. Parfois j'ai envie de disparaître, partir loin sans prévenir et en faire un peu qu'à ma tête. Oublier un peu mes soucis ; profiter quelques instants de l'illusion de les laisser derrière moi.
Ici ça pue la mort et la misère. Peut-être qu'ailleurs ça sentira moins ?
Et puis quitte à faire des travaux avilissant, autant les faire dans un endroit agréable.


Chaque matin je me réveille avec l'excitante perspective de vivre une journée en tout point semblable à celle de la veille. C'est donc ça, sortir de l'université ? Prend ton diplôme et casses toi pointer à l'ANPE où un tas de tocard comme toi sont déjà embourbés depuis des années.

Parce que c'est bien de cela dont il s'agit. Cette rage (envers qui, envers quoi ?) provient de mon absence d'activité rémunératrice. Six ans passés à l'université pour quoi ? Faire comme tout le monde, avoir un joli diplôme et être au choix stagiaire professionnel ou chômeur ?
Un stagiaire coûte moins cher qu'un CDD. Pourquoi ne pas en profiter, et utiliser ce réservoir de main d'œuvre (sur) qualifiée et gratuite ? Si vous refusez d'accepter les termes de ce contrat d'esclavage moderne, tant pis. Tant pis pour vous, d'autres font la queue pour avoir pouvoir capitaliser leur expérience.
Et quand la rémunération (j'ai dit rémunération et pas indemnisation, donc il n'est plus question de stage) est abusivement basse, personne ne s'offusque. L'employeur est content d'avoir de la main d'oeuvre à 5% des prix du marché, et l'esc – pardon – l'employé touche un peu d'argent. Un peu c'est toujours mieux que rien.

La culture c'est pareil ! Tout le monde veut du pognon, mais personne veut raquer.
Tu veux pas me faire ça gratuitement ? C'est pas grave, les candidats sont tellement nombreux que tu peux même aller te faire foutre tout de suite, et bien loin de préférence ! 
Et je ne parle bien évidemment pas de ces artistes indépendants qui se serrent les coudes et tentent de tirer leur épingle du jeu tout en sachant qu'ils ont signé pour baver. Ceux là font leur « métier [1] » par passion. Souvent d'ailleurs ils en ont un autre, alimentaire celui-là.
On ne vit plus d'amour et d'eau fraîche.

Que s'est-il donc passé ? Sommes nous coupables d'être le fruit des rêves déraisonnables de nos parents ? Est-ce là le prix à payer d'un après guerre tourbillonnant, un système entier qui s'effrite comme de la craie ? Nos ainés auraient-ils confondu liberté et libéralisme ?
Ne serait-il pas temps que chacun prenne ses responsabilités et arrête de profiter à outrance d'un système capitaliste et bureaucratique qui permet tout les excès... et les encourage.

Seul petit détail, personne ne semble décidé à vouloir changer ne serait-ce qu'un seul petit rouage de cette machine infernale. Résultat, toute une génération à été sacrifiée ; peut être les suivantes aussi. Toute une génération aux rêves fanés, zombifiée par un système poussif et aliénant. Tout un tas de petits cerveaux corvéables à loisir, manipulable à souhait. Pour ne rien gâcher, cette génération est docile. Écrasée par le poids de la crise que le secteur de l'emploi lui fait porter, elle n'a ni la force ni l'envie de se révolter contre un système injuste et contradictoire.
Ta gueule, c'est la crise. A prendre ou a laisser, c'est la crise.
Elle a bon dos la crise, mais ça, les seuls qui l'ignorent sont ceux qui à force de se répéter que c'est la crise, ont finit par s'en persuader.

Crise ou pas crise, c'est toute une génération qui a foncé droit dans le mur. Et ce n'est sûrement les quelques timides [2] manifestations qui changeront quelque chose. Plus personne ne prête attention à une bande de jeunes hippies bruyants qui battent le pavé armés de slogans et de quelques conviction. Seuls inquiétés : les usagers des transports en communs, que leur trajet ait été dévié pour cause de manifestation.
Les médias et les masses ne relèveront que les quelques incidents, les dégradation et les heurts avec les forces de l'ordre, et oublieront aussitôt le reste : le plus important.
« Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit ».
Et de fait, le service minimum est là pour s'en assurer, et mettre en sourdine toute revendication. A présent tout le monde peut ignorer les revendications des lésés et continuer à se regarder paisiblement le nombril.

Ouf. Putain, ça fait du bien. Il fallait que ça sorte, et c'est chose faite. J'ai conscience du caractère apocalyptique de ce billet, mais ça m'a remis sur les rails. J'ai de nouveau envie d'écrire des nouvelles.


[1] Lexilogos définit le mot « métier » comme une « occupation, profession utile à la société, donnant des moyens d'existence à celui qui l'exerce. » Et là j'ai comme un doute quand à la pertinence de l'utilisation du mot en question.
[2] Timides par les répercutions, pas par la fréquentation.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/zombie_protest2_1_.jpg&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=796</feedburner:origLink></item><item><title>Mauvais Genre 2008 – journal inachevé</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/rxd8efOa8bU/</link><description>A l'attention de tout les lecteurs et potentielles lectrices, il s'agit d'un travail inachevé, et qui ne le sera probablement jamais. J'ai bien toutes mes notes dans un petit calepin, mais ma vie présente (et accessoirement assez merdique) ne me permet pas d'accorder le temps mérité à ce compte rendu de festival... 
 [1]Jour 1 : Jeudi
Jeudi matin. 10h. Je me réveille. Ah, aujourd'hui je suis de bonne humeur. Ce soir, à 20h commence la seconde édition du festival mauvais genre. Et ça, je l'attend avec une immense impatience. Ce ne sont pas les quelques 6h de train qui gâcheront ma bonne humeur.
Il est 19h00 quand j'arrive enfin à la gare de Tours. Là je fait la connaissance de Damien, un bénévole qui a travaillé sur l'organisation du festival. Il me dépose au Petit Faucheux, la salle où se déroulera la cérémonie d'ouverture. Je retrouve Gary, pendu a son téléphone. Il raccroche.
« Ca va depuis l'année dernière ? T'as fait bon voyage ?
- Ca va.
- Viens je vais te présenter au jury et aux invités. »
 Sur ce, il m'entraîne dans les loges. Je m'attable avec les convives. Un peu timide, je ne sais pas très bien quoi faire de ma peau. Tant pis, je vais y aller a mon rythme.
Je baisse les yeux vers mon assiette pour y trouver un chilli con carne servi dans des boîtes de pâté pour chat. Je mange ma boîte de miaou miam, et c'est parti !

La soirée commence par l'inévitable discours d'ouverture. Gary, heureux de voir un salle comble, laisse rapidement la parole à David Morley, le président du Jury. Celui-ci déclare le festival ouvert et – surprise – n'est pas venu les mains vide. En effet il va présenter « Morsure », son court-métrage qui n'était pas prévu au programme. C'est l'ouverture des ostilitées.

« Morsure » de David Morley (2007 – France)
Projection surprise
« Morsure » a un statut particulier. En effet il est rapide, et fait l'effet d'un coup de ranger en plein dans la tronche du spectateur. Ici la délicatesse n'est pas de mise. Et pour cause, il s'agit en fait d'une bande promo. En un mot, « Morsure » à permi à son réalisateur de vendre son projet de long métrage « Mutant ». Il s'agit aussi d'un test pour David Morley afin de déterminer quelles sont les techniques de mise en scène, de maquillages... les plus efficaces.

« OSC (DIST) »  de Fabien Dubois – avec : Frederik Chau, Elise Durel (2008 – France)
Première mondiale

Le programme annonce « Lise, photographe spécialisée dans le paranormal, voit son employeur se faire sauvagement assassiné… ». Pourtant, à la fin de la projection, le public a l'œil vitreux, et le regard dubitatif. « J'ai rien pigé » marmonnent des spectateurs ici et là.
Filmé sous forme d'hommage au cinéma de Tsukamoto, « Osc (Dist) [2] » ne se regarde pas comme un métrage quelconque. Il se vit. On y retrouve un montage est agressif, et décuple l'énergie qui traverse déjà les images filmé à l'épaule. Ces même techniques qui font les qualités de « Tetsuo ». D'ailleurs le jeune réalisateur l'avoue lui même, il est un grand fan du cinéaste Japonais. Cela se sent, et l'hommage est vibrant. C'est violent et viscéral, idéal pour commencer le festival.

« LATCHKEY’S LAMENT » de Troy Nixey    (2007 – Canada)
Première mondiale


Une étrange créature, sorte d'androïde Steam-Punk, s'introduit de nuit dans de calme mansardes pour y subtiliser des clés. Ensuite, il ingère ces objets nécessaires a sa survie.
Dans cet univers onirique, les clés ne sont pas de simples objets, elle sont des êtres animés, capables de sentiments.
Le métrage réussit à rendre expressive, et touchante, une paire de clés. Sans autre prétention que celle de faire rêver le spectateur, le court métrage de Troy Nixey dispose d'un univers graphique très personnel. Et pour cause, le bonhomme est dessinateur de Comic Books.
Si le réalisateur-dessinateur réussit un exercice de style très impressionnant, sont histoire manque parfois sa cible.

Garry monte a nouveau sur la scène pour présenter au public la prochaine gâterie. Il s'agit du premier long métrage de cette édition 2008. Et – une fois n'est pas coutume – il vient directement du Pakistan.

« HELL’S GROUND » De Omar Ali Kan – avec : Kunwar Ali Roshan, Rubya Chaudhry, Haider Raza (2007 - Pakistan)
 [3]Première française

Aussi déglingué qu'improbable, “Hell's Ground” conte les aventure d'un groupe d'ados Pakistanais en route pour le concert de Rock du siècle. La situation géopolitique du pays s'apparentant plus ou moins à un baril de poudre, ils sont contraints de faire le mur. La route vers leur soirée ultime va se révéler semée d'embuches. Entre une invasion de zombies, des villageois mystiques et un serial killer pour le moins originale, leur nuit sera mouvementée.
“Hell's Ground” est une série Z comme il en vient peu de cette face du monde. Le réalisateur  tire a gros boulets sur les clichés du genre, le tout avec un humour communicatif.  Pas de mauvais esprit, seulement un hommage déglingué au cinéma de genre. Toutefois le réalisateur en profite pour faire une critique vitriolée de son pays et de sa société. Résultat, le métrage a été interdit sur le territoire pakistanais.

La séance se termine, et une bonne partie de la salle reste au petit faucheux pour discuter. Entre retrouvailles, premiers contacts, et discussion passionnées, la soirée se termine chaleureusement. Puis vient le temps d'aller se coucher. Damien me propose l'hospitalité. Le gosier humecté d'une infusion de plantes sechées, nous poursuivons la discution entâmée devant le petit faucheux.
Jour 2 : Vendredi
Réveil aux environs de 11h. Après un petit dej' dans le jardin, direction le petit faucheux. Là je me dirige dans les loges pour prendre un petit repas – forcément frugal, puisque je n'ai pas encore digéré mes tartines – en compagnie des autres invités.  Après avoir avalé quelques mets préparés avec amours, la compétition fiction commence.
Compétition Fiction 2008
« ITZALAK » de Inigo Kintana (2007 – Espagne) – Prix spécial
Première française
La compétition s'ouvre avec un court à l'esthétique très léché. « Itzalak » raconte l'enlèvement d'une jeune femme dans un village basque des années 50. Le premier suspect est bien sûr, son ami et amant.
Malgré le prix obtenu, « Itzalak » m'a paru dénué de charme. Certes c'est beau, d'une froide douceur et parfaitement exécuté. Rien n'y fait, ni l'histoire d'amour, ni les porcs, ni rien ! La raison vient très probablement du fait de l'académisme de la réalisation. Et pour cause, c'est un court métrage de fin d'étude. Aller, hop ! Suivant !

« FAR OUT » de Phil Mucci (2007 - USA)
Première française
« Far out » est une expression anglo-saxonne qui dans la version actuelle de la langue de Molière ressemblerait à quelque chose comme cela : « c'est ouf ! » ou encore « dingue ! ».
Fin des années 60, la fête bât son plein. L'acide fait se trémousser les fétard au rythme de la musique disco. Soudain, une mystérieuse invitée se prend à goûter d'un peu trop près les nuques (c'est un pluriel, ça gamin, rien a voir avec l'homme sans testicules) de ces messieurs.
« Far Out » se révèle être un vibrant hommage au cinéma d'exploitation des années 60. Tout particulièrement celui du Sieur Corman. Roger Corman. Des couleurs chatoyantes et saturées nous renvoient quelques quarante années en arrière ; a cette époque ou le sang ressemblait à s'y méprendre au contenu de votre tube de gouache rouge ! C'est court et d'une efficacité implacable. Ca en donnerai presque envie de se laisser pousser un col pelle a tarte et une choucroute capilaire a la Hendrix.

« LE PETIT CHEF » de Annabel Osborne (2007 – Australie)
Première européene
A présent il est temps de mettre les mains a la pâte avec ce documentaire présentant la jeunesse de Cyril Lignac. Ou pas.
Elouise est l'une de ces gamines aux cheveux d'un blond de blé, aux yeux innocent et au sourire béat. Le genre d'enfant qui dès le premier regard semble vous dire : “je suis peut-être mignonne, mais je vais te pourrir l'existence.” Aujourd'hui cette petite peste a décidé de donner un coup de main à sa mère pour faire la cuisine. C'est dingue ce que l'on peut mettre dans un mixeur, de nos jours !
Une sacrée réussite que ce “Petit Chef” là. L'un de ces courts métrages qui ne paient pas de mine, mais qui savent éveiller l'intérêt du spectateur dès les première seconde. “Le petit chef” est une farce moderne, du meilleur goût (si vous me passez l'expression – merci). Tout le court, repose sur les épaules d'Elouise, qui malgré son jeune âge, se débrouille incroyablement bien. La jeune actrice est détonnante, dans son rôle de petit ange excécrable ! On a tout de suite envie de lui mettre des claques.
L'an dernier Pierre-Louis Levacher nous avait charmé avec son “Les Morveux”, cette année, c'est au tour de l'Australie d'aborder ce douloureux sujet qu'est l'enfance. “Faites des gosses” qu'ils disaient...

« VOIGTKAMPFF » de Tobias Suhm (2007 – Allemagne)
C'est l'heure de la compression neuronale les enfants !
Un homme est témoin de l'assassinat de sa famille complète ; devenu un tueur à gage il commence sa vengeance. Bien sûr l'homme en question ne se contente pas de combattre la pègre ou des vilains. Non, ce serait trop simple. Il arrête le temps, le ralentit, change de dimension et finalement créé des rupture dans la continuité de la bobine.
« Voigtkampff » dispose d'une sacré patate. Pas une instant de répit pour le spectateur, pour peu qu'il se laisse embarquer dans cette déferlante d'action new age. Le réalisateur ne se prive pas pour saturer son œuvre de références vidéoludiques et cinématographique. En effet, l'influence du jeux vidéo se fait très fortement ressentir tout au long de VOIGTKAMPFF, non seulement dans la mise en scène, mais aussi dans la narration qui emmène le spectateur d'un point A à un point B, en castagnant tout ce qui se trouve entre ces deux points !
La réalisation quant à elle, déborde d'énergie. Pour donner un aspect encore plus énervé à l'oeuvre, Tobias Suhm, n'hésite pas à faire sauter l'image, à insérer des parasites... Les effets sont très nombreux, et souvent très réussis. Une bien belle surprise ; incomprise par les non joueurs.

“FINKLE’S ODYSSEY” de Barney Clay (2006 – Angleterre) – Prix du jury et prix lycéen
Première française
Petit détour par l'Angleterre, avec un retour à un cinéma un petit peu plus classique. Bien qu'extrêmement étrange, les influences de Finkle's Odissey sont reconnaissables, et l'univers dans lequel le spectateur est plongé, n'a rien d'inconnu. Ainsi le métrage de Barney Clay emprunte tour à tour à l'esthétique très travaillée de Caro &amp; Jeunet, mais aussi à celle des films noir des années 50. Cela donne quelque chose comme Philippe Marlow dans “la cité des enfants perdus” rencontre “le festin nu” avec Tim Burton en invité surprise.
Apétissant, non ? Et de quoi ça parle donc ? D'un écrivain raté en manque d'inspiration (sic !). Un jour un colleporteur frappe a sa porte, et lui propose un remède miracle contre ses pannes de créativité. C'est le début d'une aventure pour le moins étrange.
Symptahique, mais beaucoup moins original qu'il en à l'air. Les inspirations sont trop reconnaissables pour ne pas nuire au court métrage.

« 144 » de Cédric Petitcollin (2007 – France) (Présence du réalisateur)
« 144 » est le premier challenger Français de cette édition, mais aussi la première vraie déception.
Un homme est payé pour veiller jour et nuit sur une porte, sans savoir ce qu'il y a derrière. La seule chose qu'il peut voir, c'est le numéro 144 peint sur la porte.
Le film de Cédric Petitcollin est un huis clos d'une extrême lenteur. Le gardien garde, et la porte se contente de la fermer, jusqu'à ce que la folie s'empare de l'employé. En vérité si la réalisation est de grande qualité, l'intérêt de l'histoire est limité. D'autant que la chute se devine aisément, pour qui à un minimum de jugeote !

« BLOODY CURRENT EXCHANGE » de Romain Basset  (2007 – France) (Présence du réalisateur)
Autre huis clos, mais fantastique cette fois !
Difficile d'expliquer de quoi traite le film de Romain Basset sans en déflorer la surprise. Un vieille homme attend dans une chambre d'hôtel. Un jeune femme vient. Ils commencent à faire l'amour... et voilà, la suite vous la saurez en regardant « Bloody Current Exchange ».
Tourné en 15 heures pour un budget de 1500 €, « Bloody Current Exchange » n'a pas à rougir de son tournage expéditif, puisque la qualité est au rendez-vous. Le vieil homme est incarné par Philippe Nahon, forcément juste. Il donne la réplique à la très jolie Emma Pick, dans un court métrage d'ambiance. Romain Basset à travaillé avec excellence le climax de son court métrage. Tant et si bien, que tout repose sur l'atmosphère développé dans cette simple chambre d'hôtel.
Un court métrage d'un érotisme trouble.

« MONSIEUR MECHANT » de Fabrice Blin (2007 – France)
Et hop, un court métrage surprise qui s'invite à la compétition.
Il s'agit d'une variation comique sur le thème du croque mitaine. Fabrice Blin détourne un conte pour enfants aux dépends du père. Sympathique, et pourtant vite oublié au regard de la pléthore de courts de qualité projeté lors de cette compétition.

BATMAN : ASHES TO ASHES de Julien Mokrani et Samuel Bodin (2008 – France) (Présence des réalisateurs) – Prix du public et prix lycéen
Le court métrage de Julien Mokrani et Samuel Bodin est un coup de bat-poing en plein dans la bat-face !
A Gotham city, la criminalité à la main basse sur la ville. Un rire éclate dans la nuit et la haine nait et se nourrit des criminels. Le chevalier noir veille, vigilante violente aux allures de chauve-souris.
L'an dernier la bande annonce était présentée au festival. L'effet était radical et immédiat : une claque. Cette année c'est le court dans sa totalité qui est projeté. Le résultat valait l'attente tant il est excellent. Le travail de l'image rapproche le court de Julien Mokrani et Samuel Bodin des travaux de Mignola (« Hellboy ») ou de Frank Miller (« Dark Knight »). L'image se compose d'aplat rouges, noirs et blancs, ancrant définitivement « Batman : Ashes to Ashes » dans le monde de la bande dessinée. Et pourtant, il a été réalisé en prises de vues réelles. Tour à tour en décor physique ou sur fond vert.
Le résultat de deux années de travail, et de deux tournages est là. Il en impose sévère, et on ne peut que lui souhaiter une longue vie... en festival uniquement, car le court n'est pas licencié par D.C. ce qui restreint l'usage de l'œuvre.
A ranger précieusement à côté de l'américain « Batman : Dead End ».
Gardez leurs noms en têtes, à ces deux messieurs, parce que vous allez bientôt en entendre parler ! (Ils ont depuis réalisé le clip de Gojira « Vacuity ».)

La compétition fiction s'achève donc sur le feu d'artifice du duo Tourangeau et de son Batman énervé. Une petite pause, et c'est reparti. Même si la salle du Petit Faucheux est très sympathique et agréable, à la longue, le manque d'espace pour les jambes s'avère assez douloureux.

« SUMMER SCARS »  de Julian Richards – avec : Kevin Howarth, Ciaran Joyce, Amy Harvey (2007 – Angleterre) (présence du réalisateur)
 [4]Première française
Julian Richards monte sur scène, présente le film de façon très nébuleuse pour ne pas gâcher la surprise.
“Summer Scars” (NdR : les cicatrices de l'été) dépeint l'histoire d'un groupe de jeune adolescents (des collégiens) qui font l'école buissonnière. Ce sont des jeunes d'une banlieue défavorisée du pays de Gale. Ils se retrouvent dans la forêt, près d'un vieil appentis à l'abandon.  En jouant avec une mobylette volée, ils feront connaissance avec un étrange vagabond. A cet instant, leur journée d'école buissonnière va tourner au cauchemar intégral.
Le cauchemar n'existe pas seulement devant la caméra, puisqu'il s'agit d'une histoire inspiré de faits vécus par le réalisateur. Le scénariste à réussit à accoucher d'une histoire très sombre et très réaliste, a partir de seulement quelques indications du réalisateur. L'authenticité de l'œuvre découle de son ancrage dans la classe laborieuse. L'image suit le propos, froide, grisâtre et humide. On sent très distinctement l'atmosphère britannique.
Et pour cause, les lieux de tournages furent inondées pendant tout le tournage, obligeant l'équipe technique à creuser des tranchées pour évacuer l'eau. Pour autant, le résultat est impressionnant, criant de vérité.
Pour la petite anecdote, le réalisateur a fait beaucoup de répétition filmées avec les acteurs pour finalement changer le casting à trois jours du tournage. Folie ? Surement pas, du génie plutôt.

Le public sort de la salle. J'alpague Julian pour discuter avec lui. Romain Basset nous rejoint et la discussion s'anime. Tout le monde a été impressionné par le travail du britannique, et nous lui faisons savoir. Et puis, discuter avec le bonhomme laisse entrevoir tout les enjeux de son métrage. Superbe.

La discussion s'achève avec l'arrivée de deux de mes amies, venues directement de Poitiers pour assister à la nuit interdite. Certes, c'est seulement une heure de train, mais tout de même ! Après avoir mangé tranquillement (en fait pas tant que ça), nous partîmes faire la queue. Et là, un coup de passé simple dans les dents, ça fait jamais de mal. La salle fini par ouvrir, déversant un flot de spectateur pressé d'écraser leurs fesses sur le feutre rouge des fauteuil du petit faucheux.
NUIT INTERDITE
L'ouverture de la nuit interdite se fait par la projection de « les morveux » de Pierre-Louis Levacher. Vous vous souvenez des morveux ? Les petites têtes blondes des choristes au bout d'une pique, ça vous tente ? Alors c'est par ici que ça se passe. Comme lors de la précédente édition, « les morveux » est applaudi à fracas. Je ne vais pas revenir dessus, mais qu'est-ce que c'est bon !

« STUFFED GUTS » de Isaac Berrokal  – avec : Juanjo Prieto, Roberto Feito, Maria Sesgara (2007 – Espagne)
Première française
Alors, ici, l'histoire se résume à deux ploucs espagnols qui invitent une femme à manger. Sauf que les deux tarés sont anthropophages. Vous me direz, quel intérêt ? Je vous répondrais : regardez le film, vous comprendrez. Je ne veux pas vous en dire plus, car l'histoire est simpliste, mais repose sur une chute complètement tarée.
C'est drôle, taré, et couillu. Presque du Rob Zombie, à l'européenne, gavé à la paella.
N.B. : dès a présent, mon journal s'achève, et n'est plus composé que de bribes. Ce qui est fort dommage, car il y manque - entre autre - le goûter érotique et ses glaces au gingembre en forme de phallus, et bien d'autres joyeusetés. 
Les citations proviennent du dossier de presse du festival de l'édition 2008. Alors en attendant 2009... patience, et rendez vous sur le site du festival !  [5]

« DOCTOR INFIERNO » de Paco Limon – avec : Arturo de Bobadilla, Belinda Fernandez, Jorge Gallego (2007 – Espagne)
Première française

DISTRIBUTEUR : Melanoma Films
Sous couvert de trouver un remède au cancer et au sida, le Docteur Hell  se livre à de désagréables expériences sur ses patients. L’infirmière Garcia va tenter d’y mettre fin…

Après «L’Orphelinat» et «Rec», voici une nouvelle preuve éclatante de la vitalité actuelle du cinéma de genre espagnole.
BUKAREST FLEISCH  (2007)                     Première française                  ALLEMAGNE
 [6]

De Andy Fetscher (vost anglais et français)
Avec : Andreas Thiele, Philip Hagmann, Daniela Schulz
En enquêtant sur la mort de ses parents en Roumanie, Lara, étudiante allemande, découvre que son père était un généticien un peu particulier…

La naissance d’un jeune talent très prometteur !
THE DEVIL DARED ME TO [7] (2007)      Première française      NOUVELLE- ZELANDE


De Chris Stapp (vost français)
Avec : Chris Stapp, Matt Heath, Andrew Beattie

Randy Campbell, cascadeur en herbe, rêve d’accéder à la gloire…

Jouissive comédie trash sur le monde des casse-cous. Pour lire la critique détaillée de ce film, c'est par ici [8] (ou en cliquant sur le titre).

&lt;H2&gt;COURTS-METRAGES :&lt;/H2&gt;

IT CAME FROM THE WEST  (2007)              Première française                 DANEMARK
De Tor Fruergaard (vost anglais et français)

DISTRIBUTEUR : Happy FlyFish
Virgil est un cow-boy raté, martyrisé de tous. Jusqu’au jour où des zombies envahissent la ville…
DARA  (2007)                                         Première française                                INDONESIE
De Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto (vost anglais et français)
Avec : Shareefa Daanish, Mike Muliadro
DISTRIBUTEUR : Mo Brothers
Dara n’est pas simplement la patronne d’un restaurant de luxe…
« ALTER EGO »  de Kuba Gryglicki (2007 – Pologne)

PAUX DE TROIS  de Anne-Louise Laugesen (2007 – Danemark)
DER OSTWIND  de Kohl Glass  (2006 – USA)
ANOTHER BEAUTIFUL DAY de Pei-Shih Tu (2007 – Taiwan)
ASTERION   de Juan Carlos Camardella (2006 – Argentine)
OVER THE HILL de Peter Baynton (2007 – Angleterre)
EL ATAQUE DE LOS KRITERS ASESINOS de Samuel Orti Marti (2007 – Espagne)
Pâte à modeler et esprit tordu pour un court qui a les dents longues.
THE INTRUDER de Alessandro Ceglia (2007 – USA)
CHARRED AND FEATHERED de  Rory Byrne, Robbie Byrne, Ronan McMeel (2007 - Irlande)
LOVE AND WAR  de Fredrik Emilson (2006 – Suède)
BLACK BOX de Jurgis Krasons (2006 – Lituanie)
Mon coup de cœur de cette compétition animation. Les graphismes au fusain ou à la mine grasse sont bourré de personnalité. La technique d'animation n'est pas sans rappeler les travaux de Bill Plympton et ses contours constamment en mouvement.

[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/festival35x50.jpg
[2] http://www.panikattak.fr/2008/11/02/fabien-dubois-vous-sert-du-punk-au-ptit-dej/
[3] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/MG___Hell__s_ground.jpg
[4] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/MG___Summer_Scars.jpg
[5] http://www.festivalmauvaisgenre.com/
[6] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/MG___Bucarest.jpg
[7] http://www.horreur.com/critique-1532-devil-dared-me-to-the.html
[8] http://www.horreur.com/critique-1532-devil-dared-me-to-the.html&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=783</feedburner:origLink></item><item><title>Pierre Guillaume cuisine son Fusible</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/m4bMaMQuEwU/</link><description>[1]Bonjour à tous et à toutes, mais surtout tous. Pourquoi ? Non pas par un quelconque élan de misogynie qui enflammerai mon cerveau tel un soutien gorge en haut d'un piquet du MLF. Non, si j'utilise le masculin, c'est plutôt parce que le lectorat de ce site semble être majoritairement... mâle. Pas vrai les filles ?
Ce qui, sans aucune pirouette honteuse (ni verbale d'ailleurs) me permet d'enchaîner sur le court métrage de Pierre Guillaume : Fusible, puisque ce dernier ne comporte aucune femme. Peut-être me direz vous que ce n'est pas particulièrement un exploit. Certes, mais laissez moi donc faire mes transitions. Est-ce que je vous dérange pendant que vous vous curez le nez jusqu'à la deuxième phalange en lisant ces lignes ? Non ! Alors...

Donc, Pierre Guillaume est l'heureux réalisateur d'un court métrage, le bien nommé Fusible. Cependant, le monsieur n'aimerait pas que je dévoile trop de son œuvre, ce qui m'embête bien pour en faire la critique.

Le réalisateur définit son court métrage comme un huis-clos culinaire. Ainsi donc, Clarence, fin cuisinier invite son ami David à déjeuner. Mais, voyez vous, cela se passe dans un appartement, ce qui justifie l'usage du terme huis-clos pour catégoriser le court ici présenté.
Lorsque David passe la porte, il est immédiatement suivi d'un invité surprise : Michel. Alors que Clarence met les petits plats dans les grands, Michel met les deux pieds dedans... et va rapidement s'avérer être un parasite social.

Je ne vous resservirai pas encore une fois la même soupe, selon laquelle la France regorge de talents, qui pour la plupart demeurent cachés, la faute à pas de thune.

Fusible, fait preuve d'une véritable mise en scène, sans trop de poudre aux yeux, et aussi efficace qu'un chili au repas du soir. La tension monte, la réalisation appuie le malaise, jusqu'à exploser à son paroxysme. Tout le métrage obéît à cette montée en tension. Bien que j'ai trouvé que le jeu d'acteurs manquait parfois d'un peu de piment, il ne gâche pas le plaisir.

Je ne pourrai rédiger d'article sur Fusible, sans traiter de la musique qui l'assaisonne. En effet lorsque le Pierre Guillaume m'a tendu le DVD de son court (j'aurai pu dire, « d'une main tremblante » pour ajouter un effet dramatique, mais en fait il l'a tout simplement fait glisser sur la table) il m'a bien précisé de mettre les basses à fond. Alors, comme mes voisins n'aiment pas profiter de mes loisirs, j'ai branchés mon casque. Et j'ai aimé ; j'ai aimé parce que là encore, la musique sert l'action, et n'a pas pour seule utilité de combler les vides.

Alors, si le menu vous à fait saliver je vous propose une petite visite de la page du réalisateur [2] !

Il est maintenant l'heure pour moi de vous laisser vaquer à vos douces occupations de spéléologie nasale. Toutefois, j'aimerais préciser une dernière chose : le chef boucher de Fusible, n'est autre que David Scherer, le maître français ès effets spéciaux qui tâchent (et même qui parfois ne tâchent pas).





[1] http://www.panikattak.fr/wp-content/uploads/2009/02_f__vrier/wp5nvh22_1_.jpg
[2] http://www.pierre-guillaume.com/&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=778</feedburner:origLink></item><item><title>Ouvert 24/7 se découvre doucement</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/Panikattak/~3/LSnK2vV6EIk/</link><description>Bonjour à tous et à toutes,
Aujourd'hui pas de lecture (sic) mais de la vidéo.
Ca y est, le film Ouvert 24/7 réalisé par Thierry PAYA et écrit par Colin VETTIER se révèle, et laisse une petite trainée d'images sur la toile.



Encore une fois, mes respects infinis au réalisateur, et à toute la fantastique équipe de Singapour 1939 Productions [1] et de tout ceux qui ont mis la main à la pâte cinématographique.

Et toujours, le groupe  [2]sur Facebook, et la fanpage [3].

[1] http://www.singapour1939productions.com/
[2] http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb#/group.php?sid=8ac3fc0e58f3128923db901c47cbfec9&amp;gid=22251952009
[3] http://www.facebook.com/pages/Ouvert-247/49874908061&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=LSnK2vV6EIk:vDBm2AhZe44:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=LSnK2vV6EIk:vDBm2AhZe44:x5wxd0RC_-I"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=x5wxd0RC_-I" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=LSnK2vV6EIk:vDBm2AhZe44:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?a=LSnK2vV6EIk:vDBm2AhZe44:Qw4vwogTKfE"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Panikattak?i=LSnK2vV6EIk:vDBm2AhZe44:Qw4vwogTKfE" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Colin VETTIER</dc:creator><feedburner:origLink>http://www.panikattak.fr/?p=773</feedburner:origLink></item><copyright>Tout droits réservés</copyright><media:credit role="author">Colin VETTIER</media:credit><media:rating>nonadult</media:rating></channel></rss>
